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Portugal au printemps English translation pending
by Mlefevre · 2018-04-30 · 12 replies
Hello! Voici le récit tout frais de notre virée printanière au Portugal.



Le récit illustré est par là.

Bonne lecture! Marie

Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre véhicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin
https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…

Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !

Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !

Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.

Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !

Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !

Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720

Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu’à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !

Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.

Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.

Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.

Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !

Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049

Le coin est beau, nous dormons là.

Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l’autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !
Retour de 2 semaines et demie au Costa Rica English translation pending
by Pierrebdb · 2018-04-30 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je vous laisse ci-dessous mon petit carnet de voyage au Costa Rica, en espérant qu’il puisse être utile à d’autres après moi. Je suis parti seul de Paris et sac au dos, en utilisant les transports en commun. J’avais beaucoup préparé mon voyage en amont pour établir mon budget et voir si les connexions entre villes étaient possibles, et comme j’ai eu parfois du mal à trouver les informations que je voulais, je désirais rédiger ce petit carnet de voyage pour tous ceux qui seraient désireux de partir seul, en couple ou entre amis sac au dos, parce que c’est clairement faisable. Je vais beaucoup me référer au guide du routard (sans forcément le mentionner), que je vous conseille d’acheter car il est plutôt bien fait et regorge d’informations intéressantes, même s’il n’y a pas tout. Parfois quelques informations sont erronées car les horaires de bus peuvent être modifiés, et certains prix ne sont pas exactement les mêmes, mais les prix indiqués aident tout de même à construire le budget de votre voyage. Pour votre budget, je vous conseille de regarder le prix des hôtels ou guesthouse où vous voudrez être, d’évaluer le prix des restaurants, de regarder les tarifs des trajets et des activités que vous voudrez faire. Pour mon propre budget, j’avais estimé à 1060$ de dépenses en fourchette basse et à 1160$ de dépenses en fourchette haute (hors vols A/R). J’ai décidé de demander à ma banque 1200$ au cas où il y ait des aléas (et en sachant que je les réutiliserais plus tard). Pour l’argent local, j’avais estimé à 140 000 CRC (environ 280$) de dépenses en fourchette basse et à 260 000 CRC (environ 520$) de dépenses en fourchette haute. Pour les CRC, j’avais lu qu’il était plus intéressant de retirer sur place. Comment ai-je établi mon budget $ et mon budget CRC ? J’ai estimé que je paierais les transports et les restaurants en CRC, et les grosses dépenses (activités et hôtels) en $. Attention, certains sodas facturent 10% de plus pour le service, et parfois il faut le savoir... mon conseil : compter 5 a 10% de dépenses en plus en CRC sur vos restos pour être large (ça vous fera aussi les boissons / desserts).

Au total, les dépenses dans le pays m’ont coûté réellement 1088€. Avec le billet d’avion et le transport en bus direct, cela revient à 1802€ le voyage. Il y a encore moyen d'optimiser en achetant sa nourriture sur place plutôt que de se faire des restaurants (j'avais pris le parti de faire quasiment que des restaurants, ne voulant pas me prendre la tête sur la bouffe).

Dernier conseil : partez vraiment avec une paire de jumelles ! Je n’en ai jamais voulu, et pourtant j’étais bien content de partir avec une paire ! Pour voir les animaux des parcs, c’est vraiment un outil indispensable.

Pour donner un bref aperçu du voyage, voici les villes étapes que je voulais faire : SAN JOSÉ - CAHUITA (ville étape finalement annulée pour raison décrite plus bas) - TORTUGUERO - LA VIRGEN (proche de PUERTO VIEJO DE SARAPIQUI) - LA FORTUNA (volcan Arenal) - MONTEVERDE - QUEPOS (Parc manuel Antonio) - BAHIA DRAKE (Parc Corcovado) - SAN JOSÉ

J’espère en tous cas que ça vous donnera envie de partir au Costa Rica !

MARDI 10 avril Arrivée à San José a 15h30. En sortant de l’aéroport on est assailli par une bande de taxis, officiels et non officiels, qui vous proposeront leurs services. Personnellement, quelqu’un m’a proposé un trajet pour 25$, mais j’ai refusé étant donné que j’avais établi mon budget sur la base du bus qu’on peut prendre pour rejoindre San José en 1h environ pour un peu plus de 600 colónes (un peu plus 1$). La station est assez facile à trouver, en sortant de l’aéroport, je vous conseille de prendre sur la gauche, de remonter (ou redescendre en fonction de la ou vous sortez) sur la route qui est derrière le parking. La, vous trouverez l’arrêt de bus pour rejoindre San José. À San José, on arrive a un terminal qui se situe à l’ouest de la ville, proche de l’église de la Merced. Sur le trajet, juste avant d’arriver au Terminal, vous verrez deux distributeurs sur votre gauche : un de Banco Nacional et un autre de Banco Popular. Je vous déconseille d’y retirer de l’argent, allez plutôt à Banco de Costa Rica indiqué sur le guide du routard, c’est plus sûr. Ma carte s’est faite avaler sans raison le premier soir à Banco Popular (et en plus un ticket indique qu’on vous retient 2500 CRC pour frais de gestion...), et comme le lendemain c’était jour férié au Costa Rica (fête de San Juan Maria, héros national), j’ai dû aller retirer ma carte le jeudi 12. C’est pour cela que j’ai annulé mon stop à Cahuita et prolongé mon séjour à San José. Si vous pouvez éviter de rester trop longtemps dans la capitale c’est mieux, personnellement j’ai trouvé la ville moche. Hormis le Teatro Nacional que j’ai visité, il y a peut-être quelques musées intéressants mais la ville reste sans grand intérêt. Dîner à Oteros lasagnes et boisson pour 3500 CRC. Je ne vous conseille pas c’est pas terrible. Le soir, j’ai dormi à Costa Rica guesthouse, (est de San José) vraiment très bien. Chambre avec lit double pour 29$, petit dej inclus. Le plus : vous avez le choix entre une assiette de fruits, un gallo Pinto et une omelette. Toujours servi avec un toast (deux avec l’assiette de fruits), confitures disponibles très bonnes. Jus d’orange sur demande. Café et thé à volonté toute la journée. J’ai réservé deux nuits supplémentaires (58$) pour palier à mon annulation d’hôtel à Cahuita. Ça me sera tout de même refacturé 30$ sur les 60 pour annulation tardive...

MERCREDI 11 AVRIL Première fois que je me fais avoir pendant mon séjour : un claudo ou faux claudo me demande un café : dans ma grande bonté je lui en offre un pour 1650 CRC. Après le premier passage je change de stratégie : je fais mine de ne pas savoir parler espagnol ni anglais, ça en rebute plus d’un. Je me suis fait aborder environ une douzaine de fois dans la journée : vous comprendrez bien qu’on ne peut pas donner à tout le monde. Visite du Teatro Nacional, j’ai l’impression que c’était le seul monument parmi les musées ouvert en ce jour férié. Passage au Mercado Central, je vous conseille d’y passer si vous avez le temps, juste pour découvrir. Déjeuner au Café Chelles, cuisine pas folle mais pas chère (3000 CRC + 10% de service soit 3300 CRC). Arrêt dans les églises de La Merced et de la place centrale, assez jolies mais pas pour autant extraordinaires. Je suis allé acheter mon billet au Gran Terminal del Caribe (Nord de San José) direction Cariari pour vendredi : 1700 CRC. Dîner dans un petit soda à proximité de l’hôtel pour 2500 CRC. Retour au Costa Rica guesthouse

JEUDI 12 AVRIL Petit dej a la guesthouse Déjeuner à Shakti, pas loin de la guesthouse pour 4500 CRC. Lasagnes au poulet vraiment très bonnes, je recommande. Il y avait un petit goût de vin, qui rendait très bien. Servi avec une soupe, une salade et la boisson du jour : un jus d’ananas et de riz (surprenant mais très bon !) Passé récupérer ma CB à Banco Popular, puis je suis allé retirer 200 000 CRC à Banco de Costa Rica. Acheté 8 timbres pour la France pour 5040 CRC.

VENDREDI 13 AVRIL Départ de San José pour Tortuguero. Sorti de la guesthouse à 5h45 pour aller au gran Terminal del Caribe (voir sur le guide du routard, un peu au nord de San José) : 30min de marche. Départ du bus direction Cariari à 6h30, environ 2h de trajet. A Cariari, pour une raison que j’ai mal compris, les chauffeurs ont annulé la liaison pour La Pavona, j’ai donc dû attendre 11h pour le prochain départ. 1h15 après, on arrive donc à La Pavona, embarcadère pour rejoindre Tortuguero. La liaision ici se fait très bien, les bateaux sont coordonnés avec les bus. De Cariari à Tortuguero, le ticket bus+bateau est de 4000 CRC. Bateau super, le conducteur fait attention à aller doucement près d’endroits où il y a des animaux, on peut y voir des oiseaux et des caïmans entre autres. Suivant que le chauffeur fasse attention aux animaux ou non, on met entre 1h15 et 2h de trajet (1h45 dans mon cas). A environ 14h30, arrivée à Tortuguero, je rejoins mon hôtel Aracari Garden hostel, dans une double chambre avec deux lits superposés et un lit double, et deux sdb privatives. Super adresse que je recommande ! Pour 67$, j’ai passé deux nuits, et deux tours de votre choix sont compris (j’ai choisi tour en bateau et tour de nuit). Petits dej non inclus (mais café dispo à volonté), mais il y a une petite cuisine qui jouxte l’accueil où ils proposent de très bons petits dej, des déjeuners et des diners. Balade dans Tortuguero, achat de cartes postales et petits souvenirs. Dîner au Soda Miss Mariam. Le poulet au coco est super ! Mais je vous recommanderais de le faire plutôt le midi, un peu lourd pour un dîner. 4400 CRC, mais compter 10% de plus pour le service : on vous facture 4840 CRC.

SAMEDI 14 AVRIL Réveil : 5h20 pour prendre le café Départ de l’hôtel à 5h45 avec un guide pour le tour en bateau. Demandez Abel, un costaricien qui fait le tour soit en espagnol soit en anglais (espagnol très lentement pour qu'on comprenne). Il sait imiter les bruits de tous les animaux et possède de nombreuses anecdotes sur eux ! Vraiment super ! Le tour est génial aussi, vous pouvez voir plein d’oiseaux, des tortues, des iguanes, des caïmans, des singes araignées, des singes hurleurs, des singes capucins... une excursion à ne pas manquer ! L’entrée dans le parc coûte 15$ (non comprise dans le package 67$ de l'hôtel). Retour à 9h au port. Petit dej à la cuisine qui jouxte l’accueil de l’Aracari garden hostel. Vers 11h je pars pour la balade à pied dans le parc Tortuguero. Je déjeune au soda Dona Maria, le poisson est bon et pas cher. L'après-midi, deuxième fois de mon séjour où je me fais avoir : je prends à un vendeur ambulant un jus de coco avec du rhum pour 5000 CRC... Autant vous dire que ça en vaut que 1000. Bref, je pense que j'ai oublié la case "négociations"...

DIMANCHE 15 AVRIL Lever à 4h40 cette fois pour prendre le bateau de 5h qui va à La Pavona (4 bateaux par jour : 5h, 9h, 12h je crois et 15h) À La Pavona, les bus sont coordonnés avec les bateaux : correspondance pour Cariari, arrivée vers 8h30. Troisième fois de mon séjour ou j’ai l’impression de me faire pigeonner : je prends un bus dans le même terminal direction San José pour aller à Guapiles, alors que le bus n’est a priori pas censé s’y arrêter. Je paye donc le même prix que pour aller à San José (1700 CRC). Je pense qu’il doit y avoir un autre terminal qui fait l’arrêt à Guapiles, pour un prix certainement inférieur. Mais l’avantage en faisant ainsi, c’est que j’ai eu directement un bus qui m’a permis de m’arrêter à Guapiles sans avoir à chercher l’autre terminal. À Guapiles, il y a un bus qui va à Puerto Viejo de Sarapiqui pour 1235 CRC. J’ai déjeuné dans un soda, Mammut, l’un des seuls ouverts le dimanche, mais que je ne vous recommande pas. Je pensais commander un burger artisanal, au lieu de ça on retrouve les petits steaks type Macdo servi avec des frites, vraiment pas bon. Le jus d’ananas était pas trop mal. L’avantage c’est que ce n’était pas cher : 2500 CRC. Au terminal d’autobus, j’achète un billet pour le lendemain pour faire Puerto Viejo de Sarapiqui - San Carlos : 1575 CRC Puis à 14h, bus en direction de La Virgen pour rejoindre le Lodge Tirimbina Hostel pour 740 CRC. Si vous avez réservé comme moi une chambre dans l’une de ces lodges, n’hésitez pas à demander au chauffeur de vous arrêter à l’arrêt adéquat. A 14h30, arrivée au Lodge pour une nuit dans une chambre de deux lits superposés (4 lits au total) pour moi seul, mais je n’avais pas eu beaucoup de choix sur ma réservation. 75$ la nuit, un peu cher forcément. A 4, ça vaut le coup A 15h, entrée dans le parc Tirimbina (entrée comprise quand vous logez à l’hôtel, sinon entrée à 17$). Réservation du tour d’observation des oiseaux (29$) et du tour chocolat (31$). Le soir dîner au Lodge Tirimbina, plat de pâtes avec légumes pour 9$, très bon.

LUNDI 16 AVRIL 5h40 : réveil pour aller à l’observation des oiseaux à 6h (durée 3h). Très intéressant si vous parlez bien anglais pour avoir les noms d’oiseaux (sinon en laissant votre mail vous pouvez recevoir la liste des oiseaux observés). Petit dej à Tirimbina, inclus dans le prix de la chambre (omelette avec saucisse, bacon, bananes plantains, café à volonté, céréales). Tour chocolat à 10h, présentation de la méthode ancestrale et on goûte le cacao ou le chocolat à chaque étape de la fabrication. Vraiment très intéressant et très bon ! Durée 2h30. Je profite d’un dernier tour dans le parc avant d’aller à l’arrêt de bus en face de la réserve Tirimbina pour le bus en direction de San Carlos. Le chauffeur refuse mon billet : il n’est valable que depuis le terminal (donc depuis Puerto Viejo de Sarapiqui ...). Donc n’achetez jamais votre billet à l'avance si vous n’êtes pas sûr de partir du terminal en question. Le billet peut s’acheter dans le bus. J’ai donc payé à nouveau 1575 CRC. À San Carlos, j’ai récupéré un bus quasi directement en direction de La Fortuna. On a mis 4h45 à cause de bouchons, et le bus marquait beaucoup d’arrêts. Arrivée à l’Arenal backpackers hostel vers 21h.

MARDI 17 AVRIL Petit déjeuner à l’Arenal Backpackers Resort pour 5$ : 2 pancakes avec sirop d’érable servis avec quelques fruits et un café. 9h45 : départ avec Red Lava Tours qui vous récupère à votre hôtel en bus pour aller au départ de la randonnée, prévue sur la journée. Pique nique en chemin, passage par l’Observatory Lodge. Au retour, arrêt aux eaux thermales pour 1h. 55$ tout inclus, avec surprise dans les eaux thermales. Une bonne journée que je vous conseille, même si je trouve qu’elle part un peu tard de La Fortuna. Retour vers 19h-19h30, dépose à votre hôtel. La seule chose que l’on peut regretter (et peu importe la compagnie avec laquelle on part en tour), c’est qu’on ne peut pas vraiment monter sur le volcan. On se contente d’emprunter les sentiers balisés. Quel dommage pour ceux qui voudraient s’en approcher de plus près ! Le soir, dîner à Rainforest Café : poulet avec riz/haricots rouges/bananes plantain pour 3960 CRC (3600 + 10% de service). Poulet très tendre, super bon.

MERCREDI 18 AVRIL Petit déjeuner à Rainforest Café, pour 4730 CRC (4300 CRC +10% de service), vous avez le petit dej continental (belle assiette de fruits, 2 toasts et 1 jus d’orange) avec le Café typique. Un peu cher pour un petit dej mais je ne regrette vraiment pas ! C’est vraiment une adresse à ne pas rater si vous passez à La Fortuna. Départ à 8h20 avec le bus-bateau-bus de Red Lava Tours pour aller à Monteverde. Arrivée vers 12h-12h30 à Monteverde, on est déposé devant son hôtel. Arrivée à Pension Santa Elena, 39$ pour trois nuits en dortoir 6 lits, incluant les petits déjeuners et le café / thé à volonté toute la journée. Un peu rustique mais pas cher. Pour le déjeuner, j’ai jeté mon dévolu sur le café Orchid Coffee Shop. Plat typique très bon, part de gâteau pour 6200 CRC en tout. A l’office du tourisme, achat d’une place pour le Trapiche Tour à 33$ (visite et dégustation d’une plantation de café, bananes, sucre, noix de cajou entre autres) pour le 20. En me promenant en direction du parc, j’ai acheté une visite guidée de nuit pour 25$ pour le lendemain. Au terminal de bus, achat de mon ticket pour Puntarenas pour le 21 pour 1545 CRC (pour ensuite aller à Quepos ou se trouve le parc Manuel Antonio). Le soir dîner à Mar y Tierra, poulet à la sauce café de Monteverde pour 7500 CRC. Très bon mais un peu cher et servi qu'avec quelques légumes : parfait si vous n'avez pas très faim.

JEUDI 19 AVRIL Petit déjeuner à la guesthouse. Départ en bus à 7h30 pour la réserve de Monteverde pour 700 CRC. Entrée dans le parc pour 22$. Parc très beau et microclimat très intéressant : de fines goutelettes de pluie comme je n'en avais jamais vu en France. Possible d'y observer de nombreux animaux (oiseaux, singes, ...). Ressorti pour prendre le bus du retour à 14h, 700 CRC à nouveau. Déjeuner au Tree House Restaurant. Burrito Tree House pour 6150 CRC. Bon mais vraiment cher pour ce que c’est. Rien que pour le cadre, vous pouvez tout de même y passer prendre un café (restaurant construit autour d’un arbre) 17h30, on me récupère pour la balade nocturne (juste à côté de la boutique CACEM sur le guide du routard). Très intéressant là aussi : on y voit plusieurs mammifères, oiseaux, insectes...

VENDREDI 20 AVRIL Petit dej à la guesthouse. Départ à 9h40 de l’office du tourisme pour aller à El Trapiche Tour (on vient vous chercher en bus). De manière générale, vous verrez que toutes les activités se font en extérieur de Monteverde ou Santa Elena, mais généralement les tickets que vous achetez pour une activité comprennent le transport par la société qui organise le tour. Superbe visite des plantations de café, cacao et de canne à sucre, de manière artisanale. Ici aussi, on goûte un peu à tout et à chaque étape des différents processus. On fabrique même son bonbon à base de canne à sucre qu’on peut ramener chez soi. Dégustation du café à la fin et d’une boisson à base de canne à sucre, ainsi qu’un petit truc à manger. Un tour d’environ 2h que je recommande ! Déjeuner au Tico y Rico le midi : ceviche en entrée et casado con carne en salsa en plat pour 7900 CRC. Le plat est copieux et très bon ! L’après midi, passage dans les boutiques de souvenirs pour un total de dépenses de 35$. Passage au supermarché pour acheter petit dej du lendemain, un casse croûte sommaire pour la route et une bière pour 4375 CRC Dîner au Morphos restaurant. Poulet à la sauce curry et ananas plutôt bon mais que j’ai trouvé assez cher : 7995 CRC. Ce qui est appréciable sur la carte, c’est qu’ils indiquent les prix avant TVA et service et le prix incluant la TVA et le service. On sait à quoi s’attendre au moins. Retour à Pension Santa Elena.

SAMEDI 21 AVRIL Levé à 5h10 pour le petit dej. Départ vers 5h30 pour rejoindre le terminal et prendre le bus qui part à 6h pour aller à Puntarenas. Arrivée à 8h45. À Puntarenas, achat d’un billet pour Quepos (2445 CRC) pour le bus de 9h. Arrivée à Quepos à midi, déjeuner au bar tiquicia. Pour 3500 CRC, vous avez un Casado bien garni et un verre de jus de fruits frais à l’eau. L’après midi, pour 1420 CRC, achat de quelques bricoles pour compléter le petit dej du lendemain et le pique nique. Arrivée à 15 à mon hôtel Passifloras que j'avais pris par Airbnb pour 23,25€ les deux nuits dans un dortoir 8 lits (seulement 1 occupé la première nuit, donc c'est gagnant. Pas de petit-déj). Lieux très propres, il fait par contre très chaud dans les douches et les WC. La clim est présente dans la chambre. Dîner dans un petit soda pour 3500 CRC, plat de pâtes à la bolognaise bien garni (oui, au bout d’un moment on se lasse du riz...)

DIMANCHE 22 AVRIL Départ avec le bus de 6h30 pour être à l’ouverture du parc Manuel Antonio pour 325 CRC. Entrée dans le parc à 7h pour 16$. Un parc magnifique, à ne pas rater ! Les animaux ne sont pas farouches, les paysages sont splendides et les plages superbes ! J’y ai passé 7h sans me lasser. Et puis retour à Quepos pour 325 CRC. Dîner à l'hôtel Passifloras (il faut prévenir un peu en avance).

LUNDI 23 AVRIL Le matin, pris le bus de 6h en direction d’Uvita pour 1650 CRC. De là, j’ai raté la correspondance pour Palmar Norte de 8h30 parce que j’ai été mal informé (on m’a envoyé vers le terminal de bus d’Uvita alors que la liaison se fait à un petit arrêt de bus, ou j’avais été déposé en fait). Pris le bus de 11h30 du coup pour 1575 CRC. A Palmar Norte, il faut prendre la liaison pour Sierpe, qui ne se situe pas au même endroit que la dépose. C’est un petit arrêt bleu avec une bannière « Gollo », qui a l’air destinée à rester à cet endroit. Les horaires des bus pour Sierpe y sont indiqués sur un écriteau. Le trajet coûte 350 CRC. Arrivé à Sierpe, deux bateaux font la liaison à Bahia Drake dans la journée : le premier a 11h30 que j’ai raté, et le second a 16h, il y en a pour une petite heure de route. A Cabinas Murillo, où je paye 25$ la nuit pour une petite chambre double avec salle de bain, je peux directement réserver un tour avec un guide pour le Corcovado pour le lendemain. Super pratique ! Pour 90$ (les prix sont les mêmes partout), vous avez le transfert en bateau jusque dans le parc, l’entrée dans le parc et le déjeuner compris. Le petit déjeuner est même offert quand on loge à Cabinas Murillo. Si on ne loge pas à Cabinas Murillo ou qu’on ne prend pas un tour pour la journée (type Corcovado ou Isla del Caño), alors il faut compter 5$ le petit dej. Le soir, dîner dans un restaurant qui n’est pas indiqué dans le guide du routard et qui est très reconnu dans le coin, pour pas si cher vu la qualité de la nourriture : un restaurant nommé « Carey » ou pour environ 7000 CRC, vous avez la bière et un plat succulent. Pour y aller, il faut prendre la route qui part sur la droite sur le guide du routard, et continuer sur environ 200 mètres. Le restaurant est sur la gauche. Tellement bon que j’y suis retourné le lendemain.

MARDI 24 AVRIL A 5h30, petit dej à Cabinas Murillo pour pouvoir rejoindre le bateau qui part à 6h direction Corcovado. Un peu plus d’une heure de route. Vers 7h30, nous commençons la randonnée. Superbe, encore plein d’animaux (tapirs, perroquets rouges, faucon blanc, nombreux oiseaux, sortes de dindes, papillons, singes araignées, singes capucins...). La flore aussi est superbe. Résultat : un bon tour et suffisant sur la journée. Même certains guides disent que ça ne vaut pas le coup de faire le tour sur 2 jours, le prix augmente considérablement et ça fait peu de valeur ajoutée. Le soir j’ai réservé mon bateau retour pour Sierpe pour 15$, que j’ai pu réserver directement auprès de mon hôtel. Diner à Carey, comme la veille.

MERCREDI 25 AVRIL 6h45 : petit déjeuner pour ensuite rejoindre le bateau qui part à l’Isla del Caño a 7h30. À 7h15, on fait les essais de masque, tuba, palmes. Départ vers 7h30 pour 45 min de trajet. On commence avec un premier spot, 40 à 45 min je dirais, pause ensuite sur la plage de l’île, puis on part vers un second spot pour 30-35 min. Personnellement j’ai trouvé ça super, mais ça dépend beaucoup de la météo (et de la vie maritime bien sûr), donc renseignez vous sur la visibilité avec les guides avant d’acheter votre place. Nous on avait environ 70% de visibilité de ce que j’ai compris, ça permet déjà de voir de belles choses (poissons de toutes les couleurs, quelques tortues et des petits requins). Pas beaucoup de coraux en revanche. 3 petites astuces (c’est du vécu) : si vous avez votre propre matériel de snorkelling, essayez de l’emporter dans la mesure du possible, vous y serez plus à l’aise. Sinon on vous le prête. Pensez à mettre de la crème solaire sur le dos et sur les mollets/cou ou à porter une combinaison ! Le soleil est traitre, même quand il est bien caché derrière les nuages... et messieurs, n’hésitez pas à vous raser la moustache/barbe pour en profiter à fond : sinon le tuba n’est pas très hermétique et vous vous retrouvez parfois avec des infiltrations d’eau salée qui ne sont pas très agréables... Le soir, dîner à Mar y Bosque. La terrasse à l’étage offre une belle vue sur l’océan. Pour 5000 CRC, j’ai mangé une salade au poulet correcte et un jus de fruit.

JEUDI 26 AVRIL Petit déjeuner à Cabinas Murillo ou je loge. Sur le check out, je règle la sortie snorkelling (75$), l’hébergement (3 nuits à 25$/nuit) et le dernier petit dej (5$). À 7h30, nous partons pour Sierpe. Cela permet la connexion avec le bus de 9h qui part à Palmar Norte pour 350 CRC. Arrivée à 9h40, il ne faut pas traîner pour récupérer le bus de San José qui part à 9h50 pour 5900 CRC. Arrivée vers 14h40 à San José, soit environ 5h de route avec 2 pauses sur le trajet. A noter qu’il y a aussi des bus directs à San José (environ 8 arrêts pour nous) mais qui coûtent plus chers, aux alentours de 7000 CRC. Arrivée à l’hôtel Shakti pour une nuit en chambre double, 26$. Pour le prix, ça vaut le coup : boisson fraîche offerte à l’arrivée et petit déjeuner offert. L’accueil est plutôt agréable, quand on parle avec les personnes on est bien accueillis. Chambre plutôt bien, salle de bain partagée un peu à l’étroit. L’endroit est un peu bruyant : boite ou bar avec musique en face mais qui s’arrête vers 22h donc ça va, murs mal isolés, passage du tram à proximité qui klaxonne sans cesse et route passante. Le soir, dîner au Café Chelles. Ne voulant pas de cuisine locale et en manque d’inspiration, j’ai choisi le hamburger spécial, qui est presque aussi mauvais que le restaurant de Puerto Viejo de Sarapiqui. Pour 6985 CRC j’ai donc eu le burger et ses frites ainsi qu’une boisson de fruits frais.

VENDREDI 27 AVRIL Petit déjeuner à Shakti. Proposent 5 combos, principalement des spécialités locales. Dernier passage au Mercado central pour acheter un sandwich à 1900 CRC et quelques souvenirs pour ma famille pour 6000 CRC. Départ pour l’aéroport à 11h10 pour 570 CRC. Pas de taxe d'aéroport à payer pour ma part, la compagnie Ibéria la prend en charge dans le billet (renseignez-vous sur ce point avant) Et puis retour en France.

Voilà, j'espère que ce n'était pas trop long, et je me tiens évidemment à disposition si vous avez besoin d'informations sur une partie de mon voyage. En dernier conseil : n'hésitez pas à demander et re-demander si votre bus s'arrête à tel arrêt, à quel endroit est l'arrêt où vous devez prendre votre bus, ... Et demandez-le aux chauffeurs mais aussi aux personnes aux guichets. Ca vous fera pratiquer l'espagnol (ou l'anglais) et au moins vous recoupez les infos pour être sûr de prendre le bon bus. Une agréable journée à tous ! Pierre.
Backpacking dans des lieux confidentiels du Southwest English translation pending
by Wavemaster · 2018-04-28 · 50 replies
Le 30 mai 2016 nous avions prévu avec Lysiane de partir en backpacking à reflection canyon malgré 30° annoncés. Nous étions partis à environ 12H du parking après avoir mangé et moi chargé d’environ 20kg pour ne pas manquer d’eau. Au final, je n’ai pas bu assez, nous avons mis 6H pour arriver au point de vue et j’ai eu un début de déshydratation avec beaucoup de crampes, vertiges et incapable de manger. Le retour fut un calvaire le lendemain matin et j’ai tenu grâce en partie au soutien moral de lysiane. Je n’ai pas digéré cet échec et depuis ce temps je pensais à prendre ma revanche. Pour cela il fallait prévoir un voyage plutôt en avril pour avoir des températures acceptables et un niveau du lac au plus bas dans l’année. Lysiane ne pouvant pas partir en avril pour raisons professionnelles il me fallait trouver un partenaire de voyage ayant les mêmes centres d’intérêt. Ayant expliqué mon intention à Olivier celui-ci s’est peu à peu intéressé à la chose et à réussi à convaincre sa compagne et à se convaincre lui-même de laisser sa petite fille pendant une dizaine car le deal était là : ne pas dépasser une dizaine de jour. Ce serait donc un trip axé sur le backpacking sur 8 jours pleins avec au programme 1/ Horse canyon avec ses arches variées, panels de pictogrammes et ruines indiennes sur 2 jours. J’avais voulu faire ce backpacking avec lysiane en septembre dernier mais j’avais du annuler car il faisait trop chaud (39°) et vu qu’il n’y a pas de cours d’eau au delà de Peekaboo , impossible de faire du backpacking par forte chaleur sauf à emporter une quantité d’eau démesurée

2/ Bullet et Sheik canyon dans Grand gulch avec ses ruines et panels de pictogrammes sur 2 jours

3/ The Gulch et lamatine arch sur 2 jours

4/ Reflection canyon sur 2 jours

Pour optimiser le temps sur place, nous avons pris le vol direct paris – salt lake city pour arriver tôt et se rapprocher de Moab au maximum, faire les courses le soir et préparer les sacs pour le premier backpacking car bien entendu ce type de randonnée demande plus de préparatif qu’une randonnée à la journée. Première étape récupérer la voiture chez Hertz et force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose sur le parking. Ils me proposent une sante fe que je refuse et une infiniti ix80, un tank 4WD mais qui ne me tente pas du tout. C’est là que des clients arrivent pour rendre une 4 runner et là je saute dessus et indique à l’employé que c’est celle-ci que je veux. Le temps de la laver et elle est à nous. A l’exception de véhicules spécifiques que le rubicon, le 4 runner est sans doute celui avec la meilleure garde au sol, débattement de suspension et de bons angles d’attaque et de fuite. Pour le premier trajet, plutôt que d’aller directement à Moab (4H de route) nous avons coupé la poire en 2 et fait halte à Price.

jour 1: Le premier jour nous sommes partis avant 6H car l’objectif était de démarrer la randonnée vers 10/11H après avoir récupérer le permis au visitor center des Needles. Sur la route halte à Looking glass arch qu’Olivier ne connaissait pas. Impossible d’utiliser mon drone pour cause de vent trop fort. Arrivés au trailhead force est de constater que le vent est fort et glacial donc pas évident de faire les bons choix de vêtement donc il faut prévoir le plus large possible = polaire, coupe vent gore tex et bonnet car la nuit prochaine c’est -6 degré qu’il est prévu !!!!



nous nous chargeons modérément en eau car la températures est autour de 10 / 15 degrés max prévue mais nous ne pouvons pas à priori compter sur une source d’eau sauf à avoir de la chance avec des pools stagnantes

Durant la première partie de sable profond et sables mouvants nous sommes doublés par un pickup avec une caravane sur la benne et quelques centaines de mètres plus loin il sont englués dans les sables mouvants et impossible de sortir de là seuls. Nous avions envisagé de faire les 2,5 premiers miles jusqu’à peekaboo avec le 4 runner mais finalement nous avons pris la bonne décision. Avec le vent et l’alternance de soleil et nuages la températures ressentie varie beaucoup et je ne vais pas arrêter d’enlever et remettre le polaire pour finalement le ranger définitivement dans le sac. En 2014 j’étais allé avec Lysiane jusqu’à Tower ruins (12 miles A/R) mais en day hike il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout du canyon. La marche se fait quasi intégralement dans le sable plus ou moins profond donc fatigant et éprouvant pour les chevilles et les tendons.





Après avoir passés les 2 premères arches, skull arch



et paul bunyans potty



aisni qu'une jolie ruine



, nous observons à distance Anchor et gothic arch qui ne sont pas très photogéniques



Le 2ème objectif de la journée est d’aller voir les 2 panels de 11 faces et 13 faces. Le premier se trouve dans trail canyon et j’avais estimé l’endroit d’après les explications de M.Kelsey dans son livre sur canyonlands. Une fois sur place la recherche n’est pas si évidente car ce recoin sur canyon est assez vaste. Nous nous élevons et j’arrive finalement à repérer le panel grâce au 600mm de mon sony RX10M3. Ce panel est très en hauteur et semble très difficile d’accès (pente raide d’éboulis entre autre). Nous nous contenterons donc de vue au zoom qui sert de jumelles



Peu après nous trouvons un raccourci et là nous tombons sur une pool assez imposante qui nous permet de faire le plein en eau. Nous arrivons peu après à un champ de cottonwood qui fera un camp de fortune car les spots ne sont pas légions ( pas de spot de camping officiels comme dans salt creek) .

Direction ensuite le side canyon qui abrite les 13 faces. Là j’ai les coordonnées GPS mais nous mettrons un bon quart d’heure à trouver comment se frayer un chemin dans la végétation en s’éraflant de partout pour accéder au panel qui est bien caché et très bien conservé.



Après 12 miles dans le sable on est un peu fatigué et on se décide à monter le camp sous les cottonwood non loin de là, à l’embouchure de ce side canyon et du canyon principal qui mène à castle et Fortress arch. Il y a pas mal de vent et comme le sol meuble avec le sable il nous faut aller chercher des pierres, rares dans le coin, pour stabiliser les sardines de la tente autoportante que nous allons inaugurer (Big agnes fly creek HV UL3).





Le temps de monter le camp la température baisse vite et on supporte le bonnet et le polaire. Même si le risque de croiser un ours est faible j’accroche tout de même la nourriture en hauteur à un arbre. Heureusement avec la tombée de la nuit , le vente tombe (indiqué par les prev météo) et nous passerons une nuit calme mais glaciale sans beaucoup dormir. Olivier a un duvet donné pour confort à -12° mais malgré cela il a froid. De mon côté j’ai un duvet donné pour -1° confort. J’ai mis un sous vêtement mérinos sur le dessus , un collant pour les jambes , chaussettes grand froid point 6 et bonnet mais au fur et à mesure de l’avancée de la nuit j’aurais de plus en plus froid et je me refuse à mettre le polaire en plus dans le duvet car quand je sortirais je n’aurais plus d’autre couche à ajouter et vais avoir encore plus froid….. en se levant tous les 2 vers 1H le matin pour aller pisser on mesure bien le froid extérieur. Quand on se remet dans le duvet on a la sensation d’avoir chaud mais cela ne dure pas !!!! je vais dormir un peu sur le matin et du coup rater le lever pour aller à castle arch pour le lever de soleil. Tant pis, nous aurons tout de même une belle lumière et pas de vent ce matin là. Cette arche est magnifique mais fragile comme en témoignent les rochers au sol tombés de la partie horizontale. Je ne serais pas surpris qu’elle s’écroule dans quelques années.











Pour fortress arch l’accès est plus facile et très jolie également bien que très différente de castle arch.







Au retour nous passerons par le panel des 9 faces qui est nettement moins bien que les 2 autres.



Cette escapade matinale nous a pris quasiment 5 miles avant retour au camp de base pour remballer et nous mettre en route pour faire le chemin inverse qui fera 13 miles au total donc 25 miles en tout assez fatiguants car je pense qu’entre le poids des sacs (on d’enfonce encore plus dans le sable !!!) et le sable mou cela doit bien rajouter une dizaine de km par rapport à une marche sur terrain dur sans sac lourd.
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
by Lumpyoli · 2018-04-28 · 26 replies
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

Suite ci dessous ->
Je vous invite à découvrir les Îles de la Madeleine English translation pending
by Pinacoladada · 2018-04-27 · 76 replies
Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Bonjour! 🙂

Nous avions accumulé des milles Aeroplan depuis quelques années. Alors, après maintes recherches, nous avons évalué qu'il s'avérerait très avantageux d'utiliser ceux-ci pour acheter un vol afin de nous rendre aux Îles de la Madeleine.

Depuis le temps que mon conjoint me vantait les beautés de cet archipel situé dans le golfe du Saint-Laurent au Québec, j'ai fini par céder à son chantage émotif et me suis décidée à réserver un vol aller-retour en direction de cette destination.

Nous sommes donc partis en septembre 2016 sur les ailes d'Air Canada et avons fait une courte escale à Gaspé avant d'atterrir à l'aéroport de Havre aux Maisons.

Le vol s'est très bien déroulé jusqu'à ce que l'on approche de notre destination. Un orage semblait perturber le ciel et nous avons été passablement secoués par les fortes turbulences occasionnées.

Nous étions évidemment bien contents de fouler le sol après toutes ces émotions vécues du haut des airs.

Après avoir récupéré nos bagages, nous avons pris possession de notre voiture de location, location que nous avons effectuée auprès de la compagnie Ledé Sports Inc., et puis avons pris la direction de Pointe-aux-Loups où nous avions réservé un petit chalet.

Comme il était très tard lorsque nous sommes arrivés, je n'ai pas toute de suite eu l'opportunité de découvrir la région.

Tant pis! J'aurai bien le temps de m'émerveiller devant les sublimes paysages qui m'ont été décrits par mon chum puisque nous passerons 15 jours dans cet archipel.

Saviez-vous que l'on retrouve plus de 300 km de plages aux Îles de la Madeleine? Incroyable, n'est-ce pas?

Vous les découvrirez si vous poursuivez la lecture de ce carnet de voyage.

Pour vous faire découvrir les différents attraits de ces îles qui sont inter-reliées (sauf l'Île d'Entrée), je procéderai donc par région. Et tant qu'à commencer, autant le faire par celle où nous avons séjourné.
Retour sur un mois en Nouvelle-Zélande, mars 2018 English translation pending
by Yomsx · 2018-04-24 · 0 replies
Bonjour, un petit pavé qui résume notre voyage en Nouvelle Zélande. J’espère que ca pourra en aider certains à planifier les étapes/journées sur place.

On est partis tout le mois de mars, 4 semaines complètes sur place.

Contexte : voyage de noces, cadeau de mariage avec des invités généreux donc pour notre plus grand bonheur de quoi se faire plaisir niveau activités/restos

Préparation Les forums, kiwipal, guide national geographic, et lonely planet l'essentiel de la NZ (beaucoup moins complet)

Voiture de location on est passés par Omega rental cars : navette à l'aéroport de Christchurch jusqu'à l'agence, et ils sont venus nous chercher à notre hotel à Wellington car agence excentrée.

On a eu une automatique, ça fait moins à penser de ne pas avoir de vitesses à passer! Le permis international semble obligatoire. Le mien était encore valable suite à un autre voyage, celui de mon mari étant périmé on a fait la demande par courrier à Nantes (obligatoire pour tous hors Paris). Le délai donné pour le recevoir était de 8 semaines. On avait ce délai pile poil mais il n'est pas arrivé à temps. ( on l’avait dans la boite aux lettres au retour, donc 12 semaines) On a payé 45$NZ sur
http://www.aktranslation.co.nz/ pr avoir une traduction officielle, on l'a reçu en 24h par mail; sinon on avait lu que ça pouvait être fait à l'agence de location, mais même tarif et temps perdu.

Routes agréables 100kmh passage des villes 80 ou 60 On a pris 1 voiture pour chaque île, ça nous revenait moins cher étant donné qu'on avait pas prévu de s'en servir à Wellington et le passage de la voiture en ferry était assez cher. On était 2 conducteurs et on a fait 3800km sur l'île du Sud, et 1400km au Nord. 1400$ en tout , on a pas pris les rachats de franchise car on avait payé avec une MasterCard gold qui comprend ça

On a pris la carte Top10 qui réduit les prix des nuits dans ces campings de 10% et offre une réduction sur quelques activités (pour nous: Glow Worms à te anau, kaikoura whale watching, polynésian spa, wai o tapu, hobbiton, ) Supers "campings" où on a pris des Self Contained Units ou des Studio motels avec équipement de cuisine. Il y avait dans chaque du café/thé/chocolat/lait , torchons/produit vaisselle, draps et serviettes.

Sinon il y a un catalogue "ARRIVAL" dans les files d'attente du contrôle des passeports à l'arrivée à l'aéroport, où il y a des coupons avec réductions , 10% sur pas mal de choses.

Téléphone On a pris une carte sim free sans engagement pour 1 mois, 19.99€, avec SMS appels valables en NZ et depuis la NZ pour la France, et data 25Go

Achetez un Répulsif a sandflies dès l'arrivée si vous êtes au sud! Sur les piqûres l'huile essentielle de lavande aspic calme bien!

Il y a des toilettes publiques propres absolument partout, y compris sur les parkings de départ de beaucoup de randonnées.

Pas mal de travaux sur la SH1 au nord de Christchurch avec circulation alternée du coup prévoir plus de temps pr ces trajets Travaux aussi sur la SH60 entre Motueka et Takaka Hill avec un passage en circulation alternée qui nous a valu une longue attente

Niveau gastronomie On a adoré les petits cafés qui proposent des salades/sandwiches/quiches et autres. On a souvent commandé et payé au comptoir, pour aller s'assoir avec son numéro de table et attendre qu'on nous serve.

Vols AR Paris-Auckland avec Emirates en A380, escale à Dubaï.

Jour 1 - Arrivée Auckland 11h15 - Vol interne pour arriver à Christchurch à 15h30 (les vols étaient moins chers en AR jusqu'à Auckland) - balade rapide ds Christchurch on est crevés ! - Dîner au Fiddlestick restaurant&bar - Nuit Christchurch

Jour 2 PENINSULE d’AKAROA - Route jusqu'à Akaroa, où on a fait une croisière avec Black CAT, pour voir des dauphins d'Hector. On en voit 2 ou 3 groupes de 4 ou 5, des phoques, et superbes vues. - Dîner au resto de l'hôtel - Nuit Christchurch

Jour 3 CHRISTCHURCH => DUNEDIN - Passage à Oamaru mais à part les manchots pygmées qui ne sont visibles que le soir, pas grand chose à voir, on repart - Moeraki Boulders : marche sur la plage depuis le parking, très sympa! - Dunedin: balade dans l'Octagon, la gare, Baldwin street la rue la plus pentue du monde - Dîner Vault 21 - Nuit a Dunedin

Jour 4 PENINSULE d’OTAGO - Visite de l'Expo+boutique Cadbury puis en route vers la péninsule d'Otago - Glenfalloch woodland Gardens - Portobello - Descente à Sandfly bay (dune pentue!) où des phoques se prélassent au soleil - Allans beach - Taiaroa head vers 18h, les albatros rentrent au nid, nous n'avons pas payé le tour, on les a vus depuis le parking - Dîner à Portobello au 1908 - retour au nid des manchots pygmées au coucher du soleil à Taiaroa head(35$) - Nuit Dunedin

Jour 5 DUNEDIN => TE ANAU - Route pour Te Anau - Excursion Glow worm caves avec Real journeys: bateau pour traverser le lac te anau, 200m de marche sur des passerelles dans la grotte puis petit trajet en "barque" où on repère les vers! - Nuit Te Anau

Jour 6 MILFORD ROAD - Milford Road jusqu'au Milford Sound avec multiples arrêts _ Eglinton valley, Mirror Lakes, Lake Gunn, Key summit, Marion Falls, The Chasm - Dîner dolce vita - Nuit Te Anau

Jour 7 DOUBTFUL SOUND - Croisière Doubtful Sound avec Real Journeys 8h-14h30. Superbe journée avec plein soleil, l’impression d’etre seuls au monde - DOC conservation birdlife Park où on voit des takahe - Nuit Te Anau

Jour 8 TE ANAU => QUEENSTOWN => TWIZEL - Route jusqu'à Queenstown - Kiwi birdlife Park - Pique nique face au lac - Mini tour des Queenstown's Gardens - Route jusqu'à Twizel - Dîner Poppie's - Nuit Twizel

Jour 9 MONT COOK - Hooker Valley track - Tasman glacier view track - Peter's lookout au lac Pukaki Pas de chance le mont Cook est dans les nuages - On regarde le Dark Sky depuis le bord du lac Pukaki - Nuit Twizel

Jour 10 TWIZEL => LAKE TEKAPO => WANAKA - On remonte vers Tekapo - Balade et pique nique à la Church of the good shepherd au bord du lac Tekapo (on est samedi matin un mariage est célébré !) - Route vers Wanaka - Balade depuis la jetée jusqu'à l'arbre solitaire de Wanaka - Bière au Speight's - Dîner au Francesca's kitchen - Nuit Wanaka

Jour 11 ROUTE VERS GLACIERS Route pour le Fox glacier - arrêt marche blue pools (30min AR) - arrêt roaring Billy waterfall ( infesté de sandflies!) - arrêt knight's point lookout - Déjeuner au salmon farm café sur la SH6 - Arrivée au Fox glacier, la route d'accès aux marches est fermée , à cause du cyclone Fehi passé début février, travaux en cours. - Du coup route jusqu'à Gillespies beach, où on fait la Gillespies Lagoon track , certains chemins allant plus loin notamment à la colonie d'otaries sont fermées, toujours à cause du cyclone. - À la nuit tombée marche Minnehaha Walk au centre ville de Fox glacier, où l'on voit des vers luisants - Nuit Fox glacier Jour 12 - Tour du lake matheson (1h30 avec arrêts photo) Privilégier aube ou crépuscule pour avoir un lac "calme" et un parfait effet miroir - Franz Josef glacier view track + sentinel rock track - Route jusqu'à Greymouth - Nuit Greymouth

Jour 13 PUNAKAIKI - Pancake rocks and blowholes (boucle 20aine de minutes) - on a prévu de faire la pororari River track (AR 2h30) mais on a un coup de mou donc on décide de faire que le début, et en fait après 25min on est obligés de faire demi tour (toujours dégâts du cyclone) - Route pour Hanmer Springs - Nuit Hanmer Springs

Jour 14 HANMER SPRINGS => KAIKOURA - Massage au spa de Hanmer Springs (réservé qq jours avant) - Déjeuner au Mumbles café - Route pour Kaikoura, rallongée par les travaux sur la SH1 - Dîner au Pier Hôtel and restaurant, réservé la veille - Nuit Kaikoura

Jour 15 - Croisière avec Whale watch Kaikoura, départ 8h15. On voit 2 cachalots géants, plein d'oiseaux, et une colonie de dusky Dolphins (une centaine!!!) qui viennent "danser" autour du bateau, magique! - Kaikoura peninsula walkway , départ à pied de l'i-site _arret Kaikoura seafood bbq :choix de demi langouste ou entière ( qd on est arrivé il restait un choix de 69 à 95$ pr l'entière) servi avec riz et salade, très bon et très frais _arret Point kean et sa colonie de phoques à fourrure. Plutôt venir autour de la marée basse pour pouvoir aller un peu plus loin et les approcher (tout en gardant ses distances bien sûr!) _on a mis 5h30 repas et multiples détours compris) - Nuit Kaikoura

Jour 16 KAIKOURA => BLENHEIM => MOTUEKA - Route vers Blenheim (aussi rallongée par travaux SH1) - Achat de bière à la Moa brewery, dégustation possible pour 10$, mais on en a prévu une de vins et on prend la route après! - Dégustation de vins très sympathique (5$ pour 6 vins, offerte si vous achetez une bouteille ou déjeunez sur place) et déjeuner à Rock ferry, vins bio. On trouve les vins très doux par rapport à ce qu'on a l'habitude de goûter! - Route pour Motueka, un peu moins agréable cette portion de route - Arrêt à Rabbit Island, où la plage est très agréable - Nuit Motueka

Jour 17 ABEL TASMAN - Abel Tasman NP On avait réservé une journée "Kayak+marche" avec Wilsons. Malgré le soleil annoncé, la mer est agitée et la partie kayak autour d'Adèle Island où l'on peut pagayer près de phoques, est annulée. On nous propose de remplacer par du kayak à un autre endroit, mais comme ça sera aussi agité, qu'on est pas experts, et qu'on voulait surtout voir les phoques, on change de plans. On remplace l'excursion par une croisière en bateau taxi de Kaiteriteri à Torananui, demi tour jusqu'à Medlands beach (la croisière jusqu'au point le plus haut n'est pas indispensable à mon avis), où on descend et marchons jusqu'à Anchorage (4h30 avec pause pique-nique, photos, détour jusqu'à Cleopatra's pool), où on récupère le bateau pour Kaiteriteri - Nuit Motueka

Jour 18 GOLDEN BAY - Route jusqu'à Farewell Spit où on boit un café avec vue sur la baie - Marche Fossil Point qui traverse une ferme puis une petite forêt avant d'arriver sur le début du banc de sable ( 1h AR) - Déjeuner au Wholemeal Café à Takaka - Pupu Springs - Route vers Nelson - Bronzette à Tahanunui beach - Dîner au Smuggler's - Nuit Nelson Tahanunui

Jour 19 FERRY - Route vers Picton - Déjeuner chez Gusto - Ferry pour Wellington 14h30-17h30 - Dîner au Chameleon - Nuit Wellington

Jour 20 WELLINGTON - Montée au jardin botanique par le câble car puis redescente à pied - Tour de Cuba street - Déjeuner chez Olive - Te Papa partie gratuite - Bières au Dockhouse terrasse au soleil - Dîner au moonson - Nuit Wellington

Jour 21 WELLINGTON => TURANGI - Prise de location de la 2ème voiture - Route vers Turangi - Arret aux Tawhai falls peu avant l’arrivée - Nuit Motuoapa bay motel à côté de Turangi. Je déconseille... Très bruyant car en bord de route (SH1), trafic non intense mais permanent la nuit... En plus d'une atmosphère très vieillotte à rénover. On y a passé qu'une nuit au lieu des 3 prévues.

Jour 22 TAUPO - On ne fait pas le Tongariro alpine crossing ce jour car beaucoup de pluie annoncée et orage possible en montagne - Direction Taupo , Huka Falls walkway (départ du spa thermal Park) promenade agréable jusqu'aux chutes (1h45 AR) - Déjeuner chez Spoon and Paddle - Huka Falls jet, pas indispensable mais marrant! On s'approche près des chutes avec le bateau ! - Craters of the Moon , boucle de 45 min ou 1h facile, avec plusieurs gros cratères - Réservation à l'i-site de Rotorua de notre navette pour faire le Tongariro alpine crossing le lendemain (Moutain Shuttle, il y a aussi Tongariro Expéditions qui propose des navettes) - Nuit à Braxmere, tarif avantageux car réservation dernière minute, superbe appartement avec terrasse vue sur le lac Taupo, on a bien fait de changer!!

Jour 23 TONGARIRO ALPINE CROSSING - Notre navette est à 7h30. Il faut se garer sur le parking de fin de la randonnée. Le point de rdv de Tongariro Expéditions est sur ce parking, celui de Mountain Shuttle est en contrebas à 700m. La navette nous amène donc au début de la rando en 25 minutes, et on marche jusqu'à notre voiture en gros! Il y a aussi des navettes qui vous prennent à Turangi (ou Taupo) et vous ramènent le soir, un peu plus cher et contrainte horaire pour le retour. Il fait moche, pluie, brouillard, on est pas très optimistes! On l'a faite en 6h30 pauses comprises. Les temps indiqués sont plus adaptés je pense à une température plus élevée qui rend la montée plus difficile, et un temps dégagé qui encourage à de nombreuses pauses photo. Les nuages nous ont empêché d'avoir le vertige sur la descente du red crater aussi. Sublimes Emerald pools, par contre, pas de vue sur le Blue lake , le Red crater, ni le mont Ngahuroe à cause des nuages.

- Bains chaud à Tokaanu Thermal pools, 20min à 40° dans une petite piscine privée puis possibilité de rester tant qu'on veut dans la grande piscine municipale moins chaude, en plein air.

- Resto au Lakeland House (celui du Braxmere) - Nuit au Braxmere

Jour 24 TURANGI => ROTORUA - Route vers Rotorua. On voulait faire Wai-O-Tapu le lendemain avec le geyser Lady Knox à 10h15, mais de la pluie est annoncée. Comme c'est sur notre route on s'y arrête. (On rate le geyser, mais on nous offre la possibilité de revenir le voir le lendemain matin avec notre ticket d'entrée !) - Donc Wai-O-Tapu, on fait le grand tour d'1h30, superbes couleurs, plein de paysages différents - Balade dans Rotorua - Nuit Blue lake

Jour 25 ROTORUA Effectivement bonne pluie continue! - Balade Quarry track (boucle 1h30) dans la Redwoods Forest. Arbres impressionants et ils nous abritent un peu des gouttes! - Déjeuner au Fat Dog - Village maori d’Ohinemutu - Polynesian Spa - Diner au Terrace Kitchen - Retour à la Redwoods forest pour le Treewalk nocturne - Nuit Blue lake

Jour 26 ROTORUA => HOBBITON => HOT WATER BEACH - Petit dejeuner au Fat dog - Route jusqu'à Matamata pour visiter Hobbiton. 2h très sympas - Route jusqu'à Hot water beach où on va creuser notre petit trou. A priori ce jour là les meilleurs endroits où creuser étaient face aux 2 rochers dans l'eau (je ne sais pas si c'est tous les jours le cas!) - Resto Church Bistrot , aménagé dans une église. On y est allés pour des tapas, (après lecture d'avis TripAdvisor) au final il n'y avait pas du tout de tapas!! C'était bon mais cher, avec accompagnement à rajouter, et le patron pousse à la consommation. - Nuit Hot water beach

Jour 27 PENINSULE DE COROMANDEL - Petit déjeuner au Hot waves café - Cathedral cove. Il y avait un parking tout en haut, au départ de la marche, il est fermé. Il y a juste quelques places handicapées, la route est accessible si quelqu'un peut vous déposer, sinon des navettes payantes partent depuis un grand parking à l'entrée de Hahei. Il y a quelques places (6 ou 7!) de parking non limitées en temps et non réservées aux commerces. Elles sont le long de la route dans le "centre ville" de Hahei. Nous nous sommes garés là et il faut monter à pied: 15min à un bon rythme. Ensuite 45minutes de marche jusqu'à Cathedral cove, ce temps comprend les arrêts à Gemstone Bay et Stingway Bay sur le chemin. Nous sommes arrivés un peu tard vers 11h, et l'endroit est magnifique, magique, mais c'était la première fois en nouvelle Zélande qu'on a vu autant de monde, faisant autant de bruit ( il y avait plusieurs sorties scolaires à priori) donc pour nous le moment fut un peu gâché - Salade au Pour House - Route 309 non goudronnée, arret à Kauri Grove et Waiau Falls - Nuit Hot water beach

Jour 28 ROUTE POUR AUCKLAND - On se lève avant l'aube pour retourner au pas de course à Cathedral cove avant notre checkout. En arrivant quand le soleil se lève, on est 5 sur la plage, la lumière est magnifique, et là c'est magique ! Si vous en avez la possibilité je vous conseille vraiment de le faire à ce moment là. - Route pour Auckland - Déjeuner au Rad café - Montée sur le Mont Eden - Glace chez Giapo ( �� faire+++) - Sky tower au coucher du soleil - Restaurant The grove - Nuit Auckland

Jour 29 AUCKLAND - Balade dans Auckland, Albert parc, Queen St, High st, Vulcan lane, ferry building, wynyard wharf...on ne fait que le centre ville par manque de temps - Retour de la voiture - Avion à 21h10 (retour plus facile à gerer avec le vol le plus long en premier!)

N'hésitez pas si vous avez des questions!

Yohann
Indonésie: les merveilles de Java, Flores et Komodo English translation pending
by Lhorizon · 2018-04-21 · 96 replies
Bonjour à tous,

D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.

En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.

Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).

Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.

Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.



En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :

Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)

A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.

LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN

Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.

Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.

Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.

BOROBUDUR LE BOUDDHISTE



C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.



L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.



Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.



Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.



A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.

PRAMBANAN L'HINDOUISTE



Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.



Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.

La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.



De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.

Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.



Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.



La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.

C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).

Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.



La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.

Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...

Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.

La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.



Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !

Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.

Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...

Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
Rénovation du visa de Permanencia Definitiva au Chili English translation pending
by Thierry6789 · 2018-04-21 · 55 replies
Bonjour,

Je dois renouveler très prochainement ma carte d'identité chilienne et je suis détenteur d'un visa de permanencia definitiva.

La dernière fois que j'ai fait les démarches, c'était il y a un peu plus de 4 ans, avant l'arrivée massive d'immigrants qui sont arrivés en nombre au Chili ces dernières années et qui ralentissent le processus d'obtention des documents car le personnel du Service des Étrangers n'a pas augmenté de manière proportionnelle.

Ma question est assez ponctuelle et se tourne vers quelqu'un de Santiago, qui serait dans le même cas que moi, et qui aurait renouvelé très récemment sa carte d'identité chilienne: combien de temps faut-il pour obtenir le Certificat de Validité de son visa de Permanencia Definitiva auprès de la PDI? Avant, c'était très rapide mais maintenant?

Merci!
Thaïmement vôtre: 20 jours en Issan English translation pending
by SuisseChris · 2018-04-21 · 104 replies
Hello,

Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS

Prologue :

Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.

Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.

Période de voyage :

Du 30 mars au 20 avril 2018

Note :

Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)

Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.

Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.

Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.

Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).

Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....

Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.

La suite arrive après une sieste qui s'impose...
15 jours pour découvrir la Réunion English translation pending
by Micrisan · 2018-04-17 · 26 replies
Du 26 septembre au 12 octobre 2017

Aujourd'hui, ça y est ! Nous partons enfin pour l'île de La Réunion !

Nous étions curieux de découvrir cette île dont plusieurs de nos amis avaient déjà foulé le sol, certains même à plusieurs reprises. Cela faisait quelques années déjà que nous voulions, nous aussi, nous faire notre propre opinion, à notre rythme : je ne marche que très peu et, aux dires de nos amis, c'étaient surtout les randonnées pédestres qui étaient intéressantes à faire…

Nous avons préparé notre voyage dans un autre but : celui de visiter l'île juste en touristes, pour une première fois, avec 3 hébergements différents pour profiter au mieux de notre séjour.

"... Mes chers amis, j'm'envole, Je n'm'enfuis pas, j'm'envole, Je quitte la métropole, j'm'envole, j'm'envole..."

Nous voulions partir, dans un premier temps, vers l'est de l'île pour éviter la route du littoral, à l'ouest, trop souvent encombrée ou même fermée (d'après différents renseignements pris ici et là), l'aéroport Roland-Garros se situant, de toute façon, à l'est de St DENIS. Du reste, depuis les fenêtres de l'avion, nous remarquerons, lors de l'atterrissage, qu'il y avait effectivement, déjà de bon matin, une belle et longue file de voitures pratiquement à l'arrêt, sur cette fameuse route en perpétuels travaux !

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-

Nous avons donc privilégié un premier hébergement vers St BENOÎT et, dès la réception de notre voiture de location, nous sommes partis dans cette direction, par la N2, pour débuter notre périple...

27/9

Premier hébergement : vers St BENOÎT, exactement à ABONDANCE sur la D53, route qui mène à Takamaka. Nous avons toute la journée devant nous pour ce trajet, pas très long, en prenant la N2.

Nous sommes un peu « raplapla » suite à notre nuit dans l'avion mais nous décidons quand même de profiter de notre journée et nous quittons la nationale pour nous arrêter à l'entrée de la petite ville de STE SUZANNE dans un premier temps. A l'office du tourisme, tout près du phare de Bel-Air que nous ne pouvons pas visiter (premier phare et je crois le seul, construit à La Réunion, classé monument historique en 2012 et dont l'ancienne loge du gardien a été transformée en salles d'expositions), nous récupérons un plan (promenade patrimoine) avec quelques renseignements pour faire une petite balade : la personne à l'accueil est très sympathique et nous informe au mieux. Il y a plusieurs choses intéressantes à découvrir aux alentours, signalées au dos du plan mais nous sommes trop fatigués et nous nous contenterons d'une courte balade le long du sentier du littoral, au niveau de la Pointe de la Ravine des Chèvres. Il commence à faire très chaud et la petite brise marine est bien appréciée! Ce sentier du littoral, si j'ai bien tout compris, est une ancienne voie ferrée nous ne marcherons que quelques centaines de mètres (jusqu'au tunnel) car nous ne voulons pas laisser la voiture trop longtemps sans surveillance, nos bagages étant trop visibles de l'extérieur et on nous avait prévenu d'y faire attention. Nous allons voir ensuite la cascade Niagara par une petite route qui passe carrément dans les champs de canne à sucre en cours de récolte d'ailleurs, après MARANCOURT. Bon ! Ce ne sont pas des chutes impressionnantes mais c'est un endroit très agréable et certainement prisé lorsqu'il fait très chaud.

La cascade Niagara et la petite route pour y parvenir

A voir également autour de Ste SUZANNE : l'église du Bon Secours, l'ancien quartier français, le domaine du grand Hazier (protégé au titre des monuments historiques depuis 1991), les « kalbanons » du grand Hazier, le domaine de Bagatelle…

Nous revenons sur Ste SUZANNE pour récupérer la N2002 puis la D47 pour aller faire une pause au bord de la mer, sous les vacoas (variété de yuccas géants) qui offrent une ombre très appréciable.

Les vacoas

Nous sommes au CHAMP BORNE où nous irons voir, ensuite, le temple tamoul « le Colosse » que nous avons remarqué en passant (à ne pas confondre avec le parc de loisirs du Colosse qui se trouve un peu plus loin). Ce temple se trouve le long de la D47, sur la droite, dans LE CHAMP BORNE. Il est clôturé mais une porte est entrouverte et nous pénétrons dans le parc. Il faut quitter ses chaussures avant d'aller marcher sur les pelouses et faire le tour du temple. On ne peut pas entrer à l'intérieur de celui-ci mais le lieu est propice au repos et à la méditation : doux moment de totale quiétude, pieds nus sur cette pelouse agréable au contact de nos pieds.

Le temple du Colosse

Nous récupérons la N2 à St ANDRE et poursuivons jusqu'à St BENOÎT où nous sommes sensés trouver le bon chemin pour nous rendre à ABONDANCE sur la route de TAKAMAKA…

Après bien des tours, des détours, des demi-tours au milieu d'un champ de canne à sucre notamment, des parcours bizarres et des contours divers et variés autour de l'endroit recherché et, surtout après de bons renseignements pris dans une boulangerie des environs, nous arrivons enfin à notre premier hébergement. Il était temps, il commence à faire nuit et il pleut ! L'hébergement n'est tout de même pas facile à trouver même avec le GPS (2 noms de rues quasi identiques qui l'affolent et nous aussi par la même occasion ! ) et un téléphone qui n'a pas toujours de réseau pour pouvoir joindre le prestataire. L'hébergement n'est pas terrible mais propre et au calme. La personne qui nous reçoit (et qui remplace le propriétaire des lieux absent) est très sympathique et prend le temps de nous donner quelques indications utiles et des idées de balades et de visites aux alentours.

Deux adresses de restaurant notamment : pour le soir même, « le Phil d'Or » à OLYMPE, 334 chemin de l'Abondance (sur la droite, à environ 600m de l'entrée du village. Très bon accueil, jolie salle avec piscine intérieure. Produits locaux et bons. Tarifs corrects : pour 2 personnes :38euros pour 2 rougails de saucisse, 2 curry de poulet et 2 thés gourmands (accompagnés de 5 mini pâtisseries).

Le restaurant "le Phil'd'Or"

Pour les petits- déjeuners : « chez Rocco », à ABONDANCE, sur la route de TAKAMAKA. Camion snack au niveau de l'école. Correct et accueil sympathique et musical. Autre très bonne adresse à ne pas manquer : la ferme auberge de Eva ANNIBAL à BRAS-PANON pour sa table très conviviale, son ambiance familiale et, surtout, son fameux canard à la vanille. (Tarifs : 50euros avec apéritifs à volonté : les bouteilles de rhums divers sont sur la table, vin et digestifs. Pour réserver : 02.62.51.53.76). Aucun problème pour trouver l'endroit avec le GPS !

28/9 Ce matin, nous ne pouvons pas aller, hélas comme prévu, jusqu'à TAKAMAKA : la route (D53) est coupée au niveau de l'Ancienne Cité du P.K.12 pour raison d'éboulements… Alors nous revenons sur St BENOÎT, un peu déçus, pour remonter en direction de St ANDRE et nous rendre dans le Cirque de Salazie.

Sur la route de Salazie

SALAZIE est une jolie petite ville mais nous poursuivons notre route sans nous y arrêter, jusqu'à HELL BOURG. A la sortie de SALAZIE, arrêt quand même « obligatoire » pour la belle cascade du voile de la mariée : la végétation est très dense et magnifique et cache une bonne partie de la cascade mais ça coule de partout, c'est très beau et rafraîchissant.

La cascade du voile de la Mariée



Arrivés à HELL BOURG, nous descendons à pied la rue principale où se trouvent de jolies cases créoles, mais les plus intéressantes, à notre avis, se trouvent dans les petites rues adjacentes. Tout au bout de cette grande rue, nous décidons d'aller voir les vestiges des anciens thermes. Le repère pour s'y rendre (ce n'est pas vraiment bien indiqué!) c'est de passer d'abord devant la bibliothèque, puis devant la gendarmerie. Descendre ensuite la route, passer sur un pont et partir sur la droite. Il y a pas mal de marches à descendre mais la belle vue sur le Piton d'Anchaing est sympathique et me fait oublier qu'il faudra bien remonter !!! Arrivés en bas, pas grand-chose à voir sinon quelques vestiges d'anciens bâtiments et « appareils » certainement utilisés à l'époque. Bizarre tout de même la localisation de ces thermes !!! Ils avaient le moral les curistes de l'époque pour venir jusqu'ici !!!

Le piton d'Anchaing

Une partie des restes des thermes

La bibliothèque de Hellbourg

Un joli jardin dans Hellbourg

Finalement, la remontée n'est pas trop difficile : il faut juste faire attention à certains endroits car les marches peuvent être glissantes. La Maison Folio vient juste de fermer lorsque nous remontons dans HELL BOURG. Nous ne pouvons donc pas la visiter, c'est dommage ! Il paraît qu'il y a un beau jardin ! Nous reprenons la voiture et nous dirigeons ensuite sur GRAND ILET (prendre sur la gauche avant d'arriver à la cascade du voile de la mariée) où nous achetons de quoi « casser la croûte ». C'est un joli tout petit village bien calme mais nous voulons aller plus loin, sur la route du Bélier, d'où nous devrions avoir une jolie vue sur l'ensemble du Cirque de Salazie et, peut-être, de l'autre côté, un aperçu sur celui de Mafate ! Mais nous n'irons pas plus loin que le Bord Martin car la météo a changé et, même si nous avons un beau panorama côté SALAZIE, on ne peut rien voir côté MAFATE.

Le cirque de Salazie

Nous pique-niquons sur une aire aménagée à cet effet (très bien d'ailleurs avec une vue superbe !) où un joli petit cardinal (petit oiseau rouge) viendra chercher quelques miettes. Comme le ciel s'est bien couvert, il ne fait pas très chaud et nous repartons sur GRAND ILET où nous ferons, cette fois-ci une longue pause-café et où nous marcherons un peu. L'église est classée. Elle a subit les outrages de plusieurs cyclones et a été notamment détruite quasi totalement en 1994 et reconstruite 2 ans plus tard tout en bois. Originalité : son petitclocher, comme posé juste à côté.



Retour par SALAZIE où nous prenons le temps de stationner et de marcher dans le centre : un flamboyant commence déjà à rougir sur la place de l'hôtel de ville. Tout est joliment fleuri un peu partout, c'est très agréable.



Comme la journée est loin d'être terminée, nous avons le temps de revenir sur St ANDRE pour une visite incontournable de la vanilleraie Roulof. C'est une vanilleraie artisanale et familiale très intéressante. La maîtresse des lieux nous fait découvrir sa plantation et tout le travail que nécessite cette « pépite ».

La belle façade de la vanilleraie Roulof

Plantation de vanille

Séchage de la vanille

Sur le chemin du retour, nous bifurquons sur la droite à la sortie de BRAS-PANON pour nous rendre au Bassin La Paix par une toute petite route à travers les champs de canne à sucre, route qui se termine d'ailleurs au niveau de ce bassin. L'endroit est sympathique. L'eau a formé quelques bassines et on peut se promener à pied sur le chemin au bout de la route mais il commence à se faire tard et sombre, nous n'avons donc pas le temps de poursuivre un peu plus loin jusqu'à Bassin La Mer.

Bassin La Paix

Demain, changement de lieu...
Mayas, mer, jungle et lagunes - Mexique - février 2018 English translation pending
by Tokala · 2018-04-13 · 13 replies
Pour lire ce carnet en visionnant les photos, c'est par ICI !

Le Mexique est vraiment un pays que j'adore ! Les gens sont accueillants, la cuisine est bonne et on mange très varié, les plages sont très belles, les paysages aussi, entre la jungle, le bord de mer, les lagunes... et côté culturel les cités Maya (ou Aztèque, ou autre, en fonction des régions) sont vraiment magnifiques, impressionnantes et intéressantes. Et pour couronner le tout, il fait beau, grand soleil et 27 degrés, pendant qu'en France il fait froid et il neige fin février ! Donc pas d'hésitations, j'y retourne pour la 3ème fois, et cette année je fais découvrir ce beau pays à des amis.

Nous sommes partis une grosse semaine. Ce n'est bien évidemment pas suffisant pour visiter l'ensemble du Mexique, ce n'est même pas suffisant pour visiter l'ensemble de la péninsule du Yucatan, mais pour un 3ème voyage, et sachant où je voulais aller, c'est parfait. Et une semaine de soleil et de chaleur ça fait un bien fou.

Voici notre programme dans les grandes lignes : vendredi 23/02 : vol direct pour Cancun, soirée et nuit à Puerto Morelos samedi 24 : Chacchoben, Bacalar dimanche 25 : Dzibanche, Kohunlich et Becan (changement d'heure en arrivant au Campeche, une heure de moins qu'au Quintana Roo, pratique pour avoir le temps de visiter Becan à notre rythme !) lundi 26 : Calakmul mardi 27 - vendredi 2/03 : Tulum, avec excursions aux sites archéologiques de Coba, Tulum et Muyil, baignades à la plage (Akumal), dans les lagunes (Kaan Luum) et dans les cenotes (Casa Cenote) samedi 3 : Kaan Luum et vol direct pour Paris (arrivée le dimanche en fin de matinée)

Pour compléter ce circuit, et si vous avez plus temps, le combiner avec mon circuit d'il y a 4 ans (de Chitzen Itza à Tulum en passant par Uxmal, pour de citer que les sites majeurs).

Hébergements : Puerto Morelos Buenos Dias Guest House Pour notre arrivée, nous avons repris le même hôtel qu'il y a 4 ans. Plutôt style chambre d'hôtes, l'accueil est vraiment chaleureux, les chambres sont très bien, et le petit déjeuner pris sur la terrasse (pain grillé et fruits) et parfait. Le wifi fonctionne bien. Parking fermé. Payé en dollars, mais ils préfèrent les pesos. Réservé via Booking

Bacalar Hotel Balche Grande chambre très agréable, bien situé, on nous donne plein de bon conseils pour la région et les resto. Le wifi fonctionne bien. Pas de petit dej, mais beaucoup de resto proposent une formule p'tit dej, donc ce n'est pas gênant. Parking devant l'hôtel. Payé en pesos, mais il est possible de payé par CB Réservé via Booking

Xpujil (Calakmul) Casa Ka'an Gros coup de coeur ! J'ai adoré ! Petits bungalows individuels perdus dans la jungle, avec chambre, salon et kitchenette. Super accueil par Angel, beaucoup de documentation sur la région à disposition, petit déjeuner sur mesure préparé dans notre cuisine. C'est juste parfait ! Le wifi fonctionne bien. On peut sans problème garer la voiture à côté du bungalow. La moitié prélevée avec la réservation booking, le reste payé en liquide Réservé via Booking

Casa Maya Calakmul Très bel hôtel, accueil impeccable ! Dans le prix de l'hôtel sont compris un jus de bienvenue, un dîner (entrée + plat + dessert) et un copieux petit déjeuner (servi à table). Pas mal de petites bestioles à 6 ou 8 pattes, mais bon, on est dans la jungle... Le wifi fonctionne bien. Réservé et payé via Booking

Tulum Casa Surya Très bel appartement à Tulum, lumineux, propre, dans un quartier calme, parfait pour 4 personnes. Sabrina est un hôte exceptionnel, qui prend le temps avant notre arrivée de nous donner des conseils, et qui sur place est toujours disponible pour nous conseiller et nous aider. Nous avons beaucoup aimé toutes les petites attention, comme les fruits laissés à notre disposition. Son collègue Matthieu, qui nous a fait visiter l'appartement en l'absence de Sabrina est également super sympa et plein de conseils sur la région. Le wifi fonctionne bien. Nous avons vraiment envie de revenir, notamment pour s'essayer au free diving, enseigné par Sabrina et Matthieu, et ainsi visiter les cenotes différemment. Si vous allez à Tulum et que vous souhaitez plonger ou vous initier au freediving, je vous conseille fortement de jeter un coup d'oeil à leur site :
https://www.lacasasurya.com/. Réservé et payé via AirBnB

Budget 12 000 pesos à 2, pour payer l'essence, les hôtels payés en pesos, les resto, les courses pour le petit déjeuner et les quelques dîners à l'appart, les visites, les souvenirs. Nous avons retirés au HSBC situé dans le 7/11 non loin de l'hôtel à Puerto Morelos, puis dans le grand HSBC au centre de Tulum (comme il y a 4 ans ^^ )

Adresses utiles à Tulum : Supermarché Chedraui : il se situe sur l'avenue Coba, en allant en direction de la mer. Beaucoup de choix pour l'alimentation. Hôpital : c'est le genre de lieux qu'on ne visite pas d'habitude en voyage... L'un de nous s'étant entaillé le doigt, nous étions content d'en un avoir non loin de l'appart ! Voici le lien google map pour le repérer. Les urgences sont ouvertes 24/24, il n'y a quasiment pas d'attente, même le soir, et les soins (4 points de sutures) sont très bien fait. Paiement possible par CB, mais les médicaments sont à payer en liquide, prévoir les 2 moyens de paiement.

Articles connexes pour prolonger le voyages : La faune du Mexique, racontée par mes chats Street art à Puerto Morelos, Bacalar et Tulum Manger végétarien (ou pas) dans le Yucatan

Notes de voyage et photos Vendredi 23 Nous reprenons nos habitudes d'il y a 4 ans, nous passons la première nuit à l'hôtel Buenos Dias à Puerto Morelos. Toujours aussi sympa, super accueil ! Et nous retournons manger des quesadillas à la petite échoppe "Quesadilla la colonia". Au frijoles, aux champignons ou au nopal, elle sont délicieuses ! Attention à la sauce chile habanero (verte), je n'en ai pris qu'une goutte, c'est bon mais ça arrache ! Une dame arrive après nous, s'assoie non loin à la table, goutte la sauce, fait une tête du style "ok pas mal", et en mets 2 cuillerées dans sa quesadilla ! Question d'habitude...

On retourne ensuite au petit parc non loin de l'hôtel. Il y a beaucoup de monde ce soir, qui déambule, qui mange sur le pouce, ou qui regarde le match de basket sur le terrain au bout du parc.

De retour à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Samedi 24 Réveillés avec les oiseaux, on prend le p'tit dej en terrasse. Avant de quitter Puerto Morelos, nous allons faire une tour à la plage. Il y a 4 ans il n'y avait personne, mais aujourd'hui, c'est la compétition de natation ! Le champion du Mexique a d'ailleurs dormi dans notre hôtel. Il y a plein de monde pour nager, pour encourager, pour regarder !

On prend ensuite la route vers le sud. Nous nous arrêtons à Chacchoben (le "lieu du maïs de couleur" en maya). Ce site est vraiment à voir ! Les bâtiments sont bien restaurés et vraiment chouettes. Come un Coba en miniature. La balade est très agréable. Rétrospectivement, ce site est moins marquant que les autres vus pendant le séjour, donc nous avons bien fait de commencer par celui la !

On reprend ensuite la route direction le sud, Bacalar. Notre hôte à l'hôtel Balche nous donnent des conseils pour visiter la lagune et pour les restaurants. Nous suivons donc ses conseils et nous allons en voiture jusqu'au panneau "restaurant los Rapidos". De la on suit le chemin de terre, on suit le panneau "laguna", et nous arrivons... à une site grandiose ! La couleur de l'eau est magnifique, en plus elle est bonne ! Avec les couleurs dorées de la fin d'après-midi, c'est vraiment beau.

De retour à Bacalar, nous allons dîner au restaurant vegan Mango y Chile. Très très bon ! Avec une terrasse avec vue sur la lagune, ça doit être bien sympa le midi aussi ! Les autres conseils de resto étaient : La Playita et la pizzeria Bertilla.

En sortant du resto, on entend de la musique du côté du fort. Il y a une fête pour célébrer le 11eme anniversaire de Bacalar comme village magique. Il y a des démonstrations de musique de la culture maya, de jeu de pelote, des danses du Chiapas (pour guérir les enfants), un poème bilingue maya espagnol, sorte de prière aux dieux maya...

Dimanche 25 Très bonne nuit à l'hôtel, le lit est confortable, et on entend les oiseaux au réveil ^^

Nous partons prendre le petit dej au resto Enamora, conseillé par l'hôtel. Les smoothies comme les tartines sont excellents ! Les autres conseils étaient La Piña et El Manati.

Franchement, j'aime beaucoup Bacalar ! Petite ville très agréable et préservée du tourisme de masse. Plutôt qu'à Tulum, c'est là que j'ouvrirai ma crêperie ! (chacun ses rêves... ^^ )

Nous partons ensuite pour une journée de sites Maya.

Dzibanche Le site est grand et vraiment beau, les pyramides sont impressionnantes.

Kohunlich Le site est super grand et impressionnant. Les stèles sculptées sont vraiment bien préservées.

Becan Mon préféré des 3 ! Encore plus beau avec la lumière de fin de journée ! Les sites qui sont des villes entières sont vraiment intéressants. Et puis il faut imaginer l'ensemble peint en rouge, ça doit être quelque chose !

Un peu fatigués par cette journée, on va se poser à l'hôtel. En fait les Casa Ka'an sont des petites maisons individuelles avec cuisine ! Angel nous accueille, il est vraiment sympa, et fait tout pour qu'on se sente bien. Il y a pas mal de documentation à dispo, le lieu est très sympa. A refaire, et avec un jour de vacances en plus, j'y serai bien rester un peu plus longtemps, pour profiter de la région et pas seulement voir les sites connus. Plutot que de ressortir au resto (adresses conseilles dans la doc à dispo, il y a même un resto qui livre), nous prenons l'option "pates sauce tomates" à cuisiner dans l'appart. Au moment de se coucher, on réalise que le Campeche a une heure de décalage avec Quintanaa Roo, on vient de gagner une heure de sommeil !

Lundi 26 Réveil de bonne heure (en plus j'ai eu froid pendant la nuit...). Lucy vient dans notre cuisine à 6h45 pour nous préparer le petite déjeuner. Quesadillas au fromage ou huevos rancheros, fruits et toasts... il y en a pour tout les goûts et c'est très bon ! Deux chiens essayent d'attirer notre attention en grattant à la porte, ils doivent faire le tour des cabanons à l'heure du p'tit dej pour quémander !

Nous partons ensuite pour Calakmul. La route est longue. On s'enfonce de plus en plus dans la jungle. Nous roulons dans un tunnel de verdure, avec les ombres sur la route et les clairs obscurs, ce trajet est assez hypnotique.

On s'arrête à l'hôtel au niveau du premier péage pour acheter des lunch box.

On arrive enfin sur le site de Calakmul. Le site est super grand ! A peine arrivés, nous apercevons un tapir se faufiler dans les sous-bois... Il y a pas mal de panneaux explicatifs qui racontent autant la description des bâtiments que l'histoire du site et les aspects politiques de l'époque. Calakmul, citée des seigneurs serpent (kan), était la rivale de Tikal au Guatemala.

On monte sur la première pyramide. 70 marches étroites et raides. Arrivée en haut, je me retourne, et la, waouh ! on voit la grande pyramide pile en face de nous dépasser des arbres ! Grandiose !

On redescend, et on se dirige donc vers la grande pyramide. La montée est raide, mais quelle vue au sommet ! La jungle à perte de vue, c'est impressionnant ! On en profite pour sortir les sandwichs et pique-niquer devant cette magnifique vue.

Une fois redescendus, on se dirige vers la 3eme pyramide du site. La vue du sommet est encore plus impressionnante ! Rien ne bloque notre regard ! On voit à 360° ! Au loin on aperçoit même le sommet de El Mirador, une cité au Guatemala récemment découverte.

Nous finissions par redescendre, et nous commençons à prendre le chemin du retour, quand on entend des cris étranges, comme un phacochère en rut (bon, je ne sais pas quel bruit fait le phacochère en rut, mais ça m'y a fait penser...). On s'approche du bruit, on entre un peu dans les sous-bois, et on observe un singe hurleur (qui porte donc bien son nom) hurlant pour faire fuir les singes araignées venus manger dans son arbre !

Les singes araignées sont impressionnants, ils se balancent, se jettent dans les branches, tel des artistes du Cirque du Soleil...

Nous quittons enfin le site. Sur la route, en direction de la sortie, nous croisons quelques "gouglou" (des dindons ?) aux plumes chatoyantes, et également un renard gris qui traverse la route devant nous !

Après la longue route, nous arrivons à l'hôtel Casa Maya, près du site Becan. Super accueil, belle chambre, boissons et repas offerts, mini bar à disposition, on est comme des rois !

Mardi 27 Nous reprenons la route, nous quittons la jungle et le Campeche. Nous nous arrêtons acheter du miel en bouteille à une dame au bord de la route, il est délicieux.

Nous nous arrêtons à Xul-Ha, au sud de Bacalar, pour couper la route. Il n'y a pas un chat, et le lieux est magnifique !

Arrivés à Akumal, nous retrouvons nos amis (qui ont atterris la veille à Cancun), et nous nous posons au restaurant Lol-Ha pour déjeuner. On est en semaine, mais la plage est noire de monde ! Par contre, les tortues sont toujours la ! Elles sont grandes ! Sur la deuxième, il y a deux poissons jaunes sur son dos... pour manger les parasites ? C'est impressionnant de les voir si proche !

On rejoint ensuite la Casa Surya, notre logement pour la fin du séjour, où nous sommes super bien accueillis. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché Chedraui pour le petit déjeuner et également pour le dîner (tortillas, frijoles...). Nous achèterons les fruits dans la rues, ils sont cueillis murs et son excellents. Je trouve un excellent lait de soja aux noix de pécan, parfait pour le p'tit dej !

Mercredi 28 Aujourd'hui, nous allons faire découvrir Coba à nos amis. Il y a carrément plus de monde qu'il y a 4 ans, plus d'infrastructures pour déjeuner aussi. Mais le site est toujours aussi impressionnant !

Nous déjeunons en terrasse dans un restaurant sur la route en repartant vers Tulum, où nous pouvons faire découvrir les spécialités de la région à nos amis : le poc chuc (porc mariné à l'orange) et le pollo pilbil.

Sur la route vers Tulum, nous nous arrêtons acheter des fruits au bord de la route (ils sont excellents !) et du miel dans le village Macario Gomez. Non seulement il est bon, mais ça fait de chouettes cadeaux souvenirs.

Nous allons passer l'après-midi à la plage. Au bout de la route en revenant de Coba, nous n'allons pas à droite (route bordée d'hôtels) mais plutôt à gauche, où il y a de très belles plages publiques. La plage est en effet très belle, malgré les algues. On observe les locaux qui "rangent" leurs bateaux en les arrimant dans la mer et en revenant en nageant, sacré boulot.

Jeudi 01 Après le petit déjeuner, nous partons en direction des ruines de Muyil. Le site est vraiment chouette ! Quasiment personne, bâtiments bien conservés, belle architecture, on adore !

Vers le fond du site, un chemin de planches nous emmène à travers la mangrove, végétation luxuriante, jusqu'à la lagune. C'est assez impressionnant de s'enfoncer comme ça entre les arbres ! On aperçoit une sorte de gros rongeur, après vérification, il s'agit d'un agouti.

Nous montons dans une tour en bois pour observer la lagune vue d'en haut. La couleur de l'eau est vraiment belle. Nous arrivons enfin à la lagune. De la, des bateaux partent pour emmener les touristes explorer la lagune et observer les oiseaux. Nous rebroussons chemin, et finissons notre visite de Muyil.

Nous allons ensuite à la lagune de Kaan Lumm. Le lieu est tout simplement magnifique ! L'eau est chaude et belle ! La particularité de Kaan Lumm est qu'il y a un cenote au centre. Tout à coup, alors qu'on a pied, on se retrouve avec plusieurs dizaines de mètres de profondeur (environ 70-80 mètres). Heureusement, pour éviter les accidents, la zone est délimitée. C'est un paradis pour les free divers !

Nous retournons à Tulum pour déjeuner à Burrito Amor. Cadre très sympa, et délicieux burritos, beaucoup de choix, y compris végan et sans gluten.

Après déjeuner, nous allons à Xcaret, une très belle plage. Mais comme elle ferme à 17h, nous ne faisons qu'y passer. Nous retournons donc à Akumal. Toujours autant de monde, et les algues ont débarquées aussi. Mais il y a toujours des tortues :)

Nous nous baladons un peu sur la gauche de la plage d'Akumal, en longeant la plage, c'est assez sympa. Il y a beaucoup de maison à vendre... ça donne des idées à certains !

Nous allons dîner au restaurant Don Diego de la Selva, découvert il y a 4 ans. Ils n'ont pas changé leur menu ! Les canelonis de chaya (épinard maya) sont toujours aussi bons.

Vendredi 02 Nous commençons la journée au Casa Cenote. Il est super grand, et la couleur de l'eau est vraiment belle. Depuis le bord, on voit déjà plein de poissons dans l'eau transparente, et à l'intérieur il y a même un petit crocodile !

Nous nous posons ensuite sur la petite plage de l'autre côté de la route (Cielo Maya Beach), à l'ombre des palmiers.

Nous rentrons à Tulum pour déjeuner (pizzeria la Nave), puis nous partons visiter les ruines de Tulum. J'ai l'impression que ça ferme plus tôt qu'il y a 4 ans... Quand on arrive, la plage est déjà fermée... Et la plage des tortues est pleine d'algues et de détritus... Bon ce n'est pas la période de ponte, mais quand même... Un peu déçue du coup, même si le site reste magnifique.

**************** J'en profite pour faire un petit aparté. Quand notre hôte de l'hôtel de Puerto Morelos m'a dit "vous verrez, la région a bien changée en 4 ans", je ne voyais pas trop ce qu'il voulait dire. Mais quand je vois Akumal, petite plage qui il y a 4 ans était familiale le weekend et quasi déserte la semaine, est devenue blindée de touristes qui boivent de l'alcool en journée... Quand je vois que pour voir nager les tortues il faut maintenant prendre un guide, la zone est bien délimitée pour que cette foule de touristes n'aille pas embêter les tortues... quand je vois les détritus (bouchons et bouteilles en plastiques) qui jonchent la plage des tortues de Tulum, site pourtant protégé... Ça me rend triste... Ce coin de paradis est devenu une victime... le tourisme (et pas le meilleur) a explosé et les locaux n'ont pas réussi à faire face... Le Yucatan est malheureusement en danger. Cette zone naturelle, refuge de nombreuses espèces, est petit à petit détruite par le tourisme de masse et les gens inconscients... Des décharges à ciel ouvert apparaissent dans la jungle... La mer est souillée... Je vous conseille, que vous envisagiez un voyage dans la région ou non, de vous documenter sur le sujet, notamment via le site The Dark Side of Tulum. Un groupe de personnes motivées et sensibles à l'environnement essaye tant bien que mal de faire changer les choses, d'ouvrir les consciences. Et ils ont besoin d'aide car c'est une bien lourde tache. Ils ont aussi une page facebook : https://fr-fr.facebook.com/thedarksideoftulum/ , et plusieurs vidéos sur youtube pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts, et de l'urgence d'agir. ************

Samedi 3 Pour notre dernière matinée, nous retournons à Kaan Luum. Le matin, il n'y a pas grand monde, et le pélican dort encore. On se pose à l'ombre, on profite de la lagune, et mine de rien la matinée passe vite.

On retourne à Tulum pour déjeuner dans le restaurant de poissons El Capitan. Rien pour les végétariens... Je prends des crevettes, mange le riz et offre le meilleur repas de sa vie au chat du resto ! Mais les amateurs de poissons ont apprécié.

Nous rentrons ensuite à l'appartement récupérer nos valises, avant de nous diriger vers l'aéroport pour rentrer dans le frimas parisien, non sans avoir dévaliser le rayon chocolat de l'aéroport !
Patagonie en cyclotourisme: du Chili à l'Argentine (12 janvier 2018) English translation pending
by Pjulien · 2018-04-01 · 0 replies
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12 Janvier 2018, Vendredi

Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!

Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$

Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!

Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.

16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:

Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM

Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.

Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!

Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!

Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!

Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!

18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM

Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.

Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!

19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM

Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.

En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!

20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM

Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!

Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.

21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.

Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!

Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!

En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!

22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.

Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!

Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.

Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!

Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!

On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.

Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!

23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.

Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.

J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.

24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.

Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!

On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.

Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!

Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!

26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;

Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!

27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.

Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.

Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!

28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.

À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!

On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!

Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!

Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)

29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel

Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!

Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!

En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!

Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!

30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;

Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.

La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.

31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;

Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.

On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.

Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.

Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!

Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?

En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!

1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;

Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!

O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!

Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!

La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.

Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!

3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.

Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!

Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!

Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!

La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!

Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.

Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.

4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.

Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!

Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.

Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!

Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!

À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.

Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?

Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.

Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.

5 Février, Lundi, 19C

El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!

Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.

8 Février, Jeudi, 18C

Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!

Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.

J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.

Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!

Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!

Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!

Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.

C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?

10 Février, Samedi, 18C

J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.

Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.

Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Costa Victoria English translation pending
by Delaho74 · 2018-03-30 · 89 replies
Bonjour

Aujourd'hui le Costa Victoria de retour d'Asie a rejoint Savone après des travaux d'entretien de 2 semaines à Marseille Il était question de rénovations extérieures et intérieures Si quelqu'un a des infos, des photos ou autres docs sur ces travaux?

Il doit partir ce soir pour sa première croisière en méditérranée depuis longtemps

Gilles
Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
by Zazabenji · 2018-03-26 · 85 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)

Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !

Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal

Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.

Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.

Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.

Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.

Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).

Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.

j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).

j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander

j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !

j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !

j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.

j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer

j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.

j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.

j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.

Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !

Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.

Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !

Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés �� 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.

Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Japon: entre villes et montagne English translation pending
by Lilevis · 2018-03-21 · 94 replies
Bonjour à toutes et à tous

Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.

Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka

27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..

Samedi 28 Octobre Tokyo

Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.



Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.



Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.

Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.

Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.

Dimanche 29 Octobre

C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.

Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)

Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.

Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.

Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.

Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.



Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.

Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.



Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.



Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.

Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.



Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.

Récit plus complet avec photos ici

A suivre,
Floride: Road trip de 22 jours en famille English translation pending
by Guybourvil · 2018-03-18 · 44 replies
Il s'agit de mon premier carnet donc je vais faire de mon mieux et je vais tenter de ne pas esquinter la langue française surtout l'orthographe.

Nous sommes parti en famille deux adultes (42 et 40 ans) et mes deux filles de 14 et 12 ans. Du 25 mars 2017 au 15 avril 2017.

Habitant en Belgique non loin de la frontière allemande , nous avons fait le choix de décoller depuis Düsseldorf avec Luftansa.

Jour 1:

Départ tôt le matin 06:30 hrs pour une escale de 3 heures à Francfort. De là nous avons pris un A380 direction Miami. Atterrissage avec 50 minutes d'avance vers 15:10 hrs heure locale. Après les formalités (immigration avec un agent peu sympathique et reprise de notre voiture de location chez ALAMO), nous voici parti en direction de Fort Lauderdale. J'ai opté pour un monospace de type Chrysler town and country et je ne l'ai pas regretté. Grâce au GPS préalablement acheté depuis la Belgique, nous sommes arrivés vers 17:15 heures à notre hôtel à quelques centaines de mètres du Sawgrass Mills (un des plus grand de Floride). Après quelques achats chez Walmart et un diner chez TGI Friday's, nous nous sommes écroulés dans notre chambre d'hôtel en espérant être prêt pour notre journée de shopping du lendemain.

il faut bien quelques petites sucreries, chez Walmart il y a le choix.🙂

Jour 2:

Levé vers 07:00 heures car on arrivaient pas à dormir grâce au décalage horaire. Nous nous sommes dirigés vers le Dunkin’ Donuts le plus proche pour le petit déjeuner. Après s'être rassasié de donut's bien gras et de café noir, nous sommes allé à l'outlet qui n'ouvrait ses portes qu'à 10:00 heures, un petit tour dans le coin en voiture pour faire passer le temps.



La carte de crédit à bien chauffé durant cette journée même si ce n'est pas toujours moins cher que chez nous, les marques comme Levis, Guess et Gap faisaient de bons prix. Nous y avons passé la journée. Nous sommes revenu à l'hôtel afin de se détendre dans la piscine car il fait encore 24°c.

Jour 3 :

Vers 07:30 heures nous quittons Fort Lauderdal en direction d'Orlando mais en passant par Jupiter Island. Après un petit déjeuner rapide chez Dunkin’ Donuts et l'achat d'un lunch pour midi chez Target, nous nous sommes mis en route.



Nous sommes arrivés vers 10:00 heures à Jupiter, nous fait quelques arrêts avant de trouver une petite plage bien sympathique.

plage bien surveillée par les lifeguards où nous avons fait trempette.



Après le déjeuner nous nous sommes mis en route vers notre hôtel le double tree near sea world à Orlando. Il nous a fallu +/- 2:30 heures par l'autoroute payante (sun pass inclus dans mon véhicule).

Jour 4:

Levé à 06:30 hrs afin d'être au discovery cove vers 07:15 heures. Si je ne suis pas fan d'un tel endroit car je trouve que le bien être animal n'est pas la priorité. Il faut savoir que le tout est en all in. Dès notre arrivée nous réservons notre heure de nage avec les dauphins puis nous allons au buffet du petit-déjeuner. Nous avons été enfiler nos combinaisons et prendre des masques et tuba ainsi que le crème solaire à disposition puis nous avons déposé nos affaires dans les lockers. Incroyable on peut changer de combi et de tuba à volonté.







Vers 09:00 hrs, briefing et signature de décharge en cas d'accident, nous avons passé une demi-heure incroyable en groupe de 8 avec une dresseuse très sympathique et un dauphin que nous avons caressé et qui nous a également tracté dans l'eau du lagon. Après cette séance direction la volière où nous avons nourrit des oiseau de toutes sortes grâce aux pots de nourriture distribués par les soigneurs.





Ensuite direction le lagon où nous nageons avec les raies que nous caressons et des poissons multicolores. Au fond séparé par une vitre épaisse un aquarium avec des requins.









Nous sommes allés également dans la rivière d'eau douce où vous faites un tour dans des eaux chaudes et calmes. On peut y voir des petits singes sur une petite île, des loutres dans un enclos et des oiseaux car on passe par la volière. Restauration, boissons et snacks à volonté durant toute la journée. Avant de partir passage par le shop et achat de photos à prix exorbitants mais bon on ne vit qu'une fois ... Toute la famille garde un souvenir extraordinaire de cette journée. Retour à l'hôtel, Diner puis dodo après cette journée épuisante.

Petite astuce, l'achat de l'ultimate Discovery pass vous donne droit à l'entrée et parking au discovery cove avec nage avec les dauphins, entrées et parking au sea world, aquatica et bush garden à Tampa. à suivre ...
Retour de voyage à Sumatra English translation pending
by Piche · 2018-03-12 · 13 replies
Bonjour à tous Je rentre d’un périple de 1 mois sur l’ile de Sumatra : 10 jours en voiture avec chauffeur de Medan à Padang, que du bonheur J’ai trouvé son nom sur le forum « JHONNY WALKER », je peux vous dire qu’il parle correctement le français, adore son pays qu’il connait parfaitement, qu’en plus d’être un chauffeur prudent il vous servira de guide répondant à toutes vos questions et attentes, il est discret et vous laissera le choix sans vous forcer en quoi que se soit. Deuxième satisfaction de ce voyage mon séjour chez les Mentawai, dépaysement garanti, l’aventure au bout du voyage. Mon séjour de 5 jours a été organisé par « l’association Rimba » organisation et guides au top. Troisième partie du séjour, 10 jours de snorkeling sur l’ile de « Palau Weh » Si vous cherchez des spots de plongée libre vous êtes au bon endroit. En résumé, carton plein. Et je suis prét à partager mon expérience avec vous si vous le souhaitez.
Banaue et Palawan, le retour English translation pending
by Genevois · 2018-03-11 · 22 replies
Un peu plus de 30 heures. C’est plus ou moins ce qu’il a fallu entre le moment où on a mis deux tours de clés sur notre porte à Genève et le moment où on se pose enfin à Banaue, au cœur des montagnes de la grande île de Luzon aux Philippines. Un voyage au goût d’un menu gastronomique, sans le choix des plats. Une entrée, avec un vol de 6 heures jusqu’à Dubai. 3 petites heures d’attente avant le plat principal, le second vol jusqu’à Manille. 8 heures de mieux. Pour monter jusqu’à Banaue, il faut rejoindre une petite gare routière dans le quartier de Sampaloc. A peine 10km de l’aéroport, mais surtout 2 heures de taxi, à avancer au pas dans une ville congestionnée par un trafic démentiel. Finalement, de Manille nous n’aurons vu que le cul d’une voiture devant nous. Bon, faut dire qu’il semble y avoir plus sexy comme ville. Pollution, bruit, saleté, trafic démentiel, tous les ingrédients d’une grande capitale asiatique sans réel charme. Et pour le dessert, 9 heures de bus de nuit pour faire les 450km qui nous séparent des montagnes. Un trajet sans crainte, le chauffeur philippin n’ayant rien à voir avec son homologue indien. L’arrivée à Banaue se fait dans les brumes matinales qui s’élèvent de la végétation à l’allure de jungle. Le jour se lève à peine, mais nous n’aurons quasi point dormi. À la descente du bus, nous sommes accueillis par Jaypo. Un guide qui nous a été conseillé pour le trek qui va suivre. Car si on monte jusqu’ici, c’est pour s’immiscer au cœur des fameuses rizières en terrasse, classées patrimoine mondial UNESCO, qui ornent certaines vallées. Des rizières principalement accessibles à pied. 3 jours de marche au programme donc, à travers des paysages que nous espérons féeriques. Banaue, une petite ville, point d’arrivée des touristes. Ses restos locaux, son marché, rien de vraiment extraordinaire. Mais le passage obligé pour trouver son guide et rejoindre les sentiers. Nous y aurons flâné, récupérant de tous ces milliers de km parcourus pour être à l’autre bout de la planète. Jaypo nous décrit le trek. Demain sera le plat de résistance avec pas loin de 7 heures, « enfin selon votre rythme » précise-t-il. Et pour les nuits ? Dans des auberges locales, au cœur des villages sur le parcours. Jaypo s’excuse d’ailleurs, les prix ont un peu augmenté. Au lieu de 500 pesos la nuit, c’est désormais 600. La seule interrogation demeure la météo. Le sud de l’archipel a dû faire face à un typhon. Et ici, à plusieurs milliers de km plus au nord, nous en récoltons les effets avec une petite pluie fine qui débarque l’après-midi. On verra. Demain donc, on quitte la civilisation du wifi pour 3 jours de calme et de paix dans le monde de la nature et du calme. Ça ne fera pas trop de mal de se couper du monde quelques heures. Même si l’effort sera sans doute rude.

Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.

On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.

Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Choix de composants pour le montage d'un vélo (départ cet été) English translation pending
by Impuls34 · 2018-03-07 · 67 replies
Bonjour à tous, 🙂

(désolé si il y a déjà des tonnes de sujets de ce type, mais j'ai déjà pas mal recyclé de vieux posts et j'ai encore plein de questions...)

Je réfléchis depuis plusieurs mois au montage de mon futur vélo de rando qui m'accompagnera cet été dans les montagnes du pamir tadjik. C'est un vélo que j'aurai la chance de monter avec un ami technicien cycle qui va également m'apprendre un peu les bases pour me dépatouiller dans la pampa. Sauf que c'est à moi qu'il revient de sélectionner le matos et que je n'arrive vraiment pas à me décider... 😠

Pour l'instant je dispose déjà du cadre/fourche (marque tout-terrain) et d'une partie du matériel : - jeu de direction - gardes boue SKS - guidon ergotec multiposition - selle brooks flyer imperial (qui protège bien mon oignon 😄) - tige de selle - les roues sont commandées : moyeux XT M785 36T / rigida sputnik 700 - pneus schwalbe - sacoches

Mais pour le reste, je sèche et je n'arrive pas trop à faire mon choix parmi les différentes gammes et compatibilités entre matériel... Je me permets donc de lister le matériel auquel j'avais pensé en espérant avoir des avis de votre part :

TRANSMISSION : nouvelle gamme shimano m6000 - pédalier triple m6000 40-30-22 175mm - cassette HG500 11-42 - dérailleur arrière m6000 SGS (choisir une chape longue pour la cassette 11-42 ?!) - dérailleur avant m6000 : il y a le choix entre collier haut et bas : je suis un peu paumé ?! - chaine HG-54 - leviers de vitesse m6000 : - boitier BB52 (BSA 68/73) : vu le prix ça semble être de la camelote et je pense à investir dans un boitier hope, ça en vaut la peine ?

FREINAGE MÉCANIQUE : - TRP Spyke 180mm - 160mm (plutot que avid BB7) - manettes de frein TRP ML800 / ou bien un autre modèle ? shimano m6000 par exemple - câbles : quel type faut il choisir?! j'ai vu sur des forum anglais qu'il y avait des problèmes de compatibilité suivant les moyeux, mais je n'ai pas bien compris ?!

DIVERS : pas très important pour l'instant... - entretoise pour jeu de direction : combien je peux en mettre au maximum? - porte bagage avant : TUBUS TARA big apple - potence : - pédale - béquille - porte-bidon - rétroviseur

Ça peut sembler bizarre mais j'ai déjà passé deux ans à vélo sur les routes de notre belle terre mais je suis toujours complètement largué dans le choix du matériel 🤪

Dans l'attente de vous lire, je vous souhaite à tous bonne route 😎 merci d'avance
Afrique du Sud : de Cape Town à Johannesburg, des safaris et bien d'autres découvertes English translation pending
by Marati · 2018-03-07 · 230 replies
Depuis que nous avons fondé notre famille composée à présent de 3 enfants, Maxime, Rachel et Timéo, âgés respectivement de 11, 9 et 5 ans, nous entretenions le doux rêve de les emmener un jour en Afrique australe pour leur faire découvrir (et au passage à nous aussi) les animaux de la savane. Timéo allant bientôt souffler sa 6e bougie, on a décidé qu'on avait assez patienté et qu'il était en âge de conserver des souvenirs de ce voyage qui promettait d'être mémorable.

On sera particulièrement chanceux avec les lions







mais pas que...











On a longtemps hésité à partir 3 semaines en faisant un parcours classique, à savoir 4-5 jours dans la région du Cap, puis une boucle autour de Johannesburg nous faisant passer par le Drakensberg, Santa Lucia, le Swaziland, le parc Kruger et le secteur de Sabie-Graskop. Mais comme on avait possibilité, exceptionnellement, de disposer de 4 semaines, on a finalement décidé de rajouter à la boucle classique la traversée du pays de Cape Town vers le Drakensberg en longeant la cote.

Pour minimiser les problèmes d'insécurité et satisfaire des grands-parents quelque peu inquiets, je décide d'éviter toutes les grandes villes, en particulier Johannesburg et Durban, exception faite de Cape Town où on passera tout de même 3 jours.

Voici le programme sommaire du 23 juillet au 21 août 2016

- Le Cap (3 jours) - Hermanus - De Hoop Nature Reserve - Wilderness NP - Tsitsikamma NP - Addo Elephant NP (1,5 j) - Golden Gate NP - Royal Natal NP - Eshowe - Santa Lucia - Hluhluwe Umfolozi Park (1,5 j) - Swaziland (3 jours) - Parc Kruger (4 jours) - Blyde River Canyon et Three Rondavels - Bourke's Luck Potholes - Chutes d'eau autour de Sabie

Avion : Vol Qatar Airways Francfort – Cape Town puis retour Johannesburg – Francfort : 3660 € A l'origine on avait réservé en septembre 2015 un vol FRA-JNB aller-retour et un vol intérieur JNB – CPT dès l'arrivée car c'était financièrement plus intéressant. Mais une modification des horaires de vol imposée par Qatar ne nous a plus permis de prendre le vol intérieur. C'est Qatar Airways qui nous a contactés pour s'assurer que le décalage du vol international de nous posait pas problème. J'ai eu à peine le temps d'expliquer qu'on était embêtés pour avoir la correspondance vers Cape Town, que déjà l'hôtesse a contacté son supérieur, et 20 secondes plus tard, elle validait un vol aller direct vers Cape Town. Y a pas à dire, c'est la classe comme service clientèle !

J'annule sans trop de conviction les 5 billets South african Airways censés être non annulables et non remboursables, et on aura la surprise d'avoir le remboursement de 80% de la somme versée au départ !

Budget : Vol : 3700 € Location voiture + Drop-off : 1400 € via BIDVEST, qu'on recommande chaleureusement car leur service clientèle a été tout simplement exceptionnel ! (je donnerai les détails dans le récit) Essence : 450 € 25 restos :1300 €, soit 50 € par resto Nuitées :1500 € (20 nuits en hôtels-auberges et 7 nuits en camping dans les coins les plus touristiques du Kruger, Blyde River Canyon et Sabie) Courses + souvenirs (bague au Swaziland, sculptures en bois, toiles swazi, bougies swazi...) 900 € Entrées parcs + Wild card : 485 € Sortie Hélicoptère au Cap : 365 € pour 12-15 mn Soit un total de 10100 € à 5 pour 4 semaines, soit un coût moyen de 500 €/personne/semaine.

Et maintenant, place au récit et aux images...
Cap Vert: 6 escales et 6 îles English translation pending
by Jemaflor · 2018-03-07 · 76 replies


Boa Vista, Santiago, Fogo, Sâo Vicente, Santo Antão et Sal, voici les six îles au programme de ce récit de voyage au Cap-Vert. Un périple en bateau d'île en île … avec des découvertes à terre au gré des escales. De l'archipel du Cap-Vert, je n'avais qu'une vague idée, un petit pays composé d'îles éparpillées bien au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest. En revanche, cela faisait longtemps que j'associais ces îles aux mélodies des chansons de Cesaria Evora … Et c'est sans doute elle, en grande ambassadrice du Cap-Vert, qui est à l'origine de mon envie d'en connaître un peu plus sur son « Petit pays ». Ce récit vous invite à une visite virtuelle particulièrement ... visuelle ! De très nombreuses photos illustrent le texte. Alors prêt à embarquer ? Le cap est mis sur Boa Vista, la première île du périple …

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BOA VISTA, dunes de sable et désert de pierres



Une photo souvenir, celle d'une arrivée au petit matin en rade de Sal Rei, un petit port niché sur la côte de l'île de Boa Vista, notre première escale capverdienne. Le jour se lève à peine, les premières lueurs nous offrent un joli ciel teinté de rose orangé. Assurément une belle vision qui a tout pour vous mettre en forme pour débuter une journée de visites à terre et qui aussi, correspond parfaitement au nom donné à cette île :« Belle vue », « Boa vista » en portugais. C'est ainsi que s'étaient exprimés les découvreurs portugais en abordant l'île. C'était en 1456 et sans s'en douter ils venaient de baptiser définitivement le territoire.

Située la plus à l'est de l'archipel du Cap-Vert, Boa Vista se trouve ainsi à quelques 700 kilomètres des côtes de Mauritanie. Côté population, localement on ne se bouscule pas sur l'île, sa densité s'avère la plus faible des îles habitées de l'archipel, seulement 12 000 habitants vivent sur ce cailloux presque désertique. A l'époque coloniale portugaise et dès 1620, on exploitait ici le sol riche en sel. Un sel roi (Sal Rei, le nom de la ville principale en témoigne) pour assurer une certaine prospérité à l'île. Avouons tout de même qu'il n'y avait à cette période pas seulement le sel qui était exploité mais aussi la main d’œuvre, de pauvres esclaves déportés d'Afrique. Triste époque !

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Nous voilà partis sur une piste à la découverte de l'île. Une piste chaotique entre cailloux, terre, poussières et sable …



Du sable, sur Boa Vista, il y en a en quantité ! Sur une grande partie du littoral avec de belles plages mais également dans l'intérieur de l'île. Là, ce sont d'immenses dunes qui s'étendent entre affleurement de pierres et crêtes volcaniques. L'entrelacs de courbes est particulièrement photogénique comme le contraste, saisissant, entre la blondeur des dunes et la noirceur de la roche.







Quant à la végétation, elle est de plus en plus rare. Comment résister à l'avancée du désert ? Les racines effilées des arbustes tentent bien de s'accrocher mais la progression du sable alliée à la sécheresse les condamne inexorablement à une mort certaine !

La « sahélisation », on va à nouveau la constater en traversant la partie centrale de l'île comme ici à Fonte Vicent où nous arrivons. Il y avait là une vraie oasis avec un point d'eau, on y cultivait le maïs, les gombos (variété de haricots des régions tropicales) et des choux … mais la sécheresse a mis à mal ces cultures et le fertile lopin de terre semble aujourd'hui presque à l'abandon. Les chèvres errent à la recherche de très rares brins d'herbes totalement secs, même les palmiers n'ont plus fière allure …







Près de la piste un baobab trône avec ses fruits suspendus aux branches. Ces fruits appelés aussi « pain de singe » sont utilisés pour confectionner des confitures ou des punchs … la dégustation viendra un peu plus tard. Mais sur Boa Vista, il ne persiste plus que deux baobabs dont cet imposant spécimen. Alors pour la consommations des préparations à base de ces fruits les îliens en importent depuis le Sénégal.

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Sur une île tous les chemins, même les plus tortueux, mènent toujours à un rivage ! C'est bien le cas sur cette île arrondie d'environ 30 kilomètres de diamètre. La piste caillouteuse sur laquelle nous venons de rouler nous conduit d'abord à une saline, une longue étendue blanche qui s'étire en parallèle au cordon dunaire.





La voie se poursuit parmi un paysage « lunaire » longeant la côte est. Pas âme qui vive dans cet univers minéral balayé par le vent … enfin, si. Nous croisons une chèvre solitaire juchée sur un tas de pierre, elle semble scruter les alentours afin de dénicher du regard quelques touffes à brouter. On lui souhaite bon courage à cette brave biquette !



D'ici, l'horizon marin se dévoile, austère et esthétique. La mer est agitée et de puissantes vagues viennent se briser sur les falaises en contrebas. Entre les avancées rocheuses, des plages de sable épousent le tracé du rivage. Peu fréquentées par les touristes qui préfèrent s'amasser sur les plages plus hospitalières de l'ouest de l'île, elles ont séduit les tortues marines. Chaque année, elles viennent y pondre en masse. D'ailleurs ces rives sablonneuses sont devenues des aires naturelles protégées.

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Un peu plus au nord, la baie d'Ervatão est plus favorable au farniente et à la baignade , les vagues y sont moins fortes. Même si le soleil s'est recouvert d'un voile, la baignade me tente … car je n'oublie pas que 36 heures auparavant j'étais encore sous la grisaille hivernale de la région parisienne, autant profiter du bienfait de ces eaux à 20/22 ° C.





Encore des cailloux et de la poussière … avant de parvenir à un village aux façades particulièrement colorées. Cela contraste avec l'environnement minéral et presque monotone que nous venons de parcourir sur des kilomètres.

-- Suite récit --> message suivant
Retour de 3 semaines en Thaïlande English translation pending
by Skeet · 2018-03-05 · 8 replies
Après la Malaisie où nous sommes allés l'année dernière, nous avons choisi d'aller en Thaïlande cette année pour 3 semaines avec nos garçons de 5 et 7 ans (on avait hésité entre ces 2 destinations à l'époque et on sait pas choisir :D).

Bangkok : Nous avons atterri à Bangkok mais nous n'avons visité qu'un jour et demi la ville dans un premier temps. Nous avons choisi un logement proche du palais royal pour pouvoir visiter facilement cette zone à pied.

Après avoir rejoint le centre ville depuis l'aéroport, nous avons décidé de prend un tuk-tuk pour nous amener directement à notre logement qui n'était pas très loin. Ne connaissant pas du tout les prix de ceux-ci, nous nous sommes bien faits arnaquer (500 bahts pour même pas 10 minutes de trajet !). Mais ça nous a servi de leçon pour la suite ! En tout cas, les enfants ont adoré les tuk-tuk donc c'est déjà ça !

Nous avons donc visité le palais royal. Comme dans beaucoup de temples, on ne peut pas rentrer en short donc nous avons acheté de quoi nous couvrir (ça fait un souvenir ;)). C'est un bel endroit et il y a de quoi faire. Par contre, énormément de touristes, c'était assez hallucinant à l'entrée. Heureusement, le lieu est relativement grand donc on peut un peu plus respirer en avançant.

Ensuite nous sommes allés visiter le Wat Pho juste à côté. Beaucoup moins de monde, beaucoup moins cher que le palais royal et tout aussi intéressant ! On a même préféré le Wat Pho au final car la visite fut bien plus agréable. Petite anecdote : quand on a eu fini de visiter le palais royal, on s'est fait alpaguer (comme souvent en Thaïlande...) par une personne qui nous a demandé où on allait. Quand on a dit qu'on allait juste à côté voir le Wat Pho, il nous a dit qu'à cette heure-ci on ne pourrait pas rentrer, que c'était réservé aux Thaï jusqu'en début d'après-midi... du coup il voulait nous emmener ailleurs. Nous avons refusé pour aller voir par nous-mêmes et bien sûr, ce qu'il a dit était faux ! Donc attention à ce genre de personnes...

Pour finir la journée on a fait le tour de long tail boat classique dans les Khlongs. On a hésité à le faire car cher et potentiellement un piège à touristes mais on s'est dit que ça amuserait les enfants de faire 1h de bateau pour se reposer. C'était sympa mais sans plus et on a largement préféré prendre le Khlong Saen Seap qui part de Panfa Leelard de l'autre côté de la rivère Chao Phraya, juste à côté de notre logement. C'est 10 bahts par personne en gros et ça permet de faire une balade dans les canaux bien sympathique, de voir les habitations des gens qui vivent au bord et des scènes de la vie courante (des enfants se baignaient dedans quand on est passés !).

Kanchanaburi : Le lendemain matin nous avons pris un bus pour Kanchanaburi pour notamment voir le fameux pont de la rivière Kwai. Nous avons logé dans une guesthouse au bord de la rivière très sympa (VN Guesthouse). Nous sommes donc allés voir le fameux chemin de fer qui passe sur le pont. On peut marcher sur la voie ferrée pour traverser la rivière mais attention quand le train arrive ! Bon le train à l'habitude, il s'arrête et attend que tout le monde s'écarte. Le pont en lui-même n'a rien d'exceptionnel mais on ne peut que penser à l'histoire tragique derrière. En tout cas le cadre reste sympa. On a fini la journée en allant voir un temple à 30 min de la ville : Wat Tham Sua. Le temple vaut le coup car situé au sommet d'une colline et offrant une belle vue. Les édifices sont aussi assez impressionnants surtout quand on s'approche par la route.

Le lendemain, nous décidons d'aller voir les fameuses cascades d'Erawan situées dans le parc national du même nom. Bien qu'encore très touristique (pourtant nous étions là tôt...), ce fut un très bon moment. Il faut marcher dans la forêt pour accéder progressivement aux 7 niveaux de la cascade. On peut se baigner à chaque niveau et c'est assez plaisant car le décor est idyllique. Nous y avons passé un très bon moment.

Si c'était à refaire, nous passerions plus de temps dans la région de Kanchanaburi car la nature y est belle et cela aurait mérité plus de balades dans les environs et dans les différentes parcs.

Sukhotai : Nous poursuivons notre route vers le nord et nous arrêtant à Sukhotai pour visiter le parc historique et ses nombreux vestiges de temples. Nous avons vraiment adoré nous balader en vélo avec les enfants au milieu de ces ruines entourées d'étangs garnis de lotus en fleur. Nous ne le savions pas mais le soir s'ouvrait un marché nocturne vieux de 800 ans juste à côté. Ce fut également un très bon moment. nous avons pu acheter différentes choses sur les nombreux stands et manger sur des nattes installées dans l'herbe au bord de l'étang... magique.

Chiang Mai : Arrivés à Chiang Mai, nous avons surtout flâné dans la ville et découvert divers temples aux jolis jardins, très agréable. Il règne une bonne ambiance dans cette ville et il y a pas mal de recoins fleuris et de rues sympathiques à arpenter. Nous y étions le week-end et nous avons assisté au marché nocturne. Il y avait beaucoup de monde, c'était très animé ! Le lendemain nous sommes allés visiter le Wat Phra That Doi Suthep perché dans la montagne. Ce temple est à voir de part son environnement et la vue qu'il offre sur Chiang Mai. Beaucoup de personnes viennent y prier.

Après une expérience ratée en Malaisie pour différentes raisons, nous voulions à nouveau aller passer un moment avec des éléphants pour prendre soin d'eux et non pas monter sur leur dos. Nous avons trouvé une formule sur une demi-journée (cela nous a suffit amplement) et nous sommes allés dans les montagnes à 1h30 de route de Chiang Mai. Arrivés sur place on a d'abord fait connaissance avec les éléphants (dont 2 éléphanteaux) totalement en liberté. Les enfants étaient impressionnés et nous aussi car il fallait faire attention de ne pas se faire piétiner ! Après nous sommes allés dans une mare de boue pour leur enduire le corps (certains éléphants se couchaient gaiement dedans) et enfin nous sommes allés dans la rivière juste à côté pour les rincer. C'était vraiment un très bon moment privilégié avec ces bêtes.

Chiang Rai : On monte encore plus au nord pour atteindre Chiang Rai. Comme je l'avais lu, la ville en elle-même ne mérite pas forcément qu'on s'y attarde mais sa situation géographique fait que c'est un bon point de chute pour visiter les alentours.

Nous avons commencé par aller voir une belle cascade (Khun Korn Waterfall) au bout d'un sentier de moins de 2 km traversant une belle forêt de bambous. Nous y sommes allés tôts et nous étions seuls, c'était parfait ! La cascade est belle et grande (70 mètres de haut), cela vaut le coup.

Nous en avons profité pour aller voir le fameux temple blanc de Chiang Rai (Wat Rong Khun). Quand j'avais vu des photos sur internet, j'imaginais que le temple était dans la montagne, entouré de végétation, éventuellement en hauteur. Quelle ne fut pas ma déception quand j'ai découvert qu'il était en bord de route au milieu de la circulation. Le temple en lui-même est beau et complètement atypique. Il mélange différents style et pas mal de choses qui peuvent effrayer (comme les mains tendues qui sortent du sol à l'entrée!). A l'intérieur il y a des fresques dans lesquelles on peut s'amuser à retrouver des références à des films ou des dessins animés comme Matrix, Dragon Ball, retour vers le futur et j'en passe... atypique je vous dis ! Quoiqu'il en soit, bien que cela soit souvent présenté comme un incontournable de la région de Chiang Rai, je pense que c'est tout à fait dispensable.

Mais nous étions venus dans cette région pour son côté nature et nous avons donc embarqué pour un trek d'une journée dans la jungle avec un guide vraiment extra. Il était accompagné d'une autre personne qui fermait la marche et de 3 chiens qui servaient de "snakes hunters" comme il s'amusait à le dire. En effet, la veille, il était tombé sur un serpent de 2m de long... on n'a pas traduit ça aux enfants !

Le trek a duré 6h environ et nous sommes passés par 3 villages perdus dans les montagnes (dont au moins 2 de la tribu Akha). Vers midi, après avoir fait surtout de la montée, nous avons pris un repos bien mérité sur un petit camp où une personne avait déjà préparé un feu. Nous avons tous cuisiné au bambou et ce fut un moment extraordinaire. Avec 3 fois rien, on a fait un repas excellent plein de saveurs. Le guide nous a fabriqué des gobelets en bambous, des baguettes et des cuillières... nickel. Les enfants ont adoré manger de cette façon et nous aussi. Nous avons traversé de magnifiques paysages tout au long du trek et le guide a adapté la balade aux enfants en leur montrant régulièrement comment jouer avec les plantes qu'on trouve dans la jungle et se fabriquer des choses.

Pour notre dernier jour nous sommes allés du côté du Doi Tung pour visiter le jardin botanique et l'arboretum. Ce sont des très beaux endroits, bien entretenus et bien fleuris, un agréable moment.

Koh Ngai : Pour les derniers jours de notre périples, nous avons décidé d'aller un peu profiter des magnifiques plages des îles de Trang dans la mer d'Andaman et plus particulière sur Koh Ngai. Après avoir pris l'avion, un minivan et un speedboat, on arrive enfin sur notre île. Nous avions choisi cette île après avoir lu de nombreux témoignages et j'avoue que la première impression n'a pas forcément été super bonne. Je ne pensais pas qu'il y avait autant de constructions sur cette île. Nous avions réservé au Koh Ngai Seafood Bungalows situé vers le haut de la plage principale de l'île. Nous sommes donc passés en marchant devant tous les logements. Autant certains étaient soignés et s'intégraient pas trop mal au cadre, autant d'autres faisaient de la peine avec des constructions en bêtons mitoyennes comme on peut en trouver dans les stations balnéaires françaises en méditerranée... De plus, il y avait beaucoup de bateaux et de monde à ces endroits... bref, je commençais à me faire du souci. Puis arrivés devant notre logement, on découvre une plage à l'aspect plus sauvage qui fait envie et des bungalows simples mais pas trop collés plus ou moins près de la plage (les plus éloignés sont à 30m maxi...). En gros, nous avons logé au seul endroit qu'on trouvait sympa sur cette plage... parfait !

Quand nous sommes arrivés, la mer était agitée mais nous avons vite compris que sur cette île, tous les soirs, le vent se lève entre 17h et 18h et souffle jusqu'au matin 9h/10h puis après plus rien ! Du coup, la mer se transforme en un bain d'huile et là les couleurs apparaissent vraiment : une vrai carte postale. La cerise sur le gâteau c'est qu'on peut aller faire du snorkelling très facilement en marchant juste en face jusqu'au moment où cela devient plus profond. Les enfants ont aussi pu en profiter un max du coup grâce aux masques et voir des centaines de poissons multicolores nager autour d'eux.

Nous sommes également allés de l'autre côté de l'île grâce à un sentier qui traverse la jungle et mène à Paradise Beach. Et là, on est seuls sur la plage, vraiment exceptionnel. Mais de manière générale, même sur la plage principal au niveau de notre logement, nous étions souvent seuls sur la plage et dans l'eau donc parfait.

Le seul bémol de cette île à mon sens c'est le coût des hébergements qui sont éxagérés je trouve (rapport qualité/prix). Par contre, on y a très bien mangé, rien à dire, même si c'était un peu cher aussi (mais bon marché pour nous malgré tout...).

Au final nous n'avons pas regretté notre passage sur Koh Ngai, c'était un vrai moment de détente paradisiaque après un périple dans le nord. On ne se lassait pas de contempler les énormes rochers karstiques posés sur la mer et le bleu turquoise envoûtant de la mer. Petit bonus : si on se lève tôt (ce qui était le cas pour nous, on vivait littéralement au rythme du soleil !), on pouvait voir une bonne dizaine de Calaos qui venaient se nourrir dans un arbre juste à côté de notre logement. J'ai passé de longues minutes à les observer c'était génial.

Retour à Bangkok : Nous avions encore une journée pleine à passer à Bangkok avant de prendre l'avion donc nous en avons profité pour aller voir la maison de Jim Thompson. C'est un endroit étonnant. La maison et le jardins sont superbes. Visite guidée en français en plus !

L'après-midi nous sommes allés nous détendre à l'est de la ville dans le parc Lumphini. Nous y avons vu de nombreux varans de très bonne taille dont un qui était sorti dans la rue, sur le trottoir !

Ce fut un très beau voyage qui a plu à toute la famille et qui au final a été très différent de la Malaisie même si c'est juste à côté. Cette destination est vraiment très prisée par les français en tout cas, où que nous soyons, on ne faisait qu'en croiser. C'était devenu la langue officielle ;) C'est un pays très facile à voyager même si les Thaï ne parlent pas bien anglais pour la plupart (voire pas du tout). On arrive toujours à se faire comprendre. Par contre, le côté ultra-touristique est parfois un peu pénible... victime de son succès.
Je vous invite à découvrir la Guadeloupe English translation pending
by Pinacoladada · 2018-03-03 · 75 replies
Bonjour,

Ayant quelques carnets à mon actif, je procède habituellement de la manière suivante. J'effectue le montage des vidéos, je compose ensuite le texte et lorsque le tout est finalisé, je transfère rapidement le contenu par la méthode du copier-coller.

Cette fois-ci, j'ai décidé de procéder autrement, de prendre mon temps et ainsi vous permettre de découvrir ou redécouvrir les différents attraits qu'offre la Guadeloupe, i.e. que lorsque le texte et la vidéo se rapportant à un attrait seront terminés, je viendrai l'ajouter au présent carnet.

Nous avons séjourné 15 jours en Guadeloupe. Nous y sommes allés au début du mois de février de cette année.

La météo a été très favorable, nous permettant ainsi de profiter pleinement de la multitude d'activités qui étaient prévues au programme.

Sans plus tarder, voici le résumé de notre séjour. N'hésitez pas à me contacter si vous désirez de plus amples informations.

Pinacoladada 🙂
Que faire le soir dans les campings en Namibie? English translation pending
by Magphoto · 2018-03-02 · 28 replies
Bonjour, je reviens à la charge après mon histoire de toilette la nuit ;) pour tout autre chose. Nous avons donc loué un 4x4 avec la tente sur le toit, d'après ce que j'ai compris il fait sombre ou nuit aux alentours de 18 h, ma question est celle ci ?

Que fait-on le soir dans les camping comme s'organise la vie au camps ? on se fait à manger à la lampe torche je suppose, apparemment attention aux chacals et aux autres animaux voleurs mais après ? est ce que les gens vont se coucher dans leur tente à 19 h ? la nuit risque d'être longue même si on se lève très tôt.

Perso je suis couche tôt mais faut t'il aller se réfugier dans sa tente à la tombée de la nuit ? ou peut on rester dehors pour profiter du ciel nocturne afin de faire quelques images ou écouter tout simplement les bruits de la nature ?
Compte-rendu de mon troisième voyage en Inde (Uttar et Madhya Pradesh, Maharashtra et Gokarna) English translation pending
by Yan55 · 2018-02-28 · 7 replies
Bonsoir, Je viens de rentrer d'un périple en Inde du 12 Janvier au 23 février, soit 6 semaines durant lesquelles nous avons traversé, mon mari et moi, les états sus-mentionnés. Voici une rapide présentation de notre parcours et de nos hébergements : Départ de Paris Charles de Gaulle, arrivée à Delhi et retour de Goa à Paris (via Mumbai et Delhi) avec Air India, très bon vol, rien à redire, pour 520€ par pers, environ. E-Visa pris sans problème sur internet Nous arrivons à l'aéroport de Delhi à 9h30 et rejoignons la gare centrale par le métro flambant neuf. Nous avons réservé sur Cleartrip un train pour Mathura qui doit partir de New Delhi (c'est écrit sur notre billet) à 14h05. Nous prenons le temps de déjeuner et changer des euros sur Pahar Ganj dans un petit bureau de change (taux à 76 rps pour 1€, taux officiel à 77, nous avons toujours eu par la suite de très bons taux, soit 1 rp de moins que le taux officiel. Pour ça, il ne faut pas changer dans les banques mais aller dans les bijouteries). Quand nous arrivons à la gare, notre train n'est pas affiché au départ, je monte à l'étage où se trouve le bureau d'information pour les touristes étrangers et là, on me dit que le train part de la gare Nizam-ud-Din. Vite, nous sautons dans un taxi qui, pour 250rps, nous conduit à la gare en 20mn malgré les embouteillages...finalement, le train aura 1h de retard ! MATHURA (3 nuits): nous y arrivons à 17h30. Nous allons à la Gaurav Boarding guest-house, située pas trop loin de la vieille ville : chambre double correcte à 800rps, accueil sympa, eau chaude au seau à la demande. Devant la gh, il y a une terrasse avec un petit étal de cuisine rapide le soir (dosas, etc...) très bien car pas beaucoup de restos dans le coin. Nous dînerons là tous les soirs. Nous avons bien aimé Mathura, la vieille ville, les ghat, le bazar, les temples... aucun touriste occidental, beaucoup de pèlerins. Balade à VRINDAVAN où nous allons en rickshaw (200rps aller et 200rps retour)... nous avons moins aimé cet endroit. GWALIOR (2 nuits) : train en retard d'une heure et demie...Ville très étendue au trafic intense. Hôtel "GD Palace": 600rps avec petit déj, pas très reluisant, mais nous avons une grande chambre tout en haut, au 3ème étage, avec vue sur le fort et avec des bouchons d'oreilles, ça va...salle de bain avec douche chaude mais lit très dur... il est situé dans un quartier pas très agréable (beaucoup de poussière et de circulation) et très loin du centre et de la gare (6kms) mais proche de l'entrée ouest du fort, là où se trouvent les grandes statues jaïnes. On peut y aller à pied. Très bon resto : "Indian Coffee House", près de la gare Le fort est très grand, pas d'un intérêt extraordinaire, mais c'est un endroit tranquille dans cette ville pétaradante : palais orné de frises de céramiques représentant des canards, plusieurs temples hindous et un temple sikh accueillant où l'on peut manger avec les pèlerins gratuitement (également des chambres)... KHAJURAHO (3 nuits) : nous y arrivons très tard, le train est très lent, avec beaucoup d'arrêts. A 21h30, nous y sommes enfin. Hôtel "Yogi Lodge" (500rps), accueil très sympa, chambre calme donnant sur cour intérieure mais propreté limite, bonne douche chaude (il fait froid la nuit en cette saison), terrasse sur le toit (avec resto mais la cuisine n'y est pas top) et très bien situé tout près des temples du groupe ouest. Khajuraho nous a bien plu, c'est un petit village tranquille, il n'y avait pas beaucoup de touristes, contrairement à ce que l'on aurait pu croire. Les commerçants sont un peu casse-pieds comme dans tous les lieux touristiques mais les temples sont magnifiques et situés dans un parc bien arboré et fleuri, endroit reposant. Visite du joli petit musée d'art tribal et balade dans le vieux village et dans la campagne où il y a encore des temples. Tous les soirs, dans le temple Matangeshwar, (près des temples du groupe ouest) il y a une pooja autour de l'énorme lingam de Shiva. Les fidèles accompagnent les rituels avec force tintamarre en agitant cymbales, clochettes et tambourins pour faire le plus de bruit possible, puis, tous ensemble, ils se mettent à chanter à tue-tête, pleins de ferveur. ORCHHA (3 nuits) : Train jusqu'à Jhansi où nous arrivons à 14h. Nous négocions un rickshaw pour Orchha (250rps). Enorme circulation à Jhansi. Nous arrivons à Orchha où nous allons à la "Sri Mahant guest-house" (près du Laxmi Temple). Belle grande chambre confortable avec petit balcon : 1100rps avec petit-déj. Située dans un quartier très calme. Petit déj copieux sur la terrasse. Très bonne guest-house, à recommander. Orchha, nous l'avions déjà découverte en 2014, et nous avons retrouvé avec plaisir ses monuments et sa rivière mais cette année le trafic y était beaucoup plus important et les touristes plus nombreux. L'atmosph��re de village tranquille n'était plus là et c'est dommage...mais peut-être est-ce parce-que nous y étions pendant le week-end. CHANDERI (2 nuits) la suite à demain !
Je vous invite à découvrir l'archipel des Bermudes English translation pending
by Pinacoladada · 2018-02-26 · 106 replies
Cet archipel est situé dans un coin très isolé de l'Atlantique Nord. Il se compose notamment d'une centaine d'îles dont les sept plus grandes sont habitées. Elles sont reliées entre elles par des ponts.

La plupart des visiteurs se rendent aux Bermudes lors d'une escale d'une journée ou tout au plus quelques jours lorsqu'ils sont en croisière.

C'est pourquoi le douanier a été surpris lorsqu'il a appris que nous y passerions deux semaines, surtout que c'était notre premier séjour à cet endroit.

Nous lui avons mentionné que nous retournions rarement au même endroit et que nous désirions prendre le temps de découvrir les nombreux attraits touristiques qu'offre cette merveilleuse destination.

Il faut dire que les Bermudes possèdent entre autres de magnifiques plages de sable rose qui sont considérées comme faisant partie des plus belles plages au monde.

De plus, les villes d'Hamilton et de St. George's (inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco), sont composées de superbes bâtiments de style colonial.

On y retrouve de nombreux musées ainsi qu'une multitude de forts dont leur position offre de superbes vues panoramiques.

Il s'agit également d'une destination idéale pour les golfeurs ainsi que les amateurs de plongée en apnée et plongée sous-marine.

L'île comprend également plusieurs grottes dont Crystal Cave et Fantasy Cave qui sont vraiment exceptionnelles.

On y retrouve également de nombreux parcs dans lesquels ont été érigés de beaux sentiers de randonnée.

Il y a même un zoo ainsi qu'un aquarium.

Cependant, ce que nous avons retenu de notre voyage aux Bermudes, c'est la gentillesse des bermudiens. Toujours souriants, toujours prêts à nous aider. De plus, la propreté qui règne sur l'île est vraiment remarquable.

Nous avons effectué la location d'un studio sur le site Airbnb. Il était situé dans le bas d'une maison à Southampton, paroisse située au milieu des Bermudes. Nous y avons séjourné à la mi-novembre.

Nous avons été très bien accueillis par notre hôte et celle-ci a toujours été disponible et proactive lorsque nous avions certains besoins.

Le studio était très propre, situé dans un secteur sécuritaire et calme, et possédait toutes les commodités requises. Il était surtout très bien situé, à proximité des plus belles plages de l'île, d'un supermarché, poste à essence, restos, etc.

Pour nous déplacer sur l'île, nous avons loué un scooter chez Elbow Beach Cycles. Il faut dire que la location d'une voiture n'est pas permise.

Aux Bermudes, la conduite se fait à gauche. De plus, une expérience de conduite sur deux roues est exigée lors de la location.

Donc, le conducteur doit effectuer un test de conduite sur un petit parcours avant que la location soit confirmée.

Je profite de l'occasion pour vous mentionner que nous avons eu un excellent service avec cette entreprise familiale. Ce sont d'ailleurs des gens très généreux. Je les recommande hautement.

Le transport en commun est également très développé sur l'île.

Le coût de la vie est élevé aux Bermudes. Nous avons donc la majorité du temps effectué nos achats de nourriture dans les supermarchés. Cependant, nous avons réussi à trouver quelques petits restos qui offraient des prix raisonnables et dont la nourriture était vraiment succulente.

Le dollar utilisé aux Bermudes est le dollar bermudien ainsi que le dollar américain. Ils possèdent la même valeur.

Donc, sans plus tarder, je vous présente les différents attraits touristiques que nous avons visité lors de notre séjour aux Bermudes. Ils ne sont pas présentés par ordre d'importance.

De plus, une vidéo a été créée pour chacun de ces attraits, vous permettant ainsi d'avoir un excellent aperçu de chacun d'entre eux. Une image vaut mille mots. Imaginez une vidéo! :-)

Si vous avez des questions, il me fera plaisir d'y répondre.
Voyage Zimbabwe, Namibie et Botswana English translation pending
by Pepe875 · 2018-02-22 · 74 replies
Bonjour à tous,

A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.

24 septembre 2017 : Arrivée à JHB

Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.

Pascal
Compte rendu croisière MSC Fantasia du 28 janvier au 11 février 2018 English translation pending
by Rcoucou · 2018-02-15 · 106 replies


Bonjour

Nous avions réservé avec mes amis cette croisière de 14 jours aux Caraïbes avec MSC en remplacement d'une transat que Costa avait délibérément reculée de 21 jours sans nous avertir. Transat remboursée complètement ainsi que les frais déjà engagés par nos soins vol et une nuit d'hôtel comprise. En effet nous préférons prendre les vols à part et profiter d'une nuit d'hôtel pour encaisser le décalage horaire.

Mais cette fois nous sommes partis le vendredi 26 janvier et nous avons réservé 2 nuits à Pointe à Pitre, car le vol XL airways le samedi était plus cher, ce qui nous permettait de profiter d'une nuit supplémentaire au Gosiers pour le même prix.🙂

Nous avons donc profité pleinement de la journée du samedi 27 janv à l'hôtel du karibéa beach clipper et de sa plage "privée" avec transat et tonnelle pour nous abriter du soleil. Nous avons même profité de son animation du samedi soir pour danser quelques slows et rocks après le repas (comptez 23 € le plat et dessert, sans boisson).



A 6 H 30 le lendemain j'ai pu apercevoir le MSC Fantasia de notre balcon se dirigeant vers le port, petite nuit mais compensée par une agréable journée sur le transat au soleil.





Le 28 janv jour de l'embarquement notre taxi Ruddy est venu nous conduire au port vers 12 heures, je pensais que nous aurions pu embarquer avant 14 heures comme avec Costa. Et malheureusement le portier du port avait reçu des consignes bien précises, pas d'ouverture des portes du port avant 14 heures.🤪

Si bien que nous avons poireauté 1 h 30 derrière cette porte d'accès où s'amassaient tous les futurs passagers du Fantasia, avec une cohue indescriptible à l'ouverture des "arènes" les derniers voulant passer les premiers, piétinant les pieds avec leurs lourdes valises à roulettes. 😠

Pourtant une fois parcourus les 100 m qui nous séparaient du hall du terminal MSC, nous avons été agréablement accueillis par le personnel MSC, pour y déposer nos lourds bagages.

Question : pourquoi ne pas autoriser les passagers à rejoindre ce grand hall d'accueil avant 14 heures et pouvoir ainsi gérer une file d'attente en bon ordre ?

Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas, car là il vaut mieux venir en maillot de bains si l'on devait attendre à la porte d'accès du port.😉

Un grand couac pour l'image de MSC, mes amis n'ont d’ailleurs pas compris leur stratégie d'accueil.

Je vous conseille donc de venir vers 14 h 30 après la cohue pour renter tranquillement dans le terminal.

Pas de verre de bienvenue comme chez Costa, pas de siège pour attendre, rien de confortable pour accueillir les futurs passagers, un zéro pointé pour le 1er embarquement MSC à Pointe à Pitre.🤪

Suivra la traditionnelle photo souvenir après le rapide enregistrement déjà fait sur internet.

Enfin nous rentrons sur le bateau pour la photo d'identification pour la carte d'accès à bord. Petit problème quand même, celle-ci sera disponible dans notre future cabine que vers 17 heures.

Qu'en est-il du forfait All In réservé par l'intermédiaire de l'agence ? Heureusement nous avions le justificatif de la réservation boissons de MSC et avons pu profiter d'une bonne bière en rejoignant le self au 14 éme étage et y manger.

ci-joint les horaires d'ouverture du self Zanzibar pont 14 6 H -10H30 petit-déjeuner 10H30 -12H petit-déjeuner continental 12H - 17H déjeuner buffet 12H - 24H Pizzera (choix de plusieurs & gratuites) 12H -17H Paradis hamburger (+ frites) 17H - 18H30 fruits , bar à salade 18H30 - 21H30 dîner

Boissons 24 heures/24 heures à disposition gratuites Café, Thé , Eau , glaçons

Vous pouvez donc manger de 6H à 21H30 sans problème. Un plus par rapport à Costa qui a réduit ses prestations à bord ou les rendants payantes (pizzas)

Et boire pendant toute la journée, ce qui n'est pas le cas chez Costa, boissons gratuites seulement au petit-déjeuner.

Une signalétique par type de buffets placée en hauteur, vous aide à trouver d'un coup d'œil les types de mets que vous recherchez, fruits, pâtes, plats chauds, fromages etc...sans devoir vous pencher sur les comptoirs et sans gêner ceux qui se servent et un plan du self à l'entrée.

Nous avons aussi beaucoup apprécié le "bouton magique" placé sur chaque table le "call service", vous appuyez dessus et dans la minute qui suit vous avez un serveur du bar qui vous demande ce que vous désirez boire.😎

Incroyable mais vrai dans "la minute qui suit" deux tout au plus, ils arrivent de nulle part, et même parfois 2 serveurs, si vous avez oublié d'annuler l'appel après leur passage. Chapeau bas pour le service MSC, ils prennent les commandes des boissons, bières, vins, cafés expresso, cappuccino et même les bouteilles d'eau que vous avez gratuitement avec vos forfaits All In.

Bien que des fontaines d'eau soit toujours à disposition dans le self.

Nous rejoindrons nos cabines vers 16 h 30 pour récupérer nos cartes et constaterons que nous ne sommes pas au même service à table, le second pour moi, le premier pour mes amis qui avaient cependant fait la demande auprès de l'agence, et qui avait confirmé le changement. Nous irons donc au restaurant le Red Velvet rencontrer le maître d’hôtel qui nous attribua une table de 6 au second service.🙂



Les cabines balcons que nous avions pour une fois réservées sont joliment décorées, mais il manque d'après ma femme un peu de rangement dans les 3 placards à l'entrée, qui cachent le coffre-fort à code et toute une rangée de 6 tiroirs.

Les tables de nuit comportent aussi 2 étagères de rangement et un tiroir, certes un peu étroit.

La salle de bains avec une douche à robinet thermostatique et quelques étagères vitrées pour poser les accessoires de bain. Dessous l'évier, la corbeille et des étagères pour disposer vos affaires. Pas de miroir grossissant comme chez Costa, mais un décapsuleur de secours. Un fil déroulable pour pendre les affaires mouillées et deux distributeurs de shampoing et de gel dans la douche. Un équipement complet pour prendre sa douche avec 2 grandes et 2 petites serviettes ainsi qu'un tapis de sol en éponge.





Le lit de la cabine balcon est dans le bon sens, avec une literie confortable, avec chacun 2 oreillers et en plus 2 petits coussins sur le divan deux places convertibles. Car dans les cabines extérieures, la tête du lit est placée contre la fenêtre, très désagréable quand il y a du roulis pendant la nuit.

Une petite table vient compléter l'ameublement installé devant le bureau avec son frigo près rempli et la TV disposée en hauteur qui diffuse en boucles les consignes de sécurité. Un pouf est aussi logé dans l'alvéole du bureau.

Un téléphone vous permet d'appeler les différents services à bord et également les cabines de vos amis en composant directement leurs numéros, leurs noms s'affichent alors sur le combiné.

Une porte coulissante verrouillable permet d'accéder au balcon qui comporte deux chaises et une mini-table.

Deux serviettes de plage orange viendront compléter l'équipement et deux gilets de sauvetage que nous aurons la chance d'enfiler vers 18H30 avant l'appareillage à 19H. Exercice sommaire réalisé dans des endroits publics, bars, casino du pont 7 pas très loin des chaloupes de secours mais que nous ne verrons pas de près. Un exercice qui consiste à pointer votre carte pour valider votre présence et expliquer sommairement comment mettre le gilet de sauvetage. L'avantage c'est qu'il se déroule dans un endroit confortable mais très peu efficace en cas de problème. Tous les services à bord sont suspendus, plus d'ascenseurs de bar ouvert etc..

Je vous raconterai une anecdote plus tard à ce sujet lors de notre escale à la Martinique.😛

Ne reste plus qu'a faire connaissance avec ce beau bateau mais ce sera pour la suite à demain ... Si vous le voulez bien

A+
Baleines, manchots, lions, éléphants... Cape Town et la Namibie English translation pending
by Ticapi · 2018-02-14 · 157 replies
Bonjour à tous,

Après notre magnifique voyage en juin-juillet 2016, nous avions qu’une envie, revenir en Afrique Australe.🙂 Nous voulions découvrir la région de Cape Town et son fameux Cap de Bonne-Espérance. Mes parents ayant envie de nous accompagner, il a fallu adapter l’itinéraire prévu. Mes parents ne pouvant marcher pendant des heures, nous avons enlevé le Cederberg de notre itinéraire. Ils souhaitaient ardemment voir des animaux, surtout des éléphants, nous avons donc décidé d’intégrer le Kruger ou Etosha. Le choix a été vite fait, la Namibie nous manquait tant.

Nous sommes de nouveau passés par Tourmaline pour les réservations des voitures, Lodges et Guest Houses. Comme en 2016, ils ont été très réactifs et de bon conseil. Les réservations ont été faites une année à l’avance, mais il fallait déjà inverser certaines étapes et adapter le trajet. En effet, De Hoop était complet à nos dates, pareil pour le Cliff Lodge. En Namibie, il était tout simplement impossible d’avoir deux nuits de suite à Okaukuejo.

Nous avons acheté les billets d’avion au mois de novembre. Pour l’aller, un vol direct de Zurich à Cape Town avec Edelweiss et pour le retour un vol de Windhoek à Zurich avec SSA et Swiss, via Johannesburg. Un peu plus tard, nous avons réservé le vol de Cape Town à Windhoek avec Air Namibia.

Notre itinéraire :

05.10. Départ 06.10. Cape Town, Fullham Lodge 07.10. Cape Town, Fullham Lodge 08.10. Cape Town, Fullham Lodge 09.10. Cape Town, Fullham Lodge 10.10. De Hoop, De Hoop Collection 11.10. De Kelders, Cliff Lodge 12.10. De Kelders, Cliff Lodge 13.10. Stellenbosch, L’Avenir Country Lodge 14.10. Windhoek, Windhoek Gardens Guest House 15.10. Etosha, Okaukuejo 16.10. Etosha, Halali 17.10. Etosha, Okaukuejo 18.10. Etosha, Onguma Bush Camp 19.10. Okonjima, Okonjima Bush Camp Chalets 20.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 21.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 22.10. Départ

Un grand merci à toutes les personnes qui ont écrit les nombreux carnets que j’ai lus lors de la préparation du voyage. Merci à Michel pour le conseil de monter sur le Lions Head.🙂

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