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Prix du chai en Inde? English translation pending
by Mitch92 · 2007-05-15 · 54 replies
Bonsoir tout le monde !

Je vous aurai bien demandé le prix de la baguette ou du café au comptoir mais c'est le (juste) prix du chai - merveilleux thé indien au lait et cardamone - que l'on prends sur un quai de gare ou dans la rue que j'aimerai connaitre. Je laissai 5 rps dans le train, est ce correct trop pas assez ?

Mitch
Vivre en dictature... English translation pending
by Opai · 2007-05-14 · 610 replies
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.

Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?

En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.

En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!

Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!

En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!

Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :

Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .

L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?

Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...

à suivre...
En direct de Bangkok English translation pending
by Ottlnpac · 2007-05-14 · 96 replies
Salut tout le monde, Deuxieme jour a BKK, il fait beau et chaud, humide avec quelques averses mais pas trop. Sukhumvit ou en tout cas le quartier ou je suis m'a surprise, beaucoup d'arabes... beaucoup de restos, cafes et magasins arabes et beaucoup d'enseignes ecrites dans cette langue. Ce jour, journee ecourtee par un gros dodo toute la matinee (massage a l'huile hier qui m'a fait un bien fou mais auss fait dormir comme un bebe) Pour les non-inities, n'hesitez pas, quand vous allez vous faire masser de demander "soft" sinon la masseuse y met tellement de coeur que c'est parfois douloureux 🤪 Le skytrain est tres facile a utiliser et dix fois plus rapide qu'un taxi, il suffit de prendre une carte gratuite et de regarder sa destination, tres bon marche aussi. La barge pour traverser le fleuve coute 3 baths, je l'ai prise a l'heure de pointe, c'est chouette... je me suis retrouvee dans un quartier d'habitations ou il n'y a que de petits shops pour les thais et des gargottes ou on mange pour trois fois rien - un plat de rix au poulet et une eau : 40 baths

Un mot important que j'ai appris cet apres midi : tchu tchu... 😏😏 Eh non, ce n'est pas le train, mais un accessoire tres pratique qu'on ne trouve pas partout : du PQ 😉😉😉 tres important pour nous les filles !!! Je raconterai sur mon blog les circonstances de ce nouvel apprentissage... j'en rate pas une vous le savez bien.

La suite plus tard, je dois quitter.
Cachemire et Zanskar cet été (Inde) English translation pending
by Fabishakti · 2007-05-13 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je me rends pour 3mois au Cachemire et Zanskar et aimerai qq conseils de la part de personnes s'y étant rendues récemment: situation politique actuellle à Srinagar et au cachemire en général, y a t-il toujours des problèmes de racket dans cette région, est-il difficile de s'y déplacer? Si vous avez une adresse sûre ( budget routard...) pour loger à Srinagar, à Kargil, des info et conseils pratiques, aussi sur le Zanskar, je suis preneuse et vous en serais reconnaissante! Merci d'avance à ceux qui prendront la peine de me répondre...
Traduction français-hindi English translation pending
by Ouglouk · 2007-05-11 · 53 replies
Bonjour à tous, nous partons ma femme et moi un petit mois au Rajasthan en aout et j'aimerai avoir la traduction d'une ou 2 petites phrases en hindi, notamment concernant la photo car j'ai remarqué que demander la permission de photographier dans la langue locale permettait une chouette prise de contact et était souvent apprécié. quelqu'un pourrait-il me traduire: "est-ce que je peux vous prendre en photo, s'il vous plait?" merci d'avance au traducteurs ;-) (en hindi et avec une phonétique française en + SVP) sinon dans un registre beaucoup plus pragmatique, des petites phrases comme: où peut on trouver :-un hotel -la station de train et également que dire pour refuser poliment toute offre commerciale, touristique lorsqu'on est solicité dans la rue, avec une formulation vraiment indienne (j'ai constaté qu'en chine, il était plus efficace d'utliser le vocabulaire de nos amis chinois plutot que de se perdre en confusion pour repousser toutes les offres, cela sonne un peu moins pigeon...(d'ailleurs comment on appelle un touriste pigeon en inde???)) Bon, je sais que le forum n'est pas un site de traduction, mais considerez au moins la 1ère (pour photographier), j'y tiens beaucoup, merci d'avance PS: la mousson en aout au Rajasthan...on y survit bien?? j'ai lu des choses si contradictoires sur le forum ou dans les guides...
Espoir sur la situation en Zimbabwe? English translation pending
by Mlefevre · 2007-05-07 · 41 replies
Bonjour à tous. Je réfléchis à un éventuel voyage en Afrique Australe pour notre été 2008. Nous avons déjà un peu parcouru l'est de l'Afrique du Sud et la Namibie (sauf Kaokoland). Les paysages et la faune du Zimbabwe m'attirent mais en faison une recherche sur ce pays, la situation économique et politique ne parait pas facile MAIS il n'y a pas de post récent. Est-ce que par hasard il n'y auarit pas une lueur d'espoir à l'horizon? L'idée serait de passer par une agence locale pour nous déplacer avec une voiture (un 4X4?) et son chauffeur (nécessaire pour trouver de l'essence?) Nous voyageons en famille avec nos 3 enfants de 11, 12 et 13 ans. Merci de me dire ce que vous en pensez! Marie
Déplacements au Vietnam English translation pending
by Ottlnpac · 2007-05-07 · 85 replies
Rassurez-moi ! Je lis sur de nombreux posts les mots "moto" - "moto-taxi" - parcours derrière le chauffeur à "moto"... J'ai peur de la moto et je refuse catégoriquement de monter derrière un chauffeur, si prudent et initié soit-il !!! Y a-t-il quand même des taxis à quatre roues ??? 😐😐 Sont-ils beaucoup plus chers que les motos ?

Thanks
Tour d'Italie en train et à vélo English translation pending
by Spurius · 2007-05-05 · 1 reply
Pour mes vacances, j’avais décidé de mettre le cap sur Rome et de revenir à Milan. Comme d’habitude, à part le billet et l’achat du guide touristique, je ne prépare pas mon voyage. Je sais juste la direction que je veux prendre (voir Naples puis le nord) et le moyen de transport : le train et la bicyclette, celle-ci plus pour éviter de ne voir que les coins à touristes que pour faire des km.

Mon départ par le train couchette a bien failli ne pas avoir lieu. Le vélo même en sac y étant interdit, j’ai dû m’imposer au contrôleur italien : parler beaucoup en français et surtout occuper le terrain en s’installant dans le train comme si on était dans son bon droit. Comme me l’a dit un contrôleur français arrivant un peu tard, j’aurais dû normalement être débarqué. Mais quand on est sûr de son bon droit, et que les Italiens ont l’ombre d’une hésitation sur l’application de leur loi, ce qui arrive souvent, on a le bénéfice du doute. Quand on n’en abuse pas cette souplesse rend le pays très sympathique.

Enfin après avoir plié tant bien que mal mon vélo dans son sac, fixé le cap pour le lendemain (sites à voir à Rome) et passé cette première épreuve, j’ai engagé la conversation avec un jeune séminariste en route vers Florence. Français il portait l’habit. En fait, il appartient à un nouvel ordre très militant fondé à la fin des années 80 prônant le retour à la messe en latin et à la tradition. Là où lui se dit d’obédience salésienne, moi j’ai mis l’étiquette Saint Pie V à tort ou à raison. Mais la discussion est assez intéressante du fait de son militantisme. Ce n’est pas que je trouve toutes les sectes intéressantes (non je n’ai pas été discuter avec les témoins de Jéhovah rencontrés à Pérouse), mais comme il a des idées bien arrêtées sur tout pour son âge c’était assez curieux. Disons qu’être sur de ses idées à 60 ans ça me semble plus normal qu’à 20 ans. Quand l’esprit est jeune il est plus souple, donc plus apte à se remettre en question. Mais bon on verra à 60 piges ce que j’en dirai. En Italie leur séminaire réunit français (surtout) et étrangers pour ensuite les envoyer au bout de sept ans en Italie France et Etats-Unis selon les chemins de la providence. En clair obéis au chef avant de voir tes désirs propres. Cette nouvelle congrégation m’a paru être le fer de lance de l’Eglise pour les missions. Même en Italie si les religieux sont nombreux, ils sont souvent vieux. Or là c’est un séminaire pour jeunes uniquement. Et il semble très proche des idées de Ratzinger. Mais l’intriguant est l’archaïsme des arguments utilisés : utiliser la physique d’Aristote pour prouver scientifiquement l’existence de Dieu, c’est déjà un peu vieillot au temps de la troisième république, quand les élites étaient pétries d’humanisme. C’est décalé pour combattre le « relativisme » comme il dit, même si je lui accorde que celui-ci est une faiblesse européenne. En physique, sur Darwin, il était un peu à court d’arguments alors que je ne suis pas moi-même un scientifique. Enfin lui a dormi du sommeil du juste, moi de celui du mécréant qui méditait encore notre conversation.

Nous sommes arrivé à Rome avec quelques heures de retard mais pas un mot d’excuse (la SNCF c’est finalement pas si mal). A Rome l’auberge de jeunesse est difficile à trouver mais grâce à cela je progresse en italien. Je finis loin du centre, dans une chambre mixte (je ne savais pas que la chose existât). Mais cet éloignement m’a permis de ne pas voir que le côté touristique de la ville avec ses incontournables vendeurs de gelato et de faux sacs de marque. Ces derniers sont généralement étrangers. Dans la capitale, comme à Florence, Naples ou Milan j’ai été stupéfait du nombre de clandestins tenant leur atelier au noir. Désormais il y a même un coin chinois à l’intérieur du vieux Naples c’est dire. Mais leur organisation est surprenante : vente de faux Vuitton pour les Noirs, les Pakistanais ou les Chinois ayant eux aussi toujours le même bric-à-brac quelle que soit la ville. Il serait intéressant de savoir quels Italiens se commerce enrichit. C’est la seule présence visible de la mafia dans les rues pour un touriste. Quant aux Roms, ils mendient dans les gares ou les Eglises. A voir une telle concentration de vendeurs parasites et méprisés, on se dit que le spectacle n’incite guère au respect des autres cultures. La police participe elle aussi à la scène. Paraît-il ils auraient la matraque un peu lourde sur le dos des malheureux, mais les patrouilles de police ne font que remballer aux locaux leur attirail pour le déballer quelques pas plus loin. D’autant plus intriguant que certains marchés autorisés vendent la même chose sans aucun souci. Enfin pour un bengali, vendeur de vêtements comme ils le sont souvent, même ainsi la vie est meilleure que dans son pays. Par rapport au vendeur de fleurs ou de sacs c’est vrai il est déjà au dessus dans l’ascension sociale.

La police municipale semble avoir une vie pas trop désagréable, à voir la pose nonchalante de bien des agents. Elle est en revanche beaucoup plus présente que la française. Leur arme secrète : Les cabines vertes d’où ils sont censés surveiller la rue. Je n’en ai pas vu d’actives dans les autres villes. Même dans le centre de Naples des flics s’aventurent à deux et pas en bataillon comme chez nous. Enfin partout le portable est un élément de la panoplie ; Quand même les gardiens de musée l’utilisent sans vergogne, il faut renoncer à trouver ça dérangeant.

L’avantage d’un vélo c’est que cela peut aussi occasionner des rencontres. Un gars avec un vélo hors d’âge dégonflé à qui je n’ai pas pu venir en aide m’a fait visiter l’ex ghetto juif. Et c’est vrai que la pâtisserie y vaut le détour. Seul, j’étais passé dans le quartier sans le voir.

Avant de partir pour Salerne, j’ai fait une excursion à Tivoli en vélo. Je pensais y aller en métro au départ mais comme pour des raisons de sécurité ( !) les vélos sont interdits dans les métros, j’ai visité la banlieue romaine. On voit je trouve plus à celle-ci la richesse d’une ville que dans son centre trop original. Force est de constater que la banlieue romaine est plus pauvre déjà que la française. Sur les routes, vendeurs de fruits (fraises surtout) et cafés. Les prix ne m’ont pas vraiment semblé moins chers qu’en magasin. Pour le vélo la route italienne c’est souvent du sport : j’ai versé deux fois dans mon périple et pour Tivoli, ayant crevé au milieu de nulle part, je n’ai dû mon salut qu’à un proche Décathlon. Je fais la pub parce que je leur suis reconnaissant : vu le cagnard qu’il faisait dehors, je me suis mis au frais dans le magasin pour changer la chambre. Après avoir bien sali leur sol, ils m’ont certes incité à partir, mais plutôt avec le sourire comme souvent en Italie.

Après Rome départ pour Naples en train omnibus. Métro titrait sur une femme qui s’était mise en tenue d’Eve dans la fontaine du Bernin à Rome… Information de fond pour les Italiens, toujours aussi réservés dans leur tenue vestimentaire. Le short est banni surtout au sud. Les manches courtes sont rares même à 30° et le port de la veste n’est pas rare. Au nord de l’Italie s’est un peu plus cool mais pas tant que ça. A Milan certaines font le trottoir en jeans. A Naples, les amoureux vont à l’écart, dans le parc des champs Phlégréens pour s’embrasser souvent en cachette. Quoiqu’il en soit le port de lunettes de soleil dans le métro j’adore.

Naples est sale, bruyante et pauvre : c’est ce qui fait tout son charme avec le linge aux fenêtres et l’impression d’être entré dans la maison quand on se promène dans les rues. Ville toujours envahie par les scooters. Les flics ont beau mettre des prunes souvent le napolitain frimeur ne se laisse pas faire. Moi non plus et je m’adapte très bien à la conduite « virile » nécessaire dans la ville. Il y a des compensations à la sauvagerie sur a voirie. Pour un français griller avec le plus grand détachement un feu rouge devant un policier reste quand même des plus plaisants. Ville aux trésors culinaires cachés : même les plus banales échoppes de restauration sans prétention servent une cuisine originale. J’ai pu me rendre compte que la cuisine locale, ce n’est pas seulement les pates et la pizza.

Il existe un métro napolitain. Je l’ai testé sans composter de billet. Bon ce n’est pas pour le prix, de toute façon je ne comptais pas utiliser le métro à nouveau mais plus pour le plaisir de frauder en vacances. Bien sûr j’ai été exaucé dès le premier trajet contrôle. Et numéro classique du je ne savais pas je ne parle pas italien je suis un imbécile d’étranger et étonnamment ça marche. J’ai le droit de poursuivre ma route sans la prune ! Je ne peux donc pas critiquer un tel mode de transport, même si dès 11h le métro était fermé, m’imposant une salutaire promenade à travers tout Naples pour rentrer.

A l’auberge de jeunesse, j’ai discuté avec un français qui faisait le tour du monde en vélo. Il m’a donné son mail pour que nous faisions route commune mais je l’ai perdu dès le lendemain. Nos routes ont donc divergé après Naples. Avec une amie qui l’accompagnait un bout du chemin, nous sommes allé manger chinois en ville. J’ai donc fait la piètre démonstration de mon excellente maîtrise de l’Italien fondé sur l’ajout du « a » à la racine quand on ne connaît pas le mot. La serveuse chinoise ne faisait cependant guère d’efforts pour comprendre notre souhait d’avoir de l’eau du robinet. Nous avons dû cependant céder pour avoir de l’eau et commander une bouteille. La variante italienne du resto chinois est assez surprenante, avec la distinction entre antipasti et pasta des cartes italiennes.

Après le retour à l’auberge nous avons également sympathisé avec des Japonais. Moi qui pensais les émerveiller avec ma fine connaissance de leur langue, je n’ai eu en réponse qu’un pfff sayonara tous les occidentaux le disent aux japonaises. Genre tu ne connais rien de plus original pour leur parler ? Bon il faudra que je travaille un peu plus pour impressionner. A noter que les Japonais voyageant en auberge comme les chinois sont plus ouverts que les autres. Comme ils parcourent de longues distances souvent pour faire un tour du monde et sont forcés de se mêler aux autres, leur contact est plus facile me semble-t-il.

En quittant Naples et après la visite aux milieux des classes scolaires de petits Français d’Herculanum et Pompéi, j’ai mis le cap sur Amalfi. Sur le Cap de Sorrente, la montée à Bicyclette de la montagne permettait de redescendre vers et mon objectif de l’autre côté. Plutôt que suivre la côte l’itinéraire était effectivement plus sympathique et pittoresque. Sur le versant coté Pompéi l’Italie pauvre avec petits vieux sur le bord des routes, âne pour le transport du bois et poubelles en stockage plus ou moins long. Un village traversé était pourtant ville de « sapore ». Cependant l’autre versant vers Amalfi c’est les résidences plus aisées occupées par des touristes internationaux, les souvenirs et le gelato. Amalfi accueille aussi des bateaux de croisières, au point que les vendeurs locaux en oublient l’italien : on ne comprend pas quand je dis que je veux mon gelato piccolo et on m’en sert une grande au prix du double. Sur la route les paysans vendent leurs agrumes aux touristes. S’ils sont très sympathiques, je n’ai pas été très convaincu par le goût des citrons géants. A Salerne baignade pour le principe mais sans trop de conviction entre deux orages. Et puis les plages de gravier, entre les bateaux ce n’est quand même pas le top. Paraît-il plus au sud elles sont plus belles mais je n’ai pas été jusque là.

La remontée de Salerne à Pérouse en train m’a fait dépenser une journée. Autant de petites villes me semblent bien desservies en Italie autant les trains entre différentes régions me semblent peu pratique. J’ai du prendre trois billets : à Salerne, Naples et Rome. A la gare de Rome mon charme fou m’a fait aborder pour une distribution d’échantillons gratuits pour lavage de mains sans eau. Un train sur deux n’acceptant pas les vélos je dois tantôt le prendre avec moi tantôt le mettre dans un sac en le démontant. Mes mains ont donc toujours plus ou moins étaient plus noires que méticuleusement manucurées. De plus le billet de train ne mentionnant pas la correspondance, je me suis retrouvé débarqué quelque part sur la route d’Ancône. Au vu de ma lassitude, pour le retour vers Pérouse, j’ai tenté de passer en force avec le vélo. Pour le premier train, c’est passé juste (positionné à l’autre bout du quai, je n’ai pas compris les signes du contrôleur). Bon je l’ai fait rigoler alors… En revanche pour le deuxième train le contrôleur suivant n’était pas d’humeur. Montée en fanfare, comme je squattais déjà son train, il l’a retenu en gare tant que je n’ai pas rangé mon vélo… avec diffusion d’une annonce aux voyageurs, pour leur expliquer que le retard était dû à un jeune français … Mais personne n’est venu me féliciter hélas.

Le coucher de soleil sur Pérouse était magnifique. Vie nocturne très active, j’ai pas mal arrosé ma pizza sans écarter le pasticcerie locales. A l’intérieur de la pasticceria il y a toujours des biscuits pas cuits dont le goût est assez décevant mais quand on écarte cela les gâteaux à l’amande ou la crème pâtissière, voire au fromage sont vraiment enthousiasmant. Bizarrement une ville aussi provinciale que Pérouse a une vie nocturne bien plus active m’a-t-il semblé que Naples.

Après Pérouse, arrivé à Florence. Grand moment de stress au milieu du flux touristique. J’ai résisté une journée vaillamment avant de trouver refuge à Bologne. Les gens sont étonnamment serviables quand même au vu du nombre de touristes. Intrigant, comme le duomo était fermé à mon arrivé aux touristes, seule restait ouverte l’entrée des fidèles pour la messe. Des policiers filtraient l’entrée et il y en avait même un à l’intérieur pour observer la dévotion ! Etonnant soutient étatique au culte je trouve. Enfin j’ai visé le grand baraqué pour me cacher derrière et j’ai pu assister à la première messe de ma vie. Indépendamment des touristes infiltrés, il y avait foule, même des jeunes. Cela dit en général, quand la police ne surveille pas l’entrée, pour la messe ce sont les vieux qui y vont, comme en France.

A Bologne, trouver l’auberge de jeunesse m’a permis d’admirer la campagne. En principe il était à 5 km du centre d’après le guide, j’ai donc été assez aléatoirement en pleine nature. Les locaux ne sont pas des chasseurs, le faisan qui s’est mollement dérangé à mon approche ne semblait pas inquiet outre mesure. En revanche le machisme reste. Quand j’ai arrêté deux retraités pour demander ma route, j’ai provoqué le recadrage de madame par monsieur « mais arrête de l’embrouiller enfin c’est moi qui explique ! Tu vois bien qu’il ne comprend pas quand on est deux à parler, c’est moi qui ai commencé… » La rue particulièrement au sud reste dominée par le mâle.

Dans la ville elle-même je n’ai pas vu de tracts appelant à la révolution. C’était assez décevant pour Bologne la rouge. Un étudiant m’a dit que la tradition se perdait dans le matérialisme actuel. Le danger des Brigades faisant trembler les journaux serait un mythe ? En tout cas il m’a également assuré qu’il n’y avait pas de hiérarchie entre les facs italiennes, je ne sais pas si c’est vrai. Lui avait pris soudain le parti de faire l’école buissonnière, quand il s’est rendu compte que beaucoup de ses petits camarades faisaient le pont. Calabrais il trouvait Cosenza plus sure pour les « petits » : là bas, pas de vendeur de drogue marocain comme dans le nord grâce au monopole de la Ndrangheta

Sur la route de Milan, je me suis retrouvé face à une mamie italienne. J’ai voulu engager la conversation mais le problème de la mamie esseulée italienne c’est qu’une fois lancée, elle ne s’arrête plus. Toute l’histoire de la famille y passe. Mes voisins s’amusent visiblement beaucoup du Français qui avait provoqué une telle quantité de paroles et n’osaient plus dire que des si ou no par intermittence.

L’auberge de jeunesse à Milan est un peu une usine au vu du nombre d’étudiants. J’ai lié contact avec des Allemands et des Espagnoles, offrant généreusement la boisson pour que la compagnie soit plus divertissante. Après avoir débattu sur le thème les Français aiment-ils les Allemands avec exemples familiaux un peu arrangés à l’appui, j’ai détourné la conversation sur les Italiens. Visiblement pour une blonde décolorée, avoir des contacts ne semble pas une grande difficulté dans ce pays...

Le jour de mon départ j’ai assisté au défilé du premier mai à Milan. Il y avait deux manifestations, je n’ai vu que la première. Mais cela tenait plus du carnaval que du défilé du premier mai. Des groupuscules défilaient avec force bannières rouges et symboles d’une autre époque. En général c’était rouge sauf une secte chrétienne en jaune au milieu mais qui ne devait pas avoir bien compris le thème de la parade. Sur le côté la manifestation était encadrée par des noirs vendant des brochures pour le socialisme. Militants de fraîche date ceux-là… Une jeune fille m’a vendu une cocarde rouge à attacher à mon bagage, celui-ci a fière allure je dois dire, en dépit des pièces perdues sur le pavé napolitain. Autrement moyenne d’âge du millier de manifestants : 50-60 ans. Pour les révolutionnaires actifs ce n’était pas trop convaincants.

A part ça Milan c’est la Mittel Europa : propre, grandes rues, immeubles de la reconstruction dans l’après-guerre. Les voitures témoignent d’une richesse qui n’a rien à voir avec les tacots napolitains. Le tramway ancien côtoie le moderne.

Allez pour finir de faire le tour idéologique de l’Italie, dans le train de retour, j’ai rencontré un jeune prof d’Italien à Paris. Nous avons débattu du fascisme et de ses héritiers. En bien ou en mal le régime a apporté pas mal d’innovations c’est vrai au pays. Son caractère criminel aujourd’hui vient de son évolution après l’invasion de l’Ethiopie, mais avant ce n’était pas une dictature plus étouffante que bien d’autres. Et une dictature dans l’entre deux guerres c’est mieux vu qu’aujourd’hui. Maintenant l’opinion s’émeut tout de suite quand on ouvre un camp au soleil pour opposants dispensés de jugement, mais à l’époque la République aussi à un camp de vacances à Cayenne. Un Berlusconi a récupéré une partie de l’héritage fasciste notamment dans sa façon de faire sa promotion personnelle et le pouvoir fort en Italie reste attaché aux références fascistes. L’art de la propagande est la première vertu du grand homme au dessus des partis ; peu importe qu’il fasse l’essentiel c’est de montrer qu’il fait. Pour résumer en Italie je n’ai pas aimé : Le klaxon a Naples. Le parcours du combattant pour le vélo dans les trains

De bien petits désagréments par rapport à ce que j’ai aimé : L’ouverture des ItaliensLa nourriture dans les cafés et les petits magasins locaux. Comment Mac Donald peut-il y être rentable ?
Conseils pour itinéraire au Pérou, Bolivie et Chili en août 2007 English translation pending
by Denisan · 2007-05-05 · 18 replies
Bonjour à tous!

Un rêve va enfin se concrétiser et le moment approche à grand pas: départ en début aout. J'ai besoin de vos conseils pour l'itinéraire que l'on va emprunter à travers le Pérou avec une incursion en Bolivie et une autre au Chili. Cà a l'air bien ficelé comme çà, je prépare cela dans ma tête depuis des années, mais il est ouvert à toute modification.

1. Lima

Cuzco et la Vallée Sacrée - 5, 5 jours 2. Cuzco (arrivée en avion à 6.45AM): visite de la ville, à l'aise, très à l'aise --> possible avec les risques de Soroche? 3. Pisac et sur le retour Sacsahuyaman et Q'enko 4. Train pour Aguas Calientes 5. Marche très matinale pour le MP (pour être dans les premiers et éviter le gros du monde) et dans l'après-midi, train vers Urubamba (nuit à Urubamba) 6. Ollataytambo et les Salinas de Moras (nuit à Urubamba) 7. Départ matinal pour Cuzco puis trajet vers Puno --> Est-il possible de combiner ces deux trajets en une journée? (notre plan est de prendre un bus direct de Cuzco à Puno, pas le bus touristique, mais je ne trouve pas d'infos sur les horaires de ces bus)

Lac Titikaka - 3 jours 8. Départ matinal pour Copacabana --> est-il possible de faire ce trajet la veille à l'arrivée à Puno (ouverture des frontières...)? 9. Iles du Soleil et de la Lune, et nuit sur île du Soleil --> infos sur logement, faut-il réserver? 10. Retour sur Copacabana et en soirée, départ vers La Paz

La Paz - 1 jour 11. La Paz

Salar de Uyuni et Sud Lipez - 4 jours 12. Départ vers Uyuni 13 -14 -15. Salar et Sud Lipez (avec arrivée à San Pedro)

Désert d'Atacama - 3, 5 jours 16. Atacama --> pour ces trois jours, si vous avez des idées d'agencement de visite des sites Vallée de La lune, Geysers, Salar, etc... 17. Atacama 18. Atacama et route de nuit vers Arica

Arequipa - 4, 5 jours 19. journée à Arica et route vers Arequipa (arrivée en fin de soirée) 20. Arequipa 21. Canyon de Colca 22. Canyon de Colca 23. Arequipa et vol en soirée pour Lima

24. Lima 25. Retour

Voici donc ce qui est prévu, sans aucune idée véritable sur la faisabilité de tout cela. Le temps nous est compté, c'est vraiment dommage, j'aurais tellement passer plus de temps partout! Pour votre info, nous comptons faire ce voyage sac à dos, avec les moyens de transport locaux, sans agence sauf évidemment pour le Salar. Nous n'avons évidemment pas un budget extensible mais avons tout de même prévu hors vols internationaux et intérieurs un budget de 1000 euros. Cela vous paraît-il suffisant?

Vous n'avez pas idée de ma reconnaissance éternelle pour toute aide de votre part 😉

Merci déjà et bonS voyageS à tous!
Nord de l'Irak English translation pending
by Tatra · 2007-05-02 · 19 replies
Bonjour,

Il semble, si j'en crois les récits qui paraissent sur les forums concurrents mais amis, que l'escapade en Irak, dans le nord kurde autonome - depuis la Turquie soit une chose possible, voire assez courante... Quelqu'un ici peut-il témoigner d'un tel voyage ?...

Michel
Thaïlande: histoire vécue d'une grosse galère sur une piste isolée English translation pending
by Lumpini · 2007-05-02 · 34 replies
Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée. Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais. Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d��entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo. Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme. Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.) Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse. Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude. Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur. J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours. Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché. Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique. Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume … Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste. Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet. Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée. Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide. Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc. J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres. Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse. Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos. Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit. Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+. L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones. Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle. Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée. Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres. Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux. Le soleil est légèrement voilé par une brume légère. Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page). Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt. Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art. Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière. Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude. La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier. La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon. Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page). Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé. Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude. Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner. Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page). Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf. Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif. La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l��habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab. Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps ! Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col. La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose. Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide. Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes. Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son. Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires. Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude. Me voilà dans de beau drap. Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte. Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer. Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût. Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre. Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin. Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide. Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère. Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit. J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue. Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos). Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ??? Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner. Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs. Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.
Vos plus belles galères à vélo English translation pending
by Lumpini · 2007-05-01 · 31 replies
Salut à tous 🙂 J'aimerai que vous me racontiez vos plus belles galères à vélo 🤪.

Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée. Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais. Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d’entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo. Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme. Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.) Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse. Photos :
http://riton.travelblog.fr/11.php À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude. Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur. J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours. Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché. Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique. Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume … Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste. Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet. Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée. Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide. Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc. J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres. Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse. Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos. Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit. Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+. L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones. Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle. Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée. Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres. Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux. Le soleil est légèrement voilé par une brume légère. Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page). Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt. Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art. Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière. Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude. La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier. La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon. Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page). Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé. Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude. Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner. Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page). Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf. Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif. La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l’habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab. Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps ! Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col. La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose. Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide. Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes. Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son. Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires. Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude. Me voilà dans de beau drap. Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte. Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer. Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût. Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre. Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin. Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide. Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère. Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit. J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue. Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos). Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ??? Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner. Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs. Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.
Atelier-Festival "Théatre des intouchables" le 25 mai 2007 à Villupuram (Pondicherry) recherche volontaires English translation pending
by Fguio · 2007-05-01 · 10 replies
Le Théatre au service de la défense des Droits Humains, et ici précisément ceux des Intouchables... Que vous soyez amateurs de théatre populaire, désireux de comprendre la situation persistante des Intouchables dans l'Inde d'aujourd'hui, ou que vous vous sentiez l'âme d'un volontaire/bénévole... prévoyez une halte plus ou moins longue à Pondicherry et ses environs en rejoignant l'ONG Indienne ADECOM Network basée à Pondicherry.

Je tiens à votre disposition le programme de l'Atelier-Festival (format word en anglais) et vous transmets ci-après un message de P.LALIDA, responsable de ADECOM Network, à la recherche de volontaires pour couvrir ce tout premier événement au niveau national autour du Théatre Dalit et à l'issue duquel il faudra concevoir une documentation complète pour communiquer et faire vivre cette initiative dans la durée.

"Vous êtes interressé par le « théatre des opprimés », vous faites des recherches sur le sujet ou l’étudiez ? Venez nous rejoindre pour participer à cet atelier-évenement et séjournez sur plusieurs semaines pour étudier le « Théatre des Intouchables ». Nous recherchons des volontaires : - pour assurer sur place la préparation de la documentation en anglais. - avec des compétences en photo/vidéo pour présenter une documentation selon les standards internationaux en matière d'images (selon notre expérience la qualité localement est insuffisante) - pour prendre en charge la mise en forme du site internet ainsi que la mise à jour des informations. Si un journaliste est interressé pour réaliser le « papier » sur la manifestation, ou concevoir un bulletin d’informations qui serait plus utile tant pour les artistes que le public ; contactez-nous. Vous en remerciant, Solidairement, P.LALIDA adecomn@gmail.com ADECOM Network - Défense des Droits Humains des Dalits, des femmes et enfants -
http://adecomnetwork.org/ "
Randonnée dans les parcs de l'ouest des États-Unis: préparation du sac English translation pending
by So75014 · 2007-04-29 · 28 replies
Notre départ approche et nous songeons à la préparation du sac. Nous allons prendre toutes sortes de vêtements pour avoir suffisamment chaud à San Francisco mais pas trop à Las Vegas.

Ma question, très terre-à-terre, concerne les chaussures !

Nous avons prévu de faire des randonnées dans les parcs : Grand Canyon, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce, Zion, randos de quelques heures maximum. Ce sera entre le 17 mai et le 27 mai.

Nous hésitons alors à emporter : soit des chaussures de rando, soit des sandalettes de rando (vous savez, ces trucs pas très beaux mais tellement appréciables pour avoir les orteils à l'air tout en étant assez bien chaussé pour les rando quand il fait très chaud)

Comme notre sac à dos n'est pas extensible, et que plus c'est lourd, plus c'est dur à porter, il faut faire un choix.

Comment sont les sentiers de rando dans ces parcs ? Trop accidentés pour porter des sandalettes ? Il ne fera finalement pas suffisamment chauds pour en avoir l'utilité ?

Merci d'avance pour vos réponses
Porte bagages pour vélo English translation pending
by Patouhof · 2007-04-24 · 18 replies
Bonjour tout le monde,

J'aimerais bien faire 1 petite virée en cyclotourisme cet été, et je voulais savoir s'il est possible d'équiper mon VTT Décathlon 8.1 d'un porte bagages arrière.

Il me semble ne pas avoir vu de fixation pour ce dernier.

Merci de vos réponses
Voyage sac à dos au Maroc English translation pending
by Laloa · 2007-04-23 · 27 replies
Bonjour, Avec 2 amies nous allons partir 20 jours au Maroc au mois d'aout et on avait pensé à organiser notre séjour en faisant 10 jours de découvert du pays en sac à dos+logement en auberges etc.. puis 10 jours à se prélasser sur les plages. Est ce quelqu'un a déjà fait ce genre de vacances au maroc et pourrait me renseigner un peu sur les sites à ne surtout pas manquer (et pas spécialement ceux ou on retrouve tous les cars de tourisme...), le genre d'hébergement possible, et surtout comment être au maximum au contact des marocains et de la pop locale? Merci beaucoup pour vos réponses...
Recherche pour enfants d'El Golea des aliments spéciaux (Algérie) English translation pending
by Tassili · 2007-04-22 · 28 replies
Bonjour à tous !

Connaissant plusieurs cas d'enfants atteints de maladie coeliaque (intolérance aux gluten) à El Golea (Sahara), je recherche des dons d'aliments sans GLUTEN : pâtes, couscous, lait et gâteaux de Bledina, .... Installée à El Golea, je reviens régulièrement en France (je fais le voyage en voiture à chaque fois) - environ tous les 2 à 3 mois...

Pour une association locale (Echifaa pour les Maladies Respiratoires) dont je fais partie, nous recherchons aussi des équipements et médicaments (à El Golea, il y a bcp de pathologies respiratoires chroniques dont bcp d'enfants + de 320 cas répertoriés et de diabèthiques + de 900 cas répertoriés) :

* extracteur d'oxygène * glucomètres * pèse-personne * aspirateur de mucosité * aerosols professionel * tensiomètres adulte * tensiomètres enfant * spiromètres * stéthoscopes * kit de réanimation adulte + enfant * nébuliseur adulte + pédiatrique

Tous médicaments traitant l'asthme, bronchite chronique, bronchiolite seront les bienvenus !

Si quelqu'un connaît un kiné spécialisé dans les manipulations de bronchiolite (retraité, bénévole, ...) qui serait prêt à venir séjourner à El Golea pour quelques temps pour donner une formation, n'hésitez pas à me contacter !

MERCI POUR EUX !

Lili
Durée du transfert Heathrow-Gatwick? English translation pending
by Frisoulette · 2007-04-21 · 13 replies
Bonjour, Je pars au US depuis Roissy vers Las Vegas, avec malheureusement un changement a Londres. j'arrive a 7h50 a Heathrow, il faut que je recupere mes bagages car apparament les compagnies ne font pas le transfert ???? Puis je dois me rendre a Gatwick pour prendrez un vol a 11h25, ce qui signifie que je dois y etre plus d'1 heure avant (10h15), pour le check-in. Quelqu'un a t il deja fait ce transfert? Les navettes annoncent 1h15 de transport. J'ai l'impression d'avoir juste 1/2 h de rab, ce qui m'inquiete quand on connait les retards frequents des avions et sachant que j'ai un enfant de 5 ans a gerer ( les sprints ne sont donc pas facile) . Je me pose la question du taxi, a savoir si c'est plus rapide que la navette, mais j'ose pas penser au prix, et de plus je n'ai pas vu proposer de transfert par taxi sur internet. L'agence de voyage me dit que c'est OK, meme dans le meme temps, ils m'ont dit que Gatwick était juste a coté; donc ma confiance est limité. Merci pour vos infos.
Site de la Plage Blanche bientôt du béton (Maroc) English translation pending
by Thierryangel · 2007-04-17 · 14 replies
Voila les promoteurs ont eu le dernier mot, le site de la Plage Blanche deviendra du beton et surtout sans oublier le golf, dans une region ou il n y a pas d eau 🙁🙁

Thierry

Plage Blanche, la dernière des six stations du Plan Azur à ne pas avoir été attribuée et située dans la province de Guelmim, a finalement trouvé concessionnaire.c’est le groupe Fadesa qui devrait, en principe, se charger de la mise en valeur de la station balnéaire.

Les négociations viennent en effet d’être entamées avec le gouvernement marocain pour «la finalisation des termes des accords devant lier les deux parties », indique un communiqué du ministère du Tourisme. L’offre du groupe ibérique a été retenue par les commissions d’évaluation. Le britannique BW Group, spécialisé dans la commercialisation de résidences de loisirs et de tourisme en particulier de projets sur le littoral espagnol, était également en compétition dans le processus de sélection finale. Mais seul le groupe Fadesa avait déposé son offre au 1er mars 2007, délai de rigueur. Il devrait donc être l’adjudicataire final. Hormis le volet aménagement, le groupe prévoit le développement de Plage Blanche en deux phases pour une capacité globale d’environ 30.000 lits dont 19.500 hôteliers. Des équipements d’animation, infrastructures indispensables notamment à la commercialisation, figurent au programme. Le montant des investissements de valorisation s’élève à 4, 7 milliards de dirhams.

Fadesa devrait construire des hôtels de 5 et 4 étoiles ainsi que des villages touristiques. La capacité totale est de 5.300 lits. Des résidences touristiques d’une capacité de 7.400 lits complèteront la panoplie de l’offre de Fadesa. 2.200 appartements et villas, pour une capacité totale de 10.500 lits, seront construits.Le groupe ne déroge pas à sa «philosophie d’expansion» habituelle. La construction de résidences touristiques figure dans presque tous les projets de Fadesa qui reste un promoteur touristique et immobilier. A côté de ces installations, Plage Blanche sera dotée d’un golf de 18 trous. Ce sport est un important vecteur de développement touristique puisqu’il permet de drainer une clientèle «haut de gamme».

De nombreuses infrastructures de loisirs accompagneront le projet. Le programme d’investissement prévoit un centre artisanal, un centre commercial, un spa ainsi que plusieurs autres installations. Huit années seront nécessaires pour mener à bien les travaux. L’ouverture du premier hôtel devrait intervenir en 2012. Le montant total des investissements s’élèverait à 10 milliards de DH. Le volet humain est loin d’être négligeable. Plage Blanche génèrerait 9.000 emplois directs permanents et devrait être desservie par l’aéroport de Guelmim, situé à 45 minutes de la station.

Amale DAOUD

(L'Economiste)

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Fadesa aménagera la station balnéaire « Plage Blanche »

Fadesa, groupe immobilier espagnol fortement présent au Maroc, construira plus de 5.000 logements touristiques dans la dernière station du Plan d'Azur située dans la province de Guelmim, la « Plage Blanche ».

Ayant remporté l'adjudication de cette station balnéaire, Fadesa a annoncé que « le nouveau complexe sera composé de 1.338 appartements résidentiels, 865 villas, 1.850 appartements touristiques et 980 villas touristiques » ainsi que 8 établissements hôteliers de 4 et 5 étoiles, un golf de 18 trous, un centre artisanal, un centre commercial, un Spa et des installations de loisirs.

Par ailleur, le groupe Fadesa « prévoit le développement de la station en deux phases pour une capacité globale d'environ 30.000 lits dont 19.500 lits hôteliers, en plus des équipements d'animation ».
Hôtel San Luis à San Andres du 3 au 17 janvier 2008 English translation pending
by Dufresnef · 2007-04-16 · 79 replies
Salut tout le monde.

je débute ici la discussion sur SAN ANDRES 2008 ! Je sais que pas mal de gens qui étaient là-bas entre le 4 et le 18 janvier 2007 ont déjà décidé d'y retourner l'an prochain. Donc ceux qui seront là entre le 3 et le 18 janvier 2008, c'est ici que ça se passe. Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, jetez un coup d'oeil aux photos en pièce jointe...

261 JOURS ! On y arrive !
Népal en avril 2007: trek Langtang-Gosainkund-Helambu (première partie) English translation pending
by Mlefevre · 2007-04-15 · 2 replies


Pour plus de détails et de photos, cliquer ici : si belle la terre

Depuis toujours (enfin disons depuis que j’ai eu l’âge de découvrir l’album de Tintin au Tibet !) je rêvais d’un voyage dans l’Himalaya. Finalement c’est au Népal que nous avons choisi d’aller car le pays s’est ouvert au tourisme il y a plus de cinquante ans et il est facile d’y voyager. La situation politique est actuellement meilleure qu’elle n’a été depuis des années, sans être mirobolante pour autant…

Le choix du Langtang s’est fait pour plusieurs raisons :pas de transfert en avion donc pas de journée de sécurité à prévoir en cas de mauvais temps (2 jours de gagnés) Cette région se situe juste au nord de Katmandu, à la frontière tibétaine. une fréquentation touristique moindre que dans les Annapurna ou l’Everest. Il y avait quand même pas mal de monde dans la vallée du Langtang, beaucoup moins vers Gosainkund et Helambu. un risque peu élevé de mal aigü des montagnes (MAM)

Choix de la période : L’idéal aurait été de partir en octobre-novembre quand le ciel a été lavé par la mousson mais les vacances de la Toussaint sont plus courtes que celles de Pâques. Pendant nos grandes vacances, c’est la mousson avec des pluies diluviennes, des glissements de terrain, des sangsues, et plein de nuages qui cachent les sommets. En février, il fait plus froid et il peut y avoir encore beaucoup de neige. Bref, c’est à Pâques que nous sommes partis : le ciel était souvent très brumeux (pas idéal pour les photos), nous avons eu des orages presque tous les jours (le plus tôt vers 14h30, plus souvent vers 16 ou 17 h) et le ciel se couvrait dès midi voire parfois dès 10 h du matin. Bref, des petits airs de mousson avant l’heure… Il y a eu de grosses chutes de neige quelques semaines avant notre arrivée et nous avons du crapahuter sur des versants nord encore enneigés, ce qui est vraiment inhabituel pour l’époque. La température selon notre guide était exceptionnellement fraîche pour la saison puisqu’il a neigé jusqu’à 3500 m)

Préparation : Eh bien, je dois dire que la préparation a été purement intellectuelle (!) afin de bien cerner les difficultés de notre parcours de trek. Certes, nous avons l’habitude de marcher et savons ce que signifie 1000 m de dénivelée ou 18 km de marche mais nous ne marchons que pendant les vacances ou lors de rares WE dans les Vosges. Je comptai retourner ma médiocre forme physique en avantage décisif pour éviter la survenue du MAM : moins on monte vite, plus faibles sont les risques. L’avenir devait me donner raison. Je jouai parfaitement mon rôle d’ancre flottante assurant la sécurité de l’équipage ! Il faut préciser que nous avons pris du Diamox de façon préventive dès 3000 m d’altitude et aucun d’entre nous n’a eu le moindre symptôme évoquant le MAM. (Nous sommes montés jusqu’à 4600 m et avons dormi à 4400 m.) Ce manque de préparation physique n’est certes pas à recommander mais il n’empêche en aucun cas de bien en profiter, à condition d’aller à son rythme, ce qui impose un petit groupe familial « compréhensif » !!

Matériel : Nous avions tous des chaussures montantes déjà faites à nos pieds avant le trek et n’avons pas eu la moindre ampoule (ce qui est un exploit en ce qui me concerne !) Les bâtons (1/pers) nous ont été bien utiles dans les névés et pour les longues descentes. Les guêtres ont servi uniquement pour le passage du col à 4600 m et c’était presque superflu ! Les ponchos n’ont pas servi (pluie uniquement en 2ème partie d’après-midi) Chapeau, bonnets, lunettes de soleil, crème solaire et sticks à lèvre indispensables. Veste chaude bien agréable le soir dans les lodges et pour passer le col. Duvets -15°C suffisants mais nécessaires. Les enfants avec des sacs de couchage en fibre (-10°C) ont du demander des couvertures en plus pour ne pas avoir froid. Pour désinfecter l'eau, nous avons utilisé (avec succès!) de l'Aquatabs, actif en 30 mn.

Guide et porteurs : Farouchement indépendants, nous avons pas mal hésité à passer par une agence et à prendre un guide et des porteurs. C’était d’ailleurs la première fois que nous passions par une agence pour une quelconque prestation touristique ! Mais avec la somme de matos à transporter pour toute la famille (3 enfants de 11, 12 et 13 ans), le choix était vite fait. On ne l’a pas regretté. Nous avons choisi de passer par une agence située à Katmandu, Celtic Trekking, afin d’optimiser le temps passé sur place. C’est cette agence qui m’a paru offrir le plus de sérieux et de souplesse à la fois, avec un échange de mail rapide et facile puisque c’est un français qui gère l’agence. L’agence de trekking avait prévu 1 guide et 3 porteurs (max 25 kg/porteur) Ziben le plus costaud en apparence est tombé dans la rivière dès la première matinée de trek et contusionné, a préféré déclarer forfait. Chauhan le guide, Om et Razzu se sont donc partagé sa charge, avec le sourire, toujours de bonne humeur !

Le parcours : Ne connaissant pas nos capacités d’adaptation à l’altitude (on n’avait jamais randonné à plus de 3000m), j’avais d’abord envisagé de partir de Syabrubensi pour aller jusqu’à Kyanjing Gompa, d’y passer 2 nuits, puis de redescendre sur Thulo Syabru et de monter jusqu’au lacs de Gosainkund pour y passer aussi 2 nuits avant de redescendre par le même chemin sur Dunche. Chauhan, voyant que tout allait bien nous a proposé de franchir le Laurebina Pass au-dessus des lacs de Gosainkund pour redescendre par l’Helambu jusqu’à Sundarijal . Cette variante permettait de ne pas revenir sur nos pas et de découvrir une autre région. Nous avons donc réalisé ce parcours en 11 jours de trek. En voici le récit :

29 mars : Nous atterrissons à KTM après avoir tourné en rond pendant 1 heure au-dessus de l’aéroport, le temps que le ciel se dégage. Du coup, nous arrivons en même temps qu’un ou deux autres avions et nous faisons la queue pendant 2h30 ( !) pour les visas (1 photo+ 30 USD ou 24 euro) Le chauffeur dépêché par l’agence est bien là malgré nos 4 h de retard et nous emmène à notre hôtel à KTM.











En quelques km, nous comprenons pourquoi la location de voiture individuelle est quasi inexistante au Népal. Quel spectacle ! Nous arrivons enfin à notre hôtel situé tout près de l’agence de trekking un peu au sud de Thamel. Nous y rencontrons Olivier, le responsable de l’agence qui se chargera de confirmer nos vols de retour et d’établir les permis de trek car nous partons dès demain matin. Le dépaysement est total : chaleur humide (environ 30°C), foule grouillante, circulation congestive, pollution et poussière.

Nous profitons de l’après-midi pour faire une petite balade jusqu’à Swayambhunath, à 30 mn de marche de l’hôtel.















Il fait meilleur un peu plus haut…. Nous redescendons jusqu’à Durbar Square, complètement embouteillé et nous extirpons du minuscule taxi pour aller vers la rivière Vishnumati :

Oui, oui, c'est bien un tas d'os. On adopte facilement un régime végétarien au Népal!

Quartier pas vraiment résidentiel…

30 mars : Pour rejoindre Syabrubensi, départ du trek situé au nord de KTM, il faut parcourir environ 200 km de mauvaise piste, ce qui nous prendra 7 h,





pannes comprises (la bête, un Toyota Landcruiser hors d’âge, consommait plus d’eau que de gazoil !) Ne nous plaignons pas, en bus, il a fallu 11 h ce jour-là !





La route est très belle et on a le temps de l’admirer à loisir….

Vers midi nous faisons un petit arrêt dans un boui-boui local où nous dégustons un très bon dal-bhaat (riz+ soupe de lentilles+ qq légumes variés)



C’est le plat de base des népalais, pour lequel on vous propose d’ailleurs toujours du « rab », c’est très bon, mais un peu « chtonk » au bout de qq jours à ce régime.

Ca fait longtemps que ces enfants de Syabrubensi ne sont plus impressionnés par un appareil photo!

31 mars, 1er jour du trek : De Syabrubensi (1450 m) à Lama Hotel (2470m), environ 6 – 7 h de marche, 10 km Ambiance plus « jungle » que montagne pour cette première journée de trek.

Quelques singes très haut perchés.

Quelques nids d’abeille à flanc de falaises



(il existe encore des chasseurs de miel comme en atteste ce bout de corde qui pendouille) Nous longeons la Langtang Khola, dans laquelle est tombé Ziben, sans gravité heureusement, sinon une belle trouille. Chauhan et Om se partagent sa charge...

Nous passons le River View Lodge.



Repas de midi au Bamboo Lodge. Tigre de l'Himalaya!



On arrive ensuite à Rimche, joli hameau situé sur une crête, où il y a un téléphone! La forêt est souvent agréablement parfumée.

Arrivée en milieu d’après-midi à Lama Hôtel, toujours dans la forêt.

01 avril, 2ème jour du trek De Lama Hotel à Langtang Village (3514 m), 6-7 h de marche, 10 km.

On voit enfin de "vraies" montagnes! Les rhododendrons sont en fleurs... On passe quelques fermes isolées,

dont le toit est fait de végétaux tressés.

Il s’agit cette fois d’un vrai village. On se sent vraiment en montagne. Pratique ce moulin à prières qui fonctionne tout seul!

On découvre nos premiers yaks !

Le Tsergo RI (presque 5000m) apparaît plus haut dans la vallée (il ressemble un peu à un volcan)



Le Tsergo Ri est à G dans les nuages. Au 1er plan le Langtang Village. Nous essayons de faire du cerf volant mais le vent faiblit et l'air est moins dense à 3500 m.





Chauhan nous propose de visiter le monastère situé un peu au NO du village. Il est situé dans la partie la plus ancienne du village.



La bouse de yak sert aussi de mortier.

3 enfants jouent au RDC du monastère.

On y prépare une fête pour le lendemain :



un vieil homme sans famille, sentant ses forces décliner, a choisi de fêter « préventivement » ses funérailles en invitant tout le village et ceux des environs aux agapes. Il pourra ensuite mourir tranquillement, « en règle ». Un femme prépare les bougies.

Ces livres auraient quelques centaines d'années. Non, on n'a pas fait de mauvais rêves!

On prépare la pâte pour offrir demain des galettes à tout le village.

Pour ça, il faut bien sûr du beurre de yak emballé dans de la peau de yak, c'est bien meilleur!

02 avril, 3ème jour de trek De Langtang Village à Kyanjing Gompa (3870m), 3-4 h de marche, 7 km. Le chemin est très agréable, le panorama magique.

Il faut toujours passer à gauche des édifices religieux. Ces murs sont faits de pierres gravées de prières : des mani.

Nous arrivons en milieu de matinée et en profitons pour aller voir un petit monastère un peu à l’écart du village.



La fromagerie est fermée, les gens sont descendus à Langtang Village pour la fête du vieil homme. Après le repas de midi, laissant les enfants visiter le village (en fait essentiellement des lodges), je monte avec Fred et Chauhan sur la « colline » surplombant le village à 4300 m. Le temps d’arriver en haut, les nuages sont là, dommage…

Vers la G (l'est) la vallée remonte vers Langshisha Kharka (où il faut camper)

On est mis en confiance par cette petite « ascension » effectuée sans problème. Les nuits commencent à être fraîches (3, 5°C le matin dans la chambre).

En altitude, tout est compliqué : il faut souvent amener l'eau dans des bidons et porter le bois pour faire la cuisine et se chauffer. Mieux vaut essayer de commander le même plat pour tous: c'est plus simple pour la cuisinière et on attend moins longtemps (quand même souvent 1 h en général) Le fourneau est fait de pierres recouvertes de cet enduit blanc fait entre autres avec de la bouse de yak. Cette bouse sert aussi à se chauffer car ce combustible se trouve sur place!



Après discussion avec Chauhan, nous décidons de changer le parcours initialement prévu pour pouvoir découvrir l’Helambu. Il nous faudra donc franchir le Laurebina Pass à 4600 m.

03 avril, 4ème jour de trek Longue descente de Kyanjing Gompa (3870 m) jusqu’à Lama Hotel (2470m), 18.5 km La pluie orageuse d'hier soir a lavé le ciel. Lever de soleil sur le Langtang Lirung (plus de 7000 m)

Chauhan profite du téléphone de Rimche pour avertir le chauffeur de ne pas venir nous récupérer à Dunche mais à Sundarijal. L'immense majorité des déplacements se fait à pied, ces deux-là ont bien de la chance...

Nous repassons par le beau village de Langtang.

On y cultive un peu,

en plus de l'élevage du yak

Partout dans le pays on rencontre des porteurs de bois. La population s'accroit régulièrement et les ressources naturelles sont insuffisantes. Il faut aller chercher le combustible de plus en plus loin.



La descente a été bien longue, demain nous aurons nos premières courbatures. Décidemment, ça fait moins mal aux jambes de monter. Demain commencera la deuxième partie du trek vers les lacs sacrés de Gosainkund.

Pour aller à la 2ème partie :
http://voyageforum.com/...ost=1044735;#1044735
Recherche hôtel sur Singapour pas trop loin de l'aéroport English translation pending
by Diniola · 2007-04-15 · 1 reply
bonjour, je recherche un hotel pour une nuit avec piscine a singapour budget 100euros non loin de l'aeroport merci
Aotearoa, le pays du long nuage blanc - Nouvelle-Zélande - janvier 2007 English translation pending
by Sawaddeekha · 2007-04-12 · 12 replies
Bon, je me décide tout de même à faire un carnet de voyage sur la Nouvelle-Zélande. Je suis rentrée depuis plus de deux mois, il était temps d'y penser !

Un grrrrand merci tout d'abord à tous ceux qui ont bien voulu me fournir des infos avant le départ, avec un clin d'oeil tout spécial à Zabinouk, dont les recommandations se sont avérées très utiles, exactes, et pertinentes. vols Thai Airways : Bruxelles - Francfort - Bangkok en décembre 2006. Stop-over de 10 jours en Thaïlande. Puis vols Bangkok-Auckland le 2 janvier 2007.

Le vol Bangkok-Auckland dure tout de même une douzaine d'heures, mais les avions reliant la Thaïlande à l'Océanie sont plus modernes que ceux qui font la liaison avec l'Europe. Plus silencieux et écrans individuels en classe économique également. Choix parmi une grande sélection de films récents, encore à l'affiche ou de grands classiques du cinéma. Des tonnes de musique aussi. d'Auckland nous avons immédiatement pris un vol pour Christchurch sur Qantas. Il faut ré-enregistrer les bagages au terminal international, et ensuite prendre une navette pour le terminal domestique. Pour ré-enregistrer les bagages il faut d'abord les récupérer bien sûr, ce qui implique le bio-contrôle à l'arrivée. Les bagages à main sont sniffés par de mignons petits chiens à l'arrivée pendant qu'on attend les gros bagages, qui sont ensuite scannés. On passe devant un officier avec un questionnaire dûment rempli dans l'avion; il inspecte notamment nos semelles (grosses chaussures de rando) et, n'y découvrant pas la moindre trace de boue, on peut passer. Nous avons une tente, pas neuve, avec donc des piquets de tente qui ont déjà servi. Il faut la remettre aux officiers pour qu'ils l'ouvrent et la contrôlent et, si nécessaire, la désinfectent. On la récupère 1/4h après. après une heure de vol environ, atterrissage à CHC. Nous avons loué une voiture chez Omega Rental Cars. Prix pour la location "one way" (remise du véhicule à leur dépôt de Picton) : 32 NZ$/jour pour une petite voiture avec assurance responsabilité civile, km illimité, etc. Le "damage excess waiver" (couverture assurance totale, pas de franchise à payer en cas d'accident) revenait à 10 NZ$/jour. Nous avons passé la première nuit du séjour au Stonehurst Motel, assez facile à trouver depuis l'aéroport. Il faut dire que CHC n'est pas immense non plus. Tout était propre, bien organisé, il y a un parking pour les voitures et les campervans. Un peu plus loin que le motel, sur Gloucester St en direction de Cathedral Sq, il y a un magasin de matériel de camping où l'on trouve tout (et même plus) ce dont on a besoin pour camper. Notamment des réchauds et ustensiles de cuisine. Pour les provisions, allez au Pak 'N Save; il y en a plusieurs autour de Christchurch, notamment un qui est tout près de la route vers Akaroa.

Notre première intention avait été d'atterrir à CHC, de sauter dans notre voiture et de nous rendre à Onuku, un tout petit village sur la péninsule de Banks, où se trouve aussi Akaroa. Comme nous arrivions à CHC vers 20h, nous avons finalement décidé d'y passer la nuit, et bien nous en a pris car, si le paysage de la péninsule de Banks est très joli, il est aussi assez découpé et les routes sont sinueuses en conséquence. Je recommande l'achat d'un atlas routier de NZ (Iles du Nord et du Sud), plus facile à manipuler et plus précis qu'une grande carte routière.

On a fait tout le tour de la péninsule de Banks en 2 jours, en prenant notre temps. Première nuit de camping sauvage près de Port Levy. Pas évident de faire du camping sauvage : tout est recouvert de champs clôturés, ou bien on est au bord d'une route avec beaucoup de passage. Notre seconde nuit de camping sauvage a été à l'autre extrémité de la péninsule, tout au bout du Kaitorete Spit.

Nous avons passé une journée à nous promener sur la péninsule, et bien sûr nous sommes allés voir les dauphins de Hector. Avec le bien-nommé Akaroa Dolphins (
http://www.akaroadolphins.co.nz/index.html). Nous avons apprécié leur respect vis-à-vis des animaux; contrairement à d'autres compagnies de whale ou dolphin watching, ils ne harcèlent aucunement les animaux, et limitent le temps que le bateau passe près d'eux. On laisse les dauphins s'approcher aussi, une fois qu'on les a trouvés, plutôt que de les suivre. On a aimé, et on le leur a dit ! On a également eu l'occasion de voir des Little Blue Penguins sur les rochers près de l'entrée du "fjord" qui mène au port, ainsi qu'un fur seal.

D'Akaroa, nous avons pris la direction du sud et plus précisément de Oamaru. Nous avons laissé tomber l'idée (de guerre lasse) de dégotter un endroit où faire du camping sauvage et nous nous sommes rendus au Top 10 Holiday Park, pour y planter notre tente. Très bien tenu, personnel serviable et pas cher ! Après un rapide tour de la ville (il faisait moche et le temps n'incitait vraiment pas à flâner), nous sommes allés voir la colonie de Yellow-Eyed Penguins. On peut les voir débarquer sur la plage après avoir passé la journée en mer à s'alimenter. On les observe depuis le haut d'une falaise, et l'on s'aperçoit que malgré leur allure un peu pataude, ils sont excellents grimpeurs ! La plage est interdite aux humains en fin de journée mais on a tout de même pu voir deux abrutis qui s'y balladaient, faisant fuir les manchots qui ont préféré retourner à l'eau ! On a également vu un dusky dolphin qui n'allait pas très bien, s'est échoué sur la plage mais a réussi à repartir ... Au bout de la falaise un "observatoire" (une cabane en bois) permet aux gens d'observer les manchots sans trop se faire repérer, avec pour résultat que certains animaux s'approchent à moins d'un mètre de nous sans nous voir !!! Ou sans nous prêter attention ...

La colonie de Little Blue Penguins, quant à elle, est plus près de la ville et l'entrée est payante. Photos interdites. On s'assied sur des gradins, et après une brève présentation, on demande aux gens de se taire (pas facile ... 🤪) et les manchots commencent à arriver. On a vu des adultes se faire littéralement harceler par des poussins affamés, qui n'étaient pas nécessairement les leurs, et à qui ils ont régurgité un peu de poisson pour avoir la paix avant de regagner leur nid. Beaucoup de gens sont partis après la première "vague" de manchots, mais nous en avons encore vu beaucoup après ! Faire gaffe, en quittant le parking en voiture, qu'il n'y ait pas de manchots planqués sous le véhicule ...

Nous avons ensuite poursuivi notre trajet, descendant d'Oamaru aux Moreaki Boulders. Il s'agit de rochers sur une plage, qui ont une forme exceptionnelle. On peut garer la voiture sur un parking et accéder aux Boulders par là moyennant 2NZ$. Pour ne pas payer il faut accéder à la plage par un autre endroit, moyennant dans les 45 min. de marche. Vu le temps qu'il faisait (apparemment l'été le plus pourri qu'ait connu la NZ depuis 1945, et le plus froid jamais enregistré), on a opté pour une très courte promenade sur la plage, pour observer les rochers (on était à marée basse), et on est repartis direction Dunedin. L'objectif premier aurait été de faire du camping sauvage, mais il est tout aussi difficile de trouver un coin tranquille sur la péninsule d'Otago que sur celle de Banks ! Le soir tombait, nous n'avions toujours pas de site de camping, et nous étions dans le nord de la péninsule d'Otago. Peu avant la colonie d'albatros, il y a un backpackers nommé "Whalecome", tenu par un vieux monsieur très aimable, qui nous a permis de planter la tente dans son jardin où nous avons profité de la compagnie de deux chats.

Le lendemain nous avons "fait l'ouverture" de la colonie d'albatros. Exclu bien sûr de s'y promener sans guide, et d'ailleurs tout est grillagé pour empêcher les visiteurs de déranger les animaux. Pour une fois, c'était nous qui étions enfermés et les animaux dehors 😏). Là aussi un observatoire a été construit, nettement plus sophistiqué que celui d'Oamaru, puisqu'il est tout à fait fermé par des vitres teintées, de sorte que les animaux ne soient vraiment pas dérangés par les allées et venues. Il s'agit de "Southern Royal Albatrosses", dans les 3m d'envergure quand ils volent. Nous étions en période de couvaison et ne les avons pas vu voler ... du moins pas cette fois-ci ! On a également pu observer pas mal de "shags" (sortes de cormorans) : pied shag, Stewart Island shag, etc. Les explications de notre guide se sont avérées instructives et elle a pu répondre à pas mal de nos questions.

Nous avons soudainement décidé d'aller à Stewart Island. Réservation par téléphone de nos billets de ferry, renseignements pris sur les possibilités de camping, et nous sautons dans la voiture, direction Invercargill et Bluff. Compter une cinquantaine de NZ$/personne/trajet pour le ferry. On peut laisser la voiture dans un parking surveillé juste à côté du terminal du Stewart Island Ferry. Il y a quatre départs de ferry par jour. La traversée du détroit de Foveaux a été sans histoire, du moins à l'aller (le retour a été TRES mouvementé, pilules contre le mal de mer indispensables 🤪!), et nous avons pu voir des albatros en plein vol derrière le bateau, très impressionnants. Il ne s'agissait pas des mêmes albatros qu'à la péninsule d'Otago, mais de "mollyhawks", ce qui n'enlevait rien à la beauté de leur vol.

On débarque à Oban. Nous avons planté notre tente au Shearwater Inn/Stewart Island backpackers; très pratique, facile à trouver (de toute façon il doit y avoir à tout casser 5 rues à Oban). Stewart Island a été le lieu de notre première rencontre avec les sand flies ... inoubliables, vraiment, ces bestioles ! Particulièrement affectueuses. Pas de chance, nous étions justement à court de répulsif mais on en trouve au "supermarché" Four Square d'Oban. Ouf.

Nous réservons illico, au visitor's centre, notre passage pour Ulva Island. C'est une toute petite île à côté de Stewart Island, pas loin de Halfmoon Bay. Elle fut habitée mais ne l'est plus, sauf par des oiseaux pour lesquels elle est devenue un sanctuaire. Les oiseaux y rencontrent tellement peu de prédateurs (et même pas du tout, les rats et autres rongeurs ayant été éradiqués de l'île et tout ce qui y débarque est surveillé) qu'ils ne sont pas farouches du tout. L'île est sauvage, traversée seulement par des sentiers de randonnée bien aménagés. On a fait tout le tour de l'île, à pied, en une journée. Les espèces d'oiseaux que nous y avons vues ne se comptent plus, et nous avons même eu la compagnie de dauphins souffleurs (tursiops truncatus) lors de notre traversée pour nous rendre sur l'île. Stewart comme Ulva Island abritent encore des kiwis, qui sont en voie d'extinction, mais nous n'en avons pas vu. Pour commencer il s'agit d'un oiseau nocture, et ensuite ils sont vraiment très peu nombreux. Comme "lot de consolation" nous avons eu le weka, un autre oiseau qui ne vole pas, et qui ressemble légèrement au kiwi, nous provoquant d'ailleurs des décharges d'adrénaline à chaque fois qu'on en entrevoyait un dans les fourrés ...

Après deux nuits sur Stewart Island, retour à Bluff et direction la côte Ouest de l'Ile du Sud ... vous me suivez ?? Après avoir pique-niqué au bord du lac Manapouri, nous établissons nos quartiers à Te Anau. Nous avions un peu de mal à nous décider entre la visite du Doubtful Sound et celle du Milford Sound ... c'est finalement notre portefeuille qui a parlé pour nous, les prix d'une croisière dans le Doubtful Sound étant à mon humble avis légèrement exagérés. Certes, il est plus difficile à atteindre, mais je trouve qu'on "tape" un peu dans les prix. Direction Milford Sound donc. Nous avons décidé d'éviter "Real Journeys", l'usine-à-touristes qui organise la plupart des croisières sur les deux fjords. D'après certains échos que nous avons eus, ils ne sont pas non plus champions dans le respect de l'environnement. Une autre raison qui nous a poussés à choisir Milford plutôt que le Doubtful Sound est la présence de dauphins ... dans le Doubtful Sound ! Vous avez bien lu, nous avons choisi de ne PAS y aller parce qu'il Y A des dauphins. Le tourisme de masse a réussi à chasser les dauphins du Milford Sound et c'est ce qui risque très fort de se passer aussi dans le Doubtful Sound si l'on n'y prend garde. Nous n'avons pas voulu y contribuer. Ca ne servira probablement pas à grand-chose, mais bon ...

Milford est à 120 km environ de Te Anau et, s'il y a une pompe à essence à Milford, encore faut-il qu'elle soit ouverte. Aucun point de ravitaillement entre Te Anau et Milford. Mieux vaut donc faire le plein en partant de Te Anau. Nous avons campé sur un site du DOC (Department of Conservation), celui qui est le plus proche du Milford Sound, afin de pouvoir monter dans l'un des premiers bateaux quittant Milford. Le but étant qu'il y ait le moins de monde possible et cela a été le cas. Nous avons choisi "Red Boats" pour la croisière, les bateaux sont aussi gros que ceux de Real Journeys mais la compagnie, elle, est plus petite. Voir (http://www.redboats.co.nz/home/) Du fait que nous sommes arrivés tôt, nous avons pu voir le lever du soleil sur le Mitre Peak, et, vraiment, ça vaut le coup !!

Nous avons passé toute la croisière sur le pont du bateau, nous ne devions pas être plus de 10. Vues fantastiques, premier aperçu de la mer de Tasmanie pour nous ... et, au loin, dans la mer, des dauphins !! Il semble qu'ils n'aient donc pas tout à fait déserté l'endroit.

Pour notre soirée/nuit au site du DOC, nous ne risquions pas de nous sentir seuls .... des centaines de sandflies pour nous tenir compagnie ! Un rossignol a commencé à sauter dans tous les sens et à se jeter contre les parois de notre tente ... nous l'avons regardé, éberlués, avant de nous rendre compte qu'il essayait d'attraper des sandflies. Brave petit rossignol, il a dû bien manger. Nous aussi; nous avons cuisiné et pique-niqué là, sous la pluie et parmi les sandflies ... nous avons fini par nous réfugier dans la voiture pour déguster le repas que nous nous étions concocté ! Ca a été du sport pour rentrer dans la tente, il fallait faire vite pour éviter de laisser rentrer trop de sandflies, mais vers la fin du séjour on avait la main !!

Retour à Te Anau après la croisière sur le Milford Sound. Mangé dans un excellent restau indien, juste à côté du cinéma (http://www.fiordlandcinema.co.nz/). D'après ce que l'on nous a expliqué, le cinéma a été construit par un ancien pilote d'hélicoptère. Pendant 10 ans, cet homme a filmé les plus beaux paysages (et sourtout les plus inaccessibles) depuis son hélico, avant d'en faire un film appelé "Ata Whenua". Il a construit la petite salle de cinéma pour y projeter son film, qui n'est visible sur grand écran qu'à Te Anau. Par contre il est disponible en DVD. Les images sont à couper le souffle, et la musique est excellente aussi. Dommage que lors de notre passage il y avait un groupe de mégères qui n'a pas arrêté de caqueter et qu'on n'a pas réussi à faire taire ... ça gâche l'expérience ! Pourtant on ne peut pas dire qu'il y avait du monde dans la salle. Le soir même on a regardé le DVD sur notre petit ordinateur portable, dans la tente, en paix !

De Te Anau, direction Wanaka où nous avons passé la nuit dans un camping au bord du lac. Là, heureusement, nous avons eu un petit peu de soleil. La ville a vraiment un air de petite station balnéaire. Nous avons également eu du soleil à Haast, où nous avons eu la chance d'observer des dauphins de Hector surfant dans les vagues, depuis la plage. La plage était quasiment déserte, malgré le beau temps, mais je soupçonne les sandflies d'y être pour quelque chose ... nous avons pu observer les dauphins à loisir pendant un bon moment car plusieurs groupes "surfaient" dans les vagues. Ensuite, dilemme similaire à celui des fjords, mais pour les glaciers. Allons-nous à Fox Glacier ou Franz Josef ? Nous avons choisi Fox, en théorie moins fréquenté.

Arrivés en fin de journée à Fox Village, nous avons campé au Fox Glacier Holiday Park. Bien agencé, propre, avec une grande salle commune où on peut tout à la fois cuisiner, lire, manger ou avoir accès à Internet. Heureusement c'était confortable car nous y avons passé la plus grosse partie de notre séjour à Fox, à attendre que la pluie se calme !

Le petit village de Fox est vraiment très tranquille; deux ou trois restaurants, quelques hôtels, et les compagnies de guides et hélicoptères pour les excursions sur le glacier qui constitue évidemment l'attraction principale de l'endroit. L'autre étant le Lake Matheson, dans lequel, par beau temps, le Mont Cook (point culminant de NZ) se reflète. Nous sommes arrivés juste avant que le ciel se couvre, grâce à quoi nous avons pu apercevoir le Mont Cook avant qu'il se disparaisse dans les nuages. Pour le panorama se reflétant sur le lac, c'était un peu fichu. Le temps ne s'est pas contenté de se couvrir ... il a plu a verse sans discontinuer pendant deux jours. Heureusement que c'était l'été, je ne veux pas savoir ce que c'était en hiver ! Nous avons attendu un jour, deux jours, trois jours que le ciel se dégage afin de pouvoir accéder au glacier, mais en vain. Mes rêves de heli-hike et de rando sur le glacier étaient, sans jeu de mots, à l'eau. Et le temps était pareil à Franz Josef où nous sommes allés faire un tour en désespoir de cause. Je pense que c'est à Franz Josef que nous avons rencontré les gens les moins sympa de NZ (quoiqu'Orewa c'était pas mal non plus 😠), ce qui n'est pas peu dire. Je dois dire que dans l'ensemble on n'a pas vraiment accroché avec la population.

Au bout de 3 jours complets et deux nuits à Fox sous la pluie, nous avons jeté l'éponge. D'ailleurs c'est un peu à ça que commençait à ressembler notre tente qui, étant donné les conditions météo, a tout de même vaillamment tenu le coup car la pluie s'accompagnait de rafales de vent.

Le temps a été pourri jusqu'à ce que nous bifurquions vers l'Est de l'île. Passage rapide au travers de divers petits villages, anciennes villes minières. Certaines localités sont tellement petites qu'on a inventé un nouveau mot : "wel...bye" ! Pas le temps de lire le signe "Welcome" d'entrée d'un village qu'on en est déjà sorti !

Hokitika, le ville du jade, était complètement déserte, pas une âme qui vive sous le crachin incessant. A Greymouth nous avons bifurqué vers l'intérieur des terres et là, le temps s'est rapidement éclairci. Arrivée à Reefton, il faisait beau ! Tente et sacs de couchage imbibés, nous avons pris un logement en "dur", un petit appartement au Bellbird Motel (http://www.reefton.co.nz/accommodation.html). Prix très compétitifs puisque pour 70 ou 80 NZ$, nous avions à notre disposition deux chambres pouvant loger 5 personnes au total, une cuisine équipée et une salle de bains. Nous nous sommes empressés de coloniser l'une des chambres pour y faire sécher notre matériel de camping.

Reefton était elle aussi très calme. Elle s'enorgueillit d'avoir été la première ville de NZ à dispoer de l'éclairage public. C'est aussi une ancienne ville minière et effectivement on se sentait un peu comme dans le Far-West de Lucky Luke, la rue principale absolument déserte contribuant à l'ambiance. Beaucoup apprécié le charmant accueil du restaurant Alfrescos (http://www.reefton.co.nz/food_dining.html) où nous avons mangé dans la véranda. On en aurait presque oublié les sandflies, tiens !

Route sinueuse mais paysages superbes pour la traversée de l'île, d'ouest en est, jusqu'à Kaikoura. Ô bonheur, le temps est de la partie. Après tant de jours de mauvais temps nous sommes assoiffés de soleil, mais il faut se protéger un maximum parce qu'il tape. La couche d'ozone de l'hémisphère sud est en nettement moins bon état que celle de l'hémisphère nord, avec pour résultat un taux de cancer de la peau très élevé en NZ, nous a-t-on dit.

Après une vaine tentative de trouver un endroit pour faire du camping sauvage sur la côte (la grand-route est omniprésente), nous avons opté pour un camping à Kaikoura. Le Alpine-Pacific Holiday Park est l'un des plus chouettes où nous ayons séjourné en NZ. Plus propre que beaucoup, tout neuf, et tranquille. Le vent s'étant considérablement levé (va-t-il refaire mauvais ?), nous renonçons à planter la tente pour loger dans un petit bungalow. C'est construit en préfabriqué mais à l'intérieur ça vous a un petit air de châlet très agréable. Nous tremblons pour la journée du lendemain et la météo ... en effet, nous ne pouvons nous permettre d'attendre que le temps se remette au beau car deux jours plus tard, nous devons prendre le ferry à Picton pour rejoindre l'Ile du Nord.

Nous nous promenons tranquillement à Kaikoura, dont la spécialité est notamment le "crayfish" ... on a réussi à en trouver qui se vendaient, cuits, pour pas trop cher, et avons fait un pique-nique inoubliable sur une plage de galets, avec notre petit réchaud et notre vaisselle en plastique. Il nous fallait en effet de l'énergie pour attaquer le "marathon" du lendemain. Ca s'est arrangé comme ça, sans qu'on n'ait rien vraiment planifié ni fait exprès, mais cette seconde journée à Kaikoura aura été l'une des plus intenses du séjour. Levés à l'aube, nous prenons un bateau pour aller observer les Dusky Dolphins. L'excursion dure pas loin de 3 heures. Il y a la possibilité de nager avec les dauphins mais elle ne nous tente pas, nous voulons seulement les observer. On en a compté entre 80 et 100 ! A Kaikoura, pas vraiment de possibilité de faire jouer la concurrence et de prendre le bateau le plus respectueux de l'environnement/des animaux. Pour les dauphins, c'est "Dolphin Encounters", et pour les cachalots, "Whale Watch Kaikoura". Point.

Retour de l'excursion "dauphins", nous mangeons un morceau et enchaînons avec l'aérodrome de Kaikoura. "Wings over Whales" propose de survoler les cachalots. En effet, depuis un bateau, on n'aperçoit que très peu du cachalot, mis à part la nageoire caudale juste avant qu'il plonge. Nous voici donc dans un petit avion, à 7 plus le pilote. Le ciel est dégagé, il fait beau, et on survole deux jeunes cachalots mâles. Le pilote n'hésite pas à mettre l'avion dans un plan qui positionne ses ailes quasiment à la perpendiculaire de la mer, pour permettre aux passagers de bien voir les cachalots. On ne les survole pas de trop près mais on les aperçoit bien clairement, ainsi que leur souffle si caractéristique. Une (trop courte !) demi-heure plus tard, nous redescendons sur terre, dans tous les sens du terme, quand les roues de l'avion touchent le sol du petit aérodrome. A côté du bâtiment de "Wings over Whales", l'Aéro-Club de Kaikoura. Vois-je bien ? Un premier cours de pilotage, initiation, pour 100NZ$ ??? J'ai toujours rêvé de piloter un avion, je fonce ! Il y a de la place ? Fantastique ! Petit briefing avant le décollage, l'instructeur m'explique le maniement des principaux instruments, et dans quels plans l'avion peut se mouvoir. Nous embarquons ensuite dans tout petit Cessna 150, biplace. Mon compagnon reste au sol en se demandant si je vais revenir ... L'instructeur s'est bien sûr chargé du décollage et de l'atterrissage et j'ai pu piloter l'avion entre les deux, pendant 20 minutes. Quelle sensation !! Dommage que ce soit si cher, ici en Europe, les cours de pilotage 🏴‍☠️...

Notre journée n'est pas encore finie puisqu'après avoir survolé les cachalots, nous allons les observer depuis le bateau. Egalement une excursion de près de 3 heures. Le panorama, avec les cachalots plongeant sur fond des montagnes de Kaikoura au coucher de soleil, est féérique.

Après cette journée plus que remplie nous passons une dernière nuit sur l'Ile du Sud. Le lendemain nous prenons la route pour Picton. Dépôt du véhicule chez Omega Rental Cars, qui dispose d'une navette pour nous emmener au terminal "passagers" du ferry Interislander. Check-in comme pour les avions, nous ne gardons que nos bagages à main. Le ferry est absolument énorme. Les passagers "piétons" embarquent alors que les véhicules entrent dans les garages du bateau. Il dispose de plusieurs salons, bars, ponts couverts et d'une salle de cinéma. Une vraie petite ville flottante. Nous fuyons l'endroit où nous nous sommes tout d'abord installés, un groupe de jeunes kiwis sentant l'alcool à 10 mètres étant venu s'installer, en beuglant, à proximité. Ils ne tiennent déjà plus debout mais la bière coule encore néanmoins à flots. Ca promet pour le reste de la traversée ... que nous passons à l'autre bout du navire !! Nous espérions voir des mammifères marins en sortant des Marlborough Sounds mais cela n'a pas été le cas.

Arrivée à Wellington; nous prenons possession de notre second véhicule de location, toujours loué chez Omega qui a eu la prévenance de nous fournir un carnet de bons de réduction pour divers sites touristiques ou magasins, ainsi qu'un plan relativement détaillé de Wellington, grâce auquel nous trouvons sans problème la maison d'amis chez qui nous allons passer deux jours. Ils semblent d'accord avec nous sur le fait que la gastronomie néo-zélandaise, d'inspiration franchement anglaise, n'est pas nécessairement un ingrédient incontournable d'un séjour à Wellington et nous passons la soirée dans un restaurant népalais (souvenirs, souvenirs ...). Deux jours tranquilles à Wellington, à visiter le musée Te Papa et ses collections ostéologiques, le zoo de Wellington où travaille une amie, et un peu le reste de la ville que nous avons bien appréciée pour sa tranquillité.

Direction ensuite Taupo et son lac, qui nous rappelle un peu Wanaka. Nous avons choisi de passer plus de temps sur l'Ile du Sud, plus sauvage, que sur celle du Nord, et nous devons donc faire une sélection drastique de ce que nous voulons voir.

L'espoir faisant vivre, nous avons cherché un endroit où faire du camping sauvage mais avons renoncé quand un yachtman ivre a absolument tenu à nous inviter à bord de son bateau. Prétextant un rendez-vous, nous avons pris la tangente. L'homme était ivre mais, tout comme nous, il avait tout de même remarqué la comète et sa chevelure de feu, traçant un trait dans le ciel. Il faisait nuit noire quand nous avons débarqué dans un camping au nord de Taupo, sur la route de Rotorua. Heureusement qu'il faisait noir d'ailleurs, ça nous a empêchés de nous rendre compte de l'état de délabrement de l'endroit. Probablement le camping le plus pourri du pays, avec des sanitaires douteux. Nous avons planté la tente à la lumière des phares de la voiture et de nos lampes frontales, et le lendemain matin avons filé sans demander notre reste.

Nous avons bien vite chassé ce mauvais souvenir à Rotorua, où nous avons pris nos quartiers dans un camping au bord du Lac Rotorua, où le sol est chauffé par les sources thermiques. Bien qu'ayant pris un emplacement "non chauffé", il l'était quand-même et le moins qu'on puisse dire est que nous n'avons pas eu froid cette nuit-là !

C'est dans les environs de Rotorua qu'on a fait la meilleure rencontre du voyage. Un papy Maori, originaire de Whangarei (prononcez "fangareille"), avec qui nous avons longuement discuté des problèmes rencontrés par les Maoris, de la pêche, de la religion, et ... des mammifères marins qui sont la passion de sa petite-fille. On a rapidement brisé la glace. Nous gardons un souvenir ému de cet homme et de cette gamine qui nous ont entr'ouvert les portes de leur monde, et ouvert les portes de leur maison.

Il y a énormément de choses à voir dans et autour de Rotorua. Suivant les conseils bien avisés reçus de Zabinouk, on a commencé par Orakei Korako (http://www.orakeikorako.co.nz/), plus petite et moins colorée que Wai-O-Tapu où nous sommes allés ensuite. Les deux nous ont beaucoup plu, dans un genre différent. Orakei Korako est moins spectaculaire mais plus sauvage que Wai-O-Tapu et on y arrive en bateau uniquement. Ce qui impressionne surtout à O.K., c'est l'énorme terrasse de silice dont on dit qu'elle est la plus grande du monde. A W.O.T., c'est la couleur qui domine. Plusieurs itinéraires sont possibles pour visiter les différentes parties de ce parc immense. Jaune, orange, vert, mauve même ... toutes les couleurs et tous les minéraux y passent ! Il est vrai que Rotorua sent le soufre. Nous ne sommes restés que 2 jours, probablement pas suffisants pour s'habituer à l'odeur. Mais le paysage, les geysers, les volcans et autres merveilles de la nature compensent largement cet inconvénient !

La péninsule de Coromandel nous attend, où nous passerons 3-4 jours. Coromandel Town en soi n'est pas désagréable, on y compte un nombre impressionnant d'églises (de différentes confessions) par rapport à la taille de la population ! Nous logeons au Tui Lodge, qui propose de jolies chambres (nous avons craqué !) mais aussi des sites de camping. Deux cuisines, lessiveuses, et surtout un grand jardin avec des tables pour prendre les repas, surtout le petit-déjeuner en ce qui nous concerne. Des hamacs aussi, et même un trampoline, engin qui semble fort populaire en NZ. La côte de la péninsule est très très découpée et sinueuse, si possible à éviter de nuit ! Whitianga est une charmante station balnéaire avec une jolie plage, mais sans intérêt particulier si ce n'est un peu de repos ! A voir absolument par contre, également sur le côté Est de la péninsule : Cathedral Cove, Stingray Bay et les environs de Hahei. A Stingray Bay, les raies viennent VRAIMENT près des nageurs 😎 ! Il faut un petit peu marcher pour atteindre ces magnifiques plages, ce qui fait qu'elles sont assez peu fréquentées.

Nous quittons la péninsule de Coromandel en nous arrêtant à un sanctuaire d'oiseaux près de Thames, à Miranda. On appelle cette côte la "Seabird coast" et elle n'a pas volé son nom. En NZ on dirait qu'ils adorent donner des noms aux routes et aux côtes; nous avons suivi la Thermal Highway, la Pacific Coast Highway, etc. Nous approchons tout doucement de la fin de notre séjour.

A Kawhia, nous pouvons observer de très nombreux (et odorants, mais le guano sent différemment du soufre!) Fous de Bassan ainsi que d'autres oiseaux pélagiques. Plus le temps de monter jusqu'à la Bay of Islands ... enfin si, mais nous décidons de quitter le pays deux jours plus tôt que prévu. C'est à Orewa que la goutte a fait déborder le vase et que j'en ai eu marre de la grossièreté de certaines personnes, du manque général d'amabilité, et de serviabilité, 😠et que nous avons filé sur Auckland, dont nous n'avons vu que le bureau de Thai Airways, où nous avons fait changer nos tickets afin de pouvoir sauter dans le premier avion pour Bangkok. J'étais tellement à cran que je n'aurais pas profité des deux jours restants en NZ, et nous les avons donc passés à Bangkok ! Nous avons quitté Orewa à 9h du matin, et à 15h nous décollions d'Auckland. Je serais curieuse de savoir comment d'autres voyageurs ont perçu les "kiwis".

Autre chose qui m'a étonnée là-bas : les néo-zélandais se posent en champions de l'environnement, mais que reste-t-il des forêts 🏴‍☠️? Bien sûr en Europe nous avons ratiboisé toutes nos forêts primaires, mais nous ne proclamons pas à la face du monde qu'elles sont intactes ! Des centaines de km² de forêts ont fait place aux pâturages -- et il en faut, pour faire paître 40 millions de moutons (contre 4 millions d'humains) ! La péninsule de Coromandel a été entièrement déforestée, ce qui a évidemment entraîné la chute fracassante de son industrie du bois. Maintenant on replante ... 🤪

Voilà qui clôture ce récit d'un mois en NZ, qui allie paysages fantastiques et collines dénudées de tout arbre, faune marine, pélagique et sous-marine abondante mais absence quasi-totale de mammifères à l'intérieur des terres (à l'exception des wallabys qui font les frais du passage des voitures sur les routes 🤪, et des moutons bien sûr), gastronomie anglo-saxonne fade et présence de nombreux restaurants asiatiques, anciennes villes minières et la moderne Auckland. Ce qui est véritablement stupéfiant là-bas c'est qu'on peut passer d'une plage paradisiaque style sable blanc-palmiers à un glacier, ou d'un fjord à une forêt semi-tropicale, de montagnes enneigées à des vignobles ... ou à des pâturages peuplés de milliers de moutons.
Avis récent sur le Kosovo English translation pending
by Fredericdl · 2007-04-11 · 27 replies
Bonjour,

Je pense aller faire un petit tour au Kosovo en Mai/juin. J'ai bien lu les messages existants ca m'a déjà permis d'avoir pas mal d'infos, mais je cherche des avis / expériences récentes (6 à 9 mois). Donc si quelqu'un est allé dans la province du Kosovo récemment, je suis preneur de toute information concernant l'état des routes, les possibilités de déplacement sur place, hotels ...

Merci

Frédéric
Exode forcé en Chine English translation pending
by Migrador · 2007-04-11 · 40 replies
Je viens de lire l'article sur l'exode forcé de 450.000 personnes ici. A l'heure où la Chine explose économiquement, elle laisse derrière elle toute une série d'oubliés qui vivent dans la misère.

Comme par le passé, le gouvernement oblige à des centaines de milliers de personnes à s'"exiler" en devenant des "migrants" du travail en s'intégrant à des chantiers sur la côte chinoise, dans des usines ou dans des villages plus prospères. Tout cela pour diminuer la "pauvreté".

Quand on sait ce qu'il se passe sur les chantiers chinois (salaires extrêmement bas souvent impayés, dans des conditions proche de l'esclavagisme) on se demande quel est la réelle volonté du gouvernement puisque ce n'est certainement pas pour diminuer cette pauvreté. Quand on sait que l'exode rural est source de grandes plaies (avancement du désert, abandon des villages, terres devenant incultivables, etc) que va-t-il se passer dans le futur?

Qu'en penser?
Kazakhstan du Nord English translation pending
by Alexey · 2007-04-03 · 11 replies
Soyez bienvenus au Kazakhstan du Nord! J'habite a Petropavlovsk maintenant. Je serai heureux de partager mon expérience avec chacun qui a voyagé au Kazahstan. Je suis l'allemand mais je vis au Kazakhstan maintenant. Il est très facile de trouver du travaille bien payé ici si vous êtes un étranger.
La magie du tour de cartes English translation pending
by Christian06 · 2007-04-01 · 19 replies
Le Tour Du Monde en faisant le tour des cartes, ou le tour de carte en faisant de la magie

Voilà la réflexion qui me vient à l'esprit:

Ma fille, comme beaucoup de jeunes est en train de finir son TDM d'un an et demi.

Mon rêve depuis tout jeune est de faire le tour du monde.

Arrivé à 55 ans, j'ai hâte de le réaliser, mais la magie de cette découverte a toujours résidé dans le fait que tout restait à découvrir: Lorsqu'un magicien vous fait un tour de carte prestigieux, vous n'avez qu'une envie, c'est de savoir comment il a procédé; mais si il vous donne la solution tout de suite, la magie n'opère plus, et votre rêve disparait, à part le fait de pouvoir le réaliser vous même devant vos amis, à la façon d'un tourdumondiste qui sera fier de dire aux autres: je l'ai fait.

Mais que reste t-il après ??? Quelles seront leurs envies plus tard, et quels pourront être leurs rêves ?

En conséquence, au cour de sa vie, ne faut il pas découvrir petit à petit le monde, plutôt que tout avaler d'un coup, et consommer petit à petit, en gardant le grand voyage pour celui qui sera le dernier 😏
Les élections françaises vues d'ailleurs English translation pending
by SouanSon · 2007-03-31 · 305 replies
bonjour😉, Je suis curieux de savoir comment les médias du monde entier parle t'il des éléctions présidentielles. Vous qui étes de par et autre sur le globe ALORS????

ps: Pas d'opinion cela tournerai vinaigre.😛 Merci
Thaïlande: Suisse condamné à 10 ans English translation pending
by Vic09 · 2007-03-29 · 104 replies
Mon compatriote a été condamné à 10 ans...

L'accusé, installé en Thaïlande depuis une dizaine d'années, avait été arrêté début décembre dans la ville de Chiang Mai alors que le royaume célébrait le 79e anniversaire de Bhumibol, le plus ancien monarque en exercice dans le monde, qui est immensément révéré par ses sujets. Le ressortissant suisse, marié à une Thaïlandaise, avait été vu dans un état d'ébriété en train d'asperger avec de la peinture noire des portraits du souverain, dont l'image est protégée par des lois extrêmement sévères. Il faisait l'objet de cinq accusations graves de lèse-majesté et encourait des peines totalisant 75 ans de prison. Il a été condamné à vingt ans de prison mais, comme il a avoué, sa peine a été réduite de moitié. L'avocat, nommé par le tribunal pour défendre l'accusé, ne s'est pas présenté jeudi et l'accusé n'a rien dit, ni en pénétrant ni en quittant l'enceinte de la cour. Il a la possibilité de faire appel. Lors d'une audience le 12 mars, le Suisse avait plaidé coupable mais les débats qui avaient duré trois heures s'étaient déroulés à huis clos en raison du caractère "sensible" de l'affaire. Le roi Bhumibol, connu aussi sous le nom de Rama IX, est un monarque constitutionnel qui n'a théoriquement aucun pouvoir. Mais, dans les faits, il exerce une autorité morale et une influence considérable sur ses sujets.

Selon un média de mon pays de ce jour
Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres English translation pending
by Opai · 2007-03-24 · 35 replies
Rentré voici deux semaines d’un petit voyage en Syrie et au Liban, je replonge ce soir dans le ciel bleu qui ne m’a presque pas quitté pendant 3 semaines. L’occasion de raconter quelques rencontres, quelques villes, quelques routes... Espérons que cela fera venir le printemps, on peut toujours rêver!

PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU



Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.

Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...

C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.

Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.

Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.

Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!

Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.

L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.

Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?

Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!

Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.

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