Atelier-Festival "Théatre des intouchables" le 25 mai 2007 à Villupuram (Pondicherry) recherche volontaires
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FG
Le Théatre au service de la défense des Droits Humains, et ici précisément ceux des Intouchables... Que vous soyez amateurs de théatre populaire, désireux de comprendre la situation persistante des Intouchables dans l'Inde d'aujourd'hui, ou que vous vous sentiez l'âme d'un volontaire/bénévole... prévoyez une halte plus ou moins longue à Pondicherry et ses environs en rejoignant l'ONG Indienne ADECOM Network basée à Pondicherry.

Je tiens à votre disposition le programme de l'Atelier-Festival (format word en anglais) et vous transmets ci-après un message de P.LALIDA, responsable de ADECOM Network, à la recherche de volontaires pour couvrir ce tout premier événement au niveau national autour du Théatre Dalit et à l'issue duquel il faudra concevoir une documentation complète pour communiquer et faire vivre cette initiative dans la durée.

"Vous êtes interressé par le « théatre des opprimés », vous faites des recherches sur le sujet ou l’étudiez ? Venez nous rejoindre pour participer à cet atelier-évenement et séjournez sur plusieurs semaines pour étudier le « Théatre des Intouchables ». Nous recherchons des volontaires : - pour assurer sur place la préparation de la documentation en anglais. - avec des compétences en photo/vidéo pour présenter une documentation selon les standards internationaux en matière d'images (selon notre expérience la qualité localement est insuffisante) - pour prendre en charge la mise en forme du site internet ainsi que la mise à jour des informations. Si un journaliste est interressé pour réaliser le « papier » sur la manifestation, ou concevoir un bulletin d’informations qui serait plus utile tant pour les artistes que le public ; contactez-nous. Vous en remerciant, Solidairement, P.LALIDA adecomn@gmail.com ADECOM Network - Défense des Droits Humains des Dalits, des femmes et enfants - http://adecomnetwork.org/ "
TH Thezame ·
bah, je serais bien venue ;)

J'ai déjà fait ça autrefois.

Mais je ne serai en Inde qu'en juin et en principe plutôt vers le Kerala. Je garde vos coordonnées because you never know et je compte monter des ateliers d'écriture en Inde.

On en reparle ???

Namasté,

Thézame 😉

NA Nalesnik Globetrotter ·
Excellente nouvelle! Dommage que je ne me rende pas à Pondichéry avant l'été...

Il faut préciser quelques petites choses sur ADECOM.

A comme Animation D comme Développement E comme Emploi COM comme Communication

Adecom Network 91 rue Montorsier 605 001 Pondicherry INDE

Il s'agit d'une organisation d'obédience ambedkarienne qui défend juridiquement les Intouchables et fait un énorme travail d'information et de revendication, par les moyens habituels (conférences, manifestations, pétitions, réunions, articles de presse) et aussi de façon ludique avec l'aide du groupe de théatre de rue tamoul traditionnel Kottu-ku-ral.

Adecom a aussi des centres d'information et d'éducation, où les enfants peuvent venir à la sortie de l'école pour apprendre à taper sur un clavier latin, puis à se débrouiller avec un ordinateur.

Adecom chapeaute depuis Pondichéry la plupart des organisations intouchables du Tamil Nadu, dont elle coordonne l'action.

Le groupe de théatre de rue Kottu-ku-ral, qui suit l'ancienne tradition du théatre populaire tamoul, et que dirige Perumal, l'époux de Lalida, est la pierre angulaire de l'organisation, et son meilleur moyen de communication. D'où l'importance de l'évènement du 25 mai.

Voici la profession de foi de Kottu-ku-ral, Troupe de Théatre de Rue de Pondichéry et Voix Collective de l’Emancipation

Kottu-k-kural est une troupe pondichérienne de théâtre de rue, qui se définit comme Voix Collective de l’Emancipation, et un théâtre au service des personnes défavorisées et plongées dans la misère. En tant que Théatre des Opprimés, il pose le problème de l’oppression et de l’exploitation socio-économiques que les gens subissent de façon directe et indirecte. Kottu-k-kural cherche à toucher la population des campagnes et des bidonvilles en diffusant des idées qui bousculent les mentalités, et en proposant des alternatives permettant de surmonter la crise sociale. C’est un travail de longue haleine, en marche depuis 1992.

Notre but général:

Nous utilisons le puissant média qu’est le théâtre afin de faire évoluer la mentalité collective, dans le but d’obtenir une véritable justice sociale et de briser toutes les chaînes qui entravent la liberté humaine.

Nos objectifs concrets:

- éclairer les personnes issues de communautés défavorisées, en particulier les Intouchables, les Femmes et les Enfants, à travers des médias alternatifs. élever la conscience sociale des opprimés en mettant l'accent sur les problèmes sociaux qui entravent leur libération. activer l’esprit de libération au sein du Moi des gens, en offrant un large éventail de possibilités à la communauté, afin d’aider chacun à se libérer de l’emprise des médias, et par là même lui fournir une chance d’explorer son Moi, sa culture, et son identité véritables. promouvoir la connaissance du théâtre au sein de nombreuses catégories sociales, notamment chez les étudiants de Pondichéry et d’ailleurs. aider à la mise en œuvre effective de programmes de développement social et économique par le gouvernement et d’autres acteurs de la vie publique ou de la société civile. diriger des ateliers de théâtre, des séminaires, des conférences, et des festivals dans les villes comme dans les villages. former des troupes de théâtre parmi les écoliers, les collégiens, les lycéens et les étudiants, en collaboration avec les autorités scolaires et universitaires. projeter des films en zone urbaine et rurale, et diriger des stages de critique de film. mettre en route une école des Beaux-Arts, afin d’offrir des stages de théâtre, de cinéma, de peinture, de littérature, et d’artisanat.

Nos activités :

Sur la base de nos objectifs, nous avons dirigé un grand nombre de programmes, d’ateliers, de séminaires, de conférences et de représentations théâtrales en milieu urbain et rural. A travers ces activités, nous avons formé des volontaires, qui sont à présent capables de prendre part à un spectacle de théâtre de rue.

Les missions dévolues à ces activités sont les suivantes : identifier les volontaires et les ONG pour diffuser l’information sur les arts populaires créer des groupes de femmes et leur faire prendre conscience des valeurs culturelles former les jeunes au théâtre de rue dans les zones où nous travaillons informer régulièrement de l’évolution sociale et culturelle à l’étranger organiser des échanges culturels à l’échelon pondichérien, national, et international. mettre en oeuvre des stages de communication sous la direction d’écoles, d’universités et d’ONG variées. mettre en évidence l’importance du développement des médias alternatifs
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
NA Nalesnik Globetrotter ·
Quelques aspects d'Adecom Network en images

De gauche à droite et de haut en bas : P. Lalida, infatigable dirigeante de l’Adecom, avec sa collaboratrice Gurulakshmi. S. Perumal, son époux, chef de la troupe Kottu-k-kural Réunion de coordination d’organisations d’Intouchables du Tamil Nadu, au siège de l’Adecom Collégiennes intouchables apprenant à taper à la machine au centre Adecom de Villenour (Villianur) Portrait du Dr Ambedkar, père de la Constitution indienne maître à penser d’Adecom Network Action de l’Adecom relatée dans la presse tamoulophone Cahier offert par l’Adecom aux enfants, à l’effigie du Dr Ambedkar Bouquet de fleur artificielles et cartes de vœux (Samson brisant ses chaînes & éléphant) fabriqués dans un centre local d’Adecom par de jeunes intouchables Accessoire du Festival de Théatre de Rue Franco-Tamoul de février 2006 Kottu-k-kural interprêtant, dans un hameau intouchable, un spectacle à thème social Remise de récompense aux jeunes acteurs du hameau formés par Kottu-k-kural - Kottu-k-kural interprêtant la danse traditionnelle du taureau

Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
EL Eliseinindia Regular ·
bonjour!!

je serai a pondichery precisement a cette periode et je suis plus qu interessee!!! on reste en contact! actuellement a bangalore puis kerala mercredi.

a bientot!!

elise
Whenever you are in doubt, or when the self becomes too much with you, apply the following test. Recall the face of the poorest and the weakest man/woman whom you may have seen, and ask yourself, if the step you contemplate is going to be of any use to him/her
FG Fguio ·
Bonsoir,

je suis ravie de cette nouvelle, puis-je te suggérer de te mettre en relation avec Lalida du plus tôt (si ce n'est déjà fait bien sûr) et pour ma part je reste à ta disposition pour échanger.

En attendant, bons préparatifs ! Fabienne
NA Nalesnik Globetrotter ·
ET VOICI LE PROSPECTUS OFFICIEL DU FESTIVAL.

On voit que des personnalités intouchables de premier plan seront présentes, comme le Secrétaire Général des Dalit Panthers of India, ou le Docteur Ramdoss, chef du Pattali Makkal Katchi, parti politique fédérant Intouchables, Vanniyars (basse caste paysanne), et Musulmans.

Et au delà, le Ministre de l'Enseignement Supérieur du Tamil Nadu, et pas mal de responsables et d'élus de cet Etat ainsi que du Terrritoire Fédéral de Pondichéry.

Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
NA Nalesnik Globetrotter ·
Pour les courageux qui veulent creuser la question du théâtre intouchable, voici un texte écrit il y a 6 ans par une bénévole ayant travaillé pour ADECOM

Mais d'abord, une définition du terme servant à désigner officiellement les Intouchables en Inde: le terme dalit qui signifie opprimé, désigne les Intouchables et rappelle une oppression que quelques 16% d’Indiens, soit des millions de personnes, subissent quotidiennement.

Si, malgré l’article 17 de la Constitution qui interdit la pratique de l’intouchabilité, la discrimination est loin d’avoir disparu, il existe aujourd’hui une fierté dalit, une littérature dalit, des élus dalit et il y a même eu un président dalit de l’Union Indienne: feu Monsieur Kocheril Raman Narayanan. http://en.wikipedia.org/wiki/K._R._Narayanan

Le Théâtre des ONG en Inde : la cause des Dalits*.

Synthèse du rapport de Julie CHARQUET, volontaire a Adecom en 2000-2001. ou Comment le théâtre des ONG en Inde défend la cause des Dalits.

Selon les historiens, le théâtre aurait été crée en Inde pour diffuser la religion bouddhique, pourtant les premiers siècles de notre ère furent l’age d’or du théâtre indien Sanskrit, ce qui nous permet de dire qu’un théâtre d’inspiration Brahmaniste se serait imposé, en désaccord avec le bouddhisme.

Les grands genres de théâtre actuels : On dénombre quatre formes actuelles de théâtre, des formes traditionnelles ou « Folk », le théâtre de scène ou « stage théâtre », le « théâtre de l’opprimé » plus récent, et le « théâtre Dalit » que nous souhaitons vous présenter plus particulièrement.

Les formes traditionnelles sont surtout présentes dans le sud de l’Inde, il s’agit au Tamil Nadu du Therukkoothu.

Le Therukkoothu est un théâtre de rue donc populaire, dit de « divertissement et éducation » souvent présenté dans un contexte de fêtes socioreligieuses telles que le décès ou la fête de la puberté. Il mêle chansons et danses traditionnelles, commence par une invocation aux dieux protecteurs Ganesh et Sarasvati et peut ne finir qu’au petit matin. Les rôles, mêmes féminins, ne sont joués que par des hommes costumés et maquillés. Le personnage du bouffon le Komali intervient de façon improvisée pour commenter les situations jouées et diriger le spectateur vers un parti pris moral socialement ou religieusement correct. Contrôlées par les castes supérieures, castes élites et dirigeantes, ce théâtre traditionnel reste un moyen de proclamer et perpétuer l’idéologie brahmanique de la hiérarchie des castes, un endoctrinement planifié transmettant des valeurs négatives telles que la théorie du Karma et Dharma (fatalisme), la soumission aux castes supérieures, le statut secondaire de la femme… en s’appuyant sur des notions de sacré et de profane pour paralyser le sens de la réflexion des oppresses les Dalits*, tribaux et sans terres, et les laisser « à part » et « sans voix ».

Le théâtre de scène :

Enseigné aux Indiens par les Anglais puis repris par les mouvements anti-coloniaux, il est aujourd’hui investi par de nombreux acteurs de cinéma pour traiter de problème tels que l’absence d’eau, la pollution, la santé…

Si ce théâtre vise a sensibiliser et proposer quelques issues aux problèmes posés, il n’est pas pour autant un théâtre « populaire ». Joué dans les grandes villes par des acteurs professionnels rémunérés, avec des moyens importants et modernes, il s’adresse aux seules classes moyennes qui ne sont pas principalement concernées par les problèmes posés. D’autre part, ce n’est pas un théâtre d’échanges ou d’interaction, le spectateur n’étant pas invité à y participer.

La naissance d’un « théâtre de l’opprimé » en Inde.

Dans les années 60, les formes traditionnelles sont utilisées par des organisations Dravidiennes pour démystifier la culture dominante basée sur l’idéologie de « castes inférieures et supérieures ». Ce théâtre tentait d’agir sur la fatalité, les superstitions, l’infériorité des femmes... afin de créer chez ces peuples Dravidiens le respect d’eux-mêmes et la fierté d’être issus des premières populations ayant habité le pays, leur donnant enfin la possibilité de participer a des manifestations, réunions et marches de protestation… et d’élever leurs voix contre les forces dominatrices.

Dans les années 70, beaucoup d’ONG, d’actions sociales laïques, de groupes activistes émergent au Tamil Nadu et utilisent les medias culturels pour centrer les regards sur les problèmes des inégalités sociales, des discriminations liées au genre, aux castes, les erreurs de l’industrialisation et leur justification en faveur du développement économique.

Depuis les années 80, le théâtre populaire défini comme « théâtre pour le peuple et par le peuple » est de plus en plus utilisé par les ONG pour « éveiller les masses ». Ce « théâtre de l’opprimé » se diversifie en plusieurs courants tels que le « théâtre des Femmes », « théâtre des Noirs », « théâtre psychologique », « théâtre Dalit »... chacun évoluant avec son propre regard sur le théâtre et son potentiel d’action communautaire.

Le « théâtre Dalit »

Le théâtre Dalit s’inscrit dans les activités « d’éducation populaire et de développement des communautés Dalit » menées par les ONG, c’est pour elles un outil d’éducation non formelle.

INTERPELLER, MONTRER, REVEILLER - PRISE DE CONSCIENCE, LUCIDITE

Cet « ordre établi immuable et incontestable au nom de la religion ou des traditions » perpétué de générations en générations a anesthésié les consciences, l’esprit critique et de révolte. En mettant en scène les situations de la vie quotidienne des villageois, des situations d’oppressions, d’injustices de toutes sortes, ou des problèmes d’ordre matériels, le théâtre vise à éveiller en eux la conscience du caractère oppressif, injuste, anormal ou illégal de ce qu’ils subissent. Une analyse critique des situations jouées est présentée aux villageois pour leur donner le recul qu’ils n’ont pas forcement face à leur propre vie.

MESSAGER – SENSIBILISER, INFORMER, EDUQUER - SE SERVIR DES LOIS - DROITS…

Les ONG informent le public sur la question des Droits de l’Homme et l’existence des Lois pouvant les protéger, font de la prévention sur les questions d’environnement par exemple, en proposant toujours une analyse critique.

GUIDER, PROPOSER SANS OBLIGER - DEVELOPPEMENT AUTONOME ET MOUVEMENT COLLECTIF – LUTTE, LIBERATION

Les ONG souhaitent que les villageois Dalits se prennent en main, forment un mouvement actif, fort et solidaire, le plus autonome possible dans la lutte pour le respect de leurs Droits, de leur développement individuel et collectif au sein de la société, leur Libération. Le théâtre Dalit donne des directions, des alternatives mais pas de solutions afin que les villageois soient acteurs de leur développement.

Ethique du théâtre Dalit telle qu’elle a été rédigée par un groupe d’ONG concernées :

- « Depuis que les Dalits se reconnaissent dans l’oppression Nazi, ils ont besoin d‘une vitrine, d’un forum pour soutenir leur idéologie de lutte pour une vraie démocratie de libération, tout comme ce fut le cas pour lutter contre le nazisme. - Le théâtre Dalit devra être une force de contre action partout ou sévit l’influence Hindoue, ou la marginalisation est perpétuée selon les bases de Varnashrama Dharma. - Le théâtre Dalit est un théâtre politique, mais aussi de rébellion dans les situations appropriées. - Le théâtre Dalit devra être basé sur des situations réelles et d’expériences concrètes de vie des Dalits. L’abstraction y est taboue, pour que ce ne soit pas ‘de la peinture grasse qui camoufle l’actualité’. - Le dialecte, le langage du corps, le sens de l’histoire, le message et la vision y seront aussi justes que dans les situations de vie des Dalits. Il n’y aura ni maquillage ni costumes. - Le théâtre Dalit mettra en cause la culture dominante et le système des valeurs. - Au cours des représentations, un point sera fait dans le domaine de la justice. - Le théâtre Dalit est agressif par nature et exprimera des sentiments et des émotions fortes ».

Le texte et thèmes

Ecrits par les membres de l’ONG sous forme de dialogues, ils incluent parfois des discours. Le langage y est familier pour être compris de tous. Quand le « texte » n’est pas écrit il se construit à partir d’improvisations théâtrales, les acteurs s’étant mis d’accord sur le sujet a traiter et le sens a lui donner.

La pièce devant proposer un travail de « destruction » des codes instaures puis de « reconstruction » globale de « leur » monde selon leurs propres codes dans tous les domaines, les thèmes sont nombreux et varies: Droits de l’Homme – Politique – Economie – Religion - Environnement- Education –Santé- Fonctionnement Social – Industrialisation – Agriculture…

Quelques exemples plus précis concernant les enfants : - Refus de mettre au monde des petites filles… Droit de vivre pour les filles. - Enfants maltraites, éducation sévère ne permettant pas l’épanouissement… Droit a la liberté d’expression et de participation a la vie. - Refus de l’éducation scolaire…Droit a l’éducation et refus du travail des enfants, de l’exploitation… …les femmes : violences causées par les hommes, domination masculine dans la vie courante et abus sexuels, absence de place dans la société pour la femme, discriminations de toutes sortes (les veuves ne peuvent ni se remarier ni exprimer beauté et féminité)…

Les ONG se « spécialisent » souvent en faveur d’une cause telle que le respect des femmes, la question de l’agriculture, les enfants…

Des moyens modestes :

S’agissant des moyens matériels, les acteurs se limitent à de simples signes distinctifs tels un foulard en guise de ceinture ou un turban, empruntés aux villageois. Lorsque la lumière est présente ce n’est que pour délimiter l’espace de jeu, et parfois c’est le feu qui officie objet de fascination et vecteur d’émotions. La musique, trait marquant de la culture indienne millénaire, est jouée par les comédiens eux-mêmes en utilisant les instruments traditionnels locaux.

Les comédiens sont souvent les membres des ONG, tous amateurs. Parfois les enfants ou les femmes du village jouent dans le cadre de l’éducation non formelle, et se produiront ensuite dans les villages alentours pour proclamer les idées de leur propre lutte.

Jeu d’acteur et déroulement d’une performance

Le Théâtre Dalit se veut un théâtre d’émotions ou l’acteur cherche à toucher le cœur du spectateur avant son intellect, mais la technique inverse est aussi utilisée. Le jeu est interactif, les villageois sont invites a réagir voire a devenir acteurs afin que la « fiction » devienne « réalité » et leur permette d’amorcer un travail sur eux-mêmes, d’explorer leurs émotions et faire naître un nouveau regard sur leur personnalité et leur monde.

La pièce se joue en soirée sur la place du village ou les acteurs s’introduisent souvent sans avertir, attirant l’attention des villageois en jouant de la musique. Le public s’installe autour des acteurs et la représentation débute par des chants Dalits chants de libération inspires des chants traditionnels, puis les acteurs annoncent le sujet en interpellant du doigt le public. La pièce est composée de scénettes de 10mn intercalées de chants, danses et de discours, appels a action, à la révolte à la libération.

A la fin de la performance la troupe doit en théorie proposer un débat aux villageois pour leur offrir un espace d’expression sur les sujets traites, motiver et fédérer des groupes d’action.

Conclusion Un moyen devenu symbole de la lutte qui se développe a grande vitesse au sein des ONG mais pour lequel l’éthique reste encore floue. Une unicité de pratique lui donnerait davantage de force et de résonance dans sa capacité a faire passer un message.

Parce qu’il est un outil de « prise de conscience » mais aussi un vecteur de joie, émerveillement et émotions, tant pour les spectateurs que les acteurs, ce peut être un outil de structure collective et personnelle, autant que d’action révolutionnaire.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
PA Paixfemmes ·
Bonsoir, Rien ou presque rien à voir avec ce qui vient d'être dit... mais je suis à Pondicherry début août 2008 et j'aimerais vivement rencontrer des responsables de votre association: je finis des études à l'Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS, Bruxelles) et je monte un projet important pour la Paix grâce à un monde régit par les femmes. Autrement dit, nous redonnons toute sa valeur au statut de la femme. Je dis "je" mais nous sommes plusieurs et cela fait trois ans que nous travaillons dessus. Il s'agit de Lysistrata d'Aristophne -traduction de L. Bianchi et R. Meltz. Nous commençons les répétitions sur le plateau, en Belgique, en Janvier 2009, grâce au soutien de la communauté française de Belgique... Mais nous pensons bien sûr à la suite: pour l'instant, nous visons les citées parisiennes, mais aussi l'Algérie -sur le long terme nous comptons pouvoir obtenir une aide de l'UNESCO... les objectifs relatés dans le rapport de Julie Charquet nous interpellent fortement et j'aimerais bien pouvoir vous rencontrer pour vous parler davantage de notre projet et peut-être que, par chance, je pourrai assister à l'une de vos présentation publique!? Pouvez-vous me dire si cela est envisageable? J'espère que vous lirez ce message à temps, en quel cas je vous remercie pour l'attention que vous voudrez bien lui accorder. Cordialement, Héléna.
NA Nalesnik Globetrotter ·
Pour expliquer directement votre projet à Lalida, prenez directement contact avec elle. Si vous ne parlez pas anglais, je traduirai votre message.

P. LALIDA ADECOM Network 91, rue Montorsier Pondicherry 605 001

e.adresse: adecomn@gmail.com
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
OC Occeana ·
Tu vas souvent au Kerala Thézame ? Parce que je prépare un voyage par là-bas, et en plus ton atelier m'intéresse vu que j'adore écrire !

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