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De passage en Thaïlande sans billet retour English translation pending
Salut,
J’ai prévu un voyage avec mon fils en Asie, on arrive à Bangkok , de la on va descendre dans le sud un passage par Penang et on verra si on traverse par Sumatra et retour en Suisse depuis Bali. On est libre... Ayant vécu 5 ans à Bali, j’y ai garder des amis. Ma question : On arrive à Bangkok et ma crainte est que nous n’avons de billet retour... On m’a déjà eu embêtée pour ce type de problèmes pour un voyage en Indo...
Voilà quelle sont les solutions envisageables ? Le moins cher possible..
Merci On part le 3 juillet pour un voyage express et retour le 13 août...
J’ai prévu un voyage avec mon fils en Asie, on arrive à Bangkok , de la on va descendre dans le sud un passage par Penang et on verra si on traverse par Sumatra et retour en Suisse depuis Bali. On est libre... Ayant vécu 5 ans à Bali, j’y ai garder des amis. Ma question : On arrive à Bangkok et ma crainte est que nous n’avons de billet retour... On m’a déjà eu embêtée pour ce type de problèmes pour un voyage en Indo...
Voilà quelle sont les solutions envisageables ? Le moins cher possible..
Merci On part le 3 juillet pour un voyage express et retour le 13 août...
Croisière de 22 jours: les Highlands et la mer Baltique English translation pending
Bonjour à tous,
Lors de la préparation de cette croisière, j'avais apprécié les comptes-rendus que j'avais lus sur ce forum. Alors je trouve normal de retourner l'ascenseur et de partager ces 25 jours de découvertes à travers les Highlands et les capitales de la mer Baltique pour vous remercier.
Préparatifs: Vol: Avec Icelandair moins coûteux pour Copenhague
Navire: Zuiderdam de Holland America
Argent: On est parti avec des dollars US, des Euros, des devises du Danemark, des livres sterling et des roubles(Russie)
Guide: En Russie seulement, on a fait affaire avec "Best Guides". On n'a pas à se soucier du Visa, la guide détient un visa pour le groupe de plus, moins coûteux que l'excursion du navire et excellent service.
Départ: 20 juin de Montréal à 9:05pm 21 juin escale à Reyljavik de 1H45 Arrivée à Copenhague à 12H45pm Durée des vols 7:55
21 juin sous le soleil Un taxi nous attendait à l'aéroport pour se rendre à l'hôtel Maritime. Petit hôtel, chambre mal insonorisé, mais propre, bien située et l'accueil est cordial. L'hôtel est à 30min de marche de la petite sirène
10 min du quartier Nyhavn où se trouve un ancien port commercial avec de magnifiques maisons et plusieurs restos, avec terrasses dont nous avons profité tout en admirant les voiliers qui étaient accostés.




22 juin: temp. 22c Malgré le décalage horaire, lever tôt et visite du port et des alentours.


Gardes du palais

Nous avons quitté l'hôtel en taxi pour se rendre au port. Embarquement vers 12h sur le Zuiderdam. Puis une petite visite rapide vers le Lido Deck pour le buffet. Au souper, une table de 6 nous avait été assignée, mais nous pouvions choisir à chaque soir. Sur le pont, pour notre premier soir, un magnifique coucher de soleil ça commence bien une croisière!🙂

Préparatifs: Vol: Avec Icelandair moins coûteux pour Copenhague
Navire: Zuiderdam de Holland America
Argent: On est parti avec des dollars US, des Euros, des devises du Danemark, des livres sterling et des roubles(Russie)
Guide: En Russie seulement, on a fait affaire avec "Best Guides". On n'a pas à se soucier du Visa, la guide détient un visa pour le groupe de plus, moins coûteux que l'excursion du navire et excellent service.
Départ: 20 juin de Montréal à 9:05pm 21 juin escale à Reyljavik de 1H45 Arrivée à Copenhague à 12H45pm Durée des vols 7:55
21 juin sous le soleil Un taxi nous attendait à l'aéroport pour se rendre à l'hôtel Maritime. Petit hôtel, chambre mal insonorisé, mais propre, bien située et l'accueil est cordial. L'hôtel est à 30min de marche de la petite sirène

10 min du quartier Nyhavn où se trouve un ancien port commercial avec de magnifiques maisons et plusieurs restos, avec terrasses dont nous avons profité tout en admirant les voiliers qui étaient accostés.




22 juin: temp. 22c Malgré le décalage horaire, lever tôt et visite du port et des alentours.


Gardes du palais

Nous avons quitté l'hôtel en taxi pour se rendre au port. Embarquement vers 12h sur le Zuiderdam. Puis une petite visite rapide vers le Lido Deck pour le buffet. Au souper, une table de 6 nous avait été assignée, mais nous pouvions choisir à chaque soir. Sur le pont, pour notre premier soir, un magnifique coucher de soleil ça commence bien une croisière!🙂

Carnet de voyage: road trip 18 jours au Portugal English translation pending
Bonjour à tous !
Après être passée par ici pour avoir des infos, me revoilà pour vous faire le récit de ce superbe voyage que nous venons de faire au Portugal en 18 jours et 2200 km au mois de septembre. Nous sommes deux : mon mari et moi, passionnés de voyages et de photos. Les prochains mois, je viendrai vous exposer ici notre voyage jour après jour, avec le lien vers notre blog (où je mettrai plus de photos qu'ici pour ne pas "encombrer" le forum et les informations détaillées sur nos hôtels, les visites...!). Je ne suis pas une pro mais j'espère, avec ce carnet, pouvoir être utile à ceux qui s'apprêtent à faire un séjour là-bas, et vous faire découvrir ce que nous avons découvert. Aussi si vous avez des questions, n'hésitez pas !
J1 - Notre arrivée à Porto Après un vol qui s’est très bien déroulé, c’est à Porto que nous atterrissons.

Nous récupérons notre voiture de location et nous rendons à notre hôtel, situé dans le centre-ville. Nous nous installons et partons à la découverte de la ville. Nous avons la chance d’avoir un temps magnifique et notre arrivée en fin de journée nous permet de profiter de la « golden hour » avec ses lumières fantastiques. Nous découvrons le quartier avec la Torre dos Clerigos que nous allons visiter demain, et les tuk tuk tous plus colorés les uns que les autres et parfaitement assortis aux murs de la ville.

Nous continuons le tour du quartier, tout aussi coloré. Non loin de là se trouve la Praça Gomes Teixeira, jolie placette que nous avons de suite eu envie de photographier. La fontaine, l’église de Nossa Senhora das Carmelitas en fond recouverte d’azulejos, et le palmier lui donnent cet air typiquement portugais que nous allons apprécier tout au long de notre voyage. Le soleil aidant, on se sent de suite en vacances et complètement dépaysés.
Nous nous baladons sans but précis, juste émerveillés par les beautés que nous offrent cette ville. En levant un peu le nez, nous sommes amusés de découvrir, très régulièrement, une femme à son balcon. Elle regarde l’activité de la rue, les passants et vous rend votre sourire quand vous lui en faites un.
Nous atteignons maintenant le Tribunal da Relaçao. Le soleil me « fait de l’œil » et m’oblige à m’arrêter pour le photographier. Nous sommes vraiment terriblement chanceux de pouvoir bénéficier d’une telle luminosité…
Les rues s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Un peu comme à Rome, chaque virage, chaque croisement nous offre de nouvelles découvertes. Les bâtiments abandonnés côtoient les bâtiments habités.

L’après-midi se termine sur ces magnifiques images. Nous commençons à chercher le restaurant dont j’ai repéré l’adresse sur internet avant de partir. De l’extérieur ça ne paie pas de mine (on hésite entre kebab, PMU et snack !), mais nous entrons quand même ! L’accueil est très sympa, la carte nous est détaillée et traduite en français par une serveuse aimable, qui se déplace lentement d’un pas nonchalant. Deux énormes plats mêlant chacun riz + patates + quelques légumes + viande ou poisson arrivent… oups ! On en a pour notre argent et on se remplit bien les estomacs ! Et pour ne rien gâcher, la nourriture est bonne. Lorsque l’on sort il fait nuit. La ville prend un aspect différent avec toutes ses lumières, mais reste chaleureuse. On se sent bien ici.
Nous rentrons nous coucher repus et heureux des belles découvertes que nous avons déjà faites. A bientôt ! Vous retrouverez le récit, des infos et des photos supplémentaires sur notre blog : J1 - L'arrivée à Porto
Après être passée par ici pour avoir des infos, me revoilà pour vous faire le récit de ce superbe voyage que nous venons de faire au Portugal en 18 jours et 2200 km au mois de septembre. Nous sommes deux : mon mari et moi, passionnés de voyages et de photos. Les prochains mois, je viendrai vous exposer ici notre voyage jour après jour, avec le lien vers notre blog (où je mettrai plus de photos qu'ici pour ne pas "encombrer" le forum et les informations détaillées sur nos hôtels, les visites...!). Je ne suis pas une pro mais j'espère, avec ce carnet, pouvoir être utile à ceux qui s'apprêtent à faire un séjour là-bas, et vous faire découvrir ce que nous avons découvert. Aussi si vous avez des questions, n'hésitez pas !
J1 - Notre arrivée à Porto Après un vol qui s’est très bien déroulé, c’est à Porto que nous atterrissons.

Nous récupérons notre voiture de location et nous rendons à notre hôtel, situé dans le centre-ville. Nous nous installons et partons à la découverte de la ville. Nous avons la chance d’avoir un temps magnifique et notre arrivée en fin de journée nous permet de profiter de la « golden hour » avec ses lumières fantastiques. Nous découvrons le quartier avec la Torre dos Clerigos que nous allons visiter demain, et les tuk tuk tous plus colorés les uns que les autres et parfaitement assortis aux murs de la ville.


Nous continuons le tour du quartier, tout aussi coloré. Non loin de là se trouve la Praça Gomes Teixeira, jolie placette que nous avons de suite eu envie de photographier. La fontaine, l’église de Nossa Senhora das Carmelitas en fond recouverte d’azulejos, et le palmier lui donnent cet air typiquement portugais que nous allons apprécier tout au long de notre voyage. Le soleil aidant, on se sent de suite en vacances et complètement dépaysés.

Nous nous baladons sans but précis, juste émerveillés par les beautés que nous offrent cette ville. En levant un peu le nez, nous sommes amusés de découvrir, très régulièrement, une femme à son balcon. Elle regarde l’activité de la rue, les passants et vous rend votre sourire quand vous lui en faites un.

Nous atteignons maintenant le Tribunal da Relaçao. Le soleil me « fait de l’œil » et m’oblige à m’arrêter pour le photographier. Nous sommes vraiment terriblement chanceux de pouvoir bénéficier d’une telle luminosité…

Les rues s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Un peu comme à Rome, chaque virage, chaque croisement nous offre de nouvelles découvertes. Les bâtiments abandonnés côtoient les bâtiments habités.


L’après-midi se termine sur ces magnifiques images. Nous commençons à chercher le restaurant dont j’ai repéré l’adresse sur internet avant de partir. De l’extérieur ça ne paie pas de mine (on hésite entre kebab, PMU et snack !), mais nous entrons quand même ! L’accueil est très sympa, la carte nous est détaillée et traduite en français par une serveuse aimable, qui se déplace lentement d’un pas nonchalant. Deux énormes plats mêlant chacun riz + patates + quelques légumes + viande ou poisson arrivent… oups ! On en a pour notre argent et on se remplit bien les estomacs ! Et pour ne rien gâcher, la nourriture est bonne. Lorsque l’on sort il fait nuit. La ville prend un aspect différent avec toutes ses lumières, mais reste chaleureuse. On se sent bien ici.

Nous rentrons nous coucher repus et heureux des belles découvertes que nous avons déjà faites. A bientôt ! Vous retrouverez le récit, des infos et des photos supplémentaires sur notre blog : J1 - L'arrivée à Porto
Programme 2 jours Lisbonne English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de finaliser mon programme de 2 jours à Lisbonne pour le week-end prochain. Pouvez-vous svp me dire ce que vous en pensez ?
Merci !!
VENDREDI :
Train Porto - Lisbonne (environ 3h) 18h47 - 21h22 Arrivée hôtel Bon Dias (métro Rossio)
Aller : praça Dom Pedro IV (place Rossio) praça da Figueira
SAMEDI 15 août :
BELEM :
Casa pasteis de Belem : 84 rue de Belem - 8h-23h
Matin à l'ouverture : Mosteiro dos Jeronimos (monastère et cloître) : de 10h à 18h30 + Tower (torre) de Belem
Déjeuner
Marques de Pombal - Avenida da Liberdade
Bairro alto: ruelles typiques Miradouro de Sao Pedro de Alcantara Igreja de Sao Roque (visiter église)
Retour hôtel
Ascenseur Santa Justa A faire en fin de journée avec coucher du soleil. (de 7h à 22h45) Permet d'accéder au Chiado pour les animations le soir (rue Garrett) Praça Luis de Camoes
DIMANCHE :
Prendre le tram 28 : quartier Graça Miradouro da Senhora do Monte (Largo do Monte) Miradouro da Graça (Largo da Graça)
Castelo de Sao Jorge (8,50euros) : belle vue (9h-21h)
Se balader dans les ruelles du quartier Alfama (le plus typique): - nombreux belvédères (miradouro santa luzia) - Cathédral Sé Patriarcal ou Santa Maria
Déjeuner dans le quartier
Repos sur les rives du Tage
Quartier Baixa : Praça Do Comercio Arc de triomphe (y monter pour la vue) Se promener dans les rues du Baixa - rua do Carmo
Shopping au centre commercial Armazens do Chiado (rua do Carmo 2)
Retour hôtel
Soir : Tram 28 E Praça Do Comercio de nuit Quartier Alfama - restaurant pour écouter Fado
LUNDI
Petit déjeuner proche de l'hôtel : Confeitaria Nacional (Praça da Figueira 18B) - 8h-20h
Départ pour Porto : train à 9h49 - arrivée à 12h40 à Porto
Je viens de finaliser mon programme de 2 jours à Lisbonne pour le week-end prochain. Pouvez-vous svp me dire ce que vous en pensez ?
Merci !!
VENDREDI :
Train Porto - Lisbonne (environ 3h) 18h47 - 21h22 Arrivée hôtel Bon Dias (métro Rossio)
Aller : praça Dom Pedro IV (place Rossio) praça da Figueira
SAMEDI 15 août :
BELEM :
Casa pasteis de Belem : 84 rue de Belem - 8h-23h
Matin à l'ouverture : Mosteiro dos Jeronimos (monastère et cloître) : de 10h à 18h30 + Tower (torre) de Belem
Déjeuner
Marques de Pombal - Avenida da Liberdade
Bairro alto: ruelles typiques Miradouro de Sao Pedro de Alcantara Igreja de Sao Roque (visiter église)
Retour hôtel
Ascenseur Santa Justa A faire en fin de journée avec coucher du soleil. (de 7h à 22h45) Permet d'accéder au Chiado pour les animations le soir (rue Garrett) Praça Luis de Camoes
DIMANCHE :
Prendre le tram 28 : quartier Graça Miradouro da Senhora do Monte (Largo do Monte) Miradouro da Graça (Largo da Graça)
Castelo de Sao Jorge (8,50euros) : belle vue (9h-21h)
Se balader dans les ruelles du quartier Alfama (le plus typique): - nombreux belvédères (miradouro santa luzia) - Cathédral Sé Patriarcal ou Santa Maria
Déjeuner dans le quartier
Repos sur les rives du Tage
Quartier Baixa : Praça Do Comercio Arc de triomphe (y monter pour la vue) Se promener dans les rues du Baixa - rua do Carmo
Shopping au centre commercial Armazens do Chiado (rua do Carmo 2)
Retour hôtel
Soir : Tram 28 E Praça Do Comercio de nuit Quartier Alfama - restaurant pour écouter Fado
LUNDI
Petit déjeuner proche de l'hôtel : Confeitaria Nacional (Praça da Figueira 18B) - 8h-20h
Départ pour Porto : train à 9h49 - arrivée à 12h40 à Porto
Circuit de dix jours à partir de Lisbonne English translation pending
Bonjour tout le monde,
Cet été mon copain et moi partons au Portugual. Nous comptons faire un petit circuit sur 10 jours en partant de Lisbonne. Quels coins nous conseillez-vous ? Quelles sont les visites à ne pas louper? Connaissez-vous le prix de location de voiture ? Nous aimerions dormir chez l'habitant, quelqu'un parmi vous connaîtrait-il des portugais qui pourraient nous héberger une ou deux nuits? ou nous communiquer des adresses d'hébergements à pas cher ?
Merci à ceux qui voudront bien nous répondre :)
Cet été mon copain et moi partons au Portugual. Nous comptons faire un petit circuit sur 10 jours en partant de Lisbonne. Quels coins nous conseillez-vous ? Quelles sont les visites à ne pas louper? Connaissez-vous le prix de location de voiture ? Nous aimerions dormir chez l'habitant, quelqu'un parmi vous connaîtrait-il des portugais qui pourraient nous héberger une ou deux nuits? ou nous communiquer des adresses d'hébergements à pas cher ?
Merci à ceux qui voudront bien nous répondre :)
Québec: rapport de voyage Montréal - Natashquan (juillet 2012) English translation pending
Bonjour,
Je reviens de la Côte-Nord, j'ai parcouru 3 000km en voiture.
Les paysages sont à couper le souffle il va sans dire.
La route 138 est en bon état tout au long, il y a quelques entraves dû à de la construction mais rien de grave. Beaucoup de trafic de véhicules lourds car on sent partout le boom économique. Je n'ai pas pu me rendre jusqu'au bout de la 138 pour prendre la photo du panneau "FIN" comme c'était mon but. Il y a "encore" de la construction avant la toute fin de la route qui est en train de se prolonger. Un barrage a été érigé et une affiche nous ordonne de ne pas passer. Étant donné qu'il s'agit de travailleurs syndiqués par la FTQ, je n'ai pas insisté et j'ai fait demi-tour.
En tant que touriste, vous aurez l'occasion de constater que la ligne double peinte au milieu de la route n'est que décorative pour les habitants de la Côte-Nord qui ne semblent pas se soucier d'éventuels véhicules qui pourraient arriver à contre-sens. Aussi, vous devez noter que le chiffre qui est indiqué comme limite de vitesse est un MINIMUM et non le maximum comme ailleurs au Québec. Si vous décidez d'aller moins vite, vous serez en mesure de cataloguer tous les logos imaginables de pickups et d'énormes 4 X 4 qui apparaîtront dans votre retroviseur. La plupart des dépassements se font à un cheveu de votre pare-choc arrière. J'ai dû souvent utiliser l'accottement pour laisser passer des suiveux qui me talonnaient à moins d'un mètre. J'en ai conclu que le résident moyen de la Côte-Nord était plus pressé qu'un Montréalais stressé.
Le prix de l'essence est d'au moins 0,20$ de plus à Natashquan, faites le plein avant d'y arriver.
Parlant de Natashquan, à part le fait que vous pourrez vous vanter de vous y être rendu, il n'y a pas grand'chose. Les belles petites maisons qu'on voit sur les photos sont en train de se faire renover avec du clabord en vinyl blanc, comme la plupart des vieilles églises et maisons qui étaient dues pour un coup de pinceau. Alors pour le cachet d'antan, on repassera.
Côté hébergement, j'avais planifié mes arrêts dès avril et j'ai bien fait car la plupart des motels et hôtels étaient complets sauf cependant l'Éconolodge de Forestville qui sur son site indiquait qu'il ne restait plus que 3 chambres... l'hôtel en fait était vide. À ce propos, je ne recommande pas d'arrêter à Forestville, il n'y a rien à y faire ou à voir. Un seul restaurant, celui de l'hôtel et un mini centre commercial. Il y a un bar en face avec une terrasse. Ah oui, il y a une SAQ pour noyer votre ennui.
Voici la liste des endroits où j'ai logé: Baie Saint-Paul - Motel Des Cascades. Tellement bien situé, les propriétaires sont chaleureux et répondent à toutes vos questions. L'établissement est d'une propreté immaculée. Je le recommande pour l'entretien continu de l'endroit et pour le prix. Pourquoi aller payer plus ailleurs? C'était ma deuxième visite, j'y étais aussi allé en 2009.
Forestville - Econolodge. Pas le choix, c'est le seul hôtel de la place et elle aurait bien besoin d'un coup de pinceau. Ici aussi par contre c'est très propre et la literie est correcte. J'avais planifié y revenir au retour mais j'ai changé mes plans car c'est la ville qui ne faisait plus mon affaire après l'avoir traversé.
Sept-Iles - Hôtel Sept-Iles. Belle surprise, cet établissement est situé sur le vieux quai où passent pratiquement tous les habitants de la ville les weekends et les jours fériés de l'été. Je m'y suis arrêté le 1er juillet et j'ai eu droit aux feux d'artifice de mon balcon. L'hôtel a été construit au moment où c'était cool d'avoir des appareils de salle de bain vert-pomme-foncé. Un endroit très recommandable autant pour le prix que pour sa localisation. Il y a la Cage aux Sports à deux pas pour ceux qui aiment manger dans le bruit ou d'autres restos à distance marchable.
Nathasquan - Auberge Le Portage. Une petite auberge de deux étoiles où les chambres sont petites mais propres. Les gens de Natashquan ne sont pas forts sur l'Internet car ce n'est qu'une fois qu'on y arrive qu'on découvre tout plein de gites touristiques (B&B) qui ne sortent pas dans Google. Le Village est aussi affecté par le boom du Plan Nord que les autres villes de la Côte. Les touristes se trouvent donc à partager l'hébergement avec des travailleurs. Ce qui fait que bon... un gars qui s'en va travailler se lève à 4 h, prend sa douche et claque les portes. Il a réveillé toute l'auberge celui-là!
La Malbaie - Motel le Castel de la mer - Autre belle surprise pour le prix. Une belle grande chambre avec petit balcon. Je sais où aller à ma prochaine visite à La Malbaie.
Sur la photo, le seul point intéressant de Forestville : Les restes d'un transporteur de troncs d'arbres bois long d'au moins un km.
N'hésitez pas à m'écrire si vous avez des questions!
Les paysages sont à couper le souffle il va sans dire.
La route 138 est en bon état tout au long, il y a quelques entraves dû à de la construction mais rien de grave. Beaucoup de trafic de véhicules lourds car on sent partout le boom économique. Je n'ai pas pu me rendre jusqu'au bout de la 138 pour prendre la photo du panneau "FIN" comme c'était mon but. Il y a "encore" de la construction avant la toute fin de la route qui est en train de se prolonger. Un barrage a été érigé et une affiche nous ordonne de ne pas passer. Étant donné qu'il s'agit de travailleurs syndiqués par la FTQ, je n'ai pas insisté et j'ai fait demi-tour.
En tant que touriste, vous aurez l'occasion de constater que la ligne double peinte au milieu de la route n'est que décorative pour les habitants de la Côte-Nord qui ne semblent pas se soucier d'éventuels véhicules qui pourraient arriver à contre-sens. Aussi, vous devez noter que le chiffre qui est indiqué comme limite de vitesse est un MINIMUM et non le maximum comme ailleurs au Québec. Si vous décidez d'aller moins vite, vous serez en mesure de cataloguer tous les logos imaginables de pickups et d'énormes 4 X 4 qui apparaîtront dans votre retroviseur. La plupart des dépassements se font à un cheveu de votre pare-choc arrière. J'ai dû souvent utiliser l'accottement pour laisser passer des suiveux qui me talonnaient à moins d'un mètre. J'en ai conclu que le résident moyen de la Côte-Nord était plus pressé qu'un Montréalais stressé.
Le prix de l'essence est d'au moins 0,20$ de plus à Natashquan, faites le plein avant d'y arriver.
Parlant de Natashquan, à part le fait que vous pourrez vous vanter de vous y être rendu, il n'y a pas grand'chose. Les belles petites maisons qu'on voit sur les photos sont en train de se faire renover avec du clabord en vinyl blanc, comme la plupart des vieilles églises et maisons qui étaient dues pour un coup de pinceau. Alors pour le cachet d'antan, on repassera.
Côté hébergement, j'avais planifié mes arrêts dès avril et j'ai bien fait car la plupart des motels et hôtels étaient complets sauf cependant l'Éconolodge de Forestville qui sur son site indiquait qu'il ne restait plus que 3 chambres... l'hôtel en fait était vide. À ce propos, je ne recommande pas d'arrêter à Forestville, il n'y a rien à y faire ou à voir. Un seul restaurant, celui de l'hôtel et un mini centre commercial. Il y a un bar en face avec une terrasse. Ah oui, il y a une SAQ pour noyer votre ennui.
Voici la liste des endroits où j'ai logé: Baie Saint-Paul - Motel Des Cascades. Tellement bien situé, les propriétaires sont chaleureux et répondent à toutes vos questions. L'établissement est d'une propreté immaculée. Je le recommande pour l'entretien continu de l'endroit et pour le prix. Pourquoi aller payer plus ailleurs? C'était ma deuxième visite, j'y étais aussi allé en 2009.
Forestville - Econolodge. Pas le choix, c'est le seul hôtel de la place et elle aurait bien besoin d'un coup de pinceau. Ici aussi par contre c'est très propre et la literie est correcte. J'avais planifié y revenir au retour mais j'ai changé mes plans car c'est la ville qui ne faisait plus mon affaire après l'avoir traversé.
Sept-Iles - Hôtel Sept-Iles. Belle surprise, cet établissement est situé sur le vieux quai où passent pratiquement tous les habitants de la ville les weekends et les jours fériés de l'été. Je m'y suis arrêté le 1er juillet et j'ai eu droit aux feux d'artifice de mon balcon. L'hôtel a été construit au moment où c'était cool d'avoir des appareils de salle de bain vert-pomme-foncé. Un endroit très recommandable autant pour le prix que pour sa localisation. Il y a la Cage aux Sports à deux pas pour ceux qui aiment manger dans le bruit ou d'autres restos à distance marchable.
Nathasquan - Auberge Le Portage. Une petite auberge de deux étoiles où les chambres sont petites mais propres. Les gens de Natashquan ne sont pas forts sur l'Internet car ce n'est qu'une fois qu'on y arrive qu'on découvre tout plein de gites touristiques (B&B) qui ne sortent pas dans Google. Le Village est aussi affecté par le boom du Plan Nord que les autres villes de la Côte. Les touristes se trouvent donc à partager l'hébergement avec des travailleurs. Ce qui fait que bon... un gars qui s'en va travailler se lève à 4 h, prend sa douche et claque les portes. Il a réveillé toute l'auberge celui-là!
La Malbaie - Motel le Castel de la mer - Autre belle surprise pour le prix. Une belle grande chambre avec petit balcon. Je sais où aller à ma prochaine visite à La Malbaie.
Sur la photo, le seul point intéressant de Forestville : Les restes d'un transporteur de troncs d'arbres bois long d'au moins un km.
N'hésitez pas à m'écrire si vous avez des questions!
Tourisme à Calpe English translation pending
Bonjour les amis, je vais partir à Calpe pour des vacances en famille en Août, nous avons réservé sur Booking.com dans un appart-hotel "Residencial Nova Calpe" au bord de la mer, j'aimerais avoir vos avis sur cet endroit et avoir une petite liste des choses à visiter: les meilleures plages, les centres commerciaux et boutiques pour le shopping, les bons restaurants pas chers, les sites historiques et touristiques etc, pour bien profiter de la région. Bref un maximum d'informations sur calpe et ses alentours pour ne pas s’ennuyer durant notre séjour de deux semaines. PS: on part en voiture 😎
Merci beaucoup 😉
Que voir en... Aquitaine English translation pending
Que voir en Aquitaine ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
L'Aquitaine est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Dordogne (24), la Gironde (33), les Landes (40), le Lot-et-Garonne (47) et les Pyrénées-Atlantiques (64).
1- DORDOGNE (24) Belvès : ce village du Périgord Noir compte parmi les plus beaux de France. Bergerac : seconde agglomération de Dordogne, elle possède un vieux centre.Beynac : un des villages les plus connus de Dordogne avec son château et ses vieilles maisons le long de petites rues. Bourdeilles : cette petite commune, entre Brantôme et Périgueux, possède plusieurs châteaux et grandes demeures.Brantôme : au nord de Périgueux, Brantôme offre un très beau centre en bordure de rivière (la Dronne).Cabanes du Breuil : un bel et ancien ensemble d'annexes agricoles, faites de pierres et de lauses, d'une ferme située à Saint-André d'Allas, à côté de Sarlat.Castelnaud-la-Chapelle : à voir aussi bien pour le château fort que le village labélisé "Plus beaux villages de France".Chancelade : à l'ouest de Périgueux, la commune abrite l'Abbaye Notre-Dame de Chancelade.Château de Biron : dans la vallée de la Lède, à la limite avec le Lot-et-Garonne Château de Fénelon : le château de l'écrivain Fénelon à Sainte-MondaneChâteau d'Hautefort : un grand château du XVIIe siècle avec de beaux jardins situé dans la commune du même nom.Château de Marqueyssac : à Vézac, au sud-ouest du département, ce château possède de très beaux jardins dominant la Dordogne.Château de Monbazillac : petit château du XVIe siècle dans cette commune plus connue cependant pour avoir donné son nom à un vin blanc.Château de Montaigne : à Saint-Michel de Montaigne, c'est le château du philosophe Montaigne.Château de Montfort : à Vitrac, un château perché au dessus de la Dordogne.Château de Puyguilhem : un château Renaissance, comme ceux de la Loire, situé sur la commune de VillarsChâteau de Puymartin : beau château situé à Marquay, dans les environs de Sarlat.Domme : ce superbe vieux village domine la Dordogne du haut de la falaise sur laquelle il a été construit. Eymet : bastide située au sud-ouest du département.La Roque-Gageac : haut lieu touristique pour ce village et son château qui surplombent la Dordogne.Le Bugue : on peut voir dans cette commune un écomusée présentant un village périgourdin de la fin du XIXe siècle.Les Eyzies : cette commune compte sur son territoire plusieurs grottes préhistoriques (Font de Gaume, Combarelles…) dont certaines classées à l'UNESCO, de même que le très beau Château de Commarque.Limeuil : aux confluents de la Dordogne et de la Vézère, c'est un des plus beaux villages de France.Montcaret : sur cette commune ont été trouvés les vestiges d'une villa gallo-romaine.Monpazier : superbe village et un des nombreux du Sud-ouest labélisés "plus beaux villages de France".Périgord : correspond au département de la Dordogne. Il se divise en quatre "couleurs" avec le Vert (au nord), le Blanc (au centre), le Pourpre (au sud-ouest) et le Périgord Noir (à l'est/sud-est).Périgueux : au niveau touristique, la préfecture de Dordogne est connue pour sa cathédrale et ses vestiges gallo-romains.Saint-Amand de Coly : joli petit village avec une église fortifiée. Saint-Geniès : très bel ensemble architectural pour ce village des environs de Sarlat.Saint-Jean de Côle : cette commune fait partie de l'association des plus beaux villages de France avec notamment ses maisons à colombages du XIVe siècle. Saint-Léon sur Vézère : un autre magnifique village des bords de la Vézère.Salignac : c'est sur cette commune qu'on vient visiter les Jardins du Manoir d'Eyrignac Sarlat la Canéda : avec son architecture médiévale, cette superbe ville est une des plus visitées du Sud-ouest. Terrasson : sur les bords de la Vézère, la petite ville compte quelques vieux quartiers et les Jardins (contemporains) de l'imaginaire.Thiviers : une commune avec quelques belles maisons anciennes.Trélissac : en périphérie de Périgueux, la ville compte plusieurs châteaux.Villefranche-du-Périgord : dans le Périgord Noir, cette belle bastide a conservé de belles maisons du Moyen-Age et d'après.Patrimoine naturel Gouffre de Proumeyssac : une grotte naturelle ouverte à la visite située sur la commune d'Audrix, pas loin de Sarlat. Grottes de Lascaux : sûrement les plus célèbres grottes préhistoriques au monde. Elles sont situées sur la commune de Montignac.Parc naturel régional Périgord-Limousin : c'est une vaste zone de bocages et de forêts commune avec le département de la Haute-Vienne dans la région Limousin.Périgord Vert et Périgord Noir : ces deux parties du Périgord possèdent de très nombreuses forêts parmi lesquelles on peut randonner.Réserve naturelle régionale du Marais de Groléjeac : on peut randonner dans cette zone humide ou sillonner ses canaux en barque.Roque Saint-Christophe : une falaise calcaire de la Vallée de la Vézère, à côté des Eyzies, dans laquelle l'érosion a creusé de longues terrasses et abris troglodythiques utilisés depuis la préhistoire. C'est un des endroits les plus visités du département. Vallée de la Vézère : dans le Périgord Noir, la vallée est connue pour ses sites préhistoriques et grottes ornées classés à l'UNESCO. La Vézère (rivière), dominée par ses châteaux, est aussi un haut lieu pour le canoë.2- GIRONDE (33)Abbaye de La Sauve : cette petite commune pas loin de Bordeaux abrite les restes d'une très belle abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Andernos-les-Bains : commune balnéaire du nord du bassin d'Arcachon.Arcachon : c'est LA station balnéaire du bassin du même nom avec quelques belles demeures et des maisons de pêcheurs.Blaye : en bordure d'estuaire, Blaye possède une très belle citadelle construite par Vauban.Bordeaux : la préfecture de l'Aquitaine offre de superbes quartiers et des quais classés au patrimoine de l'UNESCO. Un incontournable à visiter dans la région. Cadillac : à une trentaine de kilomètres à l'est de Bordeaux, un joli château Renaissance domine les anciens remparts de la ville.Carcans : comme Hourtin la commune partage les bords du lac de Hourtin et de Carcans, et comme elle aussi se situe en partie en bord de mer.Cestas : au sud-ouest de Bordeaux, cette commune au milieu de la forêt landaise et de plans d'eau offre des possibilités de randonnées à pied ou à vélo.Château de Roquetaillade : un château moyenâgeux sur la commune de Mazères.Château de Mongenan : c'est un édifice du XVIIIe siècle dans le bourg Portets, Château de Cazeneuve : situé à Préchac, ce château a appartenu en son temps à Henri IV.Gujan-Mestras : sur le Bassin d'Arcachon, le village qui se compose de sept petits ports est réputé pour ses huitres. On y trouve également plusieurs petits parcs d'attractions.Hourtin : à la fois en bord de mer mais aussi du lac de Hourtin et de Carcans, c'est une station balnéaire appréciée pour ses plages, ses dunes et marais classés en réserve naturelle, mai aussi pour le surf.La Brède : cette commune de Gironde est connue pour son château qui fut celui de Montesquieu.La Réole : le prieuré et quelques autres beaux édifices sont les principaux attraits de ce bourg fortifié.La Teste-de-Buch : au sud du Bassin d'Arcachon. C'est sur son territoire que son situés plusieurs centres d'intérêt touristiques : plages du Pyla sur Mer, dune du Pyla, Banc d'Arguin, Ile aux oiseaux.Lacanau : station balnéaire réputée et incontournable pour tous les amateurs de surf. Le Cap Ferret : à la fois village et presqu'île entre l'Atlantique et le Bassin d'Arcachon. L'endroit est touristique ne serait-ce que pour les beaux panoramas qu'offre sa position géographique.Le Porge : entre Lacanau et le Bassin d'Arcachon, c'est une petite station balnéaire plus tranquille que les autres.Le Teich : sur le Bassin d'Arcachon et à l'embouchure de la Leyre. Le lieu est connu pour son parc ornithologique.Libourne : à quelques kilomètres au nord-est de Bordeaux, dans le Saint-Emillion, la ville compte quelques anciens édifices.Montalivet : cette station balnéaire de la côte fut la première au monde à accueillir un centre naturiste dans les années 1950.Soulac-sur-Mer : station balnéaire située à la pointe du Médoc.Patrimoine naturelBanc d'Arguin : c'est une vaste étendue de sable visible surtout à marée basse à l'entrée du Bassin d'Arcachon. Elle constitue une réserve naturelle qui abrite nombre d'oiseaux.Bassin d'Arcachon : une des principales attractions d'Aquitaine avec ses petites stations balnéaires, son Ile aux Oiseaux, la dune du Pyla ou encore le Parc ornithologique du Teich.Dune du Pyla : au sud du Bassin d'Arcachon, c'est la plus haute dune d'Europe.Canal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique, via Langon, à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Estuaire de la Gironde : à la fois en Gironde et en Charente-Maritime, l'Estuaire offre de belles balades et de beaux paysages sur une grande partie de ses 75 km de long.Ile aux Oiseaux : au milieu du Bassin d'Arcachon, cette petite île est une excursion très prisée en été.Lac de Hourtin et de Carcans : à cheval sur les deux communes, c'est le plus grand lac d'eau douce de France. On peut y pratiquer diverses activités nautiques et s'y baigner.Etang de Coussau : c'est une réserve naturelle sur la commune de Lacanau.Marais de Bruges : à la périphérie de Bordeaux, sur la commune de Bruges, ce sont de vastes marais où nichent nombre d'oiseaux.Pair-Non-Pair : grotte ornée préhistorique située à Prignac-et-Marcamps, au sud-est de Blaye. Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Parc ornithologique du Teich : une zone marécageuse aménagée pour accueillir et observer les oiseaux en bordure du Bassin d'Arcachon.Route(s) des vins de Bordeaux : Graves, Margaux, Médoc, Pauillac, Saint-Estèphe et le vignoble de Saint-Emilion classé au patrimoine de l'UNESCO.3- LANDES (40)Abbaye de Saint-Sever : une abbaye bénédictine moyenâgeuse dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Jean de Sorde : abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Biscarrosse : entre deux lacs et le bord de mer, Biscarrosse est une des principales stations balnéaires des Landes.Capbreton : ancien port de pêche, c'est maintenant une station balnéaire et un port de plaisance.Château de Gaujacq : demeure seigneuriale du XVIIe siècle classée sur la commune du même nom.Dax : cette station thermale de Gascogne possède divers témoignages urbains de son passé, de l'époque gallo-romaine à nos jours. Dax est aussi réputée pour ses fêtes et ses courses landaises. Hossegor : des plages et le surf pour cette station balnéaire du sud des Landes adossée au lac du même nom.Labastide-d'Armagnac : vieux village avec notamment une très belle place centrale.Mimizan : comme la plupart des stations balnéaires de la région, Mimizan est divisée en deux avec une partie en bord de mer et une autre à l'intérieur des terres.Moliets : petite station balnéaire à l'architecture typiquement landaise située à l'embouchure du Courant d'Huchet. On y trouve de belles plages.Mont-de-Marsan : la préfecture des Landes abrite quelques monuments historiques, aussi bien médiévaux que plus récents.Saint-Vincent de Tyrosse : la commune est avant tout connue pour ses corridas et courses landaises.Seignosse : une autre commune des Landes réputée pour le surf.Souston : station balnéaire en bordure de la forêt des Landes.Vieux-Boucau : petite station appréciée des surfeurs.Patrimoine naturelEtang de Biscarrosse et de Parentis : grand lac des Landes qui servait autrefois de base aux hydravions. C'est maintenant en partie une base de loisirs.Etang de Cazaux et de Sanguinet : c'est un des deux étangs-base de loisirs qui entourent Biscarrosse.Courant d'Huchet : ce tout petit court d'eau qui relie le lac de Leon à l'Atlantique au niveau de Moliets est une réserve naturelle.Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Réserve naturelle du Marais d'Orx : c'est une zone protégée au sud du département.4- LOT-ET-GARONNE (47)Agen : une cathédrale et quelques vieilles rues pour la préfecture du Lot-et-Garonne.Casteljaloux : cette petite bourgade a gardé nombre de vieilles maisons des XV et XVIe siècles.Château de Bonaguil : à Saint-Front sur Lémance, un superbe château fort construit entre Périgord et Quercy.Château de Nérac : château de style Renaissance dans la commune du même nom.Fumel : petite ville en bordure du Lot avec des possibilités de balades sur la rivière.Laroque-Timbaut : c'est un village médiéval. Marmande : entre Agen et Bordeaux, la ville possède un beau centre.Monflanquin : construit sur une colline, Montflanquin est classé parmi les plus beaux villages de France.Nérac : un château et quelques vieux édifices pour cette commune de quelques milliers d'habitants. Nérac est le terminus du Train Touristique de l'Albret.Pujols : un autre village médiéval du Lot-et-Garonne.Sainte-Livrade : petite ville de la Vallée du Lot.Patrimoine naturelCanal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.5- PYRENÉES-ATLANTIQUES (64)Ainhoa : ce petit village basque fait partie des plus beaux villages de France.Bayonne : grande ville touristique connue pour ses fêtes mais qui possède aussi de jolis quartiers anciens.Béarn : province historique avec Pau pour capitale, le Béarn est dans sa partie haute une région de montagnes, de vallées et de gaves (torrents) dans laquelle il fait bon se promener.Biarritz : c'est une des plus prestigieuses stations balnéaires de la côte Atlantique. Parmi ses attraits on peut noter les demeures "bourgeoises" et le Rocher de la Vierge. Bidart : station balnéaire de la côte basque dans un environnement de falaises. Elle est réputée au niveau du surf.Cambo-les-Bains : petite ville thermale proche de la frontière espagnole. Guéthary : des plages, des surfeurs et la pelote basque.Hendaye : située au niveau de l'estuaire de la Bidassoa, c'est la ville frontière avec l'Espagne. On peut profiter de sa belle et longue plage. Oloron Sainte-Marie : la "capitale" du Haut-Béarn construite en bord de gave est une porte d'entrée au Parc National des Pyrénées.Orthez : cette ville d'environ 10 000 habitants compte quelques témoignages de son passé médiéval.Pau : la cité d'Henri IV est connue pour son château et son centre-ville. C'est aussi la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Pays Basque : c'est la partie occidentale du département (qui se poursuit pour 80% en Espagne) avec une forte culture et des traditions spécifiques.Saint-Jean de Luz : au fond de sa baie, la ville est à la fois un port de pêche et une station balnéaire reconnue.Salies-de-Béarn : cette petite ville de la région des gaves a gardé ses vieilles maisons de pierre et ses petites ruelles.Patrimoine naturelGorges d'Holzarté : gorges étroites et spectaculaires situées dans le Pays Basque.Gorges de Kakouetta : autres gorges basques pas mal visitées en été.Grottes de Bétharram : une série de grottes à découvrir à la limite des Hautes-Pyrénées.Grottes ornées d'Isturitz et d'Oxocelhaya : ce sont deux grottes préhistoriques.La Rhune : ce petit sommet pyrénéen est une destination touristique et de randonnées grâce au Petit train de la Rhune qui permet de découvrir de beaux paysages et un superbe panorama au sommet Parc National des Pyrénées : ce vaste parc à cheval sur les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques offre de magnifiques paysages de montagnes, lacs (Bious…) et vallées (Aspe, Ossau…) parmi lesquels on peut randonner ou skier. C'est aussi là que vivent les derniers ours des Pyrénées.Vallée des Aldudes : très belle petite vallée du Pays Basque, à la frontière espagnole.Vallée d'Aspe : superbe vallée du Béarn et des possibilités de randonnées. Vallée et Pic d'Ossau : dominée par le Pic d'Ossau, cette vallée du Parc National des Pyrénées est une des principales du Béarn. C'est un haut lieu du tourisme et de la randonnée avec de superbes paysages. Au niveau touristique, on y trouve les stations de ski de Gourette et d'Artouste, de même que le petit train d'Artouste.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Dordogne : Beynac; Brantôme; Château de Marqueyssac;Domme; Grottes de Lascaux; La Roque-Gageac; Monpazier; Sarlat; Vallée de la Vézère.
Gironde : Abbaye de La Sauve; Bassin d'Arcachon; Blaye; Bordeaux; Canal de Garonne; Dune du Pyla; Estuaire de la Gironde; Ile aux Oiseaux; Lac de Hourtin et de Carcans; Lacanau; Le Cap Ferret.
Landes : Parc naturel régional des Landes de Gascogne; Plages landaises dont Moliets.
Lot et Garonne : Canal de Garonne; Château de Bonaguil; Monflanquin.
Pyrénées Atlantiques : Ainhoa; Béarn; Biarritz; La Rhune; Parc National des Pyrénées; Pays Basque; Vallée des Aldudes; Vallée d'Aspe; Vallée et Pic d'Ossau.
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L'Aquitaine est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Dordogne (24), la Gironde (33), les Landes (40), le Lot-et-Garonne (47) et les Pyrénées-Atlantiques (64).
1- DORDOGNE (24) Belvès : ce village du Périgord Noir compte parmi les plus beaux de France. Bergerac : seconde agglomération de Dordogne, elle possède un vieux centre.Beynac : un des villages les plus connus de Dordogne avec son château et ses vieilles maisons le long de petites rues. Bourdeilles : cette petite commune, entre Brantôme et Périgueux, possède plusieurs châteaux et grandes demeures.Brantôme : au nord de Périgueux, Brantôme offre un très beau centre en bordure de rivière (la Dronne).Cabanes du Breuil : un bel et ancien ensemble d'annexes agricoles, faites de pierres et de lauses, d'une ferme située à Saint-André d'Allas, à côté de Sarlat.Castelnaud-la-Chapelle : à voir aussi bien pour le château fort que le village labélisé "Plus beaux villages de France".Chancelade : à l'ouest de Périgueux, la commune abrite l'Abbaye Notre-Dame de Chancelade.Château de Biron : dans la vallée de la Lède, à la limite avec le Lot-et-Garonne Château de Fénelon : le château de l'écrivain Fénelon à Sainte-MondaneChâteau d'Hautefort : un grand château du XVIIe siècle avec de beaux jardins situé dans la commune du même nom.Château de Marqueyssac : à Vézac, au sud-ouest du département, ce château possède de très beaux jardins dominant la Dordogne.Château de Monbazillac : petit château du XVIe siècle dans cette commune plus connue cependant pour avoir donné son nom à un vin blanc.Château de Montaigne : à Saint-Michel de Montaigne, c'est le château du philosophe Montaigne.Château de Montfort : à Vitrac, un château perché au dessus de la Dordogne.Château de Puyguilhem : un château Renaissance, comme ceux de la Loire, situé sur la commune de VillarsChâteau de Puymartin : beau château situé à Marquay, dans les environs de Sarlat.Domme : ce superbe vieux village domine la Dordogne du haut de la falaise sur laquelle il a été construit. Eymet : bastide située au sud-ouest du département.La Roque-Gageac : haut lieu touristique pour ce village et son château qui surplombent la Dordogne.Le Bugue : on peut voir dans cette commune un écomusée présentant un village périgourdin de la fin du XIXe siècle.Les Eyzies : cette commune compte sur son territoire plusieurs grottes préhistoriques (Font de Gaume, Combarelles…) dont certaines classées à l'UNESCO, de même que le très beau Château de Commarque.Limeuil : aux confluents de la Dordogne et de la Vézère, c'est un des plus beaux villages de France.Montcaret : sur cette commune ont été trouvés les vestiges d'une villa gallo-romaine.Monpazier : superbe village et un des nombreux du Sud-ouest labélisés "plus beaux villages de France".Périgord : correspond au département de la Dordogne. Il se divise en quatre "couleurs" avec le Vert (au nord), le Blanc (au centre), le Pourpre (au sud-ouest) et le Périgord Noir (à l'est/sud-est).Périgueux : au niveau touristique, la préfecture de Dordogne est connue pour sa cathédrale et ses vestiges gallo-romains.Saint-Amand de Coly : joli petit village avec une église fortifiée. Saint-Geniès : très bel ensemble architectural pour ce village des environs de Sarlat.Saint-Jean de Côle : cette commune fait partie de l'association des plus beaux villages de France avec notamment ses maisons à colombages du XIVe siècle. Saint-Léon sur Vézère : un autre magnifique village des bords de la Vézère.Salignac : c'est sur cette commune qu'on vient visiter les Jardins du Manoir d'Eyrignac Sarlat la Canéda : avec son architecture médiévale, cette superbe ville est une des plus visitées du Sud-ouest. Terrasson : sur les bords de la Vézère, la petite ville compte quelques vieux quartiers et les Jardins (contemporains) de l'imaginaire.Thiviers : une commune avec quelques belles maisons anciennes.Trélissac : en périphérie de Périgueux, la ville compte plusieurs châteaux.Villefranche-du-Périgord : dans le Périgord Noir, cette belle bastide a conservé de belles maisons du Moyen-Age et d'après.Patrimoine naturel Gouffre de Proumeyssac : une grotte naturelle ouverte à la visite située sur la commune d'Audrix, pas loin de Sarlat. Grottes de Lascaux : sûrement les plus célèbres grottes préhistoriques au monde. Elles sont situées sur la commune de Montignac.Parc naturel régional Périgord-Limousin : c'est une vaste zone de bocages et de forêts commune avec le département de la Haute-Vienne dans la région Limousin.Périgord Vert et Périgord Noir : ces deux parties du Périgord possèdent de très nombreuses forêts parmi lesquelles on peut randonner.Réserve naturelle régionale du Marais de Groléjeac : on peut randonner dans cette zone humide ou sillonner ses canaux en barque.Roque Saint-Christophe : une falaise calcaire de la Vallée de la Vézère, à côté des Eyzies, dans laquelle l'érosion a creusé de longues terrasses et abris troglodythiques utilisés depuis la préhistoire. C'est un des endroits les plus visités du département. Vallée de la Vézère : dans le Périgord Noir, la vallée est connue pour ses sites préhistoriques et grottes ornées classés à l'UNESCO. La Vézère (rivière), dominée par ses châteaux, est aussi un haut lieu pour le canoë.2- GIRONDE (33)Abbaye de La Sauve : cette petite commune pas loin de Bordeaux abrite les restes d'une très belle abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Andernos-les-Bains : commune balnéaire du nord du bassin d'Arcachon.Arcachon : c'est LA station balnéaire du bassin du même nom avec quelques belles demeures et des maisons de pêcheurs.Blaye : en bordure d'estuaire, Blaye possède une très belle citadelle construite par Vauban.Bordeaux : la préfecture de l'Aquitaine offre de superbes quartiers et des quais classés au patrimoine de l'UNESCO. Un incontournable à visiter dans la région. Cadillac : à une trentaine de kilomètres à l'est de Bordeaux, un joli château Renaissance domine les anciens remparts de la ville.Carcans : comme Hourtin la commune partage les bords du lac de Hourtin et de Carcans, et comme elle aussi se situe en partie en bord de mer.Cestas : au sud-ouest de Bordeaux, cette commune au milieu de la forêt landaise et de plans d'eau offre des possibilités de randonnées à pied ou à vélo.Château de Roquetaillade : un château moyenâgeux sur la commune de Mazères.Château de Mongenan : c'est un édifice du XVIIIe siècle dans le bourg Portets, Château de Cazeneuve : situé à Préchac, ce château a appartenu en son temps à Henri IV.Gujan-Mestras : sur le Bassin d'Arcachon, le village qui se compose de sept petits ports est réputé pour ses huitres. On y trouve également plusieurs petits parcs d'attractions.Hourtin : à la fois en bord de mer mais aussi du lac de Hourtin et de Carcans, c'est une station balnéaire appréciée pour ses plages, ses dunes et marais classés en réserve naturelle, mai aussi pour le surf.La Brède : cette commune de Gironde est connue pour son château qui fut celui de Montesquieu.La Réole : le prieuré et quelques autres beaux édifices sont les principaux attraits de ce bourg fortifié.La Teste-de-Buch : au sud du Bassin d'Arcachon. C'est sur son territoire que son situés plusieurs centres d'intérêt touristiques : plages du Pyla sur Mer, dune du Pyla, Banc d'Arguin, Ile aux oiseaux.Lacanau : station balnéaire réputée et incontournable pour tous les amateurs de surf. Le Cap Ferret : à la fois village et presqu'île entre l'Atlantique et le Bassin d'Arcachon. L'endroit est touristique ne serait-ce que pour les beaux panoramas qu'offre sa position géographique.Le Porge : entre Lacanau et le Bassin d'Arcachon, c'est une petite station balnéaire plus tranquille que les autres.Le Teich : sur le Bassin d'Arcachon et à l'embouchure de la Leyre. Le lieu est connu pour son parc ornithologique.Libourne : à quelques kilomètres au nord-est de Bordeaux, dans le Saint-Emillion, la ville compte quelques anciens édifices.Montalivet : cette station balnéaire de la côte fut la première au monde à accueillir un centre naturiste dans les années 1950.Soulac-sur-Mer : station balnéaire située à la pointe du Médoc.Patrimoine naturelBanc d'Arguin : c'est une vaste étendue de sable visible surtout à marée basse à l'entrée du Bassin d'Arcachon. Elle constitue une réserve naturelle qui abrite nombre d'oiseaux.Bassin d'Arcachon : une des principales attractions d'Aquitaine avec ses petites stations balnéaires, son Ile aux Oiseaux, la dune du Pyla ou encore le Parc ornithologique du Teich.Dune du Pyla : au sud du Bassin d'Arcachon, c'est la plus haute dune d'Europe.Canal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique, via Langon, à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Estuaire de la Gironde : à la fois en Gironde et en Charente-Maritime, l'Estuaire offre de belles balades et de beaux paysages sur une grande partie de ses 75 km de long.Ile aux Oiseaux : au milieu du Bassin d'Arcachon, cette petite île est une excursion très prisée en été.Lac de Hourtin et de Carcans : à cheval sur les deux communes, c'est le plus grand lac d'eau douce de France. On peut y pratiquer diverses activités nautiques et s'y baigner.Etang de Coussau : c'est une réserve naturelle sur la commune de Lacanau.Marais de Bruges : à la périphérie de Bordeaux, sur la commune de Bruges, ce sont de vastes marais où nichent nombre d'oiseaux.Pair-Non-Pair : grotte ornée préhistorique située à Prignac-et-Marcamps, au sud-est de Blaye. Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Parc ornithologique du Teich : une zone marécageuse aménagée pour accueillir et observer les oiseaux en bordure du Bassin d'Arcachon.Route(s) des vins de Bordeaux : Graves, Margaux, Médoc, Pauillac, Saint-Estèphe et le vignoble de Saint-Emilion classé au patrimoine de l'UNESCO.3- LANDES (40)Abbaye de Saint-Sever : une abbaye bénédictine moyenâgeuse dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Jean de Sorde : abbaye classée à l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Biscarrosse : entre deux lacs et le bord de mer, Biscarrosse est une des principales stations balnéaires des Landes.Capbreton : ancien port de pêche, c'est maintenant une station balnéaire et un port de plaisance.Château de Gaujacq : demeure seigneuriale du XVIIe siècle classée sur la commune du même nom.Dax : cette station thermale de Gascogne possède divers témoignages urbains de son passé, de l'époque gallo-romaine à nos jours. Dax est aussi réputée pour ses fêtes et ses courses landaises. Hossegor : des plages et le surf pour cette station balnéaire du sud des Landes adossée au lac du même nom.Labastide-d'Armagnac : vieux village avec notamment une très belle place centrale.Mimizan : comme la plupart des stations balnéaires de la région, Mimizan est divisée en deux avec une partie en bord de mer et une autre à l'intérieur des terres.Moliets : petite station balnéaire à l'architecture typiquement landaise située à l'embouchure du Courant d'Huchet. On y trouve de belles plages.Mont-de-Marsan : la préfecture des Landes abrite quelques monuments historiques, aussi bien médiévaux que plus récents.Saint-Vincent de Tyrosse : la commune est avant tout connue pour ses corridas et courses landaises.Seignosse : une autre commune des Landes réputée pour le surf.Souston : station balnéaire en bordure de la forêt des Landes.Vieux-Boucau : petite station appréciée des surfeurs.Patrimoine naturelEtang de Biscarrosse et de Parentis : grand lac des Landes qui servait autrefois de base aux hydravions. C'est maintenant en partie une base de loisirs.Etang de Cazaux et de Sanguinet : c'est un des deux étangs-base de loisirs qui entourent Biscarrosse.Courant d'Huchet : ce tout petit court d'eau qui relie le lac de Leon à l'Atlantique au niveau de Moliets est une réserve naturelle.Parc naturel régional des Landes de Gascogne : à cheval sur la Gironde et les Landes, c'est la forêt landaise. Au milieu coule la Leyre connue pour ses possibilités de descente en canoë.Réserve naturelle du Marais d'Orx : c'est une zone protégée au sud du département.4- LOT-ET-GARONNE (47)Agen : une cathédrale et quelques vieilles rues pour la préfecture du Lot-et-Garonne.Casteljaloux : cette petite bourgade a gardé nombre de vieilles maisons des XV et XVIe siècles.Château de Bonaguil : à Saint-Front sur Lémance, un superbe château fort construit entre Périgord et Quercy.Château de Nérac : château de style Renaissance dans la commune du même nom.Fumel : petite ville en bordure du Lot avec des possibilités de balades sur la rivière.Laroque-Timbaut : c'est un village médiéval. Marmande : entre Agen et Bordeaux, la ville possède un beau centre.Monflanquin : construit sur une colline, Montflanquin est classé parmi les plus beaux villages de France.Nérac : un château et quelques vieux édifices pour cette commune de quelques milliers d'habitants. Nérac est le terminus du Train Touristique de l'Albret.Pujols : un autre village médiéval du Lot-et-Garonne.Sainte-Livrade : petite ville de la Vallée du Lot.Patrimoine naturelCanal de Garonne : ce canal relie l'Atlantique à Toulouse avant de se poursuivre ensuite vers la Méditerranée avec le Canal du Midi. Moins touristique que ce dernier classé à l'UNESCO, il est néanmoins utilisé pour les balades fluviales. Ses abords sont également aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.5- PYRENÉES-ATLANTIQUES (64)Ainhoa : ce petit village basque fait partie des plus beaux villages de France.Bayonne : grande ville touristique connue pour ses fêtes mais qui possède aussi de jolis quartiers anciens.Béarn : province historique avec Pau pour capitale, le Béarn est dans sa partie haute une région de montagnes, de vallées et de gaves (torrents) dans laquelle il fait bon se promener.Biarritz : c'est une des plus prestigieuses stations balnéaires de la côte Atlantique. Parmi ses attraits on peut noter les demeures "bourgeoises" et le Rocher de la Vierge. Bidart : station balnéaire de la côte basque dans un environnement de falaises. Elle est réputée au niveau du surf.Cambo-les-Bains : petite ville thermale proche de la frontière espagnole. Guéthary : des plages, des surfeurs et la pelote basque.Hendaye : située au niveau de l'estuaire de la Bidassoa, c'est la ville frontière avec l'Espagne. On peut profiter de sa belle et longue plage. Oloron Sainte-Marie : la "capitale" du Haut-Béarn construite en bord de gave est une porte d'entrée au Parc National des Pyrénées.Orthez : cette ville d'environ 10 000 habitants compte quelques témoignages de son passé médiéval.Pau : la cité d'Henri IV est connue pour son château et son centre-ville. C'est aussi la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Pays Basque : c'est la partie occidentale du département (qui se poursuit pour 80% en Espagne) avec une forte culture et des traditions spécifiques.Saint-Jean de Luz : au fond de sa baie, la ville est à la fois un port de pêche et une station balnéaire reconnue.Salies-de-Béarn : cette petite ville de la région des gaves a gardé ses vieilles maisons de pierre et ses petites ruelles.Patrimoine naturelGorges d'Holzarté : gorges étroites et spectaculaires situées dans le Pays Basque.Gorges de Kakouetta : autres gorges basques pas mal visitées en été.Grottes de Bétharram : une série de grottes à découvrir à la limite des Hautes-Pyrénées.Grottes ornées d'Isturitz et d'Oxocelhaya : ce sont deux grottes préhistoriques.La Rhune : ce petit sommet pyrénéen est une destination touristique et de randonnées grâce au Petit train de la Rhune qui permet de découvrir de beaux paysages et un superbe panorama au sommet Parc National des Pyrénées : ce vaste parc à cheval sur les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques offre de magnifiques paysages de montagnes, lacs (Bious…) et vallées (Aspe, Ossau…) parmi lesquels on peut randonner ou skier. C'est aussi là que vivent les derniers ours des Pyrénées.Vallée des Aldudes : très belle petite vallée du Pays Basque, à la frontière espagnole.Vallée d'Aspe : superbe vallée du Béarn et des possibilités de randonnées. Vallée et Pic d'Ossau : dominée par le Pic d'Ossau, cette vallée du Parc National des Pyrénées est une des principales du Béarn. C'est un haut lieu du tourisme et de la randonnée avec de superbes paysages. Au niveau touristique, on y trouve les stations de ski de Gourette et d'Artouste, de même que le petit train d'Artouste.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Dordogne : Beynac; Brantôme; Château de Marqueyssac;Domme; Grottes de Lascaux; La Roque-Gageac; Monpazier; Sarlat; Vallée de la Vézère.
Gironde : Abbaye de La Sauve; Bassin d'Arcachon; Blaye; Bordeaux; Canal de Garonne; Dune du Pyla; Estuaire de la Gironde; Ile aux Oiseaux; Lac de Hourtin et de Carcans; Lacanau; Le Cap Ferret.
Landes : Parc naturel régional des Landes de Gascogne; Plages landaises dont Moliets.
Lot et Garonne : Canal de Garonne; Château de Bonaguil; Monflanquin.
Pyrénées Atlantiques : Ainhoa; Béarn; Biarritz; La Rhune; Parc National des Pyrénées; Pays Basque; Vallée des Aldudes; Vallée d'Aspe; Vallée et Pic d'Ossau.
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Explosion de l'économie chinoise English translation pending
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 1e partie English translation pending
Deuxième carnet de voyage sur l'Ouest Américain en moins de 9 mois...nous nous en excusons mais comme on dit quand on aime on compte pas ! Promis on a décidé de faire une pause...jusqu'à l'année prochaine.
Ce deuxième voyage avait pour nous une saveur un peu différente car il venait après celui de la découverte et de l'ébahissement qui était encore tout frais dans nos souvenirs (Août/Septembre 2007). Nous avions décidé cette année de faire un parcours hors des sentiers battus en y incluant majoritairement des endroits peu fréquentés par les touristes (ce qui ne veut pas dire par les locaux...) et permettant de faire un maximum de pistes.
Deuxième option choisie : une plus forte sédentarisation dans la mesure du possible, c'est-à-dire de rester 3-4 jours dans la même zone de découvertes.
Quelques petits renseignements avant de rentrer dans le vif du sujet... Dates du séjour : 24 mai au 15 juin 2008 (22 jours). Nombres de km parcourus en voiture : un peu plus de 6 000 km Nombres d'heures de randonnées : 78 heures (soit beaucoup de kilomètres !) Pistes effectuées : Schnebly road, Dry Creek Road, House Rock Valley Road, five mile mountain road, BLM 431 et Alstrom Point (Page), Valley of the gods, Mulley Point Road (Mexican Hat), Chute Canyon road, Wild Horse Road et Flint Trail (Hanksville), Burr Trail road + strtike valley overlook (Notom Bullfrog Basin road à Boulder), Hole in the rock road, Egypt Road, cottonwood Canyon road (Escalante), BLM 585 (Paria), East 100 North (Kanarraville)

Samedi 24 mai 2008 :
Nous arrivons à LA vers minuit et demi avec 3 heures de retard. Ce n'est pas très grave puisque pour une fois nos baggages arrivent avec notre vol, ce qui est le principal ! Nous filons rapidement récupérer notre voiture qui est un SUV standard, indispensable au vu du parcours à effectuer ! Le loueur nous donne un SUV mais celui ci ne correspond pas vraiment à nos attentes (plutôt du style promenade en ville). On inspecte le parking du loueur dans les moindres recoins et après trois échanges de véhicules, et 1h30..., nous jetons notre dévolu sur un vrai 4X4 de baroudeur : une Jeep LIBERTY :-). Il est désormais presque 3 heures...au dodo (heureusement à coté de l'aéroport) !
Dimanche 25 mai 2008 :
Le lendemain nous nous levons très tot car une longue route nous attend (800 km environ) et nous avons prévu de faire quelques arrêts en route. Le premier est pour faire des courses au Wal Mart (dans lequel on va perdre 2 heures!). Achat primordial de cette année (et que nous recommandons à tout le monde) : une glacière...afin de mettre le coca au frais dans la voiture !
Sur le trajet nous passons par les champs d'éoliennes de Palm Springs (qui servent de décor à plusieurs films hollywoodiens).
Vers midi, nous faisons un détour par le parc de Joshua Tree au nord de Palm Springs. Les Joshua tree sont des arbres qui, par leurs formes, ont fait penser aux premiers pionniers à des croix et lui ont donné par conséquent le nom d'arbre de Jesus (Joshua). Nous pique-niquons rapidement au bord d'un amas de rochers polis faisant penser aux Seychelles. Puis nous faisons la petite randonnée de Hidden Valley, très agréable. Il fait assez frais (paraît il qu'il neigeait encore 3 jours auparavant). Nous zappons Keys View qui était au programme mais la route est encore longue.
Optimistes, nous décidons de passer par des petites routes (Prescott, Jerome, Cottonwood) au lieu de continuer sur la Highway (par Phoenix) car ce trajet, bien que plus long en terme de temps est parait il plus agréable. Cependant, nous faisons fausse route à Prescott dans la Skull Valley (1h de perdue) et effectuons la fin du trajet de nuit...ce qui nous empêche de profiter du parcours...
La fin de trajet est d'ailleurs très éprouvante, la fatigue liée au décalage horaire, ajoutée au manque de sommeil de la nuit passée se faisant sentir. Nous sommes heureux d'arriver à notre hôtel, un days Inn charmant avec piscine jacuzzi. Nous prenons possession de la chambre et nous renseignons sur les différents endroits où dîner un dimanche soir sur la terre à 22h. Autant dire presque nulle part. Nous finissons par trouver un bar restaurant afin de continer notre régime Hamburger. Nous nous couchons aussitôt car une longue journée nous attends le lendemain.

Joshua Tree National Park (3 photos)
Lundi 26 mai 2008 :
Lever à 6H45 nous nous hâtons d'aller déjeuner afin de commencer notre première vrai randonnée. Nous arrivons sur Soldier Pass trail à 8H. La randonnée est prévue pour durer 2 H mais nous sommes de retour à la voiture vers 10H40 car nous nous sommes arrêtés pas mal de temps pour faire les photos dans la crypte, ce qui m'a permis de me familiariser avec le trepied que je venais d'acheter ! Nous changeons donc un peu le programme et décidons d'enchaîner avec « Schnebly Road », piste qui part de Sedona et monte vers les Schnebly hills. La piste est dans un état moyen mais des voitures « normales » la font quand même. Nous nous arrêtons dans un premier temps à Merry-go-round pour escalader la première butte et profiter du panorama, puis au deux tiers nous faisons une petite rando (qui rejoint la Munds Jack Hot loop) qui permet de prendre un peu de hauteur sur Sedona (1H). Nous décidons de continuer la piste jusqu'au bout, c'est à dire l'intersection avec l'Interstate 17 (il est alors 13H15), ce qui nous permet d'aller voir Montezuma Well (de 14H à 14H30) et Montezuma Castle (de 15H à 15H30). Ces deux endroits sont très intéressants et nous permettent d'avoir une journée complète (rando, piste et culture indienne). Ils méritent vraiment le détour. Un petit repas au burger King de Sedona car nous n’avons toujours pas mangé et nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Doe Mountain. Nous entamons la montée à 17H30 (trail très facile) mais en haut nous sentons que c'est pas le bon endroit pour le coucher de soleil (peut être avons nous eu tord) et le vent est assez froid. Nous préférons redescendre (18H40) et aller le voir du coté de l'aéroport (airport overlook). A vrai dire cela ne nous a pas emballé plus que ca... Retour a l'hôtel et dodo

Soldier Pass Trail (2 photos dont la crypte), Schnebly road de Merry-go-round

Montezuma Well, Montezuma Castle

Doe Mountain

Airport overlook (coucher de soleil)
Mardi 27 Mai 2008 :
Lever à 7H pour aller faire Devils Bridge (rando conseillée par la femme de l'hotel et que je trouvais déjà sympa sur internet). Cette rando très courte (1H) est une bonne surprise et le pont de pierre est grandiose (surtout lorsqu'on monte dessus). Après cet échauffement, nous partons faire le trail de Bear Mountain à 10H. La montée est dure et il nous faut 2H40 pour atteindre le sommet. Petite déception en haut car la végétation dense ne permet pas d'avoir de beaux points de vue (mise à part sur les San Francisco mountains eneigés). Heureusement, les 3 canyons surplombés durant la rando sont très jolis. Seulement 1H30 est nécessaire pour redescendre (ce qui fait quand même un total de 4H30 avec les 20 minutes passées au sommet). Nous mangeons au Macdo à 15H. Il est trop tard pour faire Submarine rock, nous allons donc directement au Slide Rock State Park à 16H30 pour nous baigner pensions nous....ça sera sans nous finalement, l'eau est vraiment trop froide (elle ne dépasse pas les 65°F durant l'année). L'endroit est quand même agréable lorsqu'il fait chaud. Nous repartons à 17H30 en direction de Crescent Moon, non sans avoir fait quelques photos au Midgely Bridge surplombant la Oak Creek. Arrivés à 18H15 à Crescent Moon (délestés de 8$ pour y rentrer), nous faisons des photos de Cathedral Rock avec réflexion sur la Oak Creek. On essaie différents endroits pour les prises de vue mais finalement le premier endroit (juste a gauche de l'entrée) était le bon et les autres prises sont moins bonnes. Juste avant le sunset, Cathedral Rock s'illumine en rouge pendant...2 minutes. Il ne fallait pas rater ce moment très court mais incroyable ! Nous mangeons dans un resto mexicain, c'est bon et pas très cher, comme souvent dans les restos mexicains du coin.

Devil's Bridge (2 photos), Bear Mountain (1 photo)

Bear Mountain (1 photo), Slide Rock State Park, Midgely Bridge

Cathedral Rock de Crescent Moon (2 photos)
Mercredi 28 Mai 2008 :
Nous sommes au départ de Fay Canyon à 9H12, rando sans vraiment de difficulté ni d'intérêt si on ne va pas jusqu'au nid d'aigle au fond a droite du canyon. Celui-ci permet de profiter d'un panorama et d'un calme saisissant. L'arch au début de la rando, accessible par un sentier qui remonte la pente a droite est peu photogénique car trop collé à la falaise et c'est dur de pouvoir prendre du recul. Nous reprenons la voiture pour faire West Fork Oak Creek Trail (début à 12H30). Nous pensons qu'il est préférable de prendre nos chaussures d'eau, Grave erreur car au bout de quelques dizaines de minutes, nous sentons que nos pieds commencent à chauffer sérieusement. Malika préfère rebrousser chemin et je décide de continuer la rando en me fixant un temps limite. J'enchaîne passage dans l'eau, course à pied sur le sentier et pose photo sur la rivière. Au ¾ je vois qu'il ne me reste plus assez de temps. De toute façon, je ne vois pas vraiment de changement depuis le début. Cette rando s'apparente plus à une ballade tranquille le long de la rivière et en sous-bois, qui plus est très agréable. Bref assez à l'opposé de ce que je fais (les ampoules auront eu raison de mon attitude précipitée et je reviens avec les pieds en sang au trailhead). Pendant ce temps, Malika s'est trouvé un coin très agréable... juste derrière les toilettes (suivre un petit sentier pendant 50m) au bord de la Oak Creek. Sans blaguer l'endroit est très propice à la baignade si vous supportez l'eau froide. Il est 14H50 lorsque nous partons en direction de Page. La route menant à Flagstaff est magnifique et un petit arrêt à Oak Creek Vista s'impose (attention au vent). A la sortie de Flagstaff nous faisons les parcs de Sunset Crater et Wupatki National Monument. Sunset Crater est un parc tourné autour du thème des coulées de lave du sunset crater ayant eu lieu il y a 1000 ans. C'est très spectaculaire et le lava flow trail est absolument à faire (30 min). Nous continuons avec Wupatki qui permet de voir 5 ruines pueblo (signifie maison en navajo). Ce sont les plus belles ruines indiennes que nous avons vues et le soleil couchant donne de très belles couleurs. Nous sortons du parc à 19H, ce qui fait que nous arrivons de nuit à Page. Il est 21H. Nous allons manger au Macdo où nous faisons la connaissance de Michael, un suisse, qui entame un séjour de 5 mois aux Etats Unis, son 4e séjour de 5 mois en 4 ans !!. On échange un peu sur nos randos à venir, et michael nous indique comment aller à Alstrom Point. En échange nous lui donnons le moyen d'aller aux Tower of silence (Wahweap hoodoos) en passant par la Cottonwood Canyon road et la BLM 431.
Fay Canyon, West fork oak creek trail (2 photos)
Oak Creek Vista, Sunset Crater (2 photos)
Wupatki National Monument (3 photos)
Jeudi 29 Mai :
Nous nous levons à 6H30 afin d'être à la Paria Ranger Station pour le tirage au sort de « The Wave ». Nous arrivons pour 7H50 (heure de Page), ce qui correspond à 8H50 en Utah. Il y a beaucoup de monde, 61 personnes veulent se partager les 10 places de disponibles. Nous attendons d’être tires au sort, ce qui malheureusement n'arrivera pas. Certaines personnes en sont à leur 5e tirage de suite ! Il y a beaucoup d'allemands (les 3/4), 2 italiens, 2 autres français et quelques américains. Internet est sûrement en train de rendre l'accès à ce site de plus en plus impossible... Nous aidons Michael, notre nouvel ami suisse qui est aussi la, en lui indiquant comment se rendre au White ghosts par le chemin le plus rapide avec carte à l'appui. Nous discutons un peu avec les autres français qui cherchent à se rendre à Wire Pass. Au final, nous prenons beaucoup de retard et nous décidons de reporter la visite des deux Antelope Canyon au lendemain Nous retournons a l'hotel prendre notre petit déjeuner tranquillement et décidons de partir vers Wire Pass Buckskin Gulch. Retour donc vers la paria ranger station mais pressés nous ratons l'entrée de la piste qui mène a Wire Pass (la House Rock Valley road). Nous tentons notre chance par la BLM710 qui après un parcours assez acrobatique nous ramène sur la bonne piste. Nous entamons le trail de Wire Pass à 11h30. Apres presque 1 mile sans intérêt, le canyon se rétrécit spectaculairement. Les falaises drapées forment un slot canyon qui n'excède pas 5m de largeur. Les couleurs des falaises ressortent magnifiquement et les nuages permettent de ne pas écraser la lumière. A la confluence avec Bukskin Gulch, nous décidons de continuer un peu. Les falaises sont plus hautes mais nous nous faisons assez vite une idée de l'endroit après quelques miles. Retour à la voiture aux alentours de 14H30.Il est encore trop tôt pour se rendre à Alstrom Point et nous voulons aller voir les hoodoos de Stud Horse point qui ne sont pas très loin. Nous avons les informations sur les pistes a suivre mais après quelques miles nous nous rendons compte que nous nous éloignons des coordonnées GPS de l'endroit. Heureusement, nous avons le GPS... Fini de rigoler, nous inscrivons dans le GPS les coordonnées des hoodoos et nous allons de piste en piste en se rapprochant du petit drapeau de notre carte gps. Bingo ça y est ! Avec pas mal de difficultés on l'avoue... Nous faisons quelques photos et nous partons à toute vitesse en direction du départ de la piste d'Alstrom Point à Big Water. Nous suivons les indications de Michael qui nous ont pas mal aidés. Nous nous sommes simplement un peu trompé au 2e passage de rochers où la piste disparaît complètement pendant quelques dizaines de mètres. Il est 18h15 lorsque nous arrivons. Le paysage est magnifique et nous commençons à regarder quels seraient les plus beaux points de vue pour le coucher de soleil. Apres quelques essais nous trouvons notre place (de toute façon nous sommes seuls !) et mangeons un peu en attendant. Les photos vues dans certains livres nous incitent à rester jusqu'à 21 heures (heure Utah) mais finalement ces couleurs ne viendront jamais (photos retravaillées par logiciel ?) et la nuit noire tombe subitement ! L'obscurité envahissant le ciel rapidement nous avons une petite crainte sachant qu il y a deux passages délicats à gérer. Finalement le retour se passe bien (merci la fonction trackback du GPS !). Il est 21h40 (heure Arizona) lorsque nous arrivons à l'hôtel. Au dodo !
Wire Pass Buckskin Gulch (4 photos)
Wire Pass Buckskin Gulch, Stud Horse Point (2 photos)
Alstrom Point (coucher de soleil sur le lac Powell)
Vendredi 30 Mai :
Nous nous levons à 6H20 pou retenter notre chance pour The Wave. Cette fois-ci nous ne sommes « que » 46. Beaucoup de gens sont la pour la 2e fois et la lutte s'annonce rude. Nous avons les numéros 22 et 23 (on a deux numéros lorsqu'on participe pour la 2e fois d'affilée) La 4e boule qui sort est le 22 !! Comme je ne suis pas très expansif, je ne réagis pas à l'annonce de notre boule et ma chérie a un doute, mais à l'annonce de notre nom, elle pousse un cri de joie. Ca y est on va pouvoir faire « The Wave » ! Nous récupérons le permis du lendemain, ainsi que celui pour Coyote Butte South du surlendemain que l'on avait pris par internet. Nous allons maintenant faire le 2e joyaux de la région de Page : Antelope Canyon. Nous commençons Lower Antelope Canyon en premier vers 9H15. A 10H nous sortons déjà car celui ci est très étroit et nous devons nous plier à ce que fait le gars devant nous... et c'est très rageant de devoir attendre que celui-ci prenne sa photo ! Les couleurs furent en tous cas très belles et on ne le savait pas encore l'endroit fût très calme... Nous allons directement en face, au Upper Antelope Canyon et prenons notre ticket pour la visite de 11H. Ce n'est pas forcement la meilleure heure (12H est préférable) mais au moins le flot de gens qui sont partis a 10H et qui reviennent vers la sortie du canyon pendant que nous le faisons est moins important et donc moins gênant pour notre visite. Dès le début on sent que ça va être la foire. Des photographes partout et dans tous les sens. Il faut jouer sur les prises de vue pour ne pas avoir en permanence un bras, un pied, une tête sur la photo... Ca en devient amusant tellement c'est enrageant. Mais cela n'enlève rien a la beauté du lieu. Un couple de français, croisé la veille dans Wire Pass, nous avait déconseillé d'y aller et prétendait que Wire Pass était aussi beau. Heureusement qu'on ne les avait pas écouté ! Les effets de lumière sur les roches et le sable sont sublimes. De plus, Wally, notre chauffeur de 4*4 pour Upper Antelope s'est pris pour Schumacher et a adopté une conduite très très sportive dans le sable. On a doublé tous les 4*4 partis avant nous ! Un peu de fun pour ce matin, ça a fait du bien. Nous avons fini la visite vers 13H et cela nous laisse un peu de temps pour nous restaurer...au MacDo. Nous filons ensuite en direction de Lees Ferry à Cathedral Wash pour commencer la rando vers 14H et la finissons à 16H. 2H pile qui donnent un petit goût de « Off the beaten track » et qui permettent de profiter d'un accès calme au Colorado. Nous avons essayé de nous baigner mais l'eau du Colorado est vraiment glaciale. Nous poursuivons vers la plage de Lees Ferry pour voir quelques bateaux passer les rapides de Paria Rifle. Des pêcheurs à la mouche nous offrent un petit spectacle. Nous allons voir aussi le lieu de départ des raft un peu plus loin. Un des organisateurs de ce genre de voyage nous explique qu'il est en train de préparer quelques rafts pour un périple de 13 jours sur le colorado et 220 miles et termine sa conversation par sa haine de G.Bush...Bref c'est assez sympa, sauf lorsqu'on voit les promène-couillons (Zodiac transportant 20 à 30 personnes en moteur), ca donne vraiment pas envie. C'est soit un périple de plusieurs jours à l'aventure, soit rien ! Sur le chemin du retour, la jauge d'essence s'allume, nous allons tomber en panne. Un local nous indique que la station la plus proche est à coté de Lees Ferry (Marble Canyon) ! On a pas le choix, il faut faire demi-tour... Nous perdons pas mal de temps dans l'aventure mais c'est toutefois mieux que de tomber en panne d'essence. Il est donc trop tard pour Horse Shoe Bend mais on s'arrête quand même. En effet, arrivés la bas, tout est dans l'ombre et à contre-jour. Tant pis on reviendra plus tard. On finit la journée au Wal Mart et mangeons au Subway. De retour a l'Hôtel, ma chérie se couche pendant que je prépare la rando de « The Wave » pour le lendemain grâce à l'excellent livre "Photographing the Southwest" (j'avais préféré ne pas la préparer pour ne pas être déçu au cas où on ne serait pas tirés au sort).
Lower Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon
Vue sur le colorado passant dans Marble Canyon depuis le Navajo Bridge, Cathedral Wash avec arrivée sur le Colorado (3 photos)
colorado Cathedral Wash (2 photos), Balanced Rock de Lee's ferry
Plage de Lee's ferry, embarcadère de Lee's ferry
Samedi 31 Mai :
Nous partons de Page vers 8H15 en direction de Coyote Butte North. Arrivés à 9H20, nous entamons le trail qui mène à « The Wave » et qui emprunte au début celui de Wire Pass. La randonnée est plutôt facile mis a part les passages dans le sable mou qui cassent les jambes. Les indications fournies par le BLM sont très bien faîtes et il faut vraiment le faire exprès pour ne pas arriver à The Wave. Nous arrivons à 11H20 au lieu magique et entamons les séances photo. C'est magnifique. Seul Bémol, les autres randonneurs qui ont obtenus le permis sont assez égoïstes et pensent que l'endroit leur appartient (2 personnes mangeaient en plein milieu de The Wave). Au final, il faut savoir placer son appareil photo de façon à éviter les autres car eux ne bougeront pas. Bref, un petit manque de savoir vivre et pas mal d'égoïsme. Nous nous restaurons au peu et nous poursuivons vers « Second Wave », moins impressionnante mais très photogénique aussi. Nous allons jusqu'au bout du plateau et redescendons vers les buttes rouges a l'entrée du Wash appelé Sand Cove. Juste derrière, une nouvelle vague rouge et blanche, toute aussi belle. Nous descendons le Wash et remontons juste avant les narrows par la droite, ce qui nous conduit en dessous de The Wave. Nous entamons alors le chemin du retour et nous avons même plus besoin des indications du BLM puisque nous suivons le trackback du GPS... Nous sommes de retour à 15H en ayant parcourus près de 8 miles et fait beaucoup de photos. A noter au retour que le couvercle en fer de la boite où se trouve le registre de signature in/out du trail a failli me tuer. Un violent coup de vent l'a en effet refermé sur ma tête pendant que je signais...je m'en suis sorti avec une bosse.
Nous nous arrêtons à Lone Rock sur le retour pour voir...5 minutes. L'eau est pas super belle et le panorama avec la centaine de caravanes n'est pas super ! On rentre finalement à l'hôtel pour se reposer. Un petit resto familial mexicain attire notre attention et nous décidons d'aller y dîner. Très bon, comme la plupart des restos mexicains. On se partage des fajitas (2/3, 1/3, :-) )

Coyote Butte North : sur le chemin de the Wave (2 photos)

The wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Main Wave (2 photos), the secret passage

Le plateau de brain rocks au dessus de The Wave, Second Wave

Promontory de la vague rouge et blanche
Vague rouge et blanche (2 photos)
La seconde partie du carnet se trouve ici
Ce deuxième voyage avait pour nous une saveur un peu différente car il venait après celui de la découverte et de l'ébahissement qui était encore tout frais dans nos souvenirs (Août/Septembre 2007). Nous avions décidé cette année de faire un parcours hors des sentiers battus en y incluant majoritairement des endroits peu fréquentés par les touristes (ce qui ne veut pas dire par les locaux...) et permettant de faire un maximum de pistes.
Deuxième option choisie : une plus forte sédentarisation dans la mesure du possible, c'est-à-dire de rester 3-4 jours dans la même zone de découvertes.
Quelques petits renseignements avant de rentrer dans le vif du sujet... Dates du séjour : 24 mai au 15 juin 2008 (22 jours). Nombres de km parcourus en voiture : un peu plus de 6 000 km Nombres d'heures de randonnées : 78 heures (soit beaucoup de kilomètres !) Pistes effectuées : Schnebly road, Dry Creek Road, House Rock Valley Road, five mile mountain road, BLM 431 et Alstrom Point (Page), Valley of the gods, Mulley Point Road (Mexican Hat), Chute Canyon road, Wild Horse Road et Flint Trail (Hanksville), Burr Trail road + strtike valley overlook (Notom Bullfrog Basin road à Boulder), Hole in the rock road, Egypt Road, cottonwood Canyon road (Escalante), BLM 585 (Paria), East 100 North (Kanarraville)

Samedi 24 mai 2008 :
Nous arrivons à LA vers minuit et demi avec 3 heures de retard. Ce n'est pas très grave puisque pour une fois nos baggages arrivent avec notre vol, ce qui est le principal ! Nous filons rapidement récupérer notre voiture qui est un SUV standard, indispensable au vu du parcours à effectuer ! Le loueur nous donne un SUV mais celui ci ne correspond pas vraiment à nos attentes (plutôt du style promenade en ville). On inspecte le parking du loueur dans les moindres recoins et après trois échanges de véhicules, et 1h30..., nous jetons notre dévolu sur un vrai 4X4 de baroudeur : une Jeep LIBERTY :-). Il est désormais presque 3 heures...au dodo (heureusement à coté de l'aéroport) !
Dimanche 25 mai 2008 :
Le lendemain nous nous levons très tot car une longue route nous attend (800 km environ) et nous avons prévu de faire quelques arrêts en route. Le premier est pour faire des courses au Wal Mart (dans lequel on va perdre 2 heures!). Achat primordial de cette année (et que nous recommandons à tout le monde) : une glacière...afin de mettre le coca au frais dans la voiture !
Sur le trajet nous passons par les champs d'éoliennes de Palm Springs (qui servent de décor à plusieurs films hollywoodiens).
Vers midi, nous faisons un détour par le parc de Joshua Tree au nord de Palm Springs. Les Joshua tree sont des arbres qui, par leurs formes, ont fait penser aux premiers pionniers à des croix et lui ont donné par conséquent le nom d'arbre de Jesus (Joshua). Nous pique-niquons rapidement au bord d'un amas de rochers polis faisant penser aux Seychelles. Puis nous faisons la petite randonnée de Hidden Valley, très agréable. Il fait assez frais (paraît il qu'il neigeait encore 3 jours auparavant). Nous zappons Keys View qui était au programme mais la route est encore longue.
Optimistes, nous décidons de passer par des petites routes (Prescott, Jerome, Cottonwood) au lieu de continuer sur la Highway (par Phoenix) car ce trajet, bien que plus long en terme de temps est parait il plus agréable. Cependant, nous faisons fausse route à Prescott dans la Skull Valley (1h de perdue) et effectuons la fin du trajet de nuit...ce qui nous empêche de profiter du parcours...
La fin de trajet est d'ailleurs très éprouvante, la fatigue liée au décalage horaire, ajoutée au manque de sommeil de la nuit passée se faisant sentir. Nous sommes heureux d'arriver à notre hôtel, un days Inn charmant avec piscine jacuzzi. Nous prenons possession de la chambre et nous renseignons sur les différents endroits où dîner un dimanche soir sur la terre à 22h. Autant dire presque nulle part. Nous finissons par trouver un bar restaurant afin de continer notre régime Hamburger. Nous nous couchons aussitôt car une longue journée nous attends le lendemain.

Joshua Tree National Park (3 photos)Lundi 26 mai 2008 :
Lever à 6H45 nous nous hâtons d'aller déjeuner afin de commencer notre première vrai randonnée. Nous arrivons sur Soldier Pass trail à 8H. La randonnée est prévue pour durer 2 H mais nous sommes de retour à la voiture vers 10H40 car nous nous sommes arrêtés pas mal de temps pour faire les photos dans la crypte, ce qui m'a permis de me familiariser avec le trepied que je venais d'acheter ! Nous changeons donc un peu le programme et décidons d'enchaîner avec « Schnebly Road », piste qui part de Sedona et monte vers les Schnebly hills. La piste est dans un état moyen mais des voitures « normales » la font quand même. Nous nous arrêtons dans un premier temps à Merry-go-round pour escalader la première butte et profiter du panorama, puis au deux tiers nous faisons une petite rando (qui rejoint la Munds Jack Hot loop) qui permet de prendre un peu de hauteur sur Sedona (1H). Nous décidons de continuer la piste jusqu'au bout, c'est à dire l'intersection avec l'Interstate 17 (il est alors 13H15), ce qui nous permet d'aller voir Montezuma Well (de 14H à 14H30) et Montezuma Castle (de 15H à 15H30). Ces deux endroits sont très intéressants et nous permettent d'avoir une journée complète (rando, piste et culture indienne). Ils méritent vraiment le détour. Un petit repas au burger King de Sedona car nous n’avons toujours pas mangé et nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Doe Mountain. Nous entamons la montée à 17H30 (trail très facile) mais en haut nous sentons que c'est pas le bon endroit pour le coucher de soleil (peut être avons nous eu tord) et le vent est assez froid. Nous préférons redescendre (18H40) et aller le voir du coté de l'aéroport (airport overlook). A vrai dire cela ne nous a pas emballé plus que ca... Retour a l'hôtel et dodo

Soldier Pass Trail (2 photos dont la crypte), Schnebly road de Merry-go-round

Montezuma Well, Montezuma Castle

Doe Mountain

Airport overlook (coucher de soleil)
Mardi 27 Mai 2008 :
Lever à 7H pour aller faire Devils Bridge (rando conseillée par la femme de l'hotel et que je trouvais déjà sympa sur internet). Cette rando très courte (1H) est une bonne surprise et le pont de pierre est grandiose (surtout lorsqu'on monte dessus). Après cet échauffement, nous partons faire le trail de Bear Mountain à 10H. La montée est dure et il nous faut 2H40 pour atteindre le sommet. Petite déception en haut car la végétation dense ne permet pas d'avoir de beaux points de vue (mise à part sur les San Francisco mountains eneigés). Heureusement, les 3 canyons surplombés durant la rando sont très jolis. Seulement 1H30 est nécessaire pour redescendre (ce qui fait quand même un total de 4H30 avec les 20 minutes passées au sommet). Nous mangeons au Macdo à 15H. Il est trop tard pour faire Submarine rock, nous allons donc directement au Slide Rock State Park à 16H30 pour nous baigner pensions nous....ça sera sans nous finalement, l'eau est vraiment trop froide (elle ne dépasse pas les 65°F durant l'année). L'endroit est quand même agréable lorsqu'il fait chaud. Nous repartons à 17H30 en direction de Crescent Moon, non sans avoir fait quelques photos au Midgely Bridge surplombant la Oak Creek. Arrivés à 18H15 à Crescent Moon (délestés de 8$ pour y rentrer), nous faisons des photos de Cathedral Rock avec réflexion sur la Oak Creek. On essaie différents endroits pour les prises de vue mais finalement le premier endroit (juste a gauche de l'entrée) était le bon et les autres prises sont moins bonnes. Juste avant le sunset, Cathedral Rock s'illumine en rouge pendant...2 minutes. Il ne fallait pas rater ce moment très court mais incroyable ! Nous mangeons dans un resto mexicain, c'est bon et pas très cher, comme souvent dans les restos mexicains du coin.

Devil's Bridge (2 photos), Bear Mountain (1 photo)

Bear Mountain (1 photo), Slide Rock State Park, Midgely Bridge

Cathedral Rock de Crescent Moon (2 photos)
Mercredi 28 Mai 2008 :
Nous sommes au départ de Fay Canyon à 9H12, rando sans vraiment de difficulté ni d'intérêt si on ne va pas jusqu'au nid d'aigle au fond a droite du canyon. Celui-ci permet de profiter d'un panorama et d'un calme saisissant. L'arch au début de la rando, accessible par un sentier qui remonte la pente a droite est peu photogénique car trop collé à la falaise et c'est dur de pouvoir prendre du recul. Nous reprenons la voiture pour faire West Fork Oak Creek Trail (début à 12H30). Nous pensons qu'il est préférable de prendre nos chaussures d'eau, Grave erreur car au bout de quelques dizaines de minutes, nous sentons que nos pieds commencent à chauffer sérieusement. Malika préfère rebrousser chemin et je décide de continuer la rando en me fixant un temps limite. J'enchaîne passage dans l'eau, course à pied sur le sentier et pose photo sur la rivière. Au ¾ je vois qu'il ne me reste plus assez de temps. De toute façon, je ne vois pas vraiment de changement depuis le début. Cette rando s'apparente plus à une ballade tranquille le long de la rivière et en sous-bois, qui plus est très agréable. Bref assez à l'opposé de ce que je fais (les ampoules auront eu raison de mon attitude précipitée et je reviens avec les pieds en sang au trailhead). Pendant ce temps, Malika s'est trouvé un coin très agréable... juste derrière les toilettes (suivre un petit sentier pendant 50m) au bord de la Oak Creek. Sans blaguer l'endroit est très propice à la baignade si vous supportez l'eau froide. Il est 14H50 lorsque nous partons en direction de Page. La route menant à Flagstaff est magnifique et un petit arrêt à Oak Creek Vista s'impose (attention au vent). A la sortie de Flagstaff nous faisons les parcs de Sunset Crater et Wupatki National Monument. Sunset Crater est un parc tourné autour du thème des coulées de lave du sunset crater ayant eu lieu il y a 1000 ans. C'est très spectaculaire et le lava flow trail est absolument à faire (30 min). Nous continuons avec Wupatki qui permet de voir 5 ruines pueblo (signifie maison en navajo). Ce sont les plus belles ruines indiennes que nous avons vues et le soleil couchant donne de très belles couleurs. Nous sortons du parc à 19H, ce qui fait que nous arrivons de nuit à Page. Il est 21H. Nous allons manger au Macdo où nous faisons la connaissance de Michael, un suisse, qui entame un séjour de 5 mois aux Etats Unis, son 4e séjour de 5 mois en 4 ans !!. On échange un peu sur nos randos à venir, et michael nous indique comment aller à Alstrom Point. En échange nous lui donnons le moyen d'aller aux Tower of silence (Wahweap hoodoos) en passant par la Cottonwood Canyon road et la BLM 431.
Fay Canyon, West fork oak creek trail (2 photos)
Oak Creek Vista, Sunset Crater (2 photos)
Wupatki National Monument (3 photos)Jeudi 29 Mai :
Nous nous levons à 6H30 afin d'être à la Paria Ranger Station pour le tirage au sort de « The Wave ». Nous arrivons pour 7H50 (heure de Page), ce qui correspond à 8H50 en Utah. Il y a beaucoup de monde, 61 personnes veulent se partager les 10 places de disponibles. Nous attendons d’être tires au sort, ce qui malheureusement n'arrivera pas. Certaines personnes en sont à leur 5e tirage de suite ! Il y a beaucoup d'allemands (les 3/4), 2 italiens, 2 autres français et quelques américains. Internet est sûrement en train de rendre l'accès à ce site de plus en plus impossible... Nous aidons Michael, notre nouvel ami suisse qui est aussi la, en lui indiquant comment se rendre au White ghosts par le chemin le plus rapide avec carte à l'appui. Nous discutons un peu avec les autres français qui cherchent à se rendre à Wire Pass. Au final, nous prenons beaucoup de retard et nous décidons de reporter la visite des deux Antelope Canyon au lendemain Nous retournons a l'hotel prendre notre petit déjeuner tranquillement et décidons de partir vers Wire Pass Buckskin Gulch. Retour donc vers la paria ranger station mais pressés nous ratons l'entrée de la piste qui mène a Wire Pass (la House Rock Valley road). Nous tentons notre chance par la BLM710 qui après un parcours assez acrobatique nous ramène sur la bonne piste. Nous entamons le trail de Wire Pass à 11h30. Apres presque 1 mile sans intérêt, le canyon se rétrécit spectaculairement. Les falaises drapées forment un slot canyon qui n'excède pas 5m de largeur. Les couleurs des falaises ressortent magnifiquement et les nuages permettent de ne pas écraser la lumière. A la confluence avec Bukskin Gulch, nous décidons de continuer un peu. Les falaises sont plus hautes mais nous nous faisons assez vite une idée de l'endroit après quelques miles. Retour à la voiture aux alentours de 14H30.Il est encore trop tôt pour se rendre à Alstrom Point et nous voulons aller voir les hoodoos de Stud Horse point qui ne sont pas très loin. Nous avons les informations sur les pistes a suivre mais après quelques miles nous nous rendons compte que nous nous éloignons des coordonnées GPS de l'endroit. Heureusement, nous avons le GPS... Fini de rigoler, nous inscrivons dans le GPS les coordonnées des hoodoos et nous allons de piste en piste en se rapprochant du petit drapeau de notre carte gps. Bingo ça y est ! Avec pas mal de difficultés on l'avoue... Nous faisons quelques photos et nous partons à toute vitesse en direction du départ de la piste d'Alstrom Point à Big Water. Nous suivons les indications de Michael qui nous ont pas mal aidés. Nous nous sommes simplement un peu trompé au 2e passage de rochers où la piste disparaît complètement pendant quelques dizaines de mètres. Il est 18h15 lorsque nous arrivons. Le paysage est magnifique et nous commençons à regarder quels seraient les plus beaux points de vue pour le coucher de soleil. Apres quelques essais nous trouvons notre place (de toute façon nous sommes seuls !) et mangeons un peu en attendant. Les photos vues dans certains livres nous incitent à rester jusqu'à 21 heures (heure Utah) mais finalement ces couleurs ne viendront jamais (photos retravaillées par logiciel ?) et la nuit noire tombe subitement ! L'obscurité envahissant le ciel rapidement nous avons une petite crainte sachant qu il y a deux passages délicats à gérer. Finalement le retour se passe bien (merci la fonction trackback du GPS !). Il est 21h40 (heure Arizona) lorsque nous arrivons à l'hôtel. Au dodo !
Wire Pass Buckskin Gulch (4 photos)
Wire Pass Buckskin Gulch, Stud Horse Point (2 photos)
Alstrom Point (coucher de soleil sur le lac Powell)Vendredi 30 Mai :
Nous nous levons à 6H20 pou retenter notre chance pour The Wave. Cette fois-ci nous ne sommes « que » 46. Beaucoup de gens sont la pour la 2e fois et la lutte s'annonce rude. Nous avons les numéros 22 et 23 (on a deux numéros lorsqu'on participe pour la 2e fois d'affilée) La 4e boule qui sort est le 22 !! Comme je ne suis pas très expansif, je ne réagis pas à l'annonce de notre boule et ma chérie a un doute, mais à l'annonce de notre nom, elle pousse un cri de joie. Ca y est on va pouvoir faire « The Wave » ! Nous récupérons le permis du lendemain, ainsi que celui pour Coyote Butte South du surlendemain que l'on avait pris par internet. Nous allons maintenant faire le 2e joyaux de la région de Page : Antelope Canyon. Nous commençons Lower Antelope Canyon en premier vers 9H15. A 10H nous sortons déjà car celui ci est très étroit et nous devons nous plier à ce que fait le gars devant nous... et c'est très rageant de devoir attendre que celui-ci prenne sa photo ! Les couleurs furent en tous cas très belles et on ne le savait pas encore l'endroit fût très calme... Nous allons directement en face, au Upper Antelope Canyon et prenons notre ticket pour la visite de 11H. Ce n'est pas forcement la meilleure heure (12H est préférable) mais au moins le flot de gens qui sont partis a 10H et qui reviennent vers la sortie du canyon pendant que nous le faisons est moins important et donc moins gênant pour notre visite. Dès le début on sent que ça va être la foire. Des photographes partout et dans tous les sens. Il faut jouer sur les prises de vue pour ne pas avoir en permanence un bras, un pied, une tête sur la photo... Ca en devient amusant tellement c'est enrageant. Mais cela n'enlève rien a la beauté du lieu. Un couple de français, croisé la veille dans Wire Pass, nous avait déconseillé d'y aller et prétendait que Wire Pass était aussi beau. Heureusement qu'on ne les avait pas écouté ! Les effets de lumière sur les roches et le sable sont sublimes. De plus, Wally, notre chauffeur de 4*4 pour Upper Antelope s'est pris pour Schumacher et a adopté une conduite très très sportive dans le sable. On a doublé tous les 4*4 partis avant nous ! Un peu de fun pour ce matin, ça a fait du bien. Nous avons fini la visite vers 13H et cela nous laisse un peu de temps pour nous restaurer...au MacDo. Nous filons ensuite en direction de Lees Ferry à Cathedral Wash pour commencer la rando vers 14H et la finissons à 16H. 2H pile qui donnent un petit goût de « Off the beaten track » et qui permettent de profiter d'un accès calme au Colorado. Nous avons essayé de nous baigner mais l'eau du Colorado est vraiment glaciale. Nous poursuivons vers la plage de Lees Ferry pour voir quelques bateaux passer les rapides de Paria Rifle. Des pêcheurs à la mouche nous offrent un petit spectacle. Nous allons voir aussi le lieu de départ des raft un peu plus loin. Un des organisateurs de ce genre de voyage nous explique qu'il est en train de préparer quelques rafts pour un périple de 13 jours sur le colorado et 220 miles et termine sa conversation par sa haine de G.Bush...Bref c'est assez sympa, sauf lorsqu'on voit les promène-couillons (Zodiac transportant 20 à 30 personnes en moteur), ca donne vraiment pas envie. C'est soit un périple de plusieurs jours à l'aventure, soit rien ! Sur le chemin du retour, la jauge d'essence s'allume, nous allons tomber en panne. Un local nous indique que la station la plus proche est à coté de Lees Ferry (Marble Canyon) ! On a pas le choix, il faut faire demi-tour... Nous perdons pas mal de temps dans l'aventure mais c'est toutefois mieux que de tomber en panne d'essence. Il est donc trop tard pour Horse Shoe Bend mais on s'arrête quand même. En effet, arrivés la bas, tout est dans l'ombre et à contre-jour. Tant pis on reviendra plus tard. On finit la journée au Wal Mart et mangeons au Subway. De retour a l'Hôtel, ma chérie se couche pendant que je prépare la rando de « The Wave » pour le lendemain grâce à l'excellent livre "Photographing the Southwest" (j'avais préféré ne pas la préparer pour ne pas être déçu au cas où on ne serait pas tirés au sort).
Lower Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon
Vue sur le colorado passant dans Marble Canyon depuis le Navajo Bridge, Cathedral Wash avec arrivée sur le Colorado (3 photos)
colorado Cathedral Wash (2 photos), Balanced Rock de Lee's ferry
Plage de Lee's ferry, embarcadère de Lee's ferrySamedi 31 Mai :
Nous partons de Page vers 8H15 en direction de Coyote Butte North. Arrivés à 9H20, nous entamons le trail qui mène à « The Wave » et qui emprunte au début celui de Wire Pass. La randonnée est plutôt facile mis a part les passages dans le sable mou qui cassent les jambes. Les indications fournies par le BLM sont très bien faîtes et il faut vraiment le faire exprès pour ne pas arriver à The Wave. Nous arrivons à 11H20 au lieu magique et entamons les séances photo. C'est magnifique. Seul Bémol, les autres randonneurs qui ont obtenus le permis sont assez égoïstes et pensent que l'endroit leur appartient (2 personnes mangeaient en plein milieu de The Wave). Au final, il faut savoir placer son appareil photo de façon à éviter les autres car eux ne bougeront pas. Bref, un petit manque de savoir vivre et pas mal d'égoïsme. Nous nous restaurons au peu et nous poursuivons vers « Second Wave », moins impressionnante mais très photogénique aussi. Nous allons jusqu'au bout du plateau et redescendons vers les buttes rouges a l'entrée du Wash appelé Sand Cove. Juste derrière, une nouvelle vague rouge et blanche, toute aussi belle. Nous descendons le Wash et remontons juste avant les narrows par la droite, ce qui nous conduit en dessous de The Wave. Nous entamons alors le chemin du retour et nous avons même plus besoin des indications du BLM puisque nous suivons le trackback du GPS... Nous sommes de retour à 15H en ayant parcourus près de 8 miles et fait beaucoup de photos. A noter au retour que le couvercle en fer de la boite où se trouve le registre de signature in/out du trail a failli me tuer. Un violent coup de vent l'a en effet refermé sur ma tête pendant que je signais...je m'en suis sorti avec une bosse.
Nous nous arrêtons à Lone Rock sur le retour pour voir...5 minutes. L'eau est pas super belle et le panorama avec la centaine de caravanes n'est pas super ! On rentre finalement à l'hôtel pour se reposer. Un petit resto familial mexicain attire notre attention et nous décidons d'aller y dîner. Très bon, comme la plupart des restos mexicains. On se partage des fajitas (2/3, 1/3, :-) )

Coyote Butte North : sur le chemin de the Wave (2 photos)

The wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Wave (2 photos)
The Main Wave (2 photos), the secret passage

Le plateau de brain rocks au dessus de The Wave, Second Wave

Promontory de la vague rouge et blanche
Vague rouge et blanche (2 photos)La seconde partie du carnet se trouve ici
Un seul adjectif de connotation négative de votre choix personnel pour décrire le peuple indien? English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis indien habitant en inde.
Ca m'intrigue de savoir ce que pense la multitude silensieux parmi les voyageurs vocaux, -bien emerveilles ou terribement horrifies-, sur le peuple indien qu'ils rencontre pendant le voyage ici.
Je cherche des reflexions d'une nature saine et sensible, avec un regard objectivement critique, jouant sur la nuance culturelle et la difference subtile.
Si vous pouvez penser a un seul adjectif de connotation negative de votre choix personel pour decrire des indiens, ca sera plus interessant de voir comment l'inde est percue par le monde francophone.
Merci.
Jaydev (jaydev.makwana@yahoo.fr) (jaydevmakwana@hotmail.com)
Je suis indien habitant en inde.
Ca m'intrigue de savoir ce que pense la multitude silensieux parmi les voyageurs vocaux, -bien emerveilles ou terribement horrifies-, sur le peuple indien qu'ils rencontre pendant le voyage ici.
Je cherche des reflexions d'une nature saine et sensible, avec un regard objectivement critique, jouant sur la nuance culturelle et la difference subtile.
Si vous pouvez penser a un seul adjectif de connotation negative de votre choix personel pour decrire des indiens, ca sera plus interessant de voir comment l'inde est percue par le monde francophone.
Merci.
Jaydev (jaydev.makwana@yahoo.fr) (jaydevmakwana@hotmail.com)
Lesotho: tour des parcs nationaux Drakensberg et Sehlabathebe? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de faire une recherche par mots clés sur le forum et il y a plein de questions sur ces endroits mais finalement peu de réponses.
Peut-être que les gens qui ont posé ces questions (il y a souvent qq années) ont maintenant des réponses à apporter, c'est pourquoi je refais un post tout beau tout neuf!
J'ai donc envie de faire un tour au Lesotho en avril. L'idée serait d'y entrer par le Nord ouest ou le Nord, de passer par la route A1 qui passe par Mokhotlong puis de continuer par la A3 puis la A4 jusqu'au PN de Sehlabathebe et de regagner l'Afrique du sud par le Bushman's Neck Pass. (on aura un 4X4) Le but est de voir de beaux paysages, des petits villages et de faire des rando de qq heures.
Ce parcours vous parait-il intéressant? Dans quel état sont les cols et les pistes?
Qqn aurait-il une ou deux rando à recommander?
Enfin, où se situent les plus beaux paysages du Drakensberg: côté Lesotho ou côté Afrique du sud (et dans ce cas, Royal Natal, Cathedral Peak Injasuti ou Giant's Castle)?
Le Lonely Planet ne parle que du Sani Pass: est-il vraiment plus beau que les autres cols?
Voilà, les questions sont assez "pointues", j'espère quand même avoir qq réponses!
Merci d'avance!
Marie
J'ai donc envie de faire un tour au Lesotho en avril. L'idée serait d'y entrer par le Nord ouest ou le Nord, de passer par la route A1 qui passe par Mokhotlong puis de continuer par la A3 puis la A4 jusqu'au PN de Sehlabathebe et de regagner l'Afrique du sud par le Bushman's Neck Pass. (on aura un 4X4) Le but est de voir de beaux paysages, des petits villages et de faire des rando de qq heures.
Ce parcours vous parait-il intéressant? Dans quel état sont les cols et les pistes?
Qqn aurait-il une ou deux rando à recommander?
Enfin, où se situent les plus beaux paysages du Drakensberg: côté Lesotho ou côté Afrique du sud (et dans ce cas, Royal Natal, Cathedral Peak Injasuti ou Giant's Castle)?
Le Lonely Planet ne parle que du Sani Pass: est-il vraiment plus beau que les autres cols?
Voilà, les questions sont assez "pointues", j'espère quand même avoir qq réponses!
Merci d'avance!
Marie
Hébergement à Lisbonne pour octobre? English translation pending
Bonjour,
Petit séjour à Lisbonne courant octobre.
Recherche hébergement sympa, propre, confortable et pas trop cher dans le centre de Lisbonne.
Merci d'avance pour vos suggestions.
Petit séjour à Lisbonne courant octobre.
Recherche hébergement sympa, propre, confortable et pas trop cher dans le centre de Lisbonne.
Merci d'avance pour vos suggestions.
Week-end en amoureux près de Québec? English translation pending
salut!
je cherche un endroit pour faire un petit voyage en voiture avec mon amoureux.
un week end
pres de quebec a 5-6 heures maximum
pas trop cher non plus
hotel au camping mais de préférence un hotel
j'avais penser au maine
donner moi des conseil svp
merci
Conseils sur voyage au Portugal English translation pending
hello! je projete de partir au portugal cet été en voiture avec des copines. quels coins st sympas a voir? y'a t-il des campings pas tro cher aux alentours de porto et lisbonne? quelques conseils et experiences a me faire partager?
Retour sur quatre jours à Lisbonne, en avril 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous étions à la recherche d'une destination à moins de 3h d'avion, où passer quelques jours pendant les vacances d'avril. Lisbonne s'est imposée assez rapidement : ville ni trop grande, ni trop petite, et vols Easyjet très abordables au départ de Nice .... Nous y avons passé quatre jours pleins en famille avec nos filles de 15 et 17 ans.
Pour le logement, nous sommes passés par Booking pour louer un appartement dans le quartier du Chiado .
Petit inconvénient du vol EasyJet, l'horaire tardif. Nous devions atterrir à presque 23 h, heure locale (Au Portugal, il y a une heure d'avance car eux ne trichent pas sur leur fuseau horaire) mais l'avion est parti avec une demi-heure de retard. Cela nous a fait atterrir un peu avant minuit. J’avais lu, notamment sur des guides que les taxistes lisboètes n'ont pas toujours bonne réputation. Là, franchement, rien à dire ! Un policier dispatchait les clients en fonction de la taille des taxis qui se présentaient. J'ai demandé le prix avant de monter, le taxiste m'a répondu que ce serait 19, 20 €, prix correct, je pense, vu l'heure. Il nous a même fait une petite présentation de la ville dans un anglais du même niveau que le mien (vous avez compris 😉).
Il faut compter 20 min pour le centre ville. Cela étant dit, à cette heure là, pas de bouchons évidemment et de plus, notre chauffeur devait être un ancien coureur de formule 1.
Le propriétaire de l'appartement, nous attendait avec le sourire malgré l'heure tardive. Très bel appartement de deux chambres exactement comme sur les photos et qui s'est avéré très bien situé.
Avant de détailler nos quatre jours sur place (3 à Lisbonne et un à Sintra), je donne le lien vers la version complète avec les infos pratiques sur les transports et les quartiers touristiques : www.deparlemonde.com/nos-voyages/lisbonne/
J1 : Le centre historique Première étape de la journée, passer à la station de métro Rossio pour y acheter une carte Viagem avec un Pass 24 h. Il y a des distributeurs et ils sont assez faciles d'utilisation. Le Pass permet de prendre tous les transports pendant 24 h, à partir de la première heure de son activation et est intéressant si on veut prendre un ascenseur ou un funiculaire. Notre logeur nous ayant fourni des cartes (elles coûtent seulement 50 centimes de toute façon), nous n'avons eu qu'à les charger.
Nous allons ensuite à la place Martim Moniz pour prendre le mythique tram 28. L'arrêt se repère facilement, il suffit de chercher un attroupement de touristes. J'avais lu plusieurs fois qu'il valait mieux le prendre au terminus mais on ne doit pas être les seuls à avoir lu le conseil. Finalement l'attente a été raisonnable (surtout par rapport à ce que nous connaitrons le lendemain ... ) et nous sommes montés dans le deuxième tram avec moins de 20 min d'attente. Les tramways sont indissociables de l'image de Lisbonne qu'ils sillonnent depuis plus d'un siècle. Les touristes adorent le tram 28, les pickpockets adorent les poches des touristes, bref, vous avez compris : PRUDENCE !

Nous étions à la recherche d'une destination à moins de 3h d'avion, où passer quelques jours pendant les vacances d'avril. Lisbonne s'est imposée assez rapidement : ville ni trop grande, ni trop petite, et vols Easyjet très abordables au départ de Nice .... Nous y avons passé quatre jours pleins en famille avec nos filles de 15 et 17 ans.
Pour le logement, nous sommes passés par Booking pour louer un appartement dans le quartier du Chiado .
Petit inconvénient du vol EasyJet, l'horaire tardif. Nous devions atterrir à presque 23 h, heure locale (Au Portugal, il y a une heure d'avance car eux ne trichent pas sur leur fuseau horaire) mais l'avion est parti avec une demi-heure de retard. Cela nous a fait atterrir un peu avant minuit. J’avais lu, notamment sur des guides que les taxistes lisboètes n'ont pas toujours bonne réputation. Là, franchement, rien à dire ! Un policier dispatchait les clients en fonction de la taille des taxis qui se présentaient. J'ai demandé le prix avant de monter, le taxiste m'a répondu que ce serait 19, 20 €, prix correct, je pense, vu l'heure. Il nous a même fait une petite présentation de la ville dans un anglais du même niveau que le mien (vous avez compris 😉).
Il faut compter 20 min pour le centre ville. Cela étant dit, à cette heure là, pas de bouchons évidemment et de plus, notre chauffeur devait être un ancien coureur de formule 1.
Le propriétaire de l'appartement, nous attendait avec le sourire malgré l'heure tardive. Très bel appartement de deux chambres exactement comme sur les photos et qui s'est avéré très bien situé.
Avant de détailler nos quatre jours sur place (3 à Lisbonne et un à Sintra), je donne le lien vers la version complète avec les infos pratiques sur les transports et les quartiers touristiques : www.deparlemonde.com/nos-voyages/lisbonne/
J1 : Le centre historique Première étape de la journée, passer à la station de métro Rossio pour y acheter une carte Viagem avec un Pass 24 h. Il y a des distributeurs et ils sont assez faciles d'utilisation. Le Pass permet de prendre tous les transports pendant 24 h, à partir de la première heure de son activation et est intéressant si on veut prendre un ascenseur ou un funiculaire. Notre logeur nous ayant fourni des cartes (elles coûtent seulement 50 centimes de toute façon), nous n'avons eu qu'à les charger.

Nous allons ensuite à la place Martim Moniz pour prendre le mythique tram 28. L'arrêt se repère facilement, il suffit de chercher un attroupement de touristes. J'avais lu plusieurs fois qu'il valait mieux le prendre au terminus mais on ne doit pas être les seuls à avoir lu le conseil. Finalement l'attente a été raisonnable (surtout par rapport à ce que nous connaitrons le lendemain ... ) et nous sommes montés dans le deuxième tram avec moins de 20 min d'attente. Les tramways sont indissociables de l'image de Lisbonne qu'ils sillonnent depuis plus d'un siècle. Les touristes adorent le tram 28, les pickpockets adorent les poches des touristes, bref, vous avez compris : PRUDENCE !

Bilbao & les Bardenas Reales, octobre 2014 English translation pending
Hello,
Cherchant une destination ensoleillée pour y passer quelques jours en automne, j'ai découvert les Bardenas Reales, en Navarre. Aucune hésitation. Ce sont des paysages que j'adore et ça me donne une super opportunité d'inclure Bilbao, ville qui est sur ma wishlist depuis un bout de temps.
Fin juin, les billets d'avion sont achetés pour un séjour début octobre. Les hébergements et la voiture seront réservés bien plus tard. Aucune urgence puisqu'on est hors saison.
Notre itinéraire: J0: vol Bruxelles-Bilbao. Arrivée à Bilbao vers 23h. Nuit à Bilbao, au Silken Grand Domine J1: visite de Bilbao. Nuit à Bilbao, au Silken Grand Domine J2: Randonnée au Saut du Nervion. Nuit à Hedeso, à la Casa Sonrisa J3: Le Défilé du Sobron, El Ciego, Laguardia . Nuit à Tudela à l'Aire de Bardenas J4: Les Bardenas Reales. Nuit à Tudela à l'Aire de Bardenas J5: Olite, Ujué, les Bardenas Reales. Nuit à Tudela à l'Aire de Bardenas J6: route vers Bilbao aéroport. Vol vers Bruxelles en tout début d'après-midi.
Le budget (pour 2 personnes) Avion: 250€ (vol Brusselsairlines) Hébergement: 600€ Voiture: 105€ pour la location via economycarrentals.fr Resto, essence, ....: 350€
Les tops: Le vol des vautours au Saut du Nervion Les paysages des Bardenas Reales La ville de Bilbao La nuit au milieu de nulle part à Hedeso Le vin et les tapas pour les lunchs
Ce qu'on a moins aimé: Rien ... on a juste envie d'y retourner 🙂
Quelques photos pour donner un avant-goût
Bilbao et son Guggenheim Museum

Les vignes de la Rioja

Les Bardenas Reales

La suite arrive très bientôt
Cherchant une destination ensoleillée pour y passer quelques jours en automne, j'ai découvert les Bardenas Reales, en Navarre. Aucune hésitation. Ce sont des paysages que j'adore et ça me donne une super opportunité d'inclure Bilbao, ville qui est sur ma wishlist depuis un bout de temps.
Fin juin, les billets d'avion sont achetés pour un séjour début octobre. Les hébergements et la voiture seront réservés bien plus tard. Aucune urgence puisqu'on est hors saison.
Notre itinéraire: J0: vol Bruxelles-Bilbao. Arrivée à Bilbao vers 23h. Nuit à Bilbao, au Silken Grand Domine J1: visite de Bilbao. Nuit à Bilbao, au Silken Grand Domine J2: Randonnée au Saut du Nervion. Nuit à Hedeso, à la Casa Sonrisa J3: Le Défilé du Sobron, El Ciego, Laguardia . Nuit à Tudela à l'Aire de Bardenas J4: Les Bardenas Reales. Nuit à Tudela à l'Aire de Bardenas J5: Olite, Ujué, les Bardenas Reales. Nuit à Tudela à l'Aire de Bardenas J6: route vers Bilbao aéroport. Vol vers Bruxelles en tout début d'après-midi.
Le budget (pour 2 personnes) Avion: 250€ (vol Brusselsairlines) Hébergement: 600€ Voiture: 105€ pour la location via economycarrentals.fr Resto, essence, ....: 350€
Les tops: Le vol des vautours au Saut du Nervion Les paysages des Bardenas Reales La ville de Bilbao La nuit au milieu de nulle part à Hedeso Le vin et les tapas pour les lunchs
Ce qu'on a moins aimé: Rien ... on a juste envie d'y retourner 🙂
Quelques photos pour donner un avant-goût
Bilbao et son Guggenheim Museum

Les vignes de la Rioja

Les Bardenas Reales

La suite arrive très bientôt
Douze jours en Écosse du 16 au 28 juin 2010 English translation pending
Bonjour,
à tous ceux qui souhaitent réagir et me donner des conseils sur mon itinéraire en Ecosse ce mois de juin prochain.🙂
D'abord, je dois vous dire que nous privilégions la nature et ses paysages époustouflants et que nous avons choisi pour notre première fois en Ecosse, les Highlands. Nous envisageons les îles au cours d'un autre voyage. Nous disposons d'une petite voiture et allons en BandB.
jour 1 : le 16 juin arrivée Edimbourg 18h. Prise du véhicule et hotel près de l'aéroport
jour 2 : le 17 départ tôt d'Edimbourg aéroport, visite du centre de Glasgow, nuit au B&B The Corries à Luss Loch Lomond.
jour 3 : le 18 Luss-Onich. Traversée en ferry Ardgour-Corran. descente jusqu'à Kilchoan. Traverseé en ferry à pied pour aller visiter l'immanquable village de Tobermory. Retour ferry et nuit au Sonachan Hotel côté B&B, au delà de Kilchoan
jour 4 : le 19 balade au phare d'Ardmurchan, sanna Bay, on remonte par la côte jusqu'au sound d'Arisaig, Glenfinann, Fort William (passage). Nuitée au BandB Donan house à Dornie à côté de l'Eilean donan Castle.
jour 5 : le 20 Dornie-Dunvegan (Ile de Skye). Kyle of Lochalsh, Sligachan, The cullins, Taslisker Bay, Nest point, Dunvegan Castle. nuitée BandB The Old Byre
jour 6 : le 21 Dunvegan-Dornie. Kilmuir, Duntulm Castle, Quiraing, Kilt Rock, Old man of storr, Portree. Redescente sur Dornie, nuitée au même BandB Donan House, n'ayant rien trouvé sur Plockton où Kyle of Lochalsh.
jour 7 : le 22 Dornie-Kinlochewe.On prend la magnifique route côtière Lochcarron- Applecross-Shieldaig-Torridon (conseil guide du routard). Band B cher et hôtel hors de prix à Torridon donc nuitéé au BandB Cromasaig à Kinlochewe.
jour 8 : le 23 Kinlochewe-Ullapool. Sur la route Loch Maree, Beinn Eigh, Gairloch, phare Rua Reidh, Laide, Gruinard Isle, Ulllapool. nuitée BandB Dacama à Ullapool.
jour 9 : le 24 Ullapool-Lochinver. Achiltibuie et la péninsule de Coigach le matin . On monte sur Lochinver par la côte. Ensuite l'aprem, boucle suivante: Lochinver_ Ardvreck Castle, Loch Assynt, Kylesku, Nedd, Drumbeg, la plage de Clashnessie, Point of Stoer, retour Lochinver. J'espère que cette boucle est possible dans une demi journée, il est vrai que c'est l'été et qu'on peut traîner jusquà 21 heures...
jour 10 : le 25 Lochinver-Drumnadrochit. On quitte Lochinver et descente direct jusqu'à DrumNadrochit sans passer par la case d'Inverness. Urquart Castle et balade au Glen Affric (si possible). Nuitée au BanB Aslaich.
jour 11 : le 26 Drumnadrochit-Glenco. Parce que ce n'était pas possible à l'aller, le Jacobit train n'étant pas encore ouvert le we, rendez vous 10 h Fort William pour le Jacobit train ente FW et Mallaig, juste pour le plaisir ainsi que la vue sur Loch Morar, loch Nevis et sur l'île de Skye. nuitée dans un BandB près du village de Glenco et du Loch Leven, mais pas encore trouvé !!!
jour 12: le 27 traversée de Glen Coe, Arrêt à Stirling, j'ai cru comprendre qu'une petite visite s'imposait. Arrivée tardive hotel dans Edimbourg.
jour 13 : le 28 petite visite dans Edimbourg jusqu' à 15h maxi car l'avion est à 19h. Merci de m'indiquer le plus joli à voir. Je reviendrai sur Edimbourg ultérieurement pour les îles !!!
J'attends vos commentaires et conseils. J'ai essayé de faire un itinéraire qui se tenait avec pas plus de 200 kms/jour afin de ne pas faire que de la voiture. Si j'ai oublié qqchose, n'hésitez pas.
Par avance MERCI.😉
Un peu d'Eire! English translation pending
Voici le récit de notre séjour dans l' ouest de l' Irlande du 02 au 07 juillet 2009 , une "échappée" de quelques jours entre petites villes et Nature à la découverte d' un pays Adorable !!!
Je rentre peut-être un peu trop dans les détails mais cela nous permet de conserver nos souvenirs intacts 😊... Peut-être pourra t 'il également aider certaines personnes à préparer leur périple là bas .... J' ai essayé de donner à cette intention, pas mal d' infos sur la préparation du parcours avant de rentrer dans les détails de nos visites jour par jour ...
TOUT COMMENCE PAR UN CADEAU D ANNIVERSAIRE :
Début mai 2009 , l' anniv de Ced approche et je n' ai toujours pas trouvé de cadeau 😕 ... Quelques semaines de vacances déja plannifiées en Bretagne pour cet été , mais une bonne petite envie d 'évasion qui me trotte dans la tête mine de rien ...J 'essayerai bien de plannifier une petite échappée à deux pendant ces congés là ...Je farfouille sur le net histoire de me donner des idées ... Juillet est déja pas mal chargé partout ! Jersey : ouais ...bof ...pas bien folichon tout ça ...il appréciera pas spécialement et moi non plus.... Tiens !!! Ryanair propose des vols au départ de Nantes pour l' Irlande !!!! Nantes-Shannon : pile de bons tarifs du 02 au 07 juillet!!! Ok c' est court mais ça permettra de passer quand meme pas mal de temps sur Erdeven après !!!
C' est décidé je lui fais la surprise de l 'emmener au "Pays des Moutons" (tout en me faisant plaisir à moi aussi ) 😎😎!!! Je réserve juste les billets pour le moment et nous deciderons du parcours ensemble plus tard . J' ai également repris contact avec une vieille copine irlandaise que je n' ai pas revu depuis presque 10 ans et on a plannifié de se voir à Galway .Tout s' annonce très bien !
Je trépignais d'impatience de lui offrir son cadeau et lui de le recevoir car il me posait pas mal de questions ! J ai du pourtant lui mettre la puce a l' oreille en lui faisant comprendre qu' on ne passerait pas completement toutes nos vacances en Bretagne mais c'est tout ...
"Ah je te vois venir, me dit-il , tu sais si c'est pour conduire à gauche je peux le faire 😉 !!!" "et un petit we à Jersey je dis pourquoi pas !" (Quoi ????!!! mais comment a t' il su ça 🤪🤪🤪!!!!?? j 'ai pourtant bien pris soin d' effacer tout l' historique de mes recherches sur internet et de n' en parler à personne !!! Mais tu te plantes un chouilla mon grand hi hi hi 😏...) Gênée je lui répond que "euh.. non désolée mais j' ai pas trop les moyens en ce moment et que ben ...non c 'est pas du tout ça" ... Mais je jubile intérieurement sur le fait qu 'il soit persuadé que ce soit Jersey ...
Et je l 'ai laissé croire ça jusqu'au 16 mai , jour de son anniv où je lui ai offert une petite carte couverte de trèfles , "fabriquée maison" sous forme de petit jeu avec des images clichés de l' Irlande à décacheter pour découvrir la destination au fur et à mesure de la lecture . C'était plutot sympa de voir son sourire s 'éclairer lorsqu il découvrait un mouton ou un Leprechaun par-ci par-là !! Très surpris et super content , nous nous mettons déja à rêver sur le pays ...
LA PREPARATION DU PARCOURS ET QUELQUES ADRESSES QUI NOUS ONT ETE UTILES:

La préparation n' a pas été franchement évidente , j' avoue qu' il est assez difficile de plannifier un parcours là bas surtout sur si peu de temps ... Nous nous sommes rendus à la "Maison de l' Irlande", 33 rue de Miromesnil 75008 PARIS pour y prendre plein d' infos. Une personne très sympa nous a reçu et nous a fourni pas mal de brochures , de cartes , et un guide complet des B&B.
Dur de s' y retrouver entre tout ça même après la lecture de quelques carnets de voyages en ligne et recherches sur certains sites (www.sejour-en-irlande.com ou www.terresceltes.net ou encore www.guide-irlande.com).
Entre cette personne de la "Maison de l' Irlande" qui nous affirme que l'on roule parfois en moyenne a 25km/h sur certaines routes, et Googlemaps qui nous indique finalement des temps de trajets assez court et bien ...on nage 🤪!!!...
Et on en a mis du temps a trouver "THE parcours" et c'est grace notamment aux intervenants de www.Voyageforum.com ( Jalan22, Boumbastic, Lilie82 ..) et ceux du forum IRISH PUB du site www.guide-irlande.com ( Celtic Girl, Phil1908, Pitchoune et Caro ) que l'on a reussi à trouver enfin notre bonheur !! Un grand merci à vous tous si vous avez l'ocasion de me lire 😉!!!
Inutile de vouloir trop en faire mais il vaut mieux se concenter sur une région en particulier . Notre arrivée sur Shannon nous a permis de profiter des verts paysages typiques de l' Irlande nous ne souhaitions pas voir Dublin de toutes façons. Voici la carte du parcours effectué (détaillé jour par jour plus tard ):

Vol aller Nantes le 02/07/2009 decollage a 09h30 arrivée Shannon a 10h10
1 Nuit à Clifden 2 nuits à Galway 2 nuits à Killarney
Vol retour Shannon le 07/07/2009 decollage a 15h45 arrivée Nantes a 18h20
Au compteur à l 'arrivée 1300 kms, pas mal de route finalement !!! Tout ça sous un soleil de plomb ... non je déconne évidemment 😛😛😛!!! Un temps plutôt maussade mais de belles éclaircies durant nos balades , ambiance un coup chaleur et un coup fraîcheur constamment .
LE CHOIX DES HEBERGEMENTS :
Non, là j' avoue le camping sous un risque de pluie ça nous attire pas trop 🤪...les hotels proposent des tarifs exhorbitants et les Auberges de Jeunesse sont majoritairement complètes en chambres privées à nos dates et dormir dans un dortoir de 30 personnes séparé de mon homme pour un voyage en amoureux et ben c' est pas mon truc non plus 🤪....
Le B&B , tarif petit dèj inclus à prix très raisonnables souvent ( en moyenne 35 a 45 euros /personne /nuit) est parfait !!!
Nous avons décidé de réserver des B&B en centre ville ou du moins proches, car comme on allait faire pas mal de voiture , la laisser le soir et se balader à pieds nous semblait idéal . Les B&B ont été reservés sur internet à l' avance pour juillet c'est ce que l'on nous avait conseillé de faire . Pas mal d' entres eux affichaient cependant des panneaux "vacancies" une fois sur place mais on ne voulait pas se risquer à ne pas réserver sur si peu de temps ...
Voici les sites de reservations utilisés (pratique si comme moi vous n' aimez pas trop donner votre CB par téléphone ou sur un simple mail non sécurisé) : www.goireland.com et www.Hostelworld.com entre autres . On y paye une garantie d'environ 10% et le reste est a payer sur place .
LES B&B CHOISIS :
CLIFDEN: le KINGSTOWN HOUSE : (www.kingstownhouse.com) Hotel très bien situé au centre ville de Clifden calme et simple, une dizaine de chambres décorées à "l'anglaise", tout le confort nécessaire , chambre somme toute assez petite mais très correcte. Hotes acceuillants , excellent petit dèj pas mal de choix ( pancakes , irish breakfast , assiette de fromages, fruits et céréales ..etc... ). parking gratuit entre 18h00 et 11h30 dans la rue où se situe l hotel sinon parking payant un peu plus haut .
GALWAY: le RONCALLI HOUSE ( www.roncallihouse.com) Situé à 10 /15 minutes a pieds du centre ville . Proche du bord de mer et très au calme . Chambre sympa vue partielle sur la mer . On a apprécié la bouilloire /thé et café dans la chambre . Hotel tenu par un couple de personnes assez agées et charmants . Petit dej avec pas mal de choix également, j' ai juste moyennement apprécié qu' on nous demande la veille quel petit déj on souhaitait pour le lendemain matin ça donne presque l impression de devoir "se presser" et du coup tant pis si on change d' avis le fameux matin ...mais je pense que c'était pour bien faire ! chambre très bien mais salle de bain minuscule ... accueil sympa et parking privé . Très bonne impression générale .
KILLARNEY : le SUNNYBANK B&B (http://www.sunnybankbb.com/) Situé à peine à 3 minutes à pieds du plein centre de Killarney , B&B très propre , chambres spacieuses et modernes .. très bonne salle de bains avec enfin une pomme de douche qui a un bon débit !! Peu de choix au niveau du petit dèj cependant : soit Irish breakfast soit céreales et toasts . Accueil extrêmement chaleureux de Brendan le propriétaire ( on a meme eu le droit a la bise en partant)! mais sa femme reste très en retrait et est très "froide" ( pas un seul bonjour, ni merci ni au revoir, je me demande ce qu'elle fiche ici d' ailleurs...) une dizaine de chambres , hotel calme et moderne . Voie de chemin de fer a coté mais pas gênante du tout .
LA VOITURE :
Je savais qu' il était inutile de louer un 4x4 en Irlande surtout pour une première expérience de conduite à gauche alors on a opté pour une petite voiture un peu en Kit 😉 ( boite à gants qui se décrochait , 1 enjoliveur manquant et les 3 autres "rafistolés maison" et de belles rayures sur le coté ) : la Nissan Micra ! Parfaite pour rouler sur les petites routes et se ranger sur le bas côté pour laisser passer les "gros" . Coffre minuscule mais ok pour 2 petites valises . Bref on a eu un bon prix alors on peut pas se plaindre 😏 ! Voiture réservée auprès de Holidays Autos , récupérée au comptoir de Budget à l'aéroport de Shannon louée de 12h00 à 12h00 malgré nos horaires pour éviter une journée de location en plus .. et bien... on a bien poireauté à l' aller avant de la récuperer ayant attérri a 10h10 et comme on l' a rendu a 12h00 au retour aussi on a re-poireauté jusque 15h00 pour l' embarquement 🤪... Bref on connait par coeur l'aéroport de Shannon maintenant 😉 !!

NOTRE AVIS SUR RYANAIR :
Très bonne compagnie mine de rien, qui n' a pas pourtant forcément très bonne réputation, mais bonne surprise ! Aucun retard sur le vol. Bon accueil . Seule compagnie que je connaisse qui ne donne pas de numéro de sièges attribués et où l'on se place où l' on veut , où les hotesses ne cessent de passer dans la rangée pour vendre des pizzas , hot dogs , le nouveau parfum de Jennifer Lopez et des cartes à gratter pour jouer à la Lotterie de Ryanair !!! Le plus marrant c' est qu' à chaque attérrissage retentit un fulgurant bruit de trompette "TaTa TaTa TaTa !!!!!!!!!!" et là tout le monde applaudit .. Nous, tout ce petit "cirque" nous a fait marrer 😏😏😏!!

LE GUIDE DE VOYAGE :
J' avais acheté le Guide du Routard Irlande 2009 pour l'offrir à Ced en meme temps que ma petite carte d' anniv.. Et bien on l' a trouvé hyper mal foutu ... je ne saurais pas trop quel guide papier conseiller du coup mais pas le GDR 😠🏴☠️!!
Celui pour notre dernier voyage pour l' ouest des USA était précis et bien fait , pas pour tout bien sur, mais a été utile au moins!!! Alors que là .... rien de bien impressionnant , des descriptifs très succincts voire presques érronés par endroits sur les lieux interressants ( exemple la randonnée que nous avons fait au parc national du Connémara est décrite comme se faisant en 2h et assez facile: resultat 3 heures de marche aller retour et ce n' est pas une promenade du dimanche :toute en escaliers de pierres ! ) , des adresses de restos qui sentent un peu l' arnaque et qui ne valent pas le coup ... bref je le déconseille complètement ...
LE PARCOURS JOUR PAR JOUR :
Jeudi 02/07/2009 :
Ouh la la le réveil est dur ce matin , il est 05h00 du mat , on a à peine dormi 4h ayant trainé tard en famille la veille, mais on préfère "partir large" pour l' aéroport quitte à devoir patienter sur place . On arrive à Nantes Atlantique vers 07h00 seulement du coup on prendra un petit café-croissant avec mes parents qui nous ont gentiment emmené ce matin.
Le décollage a lieu à l' heure et on attérri à Shannon à 10h10 sous un temps aussi pluvieux qu' à Nantes , il fait un peu plus frais tout de meme... reste à récuperer les bagages et la voiture .. On poireautera 2 heures dans l'aéroport pour pouvoir la récuperer au centre Budget .
Midi arrive (enfin !) et on découvre notre petite voiture. On bourre tant bien que mal nos 2 valises dans le mini-coffre , quelques bonnes secondes de réaction avant de s'appercevoir qu' on est chacun plantés du mauvais coté pour rentrer dans la voiture ( volant à droite oblige ça perturbe beaucoup au debut 😛!!) , on échange les places conducteur/passager (d'ailleurs on reproduira cette petite danse autour de la voiture de nombreuses fois durant le séjour lors de nos arrêts , se trompant très souvent de côté !) , on branche le GPS en priant pour qu'il fonctionne , on respire bien fort et "Zzzzouuuu Vogue la Galère", direction le Connemara et Clifden 😎!!
Ca fait tout bizarre d 'emprunter notre premier rond-point à l'envers , l' adrénaline monte un peu quand on se retrouve sur quelques "grandes" routes en quittant l 'aéroport , on reste sur la file complètement à gauche qui d'après ce qu'on arrive à assimiler est la voie pour les véhicule plus lents , tout à l'inverse de nous quoi .... En tant que co-pilote je rectifie le tir quand Ced roule trop à gauche et rase de trop près les murets exterieurs.. difficile pour lui d' évaluer la largeur de la voiture de mon coté mais il s'habitue assez vite .. moi j'aurais été morte de trouille de conduire à sa place mais il m' avait bien dit que conduire à gauche ne l' embetait pas !!! 😉
Nous faisons route vers Clifden en passant par Galway , la traversée se fait sans encombres . On décide de s' arreter aux alentours du Lac Corrib un peu avant Oughterard pour aller visiter le "Aughnanure Castle" , toujours sous un temps partiellement humide mais avec de jolies éclaircies . Arrivés au parking du chateau nous sommes accueillis par un chien ma foi fort sympatique qui nous escorte jusqu' à l'entrée du site .


Aughnanure est un vieux chateau du 16ème siècle assez bien conservé qui a gardé pas mal de cachet . L entrée est de 2 ou 3 euros . Nous grimpons dans les étages de la vieille tour , pas grand chose à voir dedans mais ce sont surtout les exterieurs qui sont sympas .
Nous reprenons la route vers Leenane sous une pluie toujours aussi désespérante, mais les paysages parsemés de lacs et peuplés de moutons sont somptueux, les orages grondent au loin et les nuages s'accrochent aux versants des montagnes vertes . Partout des petits torrents s'écoulent en cascades vers la vallée.


Nous arrivons à Leenane , un charmant petit bourg tout coloré aux pied du seul Fjord irlandais que nous avions envie de voir mais le temps n' étant pas avec nous on décide d'aller se mettre à l'abri dans un pub pour déguster notre toute première GUINNESS 🙂!!!
Sous le porche deux petits vieux irlandais édentés rigolent de nous voir arriver trempés et nous saluent au passage . Ils avaient des "trombines" bien typiques et j'aurais bien voulu les photographier mais je n' ai pas osé .. Nous nous installons au comptoir observant le barman tirer notre GUINNESS en plusieures fois . Elle est plutot agréable à boire et nous cale bien l 'estomac . Nous faisons un brin de causette avec un Ecossais de passage ici , attablé à coté de nous .

(On reprend la route toujours sous la pluie en passant près de Letterfarck et l ' Abbaye de Kylemore que l' on apperçoit du bord de le route devant son lac, mais il fait trop sombre pour la photographier et nous y reviendrons demain de toutes façons! )
Sur la route vers Clifden ...
Nous arrivons à Clifden vers 18h30 et prenons possession de notre chambre au Kingstown House en plein centre . On crève de faim et on est explosés ( levés depuis 5h du mat ) . Une bonne douche et on décide de sortir se balader dans cette petite ville très colorée et mignonne . Il y a beaucoup de restaurants et de pubs sur place mais on décide de suivre les conseils de la proprio du B&B qui nous a conseillé le "GUY' S BAR" pour diner .

Tout le monde mange tot vers 18h00 en Irlande et la plupart des restaus ne servent plus après 21h .. On se reboit une petite mousse en terrasse et on profite un peu du soleil qui a décidé de revenir avant d 'entrer déguster un très bon Fish and Chips à l 'interieur . Assez écoeurant sur la fin j'avoue mais le poisson est très frais , ça fait du bien ... On rentre vers 21h à l'hotel et on tombe comme des mouches...
Vendredi 03/07/2009 :
Reveil tranquile vers 08h00 on descend prendre notre excellent petit dèj .. Mon estomac n' apprecie pas trop le sâlé dès le matin , et meme si j'aimerai bien tester l 'Irish Breakfast ( saucisse , lard , oeufs brouillés et beans ) je me régale de délicieux pancakes au sirop d'érable et Ced d' une assiette de fromages. Nous quittons nos hôtes vers 09h00. Au programme ce matin, randonnée dans le Parc National du Connémara ! On a de la chance, le temps est à peu près avec nous , du moins il ne pleut pas c' est l' essentiel 😉!!!
Nous arrivons au parking du NP et enfilons nos chaussures de randos pour entamer l'ascenscion du Diamond Hill . Plusieures pistes s'offrent à nous classées par difficulté/temps de parcours. On a réellement envie d 'aller jusqu'en haut alors on suit la piste rouge . Comme je l' ai dit plus haut le Guide du Routard raconte un peu n' importe quoi . La jaune est effectivement extrêmement facile mais n' apporte pas grand chose , la bleue est moyenne, sympa mais ne va pas très haut et la rouge est assez difficile et le tour complet se fait en 3 heures .

Diamond Hill
C' est superbe nous croisons quelques chevaux au début, et au fur et a mesure de la montée les paysages sont à couper le souffle ( la marche aussi !! 😛 ) avec un panorama sublime sur la vallée , jusqu' à la mer ... De longs pontons en bois ont été aménagés pour passer a travers les zones marécageuses . Par moment nous avons le droit à quelques superbes faisceaux de lumière traversant les nuages pour venir éclairer la lande , ça donne presque une ambiance "religieuse" aux lieux....


Nous sommes suivis par une famille et nous nous faisons vite rattraper par leurs enfants agés à peine d' une dizaine d' années .. mais c' est qu'ils grimpent vite eux!!! Et ils ont la patate dis donc !!!! je sais pas comment ils font car on a déja un peu beaucoup de mal 🤪.... Ils nous abandonnent au début de la piste rouge (ouf l'honneur est sauf !!😛) ... et on continue à grimper vers le sommet malgré le vent qui vient de se lever et le tonnerre qui gronde un peu au loin 🤪...

Je suis ereintée à force de monter ces milliers de marches de pierres , en arrivant au sommet Cedric est assez loin devant et je ne le vois plus , le vent souffle tellement fort que j'arrive meme plus à avancer et il commence à pleuvoir à grosses gouttes...
J' appelle Ced dans un petit élan de panique et entre les rafales de vent il ne peut meme pas m 'entendre , j' arrive au sommet le retrouvant à terre il venait de glisser sur un rocher... Merde ...C'est pas le moment de se blesser 🤪... Et on doit tout redescendre ... On se pose quelques minutes histoire de récuperer un peu , ça va mieux , finalement rien de grave ..On prends quelques clichés d' en haut entre 2 éclaircies avec vue sur la Kylemore Abbey minuscule tout en bas mais le vent nous gifle tellement fort qu' on attend pas plus longtemps pour redescendre de l' autre coté .

Il faut également un assez bon jeu de jambes pour la descente et le vent se calme enfin à mi-parcours . Nous observons le soleil qui glisse et ondule doucement à travers les nuages caressant les vertes prairies dans un mouvement très doux ....Nous regagnons la sortie du parc à travers les marécages où poussent des fleurs appelées "bog cotton" en appercevant quelques moutons perchés tout en equilibre au sommet du mont Diamond.
Un petit arrêt a Letterfrack, "une barre de céréales, une petite GUINNESS et ça repart" 😎!!!
Nous reprenons la route vers Kylemore Abbey , que nous ne visiterons pas mais que l' on peut facilement photographier de la route ou bien en allant se garer au parking un peu plus loin . On attend patiemment les éclaircies avant de shooter mais elles se font très timides 😕...


On se perd un peu sur la péninsule de Renvyle avant de tomber sur une plage magnifique digne des Caraïbes , avec une eau bleu turquoise transparente et du sable très blanc...sublime et étonnante , on ne pensait pas à en trouver de si belles en Irlande !

Nous décidons de reprendre la route vers Galway en passant par la Inagh Valley , superbes lacs, très beaux paysages de collines verdoyantes et à nouveau des moutons partout au milieu des tourbières ...


Nous arrivons à Galway vers 17h00, on trouve le Roncalli House très facilement , contents d 'être aussi bien accueillis, la chambre est très sympa avec vue sur la mer . Un article de journal affiché dans l 'entrée nous apprend que Chelsea Clinton a séjourné là il y a quelques temps et les proprios en sont super fiers!
Hop une bonne petite douche et on part se balader à pieds dans Galway . La ville est sympa , c 'est a priori la 3ème plus grande ville d ' Irlande . On passe à travers une des rues principales "Quay Street" , blindée de Pubs et de monde , ça et là des musiciens font la manche , les rues sont très animées .
Nous ne savons pas trop où diner , il y a tellement de choix !!! On jette quand meme un oeil dans le guide du routard qui parle en bien d' un petit restau appelé le "Fennigans" .. va pour un Irish Stew , le plat typique que l' on avait envie de tester .. Sorte de ragoût de mouton accompagné de pommes de terre , carottes et poireaux, sauce "gravy" ... très lourd à digerer, un bon plat d' hiver qui tient bien au corps quoi !! mais on aura testé au moins 😛!!
Nous rentrons à l'hotel en longeant les quais et observons des pêcheurs à la mouche dans la Corrib River. L' hotel n' est qu 'a 10 /15 minutes à pieds du centre et la balade nous a fait digérer ...
Samedi 04/07/2009 :
Départ vers 09h30 de l' hotel Roncalli après quelques bons pancakes (qui ressemblaient plus à des crêpes d' ailleurs!😛) pour remonter à nouveau vers Clifden et faire un tour sur la fameuse "Sky Road".
Il fait assez beau aujourd 'hui . Le début de la route est très joli , avec de belles petites maisons colorées et fleuries entourées de murets de pierres ou de haies de Fuschias . Nous nous arrêtons pour admirer en contrebas un très beau chateau en ruines ( le Clifden Castle) , et de beaux panoramas sur le bras de mer au loin .


Arrive une bifurcation : upper Sky Road et lower Sky road .. On opte à tort pour lower n' ayant pas assez lu d' infos sur le net dessus avant de partir... Et encore une fois le GDR en parle très peu mis à part dire qu 'elle est très belle , il ne mentionne pas cette bifurcation 😠... Il aurait fallu selon ce que j' ai lu au retour la prendre par en haut 😕!! ... On se retrouve dans des coins assez "crados" sur la fin ...des rochers souillés par les algues avec des vieilles machines d' ostreîculture toutes rouillées ... c 'est moche et tellement décevant.... mais je suis sure que par en haut les paysages sont différents ... à vérifier donc ...
On se paume sur la fin de la route et notre GPS aussi ( on avait oublié de l' actualiser avant le départ 🤪....) On continue de longer la côte pour un arrêt a Roundstone , un petit port de pêche tout tranquile . Un petit snack où l' on poireautera bien 1 heure avant d' être servis alors qu' il n'y avait que 2 autres clients attablés à côté de nous, les serveuses ont l' air débordées et viennent à 3 servir le plat de ces clients sans venir vers nous 😐 😐... mais bon il fait un beau soleil et on se sent bien , assis là en terrasse ...
On reprend la route toujours en longeant la côte , c' est mignon , plein de maisons par-ci par -là , des paysages un peu "lunaires" jonchés de petits rochers au milieu de la verdure et remplis de moutons ...
Nous traversons le parc du chateau de Ballinahinch (sans s' y arrêter vraiment car on ne voulait pas trop trainer on avait RDV avec ma vieille copine irlandaise à Galway ce soir là!) . A la sortie des jardins du chateau nous tombons sur une jolie rivière avec 3 pêcheurs à la mouche , l' ambiance est si paisible... On entend l 'eau couler doucement et se mêler au bruit de la ligne que les pêcheurs font virevolter autour d'eux ...et nous restons là à les observer un petit moment en silence... Cela m'a fait penser au très beau film "2 jours à tuer" de Jean Becker avec Albert Dupontel , il a été tourné en partie dans le Connémara mais je ne sais pas où exactement ...

Des moutons qui surgissent de nulle part juste à côté de nous nous font sortir de notre rêverie et nous reprenons la route vers Galway .

"Ced !!!!!!!!!!!!!!!!!!" "Quoi ??????????????!!!!!!" " Mais tu roules à DROOOOOOOOOITE !!!!!!" " Ah !!!! M... Désolé !!!!" et on reprend vite fait bien fait la voie de gauche ...ouf.....juste à temps ....un conducteur en face de nous nous fait un appel de phares et arrivé à notre hauteur nous fait un signe de la main genre "complètement tarés ceux là" !!!!! Bon ben ça va ..on a pas fait exprès 😊😊😊 ....
On du mal également sur toutes ces petites routes, à comprendre comment on peut atteindre la vitesse maximum autorisée presque partout de 100km/h alors qu 'on arrive à peine à rouler à 60kms/h 😐...
Arrivés à l 'hotel on saute dans la douche et on se prépare pour sortir . Nous avons rendez vous avec Tracy à 19h00 au SKEFF' Bar situé sur la place de Eyesquare . On l' attend en terrasse , je suis un peu anxieuse ... est ce qu 'on va se reconnaitre au bout de presque 10 ans ???... A t 'elle changé ??? J 'observe une fille qui lui ressemble vaguement et qui me regarde bizzarement aussi... mais non ce n 'est pas elle , elle me regarde tout simplement car je dois la regarder avec insistance 😛!!!
On passe le temps à observer la "Faune" d 'un samedi soir à Galway autour de Eyesquare : entre les petits "djeunes" dont le seul membre majeur du groupe a pu aller acheter un pack de bières au supermarché du coin , la fille très rondouillette et déja complètement bourrée qui agiche tout le monde assise sur un banc , maquillée à outrance et vétue d ' une archi-mini-robe rose fluo "à ras du bonbon" et d 'un manteau en fourrure sans manche et qui nous fait bien marrer 😏....et entre toutes ces filles qui sont super pomponnées , tous ces enterrements de vies de jeunes filles au même endroit, on a pas de quoi s'ennuyer !!! On a pas pensé à emmener une tenue de gala dans nos valises, alors habillés très simples on passe bien pour des touristes au final 😏!!
Tracy arrive enfin , toute belle et également bien pomponnée au bras de son ami Steven , on se reconnait aussitôt finalement , grandes ambrassades et on fait les présentations de nos moitiés respectives. On passe une excellente soirée à rigoler et à se raconter nos vieux souvenirs lorsqu' on etait colocataires pendant 4 mois en été 2000 .... Et on enchaîne les pintes de bière chacun payant sa tournée ... On se retrouve vite avec 2 pintes chacun remplies devant nous avant d' avoir pu en finir une seule ...Misère la soirée va être dure 🤪😉...

Mais comment font ils pour boire tout ça et tenir le coup 😮😮😮??? Au bout de 3 pintes on est déja bien guillerets mais ça réenchaine sur de nouvelles tournées 🤪😏 !!! L'ambiance est super sympa on rigole bien, le Pub est rempli et se transforme doucement en boite de nuit. Des amis à eux nous rejoignent et un nouveau tour de table s 'annonce !!! Ouh là là doucement je vois plus très clair moi 😛... Ils décident alors de faire la tournée des Pubs . Il est déja tard , on est claqués et j' avoue que je marchais plus bien droit 😊...en plus on doit se lever tôt demain pour rejoindre Killarney ... On les accompagne jusqu' à Quays Street et puis on se dit au revoir désolés de pas pouvoir tenir la route en promettant de ne surtout pas attendre 10 ans pour se revoir cette fois !!! J ' hallucine encore aujourd'hui sur leur bonne descente !!! On retrouve tous les deux un peu émèchés le chemin de l 'hotel tout de meme et on s' endort très facilement à "Guinness grand G" ..euh ...je veux dire à "Vitesse grand V" 😉!!!
Dimanche 05/07/2009:
Aujourd'hui au planning : Aspirine +++ 😉 et traversée du comté de Clare pour rejoindre le Kerry à travers les paysages typiques du Burren et ses champs de pierres. On s' arrête quelques minutes pour aller visiter les restes d' une vieille chapelle en ruines au bord de la route entourée de pierres tombales et de croix celtes :

Puis nous nous rendons aux "Cliffs of Moher", ces fameuses falaises plutôt impressionnantes qui méritent le détour mais qui sont blindées de monde.... les touristes y affluent par bus entiers .

Nous y passerons une petite heure avant de reprendre la route et s' arreter dans un Pub non loin dans une petite ville sympa que Tracy et Steven nous avaient conseillé : Lehinch . C ' est une petite ville ambiance " balnéaire" avec une grande plage remplie de surfeurs et d' écoles de voile .
Nous reprenons la route pour Killimer afin d 'emprunter le bac , 20 minutes de traversée pour rejoindre Tarbert (bien pratique car cela évite un détour de plus de 2 heures de route !) Ce gain de temps et de Kms mérite bien les 18 euros versés pour monter sur le bac: www.shannonferries.com/timetable/ . Les paysages ne sont pas terribles pendant la traversée , loin de là , mais on a trouvé ce petit phare mignon tout perdu au milieu des usines :

Nous poussons jusqu' à Dingle via un superbe col de montagne appelé "Connor Pass" , superbe de ce que l' on a réussi tout juste à en appercevoir car nous y passons au milieu des nuages et sous des trombes d 'eau 🏴☠️🏴☠️😕.. La route était cerclée de rochers et de cascades . C 'est dommage ça avait l' air sublime ... Arrivés en bas , le temps se calme enfin et nous nous arrêtons en bord de route pour aller câliner 2 superbes poneys :

Nous arrivons à Dingle vers 16h30 , la ville est très mignonne et donne envie de rester à y flâner . Le centre ville est très coloré , rempli de petites boutiques , un petit port de pêche agréable et un arbre sculpté juste à coté de l'église qui attire notre attention : le Trinity Tree .


Tout comme le monstre du Loch Ness en Ecosse , Dingle possède aussi sa petite attraction locale : "Fungie le Dauphin" qui vit là parait-il depuis quelques années . Apres quelques petits achats , un petit arrêt au Murphy's Pub nous reprenons la route vers Killarney .
On trouve sans problème le Sunnybank B&B et nous sommes accueillis chaleureusement par un bon gros pataud de labrador, et Brendan le propriétaire nous ouvre la porte de son très bel hotel avec un grand sourire et nous accueille comme si nous étions des amis de longue date . Ca fait vraiment plaisir et se sent tout de suite comme à la maison 🙂!
Une bonne douche et nos estomacs criants famine on part crapahuter dans Killarney à la recherche d' un petit resto. Le plein centre est à peine a 3 minutes à pieds de l' hôtel . Killarney est une ville qui fait assez "bourgeoise" avec de nombreux hotels de luxe proche des jardins du parc , animée ce soir là on tombe en pleine "foire d'été" , manèges et spectacles de rue un peu partout.
On a du mal à trouver un resto qui nous branche... Brendan nous a conseillé tout simplement le Murphy's pub mais on a envie de changer des pubs un peu ce soir . On trouve un resto qui a l' air pas trop mal le " O' Donoghue's Public House" en fait c' est finalement assez "graillon" . Un groupe de 4 chanteurs s ' installent pendant que nous finissons de diner , et nous embarquent dans une ambiance "chants de marins" irlandais franchement sympa ! Nous restons un petit moment à les écouter puis nous rentrons tranquilement à l 'hotel .
Lundi 06/07/2009:
Nous quittons le Sunnybank ce matin là vers 09h30 pour rejoindre la péninsule de Beara juste au dessous de celle du Kerry , ce fut notre choix de ne pas visiter cette dernière lors de ce ce premier voyage ...
Nous traversons le Parc National de Killarney, et de très beaux paysages s' offrent à nous , remplis de sous bois mousseux arrosés de soleil qui prennent alors une couleur verte presque fluo, quelques petits ruisseaux viennent alimenter de petites casacades .
Un premier arrêt au bord de la route devant un petit chateau en ruines posé là au milieu de nulle part étouffé un peu par de vielles racines, puis ârret au fameux point de vue de "Ladies View", sublime... On attend le soleil quelques minutes en observant de jolis petits rouges-gorges qui viennent nous quémander un peu de nourriture avec insistance et qui n'ont pas froid aux yeux , limite prêts à embarquer dans les voitures garées là !!! Ced leur donne des petits bouts de gateaux lorsque je m' écrie tout à coup : "une éclaircie !! le soleil arrive !!! Sors ton appareil photo !!!" ... tout ça pour un résultat assez sombre ... mais c' est quoi ce pays où il pleut tout le temps 😏😛??? Tant pis pour la photo , mais la vue est superbe et mérite de le voir de ses propres yeux ...


Nous reprenons la route entre Kenmare et Glengariff , celle ci est très belle , remplies de petits lacs entre les montagnes . Continuation de la route vers Adrigole puis nous empruntons un col montagneux qui porte le nom de "Healy Pass" jusque Lauragh. Le paysage est somptueux , c' est une petite route sinueuse toute en lacets et evidemment encore une fois peuplée de moutons !!! Certains sont colorés en bleu rouge ou vert , probablement pour signifier leur appartenance... je sais pas trop (???)... On se fait escorter doucement par toute une famille : le père la mère et le bébé , puis les oncles et tantes qui se rajoutent au groupe et qui bêlent à qui mieux mieux ....
Healy Pass

Nous poursuivons la route vers Castletownbere un peu plus au sud pour aller jeter un coup d' oeil sur les ruines du Dunboy Castle et du Puxley Manor . Pas facile à trouver , c' est super mal indiqué , on apperçoit juste une petite route sur notre gauche avec une entrée qui ressemble un peu à celle d ' une vieille forteresse ... On tente ... On s' attend rééllement à un chateau en ruines mais il est complètement refait à neuf et encore en travaux , en train d' être transformé en hotel de luxe .. On hallucine à nouveau sur les conseils du "super GDR Irlande" (soit disant de 2009 , d ' une précision étonnante 🤪!!!) et qui nous parle d ' un chateau en ruines ....En effet il y a les vieilles ruines de la bâtisse de Dunboy quelques centaines de mètres plus loin mais ça ne ressemble en rien à un chateau mais tout juste 4 murs...en ruines certes ... le Manoir de Puxley s' il était resté en l 'état aurait eu un cachet fou...mais le GDR ne précise pas tout ça ...J ' ai filmé le futur hotel de luxe mais on a meme pas pris la peine de le prendre en photo , on était déçus ...Juste en face subsiste les restes d' une vieille épave de bateau .

Il est 14h00 ... on se tâte .. je meurs d 'envie d' aller voir les ruines du château de Ballycarbery mais c 'est au bout du Ring of Kerry et ça ne semble pas raisonnable du tout de tenter autant de route juste pour ça... Tant pis on fera la péninsule de Kerry en entier le jour où on reviendra en Irlande !!!
A la place nous nous arrêtons dans un petit pub à Kenmare après être repassé par par le "Healy Pass" juste par pur plaisir et décidons d' aller se balader ensuite dans le Parc National de Killarney . Une petite balade ça nous fera du bien ! Mine de rien on a fait pas mal de voiture ce jour encore !
On s 'arrete aux abords du National Parc direction les "Torc Waterfalls", une rando balisée comme pour le Connémara de couleurs jaune, bleue ou rouge en rapport avec la durée et difficulté du parcours . On se contentera de la jaune car il fait presque froid , la rouge est partiellement fermée de toutes façons ... Le sentier est très joli , petite balade très agréable et tranquile en fôret, on atteint vite la cascade assez impressionnante puis on grimpe jusqu' en haut du parc pour la contourner avant de redesendre vers la voiture tout en observant la flore tout autour de nous .


Nous continuons pour rentrer dans le parc côté jardins vers la Muckross House, grosse attraction touristique blindée de monde . C' est certes un très joli parc bien entretenu où passent souvent des calèches ...mais... nos petits moutons et les paysages naturels nous manquent déja....

On termine la journée sur Ross Castle qui est en train de fermer ses portes , on en fait juste le tour vite fait , il fait très gris et le vent est glacial .

Dernière soirée en Irlande , une dernière petite Guinness au Murphy's Bar et nous dînons dans un super petit resto juste en face de celui ci: le CRONIN' S RESTAURANT . Très bon accueil , super bon , on se régale d' un superbe "Seafood Chowder" ( sorte de soupe de poisson mais à base de crème fraîche , de vrais morceaux de poissons et crustacés ...) exquis ! suivi pour moi de cotelettes d 'agneau grillées délicieuses ( et Ced , qui me culpabilise à mort en imittant le bêlement du mouton me voyant me régaler nous qui en avions vu partout auparavant ... mais j' ai craqué 😊😊😊....) . Pour lui ce sera un succulent poisson grillé . Vraiment on se régale et ce n' est franchement pas trop cher .
Mardi 07/07/2009:
Jour du départ 😕 .... On quitte l' hotel vers 09h00 non sans une bise de Brendan, qui m' a tout d' abord surprise mais j' ai trouvé ça rigolo et hyper sympa de sa part, "çai keume ça cuon féai en Fwrance ness pâ 😉 ???" me lance t' il avec une grosse poignée de main chaleureuse pour Ced !
La route est assez monotone jusque Shannon .. On passe à travers Limerick , un mélange entre le style anglais et le type de bâtiments que l' on voit à Roubaix dans le Nord ... Un ville toute en briques rouges....tout bof... On arrive vers 11h30 à l' aéroport pour rendre notre petite voiture et on erre dans les couloirs de Shannon Airport jusqu' au décollage de 15h45 ....Arrivés vers 18h30 à Nantes on retrouve un temps malheureusement tout aussi maussade ...mais on rentre avec plein de belles images en tête , on a vu l 'Irlande tout comme on se l 'imaginait , c' est un pays magnifique et je suis sure qu' on y reviendra !!!
Et cette nuit là devinez évidemment de quoi j' ai rêvé 🙂?????? J' ai rêvé que j' avais adopté un bébé mouton dont je ne n' arrivais absolument pas à retrouver le nom et ça me perturbait beaucoup..... peut être l' avais-je tout simplement appelé "Guinness" qui sait ??? 😛...
Alex et Ced
TOUT COMMENCE PAR UN CADEAU D ANNIVERSAIRE :
Début mai 2009 , l' anniv de Ced approche et je n' ai toujours pas trouvé de cadeau 😕 ... Quelques semaines de vacances déja plannifiées en Bretagne pour cet été , mais une bonne petite envie d 'évasion qui me trotte dans la tête mine de rien ...J 'essayerai bien de plannifier une petite échappée à deux pendant ces congés là ...Je farfouille sur le net histoire de me donner des idées ... Juillet est déja pas mal chargé partout ! Jersey : ouais ...bof ...pas bien folichon tout ça ...il appréciera pas spécialement et moi non plus.... Tiens !!! Ryanair propose des vols au départ de Nantes pour l' Irlande !!!! Nantes-Shannon : pile de bons tarifs du 02 au 07 juillet!!! Ok c' est court mais ça permettra de passer quand meme pas mal de temps sur Erdeven après !!!
C' est décidé je lui fais la surprise de l 'emmener au "Pays des Moutons" (tout en me faisant plaisir à moi aussi ) 😎😎!!! Je réserve juste les billets pour le moment et nous deciderons du parcours ensemble plus tard . J' ai également repris contact avec une vieille copine irlandaise que je n' ai pas revu depuis presque 10 ans et on a plannifié de se voir à Galway .Tout s' annonce très bien !
Je trépignais d'impatience de lui offrir son cadeau et lui de le recevoir car il me posait pas mal de questions ! J ai du pourtant lui mettre la puce a l' oreille en lui faisant comprendre qu' on ne passerait pas completement toutes nos vacances en Bretagne mais c'est tout ...
"Ah je te vois venir, me dit-il , tu sais si c'est pour conduire à gauche je peux le faire 😉 !!!" "et un petit we à Jersey je dis pourquoi pas !" (Quoi ????!!! mais comment a t' il su ça 🤪🤪🤪!!!!?? j 'ai pourtant bien pris soin d' effacer tout l' historique de mes recherches sur internet et de n' en parler à personne !!! Mais tu te plantes un chouilla mon grand hi hi hi 😏...) Gênée je lui répond que "euh.. non désolée mais j' ai pas trop les moyens en ce moment et que ben ...non c 'est pas du tout ça" ... Mais je jubile intérieurement sur le fait qu 'il soit persuadé que ce soit Jersey ...
Et je l 'ai laissé croire ça jusqu'au 16 mai , jour de son anniv où je lui ai offert une petite carte couverte de trèfles , "fabriquée maison" sous forme de petit jeu avec des images clichés de l' Irlande à décacheter pour découvrir la destination au fur et à mesure de la lecture . C'était plutot sympa de voir son sourire s 'éclairer lorsqu il découvrait un mouton ou un Leprechaun par-ci par-là !! Très surpris et super content , nous nous mettons déja à rêver sur le pays ...
LA PREPARATION DU PARCOURS ET QUELQUES ADRESSES QUI NOUS ONT ETE UTILES:
La préparation n' a pas été franchement évidente , j' avoue qu' il est assez difficile de plannifier un parcours là bas surtout sur si peu de temps ... Nous nous sommes rendus à la "Maison de l' Irlande", 33 rue de Miromesnil 75008 PARIS pour y prendre plein d' infos. Une personne très sympa nous a reçu et nous a fourni pas mal de brochures , de cartes , et un guide complet des B&B.
Dur de s' y retrouver entre tout ça même après la lecture de quelques carnets de voyages en ligne et recherches sur certains sites (www.sejour-en-irlande.com ou www.terresceltes.net ou encore www.guide-irlande.com).
Entre cette personne de la "Maison de l' Irlande" qui nous affirme que l'on roule parfois en moyenne a 25km/h sur certaines routes, et Googlemaps qui nous indique finalement des temps de trajets assez court et bien ...on nage 🤪!!!...
Et on en a mis du temps a trouver "THE parcours" et c'est grace notamment aux intervenants de www.Voyageforum.com ( Jalan22, Boumbastic, Lilie82 ..) et ceux du forum IRISH PUB du site www.guide-irlande.com ( Celtic Girl, Phil1908, Pitchoune et Caro ) que l'on a reussi à trouver enfin notre bonheur !! Un grand merci à vous tous si vous avez l'ocasion de me lire 😉!!!
Inutile de vouloir trop en faire mais il vaut mieux se concenter sur une région en particulier . Notre arrivée sur Shannon nous a permis de profiter des verts paysages typiques de l' Irlande nous ne souhaitions pas voir Dublin de toutes façons. Voici la carte du parcours effectué (détaillé jour par jour plus tard ):
Vol aller Nantes le 02/07/2009 decollage a 09h30 arrivée Shannon a 10h10
1 Nuit à Clifden 2 nuits à Galway 2 nuits à Killarney
Vol retour Shannon le 07/07/2009 decollage a 15h45 arrivée Nantes a 18h20
Au compteur à l 'arrivée 1300 kms, pas mal de route finalement !!! Tout ça sous un soleil de plomb ... non je déconne évidemment 😛😛😛!!! Un temps plutôt maussade mais de belles éclaircies durant nos balades , ambiance un coup chaleur et un coup fraîcheur constamment .
LE CHOIX DES HEBERGEMENTS :
Non, là j' avoue le camping sous un risque de pluie ça nous attire pas trop 🤪...les hotels proposent des tarifs exhorbitants et les Auberges de Jeunesse sont majoritairement complètes en chambres privées à nos dates et dormir dans un dortoir de 30 personnes séparé de mon homme pour un voyage en amoureux et ben c' est pas mon truc non plus 🤪....
Le B&B , tarif petit dèj inclus à prix très raisonnables souvent ( en moyenne 35 a 45 euros /personne /nuit) est parfait !!!
Nous avons décidé de réserver des B&B en centre ville ou du moins proches, car comme on allait faire pas mal de voiture , la laisser le soir et se balader à pieds nous semblait idéal . Les B&B ont été reservés sur internet à l' avance pour juillet c'est ce que l'on nous avait conseillé de faire . Pas mal d' entres eux affichaient cependant des panneaux "vacancies" une fois sur place mais on ne voulait pas se risquer à ne pas réserver sur si peu de temps ...
Voici les sites de reservations utilisés (pratique si comme moi vous n' aimez pas trop donner votre CB par téléphone ou sur un simple mail non sécurisé) : www.goireland.com et www.Hostelworld.com entre autres . On y paye une garantie d'environ 10% et le reste est a payer sur place .
LES B&B CHOISIS :
CLIFDEN: le KINGSTOWN HOUSE : (www.kingstownhouse.com) Hotel très bien situé au centre ville de Clifden calme et simple, une dizaine de chambres décorées à "l'anglaise", tout le confort nécessaire , chambre somme toute assez petite mais très correcte. Hotes acceuillants , excellent petit dèj pas mal de choix ( pancakes , irish breakfast , assiette de fromages, fruits et céréales ..etc... ). parking gratuit entre 18h00 et 11h30 dans la rue où se situe l hotel sinon parking payant un peu plus haut .
GALWAY: le RONCALLI HOUSE ( www.roncallihouse.com) Situé à 10 /15 minutes a pieds du centre ville . Proche du bord de mer et très au calme . Chambre sympa vue partielle sur la mer . On a apprécié la bouilloire /thé et café dans la chambre . Hotel tenu par un couple de personnes assez agées et charmants . Petit dej avec pas mal de choix également, j' ai juste moyennement apprécié qu' on nous demande la veille quel petit déj on souhaitait pour le lendemain matin ça donne presque l impression de devoir "se presser" et du coup tant pis si on change d' avis le fameux matin ...mais je pense que c'était pour bien faire ! chambre très bien mais salle de bain minuscule ... accueil sympa et parking privé . Très bonne impression générale .
KILLARNEY : le SUNNYBANK B&B (http://www.sunnybankbb.com/) Situé à peine à 3 minutes à pieds du plein centre de Killarney , B&B très propre , chambres spacieuses et modernes .. très bonne salle de bains avec enfin une pomme de douche qui a un bon débit !! Peu de choix au niveau du petit dèj cependant : soit Irish breakfast soit céreales et toasts . Accueil extrêmement chaleureux de Brendan le propriétaire ( on a meme eu le droit a la bise en partant)! mais sa femme reste très en retrait et est très "froide" ( pas un seul bonjour, ni merci ni au revoir, je me demande ce qu'elle fiche ici d' ailleurs...) une dizaine de chambres , hotel calme et moderne . Voie de chemin de fer a coté mais pas gênante du tout .
LA VOITURE :
Je savais qu' il était inutile de louer un 4x4 en Irlande surtout pour une première expérience de conduite à gauche alors on a opté pour une petite voiture un peu en Kit 😉 ( boite à gants qui se décrochait , 1 enjoliveur manquant et les 3 autres "rafistolés maison" et de belles rayures sur le coté ) : la Nissan Micra ! Parfaite pour rouler sur les petites routes et se ranger sur le bas côté pour laisser passer les "gros" . Coffre minuscule mais ok pour 2 petites valises . Bref on a eu un bon prix alors on peut pas se plaindre 😏 ! Voiture réservée auprès de Holidays Autos , récupérée au comptoir de Budget à l'aéroport de Shannon louée de 12h00 à 12h00 malgré nos horaires pour éviter une journée de location en plus .. et bien... on a bien poireauté à l' aller avant de la récuperer ayant attérri a 10h10 et comme on l' a rendu a 12h00 au retour aussi on a re-poireauté jusque 15h00 pour l' embarquement 🤪... Bref on connait par coeur l'aéroport de Shannon maintenant 😉 !!
NOTRE AVIS SUR RYANAIR :
Très bonne compagnie mine de rien, qui n' a pas pourtant forcément très bonne réputation, mais bonne surprise ! Aucun retard sur le vol. Bon accueil . Seule compagnie que je connaisse qui ne donne pas de numéro de sièges attribués et où l'on se place où l' on veut , où les hotesses ne cessent de passer dans la rangée pour vendre des pizzas , hot dogs , le nouveau parfum de Jennifer Lopez et des cartes à gratter pour jouer à la Lotterie de Ryanair !!! Le plus marrant c' est qu' à chaque attérrissage retentit un fulgurant bruit de trompette "TaTa TaTa TaTa !!!!!!!!!!" et là tout le monde applaudit .. Nous, tout ce petit "cirque" nous a fait marrer 😏😏😏!!
LE GUIDE DE VOYAGE :
J' avais acheté le Guide du Routard Irlande 2009 pour l'offrir à Ced en meme temps que ma petite carte d' anniv.. Et bien on l' a trouvé hyper mal foutu ... je ne saurais pas trop quel guide papier conseiller du coup mais pas le GDR 😠🏴☠️!!
Celui pour notre dernier voyage pour l' ouest des USA était précis et bien fait , pas pour tout bien sur, mais a été utile au moins!!! Alors que là .... rien de bien impressionnant , des descriptifs très succincts voire presques érronés par endroits sur les lieux interressants ( exemple la randonnée que nous avons fait au parc national du Connémara est décrite comme se faisant en 2h et assez facile: resultat 3 heures de marche aller retour et ce n' est pas une promenade du dimanche :toute en escaliers de pierres ! ) , des adresses de restos qui sentent un peu l' arnaque et qui ne valent pas le coup ... bref je le déconseille complètement ...
LE PARCOURS JOUR PAR JOUR :
Jeudi 02/07/2009 :
Ouh la la le réveil est dur ce matin , il est 05h00 du mat , on a à peine dormi 4h ayant trainé tard en famille la veille, mais on préfère "partir large" pour l' aéroport quitte à devoir patienter sur place . On arrive à Nantes Atlantique vers 07h00 seulement du coup on prendra un petit café-croissant avec mes parents qui nous ont gentiment emmené ce matin.
Le décollage a lieu à l' heure et on attérri à Shannon à 10h10 sous un temps aussi pluvieux qu' à Nantes , il fait un peu plus frais tout de meme... reste à récuperer les bagages et la voiture .. On poireautera 2 heures dans l'aéroport pour pouvoir la récuperer au centre Budget .
Midi arrive (enfin !) et on découvre notre petite voiture. On bourre tant bien que mal nos 2 valises dans le mini-coffre , quelques bonnes secondes de réaction avant de s'appercevoir qu' on est chacun plantés du mauvais coté pour rentrer dans la voiture ( volant à droite oblige ça perturbe beaucoup au debut 😛!!) , on échange les places conducteur/passager (d'ailleurs on reproduira cette petite danse autour de la voiture de nombreuses fois durant le séjour lors de nos arrêts , se trompant très souvent de côté !) , on branche le GPS en priant pour qu'il fonctionne , on respire bien fort et "Zzzzouuuu Vogue la Galère", direction le Connemara et Clifden 😎!!
Ca fait tout bizarre d 'emprunter notre premier rond-point à l'envers , l' adrénaline monte un peu quand on se retrouve sur quelques "grandes" routes en quittant l 'aéroport , on reste sur la file complètement à gauche qui d'après ce qu'on arrive à assimiler est la voie pour les véhicule plus lents , tout à l'inverse de nous quoi .... En tant que co-pilote je rectifie le tir quand Ced roule trop à gauche et rase de trop près les murets exterieurs.. difficile pour lui d' évaluer la largeur de la voiture de mon coté mais il s'habitue assez vite .. moi j'aurais été morte de trouille de conduire à sa place mais il m' avait bien dit que conduire à gauche ne l' embetait pas !!! 😉
Nous faisons route vers Clifden en passant par Galway , la traversée se fait sans encombres . On décide de s' arreter aux alentours du Lac Corrib un peu avant Oughterard pour aller visiter le "Aughnanure Castle" , toujours sous un temps partiellement humide mais avec de jolies éclaircies . Arrivés au parking du chateau nous sommes accueillis par un chien ma foi fort sympatique qui nous escorte jusqu' à l'entrée du site .
Aughnanure est un vieux chateau du 16ème siècle assez bien conservé qui a gardé pas mal de cachet . L entrée est de 2 ou 3 euros . Nous grimpons dans les étages de la vieille tour , pas grand chose à voir dedans mais ce sont surtout les exterieurs qui sont sympas .
Nous reprenons la route vers Leenane sous une pluie toujours aussi désespérante, mais les paysages parsemés de lacs et peuplés de moutons sont somptueux, les orages grondent au loin et les nuages s'accrochent aux versants des montagnes vertes . Partout des petits torrents s'écoulent en cascades vers la vallée.
Nous arrivons à Leenane , un charmant petit bourg tout coloré aux pied du seul Fjord irlandais que nous avions envie de voir mais le temps n' étant pas avec nous on décide d'aller se mettre à l'abri dans un pub pour déguster notre toute première GUINNESS 🙂!!!
Sous le porche deux petits vieux irlandais édentés rigolent de nous voir arriver trempés et nous saluent au passage . Ils avaient des "trombines" bien typiques et j'aurais bien voulu les photographier mais je n' ai pas osé .. Nous nous installons au comptoir observant le barman tirer notre GUINNESS en plusieures fois . Elle est plutot agréable à boire et nous cale bien l 'estomac . Nous faisons un brin de causette avec un Ecossais de passage ici , attablé à coté de nous .
(On reprend la route toujours sous la pluie en passant près de Letterfarck et l ' Abbaye de Kylemore que l' on apperçoit du bord de le route devant son lac, mais il fait trop sombre pour la photographier et nous y reviendrons demain de toutes façons! )
Nous arrivons à Clifden vers 18h30 et prenons possession de notre chambre au Kingstown House en plein centre . On crève de faim et on est explosés ( levés depuis 5h du mat ) . Une bonne douche et on décide de sortir se balader dans cette petite ville très colorée et mignonne . Il y a beaucoup de restaurants et de pubs sur place mais on décide de suivre les conseils de la proprio du B&B qui nous a conseillé le "GUY' S BAR" pour diner .
Tout le monde mange tot vers 18h00 en Irlande et la plupart des restaus ne servent plus après 21h .. On se reboit une petite mousse en terrasse et on profite un peu du soleil qui a décidé de revenir avant d 'entrer déguster un très bon Fish and Chips à l 'interieur . Assez écoeurant sur la fin j'avoue mais le poisson est très frais , ça fait du bien ... On rentre vers 21h à l'hotel et on tombe comme des mouches...
Vendredi 03/07/2009 :
Reveil tranquile vers 08h00 on descend prendre notre excellent petit dèj .. Mon estomac n' apprecie pas trop le sâlé dès le matin , et meme si j'aimerai bien tester l 'Irish Breakfast ( saucisse , lard , oeufs brouillés et beans ) je me régale de délicieux pancakes au sirop d'érable et Ced d' une assiette de fromages. Nous quittons nos hôtes vers 09h00. Au programme ce matin, randonnée dans le Parc National du Connémara ! On a de la chance, le temps est à peu près avec nous , du moins il ne pleut pas c' est l' essentiel 😉!!!
Nous arrivons au parking du NP et enfilons nos chaussures de randos pour entamer l'ascenscion du Diamond Hill . Plusieures pistes s'offrent à nous classées par difficulté/temps de parcours. On a réellement envie d 'aller jusqu'en haut alors on suit la piste rouge . Comme je l' ai dit plus haut le Guide du Routard raconte un peu n' importe quoi . La jaune est effectivement extrêmement facile mais n' apporte pas grand chose , la bleue est moyenne, sympa mais ne va pas très haut et la rouge est assez difficile et le tour complet se fait en 3 heures .
C' est superbe nous croisons quelques chevaux au début, et au fur et a mesure de la montée les paysages sont à couper le souffle ( la marche aussi !! 😛 ) avec un panorama sublime sur la vallée , jusqu' à la mer ... De longs pontons en bois ont été aménagés pour passer a travers les zones marécageuses . Par moment nous avons le droit à quelques superbes faisceaux de lumière traversant les nuages pour venir éclairer la lande , ça donne presque une ambiance "religieuse" aux lieux....
Nous sommes suivis par une famille et nous nous faisons vite rattraper par leurs enfants agés à peine d' une dizaine d' années .. mais c' est qu'ils grimpent vite eux!!! Et ils ont la patate dis donc !!!! je sais pas comment ils font car on a déja un peu beaucoup de mal 🤪.... Ils nous abandonnent au début de la piste rouge (ouf l'honneur est sauf !!😛) ... et on continue à grimper vers le sommet malgré le vent qui vient de se lever et le tonnerre qui gronde un peu au loin 🤪...
Je suis ereintée à force de monter ces milliers de marches de pierres , en arrivant au sommet Cedric est assez loin devant et je ne le vois plus , le vent souffle tellement fort que j'arrive meme plus à avancer et il commence à pleuvoir à grosses gouttes...
J' appelle Ced dans un petit élan de panique et entre les rafales de vent il ne peut meme pas m 'entendre , j' arrive au sommet le retrouvant à terre il venait de glisser sur un rocher... Merde ...C'est pas le moment de se blesser 🤪... Et on doit tout redescendre ... On se pose quelques minutes histoire de récuperer un peu , ça va mieux , finalement rien de grave ..On prends quelques clichés d' en haut entre 2 éclaircies avec vue sur la Kylemore Abbey minuscule tout en bas mais le vent nous gifle tellement fort qu' on attend pas plus longtemps pour redescendre de l' autre coté .
Il faut également un assez bon jeu de jambes pour la descente et le vent se calme enfin à mi-parcours . Nous observons le soleil qui glisse et ondule doucement à travers les nuages caressant les vertes prairies dans un mouvement très doux ....Nous regagnons la sortie du parc à travers les marécages où poussent des fleurs appelées "bog cotton" en appercevant quelques moutons perchés tout en equilibre au sommet du mont Diamond.
Un petit arrêt a Letterfrack, "une barre de céréales, une petite GUINNESS et ça repart" 😎!!!
Nous reprenons la route vers Kylemore Abbey , que nous ne visiterons pas mais que l' on peut facilement photographier de la route ou bien en allant se garer au parking un peu plus loin . On attend patiemment les éclaircies avant de shooter mais elles se font très timides 😕...
On se perd un peu sur la péninsule de Renvyle avant de tomber sur une plage magnifique digne des Caraïbes , avec une eau bleu turquoise transparente et du sable très blanc...sublime et étonnante , on ne pensait pas à en trouver de si belles en Irlande !
Nous décidons de reprendre la route vers Galway en passant par la Inagh Valley , superbes lacs, très beaux paysages de collines verdoyantes et à nouveau des moutons partout au milieu des tourbières ...
Nous arrivons à Galway vers 17h00, on trouve le Roncalli House très facilement , contents d 'être aussi bien accueillis, la chambre est très sympa avec vue sur la mer . Un article de journal affiché dans l 'entrée nous apprend que Chelsea Clinton a séjourné là il y a quelques temps et les proprios en sont super fiers!
Hop une bonne petite douche et on part se balader à pieds dans Galway . La ville est sympa , c 'est a priori la 3ème plus grande ville d ' Irlande . On passe à travers une des rues principales "Quay Street" , blindée de Pubs et de monde , ça et là des musiciens font la manche , les rues sont très animées .
Nous ne savons pas trop où diner , il y a tellement de choix !!! On jette quand meme un oeil dans le guide du routard qui parle en bien d' un petit restau appelé le "Fennigans" .. va pour un Irish Stew , le plat typique que l' on avait envie de tester .. Sorte de ragoût de mouton accompagné de pommes de terre , carottes et poireaux, sauce "gravy" ... très lourd à digerer, un bon plat d' hiver qui tient bien au corps quoi !! mais on aura testé au moins 😛!!
Nous rentrons à l'hotel en longeant les quais et observons des pêcheurs à la mouche dans la Corrib River. L' hotel n' est qu 'a 10 /15 minutes à pieds du centre et la balade nous a fait digérer ...
Samedi 04/07/2009 :
Départ vers 09h30 de l' hotel Roncalli après quelques bons pancakes (qui ressemblaient plus à des crêpes d' ailleurs!😛) pour remonter à nouveau vers Clifden et faire un tour sur la fameuse "Sky Road".
Il fait assez beau aujourd 'hui . Le début de la route est très joli , avec de belles petites maisons colorées et fleuries entourées de murets de pierres ou de haies de Fuschias . Nous nous arrêtons pour admirer en contrebas un très beau chateau en ruines ( le Clifden Castle) , et de beaux panoramas sur le bras de mer au loin .
Arrive une bifurcation : upper Sky Road et lower Sky road .. On opte à tort pour lower n' ayant pas assez lu d' infos sur le net dessus avant de partir... Et encore une fois le GDR en parle très peu mis à part dire qu 'elle est très belle , il ne mentionne pas cette bifurcation 😠... Il aurait fallu selon ce que j' ai lu au retour la prendre par en haut 😕!! ... On se retrouve dans des coins assez "crados" sur la fin ...des rochers souillés par les algues avec des vieilles machines d' ostreîculture toutes rouillées ... c 'est moche et tellement décevant.... mais je suis sure que par en haut les paysages sont différents ... à vérifier donc ...
On se paume sur la fin de la route et notre GPS aussi ( on avait oublié de l' actualiser avant le départ 🤪....) On continue de longer la côte pour un arrêt a Roundstone , un petit port de pêche tout tranquile . Un petit snack où l' on poireautera bien 1 heure avant d' être servis alors qu' il n'y avait que 2 autres clients attablés à côté de nous, les serveuses ont l' air débordées et viennent à 3 servir le plat de ces clients sans venir vers nous 😐 😐... mais bon il fait un beau soleil et on se sent bien , assis là en terrasse ...
On reprend la route toujours en longeant la côte , c' est mignon , plein de maisons par-ci par -là , des paysages un peu "lunaires" jonchés de petits rochers au milieu de la verdure et remplis de moutons ...
Nous traversons le parc du chateau de Ballinahinch (sans s' y arrêter vraiment car on ne voulait pas trop trainer on avait RDV avec ma vieille copine irlandaise à Galway ce soir là!) . A la sortie des jardins du chateau nous tombons sur une jolie rivière avec 3 pêcheurs à la mouche , l' ambiance est si paisible... On entend l 'eau couler doucement et se mêler au bruit de la ligne que les pêcheurs font virevolter autour d'eux ...et nous restons là à les observer un petit moment en silence... Cela m'a fait penser au très beau film "2 jours à tuer" de Jean Becker avec Albert Dupontel , il a été tourné en partie dans le Connémara mais je ne sais pas où exactement ...
Des moutons qui surgissent de nulle part juste à côté de nous nous font sortir de notre rêverie et nous reprenons la route vers Galway .
"Ced !!!!!!!!!!!!!!!!!!" "Quoi ??????????????!!!!!!" " Mais tu roules à DROOOOOOOOOITE !!!!!!" " Ah !!!! M... Désolé !!!!" et on reprend vite fait bien fait la voie de gauche ...ouf.....juste à temps ....un conducteur en face de nous nous fait un appel de phares et arrivé à notre hauteur nous fait un signe de la main genre "complètement tarés ceux là" !!!!! Bon ben ça va ..on a pas fait exprès 😊😊😊 ....
On du mal également sur toutes ces petites routes, à comprendre comment on peut atteindre la vitesse maximum autorisée presque partout de 100km/h alors qu 'on arrive à peine à rouler à 60kms/h 😐...
Arrivés à l 'hotel on saute dans la douche et on se prépare pour sortir . Nous avons rendez vous avec Tracy à 19h00 au SKEFF' Bar situé sur la place de Eyesquare . On l' attend en terrasse , je suis un peu anxieuse ... est ce qu 'on va se reconnaitre au bout de presque 10 ans ???... A t 'elle changé ??? J 'observe une fille qui lui ressemble vaguement et qui me regarde bizzarement aussi... mais non ce n 'est pas elle , elle me regarde tout simplement car je dois la regarder avec insistance 😛!!!
On passe le temps à observer la "Faune" d 'un samedi soir à Galway autour de Eyesquare : entre les petits "djeunes" dont le seul membre majeur du groupe a pu aller acheter un pack de bières au supermarché du coin , la fille très rondouillette et déja complètement bourrée qui agiche tout le monde assise sur un banc , maquillée à outrance et vétue d ' une archi-mini-robe rose fluo "à ras du bonbon" et d 'un manteau en fourrure sans manche et qui nous fait bien marrer 😏....et entre toutes ces filles qui sont super pomponnées , tous ces enterrements de vies de jeunes filles au même endroit, on a pas de quoi s'ennuyer !!! On a pas pensé à emmener une tenue de gala dans nos valises, alors habillés très simples on passe bien pour des touristes au final 😏!!
Tracy arrive enfin , toute belle et également bien pomponnée au bras de son ami Steven , on se reconnait aussitôt finalement , grandes ambrassades et on fait les présentations de nos moitiés respectives. On passe une excellente soirée à rigoler et à se raconter nos vieux souvenirs lorsqu' on etait colocataires pendant 4 mois en été 2000 .... Et on enchaîne les pintes de bière chacun payant sa tournée ... On se retrouve vite avec 2 pintes chacun remplies devant nous avant d' avoir pu en finir une seule ...Misère la soirée va être dure 🤪😉...
Mais comment font ils pour boire tout ça et tenir le coup 😮😮😮??? Au bout de 3 pintes on est déja bien guillerets mais ça réenchaine sur de nouvelles tournées 🤪😏 !!! L'ambiance est super sympa on rigole bien, le Pub est rempli et se transforme doucement en boite de nuit. Des amis à eux nous rejoignent et un nouveau tour de table s 'annonce !!! Ouh là là doucement je vois plus très clair moi 😛... Ils décident alors de faire la tournée des Pubs . Il est déja tard , on est claqués et j' avoue que je marchais plus bien droit 😊...en plus on doit se lever tôt demain pour rejoindre Killarney ... On les accompagne jusqu' à Quays Street et puis on se dit au revoir désolés de pas pouvoir tenir la route en promettant de ne surtout pas attendre 10 ans pour se revoir cette fois !!! J ' hallucine encore aujourd'hui sur leur bonne descente !!! On retrouve tous les deux un peu émèchés le chemin de l 'hotel tout de meme et on s' endort très facilement à "Guinness grand G" ..euh ...je veux dire à "Vitesse grand V" 😉!!!
Dimanche 05/07/2009:
Aujourd'hui au planning : Aspirine +++ 😉 et traversée du comté de Clare pour rejoindre le Kerry à travers les paysages typiques du Burren et ses champs de pierres. On s' arrête quelques minutes pour aller visiter les restes d' une vieille chapelle en ruines au bord de la route entourée de pierres tombales et de croix celtes :
Puis nous nous rendons aux "Cliffs of Moher", ces fameuses falaises plutôt impressionnantes qui méritent le détour mais qui sont blindées de monde.... les touristes y affluent par bus entiers .
Nous y passerons une petite heure avant de reprendre la route et s' arreter dans un Pub non loin dans une petite ville sympa que Tracy et Steven nous avaient conseillé : Lehinch . C ' est une petite ville ambiance " balnéaire" avec une grande plage remplie de surfeurs et d' écoles de voile .
Nous reprenons la route pour Killimer afin d 'emprunter le bac , 20 minutes de traversée pour rejoindre Tarbert (bien pratique car cela évite un détour de plus de 2 heures de route !) Ce gain de temps et de Kms mérite bien les 18 euros versés pour monter sur le bac: www.shannonferries.com/timetable/ . Les paysages ne sont pas terribles pendant la traversée , loin de là , mais on a trouvé ce petit phare mignon tout perdu au milieu des usines :
Nous poussons jusqu' à Dingle via un superbe col de montagne appelé "Connor Pass" , superbe de ce que l' on a réussi tout juste à en appercevoir car nous y passons au milieu des nuages et sous des trombes d 'eau 🏴☠️🏴☠️😕.. La route était cerclée de rochers et de cascades . C 'est dommage ça avait l' air sublime ... Arrivés en bas , le temps se calme enfin et nous nous arrêtons en bord de route pour aller câliner 2 superbes poneys :
Nous arrivons à Dingle vers 16h30 , la ville est très mignonne et donne envie de rester à y flâner . Le centre ville est très coloré , rempli de petites boutiques , un petit port de pêche agréable et un arbre sculpté juste à coté de l'église qui attire notre attention : le Trinity Tree .
Tout comme le monstre du Loch Ness en Ecosse , Dingle possède aussi sa petite attraction locale : "Fungie le Dauphin" qui vit là parait-il depuis quelques années . Apres quelques petits achats , un petit arrêt au Murphy's Pub nous reprenons la route vers Killarney .
On trouve sans problème le Sunnybank B&B et nous sommes accueillis chaleureusement par un bon gros pataud de labrador, et Brendan le propriétaire nous ouvre la porte de son très bel hotel avec un grand sourire et nous accueille comme si nous étions des amis de longue date . Ca fait vraiment plaisir et se sent tout de suite comme à la maison 🙂!
Une bonne douche et nos estomacs criants famine on part crapahuter dans Killarney à la recherche d' un petit resto. Le plein centre est à peine a 3 minutes à pieds de l' hôtel . Killarney est une ville qui fait assez "bourgeoise" avec de nombreux hotels de luxe proche des jardins du parc , animée ce soir là on tombe en pleine "foire d'été" , manèges et spectacles de rue un peu partout.
On a du mal à trouver un resto qui nous branche... Brendan nous a conseillé tout simplement le Murphy's pub mais on a envie de changer des pubs un peu ce soir . On trouve un resto qui a l' air pas trop mal le " O' Donoghue's Public House" en fait c' est finalement assez "graillon" . Un groupe de 4 chanteurs s ' installent pendant que nous finissons de diner , et nous embarquent dans une ambiance "chants de marins" irlandais franchement sympa ! Nous restons un petit moment à les écouter puis nous rentrons tranquilement à l 'hotel .
Lundi 06/07/2009:
Nous quittons le Sunnybank ce matin là vers 09h30 pour rejoindre la péninsule de Beara juste au dessous de celle du Kerry , ce fut notre choix de ne pas visiter cette dernière lors de ce ce premier voyage ...
Nous traversons le Parc National de Killarney, et de très beaux paysages s' offrent à nous , remplis de sous bois mousseux arrosés de soleil qui prennent alors une couleur verte presque fluo, quelques petits ruisseaux viennent alimenter de petites casacades .
Un premier arrêt au bord de la route devant un petit chateau en ruines posé là au milieu de nulle part étouffé un peu par de vielles racines, puis ârret au fameux point de vue de "Ladies View", sublime... On attend le soleil quelques minutes en observant de jolis petits rouges-gorges qui viennent nous quémander un peu de nourriture avec insistance et qui n'ont pas froid aux yeux , limite prêts à embarquer dans les voitures garées là !!! Ced leur donne des petits bouts de gateaux lorsque je m' écrie tout à coup : "une éclaircie !! le soleil arrive !!! Sors ton appareil photo !!!" ... tout ça pour un résultat assez sombre ... mais c' est quoi ce pays où il pleut tout le temps 😏😛??? Tant pis pour la photo , mais la vue est superbe et mérite de le voir de ses propres yeux ...
Nous reprenons la route entre Kenmare et Glengariff , celle ci est très belle , remplies de petits lacs entre les montagnes . Continuation de la route vers Adrigole puis nous empruntons un col montagneux qui porte le nom de "Healy Pass" jusque Lauragh. Le paysage est somptueux , c' est une petite route sinueuse toute en lacets et evidemment encore une fois peuplée de moutons !!! Certains sont colorés en bleu rouge ou vert , probablement pour signifier leur appartenance... je sais pas trop (???)... On se fait escorter doucement par toute une famille : le père la mère et le bébé , puis les oncles et tantes qui se rajoutent au groupe et qui bêlent à qui mieux mieux ....
Nous poursuivons la route vers Castletownbere un peu plus au sud pour aller jeter un coup d' oeil sur les ruines du Dunboy Castle et du Puxley Manor . Pas facile à trouver , c' est super mal indiqué , on apperçoit juste une petite route sur notre gauche avec une entrée qui ressemble un peu à celle d ' une vieille forteresse ... On tente ... On s' attend rééllement à un chateau en ruines mais il est complètement refait à neuf et encore en travaux , en train d' être transformé en hotel de luxe .. On hallucine à nouveau sur les conseils du "super GDR Irlande" (soit disant de 2009 , d ' une précision étonnante 🤪!!!) et qui nous parle d ' un chateau en ruines ....En effet il y a les vieilles ruines de la bâtisse de Dunboy quelques centaines de mètres plus loin mais ça ne ressemble en rien à un chateau mais tout juste 4 murs...en ruines certes ... le Manoir de Puxley s' il était resté en l 'état aurait eu un cachet fou...mais le GDR ne précise pas tout ça ...J ' ai filmé le futur hotel de luxe mais on a meme pas pris la peine de le prendre en photo , on était déçus ...Juste en face subsiste les restes d' une vieille épave de bateau .
Il est 14h00 ... on se tâte .. je meurs d 'envie d' aller voir les ruines du château de Ballycarbery mais c 'est au bout du Ring of Kerry et ça ne semble pas raisonnable du tout de tenter autant de route juste pour ça... Tant pis on fera la péninsule de Kerry en entier le jour où on reviendra en Irlande !!!
A la place nous nous arrêtons dans un petit pub à Kenmare après être repassé par par le "Healy Pass" juste par pur plaisir et décidons d' aller se balader ensuite dans le Parc National de Killarney . Une petite balade ça nous fera du bien ! Mine de rien on a fait pas mal de voiture ce jour encore !
On s 'arrete aux abords du National Parc direction les "Torc Waterfalls", une rando balisée comme pour le Connémara de couleurs jaune, bleue ou rouge en rapport avec la durée et difficulté du parcours . On se contentera de la jaune car il fait presque froid , la rouge est partiellement fermée de toutes façons ... Le sentier est très joli , petite balade très agréable et tranquile en fôret, on atteint vite la cascade assez impressionnante puis on grimpe jusqu' en haut du parc pour la contourner avant de redesendre vers la voiture tout en observant la flore tout autour de nous .
Nous continuons pour rentrer dans le parc côté jardins vers la Muckross House, grosse attraction touristique blindée de monde . C' est certes un très joli parc bien entretenu où passent souvent des calèches ...mais... nos petits moutons et les paysages naturels nous manquent déja....
On termine la journée sur Ross Castle qui est en train de fermer ses portes , on en fait juste le tour vite fait , il fait très gris et le vent est glacial .
Dernière soirée en Irlande , une dernière petite Guinness au Murphy's Bar et nous dînons dans un super petit resto juste en face de celui ci: le CRONIN' S RESTAURANT . Très bon accueil , super bon , on se régale d' un superbe "Seafood Chowder" ( sorte de soupe de poisson mais à base de crème fraîche , de vrais morceaux de poissons et crustacés ...) exquis ! suivi pour moi de cotelettes d 'agneau grillées délicieuses ( et Ced , qui me culpabilise à mort en imittant le bêlement du mouton me voyant me régaler nous qui en avions vu partout auparavant ... mais j' ai craqué 😊😊😊....) . Pour lui ce sera un succulent poisson grillé . Vraiment on se régale et ce n' est franchement pas trop cher .
Mardi 07/07/2009:
Jour du départ 😕 .... On quitte l' hotel vers 09h00 non sans une bise de Brendan, qui m' a tout d' abord surprise mais j' ai trouvé ça rigolo et hyper sympa de sa part, "çai keume ça cuon féai en Fwrance ness pâ 😉 ???" me lance t' il avec une grosse poignée de main chaleureuse pour Ced !
La route est assez monotone jusque Shannon .. On passe à travers Limerick , un mélange entre le style anglais et le type de bâtiments que l' on voit à Roubaix dans le Nord ... Un ville toute en briques rouges....tout bof... On arrive vers 11h30 à l' aéroport pour rendre notre petite voiture et on erre dans les couloirs de Shannon Airport jusqu' au décollage de 15h45 ....Arrivés vers 18h30 à Nantes on retrouve un temps malheureusement tout aussi maussade ...mais on rentre avec plein de belles images en tête , on a vu l 'Irlande tout comme on se l 'imaginait , c' est un pays magnifique et je suis sure qu' on y reviendra !!!
Et cette nuit là devinez évidemment de quoi j' ai rêvé 🙂?????? J' ai rêvé que j' avais adopté un bébé mouton dont je ne n' arrivais absolument pas à retrouver le nom et ça me perturbait beaucoup..... peut être l' avais-je tout simplement appelé "Guinness" qui sait ??? 😛...
Alex et Ced
Air India: nouveaux règlements pour les hôtesses de l'air English translation pending
Entendu une info qui m'a sidérée. Air India veut mettre toutes ses hôtesses en mini-jupes ! Pour ce, ils licencient les femmes non conformes (càd + de 50 kgs) et plus très jeunes, la taille aussi est réglementée...
3 weeks in Bali in 2025
We’ve read it all about Bali: mass tourism, non-stop parties, ferry disasters, the kingdom of “Instagrammers,” pollution, “Bali belly”... But luckily, this island isn’t just about Kuta’s beaches and the Lempuyang Temple.
Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Itinéraire pour 3 semaines au Portugal English translation pending
Bonjour a tous , je prépare un circuit pour mes parents pour leur permettre de visiter le Portugal avec un roadbook que je leur préparerai aux ptits oignons.
Ils partent du Nord de la France et feront tout leur périple avec leur vehicule.
Au Portugal , ils seront 3 semaines completes sur place.
1) Tout d'abord , ils pensent partir le mois de mai . Est-ce que c'est une bonne periode , car ils veulent biensur une bonne meteo ( pas trop chaud , ils n'aiment pas les grosses chaleur et bienentendu pas de pluie !! ) et eviter les périodes d'affluences
2) Ils etaient interréssé pour visiter l'ile de Madere !! Dites moi si c'est possible en bateau et la durée de la traversée , car ils ne veulent pas prendre l'avion ( trop peur de l'avion ) , mais d'apres ce que j'ai regardé ça ferait loin 🙁
3) Et donc, surtout, pour leur périple de 3 semaines , en sachant qu'ils arriveront au Nord du Portugal , quels itinéraires leur serait le mieux adapté pour visiter les incontournables et aussi les petits coins sympa tranquille et authentique , et pour ceux qui ont de bonnes adresses gastronomiques , n'hésitez pas car ils aiment bien les bon ptis resto.
Je m'etais préparé un roadbook quand j'etais parti aux Etas-Unis avec chaque jour le programme des choses a voir et les hôtels déjà réservés a l'avance pour suivre un circuit et ainsi ne pas faire de détours kilometrique . Je veux donc ainsi leur préparer le meme genre , mais biensur , ne connaissant pas du tout le Portugal , j'aurai donc besoin de vos avis , conseils et idées pour pouvoir leur preparer un super voyage afin qu'ils visitent le Portugal mais sans courir biensur tous les jours.
D'avance , je vous remercie pour vos infos , conseils et bonne idées.🙂
1) Tout d'abord , ils pensent partir le mois de mai . Est-ce que c'est une bonne periode , car ils veulent biensur une bonne meteo ( pas trop chaud , ils n'aiment pas les grosses chaleur et bienentendu pas de pluie !! ) et eviter les périodes d'affluences
2) Ils etaient interréssé pour visiter l'ile de Madere !! Dites moi si c'est possible en bateau et la durée de la traversée , car ils ne veulent pas prendre l'avion ( trop peur de l'avion ) , mais d'apres ce que j'ai regardé ça ferait loin 🙁
3) Et donc, surtout, pour leur périple de 3 semaines , en sachant qu'ils arriveront au Nord du Portugal , quels itinéraires leur serait le mieux adapté pour visiter les incontournables et aussi les petits coins sympa tranquille et authentique , et pour ceux qui ont de bonnes adresses gastronomiques , n'hésitez pas car ils aiment bien les bon ptis resto.
Je m'etais préparé un roadbook quand j'etais parti aux Etas-Unis avec chaque jour le programme des choses a voir et les hôtels déjà réservés a l'avance pour suivre un circuit et ainsi ne pas faire de détours kilometrique . Je veux donc ainsi leur préparer le meme genre , mais biensur , ne connaissant pas du tout le Portugal , j'aurai donc besoin de vos avis , conseils et idées pour pouvoir leur preparer un super voyage afin qu'ils visitent le Portugal mais sans courir biensur tous les jours.
D'avance , je vous remercie pour vos infos , conseils et bonne idées.🙂
Retour et impressions après 8 jours à l'Ouest... de l'Ecosse English translation pending
Bonjour à tous !
Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :

Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014 De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.

On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous … Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.

La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.

J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.


Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
(To be continued ...)
Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :

Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014 De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.

On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous … Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.

La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.

J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.


Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
(To be continued ...)
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Article intéressant sur la situation catastrophique de Madagascar English translation pending
un article intéressant qui décrit un peu la débandade depuis 2009 et l'arrivée du pseudo dj au pouvoir,
Déjà que c'était pas rose avant ça en devient épique🤪
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/08/03/corruption-insecurite-et-inflation-les-repercussions-de-la-crise-politique-dans-le-quotidien-des-malgaches_1742054_3212.html#xtor=AL-32280515
Déjà que c'était pas rose avant ça en devient épique🤪
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/08/03/corruption-insecurite-et-inflation-les-repercussions-de-la-crise-politique-dans-le-quotidien-des-malgaches_1742054_3212.html#xtor=AL-32280515
Récit: "Scotland 2009" English translation pending
J'avais laissé un message (http://voyageforum.com/v.f?post=2336675) lorsque je préparais notre voyage....Celui ci a bien eu lieu et je vous propose le récit de notre superbe voyage....
Bonne lecture à tous et n'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques. Je précise aussi qu'on ne détient aucune vérité et que c'est uniquement notre vision 😉
Samedi 1 Août – 18H00, c’est parti (Par Amélie) Le départ est enfin là après 3 mois de préparation intense. Le doute est présent, c'est la 1ère fois que nous partons 3 semaines avec les 3 enfants, dans un pays étranger et sous toile de tente. Le chargement de la voiture s'est bien déroulé et nous récupérons, Mattéo, Lou-Ann et Milo chez leurs grands parents. Direction l'écosse par Nevers, Paris et Calais pour la partie française. Nous avons choisi de rouler la nuit pour permettre aux enfants de dormir. La 1ère étape a lieu à Nevers ou nous nous perdons à la recherche d'un restaurant. Il est 22H00 et le restaurant ferme ses portes, juste après notre départ. Je prends le volant pour une partie du trajet. Malheureusement, un violent orage s'abat sur notre trajet et Josselin doit donc reconduire car à cette vitesse là, nous louperons notre ferry. Les enfants, un peu excités, préfèrent regarder le dessin animé plutôt que de s'endormir. Mattéo puis Milo s'endorment toutefois alors que Lou-Ann lutte. Elle verra donc Paris de nuit avec au loin la Tour Eiffel qui scintille. Après 8 heures de conduite, nous arrivons enfin à Calais. L’essence étant plus cher au Royaume-Uni, nous préférons faire le plein d'essence avant de se rendre au terminal d'embarquement. Il est 04H30 et les enfants sont réveillés. Ils auront dormi moins de 5 heures chacun et on verra que ce manque de sommeil sera fort préjudiciable dans la journée. Une fois le contrôle d'identité effectué (Ne sommes-nous pas dans l'espace communautaire ?), nous patientons longuement avant d'embarquer. Le voyage va être animé, personne ne dort, les enfants courent et les parents sont malades. Afin de passer le temps, Josselin emmène Mattéo et Lou-Ann découvrirent le bateau et notamment la vue depuis le pont. Le vent souffle fort mais les enfants sont joyeux. A cet endroit là, ils distinguent la France d'un coté, l'Angleterre de l'autre. Le jour se lève et il est temps de débarquer à Douvres.
Dimanche 2 Août – Welcome to England (Par Josselin) Nous débarquons en Angleterre et afin de se familiariser avec la conduite à gauche, je pars sur une petite route le long des falaises. Nous nous arrêtons rapidement sur une plage de galet pour faire une petite promenade. Il fait beau et tout le monde a besoin de se dégourdir les jambes. La ballade sera toutefois de courte durée, écourtée par des autochtones affolés, un homme vient de se suicider en se jetant du haut de la falaise. Nous repartons en direction de Douvres et nous déjeunons au dessus du terminal des ferries. Nous sommes sur les White Cliffs et les enfants sont aux anges. Nous traversons Douvres, petite ville typique avec ses maisons de brique, ses pelouses tondues… Nous arrivons au parc de Kearsney, c’est dimanche et l’ambiance est familiale. Sur le plan d’eau, un rassemblement de bateau miniature est organisé. Beaucoup de gens sont présents avec leurs enfants pour déjeuner. Après quelques jeux (et cris), nous souhaitons repartir pour continuer notre trajet. Le départ est houleux, nous avons perdu Lou-Ann et lorsque je la retrouve à coté du 807, je la gifle. Sauf que c’est interdit en Angleterre et une dame arrive en hurlant « It’s forbidden to hang up your child ». Elle menace de prévenir la police. Nous partons donc très rapidement pendant que la dame appelle la police et que ses filles prennent la voiture en photo…Afin de continuer l’esprit serein, nous téléphonons en France pour connaitre les risques encourus. Nous repartons donc en direction de l’Ecosse. Je commence à être très fatigué et pour éviter un accident, Amélie prend le volant. Malheureusement, alors que je me suis endormi, des travaux sur l’autoroute gênent Amélie qui se perd. Une fois notre route retrouvée, les enfants sont excités même en regardant les dessins animés. Nous décidons de stopper le DVD mais mauvaise idée car avec la fatigue et l’énervement, au moment de rebrancher l’appareil, une fumée blanche sort de l’appareil qui est grillé. Dommage car nous sommes le 1er jour et le lecteur devait servir pour les vacances. Nous verrons que cela n’est pas si grave que ca par la suite. Nous arrivons enfin à l’hôtel le long de l’autoroute. Le site est calme et la chambre est très bien pour nous 5. Une fois le repas avalé (dur découverte des prix anglais), nous nous endormons très rapidement pour recharger les batteries
Lundi 3 Août – Scotland, on arrive… (Par Amélie) La nuit a été réparatrice et le moral est au beau fixe, les enfants sont calmes et après un petit déjeuner pris dans la chambre, nous reprenons la route. Nous passons la frontière écossaise et les paysages deviennent de plus en plus intéressants. Plateaux et vallées s’enchainent jusqu’aux abords de Glasgow que nous longeons pour atteindre notre 1er objectif, Falkirk Wheel. Cette roue permet de faire passer les bateaux d’un canal à un autre et a remplacé 11 écluses. La pluie est présente et nous pique-niquons, abrités par le coffre de la voiture. Après avoir regardé le fonctionnement, les enfants s’amusent un long moment dans une aire de jeux. Nous reprenons la route en direction de Stirling. Nous nous promenons dans la vieille ville avec son château, sa prison et son cimetière. Nous avons une superbe vue avec un arc en ciel sur le Monument Wallace. Nous ne visiterons pas le monument, il est tard et nous devons trouver notre camping pour cette 1ère nuit que nous appréhendons surtout que la pluie est toujours présente pour ce 1er jour en Ecosse. Nous nous installons sur une pelouse moelleuse. Les enfants s’amusent avec la trottinette. Après le long trajet, nous nous organisons pour la partie Camping et nous rangeons le coffre. Le diner sera simple avec de la soupe pour nous réchauffer. Au moment de coucher les enfants, nous changeons nos plans. Milo ne peut pas dormir avec son frère et sa sœur car il est trop excité. Il va donc dormir avec nous pour ses vacances. La nuit se passe bien même si Lou-Ann a du mal à rester dans son duvet.

Mardi 4 Août – Concours de cascades (Par Josselin) La pluie nous réveille et nous profitons d’une cabane dans le camping pour déjeuner au sec. Nous partons en direction d’Oban, prochaine étape le long de l’océan. Nous traversons les montagnes déchiquetées et les pentes boisées des Trossachs, 1er parc national en Ecosse. Nous nous arrêtons pour pique-niquer et se promener afin de voir les Falls of Falloch. Les chutes sont petites mais le débit est impressionnant. Nous mangeons abrités par les arbres avec un joli oiseau à nos pieds. Des boutons apparaissent rapidement sur le visage des enfants, nous pensons aux pates mais nous verrons par la suite que ce sont les midges qui ont commencés à nous attaquer. Nous continuons ensuite dans les routes sinueuses de cette région. Les enfants sont obnubilés par les nombreuses cascades qui dévalent les pentes. C’est à celui qui en verra le plus…Milo aussi trouve que c’est « bo ». Après avoir évité un joli renard traversant la route, nous arrivons vers Kilchurn Castle. Nous visitons ce château en ruine pui nous profitons d’une éclairci (il ne pleuvra plus de la journée) pour goûter au pied du château. En repartant, nous tombons nez à nez avec un bélier qui semble avoir plus peur que nous et nous laisse passer. Nous arrivons à Oban et nous longeons une baie pour trouver notre camping qui se trouve au fond de celle-ci. Le terrain bien que pentu est sympa, la vue est admirable. Mattéo profite de la pelouse pour jouer au foot avec un anglais. Nous avons quelques soucis pour gonfler les matelas car il manque les bouchons, nous les retrouverons après un long moment. Le repas du soir pris, nous avons du mal à coucher les enfants qui sont excités. Amélie étant fatigué, elle se joint à eux pour ramener le calme pendant que je profite de la vue pour lire et rédiger le livre, dommage que les bières ne soient pas encore achetées.

Mercredi 5 Août – Passing place & Cornemuse (Par Amélie) Nous repartons après avoir pris le petit-déjeuner dans la tente à cause du vent. Nous traversons Oban qui possède un très joli port. Nous devons rejoindre Fort William. Le long de la route, nous nous arrêtons pour admirer Stalker Castle, château en très bon état sur une ile dans la baie de Benderloch. Nous nous engageons ensuite dans la vallée de Glencoe. Tous nos recherches nous ont parlé de cette vallée et nous ne seront pas déçus. Tout est grandiose, les montagnes s’enchevêtrent les unes après les autres. Nous sommes minuscules sur cette route qui zigzague au milieu de la vallée. Nous faisons une halte au pied des Three Sisters. Il y a même un joueur de cornemuse en habit traditionnel qui joue quand les cars s’arrêtent. Il y a beaucoup de monde et nous ne restons pas, l’aspect « touriste » du site ne nous emballe guère. Dommage car le panorama mérite le détour. Nous continuons et nous prenons ensuite notre 1ère passing place (route simple : single track où pour se croiser, il faut se mettre dans des passing place, distant de 200m environ). Nous sommes dans le Glen Etive et son ambiance particulière. Personnes aux alentours, personne sur la route, c’est ce que nous recherchions et nous sommes servis. Nous longeons la rivière et nous nous arrêtons pour pique-niquer au milieu des rochers. Dommage que les midges s’invitent à notre repas. Nous savons que les midges sont surtout présents dans les milieux humides mais qu’ils ne supportent pas le vent. Heureusement, un léger souffle les fait partir et nous finissons notre repas tranquillement. Nous repartons sur nos pas pour atteindre notre prochaine ballade à savoir Inchree Falls. La promenade au milieu des fougères est courte mais nous pouvons admirer ces chutes dans un bruit énorme. Nous arrivons à Fort William. En avance sur l’horaire prévue, nous en profitons pour aller voir les Neptune’s Stair qui sont sur le Calédonian Canal, canal qui relie via le Loch Ness, la cote côte de la côte ouest. Nous avons de la chance car un voilier est en train de passer les écluses, ce qui nous permet d’en voir le fonctionnement. Nous rejoignons notre camping au pied du Ben Nevis. Le camping est immense mais trop «industriel». Cela nous permettra toutefois d’en profiter le lendemain pour un grand nettoyage. Josselin stresse beaucoup sur les midges. Nous mangeons donc tôt (18h45). Le repas est coupé par l’unique averse de la journée. Nous commençons à nous habituer à ces averses de courte durée. Cela ne nous gênera pas plus que ca pendant le voyage. Nous profitons de la soirée pour jouer avec les enfants sous la tente au Uno. Les caractères des enfants s’affirment dans ce jeu…
Jeudi 6 Août – Midges, I hate you (Par Josselin) Lever pluvieux mais pas grave, nous avons réservé notre matinée pour se reposer et reprendre des forces. Nous profitons des installations du camping, douches (on en avait pris avant quand même !), lave et sèche linge même si pour le 1er passage, nous nous trompons en mettant le linge sale dans le sèche linge, notre anglais n’est pas parfait…Nous profitons aussi de la journée pour aller faire le plein de provisions et d’essence. Nous partons demain sur l’ile de Skye et nous pensons qu’il sera plus difficile de s’approvisionner à ce moment là. Nous sommes surpris de devoir payer un parking pour une grande surface aussi, nous décidons d’aller à Morrison’s où le parking est gratuit. Nous apprendrons par la suite que très souvent en Ecosse, les usagers des parkings peuvent se faire rembourser le ticket de parking s’ils font des courses au supermarché en question. Après un repas à base de salade, nous partons en direction du Glen Nevis. Il pleut et nous nous équipons en conséquence (Kway, bottes & cape de pluie). La promenade est magique. Nous nous imaginons dans le film ‘Gorille dans la brume’ avec un petit chemin, aucun signe de vie humaine, des arbres et de la végétation à perte de vue. Les enfants sautent de pierre en pierre en prenant garde de ne pas tomber dans le ravin ou coule une rivière. Nous arrivons sur un plateau et nous distinguons en face, l’immense cascade que nous souhaitons approcher. Dommage pour nous, j’ai oublié de remettre les piles dans l’appareil photo. Les souvenirs seront donc uniquement dans notre tête. Nous nous approchons de la cascade mais les midges commencent à nous attaquer. Lou-Ann ne sent rien et continue de marcher en tête du groupe, ce qui constitue une très bonne surprise pour nous qui la pensions fainéante. Mattéo lui se gratte la tête, Amélie les jambes. Quand à moi, le stress se transforme en panique, il je suis entouré de midges. Même quand je parle, ils entrent dans ma bouche. Pour Milo qui est sur mon dos, il ne peut rien faire malheureusement. Arrivée au pied de la cascade, la situation devient intenable et nous décidons de rebrousser chemin. Nous essayons de protéger Milo du mieux possible avec mon cheich. Le retour se fait au pas de course. Dommage de ne pas profiter de ces paysages. Arrivée à la voiture, nous savons que nous avons atteint les zones ou il faut se protéger. Nous trouvons du produit sans soucis. Sera-t-il efficace ? Nous en profitons pour traverser la rue piétonne de Fort William qui présente peu d’intérêt. Cela nous permet toutefois de remarquer que les magasins ferment tôt (17H30). Les restaurants commencent à se remplir. Nous goutons en face du Loch Linnhe. En rentrant au camping, Lou-Ann est punie dans la tente, ce qui lui permet d’avaler 4 compotes. Lors du repas en plein air qui suit, elle n’aura bizarrement pas très faim. Nous nous couchons tôt afin d’être en forme pour le lendemain avec en prévision, l’ile de Skye.
Vendredi 7 Août – Skye, la nature à l’état pur (Par Amélie) Le petit déjeuner, malgré un oubli de ma part pour le lait est rapidement avalé sous la tente et nous plions le campement. Nous roulons en direction de Kyle of Lochalsh. A partir d’Invergarry, les paysages deviennent magnifiques. On circule au milieu de montagnes aux sommets verdoyants, de l’herbe, des rochers, aucun d’arbre et un ciel bleu avec des nuages d’un blanc pur. Le loch Cluanie est remarquable. L’herbe est tellement belle qu’on dirait un lit de mousse. En arrivant proche de l’ile de Skye, nous passons devant le panneau ‘Check Your Fuel’. Pas de soucis pour nous, nous avons prévu notre parcours. Mattéo en tant que DJ a choisi Manu Chao pour traverser ce paysage. Lou-Ann et Milo se sont endormi et se réveillent devant le château de Highlander : Eilean Donan Castle. Le soleil tape fort et ce paysage de carte postal nous ravi entre le château, le loch et les montagnes. Les enfants s’amusent entre les rochers. Nous continuons pour trouver une aire de pique-nique. Nous mangeons en face de l’ile. Nous en profitons pour échanger nos expériences avec un couple qui fait le même trajet que nous avec deux enfants. Ils sont en camping car et cela les rassure, nous leur indiquons que pour le moment, nous ne regrettons pas notre choix de toile de tente. Nous arrivons sur l’ile de Skye. Nous remontons toute l’ile. Pour débuter, nous avons une vue dégagée sur les Cuillins grâce à cette journée ensoleillée. Telle que décrite dans les guides, ces montagnes sont majestueuses avec des sommets arides impressionnants. On dirait que ce décor a été découpé à la hache, tellement c’est raide. Nous roulons jusqu’à Portree pour remonter ensuite la péninsule du Trotternish. Nous décidons de passer par la face ouest (la face Est est prévue demain). Nous nous arrêtons pour une randonnée le long de l’océan à la recherche d’une ruine d’un château. Après avoir traversée des champs où nous croisons quelques moutons, nous trouvons le château abandonné Caiseal Uisdein situé sur un rocher. En face, l’océan est sublime avec des iles. Ils nous semblent distingués des phoques mais les jumelles ne sont pas assez puissantes. On arrive à Uig et on prend la seule route (single track) qui emmène à Kilmuir, village le plus éloigné de l’ile. Nous trouvons après une petite recherche notre camping. Il est complètement différent du précédent. Les emplacements (5) sont délimités par la tonte du pré. Il y a ni douche, ni eau chaude…Mais quelle cadre, le plus beau camping sans aucun doute de notre périple. Il fait encore beau quand nous arrivons, la petite bise permet en plus de ne pas avoir de midges. Après un repas face à l’océan, Josselin se baigne dans l’océan frais alors que Lou-Ann et Mattéo ne se trempent que les pieds. Toutefois, nos amis volants arrivent et c’est depuis la tente que l’on observe le coucher de soleil qui disparait derrière l’ile d’Harris.

Samedi 8 Août – Paysages inoubliables (Par Josselin) Au réveil, la bruine et le vent nous oblige à prendre le déjeuner sous la tente. Nous partons ensuite pour visiter toute la partie est de la pointe du Trotternish. Nous montons d’abord à partir de Staffin en direction du Quiraing. La route est pentue, la fin est à plus de 15%. Une fois arrivée au col, nous laissons la voiture pour suivre un chemin qui longe les falaises. C’est magnifique et nous avons une superbe vue sur la baie de Staffin avec le soleil qui tente de percer les nuages. Nous écourtons toutefois la promenade car Lou-Ann n’est pas dans une super forme. Nous repartons pour faire une halte à Kilt Rock, lieu emblématique de l’ile de Skye. On voit tout de suite l’aspect touristique, le parking est balisée, il y a beaucoup de monde. Le site est joli avec les falaises et la cascade qui tombe à pic. On regrette de ne pas avoir une idée de la hauteur des falaises. On arrive ensuite au pied de Old Man of Storr, rocher d’environ 60m de haut planté au milieu de la montagne. Avant d’attaquer la randonnée, nous profitons de la forêt pour nous abriter et pique-niquer. Nous commençons l’ascension au milieu de la forêt puis arrivée sur un replat, nous apercevons le menhir. Lou-Ann est fatiguée. Nous sommes à la moitié de la montée. Mattéo veut finir la montée et je l’accompagne pendant qu’Amélie s’arrête avec Milo & Lou-Ann. La montée devient de plus en plus raide et sur les 50 derniers mètres, je suis obligé de tenir Mattéo en se tenant au sol avec les mains pour ne pas perdre l’équilibre. Le vent souffle fort mais la vue est au rendez-vous. Après des photos rapides et des souvenirs plein la tête, nous redescendons par l’autre versant ou c’est beaucoup plus simple. On rejoint le reste de la famille pour retrouver ensuite la voiture. Nous continuons jusqu’à Portree pour visiter la ville. On ne verra que la ville depuis la voiture car les enfants commencent à être fatigués par le grand air et les promenades de la journée. On rebrousse donc chemin et Amélie prend le volant pour que je puisse admirer les paysages et que je me repose, la montée avec Mattéo m’ayant fatigué. On profite de l’épicerie pour se ravitailler avant de regagner le camping. Amélie me laisse vers les falaises qui entourent notre camping. J’ai repéré une promenade avec des grottes à visiter mais je n’arrive pas à trouver l’entrée. La ballade est toutefois très sympa avec ces falaises impressionnantes. Je rejoins les enfants par le bord de l’océan. Ils profitent de cette fin de journée pour jouer sur la plage pendant qu’Amélie prépare le repas. J’allume un feu pour faire fuir les midges.

Dimanche 9 Août – Les Dents de la mer (Par Amélie) Le soleil pour ce dernier jour sur Skye est présent à notre lever. On quitte avec regret ce camping (£8 seulement par nuit). On reprend la route pour une promenade au dessus de Uig. On se croirait dans un décor de film avec des rochers, des fougères et des moutons tout autour de nous. Pour monter sur le rocher principal, c’est raide et on tient les enfants pour éviter une chute. Après s’être amusés avec les pierres, on repart vers Nest Point, point le plus à l’ouest de l’ile. Les falaises sont encore plus grandes que la vieille, c’est grandiose. On mange sur le parking avant de descendre en direction du phare. La 1ère descente est abrupte et nous amène dans une 1ère baie. Des mouvements à la surface de l’océan nous intriguent. Nous observons cela avec intérêt. Nous pensons à des phoques mais en remontant en direction du phare, nous nous apercevons qu’il s’agit d’un requin. Nous sommes bloqués devant ce spectacle et nous restons un long moment à l’observer. Nous apercevons très bien son aileron ainsi que sa queue. Il doit mesurer environ 3 mêtres. On continue ensuite notre promenade pour arriver au pied du phare. L’endroit est calme mais je ne suis pas rassurée par les falaises et les 3 enfants qui courent. On repart avec ce panorama merveilleux (océan, falaise, soleil). Au retour, le requin est toujours présent et je décide d’aller le voir le plus près possible sur la plage avec Mattéo. Malheureusement, au même moment, le requin repart en direction du large et on ne le reverra plus. De retour à la voiture, nous changeons de planning, nous avions décidé de dormir vers Dunvegan mais nous sommes en avance et nous repartons donc vers la sortie de l’ile. Les paysages sur les Cuillins sont toujours aussi jolis. Dommage que nous n’ayons pas plus le temps car nous aurions aimé traverser ces montagnes. Au niveau de Broadford, nous trouvons un camping en construction pour y passer la nuit. Il est tard, la pluie et les midges très nombreux nous bloqueront sous la tente toute la soirée. Nous dinons puis jouons avec Josselin et les enfants. Je tente une sortie avec Matt��o pour la vaisselle mais c’est difficile. Nous finissons donc ici deux jours sur Skye qui resteront l’un des grands moments de notre périple.

Lundi 10 Août – Y’a-t-il un pilote dans le bateau ? (Par Josselin) Nous profitons d’une superette à Broadford pour faire quelques provisions puis nous repartons en direction d’Applecross. Sur la route, nous avons noté que le village de Plockton méritait le détour. Nous arrivons vers midi et le village est magnifique. Petit village dans une crique, celui-ci est original avec des palmiers. On retrouve les petites maisons aux façades blanches, de nombreux B&B et des jardins parfaitement entretenu. Après le pique-nique pris sur la jetée, nous décidons de prendre des tickets pour une visite en bateau à la recherche de phoques. Les enfants sont excités. Après 25 minutes de bateau et de blagues en anglais que nous ne comprenons pas, le capitaine enchaine les passages aux bords d’ilots ou des colonies entières de phoques sont présentes. La plupart dorment au soleil. On en voit également qui nagent et plongent, en tenant malgré tout une certaine distance avec le bateau. Voir les animaux en liberté nous plait vraiment. Lors du trajet retour, Lou-Ann puis Mattéo prennent la barre du bateau. Ils sont heureux et fiers. Nous longeons le château en très bon état de Plockton et nous retournons au port. Nous repartons de Plockton enchantés par ces moments, qui plus est avec encore une fois un super soleil. Pour rejoindre Applecross, nous prenons une route interdite aux caravanes. Nous avions lu que la route était spectaculaire et nous ne sommes pas déçus. La route est impressionnante et magnifique, nous sommes encadrés par deux chaines de falaises. Arrivé au col par Bealach Na Ba, nous nous arrêtons pour observer le paysage. Le vent souffle fort, les nuages sont à notre niveau mais le paysage est une nouvelle fois grandiose. D’un coté, nous voyons toute la baie du Loch Carron, de l’autre, les Cuillins et l’ile de Skye. La descente est rapide et nous arrivons au camping d’Applecross. Le camping est très familial. Nous en profitons pour prendre une douche (enfin après les campings de Skye). Lou-Ann trouve une copine pour jouer. Les enfants sont sages et se couchent sans soucis. Nous profitons de ce moment avec Amélie pour aller boire une pinte de John’s Smith et envoyer un email à la famille, seul moment du voyage ou nous nous retrouvons tous les deux, nous apprécions l’instant. Lors de notre retour à la toile de tente, les enfants ne dorment pas mais sont restés sages. Tout le monde s’endort alors rapidement.
Mardi 11 Août – Lochs, Forêts & Chutes
(Par Amélie)
La pluie nous réveille et nous prenons notre petit-déjeuner sous la tente. Le départ (de plus en plus rapide) est donné en direction de Gairloch. Nous longeons l’océan mais la pluie et les nuages bloquent la vue. A l’approche du Loch Torridon, les paysages changent et sont de plus en plus boisées. Ce loch sera pour moi l’un des plus jolis. On traverse le joli village de Shieldaig puis nous remontons le Glen Torridon jusqu’à Kinlochewe. On s’arrête pour pique-niquer au pied du Beinn Eighe. Nous partons pour une petite ballade naturaliste ou l’on essaye de comprendre du mieux possible les informations disponible tout au long du parcours. En repartant, nous longeons le Loch Maree, Ce loch est entouré de très hautes collines et au centre du loch, de nombreuses petites iles donnent l’impression d’être au Canada. Nous nous arretons pour voir les Victoria Falls qui ne sont pas exceptionnelles au contraire de la vue panoramique sur le Loch. La pluie est de nouveau présente, les enfants s’endorment rapidement. On en profite pour faire un détour jusqu’à Reid Point. La route prise est minuscule mais le paysage avec la vue sur l’océan est sympa. On remonte alors jusqu’à Gairloch. Je vois des publicités pour une promenade en bateau pour voir des orques. On reviendra demain. Arrivée dans l’immense camping au milieu des dunes, Josselin insiste pour opter pour avoir un emplacement avec une vue mais sans midges. Nous nous retrouvons sur la crête d’une dune alors que toutes les autres tentes sont au creux des dunes. La situation est bien entre les jeux, les coins cuisine/vaisselles et la plage. Après une ballade sur la plage et un repas, je joue avec les enfants au Monopoly pendant que Josselin s’occupe de la lessive. La nuit est mouvementée car le vent souffle en rafale. Pas de doute, les midges ne viendront pas nous gêner…
Mercredi 12 Août – Repos (Par Josselin) La journée étant tranquille au niveau du planning, nous en profitons pour dormir un peu. Nous rejoignons ensuite Gairloch pour qu’Amélie se renseigne sur les sorties en bateau. Malheureusement, les orques, unique objectif d’Amélie ne sont présents que 3 ou 4 fois / an dans le secteur et rien n’est annoncé en ce moment. Amélie ne part donc pas en bateau. Sur le port, nous achetons des ‘saint jacques’ fraiches pour le midi. Elles sont délicieuses. Les enfants profitent des installations du camping (tyrolienne, escalade) et nous rédigeons ensemble les cartes postales. Nous tentons une petite randonnée en voiture jusqu’à l’extrémité de la péninsule (Melvaig) mais tout le monde est fatigué et nous rentrons au camping. Nous allons nous promener sur la plage. Mattéo, curieux, touche une méduse sans savoir ce que c’est…Est-ce à cause de cela qu’il échappe le plat de pate au milieu de la tente le soir même ? Douches et parties de Uno clôturent cette journée de repos apprécié par les petits et les grands à la moitié de notre périple.
Jeudi 13 Août – Les ‘Caves’ de ‘Bone’ (Par Amélie) On se presse pour ranger notre camp, une longue journée nous attend. Au moment de plier, un mancunien, curieux vient nous demander une démonstration de pliage. Ce n’est pas franchement une réussite mais c’est sympa de discuter avec des anglais. On part ensuite pour Clachtoll, prochaine étape de notre périple. On longe la côte le long du LochEwe qui présent peu d’intérêt. On arrive ensuite vers Gruinard Bay, joli plage de sable fin. Notre 1ère halte a lieu pour voir les chutes d’Ardessie. Une fois encore, nous sommes impressionnés par le débit. On continue pour s’arrêter vers de nouvelles chutes, haute de 65 m : Meseach Falls. Nous avions prévu de manger sur le site mais les midges, hantise de Josselin modifient nos plans. On descend quand même voir les chutes depuis un pont suspendu puis depuis une passerelle au dessus du vide qui donne quelque peu le vertige. On s’arrête pour manger à Ulapool mais on n’est guère emballer par cette ville ‘touristique’ avec ses nombreux restaurants et boutique souvenirs. On mange séparément car on n’arrive pas à trouver de parking et il faut surveiller la voiture. Nous repartons en rentrant dans les terres. Nous traversons les vallées avec des collines rocheuses et très escarpés Nous nous arrêtons pour une randonnée qui nous interesse. Nous sommes toutefois sceptique car le guide annonce plus de 5 kms avec un peu de dénivelé. Lou-Ann est fatiguée et nous pensons que nous n’atteindrons pas notre objectif à savoir ‘Bone Caves’. On attaque la montée par des chutes. On suit ensuite la rivière dont on ne trouve pas la source. Phénomène étonnant qu’on n’arrive toujours pas à comprendre. Le chemin raidit fortement à l’approche des grottes. Après quelques efforts à flanc de montage, on arrive à notre objectif. Nous sommes aux anges, seuls au milieu de la nature avec des superbes paysages. Il y a 6 grottes préhistoriques et Mattéo prend un tunnel très étroit pour passer d’une grotte à une autre. On continue ensuite pour faire une boucle avant une descente rapide ou les enfants commencent logiquement à montrer quelques signes de fatigue. Après la pause goûter, nous remontons vers Lochinver en longeant le Loch Assynt qui est magnifique avec ses petites iles boisées et ses côtes morcelées. On passe rapidement à Lochinver pour voir le site des Highland Games et on poursuit notre route jusqu’à Clachtoll. La single track est superbe, vallonnée et sinueuse entre les rochers. Nous arrivons au camping ou le gérant nous a réservé suite à notre mail, un très bel emplacement avec l’électricité et une vue sur l’océan. Le repas est rapidement expédié pour profiter de la soirée. Nous partons sur la plage, surement la plus belle qu’on est vu. On se croirait aux Caraïbes, eau turquoise, sable blanc, rocher… La journée, qui plus est sans pluie, se termine idéalement.
Vendredi 14 Août – Highland Games (Par Josselin) Nous attendons cette journée avec impatience, en effet, nous avons dès le début du projet souhaité participer à des Highland Games. Il est prévu de retourner sur la plage le matin puis d’aller voir les jeux l’après midi. Malheureusement, la pluie qui nous avait relativement épargné jusqu’à maintenant va être présente toute la journée. Le matin, nous restons donc au sec sous la tente pour jouer avec les enfants. Cela a surtout pour effet d’énerver tout le monde. Nous décidons donc de partir voir les Assynt Highland Games à Lochinver. Nous arrivons au moment du défilé d’ouverture (Cornemuse, tambour et costumes traditionnels). Nous entrons dans l’enceinte, l’orchestre continue et nous regardons les 1ères épreuves (Lancer de poids par des athlètes costaud et en kilt). En parallèle des épreuves de forces, les épreuves d’athlétisme ont commencé (sprint & fond). Amélie, en souvenir de sa jeunesse, participe brillamment aux jeux en se classant 3ème du sprint féminin malgré sa tenue. La pluie ne cesse et nous nous abritons sous un chapiteau, nous dégustons la bière locale pendant que les enfants se restaurent avec des maxi hamburgers. Un participant français nous explique que les épreuves sont très prisées car bien dotées financièrement. Avant de partir, les enfants font un tour de manège ‘rustique’, ils sont aux anges. On décide de partir avant le ‘lancer de rondin’ car tous le monde grelote. Nous nous arrêtons pour faire des provisions mais c’est un jour férié à Lochinver du fait des Highland Games. Je souhaite quand même retourner voir si l’épreuve du lancer n’a pas débuté. Avec un peu de chance, j’arrive quand même à voir cette épreuve emblématique. Au retour du camping, douche pour réchauffer tout le monde et repas avec la pluie en toile de fond clôturent cette journée mitigée. Nous sommes obligés de changer de chambre pour la nuit afin d’éviter les rafales de vents. La tente familiale Décathlon est bien sauf quand il y a trop de vent !
Samedi 15 Août – Durness - La Haute-Loire, ca fait loin ? (Par Amélie) Après une nuit épuisante à cause du vent et de la pluie, nous nous réveillons très tôt. Josselin s’est levé encore plus tôt (06h00) et revient d’une promenade sur la plage. Le petit-déjeuner est très rapide ainsi que le rangement, ce qui fait qu’à 09H30 (record du voyage), nous partons en direction de Laxford Bridge qui doit être notre ville le plus au nord de notre voyage. On décide de suivre la single track qui nous a ammené au camping. Nous savons que la route est pentue (25% à certains endroit) mais elle est magnifique. Nous ne passons pas loin des Clashnessie Waterfalls. Dommage pour nous, nous n’arrivons pas à trouver la route qui mène aux chutes. Des belles vaches à poils sont présentes dans ce secteur. Nous scrutons avec les jumelles l’océan à la recherche de phoque mais nous ne voyons rien. Nous laissons le Ben More Assynt dans notre dos pour continuer notre montée de l’écosse. Nous arrivons à Scourie et nous nous arrêtons dans la baie superbe encore une fois. On ne pense pas revoir l’océan et on arrive à Laxford Bridge. On n’est plus qu’à quelques miles de la ville la plus haute sur la face ouest des Highlands. Nous changeons nos plans et c’est une excellente idée puisque la route est très jolie. Nous arrivons à Durness. Nous sommes à ce moment là, à l’endroit le plus éloigné de notre domicile. Nous pique-niquons sur une superbe plage (sable fin, eau…). Nous repartons avec des souvenirs plein la tête. Sur la route qui longe la côte, les plages toutes plus belles les unes que les autres s’enchainent. A Tongue, nous reprenons cette fois ci définitivement la route vers le sud. Nous allons suivre pendant de long kilomètres une single track pour traverser tous les Highlands. Les paysages, successions de plateau et de vallées balayés par le vent, sont jolis mais notre esprit est ailleurs. Nous savons que nous avons entamé le retour. Alors que depuis plus d’une semaine, nous étions en pleine nature, le retour à une certaine ‘civilisation’ est difficile. Aux abords d’Evanton, nous avons la surprise de tomber sur une impressionnante colonie de phoques le long de la route. Nous nous arrêtons pour les observer un long moment. Moment particulier, on s’approche des villes et on trouve ce que l’on a cherché longtemps dans la nature. Après un long arrêt à Inverness pour faire les courses avant les capitales, nous rejoignons tardivement notre camping. On décide quand même de faire un barbecue pour manger des hamburgers. C’est délicieux. La journée a été très longue, on se couche tard et très fatigué mais surtout dans le noir, on avait perdu l’habitude.


Dimanche 16 Août – Retour à la vie urbaine (Par Amélie) La pluie nous réveille (ce fut souvent le cas mais les averses sont de courtes durée). Nous partons en direction d’Edimbourg. Nous roulons en longeant les Cairngorms. Les paysages, différent de ce qu’on a vu jusqu’à présent sont vallonnés avec beaucoup de ‘bruyères’. C’est un autre visage des paysages écossais que nous découvrons. Il a fallu faire des choix, nous reviendrons surement un jour finir la visite de l’Ecosse. Nous nous arrêtons sur un site historique : Ruthven Barracks. C’est une ancienne caserne militaire. On profite de ce décor pour un cache cache au milieu des ruines. Josselin profites également du site pour une petite leçon d’histoire à Mattéo. On continue pour arriver à Bruar. Nous avons repéré une ballade. Nous sommes surpris d’arriver et de tomber sur un parking complet. Les écossais sont de sortie, heureusement pour nous, ce n’est pas pour la ballade mais pour les magasins qui sont typique de l’Ecosse. La situation est bizarre, d’un coté, la bourgeoisie écossaise, de l’autre, des familles modestes qui viennent pour la ballade. Les enfants sont aux anges, une aire de jeu est disponible. A la différence des petits écossais qui sont très discrets, Mattéo, Lou-Ann & Milo expriment bruyamment leur joie. Nous partons donc pour une boucle autour des Bruar Falls. La randonnée est superbe au milieu d’une dense végétation (forêts, mousses, fougères, …). Là encore, le débit des chutes est impressionnant. Nous regardons deux personnes qui descendent le cours d’eau en canyoning. Les eaux ont une couleur brique/marron. C’est notre dernière randonnée dans la nature et nous ne sommes pas déçus. On se dirige ensuite vers Pitlochry, on distingue Blair Castle de loin, on veut s’arrêter à la distillerie d’Edradour mais les deux plus jeunes enfants dorment déjà et on part donc en direction d’Edimbourg. Aux d’abords d’Edinburgh, on traverse ‘Firth of Forth’, bras de la mer du nord avec une vue sur le très connu Forth Bridge. Nous sommes très haut au dessus de la mer, c’est impressionnant. Le retour à la circulation est difficile pour Josselin et le TomTom. Après avoir eu du mal à trouver un distributeur, nous arrivons à l’immense camping. Il est pratique car une ligne direct passe devant le camping et rejoint le centre-ville. Nous préparons notre coffre pour laisser la voiture lors de la visite des capitales dans des parkings sans surveillance. Nous nous couchons tôt pour être en forme le lendemain.
Lundi 17 Août – Edimbourg, capitale de l’Ecosse (Par Josselin) Lever pluvieux pour cette journée dédiée à la visite d’Edimbourg. Nous traversons d’abord le camping pour rejoindre la station de bus. Nous arrivons trempé et nous nous trempons de sens. Pour rejoindre l’autre station, on traverse la route mais Lou-Ann n’est pas plus attentive que nous et elle s’arrête in-extremis devant une voiture. Amélie hurle mais malgré la grosse frayeur, personne n’est blessé. Dans le bus N°11 à deux étages, Amélie s’installe en haut avec Mattéo & Lou-Ann pendant que je reste en bas avec Milo et la poussette. La buée nous empeche de voir les maisons de la banlieue d’Edimbourg. Nous changeons de bus et nous arrivons au National Muséum of Scotland. Toute l’histoire de l’Ecosse de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui est raconté au travers des 7 étages. L’audiophone nous aide a bien comprendre. Les enfants sont agréablement intéressés (activités ludiques, animaux, vidéo…). Superbe musée donc pour une visite qui dure plus de 2 heures. On rejoint High Street, rue piétonne principale qui traverse une grande partie de la ville depuis le château d’Edimbourg jusqu’à Holyrood Palace. Au château, les tribunes pour le Edinburgh Military Tattoo sont installés. La rue est bondée de monde. Le Fringe Festival bat son plein. Tous types d’artistes essayent d’attirer les spectateurs. C’est marrant et agréable à voir. On cherche un Fish & Chips qu’on ne trouve pas. Dommage pour nous, on s’arrête dans un fast food, deux restaurants avant les fameux Fish & chips. On s’arrête au Museum of Childhood . Nous sommes intéressés par l’étage des miniatures, le reste étant plus axés sur les anciens jeux ne nous emballent pas vraiment. On achète le drapeau écossais comme souvenir ainsi que des Fudges pour gouter. Je me rends compte à ce moment là que j’ai oublié mon sac au musée. Les grilles sont fermés mais un sympathique gardien m’ouvre les portes et me rend le sac. On finit de descendre la rue avec une vue sur les collines environnantes, sur le parlement et sur Holyrood Palace, lieu de résidence de la reine Elisabeth II en Ecosse. On reprend un bus pour remonter la rue puis on continue pour traverser un parc au pied du château. L’ambiance est conviviale, on s’arrête devant des spectacles de rue, Milo est même convié à participer à l’un d’eux. Ayant encore un peu de temps, ma curiosité sportive nous emmène voir Murrayfield. Au pied du stadium, les enfants profitent de structure pour jouer un petit moment. Nous regagnons le centre ville pour prendre notre bus qui nous ramène au camping. L’attente est longue et deux bus de notre ligne arrivent en même temps. Croyant bien faire, je suggère de prendre le 2nd qui est moins peuplé que le 1er. Le chauffeur nous annonce que le terminus de ce bus n’est pas le camping. Dans la confusion, nous sortons rapidement du bus et j’oublie Milo dans le bus. Le 1er bus démarre pendant que le 2nd bus ouvre ses portes afin de laisser Milo, en larmes, sortir du bus. Le chauffeur propose alors, vu l’heure tardive, d’essayer de rattraper le 1er bus. Il y arrivera au dernier arrêt en commun, nous évitant ainsi plus d’une heure d’attente. On rentre au camping, bien fatigués mais très content de notre visite de la capitale écossaise.
Mardi 18 Août – Traversée de l’Angleterre (Par Amélie) Après avoir préparé la voiture pour ce long trajet que nous appréhendons, nous partons tardivement d’Edimbourg, un pincement au cœur en quittant rapidement l’Ecosse. Nous passons par l’est de l’Angleterre (Newcastle, Doncaster…). Nous respectons notre horaire et nous arrivons aux alentours de 19H00 à Londres. Les enfants ont dormi une grande partie du voyage. Le GPS nous aide et c’est sans aucun souci que nous trouvons notre hôtel. La chambre est identique à celle que nous avions eue le 1er jour, nous sommes rassurés. Nous partons faire une petite ballade dans le quartier ou nous trouvons. Nous sommes dans un quartier indien et l’ambiance est tranquille. Nous trouvons une petite pizzeria design pour manger. Les enfants sont un peu excités et ils ont beaucoup de mal à s’endormir.
Mercredi 19 Août – Londres : Monarchie & Shopping (Par Josselin) Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Londres par le métro londonien depuis la station de Gants Hill. Nous nous arrêtons à Saint James Park, station au cœur de Westminster. Nous nous dirigeons vers Buckingham Palace. La relève de la garde débute devant une foule immense. Il est difficile de se faire une place, Milo ne voit rien dans sa poussette, nous portons avec Amélie les enfants sur les épaules pour qu’ils puissent voir la relève. Ce symbole britannique est réglé à la seconde. Nous sommes surpris pendant la cérémonie de voir les avions voler si bas au dessus du palais. Nous descedons ensuite The Mall. Nous faisons un petit arrêt devant Clarence House avec les gardes. (Maison des princes). On continue pour arriver à Trafalgar Square, sa colonne et ses lions. On continue notre promenade en passant devant 10 Downing Street. Nous pique-niquons dans le square devant Big-Ben. Les enfants sont photographiés par des touristes italiens. On fait le tour de l’Abbaye de Westminster puis du parlement, bâtiments immense. On traverse la Tamise, tumultueuse et sale. On arrive devant London Eye, Amélie et Mattéo sont intéressés mais après renseignement, il y a une heure d’attente. On fait une petite pause aux jeux. On prend un bus rouge pour rejoindre Piccadilly Circus puis le métro pour rejoindre le Muséum of Sciences. Il y a beaucoup de choses à voir, de la vie quotidienne à l’espace en passant par les différentes technologies, les différents moyens de transport. Dommage pour moi, mon couteau de camping, jugé dangereux est confisqué. Ils nous le renverront en France. Nous goutons dans Kensington Garden, immense parc devant le Royal Albert Hall Opéra. On reprend le bus pour finir par une ballade le long de Regent’s Street, rue animée de grand magasins. Les enfants sont enchantés dans Hamley’s, magasin de jeux sur cinq étages. On fini sur Piccadilly Circus de nuit. Le retour à l’hôtel se passe bien, on mange rapidement dans la chambre et on se couche rapidement.
Jeudi 20 Août – Londres : City & Tamise (Par Amélie) Lever tardif pour cette 2nde journée londonienne. On doit visiter cette fois-ci le cœur historique de Londres. Nous nous arrêtons tout d’abord devant la Cathédrale Saint Paul. Visite furtive et impression de grandeur devant ce monument. Pour continuer, nous trouvons un bus ancien avec entrée ouverte par l’arrière. Le contrôleur est peu aimable, nous demandant de plier la poussette et de nous montrer nos billets (seul contrôle en deux jours). Il s’excite pour que Josselin ne laisse pas les enfants à l’étage seul. Nous nous arrêtons à Monument, tour construite en souvenir du grand feu de 1666 qui détruisit la city. Je monte avec Mattéo les 311 marches pour découvrir une superbe vue panoramique sur Londres. On reprend le bus qui nous laisse devant le HMS Belfast, navire de la 2nde guerre mondiale qui est ancré sur la Tamise. La visite, très intéressante, dure 3 heures et nous permet de tout comprendre de la vie sur un bateau comme celui-ci. Au moment de quitter le bateau, nous avons la chance depuis le pont arrière d’assister à la lever du pont de Tower Bridge pour laisser passer un bateau. Nous pique-niquons dans le parc situé juste devant la mairie de Londres. On continue à pied sur les quais de la Tamise, le long d’appartement chics et chers. (£1000 / Semaine). On traverse alors le Tower Bridge à pied. Josselin est conquis par ce pont. Nous faisons le tour de la Tower of London. On s’informe grâce aux nombreux panneaux multilingues tout autour du parcours. Nous sommes surpris de voir un marchand vendre ses huitres, un peu cher toutefois (1.80 € l’huitre). Pause goûter le long des quais avec une dernière vue sur le navire de guerre et sur le Tower Bridge. Nous prenons un dernier bus rouge pour traverser Londres. Nous avons un condensé de la vie londonienne, son quartier d’affaire et ses pubs puis les quartiers administratifs et politiques et enfin les quartiers commerciaux…De retour à Gants Hill, nous reprenons la route pour rejoindre notre prochain hôtel. Nous faisons un petit détour pour voir le Millenium Dome. Après le repas pris dans un fast-food, nous nous couchons tard.
Vendredi 21 Août – France, mon beau pays (Par Josselin) Nous profitons de ce dernier jour pour faire une grasse matinée car tout le monde est fatigué et la route va être longue. Nous partons tard de l’hôtel et nous n’avons pas le temps de s’arrêter pour voir la cathédrale de Canterbury. Nous nous arrêtons dans la dernière grande surface sur notre route pour dépenser nos dernières £. Dernier accroc, la caissière ne veut pas prendre notre billet écossais qui est finalement accepté après 3 contrôles. Nous arrivons à la douane et je stresse un peu, vis-à-vis du 1er jour à Douvres. Notre coffre est contrôlé par la sécurité mais à part quelques bières écossaises, nous n’avons rien à montrer. On embarque sur un ferry plus tôt que prévu. Pique-nique sur le pont arrière du bateau pour admirer les falaises blanches que nous quittons avec tristesse. Nous arrivons sur les côtes française, nous reprenons rapidement nos marques pour la conduite. AU retour, nous souhaitons faire une surprise aux enfants. Passant près de Paris, nous décidons avec Amélie pour clore ce superbe voyage d’aller pique-niquer pour le dernier repas sous la Tour Eiffel que les enfants n’ont jamais vu. Nous arrivons sur le périphérique et la circulation est fluide. En entrant dans Paris, je me trompe de route et oh surprise, nous arrivons juste devant l’Arc de Triomphe. Mattéo est aux anges. Je descends avec lui pour aller le voir de plus près. Nous arrivons à retrouver notre route et nous nous garons à 50 m de la Tour Eiffel. Les enfants sont enchantés. Pique-nique rapide qui nous permet de constater la différence de propreté entre la France et le Royaume-Uni. Nous repartons sans soucis de Paris et nous roulons sans encombre jusqu’à notre domicile, terme de notre périple.
Résumé Des chiffres 5383 : Le nombre de kilomètres parcourus (sans compter le bateau) 2168 : Le nombre de kilomètres entre Durness et notre domicile 22 : Le nombre de marches, randonnées, ballades dans la nature 21 : Le nombre de jours de notre voyage 15 : Le nombre de nuit en camping 10 : Le nombre de camping visités 4 : Le nombre de nuit à l’hôtel 3 : Le nombre de jours dans les capitales 2.5 : Le prix en £ d’une pinte dans un pub à Londres 1 : Le nombre de nuit en bateau 0 : Le nombre de Fish & Chips et Haggis mangé
Des souvenirs (Par Josselin) + La montée avec Mattéo à Old Man of Storr (Ile de Skye) + La randonnée familiale à ‘Bone Caves’ + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + Le requin dans la baie de Nest Point (Ile de Skye) + L’ile de Skye en général + La plage à Durness + Le Glen Etive + Les paysages grandioses tout au long du parcours + Le Tower Bridge à Londres + L’ambiance familiale et décontracté dans les campings + La gentillesse des écossais
- L’esprit de certains anglais, sur la route, en ville - Ne pas avoir mangé typique mais difficile avec 3 enfants - Ne pas avoir plus échangé dans les campings
Des souvenirs (Par Amélie) + L’ile de Skye en général + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + La côte Ouest et les Highlands + La randonnée dans le Glen Nevis et à Old Man of Storr (Ile de Skye) + Le Glen Etive et le pique-nique au bord de la rivière + Les Three Sisters à Glencoe (même si c’était trop touristique) + Kilchurn Castle, joli château en ruine + Plockton + Les bières d’Ecosse + National Museum of Scotland à Edimbourg + Les plages du nord de l’Ecosse (Clachtoll, Durness) + Les écossais
- Ulapool - Les anglais - Les midges - Mon plus gros regret, ne pas avoir vu d’Orques
Samedi 1 Août – 18H00, c’est parti (Par Amélie) Le départ est enfin là après 3 mois de préparation intense. Le doute est présent, c'est la 1ère fois que nous partons 3 semaines avec les 3 enfants, dans un pays étranger et sous toile de tente. Le chargement de la voiture s'est bien déroulé et nous récupérons, Mattéo, Lou-Ann et Milo chez leurs grands parents. Direction l'écosse par Nevers, Paris et Calais pour la partie française. Nous avons choisi de rouler la nuit pour permettre aux enfants de dormir. La 1ère étape a lieu à Nevers ou nous nous perdons à la recherche d'un restaurant. Il est 22H00 et le restaurant ferme ses portes, juste après notre départ. Je prends le volant pour une partie du trajet. Malheureusement, un violent orage s'abat sur notre trajet et Josselin doit donc reconduire car à cette vitesse là, nous louperons notre ferry. Les enfants, un peu excités, préfèrent regarder le dessin animé plutôt que de s'endormir. Mattéo puis Milo s'endorment toutefois alors que Lou-Ann lutte. Elle verra donc Paris de nuit avec au loin la Tour Eiffel qui scintille. Après 8 heures de conduite, nous arrivons enfin à Calais. L’essence étant plus cher au Royaume-Uni, nous préférons faire le plein d'essence avant de se rendre au terminal d'embarquement. Il est 04H30 et les enfants sont réveillés. Ils auront dormi moins de 5 heures chacun et on verra que ce manque de sommeil sera fort préjudiciable dans la journée. Une fois le contrôle d'identité effectué (Ne sommes-nous pas dans l'espace communautaire ?), nous patientons longuement avant d'embarquer. Le voyage va être animé, personne ne dort, les enfants courent et les parents sont malades. Afin de passer le temps, Josselin emmène Mattéo et Lou-Ann découvrirent le bateau et notamment la vue depuis le pont. Le vent souffle fort mais les enfants sont joyeux. A cet endroit là, ils distinguent la France d'un coté, l'Angleterre de l'autre. Le jour se lève et il est temps de débarquer à Douvres.

Dimanche 2 Août – Welcome to England (Par Josselin) Nous débarquons en Angleterre et afin de se familiariser avec la conduite à gauche, je pars sur une petite route le long des falaises. Nous nous arrêtons rapidement sur une plage de galet pour faire une petite promenade. Il fait beau et tout le monde a besoin de se dégourdir les jambes. La ballade sera toutefois de courte durée, écourtée par des autochtones affolés, un homme vient de se suicider en se jetant du haut de la falaise. Nous repartons en direction de Douvres et nous déjeunons au dessus du terminal des ferries. Nous sommes sur les White Cliffs et les enfants sont aux anges. Nous traversons Douvres, petite ville typique avec ses maisons de brique, ses pelouses tondues… Nous arrivons au parc de Kearsney, c’est dimanche et l’ambiance est familiale. Sur le plan d’eau, un rassemblement de bateau miniature est organisé. Beaucoup de gens sont présents avec leurs enfants pour déjeuner. Après quelques jeux (et cris), nous souhaitons repartir pour continuer notre trajet. Le départ est houleux, nous avons perdu Lou-Ann et lorsque je la retrouve à coté du 807, je la gifle. Sauf que c’est interdit en Angleterre et une dame arrive en hurlant « It’s forbidden to hang up your child ». Elle menace de prévenir la police. Nous partons donc très rapidement pendant que la dame appelle la police et que ses filles prennent la voiture en photo…Afin de continuer l’esprit serein, nous téléphonons en France pour connaitre les risques encourus. Nous repartons donc en direction de l’Ecosse. Je commence à être très fatigué et pour éviter un accident, Amélie prend le volant. Malheureusement, alors que je me suis endormi, des travaux sur l’autoroute gênent Amélie qui se perd. Une fois notre route retrouvée, les enfants sont excités même en regardant les dessins animés. Nous décidons de stopper le DVD mais mauvaise idée car avec la fatigue et l’énervement, au moment de rebrancher l’appareil, une fumée blanche sort de l’appareil qui est grillé. Dommage car nous sommes le 1er jour et le lecteur devait servir pour les vacances. Nous verrons que cela n’est pas si grave que ca par la suite. Nous arrivons enfin à l’hôtel le long de l’autoroute. Le site est calme et la chambre est très bien pour nous 5. Une fois le repas avalé (dur découverte des prix anglais), nous nous endormons très rapidement pour recharger les batteries
Lundi 3 Août – Scotland, on arrive… (Par Amélie) La nuit a été réparatrice et le moral est au beau fixe, les enfants sont calmes et après un petit déjeuner pris dans la chambre, nous reprenons la route. Nous passons la frontière écossaise et les paysages deviennent de plus en plus intéressants. Plateaux et vallées s’enchainent jusqu’aux abords de Glasgow que nous longeons pour atteindre notre 1er objectif, Falkirk Wheel. Cette roue permet de faire passer les bateaux d’un canal à un autre et a remplacé 11 écluses. La pluie est présente et nous pique-niquons, abrités par le coffre de la voiture. Après avoir regardé le fonctionnement, les enfants s’amusent un long moment dans une aire de jeux. Nous reprenons la route en direction de Stirling. Nous nous promenons dans la vieille ville avec son château, sa prison et son cimetière. Nous avons une superbe vue avec un arc en ciel sur le Monument Wallace. Nous ne visiterons pas le monument, il est tard et nous devons trouver notre camping pour cette 1ère nuit que nous appréhendons surtout que la pluie est toujours présente pour ce 1er jour en Ecosse. Nous nous installons sur une pelouse moelleuse. Les enfants s’amusent avec la trottinette. Après le long trajet, nous nous organisons pour la partie Camping et nous rangeons le coffre. Le diner sera simple avec de la soupe pour nous réchauffer. Au moment de coucher les enfants, nous changeons nos plans. Milo ne peut pas dormir avec son frère et sa sœur car il est trop excité. Il va donc dormir avec nous pour ses vacances. La nuit se passe bien même si Lou-Ann a du mal à rester dans son duvet.

Mardi 4 Août – Concours de cascades (Par Josselin) La pluie nous réveille et nous profitons d’une cabane dans le camping pour déjeuner au sec. Nous partons en direction d’Oban, prochaine étape le long de l’océan. Nous traversons les montagnes déchiquetées et les pentes boisées des Trossachs, 1er parc national en Ecosse. Nous nous arrêtons pour pique-niquer et se promener afin de voir les Falls of Falloch. Les chutes sont petites mais le débit est impressionnant. Nous mangeons abrités par les arbres avec un joli oiseau à nos pieds. Des boutons apparaissent rapidement sur le visage des enfants, nous pensons aux pates mais nous verrons par la suite que ce sont les midges qui ont commencés à nous attaquer. Nous continuons ensuite dans les routes sinueuses de cette région. Les enfants sont obnubilés par les nombreuses cascades qui dévalent les pentes. C’est à celui qui en verra le plus…Milo aussi trouve que c’est « bo ». Après avoir évité un joli renard traversant la route, nous arrivons vers Kilchurn Castle. Nous visitons ce château en ruine pui nous profitons d’une éclairci (il ne pleuvra plus de la journée) pour goûter au pied du château. En repartant, nous tombons nez à nez avec un bélier qui semble avoir plus peur que nous et nous laisse passer. Nous arrivons à Oban et nous longeons une baie pour trouver notre camping qui se trouve au fond de celle-ci. Le terrain bien que pentu est sympa, la vue est admirable. Mattéo profite de la pelouse pour jouer au foot avec un anglais. Nous avons quelques soucis pour gonfler les matelas car il manque les bouchons, nous les retrouverons après un long moment. Le repas du soir pris, nous avons du mal à coucher les enfants qui sont excités. Amélie étant fatigué, elle se joint à eux pour ramener le calme pendant que je profite de la vue pour lire et rédiger le livre, dommage que les bières ne soient pas encore achetées.

Mercredi 5 Août – Passing place & Cornemuse (Par Amélie) Nous repartons après avoir pris le petit-déjeuner dans la tente à cause du vent. Nous traversons Oban qui possède un très joli port. Nous devons rejoindre Fort William. Le long de la route, nous nous arrêtons pour admirer Stalker Castle, château en très bon état sur une ile dans la baie de Benderloch. Nous nous engageons ensuite dans la vallée de Glencoe. Tous nos recherches nous ont parlé de cette vallée et nous ne seront pas déçus. Tout est grandiose, les montagnes s’enchevêtrent les unes après les autres. Nous sommes minuscules sur cette route qui zigzague au milieu de la vallée. Nous faisons une halte au pied des Three Sisters. Il y a même un joueur de cornemuse en habit traditionnel qui joue quand les cars s’arrêtent. Il y a beaucoup de monde et nous ne restons pas, l’aspect « touriste » du site ne nous emballe guère. Dommage car le panorama mérite le détour. Nous continuons et nous prenons ensuite notre 1ère passing place (route simple : single track où pour se croiser, il faut se mettre dans des passing place, distant de 200m environ). Nous sommes dans le Glen Etive et son ambiance particulière. Personnes aux alentours, personne sur la route, c’est ce que nous recherchions et nous sommes servis. Nous longeons la rivière et nous nous arrêtons pour pique-niquer au milieu des rochers. Dommage que les midges s’invitent à notre repas. Nous savons que les midges sont surtout présents dans les milieux humides mais qu’ils ne supportent pas le vent. Heureusement, un léger souffle les fait partir et nous finissons notre repas tranquillement. Nous repartons sur nos pas pour atteindre notre prochaine ballade à savoir Inchree Falls. La promenade au milieu des fougères est courte mais nous pouvons admirer ces chutes dans un bruit énorme. Nous arrivons à Fort William. En avance sur l’horaire prévue, nous en profitons pour aller voir les Neptune’s Stair qui sont sur le Calédonian Canal, canal qui relie via le Loch Ness, la cote côte de la côte ouest. Nous avons de la chance car un voilier est en train de passer les écluses, ce qui nous permet d’en voir le fonctionnement. Nous rejoignons notre camping au pied du Ben Nevis. Le camping est immense mais trop «industriel». Cela nous permettra toutefois d’en profiter le lendemain pour un grand nettoyage. Josselin stresse beaucoup sur les midges. Nous mangeons donc tôt (18h45). Le repas est coupé par l’unique averse de la journée. Nous commençons à nous habituer à ces averses de courte durée. Cela ne nous gênera pas plus que ca pendant le voyage. Nous profitons de la soirée pour jouer avec les enfants sous la tente au Uno. Les caractères des enfants s’affirment dans ce jeu…
Jeudi 6 Août – Midges, I hate you (Par Josselin) Lever pluvieux mais pas grave, nous avons réservé notre matinée pour se reposer et reprendre des forces. Nous profitons des installations du camping, douches (on en avait pris avant quand même !), lave et sèche linge même si pour le 1er passage, nous nous trompons en mettant le linge sale dans le sèche linge, notre anglais n’est pas parfait…Nous profitons aussi de la journée pour aller faire le plein de provisions et d’essence. Nous partons demain sur l’ile de Skye et nous pensons qu’il sera plus difficile de s’approvisionner à ce moment là. Nous sommes surpris de devoir payer un parking pour une grande surface aussi, nous décidons d’aller à Morrison’s où le parking est gratuit. Nous apprendrons par la suite que très souvent en Ecosse, les usagers des parkings peuvent se faire rembourser le ticket de parking s’ils font des courses au supermarché en question. Après un repas à base de salade, nous partons en direction du Glen Nevis. Il pleut et nous nous équipons en conséquence (Kway, bottes & cape de pluie). La promenade est magique. Nous nous imaginons dans le film ‘Gorille dans la brume’ avec un petit chemin, aucun signe de vie humaine, des arbres et de la végétation à perte de vue. Les enfants sautent de pierre en pierre en prenant garde de ne pas tomber dans le ravin ou coule une rivière. Nous arrivons sur un plateau et nous distinguons en face, l’immense cascade que nous souhaitons approcher. Dommage pour nous, j’ai oublié de remettre les piles dans l’appareil photo. Les souvenirs seront donc uniquement dans notre tête. Nous nous approchons de la cascade mais les midges commencent à nous attaquer. Lou-Ann ne sent rien et continue de marcher en tête du groupe, ce qui constitue une très bonne surprise pour nous qui la pensions fainéante. Mattéo lui se gratte la tête, Amélie les jambes. Quand à moi, le stress se transforme en panique, il je suis entouré de midges. Même quand je parle, ils entrent dans ma bouche. Pour Milo qui est sur mon dos, il ne peut rien faire malheureusement. Arrivée au pied de la cascade, la situation devient intenable et nous décidons de rebrousser chemin. Nous essayons de protéger Milo du mieux possible avec mon cheich. Le retour se fait au pas de course. Dommage de ne pas profiter de ces paysages. Arrivée à la voiture, nous savons que nous avons atteint les zones ou il faut se protéger. Nous trouvons du produit sans soucis. Sera-t-il efficace ? Nous en profitons pour traverser la rue piétonne de Fort William qui présente peu d’intérêt. Cela nous permet toutefois de remarquer que les magasins ferment tôt (17H30). Les restaurants commencent à se remplir. Nous goutons en face du Loch Linnhe. En rentrant au camping, Lou-Ann est punie dans la tente, ce qui lui permet d’avaler 4 compotes. Lors du repas en plein air qui suit, elle n’aura bizarrement pas très faim. Nous nous couchons tôt afin d’être en forme pour le lendemain avec en prévision, l’ile de Skye.
Vendredi 7 Août – Skye, la nature à l’état pur (Par Amélie) Le petit déjeuner, malgré un oubli de ma part pour le lait est rapidement avalé sous la tente et nous plions le campement. Nous roulons en direction de Kyle of Lochalsh. A partir d’Invergarry, les paysages deviennent magnifiques. On circule au milieu de montagnes aux sommets verdoyants, de l’herbe, des rochers, aucun d’arbre et un ciel bleu avec des nuages d’un blanc pur. Le loch Cluanie est remarquable. L’herbe est tellement belle qu’on dirait un lit de mousse. En arrivant proche de l’ile de Skye, nous passons devant le panneau ‘Check Your Fuel’. Pas de soucis pour nous, nous avons prévu notre parcours. Mattéo en tant que DJ a choisi Manu Chao pour traverser ce paysage. Lou-Ann et Milo se sont endormi et se réveillent devant le château de Highlander : Eilean Donan Castle. Le soleil tape fort et ce paysage de carte postal nous ravi entre le château, le loch et les montagnes. Les enfants s’amusent entre les rochers. Nous continuons pour trouver une aire de pique-nique. Nous mangeons en face de l’ile. Nous en profitons pour échanger nos expériences avec un couple qui fait le même trajet que nous avec deux enfants. Ils sont en camping car et cela les rassure, nous leur indiquons que pour le moment, nous ne regrettons pas notre choix de toile de tente. Nous arrivons sur l’ile de Skye. Nous remontons toute l’ile. Pour débuter, nous avons une vue dégagée sur les Cuillins grâce à cette journée ensoleillée. Telle que décrite dans les guides, ces montagnes sont majestueuses avec des sommets arides impressionnants. On dirait que ce décor a été découpé à la hache, tellement c’est raide. Nous roulons jusqu’à Portree pour remonter ensuite la péninsule du Trotternish. Nous décidons de passer par la face ouest (la face Est est prévue demain). Nous nous arrêtons pour une randonnée le long de l’océan à la recherche d’une ruine d’un château. Après avoir traversée des champs où nous croisons quelques moutons, nous trouvons le château abandonné Caiseal Uisdein situé sur un rocher. En face, l’océan est sublime avec des iles. Ils nous semblent distingués des phoques mais les jumelles ne sont pas assez puissantes. On arrive à Uig et on prend la seule route (single track) qui emmène à Kilmuir, village le plus éloigné de l’ile. Nous trouvons après une petite recherche notre camping. Il est complètement différent du précédent. Les emplacements (5) sont délimités par la tonte du pré. Il y a ni douche, ni eau chaude…Mais quelle cadre, le plus beau camping sans aucun doute de notre périple. Il fait encore beau quand nous arrivons, la petite bise permet en plus de ne pas avoir de midges. Après un repas face à l’océan, Josselin se baigne dans l’océan frais alors que Lou-Ann et Mattéo ne se trempent que les pieds. Toutefois, nos amis volants arrivent et c’est depuis la tente que l’on observe le coucher de soleil qui disparait derrière l’ile d’Harris.

Samedi 8 Août – Paysages inoubliables (Par Josselin) Au réveil, la bruine et le vent nous oblige à prendre le déjeuner sous la tente. Nous partons ensuite pour visiter toute la partie est de la pointe du Trotternish. Nous montons d’abord à partir de Staffin en direction du Quiraing. La route est pentue, la fin est à plus de 15%. Une fois arrivée au col, nous laissons la voiture pour suivre un chemin qui longe les falaises. C’est magnifique et nous avons une superbe vue sur la baie de Staffin avec le soleil qui tente de percer les nuages. Nous écourtons toutefois la promenade car Lou-Ann n’est pas dans une super forme. Nous repartons pour faire une halte à Kilt Rock, lieu emblématique de l’ile de Skye. On voit tout de suite l’aspect touristique, le parking est balisée, il y a beaucoup de monde. Le site est joli avec les falaises et la cascade qui tombe à pic. On regrette de ne pas avoir une idée de la hauteur des falaises. On arrive ensuite au pied de Old Man of Storr, rocher d’environ 60m de haut planté au milieu de la montagne. Avant d’attaquer la randonnée, nous profitons de la forêt pour nous abriter et pique-niquer. Nous commençons l’ascension au milieu de la forêt puis arrivée sur un replat, nous apercevons le menhir. Lou-Ann est fatiguée. Nous sommes à la moitié de la montée. Mattéo veut finir la montée et je l’accompagne pendant qu’Amélie s’arrête avec Milo & Lou-Ann. La montée devient de plus en plus raide et sur les 50 derniers mètres, je suis obligé de tenir Mattéo en se tenant au sol avec les mains pour ne pas perdre l’équilibre. Le vent souffle fort mais la vue est au rendez-vous. Après des photos rapides et des souvenirs plein la tête, nous redescendons par l’autre versant ou c’est beaucoup plus simple. On rejoint le reste de la famille pour retrouver ensuite la voiture. Nous continuons jusqu’à Portree pour visiter la ville. On ne verra que la ville depuis la voiture car les enfants commencent à être fatigués par le grand air et les promenades de la journée. On rebrousse donc chemin et Amélie prend le volant pour que je puisse admirer les paysages et que je me repose, la montée avec Mattéo m’ayant fatigué. On profite de l’épicerie pour se ravitailler avant de regagner le camping. Amélie me laisse vers les falaises qui entourent notre camping. J’ai repéré une promenade avec des grottes à visiter mais je n’arrive pas à trouver l’entrée. La ballade est toutefois très sympa avec ces falaises impressionnantes. Je rejoins les enfants par le bord de l’océan. Ils profitent de cette fin de journée pour jouer sur la plage pendant qu’Amélie prépare le repas. J’allume un feu pour faire fuir les midges.


Dimanche 9 Août – Les Dents de la mer (Par Amélie) Le soleil pour ce dernier jour sur Skye est présent à notre lever. On quitte avec regret ce camping (£8 seulement par nuit). On reprend la route pour une promenade au dessus de Uig. On se croirait dans un décor de film avec des rochers, des fougères et des moutons tout autour de nous. Pour monter sur le rocher principal, c’est raide et on tient les enfants pour éviter une chute. Après s’être amusés avec les pierres, on repart vers Nest Point, point le plus à l’ouest de l’ile. Les falaises sont encore plus grandes que la vieille, c’est grandiose. On mange sur le parking avant de descendre en direction du phare. La 1ère descente est abrupte et nous amène dans une 1ère baie. Des mouvements à la surface de l’océan nous intriguent. Nous observons cela avec intérêt. Nous pensons à des phoques mais en remontant en direction du phare, nous nous apercevons qu’il s’agit d’un requin. Nous sommes bloqués devant ce spectacle et nous restons un long moment à l’observer. Nous apercevons très bien son aileron ainsi que sa queue. Il doit mesurer environ 3 mêtres. On continue ensuite notre promenade pour arriver au pied du phare. L’endroit est calme mais je ne suis pas rassurée par les falaises et les 3 enfants qui courent. On repart avec ce panorama merveilleux (océan, falaise, soleil). Au retour, le requin est toujours présent et je décide d’aller le voir le plus près possible sur la plage avec Mattéo. Malheureusement, au même moment, le requin repart en direction du large et on ne le reverra plus. De retour à la voiture, nous changeons de planning, nous avions décidé de dormir vers Dunvegan mais nous sommes en avance et nous repartons donc vers la sortie de l’ile. Les paysages sur les Cuillins sont toujours aussi jolis. Dommage que nous n’ayons pas plus le temps car nous aurions aimé traverser ces montagnes. Au niveau de Broadford, nous trouvons un camping en construction pour y passer la nuit. Il est tard, la pluie et les midges très nombreux nous bloqueront sous la tente toute la soirée. Nous dinons puis jouons avec Josselin et les enfants. Je tente une sortie avec Matt��o pour la vaisselle mais c’est difficile. Nous finissons donc ici deux jours sur Skye qui resteront l’un des grands moments de notre périple.

Lundi 10 Août – Y’a-t-il un pilote dans le bateau ? (Par Josselin) Nous profitons d’une superette à Broadford pour faire quelques provisions puis nous repartons en direction d’Applecross. Sur la route, nous avons noté que le village de Plockton méritait le détour. Nous arrivons vers midi et le village est magnifique. Petit village dans une crique, celui-ci est original avec des palmiers. On retrouve les petites maisons aux façades blanches, de nombreux B&B et des jardins parfaitement entretenu. Après le pique-nique pris sur la jetée, nous décidons de prendre des tickets pour une visite en bateau à la recherche de phoques. Les enfants sont excités. Après 25 minutes de bateau et de blagues en anglais que nous ne comprenons pas, le capitaine enchaine les passages aux bords d’ilots ou des colonies entières de phoques sont présentes. La plupart dorment au soleil. On en voit également qui nagent et plongent, en tenant malgré tout une certaine distance avec le bateau. Voir les animaux en liberté nous plait vraiment. Lors du trajet retour, Lou-Ann puis Mattéo prennent la barre du bateau. Ils sont heureux et fiers. Nous longeons le château en très bon état de Plockton et nous retournons au port. Nous repartons de Plockton enchantés par ces moments, qui plus est avec encore une fois un super soleil. Pour rejoindre Applecross, nous prenons une route interdite aux caravanes. Nous avions lu que la route était spectaculaire et nous ne sommes pas déçus. La route est impressionnante et magnifique, nous sommes encadrés par deux chaines de falaises. Arrivé au col par Bealach Na Ba, nous nous arrêtons pour observer le paysage. Le vent souffle fort, les nuages sont à notre niveau mais le paysage est une nouvelle fois grandiose. D’un coté, nous voyons toute la baie du Loch Carron, de l’autre, les Cuillins et l’ile de Skye. La descente est rapide et nous arrivons au camping d’Applecross. Le camping est très familial. Nous en profitons pour prendre une douche (enfin après les campings de Skye). Lou-Ann trouve une copine pour jouer. Les enfants sont sages et se couchent sans soucis. Nous profitons de ce moment avec Amélie pour aller boire une pinte de John’s Smith et envoyer un email à la famille, seul moment du voyage ou nous nous retrouvons tous les deux, nous apprécions l’instant. Lors de notre retour à la toile de tente, les enfants ne dorment pas mais sont restés sages. Tout le monde s’endort alors rapidement.
Mardi 11 Août – Lochs, Forêts & Chutes
(Par Amélie)
La pluie nous réveille et nous prenons notre petit-déjeuner sous la tente. Le départ (de plus en plus rapide) est donné en direction de Gairloch. Nous longeons l’océan mais la pluie et les nuages bloquent la vue. A l’approche du Loch Torridon, les paysages changent et sont de plus en plus boisées. Ce loch sera pour moi l’un des plus jolis. On traverse le joli village de Shieldaig puis nous remontons le Glen Torridon jusqu’à Kinlochewe. On s’arrête pour pique-niquer au pied du Beinn Eighe. Nous partons pour une petite ballade naturaliste ou l’on essaye de comprendre du mieux possible les informations disponible tout au long du parcours. En repartant, nous longeons le Loch Maree, Ce loch est entouré de très hautes collines et au centre du loch, de nombreuses petites iles donnent l’impression d’être au Canada. Nous nous arretons pour voir les Victoria Falls qui ne sont pas exceptionnelles au contraire de la vue panoramique sur le Loch. La pluie est de nouveau présente, les enfants s’endorment rapidement. On en profite pour faire un détour jusqu’à Reid Point. La route prise est minuscule mais le paysage avec la vue sur l’océan est sympa. On remonte alors jusqu’à Gairloch. Je vois des publicités pour une promenade en bateau pour voir des orques. On reviendra demain. Arrivée dans l’immense camping au milieu des dunes, Josselin insiste pour opter pour avoir un emplacement avec une vue mais sans midges. Nous nous retrouvons sur la crête d’une dune alors que toutes les autres tentes sont au creux des dunes. La situation est bien entre les jeux, les coins cuisine/vaisselles et la plage. Après une ballade sur la plage et un repas, je joue avec les enfants au Monopoly pendant que Josselin s’occupe de la lessive. La nuit est mouvementée car le vent souffle en rafale. Pas de doute, les midges ne viendront pas nous gêner…Mercredi 12 Août – Repos (Par Josselin) La journée étant tranquille au niveau du planning, nous en profitons pour dormir un peu. Nous rejoignons ensuite Gairloch pour qu’Amélie se renseigne sur les sorties en bateau. Malheureusement, les orques, unique objectif d’Amélie ne sont présents que 3 ou 4 fois / an dans le secteur et rien n’est annoncé en ce moment. Amélie ne part donc pas en bateau. Sur le port, nous achetons des ‘saint jacques’ fraiches pour le midi. Elles sont délicieuses. Les enfants profitent des installations du camping (tyrolienne, escalade) et nous rédigeons ensemble les cartes postales. Nous tentons une petite randonnée en voiture jusqu’à l’extrémité de la péninsule (Melvaig) mais tout le monde est fatigué et nous rentrons au camping. Nous allons nous promener sur la plage. Mattéo, curieux, touche une méduse sans savoir ce que c’est…Est-ce à cause de cela qu’il échappe le plat de pate au milieu de la tente le soir même ? Douches et parties de Uno clôturent cette journée de repos apprécié par les petits et les grands à la moitié de notre périple.
Jeudi 13 Août – Les ‘Caves’ de ‘Bone’ (Par Amélie) On se presse pour ranger notre camp, une longue journée nous attend. Au moment de plier, un mancunien, curieux vient nous demander une démonstration de pliage. Ce n’est pas franchement une réussite mais c’est sympa de discuter avec des anglais. On part ensuite pour Clachtoll, prochaine étape de notre périple. On longe la côte le long du LochEwe qui présent peu d’intérêt. On arrive ensuite vers Gruinard Bay, joli plage de sable fin. Notre 1ère halte a lieu pour voir les chutes d’Ardessie. Une fois encore, nous sommes impressionnés par le débit. On continue pour s’arrêter vers de nouvelles chutes, haute de 65 m : Meseach Falls. Nous avions prévu de manger sur le site mais les midges, hantise de Josselin modifient nos plans. On descend quand même voir les chutes depuis un pont suspendu puis depuis une passerelle au dessus du vide qui donne quelque peu le vertige. On s’arrête pour manger à Ulapool mais on n’est guère emballer par cette ville ‘touristique’ avec ses nombreux restaurants et boutique souvenirs. On mange séparément car on n’arrive pas à trouver de parking et il faut surveiller la voiture. Nous repartons en rentrant dans les terres. Nous traversons les vallées avec des collines rocheuses et très escarpés Nous nous arrêtons pour une randonnée qui nous interesse. Nous sommes toutefois sceptique car le guide annonce plus de 5 kms avec un peu de dénivelé. Lou-Ann est fatiguée et nous pensons que nous n’atteindrons pas notre objectif à savoir ‘Bone Caves’. On attaque la montée par des chutes. On suit ensuite la rivière dont on ne trouve pas la source. Phénomène étonnant qu’on n’arrive toujours pas à comprendre. Le chemin raidit fortement à l’approche des grottes. Après quelques efforts à flanc de montage, on arrive à notre objectif. Nous sommes aux anges, seuls au milieu de la nature avec des superbes paysages. Il y a 6 grottes préhistoriques et Mattéo prend un tunnel très étroit pour passer d’une grotte à une autre. On continue ensuite pour faire une boucle avant une descente rapide ou les enfants commencent logiquement à montrer quelques signes de fatigue. Après la pause goûter, nous remontons vers Lochinver en longeant le Loch Assynt qui est magnifique avec ses petites iles boisées et ses côtes morcelées. On passe rapidement à Lochinver pour voir le site des Highland Games et on poursuit notre route jusqu’à Clachtoll. La single track est superbe, vallonnée et sinueuse entre les rochers. Nous arrivons au camping ou le gérant nous a réservé suite à notre mail, un très bel emplacement avec l’électricité et une vue sur l’océan. Le repas est rapidement expédié pour profiter de la soirée. Nous partons sur la plage, surement la plus belle qu’on est vu. On se croirait aux Caraïbes, eau turquoise, sable blanc, rocher… La journée, qui plus est sans pluie, se termine idéalement.

Vendredi 14 Août – Highland Games (Par Josselin) Nous attendons cette journée avec impatience, en effet, nous avons dès le début du projet souhaité participer à des Highland Games. Il est prévu de retourner sur la plage le matin puis d’aller voir les jeux l’après midi. Malheureusement, la pluie qui nous avait relativement épargné jusqu’à maintenant va être présente toute la journée. Le matin, nous restons donc au sec sous la tente pour jouer avec les enfants. Cela a surtout pour effet d’énerver tout le monde. Nous décidons donc de partir voir les Assynt Highland Games à Lochinver. Nous arrivons au moment du défilé d’ouverture (Cornemuse, tambour et costumes traditionnels). Nous entrons dans l’enceinte, l’orchestre continue et nous regardons les 1ères épreuves (Lancer de poids par des athlètes costaud et en kilt). En parallèle des épreuves de forces, les épreuves d’athlétisme ont commencé (sprint & fond). Amélie, en souvenir de sa jeunesse, participe brillamment aux jeux en se classant 3ème du sprint féminin malgré sa tenue. La pluie ne cesse et nous nous abritons sous un chapiteau, nous dégustons la bière locale pendant que les enfants se restaurent avec des maxi hamburgers. Un participant français nous explique que les épreuves sont très prisées car bien dotées financièrement. Avant de partir, les enfants font un tour de manège ‘rustique’, ils sont aux anges. On décide de partir avant le ‘lancer de rondin’ car tous le monde grelote. Nous nous arrêtons pour faire des provisions mais c’est un jour férié à Lochinver du fait des Highland Games. Je souhaite quand même retourner voir si l’épreuve du lancer n’a pas débuté. Avec un peu de chance, j’arrive quand même à voir cette épreuve emblématique. Au retour du camping, douche pour réchauffer tout le monde et repas avec la pluie en toile de fond clôturent cette journée mitigée. Nous sommes obligés de changer de chambre pour la nuit afin d’éviter les rafales de vents. La tente familiale Décathlon est bien sauf quand il y a trop de vent !

Samedi 15 Août – Durness - La Haute-Loire, ca fait loin ? (Par Amélie) Après une nuit épuisante à cause du vent et de la pluie, nous nous réveillons très tôt. Josselin s’est levé encore plus tôt (06h00) et revient d’une promenade sur la plage. Le petit-déjeuner est très rapide ainsi que le rangement, ce qui fait qu’à 09H30 (record du voyage), nous partons en direction de Laxford Bridge qui doit être notre ville le plus au nord de notre voyage. On décide de suivre la single track qui nous a ammené au camping. Nous savons que la route est pentue (25% à certains endroit) mais elle est magnifique. Nous ne passons pas loin des Clashnessie Waterfalls. Dommage pour nous, nous n’arrivons pas à trouver la route qui mène aux chutes. Des belles vaches à poils sont présentes dans ce secteur. Nous scrutons avec les jumelles l’océan à la recherche de phoque mais nous ne voyons rien. Nous laissons le Ben More Assynt dans notre dos pour continuer notre montée de l’écosse. Nous arrivons à Scourie et nous nous arrêtons dans la baie superbe encore une fois. On ne pense pas revoir l’océan et on arrive à Laxford Bridge. On n’est plus qu’à quelques miles de la ville la plus haute sur la face ouest des Highlands. Nous changeons nos plans et c’est une excellente idée puisque la route est très jolie. Nous arrivons à Durness. Nous sommes à ce moment là, à l’endroit le plus éloigné de notre domicile. Nous pique-niquons sur une superbe plage (sable fin, eau…). Nous repartons avec des souvenirs plein la tête. Sur la route qui longe la côte, les plages toutes plus belles les unes que les autres s’enchainent. A Tongue, nous reprenons cette fois ci définitivement la route vers le sud. Nous allons suivre pendant de long kilomètres une single track pour traverser tous les Highlands. Les paysages, successions de plateau et de vallées balayés par le vent, sont jolis mais notre esprit est ailleurs. Nous savons que nous avons entamé le retour. Alors que depuis plus d’une semaine, nous étions en pleine nature, le retour à une certaine ‘civilisation’ est difficile. Aux abords d’Evanton, nous avons la surprise de tomber sur une impressionnante colonie de phoques le long de la route. Nous nous arrêtons pour les observer un long moment. Moment particulier, on s’approche des villes et on trouve ce que l’on a cherché longtemps dans la nature. Après un long arrêt à Inverness pour faire les courses avant les capitales, nous rejoignons tardivement notre camping. On décide quand même de faire un barbecue pour manger des hamburgers. C’est délicieux. La journée a été très longue, on se couche tard et très fatigué mais surtout dans le noir, on avait perdu l’habitude.


Dimanche 16 Août – Retour à la vie urbaine (Par Amélie) La pluie nous réveille (ce fut souvent le cas mais les averses sont de courtes durée). Nous partons en direction d’Edimbourg. Nous roulons en longeant les Cairngorms. Les paysages, différent de ce qu’on a vu jusqu’à présent sont vallonnés avec beaucoup de ‘bruyères’. C’est un autre visage des paysages écossais que nous découvrons. Il a fallu faire des choix, nous reviendrons surement un jour finir la visite de l’Ecosse. Nous nous arrêtons sur un site historique : Ruthven Barracks. C’est une ancienne caserne militaire. On profite de ce décor pour un cache cache au milieu des ruines. Josselin profites également du site pour une petite leçon d’histoire à Mattéo. On continue pour arriver à Bruar. Nous avons repéré une ballade. Nous sommes surpris d’arriver et de tomber sur un parking complet. Les écossais sont de sortie, heureusement pour nous, ce n’est pas pour la ballade mais pour les magasins qui sont typique de l’Ecosse. La situation est bizarre, d’un coté, la bourgeoisie écossaise, de l’autre, des familles modestes qui viennent pour la ballade. Les enfants sont aux anges, une aire de jeu est disponible. A la différence des petits écossais qui sont très discrets, Mattéo, Lou-Ann & Milo expriment bruyamment leur joie. Nous partons donc pour une boucle autour des Bruar Falls. La randonnée est superbe au milieu d’une dense végétation (forêts, mousses, fougères, …). Là encore, le débit des chutes est impressionnant. Nous regardons deux personnes qui descendent le cours d’eau en canyoning. Les eaux ont une couleur brique/marron. C’est notre dernière randonnée dans la nature et nous ne sommes pas déçus. On se dirige ensuite vers Pitlochry, on distingue Blair Castle de loin, on veut s’arrêter à la distillerie d’Edradour mais les deux plus jeunes enfants dorment déjà et on part donc en direction d’Edimbourg. Aux d’abords d’Edinburgh, on traverse ‘Firth of Forth’, bras de la mer du nord avec une vue sur le très connu Forth Bridge. Nous sommes très haut au dessus de la mer, c’est impressionnant. Le retour à la circulation est difficile pour Josselin et le TomTom. Après avoir eu du mal à trouver un distributeur, nous arrivons à l’immense camping. Il est pratique car une ligne direct passe devant le camping et rejoint le centre-ville. Nous préparons notre coffre pour laisser la voiture lors de la visite des capitales dans des parkings sans surveillance. Nous nous couchons tôt pour être en forme le lendemain.
Lundi 17 Août – Edimbourg, capitale de l’Ecosse (Par Josselin) Lever pluvieux pour cette journée dédiée à la visite d’Edimbourg. Nous traversons d’abord le camping pour rejoindre la station de bus. Nous arrivons trempé et nous nous trempons de sens. Pour rejoindre l’autre station, on traverse la route mais Lou-Ann n’est pas plus attentive que nous et elle s’arrête in-extremis devant une voiture. Amélie hurle mais malgré la grosse frayeur, personne n’est blessé. Dans le bus N°11 à deux étages, Amélie s’installe en haut avec Mattéo & Lou-Ann pendant que je reste en bas avec Milo et la poussette. La buée nous empeche de voir les maisons de la banlieue d’Edimbourg. Nous changeons de bus et nous arrivons au National Muséum of Scotland. Toute l’histoire de l’Ecosse de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui est raconté au travers des 7 étages. L’audiophone nous aide a bien comprendre. Les enfants sont agréablement intéressés (activités ludiques, animaux, vidéo…). Superbe musée donc pour une visite qui dure plus de 2 heures. On rejoint High Street, rue piétonne principale qui traverse une grande partie de la ville depuis le château d’Edimbourg jusqu’à Holyrood Palace. Au château, les tribunes pour le Edinburgh Military Tattoo sont installés. La rue est bondée de monde. Le Fringe Festival bat son plein. Tous types d’artistes essayent d’attirer les spectateurs. C’est marrant et agréable à voir. On cherche un Fish & Chips qu’on ne trouve pas. Dommage pour nous, on s’arrête dans un fast food, deux restaurants avant les fameux Fish & chips. On s’arrête au Museum of Childhood . Nous sommes intéressés par l’étage des miniatures, le reste étant plus axés sur les anciens jeux ne nous emballent pas vraiment. On achète le drapeau écossais comme souvenir ainsi que des Fudges pour gouter. Je me rends compte à ce moment là que j’ai oublié mon sac au musée. Les grilles sont fermés mais un sympathique gardien m’ouvre les portes et me rend le sac. On finit de descendre la rue avec une vue sur les collines environnantes, sur le parlement et sur Holyrood Palace, lieu de résidence de la reine Elisabeth II en Ecosse. On reprend un bus pour remonter la rue puis on continue pour traverser un parc au pied du château. L’ambiance est conviviale, on s’arrête devant des spectacles de rue, Milo est même convié à participer à l’un d’eux. Ayant encore un peu de temps, ma curiosité sportive nous emmène voir Murrayfield. Au pied du stadium, les enfants profitent de structure pour jouer un petit moment. Nous regagnons le centre ville pour prendre notre bus qui nous ramène au camping. L’attente est longue et deux bus de notre ligne arrivent en même temps. Croyant bien faire, je suggère de prendre le 2nd qui est moins peuplé que le 1er. Le chauffeur nous annonce que le terminus de ce bus n’est pas le camping. Dans la confusion, nous sortons rapidement du bus et j’oublie Milo dans le bus. Le 1er bus démarre pendant que le 2nd bus ouvre ses portes afin de laisser Milo, en larmes, sortir du bus. Le chauffeur propose alors, vu l’heure tardive, d’essayer de rattraper le 1er bus. Il y arrivera au dernier arrêt en commun, nous évitant ainsi plus d’une heure d’attente. On rentre au camping, bien fatigués mais très content de notre visite de la capitale écossaise.

Mardi 18 Août – Traversée de l’Angleterre (Par Amélie) Après avoir préparé la voiture pour ce long trajet que nous appréhendons, nous partons tardivement d’Edimbourg, un pincement au cœur en quittant rapidement l’Ecosse. Nous passons par l’est de l’Angleterre (Newcastle, Doncaster…). Nous respectons notre horaire et nous arrivons aux alentours de 19H00 à Londres. Les enfants ont dormi une grande partie du voyage. Le GPS nous aide et c’est sans aucun souci que nous trouvons notre hôtel. La chambre est identique à celle que nous avions eue le 1er jour, nous sommes rassurés. Nous partons faire une petite ballade dans le quartier ou nous trouvons. Nous sommes dans un quartier indien et l’ambiance est tranquille. Nous trouvons une petite pizzeria design pour manger. Les enfants sont un peu excités et ils ont beaucoup de mal à s’endormir.
Mercredi 19 Août – Londres : Monarchie & Shopping (Par Josselin) Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Londres par le métro londonien depuis la station de Gants Hill. Nous nous arrêtons à Saint James Park, station au cœur de Westminster. Nous nous dirigeons vers Buckingham Palace. La relève de la garde débute devant une foule immense. Il est difficile de se faire une place, Milo ne voit rien dans sa poussette, nous portons avec Amélie les enfants sur les épaules pour qu’ils puissent voir la relève. Ce symbole britannique est réglé à la seconde. Nous sommes surpris pendant la cérémonie de voir les avions voler si bas au dessus du palais. Nous descedons ensuite The Mall. Nous faisons un petit arrêt devant Clarence House avec les gardes. (Maison des princes). On continue pour arriver à Trafalgar Square, sa colonne et ses lions. On continue notre promenade en passant devant 10 Downing Street. Nous pique-niquons dans le square devant Big-Ben. Les enfants sont photographiés par des touristes italiens. On fait le tour de l’Abbaye de Westminster puis du parlement, bâtiments immense. On traverse la Tamise, tumultueuse et sale. On arrive devant London Eye, Amélie et Mattéo sont intéressés mais après renseignement, il y a une heure d’attente. On fait une petite pause aux jeux. On prend un bus rouge pour rejoindre Piccadilly Circus puis le métro pour rejoindre le Muséum of Sciences. Il y a beaucoup de choses à voir, de la vie quotidienne à l’espace en passant par les différentes technologies, les différents moyens de transport. Dommage pour moi, mon couteau de camping, jugé dangereux est confisqué. Ils nous le renverront en France. Nous goutons dans Kensington Garden, immense parc devant le Royal Albert Hall Opéra. On reprend le bus pour finir par une ballade le long de Regent’s Street, rue animée de grand magasins. Les enfants sont enchantés dans Hamley’s, magasin de jeux sur cinq étages. On fini sur Piccadilly Circus de nuit. Le retour à l’hôtel se passe bien, on mange rapidement dans la chambre et on se couche rapidement.
Jeudi 20 Août – Londres : City & Tamise (Par Amélie) Lever tardif pour cette 2nde journée londonienne. On doit visiter cette fois-ci le cœur historique de Londres. Nous nous arrêtons tout d’abord devant la Cathédrale Saint Paul. Visite furtive et impression de grandeur devant ce monument. Pour continuer, nous trouvons un bus ancien avec entrée ouverte par l’arrière. Le contrôleur est peu aimable, nous demandant de plier la poussette et de nous montrer nos billets (seul contrôle en deux jours). Il s’excite pour que Josselin ne laisse pas les enfants à l’étage seul. Nous nous arrêtons à Monument, tour construite en souvenir du grand feu de 1666 qui détruisit la city. Je monte avec Mattéo les 311 marches pour découvrir une superbe vue panoramique sur Londres. On reprend le bus qui nous laisse devant le HMS Belfast, navire de la 2nde guerre mondiale qui est ancré sur la Tamise. La visite, très intéressante, dure 3 heures et nous permet de tout comprendre de la vie sur un bateau comme celui-ci. Au moment de quitter le bateau, nous avons la chance depuis le pont arrière d’assister à la lever du pont de Tower Bridge pour laisser passer un bateau. Nous pique-niquons dans le parc situé juste devant la mairie de Londres. On continue à pied sur les quais de la Tamise, le long d’appartement chics et chers. (£1000 / Semaine). On traverse alors le Tower Bridge à pied. Josselin est conquis par ce pont. Nous faisons le tour de la Tower of London. On s’informe grâce aux nombreux panneaux multilingues tout autour du parcours. Nous sommes surpris de voir un marchand vendre ses huitres, un peu cher toutefois (1.80 € l’huitre). Pause goûter le long des quais avec une dernière vue sur le navire de guerre et sur le Tower Bridge. Nous prenons un dernier bus rouge pour traverser Londres. Nous avons un condensé de la vie londonienne, son quartier d’affaire et ses pubs puis les quartiers administratifs et politiques et enfin les quartiers commerciaux…De retour à Gants Hill, nous reprenons la route pour rejoindre notre prochain hôtel. Nous faisons un petit détour pour voir le Millenium Dome. Après le repas pris dans un fast-food, nous nous couchons tard.

Vendredi 21 Août – France, mon beau pays (Par Josselin) Nous profitons de ce dernier jour pour faire une grasse matinée car tout le monde est fatigué et la route va être longue. Nous partons tard de l’hôtel et nous n’avons pas le temps de s’arrêter pour voir la cathédrale de Canterbury. Nous nous arrêtons dans la dernière grande surface sur notre route pour dépenser nos dernières £. Dernier accroc, la caissière ne veut pas prendre notre billet écossais qui est finalement accepté après 3 contrôles. Nous arrivons à la douane et je stresse un peu, vis-à-vis du 1er jour à Douvres. Notre coffre est contrôlé par la sécurité mais à part quelques bières écossaises, nous n’avons rien à montrer. On embarque sur un ferry plus tôt que prévu. Pique-nique sur le pont arrière du bateau pour admirer les falaises blanches que nous quittons avec tristesse. Nous arrivons sur les côtes française, nous reprenons rapidement nos marques pour la conduite. AU retour, nous souhaitons faire une surprise aux enfants. Passant près de Paris, nous décidons avec Amélie pour clore ce superbe voyage d’aller pique-niquer pour le dernier repas sous la Tour Eiffel que les enfants n’ont jamais vu. Nous arrivons sur le périphérique et la circulation est fluide. En entrant dans Paris, je me trompe de route et oh surprise, nous arrivons juste devant l’Arc de Triomphe. Mattéo est aux anges. Je descends avec lui pour aller le voir de plus près. Nous arrivons à retrouver notre route et nous nous garons à 50 m de la Tour Eiffel. Les enfants sont enchantés. Pique-nique rapide qui nous permet de constater la différence de propreté entre la France et le Royaume-Uni. Nous repartons sans soucis de Paris et nous roulons sans encombre jusqu’à notre domicile, terme de notre périple.
Résumé Des chiffres 5383 : Le nombre de kilomètres parcourus (sans compter le bateau) 2168 : Le nombre de kilomètres entre Durness et notre domicile 22 : Le nombre de marches, randonnées, ballades dans la nature 21 : Le nombre de jours de notre voyage 15 : Le nombre de nuit en camping 10 : Le nombre de camping visités 4 : Le nombre de nuit à l’hôtel 3 : Le nombre de jours dans les capitales 2.5 : Le prix en £ d’une pinte dans un pub à Londres 1 : Le nombre de nuit en bateau 0 : Le nombre de Fish & Chips et Haggis mangé
Des souvenirs (Par Josselin) + La montée avec Mattéo à Old Man of Storr (Ile de Skye) + La randonnée familiale à ‘Bone Caves’ + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + Le requin dans la baie de Nest Point (Ile de Skye) + L’ile de Skye en général + La plage à Durness + Le Glen Etive + Les paysages grandioses tout au long du parcours + Le Tower Bridge à Londres + L’ambiance familiale et décontracté dans les campings + La gentillesse des écossais
- L’esprit de certains anglais, sur la route, en ville - Ne pas avoir mangé typique mais difficile avec 3 enfants - Ne pas avoir plus échangé dans les campings
Des souvenirs (Par Amélie) + L’ile de Skye en général + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + La côte Ouest et les Highlands + La randonnée dans le Glen Nevis et à Old Man of Storr (Ile de Skye) + Le Glen Etive et le pique-nique au bord de la rivière + Les Three Sisters à Glencoe (même si c’était trop touristique) + Kilchurn Castle, joli château en ruine + Plockton + Les bières d’Ecosse + National Museum of Scotland à Edimbourg + Les plages du nord de l’Ecosse (Clachtoll, Durness) + Les écossais
- Ulapool - Les anglais - Les midges - Mon plus gros regret, ne pas avoir vu d’Orques
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan… English translation pending
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Trois semaines dans l'Est canadien en famille: quel circuit choisir? English translation pending
Bonjour,
nous envisageons de faire un circuit de trois semaines fin juin début juillet dans l'Est Canadien et nous avons deux enfants : un bébé de 15 mois et un petit garçon de 9 ans. Comme nous sommes avides de découvertes de magnifiques paysages et de la faune (baleines, ours etc.), nous envisageons le circuit suivant : Montreal - Quebec - Saguenay Lac Saint Jean - Tadoussac - puis la Gaspésie et le Nouveau Brunswick et retour sur Montreal. Mais j'ai peur que cela fasse trop de route avec les enfants et du coup, on hésite beaucoup entre la Gaspésie et le Nouveau Brunswick - Iles de la Madeleine. Qu'en pensez-vous? La Gaspésie vaut-elle vraiment le coup, on trouve peu de témoignages sur l'Acadie et le Nouveau Brunswick qui m'ont pourtant l'air absolument superbes. Je suis aussi preneur d'infos sur des hébergements originaux ou typiques, et faciles avec des enfants. Merci d'avance pour tous vos conseils !
nous envisageons de faire un circuit de trois semaines fin juin début juillet dans l'Est Canadien et nous avons deux enfants : un bébé de 15 mois et un petit garçon de 9 ans. Comme nous sommes avides de découvertes de magnifiques paysages et de la faune (baleines, ours etc.), nous envisageons le circuit suivant : Montreal - Quebec - Saguenay Lac Saint Jean - Tadoussac - puis la Gaspésie et le Nouveau Brunswick et retour sur Montreal. Mais j'ai peur que cela fasse trop de route avec les enfants et du coup, on hésite beaucoup entre la Gaspésie et le Nouveau Brunswick - Iles de la Madeleine. Qu'en pensez-vous? La Gaspésie vaut-elle vraiment le coup, on trouve peu de témoignages sur l'Acadie et le Nouveau Brunswick qui m'ont pourtant l'air absolument superbes. Je suis aussi preneur d'infos sur des hébergements originaux ou typiques, et faciles avec des enfants. Merci d'avance pour tous vos conseils !