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Itinéraire de deux semaines en octobre à la Réunion English translation pending
by 27fifi · 2013-02-10 · 7 replies
Bonjour à tous,

J'aurais voulu avoir quelques avis sur l'itinéraire que je suis entrain d'élaborer pour notre séjour de 2 semaines en octobre à la Réunion, petite précision, nous sommes une famille avec 2 enfants de 14 et 11 ans et souhaitons découvrir les facettes de cette île qui a l'air fantastique ! Voici l'itinéraire plus ou moins prévu :

Jour 1 Arrivée Saint-Denis

Cirque de Salazie, cascades

Hellbourg, nuit

Jour 2 Randonnée Col des Bœufs – La Nouvelle

Nuit à Hellbourg

Jour 3 Visite de Hellbourg (maison Folio)

Ballade cascade Manouilh

Plaine des palmistes

Gite de Belouve (nuit)

Jour 4 Randonnée au Trou de Fer

Route Plaine des Cafres

Visite Maison du volcan

Nuit au gîte du volcan

Jour 5 Randonnée au cœur du volcan (balcon de Dolomieu)

Poursuite avec visite des chutes de Takamaka (possible ?)

Nuit à Sainte-Rose

Jour 6 Découverte de la région est et sud

Nuit à Saint-Joseph

Jour 7 Rivière Langevin et cascade grand galet

Continuation vers Entre-Deux

Nuit à Entre-Deux

Jour 8 Randonnée (à définir, propositions ?)

Route des 300 virages pour Cilaos

Nuit à Cilaos

Jour 9 Découverte Cilaos

Ilet à Cordes

Nuit à Cilaos

Jour 10-11-12-13 Saint-Leu

Piton Maido et forêt des Tamarins

Divers

Pouvez-vous me donner votre avis sur ce parcours, honnêtement, je ne me rends absoluement pas compte du temps passé sur la route et si tout est faisable... je vous serais très reconnaisante pour vos remarques !

Merci beaucoup ! A bientôt !
Expatriation à la Réunion English translation pending
by Cshorty44 · 2012-11-19 · 10 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple ayant 26 et 23 ans. Début Février 2013 l'aventure commence pour nous, puisque nous venons vivre à La Réunion. Quand nous disons "aventure", ce n'est pas qu'une expression, puisqu'à part la date d'arrivée nous n'avons pas grand chose d'autre de prévu.

Mon ami est chargé d'affaires en thermique du bâtiment et je suis opticienne. Nous aimerions trouver bien sûr chacun un travail dans notre domaine. Quelqu'un aurait-il des pistes pour nous?

En ce qui concerne le logement nous n'avons rien de défini non plus. On cherche pour les premiers jours, voir premiers mois un logement temporaire, le temps de savoir où l'on posera nos valises définitivement (le boulot tranchera sûrement). Avez vous de bonnes adresses ?

Nous sommes preneurs de tout autre conseil et astuce bien sûr.

Merci de vos réponses.

Cédric et Marlène
La Namibie en Paramoteur franchement exceptionnel English translation pending
by Jporravan · 2012-10-08 · 30 replies
Bonjour à toutes et à tous, Voilà j'ai tardé à mettre mon carnets de voyage en ligne parceque certaines de ces photos devaient être publié dans des magazine de paramoteurs. Je voulais absolument partager avec vous ces photos. Lors de la préparation de mon voyage, ce forum à été super utile. Je ne fais que le conseiller maintenant.

Je vous propose de regarder en photo notre voyage avec des vues du ciels exceptionnelles.

Ceci n'aurait franchement pas été possible sans l'aide de notre super guide Philippe Zilliox tant au niveau humain, connaissance du terrain et aussi humanitaire. (on a fait un don à l'association Joy Center)

Nous avons fait : Sossusvlei, Homeb, Moonlandscape, Swakopmund, Brandberg, Aba Huab, Warmquelle, Visite des Himbas 2 semaines sur place en Mai. 3000Km de voiture 500Km de vols en paramoteurs 11 décollages et 14 Vols x4 Hébergements en lodges x10 campings 3 paramotoristes avec x1 4x4 -- x3 paramoteurs sur la galerie; Parfait -- Météo; Vol du Matin surtout plus calme que le soir. Attention ça thermique fort, Surtout à Homeb... (A éviter)

Plus beaux vols à Sossusvlei et Spitzkope Survol des animaux vraiment très sympa -- Les Himbas à faire absolument -- Merci Philippe pour les traductions et avoir fait très souvent l'interface avec les locaux.



Si c'était à refaire ? Et bien ... je referais la même chose... Même personnes, même guide , même pays ! L'Afrique est un continent extraordinaire.

Les animaux que nous avons vus : Girafes, Éléphants, Autruches, Cobra Cracheurs(dangereux), Oryx, Koudou (Très très bon), Rafisère, Springbock, Otocyon, Zèbres de montagne, phacochère, Vautours, Suricate, Chacal, Scorpions, ....

Pierre très belle à rapporter : Pietersite Étonnant , la Wonder Bush : plante Miracle... demander à voir ça... Attention au FORBE , c'est Nocif ! Ne rien faire cuir avec le Forbe , c'est mortel !

Voilà rapidement... notre voyage....
Remorque de randonnée pédestre "maison"? English translation pending
by Chnoupi · 2012-10-05 · 14 replies
J'ai commencé le montage d'une remorque ou charriot de rando pédestre. J'ai écumé tous les sites qui en vendent, mono ou deux roues mais c'est cher ! Et vu plein de sites privés de bricoleurs qui ont réalisé leur propre remorque. J'ai commencé avec un wishbone de planche à voile. Ma remorque démontable pour transport en soute avion ou coffre auto. Je me demande quelle est la meilleure des configurations : une ou deux roues ? Quelqu'un qui a un vécu 1 ou 2 roues ? Des astuces ?
De retour de deux semaines au Zimbabwe (+ Bostwana) English translation pending
by Peyrou · 2012-10-03 · 62 replies
Bonjour,

Voici qq infos pratiques sur le Zimbabwe, pour ceux qui voudraient s’y rendre en voyage individuel, avec un budget limité, en utilisant les transports locaux. Je suis resté sur place 14 jours, du 13 au 27 septembre 2012.

IMPRESSIONS GENERALES

Pays qui vaut vraiment le voyage, avec des gens accueillants, prêts à vous aider.

2 points forts selon moi :

- les chutes Victoria, site à couper le souffle, qui mérite qu’on s’y attarde car les activités sont nombreuses (mais chères, j’y reviendrai).

- les parcs nationaux : j’en ai visité 3 :

Le parc de Hwange, à 2 heures de route des chutes Victoria. C’est le plus riche en animaux. Accès pas évident si vous êtes sans voiture individuelle.

Le parc de Chobe, au Botswana, à 2 heures de route des chutes Victoria. Superbe.

Le parc de Matobo, près de Bulawayo.

LE TRAJET EN AVION

Je suis parti avec la compagnie Ethiopian Airlines. Vol AR Paris-Harare à 960 €, avec escale de 3 heures à Addis Abeba. Aucun retard, service à bord tout à fait correct. Arrivée à Harare un peu avant 13 h, ce qui est parfait comme horaire.

Emirates assure aussi des liaisons Paris – Dubaï – Harare, à des tarifs plus avantageux, mais le temps de vol est un peu plus long, en raison du détour par Dubaï.

TRANSPORTS INTERIEURS

J’ai utilisé tous types de transports.

- Bus hauts de gamme :

La compagnie City Link pour le trajet Harare – Bulawayo (30 $ pour 440 km). Réserver le billet (la veille de préférence) dans les hôtels Rainbow Towers d’où partent les bus. Trajet direct, boissons et repas offerts à bord.

La compagnie Passfinder pour relier Bulawayo à Viuc Falls. 30 $ le trajet. Prestations comparables à City Link.

- Minibus (combis) : pour les distances plus courtes. C’est moins confortable, plus long (nombreux arrêts) mais moins cher (environ 10 $ pour 300 km).

- Autostop : pour les petites distances (10 à 30 km). Ca marche bien lorsqu’il y a des voitures sur la route ! L’usage est de laisser un petit billet au conducteur (environ 1 $ pour 10 ou 15 km).

HARARE

La capitale m’a fait plutôt bonne impression. Certes pas de monument à voir, mais une ville assez aérée avec d’agréables parcs en plein centre.

J’ai testé deux hôtels :

- It’s a Small World : 35 $ la chambre individuelle. Ils ont aussi un dortoir. Avantage : tarifs corrects, petit restau sur place et cuisine à la disposition des clients. Inconvénient : c’est en dehors du centre ville. Le soir pour sortir, vous dépendez des taxis. Lorsque j’y étais, il y avait une panne d’électricité dans tout le quartier pour la nuit, j’ai dû prendre un taxi pour aller manger puisque le restau ne fonctionnait pas.

- Horizon Inn, situé 107 Fife Avenue (intersection avec Sam Nujoma Avenue).

J’y suis resté 2 nuits et je le recommande, bien qu’il ne soit mentionné dans aucun guide. Il est bien placé dans le centre, dans une rue calme, avec un prix raisonnable pour la capitale : 45 $ la chambre single (petit déjeuner inclus). Pour une chambre double, c’est 65 $.

- A noter que l’hôtel Upper City Hotel, mentionné dans le Petit Futé (et juste en face du précédent), a changé de nom et a été rénové (il doit ouvrir le 1er novembre 2012). Je pense que les tarifs dépassent largement les 50 $ pour une chambre.

BULAWAYO

La 2ème ville du pays ne mérite pas forcément qu’on s’y attarde, mais elle est au carrefour de pas mal de routes et proches de sites qui valent la visite (comme le parc de Matopo). Difficile donc de l’éviter L’atmosphère est tranquille.

J’ai là aussi testé 2 hôtels :

- N1 Hotel, 114 Main Street (mentionné dans le Petit Futé) : 50 $ la chambre. C’est un peu cher pour les budgets serrés, mais l’hôtel est propre et l’accueil sympa.

- Packers Paradise : dortoir à 15 $, chambres individuelles à 25 $ par personne. C’est une bonne adresse, certes un peu en dehors du centre ville (10 minutes à pieds), mais avec un très bon rapport qualité prix. Attention, le samedi soir, c’est souvent complet pour les chambres.

- Autre hôtel dans le centre ville : le Hotel Palace, situé sur Jason Moyo Street (près du croisement avec 10the Avenue). 25 $ par personne pour une chambre individuelle. Il est bien placé et a l’air tout à fait correct (je n’y ai pas dormi, j’ai juste pris des infos à la réception).

LE PARC NATIONAL DE MATOBO

Il est à 35 km au sud de Bulawayo. Célèbre pour ses entassements de rochers et ses rhinocéros blancs et noirs.

Droit d’entrée : 15 $ par personne (+ 10 $ pour le site « view of the world »). C’est plus cher si vous venez avec votre véhicule. Vous pouvez opter pour un circuit organisé avec des agences établies à Bulawayo. C’est le meilleur moyen pour tenter de dénicher les rhinos (il y en a une quarantaine dans le parc). Mais si vous êtes tout seul, ça va vous revenir cher (sans doute plus de 100 $ la journée).

Pour y aller par vos propres moyens (ce que j’ai fait) : prendre Mugabe Avenue en direction du sud, et attraper un transport collectif (Pick up ou combi) qui vous déposera à qq km de l’entrée principale. Vous pouvez aussi prendre un taxi jusqu’au lieu dit « four Winds » (5 km au sud de Bulawayo) et attendre depuis là votre pick up ou mini-bus.

Ensuite, vous allez beaucoup marcher dans le parc, ou peut-être avoir la chance de trouver une voiture de touristes (locaux ou étrangers) qui vous baladera dans ces superbes paysages. J’ai fait pour ma part un circuit de 35 à 38 km, sur la route circulaire (circular road) en passant par le sommet… Pas d’animaux dans ce coin là, mais pas mal de choses à voir (peintures sur les grottes, tombe de Cecil Rhodes…).

LES RUINES DE KHAMI

A 22 km à l’ouest de Bulawayo. Pas de transport public régulier pour y aller.

J’ai négocié un taxi pour 30 $ AR (+ une heure et demi sur place le temps de visiter le site). Entrée à 10 $.

LE PARC NATIONAL DE HWANGE

Pour y aller depuis les chutes Victoria, 3 solutions :

- trouver une voiture de touristes qui y va (vous pouvez proposer de partager les frais d’essence). Se renseigner dans les différents lodges de Vic Falls.

- Prendre un bus de la compagnie Passfinder, qui part le matin à 7h30 de Vic Falls et qui (pour 20 $) vous déposera à l’hôtel « Hwange Safari Lodge », qui est à 15 km environ de Main Camp. De là, vous pouvez soit tenter de trouver une voiture de passage pour Main Camp, soit appeler le camp qui viendra vous chercher (pour 20 $ je crois).

- Trouver un transport (bus local ou touristes) jusqu’à la route qui dessert le camp, puis faire du stop pour terminer les 23 km entre le croisement et Main Camp.

Pas besoin d’avoir une réservation à l’avance si vous arrivez en transport en commun ou avec d’autres touristes. Le Main Camp propose des bungalows à 35 $ (pour les moins chers). Quand j’y étais, en septembre, il n’y avait quasiment personne. Donc pas besoin de réservation. Sur place, il y a un petit magasin et un restau aux prix tout à fait corrects.

Pour les safaris, le Main Camp propose des sorties en voiture (game drive) à 35 $ par personne pour 3 heures (départs vers 6h30 le matin et 15h l’après midi) sur la base de 2 personnes par voiture. J’ai opté pour 2 game drive de 4 h chacun (180 $ pour 8 heures de safari à partager en deux, puisqu’on était deux, ce qui fait 90 $ par personne).

LES CHUTES VICTORIA

C’est l’un des clous de ce voyage.

Pour l’hébergement, j’ai opté pour l’hôtel Shoestrings, situé près des commerces. C’est une adressse plutôt routard, sans doute la moins chère de la ville : 10 $ le dortoir et 35 $ la chambre. Demander un dortoir ou une chambre éloigné du bar, car la musique résonne fort le soir. Jardin avec petite piscine, sanitaires communs plutôt propres mais sommaires.

Le site : L’entrée est payante : 30 $. Des chemins sont aménagés dans la forêt pour offrir de multiples points de vue sur les cascades (environ 1,7 km de large). Attention : si vous ressortez, vous ne pouvez plus réutiliser votre billet dans la journée. L’idéal serait de venir tôt le matin, et de repasser dans l’après midi, car l’éclairage change (apparition d’arcs en ciel…). Certaines cascades en contre-jour le matin sont mieux éclairées en fin d’après midi et vice-versa. Vous pouvez tout à fait rester sur place plusieurs heures, et en profiter pour observer les les qq animaux qui vivent sur le site (singes, antilopes, phacochères et nombreux oiseaux).

Les chutes du côté de la Zambie : c’est accessible à pied. Passer la frontière, payer le visa pour la Zambie (20 $ pour la journée, c’est plus cher si vous restez plus d’une journée en Zambie) et payer encore 20 $ pour l’accès au site (entrée payable uniquement en monnaie locale. On vous proposera sur place de changer de l’argent, mais attention au taux de change, pour ne pas se faire avoir). Attention, si vous revenez au Zimbabwe et que vous n’avez pas de visa double entrée, il faudra repayer un visa entrée simple (30 $ tout de même).

A noter que vous pouvez aller sans pb sur le pont qui enjambe le Zambèze et qui sépare les deux pays. Pas besoin de visa, au Zimbabwe, on vous donne un « pass bridge ». Il faut juste présenter votre passeport au retour (ils vérifient qu’il n’y ait pas de tampon zambien). C’est depuis ce pont qu’ont lieu les sauts à l’élastique.

Les activités sur place

Saut à l’élastique, rafting, survol des chutes en hélicoptère, safari au parc national du Zambèze, safari à dos d’éléphant, promenade avec des lionceaux… il y a de nombreuses possibilités mais sachez que ça coûte cher. Qq exemples de tarifs officiels (sept. 2012) :

- Rafting : 130 $ la journée

- Saut à l’élastique : 125 $

- Hélicoptère : 130 $ les 15 minutes.

Dans certaines agences, ces tarifs sont négociables, mais la marge de manœuvre n’est pas étroite. Pour ma part, j’ai fait une croisière sur le Zambèze pour le coucher du soelil (de 16h à 18h30) pour 35 $ au lieu de 45 $ prix officiel. Ce prix inclus les boissons à volonté et un repas léger (mais de qualité). On était que 9 sur la bateau, ce qui est plutôt sympa.

LE PARC DE CHOBE (BOSTWANA)

Je l’ai visité en une journée, depuis Vic Falls. J’ai payé 115 $ (après de rudes négociations avec une agence locale, le prix officiel étant de 170 $). Cela inclut le transport (un peu plus de 2h de route depuis Vic Falls, donc 4 heures AR), le repas dans un hôtel 4 étoiles au bord du Zambèze, les boissons, une croisière le matin (ou l’après midi) et un safari en voiture l’après midi (ou le matin). Ca vaut vraiment le coup : site superbe, on voit bcp d’animaux (éléphants, lions, girafes, antilopes, buffles, hippopotames, crocodiles, oiseaux…). Seul bémol : les horaires. Le safari ou la croisière commencent vers 10 h le matin (moment où le soleil tape bien fort et ou les animaux se mettent en sommeil) et se terminent vers 16h30 (moment où la lumière devient belle), en raison des temps de transport depuis et vers Vic Falls. Mais on est quand même assuré (en saison sèche surtout) de voir plein d’animaux.

GREAT ZIMBABWE

Site qui mérite le détour si vous aimez l’archéologie. Ce sont les ruines d’une grande cité médiévale datant du 11ème siècle, avec par endroit des murs de pierres hauts de 11 mètres.

Pour y accéder : mini-bus depuis Masvingo (25 km à parcourir). Le bus vous laissera à 2 ou 3 km du site. Il faudra donc poursuivre à pied.

Logement : j’ai dormi juste à côté du site, au Great Zmbabwe Family Lodge. Dortoir à 7 $, les bungalows sont à 30 $ ou plus. Il y a une cuisine équipée. Si vous n’avez pas de nourriture, vous pouvez aller manger le midi et le soir (prendre une lampe de poche) au Great Zimbabwe Hotel, à 800 mètres de là. Plats à partir de 10-12 $ le soir.

J'espère que ces infos pratiques pourront être utiles à ceux qui préparent un voyage au Zimbabwe en individuel. Je reste à votre disposition pour toute info complémentaire.

Armand
Vive la fin du pétrole! English translation pending
by Roulelemonde · 2012-09-26 · 339 replies
Au moins l'espèce humaine n'aura plus rien à consumer et polluer en rejettant dans l'atmosphère des tonnes de Co2 et autres gaz toxiques; Fini les touristes et le consumérisme (les deux étant liés) qui se la jouent "voyageurs" en s'achetant des billets "tour du monde", ou juste en se payant des aller-retour après leur boulot, pour aller frimer ou chercher une fille facile à phuket ! Fini les routes surpeuplées de bagnoles (engins de mort) qui crachent leur bruit et leurs mépris de la nature, fini le moteur à explosion qui va bientot finir par faire exploser la terre; L'heure sera au retour aux voyages qui se méritent, lents, modestes, loyaux, à la force des pieds, des pédales, des pagaies ou des voiles, ou aidés pour d'autres par le train s'il reste de l'électricité ou des chevaux s'ils n'ont pas fuit d'ici-là (et je les comprends); et pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s'y résoudre, ils n'auront qu'à rester chez eux dans les paisibles campagnes s'il en reste, ou dans leurs mégalopoles suffocantes, qui sont des taches bétonnées et laides sur la magnifique toile peinte par la nature La voiture, est le contraire de la liberté, l'avion une ruine écologique volante; Le but ne sera plus la destination, mais le chemin, ce qui à bien y réfléchir est la définition même du voyage
Voyage en 4x4 ou camping-car en Namibie et Botswana English translation pending
by Patcc · 2012-09-23 · 47 replies
bonjour les voyageurs

après une cinquantaine de pays en camping car (gràce à votre aide ) je prépare pour l' été 2013 une sortie en Namibie et Botswana. Pour ce voyage magnifique de paysages et de rencontres je voudrais partir en 4X4 mais à 5 (3 enfants de 16/12/8 ans) mes pbs : .peux t'on louer un 4X4 pour 5 .le froid + rude / en cc .pas trop dangereux pour les animaux .perte de temps pour remontage et démontage ...

mais quelle sensation de liberté Mon programme pour 4 semaines: Windhoek- dan viljoen parc etosha- rundu rundu- mahango mahango- shakawe delta okavango shakawe- ghanzi ghanzi- windhoek windhoek- naukluft naukluft- sesriem sossusvlei sesriem- walvis bay 2 jours à wolwerans wolwerans-swakopmund- cape cross cape croos- brand berg brand berg- palmwag spitzkoppe spitzkoppe-tsaobis retour à windhoek Option: j'ai besoin de vous pour trouver une rando à damara land et ou peut on voir les himbas ? Pensez vous que j'ai le temps pour intercaler le parc Chobe. D'avance merci pour vos réponses toujours trés utiles. Patrick
J'aime l'avion car... English translation pending
by Lindseyberry · 2012-09-09 · 82 replies
Bonjour à tous 🙂.

Je viens poster ici car j'aimerais savoir quelles sont les raisons pour lesquelles vous aimez prendre l'avion? (ou bien celles qui font que vous n'aimez pas ;) )

Je suis en train d'écrire un texte la dessus et aimerais bien y joindre quelques témoignages autres que le mien !

Merci :)
2012 – Zam – Zim: carnet Zambie et Zimbabwe English translation pending
by Francky4 · 2012-09-05 · 79 replies
2012 – ZAM – ZIM. Carnet Zambie et Zimbabwe.

Un petit Retour d'EXpérience (un REX, comme ils disent au boulot... !) sur notre voyage africain de cet été. En espérant que cela profitera à ceux qui veulent découvrir ces belles contrées... !

2 ans sans Afrique, c'était trop. Il nous fallait notre dose, et on a été gâté...! De version en version, le trajet initial (Zambie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe) a été racourci : Nous irons au Malawi une autre année (toujours ce vieux rêve de remonter le lac jusqu'en Tanzanie...!).

Donc 3200 km prévus en 23 jours : - Avions : Paris - Francfort - Windhoek - Lusaka, puis Victoria Falls - Windhoek - Francfort (avec Air Namibia) - Paris (avec Lufthansa). 2150 euros de billet d'avion pour deux, dont 250 euros pour cause de changement de billet de ma part. - Le voyage : Lusaka, South Luangua, Chipata, Luangua Bridge, Lower Zambezi, Kariba, Matusadona, Chizarira, Hwange, Vic Falls.

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- Voyage préparé avec Mapsource et Tracks4Africa + Google Earth... et Vincent ;-)

- Dollars achetés dès février avant la baisse. - Budget global : 8400 euros, dont 2150 euros d'avion et 4200 euros de location de 4x4 (dont 800 euros de caution)

Vendredi 20/07 L'exercice de pesée des sacs a commencé : Trois sacs acceptés bien que UN par personne autorisé normalement. 23 Kg maxi par personne. On a 39 Kg en tout, dont les outils et les trousses à pharmacie que nous laisserons là-bas. La prochaine fois, il faudra faire avec deux sacs. Vieux Campeur vend des sacs de toile très résistants et très légers, de grande capacité…

Samedi 21/07 Décollage de Francfort à 20h05, Arrivée à Windhoek à 6h05 : 2 degrés, ils battent des records de froid cette année. Ne pas oublier d'enfiler sa polaire. -( Attente a l’aéroport jusqu'à 11h00 pour prendre un plus petit avion, pas beaucoup de places pour les bagages "cabine". Survol du delta de l'Okavango. Jolis souvenirs qui reviennent en mémoire...

Arrivée à Lusaka à 11h30 locale. Passeport électronique. 50 USD de visa sur place. La sortie se fait rapidement. Prise en charge du 4x4. Le gars me demande la caution... que j'ai déjà versée par virement il y a un mois (pour ne pas plomber ma Carte Bleue)… -( Pas de blankett, pas de 2ième roue de secours, deux pneus corrects sur 5, un seul jerrican au lieu de trois, frigidaires que l'on ne peut pas brancher, allume cigare 24 Volts (le GPS a eu chaud)... Mais bon. Limo Car Hire est loin, pas sur notre route, et je voudrais être à Petauke (405 km) avant la nuit.

A noter en passant : Dam View Chalet (S xxx xxx xx E xxx xxx xx) n'est pas un Camp Site contrairement à ce que laisse croire T4A. C'est juste un endroit où il y a une maison et une tente au bord d'un étang. Ça ne peut pas être une étape intermédiaire.

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La route est goudronnée et correcte, sauf les 80 derniers km avant Petauke où l'on arrive à 16h50, juste avant le coucher du soleil. Gauche / Droite : Chimwemwe Lodge (un peu prétentieux comme appellation mais endroit correct). Réservé par email au dernier moment, la patronne me gratifie d'un "Bonjour M. Franck" sans que je me présente. On pose les valises et on revient manger. La patronne mange dans la salle de restaurant, à 5 m de son bureau et ferme à clé une grosse grille de fer devant la porte du bureau...

Le Repas est un traditionnel Nshima (farine de maïs et de manioc) un peu fade. Poulet grillé.

On appelle le loueur LIMO Car Hire pour savoir ce qu'il propose pour ce qui nous manque. * Il ne peut pas venir à Petauke pour nous dépanner. * "That's Africa" me dit il. Mais pour le prix "that's America" je lui réponds.... * Va falloir bricoler un branchement direct pour le frigidaire, * Ainsi qu'un allume cigare parallèle, j'en trouve un dans un garage-casse à l'entrée de Petauke. Merci William. (Pour obtenir 12 volt sur un circuit 24V, il suffit de brancher directement deux fils, le + et le – sur une seule batterie).

Bonne nuit de sommeil malgré le froid dans la chambre. Eau chaude. Prix raisonnable (45 $).

Dimanche 22/07 : Petauke – South Luangua NP Lundi 23/07 : South Luangu NP Le lendemain matin, on fait les courses à Petauke : un peu compliquées car c'est Dimanche, seulement deux magasins et stations essence ouverts. * Peu de fruits * Pas de bouteilles de 5 litres d'eau, que des 75 cl. * Pas de couverture, pas de jerrican. * On trouvera des oranges dans une petite bicoque à mi-parcours, loin de tout, perdue au milieu de la forêt sur la piste.

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Puis on prend la route vers South Luangua par la piste nord (180Km - 7h00) pour éviter le détour par Chipata. La piste est parfois très lente, mais aucun souci en suivant la trace T4A : ne pas oublier de tourner à gauche au Poste de Police, même s'il n y a pas de poste de police...

A gauche ici (S13 56 48.5 E31 36 52.7)…

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La piste est parfois très lente mais souvent agréable, en forêt,

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Puis arrivée au bord de la Luangua où les animaux font leur apparition.

A notre arrivée à Wild Life Camp, le chien nous fait une démonstration de course aux babouins et les fait fuire. La prochaine fois j'emmène un Fox... Quelqu’un peut il m’en céder un ??? ;-)

Le Camping est très bien en bordure de la Luangua : Ablutions - eau chaude. Power pour recharger les batteries.

Les petits babouins sont craintifs : tant mieux.

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Je ne rate pas l'occasion de faire un premier Game walk avec un guide très expérimenté et volubile et un ranger armé comme il se doit. Il nous apprend les herbes anti-moustique (ça marche aussi pour les mouches...), à identifier le sexe et l'âge de l'éléphant qui a déposé crottes et urine...etc. C'est toujours très intéressant.

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L'occasion de se sentir vraiment dans le bush : Un Hippo sur la "plage" qui s'en va quand il me voit m'écarter du groupe, un éléphant qui ne s'occupe pas de nous, et... En sous-bois, on a repéré un gros hippo à une trentaine de mètres, vers la rivière, pendant que le guide nous explique ceci - cela... Tout à coup on voit le ranger s'agenouiller et armer - épauler son arme en criant "derrière un arbre, derrière un arbre..." En moins de deux secondes on est tous derrière un arbre et on aperçoit l'hippo qui nous lance une charge : il se met à courir, d'un pas "léger" dans notre direction... Puis s'arrête d'un seul coup et se dirige tranquillement vers la rivière. Pas grave, mais impressionnant... "Heureusement que nous ne sommes pas entre lui et la rivière" nous commente le ranger.

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L'après midi on fait des courses à Mfuwe assez bien achalandé, et le plein de gas-oil. Le Neiman reste bloqué. 3 gars accourent et démontent l'ensemble. 3 minutes après, le contacteur désolidarisé du volant permet de redémarrer... super merci. Faudra graisser la clé avec trois gouttes d'huile moteur pour qu'elle pénètre suffisamment profond dans le contacteur. Problème dû à la poussière.

Puis Night Drive. La seule façon de faire un Drive jusqu'à 20 heures est de le faire avec un guide, donc avec un lodge, si non il faut être sorti à 18h00. Et c'est parait il la seule façon de voir les félins actifs, puisqu'il ne chasse plus le matin après 6 - 7h00. Cela nous permet de voir 2 Léopards, pratiquement ensemble, qui provoquent des cris d'alarme impressionnants des babouins. Sympa de les voir mais frustrant pour les photos… -(

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Et une jolie Genette, ainsi qu'un porc-épic (qui sortent quand il fait froid, c'est dire) et une chouette XXXX

Mardi 24 et Mercredi 25/07 Kawaza Village : Je ferai un fil spécial pour cette escapade très intéressante sur deux jours dans un village, avec des vrais gens, fort sympathiques et tellement courageux.

Jeudi 26/07 Retour à Wild Life - version chalet La version Chalet n'est pas forcément une bonne idée dans un bon Camp Site : les Insectes sont omniprésents car ils peuvent plus facilement investir les lieux, les singes qui dépiautent le toit de chaume la nuit pour réveiller les insectes. Un petit scorpion noir juste devant la porte me fige dans un premier temps, puis reçoit le plat d'une chaussure lestée de 75 kg. Puis un joli Gecko qui court le soir sur l'intérieur de la paroi du chalet. On le retrouve le lendemain matin. On le retrouvera par hasard le soir même, dans le sac photo : c'est pas dangereux, mais ça surprend ! Depuis on l'appelle Geckouille la Fripouille.

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Le Jeudi, on passe la journée dans le parc, et on monte au nord de SLNP, près du Fish Eagle Lagoon.

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Un jeune éléphant qui s’énerve sur la piste et qui trompette une fois que l'on est passé..

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Les lions que nous avions vus la veille avec le Game Drive : ils sont affalés, repus sans doute.

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Près du Lagon (environ 50 km au nord de la Gate), il y a un petit défilé de Cobés, éléphants, crocodiles, et divers oiseaux. Le matin, promenade à pieds près du lagon, et l'après midi : 21 crocodiles se font bronzer là où je me promenais le matin : trouille rétroactive... ! Un troupeau de buffles pour compléter le Big Five, et des éléphants qui s’abreuvent…

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Grands Koudous et Pique-bœufs qui viennent chercher leur pitance directement au producteur.

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Un squelette de tête d'hippo au bord de la piste… !

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Et surtout un magnifique affut aménagé, construit sans doute par le Lodge assez proche, au ras de l'eau, à quelques mètres des hippos, et des guêpiers qui viennent pêcher.

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Ma moitié toujours espiègle, est tellement impressionnée, qu'elle crie houhouuouououou pour narguer les gros hippos… On a l'impression qu'ils nous voient, et surtout qu'ils pourraient détruire cette "barrière" de paille comme rien. En rentrant du Lagon on rencontre DG (notre guide de Night Drive) qui nous annonce que le game du matin et du soir ont été bredouilles...! Pas nous.

Et de jolis couchers de soleil pour terminer les journées...

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Vendredi 27/07 Après avoir étudié la chose, nous n'irons pas au North Luangua National Park : trop loin, difficulté pour se loger pas trop cher, et impossibilité annoncée de faire des Game en voiture, par soi-même. On ira donc "seulement" à Luembe, sur la route entre SLNP et NLNP

Luembe - 130 km

Les 25 derniers km : piste "Hippo Track" difficile. si non piste roulante. On arrive vers 13h00. On se fait doubler par des policiers qui, plus loin, effectuent une arrestation musclée d'un jeune ado : je n'aimerais pas être à sa place. Qu'a-t-il fait ???

On passe au niveau d'un spot de Grues Couronnées, mais sans en voir aucune.

Aucun Game drive n'est organisé à Luembe, aucune piste praticable à part celle qui fait l'aller-retour avec l'embranchement vers NLNP. C'est juste un coin tranquille avec des dizaines (centaines ?) d'hippos et de jolis oiseaux. Le Lodge (Tented Camp) a été cédé par l'ancien propriétaire allemand à deux locaux : le jour où ils auront un email qui fonctionne et l'envie de créer des activités (boat drive, game walk, visite villages de pêcheurs et pêche...), cela deviendra un petit paradis de tranquilté. Je fais une sortie à pied en individuel, un peu réprimandé par le nouveau propriétaire du Lodge. Mais cela me permet de jouer à "1-2-3... Soleil" avec un pic-vert : je me rapproche quand il cogne sur l'arbre et je m'arrête quand il arrête...

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Jeunes hippos qui se chamaillent tout l'après midi. 0170

Martin pécheur bleu qui joue à cache-cache avec moi. Allers-retours le long de la berge.

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Vers 17h00, les villageois voisins viennent poser leur filet. On pense qu’ils vont rester là une paire d'heures, en fait ils seront encore là à 21h00, et même toute la nuit... L'un d'eux a gagné une lampe frontale… ;-)

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On passe la nuit bercés par le chant des hippos et on repart le lendemain au lieu du sur-lendemain, ainsi on gagne un jour sur le trajet.

Samedi 28/07 - Wild Life camp On redescend donc un jour plus tôt que prévu sur Mfuwe. En redescendant, on tombe sur un groupe de Grues Couronnées à l'endroit pré-visualisé sur Google Earth (cocher la case Panoramio pour voir les photos). Magnifique dans leur milieu naturel. Rien que pour ça, ça valait la peine.

On repasse donc une nuit imprévue à Wild Life Camp. Pas de souci. On paye en liquide, pas de reçu. Bon anniversaire Elisabeth.

Dimanche 29/07 Le dimanche est consacré au repos. Je pars seul en Game Drive du matin sans voir grand chose.

Lundi 30/07 : Chipata - Luangua Bridge Camp Site Le Lundi, c'est le départ pour Chipata - Luangua Bridge

Pas de gas-oil à Mfuwe. Le camion a eu un accident… ! Un gars se pointe et propose du gas-oil au marché noir. Mais bon ! J’en ai assez pour aller à Chipata. Quelques courses au grand magasin à droite après le pont, et au Bottle Store un peu plus loin pour acheter deux containers d'huile vides pour y mettre du Gas-Oil. Puis départ pour Chipata, par ce que je croyais être du goudron : Peu de goudron en fait, la route est préparée mais interdite d'utilisation, la piste parallèle est défoncée, et se perd dans les villages. Dans un village un Zambien super gentil (pléonasme) court devant la voiture pour me montrer le chemin.

On arrive vers 11h30 à Chipata. Enfin une grande ville pour faire des vraies courses (SPAR, Shoprite...) Des Chips, du presque fromage, et du vin, mais pas de Nutella. -) Nous sommes à proximité de la frontière avec le Malawi, il y a une activité intense.

Les taxis nettoient leur limousine…

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Et on peut faire le plein de son avion...

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Et un Musulman super gentil que le taxi ira chercher pendant la prière, pour ouvrir sa boutique pour recharger notre bouteille de gaz...

On a le temps de pousser jusqu'à Luangua Bridge Camp Site grâce à la journée gagnée. Donc on passe deux nuits / un jour complet de repos à Luangua Bridge Camp Site Le temps de faire de belles photos de PKF. Instants magiques...

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Le temps de faire du bateau avec Fredrick, qui nous raconte qu'il est payé 350 000 Kwechas (50 euros par mois). On lui "offre" un coca, il le garde pour ses enfants. On va financer les études de ses enfants pour 24 euros par mois, mais pas simple parce que le patron ouvre son courrier. On s'aperçoit que ses sous-vêtements sont complètements déchirés. Occasion d'alléger mon sac de linge.

On reviendra ici, pour pousser jusqu'au confluent de la Luangua et du Zambèze - Zone frontière entre trois pays, où il y a des éléphants et des oiseaux. 2 Sud Af avec des Toy 105 magnifiquement préparés... : escabot pour plier la tente de toit, tapis en bas de l'échelle, sav de toile pour ranger les chaises pliantes, galerie en Alu servant de "tiroir" pour ranger la table de camping, treuil....etc.

Fabriquer un Tuyau - filtre à Gas-oil pour transvaser les containers dans le réservoir de la voiture, parce que les containers, qui contenaient de l'huile, ont encore des gros dépôts d'huile agglomérée (sans doute à cause du froid la nuit) et je ne voudrais pas que cela se retrouve dans ma pompe à injection : * Moustiquaire fixée à l'entrée du tuyau plongé dans le container * de la Gase positionnée dans la bouteille qui sert d'entonnoir. * Un système avec un fil de fer que je pince plus ou moins pour réguler le débit.

Mardi 31/07, Me 1/08, Je 2/08 - Luangua Bridge --> Lower Zambezi / Mvuu Camp Site Départ vers 7h30. 170 km de route goudronnée correcte entre Luangua Bridge et la piste de l'entrée nord de LZNP. Quelques courses dans le "hameau" avant d'attaquer la piste (S15 14 19.2 E29 09 57.5) Arrivée vers 9h45 à la Gate Nord (Mukamba Gate)... en même temps que l’employé qui enregistre les entrées et prend les sous. Juste un Reçu, pas de Livre des Entrées / Sorties pour savoir si nos voisins Sud Af sont passés hier. Il nous faudra 7 heures pour faire les 175 km de pistes jusqu'à Mvuu CS. La piste est roulante jusqu'à une deuxième gate.

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Puis piste difficile et très lente jusqu'au bas de l'escarpement, puis resserrée au milieu des haut buissons qui débordent sur la route. Faudrait pas croiser un éléphant nerveux ici...

Ensuite les pistes qui se perdent au milieu de la forêt et des lagons : magnifiques. Troupeaux de Buffles, Impalas, Gnous... T4A n'arrive plus à suivre et le GPS perd ses satellites sous les arbres. Faut suivre un cap et essayer de le tenir pour rejoindre le tracé.

Une jeune femelle éléphant surprise au bord de la piste nous charge dangereusement, elle trompette dans nos oreilles à 5 mètres, elle nous poursuit sur une centaine de mètres. La semer nous coûtera de forte secousses dans les bosses de la piste… !

Plus loin, un éléphant mort mais pas mangé, sauf par l'intérieur par les vautours... bizarre.

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Puis piste en plaine, vers l'aérodrome qui ne voit qu’un ou deux avions par semaine. Puis la piste se perd dans une rivière à sec qu'il faut remonter quelques centaines de mètres avant de retrouver la piste sur la gauche.

Pareil, à la sortie Est du Parc, ne pas prendre la première piste à gauche en bas de la première descente : elle passe par un tas de sable difficilement franchissable et arrive sur la rivière assez profonde à cet endroit. Ne pas sonder à pied : crocos actifs. Il faut continuer tout droit quelques centaines de mètres puis la piste à gauche. Là, la rivière Chingwa est moins profonde à cet endroit. Éléphants calmes à droite.

Arrivée à Mvuu Lodge - Camp Site vers 16h30. Mvuu ça veut dire Hippopotame La place Ellie Camp, isolée, proche du bush et de la rivière à sec fréquentée par les éléphants la journée et par les hippos la nuit. Tellement isolée que Pierre est arrivé le Mercredi 1/08 et qu'on ne l'a même pas vu... !

Ballade en bateau pour trouver le Malachite King Ficher, mon Graal : Pas trouvé. Le guide formé par ZIM Parks est très compétent On trouve des Guêpiers (à front blanc)

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…et un Pied King Fisher, et un héron marron

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Des éléphants dans l'eau qui protègent le petit

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Et une bande de copains…

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Côté Mana Pool, il y a un bateau avec un Blanc armé d'un gros fusil. Le guide m'explique que le ZIM (et la ZAM) ont des quotas. Les riches européens en profitent et viennent s'éclater à plomber des éléphants ou des lionnes (5 000 dollars) ou des lions (10 000 dollars). Ce doit être parce qu'ils ont faim ces gens là.

Madame est restée au Camps Site pour se reposer. Elle lutte contre les petits singes espiègles, l'un d'eux découpe le cordon de la fenêtre de la tente avec ses dents pour y rentrer... ! D'autres détournent son attention pendant que leur collègue regardent ce qu'il y dans le 4x4, ouvrent la protection de la poubelle... !

La journée se termine par un magnifique levé de Lune Rousse

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Vendredi 3/08 - LZNP - -> Warthogs / Kariba. En sortant de Lower Zambezi, à droite, Gwaba Lodge (S15 57 07.5 E28 51 40.3) possibilité de faire le plein de gas-oil… mais ce jour là, le livreur de Gasoline s’était trompé et avait déversé sa livraison dans la cuve de Diesel… Donc pas de gasoil avant longtemps… ! La route est tranquille. Nous traversons la Rivière Kafue par le bac, sans soucis, en quelques minutes.

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Nous ne passerons pas par le centre ville de Chirundu qui ne semble pas avoir de grands commerces ni même de station service (à confirmer).

Police Check Point à la sortie Nord de Chirundu.

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Puis arrivée au barrage – frontière, avant Kariba – ZIM. Frontière ZAM - ZIM à passer : 15 minutes pour sortir de ZAM et 45 minutes pour rentrer au ZIM. Le douanier nous prévient que notre rétro cassé sera sanctionné par une amende de 5 ou 10 dollars US par la police Il y a 2 stations Essence (non indiquée sur T4A) juste avant la frontière et au moins deux stations essence à Kariba. Magasins vides à Kariba. Rien à acheter. Quelques courses de fruits (= bananes) et légumes (=tomates et oignons) en ville. Paquet de chips + 2 Coca + pain de mie à la station service : 10 dollars ! ! ! Banque dans la "vieille" ville, sur les hauteurs mais pas d'ATM.

- Warthogs Chalet à Kariba, sur la route Sud La patronne n'est pas très aimable. Je prends deux bières (huuummmm !) : 4,2 Dollars ! ! ! Je lui donne 5$, elle n'a pas de monnaie, - Je vous rendrai 80 Cts si je trouve de la monnaie car je n'ai plus de bonbons ! ! ! - Alors donnez-moi un petit paquet de chips à 1 $ et je vous donnerai un dollar quand vous aurez de la monnaie… !

On mange sur la petite terrasse du chalet. Mais on entend pas mal de bruit derrière nous : Deux éléphants viennent fouiller dans l'espace poubelle juste derrière le chalet.

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Puis, moins drôle, un hippo qui arrive juste devant le chalet pour brouter... finalement sans s'occuper de nous.

"Beaucoup" d'oiseaux au bord du lac.

Samedu 4/08 : Kariba --> Matusadona

Départ vers 8h15 pour Matusadona (ça veut dire "coulure de crottes d'éléphants" parce qu’il y en a beaucoup parait-il)

Au départ de Kariba, le GPS se perd les crayons à vouloir me proposer des pistes rapides qui font le tour de la piste toute droite sous les poteaux électriques. Et c'est à ce moment là que les freins ne répondent plus. Je suis obligé de pomper une dizaine de fois avant de retrouver un semblant de freinage. Faut ruser avec le frein à main et la boite de vitesse. Sur une boîte auto, ce n'est pas évident. Et c'est à ce moment là que l'on voit arriver des Dark Vador... des militaires habillés très foncés... ça fait drôle. C’est une zone d’entrainement de l’armée, c'est pour ça que c'est noté "Permit Required" sur T4A. Ils nous demandent des cigarettes. On ne fume pas. Ils nous demandent du feu. Tiens voilà la boîte d'allumettes.

C'est juste après cette rencontre (du troisième type) que la piste rejoint la montagne. Elle est parfois lente, voir très lente.

C'est à ce moment là que la piste devient difficile. Grosses pierres. Sans frein c'est le pied. Faut ruser.

C'est à ce moment là qu'on a crevé un pneu. Une visse est plantée au beau milieu du pneu. Sans doute la seule visse qui existe sur 5000 km de pistes ... ! ! ! Je la garde pour m'en faire un pendentif...!

C'est à ce moment là, en changeant la roue, qu'on s'aperçoit que la roue de secours a déjà trois réparations par des mèches... Va-t-elle tenir 800 km jusqu'à Hwange...? En passant par les mauvaises pistes de Matusadona et Chizarira ?

Arrivée vers 13h30 à la jonction Gravel-Karoï-Hwange et Piste Nord vers Matusadona (Steve Camp est désert) Petit repas rapide. Boite de "Jus de maïs" dégueulasse. Tomates, pain de mie éponge…

Puis piste vers Tashinga qui se trouve au bord du lac Kariba dans Matusadona NP. La piste est d'abord agréable puis très très lente jusqu'à la Gate principale. De grosses pierres jonchent la piste, en descendant dans les rivières à sec, lentement en première. Il faudrait même une première courte, mais la boite est bloquée en "longue". La piste devient meilleure après la gate avec des pièges-saignées si on dépasse les 35 Km/h. Il nous faudra 2h45 pour faire les 75 kms de cette piste fastidieuse (au retour on mettra 4h15 parce que pas envie de se casser les reins) Le souci en fait c’est d'arriver sur cette piste en fin de journée, car la route depuis Kariba nous a déjà fatigués. L’idéal serait d’arriver de l’Ouest. On arrive à Tashinga vers 16h00 pour la récompense : ciel magnifique, coucher de soleil superbe, levé de lune extra, ablutions et eau chaude OK. Pied King Fisher...

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Le paiement du parc est un folklore * J'ai réservé le camping pour trois nuits (90 $) * J'ai payé par virement fastidieux l'emplacement pour trois jours mais la personne au bureau ne comprend pas de quoi je parle et ne sait pas quoi faire de mon voucher. * Elle me fait payer les droits d'accès au parc. Même prix que tu restes un ou 7 jours : 34$. * Les 2 voisins de campings, Suisse et Germains, sont arrivés sans réserver, donc sans payer le camping, ils ont juste payé l'accès au parc.... ?? * Il y a 18 places marquées sur le Camp Site, et trois occupants ce soir : Faut dire, vu la piste... ! * On est crevé... un coup de rouge, quelques chips et un joli coucher de soleil pour nous remonter le moral.

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- Bonne nuit... il doit être au moins 21h30 ? - Non non ! Il est 19h35... bonne nuit...

P... de journée ! Bon anniversaire Francky !

Dimanche 05, Lundi 06/08 - Matusadona Deux jours complets (3 nuits) à Tashinga, c'est bien pour se reposer de la piste et reprendre des forces avant de la refaire dans l'autre sens. Le lendemain matin, petit tour sur Rhino Loop, là où les animaux se trouvent principalement. * Traces de lions sur la piste. * Arrivée sur Private Road que l'on prend à gauche jusqu'au Lodge * Et là on tombe nez à nez (si je puis dire) avec un Rhino noir et son petit... Rencontre magique. On s'observe. Il s'en va.

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On est gentiment accueilli par la personne qui gère le Lodge, il nous fait visiter son petit paradis : éléphants, aigle noir, lions (pas vus) et Rhino qui se baladent aux environs.

Le lendemain, arrêt au Work Shop de Tashinga : Personne pour réparer mon pneu crevé. Les mécaniciens sont partis huit jours en Patrouille pour chasser... les braconniers. Les grands ados du village me trouvent la clé du garage et une mêche pour réparer le pneu, mais pas les outils nécessaires. * on invente un poinçon pour élargir le trou de la crevaison, pour introduire la mêche * on fabrique un introducteur de mêche avec un vieux tournevis scié sur sa partie plate * Et la pince à épiler de madame qui nous sauvera pour démonter la valve. * 3 heures après j'ai un pneu de secours qui tiendra ce qu'il tiendra avec une bonne prière, mais on n'en aura pas besoin car la vieille roue de secours avec trois mêches va tenir jusqu'au bout... ! (rien n'est certain, tout est possible...). Bon ! Je pourrais purger mes freins, mais je n’ai pas envie de perdre mon temps avec une réparation qui pourrait ne pas suffire si un clapet du maître cylindre est mort… !

Après midi, ballade et repos au bord du lac. Je "fabrique" un affût pour surveiller le Pied King fisher qui vient pécher vers 17h15 avec son compagnon. Et d’autres zoizos…

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Un éléphant traverse le bout de la baie… Les deux Suisse voisins, en train de lire tranquilles sur leur fauteuil, le voit approcher, oreilles déployées, il trompette... On lève la tête, on les voit partir derrière leur 4x4 par la droite, l'éléphant joueur les rejoint par la gauche... ! Ils font demi-tour et montent dans leur 4x4, ferment les portes (à clé...) et klaxonnent... L'éléphant les regarde en se balançant de droite à gauche, hésite… et s'en va comme il est venu... étrange non ?

Les couchers de soleil sont de toute beauté. Je n'ai jamais vu un ciel aussi pleinement orangé. Je dors avec l'appareil photo pour mémoriser le levé de soleil sans avoir à quitter la tente...;-).

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Et j'en profite pour mémoriser aussi le levé de lune sur le lac... Magnifique.

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Mardi 07/08 : Matusadona --> Chizarira La redescente vers la grande gravel se fait doucement : faut préserver les pneus, les freins et les reins. La gravel qui part vers l'ouest est assez piégeuse : quelques saignées en travers de la route qui interdisent une vitesse supérieure à 40-50 km/h avec cette voiture.

Puis bifurcation vers Chizarira : 25 km de piste assez lente mais sans difficulté majeure. Arrivée au Bureau, contrairement à sa collègue de Matusadona, le préposé me demande le Receipt pour avoir payé le camping (une nuit – 50 $). Je ne l'ai jamais reçu, juste une sorte de Voucher, il s'en contente. On paye les droits d'accès au parc : 24 dollars.

Chimwe View camp site est occupé par un petit camion 4x4 de deux allemands qui n'ont pas réservé. On partage sans soucis, c'est juste pour dire que les résas centralisées, c'est pas encore ça... On visite l'endroit, jusqu'à Chiwinini 2 qui est un petit coin tranquile loin de tout, près d'une rivière au calme, avec de jolis oiseaux : hérons, Guêpiers, PKF... et sans aucun doute plus chaud que Chimwe View.

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On aurait dû rester là car, à part la vue, Chiwe View n'a pas grand intérêt : le soleil se couche derrière la montagne et se lève... derrière la montagne (l'autre), et la vue n'en profite pas car il y a trop de brume. Et en plus, on est en plein vent : on a mal dormi et il fait TRES froid, genre 4 ou 6 degrés le matin. Pas de toilette (je vous laisse imaginer les alentours pourtant nettoyés), pas d'ablution : c'est TRES rustique. Pas envie de prendre une douche africaine par ce temps venteux. On se sauve le lendemain matin sans déjeuner : on déjeunera dans la vallée quand le soleil sera bien haut.

Mercredi 8/08 : Chizarira - -> Hwange Si mes calculs sont bons, on arrivera à Hwange sans tomber en panne d'essence, à 30 ou 50 Km près... ;-( Questions aux allemands la veille : * Il y a de l'essence à Binga ? Oui oui au bout de la route, T Jonction à droite. - Question aux touristes rencontrés sur la piste : * Il y a de l'essence à Binga ? Non non la station essence est fermée. Apparemment, ils n'ont pas trouvé le Work Shop qui vend du Gas-oil, mais dont le stock de Pétrol est à zéro. A Binga il y aussi un petit Shop assez bien fourni, et quelques marchands de légumes (= tomates, oignons, choux-fleur...)

- Dette. 20 km avant Hwange, il y a la petite ville de Dette, avec station essence et magasins.

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Il y aussi une ou deux boucheries, mais je n'ai pas envie d'aller voir l'état de la viande et des frigidaires, car il faudrait que je chasse les mouches pour pouvoir entrer... ;-( Les gens sont sympas mais tout juste.

- Hwange Arrivée à Hwange vers 15h00. Le Camp site est pratiquement vide. Ablutions - Eau chaude. 3 nuits en camping– 120 $. L'emplacement BBQ dans le quel on fera du feu pour se réchauffer, assis au bord, en mangeant la soupe du soir. Petit shop avec quelques trucs à manger et à grignoter, du vin... Boite de thon à 3,9 $... ! La nuit sera terrible. Plus froide qu'à Chizarira, genre 2 ou 3 degrés... On ne pourra pas camper deux nuits supplémentaires. On apprend le lendemain qu’il a neigé à Jo'Burg, ce qui n'était pas arrivé depuis 115 ans. La personne au Bureau réussira à joindre la Centrale de Réservation à Harare pour nous faire migrer vers un chalet : on "perd" 5 dollars et on gagne 12 ou 15 degrés appréciés...

Le plan "voir Nyamandhlovu Platform" en fin d'après midi est sympa (merci Vahi). L'endroit est beau, proche de Main Camp, les animaux défilent... mais l'endroit n'est pas très calme, c'est le défilé, bruyant, certains nourrissent les oiseaux... Pourtant ce n’est pas le week-end.

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Un autre Pan proche de Main Camp pour profiter des belles lumières : Makwa Pan à 13 km au Sud-Est. Le pan est un peu plus petit, mais j’y ai trouvé beaucoup d'éléphants et moins de monde.

Un soir tout seul, j'arrive à ce plan d'eau, une cinquantaine d'éléphants en partent. Une femelle éléphant "danse" sur la route pour m'empêcher de passer, en attendant son petit qui finit de boire. C'est incroyable, on dirait qu'elle me dit de ne pas bouger tant que son petit ne l'a pas rejoint. Puis ils s'en vont sans même me jeter un regard.

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Puis une cinquantaine d'éléphants arrivent à leur tour. Je suis trop proche de l'eau mais je ne peux plus bouger. Un jeune s'amuse avec moi, il me fait face à une dizaine de mètres, oreilles écartées il se balance de droite à gauche. Si j'avance, il risque de vouloir se défendre. Si je recule il risque de vouloir amplifier la provocation. J'ai une main sur le démarreur : je suis prêt à partir vite fait... Il se calme et rejoint la troupe dans l'eau.

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Le lendemain, levé à 5h45 pour être à la gate à 6h00 le lendemain d un Kill, mais on a rien vu. Puis toute la journée pour faire le tour Kennedy - Ngweshla qui est une belle ballade (90 km env.). Un petit détour vers Somalisa Pan Tented Camp où les éléphants viennent boire dans la piscine, et au retour, sur une petite piste, rencontre surprise, au milieu des hautes herbes avec Maman et Cub éléphant qui se désaltèrent à quelques mètres de la piste qui disparait au milieu des herbes.

La nuit, un éléphant vient chatouiller les arbres et le toit en paille du chalet, heureusement "effrayé" par la lampe électrique dans les yeux. Le lendemain, un tout petit éléphant semble perdu au milieu du jardin de fleurs, devant la réception à Main Camp, il dépiaute les palmiers naissants en attendant sans doute que sa mère revienne le chercher.

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Samedi 11/08 - Hwange --> Victoria Falls Les 205 kms sur le goudron se font tranquillement en 2 heures et demie - 3 heures. Nous sommes arrêtés sur la route par un barrage de Police. Comme on ne trouve pas le triangle = 10 $ d'amende.

Puis arrivée à Ilala Lodge : magnifique. Merci Vincent. On fera nettoyer la voiture de fond en comble. Le gars y passe 2h00. Le Restaurant est le meilleur que j'ai connu en Afrique : service haut de gamme, piscine (froide), gentillesse, bar, cacahuètes… A Midi, on déjeune chez Mama Africa : Elephant Steak de bœuf... ! Non ce n’est pas un steak d’éléphant… !

Victoria Falls. A cette époque les chutes sont définitivement plus belles côté Zimbabwe, il y a là beaucoup plus d'eau, sur une plus grande largeur, et pas trop d'embrun pour nous asperger. La ballade prend 2 à 3 heures. Certains endroits sont non sécurisés et très impressionnants.

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Ballade en Hélicoptère. Je réussi à trouver une place en fin d'après midi pour éviter la lumière écrasante. 130 dollars le 1/4 d'heure... ! Le prix a plus que doublé en 4 ans, mais pourquoi s'en priveraient-ils ? La compagnie d'hélicoptère a reçu 255 clients ce jour là. C'est pour eux la haute saison jusqu'à fin Septembre - Octobre. Faites les calculs. Si vous arrivez avec un gros téléobjectif, le gars vous propose un "arrangement" pour vous mettre devant, à côté du pilote : il suffit d'être le premier du groupe sur la file d'attente. Ça coûte 5 dollars de pourboire, mais ça vaut vraiment le coup. Le décollage est impressionnant, et les images sont belles...

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12/08 - Vic Falls --> Windhoek --> Paris Voilà… c’est le jour du départ... Une dernière image de Osy-oa-tunya depuis la terrasse du Lodge, au petit matin...

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Puis un dernier "GO TO aéroport » pour rendre la voiture. Retour à Windhoek pour le transfert sur Francfort par Air Namibia, puis Lufthansa vers Paris

Petite ballade ce Dimanche après midi à Windhoek, pour faire les courses est une bonne idée... Sauf que TOUT est fermé... ! A savoir que le Samedi après-midi tout est fermé aussi. Oui je sais, c'est comme en Allemagne... ;-( Grrrrrrr !

A l'aéroport de Windhoek, personne à l'entrée du Lounge, donc possibilité d'être confortablement assis pour se reposer et consulter les emails sur le PC en libre accès.

Décollage à 20h00, puis transfert le lendemain matin à Francfort, sans oublier de changer de terminal (T2 --> T1) par la navette et de se taper les km de couloirs d'accès à la porte. L'avantage de rentrer en Europe par Francfort et non à CDG, c'est d'éviter la douane française qui est redoutablement lente.

Paris, la canicule qui dure... 3 jours, puis la grisaille.

Mais qu’est ce que l'on fait ici ??? Tiens, au pire, j'irai bien à Sydney moi...

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Conclusions / L'année prochaine / Si c'était à refaire - Je demanderais un devis à Hemingway pour la voiture... ;-( et j’étudierais aussi la possibilité de me faire livrer/reprendre la voiture depuis Windhoek.

- Après avoir "visité" un certain nombre de pays et de parcs en Afrique australe, les prochaines années nous ferons encore moins de kms et plus de temps encore dans chaque parc. * Hwange mérite d'y passer plusieurs jours par site (Main camps, Sinamatella, Robin Pop's...) * LZNP n'empêche pas de passer plusieurs jours à Manapool. Les gens disent que c'est différent et qu'il y a plus d'animaux à Mana (éléphants)… - Pour les courses, comme pour l'essence, quand tu en vois tu en prends. Les repas ont été laborieux et les gratins de courgette / viande hachée au retour furent un bonheur, même si je n'aime pas les courgettes...!

- Matusadona est difficile d'accès mais quasi indispensable. Le mieux est d’y accéder par Hwange - Chizarira à l'allée et retour avec étape à Binga, dans le Lodge Camp site à droite après la jonction. * Les couchers de soleil y sont de toute beauté. * Les rhinos sont présents et défendus contre les braconniers et les éléphants sont sauvages. * Les lions sont présents aussi. On peut aussi y aller par bateau, 1h30 depuis Binga.

Et comme j’avais un challenge… - J’ai vu un Rhino à Matusadona (avec son petit…) - J’ai vu des couchers de soleil à Matusadona. - J’ai vu un Rhino dans le coucher de soleil - Mais pas les trois en même temps… J’ai gagné quand même ?

Pour finir, si vous vous ne connaissez pas cette région, et si vous voulez faire un beau voyage sur une "courte" période : * Hwange 3 à 9 jours : il y a des lodges sympas, perdus dans la nature. * Vic Falls pour les Chutes et les différentes activités proposées. 1 à 3 jours. * Chobe sur plusieurs jours, voir même 3 ou 4 jours sur la Chobe River.

Voili Voilou... Pour information, ce voyage a été en partie organisé avec l’aide de Vincent de Bel Africa que je recommande vivement pour son écoute et tous ses bons plans… A votre disposition pour répondre à vos questions...

J'espère que l'année prochaine on pourra partir pour trouver les Malachites et les Carmin Bee Eater... ! A la quête du Graal...

Franck
Quelles îles choisir en Thaïlande en août? English translation pending
by Harmony56 · 2012-05-27 · 25 replies
Nous partons pour un mois en Thailande et souhaitons faire une dizaine de jours au nord, puis aller au sud. Mais il y a tellement d'îles !

Voici celles pour lesquelles j'ai trouvé de l'intérêt sur ce forum, lesquelles sont à conseillées pour un mois d'août ? Nous cherchons avant tout le calme, mais aussi des îles pour la plongée. Pouvez vous nous donner quelques adresses pour dormir, pas trop chère ou alors qui vaut le détour =) Merci d'avance !

KO PHI PHI - plongée - plage Long Beach et Ro Phan Nam - aller au view point

KRABI - Ao Nang market le soir (croisette Thai) - kayak en plein dans les mangroves (lagon, grottes…)

KOH TARUTAO

KOH LIPE

MAYA BAY

MONKEY ISLAND

SHARK POINT - snorkeling

BAMBOO ISLAND

MOSQUITO ISLAND - snorkelling

KOH LANTA - plage

TRANG - Ko Kradan - No Ngai - Ko Muk - Ko Sukon

KO PHAN GAN - full moon party

KO SAMUI

KO TAO - plongée - escalade ? - parapente ?

CHUMPHON - baie de Koh Lawa
Voyage en Nouvelle-Calédonie au mois de novembre 2012 English translation pending
by Superphares · 2012-05-11 · 14 replies
Bonjour,

Nous (ma copine et moi) allons nous rendre en Nouvelle Calédonie au mois de novembre 2012 pour des vacances qui je l'espère seront de rêve. Je fais une surprise à ma copine...donc, j'essaie, tant bien que mal de tout organiser (d'habitude, c'est elle qui s'occupe des vacances:)).

Je voudrais donc votre avis sur le périple que je compte mener...si je me trompe pas sur les destinations, hôtels, etc....

Voici donc le détail du périple :

08/11 : Arrivée à Nouméa - Hotel Le lagon 09/11 : Visite de Nouméa - Hotel le lagon 10/11 : Noumea --> Ouvea - pas encore trouvé l'hotel...les avis que je trouvent ne sont pas concluant 11/11 : Ouvea - pas encore trouvé l'hotel...les avis que je trouvent ne sont pas concluant 12/11 : Ouvea --> Noumea --> Kone - hotel Koniambo 13/11 : Kone - hotel Koniambo 14/11 : Kone --> Poum - Hotel Malabou beach 15/11 : Poum - Hotel Malabou beach 16/11 : Poum --> Hienghene - Koulnoue Village 17/11 : Hienghene --> Poindimie - Tieti tera beach resort 18/11 : Poindimie - Tieti tera beach resort 19/11 : Poindimie --> Sarramea - Hotel Evasion 20/11 : Sarramea --> Port Boisé - pas encore trouvé l'hotel...les avis que je trouvent ne sont pas concluant 21/11 : Port Boisé - pas encore trouvé l'hotel...les avis que je trouvent ne sont pas concluant 22/11 : Port Boisé --> Nouméa --> Lifou - Liloreve 23/11 : Lifou - Liloreve 24/11 : Lifou --> Noumea --> Ile des Pins - Oure Hotel ou le Méridien 25/11 : Ile des pins - Oure Hotel ou le Méridien 26/11 : Ile des pins - Oure Hotel ou le Méridien 27/11 : Ile des pins --> Noumea 28/11 : Départ

merci de vos avis, de vos eventuelles suggestions pour destinations où je n'ai pas encore trouvé l'hotel...et pour toutes remarques pertinentes pour le bon déroulement du séjour....
Bornéo entre jungle et océan English translation pending
by Grisemote · 2012-04-29 · 71 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Jeu des photos 2012 (épisode 66) English translation pending
by Kate · 2012-03-09 · 1030 replies
Nouvelle année, nouveaux jeux... Quand c'est trop, c'est lassant. Mais nous n'avons rien fait depuis fin janvier. Ce serait bien de recommencer, chacun son rythme, chacun sa technique, demander des indices plutôt que de googeliser 🙂

Où suis-je ?

Costa Concordia: l'enquête English translation pending
by Mookat · 2012-01-22 · 759 replies
J'ai pensé qu'il serait bien de créer un fil consacré exclusivement aux derniers développements de l’enquête concernant le naufrage du Costa Concordia dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012 :

Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.

Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.

Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.

Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.

Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Retour de Ravalomanana à Madagascar English translation pending
by JJcho · 2012-01-21 · 913 replies
bonjour, des evenements importants se deroulent à Mada.... suivez la suite et dîtes si cette grande nouvellesva changer quelques choses pour le tourisme dans les mois à venir. enfin quelques choses se passent à Mada, bien plus important que les descriptions des fleurs endémiques et des sourires des malgaches c'est ça aussi Mada, même si cela defrise les forumeurs qui ne voient dans la destination Mada que le soleil, ny vehivavy, et less bord de mer. misaotra betsaka daholo
Hôtel Melia Cayo Guillermo? English translation pending
by Holavacances · 2012-01-14 · 15 replies
Bonjour,

Melia Cayo Guillermo durant la semaine de relâche au départ de québec à 1200$...une aubaine???

J'ai lu des commentaires, et j'ai un peu peur. Est-ce un bel hôtel? Possibilité de pêcher et/ou de faire de la plongée en apnée?

Merci d'avance!
Où partir étudier la psychologie aux États-Unis? English translation pending
by Noémiepar · 2012-01-06 · 41 replies
Bonjour à tous !

Je suis étudiante en deuxième année de psychologie. L'année prochaine grâce au programme isep (
http://www.isep.org/students/Intl_Students/anticipated_openings_in_the_usa_fall2012.asp ) j'ai la possibilité de partir étudier un an aux états-unis, c'est génial !!! Mais je me retrouve avec le choix de l'université à faire et je suis un peu bloqué... je ne sais pas vraiment dans quel état partir ! ( La Californie, New york, washington D.C, floride ne sont pas dans la liste ). Je pense à la caroline du nord : c'est sympa làa bas? Charlotte est une ville sympa? sinon il y a l'université du Vermont qui a l'air pas mal et où j'ai plus de chance d'êtrre accepté. quelqu'un a déjà été la bas? Pour ceux qui ont déjà eu la chance de partir aux états unis, de quel région êtes-vous tombé amoureux ? Dans quel région est-il bon de vivre? et enfin savez vous où je peux trouver quelles sont les bonnes universités pour la psychologie là bas?

Merci Beaucoup !!
Safari de 30 jours en Namibie et Bostwana en 4x4, tente sur le toit English translation pending
by Marc47 · 2011-12-18 · 35 replies
Chers membres de ce site,

Je poste cette demande pour la 3ème fois en 2 ans pour la bonne raison que ce voyage a été repoussé en fin 2013 (au lieu de fin 2012). Auparavant ont m’avait déjà bien aidé et je vous en remercie. Je vous expose mon programme de ce voyage en espérant attirer le plus de conseil et critique pour que ce voyage soit le plus parfait possible. Je crois déjà un peu savoir quels membres vont me répondre ;-)

Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek - Sesriem Jour 3 Sesriem canyon- Namib Park Jour 4 Namib Park – Swakopmund Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund - Spitzkoppe Jour 7 Spitzkoppe - Twyfelfontein Jour 8 Twyfelfontein - Palmwag Jour 9 Palmwag - Opuwo Jour 10 Opuwo - Epupa Falls Jour 11 Epupa Jour 12 Epupa - Hobatere Jour 13 Hobatere – Etosha (Okaukuejo) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)- Etosha (Halali) Jour 15 Etosha (Halali) – Etosha (Namutoni) Jour 16 Etosha (Namutoni) – Rundu Jour 17 Rundu – Divundu Jour 18 Divundu – Kongola Jour 19 Kongola – Victoria falls, par la frontière du Zimbabwe Jour 20 Victoria falls Jour 21 Victoria falls - Chobe (Ihaha) Jour 22 Chobe(Ihaha) - Chobe(Savuti) Jour 23 Chobe(Savuti) – Khwaï (North Gate Camp site) (Delta de l’Okavango) Jour 24 Khwaï (North Game Camp site) - Xakanaxa Camp site Jour 25 Xakanaxa Jour 26 Xakanaxa Jour 27 Xakanaxa - Third Bridge Jour 28 Third Bridge - Maun Jour 29 Maun – Mamuno (frontière bostwana-Namibie) Jour 30 Mamuno - Windhoek (Env. 315km – 4h00) J’ai pue me procurer de superbes cartes bien détaillées, avec noms, sites web, emplacements et horaire sur la Namibie, bostwana, le parc Chobe et le région de Morémi grâce à mon récent voyage en Afrique du Sud.

Nous seront normalement 3 jeunes de 22 à 27ans à faire ce splendide voyage (1 voiture)

Nous sommes à la recherche de découvertes, cultures, faunes et flores. Ainsi que tout campings ou lodges.

Les principales questions qui me viennent à l’esprit sont :

- Est ce que octobre et novembre sont de bon mois pour faire cela ? - Est-ce que ce programme peu concorder ? (Distance, temps de parcours, choses à voir) - Jour 2 : Sesriem, dormir à l’intérieur du parc ? - Jour 19 : comment faut-il procéder pour passer la frontière ? Y à t-il des choses à savoir ? Combiens coûte le passage ?

Et tout autres commentaires sont les bienvenues…

Je vous remercie d’avance pour toute l’aide apportée et pour vos commentaires.
Dilemme English translation pending
by WallyGator · 2011-10-04 · 273 replies
Merveilleux voyages qui permettent de s'évader, de se rencontrer, d'élargir son horizon, sa pensée... Malheureusement, il y a un sérieux revers à la médaille.

Petit article parut récemment :

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Votre avis sur un circuit en Jordanie English translation pending
by Zeff94 · 2011-09-13 · 26 replies
Bonjour à tout le forum et merci pour toutes ces infos de qualité!! Je dois partir en Jordanie début octobre et j'ai fait appel à une agence nommé Vaytour (si quelqu'un connaît cette agence, son avis sur leur sérieu m'interesse grandement).

ce projet était d'abord tombé à l'eau puisque les congés de mon amie lui avaient été refusés mais finalement elle a réussi à les avoir donc on met les bouchées doubles car le billet d'avion augmente trés vite!!

ils me propose le voyage suivant pour 420 Euros/personne en chambre double (sans le billet d'avion bien sur). Ce tarif n'inclut pas les frais d'entrés au site de petra et autres qu'ils évaluent à 105 JD environs.

Jour 1 : CDG - AMMAN Arrivée à Amman avec Air France à 19h25. Accueil et assistance par notre représentant (gratuit) et transfert en voiture privé à l’hôtel 3 étoiles. Dîner et nuit. Jour 2 : AMM – PETRA Petit déjeuner. Départ du bus direct Amman/Pétra à 7h du matin. Journée complète de visite de Pétra. Fin de journée, dîner et nuit à l’hôtel 3 étoiles. Jour 3 : PETRA Petit déjeuner, 2ème journée de visite de Pétra. Fin de journée, dîner et nuit à l’hôtel 3 étoiles. Jour 4 : PETRA – WADI RUM Petit déjeuner et check-out. Rencontre à la réception avec votre chauffeur et transfert direct à Wadi Rum. Journée de visite dans le désert de Wadi Rum, installation, dîner et nuit au campement. Jour 5 : WADI RUM – AQABA Petit déjeuner et transfert à Aqaba. Tour panoramique de la ville (gratuit), installation. Journée de libre. Dîner et nuit à l’hôtel 3 étoiles. Jour 6 : AQABA – MER MORTE Petit déjeuner et transfert privé direct à la Mer Morte. Journée de libre. Dîner et nuit à l’hôtel 4 étoiles. Jour 7 : MER MORTE – MADABA – NEBO – AMMAN – QAIA (aéroport) Petit déjeuner à l’hôtel. Matinée de libre. Départ pour la visite de Madaba et du Mont Nébo. Retour à Amman en fin de journée et temps libre pour faire du shopping (si le temps le permet). Dîner libre. 22h, transfert direct à l’aéroport. Jour 8 : QAIA (aéroport) – CDG

Le Tarif inclut : - L’assistance à l’aéroport (gratuit). - Le transfert privé de l’aéroport à l’hôtel le 1er jour, d’Amman à l’aéroport le jour 7. - Le billet du bus Jett aller simple Amman/Pétra le jour 2. - Le transfert privé de Pétra à Wadi Rum le jour 4, de Wadi Rum à Aqaba le jour 5, d’Aqaba à la Mer Morte le jour 6 - La voiture avec le chauffeur le jour 7 pour toute la journée. - Les nuitées en demi pension en Jordanie (petit déjeuner et dîner): 1 nuit en 3étoiles à Amman, 2 nuits en 3étoiles à Pétra, 1 nuit dans un campement à Wadi Rum, 1 nuit en 3étoiles à Aqaba et 1 nuit en 4étoiles à la Mer Morte.

Le Tarif n’inclut pas : - Le billet d’avion Air France (à la date du 29/08/2011 : 559€) - Le visa d’entrée sur le territoire à régler sur place à l’aéroport en monnaie locale - Les entrées dans les sites mentionnés (budget par personne : 105JD) - Les assurances - Les dépenses personnelles, les déplacements dans les villes (hôtels-lieux touristiques) - Les déjeuners et les boissons - Les pourboires à l’hôtel, dans les restaurants et pour le chauffeur.

Qu'en pensez-vous?

Cordialement
Voyager: couper le cordon? English translation pending
by Atila · 2011-09-04 · 229 replies
"Vacances, j'oublie tout" dit la rengaine.

Vraiment tout ?

Je m'étonne toujours de croiser de nombreux voyageurs scotchés à leur téléphone ou à leur connection internet à l'autre bout de la planête.

Le voyage, n'est-il pas une rupture avec son quotidien tout autant qu'une découverte ?

Alors prêts à couper le cordon ?
Aventures, péripéties et rencontres en Jordanie, deux semaines racontées avec humour English translation pending
by Bibouns51 · 2011-09-02 · 7 replies
Salut la compagnie, Je partage avec vous le carnet de la première journée de mon petit voyage en Jordanie. Si la lecture de ces premières aventures te plaisent, sache que les douze autres jours sont accessibles et consultables sur mon blog à l'adresse suivant : www.onpartenvadrouille.over-blog.com (rubrique Jordanie). Tu y trouveras également de nombreuses photos... Attention, chut, ça commence !!!

Et oui, là tu te dis : « Ca y est, Sandrine et Franck repartent en vadrouille ! » Ben oui ! Et cette fois-ci, cap sur le Moyen-Orient ! Destination Jordanie ! Le plus dur, ça aura été de faire passer le message à nos amis et à notre famille : « La Jorda quoi ? » « Un pays d’fous, ça ! » « Y a qu’des terroristes, là-bas ! » « C’est là qu’il était caché, Ben Laden ?!! »

Passées ces remarques très objectives, … peut-être te poses-tu également la question de savoir pourquoi nous choisissons cette destination coincée entre l’Israël, la Syrie, l’Irak et l’Arabie Saoudite ? Et oui, au fait, pourquoi on va en Jordanie ? Bien évidemment, pour voir le site de Petra, une des sept nouvelles Merveilles du Monde ! Pour parcourir le Wadi Rum, sur les traces de Lawrence d’Arabie ! Pour enfin flotter dans la mer Morte ! Pour tester l’hospitalité légendaire des jordaniens ! Pour plonger dans la mer Rouge ! Et pis pace’que j’en ai envi et j’fais c’que j’veux… Na ! Bref, la Jordanie, pourquoi pas ???

Au fait, je ne t’ai pas dit ; lorsque j’ai monté ce projet, nous avons avec Sandrine, proposé à deux amies voyageuses (Chloé et Muriel) de se joindre à nous. Et il n’a pas fallu beaucoup insister pour les persuader de venir faire un bout d’chemin avec nous… Hop hop hop… T’auras l’occasion de faire connaissance un peu plus tard…

Bon, je t’épargne la description des interminables et traditionnelles formalités qui précèdent un voyage : Route vers l’aéroport, parking, enregistrement, attente, vol, re-attente, re-vol, … C’est toujours la même chose ! Et puis, j’imagine que tu t’en fous un peu… Toi, tu veux de l’action, du concret ! Je t’emmène donc directement au 23 octobre, quatre heures du matin, lorsque nous atterrissons à Amman, la capitale du royaume hachémite de Jordanie (ah, là, tu viens d’apprendre un nouveau mot !). Comme tu peux l’imaginer, à cette heure-là, nous sommes frais comme des gardons morts, … la tête bien dans là où tu sais ! Je suis tellement crevé que j’en attrape des crampes aux paupières !

Malgré notre état, nous sommes tout de même contents d’être enfin en Jordanie, pays au combien réputé pour son hospitalité ancestrale vantée par tous : « Welcome in Jordan ! » nous a dit le monsieur à l’immigration ! Pour t’épargner de longs moments de recherche dans les dictionnaires, je vais te servir d’interprète tout au long de ce récit. Tu vois, là, par exemple, le monsieur a généreusement voulu me témoigner de la sympathie en me disant : « Bienvenue en Jordanie ! ». Mais alors c’est vrai ! Ils sont super accueillants ici !!!

« Entry fee, 10 dinars ! » Là, tu vois, le monsieur m’apparaît de suite beaucoup moins sympathique. Après m’avoir souhaité la bienvenue, il est en train de me réclamer 10 dinars pour pouvoir entrer dans son pays. Non seulement c’est toi qui fais le déplacement pour venir voir le monsieur, mais en plus, c’est toi qui paies l’entrée !!! Bon, j’étais au courant avant d’arriver mais j’ai toujours trouvé bizarre que certains pays ouverts au tourisme fassent payer une taxe d’entrée, certains faisant même payer une taxe… de sortie ! Alors ce message s’adresse au roi de la Jordanie : « Lorsque tu liras ce carnet de voyage, sache que je ne suis pas très content ! »

Pour information, s’il te prend l’envie de venir en Jordanie, tu devras payer cette aumône exclusivement en dinars jordaniens. Pour ça, un guichet de change t’attend en descendant de l’avion, avec comme tu t’en doutes, un taux super intéressant… pour eux ! Bon, alors, on est arrivé à l’heure ? Oui, c’est cool. Est-ce qu’on a tous les quatre récupéré nos bagages ? Ok, ça aussi c’est cool. Tout le monde s’est acquitté des 10 dinars de droits d’entrée ? No problem, super cool (façon de parler). Notre voiture de location nous attend-elle sur le parking comme prévu ? Ouaich, vraiment trop cool… Là, tu t’attends à ce qu’il nous arrive une tuile ?!? Toi, t’es vraiment pas cool ! Et ben non, tout se passe comme prévu ! J’adore quand un plan se déroule sans accroc… Allez Hannibal, charge notre matos dans notre Mitsubishi Lancer et c’est parti pour les vacances ! Bon, à vrai dire, il est quatre heures du mat’, … qu’est-ce qu’on fait, là ?

En arrivant à cette heure avancée de la nuit, on se dit qu’il n’est pas nécessaire d’aller finir, ou plus précisément commencer notre nuit à l’hôtel. On va donc directement au Mont Nébo. Et oui, j’ai toujours rêvé de voir le Mont Nébo de nuit !!! Non, j’déconne, on y va pour tenter de trouver un petit coin tranquille afin d’y faire une petite sieste à la belle étoile, et pourquoi pas être bien placés pour assister au levé du soleil… Bon, mais avant ça, faut trouver la route… Et à cette heure-là, c’est le vrai parcours du combattant : Pas de panneau, pas de lumière, des chiens fous qui attaquent notre voiture, une route toute neuve qu’on suit pendant plusieurs kilomètres et qui débouche sur… un cul de sac Kiss Cool au milieu de nulle part !... C’est quoi c’bordel ?!? Au final, on arrive au Mont Nébo, situé à 20 kilomètres de l’aéroport en… une heure… Bon, si tu commences à te moquer dès les premières lignes, ça va pas l’faire !!!

Après un petit somme réparateur, bien installés au milieu des fourmis, la gueule dans les cailloux et le cul dans les chardons, on jette un rapide coup d’œil sur le site du Mont Nébo de l’extérieur. Pas grand-chose à y voir, l’endroit est plutôt symbolique. Ça fait plus attrape couillon qu’autre chose. On vient surtout ici pour la vue sur la vallée du Jourdain, la mer Morte et sur Israël. En fait, j’imagine que la vue est la même que là où on a dormi, sur la colline d’à-côté… alors pourquoi payer l’entrée ?? A ce propos, c’est vrai que d’ici, on a une vue que personne ne me prendra… Une vue imprenable, quoi ! La mer morte, la terre promise, Jérusalem, … Magnifique ! Sauf que ce matin, ben on ne voit rien ! C’est tout voilé (un avant-goût de la Jordanie) ! Mais bon, le principal, c’est qu’on pourra se la péter plus tard en disant aux copines : « Ouaih ouaih, moi, le Mont Nébo, je connais… » Attention attention, j’ouvre à ce sujet une page « culture » ! Si tu n’es intéressé que par les photos des filles en bikini et les anecdotes croustillantes, tu peux passer au chapitre suivant ! C’est sur le Mont Nébo que Moïse aurait planté son bâton en voyant la terre promise. Ce serait également ici qu’il serait mort et enterré. Une légende dit d’ailleurs que le jour où on retrouverait sa tombe, ce serait la fin du monde… Est-ce que t’y crois, toi, à ces sornettes ? En tout cas, bizarrement, aucune fouille n’a jamais été entreprise… Comme quoi ça marche de lancer des rumeurs bidon pour dormir en paix !

Bon, c’est pas l’tout, mais nous, on a des trucs à voir, là ! Y a la mer Morte qui nous attend ! Et il faut se dépêcher car j’ai entendu dire qu’elle allait être amenée à disparaître… Le Jourdain qui l’alimente est outrageusement pompé pour arroser les plantations par les israéliens (hou les méchants !... Non non non, je n’ai rien dit, je n’entrerai pas dans ce débat. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !). Tous dans la Mitsu et en route vers la mer Morte ! On prend pour s’y rendre la route panoramique qui offre des points de vue vraiment… panoramiques. Et on descend, on descend, … et on descend encore… Faut dire que la mer Morte est le lieu le plus bas sur cette planète : 417 mètres en dessous du niveau des océans… C’est pour ça qu’on descend toujours ?…

Pour accéder à l’eau, on a le choix entre les hôtels de luxe ou la plage publique (Amman Beach). Mais attention, publique ne veut pas dire gratuit ! Ici, l’entrée est payante pour pouvoir accéder à la plage. Et tout comme la mer, l’addition est salée puisqu’il faut s’acquitter de 15 JD pour se baigner (oui oui, j’ai bien dit 15 JD, c’est-à-dire 15 euros). Mais c’est surtout l’accès aux douches indispensable après la baignade qui est facturé. Dans le prix est également inclus la location de palmes, masque et tuba ! Je rigole… Ici, aucun poisson, pas une algue ni de corail ! Tout est mort… d’où la mer… Morte ! Ca y est, je vois que tu commences à comprendre… En fait, là où l’océan contient 3 à 4% de sel, la mer Morte affiche, au meilleur de sa forme, 30%. Donc attention aux éclaboussures dans les yeux car la mer morte, bien que morte, elle fait encore mal quand même !!!

Allez, je me lance. On va enfin pouvoir vérifier le phénomène ! Le pied droit… elle est bonne ! Le pied gauche, … pour l’instant l’eau ne brûle pas…(il faudrait peut-être essayer avec des plaies sur les jambes pour voir…) ! Sinon, … on marche bien les pieds au sol, on ne marche pas sur l'eau ! On m’avait pourtant dit qu’un certain Jésus Christ avait marché sur l’eau dans l’coin ??? Pour moi, en tout cas, ça ne fonctionne pas ! lol ! Par contre, c’est lorsqu’on s’allonge qu’on ressent la sensation de flottaison ! Alors là, trop facile de faire la planche ! En revanche, lorsque je nage la brasse, j’ai vraiment moins la classe (tu auras remarqué la rime…) ! Imagine-moi en train de nager avec le postérieur et les jambes sortant de l’eau… Nooon, on ne rit pas dans le fond ! Bon, allez, pendant deux minutes, j’enfile ma tenue de touriste de base et on fait quelques photos « cliché » du mec lisant son journal, allongé sur l’eau, pris à l’insu de son plein gré… Et là, tu regardes les photos et tu te dis : « Mais comment fait-il ? C’est d’la science-fiction ! » Mais non, c’est physique ! Riche en chlorure de magnésium et en chlorure de sodium, la masse volumique de l'eau de la mer Morte s’élève à 1 240 kg.m3 (j’ai calculé ça vite fait, à vue de nez… Et là, à nouveau, tu te dis : « Mais comment fait-il ? »). Etant supérieure à la masse volumique d’un être humain, on peut y flotter sans aucun problème. Là, si Sandrine daignait lire un jour ce carnet, elle dirait : « Bon, Franck, remballe le pot de confiture et décris un peu plus ce qu’on peut voir ! T’écris pas un guide touristique ! » Alors on y va ! Ici, ne t’attends pas à des plages paradisiaques avec sable blanc, cocotiers et tout l’toutime ! C’est désertique, la plage est en gravier, il y a quelques bâtiments en construction et les femmes jordaniennes se baignent… toutes habillées. On est loin d’Alerte à Malibu ! Mais bon, on vient surtout ici pour pouvoir dire : « Moi, je l’ai fait ! » Et l’expérience vaut l’déplacement ! Surtout pour moi car pour les filles… : Après quelques instants, leur plaisir d'être en état d'apesanteur se transforme en une sensation de piquotement surtout généralisée sur une partie du corps qu’il est plutôt impoli de se frotter vigoureusement en public. C’est donc en courant qu’elles rejoignent la douche pour se rincer comme il faut. Au final, on passe ici quelques heures, passant de la mer à la douche, de la douche à un bain de boue (pour les filles qui croient au remède miracle…mdr), d’un bain de boue à la piscine…

Comme c’est notre premier jour, qu’on est un peu crevé, mais qu’on est pas là pour glander, on part ensuite faire une randonnée aquatique dans le canyon du Wadi Mujib : le siq trail ! Aquatique, ben ça veut dire qu’on va remonter le lit d’une rivière à la nage, à la force de nos p’tits bras musclés… Bon, pour ne pas que tu te moques en regardant les photos, j’avoue de suite qu’il n’y avait que trente centimètres d’eau (j’espère que tu n’avais pas l’intention de te moquer de mes bras musclés !!!)… Point négatif : Ici aussi, on paie l’entrée (14 JD). Dans ce pays, tu paies pour y entrer, pour te baigner et tu paies pour marcher ! Pire qu’en France ! Mais bon, avec un peu de recul, bien qu’ils nous prennent pour des chamelles à lait (désolé, pas vu de vache dans l’coin), ça valait vraiment le coup quand même ! Je te décris les lieux : Un canyon sculpté par la force de l’eau, une petite rivière à l’eau toute douce, quelques chutes d’eau inoffensives, température moite… Bienvenue à Center Parcs (les mamies en maillots de bain à fleur et les gosses pissant dans la piscine en moins !). Bon, franchement, rien de bien compliqué dans cette balade. Même les filles y sont arrivées ; c’est pour dire ! lol ! A part peut-être Chloé qui n’a pas bien écouté ce que je lui conseillais : « Chloé, tiens bien la corde, fléchis tes jambes, t’es à deux secondes de te faire très mal, là (elle comprendra !) » Et plouf, … pu d’Chloé : « J’ai glissé, chef ! » J’imagine les deux autres en train de se moquer, mais au moins, elle est allée jusqu’à la cascade finale, elle !! mdr ! Pour conclure, une balade bucolique bien sympathique pour moi, un canyoning chargé d’adrénaline pour les filles… mais un même mot d’ordre : Que du bonheur (et aussi un peu d’cailloux dans les godasses…) !

Alors, après une bonne nuit de sommeil (la bouche ouverte et la tête cognant dans le hublot de l’avion), des repas consistants (sandwichs sous cellophane gracieusement offerts en vol par la compagnie aérienne) et un peu d’activités physiques (baignade dans la mer Morte et rando canyoning dans le Wadi Mujib), tu t’imagines bien que la route nous menant à notre camp bédouin de Dana s’est faite sans les filles ! Et c’est bien dommage car la route de la mer Morte puis surtout celle menant de Fifa à Tafila sont vraiment magnifiques ! Par contre, ça grimpe sévère ! On finit les côtes en première ! La Mitsu n’en peut plus, elle agonise… J’suis même à deux doigts de demander aux filles de descendre pour pousser notre veau ! Si toi aussi, tu as la bonne idée de prendre cette route, sache qu’il y a tout en haut un petit bar sorti de nulle part, où tu pourras te sustenter et éventuellement faire souffler les filles qui auront poussé ta Mitsu dans la montée…

Allez, la nuit commence à tomber, il est maintenant temps d’arriver au El Nawatef Camp qui m’a été plusieurs fois conseillé sur internet. Je comprends maintenant pourquoi et à mon tour, je te le conseille : des tentes bédouines sont disposées en rang d’oignon le long d’une falaise surplombant la vallée de Dana (oui oui, comme dans la chanson !). C’est beau et c’est calme… surtout si tu as la chance d’y aller un autre jour qu’une colonie de jeunes anglais ! C’est bruyant de jeunes anglais !... Mais bon, pas grave, de toute manière, on est au bout du rouleau… Un petit repas, un petit thé à l’armoise (plante poussant dans la vallée) et au lit… Hou là, j’ai beaucoup parlé ! Promis, demain, je ferai plus court ! De toute façon, demain est une autre aventure…

La suite sur mon blog... A+
Treize jours entre Danang et Hoi An English translation pending
by Larsay · 2011-08-13 · 42 replies
Bonjour,

De retour de 13 jours entre Danang et Hoi An, voilà le petit rapport habituel, subjectif bien entendu, donc sujet à des contradictions COURTOISES.

DANANG

Beaucoup mieux que je m’y attendais. La ville n’est pas laide du tout et les locaux sympas. Le cadre est magnifique, avec sa grandes baie, la péninsule de Soc Trang, et les montagnes à l’horizon. C’est une ville d’affaires en plein expansion (gigantesques développements immobiliers dans les banlieues), donc les hôtels sont plus chers et souvent complets. J’ai eu la chance de tomber sur une moto-taxi qui, après 6 hôtels complets, m’a emmené au Mai Son Hotel, 113 Nguyen Van Linh, 2 étoiles immaculé avec de petites touches tels que des draps à fleurs, des taies d’oreiller brodées, ventilo + clim, et un minibar bien garni. $15 la chambre, le strict minimum dans le centre de Danang. En plus, adjacent à l’hôtel, un très bon restaurant qui semble populaire chez les « danangiens » (la bière Larue aussi est populaire, chaque table en descend au minimum une caisse !) et un bon restaurant chinois à 5 mn à pied, le Phi Lu (178 Nguyen Van Linh), suggéré par le Guide du Routard. Donc, je recommande cet hôtel. A plus cher, le très chrétien Dai A, près de la minuscule cathédrale rose bonbon, est bien, mais pourquoi payer plus cher ?

Les hôtels ne louent pas de moto, mais j’ai fini par trouver la bonne adresse : Chi Thué xe may Halong, 139 Nguyen Tri Phuong Tél 09 27 20 03 et 09 05 50 64 06. 150 000 dongs par jour pour une automatique (ce qui m’a permis de découvrir qu’il ne faut pas louer une automatique si vous voulez grimper des cols ; pas de frein moteur dans les descentes, donc on descend aux freins, qui finissent par trop chauffer).

Ca m’a permis de faire une superbe balade le 1er jour, avec le beau Musée Cham (tout petit, ça prend au plus 1 heure), la grimpette en haut de la péninsule (très belles vues sur toute la région) et la Montagne de marbre, dont j’ai bien aimé le village d’ateliers de sculptures sur marbre, les jolies pagodes, et le très beau panorama que l’on a du haut du dernier promontoire (l’escalier est raide !). Par contre, la fameuse China Beach et ses développements de resorts toutes plus moches les unes que les autres …… Donc, quand vous faites Danang-Hoi An, je recommande 2 arrêts, le musée Cham et la Montagne de marbre, cette dernière étant sur la route.

Le lendemain, magnifique balade pour le Col des Nuages (il n’y en avait pas !), qui offre des panoramas spectaculaires de toute la région de Danang au sud et la côte au Nord. Descente sur la plage de Lang Co, belle et vouée à un développement effréné de resorts pour m’as-tu vu nouveaux riches si j’en juge par les immenses projets annoncés par les grands panneaux au bord de la route après le village. Quelques ngha nghi pas trop chères ($15) et 3 grandes resorts ; deux sont épouvantables de saleté, toutes les allées, le devant des bungalows, et la plage étant jonchées de détritus balancés par les touristes chinois et autres, et une très belle resort, la Lang Co Beach Resort, pas très chère vu la beauté des jardins et l’élégance des bungalows : de $100 pour un bungalow vue jardin à 120 pour un front de plage.

Le bus public pour la suite, Hoi An, prend 45 mn pour 50 000 dongs. Il y en a un toutes les demies-heures.

HOI AN

J’y étais en pleine saison (chaude, merci !), donc c’était bourré de touristes MAIS, contrairement à ce qu’écrivent certains, c’est « à voir absolument » pour un tas de raisons : vieille ville adorable, maisons et pagodes à visiter très intéressantes, un marché quotidien très coloré au coin du pont, et petites rues du vieux quartier absolument charmantes –le soir, avec tous les lampions multicolores et les terrasses de restaurants sur la rivière, c’est très romantique - gastronomie locale délicieuse, locaux très souriants et gentils, 2 belles plages, et les ruines Cham de My Son.

Le mini-hôtel Minh A recommandé par les guides est définitivement fermé. Les prix que je donne sont Haute saison, donc négotiables hors. L’hôtel le moins cher que j’ai visité est le Phu Tin I (à ne pas confondre avec le beau 3 étoiles Phu Tin II) en plein dans la vieille ville, un grand bazar RAS sauf qu’il y a des chambres sans fenêtres à $10 et avec à $15. J’ai passé 4 nuits impec au Huy Phuong, au coin du pont et du très chouette marché journalier. Chambres sans fenêtre à $25 (20 sans le petit déj), avec fenêtre haute à $30, et 50 avec grande fenêtre sur la rivière. Plus loin dans la même rue, et plus chers, le An Nuy et le A Han. Pour les fortunés, je recommande l’Ancient House River ; attention, il y a aussi une Ancient House Resort, appartenant à la même famille, sur la route de Cu Dai ; celle-là est sur la rivière, au bord du chemin qui la longe jusqu’à Cu Dai ; chambres de $100 à 200, et une grande terrasse en bois pour des dîners romantiques sur la rivière.

Question restaurants, ils pullulent autant que les boutiques de vêtement et les magasins de chaussures. J’ai fait 3 repas excellents au Dao Tien, sur la même rue que mon hôtel ; pas étonnant d’ailleurs, car le chef est un ancien du 4 étoiles luxe Victoria Hoi An, une sacrée référence ; en plus, vous faites une bonne action car une grande partie des profits servent à éduquer des enfants défavorisés : 1 an d’études gratuites en hospitalité, cuisine, et anglais, et après, ils placent les élèves dans les établissements alentours, et les suivent. J’ai également bien dîné au Hai San, sur la rivière, et au minuscule Café du Port. Evidemment, L’Adresse avec un grand A, c’est le Café des amis de M. Nguyen Kim, un phénomène qui a tout fait : pro de tennis, champion du Vietnam de saut en hauteur, cuisinier pour des généraux sud-vietnamiens, et maintenant restaurateur (enfin, c’est sa femme qui fait la cuisine, lui, il rigole avec les clients). DE-LI-CIEUX !!! Menu fixe en 3 volets (produits de la mer, viandes, ou végétarien), mais qui change presque tous les jours ; si vous faites comme moi et devenez copain avec le patron, il demande à sa femme de vous préparer un plat surprise pas dans le menus (elle m’a servi des nouilles frites à l’anguille noire qui étaient divines). Je me suis vraiment régalé 6 fois. J’oubliais, c’est un fana de Brassens, qu’il vous passe à toutes les sauces, y compris en russe, flamand, créole, africain, et autres. En dessert, vous allez au bout de la rue et juste avant le pont piétonnier, un allemand propose un tas de bonnes glaces.

Question plages, il y en a 2 belles : Cua Dai, mais c’est plein de « resorts » toutes plus prétentieuses les unes que les autres, ce qui s’accorde avec la majorité de la clientèle ! La plus belle à mon goût est le Palm Garden. Je signale à 100 m de la plage l’hôtel Sea and Sand, à $15-20 la chambre, le seul pas cher à Cua Dai. J’aime bien la plage de An Bong ; pas d’hôtel mais un tas de restaurants de plage, plutôt chers (surtout le Soul Food, où je n’ai pas mangé, car, en plus des prix, j’ai été accueilli par un jeune français mal élevé donc je donne mon argent ailleurs). On va aux deux en bicyclette ; si vous allez à Cua Dai, en revenant, repérer à environ 1 km, sur votre gauche, le café Black and White et prenez la petite route au coin ; vous tombez sur une grande mangrove de palmiers d’eau qui rappelle étrangement le delta du Mékong par endroits ; vous prenez ensuite à droite et le chemin continue parallèle à la rivière jusqu’à Hoi An.

MY SON

Ah ! L’Histoire !!! C’est à faire ! Y aller en solo (moto ou taxi, la route est excellente jusqu’au bout) l’après-midi car le matin, tous les bus arrivent et vs avez 50 personnes entre vous et votre appareil photo. Après, j’ai essayé de traverser la Chaîne Annamite sur une piste, mais elle était tellement épouvantable que j’ai dû faire demi-tour au bout de 15 km d’enfer. Dommage ! Hoi An Motorbike Adventure organise un tour de deux jours dans le massif, avec trekking à une source chaude et une nuit chez les Co Tu ; bien tentant mais j’aime trop ma liberté pour me trimballer avec un guide.

LES ILES CHAM

Alors là, je me suis régalé ! Ca m’a rappelé St Barts il y a 35 ans, un petit paradis que j’ai bien connu (j’espère que ça ne va jamais devenir le St Barts du 21e siècle, un des exemples les plus répugnants de destruction d’un site magnifique pour le plus grand plaisir des richards du monde entier).

Pour y aller, vous avez 3 choix :

- Le bateau public (100 000 dongs) qui part d’en face du Café des Arts à 7h30. Le problème est qu’il revient à Hoi An à midi, donc il faut passer une nuit dans l’île (ce que je recommande vivement)

- Les tours organisés par Cham Diving Club, avec 2 volets : avec plongées ou snorkeling seulement

- En bateau rapide de location, mais ce n’est pas cadeau : $200 pour la journée !

Petites criques, avec des plages de rêve comme on dit. Celle à gauche du village, Bai Ong, est la moins bien à mon goût car à 15 mn à pied du port et bordée de restaurants, donc c’est bourré de touristes. A droite du village, la 1ère plage est aussi accessible à pied. Les 2 autres et le mignon petit port de pêche de Bai Huong sont accessibles en moto ou bateau. Louer une moto et faite la route qui surplombe la côte, c’est très beau (hélas, on ne peut pas aller jusqu’au bout ; zone militaire, donc bodoï à Kalachnikov -et grand sourire ; il faut dire que la « caserne » a une vue magnifique et que l’ennemi chinois est loin !).

Hélas, je n’ai pas pu plonger car je me suis salement brûlé le mollet avec le pot d’échappement de la moto, mais il paraît que c’est très bien (et le Cham Diving Club supérieurement organisé par un italien super sympa, Ludovico, et 2 français).

Pour dormir, il y a les maisons d’hôtes, mais c’est du spartiate (et pas un mot d’anglais et de français). En arrivant, on va vous proposer 2 pensions de famille dans le village. A fuir !!!! Ce n’est pas qu’elles sont mal, mais il y en un énorme problème dans le village, que, depuis le temps que je le subis au Vietnam, j’ai fini par baptiser vulgairement « Radio Casse-couilles » : pas d’électricité jusqu’à 18h, donc les « Autorités », toujours omniprésentes, ont décidé de remplacer la télé des maisons par des haut-parleurs qui commencent à gueuler à 5h du matin et continuent pratiquement sans interruption jusqu’à 18h. La plaie intégrale ! Les 2 pensions en question se trouvent juste sous la tour radio, donc …. Deux solutions si vous voulez dormir tranquille :

- Une petite nga nghi face a la minuscule rizière en allant vers la plage de Bai Ong. Les hauts-parleurs sont plus loin et tournés dans l’autre sens, donc on les entend moins. Chambres très propres et grande terrasse sur la « rizière ». 300 000 dong et possibilité de repas sur la terrasse. Nha Nghi Vu Truong Tél 05103 864 783 Portable 0167 76 63 110.

- Une belle maison thaïe en bois noir sculpté sur la plage de Bai Chong (juste avant le port de pêche de Bai Huong), avec un dortoir (plancher vernis) et sanitaires extérieurs impec. Deux restaurants. 300 000 dongs /pers, 30 000 pt déj, 80 000 dîner. Bateau Bai Lang-Bai Chong 10 000 dong (100 000 bateau rapide). Tél portable 09 35 56 05 14 (Mlle Tri, elle parle anglais)

En conclusion, je n’ai pas regretté une seule minute de mon tour, et je vous recommande d’en faire autant (je dirais au minimum 1 jour Danang – ou toute la journée et aller à Hoi An en fin d’après-midi - 2 jours Hoi An et 2 jours Cham).
Pourquoi j'aime voyager... et vous? English translation pending
by Freepouilles · 2011-08-09 · 25 replies
Passer trois heures sur une aire d'autoroute en Allemagne à faire du stop, Manger un sandwich au maquereau sur le bord d’une nationale en Ardèche, Attendre trois heures à la frontière roumaine, Faire 1000 km et trois états en une journée au US, galérer une semaine à cause d'un ennui mécanique en Hongrie, Manger du poulet et du riz tous les jours au Mexique, Attendre un bus improbable en plein cagnard en Équateur, Se réveiller stressé dans un bus de nuit la main sur son portefeuille en Colombie, Se faire offrir des pommes fripés par une mémé édentées au Portugal, Se faire contrôler trois fois dans la même journée par la guardia civil en Espagne, Se faire inviter pour la rupture du Jeune en Turquie, attendre le ventre creux son mandat Western Union en Equateur, Manger du poisson au milieu d’un nuage de mouches en Roumanie, Défoncer sa voiture sur les topes au Mexique, Évincer un vendeur de lunettes de soleil alors qu’on en porte sur le nez au Maroc, Ramasser des roches volcaniques en Sicile, Manger du Gouda en Hollande, ou alors lire un roman dans un Hamac en face du Pacifique. Pour tout ça et tant d’autres raisons, voila pourquoi j’aime voyager. ET VOUS?
Visiter le Mont Saint-Michel en une journée? English translation pending
by Mousseliine · 2011-06-19 · 29 replies
Bonjour... comme le titre l'indique j'ai quelques questions concernant notre future visite de Mont-St-Michel.

Combien de temps pour la visite ? dois-je prévoir une journée au complet ?

Est-ce préférable d'en faire la visite en soirée ou durant le jour ?

On n'aime pas faire rapidement les choses... et comme ce sera sans doute la chose fois dans ma vie (mais sait-on jamais) que j'irai au Mont-St-Michel autant bien en profiter.

Qu'est-ce qu'on devrait visiter ou faire ? L'abbey ? La messe ? les musées... lesquels ?

Pour le stationnement, doit-on arriver tôt ou il y a toujours de la place ?

Le Lonely Planet suggère de se stationner à Pontorson et de faire le trajet à pied - 18 kms... mais franchement les enfants n'apprécieront pas... en plus qu'on marchera sans doute beaucoup sur le site même.

Bref... je suis preneuse de bonnes suggestions afin qu'on profite au mieux de cette journée.

Merci!
Voile et confort? English translation pending
by Surcouff · 2011-03-09 · 37 replies
je vais faire des stages de croisiere pour apprendre (j'ai deja pas mal d'experience en catamaran) mais une chose me rebute deja : le confort apparement spartiate en croisiere la croisiere a la voile est-elle synonyme d'inconfort ? quand on fait un tdm peut-on dormir normalement ? de plus la vie en equipage sur un espace reduit ne doit pas etre facile non plus est-on fait pour la voile si ces 2 choses nous rebutent ?
Où sont les beaux cristaux de sels à Badwater, Death Valley, États Unis? English translation pending
by LeTigre · 2011-02-27 · 47 replies
Bonjour,

quand je suis allé à Badwater je m'attendais à voir des cristaux de sels ressemblant à ça :



( photo tiré du site
http://www.protrails.com/trail.php?trailID=24 )

Mais en fait j'ai vu ça :



Ce qui, vous en conviendrez est un petit peu moins joli !!😕 Alors, je me demande ou sont les beaux cristaux ?

Faut il marcher plus loin du parking ou y a t-il un "coin spécial " ??
Préparer un long séjour à Mayotte English translation pending
by Penthésilée · 2011-02-06 · 64 replies
😛Bonjour, j'habite à Mayotte et je me mets à votre disposition pour répondre à vos interrogations concernant votre future mutation professionnelle ici même. Je pourrais vous donner quelques conseils objectifs pour préparer votre séjour. Voici déjà quelques indications: - Le véhicule: Si votre véhicule à plus de un an et que vous étes sûr de celui-ci, amener le votre! Faire une bonne révision. Pourquoi? ici, les véhicules sont chers, et vous ne savez pas sur quoi vous allez tomber! Quel type de véhicule?: Peu importe! ici tout roule! Bien sûr une petite préférence pour les véhicules 4x4 ( j'ai perso un scénic 4x4), mais si vous n'en avez pas ne faites pas l'investissement! A savoir qu'il y a de nombreux garages automobiles toutes marques, euromaster etc... - Les logements: soit vous étes logés par votre organisme, soit a vous de trouver mais alors là... les prix des loyers sont prohibitifs! Le moindre appartement coûte 1000 euros/mois! Je parle bien sûr d'appart' correct. - La vie au quotidien 1/ Alimentation: Ce qui va être parlant pour une famille voici un exemple de ticket de caisse de mes courses de hier: Tomates locales 6€50 le kilos ( info: prix variable 2.50€ le moins cher en saison) Pain de mie longue conservation: 3€90, 1L huile 2€55, Fromage de chèvre la bûche casino: 4.95€, 30 oeufs: 8.40€, jambon blanc à la coupe le moins cher: 12€95/kg, beurre premier prix:1€85, nutella:6€90, lait premier prix: 1€03/litre... en gros oui c'est plus cher qu'en métropole! Et honnetement contrairement à ce que j'ai pu lire sur le forum, les prix sont kifkif de petite terre ou grande terre c'est pareil! Sur petite terre y'a le SHOPI( produits intermarché) et le SCORE ( produits casino) Globalement moins cher chez SHOPI, mais trés bonne viande chez SCORE et même moins chère qu'en métropole du moins pour le boeuf! 2/Habillement: Bien sûr si vous avez les moyens habillez-vous avant de partir et chaussez-vous surtout! En clair, ici on trouve de quoi shabiller et des choses sympas! par contre au niveau du prix c'est moins sympa^^ alors le tee-shirt souvenir baobab, tee et cie etc... de jolis ensembles pour les enfants, de jolies robes et tenues pour les femmes etc... mais faites vous votre garde robe globale en métropole c'est mieux! Quoi? tee-shirt anti-uv, maillots de bains, chaussures deplage, oui je sais c'est ringard mais aprés avoir vécue l'expérience OURSIN dans le pied... croyez moi on mets des chaussures pour aller se baigner! ici on en trouve mais c'est encore une fois trés trés cher!!!Donc ici on s'habillera plaisir ( le tee-shirt touriste!) ou vraiment au pire dépannage mais vaut mieux partir avec sa garde robe. INNEVITABLE: Partir avec toutes ses chaussures de sport! ici soit on en trouve pas soit elles coûte un bras et pour des modèles limites limites! A savoir que les chaussures s'abîme 3 fois plus vite u'en métro. A savoir aussi que LA chaussure ici c'est la TONG!!! on en trouve ici pas de soucis mais pas trop le choix ou alors des havaianas a 25 € pour un enfant par exemple! Donc prévoir un petit stock aussi! pour les enfants en particulier franchement les tongs sont suffisantes +une paire de baskets pour le sport a l'école et une paire de chaussure de marche ( si vous avez envie de visiter la forêt tropicale) - la vie ici: perso, j'aime beaucoup je suis sur petite terre et bien contente par rapport a grande terre. Demandez moi plus d'info si besoin. Je reste à votre disposition

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