Results for "Trois+Gorges+|+112+>+171"
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De retour d'un mois en Éthiopie English translation pending
Je suis de retour ! Et prête à répondre à toutes les questions concernant ce magnifique pays. Et aussi à vous convaincre d'y aller dès que possible... Trop de choses à dire en un petit post, j'attends vos réactions.
Amitiés à tous
Virginie
Quid des voyages en Algérie? English translation pending
Bonjour,
Je ne cherche pas de réponses, mais je souhaite simplement lancer une discussion...
Alors, voici : je constate sur ce forum, comme sur la plupart des forums de voyages, qu'on parle bcp de séjours au Maroc, en Tunisie, en Egypte, mais beaucoup moins en Algérie.
Ca m'intéresserait d'identifier les "freins" qui empècheent le tourisme de ce pays de se développer.
Donc, allez-y, dites mois pourquoi vous ne pensez pas à l'Algérie dans vos projets de vacances en Afrique du Nord.
Je mance en vrac des idées, mais ce sont vos points de vue qui m'intéressent ;) : "J'ai l'impression que c'est trop cher" "Il n'y pas assez d'infrastructures pour le toursime" "Les agences de voyages ne proposent pas cette destination" "L'Algérie ? C'est bien ? On ne parle jamais de ses atouts touristiques..." "L'Algérie ? C'est où ?" "J'ai l'impression que la situation politique et la sécurité dans ce pays ne sont pas assez stables pour le moment"..
Je ne cherche pas de réponses, mais je souhaite simplement lancer une discussion...
Alors, voici : je constate sur ce forum, comme sur la plupart des forums de voyages, qu'on parle bcp de séjours au Maroc, en Tunisie, en Egypte, mais beaucoup moins en Algérie.
Ca m'intéresserait d'identifier les "freins" qui empècheent le tourisme de ce pays de se développer.
Donc, allez-y, dites mois pourquoi vous ne pensez pas à l'Algérie dans vos projets de vacances en Afrique du Nord.
Je mance en vrac des idées, mais ce sont vos points de vue qui m'intéressent ;) : "J'ai l'impression que c'est trop cher" "Il n'y pas assez d'infrastructures pour le toursime" "Les agences de voyages ne proposent pas cette destination" "L'Algérie ? C'est bien ? On ne parle jamais de ses atouts touristiques..." "L'Algérie ? C'est où ?" "J'ai l'impression que la situation politique et la sécurité dans ce pays ne sont pas assez stables pour le moment"..
Achat d'une maison au Québec: formalités administratives? English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un sait quelle(s) démarche(s) administrative(s) il faut faire pour acquérir une maison au Québec ? J'ai vraiment beaucoup de mal à trouver les renseignements. L'ambassade du QC ne peut me répondre. Est-ce que quelqu'un saurait à quel organisme je dois me rendre, ou appeller pour avoir ce genre d'infos ? Est-ce que quelqu'un à déja acheter un bien au Québec ?
Je précise que ce serait une résidence secondaire et qu'il ne s'agirait pas d'y reste plus de 3 mois d'affiliés.
Merci
Est-ce que quelqu'un sait quelle(s) démarche(s) administrative(s) il faut faire pour acquérir une maison au Québec ? J'ai vraiment beaucoup de mal à trouver les renseignements. L'ambassade du QC ne peut me répondre. Est-ce que quelqu'un saurait à quel organisme je dois me rendre, ou appeller pour avoir ce genre d'infos ? Est-ce que quelqu'un à déja acheter un bien au Québec ?
Je précise que ce serait une résidence secondaire et qu'il ne s'agirait pas d'y reste plus de 3 mois d'affiliés.
Merci
Fêter le Nouvel An dans le désert vers Zagora ou Merzouga? (Maroc) English translation pending
j'ai entendu parler a plusieurs reprise d'une grosse fete dans le desert vers zagora ou merzouga?? pour le 31 décembre et je n'arrive pas a trouver d'infos...mais vraiment rien donc si vous etes au courant de cette soirée ou peut etre d'autre chose sympas a faire pour le nouvel an merci d'avance!
Danger des routes en Egypte English translation pending
http://www.levif.be/actualite/belgique/72-56-24880/accident-de-car-en-egypte--le-tour-operateur-responsable-.html
6 touristes belges sont morts cette semaine sur la route Assouan Abou Simbel ! Ayant un peu voyagé en bus en Egypte, j'ai toujours trouvé les routes dans un bon état général sauf (hors des sentiers battus)! Mais j'ai à chaque fois eu très peur de verser dans les bas-côtés surtout à cause de la conduite rapide & chaotique des chauffeurs de bus ! à croire qu'il font tous une course de formule 1 ! Les camions jouent le même jeu & cela dans les deux sens de circulation, je ne vous dis!! pas lorsque 2 chauffards se croisent ! En plus une grande partie de la flotte roulante est dans un état proche du minerai d'origine ! je ne sais pas s'il on un contrôle technique périodique comme chez nous mais au vu de ce que j'ai vu .... j'ai des doutes!
J'ai peur en avion mais c'est rien à côté d'un bus égyptien !
Quant-à savoir si les TO sont responsables ?! en partie oui pour ne pas; soit prévenir leurs clients du danger qu'il y a de monter dans un bus ! soit de ne pas calmer l'ardeur des chauffeurs qu'ils utilisent ! mais encore faudrait-il que toute la profession s'y mette !
Enfin aux futurs pasager de bus en Egypte ....(y pas qu'en Egypte mais ici ils font très fort !) ....BONNE CHANCE. prévoyez une bonne assurance vie !
6 touristes belges sont morts cette semaine sur la route Assouan Abou Simbel ! Ayant un peu voyagé en bus en Egypte, j'ai toujours trouvé les routes dans un bon état général sauf (hors des sentiers battus)! Mais j'ai à chaque fois eu très peur de verser dans les bas-côtés surtout à cause de la conduite rapide & chaotique des chauffeurs de bus ! à croire qu'il font tous une course de formule 1 ! Les camions jouent le même jeu & cela dans les deux sens de circulation, je ne vous dis!! pas lorsque 2 chauffards se croisent ! En plus une grande partie de la flotte roulante est dans un état proche du minerai d'origine ! je ne sais pas s'il on un contrôle technique périodique comme chez nous mais au vu de ce que j'ai vu .... j'ai des doutes!
J'ai peur en avion mais c'est rien à côté d'un bus égyptien !
Quant-à savoir si les TO sont responsables ?! en partie oui pour ne pas; soit prévenir leurs clients du danger qu'il y a de monter dans un bus ! soit de ne pas calmer l'ardeur des chauffeurs qu'ils utilisent ! mais encore faudrait-il que toute la profession s'y mette !
Enfin aux futurs pasager de bus en Egypte ....(y pas qu'en Egypte mais ici ils font très fort !) ....BONNE CHANCE. prévoyez une bonne assurance vie !
Crise politique en Thaïlande, pas de solution English translation pending
03 novembre 2008
Les pro-gouvernementaux se sont livrés à une véritable démonstration de force samedi soir au stade Rajamanangala. Environ 90.000 partisans vêtus de rouge s’y sont rassemblés pour écouter le discours par téléphone de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra. Ce dernier a dénoncé ses opposants, défié les putschistes éventuels, et adressé un appel indirect au roi. Ambiance
Lire aussi : Les Thaïlandais las des tensions sociales dues à la politique
Environ 90.000 personnes sont venues au stade Rajamangala samedi pour soutenir leur champion Thaksin Shinawatra et montrer que la majorité ne compte pas se laisser dicter son destin par une minorité (photo AFP)
Tout de rouge vêtus et armés d’applaudisseurs en forme de pied (par opposition à ceux en forme de mains de leurs rivaux), environ 90.000 partisans de Thaksin Shinawatra et du gouvernement se sont rassemblés samedi soir dans et autour du stade Rajamangala, pour écouter le discours par téléphone de l'ex-Premier ministre en exil. Le téléphone pleure Condamné par contumace le 21 octobre pour conflit d'intérêts, Thaksin Shinawatra ne s'était pas exprimé devant ses fidèles depuis sa fuite en Grande-Bretagne au mois d’août après la condamnation de son épouse. Lors d’une allocution d’une quinzaine de minutes, il a critiqué l’Alliance du Peuple pour la Démocratie (APD) ainsi que les militaires putschistes de 2006, leur imputant entre autres les problèmes économiques et sociaux que rencontre le pays depuis deux ans. Il a également dénoncé le système judiciaire qu’il estime inféodé aux objectifs de ses opposants. Enfin, après avoir tiré les larmes de l’assistance en retraçant ses deux dernières années de mauvaise fortune, il a déclaré qu’il ne pourrait rentrer au pays que par la clémence du roi Bhumibol Adulyadej ou par le pouvoir du peuple. Une façon de renvoyer au souverain la responsabilité de la prolongation éventuelle de son exil tout en défiant les militaires de toute tentative de coup d’état. Les avocats de Thaksin ont néanmoins fait savoir qu’aucune demande d’amnistie royale par les voix officielles n’était en projet. En tout cas, Sa Majesté est prévenue. Les âmes sensibles à l’étiquette apprécieront. Jouant de l’affection que lui portent ses partisans, Thaksin a lancé à la foule électrisée : "Puis-je vous demander, mes frères et sœurs, si vous souhaitez me voir rester à l’étranger pour une si longue période ?" – la période d’application de sa condamnation à de deux ans de prison est limitée à dix ans. La majorité ne se laissera pas faire par une minorité Jatuporn Prompan, parlementaire du Parti du pouvoir du peuple (PPP) et animateur de l’émission télévisée "La vérité aujourd’hui" de la chaîne publique NBT à l’occasion de laquelle le discours avait été programmé, a scandé à la foule que "la seule solution [à la crise] est d’amender la constitution illégale de 2007, et si l’APD ou un groupe de 40 sénateurs s’y opposent, alors nous leur disons "Allez au diable". A partir de maintenant, la majorité [électorale] ne va pas se laisser mettre sous pression par la minorité". Le discours de Thaksin Shinawatra n’a été relayé par aucune des chaînes d’information thaïlandaises, lesquelles ont cependant diffusé des images en direct du rassemblement. Il faut dire que l’annonce il y a dix jours de la diffusion en direct de l’allocution d’un Thaksin forcément amer avait fait craindre des déchaînements de violence alors que l’APD bloque le siège du gouvernement depuis plus de 2 mois et que les manifestations ont déjà causé au moins trois morts et des centaines de blessés. Pour contenir d’éventuels affrontements avec des partisans de l’APD, les militaires avaient mobilisé environ 2.000 soldats prêts à intervenir au cas où la police serait débordée. Mais aucun heurt n’a été enregistré samedi. L’APD avait prévenu qu’il ne sèmerait pas de troubles à l’occasion du rassemblement. Pierre QUEFFELEC (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 3 novembre 2008 Les Thaïlandais las des tensions sociales dues à la politique Alors que les "rouges" et les "jaunes" s’adonnent à Bangkok à des démonstrations de forces, la division est moins évidente sur l’ensemble du pays. C’est du moins ce qui ressort d’un sondage Assumption University Abac publié hier par The Nation, qui révèle que 94% des personnes interrogées affirment vouloir cesser la violence politique et restaurer l’unité. Réalisée entre le 27 et le 31 octobre sur un échantillon de 2.698 électeurs thaïlandais dans 19 provinces de diverses régions du pays, l’étude d’opinion s’adressait à tous les groupes d’âge et niveaux d’éducation et de sensibilités politiques. Le responsable du sondage, Noppadon Kannikar, a indiqué au Nation que ces résultats contredisent l’idée communément partagée selon laquelle les Thaïlandais sont sérieusement divisés. Dans un article intitulé "Faites du riz pas la guerre" en annexe de l’article de une consacré au rassemblement de Rajamangala, le Bangkok Post rapportait hier que des dizaines de pro et anti gouvernement de la province de Nakhon Ratchasima s’étaient réunis tous ensembles mardi sur une place publique en signe de paix. Hier en fin de journée, Chamlong Srimuang, l’un des chefs de file de l’APD a proposé de reprendre le dialogue avec le gouvernement. Proposition entendue par le Premier ministre Somchai Wonsawat même si ce dernier a fait savoir qu’il attendait toujours d’être contacté pour discuter d’éventuels pourparlers. (LPJ 03/11/2008) Un blessé par balle hier dans une altercation avec des gardiens de sécurité de l’APD Un homme d’une vingtaine d’année a été blessé par balle hier après une altercation avec des gardiens du site de rassemblement de l’APD. Un groupe de quatre hommes de la province de Samut Prakhan venus dans la capitale pour la nuit a été arrêté par un gardien alors qu’ils rentraient chez eux en voiture depuis le quartier de Khao San. "Ils ont eu des mots avec des gardiens de l’APD, c’est alors qu’ils ont foncé et ont percuté un taxi, puis des coups de feu ont été entendus", a indiqué le capitaine de police Pomphet Choteklang, précisant que les quatre hommes n’avaient pas assisté au rassemblement pro-gouvernemental de samedi. Selon les résultats de l’enquête, ce serait un des gardes qui aurait tiré plusieurs fois sur le véhicule. Plusieurs incidents ont eu lieu ces derniers jours alors que les craintes d’affrontements entre antis et pros gouvernement grandissent. Une cinquantaine de soldats équipés de casques et boucliers ont pris position pour maintenir l’ordre aux abords du siège du gouvernement où campe l’APD depuis le 26 août. La semaine dernière, dix gardiens volontaires de sécurité de l’APD avaient été blessés par une grenade lancée dans leur campement, et un homme avait été abattu par balle tout prêt. Une grenade avait également été jetée devant la maison d’un juge de la Cour Constitutionnelle sans faire de victime (lire notre brève du 31 octobre 2008). (LPJ avec AFP 03/11/2008)
Environ 90.000 personnes sont venues au stade Rajamangala samedi pour soutenir leur champion Thaksin Shinawatra et montrer que la majorité ne compte pas se laisser dicter son destin par une minorité (photo AFP)Tout de rouge vêtus et armés d’applaudisseurs en forme de pied (par opposition à ceux en forme de mains de leurs rivaux), environ 90.000 partisans de Thaksin Shinawatra et du gouvernement se sont rassemblés samedi soir dans et autour du stade Rajamangala, pour écouter le discours par téléphone de l'ex-Premier ministre en exil. Le téléphone pleure Condamné par contumace le 21 octobre pour conflit d'intérêts, Thaksin Shinawatra ne s'était pas exprimé devant ses fidèles depuis sa fuite en Grande-Bretagne au mois d’août après la condamnation de son épouse. Lors d’une allocution d’une quinzaine de minutes, il a critiqué l’Alliance du Peuple pour la Démocratie (APD) ainsi que les militaires putschistes de 2006, leur imputant entre autres les problèmes économiques et sociaux que rencontre le pays depuis deux ans. Il a également dénoncé le système judiciaire qu’il estime inféodé aux objectifs de ses opposants. Enfin, après avoir tiré les larmes de l’assistance en retraçant ses deux dernières années de mauvaise fortune, il a déclaré qu’il ne pourrait rentrer au pays que par la clémence du roi Bhumibol Adulyadej ou par le pouvoir du peuple. Une façon de renvoyer au souverain la responsabilité de la prolongation éventuelle de son exil tout en défiant les militaires de toute tentative de coup d’état. Les avocats de Thaksin ont néanmoins fait savoir qu’aucune demande d’amnistie royale par les voix officielles n’était en projet. En tout cas, Sa Majesté est prévenue. Les âmes sensibles à l’étiquette apprécieront. Jouant de l’affection que lui portent ses partisans, Thaksin a lancé à la foule électrisée : "Puis-je vous demander, mes frères et sœurs, si vous souhaitez me voir rester à l’étranger pour une si longue période ?" – la période d’application de sa condamnation à de deux ans de prison est limitée à dix ans. La majorité ne se laissera pas faire par une minorité Jatuporn Prompan, parlementaire du Parti du pouvoir du peuple (PPP) et animateur de l’émission télévisée "La vérité aujourd’hui" de la chaîne publique NBT à l’occasion de laquelle le discours avait été programmé, a scandé à la foule que "la seule solution [à la crise] est d’amender la constitution illégale de 2007, et si l’APD ou un groupe de 40 sénateurs s’y opposent, alors nous leur disons "Allez au diable". A partir de maintenant, la majorité [électorale] ne va pas se laisser mettre sous pression par la minorité". Le discours de Thaksin Shinawatra n’a été relayé par aucune des chaînes d’information thaïlandaises, lesquelles ont cependant diffusé des images en direct du rassemblement. Il faut dire que l’annonce il y a dix jours de la diffusion en direct de l’allocution d’un Thaksin forcément amer avait fait craindre des déchaînements de violence alors que l’APD bloque le siège du gouvernement depuis plus de 2 mois et que les manifestations ont déjà causé au moins trois morts et des centaines de blessés. Pour contenir d’éventuels affrontements avec des partisans de l’APD, les militaires avaient mobilisé environ 2.000 soldats prêts à intervenir au cas où la police serait débordée. Mais aucun heurt n’a été enregistré samedi. L’APD avait prévenu qu’il ne sèmerait pas de troubles à l’occasion du rassemblement. Pierre QUEFFELEC (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 3 novembre 2008 Les Thaïlandais las des tensions sociales dues à la politique Alors que les "rouges" et les "jaunes" s’adonnent à Bangkok à des démonstrations de forces, la division est moins évidente sur l’ensemble du pays. C’est du moins ce qui ressort d’un sondage Assumption University Abac publié hier par The Nation, qui révèle que 94% des personnes interrogées affirment vouloir cesser la violence politique et restaurer l’unité. Réalisée entre le 27 et le 31 octobre sur un échantillon de 2.698 électeurs thaïlandais dans 19 provinces de diverses régions du pays, l’étude d’opinion s’adressait à tous les groupes d’âge et niveaux d’éducation et de sensibilités politiques. Le responsable du sondage, Noppadon Kannikar, a indiqué au Nation que ces résultats contredisent l’idée communément partagée selon laquelle les Thaïlandais sont sérieusement divisés. Dans un article intitulé "Faites du riz pas la guerre" en annexe de l’article de une consacré au rassemblement de Rajamangala, le Bangkok Post rapportait hier que des dizaines de pro et anti gouvernement de la province de Nakhon Ratchasima s’étaient réunis tous ensembles mardi sur une place publique en signe de paix. Hier en fin de journée, Chamlong Srimuang, l’un des chefs de file de l’APD a proposé de reprendre le dialogue avec le gouvernement. Proposition entendue par le Premier ministre Somchai Wonsawat même si ce dernier a fait savoir qu’il attendait toujours d’être contacté pour discuter d’éventuels pourparlers. (LPJ 03/11/2008) Un blessé par balle hier dans une altercation avec des gardiens de sécurité de l’APD Un homme d’une vingtaine d’année a été blessé par balle hier après une altercation avec des gardiens du site de rassemblement de l’APD. Un groupe de quatre hommes de la province de Samut Prakhan venus dans la capitale pour la nuit a été arrêté par un gardien alors qu’ils rentraient chez eux en voiture depuis le quartier de Khao San. "Ils ont eu des mots avec des gardiens de l’APD, c’est alors qu’ils ont foncé et ont percuté un taxi, puis des coups de feu ont été entendus", a indiqué le capitaine de police Pomphet Choteklang, précisant que les quatre hommes n’avaient pas assisté au rassemblement pro-gouvernemental de samedi. Selon les résultats de l’enquête, ce serait un des gardes qui aurait tiré plusieurs fois sur le véhicule. Plusieurs incidents ont eu lieu ces derniers jours alors que les craintes d’affrontements entre antis et pros gouvernement grandissent. Une cinquantaine de soldats équipés de casques et boucliers ont pris position pour maintenir l’ordre aux abords du siège du gouvernement où campe l’APD depuis le 26 août. La semaine dernière, dix gardiens volontaires de sécurité de l’APD avaient été blessés par une grenade lancée dans leur campement, et un homme avait été abattu par balle tout prêt. Une grenade avait également été jetée devant la maison d’un juge de la Cour Constitutionnelle sans faire de victime (lire notre brève du 31 octobre 2008). (LPJ avec AFP 03/11/2008)
Visa pour l'Inde avec VFS English translation pending
Bonjour,
je viens d'obtenir mon visa pour l'Inde en 1 semaine. Je fais un post pour aider les gens qui galerent.
Je suis passé par VFS (http://www.vfs-in-fr.com/french/disclaimer.aspx).
procédure : remplir le formulaire en ligne, l'imprimer et le signer (mieux vaut se relire plusieurs fois pour ne pas faire de fautes) avoir 2 photos d'identité, attention il faut des photos réglementaires sur fond blanc avoir 3 pages libres sur son passeport faire une photocopie de la partie du passeport ou se trouve vos coordonnées photocopie de la carte d'identité
Une fois votre dossier prêt, je vous conseille si possible de vous déplacer à l'agence VFS. Je pense qu il est préférable de le faire car quand je lis sur le forum tous les problemes avec la poste je suis plus serein de le déposer en main propre.
Petit hic quand vous vous déplacez, bah faut pas être pressé car l'attente est longue, meme si je suis arrivé à l ouverture, VFS fait passer devant vous les agences et autres sites internet qui s occupent des visas pour vous et aussi les gens qui souhaitent en visa en urgence, ca rapporte plus!!!!
donc 2 heures d'attente pour moi, en meme temps ca prépare peut etre un peu pour l inde, no stresss....
j ai donc déposé mon dossier un jeudi et j ai récupérer mon passeport le vendredi de la semaine suivante, soit un délai court je crois que c 3 jours ouvrés. Je vous rassure, je n ai attendu que 15 minutes pour le retrait.
en esperant pouvoir aider certains d entre vous. je reste dispo pour d'eventuelles questions.
Benjamin
Insécurité en Inde? English translation pending
je suis deja partie au vietnam, thailande et surtout cambodge. Je n'ai jamais ressenti de l'insécurité.
mais j'ai l'impression en vous lisant qu'il faut vraiment faire attention a pleins de truc.
alors question j'ai un canon reflex/numérique. Est ce que ca craind de l'emmener ou pas plus qu'ailleurs ?
j'ai vraiment l'impression d'aller dans un pays avec une insécurité importante ?????
cela commence à m'engoisser un peu
alors question j'ai un canon reflex/numérique. Est ce que ca craind de l'emmener ou pas plus qu'ailleurs ?
j'ai vraiment l'impression d'aller dans un pays avec une insécurité importante ?????
cela commence à m'engoisser un peu
Chemin d'automne English translation pending
Que faites-vous, Voyageurs, de vos jours d'automne ?
Est-ce une pause tranquille entre vos déplacements ?
Est-ce une attente impatiente de la neige et/ou du soleil ?
Est-ce que l'automne est une saison particulière pour vous ?
Il me semble que chaque voyageur, où qu’il soit, fait son automne, voici un peu du mien... En attendant de poser, peut-être, d'autres mots d'un automne tout en couleurs...
marcher sur le chemin caillouteux, grimper sur le talus et grappiller des mûres, s’enivrer des senteurs du chèvrefeuille et puis se laisser bercer par le jour à peine levé c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, saluer au passage quelques moutons, soulever la clôture du pré et poser dans son panier coulemelles et rosés et puis se laisser réchauffer par le soleil adoré c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, s’imprégner des parfums des sous-bois, cueillir quelques cèpes et faire le plein de châtaignes et puis se laisser caresser par le vent indiscret c’est l’automne
une brume légère borde les vallons, effleure la cime des arbres et paresse le long du ruisseau L’air est parfumé de silence et de douceur C’est un automne au matin bleu…
Dolma
Il me semble que chaque voyageur, où qu’il soit, fait son automne, voici un peu du mien... En attendant de poser, peut-être, d'autres mots d'un automne tout en couleurs...
marcher sur le chemin caillouteux, grimper sur le talus et grappiller des mûres, s’enivrer des senteurs du chèvrefeuille et puis se laisser bercer par le jour à peine levé c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, saluer au passage quelques moutons, soulever la clôture du pré et poser dans son panier coulemelles et rosés et puis se laisser réchauffer par le soleil adoré c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, s’imprégner des parfums des sous-bois, cueillir quelques cèpes et faire le plein de châtaignes et puis se laisser caresser par le vent indiscret c’est l’automne
une brume légère borde les vallons, effleure la cime des arbres et paresse le long du ruisseau L’air est parfumé de silence et de douceur C’est un automne au matin bleu…
Dolma
Quel itinéraire de la Casamance (Sénégal) au Sine-Saloum (Gambie)? English translation pending
Bonjour,
Je lis sur les recommandations voyageurs du ministère des affaires étrangères qu'il est fortement déconseillé d'aller de la Casamance au Siné Saloum par les routes à cause des conflits avec la Gambie...
Ca m'embête de devoir prendre le bateau pour l'aller et pour le retour Dakar>Ziguinchor. J'aurai aimé faire des étapes au moins sur un des deux trajets.
Qu'en pensez-vous ?
Quel itinéraire me conseillez-vous pour faire le tour de la Casamance à partir de Ziguinchor ( en 1 semaine environ) et rejoindre ensuite le Siné Saloum ?
Merci pour votre aide !
Philippines: la nouvelle destination touristique? English translation pending
Les Philippines malgré toutes leurs innombrables ressources et avantages, ne sont pas une des destinations " en vue" du tourisme mondial.
Les touristes sont surtout coréens, japonais, chinois et australiens.
Viennent ensuite les américains, puis les anglais, les allemands, les suisses, les citoyens des pays nordiques, les canadiens, les hollandais et bien loin derrière....les français et les belges!
Il y avait jusqu' il y a peu une méconnaissance totale des Philippines dans les pays francophones. Cela change enfin, et ce forum en est la preuve.
Les dix principales raisons pour visiter les Philippines ( et peut-être pour en tomber amoureux et décider d' y rester!), d'après un panel de visiteurs américains :
1 ) Pays où l'anglais parlé et compris et largement répandu
2 ) Coût de la vie et des transports relativement peu élevé ( bien que....pour cela aussi il y a du changement!)
3 ) Population très exposée historiquement à la culture occidentale (surtout US), et aussi par les liens familiaux des Filipinos partout dans le monde : plus de 10 millions de filipinos vivent et/où travaillent à l'étranger.
4) Haut lieu de la musique en Asie : les filipinos sont des artistes nés, surtout dans le domaine musical. Chanter est un sport national, comme le basket, la boxe et les échecs. Si les africains naissent avec le rythme dans la peau, les filipinos eux, naissent avec la mélodie.....
5) Habitants simples, heureux malgré les vicissitudes, amicaux et liants, qui travaillent pour vivre et ne vivent pas pour travailler, comme c'est le cas chez nous!
6) Le mélange ethnique des Philippines est plus riche que partout ailleurs en Asie. Ici, le fait d' être un " métis" est plus une chance qu' un handicap.
7 ) INcroyable diversité de climats : du climat montagnard style alpin, jusqu'au climat tropical et aux plages bordées de cocotiers.
8 ) Le seul pays asiatique à majorité de catholiques est considéré comme un plus pour de nombreux touristes. Cependant la tolérance est très grande envers toutes les religions.
9) Politique d' immigration très détendue et peut-être la plus accommodante en Asie, très " flexible" en ce qui concerne l'application des règlements ( hum...).
10) Grande tolérance aussi en ce qui concerne les différences d' âge dans les couples filipina/étranger.
Un rapide recensement ( moins de 5 minutes) via Google propose les activités touristiques que voici :
Trekking/montagne : 9 offres Aviation légère : 4 offres Pêche au gros : 10 offres Parachute ascensionnel : 7 offres Conduite hors piste : 2 offres Plongée : 52 offres Skydiving : 2 offres Surfing : 5 offres Sport extrême : 8 offres Rafting : 8 offres Planche à voile : 4 offres Sky nautique : 5 offres etc...etc....
De plus en plus de touristes ont compris que la qualité et le prix des SOINS DENTAIRES les plus sophistiqués aux Philippines, ainsi que de la médecine/chirurgie en général, faisaient de ce pays une véritable opportunité! Je connais un citoyen américain installé ici qui accueille chaque semaine un groupe de touristes US venus spécialement pour celà!
Un séjour de deux ou trois semaines permet au visiteur européen de combiner :
1) Visite de plusieurs îles paradisiaques 2) Rencontres de qualité avec des gens exceptionnels 3) Soins dentaires de première qualité à prix dérisoire 4) et qui sait....peut-être LA rencontre qui va changer votre vie....
Alors qu'attendez-vous pour nous rendre visite??????
Les dix principales raisons pour visiter les Philippines ( et peut-être pour en tomber amoureux et décider d' y rester!), d'après un panel de visiteurs américains :
1 ) Pays où l'anglais parlé et compris et largement répandu
2 ) Coût de la vie et des transports relativement peu élevé ( bien que....pour cela aussi il y a du changement!)
3 ) Population très exposée historiquement à la culture occidentale (surtout US), et aussi par les liens familiaux des Filipinos partout dans le monde : plus de 10 millions de filipinos vivent et/où travaillent à l'étranger.
4) Haut lieu de la musique en Asie : les filipinos sont des artistes nés, surtout dans le domaine musical. Chanter est un sport national, comme le basket, la boxe et les échecs. Si les africains naissent avec le rythme dans la peau, les filipinos eux, naissent avec la mélodie.....
5) Habitants simples, heureux malgré les vicissitudes, amicaux et liants, qui travaillent pour vivre et ne vivent pas pour travailler, comme c'est le cas chez nous!
6) Le mélange ethnique des Philippines est plus riche que partout ailleurs en Asie. Ici, le fait d' être un " métis" est plus une chance qu' un handicap.
7 ) INcroyable diversité de climats : du climat montagnard style alpin, jusqu'au climat tropical et aux plages bordées de cocotiers.
8 ) Le seul pays asiatique à majorité de catholiques est considéré comme un plus pour de nombreux touristes. Cependant la tolérance est très grande envers toutes les religions.
9) Politique d' immigration très détendue et peut-être la plus accommodante en Asie, très " flexible" en ce qui concerne l'application des règlements ( hum...).
10) Grande tolérance aussi en ce qui concerne les différences d' âge dans les couples filipina/étranger.
Un rapide recensement ( moins de 5 minutes) via Google propose les activités touristiques que voici :
Trekking/montagne : 9 offres Aviation légère : 4 offres Pêche au gros : 10 offres Parachute ascensionnel : 7 offres Conduite hors piste : 2 offres Plongée : 52 offres Skydiving : 2 offres Surfing : 5 offres Sport extrême : 8 offres Rafting : 8 offres Planche à voile : 4 offres Sky nautique : 5 offres etc...etc....
De plus en plus de touristes ont compris que la qualité et le prix des SOINS DENTAIRES les plus sophistiqués aux Philippines, ainsi que de la médecine/chirurgie en général, faisaient de ce pays une véritable opportunité! Je connais un citoyen américain installé ici qui accueille chaque semaine un groupe de touristes US venus spécialement pour celà!
Un séjour de deux ou trois semaines permet au visiteur européen de combiner :
1) Visite de plusieurs îles paradisiaques 2) Rencontres de qualité avec des gens exceptionnels 3) Soins dentaires de première qualité à prix dérisoire 4) et qui sait....peut-être LA rencontre qui va changer votre vie....
Alors qu'attendez-vous pour nous rendre visite??????
Premières déambulations à Istanbul English translation pending
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
HHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
FREEDOM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un cri de guerre comme une délivrance! Un cri de joie soulignant l'adrénaline avec qui je commence une relation haute en couleurs! Un cri de révolte pour rappeler que les voyages ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, pourtant ça devrait, j'ai déjà commencé à rajeunir!!
Enfin, on tient une ébauche de quelque chose. Le voisinnage ne ressemble plus à Faidherbe Chaligny si ce n'est les vendeurs de kebabs. Après être passé à deux doigts de la démission, après m'être fait renvoyer comme un mâle propre de la banque nourricière, après avoir préparer dans les moindres détails flous de mon parcours initiatique, ça y est, je le touche du doigt, de la main, du bras, jusqu'au super calin. (Le Muezzin entreprend l'appel à la prière de 20h15 comme fond sonore, pas désagréable et franchement wiwifiant; j'ai dit "le" mais ils doivent être une dizaine à 1km à la ronde à chanter de façon désynchronisée ) Il faut dire que depuis le 15 aout, période depuis laquelle je suis sans activités, j'ai tout fait sauf chomer. Encore que, il m'est arrivé aussi de me lever tard, mais on est pas des boeufs, non? Et puis renier sa nature c'est pas bon pour le Karma. Et puis on peut ne pas chomer en se levant tard, c'est pas incompatible. Bref, entre les impots, la sécu, la banque, la nouvelle banque, l'EDF, le déménagement, la visite des plombiers, les changements d'adresses, les résiliations en tous genres, les billets d'avion, la souscription d'une assurance, l'enduit, la peinture, les sacs de truc dont il faut se débarrasser, les coquillettes, yahourts, bouteilles dont on gave les amis car autrement c'est perdu, trouver preneurs pour mes objets de qualité (d'ailleurs, ça fonctionne?), la bank of Tokyo, les visas & autres stupideries administratives, l'itinéraire, l'inventaire du sac, les aux-revoirs, ça fait du monde au balcon et je suis sûr que j'en oublie. Enfin bon, c'est derrière nous tout ça, il y a que les Asssedics qui résistent, Damned!
Le 30 septembre a donc fini par être la date d'hier, ça fait chaud au coeur même si c'était quand même un peu couru d'avance que l'échéance allait finir par arriver. Pas de faille spatio-temporelle, les années bissextiles ne se montrent qu'en février.
Le sac était donc prêt. La gueule de bois de la veille était là aussi comme les jours précédents, un peu comme vous j'imagine. Le rhum avait rendu ses dernières gouttes et les bouteilles se champagne s'entassaient dans le local à poubelles. L'appart' était vide, les trousseaux de clés prêts à être remis en main propre. Le sol bien cracra a été nettoyé à fond de train lors du réveil brumeux. Tout clean qu'était l'appartement, tout clean ou presque qu'était Bibi.
Il restait plus qu'à partir la gorge serrée, prise dans un trac comme avant de faire Bercy ou l'Olympia. Pas moyen de manger, plus la place de boire. Gloups!! N'ai même pas réussi à manger une tartellette aux abricots en entier à l'aéroport. A l'aéroport donc avec Papa, le saint-Bernard salvateur, aussi tendu que moi qui ne l'avait pas vu venir, mais rassurez-vous, ça va mieux.
Le grand oiseau blanc a quitté le sol parisien en retard mais pas de panique, la correspondance à London était aussi en retard. J'ai donc quitté les premières gouttes et températures automnales qui se sont comme prévu calibrées au jour près. Pour mémoire, 28 septembre, franc soleil, 34° relevés à 14 heures, si si c'est vrai. 29 septembre, ça se couvre, une vingtaine de degrés parviennent à percer la voute nuageuse. 30 septembre, crachin et goutte au nez, c'était juste...
Escale à Londres non-fumeuse, même pas un Burger king pour se substanter. C'est pas que c'est important mais j'ai salivé sur un double-whopper-cheese-&-bacon depuis Paris et après avoir pris peur de ne pas avoir le temps de le boulotter pour cause de retard d'avion, après avoir appris que finalement j'avais encore une heure d'escale devant moi, il m'est passé sous le nez comme l'automne. Arrivée donc à Istanbul après minuit, les douaniers n'attendent plus que nous pour aller se coucher. Je fais du mieux possible pour m'extraire de l'avion rapidement, mon sac est le premier à sortir du tourniquet magique post-atterrissage. Résultat, sortie de l'aéroport en deux minutes, pas d'expérience "Midnight Express" à vous raconter. Cigarette de rigueur, plus d'envie de whopper, l'honneur est sauf. Seulement, plus de bus, reste le taxi. Pas n'importe quel taxi en revanche, un taxi d'aéroport, bien charlatan sur les bords. Son prix converti : 50 euros pour 15 minutes, mon oeil, 20 euros c'est déjà beaucoup, je sais bien qu'il fait nuit et tout et tout, mais c'est mon max. Premier marchandage réussi, à tel point qu'on boucle les quelques kilomètres en trombe, moi m'accrochant à la poignée prévue à cet effet, le chauffeur ne prenant la peine de ralentir que pour engueuler les rares voitures qui se mettent en travers de notre route. Je suis son dernier client, il ira se coucher tôt, les turques sont en vacances depuis la veille correspondant à la fin du Ramadan. Je me suis gourré dans mon calendrier musulman, moi qui croyais que c'était le lendemain... Zob. Les rues sont désertes et quasiment tout est fermé.
Ayant repéré par avance un hotel pas cher pour Istanbul (13 euros/nuit), le taxi Loeb m'y dépose prestement, on paye, on se dit au revoir, il s'en va.
Mais pas de bol, le taxi parti, l'hotel est plein. Il faut partir en quête d'une couche à une heure du mat', avec mes 18 kilos de frêt. Y'a quelqu'un? Un deuxième hotel se profile, plein aussi. Je sens venir le fait que j'aurais dû prendre mon hamac... Au cours de ma ballade, je longe la Mosquée Bleu toute illuminée de jaune. J'ai toujours aimé les métissages, c'est très choli. Quelques mètres plus loin, un veilleur de nuit m'aperçoit, sors de sa hutte et me dis qu'il a de la place, une chambre single. Manque de pot, c'est plus cher (40 euros). J'y ferais qu'une nuit, j'ai pas envie de me faire traire.
On pose les sacs, direction une bière fraiche en T-shirt même s'il ne doit faire que 18°, le coeur y est. Un bar à touriste plus loin, je rentre chez moi après avoir vaguement parler allemand pour la première fois en dix ans. Au niveau du turque, j'en suis tout juste à "Bonjour", c'est assez compliqué, tous les mots font au moins quatre syllabes.
Réveil commandé pour 9h, je me rendors jusqu'à 9h30 faute de mieux. Petit dèj' sur la terrasse qui donne directement sur le Bosphore et la Mosquée bleue, lunettes de soleil pas pour faire style, juste parce que le soleil immaculé brûle mes noeils, il doit faire 25°, juste bien en somme... je me mets ensuite en quête d'une piaule meilleur marché (c'est français comme phrase?), retourne à l'hotel complet de la veille, il y a de la place, une chambre de 6 mais propre et lumineuse. J'apprendrais ensuite que le type de la veille au soir n'avais pas voulu s'encombrer de mon p'tit corps même si en fait il y avait de la place. Je ne leur en tiendrais pas rigueur, ils ont aussi une terrasse ensoleillée sur le toit. Tous les batiments ont en fait une terrasse sur le toit, c'est pas la ville aux 3000 clochers, c'est la ville aux 100.000 terrasses. Bonheur sur terre quand tu nous tiens...
Mais on ne s'attarde pas, pas comme cet article d'ailleurs... La matinée avance, je m'équipe et zou!!!! Au programme des déambulations, mosquées, parcs, encas et re-mosquée. Ca peut paraitre répétitif, mais Whaooooouuu, je suis défigurer d'émerveillement. La ville est une coulée verte, des arbres partout, des fruits inconnus au bataillon y pendent non-chalament. Le quartier dans lequel j'ai les yeux écarquillés est un musée à ciel ouvert. Mosquée bleue, whaouuuu! Mosquée Sainte-Sophie, un peu moins raffraichie mais whaouu quand même. Un immense parc longeant le palais de Topkapi m'accueuille. Du soleil, de l'ombre, les transitions sont pas dégueues. Les stanbouliotes profitent des vacances et se ballade allègrement. Partout des couples de tous ages s'étreignent sans pudeur. Pour ceux qui sont plus religieux, des petites cabanes de bois parsèment le parc pour se bécotter à l'abri des regards indiscrets. En sortant du parc, j'aperçois un panneau discret indiquant l'entrée d'une "chapelle systercienne", je m'y rend ne m'attendant à rien de spécial; et pourtant.
L'entrée est payante, la curiosité s'aiguise d'autant que rien à l'extérieur ne transpire le monument. En effet, la "chapelle" est souterraine. Ah bon? si si! D'ailleurs, en fin de compte c'est même pas une chapelle. On descend un escalier sombre qui nous amène au coeur de la Moria (cf Lord of the Rings). Une cave souterraine, longue de près de 200 mètres (réfléchis : c'est grand!), voutée de partout, et soutenue par des centaines de piliers de marbre. Le chemin est tout tracé et il faut le suivre sinon on tombe dans l'eau. La chapelle est en fait un immense réservoir bati pour boire en cas d'invasion barbare. Toutes les sources de lumières se reflètent dans l'eau, c'est à tuer de beauté. D'autant que l'endroit resté fermé des centaines d'années est remis "à neuf" depuis une vingtaine d'année, j'ai la machoire qui tombe par terre.
J'ai aussi les jambes qui chancèlent, donc pause dans la promenade. Direction la terrasse. L'ameublement : quelques tables of course mais point de chaises, oh que non! Pour s'assoir, des coussins plus épais et plus grands que moi, la vue est toujours là, le soleil est comme Félicie. Petit assoupissement imprévu uniquement interrompu par le soleil qui se couche, il est temps de mettre une petite laine et d'aller en profiter. Les re-prises de photos se mutiplient, j'y suis j'y reste, et si c'est pas ici, ce sera ailleurs! D'ailleurs, un rapide passage par les rives du Bosphore c'est pas de refus. Un diner köfte plus tard, le sourire est toujours là et le trac n'a pas laissé de trace.
Prosper youpla boum, c'est pas le roi du pain d'épice, c'est que moi, Brice, avec une banane qui m'empêche de passer les portes de front tellement elle est longue.
Possible qu'il n'y aura d'autre mail demain, j'ai bien mérité des vacances. Au programme, grand Bazaar, Topkapi & consort. A tout de suite!
FREEDOM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un cri de guerre comme une délivrance! Un cri de joie soulignant l'adrénaline avec qui je commence une relation haute en couleurs! Un cri de révolte pour rappeler que les voyages ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, pourtant ça devrait, j'ai déjà commencé à rajeunir!!
Enfin, on tient une ébauche de quelque chose. Le voisinnage ne ressemble plus à Faidherbe Chaligny si ce n'est les vendeurs de kebabs. Après être passé à deux doigts de la démission, après m'être fait renvoyer comme un mâle propre de la banque nourricière, après avoir préparer dans les moindres détails flous de mon parcours initiatique, ça y est, je le touche du doigt, de la main, du bras, jusqu'au super calin. (Le Muezzin entreprend l'appel à la prière de 20h15 comme fond sonore, pas désagréable et franchement wiwifiant; j'ai dit "le" mais ils doivent être une dizaine à 1km à la ronde à chanter de façon désynchronisée ) Il faut dire que depuis le 15 aout, période depuis laquelle je suis sans activités, j'ai tout fait sauf chomer. Encore que, il m'est arrivé aussi de me lever tard, mais on est pas des boeufs, non? Et puis renier sa nature c'est pas bon pour le Karma. Et puis on peut ne pas chomer en se levant tard, c'est pas incompatible. Bref, entre les impots, la sécu, la banque, la nouvelle banque, l'EDF, le déménagement, la visite des plombiers, les changements d'adresses, les résiliations en tous genres, les billets d'avion, la souscription d'une assurance, l'enduit, la peinture, les sacs de truc dont il faut se débarrasser, les coquillettes, yahourts, bouteilles dont on gave les amis car autrement c'est perdu, trouver preneurs pour mes objets de qualité (d'ailleurs, ça fonctionne?), la bank of Tokyo, les visas & autres stupideries administratives, l'itinéraire, l'inventaire du sac, les aux-revoirs, ça fait du monde au balcon et je suis sûr que j'en oublie. Enfin bon, c'est derrière nous tout ça, il y a que les Asssedics qui résistent, Damned!
Le 30 septembre a donc fini par être la date d'hier, ça fait chaud au coeur même si c'était quand même un peu couru d'avance que l'échéance allait finir par arriver. Pas de faille spatio-temporelle, les années bissextiles ne se montrent qu'en février.
Le sac était donc prêt. La gueule de bois de la veille était là aussi comme les jours précédents, un peu comme vous j'imagine. Le rhum avait rendu ses dernières gouttes et les bouteilles se champagne s'entassaient dans le local à poubelles. L'appart' était vide, les trousseaux de clés prêts à être remis en main propre. Le sol bien cracra a été nettoyé à fond de train lors du réveil brumeux. Tout clean qu'était l'appartement, tout clean ou presque qu'était Bibi.
Il restait plus qu'à partir la gorge serrée, prise dans un trac comme avant de faire Bercy ou l'Olympia. Pas moyen de manger, plus la place de boire. Gloups!! N'ai même pas réussi à manger une tartellette aux abricots en entier à l'aéroport. A l'aéroport donc avec Papa, le saint-Bernard salvateur, aussi tendu que moi qui ne l'avait pas vu venir, mais rassurez-vous, ça va mieux.
Le grand oiseau blanc a quitté le sol parisien en retard mais pas de panique, la correspondance à London était aussi en retard. J'ai donc quitté les premières gouttes et températures automnales qui se sont comme prévu calibrées au jour près. Pour mémoire, 28 septembre, franc soleil, 34° relevés à 14 heures, si si c'est vrai. 29 septembre, ça se couvre, une vingtaine de degrés parviennent à percer la voute nuageuse. 30 septembre, crachin et goutte au nez, c'était juste...
Escale à Londres non-fumeuse, même pas un Burger king pour se substanter. C'est pas que c'est important mais j'ai salivé sur un double-whopper-cheese-&-bacon depuis Paris et après avoir pris peur de ne pas avoir le temps de le boulotter pour cause de retard d'avion, après avoir appris que finalement j'avais encore une heure d'escale devant moi, il m'est passé sous le nez comme l'automne. Arrivée donc à Istanbul après minuit, les douaniers n'attendent plus que nous pour aller se coucher. Je fais du mieux possible pour m'extraire de l'avion rapidement, mon sac est le premier à sortir du tourniquet magique post-atterrissage. Résultat, sortie de l'aéroport en deux minutes, pas d'expérience "Midnight Express" à vous raconter. Cigarette de rigueur, plus d'envie de whopper, l'honneur est sauf. Seulement, plus de bus, reste le taxi. Pas n'importe quel taxi en revanche, un taxi d'aéroport, bien charlatan sur les bords. Son prix converti : 50 euros pour 15 minutes, mon oeil, 20 euros c'est déjà beaucoup, je sais bien qu'il fait nuit et tout et tout, mais c'est mon max. Premier marchandage réussi, à tel point qu'on boucle les quelques kilomètres en trombe, moi m'accrochant à la poignée prévue à cet effet, le chauffeur ne prenant la peine de ralentir que pour engueuler les rares voitures qui se mettent en travers de notre route. Je suis son dernier client, il ira se coucher tôt, les turques sont en vacances depuis la veille correspondant à la fin du Ramadan. Je me suis gourré dans mon calendrier musulman, moi qui croyais que c'était le lendemain... Zob. Les rues sont désertes et quasiment tout est fermé.
Ayant repéré par avance un hotel pas cher pour Istanbul (13 euros/nuit), le taxi Loeb m'y dépose prestement, on paye, on se dit au revoir, il s'en va.
Mais pas de bol, le taxi parti, l'hotel est plein. Il faut partir en quête d'une couche à une heure du mat', avec mes 18 kilos de frêt. Y'a quelqu'un? Un deuxième hotel se profile, plein aussi. Je sens venir le fait que j'aurais dû prendre mon hamac... Au cours de ma ballade, je longe la Mosquée Bleu toute illuminée de jaune. J'ai toujours aimé les métissages, c'est très choli. Quelques mètres plus loin, un veilleur de nuit m'aperçoit, sors de sa hutte et me dis qu'il a de la place, une chambre single. Manque de pot, c'est plus cher (40 euros). J'y ferais qu'une nuit, j'ai pas envie de me faire traire.
On pose les sacs, direction une bière fraiche en T-shirt même s'il ne doit faire que 18°, le coeur y est. Un bar à touriste plus loin, je rentre chez moi après avoir vaguement parler allemand pour la première fois en dix ans. Au niveau du turque, j'en suis tout juste à "Bonjour", c'est assez compliqué, tous les mots font au moins quatre syllabes.
Réveil commandé pour 9h, je me rendors jusqu'à 9h30 faute de mieux. Petit dèj' sur la terrasse qui donne directement sur le Bosphore et la Mosquée bleue, lunettes de soleil pas pour faire style, juste parce que le soleil immaculé brûle mes noeils, il doit faire 25°, juste bien en somme... je me mets ensuite en quête d'une piaule meilleur marché (c'est français comme phrase?), retourne à l'hotel complet de la veille, il y a de la place, une chambre de 6 mais propre et lumineuse. J'apprendrais ensuite que le type de la veille au soir n'avais pas voulu s'encombrer de mon p'tit corps même si en fait il y avait de la place. Je ne leur en tiendrais pas rigueur, ils ont aussi une terrasse ensoleillée sur le toit. Tous les batiments ont en fait une terrasse sur le toit, c'est pas la ville aux 3000 clochers, c'est la ville aux 100.000 terrasses. Bonheur sur terre quand tu nous tiens...
Mais on ne s'attarde pas, pas comme cet article d'ailleurs... La matinée avance, je m'équipe et zou!!!! Au programme des déambulations, mosquées, parcs, encas et re-mosquée. Ca peut paraitre répétitif, mais Whaooooouuu, je suis défigurer d'émerveillement. La ville est une coulée verte, des arbres partout, des fruits inconnus au bataillon y pendent non-chalament. Le quartier dans lequel j'ai les yeux écarquillés est un musée à ciel ouvert. Mosquée bleue, whaouuuu! Mosquée Sainte-Sophie, un peu moins raffraichie mais whaouu quand même. Un immense parc longeant le palais de Topkapi m'accueuille. Du soleil, de l'ombre, les transitions sont pas dégueues. Les stanbouliotes profitent des vacances et se ballade allègrement. Partout des couples de tous ages s'étreignent sans pudeur. Pour ceux qui sont plus religieux, des petites cabanes de bois parsèment le parc pour se bécotter à l'abri des regards indiscrets. En sortant du parc, j'aperçois un panneau discret indiquant l'entrée d'une "chapelle systercienne", je m'y rend ne m'attendant à rien de spécial; et pourtant.
L'entrée est payante, la curiosité s'aiguise d'autant que rien à l'extérieur ne transpire le monument. En effet, la "chapelle" est souterraine. Ah bon? si si! D'ailleurs, en fin de compte c'est même pas une chapelle. On descend un escalier sombre qui nous amène au coeur de la Moria (cf Lord of the Rings). Une cave souterraine, longue de près de 200 mètres (réfléchis : c'est grand!), voutée de partout, et soutenue par des centaines de piliers de marbre. Le chemin est tout tracé et il faut le suivre sinon on tombe dans l'eau. La chapelle est en fait un immense réservoir bati pour boire en cas d'invasion barbare. Toutes les sources de lumières se reflètent dans l'eau, c'est à tuer de beauté. D'autant que l'endroit resté fermé des centaines d'années est remis "à neuf" depuis une vingtaine d'année, j'ai la machoire qui tombe par terre.
J'ai aussi les jambes qui chancèlent, donc pause dans la promenade. Direction la terrasse. L'ameublement : quelques tables of course mais point de chaises, oh que non! Pour s'assoir, des coussins plus épais et plus grands que moi, la vue est toujours là, le soleil est comme Félicie. Petit assoupissement imprévu uniquement interrompu par le soleil qui se couche, il est temps de mettre une petite laine et d'aller en profiter. Les re-prises de photos se mutiplient, j'y suis j'y reste, et si c'est pas ici, ce sera ailleurs! D'ailleurs, un rapide passage par les rives du Bosphore c'est pas de refus. Un diner köfte plus tard, le sourire est toujours là et le trac n'a pas laissé de trace.
Prosper youpla boum, c'est pas le roi du pain d'épice, c'est que moi, Brice, avec une banane qui m'empêche de passer les portes de front tellement elle est longue.
Possible qu'il n'y aura d'autre mail demain, j'ai bien mérité des vacances. Au programme, grand Bazaar, Topkapi & consort. A tout de suite!
Tourisme durable English translation pending
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
Tempête et chemin cathare mars 2007 English translation pending
Chemin cathare mars 2007
Voyage au pays des citadelles du vertige
Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.
Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?
Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.
Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.
Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.

Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.
Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.
Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.
Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.
Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.

La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.
Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.
Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.
Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.

Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!
Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?
Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.
Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.
Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle.
Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.
Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.
Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.
L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.
Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?
Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.
Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.
Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse
8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Voyage au pays des citadelles du vertige
Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.
Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?
Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.
Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.
Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.
Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.
Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.
Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.
Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.

La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.
Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.
Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.

Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!
Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?
Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle.
Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.
Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.
Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?
Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.
Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.
Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse
8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Fiction tibétaine: Chomolungma 2008 English translation pending
C'est en ayant appris que les Chinois souhaitaient hisser la flamme olympique au sommet de l'Everest que m'est venu le besoin d'écrire une fiction sur ce thème. Je la publierais en plusieurs semaines afin d'aiguiser votre curiosité, du moins je l'espère... Vpoici la page 1 :
PREPARATIFS
Nous voilà de retour au col du Chang-Tsé, pour la cinquième fois en un mois. Je n’arrive toujours pas à comprendre le plaisir qu’ont les occidentaux à gravir ces hauteurs. Passés ces 7000 m d’altitude, chaque pas est une souffrance, surtout avec ces 35 Kg de matériel que nous portons depuis Tingri. Encore 100 m de dénivelés en direction du sommet du Tchang-Tsé et nous rejoindrons notre dépôt. Tséring prend la tête de la cordée. Il connaît parfaitement cette montagne qui la nourrit. Depuis vingt ans il guide les alpinistes du monde entier vers les plus hauts sommets du Tibet. Il est suivi de Dorje Lama dont la foi inébranlable nous galvanise depuis la mise en place de notre projet. Khampa, prend le milieu de la cordée. C’est la force brute de notre expédition. Du haut de ses 1.90m, c’est 120 Kg de muscles en action, capables de nous assurer tous les cinq en cas de difficulté. Il est suivi de Pangma, notre intendante qui nous nourrit de Tsampa, de thé au beurre, mais surtout de son attention de chaque instant, de son affection et de sa détermination à toute épreuve. Je ferme la marche. Nous arrivons enfin à notre caverne où nous stockons après chaque expédition la nourriture, le carburant, les bouteilles d’oxygène et tout le matériel d’alpinisme nécessaire à notre ultime ascension. Nous installons enfin le campement pour passer la nuit avant de redescendre vers Tingri, notre camp de base. Le sifflement de la buse du réchaud à fioul rompt le silence monacal de notre retraite loin du monde des hommes. Là haut, tout amène à la réflexion, à la méditation. La faible lueur de la flamme éclaire nos visages graves. La neige fond peu à peu dans la casserole. Pangma y verse une poignée de thé vert, une autre de sel puis une grosse motte de beurre de Yak. Elle nous sert en prenant soin de garder une partie du précieux breuvage pour gonfler la farine d’orge grillée qui nous nourrira ce soir. Nous prenons notre repas tous ensemble, sans un mot, puis nous couchons dans nos duvets à l’épreuve des plus grands froids. Je suis le premier à me lever. Je récite quelques mantras et prie Chomolungma, la Déesse mère de la terre qui règne sur ces cimes dont nous côtoyons les flancs depuis 1 mois. J’accomplis une libation de thé ainsi que quelques offrandes à notre nouvelle Déesse protectrice qui, j’espère nous aura adopté. Chomolungma me laisse admirer son trône immaculé, tout là haut, qui s’enflamme de la lumière rouge du soleil levant. C’est Elle, que l’astre vient saluer en tout premier lieu. Ce spectacle éblouissant m’inspire le respect le plus profond. Mes compagnons m’ont rejoint sans un mot pour s’émouvoir de la beauté pure, unique de ce crépuscule qui éclaire le théâtre de l’aventure, de la destinée que nous nous sommes choisis.
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La suite dans 1 semaine ...
PREPARATIFS
Nous voilà de retour au col du Chang-Tsé, pour la cinquième fois en un mois. Je n’arrive toujours pas à comprendre le plaisir qu’ont les occidentaux à gravir ces hauteurs. Passés ces 7000 m d’altitude, chaque pas est une souffrance, surtout avec ces 35 Kg de matériel que nous portons depuis Tingri. Encore 100 m de dénivelés en direction du sommet du Tchang-Tsé et nous rejoindrons notre dépôt. Tséring prend la tête de la cordée. Il connaît parfaitement cette montagne qui la nourrit. Depuis vingt ans il guide les alpinistes du monde entier vers les plus hauts sommets du Tibet. Il est suivi de Dorje Lama dont la foi inébranlable nous galvanise depuis la mise en place de notre projet. Khampa, prend le milieu de la cordée. C’est la force brute de notre expédition. Du haut de ses 1.90m, c’est 120 Kg de muscles en action, capables de nous assurer tous les cinq en cas de difficulté. Il est suivi de Pangma, notre intendante qui nous nourrit de Tsampa, de thé au beurre, mais surtout de son attention de chaque instant, de son affection et de sa détermination à toute épreuve. Je ferme la marche. Nous arrivons enfin à notre caverne où nous stockons après chaque expédition la nourriture, le carburant, les bouteilles d’oxygène et tout le matériel d’alpinisme nécessaire à notre ultime ascension. Nous installons enfin le campement pour passer la nuit avant de redescendre vers Tingri, notre camp de base. Le sifflement de la buse du réchaud à fioul rompt le silence monacal de notre retraite loin du monde des hommes. Là haut, tout amène à la réflexion, à la méditation. La faible lueur de la flamme éclaire nos visages graves. La neige fond peu à peu dans la casserole. Pangma y verse une poignée de thé vert, une autre de sel puis une grosse motte de beurre de Yak. Elle nous sert en prenant soin de garder une partie du précieux breuvage pour gonfler la farine d’orge grillée qui nous nourrira ce soir. Nous prenons notre repas tous ensemble, sans un mot, puis nous couchons dans nos duvets à l’épreuve des plus grands froids. Je suis le premier à me lever. Je récite quelques mantras et prie Chomolungma, la Déesse mère de la terre qui règne sur ces cimes dont nous côtoyons les flancs depuis 1 mois. J’accomplis une libation de thé ainsi que quelques offrandes à notre nouvelle Déesse protectrice qui, j’espère nous aura adopté. Chomolungma me laisse admirer son trône immaculé, tout là haut, qui s’enflamme de la lumière rouge du soleil levant. C’est Elle, que l’astre vient saluer en tout premier lieu. Ce spectacle éblouissant m’inspire le respect le plus profond. Mes compagnons m’ont rejoint sans un mot pour s’émouvoir de la beauté pure, unique de ce crépuscule qui éclaire le théâtre de l’aventure, de la destinée que nous nous sommes choisis.
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La suite dans 1 semaine ...
Langson-Cao Bang: la route sanglante English translation pending
LANGSON-CAO BANGH: LA ROUTE SANGLANTE
Bonjour!
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait etre une date capitale dans l’histoire du monde moderne: en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque: Dien Bien Phu.
Donc, VOILA!
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc) bien pourris qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les pochesavec de somptueux dividendes et le trafic de piastres, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jeanpierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc., anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Hélas, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaitre ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe: c’est l’affaire de ses officiers supérieurs. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement qu’il a la situation bien en main (curieux comme l’histoire se répète! C’est la meme escroquerie militaire perpétrée par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les memes résultats!!!!!!). Le résultat: en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoi.
LE CADRE!
Le Nord Ouest, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaum de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle controle les 3 seules portes de la Chine: Monkai à l’est, Langson au centre, et Cao Bang au nord. Qui la controle bloque tout le traffic routier entre la Chine et le Tonkin.
De Langson à Dong Khé à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points incontrolables. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral: la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un canon de 75 dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tete et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi!!!! C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent a la frontière du Vietnam (elles repoussent les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thailande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et, en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles controlleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80). Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépots d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entrainées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion (le célèbre 2E REP) à Cao Bang et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décident donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi fufute, décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le Leconte, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang sous les ordres du Colonel Chartron, un des « Dieux » de la Légion. Chartron quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroisme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh combattabnnt a 10 contre 1 et, au lieu de secourir Chartron, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Chartron quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéantis le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé »- Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir errer des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaitront les terribles camps vietminh (de saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis) ; seuls quelques officiers et hommes de troupe -surtout nord africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre., nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur la colline de Ninh Binh.
On peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste part à gauche à 2km après Dong Khé, mais elle est épouvantable sur toute la montée.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépots de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’est de Hanoi et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap controllant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
Bonjour!
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait etre une date capitale dans l’histoire du monde moderne: en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque: Dien Bien Phu.
Donc, VOILA!
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc) bien pourris qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les pochesavec de somptueux dividendes et le trafic de piastres, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jeanpierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc., anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Hélas, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaitre ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe: c’est l’affaire de ses officiers supérieurs. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement qu’il a la situation bien en main (curieux comme l’histoire se répète! C’est la meme escroquerie militaire perpétrée par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les memes résultats!!!!!!). Le résultat: en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoi.
LE CADRE!
Le Nord Ouest, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaum de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle controle les 3 seules portes de la Chine: Monkai à l’est, Langson au centre, et Cao Bang au nord. Qui la controle bloque tout le traffic routier entre la Chine et le Tonkin.
De Langson à Dong Khé à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points incontrolables. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral: la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un canon de 75 dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tete et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi!!!! C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent a la frontière du Vietnam (elles repoussent les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thailande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et, en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles controlleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80). Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépots d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entrainées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion (le célèbre 2E REP) à Cao Bang et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décident donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi fufute, décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le Leconte, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang sous les ordres du Colonel Chartron, un des « Dieux » de la Légion. Chartron quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroisme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh combattabnnt a 10 contre 1 et, au lieu de secourir Chartron, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Chartron quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéantis le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé »- Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir errer des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaitront les terribles camps vietminh (de saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis) ; seuls quelques officiers et hommes de troupe -surtout nord africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre., nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur la colline de Ninh Binh.
On peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste part à gauche à 2km après Dong Khé, mais elle est épouvantable sur toute la montée.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépots de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’est de Hanoi et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap controllant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
Polska: août 2008 English translation pending
Si l’envie subite de découvrir cette partie de moi-même du côté maternel ne m’avait pas prise, je n’aurais jamais pensé à partir en voyage en Pologne … et j’aurais eu tort !
Partie à 7h de Lodève, arrivée le lendemain vers 17h à Cracovie, je suis crevée. Un jour et demi de bus non stop avec l’illusoire et folle espérance que la personne assise sur le siège d’à côté descendrait à Vienne, ben non, puis à Bratislava, ben renon, pour pouvoir allonger ce corps qui au fur et à mesure que les heures passent n’arrive plus à se soutenir et tombe parfois sur l’épaule ennemie et dont les longues jambes donnent des coups un peu partout pour essayer de trouver un peu d’apaisement.
I. Cracovie la belle :
dès mes premiers pas dans cette ville, je l’aime et je m’y sens bien. Je ne saurais dire pourquoi. Bon, après avoir humé l’air de ce nouveau pays, Il faut que je trouve l’auberge de jeunesse. Surtout ne pas marcher, j’en peux plus je veux m’allonger le plus vite possible. Un arrêt de tramway : « Hum hum, djin dobré, is there anybody here who speaks english ?” Les regards se tournent vers moi, pas vraiment hostiles, simplement ennuyés d’être dérangés par ce qu'ils semblent assimiler à une extra-terrestre, puis se dirigent de nouveau vers ce qui a l'air d'être le centre d’intérêt du moment : le sol ! Je me débats avec l’adresse, le plan, les arrêts indiqués et tout à coup un vieillard se penche sur mon livre, je pointe l’adresse et il me montre sur le panneau où je dois descendre. Vite il faut que j’arrive à me rappeler comment on dit merci. Pendant un jour et demi je me suis récitée le minimum à apprendre pour un voyageur : bonjour, merci, s’il vous plaît, au revoir, pardon mais en polonais c’est pas du gâteau, ou bien je vieillis, ma mémoire devient défaillante. Pourtant ce sont ces mêmes mots que j’avais appris à 5 ans, grrrr ! Ouf, djin kouyé pan, mille fois djin kouyé bardzo (l'orthographe n'est pas bonne).
J’adore les tramways polonais. De vieux tramways. Dès que je suis dedans et que je me place debout dans le sens de la marche avec mon sac sur le dos, plus personne ne peut passer tellement le wagon est étroit. «Ca fait 3 zlotys ». Ben non pani, pourquoi ? A l’arrêt c’est marqué 2, 50 zlotys. Un jeune gars m’explique en anglais que si j’avais pris mon billet à la machine près de l’arrêt, j’aurais payé le prix indiqué. Bon ok, je saurais pour les prochaines fois. Il fait beau, c’est la fin de la journée, une belle fin de journée. Ca tombe bien, je me rends au « Sun hostel », auberge de jeunesse réservée quelques jours avant le départ et située près d’un parc tout près du centre historique. Mais « située près d’un parc » ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas une grosse avenue avec pleins de voitures pour vous empêcher de dormir, et aussi tous pleins de jeunes français tous plus fêtards les uns que les autres menant un joyeux (pour eux) bordel toute la nuit. Suis-je en train de vivre une initiation à quelque chose qui m’échappe ? genre : Etes-vous capable à 42 ans de résister à quelque chose qui vous empêche de dormir 2 nuits d’affilée tout en restant très zen !!! Les auberges de jeunesse en Pologne sont mixtes. Très étonnant dans ce pays rempli d’églises.
Le premier repas sera composé de pierogi, ces espèces de raviolis fourrés, soit au chou, à la viande, au fromage …. Je crois que durant ces 3 semaines je les ai tous goûtés, plus ou moins bons selon les restos.
Le lendemain matin, j’emprunte une rue qui me conduit droit sur le rynek. Waouh, je trouve ça magnifique, cette grande place, même si je concède à « Vazyvite » que Cracovie n’est pas la plus jolie ville de Pologne. Je me ballade, je m’arrête devant chaque détail, je suis en admiration. La sculpture de ce que j’appelle « la Pologne débaillonnée », me touche particulièrement. Je compare ce pays à une femme qui aurait été violée plusieurs fois et qui malgré tout a su rester « une femme debout » comme on dit en créole. Et même si je ne me sens pas polonaise le moins du monde, je me dis qu’il y a de mon histoire… forcément, dans tout ça. J’entre dans l’église. Rewaouh, c’est d’une beauté… Je ne sais pas décrire les choses alors je ne saurais pas parler de tout ce que je vois. Je le vis plus au niveau des sensations. Je m’assois un moment pour prendre le temps d’ingurgiter. Tout mon être est heureux, mon cœur est réchauffé et je suis réconciliée avec les 2 mauvaises nuits que je viens de passer ! Je ressors et parcours la petite place derrière le Rynek. Deux religieuses passent, très en accord avec l’architecture des lieux, ça ferait une belle photo, que finalement je ne réussirai pas à prendre. Je reste longtemps sur ces lieux, je ne m’en lasse pas. Mais je dois dire que j’ai hâte d’aller visiter les mines de sel de Wieliczka dont la légende m’a fait rêver ! Après tout j’ai trois semaines et pas de projet en particulier, je pourrais continuer ma visite de Cracovie plus tard. A suivre ...
I. Cracovie la belle :
dès mes premiers pas dans cette ville, je l’aime et je m’y sens bien. Je ne saurais dire pourquoi. Bon, après avoir humé l’air de ce nouveau pays, Il faut que je trouve l’auberge de jeunesse. Surtout ne pas marcher, j’en peux plus je veux m’allonger le plus vite possible. Un arrêt de tramway : « Hum hum, djin dobré, is there anybody here who speaks english ?” Les regards se tournent vers moi, pas vraiment hostiles, simplement ennuyés d’être dérangés par ce qu'ils semblent assimiler à une extra-terrestre, puis se dirigent de nouveau vers ce qui a l'air d'être le centre d’intérêt du moment : le sol ! Je me débats avec l’adresse, le plan, les arrêts indiqués et tout à coup un vieillard se penche sur mon livre, je pointe l’adresse et il me montre sur le panneau où je dois descendre. Vite il faut que j’arrive à me rappeler comment on dit merci. Pendant un jour et demi je me suis récitée le minimum à apprendre pour un voyageur : bonjour, merci, s’il vous plaît, au revoir, pardon mais en polonais c’est pas du gâteau, ou bien je vieillis, ma mémoire devient défaillante. Pourtant ce sont ces mêmes mots que j’avais appris à 5 ans, grrrr ! Ouf, djin kouyé pan, mille fois djin kouyé bardzo (l'orthographe n'est pas bonne).
J’adore les tramways polonais. De vieux tramways. Dès que je suis dedans et que je me place debout dans le sens de la marche avec mon sac sur le dos, plus personne ne peut passer tellement le wagon est étroit. «Ca fait 3 zlotys ». Ben non pani, pourquoi ? A l’arrêt c’est marqué 2, 50 zlotys. Un jeune gars m’explique en anglais que si j’avais pris mon billet à la machine près de l’arrêt, j’aurais payé le prix indiqué. Bon ok, je saurais pour les prochaines fois. Il fait beau, c’est la fin de la journée, une belle fin de journée. Ca tombe bien, je me rends au « Sun hostel », auberge de jeunesse réservée quelques jours avant le départ et située près d’un parc tout près du centre historique. Mais « située près d’un parc » ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas une grosse avenue avec pleins de voitures pour vous empêcher de dormir, et aussi tous pleins de jeunes français tous plus fêtards les uns que les autres menant un joyeux (pour eux) bordel toute la nuit. Suis-je en train de vivre une initiation à quelque chose qui m’échappe ? genre : Etes-vous capable à 42 ans de résister à quelque chose qui vous empêche de dormir 2 nuits d’affilée tout en restant très zen !!! Les auberges de jeunesse en Pologne sont mixtes. Très étonnant dans ce pays rempli d’églises.
Le premier repas sera composé de pierogi, ces espèces de raviolis fourrés, soit au chou, à la viande, au fromage …. Je crois que durant ces 3 semaines je les ai tous goûtés, plus ou moins bons selon les restos.
Le lendemain matin, j’emprunte une rue qui me conduit droit sur le rynek. Waouh, je trouve ça magnifique, cette grande place, même si je concède à « Vazyvite » que Cracovie n’est pas la plus jolie ville de Pologne. Je me ballade, je m’arrête devant chaque détail, je suis en admiration. La sculpture de ce que j’appelle « la Pologne débaillonnée », me touche particulièrement. Je compare ce pays à une femme qui aurait été violée plusieurs fois et qui malgré tout a su rester « une femme debout » comme on dit en créole. Et même si je ne me sens pas polonaise le moins du monde, je me dis qu’il y a de mon histoire… forcément, dans tout ça. J’entre dans l’église. Rewaouh, c’est d’une beauté… Je ne sais pas décrire les choses alors je ne saurais pas parler de tout ce que je vois. Je le vis plus au niveau des sensations. Je m’assois un moment pour prendre le temps d’ingurgiter. Tout mon être est heureux, mon cœur est réchauffé et je suis réconciliée avec les 2 mauvaises nuits que je viens de passer ! Je ressors et parcours la petite place derrière le Rynek. Deux religieuses passent, très en accord avec l’architecture des lieux, ça ferait une belle photo, que finalement je ne réussirai pas à prendre. Je reste longtemps sur ces lieux, je ne m’en lasse pas. Mais je dois dire que j’ai hâte d’aller visiter les mines de sel de Wieliczka dont la légende m’a fait rêver ! Après tout j’ai trois semaines et pas de projet en particulier, je pourrais continuer ma visite de Cracovie plus tard. A suivre ...
Impressions sur un retour d'Hanoï English translation pending
Juste de retour de mon troisieme sejour cette annee a Hanoi, je confirme mon impression favorable de cette ville, que je trouve tres romantique. Pourquoi?
Toutes ces belles vieilles maisons francaises, aux murs couleur jaune ochre, aux volets et persiennes en tons vert fonce et vert clair, avec leurs toits de tuiles rouges souvent bien patinees par le temps. Les quelques vieux edifices chinois, du genre temple, pagodes, portiques etc.... Les nombreux parcs avec pieces d' eau. Beaucoup d' arbres dans toute la ville. L' attitude nonchalante des habitants, qui jouent au badminton le soir en pleine rue, font leur sieste sur le pas de leur porte, mangent le soir assis sur les trottoirs, font leurs exercices sportifs (souvent d' une facon assez marrante) dans les lieux publics, etc....
Points noirs? Bien sur, il y en a. Beaucoup de gens mentionnent la circulation infernale. C' est vrai que s' il y a 1 ou 2 millions d' habitants (?), il doit bien y a voir quelques centaines de milliers de scooters - en tout cas c' est l' impression qu' on a. Mais c' est loin d' etre aussi agressif et polluant que dans certaines villes d' Indonesie (par exemple). On peut encore assez facilement traverser les rues - lentement, pour etre bien repere par les scooters qui devieront alors de leur course. L' autre point noir qui me vient a l' esprit, c' est qu' il est assez difficile, il me semble, d' avoir une biere vraiment bien fraiche, hahaha!
Quelques bonnes adresses: un bar ou il y a de la bonne musique "live" le soir, a partir de 7 ou 8 heures: le I-Box sur le lac de Hoan Kiem. Tres bons cocktails (je recommende les margaritas bleues!) et bonne ambiance. Un petit restaurant ou on mange tres bien (vietnamien) et pour pas tres cher (10-15 dollars par personne): le Huyen Huong, dans Bao Khanh a quelques pas de Hoan Kiem (en gros, prendre la rue qui part en face du Dinh Lang, que tout le monde trouvera facilement au bord meme du lac). le Sofitel Metropole, un bel hotel datant de 1901, pas loin de Hoan Kiem. Bien restaure avec de tres belles touches "classiques francaises" et un service impeccable. Excellents petits dejeuners. L' hotel ou residait le comite international des accords de Geneve. La classe, tout simplement. 220-260 dollars la chambre double.
J' y retournerai avec plaisir.
Toutes ces belles vieilles maisons francaises, aux murs couleur jaune ochre, aux volets et persiennes en tons vert fonce et vert clair, avec leurs toits de tuiles rouges souvent bien patinees par le temps. Les quelques vieux edifices chinois, du genre temple, pagodes, portiques etc.... Les nombreux parcs avec pieces d' eau. Beaucoup d' arbres dans toute la ville. L' attitude nonchalante des habitants, qui jouent au badminton le soir en pleine rue, font leur sieste sur le pas de leur porte, mangent le soir assis sur les trottoirs, font leurs exercices sportifs (souvent d' une facon assez marrante) dans les lieux publics, etc....
Points noirs? Bien sur, il y en a. Beaucoup de gens mentionnent la circulation infernale. C' est vrai que s' il y a 1 ou 2 millions d' habitants (?), il doit bien y a voir quelques centaines de milliers de scooters - en tout cas c' est l' impression qu' on a. Mais c' est loin d' etre aussi agressif et polluant que dans certaines villes d' Indonesie (par exemple). On peut encore assez facilement traverser les rues - lentement, pour etre bien repere par les scooters qui devieront alors de leur course. L' autre point noir qui me vient a l' esprit, c' est qu' il est assez difficile, il me semble, d' avoir une biere vraiment bien fraiche, hahaha!
Quelques bonnes adresses: un bar ou il y a de la bonne musique "live" le soir, a partir de 7 ou 8 heures: le I-Box sur le lac de Hoan Kiem. Tres bons cocktails (je recommende les margaritas bleues!) et bonne ambiance. Un petit restaurant ou on mange tres bien (vietnamien) et pour pas tres cher (10-15 dollars par personne): le Huyen Huong, dans Bao Khanh a quelques pas de Hoan Kiem (en gros, prendre la rue qui part en face du Dinh Lang, que tout le monde trouvera facilement au bord meme du lac). le Sofitel Metropole, un bel hotel datant de 1901, pas loin de Hoan Kiem. Bien restaure avec de tres belles touches "classiques francaises" et un service impeccable. Excellents petits dejeuners. L' hotel ou residait le comite international des accords de Geneve. La classe, tout simplement. 220-260 dollars la chambre double.
J' y retournerai avec plaisir.
Flashback sur mon tour américain de 2008 English translation pending
Hello les ami(e)s,
En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂
Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂
Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.
Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.
Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪
Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !
Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠
Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.
Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.
Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎
Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴☠️
Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une très jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛
Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !
Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !
Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛
Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...
En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.
Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !
A + les ami(e)s 😎
En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂
Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂
Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.
Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.
Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪
Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !
Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠
Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.
Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.
Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎
Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴☠️
Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une très jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛
Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !
Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !
Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛
Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...
En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.
Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !
A + les ami(e)s 😎
Québec: tour à vélo du petit train du nord - Gaspesie-Montérégie English translation pending
Bonjour,
nous avons l'intention de faire un tour en vélo(20 km A/R) sur le chemin du petit train du nord qui va de saint Jérôme à mont laurier(laurentides), savez-vous à quel endroit il est le plus beau?
Une autre question : Nous allons faire tout un périple qui nous mènera à Tadoussac fin septembre pour admirer les baleines. Ensuite nous hésitons à aller jusqu'à Bécomeau pour traverser le St Laurent et faire sur 1 journée 1/2 la route de Matane à Québec avec une halte sur les jardins de Métis, pensez-vous que ça vaille le coup( Est ce que cette route est belle et les jardins sont-ils encore beaux en cette saison)?
Notre projet était ensuite de passer 2 jours 1/2 en Montérégie car il parait que les couleurs y sont superbes.
Encore merci pour vos précieux conseils
😉
Sylvie
nous avons l'intention de faire un tour en vélo(20 km A/R) sur le chemin du petit train du nord qui va de saint Jérôme à mont laurier(laurentides), savez-vous à quel endroit il est le plus beau?
Une autre question : Nous allons faire tout un périple qui nous mènera à Tadoussac fin septembre pour admirer les baleines. Ensuite nous hésitons à aller jusqu'à Bécomeau pour traverser le St Laurent et faire sur 1 journée 1/2 la route de Matane à Québec avec une halte sur les jardins de Métis, pensez-vous que ça vaille le coup( Est ce que cette route est belle et les jardins sont-ils encore beaux en cette saison)?
Notre projet était ensuite de passer 2 jours 1/2 en Montérégie car il parait que les couleurs y sont superbes.
Encore merci pour vos précieux conseils
😉
Sylvie
Trajets en avion ou train en Inde? English translation pending
Bonjours à tous,
je pars en Inde dans deux semaines😎 🙂,
j'y reste un gros mois, je compte visiter le Rajasthan dans une premiere partie et me rendre dans le Kerala dans une seconde.
J'aimerai savoir si les billets d'avions sont cher entre le nord et le sud, où et comment je dois les reserver, sur place ou avant mon depart? Et aussi aupres de quelle compagnie?
Sinon, le train est-il rapide entre le nord et le sud?
C'est ma premiere fois en Inde, et j'ai grand besoin d'avis éclairés🙂
Merci beaucoup pour votre aide!
Trek au Touquet-Paris-Plage English translation pending
Si maintenant on peut choisir ....
Alors, pour moi ce sera : sportif, amoureux, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé.
Si tu peux ajouter aussi le cerf-volant !!!
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
Nouveaux prix pour les musées et les parcs nationaux en Thaïlande English translation pending
Encore une bonne nouvelle pour les touristes etrangers! Nouvelle proposition de loi adopte par le Cabinet le 22: doublement du prix d'entree aux parcs nationaux, musees, etc. Les prix n'ont pas change depuis 30 ans, donc c'est normal, mais pour les races inferieures telles que farang, japonais, chinois, hindous, et autres barbares, qui payons de 4 a 10 fois plus cher, Ayuttaya passe de 180 bahts a 360 (ca fait plus de $20) et le Wat Po a 400! Une facon comme une autre d'encourager le tourisme, je suppose. Et dire que certains se plaignent du prix d'entree a Angkor!!!!!
Conseils pour un prochain voyage aux Etats-Unis: où aller? English translation pending
Hello,
De retour des Etats Unis, nous n'avons qu'une seule envie bien sûr... y retourner !!
Bien sur, pas tout de suite (finances obligent !). Par contre, on ne sait pas où aller pour notre prochain voyage...
Voici les sites que nous connaissons déjà (entre notre voyage de 1998 et celui de cette année, dont une bonne parties vues 2 fois)...
Las Vegas (2x) Valley of Fire Zion (2x) Bryce (2x) Grand Canyon (rive sud et rive nord) Lake Powel : horseshoe bend, Lower antelope, lac powel Cottonwood Canyon road Capitol Reef (2x) Secteur Moab : Canyonlands (Island in the Sky, Shafer trail, Dead Horse point), Arches, Route 128... (2x) Monument Valley (2x) Route 66 de Flagstaff à Oatman Laughlin Death Valley Yosemite San Francisco Yellowstone
Nous comptons retourner là bas en juin (certainement d'ici 3 ou 4 ans) toujours pour une période de 15 jours à 3 semaines Nous ne savons pas s'il vaut mieux : Retourner en Californie, en faisant Los Angeles, la route 66, éventuellement Séquoia, Yosemite et à nouveau San Francisco et pourquoi pas l'Oregon jusqu'à Seattle .. le coin vaut-il le déplacement ? Faire la côte Est vers Boston (Nouvelle Angleterre) et un peu le Canada vers la Gaspésie et le Québec
Nous avons peur d'être un peu déçus car il semble qu'on ai commencé par voir le plus beau et qu'aucune autre région ne sera plus belle que celles des parcs (ceci dit, nous voudrions un peu changer et ne pas retourner voir ce que nous avons déjà vu 2 fois)... merci de vos conseils, suggestions...
Las Vegas (2x) Valley of Fire Zion (2x) Bryce (2x) Grand Canyon (rive sud et rive nord) Lake Powel : horseshoe bend, Lower antelope, lac powel Cottonwood Canyon road Capitol Reef (2x) Secteur Moab : Canyonlands (Island in the Sky, Shafer trail, Dead Horse point), Arches, Route 128... (2x) Monument Valley (2x) Route 66 de Flagstaff à Oatman Laughlin Death Valley Yosemite San Francisco Yellowstone
Nous comptons retourner là bas en juin (certainement d'ici 3 ou 4 ans) toujours pour une période de 15 jours à 3 semaines Nous ne savons pas s'il vaut mieux : Retourner en Californie, en faisant Los Angeles, la route 66, éventuellement Séquoia, Yosemite et à nouveau San Francisco et pourquoi pas l'Oregon jusqu'à Seattle .. le coin vaut-il le déplacement ? Faire la côte Est vers Boston (Nouvelle Angleterre) et un peu le Canada vers la Gaspésie et le Québec
Nous avons peur d'être un peu déçus car il semble qu'on ai commencé par voir le plus beau et qu'aucune autre région ne sera plus belle que celles des parcs (ceci dit, nous voudrions un peu changer et ne pas retourner voir ce que nous avons déjà vu 2 fois)... merci de vos conseils, suggestions...
Voyage aux Philippines fin octobre: Luzon - Vigan - Laoag English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Je suis invité par un vieil ami australien à son mariage qui a lieu aux Philippines en octobre prochain.
Ne connaissant pas du tout le coin (premier voyage en Asie du Sud est), je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
A lire les différents posts, le nord des Philippines n'est pas le coeur de l'activité touristique. Je serai à Vigan, à 8h au nord de Manille en bus (visiblement). Connaissez-vous cette région? y'a t'il beaucoup de choses à faire? Car je resterai 8/9 jours après la noce pour visiter un peu le pays.
Par ailleurs, il semblerait qu'à cette période, ce soit encore la saison des pluies. A quoi dois-je m'attendre dans ce secteur? Et si je bouge, vers quelle zone serait-il plus intéressant de bouger vue la saison?
Merci à vous toutes et tous,
Kub
Je suis invité par un vieil ami australien à son mariage qui a lieu aux Philippines en octobre prochain.
Ne connaissant pas du tout le coin (premier voyage en Asie du Sud est), je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
A lire les différents posts, le nord des Philippines n'est pas le coeur de l'activité touristique. Je serai à Vigan, à 8h au nord de Manille en bus (visiblement). Connaissez-vous cette région? y'a t'il beaucoup de choses à faire? Car je resterai 8/9 jours après la noce pour visiter un peu le pays.
Par ailleurs, il semblerait qu'à cette période, ce soit encore la saison des pluies. A quoi dois-je m'attendre dans ce secteur? Et si je bouge, vers quelle zone serait-il plus intéressant de bouger vue la saison?
Merci à vous toutes et tous,
Kub
Itinéraire conseillé pour deux semaines Paris-Bourgogne-Alsace? English translation pending
Bonjour,
Comment devrais-je répartir mon séjour de 2 semaines à Paris - Bourgogne - Alsace ?
Devrais-je commencer ou terminer le voyage avec Paris ?
L'automobile est-elle la meilleure option pour voyager en Alsace et Bourgogne ? Ou serait-il mieux de voyager en train ?
Merci.
Comment devrais-je répartir mon séjour de 2 semaines à Paris - Bourgogne - Alsace ?
Devrais-je commencer ou terminer le voyage avec Paris ?
L'automobile est-elle la meilleure option pour voyager en Alsace et Bourgogne ? Ou serait-il mieux de voyager en train ?
Merci.
Avis sur agence cambodgienne English translation pending
Bonjour,
en me baladant sur le net, j'ai trouvé le site de l'agence de voyage "Terre Cambodge" qui organise des circuits au Camboge. L'un d'entre vous a-t'il utilisé ses services ?
en me baladant sur le net, j'ai trouvé le site de l'agence de voyage "Terre Cambodge" qui organise des circuits au Camboge. L'un d'entre vous a-t'il utilisé ses services ?
Retour de la Thaïlande déçu! English translation pending
Salut a tous,
voila un post pour dire merde, la Thailande c'est vraiment décevant!!!!!
en 2 mois j'y ai vu que de la misere, des villes toutes pourries et des gens trop cons qui ont un sale sourire commercial!!!!!!!!!!!
voila je m'explique et en image
Deja arrivée a BKK la ville des anges déchus!!!!!
population insupportable et pas tres souriante
le tiers monde
vue de la tour BayokeII
au 4eme étages du MBK center
Vraiment c'est la misere!!!!
Ensuite on quitte BKK pour voir Ayutthaya, ancienne capitale, ville surpeuplée, pas tranquille du tout, et trop moche!!!!

avec des éléphant roux, les roux ça pues!!!!
Ensuite Sukothai, alors la c'est la meme qu'Ayutthaya mais sans les couleures mais avec les odeurs!!!! hoRRRible!!!!!!!!!!!

Puis Chiang Mai, ppppffffffffuuuuuu je sais vraiment pas ce que vous allez foutre la bas!!!
Ensuite Nan, alors la on se croit deja au Laos, que des cons, faut parler thai comme si j'allais apprendre le thai, faut pas déconner quand meme!!! manger du riz gluant c'est bon pour les autoctones ça!!!! en plus a part se droguer, y a rien a y foutre!!!! Sans parler de la poignée d'expats plus cons les uns que les autres (surtout les Français d'ailleurs)!!!!
Bon en fait la seul ville civilisée que j'aurais vu c'est Puttaya la station spermale!!! la c'est super cool, plages extraordinnaires, la population (de pirates) super sympa,
enfin des vrais sourires!!!!!
enfin le paradis sur terre!!!
une derniere photo, ouffffff enfin le retour
pour la bouffe, no comment a part si vous voulez manger du chien!!!!! dedicace a toi teerak!!! jingjing mei kin lookjin maa!!!!!!!!!!! HAHAHHAHHAHHAHAHHAAAA
Donc voila, en conclusion, la Thailande c'est vraiment pourrie n'y allez surtout pas!!!! A+
voila un post pour dire merde, la Thailande c'est vraiment décevant!!!!!
en 2 mois j'y ai vu que de la misere, des villes toutes pourries et des gens trop cons qui ont un sale sourire commercial!!!!!!!!!!!
voila je m'explique et en image
Deja arrivée a BKK la ville des anges déchus!!!!!
population insupportable et pas tres souriante
le tiers monde

vue de la tour BayokeII
au 4eme étages du MBK center
Vraiment c'est la misere!!!!Ensuite on quitte BKK pour voir Ayutthaya, ancienne capitale, ville surpeuplée, pas tranquille du tout, et trop moche!!!!


avec des éléphant roux, les roux ça pues!!!!Ensuite Sukothai, alors la c'est la meme qu'Ayutthaya mais sans les couleures mais avec les odeurs!!!! hoRRRible!!!!!!!!!!!

Puis Chiang Mai, ppppffffffffuuuuuu je sais vraiment pas ce que vous allez foutre la bas!!!

Ensuite Nan, alors la on se croit deja au Laos, que des cons, faut parler thai comme si j'allais apprendre le thai, faut pas déconner quand meme!!! manger du riz gluant c'est bon pour les autoctones ça!!!! en plus a part se droguer, y a rien a y foutre!!!! Sans parler de la poignée d'expats plus cons les uns que les autres (surtout les Français d'ailleurs)!!!!
Bon en fait la seul ville civilisée que j'aurais vu c'est Puttaya la station spermale!!! la c'est super cool, plages extraordinnaires, la population (de pirates) super sympa,
enfin des vrais sourires!!!!!enfin le paradis sur terre!!!
une derniere photo, ouffffff enfin le retour
pour la bouffe, no comment a part si vous voulez manger du chien!!!!! dedicace a toi teerak!!! jingjing mei kin lookjin maa!!!!!!!!!!! HAHAHHAHHAHHAHAHHAAAA
Donc voila, en conclusion, la Thailande c'est vraiment pourrie n'y allez surtout pas!!!! A+
Depuis que vous l'avez quittée, la France vous manque t-elle? English translation pending
J'avais vraiment qu'une envie avant c'etait de quitter la France. Ce que j'ai fait pour voir du pays. Mais apres ces quelques annees de vadrouille parfois elle me manque vraiment. Je sais qu'apres 6 mois la maladie du voyage me reprendra, mais j'aimerais savoir si vous aussi vous pensez a votre pays, si quelques fois vous vous sentez deracines et avez envie de revoir le coin ou vous avez grandi? Bien sur tout change les potes, la famille, l'environnement, mais le fait de se dire "je suis de retour a la maison" est un sentiment unique non?
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.