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Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
by Kashtin · 2012-12-28 · 484 replies
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

Envoyer de l'argent à Cuba, à partir du Québec English translation pending
by ChanLajo · 2012-12-28 · 109 replies
Bonjour, Je suis un nouveau membre et j'ai fait une petite recherche sur le site concernant ce sujet. Personnellement, j'envoie de l'argent à Cuba à tous les 4 mois, depuis 2 ans, en utilisant un TELEX de la Banque Nationale. Mes amis ont un compte bancaire à Cuba et l'argent est habituellement transféré en dedans de 3 jours ouvrable. Mais c'est un peu dispendieux: 35$ par transaction, peu importe le montant que vous voulez transférer. Merci à tous pour les autres suggestions de faire un transfert d'argent vers Cuba que j'ai trouvé sur plusieurs discussions: TransCard, Caribbean Transfers, Antillas Express. Je vais faire mes petites comparaisons de Frais/Sécurité et prendre une décision à partir de là. S'il existe depuis d'autres moyens sécuritaires et automatisés d'envoyer de l'argent vers Cuba, SVP me le laisser savoir, je vais les inclure dans ma petite recherche. Bonne journée.
Vos meilleures photos 2012 English translation pending
by Kate · 2012-12-27 · 320 replies
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂

Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre

On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...

Qui ouvre le bal ?

"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Expatriation définitive en Bolivie English translation pending
by PierrickChri · 2012-12-25 · 81 replies
Bonjour,

Je me présente, Pierrick, marié et deux enfants (deux ans et cinq ans). Nous sommes trilingues (Français, Portugais, Espagnol). Après une bonne opération immobilière ici en France nous projetons de partir vivre définitivement en Bolivie pour ne plus avoir besoin de travailler et pour profiter d'un environnement plus plaisant et d'une population plus agréable :D

Donc, nous ne connaissons que très peu de choses et nous aurions besoin de tout savoir !

Entre autre :

Comment faire pour obtenir un visa définitif ? (papiers, démarches, coûts, etc) Peut on devenir résident permanent ? Peut on acheter une maison là bas en étant Français ? Quel est le coût de la vie ? Si on a mettons 500 € par mois à 4 est ce que cela suffit ? L'école là bas ? Comment ca se passe ? Scolarité Bolivienne pas dans les colléges francais ...

Etc etc etc !

Merci de votre aide et à bientôt !
Inde du Sud (Karnataka) - Novembre 2012 English translation pending
by Nancy · 2012-12-24 · 12 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar – Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG

Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.

GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.

TRANSPORTS :

1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!

2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici :
http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.

3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !

Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …

Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.

4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …

HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.

Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.

Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.

Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.

Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.

Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.

REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.

Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.

Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.

Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?

Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.

Quelques prix (moyens) :

Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs

Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)

L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.

LES SITES :

Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.

Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.

Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.

Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.

Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …

Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …

DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stupéfiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.

On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période

On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante

En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
Isaan: intérêts et sites, culture à découvrir... (Thailande) English translation pending
by Anusak · 2012-12-20 · 127 replies
Bonjour à tous, J'ai fait une vingtaine de voyages en Thailande (en passant par de nombreuses plages, longé la frontière birmane, les temples de la frontières Cambodgienne, ..etc.) mais je ne suis jamais allé en Isaan (à part Nong Kai (1 journée) avant de découvrir Ventiane puis Luang Pra Bang (à ce jour mon meilleur souvenir en Asie du Sud Est!)). Voilà nous partons en vacances en février (cool pas de pluie) et j'ai décidé ma femme (Thailandaise de Bkk, vivant en Europe depuis 7 ans) à visiter l'Isaan via un road trip (location d'une caisse à Suwanabuni). Cette région représente pour moi une part très importante de la culture thaïlandaise , même si je n'y suis presque jamais allé. J'aimerai connaitre les endroits typiques à visiter (grotte, temple, folklore, ...etc) à ne pas louper mais également les mauvais plans (des guides) à éviter. Merci à tous.
Arnaque au Vietnam English translation pending
by Yoyoche · 2012-12-17 · 609 replies
Je rentre du Vietnam. Je suis déçue du Nord. On est sans cesse sollicité pour acheter. Si on ne veut pas, on se fait agresser verbalement. On nous colle les objets sur les bras et on insiste lourdement. Et cela sans arrêt. De plus, on vous demande en service de faire de la monnaie, enfin l'inverse, d'échanger un billet en euros contre des pièces et là encore on se fait arnaquer. On veut rendre service et on en est de 16 euros sur 20. On vous montre les pièces par 10 alignées, seulement la première est de 2 euros, le reste sont des pièces THAI. Même couleur, même taille. Faites attention, je n'ai pas été la seule à me faire avoir. Mais le pire c'est le harcèlement pour acheter. Vraiment in-suportable. Si je reviens au Vietnam, j'éviterais HANOI. Ensuite, exemple vous achetez pour 300 00 dongs, on vous fait croire que vous avez donné un billet de 10 OOO dongs à la place de 100 000, alors que vous n'avez en poche que des 100 000. Encore une arnaque. Mon avis sur les Vietnamiens : des voleurs qui profitent du tourisme. Mais un jour, les touristes n'iront plus.
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
by Krikri6792 · 2012-12-16 · 172 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.

Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :

http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/

Bonne découverte et à + !

.......................................................................................................................................................... Présentation

De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.

J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.

C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.

Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !

C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.

A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.

Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.

Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes

J1 : Samedi 3 novembre 2012

Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.

Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.

Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.

Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint

De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.

J2 : Dimanche 4 novembre 2012

Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.

Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !

Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.

Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.

Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !

Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.

Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.

Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.

Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !

C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !

La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.

Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.

Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.

Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.

Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !

Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?

Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.

Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.

Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).

Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.

18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.

Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…

… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !

Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !

Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail

J3 : Lundi 5 novembre 2012

Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !

Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.

9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.

Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.

Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.

Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !

Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.

Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.

Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.

On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.

Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !

Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.

16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.

Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.

Du plateau nous dominons une mer de canyons !

Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".

L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !

Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.

Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !

En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !

J4 : Mardi 6 novembre 2012

Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.

Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?

Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.

Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.

"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "

Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !

A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.

La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !

Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !

Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.

Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.

Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).

C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.

Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.

Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !

C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.

Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.

Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.

Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.

Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.

Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.

Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.

Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !

Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !

La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !

Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !

Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.

En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.

Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45

J5 : Mercredi 7 novembre 2012

Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !

Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.

Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)

En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.

Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.

A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.

Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.

Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.

Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.

Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.

On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).

Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !

La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.

Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.

L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.

Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !

A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.

Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.

Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".

Il suffit en fait de suivre les traces de pas !

En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !

Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !

Il y a matière à faire plaisir au photographe !

Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.

Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.

Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !

Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !

Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !

Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.

Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !

Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !

Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim

J6 : Jeudi 8 novembre 2012

Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.

A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.

La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.

Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.

On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.

Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.

Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.

Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.

Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).

A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.

Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)

Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.

En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.

Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.

Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.

Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.

Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !

Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !

Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.

La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…

… puis à crapahuter sur la dune Elim.

Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.

Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".

Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…

… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !

Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !

Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !

Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.

Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail

J7 : Vendredi 9 novembre 2012

Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.

Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.

C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !

En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.

Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.

Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).

Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.

Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !

Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).

Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.

Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.

Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…

… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.

Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.

Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.

Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.

La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !

Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !

Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.

Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !

Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !

Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses

J8 : Samedi 10 novembre 2012

Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !

Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.

Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.

Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.

Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.

La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.

Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !

Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.

Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.

Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.

Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.

Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.

Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !

Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.

Un panneau en annonce d'ailleurs !

Des oryx ? Mais ouiiiii !

Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)

Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.

Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.

Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.

Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !

Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !

Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.

Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.

Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !

D'autres évoquant des trous de gruyère !

Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).

A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !

Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.

Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.

Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.

Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.

La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.

A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.

Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !

Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !

Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !

Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !

En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !

Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries

J9 : Dimanche 11 novembre 2012

En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.

En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.

Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.

Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.

Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !

Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !

Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.

Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.

A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.

En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.

De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.

Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.

Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.

Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !

Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.

C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon

Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !

Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !

Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !

Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe

J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15

Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.

Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.

A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.

Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.

Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.

Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.

D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.

Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.

La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.

Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"

Mais qu'est-ce qui se trame ?

Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.

Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !

Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !

Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".

Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.

Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.

Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.

Rock Bridge dans la grisaille !

Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !

Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.

Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !

Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?

Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !

Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !

Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.

19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !

Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !

Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise

J 11 : Mardi 13 novembre 2012

Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !

Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.

Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.

C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.

A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?

L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.

"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).

Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.

Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.

La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.

Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"

Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.

La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !

Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.

Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.

Un dernier coup d'œil au cours de la descente !

A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.

Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?

Attention à boule ;-) Voici les quilles !

L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.

La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !

Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".

La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.

Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !

Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)

Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !

Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages

J12 : Mercredi 14 novembre 2012

6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.

7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !

Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?

Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).

A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.

Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.

Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.

Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.

Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.

Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.

Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.

La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.

Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.

Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.

Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !

Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !

Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !

Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.

Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !

D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !

Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !

A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.

La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.

Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.

Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !

Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.

Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.

Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.

Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.

Chouette, voilà déjà des girafes !

Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !

Il ne manque plus que les éléphants !

Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !

Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !

Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.

En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.

La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.

Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !

Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.

La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !

Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !

A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !

Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !

Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !

Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".

L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !

Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.

Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes

J13 : Jeudi 15 novembre 2012

Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !

Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.

La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.

En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.

A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?

Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !

Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !

Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.

En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.

Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !

Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.

Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.

C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.

Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.

Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !

La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.

Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !

C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !

Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).

On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?

Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.

Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !

Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.

Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !

Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !

Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !

Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.

Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag

J14 : vendredi 16 novembre 2012

Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.

La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).

Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.

C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.

A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.

Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !

Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.

Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.

Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.

Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.

Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.

En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !

Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.

En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !

Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.

Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.

Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.

Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.

En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.

Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.

Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.

Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo

J15 : Samedi 17 novembre 2012

Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !

Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.

Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.

De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.

Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.

Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !

Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.

C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !

Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.

Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.

Sur le trajet vers Okondeka…

Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !

Et tant pis si la piste est bloquée !

Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?

Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)

Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !

Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.

A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.

A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.

L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.

On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.

Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.

18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.

Allons voir ce qui s'y passe !

Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !

Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).

Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !

Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.

C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !

Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.

Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.

Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.

Alors ?

Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !

Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !

Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?

Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !

J 16 : Dimanche 18 novembre 2012

6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.

Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.

Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !

Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !

Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.

A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…

Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.

Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.

Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.

Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !

Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.

Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.

Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?

En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.

Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !

Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.

Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.

La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.

Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.

D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !

Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.

Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.

La suite de la soirée sera encore plus magique.

Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.

Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.

C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.

Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !

Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !

J17 : Lundi 19 novembre 2012

Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.

Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.

Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.

Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.

Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.

Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !

Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.

A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.

Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.

Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.

A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !

Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.

Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !

Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.

Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.

Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.

Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !

Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.

Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !

Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.

Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.

Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.

Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail

J18 : Mardi 20 novembre 2012

Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.

On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !

Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?

Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.

Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.

Hum, à moins queue ;-)

Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.

Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.

Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.

A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.

Les acacias sont en fleurs.

La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.

Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.

Arrivée à destination vers 13 h 30.

Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.

L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.

Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.

La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.

Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.

Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.

Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.

Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.

Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.

C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.

Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track

J19 : Mercredi 21 novembre 2012

A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.

Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.

A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.

Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.

Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?

Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.

Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.

Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.

Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.

Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !

Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…

L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.

Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.

Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.

On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.

En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.

Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).

Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.

Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.

Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !

Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.

Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !

J20 : Jeudi 22 novembre 2012

5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.

Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !

6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.

Direction, la partie "Nature Reserve" !

Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.

A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.

L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?

Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.

Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.

Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.

Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !

Puis elle daigne un regard ! Superbe !

Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)

… avant de croiser sa route ! Impressionnante !

Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.

C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.

Léopard à Okonjima

Epilogue

Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.

Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.

Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !

Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.

Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.

Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.

S'il fallait néanmoins désigner…

Nos coups de cœur !

- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !

- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.

- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !

Quelques mots sur les hébergements

De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.

Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.

Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/

Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm

Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/

Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm

Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".

Feuille de Mopane
Tokyo, ville préférée des touristes English translation pending
by Pierre · 2012-12-16 · 22 replies
Le site de voyage TripAdvisor.com a recensé les destinations préférées de se clients. Sur 9 critères, la capitale japonaise arrive à la première place. Mais Paris ne brille pas particulièrement, comme le montre ce classement : à consulter ici... Lire la suite
Quel pays d'Asie avez-vous préféré? English translation pending
by KarelleTR · 2012-12-08 · 60 replies
Bonjour, j'aimerais avoir l'opinion de gens qui ont visité l'Asie afin de savoir quel pays avez vous préféré et pour quelles raisons?? Merci!!!
Tarifs 2012 Moscou - Vladivostok en Transsibérien? English translation pending
by QuentinG · 2012-12-05 · 10 replies
Bonjour,

Je prépare un petit trajet en transsibérien de Moscou à Vladivostock, aller-retour, en un mois en février. J'aimerais connaître les tarifs appliqués en 2012 (achat des billets en Russie), je ne trouve que des tarifs datant de quelques années, et d'après ce que j'ai pu lire, les tarifs augmentent régulièrement. L'achat de billets "tronçons par tronçons" (Moscou->Novgorod->Irkoutsk->Vladivostock par exemple) revient-il vraiment plus cher? Dernier, point j'aimerais avoir vos avis sur la souplesse que l'on peut avoir pendant un tel séjour: faut-il réellement planifier son trajet à l'avance (tant de jours à Moscou, puis tant de jours dans telle ou telle ville) comme j'ai pu le lire, pour être en règle, ou peut-on avoir un minimum de souplesse dans la planification du voyage? Merci!
Birmanie en 2011 English translation pending
by Evlyn · 2012-12-01 · 4 replies
MON VOYAGE du 8 au 14 MARS 2011 en BIRMANIE

8 mars – Bangkok --> Yangon retour Bangkok le 25 mars Vol Air Asia départ de Bangkok à 16h 25 arrivée à Yangon à 17h 25.

Le visa nous a coûté 80 euros et le vol 120 euros. Hé oui … un peu cher, mais tout ça a été goupillé au dernier moment …

Nous sommes partis avec 450 dollars pour 17 jours, en sachant que les hôtels et certains sites se payent en dollars. Nous avons changé une partie en Kyats pour payer les transports, restaurants et divers … De ce fait, nous nous trouvons avec une multitude de billets qui fait gonfler notre porte-monnaie...

Voilà ce que 20 euros représentent :

Concernant les dollars, on nous a vivement conseillé de prendre des billets récents et neufs car les billets pliés, froissés (avec le portrait plus grand sur toute la hauteur) sont refusés...

A savoir aussi qu'ils n'acceptent pas la carte de crédit, ni les chèques de voyage donc on doit prévoir la somme à dépenser en liquide. le taux du dollars: 1 $ = 900 kyats Il est également possible de changer les euros en Kyat Par contre … il faut voir l'état de leur billet !!!!!

Je jette un petit coup d'oeil dans le guide du routard et le Lonely pour me documenter un peu sur le pays, sachant quand même que le régime politique est une dictature militaire depuis 1962.

Ce pays est entouré par L'Inde, le Bangladesh, la Chine, le Laos et la Thaïlande, le Myanmar (ex Birmanie) est un étonnant mélange de toutes ces civilisations



Yangoon (anciennement Rangon) considéré toujours comme la première ville du Myanmar bien qu'elle ne possède plus le titre de Capitale « en 2005, le gouvernement a délocalisé l'ensemble des ministères à Naypidaw, construite pour l'occasion au milieu de nulle part, à 300 kms au nord de Yangon et proclamée nouvelle capitale du Myanmar. Certains disent qu'ils ont suivi le conseil de leurs astrologues, d'autres affirment qu'ils redoutaient une invasion !"

Nous récupérons nos bagages que nous avions quand même bien allégés en laissant nos grosses valises au New Siam à Bangkok

Un panneau « SEGURA » nous attendait pour nous emmener au « Mother Land Inn » réservé sur internet et dont nous avions reçu à Bangkok rapidement la confirmation. Hôtel de routard « à la propreté sans faille » comme indique le guide du routard. 19 $. la chambre, petit dej. Inclus. Offre le transport gratuit depuis l'aéroport, idem dans le sens inverse.

Je ne le conseillerai pas...malgré l'accueil souriant avec jus de citron à l'arrivée.. Le restaurant n'est pas très bon et l'hôtel est assez loin du centre et dans le hall de réception, plein de gens qui gesticulent rentrent et sortent … hôtel bon enfant comme dit le routard … boof !



Nous rencontrons un couple, lui Novarès, est cubin (il ressemble un peu à Dustin Offman) elle, Elysabeth, est hollandaise, une grande blonde d'une soixantaine d'année est prof de yoga... Nous avons sympathisé .. Ils sont dans le même hôtel que nous. Ils vont faire à peu près le même circuit.

Nous allons le soir manger tous ensemble. Novarès voulait trouver un restaurant Indien qui était indiqué dans son guide, mais nous ne l'avons pas trouvé dans ces rues sombres..

Nous allons dans un restaurant local (chaises en plastique au milieu d'une cour et j'en ai eu pour 6500 kyats (7 euros) du riz avec vegetable and chiken...

Yangon, ville poussiéreuse, sans aucun charme à mon gout, De nombreux immeubles ont été construits transformant la physionomie de la ville pas toujours dans le bon sens...Certains très beaux hôtels et tours ont été financés en partie avec l'argent sale (blanchiment de l'argent de la drogue) explique le guide du routard...Mais le gouvernement a eu les yeux plus gros que le ventre, laissant de nombreux chantiers inachevés, faute de capitaux. Aujourd'hui les trottoirs défoncés du centre continuent d'accueillir des ribambelles de petites cuisines et une multitude de marchands de pacotilles au pied d'immeubles le plus souvent délabrés

A Yangon donc, rien à y voir – comme certains nous ont dit – si ce n'est la magnifique Pagode Shwedagon que nous avons visité 2 fois Une fois en plein cagnard, après avoir marché à l'aveuglette dans les rues de Yangon sans intérêt, en respirant les odeurs des pots d'échappement. Nous sommes arrivés ruisselants de transpiration.

Fort heureusement, à l'entrée de la pagode, il y avait un petit coin d'ombre avec un banc, où j'ai pu reprendre des forces.. tandis que Christian est parti chercher une bouteille d'eau fraiche..

A cette heure au plus chaud de la journée, aucun touriste ou presque pas, sauf nous, dans cet environnement où le soleil reflète sur les parois du gigantesque stûpa central en or entouré des dizaines de pagodons, templions, clochetons de toutes formes.

L'entrée est 7 $ pour la journée avec plusieurs entrées possibles. Nous sommes donc revenus en taxi revisiter la Paya Swedagon du coucher du soleil jusqu'à la tombée de la nuit



Éblouissante. magnifique.. tout s'illumine d'une couleur rouge orange créant une atmosphère unique et envoutante.







9 10 11 mars – Bagan Le 9 mars : bus de nuit pour Bagan prix du bus : 15400 kyats … Un taxi nous emmène depuis notre hôtel 16000 Kyats à la gare des bus qui était à 1 heure de route. Nous avons attendu 1 heure le départ du bus et j'ai été étonnée qu'il n'y ait pas un seul touriste européen... Endroit très glauque et sombre assis proche des toilettes qui dégageaient de mauvaises odeurs.. Plein de locaux attendaient, comme nous, le bus pour Bagan. Très gentil, le chauffeur est venu nous déplacer de l'arrière du bus à une place à l'avant qui s'était libérée Nous avons donc passé, sans trop de mal, la nuit dans ce bus avec un arrêt dans un grand endroit de restauration multiple ou des gamins s'activaient comme des chefs pour servir rapidement les clients.

Arrivé à destination à Nyaung U (à côté de Bagan) à 4 heures du matin... 3 ou 4 calèches attendaient les gens... Une calèche nous accompagne dans 2 ou 3 hôtels que nous avions notés … et réveillons les gardiens endormis sur des matelas devant la porte. Vraiment chouette cette petite balade la nuit en calèche dans les ruelles en terre de la petite bourgade. On se croirait revenu à l'époque du moyen âge. Nous conseillons cet hôtel super clean et très bien placé pour 12 $ : New Park Hôtel - Thiri Pyit Saya Rd à Nyaung Oo où nous y sommes restés 3 nuits après avoir visité à pied, en vélo et en calèche le site aux 4000 pagodes le long des rives de l'Irrawaddy.









Le site archéologique est payant. On nous a demandé 10 $ pour la durée de notre séjour La ville se divise en 3 parties : Nyaung Oo : village le plus animé et le moins cher pour les routards. Là où nous étions. Old Bagan : où se situe en partie les nombreuses pagodes et le New Bagan : un peu plus loin … Nous n'y sommes pas allés. Nous avons visité en 3 jours une multitude de temples dont les 5 principaux : Patho Ananda Patho Dhammayangyi Patho Sulamani Patho Thabyinnyu Patho Pyathada
http://www.dailymotion.com/video/xiditt_3-jours-a-bagan_travel

Patho Ananda (photo de travers que j'ai oublié de redresser)











A Bagan, plusieurs temples offrent des points de vue magnifiques pour observer le soleil qui se couche sur la vallée, dont principalement les Pagodes Shwesandaw et Mingalazed



Attente du coucher de soleil tout en haut d'un temple

13 mars – bus Bagan – Mandalai

Route horrible !! par endroit non bitumée – piste sableuse et caillouteuse.. secoué pendant 6 heures ! On voulait prendre le bateau mais les départs n'étaient que la semaine suivante. On nous avait dit que Mandalay était une ville sans charme … .. mais il fallait y passer, voir... et se faire sa propre opinion. Donc c'est fait .. nous avons vu et nous sommes d'accord.

Mandalay, ville poussiéreuse, sur les rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballée. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes.

L'écrivain, Georges Orwell, dans son roman « une histoire birmane » parle de Mandalay comme de la ville aux cinq « P » porcs, prostituées, pagodes, parias, prêtres. A cela il faut y ajouter un sixième « P » celui de police secrète qui surveille de près les leaders de l'opposition birmane réfugiés à Mandalay...

Notre hôtel : Royal Guesthouse 41 25 th Street. Très central, dans un quartier sympa





14 mars Mandalay Visite avec un autre couple, pour partager les frais de taxi (7000 Kyats) La colline de Mandalay (gratuite si vous avez le pass) mais appareils photos payants ....

Pour y monter 3 chemins ouverts mènent à cette colline avec 1700 marches. Nous avons préféré y aller avec un pick up pour nous y amener par une route sinueuse. et nous allons y redescendre à pied.. Nous avons donc entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de surveillance de police. Magnifique panorama sur la ville, mais voilé par la brume.



Shwe In Bin Kyaung (Monastère)

Ce grand monastère en bois noir (du teck) est un des plus beaux de Mandalay.. Beaucoup de sculptures le long des balustrades et des corniches de toit.



http://www.dailymotion.com/video/xidsvt_mandalay_travel

Au retour nous programmons un peu les jours qui vont suivre en pensant à notre séjour au Lac Inlé. J'avais noté dans un forum le nom d'une personne très efficace qui pourrait nous faire un petit circuit autour du lac et dont plusieurs personnes en avaient dit beaucoup de bien. Il s'agit de Mr. Win Maung le « boat driver ». Nous demandons à la réceptionniste de téléphoner pour nous à ce Monsieur afin qu'il nous réserve la journée du 16 mars.

15 mars bus de nuit Mandalay / Lac Inlé Le bus nous arrête en pleine nuit à environ 9 kms de notre destination. La température a changé... Il fait froid ! Nous sommes dans une région montagneuse. Encore une fois, il n'y a que nous comme touristes européens...

Il n'y a qu'un seul taxi – si on peut appeler ça un taxi – je dirais plutôt un pick up ! Une vieille guimbarde toute rouillée. Il nous demande 9000 kyats... Nous n'avons pas le choix de discuter...

Nous recommandons cet hôtel meilleurs rapport qualité / prix et bien placé (15 $)

MIN GA LAR INN Phaung Daw Pyan Road Nyaug Shwe (Inle)

Accueil très sympathique..Nous étions en bas à gauche...



Nous nous écroulons …de 4 heures du mat... jusqu'à 9 heures

Balade en trishaw pour visiter la ville....

Christian, trop lourd, a fait basculer le vélo !!

16 mars – Lac Inle Temps très gris. Nous allons le matin jusqu'au marché prendre quelques photos... Il fait froid ! De gros nuages arrivent et il commence à pleuvoir de plus en plus fort... Nous sommes un peu déçu du mauvais temps, ce n'était pas prévu dans notre programme.



Nous qui voulions faire une grande virée demain sur le lac, avec la pluie , c'était une journée de fichue Nous avons mis nos Kway et sommes partis quand même dans l'après midi faire une petite balade le long du canal. finalement la journée a bien été remplie.



Nous nous endormons en pensant que demain s' il pleut encore, nous annulerions notre balade en bateau.

17 mars – Lac Inlé Le lac Inlé, que j'avais déjà vu lors de mon voyage en Birmanie en 2003 m'avait laissé un merveilleux souvenir. J'ai eu donc envie de revenir pour une deuxième fois en Birmanie rien que pour ce lac. Si notre balade en bateau avait dû être annulée à cause de la pluie, ça aurait été une réelle déception. C'est donc avec une grande joie que nous embarquons avec Monsieur WING, sous un ciel gris mais pas de pluie !



Le guide du routard indique que ce lac est le plus grand lac du pays après le lac Indawgyi dans l'état Kachin. Il mesure environ 20 km de long sur 10 kms de large.

Il est peuplé en partie par les Intha qui habitent sur des maisons en pilotis et cultivent des légumes (tomates, oignons, choux etc...) sur des « jardins flottants » On peut également rencontrer des Shan, Pa-O, Taujg Yo, Danu, Kayak et Danaw sur les marchés qui se déroulent tous les 5 jours dans un village différent des alentours du lac.



J'avais bien recopié ce qui était indiqué dans le forum afin de le soumettre à Monsieur Win : Circuit menant au marché juste avant le 2ème lac le Sankar Lake, sinon il faut payer le droit d'entrée de 10 $ si on franchit le Sankar 2 villages au sud du lac à environ 1 heure de pirogue Ywama Jardins flottants vers Kela Village de Thaung Tho Kyaung Fabrique de pirogue Bambou market

Un régal ! surtout que nous avons eu quand même quelques petits rayons de soleil ..... impensable après toute cette pluie de la veille C'était trop beau cette atmosphère calme et paisible ! Nous avons navigué à travers les villages sur pilotis le long des rives et d'autres directement au milieu de l'eau Nous traversons des îlots de « jardins flottants » où ils cultivent des légumes de toute sorte mais principalement la culture des tomates qui alimente toute la Birmanie



Le marché super et peu touristique, mais tous les 5 jours... Encore une chance pour nous que ça tombe juste.



Monsieur Win nous montre comment reconnaître les minorités ethniques les Intha (ceux qui conduisent les pirogues) On voit les femmes au marché avec des chapeaux de paille, et les Shan qui ont un turban sur la tête

Presque tous les birmans sont habillés de Sarongs, turbans et autres vêtements typiques, ce pays, du fait de son isolement tant voulu qu'imposé , n'a pas encore été submergé par les influences extérieures

La promenade sur le canal entre le lac Inle et le Sankar lake est superbe. Ensuite le programme du reste de la journée décidé avec Monsieur Win après le repas de midi : Village de poterie de Kyaung Daing Monastère de Nga Phe Chaung (monastère des chats sauteurs)



Je recommande ce Monsieur WIN qui est un batelier très sympathique. Il nous a demandé 18 000 kyats pour 2. WIN MAUNG à NYAUNG SHWE (Inle) Tel : 95 081 209 468

Nous avons pris encore là des tonnes de photos... En voici quelques unes, pour les quelques autres, je les mets dans mon album de photos picasa

Visite d'un petit village





J'ai oublié d'indiquer que l'originalité des Intha est leur façon de ramer : ils sont debout sur le bout de leur pirogue et, d'un pied, manoeuvre la rame. Monsieur WIN nous explique que c'est de toute leur hauteur qu'ils distinguent le mieux le fond (peu profond) de l'eau tout en gardant les mains libres pour la pêche. Cette technique à la verticale permet aussi de progresser dans les canaux très étroits sans s'empêtrer dans la végétation ou les cultures... Vous allez voir ça dans les photos que nous avons prises.

De

arrivé au bout du pont qui s'arrête au milieu d'un canal, une jeune femme nous interpelle en barque pour nous monter son petit restaurant sur pilotis juste en face … ça tombe bien : il est 12 h 30 . On descend sur sa barque et elle rame en nous conduisant jusque là. Que cet endroit est serein et magnifique !!! de tous les côtés nous en prenons plein les yeux... l'atmosphère est ouaté, des pirogues glissent doucement sur l'eau, certaines menées par de jeunes enfants.

http://www.dailymotion.com/video/xiavas_journee-sur-le-lac-inle_travel



Nous revenons à 3 heures à notre hotel pour notre rendez vous avec Shwe Oo, le jeune serveur / batelier qui nous accompagne jusqu'à sa barque notre petit tour ne sera pas avec un moteur, comme la veille sur le lac mais à rame à travers des petits canaux Nous voguons donc très lentement, , assis au raz de l'eau et savourons ce moment encore privilégié Nous traversons quelques petites maisons sur pilotis en faisant des petits « hello » aux gens qui sont sur le bord des pontons en bois, lavant leur vaisselle ou faisant leur toilette.







Shwe Oo nous débarque dans un endroit pour nous montrer son village... Nous traversons quelques cultures de légumes, un petit chemin de terre puis il nous montre au loin sa maison.. Ensuite il nous emmène dans un monastère à coté ou un groupe d 'hommes jouent au « chinlon » ou « Cane ball » jargon anglo-briman. C'est un sport qui se joue au pied à l'aide d'une balle en rotin tressée , ce qui provoque à chaque coup des petits bruits secs … Un homme arrive vers nous pour nous saluer... Mais c'est Monsieur Win !!!! notre batelier d'hier !! on ne le reconnaissait pas sans son chapeau de laine … On rentre dans le monastère et on s'assoit sur des nattes.. un bonze vient nous apporter du thé et une papaye. C'est le fils de Monsieur Win... La journée s'achève de cette façon en attendant le coucher du soleil et Swhe Oo nous ramène en fin de journée à notre hôtel.. http://www.dailymotion.com/video/xia19h_lac-inle_travel

Nous réservons le bus pour demain pour Bago.

19 mars – Inle --> Bago Départ en bus prévu à 1h 30 : réel 3 heures Un taxi nous emmène à l'endroit où le bus pour Bago passe. Nous avons bien le temps de déjeuner dans ce petit boui boui et nous prenons un plat de noodle

En attendant, nous établissons notre petit programme à venir... Du lac Inle nous pensions faire un stop à Bago visiter les alentours puis le lendemain reprendre un bus jusqu'à Moulmein et y passer 3 jours sympa. Après quelques discussions, nous concluons qu'il vaut mieux ne pas faire de stop à Bago mais arrivés là, prendre un autre bus de nuit jusqu'à Moulmein.

Nous revoyons un jeune français (Jérémi) avec qui nous avions discuté au restaurant sur pillotis du lac Inlée. Lui est en Asie depuis 6 mois Il a fait comme nous la Thailande, le Laos, le Cambodge et il nous dit qu'il n'a pas aimé... La Birmanie, il n'a pas aimé non plus.. En fait, je me demande pourquoi il est là puisqu'il a l'air de ne pas aimer les pays d'Asie. Il retourne à Yangon et pense retourner chez lui et chercher du travail.. A son départ, il n'avait pris qu'un billet aller.

Nous montons dans le bus. Route défoncée et virages pendant 5 heures. C'est la partie montagneuse ensuite nous aurons une partie d'autoroute .. Des sacs plastiques sont accrochés aux sièges. Certains s'en servent pour vomir et d'autres pour cracher... C'est fou comme ils crachent ces gens là !! ils crachent rouge car ils mangent comme en Inde du bétel...

J'ouvre une parenthèse pour une petite leçon sur le bétel (vous devez connaître, vous, les voyageurs de l'Asie):

"...Le bétel se mâche avec de la chaux blanche ou rouge et éventuellement d'autres herbes. Il y a des milliers d'Asiatiques qui mangent leur bétel avec autant de plaisir que les Européens boivent leur café.

Si vous l'utilisez très souvent, vos dents et votre bouche se colorisent d'un rouge profond. Les mâcheurs asiatiques du bétel en sont très fiers. Le bétel est une substance stimulante. La substance aécoline, stimule le système nerveux central, améliore la puissance de réfléchir et d'apprendre, fait augmenter la respiration, améliore l'humeur et réduit la charge du cœur. Il donne un sens d'euphorie et a des propriétés aphrodisiaques. Mastication du bétel donne un sentiment détendu et un sens agréable dans la bouche qui passe au cerveau en passant par les tempes, ce qui en fait un passe-temps agréable. Mâcher le bétel régulièrement c'est très mauvais pour les dents et colorise en rouge. De très grandes quantités peuvent donner des vertiges, des vomissements, des diarrhées et des convulsions. L'effet à long terme est une dépendance légère."

Qui a déjà essayé ? "améliore l'humeur" ... tiens ! certains devraient essayer .. Je ferme la parenthèse

J'ai l'impression que le bus tangue. Je me cramponne aux accoudoirs car je roule d'une fesse sur l'autre. L'homme qui est devant moi vomit dans son sac plastique !!! Ensuite le bus prend l'autoroute et sort nous déposer à 1 heure du matin dans un bled. Nous pensions que c'était Bago en fait, nous étions à Tauntoo à 5 heures de Bago.

Nous avons compris par la suite qu'il n'y a pas de bus Lac Inle / Bago. Il faut donc prendre un autre bus. Fallait le savoir ! rien n'est écrit en Anglais et la jeune femme qui nous a réservé les billets ne nous a rien dit ! Nous voilà donc en pleine nuit noire … presque pas d'éclairage dehors avec nos valises. Comme dab, nous sommes entourés de 5 ou 6 mecs en moto qui nous proposent de nous emmener

Nous n'avons pas le choix donc nous enfourchons chacun une moto avec nos valises jusqu'à un hôtel... Petit hôtel tout en bois dans un endroit pas du tout touristique au prix de 18 $ … pas le choix de discuter..

Ce qui est super dans ces voyages individuels c'est le côté insolite et hors programme ... Nous étions très méfiants ... Où allait-on nous emmener en pleine nuit en équilibre avec nos valises sur ces vieilles motos ?? Hé bien je dois vous dire que nous n'avons pas été déçu et c'est un des bons souvenirs que nous avons gardé .... surtout au petit matin .. hôtel sympathique tout en bois dans un cadre de verdure et aussi petit déjeuner inoubliable .....

20 mars – Tauntoo --> Bago petit déjeuner très copieux .... : Beignets sucrés riz-épices beignets pâte de riz – coco – épices chouchou boudins de fruits avec un coulis de sucre pankake samoussa sauce curry patatoes – beens sorte de chapatis (galettes indiennes) pâte de riz avec coco omelette en beignet beignet de courgettes petits gâteaux banane-riz papaye carembol toast avec confiture + beurre + miel Pommes – mandarines – Star apple café à volonté



Après ce petit déjeuner, nous partons à pied jusqu'au bus.... 10 minutes nous a-t-on dit !!! c'est en sueur sous un soleil brulant que nous marchons le long de la route sans voir à l'horizon la station de bus … Je n'en peux plus !!! je marche le plus vite possible pour atteindre de l'ombre et aller m'assoir Christian, lui, au contraire de moi, est derrière moi et prend une allure de touriste qui se balade... ça fait ¼ d'heure que nous marchons !! j'interpèle un trickchaw qui passait devant moi ...ouf ! Mais difficile de lui expliquer Ou je voudrais aller. On nous avait dit tout droit puis tourner à gauche à partir d'un grand magasin de sport !!!! En guise de grand magasin de sport .. c'était une toute petite échoppe où il y avait 2 ou 3 ballons pendus devant la vitrine... Je fais signe au Trickchaw de tourner et il m'emmène enfin devant un petit bureau sur le trottoir et, au fond, quelques chaises en plastique pour enfin s'assoir à l'ombre. Je commande une grande bouteille d'eau fraîche et je vois Christian arriver tout rouge et en sueur... Lui m'avait-il dit, ça ne le gênait pas de marcher sous le cagnard..... Il est plus résistant que moi !

Une femme sympa, parlant un peu l'anglais nous aide à trouver le bon bus pour Bago … Pas facile les transports dans ce pays durée du trajet : 5 heures... Encore là, aucune indication en anglais ! Le bus s'arrête dans un bled inconnu … une femme nous fait signe qu'il faut descendre au prochain arrêt.

Nous ne savons pas encore très bien où nous sommes .... Dans un autre petite ville aussi polluée que les autres .... Nous demandons encore péniblement où se trouve l'arrêt des bus.. Tous sont là pour nous aider, mais la communication est très difficile Dans cette ville où je pense, aucun touriste n'est jamais passé … On nous regarde avec insistance.. Nous sommes entourés par des rabatteurs de taxi et autres … tous nous suivent et nous sommes bien obligé de faire confiance à un homme qui nous emmène dans son échoppe crade où des hommes sont collés devant la TV à regarder un match de foot... Il passe un coup de fil (dans cet endroit aussi précaire ils ont quand même le téléphone !!) pour s'occuper de nos tickets de bus Nous attendons donc là pendant plusieurs heures, endroit où on ne peut pas respirer à fond tellement les odeurs de pots d'échappement, d'essence et autres mauvaises odeurs nous prennent le nez Mais là encore, nous côtoyons les birmans qui sont si gentils ! jamais je n'ai connu un peuple aussi honnête et accueillant. Le bus qui devait partir à 8 heures du soir stoppe devant l'échoppe vers 9 heures..

Un vieux bus tout pourri … C'est le nôtre.. le trajet va être dur … il y a déjà des gens à l'intérieur et, comme dab, nous sommes les seuls touristes occidentaux Notre ticket numéroté nous place au siège 24 / 25 .. au milieu.. Nous sommes coincés comme des sardines ! Pas de place pour mettre les jambes, surtout que devant nous les fauteuils sont inclinés... Nous devons passer la nuit !Il faut prendre notre mal en patience …

Stop vers 10 H 30 pour arrêt pipi et manger un morceau … Christian arrive à manger le riz (beaucoup moins bon que celui des autres pays d'Asie) avec une assiette de porc coupé en morceaux trempé dans une sauce / huile jaune très épicées... pas moi !!! je fais le tour des stands pour essayer de trouver des gâteaux.. Il y a un tas de choses .. mais pas pour moi !! Évidemment, il n'y a que nous comme touristes occidentaux et tout le monde a les yeux rivés sur nous ! Je reviens m'assoir à table avec un petit paquet de ships en ayant soin de ne pas avoir pris des chips au piment ou à l'ail …

On reprend la route dans la nuit … Évidemment, impossible de dormir assise et coincée ! Quelques heures après avoir roulé, le bus fait un nouvel arrêt. On ne descend pas, pensant que le stop n'allait durer que quelques minutes ! Mais non !! le chauffeur devait peut être se reposer pour reprendre la route.. Nous nous sommes arrêtés pendant 4 heures !!!! C'est avec soulagement que l'on entend le moteur tourner … Ouf ! On repart , en même temps que 4 ou 5 bus qui suivent, Mais, de nouveau peu de temps après le bus stop devant un énorme monastère ouvert sur la rue et on entend raisonner dans la nuit la voix dans le haut parleur... prière .. paroles de bouddhas ? On n'en sait rien ! Mais les gens, à moitié endormi dans le bus, semble écouter respectueusement ces paroles qui n'en finissent plus pour nous Tout autour sortent des 4 coins de la rue endormie des dizaines de bonzes avec leur gamelle Nous nageons dans une ambiance mystique.. mais nous en avons quand même marre !!! nous avons hâte d'arriver à notre hôtel pour une bonne douche et une récupération de la nuit Le bus avance doucement … puis des policiers font descendre les gens .........on comprend que c'est pour une vérification des papiers… Nous descendons en même temps que les gens des autres bus et on tend nos passeports à un policier parmi des centaines de personnes et aucun touriste … que nous !

Le jour commence à se lever .... le bus démarre enfin pour de bon Plus tard, nous apprenons que l'entrée du pont reliant Moulmein ne peut être franchi qu'au lever du soleil. Le routard indique que si nous prenons un bus de nuit il faut prendre notre mal en patience : plus que 5 heures avant le jour....... Nous n'avions pas lu ça avant !!! Nous avons attendu 5 heures dans le bus alors que nous n'étions qu'à quelques pas de notre destination..... grrrrr !!

21 – 22 – 23 mars Moulmein

Notre arrivée dans Moulmein au petit matin n'a pas été très facile... Les hôtels notés dans le routard et le Lonely sont horribles !! des chambres grisâtres sans fenêtre et minuscules ressemblent à des cages à poules ! On marche le long de la route principale et j'en visite 2 ou 3 toutes aussi pourries les unes que les autres ! Un homme vient à notre rencontre pour nous indiquer un des meilleurs hôtels du coin. Enfin, nous trouvons un hôtel convenable pour 20$ où nous allons y rester 3 nuits. C'est le Sandal Wood Hôtel Tout endoloris par ces heures pénibles de bus, nous nous reposons pendant 2 heures mais pas plus car nous ne voulons pas être décalés et dormir le jour.

Ensuite, nous allons faire un tour de ville .. pas un seul européen Moulmein ou Mawlamyine (on prononce mou-la-mine) et parfois indiqué sur les cartes sous le nom de Mawlamyaing, fut la capitale de la Birmanie britannique à la grande époque de l'exportation du teck. Anciennement perle de l'orient dit le routard, ville à la « splendeur déchue » … en effet ! Ses couleurs se sont fanées, délavées et la tôle ondulée recouvre les toits, les trottoirs sont défoncés et plein de détritus partout !

Moulmein est enserrée par la mer et, de l'autre côté par des collines aux nombreux stuppas.

Les bâtiments modernes de styles chinois qui bordent la mer sont horribles.

Ici on se déplace aussi en trishaw (cyclo pousse à 2 sièges dos à dos) en moto avec chauffeur ou en bus... Pas moyen de louer des motos en individuel. Quelques camions chevrolet datant de la seconde guerre mondiale font également office de bus en ville et dans les environs.

D'après le guide, je pense qu'il y aura beaucoup à voir dans le coin pour meubler nos 3 jours, entre la colline des pagodes, le bouddha couché (encore un !) , les monastères, l'île du lavage des cheveux (c'est son nom) et l'île Bilu (île des géants)

Nous sommes l'attraction du coin .. On nous regarde encore comme des martiens ! Mais tous nous sourient et nous saluent en passant.

Christian voit des touristes au loin – comme c'est bien rare, il va à leur rencontre..Ce sont des parisiens. On reste un moment à discuter avec eux et ils semblent un peu déçus de la Birmanie. Ils disent comme nous que les transports ne sont pas très faciles et dans certains endroits il est difficile de communiquer

Ils n'ont pas du tout organisé leur circuit et font comme nous au coup par coup. Ils reviennent de l'embarcadère pour aller à Bilu Kyun (l'Ile des géants) petite île pas très loin et sont écœurés car plus de bateau.

Nous devions aussi faire notre petite virée en bateau vers Hpa an mais on nous dit qu'aucun bateau ne circule entre Hpa an et Mawlamyine .

Nous avons l'impression qu'ils (le gouvernement) font tout pour décourager les touristes... et nous sommes taxés dans beaucoup d'endroits.

Il fait très très chaud. Je retourne un peu à l'hôtel sous la clim tandis que Christian part avec son appareil photo voir, comme il est indiqué dans le routard, les maisons coloniales. Il rencontre au passage les parisiens et fait un petit tour au nord de la ville sur les collines aux innombrables stupas surplombant la mer d'Andaman pendant que moi, après m'être un peu rafraichi dans la chambre, pars seule faire une balade le long du thanlwin, je lis dans le routard : un des plus grand fleuve qui prennent leur source dans les hautes steppes du Tibet (avec le Brahmapoutre, l'Irrawaddy et le Mékong)et qui s'écoulent tous vers le sud pour se déverser dans l'océan indien.



Dans le centre ville, 3 grandes mosquées construites à l'époque coloniale.





Pour le lendemain, Christian propose de retourner sur les collines car il y a de belles balades à faire parmi les nombreux stupas et monastères.

Nous retrouvons en fin de journée nos parisiens et allons avec eux trouver un restaurant, tous aussi « glauques » les uns comme les autres... et je vais manger comme les autres jours, soit du riz mélangé avec quelques légumes, soit des nouilles .... plus ou moins bonnes, souvent baignant dans l'huile … ça ne vaut pas la cuisine Thaïlandaise La cuisine Birmane n''est pas réputée comme la meilleure de l'Asie !

22 mars – Moulmein

Nous partons faire la balade sur la colline des pagodes. Longue arrête de collines dominant la ville et peuplée de pagodes aux nombreux stupas et de fascinants monastères

Nous allons vers la paya Mahamuni, le plus grand temple de Moulmein qui regroupe différent pavillons carrés reliés par des allées couvertes de briques.

Il y a un ascenseur pour aller jusqu'à la plate-forme qui entoure le stuppa.. Mais nous avons pris les escaliers.







L'un des grands pavillon renferme un bouddha couché



D'escaliers en escaliers, d'allées en allées, de pagodes en pagodes..... C'est très sympa de se balader dans les collines de Moulmein... En contrebas, nous passons devant un très ancien monastère..... L'endroit est serein.. On voit des moines s'affairer calmement à leurs occupations.. Ils ont la belle vie !





22 mars – Moulmein Visite de « l'ile du lavage des cheveux » ou shampoo Island avec nos parisiens … Très gentils, mais la dame qui sait tout qui a tout vu et qui fait mieux que les autres m'exaspère un peu. Je reste évidemment très cool et l'atmosphère reste détendue … ça nous fait un peu de changement C'est toujours bien de faire des rencontres et d'écouter les expériences des autres.

Le Monsieur (je ne sais plus son prénom) est à la retraite et la dame (Colette)a 58 ans et est au chômage. Elle est toujours contrôle par l'ANPE et s'inquiétait pour le retour car elle ne les avait pas prévenu de son déplacement en Asie. Ces gens ont l'habitude de voyager et, une chance pour eux, mangent facilement local et épicé. Nous les avons suivi dans 2 ou 3 gargotes, mais j'ai eu du mal à trouver des plats qui me conviennent, à part le riz beaucoup moins bon qu'ailleurs et les éternelles nouilles (noodels) dont certains plats difficiles à avaler car baignant dans l'huile (usagée). Christian, lui, s'en contentait au début en prenant souvent des morceaux de porc baignant dans une sauce plus ou moins bonne avec du riz blanc.

Donc l'Ile au lavage des cheveux n'est pas le dernier salon de coiffure à la mode mais un lieu de méditation et de prière (encore)



Avec Colette







Toute petite île , grande comme un mouchoir de poche (à peine 200 m de long) à 5 minutes en barque. Dès l'arrivée, il faut se déchausser pour parcourir les petites allées... Nous en avons fait vite le tour après avoir vu le temple et le stupa.

Après cette petite balade, nous avons été à la station de bus pour réserver nos places dans le bus Moulmein / Yangon

Ayant eu beaucoup de déceptions durant nos déplacements avec, soit disant des bus express confortables réservés avec des agences (petit bureau à même la terre sur le trottoir), Christian a dit : « laisse-moi faire, je m'en occupe ! » :

Il vaut mieux aller directement à la station de bus pour faire la réservation nous même et voir le bus de nos yeux car ils nous montrent toujours de belles photos du bus et en réalité nous voyageons souvent avec des bus pourris ....

Nous partons donc en moto taxi jusqu'à la station et nous réservons un super bus blanc .. Christian monte à l'intérieur pour voir les places que nous aurons pour le lendemain. C'est trop le gag !!! enfin à contre temps car sur le moment c'était horrible !!! super bus : OK il part bien à l'heure : 14H 30 , mais la clim ne marchait pas.

J'étais placé à côté de la vitre en plein soleil on ouvrait les vitres car on étouffait mais le rideau volait et j'avais le soleil pendant plus de 2 heures !! j'étais trempée de transpiration !!! le supplice ! plus de 40 degrés !

Au bout de plusieurs kilomètres arrêt pipi non pas 10 minutes mais au moins 2 heures pour réparation de la clim... n'y arrivant pas, le bus part, sans nous, sûrement pour trouver un garage, et nous attendons tous !!! il revient au bout d'une heure, et tout le monde remonte...

C'était en fin d'après midi donc le soleil s'était couché … ouf ! Par contre, la clim n'était pas réparée... 2ème problème : tout d'un coup, dans la nuit, le bus s'arrête brusquement et demande à tout le monde de descendre. Quelqu'un au fond avait dû prévenir d'une mauvaise odeur de brûlé !!! quelque chose dans le moteur avait cramé !!!

Nous nous trouvons tous en pleine nuit arrêté sur le bord de l'autoroute, attendant qu'un autre bus vienne nous prendre au passage...

Un moine est venu discuter avec nous (le seul parlant l'anglais) et nous explique qu' un 2ème bus de la même compagnie était parti 2 heures après nous et allait passer... mais il devait être plein, comme le nôtre ! Il nous reste encore 1 heure pour arriver à Yangon..

Nous voyons arriver un bus : il est vide … Quelques personnes s'approchent et montent … Le moine nous dit qu'il va à Yangon.

Nous sortons vite nos sacs de la soute à bagages du bus en panne et montons dans le nouveau. Un homme vient réclamer 1000 kyats. Ce n'était pas la même compagnie de bus, c'est la raison pour laquelle certaines personnes ne pouvant pas payer un supplément sont restées en rade sur l'autoroute à attendre l'autre bus.

Notre moine nous propose à l'arrivée à Yangon de prendre un taxi ensemble, il expliquera au chauffeur où nous voulons aller.

Donc, au lieu d'arriver à 20 h 30, nous sommes arrivés vers 23 heures à Yangon... Heureusement que nous avions réservé l'hôtel ! Je plaisante avec Christian en lui répétant sa phrase « je m'en occupe !!! »

Mais notre soirée gag n'est pas terminée.... le taxi ! Plus pourri que ça !! les fauteuils sont complètement défoncés .. on se demande encore comment il avance !! Il roule avec un bruit de ferraille et au bout d'un moment il freine à fond et la voiture part sur la droite... je croyais qu'il avait crevé.

On se regarde avec Christian en rigolant .. va-t-on encore rester en rade la nuit au milieu de la route ? le type sort et fait le tour de sa voiture … il remonte et repart on a l'impression que sa direction est faussée … sa voiture crisse à droite … puis repart normalement...

Je regarde Christian et je lui rappelle sa phrase : « je m'en occupe ! » hi hi hi quelle soirée .....

24 mars – départ pour Yangoon à 14 heures

Dernière journée en Birmanie avant de reprendre l'avion pour Bangkok

quelques photos lors de mon voyage en BIRMANIE en 2003 :









Notre chauffeur qui nous a invité chez lui à la fin du séjour

Là bas ... c'est Manou
Concours photo de décembre 2012: "Le sport dans le monde" English translation pending
by Jpromain · 2012-11-30 · 173 replies
Recherche cadre vélo d'occasion English translation pending
by Garyvix · 2012-11-22 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite me monter un vélo à tout faire, du vélotaf à la randonnée sur 15 jours en passant par les sorties weekend. Je roulerai en 700, à savoir sur des aksium race que je possède pour les sorties route du weekend, en 28 sur roues pourries en ville, et enfin en 32 ou 35 pour le touring.

Je fais 1m92 pour 75 kg, au niveau du portage ce sera sans doute 25kg max (j'ai un équipement léger).

J'avais acheté il y a un petit moment déjà un groupe XT d'occasion (45€ pour les dérailleurs + leviers + freins v-brake + shifters) dans le but de les monter sur mon cadre course (un roger rivière des 70s). J'avais eu énormément de soucis de compatibilité du cadre.

Bref, j'avais complètement laissé tomber jusqu'à maintenant. Je scrute donc des cadres (si possible avec fourche) d'occasion. Je passerai certainement chez les associations marseillaises pour monter et compléter ce qu'il me manque.... voire un cadre si je n'ai rien trouvé sur le net.

Pour le moment, je ne prévois pas d'acheter un excellent cadre type Surly LHT. Au delà du budget, mon but 1er est la récup !

Au niveau de l'occase, j'ai repéré quelques choses, auriez vous en un clin d'oeuil un coup de foudre sur du bon matériel ? J'ai pour l'instant éliminé les cadres de cyclocross (assez difficile de trouver à ma taille).

Haibike Jack (connais pas), alu, porte bagage, 2 porte bidons, compatible 700.
http://www.troc-velo.com/index.php?mode=1&annonce=754449

Mérida XC: http://www.leboncoin.fr/velos/383449749.htm?ca=21_s

Un giant acier avec en prime du matos en rab http://www.troc-velo.com/cadre-cadre-vtt-rigide-giant-terrago-1-1-763809.htm

Ceci, mais cela me paraît cher: http://www.troc-velo.com/cadre-cadre-vtt-rigide-o-rka-1-1-782479.htm

Un cadre acier de bonne facture, mais je ne sais pas si des 700 passeront dessus http://www.troc-velo.com/cadre-cadre-vtt-rigide-cove-handjob-1-1-762573.htm

J'irai quand même faire un tout dans les assoc demain soir...

Autrement en neuf, pour un budget max de 250€ quelqu'un a t il des avis sur ces cadres ? http://www.on-one.co.uk/i/q/FROO29VD/on_one_inbred_29er_vertical_dropout http://www.bike-components.de/products/info/p24001_TR-Trekking-Rahmen-Herren-fuer-Federgabel-.html http://www.bike24.com/1.php?content=8;navigation=1;product=14798;page=1;menu=1000,2,99,166;mid=0;pgc=0;orderby=2

Merci d'avance à tous ceux qui auront la patience de regarder ce post !
Choisir son itinéraire entre Costa Rica-Panama-Nicaragua English translation pending
by Lillilette · 2012-11-22 · 11 replies
Bonjour à tous,

je prévois de partir au Costa Rica et probablement au Panama en janvier 2013 pour une durée d'un mois. J'ai vraiment beaucoup de difficulté à avoir des informations précises sur le budget à prévoir dans ces pays (voyage sac à dos, budget approximatif tout compris hébergement/transport/repas/visites), j'ai l'impression de lire tout et son contraire !

De plus, autant il est certain que nous allons aller au Costa Rica autant on hésite vraiment d'ajouter quelques jours au Panama ou au Nicaragua donc si certains ont visiter ces pays et/ou y vivent j'aurais souhaité quelques conseils sur la petinence du choix entre Panama et Nicaragua. C'est pas qu'on pense s'ennuyer du tout pendant un mois au costa Rica mais on trouvait interessant d'en profiter pour appercevoir une autre culture puisqu'on y est et aussi pour des raisons de budget.

Voilà, merci de vos réponses
Budget et période pour le Cap Nord à moto? English translation pending
by Gsiste · 2012-11-20 · 14 replies
Salut à tous,

Courant mai et juin 2013, j'envisage de me rendre au Cap Nord via la Suéde et ou la Norvege pour probablement redescendre par la Finlande. Durée approximative du périble 15 jours à 3 semaines. Type d'hébergement camping sauvage et autres possibilités peu chères. Pour ceux qui l'ont déjà fait, pourriez vous m'indiquer même très approximativement le budget à prévoir ? Je roule soit sur BMW 1100 GS, soit sur KTM adventure R 1190, en solo dans les 2 cas. Merci par avance, et bons projets à tous
Temps d'approche pour Sambor Prei Kuk, Preah Khan, Beng Mealea, Koh Ker? (Cambodge) English translation pending
by FabGreg · 2012-11-18 · 18 replies
Bonjour aux VFistes, particulièrement ceux ayant déjà visité les temples des provinces de Kompong Thom et de Preah Vihear : Sambor Prei Kuk, Preah Khan, Beng Mealea, Koh Ker.

Préparant un séjour au Cambodge courant janvier 2013, j'aimerai bien bénéficier de retours d'expérience récents m'aidant à définir un programme de visites réaliste.

L'idée est d'explorer ces temples en 3 jours par un circuit au départ de Kompong Thom : Jour 1 : Sambor Prei Kuk, Preah Kan, Beng Mealea. Jour 2 : Koh Ker, Jour 3 : Preah Vihear. en couchant au plus près des destinations du jour suivant.

Le plus délicat est le programme du jour 1 que je compte faire en moto-taxi. En me basant sur quelques témoignages sur le web et sur les distances kilométriques estimées, voici ce que j'ai prévu pour les temps d'approche en moto-dop en saison sèche : - Kompong Thom -> Sambor Prei Kuk : 1 h - Sambor Prei Kuk -> Preah Khan : 2h45 - Preah Khan -> Beng Mealea : 1h30 et si j'ai respecté mon planning, - Beng Mealea -> Srayong (coucher) : 1h45 Très longue journée en perspective quand on y ajoute les temps de visite...

Dans le passé, la région était particulièrement difficile à explorer du fait de routes en piètre état et ce programme aurait été totalement irréaliste. Certaines routes ont heureusement été récemment refaites (par ex. Kompong Thom -> Phnom Dek), d'où ma sollicitation pour des retours d'expérience récents (postérieurs à l'été 2011).

D'avance merci pour votre aide !

Fabrice

P.S. : la recommandation d'un moto-dop prudent serait la bienvenue. De même que des indications de coût à prévoir pour la prestation : - conduite sur 270 km, - départ à 06h00, fin à 18h30, soit durée de 12h30 (temps de visite inclus). - nuit à Srayong (ou Svay Leu si trop tardif), donc pas de retour à Kompong Thom, la ville de départ. Pour la suite, je devrai pouvoir recourir à des transports collectifs, par ex. taxi partagé.
Six mois en Colombie: El Cocuy, Valle du Par, La Guajira, Cabo de la Velo, Punta Gallinas, Palomino, English translation pending
by Zob · 2012-11-17 · 6 replies
Je reviens d’un périple en Amérique du sud et j’ai passé 6 mois en Colombie, pays que j’ai adoré. Contrairement à ce que tout le monde imagine, c’est un pays très sûr (le plus sûr d’Amérique du Sud à mes yeux), les gens sont d’une gentillesse, d’une curiosité, d’une amabilité, d’une politesse et d’une honnêteté hallucinantes ! Allez-y vite avant que le tourisme ne pervertisse tout ! Bien que je pense que le peuple colombien soit foncièrement bon et j’espère qu’ils garderont ce comportement.

J’ai fait un blog assez détaillé, photos à l’appui, sur ce beau pays. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :
http://lesrippys.blogspot.com.

Je pense qu’il pourrait être utile de partager mon expérience. Je vais essayer de parler des coins que j’ai aimés et que l’on ne trouve pas forcément dans les guides touristiques, notamment la côte Pacifique.

Je voyage depuis 2 ans maintenant dont 1 an et demi en Amérique du Sud. Je transporte tente-matelas-sac de couchage-réchaud, combo que j’ai énormément utilisé en Colombie. C’est un pays qui se prête vraiment bien au camping, trouvant toujours un jardin où planter la tente, un bout de plage, et très utile durant les randonnées en montagne ! De même j’ai fait pas mal de ‘couch-surfing’, ça marche très bien dans ce pays où les gens sont tellement accueillants, et j’ai aussi beaucoup logé chez les gens rencontrés en cours de route. De même j’essaye de me faire à manger régulièrement, céréales+fruits pour le petit-dej, salades ou légumes le soir, et ‘almuerzo ejecutivo/corriente’ le midi pour 4 à 8 000$. Tous les prix indiqués dans ce récit sont en pesos colombiens. En 2012, le taux de change était de 1 euro=2200$.

D’un point de vue administratif, le séjour maximum en Colombie est de 6 mois par an. C'est-à-dire que si vous arrivez en juillet, vous pouvez rester 1 an au total, alors que si vous arrivez en début d’année, vous ne pourrez passer que 6 mois et il vous faudra revenir l’année suivante. Lorsque vous arrivez dans le pays, on vous fait un tampon de 90 jours, que vous pouvez renouveler soit en sortant du pays, soit en vous rendant dans un bureau de l’immigration (ancien DAS), que l’on trouve dans toutes les villes (éviter les grandes villes comme Bogota, Medellin… les agents peuvent être chiants et vous tamponner pour moins de 3 mois), moyennant 75 000$ il me semble.

Dans ce résumé de mon voyage, je vais essayer de donner quelques renseignements et bons conseils quant à ce qui m’a plu comme voyageur ‘sac à dos’ relativement ‘roots’.

Tout ceci est mon point de vue, certains passages pourraient ne pas plaire à certains, surtout que j’ai lu pas mal de polémiques sur ce site, allant assez loin, j’espère ne pas en provoquer. S’il vous plait, si vous contestez, que ce soit constructif et pas trop virulent !

J’ai atterri au Venezuela, en passant par ‘Fly Discount’, agence dont j’avais entendu parler sur ce site, sujet maintes fois traité. Ils m’ont laissé chercher mon billet (avec n’importe quelle compagnie aérienne) et m’ont obtenu 30% sur le prix de ce billet. C'est-à-dire que j’ai trouvé un vol Air France, et pour un tarif à 1000 euros, ils me l’ont obtenu à 700 ! Je pense qu’ils jouent sur le taux de change au Venezuela qui est 2 fois plus élevé lorsque l’on change au marché noir. Cela a très bien fonctionné et je n’ai eu aucun problème ! Et il semble que ça ait marché pour beaucoup d’utilisateurs du site. Par contre, j’ai rencontré des français au Venezuela qui avaient obtenu des billets à 500 euros, on peut difficilement faire mieux en Amérique Latine !!!

Le voyage au Venezuela est un autre sujet que je n’évoquerai pas ici !

1) Traversé la frontière à Cucuta, sans encombre. Il y a une taxe de 90 bolivars (9 euros au change officieux, 18 au change officiel) à payer en sortant du Venezuela! Je ne peux pas parler de Cucuta puisque je n’y suis pas resté, mais il y fait chaud et je crois qu’il n’y a pas beaucoup d’intérêt !

2) Pamplona : 2 heures de route de Cucuta à travers de magnifiques paysages. Ville qui peut mériter une halte sur la route de Cucuta vers San Gil/Bucaramanga. Il y a un hotel bon marché lorsque vous sortez du terminal, passez la rivière, à 500m sur votre droite. Rien d’extraordinaire, mais c’est le meilleur rapport qualité/prix que j’ai trouvé en ville ! Visiter le marché, la place et le musée d’art moderne.

3) San Gil : Première étape en Colombie et un de mes coups de cœur du pays. Petite ville sympa, pas trop touristique, jolie, un beau marché où l’on peut manger, boire un jus, ce qui est relativement rare en Colombie, à la différence des pays plus au sud…

Logé à ‘El Papillon’, tenu par un couple suisso-colombienne, très bien, pas cher, on peut même y camper, un peu excentré. L’autre endroit sympa, c’est ‘El Dorado’, les proprios, jeunes colombiens, sont géniaux ! Dans les 2, compter 15-20 000$/personne ! Il y a moyen de trouver moins cher chez des particuliers je pense. Je ne me suis pas rendu dans les autres hotels, je sais qu’il y a des hôtels ‘Lonely Planet’ (comme le Sam’s VIP), mais en général, j’évite !

San Gil est la capitale colombienne des sports extrêmes : parapente, rafting… Je n’ai rien fait de tout cela, ce qui ne m’a pas empêché d’y passer 8 jours et d’adorer !

Attractions : - Curiti, très beau petit village et la belle rivière de Pescaderito, à une demi-heure de marche, à éviter le we je pense parce qu’il doit y avoir du monde ! - Juan Curi : magnifique cascade au milieu de la forêt tropicale, que l’on peut atteindre soit en vélo (compter 1 à 2h), soit en transport en commun depuis le terminal de San Gil. - Et ce qui m’a fait aimer cet endroit : la ballade qui mène de Cabrera (à voir absolument, petit village colonial beaucoup moins touristique que les autres !), Barrichara (superbe !), Guane (un peu trop ‘toutou’ à mon goût), Villanueva (sans intérêt ! On peut y prendre un transport en commun qui vous emmène au bord du canyon de Chicamocha, ce qui évite 2-3 heures de marche pénibles !), descente dans le canyon de Chicamocha jusqu’à Jordan (village fantôme au fond du canyon, très intéressant), et remontée à Los Santos, d’où l’on peut prendre un transport jusqu’à San Gil. J’ai tout fait en tente, dormant à côté de la piscine de Barrichara, au bord du canyon de Chicamocha du côté Villanueva et du côté de Los Santos, mais il est possible de dormir et de se restaurer dans chacun de ses villages. Le mieux : arriver le matin à Cabrera, marcher 3-4h jusqu’à Barricharra et y dormir. 2-3h jusqu’à Guane, y déjeuner, et continuer jusqu’à Villanueva où l’on peut dormir et d’où part un transport tôt le matin vers le bord du canyon de Chicamocha. 3-4h de descente jusqu’à Jordan où l’on peut se restaurer et dormir, 4h de montée jusqu’à Los Santos, manger et dormir.

Le trajet est détaillé sur Wikitravel, en anglais, ça nous a bien servi !

De San Gil, on peut rejoindre la côte en 15h de bus, ou alors Bogota en 6-8h…

4) Bogota : j’aime généralement beaucoup les villes, le sujet est traité à maintes reprises sur ce site, mais si ça peut aider des gens, je vais donner mon point de vue ! J’ai adoré Bogota pour - la Candelaria (centre historique) et sa jeunesse alternative, surtout du côté du Quevado où il fait bon se poser sur la place le soir avec une bouteille de rhum, rencontres garanties ! Je ne trouve pas que ça craigne, y ayant fait la fête jusqu’à 3h du mat avec des colombiens et ma miss, croisé pas mal de bonhommes sous ‘crack’, mais aucun problème ! Toujours pareil, cela peut arriver n’importe où, sortir avec le minimum ! - Les musées Botero et de l’or, immanquables, surtout que le Botero est gratuit et celui de l’or aussi le dimanche ! - Le marché de Palo Quemao vaut le coup, surtout si vous aimez les marchés sud-américains ! - Nusaquen est très touristique et très propre ! - Montserate ne m’a pas paru extraordinaire, surtout que c’est souvent couvert à Bogota et donc la vue pas très dégagée! - Je ne suis pas allé dans la Zona Rosa, ni la T, pas vraiment mon ‘truc’, je préfère les ambiances de rue !

5) Villa de Leyva : Petit village colonial très touristique que les rolos (habitants de Bogota) envahissent le we ! Halte sympa, boire une bière sur la place le soir est une expérience agréable. On a loué un vélo pour faire les attractions touristiques environnantes, sans grand intérêt ! Pozo Azul sont des trous d’eau dans lesquels on ne peut même pas se baigner, ‘El Fosil’, fossile d’un animal préhistorique, je ne suis pas fan mais mon pote a bien aimé, Infiernito : pierres phalliques, Casa de barro : jolie mais sans plus… Par contre un très beau marché le samedi matin, une salle de billard bien locale, comme souvent en Colombie. Une destination pour se reposer, passer 2-3 jours, mais un peu trop touristique à mon goût ! J’ai largement préféré San Gil ! Mais ceci n’est que mon point de vue et ne concerne que moi !

6) El Cocuy :

Le coup de cœur du voyage ! Des paysages de glaciers, de lacs d’altitude absolument magnifiques ! Cela fait penser un peu à la Patagonie, surtout à la Cordillère blanche au Pérou, sans personne et encore plus beau à mes yeux ! Déjà le village d’El Cocuy est très beau et a conservé beaucoup de charme ! L’hotel de la ‘Casa Vieja’ sur la place du village, à gauche quand on est face à l’église est très bon marché, très beau, sommaire et le proprio très sympa ! On peut accéder au parc depuis le village d’El Cocuy ou celui de Guican. Enormément de ballades. On est simplement montés depuis El Cocuy, avec le camion de lait, jusqu’au croisement. Puis nous avons marché 2h jusqu’à ‘las Cabanas Cusiri’ (compter 35 000$/personne, 15 000/repas, 10 000 en camping avec accès aux installations). Celles d’avant sont moins chères mais plus loin des balades (cabanas Herrero je crois)! De là, on a grimpé jusqu’au Pulpito del Diablo, en une grosse journée aller-retour, puis à la Laguna de la Plaza en 2 jours, superbe ! Pour les photos, voir mon blog http://lesrippys.blogspot.com. Nous avons campé, ce qui nous a coûté beaucoup moins cher, et accessoirement on ne peut pas faire autrement lorsque l’on arrive à la Laguna de la Plaza ! Je voyage avec tente, réchaud, matelas… Il est possible de tout louer dans le village : par jour, cela coûte : tente (20-30 000$), réchaud (10 000$+20 000 de recharge), sac de couchage -10°C (15 000$), matelas (5 000$)… Privilégier l’agence au fond de la place lorsque l’on a l’église dans le dos, et non celle sur votre gauche et encore moins celle dans une rue derrière l’église. J’ai oublié les noms, mais le guide est plus sympa, son matos moins cher et de meilleur qualité (nous avons eu de mauvaises surprises en arrivant en haut ! Essayer tout avant de partir, monter la tente, tester les fermetures des sacs de couchage…). Il s’agit de ne pas avoir de mauvaises surprises une fois à 4500m d’altitude ! Beaucoup d’informations sur cette page internet très bien renseignée : http://www.pnncocuy.com/

Pour rejoindre El Cocuy : 7h de bus depuis Tunja, le trajet le plus direct. Il est aussi possible de faire San Gil-Mogotes-Onzaga-Soata-San Mateo-El Cocuy, plus long parce qu’il faut changer à chaque fois de transport, bien que plus direct, même tarif.

7) Valledupar :

20h de bus depuis Bogota, ville sans grand intérêt. Balneario Hurtado et Manaure : tourisme local et populaire, La Mina, assez sympa.

8) Nabusimaké :

Je ne conseillerais pas cette destination, le seul endroit en Colombie où je ne me suis pas senti le bienvenu ! Le village traditionnel est très beau, mais les indiens Arhuacos ne sont pas du tout ouvert au tourisme (ce qui est parfaitement justifiable !), on ne peut pas prendre de photos, pas se balader seul dans les environs… Si vous y tenez, partir à 6h du matin de Valledupar pour Pueblo Bello, puis Jeep vers 9h. Ca peut-être intéressant puisque je me suis retrouvé dans le 4X4 au milieu de 4 indiens en tenue traditionnelle, le chauffeur et son acolyte complêtement bourrés (on les a attendus 5h devant le bistrot de Pueblo Bello pendant qu’ils picolaient et ils ont continué copieusement dans la voiture…). Par contre je pense que ça peut être plus sympa et qu’il y a moyen de rencontrer plus de monde du côté de Pueblo Bello, et surtout y acheter de belles mochilas pas trop chères !

9) La Guajira :

Voyage assez long qui demande au moins une semaine de disponibilité, puisqu’il faut se rendre jusqu’à Riohacha, ville sans trop d’intérêt et trajet qui peut prendre une journée depuis Santa Martha. De là, se rendre jusqu’à Uribia d’où partent des 4X4 jusqu’au Cabo de la Vela, 3h de trajet. Le Cabo est assez touristique et la vie y est chère, logement à 15-20 000 en hamacs (j’ai réussi à planter ma tente pour 8 000 en négociant), repas à 15 000… Les Wayuu sont de redoutables hommes d’affaire ! Ils demandent 120 000$ pour un tour de 2 jours à Puntas Gallinas, ce qui peut-être justifiable parce que cela prend du temps en 4X4 et en bateau ! C’est un très beau coin, désert de sable et de rochers en bord de mer. Spot de kyte-surf absolument extraordinaire au Cabo de la Vela, vent de terre avec un plan d’eau parfaitement plat, mais il vaut mieux venir avec son matos parce que ça coute cher, comme toujours avec le kite surf ! (70 000$/heure de location, 800 000$ pour une semaine de cours…). Après, il y a toujours moyen de se débrouiller. J’ai campé chez Pedro, au bout du village, pour 8 000$, j’avais amené ma bouffe et cuisinais avec mon réchaud, j’ai donné des cours de kyte et pouvais donc emprunter le matos gratos, et suis parti avec 2 venezueliens, qui avaient un 4X4 et qui ont suivi un convoi de touristes, vers Puntas Gallinas, gratos ! Mais pour ces bons plans il faut avoir du temps ! A Puntas Gallinas, dormir chez LuzMila.

Je n’ai pas exploré beaucoup de la côte Caraïbe mais je peux vous parler de :

10) Palomino.

Alternative beaucoup plus tranquille à Taganga. Un de mes autres coups de cœur du voyage ! Petit village au bord d’une plage magnifique, bordée de palmiers, encadrée par 2 rivières, vue sur les glaciers de la Sierra de Santa Martha. Dans le village on croise pas mal de ‘rippys’, d’artisans, de musiciens, d’indiens Arhuacos, Koguis, descendant de la Sierra pour vendre café-cacao… Une très bonne ambiance, surtout au camping ‘donde Rosa’, hamac et tentes à 5-10 000$, cuisine au feu de bois, des gens très sympas, beaucoup de sud-américains et de colombiens. Moyen aussi de camper sur la plage. Quand on arrive sur la plage, marcher vers la gauche, quelques 500m, après le camping Rosa, un renfoncement où il y a souvent quelques tentes. Quand j’y étais il pleuvait fort la nuit, il vaut donc mieux avoir une tente étanche ou une bonne bâche ! Par contre il est assez difficile de grimper dans la Sierra, les indiens verrouillant un peu l’accès. Il faut faire la bonne rencontre, ce qui ne m’est pas arrivé, pourtant j’ai cherché !

11) Parque Tayrona :

Plusieurs façons de visiter ce parc : - La première, classique, est d’entrer par la porte principale et payer 35 000$. Fouille à l’entrée par la police pour éviter que ne rentre alcool et herbe. Pas mal d’endroits où dormir et se restaurer, relativement cher (la nuit au Cabo de San Juan vaut 20 000$ en hamac il me semble), sauf dans le camping d’Arrecifes, bon marché (moyen de poser son hamac ou sa tente pour 8 000$ il me semble) ! - La seconde, gratuite, est de s’arrêter au village de Carabazo, sur la route Santa Martha-Palomino. Pour éviter de payer l’entrée au parc (je sais, ça n’est pas bien, mais c’est la façon de visiter cet endroit à moindre coût), passer entre midi et 2 ou alors après 15h quand les gardiens sont en pause ou ont fini leur journée! 2-3h de marche jusqu’au village indigène de Pueblito puis 1-2h de descente jusqu’au Cabo de San Juan. La marche est assez physique, surtout avec quelques kilos sur le dos, mais ça se fait ! Possibilité de dormir à Pueblito, il y a une case où l’on peut tendre un hamac, un endroit où faire un feu… J’ai dormi en tente et avais emmené ma nourriture, ce qui m’a permis d’être indépendant, d’économiser pas mal d’argent, bien manger et dormir dans de superbes endroits : 1 nuit dans la palmeraie derrière le camping d’el Cabo, une nuit sur la playa Nudista, à côté du Cabo, 1 nuit à la Piscina. J’ai laissé mes sacs dans les casiers du camping du Cabo la journée, faisant comme si j’étais du camping, on ne m’a rien demandé, montant ma tente le soir après le passage des gardiens, vers 18h, et la démontant le matin au réveil. Manger les délicieux pains au chocolat fabriqués dans le parc, réputés à travers tout le pays et qui valent vraiment le détour, même pour des franchoutés !

12) Cartagena

Ville la plus touristique de Colombie et où la différence entre les riches et les pauvres est la plus importante semble-t’il. Il est vrai que la partie intra-muros est extraordinaire, mais ça n’est pas forcément ce que je recherche. J’y suis surtout allé pour visiter des amis et revoir l’endroit 10 ans après. Enormément de prostitution, on se fait proposer de la cocaïne ou une fille relativement souvent, ambiance que j’exècre ! Mais je me suis régalé à déambuler dans les rues du centre historique, boire un café à une terrasse, surtout dans le quartier de San Diego, un peu moins ‘toutou’ que le reste du centre. Le quartier de Guetsemani est une succession d’auberges de jeunesse. Jamais vu autant de ‘gringos’ au mètre carré ! Mais de bonnes fiestas, on se posait avec une bouteille de rhum (‘viejo de Caldas’, le meilleur pour beaucoup de colombiens !) sur la Plaza Trinidad, près de Guetsemani, bonne ambiance et bonnes rencontres et poursuivions dans les bars du coin, à Guetsemani (ambiance étrangers), ou dans le centre (ambiance prostituées)… Non, j’exagère, tout ça pour dire que je n’ai pas vraiment d’endroit à conseiller pour dormir ou faire la fête ! Par contre tout le monde parle du marché, réputé dangereux. Il n’a rien d’extraordinaire, est très grand, et rien de dangereux. Mais comme d’habitude, ceci peut arriver n’importe où !

13) Medellin :

Ville très agréable. Rien de spécial à conseiller mis à part les classiques (parque Botero, muséo de Antioquia, metro-cable…). Pour loger, Poblado est la zone des bars, relativement cher et un peu surfait. Moyen de trouver des petits hôtels beaucoup moins chers dans le centre, mais beaucoup moins conviviaux et le centre de Medellin est vraiment ‘craignos’ le soir venu, avec tous les ‘basuqueros’ (fumeurs de crack)… Je n’ai pas grand-chose à conseiller sachant que je logeais chez des amis et n’y ait passé qu’une soirée. D’ailleurs bonne ambiance le jeudi soir au bar ‘le Blue’, entrée gratuite et musique sympa, type Manu Chao, rock, ska…

14) Salamina

Un des mes coups de cœur colombien (je sais, ça en fait beaucoup, mais ce récit est a justement pour vocation d’orienter vers des destinations un peu moins ‘toutou’) ! La grande majorité des étrangers qui visitent l’Eje Cafetero se rendent à Salento, mais Salamina est plus beau, plus authentique, moins touristique et les gens très avenants. A une heure de bus du village, le minuscule village de San Felix, ça vaut le coup d’y passer au moins une nuit, au pied d’une vallée où pousse la fameuse ‘Palma de Cera’ qui fait la réputation de Salento. Ce village est vraiment typique, avec sa salle de billard où se réunissent tous les villageois le soir. A Salamina, possibilité de prendre des cours d’espagnol avec Felipe, qui propose pension+cours dans sa jolie petite maison un peu à l’écart du village et offrant de superbes vues sur les vallées environnantes. De la même manière, possibilité de seulement loger dans sa finca, ou alors dans sa maison coloniale dans le village. Son contact est : fetoro76@gmail.com, 315 8346262 et pour visiter le site de sa maison : www.casakarola.tumblr.com. Mais il y a d’autres logements sur la place. Pour se rendre à Salamina, bus directs depuis Manizales, 4h de route, ou alors depuis Medellin, bus direct le matin tôt, 7h de route, ou alors bus jusqu’à la Felicia, puis Jeep La Felicia->la Merced à 7 000$, puis autre jeep La Merced->Salamina à 7 000$. Dernière option : bus jusqu’à Arenzazu et de là autre bus jusqu’à Salamina.

15) Salento

Conseillé dans tous les guides, joli village bien qu’un peu touristique. Pour loger à petit prix, les auberges de jeunesse suivantes valent le coup : la Casona, de belles chambres, équipe sympa, belle vue, ambiance tranquille. Ou alors ‘Estrellas sin Fronteras’, tenue par 3 français, plus orientée fiesta, bonne ambiance là aussi. Pour manger, le midi il y a ‘l’Alegra’, délicieux ‘almuerzo’ à 8 000$, cuisine originale avec des légumes, ça change de l’almuerzo classique ! De très bons cafés aussi, celui qui fait l’angle de la place au début du ‘camino real’ est vraiment typique. Beaucoup d’étrangers vont jouer au ‘tejo’, jeu traditionnel en Colombie. Un type vraiment sympa, Fredy, bossant à l’hotel de la Casona, nous a servi de guide jusqu’au parc de ‘Los Nevados’ ou pousse cet écosystème du Paramo. 12h de marche depuis la vallée de Cocora, assez difficile parce que le coin est pluvieux et le sol boueux, mais une fois sur le plateau, c’est extraordinaire. Possibilité de se rendre jusqu’à des thermes, délicieux à cette altitude, de grimper au sommet de glaciers… Nous avons passé 5 jours là haut, dormi chez un paysan ami de Fredy… Fredy est un super bonhomme, très intéressant et qui connait très bien cet endroit. Son numéro est : 318 3252502. Bien entendu, conseillée dans tous les guides, la vallée de Cocora et ses superbes palmiers de Cera. La ferme aux colibris ne vaut pas forcément le détour. Moyen de faire une boucle en montant jusqu’à la ‘finca de la montana’.

16) Manizales/Pereira : des villes sans beaucoup d’intérêt, bien pour y faire la fête.

Il parait qu’il y a d’autres villages sympas dans le coin, architecture de la région : Pijao, Santuario, Finlandia, Marsella, Calarca… que je n’ai pas visités !

17 )Cali

Pour dormir vraiment pas cher, le repère des artisans à Cali, dans San Antonio : hotel Mario, 10 000$ la chambre individuelle. L’hôtel Tostaki, tenu par des français, ambiance très sympa ! J’ai pris des cours de salsa via l’hôtel ‘Jovita’, 25 000$/h en individuel, c’est assez cher, je ne sais pas si ça ne vaut pas plus le coup à Medellin ? Un des temples de la salsa est le ‘Tintindeo’, mais ça danse partout dans cette ville !

Côte Pacifique : sachant que je n’ai trouvé aucune information sur ce site, je vais développer au maximum pour ceux qui souhaiteraient s’y rendre.

18) Buenaventura/ San Cipriano

Ville sans trop d’intérêt, bien que le marché de Pueblo Nuevo soit superbe et qu’on y mange très bien au 1er étage. Essayer absolument le ‘toyo ahumado’, du requin fumé, délicieux ! Et les crevettes. Compter entre 10 et 15 000 le menu. Se rendre à Juanchaco (50 000$ l’aller-retour) et de là à Ladrilleros, en tracteur ou en moto-taxi, 2 000$ le trajet. On a logé chez une femme adorable, Andrea, dont le numéro est : Andrea Cruz, 315 7248012. De là, se rendre à la Barra, 30mn par la plage, 1h par le chemin, où il est aussi possible de loger. Possibilité aussi de se rendre à San Cipriano, petit village perdu dans la forêt au bord d’une rivière agréable à 1h de route de Buenaventura. Un des gros attraits du village est le moyen de transport qui consiste en des chariots qui se déplacent sur des rails de train à l’aide d’une roue de moto. Mais la rivière est très agréable, belle balade et bonnes baignades.

19) Nuqui-Arusi-Thermales-Guachalito

De Buenaventura, il est possible de se rendre plus au nord, à Nuqui ou Bahia Solano. Il existe plusieurs bateaux qui font le trajet depuis Buenaventura, pas de date de départ fixe, ils partent quand ils ont embarqué suffisamment de matériel. Donc appeler au moins une semaine avant et confirmer avant d’arriver à Buenaventura. Les bateaux partent du peñal de Buenaventura, c’est là qu’il faut se rendre pour glaner les informations ! Bateaux effectuant le trajet Buenaventura-Nuqui, 100 000$ le trajet : - l’Artemisa, le plus sommaire, le plus petit, donc celui qui ‘gite’ le plus, possibilité de négocier à 80 000$. L’armateur s’appelle Haider et son numéro : 320 6648342 - Le Nuqui Mar, dont le numéro de la responsable est le 320 7597834. - Le Don Liva, dont j’ai eu connaissance par la suite et que je n’ai pas contacté, mais qui s’arrête dans tous les villages de la côte, ça doit être vraiment sympa comme périple !

Bateaux effectuant le trajet Buenaventura-Bahia Solano, 130 000$ le trajet: - les bateaux de la compagnie ‘Correo del Pacifico’, qui sortent tous les mardis. Contacter Oscar Lisalda sur le penal de Buenaventura. - Claudia Alejandra de la compagnie ‘El Correo ‘

Il y a des vols des compagnies ADA et Satena, de Nuqui ou Bahia Solano vers Medellin, pour 160 000$ minimum (ou alors 100 000 en période de promotion. Appeler pour connaitre les périodes au 094 444 4232) Je vous conseille de commencer par la région de Nuqui, et particulièrement la plage d’Arusi/Thermales/Guachalito qui est, à mes yeux, le plus beau coin de la côte. Compter 20 h pour Arusi, village un peu avant Nuqui, bien plus agréable, mois touristique que celui-ci et logements bons marché ! De Arusi, possibilité de marcher jusqu’aux Thermales, 40mn de marche et jusqu’à Guachalito, 1h. Un bateau part tous les jours d’Arusi, s’arrête à Guachalito (10 000$), et va jusqu’à Nuqui (25 000$). Les transports valent chers dans ce coin, l’essence étant acheminée par bateau, elle vaut plus du double, ce qui se répercute sur le prix des transports ! Guachalito est un coin magnifique, mais c’est une succession de lodges très chers (compter 80 000$/jour minimum avec les 3 repas, moyen de négocier à 60 000$, ou de camper pour 15 000$ et 10-15 000/repas). Le moins chère est le Turquito, qui se trouve plus ou moins au milieu de la baie, en face de l’île du Turquito. Contacter Yéyo au ou Angela au : 312 7650737, 313 7962977, angeli929@hotmail.com, chalalanganuqui@hotmail.com. Chez eux j’ai pu poser la tente et ils cuisinent bien et sainement, ce qui change du poisson frit et des bananes plantains baignant dans l’huile, que l’on trouve souvent sur la côte ! En plus leur case est très jolie et un peu moins ‘guindée’ que les autres que l’on trouve sur cette plage ! Possibilité de camper aussi chez un pêcheur, Marciano, qui vit au tout au nord de la plage et qui m’a proposé la nuit à 15 000$ De Nuqui, un bateau rapide part en direction d’El Valle pour 60 000 pesos (demander à payer 50 000 !). Autrement, il y a moyen de se greffer, depuis Guachalito, à un groupe vers la ensena de Utria, moyennant quelques 50 000$, plus 35 000 d’entrée au parc, ce qui permet de découvrir cet endroit, puis d’enchainer avec une autre barque jusqu’à El Valle (25 000$) ou alors de marcher, mais ça fait une trotte !

20) EL Valle- Bahia Solano

A El Valle, dans le village, hotel ‘El Valle’. Nous avons effectué une sortie baleine avec Jaime, pour 50 000$/personne (nous étions 3), et une autre jusqu’à la Cascada del Tigre, aller en barque, retour à pied en passant par plusieurs cascades, pour 35 000/personne. Autrement Playa del Almejal, plusieurs cabanas, relativement chères, il faut demander, fouiller. AU fond de la plage, la ‘tortuga…’ est tenue par un américain et propose dortoirs… Ambiance sympa mais plus ‘gringo’. Autrement, une belle aventure doit être de faire Turbo (côte Caraïbe) jusqu’à Quibdo (150 000$ en lancha il semblerait), puis route jusqu’à … (je ne me rappelle pas du nom du village) et enchainer en bateau jusqu’à Pizarro/Bajo Baudo et de là continuer en bateau jusqu’à Nuqui… Je ne l’ai pas fait, je ne connais pas les prix, c’est toujours un peu délicat sur cette côte, l’essence étant très chère et ça peut-être assez aléatoire mais sympa ! Il y a aussi moyen de passer au Panama depuis Jurado, mais il faut effectuer les démarches administratives à Bahia Solano avant le départ il me semble ! Pour partir d’El Valle, il y a des bateaux qui font le chemin inverse de ce qui a été décrit au dessus : Bahia Solano->Buenaventura=130 000$, Nuqui->Buenaventura=100 000$, ou alors prendre un avion des compagnies ADA et Satena vers Medellin, compter 160 000$ minimum !

20) San Agustin

Village très touristique et pas très joli mais les environs valent le détour. Le parc archéologique est à visiter avec un guide, il y a moyen de vite se lasser autrement. J’étais à ce moment là avec mes parents et nous avons fait un tour d’une journée en 4X4, le classique, avec les sites de ‘Alto de los Idolos’, ‘Alto de las Piedras’, Salto de Boadones, Estrecho de Magdallena, visite d’une fabrique de Panela.

21) Popayan

Superbe ville coloniale. Possibilité de grimper le volcan Purace sans guide.

22) Désert de Tatacoa.

Si vous remontez vers Bogota, ce coin est assez sympa ! S’arrêter à Neyva, bus jusqu’à Villavieja, de là moto taxi qui vous dépose dans le désert. De belles formations rocheuses érodées, de l’eau douce… Quelques généralités sur le pays et les colombiens : - Comme dans beaucoup de pays d’Amérique Latine, les colombiens font très attention à l’apparence et il n’est pas très bien vu d’être mal habillé, de sentir la transpiration (surtout que les français ont la réputation de ne pas se laver. - L’espagnol colombien est réputé l’un des plus ‘purs’ et des plus mieux parlés d’Amérique du sud. Très peu de modifications, de grossièretés, les gens parlent lentement (tout dépend de la région bien entendu, et ça n’est pas vraiment le cas pour les habitants de la côte) et dans un espagnol très ‘propre’.
Partir au Brésil ou aux Maldives en février? English translation pending
by Sarah1351 · 2012-11-17 · 26 replies
Bonjour, je suis toute nouvelle sur le forum et voila mon dileme. Je prepare mes vacances pour le mois de fevrier et j'hesite en le bresil et les maldives qui sont deux destination qui n'on rien a voir l'une avec l'autre, depuis toujour je reve d'aller a rio mais la voila une envie de maldives?Que me conseillez vous?Je partirais du 16/02/12 au25/02/12 merci par avance......
En direct d'une croisière sur le Celebrity Equinox English translation pending
by PAP86 · 2012-11-16 · 131 replies
Bonjour à tous !

Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴‍☠️ Celebrity l’a fait… 🙂

Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…

A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮

Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…

PROLOGUE

Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎

J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…

On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…

Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐

Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…

Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪

Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕

Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕

Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…

Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐

Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪

Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Changer ses euros en bahts thaïlandais avant de partir? English translation pending
by Yelaseno · 2012-11-14 · 36 replies
Bonjour! Je pars en Thaïlande dans 4 semaines et j'hésite entre changer mes euros avant de partir, prendre des Travellers ou retirer l'argent dans des distributeurs là-bas. Pouvez-vous me donner vos conseils, expérience etc. J'ai une carte bleue Banque Pass (mastercard). merci d'avance
Nom de ce serpent rencontré au Laos? English translation pending
by Jparpour2bon · 2012-11-13 · 23 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait-il mettre un nom sur ce serpent sur lequel j'ai bien failli mettre le pied ? C'était sur le coup de midi le long d'une piste qui conduit à un petit village khamu dans les environs de Muang La (Nord Laos) en mars 2012. Il est resté immobile pendant une ou deux minutes ce qui m'a permis de reculer, poser le sac à terre sortir l'appareil photo et m'approcher pour prendre qq clichés. Avec un objectif de 35 mm (pas génial), et à à peu près 1 m de distance, voilà ce que cela donne. Les écailles sont d'une couleur pétillante au soleil genre pomme grany smith, qui sort mieux en vrai qu'en photo...

Mes recherches sur divers liens internet sur les serpents du SE asiatique sont restées infructueuses. Merci par avance aux herpétologues distingués.
Tente et sac de couchage pour un tour du monde? English translation pending
by Manutramp · 2012-11-13 · 34 replies
Bonjour,

Je prépare un tour du monde (Océanie, Asie du Sud, Amérique latine/du Sud, probablement Afrique à un moment) Alors voilà je cherche toutes les infos nécessaires pour m'équiper correctement sur plein de sites etc... mais j'aurais voulu des avis sur mon cas en particulier pour être certain des choix à faire... Je ne donne pas de matériel déjà en vue pour ne pas brouiller le jugement.

Voulant être le plus autonome possible j'ai décidé de partir avec tente/matelas auto-gonflant/sac de couchage) Pour le moment, j'utilisais du matériel Quechua premier prix mais je pense qu'au niveau de la qualité et surtout de la solidité ça ne va pas le faire...

Je souhaiterai justement favoriser le rapport solidité/encombrement-poids au détriment possible du confort.

Pour la tente, je souhaiterais une tente qui se maintienne toute seule, 1 place pour moi et 1 pour mon sac a dos (Deuter aircontact pro 50+15L) Donc solide et peu lourde/volumineuse et étanche. Des conseils ??? pour le prix je ne voudrait pas dépasser 250 euros...

Pour le sac de couchage, il me faudra je pense un 0°C de confort et si possible petit sans être trop cher (pas plus de 100E serait parfait)... Solide comme toujours.

Pour le matelas auto gonflant, résistant malgré les pliage à répétition et bonne isolation au sol... toujours avec le facteur prix le meilleur possible)

Pour les chaussures, le pensais à du GorTex semi montante (j'ai l'habitude de kickers) mais on me les à déconseiller (le gortex serait inefficace pour des T° supérieures a 27°C) des avis???

Merci d'avance pour toutes les informations/avis/expériences que vous pourrez me fournir. Manu
De retour du Myanmar: infos pratiques fin octobre / début novembre 2012 English translation pending
by Agnesmo · 2012-11-06 · 48 replies
Bonjour,

Nous venons de passer 3 superbes semaines au Myanmar, du 14 octobre au 3 novembre 2012 :
http://lahaut.fr/category/asie/myanmar-birmanie/ Voici les informations pratiques pour vous aider à organiser votre voyage.

Budget sur place (pour 2 personnes)

Hébergement : environ 22 $/17 € par nuit Nourriture et eau: environ 12164 kiats / 11 € par jour Excursions/droits d'entrée/vélos : 251 $ soit environ 196 € Transports : 870 € environ

Taxi : 77 000 kiats soit environ 71 € Bus : 43 000 kiats soit environ 40 € Slow boat : 34 $ soit environ 27 € Avion : 936 $ soit environ 732 € (Avion Yangon-Heho : 260 $; avion Bagan-Thandwe : 476 $; avion Thandwe-Yangon : 200 $)

Divers (cartes postales, achats, laverie, ...) : 41400 kiats soit environ 38 €

>> Total pour deux personnes (20 jours) : environ 1600 € soit 800 € par personne.

Taux de change : au moment où nous y étions, nous avons changé des dollars au taux de 1$=845 Ks à l'aéroport de Yangon, au taux de 1$=820 Ks à l'hôtel de Mandalay et au taux de 1$=835 Ks dans une agence de voyage à Nyaung U (Bagan). Attention, ces taux s'appliquaient uniquement si on changeait des billets neufs de 100$. Pour des coupures plus petites, il fallait retirer 10 Ks au taux de change.

YANGON Ocean Pearl Inn : n°215, Botataung Pagoda Road, Pazundaung Township - Tel: +95 1 297007 - oceanpel@myanmar.com.mm 25$ la double avec sdb privée. Petite chambre sans fenêtre mais propre et fonctionnelle et surtout avec air conditionné. L'hôtel ne paie pas de mine mais est correct avec plusieurs étages qu'il faut monter sur des escaliers bien raides. Un peu éloigné du centre quand même et un peu bruyant le matin (rue). Petit-dej ok. Réservation faite par le formulaire de contact de leur site internet pour notre jour d'arrivée le 14 octobre. Une fois sur place, nous avons ensuite voulu réserver pour début novembre mais l'hôtel était déjà complet (3 semaines à l'avance). Entrée à la Paya Shwedagon : 5$. Difficile de passer au travers contrairement à ce qu'annonce le Lonely. Taxi pour l'aéroport : 7000 Ks Taxi pour un trajet dans le centre : de 1500 à 3000 Ks.

KALAW Parami Motel : Merchant Road - Tel : +95 81 50027 20$ la double avec sdb privée. Grande chambre avec deux grands lits simples et vue directe sur la Pagode. Personnel très serviable. Réservation faite par téléphone depuis la France. Restaurant Everest Nepali Food : Nourriture népalaise comme son nom l'indique et c'est plutôt bon mais il n'y a que des touristes ! Trek Kalaw-Inle - Coup de coeur Réservé à Kalaw chez Sam´s trekking family (tel : +95 81 50237 - samtrekking@gmail.com). Nous étions avec un couple suisse (les treks se font au maximum à 4) et avions une guide et un cuisinier avec nous. Très bon service (notamment cuisine excellente) et on dort dans les villages dans les maisons des habitants. Pas de lit mais on dort sur plusieurs couches de couverture donc ça va bien. Prix pour 2 incluant les services du guide, la nourriture pour 3 jours, 2 nuitées, le bateau pour rallier Nyaungshwe et le transfert d'un sac à dos à notre hôtel a Nyaungshwe : 70000 Ks. Nous avons seulement payé les bouteilles d'eau et boissons achetés sur le parcours. Avion Yangon-Heho : 130$ par personne. Réservé depuis la France via l'agence Gulliver. Vol sur Yangon Airways avec avion (à hélices) en bon état et très bon service à bord. Comme beaucoup de vols au Myanmar, celui-ci continuait en direction de Mandalay. Taxi Heho-Kalaw : 30000 Ks, 45 mn

NYAUNGSHWE (Lac Inle) Min Ga Lar Inn : mingalarinn@gmail.com 25$ pour une double sympa (déco en bambou) avec sdb et petit-dej. Cocktail de bienvenue à l'arrivée ! A priori, toutes les chambres ne se valent pas. Une nouvelle aile est en construction et les chambres y ont l'air vraiment bien (mais plus chères). Personnel très sympa. Réservation faite par mail. Excursion en bateau sur le lac : Le "normal tour" est le même quel que soit l'endroit où vous réservez. Après être allés dans deux agences (18000 Ks puis 15000 Ks), nous nous faisons accoster par Ne Win qui nous propose le même tour à 12000 Ks et qui semble surtout bien parler anglais! En fait, il suffit de se diriger vers le port pour que tous les conducteurs de "sampans" vous proposent directement leurs services. Le tour est vraiment chouette mais très (trop?) touristique car on s'arrête évidemment dans des endroits où on essaye de vous faire acheter des souvenirs (bibelots, écharpes, cigares, ...). Bateau pour nous deux seulement ce qui permet de visiter les différents lieux à notre rythme. En bonus, nous y étions pendant le festival du lac et avons pu assister à la procession des bouddhas. Resto Lin Htet : nous rentrons ici par hasard et il s'avérera que c'est le coup de cœur du Lonely. Nourriture birmane typique mais pas de quoi s'enflammer non plus. Les curries étaient bons mais la multitude d'insectes dans le resto n'incite pas à rester longtemps. 7000 Ks pour 2 curries et 2 boissons. Lin Internet : ordinateurs récents et connexion étonnamment correcte (pour le Myanmar... il faut quand même 1 minute pour ouvrir une page). 1000 Ks /h Bus Nyaungshwe -Mandalay pour 11000 Ks (départ 18h30-19h). Nous avons mis 9h avec deux arrêts : le premier vers 20h pour dîner et le second en plein milieu de la nuit. Bus climatisé... un peu trop même ! La route secouait un peu mais n'était finalement pas trop mauvaise. Ce sont plutôt les arrêts, les films et les chansons dans le bus qui nous ont empêché de dormir.

MANDALAY Nylon Hotel : Angle 25th & 83th - Tel : +95 2 33460 - nylonhotel25@gmail.com 20$ la double. Lors de notre premier passage, la chambre était correcte sans plus. Lors de notre second passage, la chambre était beaucoup mieux, lit double et sdb en meilleur état. Comme dans beaucoup d'hôtels, on se demande si les draps sont vraiment propres, mais en fait c'est plutôt la qualité de la lessive qui laisse à désirer ! Personnel sympa qui nous a réservé les billets de bus pour Hsipaw, le bateau pour Bagan et nous a changé 200$ à un taux correct. Les chambres des étages supérieurs sont mieux. Wifi le soir à partir de 17h30. Pas de réservation faite à l'avance mais on a eu pas mal de chance car il ne restait qu'une chambre de libre à notre passage le 20 octobre. V Café : n°408, angle 80th & 25th - Tel : +95 2 24688 Bar "à l'européenne" avec des fauteuils et tables agréables (autant que la clim!). Burgers pas chers mais très moyens. Les autres plats (pâtes, pizzas, ...) sont plus chers. Jus de fruits pressés excellents. Un bon endroit pour échapper à la chaleur. KK Cake : 32nd and 81th - Coup de coeur L'envie de changer du riz et des nouilles nous a amenée dans cette sorte de boulangerie-pâtisserie à la mode Myanmar. Sortes de pizzas et empanadas corrects et très bons cakes! 3300 Ks pour trois "viennoiseries salées" et un gros cake (très bon) pour deux. Rainbow : angle 84th et 23th - Tel : +95 2 23266 Resto fréquenté par les birmans qui, ce jour-là, venaient, entre hommes, voir le match de Chelsea autour d'une bière. Plats classiques pour notre part (nouilles et riz sautés) qui étaient bons. Difficile de se faire comprendre par le personnel. 4400 Ks pour deux. Cherry Oo : n°281, 81th entre les rues 26th et 27th - Tel : +95 2 39924 Restaurant indien servant principalement des curries. Bons plats mais ça donne chaud ! Min Min : n°194, 83ème rue, 26th et 27th - Tel : +95 2 34449 Resto chinois situé à un bloc du Nylon hôtel. Très bon et avec une carte riche. Sûrement notre meilleur resto à Mandalay. 7200 Ks pour deux plats et deux jus de citron pressé. Wifi gratuit. Taxi Mandalay Hill - centre-ville (soir) : 5000 Ks Taxi centre-ville - gare de bus pour Hsipaw : 2500 Ks Taxi port - centre-ville : 2000 Ks en journée, 4500 Ks tôt le matin... Globalement, le taxi est très cher à Mandalay, même pour des petits trajets. Bus Mandalay-Hsipaw : 6000 Ks, 6h (+ une pause de 30 mn) avec la compagnie Duhtawadi. Départ a 6h mais rdv à 5h15 devant l'agence de bus dans Mandalay pour se faire emmener à la station par un pick-up de la compagnie (10-15 mn). Puis, trajet assez pénible dans un bus des années 50 rempli de marchandises (jusque sous les pieds!). Route assez sinueuse par endroits.

HSIPAW Mr Kid / Golden Doll GH : 124 Bogyoke Road Quand nous sommes arrivés, personne ne parlait anglais donc c'était un peu compliqué. La maison est un peu ancienne donc les chambres aussi. L'ensemble est un peu poussiéreux et bruyant (à côté de la route). 12000 Ks pour une double avec sdb. Pour les chambres sans sdb, la sdb commune est un peu éloignée (fond du jardin). Pas de réservation, il y avait beaucoup de chambres libres à notre passage. Mr Charles GH : n°105, Auba street, Myo Le Quarter - Tel : +95 082 80105 C'est ici qu'on retrouve tous les possesseurs du Lonely... Mais, l'ensemble est bien tenu. Nous avions une chambre petite à l'étage mais tout est propre et les espaces communs sont sympas (terrasse et jardin). 14$ avec sdb commune (sdb vraiment top!). A priori, le petit-dej (inclus) est sympa mais nous sommes partis trop tôt ! Le wifi ne marchait pas. Pas de réservation mais la guesthouse était presque pleine. Trek au village de Pankam : nous voulions éviter de passer par Mr Charles qui semblait avoir le monopole mais c'est impossible... Sans guide (et seul Mr Charles propose des guides), on ne peut pas rester dormir au village (Mr Kid peut vous prêter une "carte" qui permet de trouver la route mais il faut de toute façon faire l'aller/retour dans la journée). Donc, trek de 2 jours/ 1 nuit réservé avec Mr Charles GH pour 20000 Ks par personne comprenant le guide, la nuitée et 3 repas (dej, dîner, petit-dej). Nous étions 6 (3 couples) et il y aurait eu deux groupes si nous avions été plus nombreux. La balade est sympa (montée le premier jour, descente le deuxième) mais on a trouvé ça finalement moins authentique que de Kalaw au lac Inlé. Resto La Wü Aung - Coup de coeur Sous un immense arbre et proche de Mr Charles GH, ce resto typique sert de très bons plats (je conseille le sweet and sour chicken).Bon pancake à la banane en dessert (ressemble plus à une crêpe). 4000-5000 Ks pour deux. Resto Mr Food : resto chinois où on retrouve beaucoup d'occidentaux. Les plats sont bons et le patron sympa. 4000-5000 Ks pour deux Bus Hsipaw-Mandalay : réservé chez Ye Shin (4500 Ks par personne). Bien meilleur bus qu'à l'aller donc voyage beaucoup plus agréable. Départ a 5h30 mais on met à peine 6h (en comptant la pause à Piyn Oo Lwyn)

ENVIRONS DE MANDALAY Resto Kyan Taing Aung : devant l'embarcadère de la barque pour Inwa, resto où les taxis emmènent les touristes avant de partir visiter le site. Plats de nouilles corrects et copieux (2000 Ks le plat) Taxi pour visiter les sites de Sagaing, Inwa et Amarapura : 25000 Ks (+ 1000 Ks/pers pour le bateau vers Inwa + 6000 Ks pour une calèche à Inwa). Le billet combiné à 10$ est réclamé à l'entrée de 2 des 4 sites visités à Inwa. Pas la peine de visiter Inwa si vous ne souhaitez pas acheter ce billet qui part dans les poches de la junte. Bateau lent Mandalay-Bagan : 17$ par personne (15€ + 2€ car c'est l'hôtel qui nous a pris les billets). Le voyage est très agréable même si le début est un peu bizarre puisque les étrangers sont sur des chaises et les locaux au sol... Le voyage est agrémenté de nombreux arrêts dans les villages isolés de l'Ayeyarwaddy : plutôt folklorique et animé. Il est possible d'acheter de quoi manger auprès des femmes des 2 ou 3 premiers villages qui montent vendre dans le bateau. Temps de trajet le 25 octobre 2012 : 12h (5h40 > 17h40)

BAGAN Billet d'entrée sur le site (réclamé au débarquement du bateau) : 10$ May Kha Lar Guest House : Main road - Tel : +95 061 60304 - Coup de coeur Meilleur rapport qualité-prix de notre séjour. 20$ pour une double avec sdb, petit-dej et air conditionné. Joli parquet dans la chambre et sdb moyenne (eau tiède mais il fait tellement chaud...). Terrasse commune très sympa avec du wifi rapide. Location de vélos à 1500 Ks la journée. Petit-dej bon et assez copieux. Réservation faite par téléphone depuis la France. Novel Restaurant : Yarkhin Thar Hotel Road, à côté de Shwepyinan Thanakha Gallery - Tel : +95 061 60690 - khinzawnovel@gmail.com Situé dans la rue des restaurants de Nyaung U. Carte classique pour l'endroit (chinois, thaï, Myanmar, pâtes et pizzas). Cadre sympa et bons plats. Service assez lent, par contre. Desserts énormes et très bons (assiette de fruits, bananes frites, pancake banane chocolat) ! 10000 Ks pour deux. Pyi Wa : bon déjeuner à base de salades (tomate-avocat et poulet). Assiette de "potatol crecken" très bonne. 5300 Ks Mann Sabai Myanmar Food : à 3 minutes de May Kha Lar GH en direction du marché. Cuisine du Myanmar classique et correcte. Beaucoup moins cher que les restos de la zone et fréquenté par des locaux. 4200 Ks pour deux curries et deux boissons. Golden Myanmar (?) : petit resto fréquenté par les locaux à l'entrée de Old Bagan. Très bons curries (viande un peu dure quand même) et très bons beignets de légumes et tofus. Pas cher du tout (4000 Ks pour deux) Aroma 2 : resto indien de Nyaung U (coup de cœur du Lonely). Qualité excellente des plats et lassis. Chapati décevant pour le prix. L'ensemble est très bon mais le prix est un peu élevé (12000 Ks pour deux). Cheri Land : à côté de May Kha Lar, plats classiques et copieux. Bon poulet au miel et poulet aux noix de cajou. Pancakes décevants. Cadre sympa et resto fréquenté par les locaux et les touristes. 7000 Ks pour deux. Shwe Myat Tar : resto local situé à côté du marché. Excellents curries de bœuf (curry de porc un peu gras). Bon et pas cher du tout. Wonderful Tasty : dans la rue des restos. Très moyen et service atrocement lent (plus d'une heure!). Bon, on avait pris des pizzas donc, évidemment, c'était pas top! 16000 Ks à 4 Swe Tha Har San : Main road, Ywar Thit Quarter, n°4 ward A côté de May Kha Lar, excellent resto local avec des plats très copieux. Bon et pas cher (4000 Ks pour deux)

NGAPALI Avion Bagan-Thandwe : deux vols directs par semaine avec Yangon Airways. Réservé 3 jours avant chez Sun Far (qui change aussi l'argent à bon taux) pour 138$ par personne. Memento Resort : memento@ngaplimementoresort.com 35$ la double en bungalow avec ventilateur et sdb. Chambre très bien avec eau chaude et vue sur la mer. Électricité de 17h30 à 7h du matin. De nombreux employés sont aux petits soins pour mettre de l'anti-moustique dans la chambre, surveiller, donner des renseignements... Petit-dej en buffet très copieux. Transferts gratuits pour l'aéroport. Bref, c'est un peu plus cher que dans les précédents endroits où nous sommes allés (mais un des moins chers de Ngapali !) mais c'est très bien. Réservation faite par mail. Green Umbrella - Coup de coeur Excellent resto sur la plage qui sert des grillades de poissons et fruits de mer. 11000 Ks pour deux plats, deux boissons et un dessert. Juste à côté de Green Umbrella, en allant vers le Sud, un petit resto/bar où nous avons bien apprécié les Piñacolada de l'Happy Hour sur nos petits fauteuils face au coucher de soleil ! 3000K pour 2 cocktails. Excursion en bateau (snorkeling + pêche à la ligne) : 15000 Ks pour louer un petit bateau pendant 4h. Sympa mais le snorkeling est évidemment très décevant comparé aux Galápagos : l'eau n'est pas très claire et on voit seulement quelques poissons colorés. Ensuite, le "capitaine" lance des lignes pour qu'on attrape des poissons, ce qui est plutôt sympa. Au final, c'est seulement lui et son adjoint qui en pêchent et nous avons le mal de mer à cause du clapotis! Mais, sympa quand même. Avion Thandwe-Yangon : réservé chez Sun Far à Bagan pour 100$ par personne avec Asian Wings.

N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'infos complémentaires.

Agnès
Nouvelles formes d'insécurité à Madagascar English translation pending
by OcéanI · 2012-11-06 · 156 replies
Voici ce que l'on pourrait appeler le "car jacking à la malgache".

Vous prenez un taxi sur l'Avenue de l'Indépendance à ANTANANARIVO.

Apès que vous soyez assis à l'arrière du véhicule, le chauffeur passe un coup de téléphone.

Quelques centaines de mètres plus loin, il s'arrête à hauteur d'un homme qu'il présente comme étant "un ami que l'on va déposer au passage" et qui s'installe à vos côtés.

Arrivé dans une zone propice, l'ami en question sort une arme à feu et vous enjoint de lui remettre toutes vos valeurs.

Après vous avoir dépouillé, il vous invite ensuite à descendre du taxi.

Autre variante, deux (2) hommes montent également à l'arrière du véhicule, vous prenant en quelque sorte en "sandwich".

L'un d'entre eux sort un couteau et vous le met sous la gorge. La suite du modus operandi est la même.

Voila donc, en quelques lignes, les nouvelles formes d'insécurité et de déliquance qui se développent depuis quelques mois à ANTANANARIVO.

J'entends déjà d'ici les ritournelles du style "mais il n'y a pas qu'à ANTANANARIVO que l'on voit çà'".

Je répondrai simplement que, il y a seulement un (1) an ou deux (2), on ne voyait pas çà à ANTANANARIVO.
La France qui souffre... English translation pending
by Atila · 2012-11-05 · 861 replies
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Égypte du 27 avril au 10 mai English translation pending
by Bonjourciao · 2012-10-26 · 56 replies
Bonjour, me re-voici à vous demander votre aide pour un nouveau voyage, cette fois-ci en Egypte prévu du 27 avril au 10 mai prochain.

Particularité : ce voyage sera composé de 2 adultes (ma sœur et moi) et 5 enfants (ils auront alors 17, 11, 6 ans pour ma sœur, et 13 et 9 ans pour les miens).

Evidemment, on aurait bien aimé tout faire…évidemment, va falloir faire des choix. L’idéal aurait été d’arriver à goupiller 2-3 jours en mer Rouge à la fin, et une mini-croisière de 2-3 jours max, sauf que je n’arrive pas à tout faire coller (à moins d’inventer un mois inexistant jusqu’à présent entre le 27 avril et le 10 mai... pffff…)

Alors si vous pouviez m’aider à goupiller ce planning, ce serait cool ! Parce que vu notre nombre, je ferais mieux cette fois-ci de presque tout prévoir plutôt que d’attendre de voir sur place au feeling… et ce planning, bah le voici, vous allez vite comprendre mon problème.

Sam. 27/04 : Décollage de Paris (CDG) à 15h45 - Arrivée au Caire à 20h20. (durée du vol 4h35). 1ère nuit au Caire

Dim. 28/04 : Le Caire : Guizeh le matin + musée du Caire l’après-midi. Le soir : sons et lumières aux pyramides. 2ème nuit au Caire

Lun. 29/04 : Le Caire : Saqqarah – Dachour – Memphis. 3ème nuit au Caire

Mar. 30/04 : Avion Le Caire (12h40) arrivée à Louxor (13h50). Repos. 1ère nuit à Louxor

Mer. 1er/05 : Visite vallée des rois, vallée des reines, temple d’Hatchepsout (visite en ½ journée). Puis repos. 2ème nuit à Louxor

Jeu. 02/05 : Le matin : temple de Karnak (+ souk ?). L’après-midi : repos puis temple de la momification (visite en 45 mn environ) et temple de Louxor à la nuit tombée. 3ème nuit à Louxor

Ven. 03/05 : Le matin : traversée du Nil pour la visite de la rive ouest : Colosses de Memnon, temple de Médinet Habou, tombes des artisans (Deir el medina), Ramesseum , tombes des nobles (visite en une grande ½ journée). 4ème nuit à Louxor

Sam. 04/05 : Option 1 Train entre Louxor et Assouan (3h). Bus entre Assouan et Abou Simbel (départ 17h, arrivée 21h). Visite du site fin de matinée. Après midi piscine chez Seti Lake Resort. Son et lumières à 19H, dîner et nuit à Eskaleh. Option 2 : prendre un car jusqu’à Esna (à 60 km au sud de Louxor)... là je suis larguée... 1ère nuit à Abou Simbel.

Dim. 05/05 : Avion d’Abou Simbel à Assouan. Départ mini croisière. 1ère nuit en bateau.

Lun. 06/05 : Mini croisière. 2ème nuit en bateau.

Mar. 07/05 : Arrivée à Kom Ombo (je vous l'ai dit : je suis larguée...). Trajet pour Hurghada 1ère nuit à Hurghada

Mer. 08/05 : Repos – snorkelling. 2ème nuit à Hurghada

Jeu. 09/05 : Repos – snorkelling. Dernière nuit au Caire.

Ven. 10/05 : Décollage du Caire à 9h35 – arrivée à Paris (CDG) à 14h25.

Je sais : à partir de Louxor, c'est du N'IMPORTE QUOI !!! mais je compte sur votre aide, hein ?!

Je compte sur vous pour toute l’aide que vous pourriez m’apporter !
Compact expert pour voyage: LX7 ou RX100? English translation pending
by Hitorogoshi · 2012-10-22 · 52 replies
Bonsoir à tous,

préparant un voyage en Asie du Sud-Est à la fin de l'année, j'aurais aimé avoir votre avis sur ces deux APN compacts pros en guerre actuellement dans les magasins, à savoir :

- Panasonic Lumix DMC-LX7, successeur récent du LX5

- Sony Cyber-shot DSC-RX100

Merci à tous, connaisseurs ou moins.

Bonne nuit.

PS : J'ai oublié de préciser que je suis un adepte de la lignée LX de Panasonic (LX3 en Thaïlande en 2009, puis LX5 acheté durant l'été 2011 pour lui succéder, mais je n'ai jamais été contre le changement si de meilleures capacités s'avéraient être au rendez-vous ailleurs), que j'aime beaucoup la photographie sans pour autant me considérer comme un pro, et que j'apprécie plus que tout la liberté offerte par la légèreté de ces appareils experts (270 g pour le LX5 par exemple) tout en ne lésinant pas sur la qualité des clichés qu'ils offrent. C'est pour cela, malgré leur prix élevé, que je n'ai jamais sauté le pas vers un reflex. A tort, peut-être. Mais qu'importe.
Out of Namibia English translation pending
by Genevois · 2012-10-17 · 27 replies
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?

Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.

On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.

La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?

Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.

Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.

Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre

Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.

L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.

Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.

A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.

Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.

Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.

Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.

Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.

Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...

Samedi 22 septembre

Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.

Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.

A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.

Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.

Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.

Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.

Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.

Dimanche 23 septembre

Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.

Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.

Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.

Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.

Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.

A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.

Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.

Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.

Lundi 24 septembre

Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.

Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.

Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.

Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.

Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.

Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.

Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.

Mardi 25 septembre

A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.

D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.

Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.

Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.

Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.

De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.

Mercredi 26 septembre

Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.

Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.

Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.

Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.

Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.

Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.

Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.

C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.

De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.

Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre

Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.

Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.

Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.

Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.

Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.

Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.

Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.

Vendredi 28 septembre

Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.

Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.

Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.

Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.

Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.

Samedi 29 septembre

Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.

Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.

A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.

Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.

Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.

Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.

Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.

Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.

Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.

Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !

Dimanche 30 septembre

Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.

Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.

Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.

Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.

Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.

Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.

Lundi 1er octobre

Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.

Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.

Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.

Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.

Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.

Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...

Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.

Mardi 2 octobre

Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.

C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.

Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.

Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.

Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.

Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...

La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.

Mercredi 3 octobre

Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.

Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.

A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?

Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.

Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.

Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.

A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.

Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.

Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.

Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.

Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 4 octobre

Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.

Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.

A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.

Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.

Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.

A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.

Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...

Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.

Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.

Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.

De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.

Vendredi 5 octobre

Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.

A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.

Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.

Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.

A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.

Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...

Samedi 6 octobre

En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.

160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.

C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.

Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...

Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.

De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.

2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.

Dimanche 7 octobre

Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.

En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.

Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.

Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.

Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.

Lundi 8 octobre

Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.

En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.

Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.

Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.

Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.

Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.

Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.

La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.

Mardi 9 octobre

Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.

Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.

Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.

Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.

Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.

Mercredi 10 octobre

Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.

Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.

Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.

Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.

Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.

Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.

Jeudi 11 octobre

On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.

Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.

Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.

Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.

Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.

Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.

Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.

De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.

L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.

Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.

Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.

Exceptionnel, jouissif.

La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.

Exceptionnel, jouissif.
Retour d'un trek à travers les cirques de la Réunion English translation pending
by Sokomano · 2012-10-17 · 2 replies
Voici un descriptif d'un parcours de 6 jours effectué en Octobre 2011. Nous sommes partis du cirque de Salazie, montés au Piton des Neiges, descendus sur Cilaos, passés par le col du Taïbit avant de terminer par 3 jours dans Mafate.

Jour 1: Hell Bourg - Caverne Dufour Hell-Bourg est le départ de notre trek de six jours. Situé au fin fond du cirque de Salazie, le village d’Hell-Bourg fait partie de la prestigieuse liste des plus beaux villages de France. De très belles anciennes maisons créoles, certaines très colorées, sont implantées le long des petites rues du bourg. La végétation y est luxuriante, notamment grâce à la météo pluvieuse de la Côte-au-vent. Un peu à l’écart du centre, le cimetière paysager est l’un des plus originaux et pittoresques de l’île. Celui-ci abrite des tombes en pleine terre joliment fleuries. De plus, il offre une superbe vue sur les montagnes qui l’entourent. Pour atteindre le Gîte de la Caverne Dufour, nous avons opté pour la montée directe par le Cap Anglais et non pas via le Gîte de Bélouve qui est certes moins pentue mais plus longue. Nous quittons Hell-Bourg aux alentours de 10h. La montée régulière mais rapide permet d'observer de jolis points de vue sur le village puis sur l'ensemble du cirque. Quelques derniers lacets annoncent l'arrivée à la forêt cryptomerias de Terre Plate. Le sentier un peu boueux devient alors parsemé de nombreuses racines. La ravine de Bras Sec marque la fin de Terre Plate et annonce les 700 mètres de montée jusqu’au Cap Anglais. Nous entrons dans la belle forêt primaire typique de la Réunion qui suinte l’humidité. En prenant de l’altitude, nous passons rapidement aux dessus des nuages. En haut, nous sommes récompensés par une vue imprenable sur les remparts du cirque de Salazie. La forêt épaisse a laissé place à une végétation plus rase. La suite de la randonnée est certes moins raide mais le sentier caillouteux est fatiguant après la rude ascension. Le Gîte de la Caverne Dufour se dessine à l’horizon alors que le soleil commence à baisser. Il nous faudra encore trois-quarts d’heure avant d’atteindre le refuge, le soleil n’est pas loin de se coucher. Le gîte, au confort plus que sommaire, est avant tout un refuge avec dortoirs. Compte tenu de sa situation, le refuge est une étape incontournable pour les randonneurs désirant grimper au Piton des Neiges au lever du soleil. Par conséquent, il est recommandé de réserver au moins deux mois en avance, surtout pour les week-end ou pendant les périodes de vacances scolaires. La grande salle qui fait office de restaurant est pleine à craquer, le rhum arrangé est servi et c’est dans une ambiance chaleureuse que nous engloutissons notre premier rougail saucisse.





Jour 2: Caverne Dufour - Cilaos

Lever très tôt le matin afin d’atteindre le sommet au lever du soleil, nous quittons le refuge vers 4 heures. Il fait bien évidemment nuit noir et c’est munis de frontales que nous suivons le balisage blanc au sol qui marque le sentier du Piton des Neiges. La progression est assez lente, il faut parfois contourner des blocs. Sous nos pieds roulent les lapilli et c’est après deux heures d’effort que nous atteignons le point culminant de l’île à 3071 mètres d’altitude. En haut il y a déjà du monde ; d’autres plus malins ont préféré passer la nuit au sommet avec leur duvet dans de petits enclos de roches destinés à couper du vent. Aux premières lueurs du jour, le panorama est immense, on bénéficie d’une vue à 360 degrés sur les cirques. Au loin, c’est le dôme du Piton de la Fournaise qui dépasse des nuages. Nous continuons sur la crête et découvrons les belvédères du Piton. Au Sud, la vue plonge sur Cilaos et l'arête des Trois Salazes qui marque l’entrée de Mafate alors que la pointe Nord du sommet, au niveau des antennes, offre une vue sur le verdoyant cirque de Salazie. Pour la descente, nous reprenons le même itinéraire jusqu'à la Caverne Dufour où le petit-déjeuner nous attend. Un peu de repos et nous entamons la descente vers Cilaos à 10 heures. La descente à Cilaos s’effectue en deux étapes séparées par le Plateau du Petit Matarum qui propose un point d'eau ; la première bien raide sur des marches nombreuses et parfois assez hautes mais offrant quelques panoramas sur le piton ou Cilaos, la seconde dans une importante végétation empêchant tout point de vue. De toute façon, nous terminons cette descente sous les nuages qui ont déjà envahi le cirque de Cilaos. C’est jour de marché et de fête de la lentille à Cilaos, nous en profitons donc pour déambuler dans les rues du village avant de déjeuner. Après le repas nous rejoignons le gîte « Chez Lucette » et profitons de la fin d’après-midi pour nous reposer.



Jour 3: Cilaos - Marla

A Cilaos, nous profitons du début de matinée pour acheter quelques provisions pour la suite de notre trek. Le cirque qui nous attend est Mafate, le plus sauvage, il nous paraît évident de nous ravitailler dès à présent. Nous voilà désormais bien chargés pour cette chaude journée qui s’annonce. En remontant, la rue du Père Boiteau en direction de l’église, nous empruntons sur notre gauche la rue des Thermes. La petite rue rejoint le Sentier des Porteurs qui permettait autrefois de rejoindre les anciens thermes situés en contrebas du village. C’est là que nous descendons, passons une ravine, puis continuons quelques mètres sur la D242 avant d’arriver à un panneau indiquant la direction de la Cascade du Bras Rouge. Le chemin assez large, descend en pente douce, sous un couvert de bois colorés. Il faut environ une heure pour arriver à la cascade. Nous profitons du lieu pour une petite séance photo puis nous continuons notre route sur l’autre côté de la rive. La suite est plus éprouvante, le sentier monte de manière importante en coupant plusieurs ravines présentant de belles petites cascades. Avant d’arriver au croisement avec la route de l'Ilet à Cordes, c’est une véritable succession de montées et de descentes, bien souvent sans ombre. Nous atteignons la route, bien fatigués, et profitons des kiosques à pique-nique pour nous restaurer. Nous continuons vers le Col du Taïbit. La montée est toujours aussi raide mais en gagnant de l’altitude, la végétation se fait plus dense. Il faut environ 45 minutes pour accéder à la tisanerie des Trois Salazes. Au milieu des filaos et des eucalyptus, c’est un bel endroit pour prendre une tasse ; mais visiblement il n’y a personne pour nous servir. Le sentier repart toujours aussi raide. Après 20 minutes d’effort, nous arrivons à un plateau où coule la source de Ti Louis vers 1800 mètres. Il reste alors une petite heure avant le Col du Taïbit. Malheureusement, c’est sous les nuages que nous abordons cette montée finale et la vue sur le cirque de Mafate est cachée. La descente vers Marla s’effectue très rapidement malgré le sol sableux parfois glissant. Finalement, nous atteignons le Gîte Giroday vers 18h. Bien que le confort soit rustique, nous sommes bien accueillis et on y mange très bien (cuisine traditionnelle au feu de bois).





Jour 4: Marla - Roche Plate

Après le petit-déjeuner nous prenons la direction du site des Trois Roches. Nous empruntons le GR R3 et traversons les jardins et petits champs de culture de l’îlet. Arrivé en bordure du plateau de Marla, nous entamons une longue descente dans la ravine de la Rivière des Galets dans un monde purement minéral. En bas, nous passons la rivière a gué en suivant des blocs de basalte. Sur l’autre rive, le sentier longe la rivière jusqu’au site des Trois Roches. Le lieu est très reposant, les gros rochers plats au bord de la rivière présentent un lieu idéal pour se rafraîchir et déjeuner. Ici les eaux de la Rivière des Galets serpentent sur une dalle rocheuse presque plane avant de dégringoler dans un gouffre dont on ne distingue pas le fond. Le nom de ce site fait référence aux gros rochers qui semblent posés en équilibre sur la rive. Nous quittons les Trois Roches sous l’ombre des filaos. Le GR longe alors la Rivière des Galets qui resurgit au fond du canyon, puis nous arrivons à la ravine Chevaquine. La montée dans la ravine est raide mais le petit ruisseau qui y coule est rafraîchissant. Arrivés en haut au point 1347 mètres, le sentier qui longe le pied des Remparts est une succession de montées et de descentes au gré des ravines. Les galaberts, les chocas et quelques arbres constituent une maigre végétation. Pendant plus d’une heure, nous évoluons sous une grosse chaleur avant d’entamer la descente vers Roche Plate, dans de la rocaille et un peu d’ombre. Arrivés à Roche Plate, nous prenons le chemin de gauche pour rejoindre le gîte Chez Juliette qui se trouve non loin de l’épicerie. La grande terrasse du gîte permet de nous reposer, tout en profitant d’une belle vue sur le cirque de Mafate.



Jour 5: Roche Plate - Ilet à Malheur

Aujourd’hui, nous prolongeons notre découverte du cirque de Mafate. Après avoir suivi la Rivière des Galets la veille, nous allons quitter la partie occidentale du cirque pour plonger au cœur du cirque et rejoindre l’Ilet à Malheur. L’étape s’annonce longue et c’est de bonne heure que nous partons. Il fait beau et déjà chaud en ce début de matinée et c’est sous l’ombre des filaos que nous prenons la direction du Bronchard. Passé les dernières cases de Roche Plate, nous bifurquons à gauche vers le cimetière. Nous entamons alors une longue descente sur l’ancien Sentier Facteur, longtemps fermé, aujourd’hui aménagé et rebaptisé Sentier Dacerle. Les nombreuses marches qui ont été installées facilitent beaucoup la descente, d’autant plus que la végétation est rase et la pente est raide. En bas, nous profitons de la traversée de la Ravine de Roche Plate pour nous rafraîchir dans un petit torrent. Pour rejoindre le site de Roche Ancrée, nous entamons une courte mais rude montée au col avec oratoire. Une fois passé le col, on en prend plein la vue. En face, le Piton des Calumets nous domine ; en bas, le sentier plonge vers la Rivière des Galets et le bassin de Roche Ancrée où nous déjeunons. L’endroit est calme et les bassins invitent les randonneurs à la baignade. Pour rejoindre Cayenne, nous descendons la rivière sur la rive gauche en suivant le balisage sur les rochers avant de franchir un étroit défilé. Sur la rive droite, après une courte montée, nous passons un passage à flanc de paroi puis continuons en légère descente jusqu’à Grand Place. Le sentier est plat et ombragé, on passe quelques manguiers et bananiers avant d’arriver à Cayenne. Nous traversons le bourg fleuri puis prenons le chemin qui mène à l’école via la Ravine Fontaine. La montée est de nouveau raide et sans ombre ; finalement nous décidons de faire une nouvelle pause au niveau de l’école. Nous reprenons en direction de l’Ilet à Bourse et décidons de passer par le Plateau de Gousse plutôt que par le GR R2 car le chemin semble moins accidenté. Ici, nous sommes seuls et le paysage est vraiment impressionnant. Nous sommes entourés de plusieurs hauts pitons couverts de végétation luxuriante. Passé le Piton Carré, nous entamons une nouvelle descente vertigineuse dans le Bras d'Oussy avant de remonter aussitôt vers l’Ilet à Bourse. Arrivé à l’îlet, un panneau nous propose de faire un court détour en suivant le sentier panoramique et botanique qui monte vers les Hauts. On passe devant quelques cases et la chapelle faite de paille et de bambous, on a du mal à croire qu’elle résistera au prochain cyclone. En haut, nous jouissons d’une belle vue sur Piton Cabris, de lourds nuages s'amoncèlent à l'horizon. Il nous faut accélérer le pas, la fin de journée s’annonce pluvieuse. Nous redescendons et passons la Grande Ravine où une passerelle attend les randonneurs. Et c’est une dernière montée avant d’arriver au lieu dit La Plaque, la partie haute de l’Ilet à Malheur. Nous traversons l’îlet à grand pas, passons une dernière ravine et arrivons finalement à Ilet à Malheur sous la pluie.







Jour 6: Ilet à Malheur - Dos d'Ane

Sixième et dernière étape de notre trek. Nous quittons le charmant gîte d’Ilet à Malheur après le petit déjeuner. En descendant vers Aurère il y a deux sentiers. Nous choisissons de prendre celui de l’est qui nous semble moins fréquenté que celui de l’ouest. En bas, nous passons le Bras Bémale et remontons dans la végétation luxuriante. La pluie de la veille a rendu la traversée du bras compliqué. Il est impossible de traverser sans déchausser. Avec ses fleurs, ses ananas, Aurère ressemble à un petit coin de paradis. D’ailleurs le nom de l’îlet signifierait « bonne terre ». La traversée d’Aurère jusqu’à Bord Bazar se fait par un large chemin en pente douce où nous profitons de beaux points de vue sur les pitons escarpés du cirque. Nous arrivons à Bord Bazar et faisons face au Piton Cabris. S’ensuit alors la longue descente de la crête d’Aurère jusqu'à la Rivière des Galets. Les lacets sont serrés et les escaliers glissants jusqu’à l’Ilet Bambou. La descente devient moins prononcée, la vue est toujours aussi grandiose et on assiste à un balai incessant d’hélicoptères qui viennent ravitailler les îlets. Au niveau de la Source Cabris, nous commençons à avoir une vue plongeante sur la Rivière des Galets et il ne nous reste plus que quelques minutes pour atteindre le fond du cirque. En bas, nous franchissons la rivière à gué, ce qui ne pose aucun problème lorsque le niveau de l’eau est bas. Nous continuons le long du cours d’eau en le traversant à plusieurs reprises avant d’arriver au lieu-dit Les Deux Bras. Pour beaucoup de randonneurs c’est le point de départ ou d’arrivée de leur trek ; des taxis effectuent la liaison avec le littoral en suivant le lit de la rivière. Mais pas de voiture pour nous, nous avons choisi de terminer par la montée de Dos d’Ane, qu’on appelle Le Mur. Après une pause déjeuner le long de la rivière, on s’engage sur le Sentier du Bras Sainte-Suzanne. Les lacets serrés nous élèvent rapidement offrant alors une belle vue sur l’entrée du cirque de Mafate. Mais la météo se gâte, et comme la veille, nous finissons la fin de journée sous une grosse pluie. Au bout de deux heures d’efforts, nous débouchons enfin au sommet du rempart au milieu des habitations. L’arrivée au gîte est la bienvenue. Le lendemain nous rejoindrons la côte avec le bus.





En espérant que le récit vous ait plu !

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