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De retour de Chine: Beijing - Datong - Taiyuan - Pingyao - Xi'an English translation pending
by Jackfack · 2009-07-21 · 28 replies
Tout d'abord, je voudrai sincèrement remercier tout ceux qui m'ont aidé à préparer ce voyage (ils se reconnaîtront je le pense)...

La Chine est un pays merveilleux... Pays ? Un monde à part entière en fait... J'ai surtout été frappé par la gentillesse des gens et leur curiosité à notre égard, loin de l'image de xénophobes que l'imagerie populaire a pu véhiculer. Au contraire, quel accueil ! Mon fils de 11 ans en est revenu enchanté et veut aller y habiter.

Quelques remarques générales sur les deux difficultés d'un voyage en Chine : - la barrière de la langue : croisé 4 Chinois parlant français... Même dans les grands hôtels ou dans les sites touristiques l'anglais n'est pas forcément parlé... Et quand il l'est, c'est souvent autour d'un niveau assez bas. Eviter les tournures complexes et aller droit au but. Le Routard a édité un bouquin avec des images pour se faire comprendre sans partager de langue... - la réservation des trains : "je suis désolé monsieur, tous les trains Pékin - Xi'an sont complets pour une semaine sauf en siège dur"... J'ai du inverser mon itinéraire dans la nuit, prévenir les hôtels, etc...

Beijing (1 semaine) J'avais réservé une chambre au Léo Hotel dans la rue Dazhalan, 5 minutes de Tien an Men. Petite auberge de jeunesse agréable qui est très efficace pour préparer la suite du voyage et qui a des excusions toutes prêtes. Tout d'abord, les distances sont énormes et les rues pas toutes agréables à pied... Le métro est super propre et super pratique. Tien an Men : immense. Froid (enfin, par 38° avec un taux d'humidité de 95%...🙁), tombeau de Mao moche de l'extérieur, queue sans fin... Le musée National semble fermé pour rénovation. Le parc Beihai : excellent pour un premier contact, vue sur les toits de la cité interdite... Temples, nénuphars... Sympa. La Cité Interdite : compter une journée complète de visite. Stands de snck et boissons dedans. Audioguide avec GPS : il repère où on est pour donner la bonne explication ! Le temple des Nuages Blancs : agréable visite, penser à caresser le cheval en bronze qui enlève les douleurs 😊 Le temple du ciel : époustouflant... Compter une bonne demi-journée. Des femmes en tenue traditionnelle. Le temple des Lamas : immense bouddha gravé dans un seul tronc d'arbre, moulins à prière, "bonnets jaune"... Le temple de Confucius : deuxième plus important temple après celui de Qufu. Expos et musées avec bla-blas en anglais. Le collège impérial : attenant au précédant, intéressante explications sur les examens d'entrée comme fonctionnaires impériaux. Tour du tambour : fermée. Tour de la cloche attenante, belle vue sur les Hutongs alentours. Concernant les hutongs, je comprend les deux positions : ceux qui disent que c'est un habitat traditionnel qui ne devrait pas disparaître comme ceux qui dient que ce sont des demeures insalubres. Palais d'été : grandiose. Bus direct de Tien an Men. Noir de monde... Compter une bonne journée de visite. Wangfujin : est-ce toujours Beijing ou le centre de New-York. Y aller le soir, quand c'est illuminé façon Times Square ! A deux pas, brochettes de scorpions et de blattes, étoiles de mer grillées ou sauterelles. Truc blanc enroulé sur un baton qu'on m'a vendu pour du serpent ? Bof... Juste pour les touristes ? Par contre goûter les fruits frais trempés dans le sucre liquide façon pomme d'amour... J'ai mangé une brochette tomate kiwi comme ça.. miam ! La Grande Muraille : Leo Hostel propose une journée grande muraille secrète dans une zône au sud de Badaling. Ils ont des accords avec des villageois qui font les guides. Du coup, on était les seuls à perte de vue guidés par une mamie minuscule qui trottait sur ces cailloux... Précision : la Grande Muraille, ça grimpe dur ! Ce n'est pas une balade du dimanche, surtout quand il est fait chaud. Prévoir les chaussures de marche et beaucoup d'eau. Zones qui frisent l'escalade.
Improvisation Nomade English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-21 · 8 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Première Partie : France

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes l��, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !

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Partir en voyage sans son conjoint English translation pending
by Laviestbelle · 2009-06-27 · 94 replies
Bonjour!

Je me pose cette petite question: est-ce que vous êtes déjà parti en voyage sans votre conjoint? Je m'explique: il y a quatre ans et demi de ça, je revenais d'un voyage de 3 mois en Nouvelle-Zélande seule avec mon sac à dos. Déjà, je rêvais de repartir, mais cette fois-ci, pour un tour du monde. Trois mois plus tard, je rencontrais mon conjoint. Il n'avait jamais voyagé, mais je lui ai donné le goût et il était partant pour un tour du monde. À ce moment-la, nous vivions chez mes parents et nous envisagions de partir en appartement. Finalement, nous avons acheté une belle petite maison, pas trop dispendieuse (au lieu de louer et jeter notre argent par les fenêtres...). Cela ne nous revenait pas bien plus cher qu'un appartement. Après avoir réfléchi, je me suis inscrite à l'Université, pour ne pas avoir une job au salaire minimum toute ma vie. Je me suis dit que je ferais de petits voyages en attendant mon tour du monde. Elle est longue mon histoire hein! et je n'ai pas fini!

Pendant environ deux ans, le trip de ma petite maison de rêve et mes études me faisaient patienter amplement, mais voilà le trip de la nouveauté est passé et j'ai lâché l'Université car je n'y faisait pas ce que j'aime (je pars maintenant une entreprise dans mon domaine: une garderie pour chiens en milieu familial). En quatre ans et demi, nous ne sommes partis que deux semaines à Hawaii et là j'ai l'impression de craquer! Je veux partir, mais mon conjoint n'est pas en vacances durant le temps que je veux partir. Il me dit de patienter jusqu'en décembre, mais je n'y arriverai pas. J'ai besoin d'une dose massive de voyage et je ne vois qu'une solution: repartir seule sans mon conjoint. Je ne sais pas si quelqu'un l'a déjà fait, mais il me semble que je me sentirais coupable. Ce n'est pas que partir seule me fait peur, au contraire je suis souvent partie seule et je ne m'ennuie jamais, mais là ce n'est plus pareil, mon conjoint aime voyager et j'ai l'impression qu'il manquerait quelque chose. D'un autre côté, je me dis que je suis malheureuse et ce serait peut-être mieux pour ma santé mentale de partir au plus vite!

Ah je me sens déjà mieux d'en parler! Mettons qu'il y a pas grand monde qui me comprend, pas grand monde qui comprend cette passion dévorante qu'est le voyage!

Merci à l'avance
Adolescents sur le MSC Fantasia English translation pending
by Alinka · 2009-05-14 · 11 replies
Bonjour, Décidément, je crois que j'ai un problème avec les discussions que je démarre. Elles ne semblent jamais se trouver dans la bonne rubrique. Aussi, si certains ont déjà vu ce message quelque part, toutes mes excuses. Ceci dit, je pars avec mon mari et mes 2 enfants de 11 et 16 ans le 25/07 sur le MSC Fantasia. Nous faisons le tour Marseille-Gênes-Naples-Palerme-Tunis-Palma-Barcelone. Nous nous faisons une véritable joie de cette 1ère croisière. Cependant, mon fils de 16 ans a quelques inquiétudes : 1) il se demande si ce genre de croisière intéresse les ados, et s'il lui sera possible de rencontrer beaucoup d'autres jeunes (surtout francophones). Il se demande également s'il y a des animations prévues pour les jeunes de son âge. Il me semble avoir lu quelque part qu'il y avait sur le Fantasia une discothèque uniquement destinée aux ados. Est-ce exact ? Que pensent les parents qui sont déjà partis avec leurs ados sur le Fantasia pendant les vacances scolaires ? 2) Nous avons choisi l'option "enfants de - de 18 ans gratuits dans la cabine des parents". Nous avons réservé une cabine avec balcon sur le pont 9. Est-ce que ce genre de cabine pour 4 personnes est assez spacieux, ou bien s'agit-il simplement d'une cabine pour 2 dans laquelle on a rajouté un canapé-lit ?

J'ai aussi 2 autres questions d'ordre plus général : à l'escale de Tunis, d'après ce que j'ai vu sur ce forum, il n'y a pas grand-monde qui choisisse de visiter Carthage. Ceux qui y sont allés (et que je n'ai pas trouvés) pensent-il que cette visite vaut la peine ?enfin, notre bateau part à 18 h. le samedi, mais nous serons déjà à Marseille depuis tôt le matin. A partir de quelle heure pouvons-nous nous présenter à l'embarquement ? Grand merci d'avance pour vos réponses.
J'adoooooooooore traîner mes guêtres à Louxoooooor English translation pending
by Simplybrice · 2009-04-21 · 4 replies
Voilà près de 2 mois que j'ai quitté le territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur j'imagine. Déjà les souvenirs se bousculent, les prénoms appris se multiplient, tout comme le nombre de fois où j'ai écrit les mots bus ou gare routière dans mon récit. Et comme rien ne ressemble plus à une gare routière qu'une autre gare routière, j'ai déjà oublié ce à quoi ressemble celle de Louxor. Pour dire la vérité, j'ai même oublié à quelle heure je m'y suis rendu en chemin depuis Assouan. La seule chose que je sais, c'est que c'était le vendredi 21 et c'est déjà pas mal!!

Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.

(retour au texte)

Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.

J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.

On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!

Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?

C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...

Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.

Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.

J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.

2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...

Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.

En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...

15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...

Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.

Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!

Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Résumé de l'hôtel Barcelo Cayo Santa Maria: décevant English translation pending
by SecksyStevie · 2009-01-09 · 51 replies
Salut tout le monde !

Fidel au poste je vous écrit un résumé de ma semaine de voyage a Cuba. Cette fois-ci j'étais a Cayo Santa Maria au tout nouvel hôtel le Barcelo Cayo Santa Maria du premier au 8 janvier 2009.

Je vais vous dressez le bilan le plus objectif possible en énumérant les points forts et les points les plus négatifs de l'hôtel a ma propre opinion personnel. Si vous avez ensuite des questions n'hésitez surtout pas a m'envoyer un message privée et il me fera un plaisir de vous répondres.

LA PLAGE : Est-ce qu'on peut émettre un commentaire négatif sur cette magnifique plage de sable blanc aux eaux turquoises? J'avais adoré la plage du Las Dunas l'année dernière qui est l'hôtel voisin du Barcelo et j'ai été encore une fois bien gâté cette année.

LE CLIMAT : On parle souvent que Cuba en janvier c'est une chance a prendre car il ne fait pas très chaud, on a eu du 26 a 30 degré toute la semaine que du soleil et la seule journée que c'était venteux et frisquet est la journée de notre arrivée sinon on avait de la misère a trouver un nuage dans le ciel durant toute la semaine bref côté température une semaine de rêve.

LA PISCINE : La piscine est très grande et très jolie. En 15 voyages dans le sud elle fait sans aucun doute partie des plus belles que j'ai vu a date. Par contre elle est très froide et parfois même pas baignable tellement qu'elle est geler. L'eau de la mer était beaucoup plus chaude que l'eau de la piscine. ça nous a pas empêcher tout de même de nous baignez l'après-midi lorsque le soleil plongeait dans la piscine.

LA CHAMBRE : C'est a partir de la chambre que ca se gâte pas mal. On a une chambre très mais alors la très très ordinaire. Les gens vont me trouver chialeux, ou me dire qu'on ne passe pas grand temps dans la chambre dans une journée, l'hôtel avait seulement 6 jours lorsque je suis arrivée dans ma chambre, j'étais le tout premier a séjourné dans ma chambre et c'est fou comment ça été botcher. La peinture sur les murs est vraiment fait de style amateur c'est fou. Dans la toilette, le mur du bain en céramique il y a déja des carrés de céramiques brisés la salle de bain et toilette est vraiment petite comme c'est pas croyable. Je pèse 220 livres en embarquant dans le bain pour prendre ma douche on entend le plancher craquer comme ca n'a pas de bon sens . Une chance je n'ai pas pris de bain je sais même pas si j'aurais été capable m'assoeir dedans tellement il est fait petit a l'intérieur. La couleur des couvertures, la tapisserie sur les murs ne nous démontrent aucun luxe. La chambre ne vaut pas plus qu'un misérable 3 étoiles. C'est confortable mais vraiment pas luxueux et dire qu'on était en droit d'avoir une chambre PRESTIGE DE LUXE WOW.

LA NOURRITURE : J'ai fait 7 voyages a cuba, 15 voyages au total et je ne suis vraiment pas difficile. Le matin au buffet il y avait plusieurs choix de gauffres, crêpes, omelettes, oeufs desserts bref point de vue déjeuner je ne peux pas me plaindre il y en avait pour tous les gouts. La ou ca se gâtait l'heure du midi . Peu de variété, le buffet n'était pas ouvert seulement le grill . Il n'y avait pas de rien de bon ca en venait frustrant . Salade, riz froid, pâtes pas fraiches, les seuls choses de mangeable était les frites sauces . Les pires Hamburger et Hot Dog qu'on a mangé a cuba en 7 voyages . Par contre les desserts creme glacée, patisserie et autres fesaient bien la job, mais le diner est l'enfer. Pour le souper, 2 restos a la carte seulement, l'italien est plus que ordinaire voir même presque pas mangeable les même pâtes qu'au resto buffet sinon moins bonnes . Le resto fruit de mer même chose on était 8 a la table et personne ne mangeait leur repas. Seul les 4 personnes et moi compris qui avait acheter une langouste a 25 $ a la réception ont très bien manger mais pour les entrées soupe, salade, entrée de fruits de mer ont repassera encore une fois.

L'ANIMATION : Les spectacles de fin de soirée au théatre sont redondants et très répétitifs. plusieurs encore vont me chialer que le spectacle est en rodage et qu'il faut s'équilibrer, je vais vous répondre comme voici, l'année dernière j'étais au Melia Las Dunas l'hôtel voisin et c'était la moitié du temps la moitié des même show que j'avais vu a l'autre hôtel l'année dernière. La chanson thème du barcelo de l'animation est la même aussi que le Las Dunas et le staff de l'animation provient a 100 % du Las Dunas et du Melia Santa Maria alors pas personne de nouveau ou pas expérimenté de ce côté. Les fausses parrades de mode plate comme animation, le manque de musique, les gens de l'animation comme Ernesto aime bien mieux cruiser le monde que de mettre de la musique ou faire lever les foules.

ASPECT GÉNÉRALE DU SITE : Le site est beau, il a un excellent potentiel sauf qu'on voit que les travailleurs ont dut botcher le travail pour ouvrir plus rapidement . Il y a plusieurs routes pour mener aux différentes chambres ou lobby, restos etc qui sont très maganés ou construite très crochent on dirait que l'hôtel a 5 ans a voir le travail amateur qui a été fait a plusieurs endroits. La peinture dans les bloc est souvent grisatre de style déja vieillots on dirait que l'hôtel a déja 1 an et non 2 semaines et je n'exagère pas.

Bref en résumé : Je ne retournerai peut-être qu'a la toute fin que le barcelo soit ouvert les 4 sections en 2012 environ sinon voir probablement jamais. Mise a part cela, je n'enverrais pas mon meilleur ami a cet hôtel pour répondre a des questions qu'on pourrait me poser souvent. Le rodage n'a pas vraiment affecter ma semaine, on le savait que l'hôtel les gens n'étaient pas habitué et que le service serait lent quelques peu alors je ne chiale pas du tout sur ce point.

Je vais donnez une note globale de 3.5 étoiles et a mon avis cet hôtel du moins cet partie de l'hôtel ne vaudra jamais un 4 étoiles il est fait comme un 3 ou 3.5 étoiles, le lobby bien que beau est très simple, les coussins dans les restos et lobby lorsqu'ils seront mouillée ou déchirer ca va faire vraiment dure, les rampes pour monter les escaliers dans les blocs a chambre ne sont vraiment pas solide . Il y a des fontaines d'eaux pas sécuritaire cacher par des plantes que les enfants pourraient tomber dedans assez dangereux bref pour l'instant je ne peux pas dire autre chose de plus . J'ai été très décu point de vue nourriture même si je ne suis pas difficile pour ma part j'ai quand même trouver toujours de quoi a manger sauf que les gens qui veulent le style basique comme pizza a part aux tomates et jambon vraiment mince qui ressemble davantage a une sandwitch vous ne verrai pas de pizza de la semaine, hamburger et hot dog pas mangeable même si on demande les viandes well dunn ou bruler la cuisson et la qualité de la viande pas mangeable au grill le midi bref les plus expérimenté des voyages ne semblaient pas avoir bien apprécié leur séjour les plus nouveaux dans les tout inclus semblait bien comblée.

Pour ma part j'ai une opinion très médigée et je m'attendais peut - être a quelque chose de mieux et j'en resort décu même si dans l'ensemble j'ai su passer une belle semaine .
Croisière "Ibis" en Egypte English translation pending
by Papilou2008 · 2008-12-12 · 41 replies
CROISIERE IBIS : A FUIR😠 Si la « croisière IBIS » en 15 jours pour découvrir les principales richesses de l’Egypte répond assez bien à cet objectif elle vous réserve des surprises fortement désagréables qui gâchent beaucoup le plaisir. L’Egypte antique est une féérie, l’Egypte moderne vue par l’organisateur de cette croisière commercialisée entre autres par VOYAGES.SNCF.com relève de l’industrie touristique et de la malhonnêteté sans aucun égard pour le client (au total 5 nuits blanches !!). Voici quelques exemples de ce qui vous est réservé :

Les fameux 15 jours seront réduits à 13 : Départ : convocation le premier jour à l’aéroport CDG à 21 heures, c‘est le premier jour !!! décollage effectif à 3 heures du matin en jour 2 après 6 heures d’attente. Retour : lever à l’hôtel à minuit, décollage à 4 heures du Caire, arrivée à Paris via Louxor à 11 heures, c’est le jour 15 !!!! Le bateau « Etoile du Nil » Il a perdu depuis fort longtemps ses 5 étoiles. Sale, nourriture internationale infâme et insuffisante, horaires de navigation fantaisistes sans aucune information, cabine exigüe et mal entretenue, stationnement lors des escales loin des villes empêchant de quitter le bateau pour faire seul un peu de tourisme et découvrir le vrai pays dans l‘attente d’une hypothétique navigation. Vous passerez beaucoup de temps en stationnement coincé entre un bateau à bâbord et un à tribord vous bloquant ainsi toute vue. Mais les prix des consommations à bord sont eux dignes d’un 5 étoiles et l’on vous interdit de ramener ne serait-ce qu’une bouteille d’eau achetée à l‘extérieur 5 livres (0, 75 €) et facturée sur le bateau 8, 50 livres Le transfert Hurghada /Le Caire. Lever à 1 heure du matin pour faire partie d’un convoi inexistant tassé à 6 dans un petit véhicule inconfortable, à banquettes fixes, ne laissant aucune possibilité de s’assoupir pour une arrivée au Caire à 9 heures. 8 heures d’enfer et courbatures assurées et persistantes. Aucune trace du car moderne et confortable promis lors de la réservation. L’hôtel « Désert Rose » à Hurghada Gros complexe de 400 chambres correctes (2 étoiles en France) 3 belles piscines et l‘accès à la mer. Nourriture internationale sans intérêt mais acceptable. A fréquenter si votre estomac est en bêton armé et si vous appréciez dans la formule tout compris les whiskys, vodkas, rhums, gins et autres imitations locales à goût prononcé d’alcool à brûler. Cela semble parfaitement convenir aux russes ( 90 % de la clientèle), forts désagréables de part leur comportement incivil. Un conseil : se faire rapidement identifier comme français auprès du personnel qui devient alors, comme par miracle, aimable. Le séjour Au Caire : L’hôtel Cataracts/Pyramides possède un cade agréable, chambre vieillotte, nourriture internationale correcte mais comme partout en Egypte sans intérêt et sans variété. C’est la visite des pyramides et le séjour dans cette ville qui est une grande déception. Il faudrait commencer le voyage par les pyramides et quitter Le Caire toute de suite. Cela ne mérite en aucun cas 3 jours. La ville est une immense poubelle à ciel ouvert. Le site des pyramides n’a aucun charme du fait de l’invasion des véhicules et l’agressivité des vendeurs d’horribles souvenirs. Même les policiers vous demanderont des bakchichs pour vous signaler un détail à photographier. Adieu les émotions tant attendues face à ces monuments.

Mon conseil Ne retenez en aucun cas cette « croisière IBIS » ni son organisateur local Green Valley. Découvrir les trésors de l’Egypte antique est une féérie à faire en croisière sur le Nil a bord d’une felouque d’une dizaine de cabines. Un rapide passage par Le Caire pour les pyramides peut-être réalisé mais vous serez déçus en comparaison d’Abou Simbel qui a lui seul mérite tout le voyage.
Hôtel Marea del Portilla à Manzanillo de Cuba English translation pending
by Bebern · 2008-12-09 · 35 replies
Nous partons le 25 janvier pour le Marea Del Portilla de Cuba, pouvez-vous m'indiquer si dans les cabanas il y a des prises électriques qui soient compatibles avec nos différents chargeurs de caméoscope, de caméra, ainsi que pour brancher les fers à friser et les séchoirs à cheveux compte tenu que nous serons là-bas pour 1 mois. Où bien doit-on apporter un adapteur ou je ne sais quoi. J'attends vos commentaires et conseils sur le sujet. Un gros merci.
Carnet de voyage en Ouzbékistan (septembre 2008) English translation pending
by Notalida · 2008-09-28 · 1 reply
Voilà, je me lance… après notre retour d'un très beau voyage en Ouzbekistan. J'essayerai surtout de vous donner des informations pratiques par rapport à notre vécu sur place. Pour ce qui est de l'aspect culturel et touristique les guides sont faits pour cela.

D'abord les présentations : nous sommes partis à 2 couples, Emile et Jo, Claude et Nicole, tous retraités. Ce n'est pas la première fois que nous partons ensemble mais d'habitude nous sommes 3 couples; nous avons été ainsi au Pérou en 2004, au Mexique et au Guatemala en 2006, au Laos et au Cambodge en janvier 2008. Nous nous entendons très bien mais la cohésion de notre groupe tient surtout au fait que notre programme de voyage est préparé le plus complètement possible avant de partir ce qui évite sur place des discussions du genre: moi, je veux aller ici et moi, je veux aller là. Etant de jeunes retraités nous avons privilégié jusque là la formule de prise en charge par une agence de voyage avec qui nous préparons l'itinéraire, le type d'hôtel ( bonne catégorie sans être haut de gamme, surtout bien placés par rapport aux centres d'intérêts touristiques ), la compagnie d'aviation en essayant de partir de Lyon puisque nous y habitons. Nous privilégions aussi les repas libres le plus souvent possible. Nous sommes partis en Ouzbekistan avec Asia, comme au Laos et au Cambodge.

Notre voyage s'est déroulé du mercredi 10 septembre au samedi 20 septembre : Tachkent / Khiva / Ayaz Kala / Boukhara / Chakhrisabz / Samarcande / Tachkent.

10/09/08 : Lyon / Istanbul / Tachkent où nous sommes arrivés à 01h10, heure locale ( il y a 3 heures de décalage horaire avec la France en cette période ). Dans l'avion on nous avait fait remplir une fiche en double exemplaire détaillant ce que nous avions avec nous en dollars ou en euros, si nous avions un téléphone portable, un appareil de photo ou une caméra. Après être passé au contrôle des passeports on nous a vérifié ces fameuses fiches sans aucune complication; attention à bien garder un exemplaire qui sera réclamé au retour. Tout cela a bien duré trois quarts d'heure et nous sommes sortis de l'aéroport à 2h de matin. Notre guide nous attendait à l'extérieur et nous a emmené directement à l'hôtel Uzbekistan. Sur la route notre premier contrôle de police; juste un contrôle des papiers du chauffeur et du véhicule. L'hôtel Uzbekistan est un grand hôtel impersonnel du type soviétique mais les chambres sont spacieuses et confortables. On nous avait recommandé de ne pas boire d'eau du robinet et me voilà à 3h du matin en train de chercher une bouteille d'eau minérale. Il y a un bar où je peux me procurer de l'eau mais n'ayant pas de sum ( la monnaie locale ) je dois prendre 2 petites bouteilles contre 1 dollar. J'avais pris soin avant de partir de me munir de petites coupures de 1, 5 et 20 dollars en billets récents car les billets anciens ne sont pas acceptés.

11/09/08 : notre guide nous attend à 9h dans le hall de l'hôtel mais avant de partir visiter nous changeons notre argent au bureau de change de l'hôtel : 1336 sum pour 1 dollar, 1950 sum pour 1 euro. L'euro est aussi bien accepté que le dollar. Nous avons à notre disposition un véhicule confortable avec un chauffeur sympa. Nous ne consacrons qu'une petite journée à la visite de Tachkent sans oublier la visite de quelques stations de métro. Attention dans le métro à ne pas prendre de photos car il y a de nombreux policiers. Au musée d'Histoire du peuple d'Ouzbékistan il faut payer 7000 sum par appareil de photo. On se rendra compte au cours du voyage que le budget pour pouvoir prendre des photos et filmer est énorme. Vers 16h nous prenons la route de l'aéroport car nous avons le vol Tachkent-Urgench ( Uzbekistan Airways ) prévu pour 18h. Nous embarquons à 17h15, l'avion est en plein soleil, pas d'aération, pas de ventilation et il fait très chaud. J'ai à coté de moi une dame ouzbèque assez corpulente qui téléphone et se ventile largement avec le carton sensé donner les consignes d'évacuation en cas de problème. Avec une dizaine de minutes de retard l'avion décolle et arrive presque à l'heure à Urgench. Il est 19h15 et il commence à faire nuit. L'aéroport semble fermé; on nous fait sortir de l'enceinte de l'aéroport et attendre là que les bagages soient débarqués. Puis on nous fait rentrer de nouveau derrière la barrière pour récupérer nos bagages avec contrôle des souches des bagages. Une voiture avec chauffeur nous attend car il est prévu que nous partions tout de suite pour Khiva où nous dormons. Notre guide, qui nous a accompagné depuis Tachkent, vient de recevoir un appel téléphonique et il n'a pas l'air très content; il nous apprend qu'il y a eu un problème avec la réservation de l'hôtel Shahrizade que nous avions choisi car situé à l'intérieur de la vieille ville à Khiva. Pour des raisons un peu obscures il n'y avait plus de place dans cet hôtel et on nous a transféré à l'hôtel Asia situé juste à l'extérieur des remparts. Nous nous rendrons compte plus tard que nous n'avons pas perdu au change car l'hôtel est vraiment juste aux remparts, est confortable et a une piscine dont nous profiterons.

12/09/08 : journée consacrée à la visite de Khiva. Pour prendre des photos c'est 5000 sum; pour filmer 7000 sum. Le guide nous emmène manger dans la chaikhana Zerafshan juste à coté de la madrasa Islom-Hoja: on y mange très bien mais on s'aperçoit que les prix sont plus élevés qu'indiqués dans le guide; un plov, excellent, coute 4000 sum; un chachlik 5000 sum. Autre exemple de l'envolée des prix : le soir nous sommes allés manger à la Chaikhana Parvoz à l'extérieur de l'enceinte de l'Ichon-Qala car les prix baisseraient de moitié par rapport à l'intérieur de la vieille ville; aucun menu n'est affiché et pour savoir ce que l'on peut manger on nous emmène vers les cuisines et on nous montre ce qu'il est possible de nous faire. Confiants nous commandons une soupe ( avec un poivron farci dans le bol ) et un manty ( 4 gros raviolis farcis à la viande ) pour chacun, 2 bières et de l'eau minérale. Lorsque nous avons demandé la note, nous avons eu droit à un petit bout de papier de la taille d'un timbre poste avec dessus le chiffre de 37500 sum. Nous avons demandé le détail et voici les prix : 3000 sum pour la soupe, 3000 sum par manty, 3000 sum la bière, 1000 sum la bouteille d'eau minérale. Encore une fois grosse différence avec les prix marqués dans le guide ( Lonely Planet édition 2007). Finalement cette façon de présenter la note est une pratique courante et on en prend l'habitude; les ouzbèques sont honnêtes, accueillants et si les prix augmentent c'est qu'il y a beaucoup d'inflation et non pas une arnaque du touriste. Puisque nous parlons argent il faut savoir que la plus grosse coupure est de 1000 sum; il y a des billets de 500, 200 et 100 sum. Donc si on change pour 50 dollars on se trouve avec une liasse imposante de billets, difficile à mettre en poche.

13/09/08 : départ pour la visite des Kala ou forteresses de l'ancien Khoresm. Déjeuner, dîner et nuit au camp de yourtes d'Ayaz Kala. L'accueil fut remarquable et les repas excellents, faits sur place. On nous a proposé un spectacle avec un orchestre local et des danses pour le prix de 50 dollars ( on nous a expliqué que les musiciens et la danseuse venaient en taxi …etc… ) Bien sûr c'était un peu cher mais c'est difficile de refuser quand c'est demandé avec tellement de gentillesse et nous n'avons pas regretté car nous avons eu le plaisir d'avoir une soirée partagée avec tout le personnel du camp.

14/09/08 : route vers Boukhara à travers le désert du Kyzyl Koum; le chauffeur était un peu inquiet car il a eu du mal à trouver de l'essence diesel; à force de demander il a fini par trouver une station qui en avait. C'est sûr qu'il vaut mieux s'aventurer dans ce désert avec le réservoir plein. Arrivée à Boukhara en fin d'après-midi; Nuit à l'hôtel Amelia. Cet hôtel est à recommander car très bien situé, pas loin de la place Lyab-i-Haouz, et on y sert un petit déjeuner excellent avec crêpes, pain frais, confiture de figue avec des figues entières confites, des fruits frais et du katyk, sorte de yaourt. Nous sommes restés à Boukhara les 15/09 et 16/09. Cette ville est pleine de charme. Le premier soir nous avons dîné au restaurant Minzifa, excellent. Le deuxième soir nous avons eu un dîner spectacle avec défilé de mode et danses traditionnelles dans la medersa Nadir Divanbegi. Ce dîner-spectacle était prévu dans notre programme. Nous avons juste fait ce qu'il fallait pour avoir une table au premier rang… Le troisième soir nous avons dîné au bord du bassin du Lyab-i-Haouz, chachliks gigantesques.. à un prix raisonnable. Question nourriture nous avons supporté la cuisine locale sauf Nicole qui a présenté des troubles intestinaux dès le 14/09, troubles qui ne vont pas trop la gêner grâce au Tiorfan et à l'Intetrix mais qu'elle va garder jusqu'au retour. Emile de son côté s'est régalé de tomates fraiches et n'a eu aucun problème. Bien sûr nous n'avons jamais bu d'eau du robinet et pris que de l'eau minérale; l'eau gazeuse est plus courante que l'eau minérale sans gaz. En magasin la grande bouteille d'eau gazeuse est à 500 sum, l'eau plate à 800 sum mais sur les sites nous avons payé jusqu'à 800 sum une petite bouteille d'eau. Le guide nous a confirmé que tout était cuisiné à l'huile de coton.

17/09/08 : route pour Samarcande en passant par Shakhrisabz. Nous avons mangé à Shakhrisabz chez l'habitant; c'est un euphémisme car chez l'habitant il y avait plusieurs groupes de 20 personnes. Cependant ce fut très bon et pas cher puisque tout compris nous avons eu pour 25000 sum à 4. Cet endroit se trouve à l'entrée de la ville en arrivant de Boukhara Nous sommes arrivés à Samarcande en fin d'après midi et nous avons dormi à l'hôtel Zarina. Sans conteste c'est l'hôtel le moins bien de notre séjour : les chambres, pourtant dites de luxe puisque possédant l'air conditionné et la télé, sont petites et nous avons même eu la surprise de découvrir que par l'intermédiaire du hublot d'aération de ma salle de bain nous communiquions avec la salle de bain de la chambre d'à coté. Le mur de séparation des 2 salles d'eau n'allait pas jusqu'à la fenêtre. Par ailleurs les draps étaient de simples bouts de tissu, seulement ourlés sur la longueur. Petit déjeuner correct sans plus. Par contre il est idéalement situé par rapport au Registan.

18/09/08 : visite de Samarcande et dîner chez l'habitant. Ce dîner fut aussi un grand moment. Nous avons été reçu par une jeune fille très sympathique qui a tenu à nous faire visiter la maison et nous raconter l'histoire de sa famille. Elle avait perdu sa mère 2 ans auparavant et son père l'an passé. Depuis elle a pris la suite et, avec des amis et de la famille, elle s'occupe de cette maison. Cette maison avait appartenu à un artisan qui avait été déporté lorsque les soviétiques avaient envahi l'Ouzbekistan et c'est la famille de notre hôte qui avait racheté cette maison quelques années plus tard. Excellente adresse avec Vodka au menu. A noter que le midi nous avons mangé au restaurant Karambek, excellent : au menu, salade de concombre et tomate, soupe aux nouilles avec boulettes de viande, plat arménien avec du mouton et des légumes dans une brique; katik et glace au chocolat.

19/08/08 : route vers Tachkent en fin d'après-midi. Nous avons invité à dîner notre guide et notre chauffeur. Nous avons été dans un restaurant qui fait partie de la même chaîne que le Karambek de Samarcande. Là où nous sommes allés les prix étaient très raisonnables ( 55000 sum à 6 ) comparés à ceux en plein centre de Tachkent. Le guide nous dit que si on avait mangé par exemple au Caravan cela nous serait revenu le triple. Ce restaurant BEK se trouve au 9 de la rue Oulougbez.

Courte nuit à l'hôtel Uzbekistan Petit déjeuner à 3h du matin ; surprise les 4 ascenseurs sont en panne… 12 étages à descendre à pied… Notre guide et notre chauffeur sont là et à 3h30 nous partons pour l'aéroport, à peine une petite demi heure de trajet. Il y a déjà plein de monde pour le vol en direction d'Istanbul. Nous avons le temps et de toutes façons l'avion ne partira pas sans nous…

Nous sommes arrivés à Lyon à 12h35 sans retard. Nous avons voyagé à l'aller comme au retour sur Turkish Airlines sans aucun problème.

Je termine pour dire que l'Ouzbekistan est maintenant largement ouvert au touriste, qu'on y voyage très facilement en toute sécurité et que si les véhicules sur les routes se font arrêter souvent pour des raisons futiles il s'agit la plupart du temps de soutirer un bakchich au chauffeur. A noter que les policiers sont équipés de jumelles avec contrôle de vitesse…et là inutile de discuter ! Nous avons vu beaucoup de touristes français aussi bien en individuels qu'en groupes.

Nous avons eu un guide, Kamariddin, qui parlait très bien le français; il termine ses études pour être professeur de français et n'a pas encore décidé s'il continue ses études pour passer son doctorat ou s'il continue comme guide qui offre davantage de possibilités de contacts et semble être mieux rémunéré.

Notre chauffeur d'Urgench à Tachkent a été remarquable, toujours très prévenant, parlant parfaitement l'anglais. Il est indépendant, son véhicule lui appartient et il peut même vous aider à organiser votre voyage.

Voilà j'ai essayé de donner le plus de détails pour répondre à beaucoup de questions que l'on peut se poser avant de partir. Ce fut un très beau voyage, très haut en couleurs sous un ciel bleu permanent et une température voisine de 30° la journée sauf les 2 derniers jours à Samarcande où nous avons une bise très fraîche en début de matinée et dès le coucher de soleil. Les Ouzbèques sont très accueillants du petit enfant qui vous croise avec des " Hello " à l'adolescent avec " what's your name ? " et les filles qui vous étonneront par leur beauté et leur façon de vous regarder droit dans les yeux.

Vous m'avez compris : c'est un pays qu'il faut découvrir.
Combien de jours pour visiter le parc Yellowstone? English translation pending
by Cocodusevign · 2008-08-31 · 39 replies
bonjour à tous les fans des USA moi ce sera en 2009 mon 6ème voyage l'année dernière nous avons vu ts les parcs de l'ouest sauf yellowstone je commence à préparer mon itinéraire combien de jours sur yellow en arrivant à salt lake ou plus près, sachant que mon mari et moi aimons prendre notre temps nous pensons compléter par new york ou alors par vancouver votre avis merci coco
Mise en garde pour un premier voyage en Inde English translation pending
by Shaktishakti · 2008-08-13 · 103 replies
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les futurs voyageurs pour l'Inde qui ont hâte de découvrir le pays de Gandhi et de la spiritualité, de la part d'une jeune femme française qui vit là-bas depuis deux ans. J'ai vécu des trucs extraordinaires mais aussi des choses que j'aurais préféré éviter, alors je me permets de donner modestement qq conseils éclairés aux futurs touristes en Inde🙂. L'Inde est un grand pays, avec plus d'un milliard d'habitants tous différents les uns des autres, et comme en France, il ya des gens adorables, des pédophiles, des illuminés, des gens généreux, des gens cupides, des grands âmes..et des idiots. Comme en France, donc! Mais en tant que touristes, vous allez attirer les gens essentiellement mal attentionnés et attirés par vous car vous représentez un fantasme. Ce n'est pas à vous, Jérôme, Marie ou Nicolas qu'ils s'intéressent, mais à l'individu blanc fantasmé, plein d'argent et naïf, assoiffé de rencontres supposées idylliques avec "des vrais gens du pays si généreux alors qu'ils n'ont presque rien". Et ces gens seront souriants, prévenants, auront parfois les traits d'une jeune fille toute mimi, d'une maman généreuse ou d'un sage à la robe safran... En France, vos parents vous ont sans doute répété: "n'accepte pas de chocolats d'un inconnu, ne bois pas une boisson offerte par un inconnu, ne prête pas d'argent à un inconnu..." Mais arrivés en Inde, vous allez boire un chaï chez le premier venu, donnez 100 roupies à des inconnus ("oh, deux euros"), suivez le premier type qui vous dit que "non, le guichet n'est pas ici, mais là-bas" alors que c'est écrit là devant vous "international tourists office".. POURQUOI? En donnant 50 ou 100 roupies, vous pensez être généreux et aider qq, en fait, vous affichez ainsi votre mépris de la valeur de l'argent et du salaire que gagne difficilement beaucoup de gens en Inde . Vous lancez un message: "Je suis riche à un point où me délester de 100 roupies ne me fait rien". 100 roupies, c'est comme 10€ de pouvoir d'achat de base en Inde. Que penseriez-vous d'un étranger qui vous balancerait un billet de 10 euros avec un sourire, au millieu d'une promenade sur les Champs-Elysées? En décembre dernier, un jeune français a disparu à Bombay et n'a jamais été retrouvé, après avoir retiré de l'argent au DAB, alors qu'il avait traversé le moyen-orient à vélo. Des touristes ont été détroussé mille fois après avoir été empoisonnés par des gens si gentils d'offrir un thé. Des touristes sont morts mystérieusement à Goa, au Rajasthan, des jeunes japonaises, allemandes et autres anglaises ont été violées au Rajasthan... Et moi-même qui vit en Inde, avec un ami indien, il m'est arrivé mille trucs horribles toute prévenue que je suis et en parlant le hindi. Surtout au Rajasthan! ALORS ATTENTION! L'Inde est un pays fascinant, mais cela ne doit pas vous faire oublier les règles de bases de précaution, et ne tombez pas dans une fascination béate ni un complexe néocolonialiste. Les Indiens se fichent pas mal de ce complexe: vous avez en face de vous des êtres humains et vous pouvez leur dire "non" ou les éconduire poliment mais sèchement sans être un horrible colon blanc raciste. Il faut savoir que certains Indiens vous considèrent comme des intouchables, des personnes impures dégoutantes qui mangent de la viande de porc et ne vous donneraient pas leur fille/fils à épouser pour tout l'or du monde! De plus, sachez que beaucoup d'Indiens gagnent bien plus d'argent que vous. L'Inde est un pays encore pauvre, mais il y a beaucoup de riches, très riches aussi, ne l'oubliez pas. En venant en touriste naïf assoiffé de rencontres "vraies avec des gens authentiques comme Gandhi et qui sont purs" vous êtes aussi ridicules aux yeux des Indiens que le sont les Japonaises hystériques de leurs sacs Vuitton en France. Vous êtes même une caricature. L'Inde est un pays extraordinaire car complexe, par une réserve naturelle pittoresque pour Occidentaux en mal d'exotisme. Soyez aussi prudent qu'en France, voire plus, car vous êtes un aimant voyant à arnaqueurs ;-) Enfin, une bonne fois pour toutes, pour les filles: mettez des manches courtes, oui, s'il fait chaud, mais cachez vos épaules, votre poitrine sous un foulard et vos jambes. Ca ne vous épargnera pas d'être attouchée: au Rajasthan, on vous attrapera la poitrine avec les mains en pleine rue et ça fait rire tout le monde sauf vous, même avec la dupatta :-( . Ca ne vous arrivera pas forcément, mais moi, j'ai vécu un an là-bas, et en dépit de ma "modestie", cela m'est arrivée X fois, et à mes amies européennes: c'est horrible! Soyez prudentes dans la foule, et surtout la nuit tombée. Enfin, porter des vêtements "sexy" ou courts parce qu'il fait chaud n'est en rien un acte féministe ou d'émancipation là-bas, ailleurs que dans les boites branchées des capitales: c'est plutot comme porter une pancarte "je suis une fille facile, je suis à vous". Evitez de sourire aux hommes, même si ça part d'un bon sentiment de votre part, cela sera perçu comme une invitation. Vous êtes prévenues! J'espère ne plus lire de messages ni entendre d'histoires d'arnaques minables en Inde 😕, c'est tellement regrettable: oublions le cliché de l'Inde généreuse, un pays où il est facile de voyager pour une femme seule. J'aime l'Inde comme j'aime la France, mais je ne fais pas confiance à tous les Français que je croise dans la rue. Et vous? Bon voyage bien éclairé! Shakti PS: Ne donnez rien aux personnes qui mendient avec un bébé: le bébé n'est généralement pas le leur, et pas une roupie n'ira au ébé, soyez- en sûr. Le bébé est un outil d'apitoiement et le credo de ces gens est "apitoyer plus pour gagner plus", quitte à mutiler le bébé si nécessaire, ou bien le laisser mourir de faim. Avez-vous remarqué que ces bébés ne pleurent jamais? Offrez plutôt un samosa ou des biscuits aux enfants errants, ou bien de la monnaie aux personnes âgées qui mendient. J'offre quelquefois un plat de nouille ou un chai aux enfants errant ou travaillant pour un salaire de misère sur les marchés de Delhi, et ils acceptent modestement et vont manger avidement sans cérémonie deux pas plus loin. Ils en ont vraiment besoin et vous leur ferez plaisir (même s'ils ne le montrent pas, ils ont leur fierté comme nous), une petite lumière dans leur vie bien difficile, et ça, personne ne leur volera.
Île de Kauai: petit paradis? (Hawaï) English translation pending
by Laviestbelle · 2008-08-12 · 15 replies
Ça y est je pense que j'ai un coup de coeur! Cet endroit semble tout droit sorti d'un rêve. L'ile a l'air magique. Il semblerait que certaines scènes de film y ont été tournées, alors j'imagine que c'est très beau. J'aimerais avoir vos impressions sur ce petit paradis d'Hawaii et si vous en feriez l'unique destination de cet archipel pour un premier voyage à Hawaii d'environ 1 semaine ou 2. Je compte dormir dans des hôtels pas trop luxueux genre 100 et quelques dollars (est-ce possible?), louer une voiture (quelle compagnie me conseillez vous?). Combien de temps doit-on prendre environ pour faire le tour de l'ile sans stress?

Merci
Cuba: agent de sécurité SEPSA dans un hôtel avec touriste? English translation pending
by Playa32 · 2008-07-29 · 25 replies
dite-moi les agents de la sécurité de cuna(sepsa) ont tu le droit de s'enregister avec une touriste pour aller dans un hotel? etes vous au courant de ça?

merci de me répondre si vous savez la réponse juste.

playa32
Portugal: randonnée dans le parc national de Peneda Geres? English translation pending
by Cindy24 · 2008-07-25 · 12 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'une destination pour fin septembre pour faire de la rando essentiellement.

J'ai pensé au Portugal, avec le parc national de Peneda Geres.

J'ai vu que certains organismes le proposent en rando liberté, c'est à dire qu'ils fournissent les topos avec le descriptif des randos et l'hebergement.

Mais généralement je prefere organiser moi même. Alors si certains sont déjà partis dans ce parc, j'attends votre retour! Pour précision, nous ne serons pas en voiture. Alors j'aimerai trouver un point de chute qui permet de faire des randos en étoile. Est ce facile de trouver un hébergement à proximité du parc? et pour se restaurer? Y a t'il des cartes détaillées du parc, avec un système de balisage comme en France?

Sinon j'hésite aussi avec Chypre, donc si vous avez aussi des infos pour les randos de cette destination.....

Merci par avance,

Ln.
Hôtel Vohilava à Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
by Mickchauv · 2008-03-09 · 20 replies
bonjour, je reviens de sainte marie avec pleines de belles images dans la tête malgré le cyclone Yvan. On a passé une semaine dans un superbe hotel : les bungalows de Vohilava : www.vohilava.com On y mange trés bien (belle assiette, beau contenu) : la demi pension n'est pas un luxe, je la conseille sans problème. Trés bon rapport qualité/prix. Immense bungalow avec une chambre et un salon et une superbe déco : comment mettre en valeur l'artisanat local ? Vohilava l'a fait... Et le personnel, rien à dire, toujours à l'écoute de nos besoins... en un mot, rien à dire. J'y reviendrais avec plaisir. Allez y sans hésiter !
Trajet Alger-Ghardaia English translation pending
by Samiar · 2008-02-23 · 21 replies
bonjour à tous, j'aurai besoin de l'aide de personnes qui connaissent pas ghardaia. en fait, je pars pour un séjour en famille à ghardaia, et j'aimerai avoir des renseignements sur le trajet à prendre, les endroits à ne pas éviter au cours du trajet s'il y'en a et puis des trucs pour garantir un bon séjour une fois arrivés sur les lieux.

qu'y a t-il à visiter à ghardaia? et pour le shopping?

merci d'avance.🙂
Thaïlande: parc à touristes... English translation pending
by Chimeeer · 2007-11-17 · 149 replies
bonjour,

voila 2 semaines que nous sommes en thailande.apres un sejour a bangkok nous avons decide de partir dans le sud, dans les iles pour se reposer. histoire de faire un peu de far niente a la plage, et de decouvrir aussi la thailande et les thailandais. nous avons longtemps hesite sur la destination a prendre entre le cote ko samui, et le cote krabi. on nous a dis que le cote krabi etais le plus epargne par le tourisme de masse que le reste. donc nous avons pris a la gare un billet de train combine a un ticket de bus pour krabi. ca s est gate au sortir du train ou nous avons ete etiquetes diriges dans des betailleres a touristes. des cars climatises. les seuls thailandais etaient le chauffeur et les hotesses d acceuil. on nous a debarques dans une gare routiere exlusivement reservee aux touristes... nous nous sommes rendus a ao nang par un bus public pris dans la rue. et la ... stupeur les constructions trop pres de la plage, le trafic et la route a 50m de la mer... et de nouveau le parc a touriste presque exclusivement. apres nous avons decide de fuir a ko phi phi. donc on a achete un ticket de bateau, et de nouveau que des blancs sur ce bateau. (betaillere a touristes). comment se deplacent les thailandais? est il possible de voyager un peu plus autentiquement que etiquete entasses par couleur? arrives a ko phi phi, la c et le couronnement. les seuls thai que nous avons vu pour le mmoment ce sont ceux qui sont au service du tourime. on se marche dessus sur les plages, ou du moins ce qu il ebn reste. tout est tellement construit ou en construction. tous les 10m des boutiques salons de massage restos et j en passe. et le bizness padi. ou est passee la thailande? c est la premiere fois que nous y mettons les pieds. bien sur nous sommes aussi des touristes qui viennent encore gonfler ce flot deja hallucinant.mais la bon trop c est trop. y a t il encore un endroit autentique dans le sud? je me suis laissee dire que le nord etais encore epargne. ou aller pour echapper a ca? est il trop tard pour la thailande? quel gachi... merci d avance pour vos reactions
Peine de mort des trois auteurs des attentats à la bombe de Bali English translation pending
by Passager26 · 2007-10-13 · 51 replies
selon le journal en ligne http://www.chinaview.cn/ Les autorités indonésiennes n'allègeront pas la peine de mort de trois auteurs des attentats à la bombe de Bali, qui seront exécutés le week-end prochain, a annoncé jeudi le ministre des Lois et des Droits humains de l'archipel, Andi Matalata. Les trois condamnés, Amrozi, l'Imam Samudra et Mukhlas alias Ali Gufron, attendent maintenant leur exécution, après que la Cour suprême indonésienne eut rejeté leur appel en septembre dernier. Ils avaient joué un rôle important dans les attentats à la bombe survenus dans la nuit du 12 au 13 octobre 2002 qui ont fait quelque 200 morts et 300 blessés, des touristes australiens pour la plupart. "Les prisonniers condamnés à la prison à vie ou la peine de mort n'auront pas de remise de peine", a martelé M. Matalata devant un correspondant de Xinhua dans le Palais d'Etat à Jakarta. Les auteurs des attentats à la bombe ont été traduits en justice selon la loi anti-terroriste de l'Indonésie, mise en vigueur après le drame de Bali.Les attentats à la bombe perpétrés ces dernières années sur l'île touristique de Bali et qui ternissent l'image du tourisme indonésien ont été attribués aux extrémistes de la Jemaah Islamiah opérant en Asie du Sud-Est. Le ministre Matalata a déclaré que les terroristes qui ne purgent pas de peine de prison à vie ou ne sont pas condamnés à mort pourraient bénéficier d'une remise de peine samedi prochain. L'allègement de la peine concernera "une dizaine" de prisonniers terroristes, a-t-il conclu.
Cuba seul? English translation pending
by Coaching · 2007-08-02 · 34 replies
Bonsoir à tous, aprés avoir parcourru pas mal de pays en europe je voudrai maintenant visiter cuba.Peux t on voyager seul, vaut il mieux partir accompagné les touristes sont t il des proies lorsque l on est à cuba ... merci de votre réponse qui me permttra de découvrire de nouveau pays sans trops de soucie et désagréments.😉
Retour vers le passé en Thaïlande, 22 ans après English translation pending
by Philippes · 2007-01-14 · 19 replies
Tit, tit, tit...La sonnerie de ma montre m'a fait sursauter.Il est 5h30. Encore à moitié endormi, ma main cherchait le bouton de lampe posée sur la table de nuit. Check out now, je tirais le veilleur de quart de son sommeil, derrière le comptoir.Sans un mot, il pianotait son clavier et ordonnait à son collègue, posté sur une chaise de l'autre côté de la salle, d'aller vérifier la chambre, certainement le bar.J'ai règlé la note avec le " khup khun khap" et direction la gare routière d'Ekkamai. A la gare, je me dirigeais vers le guichet qui faisait l'angle, au fond de la salle.La dame qui vendait les tickets, me regarda avec un petit sourire.Eh oui, hier, je suis venu me renseigner sur les horaires de bus pour Aranyaprathet.Elle essayait de me l'expliquer en thais et un peu en anglais pour que je comprenne que le bus n'est pas direct et il faut en changer à Sa Keov. Le bus pour Sa Keov est à 7h.Il n'y avait pas beaucoup de monde, quelques vieilles dames mâchaient en permanence du sla, cela donne la couleur rouge à leur bouche.Elles ont des visages hâlés et s'habillent comme des paysanes khmères.Pour profiter de belles vues, je m'installais à l'avant. A 7h pile, le bus se mettait en branle pour quitter la gare et s'engageait dans l'avenue Sukhumvit.La circulation était fluide, curieusement, Bangkok est réputé pour ses bouchons.Le chauffeur, concentré à piloter son bus, n'hésitait pas à avoir le pied lourd sur l'accélérateur. Les virages se succédaient tandis que les grands buildings s'éloignaient.Il faut avoir le coeur bien accroché si on veut voir comment conduire les thais, en tout cas le chauffeur du bus.Le dépassement se fait par le côté disponible.Le freinage brusque derrière un autre véhicule faisait monter ma tension😊 Eh ben, je ne suis pas venu en ici pour admirer de jolies infirmières thaies à l'hôpital, quoique... Sous le ciel ensoleillé, le bus traversait quelques villages dont les maisons ressemblaient à celles des khmers en province, mais plus modernes.Les paysages secs et rougis par la saison sèche se ressemblaient.Les rizières jaunies, déjà récoltées, et certaines brûlées donnaient un spectacle de déjà vu. 1er arrêt au bord de la route pour déposer 2 voyageurs.Le bus repartait.Il s'engageait dans la ville qui devait être Sa Keov, tournait à droite et s'arrêtait à la gare.C'était Sa Keov. Je demandais au chauffeur le bus pour Aran.Il me montrait le quai n°3 mais impossible de connaitre l'heure malgré mon anglais à la thaie.J'en suis descendu pour récupérer mon sac.Le bus repartait déjà, pas de temps à perdre.La gare était désert, pas un seul bus et j'en profitais pour aller me réfléchir dans la pièce réservée aux gentlemen. Soudain, j'ai entendu un bruit typique d'un bus.J'interrompis ma réflexion pour me précipiter vers le quai.For Aran?Le bagagiste secouait la tête affirmativement et prenait mon sac et le mettait dans la soute. Le bus était presque plein.10 mn après, le bus quitta le quai.Direction Aranyaprathet.

La suite.
Hôtel el Mouradi Port el Kantaoui 4* (anciennement Sol el Mouradi) English translation pending
by Sebdelille · 2007-01-11 · 32 replies
Bonjour, Je voudrais savoir si quelqu'un est deja allé à l'hotel el mouradi port el kantaoui 4* ou encore Sol el mouradi de son ancien nom. Si oui, qu'en avez vous pensé : animation, repas, club enfants, si vous aviez quelques photos ce serait super cool. Nous sommes une famille avec deux enfants 6 ans et 15 ans, aimons la farniente la journée et faire la fete le soir. nous avons reservé cet hotel pour l'été prochain (2007). Je vous remercie par avance de vos elements.

et longue continuation a ce forum génial.
Voyage en Pologne en camping-car du 6 au 29 août 2004 English translation pending
by Elo13 · 2006-11-07 · 1 reply
Vendredi 6 août, Aujourd’hui, nous partons pour 3 semaines de vacances. Mais avant, il faut réunir le groupe. En effet, pour la première fois, nous partons en vacances à plusieurs camping-cars. Le premier équipage nous attend sur l’aire de Donzère et le second à Givry. Ensembles, nous allons visiter la Pologne. notre première étape est l’aire de service de Givry en Saône-et-Loire (71).

Samedi 7 août, C’est le premier grand jour de route. En effet, ce soir nous dormons en Alsace à Kaysersberg.

Dimanche 8 août, Au programme de la journée, traversée de l’Allemagne. Et oui plus de 700 km dans la journée. Nous avons suivis l’autoroute allemande pour finalement dormir à Löbau à côté de Dresde sur un parking en bord de route.

Lundi 9 août, C’est aujourd’hui que le voyage commence véritablement. Dans la matinée, nous avons passé la frontière. Nous avons ensuite pris l’autoroute polonaise qui ne ressemble pas du tout aux notre. Pour notre premier repas en Pologne, nous avons mangés sur le parking du centre commercial Auchan de Wroclaw, un lundi midi pratiquement devant la porte, hé oui il va falloir vous y habituer, les centre commerciaux sont vides ! c’est après le repas que cela se complique. Nous avons cherchés pendant un bon moment le camping mais ne trouvant pas, nous avons demandé comme on a pu à trois personnes âgés. L’une d’elle à pris sa voiture et nous a fait traverser toute la ville. Arrivés au camping, il a fallut aller changer l’argent, alors c’était système D. Une fois l’argent échangé, nous avons pu aller balader en ville. Mais dans la pagaille, nous avons oublié nos appareils photos et caméra donc nous avons pas de photos …

Mardi 10 août, Aujourd’hui, départ pour Czestochowa. Apres avoir mangé, nous sommes allés à la recherche du camping. Alors que nous étions a peine installés une petite averse à fait apparition, nous avons attendu que cela s’arrête avant d’aller visiter le monastère. Ce monastère est en fait, « le lourde » de la France. C’est ce qu’on appelle, la vierge noire. De retour du monastère nous avons vu un petit marché. Nous y avons fait un tour et à notre grande surprise, nous avons vu des chaussures à 2€50 et des articles qui dépassaient rarement les 10€.

Mercredi 11 août, Aujourd’hui c’est un programme peu sympathique. Nous allons visiter le camp de concentration d’Auschwitz. Les plus courageux l’on visités les autres ont surveillés les enfants. Nous avons fait presque deux heures de visite et ensuite nous avons repris la route. Il fut savoir que le site est entièrement gratuit. A l’intérieur il y a même un phrase qui dit un truc du genre : Ce site est gratuit, vous n’avez donc aucuns prétextes pour ignorer ce qui c’est passé. Nous sommes donc arrivés à Cracovie. Là nous avons cherchés pendant un bon moment notre camping mais à cette adresse, il y avait un garage automobile. Nous avons donc cherché un autre.

Jeudi 12 août, Cet après-midi après s’être reposé toute la matinée, nous visitons Cracovie. Dans cette ville, la plus « belle » de la Pologne, nous avons vu la halle aux draps qui est un grand marché couvert, le théâtre et pour finir les autres rues. Bien entendu nous n’avons pas tout vu mais la suite c’est pour demain …

Vendredi 13 août, Ce matin nous allons faire un petit tour dans le supermarché Carrefour du quartier. Pour commencer, il était presque vide et tout les aliments se vendaient au détail ( bonbons, sachets de levure, les pâtes…), les rayons étaient très larges (3 chariots pouvaient passer sans problème). Par contre, nous avons trouvés les même produits que chez nous, avec les même marques et bien entendus avec des prix plus faibles. Apres cette escapade nous sommes rentrés car cet après-midi, nous pouvons dire que nous allons visiter le plus « gros » de la ville. Au programme de la visite : la ville fortifiée, le clocher de la cathédrale, le tombeau du roi de Pologne, la grotte du dragon, le quartier juif. En bas, sur le bord de la Vistule, une promenade est très sympathique. Tout en promenant, on peut voir et entendre régulièrement le dragon crachant du feu.

Samedi 14 août, Aujourd’hui, nous allons à la montagne à Zakopane. Mais avant, petit arrêt a la mine de sel de Wieliczka. Nous avons essayé de la visiter mais une file d’attente interminable et un orage nous a fait renoncer. Tout en montant à Zakopane, nous avons vu sur le bord des routes, des vendeurs de peux et des « pantofles » fourrées. Le foin dans les champs séchaient sur des piquets en bois. C’est vraiment la région typique polonaise … le camping était très sympathique, mais un peu humide à cause de l’orage. Mais bon après avoir poussé les camions quelques fois, nous avons fini par trouver un emplacement au « sec ».

Dimanche 15 août, Nous partons à la « conquête » du village. Pour y aller nous avons pris un bus. Enfin, mini bus. En effet, quand il est arrivé, il était plein. Il devait y avoir une bonne vingtaine de personnes. On s’est dit, on prend le suivant. Mais non le chauffeur nous a fait signe de monter. Nous étions tout de même 9 plus deux autres personnes à monter. Le chauffeur à ouvert la portière, a rabattu le fauteuil passager et nous sommes montés. Le seul problème c’est au prochain arrêt. Des personnes voulaient descendre. Il a fallut vider tout le bus et remonter car il n’y avait q’une porte. C’est bien ce que je disait, c’est vraiment la Pologne profonde. Nous étions tellement écrasé que nous avons même pas pu sortir appareil photo et caméra pour le prouver ! bon heureusement que nous n’avions que 5 min de bus. Une fois descendu nous avons baladés dans le village. Il était tout en bois. Sa valait vraiment la peine de venir. A midi, nous avons déjeunés dans un pizzeria. Nous avons ensuite continué la visite mais dans le cote le moins touristique, qui était le plus beau. Nous avons visités une petite chapelle toute de bois et les maison autour pareil. En milieu d’après-midi, nous avons repris le bus car il faisait chaud.

Lundi 16 août, Ce matin, nous allons tenter une seconde fois de visiter la mine de sel. En effet, il n’y avait personne et il faisait beau. Avant d’arriver au fond de la mine, nous avons descendus 395 marches. Cette mine est profonde de 125 mètres au plus. Au fond, on peut admire les chapelles creusés, un bureau de poste souterrain, les rivières souterraines et ben d’autres encore. Pour remonter ces 125 mètres nous avons pris un ascenseur. Mais attention, le Vrai ascenseur de mineur, vous savez les cases les une sur les autres dans lesquelles ont a du mal a respirer. Apres cette visite nous avons repris la route ne direction de Meziana Gora où nous avons passé la nuit dans un camping très rustique mais largement suffisant pour nous.

Mardi 17 août, Aujourd’hui nous allons dans la capitale, Varsovie. Nous allons passer la nuit au camping de Varsovie.

Mercredi 18 août, Aujourd’hui, matinée libre, puis visite de la capitale dans l’après-midi. Nous avons visités la vielle ville puis nous avons baladés au bords de la Vistule. La vielle ville est en fait une ville fortifiée qui à été très détruite pendant la guerre. De retour au camping, nous avons fêté les 7 ans d’Anthony, le fiel de Joël.

Jeudi 19 août, Ce matin nous quittons la capitale pour aller dans la région des lacs du pays. Nous avons passés la nuit au camping de Gizycko. Nous sommes allés balader en ville mais avant il fallait se protéger cotre les moustiques. Après le repas, nous sommes allés promener sur la plage.

Vendredi 20 août, Aujourd’hui, la météo n’était pas au beau fixe. Pourtant, nous commençons à monter vers la mer baltique. Nous avons passés la nuit à Elblag. Nous avons tentés de visiter la ville mais la météo nous a fait raccourcir la visite.

Samedi 21 août, Aujourd’hui nous n’avons qu’une petite heure de route pour arriver à Gdansk. Après le repas, nous sommes allés balader dans la ville. Tout se passait pour le mieux quand tout à coup, le ciel est passé de bleu à noir, les commerçants rangeaient tout leurs étalages et les gens rentraient chez eux. On ne savait pas ce qui nous attendait. Nous avons donc suivit le mouvement et nous avons repris le tram. Dans la panique nous nous sommes trempés de sens. arrivés au camping, nous avons vu le désastres. Nous avions laissés les lanterneaux ouverts et il a fallut tout sécher au sèche cheveux. Après s’être remis de ces événement, nous avons pu finir la journée paisiblement.

Dimanche 22 août, Ce matin nous sommes allés promener sur la plage. Nous avons essayés de mettre les pieds dans l’eau mais c’étaient impossible. Même les phoques et les ours blanc ne pouvaient pas ! Dans l’après-midi, nous avons visités les quartiers que nous avons pas vu la veille. Nous sommes retournés sur la grande place que nous avons traversés hier en courrant. Nous avons achetés des timbres à la poste pour poster notre courrier. (remarque : on est dimanche après-midi) nous avons promenés le long du canal avant de rentrer.

Lundi 23 août, Au programme de la journée, visite du château de Malbork et de la digue de Sopot. La digue est la plus longue d’Europe et elle est toute en bois. Le château de Malbork est un château fort ; nous avons promenés dans la cour mais on imagine le reste grâce à celle-ci. Nous sommes repartis en direction de Torun. Nous sommes allés balader en ville.

Mardi 24 août, Ce matin, nous avons peu de route à faire. Nous avons roulés en direction de Poznan. Dans l’après-midi, nous sommes allés promener en ville. Après manger nous avons décider d’aller balader au bord du lac mais les moustiques nous on fait renoncer.

Mercredi 25 août, Ce matin nous quittons la Pologne pour faire une halte de quelques jours à Prague en République tchèque. Mais avant, des achats sont nécessaires, notamment la vodka du Bison. En fin de soirée, nous sommes arrivés au camping de Prague situé à une petite dizaine de km de la ville.

Jeudi 26 août, Ce matin, c’est repos après avoir fait plus de 300 km. Dans l’après-midi, nous sommes allés balader dans la capitale, pour y aller, nous avons pris le bus qui nous a déposé près d’une station de métro. Tout d’abord, nous sommes allés voir la célèbre place et l’église et nous avons regardés le spectacle de l’horloge animée. Puis nous sommes allés sur le pont Charles. Autre fois, il y avait des marchands de marionnettes mais aujourd’hui il y a un peu de tout. Ais comme il commençait a pleuvoir, nous nous sommes abrités et quand il pleuvait moins on est rentrés pour prendre le bus.

Vendredi 27 août, Aujourd’hui nous visitons la deuxième parie de Prague. Au programme, le palis royal et le centre. Dans le palais nous avons vus l’église et la cour. Puis nous sommes redescendus pour aller voir le quartier que nous avons fait sous la pluie la veille. Nous sommes rentrés et nous nous sommes couchés de bonne heure car demain on se lève tôt pour rouler le plus possible.

Samedi 28 août, Ce matin c’est le premier jour du retour. Départ vers 7 heures. Nous devons traverser la République tchèque et l’Allemagne. Autant vous dire que ça fait du chemin. Pour finir le séjour en beauté nous avons fait un repas dans un restaurant de Kaysersberg. Nous avons mangés des tartes flambés et nous sommes rentrés parce qu’il nous reste de la route à faire demain.

Dimanche 29 août, Nous sommes partis vers 8 heures en direction du sud. Dans l’après midi, on s’est séparé et chacun est rentré chez soi. Nous sommes arrivés chez nous en fin de soirée.

Pour plus d'info sur ce voyage, rendez-vous sur mon site web où vous y trouverez des photos, la météo du voyage, et les étapes avec les km.
Avis sur parcours en Inde du Sud en mars 2007 English translation pending
by Christian17 · 2006-10-02 · 18 replies
Nous avons le projet suivant que nous finalisons pour le mois de Mars 2007 : Jour 1 arrivée Chennai hotel Rada Park donc balade dans Chennai l'après midi et le jour 2 jour 2 après la balade, départ pour Mahabalipuram hotel Grt Templebay jour 3 Kancheepuram hotel Grt jour 4 Tiruvanamali hotel arunai anandha quelqu'un connait il un meilleur hotel dans le coin ? jour 5 pondichery hotel the promenade là nous faisons une balade en rickshaw dans la vielle ville visitons aurbindo ashram, manakula vinayakar temple jour 6 kumbakonam hotel Sterling resort

visit en route de Chidambaram du Natraja temple puis de Gangaikondacholapuram est-ce qu'une visite de la fabrique de statues en bronze a Dasasuram vaut le cout ? jour 7 Tanjore hotel Sangam jour 8 Trichy hotel Sangam jour 9 Chettinadu hotel the Mansion Heritage Bungala sur la route visite de Kudumiyan Malai y-a-t'il quelquechose à voir à proximité de Chettinadu jour 10 Rameshwaram hotel Royal Park à ma connaissance ce n'est pas un très grand hotel, mais il n'y aurait pas mieux dans le coin ? jour 11 Madurai hotel Sangam avez vous des idées de visites hors Meenakshi temple?on me parle de quartiers au bord de la riviere jour 12 Madurai visit du palace of Tirumalai Nayak temple Tank jour 13et 14 Munnar nous avons prévu de dormir 2 nuits au Windamere estate en cottage ? vous connaissez? par ailleurs on me dit qu'il n'y a rien à voir a Munnar donc avons l'intention de visiter le domaine du Windamere . quelqu'un l'a fait ?

qu'est ce que c'est que la Top station et le dam ( barrage ? ) comme c'est la région du thé, qu'est ce qu'il y a de bien s'y rapportant, a part le musée ? jour 15 Periyar hotel spice village on nous propose de voir une ferme d'épices et un tour en bateau il y a aussi des promenades organisées dans la jungle de 3heures, mais est ce que ça vaut le cout ? est ce que l'on voit quelquechose ? jour 16 Kumarakom hotel coconut lagoon si je comprend bien notre hotel est sur l'eau? le soir on fait une promenade en mer mais dans la journée rien n'est prévu? jour 17et 18 Cochin hotel fort heritage là on fait le classique : backwaters, dance, quartier juif, chineese filets balade en bateau le soir jour 19 direction Chennai par Air Deccan pour prendre notre vol AIR FRANCE . Pas de problème de retard avec Air Deccan ?

Est ce que ce programme est convenable et est ce que nous aurions oublié quelquechose ? Tous les conseils sont les bienvenus ... c'est même pour ça que je vous envoie notre programme ...
Trois jours à Budapest en novembre English translation pending
by Polska · 2006-09-09 · 17 replies
bah oui, tout le monde me dira que c'est trop court mais yen a qui bosse !! ;)

bref, comme c'est hyper court est-ce que certains auraient des conseils?

* le top 5 des choses à voir * les meilleurs endroits pour sortir * infos logement (youth hotel surement !)

merki d'avance :)
Itinéraire pour partir à vélo quelques jours en France? English translation pending
by Abeaucadeau · 2006-06-25 · 42 replies
Salut à tous, Je vous sollicite car étant donné que je suis en vacances, j'aimerais partir quelques jours en velo en France. Je ne suis jamais parti et ca me fait un peu peur mais ca m'a l'air tellement excitant que j'aimerais tenter le coup. Deja je n'ai pas d'idée précise sur un trajet précis sachant que je pars de Paris. J'aimerais vos conseil quant à un premier trajet, pas trop difficil et comment le tracer. Ensuite des conseils sur le matos: sachant que j'ai un Vtt RockRider 5.3. Et pourquoi pas plusieurs conseils pratiques car je n'ai jamais fait de camping de ma vie. Ca sera une grande première pour moi et j'aimerais bien vivre cette expérience à fond alors je vous demande de m'aider un peu s'il vous plait.

Merci d'avance
Retour du Sol Cayo Coco entre filles du 24 au 31 mars 06 English translation pending
by PirateRousse · 2006-04-02 · 17 replies
Résumé Sol Cayo Coco

Du 24 mars au 31 mars 2006

Semaine trop venteuse à mon goût…. Dommage pour ce côté, mais ça permet de faire plusieurs visites autour et nous en avons fait jusqu’à nos derniers pesos mettons ! En tout cas, j’en ai trrrrrrrès long à vous raconter… pour ceux ou celles que ça intéresse ?

Un endroit charmant et pas trop gros comme complexe, mais juste assez ! Nous avons eu des journées très remplies et d’où nous en avons profité au maximum. J’ai encore le regret ce matin de ne pas avoir pris 2 semaines… mais bon, c’était réellement trop dispendieux pour 2 semaines malheureusement. Mais avec une belle gang comme ça… tout le monde aurait dû rester 2 semaines… et je peux vous dire qu’une gang de filles ensemble… c’est aussi macho qu’une gang de gars… des discutions assez salées… (fou rire) Aussitôt que nous étions assises à prendre un verre, nous avions un service impeccable des cubains… ben sté… 6 filles SEULES… ça attire les Cubains mettons !!!!! Nous avons rencontré d’autres filles là bas et nous avions de beaux fous rires avec elles aussi… elles étaient bien gentilles. Si j’avais à repartir en filles, c’est la même gang que je choisirais.

Le vol aller-retour c’est super bien passé et même beaucoup d’avance au retour, environ 30 minutes + ou - !

Nous étions plusieurs avions qui arrivaient en même temps à Cayo Coco et de longues files. Mais nous étions déjà en vacances et il fallait prendre le rythme cubain… et aussitôt arrivé, je n’ai pas eu trop de difficulté avec ceci !

Nous avons pris le bus et on nous offrait la cervesa pour 1 peso c. Bon… on s’est retenu jusqu’à l’hôtel, même si moi et ma sœur avions déjà le goût de s’en boire une ! On avait hâte d’y arriver. Nous avions une chambre juste au côté du Lobby et la piscine, moi et une amie et ma sœur et ma belle-sœur. Par contre, ma mère était bien éloignée et un peu difficile pour ses genoux avec les escaliers et le long couloir pour s’y rendre. Alors, après la première nuit, nous avons changé de chambre moi et ma chum, avec elle et sa (notre) chum de fille, à son grand plaisir… étant collé sur le buffet, le Lobby et la piscine et intéressant d’être si proche quand tu veux aller au toilette… ça fait réellement pas loin. Mais la vue de la chambre que nous avions un peu plus loin, était remarquable… on ne peut pas avoir mieux avec la vue sur la mer, car nous étions sur un coin. Alors, le fenêtre prenait le coin sur 2 côtés. On voyait la mer autant d’un bord comme de l’autre et ainsi que les autres hôtels.

La journée était trrrès chaude et la mer également lors de notre arrivée, il avait fait chaud toute la semaine précédente et dès notre arrivée, la 2ième journée, le vent s’est levé et venait du nord… ce qui veut dire qu’il était pas mal froid. On souhaitait qu’il se réchauffe un peu. Alors, nous sommes allés à la séance d’informations pour savoir les coûts des excursions offertes. Nous avons réservé la journée de la visite de Moron, Ciego De Avila, Marécage du lac d’eau douce, petit village de la secrétaire de Fidel (dont je ne me souviens plus du nom… désolé) mais d’où je vous jure que si on m’aurait dit qu’il y avait un gîte à cet endroit, je l’aurais essayé sans problème… réellement un très beau petit village… magnifique pour ma part. Une plantation de Canne à sucre et également une usine de cigares et d’où je me suis même essayé d'en fabriqué un…. Est-ce que je peux vous avouer que je suis pourrie ???? Mais après 6 tentatives, j’ai finalement réussi d'en faire un véritable et parfaitement acceptable. La Cubaine qui me le montrait était bien moqueuse et j’ai eu bien du plaisir et elle était aussi contente que moi quand j’ai finalement réussi à en faire un véritable… Moi de même d’ailleurs !!!!

J’aurais aimé avoir plus de temps pour visiter la ville de Moron que j’ai adoré pour ma part, et beaucoup plus petite que Ciego De Avila. Je trouve ici, que le guide n’explique pas assez la ville… il ne vient pas avec nous… dommage ! La prochaine fois que je vais dans ce coin là, j’y vais par moi-même en taxi ou autres moyens… car franchement, j’aurais aimé me promener dans les petites rues… mais attention ici, on se fait quand même beaucoup harceler pour plusieurs choses. Il faut quand même faire attention. Le lac se visite en bateau, soit en chaloupe ou en ponton. Nous avions le plus confortable des pontons pour notre part et c’est très impressionnant, mais moi, ma sœur et ma belle-sœur adorons ce genre d’excursions… alors nous avons beaucoup aimé notre journée. Nous avons pris un train à vapeur après avoir visité une ancienne usine non fonctionnelle de fabrication de sucre. Un petit vidéo et ensuite direction au ranchon pour le dîner et ceci par le train. Une journée bien remplie, départ à 8h00 environ et retour vers 16h00. Le coût était de 75 P.C. mais il en vaut la peine… en tout cas, pour nous.

Comme le samedi s’annonçait trrrès venteux, nous avons décidé de prendre le petit train pour nous faire visiter Cayo Coco. Le coût de 12 P.C. en vaut la peine, et nous le conseillons fortement. Nous avons arrêté à la Plage Flamenco et elle était très bien… mais bon, je trouvais la nôtre et celle que j’ai eu la chance de visiter, aussi bien. Nous avons visité une petite fermette et un spectacle de chien et la chance (pour ma part ici je précise) de prendre un serpent sur mes épaules… j’étais aux p’tits zoiseaux, car j’adore les reptiles. Le guide était tout à fait charmant et franchement il était réellement trrrrès drôle. Ensuite, nous avons visité la Grotte et ses chauves-souris et j’étais la première, que le guide a décidé de prendre par les épaules pour m’amener dans la noirceur totale, comme si j’avais fermé les yeux… pas trop brave la fille et j’avançais à pas de souris et lui rigolait bien, jusqu’à ce que je vois une lumière au bout du tunnel et WOW !!!! Plein de chauves-souris qui volaient dans celui-ci, très impressionnant et on avançait tout doucement dans celui-ci et les chauves-souris sortaient du trou en volant au-dessus de nos têtes. Ma chum de fille pourrait en raconté toute une ici… car un certain Italien qui faisait partie du groupe, lui a donné toute une frousse… on a rit à en pleuré. Car celui-ci lui a déposé la main sur la tête… elle a hurlé de peur !!!! En tout cas, après avoir visité la Grotte, il était SUR et CERTAIN que nous devions y retourner pour y danser un des soirs. Et nous y sommes retournés par un petit train et est-ce que je peux vous dire qu’il y a de l’action dans ce petit train là en quittant l’hôtel !!!!! Mes aïeux… on doit avoir réveillé tout le monde à chanter dans celui-ci autant à l’aller qu’au retour… le Party était bien pogné ! T’es dans l’ambiance immédiatement. À l’aller, on se disait, moi, ma sœur et une de nos chums du groupe ; " Ayoye… ça va être laite tantôt " Et aussitôt entré dans celle-ci, la piste de danse était pleine… et tout le monde dansait. On se sentait emporté par la musique… salsa et autres styles de musiques… mais pas assez de Salsa à mon goût par contre… mais pas grave… on a danser à sortir le tout le méchant en nous. (rire) Et encore une fois… la douche était de mise au retour… oufffff ! Mautadine de belle soirée !!!!!! Je pense que je suis retourné dans vingtaine, combien je me sentais en pleine forme ! Une ambiance incroyable !!!!!! Pour des filles de plus de 40 ans, on pétait le feu en bon québécois.

Je vous avouerais, que je suis bien contente d’avoir encore une semaine de congé, car pas un seul soir que moi et une du groupe, on s’est couché avant 3h00 du matin… ouffffff ! Mais j’ai toujours aimé danser, alors, que ce soit entre filles ou avec mon copain, j’allais à la discothèque souvent jusqu’à la fermeture ou presque. Sauf un voyage au Sol Cayo Guillermo, car la disco n’avait réellement pas grand monde, ça doit dépendre du temps de l’année et de l’âge du touriste ici.

Pour en revenir au voyage, la bouffe de l’hôtel était excellente, le buffet un peu moins varié par contre que le Sol Cayo Guillermo et même que nous y sommes allés la dernière journée et tout le monde l’ont constaté, mais ça ne veut pas dire que ce n’était pas bien au Sol Cayo Coco… car tout était super. Nous avons essayé le Resto International à la carte et également le Resto Cubain et tous les deux était aussi bien l’un que l’autre. Mais je ne vous conseille pas de payer pour les crevettes, car on risque d’en retrouver au buffet, ce qui est arrivé à ma chum de fille malheureusement.

Nous avons trouvé le resto de langoustes sur la plage et juste à temps. Je m’explique, ma mère et une du groupe avaient trouvé un souper de langouste à 30 P.C. et comprenant le transport en calèche, sachant que c’était trop dispendieux, j’ai refusé d’y aller et je leur mentionnais qu’il existe un resto de langouste à meilleur prix, mais malheureusement, je ne me souvenais plus de l’endroit, n’ayant pas eu le temps l’été dernier d’y aller, à cause de l’ouragan Dennis qui approchait. Mais bon, je ne désespérais pas. En prenant une marche sur la plage, je vois un gentil Cubain venir dans ma direction… et je visionne derrière celui-ci une petite hutte !! TIENS.. TIENS… il m’offre une carte qui explique que c’est un resto de langoustes et crevettes !!! EUREKAAAAAAAAAA !!!! Je l’savais !!!!! Voilà… 15 P.C. par personne et il nous offrait la bouteille de vin rouge, si nous étions les 6 filles à y aller ! NO PROBLEMO ME AMIGO !!! Je cours vers les autres filles et fait part de cette offre avant que celles-ci n’accepte celui de 30 P.C… Oufffff… de justesse ! JE VOUS LE CONSEILLE FORTEMENT !!! La langouste était EXCELLENTE et nous avons eu droit à 1 langouste ½ dans notre assiette plus des crevettes et pour accompagner le tout, des concombres, des pommes de terre sur le grille, des tomates, des bananes, des oranges, de la papaye, de la goyave et encore et encore… ah si !.. du pain et même de l’huile à l’ail…. un souper sur le bord de la plage et revenir à pied à notre hôtel à la marrée montante… mais pas grave… seulement qu’un endroit que nous avons dû marcher avec de l’eau aux genoux. Le coucher du soleil pendant le repas et le retour avec le bruit des vagues en plus… quelle belle et douce musique pour nos oreilles. Je ferme les yeux et je m’y revois encore. Allez voir Sergio sur la plage !!!! Les filles étaient bien contente que j’ai retrouvé ce resto en tout cas !!! héhéhé ! Nous étions que nous 6 en plus et Sergio est un vrai pro dans ce domaine… la meilleure langouste que j’ai mangée à Cuba… je vous le jure !!!

Nous avons visité le TRYP Cayo Coco et le Sol Cayo Guillermo et je suis même allé voir les Animateurs, ça m’a rendu très nostalgiques de les revoir, ils étaient super gentils aussi ! Mais bon, les animateurs du Sol Cayo Coco aussi sont super… super… super gentils.

Il y a deux plages, celle du Sol et Mélia et l’autre beaucoup plus longue et un peu moins de vagues et trrrrrès jolie, qui est celle du El Senator, Tryp et Blau. Je préfère cette dernière et surtout pour y marcher, c’est génial !

Il y a la discothèque la Salsathèque sur notre site et notre entrée est gratuite pour nous, et les gens des autres hôtels y viennent en bus et en petit train. Nous avions eu un groupe de musiciens 2 fois dans la semaine.. génial !!!!!!!

Il y avait plusieurs Britanniques à notre hôtel et d’où nous avons eu la chance de discuter avec un groupe de gars qui venaient pour la pêche en haute mer, mais très déçu de la température, car il ventait trop pour aller pêcher… déception pour eux. Car le vent était réellement très fort, une semaine très venteuse. J’y étais déjà allé à la même période et j’avais eu droit à une semaine trrrès chaude et sans vent… mais bon, meilleure chance la prochaine fois ! Pas grave… une belle semaine quand même. Mais il devait être environ une bonne 15aine de gars venu spécialement pour la pêche au thon et achigan. C’est frustrant j’avoue pour eux. Les pauvres, ils étaient bien découragés, surtout venant de si loin. Il y avait également une belle gang du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle-Écosse et très joyeux et très fêtards. C’était assez animé en soirée.

Pour les spectacles, j’ai vu mieux ailleurs, désolé… mais c’était quand même bien. Mais trop de lipsync et pas assez typiques selon moi. Mais bon, j’ai eu la chance de faire plusieurs hôtels, alors je peux comparer. Mais c’était quand même bien, mais le lipsync venait qu’en m’ennuyer. Je préférais le spectacle de musiciens à la Salsathèque… EXCELLENT !!!

En résumé, une très belle semaine et toutes les filles avions une belle complicité. Nous avions pas mal toutes les même goûts sur le choix de notre horaire du jour. On ne pouvait pas avoir mieux comme gang de filles… ce fût une semaine remarquable.

J’ai fait quelques petits oublis !!!! Bon, quelques petits côtés négatifs mettons. J’ai trouvé que la musique autour de la piscine trop forte et pas assez cubaine à mon goût Car nous y allons pour terminer la journée, dans les alentours de 17h00, avant de se préparer pour le souper. Le rythme de la Salsa me manquait terriblement et même à la Salsathèque, bien dommage sur ce côté là selon moi !!!! Ça m’a réellement manqué je l’avoue. Sur le côté de la plage du Mélia, il ventait réellement beaucoup trop, mais beaucoup de palapas pour s’abriter du soleil, s’il fait chaud… mais nous le recherchions à cause du vent froid, alors pas trop besoin de se mettre à l’abri à vrai dire. Mais de l’autre côté de la plage, côté du El Senator et bien il manque de palapas et pas trop d’ombre si les journées sont très chaudes. Mais nous en n’avons pas souffert du tout. La plage est beaucoup mieux en fait et on peut y marcher longtemps dans la mer, même si celle-ci était froide. Nous passions notre majeur partie du temps à la plage, même s’il ventait à écorner les bœufs. On finissait nos journées à la piscine, sauf la dernière journée, nous avons décidé d’aller à la piscine et faire les activités pour rire un peu. J'ai même gagné une bouteille de vin rouge... ou de vino teinto ! Dommage, mais à cause du vent, aucun catamaran n’est sortie et aucun kayak non plus… snif ! Moi qui adore l’apnée, le kayak et le catamara… quel dommage. Mais on a fait autre chose… pas grave, on se reprendra au prochain voyage.

Tourlou PirateRousse
Une soirée de la St Valentin English translation pending
by DeCléricy · 2006-02-14 · 40 replies
Le décor;

Nous sommes en -31 687 avant J C, en février, près de Montignac en Dordogne. Dehors il gèle à pierre fendre. Grotte de Lascaux. Un relent de viande de renne bouillie se mêle à l’odeur de carbone dégagé par un feu au pied d’un éperon rocheux La décoration des parois, l’étalage des peaux suspendues et un certain ordre dans le rangement laissent croire que les lieux sont occupés par une célibataire. L’isolant et le chauffage central ne sont pas encore inventés.

Les acteurs;

Neandertal : plutôt grand, arcades sourcilières prononcées lui donnant un air hautain, menton fuyant, hanches larges, tronc en forme de cloche, poilu, veste de bison fermée par des arrêtes de brochet, pantalon de cerf cousus de tendon de mouflon, moufles de toison laineuse de mammouth, bottes de poils d’ours brun. Neandertal dégage un âcre parfum de musc d’aurochs, parfum emprunté d’un beau-frère, supposé connaisseur de rendez-vous galants.

Cro-Magnon : Plus grande encore (suédoise avant l’heure?), menton pointu, les hanches plus étroites, mamelles peu velues où poussent deux framboises alléchantes, narines poilues transpercées d’une longue phalange, savates de cuir racorni laissant entrevoir des doigts de pieds écartés, les gros orteils désaxés. Un début de duvet de moustache barre la lèvre supérieure. Elle dandine des épaules en marchant. Une Beauté!

Le scénario;

Cro-Magnon a invité Neandertal comme ça. Aussi parce qu’elle s’emmerde et que c’est par pur hasard si la soirée coïncide avec la St Valentin.

L’action :

Neandertal roule la pierre d’entrée de l’antre. Il présente deux gros glaçons cueillis près du ruisseau aux castors, en guise de boisson à faire fondre. À sa vue Cro-Magnon affiche un sourire excité, laissant entrevoir plusieurs caries parmi le jaunâtre de l’ivoire. Neandertal est troublé…ou amoureux. Lui et ceux de son espèce ne rêvant pas, il ne fait pas la différence. Des filets de baves gelées collent aux poils des babines charnues.

Cro-Magnon feint du regard d’ignorer le cadeau d’occasion. Justement. Enveloppé dans une fourrure de loup, le cadeau fait son apparition. Une guêpière en peau de renne, breloques de coquillages serties au décolleté et plumes de perdrix pour la fantaisie. Le dernier modèle, made by Neandertal, qui a manqué de temps pour gratter à fond la peau. Au revers, de fines lanières de viande laissent suinter un peu de gras. Une guêpière mangeable! La nuit sera longue j’espère, se dit Neandertal.

Cupidon folâtre dans la grotte tel un gros taon, le vol alourdi par l’arc et les flèches. Pointant partout et nulle part à la fois, tenace, il mitraille et manque sa cible à la moindre décoche. Il s’inquiète, vu le nombre de flèches diminuant dans le carquois. À ce rythme la soirée va être courte, pense-t-il.

Soirée de boustifaille arrosée d’eau fraîche et froide. Lampe à suif et bouquet de folle avoine séchée trônent par terre au centre de la grotte. Neandertal se gratte l’entrejambe entre deux lapés et renifle chaque bouchée avant d’avaler. De temps à autres il s’étire pour éjecter un rot. Cro-Magnon saisi la bouffe par pincette, la porte d’abord à son nez, l’hume abondamment puis l’ingurgite d’une sape. Parfois elle laisse de coté une pincée de viande pour se curer les dents à l’aide d’une arrête de saumon tout en passant sa langue entre la lèvre et les dents supérieures. Ou alors elle soulève un bras et se gratte l’aisselle de l’autre main. Neandertal semble apprécier la vue d’une mamelle remontée. Il éructe de bonheur et n’a d’yeux que pour la belle aux gros nichons, euh pardon, aux crocs mignons. Des flèches sifflent de partout. Cherchant leurs cibles, elles terminent leurs trajectoires sur le sol en un bruit sec. Ce qui agace Cro-Magnon qui est la seule à entendre ce tintamarre. Le taon-archer s’énerve, récupère quelques flèches et tente une nouvelle manoeuvre. Œil fermé, l’autre ouvert vers la cible, langue au coin de la bouche en demi-sourire, respire profond, arc bandé. Zwing! La flèche d’amour, terminée d’une pointe en cœur rouge ardent, passe à deux mètres de l’épaule de Neandertal et se fiche en plein dans le feu. Songeur, il va s’asseoir sur un banc de pierre et prend la pose du Penseur de Rodin.

Le vent hurle à l’extérieur. Il poudre de fines poussières d’or blanc. Calme plat dans le caveau. Le temps s’écoule et la pénombre s’est installée à la faveur d’un feu qui n’est plus que braises. Palabres entre convives où Neandertal raconte des scènes de chasse mémorables et de pêches miraculeuses tandis que Cro-Magnon avoue user de son temps à peindre les parois de la demeure sinon à changer le peu de mobilier de place. La tension est à couper au couteau. On badine sur la température qu’il a fait aujourd’hui, du temps qu’il fera demain. Le taon s’est remis à l’œuvre, le temps de rater quelques tirs, puis déclare forfait. De toute façon il n’a plus de flèches. Ou bien elles sont cassées ou bien ils ne les cherchent plus. Il s’envole au plus sombre de la grotte, la tête entre les ailes. Cro-Magnon se demande quand le gros bêta va enfin se décider à bondir sur elle, tel un fauve en rut, jetant son dévolu sur une proie consentante. Neandertal, qui n’est pas doué pour les préambules, songe à l’endroit favori de la maîtresse de maison; ici même sur place ou sur la paillasse d’herbes sèches recouverte de peaux de mouflons?

Pour détendre l’atmosphère Cro-Magnon feint d’aller au petit coin, afin de préparer une mise en scène. Neandertal en profite pour inspecter du regard la demeure, s’attarde aux scènes de chasses et de bêtes familières; profils de chasseurs, taureaux, arcs et flèches, propulseurs, mammouths, lances, rennes. Taches d’ocres aux contours de noir de charbon dans un apparent désordre. Il a beau penché la tête à droite puis à gauche, s’approcher pour interroger des yeux et lire des doigts les parois, il ne saisit pas l’importance ni l’utilité de dépenser tant d’énergie à construire de telles bizarreries. Les femelles sont compliquées, songe-t-il. Il retourne s’asseoir près du feu, le regard fixe, tentant une dernière analyse des parois rocheuses. Ses paupières, plombées de fatigue, se referment lentement au gré des jeux d’ombres, projetées par le feu, sur les murs de la grotte. Neandertal s’est endormi, ennuyé par le dernier programme télé de la soirée!

Cro-Magnon revient du petit coin toute pimpante. Démarche dandinante et roulant des hanches. Revêtue d’une guêpière à froufrous de perdrix, elle rehausse le buste des mains pour accentuer le sillon mammaire tout en cherchant du regard un spectateur…. qu’elle trouve ronflant, un filet de salive échappé sur la lèvre inférieure, en tenant dans la main droite une pierre de silex telle une télécommande. Furieuse autant que déçue, elle arrache la guêpière, la lance de dépit dans un coin et s’engouffre sous les peaux de sa paillasse. Neandertal a raté le strip-tease et Cro-Magnon rumine sa vengeance.

Si Neandertal eut été rêveur, si Cupidon eut su tirer juste, si Cro-Magnon fût plus patiente, si… si…, peut-être qu’aujourd’hui nous serions filles et fils de Grand Père Neandertal et Grand Maman Cro-Magnon. Cupidon serait poilu et Valentine dandinerait des épaules. Mais voila, même si Neandertal et Cro-Magnon furent contemporains l’un de l’autre, se côtoyèrent à l’occasion, tous les deux ratèrent un rendez-vous avec l’Histoire sur un simple malentendu!

Épilogue :

Les filles; fouter moi dehors le babouin qui se présente à votre porte avec deux bouteilles de blanc d’une main et des culottes mangeables emballées de l’autre.

Les gars; glisser une paire de billets aller-retour pour les cataractes du Zambèze lorsqu’elle entrouvre la porte. Après le souper aux chandelles n’allumez pas la télé si elle s’excuse pour aller deux secondes dans sa chambre. Surtout n’en profiter pas pour fouiner parmi les tableauxdes murs et les sculptures sur les étagères. Occupez-vous à ramasser les flèches qui traînent dans l’appart et demander à Guillaume Tell de viser quarante centimètres plus bas que la pomme rouge ardente qu’elle a déposé avec tant de délicatesse sur votre tête. N’ayez crainte. On ne meurt pas d’une flèche en plein coeurun 14 février.

DeCléricy
Guichets automatiques à Cuba? English translation pending
by Maxalex4 · 2006-01-24 · 40 replies
allo j'ai lu qu'il n'y avait pas de guichets automatique à cuba. donc il faut apporter beaucoup d'argent sur nous et le laisser dans notre coffre si on veut être certain de ne pas en manquer? je ne suis pas très utilisatrice de carte de crédit alors je me demandais qu'est-ce qui serait le mieux de faire? merci
Hôtel Brisas Santa Lucia English translation pending
by Mollylessard · 2005-11-30 · 8 replies
Bonjour, je suis très inquiète,

Le 26 décembre 2005 je parts pour le Brisas avec 7 de mes amis. Après avoir lu sur le forum, je ne suis plus convaincu du tout! Est-ce que quelqu'un qui est allé DERNIÈREMENT pourrait me donner une idée de ce que c'est dans cette période de l'année??? Nouriture, plage, température, âge des occupants, party??? Merci ce sera très très apprécié!😕

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