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Circuit Ouest canadien en famille, juillet 2018: séjour réussi English translation pending
Bonjour à toutes et a tous
J'avais ouvert un post pour planifier un circuit dans l'Ouest canadien..ce séjour vient de s'achever.. . Et il s'est super bien passé.
Nous venons d'arriver en France et rentrons à la maison ce week end.. il va falloir un peu de temps pour vider les milliers de photos. ..
Mais je ferai un CR de ce séjour. Cela pourra servir à d'autres voyageurs.
Pour rappel et avant de rentrer dans le vif du sujet.. c'était un circuit de Calgary à Vancouver du 2 au 19 juillet.
Marie
J'avais ouvert un post pour planifier un circuit dans l'Ouest canadien..ce séjour vient de s'achever.. . Et il s'est super bien passé.
Nous venons d'arriver en France et rentrons à la maison ce week end.. il va falloir un peu de temps pour vider les milliers de photos. ..
Mais je ferai un CR de ce séjour. Cela pourra servir à d'autres voyageurs.
Pour rappel et avant de rentrer dans le vif du sujet.. c'était un circuit de Calgary à Vancouver du 2 au 19 juillet.
Marie
Deuxième voyage en terre islandaise fin octobre English translation pending
Bonjour à tous!
J'envisage un 2ème petit voyage en Islande et je cherche après vos conseils car il semble y avoir pas mal de connaisseurs ici 🙂
Nous avons déjà fait un séjour de 4/5 jours en octobre dernier où nous avons visité Reykjavik, la péninsule de Reykjanes, le Golden Circle, puis toute la partie jusqu'à Vik. La partie sud ouest n'est donc plus au programme.
Nous voulons repartir fin octobre pour les aurores boréales que nous avons eu la chance de voir l'an dernier, pour le grand soleil qu'on a eu la plupart du temps ainsi que pour les journées à ensoleillement relativement "normal".
L'idée serait de partir une grosse semaine, peut-être 10 jours maximum?! Pour le moment rien n'est défini mais nous ne pourrons pas plus à cause de congés + argent. Le circuit parfait serait d'envisager de faire le tour par le nord, en direction de l'est et revenir par le sud mais encore une fois je n'arrive pas du tout à juger de la faisabilité... *heeelp*
J'ai commencé très rapidement un début d'itinéraire, également des idées d'endroits à voir mais je n'arrive pas à imaginer si un itinéraire regroupant ces choses-là (et/ou bien d'autres évidemment!!) est envisageable sur ce temps.
Voici mes quelques idées:
J1 > Arrivée KEF... loger Reykjavik?
J2 > Reykjavik départ > þórufoss > Barnafoss/Hraunfossar > Kirkjufell ?? Je ne sais pas si c'est envisageable de visiter Kirkjufell dans la même journée ou bien se rapprocher seulement...
J3 Péninsule Snaefellsnes > Kirkjufell > jeune volcan Saxhólar > plage de Djúpalónssandur > rocher Londrangas (falaise à ne pas louper!) + Malariff Lighthouse > rocher Gatklettur
Bon ce n'est pour le moment tout ce que j'ai, avec des idées en vrac d'endroits à voir: Glaumbaer Krafla Viti Hverfjall Hverir Vestrahorn Jokulsarlon Skaftafell et Svartifoss Sigoldugljufur Fjadrargljufur Kerið
J'ai bien conscience que tout voir n'est peut-être pas possible mais je suis preneuse de tous vos avis et conseils :)
Merci d'avance en tout cas!!!
Manon
P.S: je ne comprends pas trop pourquoi mon post est déplacé dans la section Climat? ^^ ce n'est pas le but de mon post mais pas de soucis si c'est ici qu'il doit être :) merci à vous!
J'envisage un 2ème petit voyage en Islande et je cherche après vos conseils car il semble y avoir pas mal de connaisseurs ici 🙂
Nous avons déjà fait un séjour de 4/5 jours en octobre dernier où nous avons visité Reykjavik, la péninsule de Reykjanes, le Golden Circle, puis toute la partie jusqu'à Vik. La partie sud ouest n'est donc plus au programme.
Nous voulons repartir fin octobre pour les aurores boréales que nous avons eu la chance de voir l'an dernier, pour le grand soleil qu'on a eu la plupart du temps ainsi que pour les journées à ensoleillement relativement "normal".
L'idée serait de partir une grosse semaine, peut-être 10 jours maximum?! Pour le moment rien n'est défini mais nous ne pourrons pas plus à cause de congés + argent. Le circuit parfait serait d'envisager de faire le tour par le nord, en direction de l'est et revenir par le sud mais encore une fois je n'arrive pas du tout à juger de la faisabilité... *heeelp*
J'ai commencé très rapidement un début d'itinéraire, également des idées d'endroits à voir mais je n'arrive pas à imaginer si un itinéraire regroupant ces choses-là (et/ou bien d'autres évidemment!!) est envisageable sur ce temps.
Voici mes quelques idées:
J1 > Arrivée KEF... loger Reykjavik?
J2 > Reykjavik départ > þórufoss > Barnafoss/Hraunfossar > Kirkjufell ?? Je ne sais pas si c'est envisageable de visiter Kirkjufell dans la même journée ou bien se rapprocher seulement...
J3 Péninsule Snaefellsnes > Kirkjufell > jeune volcan Saxhólar > plage de Djúpalónssandur > rocher Londrangas (falaise à ne pas louper!) + Malariff Lighthouse > rocher Gatklettur
Bon ce n'est pour le moment tout ce que j'ai, avec des idées en vrac d'endroits à voir: Glaumbaer Krafla Viti Hverfjall Hverir Vestrahorn Jokulsarlon Skaftafell et Svartifoss Sigoldugljufur Fjadrargljufur Kerið
J'ai bien conscience que tout voir n'est peut-être pas possible mais je suis preneuse de tous vos avis et conseils :)
Merci d'avance en tout cas!!!
Manon
P.S: je ne comprends pas trop pourquoi mon post est déplacé dans la section Climat? ^^ ce n'est pas le but de mon post mais pas de soucis si c'est ici qu'il doit être :) merci à vous!
Nouvelles de Hué English translation pending
J’aime beaucoup Hue : cadre charmant, magnifiques monuments historiques, excellente gastronomie, très beaux sites environnants et… très belles dames (on dit que 30% de la population sont des descendants légitimes ou non des empereurs Nguyen, chiffre possible vu que le seul Gia Long avait 50 concubines et 31 enfants et Minh Mang 300 femmes et une centaine d’enfants). J’ai posté en un long rapport sur Hue le 15 février 2011 https://voyageforum.com/v.f?post=4081830 Pas grand-chose de changé.
Côté hôtels, La GH Impression s’appelle maintenant Hue Garden, complètement refaite et toujours la grande piscine, donc impec (30 et 35$). La maison d’hôtes Villa Bella Garden est fermée. Par contre, en voilà une extra : la maison d’hôtes Vu Tri Vien, ouverte en plein milieu de la cité impériale par un ancien guide francophone. 6 chambres dont 2 au 3e étage avec salle de bain commune et terrasse, parfaite pour une famille. Si vous restez deux nuits, vous avez un diner gratuit. Location de vélos et motos. 0235 352 74 14 – 09 03 59 83 92 maisonvutrivien@gmail.com
Et puis, il y a le remarquable Tam Tin Vien(Le Jardin du cœur tranquille) 0234 398 47 57 Portable 17 67 36 56 garcia.vietnam@yahoo.com.vn. L’extraordinaire Français Jean et sa femme vietnamienne Thuy ont développé un orphelinat qui accueille actuellement 500 enfants, pour lesquels ils ont construit un village. Pour ceux que ça intéresse, il prend régulièrement de jeunes Français volontaires, logés et nourris, qui enseignent notre langue aux orphelins. Il a ouvert dans le complexe de l’orphelinat un petit hôtel bien sympa au milieu d’un jardin 4 maisonnettes avec deux lits doubles, deux en duplex et deux de plein- pied. On peut diner en salle sur demande ou gratuitement avec les enfants. Compter 40$ pour deux pt déj inclus. Noter qu’il y a un ponton sur la rivière, où les fameux « bateaux-dragons » viennent vous chercher sur demande pour la visite des monuments historiques de Hue le long de la rivière. Pour y aller, vous suivez la rivière côté Cité impériale et Thien Mu sur une vingtaine de kilomètres, jusqu’au village de Long Ho Ha, et tourner sur une petite route à droite au milieu du village (panneau pas très visible souvent caché par les motos des clients de la gargotte qui fait le coin).
Enfin, un autre complexe remarquable, le Beach Bar Hue et la Villa Louise. Ensemble exceptionnel sur une très belle plage et dans de beaux jardins, réalisé par Michel, grand hotelier-restaurateur de Corton. D’un coté, le Beach Bar Hué inclue un excellent restaurant en paillotte (avec service sur plage), des maisonnettes-dortoirs (9-12$) et privées (36$ en double). De l’autre, un complexe 4 étoiles, la Villa Louise, incluant un superbe grand batiment avec 3 piscines et 16 chambres (95-168$). Autour, de grandes villas de 100 m² avec murs en pisé pouvant loger jusqu’à 4 personnes (260$ la double). Pour 100 000 dong déductibles des consommations, on peut profiter des piscines sans loger.
Côté restaurants, ils se sont multipliés. Mon préféré est toujours le Y Thao Garden, dans la cité Impériale on ne peut pas faire mieux pour un diner rormantique dans les beaux jardins ou les maisonnettes en bois climatisées. Le franco-vietnamien La Carambole a déménagé au 8 Vu Thi Su derrière la rue Phan Ngu Lao et s’appelle maintenant Le Bistro La Carambole. On y mange toujours aussi bien, que ce soit vietnamien ou international. Le propriétaire a également ouvert Les Jardins de la Carambole dans la Cité (32 Dong Tran Con). Noter que le somptueux Ancient Hue est fermé jusqu’en décembre 2018 pour travaux (piscine et 4 chambres en 2 maisonnettes)
Côté balades extérieures, deux remarquables organisées par l’excellente agence Hue Tourist Vietnam : un trekking de 2 jourschez les Co Tudes Hauts Plateaux à la frontière laotienne, avec visite de la fameuse (et sanglante pour les Marines) Hamburger Hill. Elle propose également une excursion exceptionnelle d’une demi-journée dans un site étonnant, la Lagune de Tam Giang, au nord de la plage de Thuan Than. 2300 km² avec les montagnes à l’horizon, quadrillés de poteaux en bambou et filets de pêche, chaque grand quadrilatère appartenant à une famille. 400 000 personnes y vivent de la pisciculture et de la pêche. Au milieu, une petite ile sur laquelle le propriétaire francophone de Hue Tourist a ouvert un restaurant où l’on se régale. Excursion le matin avec déjeuner inclus ou l’après-midi avec diner vers 18h30. 30$ par personne tt compris. C’est vraiment à faire si vous avez le temps.
Dans mon permier poste, j’avais oublié de signaler à propos du superbe pont couvert Than Toan l’existence juste à côté d’un bien intéressant musée d’instruments agricoles. Signalons également que, oh miracle, aucun béton n’a été encore coulé dans les environs. J’ai eu une très belle journée en allant au pont, puis en prenant de petites routes très sympas à travers les rizières (en sortant du site du pont, demander juste "Thuan Tan" en accentuant sur le TA et on vs pointera la direction du doigt ; demander à chaque croisement, mais la direction générale est nord-ouest) et le long de canaux bordés de petits temples et pagodes, jusqu’à la plage de Than Thuan.
Côté hôtels, La GH Impression s’appelle maintenant Hue Garden, complètement refaite et toujours la grande piscine, donc impec (30 et 35$). La maison d’hôtes Villa Bella Garden est fermée. Par contre, en voilà une extra : la maison d’hôtes Vu Tri Vien, ouverte en plein milieu de la cité impériale par un ancien guide francophone. 6 chambres dont 2 au 3e étage avec salle de bain commune et terrasse, parfaite pour une famille. Si vous restez deux nuits, vous avez un diner gratuit. Location de vélos et motos. 0235 352 74 14 – 09 03 59 83 92 maisonvutrivien@gmail.com
Et puis, il y a le remarquable Tam Tin Vien(Le Jardin du cœur tranquille) 0234 398 47 57 Portable 17 67 36 56 garcia.vietnam@yahoo.com.vn. L’extraordinaire Français Jean et sa femme vietnamienne Thuy ont développé un orphelinat qui accueille actuellement 500 enfants, pour lesquels ils ont construit un village. Pour ceux que ça intéresse, il prend régulièrement de jeunes Français volontaires, logés et nourris, qui enseignent notre langue aux orphelins. Il a ouvert dans le complexe de l’orphelinat un petit hôtel bien sympa au milieu d’un jardin 4 maisonnettes avec deux lits doubles, deux en duplex et deux de plein- pied. On peut diner en salle sur demande ou gratuitement avec les enfants. Compter 40$ pour deux pt déj inclus. Noter qu’il y a un ponton sur la rivière, où les fameux « bateaux-dragons » viennent vous chercher sur demande pour la visite des monuments historiques de Hue le long de la rivière. Pour y aller, vous suivez la rivière côté Cité impériale et Thien Mu sur une vingtaine de kilomètres, jusqu’au village de Long Ho Ha, et tourner sur une petite route à droite au milieu du village (panneau pas très visible souvent caché par les motos des clients de la gargotte qui fait le coin).
Enfin, un autre complexe remarquable, le Beach Bar Hue et la Villa Louise. Ensemble exceptionnel sur une très belle plage et dans de beaux jardins, réalisé par Michel, grand hotelier-restaurateur de Corton. D’un coté, le Beach Bar Hué inclue un excellent restaurant en paillotte (avec service sur plage), des maisonnettes-dortoirs (9-12$) et privées (36$ en double). De l’autre, un complexe 4 étoiles, la Villa Louise, incluant un superbe grand batiment avec 3 piscines et 16 chambres (95-168$). Autour, de grandes villas de 100 m² avec murs en pisé pouvant loger jusqu’à 4 personnes (260$ la double). Pour 100 000 dong déductibles des consommations, on peut profiter des piscines sans loger.
Côté restaurants, ils se sont multipliés. Mon préféré est toujours le Y Thao Garden, dans la cité Impériale on ne peut pas faire mieux pour un diner rormantique dans les beaux jardins ou les maisonnettes en bois climatisées. Le franco-vietnamien La Carambole a déménagé au 8 Vu Thi Su derrière la rue Phan Ngu Lao et s’appelle maintenant Le Bistro La Carambole. On y mange toujours aussi bien, que ce soit vietnamien ou international. Le propriétaire a également ouvert Les Jardins de la Carambole dans la Cité (32 Dong Tran Con). Noter que le somptueux Ancient Hue est fermé jusqu’en décembre 2018 pour travaux (piscine et 4 chambres en 2 maisonnettes)
Côté balades extérieures, deux remarquables organisées par l’excellente agence Hue Tourist Vietnam : un trekking de 2 jourschez les Co Tudes Hauts Plateaux à la frontière laotienne, avec visite de la fameuse (et sanglante pour les Marines) Hamburger Hill. Elle propose également une excursion exceptionnelle d’une demi-journée dans un site étonnant, la Lagune de Tam Giang, au nord de la plage de Thuan Than. 2300 km² avec les montagnes à l’horizon, quadrillés de poteaux en bambou et filets de pêche, chaque grand quadrilatère appartenant à une famille. 400 000 personnes y vivent de la pisciculture et de la pêche. Au milieu, une petite ile sur laquelle le propriétaire francophone de Hue Tourist a ouvert un restaurant où l’on se régale. Excursion le matin avec déjeuner inclus ou l’après-midi avec diner vers 18h30. 30$ par personne tt compris. C’est vraiment à faire si vous avez le temps.
Dans mon permier poste, j’avais oublié de signaler à propos du superbe pont couvert Than Toan l’existence juste à côté d’un bien intéressant musée d’instruments agricoles. Signalons également que, oh miracle, aucun béton n’a été encore coulé dans les environs. J’ai eu une très belle journée en allant au pont, puis en prenant de petites routes très sympas à travers les rizières (en sortant du site du pont, demander juste "Thuan Tan" en accentuant sur le TA et on vs pointera la direction du doigt ; demander à chaque croisement, mais la direction générale est nord-ouest) et le long de canaux bordés de petits temples et pagodes, jusqu’à la plage de Than Thuan.
Suisse au mois d'août avec bébé English translation pending
Bonjour, nous partons une semaine à 10 jours avec notre bébé d'un an autour du 15 Aôut, je suis entrain de faire notre itinéraire.
- Montpellier Anemasse Genève: 4h30 de route
et 5 nuit à Molaison sur Gruyère dans un appartement de la station car les prix sont raisonables.
Peut on prendre le funiculaire et monter en altitude avec bébé?
pendant ce séjour:
Gruyere, le château, le lac , les musée gourmand, visite de Friburg et Lausanne et Montreux, château Chillon, Lausanne, lac léman et Evian.
Les trajets ne serons pas trop conséquents?
Avez vous des nuit d'étapes dans certaines ville à me conseiller/hôtel /gite autour de ce lac Léman pour diminuer les distances?
ou une autre location de quelques jours pour agrandir la durée de notre séjour en voyant d'autres style de paysages.
Avez vous des conseils pour l'itinéraire?
merci par avance de vos précieux conseils.
Trois semaines en Patagonie au mois de janvier English translation pending
Bonjour à tous😉,
Nous sommes actuellement entrain de préparer notre futur voyage au Chili pour le mois de janvier/fevrier prochain. Ayant déjà parcouru le nord, nous allons nous concentrer sur la Patagonie voire l'ile de Paques si le budget nous le permet. A la lecture des differents posts, nous avons relevé differentes endroits à visiter, mais vu que nous n'aurons que 19 jours sur place, des choix sont à faire parmi ces destinations: > Temuco-Pucon (Villarica, Huerquehue, Conguilio.., )
> Puerto Montt (region des lacs) et Chiloe,
> Balmaceda & Aisden (Reserva Nacional Cerro Castillo, laguna San Raphael, Capillas de Marmol, Puerto Bertrand, Tortel, ect...)
> Puertos Natales (Torres del Paine, ect...)
> Punto Arenas (Pinguins, cap Horn, ect...)
> Ile de Pacques.
D'après vous, quelles sont les endroits à privilégier et à prioriser et le nombre de jours (mas o menos) à y consacrer afin de pouvoir imaginer l'itinéraire et estimer le budget necessaire.
D'avance merci pour votre aide🙂 et à bientôt!! Benoît
Nous sommes actuellement entrain de préparer notre futur voyage au Chili pour le mois de janvier/fevrier prochain. Ayant déjà parcouru le nord, nous allons nous concentrer sur la Patagonie voire l'ile de Paques si le budget nous le permet. A la lecture des differents posts, nous avons relevé differentes endroits à visiter, mais vu que nous n'aurons que 19 jours sur place, des choix sont à faire parmi ces destinations: > Temuco-Pucon (Villarica, Huerquehue, Conguilio.., )
> Puerto Montt (region des lacs) et Chiloe,
> Balmaceda & Aisden (Reserva Nacional Cerro Castillo, laguna San Raphael, Capillas de Marmol, Puerto Bertrand, Tortel, ect...)
> Puertos Natales (Torres del Paine, ect...)
> Punto Arenas (Pinguins, cap Horn, ect...)
> Ile de Pacques.
D'après vous, quelles sont les endroits à privilégier et à prioriser et le nombre de jours (mas o menos) à y consacrer afin de pouvoir imaginer l'itinéraire et estimer le budget necessaire.
D'avance merci pour votre aide🙂 et à bientôt!! Benoît
Paracas et les îles Ballestas ou la montagne colorée (Vinicunca) English translation pending
Bonjour
Je prévoir de partir au Pérou du 15 au 26 novembre 2018
Mon voyage prévoit: Lima, Cuzco, Puno, Arequipa et retour à Lima
Pour gagner du temps je prévois 3 vols intérieurs (Lima-Cuzco, Cuzco-Puno et Arequipa-Lima)
Les billets d'avion sont achetés sauf le tronçon Lima-Cuzco pour la raison suivante: j'ai laissé une journée de libre pour laquelle j'hésite entre 2 options:
- option 1: excursion d'une journée à partir de Lima vers Paracas et les Iles Ballestas
- option 2: escapade d'une journée à partir de Cuzco vers la Montagne Colorée (Vinicunca)
Je sollicite l'avis des internautes qui ont fait l'une ou l'autre des expériences (ou les 2)
Merci d'avance
En Arizona et autour, chez les indiens d'hier et d'aujourd'hui English translation pending
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201

2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix English translation pending
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.
Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.
Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matin
Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.
Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.


Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.

Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matinLe soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.

Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.


Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Préparation finale pour un voyage en Suisse English translation pending
Bonjour/Bonsoir !
Le voyage arrive bientôt et nous sommes dans la préparation finale !
Nous avons déjà beaucoup de plans pour nos journées, qui seront vraisemblablement chargées. Toutefois, étant donné qu'il s'agit de notre première visite en Suisse, il est possible que nous ayons omis de prioriser certaines activités incontournables, ce qui serait dommage. J'ai donc pensé vous adresser un dernier petit message pour m'assurer de ne pas passer à côté des plus belles choses de la Suisse.
Voici un 'rappel' de notre itinéraire :
5 jours dans la Région de Fribourg-Berne-Montreux et autres municipalités environnantes. 2 jours dans Zermatt Graëchen et autres 2 jours Interlaken, Lauterbrunnen, Wengen et Grindelwald 3 dans Zurich, Lucerne 2 en Alsace
Ne vous gênez pas d'évoquer certains endroits même s'ils sont un peu plus loin!
Merci beaucoup :)
Le voyage arrive bientôt et nous sommes dans la préparation finale !
Nous avons déjà beaucoup de plans pour nos journées, qui seront vraisemblablement chargées. Toutefois, étant donné qu'il s'agit de notre première visite en Suisse, il est possible que nous ayons omis de prioriser certaines activités incontournables, ce qui serait dommage. J'ai donc pensé vous adresser un dernier petit message pour m'assurer de ne pas passer à côté des plus belles choses de la Suisse.
Voici un 'rappel' de notre itinéraire :
5 jours dans la Région de Fribourg-Berne-Montreux et autres municipalités environnantes. 2 jours dans Zermatt Graëchen et autres 2 jours Interlaken, Lauterbrunnen, Wengen et Grindelwald 3 dans Zurich, Lucerne 2 en Alsace
Ne vous gênez pas d'évoquer certains endroits même s'ils sont un peu plus loin!
Merci beaucoup :)
Trajet Oslo - Lofoten - Oslo sur 3 semaines English translation pending
Bonjour,
Après avoir beaucoup hésité à cause de la distance depuis Oslo, je me décide tout de même pour aller explorer les Lofoten (et Senja si j'ai le temps) pour ce premier séjour en Norvège.
J'ai loué un campervan à Oslo (plus de dispos dans le nord ou beaucoup trop cher). L'idée serait de monter tranquillement sur 3 /4 jours jusqu'au point de départ du Ferry, de passer une dizaine de jours dans la région et de redescendre en prenant un peu plus de temps, entre 5 et 7 jours grosso modo.
Je cherche à composer le circuit idéal avec les interrogations suivantes:
- Est-ce jouable de monter en roulant entre 4h et 6h par jour tout en commençant à profiter du pays ? - Quels seraient selon vous les étapes sur le trajet aller pour passer quelques heures et/ou la nuit? - Lofoten + Senja vous semble-t-il jouable sur 10 jours ou trop ambitieux? - Je pense ensuite à redescendre vers Oslo plus tranquillement qu'à l'aller. J'imagine que par moments je serai obligée de prendre la même route qu'à l'aller, à moins que de passer par la côte tout du long soit jouable ? - J'ai aussi la possibilité de rendre le van à Stavanger, mais j'ai peur que cela fasse vraiment trop long. - J'aimerai bien faire au moins une étape par la mer sur l'express côtier, mais je ne comprend rien au fonctionnement... J'ai lu que les Norvégiens l'utilisent beaucoup pour aller d'un port à un autre, mais sur le site je ne trouve que des infos et réservations pour les croisières de plusieurs jours. Quelqu'un peut-il m'éclairer là-dessus?
Bref, beaucoup de questions pour que les connaisseurs du pays m'aident à composer la boucle idéale!
Merci par avance pour vos avis et précieux conseils les voyageurs!
Sophie
Après avoir beaucoup hésité à cause de la distance depuis Oslo, je me décide tout de même pour aller explorer les Lofoten (et Senja si j'ai le temps) pour ce premier séjour en Norvège.
J'ai loué un campervan à Oslo (plus de dispos dans le nord ou beaucoup trop cher). L'idée serait de monter tranquillement sur 3 /4 jours jusqu'au point de départ du Ferry, de passer une dizaine de jours dans la région et de redescendre en prenant un peu plus de temps, entre 5 et 7 jours grosso modo.
Je cherche à composer le circuit idéal avec les interrogations suivantes:
- Est-ce jouable de monter en roulant entre 4h et 6h par jour tout en commençant à profiter du pays ? - Quels seraient selon vous les étapes sur le trajet aller pour passer quelques heures et/ou la nuit? - Lofoten + Senja vous semble-t-il jouable sur 10 jours ou trop ambitieux? - Je pense ensuite à redescendre vers Oslo plus tranquillement qu'à l'aller. J'imagine que par moments je serai obligée de prendre la même route qu'à l'aller, à moins que de passer par la côte tout du long soit jouable ? - J'ai aussi la possibilité de rendre le van à Stavanger, mais j'ai peur que cela fasse vraiment trop long. - J'aimerai bien faire au moins une étape par la mer sur l'express côtier, mais je ne comprend rien au fonctionnement... J'ai lu que les Norvégiens l'utilisent beaucoup pour aller d'un port à un autre, mais sur le site je ne trouve que des infos et réservations pour les croisières de plusieurs jours. Quelqu'un peut-il m'éclairer là-dessus?
Bref, beaucoup de questions pour que les connaisseurs du pays m'aident à composer la boucle idéale!
Merci par avance pour vos avis et précieux conseils les voyageurs!
Sophie
Andalousie avec notre fille de 2 ans: visites, plages et hébergements English translation pending
Bonjour,
Avec ma femme et notre fille de 2 ans nous souhaiterions partir 10 à 15j en Aout en Andalousie.
Nous partirons en voiture et serons vraiment la bas en mode détente.
Ne connaissant pas le coin, J’ai besoin de vos lumières pour des idees (bons plans) d’endroitd Où se poser (location) pour pouvoir rayonner. Nous souhaiterions être proche de la mer (d’ailleurs est elle chaude en août ?) des commodités et éventuellement faire des visites (plutot extérieur). Pas de complexe hôtelier, nous sommes plutot baroudeurs.
Seville est peut etre légèrement loin de la plage non? Peut etre Marbella ou Malaga ou autre...?
Dernière chose, j’imagine qu’en Aout les prix sont relativement élevés pout tous ce qui concerne restos, visites...?
Merci d’avance
Nous partirons en voiture et serons vraiment la bas en mode détente.
Ne connaissant pas le coin, J’ai besoin de vos lumières pour des idees (bons plans) d’endroitd Où se poser (location) pour pouvoir rayonner. Nous souhaiterions être proche de la mer (d’ailleurs est elle chaude en août ?) des commodités et éventuellement faire des visites (plutot extérieur). Pas de complexe hôtelier, nous sommes plutot baroudeurs.
Seville est peut etre légèrement loin de la plage non? Peut etre Marbella ou Malaga ou autre...?
Dernière chose, j’imagine qu’en Aout les prix sont relativement élevés pout tous ce qui concerne restos, visites...?
Merci d’avance
Quel temps en ce moment et ces prochains jours à Cuba? (mi-mai) English translation pending
bonjour amis voyageurs,
Je pars pour cuba en tandem mère-fille mercredi prochain et j'aimerais savoir "en live" le temps et à quoi m'attendre ?
genre petit parapluie, kway moche ou poncho hideux ? D'autre part, s'il pleut, comme la météo semble l'indiquer (mais bon , la météo , elle a des hauts et beaucoup de bas...), la pluie à cette période, c'est: "un petit tour et puis s'en va ou j'y suis, j'y reste"?😉
et dernière petite chose qui n'a rien à voir avec la météo : je vais à La Havane et à Vinalès (chez l'habitant) ;peut-on se passer d'un guide avec le "routard "? si vous pensez que non, avez-vous des recommandations à me faire ?
merci beaucoup, beaucoup
PS c'est un voyage décidé et réservé en dernière minute et je n'aurai pas trop le temps de potasser, donc pardonnez moi si mes questions sont répétitives😊
Peindre la côte normande à vélo (premier post) English translation pending
bonjour tout le monde .
c'est ma première fois sur le forum , je prepare un petit voyage a vélo en france et j'aimerai partir avec le moins de chose possible et le moins cher, j'aurais aimer avoir des retour de voyageurs , je suis en possession dun Schwinn Moab que je compte équiper pour ce voyage , les question que je me pose cest plus quelle porte bagage prendre , comment choisir , si vous avez de bonne pochettes a me conseiller , etc .. je vous remercie d'avance , et si j'ouvre un page de discussion cest aussi pour pouvoir parler avec vous du projet au fur et a mesure de sont avancement .
merci beaucoup a tres vite , jattend vos retour .
c'est ma première fois sur le forum , je prepare un petit voyage a vélo en france et j'aimerai partir avec le moins de chose possible et le moins cher, j'aurais aimer avoir des retour de voyageurs , je suis en possession dun Schwinn Moab que je compte équiper pour ce voyage , les question que je me pose cest plus quelle porte bagage prendre , comment choisir , si vous avez de bonne pochettes a me conseiller , etc .. je vous remercie d'avance , et si j'ouvre un page de discussion cest aussi pour pouvoir parler avec vous du projet au fur et a mesure de sont avancement .
merci beaucoup a tres vite , jattend vos retour .
Suggestions (activité et logement) pour deux jours à Essaouira? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un petit groupe de 5 amis et nous allons passer quelques jours au Maroc durant l'été 2018. Nous atterrissons à Marrakech, et nous irons en trois ou quatre jours jusqu'à Essaouira.
Nous arriverons à Essaouira en milieu de journée, et nous y passerons deux nuits. Nous rentrerons ensuite passer une dernière nuit à Marrakech pour être sur place pour notre vol de retour qui est à l'aube.
Ne connaissant pas la région, avez-vous des activités sympas à proposer, si possible sortant un peu de l'ordinaire, pour ces deux jours à passer là-bas ? On est un groupe de copains et on aime bien lors de nos virées goûter un peu à tout (on a déjà fait un tour de Suisse en Solex, une descente du désert égyptien en 4x4, de la péniche en Irlande, participation à un championnat du monde de Mölkky en Finlande, etc...), et les expériences les plus insolites sont celles que l'on préfère ! Donc si vous avec des idées à nous proposer on est preneurs !
Idem pour les deux nuits à passer sur place. Si vous connaissez un hébergement (éventuellement une expérience combinée à une activité) sympa, qui sort un peu de l'ordinaire, on serait vraiment intéressés. On ne cherche pas le confort, mais vraiment on aimerait vivre quelque chose de sympa... Il serait bien facile de réserver un riad classe, mais franchement si on arrive à trouver autre chose ça serait top.
Sortie avec les pêcheurs du coin, nuit dans le désert, travail avec des locaux, participation à une fête locale etc... on est preneurs de toute idée et de tout contact pour faire de ces deux jours un moment sympa et mémorable.
Merci d'avance à tous de votre aide et de vos suggestions.
Nous sommes un petit groupe de 5 amis et nous allons passer quelques jours au Maroc durant l'été 2018. Nous atterrissons à Marrakech, et nous irons en trois ou quatre jours jusqu'à Essaouira.
Nous arriverons à Essaouira en milieu de journée, et nous y passerons deux nuits. Nous rentrerons ensuite passer une dernière nuit à Marrakech pour être sur place pour notre vol de retour qui est à l'aube.
Ne connaissant pas la région, avez-vous des activités sympas à proposer, si possible sortant un peu de l'ordinaire, pour ces deux jours à passer là-bas ? On est un groupe de copains et on aime bien lors de nos virées goûter un peu à tout (on a déjà fait un tour de Suisse en Solex, une descente du désert égyptien en 4x4, de la péniche en Irlande, participation à un championnat du monde de Mölkky en Finlande, etc...), et les expériences les plus insolites sont celles que l'on préfère ! Donc si vous avec des idées à nous proposer on est preneurs !
Idem pour les deux nuits à passer sur place. Si vous connaissez un hébergement (éventuellement une expérience combinée à une activité) sympa, qui sort un peu de l'ordinaire, on serait vraiment intéressés. On ne cherche pas le confort, mais vraiment on aimerait vivre quelque chose de sympa... Il serait bien facile de réserver un riad classe, mais franchement si on arrive à trouver autre chose ça serait top.
Sortie avec les pêcheurs du coin, nuit dans le désert, travail avec des locaux, participation à une fête locale etc... on est preneurs de toute idée et de tout contact pour faire de ces deux jours un moment sympa et mémorable.
Merci d'avance à tous de votre aide et de vos suggestions.
Southwest Acte 10 - Arches et sandalettes... English translation pending
Tout le monde le sait, le Southwest, c'est une drogue. Une bonne drogue, mais une drogue quand-même...
En mai 2017 je n'avais pas pu faire Reflection Canyon à cause d'une météo capricieuse.
En décembre dernier, je subis une opération des deux pieds, pas très grave, mais juste pour pouvoir continuer à faire ce que j'aime : randonner, escalade et alpinisme. Je profite alors de ces quelques jours de repos forcé pour mettre au point mon trip d'avril 2018, qui sera basé essentiellement sur Reflection Canyon en backpacking, quelques bivouacs à des endroits bien précis pour des sunset/sunrise et photos nocturnes, et pas mal d'arches. J'ai très peu visité du côté de Moab, et je compte bien combler ce manque. Je n'y connais que les "spots touristiques", et les trails de VTT. Quelques membres de VF m'ont bien aidés, il se reconnaîtront, je les remercie énormément. Finalement maintenant, c'est une entraide générale en terme d'informations, de tracés GPX, et d'appréciations générales. Beaucoup de recherches aussi sur le net et sur Google Earth.
Mi-janvier, je me blesse assez gravement en bossant: début d'hernie discale L4-L5. Aïe aïe aïe, mon trip ! J'ai vu une kyrielle de charlatans et toubibs (c'est pareil ?), osthéos, fait des séances de laser, et j'en passe. Plus possible ou presque de pratiquer l'escalade, et préparation physique pour ce trip assez minimaliste. Seulement les 3 dernières semaines avec un sac chargé à 18kgs, sur mes "chers" terrils, pour accumuler du D+.
Bon, me voilà parti le 11 avril pour SLC, via Amsterdam, sur KLM. SLC bien entendu pour à nouveau louer un véhicule chez Rugged Rental, qui je rappelle est la seule société qui permette de louer un véhicule bien précis (et pas une gamme), et qui autorise à rouler sur les "unpaved roads", en location long terme. Bien entendu, le tarif est plus élevé, mais louer un Rubicon, pour pas mal de choses que je voulais faire, c'est le top, surtout en étant seul. Balise satellite activée, gros forfait GSM, tout est prêt.
J 1 - arrivée SLC en début d'après-midi, prise du véhicule : un Jeep Wrangler Rubicon Unlimited JK blanc de 400 miles, autant dire neuf. Je vais quand-même chercher un compresseur chez Autozone (que je ramènerai inutilisé en fin de voyage) pour les pistes sablonneuses. Il s’avérera que les pneus montés d'origine sont incroyablement efficaces sur sable, rocher, mais évidemment moins sur route. Au delà de 65 m/h, ça balade, c'est normal. Pas besoin d'acheter une glacière, elle attend déjà sagement dans le coffre de l'auto, celle-là même qu'ils m'avaient rachetée en mai 2017. Ils fournissent une glacière gratuitement sur demande. Achat de denrées diverses chez Walmart, céréales, lait, eau, Powerade, Coca, barres de céréales, zut plus de petites cartouches de gaz pour le réchaud, je passe donc chez REI juste à côté de l'autoroute m'en procurer, et en route pour Price, la première étape. Arrêt en route à Wedge Overlook, un point de vue sur un canyon assez grand, mais bon, ce n'est pas mémorable. Juste un premier contact avec les pistes et les rochers rouges. Par contre, y camper ne doit pas être mal, mais après le vol, une douche n'est pas superflue. j'ai eu énormément de mal à obtenir quelques rayons de soleil, et ça sera souvent comme ça le long du trip.
J2 - Premier jour de rando. Ddépart tôt pour Moab. La météo annoncée n'est pas terrible pour le lendemain mais pas trop mal pour ce jour-là. -3° le matin quand-même, short et T-shirt ça ne sera pas pour tout de suite. . Je décide donc d'accélérer le mouvement d'emblée. Départ 6h30 de Price, 8h30 au Trail Head. Je commence par Morning Glory Bridge, au bout de Negro Bill Canyon. Assez jolie rando, tout seul à cette heure-ci. Cette rando est donnée pour 2h30-3h00, je la boucle en 1h40 photos comprises. Suis en super pleine forme ! Je file ensuite pour Funnel Arch. Qut, lors du transfert des points et traces dans le GPS, une partie à disparu. J'ai le parking, mais ni la trace, ni lepoint de l'arche. JE cherche à l'instinct, et trouve le passage à crapahuter. Il faut un minimum de "skill" pour grimper ce passage étroit. Finalement en 31 minutes j'ai fait l'aller-retour et les photos ! Très chouette Arche au demeurant. Je pars ensuite vers Otto Arch. Le parking se trouve sur la route de la Sand Flat Recr. Area. Le vent monte, je vois pas mal de tentes arrachées par le vent dans les campground en contrebas. Ca souffle énormément. Otho Arch n'est pas très loin à vol d'oiseau, mais la trace est assez compliquée. Il faut descendre jusque dans le bas du canyon puis rebrousser chemin pour la trouver. Énorme et intéressante. A mi-chemin à l'aller je me rends compte que je n'ai pas rempli le camelback. Je l'enlève et il me reste moins d'1L d'eau. Gérable avec la temporisation automatique sur la montre. La remontée se fera un peu moins vite, il y a énormément de vent. 12 kms, 2h40 A/R, 580m de D+. On est milieu d'après-midi, je décide d'aller manger quelques pâtes chez Jay's que j'aime bien... Ah oui, plus AUCUNE douleur au dos, comme si je n'avais jamais rien eu, que du bonheur. Après les pâtes, je me lève, et une douleur se présente en bas du talon d'Achille de mon pied droit. Beuh... Je prends la voiture et me rends vers Tukuhnikivatz Arch qui est surtout photographiable en fin de journée. Je sais que la piste est difficile vers le haut, mais arrive assez près de l'Arche. Le ciel devient menaçant, mais je monte cette piste qui devient vraiment très hard, jusqu'à une marche de 60 cm qui me parait impossible à franchir. Peut-être avec quelqu'un pour me guider, mais seul je ne tente pas le diable. A vol d'oiseau sur le GPS il reste 2.2 kms jusqu'à l'arche. Je sors de l'auto et cette douleur au talon s'est amplifiée. Je commence quand-même à marcher, mais ça s'amplifie tellement, qu'une fois arrivé à l'arche, je devrai enlever complètement le lacet pour redescendre. Je pense que c'était trop pour une première journée... Bon, les photos de l'arche sont intéressantes, avec ce ciel prêt à me tomber dessus, gris sombre. La nuit porte conseil, on verra demain pour mon pied. Vous sentez tout doucement arriver l'explication du titre... Je prends possession de ma chambre au Days Inn de Moab pour 2 nuits. J'ai déjà pas mal avancé le "boulot", puisque Morning Glory je ne devais le faire que le lendemain. Total de la journée 27.38 kms, 5h30 de marche. Pas mal pour une première.
Demain le réveil est prévu à 4h, je dois être au sunrise à Dome Plateau, et il y a un peu de route et de piste.
Quelques photos de cette journée.
Wedge Overlook

Morning Glory Bridge

Funnel Arch
Une vue en allant à Otho Arch

Otho Arch

Tukunikivatz arch

J 1 - arrivée SLC en début d'après-midi, prise du véhicule : un Jeep Wrangler Rubicon Unlimited JK blanc de 400 miles, autant dire neuf. Je vais quand-même chercher un compresseur chez Autozone (que je ramènerai inutilisé en fin de voyage) pour les pistes sablonneuses. Il s’avérera que les pneus montés d'origine sont incroyablement efficaces sur sable, rocher, mais évidemment moins sur route. Au delà de 65 m/h, ça balade, c'est normal. Pas besoin d'acheter une glacière, elle attend déjà sagement dans le coffre de l'auto, celle-là même qu'ils m'avaient rachetée en mai 2017. Ils fournissent une glacière gratuitement sur demande. Achat de denrées diverses chez Walmart, céréales, lait, eau, Powerade, Coca, barres de céréales, zut plus de petites cartouches de gaz pour le réchaud, je passe donc chez REI juste à côté de l'autoroute m'en procurer, et en route pour Price, la première étape. Arrêt en route à Wedge Overlook, un point de vue sur un canyon assez grand, mais bon, ce n'est pas mémorable. Juste un premier contact avec les pistes et les rochers rouges. Par contre, y camper ne doit pas être mal, mais après le vol, une douche n'est pas superflue. j'ai eu énormément de mal à obtenir quelques rayons de soleil, et ça sera souvent comme ça le long du trip.
J2 - Premier jour de rando. Ddépart tôt pour Moab. La météo annoncée n'est pas terrible pour le lendemain mais pas trop mal pour ce jour-là. -3° le matin quand-même, short et T-shirt ça ne sera pas pour tout de suite. . Je décide donc d'accélérer le mouvement d'emblée. Départ 6h30 de Price, 8h30 au Trail Head. Je commence par Morning Glory Bridge, au bout de Negro Bill Canyon. Assez jolie rando, tout seul à cette heure-ci. Cette rando est donnée pour 2h30-3h00, je la boucle en 1h40 photos comprises. Suis en super pleine forme ! Je file ensuite pour Funnel Arch. Qut, lors du transfert des points et traces dans le GPS, une partie à disparu. J'ai le parking, mais ni la trace, ni lepoint de l'arche. JE cherche à l'instinct, et trouve le passage à crapahuter. Il faut un minimum de "skill" pour grimper ce passage étroit. Finalement en 31 minutes j'ai fait l'aller-retour et les photos ! Très chouette Arche au demeurant. Je pars ensuite vers Otto Arch. Le parking se trouve sur la route de la Sand Flat Recr. Area. Le vent monte, je vois pas mal de tentes arrachées par le vent dans les campground en contrebas. Ca souffle énormément. Otho Arch n'est pas très loin à vol d'oiseau, mais la trace est assez compliquée. Il faut descendre jusque dans le bas du canyon puis rebrousser chemin pour la trouver. Énorme et intéressante. A mi-chemin à l'aller je me rends compte que je n'ai pas rempli le camelback. Je l'enlève et il me reste moins d'1L d'eau. Gérable avec la temporisation automatique sur la montre. La remontée se fera un peu moins vite, il y a énormément de vent. 12 kms, 2h40 A/R, 580m de D+. On est milieu d'après-midi, je décide d'aller manger quelques pâtes chez Jay's que j'aime bien... Ah oui, plus AUCUNE douleur au dos, comme si je n'avais jamais rien eu, que du bonheur. Après les pâtes, je me lève, et une douleur se présente en bas du talon d'Achille de mon pied droit. Beuh... Je prends la voiture et me rends vers Tukuhnikivatz Arch qui est surtout photographiable en fin de journée. Je sais que la piste est difficile vers le haut, mais arrive assez près de l'Arche. Le ciel devient menaçant, mais je monte cette piste qui devient vraiment très hard, jusqu'à une marche de 60 cm qui me parait impossible à franchir. Peut-être avec quelqu'un pour me guider, mais seul je ne tente pas le diable. A vol d'oiseau sur le GPS il reste 2.2 kms jusqu'à l'arche. Je sors de l'auto et cette douleur au talon s'est amplifiée. Je commence quand-même à marcher, mais ça s'amplifie tellement, qu'une fois arrivé à l'arche, je devrai enlever complètement le lacet pour redescendre. Je pense que c'était trop pour une première journée... Bon, les photos de l'arche sont intéressantes, avec ce ciel prêt à me tomber dessus, gris sombre. La nuit porte conseil, on verra demain pour mon pied. Vous sentez tout doucement arriver l'explication du titre... Je prends possession de ma chambre au Days Inn de Moab pour 2 nuits. J'ai déjà pas mal avancé le "boulot", puisque Morning Glory je ne devais le faire que le lendemain. Total de la journée 27.38 kms, 5h30 de marche. Pas mal pour une première.
Demain le réveil est prévu à 4h, je dois être au sunrise à Dome Plateau, et il y a un peu de route et de piste.
Quelques photos de cette journée.
Wedge Overlook
Morning Glory Bridge
Funnel Arch
Une vue en allant à Otho Arch
Otho Arch
Tukunikivatz arch
Traverser le Canada à vélo English translation pending
Salut à tous,
Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.
Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?
Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.
Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)
Merci par avance.
Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.
Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?
Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.
Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)
Merci par avance.
Groenland, côte est: ski pulka à Tasiilaq English translation pending
Toujours les mêmes questions qui reviennent dès le mois d’octobre : où partir randonner en ski en mars et surtout avec qui…
Le groupe se monte au fil des demandes et des propositions : ce sera avec une ancienne camarade de promo qui fera sa première rando en ski/pulka. A la salle d’escalade de Gap je rencontre un second partenaire qui a déjà de l’expérience dans ce genre de voyage. Eux ne se connaissent pas, ils se verront le temps d’un repas avant le départ.
Reste le choix de la destination, on est tous d’accord pour le Groenland et notamment pour un tour sur la presqu’île de Nugssuaq au sud d’Uummanaq. Mais mi-janvier 2018 le fjord d’Uummanaq n’est pas pris par la banquise et suite à des échanges avec des locaux ceux-ci confirment que la situation n’est pas terrible mais qu’en mars la banquise sera probablement là …sauf si. Nous commençons à douter : on n’aimerait pas se retrouver sur la petite île d’Uummanaq avec une banquise trop fine pour le ski mais trop épaisse pour un éventuel transfert en bateau. Fin janvier, il faut se décider et nous laissons tomber Uummanaq pour finalement choisir la côte Est : Kulusuk ou Ittoqqortoormiit. La seconde destination est un peu plus dure à atteindre, outre 2 correspondances en Islande les vols ne sont que le mardi et le jeudi ce qui rend difficile d’optimiser la pose des congés. Ce sera donc Kulusuk.
Pour moi qui ai déjà visité la région plus jeune en mars 2007, ce sera l’occasion de tester ma mémoire.
Nous achetons les billets fin janvier Paris-Reykjavik avec IcelandAir et Reykavik-Kulusuk avec Air Iceland.
Reste l’itinéraire, les grands glaciers des montagnes juste au nord du village de Kuummiut (à 50 km au nord de Kulusuk) semblent un beau terrain de jeu. Reste aussi à organiser le transfert jusqu’à Kuummiut, les agences contactées nous répondent que nous verrons sur place le jour même si quelqu’un a un bateau à l’eau. Nous dessinons alors les grandes lignes du périple : 2,5 semaines pour relier Kuummiut à Tasiilaq.
Pour ce qui est des ours, ils sont apparemment plutôt rares dans le coin mais plusieurs récits sur internet mentionnent des observations et même des contacts (visite de campement…) dans toute la région. En effet, des plantigrades dérivent du nord avec les plaques de banquises, on nous conseille d’ailleurs de prendre un fusil sur place.
Lundi 19 mars (J-1) La météo se précise pour la fin de semaine où nous serons sur place : grosse tempête pendant au moins 3 jours avec vents moyens à 20 m/s. Petit moment de doute, est-il raisonnable d’aller à Kuummiut sachant que de là il y aura 180 km obligatoires à parcourir pour revenir en ville. Nous préférons jouer la prudence et nous réservons au dernier moment la navette hélicoptère entre Kulusuk et Tasiilaq. Sur place, dans la grosse ville du coin nous pourrons mieux aviser sur notre destination : boucle au départ de Tasiilaq si la mauvaise météo se confirme ou transfert en bateau à Kuummiut si le temps s’améliore.
Mardi 20 mars, mercredi 21 mars, jeudi 22 mars C’est parti pour le grand voyage : Chorges-Lyon en voiture le mardi soir. Mercredi Lyon-Roissy en TGV, Roissy CDG-Keflavik en avion, nuit d’auberge en Islande. Longue marche jusqu’à l’aéroport de Reykjavik. On n’est pas trop de trois pour porter les 3 pulkas, les skis et tout le matériel y compris glaciaire (cordes, crampons, baudrier…). L’avion décolle pour Kulusuk sous le soleil islandais et à peine 1h30 plus tard nous voici enfin sur place à 10 h heure locale. Le temps est très couvert.

L’hélico est à 15h on refait les bagages pour équilibrer les poids et profiter de l’absence de contrôle de sécurité pour mettre les choses lourdes en bagages à mains (crampons, hache…).

A Tasiilaq nous donnons rendez-vous à Rasmus, contacté avant le départ qui gère l’agence Greenland Vacation et qui doit nous louer un fusil, un chien et peut être nous transférer à Kuummiut. Il confirme nos craintes, dans deux jours la tempête arrive, il nous propose cependant un plan : nous emmener en motoneige jusqu’au front de banquise de l’île de Qernertivartivit et de là un ami à lui nous emmènera en bateau à Kuummiut. Nous n’hésitons pas longtemps. Vu la météo nous allons nous retrouver coincés plusieurs jours sous la tente juste après le départ. Nous décidons de partir pour une boucle au départ de Tasiilaq. Nous attaquons les courses au Pilersuisoq qui ferme dans 45 min… Evidemment, vu la quantité de choses à acheter nous ne finalisons pas tous nos achats et nous partons vers l’extrémité nord de la ville pour monter le camp à l’écart. Rasmus nous rejoint au campement pour nous emmener le chien et le fusil. Nous rencontrons donc le 4ème compagnon : Storm un chien groenlandais plutôt massif mais très calme.

Rasmus nous explique comment l’attacher, lui mettre son harnais, ses sacoches de portage remplies de croquettes et nous montre comment charger le fusil. Il commence à se faire tard, Rasmus nous laisse et Storm commence alors à pleurer et toute la nuit ses hurlements nous empêchent de dormir. Nous découvrirons plus tard qu’il suffisait de sortir avec une pelle en criant « Storm ».
Vendredi 23 mars Debout à 6h, nous finissons les courses manquantes, le choix est assez limité dans les deux Pilersuisoq. Pas de pates chinoises, une seule sorte de pain, de muesli et de fromage. Nous ferons avec. Nous achetons des pates cuisson normale pour compléter les cuissons rapides et la semoule emportées de France. Nous trouvons dans les deux magasins du benzine pour nos deux réchauds à essence et des cartouches de gaz (un de nos réchauds est multi combustibles) A midi nous partons enfin, plein nord dans le golfe de Tasiilaq qui est bien gelé. Nous d��couvrons la randonnée avec le chien. Heureusement son tempérament calme se confirme, en traversant le chenil tous les chiens lui hurlent dessus mais il reste complètement indifférent et se contente de trottiner sur la piste de motoneige sans toutefois trop tirer sur son trait ! Rasmus nous a fourni un harnais de cani-cross mais il est aussi possible d’accrocher la laisse au harnais de la pulka ou à la ceinture ventrale du sac.
Bivouac à l’extrémité nord du grand lac de Qorlortoq So.

Nous installons les 4 détecteurs de mouvements à pile emmenés de France à chaque angle de la tente. Autour du repas, nous allumons la centrale et 2 min après la sirène sonne. Nous pensons bien sûr à un faux positif mais nous sortons quand même vérifier. Et non ! Un chien errant tourne autour de la tente, il traine à son harnais 20 m de corde qui s’emmêle dans les ficelles de la tente... A force de cris et de menaces de pelle, il finit par fuir. Si les détecteurs ont bien marché, Storm lui n’a pas bronché….
Samedi 24 mars Réveil à 5h45, ciel couvert, nous reprenons la « route », à savoir une grosse trace de motoneige qui relie Tasiilaq à Tiniteqilaq. 2h plus tard nous arrivons au lieu-dit du « Coffee Bar » : 3 cabanes privées et fermées pour les touristes et une autre ouverte mais assez rudimentaire : 4 planches, un toit, une porte, pas de fenêtre, des jours au niveau de la porte….

Mais tout de même, une grande banquette et une table. La tempête est prévue pour ce soir, il n’est que 10h mais on ne va pas se priver d’avoir un abri contre les vents annoncés. En attendant nous allons profiter des éclaircies pour monter sans les pulkas sur un contrefort du glacier Mittivakkat. Au sommet, nous distinguons le fjord Sermilik, mais le vent nous empêche de profiter de la vue. Nous découvrons aussi la descente avec un chien de traineau, outre la difficulté de tourner avec des skis de randonnée nordique, il faut rajouter les grands coups de reins du chien qui court et tire tant qu’il peut ! Soirée dans la cabane, le vent se lève et siffle entre les planches, et nous calfeutrons le jour de la porte avec une bâche. Alors que le sommeil nous gagne, le vent ouvre la porte dans un grand fracas, neige et vent pénètrent dans la cabane le temps de vite nous barricader à nouveau dans notre abri.
Dimanche 25 mars Tempête, vents, neige pas de visibilité nous n’essayons même pas de sortir. Nous faisons quand même le plein d’eau dans une portion de rivière non gelée.

Entre deux parties de cartes un bruit étrange de bâche qu’on froisse attire notre attention. Nous nous précipitons dehors, Storm a réussi à attraper une pulka et s’est emparé d’un sac de fromage. Nous récupérons notre bien à l’aide d’une pelle et nous éloignons les 3 pulkas de la bête. Nous découvrons aussi pourquoi il est utile de lui enlever son harnais chaque soir : il en a coupé une sangle pendant la nuit. L’aiguille et le fil vont servir ! A midi un autre événement inattendu se produit : quelqu’un ouvre la porte. Débarque alors un Groenlandais, Mickael, couvert de neige qui tremble de tout son corps, il a l’air épuisé. Il parle bien anglais et nous en apprend un peu plus sur sa situation, il est tombé en panne de motoneige la veille vers le glacier qui permet de rejoindre Tiniteqilaq. Il a passé la nuit dehors, dans un trou creusé avec la visière de son casque et s’est mis en route ce matin vers les cabanes. Il a pour tout équipement un sac en plastique et une canette de coca vide qui lui a permis de boire dans les trous d’eau. Il espère être pris en « stop » prochainement. On lui offre le thé, le repas du midi, encore du thé et pour finir un duvet dans lequel il se glisse et s’endort presque immédiatement. On le réveille au soir pour le repas chaud mais l’appétit l’a quitté et il se rendort. La nuit arrive, on se partage donc les deux duvets restants pour trois en dormant avec nos grosses doudounes.
Dehors, il vente et il neige et la hauteur de poudreuse au sol commence à être impressionnante…
Lundi 26 mars. Neige et vent, toujours personne n’est passé sur cette portion pourtant très parcourue. Nous partageons donc notre quotidien avec notre compagnon d’infortune avec qui nous pouvons discuter il est plombier, il a passé 20 ans au Danemark où il a appris l’anglais. Nous décidons de faire une tentative à pulka pour rejoindre Tiniteqilaq et alerter quelqu’un que Mickael est ici et attend de l’aide. 2h plus tard et 500 m plus loin il faut se rendre à l’évidence, il y a trop de neige fraiche, nous n’atteindrons jamais le village et personne ne viendra chercher Mickael. Nous le retrouvons dans la cabane pour un nouveau repas et nous nous préparons pour le partage de duvets nocturne. Il fait entre -5 et 0°C à l’intérieur.
23h. Alors que nous dormons un grand vacarme nous réveille, la porte est presque enfoncée et un assourdissant « Greenland Police here » raisonne dans la cabane. Un géant Danois couvert de neige entre. Tout de suite il est apaisant et nous explique qu’ils sont à la recherche de Mickael. Rasmus fait parti des secouristes et nous donne la météo : encore un jour à tenir et le beau temps arrive. Mickael nous quitte, très reconnaissant. On apprendra au retour que l’opération était sérieuse, un avion avait été même dépêché sur la zone et attendait un créneau météo. Il aura fallu aux secouristes un convoi de 30 motoneiges pour ouvrir la piste. ! Un article de journal lu retour confirme la violence de la tempête à Tasiilaq : les vents ont dépassé les 35 m/s en rafale et les enfants n’avaient pas le droit de quitter l’école sans leur parents…
Nous revoilà seuls dans la cabane mais cette fois avec un duvet par personne !
Mardi 27 mars
Le vent est un peu tombé mais la visibilité est nulle et il neige et il tombe d’énormes flocons. Tout est recouvert de neige, les pulkas, les cabanes à touristes, la rivière… C’est impressionnant. Nous ressortons les cartes pour une nouvelle journée d’attente
Mercredi 28 mars 6h du matin, nous ouvrons la porte et voyons le ciel bleu. Le paysage est sublime, le soleil éclaire les sommets, tout est noyé dans une belle neige blanche.

Nulles traces de passage où que l’on regarde, la vallée est à nous.

Nous décollons avec les pulkas direction Tiniteqilaq. La joie est de courte durée, 30 min plus tard nous avons parcouru quelque chose comme 200 m. Le chien dépasse à peine du sillon creusé par les pulkas. Continuer n’a aucun intérêt tant l’effort est intense. Si on veut bouger dans ces conditions ce sera sans les traineaux. Nous partons donc en skis pour une journée en étoile depuis la cabane. Nous visons un contrefort côté 636m sur la carte qui surplombe le Sermilik. Les relais se succèdent pour faire la trace.

La tempête a gommé toutes traces humaines sur l’axe Tasiilaq-Tiniteqilaq on a l’impression d’être seul au monde.

Il nous faudra quand même plus de 6h pour faire les 8 km qui nous séparent du sommet ! Pour la première fois du séjour, presque une semaine après notre arrivée nous voyons enfin le potentiel de la région : des montagnes aux faces impressionnantes de tous les côtés, des glaciers aux surfaces lisses, la calotte et surtout le Sermilik avec ses icebergs et sa banquise partielle qui contraste avec le bleu du fjord.

Le retour se fait sans encombre, mais à la cabane nous retrouvons le chien errant du premier jour. Nous nous félicitons du petit débat du matin à savoir s’il fallait rentrer ou non les pulkas dans la cabane nous les avions rentrées et c’était la bonne décision ! Nous essayons tant bien que mal de lui faire peur, mais pour la nuit pas question de remettre les pulkas dehors. C’est un joyeux bazar dans cette petite cabane à trois avec trois traineaux sur la petite banquette.
Jeudi 29 mars. La piste semble ouverte : des motoneiges ont effectivement tracé la montée vers Tiniteqilaq. Il fait nuageux Cette fois nous nous élançons avec nos pulkas, bien décidés à avancer. Nous sommes à 10 km de Tasiilaq 6 jours après le départ ! Nous avons bien fait de ne pas aller à Kuummiut. Nous montons une bute avant de redescendre dans la vallée où l’on doit rejoindre le glacier. Mauvaise surprise la trace s’arrête, il va falloir la faire nous-mêmes. Nous rejoignons tant bien que mal le fond de la vallée et nous nous attaquons à la montée du glacier. C’est horrible ! La neige fait basculer les pulkas sur la tranche. Nous sommes obligés de faire des relais avec un skieur sans sa pulka devant qui ouvre la trace avant de repartir chercher son traineau. Mais c’est à peine mieux. Storm s’enfonce jusqu’à la taille… 1h30 plus tard, on a à peine avancé et Storm refuse de continuer. Couché sur nos skis rien ne le fait lever. Mais voilà des motoneiges qui arrivent. Le bruit et les vapeurs d’essence qu’on cherchait à éviter nous ravissent. Nous rejoignons leur trace non sans peine notamment à cause de Storm qu’il faut tirer voire même porter. La situation change subitement, nous avançons désormais plutôt bien, le soleil perce enfin les nuages, nous arrivons au sommet du glacier sous un soleil radieux sans vent avec une vue imprenable juste à l’heure du pique nique. Nous attaquons la descente sur le Sermilik et nous trouvons un super emplacement de bivouac 200 m au dessus du fjord. Nous apercevons au loin le village de Tiniteqilaq. Le soleil se couche, la lune se lève, le froid s’installe. Quelle joie après ce début de séjour compliqué.

Vendredi 30 mars Une belle journée s’annonce -15°C au réveil, il est 5h50, tout est silencieux. Nous avons hâte de profiter de notre première journée complète de beau temps froid et sec. Nous laissons le camp après avoir pris soin d’enterrer les pulkas, et nous filons direction Tiniteqilaq. Le village donne une impression de bout du monde. On se dit qu’on aurait pu limiter nos achats à Tasiilaq et s’approvisionner au Pilersuisoq local pour alléger les pulkas… Nous montons sur la crête au nord du village.
L’ambiance est magique, neige scintillante et vue superbe sur le Sermilik.

Nous poussons jusqu'à ce que l’horaire nous rappelle.

Il faut retourner à notre campement. Sur le bout de crête final, la vue porte très loin, nous repérons la vallée de Kuugarmiit Aqquitaat par laquelle nous rentrerons, les chaines de montagnes au nord de Tiniteqilaq et le fjord d’Ikaasatsivaq tout en glace qu’on hésite également à emprunter pour le retour.

Les paysages sont vraiment très alpins et la moindre montagne même à l’altitude modeste offre des versants à pics ou de grandes faces glaciaires. La descente s’effectue dans un petit canyon qui donne directement sur la banquise. Les 200 m de remontée vers notre camp sont bien longs après cette belle journée.

Comme la veille, les détecteurs se déclenchent à l’heure du coucher de soleil. Peut être sont-ils sensibles au soleil rasant… Storm qui est attaché un peu loin (10m) pleurniche, il faut sortir pour le calmer. Nous réfléchissons au planning de la semaine suivante, pousser plus au nord avec les pulkas, refaire une journée en étoile, rentrer par la vallée, rentrer par le fjord….
Samedi 31 mars Nous nous sommes décidés pour amorcer le retour sur Tasiilaq par la vallée de Kuugarmiit. Nous nous engageons sur le fjord pour gagner l’ouverture de la vallée. Elle est magnifique, longue de 15 km et large de 1 km, elle est entourée de hauts sommets très rocheux. Il n’y a pas une trace, nous sommes seuls. Nous ouvrons donc la « piste » dans une belle neige qui s’est un peu tassée mais qui reste bien physique pour le traceur !

Des avalanches qui doivent dater de la tempête ont traversé la vallée sur toute sa largeur ! La météo est au beau fixe, pas de vent, assez frais, c’est l’étape du voyage ! Il y a quand même 350 m de dénivelé à effectuer mais le décor somptueux fait oublier les ressauts à gravir.

De leur sommet nous distinguons notre trace qui fend toute la vallée en deux. Il nous faut une bonne journée pour déboucher sur le fjord opposé. Comme depuis le début nous évitons le bord de mer pour diminuer le risque de mauvaises rencontres, nous campons juste avant d’entamer la descente vers la banquise. Au cours du repas, le détecteur sonne, Storm a fait sauter son ancrage qu’il faut à nouveau recommencer.
Lundi 19 mars (J-1) La météo se précise pour la fin de semaine où nous serons sur place : grosse tempête pendant au moins 3 jours avec vents moyens à 20 m/s. Petit moment de doute, est-il raisonnable d’aller à Kuummiut sachant que de là il y aura 180 km obligatoires à parcourir pour revenir en ville. Nous préférons jouer la prudence et nous réservons au dernier moment la navette hélicoptère entre Kulusuk et Tasiilaq. Sur place, dans la grosse ville du coin nous pourrons mieux aviser sur notre destination : boucle au départ de Tasiilaq si la mauvaise météo se confirme ou transfert en bateau à Kuummiut si le temps s’améliore.
Mardi 20 mars, mercredi 21 mars, jeudi 22 mars C’est parti pour le grand voyage : Chorges-Lyon en voiture le mardi soir. Mercredi Lyon-Roissy en TGV, Roissy CDG-Keflavik en avion, nuit d’auberge en Islande. Longue marche jusqu’à l’aéroport de Reykjavik. On n’est pas trop de trois pour porter les 3 pulkas, les skis et tout le matériel y compris glaciaire (cordes, crampons, baudrier…). L’avion décolle pour Kulusuk sous le soleil islandais et à peine 1h30 plus tard nous voici enfin sur place à 10 h heure locale. Le temps est très couvert.

L’hélico est à 15h on refait les bagages pour équilibrer les poids et profiter de l’absence de contrôle de sécurité pour mettre les choses lourdes en bagages à mains (crampons, hache…).

A Tasiilaq nous donnons rendez-vous à Rasmus, contacté avant le départ qui gère l’agence Greenland Vacation et qui doit nous louer un fusil, un chien et peut être nous transférer à Kuummiut. Il confirme nos craintes, dans deux jours la tempête arrive, il nous propose cependant un plan : nous emmener en motoneige jusqu’au front de banquise de l’île de Qernertivartivit et de là un ami à lui nous emmènera en bateau à Kuummiut. Nous n’hésitons pas longtemps. Vu la météo nous allons nous retrouver coincés plusieurs jours sous la tente juste après le départ. Nous décidons de partir pour une boucle au départ de Tasiilaq. Nous attaquons les courses au Pilersuisoq qui ferme dans 45 min… Evidemment, vu la quantité de choses à acheter nous ne finalisons pas tous nos achats et nous partons vers l’extrémité nord de la ville pour monter le camp à l’écart. Rasmus nous rejoint au campement pour nous emmener le chien et le fusil. Nous rencontrons donc le 4ème compagnon : Storm un chien groenlandais plutôt massif mais très calme.

Rasmus nous explique comment l’attacher, lui mettre son harnais, ses sacoches de portage remplies de croquettes et nous montre comment charger le fusil. Il commence à se faire tard, Rasmus nous laisse et Storm commence alors à pleurer et toute la nuit ses hurlements nous empêchent de dormir. Nous découvrirons plus tard qu’il suffisait de sortir avec une pelle en criant « Storm ».
Vendredi 23 mars Debout à 6h, nous finissons les courses manquantes, le choix est assez limité dans les deux Pilersuisoq. Pas de pates chinoises, une seule sorte de pain, de muesli et de fromage. Nous ferons avec. Nous achetons des pates cuisson normale pour compléter les cuissons rapides et la semoule emportées de France. Nous trouvons dans les deux magasins du benzine pour nos deux réchauds à essence et des cartouches de gaz (un de nos réchauds est multi combustibles) A midi nous partons enfin, plein nord dans le golfe de Tasiilaq qui est bien gelé. Nous d��couvrons la randonnée avec le chien. Heureusement son tempérament calme se confirme, en traversant le chenil tous les chiens lui hurlent dessus mais il reste complètement indifférent et se contente de trottiner sur la piste de motoneige sans toutefois trop tirer sur son trait ! Rasmus nous a fourni un harnais de cani-cross mais il est aussi possible d’accrocher la laisse au harnais de la pulka ou à la ceinture ventrale du sac.
Bivouac à l’extrémité nord du grand lac de Qorlortoq So.

Nous installons les 4 détecteurs de mouvements à pile emmenés de France à chaque angle de la tente. Autour du repas, nous allumons la centrale et 2 min après la sirène sonne. Nous pensons bien sûr à un faux positif mais nous sortons quand même vérifier. Et non ! Un chien errant tourne autour de la tente, il traine à son harnais 20 m de corde qui s’emmêle dans les ficelles de la tente... A force de cris et de menaces de pelle, il finit par fuir. Si les détecteurs ont bien marché, Storm lui n’a pas bronché….
Samedi 24 mars Réveil à 5h45, ciel couvert, nous reprenons la « route », à savoir une grosse trace de motoneige qui relie Tasiilaq à Tiniteqilaq. 2h plus tard nous arrivons au lieu-dit du « Coffee Bar » : 3 cabanes privées et fermées pour les touristes et une autre ouverte mais assez rudimentaire : 4 planches, un toit, une porte, pas de fenêtre, des jours au niveau de la porte….

Mais tout de même, une grande banquette et une table. La tempête est prévue pour ce soir, il n’est que 10h mais on ne va pas se priver d’avoir un abri contre les vents annoncés. En attendant nous allons profiter des éclaircies pour monter sans les pulkas sur un contrefort du glacier Mittivakkat. Au sommet, nous distinguons le fjord Sermilik, mais le vent nous empêche de profiter de la vue. Nous découvrons aussi la descente avec un chien de traineau, outre la difficulté de tourner avec des skis de randonnée nordique, il faut rajouter les grands coups de reins du chien qui court et tire tant qu’il peut ! Soirée dans la cabane, le vent se lève et siffle entre les planches, et nous calfeutrons le jour de la porte avec une bâche. Alors que le sommeil nous gagne, le vent ouvre la porte dans un grand fracas, neige et vent pénètrent dans la cabane le temps de vite nous barricader à nouveau dans notre abri.
Dimanche 25 mars Tempête, vents, neige pas de visibilité nous n’essayons même pas de sortir. Nous faisons quand même le plein d’eau dans une portion de rivière non gelée.

Entre deux parties de cartes un bruit étrange de bâche qu’on froisse attire notre attention. Nous nous précipitons dehors, Storm a réussi à attraper une pulka et s’est emparé d’un sac de fromage. Nous récupérons notre bien à l’aide d’une pelle et nous éloignons les 3 pulkas de la bête. Nous découvrons aussi pourquoi il est utile de lui enlever son harnais chaque soir : il en a coupé une sangle pendant la nuit. L’aiguille et le fil vont servir ! A midi un autre événement inattendu se produit : quelqu’un ouvre la porte. Débarque alors un Groenlandais, Mickael, couvert de neige qui tremble de tout son corps, il a l’air épuisé. Il parle bien anglais et nous en apprend un peu plus sur sa situation, il est tombé en panne de motoneige la veille vers le glacier qui permet de rejoindre Tiniteqilaq. Il a passé la nuit dehors, dans un trou creusé avec la visière de son casque et s’est mis en route ce matin vers les cabanes. Il a pour tout équipement un sac en plastique et une canette de coca vide qui lui a permis de boire dans les trous d’eau. Il espère être pris en « stop » prochainement. On lui offre le thé, le repas du midi, encore du thé et pour finir un duvet dans lequel il se glisse et s’endort presque immédiatement. On le réveille au soir pour le repas chaud mais l’appétit l’a quitté et il se rendort. La nuit arrive, on se partage donc les deux duvets restants pour trois en dormant avec nos grosses doudounes.
Dehors, il vente et il neige et la hauteur de poudreuse au sol commence à être impressionnante…
Lundi 26 mars. Neige et vent, toujours personne n’est passé sur cette portion pourtant très parcourue. Nous partageons donc notre quotidien avec notre compagnon d’infortune avec qui nous pouvons discuter il est plombier, il a passé 20 ans au Danemark où il a appris l’anglais. Nous décidons de faire une tentative à pulka pour rejoindre Tiniteqilaq et alerter quelqu’un que Mickael est ici et attend de l’aide. 2h plus tard et 500 m plus loin il faut se rendre à l’évidence, il y a trop de neige fraiche, nous n’atteindrons jamais le village et personne ne viendra chercher Mickael. Nous le retrouvons dans la cabane pour un nouveau repas et nous nous préparons pour le partage de duvets nocturne. Il fait entre -5 et 0°C à l’intérieur.

23h. Alors que nous dormons un grand vacarme nous réveille, la porte est presque enfoncée et un assourdissant « Greenland Police here » raisonne dans la cabane. Un géant Danois couvert de neige entre. Tout de suite il est apaisant et nous explique qu’ils sont à la recherche de Mickael. Rasmus fait parti des secouristes et nous donne la météo : encore un jour à tenir et le beau temps arrive. Mickael nous quitte, très reconnaissant. On apprendra au retour que l’opération était sérieuse, un avion avait été même dépêché sur la zone et attendait un créneau météo. Il aura fallu aux secouristes un convoi de 30 motoneiges pour ouvrir la piste. ! Un article de journal lu retour confirme la violence de la tempête à Tasiilaq : les vents ont dépassé les 35 m/s en rafale et les enfants n’avaient pas le droit de quitter l’école sans leur parents…
Nous revoilà seuls dans la cabane mais cette fois avec un duvet par personne !
Mardi 27 mars
Le vent est un peu tombé mais la visibilité est nulle et il neige et il tombe d’énormes flocons. Tout est recouvert de neige, les pulkas, les cabanes à touristes, la rivière… C’est impressionnant. Nous ressortons les cartes pour une nouvelle journée d’attente
Mercredi 28 mars 6h du matin, nous ouvrons la porte et voyons le ciel bleu. Le paysage est sublime, le soleil éclaire les sommets, tout est noyé dans une belle neige blanche.

Nulles traces de passage où que l’on regarde, la vallée est à nous.

Nous décollons avec les pulkas direction Tiniteqilaq. La joie est de courte durée, 30 min plus tard nous avons parcouru quelque chose comme 200 m. Le chien dépasse à peine du sillon creusé par les pulkas. Continuer n’a aucun intérêt tant l’effort est intense. Si on veut bouger dans ces conditions ce sera sans les traineaux. Nous partons donc en skis pour une journée en étoile depuis la cabane. Nous visons un contrefort côté 636m sur la carte qui surplombe le Sermilik. Les relais se succèdent pour faire la trace.

La tempête a gommé toutes traces humaines sur l’axe Tasiilaq-Tiniteqilaq on a l’impression d’être seul au monde.

Il nous faudra quand même plus de 6h pour faire les 8 km qui nous séparent du sommet ! Pour la première fois du séjour, presque une semaine après notre arrivée nous voyons enfin le potentiel de la région : des montagnes aux faces impressionnantes de tous les côtés, des glaciers aux surfaces lisses, la calotte et surtout le Sermilik avec ses icebergs et sa banquise partielle qui contraste avec le bleu du fjord.

Le retour se fait sans encombre, mais à la cabane nous retrouvons le chien errant du premier jour. Nous nous félicitons du petit débat du matin à savoir s’il fallait rentrer ou non les pulkas dans la cabane nous les avions rentrées et c’était la bonne décision ! Nous essayons tant bien que mal de lui faire peur, mais pour la nuit pas question de remettre les pulkas dehors. C’est un joyeux bazar dans cette petite cabane à trois avec trois traineaux sur la petite banquette.
Jeudi 29 mars. La piste semble ouverte : des motoneiges ont effectivement tracé la montée vers Tiniteqilaq. Il fait nuageux Cette fois nous nous élançons avec nos pulkas, bien décidés à avancer. Nous sommes à 10 km de Tasiilaq 6 jours après le départ ! Nous avons bien fait de ne pas aller à Kuummiut. Nous montons une bute avant de redescendre dans la vallée où l’on doit rejoindre le glacier. Mauvaise surprise la trace s’arrête, il va falloir la faire nous-mêmes. Nous rejoignons tant bien que mal le fond de la vallée et nous nous attaquons à la montée du glacier. C’est horrible ! La neige fait basculer les pulkas sur la tranche. Nous sommes obligés de faire des relais avec un skieur sans sa pulka devant qui ouvre la trace avant de repartir chercher son traineau. Mais c’est à peine mieux. Storm s’enfonce jusqu’à la taille… 1h30 plus tard, on a à peine avancé et Storm refuse de continuer. Couché sur nos skis rien ne le fait lever. Mais voilà des motoneiges qui arrivent. Le bruit et les vapeurs d’essence qu’on cherchait à éviter nous ravissent. Nous rejoignons leur trace non sans peine notamment à cause de Storm qu’il faut tirer voire même porter. La situation change subitement, nous avançons désormais plutôt bien, le soleil perce enfin les nuages, nous arrivons au sommet du glacier sous un soleil radieux sans vent avec une vue imprenable juste à l’heure du pique nique. Nous attaquons la descente sur le Sermilik et nous trouvons un super emplacement de bivouac 200 m au dessus du fjord. Nous apercevons au loin le village de Tiniteqilaq. Le soleil se couche, la lune se lève, le froid s’installe. Quelle joie après ce début de séjour compliqué.

Vendredi 30 mars Une belle journée s’annonce -15°C au réveil, il est 5h50, tout est silencieux. Nous avons hâte de profiter de notre première journée complète de beau temps froid et sec. Nous laissons le camp après avoir pris soin d’enterrer les pulkas, et nous filons direction Tiniteqilaq. Le village donne une impression de bout du monde. On se dit qu’on aurait pu limiter nos achats à Tasiilaq et s’approvisionner au Pilersuisoq local pour alléger les pulkas… Nous montons sur la crête au nord du village.

L’ambiance est magique, neige scintillante et vue superbe sur le Sermilik.

Nous poussons jusqu'à ce que l’horaire nous rappelle.

Il faut retourner à notre campement. Sur le bout de crête final, la vue porte très loin, nous repérons la vallée de Kuugarmiit Aqquitaat par laquelle nous rentrerons, les chaines de montagnes au nord de Tiniteqilaq et le fjord d’Ikaasatsivaq tout en glace qu’on hésite également à emprunter pour le retour.

Les paysages sont vraiment très alpins et la moindre montagne même à l’altitude modeste offre des versants à pics ou de grandes faces glaciaires. La descente s’effectue dans un petit canyon qui donne directement sur la banquise. Les 200 m de remontée vers notre camp sont bien longs après cette belle journée.

Comme la veille, les détecteurs se déclenchent à l’heure du coucher de soleil. Peut être sont-ils sensibles au soleil rasant… Storm qui est attaché un peu loin (10m) pleurniche, il faut sortir pour le calmer. Nous réfléchissons au planning de la semaine suivante, pousser plus au nord avec les pulkas, refaire une journée en étoile, rentrer par la vallée, rentrer par le fjord….
Samedi 31 mars Nous nous sommes décidés pour amorcer le retour sur Tasiilaq par la vallée de Kuugarmiit. Nous nous engageons sur le fjord pour gagner l’ouverture de la vallée. Elle est magnifique, longue de 15 km et large de 1 km, elle est entourée de hauts sommets très rocheux. Il n’y a pas une trace, nous sommes seuls. Nous ouvrons donc la « piste » dans une belle neige qui s’est un peu tassée mais qui reste bien physique pour le traceur !

Des avalanches qui doivent dater de la tempête ont traversé la vallée sur toute sa largeur ! La météo est au beau fixe, pas de vent, assez frais, c’est l’étape du voyage ! Il y a quand même 350 m de dénivelé à effectuer mais le décor somptueux fait oublier les ressauts à gravir.

De leur sommet nous distinguons notre trace qui fend toute la vallée en deux. Il nous faut une bonne journée pour déboucher sur le fjord opposé. Comme depuis le début nous évitons le bord de mer pour diminuer le risque de mauvaises rencontres, nous campons juste avant d’entamer la descente vers la banquise. Au cours du repas, le détecteur sonne, Storm a fait sauter son ancrage qu’il faut à nouveau recommencer.
Périple et péripéties d'un récidiviste dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
Voici le recit d'un voyage réalisé du 29 Mai au 17 Juin 2017 en solitaire à travers le Colorado l'Utah et une pointe d' Arizona .
C'est un périple préparé et assumé laissant une place importante à la modification au grés du temps , des envies ou simplement malgré moi .
Arrivé sans encombres à l'aeroport de Denver , je monte dans le bus en direction de mon loueur Hertz.
On me propose une Kia Sorento .Je vais la voir mais de toute façon rien de mieux dans ma catégorie .Elle est presque neuve , d'un bleu profond et conviendra je l'espère à mes ambitions.
Ni une mi deux je file sur l'Interstate 70 en direction du Sud Ouest.
Je profite d' une pause pour acheter quelques victuailles au super marché , composé notamment de plusieurs Gallons d'eau et d'une cartouche de gaz pour mon réchaud.
La fatigue et le sommeil me gagne mais je parviens quand même jusqu'au parking du VC du Colorado National Monument.
Le siège coté passager fera l' affaire pour trouver les bras de Morphée.
Un réveil bien matinal toute fois la forme est au rendez vous.
Il faut dire que les vacances je les attend d'une année sur l'autre et lorsque je m'y trouve j'ai l 'impression que mes dents racle le sol tellement je veux en découdre .
Le petit déjeuner se compose de café et de biscuits de France tout au long de mon séjour .
Au programme ce matin , ce sont les arches du Rattlesnake Canyon qui me font de l' œil.
C'est un membre du forum qui m'a donné l'envie de découvrir ce lieux.(Orionide)
On accede a partir d'une piste dont les dernières centaines de mètres m'oblige à parquer mon véhicule sur le bas coté. Il n'est pas prudent de continuer, pour le retour la piste monte et la ce n'est plus la même histoire .
Cette première mise en jambe ce fait en douceur, je découvre d'abord par le dessus les arches , puis en descendant l'une d'entre elle je peux cette fois les admirer vue d'en bas .
Je rencontre seulement deux personnes à mon retour. Rainbow Arch est la seule dont je connais le mon mais l'heure de ma visite n'est pas idéale pour la photo.
Deux passages sont particulièrement difficile à négocier pour mon carrosse. Les roues patines , la tension monte dans l' habitacle , mais ça finit par grimper.
Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume et de profiter des différents point de vue du parc sans toute fois être vraiment conquis.
En ce tout début d'après midi je rejoint le parc de Capitol Reef , pour une ballade improvisée. Je choisis Cassidy Arch .
Le trail est sympa mais l'arche n'est pas des plus spectaculaire , je croise un couple de Français avec qui j 'echange quelques impressions .
Pour la fin d'après midi je me dirige vers Cainville pour aller à Cathedral Valley. La piste est roulante et piègeuse à fois car à tout instant du bétail peut traverser.
Arrivé dans la zone de Temple of the Moon , les superlatifs me manque pour décrire ces colosses .Ce n'est pas ma première venue en ces lieux , mais la magie opère plus que jamais . Cet endroit reflète mes souvenirs des western d'antan.
Je déambule autour de ces monolithes et tout à coup deux Pronghorn surgisse de nulle part pour disparaître aussi vite .
Une seule autre personne est présente , il s'agit d'un Américain .Il s'aprete à regagner la civilisation , il choisit de passer par la Harnet Road, avec le franchissement tout à la fin de la Fremont River.
Quand a moi il est temps de profiter des dernières lueurs de la soirée pour casser la croute devant ce panorama enchanteur.
Je dors une nouvelle fois dans mon carrosse sur place.
Bilan
Rattlesnake Cayon 12/20
Cassidy Arch 12/20
Cathedral Valley 20/20
Circuit organisé dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous !
Nous aimerions, mon mari et moi, 65 ans, effectuer un circuit en groupe dans l'ouest des USA. Pas question pour nous de faire un circuit individuel !
Etant donné les nombreux, trop nombreux, commentaires négatifs sur les voyages organisés, nous hésitons... Pas assez de temps, visites au pas de courses, hébergements pas top, trop grand groupe, etc...
Pourrions-nous trouver un circuit en petit groupe (35 p) ?
Prix maximum : 2500 euros/personne.
Quel T.O. me conseillez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement.
Chrisbil?
Baie de Naples en famille, août 2017 English translation pending
Après le lac de Garde, la côte vénitienne et la Toscane, nous avions très envie de découvrir le sud.
J'ai donc réservé du 20 Août 2017 au 29 Août 2017 (10 jours), le tout via internet.
Comme j'ai raté les vols promo via Brussels Airlines, je me suis rabatu sur Go voyage qui offrait la meilleure offre à savoir un départ tôt le matin et un décollage en soirée.
J'ai choisi un hôtel à Torre del Greco car positionné en Naples et Pompéi.
J'ai réservé une voiture via Doyouitaly
Pour un vol Bruxelles - Zurich - Naples et Naples - Munich - Bruxelles, cela est revenu à 835,93€ pour nous 4, 2 adultes et 2 ados (14 ans et 13 ans) + 2 bagages en soute.
Pour le véhicule, 10 jours FIAT 500L : 295,72 €
L'hôtel logement - petit déjeuner 9 nuits : 1026 €
Les visites: Catacombes de Naples 28 € Pompéi 26 € Herculanum 22 € Vésuve + parking 45 € NAPLES SOUTERRAINE 40 €
Je ne compte pas le prix des parkings qui par endroit sont exorbitants.
Jour 1 :

Nous avons volé avec Swiss air depuis Bruxelles à Zurich après une escale d'une heure et demi, nous sommes remonté dans le même appareil mais par sur les mêmes sièges. Nous avons atterri à Naples puis direction l'agence de location. Dans un parking en face de l'aéroport nous avons attendu une navette direction les loueurs de voiture, il faisait déjà très chaud. Arrivé devant les comptoirs, j'ai eu un coup de chaud car il y avait des files immenses et des gens qui se disputaient avec les dames du comptoir. J'ai pris mes marques et j'ai vu qu'à mon comptoir (Firefly), il n'y avait que deux personnes devant moi. J'ai été accueilli par une charmante hôtesse qui parlait français. Elle m'a surclassé et je n'ai donc pas eu ma FIAT 500 L essence mais une toute nouvelle Nissan Juke diesel. J'étais déçu de ne pas avoir une voiture italienne mais bon j'ai été surclassé. Arrivé à ma voiture, elle est effectivement neuve 12.000 km, elle est noire et jaune, mes filles m'ont dit directement on va rouler en abeille.
Nous avons embarqué dans le voiture puis branché le GPS et en 20 minutes on se trouvait déjà à notre hôtel. Nous avons pris notre chambre, comme nous avions faim, on est allé jusqu'à Pompéi manger un Macdo (nous avons eu droit a un serveur super sympa 🙂). Nous sommes revenu à l'hôtel puis on a plongé dans la piscine. Le soir on est allé se promener à Ercola, J'ai directement trouvé que cette ville n'avait pas grand intérêt. On a trouvé une petite pizzeria qui ne ressemblait à rien mais franchement très bonne après une petite glace comme dessert. Là il était temps d'aller se coucher.
Les visites: Catacombes de Naples 28 € Pompéi 26 € Herculanum 22 € Vésuve + parking 45 € NAPLES SOUTERRAINE 40 €
Je ne compte pas le prix des parkings qui par endroit sont exorbitants.
Jour 1 :

Nous avons volé avec Swiss air depuis Bruxelles à Zurich après une escale d'une heure et demi, nous sommes remonté dans le même appareil mais par sur les mêmes sièges. Nous avons atterri à Naples puis direction l'agence de location. Dans un parking en face de l'aéroport nous avons attendu une navette direction les loueurs de voiture, il faisait déjà très chaud. Arrivé devant les comptoirs, j'ai eu un coup de chaud car il y avait des files immenses et des gens qui se disputaient avec les dames du comptoir. J'ai pris mes marques et j'ai vu qu'à mon comptoir (Firefly), il n'y avait que deux personnes devant moi. J'ai été accueilli par une charmante hôtesse qui parlait français. Elle m'a surclassé et je n'ai donc pas eu ma FIAT 500 L essence mais une toute nouvelle Nissan Juke diesel. J'étais déçu de ne pas avoir une voiture italienne mais bon j'ai été surclassé. Arrivé à ma voiture, elle est effectivement neuve 12.000 km, elle est noire et jaune, mes filles m'ont dit directement on va rouler en abeille.
Nous avons embarqué dans le voiture puis branché le GPS et en 20 minutes on se trouvait déjà à notre hôtel. Nous avons pris notre chambre, comme nous avions faim, on est allé jusqu'à Pompéi manger un Macdo (nous avons eu droit a un serveur super sympa 🙂). Nous sommes revenu à l'hôtel puis on a plongé dans la piscine. Le soir on est allé se promener à Ercola, J'ai directement trouvé que cette ville n'avait pas grand intérêt. On a trouvé une petite pizzeria qui ne ressemblait à rien mais franchement très bonne après une petite glace comme dessert. Là il était temps d'aller se coucher.Randonnées et treks en Patagonie en juillet 2018 English translation pending
bonjour ,
je compte faire des randonnées et trek en patagonie en juillet et début aout ...
je voudrais avoir des conseils sur des endroits ou parcs a visiter a cette période ...
je voudrais notamment faire le parc torres del paine mais il parait que durant l'hiver austral il faut prendre un guide? et comme je voyage seul je ne peux pas me permettre un guide a 150 euros la journée ...dans ce cas de figure est ce que el chalten en argentine ne serait pas plus indiqué ?
derniére chose est ce qu'il y a moyen de faire des randonnée ou trek du coté de puerto williams?
merci a vous ...🙂
Voyage de 5 semaines camping-car en Nouvellle-Zélande à l'automne English translation pending
Bonjour,
Couple de retraités, nous prévoyons une découverte de la NZ à l'automne prochain, en camping car. Afin d'acheter nos billets d'avion, j'aimerais savoir s'il est préférable de commencer par l'île du Nord ou l'ile du Sud. Nous envisageons un stop de 2 jours à l'aller soit à Hong Kong ou Singapour. Après la NZ nous aimerions en profiter pour aller en Nouvelle Calédonie, est-ce qu'en 8 jours on peut avoir un bon aperçu de l'île ? Enfin, pour couper ĺa durée du vol retour, nous ferions bien un autre stop de 2 jours dans une capitale asiatique différente de celle choisie à l'aller. Un vaste programme pour lequel j'apprecierai volontiers vos conseils ! Par avance merci à tous les voyageurs avertis de me faire part de leurs expériences.
Couple de retraités, nous prévoyons une découverte de la NZ à l'automne prochain, en camping car. Afin d'acheter nos billets d'avion, j'aimerais savoir s'il est préférable de commencer par l'île du Nord ou l'ile du Sud. Nous envisageons un stop de 2 jours à l'aller soit à Hong Kong ou Singapour. Après la NZ nous aimerions en profiter pour aller en Nouvelle Calédonie, est-ce qu'en 8 jours on peut avoir un bon aperçu de l'île ? Enfin, pour couper ĺa durée du vol retour, nous ferions bien un autre stop de 2 jours dans une capitale asiatique différente de celle choisie à l'aller. Un vaste programme pour lequel j'apprecierai volontiers vos conseils ! Par avance merci à tous les voyageurs avertis de me faire part de leurs expériences.
Retour de Patagonie avril 2017 English translation pending
Hello tous,
Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂
Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.
Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...
Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.
J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....
L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.
Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...
Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.
En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...
LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.
Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..
AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..
BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.
C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.
Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.
DANS LE DETAIL
Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.
Hébergement:
A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)
El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)
El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)
Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.
Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)
Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)
Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.
Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).
Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).
Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..
Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎
C'est parti pour Buenos Aires
Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂
Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.
Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...
Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.
J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....
L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.
Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...
Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.
En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...
LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.
Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..
AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..
BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.
C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.
Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.
DANS LE DETAIL
Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.
Hébergement:
A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)
El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)
El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)
Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.
Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)
Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)
Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.
Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).
Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).
Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..
Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎
C'est parti pour Buenos Aires
Retour du MSC Meraviglia (24 février au 3 mars) English translation pending
Bonsoir à tous,
Je reviens d’une croisière sur le MSC meraviglia : on a débarqué aujourd’hui. Donc je vous fais mon retour.
◦Le Bateau Première impression en arrivant le long de la promenade : on sent l’espace ! Ce lieu sur 2 étages permet « d’aérer » alors que généralement les plafonds sont bas sur les paquebots. Au niveau des piscines, la piscine principale est très grande (25m) ce qui est un plus surtout l’été avec de nombreux transats et pas de perte d’espace comme sur les bateaux de la classe fantasia. Enfin le parc aquatique est très bien pensé : 2 toboggans avec bouées assez doux et 1 plus pentu où vous êtes éjectés dans une pièce circulaire. (C’est pas tres Clair je vous laisse regarder 😄) Concernant le reste du navire, rien à redire MSC est fidèle à elle même avec des lieux de vie décorés sobrement.
Ah si après relecture j’y pense, beaucoup de personnes se plaignent du manque de places assises. Alors c’est sur le bar que la promenade et pris d’assaut, mais une promenade c’est fait pour se promener et donc être debout. Il existe plein d’autres bars comme ceux du pont 7 qui surplombent la promenade : je pense au bar à bières au tv studio ou encore au carrousel lounge (la où se produit le cirque du soleil et où se déroulent les soirées à 23h15-30. Donc en réalité il y a de quoi s’asseoir et de quoi faire la fête.
◦L’organisation Alors concernant l’organisation à bord du Meraviglia, quelques points changent par rapport aux autres navires. Déjà il est préférable de réserver son spectacle parmi un des trois horaires du soir bien qu’il reste de nombreuses places 5 min avant. Ensuite la généralisation au buffet des boutons pour appeler le serveur : c’est très pratique et permet de réduire le temps d’attendre. Enfin beaucoup moins de sièges sur ce bateau, l’idée est que vous déambulez le long de la promenade comme si vous étiez en Méditerranée le long d’un port. Me concernant je trouve que c’est une bonne idée car comme je le disais cela permet d’avoir un endroit plus aéré mais cela peut gêner les personnes moins jeunes.
◦Prestations Je pensais qu’en partant sur ce nouveau navire MSC allait réduire les prestations. Rien de tout cela, on peut toujours prendre plusieurs plats au restaurant, la nourriture est toujours aussi bien et les spectacles sont même mieux je trouve. Le cirque du soleil est une très bonne idée! Pour l’avoir vu à Paris, les d’artistes nous emmènent dans leur monde à eux : o est totalement dépaysés. Alors oui ce n’est pas grandiose mais pour un bateau cela reste vraiment excellent et le prix est très raisonnable (15€ avec un cocktail un macaron et qq chips de légumes). Le seul point un peu négatif c’est l’absence de prosecco pour la soirée de Gala (juste pour le cocktail MSC club) mais bon ce n’est pas ce qu’on appelle une baisse des prestations générales.
◦Ambiance à bord Un très bon point sur ce bateau : beaucoup d’animations! Les animateurs se donnent à fond pour mettre l’ambiance tout le temps! Pas mal de danses de groupe qui permettent au plus grand nombre de danser et s’amuser. C’est vraiment le point fort de la croisière ! 😉
◦Attention : Point négatif Le seul point négatif a noter est le volume très élevé du son à deux endroits en particulier : le bar studio TV pont 7 et au théâtre lorsque l’orchestre joue en live. C’est simplement trop fort et mal réglé : la qualité de la musique en prend un sacré coup par conséquent : les voix sont masquées par la batterie et sont étouffées dans l’aigu.
◦Escales L’itinéraire du Meraviglia est pour l’instant très classique donc rien de nouveau dans les sorties.
Gènes : le centre est joignable en longeant le port vers l’aquarium. On est allé aussi à Boccadasse qui se rejoint en bus (42) au départ de la via Dante : Cathédrale San Lorenzo Maison de Christophe Colomb Bus 42 pour Boccadasse (Dante 2) Via Garibaldi et palais Reale + Château d’Albertis
Rome : le bateau est arrivé au port de Civitavecchia... enfouit sous la neige! Le débarquement a été retardé à 9h le temps de déneiger. On a réussi à prendre un train sauf qu’au retour il n’y en avait plus. On a du prendre un taxi pour 150€... 🤪 bref une belle escale mais coûteuse! Voici le programme que nous avons réussi à faire dans un temps plus court (en métro du coup mais réalisable à pied) : Fontaine de Trévi Place d’Espagne Château Saint-Angelo + Castroni (un petit magasin très sympa via cola di Rienzo) Vatican Place Navone Panthéon Monument Victor-Emmanuel 2 Colonne de Trajan Colisée
Palerme : quand vous sortez du bateau le centre se situe sur votre gauche (suivez la foule) et est accessible très rapidement à pied : Marché la Vucceria Place Pretoria + Stagnitta (torréfacteur) Quattro Canti Cathédrale Palais des Normands (chapelle Palatine) Église Saint Jean des Ermites Théâtre Massimo (intérieur)
La Valette : le bateau arrive à 2 pas du centre : il suffit d’emprunter l’ascenseur à 1€ (la descente est gratuite) qui se situe sur votre droite quand vous sortez : Fontaine Triton + Co-cathédrale Saint Jean Caffe Cordina Grandmaster’s palace Casa Rocca Piccola Upper Baraka gardens (16h pour le canon)
Barcelone : on est allés à Montserrat. Il suffit de prendre le bus bleu à la sortie du bateau (4€ AR) pour sortir du port. Rejoignez les ramblas sur la droite (vous arrivez à une place). Ici vous prendrez le métro (Drassanes) en direction de Espanya. Ici suivez l’indication Montserrat : il suffira d’acheter le billet pour le train. Les trains partent à ..h36 et sont en direction de Manresa
Pour conclure c’était une excellente croisière. Ma 7e et toujours aussi content! Je pense simplement que ce bateau s’adresse à un public plus jeune et sûrement plus festif. 😎
Bonne soirée à tous!
◦Le Bateau Première impression en arrivant le long de la promenade : on sent l’espace ! Ce lieu sur 2 étages permet « d’aérer » alors que généralement les plafonds sont bas sur les paquebots. Au niveau des piscines, la piscine principale est très grande (25m) ce qui est un plus surtout l’été avec de nombreux transats et pas de perte d’espace comme sur les bateaux de la classe fantasia. Enfin le parc aquatique est très bien pensé : 2 toboggans avec bouées assez doux et 1 plus pentu où vous êtes éjectés dans une pièce circulaire. (C’est pas tres Clair je vous laisse regarder 😄) Concernant le reste du navire, rien à redire MSC est fidèle à elle même avec des lieux de vie décorés sobrement.
Ah si après relecture j’y pense, beaucoup de personnes se plaignent du manque de places assises. Alors c’est sur le bar que la promenade et pris d’assaut, mais une promenade c’est fait pour se promener et donc être debout. Il existe plein d’autres bars comme ceux du pont 7 qui surplombent la promenade : je pense au bar à bières au tv studio ou encore au carrousel lounge (la où se produit le cirque du soleil et où se déroulent les soirées à 23h15-30. Donc en réalité il y a de quoi s’asseoir et de quoi faire la fête.
◦L’organisation Alors concernant l’organisation à bord du Meraviglia, quelques points changent par rapport aux autres navires. Déjà il est préférable de réserver son spectacle parmi un des trois horaires du soir bien qu’il reste de nombreuses places 5 min avant. Ensuite la généralisation au buffet des boutons pour appeler le serveur : c’est très pratique et permet de réduire le temps d’attendre. Enfin beaucoup moins de sièges sur ce bateau, l’idée est que vous déambulez le long de la promenade comme si vous étiez en Méditerranée le long d’un port. Me concernant je trouve que c’est une bonne idée car comme je le disais cela permet d’avoir un endroit plus aéré mais cela peut gêner les personnes moins jeunes.
◦Prestations Je pensais qu’en partant sur ce nouveau navire MSC allait réduire les prestations. Rien de tout cela, on peut toujours prendre plusieurs plats au restaurant, la nourriture est toujours aussi bien et les spectacles sont même mieux je trouve. Le cirque du soleil est une très bonne idée! Pour l’avoir vu à Paris, les d’artistes nous emmènent dans leur monde à eux : o est totalement dépaysés. Alors oui ce n’est pas grandiose mais pour un bateau cela reste vraiment excellent et le prix est très raisonnable (15€ avec un cocktail un macaron et qq chips de légumes). Le seul point un peu négatif c’est l’absence de prosecco pour la soirée de Gala (juste pour le cocktail MSC club) mais bon ce n’est pas ce qu’on appelle une baisse des prestations générales.
◦Ambiance à bord Un très bon point sur ce bateau : beaucoup d’animations! Les animateurs se donnent à fond pour mettre l’ambiance tout le temps! Pas mal de danses de groupe qui permettent au plus grand nombre de danser et s’amuser. C’est vraiment le point fort de la croisière ! 😉
◦Attention : Point négatif Le seul point négatif a noter est le volume très élevé du son à deux endroits en particulier : le bar studio TV pont 7 et au théâtre lorsque l’orchestre joue en live. C’est simplement trop fort et mal réglé : la qualité de la musique en prend un sacré coup par conséquent : les voix sont masquées par la batterie et sont étouffées dans l’aigu.
◦Escales L’itinéraire du Meraviglia est pour l’instant très classique donc rien de nouveau dans les sorties.
Gènes : le centre est joignable en longeant le port vers l’aquarium. On est allé aussi à Boccadasse qui se rejoint en bus (42) au départ de la via Dante : Cathédrale San Lorenzo Maison de Christophe Colomb Bus 42 pour Boccadasse (Dante 2) Via Garibaldi et palais Reale + Château d’Albertis
Rome : le bateau est arrivé au port de Civitavecchia... enfouit sous la neige! Le débarquement a été retardé à 9h le temps de déneiger. On a réussi à prendre un train sauf qu’au retour il n’y en avait plus. On a du prendre un taxi pour 150€... 🤪 bref une belle escale mais coûteuse! Voici le programme que nous avons réussi à faire dans un temps plus court (en métro du coup mais réalisable à pied) : Fontaine de Trévi Place d’Espagne Château Saint-Angelo + Castroni (un petit magasin très sympa via cola di Rienzo) Vatican Place Navone Panthéon Monument Victor-Emmanuel 2 Colonne de Trajan Colisée
Palerme : quand vous sortez du bateau le centre se situe sur votre gauche (suivez la foule) et est accessible très rapidement à pied : Marché la Vucceria Place Pretoria + Stagnitta (torréfacteur) Quattro Canti Cathédrale Palais des Normands (chapelle Palatine) Église Saint Jean des Ermites Théâtre Massimo (intérieur)
La Valette : le bateau arrive à 2 pas du centre : il suffit d’emprunter l’ascenseur à 1€ (la descente est gratuite) qui se situe sur votre droite quand vous sortez : Fontaine Triton + Co-cathédrale Saint Jean Caffe Cordina Grandmaster’s palace Casa Rocca Piccola Upper Baraka gardens (16h pour le canon)
Barcelone : on est allés à Montserrat. Il suffit de prendre le bus bleu à la sortie du bateau (4€ AR) pour sortir du port. Rejoignez les ramblas sur la droite (vous arrivez à une place). Ici vous prendrez le métro (Drassanes) en direction de Espanya. Ici suivez l’indication Montserrat : il suffira d’acheter le billet pour le train. Les trains partent à ..h36 et sont en direction de Manresa
Pour conclure c’était une excellente croisière. Ma 7e et toujours aussi content! Je pense simplement que ce bateau s’adresse à un public plus jeune et sûrement plus festif. 😎
Bonne soirée à tous!
Itinéraire Khirghizistan + Pamir cet été English translation pending
Bonjour à tous,
Nous aurons 24 jours sur juillet-août en 4x4 (loué sur place) avec tente de toit et aujourd'hui l'itinéraire prévu ressemble à celui-ci, mais c'est ouvert :
Bishkek - Issyk Kul (rive nord) - Karakol - Inylchek (retour Karakol) Karakol - Barskoon - Kara Say (retour Barskoon) ? possibilité de rejoindre Naryn depuis Bonkobaeva ? sinon : Bonkobaeva-Kongür Olön valley-Kochkor-Sai Bulak puis route à l'est pour rejoindre Naryn par Tash Balat si praticable. Naryn- Tash Rabat (caravanserail) - Jalal Abad-Osh Murghab-Wakan-Ishkashim-Khorog-Yashi Kul-Murghab-Sari Mogol Arslanbob-Sary Chelek-Toktogul-Son Kul et retour Bishkek
Le tout en essayant de se poser un jour ou deux par ci par là dans quelques coins, perdus de préférence. Points et traces GPS bienvenus, merci d'avance de vos conseils et suggestions !
Yves
Nous aurons 24 jours sur juillet-août en 4x4 (loué sur place) avec tente de toit et aujourd'hui l'itinéraire prévu ressemble à celui-ci, mais c'est ouvert :
Bishkek - Issyk Kul (rive nord) - Karakol - Inylchek (retour Karakol) Karakol - Barskoon - Kara Say (retour Barskoon) ? possibilité de rejoindre Naryn depuis Bonkobaeva ? sinon : Bonkobaeva-Kongür Olön valley-Kochkor-Sai Bulak puis route à l'est pour rejoindre Naryn par Tash Balat si praticable. Naryn- Tash Rabat (caravanserail) - Jalal Abad-Osh Murghab-Wakan-Ishkashim-Khorog-Yashi Kul-Murghab-Sari Mogol Arslanbob-Sary Chelek-Toktogul-Son Kul et retour Bishkek
Le tout en essayant de se poser un jour ou deux par ci par là dans quelques coins, perdus de préférence. Points et traces GPS bienvenus, merci d'avance de vos conseils et suggestions !
Yves
Torres del Paine, pourquoi nous n'avons pas accroché... English translation pending
Holà !
Peut-on évoquer les randonnées au Chili sans aborder le fameux Torres del Paine ? En effet star mondiale du trekking, il était dur de passer à côté de ce monument. Mais cela vaut-il vraiment le coup ? On est en question de se poser la question depuis le changement de législation de fin 2016… Entre des tarifs constamment en hausse et des difficultés de réservation pour les circuits W et O ce n’est plus aussi simple d’accès. Pour notre part ce fut une déception et nous avons trouvé ce parc bien trop élitiste et centré sur l’argent. On avait entendu et lu pas mal de choses sur le parc et cela a malheureusement confirmé notre ressenti. On précise que c’est vraiment notre vision des choses, le parc est beau, mais tout ce qui gravite autour nous dérange et on trouvait important de le préciser, car ce n’est pas toujours abordé. 😐
Un gros merci à Emma qui nous a donné plein d’infos super intéressantes sur le parc et qui nous a permis de trouver les coins sympas 😉 En plus c’est toujours cool de rencontrer des personnes du forum en vrai 😊
Toutes les informations sont présentes dans cet article.
Pierre
Train de Flam en Norvège lors croisière English translation pending
Bonjour,
Nous avons réservé une croisière sur le MSC Preziosa en Norvège en août.
Nous souhaitions réserver le train de Flam en avance, mais il ne reste de la place qu'au départ de 8h30.
Pensez-vous que nous aurons le temps de débarquer pour prendre le train, en sachant que l'escale est prévue à 7h (temps d'autorisation des autorités, temps de débarquement, ...)
Merci de vos conseils
San Francisco + alentours English translation pending
Bonjour à tous,
En juin, on part 1 semaine à San francisco. On arrive le 9 juin à 15h30 et on repart le dimanche 17 à 17h30.
Les premiers jours on reste sur san francisco pour une conférence. Mais le jeudi après midi ca sera fini et on compte louer une voiture pour se balader. On pense surtout visiter le Yosemite.
Il nous reste 3 nuits a booker jeudi, vendredi, samedi.
J'aimerais avoir vos avis sur le meilleur choix
Jeudi apres midi : passer le golden gate, visiter muir wood, sausalito et dormir par là ou partir deja vers le yosemite ?
vendredi- samedi yosemite.
revenir le dimanche. Ou risque de fort bouchons le dimanche et revenir plus tôt ?
Pour le logement au yosemite j ai pensé au Half dome village.
Après la tioga road sera surement fermée, si j ai bien compris , la route la mieux pour y aller c est par mariposa-> el portal ? et au retour par Priest ( 120 ) ou vice versa ?
Ou si vous avez d autres idées. Merci pour votre aide.
Ou si vous avez d autres idées. Merci pour votre aide.
Retour d'un mois en Nouvelle-Zélande en van English translation pending
Nous sommes revenus il y a un peu plus de 2 mois d’un magnifique voyage d’un mois en Nouvelle-Zélande (du 27 octobre au 27 Novembre). J’ai passé beaucoup de temps sur ce forum pour la préparation de ce voyage. A mon tour de vous faire un petit compte-rendu qui j’espère vous aidera aussi dans vos préparatifs. N’hésitez pas à poser des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre.
Avion : Nous avions réservé nos billets 8 mois en avance avec la compagnie Korean Air : 1236€ par personne avec une arrivée à Auckland et un départ de Christchurch. L’escale à Séoul permet d’avoir 2 vols de durées équivalentes. Au retour, l’escale était de 16h. La compagnie nous a logé gratuitement dans son hôtel 5* à proximité de l’aéroport (navette, diner et petit-déjeuner compris). Il faut demander ce service par téléphone dès que vous avez acheté vos billets. Cela permet de moins subir le décalage horaire.
Hébergement/Transport : Nous avions choisi de passer les deux premières nuits à Auckland. Nous n’avons pas regretté car nous avons pu nous remettre tranquillement du décalage horaire sans prendre de risques sur la route. La dernière nuit, nous avions également réservé une auberge à proximité de l’aéroport de Christchurch, nous décollions à 6h le lendemain. Pour le reste du voyage, nous avions choisi de voyager en campervan. Après de multiples recherches, nous avons opté pour un modèle self-contained et pas trop gros de Wendekreisen. C’est le meilleur rapport qualité/prix que nous avons trouvé et nous n’avons pas été déçus même si notre van était un peu vieux (près de 400 000km au compteur) et galérait un peu dans les cols (moteur essence). Cela nous est revenu à 1 922€ pour 25 jours. Personnel très sympa (ils ne nous ont rien pris pour une vanne abîmée et nous ont conduit à notre auberge). Nous avons essayé d’alterner camping gratuit, camping low-cost et camping équipé en fonction de nos besoins (douche, électricité, toilettes, eau potable) et des possibilités sur place. Aucune réservation nécessaire à cette époque et aucun souci pour trouver une place.
Guides et applications : Lonely Planet et Petit futé pour les guides papiers, le site Kiwipal. Sur place nous avons énormément utilisé les applications Campermate et Wikicamps qui en plus d’indiquer les sites pour camper, fournissent un tas d’autres informations (toilettes publiques, stations essence, stations de vidange, choses à visiter, loukouts….) avec photos et avis.
Conseils en vrac :
Internet : nous avions un forfait Free mobile avec téléphone sms illimités et 25 Go de données mobiles en Nouvelle Zélande. Les campings équipés proposent généralement au moins 30 minutes de Wifi gratuit mais c’est souvent très lent.
Le site Bookme nous a permis de faire de belles économies sur des activités mais il ne faut pas s’y prendre à la dernière minute.
Nous faisions presque toujours nos courses chez Pack’nSave, bon marché. En plus pour 40€ d’achat, ils donnent un bon de réduction (6cents/ litre) dans les stations essence Pack’n’Save ou Mobil
Nous avons pris la carte de fidélité Mobil qui nous a permis un petit rabais à chaque plein.
Place maintenant au carnet de voyage. Nous avons passé 28 jours complets sur place. La météo n’a (presque !) pas contrecarré nos plans initiaux. Quelques étapes peuvent paraitre longues, mais nous n’avons jamais ressenti ni fatigue, ni ennui.

En rouge, lieux où nous avons passé la nuit.
Avion : Nous avions réservé nos billets 8 mois en avance avec la compagnie Korean Air : 1236€ par personne avec une arrivée à Auckland et un départ de Christchurch. L’escale à Séoul permet d’avoir 2 vols de durées équivalentes. Au retour, l’escale était de 16h. La compagnie nous a logé gratuitement dans son hôtel 5* à proximité de l’aéroport (navette, diner et petit-déjeuner compris). Il faut demander ce service par téléphone dès que vous avez acheté vos billets. Cela permet de moins subir le décalage horaire.
Hébergement/Transport : Nous avions choisi de passer les deux premières nuits à Auckland. Nous n’avons pas regretté car nous avons pu nous remettre tranquillement du décalage horaire sans prendre de risques sur la route. La dernière nuit, nous avions également réservé une auberge à proximité de l’aéroport de Christchurch, nous décollions à 6h le lendemain. Pour le reste du voyage, nous avions choisi de voyager en campervan. Après de multiples recherches, nous avons opté pour un modèle self-contained et pas trop gros de Wendekreisen. C’est le meilleur rapport qualité/prix que nous avons trouvé et nous n’avons pas été déçus même si notre van était un peu vieux (près de 400 000km au compteur) et galérait un peu dans les cols (moteur essence). Cela nous est revenu à 1 922€ pour 25 jours. Personnel très sympa (ils ne nous ont rien pris pour une vanne abîmée et nous ont conduit à notre auberge). Nous avons essayé d’alterner camping gratuit, camping low-cost et camping équipé en fonction de nos besoins (douche, électricité, toilettes, eau potable) et des possibilités sur place. Aucune réservation nécessaire à cette époque et aucun souci pour trouver une place.
Guides et applications : Lonely Planet et Petit futé pour les guides papiers, le site Kiwipal. Sur place nous avons énormément utilisé les applications Campermate et Wikicamps qui en plus d’indiquer les sites pour camper, fournissent un tas d’autres informations (toilettes publiques, stations essence, stations de vidange, choses à visiter, loukouts….) avec photos et avis.
Conseils en vrac :
Internet : nous avions un forfait Free mobile avec téléphone sms illimités et 25 Go de données mobiles en Nouvelle Zélande. Les campings équipés proposent généralement au moins 30 minutes de Wifi gratuit mais c’est souvent très lent.
Le site Bookme nous a permis de faire de belles économies sur des activités mais il ne faut pas s’y prendre à la dernière minute.
Nous faisions presque toujours nos courses chez Pack’nSave, bon marché. En plus pour 40€ d’achat, ils donnent un bon de réduction (6cents/ litre) dans les stations essence Pack’n’Save ou Mobil
Nous avons pris la carte de fidélité Mobil qui nous a permis un petit rabais à chaque plein.
Place maintenant au carnet de voyage. Nous avons passé 28 jours complets sur place. La météo n’a (presque !) pas contrecarré nos plans initiaux. Quelques étapes peuvent paraitre longues, mais nous n’avons jamais ressenti ni fatigue, ni ennui.

En rouge, lieux où nous avons passé la nuit.
Protéger ses pieds du froid (à vélo en hiver) English translation pending
J'ai pris goût au vélo en hiver.. La seule partie du corps que je n'arrive pas à protéger efficacement, ce sont les pieds. Par températures négatives, j'ai froid malgré les chaussons néoprène.
Avez-vous vous des conseils ?