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Périple Toulon - Grenoble à vélo sur quatre jours English translation pending
by Alexlyon9 · 2010-07-27 · 3 replies
Bonjour à ceux qui me lisent !

Je souhaite me rendre jusqu'à Grenoble à vélo (en réalité dans sa banlieue chez ma petite amie), je pense faire 80 kilomètres par jour. Je compte partir avec le minimum sur moi (brosse à dent, rassage, déo - sac de couchage - vêtements pour 4 jours). J'aimerai faire appel à la solidarité, à savoir, rouler jusqu'à 17h30 à peu près, m'arrêter dans un village au hasard, sonner à une maison et demander à pouvoir dormir dans le jardin, manger avec eux (cohésion et bonne entente) et utilisation de la douche. Est ce que c'est possible, quelqu'un a t-il déjà réaliser ce genre de trajet, enfin surtout ce genre de "nuit" ? Merci d'avance pour toutes les informations que vous pourriez m'apporter.
Voyager à vélo en France: quel équipement faut-il? English translation pending
by Laurie77 · 2010-07-26 · 12 replies
Bonjour, Mon copain et moins souhaiterons partir à l'aventure en vélo pendant deux semaines. Pouvez vous me renseigner sur l'équipement nécessaires à prendre avec nous lors de ce voyage? J'ai peur d oublier la moindre chose! Merci à vous
Grenoble-Nîmes à vélo: piste cyclable? English translation pending
by Adth38 · 2010-07-24 · 5 replies
Bonjour,

voilà je voudrais savoir pour ceux qui connaissent un peu la route entre ces deux villes, s'il éxiste une piste cyclable qui longe l'Isère et le Rhône. Il me semble avoir déjà entendu parlé de petites parties qui seraient aménagée. Donc si quelqu'un à plus d'informations là dessus.

Et si des personnes connaissent d'autres itinéraires (sur 2 ou 3 jours maximum) plus sympa que de longer la nationale.

Merci.
Cuba à vélo avec des enfants? English translation pending
by Rackham05 · 2010-07-23 · 8 replies
Bonjour,

Je projette de partir au mois de décembre prochain à Cuba en vélo avec deux enfants de 7 et 9 ans. Ils ont l'habitude de faire du vélo et de monter (on habite en montagne) mais je ne voudrais pas les dégouter du voyage par un itinéraire trop dur.

Aussi, si certains ont pédalé là-bas, quelle partie de l'île me conseillez-vous ? (sachant que l'on veut profiter de la mer, mais aussi visiter l'intérieur) N'est ce pas trop dangereux d'y aller en vélo avec des enfants par rapport à la circulation ?

J'ai lu sur le forum qu'il n'y avait pas vraiment de camping. Mais le camping sauvage est il autorisé ? Sinon quels sont les prix approximatifs des chambres d'hôtes ? On aimerait faire des étapes de 40 ou 50 km maxi, est il possible de trouver des hébergements ou des possibilités de bivouac à ces distances ?

J'ai vu sur le forum qu'une compagnie de bus prenait les vélos en soute, faut il réservez à l'avance pour prévoir la place dans la soute (on aura 4 vélos)ou bien on voit sur place et on s'arrange avec le chauffeur ?? Ce voyage sera l'occasion pour les enfants (et les parents aussi d'ailleurs) de découvrir une autre culture. On aimerait faire partager cette expérience aux petits camarades de classe par un blog, voyez-vous un thème qu'il convient de suivre plus particulièrement et qui pourrait faire office de fil rouge du voyage ?? Par ailleurs, si vous avait des sites que vous jugez incontournables, je suis preneur.

Enfin, je parle très mal Espagnol, est il possible de se débrouiller en anglais ou me conseillez vous d'investir dans une méthode Assimil (il me reste 4 mois d'apprentissage)??? Je vous remercie par avance pour toutes vos suggestions et à bientôt sur les routes
Location de vélo en Turquie English translation pending
by Dhoukel · 2010-07-23 · 4 replies
Bonjour, Je suis nouvelle dans ce forum que j'apprécie tellement. Je prévois de voyager en Turquie, en couple(pour la deuxième fois), est ce en début octobre, si tout ira bien! Lors de notre dernière visite, pour ce pays fascinent et magnifique, on a souhaité avoir des bicyclette pour pouvoir se déplacer en toute liberté, surtout qu'on est tous les deux des amateurs de découverte et de voyage. On a cherché des agences pour ce service zone Sultanhamed, eminonu, Taksim, on a pas réussi à les trouver. Alors si c'est possible de me communiquer les coordonnées d'une personne, agence ou même des particuliers pour louer 2 vélos!!! Merci beaucoup!😉
Voyage long court à vélo, où et comment dormir? English translation pending
by MoughLee · 2010-07-23 · 3 replies
Bonjour à tous,

je souhaiterai partir de France pour ralier le Viet-Nam sur une période de 12 mois minimum.

Je partirai avec une tente mais je me demandais s'il était possible de poser sa tente partout. Comment faites-vous ? Auriez-vous des conseils à me donner ?

merci a+
Perte de vélo par EasyJet English translation pending
by Balban · 2010-07-22 · 5 replies
Bonjour à tous,

J'ai décollé de l'aéroport de Genève le dimanche 18 juillet. J'avais réservé deux bagages sportifs pour y mettre mes vélos. Comme ils le demandaient, j'avais emballé mes deux vélos dans deux cartons, mais lorsque je suis arrivé à l'aéroport de Arlanda, à Stckholm, mes vélos n'y étaient pas.... Impossible de savoir o?u ils étaient passé.

Nous devions au départ voyager deux semaines en vélo dans le pays mais à cause du désagrément, nous avons du louer une chambre d'hotel deux jours à Stckholm et une nuité au camping en espérant revoir nos vélos... Pendant ces trois jours, nous avons appelé partout pour avoir des réponses (easy jet à Londres, aéroport de Genève, celui de Stockholm...)... au total la facture de téléphone s'élève à plus de 200 euros en 3 jours. Et personne ne sait où sont passé nos vélos. Ils semblerait qu'ils sont bien partis de Genève mais personne ne sait où ils sont attéris....

Je voulais ainsi avoir des conseils pour les démarches à suivre... - faut-il porter plainte contre easy jet pour torts moraux (nos vacances sont foutues en l'air)? - comment se faire rembourser nos dépenses imprévues (hotels...) - comment se faire rembourser notre billet de retour ? (nous avons du modifier notre vol initialement prévu le 1er août pour rentrer le 21 juillet, car nous ne pouvions pas tenir ainsi 2 semaines) - Comment avoir des réponses pour nos vélos... savoir où ils sont...? ou sinon, est-ce possible de se les faire rembourser ?

De nombreuses questions qui restent sans réponse... alors si certains peuvent répondre à ce post pour nous aider ce serait bien cool car pour l'instant tous se renvoient la faute ...

Merci de vos réponses,

Alban
Relier à vélo Phnom Penh à Angkor sur une dizaine de jours en novembre 2010 English translation pending
by Ehoarau · 2010-07-21 · 5 replies
Bonjour,

Je prévois de partir début novembre voyager au Cambodge et je souhaite relier à vélo Phnom Penh à Angkor sur une dizaine de jour au total. Le but étant de voir la vie des cambodgiens sur les rives du lac Tonlé Sap (et terminer par un trajet en bateau type Siem Reap - Battambang). J'ai des questions sur le trajets à choisir.

Pour la route à vélo j'ai deux options :

- soit je relie PP à Battambang à vélo (en passant par le coté ouest du lac Tonlé Sap), mais j'ai l'impression qu'il faut passer par le route n°5 qui est super encombrée et bien goudronné ... bref pas très intéressant. Je me demande si il y a des petites routes le long du lac, plus calme et plus authentique ?

- soit je relie PP à Siem Reap à vélo (en passant par le coté est du lac Tonlé Sap) et là je n'ai pas encore étudié le trajet.

Qu'en pensez vous ? Quels sont vos conseils ?

Merci

Etienne
Périple Sète-Montpellier à vélo: itinéraire? English translation pending
by Elobruno · 2010-07-20 · 6 replies
Bonjour,

on part samedi de Bordeaux pour faire le canal de la Garonne jusqu'a Toulouse ensuite le canal du midi jusqu'à Sète et ensuite on doit aller à Montpellier. Avez vous des conseils, itinéraires, suggestions... On part avec notre fille de 2 ans dans une charette.

Merci d'avance
Voyage seule à vélo en Turquie English translation pending
by Melmicho · 2010-07-19 · 16 replies
Bonjour! je prévois partir 3 semaines en cyclotourisme à travers la Turquie. Je suis une femme seule alors j'aimerais savoir s'il y a des principes de base à respecter et si cette destination est dangeureuse pour une femme seule. Je n'ai pas vraiment envie de rester dans les endroits trouristiques et j'aurai probablement à me déplacer dans des régions isolées. Je n'ai pas encore fixé la région, soit centre et ouest ou centre et est. J'aimerais aussi savoir s'il est préférable de faire un trajet sud-nord ou nord-sud pour les dénivelés? Merci
Troisième festival à vélo de Peisey-Vallandry les 20, 21 et 22 août 2010 English translation pending
by Scalpat · 2010-07-19 · 1 reply
Bonjour,

L'Office de Tourisme de Peisey-Vallandry (73), dans la Tarentaise, organise pour la 3ème année consécutive son Festival du Voyage à Vélo les 20, 21 et 22 Août 2010. Fait par et pour des passionnés de vélo et cyclo, cette année s'annonce riche et variée.

Au programme:

Vendredi 17 Août :

- A 20h30, « Cycling Tibet », de Jean-Michel Jorda (imajprod) : 1ère Traversée Est-Ouest du Tibet en VTT. Présence de Jean-Michel Jorda pour la présentation. (30mn)

- Suivi d’un film de Julien Leblay et David Genestal, « Planète Cezallier » : En marge de nos grandes aventures respectives, Planète Cézallier a été l'occasion de faire l'expérience d'un voyage plus court, plus contemplatif et basé sur deux axes de travail. Le premier : la découverte et la mise en valeur des paysages du Cézallier à travers une itinérance à vélo mêlant routes et chemins. Le second : un projet de sensibilisation à l'abandon des déchets mené de concert avec des écoliers de Blesle et des collégiens de Clermont-Ferrand. Présence de David Genestal pour la présentation. (20mn)

http://www.davidgenestal.com/conferences/plancezal.htm

Samedi 18 Août :

- A 20h30, « Le bonheur au bout du guidon », de Christophe Cousin. Episodes 3,4 et 6 de ses pérégrinations à travers différents continents. Christophe sera en reconnaissance en Ethiopie pour un prochain voyage et ne sera pas présent. Par contre, nous serons en liaison téléphonique avec lui depuis l’Ethiopie ! www.christophe-cousin.com

Dimanche 19 Août :

- A 20h30, « Tour du monde à vélo » des Charrières, 2e Partie. Après une première partie projetée lors de la première édition du festival, Annie et Alain bouclent la boucle avec la deuxième partie de leur voyage.

- Suivi de «De Lourdes à Tanger, 3000km à vélo couché », proposé par Evelyne Wittmer et Dominique Sebastia. Ils seront là tous les deux.

Avis aux amateurs donc. Et tous à vos cyclos-vélos couchés-tandem.😏

Informations supplémentaires au: www.peisey-vallandry.com
Finistère / Morbihan à vélo English translation pending
by Karinmango · 2010-07-18 · 2 replies
J'aimerais partager des Ballades en VTC en Finistère et Morbihan avec un/une ou plusieurs co-bikers, et découvrir des nouveau tracks. We can share our conversations in English, oder Deutsch ...
Voyage à vélo: recherche camping à la ferme ou à moins de 12 euros en Normandie English translation pending
by Maloukie · 2010-07-16 · 5 replies
bonjour à tous 🙂 Apres avoir eu de bon conseil sur Vf pour mon precedent voyage à l'etranger, je me lance dans une toute autre aventure, avec mon mari et mon bout'chou, dans ma région, et oui..... j'ai besoin de vous lol cela fais 3 ans que nous partons tout les ans faire une rando vélo de 65km allée. nous avons decouvert un petit camping à la ferme et nous trouvons ce mode d'hebergement(tente) économique et tres enrichissant pour notre fils(d'ou viens les oeufs, pas de la boite du magazin, et le lait... 😛 lol). cette année apres le petit week end avec nos deux carioles(celle de mon fils et celle pour les bagages) on a decider de pousser plus loins . Nous partons 2 semaines en itinerant dans le Calvados. mon itineraire est presque boucler, me reste plus qu'à trouver un endroit pas chere pour faire escale une nuit, entre" clinchamps sur orne"( d'ou on aura dormi) pres de Caen et honfleur.🤪 POUVEZ-VOUS nous renseigner? etes vous déjà passer par ici?

voici notre itineraire: le havre/pont de tancarville/beuzeville (65km) beuzeville/cambremer(36km) cambremer/lisieux(15km) {visite zoo} repos cambremer/argentan(43km)OU aubery le pantou repos argentan/athis de l'orne(43km) repos athis de l'orne/clinchamps sur orne(39km) clinchamps sur orne/carpiquet{parc d'atraction}(22km) repos clinchamps sur orne..................................😕😕😕😕😕....................................... honfleur / pont de normandie/ le havre nous sommes à 300 km sur 12jours encore environ 60 km pour rentrer chez nous. pensez vous cela jouable? merci par avance de vos réponse. Maloukie.🙂
Itinéraire à vélo depuis Marrakech au mois d'août: sécurité, logements...? English translation pending
by Gestasrv · 2010-07-16 · 2 replies
Hola

Actuellement en Argentine pour mon tour du monde en vélo, j'arriveraile 31 juillet à Marrakech pour rentrer en France en vélo. Je sais qu'au mois d'aout je risque d'avoir trés chaud . Je recherche un itinéraire . Dois je passer par le centre du pays qui serait plus tranquille ou dois je rejoindre la côte qui serait plus "aéré". Je n'ai jamais roulé au Maroc en vélo mais j'y ai déjà séjourné quelques temps lors d'un précédent voyage en sac à dos. Je suis preneur de toutes informations sur ce pays en ce qui concerne les logements, l'itinéraire, la sécurité et les bons conseils. Merci à vous tous

Hervé

www.dreambikearth.blogspot.com
Bruxelles-Paris à vélo en famille English translation pending
by 6roues · 2010-07-15 · 5 replies
Bonjours, marié et papa d'un p'tit bout de 22 mois, nous nous lançons le défi de partir dans 2 semaines de Bruxelles pour rallier Paris. nous roulons déjà 10 à 15 kilomètres en moyenne au quotidien, entre 20 et 30 le we. nous pensons prendre nos vélos un ville pour madame en nexus 7vitesses, un vtc 24 vitesses pour monsieur, une remorque pour bébé. Nous imaginons charger toutes nos affaires dans la remorque du petit et en plus dans des sacoches ainsi que dormir sous tente. nous pouvons effectuer le voyage en maximum 9 jours et pensons rentrer en train.

A vous tous qui avez l'expériences des voyages à vélo svp éclairez moi.

cette aventure en préparation est-elle cohérente et les moyens à la hauteur? quelle distance journalière peut-on envisager au vu du convoi?

n'hésitez pas sur les conseils toute réponse est la bienvenue!!!
Faire du vélo autour de Bangalore? English translation pending
by Christribe · 2010-07-15 · 2 replies
Bonjour a tous,

Je suis actuellement a Bangalore en mission pour 3 mois et je souhaiterais faire du velo pendant le week end. Me voila donc ici a vous demander des conseils. J'avais ds l'idee de partir le vendredi soir de me faire deposer par les bus, train ou taxi le samedi matin a deux jours de velo de Bangalore que je pourrais rallier donc le dimanche soir ou le Lundi matin. Ce qui est aussi envisageable serait de rallier un point B en train taxi ou bus, de faire une ou deux boucles la bas puis de reprendre les transports de nuit pour revenir sur Bangalore le lundi matin.

Pensez vous que ce soit faisable ? Si oui avez vous des idees d'itineraires tranquille sans trop de traffic (je sais pas si ca existe ici !) ou je pourrais aller de village en village ?

Merci de votre aide.

Christophe

PS : je pense pouvoir faire 200 bornes en deux jours.
Transport d'un vélo Avignon-Dax? English translation pending
by OanisO · 2010-07-15 · 1 reply
Bonjour !

Je pars en Slovénie cet été, et la première partie de mon voyage se fera à vélo : Dax-Avignon. Je laisse mon vélo à Avignon et prends un train pour la Slovénie. Etant donné que je ne peux pas laisser mon vélo à Avignon (pas de contacts, et même si c'était le cas, il faudrait que je revienne le chercher un jour, ce n'est pas pratique...), je voudrais le faire revenir chez moi par une agence type Sernam. Problème : la sernam ne fait plus ce type d'affrètement parce qu'ils ont eu trop de plaintes par rapport à l'état des vélos lors du transport. La SNCF propose un transport du vélo par la sernam, mais il faut avoir le billet correspondant au trajet du vélo, or je ne fais pas le même trajet que lui donc impossible. Je ne trouve pas d'autre agence pour particulier (la TNT aurait été super, mais il ne font que pour entreprises !), sauf une "le transport facile" qui me demande 180 euros pour le transport de mon vélo ! Connaissez-vous une agence moins chère, ou avez-vous une autre solution ?

Merci !
Toscane à vélo, départ de Paris en train fin août English translation pending
by Phaneste · 2010-07-13 · 1 reply
Bonjour à tous JH 35 ans je suis à la recherche de personnes intéressées pour parcourir la Toscane en vélo. Départ de paris fin aout en train direction Florence. Circuit d'une dizaine de jours. si des personnes sont intéressées pour cette aventure, n hésiter par à me contacter a+
Gitane vision English translation pending
by Bolbatre147 · 2010-07-13 · 2 replies
Je recherche un possesseur du vélo Gitane Vision, pour avoir des détails sur ce vélo.
Voyage à vélo de Paris vers l'Atlantique puis la Méditerranée English translation pending
by Verlaine9 · 2010-07-13 · 22 replies
Bonjour à tous, Je me permets de poster un message sur VF car j'ai depuis un an environ l'idée d'un "voyage" à travers la France, au préalable de futures échapées à l'étranger. En effet, je n'ai que 18 ans et préfère donc commencer par quelque chose de plus "light" en ce qui concerne la barrière de la langue et de l'argent. Je sais déjà que beaucoup vont me prendre pour un jeune inconscient et ils auront au préalable raison : certes je viens d'un milieu aisé et n'ai pas connu à vrai dire d'autres voyages que des croisières et équipées de luxe avec mes parents. Cependant justement, je ne vois pas pourquoi cela serait un obstacle à mon rêve de voyage. J'ai pleinement conscience des difficultés de la vie de camper (j'ai longtemps été chez les scouts) et j'écoute avec envie les récits de mes parents qui, avant leurs vies cossues, ont chacun parcouru le monde (ma mère a fait le Chili jusqu'au Canada sans un sou).

Je vous expose mon projet : partir de Paris à vélo et descendre le plus bas possible en France, en traversant villages, campagnes, montagnes, bref, en voyant du paysage et en en bavant. Je m'attends autant à quelque chose de dur que de passionnant. J'ai libéré trois semaines au mois d'août après des vacances reposantes après des amiset voudrait profiter de vos avis et surtout de vos conseils (matériel, sécurité...). Je me débrouille bien en vélo mais hésite également à faire ce trajet à pied (je suis un très bon marcheur), sachant bien que les distances ne seront pas les mêmes. Je peux avoir l'argent dont j'ai envie mais je préfererais camper dans un jardin, un champ et profiter de la nourriture de locaux, espérant qu'ils soient plus accueillants en dehors des grandes villes. Je n'ai pas peur du risque ni de l'aventure, je suis persévérant et malgré des inévitables coups de barre, je vais toujours au bout de mes projets.

Merci de vos conseils :)
Achat d'un vélo pliant sur Paris ou ailleurs English translation pending
by Albertroy · 2010-07-12 · 5 replies
Bonjour-je recherche un velo pliant-que je pourrais transporter dans le metro ou train-avec housse. Achat sur Paris ou ailleurs.Si vous avez des suggestions? Bonne journée--Albert michel
Difficultés à vélo envers les indications routières en Catalogne espagnole? English translation pending
by Gabey · 2010-07-10 · 4 replies
Bonjour à tous,

Sur le lien ci dessous notre parcours en catalogne côté espagnol quelqu'un a déjà peut être pratiqué ces routes. Alors bien sûr nous savons que ce n'est pas plat. Nous avons bien l'habitude du côté français. Les difficultés son elles identiques? Plus dur ou moins dur que le Tourmalet ?

merci d'avance de vos réponses et good trip à tous

gabey

http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Serralongue&daddr=Camprodon, +Espagne+to:Berga, +Espagne+to:Vilamantells, +Guixers, +Espa%C3%B1a+to:Cambrils, +Od%C3%A8n, +Espa%C3%B1a+to:Coll+de+Narg%C3%B3, +Espa%C3%B1a+to:Tremp, +Espagne+to:el+pont+de+suert+to:Ctra+Lleida-Vielha%2FN-230+to:sort+to:la+seu+d'urgell+to:Escaldes, +Andorra+to:Puigcerd%C3%A0, +Espagne+to:Ripoll, +Espagne+to:Serralongue&geocode=FaTzhgId2fomACn5PmPJFK66EjFQZGcWIYgHBA%3BFXukhQIdRhYkACmjQ32s6EylEjGAZ6Qh4PoABA%3BFcFqggIdWCIcACm_Uc0nMgilEjFgA6Qh4PoABA%3BFb38ggIdJ-4XACklJGzJL7mlEjFBQlcf4foAJg%3BFSb_ggIdJTcVACkl43oCmsSlEjGBQFcf4foAJg%3BFUKDgwIdnhYUACmx4o_WQtylEjEFfb1XJw35qA%3BFQVxgwIdt6cNACnVyu1vUj-mEjFQxqQh4PoABA%3BFSEahwIdhlELAClzhrEp7i-mEjE_n_5sTbNsvQ%3BFZpViwIdBAQMAA%3BFf0ghwIdOzkRACkrm7FxaQSmEjHwxKQh4PoABA%3B%3BFaB_iAIdlWUXAClrGkr04oqlEjG2nh7yVMXe_Q%3BFXRzhwIdMGodAClr-9LBUHqlEjFAbaQh4PoABA%3BFdvugwIdH20hACmD_1s0MT-lEjGgbaQh4PoABA%3BFaTzhgId2fomACn5PmPJFK66EjFQZGcWIYgHBA&hl=fr&mra=ls&sll=42.3373,1.45085&sspn=1.254633,3.510132&ie=UTF8&ll=42.399122,1.636963&spn=1.253418,3.510132&z=8&layer=c&pw=2
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
by Lucbertrand · 2010-07-09 · 3 replies
Préalpes juin 2010

Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.

Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.

Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.

Lundi 7 juin

Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.

Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.

Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.

Mardi 8 juin

Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.

Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.

Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.

Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.

Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.

Mercredi 9 Juin

La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.

Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.

Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?

Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !

Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.

Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.

Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.

Jeudi 10 juin

La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.

La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.

La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.

Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages travers��s a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.

La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.

Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.

A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.

Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.

Vendredi 11 juin

Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.

Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.

Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.

Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.

Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.

Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.

Samedi 12 juin

Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.

Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.

Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.

Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.

Dimanche 13 juin

Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.

En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.

Lundi 14 juin

Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.

Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.

Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.

Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !

Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.

Mardi 15 juin

Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.

Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.

Mercredi 16 juin

Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.

En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.

Jeudi 17 juin

Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.

Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.

Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.

Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.

Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.

Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.

De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.

Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.

Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.

Vendredi 18 juin

La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.

Samedi 19 juin

Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.

Dimanche 20 juin

Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.

Lundi 21 juin

Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !

A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Faire un voyage à vélo au Japon en juillet et août 2011? English translation pending
by Oulo · 2010-07-07 · 18 replies
Bonjour à tous! Cela va être mon 3ème voyage à vélo après les Alpes et l'Allemagne.😎 Je m'attaque à tout autre chose, le Japon! Mais voilà, je n'en suis qu'aux prémisses. Ainsi donc il me faudrait quelques témoignages pour m'aider dans mes préparations. Tout d'abord, je pense faire ce voyage avec 2 amis à moi en vélo, sur les 2 mois de juillet et aout. Peut-être plus décalé vers septembre, mais de peu, car nous sommes encore étudiants. - Cette période est-elle propice au vélo? - Le relief n'est-il pas trop prononcé pour un lourd chargement? (entre 20 et 30kg)

Mon voyage consiste à découvrir le quotidien des gens au Japon, les campagnes, la vrai vie...de tous les jours. Pour cela il me faut: atterrir à Fukuoka et y commencer le voyage à vélo grâce aux pistes de "Length of Japan". Sur 2000km, jusqu'à Tokyo. Après cela j'active le pass 4 jours en un mois pour visité le nord de Honshu (qu'y voir? à part Aomori je n'est rien trouvé pour le moment). Puis la seconde partie du voyage, à nouveau les itinéraires de Length of Japan mais pour Hokkaido cette fois. L'un des problème récurrent c'est : - Que voir autour de ces itinéraires? C'est idiot mais tellement important aussi comme question.

Notre budget n'est pas très important : env 2000€ pour 2 mois (inclus l'avion à 750€ et le Japan east pass). Mais malgré ce que j'ai lu, cela me semble bien raisonnable en faisant un peu attention (10€ de nourriture par jour) et en étant préparés (lyos, soupe, lait en poudre...). A cela il faut dire que nous ne comptons pas payer de logements, ou très rarement, juste pour découvrir des ryokans... - Le camping sauvage dans les parcs a t il déjà Réellement était testé par quelqu'un? Ça craint pas un peu?!!😮 - Si on se fait remarquer par des japonais à camper, est-il vrai qu'ils iront tout droit à la police? ou c'est comme en France, ils s'en fichent!! Pourquoi pas tenter de dormir chez l'habitant si l'occasion se présente ^^ Sinon nous cherchons aussi le plus de choses à faire gratuitement. J'ai par exemple trouvé ce site pour des onsens gratuits. J'ai aussi entendu parler de campings gratuits, mais pas d'adresses. Je m'intéresse beaucoup aux musées aussi, mais lesquels visités, je n'en connait aucun. Pour cela nous allons étudier le Lonely Planet, mais je ne l'ai pas encore à disposition.

- !!!!!!!!!!!!! Comme je suis capable de citer le Mont St Michel, la tour Eiffel ou les calanques... pouvez vous me faire part d'endroits fabuleux à visiter au Japon? !!!!!!!!!!!!!!

Un dernier problème, peut-être pas très dur à résoudre, mais sur lequel je ne me suis pas encore penché... Comment repartir en France à partir du point le plus au nord du Japon sur Hokkaido?!!😊

Comme infos complémentaires, nous parlons tous plus ou moins japonais, mes 2 compagnons ont déjà eu l'expérience de vivre 3 semaines en famille (donc immersion totale), ce n'est pas notre premier voyage à vélo ensemble, nous aurons tous plus de 20 ans lors du départ.

N'hésitez pas à me corriger, me parler de la durée, du budget, est ce trop long... J'ai encore le temps, mais pour le billet d'avion, il faut se dépêcher ^^'

Ah oui! Dernière info, j'habite Grenoble et ai entendu parler de bourses de voyage et de sponsors... - Comment en décrocher?!! des idées?🙂

Merci à tous!!!😉
Avis sur vélo Riverside 5 English translation pending
by Biscotte34 · 2010-07-07 · 25 replies
Bonjour, je compte investir dans un vélo facilement équipable pour le voyage au niveau europeen pour le moment, et décathlon solde le Riverside 5 a 280€ (450€ à la base). J'aimerai avoir des avis d'utilisateurs de ce vélo, est ce une bonne affaire étant donné que c'est quand même de l'entrée de gamme. Mais je préfère investir dans du bon matériel de rangement et de camping. Merci
Cherche à acheter un vélo (et les sacoches) à Santiago du Chili English translation pending
by Latortue05 · 2010-07-06 · 1 reply
Bonjour, je sais que certain finisse leur voyage velo a santiago, je me demandais si il ny a avais personne qui voulais vendre son velo et les sacoches directement ici. sinon quelquun a til des bonnes infos sur les lieux ou acheter un velo et du matos merci
Parcourir un "ravel" à vélo en Belgique cet été English translation pending
by Thierry12 · 2010-07-06 · 9 replies
Bonjour,

J'ai découvert par hasard que la Belgique offrait cinq RAVEL à parcourir et j'envisage d'en parcourir un ou plusieurs en famille cet été c'est pourquoi je fais appel à tous ceux qui ont déjà parcouru un de ces itinéraires pour éclairer ma lanterne : ces itinéraires sont-ils comparables à nos voies vertes ? Quels sont les RAVELs les plus adaptés au voyage familial (pas ou peu de liaison sur routes, revêtement de bonne qualité, camping et ravitaillement en nombre à proximité immédiate du parcours, longeant un canal...). Merci pour tous les renseignements que vous voudrez bien me donner.
Kirghizistan à vélo: passer le col du Torugart seul ou avec une agence? English translation pending
by Skydivefred · 2010-07-06 · 10 replies
Salut a tous j ai lu beaucoup de post sur le col du torugart mais ils dataient un peu. Peut on passer le col du torugart seul a present ou faut il toujours faire appel a une agence pour passer la frontiere vers la chine? Merci d avance a tous Skyfred

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