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Retour de mon périple à Bali en scooter English translation pending
by Klumo · 2008-06-13 · 38 replies
je l avais promis Alors voilà le résumé de mon séjour a Bali . D abord escale a Singapour et achat de la carte routière de Bali au duty free . Arrivée a Denpasar, paiement des visas 25 Dollars ( en Dollars et pas en Euros ) Direction le kiosque des taxis en sortant de l aéroport a droite, on paye le taxi au kiosque, pas d arnaque, un chauffeur vous prend en charge ( Aéroport / Kuta 50000 Rp ) Arrivée a l hôtel SAYANG MAHA MERTHA rue melasti lebak bene a kuta plage, très bien place au centre de tout, 100 000 Rp la nuit petit dej et piscine .Hôtel réservé sur Internet de France . Le lendemain location a l hôtel même d un scooter Honda 125 neuf pour 12 jours avec assurance 540 000 Rp nous n oublions pas les casques .L essence est a 0€40 le litre . Une voiture genre 4x4 suzuki se loue moins de 10 euros par jour. Deuxième journée visite de Jimbaran, difficile a trouver, la signalisation routière n est vraiment pas tip top mais ma compagne qui est un GPS a pattes me trouve le chemin et nous nous trouvons sur ce petit port de pêche vraiment très sympa, repas dans un resto sur la plage 1kg de gambas pour deux 180 000 Rp un régal. La langouste d un kg est a 225 000 Rp pour deux, ça vaut le coup . Apres la première journée « d acclimatation «, départ pour la grande boucle, direction Gillimanuk pour voir Java de l autre coté !! Arrêt a Medwi pour le repas de midi dans un petit Warung au bord de la route, personne ne parle anglais, on ne sait pas ce que l on mange mais c est très bon 20 000 Rp pour deux avec le thé soit 1 € 36, ça va, on va s en sortir .Arrivée a Gillimanuk, bof, rien de merveilleux, beaucoup de camions qui arrivent de Java mais il fallait le faire, nous continuons la route vers Lovina en traversant le parc National, de nombreux petits singes nous regardent passer sans s émouvoir . Dans l après midi nous voilà a PEMUTERAN on recherche un hôtel on se renseigne et on nous dirige vers le mini market a la sortie de la ville, là, le propriétaire tient aussi un hôtel de quatre bungalows neufs Hôtel TIRTA RAHAYU, un petit paradis a cent mètres de la mer, lit King size, douche ciel ouvert jardin gazonné et terrasse 200 000 Rp avec petit dej soit 13, 6 € . Deux jours plus tard départ pour Lovina recherche d un hôtel et bingo encore une fois après le feu rouge continuer deux km environ et la, face a ma mosquée une traverse qui descend vers la mer, l hôtel s appelle le 1000 DREAM, dix mètres de la mer prix annoncé 200 000 Rp négocié a 150 000 environ 10 € avec petit dej bien sur . nous restons là trois jours pour visiter les alentours, sources d eau chaude de BANJAR 35 ° un régal 3000Rp l entrée +parking, la cascade de SING SING ( pas d eau saison sèche merci le guide qui fait visiter) Water Falls de GIT GIT tres joli site, lacs BUYAN et TAMBLING et la seule pyramide de Bali a cote du lac , temple DALEM a JAGARAGA vieux guide sympa, on donne ce que l on veut il le note sur un cahier de dons très sérieux sarong obligatoire, bain d eau douce venant du volcan BATUR très très limpide très agréable entrée 3000 rp parking surveillé on donne ce que l on veut a AIR SANIH, ne pas rater le marché typique a la sortie de Lovina sur la gauche en direction de JIMBARAN . Ne pas quitter LOVINA sans aller manger au warung musulman a cinquante mètres de la mosquée, avant la traverse et goûter les œufs noirs en vitrine trop bon, repas a 6000 Rp tête soit 0, 41€ et chez KHI KHI 75 000 Rp pour deux soit 5, 2€. Apres trois jours en route pour AMED, éviter l hôtel Bali Yogi, belle présentation extérieure et jolie piscine mais aucun entretien des bungalows les araignées se disputent le terrain aux blattes sous l ‘œil attentif des fourmis et autres arthropodes de tous poils, les draps sont plus petits que le lit ??? . Visite de la cote et notamment le port de JEMELUK , snorkeling très bon spot etc. ….très très joli port de pêche et point de vue exceptionnel, repas au « c est bon Café » barracuda et crêpes de banane 50 000 Rp tête avec boisson. Et maintenant en route pour UBUD a la recherche d un hôtel et encore bingo, hôtel NURIANI adresse sugriwa, pandangtegal Ubud .on a l impression que l hôtel est installé dans un temple, a voir absolument très propre, terrasse privée, un thermos de thé offert tous les matin en dehors du petit dej indonésien ( a goûter) riz frit +légumes+poulet+salade de fruits +thé ….. Visites dans les environs, grotte de l éléphant, temple PENJENG ok et village des sculpteurs GENSONG ( bof) Balade au marché d UBUD beaucoup de touristes, typique simplement pour l alimentaire . Spectacle de danse pou ceux qui aiment ne pas aller bien loin, a cote du marche le syndicat d initiatives vend les billets on vous y transporte selon le lieux c est gratuit ( le transport), ne pas acheter aux vendeurs a la sauvette qui prennent leur marge. Ensuite liaison pour TANAH LOT mais a l entrée de la ville taxe de 10 000 rp par personne plus taxe véhicule nous ne serons pas les pigeons de cette arnaque, pour le principe on continue sur Kuta et a cote du premier hôtel nous trouvons une chambre dans l hôtel PURI TANAHLOT 165000 avec petit dej, piscine a 3 mètres du bungalow, très bon hôtel . Nous sommes le 8 juin les touristes sont arrives en masse a la différence de notre arrivée fin mai, ils sont partout . A KUTA aller manger au Dépôt IKA rue gang lebak bene très sympa et pas cher 20 000Rp tête, les murs sont couverts de graffitis par la clientèle Zapper si possible la presqu’ île de BENOA BUKIT rien a voir avec BALI, hôtel + hôtel+ hôtel +……une honte Club Med, Mercure …. Vous pouvez zapper aussi les roulottes sur la plage la nuit, rien a manger autre que du mais grillé et on est pas des poules . Aller par contre au marché de nuit autour d une placette dix restos ( dépôts) a prix dérisoirs 10 000 Rp par tête. Pour info : Ne pas rater le resto BALI BRESIL bon et pas cher. Faite développer vos photos sur place 2 euros les 27, intéressant non !! Ne pas oublier de garder 150 000 Rp de taxe de départ en liquide pour l aéroport une bouteille d eau coûte 3000 Rp soit 0.20 € Un banana split + 1 jus d ananas 14500 Rp soit 1€ Un sarong 30 000 Rp soit 2€ une tunique pareil Ne pas acheter les cartes postales et les timbres dans les commerces mais a la poste, pas de commission . Goûter au cocktail local a base d ARAK alcool local, juste pour goûter ( bof) Les routes sont en très bon état et bien entretenues, faire attention a la conduite en ville sinon ca va tout seul Je suis a votre dispo A+
Tout quitter English translation pending
by Oden3001 · 2008-06-10 · 134 replies
Bonjour à tous!

Voila je viens de m'inscrire à ce forum parce que j'ai un projet un peu fou mais qui nécessite tout de même quelques conseils. Je veux tout quitter (bruler cartes de crédits, papiers d'identité etc...) pour vivre mon rêve vagabonder et vivre dans la nature pour découvrir de nouveaux paysages rencontrer des gens différents et ne dépendre que de moi hors de tout système. Je sais que beaucoup penseront que c'est une utopie, un rêve mais je veux vivre ma vie à fond et pouvoir dire je l'ai fait plutôt que de vieillir et de regretter de ne pas avoir franchis le pas! Alors voila j'aimerai avoir vos avis et quelques conseils (survie, législation etc...) je vous en remercie d'avance!
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
by Desbell83 · 2008-06-08 · 237 replies
Bonjour a tous,

voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.

Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.

Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.

Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).

Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.

16H nous quittons la cote vers le grand large.

Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.

Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).

Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.

Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.

La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.

3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.

4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,

Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.

5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.

6eme jour Tunis.

Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.

7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.

La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.

Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.

Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.

En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement

PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Avis sur itinéraire de vingt jours au Japon (fin mai/début juin 2009) English translation pending
by Kikichan · 2008-05-30 · 15 replies
Bonjour!!

Ma meilleure amie et moi partons en mai/juin 2009 pour 20 jours au Japon... Nous aimerions avoir vos avis sur notre itinéraire + budget...

Jour 1 : Arrivée à Tokyo.

Jour 2 : Tokyo.

Jour 3 : Yokohama.

Jour 4 : Tokyo.

Jour 5 : Kamakura.

Jour 6 : Tokyo.

Jour 7 : Mont Fuji.

Jour 8 : Nikko.

Jour 9 : Tokyo.

Jour 10 : Kyoto.

Jour 11 : Kyoto.

Jour 12 : Ise.

Jour 13 : Kyoto.

Jour 14 : Hiroshima.

Jour 15 : Miyajima.

Jour 16 : Osaka.

Jour 17 : Mont Koya.

Jour 18 : Himeji + Kobe.

Jour 19 : Nara.

Jour 20 : Osaka (départ pour Montréal, Québec, Canada).

Logements : Tokyo (Jour 1-2-3-4-5-6-7-9) : Sakura Hostel (Asakusa). / 29$/nuit. Nikko (Jour 8) : ryôkan. / env. 150$/nuit. Kyoto (Jour 10-11-12-13) : J-Hoppers. / 24$/nuit. Hiroshima (Jour 14-15) : J-Hoppers. / 24$/nuit. Osaka (Jour 16-17-18-19) : J-Hoppers. / 24$/nuit.

Total estimé : 625$

Transports : Narita-Asakusa : 10$ Tokyo = "1 Day-Free Pass" : 10$ (2 lignes de métro de Tokyo) X 7 jours. Yokohama : 9, 20$ Kamakura = Enoshima Kamakura : 15$ Mont Fuji : autobus : 34$ Nikko = World Heritage Pass : 36$ Japan Rail Pass 7 jours (Jours 10-11-12-13-14-15-16) : 270$ Kyoto = "1 Day Travel" (métro + bus) : 10$ X 3 jours. Mont Koya = Koyasan Free Service Pass : 36$. Kansai Pass 3 jours (Jours 18-19-20) : 50$

Total estimé (avion env. 1300$) : 1850$

Budget bouffe : 50$/jour.

Total estimé : 1000$

Budget activités payantes (musées, ...) : 175$

Souvenirs : 200$

Total de notre voyage estimé : 3800$

À NOTER... 1) Pour Tokyo, nous pensions prendre même si nous serons à Yokohama et Kamakura la "1 Day-Free Pass" pour ne pas avoir à nous compliquer la vie avec les tickets de métro (ou si nous rentrions plus tôt de ces 2 villes). Est-ce une bonne idée?

2) Nous pensions partir vers la 3e semaine de mai.

3) nous voyageons avec un budget assez serré puisque nous sommes encore étudiantes.

Vos conseils / recommandations / corrections / impressions / suggestions seront fort appréciées et bienvenues!

Merci!!

Visite de Montréal et environs English translation pending
by Alinka · 2008-05-29 · 28 replies
Bonjour,

Je pars avec mon mari et mes 2 enfants de 15 et 10 ans aux USA en août, et j'aimerais faire une petite excursion du côté de Montreal. Qu'y a-t-il d'intéressant à voir avec des ados dans cette ville ou dans les environs ? En particulier, y a-t-il de ce côté-là des villages indiens que l'on peut visiter ? Merci.🙂
Dormir dans la nature English translation pending
by Thogoul · 2008-05-25 · 10 replies
bonjour à tous je ne sais pas si cette discussion sera approprié mais je vois beaucoup de sujets sur "trouver hotel pas cher". Moi personnellement les hôtels et restaurants ça m'a toujours emmerdé (c'est bien pour les vacances mais pas pour les voyages). Voici donc mon point de vue (je ne tiens pas à débatre dessus) et pour ceux qui sont intéressés par le sujet, voici mon expérience de "campeur sauvage".

Je dois préciser en premier lieu que je ne parlerai ici que de dormir dans la nature; pour ce qui est de dormir dans la rue en ville c'est une expérience que j'évite soit en sortant de la ville soit en rencontrant des gens qui m'hébergent. j'ai commencé par la marche et j'avais une tente, un duvet et un réchaud (rando classique). Puis, j'ai troqué ma tente (en fait on me l'a volée mais ça tombait bien!) contre une bâche. La bâche c'est génial parce que pour le même poids qu'une tente, on peut couvrir une beaucoup plus grande surface, faire un campement ouvert, faire du feu dedans; voir même s'enrouler dedans pour les flemmards de l'installation du campement! Et puis surtout, on ne l'installe que si il pleut, on perds ce réflexe de s'enfermer krik-krak dans ma barraque. Et on (re)-découvre le bonheur d'avoir le ciel pour toit et la terre pour lit.

Et pour les repas, le gaz ne m'a plus servi que dans les régions désertiques où y'a plus de bois. Les animaux les plus dangereux, c'est nous : Je n'ai que très rarement eu peur à dormir dans la nature alors qu'en milieu urbain c'est flippant. Le hamac c'est pas mal pour commencer (en plus on peu rajouter la bâche par dessus) mais au bout d'un moment c'est pas très confortable. Je dois préciser maintenant que je ne parle pas de dormir en forêt tropical mais dans nos bonnes vielles forets et montagnes d'Europe y'a déja de quoi faire.

bon je m'arrête là pour l'instant en espérant que certains sont (si ce n'est concernés) intéressés et qu'on ne va pas tomber dans un débat stérile.

topette

toma
Croisière "Le meilleur de l'Égypte" English translation pending
by Eve38 · 2008-05-20 · 34 replies
Je cherche des personnes qui auraient déjà participé à la croisière LE MEILLEUR DE L'EGYPTE, de REV vacances. Je n'ai encore lu aucun post à ce sujet et sachant que je pars seule, je dois avouer que quelques détails auraient été les bienvenus. Donc, si vous avez des infos sur la croisière et sur le bateau ( l'Armada ), je suis preneuse.
La dérive sécuritaire: vaincre l'obscurantisme de mes parents pour aller en Thaïlande English translation pending
by Clem971 · 2008-05-14 · 164 replies
Salut,

J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Voyage de deux semaines à Los Angeles English translation pending
by 3leo · 2008-05-12 · 16 replies
Bonjour à tous ! 🙂 voilà, c'est mon premier post dans ce forum, où les gens semblent très sympa, mais je n'ai pas exactement trouvé réponses à mes questions.

* Tout d'abord, je souhaite partir 2 petites semaines à Los Angeles (principalement pour Disney, Universal studio et Six Flags Magic Mountain!) et je voudrai savoir si, étant agé de 20 ans, je pourrai louer une chambre sans problème ?

* Ensuite, n'ayant pas beaucoup d'argent (le prix du billet étant assez cher !), je voudrai savoir quel serai l'hotel le moins cher et surtout, pas trop mal situé (j'ai trouvé le Cecil Hotel pour 21€ la nuit). Et je me demandais si les auberges de jeunesses étaient un bon plan (pas de problèmes de vols ?...😠)

* Beaucoup de vous pensent que le meilleur moyen de transport est la location de voiture, mais une fois encore, pour les gens de - de 21 ans c'est plus cher ! Donc, pour me rendre a Disney et Six Flags, y a t-il des bus (si oui, où puis-je trouver des plans sur le net ?) ?

Voilà, j'espère que quelqu'un va me répondre, j'ai essayé de pas poser les questions lourdes du genre, donner moi le meilleur prix pour un billet d'avion! 😄

A très vite ! D'avance, merci!!!
Hôtel Melia Cayo Santa Maria comparable au Royal Hideaway à Cayo Ensenachos? English translation pending
by Ghoule3 · 2008-05-07 · 8 replies
Bonjour,

Moi et mon épouse sommes allés au RHE du 5 au 19 avril cette année. Nous avons fait l'un des plus beaux voyages à date dans le sud. L'hôtel est impécable et que dire de la mer et des plages. Nous avons préférés la plage Ensenachos qui est moins achalandée des deux mais ne procure pas d'aménagement, donc pas de palapas. La plage est très longue, près de 2km et l'après-midi nous étions que deux ou trois couples. Très pratique pour pratiquer le naturisme.

L'an prochain nous voudrions allés du côté du Mélia Cayo Santa Maria. Est-ce le même type d'hôtel et les plages sont-elles aussi belles. Le naturisme est-il possible là-bas ? La bouffe est-elle comparable au RHE ? Cette année, j'ai mangé de la langouste 10 soirs sur 14 et 3 soirs au buffet c'était langouste à volonté. Est-ce possible au Mélia ?

Merci à l'avance pour les infos.
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
by Coachmanu · 2008-05-06 · 384 replies
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Où entendre les bands cubains à Varadero? English translation pending
by Clodi · 2008-05-04 · 14 replies
j'aimerais savoir les meilleures place pour entendre des bands cubain. ont ma parler de calle 62 en ville, de soir, mais y en n'a t-il d'autres? je pars fin mai alors moins de touriste dans le centre ville. enfin si vous avez de bonne adresse, ou des bons restos (genre fruits de mers) en ville, car sortir de notre hotel cela ne me derange pas. ne vous genez surtout pas, pour les infos, je les prends tous(hihihi) merci comme toujours a vous tous clo😊😊
Coût de la vie en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
by Lys05 · 2008-04-30 · 48 replies
Bonjour à tous, Mon chéri va très certainement partir en juillet travailler à Nouméa, moi je le rejoindrais dans quelques mois si tout se passe bien. Il aura un salaire entre 2 000 € et 2500 €. Seulement le cout de la vie m'a l'air vraiment cher.

Est ce que des gens habitant Nouméa pourraient me dire combien ils payent pour le loyer + les charges ( eau, électricité, gaz). Et les aliments :Fruits et légumes ( j'en mange beaucoup) ... pas le choix c'est pour la santé de mon foie!Oeufs, viandes, fromage.Farine.Tablette de chocolat? Café? 😛

Il devra s'installer tout seul en plus! J'ai peur que ca soit très juste. Sachant qu'il a très peu d'économies.

Je vous remercie pour vos réponses 🙂
Retour de croisières dans les îles grecques sur l'Orient Queen English translation pending
by Ladyolac · 2008-04-27 · 36 replies
Bonsoir,

De retour ce soir des iles grecques avec l'Orient Queen (départ 17/04/08 - 27/04/08). Mes premiéres impressions: satisfaite. Il y a quelques détails à corriger, mais sur l'ensemble l'impression d'avoir passé de très bonnes vacances et d'avoir vu de très belles choses.

D'abord, il faut dire que nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps à partir de Gênes ce qui a rendu la croisières vraiment très agréable. Des températures dans les 25 C, avec une pointe à Athénes dans les 28/30 C. Nous avons fait environ la moitié des sorties tous seuls et l'autre en sorties organisées avec la croisière. Pour les sorties organisées, les bus étaient très biens et tous climatisés ce qui va être essentiel cet été car déjà là on pouvait imaginer ce que ça va être cet été!

Ephèse m'a laissé un souvenir innoubliable. Il faisait un temps vraiment agréable avec un odeur d'herbe coupé et des coquelicots rouges très foncés partout entre les ruines, très très beau. Et nous avons eu la chance d'avoir un Guide qui parlait vraiment bien le français et qui nous racontait des choses très interressantes et aussi drôles par moment. Il a réussit à garder notre attention. Elzer était son nom. Le guide est important, par exemple, la visite de Patmos (Monastère de St jean et Grotte) m'a pas impressionnée et j'ai pensé que j'aurais du y aller toute seule en taxi. La guide, fort gentille, parlait très mal le français, c'était un effort réel pour l'écouter et chacun terminer les phrases qu'elles commençait car elle ne trouvait pas ses mots. C'était poussif à tel point que nous avons perdu les 3/4 du group en cours de chemin, ils se sont sauvés pour essayer d'avancer plus vite en lisant ce qui était écrit sur les notices dans le musée par exemples. La Guide à l'acropole était un peut mieux, mais pas très cordiale, elle nous à montré des photos et des documents qu'elle avait apporté elle-même pour nous donner plus d'informations ce qui était bien. De toute façon l'acropole tout seul vous coupe le souffle avec ou sans guide. La guide a olympie était très bien et nous a fait vraiment apprècié Olympie, de plus c'était une merveilleuse journée de printemps avec un brise douce, du soleil et des oliviers sous lesquelles nous nous sommes assis pour l'écouter nous expliquer ce qui n'était plus sous nos yeux, car à Olympie il ne reste pas grand chose mais avec un bon guide on voit ce qui n'est plus là et on imagine les jeux olympiques de l'époque qui ont durée 1200 ans entre villes grecques, et dans le contexte actuel (Tibet/Chine) tout prend un autre sens. Vraiment un bon moment et de bons souvenirs! Mais en plein cagnard avec un guide pourri, ça doit être un cauchemar. Santorin, Oia et fira en excursion, pas mal avec le téléphérique pour redescendre (impressionnant). Oia vraiment le piége à touriste (4.5 euros le café!!!), mais très joli, fira de même mais un tout petit peu moins cher. Patmos par contre après l'excursion St Jean et compagnie pas géniale nous avons trouvé un bon petit resto (qui figure dans le guide du routard) où nous avons mangé à la grecque et pas le genre touriste et tout ça pour 42 euros pour 4 personnes vin inclu, et super bon vin du coin. Pompette et bien gaie en rentrant au bateau. Le bateau, sympa, quelques defauts de rénovation genre pas de prise dans les salles de bains des suites alors vaut mieux pas avoir de rasoir electrique et aussi la douche (de la suite)innonde le sol tout le temps car l'eau coule le long du mur dans une rainure et se retrouve sur le sol de la salle de bain au lieu de la baignoire. Mais bon comme on utilise les serviettes à gogo pour eponger par terre, tant pis pour la planète (beaucoup de serviettes utilisées tous les jours pour éponger l'eau et eviter de se casser la figure sur le sol en marbre). Dans les cabines extérieurs supérieurs c'est mieux "foutu", y a une prise de courant dans la salle de bain, la douche est un peu petite si on est gros sinon ça va et le lit double est contre le mur d'un coté ce qui n'est pas génial. Pas beaucoup de place de rangement mais on peut glisser la valise sous le lit, pas dans la suite où le lit est plus bas mais très confortable. Le lit du divan dépliant est beaucoup moins confortable mais ok pour des enfants, genre clic clac. Une voisine en avait un défoncé qui a du être casser (le divan clic clac ) par des occupants précédents qui devaient être un peu lourds. Sinon, le reste du bateau est très bien. Super bien nettoyer et entretenue. L'équipage est tout le temps en train de le nettoyer, repeindre, etc. pendant toute la croisière. C'est vraiment propre. La nourriture était très bonne, surtout la soupe, le pain. Mais certain plats n'étaient pas toujours réussits au gout français car ils ont tendance à trop cuire la viande (à l'anglaise). Les desserts, ça depend, certain très bon d'autres très anglais genre synthétique. Les fruits pas toujours mures comme on les aiment. Le petit déjeuner COPIEUX avec TOUT pour tous les gouts. Les annimatrices étaient supers Dominique, une jeune femme belge qui parlent bien 5 langues, energique et amusante et Cendrine de Croisifrance qui donne tous les bons plans pour faire des excursions tout seul. Les spectacles me faisait penser un peu au muppets show et mon mari et moi étions les deux vieux raleurs au balcon. C'etait un peu le genre de spectacle qu'on donne dans les pensions pour personnes agés, j'exagère un peu mais pas vraiment. Ils etaient bien braves et nous avons bien rit! C'est pas gentil de dire ça, mais c'est vrai! Nous nous sommes bien amusé en tout cas, et quand nous devions nous coucher tôt nous ne pleurions pas d'avoir rater le show. Le DJ était horrible, il tuait toute vie sur la piste de danse, mais heureusement qu'il y avait jusqu'à 23:00 un chateur et une chanteuse très bon qui mentaient de l'ambiance au bar et faisait danser les gens. C'est mon point de vue, d'autre ne seront peut être pas d'accord avec moi. Mais de toute façon arrivé en Grece et en Turquie fallait se lever à 5:30 heure de Paris (6:30 en grece) pour être prêt pour la sortie du matin les jours ou il y avait deux excursions par jour, alors on se couchait tot de toute façon. Je vous raconterais plus plus tard et vus mettrait mes photos sur les plus de 1000 que nus avons pris!! De supers souvenirs de toutes façons!
Visiter Upper ou Lower Antelope Canyon à Page? (États-Unis) English translation pending
by Frozenmad · 2008-04-25 · 90 replies
Bonjour, nous serons à Page en juin avec nos enfants de 9 et 6 ans et voudrions visiter Antelope Canyon...

Avec des enfants, vaut-il mieux faire Lower ou Upper Antelope Canyon ??? Sur le guide du routard, ils péconisent plutôt Lower pour des enfants (car + amusant et moins de monde...).

Bien sur, nous avons vu les superbes photos de Upper Antelope avec le rayon de soleil qui passe vers 11 h -12 h... mais nous ne sommes pas des photographes professionnels (nous, on se contente de la prise de vue en automatique car on n'y connait rien en vitesse d'obturation et ouverture...), donc, n'étant pas sur de pouvoir faire de superbes photos dans Upper Antelope, peut-être que Lower serait plus sympa... En faisant Lower Antelope, est-il possible de ressortir au niveau du lac Powel, ou bien l'accés est-il impossible (nous ne somme pas du tout escaladeurs !!) ?

Nous savons toutefois que cette visite se fera uniquement si aucun orage n'est envisagé... d'ailleurs je suppose que depuis l'accident de 97, la visite est interdite en cas de risque d'orage..

Nous ne souhaitons pas visiter les 2 car manque de temps et budget trop important... Savez-vous à partir de quel age les enfants paient pour l'accés à la réserve et pour la visite ?? Il me semble avoir vu 7 ans ??? merci de vos conseils...
Croisière sur MSC Poesia en octobre English translation pending
by Luct · 2008-04-18 · 54 replies
Départ de Venise le 25/10/08; Sommes 14 avec 2 quadruples interieures et 3 doubles interieures; Tous les renseignements sont les bienvenues de ceux ayant déja fait cette croisiere sur un des bateaux jumeaux tel l'Orchestra: parking Venise? photos cabines quadruples interieure? à voir à chaque escale? (Bari, Olympie, Ismir, Istambul, Dubrovnick) et surtout "trucs" pour visiter sans passer par les excursions du bateau. A l'avance merci. Luc🙂
Recherche Français vivant à Kenitra au Maroc English translation pending
by Veroar · 2008-04-18 · 34 replies
Couple de français retraités vivant depuis peu à Kénitra Maroc, recherche français vivant dans cette même ville ou à Agadir pour rencontres amicales, promenades, conseils etc... Nous attendons votre réponse.
Yémen wahdi English translation pending
by Eversmile · 2008-04-16 · 16 replies
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits... Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...

J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...

Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.

Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!

A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...

Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..

Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...

Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...

J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...

J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....

Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...

A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...

A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...

A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...

J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...

* **

Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...

On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...

Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!

* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...

L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.

Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.

* **

Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.

Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.

A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...

C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!

Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.

Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !

Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.

Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.

Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!

Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!

Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.

Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.

La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...

L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...

De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.

Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...

On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.

J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !

A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...

Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...

Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)

Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...

La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.

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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...

Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.

Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.

* **

Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...

On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...

Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.

A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!

Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...

Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...

Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...

Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...

Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).

Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.

A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!

Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...

Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.

Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!

* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.

Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.

Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.

* **

J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.

J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...

Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!

Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...

Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.

Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.

* **

Dernier jour a Sana'a.

Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...

J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.

Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...

Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!

Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...

On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...

Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...

Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.

Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...

Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.

La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!

De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.

L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!

Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.

Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...

Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...

C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...

Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...

Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Emeutes de la faim à Madagascar? English translation pending
by Jumico · 2008-04-12 · 103 replies
bonjour, je suis plutot inquiet concernant ce qui se passe dans le monde actuellement.Quelqu'un pourrait-il me dire ou en est mada concernant la hausse spectaculaire du riz qui a doublé ce mois-ci ?
Mon expérience de croisière sur le MSC Musica en Italie, Grèce et Croatie English translation pending
by Peggaille · 2008-04-01 · 57 replies
Bonjour,

Je reviens à peine d'une croisière de 7 jours sur le MSC Musica en Italie, Grece et Croatie du 23 au 30 mars 2008. Avant mon départ j'ai eu l'occasion de lire pas mal de vos commentaires, certains positifs d'autres moins et j'aimerais à mon tour vous faire part de mon expérience. Tout d'abord, J'ai réservé mon voyage avec QCNS Cruise (croisierenet.com je crois). Il est important de le préciser afin que vous autres puissiez éviter mes erreurs. Lors de cette réservation, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un voyage de Noce, donc "Lune de Miel" afin de pouvoir bénéficier des petits avantages qui font toujours LA différence et rendent le voyage particulier. J'ai même envoyé la copie de mon livret de famille. J'ai aussi précisé que j'étais enceinte de 5 mois. Pour info il s'agissait de notre première croisière. Des le début nous avons été assez surpris de voir que rien de particulier nous attendait dans notre cabine (je précise aussi: cabine de catégorie 11, les plus chères) : Pas de corbeille de fruit ni de bouteille d’Asti, comme écrit sur la brochure MSC, et de voir que nous avions une chambre communicante, donc une porte fermée au milieu de la chambre qui donnait sur une autre cabine. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que nos voisins étaient de grands fumeurs et que nous pouvions très généreusement profiter de la fumée de cigarette. De même nous pouvions entendre toutes leurs discussions ainsi que leurs ébats amoureux, en anglais lol. J'essaye d'y mettre une touche comique mais je peux vous garantir que ça n'était absolument pas risible dans ces moments. Biensur nous avons appelé le "99", la réception, et nous nous sommes plaints. Rien n'a été fait. Le premier soir en allant au restaurant Maxim, pareil pour la surprise, nous étions placés à une table de 4, donc avec 2 inconnus!!!! Nous ne nous attendions pas a cela pour notre Lune de Miel. Nous avons râlé, beaucoup râlé même pour enfin nous faire entendre et avoir une table de 2 coincée dans un petit coin pas très romantique sans vue sur la mer. Mais au moins avions nous gagné une bataille! Pendant les 5 premiers jours nous avons passé une quantité massive d'appels à la réception pour nous plaindre de la fumée que nous avions du matin au soir jusqu'à tard dans la nuit, dans notre cabine en précisant bien que j'étais enceinte et que cela m'était extrêmement désagréable. Nous avons aussi demandé à plusieurs reprise notre « accueil spécial Lune de miel ». Nous nous sommes rendus en personne au comptoir réception pour nous plaindre mais là encore, nous avons été ignorés. Une dame à la réception a même eu le culot de me dire que nous n’étions pas listés sur la liste spéciale lune de miel et que donc elle ne pouvait rien faire pour moi. C’est ce que j’appelle un service 4 étoiles !!! Enfin un homme du comptoir accounting a essayé de nous venir en aide afin qu’on puisse avoir une autre chambre mais malheureusement puisque cela ne dépendait pas de son service mais du service housekeeping, lui-même dépendant de la réception…cela n’a rien donné. Bref nous étions vraiment désespérés jusqu’à ce 5eme soir ou nous avons finalement reçu une bouteille d’Asti et 2 coupes dans un sceau de glace…effectivement cela n’avait plus rien d’exceptionnelle après les multiples réclamations que nous avions faites. Ce même soir les fumeurs n’ont cessé de fumer toute la nuit et au matin du 6eme jour de croisière, j’étais dans un état tellement minable, mal à la tête, sinus complètement bouchés, sang dans la gorge, que je suis allée voir le médecin de bord. Je devrais dire l’interne puisque c’est ce qui est écrit sur son tampon bien que sur sa blouse il soit écrit doctor. Celui- ne comprenait pas le francais et a fait mine de comprendre l’anglais (que je parle couramment) mais quand il n’a pas été capable de me demander mon age en anglais style : how much….year ? J’ai compris qu’il n’avait probablement rien compris de ce que je lui racontais. Je parle francais et anglais couramment, et mon mari étant Italien je comprends suffisamment bien l’italien et arrive à m’exprime assez basiquement. Ce médecin ne parlait aucune de ces langues. C’est assez surprenant sur un bateau de croisière italien, fréquenté par une clientèle majoritairement Italienne, française et anglaise. Bref il m’a donné 6 sachets de vitamine C granulé et un spray pour le nez, il ne m’a rien demandé à part mon age, n’a pas essayé de m’ausculter ou de prendre ma tension alors que juste parce que je suis une « femme enceinte qui ne se sent pas très bien », par précaution cela m’aurait semblé normal. Bref remonté un max après cela je suis retournée dans ma cabine pour faire une lettre de réclamation que j’ai déposé à la réception en leur demandant de bien vouloir la signer (accusé réception) et m’en donné une copie. Cela leur posait un problème. Il n’était pas en mesure de faire un accusé réception du document. Je leur ai dit que si je voulais leur faire un procès il me fallait une preuve écrite comme quoi je m’étais plainte et là ils m’ont demandé de repasser plus tard que ce serait fait. Effectivement plus tard j’ai eu la copie de ma lettre signé au dos par la directrice de croisière (je crois) pas de tampon MSC, et une signature au dos d’un document je ne crois pas que cela ait la moindre valeur en cours !!! Par contre le soir même le responsable housekeeping est venu dans notre cabine pour nous proposer une autre cabine. Surprise il y avait encore des cabines de disponible !!! A ce stade du voyage nous ne voulions pas défaire et refaire nos bagages. Il nous a laissé le pass pour l’autre cabine, s’est excusé pour le désagrément et basta. Nous avons utilisé cette cabine pour y dormir les 2 dernières nuits. Nos affaires sont donc restées dans la première cabine et nous devions prendre nos pyjamas et nos brosses à dent avant d’aller nous coucher dans l’autre cabine…J’adoreeeee le camping !!! Sachez qu’il est interdit de fumer dans pas mal d’endroit sur le bateau mais qu’en cabine, c’est uniquement « Fortement déconseillé ». Donc réellement nos voisins n’avaient rien à se reprocher et personne ne pouvait rien leurs reprocher. Le 7eme jour de croisière je reçois une facture du docteur d’un peu plus de 10 euro à signer. Il me facturait les granules et le spray alors que lorsque j’y étais à aucun moment il ne m’a dit que les médocs étaient payant, sans quoi je ne les aurais certainement pas pris sachant que le spray nasal était déconseillé pour les femmes enceintes. De toute façon je n’avais pas touché aux médicaments et pensais bien les rendre. Le jour du débarquement, nous avons réglé en espèces, au comptoir accounting. Ils m’ont obligé à payer les médicaments sans quoi je ne pouvais pas fermer mon compte, ce que j’ai finis par faire car je n’avais qu’une envie, celle de quitter ce navire, et je leur ai laissé les médocs sur le comptoir. Voilà pour mon histoire. Les choses à savoir sur le MSC musica : Si on crie suffisamment fort on peut finir par obtenir ce qui nous ait dû, mais faites le vite et des le début, demandez à parler aux bonnes personnes, à un manager ou à un directeur si quelque chose ne va pas. Ne perdez pas votre temps avec les nanas de la réception qui n’ont aucun pouvoir et semblent mépriser les passagers. Certaines personnes semblaient vraiment enchantée par la croisière, donc apparemment, certains ont eu plus de chance que nous. Nous n’avons pas pu profiter des piscines et rarement du pont supérieur à cause du mauvais temps. Nous avons eu beau temps le dernier jour de croisière et là le pont supérieur était plein à craquer, impossible de trouver un transat pour s’allonger et se relaxer. Apres réflexion je me suis dit que même en plein été cela ne devait pas être beaucoup mieux. Le pont supérieur ne peut pas recevoir 3000 passagers, c’est clair, et l’été j’imagine bien les gens se battrent pour une place au soleil ou un transat !!!!

Le voyage à prix promotionnel nous a coûté 2700 euro plus les extras sur le bateau, environ 550 euro.

Autre chose : le MSC Musica se dit 4 étoiles, au niveau des infrastructures peut-être et encore, il n’y a pas de piscine couverte, pas de cinéma, la nourriture bien que très généreuse est répétitive et grasse. Au niveau du service c’est limite 2 étoiles, le personnel en majorité serveurs indonésiens au restaurant ne parlent pas bien ni l’anglais, ni le francais, ni l’italien, ils sont très gentils et font de leur mieux pour nous servir le mieux possible mais quand on leur pose une question ils ne peuvent pas y répondre. Ce n’est pas du tout le service attendu dans un 4 étoiles. Les hôtesses dans les bars sont majoritairement roumaines et ne savent pas sourire. Une fois nous nous sommes assis au bar pour prendre un verre, le pianiste venait juste d’arrêter de jouer et s’en allait. Nous avons demandé à notre serveuse s’il allait revenir et dans combien de temps, elle nous répond dans 5 minutes. Au bout de 20 minutes nous posons la même question à une autre serveuse qui nous dit qu’il a pris sa pause et sera de retour dans une demi-heure… Bref ça sent l’exploitation à plein nez ; personnel sous payé, et pas forcement bien traité. Les serveurs font tous les services et passent d’un resto à un autre. Du style on voit le même serveur au petit déjeuner (6heure à 10heure) puis au déjeuner (12.00 à 15.00) puis à l’heure du thé (16.00 à 17.00) encore au dîner (services de 18.45 et service de 21.00) et enfin au buffet de minuit.

Je ne conseille pas cette croisière aux personnes qui aiment être bien reçu et avoir un service 4* (personnalisé). Pour ceux qui aiment le coté « usine » des vacances, manger en grande quantité et à toute heure, essayer de resquiller au spa pour avoir le jacuzzi gratuit, être en permanence avec du monde…alors pour ces gens là c’est parfait.

Bonne croisiere à vous, Ciao Peggaille.
Panorama d'exception English translation pending
by Guinness · 2008-03-31 · 46 replies
Amis voyageurs bonjour!

Il y a parfois des spectacles qui nous donnent envie de verser une larme, qui nous font reflechir ou nous font prendre conscience de la beauté de la nature.

Je vous invite donc a decrire le plus beau panorama, le plus beau paysage que vous avez pu voir lors de vos voyage.

Faites nous rever!!!
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique English translation pending
by Salsa3 · 2008-03-24 · 260 replies
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé). Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.

http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php

BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Itinéraires de dix jours entre Perth et Exmouth (Australie) English translation pending
by KarineFD · 2008-03-23 · 33 replies
G'day amis voyageurs,

Je planifie un road trip de perth à exmouth du 17 avril au 27 avril (de retour pour 18h à Perth). J'ai loué une toyota Yaris pour mon voyage. Je souhaite vraiment faire de l'apnée, voir des paysages que seul l'australie pourra m'offrir et je tiens absolument à voir ningaloo reef. Ah oui et j'aimerais voir mes premiers dauphins! J'Ai une liste de questions en têteet si vous pouvez répondre à certaines d'entre elle je vous en remercie!!!

Q: Combien de temps devons nous allouer pour la visite des pinnacles? Q: Est-ce qu'une petite voiture peut aller dans le parc de Kalbarri? Q: Est-ce que passer une journée entière à Monkey Mia vaut vraiment la peine? Q: Comment est le parc National Francois Perron? Q: Quelqu'un à des suggestions d'endroit pour s'arrêter sur la route de Monkey Mia à Coral Bay? Q: Peut-on visiter Ningaloo reef à partir de Coral bay? Q: Est-ce qu'Exmouth est un incontournable ou je devrais me concentrer sur Coral Bay?

J'ai pour l'instant 2 choix d'itinéraire et je ne sais pas lequel choisir:

jour1: Perth-pinnacles(visite)-geraldton(dodo). jour 2: Geraldton-Kalbarri( randonnée et lunch, ) puis hamelin pool(dodo) jour 3: hamelin pool (visite), shell beach (visite) puis monkey mia(visite-dodo) jour 4: monkey mia (visite-dodo) jour 5: Monkey Mia-coral bay(dodo) jour 6: coral bay(visite-dodos) jour 7: coral bay-exmouth(visite-dodo) jour 8: exmouth-carbla (dodo) jour 9: Carbla- cervantes (dodo) jour 10 : Cervantes (visite-perth aéroport)

2e choix d'ittinéraire

1er jour: perth-pinnacles(visite)-geraldton (dodo) 2e jour:geraldton-hamelin pool(visite)-shell beach(visite)-monkey mia(visite et dodo) 3e jour: Monkey mia(visite)-Carnavon(dodo) 4e jour: Carnarvon-coral bay (visite-dodo) 5e jour: coral bay (visite)-exmouth (visite-dodo) 6e jour: exmouth (visite)-coral bay (dodo) 7e jour: coral bay- carbla (dodo) 8e jour: Carbla-kalbarri (visite) 9e jour: Kalbarri (visite)- Cervantes( dodos) 10e jour: Cervantes (visite) - perth aéroport

merci de m'aider à planifier mon dernier voyage dans l'ouest australien!

J'attends de vos nouvelles

karine 😏
Température en Afrique du Sud au mois d'octobre? English translation pending
by Domidom01 · 2008-03-22 · 8 replies
bonjour nous partons au mois octobre en afrique du sud pour 15 jours quel temps fait il a cette periode de l annee merci des vos reponses d avance
En prison en Inde pour avoir pris des photos! English translation pending
by Parvat · 2008-03-16 · 37 replies
Midnight Express pour un Belge en Inde (15/03/2008) © DH À Arthur Road Jail, à 190 dans une cellule de 50, à manger du riz sec et à dormir en étages empilés l'un sur l'autre... BRUXELLES La famille Vandelanotte, du photographe de mode belge Gaëtan Vandelanotte ayant notamment travaillé pour Vogue, Elle, La Redoute, Marie Claire, demande l'intervention de la Belgique. Danièle Vandelanotte, soeur du photographe, est fortement inquiète de l'état de faiblesse extrême de son frère. Notre compatriote est détenu depuis le 12 janvier dans une des prisons les plus épouvantables d'Inde, Bombay Central Prison, déjà dénoncée par Amnesty International pour la pratique de la torture. Selon Danièle Vandelanotte qui se trouve à Mombay (ex-Bombay), le Belge, qui est nourri de riz sec, souffre de la faim. Construite en 1926 pour 1.074 prisonniers, Mombay Central Prison, aussi connue sous le nom d'Arthur Road Jail, héberge trois mille détenus dans des conditions rappelant celles de Sagmalcilar en Turquie dans le film Midnight Express. On parle d'humiliations, viols, coups et mauvais traitements à la lathis (sorte de longue matraque) assez généralisés. Le Belge de 51 ans partage avec 190 prisonniers une cellule de 200 m2 prévue pour max. 50 détenus, avec trois trous pour sanitaires. Ils dorment à terre sur des paillasses sans couverture dans un courant d'air glacial. Le manque d'espace les force à dormir en étages empilés l'un sur l'autre. C'est le royaume de toutes les maladies, HIV et tuberculose en tête. Le Belge, qui pèse encore 60 kg, s'alimente grain sec de riz par grain sec de riz. Sa soeur sur place reçoit l'aide du consul belge et Vandelanotte a pu recevoir cette semaine du jus d'orange et un peu de charcuterie, pas trop pour éviter la jalousie des codétenus affamés. On tue pour moins que cela. Pour justifier l'arrestation du Belge, les premières dépêches de Bombay parlaient de photos d'enfants nus des rues que Gaëtan aurait attirés en leur promettant du chocolat : c'était faux. Le photographe de mode est en prison pour des photos dévêtues de deux adultes de 29 et 32 ans, prises à leur demande et avec leur accord, selon notre compatriote qui voulait les aider à les lancer comme modèles. La mentalité Bollywood ne fait pas du tout l'unanimité en Inde. Dans une société religieuse stricte, le Belge risque 5 ans d'enfermement. Selon sa soeur, Vandelanotte craint qu'à travers cette affaire, l'Inde ne veuille lancer un avertissement à valeur d'exemple pour le tourisme occidental. Le procès d'abord fixé au 25 janvier est constamment reporté. Tout traîne désespérément en longueur. Mercredi, devant la High Court of Justice, il manquait encore une signature. Il a droit à deux visites/semaine. La procédure est terrible. Depuis la matinée, les familles attendent l'ouverture des portes à 15 h 30. Chacun est appelé à son tour par son nom. Une visite, qui nécessite une journée, ne permet d'approcher le prisonnier, maintenu à plusieurs mètres derrière les barreaux, que 5 à 10 minutes. Il faut hurler pour se faire comprendre. Mercredi, Danièle parlait à son frère de la santé de leur père qui est âgé de 82 ans et souffre d'un cancer avancé. À Arthur Road Jail, Gaëtan Vandelanotte ne pense jamais qu'il le reverra vivant.

Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2008
Voyage à Londres entre amies mineures et à petit budget English translation pending
by Darkshrimp · 2008-03-15 · 18 replies
Bonjour,

Voila, Avec une amie nous avons pour projet de partir quelques jours fin juin a Londres

Je me rends bien compte de tout ce qu'il me faut prendre en compte : hotel, transport nourriture ect...

Cependant, j'ai plusieurs questions; Etant mineures ( 16 ans ), pouvons nous partir comme ça à l'étranger ou devons nous posseder un quelconque papier qui assure que nos parents sont d'accord? Nous cherchons un voyage a budget reduit sachant que nous devons payer nous-mêmes tout les frais, ce qui revient assez cher même pour quelque jours.

En fait, nous cherchons des conseils ou des temoignages de personnes ayant deja fait ce genre de voyage car, pour le moment ce voyage reste un projet pour nous

Je ne sais pas si j'ai été assez claire 😕 . Merci d'avance de votre aide 😏
Village Vincci Eden Star à Djerba? English translation pending
by Agnesde · 2008-03-14 · 9 replies
Bonjour à tous, J'ai réservé mes vacances au Vincci Eden Star par Thomas Cook du 13 au 23 juillet et j'aimerais avoir vos avis (récents) sur cet hotel: chambre, piscine, plage, buffet, cocktail, propreté, animations en journée, le soir, excursions... Bref tout ce qui est utile!!

Merci d'avance. Agnès
Croisière sur le "Legend of the Seas" à partir du 4 août English translation pending
by Phiphida1 · 2008-03-11 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons à 4, le 4 Août 2008 en croisiére (Iles greques, limassol, alexandrie, etc...) sur le LEGENDE OF THE SEAS. Pouvez-vous me donner des renseignements sur cette croisiére (nourriture, excursions, divertissement à bord, etc...) Y a t-il des français sur ce genre de croisiéres

D'avance merci pour vos réponses

Phiphida1
Circuit de neuf jours en Guyane: tarifs des hébergements, transports, budget... English translation pending
by Johnpaulivan · 2008-03-07 · 5 replies
Bonjour,

je me rends en en guyane avec un groupe de 10 ados fin avril.

au programme :

JOUR 1 arrivée Cayenne et transfert Kourou JOUR 2 Visite Kourou JOUR 3 Iles du salut JOUR 4 Iles du Salut Transfert cacao JOUR 5 Cacao JOUR 6 Cacao JOUR 7 Retour Cayenne JOUR 8 Départ France

J'aurais voulu savoir si l'un d'entre vous avait des infos concernant :

des tarifs et des lieux d'hebergement sur ces différent lieux. des tarifs de transports pour allez d'un lieu à l'autre (bus, bateau pour les iles) le tarifs pour visiter Kourou Les tarifs pour faire deux jours de canoé/Randonnée autour de cacao Le budget jour en bouffe et bien entendu les truc à voir

Voila, je sais que cela fait beaucoup

D'avance merci
Ouest américain en Jeep (4x4) ou voiture normale? English translation pending
by Nico666 · 2008-03-05 · 42 replies
Bonjour, Je suis en train de regarder les prix pour une location de voiture pour effectuer le trajet suivant:

16/06 Las Vegas + départ Grand Canyon 17/06 Grand Canyon / Lees Ferry 18/06 Horseshoe Bend / Antilope Canyon (11.00) / Monument Valley 19/06 Goosenecks / Valley of the Gods / 1ère partie Canyonlands 20/06 Canyonlands 21/06 Arches / trajet vers Capitol Reef 22/06 Capitol Reef / Scenic 12 / Kodachrome Basin 23/06 Bryce Canyon + trajet vers Zion 24/06 Zion / Valley of Fire (215) / trajet vers Death Valley (301) 25/06 Death Valley (trajet vers Sequoia de nuit) 26/06 Sequoia NP / trajet vers Yosemite 27/06 Yosemite / Bodie / Tioga Pass 28/06 Yosemite / trajet vers SF

(il y a juste l'étape Sequoia NP que l'on va enlever car too much).

Question existentielle: Une Jeep est-elle nécessaire ou bien une simple voiture (style Chevrolet Aveo-Cobalt, pontiac G6...) est-il suffisant? Je demande cela car cela fait quand même une différence de plus de 100 eur.

Merci à tous pour vos conseils avisés ;o)

Nicolas P.S: une mine d'or ce site !!!

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