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Organisation d'un voyage en Amérique Latine English translation pending
Salut à tous !!
Voilà, en quelques mots, la raison pour laquelle je souhaite solliciter votre aide : je souhaite faire le tour de l'Amérique Latine, en commençant par le Mexique pour finir en Argentine... J'envisage donc de traverser le Mexique, puis l'Amérique centrale, de me rendre en Amérique du Sud, et de là, descendre par le Pérou et le Chili, jusqu'en Argentine.
Partant de là, je suis preneur de tout conseil que vous jugerez utile de me soumettre, compte tenu de vos expériences (bonnes et mauvaises) respectives. Je cherche notamment à évaluer mon budget (le plus léger possible, bien entendu!), à définir les grandes lignes de mon trajet (savoir quels sont les pays/endroits à ne pas rater), à connaître les bons plans, les trucs et astuces, que ne manqueront pas de connaître les véritables voyageurs que vous êtes certainement... Alors si vous avez du temps, des liens utiles, des conseils astucieux, ou toute autre information pertinente à me transmettre, n'hésitez pas!!
Merci d'avance, @+++
Voilà, en quelques mots, la raison pour laquelle je souhaite solliciter votre aide : je souhaite faire le tour de l'Amérique Latine, en commençant par le Mexique pour finir en Argentine... J'envisage donc de traverser le Mexique, puis l'Amérique centrale, de me rendre en Amérique du Sud, et de là, descendre par le Pérou et le Chili, jusqu'en Argentine.
Partant de là, je suis preneur de tout conseil que vous jugerez utile de me soumettre, compte tenu de vos expériences (bonnes et mauvaises) respectives. Je cherche notamment à évaluer mon budget (le plus léger possible, bien entendu!), à définir les grandes lignes de mon trajet (savoir quels sont les pays/endroits à ne pas rater), à connaître les bons plans, les trucs et astuces, que ne manqueront pas de connaître les véritables voyageurs que vous êtes certainement... Alors si vous avez du temps, des liens utiles, des conseils astucieux, ou toute autre information pertinente à me transmettre, n'hésitez pas!!
Merci d'avance, @+++
Descendre le Mekong dans son intégralité English translation pending
Bonjour à tous
Nous envisageons de descendre le Mékong dans son intégralité et avec des enfants qui auront au momment du voyage 7 et 9 ans. Pouvez vous me de donner des renseignements sur des agences locales, comment allier trek et bâteau, quelle durée, quel coût, quel période. Ce proget me tient beaucoup à coeur, c'est un vieux rêve... qui doit être réaliser. Merci pour vos conseils, idées suggestions, kikis
Guidon de trekking (photos) English translation pending
bonjour a tous,
je cherche a changer le cintre de mon vélo, et je suis intéressé par le BBB :

je suis au courant du sens pour le poser (car la photo induit en erreur)
est ce que certain d'entre vous l'utilise ? Est-ce que toutes les positions sont pratiques ? Est-ce qu'on est gêné lors d'un tournant ? A t-il tendance à tourner au niveau du serrage de la potence sur certaines positions ? peut-il rentrer dans une potence avec une seule vise (type 1") ? j'imagine qu'il faut mettre de la guidoline ?
merci de vos réponse a+, Bertrand
je cherche a changer le cintre de mon vélo, et je suis intéressé par le BBB :

je suis au courant du sens pour le poser (car la photo induit en erreur)
est ce que certain d'entre vous l'utilise ? Est-ce que toutes les positions sont pratiques ? Est-ce qu'on est gêné lors d'un tournant ? A t-il tendance à tourner au niveau du serrage de la potence sur certaines positions ? peut-il rentrer dans une potence avec une seule vise (type 1") ? j'imagine qu'il faut mettre de la guidoline ?
merci de vos réponse a+, Bertrand
Elite Plus et surclassement English translation pending
Hello,
je pars a Rome Via Prague (escale romantique oblige) et j' aimerais savoir si vous conaissez des astuces pour obtenir un surclassement :-))
Ah oui j'ai oublie, en tant que grand voyageur l'annee derniere j'ai reussi a obtenir le Statut ELITE PLUS Sky Team!!!
Merci bcp de vos comentaires
Fab
je pars a Rome Via Prague (escale romantique oblige) et j' aimerais savoir si vous conaissez des astuces pour obtenir un surclassement :-))
Ah oui j'ai oublie, en tant que grand voyageur l'annee derniere j'ai reussi a obtenir le Statut ELITE PLUS Sky Team!!!
Merci bcp de vos comentaires
Fab
Mariage dans le Sud English translation pending
😊Bonjour,
Bonne nouvelle, mon conjoint et moi, nous nous marions l'an prochain et nous pensons le faire dans le Sud. 😎 Pour tous ceux qui l'ont fait...est-ce une bonne idée? Aucun regrets? Pas trop compliqué...avec les protocoles et les papiers? Quel endroit suggéreriez-vous?? 😇
Merci...Monique!!!
Merci...Monique!!!
Overbooking au Tryp Cayo Coco! English translation pending
Bonjour,
Je suis revenu du tryp samedi dernier. la veille de mon départ j’ai reçu un appel de mon agence de voyage car le Club Tryp Cayo Coco était overbooker, on m’avise que je devrai passer 2 jours au Sol Cayo Coco. On m’offre un remboursement de 100$ ainsi qu’un forfait VIP au Tryp. C'est-à-dire : Bouteille de Rhum dans la chambre à notre arrivée, remplissage du mini-bar quotidien et avantage pour les restos à la carte. J’ai bien eu mon 100$ ainsi que la bouteille de rhum. Pour le reste….Le mini bar ne fut rempli qu’une seule fois et pour les restos le seul avantage était la langouste à 12cuc gratuite….Et comme nous sommes arrivées dimanche au lieu de vendredi les restos étaient complet pour le reste de la semaine !! Pourtant le représentant de Caribe sol à notre arrivée nous avait mentionné que le bracelet VIP nous donnait l’avantage de ne pas avoir à réserver les restos à la carte…C’était le début des mensonges!!!! Car je trouve personnellement que les cubains sont des pros en cette matière…
J’ai préférée le Tryp au Sol à cause de la bouffe. Mais si certains recherchent l’intimité et la tranquillité je recommande le Sol. Un mélange de ces 2 hôtels serait selon moi le paradis !!
Le retour fut PÉNIBLE !!!! Si vous pensez voyager avec CUBANA, attendez vous au pire…… J’étais sensé revenir vendredi soir à 12h45, je suis arrivée à Montréal à 7h30 samedi matin…. Je devais quitter la chambre au tryp à midi, comme je savais que j’étais coincé à l’hôtel jusqu'à minuit au lieu de 17h j’ai tenter de garder ma chambre plus longtemps, aucune accommodations, impossible d’obtenir de l’aide ou des infos…Et en plus le représentant de Caribe Sol était en congé….Cela m’a coûté 50 CUC, soit environ 70$ pour garder ma chambre plus longtemps….
Je vous donnerai plus d'infos plus tard car la je suis tout simplement MORTE DE FATIGUE....Je n'ai pas dormi durant plus de 30 heures à cause de cette situation et je n'arrive pas à récuperer....C'est la premiere fois que je reviens aussi fatiguée de voyage, et c'est pourtant mon 9e......
A suivre.....
Je suis revenu du tryp samedi dernier. la veille de mon départ j’ai reçu un appel de mon agence de voyage car le Club Tryp Cayo Coco était overbooker, on m’avise que je devrai passer 2 jours au Sol Cayo Coco. On m’offre un remboursement de 100$ ainsi qu’un forfait VIP au Tryp. C'est-à-dire : Bouteille de Rhum dans la chambre à notre arrivée, remplissage du mini-bar quotidien et avantage pour les restos à la carte. J’ai bien eu mon 100$ ainsi que la bouteille de rhum. Pour le reste….Le mini bar ne fut rempli qu’une seule fois et pour les restos le seul avantage était la langouste à 12cuc gratuite….Et comme nous sommes arrivées dimanche au lieu de vendredi les restos étaient complet pour le reste de la semaine !! Pourtant le représentant de Caribe sol à notre arrivée nous avait mentionné que le bracelet VIP nous donnait l’avantage de ne pas avoir à réserver les restos à la carte…C’était le début des mensonges!!!! Car je trouve personnellement que les cubains sont des pros en cette matière…
J’ai préférée le Tryp au Sol à cause de la bouffe. Mais si certains recherchent l’intimité et la tranquillité je recommande le Sol. Un mélange de ces 2 hôtels serait selon moi le paradis !!
Le retour fut PÉNIBLE !!!! Si vous pensez voyager avec CUBANA, attendez vous au pire…… J’étais sensé revenir vendredi soir à 12h45, je suis arrivée à Montréal à 7h30 samedi matin…. Je devais quitter la chambre au tryp à midi, comme je savais que j’étais coincé à l’hôtel jusqu'à minuit au lieu de 17h j’ai tenter de garder ma chambre plus longtemps, aucune accommodations, impossible d’obtenir de l’aide ou des infos…Et en plus le représentant de Caribe Sol était en congé….Cela m’a coûté 50 CUC, soit environ 70$ pour garder ma chambre plus longtemps….
Je vous donnerai plus d'infos plus tard car la je suis tout simplement MORTE DE FATIGUE....Je n'ai pas dormi durant plus de 30 heures à cause de cette situation et je n'arrive pas à récuperer....C'est la premiere fois que je reviens aussi fatiguée de voyage, et c'est pourtant mon 9e......
A suivre.....
Ladakh à vélo English translation pending
Bonjour amis cyclistes!
etant un fan de voyage et ayant un chéri qui ne se déplace pas sans son vélo d'amour, nous avons décidé de partir faire du vélo au Ladakh. Donc avant de me lancer dans un entraînement de folie, je voulais savoir à quoi je devais m'attendre( j ai pas la condiditon physique de Jeanie longo, mais je peux m'entrainer...) Je fais donc appel à tous ceux qui ont experimenté le Ladakh à bicyclette pour tous renseignements, trucs et astuces ( itinéraires les plus intéressants et leurs difficultés, conditions des routes, climats et matériel absolument nécessaire pour l'affronter....) vous l'aurez compris toute experience est la bienvenue...! MERCI!
Marié avec une Thaïlandaise English translation pending
AVIS
En ouvrant ce post je voudrais qu'il soit simple, n'entrainant pas de polémiques, ni d'aggrésivité !
question:
j'ai remarqué que la plupart des membres masculins du forum étaient mariés, ou vivaient avec une thailandaise ( parfois de loin) je voudrais savoir en tout bien tout honneur, le pourquoi de la démarche ? Désillusion des femmes européennes ? Rencontre fortuite ? Illusion de mythe de a femme asiatique ?
ce post n'est mis en oeuvre que par un intêrét sociologique, surtout pas par voyeurisme ! si vous pensez cela, ne répondez pas, le post s'éteindra de lui même !
j'aime a comprendre la démarche des gens et le pourquoi des choses !
question:
j'ai remarqué que la plupart des membres masculins du forum étaient mariés, ou vivaient avec une thailandaise ( parfois de loin) je voudrais savoir en tout bien tout honneur, le pourquoi de la démarche ? Désillusion des femmes européennes ? Rencontre fortuite ? Illusion de mythe de a femme asiatique ?
ce post n'est mis en oeuvre que par un intêrét sociologique, surtout pas par voyeurisme ! si vous pensez cela, ne répondez pas, le post s'éteindra de lui même !
j'aime a comprendre la démarche des gens et le pourquoi des choses !
La Russie English translation pending
Bonjour. J'écris un article sur l'image de la Russie à l'étranger. Je voudrais connaitre l'opinion des gens sur mon pays. Que vous connaissez de la Russie ? Que vous pensez de ce pays? Que sentez-vous par rapport à elle? Je vous remercie d'avance de vos reponses.
Comment trouver les randonnées en Scandinavie? English translation pending
Bonjour
Je prépare un voyage itinerant en scandinavie, j aimerais y integrer des randos a pieds et a velo
il semble qu en scandinavie c est le(s) pays de la rando, mais j ai du mal à obtenir plus d infos, localisation, difficultée et durée, balisage . Comment faites vous pour prévoir vos randos dans votre périple ?
Pour faire mon itineraire c est plutot embetant !
Quels sont vos tuyaux ? Merci d avance
@+
tyftou
Je prépare un voyage itinerant en scandinavie, j aimerais y integrer des randos a pieds et a velo
il semble qu en scandinavie c est le(s) pays de la rando, mais j ai du mal à obtenir plus d infos, localisation, difficultée et durée, balisage . Comment faites vous pour prévoir vos randos dans votre périple ?
Pour faire mon itineraire c est plutot embetant !
Quels sont vos tuyaux ? Merci d avance
@+
tyftou
Des éléphants "rançonnent" des transports de produits agricoles en Thaïlande English translation pending
Des éléphants thailandais qui font du lèche-vitrine
20 minutes - vendredi 2 février 2007
BANGKOK - Des éléphants se sont mis à "ranconner" des camions transportant des produits agricoles sur une route de Thailande. Certains n'ayant pas réussi à se servir ont attaqué les véhicules à coups de tête. " Parfois, une horde d'éléphants se tient au milieu de la route, certains tentent de s'emparer de cannes à sucre des camions; quand ils n'y parviennent pas, ils cassent le parebrise", raconte un conducteur. Etonnant, car les éléphants ne sont généralement pas agressifs.
Si même les éléphants s'y mettent, ou va-t-on? Si vous croisez des éléphants en Thailande, méfiez-vous qu'il ne vous fasse pas les poches 😉
BANGKOK - Des éléphants se sont mis à "ranconner" des camions transportant des produits agricoles sur une route de Thailande. Certains n'ayant pas réussi à se servir ont attaqué les véhicules à coups de tête. " Parfois, une horde d'éléphants se tient au milieu de la route, certains tentent de s'emparer de cannes à sucre des camions; quand ils n'y parviennent pas, ils cassent le parebrise", raconte un conducteur. Etonnant, car les éléphants ne sont généralement pas agressifs.
Si même les éléphants s'y mettent, ou va-t-on? Si vous croisez des éléphants en Thailande, méfiez-vous qu'il ne vous fasse pas les poches 😉
Le PACS avec une Thaie? English translation pending
Bonjour à Tous,
Savez-vous si le le PACS (Pacte Civil de Solidarité) avec une Thaie est possible ? Cela permet-il d'obtenir un titre de sejour ? Cela est-il possible si elle a un simple visa touriste ou mariage ?
Si quelqu'un à des infos à ce sujet, je l'en remercie d'avance.
PS: Que le moderateur de ce Forum ne m'en tienne pas rigueur, je ne sais pas poster dans la bonne rubrique 🙁.
Savez-vous si le le PACS (Pacte Civil de Solidarité) avec une Thaie est possible ? Cela permet-il d'obtenir un titre de sejour ? Cela est-il possible si elle a un simple visa touriste ou mariage ?
Si quelqu'un à des infos à ce sujet, je l'en remercie d'avance.
PS: Que le moderateur de ce Forum ne m'en tienne pas rigueur, je ne sais pas poster dans la bonne rubrique 🙁.
Cambodge: et pourquoi pas l'Asie du Sud-Est pour changer? English translation pending
Une fois n'est pas coutume, c'est sans grand enthousiasme et plutôt par défaut que j'ai choisi ma destination de voyage, à des dates qui ne m'enchantaient pas non plus. Une partie du forum a déjà assisté en direct au (pas si) long processus de décision qui m'a incité à choisir le Cambodge, inutile donc d'épiloguer dessus. Pour simplifier, disons qu'il ne me déplaisait pas d'aller visiter un pays où il ne fait pas trop froid l'hiver, où on mange bien, et où il y a des choses à voir et à faire. La gentillesse et le sourire des gens n'ont en revanche pas pesé dans ce choix, car je n'aime en général pas les gens qui sourient trop, et me sens plus à l'aise dans les plus austères contrées d'Asie du Nord.
Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.
Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.
Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.
Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.
Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.
La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!
Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)
Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.
J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.
Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.
Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.
Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.
Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.
Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.
Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.
La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!
Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)
Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.
J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.
Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.
Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
"Pourboire obligatoire" Costa: c'est scandaleux English translation pending
Bonjour,
Je suis scandalisé de savoir que nous sommes obligés de verser des "pourboires", pourtant avant j'adorais Costa, membre pearl, mais là, je n'aime plus.
Un simple calcul: en plus à 6€ par jour et par personne sur une croisière de 10j = 120 PAR CABINE fois 3 = 360/mois et si une personne fait 55 cabines = 19'800€ ou 31680 CHF suisse.
Donc chaqu'un qui touche comme il y en a, il devrait toucher 6600€/mois, je voudrais bien avoir des preuves de cette somme versée au personnel + leur maigre salaire.
ABE
Je suis scandalisé de savoir que nous sommes obligés de verser des "pourboires", pourtant avant j'adorais Costa, membre pearl, mais là, je n'aime plus.
Un simple calcul: en plus à 6€ par jour et par personne sur une croisière de 10j = 120 PAR CABINE fois 3 = 360/mois et si une personne fait 55 cabines = 19'800€ ou 31680 CHF suisse.
Donc chaqu'un qui touche comme il y en a, il devrait toucher 6600€/mois, je voudrais bien avoir des preuves de cette somme versée au personnel + leur maigre salaire.
ABE
Tranporter son vélo en avion English translation pending
BONJOUR
JE PART EN AVION EN AOUT 07 EN TURQUIE EN VACANCE
MAIS CETTE FOIX CI JE PREND MON VELO, QUI FAIT PARTIE DES VALISES.
J'AI FAIT UN ACHAT D'UNE VALISE SPECIALE POUR TRANSPORT DE VELO, PART AVION.
JE PART DE BRUXELLES ZAVENTEM.
EST CE QUE IL Y AURAI DES PERSONNES, QUI POURRAI ME DIRE SI ILS ONT EU DES PROBLEMES,
GENRES:BAGUAGE MAL TRAITER OU RAYONS PLIER OU CASSER OU AUTRE CASSES OU D'AUTRES PROBLEMES DURANT LE TRANSPORT.
MERCI POUR VOS BONS CONSEILS QUE JE SUIVRAI.
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest) English translation pending
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
De retour déçu de Madagascar English translation pending
A vous entendre parler de ce pays, je pense n'avoir pas vu le même!😕
Je comprends que les gouts et les couleurs...
Ayant beaucoup voyagé c'est sans aucun doute ma seule déception!j'ai été dèçu du comportement de laisser aller des habitants(très acueillants)de leur manque d'ambition et de dynamisme(ne me dites pas que pauvre on ne peut pas, j'ai vu des envies dans des pays défavorisés!
De la polution partout, Tana ville quelconque!
J'ai apprécié les paysages des montagnes lors de treks et les rizières quoi que....
Enfin voilà, en dehors de la rencontre avec les lémuriens(peu) des baobabs(peu) ce pays ne me laissera pas un grand souvenir!
Dommage, mais j'admets que l'on peut se tromper en faisant un voyage!
Je suis j'espère une exeption!Dans la mesure de mes moyens j'ai essayé d'aider un peu!
Bonne soirée je leur souhaite beaucoup de courage
Casa particular cubaine English translation pending
bonjour,
j'aimerais savoir exactement ce qu'est une casa particular.
est ce qu'on reste dans une famille cubaine ou ou est tout seul ?
Peut on y rester plusieurs mois ?
est-ce que les repas sont compris ?
merci
j'aimerais savoir exactement ce qu'est une casa particular.
est ce qu'on reste dans une famille cubaine ou ou est tout seul ?
Peut on y rester plusieurs mois ?
est-ce que les repas sont compris ?
merci
Cherche...?/propose...? aide humanitaire English translation pending
Bonjour,
Je me présente, je m’appelle Pierre, et j’ai 18 ans. Je suis actuellement en première année de B.T.S. Informatique de Gestion dans le sud de la France.
Je viens ici formuler une demande que vous avez du voir des centaines de fois… Je tiens cependant à m’excuser si cela était un peu long…
Je viens proposer ma participation active dans un projet humanitaire, ou bien en tant que bénévole dans l’aide humanitaire. Avant tout, je pense qu’il est nécessaire que je vous renseigne un peu plus sur moi et mes motivations. Tout ce que je pourrais dire ne serait jamais suffisant pour que vous puissiez cerner ma personnalité et la sincérité de mes motivations, mais je tâcherais quand même de faire de mon mieux.
L'idée de voyage m’a toujours attiré, et je suis inspiré par des livres tels que « Le Petit Prince » et « L’alchimiste ». Je sens déjà quelques sourires s’esquisser, mais ne vous inquiétez pas. J’ai compris que les voyages dont il était question dans ces deux magnifiques histoires, étaient bien trop utopiques, bien trop idéalistes.
En février 2005, j’ai eu l’occasion de partir en Thaïlande dans de drôles de conditions. Sans trop étaler ma vie personnelle, mon père souffrait d’une maladie incurable et voulait terminer ses jours là-bas. Il disait que la mort était perçue d’une manière totalement différente, et qu’au lieu de retenir dans d’horribles souffrances les vivants dans ce qu’il leur restait de ce monde, on les accompagnait d’une plus belle manière dans la mort vers une autre vie.
Ce voyage était pour moi une occasion de passer un peu de temps avec cet homme que je n’ai que très peu connu dans mon enfance, mais surtout de découvrir un autre monde, une autre culture. A cette époque, j’avais vraiment besoin d’un tel voyage, j’avais besoin de faire le point sur ma vie et de prendre du recul sur celle-ci. (marrant de dire ça à 18 ans, non ?)
Là bas, nous avons été accueilli par un grand frère que je ne connaissais pas trop non plus. (décidément, drôle de famille…) Celui-ci a décidé d’adopter un style de vie particulier. Il passe quelques mois en France durant lesquels il vend quelques marchandises dans la rue. Cette occupation lucrative lui permet de récolter suffisamment d’argent pour repartir en Thaïlande et y vivre aisément. (pour ceux qui le savent, la vie est bien moins cher là bas)
Autrement dit, il vient piller un peu d’argent en France pour passer des vacances en Thaïlande. Ce mode de vie est tout à fait possible, puisque ainsi, ce frère réussi à passer 9 mois en Thaïlande pour seulement 3 mois de « travail » en France. Je ne détaillerais pas la nature de ces « vacances » prolongées en Thaïlande. Ceux qui connaissent sa réputation sauront que trop vite se faire une idée.
Pour ma part, j’ai été plutôt choqué, dégoûté et déçu par cette philosophie de la vie. Mais dans le fond, je n’étais venu ni pour connaître mon père, ni pour connaître mon frère.
Ce voyage m’a alors déposé au milieu d’un univers qui n’était pas le miens. Je ne comprenais plus mon frère, plus mon père, et plus ces personnes qui étaient autour de moi.
J’ai découvert la misère mais aussi la « prostitution », le « tourisme », le tourisme sexuel et tout ces maux méprisables. Toutes mes pensées ont évolués et j’ai compris qu’il fallait parfois voir les choses différemment. A travers tout cela, et grâce à une femme qui m’a respecté autant que je l’ai respecté, j’ai quand même pu avoir un aperçu de la véritable beauté Thaïlandaise. Elle m’a fait découvrir sa foi, son quotidien, ses difficultés, et même son cœur qui était fragile et maltraité… J’étais émerveillé devant la sincérité de toutes ces choses.
Bref, si je vous raconte tout cela, ce n’est pas pour vous exposer sans pudeur un carnet de voyage afin de vous séduire, mais pour vous introduire mes motivations d’aujourd’hui.
Ce voyage là m’a beaucoup apporté, malgré le fait que j’y sois allé moi-même en tant que « touriste ». Et je dois dire que je regrette un peu ce dernier statut.
J’ai toujours voulu apporter mon aide, et aujourd’hui, je suis prêt.
Lorsque j’étais encore au lycée, j’avais un professeur qui enseignait l’histoire géographie et qui avait décidé de partir au Bénin pour un projet humanitaire. J’aimais l’entendre parler, et je le trouvais admirable. Il avait un petit problème de zozotement et tout le monde se moquait de lui, mais il avait un grand cœur. Je me suis dit qu’un jour, je ferais pareil. Seulement, j’étais coincé par le cycle scolaire. Il me fallait terminer d’abord ce premier stade des études.
Pourtant, j’ai bien failli m’engager dans l’armée à une certaine époque, afin de pouvoir fournir ma participation par n’importe quelle manière. Je me suis vite rendu compte de cette folie. Mais il faut dire que je n’étais pas bien intéressé par l’école malgré mes capacités. J’ai eu mon bac l’année dernière avec mention, et j’ai été accepté en BTS Informatique de Gestion.
L’informatique a toujours été m’a grande passion, et je pensais que ces études pourrait m’aider à ne pas repartir. Je me suis engagé malgré moi dans toute une série de responsabilité dans mon nouvel établissement. Délégué, Conseil de Vie Lycée, Conseil d’administration et diverses commissions. La raison, c’est que je me suis découvert durant les grèves de 2006, des capacités d’organisation et d’action.
Mais je voulais surtout m’ancrer à cette vie, car depuis mon retour de Thaïlande, je n’avais plus qu’une envie, c’était de repartir, et différemment. Cette fois-ci, avec un but.
Ce message que j’écris en ce moment est la preuve de l’échec de ces tentatives, car ma détermination n’a pas faibli depuis et me voici maintenant.
Aujourd’hui, je me retrouve à 2 mois après la reprise des cours, et la certitude de m’être trompé de voie. Mes cours ne m’intéressent pas tant que je l’espérais, et je n’arrive pas à suivre. Je compte arrêter prochainement pour peut être me réorienter par la suite. C’est un choix mûrement réfléchi.
Si je viens alors vous raconter tout ceci ici, c’est parce que je ne sais pas vraiment où m’adresser, par où commencer, comment etc. Je viens donc vous raconter ma petite histoire en espérant qu’elle puisse être comprise, entendue, écoutée… J’essaie aussi de vous montrer que ma démarche n’est pas celle d’un adolescent post-pubère qui fantasmerait sur d’autres horizons et des voyages initiatiques à connotation touristique. J’ai déjà été touriste, j’aimerais passer à autre chose maintenant.
Voilà donc ce que je propose, avec l’espoir que cela puisse intéresser quelqu’un. Je ne sais pas si je m’y prends trop tard ou non, et si cela relève du possible... mais… voilà…
Disons que d’ici Janvier, le temps de préparer et régler tout ce qu’il y a à faire, je serais disponible. J’offre donc 6 mois de ma vie de Janvier à Juin (plus ou moins ?) pour une aide humanitaire.
Je sais qu’il faut faire attention au vocabulaire, savoir ce que l’on demande, ce que l’on veut, en être sûr… mais aussi éviter les pièges… Alors peut être serais-je un peu maladroit dans ma demande.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai des capacités, de l’énergie, et du temps à mettre à disposition de qui pourra en être intéressé. Je ne tiens pas à fournir d’efforts inutiles car c’est ce que je fais actuellement en France.
Je ne suis malheureusement pas grand-chose…
Je n’ai pas de diplôme, je ne suis pas médecin, pas même infirmier, je ne suis pas enseignant. Mais j’ai des capacités. J’ai des compétences en informatique, je sais me servir d’un clavier, créer des sites etc. Mais j’ai aussi des bras, un cerveau, et un cœur tout ouvert à quelque projet où mon concours pourrait être bénéfique.
La seule chose que je voudrais, c’est être envoyé en Afrique, continent de mes rêves. Dans des pays en besoin, de préférence Francophone, bien que je sache plutôt bien me débrouiller en anglais.
Côte d’Ivoire, Burkina Faso…
Je sais que beaucoup de pays ont besoin de gens motivés et engagés.
Même la France en a besoin…
Et s’il me faut payer mon billet, car je sais bien que mes paroles ne sont pas forcément un grand gage de confiance, je suis bien évidemment prêt à le faire, je me débrouillerais, je ne demande pas le ciel.
Je vous le demande, occupez-vous de moi, aidez-moi, et je vous le rendrais bien. Conseils, pistes, orientations, propositions…
J’espère avoir été suffisamment clair et précis… j’ai tendance à un peu m’évader. (j’aime beaucoup écrire) J’espère que ma demande saura être comprise et reconnue… J’espère pouvoir apporter mon aide là bas.
Je reste bien entendu ouvert à toute question…
Je vous laisse aussi cet email au cas où l’on voudrait me contacter directement : triskaidekapit@hotmail.com (un peu agressif certes, mais c’est celui que je visite le plus souvent)
Merci de m’avoir lu. Dans l’attente de vos réponses et réactions.
Je viens ici formuler une demande que vous avez du voir des centaines de fois… Je tiens cependant à m’excuser si cela était un peu long…
Je viens proposer ma participation active dans un projet humanitaire, ou bien en tant que bénévole dans l’aide humanitaire. Avant tout, je pense qu’il est nécessaire que je vous renseigne un peu plus sur moi et mes motivations. Tout ce que je pourrais dire ne serait jamais suffisant pour que vous puissiez cerner ma personnalité et la sincérité de mes motivations, mais je tâcherais quand même de faire de mon mieux.
L'idée de voyage m’a toujours attiré, et je suis inspiré par des livres tels que « Le Petit Prince » et « L’alchimiste ». Je sens déjà quelques sourires s’esquisser, mais ne vous inquiétez pas. J’ai compris que les voyages dont il était question dans ces deux magnifiques histoires, étaient bien trop utopiques, bien trop idéalistes.
En février 2005, j’ai eu l’occasion de partir en Thaïlande dans de drôles de conditions. Sans trop étaler ma vie personnelle, mon père souffrait d’une maladie incurable et voulait terminer ses jours là-bas. Il disait que la mort était perçue d’une manière totalement différente, et qu’au lieu de retenir dans d’horribles souffrances les vivants dans ce qu’il leur restait de ce monde, on les accompagnait d’une plus belle manière dans la mort vers une autre vie.
Ce voyage était pour moi une occasion de passer un peu de temps avec cet homme que je n’ai que très peu connu dans mon enfance, mais surtout de découvrir un autre monde, une autre culture. A cette époque, j’avais vraiment besoin d’un tel voyage, j’avais besoin de faire le point sur ma vie et de prendre du recul sur celle-ci. (marrant de dire ça à 18 ans, non ?)
Là bas, nous avons été accueilli par un grand frère que je ne connaissais pas trop non plus. (décidément, drôle de famille…) Celui-ci a décidé d’adopter un style de vie particulier. Il passe quelques mois en France durant lesquels il vend quelques marchandises dans la rue. Cette occupation lucrative lui permet de récolter suffisamment d’argent pour repartir en Thaïlande et y vivre aisément. (pour ceux qui le savent, la vie est bien moins cher là bas)
Autrement dit, il vient piller un peu d’argent en France pour passer des vacances en Thaïlande. Ce mode de vie est tout à fait possible, puisque ainsi, ce frère réussi à passer 9 mois en Thaïlande pour seulement 3 mois de « travail » en France. Je ne détaillerais pas la nature de ces « vacances » prolongées en Thaïlande. Ceux qui connaissent sa réputation sauront que trop vite se faire une idée.
Pour ma part, j’ai été plutôt choqué, dégoûté et déçu par cette philosophie de la vie. Mais dans le fond, je n’étais venu ni pour connaître mon père, ni pour connaître mon frère.
Ce voyage m’a alors déposé au milieu d’un univers qui n’était pas le miens. Je ne comprenais plus mon frère, plus mon père, et plus ces personnes qui étaient autour de moi.
J’ai découvert la misère mais aussi la « prostitution », le « tourisme », le tourisme sexuel et tout ces maux méprisables. Toutes mes pensées ont évolués et j’ai compris qu’il fallait parfois voir les choses différemment. A travers tout cela, et grâce à une femme qui m’a respecté autant que je l’ai respecté, j’ai quand même pu avoir un aperçu de la véritable beauté Thaïlandaise. Elle m’a fait découvrir sa foi, son quotidien, ses difficultés, et même son cœur qui était fragile et maltraité… J’étais émerveillé devant la sincérité de toutes ces choses.
Bref, si je vous raconte tout cela, ce n’est pas pour vous exposer sans pudeur un carnet de voyage afin de vous séduire, mais pour vous introduire mes motivations d’aujourd’hui.
Ce voyage là m’a beaucoup apporté, malgré le fait que j’y sois allé moi-même en tant que « touriste ». Et je dois dire que je regrette un peu ce dernier statut.
J’ai toujours voulu apporter mon aide, et aujourd’hui, je suis prêt.
Lorsque j’étais encore au lycée, j’avais un professeur qui enseignait l’histoire géographie et qui avait décidé de partir au Bénin pour un projet humanitaire. J’aimais l’entendre parler, et je le trouvais admirable. Il avait un petit problème de zozotement et tout le monde se moquait de lui, mais il avait un grand cœur. Je me suis dit qu’un jour, je ferais pareil. Seulement, j’étais coincé par le cycle scolaire. Il me fallait terminer d’abord ce premier stade des études.
Pourtant, j’ai bien failli m’engager dans l’armée à une certaine époque, afin de pouvoir fournir ma participation par n’importe quelle manière. Je me suis vite rendu compte de cette folie. Mais il faut dire que je n’étais pas bien intéressé par l’école malgré mes capacités. J’ai eu mon bac l’année dernière avec mention, et j’ai été accepté en BTS Informatique de Gestion.
L’informatique a toujours été m’a grande passion, et je pensais que ces études pourrait m’aider à ne pas repartir. Je me suis engagé malgré moi dans toute une série de responsabilité dans mon nouvel établissement. Délégué, Conseil de Vie Lycée, Conseil d’administration et diverses commissions. La raison, c’est que je me suis découvert durant les grèves de 2006, des capacités d’organisation et d’action.
Mais je voulais surtout m’ancrer à cette vie, car depuis mon retour de Thaïlande, je n’avais plus qu’une envie, c’était de repartir, et différemment. Cette fois-ci, avec un but.
Ce message que j’écris en ce moment est la preuve de l’échec de ces tentatives, car ma détermination n’a pas faibli depuis et me voici maintenant.
Aujourd’hui, je me retrouve à 2 mois après la reprise des cours, et la certitude de m’être trompé de voie. Mes cours ne m’intéressent pas tant que je l’espérais, et je n’arrive pas à suivre. Je compte arrêter prochainement pour peut être me réorienter par la suite. C’est un choix mûrement réfléchi.
Si je viens alors vous raconter tout ceci ici, c’est parce que je ne sais pas vraiment où m’adresser, par où commencer, comment etc. Je viens donc vous raconter ma petite histoire en espérant qu’elle puisse être comprise, entendue, écoutée… J’essaie aussi de vous montrer que ma démarche n’est pas celle d’un adolescent post-pubère qui fantasmerait sur d’autres horizons et des voyages initiatiques à connotation touristique. J’ai déjà été touriste, j’aimerais passer à autre chose maintenant.
Voilà donc ce que je propose, avec l’espoir que cela puisse intéresser quelqu’un. Je ne sais pas si je m’y prends trop tard ou non, et si cela relève du possible... mais… voilà…
Disons que d’ici Janvier, le temps de préparer et régler tout ce qu’il y a à faire, je serais disponible. J’offre donc 6 mois de ma vie de Janvier à Juin (plus ou moins ?) pour une aide humanitaire.
Je sais qu’il faut faire attention au vocabulaire, savoir ce que l’on demande, ce que l’on veut, en être sûr… mais aussi éviter les pièges… Alors peut être serais-je un peu maladroit dans ma demande.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai des capacités, de l’énergie, et du temps à mettre à disposition de qui pourra en être intéressé. Je ne tiens pas à fournir d’efforts inutiles car c’est ce que je fais actuellement en France.
Je ne suis malheureusement pas grand-chose…
Je n’ai pas de diplôme, je ne suis pas médecin, pas même infirmier, je ne suis pas enseignant. Mais j’ai des capacités. J’ai des compétences en informatique, je sais me servir d’un clavier, créer des sites etc. Mais j’ai aussi des bras, un cerveau, et un cœur tout ouvert à quelque projet où mon concours pourrait être bénéfique.
La seule chose que je voudrais, c’est être envoyé en Afrique, continent de mes rêves. Dans des pays en besoin, de préférence Francophone, bien que je sache plutôt bien me débrouiller en anglais.
Côte d’Ivoire, Burkina Faso…
Je sais que beaucoup de pays ont besoin de gens motivés et engagés.
Même la France en a besoin…
Et s’il me faut payer mon billet, car je sais bien que mes paroles ne sont pas forcément un grand gage de confiance, je suis bien évidemment prêt à le faire, je me débrouillerais, je ne demande pas le ciel.
Je vous le demande, occupez-vous de moi, aidez-moi, et je vous le rendrais bien. Conseils, pistes, orientations, propositions…
J’espère avoir été suffisamment clair et précis… j’ai tendance à un peu m’évader. (j’aime beaucoup écrire) J’espère que ma demande saura être comprise et reconnue… J’espère pouvoir apporter mon aide là bas.
Je reste bien entendu ouvert à toute question…
Je vous laisse aussi cet email au cas où l’on voudrait me contacter directement : triskaidekapit@hotmail.com (un peu agressif certes, mais c’est celui que je visite le plus souvent)
Merci de m’avoir lu. Dans l’attente de vos réponses et réactions.
Vols Business English translation pending
Bonjour à tous !!
Puisqu'il y a des passagers "first" et "business" sur ce forum, Que pensez vous des vols "100% business" ? (confort, service, personnel...)
Je pense en particulier aux vols Swiss, Lufthansa et KLM opérés en B 737 BBJ ou A 319 CJ de Privat Air Avions aménagés en tout business, soit environ 50 places.
Pour infos, vols KLM Amsterdam Houston en B 737 BBJ, Swiss Zurich New York en B 737 BBJ, Lufthansa Munich New York et Dusseldorf Washinton en A 319 CJ ? D'ailleurs suis en train de m'apercevoir sur les sites des compagnies que les vols Swiss et Lufthansa auraient disparus...
Dans le meme ordre d'idée, AF exploite des A 319 sur son reseau Dedicate, avec un peu le meme principe (destinations tres peu touristiques par contre... donc il ne doit y avoir presque que des passagers plein tarifs !!) mais avec une partie éco. Qu'en est t il ? C'est une vraie cabine et service "espace affaires" ou un peu plus léger ?
Un A319 n'est il pas trop "petit" et "inconfortable" pour des destinations aussi longues ??
Merci de vos réponses !
Puisqu'il y a des passagers "first" et "business" sur ce forum, Que pensez vous des vols "100% business" ? (confort, service, personnel...)
Je pense en particulier aux vols Swiss, Lufthansa et KLM opérés en B 737 BBJ ou A 319 CJ de Privat Air Avions aménagés en tout business, soit environ 50 places.
Pour infos, vols KLM Amsterdam Houston en B 737 BBJ, Swiss Zurich New York en B 737 BBJ, Lufthansa Munich New York et Dusseldorf Washinton en A 319 CJ ? D'ailleurs suis en train de m'apercevoir sur les sites des compagnies que les vols Swiss et Lufthansa auraient disparus...
Dans le meme ordre d'idée, AF exploite des A 319 sur son reseau Dedicate, avec un peu le meme principe (destinations tres peu touristiques par contre... donc il ne doit y avoir presque que des passagers plein tarifs !!) mais avec une partie éco. Qu'en est t il ? C'est une vraie cabine et service "espace affaires" ou un peu plus léger ?
Un A319 n'est il pas trop "petit" et "inconfortable" pour des destinations aussi longues ??
Merci de vos réponses !
La sortie du nouveau Routard Thaïlande? English translation pending
Partant en Thaïlande fin Novembre, savez-vous si le nouveau Routard est sorti ?
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans English translation pending
Hé bien voilà, je me lance… 
Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussion
Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…
Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussionQuelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Région du Yunnan en Chine English translation pending
salut
je veux probablement me rendre dans la region du yunnan en chine! j'ai 2 semaines! qu'est ce que vous me conseillez a faire, a visiter? $$$le cout de vie: est il comparable au cout de vie de thailande?? y'a t'il bcp de moyen de transport pour bouger?
mille merci! bon vayage!
je veux probablement me rendre dans la region du yunnan en chine! j'ai 2 semaines! qu'est ce que vous me conseillez a faire, a visiter? $$$le cout de vie: est il comparable au cout de vie de thailande?? y'a t'il bcp de moyen de transport pour bouger?
mille merci! bon vayage!
Achat billet de train transsibérien et transmongolien à Moscou English translation pending
Bonjour
J'ai lu quelque part qu'il était possible d'acheter un billet de train Moscou - Ulan-Bator à Moscou, ce qui reviendrait moins cher... Très bien, mais peut-on se procurer facilement un billet la veille du départ ou faut-il compter plusieurs jours ? - Je prendrais le train à Moscou au mois de juin. Merci.
Franck.
J'ai lu quelque part qu'il était possible d'acheter un billet de train Moscou - Ulan-Bator à Moscou, ce qui reviendrait moins cher... Très bien, mais peut-on se procurer facilement un billet la veille du départ ou faut-il compter plusieurs jours ? - Je prendrais le train à Moscou au mois de juin. Merci.
Franck.
Appel à la famille Frappier (La Rochelle, Charente-Maritime,France) English translation pending
Bonjour,
Je suis une descendantes de la famille FRAPPIER dont l'ancêtre Hilaire Frappier est née à La Rochelle département Charente Maritime. Son père s'est marié à Notre-Dame-de-Cougnes (La Rochelle) le 03 mai 1645, Hilaire née de cette union a été baptisé le 17 février 1647 en l'église de Saint-Barthélemy (La Rochelle). Il a épousé au Québec, une fille du Roy : Marie-Rose Petit le 16 octobre 1668.
J'aimerais entrer en contact avec ses Frappier de La Rochelle Charente Maritime.
L'ancêtre de mon conjoint BROCHU, vient aussi de Charente Maritime.
Il faut croire qu'il y a eu beaucoup de français de cette région qui sont venus au Québec à ce moment-là!🙂
Je suis une descendantes de la famille FRAPPIER dont l'ancêtre Hilaire Frappier est née à La Rochelle département Charente Maritime. Son père s'est marié à Notre-Dame-de-Cougnes (La Rochelle) le 03 mai 1645, Hilaire née de cette union a été baptisé le 17 février 1647 en l'église de Saint-Barthélemy (La Rochelle). Il a épousé au Québec, une fille du Roy : Marie-Rose Petit le 16 octobre 1668.
J'aimerais entrer en contact avec ses Frappier de La Rochelle Charente Maritime.
L'ancêtre de mon conjoint BROCHU, vient aussi de Charente Maritime.
Il faut croire qu'il y a eu beaucoup de français de cette région qui sont venus au Québec à ce moment-là!🙂
Visa de conjoint français avec mariage en Algérie English translation pending
bonjour!
voilà je me suis marié cette année en Algérie et je suis de nationalité française. Je souhaite vivre avec ma femme en France et on me dit de faire un visa long séjour!
Par ou commencer pour obtenir ce fameux visa? on me dit de faire une transcription de mon livret de famille algerien au consulat français à Alger, dois-je obligatoirement aller?
Merci pour vos réponses😉
voilà je me suis marié cette année en Algérie et je suis de nationalité française. Je souhaite vivre avec ma femme en France et on me dit de faire un visa long séjour!
Par ou commencer pour obtenir ce fameux visa? on me dit de faire une transcription de mon livret de famille algerien au consulat français à Alger, dois-je obligatoirement aller?
Merci pour vos réponses😉
Etat de la piste de Tataouine à Douz en Tunisie? English translation pending
Je prends l'avion le 1er octobre pour la tunisie. Le 4 je serais à tataouine et je compte rejoindre Douz par la piste qui passe par Douiret, ksar Ghilane, ksar Tarcine, qui longe l'oléoduc puis attraper la c105 pour rejoindre Douz.
J'aurais comme voiture de louage une catégorie D, genre Citroën C3.
Ce circuit est'il possible?
Si Bédouin12 lit ce message, peut'il m'apporter des précisions, lui (elle) qui m'avait déjà bien documenté sur le sujet.
Remerciements anticipés à toutes réponses.
Que mange un enfant en Inde? English translation pending
Bonjour a tous........
Actuellement sur l Amerik centrale avec notre enfant de 2 ans, nous pensons aller sur l Inde pour ses 3 ans, pour une duree de 6 mois. Notre question est d avoir une idee sur la nourriture, vu que les Hindous sont vegetariens, et lorsque l on peut trouver de la viande, la verite!!! je prefere m abstenir !!!! Je sais que le manque de proteines peut etre substitue par des graines, comme les noix et autres !!!!
Y a t il une nomad family qui peut nous faire partager son experience de l Inde avec enfants ???
Merci a tous et bonne route !!!!
Actuellement sur l Amerik centrale avec notre enfant de 2 ans, nous pensons aller sur l Inde pour ses 3 ans, pour une duree de 6 mois. Notre question est d avoir une idee sur la nourriture, vu que les Hindous sont vegetariens, et lorsque l on peut trouver de la viande, la verite!!! je prefere m abstenir !!!! Je sais que le manque de proteines peut etre substitue par des graines, comme les noix et autres !!!!
Y a t il une nomad family qui peut nous faire partager son experience de l Inde avec enfants ???
Merci a tous et bonne route !!!!
Nouveau certificat de trekking au Népal? English translation pending
Le site de la FFME de même que Nepal Mountain News annoncent que le Népal imposera désormais à tous les trekkers de demander un certificat d'enregistrement de trekking (TRC pour Trekking Registration Certificate) à compter du 1er octobre 2006. Il semble que ce certificat serait émis par l'Association regroupant les agences de trekking népalaises (TAAN). Pourtant, je n'ai rien trouvé à cet effet sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur népalais. Est-ce que quelqu'un possède plus d'informations à ce sujet ?
Aziman
Aziman
Obtention du visa pour l'Inde par correspondance: chèque de banque exigé English translation pending
Bonjour les voyageurs
Je profite de quelques jours de repos pour réapparaître sur le forum, ce que j'ai hélas trop rarement le temps de faire en temps ordinaire.
D'abord, je tiens à vous remercier tous pour le bon esprit et l'entraide solidaire qui règne sur ce forum ainsi que pour la qualité des informations données. J'en ai d'ailleurs profité moi-même avec bonheur courant mars pour préparer ma première "itinerrance" en Inde. Je trouve çe forum super, je vous trouve super... Grand, grand merci à Phil 64, Deedou, Jaisalmer, Chinois, Parvat et beaucoup d'autres aussi pour leurs précieuses indications.
À mon tour, je vais vous glisser des infos en répondant par ailleurs à divers messages.
Ayant du coup totalement succombé aux charmes envoûtants de l'Inde lors de ce premier périple (Rajasthan, Gujerat en particulier), j'ai décidé, pour fêter ma 40ème année de voyage (eh oui!) de m'offrir un second voyage en octobre, cette fois avec Varanasi et le Sikkim pour priorité.
C'est à partir de cette perspective que je m'en viens vous donner une information concernant les visas. Pour alerter ceux qui sont en partance.
En début d'année, les visas demandés par correspondance pouvaient être réglés par chèque bancaire ordinaire. En allant sur le site de l'ambassade le 21 août, je constatai alors que l'Ambassade réclamait désormais des chèques certifiés (admettons, ça peut se comprendre). M'apprêtant à faire partir ma demande, je suis repassé avant-hier sur le dit site et là, stupeur, je notai qu'il était désormais exigé des chèques de banque. Là, je trouve que pousse un peu... En conséquence, si le chèque certifié est gratuit, le chèque de banque ne l'est pas et c'est, dans ma banque par exemple, un surcoût de frais bancaires de 15 euros qui vient du coup s'ajouter aux 56 euros du coût du visa.
M'enfin ! On n'a pas le choix... En tout cas, si vous avez un visa à demander et des informations de plus d'une semaine à ce sujet, rectifiez vite le tir et filez négocier avec votre banquier.
SemL2vent
Je profite de quelques jours de repos pour réapparaître sur le forum, ce que j'ai hélas trop rarement le temps de faire en temps ordinaire.
D'abord, je tiens à vous remercier tous pour le bon esprit et l'entraide solidaire qui règne sur ce forum ainsi que pour la qualité des informations données. J'en ai d'ailleurs profité moi-même avec bonheur courant mars pour préparer ma première "itinerrance" en Inde. Je trouve çe forum super, je vous trouve super... Grand, grand merci à Phil 64, Deedou, Jaisalmer, Chinois, Parvat et beaucoup d'autres aussi pour leurs précieuses indications.
À mon tour, je vais vous glisser des infos en répondant par ailleurs à divers messages.
Ayant du coup totalement succombé aux charmes envoûtants de l'Inde lors de ce premier périple (Rajasthan, Gujerat en particulier), j'ai décidé, pour fêter ma 40ème année de voyage (eh oui!) de m'offrir un second voyage en octobre, cette fois avec Varanasi et le Sikkim pour priorité.
C'est à partir de cette perspective que je m'en viens vous donner une information concernant les visas. Pour alerter ceux qui sont en partance.
En début d'année, les visas demandés par correspondance pouvaient être réglés par chèque bancaire ordinaire. En allant sur le site de l'ambassade le 21 août, je constatai alors que l'Ambassade réclamait désormais des chèques certifiés (admettons, ça peut se comprendre). M'apprêtant à faire partir ma demande, je suis repassé avant-hier sur le dit site et là, stupeur, je notai qu'il était désormais exigé des chèques de banque. Là, je trouve que pousse un peu... En conséquence, si le chèque certifié est gratuit, le chèque de banque ne l'est pas et c'est, dans ma banque par exemple, un surcoût de frais bancaires de 15 euros qui vient du coup s'ajouter aux 56 euros du coût du visa.
M'enfin ! On n'a pas le choix... En tout cas, si vous avez un visa à demander et des informations de plus d'une semaine à ce sujet, rectifiez vite le tir et filez négocier avec votre banquier.
SemL2vent