Results for "Luçon+|+127+>+351"
6275 results found.
Inde du Sud (Tamil Nadu et Kerala) - Août 2010 English translation pending
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30
Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2
Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).
GUIDES :
Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !
Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.
Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …
2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.
Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.
Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.
3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.
HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.
Quelques remarques sur nos choix :
Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.
Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …
Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.
Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …
Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.
Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs
Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …
La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !
Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.
REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.
Quelques prix :
1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.
Quelques beaux souvenirs :
Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.
Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.
Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).
Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.
Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.
L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.
Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.
Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.
Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.
Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.
Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !
Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !
Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).
Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !
Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.
Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.
Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …
Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.
Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.
DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.
On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue
On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples
En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30
Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2
Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).
GUIDES :
Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !
Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.
Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …
2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.
Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.
Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.
3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.
HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.
Quelques remarques sur nos choix :
Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.
Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …
Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.
Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …
Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.
Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs
Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …
La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !
Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.
REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.
Quelques prix :
1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.
Quelques beaux souvenirs :
Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.
Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.
Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).
Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.
Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.
L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.
Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.
Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.
Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.
Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.
Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !
Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !
Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).
Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !
Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.
Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.
Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …
Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.
Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.
DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.
On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue
On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples
En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
Ouest USA: Erosion Fusion Passion English translation pending
SEGO LILY Calochortus nuttalliiL’Ouest USA… voyage forum.. .carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens.
Vos carnets ont été une grande source d’inspiration pour la construction de notre voyage… qui sera tout en randonnées et pour la réalisation de ce carnet-souvenir... qui sera tout en simplicité.
De ces lectures sont nés des désirs, des souhaits et même des certitudes suscitées par les vagues d’enthousiasme échappées de vos écrits ou de vos clichés révélateurs de sublimes paysages.
Ce carnet sera celui de nos souvenirs communs , un voyage à deux issu d’une relation amoureuse et d’un intérêt partagé et passionné pour ces contrées sauvages et lointaines.
Nous vous souhaitons bonne lecture, beaucoup de plaisir au moins autant que nous en avons eu pour l’écrire et l’imager.
Nous remercions de tout cœur Fred XIII, Isap29, Kashtin, Krikri, Mlefevre, Mokahlki, Oliv2019, PSI, Sedonax, Veileen, Vnoa, Wavemaster.
Merci aussi à tous les autres forumeurs qui ont eu la patience de répondre à nos questionnements ciblés dans le Post « Itinéraire de 29 jours : Colorado Utah Arizona Nouveau-Mexique Colorado »
Sincèrement et personnellement notre révérence va droit à Philippe ( Sedonax ) sous le signe « Sa passion et une patience d’Ange ».
Puis vers Pascale ( Kashtin ) pour son travail minutieux - correction de mon identification du bouquet garni de petites fleufleurs - et sa grande sympathie.
C’est parti mes amis et bon voyage…
Voici notre programme définitif avec sa carte itinéraire:


Le 1er Juin – Région Moab & Arches NP
ASTER Erigeron utahensis De Denver à Moab… Arrivée par la 128 et là nous baignons dans l’ambiance Colorado, ses flots calmes nous bercent dans nos souvenirs respectifs et notre premier contact est un instant magique.

Nous filons ensuite à Corona Arch, empressés que nous sommes. Patrick, attiré par les arches en tout genre en retrouve de suite la trace; nous admirons ensemble cette structure naturelle, sa ligne épurée et sa couleur rouge/rosée si tendre à nos cœurs.


Puis les Arches du NP nous rappelle à elles.. nous traversons tout le parc, là aussi notre mémoire s’active; direction Marching Men... la piste de tôle ondulée donne une impression désagréable et me fait avancer avec prudence, le 4X4 chasse nous sommes déçus du peu de perf du Grand Cherokee mais ne vous y fiez pas, notre désarroi sera de courte durée !
Patrick, au retour comprendra… le problème se résorbe à minima en accélérant.
Nous sommes résolument seuls lors de cette journée et cela le sera pour la majorité de nos trails et pour notre plus grand plaisir.
La douceur du crépuscule nous envahit et nous rafraîchit après la chaleur excessive de ce jour. La marche devient agréable et sympa.
Mais les Marching Men se font attendre et je partage mon sentiment: les beaux sites de l’Ouest s’offrent à nous après un jeu de cache-cache , on les cherche, on les devine puis à un détour sans qu’on s’y attende, ils se donnent enfin d’une façon majestueuse et toujours avec splendeur.
Impressionnants ces drôles de bonhommes... tous devant et tous derrière...

La nuit est là et Tower Arch nous nargue... la prudence l’emporte sur l’envie de continuer... nous reprenons le chemin en sens inverse, il nous reste tellement à découvrir !
Le 2 Juin
BUCKWHEAT Eriogonum ovalifoliumLevés à l’aube 4h30 pour un RDV avec le sunrise de Mesa Arch. Tout simplement, raté.
Mesa Arch est certes toujours aussi belle et irrésistible mais aujourd’hui elle s’amuse de nous et de 2 autres photographes… pas de soleil... il se camoufle sous un coton épais de nuages.

La False Kiva mérite bien qu’on s’y attarde; nous nous imprégnons de l’ambiance dans cette ruine indienne et méditons dans l’alcôve et là inespérée la lumière du soleil jaillit sur les méandres de la Green River et les vues en sont immédiatement métamorphosées.

Comme la journée a commencé très tôt nous prenons le temps de trailer à Aztec Butte où la vue sur Taylor Canyon est un peu décevante après False Kiva.
Quelques granaries Anasazi le long du parcours… greniers de stockage de provisions... alors nous poussons, l‘adrénaline et le Cherokee jusqu’à la Shafer Trail; je suis impatiente et légèrement crispée, c’est une première pour moi et si attendue; Patrick lui l’a dévalée l’an passé en VTT avec brio et péripétie.
Elle est extra cette piste – très cassante par endroits alors prudence- et notre 4X4 se révèle être enfin un compagnon de route fidèle et à la hauteur... High Clearance... de nos attentes !

Puis nous avançons vers Musselman Arch, elle m’impressionne énormissime ! Elle se présente comme une traverse de pierre d’environ 3 mètres de large avec le vide des 2 côtés. J’avais l’intention de la traverser mais le vertige m’a cloué sur place ! elle a su me résister ! Je l’aurai un jour !!! je l’aurai !!
L’environnement désertique mélange de falaises / mésas / piliers rocheux est fascinant et à perte de vue.


Retour à Moab.
Une petite sieste méritée et bienfaitrice au Kokopelli Lodge de Moab nous conduit tout droit et en forme au Moabrewery en soirée. Eh ! oui nous sommes des nostalgiques des ambiances et rencontres VF 09 Madseb, Floyd et notre Tigre .
Et attention, ce soir un RDV de toute importance nous attend, il s’agit de Sedonax avec qui nous passons une fin de soirée fort agréable – il nous en raconte des choses, toujours pertinent et intéressant ce Philippe !
Le 3 juin
LUPINE Lupinus pusillusHorseshoe Canyon se situe à l’ouest de Canyonlands dont il fait partie intégrante malgré l’éloignement géographique – 2h30 de Moab au parking du trail
La piste s’avère longue et sans problème particulier.
La rando quant à elle est pénible: 5 heures de marche uniquement dans un wash et dans du sable sous une chaleur excessive.
La 1ère et 3ème galerie (dénommée Great Galery) de Petroglyphs sont magnifiques, exceptionnelles; la 2ème l’étant moins à mes yeux.



Au retour, le dernier ¼ de mile se présente en montée raide dans un sable profond; là je perds pied: mes jambes flageolent, le sol se dérobe , mes yeux se voilent sous le regard inquiet et médusé de Patrick… Où sont les sels ? Sapristi !
Finies les ambitions… prouesse à la baisse. Nous redéfinissons les règles surtout celui de notre Tempo, le rythme de marche sera en fonction de Bibi Lolo !! 1ère et dernière manifestation de faiblesse, l’honneur est sauf !
Direction la piste menant au trail de Five Hole Arch , nous prenons le nord de la Lower San Rafael et la 1ère piste sur sa droite et sommes pris de suite dans les tourments d’un chemin dont le sable très profond ne donne aucun signe de passage récent et pas de possibilité de marche arrière. Foncer est ma seule devise pour éviter l’enlisement.
Sans conteste notre Cherokee se défend bien (la conductrice aussi !) et dorénavant nous le couvrons d’éloges et ce jusqu’au dernier mile du trip.
Sauf que notre erreur est démasquée enfin la mienne... retour sur la bonne voie 2ème piste à droite (cette fois c’est la bonne et trop fastoche) après la jonction avec la Lower San Rafael mais la luminosité faiblit, le crépuscule guette, adieu le sunset sur Five Hole Arch.
Nous gardons ce trail pour demain car dans l’immédiat une nouvelle expérience nous attend : première nuit dans le 4X4 et dans le wilderness, j’ai adoré cette solitude à deux, le décor s’y prêtait bien.

Douce soirée et nuit chaude !!!
Hum ! hum ! Petits et petites coquines, pas toujours bien placées vos idées !
Le 4 juin
Sticks & RocksLa journée commence très tôt - la lumière du jour nous réveille aux aurores - par la rando de Five Hole Arch une rando comme je les affectionne particulièrement, tous les ingrédients sont réunis: marche sur du slickrock, de l’orientation au GPS et un fabuleux spot de 5 belles arches donnant sur un panorama splendide de la Green River rive ouest.
Cette rando reste un très bon souvenir pour nous.
Trail de 2h15 en A/R

Crocodile Rock

Five Hole


Green River

Nous partons dans la région de San Rafael Swell avec son canyon de Little Wild Horse très prisé pour 3 raisons essentielles: il est facile d’accès, amusant et beau.
Of course, nous y croiserons beaucoup de touristes mais il vaut le détour.
Sans faire la boucle complète nous y resterons 2h en A/R.

Arrivés à Goblin Valley State Park la chaleur nous suffoque, l’air est irrespirable et notre balade à travers ces étranges créatures y sera écourtée.

Allez, allez on se ressaisit… et on se rattrape vite avec Crack Canyon pour lequel nous avons littéralement craqué tous les deux. Histoire de feeling !
Quelques difficultés à trouver la bonne piste me pousse à vous donner une indication:
Sur la Temple Mt Road laisser sur votre gauche la route pour Goblin Valley & Little Wild Horse Canyon continuer tout droit et compter environ 2 miles de cette jonction à celle de Crack Canyon prendre alors à gauche la piste menant au waypoint du parking indiqué sur ouestusa.
Le trail jusqu’à l’accès au site est sans intérêt juste un peu d’escalade et de repère avant de se jeter dans le Crack Canyon. 2 h en A/R (on marche le temps qu’on veut dans le canyon)
Un extraordinaire travail d’Erosion nous projette des années en arrière, certainement des millions d’années de labeur avant cet incroyable résultat. La roche est creusée de toute part, de nombreuses cavités - des p’tits trous, des p’tits trous encore des… et des passages tunnel façonnés et modelés par les pluies torrentielles et l’écoulement saisonnier de l’eau.
Sensationnel !


Le 5 Juin
CLARET CUP CACTUS Echinocereus Triglochidiatus & ASTER Erigeron ConcinnusFactory Butte nous était totalement inconnu avant sa découverte dans le carnet de Mokalkhi – merci pour le petit détour vers ce colosse nuancé de gris et d’ocre, posé sur son tapis fleuri jaune.

Si, si .. le tapis est bien jaune !

Puis à l’approche de Capitol Reef en venant de Hanksville mon émerveillement est à son comble, j’ai encore droit aux petites moqueries de Patrick m’imitant « Oh ! c’est beau »
Ces dômes rocheux aux teintes douces se déclinant du rose au violine surplombant le blanc cassé/beige me surprennent et me scotchent sur place le temps de m’imprégner et d’imprimer dans la case mémoire.

Pourtant le sentier de Cassidy Arch nous attend et son dénivelé annonce déjà le ton , nous approchons de l’arche en bufflant.
Grimpette de 2h30 en A/R, nous l’avons prolongée en poussant de 2 miles vers le Cohab Trail.
Le Waterpocket étant le lieu privilégié de refuge du hors- la- loi redouté et de sa bande de malfrats. Pas vu, pas pris…

Vers 16h un petit passage au Visitor Center de Capitol Reef où les rangers nous confirment ce que nous pensions déjà : tout est OK ! L‘état de la piste et la météo étant les 2 atouts majeurs pour l’accès à Cathedral Valley.
Nous sommes prêts pour notre petite expédition; la traversée de la Fremont River ne pose aucun souci vu son faible débit et sa profondeur.
Juste après le gué nous apercevons un 4X4 stoppé et un homme filmant notre traversée.
Ni une, ni deux nous faisons connaissance avec Serge et Elina, 2 américains ; nous bavardons slowly very slowly vu notre épouvantable anglais et échangeons nos E-mail pour l’envoi de la vidéo .
Serge, jusqu’à ce jour n’a pas tenu sa parole… Soit, nous sommes très patients, Serge !
Je vous laisse admirer ces fabuleux déserts où ne poussent seulement que quelques éparses mais somptueuses cathédrales dans un décor de rêve.
Lower South Desert Overlook
Vues du primitive campground : Cathedral Valley OverlookUn vrai délice ! A la tombée de la nuit...
Une nuit au primitive campground largement inspirée par vos suggestions. Thanks à Fred, Kashtin et Krikri
Sunset, Sunrise…Satisfaction, Stupefaction...
Waouh! Du campground et à ma grande stupeur naïve nous devinons les contours de Factory Butte ! Encore, Elle !
Le 6 Juin
PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia PhaeacanthaRéveil très tôt… sunrise oblige… puis nous entamons notre retour par la Caineville Wash Road, nous trailons 1 petite heure aux Monoliths puis un arrêt quasi obligatoire s’impose aux Temple of the Moon & of the Sun et son Glass Mountain pour lequel je suis interrogative.
Comment cet amas de mille morceaux de verre imbriqués les uns dans les autres (gypsum) a-t-il pu se former et qui plus est, parader à cet endroit stratégique ? Encore un Grand mystère de l’Ouest… Encore une vue de toute beauté sur Capitol Reef

Un petit bonjour au Visitor Center du parc et nous nous préparons maintenant pour la rando de Sulphur Creek qui est une one way.
Nous laisserons donc le véhicule sur le parking du Visitor Center mais il nous faut trouver un conducteur allant vers Torrey et voulant bien nous déposer en face de Chimney Rock, départ de notre trail.
Après 2 ou 3 tentatives avortées (beaucoup partent dans l’autre sens) je m’adresse à une jolie américaine qui accepte d’emblée la proposition. Ca tombe bien ils y sont allés la veille et nous livrent quelques conseils pour bien appréhender les waterfalls.
Nous descendons dans le lit de la rivière, la Sulphur Creek, elle vient grossir la Fremont River à Fruita.
Le trail consiste à suivre le cours d’eau et à contourner les obstacles, 3 cascades de 2 à 3 mètres de hauteur environ . Difficilement négociables même avec les recommandations de notre américaine, elles nous font hésiter et réfléchir…

Fort sympa, je vous confie la solution aux énigmes : les 2 premières cascades se descendent par la droite et la dernière à son départ par la droite et après un saut de biche au-dessus de la cascade vous serez alors à sa gauche longer la falaise et les efforts sont presque terminés pour rejoindre le Visitor Center.
Une des randonnées préférées de Patrick…
Le trail est fun presque toujours les pieds dans l’eau mais assez acrobatique, des senteurs florales s’échappent du Russian Olive et aiguisent mon odorat très fin et me rappelle l’odeur de notre mimosa.
RUSSIAN OLIVE Elaeagnus angustifoliaLe 7 Juin
GLOBE MALLOW Sphaeralcea Parvifolia & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRIDGES PENSTEMON Penstemon RostriflorusNous quittons Capitol Reef avec le regret et la sensation de ne pas avoir approfondi notre connaissance du parc.
En sortant de la piste de Cathedral Valley...Soit, nous piquons vers Escalante et le GSENM en suivant le WaterpocketFold et sa gigantesque déchirure sur plus de 100 miles. Les lacets des Switchbacks me transportent déjà, je suis subjuguée et le serai encore plus devant Stricke Valley Overlook même après une 3ème fois…
Ici, The Notom Road

Puis les Switchbacks

Toujours saisissante et énigmatique cette pliure tectonique aux mille couleurs , superposition de couches rocheuses colorisées et les Henry Mountains se dressent fièrement en arrière plan de peur d’être oubliés de notre champ de vision.



La Wolverine Loop nous offre ses forêts boisées où cohabitent pins pignons et genévriers ; nos regards sont captivés par les étendues de champs aux teintes orangées.
Les Globemallow se pavanent sans retenue et à notre plus grand plaisir. Pas mon Spartiate, vous dis-je ! Les Globemallow… Il vient de perdre son image de marque, son bouclier et sa sarisse! S'en remettra t-il un jour? Suite au prochain épisode...

Nouvelle explosion de teintes ..Inespérées.. Inattendues…au détour de la Wolverine RoadLe 8 Juin
LUPINE Lupinus Caudatus & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRICKELLBUSH Brickellia longifoliaNous roulons le long de la Hole in the Rock et nous descendons dans le wash Dry Fork & Coyotte Gulch; nous enchaînons les 3 slots canyon en enfilade en commençant par Dry Fork le plus à gauche histoire de ne pas le désavantager, juste une petite incursion de ½ mile.
S’ensuit le Peek-a-boo en A/R et son entrée acrobatique et l’on distingue de suite ses 2 belles arches ocres et rougies par la lumière du jour perçant dans le slot canyon. Trop Top !
Se hisser, se pousser, s’entraider, s’agripper, se glisser… Très sportif et très beau le Peek-a-boo et bien sûr assez fréquenté.
Nous terminerons par Spooky dont les parois sont criblés de picots noirs, il est extrêmement étroit et sinistre, il y fait sombre et là anybody.
Se faufiler, se désarticuler, rentrer le ventre ou le poitrail et s’adapter aux formes de la paroi pendant quelques mètres juste pour satisfaire la curiosité du lieu... des entrailles du Spooky


Et la journée se poursuit, nous continuons sur la piste Hole in the Rock vers le sud, elle est interminable, cassante et accidentée à sa fin.
Pour atteindre le trailhead de Broken Bow Arch prendre à gauche la CO 276 (seule indication) par le Willow Gulch trailhead. Compter 3 h en A/R.

Une fois dans le canyon la randonnée est très sympa, nous zigzaguons parmi les saules et autre végétation au gré du ruisseau; puis nous atteignons la fulgurante et jolie courbe de l’arche Brocken Bow. J’étais loin de m’imaginer une telle beauté et massivité dans ce coin si reculé. Quelle magnifique surprise !
Sur le retour, un ru m’attire, je m’agenouille pour y tremper casquette et visage et là surprise, je suis interloquée : 1.. 2.. 3… écrevisses …barbotent à cet instant sur le cours d’une fontaine naturelle d’eau. J’hallucine ou quoi !
Etonnement, puis splatch à l’eau, la Lolo.. c’est bas l’eau… Fous rires à gogo..
Petits conseils pour une journée comme celle-ci : - le 4X4 sans être 4WD doit être obligatoirement high clearance sans aucun doute - Ne pas négliger et plaisanter avec les réserves d’eau (3 L /personne minimum), la chaleur est extrême
Et voilà, le projet de passer la nuit dans le 4X4 s’amenuise petit à petit : nous manquons misérablement et bêtement d’eau, si nous prenons en compte que le lendemain nous envisageons Neon Canyon & Golden Cathedral.
Bon, d’accord je vous donne des conseils en eau …. mais c’est de bonne augure !
Décision finale: Nous faisons une halte à Dance Hall Rock (là, où nous devions dormir), très bel amphithéatre de grès rouge, lieu de repos et de danse des pionniers, que nous arpentons nu-pieds en soirée en contournant les potholes (énormes trous clairsemés d’arbre isolé) puis nous passons la nuit à Escalante.
Très sage …comme solution finale !

L’accès à l’arrière du Hall

l'arrière du décor

Le 9 juin

La rivière Escalante et son Neon Canyon nous réserve ici une petite perle, la Cathédrale d’Or, elle brille de mille feux sous le soleil …tout en mouvance …mais avant nous devons y laisser quelques gouttes de sueur.
« Suivre le cap du Round Dome » OK, Philippe! Aucun souci !
sauf que nous suivons les traces du trail Fence Canyon sans bien sûr descendre dans le canyon.
L’expérience malheureuse de Krikri et Hervé nous revient en mémoire et nous en dissuade. Non, aux Deer Flies (les taons sont voraces et n’épargneront personne !)
Nous restons sur le Rim de Fence Canyon. Très joli ! Aucun regret même avec la rallonge en miles ! Nous devons absolument trouver le passage dans les dunes de sable. A droite, toute !
Ca y est nous y sommes ; nous nous créons un point de repère et jetons notre dévolu sur 1 pin rabougri mais bien repérable pour le retour.
Maintenant, nous nous frayons notre chemin dans la végétation d’arbustes à l’approche de la rivière presque en face du défilé Neon Canyon mais l‘Escalante est bien trop profonde, trop de débit et les berges ensablées sont infranchissables.
Nous cherchons encore puis bifurquons sur la gauche pendant environ 100 mètres et là nous pouvons la traverser sans aucun risque et se faufiler à travers une végétation identique jusqu’à l’entrée du Canyon.
Invités par le chant harmonieux des oiseaux nous avançons comme happés et nous sentons une arrivée en apothéose . Les falaises de grès rouge sont zébrées comme entachées de vernis noir contrastant avec le vert tendre des arbres à coton.
Merveilleuse et enchanteresse Golden Cathedral … Une grotte géante percée de 2 grands trous permettant aux rais du soleil et de la lumière de se refléter dans une étendue d’eau verte.
La magie du lieu se bonifie avec les effets divers et variés tels un stroboscope sur la voûte lors d’un jet de pierre dans l’eau.
Incroyablement pittoresque , un spectacle naturel en Or à savourer seuls presque religieusement.
Séquence Emotion avec:
Effets prodigieux de stroboscope et de kaléidoscope sur la voûte de Golden Cathedral




Petits conseils: - la piste est très cassante, 4x4 high clearance obligatoire - le trail est exigeant, exténuant à cause des T° élevées et de la marche dans le sable - 7 h en A/R . Le Camelback d’une contenance de 3 litres était juste pour moi ce qui a conforté notre sage décision de la veille. - notre trail le plus difficile du séjour.
Le 10 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalis & PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia PhaeacanthaUn gigantesque cratère de volcan débordant de sable dont la couleur Sahara (de mon invention !) s’harmonise parfaitement aux teintes rose/blanc cassé des roches incurvées lui servant de mur-forteresse et le protégeant des agressions extérieures.
Les paysages sur la 2ème partie du trail sont magnifiques, les vues s’étendent à perte de vue sur la région des canyons formés par l’Escalante River.
Le soleil, aujourd’hui encore (13 ème jour sous ses rayons) nous inonde de sa lumière et de ses rais brûlants.
The Volcano est un site très atypique et nous confère une impression d’irréalisme ou de s’être trompé de planète.
La marche se fait en 5 h en A/R et demande une orientation au GPS pour une 1ère approche.
Conseil: 2 solutions s’offrent à nous en longeant et en se repérant à la falaise sur la droite - On l’effleure et on marche alors sur du slickrock la plupart du temps - On randonne plus sur la gauche et on grimpe et on dévale une multitude de sablons/dunes comme des montagnes russes.
Souvenez-vous, je préfère le pied ferme sous la chaussure aussi nous choisissons la 1ère option, elle me plait bien.
Prendre toujours le cap de cette vue ressemblant étrangement au Volcano mais méfiance…

Ce n’est pas toujours celui qu’on pense... gaffe, ce n’est pas lui …
Alors remonter la barrière de barbelés jusqu’en haut, l’escalader (aucune complication) et là virer de cap... à droite toute…
Environ 1 H plus tard nous distinguons la lèvre supérieure du volcano et arrivons devant le beau précipice. Des rafales de vent nous dissuadent de descendre dans les abysses du volcan par les petites marches creusées dans la roche. C’est tout de même assez vertigineux et impressionnant !

Nous sommes déjà comblés par le lieu et le spot. Merci, Marie.

Don't disturb... my Spartiate prend les mesures du Giant et voici ses conclusions: 25 m de profondeur et 30 de diamètrePas encore finie cette journée !
Arrivés au parking du trailhead de Upper Calf Creek Falls, nous entamons la descente sur un terrain pierreux dont le dénivelé négatif est important.
Pas le pied !!!! et c’est peu de le dire ! Mes orteils sont douloureux comme une sensation d’étau en bout de chaussure. Je dérape.. mon corps parle... et n’en peut plus pour ce jour-là.
D’un commun accord, nous stoppons l’aventure et vivement le surplus de repos à Escalante !… Bien joué la Lolo !!
Le 11 Juin
YELLOW EVENING PRIMROSE Oenothera flava & COLUMBINE Aquilegia micrantha & EVENING PRIMROSE Oenothera pallidaRevigorés, nous débutons la matinée avec la balade très reposante
de Willis Creek, prenant sa source dans le parc de Bryce Canyon
et affluent de la Paria River.
Le slot Canyon se caractérise par son cours d’eau aux eaux transparentes sinuant dans les gorges étroites de grés et de calcaire, agrémenté de beaux spots.
La T° a baissé, il se dégage une note de fraîcheur et une atmosphère calme et apaisante.



La rencontre fortuite avec des cavaliers nous surprend mais accentue la bonne note dédiée à ce trail.
2 h de marche… enfin, comme dans de nombreux canyons, libre à vous de marcher le temps désiré..
Tiens ! et si on allait saluer la Grovenor Arch située au nord de la Cottonwood Road, elle n'est vraiment pas loin d’ici.
L’arche ne parvient pas à se détacher du ciel bien tristounet, ses couleurs manquent de panache alors que le ciel devient très menaçant au sud de la piste vers Page.

Nous quittons la Cottonwood Road tout en sachant que nous la retrouverons mais côté sud lorsque nous serons à Page.
C’était mal vu…. car nous ne pourrons le jour prévu la faire par manque de temps !!! Adieu le Yellow Rock (m’en fiche, déjà arpenté en 08)
Patrick, lui non...
Aussi, il sera sûrement relisté car du coup nous ne connaissons ni l’un ni l’autre la partie colorée de la Cottonwood Road et sans aucun doute je referai le Yellow Rock avec beaucoup de plaisir… partagé !
Patrick s’émerveille , normal nous nous approchons en douceur de Bryce Canyon et nous y voilà ..
Moi, je suis dépitée après 3 années consécutives… plus de magie plus de sensation de la découverte...
Est-ce possible de devenir insensible à la beauté de ce Canyon ? Ce sentiment me gêne.
Un regain d’espoir devant Bryce Point & Sunrise Point, mes 2 points de vue préférés.

Un manque d’enthousiasme et la pluie qui maintenant tombe en averses intermittentes nous incitent à faire l’impasse sur le Peekaboo Loop.
Désolé, Bryce !!!!!!!

Pourtant tu te décarcasses, à en voir ta végétation s’enraciner pour préserver le site !!
Le 12 juin
PENSTEMON Penstemon eatonii & ASPEN Populus tremuloides & ENGELMANN SPRUCE Picea engelmanniiDes millions d'années d'érosion et de soulèvement ont sculpté cet immense amphithéatre de couleur pourpre mordorée
Le Cedar Breaks NM est très fascinant sous sa parure semi hivernale, ses parois de terre rouge sont drainées de coulées neigeuses blanches, quelques épicéas se dégagent de l’épaisseur nuageuse et cotonneuse; les flocons tombent maintenant puis se transforment en pluie fine.
Contraste saisissant des teintes… sur Sunset View



Nous sommes transis de froid, en 2 jours la température est descendue de 26° (de 29° à 2,8°). La contemplation du Sunset View sera intense et de courte durée et nous préférons traîner nos galoches au sec. Adieu, Spectra Point et son Ramparts Trail !
Nous traversons tour à tour la forêt nationale de Dixie plantée de sapins, d’épicéas et de trembles puis des régions de lacs - Panguitch Lake et Navajo Lake – nous apprécions beaucoup la diversité des paysages; la pluie a cessé, les nuages plus tenaces s’accrochent en fond de ciel.
L’entrée East de Zion National Park par l’UT 9 (Mt Carmel) est jalonnée de formations rocheuses arrondies, striées dont les vues sont spectaculaires. La route étroite et sinueuse alterne entre de nombreux lacets et tunnels. Décidément , Zion NP m’a séduit en 08 et là il me le rend encore; nous sommes sidérés par tant de splendeur jusqu’à en oublier de photographier !
Heu… autre excuse, il est difficile de se garer… c’est balot !
Le temps variable oscille entre pluie et rais timides du soleil explosant alors les rouges du grès Navajo et les verts arbustifs.
La Virgin River, petite rivière tranquille en vallée, prend sa source à 2600m d’altitude et se jette dans le Colorado 1500m plus bas avec difficulté et force de caractère au regard du Zion Canyon très profond et creusé depuis des siècles et des siècles.
La mauvaise météo nous barrera la route, aucun shuttle ne circule ce jour jusqu’au Temple de Sinawava d’où nous devions rejoindre le trail The Virgin Narrows.
Nous nous consolons au Visitor Center en obtenant nos permis pour The Subway, gagnés 3 mois plus tôt à la loterie sur le Net.
Les prévisions météorologiques sont favorables pour le lendemain: nous jubilons
Le 13 Juin
HORSETAILS Equisetum hyemale & COLUMBINE Aquilegia micrantha & SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellumEn route par la Kolob Terrace Road et plus précisément pour le trail par la partie basse des abords de la rivière Left Fork North Creek que nous remonterons...
La partie haute est réservée au canyoning , elle est nettement plus technique et hors de nos compétences physiques.
Les 2 options au final débouchent au fond d’un canyon dans « The Subway »
J’ai adoré cette rando et ne peux m’empêcher d’en vanter les mérites rarement signalés ou décrits et laissée pour compte au détriment du point d’orgue final
et pourtant... Ma préférence à moi !
De-ci, de-là nous ondulons au rythme de la rivière, nous esquivons les rochers puis traversons le cours d’eau pour atteindre l’autre rive
Nous alternons escalades, glissades, évitements d’obstacles...
les berges quant à elles s‘enorgueillissent d’une végétation très riche et florissante – des sous-bois de fougères, diverses variétés d’érables – puis de part et d’autre nous serpentons entre un tapis de verdure ou de fleurs ou de roseaux érectiles.
HORSETAILS Equisetum arvense & Equisetum Hyemale

RED MAPLE Acer glabrum &Wood Fern & Grassfern
SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum
CARDINAL MONKEY FLOWERS Mimulus cardinalis Thanks à Pascale, alors!La température de l’air est clémente 20°, un temps idéal pour la marche.
Des senteurs parfumées nous chatouillent le bout du nez, mélange tout en douceur d’odeurs agréables de pin, pain d’épice et anis.
Nous suivons presque à la lettre les traces laissées par les piétinements des randonneurs évitant ainsi l’accumulation de fatigue; la rando s’avère longue et difficile…
Elle a beau me plaire, faudrait pas en rajouter tout de même !
Surviennent alors, à petits pas de velours, les 1ères cascades..
Plus haut, elles s’élargissent, prennent de l’aisance et enfin toute la largeur du Left Fork North Creek.
C’est beau, très joli

Les eaux transparentes se déversent sur les terrasses de grès rouge, les arbres et épicéas arborent leur nuance de vert allant de l’acidulé au malachite et au vert sombre et profond du sapin.
la rigole naturelle annonciatrice de l’arrivée au fabulous SUBWAYLa végétation est luxuriante et rafraîchissante, ici .
En amont, elle y est absente, l’environnement devient froid… un souffle glacial nous surprend juste à l’entrée du tube… du tunnel… de la bouche de métro…
… du SUBWAY, quoi !..

Des teintes métalliques et plombées colorent la roche en contraste avec les eaux bleutées et cristallines des piscines naturelles …
En rêve !!! Oh ! la menteuse..
Les orages et les pluies de la veille en ont modifiés à coup sûr l’aspect et la tendance artistique.
L’eau est brouillée, beigeasse, hésitante.

Nos pieds sont glacés et se crispent, tant pis pour eux…. nous profitons de cet endroit sublime enveloppé d’un halo de mystère.

Trail de 6 heures en A/R.
Surtout ne vous engouffrer pas « sauvagement » dans The Subway sans profiter pleinement des avantages de la Nature de ce trail…. !
Nous prolongeons la journée et suivons plein nord la Kolob Terrace Road (conseil de Philippe) sur environ 10 miles d’où nous contemplons les belles vues jusqu’au Lava Point Overlook et au-delà…
Le 14 juin
Lizzard & CactusAprès une halte ravitaillement à Spingdale en prévision de notre nuit au Atlatl Rock campground, nous filons vers les Kolob Canyons Viewpoint puis vers Red Cliffs d’où nous sommes refoulés pour cause de travaux et impossible même en forçant le passage pourtant nous étions pratiquement arrivés au but…Grrr..
On brûle …on brûle… à l’approche du Valley of Fire , State Park attenant à la rive ouest du Lake Mead où se jette justement la Virgin River et tant d’autres cours d’eau et rivières
et la rencontre avec le Colorado a lieu ici, quand même !
Nous patientons à Overton: trop, trop chaud à l’extérieur…. et trop, trop froid à l’intérieur (genre Mac Do). Encore un des paradoxes de nos amis américains !
Vers 17h, nous osons nous jeter dans la braise de Valley of Fire à la découverte de Elephant Rock juste en bordure de route, superbe mimétisme à l’animal.

Fusion de la Roche ….
EVENING PRIMROSE Oenothera caespitosaUne fois de plus nous nous stimulons pour nous extraire du 4x4 climatisé et trailer à la recherche de Fire Canyon que nous pensions être
cecialors que nous voyons
celà.... après 1 h en A/R de marche à en suffoquer. Petite déception…
Rainbow Vista nous gratifie de ses splendides vallons et rochers aux multiples formes et teintes surtout au sunset mais auparavant nous nous baladons dans Whites Domes ... trail de 1h en Loop avec une diversité de paysages incroyables: falaise blanche, canyon, petites arches, rochers aux formes étranges taraudées par les temps, et vues très colorées. Flamboyant en soirée.


Retour vers Around Rainbow Vista et là nous capitulons – seating d’1h – admiratifs et en contemplation devant le spectacle du sunset. Les roches s’embrasent, s’enflamment tout près de nous tandis qu’au loin des images quasi-hallucinatoires, fictives miroitent dans notre fonds d’œil ou bien est-ce juste notre imagination /imaginaire en recrudescence … Trop beau !
Tout près….

Et au loin …

Valley of Fire est à son paroxysme à la tombée de la nuit ; elle dévoile son secret de façon ostentatoire à ce moment-là.
Oui , nous dégustons avec délice ce gâteau géant aux mille couleurs dégoulinant de nuances somptueuses - des jaune, rose, mauve, violine, vert/gris, chocolat, terre de sienne – Variations

Cette dégustation fine et savoureuse annonce une douce nuit étoilée au campground Atlatl Rock où la douche coulera à flot pour notre bien-être corporel.
Ah ! j’oubliais de vous préciser en guise de dégustation non imagée celle-ci, il s’agira seulement de sandwichs bien américains et de quelques fruits à se mettre sous la dent ! ! Notre paradoxe, à nous, celui-ci !
Le 15 juin
CATCLAW ACACIA Acacia greggii entouré de CACTUS Opuntia polyacanthaLa matinée commence par le déchiffrage du panel d’art indien sur l’Atlatl Rock et nous suivons le Scenic Loop à la recherche de Arch Rock, Piano Rock et plus loin Panorama Rock.

Une triste nouvelle est tombée susurrée par Philippe lors de notre rencontre à Moab: l’ Ephemeral Arch n’existe plus.
Si fragile, si éphémère qu’elle n’est plus et ne sera plus jamais... elle a chuté une certaine nuit de fin mai 2010.
Soit, ma curiosité insatiable me titille, je formule:
- Et si nous allions en voir les vestiges ?
Regard interrogatif de Patrick ..
Serait-elle devenue folle ?
WHY ?
Avant le 31 maiWHY NOT ?
Après le 31 mai Let’s go…
Rando d’ 1 h 15 avec la hantise de revenir bredouille et c’était sans compter le côté organisationnel américain... Un panneau indiquant l’info était bien évidemment planté au sol, il nous restait juste à lever le bout de nez pour faire l’état du lieu et la constatation suivante: ce trail risque fort d’être déserté sans Ephemeral Arch.
Nous quittons le désert de Valley of Fire pour Colorado City et le trail de Watercanyon.
Très appréciable cette randonnée d’1 h en A/R , un peu de fraîcheur et de végétation avant d’apercevoir
ce joli petit canyon que j’aime surnommer « le petit Subway » et ses cascades.
Puis sur le chemin du retour, nous assistons à la baignade façon mormon.

Très surprenant ! Comme une apparition au pays des Elfes..
Nous reprenons la route vers la région du Vermilion Cliffs où l'on s'attardera à Old Paria par la piste signalée par l'indication "Paria Townsite".
Tout le plaisir est pour nous... c’est un régal de plus, les couleurs -violine et crayeux- sur la roche nous ravissent, des rubans aux tons dégradés sont posés les uns sur les autres sur une enfilade de montagnes... avec copie conforme en face et sur des dizaines de miles.

Allons vite chez Susan et Steeve chez qui nous passerons 3 nuits au B&B Outpost of Paria
Point de Susan mais un gentil mot collé à la porte avec les recommandations d’usage
... Rencontre fortuite avec deshawn de VF . Discutaillons... il est seul et a besoin de compagnie...
Tiens, me voici arrivée à la moitié du voyage (J 15)... je passe donc la main à Patrick pour la bonne parité/équité dans le couple !!!!! D’ac les filles ! Bali-Balot !
Et bien sûr à très bientôt....
La Birmanie va ouvrir une ligne Rangoon-Phuket English translation pending
Une compagnie aérienne birmane va démarrer deux vols hebdomadaires, le lundi et le vendredi, entre Rangoun et l'île de Phuket, ont rapporté dimanche les médias. Un porte-parole d'Air Bagan a annoncé sur le journal d'État Myanmar Times que les services démarreront début décembre, avec un appareil Fokker qui peut contenir environ 100 passagers.
Air Bagan, possédé par le magnat birman Tay Za – qui est suspecté d'avoir des liens très étroits avec la junte – a aussi annoncé un plan pour augmenter la fréquence des vols sur une de ses lignes existantes, de Rangoun vers Chiang Mai. Phuket essaye depuis plus d'un an de se poser en alternative régionale à Bangkok, souvent touché par des conflits intérieurs, et de nombreuses compagnies d'Asie du Sud-Est ont ouvert de nouvelles lignes sur l'île d'Andaman, dont Air Asia qui en a fait son second hub régional. Dernier projet en date : l'extension et la modernisation de l’aéroport de Phuket, afin d’augmenter sa capacité d’accueil de 6,5 millions de passagers par an à 12,5 millions, qui devrait être complété en 2013, pour un coût de 5,8 milliards de bahts (145 millions d’euros). (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 21 septembre 2010
Air Bagan, possédé par le magnat birman Tay Za – qui est suspecté d'avoir des liens très étroits avec la junte – a aussi annoncé un plan pour augmenter la fréquence des vols sur une de ses lignes existantes, de Rangoun vers Chiang Mai. Phuket essaye depuis plus d'un an de se poser en alternative régionale à Bangkok, souvent touché par des conflits intérieurs, et de nombreuses compagnies d'Asie du Sud-Est ont ouvert de nouvelles lignes sur l'île d'Andaman, dont Air Asia qui en a fait son second hub régional. Dernier projet en date : l'extension et la modernisation de l’aéroport de Phuket, afin d’augmenter sa capacité d’accueil de 6,5 millions de passagers par an à 12,5 millions, qui devrait être complété en 2013, pour un coût de 5,8 milliards de bahts (145 millions d’euros). (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 21 septembre 2010
Visite de Sapa et le nord du Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
je pars au Vietnam avec mon ami le 10 Oct prochain.
Nous visiterons d'abord le Sud (4jj environ) (HCMC et le Delta du Mekong) et ensuite nous prendrons un vol interne pour Hanoi et rester les autres 10jj qui nous restent dans le Nord.
Au vu du peu de temps que nous avons nous avons décidé de supprimer le centre du pays.
Je me pose maintenant une question : mon chéri a eu un accident juste à trois semaines de notre départ, il a un pieds gonfle comme un ballon, 🤪🤪 mais d'ici notre départ il devrait pouvoir marcher ss problèmes....😕 On voulait visiter Sapa et les villages du Nord ainsi que la baie d'Ha Long, je me demandais si pour Sapa (et surtout les villages)le fait d'être en convalescence n'est pas rédhibitoire .... Y a t il beaucoup de chemin à parcourir ? les routes sont celles d'un trek je me doute... pensez vous que ça peut se faire en ces conditions? Je ne demande pas l'avis des medecins qui sont parmi vous, mais des connaisseurs de la région! Et, le cas écheant, pourriez vous me proposer d'autres tours de la region qui seraient moins physiques?
Autre chose, nous n'avons rien programmé pour le moment, j'ai lu dans les différents posts qu'il est préferable organiser depuis Sapa plutot qu'Hanoi... en arrivant à 5h00 avec le train typique depuis Hanoi, on a moyen de repartir dans la journée (y/c le temps de trouver la bonne agence) ?
Et, enfin, pour la baie d'Halong c'est préferable d'organiser ça où? Hanoi?
Merci de vos réponses...😏 bien à vous f/s
Je me pose maintenant une question : mon chéri a eu un accident juste à trois semaines de notre départ, il a un pieds gonfle comme un ballon, 🤪🤪 mais d'ici notre départ il devrait pouvoir marcher ss problèmes....😕 On voulait visiter Sapa et les villages du Nord ainsi que la baie d'Ha Long, je me demandais si pour Sapa (et surtout les villages)le fait d'être en convalescence n'est pas rédhibitoire .... Y a t il beaucoup de chemin à parcourir ? les routes sont celles d'un trek je me doute... pensez vous que ça peut se faire en ces conditions? Je ne demande pas l'avis des medecins qui sont parmi vous, mais des connaisseurs de la région! Et, le cas écheant, pourriez vous me proposer d'autres tours de la region qui seraient moins physiques?
Autre chose, nous n'avons rien programmé pour le moment, j'ai lu dans les différents posts qu'il est préferable organiser depuis Sapa plutot qu'Hanoi... en arrivant à 5h00 avec le train typique depuis Hanoi, on a moyen de repartir dans la journée (y/c le temps de trouver la bonne agence) ?
Et, enfin, pour la baie d'Halong c'est préferable d'organiser ça où? Hanoi?
Merci de vos réponses...😏 bien à vous f/s
Pour quelles raisons voler avec Air France? English translation pending
Sur se forum, nombre de posters, dont je fais partie, ont eu l’occasion de faire part de leurs remarques et critiques vis-à-vis d’AF, avec les réponses acerbes voire insultantes que cela génère de la part de certains employés de cette compagnie.
Ceci étant, il reste plein de gens qui sont contents d’AF et parmi ceux qui se plaignent d’AF, qui volent quand même avec AF pour de bonnes ou mauvaises raisons.
Première contribution donc:
Toutes destinations Vols direct pour presque partout au départ de CDG (j’habite à côté de Roissy)Salons et accès N°1 du fait de FB, ce qui est très appréciable (1 heure avant le vol à Roissy au lieu de 2 heures pour les MC, pas de stress, confort en cas de retard, info à jours grâce aux employés du salon…)Franchise bagages OK toujours grâce à FBService réservation Club très professionnel et efficace.Vols Europe et France Offre NEO compétitive et flexible même en Y (€ 50 de frais de modif, ce qui n’est rien comparé à l’ancien tarif « semaine »)Les prestations envols en Y sont devenue quasi inexistantes, mais on ne peut pas tout avoir, quoi que sur AB…. Enfin, pour une heure de vol ou deux, rien de dramatique et le service au sol compense largement. PNC en général prévenants et professionnelsBonne réactivité en cas de retard ou d’annulation, aussi bien à Paris qu’en escaleVols LC :
Vers Amérique du Nord : Pour un vol de 6 heures, le prix d’une C est prohibitif, aussi je vole en Y, pour les raisons cité ci-dessus (vol direct, salon, franchise bagage accès N° 1etc). Un vol avec correspondance ajoute trop de temps par rapport au temps de vol initial, donc malgré l’inconfort de l’Y (entre autre, mais je ne répèterai pas ce que je n’aime pas sur AF en LC), je reste sur AF. Je tenterai PV la prochaine fois. Vers les destinations plus lointaines :je ne prends plus AF car sur plus de 6-8 heures, je veux voler en C et une escale ne me gène pas en proportion du temps de vol global.A suivre, j’en oublie sûrement.
Ceci étant, il reste plein de gens qui sont contents d’AF et parmi ceux qui se plaignent d’AF, qui volent quand même avec AF pour de bonnes ou mauvaises raisons.
Première contribution donc:
Toutes destinations Vols direct pour presque partout au départ de CDG (j’habite à côté de Roissy)Salons et accès N°1 du fait de FB, ce qui est très appréciable (1 heure avant le vol à Roissy au lieu de 2 heures pour les MC, pas de stress, confort en cas de retard, info à jours grâce aux employés du salon…)Franchise bagages OK toujours grâce à FBService réservation Club très professionnel et efficace.Vols Europe et France Offre NEO compétitive et flexible même en Y (€ 50 de frais de modif, ce qui n’est rien comparé à l’ancien tarif « semaine »)Les prestations envols en Y sont devenue quasi inexistantes, mais on ne peut pas tout avoir, quoi que sur AB…. Enfin, pour une heure de vol ou deux, rien de dramatique et le service au sol compense largement. PNC en général prévenants et professionnelsBonne réactivité en cas de retard ou d’annulation, aussi bien à Paris qu’en escaleVols LC :
Vers Amérique du Nord : Pour un vol de 6 heures, le prix d’une C est prohibitif, aussi je vole en Y, pour les raisons cité ci-dessus (vol direct, salon, franchise bagage accès N° 1etc). Un vol avec correspondance ajoute trop de temps par rapport au temps de vol initial, donc malgré l’inconfort de l’Y (entre autre, mais je ne répèterai pas ce que je n’aime pas sur AF en LC), je reste sur AF. Je tenterai PV la prochaine fois. Vers les destinations plus lointaines :je ne prends plus AF car sur plus de 6-8 heures, je veux voler en C et une escale ne me gène pas en proportion du temps de vol global.A suivre, j’en oublie sûrement.
Faire de la plongée sous-marine et trouver un hôtel aux Philippines? English translation pending
Hello, les pros et non pros des Philipinnes (Remuage de couteaux...LOL 😉)
Je rentres juste d'un trip de plongée à Moalboal, j'ai bien aimé, un chouette coin surtout le balais des sardines sur Pescador, c'est un peu comme une plongée de nuit en plein jour.😎 Magique , envoutant que du bonheur. Bon enfin voici mon dilemme: Je dois organiser pour 3 amis plongeurs en novembre prochain un trip dans ce merveilleux pays (pfffffff...😛) J'en suis à mon 8ème voyage et ma dépendance ne fait qu'empirer, donc le seul remède la rechute...😎
3 plongeurs mais qui aiment bien aussi la vie nocturne, problème comme souvent aux Philippines c'est binaire tout ou rien (1/0) de ce côté là.(J'ai l'habitude côté Malaisie c'est plutôt rien de rien...🏴☠️) Genre: Puerto Galera un peu trop "Lady gogo", Malapascua c'est mort, Moalboal est un bon compromis mais en saison des pluies c'est aussi assez mort je le confirme. 😕 Etc...
J'ai besoin de l'avis des ("pros" 😛) connaisseurs, bourlingueurs, aventuriers, saltimbanques et autres... pour un bon compromis. concernant:
- Balicasag - Cabilao - Panglao Isl. - Leyte sud - Camiguin
Ou autres propositions?
Sinon si vous avez des recommandations côté club de plongée, je suis preneur aussi, bon j'arrête là les requêtes dans l'attente de vos réponses.😉
Merci d'avance.
Je rentres juste d'un trip de plongée à Moalboal, j'ai bien aimé, un chouette coin surtout le balais des sardines sur Pescador, c'est un peu comme une plongée de nuit en plein jour.😎 Magique , envoutant que du bonheur. Bon enfin voici mon dilemme: Je dois organiser pour 3 amis plongeurs en novembre prochain un trip dans ce merveilleux pays (pfffffff...😛) J'en suis à mon 8ème voyage et ma dépendance ne fait qu'empirer, donc le seul remède la rechute...😎
3 plongeurs mais qui aiment bien aussi la vie nocturne, problème comme souvent aux Philippines c'est binaire tout ou rien (1/0) de ce côté là.(J'ai l'habitude côté Malaisie c'est plutôt rien de rien...🏴☠️) Genre: Puerto Galera un peu trop "Lady gogo", Malapascua c'est mort, Moalboal est un bon compromis mais en saison des pluies c'est aussi assez mort je le confirme. 😕 Etc...
J'ai besoin de l'avis des ("pros" 😛) connaisseurs, bourlingueurs, aventuriers, saltimbanques et autres... pour un bon compromis. concernant:
- Balicasag - Cabilao - Panglao Isl. - Leyte sud - Camiguin
Ou autres propositions?
Sinon si vous avez des recommandations côté club de plongée, je suis preneur aussi, bon j'arrête là les requêtes dans l'attente de vos réponses.😉
Merci d'avance.
Once Upon a Time in South India English translation pending
Salut a tous !
Je me décide enfin, maintenant que les exams sont passé, a raconter mon périple indien qui a duré de fin juin a fin aout, donc deux mois presque plein ( 58 jours en tout je crois ) et qui m'a permis de découvrir une partie du Karnataka, le Tamil Nadu, le Kerala, un peu Goa et enfin Bombay, la "Maximum city".
J'essayerais d'être concis, précis mais pas trop tout de même, je ne veux pas pondre un roman, je m'attacherais surtout a quelques situations et découvertes qui m'ont frappés et que j'ai particulièrement apprécié. =)
Je suis parti avec le minimum dans mon sac, en solitaire, et j'ai 18 ans, étais plutôt bien préparé, mais pas suffisamment conscient de l'importance du voyage que j'allais entreprendre.
Jour premier. Lundi 28 juin 2010.
Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...
L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.
Jour 2. Mardi 29 juin.
Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.
Jour 3. Mercredi 30 juin.
Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...
Jour 4. Jeudi 1er Juillet.
Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.
Jour 5. Vendredi 2 juillet.
Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.
A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)
To be continue ...
Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Jour premier. Lundi 28 juin 2010.
Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...
L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.
Jour 2. Mardi 29 juin.
Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.
Jour 3. Mercredi 30 juin.
Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...
Jour 4. Jeudi 1er Juillet.
Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.
Jour 5. Vendredi 2 juillet.
Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.
A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)
To be continue ...
Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Possible enlèvement au Niger (septembre 2010) English translation pending
Une info à prendre encore avec des pinçettes mais qui pourraient confirmer les risques dans la région; à ceux qui continuent à nier les risques malgré les avertissements des autorités🙂
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
L'Ouest canadien oublié des Québécois? English translation pending
Bonjour aux Quebecois et d'avance merci à tous ceux qui me répondront.
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Dictionnaire thai? English translation pending
Bonjour,
je part en Thaïlande pour 2 mois a fin Décembre OU mi janvier.
Je suis a la recherche d'un bon dictionnaire Thai - Francais ou Thai - Anglais, soit electronique ou papier. Je suis fluent en anglais alors francais ou anglais importe peu.
Je sais, quelques un vont me dire d'utiliser google, et je l'ai fait. Et pas grand chose. Je suis référé a beaucoup de site de dictionnaire ONLINE
OU des dictionnaire électronique possédant 52 langues (et oui c'est possible) mais avec un vocabulaire TRÈS limité.
J'ai un dictionnaire électronique de 12 langues et même pour le voyage c'est a peine utiles vu qu'il n'y a pas beaucoup de mots de chaque langue. C'Est a peine si je peux trouver le mot bière.
Ho, pour parler de mon voyage, je part pour Bangkok (pour la capitale), Chiang mai (pour les merveilleuses randonnées, dont une qui dure 3 heures de marche juste aller, sa va etre génial) et Pattaya (pour faire la fête :P ) ou peut-être Phuket j'ai pas encore décidé lequel des deux ou peut-être les deux :P . Et quelques autre destination a but plus ou moins historique et surtout culinaire vu que j'adore cuisiner. J'ai même regardé pour des cours de cuisine Thai que certain donne a pas trop chère.
Merci.
Ho, pour parler de mon voyage, je part pour Bangkok (pour la capitale), Chiang mai (pour les merveilleuses randonnées, dont une qui dure 3 heures de marche juste aller, sa va etre génial) et Pattaya (pour faire la fête :P ) ou peut-être Phuket j'ai pas encore décidé lequel des deux ou peut-être les deux :P . Et quelques autre destination a but plus ou moins historique et surtout culinaire vu que j'adore cuisiner. J'ai même regardé pour des cours de cuisine Thai que certain donne a pas trop chère.
Merci.
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Pour continuer ce sujet, vos TR, vos impressions et vos critiques sont appréciés sur n'importe quelle compagnie qui vole dans le monde!
Partir trois/quatre mois en Thaïlande pour décompresser et pourquoi pas plus English translation pending
bonjour a tous voila jai 25ans je rentre d'un enieme voyages en thaillande sauf que cette année je me suis fait licensier juste avant de partir en vacances pas vraiment un pbs je touche les allocation pendant 23mois
depuis que je sui rentre a paris je ne pense qua une chose pkoi ne pas faire quelque mois en thaillande et si sa le fait pkoi pas ne s'y installer je connais pas mal de francais en plus sur koh samui qui son installer la bas et meme sil ne sont pas devnu millionnaire en ouvrant un bissness la bas il vive kan meme mieu que ici la vie et plus zen le stress moins present voici les question que je me pose:
- Jai un appart que je loue a paris une sous location et t'elle risqué? - je suis au assedic mais comment eviter les rdv mensuelle au pole emploi?du moins pendant les 3-4 premier mois
Merci d'avance a tous pour vos reponse je suis preneur de tou bon plan info
ps: dsl pour lortho c pas mon fort mais jais d'autre qualite lol
depuis que je sui rentre a paris je ne pense qua une chose pkoi ne pas faire quelque mois en thaillande et si sa le fait pkoi pas ne s'y installer je connais pas mal de francais en plus sur koh samui qui son installer la bas et meme sil ne sont pas devnu millionnaire en ouvrant un bissness la bas il vive kan meme mieu que ici la vie et plus zen le stress moins present voici les question que je me pose:
- Jai un appart que je loue a paris une sous location et t'elle risqué? - je suis au assedic mais comment eviter les rdv mensuelle au pole emploi?du moins pendant les 3-4 premier mois
Merci d'avance a tous pour vos reponse je suis preneur de tou bon plan info
ps: dsl pour lortho c pas mon fort mais jais d'autre qualite lol
Accident de voiture et amende en Arizona English translation pending
Bonjour, en vacances pendant 2 semaines aux USA, j'ai eu un petit problème hier en fin d'après-midi à ce carrefour :
http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ie=UTF8&ll=34.968406, -114.59796&spn=0,0.055189&z=14&layer=c&cbll=34.968218, -114.597941&panoid=Tqrem3ZeszZFL7qmABoZNA&cbp=12, 182.1, ,0, -4.94
Je voulais me diriger vers Oatman, un petit village typique, et en tournant à gauche au niveau du feu tricolore, j'ai vu, du coin de l'oeil, un motard qui venait d'en face, sur une Harley, freiner à fond, se coucher sur le côté... Il a glissé sur environ 20-30 m, impressionnant, quelle frayeur ! On s'est arrêté pour lui porter secours, et par miracle, il n'a rien eu, son pantalon un peu déchiré et son bras un peu rapé, mais c'est tout ! Un miracle je dis ! La moto, pareil : clignotant arrière gauche et le repose pied, légèrement rapé....
Bref, une grosse frayeur, que les autres automobilistes n'ont logiquement pas manqué d'alerter : Shériff, pompiers, ambulance... Le grand tralala, "à l'américaine". On m'a posé peu de questions, j'ai donné quelques explication en anglais approximatif, la Highway patrol arrive ensuite, et on me donne 2 papiers et une enveloppe... Je pensais que c'était pour l'assurance, mais il y a : - un papier "Arizona Crash Report", que je pense que l'assurance effectivement ? - un papier "Arizona Traffic ticket and complaint"
On rentre à l'hotel, et sur internet, je vois que c'est une amende !!! Apparemment je ne connais pas trop le vocabulaire de justice (Ticket, defendant, complaint, violation)... Dans l'enveloppe, il y a un papier jaune avec plein de trucs écrits du style "je plaide coupable" => je paye, "je plaide non coupable" => il faut passer devant le tribunal de Bullhead city ! Bref, c'est impressionnant car il ne me semblait pas vraiment avoir fait une faute car le feu était vert, le motard était vraiment loin, il devait aller vite ou avoir fait une faute de conduite car quand j'ai tourné, la route était bien dégagée... Je l'ai vu tomber une fois que j'étais bien engagé. Bref, va expliquer ça sur le moment ! Il m'ont donc donné ce papier avec, comme infraction : "the defendant committed the following : section 28-772 ARS" et ça correspond apparemment à ça : http://www.azleg.state.az.us/FormatDocument.asp?inDoc=/ars/28/00772.htm&Title=28&DocType=ARS
En gros, j'ai commis une infraction en tournant à gauche de manière dangereuse... Un peu bizarre... Bon, connaissant le pays et sa justice, je crois que je vais payer leur amende, le problème, c'est qu'il n'y a même pas écrit combien !!!! En cherchant sur internet, il n'y a rien écrit nulle part...
Et enfin, pour chapeauter le tout, à la fin du traffic ticket, je viens de voir écrit : "You must appear at court BHCJP (je pense Bullhead city justice) court n°082 phone 428-758-0709 at the date and time : 10/20/2010 at 09:00am" Je suis convoqué apparemment ? Si je paye, j'y vais quand même ? En même temps, on ne sera même plus là !!!
Que pensez-vous de tout ça ? Quelle est la procédure ? Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Quid de l'assurance, sachant que je n'ai rien sur mon véhicule, et j'ai l'assurance "CDW full de Alamo + extended protection" ?
Merci de votre éclairage... C'est énervant car j'ai fait attention jusqu'à maintenant, les vitesses, les feux, tout... Et voilà, un truc bête pour lequel je ne me sens pas vraiment en faute...
Je voulais me diriger vers Oatman, un petit village typique, et en tournant à gauche au niveau du feu tricolore, j'ai vu, du coin de l'oeil, un motard qui venait d'en face, sur une Harley, freiner à fond, se coucher sur le côté... Il a glissé sur environ 20-30 m, impressionnant, quelle frayeur ! On s'est arrêté pour lui porter secours, et par miracle, il n'a rien eu, son pantalon un peu déchiré et son bras un peu rapé, mais c'est tout ! Un miracle je dis ! La moto, pareil : clignotant arrière gauche et le repose pied, légèrement rapé....
Bref, une grosse frayeur, que les autres automobilistes n'ont logiquement pas manqué d'alerter : Shériff, pompiers, ambulance... Le grand tralala, "à l'américaine". On m'a posé peu de questions, j'ai donné quelques explication en anglais approximatif, la Highway patrol arrive ensuite, et on me donne 2 papiers et une enveloppe... Je pensais que c'était pour l'assurance, mais il y a : - un papier "Arizona Crash Report", que je pense que l'assurance effectivement ? - un papier "Arizona Traffic ticket and complaint"
On rentre à l'hotel, et sur internet, je vois que c'est une amende !!! Apparemment je ne connais pas trop le vocabulaire de justice (Ticket, defendant, complaint, violation)... Dans l'enveloppe, il y a un papier jaune avec plein de trucs écrits du style "je plaide coupable" => je paye, "je plaide non coupable" => il faut passer devant le tribunal de Bullhead city ! Bref, c'est impressionnant car il ne me semblait pas vraiment avoir fait une faute car le feu était vert, le motard était vraiment loin, il devait aller vite ou avoir fait une faute de conduite car quand j'ai tourné, la route était bien dégagée... Je l'ai vu tomber une fois que j'étais bien engagé. Bref, va expliquer ça sur le moment ! Il m'ont donc donné ce papier avec, comme infraction : "the defendant committed the following : section 28-772 ARS" et ça correspond apparemment à ça : http://www.azleg.state.az.us/FormatDocument.asp?inDoc=/ars/28/00772.htm&Title=28&DocType=ARS
En gros, j'ai commis une infraction en tournant à gauche de manière dangereuse... Un peu bizarre... Bon, connaissant le pays et sa justice, je crois que je vais payer leur amende, le problème, c'est qu'il n'y a même pas écrit combien !!!! En cherchant sur internet, il n'y a rien écrit nulle part...
Et enfin, pour chapeauter le tout, à la fin du traffic ticket, je viens de voir écrit : "You must appear at court BHCJP (je pense Bullhead city justice) court n°082 phone 428-758-0709 at the date and time : 10/20/2010 at 09:00am" Je suis convoqué apparemment ? Si je paye, j'y vais quand même ? En même temps, on ne sera même plus là !!!
Que pensez-vous de tout ça ? Quelle est la procédure ? Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Quid de l'assurance, sachant que je n'ai rien sur mon véhicule, et j'ai l'assurance "CDW full de Alamo + extended protection" ?
Merci de votre éclairage... C'est énervant car j'ai fait attention jusqu'à maintenant, les vitesses, les feux, tout... Et voilà, un truc bête pour lequel je ne me sens pas vraiment en faute...
Faire venir un Camerounais en France? English translation pending
Bonjour,
Je me permets une demande de renseignements personnels sur ce site, car trouvant les démarches compliquées j'espere une aide de votre part... Voilà, au cours de mon voyage au Cameroun, je suis tombée amoureuse d'un camerounais, qui est le frère d'un trés bon ami, chez qui j'étais hébergé (Douala). Nous avons d'un commun accord décidés de rapidement nous revoir.
Depuis mon arrivée, je me renseigne pour d'une part, allée travailler là-bas en qualité d'aide-soignante. Je dois reconnaître que ce n'est pas chose facile du tout depuis la France...Aller bosser là-bas m'interesserais aussi mais professionellement est-ce faisable ? Sachant que j'ai déjà un travail ici où je me plais bcq avec un salaire ma foi pas trop mal. Je n'ai d'autre part aucun renseignement sur les salaires appliqués à un expact etc... Si vous avez des infos je suis trés intéressées !!
Lui à prévu de venir prochainement en France. Il est donc en train de réunir les papiers. Nous sommes pleins d'espoir, mais apparemment la situation est bel et bien problématique ?! Il y a peu de chance pensez vous à ce qu'il obtienne un visa ? Dans le cas où il obtiendrait son visa, combien de temps pourrait-il rester ? Autres questions, s'il trouve un travail ici avec un promesse d'embauche, peut-il faire prolonger son visa depuis la France ? ou fait-il qu'il rentre au Cameroun ? Voilà ma seule certitude est de vouloir passer du temps avec lui, et autant de distance entre nous est vraiement difficile à supporter...
J'attends vraiment vos messages, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire 😛
Je me permets une demande de renseignements personnels sur ce site, car trouvant les démarches compliquées j'espere une aide de votre part... Voilà, au cours de mon voyage au Cameroun, je suis tombée amoureuse d'un camerounais, qui est le frère d'un trés bon ami, chez qui j'étais hébergé (Douala). Nous avons d'un commun accord décidés de rapidement nous revoir.
Depuis mon arrivée, je me renseigne pour d'une part, allée travailler là-bas en qualité d'aide-soignante. Je dois reconnaître que ce n'est pas chose facile du tout depuis la France...Aller bosser là-bas m'interesserais aussi mais professionellement est-ce faisable ? Sachant que j'ai déjà un travail ici où je me plais bcq avec un salaire ma foi pas trop mal. Je n'ai d'autre part aucun renseignement sur les salaires appliqués à un expact etc... Si vous avez des infos je suis trés intéressées !!
Lui à prévu de venir prochainement en France. Il est donc en train de réunir les papiers. Nous sommes pleins d'espoir, mais apparemment la situation est bel et bien problématique ?! Il y a peu de chance pensez vous à ce qu'il obtienne un visa ? Dans le cas où il obtiendrait son visa, combien de temps pourrait-il rester ? Autres questions, s'il trouve un travail ici avec un promesse d'embauche, peut-il faire prolonger son visa depuis la France ? ou fait-il qu'il rentre au Cameroun ? Voilà ma seule certitude est de vouloir passer du temps avec lui, et autant de distance entre nous est vraiement difficile à supporter...
J'attends vraiment vos messages, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire 😛
Retour du Playa Costa Verde, août 2010, premier voyage! English translation pending
Ce texte relate notre voyage, du 19 au 26 aout 2010. C'est mon premier voyage, alors les grands voyageurs seront peut-être navrés de la multitude de détails sur des choses probablement anodines... Veuillez excuser mon enthousiasme narratif délirant!
Jeudi le 19-08-2010 Départ de la maison vers 1:15h, on mange sur la route. Il y a des détours causés par des travaux à Montréal; j’espère qu’on ne se perdra pas... On arrive au stationnement Éconoparc à 3:15h, mais là, on fait quoi? Aucune idée où aller, on s’informe et c’est parti. C’est dont bien grand l’aéroport! Nous trouvons où nous enregistrer, une petite clope avant d’attendre en ligne durant une heure.À la douane, tout se déroule à merveille. Nous étions un peu nerveux car c’était notre première expérience. Arrêt au Duty Free pour des cigarettes, et recherche du meilleur sandwich à 7$! Il était temps; l’embarquement commence! J’ai trop hâte de monter dans l’appareil; j’enfourne la moitié de mon sandwich dans mon bagage à main et piétine d’exaspération pendant que Seb, d’un calme olympien, prend le temps de se laver les mains… Enfin, on y est! Nous voyageons avec CanJet.C’est un petit avion d’environ 200 places qui nous fera survoler l’Atlantique à 35 000 pieds d’altitude! Nous prenons place près d’un hublot, tel que demandé. Les agentes de bord exécutent la chorégraphie de la sécurité aérienne et nous avançons sur la piste. Le décollage nous impressionne, car toutes ces sensations sont nouvelles pour nous. Nos oreilles se bouchent de façon fort déplaisante, mais quel panorama! Je ne peux cesser de regarder la vue, je suis incapable d’écouter Iron man 2, alors que les villes, les forets, les nuages défilent sous mes yeux. Tout devient blanc, plus rien à voir, je m’endors en pleine face sur mon bagage posé sur la tablette! Je me réveille pour le mini bagel au fromage à la crème et le yogourt, mais surtout pour le café! Le ciel et la mer se confondent, c’est indescriptible, et je me décide enfin à demander si il est permis d’utiliser l’appareil photo dans l’avion alors que nous survolons les Bahamas… Wow! Une coupe de champagne, et on redescend… Cette fois c’est insupportable, on dirait que nos oreilles vont exploser et même la vue si prometteuse de Cuba ne peut faire taire nos souffrances auriculaires…(au retour nous macherons de la gomme et tout ira mieux) Nervosité à l’arrivée, peut-être due au tank et aux hommes armés… Aucun pépin là bas non plus, le douanier était plutôt sympa! On ne prend pas de photo de l’aéroport; question de ne pas passer pour des espions. On monte en dernier dans l’autobus, afin de voir nos valises rentrer dans la soute et d’être certains qu’elles y restent…Durant le trajet, Orlando, le représentant de Tour Mont Royal, nous donne les informations relatives au fonctionnement de l’hôtel, aux excursions offertes et aux formalités de départ, alors que des paysages à couper le souffle défilent sous nos yeux. De vertes montagnes, des petits villages, des poules au bord de routes sans nom ni signalisation, des chèvres, des vaches et des chevaux dans les champs, des bananiers, des cannes à sucre, des arbres en fleur et des paysans pieds nus… C’est la campagne! La végétation est luxuriante et très différente du Québec, et des urubus planent dans un ciel sans nuage! Nous sommes sous le charme de Holguin! Pas de doute; nous avons choisi la bonne destination! Arrivés à l’hotel, vers midi, nous sommes accueillis par xxxx qui nous offre une coupe de champagne, un petit buffet d’étranges grignotines est à notre disposition. On nous assigne notre chambre : 3328, une unité de coin, donc 2 fenêtres et grand balcon, chambre fumeurs, un deuxième étage, avec lit king et vue sur la zone écologique protégée (marais) qui mène à la mer! Nous avons obtenus tout ce que nous avions demandé! On s’y installe et on teste le coffret de sûreté, avant d’y ranger nos documents… Ça ne veut plus ouvrir… On nous envoie un technicien qui arrive dans les 5 minutes, et repart en disant qu’il va revenir d’ici 5 minutes. Finalement tout s’arrange et nous quittons enfin la chambre vers 16h. On explore un peu, on se jette dans la mer pour notre première plongée en apnée. C’est merveilleux, il y a des tas de poissons! Nous sommes au comble de la joie en voyant les poissons à long nez, appelés ballyhoo, qui nous avaient tant intrigués sur les vidéos que nous avions vus avant de partir! Une petite douche, il y a deux chevaux qui passent devant la chambre, puis on change un peu d’argent. Nous soupons au buffet, où Seb se fait faire un plat de pâtes à un comptoir alors que j’essaie un peu de tout. Il y a bien sûr des choses que je n’aime pas, et un goût non familier se retrouve dans presque tous les plats, mais bon, c’est Cuba et il est possible de s’y alimenter! Beaucoup de choses sont très bonnes par contre! Une petite gorgée d’eau nous permet d’identifier le goût étrange : c’est leur eau! Potable, soit, mais dégueulasse! Nous avons une eau délicieuse au Québec! Là bas ça goûte la terre, les minéraux… Bref notre instinct nous dit de ne boire que de l’eau embouteillée, et c’est ce que nous faisons à partir de ce moment! Sebastian est mort de fatigue et ne mange presque pas. À la fin du repas, nous demandons à notre serveur, si il est possible d’apporter une bouteille de vin pour la chambre! Nous n’avons eu qu’à attendre le départ de son patron, au bout de quelques minutes et sommes discrètement repartis avec notre bouteille, délestés d’à peine quelques pesos! Un peu de vin à la chambre, coup d’œil à la télé cubaine, par curiosité. Seb est si crevé que je lui concède la permission de ne pas mettre de cadran.
Vendredi le 20-08-2010 Nous nous levons vers 9h, juste à temps pour réserver notre V.I.P. pour le retour (fortement conseillé par mon père, mais finalement, je trouve que ça n'a pas valu 25 pesos! Nous devions sortir du salon pour fumer au fumoir et les files d'attente n'étaient pas longues, alors!) et choisir une excursion, que nous payerons demain par Master Card; le taux de change étant meilleur que changer du contant. Le buffet étant fermé après notre merveilleux café au Lobby, nous déjeunons au snack bar d’un sandwich très acceptable et d’une salade trop vinaigrée. Ensuite, la plage! Et pas question de se prélasser au soleil avec tous ces poissons qui nous attendent! À deux pieds du bord, il y a des milliers de bernards l’hermite; des beiges et des jolis bleus! Des vers marins qui ressemblent à des chenilles poilues se promènent au fond de l’eau, il y a des spirographes et autres variétés de ses cousins, les anfractuosités du corail regorgent d’oursins variés, de petits poissons genre blennies, de crustacés qui semblent être des bébés langoustes et de divers mollusques. Un peu plus loin c’est la danse des poissons, des centaines de poissons de toutes les couleurs! Des petits jaunes, des bleus et orange, des jaune et mauve, des jaunes avec une ocelle près de la queue. Des poissons plus gros, comme une main, (surgeon fish) pâles mais irisés de couleurs changeantes , des poissons perroquets comme on les connaît; avec leurs belles couleurs, et d’autres, mois colorés, des juvéniles je crois… Il y a des poissons bleus violacés, ( blue tang) gros comme une tête humaine mais plats, et des poissons rayés de plusieurs variétés. Bien sûr, les poissons ‘’à long nez’’, qui eux nagent en surface et sont superbes avec leurs tons de bleu et leurs lignes jaune-orangées; en fait, ils ont plutôt un long menton, le long pic est situé sur la mâchoire inférieure. Ces derniers sont les plus téméraires; quoi que tous ces poissons approchent pour manger devant nos yeux les bananes qu’on leur apporte, les long nez passent par dizaines à quelques centimètres du masque et de nos têtes! Nous avons aussi rencontré une petite plie, qui changeait de couleur pour se camoufler et s’est enfouie ! Ça donne faim cette plongée, on partage une petite pizza, pas fantastique mais tout à fait correcte, au snack bar, où se promènent un paon et un gros dindon, et c’est reparti. Un peu de bière, beaucoup de crème solaire, et la plongée continue, avec ses coraux et ses poissons! Un forumniste nous avait demandé d'apporter des photos d'elles à deux barmaid; elles étaient ravies et nous les avons photographiées à nouveau au cours de notre séjour. Nous avons constaté que les cubains aiment se faire photographier et veulent voir la photo!
On rentre se préparer pour souper après un petit tour à la piscine, question de boire un verre les fesses dans l’eau. Sur notre chemin, on rencontre un lapin tout noir et on voit la basse cour, où sont enfermés un aigle et un genre de petit faucon. Nous réalisons que nous avons passé pas moins de 5 heures en apnée durant la journée : Seb, plus résistant, est rouge… De mon côté tout l’arrière de mon corps à l’air d’un homard cuit et ça fait tellement mal! Surtout le bas des fesses, car je m’en sert pour m’asseoir! Ouche! T-shirt pour faire de la plongée à l'avenir!
Nous avons entendu beaucoup de bien du resto japonais, mais comme notre réservation n’est que lundi, on s’essaie quand même! 5 pesos et comme il y avait de la place, l’hôtesse nous installe avec un couple d’Anglais, un couple d’Irlandais et un couple de Québécois, Alain et Josée, tous très sympas! Notre chef parle français avec l’accent québécois, et il connaît la géographie de notre province mieux que moi-même! C’est renversant! Cet homme est un autodidacte et n’a jamais quitté Cuba! Luc parle couramment 3 langues et connaît les rudiments de deux autres! Il semble au fait du reste du monde aussi car il parlait de Liverpool et Belfast, d’où viennent les 2 autres couples, avec une aisance déconcertante! Notre serveuse est très gentille et essaie de nous apprendre quelques mots d’espagnol. Pas moyen d’avoir de l’eau en bouteille par contre! Qu’à cela ne tienne; le champagne coule à flot! La soirée est fantastique, les sushi sont bons et la soupe de miso aussi. Ensuite nous mangeons du riz frit aux légumes, du poulet, du bœuf délicieux accompagné d’oignons marinés sublimes, suivi de crevettes et de poisson grillé. (Désolé, les crevettes sont trop salées!) Il ne reste pas de place pour le dessert; en fait Sebastian a tout mangé, mais je n’ai pas très faim, ce qui est surprenant dans mon cas, et je laisse une assiette presque pleine! Alain et Josée vont voir le spectacle, Seb, en pantalons et souliers fermé, comme l’exige le code vestimentaire des restos à la carte, veut d’abord se changer. J’en profite pour remplacer mes dessous par un bikini, au cas ou! Finalement, il y a un gros cochon noir près du pont de la plage, ce qui retient notre (mon!) attention. Le gardien nous apprend que plusieurs paysans laissent leurs animaux en liberté. Génial! On en profite pour donner un peso au gardien, qui n’en reçoit pas souvent! La soirée se termine à la piscine, car j’ai envie de me baigner. Seb va nous chercher à boire au lobby tout près, où Alain et Josée jasent avec les Irlandais et d’autres personnes. En route vers la chambre, j’attrape un beau crapaud alors que Seb crie Nooon! Ne fais pas ça! … Hé hé!
Samedi le 21-08-2010 Nous déjeûnons au buffet, où Sebastian se fait faire une omelette alors que je me contente d’une demie rotie coiffée d’un œuf et de fromage et de quelques morceaux de fruits.
Après le repas et une courte baignade, nous allons du côté du Blau Costa Verde, où un sentier suit le bord de la mer derrière un rideau de végétation. Le sentier est par moment en béton, par moment en roches marines coralliennes semi fossilisées! C’est magnifique! Nous atteignons une plage où il n’y a personne, trouvons des carapaces de tortues, rencontrons des crabes, et mourrons littéralement de chaleur! C’est l’été à Cuba aussi, il faut donc écourter notre randonnée, pour ne pas risquer d’avoir un malaise. Nous partageons un très bon cheeseburger, avec bacon et concombre, au snack bar, où nous sommes de nouveau servis! Un homme de 71 ans, arrive et joue de la guitare…La lumière dans les yeux de mon musicien de conjoint rivalisait avec l’éclat du soleil! Il n’avait plus qu’une idée; emprunter la guitare du monsieur! Il accompagnait sa musique tantôt de son chant, tantôt d’une feuille, dont il se sert comme d’un harmonica. Seb a tenté de ‘’jouer de la feuille’’ alors que je l’ai acompagné en marquant le rythme d’un cha cha avec des claves. C’était très amusant! Nous retournons plonger et voyons une petite rascasse près d’un oursin à très longs piquants! Pas de danger que quelqu’un s’approche trop : quelle défense! Pour souper nous avons une réservation au Vénétia, le resto italien, où nous sommes encore une fois servis par xxx! Nous avons apporté notre bouteille d’eau, et xxx nous apporte des glaçons!La soupe minestrone est bonne, de même que le saumon fumé, qui est très fumé! Les pâtes Da Michelle sont tout à fait correctes, Sebastian a demandé qu’elles soient gratinées. Mon médaillon de bœuf sur proscuito est plutôt un minute steak sur champignons, mais bon; ça va! Comme il y a du gâteau au fromage comme dessert, Seb informe xxxx que j’adore ça! Je me retrouve donc à manger par politesse deux morceaux du moins bon gâteau au fromage de mon existence! Seb n’est pas en reste : xxx voulait qu’il prenne deux desserts aussi… Disons que le dessert n’est pas le point fort de la cuisine cubaine! Une petite trempette, et la soirée se poursuit en amoureux. Nous passons la nuit au balcon avec une bouteille de rhum achetée au magasin de l’hôtel, de la glace rapportée du lobby, et du Tu Kola qui était dans notre frigo. Nous avons parlé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rhum. C’était une nuit importante, une nuit qui permet de se remettre au diapason. Ça valait la peine de se coucher à cinq heures du matin!
Dimanche le 22-08-2010 Nous nous levons à midi; qu’importe! On fait changer des sous et on mange un peu au buffet. En fait, je picore et Seb mange! Comme il a encore faim, il se prend un autre de ces hamburgers au snack bar. Les oiseaux de proie sont hors de leur cage! Un aigle sur mon épaule! Je suis émerveillée! Au tour de Seb! Il y a une corde à la patte de l’oiseau et alors que celui-ci part en voletant de l’épaule de Seb, le ‘’dresseur’’ le ramène en tirant brutalement sur la corde! Pauvre bête! Je prends sur mon doigt un autre oiseau, un faucon peut-être, qui est très joli! Nous retournons à la chambre, avec l’intention de prendre l’autobus pour Guardalavaca, mais le coffre fort ne veut plus barrer, alors pas question de partir avant que nos passeports soient en sûreté! Tout s’arrange, mais le bus est passé… Nous décidons donc de prendre le taxi; 24 pesos aller-retour, un prix honnête. (La madame est bien renseignée!) Un seul hic : c’est dimanche et nous ne sommes pas au Québec, donc la plupart des magasins de cigares, raison de notre visite, sont fermés! Seb achète tout de même une boîte de 10 Partagas à 68 pesos! Visite du marché des artisans (J’aurais dû acheter des masques de bois et une tunique crochetée, mais bon!) et de la plage… La plage est bondée, surtout pleine des cubains qui habitent la ville. C’est dimanche et en plus fin de semaine de Carnaval dans la province de Holguin! Grosse musique forte, plage sale, nous nous félicitons de ne pas loger au Club Amigo! Les touristes des hôtels avoisinants semblent avoir choisis de se terrer dans leur complexe! Seb avait oublié son chapeau dans le taxi, le chauffeur nous l’a remis! Au retour, douche rapide car il fait très chaud, et notre plongée nous fait rencontrer un très gros poisson bleu gris! Dommage; il n’est pas intéressé par les bananes! Un tour à la piscine, où ça travaille fort derrière le bar, et nous rencontrons tout un groupe de Québécois, arrivés la veille. En chemin vers la chambre, au crépuscule, j’ai le grand plaisir de voir des chauves-souris!
En quittant la chambre, nous tombons sur deux québécois fort gentils; Richard et Christine. Un joli crabe sur la céramique nous fait faire les présentations, intéressés que nous sommes à le photographier! Lorsqu’un crapaud passe tout près, je le prends pour le leur montrer. Le pauvre animal est si effrayé qu’il urine dans mes mains!
Au resto végétarien, où nous n’avons pas de réservation, la serveuse s’informe auprès de ses patrons, attablés près de la porte, pour savoir si elle peut nous accueillir. Ils acquiescent et elle refuse nos 5 pesos, nous enjoignant de ne les lui donner que si le service et la nourriture les valent! Le restaurant est très charmant; nous sommes attablées sous un toit de palmier, au son de la musique cubaine, devant une table digne de nos grands restaurants; les petits plats dans les grands et même le cendrier est assorti à la vaisselle! Une fois le champagne servi, je vérifie auprès de Ajee, notre serveuse, que les deux hommes sont bien ses patrons, et vais leur dire que leur employée est excellente, et que mon conjoint et moi passons un bon moment. Elle semble emballée, va en parler aux cuisiniers, et les deux patrons nous envoient par la suite un geste de la main. Les entrées sont délicieuses : rouleau de printemps au fromage : il s’agit en fait d’un feuilleté de légumes gratiné, vraiment bon! Champignons sautées : goût surprenant, c’est délicieux! Salade russe à la créole : Très bon, légumes en sauce aux œufs Salade d’épinards aux champignons : surtout bon à cause des champignons, les mêmes que dans l’entrée, donc à ne pas prendre l’un à la suite de l’autre! Plats principaux et accompagnement : lasagne aux légumes : bonne, Tomates farcies : très bonnes Poisson : sec et avec arrêtes. Pommes de terres : Bonnes Pas de place pour le dessert! Nous donnons un pourboire aux cuisiniers, prenons tout le personnel en photo, et partons avec une bouteille de champagne pour plus tard. Lorsque j’ai mentionné à Ajee que je n’avais pas encore mangé de mangue alors que c’est la saison, elle m’a demandé d’attendre et est revenue avec une énorme mangue, une petite d’après elle! Nous déposons le tout à la chambre et continuons la soirée au Beer Corner, où nous discutons avec la serveuse, Dixie, de la vie des cubains. Angelo vient jouer de la guitare et de la feuille, l’Italien chante que sera avec Dixie, Seb essaie à nouveau la feuille, et avant qu’il puisse jouer de la guitare, Angelo doit quitter pour ne pas rater l’autobus. Dixie nous donne 4 bières take out (Don’t tell anyone!).
On boit notre champagne bien tranquillement et bonne nuit!
Lundi le 23-08-2010 Lever à 9 heures, café au lobby, où on voit Christine et Richard. Nous déjeunons au buffet, où pour une fois il y a de la mangue! Pour faire changement, Seb prend une omelette et je me fais faire 2 œufs tournés. Bizarre; même les œufs ont un goût différent! En route pour la plage! Encore du snorkeling! Sur la plage, une grosse guêpe vert pomme creuse le sable! Une petite marche dans le haut de la plage me conduit à un bel oiseau jaune! Diner au snack bar, Seb prend le duo BBQ : porc et poulet, très bon. J’essaie le foccacia : une chance qu’il y avait des frites, grâce à Maria! Un tour à la piscine où, intriguée par un drink bleu, je demande ce que c’est : Water from the pool, me dit Jesus! Super bon, nous buvons plusieurs love in the pool! (Glace, jus de citron, rhum pâle, liqueur de pêches, vin blanc, curaçao bleu, sprite) J’ai photographié un beau papillon! On retourne à la plage, le gardien des chaises m’attrape un crabe! Ça prend bien de l’insistance pour qu’il accepte un peso! Vers l'heure du souper, les Cubains viennent profiter de la plage, c'est charmant! J'ai plongé avec un enfant adorable qui ne parlait qu'Espagnol! Par contre, on m’a demandé si j’étais mariée, et c’était facile à voir que les hommes de la place cherchent les touristes seules…Il y a même un jeune garçon qui m’a pointé à son père! Seb se promenait partout et j’ai couru à sa rencontre! Il était un peu sceptique là dessus, mais Dixie n’était pas surprise du tout! Nous allons souper au Japonais; cette fois avec réservation, et c’est encore Luc notre chef! Nous avons l'occasion de parler des conditions de vie des employés; très interessant!
La soirée se termine au Beer Corner, Seb emprunte la guitare d'Angelo le temps d'un petit blues de son cru, on parle beaucoup avec Dixie et Angelo, on retourne chercher un petit sac pour Dixie. Angelo nous donne son e-mail, et on rapporte quelques bières à la chambre. Ces fins de soirées sont fantastiques!
Mardi le 24-08-2010 Le wake up call est en retard d’une demie heure; une chance que nous avions aussi notre petit cadran et que nous l’avions prévu plus tôt! À 7 :45h, départ en autobus pour l’excursion à Cayo Saetia (69 pesos chacun). Le bus arrive alors que nous buvons un café, le guide nous dit de le finir; il nous reprend après avoir embarqué les gens du Playa Pesquero! Nous sommes les seuls de notre hôtel et l’autobus embarque des gens à plusieurs hôtels différents. On roule une bonne heure, paysage superbes et routes que l’on jurerait avoir été bombardées! On traverse un petit village, et on embarque sur le catamaran. L’eau est pleine de méduses! Beaucoup de touristes du U.K., on fait la connaissance d’un jeune couple en lune de miel, pas bien riches, qui viennent d’un petit village d’Angleterre. Super gentils! On fait une heure de snorkeling, il n’y a que quelques méduses, mais des beaux poissons, certains déjà vus mais d’autres inédits pour nous; des rouges qui ressemblent à des épinoches, entre autre. Un gros poisson bleu se cache dans les cavernes de coraux, ainsi qu’une énorme rascasse! Retour au catamaran, on arrive bientôt sur l’île; c’est superbe! Le buffet servi est bon et varié, mais le poisson goûte l’eau cubaine! J’ai pu avoir un morceau de mangue, et j’ai donné mes ananas, pas mûrs, à un gros perroquet! Pour 9 pesos chacun, on prend l’excursion en jeep. Quelle chance, nous sommes seuls avec Martin, le conducteur. L’île est superbe, on se croirait dans la savane : Nous rencontrons plein d’antilopes, de chevaux, de buffles d’Asie et d’Afrique, des zèbres… Il y a de grosses termitières et un arbre gigantesque! On arrête à une petite halte où je nourris un crocodile et prend une grosse tortue dans mes mains. Sur le chemin du retour, la route surplombe la mer! C’est splendide! Nous revenons à temps pour une petite baignade, j’observe la vie étrange des rochers alors que la marée descend. On repart en bateau et on joue à la bouteille musicale pour une bouteille de rhum. Quelques gouttes de pluie et un peu de vent : hissez la grande voile! On accoste, des sternes et des pélicans mangent et se posent. Dans l’autobus qui traverse Antilla, le village d’où nous sommes partis en catamaran, on se rend compte que si certains cubains envoient la main à l’autobus, ce n’est pas le cas de tous… En effet, ils nous voient passer, avec notre argent, mais jamais l’autobus ne s’arrête. Ils n’ont même pas une petite chance de nous vendre leur artisanat, de profiter de la manne touristique. On leur passe devant le nez combien de fois par semaine… Devant un parc, Seb remarque le geste d’un petit garçon : il nous indique son pied nu… Je ne peux retenir mes larmes. Sommes nous les seuls passagers à être touchés? Comment ne pas remarquer le dénuement extrême de ces gens vêtus de vieilles hardes? Ces maisons sans toiture? Ces porches délabrés? Nous sommes complètement retournés. La prochaine fois, nous arrêterons l’autobus, nous apporterons des chaussures et des vêtements, nous ferons au moins quelque chose!
Au retour, petite baignade, puis on s’essaie au japonais. Comme ça ne fonctionne pas, on se restaure au buffet alors qu l’heure du souper se termine. On prend un verre au lobby, on ne s’attarde pas sur le spectacle; peu intéressant ce soir-là! Je me baigne dans l’eau beaucoup trop chlorée, alors je me rince! Petit tour au Beer. Petit déjeuner au buffet, je n’ai pas faim, c’est fou! On prend l’autobus pour Guardalavaca, en compagnie de Christine et Richard, et d’un autre couple. Nous visitons un centre commercial gardé par un flic avec un très gros fusil, puis on trouve un magasin où Seb trouve les cigares qu’il cherchait. Je vois passer notre autobus alors qu’il complète la transaction. On s’installe pour fumer un cigare, et on revoit l’autobus! Je cours comme une dératée, un des québécois au deuxième étage tape sur le côté du bus et nous pouvons monter! Merci mon homme; désolée, je ne sais pas ton nom! Nous avions apporté un sac garni des produits que l’hôtel laisse dans la chambre (Impossible de les donner au personnel!) et de quelques vêtements dans le but de faire un chanceux à Guardalavaca, mais comme nous n’avons pas eu le temps, c’est du haut de l’autobus que nous avons repéré une femme à qui nous avons lancé le paquet! Elle avait l’air contente, nous étions satisfaits, et j’espère que ce geste a pu donner aux touristes qui en ont été témoins l’idée de donner aux gens de Cuba tout ce qu’il n’est pas important de ramener au pays! Au retour à l’hôtel, on a encore des problèmes de safe! J’ai tellement le goût de profiter au maximum de cette journée : on file à la plage! On fait un peu de plongée, mais comme Seb n’a pas apporté son rasoir, sa barbe trop longue permet à l’eau d’envahir son masque, qu’il doit vider très souvent! Un Québécois qui a appris plein de choses des cubains nous montre que les oursins blancs ne piquent presque pas, et nous fait voir un poisson bien caché. Lorsque je vois une étoile de mer, il l’attrape et j’ai le plaisir de la tenir! Je vois une superbe rascasse, mais le temps que Sebastian arrive, elle est cachée dans une anfractuosité corallienne. Je reste à distance, espérant qu’elle sorte, alors que Seb explore le récif. Il revient près de moi et, comme il doit vider son masque, pose ses palmes… Juste devant le trou de la rascasse! Heureusement, il a compris que mon cri informe dans le tuba en était un de panique et pas un cri de joie émerveillée! Il s’éloigne promptement à la nage. Par la suite, nous avons eu le grand bonheur de la voir quitter son antre, et avons pu l’observer tout à loisir. Quel magnifique poisson! Seb s’essaie un peu à la planche à voile, mais le vent est trop fort pour une leçon. Il ne se débrouille pas trop mal vu les circonstances! Au bout d’une heure, il est épuisé… C’est qu’il fait 40 degrés à l’ombre! En fait j’ai cru qu’il allait tourner de l’œil! Toute la journée, notre sac de plage nous suit, plein de petits sacs remplis d’ibuprofène, de shampoing, de dessous, etc. à l’intention des cubains. Nous avons préparé ces sacs suite à notre passage à Antilla, et aux conversations avec le personnel. Ils sont toujours chaleureusement accueillis Nous passons de la plage à la piscine, et comme le temps file, qu’une réservation au restaurant cubain nous attend et que nous devons faire provision de rhum, nous laissons nos ensembles de plongée et notre serviette près de la piscine, question de faire toutes ces courses au lobby. Nous rentrons a la chambre et filons droit vers le resto cubain, où nous sommes accueillis par la serveuse sympa du végétarien! Le service à notre table est assuré par notre fameuse xxx! Nous avons des cadeaux pour elles deux! Quel bonheur : Angelo illumine notre repas de sa charmante musique! Le repas est délicieux : la soupe traditionnelle cubaine que xxx nous assure être réellement traditionnelle, est succulente! Dans un bouillon flottent poulet et porc, ainsi que quelques petits légumes et de gros quartiers de pommes de terre. L’autre soupe est bonne, mais sans plus. Bouillon tomaté et pâtes. La langouste est délicieuse; c’est la première fois que nous en mangeons. Elle est servie en moitié avec ses accompagnements et sa saveur est encore relevée en y ajoutant du beurre. Sebastian en reprend une seconde portion! Côté desserts, les glaces ne sont pas convaincantes, mais la tarte à la goyave de grand-mère (à la mangue ce soir là!), est plutôt bonne. À la fin du repas, xxx est absente, nous informons une serveuse que nous avons quelque chose pour elle, et je glisse son sac sous ma serviette de table… Elle ne revient pas, nous donnons son cadeau à Ajee et direction le Beer Corner! Oups! Le paquet pour xxx est sous ma serviette de table! Alors que je laisse tomber, Seb y retourne et demande si ils ont trouvé un paquet. ‘’Oui, le paquet pour xxx!’’, fut la réponse qu’il obtint! Les employés étaient réunis, et montrait à tous le sac à main que nous lui avions offert! Tout semble très ouvert à ce sujet parmi le personnel; je ne doute pas que xxx ait reçu son cadeau! Au Beer Corner l’Italien me fait danser sur la musique d’Angelo, je ne sais pas les pas; qu’importe! Angelo est très gentil, il prête sa guitare à mon bluesman, qui interprète Jonnhy Be Good sous les applaudissements des clients. Il nous donne le e-mail de son fils, qui vit aux îles caïman, afin que nous lui fassions parvenir des photos de lui. Un petit cadeau pour Angelo, un autre pour Dixie, à qui je demande si c’est sécuritaire pour les touristes d’aller sur la plage le soir. Elle nous donne quelques bières pour la plage, et du champagne pour la chambre. Comme c’est notre dernier soir, D. nous fait un beau câlin. A. nous en fait un aussi; comme d’habitude! À la plage, Sebastian me montre la caméra, que je n’avais pas remarquée, et engage la conversation avec le garde alors que je me baigne là où il n’y a pas de corail. Il lui offre une bière, qu’il accepte, et un cigarillo Cohiba, qu’il met dans sa poche plutôt que de l’allumer… Compréhensible : il semble difficile pour un cubain d’acheter ces produits, pourtant produits par leurs concitoyens!Ça fait deux jours que mon amour se demande à qui donner ses sandales de cuir; ce garde est le chanceux qui promet de les donner à quelqu’un d’autre si il n’en a pas besoin. Tout le monde semble s’entraider dans cette Île pleine de charme! Je trouve une cenne de chance; un sous noir Canadien, et aperçoit comme un feu d’artifice qui n’éclate pas; une étrange étoile filante juste pour moi! Je choisis d’y voir la promesse d’un nouveau voyage! J’ai fait un vœu sur ‘’l’étoile’’ et je conserve ma cenne de chance! Nous retournons à la chambre, et je découpe enfin la mangue offerte par Ajee à l’aide d’une bobby pin! C’est la meilleure et plus juteuse mangue de ma vie, que je dévore au dessus du balcon du deuxième étage en buvant du champagne! Ça devait être charmant : moi dans ma petite robe jaune, une fleur dans les cheveux, en pleine face dans un énorme fruit! Nous complétons la préparation des valises, et Seb s’écroule, épuisé, avant la fin. À 3 heures du matin, je réalise que nos ensembles de plongée et la serviette de plage sont restés près de la piscine! J’enfile une robe et file vers la piscine, où plus rien ne se trouve, et c’est à la réception que je récupère le tout, Dieu merci! Très honnêtes, les cubains! En revenant, je passe devant un spa, et je m’y plonge. Bonne nuit!
Jeudi le 26-08-2010 Nous terminons les valises, prenons une douche, déjeunons, donnons les derniers effets dont nous pouvons nous départir et ça y est! Lina nous assure que nous reviendrons plus vite qu’on pense, je vois ça comme un bon présage plutôt que comme un souhait… On monte dans l’autobus. Nous regardons déjà le paysage avec nostalgie, l’intention de revenir au plus vite au fond du cœur. Viva Cuba!
Jeudi le 19-08-2010 Départ de la maison vers 1:15h, on mange sur la route. Il y a des détours causés par des travaux à Montréal; j’espère qu’on ne se perdra pas... On arrive au stationnement Éconoparc à 3:15h, mais là, on fait quoi? Aucune idée où aller, on s’informe et c’est parti. C’est dont bien grand l’aéroport! Nous trouvons où nous enregistrer, une petite clope avant d’attendre en ligne durant une heure.À la douane, tout se déroule à merveille. Nous étions un peu nerveux car c’était notre première expérience. Arrêt au Duty Free pour des cigarettes, et recherche du meilleur sandwich à 7$! Il était temps; l’embarquement commence! J’ai trop hâte de monter dans l’appareil; j’enfourne la moitié de mon sandwich dans mon bagage à main et piétine d’exaspération pendant que Seb, d’un calme olympien, prend le temps de se laver les mains… Enfin, on y est! Nous voyageons avec CanJet.C’est un petit avion d’environ 200 places qui nous fera survoler l’Atlantique à 35 000 pieds d’altitude! Nous prenons place près d’un hublot, tel que demandé. Les agentes de bord exécutent la chorégraphie de la sécurité aérienne et nous avançons sur la piste. Le décollage nous impressionne, car toutes ces sensations sont nouvelles pour nous. Nos oreilles se bouchent de façon fort déplaisante, mais quel panorama! Je ne peux cesser de regarder la vue, je suis incapable d’écouter Iron man 2, alors que les villes, les forets, les nuages défilent sous mes yeux. Tout devient blanc, plus rien à voir, je m’endors en pleine face sur mon bagage posé sur la tablette! Je me réveille pour le mini bagel au fromage à la crème et le yogourt, mais surtout pour le café! Le ciel et la mer se confondent, c’est indescriptible, et je me décide enfin à demander si il est permis d’utiliser l’appareil photo dans l’avion alors que nous survolons les Bahamas… Wow! Une coupe de champagne, et on redescend… Cette fois c’est insupportable, on dirait que nos oreilles vont exploser et même la vue si prometteuse de Cuba ne peut faire taire nos souffrances auriculaires…(au retour nous macherons de la gomme et tout ira mieux) Nervosité à l’arrivée, peut-être due au tank et aux hommes armés… Aucun pépin là bas non plus, le douanier était plutôt sympa! On ne prend pas de photo de l’aéroport; question de ne pas passer pour des espions. On monte en dernier dans l’autobus, afin de voir nos valises rentrer dans la soute et d’être certains qu’elles y restent…Durant le trajet, Orlando, le représentant de Tour Mont Royal, nous donne les informations relatives au fonctionnement de l’hôtel, aux excursions offertes et aux formalités de départ, alors que des paysages à couper le souffle défilent sous nos yeux. De vertes montagnes, des petits villages, des poules au bord de routes sans nom ni signalisation, des chèvres, des vaches et des chevaux dans les champs, des bananiers, des cannes à sucre, des arbres en fleur et des paysans pieds nus… C’est la campagne! La végétation est luxuriante et très différente du Québec, et des urubus planent dans un ciel sans nuage! Nous sommes sous le charme de Holguin! Pas de doute; nous avons choisi la bonne destination! Arrivés à l’hotel, vers midi, nous sommes accueillis par xxxx qui nous offre une coupe de champagne, un petit buffet d’étranges grignotines est à notre disposition. On nous assigne notre chambre : 3328, une unité de coin, donc 2 fenêtres et grand balcon, chambre fumeurs, un deuxième étage, avec lit king et vue sur la zone écologique protégée (marais) qui mène à la mer! Nous avons obtenus tout ce que nous avions demandé! On s’y installe et on teste le coffret de sûreté, avant d’y ranger nos documents… Ça ne veut plus ouvrir… On nous envoie un technicien qui arrive dans les 5 minutes, et repart en disant qu’il va revenir d’ici 5 minutes. Finalement tout s’arrange et nous quittons enfin la chambre vers 16h. On explore un peu, on se jette dans la mer pour notre première plongée en apnée. C’est merveilleux, il y a des tas de poissons! Nous sommes au comble de la joie en voyant les poissons à long nez, appelés ballyhoo, qui nous avaient tant intrigués sur les vidéos que nous avions vus avant de partir! Une petite douche, il y a deux chevaux qui passent devant la chambre, puis on change un peu d’argent. Nous soupons au buffet, où Seb se fait faire un plat de pâtes à un comptoir alors que j’essaie un peu de tout. Il y a bien sûr des choses que je n’aime pas, et un goût non familier se retrouve dans presque tous les plats, mais bon, c’est Cuba et il est possible de s’y alimenter! Beaucoup de choses sont très bonnes par contre! Une petite gorgée d’eau nous permet d’identifier le goût étrange : c’est leur eau! Potable, soit, mais dégueulasse! Nous avons une eau délicieuse au Québec! Là bas ça goûte la terre, les minéraux… Bref notre instinct nous dit de ne boire que de l’eau embouteillée, et c’est ce que nous faisons à partir de ce moment! Sebastian est mort de fatigue et ne mange presque pas. À la fin du repas, nous demandons à notre serveur, si il est possible d’apporter une bouteille de vin pour la chambre! Nous n’avons eu qu’à attendre le départ de son patron, au bout de quelques minutes et sommes discrètement repartis avec notre bouteille, délestés d’à peine quelques pesos! Un peu de vin à la chambre, coup d’œil à la télé cubaine, par curiosité. Seb est si crevé que je lui concède la permission de ne pas mettre de cadran.
Vendredi le 20-08-2010 Nous nous levons vers 9h, juste à temps pour réserver notre V.I.P. pour le retour (fortement conseillé par mon père, mais finalement, je trouve que ça n'a pas valu 25 pesos! Nous devions sortir du salon pour fumer au fumoir et les files d'attente n'étaient pas longues, alors!) et choisir une excursion, que nous payerons demain par Master Card; le taux de change étant meilleur que changer du contant. Le buffet étant fermé après notre merveilleux café au Lobby, nous déjeunons au snack bar d’un sandwich très acceptable et d’une salade trop vinaigrée. Ensuite, la plage! Et pas question de se prélasser au soleil avec tous ces poissons qui nous attendent! À deux pieds du bord, il y a des milliers de bernards l’hermite; des beiges et des jolis bleus! Des vers marins qui ressemblent à des chenilles poilues se promènent au fond de l’eau, il y a des spirographes et autres variétés de ses cousins, les anfractuosités du corail regorgent d’oursins variés, de petits poissons genre blennies, de crustacés qui semblent être des bébés langoustes et de divers mollusques. Un peu plus loin c’est la danse des poissons, des centaines de poissons de toutes les couleurs! Des petits jaunes, des bleus et orange, des jaune et mauve, des jaunes avec une ocelle près de la queue. Des poissons plus gros, comme une main, (surgeon fish) pâles mais irisés de couleurs changeantes , des poissons perroquets comme on les connaît; avec leurs belles couleurs, et d’autres, mois colorés, des juvéniles je crois… Il y a des poissons bleus violacés, ( blue tang) gros comme une tête humaine mais plats, et des poissons rayés de plusieurs variétés. Bien sûr, les poissons ‘’à long nez’’, qui eux nagent en surface et sont superbes avec leurs tons de bleu et leurs lignes jaune-orangées; en fait, ils ont plutôt un long menton, le long pic est situé sur la mâchoire inférieure. Ces derniers sont les plus téméraires; quoi que tous ces poissons approchent pour manger devant nos yeux les bananes qu’on leur apporte, les long nez passent par dizaines à quelques centimètres du masque et de nos têtes! Nous avons aussi rencontré une petite plie, qui changeait de couleur pour se camoufler et s’est enfouie ! Ça donne faim cette plongée, on partage une petite pizza, pas fantastique mais tout à fait correcte, au snack bar, où se promènent un paon et un gros dindon, et c’est reparti. Un peu de bière, beaucoup de crème solaire, et la plongée continue, avec ses coraux et ses poissons! Un forumniste nous avait demandé d'apporter des photos d'elles à deux barmaid; elles étaient ravies et nous les avons photographiées à nouveau au cours de notre séjour. Nous avons constaté que les cubains aiment se faire photographier et veulent voir la photo!
On rentre se préparer pour souper après un petit tour à la piscine, question de boire un verre les fesses dans l’eau. Sur notre chemin, on rencontre un lapin tout noir et on voit la basse cour, où sont enfermés un aigle et un genre de petit faucon. Nous réalisons que nous avons passé pas moins de 5 heures en apnée durant la journée : Seb, plus résistant, est rouge… De mon côté tout l’arrière de mon corps à l’air d’un homard cuit et ça fait tellement mal! Surtout le bas des fesses, car je m’en sert pour m’asseoir! Ouche! T-shirt pour faire de la plongée à l'avenir!
Nous avons entendu beaucoup de bien du resto japonais, mais comme notre réservation n’est que lundi, on s’essaie quand même! 5 pesos et comme il y avait de la place, l’hôtesse nous installe avec un couple d’Anglais, un couple d’Irlandais et un couple de Québécois, Alain et Josée, tous très sympas! Notre chef parle français avec l’accent québécois, et il connaît la géographie de notre province mieux que moi-même! C’est renversant! Cet homme est un autodidacte et n’a jamais quitté Cuba! Luc parle couramment 3 langues et connaît les rudiments de deux autres! Il semble au fait du reste du monde aussi car il parlait de Liverpool et Belfast, d’où viennent les 2 autres couples, avec une aisance déconcertante! Notre serveuse est très gentille et essaie de nous apprendre quelques mots d’espagnol. Pas moyen d’avoir de l’eau en bouteille par contre! Qu’à cela ne tienne; le champagne coule à flot! La soirée est fantastique, les sushi sont bons et la soupe de miso aussi. Ensuite nous mangeons du riz frit aux légumes, du poulet, du bœuf délicieux accompagné d’oignons marinés sublimes, suivi de crevettes et de poisson grillé. (Désolé, les crevettes sont trop salées!) Il ne reste pas de place pour le dessert; en fait Sebastian a tout mangé, mais je n’ai pas très faim, ce qui est surprenant dans mon cas, et je laisse une assiette presque pleine! Alain et Josée vont voir le spectacle, Seb, en pantalons et souliers fermé, comme l’exige le code vestimentaire des restos à la carte, veut d’abord se changer. J’en profite pour remplacer mes dessous par un bikini, au cas ou! Finalement, il y a un gros cochon noir près du pont de la plage, ce qui retient notre (mon!) attention. Le gardien nous apprend que plusieurs paysans laissent leurs animaux en liberté. Génial! On en profite pour donner un peso au gardien, qui n’en reçoit pas souvent! La soirée se termine à la piscine, car j’ai envie de me baigner. Seb va nous chercher à boire au lobby tout près, où Alain et Josée jasent avec les Irlandais et d’autres personnes. En route vers la chambre, j’attrape un beau crapaud alors que Seb crie Nooon! Ne fais pas ça! … Hé hé!
Samedi le 21-08-2010 Nous déjeûnons au buffet, où Sebastian se fait faire une omelette alors que je me contente d’une demie rotie coiffée d’un œuf et de fromage et de quelques morceaux de fruits.
Après le repas et une courte baignade, nous allons du côté du Blau Costa Verde, où un sentier suit le bord de la mer derrière un rideau de végétation. Le sentier est par moment en béton, par moment en roches marines coralliennes semi fossilisées! C’est magnifique! Nous atteignons une plage où il n’y a personne, trouvons des carapaces de tortues, rencontrons des crabes, et mourrons littéralement de chaleur! C’est l’été à Cuba aussi, il faut donc écourter notre randonnée, pour ne pas risquer d’avoir un malaise. Nous partageons un très bon cheeseburger, avec bacon et concombre, au snack bar, où nous sommes de nouveau servis! Un homme de 71 ans, arrive et joue de la guitare…La lumière dans les yeux de mon musicien de conjoint rivalisait avec l’éclat du soleil! Il n’avait plus qu’une idée; emprunter la guitare du monsieur! Il accompagnait sa musique tantôt de son chant, tantôt d’une feuille, dont il se sert comme d’un harmonica. Seb a tenté de ‘’jouer de la feuille’’ alors que je l’ai acompagné en marquant le rythme d’un cha cha avec des claves. C’était très amusant! Nous retournons plonger et voyons une petite rascasse près d’un oursin à très longs piquants! Pas de danger que quelqu’un s’approche trop : quelle défense! Pour souper nous avons une réservation au Vénétia, le resto italien, où nous sommes encore une fois servis par xxx! Nous avons apporté notre bouteille d’eau, et xxx nous apporte des glaçons!La soupe minestrone est bonne, de même que le saumon fumé, qui est très fumé! Les pâtes Da Michelle sont tout à fait correctes, Sebastian a demandé qu’elles soient gratinées. Mon médaillon de bœuf sur proscuito est plutôt un minute steak sur champignons, mais bon; ça va! Comme il y a du gâteau au fromage comme dessert, Seb informe xxxx que j’adore ça! Je me retrouve donc à manger par politesse deux morceaux du moins bon gâteau au fromage de mon existence! Seb n’est pas en reste : xxx voulait qu’il prenne deux desserts aussi… Disons que le dessert n’est pas le point fort de la cuisine cubaine! Une petite trempette, et la soirée se poursuit en amoureux. Nous passons la nuit au balcon avec une bouteille de rhum achetée au magasin de l’hôtel, de la glace rapportée du lobby, et du Tu Kola qui était dans notre frigo. Nous avons parlé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rhum. C’était une nuit importante, une nuit qui permet de se remettre au diapason. Ça valait la peine de se coucher à cinq heures du matin!
Dimanche le 22-08-2010 Nous nous levons à midi; qu’importe! On fait changer des sous et on mange un peu au buffet. En fait, je picore et Seb mange! Comme il a encore faim, il se prend un autre de ces hamburgers au snack bar. Les oiseaux de proie sont hors de leur cage! Un aigle sur mon épaule! Je suis émerveillée! Au tour de Seb! Il y a une corde à la patte de l’oiseau et alors que celui-ci part en voletant de l’épaule de Seb, le ‘’dresseur’’ le ramène en tirant brutalement sur la corde! Pauvre bête! Je prends sur mon doigt un autre oiseau, un faucon peut-être, qui est très joli! Nous retournons à la chambre, avec l’intention de prendre l’autobus pour Guardalavaca, mais le coffre fort ne veut plus barrer, alors pas question de partir avant que nos passeports soient en sûreté! Tout s’arrange, mais le bus est passé… Nous décidons donc de prendre le taxi; 24 pesos aller-retour, un prix honnête. (La madame est bien renseignée!) Un seul hic : c’est dimanche et nous ne sommes pas au Québec, donc la plupart des magasins de cigares, raison de notre visite, sont fermés! Seb achète tout de même une boîte de 10 Partagas à 68 pesos! Visite du marché des artisans (J’aurais dû acheter des masques de bois et une tunique crochetée, mais bon!) et de la plage… La plage est bondée, surtout pleine des cubains qui habitent la ville. C’est dimanche et en plus fin de semaine de Carnaval dans la province de Holguin! Grosse musique forte, plage sale, nous nous félicitons de ne pas loger au Club Amigo! Les touristes des hôtels avoisinants semblent avoir choisis de se terrer dans leur complexe! Seb avait oublié son chapeau dans le taxi, le chauffeur nous l’a remis! Au retour, douche rapide car il fait très chaud, et notre plongée nous fait rencontrer un très gros poisson bleu gris! Dommage; il n’est pas intéressé par les bananes! Un tour à la piscine, où ça travaille fort derrière le bar, et nous rencontrons tout un groupe de Québécois, arrivés la veille. En chemin vers la chambre, au crépuscule, j’ai le grand plaisir de voir des chauves-souris!
En quittant la chambre, nous tombons sur deux québécois fort gentils; Richard et Christine. Un joli crabe sur la céramique nous fait faire les présentations, intéressés que nous sommes à le photographier! Lorsqu’un crapaud passe tout près, je le prends pour le leur montrer. Le pauvre animal est si effrayé qu’il urine dans mes mains!
Au resto végétarien, où nous n’avons pas de réservation, la serveuse s’informe auprès de ses patrons, attablés près de la porte, pour savoir si elle peut nous accueillir. Ils acquiescent et elle refuse nos 5 pesos, nous enjoignant de ne les lui donner que si le service et la nourriture les valent! Le restaurant est très charmant; nous sommes attablées sous un toit de palmier, au son de la musique cubaine, devant une table digne de nos grands restaurants; les petits plats dans les grands et même le cendrier est assorti à la vaisselle! Une fois le champagne servi, je vérifie auprès de Ajee, notre serveuse, que les deux hommes sont bien ses patrons, et vais leur dire que leur employée est excellente, et que mon conjoint et moi passons un bon moment. Elle semble emballée, va en parler aux cuisiniers, et les deux patrons nous envoient par la suite un geste de la main. Les entrées sont délicieuses : rouleau de printemps au fromage : il s’agit en fait d’un feuilleté de légumes gratiné, vraiment bon! Champignons sautées : goût surprenant, c’est délicieux! Salade russe à la créole : Très bon, légumes en sauce aux œufs Salade d’épinards aux champignons : surtout bon à cause des champignons, les mêmes que dans l’entrée, donc à ne pas prendre l’un à la suite de l’autre! Plats principaux et accompagnement : lasagne aux légumes : bonne, Tomates farcies : très bonnes Poisson : sec et avec arrêtes. Pommes de terres : Bonnes Pas de place pour le dessert! Nous donnons un pourboire aux cuisiniers, prenons tout le personnel en photo, et partons avec une bouteille de champagne pour plus tard. Lorsque j’ai mentionné à Ajee que je n’avais pas encore mangé de mangue alors que c’est la saison, elle m’a demandé d’attendre et est revenue avec une énorme mangue, une petite d’après elle! Nous déposons le tout à la chambre et continuons la soirée au Beer Corner, où nous discutons avec la serveuse, Dixie, de la vie des cubains. Angelo vient jouer de la guitare et de la feuille, l’Italien chante que sera avec Dixie, Seb essaie à nouveau la feuille, et avant qu’il puisse jouer de la guitare, Angelo doit quitter pour ne pas rater l’autobus. Dixie nous donne 4 bières take out (Don’t tell anyone!).
On boit notre champagne bien tranquillement et bonne nuit!
Lundi le 23-08-2010 Lever à 9 heures, café au lobby, où on voit Christine et Richard. Nous déjeunons au buffet, où pour une fois il y a de la mangue! Pour faire changement, Seb prend une omelette et je me fais faire 2 œufs tournés. Bizarre; même les œufs ont un goût différent! En route pour la plage! Encore du snorkeling! Sur la plage, une grosse guêpe vert pomme creuse le sable! Une petite marche dans le haut de la plage me conduit à un bel oiseau jaune! Diner au snack bar, Seb prend le duo BBQ : porc et poulet, très bon. J’essaie le foccacia : une chance qu’il y avait des frites, grâce à Maria! Un tour à la piscine où, intriguée par un drink bleu, je demande ce que c’est : Water from the pool, me dit Jesus! Super bon, nous buvons plusieurs love in the pool! (Glace, jus de citron, rhum pâle, liqueur de pêches, vin blanc, curaçao bleu, sprite) J’ai photographié un beau papillon! On retourne à la plage, le gardien des chaises m’attrape un crabe! Ça prend bien de l’insistance pour qu’il accepte un peso! Vers l'heure du souper, les Cubains viennent profiter de la plage, c'est charmant! J'ai plongé avec un enfant adorable qui ne parlait qu'Espagnol! Par contre, on m’a demandé si j’étais mariée, et c’était facile à voir que les hommes de la place cherchent les touristes seules…Il y a même un jeune garçon qui m’a pointé à son père! Seb se promenait partout et j’ai couru à sa rencontre! Il était un peu sceptique là dessus, mais Dixie n’était pas surprise du tout! Nous allons souper au Japonais; cette fois avec réservation, et c’est encore Luc notre chef! Nous avons l'occasion de parler des conditions de vie des employés; très interessant!
La soirée se termine au Beer Corner, Seb emprunte la guitare d'Angelo le temps d'un petit blues de son cru, on parle beaucoup avec Dixie et Angelo, on retourne chercher un petit sac pour Dixie. Angelo nous donne son e-mail, et on rapporte quelques bières à la chambre. Ces fins de soirées sont fantastiques!
Mardi le 24-08-2010 Le wake up call est en retard d’une demie heure; une chance que nous avions aussi notre petit cadran et que nous l’avions prévu plus tôt! À 7 :45h, départ en autobus pour l’excursion à Cayo Saetia (69 pesos chacun). Le bus arrive alors que nous buvons un café, le guide nous dit de le finir; il nous reprend après avoir embarqué les gens du Playa Pesquero! Nous sommes les seuls de notre hôtel et l’autobus embarque des gens à plusieurs hôtels différents. On roule une bonne heure, paysage superbes et routes que l’on jurerait avoir été bombardées! On traverse un petit village, et on embarque sur le catamaran. L’eau est pleine de méduses! Beaucoup de touristes du U.K., on fait la connaissance d’un jeune couple en lune de miel, pas bien riches, qui viennent d’un petit village d’Angleterre. Super gentils! On fait une heure de snorkeling, il n’y a que quelques méduses, mais des beaux poissons, certains déjà vus mais d’autres inédits pour nous; des rouges qui ressemblent à des épinoches, entre autre. Un gros poisson bleu se cache dans les cavernes de coraux, ainsi qu’une énorme rascasse! Retour au catamaran, on arrive bientôt sur l’île; c’est superbe! Le buffet servi est bon et varié, mais le poisson goûte l’eau cubaine! J’ai pu avoir un morceau de mangue, et j’ai donné mes ananas, pas mûrs, à un gros perroquet! Pour 9 pesos chacun, on prend l’excursion en jeep. Quelle chance, nous sommes seuls avec Martin, le conducteur. L’île est superbe, on se croirait dans la savane : Nous rencontrons plein d’antilopes, de chevaux, de buffles d’Asie et d’Afrique, des zèbres… Il y a de grosses termitières et un arbre gigantesque! On arrête à une petite halte où je nourris un crocodile et prend une grosse tortue dans mes mains. Sur le chemin du retour, la route surplombe la mer! C’est splendide! Nous revenons à temps pour une petite baignade, j’observe la vie étrange des rochers alors que la marée descend. On repart en bateau et on joue à la bouteille musicale pour une bouteille de rhum. Quelques gouttes de pluie et un peu de vent : hissez la grande voile! On accoste, des sternes et des pélicans mangent et se posent. Dans l’autobus qui traverse Antilla, le village d’où nous sommes partis en catamaran, on se rend compte que si certains cubains envoient la main à l’autobus, ce n’est pas le cas de tous… En effet, ils nous voient passer, avec notre argent, mais jamais l’autobus ne s’arrête. Ils n’ont même pas une petite chance de nous vendre leur artisanat, de profiter de la manne touristique. On leur passe devant le nez combien de fois par semaine… Devant un parc, Seb remarque le geste d’un petit garçon : il nous indique son pied nu… Je ne peux retenir mes larmes. Sommes nous les seuls passagers à être touchés? Comment ne pas remarquer le dénuement extrême de ces gens vêtus de vieilles hardes? Ces maisons sans toiture? Ces porches délabrés? Nous sommes complètement retournés. La prochaine fois, nous arrêterons l’autobus, nous apporterons des chaussures et des vêtements, nous ferons au moins quelque chose!
Au retour, petite baignade, puis on s’essaie au japonais. Comme ça ne fonctionne pas, on se restaure au buffet alors qu l’heure du souper se termine. On prend un verre au lobby, on ne s’attarde pas sur le spectacle; peu intéressant ce soir-là! Je me baigne dans l’eau beaucoup trop chlorée, alors je me rince! Petit tour au Beer. Petit déjeuner au buffet, je n’ai pas faim, c’est fou! On prend l’autobus pour Guardalavaca, en compagnie de Christine et Richard, et d’un autre couple. Nous visitons un centre commercial gardé par un flic avec un très gros fusil, puis on trouve un magasin où Seb trouve les cigares qu’il cherchait. Je vois passer notre autobus alors qu’il complète la transaction. On s’installe pour fumer un cigare, et on revoit l’autobus! Je cours comme une dératée, un des québécois au deuxième étage tape sur le côté du bus et nous pouvons monter! Merci mon homme; désolée, je ne sais pas ton nom! Nous avions apporté un sac garni des produits que l’hôtel laisse dans la chambre (Impossible de les donner au personnel!) et de quelques vêtements dans le but de faire un chanceux à Guardalavaca, mais comme nous n’avons pas eu le temps, c’est du haut de l’autobus que nous avons repéré une femme à qui nous avons lancé le paquet! Elle avait l’air contente, nous étions satisfaits, et j’espère que ce geste a pu donner aux touristes qui en ont été témoins l’idée de donner aux gens de Cuba tout ce qu’il n’est pas important de ramener au pays! Au retour à l’hôtel, on a encore des problèmes de safe! J’ai tellement le goût de profiter au maximum de cette journée : on file à la plage! On fait un peu de plongée, mais comme Seb n’a pas apporté son rasoir, sa barbe trop longue permet à l’eau d’envahir son masque, qu’il doit vider très souvent! Un Québécois qui a appris plein de choses des cubains nous montre que les oursins blancs ne piquent presque pas, et nous fait voir un poisson bien caché. Lorsque je vois une étoile de mer, il l’attrape et j’ai le plaisir de la tenir! Je vois une superbe rascasse, mais le temps que Sebastian arrive, elle est cachée dans une anfractuosité corallienne. Je reste à distance, espérant qu’elle sorte, alors que Seb explore le récif. Il revient près de moi et, comme il doit vider son masque, pose ses palmes… Juste devant le trou de la rascasse! Heureusement, il a compris que mon cri informe dans le tuba en était un de panique et pas un cri de joie émerveillée! Il s’éloigne promptement à la nage. Par la suite, nous avons eu le grand bonheur de la voir quitter son antre, et avons pu l’observer tout à loisir. Quel magnifique poisson! Seb s’essaie un peu à la planche à voile, mais le vent est trop fort pour une leçon. Il ne se débrouille pas trop mal vu les circonstances! Au bout d’une heure, il est épuisé… C’est qu’il fait 40 degrés à l’ombre! En fait j’ai cru qu’il allait tourner de l’œil! Toute la journée, notre sac de plage nous suit, plein de petits sacs remplis d’ibuprofène, de shampoing, de dessous, etc. à l’intention des cubains. Nous avons préparé ces sacs suite à notre passage à Antilla, et aux conversations avec le personnel. Ils sont toujours chaleureusement accueillis Nous passons de la plage à la piscine, et comme le temps file, qu’une réservation au restaurant cubain nous attend et que nous devons faire provision de rhum, nous laissons nos ensembles de plongée et notre serviette près de la piscine, question de faire toutes ces courses au lobby. Nous rentrons a la chambre et filons droit vers le resto cubain, où nous sommes accueillis par la serveuse sympa du végétarien! Le service à notre table est assuré par notre fameuse xxx! Nous avons des cadeaux pour elles deux! Quel bonheur : Angelo illumine notre repas de sa charmante musique! Le repas est délicieux : la soupe traditionnelle cubaine que xxx nous assure être réellement traditionnelle, est succulente! Dans un bouillon flottent poulet et porc, ainsi que quelques petits légumes et de gros quartiers de pommes de terre. L’autre soupe est bonne, mais sans plus. Bouillon tomaté et pâtes. La langouste est délicieuse; c’est la première fois que nous en mangeons. Elle est servie en moitié avec ses accompagnements et sa saveur est encore relevée en y ajoutant du beurre. Sebastian en reprend une seconde portion! Côté desserts, les glaces ne sont pas convaincantes, mais la tarte à la goyave de grand-mère (à la mangue ce soir là!), est plutôt bonne. À la fin du repas, xxx est absente, nous informons une serveuse que nous avons quelque chose pour elle, et je glisse son sac sous ma serviette de table… Elle ne revient pas, nous donnons son cadeau à Ajee et direction le Beer Corner! Oups! Le paquet pour xxx est sous ma serviette de table! Alors que je laisse tomber, Seb y retourne et demande si ils ont trouvé un paquet. ‘’Oui, le paquet pour xxx!’’, fut la réponse qu’il obtint! Les employés étaient réunis, et montrait à tous le sac à main que nous lui avions offert! Tout semble très ouvert à ce sujet parmi le personnel; je ne doute pas que xxx ait reçu son cadeau! Au Beer Corner l’Italien me fait danser sur la musique d’Angelo, je ne sais pas les pas; qu’importe! Angelo est très gentil, il prête sa guitare à mon bluesman, qui interprète Jonnhy Be Good sous les applaudissements des clients. Il nous donne le e-mail de son fils, qui vit aux îles caïman, afin que nous lui fassions parvenir des photos de lui. Un petit cadeau pour Angelo, un autre pour Dixie, à qui je demande si c’est sécuritaire pour les touristes d’aller sur la plage le soir. Elle nous donne quelques bières pour la plage, et du champagne pour la chambre. Comme c’est notre dernier soir, D. nous fait un beau câlin. A. nous en fait un aussi; comme d’habitude! À la plage, Sebastian me montre la caméra, que je n’avais pas remarquée, et engage la conversation avec le garde alors que je me baigne là où il n’y a pas de corail. Il lui offre une bière, qu’il accepte, et un cigarillo Cohiba, qu’il met dans sa poche plutôt que de l’allumer… Compréhensible : il semble difficile pour un cubain d’acheter ces produits, pourtant produits par leurs concitoyens!Ça fait deux jours que mon amour se demande à qui donner ses sandales de cuir; ce garde est le chanceux qui promet de les donner à quelqu’un d’autre si il n’en a pas besoin. Tout le monde semble s’entraider dans cette Île pleine de charme! Je trouve une cenne de chance; un sous noir Canadien, et aperçoit comme un feu d’artifice qui n’éclate pas; une étrange étoile filante juste pour moi! Je choisis d’y voir la promesse d’un nouveau voyage! J’ai fait un vœu sur ‘’l’étoile’’ et je conserve ma cenne de chance! Nous retournons à la chambre, et je découpe enfin la mangue offerte par Ajee à l’aide d’une bobby pin! C’est la meilleure et plus juteuse mangue de ma vie, que je dévore au dessus du balcon du deuxième étage en buvant du champagne! Ça devait être charmant : moi dans ma petite robe jaune, une fleur dans les cheveux, en pleine face dans un énorme fruit! Nous complétons la préparation des valises, et Seb s’écroule, épuisé, avant la fin. À 3 heures du matin, je réalise que nos ensembles de plongée et la serviette de plage sont restés près de la piscine! J’enfile une robe et file vers la piscine, où plus rien ne se trouve, et c’est à la réception que je récupère le tout, Dieu merci! Très honnêtes, les cubains! En revenant, je passe devant un spa, et je m’y plonge. Bonne nuit!
Jeudi le 26-08-2010 Nous terminons les valises, prenons une douche, déjeunons, donnons les derniers effets dont nous pouvons nous départir et ça y est! Lina nous assure que nous reviendrons plus vite qu’on pense, je vois ça comme un bon présage plutôt que comme un souhait… On monte dans l’autobus. Nous regardons déjà le paysage avec nostalgie, l’intention de revenir au plus vite au fond du cœur. Viva Cuba!
Récit d’un voyage de trois semaines en Corée du Sud en août 2010 English translation pending
Bonjour,
Nous venons de rentrer il y a quelques jours de Corée du Sud.
Je n’ai pas l’habitude de faire des récits de voyage mais vu les difficultés que nous avons eu à préparer ce voyage, à trouver des infos sur le net…, je me suis dit que ça pourrait éventuellement aider certaines personnes désireuses de connaître ce pays.
Dans la suite de mon récit, je ferais quelques comparaisons avec d’autres pays d’Asie car je suppose que, sauf exception, les personnes qui souhaitent aller en Corée du Sud connaissent déjà un peu l’Asie. Je ne pense pas que ce soit un pays où on va en 1ère intention.
Quelques mots sur nous, nous sommes un couple début quarantaine avec une petite puce de 3 ans. On s’est pas mal baladé en Asie notamment en Asie du Sud-est (Thaïlande, Laos, Vietnam, Malaisie, Indonésie) et en Chine. On apprécie beaucoup aussi l’Amérique du Sud (surtout le Brésil) et l’Amérique Centrale.
On voyage toujours en individuel. Pas franchement routard, ni voyageurs de luxe, on est entre le 2. On aime bien voyager confortablement, louer des voitures, prendre des vols intérieurs…
Pourquoi la Corée du Sud ? On avait envie de découvrir une autre facette de l’Asie suite à nos différents voyages en Asie du Sud Est. Depuis quelques années, on a rencontré de plus en plus de coréens en voyage, on apprécie la cuisine coréenne… cela a suffit a aiguisé notre curiosité. On a adoré la Chine, surtout les régions « reculées » (Yunnan, Sichuan) où on a découvert le « plaisir » de voyager sans pratiquement aucun touriste occidental. On s’est dit qu’on pourrait peut-être retrouver ce type de dépaysement en Corée. Le Japon nous attire beaucoup aussi mais nous semble hors budget. On s’est donc dit que la Corée du Sud devrait être un bon intermédiaire entre la Chine et le Japon. On a pensé à Taiwan aussi, mais au moment où on a regardé les prix des billets d’avion, c’était trop cher.
Bref, début mai, nous avons réservé 3 billets pour Séoul.
Les préparatifs du voyage :
C’est là qu’on a commencé à s’inquiéter. Il y a très peu d’infos sur le net, peu de discussions sur les forums, peu de guides, la plupart des sites sont en coréens ! Très peu de rating d’hôtels sur tripadvisor. Peu de choix d’hôtels sur Booking et Agoda. On entend parler des love motel … Avec notre puce de 3 ans, est-ce vraiment le bon choix ??? On a essayé de déterminer un itinéraire et quand on a voulu réserver quelques hôtels, on a vite laissé tomber car en dehors des grandes villes, c’est quasi impossible !
Donc, finalement, on a décidé de réserver les 1ères nuits à Séoul, les suivantes à Sokcho ainsi qu’une location de voiture. Rien d’autre.
L’itinéraire prévu était Seoul – Sokcho – Andong – Gyeongju – Busan et pour finir soit le sud-ouest (Jeollanam), soit Jeju en fonction de la météo.
On est donc partis curieux mais un peu inquiets avec la peur de galérer (pour les hôtels, pour la langue …), de découvrir un pays sans grand intérêt vu le peu de témoignages de voyageurs.
Le voyage en lui-même :
Je le dis d’emblée, nous avons été enchantés de ce voyage !!!
Un magnifique voyage, un dépaysement total, des paysages très beaux, des temples sublimes, des activités extrêmement variées et surtout des coréens adorables !
Mais pourquoi la Corée du Sud est-elle si méconnue des occidentaux ??? Mise à part Séoul, nous n’avons quasiment pas vu d’occidentaux de tout le voyage.
Avant d’en venir à notre itinéraire, je souhaiterais détailler quelques points d’ordre général.MétéoOn s’attendait à suffoquer et à être gênés par la pluie voire par les typhons. On a eu globalement très beau temps, la pluie nous a gâché une seule journée sur tout le voyage. Il a fait chaud effectivement mais pas plus chaud qu’à Bangkok ou à Singapour. Et moins chaud qu’à Bornéo. Il a fait plus chaud dans le sud notamment à Jeju.
Je ne saurais dire si c’est un coup de chance ou non.HébergementOn n’a eu aucun mal à trouver des hôtels même en arrivant en fin de journée alors qu’on était en haute saison (vacances scolaires coréennes). On a vite découvert que les love motels étaient la bonne alternative. La plupart du temps impeccables, pas du tout glauque et bon marché. Quand on suivait les conseils des guides (Lonely Planet en anglais ou Petit Futé), les hôtels décrits comme très confortables étaient en général plutôt vieillots. Les meilleures surprises n’étaient pas décrites dans les guides qui je pense sont très datés. On a donc essayé de se fier plus à notre instinct (ou plutôt aux façades des motels !) qu’aux guides.NourritureOn a globalement bien mangé. Ce n’est pas la divine cuisine thaïlandaise, ni la cuisine de la Chine profonde (qu’on a trouvé exécrable !) mais on s’est régalé d’excellents korean barbecue. C’est sur ce plan que la barrière de la langue s’est fait le plus ressentir. Beaucoup de cartes de restos n’étaient pas traduites donc ce n’était pas évident de choisir. Et comme on n’a pas forcément envie de manger des barbecue à tous les repas, on a eu envie assez régulièrement de manger occidental (italien surtout) ce qui nous arrive très rarement en Asie. La plupart du temps, les italiens étaient mauvais genre Pizza Hut, Mister Pizza …
Sinon, si vous êtes amateurs de poissons crus (ce qui n’est pas notre cas), vous serez comblés ! On en trouve partout dès lors qu’on est proches de la mer. On choisit son poisson vivant et il est préparé tout de suite après. Par contre, attention au porte-monnaie, ça douille !
Sinon, il y a beaucoup de chaînes de restos Hans, VIPS … qui proposent des buffets variés. Ce n’est pas de la grande cuisine mais on y allait par facilité quand on était fatigué de devoir choisir des plats dans des menus non traduits.
Autre alternative de restos dans les grandes villes, les foodcourt. On voit ce qu’on va manger et c’est généralement plutôt bon.
Et la nourriture de rue est souvent délicieuse (raviolis, épis de mais, brochettes en tout genre …).
Dans les endroits les plus reculés, il nous est arrivé de faire des petits pique-niques en achetant quelques bricoles dans les multiples Seven-Eleven, Family Mart (chips, nouilles déshydratées, tomates cerise, fruits …).
Pour les petits-déjeuners, hormis à Séoul où c’était compris, on achetait des laitages et des jus de fruit au 7/11 et quelques viennoiseries dans les chaînes spécialisées (Paris Baguette qu’on trouve un peu partout dans le pays).HygièneOn a été surpris. C’est vraiment propre ! Ca change de l’Asie du Sud-est et surtout de la Chine. Des toilettes la plupart du temps impeccables même dans les petits restos, pas de détritus partout, pas de cracheurs, de mollardeurs, de roteurs (ceux qui connaissent la Chine comprendront …), pas d’odeurs d’égouts écoeurantes…SécuritéAucun problème non plus.
Nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité.
On a vu à plusieurs reprises dans les foodcourt des personnes réserver une table en laissant leur sac à main et s’éloigner sans aucune crainte.TransportNous nous sommes déplacés à Séoul en taxi ou en métro.
Pour le reste du pays, on s’est déplacés en voiture qu’on avait loué à Séoul chez Avis et rendu à l’aéroport. On m’avait déconseillé sur ce forum d’en louer une. Honnêtement, c’est très facile de rouler en voiture en Corée, les routes sont en excellent état, les panneaux traduits, les indications claires. Et les coréens conduisent tout à fait correctement. Une fois qu’on a compris le positionnement des feux rouges (après les carrefours) et des panneaux signalés longtemps à l’avance, la conduite ne pose aucun problème. Il nous a paru infiniment plus facile de conduire en Corée qu’en Thaïlande, en Malaisie, au Vietnam et surtout à Bali (le pire je crois niveau conduite !).
Avis nous a fourni un GPS en coréen (la version anglaise existe mais ils n’en avaient plus). On ne pouvait pas programmer le GPS nous-même mais cela nous a beaucoup servi notamment pour être avertis des radars. Non pas qu’on conduise comme des fous mais les limitations sont assez délirantes, genre 80 à l’heure sur une nationale à 4 voies !!! Et les radars sont très très fréquents. Cela nous a servi aussi pour se repérer grâce aux numéros des routes (notre carte routière n’était pas très détaillée).
On nous a programmé une fois le GPS pour quitter Séoul et aller à Sokcho, heureusement d’ailleurs ! Sinon, nous n’avons pas demandé à le programmer, les panneaux étaient suffisants.
Je sais que les réseaux de bus et de trains sont très bien en Corée du Sud mais franchement la voiture nous a permis de découvrir plein d’endroits reculés, une campagne merveilleuse que nous n’aurons jamais pu voir sans la voiture. De plus, de nombreux sites à visiter sont éloignés des centre-ville (je pense à Gyeongju ou à Andong notamment) donc la voiture donne une liberté de mouvement incomparable.
Nous avons payé 450 000 won pour 16 jours de location de voiture, soit 300 euros ce qui fait 18 euros par jour, ce qui est plus que raisonnable.
J’avais choisi le modèle le moins cher sur internet et on s’est retrouvé avec une belle berline toute neuve (une Hyundai Avante).
Attention, lorsque vous réservez sur internet la voiture chez Avis, le prix est très différent d’une agence à l’autre à Séoul (du simple au double voire plus). On a pris l’agence de Hongik University qui était la moins cher. Nous n’avons pas payé de supplément pour la rendre à Incheon et le GPS nous a été offert (parce qu’il n’y avait pas la version anglaise).
Précision pour ceux qui souhaitent louer une voiture avec un jeune enfant, l’agence Avis n’avait pas de siège enfant. On a essayé d’en acheter un sur Séoul, c’était hors de prix (dans les 300 euros le simple réhausseur avec dossier). On a fini par en trouver un dans une petite boutique de puériculture à Sokcho dans les 100 euros. Donc, je pense que le plus simple, c’est apporter son propre siège enfant.Niveau de vie / ArgentOn s’y attendait, la Corée du Sud est une destination plus chère que l’Asie du Sud-est. On l’a ressenti surtout au niveau des restos où l’addition tournait souvent autour des 20-30 euros pour nous 3 (enfin plutôt 2 ½ ). Les boissons ne sont pas données surtout les jus de fruit frais. On a l’habitude en Asie du Sud-est d’en boire sans compter. Là, à 3.5 euros le verre, on était obligé de se limiter.
Globalement, les visites de sites historiques ou naturels (jardins botaniques, grottes …) sont très bons marchés (souvent 2-3 euros maxi, les enfants de moins de 4 ans ne paient pas).
L’addition monte vite avec les loisirs « fun » type waterpark, parc d’attractions, ballon captif … surtout à Jeju où il y a pléthore d’activités de ce type.
Pour les hôtels, on dormait généralement dans les love motel qui coûtent souvent 50000 won (33 euros).
Le litre d’essence coûte environ 1.20 euro.
Hors hôtels et location de voiture, on a dépensé en moyenne 100 euros par jour (repas, essence, entrées, loisirs …). On ne s’est pas privé en parcs de loisirs ce qui a fait monter l’addition (dans les 70 euros par exemple l’entrée d’un parc aquatique pour 2).
Ce n’est pas vraiment un pays pour routards habitués au niveau de vie de l’Asie du Sud-est mais plus pour voyageurs « intermédiaires ».
Attention, il n’est pas évident de trouver des ATM acceptant les cartes françaises (Visa pour nous) en dehors des grandes villes. Les DAB de la Korean Bank marchent toujours, pour les autres, c’est selon ! Ce qui nous a « sauvé la vie » à plusieurs reprises, ce sont les petits DAB installés dans les 7/11 et les Family Mart.
Le plafond de retrait est souvent à 300 000 won (parfois 100000) donc ça fait cher en commissions.
Astuce : Si vous avez un ado (12-18 ans) dans votre entourage, les banques BNP et Caisse d’Epargne proposent des cartes bancaires rechargeables sans aucune commission sur les paiements et les retraits à l’étranger.LangueSauf exception, les coréens ne parlent pas anglais ou le parlent très mal.
Est-ce gênant ? Un peu mais pas tant que ça.
Ca nous a un peu gêné dans les restos ou lorsqu’on avait des besoins bien précis.
Mais pour trouver une chambre d’hôtel, on peut très bien se débrouiller en échangeant avec les mains (et une calculatrice).
Puis, en cas de besoin, les coréens n’hésitent pas à utiliser un service fantastique ! Une hot-line pour touristes. Cela nous a bien aidé à différentes reprises.
Sinon, si vous avez un iphone, il existe une application gratuite qui s’appelle Linguopal qui traduit quelques phrases basiques en coréen. Ca nous a dépanné à plusieurs reprises (et ça a fait rire beaucoup de coréens occasionnellement !).Voyage avec de jeunes enfantsAucun problème !
La Corée du Sud est un peu pays très facile pour voyager avec des enfants même très jeunes.
J’ai vu que les supermarchés vendaient tout le nécessaire pour les plus petits (couches, petits pots …).
Il est très facile de se promener avec une poussette, les trottoirs sont impeccables, il n’y a pas de dénivelé de 40 cm comme en Thaïlande …
Pour les hôtels, s’il n’y avait pas de lit supplémentaire, on demandait un ondol.
Même si la Corée du Sud n’est pas vraiment une destination balnéaire (il y a des plages agréables quand même mais ce n’est pas la Thaïlande), il y a une multitude d’activités à faire avec des enfants. Parc d’attractions, parc aquatiques, aquarium, curiosités naturelles (grottes, tunnel de lave …)…
Et pour couronner le tout, les coréens adorent les enfants ! On était abordés très souvent, notre fille a été photographiée un nombre incalculable de fois, elle a reçu une multitude de petites gourmandises d’inconnus (bonbons, biscuits, chips, glaces, boissons …). Cela a donné une dimension très sympathique à notre voyage.
Venons-en (enfin !) au parcours que nous avons effectué :Séoul (4 jours)On a logé à l’hôtel Ibis. Il est très bien situé mais je pense qu’on peut trouver un meilleur rapport qualité prix.
On a beaucoup aimé Séoul. On avait peur que ça ressemble à une des multiples mégalopoles asiatiques (Bangkok, Singapour, Kuala Lumpur …) mais en fait, non c’est très différent, une ambiance unique. Plein de quartiers variés, chacun avec sa personnalité. Plein de possibilité de visites, temples, marchés, balade le long du canal, musées, tour de TV pour le point de vue, parc d’attractions…Sokcho (2 jours)La route pour venir de Séoul est très belle surtout lorsqu’on quitte l’autoroute. On a commencé à découvrir les jolis paysages « nature » de la Corée du Sud. On est allé à Sokcho directement mais on a vu qu’il y avait plein de possibilité de balades dans la région avec beaucoup d’activités type rafting, saut à l’élastique, randonnées …
Concernant Sokcho, on n’a pas franchement aimé. La ville est plutôt laide.
On a dormi à la guesthouse House Hostel. C’est le seul hébergement de Corée qu’on n’ait pas aimé ! J’avais réservé une chambre triple et on a eu une chambre très vétuste à ondols. Les draps sentaient mauvais, il y avait des punaises dans la chambre. Bref la cata ! J’ai cru comprendre que les chambres doubles étaient beaucoup mieux.
On avait prévu initialement de rester 3 jours à Sokcho mais la météo n’était pas avec nous, on avait prévu une journée complète au parc du Seorak et c’est la journée où il a plu à torrent ! On a préféré ne pas y aller. On a donc écourté le séjour à Sokcho.
Sinon depuis Sokcho, on est allés jeter un œil à la DMZ. On n’a pas aimé, la route n’avait pas grand intérêt. L’après-midi, on est allés au parc aquatique Waterpia, génial ! Notre fille a adoré et nous aussi.Jeongdongjin (2 jours)On avait envie de découvrir l’arrière-pays de Gangneung et de Donghae après avoir lu le descriptif du Petit Futé. On a vite vu que ces 2 villes étaient assez moches (comme beaucoup de villes secondaires coréennes). On a choisi de loger dans la petite station balnéaire de Jeongdongjin qui est situé entre les 2. C’est là qu’il y a le Sun Cruise Resort, le fameux hôtel paquebot construit à flancs de montagne. La station est plutôt sympathique. On a dormi dans un love motel tout neuf situé juste après le Sun Cruise Resort. 50 000 won.
Après le mauvais épisode de Sokcho et la déception de ne pas avoir visité le Seorak, les vacances ont pris alors une toute autre tournure.
On a visité l’intérieur des terres, la vallée de Mureung notamment et là, on a découvert une campagne vraiment très jolie. L’agriculture sud-coréenne est très diversifiée ce qui donne des paysages merveilleux, des rizières, des champs de lotus, des vergers, des champs de toutes sortes de légumes (piments, sésame …). Quel plaisir des yeux tous ces petits champs avec au loin une jolie ferme à l’architecture traditionnelle.
Cela fait un peu penser à la Dordogne, avec ses rivières, ses méandres, ses grottes …
On a donc sillonné pendant 2 jours cet arrière-pays et on s’est régalé ! Outre les jolis paysages, il y avait très régulièrement des attractions, des sites d’intérêts touristiques (grottes, cascades, méandres …).Tabaek (1 jour)Ce n’est pas très loin de l’étape précédente. Encore une journée de magnifiques balades dans la région. C’est un peu plus montagneux. On a visité un observatoire astronomique ainsi que le musée du charbon (très bien fait). On a dormi tout près de la mine de charbon dans un love motel à 50000 won.Andong (1 jour) Une très belle étape avec notamment la visite du village traditionnel Hahoe. On est en général sceptique sur les villages traditionnels mais, là, on est tombé sous le charme. Magnifique ! De charmantes petites maisons, des ruelles adorables, tout ça dans un cadre bucolique entouré de rizières. On pensait y rester une petite heure, on y a passé plus d’une demi-journée.
Juste après le village traditionnel, il y a une école confucéenne en face d’une rivière. La route est un peu difficile (non goudronnée) mais la visite vaut la peine. L’endroit est vraiment charmant, très paisible.
On a dormi à l’hôtel California. 40000 won. Correct mais défraîchi.Gyeongju (3 jours)La distance n’étant pas grande entre Andong et Gyeongju, nous avons décidé de rejoindre Gyeongju en fin de journée et de découvrir l’est d’Andong où il y a de très beaux lacs. On n’a pas hésité à se perdre dans des petites routes secondaires. Splendide !
On est tombé par hasard sur un endroit référencé dans les guides, le Jirye Artists’ Colony. Une ancienne école confucéenne reconvertie en un lieu regroupant différents artistes. La route pour y aller est sublime, l’endroit très joli.
On a vu également dans le coin le plus grand Ginkgo Biloba de Corée. Cette partie est autour d’Andong est vraiment très très belle. Si on a du temps, je pense que ça vaut le coup de rester plus longtemps.
On est arrivé ensuite à Gyeongju, là aussi, une des plus belles étapes si ce n’est la plus belle étape du voyage.
On a dormi à l’hôtel Bellus. 50000 won, correct mais également un peu défraîchi.
Gyeongju est des villes les plus agréables qu’on ait vu en Corée. Il y a énormément de choses à voir, on est restés 3 jours mais on serait bien restés plus longtemps si on avait eu plus de temps.
Attention, pour ceux qui n’ont pas de voiture, beaucoup de sites à visiter sont assez loin du centre-ville.
Outre les sites « connus », on s’est régalés avec les petites routes secondaires où à nouveau, on a apprécié cette Corée rurale si typique, si délicieuse. Il y a beaucoup de fermes avec des élevages dans la région. On n’hésitait pas à s’arrêter pour montrer à notre fille les vaches, cochons, basse-cour… Cette campagne là est vraiment aux portes de Gyeongju.
Je ne détaillerais pas les multiples sites que nous avons vu (les guides les décrivent bien) mais il y a un endroit qu’on a particulièrement apprécié, ce sont les champs de lotus qui sont en bordure du centre-ville. C’est tout simplement sublime. A voir au petit matin et au coucher du soleil car les fleurs de lotus n’ont pas du tout le même aspect.
Pour se reposer des temples, des balades… et se rafraîchir, on a passé une journée dans un parc aquatique près du lac. Il y avait beaucoup de monde mais on a passé un très bon moment.
Pour ceux qui ont des enfants, la visite de la tour avec un vide en forme de pagode (près du lac) vaut le détour. Il y a un petit musée consacré aux « stars » des dessins animés coréens (Pucca, Pororo …) et une aire de jeu indoor (piscine à balles, châteaux gonflables).
A noter qu’on a très bien mangé à Gyeongju. On a découvert près du lac un korean barbecue (de bœuf uniquement) où on choisissait soi-même sa viande (un peu comme chez le boucher), je ne sais plus le nom mais il est dans le coin des resorts. Le meilleur KB du voyage !
Sinon, en centre-ville, il y a un resto italien très bon qui s’appelle « la cuisine ». Les pizzas et les pâtes sont excellentes !Busan (1 jour)On avait envie de découvrir Busan, notamment son port et son marché aux poissons mais l’immensité de la ville et la circulation nous ont un peu découragés. Il fallait faire un choix si on voulait avoir le temps d’aller à Jeju. En effet, vu que la météo était clémente pour les prochains jours, on avait décidé d’aller à Jeju en prenant un ferry à Wando.
On a donc choisi de faire une visite éclair à Busan et d’avancer notre route en direction de Wando qui n’est pas franchement à côté.
On a vu le marché aux poissons et le port (on aime bien l’ambiance des ports gigantesques) et on a filé.
Je ne doute pas qu’il y ait beaucoup plus de choses à voir à Busan mais on n’avait pas le temps. L’ « appel » de Jeju était trop fort…
On a dormi en chemin à Jinju, petite ville très secondaire dans un love motel correct (50000 won).Wando (1 jour)On a quitté Jinju et pris la direction de Wando avec l’idée de prendre un ferry le lendemain. On a donc pris notre temps pour arriver à Wando.
A nouveau, on s’est régalés avec les petites routes secondaires. Le panorama était splendide notamment autour de Yulpo. Il y a une route magnifique qui descend vers la mer en serpentant les plantations de thé en terrasse. Une merveille !
On a fait une petite halte à Yulpo dans un sympathique petit parc aquatique (encore !) d’eau de mer.
La route de Yulpo à Wando était toujours aussi belle. On serait bien restés plus longtemps dans le coin… Il y a plein d’endroits où on peut s’arrêter et passer un bon moment (baignade dans les rivières …).
On est arrivé en fin de journée à Wando, petit port agréable. Il n’y a pas grand-chose à voir mais l’ambiance est sympa. On a visité une tour avec au sommet un très beau panorama sur les îles environnantes.
On a dormi au Sidney Motel, 50 000 won (comme beaucoup de motels !), impeccable.Jeju (4 jours)On a pris le ferry au petit matin en direction de Jeju.
Cela nous a coûté dans les 110 000 won (dont 70 000 pour la voiture).
La traversée a duré 5 heures (il y a des ferry qui mettent moins de 3h mais les horaires ne nous convenaient pas). Ambiance très sympathique à bord, nous étions une fois de plus les seuls occidentaux. Notre fille a joué du début à la fin avec les petits coréens.
Que dire de Jeju ?
Je sais que c’est une destination controversée, certains conseillent de ne pas y aller, que c’est très « moyen ».
On a beaucoup aimé. Même si ce n’est pas Hawaii, Jeju regorge de coins très jolis, de curiosités naturelles étonnantes et il y a une multitude d’activités à faire dont certaines unique en leur genre !
Je ne saurais énumérer toutes les possibilités de visites tellement elles sont nombreuses mais en voici quelques-unes que nous avons particulièrement apprécié.
Visites des cratères secondaires du volcan, tunnels de lave, le superbe parc Hallim (pour ceux qui ont peu de temps, ce parc comporte aussi un tunnel de lave), falaises avec les cônes de lave, les routes de bord de mer notamment celles du nord-est…
Côté activités étonnantes, nous avons fait une balade en sous-marin, nous ne connaissions pas ce genre d’expérience et évidemment on a adoré !
On est monté aussi dans un ballon captif tout près du stade olympique.
Autre activité très sympa, le kart. Ce n’est pas vraiment notre truc normalement mais là il y avait des karts avec un petit siège enfant et un petit volant. Notre fille était ravie !
Pour ceux qui ont des enfants, il y a le kitschissime Teddy Bear museum. Près de Jungmun, il y a un petit show sympa de dauphins, phoques et singes.
Sinon, côté hébergement, on a dormi à différents endroits.
On aurait bien aimé pour les derniers jours dormir dans un bel hôtel avec piscine mais tous les resorts étaient complets.
On a dormi la 1ère nuit dans un motel à Seogwipo, le Noble Hotel, 50000 won, quelconque.
Les 2 suivantes, on est tombé par hasard sur un lieu paradisiaque à Pyoseon, le Casa Marina. Il est situé tout au bout du petit port. En fait, ce sont des appartements. On avait un magnifique duplex avec en bas un superbe salon avec de grandes baies vitrées donnant sur la mer et une chambre mansardée en haut avec des fenêtres en hublot. C’était vraiment charmant ! On l’a eu à 130000 won la nuit mais ça les valait. Pyoseon est une petite station balnéaire plutôt agréable. La mer forme un lagon à cet endroit, la baignade est très sympa surtout avec de jeunes enfants (peu de profondeur).
On a bougé le dernier jour car on voulait voir la partie ouest de l’île et Pyoseon est trop excentré.
On a dormi enfin près du parc Hallim dont un motel (je ne sais pas le nom) à 70000 won.
Pour ceux qui n’aiment pas changer d’hôtels trop souvent, je pense que loger à Seogwipo ou Jungmun est la meilleure option.
Pour quitter Jeju et revenir vers Séoul, on a étudié différentes possibilités :
- Soit prendre un ferry vers Mokpo ou Wando et tracer jusqu’à Incheon (on n’avait plus de temps pour visiter l’ouest),
- Soit essayer de rendre la voiture à l’aéroport de Jeju et rentrer en avion sur Séoul (vols qu’on n’avait pas encore réservé),
- Soit prendre un ferry directement pour Incheon (13 heures), il y en 3 par semaine à 19h. Dans notre cas, cela nous faisait arriver à 8h30 au port d’Incheon avec un vol à 13h40. Ayant entendu parlé d’annulations fréquentes des bateaux, cette solution était risquée.
On a éliminé la 1ère solution car on n’avait pas envie de faire 400 km d’autoroute avec les innombrables radars et les limitations à 80.
On a essayé de rendre la voiture chez Avis à Jeju. Après une heure de parlementation, d’appels au siège d’Avis, les employés nous ont annoncé un supplément de 350000 wons pour le drop off. On a laissé tomber d’autant plus qu’il fallait rajouter les 3 billets Jeju – Seoul, cela faisait trop cher.
On a pris le risque finalement de rentrer en ferry directement jusqu’à Incheon avec peu de manœuvre pour arriver ensuite à l’aéroport. Il n’ y avait pas de typhons en perspective, les risques étaient donc limités. On s’est décidé au dernier moment (la veille) pour être quasi sûr de la météo.
Cela nous a permis de profiter de Jeju une journée supplémentaire.
Pour les tarifs du ferry, on a payé 170000 won pour la voiture. Côté passager, c’est 65000 won par personne (notre fille devait payer plein tarif) en dormant dans des cabines collectives à ondols.
Il y a aussi des cabines privées avec salles de bains de 2, 4 ou 8 personnes. Quand on a réservé, il ne restait que les plus chères celles à 365000 won.
Vu qu’on devait enchaîner le ferry et les 12 heures de vol jusqu’à Paris, on a préféré prendre la cabine. Elle était top ! Superbe chambre avec 2 lits en boiseries, couettes moelleuses, grandes fenêtres, salle de bains avec baignoire … On n’a pas regretté notre choix !
Tout s’est bien passé, le bateau est parti à l’heure et nous sommes arrivés vers 9 heures au port d’Incheon. On s’est rendu directement à l’aéroport.
Voilà, j’ai été un peu longue mais j’avais vraiment envie de donner un maximum de détails vu le peu d’informations dont on disposait avant le départ.
J’espère que cela vous aura donné envie de découvrir ce pays si injustement méconnu.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas !
Nous venons de rentrer il y a quelques jours de Corée du Sud.
Je n’ai pas l’habitude de faire des récits de voyage mais vu les difficultés que nous avons eu à préparer ce voyage, à trouver des infos sur le net…, je me suis dit que ça pourrait éventuellement aider certaines personnes désireuses de connaître ce pays.
Dans la suite de mon récit, je ferais quelques comparaisons avec d’autres pays d’Asie car je suppose que, sauf exception, les personnes qui souhaitent aller en Corée du Sud connaissent déjà un peu l’Asie. Je ne pense pas que ce soit un pays où on va en 1ère intention.
Quelques mots sur nous, nous sommes un couple début quarantaine avec une petite puce de 3 ans. On s’est pas mal baladé en Asie notamment en Asie du Sud-est (Thaïlande, Laos, Vietnam, Malaisie, Indonésie) et en Chine. On apprécie beaucoup aussi l’Amérique du Sud (surtout le Brésil) et l’Amérique Centrale.
On voyage toujours en individuel. Pas franchement routard, ni voyageurs de luxe, on est entre le 2. On aime bien voyager confortablement, louer des voitures, prendre des vols intérieurs…
Pourquoi la Corée du Sud ? On avait envie de découvrir une autre facette de l’Asie suite à nos différents voyages en Asie du Sud Est. Depuis quelques années, on a rencontré de plus en plus de coréens en voyage, on apprécie la cuisine coréenne… cela a suffit a aiguisé notre curiosité. On a adoré la Chine, surtout les régions « reculées » (Yunnan, Sichuan) où on a découvert le « plaisir » de voyager sans pratiquement aucun touriste occidental. On s’est dit qu’on pourrait peut-être retrouver ce type de dépaysement en Corée. Le Japon nous attire beaucoup aussi mais nous semble hors budget. On s’est donc dit que la Corée du Sud devrait être un bon intermédiaire entre la Chine et le Japon. On a pensé à Taiwan aussi, mais au moment où on a regardé les prix des billets d’avion, c’était trop cher.
Bref, début mai, nous avons réservé 3 billets pour Séoul.
Les préparatifs du voyage :
C’est là qu’on a commencé à s’inquiéter. Il y a très peu d’infos sur le net, peu de discussions sur les forums, peu de guides, la plupart des sites sont en coréens ! Très peu de rating d’hôtels sur tripadvisor. Peu de choix d’hôtels sur Booking et Agoda. On entend parler des love motel … Avec notre puce de 3 ans, est-ce vraiment le bon choix ??? On a essayé de déterminer un itinéraire et quand on a voulu réserver quelques hôtels, on a vite laissé tomber car en dehors des grandes villes, c’est quasi impossible !
Donc, finalement, on a décidé de réserver les 1ères nuits à Séoul, les suivantes à Sokcho ainsi qu’une location de voiture. Rien d’autre.
L’itinéraire prévu était Seoul – Sokcho – Andong – Gyeongju – Busan et pour finir soit le sud-ouest (Jeollanam), soit Jeju en fonction de la météo.
On est donc partis curieux mais un peu inquiets avec la peur de galérer (pour les hôtels, pour la langue …), de découvrir un pays sans grand intérêt vu le peu de témoignages de voyageurs.
Le voyage en lui-même :
Je le dis d’emblée, nous avons été enchantés de ce voyage !!!
Un magnifique voyage, un dépaysement total, des paysages très beaux, des temples sublimes, des activités extrêmement variées et surtout des coréens adorables !
Mais pourquoi la Corée du Sud est-elle si méconnue des occidentaux ??? Mise à part Séoul, nous n’avons quasiment pas vu d’occidentaux de tout le voyage.
Avant d’en venir à notre itinéraire, je souhaiterais détailler quelques points d’ordre général.MétéoOn s’attendait à suffoquer et à être gênés par la pluie voire par les typhons. On a eu globalement très beau temps, la pluie nous a gâché une seule journée sur tout le voyage. Il a fait chaud effectivement mais pas plus chaud qu’à Bangkok ou à Singapour. Et moins chaud qu’à Bornéo. Il a fait plus chaud dans le sud notamment à Jeju.
Je ne saurais dire si c’est un coup de chance ou non.HébergementOn n’a eu aucun mal à trouver des hôtels même en arrivant en fin de journée alors qu’on était en haute saison (vacances scolaires coréennes). On a vite découvert que les love motels étaient la bonne alternative. La plupart du temps impeccables, pas du tout glauque et bon marché. Quand on suivait les conseils des guides (Lonely Planet en anglais ou Petit Futé), les hôtels décrits comme très confortables étaient en général plutôt vieillots. Les meilleures surprises n’étaient pas décrites dans les guides qui je pense sont très datés. On a donc essayé de se fier plus à notre instinct (ou plutôt aux façades des motels !) qu’aux guides.NourritureOn a globalement bien mangé. Ce n’est pas la divine cuisine thaïlandaise, ni la cuisine de la Chine profonde (qu’on a trouvé exécrable !) mais on s’est régalé d’excellents korean barbecue. C’est sur ce plan que la barrière de la langue s’est fait le plus ressentir. Beaucoup de cartes de restos n’étaient pas traduites donc ce n’était pas évident de choisir. Et comme on n’a pas forcément envie de manger des barbecue à tous les repas, on a eu envie assez régulièrement de manger occidental (italien surtout) ce qui nous arrive très rarement en Asie. La plupart du temps, les italiens étaient mauvais genre Pizza Hut, Mister Pizza …
Sinon, si vous êtes amateurs de poissons crus (ce qui n’est pas notre cas), vous serez comblés ! On en trouve partout dès lors qu’on est proches de la mer. On choisit son poisson vivant et il est préparé tout de suite après. Par contre, attention au porte-monnaie, ça douille !
Sinon, il y a beaucoup de chaînes de restos Hans, VIPS … qui proposent des buffets variés. Ce n’est pas de la grande cuisine mais on y allait par facilité quand on était fatigué de devoir choisir des plats dans des menus non traduits.
Autre alternative de restos dans les grandes villes, les foodcourt. On voit ce qu’on va manger et c’est généralement plutôt bon.
Et la nourriture de rue est souvent délicieuse (raviolis, épis de mais, brochettes en tout genre …).
Dans les endroits les plus reculés, il nous est arrivé de faire des petits pique-niques en achetant quelques bricoles dans les multiples Seven-Eleven, Family Mart (chips, nouilles déshydratées, tomates cerise, fruits …).
Pour les petits-déjeuners, hormis à Séoul où c’était compris, on achetait des laitages et des jus de fruit au 7/11 et quelques viennoiseries dans les chaînes spécialisées (Paris Baguette qu’on trouve un peu partout dans le pays).HygièneOn a été surpris. C’est vraiment propre ! Ca change de l’Asie du Sud-est et surtout de la Chine. Des toilettes la plupart du temps impeccables même dans les petits restos, pas de détritus partout, pas de cracheurs, de mollardeurs, de roteurs (ceux qui connaissent la Chine comprendront …), pas d’odeurs d’égouts écoeurantes…SécuritéAucun problème non plus.
Nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité.
On a vu à plusieurs reprises dans les foodcourt des personnes réserver une table en laissant leur sac à main et s’éloigner sans aucune crainte.TransportNous nous sommes déplacés à Séoul en taxi ou en métro.
Pour le reste du pays, on s’est déplacés en voiture qu’on avait loué à Séoul chez Avis et rendu à l’aéroport. On m’avait déconseillé sur ce forum d’en louer une. Honnêtement, c’est très facile de rouler en voiture en Corée, les routes sont en excellent état, les panneaux traduits, les indications claires. Et les coréens conduisent tout à fait correctement. Une fois qu’on a compris le positionnement des feux rouges (après les carrefours) et des panneaux signalés longtemps à l’avance, la conduite ne pose aucun problème. Il nous a paru infiniment plus facile de conduire en Corée qu’en Thaïlande, en Malaisie, au Vietnam et surtout à Bali (le pire je crois niveau conduite !).
Avis nous a fourni un GPS en coréen (la version anglaise existe mais ils n’en avaient plus). On ne pouvait pas programmer le GPS nous-même mais cela nous a beaucoup servi notamment pour être avertis des radars. Non pas qu’on conduise comme des fous mais les limitations sont assez délirantes, genre 80 à l’heure sur une nationale à 4 voies !!! Et les radars sont très très fréquents. Cela nous a servi aussi pour se repérer grâce aux numéros des routes (notre carte routière n’était pas très détaillée).
On nous a programmé une fois le GPS pour quitter Séoul et aller à Sokcho, heureusement d’ailleurs ! Sinon, nous n’avons pas demandé à le programmer, les panneaux étaient suffisants.
Je sais que les réseaux de bus et de trains sont très bien en Corée du Sud mais franchement la voiture nous a permis de découvrir plein d’endroits reculés, une campagne merveilleuse que nous n’aurons jamais pu voir sans la voiture. De plus, de nombreux sites à visiter sont éloignés des centre-ville (je pense à Gyeongju ou à Andong notamment) donc la voiture donne une liberté de mouvement incomparable.
Nous avons payé 450 000 won pour 16 jours de location de voiture, soit 300 euros ce qui fait 18 euros par jour, ce qui est plus que raisonnable.
J’avais choisi le modèle le moins cher sur internet et on s’est retrouvé avec une belle berline toute neuve (une Hyundai Avante).
Attention, lorsque vous réservez sur internet la voiture chez Avis, le prix est très différent d’une agence à l’autre à Séoul (du simple au double voire plus). On a pris l’agence de Hongik University qui était la moins cher. Nous n’avons pas payé de supplément pour la rendre à Incheon et le GPS nous a été offert (parce qu’il n’y avait pas la version anglaise).
Précision pour ceux qui souhaitent louer une voiture avec un jeune enfant, l’agence Avis n’avait pas de siège enfant. On a essayé d’en acheter un sur Séoul, c’était hors de prix (dans les 300 euros le simple réhausseur avec dossier). On a fini par en trouver un dans une petite boutique de puériculture à Sokcho dans les 100 euros. Donc, je pense que le plus simple, c’est apporter son propre siège enfant.Niveau de vie / ArgentOn s’y attendait, la Corée du Sud est une destination plus chère que l’Asie du Sud-est. On l’a ressenti surtout au niveau des restos où l’addition tournait souvent autour des 20-30 euros pour nous 3 (enfin plutôt 2 ½ ). Les boissons ne sont pas données surtout les jus de fruit frais. On a l’habitude en Asie du Sud-est d’en boire sans compter. Là, à 3.5 euros le verre, on était obligé de se limiter.
Globalement, les visites de sites historiques ou naturels (jardins botaniques, grottes …) sont très bons marchés (souvent 2-3 euros maxi, les enfants de moins de 4 ans ne paient pas).
L’addition monte vite avec les loisirs « fun » type waterpark, parc d’attractions, ballon captif … surtout à Jeju où il y a pléthore d’activités de ce type.
Pour les hôtels, on dormait généralement dans les love motel qui coûtent souvent 50000 won (33 euros).
Le litre d’essence coûte environ 1.20 euro.
Hors hôtels et location de voiture, on a dépensé en moyenne 100 euros par jour (repas, essence, entrées, loisirs …). On ne s’est pas privé en parcs de loisirs ce qui a fait monter l’addition (dans les 70 euros par exemple l’entrée d’un parc aquatique pour 2).
Ce n’est pas vraiment un pays pour routards habitués au niveau de vie de l’Asie du Sud-est mais plus pour voyageurs « intermédiaires ».
Attention, il n’est pas évident de trouver des ATM acceptant les cartes françaises (Visa pour nous) en dehors des grandes villes. Les DAB de la Korean Bank marchent toujours, pour les autres, c’est selon ! Ce qui nous a « sauvé la vie » à plusieurs reprises, ce sont les petits DAB installés dans les 7/11 et les Family Mart.
Le plafond de retrait est souvent à 300 000 won (parfois 100000) donc ça fait cher en commissions.
Astuce : Si vous avez un ado (12-18 ans) dans votre entourage, les banques BNP et Caisse d’Epargne proposent des cartes bancaires rechargeables sans aucune commission sur les paiements et les retraits à l’étranger.LangueSauf exception, les coréens ne parlent pas anglais ou le parlent très mal.
Est-ce gênant ? Un peu mais pas tant que ça.
Ca nous a un peu gêné dans les restos ou lorsqu’on avait des besoins bien précis.
Mais pour trouver une chambre d’hôtel, on peut très bien se débrouiller en échangeant avec les mains (et une calculatrice).
Puis, en cas de besoin, les coréens n’hésitent pas à utiliser un service fantastique ! Une hot-line pour touristes. Cela nous a bien aidé à différentes reprises.
Sinon, si vous avez un iphone, il existe une application gratuite qui s’appelle Linguopal qui traduit quelques phrases basiques en coréen. Ca nous a dépanné à plusieurs reprises (et ça a fait rire beaucoup de coréens occasionnellement !).Voyage avec de jeunes enfantsAucun problème !
La Corée du Sud est un peu pays très facile pour voyager avec des enfants même très jeunes.
J’ai vu que les supermarchés vendaient tout le nécessaire pour les plus petits (couches, petits pots …).
Il est très facile de se promener avec une poussette, les trottoirs sont impeccables, il n’y a pas de dénivelé de 40 cm comme en Thaïlande …
Pour les hôtels, s’il n’y avait pas de lit supplémentaire, on demandait un ondol.
Même si la Corée du Sud n’est pas vraiment une destination balnéaire (il y a des plages agréables quand même mais ce n’est pas la Thaïlande), il y a une multitude d’activités à faire avec des enfants. Parc d’attractions, parc aquatiques, aquarium, curiosités naturelles (grottes, tunnel de lave …)…
Et pour couronner le tout, les coréens adorent les enfants ! On était abordés très souvent, notre fille a été photographiée un nombre incalculable de fois, elle a reçu une multitude de petites gourmandises d’inconnus (bonbons, biscuits, chips, glaces, boissons …). Cela a donné une dimension très sympathique à notre voyage.
Venons-en (enfin !) au parcours que nous avons effectué :Séoul (4 jours)On a logé à l’hôtel Ibis. Il est très bien situé mais je pense qu’on peut trouver un meilleur rapport qualité prix.
On a beaucoup aimé Séoul. On avait peur que ça ressemble à une des multiples mégalopoles asiatiques (Bangkok, Singapour, Kuala Lumpur …) mais en fait, non c’est très différent, une ambiance unique. Plein de quartiers variés, chacun avec sa personnalité. Plein de possibilité de visites, temples, marchés, balade le long du canal, musées, tour de TV pour le point de vue, parc d’attractions…Sokcho (2 jours)La route pour venir de Séoul est très belle surtout lorsqu’on quitte l’autoroute. On a commencé à découvrir les jolis paysages « nature » de la Corée du Sud. On est allé à Sokcho directement mais on a vu qu’il y avait plein de possibilité de balades dans la région avec beaucoup d’activités type rafting, saut à l’élastique, randonnées …
Concernant Sokcho, on n’a pas franchement aimé. La ville est plutôt laide.
On a dormi à la guesthouse House Hostel. C’est le seul hébergement de Corée qu’on n’ait pas aimé ! J’avais réservé une chambre triple et on a eu une chambre très vétuste à ondols. Les draps sentaient mauvais, il y avait des punaises dans la chambre. Bref la cata ! J’ai cru comprendre que les chambres doubles étaient beaucoup mieux.
On avait prévu initialement de rester 3 jours à Sokcho mais la météo n’était pas avec nous, on avait prévu une journée complète au parc du Seorak et c’est la journée où il a plu à torrent ! On a préféré ne pas y aller. On a donc écourté le séjour à Sokcho.
Sinon depuis Sokcho, on est allés jeter un œil à la DMZ. On n’a pas aimé, la route n’avait pas grand intérêt. L’après-midi, on est allés au parc aquatique Waterpia, génial ! Notre fille a adoré et nous aussi.Jeongdongjin (2 jours)On avait envie de découvrir l’arrière-pays de Gangneung et de Donghae après avoir lu le descriptif du Petit Futé. On a vite vu que ces 2 villes étaient assez moches (comme beaucoup de villes secondaires coréennes). On a choisi de loger dans la petite station balnéaire de Jeongdongjin qui est situé entre les 2. C’est là qu’il y a le Sun Cruise Resort, le fameux hôtel paquebot construit à flancs de montagne. La station est plutôt sympathique. On a dormi dans un love motel tout neuf situé juste après le Sun Cruise Resort. 50 000 won.
Après le mauvais épisode de Sokcho et la déception de ne pas avoir visité le Seorak, les vacances ont pris alors une toute autre tournure.
On a visité l’intérieur des terres, la vallée de Mureung notamment et là, on a découvert une campagne vraiment très jolie. L’agriculture sud-coréenne est très diversifiée ce qui donne des paysages merveilleux, des rizières, des champs de lotus, des vergers, des champs de toutes sortes de légumes (piments, sésame …). Quel plaisir des yeux tous ces petits champs avec au loin une jolie ferme à l’architecture traditionnelle.
Cela fait un peu penser à la Dordogne, avec ses rivières, ses méandres, ses grottes …
On a donc sillonné pendant 2 jours cet arrière-pays et on s’est régalé ! Outre les jolis paysages, il y avait très régulièrement des attractions, des sites d’intérêts touristiques (grottes, cascades, méandres …).Tabaek (1 jour)Ce n’est pas très loin de l’étape précédente. Encore une journée de magnifiques balades dans la région. C’est un peu plus montagneux. On a visité un observatoire astronomique ainsi que le musée du charbon (très bien fait). On a dormi tout près de la mine de charbon dans un love motel à 50000 won.Andong (1 jour) Une très belle étape avec notamment la visite du village traditionnel Hahoe. On est en général sceptique sur les villages traditionnels mais, là, on est tombé sous le charme. Magnifique ! De charmantes petites maisons, des ruelles adorables, tout ça dans un cadre bucolique entouré de rizières. On pensait y rester une petite heure, on y a passé plus d’une demi-journée.
Juste après le village traditionnel, il y a une école confucéenne en face d’une rivière. La route est un peu difficile (non goudronnée) mais la visite vaut la peine. L’endroit est vraiment charmant, très paisible.
On a dormi à l’hôtel California. 40000 won. Correct mais défraîchi.Gyeongju (3 jours)La distance n’étant pas grande entre Andong et Gyeongju, nous avons décidé de rejoindre Gyeongju en fin de journée et de découvrir l’est d’Andong où il y a de très beaux lacs. On n’a pas hésité à se perdre dans des petites routes secondaires. Splendide !
On est tombé par hasard sur un endroit référencé dans les guides, le Jirye Artists’ Colony. Une ancienne école confucéenne reconvertie en un lieu regroupant différents artistes. La route pour y aller est sublime, l’endroit très joli.
On a vu également dans le coin le plus grand Ginkgo Biloba de Corée. Cette partie est autour d’Andong est vraiment très très belle. Si on a du temps, je pense que ça vaut le coup de rester plus longtemps.
On est arrivé ensuite à Gyeongju, là aussi, une des plus belles étapes si ce n’est la plus belle étape du voyage.
On a dormi à l’hôtel Bellus. 50000 won, correct mais également un peu défraîchi.
Gyeongju est des villes les plus agréables qu’on ait vu en Corée. Il y a énormément de choses à voir, on est restés 3 jours mais on serait bien restés plus longtemps si on avait eu plus de temps.
Attention, pour ceux qui n’ont pas de voiture, beaucoup de sites à visiter sont assez loin du centre-ville.
Outre les sites « connus », on s’est régalés avec les petites routes secondaires où à nouveau, on a apprécié cette Corée rurale si typique, si délicieuse. Il y a beaucoup de fermes avec des élevages dans la région. On n’hésitait pas à s’arrêter pour montrer à notre fille les vaches, cochons, basse-cour… Cette campagne là est vraiment aux portes de Gyeongju.
Je ne détaillerais pas les multiples sites que nous avons vu (les guides les décrivent bien) mais il y a un endroit qu’on a particulièrement apprécié, ce sont les champs de lotus qui sont en bordure du centre-ville. C’est tout simplement sublime. A voir au petit matin et au coucher du soleil car les fleurs de lotus n’ont pas du tout le même aspect.
Pour se reposer des temples, des balades… et se rafraîchir, on a passé une journée dans un parc aquatique près du lac. Il y avait beaucoup de monde mais on a passé un très bon moment.
Pour ceux qui ont des enfants, la visite de la tour avec un vide en forme de pagode (près du lac) vaut le détour. Il y a un petit musée consacré aux « stars » des dessins animés coréens (Pucca, Pororo …) et une aire de jeu indoor (piscine à balles, châteaux gonflables).
A noter qu’on a très bien mangé à Gyeongju. On a découvert près du lac un korean barbecue (de bœuf uniquement) où on choisissait soi-même sa viande (un peu comme chez le boucher), je ne sais plus le nom mais il est dans le coin des resorts. Le meilleur KB du voyage !
Sinon, en centre-ville, il y a un resto italien très bon qui s’appelle « la cuisine ». Les pizzas et les pâtes sont excellentes !Busan (1 jour)On avait envie de découvrir Busan, notamment son port et son marché aux poissons mais l’immensité de la ville et la circulation nous ont un peu découragés. Il fallait faire un choix si on voulait avoir le temps d’aller à Jeju. En effet, vu que la météo était clémente pour les prochains jours, on avait décidé d’aller à Jeju en prenant un ferry à Wando.
On a donc choisi de faire une visite éclair à Busan et d’avancer notre route en direction de Wando qui n’est pas franchement à côté.
On a vu le marché aux poissons et le port (on aime bien l’ambiance des ports gigantesques) et on a filé.
Je ne doute pas qu’il y ait beaucoup plus de choses à voir à Busan mais on n’avait pas le temps. L’ « appel » de Jeju était trop fort…
On a dormi en chemin à Jinju, petite ville très secondaire dans un love motel correct (50000 won).Wando (1 jour)On a quitté Jinju et pris la direction de Wando avec l’idée de prendre un ferry le lendemain. On a donc pris notre temps pour arriver à Wando.
A nouveau, on s’est régalés avec les petites routes secondaires. Le panorama était splendide notamment autour de Yulpo. Il y a une route magnifique qui descend vers la mer en serpentant les plantations de thé en terrasse. Une merveille !
On a fait une petite halte à Yulpo dans un sympathique petit parc aquatique (encore !) d’eau de mer.
La route de Yulpo à Wando était toujours aussi belle. On serait bien restés plus longtemps dans le coin… Il y a plein d’endroits où on peut s’arrêter et passer un bon moment (baignade dans les rivières …).
On est arrivé en fin de journée à Wando, petit port agréable. Il n’y a pas grand-chose à voir mais l’ambiance est sympa. On a visité une tour avec au sommet un très beau panorama sur les îles environnantes.
On a dormi au Sidney Motel, 50 000 won (comme beaucoup de motels !), impeccable.Jeju (4 jours)On a pris le ferry au petit matin en direction de Jeju.
Cela nous a coûté dans les 110 000 won (dont 70 000 pour la voiture).
La traversée a duré 5 heures (il y a des ferry qui mettent moins de 3h mais les horaires ne nous convenaient pas). Ambiance très sympathique à bord, nous étions une fois de plus les seuls occidentaux. Notre fille a joué du début à la fin avec les petits coréens.
Que dire de Jeju ?
Je sais que c’est une destination controversée, certains conseillent de ne pas y aller, que c’est très « moyen ».
On a beaucoup aimé. Même si ce n’est pas Hawaii, Jeju regorge de coins très jolis, de curiosités naturelles étonnantes et il y a une multitude d’activités à faire dont certaines unique en leur genre !
Je ne saurais énumérer toutes les possibilités de visites tellement elles sont nombreuses mais en voici quelques-unes que nous avons particulièrement apprécié.
Visites des cratères secondaires du volcan, tunnels de lave, le superbe parc Hallim (pour ceux qui ont peu de temps, ce parc comporte aussi un tunnel de lave), falaises avec les cônes de lave, les routes de bord de mer notamment celles du nord-est…
Côté activités étonnantes, nous avons fait une balade en sous-marin, nous ne connaissions pas ce genre d’expérience et évidemment on a adoré !
On est monté aussi dans un ballon captif tout près du stade olympique.
Autre activité très sympa, le kart. Ce n’est pas vraiment notre truc normalement mais là il y avait des karts avec un petit siège enfant et un petit volant. Notre fille était ravie !
Pour ceux qui ont des enfants, il y a le kitschissime Teddy Bear museum. Près de Jungmun, il y a un petit show sympa de dauphins, phoques et singes.
Sinon, côté hébergement, on a dormi à différents endroits.
On aurait bien aimé pour les derniers jours dormir dans un bel hôtel avec piscine mais tous les resorts étaient complets.
On a dormi la 1ère nuit dans un motel à Seogwipo, le Noble Hotel, 50000 won, quelconque.
Les 2 suivantes, on est tombé par hasard sur un lieu paradisiaque à Pyoseon, le Casa Marina. Il est situé tout au bout du petit port. En fait, ce sont des appartements. On avait un magnifique duplex avec en bas un superbe salon avec de grandes baies vitrées donnant sur la mer et une chambre mansardée en haut avec des fenêtres en hublot. C’était vraiment charmant ! On l’a eu à 130000 won la nuit mais ça les valait. Pyoseon est une petite station balnéaire plutôt agréable. La mer forme un lagon à cet endroit, la baignade est très sympa surtout avec de jeunes enfants (peu de profondeur).
On a bougé le dernier jour car on voulait voir la partie ouest de l’île et Pyoseon est trop excentré.
On a dormi enfin près du parc Hallim dont un motel (je ne sais pas le nom) à 70000 won.
Pour ceux qui n’aiment pas changer d’hôtels trop souvent, je pense que loger à Seogwipo ou Jungmun est la meilleure option.
Pour quitter Jeju et revenir vers Séoul, on a étudié différentes possibilités :
- Soit prendre un ferry vers Mokpo ou Wando et tracer jusqu’à Incheon (on n’avait plus de temps pour visiter l’ouest),
- Soit essayer de rendre la voiture à l’aéroport de Jeju et rentrer en avion sur Séoul (vols qu’on n’avait pas encore réservé),
- Soit prendre un ferry directement pour Incheon (13 heures), il y en 3 par semaine à 19h. Dans notre cas, cela nous faisait arriver à 8h30 au port d’Incheon avec un vol à 13h40. Ayant entendu parlé d’annulations fréquentes des bateaux, cette solution était risquée.
On a éliminé la 1ère solution car on n’avait pas envie de faire 400 km d’autoroute avec les innombrables radars et les limitations à 80.
On a essayé de rendre la voiture chez Avis à Jeju. Après une heure de parlementation, d’appels au siège d’Avis, les employés nous ont annoncé un supplément de 350000 wons pour le drop off. On a laissé tomber d’autant plus qu’il fallait rajouter les 3 billets Jeju – Seoul, cela faisait trop cher.
On a pris le risque finalement de rentrer en ferry directement jusqu’à Incheon avec peu de manœuvre pour arriver ensuite à l’aéroport. Il n’ y avait pas de typhons en perspective, les risques étaient donc limités. On s’est décidé au dernier moment (la veille) pour être quasi sûr de la météo.
Cela nous a permis de profiter de Jeju une journée supplémentaire.
Pour les tarifs du ferry, on a payé 170000 won pour la voiture. Côté passager, c’est 65000 won par personne (notre fille devait payer plein tarif) en dormant dans des cabines collectives à ondols.
Il y a aussi des cabines privées avec salles de bains de 2, 4 ou 8 personnes. Quand on a réservé, il ne restait que les plus chères celles à 365000 won.
Vu qu’on devait enchaîner le ferry et les 12 heures de vol jusqu’à Paris, on a préféré prendre la cabine. Elle était top ! Superbe chambre avec 2 lits en boiseries, couettes moelleuses, grandes fenêtres, salle de bains avec baignoire … On n’a pas regretté notre choix !
Tout s’est bien passé, le bateau est parti à l’heure et nous sommes arrivés vers 9 heures au port d’Incheon. On s’est rendu directement à l’aéroport.
Voilà, j’ai été un peu longue mais j’avais vraiment envie de donner un maximum de détails vu le peu d’informations dont on disposait avant le départ.
J’espère que cela vous aura donné envie de découvrir ce pays si injustement méconnu.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas !
Devises à emporter pour les Philippines? English translation pending
bonjour
je vais me rendre aux philippines en 2011
je suis suisse et je voulais savoir quelles devises prendre
1- francs suisses
2- faire le change francs suisses en euros ou en dollards us?
quelle solution serait la meilleure ?
merci d'avance de vos conseils
Compte rendu de voyage en Birmanie - 20 jours en août/septembre 2010 English translation pending
Mingalaba,
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
Avis sur itinéraire de 9 semaines et demie aux Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
Je suis dans l'organisation d'un voyage de 9 semaines 1/2 😉 aux USA avec ma fille (qui ira vers ses 9 ans) du 29 mars au 2 juin 2011.
En Floride et en Louisiane, nous allons faire un echange de maison, ainsi qu'une semaine a Las Vegas, et le tout avec voiture. Cette partie est presque bouclee 😎. Nos billets transatlantiques sont reserves. Il me manque les vols interieurs entre la Floride et Lafayette, puis de Lafayette a Las Vegas.
Voici aujourd'hui le squelette du projet, en sachant que le plus gros morceau a mettre en place est l'itineraire dans l'Ouest americain...🤪
J1 (29.03.11) : Geneve > Orlando J2 a J12 : Orlando : parcs, Cap Canaveral J13 : Orlando > Cote Ouest Floride J14 a J25 :Cote Ouest : Everglades, Keys, Naples, plages, ... J25 : Cote Ouest > Lafayette (avion) J26 a J37 : Lafayette : plantation, New Orleans, Baton Rouge, Festival Lafayette J38 : Lafayette > Las Vegas (avion) J39 : LV J40 : LV > Valley of Fire > LV J41 : LV J42 : LV > Death Valley (nuit a Stovepipe) J43 : Death Valley > LV J44 : LV J45 : LV >Zion - (location RV) J46 : Zion > Bryce Canyon J47 : Bryce Canyon J48 : Bryce Canyon > Capitol Reef J49 : Capitol Reef > Monument Valley J50 : Monument Valley > Page J51 : Page J52 : Page > Grand Canyon J53 : Grand Canyon > Kingman (ou Needles si je m'en sens le courage...) J54 : Kingman > Barstow J55 : Barstow > Sequoia NP J56 : Sequoia NP J57 : Sequoia > Yosemite NP J58 : Yosemite J59 : Yosemite > Monterey J60 : Monterey > SF - (retour du RV) J61 : SF J62 : SF J63 : SF (carnaval) J64 : SF > Santa Barbara J65 (01.06.11): Santa Barbara > LA > Geneve : vol retour a 21h45
J'ai la possibilite d'ajouter 1 jour en RV (pas une necessite si c'est pour courir... ) en enlevant 1 jour en Louisiane. Est-ce que j'enleve 1 jour a Page pour pousser jusque Moab 2 jours ?... ou j'allege le voyage entre Grand Canyon et Sequoia NP ?... ou je ne change rien 😉
Merci d'avance pour vos conseils !
Valerie
Je suis dans l'organisation d'un voyage de 9 semaines 1/2 😉 aux USA avec ma fille (qui ira vers ses 9 ans) du 29 mars au 2 juin 2011.
En Floride et en Louisiane, nous allons faire un echange de maison, ainsi qu'une semaine a Las Vegas, et le tout avec voiture. Cette partie est presque bouclee 😎. Nos billets transatlantiques sont reserves. Il me manque les vols interieurs entre la Floride et Lafayette, puis de Lafayette a Las Vegas.
Voici aujourd'hui le squelette du projet, en sachant que le plus gros morceau a mettre en place est l'itineraire dans l'Ouest americain...🤪
J1 (29.03.11) : Geneve > Orlando J2 a J12 : Orlando : parcs, Cap Canaveral J13 : Orlando > Cote Ouest Floride J14 a J25 :Cote Ouest : Everglades, Keys, Naples, plages, ... J25 : Cote Ouest > Lafayette (avion) J26 a J37 : Lafayette : plantation, New Orleans, Baton Rouge, Festival Lafayette J38 : Lafayette > Las Vegas (avion) J39 : LV J40 : LV > Valley of Fire > LV J41 : LV J42 : LV > Death Valley (nuit a Stovepipe) J43 : Death Valley > LV J44 : LV J45 : LV >Zion - (location RV) J46 : Zion > Bryce Canyon J47 : Bryce Canyon J48 : Bryce Canyon > Capitol Reef J49 : Capitol Reef > Monument Valley J50 : Monument Valley > Page J51 : Page J52 : Page > Grand Canyon J53 : Grand Canyon > Kingman (ou Needles si je m'en sens le courage...) J54 : Kingman > Barstow J55 : Barstow > Sequoia NP J56 : Sequoia NP J57 : Sequoia > Yosemite NP J58 : Yosemite J59 : Yosemite > Monterey J60 : Monterey > SF - (retour du RV) J61 : SF J62 : SF J63 : SF (carnaval) J64 : SF > Santa Barbara J65 (01.06.11): Santa Barbara > LA > Geneve : vol retour a 21h45
J'ai la possibilite d'ajouter 1 jour en RV (pas une necessite si c'est pour courir... ) en enlevant 1 jour en Louisiane. Est-ce que j'enleve 1 jour a Page pour pousser jusque Moab 2 jours ?... ou j'allege le voyage entre Grand Canyon et Sequoia NP ?... ou je ne change rien 😉
Merci d'avance pour vos conseils !
Valerie
Trouver un travail dans un pays étranger quand on ne parle pas la langue? English translation pending
Bonjour à tous,
je suis actuellement à Prague, où je viens de m'installer depuis une semaine, et je recherche activement un travail.
Je recherche vraiment n'importe quel boulot, du moment qu'il soit payé :) Mais le seul hic, c'est que je ne parle pas tchèque. Je parle français, allemand et anglais.
Je voulais donc savoir si quelqu'un aurait des idées de travail qu'il est possible de faire à l'étranger pour une personne ne parlant pas la langue du pays. Toutes les idées sont les bienvenues.
Bien évidemment, j'ai déjà commencé mes recherches, mais peut-être que j'oublie certaines idées.
Donc si vous avez déjà été dans cette situation, si vous avez déjà travaillé dans un pays étranger sans en parler la langue, je vous serais reconnaissant de me faire partager votre expérience.
Merci beaucoup
Ronan
Ronan
Avis sur itinéraire de trois semaines en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous avons besoin de quelques conseils d'itinéraire pour un voyage de 3 semaines en Thailande.
Nous voulons voir un côté plutôt authentique de la Thailande tout en évitant les circuits touristiques. Nous arrivons à Bangkok le 29 novembre pour y rester environ 2 jours (à lire tous les commentaires, je crois que c'est suffisant!) ensuite monter vers le nord en passant par Ayutthaya, Lopburi, Chiang Maï, Chiang Raï (pour les temples et la culture) ensuite descendre vers le sud à Ko PhiPhi, Krabi, Railay, Kho Chang... et revenir vers Bangkok pour notre vol de retour en passant par d'autres îles telles que Ko Pra Ngan, Ko Samui... Nous en sommes au tout début de nos recherches donc nous sommes vraiment ouvert à d'autres suggestions d'ïles et de villes.
Nous aimerions faire un safari à dos d'éléphant, de la plongée pour notre première fois, relaxer et louer une maison sur pilotis, j'ai même lu qu'on peut prendre des leçons de cuisine à Chiang Maï... pourquoi pas! Quelqu'un peut nous aider à démêler tout ça?!!
Merci! Gen & Thomas
Nous avons besoin de quelques conseils d'itinéraire pour un voyage de 3 semaines en Thailande.
Nous voulons voir un côté plutôt authentique de la Thailande tout en évitant les circuits touristiques. Nous arrivons à Bangkok le 29 novembre pour y rester environ 2 jours (à lire tous les commentaires, je crois que c'est suffisant!) ensuite monter vers le nord en passant par Ayutthaya, Lopburi, Chiang Maï, Chiang Raï (pour les temples et la culture) ensuite descendre vers le sud à Ko PhiPhi, Krabi, Railay, Kho Chang... et revenir vers Bangkok pour notre vol de retour en passant par d'autres îles telles que Ko Pra Ngan, Ko Samui... Nous en sommes au tout début de nos recherches donc nous sommes vraiment ouvert à d'autres suggestions d'ïles et de villes.
Nous aimerions faire un safari à dos d'éléphant, de la plongée pour notre première fois, relaxer et louer une maison sur pilotis, j'ai même lu qu'on peut prendre des leçons de cuisine à Chiang Maï... pourquoi pas! Quelqu'un peut nous aider à démêler tout ça?!!
Merci! Gen & Thomas
Coût pour avoir un invité cubain à l'hôtel (Holguin)? English translation pending
J'ai rencontré une personne absolument adorable à Cuba cet été. Je planifie faire un second voyage sous peu à Holguin et j'aimerais inviter cette personne à me rejoindre à l'hôtel pour quelques jours. Quelqu'un sait combien ceci peut coûter?
Savoir vivre English translation pending
Entendu de multiples fois lors de mes voyages au Viet Nam :
" Respectez l'autre... Et vous vous repecterez vous-même !
Je dédie ceci à bien des voyageurs français que j'ai vu - HÉLAS !!! - se comporter commes de véritables rustauds, et le qualificatif reste faible, tant le spectacle fut " ad nauseam " ; quant à la trace laissée... je ne vous explique même pas !
Cordialissimes amitiés voyageuses de Vietalier.
PS : un hochement de la tête pour dire bonjour, des mains jointes devant le visage pour remercier ; tout ceci est bien simple et ouvre bien des portes, même à celles et ceux qui ne parlent pas la langue du Pays qui les accueille. PENSEZ-Y.
PS : un hochement de la tête pour dire bonjour, des mains jointes devant le visage pour remercier ; tout ceci est bien simple et ouvre bien des portes, même à celles et ceux qui ne parlent pas la langue du Pays qui les accueille. PENSEZ-Y.
Caravane ou cellule? Tractée par un 4x4 English translation pending
Bonsoir à tous,
Je ne suis pas sûre de poster mon message dans la bonne rubrique, veuillez m'en excuser si ce n'est pas le cas.
Avec ma copine, nous aimerions faire le tour de l'Europe, de l'Amérique puis pourquoi pas le reste du monde par la suite..
Nous hésitons beaucoup sur le type d'attelage à choisir, nous nous demandons s'il vaut mieux acheter une caravane autonome tractée par un 4x4 ou installer une cellule amovible sur un 4x4 pick-up?
Sachant que nous aimerions sortir un peu quand même des routes pour explorer les sentiers battus, en restant raisonnables.
Donc, nous voulions votre avis sur l'attelage à choisir, ainsi que de quelques marques de 4x4 si possible?
En vous remerciant d'avance, nous sommes impatients de lire vos réponses.
Cordialement, Jonathan et Amandine
Je ne suis pas sûre de poster mon message dans la bonne rubrique, veuillez m'en excuser si ce n'est pas le cas.
Avec ma copine, nous aimerions faire le tour de l'Europe, de l'Amérique puis pourquoi pas le reste du monde par la suite..
Nous hésitons beaucoup sur le type d'attelage à choisir, nous nous demandons s'il vaut mieux acheter une caravane autonome tractée par un 4x4 ou installer une cellule amovible sur un 4x4 pick-up?
Sachant que nous aimerions sortir un peu quand même des routes pour explorer les sentiers battus, en restant raisonnables.
Donc, nous voulions votre avis sur l'attelage à choisir, ainsi que de quelques marques de 4x4 si possible?
En vous remerciant d'avance, nous sommes impatients de lire vos réponses.
Cordialement, Jonathan et Amandine
Partir en 2011 en Argentine pour trois fois moins cher English translation pending
compte tenu que l'Argentine n'arrête pas d'augmenter ses prix ( 44% d'inflation) , il serait plus sage d'attendre que le peso argentin soit dévalué avant d'entreprendre un voyage là-bas.pour mémoire, en 2002, lors de la dernière dévaluation, les prix avaient été divisés par 3.
la prochaine dévaluation sera faite après les élections présidentielles en 2011.
Cette situation est plus ou moins similaire à celle qu’ont connu les pays européens dans les années 60-70: crise énergétique, inflation et importation croissantes. A l’époque, la quasi totalité des gouvernements européens avaient imposé des plans de rigueur, de lutte contre l’inflation et avaient souvent décidé de dévaluer la monnaie nationale. C’est sans doute ce à quoi ce à quoi doit s’attendre l’économie argentine même si on peut douter de la volonté de la présidente, Cristina Kirchner, de prendre des mesures impopulaires à un an des élections. Même si l’Argentine se présente comme un des géants de demain, les argentins vont sans doute passer par de fortes restrictions avant de pouvoir relancer leurs exportations. Infographie : Inflation de près de 100 % en 2 ans et demi. Pour maintenir la compétitivité des exportations argentines, il faut dévaluer le peso. http://www.petitherge.com/article-argentine-plus-d-importation-et-moins-d-investissement-56409610.html
Cette situation est plus ou moins similaire à celle qu’ont connu les pays européens dans les années 60-70: crise énergétique, inflation et importation croissantes. A l’époque, la quasi totalité des gouvernements européens avaient imposé des plans de rigueur, de lutte contre l’inflation et avaient souvent décidé de dévaluer la monnaie nationale. C’est sans doute ce à quoi ce à quoi doit s’attendre l’économie argentine même si on peut douter de la volonté de la présidente, Cristina Kirchner, de prendre des mesures impopulaires à un an des élections. Même si l’Argentine se présente comme un des géants de demain, les argentins vont sans doute passer par de fortes restrictions avant de pouvoir relancer leurs exportations. Infographie : Inflation de près de 100 % en 2 ans et demi. Pour maintenir la compétitivité des exportations argentines, il faut dévaluer le peso. http://www.petitherge.com/article-argentine-plus-d-importation-et-moins-d-investissement-56409610.html
Voyage dans la jungle en août: Birmanie, autre pays? English translation pending
Nous souhaiterions partir 15 jour mi-aout pour un voyage dans la jungle.
J'avais pensé un peu à la Birmanie... mais à priori la météo n'est pas au top? un peu de pluie ne nous fait pas peur mais pas le déluge...
Qu'elle jungle serait bien sachant que l'indonésie est trop loin pour 15 jours ?
Nous attendons vos idées.
Merci😇😎
Sécurité actuelle au Mali? (fin août 2010) English translation pending
Hello à tous,
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.
Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.
Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.
Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.
Un tout grand merci.
Après la Thaïlande, quelle destination avec des enfants de 14 et 6 ans? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais connaître l'avis de gens aimant la Thaïlande et voyageant avec des enfants... Quelle autre destination avez-vous appréciée?
Nous allons pour la 2ème fois consécutive en Thaïlande cet hiver et un 3ème voyage avec des amis et leurs enfants est prévu pour cette même destination dans 2 ans.
Je cherche un pays, pas nécessairement en Asie, où les déplacements, l'hébergement et les contacts sont aussi faciles qu'en Thaïlande pour repartir l'hiver prochain avec nos enfants qui auront 14 et 6 ans.
Où avez-vous passé un très bon moment, où vous êtes-vous sentis en sécurité, où avez-vous pu concilier visites et plages, farniente et culture sans "y laisser un bras"?...
Merci de me soumettre vos idées, vos conseils...🙂
J'aimerais connaître l'avis de gens aimant la Thaïlande et voyageant avec des enfants... Quelle autre destination avez-vous appréciée?
Nous allons pour la 2ème fois consécutive en Thaïlande cet hiver et un 3ème voyage avec des amis et leurs enfants est prévu pour cette même destination dans 2 ans.
Je cherche un pays, pas nécessairement en Asie, où les déplacements, l'hébergement et les contacts sont aussi faciles qu'en Thaïlande pour repartir l'hiver prochain avec nos enfants qui auront 14 et 6 ans.
Où avez-vous passé un très bon moment, où vous êtes-vous sentis en sécurité, où avez-vous pu concilier visites et plages, farniente et culture sans "y laisser un bras"?...
Merci de me soumettre vos idées, vos conseils...🙂
Nouvelle croisière du Cap vers Istanbul et la Grèce sur le Coral (suite) English translation pending
Bonjour ,
Je viens de recevoir le message suivant de Voyage Forum, par conséquent, j'ai décidé d'ouvrir une suite à ce post
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Choisir une destination aux Philippines ou en Indonésie pour faire du snorkeling? English translation pending
bonjour
nous hesitons pour notre voyage en juillet -aout 2011
entre les yisayas aux philippines et sulawesi et iles togians
nous aimons faire du snorkeling, la nature, les endroits assez calmes pas trop les villes avec beaucoup de monde nous sommes une famille avec 3 enfants dont 2 petits 1 an et demi pour la dernière nous avons un budget pour 5 semaines de 2500 euros merci d'avance de vos conseils
ps priorité pour le snorkeling
entre les yisayas aux philippines et sulawesi et iles togians
nous aimons faire du snorkeling, la nature, les endroits assez calmes pas trop les villes avec beaucoup de monde nous sommes une famille avec 3 enfants dont 2 petits 1 an et demi pour la dernière nous avons un budget pour 5 semaines de 2500 euros merci d'avance de vos conseils
ps priorité pour le snorkeling