Results for "Pondichéry+|+7+>+8"
2730 results found.
Des photos! Des photos!! English translation pending
Bon! Alors voilà la photo:
Où se trouve cette horloge???
Où se trouve cette horloge???
Inde du Sud ou du Nord avec trois enfants? English translation pending
Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 8, 11, et 13 ans et voulons partir pour notre premier voyage en Inde cet été. Nous aimerions découvrir l'Inde et ses habitants, des paysages, quelques palais (mais pas trop !), pas de balnéaire et plein de dépaysement. Quelle est la partie de l'Inde (sud, nord ou toute autre région) qui semblerait la plus appropriée et adaptée à notre projet ?
Merci d'avance.
Mariage avec un indien English translation pending
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien...
je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Photos: pour les amoureux du continent indien English translation pending
Salut, comme cela fait 1 heure qu'il n'y a pas eu de post dans cette rubrique, un petit jeu: ou ce trouve cet endroit ? Trop facile !!!!
Rencontre à Paris le 2 décembre 2006 pour ceux qui partent en Inde prochainement English translation pending
Bonjour a tous!
Je pars en Inde en janvier pour six mois. Depuis que je suis inscrite sur le forum, j'ai croisé pas mal de gens qui partent bientôt ou y pensent sérieusement.
Que diriez-vous d'une rencontre à Paris le Samedi 2 decembre? par exemple a 13H? Selon le nombre on pourra se retrouver dans un resto/ café etc.
Ceux qui ne partent pas mais sont intéressés par l'Inde sont bien sûr les très bienvenus!(cf les VFistes des bombaysers de Lille!)
A bientôt!
Elise.
Je pars en Inde en janvier pour six mois. Depuis que je suis inscrite sur le forum, j'ai croisé pas mal de gens qui partent bientôt ou y pensent sérieusement.
Que diriez-vous d'une rencontre à Paris le Samedi 2 decembre? par exemple a 13H? Selon le nombre on pourra se retrouver dans un resto/ café etc.
Ceux qui ne partent pas mais sont intéressés par l'Inde sont bien sûr les très bienvenus!(cf les VFistes des bombaysers de Lille!)
A bientôt!
Elise.
Train de nuit entre Madurai et Chennai avec des enfants English translation pending
Bonjour,
Nous partons à paques 2007 pour 15 jours en Inde du Sud ( A/R Madrid-Chennai) avec nos enfants de 8 et 5 ans. 'est la première fois qu'on va vraiment crapahuter avec eux ( sauf un voyage à Bali il y a 3 ans). On a à coeur de bien tout prapré pour eviter les mauvaise surprise avec eux car on souhaite que ce voyage reste un moment intense et magnifique pour eux aussi. Notre projet de parcours pour le moment est Chennai-Trivandrum en avion, on remonte la cote en voiture avec des pauses à Kovalam, les backwaters, Kochi puis on part dans la montagne direction Peryar, de là on va à Madurai avant de partir sur la côte ouest Chennai et redescendre vers Pondi et Mahabalipuram.
On hesite à prendre le train de nuit entre Madurai et Chennai. Qu'en pensez vous est-ce ok avec des enfants (sécurité, hygiène)?
Autre question on aurait beaucoup aimé aller à Rameswaram mais je crois que cela va être un peu compliqué en terme de temps. A moins de prndre un train de Madurai vers Rameswaram et ensuite remonter par la cote en voirture. Avez vous des suggestions sur notre projet d'itinéraire ?Quelles sont les choses à faire, ne pas louper avec des enfants en fonction de notre intineraire previsionnel.
Merci beaucoup
Langues du Sud de l'Inde English translation pending
Namaste, je cherche a apprendre quelques mots avant de partir dans le sud de l'inde (kerala, karnataka et goa), mais je n'ai rien trouve sur le net 😕
Je pense que parmi vous tous VFistes quelqu'un pourra me renseigner. Merci d'avance
OM SHANTI OM
Je pense que parmi vous tous VFistes quelqu'un pourra me renseigner. Merci d'avance
OM SHANTI OM
L'Inde pour un premier voyage? English translation pending
Salut à tous
je pense partir en inde l'été prochain mais rien n'est encore sûr. ce qui me fait hésiter c'est que ce serai mon premier grand voyage hors europe et je ne sais pas si c'est une bonne idée de commencer par l'Inde c'est un pays qui m'attire beaucoup, comme c'est le cas pour beaucoup d'entre vous, et je voudrais profitez au maximum de ce futur voyage
Qu'en pensez-vous, vous, les voyageurs aguerris ou pas, les passionés de l'inde, les amoureux du voyage, les routards peu, moyen ou très expérimentés?: vaut-il mieux que je parte d'abord dans un autre pays, histoire d'y faire mes griffes (n'y voyez rien d'agressif c'est une métaphore 😉)avant d'aller découvrir l'Inde?
Je vous remercie d'avance de vos réponses nombreuses et utiles!🙂🙂🙂
je pense partir en inde l'été prochain mais rien n'est encore sûr. ce qui me fait hésiter c'est que ce serai mon premier grand voyage hors europe et je ne sais pas si c'est une bonne idée de commencer par l'Inde c'est un pays qui m'attire beaucoup, comme c'est le cas pour beaucoup d'entre vous, et je voudrais profitez au maximum de ce futur voyage
Qu'en pensez-vous, vous, les voyageurs aguerris ou pas, les passionés de l'inde, les amoureux du voyage, les routards peu, moyen ou très expérimentés?: vaut-il mieux que je parte d'abord dans un autre pays, histoire d'y faire mes griffes (n'y voyez rien d'agressif c'est une métaphore 😉)avant d'aller découvrir l'Inde?
Je vous remercie d'avance de vos réponses nombreuses et utiles!🙂🙂🙂
L'Inde, est-ce aussi difficile d'y voyager, sale et voleur qu'on le dit? English translation pending
Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Jeu de photos English translation pending
Comme on avait dépassé les 500 messages j' ouvre donc un nouveau sujet pour le désormais mythique jeu des photos.
Où se trouve ce beau paysage ?
Où se trouve ce beau paysage ?
Mariages indiens arrangés en France: qu'en pensez-vous? English translation pending
🙂 bonjour a toutes et a tous.
Je suis d'origine indienne mais j'ai toujours vecu en France. J'adore mon pays d'origine et toute la culture indienne, notament je pratique quotidiennement du chant du sud de l'Inde (carnatic) et c'est une vrai passion (je comprend que ca puisse etonner certain qui se bouchent les oreilles des qu'ils entendent la voie d'une chanteuse comme gayatrie ou nithyastree) ... Bref, je suis encore jeune et mes parents font jouer leurs relations pour me degoter un mec avec qui je pourrait me marier! Je trouve ca tres bizard meme si je sais que ca se fait en France, je pensais pas que ca pouvait m'arriver! Le pire dans tout ca c'est q'ils demandent autour d'eux et ca me fou un peu la honte... pourtant je trouve que je suis super jeune pour me marrier, je n'ai que 22 ans!!!!
Je suis celibataire mais je l'ai pas toujours ete, mais ca c'est un sujet tabou dans une famille indienne meme si tout le monde sait que ca se fait.
J'ai rien contre les mariages arranger si c'est fait dans les regles de l'art c'est a dire si le garcon ou la fille sont presenté bien avant le mariage et qu'ils sorrtent qulques temps ensemble avant de donner leur accord ou desaccord au mariage.
Voila, je voulais savoir ce que vous les forumistes vous pensez de tout ca, surtout s'il y a des indiennes ou indiens vivant en france dans le meme cas que moi lachez des commentaires, j'en serais ravie😉
Achat immobilier au Sri Lanka English translation pending
Bonjour
Avez-vous des infos sur l'achat d'une maison ou terrain au Sri Lanka ou en Inde ?
Quelqu'un ici a-t-il le même désir et souhaite échanger sur ce sujet ?
Merci.
Tour du monde avec les enfants English translation pending
je suis enceinte et j'ai déjà un fils de 3 ans; j'ai depuis toujours la folie des voyages et mon compagnon et moi pensons à un tour du monde; il pensait le faire à deux quand les enfants seront grands mais j'aimerai mieux le faire rapidement et avec les enfants; quels sont vos arguments pour le convaincre de partir avec eux (un n'est pas encore né !) ? Quel budget car nous souhaiterions mettre de l'argent de côté tous les mois pendant quelques années et bien préparer ce tour; je ne pense qu'à ça et j'ai envie de me fixer des objectifs ; merci pour vos conseils
Depuis 1 mois à Delhi: cherche contact français à Delhi ou autres villes English translation pending
bonjour a tous
je suis en Inde pour travailler, je suis a Delhi-Gurgaon, arrivee depuis un mois... Je cherche a rencontrer des gens, si ca vous dit....
@+
Voyage et association humanitaire en Inde English translation pending
salut salut,
je pars seule en inde en septembre 2006. c'est un peu le grand saut mais en même temps j'en rêve depuis tellement longtemps. voyage en sac à dos, découverte de ce pays fabuleux, et j'ai envie surtout de faire du bénévolat dans une asso auprès des enfants des rues.
si vous avez des pistes, des noms d'asso, ça peut être cool de m'aider.
merci beaucoup et à bientot, la manouche.
je pars seule en inde en septembre 2006. c'est un peu le grand saut mais en même temps j'en rêve depuis tellement longtemps. voyage en sac à dos, découverte de ce pays fabuleux, et j'ai envie surtout de faire du bénévolat dans une asso auprès des enfants des rues.
si vous avez des pistes, des noms d'asso, ça peut être cool de m'aider.
merci beaucoup et à bientot, la manouche.
Bollywood: films indiens English translation pending
bonjour bonjour!
je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants...
je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa!
merci a tous (ttes)!
Faut-il aller en Inde? English translation pending
je suis allé quelques instants sur le sur mIRC sur le channel india et j'ai parlé à une fille de Delhi qui n'a pas cessé de me décourager d'aller en inde, que c'est mauvais pour le peuple, etc... Q'en penser vous? Le peuple nos acceptent parce qu'on amène de l'argent, uniquement? Eli svp répond moi !!
Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 English translation pending
ci-dessous le début de mon carnet de route que je commence à mettre au propre ; c'est long et je sais pas bien pourquoi je fais ça... pour bien "digérer" ce voyage peut-être ?
Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.
Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.
Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.
Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.
Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.
Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.
Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Comment appeler les noms de lieux étrangers? English translation pending
Une question intéressante a fait surface dans deux discussions sur la Chine, à propos de la manière dont on doit épeler les villes étrangères. Les deux villes en cause sont Pékin (Beijing) et Canton (Guangzhou), mais toute ville hors de France pourrait bien entendu être concernée.
Devons-nous donc, lorsque nous parlons français, utiliser la transcription traditionnelle, en raison du poids de la tradition, ou bien utiliser la transcription du pays concerné, pour clarifier les choses et appeler un chat un chat, comme le dit brunohk?
Je serais partisan de la première solution lorsque nous sommes entre francophones. On m'objectera que la langue française comporte de nombreux noms communs d'origine étrangère, et qu'on ne devrait donc pas hésiter à appeler les villes étrangères par leur nom local. Pékin et Canton devraient donc disparaitre de notre vocabulaire quotidien.
Personnellement, j'entends rarement des français parlant français dire qu'ils vont en week end à Beijing ou en voyage d'affaires à Guangzhou.
Mais ne limitons pas ce débat aux villes chinoises. Devons-nous cesser de parler de Londres, Rome, Munich ou Moscou?
Faut-il dire: combien coûte le billet Eurostar pour London? Tous les chemins mènent à Roma. Ah, la fête de la bière à Munchen! Attention, ce type c'est l'oeil de Moskva.
Devons-nous donc, lorsque nous parlons français, utiliser la transcription traditionnelle, en raison du poids de la tradition, ou bien utiliser la transcription du pays concerné, pour clarifier les choses et appeler un chat un chat, comme le dit brunohk?
Je serais partisan de la première solution lorsque nous sommes entre francophones. On m'objectera que la langue française comporte de nombreux noms communs d'origine étrangère, et qu'on ne devrait donc pas hésiter à appeler les villes étrangères par leur nom local. Pékin et Canton devraient donc disparaitre de notre vocabulaire quotidien.
Personnellement, j'entends rarement des français parlant français dire qu'ils vont en week end à Beijing ou en voyage d'affaires à Guangzhou.
Mais ne limitons pas ce débat aux villes chinoises. Devons-nous cesser de parler de Londres, Rome, Munich ou Moscou?
Faut-il dire: combien coûte le billet Eurostar pour London? Tous les chemins mènent à Roma. Ah, la fête de la bière à Munchen! Attention, ce type c'est l'oeil de Moskva.
Votre livre culte? English translation pending
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Puissant séisme en Asie English translation pending
www.cyberpresse.ca/monde/article/article_complet.php?path=/monde/article/25/1, 151, 0, 122004, 875949.php
Quelqu'un de la région de Phuket pourrait confirmer les dires de cette nouvelle?
Merci!
Quelqu'un de la région de Phuket pourrait confirmer les dires de cette nouvelle?
Merci!
Voyage spirituel en Asie du Sud English translation pending
Je cherche à faire un voyage spirituel, en solitaire, quelque part en Asie du sud, d'ici 2-3 ans... Est-ce que quelqu'un a déja fait un voyage de cette sorte? Quelles destinations me conseillerez-vous? Pour l'instant, j'hésite entre l'Inde, le Tibet et le Népal. Mais j'aimerai ramasser un maximum d'information avant d'entreprendre un tel voyage. Le but de ce voyage est de se retrouver avec soi-même, connaître des maîtres / moines qui pourraient m'enseigner des choses, voir comment les gens vivent dans les monastères et les montagnes retirées de la ville...
Un petit peu d'humour en photos English translation pending
Vos photos amusantes sur ce topic, pourquoi pas, je commence.
Un Squirrel qui à les joues plus grosses que le ventre😎
Un Squirrel qui à les joues plus grosses que le ventre😎
Immobilier à Goa (Inde) English translation pending
Salut tout le monde,
J'aimerais m'acheter une maison avec un terrain (min 2000 square meters) bien située, proximité plage à Goa (perso, non pour business). Je n'ai pour l'instant aucun contact.
Quelqu'un pourrait-il m'aider ou me faire partager son expérience 😉 : Concernant les prix du marché de l'immobilier, fixer un budget min Les différentes démarches pour réaliser le projet Comment éviter les mauvais plans
Merci beaucoup !
J'aimerais m'acheter une maison avec un terrain (min 2000 square meters) bien située, proximité plage à Goa (perso, non pour business). Je n'ai pour l'instant aucun contact.
Quelqu'un pourrait-il m'aider ou me faire partager son expérience 😉 : Concernant les prix du marché de l'immobilier, fixer un budget min Les différentes démarches pour réaliser le projet Comment éviter les mauvais plans
Merci beaucoup !
Rues du monde... English translation pending
Salu à tous😉,
Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....
yann
Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....
yann
Pondichéry et Madurai English translation pending
mon circuit avance doucement, mais la, je n'arrive pas a prendre de décision...est ce que l'un, l'une d'entre nous peut me donner un conseil avion, train, taxi, bus...l'avion par exemple, me conviendrait surement, meme si l'on perd toujours du temps dans les aeroports, arrivée tot, etc...
mais sur internet je trouve comme prix une fourchette (sans explication, horairees...) entre 35 et 170 euros
j'ai vu "voiture" aussi, est ce que l'on peut louer une voiture, ca c'est exclu pour moi...ou un chauffeur avec une voiture
enfin, si vous pouvez m'aider, votre expérience..etc..me serait bien utile, car la je cale pour la suite, merci, jeanne
j'ai vu "voiture" aussi, est ce que l'on peut louer une voiture, ca c'est exclu pour moi...ou un chauffeur avec une voiture
enfin, si vous pouvez m'aider, votre expérience..etc..me serait bien utile, car la je cale pour la suite, merci, jeanne
Pondichéry ne parlant que le français English translation pending
bonjour
je voudrais organiser un voyage en inde avec mon mari autour de Pondichéry , mais le problème est que nous ne parlons que le français es ce imprudent merci de me répondre .Cordialement Simonne
je voudrais organiser un voyage en inde avec mon mari autour de Pondichéry , mais le problème est que nous ne parlons que le français es ce imprudent merci de me répondre .Cordialement Simonne
Pondichéry... English translation pending
J' ai retrouvé la civilisation indienne le lundi 17 Janvier après avoir participé à ma dernière séance de yoga à l' ashram, après avoir mangé un dernier repas, fait l'accolade aux gens avec qui j'avais tissé des liens, remercié et salué les bénévoles qui s' occupaient de nous.
J' ai l'intention de prendre le bus pour retourner sur Madurai, j'ai l' espoir d'être à Pondicherry au lever du jour, il est midi.
Je marche le long de la route, des bus me doublent, je leur fais signe de s'arrêter mais ils font comme s'ils ne m' avaient pas vu, c'est peut-être le cas.
J' attend à l'ombre d'un arbre, il fait chaud, il y a une sorte d'abris blanc, je m'imagine que c'est l'arrêt de bus mais il n'en est rien, un homme en moto s'arrête pour m'expliquer que ce n'en est pas un , il me montre au loin un panneau de signalisation vert et m'indique d' aller après. Je marche un kilomètre, pose mes sacs par terre.
Un bus passe, je lève la main timidement, il file. Un second passe, il est plein, des hommes sont accrochés aux portes, un pied sur une marche et l'autre dans le vide, les joues déformées par l'air qu'elles transpercent à toute allure.
Un troisième, un quatrième, un cinquième, un sixième... Je m' énerve tout seul, j'ai déjà oublié qu'à peine une heure auparavant j' étais dans un état de zénitude absolu.
Le prochain, je l'arrête de force, je le braque, et s'il ne s'arrête pas je lui ferais l'honneur de croiser les bras et de lui suggérer de se mettre le majeur où je pense !!!
Une demie heure passe, il fait chaud, je sens la sueur s'accumuler sur mon visage, la chaleur est visible, des mirages flottent sur le bitume, je devine une tâche bleu qui arrive dans ma direction. C'est un bus, oui c'est un bus ! Je lève le bras droit avec autorité, je lui fais signe de s'arrêter. « Alléluia! Chauffeur je vous aime!» c'est ce qu'il a pu lire sur mon visage.
Je descends à la gare routière de Madurai, il faut que je trouve rapidement un bus pour Pondicherry, j' espère qu'il reste des places, je n'ai pas envie de dormir ici. Après m'être renseigné, j' entre dans une agence de voyage, encore une Ganesh Travel. Le gars fait la grimace quand je lui dis que je veux partir le soir même. Il appelle, me demande 350 roupies pour le billet, il reste une place, la numéro 25, le départ est à 22 heure, je souffle. Je dépose mon gros sac dans une consigne à la gare routière et m'en vais tuer le temps dans le vieux Madurai, à coté du temple. Je suis stupéfait par sa beauté et sa grandeur, je ne rentrerai pas dedans mais le simple fait de le voir de l' extérieur me contente. Je marche aux alentours, comprenant pourquoi cette ville est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. N' ayant pu rédiger d'articles pendant ma retraite spirituelle, je vais dans un internet-café pour rattraper le retard que j'ai pris. J' y passe le reste de la journée. Il ne me reste plus qu'à manger quelque chose, je pourrai alors me rendre à l'agence, il est 20h30.

Le bus arrive à l'heure, je suis un des premiers à monter dedans, « siège numéro 25, hum...ok c'est ici ! ». Un gars s'assoit à coté de moi :
«- Tu as quelle place? Me demande-t'il. - 25. - C'est bizarre moi aussi!? - Regarde, c'est bien marqué 25. »
Il descend du bus, le gars de la place 26 arrive, s'assoit et me demande à qui est le sac qui est à sa place, je lui dis que c'est à un autre gars qui a la même place que lui. Il se lève et descend à son tour. Je me dis que je bougerai pas, que j'étais là le premier, je suis au milieu du bus, où on ne sent pas trop les secousses. Un gars vient vers moi, me demande mon billet et s'en va avec. Il revient dix minutes plus tard, et me dit de me déplacer à la place 63, la dernière, au fond au milieu de l'allée, la plus désagréable, juste au dessus de l'essieu arrière. L' agence m' a vendu une place qui l'était déjà, je prends celle d'un des employés. Je respire par le nez, repense à l' ashram et à mon avocat, mon Dr Gonzo qui est « cépagravologue ». Le principal, c'est que je sois dans le bus, je serai dans dix heures à Pondicherry!
A la descente, je me fais avoir par un chauffeur de rickshaw. Je lui demande de m' emmener à la Sri Aurobinio Guest House, il me dépose dans le quartier français devant un hôtel où les chambres sont à 1000 roupies ( 17 euros ), je décide de marcher pour essayer d' en trouver une bien moins cher mais après quelques minutes, je me décide à prendre un autre rickshaw. Cette fois-ci je souhaite aller à la Surya Swastika Guest House, il me dépose au Surya Hôtel où les chambres sont au même prix que les précédentes, heureusement le gars de l'accueil me dit d'aller quelques rues plus loin pour en trouver une qui correspondant à mon budget. Je repars à pied et envoie promener tous les chauffeurs qui se présentent à moi.
Je trouve finalement une petite cellule d'à peine six mètres carrés, sans fenêtre et avec une ridicule salle de bain pour 200 roupies à la Mother Guest House, le long du grand boulevard qui sépare les quartiers tamil et français. Je vais dormir quelques heures. En me réveillant je déclare la guerre à des fourmis naines, il va leur falloir trois jours, trois générations et des milliers de pertes pour comprendre que ce carrelage est mon territoire. Je leur prévois un véritable holocauste si elles insistent. Elles vont finir par comprendre et par battre en retraire.
L'après-midi je pars à la découverte de la ville, je suis sidéré par la différence de propreté qu'il y a entre les deux parties de la ville. Du coté français, il y a plein de touristes du troisième âge, des restaurants, des boulangeries dont la qualité des croissants n'a rien à envier à celle que nous avons chez nous, le nom des rues est inscrit dans la langue de Molière et comme par hasard on est à deux pas de la Mer du Bengale. Je prends place pour le reste de la journée dans le Eat'n Net, rue Romain Roland, un très beau bar où il y a le WIFI, j'ai encore du travail. Les patrons sont délicieux, ils sont indiens, parlent une multitude de langues. Ce sont les meilleurs commerçants que j'ai pu voir en Inde. Ils ne passent presque que de la musique classique. J'ai l'impression d' être un des droogies dans le milk-bar d'Orange Mécanique ( même si la décoration n'a rien à voir ) au moment où j' entends la 9ème symphonie de Beethoven et que je sirote en même temps une boisson lactée, l'ultra violence en moins bien sûr ! Un peu plus tard j' aurai même le droit de plonger dans l' univers de Twin Peaks à l'écoute de son générique désormais kitch. Le soir je vais au bar Le Space ( rien à voir avec le club d' Ibiza ) pour boire des cocktails, je n'ai pas bu depuis Goa, j' y rencontre deux françaises, Maika et Claire. Elles viennent juste d'arriver en Inde, elles vont travailler pendant un mois dans une ferme d' Auroville, une ville expérimentale, idéaliste , communautaire. Je ne vais pas faire long feu...
Le matin suivant, je me lève tôt. J'ai deux objectifs, trouver le Sri Aurobinium ashram pour prendre des cours de yoga, et la Jayalakshmi Fine Art Academy pour apprendre à jouer des tablas. Je vais mettre du temps pour trouver l'ashram, demandant mon chemin à plusieurs personnes qui m'orientent tous dans des directions différentes. Une fois sur place, une dame me dit d'aller au bureau des renseignements « Vous allez tout droit, prenez la troisième rue à droite, continuez, c'est à gauche après le pont, un bâtiment gris, s'est marqué COTTAGE ». A l'office, on m'explique qu'il n'y a pas de leçons de yoga, que chacun vient le faire de façon autonome, je ne suis pas assez expérimenté, j'abandonne. Je file sur Mission Street pour trouver l'école de musique, dans le Lonely Planet ils indiquent que c'est au 221. Je suis devant, il y a un hôtel et une battisse à l'abandon. Je demande mon chemin à un employé de l' hôtel « Vous reprenez Mission Street, c'est à l'avant dernière rue à gauche, à l'angle ». J' y vais, il n'y a rien à l' angle. Je redemande mon chemin, on me guide vers un studio d'enregistrement qui n'est pas une école. Je me renseigne à nouveau, on me dit que c'est au 221, j' y retourne, reste face à l'immeuble désaffecté, il y a une pancarte écrite en indien, je devine un chiffre, ils ont du changé d' adresse. Il y a un jeune couple, assis sur un scooter à l'arrêt. Je leur demande s'ils peuvent me traduire par écrit ce qu'il y a de marqué. La fille note mot pour mot, sur mon cahier, ce qui est inscrit, je ne comprends pas plus mais elle me dit que si je montre ça à n'importe qui, on me guidera. Je vais finalement comprendre que l' école est désormais au 39 Thiyagaraja Street. Je réserve cinq heures de cours, je commence demain à 9h30, ça me coûte à peine 5 euros de l'heure. Je décide d'aller à la plage. Je m' assois au bout d'une digue de rochers noirs, face au soleil, je fais connaissance avec Monsieur Meursault, L' étranger.

Le soir je retourne au Space, revois les deux françaises, rencontre Constantin un suisse et Markus un allemand.
Une nouvelle nuit de passée, j' ai rendez-vous à 9h30, je suis un peu excité, c'est mon premier cours de musique. J' arrive, le master n'est pas là, le gars du bureau l' appelle pour lui rappeler qu'il a un cours à donner. Il se pointe, me demande si je suis novice. Je lui explique que je fais de la musique mais que je ne sais pas jouer de percussion.
Tout d'abord, nous restons assis en tailleur, sans instrument, il prend mon cahier, note :
« THA GA DHE ME, THA GA DHE ME » « THA GI DA, THA GI DA » ( 1 2 3 4 ) ( 1 2 3 )
Il me fait taper le rythme sur ma cuisse, un temps de la paume, le suivant du dos de la main. Au début je ne chante pas le rythme, mais il m' explique que c'est primordiale, si je ne suis pas capable de le chanter, je ne pourrais pas le jouer.
Il me note ainsi quelques exercices je vais attendre un peu avant de toucher l' instrument. Une tabla est une percussion constituée de deux éléments, le Danga la partie gauche qui correspond à la basse et le Karnai, plus petite, à droite.
Il me montre quatre touchers que je vais travailler :
Le THA, joué sur le danga avec les cinq doigts de la main gauche, au milieu de la peau. Le THEE, joué sur le karnai avec trois doigts de la main droite, au milieu de la peau. Le THOM, joué sur le danga avec le majeur gauche, au milieu de la peau. Le NAM, joué sur le karnai avec l'index, sur le bois, l'extrémité de la peau.
Il écrit une dizaine d' exercices.
< THA THA - THEE THEE - THOM THOM - NAM NAM >
< NAM NAM THOM - NAM NAM THOM >
< NA DHE - NA DHE DHEN - NA DHE >
Il est assez dissipé, on dirait un grand gamin qui ne sait pas rester en place, qui a du mal à rester concentré. Il passe des coups de téléphone à des amis pour leur dire qu'il donne des cours à un musicien occidental, il me passe le téléphone, m' explique qu'ils veulent me parler, nous échangeons des banalités. Il me passe un autre de ces amis qui vend des tablas, il m' en propose à 3500 roupies. Il me montre ses cartes de visite, ses papiers à entête, des prospectus où son nom est inscrit. Il demande à la secrétaire un thé. Il me note de nouveaux exercices. Les deux heures sont passées vite, je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose, mais au moins j'ai tout un cours manuscrit avec plein de THOM, de NAM et de THEE, j'imagine que je saurai m' en souvenir le jour où je me retrouverai chez moi à composer.
« Je peux vous demander une faveur Master ? Oui ? En fait, pendant mon voyage, je promène avec moi une caméra, j'aimerai pouvoir filmer le prochain cours... C'est vrai, ça ne vous dérange pas... Merci beaucoup ! »
Deux jours plus tard, je pénètre dans la même pièce, cette fois-ci, il est déjà là, il est avec un garçon de six ans qui tape comme un sourd sur une batterie.
« On m' a appelé à cinq heure ce matin, pour que je donne un cours à ce gamin », me dit-il. Je fais semblant de le croire.
J' installe mon matériel.
«-Alors ça tourne? - Non pas encore Master.»
Il est déjà pendu au téléphone, j'imagine qu'il dit à ses amis qu'un type est venu de loin pour le filmer. Il a besoin de se mettre en valeur vis à vis des autres, il ne doit pas avoir une grande confiance en lui. C'est curieux, avec le talent qu'il a, il a juste à jouer pour qu'on s'intéresse à lui. Je l'aime bien, il est touchant.
«-Alors ça tourne ? - Oui, c'est bon. »
Il me demande de taper sur les tablas, pour que je fasse entendre à la personne qu'il a au bout du fil qu'il est bien en train de donner un cours. Il me dit de reprendre les exercices, il s'absente quelques secondes et revient avec un petit clavier qui fonctionne à l'air, un peu comme un accordéon. Il commence à jouer. La façon dont il fait sonner ce jouet m'épate, il est vraiment doué. Il me corrige, m'explique comment mieux toucher les peaux.
«-Alors ça tourne ? - Oui oui, encore. »
Il prend les tablas, se cadre au milieu de l'objectif et commence à jouer un rythme tribal. Instinctivement je me mets à chanter... Avec tout son cirque, je ne suis plus attentif, je n'ai plus trop envie d' apprendre, d'ailleurs, je réalise que je ne suis pas venu ici pour vraiment apprendre à jouer mais pour vivre une expérience.
( Pondicherry ne m'enchante pas plus que ça, j' ai même du mal à supporter cette ville. La frontière entre les deux quartiers est indécente. Les mendiants, qui ne sont ni du coté français, ni du coté tamil, me paraissent encore plus abimés ici. J'ai l'impression qu'ils sont victimes des riches expatriés et des vieux « voyageurs organisés » qui viennent en Inde pour faire le tour de ...Pondicherry, pour acheter du mobilier d'art et se rassurer, « Chéri, prend l'appareil, regarde comme il est pauvre cet enfant !».
La colonisation a le don d'engendrer le chaos. Du chaos, il y en a pourtant dans toute les villes d' Inde, mais ailleurs, il parait être « organisé », les gens vivent avec, on arrive à sentir de l' humanité chez « les laissés pour compte », ici c'est l'inverse, les misérables font vraiment très très mal à voir, ils dorment dans les caniveaux, ils errent sur ce grand boulevard qui donne la gerbe … … Et deux ou trois pâtés de maison plus loin, il y a ce parc si « français » avec de belles fleurs, des toboggans, des bancs publics et des gens qui se prennent en photos devant tout et n'importe quoi. Je me sens mal à l'aise, les indiens, du moins les riches indiens, les plus pales, ont l' air d' apprécier ce beau quartier, cette sorte de Promenade Des Anglais qui longe la mer... J'en ai marre des croissants. Faut que je bouge, encore un cours et je bouge, plus que deux jours et je bouge. Une semaine ici, c'est beaucoup trop, beaucoup beaucoup trop... )






Je descends à la gare routière de Madurai, il faut que je trouve rapidement un bus pour Pondicherry, j' espère qu'il reste des places, je n'ai pas envie de dormir ici. Après m'être renseigné, j' entre dans une agence de voyage, encore une Ganesh Travel. Le gars fait la grimace quand je lui dis que je veux partir le soir même. Il appelle, me demande 350 roupies pour le billet, il reste une place, la numéro 25, le départ est à 22 heure, je souffle. Je dépose mon gros sac dans une consigne à la gare routière et m'en vais tuer le temps dans le vieux Madurai, à coté du temple. Je suis stupéfait par sa beauté et sa grandeur, je ne rentrerai pas dedans mais le simple fait de le voir de l' extérieur me contente. Je marche aux alentours, comprenant pourquoi cette ville est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. N' ayant pu rédiger d'articles pendant ma retraite spirituelle, je vais dans un internet-café pour rattraper le retard que j'ai pris. J' y passe le reste de la journée. Il ne me reste plus qu'à manger quelque chose, je pourrai alors me rendre à l'agence, il est 20h30.


Le bus arrive à l'heure, je suis un des premiers à monter dedans, « siège numéro 25, hum...ok c'est ici ! ». Un gars s'assoit à coté de moi :
«- Tu as quelle place? Me demande-t'il. - 25. - C'est bizarre moi aussi!? - Regarde, c'est bien marqué 25. »
Il descend du bus, le gars de la place 26 arrive, s'assoit et me demande à qui est le sac qui est à sa place, je lui dis que c'est à un autre gars qui a la même place que lui. Il se lève et descend à son tour. Je me dis que je bougerai pas, que j'étais là le premier, je suis au milieu du bus, où on ne sent pas trop les secousses. Un gars vient vers moi, me demande mon billet et s'en va avec. Il revient dix minutes plus tard, et me dit de me déplacer à la place 63, la dernière, au fond au milieu de l'allée, la plus désagréable, juste au dessus de l'essieu arrière. L' agence m' a vendu une place qui l'était déjà, je prends celle d'un des employés. Je respire par le nez, repense à l' ashram et à mon avocat, mon Dr Gonzo qui est « cépagravologue ». Le principal, c'est que je sois dans le bus, je serai dans dix heures à Pondicherry!
A la descente, je me fais avoir par un chauffeur de rickshaw. Je lui demande de m' emmener à la Sri Aurobinio Guest House, il me dépose dans le quartier français devant un hôtel où les chambres sont à 1000 roupies ( 17 euros ), je décide de marcher pour essayer d' en trouver une bien moins cher mais après quelques minutes, je me décide à prendre un autre rickshaw. Cette fois-ci je souhaite aller à la Surya Swastika Guest House, il me dépose au Surya Hôtel où les chambres sont au même prix que les précédentes, heureusement le gars de l'accueil me dit d'aller quelques rues plus loin pour en trouver une qui correspondant à mon budget. Je repars à pied et envoie promener tous les chauffeurs qui se présentent à moi.
Je trouve finalement une petite cellule d'à peine six mètres carrés, sans fenêtre et avec une ridicule salle de bain pour 200 roupies à la Mother Guest House, le long du grand boulevard qui sépare les quartiers tamil et français. Je vais dormir quelques heures. En me réveillant je déclare la guerre à des fourmis naines, il va leur falloir trois jours, trois générations et des milliers de pertes pour comprendre que ce carrelage est mon territoire. Je leur prévois un véritable holocauste si elles insistent. Elles vont finir par comprendre et par battre en retraire.
L'après-midi je pars à la découverte de la ville, je suis sidéré par la différence de propreté qu'il y a entre les deux parties de la ville. Du coté français, il y a plein de touristes du troisième âge, des restaurants, des boulangeries dont la qualité des croissants n'a rien à envier à celle que nous avons chez nous, le nom des rues est inscrit dans la langue de Molière et comme par hasard on est à deux pas de la Mer du Bengale. Je prends place pour le reste de la journée dans le Eat'n Net, rue Romain Roland, un très beau bar où il y a le WIFI, j'ai encore du travail. Les patrons sont délicieux, ils sont indiens, parlent une multitude de langues. Ce sont les meilleurs commerçants que j'ai pu voir en Inde. Ils ne passent presque que de la musique classique. J'ai l'impression d' être un des droogies dans le milk-bar d'Orange Mécanique ( même si la décoration n'a rien à voir ) au moment où j' entends la 9ème symphonie de Beethoven et que je sirote en même temps une boisson lactée, l'ultra violence en moins bien sûr ! Un peu plus tard j' aurai même le droit de plonger dans l' univers de Twin Peaks à l'écoute de son générique désormais kitch. Le soir je vais au bar Le Space ( rien à voir avec le club d' Ibiza ) pour boire des cocktails, je n'ai pas bu depuis Goa, j' y rencontre deux françaises, Maika et Claire. Elles viennent juste d'arriver en Inde, elles vont travailler pendant un mois dans une ferme d' Auroville, une ville expérimentale, idéaliste , communautaire. Je ne vais pas faire long feu...
Le matin suivant, je me lève tôt. J'ai deux objectifs, trouver le Sri Aurobinium ashram pour prendre des cours de yoga, et la Jayalakshmi Fine Art Academy pour apprendre à jouer des tablas. Je vais mettre du temps pour trouver l'ashram, demandant mon chemin à plusieurs personnes qui m'orientent tous dans des directions différentes. Une fois sur place, une dame me dit d'aller au bureau des renseignements « Vous allez tout droit, prenez la troisième rue à droite, continuez, c'est à gauche après le pont, un bâtiment gris, s'est marqué COTTAGE ». A l'office, on m'explique qu'il n'y a pas de leçons de yoga, que chacun vient le faire de façon autonome, je ne suis pas assez expérimenté, j'abandonne. Je file sur Mission Street pour trouver l'école de musique, dans le Lonely Planet ils indiquent que c'est au 221. Je suis devant, il y a un hôtel et une battisse à l'abandon. Je demande mon chemin à un employé de l' hôtel « Vous reprenez Mission Street, c'est à l'avant dernière rue à gauche, à l'angle ». J' y vais, il n'y a rien à l' angle. Je redemande mon chemin, on me guide vers un studio d'enregistrement qui n'est pas une école. Je me renseigne à nouveau, on me dit que c'est au 221, j' y retourne, reste face à l'immeuble désaffecté, il y a une pancarte écrite en indien, je devine un chiffre, ils ont du changé d' adresse. Il y a un jeune couple, assis sur un scooter à l'arrêt. Je leur demande s'ils peuvent me traduire par écrit ce qu'il y a de marqué. La fille note mot pour mot, sur mon cahier, ce qui est inscrit, je ne comprends pas plus mais elle me dit que si je montre ça à n'importe qui, on me guidera. Je vais finalement comprendre que l' école est désormais au 39 Thiyagaraja Street. Je réserve cinq heures de cours, je commence demain à 9h30, ça me coûte à peine 5 euros de l'heure. Je décide d'aller à la plage. Je m' assois au bout d'une digue de rochers noirs, face au soleil, je fais connaissance avec Monsieur Meursault, L' étranger.

Le soir je retourne au Space, revois les deux françaises, rencontre Constantin un suisse et Markus un allemand.
Une nouvelle nuit de passée, j' ai rendez-vous à 9h30, je suis un peu excité, c'est mon premier cours de musique. J' arrive, le master n'est pas là, le gars du bureau l' appelle pour lui rappeler qu'il a un cours à donner. Il se pointe, me demande si je suis novice. Je lui explique que je fais de la musique mais que je ne sais pas jouer de percussion.
Tout d'abord, nous restons assis en tailleur, sans instrument, il prend mon cahier, note :
« THA GA DHE ME, THA GA DHE ME » « THA GI DA, THA GI DA » ( 1 2 3 4 ) ( 1 2 3 )
Il me fait taper le rythme sur ma cuisse, un temps de la paume, le suivant du dos de la main. Au début je ne chante pas le rythme, mais il m' explique que c'est primordiale, si je ne suis pas capable de le chanter, je ne pourrais pas le jouer.
Il me note ainsi quelques exercices je vais attendre un peu avant de toucher l' instrument. Une tabla est une percussion constituée de deux éléments, le Danga la partie gauche qui correspond à la basse et le Karnai, plus petite, à droite.
Il me montre quatre touchers que je vais travailler :
Le THA, joué sur le danga avec les cinq doigts de la main gauche, au milieu de la peau. Le THEE, joué sur le karnai avec trois doigts de la main droite, au milieu de la peau. Le THOM, joué sur le danga avec le majeur gauche, au milieu de la peau. Le NAM, joué sur le karnai avec l'index, sur le bois, l'extrémité de la peau.
Il écrit une dizaine d' exercices.
< THA THA - THEE THEE - THOM THOM - NAM NAM >
< NAM NAM THOM - NAM NAM THOM >
< NA DHE - NA DHE DHEN - NA DHE >
Il est assez dissipé, on dirait un grand gamin qui ne sait pas rester en place, qui a du mal à rester concentré. Il passe des coups de téléphone à des amis pour leur dire qu'il donne des cours à un musicien occidental, il me passe le téléphone, m' explique qu'ils veulent me parler, nous échangeons des banalités. Il me passe un autre de ces amis qui vend des tablas, il m' en propose à 3500 roupies. Il me montre ses cartes de visite, ses papiers à entête, des prospectus où son nom est inscrit. Il demande à la secrétaire un thé. Il me note de nouveaux exercices. Les deux heures sont passées vite, je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose, mais au moins j'ai tout un cours manuscrit avec plein de THOM, de NAM et de THEE, j'imagine que je saurai m' en souvenir le jour où je me retrouverai chez moi à composer.
« Je peux vous demander une faveur Master ? Oui ? En fait, pendant mon voyage, je promène avec moi une caméra, j'aimerai pouvoir filmer le prochain cours... C'est vrai, ça ne vous dérange pas... Merci beaucoup ! »
Deux jours plus tard, je pénètre dans la même pièce, cette fois-ci, il est déjà là, il est avec un garçon de six ans qui tape comme un sourd sur une batterie.
« On m' a appelé à cinq heure ce matin, pour que je donne un cours à ce gamin », me dit-il. Je fais semblant de le croire.
J' installe mon matériel.
«-Alors ça tourne? - Non pas encore Master.»
Il est déjà pendu au téléphone, j'imagine qu'il dit à ses amis qu'un type est venu de loin pour le filmer. Il a besoin de se mettre en valeur vis à vis des autres, il ne doit pas avoir une grande confiance en lui. C'est curieux, avec le talent qu'il a, il a juste à jouer pour qu'on s'intéresse à lui. Je l'aime bien, il est touchant.
«-Alors ça tourne ? - Oui, c'est bon. »
Il me demande de taper sur les tablas, pour que je fasse entendre à la personne qu'il a au bout du fil qu'il est bien en train de donner un cours. Il me dit de reprendre les exercices, il s'absente quelques secondes et revient avec un petit clavier qui fonctionne à l'air, un peu comme un accordéon. Il commence à jouer. La façon dont il fait sonner ce jouet m'épate, il est vraiment doué. Il me corrige, m'explique comment mieux toucher les peaux.
«-Alors ça tourne ? - Oui oui, encore. »
Il prend les tablas, se cadre au milieu de l'objectif et commence à jouer un rythme tribal. Instinctivement je me mets à chanter... Avec tout son cirque, je ne suis plus attentif, je n'ai plus trop envie d' apprendre, d'ailleurs, je réalise que je ne suis pas venu ici pour vraiment apprendre à jouer mais pour vivre une expérience.
( Pondicherry ne m'enchante pas plus que ça, j' ai même du mal à supporter cette ville. La frontière entre les deux quartiers est indécente. Les mendiants, qui ne sont ni du coté français, ni du coté tamil, me paraissent encore plus abimés ici. J'ai l'impression qu'ils sont victimes des riches expatriés et des vieux « voyageurs organisés » qui viennent en Inde pour faire le tour de ...Pondicherry, pour acheter du mobilier d'art et se rassurer, « Chéri, prend l'appareil, regarde comme il est pauvre cet enfant !».
La colonisation a le don d'engendrer le chaos. Du chaos, il y en a pourtant dans toute les villes d' Inde, mais ailleurs, il parait être « organisé », les gens vivent avec, on arrive à sentir de l' humanité chez « les laissés pour compte », ici c'est l'inverse, les misérables font vraiment très très mal à voir, ils dorment dans les caniveaux, ils errent sur ce grand boulevard qui donne la gerbe … … Et deux ou trois pâtés de maison plus loin, il y a ce parc si « français » avec de belles fleurs, des toboggans, des bancs publics et des gens qui se prennent en photos devant tout et n'importe quoi. Je me sens mal à l'aise, les indiens, du moins les riches indiens, les plus pales, ont l' air d' apprécier ce beau quartier, cette sorte de Promenade Des Anglais qui longe la mer... J'en ai marre des croissants. Faut que je bouge, encore un cours et je bouge, plus que deux jours et je bouge. Une semaine ici, c'est beaucoup trop, beaucoup beaucoup trop... )






Pondichery-Thanjavur-Madurai-Mettupalyam-Ooty... en train? English translation pending
Bonjour à toutes et tous !
Depuis quelques jours j'essaie tant bien que mal de planifier un itinéraire en train en Inde du Sud à compter du 13 Aout prochain, mais je n'arrive pas à trouver soit les trains, soit les horaires (sur le site irctc j'ai du mal à trouver ! :s).
Nous souhaiterions partir de Pondichéry vers Thanjavur le 13 Aout en fin de journée (voir de nuit), y a t il un train reliant ces deux villes (je n'en trouve pas !) ou faut il emprunter le bus ?
Ensuite de Thanjavur à Madurai dans la nuit du 15/16 Aout (idem...Y a t il un train ou doit on prendre un bus / taxi etc...)
Puis de Madurai à Mettupalayam dans la nuit du 17/18 ????
Quelqu'un connaitrait il, ou les N° de train ou s'il n'y en a pas les bus ?
Merci d'avance !
Cordialement
Dogmael
Depuis quelques jours j'essaie tant bien que mal de planifier un itinéraire en train en Inde du Sud à compter du 13 Aout prochain, mais je n'arrive pas à trouver soit les trains, soit les horaires (sur le site irctc j'ai du mal à trouver ! :s).
Nous souhaiterions partir de Pondichéry vers Thanjavur le 13 Aout en fin de journée (voir de nuit), y a t il un train reliant ces deux villes (je n'en trouve pas !) ou faut il emprunter le bus ?
Ensuite de Thanjavur à Madurai dans la nuit du 15/16 Aout (idem...Y a t il un train ou doit on prendre un bus / taxi etc...)
Puis de Madurai à Mettupalayam dans la nuit du 17/18 ????
Quelqu'un connaitrait il, ou les N° de train ou s'il n'y en a pas les bus ?
Merci d'avance !
Cordialement
Dogmael
Pondichéry en décembre: bonne période? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions partir en Inde 2 ou 3 semaines avec nos 2 filles pendant les vacances de noel 2009. Est-ce la bonne période pour le sud de l'inde ou est-il préférable d'aller plutôt sur le nord à cause de la mousson tardive dans le sud ?
merci de vos réponses
anne
Nous souhaiterions partir en Inde 2 ou 3 semaines avec nos 2 filles pendant les vacances de noel 2009. Est-ce la bonne période pour le sud de l'inde ou est-il préférable d'aller plutôt sur le nord à cause de la mousson tardive dans le sud ?
merci de vos réponses
anne