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Passages de frontières mémorables? English translation pending
Hello,
Redoutés, angoissants voire excitants, les passages de frontières constituent un must du voyage. Pouvez-vous ici nous conter ceux qui vous ont le plus marqués, agacés ou enchantés?
Merci.
Luc
Redoutés, angoissants voire excitants, les passages de frontières constituent un must du voyage. Pouvez-vous ici nous conter ceux qui vous ont le plus marqués, agacés ou enchantés?
Merci.
Luc
Un carnet au Botswana (septembre 2008) English translation pending
Hello tous.
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.
Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...
Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.
On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.
Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...
On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)
On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !
Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?
Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...
C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...
La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?
Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?
Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !
On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !
Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??
Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !
On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !
On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idée
Le game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?
Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
18 19 20
21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !
On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !
Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !
Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !
Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !
...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
28
Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
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Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !
Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !
On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...
Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !
Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !
L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idéeLe game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
18 19 20
21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
28Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
29
Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Retour de croisière sur le Costa Victoria (du 14 au 28 septembre) English translation pending
😉 Bonjour à tous,
Ca y est, c'est déjà fini !!!! 14 jours et le rêve est déjà terminé....
Le parcours était le suivant :
SAVONE/NAPLES/SANTORIN/IZMIR/DARDARNELLES/ISTAMBUL/BOSPHORE/ CONSTANZA/ODESSA/YALTA/LE PIREE/KATAKOLON/SAVONE.
Je vous dévoile maintenant les bons comme les moins bons afin de vous faire une idée sur ce trajet un peu à part certes et de savoir ce que devient ce bateau pour ceux qui l'ont pris.
Tout d'abord, commençons par l'embarquement....
Nous avons rejoins Savone en voiture, le samedi 14 septembre. Bien qu'ayant préparé ma croisière largement à l'avance, je dois vous faire part pour ceux qui n'ont jamais fait le trajet en véhicule perso, que tout est fait pour suivre un itinéraire bien précis.
On trouve rapidement dés l'entrée en ville des panneaux fléchés indiquant : PALACROCIERE COSTA - DIRECTION PORTO.
A l'approche de la grosse forteresse, le port est à quelques mêtres. Nous sommes rapidement prix en charge par un responsable qui nous indique la marche à suivre : paiement en liquide du montant du parking de 09€/JRS en fonction du nombre de jours de la croisière, remise d'une fiche avec comme indication : l'état de la carrosserie, l'immatriculation du véhicule, mes coordonnées, la date et l'heure d'arrivée et du retour. Cette fiche servira ensuite à reprendre la clef du véhicule dont le double sera gardée par le préposé pendant toute la croisière. les bagages : ceux-ci sont pris en charge rapidement et nous nous retrouvons dirigés vers le Palais des Croisières. Il y a des agents de Costa partout et à chaque moment, nous avons les informations qui peuvent nous être utiles.
Je précise que le COSTA VICTORIA était à quai à l'opposé du Palais des Croisières. Le quai principal était occupé par le Costa MAGICA.
Les passagers descendant du VICTORIA rencontrent les nouveaux qui vont se positionner vers le Palais pour attendre l'embarquement.
Il est 10h30 et mon épouse et moi, n'avons jamais étaient génés par le mouvement de foule. Nous sommes acheminés du quai n° 2 vers le Palais des Croisières, en bus.
Nous sommes dans le Palais des croisières avec en poche la carte portant le n° 2. Cette carte est attribuée en fonction de votre arrivée sur le site et remise par un agent Costa. Ce qui veut dire que nous attendrons pas longtemps pour l'embarquement sur ce navire. Le temps de se rafraîchir en dégustant quelque chose, nous savons que l'embarquement s'effectuera à partir de de 13h30. J'en profite pour faire un tour sur la terrasse afin de voir comment se passe l'embarquement des bagages, des vivres, etc....
Je constate comme l'a précisé quelques personnes sur ce forum que certaines valises sont bousculées... Les mini containers sont remplit et sont acheminés vers un accés en partie basse du bateau. Le va et vient des camions est continuel. Je prends consience à ce momen là du niveau de cette entreprise....
Vers 15h00, on nous annonce la prochédure d'embarquement pour les personnes portant le 1 et 2. Nous suivons un cheminement qui jouxte le bateau et nous arrivons au pieds de la passerelle. Vérification des passeports, nous empruntons la passerelle et déjà, j'entends certains commentaires de personnes d'origine française ralant car ils pensaient certainement éviter la montée un peu rude de la passerelle. Cet accés, nous permet d'arriver au pont n° 5 du bateau. Un comité d'accueil sympathique de différentes personnes représentant les divers métiers à bord, nous saluent.
Excellent point pour notre arrivée à bord.
Nous pouvons être guidés vers nos cabine mais j'ai tellement cherché des informations sur ce bateau sur le net que je n'ai pas besoin d'être accompagné. Mon épouse et moi, prenons l'ascenceur et nous rendons directement au pont n° 10 "NORMA". La cabine se trouve à l'arrière et porte le n° 10453. Nous avons toute les indications afin de suivre le cheminement vers la cabine. Tout va bien, nous continuons. Nous découvrons la cabine extérieure, salle de bain, literie, armoire (un peu petite pour deux). Sur le lit, nous trouvons toutes les informations concernant la crosière, cartes COSTA VICTORIA, la clef d'accés cabine au nombre de deux, le mini bar.
Particularité d'une cabine à l'arrière : sur ce bateau, le hublot ne permet pas d'avoir un accés directement sur la mer mais sur un petit pont. Inconvénient si vous ne baissez pas le store, des personnes curieuses jettent souvent des regards au travers du hublot.
Là ou il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !!!!!
Départ à l'heure vers 17h30, la croisière commence.....
Mes prochaines remarquent se feront sur les escales. Je ferais un commentaire sur chacune d'elle. J'ai fait le choix aussi de réaliser certaines excursions par moi-même, en taxi, et je peux vous dire que nous avons apprécié l'aspect touristique avec autant d'intérêt sachant que nous avons gagner aussi sur le plan financier. Nous avons proposé à un autre couple de partager ce mode de déplacement et à chauqe fois, ce fut un succés.
Commentaires sur le bateau :
Construit en 1996, rénové en 2004, nous avons constaté un vieillissement avancé dans certaines parties du bateau. La couleur des coursives d'un bleu défraîchi est à la longue monotone et tristounette. Plusieurs incidents sur les évacuations des toilettes, climatisation en cabine bruyante au démarrage, vibrations intempestives du bateau en mer. Malgré un entretien journalier par du personnel comptétent, apparition de traces diverses aussi bien sur les ponts qu'à l'intérieur des salles à manger, tissus des banquettes et des fauteuils abimés et trés décolorés, boutiques peu achalandées et proposant des articles provenant des pays nordiques !!!! Rien pour les enfants, peu de choses pour les femmes (à part des bijoux, des foulards, des parfums, des gadgets de la compagnie, des cigarettes et de l'acool), par contre rien pour les hommes...
Les intervention techniques sur les machines à sous sont journalières provoquant des désagréments pour les fanas.
L'équipage a été trés individuel et peu communicatif durant cette croisière. L'intervenant pour nous français à bord n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités, avec beaucoup de lacune sur sa propre culture générale.
Les spectacles étaient d'un niveau moyen avec souvent des répétitions peu attractives.
Le service en restauration dans les buffets (quatre en tout) au pont n° 11 n' a jamais offert de diversité. Les thèmes par pays ont duré 02 jours seulement. Les menus dans les restaurants FANTASIA et SINFONIA étaient plus appréciés. 1er service à 18h30 et 2° à 20h30 permettant d'accéder au spectacle dans les temps.
Nous avons apprécié avec un plus majeur pour le personnel de cabine, notre responsable de prénom "GERLINE", originaire des Philipines qui a donné entière satisfaction aux passagers des 22 cabines sous sa responsabilité.
Un plus majeur aussi pour le personnel de service en restaurant. Ceux sont des gens vraiement adorables. Le sourire est permanent et malheureusement certains passagers se comportaient avec eux comme des imbéciles pour ne pas dire autre chose.
Avant de finir cette page, je voudrais vous dire ce que je pense des passagers et cela quelque soit leur nationalité. Il y a eu de trés mauvais comportement aussi bien chez des français que chez des italiens. Si les seconds parlent forts et cela nous le savons tous, les premiers ont rien à leur envié quand on voit leur comportement en excursion. Je me serais cru parfois dans le métro à des heures de pointes pour avoir une place préférentielle dans le bus, ou au cours de l'excursion pour se trouver à coté du guide !!!
Une dernière remarque : priorité à la langue italienne, anglaise, allemande et quelque mots en français. Malgré la présence en majorité de français, beaucoup de passagers ont été déçu. Je vous donne un conseil, si je peux me permettre, apprenez quelque mots dans ces langues, faites un petit effort car cela peu vous servir.
J'ai réalisé beaucoup de photos et je ne manquerais d'en rajouter au fur et à mesure des discussions et pour ceux qui seraient intéressés par cette croisière.
La suite du programme sera sur les excursions....
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas de vos remarques ou commentaires.
Je prépare la prochaine pour 2009.....
Cordialement
Ca y est, c'est déjà fini !!!! 14 jours et le rêve est déjà terminé....
Le parcours était le suivant :
SAVONE/NAPLES/SANTORIN/IZMIR/DARDARNELLES/ISTAMBUL/BOSPHORE/ CONSTANZA/ODESSA/YALTA/LE PIREE/KATAKOLON/SAVONE.
Je vous dévoile maintenant les bons comme les moins bons afin de vous faire une idée sur ce trajet un peu à part certes et de savoir ce que devient ce bateau pour ceux qui l'ont pris.
Tout d'abord, commençons par l'embarquement....
Nous avons rejoins Savone en voiture, le samedi 14 septembre. Bien qu'ayant préparé ma croisière largement à l'avance, je dois vous faire part pour ceux qui n'ont jamais fait le trajet en véhicule perso, que tout est fait pour suivre un itinéraire bien précis.
On trouve rapidement dés l'entrée en ville des panneaux fléchés indiquant : PALACROCIERE COSTA - DIRECTION PORTO.
A l'approche de la grosse forteresse, le port est à quelques mêtres. Nous sommes rapidement prix en charge par un responsable qui nous indique la marche à suivre : paiement en liquide du montant du parking de 09€/JRS en fonction du nombre de jours de la croisière, remise d'une fiche avec comme indication : l'état de la carrosserie, l'immatriculation du véhicule, mes coordonnées, la date et l'heure d'arrivée et du retour. Cette fiche servira ensuite à reprendre la clef du véhicule dont le double sera gardée par le préposé pendant toute la croisière. les bagages : ceux-ci sont pris en charge rapidement et nous nous retrouvons dirigés vers le Palais des Croisières. Il y a des agents de Costa partout et à chaque moment, nous avons les informations qui peuvent nous être utiles.
Je précise que le COSTA VICTORIA était à quai à l'opposé du Palais des Croisières. Le quai principal était occupé par le Costa MAGICA.
Les passagers descendant du VICTORIA rencontrent les nouveaux qui vont se positionner vers le Palais pour attendre l'embarquement.
Il est 10h30 et mon épouse et moi, n'avons jamais étaient génés par le mouvement de foule. Nous sommes acheminés du quai n° 2 vers le Palais des Croisières, en bus.
Nous sommes dans le Palais des croisières avec en poche la carte portant le n° 2. Cette carte est attribuée en fonction de votre arrivée sur le site et remise par un agent Costa. Ce qui veut dire que nous attendrons pas longtemps pour l'embarquement sur ce navire. Le temps de se rafraîchir en dégustant quelque chose, nous savons que l'embarquement s'effectuera à partir de de 13h30. J'en profite pour faire un tour sur la terrasse afin de voir comment se passe l'embarquement des bagages, des vivres, etc....
Je constate comme l'a précisé quelques personnes sur ce forum que certaines valises sont bousculées... Les mini containers sont remplit et sont acheminés vers un accés en partie basse du bateau. Le va et vient des camions est continuel. Je prends consience à ce momen là du niveau de cette entreprise....
Vers 15h00, on nous annonce la prochédure d'embarquement pour les personnes portant le 1 et 2. Nous suivons un cheminement qui jouxte le bateau et nous arrivons au pieds de la passerelle. Vérification des passeports, nous empruntons la passerelle et déjà, j'entends certains commentaires de personnes d'origine française ralant car ils pensaient certainement éviter la montée un peu rude de la passerelle. Cet accés, nous permet d'arriver au pont n° 5 du bateau. Un comité d'accueil sympathique de différentes personnes représentant les divers métiers à bord, nous saluent.
Excellent point pour notre arrivée à bord.
Nous pouvons être guidés vers nos cabine mais j'ai tellement cherché des informations sur ce bateau sur le net que je n'ai pas besoin d'être accompagné. Mon épouse et moi, prenons l'ascenceur et nous rendons directement au pont n° 10 "NORMA". La cabine se trouve à l'arrière et porte le n° 10453. Nous avons toute les indications afin de suivre le cheminement vers la cabine. Tout va bien, nous continuons. Nous découvrons la cabine extérieure, salle de bain, literie, armoire (un peu petite pour deux). Sur le lit, nous trouvons toutes les informations concernant la crosière, cartes COSTA VICTORIA, la clef d'accés cabine au nombre de deux, le mini bar.
Particularité d'une cabine à l'arrière : sur ce bateau, le hublot ne permet pas d'avoir un accés directement sur la mer mais sur un petit pont. Inconvénient si vous ne baissez pas le store, des personnes curieuses jettent souvent des regards au travers du hublot.
Là ou il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !!!!!
Départ à l'heure vers 17h30, la croisière commence.....
Mes prochaines remarquent se feront sur les escales. Je ferais un commentaire sur chacune d'elle. J'ai fait le choix aussi de réaliser certaines excursions par moi-même, en taxi, et je peux vous dire que nous avons apprécié l'aspect touristique avec autant d'intérêt sachant que nous avons gagner aussi sur le plan financier. Nous avons proposé à un autre couple de partager ce mode de déplacement et à chauqe fois, ce fut un succés.
Commentaires sur le bateau :
Construit en 1996, rénové en 2004, nous avons constaté un vieillissement avancé dans certaines parties du bateau. La couleur des coursives d'un bleu défraîchi est à la longue monotone et tristounette. Plusieurs incidents sur les évacuations des toilettes, climatisation en cabine bruyante au démarrage, vibrations intempestives du bateau en mer. Malgré un entretien journalier par du personnel comptétent, apparition de traces diverses aussi bien sur les ponts qu'à l'intérieur des salles à manger, tissus des banquettes et des fauteuils abimés et trés décolorés, boutiques peu achalandées et proposant des articles provenant des pays nordiques !!!! Rien pour les enfants, peu de choses pour les femmes (à part des bijoux, des foulards, des parfums, des gadgets de la compagnie, des cigarettes et de l'acool), par contre rien pour les hommes...
Les intervention techniques sur les machines à sous sont journalières provoquant des désagréments pour les fanas.
L'équipage a été trés individuel et peu communicatif durant cette croisière. L'intervenant pour nous français à bord n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités, avec beaucoup de lacune sur sa propre culture générale.
Les spectacles étaient d'un niveau moyen avec souvent des répétitions peu attractives.
Le service en restauration dans les buffets (quatre en tout) au pont n° 11 n' a jamais offert de diversité. Les thèmes par pays ont duré 02 jours seulement. Les menus dans les restaurants FANTASIA et SINFONIA étaient plus appréciés. 1er service à 18h30 et 2° à 20h30 permettant d'accéder au spectacle dans les temps.
Nous avons apprécié avec un plus majeur pour le personnel de cabine, notre responsable de prénom "GERLINE", originaire des Philipines qui a donné entière satisfaction aux passagers des 22 cabines sous sa responsabilité.
Un plus majeur aussi pour le personnel de service en restaurant. Ceux sont des gens vraiement adorables. Le sourire est permanent et malheureusement certains passagers se comportaient avec eux comme des imbéciles pour ne pas dire autre chose.
Avant de finir cette page, je voudrais vous dire ce que je pense des passagers et cela quelque soit leur nationalité. Il y a eu de trés mauvais comportement aussi bien chez des français que chez des italiens. Si les seconds parlent forts et cela nous le savons tous, les premiers ont rien à leur envié quand on voit leur comportement en excursion. Je me serais cru parfois dans le métro à des heures de pointes pour avoir une place préférentielle dans le bus, ou au cours de l'excursion pour se trouver à coté du guide !!!
Une dernière remarque : priorité à la langue italienne, anglaise, allemande et quelque mots en français. Malgré la présence en majorité de français, beaucoup de passagers ont été déçu. Je vous donne un conseil, si je peux me permettre, apprenez quelque mots dans ces langues, faites un petit effort car cela peu vous servir.
J'ai réalisé beaucoup de photos et je ne manquerais d'en rajouter au fur et à mesure des discussions et pour ceux qui seraient intéressés par cette croisière.
La suite du programme sera sur les excursions....
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas de vos remarques ou commentaires.
Je prépare la prochaine pour 2009.....
Cordialement
Asie du Sud-Est: essai comparatif avec 20 euros par jour? English translation pending
Aller un post qui permettra je l’espère d’avoir une vision plus ou moins global du coût journalier de la vie d’un voyageur en ASE, type « budget » ou « backpacker ». L’objectif initial est de voir ce que l’on peut faire avec 20 € (28 US $) par jour dans ces différents pays…😉🤪
Bon, je n’ai pas tenu compte du transport d’une ville à une autre, que cela soit par car, minibus, train ou avions… le but étant d’estimer le cout d’une journée « sur place »…😛
Copiez le tableau, mettez-y vos données, corrigez si nécessaire, en espérant que cette étude comparative aidera les futurs voyageurs qui aiment « budgéter » leurs voyages :😊
désolé pour le VietNam, je n'ai pas de données perso (merci Abalone...😎)
[ AAARRRGHHH😠😠😠, on ne peut pas insérer un tableau, Bon, c'est dans l'ordre des pays😕] Thaïlande Cambodge Laos VietNam Chambre en GH (pas air-con) 10 € 5€ 4€ 😕 Les Repas (spicy) 4€ 5€ 4€ 😕 Boissons (hips) 5€ 3€ 3€ 😕 Bus local 0, 5€ 0, 5€ 😕 Musées 6€ 5€ 4€ 😕 Location de transat… 2€ Pas de mer ! 😕 mais le Mékong Total jour 27, 5€ 18, 5€ 15€
Le tout en tenant compte que ce ne sont que les dépenses courantes, journalières… les extras, restant les extras. Bien sur, à certains endroits on préférera louer un scooter (et son casque) pour ce déplacer (à koh chang) donc le budget change alors. Ou bien un super repas fruits de mer à 1000Thb à Samet…😛
[ AAARRRGHHH😠😠😠, on ne peut pas insérer un tableau, Bon, c'est dans l'ordre des pays😕] Thaïlande Cambodge Laos VietNam Chambre en GH (pas air-con) 10 € 5€ 4€ 😕 Les Repas (spicy) 4€ 5€ 4€ 😕 Boissons (hips) 5€ 3€ 3€ 😕 Bus local 0, 5€ 0, 5€ 😕 Musées 6€ 5€ 4€ 😕 Location de transat… 2€ Pas de mer ! 😕 mais le Mékong Total jour 27, 5€ 18, 5€ 15€
Le tout en tenant compte que ce ne sont que les dépenses courantes, journalières… les extras, restant les extras. Bien sur, à certains endroits on préférera louer un scooter (et son casque) pour ce déplacer (à koh chang) donc le budget change alors. Ou bien un super repas fruits de mer à 1000Thb à Samet…😛
Que détestent les Thaïlandais? English translation pending
bonjour.
il ya fort longtemp que je vous lis et je vous remercie tous pour toutes les infos utiles que j'ai collecter grace a vous.
je me suis finnalement inscris et c'est mon premier message.
j'ai lu avec interet un message résent qui traitai des bonnes manière a avoir vis a vis des thais, pour pas avoir l'air d'un mal eduqué.
pouvez vous svp m'en dire plus sur ce que detestes le peuple thai au regard des touristes?
merci. Raoul
Circuits au Vietnam et au Laos pour un voyage en décembre-janvier? English translation pending
Je pars pour le vietnam et le laos en décembre et janvier, est ce qu'il y a des circuits meiux que les autres et quoi ne pas manquer. je voyage en sac à dos et non organisé d, avance merci
Hôtel Clair de Lune à Ambatoloaka (Nosy Be)? (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Du 18/10/2008 au 27/10 je n'arrive pas à me décider sur un lieu de résidence à Nosy Bé. Nous sommes 2, ma femme et moi, un couple de 60 ans.
Lorsque je lis les avis de clients il y a beaucoup de critiques négatives sur la majorité des hôtels...
Néanmoins j'ai repéré l' hotel clair de lune à Amboloaka... Un prix correct 46 euros + PDJ...
Ceux qui connaissent peuvent ils m'en dire plus???
Merci
Merci
"Marche ou Crève" - retour d'Inde anticipé. Récit et avertissement English translation pending
Je me présente,
je m'appelle Lohra, j'ai 19ans, et je suis partie seule en Inde pour a la base 12jrs, (mais rentrée au bout de 8)
Juin 2008 . achat de tickets, préparation du voyage, lecture de guide, beaucoup d'aide grace au forum ... Inde du nord Raj.
Et je voudrais dire quelquehose que l'on ne lit pas beaucoup ici : ALLER EN INDE = ETRE TRES TRES FORT PSYCHOLOGIQUEMENT.
Jai pleuré chaque soir qui se passait de tout ce que je voyais, tout ce qui tournaient dans ma tete.
Une personne seule en inde doit etre TRES FORTE, car elle n'aura aucun soutient moral, et je ne sais pas si c'est plus dur pour une fille, mas étant une fille, le pushing, la drague, le jeu de l'inde qui au départ parait amusant devient vite repoussant et fatiguant...
Bien sur qu'il y a des choses Merveilleusement Magnifique en Inde, j'avais le Taj Mahal pour moi, je fus la premiere a entrée, la premiere a l'avoir juste pour moi, personne devant, personne derrière, PERSONNE, et en ressortant tu vois tout les misereux mendiant pour un morceau de n'importe quoi, et face a ça, tu oublies que le TAJ est si grand et si beau, donc au final est-il si beau ? Car la misère qui entoure les belles choses les rendent, arf, je ne sais pas comment dire...
Je savais que ça allait etre dur tout ce que j'allais voir, mais pas tant que ça, l'horreur est de partout, les enfants qui chient sur le bord des routes manquant de se faire renverser, les gens qui roulent d'une façon arf, l'impossibilité pratuqyement de traverser la route, le fait d'etre toujours interpellé, les gens 10fois plus maigre que moi (et je suis pas bien épaisse avec mes 42kgs pour 1m72)...
Et c'est trés dur de voir tout cela, de l'avoir devant soi et de le réaliser en quelquesorte...
Et un soir en appellant ma mère en larme "maman c'est horrible ici, je n'y arrive plus, j'arrive pas a comprendre ici, c'est trop dur, je peux plus, ma tete ne suis plus, pourquoi je n'y arrive pas? pourquoi je ne suis pas assez forte ? Pourquoi je n'arrive pas a trouver ça beau ?" Et cette dernière question rien que d'y penser me retourne, car JE VEUX AIMER, c'était mon reve, je, je suis perdue...
Sans avoir vu on ne peut pas imaginer...
Pour les filles : * Faites trés attention si vous faites une balade en chameau ... Les chameliers aiment bien toucher... * A qui vous parlez, ne pas faire confiance, ne pas etre naive * Bien vous demandez si vous etes assez forte, car c'est pas une illusion la bas ...
Pour dire, une phrase que j'employais souvent "leave me alone" a tout ces gens qui te suivent comme la peste Hier soir a moitié endormi, j'ai poussé mon amoureux dans le lit en lui parlant en anglais et en lui repetant apparemment le fameux "leave me alone, I don't want you, leave alone"
Je veux juste avertir que derrière toutes les façade de l'inde : beauté, spiritualité, sourire et compagnie, il y a aussi misère, pauvreté, et c'est trés dur de voir cela, et choquant... Je suis peut-etre trop sensible.
Mais je tenais juste a le dire (meme si on m'avait dit tout cela, je serais tout de meme partie, du je sais que je ne remettrais certainement pas en cause le départ de certain et heureusement, allez - y, mais je veux juste "roder" les gens, leur dire vraiment que c'est dur, et qu'ils se préparent d'une certaine manière, psychologiquement)
Juin 2008 . achat de tickets, préparation du voyage, lecture de guide, beaucoup d'aide grace au forum ... Inde du nord Raj.
Et je voudrais dire quelquehose que l'on ne lit pas beaucoup ici : ALLER EN INDE = ETRE TRES TRES FORT PSYCHOLOGIQUEMENT.
Jai pleuré chaque soir qui se passait de tout ce que je voyais, tout ce qui tournaient dans ma tete.
Une personne seule en inde doit etre TRES FORTE, car elle n'aura aucun soutient moral, et je ne sais pas si c'est plus dur pour une fille, mas étant une fille, le pushing, la drague, le jeu de l'inde qui au départ parait amusant devient vite repoussant et fatiguant...
Bien sur qu'il y a des choses Merveilleusement Magnifique en Inde, j'avais le Taj Mahal pour moi, je fus la premiere a entrée, la premiere a l'avoir juste pour moi, personne devant, personne derrière, PERSONNE, et en ressortant tu vois tout les misereux mendiant pour un morceau de n'importe quoi, et face a ça, tu oublies que le TAJ est si grand et si beau, donc au final est-il si beau ? Car la misère qui entoure les belles choses les rendent, arf, je ne sais pas comment dire...
Je savais que ça allait etre dur tout ce que j'allais voir, mais pas tant que ça, l'horreur est de partout, les enfants qui chient sur le bord des routes manquant de se faire renverser, les gens qui roulent d'une façon arf, l'impossibilité pratuqyement de traverser la route, le fait d'etre toujours interpellé, les gens 10fois plus maigre que moi (et je suis pas bien épaisse avec mes 42kgs pour 1m72)...
Et c'est trés dur de voir tout cela, de l'avoir devant soi et de le réaliser en quelquesorte...
Et un soir en appellant ma mère en larme "maman c'est horrible ici, je n'y arrive plus, j'arrive pas a comprendre ici, c'est trop dur, je peux plus, ma tete ne suis plus, pourquoi je n'y arrive pas? pourquoi je ne suis pas assez forte ? Pourquoi je n'arrive pas a trouver ça beau ?" Et cette dernière question rien que d'y penser me retourne, car JE VEUX AIMER, c'était mon reve, je, je suis perdue...
Sans avoir vu on ne peut pas imaginer...
Pour les filles : * Faites trés attention si vous faites une balade en chameau ... Les chameliers aiment bien toucher... * A qui vous parlez, ne pas faire confiance, ne pas etre naive * Bien vous demandez si vous etes assez forte, car c'est pas une illusion la bas ...
Pour dire, une phrase que j'employais souvent "leave me alone" a tout ces gens qui te suivent comme la peste Hier soir a moitié endormi, j'ai poussé mon amoureux dans le lit en lui parlant en anglais et en lui repetant apparemment le fameux "leave me alone, I don't want you, leave alone"
Je veux juste avertir que derrière toutes les façade de l'inde : beauté, spiritualité, sourire et compagnie, il y a aussi misère, pauvreté, et c'est trés dur de voir cela, et choquant... Je suis peut-etre trop sensible.
Mais je tenais juste a le dire (meme si on m'avait dit tout cela, je serais tout de meme partie, du je sais que je ne remettrais certainement pas en cause le départ de certain et heureusement, allez - y, mais je veux juste "roder" les gens, leur dire vraiment que c'est dur, et qu'ils se préparent d'une certaine manière, psychologiquement)
Lisbonne et Porto: hébergement, transports, visites English translation pending
Bonjour
De nouveau besoin d'infos et de bons plans....Cette fois-ci pour une escapade au Portugal ! Je pars avec une copine du 13 au 18 octobre 2008 : 3 nuits à Lisbonne, train ou bus pour aller à Porto et 2 nuits à Porto. Je n'ai pas trouvé beaucoup d'adresses pour un hébergement. Nous recherchons une pension familiale et sympa à des prix doux bien sûr ! Faut-il choisir le train ou le bus pour faire le trajet Lisbonne - Porto ? Et quels sont les sites, quartiers et bonnes adresses à ne pas manquer ? par exemple pour écouter du fado sans touriste... Merci pour vos réponses Michèle
De nouveau besoin d'infos et de bons plans....Cette fois-ci pour une escapade au Portugal ! Je pars avec une copine du 13 au 18 octobre 2008 : 3 nuits à Lisbonne, train ou bus pour aller à Porto et 2 nuits à Porto. Je n'ai pas trouvé beaucoup d'adresses pour un hébergement. Nous recherchons une pension familiale et sympa à des prix doux bien sûr ! Faut-il choisir le train ou le bus pour faire le trajet Lisbonne - Porto ? Et quels sont les sites, quartiers et bonnes adresses à ne pas manquer ? par exemple pour écouter du fado sans touriste... Merci pour vos réponses Michèle
Trois semaines au Vietnam: comment les répartir au mieux? English translation pending
Bonjour à tous!
mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛
Merci à tous!
mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛
Merci à tous!
Un mois en Thaïlande avec un budget de 400 euros English translation pending
Bonjour, je me suis decidé a partir en thaïlande pour la premiere fois . je compte partir en novembre pour un mois env. . mais, je voudrais faire un voyage au feeling seule avec mon sac a dos . en budget je compte 400e par mois tout compris .
j aimerai avoir votre avis. savoir si se n ai pas trop dangereux et si mon budget n'est pas trop juste.
je vous remercie d'avance.
Recherche contact à Pattaya English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois aller à PATTAYA mi-novembre pour une semaine. Y-a-t-il un internaute de ce forum, habitant PATTAYA, qui pourrait me contacter à l'adresse suivante : gerdith@lagoon.nc
PS : en français SVP. D'avance, je vous remercie. Amitiés de Nouméa (NEW CALEDONIA). Gérard
Je dois aller à PATTAYA mi-novembre pour une semaine. Y-a-t-il un internaute de ce forum, habitant PATTAYA, qui pourrait me contacter à l'adresse suivante : gerdith@lagoon.nc
PS : en français SVP. D'avance, je vous remercie. Amitiés de Nouméa (NEW CALEDONIA). Gérard
Etat d'urgence à Bangkok (2 septembre 2008) English translation pending
LA THAÏLANDE DÉCLARE L'ETAT D'URGENCE À BANGKOK
Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété l'état d'urgence dans la capitale, selon la radio d'État. Lundi, partisans et adversaires du gouvernement s'étaient affrontés près du siège du gouvernement.
THAÏLANDE - POLITIQUE La Thaïlande déclare l'État d'urgence à Bangkok
Mardi 02 septembre 2008 Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété l'état d'urgence dans la capitale, selon la radio d'État après les violents heurts entre partisans et adversaires du gouvernement près du siège du gouvernement.
Mardi 02 septembre 2008 Par Reuters (texte) / Lise Barcellini (vidéo) Réagir (3)ImprimerSauvegarder cette pageLisez l'analyse de Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 en Thaïlande
Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété mardi l'état d'urgence à Bangkok après des affrontements violents survenus dans la soirée dans la capitale, a rapporté la radio thaïlandaise.
Sundaravej a demandé au chef d'état-major de l'armée d'assurer le maintien de l'ordre dans la capitale, selon la déclaration du Premier ministre lue sur l'antenne de la radio.
THAÏLANDE - POLITIQUE La Thaïlande déclare l'État d'urgence à Bangkok
Mardi 02 septembre 2008 Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété l'état d'urgence dans la capitale, selon la radio d'État après les violents heurts entre partisans et adversaires du gouvernement près du siège du gouvernement.
Mardi 02 septembre 2008 Par Reuters (texte) / Lise Barcellini (vidéo) Réagir (3)ImprimerSauvegarder cette pageLisez l'analyse de Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 en ThaïlandeLe Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété mardi l'état d'urgence à Bangkok après des affrontements violents survenus dans la soirée dans la capitale, a rapporté la radio thaïlandaise.
Sundaravej a demandé au chef d'état-major de l'armée d'assurer le maintien de l'ordre dans la capitale, selon la déclaration du Premier ministre lue sur l'antenne de la radio.
Situation actuelle en Thaïlande? (début septembre 2008) English translation pending
bonjour tout le monde, en ce moment, ça chauffe un peu non? politiquement.
quelqu'un peu donner des nouvelles?merci
Voyage à vélo pour "débutant" English translation pending
Nous sommes 3 ami(e)s assez sportif et nous souhaiterions partir l'été prochain pendant 3 semaines faire un séjour à vélo. Nous pensions partir en train et nous rendre dans un pays balte, pays qui reste encore à determiné, et faire le tour de ce pays à vélo.
Auriez-vous des indications à nous donner sur le pays à choisir, la pertinence de notre choix et des conseils.
Je vous remercie par avance de me répondre
Dimitri
Je vous remercie par avance de me répondre
Dimitri
Amendes à Los Angeles? English translation pending
Hello les ami(e)s,
Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.
J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉
Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.
Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?
J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.
Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.
Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.
Merci et bon week end !
A + 😎
Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.
J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉
Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.
Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?
J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.
Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.
Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.
Merci et bon week end !
A + 😎
Expatriation à Madagascar ou l'île Maurice? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille française de quatre personnes avec deux enfants de trois et un an, nous souhaitons nous expatrier et nous essayons d’avoir des renseignements sur l’ile Maurice et madgascar.
j’ai parcouru le forum mais je n’ai pas trouve de réponses précises a nos interrogation, qui sont les suivantes
A Mada, nous sommes un peu fixés sur Nossy be
Quel est le cout moyen de la vie pour, une maison de 100 m² confort standard, combien coutent, l’eau, l’électricité, les courses, une voiture etc. etc... nous vivons sans luxe et sans excès ?
Combien coute la scolarisation de nos deux enfants ?
Nous aimerions créer une petite affaire de loisirs nautiques, promenades en bateaux, jet ski, parachute ascensionnel, pèche, etc. ...
Pensez-vous que ce secteur d’activité nous permette de gagner de quoi payer touts nos frais et vivre correctement ?
J’ai lu qu’il fallait un chiffre d’affaire minimum pour pouvoir résider, comment le prévoit-on a l’avance ! ??
Des revenus locatifs en france suffisent-ils pour être résident, a combien s’élèvent-ils ?
Peut-on importer un véhicule, a combien s’élèvent les droits et taxes ?
Je sais qu’il y a beaucoup de questions, mais merci d’avance a qui pourra me répondre. a plus David
j’ai parcouru le forum mais je n’ai pas trouve de réponses précises a nos interrogation, qui sont les suivantes
A Mada, nous sommes un peu fixés sur Nossy be
Quel est le cout moyen de la vie pour, une maison de 100 m² confort standard, combien coutent, l’eau, l’électricité, les courses, une voiture etc. etc... nous vivons sans luxe et sans excès ?
Combien coute la scolarisation de nos deux enfants ?
Nous aimerions créer une petite affaire de loisirs nautiques, promenades en bateaux, jet ski, parachute ascensionnel, pèche, etc. ...
Pensez-vous que ce secteur d’activité nous permette de gagner de quoi payer touts nos frais et vivre correctement ?
J’ai lu qu’il fallait un chiffre d’affaire minimum pour pouvoir résider, comment le prévoit-on a l’avance ! ??
Des revenus locatifs en france suffisent-ils pour être résident, a combien s’élèvent-ils ?
Peut-on importer un véhicule, a combien s’élèvent les droits et taxes ?
Je sais qu’il y a beaucoup de questions, mais merci d’avance a qui pourra me répondre. a plus David
Trajet San Francisco - Orlando en camping-car English translation pending
Bonjour,
Je pars avec ma copine un mois en Camping Car aux USA pour un trajet San Fransisco-Orlando. J'ai loué le CC chez Cruise America en profitant d'une promo de 50 % et pas de drop off. Résultat 50 € par jour pour un 25 pieds (4.000 miles inclus et le miles supp. à 0, 18 USD). Ca me paraît plus que raisonnable. Avec American airlines j'ai trouvé un aller Bxl-San Francisco et retour via Orlando pour 650 € par personne.
Je pars de San Francisco le 17 septembre et je rends le CC le 16 octobre à Orlando.
Je compte visiter San Francisco et Yellow Stone, puis descendre vers la frontière du Mexique rapidement, longer le golf du mexique puis les Keys et enfin Orlando.
Je suis preneur de bonnes idées et de bonnes adresses pour décider du parcours. On aime la musique (bar blues, festivals sur le trajet), les beaux paysages (camping ou lieu pour passer la nuit, pour faire un trek), les ambiances rock (harley, ce qui est chaud et underground), l'aviation et la glandouille sur de belles plages.
Ayant fait plusieurs trips en Californie, je ne compte pas m'y attarder (sauf deux jours à San Francisco et Yellow Stone), je cherche des bons plans sur Le nouveau Mexique, le texas, la Loisiane, l'alabama et la Georgie et la Floride.
Merci d'avance pour votre aide
Je pars avec ma copine un mois en Camping Car aux USA pour un trajet San Fransisco-Orlando. J'ai loué le CC chez Cruise America en profitant d'une promo de 50 % et pas de drop off. Résultat 50 € par jour pour un 25 pieds (4.000 miles inclus et le miles supp. à 0, 18 USD). Ca me paraît plus que raisonnable. Avec American airlines j'ai trouvé un aller Bxl-San Francisco et retour via Orlando pour 650 € par personne.
Je pars de San Francisco le 17 septembre et je rends le CC le 16 octobre à Orlando.
Je compte visiter San Francisco et Yellow Stone, puis descendre vers la frontière du Mexique rapidement, longer le golf du mexique puis les Keys et enfin Orlando.
Je suis preneur de bonnes idées et de bonnes adresses pour décider du parcours. On aime la musique (bar blues, festivals sur le trajet), les beaux paysages (camping ou lieu pour passer la nuit, pour faire un trek), les ambiances rock (harley, ce qui est chaud et underground), l'aviation et la glandouille sur de belles plages.
Ayant fait plusieurs trips en Californie, je ne compte pas m'y attarder (sauf deux jours à San Francisco et Yellow Stone), je cherche des bons plans sur Le nouveau Mexique, le texas, la Loisiane, l'alabama et la Georgie et la Floride.
Merci d'avance pour votre aide
Retour d'un "Crazy Road Trip" de 10,000 kilomètres dans l'Ouest américain... English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
comme l'indique le titre du message, je reviens d'un époustouflant voyage d'un mois et de 10000 km. dans le grand Ouest américain, de San Francisco à Los Angeles, en passant par Yosemite, Death Valley, Las Vegas, les parcs de l'Arizona et de l'Utah, Yellowstone, Mont Rushmore, Cheyenne, Rocky Mountains et Joshua Tree ....
Comme ce Forum a été fort précieux lors de la préparation de mon Road Trip, il me parait normal de lui consacrer quelque temps pour apporter impressions et expériences, afin d'aider à mon tour ceux qui vont se lancer dans l'aventure...
Tout d'abord, je voudrais rassurer ceux qui m'avaient crié "au fou" lors de la présentation du projet : absolument aucune difficulté à faire le programme prévu, les routes américaines sont en excellent état et très roulantes, et surtout présentent pour la plupart un tel spectacle que les trajets en eux-mêmes sont de pures merveilles 😎. Je tiens bien entendu à repréciser que notre objectif était vraiment un "Road Trip", sans aucune prétention à découvrir en profondeur telle ou telle région...
Commençons donc par le début : 3 juillet, arrivée à l'aéroport de San Francisco, une bonne heure pour les empreintes digitales et les bagages, une bonne heure encore pour récupérer la voiture (Chevrolet Impala) chez Alamo (louée par AutoEscape), une heure pour quelques courses chez Wal Mart (glacière, eau, etc...) et soirée tranquille à l'hôtel pour commencer à digérer le "jet lag"...
Les avis sur Frisco sont tellement dithyrambiques, que nous serons forcément relativement déçus par cette ville 🤪, à part le pittoresque des pentes à 26 % et le symbole du Golden Gate, ainsi que la magnifique vue depuis Twin Peaks, le reste relève plutôt d'un Dysneyland sans attractions (Fisherman's Wharf...😕). Superbe route par contre de Sausalito à Point Reyes.

Le 4 juillet, Independence Day oblige, nous prenons le "Caltrain" pour nous rendre à Redwood City, voir la "plus importante parade du 4 juillet de Californie" 😊... nous en ramènerons de belles images dont celle d'un vétéran courageux... 😉
Après ces trois journées urbaines, en route vers la nature et le Yosemite... 😛 . Cette première étape de route nous permet de vérifier, - ce qui sera largement confirmé par la suite -, que les estimations de temps de parcours de Google Maps sont tout à fait fiables, voire très légèrement pessimistes. Le Yosemite est vraiment un endroit exceptionnel, ou comme pour la Vanoise par exemple (toutes proportions gardées 😉), il faudrait au moins deux semaines pour en saisir et apprécier tous les aspects... A ne pas louper : Mariposa Grove (sequoias géants), Glacier Point (vue sur le Half Dome, les "Falls" et la vallée, 1000 m. plus bas), et bien sûr la Vallée elle-même... 
Quelques belles rencontres animalières, malgré l'absence d'ours (au grand désespoir de ma femme...🤪), et en particulier Bip-Bip et le Coyote...🙂 
Deux nuits dans le Parc, dont une à l'Awahnee (superbe, mais quand-même trop cher par rapport à ce que c'est...), puis la superbe Tioga Road, une escapade à Bodie, pour un petit pélerinage "Ruée vers l'or"
Le Mono Lake et en route vers la Vallée de la Mort... 😐 Aucun regret de battre des records de température (125 ° F = 52 ° C) et d'être obligés de couper la climatisation quand la route s'élève trop vite 😇, tant les paysages offerts sont sublimes...
A ne pas louper : Artist Drive, Zabriskie Point et Dante's View... Anecdotique Badwater (point le plus bas des USA (- 86 m). Nuit au Furnace Creek Ranch, tout à fait convenable et bien équipé. Et en route pour Las Vegas... Ne pas hésiter en chemin à faire un détour par le Red Rock Canyon 😛, avant d'affronter ce temple du Kitsch et du mauvais goût qu'est Las Vegas... 🤪 Deux nuits au Bellagio, un peu de fraîcheur au spectacle "Le Rêve" du Wynn, seule satisfaction apportée par cette ville qu'il "faut" avoir vu ! Avant de retrouver la chaleur et la nature dans la surprenante Valley of Fire... 
Sans presque s'en rendre compte, on arrive au Zion National Park, où nous bénéficierons d'un Pass pour atteindre notre hôtel, le Zion Lodge, idéalement placé au centre du Parc et à l'arrêt des navettes permettant d'atteindre les différents points d'intérêt de ce magnifique et spectaculaire endroit. 
En route le lendemain pour le Grand Canyon Rive Nord, où nous pourrons profiter quelque temps de superbes points de vue, en particulier depuis la terrasse du North Rim Lodge, avant que notre premier orage d'été vienne déferler avec fracas sur ce site sublime... 😮 
Programme ultra-riche le lendemain, avec pour commencer la superbe route vers Lees Ferry : Vermilion cliffs, Balanced et Mushroom rocks, Navajo Bridge, puis vers Page avec l'arrêt incontournable pour le point de vue de Horse Shoe Bend (Attention au retour en montée dans le sable mou, assez pénible sous le cagnard...😕), puis rendez-vous chez Antelope Canyon Tours pour embarquer dans un 4x4 d'enfer 😛 vers le mythique Upper Antelope Canyon au tour de 11 h 30... 🙂😉😛😊😮 Quelques images exprimeront mieux que des mots la splendeur de ce "slot canyon" : 





Les émotions n'étant pas suffisantes, nous les complèterons par une super "Western Scenic Drive" dans Monument Valley (photo de gauche), suivie le lendemain matin par sa petite soeur de la Valley of the Gods (photo de droite), après une nuit dans une villa du Goulding's Lodge... 
Gooseneck (impossible à photographier en entier !!! 😮), la vertigineuse Moki Dugway (Madame en frémit encore 😛), Natural Bridges National Monument, Needles Overlook, Wilson Arch et l'arrivée à Moab pour un repos bien mérité... 🙂 Le lendemain matin, magnifique survol de l'ensemble de Canyonlands avec Redtail Aviation, avec en particulier la spectaculaire confluence du Colorado et de la green River.
Pique-nique et randonnées dans Arches jusqu'au sunset, avant une nouvelle journée fort riche, débutant par un petit déjeuner à Dead Horse Point 😊. Puis la Goblin Valley et enfin Capitol Reef. Lever de soleil dans le Parc puis en route sur la fabuleuse Scenic Byway 12, avec en particulier la découverte d'un Canyon qui restera un de mes préférés : le Long Canyon, quelques miles après Boulder en empruntant la Burr Trail... 😛 
Un Kodachrome Basin State Park sans grand intérêt, avant d'arriver au Bryce, qui nous émerveillera jusqu'au coucher du soleil et au sunrise le lendemain matin, après une nuit chez Ruby... qui s'est vendu à Best Western... 🤪 
Après avoir revu quelques panoramas superbes aux premières lumières du jour, longue journée de route pour rejoindre Logan, au Nord de Salt Lake City, non sans s'arrêter en route aux différents points de vue d'un autre de mes préférés : Cedar Breaks National Monument : 
Nuit au Crystal Inn de Logan, puis All Horse Parade de Wellsville, avant la route vers le Yellowstone, en passant par ... Paris et Montpelier !!! 😉. Traversée du Grand Teton National Park, et premières fumerolles de West Thumb. Trois jours et trois nuits dans cet autre endroit magique qu'est le Yellowstone, en oubliant la Caldera qui gonfle en dessous 😛😕... 

Nous quittons à regret ce lieu exceptionnel, où l'on se sent si proche des origines du monde, et aussi de sa fin probable lorsque la Caldera le décidera... 🤪. En route vers Buffalo Bill, Jeremiah Johnston (Intéressant petit Musée de l'Old Trail Town à Cody) et autres figures du Far West... Une étape à Sheridan au Best Western et "On the road again", vers Devil's Tower, le Mont Rushmore, Le Crazy Hose Memorial et le Custer Park, que nous négligerons un peu à cause d'une météo peu favorable 🤪...
Un nouveau Best Western à Hot Springs, puis quelques heures de route pour rejoindre Cheyenne, afin d'assister au spectaculaire rodéo des "Frontier Days" ... les U.S.A. profonds !!! 🤪🙂 
Le lendemain... le jour le plus long... Google annonçant dix heures et cinq minutes 🤪😛, pour rejoindre Durango en passant par les Rocky Mountains... Superbe Trail Ridge Road, dont on atteint le point culminant à 3713 mètres sans s'en rendre compte... Route sans histoire, et sans trafic 🙂, pour le reste... Le lendemain Mesa Verde et Canyon de Chelly, en refusant (par principe !) en chemin le piège tendu par les Navajos au "Four Corners"... 
Nuit au Holyday Inn de Chinle situé à l'entrée du Parc, qui sera le troisième favori de notre trip, à voir autant le matin que le soir... En route le lendemain vers le Grand Canyon rive Sud, en passant par le surnaturel Painted Desert, le Meteor Crater et le lunaire Sunset Crater Volcano... Arrivée au Grand Canyon par l'entrée Est, en évitant à nouveau les pièges Navajos qui font payer pour l'accès à des points de vue juste avant l'entée du National Park... 😠. Arrêts méditatifs aux différents points de vue, jusqu'au Grand Canyon Village, l'Hermit Road étant fermée pour travaux pendant plusieurs mois... 🙁 Immense déception le lendemain matin, et seul "couac" de tout le voyage : quatre mois auparavant, j'avais réservé et payé l'Imperial Air Tour en hélicoptère de Papillon. La veille, j'ai pris la précaution de téléphoner pour confirmer notre réservation, et mon interlocutrice m'a dit que tout était OK. A l'arrivée à l'aéroport, largement à l'heure, on nous enregistre, on nous étiquette, on nous pèse, on nous fait suivre un film de consignes de sécurité, on appelle les différents passagers des différents hélicoptères, et l'on nous annonce que le nôtre (pourquoi le nôtre ?) a des problèmes et que nous pouvons aller nous faire voir... !!! sans aucun dédommagement, ni même aucune excuse 🏴☠️😕😠 et je ne parle même pas du sourire, habitude déjà rare aux Etats-Unis, et totalement absent ici. Comme par hasard d'ailleurs, une autre famille de Français subira le même sort... 😠🤪... Visiblement Papillon pratique le "surbooking" à grande échelle, méfiez-vous donc si vous voulez utiliser cette compagnie... Mais ce que j'en dis... ! Nous rongerons notre déception en utilisant le temps gagné en dévalisant la boutique kitsch de Seligman sur la Mother Road 66 😛😉, que nous parcourerons sur quelques miles, pour ne pas mourir idiots... 😉
Puis nous rejoindrons un endroit surprenant en plein désert de Mojave, à Twentynine Palms, le Roughley Manor, qui dans un cadre très britannique offre des chambres somptueuses et des petits déjeuners luxueux dans leur jardin... le gite le plus original et le plus douillet de tout notre périple... A la porte du Josha Tree National Park, nous ne manquerons pas de visiter ce très surprenant parc, apparemment négligé par beaucoup, mais qui mérite vraiment quelques heures de balade... Dernière ligne droite pour Los Angeles, afin d'y abandonner notre fils à la famille qui va l'accueillir pendant trois semaines, passer une journée aux Universal Studios 🤪, puis reprendre notre envol pour un pays où tout est beaucoup plus petit... 🙂, mais beaucoup plus charmant... 😉 ! Voili, voili... en style très télégraphique, les principaux points de notre aventure..., illustrés de quelques images parmi les 2400 que nous avons ramenées ! Il va de soi que je suis à la disposition de toutes et tous, pour donner quelque détail sur tel ou tel endroit ou prestataire de services, et pour répondre en public ou en privé, aux questions qui vous viendront à l'esprit... Parler de notre voyage, c'est continuer à le vivre... 🙂
comme l'indique le titre du message, je reviens d'un époustouflant voyage d'un mois et de 10000 km. dans le grand Ouest américain, de San Francisco à Los Angeles, en passant par Yosemite, Death Valley, Las Vegas, les parcs de l'Arizona et de l'Utah, Yellowstone, Mont Rushmore, Cheyenne, Rocky Mountains et Joshua Tree ....
Comme ce Forum a été fort précieux lors de la préparation de mon Road Trip, il me parait normal de lui consacrer quelque temps pour apporter impressions et expériences, afin d'aider à mon tour ceux qui vont se lancer dans l'aventure...
Tout d'abord, je voudrais rassurer ceux qui m'avaient crié "au fou" lors de la présentation du projet : absolument aucune difficulté à faire le programme prévu, les routes américaines sont en excellent état et très roulantes, et surtout présentent pour la plupart un tel spectacle que les trajets en eux-mêmes sont de pures merveilles 😎. Je tiens bien entendu à repréciser que notre objectif était vraiment un "Road Trip", sans aucune prétention à découvrir en profondeur telle ou telle région...
Commençons donc par le début : 3 juillet, arrivée à l'aéroport de San Francisco, une bonne heure pour les empreintes digitales et les bagages, une bonne heure encore pour récupérer la voiture (Chevrolet Impala) chez Alamo (louée par AutoEscape), une heure pour quelques courses chez Wal Mart (glacière, eau, etc...) et soirée tranquille à l'hôtel pour commencer à digérer le "jet lag"...
Les avis sur Frisco sont tellement dithyrambiques, que nous serons forcément relativement déçus par cette ville 🤪, à part le pittoresque des pentes à 26 % et le symbole du Golden Gate, ainsi que la magnifique vue depuis Twin Peaks, le reste relève plutôt d'un Dysneyland sans attractions (Fisherman's Wharf...😕). Superbe route par contre de Sausalito à Point Reyes.


Le 4 juillet, Independence Day oblige, nous prenons le "Caltrain" pour nous rendre à Redwood City, voir la "plus importante parade du 4 juillet de Californie" 😊... nous en ramènerons de belles images dont celle d'un vétéran courageux... 😉

Après ces trois journées urbaines, en route vers la nature et le Yosemite... 😛 . Cette première étape de route nous permet de vérifier, - ce qui sera largement confirmé par la suite -, que les estimations de temps de parcours de Google Maps sont tout à fait fiables, voire très légèrement pessimistes. Le Yosemite est vraiment un endroit exceptionnel, ou comme pour la Vanoise par exemple (toutes proportions gardées 😉), il faudrait au moins deux semaines pour en saisir et apprécier tous les aspects... A ne pas louper : Mariposa Grove (sequoias géants), Glacier Point (vue sur le Half Dome, les "Falls" et la vallée, 1000 m. plus bas), et bien sûr la Vallée elle-même... 
Quelques belles rencontres animalières, malgré l'absence d'ours (au grand désespoir de ma femme...🤪), et en particulier Bip-Bip et le Coyote...🙂 
Deux nuits dans le Parc, dont une à l'Awahnee (superbe, mais quand-même trop cher par rapport à ce que c'est...), puis la superbe Tioga Road, une escapade à Bodie, pour un petit pélerinage "Ruée vers l'or"
Le Mono Lake et en route vers la Vallée de la Mort... 😐 Aucun regret de battre des records de température (125 ° F = 52 ° C) et d'être obligés de couper la climatisation quand la route s'élève trop vite 😇, tant les paysages offerts sont sublimes...
A ne pas louper : Artist Drive, Zabriskie Point et Dante's View... Anecdotique Badwater (point le plus bas des USA (- 86 m). Nuit au Furnace Creek Ranch, tout à fait convenable et bien équipé. Et en route pour Las Vegas... Ne pas hésiter en chemin à faire un détour par le Red Rock Canyon 😛, avant d'affronter ce temple du Kitsch et du mauvais goût qu'est Las Vegas... 🤪 Deux nuits au Bellagio, un peu de fraîcheur au spectacle "Le Rêve" du Wynn, seule satisfaction apportée par cette ville qu'il "faut" avoir vu ! Avant de retrouver la chaleur et la nature dans la surprenante Valley of Fire... 
Sans presque s'en rendre compte, on arrive au Zion National Park, où nous bénéficierons d'un Pass pour atteindre notre hôtel, le Zion Lodge, idéalement placé au centre du Parc et à l'arrêt des navettes permettant d'atteindre les différents points d'intérêt de ce magnifique et spectaculaire endroit. 
En route le lendemain pour le Grand Canyon Rive Nord, où nous pourrons profiter quelque temps de superbes points de vue, en particulier depuis la terrasse du North Rim Lodge, avant que notre premier orage d'été vienne déferler avec fracas sur ce site sublime... 😮 
Programme ultra-riche le lendemain, avec pour commencer la superbe route vers Lees Ferry : Vermilion cliffs, Balanced et Mushroom rocks, Navajo Bridge, puis vers Page avec l'arrêt incontournable pour le point de vue de Horse Shoe Bend (Attention au retour en montée dans le sable mou, assez pénible sous le cagnard...😕), puis rendez-vous chez Antelope Canyon Tours pour embarquer dans un 4x4 d'enfer 😛 vers le mythique Upper Antelope Canyon au tour de 11 h 30... 🙂😉😛😊😮 Quelques images exprimeront mieux que des mots la splendeur de ce "slot canyon" : 





Les émotions n'étant pas suffisantes, nous les complèterons par une super "Western Scenic Drive" dans Monument Valley (photo de gauche), suivie le lendemain matin par sa petite soeur de la Valley of the Gods (photo de droite), après une nuit dans une villa du Goulding's Lodge... 
Gooseneck (impossible à photographier en entier !!! 😮), la vertigineuse Moki Dugway (Madame en frémit encore 😛), Natural Bridges National Monument, Needles Overlook, Wilson Arch et l'arrivée à Moab pour un repos bien mérité... 🙂 Le lendemain matin, magnifique survol de l'ensemble de Canyonlands avec Redtail Aviation, avec en particulier la spectaculaire confluence du Colorado et de la green River.
Pique-nique et randonnées dans Arches jusqu'au sunset, avant une nouvelle journée fort riche, débutant par un petit déjeuner à Dead Horse Point 😊. Puis la Goblin Valley et enfin Capitol Reef. Lever de soleil dans le Parc puis en route sur la fabuleuse Scenic Byway 12, avec en particulier la découverte d'un Canyon qui restera un de mes préférés : le Long Canyon, quelques miles après Boulder en empruntant la Burr Trail... 😛 
Un Kodachrome Basin State Park sans grand intérêt, avant d'arriver au Bryce, qui nous émerveillera jusqu'au coucher du soleil et au sunrise le lendemain matin, après une nuit chez Ruby... qui s'est vendu à Best Western... 🤪 
Après avoir revu quelques panoramas superbes aux premières lumières du jour, longue journée de route pour rejoindre Logan, au Nord de Salt Lake City, non sans s'arrêter en route aux différents points de vue d'un autre de mes préférés : Cedar Breaks National Monument : 
Nuit au Crystal Inn de Logan, puis All Horse Parade de Wellsville, avant la route vers le Yellowstone, en passant par ... Paris et Montpelier !!! 😉. Traversée du Grand Teton National Park, et premières fumerolles de West Thumb. Trois jours et trois nuits dans cet autre endroit magique qu'est le Yellowstone, en oubliant la Caldera qui gonfle en dessous 😛😕... 

Nous quittons à regret ce lieu exceptionnel, où l'on se sent si proche des origines du monde, et aussi de sa fin probable lorsque la Caldera le décidera... 🤪. En route vers Buffalo Bill, Jeremiah Johnston (Intéressant petit Musée de l'Old Trail Town à Cody) et autres figures du Far West... Une étape à Sheridan au Best Western et "On the road again", vers Devil's Tower, le Mont Rushmore, Le Crazy Hose Memorial et le Custer Park, que nous négligerons un peu à cause d'une météo peu favorable 🤪...
Un nouveau Best Western à Hot Springs, puis quelques heures de route pour rejoindre Cheyenne, afin d'assister au spectaculaire rodéo des "Frontier Days" ... les U.S.A. profonds !!! 🤪🙂 
Le lendemain... le jour le plus long... Google annonçant dix heures et cinq minutes 🤪😛, pour rejoindre Durango en passant par les Rocky Mountains... Superbe Trail Ridge Road, dont on atteint le point culminant à 3713 mètres sans s'en rendre compte... Route sans histoire, et sans trafic 🙂, pour le reste... Le lendemain Mesa Verde et Canyon de Chelly, en refusant (par principe !) en chemin le piège tendu par les Navajos au "Four Corners"... 
Nuit au Holyday Inn de Chinle situé à l'entrée du Parc, qui sera le troisième favori de notre trip, à voir autant le matin que le soir... En route le lendemain vers le Grand Canyon rive Sud, en passant par le surnaturel Painted Desert, le Meteor Crater et le lunaire Sunset Crater Volcano... Arrivée au Grand Canyon par l'entrée Est, en évitant à nouveau les pièges Navajos qui font payer pour l'accès à des points de vue juste avant l'entée du National Park... 😠. Arrêts méditatifs aux différents points de vue, jusqu'au Grand Canyon Village, l'Hermit Road étant fermée pour travaux pendant plusieurs mois... 🙁 Immense déception le lendemain matin, et seul "couac" de tout le voyage : quatre mois auparavant, j'avais réservé et payé l'Imperial Air Tour en hélicoptère de Papillon. La veille, j'ai pris la précaution de téléphoner pour confirmer notre réservation, et mon interlocutrice m'a dit que tout était OK. A l'arrivée à l'aéroport, largement à l'heure, on nous enregistre, on nous étiquette, on nous pèse, on nous fait suivre un film de consignes de sécurité, on appelle les différents passagers des différents hélicoptères, et l'on nous annonce que le nôtre (pourquoi le nôtre ?) a des problèmes et que nous pouvons aller nous faire voir... !!! sans aucun dédommagement, ni même aucune excuse 🏴☠️😕😠 et je ne parle même pas du sourire, habitude déjà rare aux Etats-Unis, et totalement absent ici. Comme par hasard d'ailleurs, une autre famille de Français subira le même sort... 😠🤪... Visiblement Papillon pratique le "surbooking" à grande échelle, méfiez-vous donc si vous voulez utiliser cette compagnie... Mais ce que j'en dis... ! Nous rongerons notre déception en utilisant le temps gagné en dévalisant la boutique kitsch de Seligman sur la Mother Road 66 😛😉, que nous parcourerons sur quelques miles, pour ne pas mourir idiots... 😉
Puis nous rejoindrons un endroit surprenant en plein désert de Mojave, à Twentynine Palms, le Roughley Manor, qui dans un cadre très britannique offre des chambres somptueuses et des petits déjeuners luxueux dans leur jardin... le gite le plus original et le plus douillet de tout notre périple... A la porte du Josha Tree National Park, nous ne manquerons pas de visiter ce très surprenant parc, apparemment négligé par beaucoup, mais qui mérite vraiment quelques heures de balade... Dernière ligne droite pour Los Angeles, afin d'y abandonner notre fils à la famille qui va l'accueillir pendant trois semaines, passer une journée aux Universal Studios 🤪, puis reprendre notre envol pour un pays où tout est beaucoup plus petit... 🙂, mais beaucoup plus charmant... 😉 ! Voili, voili... en style très télégraphique, les principaux points de notre aventure..., illustrés de quelques images parmi les 2400 que nous avons ramenées ! Il va de soi que je suis à la disposition de toutes et tous, pour donner quelque détail sur tel ou tel endroit ou prestataire de services, et pour répondre en public ou en privé, aux questions qui vous viendront à l'esprit... Parler de notre voyage, c'est continuer à le vivre... 🙂Carnet de passage en douanes pour la Grèce, Turquie, Syrie, Egypte, Libye? English translation pending
Nous partons dans trois semaines faire le tour du bassin méditérranéen en voiture. Officiellement, le carnet de passage en douanes est obligatoire pour la Grèce, la Turquie, la Syrie, l'Egypte et la Libye. Qui d'entre vous a un "vécu" récent sur ces passages de frontières ? est-ce vraiment obligatoire ? n'y a t-il pas moyen de s'arranger autrement ? Merci de vos réponses.
Carnet de voyage juin 2008: entre Utah et Colorado (1ère partie) English translation pending
Jour 1 (05/06) : Paris -> LA
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.

Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons
pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.
C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.


C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route
avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte
et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel
et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s��aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.


Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,
les Needles
et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.
Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…
TO BE CONTINUED....
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.


Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons

pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.

C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.



C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route

avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte

et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel

et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s��aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.

Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,

les Needles

et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…TO BE CONTINUED....
Programme à Madagascar du 23 août au 8 septembre English translation pending
Bonsoir,
Merci de me dire se que vous pensez de ce programme. Il s' agit du séjour de deux amis. Trop dense, trop varié ...? Une partie sera faite avec voiture et chauffeur. Deux personnes. 23/08 : arrivee a Tana (vol Air France) 24/08 : Tana / antsirabe rizières, ses villages typiques 25/08 : antsirabe / ambositra / fianarantsoa hauts plateaux étagés de rizières, pays des Betsiléo. Arrêt à Ambositr 26/08 : fianarantsoa / manakara en train 27/08 : manakara / ranomafana 28/08 : ranomafana / fianarantsoa / ambalavao / isalo 29/08 : isalo randonnée dans les canyons (makis/ rats) et si 2 jours piscine naturelle et/ou cascade des nymphes 30/08 : isalo / tulear - Ifaty (a determiner) randonnée dans les canyons (makis/ rats) et si 2 jours piscine naturelle et/ou cascade des nymphes 31/08 : isalo / tulear - Ifaty (a determiner) 01/09 : Tulear : départ pour morondava en avion 02/09 : morondava / bekopaka journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 03/09 : tsingy / manambaola journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 04/09 : tsingy / manambaola journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 05/09 : bekopaka / morondava découverte en pirogue de gorges et de grottes. Puis, route pour Morondava. Passage par « allée des baobabs » 06/09 : Morondava / tana en avion 07/09 : Tana ...depart pour Paris dans la nuit du 07 au 08 Merci de votre patience et de vos conseils. Mes amis ne sont pas "accrochés " à ce circuit et peuvent le changer. Cordialement.😉
Merci de me dire se que vous pensez de ce programme. Il s' agit du séjour de deux amis. Trop dense, trop varié ...? Une partie sera faite avec voiture et chauffeur. Deux personnes. 23/08 : arrivee a Tana (vol Air France) 24/08 : Tana / antsirabe rizières, ses villages typiques 25/08 : antsirabe / ambositra / fianarantsoa hauts plateaux étagés de rizières, pays des Betsiléo. Arrêt à Ambositr 26/08 : fianarantsoa / manakara en train 27/08 : manakara / ranomafana 28/08 : ranomafana / fianarantsoa / ambalavao / isalo 29/08 : isalo randonnée dans les canyons (makis/ rats) et si 2 jours piscine naturelle et/ou cascade des nymphes 30/08 : isalo / tulear - Ifaty (a determiner) randonnée dans les canyons (makis/ rats) et si 2 jours piscine naturelle et/ou cascade des nymphes 31/08 : isalo / tulear - Ifaty (a determiner) 01/09 : Tulear : départ pour morondava en avion 02/09 : morondava / bekopaka journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 03/09 : tsingy / manambaola journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 04/09 : tsingy / manambaola journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 05/09 : bekopaka / morondava découverte en pirogue de gorges et de grottes. Puis, route pour Morondava. Passage par « allée des baobabs » 06/09 : Morondava / tana en avion 07/09 : Tana ...depart pour Paris dans la nuit du 07 au 08 Merci de votre patience et de vos conseils. Mes amis ne sont pas "accrochés " à ce circuit et peuvent le changer. Cordialement.😉
Croisière de quinze jours dans les Grenadines English translation pending
Bonjour,
Je dois partir le 01 Novembre pour 15j avec Switch... J'ai lu pas mal d'avis négatif mais pas de recent... Qu'en ai t-il vraiment? J'ai pris l'assurance annulation et je peux annuler 60 jours avant...
Merci pour votre aide!!!
Je dois partir le 01 Novembre pour 15j avec Switch... J'ai lu pas mal d'avis négatif mais pas de recent... Qu'en ai t-il vraiment? J'ai pris l'assurance annulation et je peux annuler 60 jours avant...
Merci pour votre aide!!!
Idée de trek de 2 à 4 jours sans besoin de guide au Pérou, informations sur le trek du chemin de l'Inca English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rend au Pérou en Octobre pour 2 mois, au programme visite, rando, rencontre et quelques treks. D'ailleur c'est le sujet de mon annonce; Est-ce que quelqu'un connait des idées de trek à fair soit même (donc sans guide) sur 2, 3 ou 4 jours? sachant que je ne prend pas de tente pr ne pas alourdir mon sac à dos, donc à voir si ya moyen de dormir dans des lodges ou autres... Je me suis déja renseigné pr celui du canyon del colca sur 3j.
Je voulais savoir également s'il fallait à tous prix que je réserve ma place pr le trek du chemin de l'inca car il est trés populaire (un peu trop d'ailleurs apparament); j'ai entendu d'au moins 3 mois à l'avance. Si oui pouvez vous m'indiquer une agence compétente à des tarifs pas éxorbitant!!
Merci par avance à ts le VFiste Samuel
Je voulais savoir également s'il fallait à tous prix que je réserve ma place pr le trek du chemin de l'inca car il est trés populaire (un peu trop d'ailleurs apparament); j'ai entendu d'au moins 3 mois à l'avance. Si oui pouvez vous m'indiquer une agence compétente à des tarifs pas éxorbitant!!
Merci par avance à ts le VFiste Samuel
Citations et philosophies du monde et de ses habitants English translation pending
Bonjour a tous,
je vois et lis plein de citations pleine de bon sens sur ce forum. Beaucoup sont utilisées en tant que signature. J'aimerais utiliser ce sujet pour que chacun mette une réflexion, une citation ou une discussion qui lui tiens a coeur. Une ou plusieurs c'est mieux encore 🙂
L'idée m'est venue en lisant cette discussion du Dalai Lama, on lui a demande :
"qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?", il a répondu: "Les hommes....parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.
Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir.....Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."
je vois et lis plein de citations pleine de bon sens sur ce forum. Beaucoup sont utilisées en tant que signature. J'aimerais utiliser ce sujet pour que chacun mette une réflexion, une citation ou une discussion qui lui tiens a coeur. Une ou plusieurs c'est mieux encore 🙂
L'idée m'est venue en lisant cette discussion du Dalai Lama, on lui a demande :
"qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?", il a répondu: "Les hommes....parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.
Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir.....Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."
Baie d'Along, quelle formule choisir? (Vietnam) English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons visiter la Baie d'along pendant trois jours mais nous ne souhaitons pas dormir sur un bateau. Connaissez vous des agences qui proposent de faire des excursions sur le bateau dans la journée et le soir on dort à Cat Ba, sur la terre ferme😉
merci
Nous souhaitons visiter la Baie d'along pendant trois jours mais nous ne souhaitons pas dormir sur un bateau. Connaissez vous des agences qui proposent de faire des excursions sur le bateau dans la journée et le soir on dort à Cat Ba, sur la terre ferme😉
merci
Grand tour du nord-ouest du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde
Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)
HANOI-HOA BINH-MAI CHAU
A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région
La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.
Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)
MAI CHAU-SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !
A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !
A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.
Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !
Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.
Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée
DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)
Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!
Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.
A faire absolument : Déo Van Long
Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO
PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.
Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.
Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).
PHONG THO-SAPA
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA 2 conseils :
Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !
Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.
Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis
PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)
HANOI-HOA BINH-MAI CHAU
A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région
La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.
Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)
MAI CHAU-SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !
A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !
A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.
Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !
Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.
Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée
DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)
Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!
Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.
A faire absolument : Déo Van Long
Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO
PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.
Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.
Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).
PHONG THO-SAPA
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA 2 conseils :
Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !
Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.
Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis
PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) English translation pending
« Allemand », c’est quoi ?!
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée grav��e dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée grav��e dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Fragments d'Irlande English translation pending
Lorsqu'ils sont revenus d'Irlande, ils nous ont dit a quel point ils avaient ete emballe par les Bed and Breafast, les paysages, les filles aux yeux verts, les pubs ou la Guiness coulait a flots, et aussi par la pluie qui etait plutot une caresse qu'un inconvenient touristique.Avaient-ils assister a des courses de levriers, leur ai-je demander. Non, il y a mieux a faire en Irlande ont-ils affirmer. Et Cork ? Cork ! Passez votre chemin, il n' y a rien a voire !
CYNODROMES Un beau jour du mois de mai, nous avons debarquer en Irlande avec un ami qui conduisait sa propre voiture. Des le premier soir, nous decouvrimes l'ambiance d'un petit cynodrome de campagne, entourer par des gens chaleureux, des momes qui "faisaient le papier" en notant les informations contenues dans le programme, en observant la presentation des 6 partants, une fois le pronostique etabli, ils couraient aux guichets a 20 cents. Les gros parieurs, des billets plein les mains, s'empressaient aux autres guichets. Personnellement, ce fut a Rome ou j'ai assiste pour la premiere fois a une course de levriers. Jusqu'a la deuxieme guerre mondiale, il s'en deroulait meme dans la region parisienne -j'ai entendu parler du cynodrome de Courbevoie. Un Irlandais nous a expliquer le fonctionnement des paris : six partants a chaque course, seuls comptent les deux premieres places ; on peut donc jouer gagnant (1er), placer (1er ou 2 ieme, pas d'importance), gagnant/placer (on touche gagant et placer), ce qui rapporte le plus c'est le couple uniquement gagnant, c'est a dire qu'il faut avoir les deux premiers dans l'ordre d'arrivee, ainsi, a Galway, j'ai le plaisir de gagner 3 livres 50 en misant 20 cents...une grosse cote ! Vraiment, j'ai apprecier ce spectacle a l'echelle humaine, son coter familial, les guichetieres qui devenaient adorables lorsque je leur faisais part de ma nationalite et de mon anglais approximatif, et puis toujours ces poulbots d'Irlande, d'un serieux confondant, professionnels certains jusqu'a arborer une casquette en tweed, visiere bien inclinee sur le nez, qui se dressaient sur la pointe des pieds pour pouvoir deposer leurs pieces aux guichets des paris. Que de bons souvenirs ! Surtout cette belle soiree, dans un des deux cynodromes de Dublin, ou nous avons assister a la victoire de Squeeze the blue dans la "Guiness Cup" devant pas moins de 4000 spectateurs. Il a gagner avec trois longueurs d'avance, quel champion ! Je revois la fierter, sa joie tranquille, de la famille proprietaire. Tout de meme, je suis surpris de n'avoir jamais oublier le nom de ce levrier : Squeeze the blue !
UN PUB, UNE VILLE Je me souviens d'un dimanche apres midi, sur les hauteurs de Cork, un quartier ou il n'y avait rien a voir sauf l'essentiel : rencontrer des etres humains. Nous avons pousser la porte d'un pub...oh le monde ! A ne pouvoir se caser sur la moindre banquette ! Pourtant, toute une famile nous fit signe de venir nous assoir a coter d'elle. Ils se sont serres les uns contre les autres pour nous degager deux places. C'etait une apres midi ou meme le soleil s'invitait dans les coeurs. En buvant des pintes, en echangeant quelques mots avec nos voisins, nous nous sommes impregnes du moindre detail de cette ambiance populaire ou les heures glissaient sur nous sans que nous nous en rendions compte, come si nous etions des habitues de ce lieu, des Irlandais parmi les Irlandais. Un enfant s'approcha de notre table. Le chef de famille nous presenta son fils qui, sans demander son reste, s'empara du verre de son pere et trempa ses levres dans la mousse pour boire une gorgee, puis s'en retourna a son tournoi de flechettes. Une petite route de campagne qui longe la baie de Kinsale. Un pub, unique. Deux types en chemises blanches, pantalons noirs, adosses au parapet, les jambes allongees sur le sol, degustaient leurs bieres devant ce somptueux panorama. J'ai ete vite prendre ma pinte, traverser la petite route, et me suis installer face a la mer. Tout etait en osmose ! Une adequation parfaite de la biere, du soleil et de l'air si limpide. Donnez moi encore des baies de Kinsale, des mers etales ou dansent des myriades d'etoiles solaires, et je degusterais toutes les bieres que vous voudrez ! Et si on reprenait une Murphy ?
L'AMERICAINE. Je me demande si ce n'est pas a Kinsale ou nous avons dormi l'unique fois dans une auberge de jeunesse. Une experience que nous n'avons pas renouveler puique les B and B etaient suffisamment agreables par rapport a cette nuitee de caserne que nous venions de vivre. La chef de caserne, une dame enervee, nous a remis a chacun un balai alors que nous lui demandions nos cartes. Nettoyer avant que de partir, c'est le reglement ! L'americaine et son ami que nous devions deposer dans une prochaine ville se mirent aussi au travail, avec un enthousiame qui compensa l'absence du notre, et avancerent ainsi notre depart. Sur la route, confortablement installer sur les sieges arrieres avec son copain qui, lui, ne parlait pas un mot de francais, l'americaine semblait soulagee d'etre en notre compagnie, de parler notre langue. Mademoisele etudiait la litterature de son pays, ce qui m'a mis en joie. Quand je lui ai demander si elle avait apprecier "Walden, ou la vie dans les bois" de H.Thoreau, j'ai mis le pavillon de la litterature en berne : elle ne connaissait pas, ce n'etait pas dans son programme. J'ai cru qu'elle plaisantait. En fait, non ! J'ai fini par me fendre de deux trois mots sur l'importance de Thoreau sur le mouvement hippie des annees 60, le refus de vivre dans un cadre imposerm le role de la nature, et surtout la desobeissance civile. J'ai aussi ajouter qu'un soir de noel, plutot que de reveillonner en famille, j'ai preferer restewr dans les "bois de Walden". Cela l'a abasourdi ! Ensuite, nous avons aborder d'autres sujets. Lorsque nous fumes arrives dans la ville ou nous devions les deposer, l'etudiante fut desappointee, son copain, lui, ragaillardi a l'idee de ne plus nous voir. Nous echangeames nos derniers mots devant la voiture, puis, comme le yanke s'impatientait, ele s'est jetee dans nos bras, nous embrassa comme si elle partait vers l'enfer, et l'autre, qui ralait, la tira par la manche de son blouson en disant des ok ! ok ! Nous les avons regarder partir. Comme nous l'avions parier, ele s'est retourner pour nous adresser un dernier grand salut. ( Mon incomprehension devant son ignorance de Thoreau n'avait pas lieu d'etre. Je m'en suis rendu compte des annees plus tard en lisant le sociologue americain, Christopher Lasch, dans son livre intituler : "La revolte des elites". Il analyse, decortique l'education, l'universitee amecricaine et on en reste pantois ! A lire aussi "le complexe de Narcisse" Ces deux livres se lisent avec un crayon dans la main tant l'envie nous prend de souligner des passages)
PLUIE, TOURBE. Il pleut. Quand il pleut en Irlande, on ouvre pas son parapluie, on ouvre ses narines afin de respirer au maximum l'air iode, les embruns. Et puis on ouvre aussi ses yeux....Je me souviens plus du nom de ce port, dans la peninsule de Dingle, mais je vois toujours ces facades pastelles des maisons qui s'alignaient devant le quai, je vois toujours cette fee Morgane que nous avons croisee, emmitouflee dans son gros pull blanc, son visage de rousse aux yeux verts qui affichait un air un peu moqueur devant mon admiration, deja nostalgique, pour une belle inconnue que je ne reverrai jamais ("...dont les yeux/charmants paysages/font paraitre court le chemin..."). Tourbieres, l'odeur de la tourbe quand elle brule, un paysan qui nous arrete, nous salue en soulevant sa casquette de tweed, nous demande d'ou l'on vient....ah la France ! Des chaises que l'on sort par la fenetre de la chambre du B and B., nous nous installons face au soleil qui decline sur la lande deserte, notre hotesse qui nous appelle pour nous offrir le the, accompagner de delicieux petis gateaux qu'elle vient de sortir de son four...la presqu'ile d'Aran, une autre Irlande, hors du temps, mais demain nous devons reprendre la route. Le Connemara, ou l'Irlande occupee par les Anglais ?
L'IRLANDE OCCUPEE PAR LES ANGLAIS Lorsque nous avons franchi la ligne de demarcation, nous avons rouler sur quelques klm sans croiser quiconque ou quoi que se soit, appreciant cette tranquillite relative alors que nous roulions dans le no man'sland. Nous vimes au loin un pont qui enjambait la route, une silhouette sur la gauche, une tache rouge, La distance s'amenuisant, la silhouette est vite devenue un parachutiste britannique, le doigt sur la gachette de son arme qui lui barrait la poitrine, de sa main libre, il nous a fait signe de ralentir et de nous garer a gauche du pilier, , , a l'interieur il y avait un petit local ! Les portes ouvertes nous laissaient voir un bureau, des photos d'individus accrochees sur un mur -genre "affiche rouge"-, sans doute des membres de l'I.R.A. recherches. Un sous-officier est sorti du local pour verifier nos papiers, le coffre de la voiture, et il a meme passer le "miroir" sous le chassis. Lorsqu'ils nous ont laisser partir, l'enthousiasme de notre ballade Irlandaise avait quelque peu rafraichi. Bon sang, pourquoi ne pas avoir bifurquer vers le Connemara ?
Derry La premiere image de Derry (surtout pas Londonderry) m'est rester a jamais graver dans ma memoire : une Land Rover militaire avec une mitraileuse sur le toit, un soldat, dont on voyait le buste, pret a tirer. Bienvenue a Derry ! A Derry, je ne me souviens plus du B. and B. ou nous avons dormi, , , le trou noir ! En revanche, coment oublier ce lieu mythique de la resistance contre l'armee britannique, ce quartier catholique ou l'IRA provisoire etait come un poisson dans l'eau, je veux parler du Bogside dont le nom etait inscrit sur la partie centrale d'une sorte d'arche, come une marque de defi, qui symbolisait l'entree de tous les dangers pour les occupants britanniques et leurs colaborateurs protestants. Lorsque nous sommes arrives a pied devant cette arche, quatre soldats sortaient du Bogside, tres nerveux, ils n'aretaient pas de regarder deriere eux ; tout a coup ils se sont mis a courrir come des lapins pour regagner leur cantonnement distant environ d'une centaine de metres. Ah ils nous ont bien fait rire ces fiers gueriers, si prompts a tirer sur des gens desarmes ! Oui, bon, mais...est-ce une bonne idee d'aller "visiter" le Bogside ?
Le Bogside Premieres impressions du Bogside : gris, personne dans les rues, pas de magasins, tristesse...le sentiment d'etre dans un ghetto. Au bout de cinq minutes, nous apercevons une patrouille en action. Elle remonte le trottoir sur lequel nous nous trouvons. Les quatre "berets rouges" emploit la technique dite du "pas de Belfast" : les deux premiers regardent devant eux, les yeux sans cesse en mouvement, qui balayent comme le faisceau d'un radar, l'un des deux placer derriere marche a reculons, observe surtout les toits, puis, quand il n'en peut mais, il reprend la marche normale tansdis que son proche collegue le relais dans cette position inconfortable. Au moment de nous croiser, je n'en suis pas sur, nous sommes descendus du trottoir, avec une furieuse envie d'etre couleur passe-muraile. A voir les visages des quatres hommes, il est evident que patrouiller dans le Bogside ne ressemble pas a une partie de plaisir. Ce n'est pas le moment de leur crier "English go home !"
Pubs dans le Bogside Il pleut. Quand il pleut sur le Bogside, ce n'est pas comme dans la verte Erin : on regrette de ne pas avoir un parapluie ! On est vite frigorifier ! Et puis c'est triste, sauf pour quelques enfants qui jouent dans les flaques d'eau. Eux, ils rigolent ! Le ciel semble recouvert d'une plaque de plomb, cela accentue cette impression de pauvrete qui regne ici. Qu'on ne vienne pas nous parler de defense de particularismes, de guere de religions, non, c'est une guerre d'un groupe humain contre un autre groupe humain, a qui il refuse l'acces a une vie plus decente, plus confortable, parce qu'il tient a ses privileges de descendants de colonisateurs britanniques. Besoin de s'alcooliser, on pousse la porte d'un pub...brouhaha des conversations, rires...la porte entierement ouverte, tout le monde nous voit et...plus rien ! Silence instantane ! Tous les regards sont braques sur nous, les gestes sont en suspens, l'inquietude se lit sur tous les visages. Interloques, un peu inquiets nous aussi maintenant, nous nous avancons vers le bar deriere lequel le barman, crisper, cachent ses mains sous le comptoir. Je ne sais pourquoi, l'angoisse peut etre, j'ai dit bonjour en francais. Et cela suffit pour detendre l'atmosphere ! La salle entiere semble pousser un soupir de soulagement, les converstations, les rires reprennent. Vous etes Francais, nous dit le barman en prenant deja deux verres. Le barman de ce pub nous explique : vous etes ici deux inconnus, c'est la premiere fois qu'on vous voit ; il y a eu plusieurs fois des inconnus qui sont entres dans les pubs du quartier, mais ce n'est pas pour consommer, non, c'est pour jeter une bombe, ou tirer dans le tas, la prochaine fois, dites tout de suite bonjour en francais ! Nous l'avons ecouter, et ca c'est reveler efficace. Nous etions dans le Bogside en mai 1980, deux ans a peine apres le "Bloody Sunday" !
Belfast Que dire de Belfast ? On finit par s'habituer a tout ! Ainsi, en garant la voiture dans un parking proche du centre ville fermer a la circulation, on voit des militaires britanniques arriver en trombe, boucler le secteur, et que je te controle les papiers de la voiture, d'idenditee...oui, on finit par ne plus y faire attention. Puis, fouille pour acceder au centre ville, des postes de controle de partout, on passe entre des grilles, faut lever les bras, se faire palper. Le centre de Belfast, vide de voitures, comme nettoyer ! Pourtant des bombes continuent d'exploser ! Mais ou dormir a Belfast ? Nous entrons dans une librairie. Une petite brune sympathique, en veste de tweed, nous accroche le regard. Tu connais un B.and B. dans le quartier catholique ? Elle eclate de rire, elle est protestante ! Elle nous indique une adresse, de l'autre coter du fleuve, une dame recoit des etudiants dans sa grande maison, elle aura certainement une chambre a louer. Comme la curiositer est le moteur du voyageur, nous nous presentons devant une maison qui ressemble a celle de "Amytiville", un film d'angoisse de ces annees la, qui raconte l'histoire d'une maison hantee. Ici, on est chez les protestants, dans un quartier bourgeois...c'est le pouvoir economique. Trois coups de marteau sur la porte. Nous commencons a etre bien tremper par cette pluie fine qui semble ne vouloir jamais s'arreter. Alors, ca vient ? On gele ! Quand la porte s'ouvre enfin, et lorsque nous decouvrons cette femme, le premier mot qui me vient a l'esprit c'est : austere ! Elle est grande, elle porte un fichu sur ses epaules, un haut chigon de cheveux blancs, son visage n'esquisse pas le moindre soupcons d'un sourire de bienvenue. Je me vois, dans un flash, repartire dare dare vers la voiture garee plus loin, mais elle ouvre entierement la porte et nous invite a entrer. Elle nous precede et nous conduit a notre chambre, au premier etage, par un escalier en bois, large, magnifique. Elle nous laisse nous installer, se retire en precisant que si nous avons besoins de quelque chose, il ne fallait pas hesiter. Je crois que c'est le silence qui regne dans cette maison qui nous destabilise. Alors, nous jetons en vrac nos vetements mouilles sur nos lits respectifs, nous revetons des secs, et nous repartons aussitot a la rencontre de Belfast. Nous revenons vers les 16 h. Nous constatons que nos vetements humides sont soigneusement disposes sur deux chaises, devant un radiateur electrique ! On frappe a notre porte. La dame nous invite a boire le the dans le salon, en bas, en compagnie d'un etudiant a qui elle loue une chambre. Le salon, avec sa grande table en bois massif, verni, respire le passer, le confort cossu d'avant le formica et le bois agglomerer, les chaises au design diaboliques et les baies vitrees. Nous saluons l'etudiant. La dame entre avec son service a the en porcelaine -la classe, the touch of class !- puis nous laisse. A un moment donner, l'etudiant nous demandent ce que nous pensons de la situation en Ulster. La conversation prend vite un tour critique : c'est un admirateur de Ian Pesley, ce pasteur fanatique, revulser a l'idee de reunification de l'Irlande. Attiree par l'eclat de nos voix, la dame vient nous demander si tout va bien. Avec le recul, je me dis que nous etions gonfles, apres tout, nous n'etions pas chez nous - n'empeche, aujourd'hui encore, je leve mon verre a l'Irlande qui doit etre unie ! Le lendemain matin, dans sa petite cuisine, la dame s'affaira pour nous rendre son petit dejeuner inoubliable, et il le fut. Oui, tout etait etait parfait dans cette maison, sans ostentation, encore une fois avec beaucoup de classe. En partant, mous la remerciames chaleureusement pour son accueil. Un leger, un doux sourire se dessina sur son visage. Cette dame qui nous avait impressionnait de prime abord, reservee, d'une dignite incomparable, etait d'une gentillesse telle que c'est la seule image que je veux garder de Belfast.
RETOUR EN IRLANDE Quel plaisir de revenir dans la verte Erin ! La derniere semaine, nous la vecumes en fonction des reunions de courses de levriers que nous trouvions dans la campagne, apres avoir passer trois jours a Dublin, et trois soirs dans alternativement les deux cynodromes, visiter l'usine de Guiness ou nous avons deguster une blonde...que nous avons jamais vu en vente, et pouser, en toute tranquillite, la porte d'innombrables pubs.
Squeeze the blue Ving huit ans ! Ton Irlande, c'est bien fini ! m'a dit un camarade en contingences sociales. Si tu y retournes, tu seras bien decu. D'abord, nous, les Francais, nous sommes tres mal vus, on nous considere comme des chapardeurs potentiels ! La vie est devenue tres chere, il y a trop de touristes. Je ne retournerai pas en Irlande. A quoi bon refaire un voyage sur un passe revolu, chercher des souvenirs, des lieux, ne peuvent qu'amener deceptions, le ridicule d'affirmer que c'etait mieux avant. A qoi bon ? Et puis, Squeeze the bue ne gagnera plus la "Guiness Cup" !
CYNODROMES Un beau jour du mois de mai, nous avons debarquer en Irlande avec un ami qui conduisait sa propre voiture. Des le premier soir, nous decouvrimes l'ambiance d'un petit cynodrome de campagne, entourer par des gens chaleureux, des momes qui "faisaient le papier" en notant les informations contenues dans le programme, en observant la presentation des 6 partants, une fois le pronostique etabli, ils couraient aux guichets a 20 cents. Les gros parieurs, des billets plein les mains, s'empressaient aux autres guichets. Personnellement, ce fut a Rome ou j'ai assiste pour la premiere fois a une course de levriers. Jusqu'a la deuxieme guerre mondiale, il s'en deroulait meme dans la region parisienne -j'ai entendu parler du cynodrome de Courbevoie. Un Irlandais nous a expliquer le fonctionnement des paris : six partants a chaque course, seuls comptent les deux premieres places ; on peut donc jouer gagnant (1er), placer (1er ou 2 ieme, pas d'importance), gagnant/placer (on touche gagant et placer), ce qui rapporte le plus c'est le couple uniquement gagnant, c'est a dire qu'il faut avoir les deux premiers dans l'ordre d'arrivee, ainsi, a Galway, j'ai le plaisir de gagner 3 livres 50 en misant 20 cents...une grosse cote ! Vraiment, j'ai apprecier ce spectacle a l'echelle humaine, son coter familial, les guichetieres qui devenaient adorables lorsque je leur faisais part de ma nationalite et de mon anglais approximatif, et puis toujours ces poulbots d'Irlande, d'un serieux confondant, professionnels certains jusqu'a arborer une casquette en tweed, visiere bien inclinee sur le nez, qui se dressaient sur la pointe des pieds pour pouvoir deposer leurs pieces aux guichets des paris. Que de bons souvenirs ! Surtout cette belle soiree, dans un des deux cynodromes de Dublin, ou nous avons assister a la victoire de Squeeze the blue dans la "Guiness Cup" devant pas moins de 4000 spectateurs. Il a gagner avec trois longueurs d'avance, quel champion ! Je revois la fierter, sa joie tranquille, de la famille proprietaire. Tout de meme, je suis surpris de n'avoir jamais oublier le nom de ce levrier : Squeeze the blue !
UN PUB, UNE VILLE Je me souviens d'un dimanche apres midi, sur les hauteurs de Cork, un quartier ou il n'y avait rien a voir sauf l'essentiel : rencontrer des etres humains. Nous avons pousser la porte d'un pub...oh le monde ! A ne pouvoir se caser sur la moindre banquette ! Pourtant, toute une famile nous fit signe de venir nous assoir a coter d'elle. Ils se sont serres les uns contre les autres pour nous degager deux places. C'etait une apres midi ou meme le soleil s'invitait dans les coeurs. En buvant des pintes, en echangeant quelques mots avec nos voisins, nous nous sommes impregnes du moindre detail de cette ambiance populaire ou les heures glissaient sur nous sans que nous nous en rendions compte, come si nous etions des habitues de ce lieu, des Irlandais parmi les Irlandais. Un enfant s'approcha de notre table. Le chef de famille nous presenta son fils qui, sans demander son reste, s'empara du verre de son pere et trempa ses levres dans la mousse pour boire une gorgee, puis s'en retourna a son tournoi de flechettes. Une petite route de campagne qui longe la baie de Kinsale. Un pub, unique. Deux types en chemises blanches, pantalons noirs, adosses au parapet, les jambes allongees sur le sol, degustaient leurs bieres devant ce somptueux panorama. J'ai ete vite prendre ma pinte, traverser la petite route, et me suis installer face a la mer. Tout etait en osmose ! Une adequation parfaite de la biere, du soleil et de l'air si limpide. Donnez moi encore des baies de Kinsale, des mers etales ou dansent des myriades d'etoiles solaires, et je degusterais toutes les bieres que vous voudrez ! Et si on reprenait une Murphy ?
L'AMERICAINE. Je me demande si ce n'est pas a Kinsale ou nous avons dormi l'unique fois dans une auberge de jeunesse. Une experience que nous n'avons pas renouveler puique les B and B etaient suffisamment agreables par rapport a cette nuitee de caserne que nous venions de vivre. La chef de caserne, une dame enervee, nous a remis a chacun un balai alors que nous lui demandions nos cartes. Nettoyer avant que de partir, c'est le reglement ! L'americaine et son ami que nous devions deposer dans une prochaine ville se mirent aussi au travail, avec un enthousiame qui compensa l'absence du notre, et avancerent ainsi notre depart. Sur la route, confortablement installer sur les sieges arrieres avec son copain qui, lui, ne parlait pas un mot de francais, l'americaine semblait soulagee d'etre en notre compagnie, de parler notre langue. Mademoisele etudiait la litterature de son pays, ce qui m'a mis en joie. Quand je lui ai demander si elle avait apprecier "Walden, ou la vie dans les bois" de H.Thoreau, j'ai mis le pavillon de la litterature en berne : elle ne connaissait pas, ce n'etait pas dans son programme. J'ai cru qu'elle plaisantait. En fait, non ! J'ai fini par me fendre de deux trois mots sur l'importance de Thoreau sur le mouvement hippie des annees 60, le refus de vivre dans un cadre imposerm le role de la nature, et surtout la desobeissance civile. J'ai aussi ajouter qu'un soir de noel, plutot que de reveillonner en famille, j'ai preferer restewr dans les "bois de Walden". Cela l'a abasourdi ! Ensuite, nous avons aborder d'autres sujets. Lorsque nous fumes arrives dans la ville ou nous devions les deposer, l'etudiante fut desappointee, son copain, lui, ragaillardi a l'idee de ne plus nous voir. Nous echangeames nos derniers mots devant la voiture, puis, comme le yanke s'impatientait, ele s'est jetee dans nos bras, nous embrassa comme si elle partait vers l'enfer, et l'autre, qui ralait, la tira par la manche de son blouson en disant des ok ! ok ! Nous les avons regarder partir. Comme nous l'avions parier, ele s'est retourner pour nous adresser un dernier grand salut. ( Mon incomprehension devant son ignorance de Thoreau n'avait pas lieu d'etre. Je m'en suis rendu compte des annees plus tard en lisant le sociologue americain, Christopher Lasch, dans son livre intituler : "La revolte des elites". Il analyse, decortique l'education, l'universitee amecricaine et on en reste pantois ! A lire aussi "le complexe de Narcisse" Ces deux livres se lisent avec un crayon dans la main tant l'envie nous prend de souligner des passages)
PLUIE, TOURBE. Il pleut. Quand il pleut en Irlande, on ouvre pas son parapluie, on ouvre ses narines afin de respirer au maximum l'air iode, les embruns. Et puis on ouvre aussi ses yeux....Je me souviens plus du nom de ce port, dans la peninsule de Dingle, mais je vois toujours ces facades pastelles des maisons qui s'alignaient devant le quai, je vois toujours cette fee Morgane que nous avons croisee, emmitouflee dans son gros pull blanc, son visage de rousse aux yeux verts qui affichait un air un peu moqueur devant mon admiration, deja nostalgique, pour une belle inconnue que je ne reverrai jamais ("...dont les yeux/charmants paysages/font paraitre court le chemin..."). Tourbieres, l'odeur de la tourbe quand elle brule, un paysan qui nous arrete, nous salue en soulevant sa casquette de tweed, nous demande d'ou l'on vient....ah la France ! Des chaises que l'on sort par la fenetre de la chambre du B and B., nous nous installons face au soleil qui decline sur la lande deserte, notre hotesse qui nous appelle pour nous offrir le the, accompagner de delicieux petis gateaux qu'elle vient de sortir de son four...la presqu'ile d'Aran, une autre Irlande, hors du temps, mais demain nous devons reprendre la route. Le Connemara, ou l'Irlande occupee par les Anglais ?
L'IRLANDE OCCUPEE PAR LES ANGLAIS Lorsque nous avons franchi la ligne de demarcation, nous avons rouler sur quelques klm sans croiser quiconque ou quoi que se soit, appreciant cette tranquillite relative alors que nous roulions dans le no man'sland. Nous vimes au loin un pont qui enjambait la route, une silhouette sur la gauche, une tache rouge, La distance s'amenuisant, la silhouette est vite devenue un parachutiste britannique, le doigt sur la gachette de son arme qui lui barrait la poitrine, de sa main libre, il nous a fait signe de ralentir et de nous garer a gauche du pilier, , , a l'interieur il y avait un petit local ! Les portes ouvertes nous laissaient voir un bureau, des photos d'individus accrochees sur un mur -genre "affiche rouge"-, sans doute des membres de l'I.R.A. recherches. Un sous-officier est sorti du local pour verifier nos papiers, le coffre de la voiture, et il a meme passer le "miroir" sous le chassis. Lorsqu'ils nous ont laisser partir, l'enthousiasme de notre ballade Irlandaise avait quelque peu rafraichi. Bon sang, pourquoi ne pas avoir bifurquer vers le Connemara ?
Derry La premiere image de Derry (surtout pas Londonderry) m'est rester a jamais graver dans ma memoire : une Land Rover militaire avec une mitraileuse sur le toit, un soldat, dont on voyait le buste, pret a tirer. Bienvenue a Derry ! A Derry, je ne me souviens plus du B. and B. ou nous avons dormi, , , le trou noir ! En revanche, coment oublier ce lieu mythique de la resistance contre l'armee britannique, ce quartier catholique ou l'IRA provisoire etait come un poisson dans l'eau, je veux parler du Bogside dont le nom etait inscrit sur la partie centrale d'une sorte d'arche, come une marque de defi, qui symbolisait l'entree de tous les dangers pour les occupants britanniques et leurs colaborateurs protestants. Lorsque nous sommes arrives a pied devant cette arche, quatre soldats sortaient du Bogside, tres nerveux, ils n'aretaient pas de regarder deriere eux ; tout a coup ils se sont mis a courrir come des lapins pour regagner leur cantonnement distant environ d'une centaine de metres. Ah ils nous ont bien fait rire ces fiers gueriers, si prompts a tirer sur des gens desarmes ! Oui, bon, mais...est-ce une bonne idee d'aller "visiter" le Bogside ?
Le Bogside Premieres impressions du Bogside : gris, personne dans les rues, pas de magasins, tristesse...le sentiment d'etre dans un ghetto. Au bout de cinq minutes, nous apercevons une patrouille en action. Elle remonte le trottoir sur lequel nous nous trouvons. Les quatre "berets rouges" emploit la technique dite du "pas de Belfast" : les deux premiers regardent devant eux, les yeux sans cesse en mouvement, qui balayent comme le faisceau d'un radar, l'un des deux placer derriere marche a reculons, observe surtout les toits, puis, quand il n'en peut mais, il reprend la marche normale tansdis que son proche collegue le relais dans cette position inconfortable. Au moment de nous croiser, je n'en suis pas sur, nous sommes descendus du trottoir, avec une furieuse envie d'etre couleur passe-muraile. A voir les visages des quatres hommes, il est evident que patrouiller dans le Bogside ne ressemble pas a une partie de plaisir. Ce n'est pas le moment de leur crier "English go home !"
Pubs dans le Bogside Il pleut. Quand il pleut sur le Bogside, ce n'est pas comme dans la verte Erin : on regrette de ne pas avoir un parapluie ! On est vite frigorifier ! Et puis c'est triste, sauf pour quelques enfants qui jouent dans les flaques d'eau. Eux, ils rigolent ! Le ciel semble recouvert d'une plaque de plomb, cela accentue cette impression de pauvrete qui regne ici. Qu'on ne vienne pas nous parler de defense de particularismes, de guere de religions, non, c'est une guerre d'un groupe humain contre un autre groupe humain, a qui il refuse l'acces a une vie plus decente, plus confortable, parce qu'il tient a ses privileges de descendants de colonisateurs britanniques. Besoin de s'alcooliser, on pousse la porte d'un pub...brouhaha des conversations, rires...la porte entierement ouverte, tout le monde nous voit et...plus rien ! Silence instantane ! Tous les regards sont braques sur nous, les gestes sont en suspens, l'inquietude se lit sur tous les visages. Interloques, un peu inquiets nous aussi maintenant, nous nous avancons vers le bar deriere lequel le barman, crisper, cachent ses mains sous le comptoir. Je ne sais pourquoi, l'angoisse peut etre, j'ai dit bonjour en francais. Et cela suffit pour detendre l'atmosphere ! La salle entiere semble pousser un soupir de soulagement, les converstations, les rires reprennent. Vous etes Francais, nous dit le barman en prenant deja deux verres. Le barman de ce pub nous explique : vous etes ici deux inconnus, c'est la premiere fois qu'on vous voit ; il y a eu plusieurs fois des inconnus qui sont entres dans les pubs du quartier, mais ce n'est pas pour consommer, non, c'est pour jeter une bombe, ou tirer dans le tas, la prochaine fois, dites tout de suite bonjour en francais ! Nous l'avons ecouter, et ca c'est reveler efficace. Nous etions dans le Bogside en mai 1980, deux ans a peine apres le "Bloody Sunday" !
Belfast Que dire de Belfast ? On finit par s'habituer a tout ! Ainsi, en garant la voiture dans un parking proche du centre ville fermer a la circulation, on voit des militaires britanniques arriver en trombe, boucler le secteur, et que je te controle les papiers de la voiture, d'idenditee...oui, on finit par ne plus y faire attention. Puis, fouille pour acceder au centre ville, des postes de controle de partout, on passe entre des grilles, faut lever les bras, se faire palper. Le centre de Belfast, vide de voitures, comme nettoyer ! Pourtant des bombes continuent d'exploser ! Mais ou dormir a Belfast ? Nous entrons dans une librairie. Une petite brune sympathique, en veste de tweed, nous accroche le regard. Tu connais un B.and B. dans le quartier catholique ? Elle eclate de rire, elle est protestante ! Elle nous indique une adresse, de l'autre coter du fleuve, une dame recoit des etudiants dans sa grande maison, elle aura certainement une chambre a louer. Comme la curiositer est le moteur du voyageur, nous nous presentons devant une maison qui ressemble a celle de "Amytiville", un film d'angoisse de ces annees la, qui raconte l'histoire d'une maison hantee. Ici, on est chez les protestants, dans un quartier bourgeois...c'est le pouvoir economique. Trois coups de marteau sur la porte. Nous commencons a etre bien tremper par cette pluie fine qui semble ne vouloir jamais s'arreter. Alors, ca vient ? On gele ! Quand la porte s'ouvre enfin, et lorsque nous decouvrons cette femme, le premier mot qui me vient a l'esprit c'est : austere ! Elle est grande, elle porte un fichu sur ses epaules, un haut chigon de cheveux blancs, son visage n'esquisse pas le moindre soupcons d'un sourire de bienvenue. Je me vois, dans un flash, repartire dare dare vers la voiture garee plus loin, mais elle ouvre entierement la porte et nous invite a entrer. Elle nous precede et nous conduit a notre chambre, au premier etage, par un escalier en bois, large, magnifique. Elle nous laisse nous installer, se retire en precisant que si nous avons besoins de quelque chose, il ne fallait pas hesiter. Je crois que c'est le silence qui regne dans cette maison qui nous destabilise. Alors, nous jetons en vrac nos vetements mouilles sur nos lits respectifs, nous revetons des secs, et nous repartons aussitot a la rencontre de Belfast. Nous revenons vers les 16 h. Nous constatons que nos vetements humides sont soigneusement disposes sur deux chaises, devant un radiateur electrique ! On frappe a notre porte. La dame nous invite a boire le the dans le salon, en bas, en compagnie d'un etudiant a qui elle loue une chambre. Le salon, avec sa grande table en bois massif, verni, respire le passer, le confort cossu d'avant le formica et le bois agglomerer, les chaises au design diaboliques et les baies vitrees. Nous saluons l'etudiant. La dame entre avec son service a the en porcelaine -la classe, the touch of class !- puis nous laisse. A un moment donner, l'etudiant nous demandent ce que nous pensons de la situation en Ulster. La conversation prend vite un tour critique : c'est un admirateur de Ian Pesley, ce pasteur fanatique, revulser a l'idee de reunification de l'Irlande. Attiree par l'eclat de nos voix, la dame vient nous demander si tout va bien. Avec le recul, je me dis que nous etions gonfles, apres tout, nous n'etions pas chez nous - n'empeche, aujourd'hui encore, je leve mon verre a l'Irlande qui doit etre unie ! Le lendemain matin, dans sa petite cuisine, la dame s'affaira pour nous rendre son petit dejeuner inoubliable, et il le fut. Oui, tout etait etait parfait dans cette maison, sans ostentation, encore une fois avec beaucoup de classe. En partant, mous la remerciames chaleureusement pour son accueil. Un leger, un doux sourire se dessina sur son visage. Cette dame qui nous avait impressionnait de prime abord, reservee, d'une dignite incomparable, etait d'une gentillesse telle que c'est la seule image que je veux garder de Belfast.
RETOUR EN IRLANDE Quel plaisir de revenir dans la verte Erin ! La derniere semaine, nous la vecumes en fonction des reunions de courses de levriers que nous trouvions dans la campagne, apres avoir passer trois jours a Dublin, et trois soirs dans alternativement les deux cynodromes, visiter l'usine de Guiness ou nous avons deguster une blonde...que nous avons jamais vu en vente, et pouser, en toute tranquillite, la porte d'innombrables pubs.
Squeeze the blue Ving huit ans ! Ton Irlande, c'est bien fini ! m'a dit un camarade en contingences sociales. Si tu y retournes, tu seras bien decu. D'abord, nous, les Francais, nous sommes tres mal vus, on nous considere comme des chapardeurs potentiels ! La vie est devenue tres chere, il y a trop de touristes. Je ne retournerai pas en Irlande. A quoi bon refaire un voyage sur un passe revolu, chercher des souvenirs, des lieux, ne peuvent qu'amener deceptions, le ridicule d'affirmer que c'etait mieux avant. A qoi bon ? Et puis, Squeeze the bue ne gagnera plus la "Guiness Cup" !
Laisser un pourboire à la masseuse thaïlandaise? English translation pending
L'autre jour, a Chiang Rai, j'etais en train de ma faire masser les pieds quand survint un japonais que je venais de voir au au Seven/Eleven d'a coter. Il s'est approcher de ma masseuse et lui a tendu un billet...un pourboire, quoi. Au 7/11, il a du acheter quelque chose pour faire de la monnaie. Elle l'a remercier en se marrant, et le japonais est reparti tout content, tout fier de son geste. La masseuse n'arretait pas de se moquer de son geste. Devant mon incomprehension, elle a deplier le billet qu'elle avait poser negligemment sur un banc, a cote d'elle, comme si elle voulait se debarrasser de quelque chose d'inutile : c'etait un billet de 20 baths !
- Revenir pour me donner 20 baths ! 100 baths, d'accord, mais ving baths ! continuait-elle en se moquant du geste du japonais.
Pour ceux qui vont la premiere fois en Thailande, ne vous croyez donc pas obliger de laisser un pourboire ! Si vous entendez : "farang kinio", repondez en souriant : "mai chaille, pen prayat"
Vous dites ? Evidemment, je n'ai pas laisser de pourboire !