Results for "Con+Dao+|+8+>+194"
8287 results found.
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Retour d'Andalousie... English translation pending
Bonjour à tous,
Ce petit mot pour vous donner mes impressions sur notre séjour d'un mois pour tous ceux qui sont intéressés par cette destination et aussi pour remercier toutes les personnes qui m'ont aidée à faire mon programme.
Notre périple a été le suivant :
Nous sommes partis de Normandie pour Hendaye puis Tolède, Cordoue, Séville, Cadix, Malaga, Grenade, Torreviejas, Peniscola, Andorre et... retour vers la France.
En ce qui concerne les hébergements, nous avions choisi des appartements dans lesquels nous passions 2 ou 3 voire 4 nuits. Les avantages sont assez importants et cela ne revient pas plus cher qu'une chambre d'hôtel : Nous avions très souvent des studios de 40M2 avec cuisine aménagée (le plus souvent avec lave-linge, très pratique...), nous prenions tous nos petits déjeuners sur place ce qui nous faisait économiser au minimum 10€ par jour. Nous y prenions également très souvent soit le dîner ou le déjeuner (suivant le programme de la journée ...). Pour tous ceux que cela intéresse je donnerais quelques exemples car lors de la préparation de notre voyage, je me suis très souvent posée la question de l'hébergement). Nous sommes toujours passés par Booking.com et nous n'avons jamais été déçus. Nous réservons 2 ou 3 jours avant.
A Tolède, nous avions choisi l'aparthotel de Las Nieves 42€/nuit (attention cuisine dite aménagée mais aucun ustensile de cuisine... Le seul dans ce cas là....). Grande chambre. Terrasse. Piscine. Très propre. Parking gratuit.
A Cordoue, nous avions choisi la Camping Carlos lll à la Carlota. Nous avions une chambre dans un petit bungalow avec réfrigérateur. Celle-ci venait d'être refaite à neuf et la salle de bain était petite mais superbe. Il y avait un restaurant dans le camping où nous prenions nos repas (sauf le petit-déjeuner pris sur la terrasse devant la chambre). Très belle piscine. 39€/nuit. Parking gratuit.
A Séville, nous avions un superbe studio de 48m2 (Apartamentos Vertice Sevilla Aljarafe). Très bon accueil en français. C'est un ensemble hôtel et appartements. Grande chambre. Cuisine aménagée. Salle de séjour. ... Très très bon restaurant au rez-de-chaussée de l'hôtel. Grande piscine. Navette gratuite de l'hôtel pour se rendre dans le centre de Séville (sinon prendre le bus numéro 163 à quelques minutes à pied de l'hôtel ). 35€/nuit. Très propre. Parking gratuit ou parking fermé payant.
A Cadix, nous avions choisi notre hébergement à Jerez de la Frontera (Apartamentos Jerez ALameda del Banco) pour pouvoir sillonner tout autour. Nous avions une petite maison au fond d'un charmant patio très bien entretenu. Cuisine aménagée (lave linge), salle de séjour, chambre, salle de bains (douche) le tout très propre. Nous étions à 5 minutes à pied du centre où il avait un superbe marché couvert où nous pouvions faire nos courses (j'y ai acheté du poisson tout frais...) 50€/nuit. Il était proposé un garage à 7€/jour (cher pour un garage mais pas beaucoup de possibilité de stationnement dans le quartier...).
Pour Malaga, nous avions choisi de passer par Airbnb. Nous avions choisi une chambre privée "la Tomata" ( Nid glamour pour pause Andalouse) à 6kms de Colmenar et à 30mn de Malaga. Nous avons été reçu par Jesse et Nelly. Le cadre est magnifique. La maison est située parmi les amandiers, les citronniers et les oliviers. Idéal pour ceux qui veulent se reposer, se ressourcer, se destresser. .. Jesse est un artiste peintre et un écrivain. Vous pouvez parler de tout avec lui (culture, peinture, lecture, gastronomie...). Nelly est présente mais très discrète et répondra à toutes vos questions toujours avec le sourire. Les repas sont servis sur la terrasse (couverte de fleurs). Les chambres sont "glamour". Piscine ombragée. 52€/nuit. Parking gratuit.
Grenade : Nous avions choisi 2 nuits au camping Reina Isabel dans un petit chalet très confortable avec cuisine aménagée, salle, chambre et terrasse. Possibilité de réserver du jour au lendemain des places pour l'Alhambra à l'accueil ce qui est très très intéressant moyennant une commission de 5€. Très facile de se rendre en voiture à Grenade en 10/15mn ainsi qu'à l'Alhambra (ou en bus juste devant le camping). 50€/nuit. Parking 4€ (cher car la voiture est garé devant le chalet).
Guadix : notre choix s'est porté sur une petite maison troglodyte (Cuevas Del Zenete) à Alcudia de Guadix. Très bon accueil par Pitar qui parle français. Charmante maison troglodyte. Grand lit de plus de 2m. Salle de bain (douche) tout en mosaïque !!! Superbe expérience d'avoir fait ce choix !!! A refaire. Environnement super calme. 51€/nuit. Parking gratuit.
Torreviejas : (Casa En La Costa). Appartement neuf dans un nouveau quartier pas facile à trouver... studio à 500m de la mer. Très propre et bien équipé. Terrasse au rez-de-chaussée et terrasse au niveau de la chambre. Quartier calme. 48€/nuit. Parking gratuit.
Peniscola : (Carabella Estudios). Studio très simple mais confortable. Très bon Restaurant juste à côté. 10mn en voiture pour rejoindre le centre et la plage 39€/nuit. Parking gratuit.
Voilà pour les hébergements. Ceci n'est que le côté pratique.... Bien entendu, ceci n'intéressera peut - être que peu de personnes mais je me suis tellement posée de questions sur l'hébergement au mois de Septembre que je veux en faire profiter quelques personnes...
A suivre... 😉
Marie-Ange
Ce petit mot pour vous donner mes impressions sur notre séjour d'un mois pour tous ceux qui sont intéressés par cette destination et aussi pour remercier toutes les personnes qui m'ont aidée à faire mon programme.
Notre périple a été le suivant :
Nous sommes partis de Normandie pour Hendaye puis Tolède, Cordoue, Séville, Cadix, Malaga, Grenade, Torreviejas, Peniscola, Andorre et... retour vers la France.
En ce qui concerne les hébergements, nous avions choisi des appartements dans lesquels nous passions 2 ou 3 voire 4 nuits. Les avantages sont assez importants et cela ne revient pas plus cher qu'une chambre d'hôtel : Nous avions très souvent des studios de 40M2 avec cuisine aménagée (le plus souvent avec lave-linge, très pratique...), nous prenions tous nos petits déjeuners sur place ce qui nous faisait économiser au minimum 10€ par jour. Nous y prenions également très souvent soit le dîner ou le déjeuner (suivant le programme de la journée ...). Pour tous ceux que cela intéresse je donnerais quelques exemples car lors de la préparation de notre voyage, je me suis très souvent posée la question de l'hébergement). Nous sommes toujours passés par Booking.com et nous n'avons jamais été déçus. Nous réservons 2 ou 3 jours avant.
A Tolède, nous avions choisi l'aparthotel de Las Nieves 42€/nuit (attention cuisine dite aménagée mais aucun ustensile de cuisine... Le seul dans ce cas là....). Grande chambre. Terrasse. Piscine. Très propre. Parking gratuit.
A Cordoue, nous avions choisi la Camping Carlos lll à la Carlota. Nous avions une chambre dans un petit bungalow avec réfrigérateur. Celle-ci venait d'être refaite à neuf et la salle de bain était petite mais superbe. Il y avait un restaurant dans le camping où nous prenions nos repas (sauf le petit-déjeuner pris sur la terrasse devant la chambre). Très belle piscine. 39€/nuit. Parking gratuit.
A Séville, nous avions un superbe studio de 48m2 (Apartamentos Vertice Sevilla Aljarafe). Très bon accueil en français. C'est un ensemble hôtel et appartements. Grande chambre. Cuisine aménagée. Salle de séjour. ... Très très bon restaurant au rez-de-chaussée de l'hôtel. Grande piscine. Navette gratuite de l'hôtel pour se rendre dans le centre de Séville (sinon prendre le bus numéro 163 à quelques minutes à pied de l'hôtel ). 35€/nuit. Très propre. Parking gratuit ou parking fermé payant.
A Cadix, nous avions choisi notre hébergement à Jerez de la Frontera (Apartamentos Jerez ALameda del Banco) pour pouvoir sillonner tout autour. Nous avions une petite maison au fond d'un charmant patio très bien entretenu. Cuisine aménagée (lave linge), salle de séjour, chambre, salle de bains (douche) le tout très propre. Nous étions à 5 minutes à pied du centre où il avait un superbe marché couvert où nous pouvions faire nos courses (j'y ai acheté du poisson tout frais...) 50€/nuit. Il était proposé un garage à 7€/jour (cher pour un garage mais pas beaucoup de possibilité de stationnement dans le quartier...).
Pour Malaga, nous avions choisi de passer par Airbnb. Nous avions choisi une chambre privée "la Tomata" ( Nid glamour pour pause Andalouse) à 6kms de Colmenar et à 30mn de Malaga. Nous avons été reçu par Jesse et Nelly. Le cadre est magnifique. La maison est située parmi les amandiers, les citronniers et les oliviers. Idéal pour ceux qui veulent se reposer, se ressourcer, se destresser. .. Jesse est un artiste peintre et un écrivain. Vous pouvez parler de tout avec lui (culture, peinture, lecture, gastronomie...). Nelly est présente mais très discrète et répondra à toutes vos questions toujours avec le sourire. Les repas sont servis sur la terrasse (couverte de fleurs). Les chambres sont "glamour". Piscine ombragée. 52€/nuit. Parking gratuit.
Grenade : Nous avions choisi 2 nuits au camping Reina Isabel dans un petit chalet très confortable avec cuisine aménagée, salle, chambre et terrasse. Possibilité de réserver du jour au lendemain des places pour l'Alhambra à l'accueil ce qui est très très intéressant moyennant une commission de 5€. Très facile de se rendre en voiture à Grenade en 10/15mn ainsi qu'à l'Alhambra (ou en bus juste devant le camping). 50€/nuit. Parking 4€ (cher car la voiture est garé devant le chalet).
Guadix : notre choix s'est porté sur une petite maison troglodyte (Cuevas Del Zenete) à Alcudia de Guadix. Très bon accueil par Pitar qui parle français. Charmante maison troglodyte. Grand lit de plus de 2m. Salle de bain (douche) tout en mosaïque !!! Superbe expérience d'avoir fait ce choix !!! A refaire. Environnement super calme. 51€/nuit. Parking gratuit.
Torreviejas : (Casa En La Costa). Appartement neuf dans un nouveau quartier pas facile à trouver... studio à 500m de la mer. Très propre et bien équipé. Terrasse au rez-de-chaussée et terrasse au niveau de la chambre. Quartier calme. 48€/nuit. Parking gratuit.
Peniscola : (Carabella Estudios). Studio très simple mais confortable. Très bon Restaurant juste à côté. 10mn en voiture pour rejoindre le centre et la plage 39€/nuit. Parking gratuit.
Voilà pour les hébergements. Ceci n'est que le côté pratique.... Bien entendu, ceci n'intéressera peut - être que peu de personnes mais je me suis tellement posée de questions sur l'hébergement au mois de Septembre que je veux en faire profiter quelques personnes...
A suivre... 😉
Marie-Ange
Blocage de carte bancaire en voyage English translation pending
Voici la discussion par mail entre moi et ma banque qui m'a bloqué ma carte pendant mes vacances (mots pour mots) :
ce : "Nous vous conseillons de prévenir votre agence afin que celle-ci soit assurée que ce soit bien vous qui êtes à l'origine de paiements. En effet, dans certains pays ou le niveau de fraude bancaire est élevé, il est d'usage de bloquer la carte afin d'éviter des possibles vols lorsque certaines opérations paraissent suspectes. ceci afin de protéger nos clients "
moi :"je vous rappel que le forfait se nomme LIBERTÉ
ce : " Suite aux échanges que vous avez déjà eu avec votre conseillère, je vous confirme que le remboursement de vos frais est en cours. Cette procédure prends du temps et nous vous remercions pour votre patience. Lors de vos prochains déplacements n'oubliez surtout pas d'en informer votre agence à l'avance afin de ne pas subir à nouveau ces désagréments.
Le blocage des cartes n'est pas une légende, c' est une pratique illégale car ne fais pas partie des conditions et vous mets dans les ennuis.
N'hésitez pas au retour à demander des indemnités, peut être au bout d'un moment ne le feront ils plus.
ce : "Nous vous conseillons de prévenir votre agence afin que celle-ci soit assurée que ce soit bien vous qui êtes à l'origine de paiements. En effet, dans certains pays ou le niveau de fraude bancaire est élevé, il est d'usage de bloquer la carte afin d'éviter des possibles vols lorsque certaines opérations paraissent suspectes. ceci afin de protéger nos clients "
moi :"je vous rappel que le forfait se nomme LIBERTÉ
ce : " Suite aux échanges que vous avez déjà eu avec votre conseillère, je vous confirme que le remboursement de vos frais est en cours. Cette procédure prends du temps et nous vous remercions pour votre patience. Lors de vos prochains déplacements n'oubliez surtout pas d'en informer votre agence à l'avance afin de ne pas subir à nouveau ces désagréments.
Le blocage des cartes n'est pas une légende, c' est une pratique illégale car ne fais pas partie des conditions et vous mets dans les ennuis.
N'hésitez pas au retour à demander des indemnités, peut être au bout d'un moment ne le feront ils plus.
Aéroport Helsinki: Duty Free et sortie d'avion English translation pending
Bonjour
Ma femme va revenir d'asie du sud le mois prochain elle changent d'avion à Helsinki en Finlande Comme je ne suis jamais passer par cette aéroport et je ne connait pas du tout ce pays j'ai quelques question ???
Les avions qui arrivent sur le tarmac sont ils tracter puis connecter à un accordéon et à un terminal (comme dans les grands aéroport, ou alors faut il passer par une navette bus et attendre quelques minutes sur le tarmac ??? ( car vu la latitude, j'ai peur que mon épouse qui va revenir en ti-short-gilet d'un pays ou il fait 40°c chope la mort ) (à Roissy pas de problème, les avions sont connecter à un accordéon et j’arriverais avec un manteau chaud)
2e question sur le Duty Free de l’aéroport Comme la Finlande fait partis de l'UE normalement ma femme devrais pouvoir me ramener des clopes, alors j'aimerais quelle m’achète 3 cartouches localement ( elle en ramènera déjà 1 depuis chez elle, car localement c'est 10-15 euro la cartouche en duty free) (normalement c'est 1 cartouche hors zone euro, et 4 cartouches zone euro) www.service-public.fr/...liers/vosdroits/F804
j’aimerais connaitre le prix des cigarettes ( le prix de base pour des clope de base type winston malboro camel etc, et aussi la devise locale (euro, couronne etc) ???
même si la devise local n'est pas l'euro, peut on payer en Euro et en cash dans un magasin de clopes duty free de leurs Aeroport ??? (sans avoir à faire un crochet par la case boutique de change) mon épouse aura que 50 minutes de battement pour faire le changement d'avion, elle ne pourra donc pas aller faire le change (mais prendre des clopes au passage si il n'y à pas grand monde) (je me rappelle de l’aéroport de Stockholm, 1 seul boutique de change surcharger à l'autre bout de l’aéroport, 1 heur de queue pour changer 10 euro ... d'un mcdow 🤪)
amicalement
Ma femme va revenir d'asie du sud le mois prochain elle changent d'avion à Helsinki en Finlande Comme je ne suis jamais passer par cette aéroport et je ne connait pas du tout ce pays j'ai quelques question ???
Les avions qui arrivent sur le tarmac sont ils tracter puis connecter à un accordéon et à un terminal (comme dans les grands aéroport, ou alors faut il passer par une navette bus et attendre quelques minutes sur le tarmac ??? ( car vu la latitude, j'ai peur que mon épouse qui va revenir en ti-short-gilet d'un pays ou il fait 40°c chope la mort ) (à Roissy pas de problème, les avions sont connecter à un accordéon et j’arriverais avec un manteau chaud)
2e question sur le Duty Free de l’aéroport Comme la Finlande fait partis de l'UE normalement ma femme devrais pouvoir me ramener des clopes, alors j'aimerais quelle m’achète 3 cartouches localement ( elle en ramènera déjà 1 depuis chez elle, car localement c'est 10-15 euro la cartouche en duty free) (normalement c'est 1 cartouche hors zone euro, et 4 cartouches zone euro) www.service-public.fr/...liers/vosdroits/F804
j’aimerais connaitre le prix des cigarettes ( le prix de base pour des clope de base type winston malboro camel etc, et aussi la devise locale (euro, couronne etc) ???
même si la devise local n'est pas l'euro, peut on payer en Euro et en cash dans un magasin de clopes duty free de leurs Aeroport ??? (sans avoir à faire un crochet par la case boutique de change) mon épouse aura que 50 minutes de battement pour faire le changement d'avion, elle ne pourra donc pas aller faire le change (mais prendre des clopes au passage si il n'y à pas grand monde) (je me rappelle de l’aéroport de Stockholm, 1 seul boutique de change surcharger à l'autre bout de l’aéroport, 1 heur de queue pour changer 10 euro ... d'un mcdow 🤪)
amicalement
Namibie 2015... Brigitte et Franck en Hilux roof-tent English translation pending
Entre 8 500 et 10 000 km à se balader... au gré du vent...
On risque d'arriver 🏴☠️ mais 😎 pour un voyage de 47 jours 😇 sur des pistes 😕 voire 🏴☠️ mais on adooOoore ça 😉. La Liberté est un luxe, on le sait, on se l'offre, on savoure.... et advienne que pourra ! Que les dieux des voyageurs et des bagnoles nous protègent, la Mastercard Gold avec, faut pas déconner non plus !
Windhoek - Caprivi - Ruacana - Epupa Falls - Opuwo - Orupembe - Marienfluss - Hartmann - Purros - Palmwag - Messum Crater - Brandberg - Doros Crater - Twyfelfontein - Kamanjab - Etosha - Tsumeb - Tsumkwe - Gobabis - Fish River Canyon - Rosh Pinah - Lüderitz - Sossusvlei - Walvis Bay - Swakopmund.
Un petit tour dans le Spitzkoppe si en avance 😄... sinon retour maison...
Permettez-moi quelques coquilles à venir...Bien que je soigne mon français . Notamment de jolis colliers San dont j'ai eu un exemplaire entre les mains... perles d’œuf d'Autruche..... Sympa....
Pour ce qui est de ce Carnet, je me suis toujours promis ceci : - éviter les photos classiques d'endroits connus. - montrer les différences uniquement avec chez moi.Par exemple : la Namibie c'est comme la France sauf.............................et c'est partiiiiiiiiiiiiiiii...
Les blogueurs ayant déjà fait de si beaux résumés, je ne vais pas en rajouter... et tenter de montrer ce qui nous a surpris seulement... et qui étonnerait le futur partant. Pourquoi voyager si ce n'est pour trouver un autre monde ?Il me restera un pays à découvrir vraiment : la France !😏
En espérant que vous vous ferez plaisir à me lire. F&B
On risque d'arriver 🏴☠️ mais 😎 pour un voyage de 47 jours 😇 sur des pistes 😕 voire 🏴☠️ mais on adooOoore ça 😉. La Liberté est un luxe, on le sait, on se l'offre, on savoure.... et advienne que pourra ! Que les dieux des voyageurs et des bagnoles nous protègent, la Mastercard Gold avec, faut pas déconner non plus !
Windhoek - Caprivi - Ruacana - Epupa Falls - Opuwo - Orupembe - Marienfluss - Hartmann - Purros - Palmwag - Messum Crater - Brandberg - Doros Crater - Twyfelfontein - Kamanjab - Etosha - Tsumeb - Tsumkwe - Gobabis - Fish River Canyon - Rosh Pinah - Lüderitz - Sossusvlei - Walvis Bay - Swakopmund.
Un petit tour dans le Spitzkoppe si en avance 😄... sinon retour maison...
Permettez-moi quelques coquilles à venir...Bien que je soigne mon français . Notamment de jolis colliers San dont j'ai eu un exemplaire entre les mains... perles d’œuf d'Autruche..... Sympa....
Pour ce qui est de ce Carnet, je me suis toujours promis ceci : - éviter les photos classiques d'endroits connus. - montrer les différences uniquement avec chez moi.Par exemple : la Namibie c'est comme la France sauf.............................et c'est partiiiiiiiiiiiiiiii...
Les blogueurs ayant déjà fait de si beaux résumés, je ne vais pas en rajouter... et tenter de montrer ce qui nous a surpris seulement... et qui étonnerait le futur partant. Pourquoi voyager si ce n'est pour trouver un autre monde ?Il me restera un pays à découvrir vraiment : la France !😏
En espérant que vous vous ferez plaisir à me lire. F&B
Meilleure destination voyage à vélo? English translation pending
Bonjour à tous,
Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !
Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.
Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.
Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...
Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?
Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)
Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !
Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.
Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.
Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...
Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?
Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)
13 syndicats d'Air France menacent d'une grève dure en octobre English translation pending
Les syndicats d'Air France interpellent le gouvernement après les menaces de réduction de vols brandies par la direction si le plan de réduction des coûts ne peut être obtenu par la négociation.
Des représentants syndicaux de la CFE-CGC, de FO et de la CFDT d'Air France ont déclaré mercredi à Reuters qu'ils étaient prêts à s'engager dans une grève "dure" en octobre si la direction annonce effectivement un plan de réduction d'effectifs et de fermetures massives de lignes
http://www.deplacementspros.com/13-syndicats-d-Air-France-ecrivent-a-Manuel-Valls-et-menacent-d-une-greve-dure-en-octobre_a34491.html
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N11M2X720150916?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0
Des représentants syndicaux de la CFE-CGC, de FO et de la CFDT d'Air France ont déclaré mercredi à Reuters qu'ils étaient prêts à s'engager dans une grève "dure" en octobre si la direction annonce effectivement un plan de réduction d'effectifs et de fermetures massives de lignes
http://www.deplacementspros.com/13-syndicats-d-Air-France-ecrivent-a-Manuel-Valls-et-menacent-d-une-greve-dure-en-octobre_a34491.html
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N11M2X720150916?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0
Obligation d'un billet aller-retour pour le visa thaïlandais? English translation pending
Bonjour,
je dois partir en Thaïlande pour passer des diplômes de plongées.Je ne sais pas combien de temps ça va durer et je ne suis pas sur de vouloir rentrer en France tout de suite après.
Est ce que je suis dans l'obligation de prendre un billet aller retour?
Le mail que j'ai reçu du consulat me parle aussi de billet d'entrée et de sortie de quoi s'agit il?
Est ce qu'un billet aller et un billet de sortie en bus pour la Malaisie après 3 mois peut suffire?
Merci d'avance.
Merci d'avance.
Negroes, Apo, Siquijor... les chiens errants English translation pending
Bonjour
J'ai une question dont je n'ai trouve nulle part la reponse dans ce forum. En fevrier prochain nous irons nous balader dans les 3 iles citees. Est ce que les chients errants representent un danger ? J'ai lu que la meilleure facon de decouvrir Siquijor notament etait de louer un scooter. Cheveux au vent on s'y voit deja. Seulement voila. Il y a 15 ans j'ai ete gravement attaquee par un chien de 55 kgs (berger malinois), une pauvre bete maltraitee par ses maitres et enchainee. Cela m'a valu 1 mois d'hopital et des mois supplementaires de reeducation. Le chien a ete abattu par arrete prefectoral. Malgre une therapie et mon immense amour des animaux depuis toujours, cette histoire a laisse des traces. Et j'ai honte de le dire, mais j'ai deja pris un taxi pour faire 400 metres en Thailande ou en Indonesie quand je me suis sentie menacee. Je sais c'est idiot et certains se moqueront, mais je stresse. Pour d'autres c'est les serpents et les insectes, moi c'est les chiens herrants. Des trucs ? Des astuces ?
La trouillarde vous remercie chaleureusement.
J'ai une question dont je n'ai trouve nulle part la reponse dans ce forum. En fevrier prochain nous irons nous balader dans les 3 iles citees. Est ce que les chients errants representent un danger ? J'ai lu que la meilleure facon de decouvrir Siquijor notament etait de louer un scooter. Cheveux au vent on s'y voit deja. Seulement voila. Il y a 15 ans j'ai ete gravement attaquee par un chien de 55 kgs (berger malinois), une pauvre bete maltraitee par ses maitres et enchainee. Cela m'a valu 1 mois d'hopital et des mois supplementaires de reeducation. Le chien a ete abattu par arrete prefectoral. Malgre une therapie et mon immense amour des animaux depuis toujours, cette histoire a laisse des traces. Et j'ai honte de le dire, mais j'ai deja pris un taxi pour faire 400 metres en Thailande ou en Indonesie quand je me suis sentie menacee. Je sais c'est idiot et certains se moqueront, mais je stresse. Pour d'autres c'est les serpents et les insectes, moi c'est les chiens herrants. Des trucs ? Des astuces ?
La trouillarde vous remercie chaleureusement.
Réservation vol Paris/Miami - différence de prix entre TO et site direct English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche à réserver un vol pour ma soeur pour Paris/Miami du 21 novembre au 28 novembre (les dates sont non flexibles malheuresement). Donc comme toujours, je commence à regarder par les sites tels que liligo, kayak ou go voyage. Sur liligo, j'ai trouvé un vol avec Air Europa via la bourse des vols pour 488€ avec escale.
Comme je réserver toujours en direct sur la compagnie, je me dirige donc naturellement vers le site d'air europa et là, impossible de retrouver ce tarif ou bien quelque chose qui y ressemble. Le vol est à 796€!
vous arrivez à expliquer une tel différence de prix alors que ce sont les mêmes vols?
merci d'avance pour vos lumières!
Je cherche à réserver un vol pour ma soeur pour Paris/Miami du 21 novembre au 28 novembre (les dates sont non flexibles malheuresement). Donc comme toujours, je commence à regarder par les sites tels que liligo, kayak ou go voyage. Sur liligo, j'ai trouvé un vol avec Air Europa via la bourse des vols pour 488€ avec escale.
Comme je réserver toujours en direct sur la compagnie, je me dirige donc naturellement vers le site d'air europa et là, impossible de retrouver ce tarif ou bien quelque chose qui y ressemble. Le vol est à 796€!
vous arrivez à expliquer une tel différence de prix alors que ce sont les mêmes vols?merci d'avance pour vos lumières!
Retour sur mon voyage à Bali, août 2015 English translation pending
De retour de 3 semaines à Bali et Lombok, je tenais à faire part de mon ressenti quant à ce voyage, si cela peut aider. Il y a autant d’avis que de personnes donc ce n’est pas évident de se faire une idée avant de partir.
En ce qui concerne mon compagnon et moi, nous avons été déçus par notre voyage. Etant donné l’enthousiasme de beaucoup de voyageurs, nous nous attendions à autre chose.
Nous avons aimé la beauté des rizières et des temples hindouistes. Nous avons apprécié les spectacles de danses traditionnelles à Ubud, la forêt des singes, la grotte de l’éléphant. Nous sommes aussi contents du cours de cuisine balinaise que nous avons pris. C’est d’ailleurs à Ubud où nous avons le mieux mangé, notamment au Melting Wok tenu par une Française. A Amed, nous avons fait du snorkelling, c’était superbe. Depuis Lombok, nous avons pu aller sur Gili Air et Gili Meno avec leurs superbes paysages de carte postale. Nous avons également apprécié les massages balinais.
Comme nous nous sommes débrouillés par nous-mêmes, nous rencontrions beaucoup de difficultés. On essaie toujours de faire payer aux Occidentaux 10 fois le prix des choses ou des services ou on ne rend pas forcément bien la monnaie. Il faut toujours tout négocier.On se sent toujours oppressé.
Attention les scooters ne sont pas assurés. On a dû payer en rendant notre scooter à Amed car apparemment nous l’avions griffé. Après, nous prenions toujours en photo le scooter avant de débuter la location. Si on veut prendre un bateau, c’est forcément compliqué. Les horaires sont aléatoires et on essaie d’embrouiller les touristes pour qu’ils prennent un speedboat privé plutôt que le bateau public. A Gili Air, on nous dit de revenir à 16h pour le bateau de retour, quand on est arrivé, il était déjà parti depuis 10 minutes… Heureusement il y en avait un dernier après. Quand on a voulu aller à Gili Meno, on nous dit de prendre le bateau de 10h, quand on arrive : pas de bateau car pas assez de monde donc à nous de prendre un bateau privé… Le ferry à Padang Bai était dans un état assez lamentable, tout rouillé et tout sale. On était noir sur nos jambes, des blattes couraient sur la crasse du sol… A Bali, pas de gestion des déchets, libre à chacun de faire brûler ses ordures ou de les jeter sur le bord des routes, dans les ruisseaux ou dans les rizières. Il y a forcément un grand manque d’hygiène, beaucoup de puanteur dans les rues (compensées tout de même par les odeurs d’encens)… Voilà ce que nous pouvons pu voir en vivant en immersion…
Ah oui et je conseille de vous procurer une carte SIM, qui nous a permis de pouvoir utiliser notre GPS en scooter, car il n’y a quasiment pas d’indications sur les routes et ne pas compter sur les locaux pour vous indiquer la route, vous allez vous retrouver à l’opposé…
Après je pense que quand on part avec une agence ou quand on dispose d’un chauffeur privé, on est relativement protégé de tous les aspects négatifs que j’ai évoqués.
Si mes réflexions peuvent être utiles...
En ce qui concerne mon compagnon et moi, nous avons été déçus par notre voyage. Etant donné l’enthousiasme de beaucoup de voyageurs, nous nous attendions à autre chose.
Nous avons aimé la beauté des rizières et des temples hindouistes. Nous avons apprécié les spectacles de danses traditionnelles à Ubud, la forêt des singes, la grotte de l’éléphant. Nous sommes aussi contents du cours de cuisine balinaise que nous avons pris. C’est d’ailleurs à Ubud où nous avons le mieux mangé, notamment au Melting Wok tenu par une Française. A Amed, nous avons fait du snorkelling, c’était superbe. Depuis Lombok, nous avons pu aller sur Gili Air et Gili Meno avec leurs superbes paysages de carte postale. Nous avons également apprécié les massages balinais.
Comme nous nous sommes débrouillés par nous-mêmes, nous rencontrions beaucoup de difficultés. On essaie toujours de faire payer aux Occidentaux 10 fois le prix des choses ou des services ou on ne rend pas forcément bien la monnaie. Il faut toujours tout négocier.On se sent toujours oppressé.
Attention les scooters ne sont pas assurés. On a dû payer en rendant notre scooter à Amed car apparemment nous l’avions griffé. Après, nous prenions toujours en photo le scooter avant de débuter la location. Si on veut prendre un bateau, c’est forcément compliqué. Les horaires sont aléatoires et on essaie d’embrouiller les touristes pour qu’ils prennent un speedboat privé plutôt que le bateau public. A Gili Air, on nous dit de revenir à 16h pour le bateau de retour, quand on est arrivé, il était déjà parti depuis 10 minutes… Heureusement il y en avait un dernier après. Quand on a voulu aller à Gili Meno, on nous dit de prendre le bateau de 10h, quand on arrive : pas de bateau car pas assez de monde donc à nous de prendre un bateau privé… Le ferry à Padang Bai était dans un état assez lamentable, tout rouillé et tout sale. On était noir sur nos jambes, des blattes couraient sur la crasse du sol… A Bali, pas de gestion des déchets, libre à chacun de faire brûler ses ordures ou de les jeter sur le bord des routes, dans les ruisseaux ou dans les rizières. Il y a forcément un grand manque d’hygiène, beaucoup de puanteur dans les rues (compensées tout de même par les odeurs d’encens)… Voilà ce que nous pouvons pu voir en vivant en immersion…
Ah oui et je conseille de vous procurer une carte SIM, qui nous a permis de pouvoir utiliser notre GPS en scooter, car il n’y a quasiment pas d’indications sur les routes et ne pas compter sur les locaux pour vous indiquer la route, vous allez vous retrouver à l’opposé…
Après je pense que quand on part avec une agence ou quand on dispose d’un chauffeur privé, on est relativement protégé de tous les aspects négatifs que j’ai évoqués.
Si mes réflexions peuvent être utiles...
Différences entre Ko Chang et Ko Samui? English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer 20j fin février 2016 sur l'une de ces 2 iles. Mais laquelle 😕
Nous recherchons un endroit avec de jolies plages (comme tout le monde), une station un peu animée avec marché de nuit, restos, magasins, mais pas de grandes artères ou de boites de nuit.
Que l'on puisse aussi, louer un scotter, et partir à la découverte de beaux endroits, avec des hôtels à prix abordables dans les 1700 baths.
Que nous conseillez-vous, entre Ko Chang et Ko Samui ???
Merci pour vos infos 🙂
Nous allons passer 20j fin février 2016 sur l'une de ces 2 iles. Mais laquelle 😕
Nous recherchons un endroit avec de jolies plages (comme tout le monde), une station un peu animée avec marché de nuit, restos, magasins, mais pas de grandes artères ou de boites de nuit.
Que l'on puisse aussi, louer un scotter, et partir à la découverte de beaux endroits, avec des hôtels à prix abordables dans les 1700 baths.
Que nous conseillez-vous, entre Ko Chang et Ko Samui ???
Merci pour vos infos 🙂
Bangkok: Une bombe explose près d'un centre commercial, au moins 12 morts English translation pending
Une bombe a explosé ce lundi à Erawan Shrine, dans le centre de Bangkok.
Il y aurait au moins 12 morts et 20 blessés.
L'engin a explosé près d'un temple, sur ce grand carrefour de la capitale,
a précisé le chef de la police nationale, Prawut Thawornsiri.
« Je peux confirmer qu'il s'agit d'une bombe, mais je ne peux pas dire de quelle sorte, nous vérifions », a-t-il indiqué. Peu après le drame, plusieurs corps démembrés étaient visibles sur les lieux de l'explosion à l'extérieur du sanctuaire d'Erawan, situé en plein cœur de la capitale thaïlandaise, au milieu d'immenses centres commerciaux et des gratte-ciel. Des médias thaïlandais avaient auparavant fait état d'un bilan de cinq morts et 20 blessés.
source: http://www.ouest-france.fr/bangkok-une-explosion-dans-un-centre-commercial-des-victimes-probables-3626599
a précisé le chef de la police nationale, Prawut Thawornsiri.
« Je peux confirmer qu'il s'agit d'une bombe, mais je ne peux pas dire de quelle sorte, nous vérifions », a-t-il indiqué. Peu après le drame, plusieurs corps démembrés étaient visibles sur les lieux de l'explosion à l'extérieur du sanctuaire d'Erawan, situé en plein cœur de la capitale thaïlandaise, au milieu d'immenses centres commerciaux et des gratte-ciel. Des médias thaïlandais avaient auparavant fait état d'un bilan de cinq morts et 20 blessés.
source: http://www.ouest-france.fr/bangkok-une-explosion-dans-un-centre-commercial-des-victimes-probables-3626599
Achat de perroquets à Bangkok English translation pending
bonjour a tous
je voulais savoir ou peut on acheter un couple de perroquet si je suis a bkk centre disons a victory monument puis le prix et enfin pour faire sortir coté douane y a t il un problème en effet pour prendre l avion si on refuse de vous embarquer
merci pour vos réponse
White Sands National Park: deux Français sont morts English translation pending
bonjour
Je suis tombé par hasard sur l'article suivant .
Deux français victimes d'un coup de chaleur décèdent sur Alkali Trail !!!
Je suis d'autant plus bouleversé que j'ai fait cette rando il y a quelques semaines (mais c'était en fin de journée -donc moins chaud- pour profiter du soleil couchant).
C'est très triste.
Je suis d'autant plus bouleversé que j'ai fait cette rando il y a quelques semaines (mais c'était en fin de journée -donc moins chaud- pour profiter du soleil couchant).
C'est très triste.
Temps nécessaire d'Orly à Charles-de-Gaulle, terminal 2E ou 2F English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence a stresser sérieusement pour mon prochain départ qui est le jeudi 17 Août 2015 , mon problème est le suivant:
J'arrive à Orly le jeudi matin à 7h40 a.m., mon prochain vol, décollage à 10h45 toujours vols effectués par Air- France navette Air-France entre les 2 aéroports. Dois-je prendre un bagage en soute ou simplement cabine (je pars 3 semaines en Inde)Vais-je avoir le temps de prendre mon deuxième vol sachant que l'enregistrement se termine 1 heure avant le décollage?
Merci de me renseigner si vous avez fait ce transfert récemment, car plus les jours passent plus le stress et l'incertitude s'emparent de moi. 😕
J'arrive à Orly le jeudi matin à 7h40 a.m., mon prochain vol, décollage à 10h45 toujours vols effectués par Air- France navette Air-France entre les 2 aéroports. Dois-je prendre un bagage en soute ou simplement cabine (je pars 3 semaines en Inde)Vais-je avoir le temps de prendre mon deuxième vol sachant que l'enregistrement se termine 1 heure avant le décollage?
Merci de me renseigner si vous avez fait ce transfert récemment, car plus les jours passent plus le stress et l'incertitude s'emparent de moi. 😕
Récit: dix jours au Yucatan English translation pending
Allo !
Je reviens de 10 jours au Yucatan et, comme d'habitude, je poste quelques commentaires en espérant que ça puisse aider.
Note préliminaire 1 : on a fait 9 nuits /10 via airbnb ; après l'Italie l'an passé, je suis définitivement convaincu. Les chambres sont souvent plus mignonnes que dans les hôtels, beaucoup plus centrales pour une fraction du prix, plus conviviales et on rencontre des gens qui vivent sur place, avec tous leurs conseils et leurs sourires. Je n'ai jamais payé plus que 80 CAD soit 50 euros environ pour des appartements indépendants, en plein centre des villes, parfois avec piscine.
Note préliminaire 2 : après nous être badigeonnés de crème solaire top qualité pendant neuf jours et avoir développé un joli début de bronzage, on l'a un peu échappé le 10e jour (sortie en mer sur un bateau supposément ombragé) et on a pris des coups de soleil de malade, limite 3e degré. Le soleil ne rigole pas au Mexique. Sortez protégés.
De manière générale, il faisait en effet très chaud entre le 17 et le 27 juillet, surtout en arrivant du Québec, mais entre clim et ventilateurs on s'en est à peu près sortis. Par ailleurs hormis deux énormes orages à Valladolid en fin d'aprem, pas une goutte de pluie, donc la "saison des pluies" ne nous a franchement pas gâché les vacances.
Jour 1 : arrivée à Cancun à 23h en raison d'un avion retardé, nous embarquons dans ce qui sera notre seul colectivo du voyage, erreur a priori puisqu'il fait d'abord tout le tour de la zona hoteleria pour déposer les passagers dans leurs tout-inclus avant de nous lâcher en dernier au centre-ville. Erreur mais instructive puisque nous avons pu découvrir l'ambiance de la zona un vendredi soir avec ses danseuses semi-nues de 18 ans et ses gringos ivres et bruyants, après environ 45 min dans les bouchons qui menaient au Coco Bongo et autres clubs. On aura eu notre leçon et ça a confirmé nos plans de départ rapide ;-)
Jour 2 : première matinée "d'adaptation au Mexique" autour du Mercado 28 de Cancun Ciudad proche duquel nous logions. Les boutiques sont très touristiques et pas très intéressantes mais les restos sont plus relax. Premiers huevos motulenos, spécialité yucateca de petit dej dont je raffolerai plus d'une fois par la suite. Le centre de Cancun est dénué d'îlots de verdure (grosses avenues, circulation intense) et on souffre un peu - à 15h voiture réservée pour la semaine et nous voici sur la route. A 15h15, première arrestation par un policier en moto qui prétend qu'on a excédé les limites de vitesse alors que tout le monde nous dépassait. Tentative un peu gauche d'extorsion contre laquelle on se défend dans les trois langues plus celle des signes jusqu'à ce que, lassé, il nous laisse partir. On se fera arrêter une autre fois à Mérida mais pour un contrôle de routine très poli et sans problème, sous l'oeil des mitrailleuses...
De la conduite : à part les topes un peu partout et les dépassements par la droite dans les grosses villes comme dans les petites rues, c'est moins difficile que j'aurais cru : trop de circulation = pas de grande vitesse en ville, et les autoroutes sont suffisamment peu achalandées pour que la conduite y soit un charme. Mais attention aux ralentisseurs dans les villages !
Vers 17h arrivée à Valladolid, petite ville sympatoche avec un coquet centre colonial agencé autour d'une petite église, et un grand couvent au fond de la rue 41A, cette dernière pavée et très calme. Sorti des quatre rues du centre, ça devient très vite une ville typique de pays en développement, trottoirs étroits et peu éclairés, odeurs de pétrole et de grillades, petits commerces sans gloire. Ca m'a beaucoup rappelé Hanoi ou Katmandou, j'étais aux anges mais il n'y a pas grand chose à voir. On a quand même découvert un excellent resto de quartier au coin des rues 42 et 31 : la Selva. Déco et service impeccables, excellents salbutes et sopa de lima, et la meilleure michelada du voyage (michelada = cocktail de bière blonde, jus de citron, worcestershire et salsa picante, hmm !)
Jour 3 : Ek-Balam le matin. Notre première ruine maya, peu fréquentée, à-demi enfouie dans la jungle et dotée d'une des rares pyramides qu'on peut encore escalader. La vue du sommet est superbe et la fierté d'y être montée exaltante (un mexicain avait parti Rocky sur son cellulaire pour monter les marches deux par deux 😛). On a beaucoup aimé le site archéologique mais surtout : nous étions pratiquement les seuls à avoir marché les 15 minutes sur le petit sentier qui mène au cenote Xcan Che, qui fut notre plus beau cenote du voyage (peut-être parce que le premier ?) : ouvert au ciel, vert émeraude, racines de bananiers, quasiment personne dedans. Comme un flash du paradis. Un petit resto à côté sert des spécialités mayas pas mauvaises. Poc-chuc, horchata, agua de jamaica, toujours rafraichissant.
L'après-midi, deux autres cenotes, le "double bill" de Dzitnup / Samula. Ce dernier est plus impressionnant je trouve mais les deux se complètent bien. Ici, il y avait beaucoup de touristes, mexicains surtout (vacances nationales obligent) mais pour 15 minutes de trempette on s'en accommode, d'autant que c'est rare de nager dans une caverne obscure en s'accrochant aux stalactites. On voulait aller voir le cimetière de Valladolid en rentrant, il paraît qu'il est très joli, mais nous n'avons pas eu le temps.
Jour 4 : départ matinal vers Chichen Itza, que beaucoup décrient sur ce forum. Eh bien oui c'est le plus visité du Mexique, mais franchement j'ai beaucoup aimé. Le site est tellement immense qu'on y est parfois seuls, même autour du Castillo la foule s'étale paisiblement (l'espace à découvert est grand comme 4 terrains de foot), je me suis juste senti un peu oppressé dans le Jeu de balle, sans doute toutes les énergies des anciens joueurs mayas qui rebondissaient sur les murs ;-) Le site est quand même super bien conservé, l'observatoire est intéressant, la plateforme des crânes aussi. L'un dans l'autre : oui il y a des bus immenses sur le stationnement, oui il y a plein de vendeurs plutôt gentils et pas harcelants, et ce serait vraiment con d'être au Yucatan sans y passer, un peu aller au Caire et snober les pyramides de Giza...
A la sortie, arrêt lunch dans un village anonyme a 15km, poulet bbq pas super cuit dont on soupçonne qu'il nous a rendus malades deux jours plus tard, mais portion ultra généreuse d'avocat et de riz, et beau sourire de la patronne. On était juste en face d'un cenote (Yokdzonot ?), mignonnet aussi et autogéré par une coopérative maya. Ca nous a bien rafraîchi.
Puis route d'une traite jusqu'à Mérida, mon coup de coeur du voyage. A mon sens, sauf tout-inclus sur la riviera, tout voyage au Yucatan doit nécessairement inclure quelques jours à Mérida, qui est d'ailleurs la seule "ville" de la région avec sa vraie vie, ses échanges commerciaux, sa programmation culturelle, et son anonymat aussi, qui fait un bien fou. Les spectacles gratuits extérieurs tous les soirs sont vraiment sympathiques et les rues du centre, d'architecture coloniale et toutes bariolées de vert, de bleu, de rose, sont vraiment agréables et super sécuritaires, même en pleine nuit. En plus bien entendu du zocalo, j'ai beaucoup aimé les places Hidalgo, Santa Lucia et Santiago, toutes dans un rayon de 10 minutes. Moins séduit par le Paseo Montejo, supposée "Champs-Élysées de Mérida", plutôt beauf j'ai trouvé. Le nouveau Gran Museo del Mundo maya m'a un peu déçu : très excentré, mal scénographié et finalement peu informatif, malgré certes quelques très belles pièces de terre cuite (vaisselle, statuettes) et plusieurs films d'animation qui reconstituent les sites et les villages mayas de l'époque. On a peu galéré pour trouver le marché d'artisanat, dans une foule super intense le mercredi matin : odeurs de viande, klaxons, coups de coude, stands de jus de fruits, ça grouille et ça tourbillonne. Dépaysement garanti ! On a acheté quelques robes mayas pour nos nièces, et un chapeau hipi-hapa en tresses de sisal pour moi ;-) c'est supposé chasser les moustiques naturellement ! (voir coopérative YaaKun Maya calle 62 x 59).
Resto : on a beaucoup aimé la Chaya Maya, rue 55 x 60, excellente présentation et bonnes spécialités mayas ; et le déjeuner pris dans un petit resto coin 55 x 70 où on est allés deux fois (ne pas confondre avec le centre culturel La68, une rue avant, pas bon du tout). Pour le reste, un peu déçu par les restos, on a eu du mal à cibler des choses je pense. On a bu des coups au Pancho's (calle 59) qui était rigolo avec sa déco kitsch et son immense poster du sous-commandant Marcos dans le patio, mais bouffe pas super.
Jour 5 : on a voulu faire la ruta puuc dans son entièreté mais on s'est levés un peu trop tard et la route était plus longue qu'il n'y paraissait. Je recommanderai de prendre une chambre sur la route (Ticul, Uxmal...) et de la faire en deux jours pour vraiment en profiter. Pour nous : on a filé jusqu'aux grottes de Lultun par la route 188, nous perdant dans Ticul et Oxcutzcab, villages qui semblaient à 100% maya avec de gros marchés agricoles et de vieilles églises coloniales à l'abandon depuis 200 ans, vues étonnantes depuis la route. Après deux heures à batailler, les grottes ont été un vrai coup de coeur : la Catedral naturelle est merveilleuse, les guides avenants (pourboire fixe à 500 pesos) et le puits de jour dans la dernière caverne est impressionnant.
Sortis vers 14h, on a dû filer vers Uxmal avant la fermeture, sans visiter aucun des autres sites sur la route. Uxmal à 15h en plein été : on était une vingtaine sur le site !! Exceptionnel ! Les quatre façades sculptées du quadrilatère des nonnes sont merveilleuses, le petit pigeonnier du fond est très fin, les deux pyramides époustouflantes, d'autant qu'on peut monter au sommet de la deuxième - vue incroyable ! Un détour à faire absolument ! Par contre, quitte à me répéter, je trouve qu'il complète très bien Chichen Itza plus qu'il ne la remplace : faites les deux !
Jour 6 : Mérida, marché et musée, évoqués plus haut.
Jour 7 : longue route de retour vers la côte, avec escale à Izamal dont le couvent est très très joli, quoique rapidement visité. Le petit musée payant au fond n'a aucun intérêt puisqu'il donne accès à l'arrière de la chapelle de la vierge mais que la vierge elle-même est exposée dans l'église dont l'accès est gratuit. Belles photos à prendre du couvent, du cloître et du centre-ville totalement jaune citron. La pyramide en pleine ville est également assez drôle. Bref : y passer deux nuits doit être assez long mais en petite étape de deux heures sur la route entre Mérida et ailleurs, c'est très bien.
Sur l'autoroute, pause impromptue a l'aire de repos juste au nord de Valladolid, où j'ai mangé une torta de lomitos (spécialité de Vall.) qui fut l'un de mes meilleurs repas du séjour !
Arrivée à Tulum vers 17h pour découvrir - mais pourquoi VF n'en parle pratiquement pas ?? - que depuis novembre 2014 toute la riviera maya est envahie par la sargasse, une algue endémique aux Caraïbes. Il semblerait que la destruction des mangroves (construction d'hôtels), l'affaiblissement des coraux (plongées) et le réchauffement des eaux en sont la cause. Dans les faits, l'eau turquoise est rendue marron-noire, il y a un tas d'algues immense sur la plage en quasi continuité sur tout le littoral et ça pue assez fort dans les cabanas. Je me suis quand même baigné parce que je n'avais plus sauté dans des vagues depuis six ans mais ce n'était pas les images paradisiaques des guides. Après avoir soupé au très trendy, très cher mais effectivement très bon Casa Banana (salades de calamars et de poulpe avec crème d'avocat hyper généreuse), et avoir sondé quelques contacts sur la côte, nous avons décidé de filer dès le lendemain tout au nord, en laissant faire la réserve de Sian Kaan (ce qui sera mon seul regret : pas vu un singe ni un toucan du voyage :p).
Jour 8 : visite quand même des ruines de Tulum le matin, celles qu'on a le moins aimé : le site est petit et ultra visité, on a attendu 30 minutes au gros soleil juste pour acheter les billets, impossible de marcher en bord de plage car tout le monde fait des selfies, et en plus ma blonde s'est faite mordre par une mouche à chevreuil !! ca lui a fait bien mal !!
Excédés et pied sur l'accélérateur, deux heures plus tard on débarquait à Isla Mujeres pour les trois dernières nuits. Grosse surprise - je m'attendais à un mini Cancun, j'ai découvert un vrai petit port de pêcheurs avec sa vie, ses enfants, ses restos pour mexicains et sa taverne, qui fut la seule où on aura bu des bières (hors resto) dans une région où très majoritairement les gens ne semblent pas boire en dehors des occasions spéciales. On logeait sur la calle Bravo juste au-dessus de la petite place qui accueille l'Église et le Palacio del Gobierno, il y avait une fête de quartier le premier soir et des ados qui jouent à la balle tous les soirs. Excellente taqueria sur le coin (Casa de Maderia). Tout en restant à 10-15 minutes à pied de Playa Norte - eaux effectivement ultra turquoise, sable ultra blanc, pas une vague : parfait pour s'écraser deux après-midi et regarder l'incroyable coucher de soleil en buvant des margaritas servies sous une palapa sur la plage - et a trois minutes de la calle Miguel Hidalgo où se concentre toute l'action (boutiques de souvenirs et restos ouverts tard - d'ailleurs parmi toutes les pizzerias et burger bars, UN SEUL resto mexicain très inclusif et sympa, dont j'ai oublié le nom - il est juste en face du Rolandis et fait du poisson Tikin-Xic, autre spécialité maya).
Jour 9 : on est partis vers Punta Sur pour voir le petit temple mais l'accès était payant et ça avait l'air tout petit. On est repartis à pied vers les plage de la côte ouest (Garrafon, Indios, Lancheros) - attention : aucune plage publique !! elles sont toutes cadenassées par des restos et il faut consommer pour y accéder (un coca est toléré). A part Playa Norte on n'a rien trouvé de public dans toute l'île, autant dire que la journée a été longue et chaude. On s'est quand même arrêtés à la Granja Tortuga où ils essaient d'élever et de réintroduire des tortues marines. Très bien avec des enfants (qui adorent nourrir les tortues !), un peu court pour deux adultes seuls. La côte Est avait l'air beaucoup plus belle (et publique pour le coup) mais il semblerait que courants et rochers limitent sérieusement la baignade - qui en saurait davantage ?
Jour 10 : on a finalement craqué pour les requins-baleines ! Et ce fut l'une de mes grandes déceptions du séjour. Peut-être que nous n'avons pas eu de chance et que d'habitude il y a plein d'immenses poissons pour que tout le monde ait son compte. Notre jour à nous : un seul bébé de 2 ans et 3-4 mètres environ dans toute la zone d'observation : on était donc jusqu'à 40 bateaux et 200 nageurs pour un pauvre bébé requin qui a du stresser sa vie. Tous les bateaux a moteur encerclent le pauvre pitou, on vous jette par groupes de deux plongeurs qui deviennent vite 20, 30, à palmer comme des malades dans le visage les uns des autres, on ne voit rien du tout et ca me parait pas du tout écolo et gentil pour le poisson. Après, le guide et le capitaine étaient super sympas, belle sortie en mer quand même (quelques dauphins et tortues marines) et le ceviche du retour délicieux. Mais je ne recommanderais pas les requins baleines à un ami. En plus on a perdu notre appareil photo et probablement chopé un cancer de la peau 😕
Jour 11 : quasiment 20h dans les transports pour faire Isla Mujeres - Montreal, entre ferrys qui partent davantage aux heures qu'aux demi-heures, orages sur le Québec et avion-plus-de-gas détourné à Syracuse. On est rentrés vivants mais avec une bouteille de tequila brisée dans le sac......
Conclusion : beaux dix jours, très chaud, bouffe très bonne mais tant qu'à mois vraiment répétitive (sous dix mille noms différents, ça finit quand même toujours par du poulet ou du porc mariné et roulé dans une tortilla...), population adorable, ruines incroyables, révélation avec les cenotes uniques au monde, envie d'y retourner et découvrir d'autres régions.
Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas à me contacter !
Je reviens de 10 jours au Yucatan et, comme d'habitude, je poste quelques commentaires en espérant que ça puisse aider.
Note préliminaire 1 : on a fait 9 nuits /10 via airbnb ; après l'Italie l'an passé, je suis définitivement convaincu. Les chambres sont souvent plus mignonnes que dans les hôtels, beaucoup plus centrales pour une fraction du prix, plus conviviales et on rencontre des gens qui vivent sur place, avec tous leurs conseils et leurs sourires. Je n'ai jamais payé plus que 80 CAD soit 50 euros environ pour des appartements indépendants, en plein centre des villes, parfois avec piscine.
Note préliminaire 2 : après nous être badigeonnés de crème solaire top qualité pendant neuf jours et avoir développé un joli début de bronzage, on l'a un peu échappé le 10e jour (sortie en mer sur un bateau supposément ombragé) et on a pris des coups de soleil de malade, limite 3e degré. Le soleil ne rigole pas au Mexique. Sortez protégés.
De manière générale, il faisait en effet très chaud entre le 17 et le 27 juillet, surtout en arrivant du Québec, mais entre clim et ventilateurs on s'en est à peu près sortis. Par ailleurs hormis deux énormes orages à Valladolid en fin d'aprem, pas une goutte de pluie, donc la "saison des pluies" ne nous a franchement pas gâché les vacances.
Jour 1 : arrivée à Cancun à 23h en raison d'un avion retardé, nous embarquons dans ce qui sera notre seul colectivo du voyage, erreur a priori puisqu'il fait d'abord tout le tour de la zona hoteleria pour déposer les passagers dans leurs tout-inclus avant de nous lâcher en dernier au centre-ville. Erreur mais instructive puisque nous avons pu découvrir l'ambiance de la zona un vendredi soir avec ses danseuses semi-nues de 18 ans et ses gringos ivres et bruyants, après environ 45 min dans les bouchons qui menaient au Coco Bongo et autres clubs. On aura eu notre leçon et ça a confirmé nos plans de départ rapide ;-)
Jour 2 : première matinée "d'adaptation au Mexique" autour du Mercado 28 de Cancun Ciudad proche duquel nous logions. Les boutiques sont très touristiques et pas très intéressantes mais les restos sont plus relax. Premiers huevos motulenos, spécialité yucateca de petit dej dont je raffolerai plus d'une fois par la suite. Le centre de Cancun est dénué d'îlots de verdure (grosses avenues, circulation intense) et on souffre un peu - à 15h voiture réservée pour la semaine et nous voici sur la route. A 15h15, première arrestation par un policier en moto qui prétend qu'on a excédé les limites de vitesse alors que tout le monde nous dépassait. Tentative un peu gauche d'extorsion contre laquelle on se défend dans les trois langues plus celle des signes jusqu'à ce que, lassé, il nous laisse partir. On se fera arrêter une autre fois à Mérida mais pour un contrôle de routine très poli et sans problème, sous l'oeil des mitrailleuses...
De la conduite : à part les topes un peu partout et les dépassements par la droite dans les grosses villes comme dans les petites rues, c'est moins difficile que j'aurais cru : trop de circulation = pas de grande vitesse en ville, et les autoroutes sont suffisamment peu achalandées pour que la conduite y soit un charme. Mais attention aux ralentisseurs dans les villages !
Vers 17h arrivée à Valladolid, petite ville sympatoche avec un coquet centre colonial agencé autour d'une petite église, et un grand couvent au fond de la rue 41A, cette dernière pavée et très calme. Sorti des quatre rues du centre, ça devient très vite une ville typique de pays en développement, trottoirs étroits et peu éclairés, odeurs de pétrole et de grillades, petits commerces sans gloire. Ca m'a beaucoup rappelé Hanoi ou Katmandou, j'étais aux anges mais il n'y a pas grand chose à voir. On a quand même découvert un excellent resto de quartier au coin des rues 42 et 31 : la Selva. Déco et service impeccables, excellents salbutes et sopa de lima, et la meilleure michelada du voyage (michelada = cocktail de bière blonde, jus de citron, worcestershire et salsa picante, hmm !)
Jour 3 : Ek-Balam le matin. Notre première ruine maya, peu fréquentée, à-demi enfouie dans la jungle et dotée d'une des rares pyramides qu'on peut encore escalader. La vue du sommet est superbe et la fierté d'y être montée exaltante (un mexicain avait parti Rocky sur son cellulaire pour monter les marches deux par deux 😛). On a beaucoup aimé le site archéologique mais surtout : nous étions pratiquement les seuls à avoir marché les 15 minutes sur le petit sentier qui mène au cenote Xcan Che, qui fut notre plus beau cenote du voyage (peut-être parce que le premier ?) : ouvert au ciel, vert émeraude, racines de bananiers, quasiment personne dedans. Comme un flash du paradis. Un petit resto à côté sert des spécialités mayas pas mauvaises. Poc-chuc, horchata, agua de jamaica, toujours rafraichissant.
L'après-midi, deux autres cenotes, le "double bill" de Dzitnup / Samula. Ce dernier est plus impressionnant je trouve mais les deux se complètent bien. Ici, il y avait beaucoup de touristes, mexicains surtout (vacances nationales obligent) mais pour 15 minutes de trempette on s'en accommode, d'autant que c'est rare de nager dans une caverne obscure en s'accrochant aux stalactites. On voulait aller voir le cimetière de Valladolid en rentrant, il paraît qu'il est très joli, mais nous n'avons pas eu le temps.
Jour 4 : départ matinal vers Chichen Itza, que beaucoup décrient sur ce forum. Eh bien oui c'est le plus visité du Mexique, mais franchement j'ai beaucoup aimé. Le site est tellement immense qu'on y est parfois seuls, même autour du Castillo la foule s'étale paisiblement (l'espace à découvert est grand comme 4 terrains de foot), je me suis juste senti un peu oppressé dans le Jeu de balle, sans doute toutes les énergies des anciens joueurs mayas qui rebondissaient sur les murs ;-) Le site est quand même super bien conservé, l'observatoire est intéressant, la plateforme des crânes aussi. L'un dans l'autre : oui il y a des bus immenses sur le stationnement, oui il y a plein de vendeurs plutôt gentils et pas harcelants, et ce serait vraiment con d'être au Yucatan sans y passer, un peu aller au Caire et snober les pyramides de Giza...
A la sortie, arrêt lunch dans un village anonyme a 15km, poulet bbq pas super cuit dont on soupçonne qu'il nous a rendus malades deux jours plus tard, mais portion ultra généreuse d'avocat et de riz, et beau sourire de la patronne. On était juste en face d'un cenote (Yokdzonot ?), mignonnet aussi et autogéré par une coopérative maya. Ca nous a bien rafraîchi.
Puis route d'une traite jusqu'à Mérida, mon coup de coeur du voyage. A mon sens, sauf tout-inclus sur la riviera, tout voyage au Yucatan doit nécessairement inclure quelques jours à Mérida, qui est d'ailleurs la seule "ville" de la région avec sa vraie vie, ses échanges commerciaux, sa programmation culturelle, et son anonymat aussi, qui fait un bien fou. Les spectacles gratuits extérieurs tous les soirs sont vraiment sympathiques et les rues du centre, d'architecture coloniale et toutes bariolées de vert, de bleu, de rose, sont vraiment agréables et super sécuritaires, même en pleine nuit. En plus bien entendu du zocalo, j'ai beaucoup aimé les places Hidalgo, Santa Lucia et Santiago, toutes dans un rayon de 10 minutes. Moins séduit par le Paseo Montejo, supposée "Champs-Élysées de Mérida", plutôt beauf j'ai trouvé. Le nouveau Gran Museo del Mundo maya m'a un peu déçu : très excentré, mal scénographié et finalement peu informatif, malgré certes quelques très belles pièces de terre cuite (vaisselle, statuettes) et plusieurs films d'animation qui reconstituent les sites et les villages mayas de l'époque. On a peu galéré pour trouver le marché d'artisanat, dans une foule super intense le mercredi matin : odeurs de viande, klaxons, coups de coude, stands de jus de fruits, ça grouille et ça tourbillonne. Dépaysement garanti ! On a acheté quelques robes mayas pour nos nièces, et un chapeau hipi-hapa en tresses de sisal pour moi ;-) c'est supposé chasser les moustiques naturellement ! (voir coopérative YaaKun Maya calle 62 x 59).
Resto : on a beaucoup aimé la Chaya Maya, rue 55 x 60, excellente présentation et bonnes spécialités mayas ; et le déjeuner pris dans un petit resto coin 55 x 70 où on est allés deux fois (ne pas confondre avec le centre culturel La68, une rue avant, pas bon du tout). Pour le reste, un peu déçu par les restos, on a eu du mal à cibler des choses je pense. On a bu des coups au Pancho's (calle 59) qui était rigolo avec sa déco kitsch et son immense poster du sous-commandant Marcos dans le patio, mais bouffe pas super.
Jour 5 : on a voulu faire la ruta puuc dans son entièreté mais on s'est levés un peu trop tard et la route était plus longue qu'il n'y paraissait. Je recommanderai de prendre une chambre sur la route (Ticul, Uxmal...) et de la faire en deux jours pour vraiment en profiter. Pour nous : on a filé jusqu'aux grottes de Lultun par la route 188, nous perdant dans Ticul et Oxcutzcab, villages qui semblaient à 100% maya avec de gros marchés agricoles et de vieilles églises coloniales à l'abandon depuis 200 ans, vues étonnantes depuis la route. Après deux heures à batailler, les grottes ont été un vrai coup de coeur : la Catedral naturelle est merveilleuse, les guides avenants (pourboire fixe à 500 pesos) et le puits de jour dans la dernière caverne est impressionnant.
Sortis vers 14h, on a dû filer vers Uxmal avant la fermeture, sans visiter aucun des autres sites sur la route. Uxmal à 15h en plein été : on était une vingtaine sur le site !! Exceptionnel ! Les quatre façades sculptées du quadrilatère des nonnes sont merveilleuses, le petit pigeonnier du fond est très fin, les deux pyramides époustouflantes, d'autant qu'on peut monter au sommet de la deuxième - vue incroyable ! Un détour à faire absolument ! Par contre, quitte à me répéter, je trouve qu'il complète très bien Chichen Itza plus qu'il ne la remplace : faites les deux !
Jour 6 : Mérida, marché et musée, évoqués plus haut.
Jour 7 : longue route de retour vers la côte, avec escale à Izamal dont le couvent est très très joli, quoique rapidement visité. Le petit musée payant au fond n'a aucun intérêt puisqu'il donne accès à l'arrière de la chapelle de la vierge mais que la vierge elle-même est exposée dans l'église dont l'accès est gratuit. Belles photos à prendre du couvent, du cloître et du centre-ville totalement jaune citron. La pyramide en pleine ville est également assez drôle. Bref : y passer deux nuits doit être assez long mais en petite étape de deux heures sur la route entre Mérida et ailleurs, c'est très bien.
Sur l'autoroute, pause impromptue a l'aire de repos juste au nord de Valladolid, où j'ai mangé une torta de lomitos (spécialité de Vall.) qui fut l'un de mes meilleurs repas du séjour !
Arrivée à Tulum vers 17h pour découvrir - mais pourquoi VF n'en parle pratiquement pas ?? - que depuis novembre 2014 toute la riviera maya est envahie par la sargasse, une algue endémique aux Caraïbes. Il semblerait que la destruction des mangroves (construction d'hôtels), l'affaiblissement des coraux (plongées) et le réchauffement des eaux en sont la cause. Dans les faits, l'eau turquoise est rendue marron-noire, il y a un tas d'algues immense sur la plage en quasi continuité sur tout le littoral et ça pue assez fort dans les cabanas. Je me suis quand même baigné parce que je n'avais plus sauté dans des vagues depuis six ans mais ce n'était pas les images paradisiaques des guides. Après avoir soupé au très trendy, très cher mais effectivement très bon Casa Banana (salades de calamars et de poulpe avec crème d'avocat hyper généreuse), et avoir sondé quelques contacts sur la côte, nous avons décidé de filer dès le lendemain tout au nord, en laissant faire la réserve de Sian Kaan (ce qui sera mon seul regret : pas vu un singe ni un toucan du voyage :p).
Jour 8 : visite quand même des ruines de Tulum le matin, celles qu'on a le moins aimé : le site est petit et ultra visité, on a attendu 30 minutes au gros soleil juste pour acheter les billets, impossible de marcher en bord de plage car tout le monde fait des selfies, et en plus ma blonde s'est faite mordre par une mouche à chevreuil !! ca lui a fait bien mal !!
Excédés et pied sur l'accélérateur, deux heures plus tard on débarquait à Isla Mujeres pour les trois dernières nuits. Grosse surprise - je m'attendais à un mini Cancun, j'ai découvert un vrai petit port de pêcheurs avec sa vie, ses enfants, ses restos pour mexicains et sa taverne, qui fut la seule où on aura bu des bières (hors resto) dans une région où très majoritairement les gens ne semblent pas boire en dehors des occasions spéciales. On logeait sur la calle Bravo juste au-dessus de la petite place qui accueille l'Église et le Palacio del Gobierno, il y avait une fête de quartier le premier soir et des ados qui jouent à la balle tous les soirs. Excellente taqueria sur le coin (Casa de Maderia). Tout en restant à 10-15 minutes à pied de Playa Norte - eaux effectivement ultra turquoise, sable ultra blanc, pas une vague : parfait pour s'écraser deux après-midi et regarder l'incroyable coucher de soleil en buvant des margaritas servies sous une palapa sur la plage - et a trois minutes de la calle Miguel Hidalgo où se concentre toute l'action (boutiques de souvenirs et restos ouverts tard - d'ailleurs parmi toutes les pizzerias et burger bars, UN SEUL resto mexicain très inclusif et sympa, dont j'ai oublié le nom - il est juste en face du Rolandis et fait du poisson Tikin-Xic, autre spécialité maya).
Jour 9 : on est partis vers Punta Sur pour voir le petit temple mais l'accès était payant et ça avait l'air tout petit. On est repartis à pied vers les plage de la côte ouest (Garrafon, Indios, Lancheros) - attention : aucune plage publique !! elles sont toutes cadenassées par des restos et il faut consommer pour y accéder (un coca est toléré). A part Playa Norte on n'a rien trouvé de public dans toute l'île, autant dire que la journée a été longue et chaude. On s'est quand même arrêtés à la Granja Tortuga où ils essaient d'élever et de réintroduire des tortues marines. Très bien avec des enfants (qui adorent nourrir les tortues !), un peu court pour deux adultes seuls. La côte Est avait l'air beaucoup plus belle (et publique pour le coup) mais il semblerait que courants et rochers limitent sérieusement la baignade - qui en saurait davantage ?
Jour 10 : on a finalement craqué pour les requins-baleines ! Et ce fut l'une de mes grandes déceptions du séjour. Peut-être que nous n'avons pas eu de chance et que d'habitude il y a plein d'immenses poissons pour que tout le monde ait son compte. Notre jour à nous : un seul bébé de 2 ans et 3-4 mètres environ dans toute la zone d'observation : on était donc jusqu'à 40 bateaux et 200 nageurs pour un pauvre bébé requin qui a du stresser sa vie. Tous les bateaux a moteur encerclent le pauvre pitou, on vous jette par groupes de deux plongeurs qui deviennent vite 20, 30, à palmer comme des malades dans le visage les uns des autres, on ne voit rien du tout et ca me parait pas du tout écolo et gentil pour le poisson. Après, le guide et le capitaine étaient super sympas, belle sortie en mer quand même (quelques dauphins et tortues marines) et le ceviche du retour délicieux. Mais je ne recommanderais pas les requins baleines à un ami. En plus on a perdu notre appareil photo et probablement chopé un cancer de la peau 😕
Jour 11 : quasiment 20h dans les transports pour faire Isla Mujeres - Montreal, entre ferrys qui partent davantage aux heures qu'aux demi-heures, orages sur le Québec et avion-plus-de-gas détourné à Syracuse. On est rentrés vivants mais avec une bouteille de tequila brisée dans le sac......
Conclusion : beaux dix jours, très chaud, bouffe très bonne mais tant qu'à mois vraiment répétitive (sous dix mille noms différents, ça finit quand même toujours par du poulet ou du porc mariné et roulé dans une tortilla...), population adorable, ruines incroyables, révélation avec les cenotes uniques au monde, envie d'y retourner et découvrir d'autres régions.
Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas à me contacter !
Circuit d'une petite partie du Tamil Nadu English translation pending
Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur ces villes et villages.
Je ne désire pas dépasser ces limites pour cette fois, sachant que je connais déjà bcp l'Inde puisque ce sera mon 9ème voyage en ce pays envoutant!
Je ne sais pas très bien comment organiser l'ordre de ce circuit. Juste que je commence par Pondichery une semaine.
Dois je rester dans les grandes villes et louer une voiture pour circuiter jour par jour et revenir dans la ville? Dois je louer une voiture pour tout le circuit et ainsi dormir chaque fois ailleurs?
Voici mes endroits: Pondichéry Tiruvannamalai Gingee Auroville Pichavaram Chidambaram Sirkhali (Sirkazhi) Tiruvengadu Tirukaddaiyur Tharangambadi Tranquebar Karaikal Tiruchenkatengudi (entre Karikal et Thirunallar) Tirunallar Pullaneshvaram Tirukaddaiyur Nagappattinam Velankanni Kodikkarai Pattukkotai Tiruvavur Kumbakonam Dharasuram (=Darasuram) Swamimalai Tiruvalenchuzhi (=Tiruvalanjuli) Tirunadeshvaram Gangaikondacholapuram Tanjore Pullamangai (15 km avant d’arriver à Tanjore) Papanasham Tiruvayyaru (12 km de Tanjore) Narthamalai Kunnandarkovil pattukkotai Pudukkotai Sittannavasal Narthamalai Kudumiyamalai Viralimalai (26 km au N de Trichy) Trichy tiruvanaikkaval Tiruchirapalli (10 km du centre) Ile de Shrirangam Gunashekara (=Gunaseela) 25 km de Trichy Karambanur Vélore Kanchipuram Uttaramerur 30 km de Kanchipuram Vedantagal (sanctuaire des oiseaux) Tiruttani 42 km de Kanchipuram Cheyyur 30 km de Mahabalipuram avant Merkanam Tirukalikundram Mahabalipuram Chennai.
Merci pour vos réponses (si j'en ai...) Marie
Dois je rester dans les grandes villes et louer une voiture pour circuiter jour par jour et revenir dans la ville? Dois je louer une voiture pour tout le circuit et ainsi dormir chaque fois ailleurs?
Voici mes endroits: Pondichéry Tiruvannamalai Gingee Auroville Pichavaram Chidambaram Sirkhali (Sirkazhi) Tiruvengadu Tirukaddaiyur Tharangambadi Tranquebar Karaikal Tiruchenkatengudi (entre Karikal et Thirunallar) Tirunallar Pullaneshvaram Tirukaddaiyur Nagappattinam Velankanni Kodikkarai Pattukkotai Tiruvavur Kumbakonam Dharasuram (=Darasuram) Swamimalai Tiruvalenchuzhi (=Tiruvalanjuli) Tirunadeshvaram Gangaikondacholapuram Tanjore Pullamangai (15 km avant d’arriver à Tanjore) Papanasham Tiruvayyaru (12 km de Tanjore) Narthamalai Kunnandarkovil pattukkotai Pudukkotai Sittannavasal Narthamalai Kudumiyamalai Viralimalai (26 km au N de Trichy) Trichy tiruvanaikkaval Tiruchirapalli (10 km du centre) Ile de Shrirangam Gunashekara (=Gunaseela) 25 km de Trichy Karambanur Vélore Kanchipuram Uttaramerur 30 km de Kanchipuram Vedantagal (sanctuaire des oiseaux) Tiruttani 42 km de Kanchipuram Cheyyur 30 km de Mahabalipuram avant Merkanam Tirukalikundram Mahabalipuram Chennai.
Merci pour vos réponses (si j'en ai...) Marie
CNI périmée depuis peu, voyage en Croatie English translation pending
Bonjour,
Je vous présente rapidement ma situation. Je compte partir une semaine en Croatie et en voiture (du 8 au 15 Aout) avec deux amis. Le problème est le suivant : un de mes amis à sa cni périmée depuis Mai 2015. J'ai bien noté la note du ministère qui informe que la Croatie sait et approuve la prolongation +5 ans des cni depuis Juin 2015 (papier à l'appui du ministère en croate au pire des cas). Le problème est que mon ami était mineur au moment de la délivrance de la carte, la prolongation +5ans n'étant donc pas valable (précisons : il a aujourd'hui 24 ans).
Ma question est donc la suivante : selon vous, le risque pris si on décide quand même de partir est-il trop grand? Les autorités douanières croates contrôlent-elles toujours autant? Peuvent-ils être conciliants vis_à_vis du fait que la cni était délivré quand mon ami était mineur ? Le risque de se faire refouler est-il trop grand?
En vous remerciant par avance pour vos réponses franches,
Cordialement,
Je vous présente rapidement ma situation. Je compte partir une semaine en Croatie et en voiture (du 8 au 15 Aout) avec deux amis. Le problème est le suivant : un de mes amis à sa cni périmée depuis Mai 2015. J'ai bien noté la note du ministère qui informe que la Croatie sait et approuve la prolongation +5 ans des cni depuis Juin 2015 (papier à l'appui du ministère en croate au pire des cas). Le problème est que mon ami était mineur au moment de la délivrance de la carte, la prolongation +5ans n'étant donc pas valable (précisons : il a aujourd'hui 24 ans).
Ma question est donc la suivante : selon vous, le risque pris si on décide quand même de partir est-il trop grand? Les autorités douanières croates contrôlent-elles toujours autant? Peuvent-ils être conciliants vis_à_vis du fait que la cni était délivré quand mon ami était mineur ? Le risque de se faire refouler est-il trop grand?
En vous remerciant par avance pour vos réponses franches,
Cordialement,
Un périple fantastique en Pays Inca English translation pending
Bonjour à tous,
De retour du Pérou, je souhaitais vous faire partager ces fabuleux moments passés sur place et éventuellement aider ceux qui sont en pleine préparation (les veinards).
Voici jour par jour le récit de ce voyage à travers des paysages grandioses.
Le voyage a été préparé 5 mois à l'avance pour un départ en août 2014. Le circuit était classique : Lima-Paracas-Nasca-Arequipa-Colca-Titikaka-Cusco-Pissac-Ollantay-Machu Picchu-Cusco.
Jour 1 : Lundi 18/08/2014 : Le Grand départ
Il est très tôt et c'est le grand départ. Un grand voyage nous attend : Marseille-Madrid-Miami-Lima. Tous les vols sont ponctuels, les transits se passent bien. American Airlines est une compagnie correct en terme de ponctualité. En terme de prestations c'est catastrophique (vieux avions, pas de tv personnelle, membres d'équipages peu enclins à satisfaire les clients et repas bof bof. Mais bon, nous sommes arrivés entiers.
Jour 2 : Mardi 19/08/2014 : Lima la grise
Météo : gris et froid, 13°C
Notre hôtel se situe à Miraflorès. En trente minutes de bus, nous voici au centre historique. La matinée est consacrée à la visite de la cathédrale, avec une petite guide péruvienne adorable et parfaitement francophone. Vient ensuite la relève de la garde, pompeuse et un peu inutile... Après un délicieux repas, nous visitons le couvent San Francisco. Le site est magnifique, mais la visite est d'une nullité implacable. Notre guide parle un anglais incompréhensible, elle est peu aimable et se montre très pressée d'en finir, c'est expéditif...ce ne sera pas notre meilleur souvenir de voyage.
Il fait froid et nous n'avons pas prévu assez de pulls, mais les boutiques ne manquent pas et les vêtement en fausse laine d'alpaca à 15€ feront l'affaire. Je ne quitterai plus ce pull !!
En soirée, nous visitons Miraflorès jusqu'aux falaises qui surplombent l'océan. Le quartier est sûr et le coucher de soleil sur le Pacifique est...gris... L'atmosphère froide et grise donne un aspect lugubre à Lima.


Jour 3 : Mercredi 20/08/2014 : Cap Au Sud
Météo : soleil, 20°CUn taxi nous emmène chez Europcar, pour récupérer notre location de voiture. Armés d'un GPS, nous quittons la grisaille en direction de Paracas. Nous y arrivons en fin de matinée.
C'est une étape reposante, en bord de mer, avec des plages envahies d'oiseaux de toute sorte (cormorans, pélicans, fous de bassan...). On se sent ici au bout du monde et les restos de poissons bordant la plage sont délicieux.
La quiétude règne, dommage que notre hôtel soit si cher et si minable (Hotel Posada del Emancipador)

Jour 4 : Jeudi 21/08/2014 : A l'assaut des îles et du désert.
Météo : Soleil, vent, 20°C
Nous avons acheté depuis la France, une excursion vers les îles Ballestas et la réserve de Paracas. On vient donc nous chercher le matin et on nous emmène aux embarcadères. Nous montons sur de petites barques à moteur, et c'est parti !! La mer est peu agitée et le spectacle est grandiose. Ces milliers d'oiseaux, ces manchots de Humbolt, ces otaries qui cohabitent sur ces quelques rochers escarpés seront un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
Sur le retour le candélabre nous accueille avec de grandioses murs de sable. On imagine les premiers colons espagnols arrivant par la mer et découvrant ce désert extraordinaire.
Après la "croisière", nous partons pour la réserve avec notre guide et notre chauffeur. Nous visitons au passage le petit musée intéressant, puis les paysages de désert se dévoilent. Cette réserve et grandiose, les plages superbes, et le choc entre l'océan et les dunes est inoubliable.
Vous l'avez compris, j'ai aimé...
Après un bon repas tardif à Paracas, nous reprenons la route, toujours vers le sud, vers Nazca. Nous nous arrêtons au mirador de Nazca, en bord de la Panaméricaine, pour voir les figures accessibles.
Notre hôtel sera beaucoup mieux, et les resto sont toujours aussi bons.



Jour 5 : Vendredi 22/08/2014 : Les lignes Mystérieuses
Météo : Soleil 20°C
Nous avons réservé, là aussi, depuis la France (avec la même agence que Paracas), le fameux survol des lignes de Nazca.
A 7h, un minibus vient nous chercher et nous emmène à l'aéroport. Nous attendons plus d'une heure, puis embarquons dans ce qu'il convient d'appeler un manège à sensations. Les personnes ayant le mal au cœur doivent s'abstenir. Les lignes sont magnifiques, ce moment est unique, et vaut vraiment le coup, mais heureusement que cela ne dure que 30 minutes, car, c'est tout retournés, que nous revenons sur le plancher des vaches.
A 12h00, nous reprenons la route. Ce sera la plus longue étape et la plus pénible. Nous allons à Arequipa. La route est en très bon état, les paysages époustouflants, sont dantesques, mais il y a des millions de camions qui roulent à 40km/h. Il nous faudra plus de 9heures pour atteindre Arequipa, complètement exténués et énervés.
La voiture restera au garage durant les prochaines 30 heures.


Jour 6 : samedi 23/08/2014 : La ville de la Lune
Météo : soleil, 15°C
Arequipa est sans contestation possible, une très belle ville. La couvent Santa Catalina, le musée de la momie Juanita, les églises, la grande place, les ruelles... nous y passons une excellente journée.
Et...décidément, la cuisine péruvienne mérite son classement à l'UNESCO.


Jour 7 : dimanche 24/08/2014 : Vers Colca
météo : soleil, vent de malade, 15°C
Nous vivons ce matin, notre premier mouvement de panique. Le garage où nous avons laissé la voiture est fermé !!! Après avoir tambouriné à la porte, appelé en renfort une charmante policière, qui nous offre son aide, le gardien finit par arriver...ouf !!
Nous prenons la route, et nous apercevons, que...LE GPS A DISPARU !! resté posé sur une valise, dans la rue, alors que l'on paniquait pour le garage, il a été sans doute volé...malgré nos recherches, il ne réapparaîtra pas.
Complètement déboussolés, et à nouveau énervé, nous partons pour Colca. Nous trouvons sans trop de difficulté la bonne route. La montée est là aussi, envahie de camion, ça rame, ça rame...puis l'altiplano change, les vigognes font leur apparition, le ciel voilé devient bleu azur, waouh !!!
Nous arrivons en fin de matinée à Colca, nous déjeunons au tradicion colca, un superbe hôtel.
On nous déconseille d'aller au canyon en début d'après midi, car les condors n'y sont pas. Il faut y aller très tôt le matin. Après réflexion, nous y allons quand même.
La piste tape fesse se fait très bien sans 4x4. Le vent est démentiel. A chaque mirador, nous avalons des kilos de sable. Puis miracle, au dernier Mirador, plus un brin de vent, le soleil commence à décliner, le canyon est magnifique, et il y a même...des condors !! Nous y passons un long moment, plein de quiétude et sans aucun car de touriste à l'horizon.
En soirée, nous montons dans la tour d'astronomie du tradicion colca, pour une exploration des étoiles, quel moment magique !! Mars, saturne, andromède, le téléscope voit tout.
Puis durant le dîner, des petites filles en tenues traditionnelles font leur show aux quelques 12 touristes attablés ce soir là.
Le soir, en lisant le guide du routard du Brésil (notre prochaine étape) je découvre qu'il est obligatoire d'avoir le vaccin de la fièvre jaune lorsqu'on voyage vers ce pays, depuis un autre pays d'Amérique du sud...oups, sentiment de panique.



Jour 8 : lundi 25/08/2014 : résolvons les problèmes
Météo : gris 9°C
Nous reprenons la route vers Puno, envahie de travaux et de camions... Sans GPS, nous manquons la bifurcation et nous retrouvons en plein centre ville de l'horrible Juliaca. Ce ne sera pas facile, mais nous retrouvons la bonne route à force de "dondé està Puno ?"
Notre hôtel sera le Mirador del Titikaka : un des meilleurs accueils jamais reçu dans notre vie.
Nous faisons part au responsable de notre problème de GPS et de vaccin. Il nous indique la seule boutique d'électronique de la ville, puis nous prend rendez-vous à la clinique privée avec un ami médecin pour le lendemain.
Nous descendons à Puno en taxi (marre de conduire...)
Nous trouvons le même GPS à 150$ (sinon Europcar nous aurait facturé 450$...), réservons notre tour vers les îles Uros et Taquile pour le lendemain, puis localisons la clinique.
Il fait froid, nous sommes épuisés et l'altitude nous met à plat. Le dîner à l'hôtel n'est pas fantastique, mais ça passe.
Jour 9 : mardi 26/07/2014 : El Gran Lago
Météo : soleil, vent, 12°C
Levés aux aurores, notre chauffeur de taxi, toujours le même depuis la veille, nous emmène au port pour le départ. Nous retrouvons quelques touristes, puis nous partons pour les îles Uros.
Nous pensions y trouver une attraction du style Disney, mais nous avons été bluffés. Certes, c'est très touristique, mais il y a un petit quelque chose d'émouvant dans ces îles flottantes et dans ces habitants.
Nous passons du temps à discuter avec une dame adorable qui nous raconte son mode de vie, l'école, le tissage, sans vouloir à tout prix nous vendre son artisanat.
Après une heure sur les îles flottantes, nous repartons émus pour Taquile.
Taquile est une île en dur. Ses paysages font penser à Malte ou à la Grèce et il règne ici, une immense quiétude.
La visite avec notre guide, passionnant est vraiment très sympa. Le repas est délicieux et l'on nous explique les coutumes et l'histoire de ces indiens du bout du monde. C'est génial !!
Le bateau, nous ramène vers Puno, nous sommes zen, c'était une journée magnifique.
Le vaccin de la fièvre jaune, dans la clinique, est juste une formalité. Au final, il nous a coûté 10 fois moins cher que si on l'avait fait en France...

Jour 10 : mercredi 27/07/2014 : En route pour Cuzco
Météo : soleil 15°C
La journée commence mal : NOUS SOMMES EN PANNE DE BATTERIE. LA VOITURE NE DÉMARRE PAS !!
J'appelle à nouveau Europcar, qui m'invite à me débrouiller...ils n'ont pas d'agence à Puno et ne nous dépanneront pas. Aussi, je dois changer la batterie moi même, payer et ils me rembourseront au retour.
Encore une fois, le gérant du Mirador del Titikaka nous apporte son aide. Son ami chauffeur de taxi m'accompagne gratuitement en ville pour acheter une batterie puis il la change. La voiture redémarre, ouf !! Mais nous avons perdu 2 heures. Avec la note en poche (majorée un peu...je l'avoue), nous partons pour Cuzco.
Nous traversons Juliaca facilement (c'est plus facile avec un nouveau GPS), puis roulons roulons roulons... Peu de camions sur cette portion, mais beaucoup de chiens errants suicidaires et d'alpacas couchés sur la route... Ce n'est pas de tout repos.
Arrivés à Cuzco, nous rendons notre m**** de voiture à Europcar, qui nous rembourse les frais engagés sans rechigner.
Nous découvrons notre hôtel : le RUMIWASI dont les chambres sont fantastiques. Depuis la France, j'ai réservé avec eux, une excursion vers la vallée sacrée des incas (sites de Ollantytambo et Pisac)
En soirée, il n'est pas difficile de trouver un bon restaurant, mais les rabatteurs pullulent ici, on ressent le tourisme de masse.
Jour 11 : jeudi 28/08/2014 La vallée sacrée des Incas
Météo : gris, vent 15°C
L'excursion commence aux aurores. Nous avons laissé nos grosses valise à l'hôtel Rumiwasi car nous partons pour 3 jours dans les montagnes...il y a parait-il un site connu par ici.
Notre "tour" pour touristes nous emmène tout d'abord dans un marché couvert, nous faisons le plein de souvenirs. On nous promet que nos achats aident les péruviens et que les souvenirs achetés ne sont pas fabriqués en Chine.
Notre guide se prend un peu la tête avec un péruvien, membre de notre groupe, qui ne cesse de le contredire à propos du gouvernement, du développement du pays, etc...Du coup, on en apprend vraiment sur la vraie vie au Pérou, différente de celle racontée par les guides. C'est intéressant, même si à la base c'est une discussion houleuse.
Nous arrivons au très beau site de PIssac, que nous visitons au pas de course, dommage...
Le déjeuner buffet, se passe dans une grande posada envahie de groupe, où la cuisine semble industrielle...
L'après midi, nous visitons Ollantay au pas de course également. Le site est noir de monde, dommage...
Le bus nous abandonne ici. Demain, nous prenons le train pour Aguascalientes. Il est 17h00, nous découvrons la quiétude retrouvée d'Ollantaytambo. Les touristes sont repartis (sauf nous) et nous explorons le joli village. C'est un moment de bonheur, nous rencontrons des gens magnifiques.

Jour 12 : Vendredi 29/08/2014 : En voiture !!
Météo : Soleil, 25°C
Le train part vers 11h00, nous continuons d'explorer Ollantay et ses réserves à grain situées à l'opposé du site Inca. Il n'y a pas un chat. Nous nous sentons l'âme d'aventuriers.
Puis nous nous rendons à la gare, direction Aguascalientes. Le voyage se passe très bien, avec une belle rencontre là aussi.
Aguascalientes est une ville touristique, mais son côté bout du monde nous a plu. Accessible uniquement en train ou à pied, il n' y a pas de voiture et ce n'est pas pour nous déplaire.
Nous testons les bains chauds, puis nous nous couchons de bonne heure.
Jour 13 : Samedi 30/08/2014 : Le grand jour
Météo : Gris, pluie, soleil, 28°C
Il est 3h du matin, le réveil sonne... CAP SUR LA MACHUUUUUUUU PICCHUUUUU 200 personnes font déjà la queue alors que le premier bus n'est pas encore monté...ça promet. Après une longue attente, nous arrivons sur le site englué dans la brume. Le site est mystérieux, étrange...on distingue à peine les murs de pierre fantomatiques.
Il est 7 heures, nous entamons la montée du Huanapicchu (les billets ont été achetés depuis la France, 3 mois avant le départ, il n'y a pour grimper sur le Huanapicchu, que 200 places à 7h00 et 200 places à 10h00, c'est tout). Ça grimpe sévère, mais le jeu en vaut la chandelle.
Arrivés au sommet, la vue est grandiose. Les dernières brumes se dissipent, Machu Picchu émerge tel un vaisseau de pierre. Oui on en pleurerait presque !!
Une fois en bas, nous entamons la visite du site. Mais il y a trop de monde, et c'est pénible...nous nous cachons contre un mur et attaquons le pique nique (en cachette, c'est interdit), puis vient l'heure de la sieste, dans l'herbe.
Vers 14h, les groupes sont presque tous partis, nous pouvons visiter tranquillement. Certains endroits de cette véritable ville sont déserts, c'est un pur bonheur.
Nous nous amusons avec quelques lamas, fans de peaux de banane...un grand moment.
Puis, à la fermeture du site, nous reprenons le bus vers Aguas Calientes, les yeux remplis de belles choses.


Jour 14 : Dimanche 31/08/2014 : Retour à Cuzco
Méteo : Gris, pluie 13°C
Le train du matin nous ramène à Ollantay. De là, un taxi nous ramène à Cuzco. Nous retrouvons le Rumiwasi, puis partons à l'assaut de la très belle capitale des Incas. La cathédrales, les rues colorées, les marchés...tout est beau. MAIS tout est très (trop) touristique.
Il est interdit de prendre des photos dans toutes les églises, dans les musées et les entrées sont chères.
Jour 15 : Lundi 1/09/2014 : Cuzco, la suite
La ville est grande, et nous poursuivons la visite des abbayes, des églises et des musées. Certains quartiers comme San Blas, sont très sympas. Nous faisons très attention aux pick pockets qui sévissent.
C'est notre dernier jour au Pérou, ce pays va nous manquer avec ses contrastes et ses contradictions.


Jour 16 : Mardi 2/09/2014 : Bye bye Pérou :
Nous décollons de Cuzco à destination de Lima. De là, un autre avion, nous emmènera aux Chutes d'Iguazu, au Brésil. Le voyage n'est pas fini pour autant...
Si l'on fait la synthèse de ce séjour en + et en - cela donnerait :
Les Plus :Une facilité pour voyager par soi-mêmeDe bons hôtelsUne cuisine extraordinairement bonneDe bonnes infrastructures touristiques : on voit qu'ils ont l'habitudeUn peuple gentil et serviableDes sites grandioses et mythiquesDes villes très intéressantes sur le plan culturelDes paysages à couper le souffleLes moins :Un pays très cher : si l'on ajoute les billets d'avion, les entrées des sites, les trains, bus, locations de voiture, c'est un voyage très cherDes routes infernales envahies de camions et d'animauxL'altitude peut vous pourrir la vieLe tourisme de masse à Cuzco et au Machu PicchuEuropcar...Louer une voiture permet plus de liberté, mais la fatigue et les frayeurs en valent-ils la chandelle ?L'insécurité : le vol du GPS nous rappelle qu'il faut une vigilance de tous les instants.Mes moments préférés pour conclure :L'après midi passé à Paracas à observer les oiseauxLes quelques heures passées dans la réserve de Paracas et les îls BallestasLa vue des condors au Canyon de ColcaL'observation des étoiles au Tradicion ColcaLa rencontre et les échanges avec le gérant du Mirador del TitikakaLa journée aux îles Uros et TaquileLa soirée passée à OllantayLa Machu Picchu sans touriste en fin d'après midiSi bien sûr, vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à les poser.
Bons voyages, chers amis voyageurs.
De retour du Pérou, je souhaitais vous faire partager ces fabuleux moments passés sur place et éventuellement aider ceux qui sont en pleine préparation (les veinards).
Voici jour par jour le récit de ce voyage à travers des paysages grandioses.
Le voyage a été préparé 5 mois à l'avance pour un départ en août 2014. Le circuit était classique : Lima-Paracas-Nasca-Arequipa-Colca-Titikaka-Cusco-Pissac-Ollantay-Machu Picchu-Cusco.
Jour 1 : Lundi 18/08/2014 : Le Grand départ
Il est très tôt et c'est le grand départ. Un grand voyage nous attend : Marseille-Madrid-Miami-Lima. Tous les vols sont ponctuels, les transits se passent bien. American Airlines est une compagnie correct en terme de ponctualité. En terme de prestations c'est catastrophique (vieux avions, pas de tv personnelle, membres d'équipages peu enclins à satisfaire les clients et repas bof bof. Mais bon, nous sommes arrivés entiers.
Jour 2 : Mardi 19/08/2014 : Lima la grise
Météo : gris et froid, 13°C
Notre hôtel se situe à Miraflorès. En trente minutes de bus, nous voici au centre historique. La matinée est consacrée à la visite de la cathédrale, avec une petite guide péruvienne adorable et parfaitement francophone. Vient ensuite la relève de la garde, pompeuse et un peu inutile... Après un délicieux repas, nous visitons le couvent San Francisco. Le site est magnifique, mais la visite est d'une nullité implacable. Notre guide parle un anglais incompréhensible, elle est peu aimable et se montre très pressée d'en finir, c'est expéditif...ce ne sera pas notre meilleur souvenir de voyage.
Il fait froid et nous n'avons pas prévu assez de pulls, mais les boutiques ne manquent pas et les vêtement en fausse laine d'alpaca à 15€ feront l'affaire. Je ne quitterai plus ce pull !!
En soirée, nous visitons Miraflorès jusqu'aux falaises qui surplombent l'océan. Le quartier est sûr et le coucher de soleil sur le Pacifique est...gris... L'atmosphère froide et grise donne un aspect lugubre à Lima.


Jour 3 : Mercredi 20/08/2014 : Cap Au Sud
Météo : soleil, 20°CUn taxi nous emmène chez Europcar, pour récupérer notre location de voiture. Armés d'un GPS, nous quittons la grisaille en direction de Paracas. Nous y arrivons en fin de matinée.
C'est une étape reposante, en bord de mer, avec des plages envahies d'oiseaux de toute sorte (cormorans, pélicans, fous de bassan...). On se sent ici au bout du monde et les restos de poissons bordant la plage sont délicieux.
La quiétude règne, dommage que notre hôtel soit si cher et si minable (Hotel Posada del Emancipador)

Jour 4 : Jeudi 21/08/2014 : A l'assaut des îles et du désert.
Météo : Soleil, vent, 20°C
Nous avons acheté depuis la France, une excursion vers les îles Ballestas et la réserve de Paracas. On vient donc nous chercher le matin et on nous emmène aux embarcadères. Nous montons sur de petites barques à moteur, et c'est parti !! La mer est peu agitée et le spectacle est grandiose. Ces milliers d'oiseaux, ces manchots de Humbolt, ces otaries qui cohabitent sur ces quelques rochers escarpés seront un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
Sur le retour le candélabre nous accueille avec de grandioses murs de sable. On imagine les premiers colons espagnols arrivant par la mer et découvrant ce désert extraordinaire.
Après la "croisière", nous partons pour la réserve avec notre guide et notre chauffeur. Nous visitons au passage le petit musée intéressant, puis les paysages de désert se dévoilent. Cette réserve et grandiose, les plages superbes, et le choc entre l'océan et les dunes est inoubliable.
Vous l'avez compris, j'ai aimé...
Après un bon repas tardif à Paracas, nous reprenons la route, toujours vers le sud, vers Nazca. Nous nous arrêtons au mirador de Nazca, en bord de la Panaméricaine, pour voir les figures accessibles.
Notre hôtel sera beaucoup mieux, et les resto sont toujours aussi bons.



Jour 5 : Vendredi 22/08/2014 : Les lignes Mystérieuses
Météo : Soleil 20°C
Nous avons réservé, là aussi, depuis la France (avec la même agence que Paracas), le fameux survol des lignes de Nazca.
A 7h, un minibus vient nous chercher et nous emmène à l'aéroport. Nous attendons plus d'une heure, puis embarquons dans ce qu'il convient d'appeler un manège à sensations. Les personnes ayant le mal au cœur doivent s'abstenir. Les lignes sont magnifiques, ce moment est unique, et vaut vraiment le coup, mais heureusement que cela ne dure que 30 minutes, car, c'est tout retournés, que nous revenons sur le plancher des vaches.
A 12h00, nous reprenons la route. Ce sera la plus longue étape et la plus pénible. Nous allons à Arequipa. La route est en très bon état, les paysages époustouflants, sont dantesques, mais il y a des millions de camions qui roulent à 40km/h. Il nous faudra plus de 9heures pour atteindre Arequipa, complètement exténués et énervés.
La voiture restera au garage durant les prochaines 30 heures.


Jour 6 : samedi 23/08/2014 : La ville de la Lune
Météo : soleil, 15°C
Arequipa est sans contestation possible, une très belle ville. La couvent Santa Catalina, le musée de la momie Juanita, les églises, la grande place, les ruelles... nous y passons une excellente journée.
Et...décidément, la cuisine péruvienne mérite son classement à l'UNESCO.


Jour 7 : dimanche 24/08/2014 : Vers Colca
météo : soleil, vent de malade, 15°C
Nous vivons ce matin, notre premier mouvement de panique. Le garage où nous avons laissé la voiture est fermé !!! Après avoir tambouriné à la porte, appelé en renfort une charmante policière, qui nous offre son aide, le gardien finit par arriver...ouf !!
Nous prenons la route, et nous apercevons, que...LE GPS A DISPARU !! resté posé sur une valise, dans la rue, alors que l'on paniquait pour le garage, il a été sans doute volé...malgré nos recherches, il ne réapparaîtra pas.
Complètement déboussolés, et à nouveau énervé, nous partons pour Colca. Nous trouvons sans trop de difficulté la bonne route. La montée est là aussi, envahie de camion, ça rame, ça rame...puis l'altiplano change, les vigognes font leur apparition, le ciel voilé devient bleu azur, waouh !!!
Nous arrivons en fin de matinée à Colca, nous déjeunons au tradicion colca, un superbe hôtel.
On nous déconseille d'aller au canyon en début d'après midi, car les condors n'y sont pas. Il faut y aller très tôt le matin. Après réflexion, nous y allons quand même.
La piste tape fesse se fait très bien sans 4x4. Le vent est démentiel. A chaque mirador, nous avalons des kilos de sable. Puis miracle, au dernier Mirador, plus un brin de vent, le soleil commence à décliner, le canyon est magnifique, et il y a même...des condors !! Nous y passons un long moment, plein de quiétude et sans aucun car de touriste à l'horizon.
En soirée, nous montons dans la tour d'astronomie du tradicion colca, pour une exploration des étoiles, quel moment magique !! Mars, saturne, andromède, le téléscope voit tout.
Puis durant le dîner, des petites filles en tenues traditionnelles font leur show aux quelques 12 touristes attablés ce soir là.
Le soir, en lisant le guide du routard du Brésil (notre prochaine étape) je découvre qu'il est obligatoire d'avoir le vaccin de la fièvre jaune lorsqu'on voyage vers ce pays, depuis un autre pays d'Amérique du sud...oups, sentiment de panique.



Jour 8 : lundi 25/08/2014 : résolvons les problèmes
Météo : gris 9°C
Nous reprenons la route vers Puno, envahie de travaux et de camions... Sans GPS, nous manquons la bifurcation et nous retrouvons en plein centre ville de l'horrible Juliaca. Ce ne sera pas facile, mais nous retrouvons la bonne route à force de "dondé està Puno ?"
Notre hôtel sera le Mirador del Titikaka : un des meilleurs accueils jamais reçu dans notre vie.
Nous faisons part au responsable de notre problème de GPS et de vaccin. Il nous indique la seule boutique d'électronique de la ville, puis nous prend rendez-vous à la clinique privée avec un ami médecin pour le lendemain.
Nous descendons à Puno en taxi (marre de conduire...)
Nous trouvons le même GPS à 150$ (sinon Europcar nous aurait facturé 450$...), réservons notre tour vers les îles Uros et Taquile pour le lendemain, puis localisons la clinique.
Il fait froid, nous sommes épuisés et l'altitude nous met à plat. Le dîner à l'hôtel n'est pas fantastique, mais ça passe.
Jour 9 : mardi 26/07/2014 : El Gran Lago
Météo : soleil, vent, 12°C
Levés aux aurores, notre chauffeur de taxi, toujours le même depuis la veille, nous emmène au port pour le départ. Nous retrouvons quelques touristes, puis nous partons pour les îles Uros.
Nous pensions y trouver une attraction du style Disney, mais nous avons été bluffés. Certes, c'est très touristique, mais il y a un petit quelque chose d'émouvant dans ces îles flottantes et dans ces habitants.
Nous passons du temps à discuter avec une dame adorable qui nous raconte son mode de vie, l'école, le tissage, sans vouloir à tout prix nous vendre son artisanat.
Après une heure sur les îles flottantes, nous repartons émus pour Taquile.
Taquile est une île en dur. Ses paysages font penser à Malte ou à la Grèce et il règne ici, une immense quiétude.
La visite avec notre guide, passionnant est vraiment très sympa. Le repas est délicieux et l'on nous explique les coutumes et l'histoire de ces indiens du bout du monde. C'est génial !!
Le bateau, nous ramène vers Puno, nous sommes zen, c'était une journée magnifique.
Le vaccin de la fièvre jaune, dans la clinique, est juste une formalité. Au final, il nous a coûté 10 fois moins cher que si on l'avait fait en France...

Jour 10 : mercredi 27/07/2014 : En route pour Cuzco
Météo : soleil 15°C
La journée commence mal : NOUS SOMMES EN PANNE DE BATTERIE. LA VOITURE NE DÉMARRE PAS !!
J'appelle à nouveau Europcar, qui m'invite à me débrouiller...ils n'ont pas d'agence à Puno et ne nous dépanneront pas. Aussi, je dois changer la batterie moi même, payer et ils me rembourseront au retour.
Encore une fois, le gérant du Mirador del Titikaka nous apporte son aide. Son ami chauffeur de taxi m'accompagne gratuitement en ville pour acheter une batterie puis il la change. La voiture redémarre, ouf !! Mais nous avons perdu 2 heures. Avec la note en poche (majorée un peu...je l'avoue), nous partons pour Cuzco.
Nous traversons Juliaca facilement (c'est plus facile avec un nouveau GPS), puis roulons roulons roulons... Peu de camions sur cette portion, mais beaucoup de chiens errants suicidaires et d'alpacas couchés sur la route... Ce n'est pas de tout repos.
Arrivés à Cuzco, nous rendons notre m**** de voiture à Europcar, qui nous rembourse les frais engagés sans rechigner.
Nous découvrons notre hôtel : le RUMIWASI dont les chambres sont fantastiques. Depuis la France, j'ai réservé avec eux, une excursion vers la vallée sacrée des incas (sites de Ollantytambo et Pisac)
En soirée, il n'est pas difficile de trouver un bon restaurant, mais les rabatteurs pullulent ici, on ressent le tourisme de masse.
Jour 11 : jeudi 28/08/2014 La vallée sacrée des Incas
Météo : gris, vent 15°C
L'excursion commence aux aurores. Nous avons laissé nos grosses valise à l'hôtel Rumiwasi car nous partons pour 3 jours dans les montagnes...il y a parait-il un site connu par ici.
Notre "tour" pour touristes nous emmène tout d'abord dans un marché couvert, nous faisons le plein de souvenirs. On nous promet que nos achats aident les péruviens et que les souvenirs achetés ne sont pas fabriqués en Chine.
Notre guide se prend un peu la tête avec un péruvien, membre de notre groupe, qui ne cesse de le contredire à propos du gouvernement, du développement du pays, etc...Du coup, on en apprend vraiment sur la vraie vie au Pérou, différente de celle racontée par les guides. C'est intéressant, même si à la base c'est une discussion houleuse.
Nous arrivons au très beau site de PIssac, que nous visitons au pas de course, dommage...
Le déjeuner buffet, se passe dans une grande posada envahie de groupe, où la cuisine semble industrielle...
L'après midi, nous visitons Ollantay au pas de course également. Le site est noir de monde, dommage...
Le bus nous abandonne ici. Demain, nous prenons le train pour Aguascalientes. Il est 17h00, nous découvrons la quiétude retrouvée d'Ollantaytambo. Les touristes sont repartis (sauf nous) et nous explorons le joli village. C'est un moment de bonheur, nous rencontrons des gens magnifiques.

Jour 12 : Vendredi 29/08/2014 : En voiture !!
Météo : Soleil, 25°C
Le train part vers 11h00, nous continuons d'explorer Ollantay et ses réserves à grain situées à l'opposé du site Inca. Il n'y a pas un chat. Nous nous sentons l'âme d'aventuriers.
Puis nous nous rendons à la gare, direction Aguascalientes. Le voyage se passe très bien, avec une belle rencontre là aussi.
Aguascalientes est une ville touristique, mais son côté bout du monde nous a plu. Accessible uniquement en train ou à pied, il n' y a pas de voiture et ce n'est pas pour nous déplaire.
Nous testons les bains chauds, puis nous nous couchons de bonne heure.
Jour 13 : Samedi 30/08/2014 : Le grand jour
Météo : Gris, pluie, soleil, 28°C
Il est 3h du matin, le réveil sonne... CAP SUR LA MACHUUUUUUUU PICCHUUUUU 200 personnes font déjà la queue alors que le premier bus n'est pas encore monté...ça promet. Après une longue attente, nous arrivons sur le site englué dans la brume. Le site est mystérieux, étrange...on distingue à peine les murs de pierre fantomatiques.
Il est 7 heures, nous entamons la montée du Huanapicchu (les billets ont été achetés depuis la France, 3 mois avant le départ, il n'y a pour grimper sur le Huanapicchu, que 200 places à 7h00 et 200 places à 10h00, c'est tout). Ça grimpe sévère, mais le jeu en vaut la chandelle.
Arrivés au sommet, la vue est grandiose. Les dernières brumes se dissipent, Machu Picchu émerge tel un vaisseau de pierre. Oui on en pleurerait presque !!
Une fois en bas, nous entamons la visite du site. Mais il y a trop de monde, et c'est pénible...nous nous cachons contre un mur et attaquons le pique nique (en cachette, c'est interdit), puis vient l'heure de la sieste, dans l'herbe.
Vers 14h, les groupes sont presque tous partis, nous pouvons visiter tranquillement. Certains endroits de cette véritable ville sont déserts, c'est un pur bonheur.
Nous nous amusons avec quelques lamas, fans de peaux de banane...un grand moment.
Puis, à la fermeture du site, nous reprenons le bus vers Aguas Calientes, les yeux remplis de belles choses.


Jour 14 : Dimanche 31/08/2014 : Retour à Cuzco
Méteo : Gris, pluie 13°C
Le train du matin nous ramène à Ollantay. De là, un taxi nous ramène à Cuzco. Nous retrouvons le Rumiwasi, puis partons à l'assaut de la très belle capitale des Incas. La cathédrales, les rues colorées, les marchés...tout est beau. MAIS tout est très (trop) touristique.
Il est interdit de prendre des photos dans toutes les églises, dans les musées et les entrées sont chères.
Jour 15 : Lundi 1/09/2014 : Cuzco, la suite
La ville est grande, et nous poursuivons la visite des abbayes, des églises et des musées. Certains quartiers comme San Blas, sont très sympas. Nous faisons très attention aux pick pockets qui sévissent.
C'est notre dernier jour au Pérou, ce pays va nous manquer avec ses contrastes et ses contradictions.


Jour 16 : Mardi 2/09/2014 : Bye bye Pérou :
Nous décollons de Cuzco à destination de Lima. De là, un autre avion, nous emmènera aux Chutes d'Iguazu, au Brésil. Le voyage n'est pas fini pour autant...
Si l'on fait la synthèse de ce séjour en + et en - cela donnerait :
Les Plus :Une facilité pour voyager par soi-mêmeDe bons hôtelsUne cuisine extraordinairement bonneDe bonnes infrastructures touristiques : on voit qu'ils ont l'habitudeUn peuple gentil et serviableDes sites grandioses et mythiquesDes villes très intéressantes sur le plan culturelDes paysages à couper le souffleLes moins :Un pays très cher : si l'on ajoute les billets d'avion, les entrées des sites, les trains, bus, locations de voiture, c'est un voyage très cherDes routes infernales envahies de camions et d'animauxL'altitude peut vous pourrir la vieLe tourisme de masse à Cuzco et au Machu PicchuEuropcar...Louer une voiture permet plus de liberté, mais la fatigue et les frayeurs en valent-ils la chandelle ?L'insécurité : le vol du GPS nous rappelle qu'il faut une vigilance de tous les instants.Mes moments préférés pour conclure :L'après midi passé à Paracas à observer les oiseauxLes quelques heures passées dans la réserve de Paracas et les îls BallestasLa vue des condors au Canyon de ColcaL'observation des étoiles au Tradicion ColcaLa rencontre et les échanges avec le gérant du Mirador del TitikakaLa journée aux îles Uros et TaquileLa soirée passée à OllantayLa Machu Picchu sans touriste en fin d'après midiSi bien sûr, vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à les poser.
Bons voyages, chers amis voyageurs.
Où partir vivre à l'étranger? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Mon copain (26 ans) et moi même (21 ans) souhaitons partir vivre à l'étranger en septembre 2016. Sans accroche, lui sortant d'une très bonne école de commerce et moi souhaitant continuer mes études, il me semble que nous avons l'embarras du choix. Peut être trop de choix... Par où commencer ?? Notre choix est pour l'instant Rio de Janeiro, mais je ne veux pas que l'on passe à côté de quelque chose. Sachant que la distance avec la France ne nous arrêtera pas, nous recherchons un pays assez authentique, à la recherche de dépaysement, tout en restant dans une grande ville, où il fait soleil souvent souvent souvent, en bord de mer, avec des petites rues colorées et mignonnes. Pfff tout ça !
Si vous avez des suggestions et conseils n'hésitez pas à m'en faire part.
H��te d'échanger avec vous ! A bientôt 🙂
Mon copain (26 ans) et moi même (21 ans) souhaitons partir vivre à l'étranger en septembre 2016. Sans accroche, lui sortant d'une très bonne école de commerce et moi souhaitant continuer mes études, il me semble que nous avons l'embarras du choix. Peut être trop de choix... Par où commencer ?? Notre choix est pour l'instant Rio de Janeiro, mais je ne veux pas que l'on passe à côté de quelque chose. Sachant que la distance avec la France ne nous arrêtera pas, nous recherchons un pays assez authentique, à la recherche de dépaysement, tout en restant dans une grande ville, où il fait soleil souvent souvent souvent, en bord de mer, avec des petites rues colorées et mignonnes. Pfff tout ça !
Si vous avez des suggestions et conseils n'hésitez pas à m'en faire part.
H��te d'échanger avec vous ! A bientôt 🙂
Compte-rendu de mon voyage d'un mois au Nicaragua (Partie 1 de 2!) English translation pending
Bonjour à tous,
Puisque ce forum m’a beaucoup servie dans la préparation de mon voyage au Nicaragua, je me suis dit qu’un petit compte-rendu était de mise pour ‘’rendre la pareil’’ ! Voici donc (le début) d'un résumé ''pratico-pratique’’ de mon voyage d’un mois au Nicaragua, du 29 avril au 27 mai dernier. Nous étions deux filles dans la mi-vingtaine, avons voyagé en transport en commun et trouvé nos hôtels au fur et à mesure, lors de notre arrivée dans les différentes villes visitées.
Taux de change à notre passage 27 cordobas = 1 $US.
Résumé de l’itinéraire : 1. Managua (1 soir) 2. San Juan del sur (5 jours) 3. Ometepe(5 jours) 4. Granada (5 jours) 5. Leon (3 jours) 6. Corn Islands (4 jours) 7. Masaya (1/2 jour) 8. Laguna de Apoyo (3 jours) 9. Managua (1 soir) Itinéraire détaillé :
Jour 1 : Vol Montréal-Atlanta-Managua avec Delta Airlines (775$ A/R). Arrivée à Managua vers 19h30. Compte tenu de la réputation de cette ville, nous avions préalablement réservé à l’Hôtel Maracuya Managua via le site hostelworld.com (http://www.hostelworld.com/hosteldetails.php/Hotel-Maracuya-Managua/Managua/86950) afin de ne pas avoir à chercher d’hébergement la nuit tombée (à ce temps-ci de l’année, le soleil se couche à 18h au Nicaragua!). Nous avions aussi demandé à l’hôtel d’envoyer un chauffeur nous chercher à notre arrivée, question d’éviter les ‘’terribles’’ taxis de Managua ;) (20$US). Les communications via courriel avec Andres, le proprio de l’hôtel, étaient rapides, courtoises et efficaces. À notre arrivée, Francisco, le chauffeur, nous attendait à la sortie de l’aéroport. Ce dernier était très aimable, et nous nous sommes rendues sans problème à l’hôtel (environ 30 minutes de route). L’hôtel était bien, beau petit jardin intérieur, dans un quartier résidentiel. Sécuritaire. Propre. Restaurant sur place. Nous avions réservé une chambre double avec salle de bain, avec ventilateur seulement, déjeuner inclus : environ 50$US, beaucoup plus cher que notre budget, mais compte tenu des circonstances (arrivée tardive, ville à la réputation pas terrible) nous étions prêtes à débourser ce montant. La chambre ne valait toutefois pas autant (après comparaison avec les autres chambres où nous sommes restées par la suite). Note : à notre arrivée à l’aéroport, nous avons été incapables de retirer de l’argent à l’unique ATM de l’aéroport. Nous avions deux cartes, l’une sur le réseau Cirrus/Mastercard, l’autre sur le réseau PLUS/Visa, et aucune n’a fonctionné…
Jour 2 : Managua – San Juan del Sur Taxi de l’hôtel au Marché Roberto Huembes = 80C, 15 minutes (mentionner que vous voulez être seuls dans le taxi, car sinon il s’agit de taxis ‘’collectifs’’ par défaut, qui prendront donc d’autres gens en chemin. S’assurer que la licence est affichée dans le pare-brise. Immatriculation avec bordures rouges. Sinon, éviter : ça sent le taxi ‘’clandestin’’, et avec les histoires qui courent, vaut mieux être plus prudents que pas assez!). Bus Managua-Rivas : 50C, 2h30. Changement de bus à Rivas Bus Rivas-San Juan del Sur : 12C, 50 minutes. À SJDS, séjour à la Casa Oro, grosse auberge de jeunesse avec plusieurs dortoirs. Chambre double avec salle de bain, ventilateur : 28$US, déjeuner inclus. Propre, sécuritaire. Ambiance jeune et festive. Beaucoup d’informations sur place. Location de surfs sur place et shuttle vers les autres plages environnantes.
Jour 3 – 6 : San Juan del Sur. Petit village agréable, mais un peu (très?) ‘’Gringo’’. Pour ceux qui veulent faire la fête, c’est l’endroit idéal. Nous y avons personnellement passé quelques jours car pour commencer notre voyage, nous avions envie de quelques journées de farniente au soleil. Sur place, marche dans le village (quelques heures à peine – pas très grand!), beaucoup de boutiques de vêtements (même prix qu’au Canada!), de restos, bars. Possibilité de manger fruits de mer et repas occidentaux, mais les prix sont en conséquences (souvent autour de 200C l’assiette!). Difficile de trouver des petits comedors, donc le budget quotidien augmente rapidement! Notre découverte : Comedor Guadeloupe, sur la route qui mène à la ville, juste à l’entrée du village. Poulet grillé avec riz, salade, frijoles, avocat : 80C. Nous avons donc passé quelques journées à la plage de San Juan, qui n’est cependant pas des plus belles. Pas de surf sur place (il faut se rendre aux plages environnantes : Maderas, Hermosas, etc.). Une journée au Pelican Eyes (15$US pour accès à la piscine, 4 consommations + 1 repas). Une journée à la Playa Maderas (shuttle de la Casa de Oro – 5$US total, A+R). Village somme toute agréable, à l’ambiance jovial, de type ‘’station balnéaire’’.
Jour 7 : San Juan – Ile d’Ometepe Bus de San Juan à Rivas : 30C, 1h. Taxi de Rivas à San Jorge : 15 min, 80C/personne. Ferry de San Jorge à Moyogalpa : 50C, 1h. Juste avant d’embarquer sur le ferry à San Jorge, nous avons organisé un « taxi-minivan » pour nous amener de Moyogalpa à Santa Cruz (la plage située entre les deux volcans). Plusieurs vendeurs vous l’offriront… Nous avons payé 40$ divisé en 10 touristes, ce qui valait donc vraiment la peine, surtout considérant qu’il n’y a que quelques autobus publics par jour qui font le trajet de Moyogalpa à Santa Cruz. À Santa Cruz, séjour à la Casa Istiam : 20$/nuit pour une chambre double avec salle de bain. Les chambres diffèrent beaucoup de l’une à l’autre. La meilleure est celle située à l’avant. Rudimentaire mais assez propre. Certaines chambres sont équipées de moustiquaires, mais pas toutes. Hôtel à quelques pas de la plage (juste l’autre côté de la rue!). Beau balcon arrière avec hamac et vue sur le Volcan Concepcion (superbes couchers de soleil … qui sont encore mieux vus de la plage toutefois ;) ). Restaurant sur place, assez sommaire, mais qui est apprécié compte tenu qu’il n’y a pas des masses de commerces dans le coin (2 kiosques qui vendent fruits et légumes, une petite ‘’tienda’’ générale et 2 restaurants). Nous avions aussi visité l’Hostal Santa Cruz, à quelques pas, avant de nous installer : pas très propre et plus cher (30$ pour la chambre double).
Jour 8 à 11 : Ometepe Ometepe a été un de nos coups de cœur du voyage. Superbe île composée de deux volcans, vues magnifiques en tout temps, superbes plage (Santa Cruz est la plus belle!)… Gens accueillants, qui ont gardé leur mode de vie traditionnel. Possibilité de faire mille et une activités de plein-air. Nous n’avons pas fait l’ascension du Volcan Maderas, mais il s’agit d’une activité très populaire sur l’île (compter 20 $ par personne pour un groupe de 2, moins si le groupe est plus grand). Nous avons visité les chutes de San Ramon, magnifiques! Toutefois, nous nous y étions rendues à vélo depuis Santa Cruz (1h30 – vélo à 5$ pour la journée), et compte tenu des routes de roches et les nombreuses pentes, nous étions déjà très fatiguées à notre arrivée à San Ramon. La montée n’est pas de tout repos, surtout la dernière demi-heure, où le sentier est plus difficile à repérer et où il faut ‘’grimper’’ de gros rochers. Bref, si c’était à refaire, nous nous y rendrions en scooter, ce qui permet de se rendre au 2/3 de la montée! Au total, à pied, la montée nous a pris 2h! On vous dira qu’il s’agit de 3km seulement, mais ça nous a semblé beaucoup plus long! Malgré tout, ça en valait la peine : belle chute, avec petit bassin pour se baigner. Les autres activités réalisées à Ometepe : · Charco Verde (un lac vert où il est impossible de se baigner…). Il s’agit d’une petite marche de 30 minutes à peine jusqu’à un mirador où l’on a une vue sur le dit lac. Rien de très excitant :P Nous avons passé quelques heures sur la plage Bancon située sur le site : belle plage avec vue sur le volcan Maderas. Pour se rendre à Charco Verde, nous avons pris le bus public. 20 cordobas chacun. Bien s’informer sur les horaires pour le retour : le bus ne passe que 2 ou 3 fois par jour en général!!! · Presa Ojo de Agua : 4$ chacun. Superbe piscine turquoise provenant de sources naturelles. Toutefois, l’environnement n’est pas si ‘’naturel’’ : plusieurs kiosques de souvenirs, restaurants, etc. Eau rafraîchissante. · Punta Jesus Maria : Bof, pas grand-chose à y voir! · Tour du Volcan Concepcion à scooter. Très belle journée, environ 2-3h pour compléter le tour vue l’état de la route. Avis au début : c’est sportif! N’empêche, belle balade, qui permet de voir un coin plus reculé de l’île, d’observer les maisons des gens et leur mode de vie. · De Santa Cruz, marche jusqu’à Balgue, un petit village du côté de Maderas. Encore là, belle balade. Bref, superbe lieu pour se relaxer et faire des activités de plein air. Accueil et ambiance agréable. Lieu calme et reposant.
Jour 12 : Ometepe à Granada Bus de Santa Cruz à San José del Sur à 5h30 (25C, 1h15) (Bien s’informer des horaires de bus à votre hôtel, puisque ceux-ci ne passent que quelques fois par jour !) Ferry de San José del Sur à San Jorge à 7h30 (50C, 1h) (Le ferry peut aussi être pris à Moyogalpa) Taxi de San Jorge à Rivas : 110C pour 2 personnes, 15 minutes. Bien négocier la course… le premier prix demandé était de 10$US! Bus de Rivas à Granada : 40C/pers avec les sacs, 1h30. À Granada, séjour à l’Hospedaje Valeria. Chambre double avec salle de bain, fan, wi-fi : 25$ par nuit après négociation, vue la basse saison. Chambre très belle et très propre. Neuf. Propriétaires très sympathiques. Sécuritaire. Bon emplacement (à quelques mètres de la Calzada, et à 2-3 minutes de marche du Parque Central).
Jour 13 à 16 : Granada À Granada, nous avons consacré au moins 2 jours à de longue marche dans la ville. Rues très belles, charme colonial, petites maisons colorées. Marché mouvementé, où l’on peut trouver de bons fruits et légumes (pas d’artisanat toutefois). Nous n’avons par contre pu nous empêcher de trouver que Granada était très ‘’made up’’ pour les touristes : partout, vendeurs ambulants, restaurants et bars partout sur la Calzada (prix assez élevés, compter 150-200C pour un plat, minimum), des dizaines de calèches qui veulent vous embarquer pour 20$US… Aussi, beaucoup de mendicité. Hélas, ce sont souvent les aléas des beaux endroits qui deviennent très touristiques. Autres activités à faire à Granada : · Volcan Mombacho avec Erick Tours, 30$ par personne (transport A/R, entrée au parc, guide inclus). On vous conduit directement en haut du volcan, il ne s’agit donc pas d’une ascension mais bien d’une marche facile autour du cratère (Sendero del Crater – 1h30 à pas de tortue). Pour les plus sportifs, il y a 2 sentiers plus longs, où un guide est toutefois obligatoire. La vue de là-haut n’était pas excellente à notre passage, ce qui semble être souvent le cas (il s’agit bien d’une ‘’forêt de nuages », comme le nom l’indique…!) Pas beaucoup d’animaux aperçus, sauf, à notre grand bonheur, un petit paresseux à la toute fin de notre parcours! Bref, activité simple et agréable, mais sans réel ‘’défi physique’’ et qui ne nous a pas semblé valoir 30$US! · Las Isletas : nous n’avons pas fait cette activité, qui semblent toutefois appréciée des touristes. En kayak ou en bateau. Plusieurs tour opérateur vous proposeront des balades de 1,2 ou 3h en ville… Vaut mieux se rendre directement au centro touristico, chez Inuits Kayaks, qui proposent les mêmes balades, à prix moindres (environ 10$ par personne pour 1h30).
Je me permets ici de vous raconter une anecdote dans l’espoir d’aider de futurs voyageurs. Avant mon départ au Nicaragua, je me questionnais beaucoup concernant la sécurité dans ce pays, surtout compte tenu du fait que nous serions 2 filles dans la vingtaine, seules. M’étant beaucoup informée, je connaissais les ‘’dangers potentiels’’, et nous avons donc été très prudentes concernant les taxis, le covoiturage, les retraits aux ATMs, la consommation d’alcool, les sorties nocturnes (nous avons en général évité de trop boire, et restions aux alentours de notre hôtel la nuit tombée – ce qui veut dire dès 19h au Nicaragua!). Nous avons aussi évité ‘’d’exhiber’’ nos biens électroniques (caméra, ordinateur, tablette…). En suivant ces règles de base, nous nous sommes senties en sécurité partout au Nicaragua, mais à notre arrivée à Granada, nous nous sommes dits qu’il s’agirait d’une ville où il fallait redoubler de prudence (car, malheureusement, qui dit endroits très touristiques dit souvent risque d’arnaques et de vols...). Comme à l’habitude donc, durant nos longues marches, je rangeais toujours mon appareil photo après chacun de mes clichés. J’avais d’ailleurs choisi de n’apporter qu’un appareil compact (j’ai laissé mon gros reflex à la maison). Un soir sur la Calzada (la rue principale, très touristique), vers 17h (donc alors qu’il faisait encore clair), j’ai toutefois pris une photo de ‘’trop’’ : deux gars à vélo ont tenté d’agripper mon appareil au vol, en passant à toute vitesse à côté de moi. La sangle de ma caméra étant cependant bien enroulée autour de mon poignet, je me suis trouvée tirée vers l’avant, et je suis tombée par terre, avec un des gars encore accroché à mon appareil. Ayant lu qu’en cas de vol ou d’agression au Nicaragua, il ne valait mieux ne pas résister, j’ai relâché mon appareil. Il s’agissait peut-être d’un réflexe idiot, mais c’est celui que j’ai eu sur le coup. Le gars est parti à la course immédiatement, avec ma caméra… Poursuivi par un vendeur de la Calzada. Je ne peux en dire plus sur la suite des événements, sauf que le dit vendeur est revenu quelques secondes plus tard, mon appareil en main, pour me le rendre. Je vous raconte tout ça ici pour vous dire qu’il s’agit du seul événement indésirable de mon voyage au Nicaragua. Je souhaite aussi démontrer que pour un seul ‘’con’’, il y a eu une bonne vingtaine de Nicaraguéens pour venir m’aider, s’assurer que j’allais bien, dont un homme qui est même allé jusqu’à courir après le voleur pour récupérer ma caméra! Mon seul souhait ici est donc de rassurer ceux et celles qui hésitent à visiter le Nicaragua pour des raisons de sécurité, tout en vous recommandant cependant d’être prudents en tout temps (et de porter la sangle de votre appareil autour de votre cou – question qu’il apparaisse évident qu’un ‘’vol à l’arracher’’ n’est pas possible!). Ainsi, malgré cet événement, le Nicaragua ne m’a pas semblé plus dangereux que bon nombre d’autres pays visités, et je peux dire que dans la très grande majorité des villes, je m’y suis sentie tout à fait en sécurité.
Jour 17 : Granada à Leon Minibus de Granada (arrêt tout près du Parc Central) à Managua (terminal UCA) : Minibus de Managua (terminal UCA) à Leon : Marche du terminal de bus à Leon au centre de la ville : environ 20 minutes À Leon, séjour à l’Hostel Guardabarranco, juste à côté du Via Via et du Big Foot Hostel. Chambre double avec salle de bain, 20$ par nuit. Cuisine disponible. Petit jardin avec hamacs. Simple mais propre. Bien meilleur rapport qualité-prix comparé au Via Via et au Bigfoot, dont les prix nous semblait exagérés!
Jour 18 et 19 : Leon Leon nous a plu de par le fait que, contrairement à Granada, nous avions l’impression de visiter une ‘’vraie’’ ville nicaraguéenne, et non pas un monde créé pour les touristes… À Leon, on passe inaperçu, et il n’y a pas une centaine de vendeurs et de mendiants à vos trousses en tout temps! On sent encore qu’il s’agit du cœur intellectuel du pays, l’esprit des nombreux poètes et révolutionnaires y est encore bien présent. Cependant, il n’en reste pas moins qu’effectivement, la ville est moins belle que sa consoeur et qu’il est un peu moins agréable de s’y balader. Selon moi, une journée de marche dans la ville est suffisante. Il est possible de faire des excursions quotidiennes aux alentours de Leon (ex : plage de las Penitas, Cerro Negro pour le fameux volcano boarding), ce que nous n’avons cependant pas fait.
Jour 20 : Leon à Little Corn Island Longue journée de voyagement! En ordre :
Bus de Leon à Managua (2h, 47 C) vers 6h du matin. *Attention : nous voulions prendre un minibus pour retourner à Managua, mais pour se faire, il fallait faire une longue fie d’attente, de plusieurs heures, car beaucoup, beaucoup de personnes au même moment que nous et seulement un minibus aux 20 minutes environ… Puisque nous avions un vol à attraper, pas de le temps faire la file! Heureusement, il y avait encore un bus régulier, mais selon certain, il s’agissait d’une denrée rare! Bref, bien prévoir votre retour à la capitale, et prévoir suffisamment de temps surtout si vous comptez prendre un avion!!! Le bus que nous avons pris se rendait au Marché Oriental à Managua, le chauffeur nous a descendue sur la Carretera Norte (lui dire que vous allez à l’aéroport). 2. Taxi de la carretera Norte à l’aéroport (100C pour 2, 15 minutes) 3. Avion la Costena (1h25). a. 180$US par personne (frais de 35$ pour la réservation en ligne inclus). b. Il y a trois vols par jour vers les Corns – si vous comptez vous rendre sur Little Corn, prendre celui du matin ou du midi! c. Minuscule avion de 10 places : cœur sensible, s’abstenir! 4. Taxi de l’aéroport de Big Corn au Ferry (20C par personne – 3 minutes). Il est aussi possible de marcher, selon l’heure de la journée, car si des vols sont prévus, la piste d’atterrissage bloque le chemin et vous oblige à faire un détour d’au moins 20-25 minutes…).
5. Panga de Big Corn à Little Corn (25 minutes, 145C). Deux Pangas par jour, une le matin, l’autre l’après-midi (bien vous informer sur les heures de passage!). Il y a un guichet bien organisé là où la panga vient vous chercher, juste à côté du port. Acheter vos billets une heure avant l’arrivée de la panga, pour vous assurer d’avoir de la place. À notre arrivée, la mer était très agitée, et notre ‘’balade’’ jusqu’à Little Corn a été assez effrayante. Cependant, ce n’est pas toujours le cas (à notre retour, tout s’est déroulé très calmement!). Prendre le soin de mettre vos sacs dans des sacs de plastique : beaucoup d’éclaboussures!!! 6. Marche du ‘’port’’ de Little Corn jusqu’à Elsa’s place : 10 minutes. Si vous prévoyez vous rendre jusqu’au Nord de l’île, vaut mieux prendre la panga du matin, car sinon vous marcherez dans la forêt à la noirceur (distance du port au Nord de l’île, environ 30-45 minutes).
Sur Little Corn, séjour au Elsa’s Place (25$ par nuit pour une cabinas avec salle de bain). Emplacement idéal : sur la plage directement, mais à seulement 10 minutes du village. Cabinas simple mais propre, à quelques pas seulement de la mer. Certaine cabinas sont plus grandes (divisées en 2 chambres – 40$ par nuit). Restaurant sur place.
Jour 21-22 : Little Corn Island Little Corn nous a beaucoup plu. Paysages paradisiaques. Une belle journée de marche tout autour de l’île, farniente sur la place, bons repas de poissons et fruits de mer…De la relaxation! Nous n’avons pas eu la chance de faire du snorkeling (mauvais temps toute la durée de notre séjour aux Corns…).
(Jour 23 à 29 à venir sous peu!) 🙂😉
Puisque ce forum m’a beaucoup servie dans la préparation de mon voyage au Nicaragua, je me suis dit qu’un petit compte-rendu était de mise pour ‘’rendre la pareil’’ ! Voici donc (le début) d'un résumé ''pratico-pratique’’ de mon voyage d’un mois au Nicaragua, du 29 avril au 27 mai dernier. Nous étions deux filles dans la mi-vingtaine, avons voyagé en transport en commun et trouvé nos hôtels au fur et à mesure, lors de notre arrivée dans les différentes villes visitées.
Taux de change à notre passage 27 cordobas = 1 $US.
Résumé de l’itinéraire : 1. Managua (1 soir) 2. San Juan del sur (5 jours) 3. Ometepe(5 jours) 4. Granada (5 jours) 5. Leon (3 jours) 6. Corn Islands (4 jours) 7. Masaya (1/2 jour) 8. Laguna de Apoyo (3 jours) 9. Managua (1 soir) Itinéraire détaillé :
Jour 1 : Vol Montréal-Atlanta-Managua avec Delta Airlines (775$ A/R). Arrivée à Managua vers 19h30. Compte tenu de la réputation de cette ville, nous avions préalablement réservé à l’Hôtel Maracuya Managua via le site hostelworld.com (http://www.hostelworld.com/hosteldetails.php/Hotel-Maracuya-Managua/Managua/86950) afin de ne pas avoir à chercher d’hébergement la nuit tombée (à ce temps-ci de l’année, le soleil se couche à 18h au Nicaragua!). Nous avions aussi demandé à l’hôtel d’envoyer un chauffeur nous chercher à notre arrivée, question d’éviter les ‘’terribles’’ taxis de Managua ;) (20$US). Les communications via courriel avec Andres, le proprio de l’hôtel, étaient rapides, courtoises et efficaces. À notre arrivée, Francisco, le chauffeur, nous attendait à la sortie de l’aéroport. Ce dernier était très aimable, et nous nous sommes rendues sans problème à l’hôtel (environ 30 minutes de route). L’hôtel était bien, beau petit jardin intérieur, dans un quartier résidentiel. Sécuritaire. Propre. Restaurant sur place. Nous avions réservé une chambre double avec salle de bain, avec ventilateur seulement, déjeuner inclus : environ 50$US, beaucoup plus cher que notre budget, mais compte tenu des circonstances (arrivée tardive, ville à la réputation pas terrible) nous étions prêtes à débourser ce montant. La chambre ne valait toutefois pas autant (après comparaison avec les autres chambres où nous sommes restées par la suite). Note : à notre arrivée à l’aéroport, nous avons été incapables de retirer de l’argent à l’unique ATM de l’aéroport. Nous avions deux cartes, l’une sur le réseau Cirrus/Mastercard, l’autre sur le réseau PLUS/Visa, et aucune n’a fonctionné…
Jour 2 : Managua – San Juan del Sur Taxi de l’hôtel au Marché Roberto Huembes = 80C, 15 minutes (mentionner que vous voulez être seuls dans le taxi, car sinon il s’agit de taxis ‘’collectifs’’ par défaut, qui prendront donc d’autres gens en chemin. S’assurer que la licence est affichée dans le pare-brise. Immatriculation avec bordures rouges. Sinon, éviter : ça sent le taxi ‘’clandestin’’, et avec les histoires qui courent, vaut mieux être plus prudents que pas assez!). Bus Managua-Rivas : 50C, 2h30. Changement de bus à Rivas Bus Rivas-San Juan del Sur : 12C, 50 minutes. À SJDS, séjour à la Casa Oro, grosse auberge de jeunesse avec plusieurs dortoirs. Chambre double avec salle de bain, ventilateur : 28$US, déjeuner inclus. Propre, sécuritaire. Ambiance jeune et festive. Beaucoup d’informations sur place. Location de surfs sur place et shuttle vers les autres plages environnantes.
Jour 3 – 6 : San Juan del Sur. Petit village agréable, mais un peu (très?) ‘’Gringo’’. Pour ceux qui veulent faire la fête, c’est l’endroit idéal. Nous y avons personnellement passé quelques jours car pour commencer notre voyage, nous avions envie de quelques journées de farniente au soleil. Sur place, marche dans le village (quelques heures à peine – pas très grand!), beaucoup de boutiques de vêtements (même prix qu’au Canada!), de restos, bars. Possibilité de manger fruits de mer et repas occidentaux, mais les prix sont en conséquences (souvent autour de 200C l’assiette!). Difficile de trouver des petits comedors, donc le budget quotidien augmente rapidement! Notre découverte : Comedor Guadeloupe, sur la route qui mène à la ville, juste à l’entrée du village. Poulet grillé avec riz, salade, frijoles, avocat : 80C. Nous avons donc passé quelques journées à la plage de San Juan, qui n’est cependant pas des plus belles. Pas de surf sur place (il faut se rendre aux plages environnantes : Maderas, Hermosas, etc.). Une journée au Pelican Eyes (15$US pour accès à la piscine, 4 consommations + 1 repas). Une journée à la Playa Maderas (shuttle de la Casa de Oro – 5$US total, A+R). Village somme toute agréable, à l’ambiance jovial, de type ‘’station balnéaire’’.
Jour 7 : San Juan – Ile d’Ometepe Bus de San Juan à Rivas : 30C, 1h. Taxi de Rivas à San Jorge : 15 min, 80C/personne. Ferry de San Jorge à Moyogalpa : 50C, 1h. Juste avant d’embarquer sur le ferry à San Jorge, nous avons organisé un « taxi-minivan » pour nous amener de Moyogalpa à Santa Cruz (la plage située entre les deux volcans). Plusieurs vendeurs vous l’offriront… Nous avons payé 40$ divisé en 10 touristes, ce qui valait donc vraiment la peine, surtout considérant qu’il n’y a que quelques autobus publics par jour qui font le trajet de Moyogalpa à Santa Cruz. À Santa Cruz, séjour à la Casa Istiam : 20$/nuit pour une chambre double avec salle de bain. Les chambres diffèrent beaucoup de l’une à l’autre. La meilleure est celle située à l’avant. Rudimentaire mais assez propre. Certaines chambres sont équipées de moustiquaires, mais pas toutes. Hôtel à quelques pas de la plage (juste l’autre côté de la rue!). Beau balcon arrière avec hamac et vue sur le Volcan Concepcion (superbes couchers de soleil … qui sont encore mieux vus de la plage toutefois ;) ). Restaurant sur place, assez sommaire, mais qui est apprécié compte tenu qu’il n’y a pas des masses de commerces dans le coin (2 kiosques qui vendent fruits et légumes, une petite ‘’tienda’’ générale et 2 restaurants). Nous avions aussi visité l’Hostal Santa Cruz, à quelques pas, avant de nous installer : pas très propre et plus cher (30$ pour la chambre double).
Jour 8 à 11 : Ometepe Ometepe a été un de nos coups de cœur du voyage. Superbe île composée de deux volcans, vues magnifiques en tout temps, superbes plage (Santa Cruz est la plus belle!)… Gens accueillants, qui ont gardé leur mode de vie traditionnel. Possibilité de faire mille et une activités de plein-air. Nous n’avons pas fait l’ascension du Volcan Maderas, mais il s’agit d’une activité très populaire sur l’île (compter 20 $ par personne pour un groupe de 2, moins si le groupe est plus grand). Nous avons visité les chutes de San Ramon, magnifiques! Toutefois, nous nous y étions rendues à vélo depuis Santa Cruz (1h30 – vélo à 5$ pour la journée), et compte tenu des routes de roches et les nombreuses pentes, nous étions déjà très fatiguées à notre arrivée à San Ramon. La montée n’est pas de tout repos, surtout la dernière demi-heure, où le sentier est plus difficile à repérer et où il faut ‘’grimper’’ de gros rochers. Bref, si c’était à refaire, nous nous y rendrions en scooter, ce qui permet de se rendre au 2/3 de la montée! Au total, à pied, la montée nous a pris 2h! On vous dira qu’il s’agit de 3km seulement, mais ça nous a semblé beaucoup plus long! Malgré tout, ça en valait la peine : belle chute, avec petit bassin pour se baigner. Les autres activités réalisées à Ometepe : · Charco Verde (un lac vert où il est impossible de se baigner…). Il s’agit d’une petite marche de 30 minutes à peine jusqu’à un mirador où l’on a une vue sur le dit lac. Rien de très excitant :P Nous avons passé quelques heures sur la plage Bancon située sur le site : belle plage avec vue sur le volcan Maderas. Pour se rendre à Charco Verde, nous avons pris le bus public. 20 cordobas chacun. Bien s’informer sur les horaires pour le retour : le bus ne passe que 2 ou 3 fois par jour en général!!! · Presa Ojo de Agua : 4$ chacun. Superbe piscine turquoise provenant de sources naturelles. Toutefois, l’environnement n’est pas si ‘’naturel’’ : plusieurs kiosques de souvenirs, restaurants, etc. Eau rafraîchissante. · Punta Jesus Maria : Bof, pas grand-chose à y voir! · Tour du Volcan Concepcion à scooter. Très belle journée, environ 2-3h pour compléter le tour vue l’état de la route. Avis au début : c’est sportif! N’empêche, belle balade, qui permet de voir un coin plus reculé de l’île, d’observer les maisons des gens et leur mode de vie. · De Santa Cruz, marche jusqu’à Balgue, un petit village du côté de Maderas. Encore là, belle balade. Bref, superbe lieu pour se relaxer et faire des activités de plein air. Accueil et ambiance agréable. Lieu calme et reposant.
Jour 12 : Ometepe à Granada Bus de Santa Cruz à San José del Sur à 5h30 (25C, 1h15) (Bien s’informer des horaires de bus à votre hôtel, puisque ceux-ci ne passent que quelques fois par jour !) Ferry de San José del Sur à San Jorge à 7h30 (50C, 1h) (Le ferry peut aussi être pris à Moyogalpa) Taxi de San Jorge à Rivas : 110C pour 2 personnes, 15 minutes. Bien négocier la course… le premier prix demandé était de 10$US! Bus de Rivas à Granada : 40C/pers avec les sacs, 1h30. À Granada, séjour à l’Hospedaje Valeria. Chambre double avec salle de bain, fan, wi-fi : 25$ par nuit après négociation, vue la basse saison. Chambre très belle et très propre. Neuf. Propriétaires très sympathiques. Sécuritaire. Bon emplacement (à quelques mètres de la Calzada, et à 2-3 minutes de marche du Parque Central).
Jour 13 à 16 : Granada À Granada, nous avons consacré au moins 2 jours à de longue marche dans la ville. Rues très belles, charme colonial, petites maisons colorées. Marché mouvementé, où l’on peut trouver de bons fruits et légumes (pas d’artisanat toutefois). Nous n’avons par contre pu nous empêcher de trouver que Granada était très ‘’made up’’ pour les touristes : partout, vendeurs ambulants, restaurants et bars partout sur la Calzada (prix assez élevés, compter 150-200C pour un plat, minimum), des dizaines de calèches qui veulent vous embarquer pour 20$US… Aussi, beaucoup de mendicité. Hélas, ce sont souvent les aléas des beaux endroits qui deviennent très touristiques. Autres activités à faire à Granada : · Volcan Mombacho avec Erick Tours, 30$ par personne (transport A/R, entrée au parc, guide inclus). On vous conduit directement en haut du volcan, il ne s’agit donc pas d’une ascension mais bien d’une marche facile autour du cratère (Sendero del Crater – 1h30 à pas de tortue). Pour les plus sportifs, il y a 2 sentiers plus longs, où un guide est toutefois obligatoire. La vue de là-haut n’était pas excellente à notre passage, ce qui semble être souvent le cas (il s’agit bien d’une ‘’forêt de nuages », comme le nom l’indique…!) Pas beaucoup d’animaux aperçus, sauf, à notre grand bonheur, un petit paresseux à la toute fin de notre parcours! Bref, activité simple et agréable, mais sans réel ‘’défi physique’’ et qui ne nous a pas semblé valoir 30$US! · Las Isletas : nous n’avons pas fait cette activité, qui semblent toutefois appréciée des touristes. En kayak ou en bateau. Plusieurs tour opérateur vous proposeront des balades de 1,2 ou 3h en ville… Vaut mieux se rendre directement au centro touristico, chez Inuits Kayaks, qui proposent les mêmes balades, à prix moindres (environ 10$ par personne pour 1h30).
Je me permets ici de vous raconter une anecdote dans l’espoir d’aider de futurs voyageurs. Avant mon départ au Nicaragua, je me questionnais beaucoup concernant la sécurité dans ce pays, surtout compte tenu du fait que nous serions 2 filles dans la vingtaine, seules. M’étant beaucoup informée, je connaissais les ‘’dangers potentiels’’, et nous avons donc été très prudentes concernant les taxis, le covoiturage, les retraits aux ATMs, la consommation d’alcool, les sorties nocturnes (nous avons en général évité de trop boire, et restions aux alentours de notre hôtel la nuit tombée – ce qui veut dire dès 19h au Nicaragua!). Nous avons aussi évité ‘’d’exhiber’’ nos biens électroniques (caméra, ordinateur, tablette…). En suivant ces règles de base, nous nous sommes senties en sécurité partout au Nicaragua, mais à notre arrivée à Granada, nous nous sommes dits qu’il s’agirait d’une ville où il fallait redoubler de prudence (car, malheureusement, qui dit endroits très touristiques dit souvent risque d’arnaques et de vols...). Comme à l’habitude donc, durant nos longues marches, je rangeais toujours mon appareil photo après chacun de mes clichés. J’avais d’ailleurs choisi de n’apporter qu’un appareil compact (j’ai laissé mon gros reflex à la maison). Un soir sur la Calzada (la rue principale, très touristique), vers 17h (donc alors qu’il faisait encore clair), j’ai toutefois pris une photo de ‘’trop’’ : deux gars à vélo ont tenté d’agripper mon appareil au vol, en passant à toute vitesse à côté de moi. La sangle de ma caméra étant cependant bien enroulée autour de mon poignet, je me suis trouvée tirée vers l’avant, et je suis tombée par terre, avec un des gars encore accroché à mon appareil. Ayant lu qu’en cas de vol ou d’agression au Nicaragua, il ne valait mieux ne pas résister, j’ai relâché mon appareil. Il s’agissait peut-être d’un réflexe idiot, mais c’est celui que j’ai eu sur le coup. Le gars est parti à la course immédiatement, avec ma caméra… Poursuivi par un vendeur de la Calzada. Je ne peux en dire plus sur la suite des événements, sauf que le dit vendeur est revenu quelques secondes plus tard, mon appareil en main, pour me le rendre. Je vous raconte tout ça ici pour vous dire qu’il s’agit du seul événement indésirable de mon voyage au Nicaragua. Je souhaite aussi démontrer que pour un seul ‘’con’’, il y a eu une bonne vingtaine de Nicaraguéens pour venir m’aider, s’assurer que j’allais bien, dont un homme qui est même allé jusqu’à courir après le voleur pour récupérer ma caméra! Mon seul souhait ici est donc de rassurer ceux et celles qui hésitent à visiter le Nicaragua pour des raisons de sécurité, tout en vous recommandant cependant d’être prudents en tout temps (et de porter la sangle de votre appareil autour de votre cou – question qu’il apparaisse évident qu’un ‘’vol à l’arracher’’ n’est pas possible!). Ainsi, malgré cet événement, le Nicaragua ne m’a pas semblé plus dangereux que bon nombre d’autres pays visités, et je peux dire que dans la très grande majorité des villes, je m’y suis sentie tout à fait en sécurité.
Jour 17 : Granada à Leon Minibus de Granada (arrêt tout près du Parc Central) à Managua (terminal UCA) : Minibus de Managua (terminal UCA) à Leon : Marche du terminal de bus à Leon au centre de la ville : environ 20 minutes À Leon, séjour à l’Hostel Guardabarranco, juste à côté du Via Via et du Big Foot Hostel. Chambre double avec salle de bain, 20$ par nuit. Cuisine disponible. Petit jardin avec hamacs. Simple mais propre. Bien meilleur rapport qualité-prix comparé au Via Via et au Bigfoot, dont les prix nous semblait exagérés!
Jour 18 et 19 : Leon Leon nous a plu de par le fait que, contrairement à Granada, nous avions l’impression de visiter une ‘’vraie’’ ville nicaraguéenne, et non pas un monde créé pour les touristes… À Leon, on passe inaperçu, et il n’y a pas une centaine de vendeurs et de mendiants à vos trousses en tout temps! On sent encore qu’il s’agit du cœur intellectuel du pays, l’esprit des nombreux poètes et révolutionnaires y est encore bien présent. Cependant, il n’en reste pas moins qu’effectivement, la ville est moins belle que sa consoeur et qu’il est un peu moins agréable de s’y balader. Selon moi, une journée de marche dans la ville est suffisante. Il est possible de faire des excursions quotidiennes aux alentours de Leon (ex : plage de las Penitas, Cerro Negro pour le fameux volcano boarding), ce que nous n’avons cependant pas fait.
Jour 20 : Leon à Little Corn Island Longue journée de voyagement! En ordre :
Bus de Leon à Managua (2h, 47 C) vers 6h du matin. *Attention : nous voulions prendre un minibus pour retourner à Managua, mais pour se faire, il fallait faire une longue fie d’attente, de plusieurs heures, car beaucoup, beaucoup de personnes au même moment que nous et seulement un minibus aux 20 minutes environ… Puisque nous avions un vol à attraper, pas de le temps faire la file! Heureusement, il y avait encore un bus régulier, mais selon certain, il s’agissait d’une denrée rare! Bref, bien prévoir votre retour à la capitale, et prévoir suffisamment de temps surtout si vous comptez prendre un avion!!! Le bus que nous avons pris se rendait au Marché Oriental à Managua, le chauffeur nous a descendue sur la Carretera Norte (lui dire que vous allez à l’aéroport). 2. Taxi de la carretera Norte à l’aéroport (100C pour 2, 15 minutes) 3. Avion la Costena (1h25). a. 180$US par personne (frais de 35$ pour la réservation en ligne inclus). b. Il y a trois vols par jour vers les Corns – si vous comptez vous rendre sur Little Corn, prendre celui du matin ou du midi! c. Minuscule avion de 10 places : cœur sensible, s’abstenir! 4. Taxi de l’aéroport de Big Corn au Ferry (20C par personne – 3 minutes). Il est aussi possible de marcher, selon l’heure de la journée, car si des vols sont prévus, la piste d’atterrissage bloque le chemin et vous oblige à faire un détour d’au moins 20-25 minutes…).
5. Panga de Big Corn à Little Corn (25 minutes, 145C). Deux Pangas par jour, une le matin, l’autre l’après-midi (bien vous informer sur les heures de passage!). Il y a un guichet bien organisé là où la panga vient vous chercher, juste à côté du port. Acheter vos billets une heure avant l’arrivée de la panga, pour vous assurer d’avoir de la place. À notre arrivée, la mer était très agitée, et notre ‘’balade’’ jusqu’à Little Corn a été assez effrayante. Cependant, ce n’est pas toujours le cas (à notre retour, tout s’est déroulé très calmement!). Prendre le soin de mettre vos sacs dans des sacs de plastique : beaucoup d’éclaboussures!!! 6. Marche du ‘’port’’ de Little Corn jusqu’à Elsa’s place : 10 minutes. Si vous prévoyez vous rendre jusqu’au Nord de l’île, vaut mieux prendre la panga du matin, car sinon vous marcherez dans la forêt à la noirceur (distance du port au Nord de l’île, environ 30-45 minutes).
Sur Little Corn, séjour au Elsa’s Place (25$ par nuit pour une cabinas avec salle de bain). Emplacement idéal : sur la plage directement, mais à seulement 10 minutes du village. Cabinas simple mais propre, à quelques pas seulement de la mer. Certaine cabinas sont plus grandes (divisées en 2 chambres – 40$ par nuit). Restaurant sur place.
Jour 21-22 : Little Corn Island Little Corn nous a beaucoup plu. Paysages paradisiaques. Une belle journée de marche tout autour de l’île, farniente sur la place, bons repas de poissons et fruits de mer…De la relaxation! Nous n’avons pas eu la chance de faire du snorkeling (mauvais temps toute la durée de notre séjour aux Corns…).
(Jour 23 à 29 à venir sous peu!) 🙂😉
Niveau de l'Okavango English translation pending
Pour ceux que ça intéresse qui comme moi se rendent bientôt sur les rives de l'Okavongo :
http://www.letakasafaris.com/2015-okavango-flood-update/
Pas beaucoup d'eau semble t'il, la circulation dans Moremi s'en trouvera facilitée mais peut-être que les bords de la Boteti risquent d'être un peu désertés... Nous verrons bien sur place 😎
http://www.letakasafaris.com/2015-okavango-flood-update/
Pas beaucoup d'eau semble t'il, la circulation dans Moremi s'en trouvera facilitée mais peut-être que les bords de la Boteti risquent d'être un peu désertés... Nous verrons bien sur place 😎
Problème visas touristiques pour un tour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
Alors voici mon problème. Je compte faire un tour du monde à partir de l'été 2016, je me suis déjà renseignée sur pas mal de trucs (paperasses, vaccins, traitement anti-palu, visas, wwoofing, ...) seulement voilà, quelques pays me posent problèmes car ils demandent une photocopie des billets aller/retour pour pouvoir avoir le visa touristique. A noter: le Canada, le Chili, la Thaïlande, la Chine et la Russie. Je vois que de plus en plus de monde effectue un tour du monde, à pied, en vélo, en camping car ou autre, alors une seule question me vient en tête: comment avez-vous fait pour posséder les visas touristiques dans ces pays puisque vous ne prenez pas l'avion à chaque fois pour chaques pays. Je ne suis peut-être pas très claire alors je m'explique: j'aurai bel et bien un billet aller pour le Canada puisque je prendrai un Paris-Québec mais par la suite je compte traverser le Canada d'est en ouest et une fois à Vancouver, descendre vers les usa. Donc là je n'aurai pas de billet retour. Pareil pour les autres pays, pour le Chili je viendrai à pied de l'Argentine et je compte partir de ce pays en bateau-stop pour aller jusqu'en Polynésie dc toujours pas de billet aller/retour. Pour la Chine c'est le même topo, je viendrais du Laos et je compte rentrer en Europe via le Transsibérien dc tjs pas de billets aller/retour. Et je n'ai pas réussi à trouver des renseignements sur le site de l'ambassade de l'Australie et ils ne répondent pas au téléphone (je réessayerai demain), mais j'imagine que ça doit être la même chose pour ce pays, or si tout se passe comme prévu je viendrai par la mer. Bref, à tout ceux qui ont déjà fait un tour du monde, pouvez-vous me dire comment vous avez fait pour traverser tout ces pays sans billets d'avions et obtenir ainsi un visa? Merci d'avance.
Amicalement,
Sacajawa
Alors voici mon problème. Je compte faire un tour du monde à partir de l'été 2016, je me suis déjà renseignée sur pas mal de trucs (paperasses, vaccins, traitement anti-palu, visas, wwoofing, ...) seulement voilà, quelques pays me posent problèmes car ils demandent une photocopie des billets aller/retour pour pouvoir avoir le visa touristique. A noter: le Canada, le Chili, la Thaïlande, la Chine et la Russie. Je vois que de plus en plus de monde effectue un tour du monde, à pied, en vélo, en camping car ou autre, alors une seule question me vient en tête: comment avez-vous fait pour posséder les visas touristiques dans ces pays puisque vous ne prenez pas l'avion à chaque fois pour chaques pays. Je ne suis peut-être pas très claire alors je m'explique: j'aurai bel et bien un billet aller pour le Canada puisque je prendrai un Paris-Québec mais par la suite je compte traverser le Canada d'est en ouest et une fois à Vancouver, descendre vers les usa. Donc là je n'aurai pas de billet retour. Pareil pour les autres pays, pour le Chili je viendrai à pied de l'Argentine et je compte partir de ce pays en bateau-stop pour aller jusqu'en Polynésie dc toujours pas de billet aller/retour. Pour la Chine c'est le même topo, je viendrais du Laos et je compte rentrer en Europe via le Transsibérien dc tjs pas de billets aller/retour. Et je n'ai pas réussi à trouver des renseignements sur le site de l'ambassade de l'Australie et ils ne répondent pas au téléphone (je réessayerai demain), mais j'imagine que ça doit être la même chose pour ce pays, or si tout se passe comme prévu je viendrai par la mer. Bref, à tout ceux qui ont déjà fait un tour du monde, pouvez-vous me dire comment vous avez fait pour traverser tout ces pays sans billets d'avions et obtenir ainsi un visa? Merci d'avance.
Amicalement,
Sacajawa
Plus de 60 ans? Comment voyagez-vous? English translation pending
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Petit plaidoyer humoristique pour une bonne photo de voyage English translation pending
Pensées que m'inspire la photo depuis quelques années et que j'ai fini par mettre en forme dans un petit texte pas philosophique ni moralisateur, mais juste à faible prétention humoristique...
C'est de l'humour (ou ça essaie d'en être) donc on ne dégoupille pas les grenades , SVP !
PSYCHANALYSE : Quand on est malheureux, il est de bon ton de considérer que c'est de la faute des autres... Quand on fait de mauvaises photos, il est de bon ton de considérer que c'est de la faute de ceux qui en font de meilleures.
SAGESSE ORIENTALE : Si quelqu'un critique négativement tes photos, demande lui de te montrer les siennes... Si tu les trouves moches, oublie vite sa critique et passe ton chemin, si tu les trouves belles, prends un peu de temps pour l'écouter.
GÉNIE : Celui qui produit plus de 100 photos par an et prétend qu'elles sont toutes magnifiques est soit un génie soit un escroc... Il faut simplement se rappeler que les statistiques de naissances sur les cent dernières années montrent sans discussion que la terre a enfanté beaucoup plus d'escrocs que de génies.
JOKER : Quand on a épuisé tous les arguments, et qu'on ne veut pas reconnaître qu'on a fait une photo moche, il ne faut jamais oublier d'incriminer le matériel.
IVRESSE : Un bon vin est un bon vin... Un mauvais vin est un mauvais souvenir... Une bonne photo est une bonne photo... Une mauvaise photo est un bon souvenir... Ça donne encore plus envie d'aimer le vin !
INTERROGATION : Si les auteurs de photos moches s'appelaient des mocheurs, le gouvernement s'intéresserait-il enfin à la dramatique montée de la courbe du mochage ?
PROBABILITÉ : C'est scientifique, "Photographier au hasard peut de temps en temps produire de bons clichés" ... A probabilité quasi dentique avec "Jouer du violon au hasard pour produire de temps en temps de belles mélodies".
PLAIDOIRIE : Ce qui différencie une belle photo d'une mauvaise c'est la vigueur avec laquelle son photographe va essayer de la défendre... Une bonne photo n'a que rarement besoin d'être défendue.
RELATIVITÉ : Deux principes de base de la photo moche : - Tout le monde sans exception fait des photos moches - On peut toujours trouver des photographes qui font des photos encore plus moches que soi Moralité : Il faut s'attacher à cette vision positive et se dépêcher de progresser avant que ceux-là ne vous rattrapent !
PROVERBE : Café bouillu, café foutu, ... Photo mitraillue, photo ratue...
BUSINESS : Il y a un vrai public enthousiaste pour les photos moches... Pour la télé et la presse moches, aussi !
HUMOUR NOIR : Au royaume des photos moches, les aveugles sont rois.
CODE CIVIL : Faire des photos moches n'est pas un crime... Les montrer avec fierté à tout le monde non plus... Quoique pour la deuxième proposition, ça peut se discuter !
INDISCUTABLE : Si la photo moche tuait, Internet n'existerait plus !
POST-TRAITEMENT : "Georges, remets-moi un peu de bleu sur ce ciel, sinon les voisins ne vont jamais croire qu'on était en vacances au Maroc !"
MALADIE OCULAIRE : Quand l'œil commence à aimer sans concession toutes ses photos de voyages, le meilleur remède à cette grave maladie oculaire est de repartir très vite en voyage, avec son œil, mais sans son appareil photo. Ça calme instantanément la douleur.
SELFIE : Le selfie est au voyage ce que l'affiche du candidat est aux élections, elle n'est la plupart du temps utilisée par son auteur que pour tenter de dissimuler la pauvreté de son programme.
PRO : Un pro se reconnaît facilement en voyage... Il réfléchit toujours avant de déclencher... Moralité : Avant de déclencher, le pro se tâte !
SOIRÉE DIAPOS : - J'ai particulièrement aimé votre dernière diapo ! - Ah oui ! et pourquoi ? - Parce que c'était la dernière !
TEMOIGNAGE D'UN FIDÈLE LECTEUR : Sur mon boîtier comme sur mon ordinateur se trouve une petite icône en forme de poubelle... J'ai mis longtemps à comprendre qu'elle signifiait "photo moche".. Depuis que je l'ai compris, ma vie photographique en a été profondément changée...
PSYCHANALYSE : Quand on est malheureux, il est de bon ton de considérer que c'est de la faute des autres... Quand on fait de mauvaises photos, il est de bon ton de considérer que c'est de la faute de ceux qui en font de meilleures.
SAGESSE ORIENTALE : Si quelqu'un critique négativement tes photos, demande lui de te montrer les siennes... Si tu les trouves moches, oublie vite sa critique et passe ton chemin, si tu les trouves belles, prends un peu de temps pour l'écouter.
GÉNIE : Celui qui produit plus de 100 photos par an et prétend qu'elles sont toutes magnifiques est soit un génie soit un escroc... Il faut simplement se rappeler que les statistiques de naissances sur les cent dernières années montrent sans discussion que la terre a enfanté beaucoup plus d'escrocs que de génies.
JOKER : Quand on a épuisé tous les arguments, et qu'on ne veut pas reconnaître qu'on a fait une photo moche, il ne faut jamais oublier d'incriminer le matériel.
IVRESSE : Un bon vin est un bon vin... Un mauvais vin est un mauvais souvenir... Une bonne photo est une bonne photo... Une mauvaise photo est un bon souvenir... Ça donne encore plus envie d'aimer le vin !
INTERROGATION : Si les auteurs de photos moches s'appelaient des mocheurs, le gouvernement s'intéresserait-il enfin à la dramatique montée de la courbe du mochage ?
PROBABILITÉ : C'est scientifique, "Photographier au hasard peut de temps en temps produire de bons clichés" ... A probabilité quasi dentique avec "Jouer du violon au hasard pour produire de temps en temps de belles mélodies".
PLAIDOIRIE : Ce qui différencie une belle photo d'une mauvaise c'est la vigueur avec laquelle son photographe va essayer de la défendre... Une bonne photo n'a que rarement besoin d'être défendue.
RELATIVITÉ : Deux principes de base de la photo moche : - Tout le monde sans exception fait des photos moches - On peut toujours trouver des photographes qui font des photos encore plus moches que soi Moralité : Il faut s'attacher à cette vision positive et se dépêcher de progresser avant que ceux-là ne vous rattrapent !
PROVERBE : Café bouillu, café foutu, ... Photo mitraillue, photo ratue...
BUSINESS : Il y a un vrai public enthousiaste pour les photos moches... Pour la télé et la presse moches, aussi !
HUMOUR NOIR : Au royaume des photos moches, les aveugles sont rois.
CODE CIVIL : Faire des photos moches n'est pas un crime... Les montrer avec fierté à tout le monde non plus... Quoique pour la deuxième proposition, ça peut se discuter !
INDISCUTABLE : Si la photo moche tuait, Internet n'existerait plus !
POST-TRAITEMENT : "Georges, remets-moi un peu de bleu sur ce ciel, sinon les voisins ne vont jamais croire qu'on était en vacances au Maroc !"
MALADIE OCULAIRE : Quand l'œil commence à aimer sans concession toutes ses photos de voyages, le meilleur remède à cette grave maladie oculaire est de repartir très vite en voyage, avec son œil, mais sans son appareil photo. Ça calme instantanément la douleur.
SELFIE : Le selfie est au voyage ce que l'affiche du candidat est aux élections, elle n'est la plupart du temps utilisée par son auteur que pour tenter de dissimuler la pauvreté de son programme.
PRO : Un pro se reconnaît facilement en voyage... Il réfléchit toujours avant de déclencher... Moralité : Avant de déclencher, le pro se tâte !
SOIRÉE DIAPOS : - J'ai particulièrement aimé votre dernière diapo ! - Ah oui ! et pourquoi ? - Parce que c'était la dernière !
TEMOIGNAGE D'UN FIDÈLE LECTEUR : Sur mon boîtier comme sur mon ordinateur se trouve une petite icône en forme de poubelle... J'ai mis longtemps à comprendre qu'elle signifiait "photo moche".. Depuis que je l'ai compris, ma vie photographique en a été profondément changée...
18 jours à l'Ouest d'Eden! Récit d'un 1er voyage: Parcs, villes, burgers, V8, bières & Rock'N'Roll! English translation pending
Bonjour à tous,
Vu l'aide que m'a apporter ce forum pour prendre des infos ici et là il me parait normal d'y partager mon petit récit, histoire de mettre ma pierre à l'édifice.
Du 23 Mai au 10 Juin dernier, ma compagne (26 ans) et moi même (30 ans) avons fait notre tout premier voyage dans ce famous Ouest Américain au petit gout de paradis. Il nous est paru comme une évidence pour ce 1er voyage tellement il regroupe tout ce que l'on aimes. La musique faisant partie intégrante de notre voyage (et de notre vie), vous aurez donc droit à une partie de la bande son de notre voyage. 😎
Au programme 2941miles soit 4705kms avec quelques classiques mais aussi des lieux plus inhabituels pour un 1er voyage. ;)
Grossièrement cela donne ça :
J1 - 23 Mai > Los Angeles J2 > Joshua Tree NP par Palm Springs J3 > Route 66 day - de Amboy à Williams J4 > Phoenix par l'Apache Trail J5 > Desert Botanical Garden > Williams J6 > Grand Canyon South Rim J7 > Monument Valley J8 > Lower Antelope Canyon > Bryce Canyon NP J9 > Bryce > Zion Canyon NP J10 > Zion Canyon NP J11 > Valley Of Fire > Las Vegas J12 > Las Vegas J13/14/15 > Los Angeles J16 &17 > San Diego J18 > Los angeles J19 - 10 Juin - LAX
--
J1 - Samedi 23 Mai - Arrivée à Los Angeles
Nous avons choisi Air France et une formule TGV+Air. Avec départ en gare de Valence TGV pour Roissy puis vol direct pour LAX, pas de grève d'un côté comme de l'autre donc tout s'est plutôt bien passé. Arrivée à LAX autour de 16h15! Waahh! On y est! Prise de la voiture de loc chez Avis vers 17h30, ce sera un Toyota Highlander affichant seulement 3377 miles, bon j'aurai préféré une américaine mais tant pis, c'est pas bien grave, en plus il est plutôt pas mal ce Toy'. A cause d'un problème d'adresse (que j'ai toujours pas compris), on galère un peu à trouver notre motel situé à Redondo Beach, mais au bout d'une heure on fini par trouver grâce à un américain d'une gentillesse incroyable qui nous indique après avoir appeller le motel en question ! 1er contact avec les locaux, parfait !



Vu l'aide que m'a apporter ce forum pour prendre des infos ici et là il me parait normal d'y partager mon petit récit, histoire de mettre ma pierre à l'édifice.
Du 23 Mai au 10 Juin dernier, ma compagne (26 ans) et moi même (30 ans) avons fait notre tout premier voyage dans ce famous Ouest Américain au petit gout de paradis. Il nous est paru comme une évidence pour ce 1er voyage tellement il regroupe tout ce que l'on aimes. La musique faisant partie intégrante de notre voyage (et de notre vie), vous aurez donc droit à une partie de la bande son de notre voyage. 😎
Au programme 2941miles soit 4705kms avec quelques classiques mais aussi des lieux plus inhabituels pour un 1er voyage. ;)
Grossièrement cela donne ça :
J1 - 23 Mai > Los Angeles J2 > Joshua Tree NP par Palm Springs J3 > Route 66 day - de Amboy à Williams J4 > Phoenix par l'Apache Trail J5 > Desert Botanical Garden > Williams J6 > Grand Canyon South Rim J7 > Monument Valley J8 > Lower Antelope Canyon > Bryce Canyon NP J9 > Bryce > Zion Canyon NP J10 > Zion Canyon NP J11 > Valley Of Fire > Las Vegas J12 > Las Vegas J13/14/15 > Los Angeles J16 &17 > San Diego J18 > Los angeles J19 - 10 Juin - LAX
--
J1 - Samedi 23 Mai - Arrivée à Los Angeles
Nous avons choisi Air France et une formule TGV+Air. Avec départ en gare de Valence TGV pour Roissy puis vol direct pour LAX, pas de grève d'un côté comme de l'autre donc tout s'est plutôt bien passé. Arrivée à LAX autour de 16h15! Waahh! On y est! Prise de la voiture de loc chez Avis vers 17h30, ce sera un Toyota Highlander affichant seulement 3377 miles, bon j'aurai préféré une américaine mais tant pis, c'est pas bien grave, en plus il est plutôt pas mal ce Toy'. A cause d'un problème d'adresse (que j'ai toujours pas compris), on galère un peu à trouver notre motel situé à Redondo Beach, mais au bout d'une heure on fini par trouver grâce à un américain d'une gentillesse incroyable qui nous indique après avoir appeller le motel en question ! 1er contact avec les locaux, parfait !



36 heures de garde à vue avec Alitalia English translation pending
Bonjour, je m’appelle hassan j'ai 30 ans j'ai eu un vol avec Alitalia, de Casablanca CMN à Istanbul
avec une escale de 7heure à RomeFCO -Vol aller : AZ877-AZ706 Casablanca –Rome-Istanbul -Vol retour : AZ707-AZ876 Istanbul-Rome-Casablanca -prix du billet : 419.26€
Mon histoire avec Alitalia commence le 30 juin , quand je suis arrivé de Casablanca à Rome à destination d’Istanbul , tout semblait aller bien , je descends à Rome , je passe mon escale de 7 heure , à H Area, dans la zone internationale l'heure du vol du départ à Istanbul arrive , oups , un retard de 35 min , le boarding ne sera qu'à 15h00 .
j'attends comme tout le monde , tout d'un coup et 10min avant l’embarquement , on m'appelle , je m'approche du desk à H6 ( il y avait un grand homme dans la trentaine il ressemble à un arabe , il avait un peu de barbe) , on me dit que je ne peux pas voyager vers Istanbul car il faut la copie de la carte bancaire et celle du passeport du propriétaire de la dite carte bancaire avec laquelle mon paiement a été effectué, étant en escale , je n 'avais ni téléphone ni rien du tout sur moi, je n'avais pas le temps pour appeler mon beau-frère en France et lui demander de m'envoyer cela.
j'ai fait le maximum possible pour leur expliquer qu'il n' y a pas de fraude de paiement et qu'il s'agit bien d'un paiement sûre et sans aucune anomalie , mais hélas mes explications n'ont tenu aucun intérêt et ne m'ont pas servies d'adjuvantes , résultat , vol raté , après 8 heure de fatigues et de dépense et d'escale dans la zone H , mon bagage et ma valise sont déjà en route vers Istanbul , je ne mettais qu'une chemise blanche, je tremblais de froid.
30 min après le vol j'ai réussi à envoyer un émail à mon beau frère pour lui demander ce qu'on m’a exigé, chose qu’il a faite, et ma sœur les a envoyé par email et par fax .
Je leur ai demandé aux agents Alitalia de me donner une copie ou un écrit comme quoi ils vont me mettre sur le vol de demain à 10h10, mais ne m’ont remis aucun billet alors que j’ai demandé. A 16h30 heure d’Italie, et voulant me distraire un peu , je me rends au magasin MONCLER dans G Aera, en sortant un inspecteur de la police italienne m'interpelle et me demande mon passeport , avec un billet d'un vol raté malgré moi à la main , il me prends Mon passeport , et me conduit à leur poste , je leur ai expliqué que Alitalia vont me mettre sur le vol du 01er juillet 2015 à 10h10 mais en vain , tu es marocain , tu es clandestin( alors que je suis dans la zone internationale et étant marocain je ne suis pas soumis au VTA visa de transit Aéroportuaire , on m'as traité comme un terroriste, on m'as déshabillé on m'as frappé , on m'as humilié, on ne m 'as pas donné manger alors que c’était le ramadan, j'ai passé 36heures chez la police sans manger , aucun appel ne m'as été permis, ma famille s'inquiétait car aucun signe de vie .tout cela car on a suspecté qu’il y a une fraude de paiement, si ce n’était pas cela , j’aurai pu être dans mon hôtel à Istanbul. Aucune personne ne voulait rien entendre, je les suppliais de m’écouter, résultat, TU ES MAROCAIN. , j'ai y passé une nuit calamiteuse , il n'y a pas ou dormir , j'ai dormis sur le sol et ils ont bien pu me priver de mon humanité quand un gardien m'as poussé vers le mur parce que j'insistais sur le fait qu'il y a une erreur , et que je n ai pas voulu rater mon vol et que je j’étais au boarding à l'heure précise , mais mes paroles ne m'apportaient qu'insulte et mépris . j'ai pleuré Après 36 heure d'emprisonnement , et on me jette dans une fourgonnette , et m'ont mis sur un vol à destination de Casablanca pour m'envoyer au Maroc """RIFOULI "" , une fois arrivé au Maroc , on ne me libère qu'à 7heure du matin , Résultat et gêne causé par Alitalia : * humiliation *discrimination *perte de temps *Perte de réservation d’hôtel à Istanbul payé préalablement *Vole de 500€ par la police italienne qui était dans mon sac banane *Perte de vol *Morale brisé à fond et vacances ratées. *Immense inquiétude de ma famille *Bagage perdu Que faire? À bon entendeur Bien à vous Visa de transit aéroportuaire Le visa de transit aéroportuaire qui permet de rester le temps d’une correspondance en zone internationale d’un aéroport et d’aller d’une zone internationale à une autre zone internationale est obligatoire pour certaines nationalités. Les ressortissants marocains ne sont pas soumis au visa de transit aéroportuaire.
avec une escale de 7heure à RomeFCO -Vol aller : AZ877-AZ706 Casablanca –Rome-Istanbul -Vol retour : AZ707-AZ876 Istanbul-Rome-Casablanca -prix du billet : 419.26€
Mon histoire avec Alitalia commence le 30 juin , quand je suis arrivé de Casablanca à Rome à destination d’Istanbul , tout semblait aller bien , je descends à Rome , je passe mon escale de 7 heure , à H Area, dans la zone internationale l'heure du vol du départ à Istanbul arrive , oups , un retard de 35 min , le boarding ne sera qu'à 15h00 .
j'attends comme tout le monde , tout d'un coup et 10min avant l’embarquement , on m'appelle , je m'approche du desk à H6 ( il y avait un grand homme dans la trentaine il ressemble à un arabe , il avait un peu de barbe) , on me dit que je ne peux pas voyager vers Istanbul car il faut la copie de la carte bancaire et celle du passeport du propriétaire de la dite carte bancaire avec laquelle mon paiement a été effectué, étant en escale , je n 'avais ni téléphone ni rien du tout sur moi, je n'avais pas le temps pour appeler mon beau-frère en France et lui demander de m'envoyer cela.
j'ai fait le maximum possible pour leur expliquer qu'il n' y a pas de fraude de paiement et qu'il s'agit bien d'un paiement sûre et sans aucune anomalie , mais hélas mes explications n'ont tenu aucun intérêt et ne m'ont pas servies d'adjuvantes , résultat , vol raté , après 8 heure de fatigues et de dépense et d'escale dans la zone H , mon bagage et ma valise sont déjà en route vers Istanbul , je ne mettais qu'une chemise blanche, je tremblais de froid.
30 min après le vol j'ai réussi à envoyer un émail à mon beau frère pour lui demander ce qu'on m’a exigé, chose qu’il a faite, et ma sœur les a envoyé par email et par fax .
Je leur ai demandé aux agents Alitalia de me donner une copie ou un écrit comme quoi ils vont me mettre sur le vol de demain à 10h10, mais ne m’ont remis aucun billet alors que j’ai demandé. A 16h30 heure d’Italie, et voulant me distraire un peu , je me rends au magasin MONCLER dans G Aera, en sortant un inspecteur de la police italienne m'interpelle et me demande mon passeport , avec un billet d'un vol raté malgré moi à la main , il me prends Mon passeport , et me conduit à leur poste , je leur ai expliqué que Alitalia vont me mettre sur le vol du 01er juillet 2015 à 10h10 mais en vain , tu es marocain , tu es clandestin( alors que je suis dans la zone internationale et étant marocain je ne suis pas soumis au VTA visa de transit Aéroportuaire , on m'as traité comme un terroriste, on m'as déshabillé on m'as frappé , on m'as humilié, on ne m 'as pas donné manger alors que c’était le ramadan, j'ai passé 36heures chez la police sans manger , aucun appel ne m'as été permis, ma famille s'inquiétait car aucun signe de vie .tout cela car on a suspecté qu’il y a une fraude de paiement, si ce n’était pas cela , j’aurai pu être dans mon hôtel à Istanbul. Aucune personne ne voulait rien entendre, je les suppliais de m’écouter, résultat, TU ES MAROCAIN. , j'ai y passé une nuit calamiteuse , il n'y a pas ou dormir , j'ai dormis sur le sol et ils ont bien pu me priver de mon humanité quand un gardien m'as poussé vers le mur parce que j'insistais sur le fait qu'il y a une erreur , et que je n ai pas voulu rater mon vol et que je j’étais au boarding à l'heure précise , mais mes paroles ne m'apportaient qu'insulte et mépris . j'ai pleuré Après 36 heure d'emprisonnement , et on me jette dans une fourgonnette , et m'ont mis sur un vol à destination de Casablanca pour m'envoyer au Maroc """RIFOULI "" , une fois arrivé au Maroc , on ne me libère qu'à 7heure du matin , Résultat et gêne causé par Alitalia : * humiliation *discrimination *perte de temps *Perte de réservation d’hôtel à Istanbul payé préalablement *Vole de 500€ par la police italienne qui était dans mon sac banane *Perte de vol *Morale brisé à fond et vacances ratées. *Immense inquiétude de ma famille *Bagage perdu Que faire? À bon entendeur Bien à vous Visa de transit aéroportuaire Le visa de transit aéroportuaire qui permet de rester le temps d’une correspondance en zone internationale d’un aéroport et d’aller d’une zone internationale à une autre zone internationale est obligatoire pour certaines nationalités. Les ressortissants marocains ne sont pas soumis au visa de transit aéroportuaire.
Quel musée choisir à Rome? English translation pending
Bonjour,
Si vous aviez un seul Musée à choisir comme visite (Excluant ceux du Vatican), lequel me conseilleriez-vous?
Merci de bien voulir me répondre.
Si vous aviez un seul Musée à choisir comme visite (Excluant ceux du Vatican), lequel me conseilleriez-vous?
Merci de bien voulir me répondre.
Le Maroc est-il encore une destination touristique? English translation pending
Bonsoir à tous,
J ai lu dans les journaux récemment :
-Deux jeunes femmes arrêtées pour tenue indécente a Agadir.
-Deux jeunes hommes accusés d homosexualite condamnés à 4 mois de prison à Rabat .
-Concert d un rappeur (Mourad belghouat dit "El 7a9ed") annule à Casablanca pour ....
-des surfeurs ne veulent pas de bikini sur les plages le mois de Ramadan a Agadir.
Je ne suis pas homo, je ne me baigne pas en bikini, j aime pas trop le rap ...mais j ai peur pour mes prochains
Vacances au Maroc.
Rassurez moi svp!