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Préparation croisière "Cités d'art & Splendeurs méditerranéenne" sur le Splendida février 2015 English translation pending
Bonjour à tous et bien nous sommes repartis pour notre 5 ème croisière😏😏😏 pour février 2015 sur le MSC Splendida avec comme escales "Rome, Palerme, Tunis, Barcelone, Marseille et Gènes".
Nous partons avec nos grands enfants de 18 et 20 ans.
Si vous faites également cette croisière ou si vous connaissez ces escales je suis intéressée par vos infos pour préparer les escales.
Merci d'avance, 🙂🙂🙂
Marie Christine
Nous partons avec nos grands enfants de 18 et 20 ans.
Si vous faites également cette croisière ou si vous connaissez ces escales je suis intéressée par vos infos pour préparer les escales.
Merci d'avance, 🙂🙂🙂
Marie Christine
Retour du Québec avec du retard... 2011 English translation pending
Bonjour, voici mon récit sur mon voyage au Canada (au Québec plus particulièrement) fait en Septembre 2011. Cela fait déjà 3 ans et je n’avais pas eu le courage d’écrire un carnet, mais depuis j’ai également fait un voyage aux USA et rédigé un carnet pour celui-ci (visible sur VoyageForum, voir le lien dans ma signature) et j’ai donc envie de partager ce voyage également.
Cela est mon premier voyage (autre que l’Espagne déjà faite avec mes parents et les différents lieux de France visité), le Québec étant francophone me permet d’être plus rassuré sur la communication avec les locaux.
J’ai imaginé mon parcours et tout préparé par moi-même avec l’aide de guide et des différents forums.
La durée est de 12 Jours, ce qui m’a paru bien par rapport aux congés possible au travail et au budget nécessaire.
Voici le parcours :
10/09 : Arrivée à Montréal
11/09 : Montréal
12/09 : Montréal
13/09 : Montréal > Parc de la Mauricie
14/09 : Parc de la Mauricie > Lac St Jean
15/09 : Lac St Jean
16/09 : Lac St Jean > Tadoussac
17/09 : Tadoussac
18/09 : Tadoussac > Baie St Paul
19/09 : Baie St Paul > Québec
20/09 : Québec
21/09 : Québec et retour en France
J1 10/09/2011 Marseille > Montréal : J’ai choisi la compagnie Air Transat car cela permettait d’avoir un vol direct depuis Marseille vers Montréal et également le retour direct depuis Québec.
Le vol décollant à 14h45, on part arrive à l’aéroport vers 12h00.
Voilà l’Avion un A310 :

Le vol se passe bien avec deux films vue sur les écrans commun (c’est sûr que des écrans individuels c’est mieux mais bon pour le prix d’Air Transat je m’en contente).
Arrivée à Montréal à l’heure, Passage à l’immigration rapide, récupération des bagages. Direction la douane qui nous prend juste le formulaire remplis dans l’avion et nous laisse passer.
J’achète des billets 3 jours qui permettent de prendre également le bus 747 qui nous dépose tout proche de l’hôtel que j’ai réservé.
Je commence à fatigué pendant ce trajet en bus, mais je suis quand même tout émerveillé de la vision que j’ai des bâtiments, des voitures et des panneaux routiers qui sont typiquement ce que l’on s’imagine de l’Amérique du nord.
Arrivée à l’hôtel Stay du centre, celui-ci ne paye pas de mine, mais l’accueil par une jeune (surement étudiante) parlant peu le français est tout de même sympathique. La chambre est correcte.


Il est 18h30 ici, mais avec le décalage horaire la fatigue ce fait sentir. Pas question de se coucher maintenant, il faut tenir un peu histoire de ne pas être réveillé de trop bonne heure le lendemain.
On part donc faire un tour sur la rue Sainte Catherine, on y va en marchant de l’hôtel (proche de la place Berri et de la place Emilie Gamelin) jusqu’à la place des arts.
Le début de la rue est étrange, je vois beaucoup de SDF, ce n’est pas très rassurant, malgré le fait qu’ils ne viennent pas nous déranger.
Ensuite arrivée sur la place des arts, je me dis que cela serait bien de trouver une carte de téléphone prépayé afin de passer un coup de fil demain matin à la famille. On rentre donc dans le Complexe Desjardins et après avoir tourné un petit peu on trouve une boutique qui en vend.

On ressort et je fais quelques photos des jets d’eau et de la façade éclairée en face :


N’ayant pas vraiment faim car déjà mangé dans l’avion, une pause tranquille au Starbucks pour un donuts et un café nous fait du bien.
Ensuite la fatigue étant bien présente, on refait la rue dans l’autre sens pour rentrer à l’hôtel et on se couche.
Demain première journée complète à Montréal, je suis tout excité et impatient d’approfondir la visite 🙂
J1 10/09/2011 Marseille > Montréal : J’ai choisi la compagnie Air Transat car cela permettait d’avoir un vol direct depuis Marseille vers Montréal et également le retour direct depuis Québec.
Le vol décollant à 14h45, on part arrive à l’aéroport vers 12h00.
Voilà l’Avion un A310 :

Le vol se passe bien avec deux films vue sur les écrans commun (c’est sûr que des écrans individuels c’est mieux mais bon pour le prix d’Air Transat je m’en contente).
Arrivée à Montréal à l’heure, Passage à l’immigration rapide, récupération des bagages. Direction la douane qui nous prend juste le formulaire remplis dans l’avion et nous laisse passer.
J’achète des billets 3 jours qui permettent de prendre également le bus 747 qui nous dépose tout proche de l’hôtel que j’ai réservé.
Je commence à fatigué pendant ce trajet en bus, mais je suis quand même tout émerveillé de la vision que j’ai des bâtiments, des voitures et des panneaux routiers qui sont typiquement ce que l’on s’imagine de l’Amérique du nord.
Arrivée à l’hôtel Stay du centre, celui-ci ne paye pas de mine, mais l’accueil par une jeune (surement étudiante) parlant peu le français est tout de même sympathique. La chambre est correcte.


Il est 18h30 ici, mais avec le décalage horaire la fatigue ce fait sentir. Pas question de se coucher maintenant, il faut tenir un peu histoire de ne pas être réveillé de trop bonne heure le lendemain.
On part donc faire un tour sur la rue Sainte Catherine, on y va en marchant de l’hôtel (proche de la place Berri et de la place Emilie Gamelin) jusqu’à la place des arts.
Le début de la rue est étrange, je vois beaucoup de SDF, ce n’est pas très rassurant, malgré le fait qu’ils ne viennent pas nous déranger.
Ensuite arrivée sur la place des arts, je me dis que cela serait bien de trouver une carte de téléphone prépayé afin de passer un coup de fil demain matin à la famille. On rentre donc dans le Complexe Desjardins et après avoir tourné un petit peu on trouve une boutique qui en vend.

On ressort et je fais quelques photos des jets d’eau et de la façade éclairée en face :


N’ayant pas vraiment faim car déjà mangé dans l’avion, une pause tranquille au Starbucks pour un donuts et un café nous fait du bien.
Ensuite la fatigue étant bien présente, on refait la rue dans l’autre sens pour rentrer à l’hôtel et on se couche.
Demain première journée complète à Montréal, je suis tout excité et impatient d’approfondir la visite 🙂
Sri Lanka: notre déception (regards insistants, personnes intéressées, etc) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
Terreur sur Tamatave! English translation pending
Juste un fait divers de plus à Tamatave: http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=29513:insecurite-terreur-sur-la-ville-de-toamasina
Celui là a été médiatisés, mais combien de faits se passent sans que personne ne soit au courant??... Pour ceux qui connaissent, la propriétaire du restaurant le Darafify à Toamasina à été violemment agressée chez elle ainsi que sa fille qui était présente et le médecin de famille qui était venu l'ausculter car elle est malade. Selon le témoignage de la fille qui a bien observée les bandits au nombre de huit, ils portaient tous des Rangers aux pieds, des treillis, et des kalachnikovs... Alors qu'est ce que ça veut dire???.... La justice ne fout rien?? Ou bien est absente pour raison d'intervention???.... J'étais à Tamatave juillet août et c'est impressionnant le changement d'atmosphère qui y règne, des braquages de magasins en plein jour, pourtant des gardiens armés jusqu'au dents devant chaque boutique ou bureau ou il y a de l'argent qui circule et bien, aucun problème!... Tout se passe comme sur des roulettes, donc j'en déduit que c'est l'état qui est derrière tout ça!! Sinon comment expliquer qu'ils sont intouchable???.... C'est pas possible!... Il faut que ça bouge!!...
Question d'organisation dont Deadvlei et les dunes English translation pending
Bonjour,
Je commence à réfléchir à un voyage en aout (hiver donc en Namibie).
Voici mes questions :
1) J'aimerais privilégier la balade en mongolfière à Sesriem, au matin avant de partir vers Solitaire. En arrivant la veille, en début d'après midi sur Sesriem, est-il possible de faire Deadvlei puis la dune 45 (coucher du soleil vers 17h30)? En fait j'aimerais savoir combien il faut que je compte de temps depuis l'entrée du parc pour estimer l'heure de départ de cette visite, je précise, avec 4x4. (route jusque Deadvlei 1h ou + ?, temps "raisonnable"sur place" à deadvlei ?, retour vers dune 45 0h20 ?, montée de la dune 1h30 me semble t-il ? Je sais qu'il ne faut pas rater l'heure de la sortie du parc.
2) J'ai vu que le canyon de Sesriem était proche de l'entrée du parc. Combien de temps prend la visite ? Faut-il obligatoirement prendre un guide ? Intérêt de cette visite ?
3) Changeons de région : Spitzkoppe se visite t-il facilement (indications) ?
3) Après avoir lu pas mal de carnets de voyages (merci Krikri, Max68 et les autres...) si ce voyage doit se faire, il se fera en alternant fermes d'hotes et lodges (pas de camping). J'ai déjà fait mes recherches, notamment sur tripadvisor pour les avis. Je crois que j'ai vu tout ce que la Namibie comptait d'hôtels, de lodges et de guest farms. J'ai fait des tris (en éliminant notamment les plus chers et les mal côtés) pour finalement en retenir quelques uns. Dans ma liste, il y a des hébergements un peu moins "cités" dans les carnets de voyage et autres... Y en a t-il parmi vous qui pourraient témoigner de leur passage dans ces hébergements un peu moins connus : - Burgsdorf Goat & Guest Farm - Solitaire guest farm desert ranch - Brandberg rest camp - Desert breeze lodge - Etosha Safari Lodge & Camp
Merci d'avance pour vos réponses.
Voici mes questions :
1) J'aimerais privilégier la balade en mongolfière à Sesriem, au matin avant de partir vers Solitaire. En arrivant la veille, en début d'après midi sur Sesriem, est-il possible de faire Deadvlei puis la dune 45 (coucher du soleil vers 17h30)? En fait j'aimerais savoir combien il faut que je compte de temps depuis l'entrée du parc pour estimer l'heure de départ de cette visite, je précise, avec 4x4. (route jusque Deadvlei 1h ou + ?, temps "raisonnable"sur place" à deadvlei ?, retour vers dune 45 0h20 ?, montée de la dune 1h30 me semble t-il ? Je sais qu'il ne faut pas rater l'heure de la sortie du parc.
2) J'ai vu que le canyon de Sesriem était proche de l'entrée du parc. Combien de temps prend la visite ? Faut-il obligatoirement prendre un guide ? Intérêt de cette visite ?
3) Changeons de région : Spitzkoppe se visite t-il facilement (indications) ?
3) Après avoir lu pas mal de carnets de voyages (merci Krikri, Max68 et les autres...) si ce voyage doit se faire, il se fera en alternant fermes d'hotes et lodges (pas de camping). J'ai déjà fait mes recherches, notamment sur tripadvisor pour les avis. Je crois que j'ai vu tout ce que la Namibie comptait d'hôtels, de lodges et de guest farms. J'ai fait des tris (en éliminant notamment les plus chers et les mal côtés) pour finalement en retenir quelques uns. Dans ma liste, il y a des hébergements un peu moins "cités" dans les carnets de voyage et autres... Y en a t-il parmi vous qui pourraient témoigner de leur passage dans ces hébergements un peu moins connus : - Burgsdorf Goat & Guest Farm - Solitaire guest farm desert ranch - Brandberg rest camp - Desert breeze lodge - Etosha Safari Lodge & Camp
Merci d'avance pour vos réponses.
Aide pour circuit environ 3 semaines côte ouest USA + parcs English translation pending
Bonsoir, nouvelle sur ce forum (puisque premier "grand " voyage).
Depuis quelques temps je travaille pour mettre en place un circuit sur 23 jours pour cet été (dernière semaine de juin + 2 premières semaines de juillet 2015 ) circuit prévoyant une boucle de SAN FRANCISCO à SAN FRANCISCO en passant par la côte pacifique et les parcs. (couple avec un enfant de 13 ans)
Je navigue sur les forums, lis beaucoup mais j'avoue que là je commence complètement à me perdre et n'arrive plus à visualiser les temps nécessaires pour rester sur tel ou tel site et surtout comment "lier" les sites les uns aux autres.
Voilà un début d'ébauche mais après très vite je cale :
J1 arrivée SF
J2, J3, J4 SF
J5 départ SF pour LA via la côte pacifique sur 2jours : dodo côte pacifique (san siméon ? san luis obispo ? autre ?
J6 arrivée à LA
J7 LA (nécessaire ?)
J8 LA vers kingman (dodo )
J9 départ matin de KIGMAN via Seligman, William pour GRand Canyon : arrivée début d'après midi ?
J10 Grand canyon (dodo ou départ vers prochaine destination qui sont Monument valley, antelope, et éventuellement lac powell ) mais là !!! je ne sais plus comment imbriquer la succession de ces visites ni le temps à y consacrer ni si pour ces sites on dort à PAGE ??
Puis après BRYCE durée? DODO vers BRYCE ?( ZION SI TEMPS) ARRIVEE las vegas (dodo) De las vegas on voudrait remonter vers yosemite pour y rester deux jours (je suppose durée remontée vers yosemite sur 2jours )
On se recale : J19 arrivée à YOSEMITE dodo J20 YOSEMITE dodo J21 YOSEMITE dodo J22 Départ vers SF J23 FIN retour vers la France
Merci à vous tous pour votre aide et vos suggestions.
Puis après BRYCE durée? DODO vers BRYCE ?( ZION SI TEMPS) ARRIVEE las vegas (dodo) De las vegas on voudrait remonter vers yosemite pour y rester deux jours (je suppose durée remontée vers yosemite sur 2jours )
On se recale : J19 arrivée à YOSEMITE dodo J20 YOSEMITE dodo J21 YOSEMITE dodo J22 Départ vers SF J23 FIN retour vers la France
Merci à vous tous pour votre aide et vos suggestions.
Studios Harry Potter à Londres English translation pending
quelqu'un a t il visité les studios harry potter à londres ? (enfin à 30 kms de Londres)
cela vaut il le coup ? rapport qualité/prix j'entend car j'ai vu sur internet que la visite était à 70 euros bus compris !
merci de vos commentaires ...🙂
cela vaut il le coup ? rapport qualité/prix j'entend car j'ai vu sur internet que la visite était à 70 euros bus compris !
merci de vos commentaires ...🙂
Retour de 3 semaines dans le Wild Wild West! English translation pending
Ca y est, je me lance... Après avoir reçu tant de conseils sur ce site, il me semble évident que je dois partager avec vous le feed-back de mes 21 jours dans le "Wild, wild west" ! Aucun suspens cependant : je peux déjà vous dire que c'était Ma-gni-fi-que !!! 😎
Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles
Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.
Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.
Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !

Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !
Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !

On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂
Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
Pour planter le décor : nous sommes 2 adultes et un enfant de 8ans 1/2 (le "1/2" semble important à cet âge là...). Partis du 3 au 25 août 2014. Notre parcours, en gros : - Las Vegas - Valley of Fire - Zion - Bryce - Coral Pink sand dunes - Lake Powell - Antelope Canyon - Monument Valley - Grand canyon - Flagstaff & Walnut Canyon - Sedona - Williams - Oatman - Joshua tree park - San Diego - Los Angeles
Nos outils : - Une voiture Chevrolet Equinox louée chez Hertz, des mois à l'avance. Budget : 730€ auxquels s'ajoutent 60€ de frais de second conducteur. Prise à Las vegas, retour à Los angeles. NB : après pas mal d'hésitation, on a pris un permis de conduire international avant le départ (20€ tout de même!), mais il ne nous a servi à rien ! Personne ne nous l'a jamais demandé...🤪 - Une carte USA téléchargée sur notre GPS Tomtom avant le départ. Coût : 40€. C'est pas donné, mais ça revient beaucoup moins cher que de louer un gps dans les voitures de location. Il a parfaitement fonctionné, branché dans la prise allume-cigare, identique à nos prises européennes ! - Mon magnifique Roadbook (oui, là je me lance des fleurs...😉 J'ai tellement bossé sur ce roadbook que j'en ai bien le droit !). Indispensable à mon avis si on veut profiter un maximum de ses vacances sans soucis ni perte de temps inutiles. Je l'avais divisé en 6 colonnes : la date, le lieu, l'heure de rendez-vous éventuelle, le temps de trajet, les infos sur le lieu ou la randonnée, et enfin le prix. A peu près 1 page par jour. On n'a même plus eu besoin d'utiliser un quelconque guide papier avec ça.
Les petits trucs (surtout si on voyage avec des enfants ) :Commencer par positionner sur une carte papier, type Michelin, les endroits qu'on a envie de visiter. Ca permet déjà de se faire une idée de ce qui semble réaliste ou non, en terme de distances à parcourir.Soumettre le projet à Google Maps et là, très important : jeter aux oubliettes tout ce qui allongera trop les temps de route, même si ça fait très très mal parce que, "quand même, ça à l'air très très chouette" 😕 ! Bref : être raisonnable et se dire que "c'est pas grave, on reviendra une autre fois pour faire tout ce qu'on n'a pas pu voir..."Loger tout près des parcs à visiter. Cela permet d'arriver frais et dispo pour randonner dès le lendemain matin en évitant au maximum la chaleur et les gens (en août, c'est plus que nécessaire si on ne veut pas avoir l'impression de faire les soldes en plein parc national!!). NB : pour les mois d'été, il faut penser à réserver les hôtels pas mal de temps à l'avance ! S'octroyer, dans le timing, des moments de "pauses officielles" ! Quelques après-midis à la piscine de l'hôtel, par exemple ou prévoir de s'arrêter 2 nuits au même endroit.Prévoir les moments où on fera les lessives. Avec 2 moments lessives sur les vacances, on n'a dû prendre des vêtements que pour 7 jours au lieu de 21 !Penser à bien s'organiser au niveau des valises, car ça peut très vite devenir fatiguant de chercher ses affaires puisqu'on ne se pose jamais vraiment, passant d'un hôtel à l'autre quasi chaque jour (j'avais emmené un grand sac poubelle vide en guise de sac à linge sale, qui s'est avéré bien pratique).Dans tous les motels où nous avons logé, du moins cher au plus beau, il y avait du shampoing et du savon (plus souvent une brique de savon que du gel douche). Le savoir peut permettre d'alléger les valises... Enfin, avant le départ, j'ai lu à mon fils quelques livres adaptés sur l'ouest américain pour qu'il puisse se faire une joie à l'idée d'y aller, et apprendre plein de choses. On a particulièrement aimé "L'ouest américain : mon carnet de voyage" qui possède même une petite pochette pour y ranger ses souvenirs de vacances. On le trouve sur Amazon.fr. Un autre chouette livre, très illustré : "L'ouest américain" de Evelyne Boyard, aux éditions Belize.Et puis... En route !!😏Départ 03 aout, 10h30 : BXL-Las Vegas, avec une escale à NYc. Rien à signaler, tout se passe comme prévu. Un peu de stress à NYc car il faut : passer la douane, récupérer ses bagages (question de sécurité parait-il. Au retour vers l'Europe, les bagages suivent automatiquement), pour ensuite les ré-enregistrer pour le vol vers Las Vegas et prendre une navette jusqu'au terminal pour LV. On avait 2h30 devant nous qui ne nous ont pas semblé trop longues.
Arrivée à LV vers 18h : il fait beau, il fait chaud, on est heureux même si on est littéralement "explosés" par le long voyage... Ouf, on récupère tous nos bagages sans souci, on s'amuse de voir déjà des machines à sous dans l'aéroport, on prend la navette gratuite et on arrive chez Hertz. Là, un bon 20minutes de file, et nous voilà au volant de notre belle voiture automatique ! Plein de place, sièges en cuir qui s'inclinent dans tous les sens, coffre qui se referme tout seul, ... On s'exerce 2minutes dans le parking : D pour démarrer, P pour se parquer, R pour marche arrière... Bon, ok, tout ça nous semble assez logique, c'est parti ! Heureusement que la route n'est pas longue pour arriver à notre hôtel (l'Excalibur, sur le strip), car on est quand même bien fatigués !

Info pour ceux qui iraient dans cet hôtel : le gps nous conduit juste devant l'entrée de l'hôtel, mais il n'y a là que les "valet parkings", c-à-d les parkings payants. Juste à droite de l'entrée, on a trouvé un petit parking gratuit, et on y a trouvé la dernière place libre... On trouvait que l'offre en parking était un peu mince pour un si gros hôtel... Ce n'est que le lendemain qu'on s'est aperçus qu'il y avait un gigantesque parking à plusieurs étages, sur Luxor Drive !
Bon, encore 15minutes de file pour obtenir la clé de notre chambre. Ca nous semble une éternité, on est crevés ! La récompense c'est la vue depuis notre chambre !! En face du NY NY, mon fils est tout excité !

On descend manger une crasse à l'hôtel et au lit, enfin, en se disant qu'on est à l'autre bout de la planète 🙂
Ici aussi, il est temps d'aller me coucher... Le décalage horaire se fait encore sentir... A demain !
2014: 4 semaines aux USA: Sud Ouest + Texas + Floride English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai découvert ce forum lorsque je préparais un séjour d'une semaine autour de Las Vegas en 2009, avant de passer 2 semaines au Texas chez une amie. J'ai eu la chance de retourner aux USA 3 semaines en 2011 (avec Yellowstone) et 4 semaines cette année (Sud Ouest seule + Floride avec mon amie du Texas).
Je passe énormément de temps sur Voyage Forum, même quand je n'ai pas de voyage aux USA de prévu. (Il faut d'abord remplir la tirelire 🤪)
J'adore lire les carnets des autres. Alors, bien que je ne sois pas douée pour l'écriture (c'est pas ma faute, suis plutôt matheuse), je vais essayer d'apporter ma modeste contribution.
Pour préciser un peu : je viens de passer le cap de la cinquantaine. A l'adolescence, mes deux fils n'ont plus montré beaucoup d'empressement à accompagner maman en vacances (en europe en ce temps-là), je pars donc en vacances seule. La première fois, parce que je n'avais trouvé personne pour m'accompagner, mais maintenant, je pars seule par plaisir, pas par obligation.
Assez parlé de moi, ce n'est pas ça qui vous intéresse 😛. En route pour le Sud Ouest ...
2014 : Ouest USA + Texas + Floride Pour plus de photos voir sur la galerie photos de mon (nouveau) site www.cap-voyage.net (le site n'est pas encore terminé, mais les photos 2014 y sont)
1er jour : mardi 15 avril
Ça y est … le grand jour est arrivé : départ aujourd’hui. David et Sabrina me conduisent à l’aéroport de Zaventem.
Enregistrement des bagages (rapide puisque le check in avait été fait sur Internet), décollage à 10h45.Vol sans problème. Arrivée à Philadelphia à l’heure, Je quitte l’avion dans les premiers, et me dirige en me dépêchant vers l’immigration. Il n’y a pas encore de files, et je passerai sans attendre. Photo, prise des empreintes, et hop c’est bon. Par contre il faudra patienter une grosse ½ heure pour les bagages, passage de la douane, je redépose ma valise, et maintenant, le contrôle de sécurité. Et là … quelle file. Cela me prend ¾ d’heure. Je me dépêche de changer de terminal, et j’arrive à la porte d'embarquement 10 min avant le début de l’embarquement. Vol de 5h jusqu’à Phoenix.
Arrivée à Phoenix, je récupère ma valise et me dirige vers le shuttle bus pour le Rental center. Pas de file au guichet Alamo ! L’employée essaie bien sûr de me proposer un upgrade, mais avec un SUV pour moi seule, difficile de me convaincre de prendre plus grand ! Puis voilà le moment de me proposer l'assurance supplémentaire (Road assistance). Enfin me proposer, pas vraiment :
-« Je vous ajoute bien sûr l’assurance assistance »
-« Non, non, merci »
-« Si vous ne la prenez pas et que vous avez un problème, vous n’aurez pas d’aide ! »
-« oui oui je sais »
-« vous êtes sûre ? »
-« Oui oui »
-« Bon vous devez signer là pour confirmer que vous ne prenez pas l’assurance, j’espère que vous n’aurez pas de problème »
C’est qu’elle arriverait presque à me faire douter !
Je peux ensuite choisir entre 4 voitures, et je choisis une Hyundai Tucson rouge. Elle est récente et c’est une AWD (ce n’est pas vraiment nécessaire pour mon itinéraire, mais bon ça fait bien !).
Et en route pour l’aventure. J’installe mon GPS (c’est quand même plus facile pour trouver mon hôtel à Mesa, surtout quand on est seule, pas facile de conduire en regardant sur le plan).
Je m’installe au Clarion Inn. Le temps d’envoyer un ou deux mails pour prévenir ma famille que je suis bien arrivée, et puis au lit. Il est 9h mais je suis fatiguée, en Belgique il est 6h du matin. La journée a été longue.
Hôtel : Clarion Inn. Bon hôtel, chambre OK et petit déjeuner compris.
2ème jour : mercredi 16 avril
Grâce au décalage horaire, réveil très matinal bien sûr ! à 6h30, je vais déjeuner et départ vers 7h. La sortie de la ville sera rapide, il y a peu de trafic, et me voici au départ de l’Apache Trail.
L’Apache Trail fait 7O kms, dont 40 kms de piste. C’est une piste facile et que j’ai beaucoup appréciée. Au début, la route goudronnée s'enfonce dans les Superstitions Mountains, avec de jolis points de vue. Après Tortilla Flat (6 habitants, un musée et un saloon aux murs recouverts de billets d'un dollar, et très appréciés par les motards, mais qui est encore fermé à cette heure matinale), la route devient une piste parfois très sinueuse et il y a des portions de « tôle ondulée ».
La piste monte, descend, tourne au milieu des cactus saguaros. Des points de vue donnent sur des paysages magnifiques : cactus et lacs. Si je m'écoutais, je m'arrêtrais probablement tous les 2 ou 300 m, mais il faut bien avancer. J'ai adoré cette piste, de plus, en début de journée je n’ai croisé que peu de voitures. Quelle belle entrée en matière pour mon voyage.


A la fin de l’Apache Trail, je me dirige sur la gauche vers Tonto National Parc. Il s'agit de ruines indiennes à flanc de falaise. Il y fait vraiment très chaud et comme je n'ai pas encore eu le temps de faire des provisions et que je n’ai que peu d’eau avec moi, je ne monterai pas jusqu’aux ruines, mais je me contenterai de la vue depuis le Visitor Center. J'en profite pour acheter mon pass pour les parcs nationaux (80 $ pour tous les parcs nationaux).
Je reprends la route vers le nord-ouest. Ma destination finale pour ce jour est Sedona. La route est agréable, d’abord bordée de cactus, qui deviennent de plus en plus rares et finissent par disparaître.
Arrêt ravitaillement au Walmart de Payson. Pique-nique au bord de la route (peu fréquentée).
Petit détour jusqu’à Montezuma Castle, autres ruines indiennes dans la falaise. Une courte ballade mène au pied de la falaise sous les ruines.

J’arrive à Sedona en fin d’après-midi. Installation au Day’s Inn et je repars à la découverte de Sedona qui est une ville très réputée pour les roches rouges dont elle est entourée.
Je visite la Chapelle de Holly Cross, une chapelle moderne bien intégrée dans le paysage.
Puis je fais une courte balade à Bell Rock
Pour le coucher de soleil, je monte près de l’aéroport de Sedona. Mais c’est un lieu bien connu, et il y a foule. Plusieurs centaines de personnes certainement. Je repartirai avant le coucher du soleil, mais non, ce n’est pas pour moi, il y a vraiment trop de monde et je n’aime pas ça. J'aime le calme et le silence pour admirer la nature.
Hôtel : Day’s Inn. Chambre ok. Petit déjeuner compris.
3ème jour : jeudi 17 avril
Je quitte Sedona avec un sentiment mitigé. C'est une région magnifique, mais je suis restée sur ma faim. Je pense qu'on ne peut pas vraiment en profiter lors d'un arrêt aussi court.
Je reprends donc la route vers Flagstaff. C’est une très belle route qui serpente en prenant de l’altitude, ce qui donne quelques beaux points de vue.
Je m’arrête à Oak Creek Canyon pour une longue balade. Le sentier traverse et retraverse de nombreuses fois le ruisseau ; Je finirai d’ailleurs par avoir les pieds mouillés après avoir glissé sur une pierre. Mais ce n’est pas grave car il fait vraiment chaud. Tellement chaud que je ferai demi-tour avant la fin du chemin.

J’ai quand même marché plus de 2 heures.
Arrêt rapide à Flagstaff pour faire le plein, et je prends l’I40 en direction de l’est jusqu’à Holbrook. Check in au motel 6. Le motel est rénové, la chambre est simple mais correcte. Une piscine et une terrasse rendent ce motel plutôt agréable. Mais la ville de Holbrook n’est pas très attrayante !
Après mon installation au motel, je reprends la voiture pour me rendre à Petrified Forest. Entrée par le sud. Dès le Visitor Centor, on peut découvrir de nombreux morceaux de troncs d’arbres pétrifiés.

Plus loin, on entre dans des Badlands que je trouve très beaux.

A la fin de Petrified Forest, on arrive à Painted Desert. Malheureusement, il est déjà tard et la luminosité n’est pas très bonne.
Retour au motel 6 pour une nuit calme.
Hôtel : Motel 6. Motel bon marché, mais complétement rénové. Chambre simple mais très bien. Piscine et belle terrasse.
4ème jour : vendredi 18 avril
Il n'y a pas de petit-déjeuner au motel 6. Je trouverai bien quelque chose en route.
Le départ est matinal car il y a beaucoup de route au programme aujourd’hui. Arrêt à la pompe d’essence à Ganado, où j’achète également de quoi pique-niquer. Je suis maintenant dans la plus grande réserve indienne des Etats-Unis, en terre Navajo.
Arrivée au Canyon de Chelly en milieu de matinée, je commence par la rive nord. Dès le premier point de vue, je reste plantée là ... quelle vue ... quel calme. Je suis restée longtemps à admirer la vue : dans le fond du canyon, l’herbe et les arbres sont d’une couleur vert tendre qui tranche vraiment avec la couleur des falaises. C’est magnifique !
Après un petit pique-nique, je longe la rive sud jusqu’au Spider Rock. Depuis que j’avais vu des photos de cet endroit, je voulais y aller (même au prix d’un détour assez long), et je ne suis absolument pas déçue. Je trouve cet endroit plus que magnifique, les mots me manquent. C’est vraiment exceptionnel. Je n'arrive pas à quitter cet endroit dont les photos ne montrent pas la réelle beauté. Et pourtant, j'en ai prises des photos !!!


Je m’arrête ensuite à tous les points de vue sur la rive sud.
Retour sur Chinle, nouvel arrêt à la pompe d’essence ; c’est qu’il faut rouler beaucoup quand on veut visiter le canyon de Chelly.
Direction nord, il me reste 200 kms avant l’étape de ce soir : Blanding ! Oui c’est vrai que cette ville n’est pas directement sur mon itinéraire, mais pas moyen de trouver un motel à un prix correct à Mexican Hat ou à Bluff ! (Voyageant seule, je suis obligée de chercher des hébergements pas trop couteux, sinon cela fait trop vite monter le budget vacances !).
Route sans problème, avec quelques beaux paysages. Je quitte l'Arizona et entre en Utah.
Arrivée à Blanding, je m’arrête pour faire quelques achats, dont le diner de ce soir.
Nuit au Quality Inn & Suites de Blanding (réservé sur Hotwire). Mais avant, je passerai un agréable moment dans la piscine couverte de l’hôtel.
Hôtel : Quality Inn and Suites. Bel hôtel : grande chambre, piscine couverte et petit déjeuner compris. Situé dans une petite ville mormone très calme.
5ème jour : samedi 19 avril
Aujourd’hui, direction Page en Arizona.
Je quitte Blanding tôt, sous un ciel un peu couvert. Arrivée sur la piste de Valley of Gods, le ciel est toujours gris et je décide de patienter un peu et en effet, ½ h plus tard le soleil arrive, et donne une luminosité bien plus belle sur les roches rouges. Je parcours la piste à mon aise, en faisant de nombreux arrêts photos.

Ça et là, des campeurs se sont installés. Cela doit être magnifique de se réveiller au milieu de ce paysage. La piste est facile, mais le dessous de la voiture touchera quand même légèrement les rochers sur la piste à un endroit. Mais pas de mal. Par contre, je n’aurais pas aimé passé ici avec une voiture normale.
A la fin de la piste, je ne résiste pas à l’envie de refaire (aller-retour) la Mokee Dugway, cette piste qui monte à flanc de falaise. La piste est large et facile mais impressionnante. Arrivée au sommet, la vue s’étend jusqu’à Monument Valley.

Petit arrêt à Gooseneck SP, pour admirer les méandres de la rivière San Juan. Mais impossible de les photographier en entier, sauf en avion.
Je reprends la route, passe par Mexican Hat où j’avais dormi il y a 3 ans. Je longe ensuite Monument Valley, mais je ne m’y arrête pas car j’ai déjà fait la piste 2 fois.

Et me rvoilà en Arizona. Je continue donc en direction de Page. Je m’installe au Motel 6 (un des seuls où il reste des chambres), puis repars pour Horse Shoe Bend. Il y a beaucoup de monde, mais je descends quand même jusqu’au bord de la falaise. La vue m'impressionne autant que lors de ma 1ère visite.

Ravitaillement au Walmart.
Hôtel : Motel 6. Chambre très simple, mais OK pour une nuit.
6ème jour : dimanche 20 avril
Départ tôt, comme d’habitude. Je m’arrête au 1er point de vue sur le lac Powell pour le petit-déjeuner. Peut-on imaginer meilleur endroit pour ça ?

Retour en Utah !Le prochain arrêt est pour les Toadstool Hoodoo. Je trouve facilement le parking (il n’y a qu’une seule autre voiture) et je me lance sur le chemin. Celui-ci suit d’abord le lit asséché d’une petite rivière, puis je me trouve face à des rochers. Mais je veux absolument trouver les Hoodoos, et je trouve le moyen d’escalader cet obstacle, assez facilement d’ailleurs. Pourvu qu’il soit aussi facile de redescendre au retour ! J’arrive enfin au pied du Hoodoo. Et j’en trouve d’autres tout autour. Blancs ou rouges ! je me balade autour pendant plus d’1 heure, mais il commence à faire très chaud, et je me décide à retourner à la voiture.

Le chemin inverse se fait sans problème, même la descente des rochers. Mais je croise des promeneurs (les premiers aujourd’hui) qui, eux, arrivent par le dessus des rochers. Ils ont trouvé un autre chemin. Je suis contente de retrouver la voiture et l’air conditionné.
Mon itinéraire passe ensuite par Kanab, et Zion NP(déjà visité en 2009). Je profite des paysages de Zion. Je voulais m’arrêter juste avant le tunnel pour la balade Zion Overlook, mais aucune place de parking libre, tant pis je continue donc.

Arrivée à St George, je m’installe au Dixie Palm Motel. Je profite de la fin d’après-midi pour aller au Snow Canyon SP. À l’entrée la ranger me prévient qu’il faut rouler très lentement car il est habituel de voir des tortues traverser la route. Mais je n’en verrai pas. Le parc n’est pas très grand, et propose quelques petites balades dans un décor de rochers rouges et blancs, parsemés de pierres noires de lave.

Hôtel : Dixie Palm Motel. Chambre très simple et démodée.
J'ai découvert ce forum lorsque je préparais un séjour d'une semaine autour de Las Vegas en 2009, avant de passer 2 semaines au Texas chez une amie. J'ai eu la chance de retourner aux USA 3 semaines en 2011 (avec Yellowstone) et 4 semaines cette année (Sud Ouest seule + Floride avec mon amie du Texas).
Je passe énormément de temps sur Voyage Forum, même quand je n'ai pas de voyage aux USA de prévu. (Il faut d'abord remplir la tirelire 🤪)
J'adore lire les carnets des autres. Alors, bien que je ne sois pas douée pour l'écriture (c'est pas ma faute, suis plutôt matheuse), je vais essayer d'apporter ma modeste contribution.
Pour préciser un peu : je viens de passer le cap de la cinquantaine. A l'adolescence, mes deux fils n'ont plus montré beaucoup d'empressement à accompagner maman en vacances (en europe en ce temps-là), je pars donc en vacances seule. La première fois, parce que je n'avais trouvé personne pour m'accompagner, mais maintenant, je pars seule par plaisir, pas par obligation.
Assez parlé de moi, ce n'est pas ça qui vous intéresse 😛. En route pour le Sud Ouest ...
2014 : Ouest USA + Texas + Floride Pour plus de photos voir sur la galerie photos de mon (nouveau) site www.cap-voyage.net (le site n'est pas encore terminé, mais les photos 2014 y sont)
1er jour : mardi 15 avril
Ça y est … le grand jour est arrivé : départ aujourd’hui. David et Sabrina me conduisent à l’aéroport de Zaventem.
Enregistrement des bagages (rapide puisque le check in avait été fait sur Internet), décollage à 10h45.Vol sans problème. Arrivée à Philadelphia à l’heure, Je quitte l’avion dans les premiers, et me dirige en me dépêchant vers l’immigration. Il n’y a pas encore de files, et je passerai sans attendre. Photo, prise des empreintes, et hop c’est bon. Par contre il faudra patienter une grosse ½ heure pour les bagages, passage de la douane, je redépose ma valise, et maintenant, le contrôle de sécurité. Et là … quelle file. Cela me prend ¾ d’heure. Je me dépêche de changer de terminal, et j’arrive à la porte d'embarquement 10 min avant le début de l’embarquement. Vol de 5h jusqu’à Phoenix.
Arrivée à Phoenix, je récupère ma valise et me dirige vers le shuttle bus pour le Rental center. Pas de file au guichet Alamo ! L’employée essaie bien sûr de me proposer un upgrade, mais avec un SUV pour moi seule, difficile de me convaincre de prendre plus grand ! Puis voilà le moment de me proposer l'assurance supplémentaire (Road assistance). Enfin me proposer, pas vraiment :
-« Je vous ajoute bien sûr l’assurance assistance »
-« Non, non, merci »
-« Si vous ne la prenez pas et que vous avez un problème, vous n’aurez pas d’aide ! »
-« oui oui je sais »
-« vous êtes sûre ? »
-« Oui oui »
-« Bon vous devez signer là pour confirmer que vous ne prenez pas l’assurance, j’espère que vous n’aurez pas de problème »
C’est qu’elle arriverait presque à me faire douter !
Je peux ensuite choisir entre 4 voitures, et je choisis une Hyundai Tucson rouge. Elle est récente et c’est une AWD (ce n’est pas vraiment nécessaire pour mon itinéraire, mais bon ça fait bien !).
Et en route pour l’aventure. J’installe mon GPS (c’est quand même plus facile pour trouver mon hôtel à Mesa, surtout quand on est seule, pas facile de conduire en regardant sur le plan).
Je m’installe au Clarion Inn. Le temps d’envoyer un ou deux mails pour prévenir ma famille que je suis bien arrivée, et puis au lit. Il est 9h mais je suis fatiguée, en Belgique il est 6h du matin. La journée a été longue.
Hôtel : Clarion Inn. Bon hôtel, chambre OK et petit déjeuner compris.
2ème jour : mercredi 16 avril
Grâce au décalage horaire, réveil très matinal bien sûr ! à 6h30, je vais déjeuner et départ vers 7h. La sortie de la ville sera rapide, il y a peu de trafic, et me voici au départ de l’Apache Trail.
L’Apache Trail fait 7O kms, dont 40 kms de piste. C’est une piste facile et que j’ai beaucoup appréciée. Au début, la route goudronnée s'enfonce dans les Superstitions Mountains, avec de jolis points de vue. Après Tortilla Flat (6 habitants, un musée et un saloon aux murs recouverts de billets d'un dollar, et très appréciés par les motards, mais qui est encore fermé à cette heure matinale), la route devient une piste parfois très sinueuse et il y a des portions de « tôle ondulée ».
La piste monte, descend, tourne au milieu des cactus saguaros. Des points de vue donnent sur des paysages magnifiques : cactus et lacs. Si je m'écoutais, je m'arrêtrais probablement tous les 2 ou 300 m, mais il faut bien avancer. J'ai adoré cette piste, de plus, en début de journée je n’ai croisé que peu de voitures. Quelle belle entrée en matière pour mon voyage.


A la fin de l’Apache Trail, je me dirige sur la gauche vers Tonto National Parc. Il s'agit de ruines indiennes à flanc de falaise. Il y fait vraiment très chaud et comme je n'ai pas encore eu le temps de faire des provisions et que je n’ai que peu d’eau avec moi, je ne monterai pas jusqu’aux ruines, mais je me contenterai de la vue depuis le Visitor Center. J'en profite pour acheter mon pass pour les parcs nationaux (80 $ pour tous les parcs nationaux).
Je reprends la route vers le nord-ouest. Ma destination finale pour ce jour est Sedona. La route est agréable, d’abord bordée de cactus, qui deviennent de plus en plus rares et finissent par disparaître.
Arrêt ravitaillement au Walmart de Payson. Pique-nique au bord de la route (peu fréquentée).
Petit détour jusqu’à Montezuma Castle, autres ruines indiennes dans la falaise. Une courte ballade mène au pied de la falaise sous les ruines.

J’arrive à Sedona en fin d’après-midi. Installation au Day’s Inn et je repars à la découverte de Sedona qui est une ville très réputée pour les roches rouges dont elle est entourée.
Je visite la Chapelle de Holly Cross, une chapelle moderne bien intégrée dans le paysage.
Puis je fais une courte balade à Bell Rock
Pour le coucher de soleil, je monte près de l’aéroport de Sedona. Mais c’est un lieu bien connu, et il y a foule. Plusieurs centaines de personnes certainement. Je repartirai avant le coucher du soleil, mais non, ce n’est pas pour moi, il y a vraiment trop de monde et je n’aime pas ça. J'aime le calme et le silence pour admirer la nature.
Hôtel : Day’s Inn. Chambre ok. Petit déjeuner compris.
3ème jour : jeudi 17 avril
Je quitte Sedona avec un sentiment mitigé. C'est une région magnifique, mais je suis restée sur ma faim. Je pense qu'on ne peut pas vraiment en profiter lors d'un arrêt aussi court.
Je reprends donc la route vers Flagstaff. C’est une très belle route qui serpente en prenant de l’altitude, ce qui donne quelques beaux points de vue.
Je m’arrête à Oak Creek Canyon pour une longue balade. Le sentier traverse et retraverse de nombreuses fois le ruisseau ; Je finirai d’ailleurs par avoir les pieds mouillés après avoir glissé sur une pierre. Mais ce n’est pas grave car il fait vraiment chaud. Tellement chaud que je ferai demi-tour avant la fin du chemin.

J’ai quand même marché plus de 2 heures.
Arrêt rapide à Flagstaff pour faire le plein, et je prends l’I40 en direction de l’est jusqu’à Holbrook. Check in au motel 6. Le motel est rénové, la chambre est simple mais correcte. Une piscine et une terrasse rendent ce motel plutôt agréable. Mais la ville de Holbrook n’est pas très attrayante !
Après mon installation au motel, je reprends la voiture pour me rendre à Petrified Forest. Entrée par le sud. Dès le Visitor Centor, on peut découvrir de nombreux morceaux de troncs d’arbres pétrifiés.

Plus loin, on entre dans des Badlands que je trouve très beaux.

A la fin de Petrified Forest, on arrive à Painted Desert. Malheureusement, il est déjà tard et la luminosité n’est pas très bonne.
Retour au motel 6 pour une nuit calme.
Hôtel : Motel 6. Motel bon marché, mais complétement rénové. Chambre simple mais très bien. Piscine et belle terrasse.
4ème jour : vendredi 18 avril
Il n'y a pas de petit-déjeuner au motel 6. Je trouverai bien quelque chose en route.
Le départ est matinal car il y a beaucoup de route au programme aujourd’hui. Arrêt à la pompe d’essence à Ganado, où j’achète également de quoi pique-niquer. Je suis maintenant dans la plus grande réserve indienne des Etats-Unis, en terre Navajo.
Arrivée au Canyon de Chelly en milieu de matinée, je commence par la rive nord. Dès le premier point de vue, je reste plantée là ... quelle vue ... quel calme. Je suis restée longtemps à admirer la vue : dans le fond du canyon, l’herbe et les arbres sont d’une couleur vert tendre qui tranche vraiment avec la couleur des falaises. C’est magnifique !
Après un petit pique-nique, je longe la rive sud jusqu’au Spider Rock. Depuis que j’avais vu des photos de cet endroit, je voulais y aller (même au prix d’un détour assez long), et je ne suis absolument pas déçue. Je trouve cet endroit plus que magnifique, les mots me manquent. C’est vraiment exceptionnel. Je n'arrive pas à quitter cet endroit dont les photos ne montrent pas la réelle beauté. Et pourtant, j'en ai prises des photos !!!


Je m’arrête ensuite à tous les points de vue sur la rive sud.
Retour sur Chinle, nouvel arrêt à la pompe d’essence ; c’est qu’il faut rouler beaucoup quand on veut visiter le canyon de Chelly.
Direction nord, il me reste 200 kms avant l’étape de ce soir : Blanding ! Oui c’est vrai que cette ville n’est pas directement sur mon itinéraire, mais pas moyen de trouver un motel à un prix correct à Mexican Hat ou à Bluff ! (Voyageant seule, je suis obligée de chercher des hébergements pas trop couteux, sinon cela fait trop vite monter le budget vacances !).
Route sans problème, avec quelques beaux paysages. Je quitte l'Arizona et entre en Utah.
Arrivée à Blanding, je m’arrête pour faire quelques achats, dont le diner de ce soir.
Nuit au Quality Inn & Suites de Blanding (réservé sur Hotwire). Mais avant, je passerai un agréable moment dans la piscine couverte de l’hôtel.
Hôtel : Quality Inn and Suites. Bel hôtel : grande chambre, piscine couverte et petit déjeuner compris. Situé dans une petite ville mormone très calme.
5ème jour : samedi 19 avril
Aujourd’hui, direction Page en Arizona.
Je quitte Blanding tôt, sous un ciel un peu couvert. Arrivée sur la piste de Valley of Gods, le ciel est toujours gris et je décide de patienter un peu et en effet, ½ h plus tard le soleil arrive, et donne une luminosité bien plus belle sur les roches rouges. Je parcours la piste à mon aise, en faisant de nombreux arrêts photos.

Ça et là, des campeurs se sont installés. Cela doit être magnifique de se réveiller au milieu de ce paysage. La piste est facile, mais le dessous de la voiture touchera quand même légèrement les rochers sur la piste à un endroit. Mais pas de mal. Par contre, je n’aurais pas aimé passé ici avec une voiture normale.
A la fin de la piste, je ne résiste pas à l’envie de refaire (aller-retour) la Mokee Dugway, cette piste qui monte à flanc de falaise. La piste est large et facile mais impressionnante. Arrivée au sommet, la vue s’étend jusqu’à Monument Valley.

Petit arrêt à Gooseneck SP, pour admirer les méandres de la rivière San Juan. Mais impossible de les photographier en entier, sauf en avion.
Je reprends la route, passe par Mexican Hat où j’avais dormi il y a 3 ans. Je longe ensuite Monument Valley, mais je ne m’y arrête pas car j’ai déjà fait la piste 2 fois.

Et me rvoilà en Arizona. Je continue donc en direction de Page. Je m’installe au Motel 6 (un des seuls où il reste des chambres), puis repars pour Horse Shoe Bend. Il y a beaucoup de monde, mais je descends quand même jusqu’au bord de la falaise. La vue m'impressionne autant que lors de ma 1ère visite.

Ravitaillement au Walmart.
Hôtel : Motel 6. Chambre très simple, mais OK pour une nuit.
6ème jour : dimanche 20 avril
Départ tôt, comme d’habitude. Je m’arrête au 1er point de vue sur le lac Powell pour le petit-déjeuner. Peut-on imaginer meilleur endroit pour ça ?

Retour en Utah !Le prochain arrêt est pour les Toadstool Hoodoo. Je trouve facilement le parking (il n’y a qu’une seule autre voiture) et je me lance sur le chemin. Celui-ci suit d’abord le lit asséché d’une petite rivière, puis je me trouve face à des rochers. Mais je veux absolument trouver les Hoodoos, et je trouve le moyen d’escalader cet obstacle, assez facilement d’ailleurs. Pourvu qu’il soit aussi facile de redescendre au retour ! J’arrive enfin au pied du Hoodoo. Et j’en trouve d’autres tout autour. Blancs ou rouges ! je me balade autour pendant plus d’1 heure, mais il commence à faire très chaud, et je me décide à retourner à la voiture.

Le chemin inverse se fait sans problème, même la descente des rochers. Mais je croise des promeneurs (les premiers aujourd’hui) qui, eux, arrivent par le dessus des rochers. Ils ont trouvé un autre chemin. Je suis contente de retrouver la voiture et l’air conditionné.
Mon itinéraire passe ensuite par Kanab, et Zion NP(déjà visité en 2009). Je profite des paysages de Zion. Je voulais m’arrêter juste avant le tunnel pour la balade Zion Overlook, mais aucune place de parking libre, tant pis je continue donc.

Arrivée à St George, je m’installe au Dixie Palm Motel. Je profite de la fin d’après-midi pour aller au Snow Canyon SP. À l’entrée la ranger me prévient qu’il faut rouler très lentement car il est habituel de voir des tortues traverser la route. Mais je n’en verrai pas. Le parc n’est pas très grand, et propose quelques petites balades dans un décor de rochers rouges et blancs, parsemés de pierres noires de lave.

Hôtel : Dixie Palm Motel. Chambre très simple et démodée.
Magnifique concentré d'Ouest américain – 17 jours de San Francisco à Los Angeles + parcs English translation pending
Faaabuuuleux, assurément ce voyage le fut ! Intense aussi, forcément en 17j, le rythme a été soutenu (mais pas insoutenable).
Nous en sommes revenus émerveillés avec une seule envie : REPARTIR !
Le circuit : Les classiques saupoudrés d’une touche de moins classiques, parfait pour une 1ère approche (la carte générale en bas du post). Pour le coup, j’ai fait simple, j’ai repris un des itinéraires type de 15j proposé par Bastinj (merci encore Jacq, c’est l’assurance d’avoir les nuits aux bons endroits). Pour ceux que ça intéressent, il y en a d’autres et c’est par là.
Pour mes 2 nuits de rab, la 1ère a été facile à caser : entre Grand Canyon et Los Angeles pour avoir une 1/2j supplémentaire à GC et couper les 800km de route, la 2ème a fait le yoyo assez longtemps entre Bryce et Page. Finalement, c’est Bryce qui l’a emporté.
Le traditionnel détail au jour le jour (tel qu’il s’est déroulé et non tel que je l’avais prévu, parce que forcément, des imprévus, et des ratages, il y en a eu !)
-J1- Arrivée à San Francisco – Début visite SF-Nuit SF -J2 et J3 – visite SF - J4 – Route vers Yosemite - Visite secteur glacier – Nuit El portal - J5 – Traversée Yosémite par Tioga road - mono lake – Nuit Bridgeport - J6 – Route vers Death Valley : Bodie, Alabama Hills – DV en fin de journée – Nuit DV - J7 – Fin DV le matin – Red Rock - Las Vegas – Nuit Vegas - J8 – Viva Las Vegas ! (enfin presque…) - J9 – Route vers Bryce : Red cliffs, Canyon overlook à Zion– Nuit Bryce - J10 – Bryce Canyon et Kodachrome Basin Park – Nuit Bryce - J11 – Red canyon - Route vers lake Powell – Barrage lake Powell- Hanging garden – Nuit Page - J12 – Survol Lake Powell - Horseshoe bend – Route vers Monument Valley – Navajo NM – Valley drive en fin de journée – Nuit MV - J13 - Route vers Grand Canyon- Visite GC dont desert road - Nuit GC - J14 - Fin GC : Rando + Hermit road - Hélico – route vers LA – Nuit à Barstow - J15 - Outlet de Barstow - Fin de route vers LA – Début LA : Venice beach, santa monica, Beverly Hills – Hollywood Bd - Nuit LA - J16 - LA Universal Studio + Griffith observatory (enfin presque !) - J17 - fin LA : dernière descente sur Hollywood bd, Mulholand Drive et retour Paris (accès directs aux posts correspondants en cliquant sur le Jxx) + 1 récap de toutes les balades/randos effectuées avec retour sur les durées/km/t° rencontrés: c'est par ici
Une remarque avant d’attaquer : eh oui, les sites parcourus sont très (très TRES) fréquentés l’été. Cependant, en adaptant ses horaires, en calant en milieu de journée des sites moins réputés, il est possible de ne pas trop souffrir cette surpopulation. En ce qui nous concerne, nous avons eu la chance, en démarrant parfois très tôt, d’avoir les sites presque à nous, de n’y croiser quasi personne et certaines fois, même pas nos propres enfants !!
Allez le récit…..
J-1-17/07 - Ca y est, on y est presque ….Dernier check avant départ
Les enfants : tous présents ! Notre fille de 18 ans qui nous accompagne cette année encore (et contrairement à ce qu’elle avait dit l’année dernière ! Mais c’était avant de connaître le lieu 😉!) et nos 2 garçons de 14 et 16 ans. Depuis 1 semaine, je sens même poindre un intérêt certain via des questions essentielles genre « comment on va manger ? on va faire des outlets ? on change d’hôtel tous les soirs ?». Je sens aussi une certaine complicité s’installer, c’est cool, après une année un peu en tension.
Le mari : il s’est occupé de tout ce qui est déplacements (taxi / avion / voiture) sinon, contrairement à moi, il préfère la découverte sur place…. J’ai insisté pour qu’il nous réserve un SUV … Il nous a booké un mid size. Sur le papier, il est écrit 7 personnes + 5 sacs donc ça devrait être bon… Mais quand je vois la photo, je crains qd même que ça ne fasse un poil juste, avec la glacière, les courses, les gros sacs, les petits sacs à dos… On verra bientôt…
Le road book : énorme ! Jamais je n'avais autant préparé un voyage ! J’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont aidée directement (j’ai la photo de candyland si je me retourne, si je ne me retourne pas !) ou indirectement en postant des réponses, des carnets ou des sites entiers (celui d’Itat en favori number 1), que j’ai passé de nombreuses heures à parcourir au grand damn de ma famille (« quoi encore sur VF ! »). Alors un grand MERCI à tous !
Les sacs : X5 quasi bouclés, comme tous les ans, j’ai insisté pour que chacun emporte au moins 1 paire de basket de sport (non pas tes converse, non pas tes vans, enfin oui si tu veux mais en plus des VRAIES baskets), une casquette et un kway (sur ce coup là je n’ai pas eu gain de cause, entre ma fille qui l’a oublié et un des fils qui a refusé de l’emmener) Je vous laisse deviner qui a le sac le plus rempli …. Euh, bon ben c’est moi😊 ! Mais, j’ai toute la pharmacie (et j’ai été très très prévoyante) ! Mon sac fait 17kg, les autres à peine 11 kg…. Punaise, il est lourd quand même !!
Demain San Francisco. ENFIN !! La météo a l’air plutôt favorable …. We’ll see…
Nous en sommes revenus émerveillés avec une seule envie : REPARTIR !
Le circuit : Les classiques saupoudrés d’une touche de moins classiques, parfait pour une 1ère approche (la carte générale en bas du post). Pour le coup, j’ai fait simple, j’ai repris un des itinéraires type de 15j proposé par Bastinj (merci encore Jacq, c’est l’assurance d’avoir les nuits aux bons endroits). Pour ceux que ça intéressent, il y en a d’autres et c’est par là.
Pour mes 2 nuits de rab, la 1ère a été facile à caser : entre Grand Canyon et Los Angeles pour avoir une 1/2j supplémentaire à GC et couper les 800km de route, la 2ème a fait le yoyo assez longtemps entre Bryce et Page. Finalement, c’est Bryce qui l’a emporté.
Le traditionnel détail au jour le jour (tel qu’il s’est déroulé et non tel que je l’avais prévu, parce que forcément, des imprévus, et des ratages, il y en a eu !)
-J1- Arrivée à San Francisco – Début visite SF-Nuit SF -J2 et J3 – visite SF - J4 – Route vers Yosemite - Visite secteur glacier – Nuit El portal - J5 – Traversée Yosémite par Tioga road - mono lake – Nuit Bridgeport - J6 – Route vers Death Valley : Bodie, Alabama Hills – DV en fin de journée – Nuit DV - J7 – Fin DV le matin – Red Rock - Las Vegas – Nuit Vegas - J8 – Viva Las Vegas ! (enfin presque…) - J9 – Route vers Bryce : Red cliffs, Canyon overlook à Zion– Nuit Bryce - J10 – Bryce Canyon et Kodachrome Basin Park – Nuit Bryce - J11 – Red canyon - Route vers lake Powell – Barrage lake Powell- Hanging garden – Nuit Page - J12 – Survol Lake Powell - Horseshoe bend – Route vers Monument Valley – Navajo NM – Valley drive en fin de journée – Nuit MV - J13 - Route vers Grand Canyon- Visite GC dont desert road - Nuit GC - J14 - Fin GC : Rando + Hermit road - Hélico – route vers LA – Nuit à Barstow - J15 - Outlet de Barstow - Fin de route vers LA – Début LA : Venice beach, santa monica, Beverly Hills – Hollywood Bd - Nuit LA - J16 - LA Universal Studio + Griffith observatory (enfin presque !) - J17 - fin LA : dernière descente sur Hollywood bd, Mulholand Drive et retour Paris (accès directs aux posts correspondants en cliquant sur le Jxx) + 1 récap de toutes les balades/randos effectuées avec retour sur les durées/km/t° rencontrés: c'est par ici
Une remarque avant d’attaquer : eh oui, les sites parcourus sont très (très TRES) fréquentés l’été. Cependant, en adaptant ses horaires, en calant en milieu de journée des sites moins réputés, il est possible de ne pas trop souffrir cette surpopulation. En ce qui nous concerne, nous avons eu la chance, en démarrant parfois très tôt, d’avoir les sites presque à nous, de n’y croiser quasi personne et certaines fois, même pas nos propres enfants !!
Allez le récit…..
J-1-17/07 - Ca y est, on y est presque ….Dernier check avant départ
Les enfants : tous présents ! Notre fille de 18 ans qui nous accompagne cette année encore (et contrairement à ce qu’elle avait dit l’année dernière ! Mais c’était avant de connaître le lieu 😉!) et nos 2 garçons de 14 et 16 ans. Depuis 1 semaine, je sens même poindre un intérêt certain via des questions essentielles genre « comment on va manger ? on va faire des outlets ? on change d’hôtel tous les soirs ?». Je sens aussi une certaine complicité s’installer, c’est cool, après une année un peu en tension.
Le mari : il s’est occupé de tout ce qui est déplacements (taxi / avion / voiture) sinon, contrairement à moi, il préfère la découverte sur place…. J’ai insisté pour qu’il nous réserve un SUV … Il nous a booké un mid size. Sur le papier, il est écrit 7 personnes + 5 sacs donc ça devrait être bon… Mais quand je vois la photo, je crains qd même que ça ne fasse un poil juste, avec la glacière, les courses, les gros sacs, les petits sacs à dos… On verra bientôt…
Le road book : énorme ! Jamais je n'avais autant préparé un voyage ! J’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont aidée directement (j’ai la photo de candyland si je me retourne, si je ne me retourne pas !) ou indirectement en postant des réponses, des carnets ou des sites entiers (celui d’Itat en favori number 1), que j’ai passé de nombreuses heures à parcourir au grand damn de ma famille (« quoi encore sur VF ! »). Alors un grand MERCI à tous !
Les sacs : X5 quasi bouclés, comme tous les ans, j’ai insisté pour que chacun emporte au moins 1 paire de basket de sport (non pas tes converse, non pas tes vans, enfin oui si tu veux mais en plus des VRAIES baskets), une casquette et un kway (sur ce coup là je n’ai pas eu gain de cause, entre ma fille qui l’a oublié et un des fils qui a refusé de l’emmener) Je vous laisse deviner qui a le sac le plus rempli …. Euh, bon ben c’est moi😊 ! Mais, j’ai toute la pharmacie (et j’ai été très très prévoyante) ! Mon sac fait 17kg, les autres à peine 11 kg…. Punaise, il est lourd quand même !!
Demain San Francisco. ENFIN !! La météo a l’air plutôt favorable …. We’ll see…
Voyage express pour l'Ouest: en route pour The Wave! English translation pending
Bonjour à tous,
Chose promise, chose due, je reviens sur le forum, après 10 petits jours dans l'ouest, afin de vous faire part de notre voyage. Merci à tous ceux qui m'ont aidée à préparer ce voyage express et un grand merci à vous tous pour vos posts et vos différents sites si utiles !!
Cela fait quelques années maintenant que je vous lis et que je participe à ce forum; il est donc temps pour moi d'en passer par là, par le CARNET DE VOYAGE ! 😊
La genèse et programme du voyage
Ce voyage n'est pas mon premier mais mon 6e aux USA dont 4 dans l'ouest. C'est entre filles que nous sommes parties cette année pour mon voyage le plus court de tous; nous n'avions, ma copine de route (28 ans) et moi-même (31 ans), que 10 petits jours à consacrer à ce voyage. Mieux, il n'aurait jamais dû exister... 😮
En effet, 2014 devait être une année sans US, sans canyon, sans asphalte et sans levée de soleil sur le lac. Résignée mais pas vaincue, je tentais la loterie de the Wave au mois d'avril, comme ça, pour voir mais sans vraiment y croire.
Le 2 mai, le résultat tombait : "Congratulation, you were selected in our lottery application for a Coyotte Buttes North permit". Je me souviens tomber genoux à terre me demandant quelle idée folle m'avait prise de tenter la loterie l'année où justement je ne devais pas aller aux USA!
Voilà comment est né ce voyage, d'une folie, de la chance et d'une irrépressible passion pour ce petit coin du monde !
L'excuse d'un voyage toute trouvée, rien n'était pourtant réglé: il nous fallait avoir des vacances! De mon coté, R.A.S, en toute jeune libérale rien d’impossible, mais, pour ma copilote, fraîchement dans son nouveau poste, la négociation allait être rude!
Début juin, elle obtenait 7 petits jours de congés: notre voyage s'est donc déroulé du 15 août au 26 août 2014 !
Notre billet pour the Wave nous autorisant à venir le Lundi 18 août, nous avons bâti notre voyage autour de cette rando!
Voici le programme que nous avons réalisé:
Jour 1: Arrivée à Las Vegas via Chicago sur vol UA - Nuit à Fremont Jour 2: Route vers Zion - Narrows et ordeville canyon / Route pour Bryce et nuit à Tropic Jour 3: Kodachrome Bassion SP - Cottonwood road - Arrivée au Camping de Wahweap Jour 4: The wave - the Wire pass Jour 5: Horseshoes bend - Lake powell Museum Jour 6: Boat sur le Lac Powell Jour 7: Toadstool Hoodoos - Paria Movie set - Route vers las Vegas Jour 8: Las vegas - Dolphin habitat et secret garden - Kiss Minigolf - NYC roller coaster Jour 9: Las vegas - las Vegas Discount fire arm - Casino Jour 10: Las Vegas - dernier jour Jour 11: Vol Retour via Chicago
Nous aurions voulu en faire plus. Retourner à Valley of Fire et à Snow Canyon visiter Red Canyon, bukskin Gulsh, Edmaier secret nous a été impossible en si peu de temps.
Surtout, et alors que nous voyageons habituellement en mai et juin lors de la saison sèche, la météo d’août a été très capricieuse sur Page. Par ailleurs, nous avons souffert de blessure, de bobos et de petits pépins sur le chemin. Cependant, RIEN n'a réellement entaché notre voyage, comme vous pourrez le constater lors des lignes qui vont suivre ....
Pour ceux qui ont survécu jusqu'ici BRAVO ! La nostalgie me rend bavarde, j'espère que les lignes qui vont suivre seront plus utiles ! En route ! 😎

Je vais ajouter plus de photos. Elles ne sont pas sur mon PC pour le moment 😎
**************************************************************************************************
JOUR 1:
J'adore ces journées de départ, lorsque tout est devant nous et que tout est à découvrir. Nous partons de CDG Terminal 1 à 11h sur le vol United Airlines en transit pas Chicago O'Hare. J'avais déjà pris et particulièrement appréciée cette compagnie l'an dernier avec le vol via New York-Newark.
Une année ne faisant pas l'autre, ce vol a été particulièrement pénible. Un vol transatlantique dans un Boeing datant de mathusalem au choix de film très limité, une gestion déplorable des bagages à Chicago et du retard à las Vegas m'ont vite fait regretter mon choix de vol et de compagnie.
18h nous arrivons enfin au parking pour récupérer notre SUV. Quel choix cornélien: nous avons le choix entre une Jeep et une Jeep 2WD ! Entre la Compass et la Patriot notre choix est fait, même si en fait elles sont similaires, ce sera la Patriot car un peu moins de miles au compteur et un peu plus haute semble-t-il. Ces deux voitures n'auraient pas été adaptées pour une famille: nos deux valises de 25kg ne rentraient pas dans le coffre, pas assez profond pour les accueillir toutes les deux. 😮

Buckle up and go ! Nous prenons la route du walmart pour y récupérer vivres et matériels (chaise, matelas, burner et oreillers). Le crépuscule est déjà loin lorsque nous arrivons au "Main station casino and Hôtel". Nous avions choisi cet hôtel afin de faciliter notre départ au plus tôt le lendemain. C'est le type d'hôtel du vieux las Vegas, peu cher et idéal pour manger un morceau avant d'aller vite au lit 😛. Pour le prix, moins de 50$ la nuit avec deux lits queen, l'hôtel est correct avec un bon pub-restaurant. OK pour une nuit mais pas plus. Attention aux oreilles sensibles, la clim fait un bruit de dingue.
Une bonne douche, une bonne bière et un burger correct ont clôturé cette première journée bien chargée ! A 22H, chacune s’effondre dans son queen size moelleux comme de la guimauve.
JOUR 2:
Debout 5H30, jetlag oblige. Il fait encore nuit sur Las Vegas. Nous ne trainons pas afin d'être pour l'aube dans la voiture. Ces levés de soleil sont mes moments préférés, tout au long du voyage j'ai pu me délecter de la quiétude et du calme de l'aube qui réveille les paysages de l'ouest! 😇 Déjà à Paris, à la maison, j’aime sentir la ville se réveiller et la fraicheur du matin me fouetter le visage. Ici, aux USA, les matins sont comme des caresses paisibles et mystérieuses.
Il est 6H30 quand nous prenons la route pour ZION. Sur la route on devine des massifs familiers. Valley of fire, Snow Canyon et Red Cliffs font tour à tour leur apparition, nous faisant regretter de n’avoir plus de temps à passer dans cette région.
A 10h nous sommes au Visitor Center, en aquashoes et go pro, prêtes à bondir dans la navette qui doit nous amener au narrows. Comme souvent à Zion, il fait très beau et très chaud. Nous arrivons à Temple of Sinawava, noir de monde: c'est samedi en plein mois d'août. 😮
Confiante, bâton de marche à la main et aquashoes aux pieds, nous partons nous aussi à l'assaut des narrows!
Au bout de 45 minutes de marche, les narrows sont toujours aussi noir de monde. Je me rappelle avoir lu dans un carnet qu'un passage profond décourageait la plus part des visiteurs de s'aventurer plus loin. Au bout d'une heure trente de marche il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas assez d'eau (jamais plus que mi-cuisse) et les narrows verront défiler un flot incessant de touristes toute cette journée.
C’est dans une eau fraîche et agréable que nous progression vaillamment. Alternant marche dans un lit à sec ou immergé, le sol est parfois accidenté et jonché de pierre polie par l’érosion. Dans l’eau, il nous faut jouer les acrobates et veiller à ne pas glisser. Rapidement, les talons picotes, sans chaussettes néoprènes les pieds frottent dans les chaussures: l’ampoule est inéluctable. L’eau et l’adrénaline font vite oublier ce désagrément.
Soudainement, crack ! Ma cheville la tuile. Par nature fragile, elle glisse et se tord sur un rocher malicieux. Qu’importe, malgré cette gêne je progresse et m’émerveille des couleurs et des hautes falaises qui se dévoilent à chaque méandre.
A la jonction avec Orderville Canyon nous y pénétrons. S'en suit une succession de petites cascades et de petites pools. Malgré un canyon très ludique, nous stoppons net à une plus grande cascade, infranchissable ou presque sans matériels.
Aller-retour, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour faire cette randonnée. Nous rentrons avec des ampoules, une cheville foulée et, il faut bien le dire, avec un peu de déception dans nos besaces. Il est vrai que nous avions beaucoup d'attentes, trop peut-être. Je ne doute pas qu'avec plus d'eau et moins de monde, cette rando aurait été à la hauteur de nos espérances.
En comparaison, Kanarra creek, tout au près de la zone nord de Zion, nous avais plu d’avantage. Faible fréquentation, cascades, narrows et crapahutages nous avaient conquis !
Il est 17h quand nous prenons la route pour Bryce canyon sur la jolie route 9 que nous avons suivie depuis Hurricaine. Le soir, "Rodéo" et diner au Ruby's inn, assez bof pour tout dire. On devient exigent et difficile à force de voir de belles choses ! 😎
A 22h nous rejoignons notre Cabine au « Bryce Canyon Log Cabins » de Tropic. Le chalet est parfait, spacieux avec tout le confort nécessaire pour passer une bonne nuit. Le prix est assez élevé mais pour le coin c’est assez classique. Surtout, réservée moins d’un mois avant le départ, nous étions déjà bien chanceuses de trouver une chambre à moins de 10km de Bryce.
Demain commence la vraie aventure : Kodachrome et la cottonwood Road qui nous mèneront à Page! C'est rêveuse que je m'endors!
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Chose promise, chose due, je reviens sur le forum, après 10 petits jours dans l'ouest, afin de vous faire part de notre voyage. Merci à tous ceux qui m'ont aidée à préparer ce voyage express et un grand merci à vous tous pour vos posts et vos différents sites si utiles !!
Cela fait quelques années maintenant que je vous lis et que je participe à ce forum; il est donc temps pour moi d'en passer par là, par le CARNET DE VOYAGE ! 😊
La genèse et programme du voyage
Ce voyage n'est pas mon premier mais mon 6e aux USA dont 4 dans l'ouest. C'est entre filles que nous sommes parties cette année pour mon voyage le plus court de tous; nous n'avions, ma copine de route (28 ans) et moi-même (31 ans), que 10 petits jours à consacrer à ce voyage. Mieux, il n'aurait jamais dû exister... 😮
En effet, 2014 devait être une année sans US, sans canyon, sans asphalte et sans levée de soleil sur le lac. Résignée mais pas vaincue, je tentais la loterie de the Wave au mois d'avril, comme ça, pour voir mais sans vraiment y croire.
Le 2 mai, le résultat tombait : "Congratulation, you were selected in our lottery application for a Coyotte Buttes North permit". Je me souviens tomber genoux à terre me demandant quelle idée folle m'avait prise de tenter la loterie l'année où justement je ne devais pas aller aux USA!
Voilà comment est né ce voyage, d'une folie, de la chance et d'une irrépressible passion pour ce petit coin du monde !
L'excuse d'un voyage toute trouvée, rien n'était pourtant réglé: il nous fallait avoir des vacances! De mon coté, R.A.S, en toute jeune libérale rien d’impossible, mais, pour ma copilote, fraîchement dans son nouveau poste, la négociation allait être rude!
Début juin, elle obtenait 7 petits jours de congés: notre voyage s'est donc déroulé du 15 août au 26 août 2014 !
Notre billet pour the Wave nous autorisant à venir le Lundi 18 août, nous avons bâti notre voyage autour de cette rando!
Voici le programme que nous avons réalisé:
Jour 1: Arrivée à Las Vegas via Chicago sur vol UA - Nuit à Fremont Jour 2: Route vers Zion - Narrows et ordeville canyon / Route pour Bryce et nuit à Tropic Jour 3: Kodachrome Bassion SP - Cottonwood road - Arrivée au Camping de Wahweap Jour 4: The wave - the Wire pass Jour 5: Horseshoes bend - Lake powell Museum Jour 6: Boat sur le Lac Powell Jour 7: Toadstool Hoodoos - Paria Movie set - Route vers las Vegas Jour 8: Las vegas - Dolphin habitat et secret garden - Kiss Minigolf - NYC roller coaster Jour 9: Las vegas - las Vegas Discount fire arm - Casino Jour 10: Las Vegas - dernier jour Jour 11: Vol Retour via Chicago
Nous aurions voulu en faire plus. Retourner à Valley of Fire et à Snow Canyon visiter Red Canyon, bukskin Gulsh, Edmaier secret nous a été impossible en si peu de temps.
Surtout, et alors que nous voyageons habituellement en mai et juin lors de la saison sèche, la météo d’août a été très capricieuse sur Page. Par ailleurs, nous avons souffert de blessure, de bobos et de petits pépins sur le chemin. Cependant, RIEN n'a réellement entaché notre voyage, comme vous pourrez le constater lors des lignes qui vont suivre ....
Pour ceux qui ont survécu jusqu'ici BRAVO ! La nostalgie me rend bavarde, j'espère que les lignes qui vont suivre seront plus utiles ! En route ! 😎

Je vais ajouter plus de photos. Elles ne sont pas sur mon PC pour le moment 😎
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JOUR 1:
J'adore ces journées de départ, lorsque tout est devant nous et que tout est à découvrir. Nous partons de CDG Terminal 1 à 11h sur le vol United Airlines en transit pas Chicago O'Hare. J'avais déjà pris et particulièrement appréciée cette compagnie l'an dernier avec le vol via New York-Newark.
Une année ne faisant pas l'autre, ce vol a été particulièrement pénible. Un vol transatlantique dans un Boeing datant de mathusalem au choix de film très limité, une gestion déplorable des bagages à Chicago et du retard à las Vegas m'ont vite fait regretter mon choix de vol et de compagnie.
18h nous arrivons enfin au parking pour récupérer notre SUV. Quel choix cornélien: nous avons le choix entre une Jeep et une Jeep 2WD ! Entre la Compass et la Patriot notre choix est fait, même si en fait elles sont similaires, ce sera la Patriot car un peu moins de miles au compteur et un peu plus haute semble-t-il. Ces deux voitures n'auraient pas été adaptées pour une famille: nos deux valises de 25kg ne rentraient pas dans le coffre, pas assez profond pour les accueillir toutes les deux. 😮

Buckle up and go ! Nous prenons la route du walmart pour y récupérer vivres et matériels (chaise, matelas, burner et oreillers). Le crépuscule est déjà loin lorsque nous arrivons au "Main station casino and Hôtel". Nous avions choisi cet hôtel afin de faciliter notre départ au plus tôt le lendemain. C'est le type d'hôtel du vieux las Vegas, peu cher et idéal pour manger un morceau avant d'aller vite au lit 😛. Pour le prix, moins de 50$ la nuit avec deux lits queen, l'hôtel est correct avec un bon pub-restaurant. OK pour une nuit mais pas plus. Attention aux oreilles sensibles, la clim fait un bruit de dingue.
Une bonne douche, une bonne bière et un burger correct ont clôturé cette première journée bien chargée ! A 22H, chacune s’effondre dans son queen size moelleux comme de la guimauve.
JOUR 2:
Debout 5H30, jetlag oblige. Il fait encore nuit sur Las Vegas. Nous ne trainons pas afin d'être pour l'aube dans la voiture. Ces levés de soleil sont mes moments préférés, tout au long du voyage j'ai pu me délecter de la quiétude et du calme de l'aube qui réveille les paysages de l'ouest! 😇 Déjà à Paris, à la maison, j’aime sentir la ville se réveiller et la fraicheur du matin me fouetter le visage. Ici, aux USA, les matins sont comme des caresses paisibles et mystérieuses.
Il est 6H30 quand nous prenons la route pour ZION. Sur la route on devine des massifs familiers. Valley of fire, Snow Canyon et Red Cliffs font tour à tour leur apparition, nous faisant regretter de n’avoir plus de temps à passer dans cette région.
A 10h nous sommes au Visitor Center, en aquashoes et go pro, prêtes à bondir dans la navette qui doit nous amener au narrows. Comme souvent à Zion, il fait très beau et très chaud. Nous arrivons à Temple of Sinawava, noir de monde: c'est samedi en plein mois d'août. 😮
Confiante, bâton de marche à la main et aquashoes aux pieds, nous partons nous aussi à l'assaut des narrows!
Au bout de 45 minutes de marche, les narrows sont toujours aussi noir de monde. Je me rappelle avoir lu dans un carnet qu'un passage profond décourageait la plus part des visiteurs de s'aventurer plus loin. Au bout d'une heure trente de marche il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas assez d'eau (jamais plus que mi-cuisse) et les narrows verront défiler un flot incessant de touristes toute cette journée.
C’est dans une eau fraîche et agréable que nous progression vaillamment. Alternant marche dans un lit à sec ou immergé, le sol est parfois accidenté et jonché de pierre polie par l’érosion. Dans l’eau, il nous faut jouer les acrobates et veiller à ne pas glisser. Rapidement, les talons picotes, sans chaussettes néoprènes les pieds frottent dans les chaussures: l’ampoule est inéluctable. L’eau et l’adrénaline font vite oublier ce désagrément.
Soudainement, crack ! Ma cheville la tuile. Par nature fragile, elle glisse et se tord sur un rocher malicieux. Qu’importe, malgré cette gêne je progresse et m’émerveille des couleurs et des hautes falaises qui se dévoilent à chaque méandre.
A la jonction avec Orderville Canyon nous y pénétrons. S'en suit une succession de petites cascades et de petites pools. Malgré un canyon très ludique, nous stoppons net à une plus grande cascade, infranchissable ou presque sans matériels.
Aller-retour, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour faire cette randonnée. Nous rentrons avec des ampoules, une cheville foulée et, il faut bien le dire, avec un peu de déception dans nos besaces. Il est vrai que nous avions beaucoup d'attentes, trop peut-être. Je ne doute pas qu'avec plus d'eau et moins de monde, cette rando aurait été à la hauteur de nos espérances.
En comparaison, Kanarra creek, tout au près de la zone nord de Zion, nous avais plu d’avantage. Faible fréquentation, cascades, narrows et crapahutages nous avaient conquis !
Il est 17h quand nous prenons la route pour Bryce canyon sur la jolie route 9 que nous avons suivie depuis Hurricaine. Le soir, "Rodéo" et diner au Ruby's inn, assez bof pour tout dire. On devient exigent et difficile à force de voir de belles choses ! 😎
A 22h nous rejoignons notre Cabine au « Bryce Canyon Log Cabins » de Tropic. Le chalet est parfait, spacieux avec tout le confort nécessaire pour passer une bonne nuit. Le prix est assez élevé mais pour le coin c’est assez classique. Surtout, réservée moins d’un mois avant le départ, nous étions déjà bien chanceuses de trouver une chambre à moins de 10km de Bryce.
Demain commence la vraie aventure : Kodachrome et la cottonwood Road qui nous mèneront à Page! C'est rêveuse que je m'endors!
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Voyage au Spitzberg, terre arctique English translation pending
Bonjour,
je rentre d'un voyage au Spitzberg, je voudrais vous faire partager ces décors ... grosse claque. J'ai envie d'y retourner !
J'ai fais un premier article ici ou j'ai mis des vidéos et des photos : 1. A la découverte du Spitzberg
J'essais au tant que possible de donner un maximum d'info avec un peu d'historique, je trouve que c'est important, à titre perso c'est une parti qui ma passionne dans les voyages.
N'hésitez pas à poser des questions. J'y répondrais dans la mesure du possible. Je donne aussi des renseignements complémentaires aux gens qui étaient sur la croisière avec moi et aux personnes inscrites à la newsletter si ça vous intéresse.
Et si certains d'entre vous ont aussi été là bas j'aimerais avoir leurs expériences !
J'ai fais un premier article ici ou j'ai mis des vidéos et des photos : 1. A la découverte du Spitzberg
J'essais au tant que possible de donner un maximum d'info avec un peu d'historique, je trouve que c'est important, à titre perso c'est une parti qui ma passionne dans les voyages.
N'hésitez pas à poser des questions. J'y répondrais dans la mesure du possible. Je donne aussi des renseignements complémentaires aux gens qui étaient sur la croisière avec moi et aux personnes inscrites à la newsletter si ça vous intéresse.
Et si certains d'entre vous ont aussi été là bas j'aimerais avoir leurs expériences !
Retour photographique d'un mois en Afrique du Sud English translation pending
Avant toute chose, mes remerciements par ordre alphabétique à attila, benemme, caperam et voyajou pour leur aide dans la construction de notre voyage en Afrique du Sud, du 17 juillet au 15 aout !
Notre itinéraire a finalement été le suivant: Johannesburg - Dullstroom - Graskop - Balule - Olifants - Skukuza - Hluhluwe - St Lucia - Clarens - Semongkong - Malealea - Coffee Bay - Bulungula - Grahamtown - Wilderness - Arniston - Klensbaai - Hermanus - région du Cap










La suite arrive...
Notre itinéraire a finalement été le suivant: Johannesburg - Dullstroom - Graskop - Balule - Olifants - Skukuza - Hluhluwe - St Lucia - Clarens - Semongkong - Malealea - Coffee Bay - Bulungula - Grahamtown - Wilderness - Arniston - Klensbaai - Hermanus - région du Cap










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Escapade dans le Sud marocain English translation pending
Avec un peu de retard voici le récit d'un voyage au Maroc réalisé au printemps.
Les photos sont visibles ici: http://mjpgouret.free.fr/maroc/maroc.html
27/04/2014: atterrissage vers 8h à Marrakech sous un beau ciel bleu et une température de 15°. Les formalités de police, la récupération des bagages et la prise en compte de la voiture de location sont rapides. La voiture, une Kangoo, est légèrement cabossée sous tous ses côtés et un peu poussive au démarrage mais confortable. Après un passage au distributeur de billets qui refuse de nous délivrer plus de 2000 dirhams nous prenons la route à la recherche d'une station service. Manque de chance nous empruntons la mauvaise direction et nous retrouvons rapidement dans une zone de constructions neuves visiblement éloignée de notre itinéraire. Nous faisons donc demi tour en direction de Marrakech où nous trouvons une station. Ensuite il nous faut chercher la direction d'Essaouira mais les panneaux indicateurs sont rares. Heureusement le plan du Routard est suffisamment clair pour nous aider à trouver assez facilement notre chemin. La traversée rapide des faubourgs montre de nombreux zones de constructions neuves témoins du dynamisme de la ville. La route large et droite traverse ensuite une zone aride avec en arrière plan les sommets de l'Atlas enneigés. Tout au long de la route quelques carrioles tirées par des ânes faméliques transportent leur chargement. Nous traversons quelques rares villages à l'entrée desquels des policiers à l'air nonchalant surveillent les véhicules. Peu avant Ounagha nous quittons la route principale pour Had Draa où se tient un important marché dominical. Dès l'entrée du village nous somme happés dans un maelström bruyant et poussiéreux et entraînés par une foule compacte et affairée au milieu des marchandises de toute nature. Quelques fiers cavaliers parcourent le marché sur leurs chevaux en se frayant à grand peine un passage. Un sympathique marchand de tomates nous offre en prime une généreuse ration de haricots verts que nous serons bien en peine de cuire faute de matériel de cuisine. Nous en ferons cadeau au gardien du parking qui est quand même très déçu des 2 dirhams que nous lui laissons. Un peu étourdis par cette agitation et, aussi, par notre réveil matinal nous rejoignons en début d'après-midi le camping « le Calme », bien nommé avec son agréable patio rafraîchi par une fontaine.
28/04/2014: nous partons visiter Essaouira. En arrivant dans la ville nous longeons le front de mer avec ses résidences luxueuses et entourées de pelouses verdoyantes. Les touristes sont rares durant la matinée et nous parcourons les ruelles de la ville en tous sens. Les boutiques commencent à ouvrir mais les rues semblent bien calmes. La chaleur du soleil est tempérée par un vent assez fort et il est plaisant de flâner à la recherche de passages étroits parcourus par les seuls habitants. Nous gagnons ensuite les remparts qui offrent une vue panoramique sur l'océan à la surprenante couleur brunâtre En fin de matinée nous gagnons le port très animé avec de nombreux vendeurs de poissons. Les bateaux se pressent bord à bord, certains dans un état de rouille avancé. De retour en ville pour chercher un restaurant nous sommes abordés gentiment par une femme qui nous recommande un restaurant voisin où nous nous installons sur une agréable terrasse dominant la ville. Elle revient à la fin de notre repas et nous propose de visiter une coopérative de femmes fabriquant de l'huile d'argan. Nous assistons donc à la préparation des fruits puis au pressage au moyen d'une meule manuelle. Évidemment, nous sommes ensuite sollicités pour acheter les produits de la coopérative. Nous cédons rapidement à un prix très certainement excessif!!! Dans l'après-midi nous profitons du soleil qui partage les ruelles entre ombres et lumières pour flâner à nouveau et prendre quelques photos. Avant de retourner vers le camping le Calme nous tentons de rejoindre le cap Sim au bord de l'océan mais la route ne rejoint que des hôtels de luxe et un golf.
29/04/2014: nous repartons en direction de Marrakech. Durant la première heure de route la lumière du début de journée fait briller les champs vallonnés qui prennent ainsi aspect presque verdoyant. Puis la route redevient monotone au long de cette vaste plaine désertique. Nous contournons Marrakech par ses larges avenues, notamment la longue avenue Mohammed VI bordés d'immeubles et d'hôtels luxueux. En poursuivant sur cette avenue nous découvrons d'imposants ensembles immobiliers en construction ou en projet et même un golf, ce qui nous semble une véritable hérésie au milieu de cette zone quasi désertique. Après une halte dans un petit resto grill boucherie nous reprenons la route vers le sud avec devant nous la barrière imposante des hauts sommets de l'Atlas. Petit à petit, le paysage évolue, la route commence à sinuer au cœur de montagnes où alternent pentes boisées et terres rouges érodées. Les villages commencent à s'accrocher aux pentes et des maisons en pisé apparaissent. Nous suivons les conseils du Routard pour loger chez Momo à Ouirgane dans une propriété abondamment fleurie avec des chambres plaisantes autour d'une piscine.
30/04/2014: alors que nous nous apprêtons à quitter l'hôtel un des ouvriers me fait de grands signes. En faisant le tour de la voiture je constate alors qu'un de nos pneus est crevé. Aidé par cet homme serviable la roue est vite changée et nous pouvons repartir. Nous remontons la vallée du n'Fis qui présente de grands contrastes entre zones verdoyantes à proximité de l'eau et zones arides à la maigre végétation. La route est animée tout au long avec notamment de petits ânes qui transportent leur lourd fardeau au bord la route. Tout au long de la vallée les villages se confondent avec les terres et les roches rouges. A Talat Nia Koub nous profitons de la dernière station service pour faire le plein et quelques dizaines de mètres plus loin le réparateur de pneus nous dépanne en quelques minutes avec ses outils rudimentaires, le tout pour 20 dirhams. C'est mercredi, jour du marché de la localité. Tout autour une multitude d'ânes attend patiemment que leur maître ait terminé son marché. Les paysans de la région viennent y écouler leur production tandis que les marchands arrivés dans leurs camions proposent tout un assortiment de marchandises hétéroclites où le plastique règne. A quelques kilomètres de là, le village de Tin Mel domine la vallée et sa vieille mosquée en cours de restauration peut être visitée. Cette rénovation nous paraît trop neuve mais permet d'admirer des arcs mauresques formant un ensemble très harmonieux. C'est ensuite par une longue montée que nous atteignons le col de Tizi n'Test dans un paysage minéral et coloré spectaculaire. Pour avoir un point de vue élargi sur la vallée du Sous il faut encore parcourir un kilomètre et, au détour d'un virage, la terrasse de l'auberge « la belle vue » plonge sur les étendues désertiques du sud. Nous profitons de cette vue pour déguster une copieuse et délicieuse omelette marocaine. La route dévale ensuite les pentes vertigineuses par une succession de virages. D'importants travaux d'aménagement sont en cours tout au long de la descente. Une fois la vallée atteinte nous empruntons la route vers l'est. Le paysage monotone au départ devient ensuite varié et le soleil de la fin d'après midi éclaire la vallée bordée par des chainons de montagne aux coloris ocres et bruns. Nous faisons halte à l'auberge « le Safran » à Tialaouine où notre soirée est « bercée » par les mélopées de l'orchestre berbère qui assure l'animation de l'auberge.
01/05/2014: une belle lumière chaude éclaire les collines désertiques et les maisons en pisé du village. La route louvoie entre des collines parsemées d'une maigre végétation surtout présente à proximité des oueds. Le paysage est montagneux et varié. Dans les lointains se détachent les sommets volcaniques du massif du Siroua. Le terrain devient de plus en plus désertique et les traces du passé volcanique font leur apparition avec des formations de lave noire caractéristique. Un incident technique vient nous « distraire »: le léve vitre électrique refuse de remonter la vitre. Nous appelons le loueur qui refuse de s'occuper de la réparation ou de changer la voiture et nous demande de faire nous même réparer. Heureusement, après quelques manipulations nous arrivons à refermer la vitre mais, désormais, nous n'oserons plus l'ouvrir. Arrivés à Ouarzazate en début d'après midi nous déjeunons dans un petit restaurant calme de la ville nouvelle très déserte ce jour là (peut être à cause du 1er mai ??) puis faisons une halte rapide autour de la kasbah dont l'extérieur est en cours de rénovation. Nous poursuivons ensuite vers Skoura avec à l'horizon le massif du M'Goun émergeant du désert, mais le ciel s'est voilé et la lumière peu favorable aux photos. Nous nous installons à la kasbah Tiriguioute, superbe bâtiment entouré d'un jardin abondamment fleuri avec une mini piscine, véritable havre de fraîcheur au cœur de ce désert aride. Après le repas notre hôte sympathique nous distrait toute la soirée avec des contes du pays.
02/05/2014: le ciel est couvert ce matin. Après un copieux petit déjeuner pris sur la terrasse nous décidons de partir un peu au hasard vers le village de Toundoute situé au pied de l'Atlas. La route traverse la plaine désertique avant d'arriver dans le village où anciennes constructions de pisé et maisons en parpaing se côtoient Une massive kasbah semble en piteux état. Nous poursuivons ensuite la route goudronnée qui s'enfonce dans la vallée au long de l'oued. Les paysages sont spectaculaires avec de nombreux villages de part et d'autre. Le contraste entre les zones verdoyantes qui entourent les hameaux et l'aspect désertique et rocailleux des montagnes colorées est saisissant. Tout au long de la route les habitants s'activent à leur travail quotidien: les femmes avec leurs imposants baluchons de fourrage, les hommes sur leurs petits ânes maigres, les écoliers avec leurs cartables. Quelques gouttes de pluie nous font craindre l'orage car le ciel est menaçant. La route rejoint Imi n Oulaoun et cède la place à une piste non goudronnée et nous faisons donc demi tour. Ces villages de « bout du monde »sont maintenant raccordés à l'électricité et les paraboles ornent toutes les maisons. De retour à Skoura nous faisons une pause déjeuner au petit restaurant évidemment nommé « la Palmeraie » avant d'aller faire une petite balade au cœur de la palmeraie. Quelques anciennes kasbah en état de délabrement côtoient des constructions plus modernes témoignant de la vie active des habitants. Un système d'irrigation par canal vient arroser les champs où poussent quelques céréales. En fin d'après-midi une forte pluie va venir rafraîchir la température et faire la joie de notre hôte qui nous précise que c'est la 2 ème pluie de l'année.
03/05/2014: nous prenons la route vers Kelaa m'Gouna, toujours dans un paysage caillouteux et désertique. De nombreuses kasbahs apparaissent au long du chemin, souvent en état assez délabré. Nous poursuivons vers la vallée des roses. La route remonte sur un plateau aride dominant le filet vert des abords de l'oued M'goun. Les villages se succèdent, bordés de jardins au bord de l'oued tandis que les montagnes qui les dominent ne sont que roches ocres, rouges ou roses sans végétation. Les maisons en pisé sont fréquemment surmontées par des extensions en parpaings inachevées. Nous déjeunons à Tamalout avant de traverser l'oued pour rejoindre Bouthagar. De là, nous empruntons un sentier qui remonte le long d'un petit canal d'irrigation et suit les rives du M'Goun: les femmes lavent le linge ou travaillent dans les jardins, tandis que les hommes transportent les marchandises sur leurs mules ou des petits ânes qui avancent vaillamment malgré leur lourde charge. Nous croisons aussi quelques groupes de randonneurs qui rejoignent leurs campements de tentes installés près des rives. Nous faisons demi-tour à un coude de la rivière où les parois rocheuses rouges dévalent en un impressionnant toboggan jusqu'à l'oued. De retour à Boutaghar nous visitons le village animé de quelques boutiques, mais le ciel est devenu bien gris affadissant toutes les couleurs. Nous passons la nuit à « la perle du M'goun » à Aït Ouassif, agréable chambre située dans une grande maison en pisé à la fraîcheur appréciée, au bord de la rivière. Pour le rejoindre depuis la route il faut emprunter des sentiers serpentant entre les jardins et nos bagages sont transportés par un petit âne qui manquera les verser au passage sur un canal d'irrigation.
04/05/2014: notre hôte, un normand installé ici avec sa femme marocaine, nous conseille une petite balade au travers des villages et des plantations. Le ciel est redevenu bleu et, tout au long des villages et des champs, nous apercevons hommes, femmes et enfants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes: lessive, cueillette des roses, ramassage de fourrage, binage des champs. Les sentiers serpentent au long des canaux d'irrigation et nous permettent de rejoindre Tazroute, où des cigognes ont installé leur nid au sommet de tours en pisé parfois branlantes. Pour traverser l'oued, des passerelles en bois sont disposées régulièrement. Nous retournons par l'autre rive beaucoup plus aride. Nous reprenons ensuite la voiture pour retourner à Kelaa M'Gouna, où nous déjeunons, puis ensuite empruntons la route vers Boumalne, bordé de nombreuses zones de champs au long du Dadès. Les zones habitées se succèdent quasiment sans interruption jusque Boumalne, grande cité étalé sur le flanc d'une pente rocheuse au bord du Dadès. La route devient ensuite rectiligne, dans une zone extrêmement désertique avec de rares habitations jusque Tineghir. De grands travaux d'aménagement sont en cours dans cette ville chaude et poussiéreuse au cœur du désert qui ne donne pas vraiment envie de faire halte. Heureusement, nous trouvons une chambre dans une maison d'hôtes (kasbah « Petit Nomade ») située au bout d'une piste caillouteuse dans un désert minéral abruti de chaleur. Une fois à l'intérieur un agréable patio procure une exquise sensation de fraîcheur. Et, le repas du soir sera le plus savoureux que nous ayons dégusté depuis le début de notre voyage au Maroc.
05/05/2014: après un petit déjeuner servi sur la terrasse notre hôte nous explique en détail les possibilités de promenade alentour. Nous décidons de partir à la découverte des gorges de Todgha. La route traverse plusieurs villages où se mêlent anciennes maisons et kasbah en pisé et maisons modernes. Elle surplombe la palmeraie qui déploie au fond de la vallée son long ruban verdoyant. Nous faisons halte à l'entrée des gorges où un marocain nous signale qu'un de nos pneus est encore dégonflé... Profitant du beau soleil matinal nous continuons à pied sur la route enserrée entre des parois verticales rouges de plus de 300 m de haut où de nombreuses voies d'escalade ont été tracées ainsi qu'une via ferrata apparemment récente. Au bord de la route les vendeurs commencent à installer leurs petits étals de souvenirs. Avant de poursuivre vers le haut de la vallée nous retournons en arrière pour faire réparer notre pneu. Nous trouvons assez rapidement un petit réparateur qui diagnostique 7 fuites plus ou moins importantes et cherche d'abord à me vendre un nouveau pneu. Je lui indique que je n'ai pas l'intention d'acheter un pneu neuf pour le véhicule de location et lui demande de réparer seulement 2 grosses fuites. Pour le reste, on verra bien si le pneu reste gonflé dans les jours à venir. La réparation est facturée 25 dirhams la fuite (au lieu de 20 la fois précédente, mais ici le lieu est beaucoup plus touristique). Nous sommes rapidement prêts pour repartir à la découverte de la vallée du Todgha. Passée la zone encaissée entre les hautes parois la route poursuit le long de la rivière bordée de temps en temps de lauriers roses magnifiquement fleuris puis elle s'élève vers des hauts plateaux désertiques. Nous continuons jusqu'au village de Tamtatouchte où le désert laisse un peu de place à quelques zones cultivées. Nous redescendons ensuite vers la palmeraie pour nous promener dans la fraîcheur. A proximité de l'étang des poissons sacrés nous empruntons un petit sentier qui traverse la rivière sur un petit pont et rejoint ensuite un ancien village ruiné en pisé puis poursuit sur un balcon dominant la palmeraie: enchâssée au creux de montagne elle déroule son ruban verdoyant jusqu'à la ville de Tineghir. De grands prés cultivés de céréales apparaissent dans les clairières éparpillées au milieu d'un véritable océan de palmiers. Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre un belvédère situé à 2 kms de Tineghir. De là un escalier descend vers la zone de cultures et nous déambulons au milieu des champs de céréales irrigués par de multiples canaux. L'animation n'est pas très importante en fin de journée mais nous observons quand même les lycéens qui rentrent chez eux et quelques paysannes travaillant dans leurs champs ou accompagnant leur âne chargé.
06/05/2014: il est temps maintenant de prendre le chemin du retour. Nous parcourons donc la route vers Boumalne. Le ciel est un peu voilé et, sous la chaleur, un voile de brume estompe le désert. A Boumalne nous bifurquons vers les gorges du Dadès: les villages s'échelonnent tout au long des rives sinueuses et verdoyantes tandis que les roches ocres barrent l'horizon. Malheureusement, la lumière un peu terne et blafarde ne permet pas d'apprécier toutes les subtiles couleurs du paysage. Après avoir fait quelques courses au « supermarché » de Aït Oudinar et trouvé un gîte pour la nuit (auberge Argane) nous poursuivons vers les gorges toutes proches. La rivière coule au fond d'un étroit canyon bordé de falaises rougeoyantes tandis que la route escalade la pente raide par des lacets audacieux. Le paysage est spectaculaire malgré un soleil timide et voilé. La route se poursuit en suite en longeant d'impressionnantes pentes dont les multiples strates donnent l'impression de lire les courbes de niveau d'une gigantesque carte. Alternant passages en vallée et en balcons la route est très variée et les points vue sur le Dadès souvent spectaculaires, notamment au niveau des méandres du fleuve peu avant le village de Msemrir. A quelques endroits nous aurions bien tenté une petite sieste au bord de la rivière, mais la présence permanente d'enfants parfois effrontés nous en a dissuadé. De retour à l'auberge, nous dégustons notre thé à la menthe sous une plaisante tonnelle au bord du jardin tandis que quelques gouttes de pluie nous font penser à une averse qui ne viendra pas.
07/05/2014: dès le matin le ciel nuageux nous ôte tout espoir de revoir la vallée du Dadès sous un jour riant. Nous reprenons donc la route en direction de Ouarzazate sans faire d'arrêt si ce n'est pour prendre un peu d'essence et quelques dirhams au distributeur. A l'approche de Ouarzazate des éclaircies apparaissent et la chaleur refait son apparition. Nous prenons la direction de Aït Benhaddou, cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite route traverse une zone de collines très désertiques quand, brutalement, au sommet d'une côte le ksar de Aït Benhaddou se découvre au bord d'un oued bordé de végétation. Étagé sur une colline dominé par un grenier fortifié l'ensemble est impressionnant. Avant de commencer notre visite nous préférons assurer notre hébergement car, ici, il semble y avoir beaucoup de touristes. Nous prenons donc une chambre à la kasbah du Jardin, petit hôtel avec une terrasse et une piscine qui s'avèrera assez mal entretenu. Après un déjeuner rapide dans une taverne sympathique situé près du pont nous partons à la découverte du dédale de ruelles et de passages couverts du ksar. Les constructions en pisé ont fière allure de loin, mais à proximité nous découvrons beaucoup de murs très endommagés malgré les travaux de rénovation engagés. Beaucoup de boutiques ornent les ruelles de souvenirs colorés et nous recherchons les jeux d'ombre et de lumière qui font ressortir la couleur chaude du pisé. Malheureusement, le ciel se couvre rapidement et les belles lumières laissent place à une atmosphère un peu trouble sans contraste. Dans le courant, t de l'après midi un bref orage rafraîchit un peu l'atmosphère mais ne réussit pas à éclaircir le ciel.
08/05/2014: un beau soleil matinal éclaire la vallée de l'Ounila que nous remontons. Dans le village de Tamdaght une majestueuse kasbah se découpe sur le bleu du ciel et domine le ruban vert de l'oued. Tout au long de la route se succèdent des villages aux chaudes couleurs ocres tandis que les prés et jardins brillent d'un vert intense au milieu d'un paysage particulièrement minéral et aride. Les contreforts de l'Atlas se parent d'une palette de couleurs éblouissantes: ocre, jaune, rouge, rose et vert se mêlent dans une belle harmonie. Le paysage est changeant et chaque détour de vallée laisse apparaître de nouvelles perspectives. Après Telouet, quelques pins et genévriers commencent à apparaître alors que des genêts au jaune saturé bordent la route. Selon l'éclairage la terre prend un curieux aspects vert de gris. Nous rejoignons la grande route de Marrakech peu avant le col de Tizi n'Tichka. Une fois le col franchi, la route dévale une multitude de lacets sur le raide versant nord avant de retrouver la plaine à une quarantaine de kilomètres de Marrakech. A proximité de la ville nous commençons à ressentir la chaleur qui n'est plus tempérée par l'altitude. Au milieu d'une circulation intense où se mêlent voitures, vélos, mobylettes et quelques carrioles nous arrivons à retrouver notre position sur le plan et rejoignons facilement l'hôtel que nous avons repéré sur le guide. Mais il est complet, heureusement l'hôtel Imilchil, situé tout à côté peut nous proposer une chambre. L'hôtel est assez récent et correct mais l'entretien de la climatisation laisse à désirer. Une agréable piscine permet de se rafraichir avant d'aller se plonger dans l'agitation de la ville. Un quart d'heure de marche au long d'avenues bien rangées nous mène à la Koutoubia. Nous déambulons ensuite sur la place Jemaa el Fna qui commence à s'animer en fin d'après midi: charmeurs de serpents, dresseurs de singes, porteurs d'eau, acrobates, conteurs attirent la foule tandis que les cuisines ambulantes embaument l'air de leur odeur de grillades.
09/05/2014: nous partons à la découverte de la médina et des souks dès le début de matinée pour profiter de la fraîcheur. Le souk commence à peine à s'animer et les touristes sont encore peu nombreux tandis que les vendeurs installent leurs étals. Les ruelles principales sont encombrées des souvenirs en tous genres proposés aux visiteurs. Un lacis de passages étroits et sombres offre de nombreuses occasions de se perdre. Les vendeurs sont, dans l'ensemble, peu pressants et n'insistent pas quand nous refusons d'entrer dans leurs boutiques. Nous visitons la médersa Ben Youssef, école coranique où les chambres spartiates et sombres des étudiants entourent une vaste cour magnifiquement décorée de mosaïques et au milieu de laquelle un bassin apporte une touche de fraîcheur. Les murs et les boiseries sont finement ciselés d'arabesques légères et l'ensemble est très élégant. Après un déjeuner sur une terrasse dominant la grande place, un passage à la poste pour acheter quelques timbres nous retournons à l'hôtel pour profiter de la fraîcheur de la piscine et de la climatisation (un peu percée...). En fin de journée, retour vers la place Jemaa el Fna pour profiter de l'ambiance et dîner dans une des guinguettes. Le choix est vaste et tous les serveurs font assaut de baratin pour nous convaincre de nous assoir à leur table, bien que toutes les propositions soient identiques. Nous déambulons tranquillement pour profiter de cette dernière soirée marocaine en appréciant la douceur de l'air.
27/04/2014: atterrissage vers 8h à Marrakech sous un beau ciel bleu et une température de 15°. Les formalités de police, la récupération des bagages et la prise en compte de la voiture de location sont rapides. La voiture, une Kangoo, est légèrement cabossée sous tous ses côtés et un peu poussive au démarrage mais confortable. Après un passage au distributeur de billets qui refuse de nous délivrer plus de 2000 dirhams nous prenons la route à la recherche d'une station service. Manque de chance nous empruntons la mauvaise direction et nous retrouvons rapidement dans une zone de constructions neuves visiblement éloignée de notre itinéraire. Nous faisons donc demi tour en direction de Marrakech où nous trouvons une station. Ensuite il nous faut chercher la direction d'Essaouira mais les panneaux indicateurs sont rares. Heureusement le plan du Routard est suffisamment clair pour nous aider à trouver assez facilement notre chemin. La traversée rapide des faubourgs montre de nombreux zones de constructions neuves témoins du dynamisme de la ville. La route large et droite traverse ensuite une zone aride avec en arrière plan les sommets de l'Atlas enneigés. Tout au long de la route quelques carrioles tirées par des ânes faméliques transportent leur chargement. Nous traversons quelques rares villages à l'entrée desquels des policiers à l'air nonchalant surveillent les véhicules. Peu avant Ounagha nous quittons la route principale pour Had Draa où se tient un important marché dominical. Dès l'entrée du village nous somme happés dans un maelström bruyant et poussiéreux et entraînés par une foule compacte et affairée au milieu des marchandises de toute nature. Quelques fiers cavaliers parcourent le marché sur leurs chevaux en se frayant à grand peine un passage. Un sympathique marchand de tomates nous offre en prime une généreuse ration de haricots verts que nous serons bien en peine de cuire faute de matériel de cuisine. Nous en ferons cadeau au gardien du parking qui est quand même très déçu des 2 dirhams que nous lui laissons. Un peu étourdis par cette agitation et, aussi, par notre réveil matinal nous rejoignons en début d'après-midi le camping « le Calme », bien nommé avec son agréable patio rafraîchi par une fontaine.
28/04/2014: nous partons visiter Essaouira. En arrivant dans la ville nous longeons le front de mer avec ses résidences luxueuses et entourées de pelouses verdoyantes. Les touristes sont rares durant la matinée et nous parcourons les ruelles de la ville en tous sens. Les boutiques commencent à ouvrir mais les rues semblent bien calmes. La chaleur du soleil est tempérée par un vent assez fort et il est plaisant de flâner à la recherche de passages étroits parcourus par les seuls habitants. Nous gagnons ensuite les remparts qui offrent une vue panoramique sur l'océan à la surprenante couleur brunâtre En fin de matinée nous gagnons le port très animé avec de nombreux vendeurs de poissons. Les bateaux se pressent bord à bord, certains dans un état de rouille avancé. De retour en ville pour chercher un restaurant nous sommes abordés gentiment par une femme qui nous recommande un restaurant voisin où nous nous installons sur une agréable terrasse dominant la ville. Elle revient à la fin de notre repas et nous propose de visiter une coopérative de femmes fabriquant de l'huile d'argan. Nous assistons donc à la préparation des fruits puis au pressage au moyen d'une meule manuelle. Évidemment, nous sommes ensuite sollicités pour acheter les produits de la coopérative. Nous cédons rapidement à un prix très certainement excessif!!! Dans l'après-midi nous profitons du soleil qui partage les ruelles entre ombres et lumières pour flâner à nouveau et prendre quelques photos. Avant de retourner vers le camping le Calme nous tentons de rejoindre le cap Sim au bord de l'océan mais la route ne rejoint que des hôtels de luxe et un golf.
29/04/2014: nous repartons en direction de Marrakech. Durant la première heure de route la lumière du début de journée fait briller les champs vallonnés qui prennent ainsi aspect presque verdoyant. Puis la route redevient monotone au long de cette vaste plaine désertique. Nous contournons Marrakech par ses larges avenues, notamment la longue avenue Mohammed VI bordés d'immeubles et d'hôtels luxueux. En poursuivant sur cette avenue nous découvrons d'imposants ensembles immobiliers en construction ou en projet et même un golf, ce qui nous semble une véritable hérésie au milieu de cette zone quasi désertique. Après une halte dans un petit resto grill boucherie nous reprenons la route vers le sud avec devant nous la barrière imposante des hauts sommets de l'Atlas. Petit à petit, le paysage évolue, la route commence à sinuer au cœur de montagnes où alternent pentes boisées et terres rouges érodées. Les villages commencent à s'accrocher aux pentes et des maisons en pisé apparaissent. Nous suivons les conseils du Routard pour loger chez Momo à Ouirgane dans une propriété abondamment fleurie avec des chambres plaisantes autour d'une piscine.
30/04/2014: alors que nous nous apprêtons à quitter l'hôtel un des ouvriers me fait de grands signes. En faisant le tour de la voiture je constate alors qu'un de nos pneus est crevé. Aidé par cet homme serviable la roue est vite changée et nous pouvons repartir. Nous remontons la vallée du n'Fis qui présente de grands contrastes entre zones verdoyantes à proximité de l'eau et zones arides à la maigre végétation. La route est animée tout au long avec notamment de petits ânes qui transportent leur lourd fardeau au bord la route. Tout au long de la vallée les villages se confondent avec les terres et les roches rouges. A Talat Nia Koub nous profitons de la dernière station service pour faire le plein et quelques dizaines de mètres plus loin le réparateur de pneus nous dépanne en quelques minutes avec ses outils rudimentaires, le tout pour 20 dirhams. C'est mercredi, jour du marché de la localité. Tout autour une multitude d'ânes attend patiemment que leur maître ait terminé son marché. Les paysans de la région viennent y écouler leur production tandis que les marchands arrivés dans leurs camions proposent tout un assortiment de marchandises hétéroclites où le plastique règne. A quelques kilomètres de là, le village de Tin Mel domine la vallée et sa vieille mosquée en cours de restauration peut être visitée. Cette rénovation nous paraît trop neuve mais permet d'admirer des arcs mauresques formant un ensemble très harmonieux. C'est ensuite par une longue montée que nous atteignons le col de Tizi n'Test dans un paysage minéral et coloré spectaculaire. Pour avoir un point de vue élargi sur la vallée du Sous il faut encore parcourir un kilomètre et, au détour d'un virage, la terrasse de l'auberge « la belle vue » plonge sur les étendues désertiques du sud. Nous profitons de cette vue pour déguster une copieuse et délicieuse omelette marocaine. La route dévale ensuite les pentes vertigineuses par une succession de virages. D'importants travaux d'aménagement sont en cours tout au long de la descente. Une fois la vallée atteinte nous empruntons la route vers l'est. Le paysage monotone au départ devient ensuite varié et le soleil de la fin d'après midi éclaire la vallée bordée par des chainons de montagne aux coloris ocres et bruns. Nous faisons halte à l'auberge « le Safran » à Tialaouine où notre soirée est « bercée » par les mélopées de l'orchestre berbère qui assure l'animation de l'auberge.
01/05/2014: une belle lumière chaude éclaire les collines désertiques et les maisons en pisé du village. La route louvoie entre des collines parsemées d'une maigre végétation surtout présente à proximité des oueds. Le paysage est montagneux et varié. Dans les lointains se détachent les sommets volcaniques du massif du Siroua. Le terrain devient de plus en plus désertique et les traces du passé volcanique font leur apparition avec des formations de lave noire caractéristique. Un incident technique vient nous « distraire »: le léve vitre électrique refuse de remonter la vitre. Nous appelons le loueur qui refuse de s'occuper de la réparation ou de changer la voiture et nous demande de faire nous même réparer. Heureusement, après quelques manipulations nous arrivons à refermer la vitre mais, désormais, nous n'oserons plus l'ouvrir. Arrivés à Ouarzazate en début d'après midi nous déjeunons dans un petit restaurant calme de la ville nouvelle très déserte ce jour là (peut être à cause du 1er mai ??) puis faisons une halte rapide autour de la kasbah dont l'extérieur est en cours de rénovation. Nous poursuivons ensuite vers Skoura avec à l'horizon le massif du M'Goun émergeant du désert, mais le ciel s'est voilé et la lumière peu favorable aux photos. Nous nous installons à la kasbah Tiriguioute, superbe bâtiment entouré d'un jardin abondamment fleuri avec une mini piscine, véritable havre de fraîcheur au cœur de ce désert aride. Après le repas notre hôte sympathique nous distrait toute la soirée avec des contes du pays.
02/05/2014: le ciel est couvert ce matin. Après un copieux petit déjeuner pris sur la terrasse nous décidons de partir un peu au hasard vers le village de Toundoute situé au pied de l'Atlas. La route traverse la plaine désertique avant d'arriver dans le village où anciennes constructions de pisé et maisons en parpaing se côtoient Une massive kasbah semble en piteux état. Nous poursuivons ensuite la route goudronnée qui s'enfonce dans la vallée au long de l'oued. Les paysages sont spectaculaires avec de nombreux villages de part et d'autre. Le contraste entre les zones verdoyantes qui entourent les hameaux et l'aspect désertique et rocailleux des montagnes colorées est saisissant. Tout au long de la route les habitants s'activent à leur travail quotidien: les femmes avec leurs imposants baluchons de fourrage, les hommes sur leurs petits ânes maigres, les écoliers avec leurs cartables. Quelques gouttes de pluie nous font craindre l'orage car le ciel est menaçant. La route rejoint Imi n Oulaoun et cède la place à une piste non goudronnée et nous faisons donc demi tour. Ces villages de « bout du monde »sont maintenant raccordés à l'électricité et les paraboles ornent toutes les maisons. De retour à Skoura nous faisons une pause déjeuner au petit restaurant évidemment nommé « la Palmeraie » avant d'aller faire une petite balade au cœur de la palmeraie. Quelques anciennes kasbah en état de délabrement côtoient des constructions plus modernes témoignant de la vie active des habitants. Un système d'irrigation par canal vient arroser les champs où poussent quelques céréales. En fin d'après-midi une forte pluie va venir rafraîchir la température et faire la joie de notre hôte qui nous précise que c'est la 2 ème pluie de l'année.
03/05/2014: nous prenons la route vers Kelaa m'Gouna, toujours dans un paysage caillouteux et désertique. De nombreuses kasbahs apparaissent au long du chemin, souvent en état assez délabré. Nous poursuivons vers la vallée des roses. La route remonte sur un plateau aride dominant le filet vert des abords de l'oued M'goun. Les villages se succèdent, bordés de jardins au bord de l'oued tandis que les montagnes qui les dominent ne sont que roches ocres, rouges ou roses sans végétation. Les maisons en pisé sont fréquemment surmontées par des extensions en parpaings inachevées. Nous déjeunons à Tamalout avant de traverser l'oued pour rejoindre Bouthagar. De là, nous empruntons un sentier qui remonte le long d'un petit canal d'irrigation et suit les rives du M'Goun: les femmes lavent le linge ou travaillent dans les jardins, tandis que les hommes transportent les marchandises sur leurs mules ou des petits ânes qui avancent vaillamment malgré leur lourde charge. Nous croisons aussi quelques groupes de randonneurs qui rejoignent leurs campements de tentes installés près des rives. Nous faisons demi-tour à un coude de la rivière où les parois rocheuses rouges dévalent en un impressionnant toboggan jusqu'à l'oued. De retour à Boutaghar nous visitons le village animé de quelques boutiques, mais le ciel est devenu bien gris affadissant toutes les couleurs. Nous passons la nuit à « la perle du M'goun » à Aït Ouassif, agréable chambre située dans une grande maison en pisé à la fraîcheur appréciée, au bord de la rivière. Pour le rejoindre depuis la route il faut emprunter des sentiers serpentant entre les jardins et nos bagages sont transportés par un petit âne qui manquera les verser au passage sur un canal d'irrigation.
04/05/2014: notre hôte, un normand installé ici avec sa femme marocaine, nous conseille une petite balade au travers des villages et des plantations. Le ciel est redevenu bleu et, tout au long des villages et des champs, nous apercevons hommes, femmes et enfants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes: lessive, cueillette des roses, ramassage de fourrage, binage des champs. Les sentiers serpentent au long des canaux d'irrigation et nous permettent de rejoindre Tazroute, où des cigognes ont installé leur nid au sommet de tours en pisé parfois branlantes. Pour traverser l'oued, des passerelles en bois sont disposées régulièrement. Nous retournons par l'autre rive beaucoup plus aride. Nous reprenons ensuite la voiture pour retourner à Kelaa M'Gouna, où nous déjeunons, puis ensuite empruntons la route vers Boumalne, bordé de nombreuses zones de champs au long du Dadès. Les zones habitées se succèdent quasiment sans interruption jusque Boumalne, grande cité étalé sur le flanc d'une pente rocheuse au bord du Dadès. La route devient ensuite rectiligne, dans une zone extrêmement désertique avec de rares habitations jusque Tineghir. De grands travaux d'aménagement sont en cours dans cette ville chaude et poussiéreuse au cœur du désert qui ne donne pas vraiment envie de faire halte. Heureusement, nous trouvons une chambre dans une maison d'hôtes (kasbah « Petit Nomade ») située au bout d'une piste caillouteuse dans un désert minéral abruti de chaleur. Une fois à l'intérieur un agréable patio procure une exquise sensation de fraîcheur. Et, le repas du soir sera le plus savoureux que nous ayons dégusté depuis le début de notre voyage au Maroc.
05/05/2014: après un petit déjeuner servi sur la terrasse notre hôte nous explique en détail les possibilités de promenade alentour. Nous décidons de partir à la découverte des gorges de Todgha. La route traverse plusieurs villages où se mêlent anciennes maisons et kasbah en pisé et maisons modernes. Elle surplombe la palmeraie qui déploie au fond de la vallée son long ruban verdoyant. Nous faisons halte à l'entrée des gorges où un marocain nous signale qu'un de nos pneus est encore dégonflé... Profitant du beau soleil matinal nous continuons à pied sur la route enserrée entre des parois verticales rouges de plus de 300 m de haut où de nombreuses voies d'escalade ont été tracées ainsi qu'une via ferrata apparemment récente. Au bord de la route les vendeurs commencent à installer leurs petits étals de souvenirs. Avant de poursuivre vers le haut de la vallée nous retournons en arrière pour faire réparer notre pneu. Nous trouvons assez rapidement un petit réparateur qui diagnostique 7 fuites plus ou moins importantes et cherche d'abord à me vendre un nouveau pneu. Je lui indique que je n'ai pas l'intention d'acheter un pneu neuf pour le véhicule de location et lui demande de réparer seulement 2 grosses fuites. Pour le reste, on verra bien si le pneu reste gonflé dans les jours à venir. La réparation est facturée 25 dirhams la fuite (au lieu de 20 la fois précédente, mais ici le lieu est beaucoup plus touristique). Nous sommes rapidement prêts pour repartir à la découverte de la vallée du Todgha. Passée la zone encaissée entre les hautes parois la route poursuit le long de la rivière bordée de temps en temps de lauriers roses magnifiquement fleuris puis elle s'élève vers des hauts plateaux désertiques. Nous continuons jusqu'au village de Tamtatouchte où le désert laisse un peu de place à quelques zones cultivées. Nous redescendons ensuite vers la palmeraie pour nous promener dans la fraîcheur. A proximité de l'étang des poissons sacrés nous empruntons un petit sentier qui traverse la rivière sur un petit pont et rejoint ensuite un ancien village ruiné en pisé puis poursuit sur un balcon dominant la palmeraie: enchâssée au creux de montagne elle déroule son ruban verdoyant jusqu'à la ville de Tineghir. De grands prés cultivés de céréales apparaissent dans les clairières éparpillées au milieu d'un véritable océan de palmiers. Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre un belvédère situé à 2 kms de Tineghir. De là un escalier descend vers la zone de cultures et nous déambulons au milieu des champs de céréales irrigués par de multiples canaux. L'animation n'est pas très importante en fin de journée mais nous observons quand même les lycéens qui rentrent chez eux et quelques paysannes travaillant dans leurs champs ou accompagnant leur âne chargé.
06/05/2014: il est temps maintenant de prendre le chemin du retour. Nous parcourons donc la route vers Boumalne. Le ciel est un peu voilé et, sous la chaleur, un voile de brume estompe le désert. A Boumalne nous bifurquons vers les gorges du Dadès: les villages s'échelonnent tout au long des rives sinueuses et verdoyantes tandis que les roches ocres barrent l'horizon. Malheureusement, la lumière un peu terne et blafarde ne permet pas d'apprécier toutes les subtiles couleurs du paysage. Après avoir fait quelques courses au « supermarché » de Aït Oudinar et trouvé un gîte pour la nuit (auberge Argane) nous poursuivons vers les gorges toutes proches. La rivière coule au fond d'un étroit canyon bordé de falaises rougeoyantes tandis que la route escalade la pente raide par des lacets audacieux. Le paysage est spectaculaire malgré un soleil timide et voilé. La route se poursuit en suite en longeant d'impressionnantes pentes dont les multiples strates donnent l'impression de lire les courbes de niveau d'une gigantesque carte. Alternant passages en vallée et en balcons la route est très variée et les points vue sur le Dadès souvent spectaculaires, notamment au niveau des méandres du fleuve peu avant le village de Msemrir. A quelques endroits nous aurions bien tenté une petite sieste au bord de la rivière, mais la présence permanente d'enfants parfois effrontés nous en a dissuadé. De retour à l'auberge, nous dégustons notre thé à la menthe sous une plaisante tonnelle au bord du jardin tandis que quelques gouttes de pluie nous font penser à une averse qui ne viendra pas.
07/05/2014: dès le matin le ciel nuageux nous ôte tout espoir de revoir la vallée du Dadès sous un jour riant. Nous reprenons donc la route en direction de Ouarzazate sans faire d'arrêt si ce n'est pour prendre un peu d'essence et quelques dirhams au distributeur. A l'approche de Ouarzazate des éclaircies apparaissent et la chaleur refait son apparition. Nous prenons la direction de Aït Benhaddou, cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite route traverse une zone de collines très désertiques quand, brutalement, au sommet d'une côte le ksar de Aït Benhaddou se découvre au bord d'un oued bordé de végétation. Étagé sur une colline dominé par un grenier fortifié l'ensemble est impressionnant. Avant de commencer notre visite nous préférons assurer notre hébergement car, ici, il semble y avoir beaucoup de touristes. Nous prenons donc une chambre à la kasbah du Jardin, petit hôtel avec une terrasse et une piscine qui s'avèrera assez mal entretenu. Après un déjeuner rapide dans une taverne sympathique situé près du pont nous partons à la découverte du dédale de ruelles et de passages couverts du ksar. Les constructions en pisé ont fière allure de loin, mais à proximité nous découvrons beaucoup de murs très endommagés malgré les travaux de rénovation engagés. Beaucoup de boutiques ornent les ruelles de souvenirs colorés et nous recherchons les jeux d'ombre et de lumière qui font ressortir la couleur chaude du pisé. Malheureusement, le ciel se couvre rapidement et les belles lumières laissent place à une atmosphère un peu trouble sans contraste. Dans le courant, t de l'après midi un bref orage rafraîchit un peu l'atmosphère mais ne réussit pas à éclaircir le ciel.
08/05/2014: un beau soleil matinal éclaire la vallée de l'Ounila que nous remontons. Dans le village de Tamdaght une majestueuse kasbah se découpe sur le bleu du ciel et domine le ruban vert de l'oued. Tout au long de la route se succèdent des villages aux chaudes couleurs ocres tandis que les prés et jardins brillent d'un vert intense au milieu d'un paysage particulièrement minéral et aride. Les contreforts de l'Atlas se parent d'une palette de couleurs éblouissantes: ocre, jaune, rouge, rose et vert se mêlent dans une belle harmonie. Le paysage est changeant et chaque détour de vallée laisse apparaître de nouvelles perspectives. Après Telouet, quelques pins et genévriers commencent à apparaître alors que des genêts au jaune saturé bordent la route. Selon l'éclairage la terre prend un curieux aspects vert de gris. Nous rejoignons la grande route de Marrakech peu avant le col de Tizi n'Tichka. Une fois le col franchi, la route dévale une multitude de lacets sur le raide versant nord avant de retrouver la plaine à une quarantaine de kilomètres de Marrakech. A proximité de la ville nous commençons à ressentir la chaleur qui n'est plus tempérée par l'altitude. Au milieu d'une circulation intense où se mêlent voitures, vélos, mobylettes et quelques carrioles nous arrivons à retrouver notre position sur le plan et rejoignons facilement l'hôtel que nous avons repéré sur le guide. Mais il est complet, heureusement l'hôtel Imilchil, situé tout à côté peut nous proposer une chambre. L'hôtel est assez récent et correct mais l'entretien de la climatisation laisse à désirer. Une agréable piscine permet de se rafraichir avant d'aller se plonger dans l'agitation de la ville. Un quart d'heure de marche au long d'avenues bien rangées nous mène à la Koutoubia. Nous déambulons ensuite sur la place Jemaa el Fna qui commence à s'animer en fin d'après midi: charmeurs de serpents, dresseurs de singes, porteurs d'eau, acrobates, conteurs attirent la foule tandis que les cuisines ambulantes embaument l'air de leur odeur de grillades.
09/05/2014: nous partons à la découverte de la médina et des souks dès le début de matinée pour profiter de la fraîcheur. Le souk commence à peine à s'animer et les touristes sont encore peu nombreux tandis que les vendeurs installent leurs étals. Les ruelles principales sont encombrées des souvenirs en tous genres proposés aux visiteurs. Un lacis de passages étroits et sombres offre de nombreuses occasions de se perdre. Les vendeurs sont, dans l'ensemble, peu pressants et n'insistent pas quand nous refusons d'entrer dans leurs boutiques. Nous visitons la médersa Ben Youssef, école coranique où les chambres spartiates et sombres des étudiants entourent une vaste cour magnifiquement décorée de mosaïques et au milieu de laquelle un bassin apporte une touche de fraîcheur. Les murs et les boiseries sont finement ciselés d'arabesques légères et l'ensemble est très élégant. Après un déjeuner sur une terrasse dominant la grande place, un passage à la poste pour acheter quelques timbres nous retournons à l'hôtel pour profiter de la fraîcheur de la piscine et de la climatisation (un peu percée...). En fin de journée, retour vers la place Jemaa el Fna pour profiter de l'ambiance et dîner dans une des guinguettes. Le choix est vaste et tous les serveurs font assaut de baratin pour nous convaincre de nous assoir à leur table, bien que toutes les propositions soient identiques. Nous déambulons tranquillement pour profiter de cette dernière soirée marocaine en appréciant la douceur de l'air.
Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille English translation pending
Bonjour à tous,
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Voyage Costa Rica - Nicaragua avec 2 fillettes en bas âge English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum mais je vous lis depuis un petit moment pour regrouper les infos dont j'ai besoin .
Je dois dire que j'ai déjà pas mal avancé sur mon itinéraire grâce à vous mais pour pouvoir le boucler , j'ai encore besoin de vos précieux conseils .
Alors voilà, nous partirons fin novembre pour plusieurs semaines .
Nous sommes 4, mon mari , nos 2 filles (qui seront alors âgée de 4 ans et de 18 mois) et moi même .
Nous arriveron à San José ( Costa Rica, parce que c'est moins cher ) et nous rejoindront le Nicaragua par le sud, à San Juan del Sur . Nous comptons nous arrêter dans des auberges de jeunesse . J'ai vu qu'il y en avait beaucoup . Je vous fais part de mon 1er plan d'itinéraire ( en sachant que pour l'instant, nous n'envisageons pas de louer de voiture mais de prendre les transports en commun ) Donc ça donne : - SAN JUAN DEL SUR - RIVAS - OMOTEPE (combien de temps me conseillez vous d'y rester ? Choses à ne pas louper ? ) - RIVAS - GRANADA ( Chez Boris ) - MASAYA - MANAGUA ( est ce que ça vaut vraiment le coup de s'y arrêter ? J'ai souvent lu que non ) - LEON (la tortuga booluda ) - POCHOMIL ( Ça vaut le détour ? pouvons nous le faire sur une journée et rentrer à Léon le soir ? ) - ESTELI ( qu'y a t'il à faire ? ) - MATAGALPA ( même questionnement ) - JUIGALAPA ( Idem ) - RAMA - BLUEFIELDS - CORN ISLAND
et enfin, San Juan del Norte pour rejoindre le Costa Rica . Voilà . Que pensez vous de ce 1 er itinéraire ? En bus avec les 2 petites , est ce jouable selon vous ? Ou alors vous me conseillez un taxi ? Connaissez vous les prix ?
Notre 2eme choix d'itinéraire serait de retourner vers MANAGUA depuis LEON, afin d'y prendre un avion pour BLUEFIELDS . Qu'en pensez vous ? On gagnerait du temps ( mais pas de l'argent pour le coup) mais on ne verrait pas ESTELI, MATAGALPA et JUIGALPA . Dommage ou non ? Que me conseillez vous ? BLUEFIELDS et CORN ISLAND valent ils le détour d'ailleurs ? Est ce "safe" pour nos 2 petites ?
Concernant les plages, y en a t il a éviter ( trop de courants par exemple ). Certaines sont elles a privilégier pour des petites filles dans leurs bouées ?
Je suis preneuse de toutes infos, bons plans, conseils … N'hésitez pas, j'ai tellement de questions que je ne peux pas toutes vous les poser mais je vous laisse libre court pour m'aider a réaliser au mieux notre boucle .
( et j'ai déjà le lien du super blog de Philippe , à qui je passe le bonjour si il passe par ici, qui est vraiment top, mais oui, j'avoue, j'aimerais bien avoir des réponses personnalisées)
Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout, et surtout à ceux qui prendront du temps pour me répondre et m'aider .
Nous arriveron à San José ( Costa Rica, parce que c'est moins cher ) et nous rejoindront le Nicaragua par le sud, à San Juan del Sur . Nous comptons nous arrêter dans des auberges de jeunesse . J'ai vu qu'il y en avait beaucoup . Je vous fais part de mon 1er plan d'itinéraire ( en sachant que pour l'instant, nous n'envisageons pas de louer de voiture mais de prendre les transports en commun ) Donc ça donne : - SAN JUAN DEL SUR - RIVAS - OMOTEPE (combien de temps me conseillez vous d'y rester ? Choses à ne pas louper ? ) - RIVAS - GRANADA ( Chez Boris ) - MASAYA - MANAGUA ( est ce que ça vaut vraiment le coup de s'y arrêter ? J'ai souvent lu que non ) - LEON (la tortuga booluda ) - POCHOMIL ( Ça vaut le détour ? pouvons nous le faire sur une journée et rentrer à Léon le soir ? ) - ESTELI ( qu'y a t'il à faire ? ) - MATAGALPA ( même questionnement ) - JUIGALAPA ( Idem ) - RAMA - BLUEFIELDS - CORN ISLAND
et enfin, San Juan del Norte pour rejoindre le Costa Rica . Voilà . Que pensez vous de ce 1 er itinéraire ? En bus avec les 2 petites , est ce jouable selon vous ? Ou alors vous me conseillez un taxi ? Connaissez vous les prix ?
Notre 2eme choix d'itinéraire serait de retourner vers MANAGUA depuis LEON, afin d'y prendre un avion pour BLUEFIELDS . Qu'en pensez vous ? On gagnerait du temps ( mais pas de l'argent pour le coup) mais on ne verrait pas ESTELI, MATAGALPA et JUIGALPA . Dommage ou non ? Que me conseillez vous ? BLUEFIELDS et CORN ISLAND valent ils le détour d'ailleurs ? Est ce "safe" pour nos 2 petites ?
Concernant les plages, y en a t il a éviter ( trop de courants par exemple ). Certaines sont elles a privilégier pour des petites filles dans leurs bouées ?
Je suis preneuse de toutes infos, bons plans, conseils … N'hésitez pas, j'ai tellement de questions que je ne peux pas toutes vous les poser mais je vous laisse libre court pour m'aider a réaliser au mieux notre boucle .
( et j'ai déjà le lien du super blog de Philippe , à qui je passe le bonjour si il passe par ici, qui est vraiment top, mais oui, j'avoue, j'aimerais bien avoir des réponses personnalisées)
Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout, et surtout à ceux qui prendront du temps pour me répondre et m'aider .
24 jours dans le Far West English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




Louer une voiture, moins de 25 ans, du Vermont au Wyoming English translation pending
Bonjour,
J’aurais besoin de conseils :) Nous partons avec mon ami 40jours au Quebec, puis 40jours dans les etats du Wyoming et Utah, et nous cherchons comment aller de l’un à l’autre.
Sauriez vous quel est le moyen le plus économique de rejoindre le Wyoming (Parc de Yellowstone) depuis le Québec ?
Les vols sont d’environ 220€ par personne
Nous pensions à louer une voiture pour 5-6 jours, et traverser depuis le Vermont (sous Montreal) jusqu’au Wyoming (3700km entre Burlington et Jackson Hole), mais les sites de locations ne sont pas clairs : le prix donné est interessant (160€ pour 7 jours, sur autoescape.com ) mais ce n’est pas le prix final, il faudra y rajouter des taxes, des frais suplémentaires pour les moins de 25ans… et ces taxes et frais ne sont pas spécifiés…. (J’ai 22 ans, mon ami ayant moins de 21 ans, je ne sais pas si il sera autorisé à conduire ou si ce serait encore plus cher) Connaîtriez vous un bon site pour louer une voiture à un endroit et la rendre à un autre ? Savez vous à combien s’élèvent les taxes ?
Sauriez vous également à combien pourraient s’élever nos frais d’essence sur une telle distance ?
Si l’option voiture revient au même prix que l’avion, nous prendrons surement l’option voiture, pour traverser les paysages américains :)
Pour ce qui est des bus ou trains sur une distance si immense, nous n’avons pas trouvé, et j’imagine qu’en bus, cela prendrait une éternité ?
Merci d’avance pour vos conseils !!! :)
Bonne journée
Sophie
J’aurais besoin de conseils :) Nous partons avec mon ami 40jours au Quebec, puis 40jours dans les etats du Wyoming et Utah, et nous cherchons comment aller de l’un à l’autre.
Sauriez vous quel est le moyen le plus économique de rejoindre le Wyoming (Parc de Yellowstone) depuis le Québec ?
Les vols sont d’environ 220€ par personne
Nous pensions à louer une voiture pour 5-6 jours, et traverser depuis le Vermont (sous Montreal) jusqu’au Wyoming (3700km entre Burlington et Jackson Hole), mais les sites de locations ne sont pas clairs : le prix donné est interessant (160€ pour 7 jours, sur autoescape.com ) mais ce n’est pas le prix final, il faudra y rajouter des taxes, des frais suplémentaires pour les moins de 25ans… et ces taxes et frais ne sont pas spécifiés…. (J’ai 22 ans, mon ami ayant moins de 21 ans, je ne sais pas si il sera autorisé à conduire ou si ce serait encore plus cher) Connaîtriez vous un bon site pour louer une voiture à un endroit et la rendre à un autre ? Savez vous à combien s’élèvent les taxes ?
Sauriez vous également à combien pourraient s’élever nos frais d’essence sur une telle distance ?
Si l’option voiture revient au même prix que l’avion, nous prendrons surement l’option voiture, pour traverser les paysages américains :)
Pour ce qui est des bus ou trains sur une distance si immense, nous n’avons pas trouvé, et j’imagine qu’en bus, cela prendrait une éternité ?
Merci d’avance pour vos conseils !!! :)
Bonne journée
Sophie
Remontée de la Saône à vélo English translation pending
Remontée de la Saône à vélo
La Saône est le cinquième cours d’eau français avec plus de 400 kilomètres. Elle prend sa source dans un petit village au pied des Vosges du nom de Vioménil, et se jette dans le Rhône après avoir traversé de vastes zones de prairies. Certains esprits diraient que c’est le Rhône qui se jette dans la Saône. En effet, elle est beaucoup plus large que ce dernier, même si par un subterfuge juste avant le confluent il semble s’étaler un peu plus pour se donner de l’importance. Ce qui le caractérise, c’est sa fougue et son côté sauvage et rapide, pressé qu’il est entre des montagnes au nord de Lyon. La Saône, au contraire, s’étale tout en méandres vastes dans un bassin aux courbes arrondies sans dénivelé.
Je vais remonter cette magnifique rivière au début du mois d’août 2014, en quatre étapes respectivement de 84, 112,122 et 97 kilomètres. Je vais découvrir une rivière sauvage aux bords souvent non aménagés, ce qui me donnera l’impression d’être dans un pays lointain à rouler entre terre, herbe, boue et fondrières, et toujours avec en arrière-plan immédiat cette eau sombre et terreuse, cependant calme. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Allais-je vite trouver monotone cette campagne plate ? Eh bien non, ce fut tout le contraire. Cette nature paisible a un effet très reposant. La multitude d’aspects que revêt le cheminement, de l’aménagement impeccable de la « voie bleue » au plus oublié des anciens chemins de halage envahi de végétation sauvage faisant un mur de part et d’autre d’une piste ténue, offre une variété surprenante. De plus, il faut bien souvent rester en éveil pour éviter les ornières, les trous, les pierres et autres flaques de boue, tout en négociant par endroits des herbes hautes. Non, cette randonnée que je vais vous narrer, ne m’a absolument pas paru ennuyeuse. Elle m’a procuré un joli moment de vélo et m’a enthousiasmé. Après une traversée de Lyon à partir de chez moi, je me retrouve au confluent du Rhône et de la Saône, prêt pour une nouvelle aventure, seul avec mon vélo chargé de tout ce qui permet l’autonomie du voyageur au long cours. Le Rhône à ma droite et la Saône à ma gauche, ça y est le projet peut commencer à se réaliser.
Comme il est étonnant de constater la rapidité avec laquelle on bascule de notre vie de sédentaire vers l’émoi du voyage. La magie de l’aventure s’enclenche dès le premier tour de roues. L’ensorcellement est tel, que je traverse ma ville natale comme je découvrirais une ville inconnue à l’autre bout du monde après de longues journées de pédalage ! Comme toujours, la même fébrilité me gagne à l’idée de partir, que ce soit pour quelques jours ou quelques mois. L’essence du voyage réside à mon sens dans la non-planification et dans le fait de se laisser mener par le sens général du projet et non par les détails.
A Lyon le confluent ne désigne pas seulement la convergence des deux fleuves, mais aussi l’immense quartier moderne qui s’est établi en ce lieu. C’est la première fois que je m’y aventure. L’architecture est avant-gardiste, l’eau est présente partout, car de grands bassins ont été aménagés, même un petit port exhibe sa kyrielle de bateaux. Je longe des quais un peu encombrés du fait de travaux. Des activités passées il reste de vieux rails qu’il faut bien négocier pour ne pas tomber. Une fois le quartier de la confluence dépassé, sur ma gauche apparaît le Vieux Lyon. La cathédrale Saint-Jean, l’église Saint-Georges et la basilique de Fourvière sont inondées de la lumière du soleil matinal venant de l’est. Je passe rive droite par le pont Napoléon et rejoins la piste cyclable. Elle est envahie d’une foule de touristes qui regagnent leur grand bateau après une visite de ce quartier réputé de Lyon, qui a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Je mets presque pied à terre pour me frayer un chemin dans cette masse humaine. Heureusement, pas une seule personne ne m’a demandé si je venais de loin. Qu’aurais- je répondu ?
Lyon se quitte très facilement et j’arrive à l’île Barbe. Je reste rive droite jusqu’à Collonges, bien évidemment en passant devant « chez Bocuse » je m’arrête faire la photo de ce bâtiment aux couleurs vives. Je rejoins rive gauche la piste cyclable que je vais suivre jusqu’à Macon. Parfois très praticable, parfois herbeuse parfois pierreuse, je vais découvrir tout le charme de cette belle remontée de la Saône. Les jours derniers pour ne pas dire le mois dernier le temps a été particulièrement mauvais, ce qui fait que tout naturellement la boue est très présente. Je dois négocier avec prudence de nombreuses larges flaques d’eau. Il est toujours plus facile de rouler sur l’herbe que sur la terre détrempée, car cela évite de récupérer des gros paquets de boue qui bloquent les roues.
Je fais un passage par les hauts de Trévoux, petite cité chargée d’histoire, qui très longtemps fut ville frontière. La côte est rude mais le coup d’œil sur la rivière en contre-bas vaut le déplacement. Puis je me laisse glisser à nouveau vers les berges, et je prends la direction de Macon. Sans difficulté, à part un petit passage scabreux à Jassans je rejoins la préfecture de la Saône-et-Loire. A part les trois derniers kilomètres j’ai toujours roulé sur des itinéraires dédiés aux vélos ou des chemins.
Après une nuit pas terrible au camping au nord de Macon, à cause du bruit du trafic routier, je retrouve rive droite la voie bleue, que je vais suivre jusqu’à Chalon-sur-Saône. Les trente premiers kilomètres jusqu’à Tournus sont bien aménagés et c’est un régal de rouler au petit matin dans une nature qui s’éveille. De temps à autre, un lapin détale sur la piste, un héron cendré décolle de derrière des roseaux, quelques gros poissons font de larges ronds à la surface de l’eau. Un son étrange et mat me fait tourner la tête, il s’agit du battement d’ailes de cygnes qui tentent de décoller en frappant l’eau avant de pouvoir prendre un peu d’altitude. Je croise quelques cyclistes à la mine épanouie, qui comme moi sont sous le charme du lieu. Puis je tombe sur un couple chargé, qui manifestement voyage à vélo. Comme toujours dans ces cas on engage la conversation. Ils sont en train d’effectuer un périple d’une semaine en Bourgogne. Ils me mettent en garde contre la très mauvaise qualité du chemin entre Tournus et Chalon sur une trentaine de kilomètres. Ils ont décidé de le quitter et de rejoindre la route la plus proche car l’herbe, la boue et les trous rendaient leur progression trop pénible. Bon je verrai bien. Eh bien ce parcours à travers des prairies à l’herbe douce me procura un grand plaisir. A part quelques pêcheurs je n’ai vu personne et j’ai eu l’impression d’être à l’autre bout du monde. Bien évidemment, je recommande de ne pas éviter ce tronçon. De toute évidence nous ne recherchons pas tous la même chose à cheminer sur nos deux roues. Cette diversité fait le charme de l’activité.
Cette partie d’itinéraire depuis mon départ ce matin à Macon, je l’ai parcourue entièrement sur route interdite à la circulation automobile. A partir de Chalon je n’ai pas d’indication concernant l’existence de la voie bleue. Je prends donc la direction du village de Gergy, situé une quinzaine de kilomètres au nord. Une fois arrivé, un passant me voyant en train de consulter ma carte m’a indiqué la voie verte à proximité. Elle est magnifique, serpentant le long de la rivière, parfois traversant de vastes pâtures, dont il faut ouvrir les portails en faisant bien attention de les refermer, car le bétail y est nombreux. Un vrai plaisir ce parcours un peu cabossé, où la pratique du vélo est un bonheur.
Arrivé à Verdun-sur-le-Doubs, je découvre le confluent de cette rivière avec la Saône. En voyant l’endroit, il est difficile de savoir quel est le cours d’eau le plus important. Je change de rive et je traverse le Doubs et me trouve rive gauche de la Saône, à nouveau sur une piste sauvage entre pâtures, forêts et champs cultivés. Je croise une jeune femme à vélo qui est lancée dans un tour de France des cuisines régionales au travers des chefs cuisiniers. Elle compte terminer son périple en novembre à Paris. Ses multiples expériences glanées au cours de son chemin, elle a l’intention de les regrouper dans un livre. Après ce moment de discussion très agréable je reprends ma route. Le temps se fait menaçant, les premières gouttes se mettent à tomber. Sur ces bords de rivière peu ou pas entretenus, la pluie devient vite un problème, l’herbe étant glissante et la boue collante. Mais les précipitations restent faibles et l’avancement n’est pas perturbé. Quelques kilomètres avant la petite ville de Seurre je retrouve une piste goudronnée, qui me conduit directement au centre de la cité. J’hésite entre hôtel et camping. Mais la proximité de ce dernier d’un axe routier passant et le temps menaçant me conduisent à opter pour la première option. L’hôtel du commerce est le seul de la ville, petit établissement au centre, au style désuet bien sympathique que j’adore. De plus il pratique des prix doux, 45 euros une belle petite chambre avec une grande baignoire, même si je ne prends jamais de bain ! Ça ajoute au charme désuet. Rien ne me déprime plus que ces grands hôtels aux standards internationaux à l’allure désincarnée et aux moquettes sur lesquelles on glisse sans bruit. Non, je préfère nettement ces petits hôtels aux vieux parquets et aux escaliers moult fois cirés et qui craquent à chaque pas, signe que l’on est dans un endroit qui vit.
Au matin, le départ se fait sous une pluie qui s’intensifie rapidement, malgré les prévisions météo qui n’étaient pas très pessimistes. Le temps de m’arrêter et de mettre mon imperméable et l’ondée prend fin. Je roule le long du canal, dont la piste est en meilleur état que le chemin de halage de la Saône, qui avec la pluie de la nuit doit ressembler à un champ de boue. Par moments les terres labourées sur les bords du canal prennent un air austère sous un ciel gris. Cela me fait penser un peu à ce que j’avais ressenti sur certaines portions de la vélo-route du Danube en Allemagne A Saint-Jean-de-Losne, je croise trois jeunes Suisses engagés dans une traversée Zurich-Bordeaux.
Je retrouve la rivière, son trafic fluvial et ses nombreuses écluses qui fonctionnent à plein rendement au cours du mois d’août. Le chemin une fois encore prend tous les aspects, passages en forêts, en sous-bois, parmi les buissons, dans les champs qu’ils soient d’herbe ou de boue. Pas le temps de s’ennuyer, le long de cette rivière aux larges méandres les perspectives sont en changements permanents. Et puis des bateaux de temps à autre donnent une touche de couleur à cette eau sombre due aux hautes eaux qui charrient des alluvions. Je m’arrête pour observer un pêcheur sur son esquif. Il est en train de batailler avec un gros silure. Entre son chien tout excité et son poisson rageur il ne sait plus où donner de la canne !
A partir de Gray, dans l’après-midi bien avancée le temps redevient très beau et de magnifiques petits nuages constellent le ciel, une véritable ambiance de journée d’été. La piste est excellente et les kilomètres défilent. Dans ces moments le vélo est plus qu’un plaisir, on sent une forme de jouissance dans l’effort soutenu sans aucune souffrance. On est en pleine cure de vélo-thérapie. La campagne ne recèle pas beaucoup de villages et ceux que je croise sont minuscules. Je n’ai pas de provisions donc je n’envisage pas dans ces conditions de bivouaquer au bord du fleuve, d’abord trouver une épicerie. Arrivé à Ray-sur-Saône, on m’indique un camping 6 kilomètres plus loin à Soing-Cubry-Charentenay. Le nom est aussi long que la bourgade est minuscule. Ce genre de camping, on aimerait en trouver plus. Installé sur une belle pelouse en bordure de rivière, il respire le calme. L’accueil est des meilleurs par l’employée communale. Une épicerie à deux cents mètres au centre du village offre un large choix de boissons et d’aliments, un pur bonheur !
Un couple de cyclistes hollandais s’est aussi arrêté pour la nuit. Ils sont lancés dans un trajet Pays-Bas la méditerranée. On échange quelques mots. Mais on ne trouve pas la communion d’esprit que l’on peut avoir lorsqu’on tombe sur un autre « fou » à vélo au milieu du désert de l’Atacama ou le long du Mékong. Pourquoi ? Certes on est moins loin de chez soi en Europe, mais l’expérience n’en est pas moins passionnante.
Déjà le dernier jour de cette courte escapade. Il me reste 97 kilomètres pour rejoindre la source. Mais, j’ai l’intention une fois arrivé à ce point d’essayer de rejoindre Cornimont où mon épouse m’attend. Ce qui rajoute 67 kilomètres, donc un total de 164, cela promet une belle journée d’effort. On espère dans ces cas qu’il n’y aura pas d’imprévu et si possible pas trop de vent contraire pour rendre la distance impossible à accomplir dans la journée. Lever 6 heures, tout le monde dort encore dans le camping, départ 7 heures. Le temps est frais, sur la rivière voguent de grands bancs de brouillard. Ces mises en route matinales, je les vis comme une féerie. La lumière rasante du soleil amplifie les contrastes, les ombres démesurées au sol donnent du mystère aux choses et aux lieux. L’immobilité de l’air transforme la surface de l’eau en un parfait miroir sur lequel se reflètent les nuages et les brumes, et aussi plus étonnant les traînées d’avion. On les voit même progresser. Je stoppe ma progression et observe le reflet d’un avion en mouvement. Son image sur l’eau va percuter la berge et donc disparaître, car l’herbe ne sera jamais un miroir ! J’ai envie de m’arrêter à chaque détour pour prendre une photo, tant les contrastes et les reflets sont étonnants dans cet univers flou « hamiltonien ». Le ciel, les nuages et les arbres accompagnés de leurs reflets se fondent au milieu d’une brume ténue. Je ne sais pas si la comparaison est juste, mais c’est ce qui me vient, peut-être à tort, à l’esprit.
A 9 heures je m’arrête à Port-sur-Saône et effectue une bonne pause casse-croûte dans un bistrot bien français. S’arrêter c’est souvent gagner du temps, car après on se trouve dans de meilleures dispositions pour redoubler d’effort. Effectivement, je reprends mon chemin le long de la D20, petite route déserte qui suit la Saône au plus près. Tout va pour me mieux, je ne suis jamais en dessous de 25km/h. Seul petit problème, qui a failli en être un gros. Je recharge la batterie de mon appareil photo à l’aide d’une prise USB sur mon moyen avant. Pour ce faire, je dois le laisser ouvert, et comme je l’ai autour du cou des gouttes de sueur tombe dessus et se glissent à l’intérieur le long de la batterie. Ce qui occasionne un court-circuit. Je crains le pire. Je m’arrête entre autre pour nettoyer ma chaîne et la graisser et j’en profite pour exposer l’intérieur de mon appareil aux rayons du soleil. Miracle, au bout de dix minutes, juste le temps que je remette mon vélo en état de marche, la chaleur a fait son effet et mon appareil fonctionne de nouveau. L’autonomie en courant nécessite quelques précautions et on apprend toujours un peu plus.
Encore une rencontre avec un Italien qui est parti de Hambourg et qui se rend en Espagne à vélo. Cool, il n’a même pas de carte, seulement un vague dessin au crayon ! Je lui permets de se positionner au mieux et d’affiner son itinéraire pour la journée. On rigole un grand coup, mais bon vingt minutes se sont envolées et mes 164 kilomètres risquent de devenir un rêve !
A partir de Corre ou un peu avant, j’ai du mal à situer la Saône. Je longe donc le canal encore quelques kilomètres, puis je coupe directement à travers un petit massif forestier pour rejoindre directement Vioménil et la source tant désirée. Je l’atteins, il est 15 heures. Elle est sèche, étonnant alors qu’à une vingtaine de kilomètres on a déjà une rivière de belle taille. J’en déduis que tout n’est que question de symboles. Une belle petite aventure va prendre fin, au détail près que j’espère encore abattre 67 kilomètres cet après-midi par une forte chaleur. Contrairement à ce que je pensais la route en direction de Xertigny, Remiremont et Cornimont n’est pas vraiment plate. Jusqu’à Xertigny j’ai souffert de la chaleur dans des côtes conséquentes en inclinaison et en longueur, avec un vent adverse, ce qui m’a pris presque deux heures. A 18 heures Remiremont est atteint, j’ai même eu le temps de ramasser un magnifique cèpe et une belle poignée de chanterelles. Il ne me reste plus qu’à dérouler le long de la voie verte en direction de Cornimont. Je n’arrive à la trouver qu’à Vagney. Il me reste une quinzaine de kilomètres à parcourir en léger faux-plat montant. Cette dernière portion, alors que le soleil devient rasant avant de se coucher, est un enchantement. Je ne sens pas la fatigue, tout accaparé par la beauté de la nature et en particulier par la surface de la Moselotte, où je guette les éventuelles truites en train d’effectuer leurs derniers gobages. En effet, dès demain je reprends mon activité de pêcheur à la mouche, en « no kill of course ».
La Saône est le cinquième cours d’eau français avec plus de 400 kilomètres. Elle prend sa source dans un petit village au pied des Vosges du nom de Vioménil, et se jette dans le Rhône après avoir traversé de vastes zones de prairies. Certains esprits diraient que c’est le Rhône qui se jette dans la Saône. En effet, elle est beaucoup plus large que ce dernier, même si par un subterfuge juste avant le confluent il semble s’étaler un peu plus pour se donner de l’importance. Ce qui le caractérise, c’est sa fougue et son côté sauvage et rapide, pressé qu’il est entre des montagnes au nord de Lyon. La Saône, au contraire, s’étale tout en méandres vastes dans un bassin aux courbes arrondies sans dénivelé.
Je vais remonter cette magnifique rivière au début du mois d’août 2014, en quatre étapes respectivement de 84, 112,122 et 97 kilomètres. Je vais découvrir une rivière sauvage aux bords souvent non aménagés, ce qui me donnera l’impression d’être dans un pays lointain à rouler entre terre, herbe, boue et fondrières, et toujours avec en arrière-plan immédiat cette eau sombre et terreuse, cependant calme. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Allais-je vite trouver monotone cette campagne plate ? Eh bien non, ce fut tout le contraire. Cette nature paisible a un effet très reposant. La multitude d’aspects que revêt le cheminement, de l’aménagement impeccable de la « voie bleue » au plus oublié des anciens chemins de halage envahi de végétation sauvage faisant un mur de part et d’autre d’une piste ténue, offre une variété surprenante. De plus, il faut bien souvent rester en éveil pour éviter les ornières, les trous, les pierres et autres flaques de boue, tout en négociant par endroits des herbes hautes. Non, cette randonnée que je vais vous narrer, ne m’a absolument pas paru ennuyeuse. Elle m’a procuré un joli moment de vélo et m’a enthousiasmé. Après une traversée de Lyon à partir de chez moi, je me retrouve au confluent du Rhône et de la Saône, prêt pour une nouvelle aventure, seul avec mon vélo chargé de tout ce qui permet l’autonomie du voyageur au long cours. Le Rhône à ma droite et la Saône à ma gauche, ça y est le projet peut commencer à se réaliser.
Comme il est étonnant de constater la rapidité avec laquelle on bascule de notre vie de sédentaire vers l’émoi du voyage. La magie de l’aventure s’enclenche dès le premier tour de roues. L’ensorcellement est tel, que je traverse ma ville natale comme je découvrirais une ville inconnue à l’autre bout du monde après de longues journées de pédalage ! Comme toujours, la même fébrilité me gagne à l’idée de partir, que ce soit pour quelques jours ou quelques mois. L’essence du voyage réside à mon sens dans la non-planification et dans le fait de se laisser mener par le sens général du projet et non par les détails.
A Lyon le confluent ne désigne pas seulement la convergence des deux fleuves, mais aussi l’immense quartier moderne qui s’est établi en ce lieu. C’est la première fois que je m’y aventure. L’architecture est avant-gardiste, l’eau est présente partout, car de grands bassins ont été aménagés, même un petit port exhibe sa kyrielle de bateaux. Je longe des quais un peu encombrés du fait de travaux. Des activités passées il reste de vieux rails qu’il faut bien négocier pour ne pas tomber. Une fois le quartier de la confluence dépassé, sur ma gauche apparaît le Vieux Lyon. La cathédrale Saint-Jean, l’église Saint-Georges et la basilique de Fourvière sont inondées de la lumière du soleil matinal venant de l’est. Je passe rive droite par le pont Napoléon et rejoins la piste cyclable. Elle est envahie d’une foule de touristes qui regagnent leur grand bateau après une visite de ce quartier réputé de Lyon, qui a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Je mets presque pied à terre pour me frayer un chemin dans cette masse humaine. Heureusement, pas une seule personne ne m’a demandé si je venais de loin. Qu’aurais- je répondu ?
Lyon se quitte très facilement et j’arrive à l’île Barbe. Je reste rive droite jusqu’à Collonges, bien évidemment en passant devant « chez Bocuse » je m’arrête faire la photo de ce bâtiment aux couleurs vives. Je rejoins rive gauche la piste cyclable que je vais suivre jusqu’à Macon. Parfois très praticable, parfois herbeuse parfois pierreuse, je vais découvrir tout le charme de cette belle remontée de la Saône. Les jours derniers pour ne pas dire le mois dernier le temps a été particulièrement mauvais, ce qui fait que tout naturellement la boue est très présente. Je dois négocier avec prudence de nombreuses larges flaques d’eau. Il est toujours plus facile de rouler sur l’herbe que sur la terre détrempée, car cela évite de récupérer des gros paquets de boue qui bloquent les roues.
Je fais un passage par les hauts de Trévoux, petite cité chargée d’histoire, qui très longtemps fut ville frontière. La côte est rude mais le coup d’œil sur la rivière en contre-bas vaut le déplacement. Puis je me laisse glisser à nouveau vers les berges, et je prends la direction de Macon. Sans difficulté, à part un petit passage scabreux à Jassans je rejoins la préfecture de la Saône-et-Loire. A part les trois derniers kilomètres j’ai toujours roulé sur des itinéraires dédiés aux vélos ou des chemins.
Après une nuit pas terrible au camping au nord de Macon, à cause du bruit du trafic routier, je retrouve rive droite la voie bleue, que je vais suivre jusqu’à Chalon-sur-Saône. Les trente premiers kilomètres jusqu’à Tournus sont bien aménagés et c’est un régal de rouler au petit matin dans une nature qui s’éveille. De temps à autre, un lapin détale sur la piste, un héron cendré décolle de derrière des roseaux, quelques gros poissons font de larges ronds à la surface de l’eau. Un son étrange et mat me fait tourner la tête, il s’agit du battement d’ailes de cygnes qui tentent de décoller en frappant l’eau avant de pouvoir prendre un peu d’altitude. Je croise quelques cyclistes à la mine épanouie, qui comme moi sont sous le charme du lieu. Puis je tombe sur un couple chargé, qui manifestement voyage à vélo. Comme toujours dans ces cas on engage la conversation. Ils sont en train d’effectuer un périple d’une semaine en Bourgogne. Ils me mettent en garde contre la très mauvaise qualité du chemin entre Tournus et Chalon sur une trentaine de kilomètres. Ils ont décidé de le quitter et de rejoindre la route la plus proche car l’herbe, la boue et les trous rendaient leur progression trop pénible. Bon je verrai bien. Eh bien ce parcours à travers des prairies à l’herbe douce me procura un grand plaisir. A part quelques pêcheurs je n’ai vu personne et j’ai eu l’impression d’être à l’autre bout du monde. Bien évidemment, je recommande de ne pas éviter ce tronçon. De toute évidence nous ne recherchons pas tous la même chose à cheminer sur nos deux roues. Cette diversité fait le charme de l’activité.
Cette partie d’itinéraire depuis mon départ ce matin à Macon, je l’ai parcourue entièrement sur route interdite à la circulation automobile. A partir de Chalon je n’ai pas d’indication concernant l’existence de la voie bleue. Je prends donc la direction du village de Gergy, situé une quinzaine de kilomètres au nord. Une fois arrivé, un passant me voyant en train de consulter ma carte m’a indiqué la voie verte à proximité. Elle est magnifique, serpentant le long de la rivière, parfois traversant de vastes pâtures, dont il faut ouvrir les portails en faisant bien attention de les refermer, car le bétail y est nombreux. Un vrai plaisir ce parcours un peu cabossé, où la pratique du vélo est un bonheur.
Arrivé à Verdun-sur-le-Doubs, je découvre le confluent de cette rivière avec la Saône. En voyant l’endroit, il est difficile de savoir quel est le cours d’eau le plus important. Je change de rive et je traverse le Doubs et me trouve rive gauche de la Saône, à nouveau sur une piste sauvage entre pâtures, forêts et champs cultivés. Je croise une jeune femme à vélo qui est lancée dans un tour de France des cuisines régionales au travers des chefs cuisiniers. Elle compte terminer son périple en novembre à Paris. Ses multiples expériences glanées au cours de son chemin, elle a l’intention de les regrouper dans un livre. Après ce moment de discussion très agréable je reprends ma route. Le temps se fait menaçant, les premières gouttes se mettent à tomber. Sur ces bords de rivière peu ou pas entretenus, la pluie devient vite un problème, l’herbe étant glissante et la boue collante. Mais les précipitations restent faibles et l’avancement n’est pas perturbé. Quelques kilomètres avant la petite ville de Seurre je retrouve une piste goudronnée, qui me conduit directement au centre de la cité. J’hésite entre hôtel et camping. Mais la proximité de ce dernier d’un axe routier passant et le temps menaçant me conduisent à opter pour la première option. L’hôtel du commerce est le seul de la ville, petit établissement au centre, au style désuet bien sympathique que j’adore. De plus il pratique des prix doux, 45 euros une belle petite chambre avec une grande baignoire, même si je ne prends jamais de bain ! Ça ajoute au charme désuet. Rien ne me déprime plus que ces grands hôtels aux standards internationaux à l’allure désincarnée et aux moquettes sur lesquelles on glisse sans bruit. Non, je préfère nettement ces petits hôtels aux vieux parquets et aux escaliers moult fois cirés et qui craquent à chaque pas, signe que l’on est dans un endroit qui vit.
Au matin, le départ se fait sous une pluie qui s’intensifie rapidement, malgré les prévisions météo qui n’étaient pas très pessimistes. Le temps de m’arrêter et de mettre mon imperméable et l’ondée prend fin. Je roule le long du canal, dont la piste est en meilleur état que le chemin de halage de la Saône, qui avec la pluie de la nuit doit ressembler à un champ de boue. Par moments les terres labourées sur les bords du canal prennent un air austère sous un ciel gris. Cela me fait penser un peu à ce que j’avais ressenti sur certaines portions de la vélo-route du Danube en Allemagne A Saint-Jean-de-Losne, je croise trois jeunes Suisses engagés dans une traversée Zurich-Bordeaux.
Je retrouve la rivière, son trafic fluvial et ses nombreuses écluses qui fonctionnent à plein rendement au cours du mois d’août. Le chemin une fois encore prend tous les aspects, passages en forêts, en sous-bois, parmi les buissons, dans les champs qu’ils soient d’herbe ou de boue. Pas le temps de s’ennuyer, le long de cette rivière aux larges méandres les perspectives sont en changements permanents. Et puis des bateaux de temps à autre donnent une touche de couleur à cette eau sombre due aux hautes eaux qui charrient des alluvions. Je m’arrête pour observer un pêcheur sur son esquif. Il est en train de batailler avec un gros silure. Entre son chien tout excité et son poisson rageur il ne sait plus où donner de la canne !
A partir de Gray, dans l’après-midi bien avancée le temps redevient très beau et de magnifiques petits nuages constellent le ciel, une véritable ambiance de journée d’été. La piste est excellente et les kilomètres défilent. Dans ces moments le vélo est plus qu’un plaisir, on sent une forme de jouissance dans l’effort soutenu sans aucune souffrance. On est en pleine cure de vélo-thérapie. La campagne ne recèle pas beaucoup de villages et ceux que je croise sont minuscules. Je n’ai pas de provisions donc je n’envisage pas dans ces conditions de bivouaquer au bord du fleuve, d’abord trouver une épicerie. Arrivé à Ray-sur-Saône, on m’indique un camping 6 kilomètres plus loin à Soing-Cubry-Charentenay. Le nom est aussi long que la bourgade est minuscule. Ce genre de camping, on aimerait en trouver plus. Installé sur une belle pelouse en bordure de rivière, il respire le calme. L’accueil est des meilleurs par l’employée communale. Une épicerie à deux cents mètres au centre du village offre un large choix de boissons et d’aliments, un pur bonheur !
Un couple de cyclistes hollandais s’est aussi arrêté pour la nuit. Ils sont lancés dans un trajet Pays-Bas la méditerranée. On échange quelques mots. Mais on ne trouve pas la communion d’esprit que l’on peut avoir lorsqu’on tombe sur un autre « fou » à vélo au milieu du désert de l’Atacama ou le long du Mékong. Pourquoi ? Certes on est moins loin de chez soi en Europe, mais l’expérience n’en est pas moins passionnante.
Déjà le dernier jour de cette courte escapade. Il me reste 97 kilomètres pour rejoindre la source. Mais, j’ai l’intention une fois arrivé à ce point d’essayer de rejoindre Cornimont où mon épouse m’attend. Ce qui rajoute 67 kilomètres, donc un total de 164, cela promet une belle journée d’effort. On espère dans ces cas qu’il n’y aura pas d’imprévu et si possible pas trop de vent contraire pour rendre la distance impossible à accomplir dans la journée. Lever 6 heures, tout le monde dort encore dans le camping, départ 7 heures. Le temps est frais, sur la rivière voguent de grands bancs de brouillard. Ces mises en route matinales, je les vis comme une féerie. La lumière rasante du soleil amplifie les contrastes, les ombres démesurées au sol donnent du mystère aux choses et aux lieux. L’immobilité de l’air transforme la surface de l’eau en un parfait miroir sur lequel se reflètent les nuages et les brumes, et aussi plus étonnant les traînées d’avion. On les voit même progresser. Je stoppe ma progression et observe le reflet d’un avion en mouvement. Son image sur l’eau va percuter la berge et donc disparaître, car l’herbe ne sera jamais un miroir ! J’ai envie de m’arrêter à chaque détour pour prendre une photo, tant les contrastes et les reflets sont étonnants dans cet univers flou « hamiltonien ». Le ciel, les nuages et les arbres accompagnés de leurs reflets se fondent au milieu d’une brume ténue. Je ne sais pas si la comparaison est juste, mais c’est ce qui me vient, peut-être à tort, à l’esprit.
A 9 heures je m’arrête à Port-sur-Saône et effectue une bonne pause casse-croûte dans un bistrot bien français. S’arrêter c’est souvent gagner du temps, car après on se trouve dans de meilleures dispositions pour redoubler d’effort. Effectivement, je reprends mon chemin le long de la D20, petite route déserte qui suit la Saône au plus près. Tout va pour me mieux, je ne suis jamais en dessous de 25km/h. Seul petit problème, qui a failli en être un gros. Je recharge la batterie de mon appareil photo à l’aide d’une prise USB sur mon moyen avant. Pour ce faire, je dois le laisser ouvert, et comme je l’ai autour du cou des gouttes de sueur tombe dessus et se glissent à l’intérieur le long de la batterie. Ce qui occasionne un court-circuit. Je crains le pire. Je m’arrête entre autre pour nettoyer ma chaîne et la graisser et j’en profite pour exposer l’intérieur de mon appareil aux rayons du soleil. Miracle, au bout de dix minutes, juste le temps que je remette mon vélo en état de marche, la chaleur a fait son effet et mon appareil fonctionne de nouveau. L’autonomie en courant nécessite quelques précautions et on apprend toujours un peu plus.
Encore une rencontre avec un Italien qui est parti de Hambourg et qui se rend en Espagne à vélo. Cool, il n’a même pas de carte, seulement un vague dessin au crayon ! Je lui permets de se positionner au mieux et d’affiner son itinéraire pour la journée. On rigole un grand coup, mais bon vingt minutes se sont envolées et mes 164 kilomètres risquent de devenir un rêve !
A partir de Corre ou un peu avant, j’ai du mal à situer la Saône. Je longe donc le canal encore quelques kilomètres, puis je coupe directement à travers un petit massif forestier pour rejoindre directement Vioménil et la source tant désirée. Je l’atteins, il est 15 heures. Elle est sèche, étonnant alors qu’à une vingtaine de kilomètres on a déjà une rivière de belle taille. J’en déduis que tout n’est que question de symboles. Une belle petite aventure va prendre fin, au détail près que j’espère encore abattre 67 kilomètres cet après-midi par une forte chaleur. Contrairement à ce que je pensais la route en direction de Xertigny, Remiremont et Cornimont n’est pas vraiment plate. Jusqu’à Xertigny j’ai souffert de la chaleur dans des côtes conséquentes en inclinaison et en longueur, avec un vent adverse, ce qui m’a pris presque deux heures. A 18 heures Remiremont est atteint, j’ai même eu le temps de ramasser un magnifique cèpe et une belle poignée de chanterelles. Il ne me reste plus qu’à dérouler le long de la voie verte en direction de Cornimont. Je n’arrive à la trouver qu’à Vagney. Il me reste une quinzaine de kilomètres à parcourir en léger faux-plat montant. Cette dernière portion, alors que le soleil devient rasant avant de se coucher, est un enchantement. Je ne sens pas la fatigue, tout accaparé par la beauté de la nature et en particulier par la surface de la Moselotte, où je guette les éventuelles truites en train d’effectuer leurs derniers gobages. En effet, dès demain je reprends mon activité de pêcheur à la mouche, en « no kill of course ».
Mexico, Chiapas et Yucatan en 2 semaines English translation pending
Pour nous situer : nous sommes 2 quinquas, nous voyageons sans tour opérator et on aime bien se laisser un peu de marge dans notre planification de voyage au cas ou on voudrait rester un peu plus longtemps si l'endroit nous plait vraiment... Evidemment, cela nous a parfois joué des tours : plus d'avions locaux disponibles, bus complets aussi, locations plus chères mais cela nous permet des marges de plaisir. Nous aimons visiter les sites archéologiques ou naturels, faire quelques musées et rencontrer et apprendre des gens qui vivent dans le pays. Nous (enfin, je!) préparons notre voyage en lisant en priorité les "posts" sur voyage forum, en écrivant aux membres qui d'ailleurs m'ont toujours répondu chaleureusement (et que je remercie mille fois) en parcourant les sites, et cette fois je voulais rendre la pareille et jouer le jeu!
Nous avons donc passé 2 semaines au Mexique du 21 mai jusqu'au 4 juin.
jour 1 :
Nous arrivons de New York, arrivée à 21 h à Mexico : superbe arrivée, l'avion parcourt la ville et ses lumières pendant un temps incroyablement long. Logement au BandB Casa comtesse, retenu par hostel world, super bien, équipe française dynamique et incroyablement chaleureuse qui nous donne plein de pistes et de renseignements (en français!!), nous avons pu beaucoup parler avec eux de la vie au Mexique, de la politique mexicaine... Le petit déj est pantagruélique et délicieux.
jour 2 :
A nous Mexico : visite du centre historique : le zocalo, la cathédrale (jai beaucoup aimé l'allure de cette cathédrale avec son aspect majestueux cassé par son air penché et un peu décrépit), les fresques de Diego Rivera au palais national et le templo mayor le matin, le musée du templo mayor est vraiment superbe et la 1ère approche du monde aztèque est intéressante, ensuite nous avons déambulé dans les rues du centre ville, déjeuné dans un endroit prétentieux recommandé par le routard (!) au dessus de la maison touristique d'Espagne. Puis l'AM visite du muséo de arte popular, intéressant puis marché artisanal de la ciudadela, nous rentrons bien fatigués. Les photos : https://www.dropbox.com/sc/1zesuhzw6raat0h/AAAy5CGcCnKNSVLyZ8EK5HzYa
jour 3 :
Le matin : musée national d'anthropologie, prendre un audio-guide en français c'est vraiment un plus. Le musée est immense avec des salles au RDC et à l'étage, nous n'avons que 2 heures 30 et nous ne pouvons pas tout faire, nous choisissons l'étage, mauvaise pioche, le 1er étage est consacré aux différents peuples du Mexique: leurs coutumes, leurs objets usuels, intéressant malgré tout... au bout de notre temps on s'aperçoit que l'on a rien vu des superbes pièces aztèques et mayas qui étaient exposées au RDC, je m'en suis beaucoup voulu de cette méprise (qui était de mon fait!). Retour casa comtesse puis aéroport pour Tuxtla Guttierez, l'avion a 2h30 de retard mais détail amusant quand il est enfin affiché, il est indiqué "on time"!. Arrivée Tuxtla puis taxi pour San Cristobal de las Casas, il n'y a plus de bus à cette heure ci (environ 21h). Logement à l'hostal Rincon de los Camellos, pas mal, chambres propres et colorées mais un peu loin du centre et hors saison on trouve, pour le même prix, mieux et plus prêt. Photos de Frank : https://www.dropbox.com/sc/1kolr12zd1zunv7/AADNq2CaUwIgBCLXQMsW90foa jour 4 :
Visite de SCC, balade dans le centre ville, plein de charme, j'ai beaucoup aimé les maisons basses et colorées, l'ambiance nonchalante et jeune un peu routarde. Balade dans le marché central, génial: des indiens et des locaux qui viennent vendre leur production : légumes, poulets (morts ou vifs), vêtements, très typique et extrêmement dépaysant..., l'AM montée à l'eglise de la guadaloupe. Nous trouvons sur le LP l'adresse de de Marco Antonio Morales que nous allons rencontrer et qui peut nous organiser pour 250 pesos par personne une sortie pédestre le lendemain : route des fleurs puis déjeuner chez l'habitant puis l'AM visite de San Juan Chamula. Soirée en ville à comparer les avantages respectifs du mezcal et de la tequila, on a pas départagé, il faudra d'autres tentatives! Phots de Frank : https://www.dropbox.com/sc/89x7935gryx65jp/AAAb7P6DbfdRc2sspMWxyE7la
jour 5 :
Départ à 9h avec Marco Antonio pour une rando à l'extérieur de SCC (nous prenons un combi pour nous y rendre), la rando est un peu rude au départ mais nous marchons au bord des champs et nous pouvons apprécier la vie des paysans au plus prêt, puis alors que la rando est presque finie, nous prenons un orage très violent qui nous trempe tous les 3 comme des soupes (!), nous nous abritons avec 2 jeunes indiens mais la pluie s'éternise, nous continuons notre marche puis décidons de rentrer à SCC sans finir le programme à notre grand regret, nous sommes à essorer. Malgré tout, nous avons profité des paysages et surtout de l'intarissable Marco Antonio qui nous a instruit (en français) du zapatisme, des mayas et de sa vision du Mexique! : passionnant. Diner d'un grand réconfort le soir "Restaurant Pierre", c'est un français (et oui!) excellent.
jour 6 :
Nous prenons un combi pour San Juan Chamula que nous ne voulions pas manquer. Effectivement, visite de l'Eglise et aperçu des pratiques des fidèles assez sidérant. Ce jour là, il y a à San Juan une commémoration et de nombreux officiants sont réunis, Frank prend une photo, il est aussitôt interpellé par des membres du groupe qui le somment d'effacer la photo et qui sont prêts à lui arracher l'appareil, nous nous exécutons sans plus de discussions! nous apprenons que prendre des photos est non seulement interdit mais dangereux!
Retour à SCC puis départ en fin d'AM en bus pour Palenque, arrivée tardive et nuit à l'hôtel maya rue (en ville) bien (pour le peu que l'on en a vu) le personnel est sympa, nous pouvons laisser nos bagages toute la journée et les récupérer que vers 22h30 (bus à 23h).
jour 7:
Nous prenons un combi et arrivons à Palenque, superbe! il n'y a pas trop de monde, les pyramides sont belles et particulièrement mises en valeur dans leur écrin de verdure, montée des marches, descente des marches: un peu dur, il fait très chaud, visite du musée, sympa. Nous finissons il est environ 14h et nous devons attendre 23h le bus de nuit pour Mérida, nous avons choisi de ne pas faire agua azul et misol ha car nous n'étions pas en saison propice (risque d'eau boueuse) et le bus ça suffisait!. Nous allons déjeuner au don Mucho, tout ce que j'en avais lu le citait comme un endroit sympa et branché, le soir peut-être mais notre expérience n'a pas été du tout positive, servis par une matrone antipathique qui une fois que nous avons fini notre repas (pas donné du tout) nous a tourné autour jusqu'à ce que nous partions. Retour à la ville de palenque, balade, bars... Bus de nuit, moins confortable que la veille mais très faisable, j'ai relativement bien dormi, bien mieux que dans l'avion en tout cas et s'il fait froid dans le bus c'était supportable (Frank est resté en bermuda et t-shirt mais nous étions en saison chaude). Photos :https://www.dropbox.com/sc/b9bs1twd6zpxxrt/AAA0v_mLpgCi61bFXGuH4jsHa
Jour 8: arrivée à Merida, nous allons chercher la voiture que nous avons réservé (la veille) chez National, petite voiture toute neuve, nous sommes attentifs mais pas d'arnaques, pas trop cher mais le fait que nous ne rendions pas la voiture au même endroit double presque le prix. Nous sommes dans le Yucatan et à partir de là tout est nettement plus cher : restaus, musées, sites, hôtels... tout quoi! c'est le royaume des "gringos". Nous nous rendons à Uxmal : site très bien, de beaux édifices, pas mal de monde (des américains!) mais vraiment à voir, puis nous entamons la route Puuc, les routes sont bien entretenues, très droites avec de légers vallonnements qui donnent leur nom au lieu, et nous sommes tout seuls au milieu d'une nuée de papillons jaunes qui nous accompagnent (génial!), nous visitons kabah, très intéressant puis Sayil où nous sommes complètement seuls, nous décidons de zapper Labna car il fait très chaud et nous ressentons la fatigue de la nuit. Nous avons réservé une chambre à Ticul (pas cher!) à la posada el jardin, vraiment très très sympa, Roman, très accueillant, nous a offert un jus de mangue à l'arrivée et puis ce ne sont pas des chambres mais de petits appartements avec cuisine, séjour, chambre immense... et le plus ici c'est la piscine (rien que pour nous!)à ne pas rater. De plus, nous avons aimé l'atmosphère de Ticul, c'est une petite ville sans prétention qui vit en dehors des circuits touristiques et qui a du coup un côté beaucoup plus authentique surtout dans cette région. Les photos : https://www.dropbox.com/sc/4608tev3gghxbao/AAC4DdHConepEvZwZBsw24v7a
Jour 9 : Nous nous rendons à chichen Itza par les petites routes conseillées par le routard, vraiment sympa, traversée de petits villages (attention aux topes!). Nous arrivons à Chichen Itza en fin de matinée et commençons la visite du site. Il est réellement grandiose, les vestiges sont impressionnants et étonnants cependant il y a un monde fou et je rejoints le Routard qui trouve pénible le très grand nombre de vendeurs qui ont installé leurs étals dans le site, même si évidemment de nombreuses familles locales doivent vivre légitimement de cette manne touristique, tout cela donne une impression de foule bruyante et agitée assez pénible et nuit complètement à la qualité de la visite. Par ailleurs, il n'y a pas d'audio guide, plus de sons et lumières le soir... A la sortie du site nous rejoignons notre hôtel en bord de route à Kaua (entre Chichen Itza et Valladolid) j'ai oublié le nom de l'hôtel mais vraiment sans intérêt. Photos : https://www.dropbox.com/sc/bz09obrffmqtbpe/AAByTPBBrnyPRIX-AWX7AHSca
Jour 10 : Nous nous rendons à Tulum, il nous faut sans nous presser la matinée de voyage. Nous déposons nos bagages à l'hôtel don Diego de la Selva, accueil sympathique en français, chambre très agréable, petit dej. copieux et de qualité. Nous allons déjeuner en bord de plage, l'endroit est superbe bien qu'un peu trop occupé à mon goût, il ne fait pas très beau et nous ne nous baignons pas. Notre hôte nous a conseillé un cénote sur la route de coba et nous nous y rendons. Superbe, à faire sans hésiter, on nage (avec des gilets de sauvetage)sur un parcours derrière le guide au milieu des stalactites (et mites), l'eau est parfaitement claire et immobile et c'est une expérience inattendue et vraiment sympa. Le soir le restau du don diego étant fermé nous allons diner à El capitan : bon poisson. Les photos :https://www.dropbox.com/sc/fajuj4zukm4vkmd/AACHBjXYxENNI360azJThQNIa
Jour 11 Pluie battante. Nous trainons tout le matin : lecture, contacts avec la famille... pendant une légère accalmie l'AM nous allons visiter les ruines de tulum, bof! après ce qu'on a vu précédemment, sans grand intérêt, il faut dire que le ciel est gris, la mer est grise, les ruines sont grises, les conditions sont loin d'être idéales. Nous nous consolons en nous rendant en bord de mer dans un restau-bar sympa et animé (en fait tout le monde est à l'abri de la pluie), diner le soir au Element, bien sans plus.
Jour 12 Re pluie battante. On annule notre visite de la réserve de Sian Ka'an (on avait réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), puis tout pareil que la veille : on traine à l'hôtel, cette fois pendant l'accalmie on visite les ruines de Coba : plutôt gris aussi, le point sympa c'est que le site se visite en vélo... re consolation dans un bar en bord de plage ou nous dinons. On apprend en rentrant à l'hôtel que nous sommes au centre d'une dépression tropicale, un peu en avance pour la saison : génial! et qui va encore durer quelques jours, grrr! On change donc nos projets, nous devions finir notre parcours pour Isla Hollbox qui nous avait été chaudement recommandée mais la pluie ça suffit! Nous retournons donc à Mexico puisque nous devons partir de là pour notre voyage de retour.
Jour 13 Lever 5h, nous nous rendons à Cancun pour rejoindre l'aéroport. La route entre Playa del Carmen et Cancun n'est qu'une succession de "resorts" plus ou moins luxueux (ou plus ou moins miteux! (verre plein/verre vide)) c'est complètement bétonné et l'on ne voit plus la mer, je suppose que les vacanciers qui viennent passer ici quelques jours, s'enferment et ne voient rien du Mexique, mais à chacun ses vacances. A mon humble avis c'est complètement à fuir. Arrivée à Mexico vers 14h, retour au Casa Comtesse (évidemment) et parce que le B and B n'est pas complet, on est en basse saison, on nous surclasse dans la suite : magnifique! Nous allons nous promener, toujours sur les indications de nos hôtes, dans le quartier de Coyoacan, j'aurais bien visité la fameuse maison bleue, demeure de Frida Kahlo, mais c'est lundi et les musées sont fermés ce jour là. Nous déambulons dans le quartier : agréable, familial, un tantinet bobo. Nous n'avions pas mangé donc on répare ça vite fait bien fait à la cantina la bipolar (routard): original et bon. Il faut savoir que les mexicains prennent un petit déj copieux le matin, un repas vers 15h-16h et le soir un simple en-cas à la maison, ce qui explique que beaucoup de restaus ferment vers 18h, à Mexico c'est évidemment moins le cas sauf pour les "cantinas" qui reçoivent plutôt des gens qui sortent du travail ou bien qui font une pause. Pour contredire ce qui précède, le soir nous dinons à la Rambla (LP): pas mal sans plus.
Jour 14
Alors qu'avant de partir, Frank m'avait bien précisé : "non, on ne se fait pas toutes les vieilles pierres" nous nous décidons pour une visite à Teotihuacan, on ne l'avait pas prévu à notre programme mais puisque nous étions de retour à Mexico... Y aller est facile, il faut prendre le métro jusqu'à "autobuses del norte", rentrer dans la station de bus, tourner à gauche et au fond c'est écrit en grosses lettres "san Juan Teotihuacan", c'est 1h de bus (s'installer à gauche côté chauffeur) et là la ville de Mexico s'étale sur des dizaines de km, ce qui est frappant c'est la grisaille, les maisons sont en parpaings non enduits pour des raisons financières je suppose. Le site de Téotihuacan est majestueux et vaste, on y marche beaucoup, la montée de la pyramide du soleil est assez raide et nous sommes assez fiers de nous arrivés en haut (et très essoufflés aussi!). C'est un site impressionnant, et son intérêt réside dans l'approche du monde aztèque, petit musée sympa avec surtout une vue superbe sur la pyramide du soleil. Retour à Mexico et nous nous rendons à Fonart (Patriotismo) qui est un magasin d'artisanat local d'état, beaucoup d'objets sympas mais c'est un tapis que j'aurais voulu et il n'y en avait pas (évidemment, il y a des centaines d'objet et je vais juste demander celui qui n'y est pas). Pour l'artisanat, il vaut mieux le marché de la ciudadela qui est plutôt moins cher. Le soir repas au restau : Broka dans le quartier Condesa- Roma qui nous avait été recommandé : c'est branché, jeune, sympathique et plutôt bon mais pas donné.
Jour 15
Last day! Nous retournons au musée national d'anthropologie visiter le RDC enfin! re audio guide, superbes pièces mexicas et aztèques souvent liées aux divers sacrifices(!), évidemment la pierre du soleil, le fameux calendrier aztèque, c'est vraiment passionnant, si vous ne faites qu'un seul musée c'est celui-là, et de préférence le RDC :) et puis, c'est la fin (game is over, je parle anglais pour finir!), retour à l'hôtel, aéroport...
En conclusion, c'était un superbe voyage, c'est un pays de gens affables et souriants, qui parlent volontiers de leur pays et qui souvent s’inquiètent de leur avenir, la plupart d'entre eux cumulent plusieurs emplois pour s'en sortir. De plus, et ce n'est pas négligeable, on y mange super bien (on y boit bien aussi!). Nous ne nous y sommes jamais sentis en insécurité, pas plus sur la route qu'en ville, mais nous sommes restés effectivement sur des zones touristiques où la présence policière est permanente.
Les lieux et visites que j'ai préférés : le Chiapas, son dépaysement et son caractère authentique, ses marchés, sa population attachante; la plongée en cénote, Tulum était sympa et la plage superbe malgré le mauvais temps... En matière de sites : incontestablement Palenque, Uxmal et Chichen Itza malgré ses inconvénients. Les hébergements, vous l'avez compris le casa comtesse à Mexico et la posada el jardin à Ticul, bien aussi le don diego à tulum.
Je ferais bien le nord ainsi que la côte ouest peut-être moins touristiques, mais c'est un autre voyage...
Nous avons donc passé 2 semaines au Mexique du 21 mai jusqu'au 4 juin.
jour 1 :
Nous arrivons de New York, arrivée à 21 h à Mexico : superbe arrivée, l'avion parcourt la ville et ses lumières pendant un temps incroyablement long. Logement au BandB Casa comtesse, retenu par hostel world, super bien, équipe française dynamique et incroyablement chaleureuse qui nous donne plein de pistes et de renseignements (en français!!), nous avons pu beaucoup parler avec eux de la vie au Mexique, de la politique mexicaine... Le petit déj est pantagruélique et délicieux.
jour 2 :
A nous Mexico : visite du centre historique : le zocalo, la cathédrale (jai beaucoup aimé l'allure de cette cathédrale avec son aspect majestueux cassé par son air penché et un peu décrépit), les fresques de Diego Rivera au palais national et le templo mayor le matin, le musée du templo mayor est vraiment superbe et la 1ère approche du monde aztèque est intéressante, ensuite nous avons déambulé dans les rues du centre ville, déjeuné dans un endroit prétentieux recommandé par le routard (!) au dessus de la maison touristique d'Espagne. Puis l'AM visite du muséo de arte popular, intéressant puis marché artisanal de la ciudadela, nous rentrons bien fatigués. Les photos : https://www.dropbox.com/sc/1zesuhzw6raat0h/AAAy5CGcCnKNSVLyZ8EK5HzYa
jour 3 :
Le matin : musée national d'anthropologie, prendre un audio-guide en français c'est vraiment un plus. Le musée est immense avec des salles au RDC et à l'étage, nous n'avons que 2 heures 30 et nous ne pouvons pas tout faire, nous choisissons l'étage, mauvaise pioche, le 1er étage est consacré aux différents peuples du Mexique: leurs coutumes, leurs objets usuels, intéressant malgré tout... au bout de notre temps on s'aperçoit que l'on a rien vu des superbes pièces aztèques et mayas qui étaient exposées au RDC, je m'en suis beaucoup voulu de cette méprise (qui était de mon fait!). Retour casa comtesse puis aéroport pour Tuxtla Guttierez, l'avion a 2h30 de retard mais détail amusant quand il est enfin affiché, il est indiqué "on time"!. Arrivée Tuxtla puis taxi pour San Cristobal de las Casas, il n'y a plus de bus à cette heure ci (environ 21h). Logement à l'hostal Rincon de los Camellos, pas mal, chambres propres et colorées mais un peu loin du centre et hors saison on trouve, pour le même prix, mieux et plus prêt. Photos de Frank : https://www.dropbox.com/sc/1kolr12zd1zunv7/AADNq2CaUwIgBCLXQMsW90foa jour 4 :
Visite de SCC, balade dans le centre ville, plein de charme, j'ai beaucoup aimé les maisons basses et colorées, l'ambiance nonchalante et jeune un peu routarde. Balade dans le marché central, génial: des indiens et des locaux qui viennent vendre leur production : légumes, poulets (morts ou vifs), vêtements, très typique et extrêmement dépaysant..., l'AM montée à l'eglise de la guadaloupe. Nous trouvons sur le LP l'adresse de de Marco Antonio Morales que nous allons rencontrer et qui peut nous organiser pour 250 pesos par personne une sortie pédestre le lendemain : route des fleurs puis déjeuner chez l'habitant puis l'AM visite de San Juan Chamula. Soirée en ville à comparer les avantages respectifs du mezcal et de la tequila, on a pas départagé, il faudra d'autres tentatives! Phots de Frank : https://www.dropbox.com/sc/89x7935gryx65jp/AAAb7P6DbfdRc2sspMWxyE7la
jour 5 :
Départ à 9h avec Marco Antonio pour une rando à l'extérieur de SCC (nous prenons un combi pour nous y rendre), la rando est un peu rude au départ mais nous marchons au bord des champs et nous pouvons apprécier la vie des paysans au plus prêt, puis alors que la rando est presque finie, nous prenons un orage très violent qui nous trempe tous les 3 comme des soupes (!), nous nous abritons avec 2 jeunes indiens mais la pluie s'éternise, nous continuons notre marche puis décidons de rentrer à SCC sans finir le programme à notre grand regret, nous sommes à essorer. Malgré tout, nous avons profité des paysages et surtout de l'intarissable Marco Antonio qui nous a instruit (en français) du zapatisme, des mayas et de sa vision du Mexique! : passionnant. Diner d'un grand réconfort le soir "Restaurant Pierre", c'est un français (et oui!) excellent.
jour 6 :
Nous prenons un combi pour San Juan Chamula que nous ne voulions pas manquer. Effectivement, visite de l'Eglise et aperçu des pratiques des fidèles assez sidérant. Ce jour là, il y a à San Juan une commémoration et de nombreux officiants sont réunis, Frank prend une photo, il est aussitôt interpellé par des membres du groupe qui le somment d'effacer la photo et qui sont prêts à lui arracher l'appareil, nous nous exécutons sans plus de discussions! nous apprenons que prendre des photos est non seulement interdit mais dangereux!
Retour à SCC puis départ en fin d'AM en bus pour Palenque, arrivée tardive et nuit à l'hôtel maya rue (en ville) bien (pour le peu que l'on en a vu) le personnel est sympa, nous pouvons laisser nos bagages toute la journée et les récupérer que vers 22h30 (bus à 23h).
jour 7:
Nous prenons un combi et arrivons à Palenque, superbe! il n'y a pas trop de monde, les pyramides sont belles et particulièrement mises en valeur dans leur écrin de verdure, montée des marches, descente des marches: un peu dur, il fait très chaud, visite du musée, sympa. Nous finissons il est environ 14h et nous devons attendre 23h le bus de nuit pour Mérida, nous avons choisi de ne pas faire agua azul et misol ha car nous n'étions pas en saison propice (risque d'eau boueuse) et le bus ça suffisait!. Nous allons déjeuner au don Mucho, tout ce que j'en avais lu le citait comme un endroit sympa et branché, le soir peut-être mais notre expérience n'a pas été du tout positive, servis par une matrone antipathique qui une fois que nous avons fini notre repas (pas donné du tout) nous a tourné autour jusqu'à ce que nous partions. Retour à la ville de palenque, balade, bars... Bus de nuit, moins confortable que la veille mais très faisable, j'ai relativement bien dormi, bien mieux que dans l'avion en tout cas et s'il fait froid dans le bus c'était supportable (Frank est resté en bermuda et t-shirt mais nous étions en saison chaude). Photos :https://www.dropbox.com/sc/b9bs1twd6zpxxrt/AAA0v_mLpgCi61bFXGuH4jsHa
Jour 8: arrivée à Merida, nous allons chercher la voiture que nous avons réservé (la veille) chez National, petite voiture toute neuve, nous sommes attentifs mais pas d'arnaques, pas trop cher mais le fait que nous ne rendions pas la voiture au même endroit double presque le prix. Nous sommes dans le Yucatan et à partir de là tout est nettement plus cher : restaus, musées, sites, hôtels... tout quoi! c'est le royaume des "gringos". Nous nous rendons à Uxmal : site très bien, de beaux édifices, pas mal de monde (des américains!) mais vraiment à voir, puis nous entamons la route Puuc, les routes sont bien entretenues, très droites avec de légers vallonnements qui donnent leur nom au lieu, et nous sommes tout seuls au milieu d'une nuée de papillons jaunes qui nous accompagnent (génial!), nous visitons kabah, très intéressant puis Sayil où nous sommes complètement seuls, nous décidons de zapper Labna car il fait très chaud et nous ressentons la fatigue de la nuit. Nous avons réservé une chambre à Ticul (pas cher!) à la posada el jardin, vraiment très très sympa, Roman, très accueillant, nous a offert un jus de mangue à l'arrivée et puis ce ne sont pas des chambres mais de petits appartements avec cuisine, séjour, chambre immense... et le plus ici c'est la piscine (rien que pour nous!)à ne pas rater. De plus, nous avons aimé l'atmosphère de Ticul, c'est une petite ville sans prétention qui vit en dehors des circuits touristiques et qui a du coup un côté beaucoup plus authentique surtout dans cette région. Les photos : https://www.dropbox.com/sc/4608tev3gghxbao/AAC4DdHConepEvZwZBsw24v7a
Jour 9 : Nous nous rendons à chichen Itza par les petites routes conseillées par le routard, vraiment sympa, traversée de petits villages (attention aux topes!). Nous arrivons à Chichen Itza en fin de matinée et commençons la visite du site. Il est réellement grandiose, les vestiges sont impressionnants et étonnants cependant il y a un monde fou et je rejoints le Routard qui trouve pénible le très grand nombre de vendeurs qui ont installé leurs étals dans le site, même si évidemment de nombreuses familles locales doivent vivre légitimement de cette manne touristique, tout cela donne une impression de foule bruyante et agitée assez pénible et nuit complètement à la qualité de la visite. Par ailleurs, il n'y a pas d'audio guide, plus de sons et lumières le soir... A la sortie du site nous rejoignons notre hôtel en bord de route à Kaua (entre Chichen Itza et Valladolid) j'ai oublié le nom de l'hôtel mais vraiment sans intérêt. Photos : https://www.dropbox.com/sc/bz09obrffmqtbpe/AAByTPBBrnyPRIX-AWX7AHSca
Jour 10 : Nous nous rendons à Tulum, il nous faut sans nous presser la matinée de voyage. Nous déposons nos bagages à l'hôtel don Diego de la Selva, accueil sympathique en français, chambre très agréable, petit dej. copieux et de qualité. Nous allons déjeuner en bord de plage, l'endroit est superbe bien qu'un peu trop occupé à mon goût, il ne fait pas très beau et nous ne nous baignons pas. Notre hôte nous a conseillé un cénote sur la route de coba et nous nous y rendons. Superbe, à faire sans hésiter, on nage (avec des gilets de sauvetage)sur un parcours derrière le guide au milieu des stalactites (et mites), l'eau est parfaitement claire et immobile et c'est une expérience inattendue et vraiment sympa. Le soir le restau du don diego étant fermé nous allons diner à El capitan : bon poisson. Les photos :https://www.dropbox.com/sc/fajuj4zukm4vkmd/AACHBjXYxENNI360azJThQNIa
Jour 11 Pluie battante. Nous trainons tout le matin : lecture, contacts avec la famille... pendant une légère accalmie l'AM nous allons visiter les ruines de tulum, bof! après ce qu'on a vu précédemment, sans grand intérêt, il faut dire que le ciel est gris, la mer est grise, les ruines sont grises, les conditions sont loin d'être idéales. Nous nous consolons en nous rendant en bord de mer dans un restau-bar sympa et animé (en fait tout le monde est à l'abri de la pluie), diner le soir au Element, bien sans plus.
Jour 12 Re pluie battante. On annule notre visite de la réserve de Sian Ka'an (on avait réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), puis tout pareil que la veille : on traine à l'hôtel, cette fois pendant l'accalmie on visite les ruines de Coba : plutôt gris aussi, le point sympa c'est que le site se visite en vélo... re consolation dans un bar en bord de plage ou nous dinons. On apprend en rentrant à l'hôtel que nous sommes au centre d'une dépression tropicale, un peu en avance pour la saison : génial! et qui va encore durer quelques jours, grrr! On change donc nos projets, nous devions finir notre parcours pour Isla Hollbox qui nous avait été chaudement recommandée mais la pluie ça suffit! Nous retournons donc à Mexico puisque nous devons partir de là pour notre voyage de retour.
Jour 13 Lever 5h, nous nous rendons à Cancun pour rejoindre l'aéroport. La route entre Playa del Carmen et Cancun n'est qu'une succession de "resorts" plus ou moins luxueux (ou plus ou moins miteux! (verre plein/verre vide)) c'est complètement bétonné et l'on ne voit plus la mer, je suppose que les vacanciers qui viennent passer ici quelques jours, s'enferment et ne voient rien du Mexique, mais à chacun ses vacances. A mon humble avis c'est complètement à fuir. Arrivée à Mexico vers 14h, retour au Casa Comtesse (évidemment) et parce que le B and B n'est pas complet, on est en basse saison, on nous surclasse dans la suite : magnifique! Nous allons nous promener, toujours sur les indications de nos hôtes, dans le quartier de Coyoacan, j'aurais bien visité la fameuse maison bleue, demeure de Frida Kahlo, mais c'est lundi et les musées sont fermés ce jour là. Nous déambulons dans le quartier : agréable, familial, un tantinet bobo. Nous n'avions pas mangé donc on répare ça vite fait bien fait à la cantina la bipolar (routard): original et bon. Il faut savoir que les mexicains prennent un petit déj copieux le matin, un repas vers 15h-16h et le soir un simple en-cas à la maison, ce qui explique que beaucoup de restaus ferment vers 18h, à Mexico c'est évidemment moins le cas sauf pour les "cantinas" qui reçoivent plutôt des gens qui sortent du travail ou bien qui font une pause. Pour contredire ce qui précède, le soir nous dinons à la Rambla (LP): pas mal sans plus.
Jour 14
Alors qu'avant de partir, Frank m'avait bien précisé : "non, on ne se fait pas toutes les vieilles pierres" nous nous décidons pour une visite à Teotihuacan, on ne l'avait pas prévu à notre programme mais puisque nous étions de retour à Mexico... Y aller est facile, il faut prendre le métro jusqu'à "autobuses del norte", rentrer dans la station de bus, tourner à gauche et au fond c'est écrit en grosses lettres "san Juan Teotihuacan", c'est 1h de bus (s'installer à gauche côté chauffeur) et là la ville de Mexico s'étale sur des dizaines de km, ce qui est frappant c'est la grisaille, les maisons sont en parpaings non enduits pour des raisons financières je suppose. Le site de Téotihuacan est majestueux et vaste, on y marche beaucoup, la montée de la pyramide du soleil est assez raide et nous sommes assez fiers de nous arrivés en haut (et très essoufflés aussi!). C'est un site impressionnant, et son intérêt réside dans l'approche du monde aztèque, petit musée sympa avec surtout une vue superbe sur la pyramide du soleil. Retour à Mexico et nous nous rendons à Fonart (Patriotismo) qui est un magasin d'artisanat local d'état, beaucoup d'objets sympas mais c'est un tapis que j'aurais voulu et il n'y en avait pas (évidemment, il y a des centaines d'objet et je vais juste demander celui qui n'y est pas). Pour l'artisanat, il vaut mieux le marché de la ciudadela qui est plutôt moins cher. Le soir repas au restau : Broka dans le quartier Condesa- Roma qui nous avait été recommandé : c'est branché, jeune, sympathique et plutôt bon mais pas donné.
Jour 15
Last day! Nous retournons au musée national d'anthropologie visiter le RDC enfin! re audio guide, superbes pièces mexicas et aztèques souvent liées aux divers sacrifices(!), évidemment la pierre du soleil, le fameux calendrier aztèque, c'est vraiment passionnant, si vous ne faites qu'un seul musée c'est celui-là, et de préférence le RDC :) et puis, c'est la fin (game is over, je parle anglais pour finir!), retour à l'hôtel, aéroport...
En conclusion, c'était un superbe voyage, c'est un pays de gens affables et souriants, qui parlent volontiers de leur pays et qui souvent s’inquiètent de leur avenir, la plupart d'entre eux cumulent plusieurs emplois pour s'en sortir. De plus, et ce n'est pas négligeable, on y mange super bien (on y boit bien aussi!). Nous ne nous y sommes jamais sentis en insécurité, pas plus sur la route qu'en ville, mais nous sommes restés effectivement sur des zones touristiques où la présence policière est permanente.
Les lieux et visites que j'ai préférés : le Chiapas, son dépaysement et son caractère authentique, ses marchés, sa population attachante; la plongée en cénote, Tulum était sympa et la plage superbe malgré le mauvais temps... En matière de sites : incontestablement Palenque, Uxmal et Chichen Itza malgré ses inconvénients. Les hébergements, vous l'avez compris le casa comtesse à Mexico et la posada el jardin à Ticul, bien aussi le don diego à tulum.
Je ferais bien le nord ainsi que la côte ouest peut-être moins touristiques, mais c'est un autre voyage...
Iceland Trip 2014 English translation pending
😉 Voilà , je me lance pour un petit résumé de notre escapade islandaise
quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place
Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...
Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet
Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...
Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !
Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !
Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun
Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...
Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos
Et voilà c'est parti :
Jeudi 26 juin soirée
Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.
Photo 1 : trajet aérien

photo 2 : circuit prévu en Islande

quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place
Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...
Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet
Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...
Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !
Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !
Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun
Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...
Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos
Et voilà c'est parti :
Jeudi 26 juin soirée
Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.
Photo 1 : trajet aérien

photo 2 : circuit prévu en Islande

Un bon restaurant japonais sur Paris? English translation pending
Bonjour, Je dois passer des vacances sur Paris et je souhaitais savoir ce qu'il y avait comme bons restaurants Japonais.
Je sais qu'il existe de nombreux sites recensant ces restos, mais je ne trouve celui qui pourrait me plaire et surtout avec une cuisine originale. Comme par exemple, je trouve que planetsushi c'est un peu trop commercial à mon goût et à comparer j'ai une préférence pour http://cotesushi.com qui visiblement correspondrait mieux à mes attentes pour l'originalité et les nouveaux produits.
Voiture de plus de huit ans (8) en Mauritanie English translation pending
bonjour a tous , ma question est la suivante , je voudrais savoir est ce que l'interdiction des voitures de plus de huit ans sur le territoire est deja mise en vigueur car il y'a eu trop de version divergente certains qui disent que la loi est deja passèe d'autres qui disent qu'elle sera en vigueur qu'a partir de janvier 2015 CORDIALEMENT
Vos avis sur itinéraire 3 semaines (Auckland à Christchurch) English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Nous partons en couple pour la 1ere fois en Nouvelle Zelande du 20 novembre au 14 decembre 2014. Nous nous sommes finalement décidés pour une location de voiture + hotels en auberge de jeunesse.
Pourriez vous me donner des conseils ? Est ce que ça vous semble plausible/possible/cohérent ? Tout avis est bon à prendre.
Voici l'ébauche de notre itinéraire :
22/11 : arrivée à Auckland fin d'après midi, repos/petite virée éventuelle dans le centre le soir nuit à Auckland
23/11 : Visite d'Auckand toute la matinée (balade en centre ville ? nous ne sommes pas très musées à l'étranger) récupération de la voiture de location. 13h direction Bay of Islands (260Km 3 ou 4 h) nuit sur place
24/11 : Cathedral Cove le matin, 2 possibilités : 1h30 de marche depuis Coromandel beach, ou en kayak départ 9h de la plage. Retour à la voiture pour faire 9km (10mins) jusqu'a Hot Water Beach (il y a un site pour les marées, mais je n'ai pas compris vers quelle heure il est préférable d'arriver..) nuit sur place
25/11 : départ pour Hobitton (170 Km, 2h15) pour la matinée après midi : Waitomo Caves faut il un jour supplémentaire à Waitomo caves ??
26/11 : départ pour Rotorua (145km, 1h50) : Wai-o-tapu, musée de Rotorua ?? foret de Redwoods ? Rainbow spring ? que nous conseillez vous ? Nous aimerions aussi tester le rafting et je crois que c'est un bon endroit.. est ce faisable en une journée ? nuit sur place
27/11 : Départ tôt pour Huka Falls (75km, 1h) fin d'après midi : départ pour Ohakune (145km, 1h45) nuit sur place
28/11 : journée de rando Tongariro Crossing, (avec navette) nuit sur place
29/11 : Départ pour Wellington (285km, 3h30) après midi visite de la ville (musée Te Papa) Restitution de la voiture de location nuit à Wellington
30/11 : traversée en ferry (3h10) recupération d'une nouvelle voiture de location, puis route vers Abel Tasman (2h40)
1/12 : Abel Tasman (qu'est ce que vous nous conseillez ? nous aimons bien la randonnée sans être très sportifs)
2/12 : Abel Tasman suite ? ou bien Kairoura peninsula ?
3/12 : Départ pour Pancake Rocks (265km, 3h10) nuit sur place
4/12 : Départ pour Fox Glacier (240km, 3h) + Franz Josef (les deux glaciers sont a 20 mins visiblement) puis direction Lac Matheson (5km), nuit sur place
5/12 : Lac Matheson puis Wanaka le matin après midi : route pour Queenstown (339km, 4h16) nuit a Queenstown
6/12 : Visite de Queenstown ?? (ca vaut la peine d'y passer une journée entiere ? ) nuit a Queenstown
7/12 : Route pour Te Anau (170km, 2h) grotte des vers luisants, nuit sur place
8/12 : Aller/retour Milford Sound (3h aller retour), croisiere sur le Fjord ?? faut il prévoir un jour de plus ? (en récupérant le 2/12 ou le 6/12 ? )
9/12: Route pour Dunedin (290km, 3h30) des suggestions pour cette journée ?
10/12 : départ pour Moeraki Boulders (75km, 1h) après midi : départ pour mont Cook (300km, 3h30 avec A/R a Twizel) nuit sur place
11/12 : route pour Christchurch (285km, 3h20), après midi a Christchuch ?
12/12 : décollage aéroport de Christchurch vers 7h ou vers 21h, si nous partons le soir on peut arriver a Christchurch le 12 décembre et libérer la journée du 11/12 pour passer 2 ou 3 jours a Abel Tasman ou Milford Sound.
Enfin est ce qu'il y a des endroits ou dormir pour chaque jour de l'itinéraire selon vous ?
Merci d'avance !
Virginie
Nous partons en couple pour la 1ere fois en Nouvelle Zelande du 20 novembre au 14 decembre 2014. Nous nous sommes finalement décidés pour une location de voiture + hotels en auberge de jeunesse.
Pourriez vous me donner des conseils ? Est ce que ça vous semble plausible/possible/cohérent ? Tout avis est bon à prendre.
Voici l'ébauche de notre itinéraire :
22/11 : arrivée à Auckland fin d'après midi, repos/petite virée éventuelle dans le centre le soir nuit à Auckland
23/11 : Visite d'Auckand toute la matinée (balade en centre ville ? nous ne sommes pas très musées à l'étranger) récupération de la voiture de location. 13h direction Bay of Islands (260Km 3 ou 4 h) nuit sur place
24/11 : Cathedral Cove le matin, 2 possibilités : 1h30 de marche depuis Coromandel beach, ou en kayak départ 9h de la plage. Retour à la voiture pour faire 9km (10mins) jusqu'a Hot Water Beach (il y a un site pour les marées, mais je n'ai pas compris vers quelle heure il est préférable d'arriver..) nuit sur place
25/11 : départ pour Hobitton (170 Km, 2h15) pour la matinée après midi : Waitomo Caves faut il un jour supplémentaire à Waitomo caves ??
26/11 : départ pour Rotorua (145km, 1h50) : Wai-o-tapu, musée de Rotorua ?? foret de Redwoods ? Rainbow spring ? que nous conseillez vous ? Nous aimerions aussi tester le rafting et je crois que c'est un bon endroit.. est ce faisable en une journée ? nuit sur place
27/11 : Départ tôt pour Huka Falls (75km, 1h) fin d'après midi : départ pour Ohakune (145km, 1h45) nuit sur place
28/11 : journée de rando Tongariro Crossing, (avec navette) nuit sur place
29/11 : Départ pour Wellington (285km, 3h30) après midi visite de la ville (musée Te Papa) Restitution de la voiture de location nuit à Wellington
30/11 : traversée en ferry (3h10) recupération d'une nouvelle voiture de location, puis route vers Abel Tasman (2h40)
1/12 : Abel Tasman (qu'est ce que vous nous conseillez ? nous aimons bien la randonnée sans être très sportifs)
2/12 : Abel Tasman suite ? ou bien Kairoura peninsula ?
3/12 : Départ pour Pancake Rocks (265km, 3h10) nuit sur place
4/12 : Départ pour Fox Glacier (240km, 3h) + Franz Josef (les deux glaciers sont a 20 mins visiblement) puis direction Lac Matheson (5km), nuit sur place
5/12 : Lac Matheson puis Wanaka le matin après midi : route pour Queenstown (339km, 4h16) nuit a Queenstown
6/12 : Visite de Queenstown ?? (ca vaut la peine d'y passer une journée entiere ? ) nuit a Queenstown
7/12 : Route pour Te Anau (170km, 2h) grotte des vers luisants, nuit sur place
8/12 : Aller/retour Milford Sound (3h aller retour), croisiere sur le Fjord ?? faut il prévoir un jour de plus ? (en récupérant le 2/12 ou le 6/12 ? )
9/12: Route pour Dunedin (290km, 3h30) des suggestions pour cette journée ?
10/12 : départ pour Moeraki Boulders (75km, 1h) après midi : départ pour mont Cook (300km, 3h30 avec A/R a Twizel) nuit sur place
11/12 : route pour Christchurch (285km, 3h20), après midi a Christchuch ?
12/12 : décollage aéroport de Christchurch vers 7h ou vers 21h, si nous partons le soir on peut arriver a Christchurch le 12 décembre et libérer la journée du 11/12 pour passer 2 ou 3 jours a Abel Tasman ou Milford Sound.
Enfin est ce qu'il y a des endroits ou dormir pour chaque jour de l'itinéraire selon vous ?
Merci d'avance !
Virginie
Istanbul: Et 1 et 2 et 3... et 4 English translation pending
Bonjour,
Faisant suite à notre semaine Cappadoce, nous allons passer 6 nuits à Istanbul avant de rentrer sur Bordeaux. Ce sera notre 4ème séjour dans cette ville dont on ne se lasse pas.😎 Pour le coup, ayant passé mon temps à préparer le séjour en Cappadoce, nous avons la semaine la moins préparée de tous les temps. 🤪 Hormis 2 ou 3 idées, on y va la fleur au fusil.
Dimanche 13 Juillet :
Nous arrivons à l'aéroport d'Ataturk à 16h05. On se dirige vers la station de métro. Bon Ok on est Dimanche mais il n'y a personne au guichet. Pour un aéroport international, c'est moyen quand même 😕
On se rabat donc sur les distributeurs automatiques. Ce qui implique d'avoir retirer déjà des Liras ( Livre turque ) dans l'aéroport. Il faut donc d'abord aller à celle qui distribue les cartes ( tu as une caution de 6 TL qui sera rendue donc ) Ensuite on la charge de la somme qu'on veut. 50 TL est un bon début pour 1 couple. Çà défile vite mine de rien. Ça sert donc pour le métro, le tramway, les funiculaires sur Galata et bien sûr les bateaux de toutes les compagnies, il y en a 3 principales. Un trajet coûte 2,15 TL et pour les bateaux, ça dépend des trajets. 1 carte pour 2 ou + est tout à fait possible voire + pratique.
Pour changer, alors qu'on était abonné à la place Taksim, je prends un hôtel vers Galata, près de la tour du même nom Alors dire qu'on est près, c'est peu dire 😎


On fait une pause sur la terrasse du bar et c'est assez impressionnant 😮 L'hôtel est le Anemon Galata . J'avais pris une chambre standard et vu mon charme intense, ma sensualité à fleur de peau et une carte bleue comme le bleu de tes yeux, la réceptionniste nous upgrade en suite Junior. Faut dire aussi que j'avais enlever les chaussettes de mes sandales, donc j’étais au top de l'élégance aussi. On avait déjà eu le coup à Amsterdam.
On a de la place, c'est sûr 😎


Y'a le WiFi gratuit, une machine à café et une bouteille d'eau offerte.
Faisant suite à notre semaine Cappadoce, nous allons passer 6 nuits à Istanbul avant de rentrer sur Bordeaux. Ce sera notre 4ème séjour dans cette ville dont on ne se lasse pas.😎 Pour le coup, ayant passé mon temps à préparer le séjour en Cappadoce, nous avons la semaine la moins préparée de tous les temps. 🤪 Hormis 2 ou 3 idées, on y va la fleur au fusil.
Dimanche 13 Juillet :
Nous arrivons à l'aéroport d'Ataturk à 16h05. On se dirige vers la station de métro. Bon Ok on est Dimanche mais il n'y a personne au guichet. Pour un aéroport international, c'est moyen quand même 😕
On se rabat donc sur les distributeurs automatiques. Ce qui implique d'avoir retirer déjà des Liras ( Livre turque ) dans l'aéroport. Il faut donc d'abord aller à celle qui distribue les cartes ( tu as une caution de 6 TL qui sera rendue donc ) Ensuite on la charge de la somme qu'on veut. 50 TL est un bon début pour 1 couple. Çà défile vite mine de rien. Ça sert donc pour le métro, le tramway, les funiculaires sur Galata et bien sûr les bateaux de toutes les compagnies, il y en a 3 principales. Un trajet coûte 2,15 TL et pour les bateaux, ça dépend des trajets. 1 carte pour 2 ou + est tout à fait possible voire + pratique.
Pour changer, alors qu'on était abonné à la place Taksim, je prends un hôtel vers Galata, près de la tour du même nom Alors dire qu'on est près, c'est peu dire 😎


On fait une pause sur la terrasse du bar et c'est assez impressionnant 😮 L'hôtel est le Anemon Galata . J'avais pris une chambre standard et vu mon charme intense, ma sensualité à fleur de peau et une carte bleue comme le bleu de tes yeux, la réceptionniste nous upgrade en suite Junior. Faut dire aussi que j'avais enlever les chaussettes de mes sandales, donc j’étais au top de l'élégance aussi. On avait déjà eu le coup à Amsterdam.
On a de la place, c'est sûr 😎


Y'a le WiFi gratuit, une machine à café et une bouteille d'eau offerte.
Musées et monuments, les bonnes pratiques à connaitre avant de photographier English translation pending
C'est nouveau ça vient de sortir !
Musées et monuments : les bonnes pratiques à connaître avant de photographier Publié le 30.07.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Est-il possible de photographier les œuvres dans les musées, si oui à quelles conditions ? Face à cette question dont les enjeux sont amplifiés par les prises de vue en nombre réalisées au moyen de téléphones portables et la diffusion des images sur les réseaux sociaux, le ministère de la culture et de la communication a souhaité accompagner les établissements qui doivent répondre aux demandes quotidiennes des visiteurs. Une charte intitulée « Tous photographes ! » a donc été élaborée par le ministère et différentes associations représentant les publics. Elle vise à « concilier les nouvelles formes de visite, les règles de civilité dans l’espace public et de bonnes conditions de prise de vue ». La charte détaille cinq engagements réciproques entre le visiteur-photographe et les établissements patrimoniaux. Voici ceux qui concernent le visiteur. Article 1 : dés son arrivée, le visiteur désactive son flash et fait en sorte de ne pas gêner les autres visiteurs lorsqu’il photographie ou filme. Article 2 : lorsqu’il photographie ou filme, le visiteur veille à ne pas porter atteinte à l’intégrité des œuvres. Article 3 : le visiteur peut partager et diffuser ses photos et ses vidéos, spécialement sur Internet et les réseaux sociaux, dans le cadre de la législation en vigueur. Article 4 : le visiteur évite de prendre une photographie d’un membre du personnel de l’établissement en tant que sujet principal identifiable sans son autorisation formelle. Article 5 : pour une prise de vue nécessitant un matériel supplémentaire, le visiteur doit faire une demande d’autorisation spécifique. Cette charte est susceptible d’inspirer d’autres ministères, les collectivités territoriales (qui gèrent la majorité des musées en France) et l’ensemble du réseau des structures culturelles du domaine patrimonial. Pour en savoir plus La charte des bonnes pratiques dans les établissements patrimoniaux Ministère de la culture et de la communication
Est-il possible de photographier les œuvres dans les musées, si oui à quelles conditions ? Face à cette question dont les enjeux sont amplifiés par les prises de vue en nombre réalisées au moyen de téléphones portables et la diffusion des images sur les réseaux sociaux, le ministère de la culture et de la communication a souhaité accompagner les établissements qui doivent répondre aux demandes quotidiennes des visiteurs. Une charte intitulée « Tous photographes ! » a donc été élaborée par le ministère et différentes associations représentant les publics. Elle vise à « concilier les nouvelles formes de visite, les règles de civilité dans l’espace public et de bonnes conditions de prise de vue ». La charte détaille cinq engagements réciproques entre le visiteur-photographe et les établissements patrimoniaux. Voici ceux qui concernent le visiteur. Article 1 : dés son arrivée, le visiteur désactive son flash et fait en sorte de ne pas gêner les autres visiteurs lorsqu’il photographie ou filme. Article 2 : lorsqu’il photographie ou filme, le visiteur veille à ne pas porter atteinte à l’intégrité des œuvres. Article 3 : le visiteur peut partager et diffuser ses photos et ses vidéos, spécialement sur Internet et les réseaux sociaux, dans le cadre de la législation en vigueur. Article 4 : le visiteur évite de prendre une photographie d’un membre du personnel de l’établissement en tant que sujet principal identifiable sans son autorisation formelle. Article 5 : pour une prise de vue nécessitant un matériel supplémentaire, le visiteur doit faire une demande d’autorisation spécifique. Cette charte est susceptible d’inspirer d’autres ministères, les collectivités territoriales (qui gèrent la majorité des musées en France) et l’ensemble du réseau des structures culturelles du domaine patrimonial. Pour en savoir plus La charte des bonnes pratiques dans les établissements patrimoniaux Ministère de la culture et de la communication
Compte rendu 10 jours en Floride en avril 2014 English translation pending
Bonjour,
Cela fait déjà quelques semaines que l’on est rentré, mais le temps passe vite. J'avais pris pas mal d'infos sur ce forum, je reviens donc avec un petit CR qui en intéressera peut être certains. Nous étions donc 4, 2 adultes et 2 ados de 16 ans. Nous souhaitions faire du shopping, des parcs d'attractions, des balades, qq visites mais pas trop de route car seul mon mari conduit. Nous avons donc volontairement éviter les Keys.
Dimanche 13/04. Vol Paris Miami via Dallas J et oui, ce n’est pas le chemin le plus direct, mais pour un AR à 500€ pendant les vacances scolaires, je n’ai pas hésité une seconde. Nous sommes donc arrivés très tard à Miami (minuit). Nous avons récupéré notre voiture à la location (Alamo) et avons rejoins notre hôtel que j’avais choisi exprès près de l’aéroport : Spring hill suites Miami … Hotel nickel, avec une vue sur un lac, personnel très accueillant, petit déjeuner très bon, et copieux, aucun bruit des avions… nickel.
Lundi 14/04. Passage par un magasin Publix pour acheter de quoi faire un piquenique. Puis route 41 vers Naples avec arrêt à Shark Valley. On a loué des vélos, et fait la boucle pour voir les alligators, et autres oiseaux. Il faut bien compter 2h30 de vélo, c’est toujours plat, mais il fait hyper chaud, et il n’y a quasiment aucune ombre. Malgré la crème solaire, on a pris des mégas coups de soleil. Il n’y a pas de possibilité d’achat d’eau en route, il faut impérativement partir avec au minimum 1.5L d’eau par personne. On voit beaucoup d’alligators, certains sur le côté de la route, d’autres dans la rivière sur le côté, il y a également beaucoup d’oiseaux. A mi-parcours on peut monter sur une sorte d’observatoire pour voir le paysage au loin, mais sans trop d’intérêt. Le retour est beaucoup moins intéressant que l’allée, je pense qu’il faut mieux repartir sur le même chemin qu’à l’aller (plus de choses à voir). Vraiment sympa à faire, mais c’est assez fatiguant avec la chaleur. Aucun moustique en avril par contre. Nous avons ensuite pique niquer au niveau de la boutique du parc, mais tout ce qu’on avait acheté a eu du mal à supporter la chaleur dans la voiture, une glacière aurait été pratique… Nous avons ensuite repris la route vers Naples en prenant la Loop Road. Super chemin alternatif, à prendre avec n’importe quel véhicule (tout du moins en avril), on a vu des tortues, des serpents, oiseaux et aligators en liberté, depuis la voiture, donc pas fatiguant du tout et les paysages sont vraiment sympa. Par contre on ne roule pas vite, sinon on ne voit rien, donc ça prends beaucoup de temps. On comptait faire une ballade en airboat après mais on a renoncé car on était trop fatigué et trop collant de transpiration après le vélo ! On a donc rejoins notre hôtel à Naples (Ramada Inn Naples) pour piquer une tête dans la piscine avant de rejoindre le Naples Pier pour assister au coucher de soleil, superbe ! on a vu des dauphins, qui sont venus assez près. Il y avait pas mal de monde mais c’était vraiment sympa. Pour le dîner on voulait faire vite et manger dans un truc rapide et pas trop cher mais on a un peu galéré pour trouver, du coup on a prit à manger à emporter dans un resto asiatique dans un centre commercial près de l’hôtel. Très bon et pas cher, car le restaurateur fermait son resto et donc bradait ses plats. Hotel très sympa, propre, piscine vraiment agréable, beaucoup de fleurs, petit déjeuner pas mal mais avec pas mal de monde. Temps superbe.
Mardi 15/04 Au départ on avait prévu de ne rien faire le matin (farniente, piscine, ou plage à Naples) et finalement on a préféré revenir sur nos pas pour faire de l’airboat et on n’a pas regrété. Vraiment différent, on se promène dans la mangrove, parfois doucement et parfois rapidement (virages serrés, sensations garanties), on a vu des alligators, des ratons laveur, dont un a failli terminer dans la gueule d’un alligator J et on a même chercher un lamantin mais sans succès. Nous étions dans un airboat pour 6 personne, le pilote nous parlait en anglais dans nos casques. Déjeuner rapide d’un sandwich et on a pris la direction de Tampa. Arrivés en fin d’après-midi à l’hôtel tout près du parc d’attraction de Busch Garden (La quinta inn Near Busch Garden). Le soir nous avons diner chez des amis à Tampa. Hotel pas vraiment terrible, mais suffisant pour une nuit, et surtout juste en face du parc. Beau temps sur Naples, le ciel se couvre en arrivant sur Tampa. Pluie.
Mercredi 16/04 Journée au parc d’attraction de Busch Garden. On y est allé à pied (15mn car l’entrée était de l’autre coté du parc par rapport à notre hotel). Au final c’est le parc d’attraction que l’on a préféré. C’est à mi chemin entre Thoiry et le parc asterix ou Disney. Il y a tout un tas d’attraction à sensations, rollers coasters et autres, et tout un tas d’animaux en « semi liberté ». vraiment très agréable. Les attractions valent le détour (Sheikra, Cheetah Hunt, Kumba... ), il y a des attractions à eaux, il y a également une sorte de petit téléphériques pour apercevoir les animaux vu du ciel (éléphants, hippo, kangourou, flamants roses …). On peut également faire des sortes de mini safari, mais je pense que c'est quand meme loin d'un safari en Afrique :) Tout le monde est ressorti ravi de sa journée. Le soir diner dans un fast food tex mex. Et voiture direction Orlando. Comme il y a peu de route, on avait choisi de faire la route le soir pour être directement sur place le lendemain. Nuit à l’hotel La Quinta Inn Orlando International Drive North à Orlando. Beau temps toute la journée à Tampa.
Jeudi 17/04 Au départ, nous voulions faire sur 2 jours le parc Universal Island of adventures, et un parc aquatique, Wet’n Wild, situé juste à côté de notre hôtel. Nous voulions faire le parc aquatique sur une demi-journée, pour pouvoir aller dans des outlets. Mais le temps n’était pas de la partie pour faire de la piscine et des toboggans, nous avons donc acheté des places pour Universal Islands of Adventures et Universal Studios pour le jeudi et le vendredi. Nous avons acheté les billets à l’accueil de l’hotel le jeudi matin. Nous sommes donc allés en voiture à Universal Islands of adventures sous un ciel gris et menaçant. Il n’y avait pas trop de monde, donc nous avons fait pas mal d’attractions le matin : hulk, spiderman… nous nous sommes baladés dans le monde de Harry Potter mais il y avait énormement de queue pour l’attraction phare. Nous avons juste évité les attractions à eau, car nous étions déjà un peu mouillé par la pluie. En début d’après midi, fatigués nous avons décidé de retourner à notre hotel faire la sieste. L’hôtel est à 5-10mn max des parcs donc c’était nickel. Les garçons ont fait un peu de piscine puis on est retourné vers 19h au parc pour faire l’attraction d’HP. Il n’y avait plus que 40mn de queue, nickel ! sauf qu’il y a eu un pb dans l’attraction et au final nous avons fait 1h30 de queue ! J le parc fermait à 22h, et nous sommes sorties de l’attraction à 22h, il restait bcp de monde derrière nous. L’attraction est vraiment top, et l’attente avant d’arriver dans l’attraction est sympa, il y a plein de salles de poudlard, vraiment hyper bien fait. Par contre je ne sais pas si je l’aurais fait si j’avais su au départ qu’il y avait 1h30 d’attente. Retour à l’hotel vers minuit, après avoir diner dans un fast food à la sortie du parc. Les horaires d’ouvertures des parcs sont vraiment larges (8h-22h), cela permet de tout faire facilement et surtout de sortir se reposer l’après midi. Vraiment top. Météo pluvieuse
Vendredi 18/04 Direction Universal Studios. Le parc est vraiment différent de celui de la veille, car il s’agit surtout d’attractions en 3D : transformers, spiderman, les simpsons.. etc, c’est sympa mais toujours pareil. On a déjeuné dans la partie des Simpsons, et on a aperçu la nouvelle partie HP qu’ils sont entrain de construire : la gare de Kings Cross pour rejoindre Poudlard dans l’autre parc. Après déjeuner on a quitté le parc pour aller faire un tour dans les outlets. Après midi shopping pour tout le monde. Diner dans l’outlet. Météo pluvieuse
Samedi 19/04 Route pour Fort Lauderdale. En route on achète qq sandwich pour le déjeuner. La route est longue, on est limité en vitesse, c’est l’horreur de se trainer comme ça J on arrive vers 15h à notre hôtel, j’avais choisi un hôtel un peu plus haut de gamme, avec piscine sympa etc : le Hard Rock Hotel de fort lauderdale. Chambre très grande et très sympa, piscine aussi, avec un toboggan, une fausse plage etc. baignade rapide, puis direction Sawgrass mills pour continuer le shopping. Très grand Outlet ou tout le monde a trouvé son bonheur, mais on a été pris par le temps, le temps que chacun essaye ses vetements, se décide etc, ça passe vite. Les ados ont acheté Ipod, casques audio et Rayban, mais aussi tout un tas de fringues… heureusement que ce ne sont pas des filles ! J Le soir diner dans un resto de viande. Ciel gris mais pas de pluie
Dimanche 20/04 Le matin, farniente au bord de la piscine, déjeuner dans un resto de l’hotel. Bon au final, je regrette d’avoir payé si cher car la chambre était bien mais on n’y reste pas longtemps, et tout le reste est payant (petit déj notamment). Trop cher pour ce que c’est. En partant pour Miami, on repasse par Sawgrass Mills pour faire les derniers achats qu’on avait repéré la veille. Puis direction Miami Beach (1h de route), notre hôtel est au nord. Baignade dans la piscine, et diner de pizza pas loin de l’hôtel, promenade. Hotel Best Western Plus On the Bay Inn & Marina. Beau Temps sur Miami
Lundi 21/04 Là on a un peu loosé, car mon mari souhaitait qu’on change de voiture pour prendre une mustang, nous sommes donc retournés le matin à l’aéroport pour demander à changer, mais il n’y avait pas de voiture disponible, donc on décide d’en reserver une nouvelle sur internet pour le lendemain, mais nous avons bien perdu 1h30 dans l’affaire. En repartant de l’aéroport nous passons par le quartier de Wyndwood : à faire. C'est un quartier de street art, rempli de graffiti. Tous les murs sont peints par des artistes de rues. C'est vraiment chouette, les garçons ont beaucoup aimé. Puis nous rejoignons Lincoln Road (parking 1111, à faire au moins pour la vue) : balade à pied sur Lincoln Road. Puis on descend se garer dans un parking entre la 7è street et Washington avenue pour aller à la plage. Génial, pas trop de monde, eau chaude, beach volley etc… tout est bien organisé, il y a des douches en sortant pour se rincer… On y passe une bonne partie de l’après midi et du début de soirée. Retour à l’hotel pour le diner, on est claqué. Très beau temps
Mardi 22/04 Retour à l’aéroport pour notre changement de voiture, il n’y a toujours pas de mustang mais on récupère une décapotable, c’est pas ce que mon mari voulait mais c’est déjà mieux que le grand voyager que l’on avait… mais on a encore perdu 1h30 dans l’affaire… Direction Miami Downtown : petit circuit en métro aérien gratuit (pas indispensable), balade près de l’Arena du Miami Heat. Puis direction Coral Gabbles pour voir le Biltmore Hotel et les maisons de style normand, asiatique, italien etc. On passe voir la Venitian Pool : superbe, dommage qu’on n’avait pas assez de temps pour s’y baigner ça donne vraiment envie. On retourne ensuite sur South Beach pour faire un peu de plage et se promener sur collins Avenue, et Ocean Drive. On dine dans un resto japonais à volonté (pour 12$ J), les enfants sont ravis. Puis on se ballade de nouveau de nuit dans South Beach, c’est notre dernière soirée donc on en profite. Très beau temps
Mercredi 23/04 C’est la fin, il faut retourner à l’aéroport, le vol part à 13h et cette fois nous faisons escale à Chicago !!! :D
Si vous avez des questions n'hésitez pas !
Cela fait déjà quelques semaines que l’on est rentré, mais le temps passe vite. J'avais pris pas mal d'infos sur ce forum, je reviens donc avec un petit CR qui en intéressera peut être certains. Nous étions donc 4, 2 adultes et 2 ados de 16 ans. Nous souhaitions faire du shopping, des parcs d'attractions, des balades, qq visites mais pas trop de route car seul mon mari conduit. Nous avons donc volontairement éviter les Keys.
Dimanche 13/04. Vol Paris Miami via Dallas J et oui, ce n’est pas le chemin le plus direct, mais pour un AR à 500€ pendant les vacances scolaires, je n’ai pas hésité une seconde. Nous sommes donc arrivés très tard à Miami (minuit). Nous avons récupéré notre voiture à la location (Alamo) et avons rejoins notre hôtel que j’avais choisi exprès près de l’aéroport : Spring hill suites Miami … Hotel nickel, avec une vue sur un lac, personnel très accueillant, petit déjeuner très bon, et copieux, aucun bruit des avions… nickel.
Lundi 14/04. Passage par un magasin Publix pour acheter de quoi faire un piquenique. Puis route 41 vers Naples avec arrêt à Shark Valley. On a loué des vélos, et fait la boucle pour voir les alligators, et autres oiseaux. Il faut bien compter 2h30 de vélo, c’est toujours plat, mais il fait hyper chaud, et il n’y a quasiment aucune ombre. Malgré la crème solaire, on a pris des mégas coups de soleil. Il n’y a pas de possibilité d’achat d’eau en route, il faut impérativement partir avec au minimum 1.5L d’eau par personne. On voit beaucoup d’alligators, certains sur le côté de la route, d’autres dans la rivière sur le côté, il y a également beaucoup d’oiseaux. A mi-parcours on peut monter sur une sorte d’observatoire pour voir le paysage au loin, mais sans trop d’intérêt. Le retour est beaucoup moins intéressant que l’allée, je pense qu’il faut mieux repartir sur le même chemin qu’à l’aller (plus de choses à voir). Vraiment sympa à faire, mais c’est assez fatiguant avec la chaleur. Aucun moustique en avril par contre. Nous avons ensuite pique niquer au niveau de la boutique du parc, mais tout ce qu’on avait acheté a eu du mal à supporter la chaleur dans la voiture, une glacière aurait été pratique… Nous avons ensuite repris la route vers Naples en prenant la Loop Road. Super chemin alternatif, à prendre avec n’importe quel véhicule (tout du moins en avril), on a vu des tortues, des serpents, oiseaux et aligators en liberté, depuis la voiture, donc pas fatiguant du tout et les paysages sont vraiment sympa. Par contre on ne roule pas vite, sinon on ne voit rien, donc ça prends beaucoup de temps. On comptait faire une ballade en airboat après mais on a renoncé car on était trop fatigué et trop collant de transpiration après le vélo ! On a donc rejoins notre hôtel à Naples (Ramada Inn Naples) pour piquer une tête dans la piscine avant de rejoindre le Naples Pier pour assister au coucher de soleil, superbe ! on a vu des dauphins, qui sont venus assez près. Il y avait pas mal de monde mais c’était vraiment sympa. Pour le dîner on voulait faire vite et manger dans un truc rapide et pas trop cher mais on a un peu galéré pour trouver, du coup on a prit à manger à emporter dans un resto asiatique dans un centre commercial près de l’hôtel. Très bon et pas cher, car le restaurateur fermait son resto et donc bradait ses plats. Hotel très sympa, propre, piscine vraiment agréable, beaucoup de fleurs, petit déjeuner pas mal mais avec pas mal de monde. Temps superbe.
Mardi 15/04 Au départ on avait prévu de ne rien faire le matin (farniente, piscine, ou plage à Naples) et finalement on a préféré revenir sur nos pas pour faire de l’airboat et on n’a pas regrété. Vraiment différent, on se promène dans la mangrove, parfois doucement et parfois rapidement (virages serrés, sensations garanties), on a vu des alligators, des ratons laveur, dont un a failli terminer dans la gueule d’un alligator J et on a même chercher un lamantin mais sans succès. Nous étions dans un airboat pour 6 personne, le pilote nous parlait en anglais dans nos casques. Déjeuner rapide d’un sandwich et on a pris la direction de Tampa. Arrivés en fin d’après-midi à l’hôtel tout près du parc d’attraction de Busch Garden (La quinta inn Near Busch Garden). Le soir nous avons diner chez des amis à Tampa. Hotel pas vraiment terrible, mais suffisant pour une nuit, et surtout juste en face du parc. Beau temps sur Naples, le ciel se couvre en arrivant sur Tampa. Pluie.
Mercredi 16/04 Journée au parc d’attraction de Busch Garden. On y est allé à pied (15mn car l’entrée était de l’autre coté du parc par rapport à notre hotel). Au final c’est le parc d’attraction que l’on a préféré. C’est à mi chemin entre Thoiry et le parc asterix ou Disney. Il y a tout un tas d’attraction à sensations, rollers coasters et autres, et tout un tas d’animaux en « semi liberté ». vraiment très agréable. Les attractions valent le détour (Sheikra, Cheetah Hunt, Kumba... ), il y a des attractions à eaux, il y a également une sorte de petit téléphériques pour apercevoir les animaux vu du ciel (éléphants, hippo, kangourou, flamants roses …). On peut également faire des sortes de mini safari, mais je pense que c'est quand meme loin d'un safari en Afrique :) Tout le monde est ressorti ravi de sa journée. Le soir diner dans un fast food tex mex. Et voiture direction Orlando. Comme il y a peu de route, on avait choisi de faire la route le soir pour être directement sur place le lendemain. Nuit à l’hotel La Quinta Inn Orlando International Drive North à Orlando. Beau temps toute la journée à Tampa.
Jeudi 17/04 Au départ, nous voulions faire sur 2 jours le parc Universal Island of adventures, et un parc aquatique, Wet’n Wild, situé juste à côté de notre hôtel. Nous voulions faire le parc aquatique sur une demi-journée, pour pouvoir aller dans des outlets. Mais le temps n’était pas de la partie pour faire de la piscine et des toboggans, nous avons donc acheté des places pour Universal Islands of Adventures et Universal Studios pour le jeudi et le vendredi. Nous avons acheté les billets à l’accueil de l’hotel le jeudi matin. Nous sommes donc allés en voiture à Universal Islands of adventures sous un ciel gris et menaçant. Il n’y avait pas trop de monde, donc nous avons fait pas mal d’attractions le matin : hulk, spiderman… nous nous sommes baladés dans le monde de Harry Potter mais il y avait énormement de queue pour l’attraction phare. Nous avons juste évité les attractions à eau, car nous étions déjà un peu mouillé par la pluie. En début d’après midi, fatigués nous avons décidé de retourner à notre hotel faire la sieste. L’hôtel est à 5-10mn max des parcs donc c’était nickel. Les garçons ont fait un peu de piscine puis on est retourné vers 19h au parc pour faire l’attraction d’HP. Il n’y avait plus que 40mn de queue, nickel ! sauf qu’il y a eu un pb dans l’attraction et au final nous avons fait 1h30 de queue ! J le parc fermait à 22h, et nous sommes sorties de l’attraction à 22h, il restait bcp de monde derrière nous. L’attraction est vraiment top, et l’attente avant d’arriver dans l’attraction est sympa, il y a plein de salles de poudlard, vraiment hyper bien fait. Par contre je ne sais pas si je l’aurais fait si j’avais su au départ qu’il y avait 1h30 d’attente. Retour à l’hotel vers minuit, après avoir diner dans un fast food à la sortie du parc. Les horaires d’ouvertures des parcs sont vraiment larges (8h-22h), cela permet de tout faire facilement et surtout de sortir se reposer l’après midi. Vraiment top. Météo pluvieuse
Vendredi 18/04 Direction Universal Studios. Le parc est vraiment différent de celui de la veille, car il s’agit surtout d’attractions en 3D : transformers, spiderman, les simpsons.. etc, c’est sympa mais toujours pareil. On a déjeuné dans la partie des Simpsons, et on a aperçu la nouvelle partie HP qu’ils sont entrain de construire : la gare de Kings Cross pour rejoindre Poudlard dans l’autre parc. Après déjeuner on a quitté le parc pour aller faire un tour dans les outlets. Après midi shopping pour tout le monde. Diner dans l’outlet. Météo pluvieuse
Samedi 19/04 Route pour Fort Lauderdale. En route on achète qq sandwich pour le déjeuner. La route est longue, on est limité en vitesse, c’est l’horreur de se trainer comme ça J on arrive vers 15h à notre hôtel, j’avais choisi un hôtel un peu plus haut de gamme, avec piscine sympa etc : le Hard Rock Hotel de fort lauderdale. Chambre très grande et très sympa, piscine aussi, avec un toboggan, une fausse plage etc. baignade rapide, puis direction Sawgrass mills pour continuer le shopping. Très grand Outlet ou tout le monde a trouvé son bonheur, mais on a été pris par le temps, le temps que chacun essaye ses vetements, se décide etc, ça passe vite. Les ados ont acheté Ipod, casques audio et Rayban, mais aussi tout un tas de fringues… heureusement que ce ne sont pas des filles ! J Le soir diner dans un resto de viande. Ciel gris mais pas de pluie
Dimanche 20/04 Le matin, farniente au bord de la piscine, déjeuner dans un resto de l’hotel. Bon au final, je regrette d’avoir payé si cher car la chambre était bien mais on n’y reste pas longtemps, et tout le reste est payant (petit déj notamment). Trop cher pour ce que c’est. En partant pour Miami, on repasse par Sawgrass Mills pour faire les derniers achats qu’on avait repéré la veille. Puis direction Miami Beach (1h de route), notre hôtel est au nord. Baignade dans la piscine, et diner de pizza pas loin de l’hôtel, promenade. Hotel Best Western Plus On the Bay Inn & Marina. Beau Temps sur Miami
Lundi 21/04 Là on a un peu loosé, car mon mari souhaitait qu’on change de voiture pour prendre une mustang, nous sommes donc retournés le matin à l’aéroport pour demander à changer, mais il n’y avait pas de voiture disponible, donc on décide d’en reserver une nouvelle sur internet pour le lendemain, mais nous avons bien perdu 1h30 dans l’affaire. En repartant de l’aéroport nous passons par le quartier de Wyndwood : à faire. C'est un quartier de street art, rempli de graffiti. Tous les murs sont peints par des artistes de rues. C'est vraiment chouette, les garçons ont beaucoup aimé. Puis nous rejoignons Lincoln Road (parking 1111, à faire au moins pour la vue) : balade à pied sur Lincoln Road. Puis on descend se garer dans un parking entre la 7è street et Washington avenue pour aller à la plage. Génial, pas trop de monde, eau chaude, beach volley etc… tout est bien organisé, il y a des douches en sortant pour se rincer… On y passe une bonne partie de l’après midi et du début de soirée. Retour à l’hotel pour le diner, on est claqué. Très beau temps
Mardi 22/04 Retour à l’aéroport pour notre changement de voiture, il n’y a toujours pas de mustang mais on récupère une décapotable, c’est pas ce que mon mari voulait mais c’est déjà mieux que le grand voyager que l’on avait… mais on a encore perdu 1h30 dans l’affaire… Direction Miami Downtown : petit circuit en métro aérien gratuit (pas indispensable), balade près de l’Arena du Miami Heat. Puis direction Coral Gabbles pour voir le Biltmore Hotel et les maisons de style normand, asiatique, italien etc. On passe voir la Venitian Pool : superbe, dommage qu’on n’avait pas assez de temps pour s’y baigner ça donne vraiment envie. On retourne ensuite sur South Beach pour faire un peu de plage et se promener sur collins Avenue, et Ocean Drive. On dine dans un resto japonais à volonté (pour 12$ J), les enfants sont ravis. Puis on se ballade de nouveau de nuit dans South Beach, c’est notre dernière soirée donc on en profite. Très beau temps
Mercredi 23/04 C’est la fin, il faut retourner à l’aéroport, le vol part à 13h et cette fois nous faisons escale à Chicago !!! :D
Si vous avez des questions n'hésitez pas !
Premières traces atlastiques English translation pending
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre d��bordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre d��bordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Séjour en Floride juillet 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
Comme le titre l'indique, je projette l'été prochain (vacances scolaires obligent) de partir en Floride, plus particulièrement à Sarasota. Ayant de la famille là-bas, j'espère pouvoir y rester environ 5-6 semaines. Les Etats-Unis sont pour moi une destination rêvée depuis longtemps et j'aimerai donc étendre mon séjour avec un passage à New-York et Washington DC.
Je commence donc à réfléchir à plusieurs options, options sur lesquelles j'aimerais avoir vos avis. J'ai déjà commencé à lire de nombreux sujets et j'en conclue premièrement que le mieux est de réserver les vols le plus tôt possible.
La question que je me pose alors est au niveau des vols. Je pourrais partir de 2 aéroports possibles, soit celui de Toulouse, soit celui de Lyon, même si j'ai une préférence pour Toulouse. Mon aéroport d'arrivée doit être celui de Tampa, à seulement 1h de route de Sarasota. Donc en gros, j'aurais un parcours de ce type :
Option 1) Toulouse --> correspondance 1 (ex : Paris) --> correspondance 2 (ex : New-York) --> Tampa
J'ai ici pris New-York en exemple car j'aimerais lors du voyage retour, faire une escale à New-York, mais j'aimerais que celle-ci soit de plusieurs jours. Or je ne suis pas sûr de pouvoir trouver un vol aller-retour qui ferait le trajet ci-dessus avec une escale de 3-4 jours à New-York. J'aurais alors un autre option qui serait un peu plus complexe à gérer (et peut-être plus coûteuse ?) car elle constiterait à prendre 2 tickets différents, c'est à dire :
Option 2) Ticket 1 Aller : Toulouse --> Paris --> New-York Retour: New-York --> Paris --> Toulouse
Ticket 2 Aller : New-York --> Tampa Retour: Tampa --> New-York
L'autre option que je pourrais peut-être envisager serait la suivante. Ayant un cousin qui part habiter sur Philadelphie, il pourrait peut-être m'héberger quelques jours. Du coup cela me permettrait de voir un petit peu de Washington DC (à 2h30 de train) et New-York (à 1h30 de train). Du coup, il y aurait aussi 2 options possibles au niveau des vols :
Option 1) Aller :Toulouse --> Correspondance 1 (Paris) --> Philadelphie --> Tampa Retour: Tampa --> Philadelphie (escale de plusieurs jours) --> Correspondance 1 (Paris) --> Toulouse
Option 2) Ticket 1 Aller : Toulouse --> Paris --> Philadelphie Retour: Philadelphie --> Paris --> Toulouse
Ticket 2 Aller : Philadelphie --> Tampa Retour: Tampa --> Philadelphie
Voilà pour ce qu'il en serait au niveau de l'avion, j'espère avoir été assez clair et je répondrais à toutes questions le cas échéant.
Passons maintenant à la découverte de la Floride. Je résiderai durant ces 5-6 semaines à Sarasota, ce qui est différent de tous les sujets en auto-tour que j'ai pu trouver. Mais mon oncle a la voiture, mes cousins aussi du coup il sera quand même possible de découvrir pas mal de choses. Je vais lister toutes les choses que j'aimerais faire, et si vous pouviez me dire si ce sont de bonnes choses et si j'en oublies, cela serait grandement apprécié 😎 Du coup, voici la liste :
- Parc des Everglades - Key Largo - Naples - Miami - Orlando ( faire 1 ou 2 parcs peut-être) - Tampa - Fort Meyers
Voilà rapidement ce que j'espère pouvoir faire. J'ai lu un maximum de carnet de voyage sur la Floride pour essayer de trouver des informations un peu partout mais ce n'est jamais très évident.
Pour ce qui est administratif, je vais normalement faire un passeport biométrique, il ne me faut donc pas de Visa c'est bien cela? Par contre j'ai quand même besoin de l'ESTA, que je dois demander après avoir reçu le passeport et avoir réservé les billets d'avion ? J'ai aussi lu un post qui disait qu'il fallait un permis international pour pouvoir conduire dans les règles en Floride, mais d'autres posts contredisaient celui-ci et affirmé donc que le permis français suffisait. Qu'en est-il alors? J'ai aussi vu que dernièrement la sécurité a été renforcé et qu'il faut maintenant que tous nos appareils technologiques (smartphones, ordi portables ...) puissent s'allumer lors de l'embarquement. Y a-t-il d'autres points importants au niveau de "l'administration" ?
En relisant mon post, je me suis rendu compte que je vous ai écrit là un véritable roman. J'espère avoir été assez clair et que vous pourrez répondre à mes questions. Je repasserai évident quotidiennement. Juste pour vous dire que je voyage "m'obsède" depuis maintenant une dizaine d'années peut-être et maintenant que j'ai 21 ans , je pense qu'il est grand temps de découvrir ce nouveau continent.
Voilà voilà, je ne m'étends pas plus, merci d'avance pour vos réponses 😉
Comme le titre l'indique, je projette l'été prochain (vacances scolaires obligent) de partir en Floride, plus particulièrement à Sarasota. Ayant de la famille là-bas, j'espère pouvoir y rester environ 5-6 semaines. Les Etats-Unis sont pour moi une destination rêvée depuis longtemps et j'aimerai donc étendre mon séjour avec un passage à New-York et Washington DC.
Je commence donc à réfléchir à plusieurs options, options sur lesquelles j'aimerais avoir vos avis. J'ai déjà commencé à lire de nombreux sujets et j'en conclue premièrement que le mieux est de réserver les vols le plus tôt possible.
La question que je me pose alors est au niveau des vols. Je pourrais partir de 2 aéroports possibles, soit celui de Toulouse, soit celui de Lyon, même si j'ai une préférence pour Toulouse. Mon aéroport d'arrivée doit être celui de Tampa, à seulement 1h de route de Sarasota. Donc en gros, j'aurais un parcours de ce type :
Option 1) Toulouse --> correspondance 1 (ex : Paris) --> correspondance 2 (ex : New-York) --> Tampa
J'ai ici pris New-York en exemple car j'aimerais lors du voyage retour, faire une escale à New-York, mais j'aimerais que celle-ci soit de plusieurs jours. Or je ne suis pas sûr de pouvoir trouver un vol aller-retour qui ferait le trajet ci-dessus avec une escale de 3-4 jours à New-York. J'aurais alors un autre option qui serait un peu plus complexe à gérer (et peut-être plus coûteuse ?) car elle constiterait à prendre 2 tickets différents, c'est à dire :
Option 2) Ticket 1 Aller : Toulouse --> Paris --> New-York Retour: New-York --> Paris --> Toulouse
Ticket 2 Aller : New-York --> Tampa Retour: Tampa --> New-York
L'autre option que je pourrais peut-être envisager serait la suivante. Ayant un cousin qui part habiter sur Philadelphie, il pourrait peut-être m'héberger quelques jours. Du coup cela me permettrait de voir un petit peu de Washington DC (à 2h30 de train) et New-York (à 1h30 de train). Du coup, il y aurait aussi 2 options possibles au niveau des vols :
Option 1) Aller :Toulouse --> Correspondance 1 (Paris) --> Philadelphie --> Tampa Retour: Tampa --> Philadelphie (escale de plusieurs jours) --> Correspondance 1 (Paris) --> Toulouse
Option 2) Ticket 1 Aller : Toulouse --> Paris --> Philadelphie Retour: Philadelphie --> Paris --> Toulouse
Ticket 2 Aller : Philadelphie --> Tampa Retour: Tampa --> Philadelphie
Voilà pour ce qu'il en serait au niveau de l'avion, j'espère avoir été assez clair et je répondrais à toutes questions le cas échéant.
Passons maintenant à la découverte de la Floride. Je résiderai durant ces 5-6 semaines à Sarasota, ce qui est différent de tous les sujets en auto-tour que j'ai pu trouver. Mais mon oncle a la voiture, mes cousins aussi du coup il sera quand même possible de découvrir pas mal de choses. Je vais lister toutes les choses que j'aimerais faire, et si vous pouviez me dire si ce sont de bonnes choses et si j'en oublies, cela serait grandement apprécié 😎 Du coup, voici la liste :
- Parc des Everglades - Key Largo - Naples - Miami - Orlando ( faire 1 ou 2 parcs peut-être) - Tampa - Fort Meyers
Voilà rapidement ce que j'espère pouvoir faire. J'ai lu un maximum de carnet de voyage sur la Floride pour essayer de trouver des informations un peu partout mais ce n'est jamais très évident.
Pour ce qui est administratif, je vais normalement faire un passeport biométrique, il ne me faut donc pas de Visa c'est bien cela? Par contre j'ai quand même besoin de l'ESTA, que je dois demander après avoir reçu le passeport et avoir réservé les billets d'avion ? J'ai aussi lu un post qui disait qu'il fallait un permis international pour pouvoir conduire dans les règles en Floride, mais d'autres posts contredisaient celui-ci et affirmé donc que le permis français suffisait. Qu'en est-il alors? J'ai aussi vu que dernièrement la sécurité a été renforcé et qu'il faut maintenant que tous nos appareils technologiques (smartphones, ordi portables ...) puissent s'allumer lors de l'embarquement. Y a-t-il d'autres points importants au niveau de "l'administration" ?
En relisant mon post, je me suis rendu compte que je vous ai écrit là un véritable roman. J'espère avoir été assez clair et que vous pourrez répondre à mes questions. Je repasserai évident quotidiennement. Juste pour vous dire que je voyage "m'obsède" depuis maintenant une dizaine d'années peut-être et maintenant que j'ai 21 ans , je pense qu'il est grand temps de découvrir ce nouveau continent.
Voilà voilà, je ne m'étends pas plus, merci d'avance pour vos réponses 😉
Un voyage haut en couleurs en Islande English translation pending
Bonjour à tous. 4 mois après la Laponie (voir carnet ici : http://voyageforum.com/discussion/laponie-en-chaleur-en-fin-hiver-2014-d6524526/), j'ai décidé de passer le début d'été en Islande. Vous l'avez compris, je raffole de la Scandinavie.
Pour ce voyage, changement de programme : j'y suis cette fois allé seul, involontairement, après moult tergiversations de mes amis. Et alors que j'entendis toutes sortes de remarques négatives dans mon entourage comme notamment "tu vas t'ennuyer" ou "c'est dangereux", cette expérience a au final été une énorme réussite, à tel point que je compte organiser mon prochain voyage une nouvelle fois en solo.
Je suis parti du 26 juin au 14 juillet, pour profiter du soleil quasi permanent, et pour avoir le moins de pluie possible, tout en profitant de l'ouverture des pistes. Les déplacements se sont faits en bus via le Highland Circle Passport de Reykjavik Excursions et avec quelques bus locaux. Toutes les nuits (sauf à Reykjavik) se sont passées en camping.
L'itinéraire :
J1 : Reykjavik ; Cercle d'Or J2 : îles Vestmann J3 : cascades Seyjandlafoss et Skogarfoss ; Vik et sa plage J4 : cratères du Lakagigar J5 : Klaustur J6/J7 : parc national de Skaftafell J8 : lagune glacière de Skaftafell ; lac Jokulsarlon J9/J10 : Landmannalaugar J11 : désert de Sprengisandur J12 à J14 : autour de Myvatn J15 : Godafoss ; Akureyri J16 : Akureyri J17/J18 : Kerlingarfjoll

Préparatifs
Comme je ne voulais pas avoir de sac trop lourd, j'ai préféré acheter la nourriture sur place. Ainsi, j'ai amené deux sacs : un sac Bariloche de 50L (800g vide, 11 kg une fois rempli), et un sac de 28L pour les randos à la journée. J'ai en revanche mal choisi mes chaussures, qui ont vite été victimes des sols boueux islandais. Au niveau des vêtements, j'ai opté pour une grosse veste d'hiver, et d'une veste qui fait office à la fois de coupe-vent et de protection contre la pluie. Ensuite, plusieurs t-shirts à manches longues, 3 pulls, et des gants, utiles dans les hautes terres.
Modèle de tente : Mountain 2 DLX, achetée 119 €. Elle a très bien résisté au vent et à la pluie, sauf un matin au Landmannalaugar, où des rafales à 120 km/h sans interruption m'ont contraint à ranger la tente pour éviter qu'elle ne se déchire.
Sac de couchage : MICROPAK 1200, acheté 59 €. Temp confort : 3°C ; temp limite : -1°C ; temp extrême : -12°C. Il m'a bien tenu chaud, sauf un soir au Landmannalaugar où les températures étaient légèrement négatives.
Matelas : Essential Light Mat, de la marque CAMP, acheté 43 €. Matelas qui contrairement à ce que j'ai pu lire laisse très peu passer l'humidité du sol. Matelas confortable, hyper léger, long, mais manque de largeur (seulement 45 cm).
Pour ce voyage, changement de programme : j'y suis cette fois allé seul, involontairement, après moult tergiversations de mes amis. Et alors que j'entendis toutes sortes de remarques négatives dans mon entourage comme notamment "tu vas t'ennuyer" ou "c'est dangereux", cette expérience a au final été une énorme réussite, à tel point que je compte organiser mon prochain voyage une nouvelle fois en solo.
Je suis parti du 26 juin au 14 juillet, pour profiter du soleil quasi permanent, et pour avoir le moins de pluie possible, tout en profitant de l'ouverture des pistes. Les déplacements se sont faits en bus via le Highland Circle Passport de Reykjavik Excursions et avec quelques bus locaux. Toutes les nuits (sauf à Reykjavik) se sont passées en camping.
L'itinéraire :
J1 : Reykjavik ; Cercle d'Or J2 : îles Vestmann J3 : cascades Seyjandlafoss et Skogarfoss ; Vik et sa plage J4 : cratères du Lakagigar J5 : Klaustur J6/J7 : parc national de Skaftafell J8 : lagune glacière de Skaftafell ; lac Jokulsarlon J9/J10 : Landmannalaugar J11 : désert de Sprengisandur J12 à J14 : autour de Myvatn J15 : Godafoss ; Akureyri J16 : Akureyri J17/J18 : Kerlingarfjoll

Préparatifs
Comme je ne voulais pas avoir de sac trop lourd, j'ai préféré acheter la nourriture sur place. Ainsi, j'ai amené deux sacs : un sac Bariloche de 50L (800g vide, 11 kg une fois rempli), et un sac de 28L pour les randos à la journée. J'ai en revanche mal choisi mes chaussures, qui ont vite été victimes des sols boueux islandais. Au niveau des vêtements, j'ai opté pour une grosse veste d'hiver, et d'une veste qui fait office à la fois de coupe-vent et de protection contre la pluie. Ensuite, plusieurs t-shirts à manches longues, 3 pulls, et des gants, utiles dans les hautes terres.
Modèle de tente : Mountain 2 DLX, achetée 119 €. Elle a très bien résisté au vent et à la pluie, sauf un matin au Landmannalaugar, où des rafales à 120 km/h sans interruption m'ont contraint à ranger la tente pour éviter qu'elle ne se déchire.
Sac de couchage : MICROPAK 1200, acheté 59 €. Temp confort : 3°C ; temp limite : -1°C ; temp extrême : -12°C. Il m'a bien tenu chaud, sauf un soir au Landmannalaugar où les températures étaient légèrement négatives.
Matelas : Essential Light Mat, de la marque CAMP, acheté 43 €. Matelas qui contrairement à ce que j'ai pu lire laisse très peu passer l'humidité du sol. Matelas confortable, hyper léger, long, mais manque de largeur (seulement 45 cm).