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Hébergements sympathiques pour Mahé - La Digue - Praslin? (Seychelles) English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions faire notre voyage de noce cet été aux seychelles avec un combiné mahé-la digue-praslin et nous aimerions savoir quels hotels ou autres hébergements vous nous conseilleriez pour chacune de ces iles.
Nous aimerions faire notre voyage de noce cet été aux seychelles avec un combiné mahé-la digue-praslin et nous aimerions savoir quels hotels ou autres hébergements vous nous conseilleriez pour chacune de ces iles.
Rencontre VF à Nice samedi 7 mai 2011 English translation pending
bonjour, c'est la 2nde édition de ce rendez vous annuel...
En effet les beaux jours arrivent et nous allons pouvoir commencer les pique nique. ( en cas de pluie je trouverai un lieu pour nous accueillir).
Que diriez vous d'un pique nique au parc de vaugrenier, à villeneuve loubet le samedi 7 mai?????. Je pense à ce lieu car c est un peu entre cannes et nice, et cela permettrai à ceux dont le trajet est une cause de refus de se joindre à nous.
Le principe de cette rencontre est bien entendu le partage d'expérience de voyageur en mode routard ou circuit... Tour opérator... bref tout mode d organisation confondu. Si vous pouvez amener des photos, votre guide routard ou loneley ou etc... des cartes de route des pays que vous avez visité ou des cartes de visites hotels/restos... cela serait sympathique.
Dans vos commentaires veuillez mettre le ou les pays que vous souhaitez visiter, et dont vous aimeriez avoir des infos, mais aussi ceux que vous avez visité ( cela intéressera peut être des personnes).
Pour le pique nique à proprement parlé , veuillez vous munir d une nappe ou couverture que vous pourrez mettre au sol. Et d un plat salé ou sucré ou une boisson à partager avec l ensemble du groupe. veuillez préciser en commentaire ce que vous comptez prendre pour qu il n y ait pas trop de sucré comparé au sucré ou uniquement des boissons.
J amènerai un gâteau pour ma part.
Je vous propose donc de nous retrouver le samedi 7 mai 2010 au parc de vaugrenier ( villeneuve loubet) à 12h... devant l espace de jeux enfants. je communiquerai aux personnes qui sont sûres de venir mon numéro de téléphone , si vous avez du retard pour nous retrouver. car c est un point de rendez vous, après nous nous installerons un peu plus loin.
Personnellement j ai voyagé au Maroc : sud marrocain, et je pars en avril faire fes et ses alentours... ( villes impériales, campagne et nature) mélange de treck et voyage en mode routard sac à dos. J ai également fait athènes et plusieurs îles grecques des cyclades. en mode sac à dos. barcelone et autour de roses Amsterdam et venise, rome, florence le kenya
en juillet je pars au népal/tibet, en mode routard avec plusieurs femmes... si certaines d'entre vous veulent se joindre à nous me contacter par Message Privé.
Et vous???? vos voyages quels sont ils??? vos projets???
Veuillez me donner pseudo + le nombre de personnes +ce que vous amener à manger+ les lieux que vous avez visité + ceux que vous voulez visiter... cela me permettra de faire un récapitulatif.
Comme l'an passé, d autres personnes d un autre site viendront se joindre à nous pour enrichir nos échanges autour de leurs expériences de voyage, leurs projets...
à bientôt!!🙂🙂🙂
En effet les beaux jours arrivent et nous allons pouvoir commencer les pique nique. ( en cas de pluie je trouverai un lieu pour nous accueillir).
Que diriez vous d'un pique nique au parc de vaugrenier, à villeneuve loubet le samedi 7 mai?????. Je pense à ce lieu car c est un peu entre cannes et nice, et cela permettrai à ceux dont le trajet est une cause de refus de se joindre à nous.
Le principe de cette rencontre est bien entendu le partage d'expérience de voyageur en mode routard ou circuit... Tour opérator... bref tout mode d organisation confondu. Si vous pouvez amener des photos, votre guide routard ou loneley ou etc... des cartes de route des pays que vous avez visité ou des cartes de visites hotels/restos... cela serait sympathique.
Dans vos commentaires veuillez mettre le ou les pays que vous souhaitez visiter, et dont vous aimeriez avoir des infos, mais aussi ceux que vous avez visité ( cela intéressera peut être des personnes).
Pour le pique nique à proprement parlé , veuillez vous munir d une nappe ou couverture que vous pourrez mettre au sol. Et d un plat salé ou sucré ou une boisson à partager avec l ensemble du groupe. veuillez préciser en commentaire ce que vous comptez prendre pour qu il n y ait pas trop de sucré comparé au sucré ou uniquement des boissons.
J amènerai un gâteau pour ma part.
Je vous propose donc de nous retrouver le samedi 7 mai 2010 au parc de vaugrenier ( villeneuve loubet) à 12h... devant l espace de jeux enfants. je communiquerai aux personnes qui sont sûres de venir mon numéro de téléphone , si vous avez du retard pour nous retrouver. car c est un point de rendez vous, après nous nous installerons un peu plus loin.
Personnellement j ai voyagé au Maroc : sud marrocain, et je pars en avril faire fes et ses alentours... ( villes impériales, campagne et nature) mélange de treck et voyage en mode routard sac à dos. J ai également fait athènes et plusieurs îles grecques des cyclades. en mode sac à dos. barcelone et autour de roses Amsterdam et venise, rome, florence le kenya
en juillet je pars au népal/tibet, en mode routard avec plusieurs femmes... si certaines d'entre vous veulent se joindre à nous me contacter par Message Privé.
Et vous???? vos voyages quels sont ils??? vos projets???
Veuillez me donner pseudo + le nombre de personnes +ce que vous amener à manger+ les lieux que vous avez visité + ceux que vous voulez visiter... cela me permettra de faire un récapitulatif.
Comme l'an passé, d autres personnes d un autre site viendront se joindre à nous pour enrichir nos échanges autour de leurs expériences de voyage, leurs projets...
à bientôt!!🙂🙂🙂

Retour de Maurice avec Air Austral English translation pending
Voila, j'ai fait un Lyon /Maurice via Réunion A/R avec AIR AUSTRAL
Je doit dire que mes 2 vols se sont passer sans aucun problèmes
L'aller sur 777/200 départ avec 45minutes de retard , attente d'1 passager
repas correct , personnel attentionné , écran collectif mais ce n'était pas un problème pour nous.
Arrivée a la Réunion avec 1h de retard mais l'avion qui devait nous emmener a Maurice a attendu
donc pas de souci.
Vol Réunion/maurice sur 737/800 UU tout neuf
Retour Maurice/Réunion sur ATR 72 UU
Pour le retour vol sur 777/300 même chose qu'a l'aller en ce qui concerne les repas et le personnel avec un +
écran indiv en éco.
Départ a l'heure , arrivée a l'heure
Donc très bonnes vacances avec une très bonne compagnie
a renouveller
Quel hôtel choisir à Riviera Maya: Barcelo Beach Resort ou Catalonia Maroma? English translation pending
nous partons la derniere semaine d'avril deux choix : le barcelo beach resort ou le catalonia maroma à riviera maya
la plage la propreté la bouffe la végétation le sable et la plongée en apnée ??????
merci de vos réponses et bon voyage a vous tous
Hôtel Sol Cayo Coco English translation pending
Nous irons au Sol Cayo Coco en mars pour une semaine.
C'est notre premier voyage à Cuba et dans les îles.
J'aimerais savoir comment fonctionne le choix des chambres car j, ai lu que des personnes demandaient un surclassement pour leur chambre a l'hôtel. je voudrais savoir comment ils font et aussi si je dois savoir autres choses sur mon hôtel. Nous avons très hâte et en même temps je me sens un peu insécure étant donné que c'est la première fois et que nous ne maîtrisons pas l'Espagnol.je sais aussi qu'il faut réservé nos restos a la carte en arrivant.
Merci à vous tous qui saurai m'aider.
Vos aventures balinaises? English translation pending
salut !
j'envisage sérieux de me tirer a BALI ! au moins pour deux semaines...
comme j'ai jamais mis les pieds la bas mais que j'étouffe dans mon duvet vu qu'ici on se les pèle... j'aimerais que les plus futés viennent me raconter leurs aventures BALI (enne ??) et ce qu'ils ont fait, aimer, découvert... enfin bref quoi : LE BEAU VOYAGE
pourquoi BALI ? je sais pas : ça rime avec PARADIS non ? et j'ai besoin de changer d'air... c'est un peu vicié ici non ??
allez : a vos plumes (oiseaux de paradis c'est à BALI ??)
MERCI !😉
j'envisage sérieux de me tirer a BALI ! au moins pour deux semaines...
comme j'ai jamais mis les pieds la bas mais que j'étouffe dans mon duvet vu qu'ici on se les pèle... j'aimerais que les plus futés viennent me raconter leurs aventures BALI (enne ??) et ce qu'ils ont fait, aimer, découvert... enfin bref quoi : LE BEAU VOYAGE
pourquoi BALI ? je sais pas : ça rime avec PARADIS non ? et j'ai besoin de changer d'air... c'est un peu vicié ici non ??
allez : a vos plumes (oiseaux de paradis c'est à BALI ??)
MERCI !😉
Retour d’un "back to back" de quinze jours sur le Celebrity Eclipse du 12 au 26 février 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Me voilà de retour du back to back du 12 au 26/02/11 sur le Celebrity Eclipse mais étant donné que j’ai attrapé une bonne grippe entre Miami et Paris et je suis cloué au lit depuis dimanche soir, de ce fait je ne pourrai pas vous faire le compte rendu cette semaine comme promis. Dès mon rétablissement, je tacherai de vous faire un compte rendu bien détaillé.
Pour info, sachez déjà que je n’ai pas été satisfait à 100% car j’ai été déçu par la restauration du soir (surtout les entrées et les desserts) ainsi que les animations aussi bien le soir que dans la journée.
Encore une fois, toutes mes excuses pour ce compte rendu qui va arriver en retard
Salutations
Alfred
Me voilà de retour du back to back du 12 au 26/02/11 sur le Celebrity Eclipse mais étant donné que j’ai attrapé une bonne grippe entre Miami et Paris et je suis cloué au lit depuis dimanche soir, de ce fait je ne pourrai pas vous faire le compte rendu cette semaine comme promis. Dès mon rétablissement, je tacherai de vous faire un compte rendu bien détaillé.
Pour info, sachez déjà que je n’ai pas été satisfait à 100% car j’ai été déçu par la restauration du soir (surtout les entrées et les desserts) ainsi que les animations aussi bien le soir que dans la journée.
Encore une fois, toutes mes excuses pour ce compte rendu qui va arriver en retard
Salutations
Alfred
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
Prologue
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Logement chez l'habitant à l'île Maurice? English translation pending
Bonjour
avec un ami nous aimerions partir à Maurice du 12 au 26 juin 2011
Nous ne souhaitons pas nous installer en hôtel et nous recherchons donc a être logé chez l'habitant durant cette période.
Ce souhait est du pour un aspect certes économique mais aussi parce que nous aimons visiter les pays qe nous traversons de l'intérieur en partageant la vie locale des habitants.
Auriez vous des adresses a me communiquez ?
Merci beaucoup
Marie Emmanuelle
Nous ne souhaitons pas nous installer en hôtel et nous recherchons donc a être logé chez l'habitant durant cette période.
Ce souhait est du pour un aspect certes économique mais aussi parce que nous aimons visiter les pays qe nous traversons de l'intérieur en partageant la vie locale des habitants.
Auriez vous des adresses a me communiquez ?
Merci beaucoup
Marie Emmanuelle
Quel hôtel choisir? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en recherche de réservation d'un séjour à Maurice pour mi mai, j'hésite entre plusieurs hotel sur la côte ouest, à savoir "trou au biches", "Sands", "les pavillons" ou autres si vous avez un conseil.
Nous recherchons bien sur quelquechose de trés bien question confort, belle plage, et excellente nourriture si possible des buffets en demi pension.
"Trou au biche" me parait trés bien, mais en travaux jusque là, ont ils terminés ? et aussi y a t il une animation en soirée, ne risque t on pas de s'ennuyer sur 2 semaines au meme endroit ? nous ne sommes pas jeunes, j'ai 50 ans et mon mari est à la retraite mais tout de meme j'aimerais bien une animation en soirée ..
Je vous remercie par avance de vos conseils et vos expériences.
Ko Pha Ngan (Thaïlande) English translation pending
( Le paradis des « teufeurs » existe!
Il persiste et résiste encore et toujours à la désapprobation des politiciens occidentaux, des grands shérifs qui sous prétexte de vouloir nous protéger de nous même, de sauver notre santé, bannissent et interdissent la fête que des millions d'êtres humains veulent faire.
Est-ce qu'ils pensent à notre santé mentale? Pas le moins du monde! Ils espèrent juste que l'on sera de bons moutons effrayés capables de mettre un bulletin dans une urne, de cotiser assez pour payer leurs salaires et de consommer.
Aller à la Full Moon Party est une façon de faire la révolution et de dire « merde » a tous les moralisateurs.
A Ko Pha Ngan on se sent libre. Des gens des quatre coins du monde ont élu pour domicile cette charmante petite île, s'échappant de tout ce qui les empêchaient de s'épanouir chez eux pour se consacrer au moment présent, à la musique, à créer leur petit business, à vivre les pieds dans l'eau dans des paysages magnifiques et surtout à s'amuser, à partager de bons moments avec des gens qui ont soif de vivre.)
Nous quittons Ko Lanta, du moins le Family Resort le 12 février à midi, prenant, pour 650 baths chacun, un bateau qui mettra quatre heures pour rallier Phuket, un grand bordel (dans tous les sens du terme) où nous ne resterons que le temps d'une nuit et de perdre quelques parties de Puissance 4 face à de jolies thaïlandaises. 24 heures plus tard, nous nous asseyons dans un minibus, venant tout juste d'acheter nos billets pour Ko Pha Ngan (600 Baths, 15 euros). Nous allons mettre du temps à réaliser que ce taxi inconfortable, qui va durant quatre heure nous écraser les nerfs sciatiques et nous amener à Surat Thani, est en fait notre moyen de locomotion. Nous rêvions d'un grand bus moderne, spacieux. Nous avons le droit à un pauvre monospace rabaissé, sensible aux moindres défauts de la route. Douze passagers dans une boite à sardines qui souffrent en silence!
Arrivés dans la ville portuaire, nous déposons nos bagages dans une agence et partons diner. Au retour un gars nous presse : « Allez, dépêchez vous, nous partons au port maintenant! ». Le gars nous dépose face à un gros bateau qui ne part que dans trois heures, je comprendrai plus tard pourquoi ce type était si pressé de nous voir partir quand je m'apercevrai qu'il manque de l'argent dans ma banane, mon sac était pourtant cadenassé, ils ont du me voir faire le code. Ils n'ont pris ni mon passeport, ni ma carte de crédit, et m'ont même laissé un peu d'argent. Ils sont mignons... Jusqu'à présent je faisais confiance aux agences de voyage, elles proposent tous le temps de garder nos bagages et de les surveiller, ce temps est révolu. Malheureusement je n'ai pas noté son nom pour lui faire un peu de publicité, je n'avais pas traité directement avec elle. En Thaïlande, il y a des tonnes et des tonnes d'intermédiaires. Le comble, c'est que la veille, un pote m'a envoyé un message me disant que mes récits étaient bien beaux mais que je ne parlais jamais de mes galères. Je lui ai répondu que pour l'instant je les avais évitées et qu'elles avaient été clémentes avec moi, conneries! Il suffisait juste de l'évoquer pour qu'une apparaisse. Bruno, je ne te remercierai pas de m'avoir envoyé de l'énergie négative ! Tu dois bien rigoler là ! Oui je sais, le « nagual » est farceur !
Notre bateau décolle à 23 heure, nous nous installons sur notre couchette pour nous réveiller 7 heures plus tard à Thongsala, le port de Ko Pha Ngan. Nous prenons un taxi pour nous rendre vers Baan Tai, au Jungle Bar, afin de nous reposer quelques heures dans un des trois bungalows et passer notre première nuit sur l'île. Après une longue sieste, nous rejoignons Nathalie, une vieille copine tourangelle exilée à Ibiza. Elle loge sur le port, nous a trouvé une chambre propre pour 200 baths. Nous déménageons dés le lendemain. Nous resterons à la Yellow Guesthouse, pendant tout notre séjour. Le propriétaire s'appelle Jesse, il est anglais. Il vit en Thaïlande depuis trois ans et a parcouru tout le pays avant de s'installer ici. Il est le père d'un très beau petit métis. C'est un chic type, souriant, costaud, les cheveux rasés. Il passe tous les jours pour laver les sanitaires et se soucier de notre confort, il nous indique les endroits à ne manquer sous aucun prétexte. Dans la maison jaune, il y a une anglaise qui passe ses journées à s' entrainer à la boxe thaïe, trois hollandaises marrantes qui ne nous plaisent guère et un couple de fêtards canadiens.
Pour se déplacer sur l'île, il est plus pratique d'utiliser un engin motorisé. Nous louons deux 125cm3 pour 150 baths. Pour moins de 10 euros par jour nous avons une chambre et un moyen de locomotion, royal! Notre leitmotiv sera d'explorer l'ensemble des plages de Phangan, du nord au sud, d'est en ouest, de Haad Yao à Thong Nai Pan, de Haad Rin à Chaloklum... Nous partons en général le matin vers 11 heure pour rentrer à l'heure de l'apéro, sillonnons des routes montagneuses impressionnantes, des pistes de terre qui nous donnent l'impression de participer à un rallye-raid, les cheveux dans le vent, les lunettes de soleil bien calées pour contrer la poussière, les masques, tubas et appareils photos dans nos sacs étanches. Après être passés par Ko Phi Phi, les plages d'ici nous paraissent un peu plus banales mais nous ne boudons pas notre plaisir. Le décor est très varié, nous nous retrouvons tantôt en haut d'une crique ou encore assis sur du sable blanc, dans la jungle en train d'acheter un peu d'essence, dans un petit troquet au bord d'une route pour boire à la paille un shake à la banane, à proximité d'une chute d'eau.
Nos premières journées sont calmes, nous nous reposons et gardons nos forces pour le marathon de la Full Moon Party. Le mercredi, nous nous décidons enfin à sortir, il y a un concert du plus grand groupe de reggae thaï, Job 2 Do. Nous y allons avec deux locaux, des potes de Nathalie. L' endroit est sublime, au bord d'une plage. A notre grande surprise, il y a beaucoup de monde. C'est la pleine saison, les fêtards sont arrivés en force. La scène est haute, le son, de qualité. Il y a plein de petits stands qui vendent de la bouffe ou des fringues, un bar difficilement accessible où il ne s'y vend pas que de l'alcool. Le premier groupe joue un rock'n roll puissant, les musiciens sont bons, à l'aise. Le batteur fait des breaks dévastateurs, le guitariste branle son manche avec aisance, le chanteur a la voix cassé. Ils font l'unanimité en balançant « Rock'n Roll » de Led Zeppelin. Une dizaine de chevelus, rescapés des 70's, sautent dans tous les sens au premier rang. Ils sifflent, ils hurlent, brandissant fièrement leur bière au dessus de leur tête. Arrive le moment tant attendu, les « number one », comme disent les Thaïs, entrent en scène…. Un chanteur, une Ibanez blanche entre les mains, un bonnet ample sur la tête cachant d'épaisses dread-locks, qui semble tout droit sorti d'une vieille jacket d'un vinyle de Kingston, dont la voix n'a rien a envier à celles qui fleurissent des studios d'enregistrements jamaïquains, un bassiste à la coupe afro qui le grandi de dix centimètres, un guitariste solo qui utilise sa pédale wha-wha à la perfection, une section rythmique en place. Ils ont un son bien « roots » qui m'évoque Burning Spears, la réalisation est de très bonne qualité. Malgré une très bonne reprise des Pink Floyd, « An other brick in the wall » et quelques standards de notre cher et tendre Bob, je regrette de ne pas avoir assez entendu leurs propres compositions, ils faut bien donner à manger aux fauves. Juste le temps de réorganiser les balances, apparaît un groupe russe. Dans un esprit clubber mais musicalement comparable à Hilight Tribe , ils envoient un live electro « label rouge ». Le leader est aux percussions, il tape à une vitesse phénoménale, menant la troupe. Le chef d'orchestre, lui, est caché derrière son Mac, il equalise tous les instruments en direct, règle les réverbes des voix, rajoute des effets et des samples. Il y a un batteur, une joueuse de didgeridoo, un chanteur, une chanteuse et une danseuse pleine de grâce. Leur musique est un mixe de house et de trance. Ils sont bons, ils ont du charisme, tout le monde danse. C'est le bouquet final.
Le son s'arrête vers deux heure du matin, il y a une « jungle party » dans un autre coin de l'île, nous nous y dirigeons. Sur le chemin, Rico décide d'envoyer les gaz, histoire de se faire plaisir sur sa moto. Les thaïs, qui nous accompagnent et nous montrent le chemin, n'apprécient guère et se décident à prendre un autre chemin sans se préoccuper de lui. Je les abandonne, pensant qu'Éric nous attend un peu plus loin. En fait, il avait juste envie de faire un tour de l'île « by night ». Je ne le retrouve pas, je rentre à la maison. J'ai envie de me fumer une dernière cigarette avant de me coucher mais je n'ai plus de briquet, je descend pour aller m'en acheter un au « Seven-Eleven » ( des épiceries ouvertes 24 heures sur 24, il y en a partout en Thaïlande ). Au retour, à deux pas de chez moi, j'entends :
« Hey Vincent!!! » Je vois Sarah et toute la troupe de français que nous avons rencontrés au concert. «-Tu fais quoi là? - Bein... je vais me coucher. - T'es pas bien toi! Allez, viens à la Jungle! Dépêches toi! En plus j' suis un peu bourrée j'ai peur de conduire. - Ok, mets toi derrière, c'est parti! »
Je comptais aller me coucher tranquillement, j'étais décidé, et me voici, pour une histoire de briquet, en train de retourner faire la fête... Cette nuit là, je n'étais pas programmé pour dormir.
Vingt minutes plus tard, je me gare, paye les 300 baths de droit d'entrée et pénètre dans l'enceinte. Effectivement, nous sommes au cœur de la jungle, l'espace est bien aménagé, il y a un grand « dance-floor », beaucoup de monde, plusieurs « chill-out », un bar. C'est une teuf trance! Yes! A l'affiche, des dj russes qui balancent des galettes de psy-trance. Le son est énorme. Tout le monde danse d'une même façon tribale. Les filles sont belles, stylées, les mecs, torses-nus, tatoués. Les gens ont le sourire, communient, sauf peut-être ce type qui a l'air d'avoir pris trop de stéroïdes pour se gonfler les muscles et dont les mâchoires semblent bloquées, on dirait Hulk, en plus blanc que blanc, avec une calvitie. Il y a pas mal de français, des espagnols, des brésiliens, des argentins, des russes, des israéliens et des anglos-saxons... C'est génial de faire la fête avec le monde entier. Je rentre en taxi vers 11 heure, après la coupure de son, après avoir vu le soleil se lever doucement, après avoir fait connaissance avec quelques charmantes demoiselles. Je me sens bien, heureux d'avoir participé à une « teuf » digne de ce nom, d'avoir écouté de la musique de qualité, sans que des policiers viennent éteindre le son et confisquer le matériel des organisateurs. Il est temps d'aller me coucher.
Si nous le souhaitions, nous pourrions sortir tous les soir, mais nous préférons nous réveiller en forme pour enfourcher nos engins et partir sur les routes. Notre rythme de vie est sain, nous mangeons un bon petit déjeuner le matin, à base de fruits et de céréales, nos repas sont équilibrés. Je raffole du pad-thaï, ces nouilles sautées cuisinées avec des légumes, du poulet et des arachides. Nous buvons notre petite bière le soir et évitons de boire trop de ce whisky thaï qui fait mal au crâne.
La lune grossi de jour en jour, elle atteint sa taille maximale le 19 février, il est temps de se rendre à Haad Rin, la plage de la Full-Moon. C'est impressionnant, des milliers de gens se sont donnés rendez-vous pour célébrer la puissance de notre astre nocturne. L'excitation est a son comble, la foule est hypersensibilisée par l'énergie que déploie la lune, la cérémonie a commencée. Sur cette petite plage, il doit y avoir une dizaine de sound- systems. De la drum'n bass, du dub-step, de la house, de l'electro minimale, de la techno et bien sûr de la trance. Nous resterons toute la nuit devant le Zoom Bar, bercés par des dj's israéliens, faisant quelques longueurs de plage pour regarder le spectacle. Le meilleur moment est toujours quand le soleil se lève, danser sous un ciel rose est juste... magique. Certes, il y a toujours quelques têtes qui font mal à voir, mais c'est tellement plus agréable de voir tous ces sourires, ces déguisements fluorescents que la plupart des gens arborent, le visage des jolies filles à coté desquelles on danse. En plus ça évite de draguer ou de se faire piéger par un « lady-boy », car ils sont belles, c'est bluffant. Après la fête nous nous dirigeons dans un premier after, un petit bar dans lequel se joue de l'electro minimale, puis avec Rico, nous atterrissons dans un autre after trance. Nous n'en repartirons que le soir à 21 heure, passant la journée à danser sur le sable ou dans un univers de tentures psychédéliques, à boire des bières, à nous étaler comme des loques dans un hamac, le regard perdu entre le bleu du ciel et de la mer, les tympans caressés par une basse ronde et répétitive, discutant avec des espagnols et des françaises, admirant des mecs qui jonglent, rigolant de voir se russe tout sec, perché, sauter partout, rigolant, rigolant, rigolant... Nous prenons le bateau demain à midi, direction Bangkok, Rico rentre chez lui et moi je vais aller dans le nord... Il y a un temps pour tout, celui de la fête est passé... pour le moment.
Nous quittons Ko Lanta, du moins le Family Resort le 12 février à midi, prenant, pour 650 baths chacun, un bateau qui mettra quatre heures pour rallier Phuket, un grand bordel (dans tous les sens du terme) où nous ne resterons que le temps d'une nuit et de perdre quelques parties de Puissance 4 face à de jolies thaïlandaises. 24 heures plus tard, nous nous asseyons dans un minibus, venant tout juste d'acheter nos billets pour Ko Pha Ngan (600 Baths, 15 euros). Nous allons mettre du temps à réaliser que ce taxi inconfortable, qui va durant quatre heure nous écraser les nerfs sciatiques et nous amener à Surat Thani, est en fait notre moyen de locomotion. Nous rêvions d'un grand bus moderne, spacieux. Nous avons le droit à un pauvre monospace rabaissé, sensible aux moindres défauts de la route. Douze passagers dans une boite à sardines qui souffrent en silence!
Arrivés dans la ville portuaire, nous déposons nos bagages dans une agence et partons diner. Au retour un gars nous presse : « Allez, dépêchez vous, nous partons au port maintenant! ». Le gars nous dépose face à un gros bateau qui ne part que dans trois heures, je comprendrai plus tard pourquoi ce type était si pressé de nous voir partir quand je m'apercevrai qu'il manque de l'argent dans ma banane, mon sac était pourtant cadenassé, ils ont du me voir faire le code. Ils n'ont pris ni mon passeport, ni ma carte de crédit, et m'ont même laissé un peu d'argent. Ils sont mignons... Jusqu'à présent je faisais confiance aux agences de voyage, elles proposent tous le temps de garder nos bagages et de les surveiller, ce temps est révolu. Malheureusement je n'ai pas noté son nom pour lui faire un peu de publicité, je n'avais pas traité directement avec elle. En Thaïlande, il y a des tonnes et des tonnes d'intermédiaires. Le comble, c'est que la veille, un pote m'a envoyé un message me disant que mes récits étaient bien beaux mais que je ne parlais jamais de mes galères. Je lui ai répondu que pour l'instant je les avais évitées et qu'elles avaient été clémentes avec moi, conneries! Il suffisait juste de l'évoquer pour qu'une apparaisse. Bruno, je ne te remercierai pas de m'avoir envoyé de l'énergie négative ! Tu dois bien rigoler là ! Oui je sais, le « nagual » est farceur !
Notre bateau décolle à 23 heure, nous nous installons sur notre couchette pour nous réveiller 7 heures plus tard à Thongsala, le port de Ko Pha Ngan. Nous prenons un taxi pour nous rendre vers Baan Tai, au Jungle Bar, afin de nous reposer quelques heures dans un des trois bungalows et passer notre première nuit sur l'île. Après une longue sieste, nous rejoignons Nathalie, une vieille copine tourangelle exilée à Ibiza. Elle loge sur le port, nous a trouvé une chambre propre pour 200 baths. Nous déménageons dés le lendemain. Nous resterons à la Yellow Guesthouse, pendant tout notre séjour. Le propriétaire s'appelle Jesse, il est anglais. Il vit en Thaïlande depuis trois ans et a parcouru tout le pays avant de s'installer ici. Il est le père d'un très beau petit métis. C'est un chic type, souriant, costaud, les cheveux rasés. Il passe tous les jours pour laver les sanitaires et se soucier de notre confort, il nous indique les endroits à ne manquer sous aucun prétexte. Dans la maison jaune, il y a une anglaise qui passe ses journées à s' entrainer à la boxe thaïe, trois hollandaises marrantes qui ne nous plaisent guère et un couple de fêtards canadiens.
Pour se déplacer sur l'île, il est plus pratique d'utiliser un engin motorisé. Nous louons deux 125cm3 pour 150 baths. Pour moins de 10 euros par jour nous avons une chambre et un moyen de locomotion, royal! Notre leitmotiv sera d'explorer l'ensemble des plages de Phangan, du nord au sud, d'est en ouest, de Haad Yao à Thong Nai Pan, de Haad Rin à Chaloklum... Nous partons en général le matin vers 11 heure pour rentrer à l'heure de l'apéro, sillonnons des routes montagneuses impressionnantes, des pistes de terre qui nous donnent l'impression de participer à un rallye-raid, les cheveux dans le vent, les lunettes de soleil bien calées pour contrer la poussière, les masques, tubas et appareils photos dans nos sacs étanches. Après être passés par Ko Phi Phi, les plages d'ici nous paraissent un peu plus banales mais nous ne boudons pas notre plaisir. Le décor est très varié, nous nous retrouvons tantôt en haut d'une crique ou encore assis sur du sable blanc, dans la jungle en train d'acheter un peu d'essence, dans un petit troquet au bord d'une route pour boire à la paille un shake à la banane, à proximité d'une chute d'eau.
Nos premières journées sont calmes, nous nous reposons et gardons nos forces pour le marathon de la Full Moon Party. Le mercredi, nous nous décidons enfin à sortir, il y a un concert du plus grand groupe de reggae thaï, Job 2 Do. Nous y allons avec deux locaux, des potes de Nathalie. L' endroit est sublime, au bord d'une plage. A notre grande surprise, il y a beaucoup de monde. C'est la pleine saison, les fêtards sont arrivés en force. La scène est haute, le son, de qualité. Il y a plein de petits stands qui vendent de la bouffe ou des fringues, un bar difficilement accessible où il ne s'y vend pas que de l'alcool. Le premier groupe joue un rock'n roll puissant, les musiciens sont bons, à l'aise. Le batteur fait des breaks dévastateurs, le guitariste branle son manche avec aisance, le chanteur a la voix cassé. Ils font l'unanimité en balançant « Rock'n Roll » de Led Zeppelin. Une dizaine de chevelus, rescapés des 70's, sautent dans tous les sens au premier rang. Ils sifflent, ils hurlent, brandissant fièrement leur bière au dessus de leur tête. Arrive le moment tant attendu, les « number one », comme disent les Thaïs, entrent en scène…. Un chanteur, une Ibanez blanche entre les mains, un bonnet ample sur la tête cachant d'épaisses dread-locks, qui semble tout droit sorti d'une vieille jacket d'un vinyle de Kingston, dont la voix n'a rien a envier à celles qui fleurissent des studios d'enregistrements jamaïquains, un bassiste à la coupe afro qui le grandi de dix centimètres, un guitariste solo qui utilise sa pédale wha-wha à la perfection, une section rythmique en place. Ils ont un son bien « roots » qui m'évoque Burning Spears, la réalisation est de très bonne qualité. Malgré une très bonne reprise des Pink Floyd, « An other brick in the wall » et quelques standards de notre cher et tendre Bob, je regrette de ne pas avoir assez entendu leurs propres compositions, ils faut bien donner à manger aux fauves. Juste le temps de réorganiser les balances, apparaît un groupe russe. Dans un esprit clubber mais musicalement comparable à Hilight Tribe , ils envoient un live electro « label rouge ». Le leader est aux percussions, il tape à une vitesse phénoménale, menant la troupe. Le chef d'orchestre, lui, est caché derrière son Mac, il equalise tous les instruments en direct, règle les réverbes des voix, rajoute des effets et des samples. Il y a un batteur, une joueuse de didgeridoo, un chanteur, une chanteuse et une danseuse pleine de grâce. Leur musique est un mixe de house et de trance. Ils sont bons, ils ont du charisme, tout le monde danse. C'est le bouquet final.
Le son s'arrête vers deux heure du matin, il y a une « jungle party » dans un autre coin de l'île, nous nous y dirigeons. Sur le chemin, Rico décide d'envoyer les gaz, histoire de se faire plaisir sur sa moto. Les thaïs, qui nous accompagnent et nous montrent le chemin, n'apprécient guère et se décident à prendre un autre chemin sans se préoccuper de lui. Je les abandonne, pensant qu'Éric nous attend un peu plus loin. En fait, il avait juste envie de faire un tour de l'île « by night ». Je ne le retrouve pas, je rentre à la maison. J'ai envie de me fumer une dernière cigarette avant de me coucher mais je n'ai plus de briquet, je descend pour aller m'en acheter un au « Seven-Eleven » ( des épiceries ouvertes 24 heures sur 24, il y en a partout en Thaïlande ). Au retour, à deux pas de chez moi, j'entends :
« Hey Vincent!!! » Je vois Sarah et toute la troupe de français que nous avons rencontrés au concert. «-Tu fais quoi là? - Bein... je vais me coucher. - T'es pas bien toi! Allez, viens à la Jungle! Dépêches toi! En plus j' suis un peu bourrée j'ai peur de conduire. - Ok, mets toi derrière, c'est parti! »
Je comptais aller me coucher tranquillement, j'étais décidé, et me voici, pour une histoire de briquet, en train de retourner faire la fête... Cette nuit là, je n'étais pas programmé pour dormir.
Vingt minutes plus tard, je me gare, paye les 300 baths de droit d'entrée et pénètre dans l'enceinte. Effectivement, nous sommes au cœur de la jungle, l'espace est bien aménagé, il y a un grand « dance-floor », beaucoup de monde, plusieurs « chill-out », un bar. C'est une teuf trance! Yes! A l'affiche, des dj russes qui balancent des galettes de psy-trance. Le son est énorme. Tout le monde danse d'une même façon tribale. Les filles sont belles, stylées, les mecs, torses-nus, tatoués. Les gens ont le sourire, communient, sauf peut-être ce type qui a l'air d'avoir pris trop de stéroïdes pour se gonfler les muscles et dont les mâchoires semblent bloquées, on dirait Hulk, en plus blanc que blanc, avec une calvitie. Il y a pas mal de français, des espagnols, des brésiliens, des argentins, des russes, des israéliens et des anglos-saxons... C'est génial de faire la fête avec le monde entier. Je rentre en taxi vers 11 heure, après la coupure de son, après avoir vu le soleil se lever doucement, après avoir fait connaissance avec quelques charmantes demoiselles. Je me sens bien, heureux d'avoir participé à une « teuf » digne de ce nom, d'avoir écouté de la musique de qualité, sans que des policiers viennent éteindre le son et confisquer le matériel des organisateurs. Il est temps d'aller me coucher.
Si nous le souhaitions, nous pourrions sortir tous les soir, mais nous préférons nous réveiller en forme pour enfourcher nos engins et partir sur les routes. Notre rythme de vie est sain, nous mangeons un bon petit déjeuner le matin, à base de fruits et de céréales, nos repas sont équilibrés. Je raffole du pad-thaï, ces nouilles sautées cuisinées avec des légumes, du poulet et des arachides. Nous buvons notre petite bière le soir et évitons de boire trop de ce whisky thaï qui fait mal au crâne.
La lune grossi de jour en jour, elle atteint sa taille maximale le 19 février, il est temps de se rendre à Haad Rin, la plage de la Full-Moon. C'est impressionnant, des milliers de gens se sont donnés rendez-vous pour célébrer la puissance de notre astre nocturne. L'excitation est a son comble, la foule est hypersensibilisée par l'énergie que déploie la lune, la cérémonie a commencée. Sur cette petite plage, il doit y avoir une dizaine de sound- systems. De la drum'n bass, du dub-step, de la house, de l'electro minimale, de la techno et bien sûr de la trance. Nous resterons toute la nuit devant le Zoom Bar, bercés par des dj's israéliens, faisant quelques longueurs de plage pour regarder le spectacle. Le meilleur moment est toujours quand le soleil se lève, danser sous un ciel rose est juste... magique. Certes, il y a toujours quelques têtes qui font mal à voir, mais c'est tellement plus agréable de voir tous ces sourires, ces déguisements fluorescents que la plupart des gens arborent, le visage des jolies filles à coté desquelles on danse. En plus ça évite de draguer ou de se faire piéger par un « lady-boy », car ils sont belles, c'est bluffant. Après la fête nous nous dirigeons dans un premier after, un petit bar dans lequel se joue de l'electro minimale, puis avec Rico, nous atterrissons dans un autre after trance. Nous n'en repartirons que le soir à 21 heure, passant la journée à danser sur le sable ou dans un univers de tentures psychédéliques, à boire des bières, à nous étaler comme des loques dans un hamac, le regard perdu entre le bleu du ciel et de la mer, les tympans caressés par une basse ronde et répétitive, discutant avec des espagnols et des françaises, admirant des mecs qui jonglent, rigolant de voir se russe tout sec, perché, sauter partout, rigolant, rigolant, rigolant... Nous prenons le bateau demain à midi, direction Bangkok, Rico rentre chez lui et moi je vais aller dans le nord... Il y a un temps pour tout, celui de la fête est passé... pour le moment.
Costa Rica en famille-décembre 2010 English translation pending
Bonjour,
J'ai envie de vous partager mes impressions de notre voyage au Costa Rica, en espérant pouvoir éclairer ceux qui souhaiteront s'y rendre à leur tour.
Tout d'abord toutes les réservations ont été faites sur internet.
J'ai acheté mes billets d'avion le 24 août par l'entremise de l'agence de voyage Bergeron car ce sont eux qui offrraient les meilleurs tarifs à ce moment. Nous avons voyagé avec Delta airlines au coût de 1069$ avec escale à Atlanta.
23 décembre Départ de Montréal le 23 décembre avec 25 minutes de retard. En sachant que nous avons 45 minutes entre nos 2 vols, nous sommes convaincues que nous raterons notre transfert vers San José. Le vent était de notre bord!!! Nous sommes arrivées en avance et nous avons eu le temps de souper à l'aéroport.
Arrivée à 22h . En entrant dans la salle pour récupérer les bagages on m'appelle au comptoir de Delta. Nous n'avons pas raté notre vol, mais 2 de nos 4 valises n'ont pas été mises dans l'avion. On nous assure qu'on viendra nous les porter à Cahuita le lendemain, à 4h de là!!!
Nous prenons un taxi orange qui nous coûte 4000col (8$) tout à fait dans les prix et nous arrivons à l'hôtel chez Pierre. Bernard nous accueille et nous sert un excellent jus de fruit. Il nous montre la chambre qui n'est pas celle prévue , mais qui fait parfaitement l'affaire. 70$ pour 4 personnes.
24 décembre
Réveil à 6h30. Bernard est surpris de nous voir debout aussi tôt. J'ai oublié de changer l'heure sur ma montre, on se lève donc une heure trop tôt. Nous déjeunons avec lui puis se joignent à nous un couple de Français qui ont aussi des ennuis avec leurs bagages et qui ont cavalé dans les aéroports de l'Europe depuis 4 jours. C'est beaucoup plus dramatique pour eux car ils ignorent où sont leurs bagages.
Nous avons une rencontre avec Gabriella (guide costaricaine hyper efficace et sympathique) Elle nous indique les meilleures routes pour notre 2e semaine, quelques villages où s'arrêter et nous donne ses coordonnées en cas de pépin.
Elle téléphone pour nous l'agence de location de voiture réservée par l'entremise de Pierre et tout est sous contrôle. Je communique avec Juan René, il m'annonce qu'il viendra nous chercher au terminus de Puerto Viejo afin que ce soit plus simple pour nous.
Nous prenons un taxi (25$) pour se rendre au terminus. Nous mangeons dans un soda du terminus (10$/ 4) , le proprio est vraiment gentil. Le bus arrive à l'heure (30$/4) en direction de Puerto Viejo. Nous faisons le trajet sous la pluie. Les filles dorment, moi je suis ébahie de voir toutes les mini cascades qui descendent de la montagne. Nous arrivons 4 h plus tard et Juan nous attend avec son gros pitou. Il nous fait découvrir les épiceries aux alentours compte tenu que nous passerons 1 semaine chez lui. On s'installe dans nos chambres puis il vient nous reconduire dans un petit soda qui est ouvert en cette veille de Noël. Les proprios sont gentils, ils offrent du rhum à Jacques. Nous essayons de faire vite car nous sentons qu'ils attendent notre départ pour débuter leur réveillon. (48$/4) À notre retour, Juan a reçu nos bagages, merci Delta pour la parole tenue !!!
25 décembre
On se lève sous la pluie, on remet donc notre visite du parc de Cahuita au lendemain. Juan nous suggère d'aller visiter le refuge de faune sauvage de Cahuita. Nous adorons la visite. La dame qui s'occupe des animaux est passionnée et elle ne lésine pas sur les explications. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'elle tente de conscientiser les jeunes du pays à la richesse d'avoir cette faune près d'eux et qu'elle les invite parfois à venir soigner les animaux. Je trouve que c'est une excellente tactique pour les amener à modifier leurs comportements. Elle a aussi réussi à conscientiser le proprio de la cie d'électricité de recouvrir les fils afin de réduire les dangers d'électrocution des singes. Elle peut se faire très convaincante. Je n'avais pas entendu que l'on ne devait pas photographier les animaux avec le ''flash''. J'ai immédiatement compris que j'avais fait quelque chose de mal lorsqu'elle m'a lancé un regard rempli d'éclairs!!! (12000 colones/pers ou 56$/4)
Juan est revenu nous chercher et nous a fait visiter quelques plages des environs. Nous avons finalement fait trempette à Manzanillo. Les vagues étaient violentes, nous n'avons pas pu vraiment en profiter car même si nous sommes de bons nageurs, nous ne nous sentions pas en sécurité. En sortant, il fallait surmonter un banc de corail. Annabelle fut projetée contre lui et elle s'est déchirée le dessous du pied tout en frappant violemment l'orteil de l'autre pied. Elle qui ne se plaint que très rarement, elle avait vraiment du mal à marcher. J'ai cru que son orteil était cassée. Nous avons fait une courte randonnée afin de monter sur un promontoire pour voir le rocher percé. Les filles ne sont pas venues. J'ai dû faire la montée pieds nus car mes ''gougounes'' collaient dans la glaise. Heureusement, les gars qui m'accompagnaient ont été de parfaits gentlemen et je suis revenue saine et sauve sur la terre ferme!
Pour le souper de Noël, nous avons été dans un resto un peu plus haut de gamme. Tout le monde a bien mangé.(110$)
En soirée, nous avons joué aux cartes dans le salon à aire ouverte!
26 décembre
Il pleut encore, mais ce n'est pas le déluge. Nous décidons de nous rendre au parc de Cahuita. Randonnée inoubliable! Nous avons vu plusieurs animaux: un basilic tout de suite à l'entrée, des iguanes, des paresseux, nous avons entendu les singes hurleurs et un singe à face blanche. La randonnée est particulière car la forêt est en bord e mer. Donc nous voyons la mer presque tout le long du parcours. Juan est déçu car il trouve qu'on ne voit pas assez d'animaux. Nous, nous sommes ravis car nous n'avons pas de point de comparaison et le décor est tellement beau que l'expédition est agréable. De plus, la pluie fut intermitente, nous avons donc eu quelques rayons de soleil. Nous avons été mangé au resto au bout du sentier. Accueil chaleureux, poisson délicieux. Le proprio, nous a ramen��s à notre point de départ avec sa voiture.
27 décembre
C'est encore nuageux, une fine pluie accompagne les nuages. Juan nous dit qu'il est impossible de faire la cascade de Bribri, trop dangereux! Nous décidons de partir vers Puerto Viejo. En cours de route, c'est le déluge. Yanie décide de rebrousser chemin. Jacques n'aime pas tellement le fait qu'elle retourne seule. Il y a tellement de gens sur la route, je ne vois aucun danger et elle non plus. Arrivée à la Casa, elle s'occupe d'Émilie le bébé d'un couple d'Itailiens qui partagent la casa. Ils l'invitent à aller dîner avec eux. Quant à nous trois, nous nous rendons à Puerto Viejo sous la pluie. Nous visitons le village brièvement car les marchands hésitent à monter leurs étals sous cette pluie. Nous allons dîner dans un soda.( 25$/3) Toujours aussi bon. Nous revenons en milieu d'après-midi, complètement trempés!
28 décembre
Encore la pluie ce matin. Je commence à regretter le fait de ne pas avoir de voiture. Ça limite les déplacements et lorsque la pluie décide de s'installer au-dessus de nos têtes les activités de plein air se font rares. Pas de plage, pas de cascade de Bribri, pas de visite aux Indiens Yorkin. Le moral est au plus bas dans la chaumière. Je vais tout de même prendre une petite marche à la plage avec Annabelle. Au retour, Yanie m'avise qu'il y a des Suisses qui viennent d'arriver et qu'ils semblent bien gentils. Jacques et les filles vont dîner avec Stephano et Michëlla. Je rencontre les Suisses en milieu d'après-midi. Ce fut le coup de foudre!!! Nous discutons comme si nous nous étions toujours connus. Ce sont des gens très sympas. Ils vont souper et ils se dépêchent de le faire afin de revenir nous rejoindre. Nous jouons aux cartes tout le monde ensemble. Vers 22h, Stephano vient nous dire de baisser le ton. Nous nous sommes laissés emporter à la rigolade. Désolée encore Stephano, mais nous avons eu une tellement belle soirée!!!
29 décembre
Enfin le soleil!!! je demande si nous irons enfin à la cascade. Juan me dit qu'il veut accompagner nos nouveaux amis à Cahuita car ils viennent d'arriver. Grosse déception de ma part. En une semaine, j'ai l'impression de n'avoir rien vu. Finalement, il organise Cahuita en matinée et cascades de Bribri en p.m. Problème de logistique, pas de place pour tout le monde dans les 2 véhicules. Jacques ne veut pas retourner à Cahuita, il préfère profiter de la plage. Michëla ne veut pas venir avec le bébé. Nous partons donc à six. Nous refaisons Cahuita sous le soleil. Nous voyons beaucoup d'animaux et ils s'approchent plus près de nous. Nous assistons à la capture d'un serpent par Juan! Il est le Tarzan de notre expédition. Après le dîner, les gars retournent à la casa. Nous ferons donc la cascade de Bribri entre filles accompagnées de Juan. Coup de coeur du voyage pour mes 2 ados!
Juste avant d'arriver au site, nous devons traverser une route transformée en rivière. Juan s'en donne à coeur joie et on entend que l'habitacle est rempli de filles! Avant d'entrer sur les sentiers, Juan fait un petit détour et cueille une plante qui donne une poudre rouge. Il trace des segments sur nos visages.
En route nous croisons un groupe de Québécois. Je crois reconnaître Georges Brassard( fondateur de l'insectarium de Montréal). Je suis tout excitée, je ne l'aurais pas été davantage si j'avais rencontrée Brad Pitt!!! Il nous explique que nous sommes exactement sur le site du tournage du film Papillon bleu. Il nous suggère de faire très attention de ne pas nous casser la gueule car c'est très glissant et nous demande de nous rappeler qu'ils ont transporté leur matériel cinématographique dans ces conditions! Les paysages sont extraordinaires. La randonnée est dangereuse ce qui donne beaucoup d'adrénaline aux ados et contribue à ajouter du piquant dans leur voyage!
Petite déception, il avait tellement plu que nous n'avons pu nous baigner dans la cascade car le courant était trop fort! Je ne regrette pas d'avoir insité mais je comprends pourquoi Juan hésitait à nous y amener.
Au retour souper communautaire. Les gars ont acheté du poulet BBQ à l'épicerie, Michella a fait des pâtes italiennes et Jacques son riz à saveur d'Haïti!
30 décembre
Départ de nos nouveaux amis.
Il fait soleil jusqu'à 10h. Nous allons dîner à la casa di Florales! (51$/4) C'est le déluge!!! Il y a même du tonnerre. La proprio nous dit que c'est très rare.
Nous avons hâte de quitter pour la côte Pacifique où parait-il , il fait soleil!
coût du séjour à la casa Moabi (450$/4 personnes: 2 chambres -7 nuits)
31 décembre
Nous prenons l'autobus sur le bord de la route qui mène à la casa à 8h. Il nous en coûte 50$ /4. Le trajet se fait sous le soleil. Nous arrivons au terminus ou nous devons prendre possession du 4X4 à midi. Nous arrivons avec 10 minutes d'avance. Il n'est pas là. Nous décidons de manger. Je circule avec Annabelle pour essayer de le trouver. RIen. Un chauffeur de taxi me demande s'il peut m'aider. Il me passe son cell. J'appelle chez Pierre. Bernard me dit qu'il vient de quitter et qu'il n'est pas au courant des locations. Il me donne le numéro de cell de Pierre. Il ne répond pas. Je téléphone à la cie. Je donne mon numéro de confirmation , mais elle me dit qu'elle ne trouve rien à notre nom et qu'il n'y a plus de véhicule disponible. Je suis hors de moi car je m'étais assurée auprès de Pierre que tout était o.k. et j'avais demandé à Gabriella de revérifier à notre arrivée. J'avais un presentiment et il s'avéra exact! Heureusement, en voyage je croise toujours des anges. Cette fois-ci c'est notre chauffeur de taxi. Il téléphone à Payless. Il leur reste un 4X4 plus gros et pour 20$ de moins pour la semaine (480 $). Vendu!!!!
Nous partons pour la côte ouest. La route est magnifique. Nous nous arrêtons à San Mateo pour acheter des fruits sur la recommandation de Gabriella. Nous arrivons vers 15 h au Cerolodge (100$/nuit). Panorama magnifique. L'employée nous amène à notre chalet. Nous sommes ravies. Frederico arrive un peu plus tard et il nous explique comment nous rendre à la villa Galetas où nous avons assisté au coucher de soleil au son de musique classique en sirotant de délicieux breuvages. Ce fut très émouvant! (50$/ 4 jus de fruits! mais bon c'est la veille du Jour de l'an) Ensuite délicieux souper (40$) dans le petit resto d'un hôtel sur le chemin du retour vers Tarcoles. Le cuisinier est Nicaraguéen, la serveuse républicaine et le proprio français! Jacques a mangé un dessert aux 3 laits sucré à souhait!!!
1er janvier
Debout à 6 heures excursion aux oiseaux (35$/pers)Notre guide s'appelle Diego l'explorateur!!! Ma nièce l'aurait adoré! Mes filles n'ont pas vraiment vu les oiseaux, je pense!!!
En tout cas, encore une superbe ballade, dans un lieu totalement différent de ce que nous avions vu jusqu'ici. TRès calme, nous étions seul dans les lagunes et dans le bateau de touristes! Un seul couple de aras s'est pointé le bout du bec, mais nous avons vu plusieurs espèces dont une espèce endémique.! Nous avons grandement apprécié la ballade dans les mangroves crocros iclus, mais pas de spectacle. BIen correct comme ça! Au retour petit déjeuner, avec séance de photos des colibris et autres espèces qui viennent se nourrir dans les mangeoires et fleurs entourant la terrasse. Petit splash dans la piscine avant de quitter pour Puntarenas où nous irons prendre un bain de soleil.
La circulation est dense, tout le monde est en congé et profite du soleil. Nous finissons par arriver après 2 heures de route bouchonnée et nous prenons un bain de soleil. HMMM!!!Que c'est bon après toute cette pluie.
Vers 16h nous quittons pour El Castillo.
Après une heure, Yanika voit un attroupement dans un stationnement en bordure de route. Il y a des dizaines de aras. Nous rebroussons chemin pour faire des photos. C'est quand même incroyable de s'être levés si tôt pour tenter de les voir dans la nature alors qu'ils sont là sur une route asphaltée au milieu des panneaux publicitaires!!!
Nous reprenons notre route et là c'est la galère. La pluie , les trous, la noirceur, la fatigue tout y est pour rendre la route interminable.!!! Nous fiinissons par arriver au Linda Vista Lodge (150$/nuit). Ne pas se fier au plan sur le site. Il y a une indication pour tourner à droite, mais ça nous mène à une route bloquée par un arbre!!! Suivre les panneux qui mènent à tous les autres hébergements et sites touristiques!
Nous tentons d'apercevoir le volcan. On sait qu'il est là , mais on ne le voit pas. Peut-être demain!
2 janvier
Il pleut toujours. Nous décidons de nous rendre à La Fortuna. On nous l'avait dit et je confirme, il n'y a pas grand chose à y voir, mais c'est quand même mieux que la chambre d'hôtel.
3 janvier
Nous allons faire une randonnée où nous devons traverser quinzaine de ponts suspendus. La végétation est dense et le cadre enchanteur. Nous n'avons pas vu d'animaux, il pleuvait un peu. Nous décidons de retourner le soir même à Alajuela car nous avons perdu le moral et nous ne croyons pas qu'ils sera intéressant de faire l'excursion du Rio Celeste avec toute cette pluie. Nous téléphonons à Gabriella et nous la réservons pour une visite guidée de San José.
Souper chez Pierre où nous rencontrons le fameux Pierre. Il est en galère depuis 17 jours et heureusement que Bernard s'occupe de tenir maison. Je n'ai pas du tout aimé l'attitude qu'il a envers ses employés, mais bon ça ne me regarde pas !!! Dodo à l'hôtel COlonial juste à côté de Chez Pierre.
4 janvier:
Nous rencontrons Gabriella qui nous fait visiter la ville. Le marché , la cathédrale, le théâtre... Le tout accompagné d'anecdotes, de faits intéressants et de rigolades. Nous avons manqué de temps car nous nous sommes trop attardés dans le marché. Mais quelle belle rencontre humaine. Je vous conseille vivement cette guide. Je peux vous communiquer son numéro de cell. en message privé. Il nous en a coûté 50$ pour la journée. Elle m'a demandé de vous dire de choisir un guide costaricain car ils ont étudié et ils doivent payer leur permis. Les guides français n'ont pas à payer de permis, ils peuvent coûter moins cher, mais ils prennent le pain des Costaricains.
Mes coups de coeur: Le parc de Cahuita, la cascade de Bribri, la gentillese des Costaricains, la visite guidée de San José, l'excursion dans les mangroves et le coucher de soleil. La route entre San José et Tarcoles. La couleur et la densité de la végétation
Mes regrets: Toute cette pluie, j'avais lu qu'on pouvait faire nos activités quand même , mais les animaux sont moins fous que nous et ils se cachent lorsqu'il pleut. J'aurais dû demeurer moins longtemps sur la côte Caraïbe. Je n'avais pas lu que le volcan Arenal avait cessé son activité depuis octobre. J'aurais prévilégié un autre volcan.
Voilà , j'espère que mon récit ne vous découragera pas de vous rendre au Costa Rica! Malgré toute cette pluie, c'est un pays magnifique.
J'ai envie de vous partager mes impressions de notre voyage au Costa Rica, en espérant pouvoir éclairer ceux qui souhaiteront s'y rendre à leur tour.
Tout d'abord toutes les réservations ont été faites sur internet.
J'ai acheté mes billets d'avion le 24 août par l'entremise de l'agence de voyage Bergeron car ce sont eux qui offrraient les meilleurs tarifs à ce moment. Nous avons voyagé avec Delta airlines au coût de 1069$ avec escale à Atlanta.
23 décembre Départ de Montréal le 23 décembre avec 25 minutes de retard. En sachant que nous avons 45 minutes entre nos 2 vols, nous sommes convaincues que nous raterons notre transfert vers San José. Le vent était de notre bord!!! Nous sommes arrivées en avance et nous avons eu le temps de souper à l'aéroport.
Arrivée à 22h . En entrant dans la salle pour récupérer les bagages on m'appelle au comptoir de Delta. Nous n'avons pas raté notre vol, mais 2 de nos 4 valises n'ont pas été mises dans l'avion. On nous assure qu'on viendra nous les porter à Cahuita le lendemain, à 4h de là!!!
Nous prenons un taxi orange qui nous coûte 4000col (8$) tout à fait dans les prix et nous arrivons à l'hôtel chez Pierre. Bernard nous accueille et nous sert un excellent jus de fruit. Il nous montre la chambre qui n'est pas celle prévue , mais qui fait parfaitement l'affaire. 70$ pour 4 personnes.
24 décembre
Réveil à 6h30. Bernard est surpris de nous voir debout aussi tôt. J'ai oublié de changer l'heure sur ma montre, on se lève donc une heure trop tôt. Nous déjeunons avec lui puis se joignent à nous un couple de Français qui ont aussi des ennuis avec leurs bagages et qui ont cavalé dans les aéroports de l'Europe depuis 4 jours. C'est beaucoup plus dramatique pour eux car ils ignorent où sont leurs bagages.
Nous avons une rencontre avec Gabriella (guide costaricaine hyper efficace et sympathique) Elle nous indique les meilleures routes pour notre 2e semaine, quelques villages où s'arrêter et nous donne ses coordonnées en cas de pépin.
Elle téléphone pour nous l'agence de location de voiture réservée par l'entremise de Pierre et tout est sous contrôle. Je communique avec Juan René, il m'annonce qu'il viendra nous chercher au terminus de Puerto Viejo afin que ce soit plus simple pour nous.
Nous prenons un taxi (25$) pour se rendre au terminus. Nous mangeons dans un soda du terminus (10$/ 4) , le proprio est vraiment gentil. Le bus arrive à l'heure (30$/4) en direction de Puerto Viejo. Nous faisons le trajet sous la pluie. Les filles dorment, moi je suis ébahie de voir toutes les mini cascades qui descendent de la montagne. Nous arrivons 4 h plus tard et Juan nous attend avec son gros pitou. Il nous fait découvrir les épiceries aux alentours compte tenu que nous passerons 1 semaine chez lui. On s'installe dans nos chambres puis il vient nous reconduire dans un petit soda qui est ouvert en cette veille de Noël. Les proprios sont gentils, ils offrent du rhum à Jacques. Nous essayons de faire vite car nous sentons qu'ils attendent notre départ pour débuter leur réveillon. (48$/4) À notre retour, Juan a reçu nos bagages, merci Delta pour la parole tenue !!!
25 décembre
On se lève sous la pluie, on remet donc notre visite du parc de Cahuita au lendemain. Juan nous suggère d'aller visiter le refuge de faune sauvage de Cahuita. Nous adorons la visite. La dame qui s'occupe des animaux est passionnée et elle ne lésine pas sur les explications. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'elle tente de conscientiser les jeunes du pays à la richesse d'avoir cette faune près d'eux et qu'elle les invite parfois à venir soigner les animaux. Je trouve que c'est une excellente tactique pour les amener à modifier leurs comportements. Elle a aussi réussi à conscientiser le proprio de la cie d'électricité de recouvrir les fils afin de réduire les dangers d'électrocution des singes. Elle peut se faire très convaincante. Je n'avais pas entendu que l'on ne devait pas photographier les animaux avec le ''flash''. J'ai immédiatement compris que j'avais fait quelque chose de mal lorsqu'elle m'a lancé un regard rempli d'éclairs!!! (12000 colones/pers ou 56$/4)
Juan est revenu nous chercher et nous a fait visiter quelques plages des environs. Nous avons finalement fait trempette à Manzanillo. Les vagues étaient violentes, nous n'avons pas pu vraiment en profiter car même si nous sommes de bons nageurs, nous ne nous sentions pas en sécurité. En sortant, il fallait surmonter un banc de corail. Annabelle fut projetée contre lui et elle s'est déchirée le dessous du pied tout en frappant violemment l'orteil de l'autre pied. Elle qui ne se plaint que très rarement, elle avait vraiment du mal à marcher. J'ai cru que son orteil était cassée. Nous avons fait une courte randonnée afin de monter sur un promontoire pour voir le rocher percé. Les filles ne sont pas venues. J'ai dû faire la montée pieds nus car mes ''gougounes'' collaient dans la glaise. Heureusement, les gars qui m'accompagnaient ont été de parfaits gentlemen et je suis revenue saine et sauve sur la terre ferme!
Pour le souper de Noël, nous avons été dans un resto un peu plus haut de gamme. Tout le monde a bien mangé.(110$)
En soirée, nous avons joué aux cartes dans le salon à aire ouverte!
26 décembre
Il pleut encore, mais ce n'est pas le déluge. Nous décidons de nous rendre au parc de Cahuita. Randonnée inoubliable! Nous avons vu plusieurs animaux: un basilic tout de suite à l'entrée, des iguanes, des paresseux, nous avons entendu les singes hurleurs et un singe à face blanche. La randonnée est particulière car la forêt est en bord e mer. Donc nous voyons la mer presque tout le long du parcours. Juan est déçu car il trouve qu'on ne voit pas assez d'animaux. Nous, nous sommes ravis car nous n'avons pas de point de comparaison et le décor est tellement beau que l'expédition est agréable. De plus, la pluie fut intermitente, nous avons donc eu quelques rayons de soleil. Nous avons été mangé au resto au bout du sentier. Accueil chaleureux, poisson délicieux. Le proprio, nous a ramen��s à notre point de départ avec sa voiture.
27 décembre
C'est encore nuageux, une fine pluie accompagne les nuages. Juan nous dit qu'il est impossible de faire la cascade de Bribri, trop dangereux! Nous décidons de partir vers Puerto Viejo. En cours de route, c'est le déluge. Yanie décide de rebrousser chemin. Jacques n'aime pas tellement le fait qu'elle retourne seule. Il y a tellement de gens sur la route, je ne vois aucun danger et elle non plus. Arrivée à la Casa, elle s'occupe d'Émilie le bébé d'un couple d'Itailiens qui partagent la casa. Ils l'invitent à aller dîner avec eux. Quant à nous trois, nous nous rendons à Puerto Viejo sous la pluie. Nous visitons le village brièvement car les marchands hésitent à monter leurs étals sous cette pluie. Nous allons dîner dans un soda.( 25$/3) Toujours aussi bon. Nous revenons en milieu d'après-midi, complètement trempés!
28 décembre
Encore la pluie ce matin. Je commence à regretter le fait de ne pas avoir de voiture. Ça limite les déplacements et lorsque la pluie décide de s'installer au-dessus de nos têtes les activités de plein air se font rares. Pas de plage, pas de cascade de Bribri, pas de visite aux Indiens Yorkin. Le moral est au plus bas dans la chaumière. Je vais tout de même prendre une petite marche à la plage avec Annabelle. Au retour, Yanie m'avise qu'il y a des Suisses qui viennent d'arriver et qu'ils semblent bien gentils. Jacques et les filles vont dîner avec Stephano et Michëlla. Je rencontre les Suisses en milieu d'après-midi. Ce fut le coup de foudre!!! Nous discutons comme si nous nous étions toujours connus. Ce sont des gens très sympas. Ils vont souper et ils se dépêchent de le faire afin de revenir nous rejoindre. Nous jouons aux cartes tout le monde ensemble. Vers 22h, Stephano vient nous dire de baisser le ton. Nous nous sommes laissés emporter à la rigolade. Désolée encore Stephano, mais nous avons eu une tellement belle soirée!!!
29 décembre
Enfin le soleil!!! je demande si nous irons enfin à la cascade. Juan me dit qu'il veut accompagner nos nouveaux amis à Cahuita car ils viennent d'arriver. Grosse déception de ma part. En une semaine, j'ai l'impression de n'avoir rien vu. Finalement, il organise Cahuita en matinée et cascades de Bribri en p.m. Problème de logistique, pas de place pour tout le monde dans les 2 véhicules. Jacques ne veut pas retourner à Cahuita, il préfère profiter de la plage. Michëla ne veut pas venir avec le bébé. Nous partons donc à six. Nous refaisons Cahuita sous le soleil. Nous voyons beaucoup d'animaux et ils s'approchent plus près de nous. Nous assistons à la capture d'un serpent par Juan! Il est le Tarzan de notre expédition. Après le dîner, les gars retournent à la casa. Nous ferons donc la cascade de Bribri entre filles accompagnées de Juan. Coup de coeur du voyage pour mes 2 ados!
Juste avant d'arriver au site, nous devons traverser une route transformée en rivière. Juan s'en donne à coeur joie et on entend que l'habitacle est rempli de filles! Avant d'entrer sur les sentiers, Juan fait un petit détour et cueille une plante qui donne une poudre rouge. Il trace des segments sur nos visages.
En route nous croisons un groupe de Québécois. Je crois reconnaître Georges Brassard( fondateur de l'insectarium de Montréal). Je suis tout excitée, je ne l'aurais pas été davantage si j'avais rencontrée Brad Pitt!!! Il nous explique que nous sommes exactement sur le site du tournage du film Papillon bleu. Il nous suggère de faire très attention de ne pas nous casser la gueule car c'est très glissant et nous demande de nous rappeler qu'ils ont transporté leur matériel cinématographique dans ces conditions! Les paysages sont extraordinaires. La randonnée est dangereuse ce qui donne beaucoup d'adrénaline aux ados et contribue à ajouter du piquant dans leur voyage!
Petite déception, il avait tellement plu que nous n'avons pu nous baigner dans la cascade car le courant était trop fort! Je ne regrette pas d'avoir insité mais je comprends pourquoi Juan hésitait à nous y amener.
Au retour souper communautaire. Les gars ont acheté du poulet BBQ à l'épicerie, Michella a fait des pâtes italiennes et Jacques son riz à saveur d'Haïti!
30 décembre
Départ de nos nouveaux amis.
Il fait soleil jusqu'à 10h. Nous allons dîner à la casa di Florales! (51$/4) C'est le déluge!!! Il y a même du tonnerre. La proprio nous dit que c'est très rare.
Nous avons hâte de quitter pour la côte Pacifique où parait-il , il fait soleil!
coût du séjour à la casa Moabi (450$/4 personnes: 2 chambres -7 nuits)
31 décembre
Nous prenons l'autobus sur le bord de la route qui mène à la casa à 8h. Il nous en coûte 50$ /4. Le trajet se fait sous le soleil. Nous arrivons au terminus ou nous devons prendre possession du 4X4 à midi. Nous arrivons avec 10 minutes d'avance. Il n'est pas là. Nous décidons de manger. Je circule avec Annabelle pour essayer de le trouver. RIen. Un chauffeur de taxi me demande s'il peut m'aider. Il me passe son cell. J'appelle chez Pierre. Bernard me dit qu'il vient de quitter et qu'il n'est pas au courant des locations. Il me donne le numéro de cell de Pierre. Il ne répond pas. Je téléphone à la cie. Je donne mon numéro de confirmation , mais elle me dit qu'elle ne trouve rien à notre nom et qu'il n'y a plus de véhicule disponible. Je suis hors de moi car je m'étais assurée auprès de Pierre que tout était o.k. et j'avais demandé à Gabriella de revérifier à notre arrivée. J'avais un presentiment et il s'avéra exact! Heureusement, en voyage je croise toujours des anges. Cette fois-ci c'est notre chauffeur de taxi. Il téléphone à Payless. Il leur reste un 4X4 plus gros et pour 20$ de moins pour la semaine (480 $). Vendu!!!!
Nous partons pour la côte ouest. La route est magnifique. Nous nous arrêtons à San Mateo pour acheter des fruits sur la recommandation de Gabriella. Nous arrivons vers 15 h au Cerolodge (100$/nuit). Panorama magnifique. L'employée nous amène à notre chalet. Nous sommes ravies. Frederico arrive un peu plus tard et il nous explique comment nous rendre à la villa Galetas où nous avons assisté au coucher de soleil au son de musique classique en sirotant de délicieux breuvages. Ce fut très émouvant! (50$/ 4 jus de fruits! mais bon c'est la veille du Jour de l'an) Ensuite délicieux souper (40$) dans le petit resto d'un hôtel sur le chemin du retour vers Tarcoles. Le cuisinier est Nicaraguéen, la serveuse républicaine et le proprio français! Jacques a mangé un dessert aux 3 laits sucré à souhait!!!
1er janvier
Debout à 6 heures excursion aux oiseaux (35$/pers)Notre guide s'appelle Diego l'explorateur!!! Ma nièce l'aurait adoré! Mes filles n'ont pas vraiment vu les oiseaux, je pense!!!
En tout cas, encore une superbe ballade, dans un lieu totalement différent de ce que nous avions vu jusqu'ici. TRès calme, nous étions seul dans les lagunes et dans le bateau de touristes! Un seul couple de aras s'est pointé le bout du bec, mais nous avons vu plusieurs espèces dont une espèce endémique.! Nous avons grandement apprécié la ballade dans les mangroves crocros iclus, mais pas de spectacle. BIen correct comme ça! Au retour petit déjeuner, avec séance de photos des colibris et autres espèces qui viennent se nourrir dans les mangeoires et fleurs entourant la terrasse. Petit splash dans la piscine avant de quitter pour Puntarenas où nous irons prendre un bain de soleil.
La circulation est dense, tout le monde est en congé et profite du soleil. Nous finissons par arriver après 2 heures de route bouchonnée et nous prenons un bain de soleil. HMMM!!!Que c'est bon après toute cette pluie.
Vers 16h nous quittons pour El Castillo.
Après une heure, Yanika voit un attroupement dans un stationnement en bordure de route. Il y a des dizaines de aras. Nous rebroussons chemin pour faire des photos. C'est quand même incroyable de s'être levés si tôt pour tenter de les voir dans la nature alors qu'ils sont là sur une route asphaltée au milieu des panneaux publicitaires!!!
Nous reprenons notre route et là c'est la galère. La pluie , les trous, la noirceur, la fatigue tout y est pour rendre la route interminable.!!! Nous fiinissons par arriver au Linda Vista Lodge (150$/nuit). Ne pas se fier au plan sur le site. Il y a une indication pour tourner à droite, mais ça nous mène à une route bloquée par un arbre!!! Suivre les panneux qui mènent à tous les autres hébergements et sites touristiques!
Nous tentons d'apercevoir le volcan. On sait qu'il est là , mais on ne le voit pas. Peut-être demain!
2 janvier
Il pleut toujours. Nous décidons de nous rendre à La Fortuna. On nous l'avait dit et je confirme, il n'y a pas grand chose à y voir, mais c'est quand même mieux que la chambre d'hôtel.
3 janvier
Nous allons faire une randonnée où nous devons traverser quinzaine de ponts suspendus. La végétation est dense et le cadre enchanteur. Nous n'avons pas vu d'animaux, il pleuvait un peu. Nous décidons de retourner le soir même à Alajuela car nous avons perdu le moral et nous ne croyons pas qu'ils sera intéressant de faire l'excursion du Rio Celeste avec toute cette pluie. Nous téléphonons à Gabriella et nous la réservons pour une visite guidée de San José.
Souper chez Pierre où nous rencontrons le fameux Pierre. Il est en galère depuis 17 jours et heureusement que Bernard s'occupe de tenir maison. Je n'ai pas du tout aimé l'attitude qu'il a envers ses employés, mais bon ça ne me regarde pas !!! Dodo à l'hôtel COlonial juste à côté de Chez Pierre.
4 janvier:
Nous rencontrons Gabriella qui nous fait visiter la ville. Le marché , la cathédrale, le théâtre... Le tout accompagné d'anecdotes, de faits intéressants et de rigolades. Nous avons manqué de temps car nous nous sommes trop attardés dans le marché. Mais quelle belle rencontre humaine. Je vous conseille vivement cette guide. Je peux vous communiquer son numéro de cell. en message privé. Il nous en a coûté 50$ pour la journée. Elle m'a demandé de vous dire de choisir un guide costaricain car ils ont étudié et ils doivent payer leur permis. Les guides français n'ont pas à payer de permis, ils peuvent coûter moins cher, mais ils prennent le pain des Costaricains.
Mes coups de coeur: Le parc de Cahuita, la cascade de Bribri, la gentillese des Costaricains, la visite guidée de San José, l'excursion dans les mangroves et le coucher de soleil. La route entre San José et Tarcoles. La couleur et la densité de la végétation
Mes regrets: Toute cette pluie, j'avais lu qu'on pouvait faire nos activités quand même , mais les animaux sont moins fous que nous et ils se cachent lorsqu'il pleut. J'aurais dû demeurer moins longtemps sur la côte Caraïbe. Je n'avais pas lu que le volcan Arenal avait cessé son activité depuis octobre. J'aurais prévilégié un autre volcan.
Voilà , j'espère que mon récit ne vous découragera pas de vous rendre au Costa Rica! Malgré toute cette pluie, c'est un pays magnifique.
Hôtel Melia Las Dunas English translation pending
Je vais au mélia las dunas du 31 mars 11 pour 2 semaine il y a des gens qui va a cette date
Partir vivre à Tahiti English translation pending
Bonjour,
Ma femme et moi-même avons décidé d'un commun acoord de changer de vie.....Quel beau programme me dirait vous !!! Notre destination est Tahiti... J'ai quelques questions : Mon épouse est titulaire d'un bac + 5 dans le tourisme et nous pensons qu'elle pourra trouver rapidement un emploi croyez-vous que cela est possible ? Est ce qu'il faut mieux chercher sur place ou bien envoyer des candidatures de France ? Les maisons ou apparts à louer sont ils nombreux ? Pouvons nous trouver rapidement ? Nous avons un bb de 9 mois et nous ne voudrions quand même ne pas faire n'importe quoi....
Merci pour vos réponses ce site est génial....
Boone journée, bon voyage et bonne vie à tous !!!!!!
Ma femme et moi-même avons décidé d'un commun acoord de changer de vie.....Quel beau programme me dirait vous !!! Notre destination est Tahiti... J'ai quelques questions : Mon épouse est titulaire d'un bac + 5 dans le tourisme et nous pensons qu'elle pourra trouver rapidement un emploi croyez-vous que cela est possible ? Est ce qu'il faut mieux chercher sur place ou bien envoyer des candidatures de France ? Les maisons ou apparts à louer sont ils nombreux ? Pouvons nous trouver rapidement ? Nous avons un bb de 9 mois et nous ne voudrions quand même ne pas faire n'importe quoi....
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Boone journée, bon voyage et bonne vie à tous !!!!!!
Laos du Nord au Sud English translation pending
Bonjour,
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Cauchemar à Delhi! English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Budget journalier en Thaïlande? English translation pending
Chers forumeurs thailandophiles, j'ai une petite question pour vous.
Est ce qu'un budget de 60 EUR/jour/personnes est encore un budget réaliste pour des vacances en Thailande en 2011? Avec cet argent, nous devrons : - nous loger : seules exigences : eau chaude et sdb privative - nous nourrir : alors là, on s'en fiche vraiment marchés et autres bouibouis, restos locaux, tout est bon. - nous déplacer : ok pour les bus de nuits et autres lentissimes trains. - nous divertir : temples, ruines, marchés plutot que boites de nuit et plages.
Alors, à votre avis?
Miss M.
Est ce qu'un budget de 60 EUR/jour/personnes est encore un budget réaliste pour des vacances en Thailande en 2011? Avec cet argent, nous devrons : - nous loger : seules exigences : eau chaude et sdb privative - nous nourrir : alors là, on s'en fiche vraiment marchés et autres bouibouis, restos locaux, tout est bon. - nous déplacer : ok pour les bus de nuits et autres lentissimes trains. - nous divertir : temples, ruines, marchés plutot que boites de nuit et plages.
Alors, à votre avis?
Miss M.
Carnet de voyage à Bali et Gili Trawangan (novembre 2010) English translation pending
Voici le carnet de voyage de mon séjour à Bali et Gili Trawangan, en octobre-novembre 2010.
Je vais essayer d'être le plus détaillé possible, avec photos, quelques bonnes adresses, recommandations. N'hésitez à me poser vos questions... j'y répondrais.
J1 27/10 - Paris Kuala Lumpur http://voyageforum.com/...iew&post=4073334 J2 28/10 - Kuala Lumpur Bali http://voyageforum.com/...iew&post=4073334 J3 29/10 - Sanur vers Nusa Lembogan http://voyageforum.com/...iew&post=4073334 J4 30/10 - Nusa Lembogan http://voyageforum.com/...post=4074840#4074840 J5 31/10 - Nusa Lembogan vers Ubud http://voyageforum.com/...post=4074840#4074840 J6 01/11 - Ubud (et sa région) http://voyageforum.com/...post=4081088#4081088 J7 02/11 - Nord de Bali http://voyageforum.com/...post=4085996#4085996 J8 03/11 - Ubud http://voyageforum.com/...post=4095056#4095056 J9 04/11 - Ubud & Padangbai http://voyageforum.com/...post=4100220#4100220 J10 05/11 - Gili Trawangan http://voyageforum.com/...post=4100240#4100240 J11 06/11 - Gili Trawangan http://voyageforum.com/...post=4121969#4121969 J12 07/11 - Gili Trawangan http://voyageforum.com/...post=4121990#4121990 J13 08/11 - Gili Trawangan à Kuta http://voyageforum.com/...post=4122078#4122078 J14 09/11 - Kuta & Peninsule du Bukit http://voyageforum.com/...post=4138395#4138395 J15 10/11 - Kuta http://voyageforum.com/...post=4138406#4138406 Conseils, idée de prix et recommandations http://voyageforum.com/v.f?post=4143643#4143643
J1 27/10 - Paris Kuala Lumpur
Départ à 12h du terminal 1 de Roissy - CDG avec Malaysia Airlines. Décollage à l'heure, c'est parti pour 12 longues heures de vol où l'on aura un déjeuner, une collation et un petit-déjeuner. Le personnel Malaysia est très professionnel et serviable, et n'hésitera pas à nous ravitailler toutes les heures en boisson. Arrivée à Kuala Lumpur pour une escale de 2h un peu après minuit heure française, soit 6h de plus heure locale.
J2 28/10 - Kuala Lumpur Bali
L'aéroport de Kuala Lumpur se prête bien aux petites escales, il ne manque pas de restaurants, bars ou boutiques (même de luxe). Pour nous, ce sera un Starbucks, dernier rappel du monde occidental. 6€ pour 2 grands cafés, on est bien en Asie, dans un autre monde.
Embarquement rapide pour Bali, Malaysia toujours au top ! L'arrivée à Bali est impressionnante, on a l'impression d'atterrir dans la mer. Nous sommes à l'heure ! Immigration (25$ de taxe), récupération des bagages, et hop là un balinais avec une pancarte à nos noms nous attend : en effet, j'avais réservé le taxi via l'hôtel (réservé aussi depuis la France) pour ne pas avoir à chercher ou attendre.
20 bonnes minutes de trajet, où l'on découvre que la circulation est composé par 60% de scooters et nous arrivons à l'hôtel, simple, propre et pas cher ! Malgré notre fatigue (lever depuis 26h, et ce ne sont pas les petits sommeils dans l'avion qui font une vraie nuit), nous nous lançons dans le tour de Sanur ! Après un arrêt dans un change de monnaie (un de ceux recommandé dans nos guides, car il y a beaucoup d'arnaque... Etant donné que 1€ donne 12 250 rupiah, et que le plus gros billets donnés est de 50 000 !), nous découvrons la plage. Pas très belle, rien de sensationnel.
http://www.flickr.com/...romainpa/5185080719/
On remonte la plage vers le nord, sur 3 bon km, et au bout notre récompense sera une Bintang, bière locale.

Retour à 17h à l'hôtel, pour une mini sieste. Diner sur la plage, au Bonsai Café: un noodle chicken chow mein délicieux, avant un repos bien mérité.
J3 29/10 - Sanur vers Nusa Lembogan
Réveil assez matinal, à 7h30, car nous prenons le bateau rapide au départ de Sanur pour l'ile de Nusa Lembogan. Nous avions acheté les billets la veille avec un petit rabais (30%) en négociant (transport et logement se négocient ici).
On part de l'hôtel à 8h45, on chope direct un taxi, pour qu'il nous dépose au départ du bateau, et nous évite la 1/2 heure de marche avec nos gros sacs à dos. La première grosse action du séjour débute: au bout de 2km, je commence à demander au chauffeur où il nous emmène, nereconnaissant pas la route de la veille et étant persuadé que le chauffeur se plante ! Il nous assure que c'est le bon chemin ! Quelques minutes plus tard, je le relance mais il maintient. Il arrive sur un parking, nous dit que c'est derrière ce grand ce bâtiment. Avec un grand aplomb, je lui dis que le départ du bateau n'est pas derrière ce bâtiment, mais quelques km en arrière. Dépité, il nous y conduit, je le guide et nous dépose là où je pensais être le départ du bateau. Il est 9h10. On fait pas 50m sur la plage que je me rend compte de mon erreur. Avec la fatigue le veille, j'avais mal apprécié les distances, et zappé une bonne partie du trajet. Je lance la course, avec nos gros sacs pour ne pas rater le départ (le rdv était à 9h): on y arrive 10min plus tard, non sans dommage. J'ai bien énervé ma chérie avec cette erreur, et nous sommes en transpiration extrême.
Départ les pieds dans l'eau, La traversée se fait rapidement (30min), et nous arrivons à Jungutbatu, plus gros village de l'île. Nous partons sur la corniche surplombant la mer avec vue sur le village à la recherche de notre hôtel pour les 2 nuits que nous passerons ici.
1er hôtel que j'avais repéré sur Internet, le coconut resort, propose un prix non négociable, donc hors budget. Qui plus est un anglais nous interpelle en nous disant de ne pas venir ici, il y des rats... (un gros loge dans sa chambre, et visiblement l'hôtel ne l'a pas aidé à s'en débarrasser).
C'est au 3ème hôtel qu'on trouve notre bonheur: prix correct, piscine débordante avec vue sur la baie.


Un petit tour dans la piscine, puis nous bougeons déjeuner dans Jungutbatu.
http://www.flickr.com/...romainpa/5185684948/
L'après-midi sera consacré à une balade sur la plage, en direction de la Mangrove, lieu au nord de l'ile où est cultivée l'algue. C'est un 1er contact avec les locaux de l'île.
http://www.flickr.com/...romainpa/5185687948/
http://www.flickr.com/...romainpa/5185088707/
http://www.flickr.com/...romainpa/5187479409/
Nous admirons aussi ce beau coucher du soleil, aux belles couleurs.
http://www.flickr.com/...romainpa/5187488701/
La suite, très bientôt
J1 27/10 - Paris Kuala Lumpur http://voyageforum.com/...iew&post=4073334 J2 28/10 - Kuala Lumpur Bali http://voyageforum.com/...iew&post=4073334 J3 29/10 - Sanur vers Nusa Lembogan http://voyageforum.com/...iew&post=4073334 J4 30/10 - Nusa Lembogan http://voyageforum.com/...post=4074840#4074840 J5 31/10 - Nusa Lembogan vers Ubud http://voyageforum.com/...post=4074840#4074840 J6 01/11 - Ubud (et sa région) http://voyageforum.com/...post=4081088#4081088 J7 02/11 - Nord de Bali http://voyageforum.com/...post=4085996#4085996 J8 03/11 - Ubud http://voyageforum.com/...post=4095056#4095056 J9 04/11 - Ubud & Padangbai http://voyageforum.com/...post=4100220#4100220 J10 05/11 - Gili Trawangan http://voyageforum.com/...post=4100240#4100240 J11 06/11 - Gili Trawangan http://voyageforum.com/...post=4121969#4121969 J12 07/11 - Gili Trawangan http://voyageforum.com/...post=4121990#4121990 J13 08/11 - Gili Trawangan à Kuta http://voyageforum.com/...post=4122078#4122078 J14 09/11 - Kuta & Peninsule du Bukit http://voyageforum.com/...post=4138395#4138395 J15 10/11 - Kuta http://voyageforum.com/...post=4138406#4138406 Conseils, idée de prix et recommandations http://voyageforum.com/v.f?post=4143643#4143643
J1 27/10 - Paris Kuala Lumpur
Départ à 12h du terminal 1 de Roissy - CDG avec Malaysia Airlines. Décollage à l'heure, c'est parti pour 12 longues heures de vol où l'on aura un déjeuner, une collation et un petit-déjeuner. Le personnel Malaysia est très professionnel et serviable, et n'hésitera pas à nous ravitailler toutes les heures en boisson. Arrivée à Kuala Lumpur pour une escale de 2h un peu après minuit heure française, soit 6h de plus heure locale.
J2 28/10 - Kuala Lumpur Bali
L'aéroport de Kuala Lumpur se prête bien aux petites escales, il ne manque pas de restaurants, bars ou boutiques (même de luxe). Pour nous, ce sera un Starbucks, dernier rappel du monde occidental. 6€ pour 2 grands cafés, on est bien en Asie, dans un autre monde.
Embarquement rapide pour Bali, Malaysia toujours au top ! L'arrivée à Bali est impressionnante, on a l'impression d'atterrir dans la mer. Nous sommes à l'heure ! Immigration (25$ de taxe), récupération des bagages, et hop là un balinais avec une pancarte à nos noms nous attend : en effet, j'avais réservé le taxi via l'hôtel (réservé aussi depuis la France) pour ne pas avoir à chercher ou attendre.
20 bonnes minutes de trajet, où l'on découvre que la circulation est composé par 60% de scooters et nous arrivons à l'hôtel, simple, propre et pas cher ! Malgré notre fatigue (lever depuis 26h, et ce ne sont pas les petits sommeils dans l'avion qui font une vraie nuit), nous nous lançons dans le tour de Sanur ! Après un arrêt dans un change de monnaie (un de ceux recommandé dans nos guides, car il y a beaucoup d'arnaque... Etant donné que 1€ donne 12 250 rupiah, et que le plus gros billets donnés est de 50 000 !), nous découvrons la plage. Pas très belle, rien de sensationnel.
http://www.flickr.com/...romainpa/5185080719/On remonte la plage vers le nord, sur 3 bon km, et au bout notre récompense sera une Bintang, bière locale.

Retour à 17h à l'hôtel, pour une mini sieste. Diner sur la plage, au Bonsai Café: un noodle chicken chow mein délicieux, avant un repos bien mérité.
J3 29/10 - Sanur vers Nusa Lembogan
Réveil assez matinal, à 7h30, car nous prenons le bateau rapide au départ de Sanur pour l'ile de Nusa Lembogan. Nous avions acheté les billets la veille avec un petit rabais (30%) en négociant (transport et logement se négocient ici).
On part de l'hôtel à 8h45, on chope direct un taxi, pour qu'il nous dépose au départ du bateau, et nous évite la 1/2 heure de marche avec nos gros sacs à dos. La première grosse action du séjour débute: au bout de 2km, je commence à demander au chauffeur où il nous emmène, nereconnaissant pas la route de la veille et étant persuadé que le chauffeur se plante ! Il nous assure que c'est le bon chemin ! Quelques minutes plus tard, je le relance mais il maintient. Il arrive sur un parking, nous dit que c'est derrière ce grand ce bâtiment. Avec un grand aplomb, je lui dis que le départ du bateau n'est pas derrière ce bâtiment, mais quelques km en arrière. Dépité, il nous y conduit, je le guide et nous dépose là où je pensais être le départ du bateau. Il est 9h10. On fait pas 50m sur la plage que je me rend compte de mon erreur. Avec la fatigue le veille, j'avais mal apprécié les distances, et zappé une bonne partie du trajet. Je lance la course, avec nos gros sacs pour ne pas rater le départ (le rdv était à 9h): on y arrive 10min plus tard, non sans dommage. J'ai bien énervé ma chérie avec cette erreur, et nous sommes en transpiration extrême.
Départ les pieds dans l'eau, La traversée se fait rapidement (30min), et nous arrivons à Jungutbatu, plus gros village de l'île. Nous partons sur la corniche surplombant la mer avec vue sur le village à la recherche de notre hôtel pour les 2 nuits que nous passerons ici.
1er hôtel que j'avais repéré sur Internet, le coconut resort, propose un prix non négociable, donc hors budget. Qui plus est un anglais nous interpelle en nous disant de ne pas venir ici, il y des rats... (un gros loge dans sa chambre, et visiblement l'hôtel ne l'a pas aidé à s'en débarrasser).
C'est au 3ème hôtel qu'on trouve notre bonheur: prix correct, piscine débordante avec vue sur la baie.


Un petit tour dans la piscine, puis nous bougeons déjeuner dans Jungutbatu.
http://www.flickr.com/...romainpa/5185684948/L'après-midi sera consacré à une balade sur la plage, en direction de la Mangrove, lieu au nord de l'ile où est cultivée l'algue. C'est un 1er contact avec les locaux de l'île.
http://www.flickr.com/...romainpa/5185687948/
http://www.flickr.com/...romainpa/5185088707/
http://www.flickr.com/...romainpa/5187479409/Nous admirons aussi ce beau coucher du soleil, aux belles couleurs.
http://www.flickr.com/...romainpa/5187488701/La suite, très bientôt
Combo croisière Costa au départ de La Romana puis une semaine à l'hôtel Catalina English translation pending
Bonjour
Je veux faire en janvier 2012 la croisiere costa a partir de la romana puis 1 sem en tout-inclus par la suite. Cela va être ma premiere croisiere et j ai plein de questions. Je vais faire une petite recherche sur la forum avant de les poser, mais j aimerais savoir si quelqu un a déjà fait ce "combo " et le prix payé. J ai téléphoné a plusieurs agnce de voyage mais malheureusement les prix ne sont pas encore sorti.
Merci Karine
Je veux faire en janvier 2012 la croisiere costa a partir de la romana puis 1 sem en tout-inclus par la suite. Cela va être ma premiere croisiere et j ai plein de questions. Je vais faire une petite recherche sur la forum avant de les poser, mais j aimerais savoir si quelqu un a déjà fait ce "combo " et le prix payé. J ai téléphoné a plusieurs agnce de voyage mais malheureusement les prix ne sont pas encore sorti.
Merci Karine
Spectacle de danse khmer à Siem Reap au Cambodge? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir une bonne adresse pour un spectacle d'Apsara à SR en juillet prochain . J'y serai de passage pendant quelques jours et je souhaiterais en voir un . Je voyage avec mon fils, pensez-vous que ça peut l'intéresser ou au contraire le barber ? Merci pour vos réponses Cordialement,
J'aimerais avoir une bonne adresse pour un spectacle d'Apsara à SR en juillet prochain . J'y serai de passage pendant quelques jours et je souhaiterais en voir un . Je voyage avec mon fils, pensez-vous que ça peut l'intéresser ou au contraire le barber ? Merci pour vos réponses Cordialement,
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Retour de l'hôtel Marea del Portillo English translation pending
Bonjour a tous voici un petit résumé de mon voyage de deux semaines a manzanillo.
J'étais logé au farallon chambre supérieur.L'endroit est magnifique entouré de montagne la vue est superbe.Le personnel est très gentil, la chambre étais très propre, rien a redire sur l'ensemble de l'hotel.Malheureusement il y a certain froid avec nos canadiens Ontarien, je ne veut pas dire qu'ils sont tous comme ca mais une journée dans la piscine il y a un bar et un anglophone qui étais assis avec une dame et me demande a moi et mon beau frère est ce que vous venez d'arriver de toronto en anglais et moi je lui répond en francais non nous venons de Montréal Québec et j'ai très bien compris en anglais dire ne donne pas ton siège a eux c'est des ....de Québecois.Heureusement ce n'est qu'une minorité qui sont ainsi.Il a fait beau et chaud durant les deux semaines avec seulement une journée que nous avons eu de la pluie environs trois heures.La plage l'eau étais chaude et le sable est plutôt noir car c'est un sable volcanique mais la plage étais bien nettoyée.Absolument rien a redire sauf la bouffe qui n'est pas variée et que pour une semaine ca vas mais deux semaines c'est un peu plus difficile.Ne tarder pas trop pour aller souper car les plats ne sont pas toujours remplacés.
Quel pays d'Asie du Sud-Est avec un bébé de neuf mois? English translation pending
bonjour,
nous venons d'avoir un bébé qui aura 9 mois en septembre. nous cherchons une destination pour 3 semaines en asie du sud est pour septembre. Quel pays serait le plus adapté avec un bébé (maladie, chaleur, ...) ?
nous ne sommes absolument pas des voyageurs de club vacances donc nous ne voulons pas faire courir de risques inutiles à notre fille.
Nous avons déjà fait la thailande et avons maintenant un penchant pour la malaisie. ce qui m'inquiète le plus sont les moustiques car pour le reste elle ne mangera pas la nourriture locale donc elle ne risque pas grand chose.
merci pour vos avis.
mois de novembre English translation pending
J'aimerais aller en république au mois de novembre avec ma famille. Nous sommes un couple fin trentaine avec deux enfant une fille 16 ans et un garçon 10 ans. J'aimerais un site pas trop grand car ma fille est à mobilité réduite. Nous ne somme vraiment pas difficile tout ce qu'on veut c'est se reposer et la propreté du site et chambre. J'aimerais savoir s'il y a beaucoup de pluie en novembre et si je peux trouver quelque chose de bien pour 800$ par personne et quel hotel et quel ville vous me conseillez? L'an passé en novembre je suis allé à cuba pour 635$ par personne mais cette j'aimerais essayer la république.
Merci Anie
Merci Anie
Thaïlande: que pensez-vous de mon circuit d'environ dix jours? English translation pending
Bonjour a tous!
Voila, apres avoir du bouger mes vacances 2 fois, c'est enfin confirme!
Je pars environ 10 jours en Thailande et je voulai avoir votre avis sur mon circuit et savoir ce que vous me conseillez absolument de voir! : - Arrivee a Bangkok - 3 jours - dont 1 jour a Pattaya (je crois que le voyage en bateau vaut le coup) - Depart pour Chiang Mai - 3 jours a Chang Mai - Depart pour Phuket - 2 jours - Bateau pour PhiPhi - 3 jours - Bateau pour Krabi et vol de retour a Bangkok pour 1 journee avant vol international
Qu'en pensez-vous? Quels sont les incontournables?
MERCI d'avance!
Cat9001
Voila, apres avoir du bouger mes vacances 2 fois, c'est enfin confirme!
Je pars environ 10 jours en Thailande et je voulai avoir votre avis sur mon circuit et savoir ce que vous me conseillez absolument de voir! : - Arrivee a Bangkok - 3 jours - dont 1 jour a Pattaya (je crois que le voyage en bateau vaut le coup) - Depart pour Chiang Mai - 3 jours a Chang Mai - Depart pour Phuket - 2 jours - Bateau pour PhiPhi - 3 jours - Bateau pour Krabi et vol de retour a Bangkok pour 1 journee avant vol international
Qu'en pensez-vous? Quels sont les incontournables?
MERCI d'avance!
Cat9001
Sumatra en quinze jours: parcours? English translation pending
Bonjour,
Nous avons decidé de partir cette année sur l'ile de sumatra en indonesie au mois de juin pour 19 jours vols compris. On disposera donc clairement de 15 jours entiers sur place. Sumatra est vraiment très grande et c'est pourquoi je fais appel à vous. Je ne sais pas trop vers quel region m'orienter. Je suis deja partie à Bali 3 semaines et au Sulawesi 3 semaines egalement. Je recherche un voyage varié mais sans perdre trop de temps dans les trajets ( c'est ce qui est arrivé au Sulawesi...) pour le trek j'ai lu que medan et ses alentours (butik lawang) étaient vmt pas mal, il y a aussi le lac toba, est ce que le detour en vaut la peine ? pour la plongée palau weh (en sachant que je ne fais pas de plongée mais du snorkeling) et pour la detente plage il y a les mentawai , banyak et bankga. Je dois faire un choix :s difficile ! quel parcours vous semble le plus réaliable en 15 jours ?
merci d'avance !
si vous desirez des infos sur le sulawesi, n'hesitez pas!
Nous avons decidé de partir cette année sur l'ile de sumatra en indonesie au mois de juin pour 19 jours vols compris. On disposera donc clairement de 15 jours entiers sur place. Sumatra est vraiment très grande et c'est pourquoi je fais appel à vous. Je ne sais pas trop vers quel region m'orienter. Je suis deja partie à Bali 3 semaines et au Sulawesi 3 semaines egalement. Je recherche un voyage varié mais sans perdre trop de temps dans les trajets ( c'est ce qui est arrivé au Sulawesi...) pour le trek j'ai lu que medan et ses alentours (butik lawang) étaient vmt pas mal, il y a aussi le lac toba, est ce que le detour en vaut la peine ? pour la plongée palau weh (en sachant que je ne fais pas de plongée mais du snorkeling) et pour la detente plage il y a les mentawai , banyak et bankga. Je dois faire un choix :s difficile ! quel parcours vous semble le plus réaliable en 15 jours ?
merci d'avance !
si vous desirez des infos sur le sulawesi, n'hesitez pas!
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Bonjour à tous, je commence une nouvelle discussion car l'ancienne est visiblement close.
Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Trente jours tranquilles en Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous les forumeurs voyageurs 🙂
Je sais qu'il ya déjà pas mal de discussion sur le sujet 😊 (ca fait plusieur mois que je me balade sur le forum), mais rien qui ne me correspondait (enfin j'ai l'impression) 🙁. Hop je commence :
Alors voila je pose le décor : on est 3 jeunes, on part pour 30 jours en thailande de debut avril a debut mai. Dans ce laps de temps on aimerait faire le nord et le sud de la thailande, le nord pour sa culture et le sud pour ces plages (c'est peut etre stéréotypé mais c'est la vision que j'en ai pour l'instant).
Notre idée c'est surtout de se faire plaisir tranquillement (pas changer de ville tout les jours ou les 2 jours), visiter, se ballader , pratiquer des activité comme la plongé (rafting ? autre activité a faire ?). On veut essayer d'évité au max les endroits ou se trouve + de touriste que de thaî (a prioris sur certaine iles il ya plus de touriste que de thai). A oui sinon notre budget sur place est d'environ 800€ (il peut changer selon les besoin mais pas au dela de 1200€)
Voila vous connaissez un peu pret notre vision de notre voyage en thailande, de la j'ai plusieur questions: - Quel itinéraire conseillerez vous pour ce voyage ? - Quel activité autre que la plongé est disponible ? - On pensait arriver avec le strict nécessaire (1 semaine de vetement) et acheter les appareil photo numérique et le reste de vetement sur place (est ce une bonne idée , sachant que pour ma part je suis plutot grand : 1m87) ? - Quel villes pour faire la fete de l'eau (a prioris on sera en plein dedans)?
Si vous avez des idées n'hésiter pas 😉
Je sais qu'il ya déjà pas mal de discussion sur le sujet 😊 (ca fait plusieur mois que je me balade sur le forum), mais rien qui ne me correspondait (enfin j'ai l'impression) 🙁. Hop je commence :
Alors voila je pose le décor : on est 3 jeunes, on part pour 30 jours en thailande de debut avril a debut mai. Dans ce laps de temps on aimerait faire le nord et le sud de la thailande, le nord pour sa culture et le sud pour ces plages (c'est peut etre stéréotypé mais c'est la vision que j'en ai pour l'instant).
Notre idée c'est surtout de se faire plaisir tranquillement (pas changer de ville tout les jours ou les 2 jours), visiter, se ballader , pratiquer des activité comme la plongé (rafting ? autre activité a faire ?). On veut essayer d'évité au max les endroits ou se trouve + de touriste que de thaî (a prioris sur certaine iles il ya plus de touriste que de thai). A oui sinon notre budget sur place est d'environ 800€ (il peut changer selon les besoin mais pas au dela de 1200€)
Voila vous connaissez un peu pret notre vision de notre voyage en thailande, de la j'ai plusieur questions: - Quel itinéraire conseillerez vous pour ce voyage ? - Quel activité autre que la plongé est disponible ? - On pensait arriver avec le strict nécessaire (1 semaine de vetement) et acheter les appareil photo numérique et le reste de vetement sur place (est ce une bonne idée , sachant que pour ma part je suis plutot grand : 1m87) ? - Quel villes pour faire la fete de l'eau (a prioris on sera en plein dedans)?
Si vous avez des idées n'hésiter pas 😉
On en est où en Tunisie? English translation pending
Bonjour,
Vu que maintenant, tous les médias sont tournés vers l'Egypte ou en est la situation en Tunisie ? Merci aux Tunisiens de me répondre svp.
Bonne journée
Vu que maintenant, tous les médias sont tournés vers l'Egypte ou en est la situation en Tunisie ? Merci aux Tunisiens de me répondre svp.
Bonne journée
Hôtel Caribe Club Princess Punta Cana English translation pending
bonjour
je part pour la semaine de relache au caribe club princesse et jaimerais avoir ladresse email de la reception pour une demande de 2iemme etage de ma chambre ect et le plan de lhotel.si vous avez dautre conseil ex resto .le coffret de securitée est il payant .merci