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Réserver un hélicoptère pour le Grand Canyon English translation pending
by MissLudmilla · 2008-07-06 · 41 replies
hello ! nous allons réserver hélico pour grand canyon, au départ de las vegas. nous pensons faire résa par "papillon", grand celebration tour. les horaires proposés sont 9h, 11h, 13h et 18h, au départ de las vegas...le tour complet dure 4heures.. que nous conseillez vous ? je pense qu'en partant à 18h, le soleil sera déjà couché ! qui a déjà vécu cette expérience ? à quelle heure ? le matin ? merci pour vos conseils à bientot
Séjour au Sénégal en septembre English translation pending
by Gnemfran · 2008-07-05 · 9 replies
Bonjour à Tous,

voilà je souhaite emmener ma femme se relaxer au Sénégal. Voyage en Septembre 13-20 ou plus tard. Navré je suis un néophyte de l'Afrique, je n'ai fait qu'Hammamet il y a 20 ans :)

Il semble difficile pour une première fois d'échapper aux séjour en club ou hôtels. En tous cas sur internet je n'ai rien trouvé que l'hôtel Ramba**** pour un séjour de 7 nuits.

Je ne suis pas très chaud pour les Vols charter a 3h du mat et les transfère de fou mais les vols sec sont déjà aussi cher que le séjour.

Pourriez vous me donner votre avis sur : Une bonne agence de voyage pour un hôtel sans mauvaise surprise où l'on est sur de se détendre Vaccinations ou pas, palu ? Quelle région pour une première fois, repos plage et mini excursion pour animaux si possible (avec guide et pas hotel si j'ai bien compris) C'est peut être bête mais quel genre de vêtements ? Chaussures et toile ?

En vous remerciant tous d'avance,

Cordialement

François
Partir au Burkina Faso pour un voyage humanitaire English translation pending
by Moudj · 2008-07-03 · 15 replies
Salut a tout le monde, tout d'abord mes félicitations et encouragements a tout ce qui ont effectué ou veulent effectuer des séjours humanitaires. Je pars au burkina faso pour 2semaines (du 12 au 26 juillet) autour du sahel pour un séjour humanitaire avec différentes escales, je ne suis jamais allé en afrique de l'ouest, j'aimerais avoir de vos conseils svp. Pour ceux qui ne sont pas encore partis et qui sont a la recherche d'infos, demandez moi et j'essairais de me renseigner pour vous sur place.

Bon voyages a tous.
Combiné croisière au fil du Nil et séjour au Club Marmara Hurghada du 19 juillet au 2 août 2008 English translation pending
by Vivi6 · 2008-07-02 · 10 replies
Bonjour à ts c'est la toute première fois que je pars en Egypte cette année. Je pars avec le club marmara pour une formule tout inclus croisière au fil du nil+ séjour au club marmara Hurghada. Ce n'est pas mon premier voyage à l'étranger mais voilà cette année est différente car j'ai convaincu des amis de venir avec moi. C'est la première fois qu'ils quittent la France et je commence à être inquiète qu'ils puissent être déçus quand je lis sur différents site que l'hôtel est pas terrible et que les prestations peuvent être médiocre. C'est pourquoi je cherche quelques renseignements. A combien de kg a t'on le droit ds la valise pour l'avion? Est ce que l'on doit emmener des serviettes pour la piscine et la plage? et la piscine du bâteau? Y a t'il une blanchisserie sur le bâteau ou a l'hôtel? Est ce que les bâteaux sont vraiment grand confort comme indiqué sur la brochure? Y a t'il des moustiques? J'ai acheté un masque et un tuba mes amis doivent t'il en faire autant ou en prêtent ils a l'hôtel? est ce quelqu'un a les tarifs de orbit tour, surtout pour la sortie bédouine et la journée snorkeling? la grande question qui m'inquiéte est la plage de l'hôtel. Est ce vrai que l'eau est sale qu'on ne peut pas voir a travers et qu'il n'y a pratiquement pas de plage? Voilà j'espère que vous me répondrez, j'attends vos réponses avec impatience. Merci d'avance.
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-25 · 4 replies
Luc-en-Diois Cassis

Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.

Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.

Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.

Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.

14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.

Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.

Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.

Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.

Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.

Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.

Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.

L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.

En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.

Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.

Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.

Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent. Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.

Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.

Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.

Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.

Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.

Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.

Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.

Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.

Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes. J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.

Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.

Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.

Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.

Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.

Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.

C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain. Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.

Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies. Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Cubain ou cubaine vivant au Québec: heureux(se) dans votre pays d'accueil? English translation pending
by Fleur1201 · 2008-06-23 · 32 replies
Bonjour,

S'il y a des personnes originaire de Cuba qui vivent au Québec depuis quelques temps, j'aimerais savoir comment vous aimez votre pays d'accueil, êtes-vous heureux(se) ?, et l'hiver ? et le rythme de vie ?

J'attends vos réponses ! ... merci ! 😉
Comment se comporter dans un onsen? (Japon) English translation pending
by Nihon · 2008-06-23 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je pars au Japon pour la 1ère fois cet été et j'aimerais recueillir quelques infos concernant les pratiques dans les onsens (bains chauds communs). En fait, j'aimerais connaitre "la procédure" à suivre pour bien profiter des onsens. Tout d'abord, question idiote ; est-on complètement nu dans un onsen ou porte t-on une serviette, un maillot de bain? Sachant que je serai avec mon copain, on aimerait trouver des onsens mixtes (histoire de ne pas vivre l'experience chacun de son côté) je me demandais donc comment ça se passe lorsque les onsens sont mixtes? Il parait aussi (et s'est tant mieux) qu'il faut se doucher avant de rentrer dans le bain?

Bref, pourriez vous me décrire comment les japonais se comportent dans ce type d'endroit, car nous ne voudrions pas passer pour des occidentaux ignorants!!!

Merci beaucoup pour vos réponses!

Nihon
Température de la mer actuellement à Djerba? (fin juin) English translation pending
by Noisettilla · 2008-06-23 · 6 replies
par ailleurs si quelqun en revient peut il me communiquer l'info? je pars dimanche

merki
Circuit au sud-ouest de Madagascar en mai et juin 2009 English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-06-22 · 20 replies
Bonjour à tous!!!!🙂

Me voila seulement revenu de Mada depuis 15 jours à peine que je pense déjà à mon prochain trip en 2009😊

J'aimerais avoir vos sentiments et aussi des tuyaux de votre part concernant des restaurants ou hôtels ou moyens de locomotions pour pouvoir réussir le mieux possible ce projet!!!😮

Voila je disposerai de 5 semaines pour faire ce que je vais vous décrire, je sais que j'aurai le temps de le faire mais ma recherche c'est je le répête les bons coups!!!

Donc Tana- Antsirabé- Miandrivazo-descente de la Tsiribina et arrivée à Belo sur Tsiribina et puis la route des tsingy et rester deux jours dans ce parc puis redescendre sur Morondava et rester une journée et aller à Belo sur mer et y rester aussi une journée puis partir pour Morombé et rester aussi une journée et à partir de là, j'aimerais si possible faire une partie du trajet en bateau gasy jusqu'à Ifaty, et savoir grosso modo combien de temps faut-il pour faire cela!!!! ensuite rester une journée à Ifaty puis Tulear et Saint augustin et Anakao et rester deux jours et ensuite remonter sur Ranohira pour refaire l'isalo disons deux jours et ensuite Ambalavo pour faire le parc de l'Andigitra et y rester une nuit dans le parc et puis reprendre la route pour Tana avec un éventuel arrête en cours de route pour couper la distance!!!

En fait ma démarche est de connaitre les bons plans dans ces endroits où je passerai et aussi la façon de pouvoir prendre un bateau gasy pour faire une partie de ma descente du canal du mozambique🙂

Bon je sais, j'en demande bcp mais je ne me voyais pas poser 20 posts pour chaques parties de mon circuit!!

Merci dans l'attente de vos réponses

Amicalement

Jean-marc😎
Retour de l'hôtel Catolonia Royal Tulum English translation pending
by Tourterelle · 2008-06-22 · 10 replies
bonjour, je suis de retour du Catalonial Royal Tulum, oh lala c est pas drole la temperature ici, il faisait 32C la-bas hier😮. Tres beau voyage avec ses hauts et ses bas. Une des plus belles plages de Riviera Maya.
Logement pour une nuit à Ollantaytambo? (Pérou) English translation pending
by Maeyro · 2008-06-20 · 13 replies
Bonjour! Je voudrais aller au Machu Pichu le 19 juillet, mais comme le train est extrèmement tôt et que je suis logée dans un couvent à Cuzco, il me faudrait trouver un lieu où passer la nuit du 18 au 19 juillet; pourriez vous m'aider pour trouver un endroit pas trop cher, sûr et pas loin de la gare? Merci
Itinéraire trop chargé dans l'Ouest américain? English translation pending
by Cpar · 2008-06-17 · 26 replies
Bonsoir à tous,

Comme beaucoup, je cherche à faire « valider » certains détails de notre voyage dans l’ouest américain par els experts de ce forum (/!attention pavé /!).

Présentation : Nous sommes 6 (2 couples, et deux grands ados de 19 et 16 - mes enfants). Nous ne sommes pas vraiment sportifs ni téméraires (adieu Angel’s Landing), mais tenterons de faire quelques ballades. Vu notre nombre, et pour des raisons de coût, nous avons opté pour un seul véhicule, type Van, et donc pas de possibilités de faire de la piste, malheureusement. 19 jours pour un premier contact, c’est déjà bien mais jamais assez. Nous souhaitons faire une grosse partie des incontournables, ce qui laisse peu de place aux sites moins connus ou au wilderness (et comme pas de 4x4, encore moins de possibilités). Nous faisons l’impasse sur la partie Cow-boy/cactus de l’Arizona et du nouveau Mexique, ainsi que toute la cote Pacifique, à l’exception de San Francisco. Nous sommes de piètres photographes. Nous n’allons pas multiplier les lever/coucher de soleil et nous sommes en vacances, donc pas trop de journée marathon et pas trop de départs aux aurores. Nous avons donc bâti un autotour sur la base de descriptifs de tours-opérateurs et de guides (Routard/Michelin) et déjà tout bouclé (Avion, hôtels, véhicule). Ceci malheureusement avant de trouver la mine de renseignements sur la toile. Nous avons ensuite refait quelques modifications sur un minimum de chose

Jour 1 dimanche 3 août : départ de Paris le matin, arrivée à San Francisco vers 21h00 PST, direction l’hotel dans San Francisco Jour 2 lundi 4 août : San Francisco Jour 3 mardi 5 août : San Francisco Jour 4 mercredi 6 août : San Francisco Jour 5 jeudi 7 août : route vers Yosemite NP, nuit à Mariposa Jour 6 vendredi 8 août : Yosemite, nuit a Mariposa Jour 7 samedi 9 août : Tioga Road, Bodie (selon timing), Mono Lake, Death Valley, nuit à Beatty Jour 8 dimanche 10 août : Death Valley, route vers Las Vegas Jour 9 lundi 11 août Las Vegas, Grand Canyon en hélicoptère le matin, Nuit a Las Vegas Jour 10 mardi 12 août : Route vers Zion, visite du parc, nuit à Panguitch Jour 11 mercredi 13 août : visite de Bryce, nuit à Panguitch Jour 12 jeudi 14 août : Scenic Byway 12, puis direction Moab, nuit à Moab Jour 13 vendredi 15 août : Canyonland ou Arches, nuit à Moab Jour 14 samedi 16 août : Canyonland ou Arches, nuit à Moab Jour 15 dimanche 17 août : Mesa verde, nuit à Mesa Verde Jour 16 lundi 18 août :Mesa Verde, Monument Valley, nuit à Page Jour 17 mardi 19 août ; Antelope Canyon, CBS, nuit à Page Jour 18 mercredi 20 août : Antelope Canyon (si pas fait la veille), Horse Shoe Bend, Route est de Grand Canyon, nuit à Tusayan Jour 19 jeudi 21 août : Visite de la rim de Grand Canyon, puis route vers Phoenix, nuit à Phoenix Jour 20 vendredi 22 août : Vol retour Jour 21 samedi 23 août : Arrivée à Paris

Commentaires sur les visites : Partie San Francisco : Une journée de trop à mon goût, qui vient du fait que nous avons changé au dernier moment de compagnie aérienne pour une raison de coût et que nous avons du pour cela partir le 3 août au lieu du 4 comme prévu initialement car grosse différence de tarif. Cela nous laisse un peu de temps pour nous acclimater au décalage horaire, à la « gastronomie » et à la voiture. A San Francisco, visite de la ville (route 49) et des environs (Napa Valley, Muir Wood, la baie). Pas encore de chose bien établie sur cette partie, qui se fera au « feeling »

Partie Californie/Nevada : Je ne sais pas encore ce que nous allons faire dans Yosemite, mais vraisemblablement au moins Mariposa Grove et Glacier point. Pour le reste, cela sera sans doute selon l’envie, la foule, la chaleur et la condition physique du moment. Pour Bodie, Mono Lake, cela sera aussi en fonction du timing (Si on arrive à se lever tôt ou pas). J’espère arriver pour le coucher du soleil à Zabriskie point, et être en mesure de voir le reste de Death Valley (Artist Drive, Devil golf Course, Badwater, Dante's View) le lendemain matin « à la fraîche » (jour 8).Le reste de la journée sera d’aller à Las Vegas, donc pas très folichon. On peut bien sur caser Red Rock Canyon sur le chemin, ou Valley of Fire un peu plus loin s’il ne fait pas trop chaud (éventuellement le lendemain après-midi, créneau pour la visite aussi). Sinon, ça sera piscine et/ou outlets. (Nous pensions prendre un motel a El Portal mais complet, ainsi qu’un hébergement avant Death Valley, mais plus rien de disponible non plus. De ce fait, la route est rallongée de 2h00 ce qui fait que nous allons courir une journée et en avoir une un peu vide le lendemain.) Le jour suivant (jour 9), départ pour une balade en hélico dans le Grand Canyon le matin avec atterrissage de quelques minutes pour approcher le fleuve Colorado (enfin j’espère). Après-midi :Red Rock ou Valley of Fire ou outlets selon la veille.

Partie Utah 1 (Zion/Bryce) : Jour 10, départ le matin pour Zion NP. Au programme : Pa’rus Trail, Emerald Pool (Lower et Upper), Canyon’s Overlock. Nuit à Panguitch (Ici, il manqué une demi-journée minimum dans le parc) Le lendemain (jour 11) à Bryce, le trio Queen's Garden, Navajo Loop, Pickaboo loop (sous reserve) + points de vues sur la rim (inspiration, Bryce, etc) et ballade au fond du parc si pas trop fatigués. Jour 12, départ vers Moab sur la Scenic Byway 12. Je pensais faire Pekaboo Gulch et Dry Fork et peut-être si nous en avons le temps en arrivant à Moab, un bout de Arches NP.

Partie Utah 2 (Moab) : Deux jours complets à Moab (jours 13et 14), dont au moins un entier pour Island in the Sky ou j’aimerais caser Mesa Arch/Murphy point Trail/White Rim Trail/Grand View point, c'est-à-dire toute la partie sud. Sur l’autre journée, Arches NP avec Double Arch + point de vue à l’entrée, Landscape et Double O Arch coté Devil Garden et finir sur Delicate le soir si on a encore de l’energie, quitte a repasser à l’hôtel entre temps. Enfin, peut-être une incursion dans la partie The Needles, en roulant vers Mesa verde, si pas trop de risque de rater une visite guidée la bas ce dont j’ai très peur. (Choix à faire). Je sais qu’il manque au minimum une journée ici, pour faire The Needles, ce qui nous aurais permis de ne pas arriver trop tard à Mesa Verde.

Partie Colorado / Arizona 1 : Mesa Verde l’après midi du jour 15 avec une des visites guidées (j’espère qu’il y aura de la place vu l’heure de notre arrivée) avec Cliff Palace (en priorité sinon le lendemain matin) ou Balcony house. Dans l’attente de notre tour, visite de Sprunce Tree House et Long House. Comme ce sera notre seule rencontre avec les ruines des « natives », je compte vraiment faire les 4 lieux dans la mesure du possible, d’autant que nous dormirons sur place. Le lendemain, visite de Balcony House (ou Cliff Palace si pas pu la veille), puis départ pour Monument Valley. La, je suis à la recherche de choses à voir sur l’itinéraire. En effet, je ne compte pas trop m’attarder dans Monument Valley (pas de tour en 4x4, pas de nuit sur place bien que le goulding’s lodge me paraissait une belle étape). Arrivée à Page le soir.

Partie Arizona 2 (Page) : La, le soucis… J’ai un permis pour CBS pour la journée complète (jour 17) que nous passons à Page. Je suis en attente de la réponse du Paria Outpost pour un accompagnant. Mais entre, l’inconnu de la température, le fait que nous soyons 6, sans 4x4, ni de GPS, ça va être difficile. Du coup, je ne suis pas sur de pouvoir faire la randonnée. Si le temps le permet, nous louerons un 4x4 et avec celui de l’outfitter, espérons que tout aille bien. Par contre, j’aimerais aussi caser Upper Antelope Canyon le matin (et ai réservé la visite chez Ekis). La aussi, une journée de plus n’aurait pas été du luxe…(Lee’s Ferry, Marble Canyon, White Pocket) Du fait de la fermeture de l’Hermit Crest Road a Grand Canyon (à partir du 7 juillet), je pensais décaler Antelope le lendemain (jour 18) Choix à faire !!! (et peut-être rajouter le Lower), avant de partir pour Horse Shoe Bend et de faire les points de vues de la route Est de la South Rim du Grand Canyon en fin d’après midi. En cas d’annulation de CBS, plan B : Marble Canyon, Lee’s Ferry, Waterhole Canyon, Horse Shoe Bend (dans ce cas, pas le lendemain) baignade, bateau.

Partie retour : Jour 19, Grand Canyon. Un maximum de point de vue, surtout ceux ou il faut passer par les bois pour être au calme (et avec un peu de courage, lever tôt pour voir le lever de soleil), puis Phoenix pour des dernières courses avant de prendre l’avion du retour le lendemain matin (jour 20). Pas vraiment envie de programmer un ballade dans le grand Canyon, car fin de parcours, et beaucoup de route l’après midi, et un peu perdu du fait de la fermeture de la route ouest. Peut-être une dernière visite sur le trajet - Laquelle ?- pour couper un peu le trajet ou autour de Phoenix (pourquoi pas un truc genre ville western que nous n’aurons pas vu, ou quelques cactus dans un parc ou Scottsdale.

Voila le parcours. Certes, il sort peu des sentiers battus, mais nous n’avons que moyennement le profil pour cela, et pour une première prise de contact avec l’ouest, nous souhaitions d’abord faire les incontournables, comme annoncé en préambule. Selon vous, est-il trop chargé (surtout les jours 7, 15, 16, 18, 19). Avec la chaleur et l’affluence, sera t’il réalisable ?

Merci d’avance pour vos avis etmerci à tous pour tous les conseils ça et la sur les forums et pour vos merveilleux carnets de voyages..
Base de départ pour l'ascension du Moldoveanu en Roumanie? English translation pending
by Aristomakos · 2008-06-15 · 3 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà fait l'ascension du plus haut sommet de roumanie.

Si oui, avec quelle base de départ ? en combien de temps ? est-ce bien balisé ?

Merci pour toute info utile

Bye
Quel(s) cadeau(x) emporter en Pologne? English translation pending
by Toucancilla · 2008-06-14 · 17 replies
Bonjour à toutes et tous, 🙂

Je pars en Pologne d'ici peu. (région de Poznàn et Torùn - Wielkopolska). C'est la première fois que je vais dans ce pays là. Quels cadeaux emporter pour les personnes qui vont m'accueillir ? quels sont les usages ?

Votre avis me serait utile.

Merci de vos bons conseils.

Bonne journée à vous.
Assister à un match de football à Rio de Janeiro? English translation pending
by AmandinePC · 2008-06-14 · 9 replies
Salut ! Je suis fan de foot et un voyage au Brésil ne me laisse pas le choix! Il faut absolument que je voie un match dans le mythique Maracana! Le problème est : comment trouver le calendrier des match ? Je suis à Rio du 10 au 14 juillet et du 14 au 18 août... Les billets s'achètent-ils sur place? Merci d'avance et le bonjour à tous les amoureux de l'Amérique du Sud...
Température de l'eau en Crète en juillet/août? English translation pending
by Alhoceima · 2008-06-11 · 9 replies
on viens de me dire que la temperature de l eau au sud de la crete est froide je pars juillet aout es ce vrai?
Tout quitter English translation pending
by Oden3001 · 2008-06-10 · 134 replies
Bonjour à tous!

Voila je viens de m'inscrire à ce forum parce que j'ai un projet un peu fou mais qui nécessite tout de même quelques conseils. Je veux tout quitter (bruler cartes de crédits, papiers d'identité etc...) pour vivre mon rêve vagabonder et vivre dans la nature pour découvrir de nouveaux paysages rencontrer des gens différents et ne dépendre que de moi hors de tout système. Je sais que beaucoup penseront que c'est une utopie, un rêve mais je veux vivre ma vie à fond et pouvoir dire je l'ai fait plutôt que de vieillir et de regretter de ne pas avoir franchis le pas! Alors voila j'aimerai avoir vos avis et quelques conseils (survie, législation etc...) je vous en remercie d'avance!
Pistes de la Basse-Californie? (Mexique) English translation pending
by Trevolev · 2008-06-09 · 6 replies
Bonjour, je compte aller passer deux mois (janvier et fevrier 2009) faire le tour complet de Baja California et donc aller sur les pistes au maximum! Physiquement, je suis pret (et j'ai beaucoup d'expèrience en la matière) mais ce que je voudrais savoir c'est la composition du sol de ces pistes : sableux, pierreux, rocheux, etc... Je me doute par expérience que cela depend de l'endroit et qu'une même piste peut offrir toutes varietes de revetement mais il y a toujours une tendance dominante. Je pense surtout faire les pistes suivantes La Paz-San Evaristo-Ciudad Constitucion (Je l'imagine rocailleuse.... j'ai aucune information ! San Ignacio-La purissima-Ciudad Insurgentes ( Je l'imagine sablonneuse.. De même sans aucune information..) Chapala-Puertocitos-San Felipe ( Je l'imagine.... j'en sais rien, je suis à cours d'imagination!)🤪 Si qqu'un a parcouru ces nombreuses pistes en voiture, à moto et surtout à vélo, n'hésitez pas à me fournir des renseignements. En fonction des réponses, je me permettrai de poser qqs questions sur le ravitaillement à des endroits bien précis (et bien sur, hors de la route goudronnée). Merci d'avance.

Vivement ces infos!🙂
Excursion au Grand Canyon en hélicoptère: "Célébration grande de coucher du soleil" avec une agence English translation pending
by Marmottekine · 2008-06-08 · 7 replies
Bonjour,

nous partons cet été, et nous voudrions faire une excursion au grand canyon depuis las vegas.

J'ai consulté le site de ¨PAPILLON et mon interet s'est penché sur : Célébration grande de coucher du soleil. est ce que quelqu'un l'a déja faite?Sur le site le prix est de 354$ mais si je réserve en ligne c'est 299$ quelqu'un a t il déja reservé une excursion en ligne, car par exemple il demande le poids des passagers mais en kilo ou dans leurs unité à eux? est ce vraiment un site sur!! c'est à dire si je reserve en ligne, n'y aura t'il aucun probleme sur place? j'imagine qu'on peut acheter des tickets directement sur place mais est ce plus avantageux ou pas?merci d'avance pour votre aide!!!

(j'ai appelé le numéro de téléphone qu'il y a sur leur site mais personne ne parle francais, n'y a t'il pas des agences en france qui travaillent avec Papillon?)
Achats de souvenirs au Vietnam English translation pending
by Schoen · 2008-06-01 · 25 replies
bjr me rendant en vacances au vietnam cet automne j aimerai savoir ce qu' il est interessant de ramener comme souvenirs de ce pays . faut il se munir d'euros ou de dollards pour faire ses achats a+ jl
Chamonix-Nice à vélo de route English translation pending
by Chamonice · 2008-05-31 · 9 replies
Bonjour,

Nous sommes trois copines (débutantes en vélo de route ) à avoir décider de partir en août de chamonix pour arriver aux alentours de Nice. Nous redoutons la route des grandes alpes et ses 16 cols. Nous préférons un itinéraire avec un peu moins de dénivellé mais si possible tout aussi beau. Si vous avez des infos, idées par rapport à cet itinéraire et des astuces pour établir notre road book, on est interessé.

Merci d'avance,

Juliette
Dates des corridas en Espagne? English translation pending
by Stevefiguera · 2008-05-27 · 6 replies
Bonjour je serai en espagne du 04/08 au 17/08 de madrid à barcelone en passant par Valence et je souhaite savoir si il existe un agenda culturel ou je peux retrouver les dates de corrida et des manifestations culturelles etc ?

D'autre part connaissez vous des endroits pour s'initier à la plongée en méditéranée en Espagne ? MErci beaucoup 🙂
Portugal ou Espagne pour des belles plages? English translation pending
by Mag1507 · 2008-05-26 · 8 replies
bonjour, je recherche une destination ou je peux trouver soleil, belles plages (de sables, mer cristalline), villes, paysages, du mouvement, de l'ambiance (en aout), le monde ne me derange pas par contre je ne supporte pas l'isolement. nous avons 25 ans, il nous faut du mouvement, et des choses a faire ou a voir pour ne pas s'ennuyer pendant 15 jours! et surtout de belles pages pour lezarder!!!!merci d'avance
Marrakech en septembre 2008 pendant le ramadan English translation pending
by Dadie13920 · 2008-05-25 · 25 replies
Bonjour,

Nous avons réservé une semaine (23 au 30) dans un riad à Marrakech. Est-ce que la période RAMADAN est-elle vraiment gênante ? Nous souhaiterions faire une surprise à nos amis en les emmenant déjeuner ou diner dans un super restaurant ainsi qu'en leur offrant des soins (style "les bains de marrakech). En allant sur les forums, le DAR MOHA ressort du lot. Qu'en pensez-vs ? Je ne voudrais pas payer une somme exhorbitante uniquement par réputation, mais parce que cela vaut le coup.

Si vous connaissez de bonnes adresses, aussi bien pour les restos que pour les soins, je suis preneuse.

De plus, je souhaiterais aussi connaitre de bons petits plans pour déjeuner le midi.

Merci d'avance de vos réponses. A bientôt.
Visiter les mines de Potosi en Bolivie English translation pending
by Evechocolat · 2008-05-22 · 16 replies
Bonjour, Nous partons en Bolivie en octobre 2008 et une visite des mines de Potosi est prévue au programme. Nous avons lu des commentaires et il semble que cette visite est éprouvante...... Pouvez-vous nous donner des précisions : Les galeries sont-elles suffisamment hautes pour y circuler debout ? Y-a-t-il des passages très difficiles et très étroits dans le parcours ? Cette visite est-elle réalisable pour des personnes qui auraient une tendance à la claustrophobie ? Merci de vos réponses et commentaire s @+
Repas à bord de vols Delta Air Lines, American Airlines et Air France? English translation pending
by Buenavista · 2008-05-21 · 9 replies
Savez-vous si Delta airline, American airline et Air France proposent un repas et une boisson gratuite pendant le vol si celui-ci dépasse un certain nombre d'heures ? Mon vol durera 26 h. Et aussi, avec les nouvelles restrictions concernant les bagages à main, est-ce que je peux emporter une bouteille d'eau si je peux prouver qu'elle n'a pas été ouverte (et que donc, je n'ai pu y ajouter un produit suspect) ?

Merci !
Travaux à l'hôtel Casa del Mar! English translation pending
by Gallia2001 · 2008-05-20 · 5 replies
j'ai lu sur le site jet air qu'il y avait des travaux à cet hotel rénovation de deux batiments jusquau 15 aout et création d'un centre de congrès. voici ce qu'il y a d'ecrit sur le site :

100508-150808 travaux de renovation chambres des batiments - 2 & 4 (salle de bain, mobilier, decoration), sans nuisance - 020608-141108 construction d'un centre de conference situe - hors du complex, sans nuisance

En avez vous entendu parlé ???
Croisière sur le Costa Classica en Italie, Grèce, Croatie English translation pending
by Lfcarriere22 · 2008-05-20 · 8 replies
Bonjour,

Après plusieurs recherches, je n'ai trouvé aucune discussion à propos d'une croisière comme celle que nous avons réservée pour le 22 juin prochain (2008) sur le Costa Classica qui nous emportera en Italie (de Trieste à Ancona) en Grèce (Santorini, Mykonos, Athènes-Le Pirée, Corfu) et en Croatie (Dubrovnik).

Sûrement quelqu'un ici a déjà fait cette croisière. Si oui, j'aimerais avoir des informations à propos du bateau et des excursions à faire ou ne pas faire dans chacun des ports visités.

Sinon, à mon retour je pourrai informer les gens intéressés pas ce même voyage dans les îles grecques.

Merci.
Vietnam Airlines English translation pending
by Enaventoute · 2008-05-19 · 18 replies
Grand bonjour a tous😉 Désirant cette année voyager sur Vietnam Airline, j'aimerai savoir, si cette compagnie propose des réduction de prix sur les vols interieur desservis par elle! Merçi pour vos réponses

enaventoute
Où acheter une tente à Quito? (Équateur) English translation pending
by Brennivin · 2008-05-18 · 7 replies
Hola amigos!!

Voila, on approche de Quito et on voudrait acheter lá-bas une tente de camping pour faire quelques treks en equateur et ulterieurement en patagonie...😛 (on cherche donc une vrai tente de rando, legere et resistante pas une quechua qu'on jette en l'air...) Connaissez-vous des bons plans, bonnes adresses de magasins de randonnee sur quito, doit-on s'attendre a des prix similaires a ceux pratiques en france???🤪 Voilou, c'est court mais precis, on veut acheter une tente a quito (on se repete), aidez nous!😉 Merci!!

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