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Dormir près de l'aéroport Sud à Ténérife, en arrivant à vélo vers 18h00? English translation pending
by Ilayah · 2010-11-20 · 4 replies
bonsoir, nous partons à deux, trés petit budget, pour les canaries le 25 novembre. Nous arrivons avec nos vélos vers 18 heures à l'aéroport sud, eet nous n'avons pas encore trouvé de solutions pour passer notre 1ere nuit avant d"embarquer pour La Palma le lendemain. Alors si vous avez une idée, c'est bienvenu, je ne trouve pas trop d'hotel sympa dans le coin en faisant mes recherches...on est plutot style gite et tente, mais ca à l'air un peu compliqué pour le 1 er soir..😕😕 merci !
Faire le tour d'Écosse à vélo? English translation pending
by Pierre · 2010-11-15 · 12 replies
Certains d'entre vous ont-ils fait le tour d'Ecosse à vélo ? Combien de kilomètres ? Bivouacs tolérés ? Merci, Pierre 🙂
Faire le tour du Japon à vélo en famille? English translation pending
by Yvad · 2010-11-15 · 22 replies
Bonjour à tous !

Nous en sommes au début de nos recherche sur la faisabilité de faire le tour du Japon a vélo en famille. Puisque nous désirons prendre notre temps, nous avons pensé que 6 mois pourrait être bien pour le trajet que nous prévoyons faire. Mes questions sont celles-ci : puisqu' il est possible de rester seulement 3 mois au Japon pour tourisme, est-ce que prendre le ferry pour la Corée du Sud et y rester quelques jours puis revenir est possible ? Si ca l' est, est-ce que c' est dispendieux et finalement peut-on traverser sans probleme avec les vélos ?

Merci d' avance por vos réponses !
Voyage d'un an avec enfant de deux ans et demi en Inde et Asie du Sud Est English translation pending
by Raph221285 · 2010-11-15 · 5 replies
Bonjour à tous,

Nous avons l’intention, ma compagne, mon fils de 18 mois et moi-même de partir faire le « tour » du Sud-est de l’Asie dans un an. L’enfant aura donc deux ans et demi.

À priori, nous commencerions l’aventure dans le Nord de l’Inde pour terminer le voyage en Indonésie.

La durée du voyage serait de minimum un an suivant le budget (max 15 000€)

Notre première idée consisterait à voyager avec sacs à dos et PTT (pour poussette tout-terrain). Niveau logement, nous compterions sur le soutien des populations locales (également pour le transport) avec comme deuxième choix une tente et au pire des cas, une chambre à l’hôtel.

L’optique est de vraiment vivre une expérience unique, à notre rythme en essayant de dépenser le moins possible.

Je sais ce que certains pourraient penser, à tort ou à raison, l’avenir nous le dira : « Il est tout à fait irresponsable et inconscient de voyager de la sorte avec un enfant de cet âge ».

Sachez que notre décision est prise et que nous nous adapterons aux comportements et réactions du petit en permanence.

Voilà, je vous demande vos conseils, surtout en ce qui concerne l’aspect plus pratique et technique du voyage (logement en tente, nourriture, matériel indispensable, ...).

À tous ceux qui répondront à cette demande, merci du fond du cœur.

Raphaël
Tour du monde à vélo en famille English translation pending
by Tdmfamilly · 2010-11-11 · 24 replies
bonjour a tous

nous sommes un jeune couple avec un enfant et un deuxiéme en route... nous avons pris la décision de faire un tour du monde en famille en tandem pino de chez hase , avec une remorque probablement une captaine xl ... nous prévoyons un départ en avril 2013 pour un an , ce qui nous laisse le temps de bien tous préparer... et surtout tous bien penser... nous prévoyons de traverser l'italie, la slovenie la croatie la hongrie, et la roumanie, jusqu'a bucarest de là vole vers tashkent ouzbéquistan , ou nous contons prendre les visas pour le kirguistant et la chine , passage par osh et traversé de la chine par la partie nord jusqu'a pékin total kilométrioque 8000km environ pour cet partie nous longerons la voie féré durant tt la chine donc a tt moment on peu prendre le train... de pékin vol direction lima au perrou et route vers la bolivie le chilie et l'argentine a buenos aires pour vol vers l'afrique du sud pour petite boucle de 1500 a 2000 km et enfin retour en france ... j'ai déja tracer une grande partie du voyage (jusqu'a pekin ) via le site open runner (je le conseil) voila vous savez tous ... maintenant je vous pose les questions a vous voyageure ou future voyageur ... concernant le rithme a adopté avec un enfant( mais ça on est rodée) témoignage de famille ayant déja voyagé... visas chine sa a l'aire compliqué? les diffrérent visas nécéssaire a notre voyage...? leclimats des différents pays et région sachant que l'on prévoie d'étre en chine pour le mois de juin...et en amérique du sud pour le mois de septembre octobre?... des conseil pour le matériel , le pino de chez hase la remorque cpataine xl, et le matériel de camping nous avons déja une tente taurus de chez vaude... le montage pour une recherche éventuel de sponsore?... le budget voyage, avion , visa, saniataire , vie quotidienne , matériel... le financement , nous éméttons l'hypothése de toucher les allocations famillial sachant que audrey s'arréterai de travaillé 3 ans aprés l'arrivé du petit... est ce possible , ne résidant plus en france? durée des visas ...? concernant le matériel j'envisage une dinamo pour alimenter un ewerk pour gps et recharge batterie pour lumiére etc? votre avis... je fais des tas de recherche ... mais j'avous que l'échange de renseignement me serron une aide précieuse merci a vous , d'avances...

audrey, clarisse, ... , et alexandre

la famile tour du monde
Circuit de huit semaines Chili-Argentine-Ile de Pâques English translation pending
by Grigouillon · 2010-11-09 · 6 replies
Bonjour à tous !

J'ai consulté tous les messages du forum sur le sujet mais me voilà coincée entre mon guide de voyage, les conseils trouvés sur le net et ma carte routière.. Nous sommes 2 à partir début Janvier pour un trip de 9 semaines en Chili-Argentine avec la dernière semaine réservée pour l'Ile de Pâques. Pas de voiture : sac à dos, tente, chaussures de marche et notre pouce. (C'est sur, ça ira moins vite que les bus ! :-). Après avoir étudié le Sud du Chili, je n'arrive pas à me décider sur "quoi faire / quoi voir" et on arrive déjà à 6 semaines ! :-S

Quelques questions pour vous routards : - au départ de Santiago pour le Sud, quels sont les spots à ne pas manquer ? Et en remontant l'Argentine, où faut-il s'arrêter absolument ? - le stop, ça marche bien ? - nous voudrions relier Puerto Montt à Puerto Natales ou Punta Arenas sans prendre le Navimag.. Existe-t-il des bateaux de pécheurs/cargo/ferry qui pourraient nous déposer en chemin ? - 3 semaines pour le Sud du Chili, 3 semaines pour remonter l'Argentine et 2 semaines pour le Nord du Chili (retour sur San Pedro de Atacama depuis l'Argentine), c'est plausible / faisable / futé ?

Merci de vos conseils, je retourne à ma carte routière et à mon stabylo ! :-) Bon voyage à tous ! Clem.
Trekker seule au Torres del Paine (Chili)? English translation pending
by SilverMoon · 2010-11-07 · 18 replies
Bonjour, je vais voyager deux mois entre l'argentine et le chili, en backpack (le plus leger possible) et j'aimerai profiter du Parc Torres del Paine J'ai cependant lu qu'il est fortement deconseille de trekker seul dans les parcs alors je m'interroge Est il possible de faire des treks a la journee (donc pas trop isoles) ? Puis je quand meme faire le W sachant qu'il devrait etre assez frequente en janvier (pour une fois que la masse touristique peut etre un avantage !) ?

J'aimerais beaucoup vos avis !

Merci Cecile
Voyage de cinq semaines avec enfants en Australie: loger dans les backpackers English translation pending
by Herodge · 2010-11-02 · 20 replies
Bonjour,

Nous partons en févirer 2011 avec nos deux enfants (10 ans et 12 ans) pour un voyage de cinq semaines. Nous logerons dans des backpackers.

Questions : Doit-on apporter nos sacs de couchage?

Les backpackers acceptent-ils de loger les familles (dortoir à 4 lits)?

Est-ce nécessaire de tout réserver avant notre départ??

Connaissez-vous l'hotel Formule un à Sydney?

Merci de partager vos connaissances!
Mois idéal pour faire l'Écosse à vélo? English translation pending
by Planeur46 · 2010-10-25 · 7 replies
Nous envisageons de faire du vélo en Écosse, et on se demandait quel serait le mois idéal?

On dit qu'il pleut souvent, qu'il vente régulièrement, et qu'il y a des moustiques (comme ici au Québec en juillet et août ! 😠). Ce scénario ne semble pas trop attirant n'est-ce pas !🤪 Comment sont les gîtes ou B&B, y en a-t-il beaucoup? Merci!

planeur
Voyage économique de dix jours en Norvège English translation pending
by Sunboys · 2010-10-24 · 6 replies
Bonjour, je commence tout juste à m'informer sur la norvege en vu d'un voyage en Février prochain. Aprés pas mal de recherche j'ai toujours quelques questions.

Tout dd'abord je n'ai vu a aucun moment quelq'un parler de voyage en février, est-ce vraiment irréaliseable/déconseillé ou une autre raison. Sinon pour ce qui est de l'itinéraire rien n'est décidé, l'ideal serai de pouvoir en voir le plus mais plutot l'essentiel avec, je pense, forcement un passage à Oslo et Bergen, on aimerait aussi partir dans le nord.

Niveau budget, le moins cher sera le mieu, si vous avez des bon plan, meme dormir chez l'habitant n'est pas un probleme, d'ailleur est-ce que ce type d'hébergement est répendu en Norvège ?

Pour se déplacer dans le pays veaucoup de recherche nous on mené à la carte InterRail mais certaines modalités restent encore assez obscure, est-ce que cela vaut vraiment le coup ? on pensait monter en train avec differentes étapes puis redescendre à Oslo en avion avant de repartir.

Derniere chose: On parle souvent du soleil de minuit, mais en voyagant en février risque-t-on d'avoir la lune de Midi ? les jours restent-ils raisonnables ? Pour les aurores boréales jusqu'ou pensez vous qu'il faut aller, et peut-on vraiment en voir ou c'est aussi fréquent que les étoiles filantes en France ?

Voila, ça fait beaucoup de questions, mais si vous pouvez répondre meme qu'à une seule n'hésitez pas. Meme pour donner votre avis sur se type de voyage, toutes les remarques seront bonnes à prendre.

Merci beaucoup.
Corse à vélo: parcours et hébergement? English translation pending
by Florilegeflo · 2010-10-24 · 19 replies
Bonjour, Nous partirons en Corse du 25/06/2011 au 09 /07, a velo. Nous avons un budget serré! ROUTE: Elle n'est pas définie, cela dependra de ce qu'on trouvera. Il est evident que nous souhaiterions voir les plus beaux coins de la Corse! On est costauds, mais si on peut eviter les routes notées "2 ou 3 chevrons", c'est mieux, et meme si on est capables de faie 150 kil par jour, on aimerait profiter et faire tourisme et baignade, donc 80 kil /jour sera impec. Si vous avez des profils et etapes a nous proposer, merci par avance!!!! HEBERGEMENT: nous souhaiterions, pour nous charger le moins possible, coucher en chambres d'hotes, gites ou hotel. Quelles adresses ou liens avez vous à nous proposer? Quels sont les tarifs pour un couple? (Nous ne mangeons pas, preferant nos repas de cyclistes!)

Merci d'avance a tous et toutes pour vos precieux conseils!
Choisir entre Bariloche et Ushuaïa? English translation pending
by Joakk · 2010-10-23 · 12 replies
Coucou, malgré tout ce que j'ai pu lire sur le forum, je continue à hésiter...

Nous avons 25 jours pour la Patagonie en Décembre.

Nous pensons aller de Buenos Aires vers Bariloche (avion) puis bus, d'abord vers Puerto Madryn (Valdez), puis El Calafate (et tout ce qu'il y a pas trop loin, Torres del Paine...), ensuite finir par Ushuaia (Beagle et Parc de la Terre de feu), puis remonter en avion vers Buenos Aires. Mais ça me semble un peu juste en temps, d'autant que nous voulons faire des grosses randos de plusieurs jours.

Alors, je me dis qu'il serait peut-être plus judicieux de choisir entre Bariloche et Ushuaia (on veut à tout prix faire Valdez et El Calafate et ses environs).

J'ai cru comprendre que Bariloche ressemble à la Suisse, or étant française, c'est pas si dur d'aller en Suisse... Mais en même y'a les volcans autour de Puerto Montt près de Bariloche qui ont l'air sympa...

Par contre Ushuaia c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion d'y mettre les pieds et malgré ce qui se dit sur la ville, le canal de beagle et le parc de la terre de Feu ont l'air sympa.

Vous en pensez quoi ? 😊

Merci !
Raid à vélo, été 2011, en Scandinavie English translation pending
by Fufu63 · 2010-10-13 · 9 replies
Voila je suis nouveau sur voyageforum. Mon arrivé est surtout, il faut que je l'avoue pour préparer mon voyage de cet été. Donc je compte partir cet été en scandinavie pour faire un voyage en vélo. tente, duvet et conserve dans le sac pour rester indépendant.

J'aimerai savoir tout d'abord combien de temps me faut-il? Est ce que 2 mois font trop ou pas?

J'aimerai également savoir comment me rendre en Scandinavie. Cela me parait difficile de remonter jusqu'en Scandinavie en velo pour des vacances de deux mois... mais est-il possible de prendre le train avec le vélo? Je compte partir avec seulement 2 ou 3 amis, pour plus de facilité et de convivialité. Maintenant, rentrons dans le vif du sujet: quels parcours me conseillez vous? que voir absolument, quelles villes? quel budget prévoir? combien de Km puis je prévoir faire en un jour, sans passer ma journée assis sur la selle...? Sachant que nous sommes raisonnablement sportif et motivés mais que nous voulons avoir le temps de découvrir ce qui nous entoure. enfin, il me reste pleins de trucs à apprendre mais cela commence à faire déjà pas mal.

Merci de vos réponses à venir...
La solitude à vélo? English translation pending
by Fripo · 2010-10-08 · 33 replies
Bonsoir,

Comment gerez-vous la solitude lors dans vos voyages à vélos, quand vous êtes dans un landscape, no-mans-land, dans un lieu hostile que vous ne connaissez pas.

A cela s'ajout la fatigue, la temps terne ou pluvieux....

Comment gerez-vous cela ?

Merci 😐
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
by Sedonax · 2010-10-05 · 31 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville

La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.

Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.





Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.

En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !

Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.

Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.









Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.



Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.

Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.

Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.







Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.





Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.

Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.





Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.





Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.







C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.





Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.

Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.







La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.



Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.

La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.



Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.



D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.



Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.



En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.

La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.







En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.



Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.

Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.

JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante

Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.

C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.

Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.



Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.

Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.





Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.

Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.

A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.



Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !

La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.

Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).













Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.

Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.

Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.



Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.

Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.

C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.

Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.

JOUR 17 : Escalante

Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.

Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.

En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.

Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.





C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…



Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.



De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !

Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.



Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.

La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :



Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.

Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.





Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !



Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !

En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.

Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.

Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.







Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.

Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.

Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).

Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.



Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !





Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…





Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.

On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…



… puis chanter avec ses frères et sa sœur…



… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).



Plusieurs familles viennent chanter a cappella…



… ainsi que les enfants de l’école.



J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.

Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.

A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.



Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.

JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland

Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.

La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.

Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.







Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.



En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.

Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.



Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.



La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.





Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.



Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.







En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.







En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.





Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.

Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.

Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.

En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !

Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.

Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).

Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).

Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.

Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.



Sur ce plateau de slickrock…



… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.













Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :





On peut trouver de petites arches…



… et des roches finement découpées.



Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !

Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :



Un petit éléphant volant comme Dumbo :



Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):



Un monstre agressif…



… puis un autre qui l’est moins :



Un petit dinosaure :



Un rapace géant :



Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…





Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.

Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !

JOUR 19 : de Little Finland à Escalante

Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.

Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !

La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.







J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…





… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.



Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :

Le monstre agressif.



Le petit dinosaure.



Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.





D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :



Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…



… ou ce « Grand Téton » pétrifié.



Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.



Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.



De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).



Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.

Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).

A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.

Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.

Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…



… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.





Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁

Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Cinq jours à Paris et dix jours en Bretagne English translation pending
by Grumman · 2010-09-30 · 19 replies
Bonjour à tous,

Nous planifions notre premier séjour en France printemps 2011

5 jours à Paris et 10 jours en Bretagne

Quels est le meilleur moment Avril ou Mai

Suggestion de logis (ou hotel) et resto sympa et abordable..... spécialement à Paris

Endroit à voir absolument

Je vous remercie pour vos réponses
Itinéraire de quinze jours au Rajasthan avec chauffeur English translation pending
by Felouille · 2010-09-25 · 11 replies
Bonjour

Voici notre itinéraire pour visiter le Rajasthan pendant 15j du 29/10 au 14/11. J'aurais besoin de conseils, si c'est réalisable sans trop zapper de trucs ou courir. Nous aurons un chauffeur mais je me demandais quels trajets nous pourrions faire en bus ou en train sans perdre trop de temps.

Voici les détails:

Arrivée à Delhi le 29 octobre, a 23h, en provenance de Chennai (nous vivons dans le sud de l'Inde) Départ le 31 octobre pour Mandawar, nuit Départ le 1 novembre pour Bikaner avec une halte au Haveli Centre, nuit a Bikaner Départ le 2 novembre pour Jaisalmer, nuit Journée du 3 à Jaiselmer, puis fin après midi et nuit dans ferme Dharti Dani Départ 4 vers Jodhpur, nuit Départ 5 en milieu d'apres mdi pour Udaipur, nuit Journée 6 Udaipur, nuit Journée 7 excursion à Kumohalgark et Ranakpur, --> retour a udaipur ou nuit a ranakpur??? Départ 8 pour Bundi, halte Chittogarh, fin de journée et nuit Départ 9 pour Jaipur, milieu d'apres midi, nuit journée 10 Jaipur + Réserve tigres projet tiger, nuit Jaipur Départ 11 pour Varanasi, nuit Départ 12 pour Agra, nuit Départ 13 pour Fathepur Sikri (facultatif?) Retour le 14 à Delhi et vol retour pour Chennai

Mes questions sont donc: faisable? Y a t-il des trajets remplacables par le train/ bus? et autres infos/conseils sont évidemment les bienvenus...

Merci pour votre aide

😉
Voyage de deux semaines en France fin mai English translation pending
by Joamy · 2010-09-24 · 19 replies
Bonjours!! moi et mon amie allons en france 2 semaines vers la fin mai, nous comptons aller à paris et à angers, car nous y serons loger gratuitement, mais nous aimerions voir une ou deux villes de plus. Nous avions pensée au alpes ou a nice, mais nous nous demandons si c'est trop loin par rapport au autres ville. aurons nous le temps en 2 semaine de se rendre là-bas? et avez-vous d'autre idée de ville pour nous? nous ne sommes fermé a rien toute suggestion est apprecier. Merci beaucoup 🙂
Voyage sac à dos de deux mois et demi en Europe English translation pending
by Mariiiee · 2010-09-22 · 7 replies
Bonjour, ma copine et moi sommes 2 canadiens voulons partir environ 2 mois et demi l'an prochain en Europe avec notre pack sac sur le dos. Par contre nous avons plusieurs questions qui restent encore sans réponse.

- Devons-nous avoir un visa pour entrer en République tchèque - Nous hésitons entre atterrir à Malaga ou à Séville, quelle ville pensez vous qui est la plus attrayante sachant que nous allons en faire qu'une seule entre les deux - Ensuite, nous voulons prendre un traversier pour passer de Barcelone à Livorno, mais nous ne savons pas qu'est-ce qu'il y a à faire dans les environs. Il y a la tour de pise mais sinon on en a aucune idée. - On se demande également si la Roma Pass est vraiment un choix sensé pour visiter Rome où pas, sachant que les musées d'art ne sont pas le genre d' attraction qui nous intéresse - Nous voulons aller faire un tour à Pompéi et à Naples. Des suggestions?

Finalement, est-ce que quelqu'un sais si la carte étudiante internationale est utile en Europe (pour les tarifs étudiant dans les trasports, les attractions etc.)?

Merci Beaucoup!

Antoine et Marie-Pier!
Comment se préparer à une randonnée seule? English translation pending
by Hermichan · 2010-09-19 · 13 replies
Bonjour tout le monde! J'ai 17 ans et je rêve de partir seule en randonnée, faire la traversée de la Suède ou de l'Alaska en solitaire, et bien d'autres choses encore! Je voudrais faire plusieurs randonnées pour être me préparer. Mes parents m'autorisent à partir cet été avec une seule amie si j'ai un itinéraire précis, facile (donc balisé, et pas de haute montagne) et très fréquenté! Est-ce que ça existe quelque part?! En bref mes questions sont:

- Connaissez-vous des chemins de randonnée où on rencontre pas mal de gens?

- Où chercher pour savoir où dormir une fois que j'ai décidé de mon itinéraire (où planter la tente)?

- A part l'itinéraire, le matériel, la nourriture et l'amie qui vient avec moi, y a-t-il autre chose à prévoir?

Merci beaucoup!
Premier voyage à travers l'Europe sac à dos: visites, campings, budget? English translation pending
by Charlietwin · 2010-09-15 · 8 replies
Bonjour bonjour tout le monde,

j'ai 20 ans et en mai prochaine je veux partir avec mon sac a dos à travers l'Europe. Je n'ai jamais voyager, c'Est pour cela que j'ai besoin de vos conseils!

Je veux partir soit deux semaines ou trois semaines tout va dépendre de vos conseils. Je veux visiter plusieurs pays et plusieurs villes, mes lesquelles? Qu'est-ce qu'il y à d'intéressant à visiter. Y a-t-il des campings en europe pour les nuits!! Combien d'argent me faudrait-il? QUe me faut-il dans mon sac qui est indispensable pour ces deux ou trois semaines??

Si vous avez autres choses à me dire commes conseils ou peu importe, qui soit pertinent avec mon voyage n'hésiter surtout pas!!

Je vous remercie de votre aide!!

Charlie
Danger pour une jeune femme au Pérou en Argentine ou en Bolivie? English translation pending
by Québécoise7 · 2010-09-14 · 18 replies
Salut Tout le monde !😊

J'aimerais avoir votre avis, positive ou négative, et vos conseils s.v.p. ! :D

Je suis une femme jeune et j'envisage de passer quelques mois soit au PÉrou, en Argentine ou en Bolivie ( encore là j'aimerais votre avis pour me décider ). Le voyage est simple : n'avoir qu'un sac a dos et une tente pour moi et mon ami ( il a environ 19 ans ) pour traverser l'un de ses pays a pied. Peut-être pas la traverser en entier mais c'est notre but. J'ai lu beaucoup sur ce site concernant le vol, le viol et toutes ces scénarios possibles. Mais LA GROSSE QUESTION QUE JME POSE.. Serait-ce sécuritaire de dormir dans une tente, même au milieu de nul part avec mon ami ? Ou c'est du ''suicide' soit pour mon argent ou nous ?

J'aimerais des trucs, j'ai lu qu'il ne faut pas trainer beaucoup d'argent sur nous, mais nous allons constament voyager alors je n'ai pas le choix.. Qu'est-ce que nous devrions faire ?

Bon c'est poussé vous aller me dire, mais bon j'essai d'envisager même le pire pour prévoir... Je sais qu'il y en a partout de ca, mais ca me fait tout de même peur puisque nous allons voyager a pied.. Y a-t-il des possibilités d'enlevement, soit pour la prostitution, pour le vol ou peut-importe ?

MERCI A TOUT LE MONDE !! JATTEND VOS RÉPONSES AVEC IMPATIENCE :D !!! 😉🙂😛
Budget pour un tour du monde d'un an à la "roots"? English translation pending
by Leaa006 · 2010-09-13 · 13 replies
Bonjour à tous!!

Petit sondage pour un tour du monde d'1 an, en mode "roots": peu de confort, à la recherche de bons plans, choix des pays pas cher (Amérique latine et Asie): 12 000 euros TOUT compris ( vie sur place + préparatifs + billets + équipements + visas + santé) Nous avons budgeté une moyenne de 20 euros / jours / personne (hebergement, nourriture, activités, transports sur place).

Qu'en pensez vous? Est ce possible ou complétement idyllique?

Merci pour votre aide et vos conseils qui seront plus qu'utiles!!! 🙂
Passez l'hiver à Bruxelles English translation pending
by Julien327 · 2010-09-08 · 2 replies
Bonsoir à tous,

Je viens de terminer mes études à Bruxelles et suite à cela, j'ai rendu les clés de mon appartement pour retourner m'isoler en famille sur Chimay. Hors il se trouve que je dois encore travailler à Bruxelles sur mon mémoire jusqu'au début de l'année prochaine. Ma famille habitant trop loin de Bruxelles, je m'imagine mal subir quatre heures de trajets quotidiennement pour rejoindre la capitale. Du coup, et étant à la recherche de simplicité, une idée m'est venue: bivouaquer à Bruxelles.

Mes journées se passeraient très simplement; je passerais la nuit dans un parc ou dans un bois dans la ville puis au petit matin, j'irais dans une salle de sport pour me doucher après quoi ma journée commencerait normalement. J'irais travailler et je profiterais chaque soir de la période qui sépare la fin du travail du moment où je planterais ma tente (18h-23h) pour lire; chose pour laquelle je n'arrivais plus à trouver de temps ces dernières années.

Pour le matériel, c'est assez simple. j'aurai toutes mes affaires lourdes et coûteuses dans un casier où je travaille et je n'aurais qu'à trimballer avec moi mon matériel (sac, tente, matelas, réchaud, gamelles, thermos, lampe, radio, et qques bouquins).

Que pensez-vous de ce projet ? Même si le bivouac est, contrairement à la france, pas autorisé, entre 23h et 6h/7h, à l'abri des regards, je pense que ça devrait être assez tranquille. Un point que j'essaye d'élucider également est le choix du duvet. Sur quelles températures devrais-je compter? Pour le moment, je regarde les sacs de la marque Husky (petit budget oblige). J'ai repéré celui là:
http://www.kite-tek.com/...lg=lg_fr&num=191 mais je devine que c'est peut-être un peu trop extrème et que je risque du coup d'avoir trop chaud. (Mais vous l'aurez compris, je veux surtout ne pas avoir froid^^).

A côté de cela, je compte faire d'ici la fin du mois un repérage des parcs et bois des environs ainsi que des petits cafés (ou autres endroits) pas chers, agréables, pour s'adonner à la lecture et/ou la détente le soir.

Merci d'avance pour vos avis et vos témoignages.
Avis sur nouvel itinéraire de 14 jours à Madagascar? English translation pending
by Krims · 2010-09-08 · 15 replies
Bonjour à tous, grâce à vos critiques et avis diverses, nous avons modifié totalement notre itinéraire, malgré les voyages alléchants qui nous ont été proposés. Alors nous avons décidé : - -> J1 Tananarive --> Tsiroanomandidy - -> J2 Tsiroanomandidy --> Ankavandra à pieds, 2 jours Q: matériel de rando? nécessité d'un guide? guides locaux? tente ou bien auberges? risque de se perdre? carte pour l'itinéraire? - -> J4 --> descente du fleuve (ou rivière...) Manambolo 3 jours Q: PRIX du guide et de la pirogue? - -> J7 --> visite des Tsingy 2 jours Q: comment les aborder? où aller - -> J9 direction Morondava --> Q: temps??? possibilités de rejoindre Morondava au départ des Tsingy, qules moyens de transports?? - -> J11 début d'un hypothétique retour sur Tana... J14 retour en France, J15 pleurs spasmodiques à répétition, J 16 état mélancolique, J 17 suicide collectif, ou bien J 14, on rate l'avion et on vit toute notre vie tranquillement à Mada, ce qui n'est pas à exclure!!

Q : quel matos faut-il emmener en particulier??

Le trajet de substitution : passer par la rivière (ou fleuve!) tsirimbihina puis les Tsingy... mais moins attirant de prime abord, de loin bien sûr....

Merci pour vos réponses, et merci à tous pour vos précieux conseils, qui font en sorte que l'on peux voyager efficace quand on a pas trop le tps!
Iles Similan: y dormir, prix? English translation pending
by Natgrouve · 2010-09-08 · 18 replies
nous aimerions aller sur les iles similans si quelqu'un y est allé et a des infos merçi d'avance, est ce qu'il est possible d'y coucher? A quel prix? sinon est il possible d'y aller sur plusieurs jours en prenant le bateau à chaque fois. Merçi pour tout renseignements.nat
Mongolie en solo en été 2011? English translation pending
by Fonk · 2010-09-07 · 33 replies
Bonjour a Tous !

J'envisage l'année prochaine de vivre la Mongolie pendant un voire deux mois (ou entre les deux), je suis passionné de voyage, et je reviens tout juste d'un voyage solo en Inde du sud de deux mois également. J'aimerais tenter cependant une nouvelle expérience, en Mongolie, pays qui m'attire particulièrement depuis que je suis assez jeune, cependant, je suis conscient des grandes difficulté qu'un tel voyage peut représenter, je suis encore jeune, j'aurais dix-neuf ans dans quelques semaines, donc j'irais sur mes vingts ans lors du voyage, et (SURPRISE !) je déteste les voyage organisé. J'ai donc l'ambition de visiter ce pays par mes propres moyens, ou les moyens mis a disposition de tous, les transports publics, j'ai déjà lu la majeure partie des posts concernant cette destinations, cependant, c'est toujours plus agréable d'avoir son post avec quelques conseils personnalisés...

Bien sur, même si l'idée d'aller côtoyer les mongols et les steppes date, j'ai seulement pris conscience qu'il était possible de réaliser ce voyage pendant que j'étais en Inde, je suis donc aux prémices de la préparations même. j'ai les informations essentielles sur tout ce qui touche a l'administratif, au sanitaire, a la préparation quoi, cependant, j'avoues que je suis un peu perdu quand a l'immensité de ce voyage et les conditions dans lesquelles je devrais l'effectuer. Ainsi, si je réfléchis a ce voyage tant de temps a l'avance, c'est bien sur dans l'espoir de combler mes lacunes dues a mon jeune âge, et surtout a la vie mongole et celle du baroudeur que je ne connais pas vraiment non plus, pour en dire plus a mon propos, je suis très débrouillard, et j'aime aller jusqu'au bout de ce que j'entreprends, je suis également très fier (malheureusement) mais cela peut avoir son avantage, puisque c'est toujours ce qui m'a permis d'aller au bout de moi même. A l'heure actuelle, je ne me sens bien évidemment pas prêt a réaliser ce voyage dans les conditions que j'imagines et qui feraient de moi un homme heureux ! l'idéal bien sur serait d'arpenter les steppes a cheval ( un peu a la façon de Mcanivet, d'ailleurs, si il voulait donner des nouvelles, ça serait cool) et de bivouaquer, cependant, j'avoues n'avoir ni une grande expérience de l'équitation (encore moins des chevaux mongols) ni du camping sauvage dans ces conditions et en solitaire.

Ma premiere interrogations s'adresse aux voyageurs ayant déjà vécu la Mongolie dans ces conditions, est ce jouable humainement dans mon cas ? je voyagerais en sac a dos, pour le moment a pied et seul, c'est a dire sans guide. je souhaite absolument rester le temps maximum sur place, c'est pourquoi je me demandais si il ne valait mieux pas consacrer une partie de son temps a la préparation avec un guide qui pourrait montrer comment me débrouiller ou comment m'occuper d'un cheval, les règles de bivouacs en Mongolie et les bases de son pays et de sa culture, puis au terme de cette première phase ( une semaine ou deux) voler de mes propres ailes ?

D'autres part, il y a bien évidement la question du budget qui entre en compte, étant étudiant, je n'ai bien évidement que de faibles ressources, cependant, j'ai quelques économies qui attendent patiemment un tel voyage pour changer de propriétaire. j'ai lu sur différents post les prix que coutent les différentes locations, et le voyage me semble viable au niveau tarifaire si je voyage dans les conditions que j'ai énoncé en premier, cependant, je n'aurais clairement pas les moyens de payer un guide pour deux mois (Environs 10-12 euros par jour) que pensez vous de ça ? En Inde par exemple, je dépensais environs 7 euros par jour, mais mon budget était de 18, est il possible de partir avec un budget équivalent ? 1000 euros (ou un peu plus) pour un mois et demi / deux mois (sans avion ni formalité administrative) mais par contre en englobant toute dépense sur place (même le cheval). Sinon j'ai aussi pris connaissance de la possibilité de recevoir une bourse par la fondation de France "Zellidja", si je trouves un projet adéquat, et qui me tient a coeur (autant dire qu'il y en a beaucoup, il me faudrait juste les formuler) pensez vous qu'il est possible de bénéficier de ces bourses ? Si quelqu'un est déjà parti grâce a celles ci, son expérience m'intéresse.

Une autre difficulté, surtout dans ces conditions, la barrière de la langue. Je ne parle pas mongol, et pas russe non plus, bien sur, comme dans tout pays que je visite, j'apprendrais avant et au début du voyage, les rudiments, cependant dois profiter du temps d'avance que j'ai sur mon voyage pour apprendre sérieusement les bases ou est il possible de se débrouiller sans ? Je suis étudiant a la fac, en deuxième année de droit, j'aurais donc beaucoup de travail, c'est pourquoi je pose la question, apprendre une langue demande de l'investissement, surtout quand elle est si éloignée de la langue maternelle. Les mongols parlent ils russe en général ? Ou seulement dans les grandes villes et lieux touristique ? (si j'apprends les rudiments du russes, pourrais je me faire comprendre ? )

Je fais encore une fois face a d'autres difficultés, pour un premier voyage, sans passer par une agence, il est difficile de se rendre compte d'un itinéraire précis, je veux bien sur voir le plus de paysage possible, cependant, je ne veux en aucun cas que ce soit au détriment de la qualité de mon voyage, j'aime prendre mon temps (chose que j'ai découverte en Inde) et bien sur, outre les paysages, j'aimerais partager la culture mongole, mais pareillement, j'aimerais assez dormir chez l'habitant, dans les yourtes, cependant, je ne veux surtout pas être couteux, ou un fardeau pour mes hôtes qui m'accueillerai au motif de leur culture accueillante (Je ne sais pas si c'est très clair, je préfère dormir dans mon bivouac et n'être un fardeau pour personne que d'être accueilli et par conséquent couter a une famille, bien sur, je connais les règles d'hospitalité et je donnerais en échange cadeau ou même argent mais je ne veux surtout pas gêner, et je n'aurais pas les moyens de dormir chez l'habitant tout les jours et de le rémunérer a la hauteur de son accueil.) Pour en revenir a l'itinéraire, avez vous des suggestions quand a celui le plus adapté a ce type de voyage dans mes conditions ?

Ce post s'éternise bien sur, plus j'écris plus je ressent le besoin de le compléter, je reviendrais donc point par point sur mes différent(e)s problèmes/questions.

Merci d'Avance,

Amicalement FONK.
Visas, et parcours de l'Asie du Sud-Est? English translation pending
by Tsubaya · 2010-09-02 · 6 replies
Bonjour a tous.

Voila j'ai décidé de faire un voyage dans l'Asie du sud est, et j'ai vraiment pas mal de questions au habitué des voyages a travers plusieurs pays.

Alors déjà, si il y a des habitué du japon, j'aimerais savoir quel serais le moyen le moins cher pour faire japon Cambodge ? J'habite a Kyoto et je suis prêt a prendre l'avion ou le bateau, du moins si cela est possible.

J'ai trouvé des tickets a 550$, qui fait Osaka to Phnom Penh, avec un stop en Malaisie, ce qui est pas mal comme prix. Le voyage des de 23h avec une pause de 5 a 6 heures en Malaisie. J'aimerais savoir si il y a d'autres options.

Alors maintenant le point des visas. Pour le moment j'en suis vraiment a la phase préparation, je compte partir au mois de février 2011, en commençant par le Cambodge, pour ensuite remonté vers le Laos, puis ensuite le Vietnam. Voici l'ordre de mon voyage. Je pense commencé le voyage depuis Phnom Penh.

Donc ma questions, est en faite, sachant que je vis au Japon, comment puis je obtenir les visas de ces trois pays, tout en étant au Japon, sachant que le voyage en lui même ne dureras pas plus de deux mois ?

Voila j'aimerais déjà des réponses a ces questions la avant de continué a en posé ^^ !

En tout cas merci de votre aide !!

Jordan.
Premier voyage seule: quelle destination? English translation pending
by Couetche · 2010-08-30 · 6 replies
Bonjour à toutes

Voilà decidée de sauter le pas et de partir seulle en 2011. Je souhaitai partir en Inde mais vue les discussions du forum sur la sécurité, je ne sais pas si pour un premier voyage seulle la destination est judicieuse. Qu'en pensez-vous? Sinon je prévois mon voyage pour février ou avril, une quinzaine de jours. Quelles destinations vous me conseillez pour une première fois. Je part avec sac à dos.

Merci

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