Results for "Brive+|+127"
8617 results found.
Ascension du Toubkal pendant le ramadan English translation pending
Bonjour tout le moonde!
J'espere que vous allez tres bien,
En fait, j'aimerai bien savoir s'il y a quelqun qui est parti en rando pendant le mois de ramadan.. est il dangereux d'y aller en jeunant ? Et est-ce qu'il neige encore ? Equipements particuliers?
Autres CONSEILS, ASTUCES ?
Merci d'avance!
Bouthainaa :)
J'espere que vous allez tres bien,
En fait, j'aimerai bien savoir s'il y a quelqun qui est parti en rando pendant le mois de ramadan.. est il dangereux d'y aller en jeunant ? Et est-ce qu'il neige encore ? Equipements particuliers?
Autres CONSEILS, ASTUCES ?
Merci d'avance!
Bouthainaa :)
Retour de 14 jours en Bulgarie English translation pending
Bonjour à tous,
Je mets ca ici plutôt que dans les Carnets, parce que quand j'ai planifié ce voyage, j'ai trouvé peu d'informations précises, et je n'aurais pas forcément eu le réflexe de chercher dans les Carnets.
Préambule: Comme souvent, c'est Ryanair qui nous trouve la destination, les dates, heures de vol nous conviennent et le prix également. Roumanie ou Bulgarie, je me renseigne un peu et je me dis que j'ai envie de quelque chose d'inhabituel => BULGARIE
On lit beaucoup de choses sur la Bulgarie: - Population pas sympathique - Pauvreté - Insécurité - Routes impraticables - ...
A tel point que plus je préparais le voyage, plus je commençais à douter et à être tiraillé entre "pourtant ca a l'air génial, j'ai déjà envie d'y retourner sans y être allé" et "ca va être nul, et en plus 14 jours, mince :/ "
De notre expérience sur ces 14 jours, les gens comme partout dans le sud ont l'air fermés, mais dès qu'on prononce un seul mot dans leur langue, ils sont cool. Pas forcément souriants, mais je repense par exemple à cet homme, en train de remplir comme d'autres ses bidons d'eau à une fontaine publique, qui nous a vus en train d'arriver avec nos deux petites bouteilles vides et sans un mot, ni un sourire, nous a fait un geste de la main et nous a libéré sa place le temps que nous remplissions nos bouteilles. Alors cet homme, au visage fermé, dur, sans dire un mot, s'est finalement montré bien plus serviable et gentil que tous ces autres gens qu'on peut croiser chez nous, qui ont perdu toute civilité. Même exemple, quand on suit un camion sur une route de montagne, qu'on voudrait dépasser sans visibilité, les camionneurs nous ont systématiquement indiqué avec un clignotant que la route était libre. De nouveau le genre de civilité qu'on ne croise pas par ici malheureusement, tous supérieurs que se croient les Européens de l'ouest :/. Dans toutes nos balades/randonnées, nous avons surtout croisé des Bulgares en visite dans leur propre pays, ils disent TOUS bonjour bien sympathique ou répondre à nos "Dobar Den" et sont en général en famille et souriants. Hors villes, et gens du tourisme, peu parlent anglais (et encore moins français). Google Translate a été notre ami, nos gestes, sourires... On a toujours réussi a se faire comprendre. Les gens dans les sites touristiques ou logements étaient tous très sympas et souriants.
Certes, c'est pauvre, les stigmates du communisme sont visibles partout. Mais les gens ne semblent pas pour autant malheureux, pas vu de mendiants, on ne s'est pas fait harceler, il y a la 4G, ils ont pour beaucoup, y compris les enfants, des Smartphones. Dans les campagnes, on vit comme ici il y a bien longtemps. Est-ce que cela rend forcément malheureux? Je n'en suis pas sûr...
Au niveau insécurité, à AUCUN moment on n'a ressenti la moindre insécurité. Bien moins que dans n'importe quelle ville de Belgique, France... Pas de jeunes qui traînent en faisant les malins, du bruit, d'ailleurs les jeunes, les enfants, sont bien élevés, calmes, groupes scolaires relativement silencieux, à se demander de nouveau pourquoi ce n'est pas pareil chez nous.
L'état des routes secondaires n'est pas génial, c'est vrai, mais avec une simple Clio, nous sommes passés partout où nous le souhaitions à de rares exceptions. En évitant des trous, principalement sur les routes menant à un site touristique. Aucun problème sur les routes principales.
J'ai beaucoup lu et entendu des gens qui disaient que ça leur avait tellement fait mal de voir la pauvreté qu'ils n'y retourneraient pas...
Notre Road Trip
Je n'ai jamais passé autant de temps à rechercher des informations sur un voyage que pour celui-ci. Peu d'informations en français, de grosses lacunes dans celles en anglais. Sûrement beaucoup plus en Bulgare mais pas évident de savoir quoi et où malgré l'aide de Google Translate.
Jour 1 : - Vol Ryanair Charleroi - Plovdiv - Prise de la voiture de location (TopRentACar) => Clio Break - Nuit et repas à Assenovgrad (Hotel Old Times) Jour 2 : - Monastère Sveti Kirik i Julita - Forteresse d'Assen - Monastère de Bachkovo - Promenade Slivodolsko Padalo - Chute d'eau Skakaloto et Vodopad Duplevo à Orehovo- Ponts Merveilleux - Nuit et repas à Smolyan (Petko Takov's House Hotel) Jour 3 : - Cathédrale de Smolyan - Randonnée Canyon of the Waterfalls - Grotte et Forteresse Kale - Canyon de Gorlo - Ecotrail de Nevystata et Forteresse de Smolyan - Nuit et repas à Trigrad (Guest House Villa Rossy) Jour 4 : - Randonnée Devil's Bridge and Waterfall - Randonnée Orlovo Oko (Eagle's Eye) - Visite de la grotte du Diable - Nuit et repas à Trigrad (Guest House Villa Rossy) Jour 5 : - Slonat - Hastite Ecotrail (Cherven Kamak/Red Stone) - Ecopath Struilitsa - Ustina Waterfall - Red Church - Nuit à Plovdiv (Guest House Fun And Rest) - Repas à Plovdiv (Gastronom Eatery House) Jour 6 : - Visite de Plovdiv - Nuit à Hisarya (Villa Paris) - Repas à Hisarya (Restaurant Chinar) Jour 7 : - Thracian Tumulus Horizont - Thracian Cult Complex Starosel - Eglise de Starosel - Ecopath White River - Monument Hristo Botev à Kalofer - Nuit à Hisarya (Villa Paris) - Repas à Hisarya (Restaurant Loven Dom) Jour 8 : - Visite de Hisarya (sources, Thermes romains, Tombe romaine...) - Suchurum Waterfall (Karlovo) - Monument Arch Of Freedom - Randonnée vers Kozya Stena - Nuit et repas à Berievo (Guest House Lugut) Jour 9 : - Croix d'Apriltsi - Randonnée Vidimsko Praskalo - Monastère de Trojan - Eglise de Trojan - Visite du site de Sostra - Nuit et repas à Lovech (Family Hotel Varosha 2003) Jour 10 : - Visite du centre de Lovech (Deli Hammam, Sveta Nedelya, Forteresse, ...) - Visite grotte Devetaki - Promenade aux chutes de Krushuna - Promenade à la grotte Stalbitsata - Visite de la forteresse d'Hotalich Jour 11 : - Visite de Veliko Tarnovo - Nuit à Veliko Tarnovo (Guest House Diel) - Repas à Veliko Tarnovo (Restaurant Asenevtsi) Jour 12 : - Visite d'Arbanasi - Visite du Monastère Patriarchal de la Sainte Trinité - Visite de Nicopolis ad Istrum - Visite du Monastère de la Transfiguration - Randonnée à Kaya Bunar - Nuit à Gabrovo (Kolyovata Kashta) - Repas à Gabrovo (Restaurant Strannopriemnica) Jour 13 : - Monastère de Dryanovo - Ecopath Via Ferrata - Visite de la grotte de Bacho Kiro - Ecopath de Dryanovo - Visite du centre de Tryavna - Nuit à Gabrovo (Kolyovata Kashta) - Repas à Gabrovo (Restaurant Rest) Jour 14 : - Visite du complexe Etar - Visite du Monastère de Sokolski - Visite du monument Shipka - Visite du monument Buzludzha - Visite de l'église russe du Mémorial Shipka - Visite des tombes thraces Shushmanets, Helvetia et Griffins - Visite de la tombe de Seuthes III - Visite de la tombe Thrace Ostrusha - Randonnée "A Time Trail through the Ages" - Nuit à Kazanlak (Suites Bulgari) - Repas à Kazanlak (Restaurant Magnolya) Jour 15 : - Visite de la tombe Thrace de Kazanlak - Randonnée au Dolmen de Zlatosel - Visite du musée de l'Aviation - Vol retour Plovdiv - Charleroi
Beaucoup de choses au programme donc (on aime pas trop le farniente), pas mal de balade/randonnée, sachant qu'il y a pas mal de dénivelé en Bulgarie, on a parfois eu du mal, d'autant que par manque d'information, certaines rando ont parfois été plus longues que prévu. A refaire, je modifierai sans doutes quelques petites choses, mais dans l'ensemble, on a réussi à s'en tenir +- au parcours prévu).
Ce qui est sûr, c'est que nous ne regrettons pas une seconde de ce voyage (à part un ou l'autre choix de restaurant), qu'on le referait sans hésiter, et que notre prochain voyage pourrait bien être la Bulgarie. Ce pays a tout : Montagnes, Plaines, Culture, de l'eau, des chutes d'eau à profusion, même la mer...
Dans la suite, je détaillerai les étapes avec les informations compilées sur ceux-ci
Je mets ca ici plutôt que dans les Carnets, parce que quand j'ai planifié ce voyage, j'ai trouvé peu d'informations précises, et je n'aurais pas forcément eu le réflexe de chercher dans les Carnets.
Préambule: Comme souvent, c'est Ryanair qui nous trouve la destination, les dates, heures de vol nous conviennent et le prix également. Roumanie ou Bulgarie, je me renseigne un peu et je me dis que j'ai envie de quelque chose d'inhabituel => BULGARIE
On lit beaucoup de choses sur la Bulgarie: - Population pas sympathique - Pauvreté - Insécurité - Routes impraticables - ...
A tel point que plus je préparais le voyage, plus je commençais à douter et à être tiraillé entre "pourtant ca a l'air génial, j'ai déjà envie d'y retourner sans y être allé" et "ca va être nul, et en plus 14 jours, mince :/ "
De notre expérience sur ces 14 jours, les gens comme partout dans le sud ont l'air fermés, mais dès qu'on prononce un seul mot dans leur langue, ils sont cool. Pas forcément souriants, mais je repense par exemple à cet homme, en train de remplir comme d'autres ses bidons d'eau à une fontaine publique, qui nous a vus en train d'arriver avec nos deux petites bouteilles vides et sans un mot, ni un sourire, nous a fait un geste de la main et nous a libéré sa place le temps que nous remplissions nos bouteilles. Alors cet homme, au visage fermé, dur, sans dire un mot, s'est finalement montré bien plus serviable et gentil que tous ces autres gens qu'on peut croiser chez nous, qui ont perdu toute civilité. Même exemple, quand on suit un camion sur une route de montagne, qu'on voudrait dépasser sans visibilité, les camionneurs nous ont systématiquement indiqué avec un clignotant que la route était libre. De nouveau le genre de civilité qu'on ne croise pas par ici malheureusement, tous supérieurs que se croient les Européens de l'ouest :/. Dans toutes nos balades/randonnées, nous avons surtout croisé des Bulgares en visite dans leur propre pays, ils disent TOUS bonjour bien sympathique ou répondre à nos "Dobar Den" et sont en général en famille et souriants. Hors villes, et gens du tourisme, peu parlent anglais (et encore moins français). Google Translate a été notre ami, nos gestes, sourires... On a toujours réussi a se faire comprendre. Les gens dans les sites touristiques ou logements étaient tous très sympas et souriants.
Certes, c'est pauvre, les stigmates du communisme sont visibles partout. Mais les gens ne semblent pas pour autant malheureux, pas vu de mendiants, on ne s'est pas fait harceler, il y a la 4G, ils ont pour beaucoup, y compris les enfants, des Smartphones. Dans les campagnes, on vit comme ici il y a bien longtemps. Est-ce que cela rend forcément malheureux? Je n'en suis pas sûr...
Au niveau insécurité, à AUCUN moment on n'a ressenti la moindre insécurité. Bien moins que dans n'importe quelle ville de Belgique, France... Pas de jeunes qui traînent en faisant les malins, du bruit, d'ailleurs les jeunes, les enfants, sont bien élevés, calmes, groupes scolaires relativement silencieux, à se demander de nouveau pourquoi ce n'est pas pareil chez nous.
L'état des routes secondaires n'est pas génial, c'est vrai, mais avec une simple Clio, nous sommes passés partout où nous le souhaitions à de rares exceptions. En évitant des trous, principalement sur les routes menant à un site touristique. Aucun problème sur les routes principales.
J'ai beaucoup lu et entendu des gens qui disaient que ça leur avait tellement fait mal de voir la pauvreté qu'ils n'y retourneraient pas...
Notre Road Trip
Je n'ai jamais passé autant de temps à rechercher des informations sur un voyage que pour celui-ci. Peu d'informations en français, de grosses lacunes dans celles en anglais. Sûrement beaucoup plus en Bulgare mais pas évident de savoir quoi et où malgré l'aide de Google Translate.
Jour 1 : - Vol Ryanair Charleroi - Plovdiv - Prise de la voiture de location (TopRentACar) => Clio Break - Nuit et repas à Assenovgrad (Hotel Old Times) Jour 2 : - Monastère Sveti Kirik i Julita - Forteresse d'Assen - Monastère de Bachkovo - Promenade Slivodolsko Padalo - Chute d'eau Skakaloto et Vodopad Duplevo à Orehovo- Ponts Merveilleux - Nuit et repas à Smolyan (Petko Takov's House Hotel) Jour 3 : - Cathédrale de Smolyan - Randonnée Canyon of the Waterfalls - Grotte et Forteresse Kale - Canyon de Gorlo - Ecotrail de Nevystata et Forteresse de Smolyan - Nuit et repas à Trigrad (Guest House Villa Rossy) Jour 4 : - Randonnée Devil's Bridge and Waterfall - Randonnée Orlovo Oko (Eagle's Eye) - Visite de la grotte du Diable - Nuit et repas à Trigrad (Guest House Villa Rossy) Jour 5 : - Slonat - Hastite Ecotrail (Cherven Kamak/Red Stone) - Ecopath Struilitsa - Ustina Waterfall - Red Church - Nuit à Plovdiv (Guest House Fun And Rest) - Repas à Plovdiv (Gastronom Eatery House) Jour 6 : - Visite de Plovdiv - Nuit à Hisarya (Villa Paris) - Repas à Hisarya (Restaurant Chinar) Jour 7 : - Thracian Tumulus Horizont - Thracian Cult Complex Starosel - Eglise de Starosel - Ecopath White River - Monument Hristo Botev à Kalofer - Nuit à Hisarya (Villa Paris) - Repas à Hisarya (Restaurant Loven Dom) Jour 8 : - Visite de Hisarya (sources, Thermes romains, Tombe romaine...) - Suchurum Waterfall (Karlovo) - Monument Arch Of Freedom - Randonnée vers Kozya Stena - Nuit et repas à Berievo (Guest House Lugut) Jour 9 : - Croix d'Apriltsi - Randonnée Vidimsko Praskalo - Monastère de Trojan - Eglise de Trojan - Visite du site de Sostra - Nuit et repas à Lovech (Family Hotel Varosha 2003) Jour 10 : - Visite du centre de Lovech (Deli Hammam, Sveta Nedelya, Forteresse, ...) - Visite grotte Devetaki - Promenade aux chutes de Krushuna - Promenade à la grotte Stalbitsata - Visite de la forteresse d'Hotalich Jour 11 : - Visite de Veliko Tarnovo - Nuit à Veliko Tarnovo (Guest House Diel) - Repas à Veliko Tarnovo (Restaurant Asenevtsi) Jour 12 : - Visite d'Arbanasi - Visite du Monastère Patriarchal de la Sainte Trinité - Visite de Nicopolis ad Istrum - Visite du Monastère de la Transfiguration - Randonnée à Kaya Bunar - Nuit à Gabrovo (Kolyovata Kashta) - Repas à Gabrovo (Restaurant Strannopriemnica) Jour 13 : - Monastère de Dryanovo - Ecopath Via Ferrata - Visite de la grotte de Bacho Kiro - Ecopath de Dryanovo - Visite du centre de Tryavna - Nuit à Gabrovo (Kolyovata Kashta) - Repas à Gabrovo (Restaurant Rest) Jour 14 : - Visite du complexe Etar - Visite du Monastère de Sokolski - Visite du monument Shipka - Visite du monument Buzludzha - Visite de l'église russe du Mémorial Shipka - Visite des tombes thraces Shushmanets, Helvetia et Griffins - Visite de la tombe de Seuthes III - Visite de la tombe Thrace Ostrusha - Randonnée "A Time Trail through the Ages" - Nuit à Kazanlak (Suites Bulgari) - Repas à Kazanlak (Restaurant Magnolya) Jour 15 : - Visite de la tombe Thrace de Kazanlak - Randonnée au Dolmen de Zlatosel - Visite du musée de l'Aviation - Vol retour Plovdiv - Charleroi
Beaucoup de choses au programme donc (on aime pas trop le farniente), pas mal de balade/randonnée, sachant qu'il y a pas mal de dénivelé en Bulgarie, on a parfois eu du mal, d'autant que par manque d'information, certaines rando ont parfois été plus longues que prévu. A refaire, je modifierai sans doutes quelques petites choses, mais dans l'ensemble, on a réussi à s'en tenir +- au parcours prévu).
Ce qui est sûr, c'est que nous ne regrettons pas une seconde de ce voyage (à part un ou l'autre choix de restaurant), qu'on le referait sans hésiter, et que notre prochain voyage pourrait bien être la Bulgarie. Ce pays a tout : Montagnes, Plaines, Culture, de l'eau, des chutes d'eau à profusion, même la mer...
Dans la suite, je détaillerai les étapes avec les informations compilées sur ceux-ci
Autotour des parcs américains seule avec mes filles English translation pending
Bonjour à tous.
Ma fille vient de fêter ses 18 ans et pour fêter cela, j'ai décidé de lui offrir son rêve : un autotour en Californie et une visite des parcs américains.
nous partons donc du 17 juillet au 04 aout, de Toulouse via Munich pour Los Angeles nous serons trois : ma fille, sa meilleure amie et moi même.
je suis toujours en train de peaufiner mon parcours, mais je bloque sur une décision
nous ne sommes pas des randonneuses, est ce que le parc de YOSEMITE est vraiment intéressant pour nous ?
je ne sais plus trop comment continuer notre route après la vallée de la mort : vallée de la mort, sequoia, San Francisco
ou on laisse tomber sequoia , et on fait vallée de la mort, mammoth lakes, YOSEMITE, San Francisco.
J'avoue que je n'arrive pas à prendre de décision.
Quelqu'un pourrait il me conseiller ?
a titre d'info voici notre parcours
Jour 1 : Toulouse/Munich/los Angeles Jour 2 : los Angeles Jour 3 : Los Angeles Jour 4 : Los Angeles palm Springs, Joshua tree, Lake Havesu Jour 5 : Lake Havesu, Grand Canyon jour 6 : Grand canyon, monument valley jour 7 : Monument valley, page jour 8 : Page Bryce canyon jour 9 : Bryce canyon, Zion, las Vegas jour 10 : Las Vegas jour 11 : las Vegas valley de la mort jour 12 : Valley de la mort sequoia Park ou mammoth lakes jour 13 : sequoia Park San Francisco ou mammoth lakes YOSEMITE jour 14 : San Francisco ou YOSEMITE San Francisco jour 15 : San Francisco jour 16 : Nuit sur la cote atlantique jour 17 : los Angeles jour 18 : envol vers Toulouse jour 19 : arrivée Toulouse
merci d'avance et bonne journée à tous laurence
Ma fille vient de fêter ses 18 ans et pour fêter cela, j'ai décidé de lui offrir son rêve : un autotour en Californie et une visite des parcs américains.
nous partons donc du 17 juillet au 04 aout, de Toulouse via Munich pour Los Angeles nous serons trois : ma fille, sa meilleure amie et moi même.
je suis toujours en train de peaufiner mon parcours, mais je bloque sur une décision
nous ne sommes pas des randonneuses, est ce que le parc de YOSEMITE est vraiment intéressant pour nous ?
je ne sais plus trop comment continuer notre route après la vallée de la mort : vallée de la mort, sequoia, San Francisco
ou on laisse tomber sequoia , et on fait vallée de la mort, mammoth lakes, YOSEMITE, San Francisco.
J'avoue que je n'arrive pas à prendre de décision.
Quelqu'un pourrait il me conseiller ?
a titre d'info voici notre parcours
Jour 1 : Toulouse/Munich/los Angeles Jour 2 : los Angeles Jour 3 : Los Angeles Jour 4 : Los Angeles palm Springs, Joshua tree, Lake Havesu Jour 5 : Lake Havesu, Grand Canyon jour 6 : Grand canyon, monument valley jour 7 : Monument valley, page jour 8 : Page Bryce canyon jour 9 : Bryce canyon, Zion, las Vegas jour 10 : Las Vegas jour 11 : las Vegas valley de la mort jour 12 : Valley de la mort sequoia Park ou mammoth lakes jour 13 : sequoia Park San Francisco ou mammoth lakes YOSEMITE jour 14 : San Francisco ou YOSEMITE San Francisco jour 15 : San Francisco jour 16 : Nuit sur la cote atlantique jour 17 : los Angeles jour 18 : envol vers Toulouse jour 19 : arrivée Toulouse
merci d'avance et bonne journée à tous laurence
Nuages sur le Vercors English translation pending
Hello,
Nous voilà de retour d'une petite virée dans le Vercors.

Quelques jours de randonnée en autonomie avec Muriel (Hohl sur VF) qui découvrait le massif pour la 1ère fois. La météo fut loin d'être parfaite mais nous en avons tout de même bien profité! Le récit en images en cliquant ici
Ci-dessous le texte seul, bonne lecture! Marie
VERCORS MAI 2018 Voilà plusieurs jours que nous guettons la météo avec Muriel (Hohl sur voyage forum) : les prévisions ne s’améliorent pas, il va faire moche ! Tant pis, on a trop envie de Vercors, et on se dit que ça nous permettra de tester notre matériel avant l’Islande prévue cet été. J1 Mardi 08 mai 2018 Nous arrivons en fin d’après-midi au vallon de Combeau : il n’y a pas un chat et pour cause…il pleut ! Enfin disons qu’il pleuviote, nous arrivons juste à la fin d’un gros orage. Nous quittons la voiture vers 18h, passons à la jolie cabane de l’Essaure (la bien nommée) où 3 filles se remettent de la montée depuis Chichilianne sous l’orage. Nous continuons par le col du Creuson, prenons de l’eau à la source et poursuivons vers la Tête Chevalière. Il reste pas mal de neige et nous slalomons entre les névés. J’adore les gros nuages et nous sommes gâtées quand nous arrivons à proximité de la Tête Chevalière, après qq km de marche. Nous ne sommes pas seules ! 2 bouquetins trainent dans le coin, assez indifférents à notre présence : ça commence bien ! En dépit des prévisions, l’atmosphère ne nous semble plus orageuse et nous décidons de passer la nuit par là. La vue sur le Mont Aiguille et le Grand Veymont est imprenable ! La pluie a cessé et nous installons tranquillement les tentes puis prenons le temps d’admirer nuages, paysages et bouquetins. Le temps de diner, la pluie reprend. Hop au lit !
J2 Mercredi 09 mai 2018 Il y a eu un peu de vent (et de pluie) cette nuit et nous avons toutes les deux eu un peu froid. Pourtant le ciel est couvert et il n’a pas gelé. Une lueur solaire nous motive pour nous lever, Puis le Grand Veymont et le Mont Aiguille disparaissent dans les nuages ! Nous sommes à 1800 m et la neige est encore bien présente. Ce matin, les marmottes sont réveillées (vu aucune hier soir) Nous reprenons de l’eau et montons vers la jolie borie proche de la bergerie de Chamousset. Elle abrite qq sacs de sel pour le bétail. Nous coupons ensuite au plus court pour rejoindre le sentier et en descendant un raidillon, je mets le pied puis la jambe dans un trou caché par la neige. Alourdie par le poids du sac je bascule sur le côté et perçoit un craquement dans le genou. M….de ! A cet instant je me demande si je vais au moins être capable de retourner à la voiture… Finalement ça va, ça tire mais rien de grave ouf ! Cet incident me conforte dans l’idée d’abandonner l’envie d’aller vers la montagne de Glandasse jusqu’à la cabane de Chatillon que je ne connais pas encore. La neige nous ralentit pas mal, je tire un peu la patte : nous irons donc dans le vif du sujet, vers le Grand Veymont. Muriel ne connait pas le Vercors et c’est vraiment je trouve la zone la plus spectaculaire. Nous passons rapidement près de la cabane de Chaumailloux, perdue dans le brouillard et continuons vers Pré Peyret. Nous retrouvons le soleil en arrivant au-dessus du canyon du Pas de Chabrinel. Personne à la cabane de Pré Peyret…Nous faisons sécher les tentes, un brin de toilette à la source et prenons qq coups de soleil inattendus en profitant de la jolie prairie. Nous nous installons en haut, espérant ne pas voir arriver des hordes de randonneurs. Seuls 2 jeunes couples arrivent plus tard dans l’après-midi, juste avant une belle averse de grêle ! Nous dinons ensemble et à 20h30, tout le monde dort !
J3 Jeudi 10 mai 2018 Il a plu toute la nuit et ça continue…mais pas très fort (positivons !) J’ai éteint mon téléphone cette nuit et ce matin, impossible d’allumer le GPS ! Et on est dans le brouillard ! Heureusement, je suis déjà venue plusieurs fois par là et pense pouvoir me débrouiller malgré les névés qui masquent souvent le sentier. De toute façon c’est tout droit jusqu’au Grand Veymont ! Nous sommes tout de même soulagées de passer au pied de l’arbre taillé, c’est un bon point de repère quand on ne voit qu’à quelques mètres… Nous trouvons la cabane de l’Aiguillette en suivant les traces de pas dans la neige. Un couple y a assez bien dormi (il y a une souris !) tandis qu’un groupe de 5 personnes a campé fraichement un peu plus loin. Nous allons ensuite vers le Pas du Fouillet dans l’espoir d’y trouver du réseau : niet ! Je connais pas loin une petite cabane où nous décidons de nous abriter en attendant que le temps se lève. J’espère pouvoir la trouver sans GPS…pas facile dans le brouillard avec toute cette neige. Nous repérons miraculeusement le panneau de la fontaine des Bachassons mais celle-ci est encore sous la neige, impossible à localiser vraiment. Bref, nous trouvons finalement la petite cabane, qui est ouverte, chouette ! C’est une cabane de berger, assez « dans son jus » mais ne faisons pas les difficiles ! Vu les circonstances, après un peu de rangement et de nettoyage, c’est presque cosy. On mange, puis on fait la sieste, puis on bouquine (il y a un Sylvain Tesson et plein de revues niaises style salle d’attente de salon de coiffure !) : le brouillard ne se lève pas… On décide alors de rester là jusqu’à demain, les prévisions si elles n’ont pas changé depuis mardi annoncent une belle journée. Ici aussi il y a une petite souris, qui nous fichera la paix en échange de quelques fruits secs déposés à l’extérieur. J4 Vendredi 11 mai 2018 Ça a pas mal soufflé cette nuit mais nous avons bien dormi ! Et même eu un peu trop chaud en début de nuit. Impatientes de voir l’aspect du ciel, nous sommes levées de bonne heure (pas difficile en s’endormant avant 9h !) Grand beau temps ! Le soleil passe au-dessus d’une barre de nuages résiduels et vient réchauffer les couleurs. On grimpe un peu au-dessus de la cabane histoire d’examiner les pentes du Grand Veymont. Nous distinguons des traces dans le 1er névé, c’est encourageant. Nous laissons tomber les Rochers du Parquet initialement prévus au profit du Grand Veymont. Nous pourrons toujours y aller cet après-midi si la météo se maintient. Rien de plus euphorisant que de se retrouver au-dessus d’une mer de nuages, alors qu’en bas on se morfond dans la purée de pois ! Nous avons encore assez d’eau pour l’ascension (il nous faudra faire fondre de la neige tout à l’heure car même sans brouillard, la source reste cachée), prenons qq barres de céréales, une veste chaude, et laissons nos sacs dans la cabane. Nous repassons par le pas du Fouillet, où nous dérangeons une famille de bouquetins assez craintifs. Nous apercevons plus haut 1 ou 2 silhouettes au niveau du 1er névé : elles passent et ne redescendent pas, c’est bon signe ! Nous franchissons à notre tour quelques névés : la neige n’est pas trop dure et les pas bien marqués. La vue est grandiose ! On commence à rêver du sommet et de la vue sur le croissant des crêtes du Vercors vers le Nord, quand arrivent les 2 garçons aperçus tout-à-l ’heure : ils ont fait demi-tour un peu avant le sommet, le dernier névé leur ayant semblé trop risqué… Flûte… on décide d’aller voir par nous-mêmes mais nous sommes soudain rattrapées par les nuages. Demi-tour pour nous aussi donc : pas la peine de prendre des risques pour ne rien voir…. Nous croisons qq bouquetins dans la descente, pas farouches ! Encore d’autres bouquetins en contrebas du Pas du Fouillet ! Retour à la petite cabane alors que le ciel se couvre. Des randonneurs nous ont annoncé de la pluie pour l’après-midi. Tous les randonneurs croisés annoncent une météo abominable pour dimanche avec de fortes précipitations, possiblement de neige. Alors nous décidons de garder les Rochers du Parquet pour une autre fois et de commencer le retour vers le sud. Il y a des marmottes un peu partout, ici dans la plaine de la Queyrie. Plus loin sur le sentier du Pas de l’Ours, qui passe à la Bergerie de Peyre-Rouge (fermée). Nous avons tiré un peu trop à l’est et rejoignons la falaise un peu avant le refuge de Chaumailloux, ce qui nous permet d’avoir de jolies vues sur le Mont Aiguille et sur les flancs de la falaise marneuse où coulent des ruisseaux de printemps. Nous aurons écrasé sur cette rando quelques milliers de crocus ! La pluie approche et la lumière devient très belle ! L’averse arrive un peu avant nous à Chaumailloux. Nous profitons du refuge (théoriquement fermé jusqu’au 31 juin pour travaux) en attendant la fin de l’ondée, puis nous continuons à flanc au-delà de la source Chevalière. Ici aussi plein de marmottes et de marmottons téméraires qui se laissent approcher de tout près ! Ils sont trop mignons avec leur fourrure ébouriffée par la pluie ! Tiens mais finalement ce sont encore des bouquetins et non des gros moutons qui broutent tranquillement dans cette prairie débonnaire. Pour une fois qu’ils ne sont pas sur des pentes escarpées ! Nous trouvons un joli coin de bivouac au milieu des jonquilles, avec vue sur le Mont Aiguille quand il émerge des nuages… (et avec du réseau !) Voilà les bouquetins qui s’approchent des tentes, assez indifférents à notre présence ! Ils passent et disparaissent sans doute en direction du ruisseau un peu plus loin. A présent, il fait gris, la lumière décline, hop au lit ! Muriel entend des bruits (de bouquetins ?) en début de nuit. Moi rien du tout avec mes boules Quiès…
J5 Samedi 12 mai 2018 Réveil par les p’tis zoziaux malgré les boules Q. ! Il fait beau et doux même si l’atmosphère est assez brumeuse. Nous quittons le bivouac vers 7h. Pas mal de névés encore entre le Pas de la Chèvrerie et Chaumailloux mais cette fois, point de brouillard et on ne perd (presque) pas le sentier. J’adore ces quelques arbres perchés sur la crête la plus exposée au-dessus de la bergerie de Chamousset (cherchez Charly la marmotte !) Quelle jolie courbe ! La source émerge tout juste de la neige mais les grenouilles ont déjà pondu ! Pas mal pour des animaux à sang froid ! (On a vu aussi des œufs dans la mare de la Tête Chevalière, encore aux ¾ enneigée !) On a du mal à quitter le plateau et on traine avant le col du Creuson en observant encore quelques marmottes. La prairie de l’Essaure nous ralentit encore ! Anémones, crocus et orchidées frétillent de partout dans la brise printanière. Dire que demain il pourrait neiger ! Au revoir Grand Veymont et Mont Aiguille… A bientôt Montagnette… Encore 600 km jusqu’à Nancy puis un bla bla car pour Muriel jusqu’en Alsace… Merci Muriel pour ta compagnie et ta bonne humeur sans faille ! Ça a été un plaisir de te faire découvrir ce petit bout de Vercors même si les conditions auraient pu être meilleures !

Quelques jours de randonnée en autonomie avec Muriel (Hohl sur VF) qui découvrait le massif pour la 1ère fois. La météo fut loin d'être parfaite mais nous en avons tout de même bien profité! Le récit en images en cliquant ici
Ci-dessous le texte seul, bonne lecture! Marie
VERCORS MAI 2018 Voilà plusieurs jours que nous guettons la météo avec Muriel (Hohl sur voyage forum) : les prévisions ne s’améliorent pas, il va faire moche ! Tant pis, on a trop envie de Vercors, et on se dit que ça nous permettra de tester notre matériel avant l’Islande prévue cet été. J1 Mardi 08 mai 2018 Nous arrivons en fin d’après-midi au vallon de Combeau : il n’y a pas un chat et pour cause…il pleut ! Enfin disons qu’il pleuviote, nous arrivons juste à la fin d’un gros orage. Nous quittons la voiture vers 18h, passons à la jolie cabane de l’Essaure (la bien nommée) où 3 filles se remettent de la montée depuis Chichilianne sous l’orage. Nous continuons par le col du Creuson, prenons de l’eau à la source et poursuivons vers la Tête Chevalière. Il reste pas mal de neige et nous slalomons entre les névés. J’adore les gros nuages et nous sommes gâtées quand nous arrivons à proximité de la Tête Chevalière, après qq km de marche. Nous ne sommes pas seules ! 2 bouquetins trainent dans le coin, assez indifférents à notre présence : ça commence bien ! En dépit des prévisions, l’atmosphère ne nous semble plus orageuse et nous décidons de passer la nuit par là. La vue sur le Mont Aiguille et le Grand Veymont est imprenable ! La pluie a cessé et nous installons tranquillement les tentes puis prenons le temps d’admirer nuages, paysages et bouquetins. Le temps de diner, la pluie reprend. Hop au lit !
J2 Mercredi 09 mai 2018 Il y a eu un peu de vent (et de pluie) cette nuit et nous avons toutes les deux eu un peu froid. Pourtant le ciel est couvert et il n’a pas gelé. Une lueur solaire nous motive pour nous lever, Puis le Grand Veymont et le Mont Aiguille disparaissent dans les nuages ! Nous sommes à 1800 m et la neige est encore bien présente. Ce matin, les marmottes sont réveillées (vu aucune hier soir) Nous reprenons de l’eau et montons vers la jolie borie proche de la bergerie de Chamousset. Elle abrite qq sacs de sel pour le bétail. Nous coupons ensuite au plus court pour rejoindre le sentier et en descendant un raidillon, je mets le pied puis la jambe dans un trou caché par la neige. Alourdie par le poids du sac je bascule sur le côté et perçoit un craquement dans le genou. M….de ! A cet instant je me demande si je vais au moins être capable de retourner à la voiture… Finalement ça va, ça tire mais rien de grave ouf ! Cet incident me conforte dans l’idée d’abandonner l’envie d’aller vers la montagne de Glandasse jusqu’à la cabane de Chatillon que je ne connais pas encore. La neige nous ralentit pas mal, je tire un peu la patte : nous irons donc dans le vif du sujet, vers le Grand Veymont. Muriel ne connait pas le Vercors et c’est vraiment je trouve la zone la plus spectaculaire. Nous passons rapidement près de la cabane de Chaumailloux, perdue dans le brouillard et continuons vers Pré Peyret. Nous retrouvons le soleil en arrivant au-dessus du canyon du Pas de Chabrinel. Personne à la cabane de Pré Peyret…Nous faisons sécher les tentes, un brin de toilette à la source et prenons qq coups de soleil inattendus en profitant de la jolie prairie. Nous nous installons en haut, espérant ne pas voir arriver des hordes de randonneurs. Seuls 2 jeunes couples arrivent plus tard dans l’après-midi, juste avant une belle averse de grêle ! Nous dinons ensemble et à 20h30, tout le monde dort !
J3 Jeudi 10 mai 2018 Il a plu toute la nuit et ça continue…mais pas très fort (positivons !) J’ai éteint mon téléphone cette nuit et ce matin, impossible d’allumer le GPS ! Et on est dans le brouillard ! Heureusement, je suis déjà venue plusieurs fois par là et pense pouvoir me débrouiller malgré les névés qui masquent souvent le sentier. De toute façon c’est tout droit jusqu’au Grand Veymont ! Nous sommes tout de même soulagées de passer au pied de l’arbre taillé, c’est un bon point de repère quand on ne voit qu’à quelques mètres… Nous trouvons la cabane de l’Aiguillette en suivant les traces de pas dans la neige. Un couple y a assez bien dormi (il y a une souris !) tandis qu’un groupe de 5 personnes a campé fraichement un peu plus loin. Nous allons ensuite vers le Pas du Fouillet dans l’espoir d’y trouver du réseau : niet ! Je connais pas loin une petite cabane où nous décidons de nous abriter en attendant que le temps se lève. J’espère pouvoir la trouver sans GPS…pas facile dans le brouillard avec toute cette neige. Nous repérons miraculeusement le panneau de la fontaine des Bachassons mais celle-ci est encore sous la neige, impossible à localiser vraiment. Bref, nous trouvons finalement la petite cabane, qui est ouverte, chouette ! C’est une cabane de berger, assez « dans son jus » mais ne faisons pas les difficiles ! Vu les circonstances, après un peu de rangement et de nettoyage, c’est presque cosy. On mange, puis on fait la sieste, puis on bouquine (il y a un Sylvain Tesson et plein de revues niaises style salle d’attente de salon de coiffure !) : le brouillard ne se lève pas… On décide alors de rester là jusqu’à demain, les prévisions si elles n’ont pas changé depuis mardi annoncent une belle journée. Ici aussi il y a une petite souris, qui nous fichera la paix en échange de quelques fruits secs déposés à l’extérieur. J4 Vendredi 11 mai 2018 Ça a pas mal soufflé cette nuit mais nous avons bien dormi ! Et même eu un peu trop chaud en début de nuit. Impatientes de voir l’aspect du ciel, nous sommes levées de bonne heure (pas difficile en s’endormant avant 9h !) Grand beau temps ! Le soleil passe au-dessus d’une barre de nuages résiduels et vient réchauffer les couleurs. On grimpe un peu au-dessus de la cabane histoire d’examiner les pentes du Grand Veymont. Nous distinguons des traces dans le 1er névé, c’est encourageant. Nous laissons tomber les Rochers du Parquet initialement prévus au profit du Grand Veymont. Nous pourrons toujours y aller cet après-midi si la météo se maintient. Rien de plus euphorisant que de se retrouver au-dessus d’une mer de nuages, alors qu’en bas on se morfond dans la purée de pois ! Nous avons encore assez d’eau pour l’ascension (il nous faudra faire fondre de la neige tout à l’heure car même sans brouillard, la source reste cachée), prenons qq barres de céréales, une veste chaude, et laissons nos sacs dans la cabane. Nous repassons par le pas du Fouillet, où nous dérangeons une famille de bouquetins assez craintifs. Nous apercevons plus haut 1 ou 2 silhouettes au niveau du 1er névé : elles passent et ne redescendent pas, c’est bon signe ! Nous franchissons à notre tour quelques névés : la neige n’est pas trop dure et les pas bien marqués. La vue est grandiose ! On commence à rêver du sommet et de la vue sur le croissant des crêtes du Vercors vers le Nord, quand arrivent les 2 garçons aperçus tout-à-l ’heure : ils ont fait demi-tour un peu avant le sommet, le dernier névé leur ayant semblé trop risqué… Flûte… on décide d’aller voir par nous-mêmes mais nous sommes soudain rattrapées par les nuages. Demi-tour pour nous aussi donc : pas la peine de prendre des risques pour ne rien voir…. Nous croisons qq bouquetins dans la descente, pas farouches ! Encore d’autres bouquetins en contrebas du Pas du Fouillet ! Retour à la petite cabane alors que le ciel se couvre. Des randonneurs nous ont annoncé de la pluie pour l’après-midi. Tous les randonneurs croisés annoncent une météo abominable pour dimanche avec de fortes précipitations, possiblement de neige. Alors nous décidons de garder les Rochers du Parquet pour une autre fois et de commencer le retour vers le sud. Il y a des marmottes un peu partout, ici dans la plaine de la Queyrie. Plus loin sur le sentier du Pas de l’Ours, qui passe à la Bergerie de Peyre-Rouge (fermée). Nous avons tiré un peu trop à l’est et rejoignons la falaise un peu avant le refuge de Chaumailloux, ce qui nous permet d’avoir de jolies vues sur le Mont Aiguille et sur les flancs de la falaise marneuse où coulent des ruisseaux de printemps. Nous aurons écrasé sur cette rando quelques milliers de crocus ! La pluie approche et la lumière devient très belle ! L’averse arrive un peu avant nous à Chaumailloux. Nous profitons du refuge (théoriquement fermé jusqu’au 31 juin pour travaux) en attendant la fin de l’ondée, puis nous continuons à flanc au-delà de la source Chevalière. Ici aussi plein de marmottes et de marmottons téméraires qui se laissent approcher de tout près ! Ils sont trop mignons avec leur fourrure ébouriffée par la pluie ! Tiens mais finalement ce sont encore des bouquetins et non des gros moutons qui broutent tranquillement dans cette prairie débonnaire. Pour une fois qu’ils ne sont pas sur des pentes escarpées ! Nous trouvons un joli coin de bivouac au milieu des jonquilles, avec vue sur le Mont Aiguille quand il émerge des nuages… (et avec du réseau !) Voilà les bouquetins qui s’approchent des tentes, assez indifférents à notre présence ! Ils passent et disparaissent sans doute en direction du ruisseau un peu plus loin. A présent, il fait gris, la lumière décline, hop au lit ! Muriel entend des bruits (de bouquetins ?) en début de nuit. Moi rien du tout avec mes boules Quiès…
J5 Samedi 12 mai 2018 Réveil par les p’tis zoziaux malgré les boules Q. ! Il fait beau et doux même si l’atmosphère est assez brumeuse. Nous quittons le bivouac vers 7h. Pas mal de névés encore entre le Pas de la Chèvrerie et Chaumailloux mais cette fois, point de brouillard et on ne perd (presque) pas le sentier. J’adore ces quelques arbres perchés sur la crête la plus exposée au-dessus de la bergerie de Chamousset (cherchez Charly la marmotte !) Quelle jolie courbe ! La source émerge tout juste de la neige mais les grenouilles ont déjà pondu ! Pas mal pour des animaux à sang froid ! (On a vu aussi des œufs dans la mare de la Tête Chevalière, encore aux ¾ enneigée !) On a du mal à quitter le plateau et on traine avant le col du Creuson en observant encore quelques marmottes. La prairie de l’Essaure nous ralentit encore ! Anémones, crocus et orchidées frétillent de partout dans la brise printanière. Dire que demain il pourrait neiger ! Au revoir Grand Veymont et Mont Aiguille… A bientôt Montagnette… Encore 600 km jusqu’à Nancy puis un bla bla car pour Muriel jusqu’en Alsace… Merci Muriel pour ta compagnie et ta bonne humeur sans faille ! Ça a été un plaisir de te faire découvrir ce petit bout de Vercors même si les conditions auraient pu être meilleures !
Quelle meilleure escale pour la Nouvelle-Zélande pour réduire le "jet lag"? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu qu'il était plus facile de se remettre du jet lag en partant vers l'Ouest. Du coup, pourriez-vous me conseiller l'escale la plus avantageuse pour un aller-retour Nouvelle-Zélande en décembre prochain ? Los Angeles et San Francisco paraissent chers, et je veux éviter Vancouver, car je ne souhaite pas des vêtements d'hiver juste pour une escale. Merci d'avance pour vos conseils/avis.
J'ai lu qu'il était plus facile de se remettre du jet lag en partant vers l'Ouest. Du coup, pourriez-vous me conseiller l'escale la plus avantageuse pour un aller-retour Nouvelle-Zélande en décembre prochain ? Los Angeles et San Francisco paraissent chers, et je veux éviter Vancouver, car je ne souhaite pas des vêtements d'hiver juste pour une escale. Merci d'avance pour vos conseils/avis.
Préparer un road trip dans l'ouest des États-Unis English translation pending
bonjour a tous !
nous venons de choisir l ouest des états unis pour notre voyage de cet été, nous partons a deux (en couple), mais nous n avons encore jamais préparé ce type de voyage! j ai besoin de vos conseils pour ne pas faire d erreur et organiser au mieux la réalisation de ce rêve 🙂
nous avons les billets d avion, arrivée a San Francisco le 17 aout et départ de Los Angeles le 2 septembre soit 17 jours vols compris, je sais que le mois d aout n est pas la période la plus facile mais pas le choix pour les vacances...
dans l idée nous voulons faire un road trip et s en mettre plein la vue ! on pensait louer une voiture et ensuite voir sur place au fur et a mesure pour se loger histoire de ne pas avoir d impératif pour profiter de ce qui nous plait le plus, passer peut être le chemin sur certains endroits et se laisser porter de surprises en surprises! mais en lisant plusieurs discussions sur le sujet, les gens recommandent fortement a cette période de tout réserver a l avance , disant même que certains endroits déjà complets 😕
alors c est la que ça se complique... ou réserver, par qui, combien de temps passer a tel endroit, et tout plein d autres de questions se bousculent, et ne connaissant pas du tout ni l endroit ni le sujet , j ai peur d être prise de court... voila pourquoi j appelle a vos connaissances , conseils et expériences!
concernant l itinéraire, j ai relevé les grandes lignes de ce que j ai trouvé et envie de voir (ça donne envie de tout voir!!) et de ce que les gens font en général sur cette durée, donnez moi vos avis !
san fransico - sacremento - lac tahoe- yosemite- death valley - las vegas - zion - bryce canyon - lac powell - page - monument valley - grand canyon - kingman - laughlin - desert mojane - los angeles
voila, vous savez tout ! je compte sur vous pour votre aide, a bientot
voila, vous savez tout ! je compte sur vous pour votre aide, a bientot
Une semaine au parc Kruger English translation pending
Et bien voilà, nous sommes rentrés hier de ce magnifique périple sud africain.
Je tiens encore à remercier tous ceux qui m'ont aidé et conseillé pour ce voyage qui fêtait mes 40 ans.
Tout a été réservé à peu près 6 mois avant de partir, que ce soit les billets d'avion ou les nuits d’hôtel. Pour ce 1er voyage au pays de Nelson Mandela, nous n'avions que 8 jours de congés donc nous avons fait avec et nous sommes limités au Parc Kruger. Il s'agissait là de toute façon de la destination principale puisque nous voulions être confronté à une nature "sauvage".
Les 5 billets d'avion ont été reservés par le site BudgetAir.fr : Paris / Londres - Londres - Johannesburg Les 2 nuits d'hotêls à Nelspruit (1 à l'aller et une au retour) ont été réservées par le site Hotel.com Toutes les nuits au sein de Kruger ont été reservées par le site Sanpark ; site entièrement en anglais La location de voiture : initialement réservée chez Sixt, nous avons beneficié d'une promo chez Hertz 1 mois avant de partir. Ayant choisi de payer à l'aéroport chez Sixt, nous avons pu annuler gratuitement. Nous devions avoir un monospace et avons finalement pu prendre un SUV chez Hertz pour 20 euros de moins. (240 € au lieu de 260 €)
Jour 1 : départ pour Charles de Gaulle. J'avais reservé le parking par le site allopark chez Flypark. 45euros pour 8 jours. Annecdote à ce sujet : ma mère qui avait reservé par Transparc et qui nous accompagnait pour ce voyage est arrivée sur place et s'est faite virer manu-militarie car parking complet. En effet, elle avait réservé par l'intermédiaire d'une plate forme qui ne compte pas le compte de places disponibles... alors si vous réservez, veillez à passer directement par le vendeur et non pas par une plateforme Les gens de Flypark ont été très sympa et les ont pris en dernière minute...
Notre vol aller arrivera avec une demi heure d'avance. Nous avons vollé avec la compagnie British airways sur A380. Repas plutôt correct. Vol calme. L'avion qui nous a accompagné à l'aller était l'A380 le plus récent de BA. Nous étions en rangée 39 (sièges préreservés à l'avance pour 30 € de plus par trajet sur le long courrier).

Arrivés à Johannesburg et malgré le monde dans l'appareil, les contrôles de sécurité seront passés en moins d'une demi heure. Direction Hertz pour récuperer la voiture 15 min et nous avons les clés
Ford Kuga automatique

Direction Nelspruit... pendant 2 kilomètres ! A peine sortis de l'aéroport, contrôle routier. Je sors mon permis que la gentille policière ne comprend pas. Alors là, fièrement, je sors mon permis international... qu'elle ne comprend pas non plus. Je lui explique que je n'ai rien d'autre et que c'est un permis traduit. Elle appelle son chef... Je ne vous dis pas l'angoisse. Finalement, le chef arrivé, elle nous laissera repartir.
4 heures de route plus tard nous arrivons à l’hôtel Mercure de Nelspruit qui sera le pire hôtel de notre séjour... Pas catastrophique non plus mais moyen. Mais bon après une nuit blanche dans l'avion, on s'en contentera très bien. Nous avons mangé le soir au restaurant de l’hôtel pour une somme tout à fait raisonnable soit environ 5-6 euros par personne.

Après une bonne nuit de sommeil, nos déjeunons à l’hôtel et prenons la route direction le mythique parc Kruger. Nous devions initialement passer par le Blyde river Canyon mais avons finalement abandonné l'idée car la pluie était de la partie sur ce côte de la route. Nous avons donc filé tout droit par la R40 jusqu'à Orpen Gate



A l'entrée, un garde nous demande de nous rendre à la réception pour l’enregistrement de notre entrée au parc. Cela prendra à peine 5 minutes comme d'ailleurs toutes les formalités que nous avons dû faire à chaque fois. Il faut bien reconnaître que tout cela est très bien géré et est véritablement appréciable. Nous faisons le plein et c'est parti pour notre première entrée direction Olifants Camp
Ci-joint notre itinéraire au sein du parc

Et là débute l'émerveillement pour les yeux et les oreilles... Nous aurons beaucoup de chance pour ce premier jour. Nous irons directement vers Olifants et toute la route nous en prendrons plein les yeux.





Le guépard comme dans National Géographic !


Le léopard !
Le léopard dans l'arbre et l'éléphant en dessous
Arrivée au camp
Notre bungalow pour la nuit (qui sera notre coup de coeur)

Tout a été réservé à peu près 6 mois avant de partir, que ce soit les billets d'avion ou les nuits d’hôtel. Pour ce 1er voyage au pays de Nelson Mandela, nous n'avions que 8 jours de congés donc nous avons fait avec et nous sommes limités au Parc Kruger. Il s'agissait là de toute façon de la destination principale puisque nous voulions être confronté à une nature "sauvage".
Les 5 billets d'avion ont été reservés par le site BudgetAir.fr : Paris / Londres - Londres - Johannesburg Les 2 nuits d'hotêls à Nelspruit (1 à l'aller et une au retour) ont été réservées par le site Hotel.com Toutes les nuits au sein de Kruger ont été reservées par le site Sanpark ; site entièrement en anglais La location de voiture : initialement réservée chez Sixt, nous avons beneficié d'une promo chez Hertz 1 mois avant de partir. Ayant choisi de payer à l'aéroport chez Sixt, nous avons pu annuler gratuitement. Nous devions avoir un monospace et avons finalement pu prendre un SUV chez Hertz pour 20 euros de moins. (240 € au lieu de 260 €)
Jour 1 : départ pour Charles de Gaulle. J'avais reservé le parking par le site allopark chez Flypark. 45euros pour 8 jours. Annecdote à ce sujet : ma mère qui avait reservé par Transparc et qui nous accompagnait pour ce voyage est arrivée sur place et s'est faite virer manu-militarie car parking complet. En effet, elle avait réservé par l'intermédiaire d'une plate forme qui ne compte pas le compte de places disponibles... alors si vous réservez, veillez à passer directement par le vendeur et non pas par une plateforme Les gens de Flypark ont été très sympa et les ont pris en dernière minute...
Notre vol aller arrivera avec une demi heure d'avance. Nous avons vollé avec la compagnie British airways sur A380. Repas plutôt correct. Vol calme. L'avion qui nous a accompagné à l'aller était l'A380 le plus récent de BA. Nous étions en rangée 39 (sièges préreservés à l'avance pour 30 € de plus par trajet sur le long courrier).

Arrivés à Johannesburg et malgré le monde dans l'appareil, les contrôles de sécurité seront passés en moins d'une demi heure. Direction Hertz pour récuperer la voiture 15 min et nous avons les clés
Ford Kuga automatique

Direction Nelspruit... pendant 2 kilomètres ! A peine sortis de l'aéroport, contrôle routier. Je sors mon permis que la gentille policière ne comprend pas. Alors là, fièrement, je sors mon permis international... qu'elle ne comprend pas non plus. Je lui explique que je n'ai rien d'autre et que c'est un permis traduit. Elle appelle son chef... Je ne vous dis pas l'angoisse. Finalement, le chef arrivé, elle nous laissera repartir.
4 heures de route plus tard nous arrivons à l’hôtel Mercure de Nelspruit qui sera le pire hôtel de notre séjour... Pas catastrophique non plus mais moyen. Mais bon après une nuit blanche dans l'avion, on s'en contentera très bien. Nous avons mangé le soir au restaurant de l’hôtel pour une somme tout à fait raisonnable soit environ 5-6 euros par personne.

Après une bonne nuit de sommeil, nos déjeunons à l’hôtel et prenons la route direction le mythique parc Kruger. Nous devions initialement passer par le Blyde river Canyon mais avons finalement abandonné l'idée car la pluie était de la partie sur ce côte de la route. Nous avons donc filé tout droit par la R40 jusqu'à Orpen Gate



A l'entrée, un garde nous demande de nous rendre à la réception pour l’enregistrement de notre entrée au parc. Cela prendra à peine 5 minutes comme d'ailleurs toutes les formalités que nous avons dû faire à chaque fois. Il faut bien reconnaître que tout cela est très bien géré et est véritablement appréciable. Nous faisons le plein et c'est parti pour notre première entrée direction Olifants Camp
Ci-joint notre itinéraire au sein du parc

Et là débute l'émerveillement pour les yeux et les oreilles... Nous aurons beaucoup de chance pour ce premier jour. Nous irons directement vers Olifants et toute la route nous en prendrons plein les yeux.





Le guépard comme dans National Géographic !



Le léopard !

Le léopard dans l'arbre et l'éléphant en dessous

Arrivée au camp

Notre bungalow pour la nuit (qui sera notre coup de coeur)


Route 66 à moto du 16 juillet au 7 août 2018 English translation pending
Nous allons faire la route 66 cet été du 16/07 au 07/08. Nous sommes en couple 60 ans et on va louer une Harley à Chicago pour la rendre à L.A.
Y a t'il des motards à le faire au même moment ?
Comment se passe la conduite aux USA ?
Quelles sont les grosses erreurs à ne pas faire ?
Merci pour toutes vos réponses
FR
Combien de jours entre Cairns et Melbourne en prenant son temps? English translation pending
Bonjour à vous tous,
voilà déjà des semaines (voire des mois) que je cogite le projet de passer Nouvel An à Sydney ou Melbourne.
après quelques recherches et lectures de blogs (mais aussi un déménagement qui a pas mal retardé ces recherches) je me lance dans l’aventure
Nous avons d’ores et déjà obtenu nos VISAS E Visitor 😛
Notre trajet est plus ou moins défini mais peut être que certains d’entre vous me donneront des idées ou des astuces qui pourraient l’agrémenter.
Tout d’abord, un petit aperçu de nos envies et de nos capacités générales. Nous avons l’habitude de voyager et de faire des roadtrip à 2 (et à 4 récemment) – le temps n’est pas un problème puisque nous ne travaillons plus et que nous n’avons aucune contrainte. Quant au budget, il se forge au fil des mois J
Nous aimons bien les grandes villes et les musées, mais surtout la nature, les grands espaces, les couchers de soleil J et les moments de détente à observer les animaux, ne rien faire aussi lorsque le besoin s’en fait ressentir... Il me semble que l’on puisse nous définir comme des gens « ouverts d’esprits » et sensibles aux belles choses
les plages, c’est pas notre « truc » mais nous profiterons bien évidemment de la côte Est de l’Australie pour nous prélasser au gré des envies.
Nous avons besoin d’un minimum de confort (gros problème de dos pour Madame) et ne sommes plus de 1ère jeunesse : il n’y aura donc pas de surf ou d’autres péripéties de ce genre J
J’ai déjà publié 2 CR de nos précédents voyages, que j’avais pu affiner avec l’aide de certains forumeurs ainsi qu’un petit CR d’une escapade à VENISE. Cela vous donnera un aperçu plus précis de ce que nous aimons faire lors de nos voyages. Il suffit pour cela, d’aller sur mon profil pour les trouver.
Ceci dit, je vous expose le trajet tel que je l’imagine et qu’il nous plairait
1ère OPTION : ARRIVEE PERTH – RETOUR ADELAIDE 1) ARRIVEE par PERTH (avec un STOPOVER à KUALA LUMPUR ou SINGAPOUR ??) …pas DUBAI 🤪 qui ne m’attire (vraiment) pas
2) rester 3 ou 4 jours à Perth ? : la 1ère journée pour nous remettre du jetlag et profiter de Perth puis : Rottnest Island – Heirisson Island ? Lake Monger et Herdsman – Point Water Reserve ?
3) VOL INTERNE pour ADELAIDE : 1 journée + 1 sur Kangoroo Island ?
4) vol interne pour ALICE SPRINGS : 3 ou 4 jours INCLUANT AYERS ROCK ?
5) VOL INTERNE vers CAIRNS : 1 jour pour Cairns + Wooronooran ++++ à approfondir ! (nombre de jours ???)
LOCATION DE CAMPERVAN à partir de CAIRNS
6) DESCENDRE LA COTE EST le long de la GB de Corail au gré des envies : 7) Townsville, Rockhampton, Bundaberg, Fraser Island….. 8) BRISBANE 9) SYDNEY 10) CANBERRA 11) MELBOURNE (passage à proximité uniquement) 12) HOBART (TASMANIE : environ 10 jours ?) 13) au retour de la TASMANIE : visite de MELBOUNE et Réveillon 14) MONT GAMBIER 15) Kangoroo island et ADELAIDE 16) VOL AU RETOUR D’ADELAIDE
2ème OPTION : ARRIVEE PERTH – retour MELBOURNE 1) ARRIVEE à PERTH
2) rester 3 ou 4 jours à Perth ? : la 1ère journée pour nous remettre du jetlag et profiter de Perth puis : Rottnest Island – Heirisson Island ? Lake Monger et Herdsman – Point Water Reserve ?
3) VOL INTERNE pour ADELAIDE : 1 journée + 1 sur Kangoroo Island ?
4) VOL INTERNE pour ALICE SPRINGS :
5) CAIRNS, etc……avec LOCATION DE CAMPERVAN à partir de CAIRNS
6) DESCENDRE LA COTE EST le long de la GB de Corail au gré des envies : 7) Townsville, Rockhampton, Bundaberg, Fraser Island….. 8) BRISBANE ( 2 jours ?) 9) SYDNEY 4 ou 5 jours ? 10) CANBERRA (1 journée) 11) passage à proximité de Melbourne en direction de 12) HOBART (TASMANIE) : 10 jours environ 13) MONT GAMBIER au retour de Tasmanie ? 14) et pour finir, visite de MELBOURNE ( 2, 3, 4 jours ?) 15) VOL RETOUR de MELBOURNE
Quelles sont vos 1ères impressions sur le trajet ?
quelle option serait la plus « rationnelle » d’après vos expériences ? étant précisé qu’au niveau du taux d’ensoleillement et du climat, le trajet serait à priori favorable (sauf situation exceptionnelle je pense)
nous avons dû laisser tomber Darwin et la région avoisinante, pour ce problème de climat en décembre…
En combien de temps (estimation large) et en profitant du moment présent, peut-on réaliser ce parcours, en incluant la TASMANIE ?
J’aurais besoin d’une estimation afin de pouvoir réserver les billets d’avions – nous comptons partir fin novembre pour revenir après Nouvel An)
Là où je vais également avoir besoin de conseils (même si j’ai un peu étudié le dossier ) sera le choix : - de la Cie aérienne ET de l’aéroport de départ/d’arrivée
Je m’explique :
nous habitons à équidistance de Strasbourg et de Bâle-Mulhouse (donc facilement accessible pour nous)
Francfort est également un point de départ qui ne serait pas trop éloigné et joignable facilement par train ou bus selon la compagnie.
Paris n’est pas pratique pour nous et vu le nombre de grèves qui s’y trament, je préfère fuir cet endroit… ce d’autant que notre dernière expérience n’était pas très réjouissante L
quant à Londres (qui fait un vol direct, sans escale jusqu’à Perth) je ne trouve pas ça pratique ..d’ailleurs je ne vois pas comment faire un Strasbourg-Londres sur le même billet ??
j’ai déjà fait une multitude de simulations… et la plus « pratique » est bien évidemment QANTAS qui fait TOUS les vols (internationaux ET nationaux) ce qui permettrait de n’avoir qu’un billet et poserait le moins de problème pour les bagages (30 kgs même pour les vols nationaux SI les vols intérieurs sont achetés en même temps que le vol AR) - je précise que le vol serait au départ de Bâle Mulhouse (donc à moins d’une heure de chez nous)
……sauf que QANTAS s’arrête à DUBAI 🤪 … aucune envie de faire un STOP OVER là bas
est-ce que quelqu’un parmi vous aurait déjà fait le vol vers PERTH sans stop over ?
et dans ce cas, 1 journée sera-t-elle suffisante pour contrer le jetlag à Perth ? ou dois-je prévoir une journée supplémentaire pour bien appréhender le reste du voyage ?
quant aux tarifs, il me semble que ce soit également QANTAS qui propose le meilleur tarif (toujours d’après mes simulations) surtout lorsqu’on intègre les vols nationaux
avez-vous des expériences de tarifs intéressants ?
je me suis inscrite aux newsletters de Singapour Airlines, Emirates, skyscanner ou kayak (qui affichent d’ailleurs les vols plus chers qu’en passant directement par la Compagnie L…)
avez-vous des conseils à ce sujet ?
dois-je réserver les vols dès à présent, ou attendre quelques semaines de plus ?
j’avoue que j’ai tellement lu de sujets à ce propos que j’y perds mon latin…
je vous remercie d’avance pour les conseils ou astuces que vous voudrez bien partager avec une novice de ce continent 😉
au plaisir de vous lire 🙂
voilà déjà des semaines (voire des mois) que je cogite le projet de passer Nouvel An à Sydney ou Melbourne.
après quelques recherches et lectures de blogs (mais aussi un déménagement qui a pas mal retardé ces recherches) je me lance dans l’aventure
Nous avons d’ores et déjà obtenu nos VISAS E Visitor 😛
Notre trajet est plus ou moins défini mais peut être que certains d’entre vous me donneront des idées ou des astuces qui pourraient l’agrémenter.
Tout d’abord, un petit aperçu de nos envies et de nos capacités générales. Nous avons l’habitude de voyager et de faire des roadtrip à 2 (et à 4 récemment) – le temps n’est pas un problème puisque nous ne travaillons plus et que nous n’avons aucune contrainte. Quant au budget, il se forge au fil des mois J
Nous aimons bien les grandes villes et les musées, mais surtout la nature, les grands espaces, les couchers de soleil J et les moments de détente à observer les animaux, ne rien faire aussi lorsque le besoin s’en fait ressentir... Il me semble que l’on puisse nous définir comme des gens « ouverts d’esprits » et sensibles aux belles choses
les plages, c’est pas notre « truc » mais nous profiterons bien évidemment de la côte Est de l’Australie pour nous prélasser au gré des envies.
Nous avons besoin d’un minimum de confort (gros problème de dos pour Madame) et ne sommes plus de 1ère jeunesse : il n’y aura donc pas de surf ou d’autres péripéties de ce genre J
J’ai déjà publié 2 CR de nos précédents voyages, que j’avais pu affiner avec l’aide de certains forumeurs ainsi qu’un petit CR d’une escapade à VENISE. Cela vous donnera un aperçu plus précis de ce que nous aimons faire lors de nos voyages. Il suffit pour cela, d’aller sur mon profil pour les trouver.
Ceci dit, je vous expose le trajet tel que je l’imagine et qu’il nous plairait
1ère OPTION : ARRIVEE PERTH – RETOUR ADELAIDE 1) ARRIVEE par PERTH (avec un STOPOVER à KUALA LUMPUR ou SINGAPOUR ??) …pas DUBAI 🤪 qui ne m’attire (vraiment) pas
2) rester 3 ou 4 jours à Perth ? : la 1ère journée pour nous remettre du jetlag et profiter de Perth puis : Rottnest Island – Heirisson Island ? Lake Monger et Herdsman – Point Water Reserve ?
3) VOL INTERNE pour ADELAIDE : 1 journée + 1 sur Kangoroo Island ?
4) vol interne pour ALICE SPRINGS : 3 ou 4 jours INCLUANT AYERS ROCK ?
5) VOL INTERNE vers CAIRNS : 1 jour pour Cairns + Wooronooran ++++ à approfondir ! (nombre de jours ???)
LOCATION DE CAMPERVAN à partir de CAIRNS
6) DESCENDRE LA COTE EST le long de la GB de Corail au gré des envies : 7) Townsville, Rockhampton, Bundaberg, Fraser Island….. 8) BRISBANE 9) SYDNEY 10) CANBERRA 11) MELBOURNE (passage à proximité uniquement) 12) HOBART (TASMANIE : environ 10 jours ?) 13) au retour de la TASMANIE : visite de MELBOUNE et Réveillon 14) MONT GAMBIER 15) Kangoroo island et ADELAIDE 16) VOL AU RETOUR D’ADELAIDE
2ème OPTION : ARRIVEE PERTH – retour MELBOURNE 1) ARRIVEE à PERTH
2) rester 3 ou 4 jours à Perth ? : la 1ère journée pour nous remettre du jetlag et profiter de Perth puis : Rottnest Island – Heirisson Island ? Lake Monger et Herdsman – Point Water Reserve ?
3) VOL INTERNE pour ADELAIDE : 1 journée + 1 sur Kangoroo Island ?
4) VOL INTERNE pour ALICE SPRINGS :
5) CAIRNS, etc……avec LOCATION DE CAMPERVAN à partir de CAIRNS
6) DESCENDRE LA COTE EST le long de la GB de Corail au gré des envies : 7) Townsville, Rockhampton, Bundaberg, Fraser Island….. 8) BRISBANE ( 2 jours ?) 9) SYDNEY 4 ou 5 jours ? 10) CANBERRA (1 journée) 11) passage à proximité de Melbourne en direction de 12) HOBART (TASMANIE) : 10 jours environ 13) MONT GAMBIER au retour de Tasmanie ? 14) et pour finir, visite de MELBOURNE ( 2, 3, 4 jours ?) 15) VOL RETOUR de MELBOURNE
Quelles sont vos 1ères impressions sur le trajet ?
quelle option serait la plus « rationnelle » d’après vos expériences ? étant précisé qu’au niveau du taux d’ensoleillement et du climat, le trajet serait à priori favorable (sauf situation exceptionnelle je pense)
nous avons dû laisser tomber Darwin et la région avoisinante, pour ce problème de climat en décembre…
En combien de temps (estimation large) et en profitant du moment présent, peut-on réaliser ce parcours, en incluant la TASMANIE ?
J’aurais besoin d’une estimation afin de pouvoir réserver les billets d’avions – nous comptons partir fin novembre pour revenir après Nouvel An)
Là où je vais également avoir besoin de conseils (même si j’ai un peu étudié le dossier ) sera le choix : - de la Cie aérienne ET de l’aéroport de départ/d’arrivée
Je m’explique :
nous habitons à équidistance de Strasbourg et de Bâle-Mulhouse (donc facilement accessible pour nous)
Francfort est également un point de départ qui ne serait pas trop éloigné et joignable facilement par train ou bus selon la compagnie.
Paris n’est pas pratique pour nous et vu le nombre de grèves qui s’y trament, je préfère fuir cet endroit… ce d’autant que notre dernière expérience n’était pas très réjouissante L
quant à Londres (qui fait un vol direct, sans escale jusqu’à Perth) je ne trouve pas ça pratique ..d’ailleurs je ne vois pas comment faire un Strasbourg-Londres sur le même billet ??
j’ai déjà fait une multitude de simulations… et la plus « pratique » est bien évidemment QANTAS qui fait TOUS les vols (internationaux ET nationaux) ce qui permettrait de n’avoir qu’un billet et poserait le moins de problème pour les bagages (30 kgs même pour les vols nationaux SI les vols intérieurs sont achetés en même temps que le vol AR) - je précise que le vol serait au départ de Bâle Mulhouse (donc à moins d’une heure de chez nous)
……sauf que QANTAS s’arrête à DUBAI 🤪 … aucune envie de faire un STOP OVER là bas
est-ce que quelqu’un parmi vous aurait déjà fait le vol vers PERTH sans stop over ?
et dans ce cas, 1 journée sera-t-elle suffisante pour contrer le jetlag à Perth ? ou dois-je prévoir une journée supplémentaire pour bien appréhender le reste du voyage ?
quant aux tarifs, il me semble que ce soit également QANTAS qui propose le meilleur tarif (toujours d’après mes simulations) surtout lorsqu’on intègre les vols nationaux
avez-vous des expériences de tarifs intéressants ?
je me suis inscrite aux newsletters de Singapour Airlines, Emirates, skyscanner ou kayak (qui affichent d’ailleurs les vols plus chers qu’en passant directement par la Compagnie L…)
avez-vous des conseils à ce sujet ?
dois-je réserver les vols dès à présent, ou attendre quelques semaines de plus ?
j’avoue que j’ai tellement lu de sujets à ce propos que j’y perds mon latin…
je vous remercie d’avance pour les conseils ou astuces que vous voudrez bien partager avec une novice de ce continent 😉
au plaisir de vous lire 🙂
Pourquoi avez-vous commencé à voyager? English translation pending
Bonjour à tous !!
Pour fêter le cinquantenaire de mai 1968, j'aimerai vous poser une question qui n'est absolument pas innocente :
Pourquoi avez-vous commencé à voyager ?
J'ai trouvé une critique d'un livre d'un voyageur hippie faite par un universitaire allemand qui date d'une dizaine d'années.
http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/rcffc/article/view/fx02.07/504
Il y est écrit :
"Tant les manifestes politiques du mouvement de mai 68 que les témoignages littéraires de hippies en voyage parlaient d’un chemin vers l’avant (vers une meilleure société) et d’un chemin vers l’arrière (retour à la nature) ainsi que d’un cheminement amenant au for intérieur spirituel, donc le chemin menant au soi. Pour une partie des 68ards, la connaissance d’autres cultures et de styles de vie alternatifs constituait donc une condition préliminaire indispensable à l’amélioration et à la dynamisation d’une société sclérosée sur le plan moral."
Si je me pose la question: pourquoi je veux voyager ? Je réponds tout de suite: pour découvrir des gens, me confronter à d'autres cultures, vivre de nouvelles aventures palpitantes !
Maintenant, si je m'interroge le pourquoi du pourquoi je veux découvrir d'autres gens, me confronter à d'autres cultures ? Jusqu'ici, j'avais tendance à me dire, assez hypocritement, que j'étais tout simplement quelqu'un de très ouvert d'esprit 😇. Mais, après quelques heures pensées pseudophilosophiques, je commence à douter de mes réelles motivations.
Je suis tombé sur cet article et cela a été comme une révélation. Je veux dire que je rentre PARFAITEMENT dans cette description des aspirations des voyageurs 68tard. Quand je lis ces quelques phrases, je me dis :"oui, c'est exactement cela!!!! il a trouvé les mots pour décrire exactement ce que je ressens, enfin !!!".
Par contre, pour les curieux qui ont le courage de lire tout le texte, il y est également écrit: "Il est dû tant à la remise en question de sa propre errance comme forme d’existence vaine qu’à l’abandon de cette dernière à la fin du récit de voyage. Abandon qui constitue en même temps un ‘retour’. Le récit suit donc une fois de plus une structure cyclique. Après avoir tenté en vain de s’acclimater au milieu bourgeois de sa famille strasbourgeoise, Luc part se réfugier dans une communauté chrétienne implantée à Loppiano, un bourg italien. Il abandonne donc la société bourgeoise pour y replonger peu après".
Voilà ce que j'en comprends: ce charmant monsieur est revenu (même s'il a vécu une formidable aventure et bénéficier d'une ouverture d'esprit inimaginable) au point de départ. Bon, présenté comme cela, c'est assez pessimiste...
Aujourd'hui, j'ai quand même compris plusieurs choses: - si j'avais vécu 50 ans plus tôt, je pense pouvoir dire ou je me situerais actuellement (et de toute façon je m'y dirige aujourd'hui) 🙂 - je suis en train de m'organiser un voyage "hippie" (en l’occurrence, j'avais prévu de reprendre le hippie trail tour) sur des bases de pensées complètement "hippie" et je me rends compte de tout cela uniquement aujourd'hui - il faut quand même que j'ai cette histoire de boucle à l'esprit et que je garde à l'esprit que je trouverai beaucoup de choses dans ce voyage, mais pas forcément les réponses à mes questions..
Tout ceci est très excitant!!!
Si vous êtes passés par là ou même s'il y a des ex 68tards parmi le forum, je suis tout ouïe 🙂.
Pour fêter le cinquantenaire de mai 1968, j'aimerai vous poser une question qui n'est absolument pas innocente :
Pourquoi avez-vous commencé à voyager ?
J'ai trouvé une critique d'un livre d'un voyageur hippie faite par un universitaire allemand qui date d'une dizaine d'années.
http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/rcffc/article/view/fx02.07/504
Il y est écrit :
"Tant les manifestes politiques du mouvement de mai 68 que les témoignages littéraires de hippies en voyage parlaient d’un chemin vers l’avant (vers une meilleure société) et d’un chemin vers l’arrière (retour à la nature) ainsi que d’un cheminement amenant au for intérieur spirituel, donc le chemin menant au soi. Pour une partie des 68ards, la connaissance d’autres cultures et de styles de vie alternatifs constituait donc une condition préliminaire indispensable à l’amélioration et à la dynamisation d’une société sclérosée sur le plan moral."
Si je me pose la question: pourquoi je veux voyager ? Je réponds tout de suite: pour découvrir des gens, me confronter à d'autres cultures, vivre de nouvelles aventures palpitantes !
Maintenant, si je m'interroge le pourquoi du pourquoi je veux découvrir d'autres gens, me confronter à d'autres cultures ? Jusqu'ici, j'avais tendance à me dire, assez hypocritement, que j'étais tout simplement quelqu'un de très ouvert d'esprit 😇. Mais, après quelques heures pensées pseudophilosophiques, je commence à douter de mes réelles motivations.
Je suis tombé sur cet article et cela a été comme une révélation. Je veux dire que je rentre PARFAITEMENT dans cette description des aspirations des voyageurs 68tard. Quand je lis ces quelques phrases, je me dis :"oui, c'est exactement cela!!!! il a trouvé les mots pour décrire exactement ce que je ressens, enfin !!!".
Par contre, pour les curieux qui ont le courage de lire tout le texte, il y est également écrit: "Il est dû tant à la remise en question de sa propre errance comme forme d’existence vaine qu’à l’abandon de cette dernière à la fin du récit de voyage. Abandon qui constitue en même temps un ‘retour’. Le récit suit donc une fois de plus une structure cyclique. Après avoir tenté en vain de s’acclimater au milieu bourgeois de sa famille strasbourgeoise, Luc part se réfugier dans une communauté chrétienne implantée à Loppiano, un bourg italien. Il abandonne donc la société bourgeoise pour y replonger peu après".
Voilà ce que j'en comprends: ce charmant monsieur est revenu (même s'il a vécu une formidable aventure et bénéficier d'une ouverture d'esprit inimaginable) au point de départ. Bon, présenté comme cela, c'est assez pessimiste...
Aujourd'hui, j'ai quand même compris plusieurs choses: - si j'avais vécu 50 ans plus tôt, je pense pouvoir dire ou je me situerais actuellement (et de toute façon je m'y dirige aujourd'hui) 🙂 - je suis en train de m'organiser un voyage "hippie" (en l’occurrence, j'avais prévu de reprendre le hippie trail tour) sur des bases de pensées complètement "hippie" et je me rends compte de tout cela uniquement aujourd'hui - il faut quand même que j'ai cette histoire de boucle à l'esprit et que je garde à l'esprit que je trouverai beaucoup de choses dans ce voyage, mais pas forcément les réponses à mes questions..
Tout ceci est très excitant!!!
Si vous êtes passés par là ou même s'il y a des ex 68tards parmi le forum, je suis tout ouïe 🙂.
Southwest Acte 10 - Arches et sandalettes... English translation pending
Tout le monde le sait, le Southwest, c'est une drogue. Une bonne drogue, mais une drogue quand-même...
En mai 2017 je n'avais pas pu faire Reflection Canyon à cause d'une météo capricieuse.
En décembre dernier, je subis une opération des deux pieds, pas très grave, mais juste pour pouvoir continuer à faire ce que j'aime : randonner, escalade et alpinisme. Je profite alors de ces quelques jours de repos forcé pour mettre au point mon trip d'avril 2018, qui sera basé essentiellement sur Reflection Canyon en backpacking, quelques bivouacs à des endroits bien précis pour des sunset/sunrise et photos nocturnes, et pas mal d'arches. J'ai très peu visité du côté de Moab, et je compte bien combler ce manque. Je n'y connais que les "spots touristiques", et les trails de VTT. Quelques membres de VF m'ont bien aidés, il se reconnaîtront, je les remercie énormément. Finalement maintenant, c'est une entraide générale en terme d'informations, de tracés GPX, et d'appréciations générales. Beaucoup de recherches aussi sur le net et sur Google Earth.
Mi-janvier, je me blesse assez gravement en bossant: début d'hernie discale L4-L5. Aïe aïe aïe, mon trip ! J'ai vu une kyrielle de charlatans et toubibs (c'est pareil ?), osthéos, fait des séances de laser, et j'en passe. Plus possible ou presque de pratiquer l'escalade, et préparation physique pour ce trip assez minimaliste. Seulement les 3 dernières semaines avec un sac chargé à 18kgs, sur mes "chers" terrils, pour accumuler du D+.
Bon, me voilà parti le 11 avril pour SLC, via Amsterdam, sur KLM. SLC bien entendu pour à nouveau louer un véhicule chez Rugged Rental, qui je rappelle est la seule société qui permette de louer un véhicule bien précis (et pas une gamme), et qui autorise à rouler sur les "unpaved roads", en location long terme. Bien entendu, le tarif est plus élevé, mais louer un Rubicon, pour pas mal de choses que je voulais faire, c'est le top, surtout en étant seul. Balise satellite activée, gros forfait GSM, tout est prêt.
J 1 - arrivée SLC en début d'après-midi, prise du véhicule : un Jeep Wrangler Rubicon Unlimited JK blanc de 400 miles, autant dire neuf. Je vais quand-même chercher un compresseur chez Autozone (que je ramènerai inutilisé en fin de voyage) pour les pistes sablonneuses. Il s’avérera que les pneus montés d'origine sont incroyablement efficaces sur sable, rocher, mais évidemment moins sur route. Au delà de 65 m/h, ça balade, c'est normal. Pas besoin d'acheter une glacière, elle attend déjà sagement dans le coffre de l'auto, celle-là même qu'ils m'avaient rachetée en mai 2017. Ils fournissent une glacière gratuitement sur demande. Achat de denrées diverses chez Walmart, céréales, lait, eau, Powerade, Coca, barres de céréales, zut plus de petites cartouches de gaz pour le réchaud, je passe donc chez REI juste à côté de l'autoroute m'en procurer, et en route pour Price, la première étape. Arrêt en route à Wedge Overlook, un point de vue sur un canyon assez grand, mais bon, ce n'est pas mémorable. Juste un premier contact avec les pistes et les rochers rouges. Par contre, y camper ne doit pas être mal, mais après le vol, une douche n'est pas superflue. j'ai eu énormément de mal à obtenir quelques rayons de soleil, et ça sera souvent comme ça le long du trip.
J2 - Premier jour de rando. Ddépart tôt pour Moab. La météo annoncée n'est pas terrible pour le lendemain mais pas trop mal pour ce jour-là. -3° le matin quand-même, short et T-shirt ça ne sera pas pour tout de suite. . Je décide donc d'accélérer le mouvement d'emblée. Départ 6h30 de Price, 8h30 au Trail Head. Je commence par Morning Glory Bridge, au bout de Negro Bill Canyon. Assez jolie rando, tout seul à cette heure-ci. Cette rando est donnée pour 2h30-3h00, je la boucle en 1h40 photos comprises. Suis en super pleine forme ! Je file ensuite pour Funnel Arch. Qut, lors du transfert des points et traces dans le GPS, une partie à disparu. J'ai le parking, mais ni la trace, ni lepoint de l'arche. JE cherche à l'instinct, et trouve le passage à crapahuter. Il faut un minimum de "skill" pour grimper ce passage étroit. Finalement en 31 minutes j'ai fait l'aller-retour et les photos ! Très chouette Arche au demeurant. Je pars ensuite vers Otto Arch. Le parking se trouve sur la route de la Sand Flat Recr. Area. Le vent monte, je vois pas mal de tentes arrachées par le vent dans les campground en contrebas. Ca souffle énormément. Otho Arch n'est pas très loin à vol d'oiseau, mais la trace est assez compliquée. Il faut descendre jusque dans le bas du canyon puis rebrousser chemin pour la trouver. Énorme et intéressante. A mi-chemin à l'aller je me rends compte que je n'ai pas rempli le camelback. Je l'enlève et il me reste moins d'1L d'eau. Gérable avec la temporisation automatique sur la montre. La remontée se fera un peu moins vite, il y a énormément de vent. 12 kms, 2h40 A/R, 580m de D+. On est milieu d'après-midi, je décide d'aller manger quelques pâtes chez Jay's que j'aime bien... Ah oui, plus AUCUNE douleur au dos, comme si je n'avais jamais rien eu, que du bonheur. Après les pâtes, je me lève, et une douleur se présente en bas du talon d'Achille de mon pied droit. Beuh... Je prends la voiture et me rends vers Tukuhnikivatz Arch qui est surtout photographiable en fin de journée. Je sais que la piste est difficile vers le haut, mais arrive assez près de l'Arche. Le ciel devient menaçant, mais je monte cette piste qui devient vraiment très hard, jusqu'à une marche de 60 cm qui me parait impossible à franchir. Peut-être avec quelqu'un pour me guider, mais seul je ne tente pas le diable. A vol d'oiseau sur le GPS il reste 2.2 kms jusqu'à l'arche. Je sors de l'auto et cette douleur au talon s'est amplifiée. Je commence quand-même à marcher, mais ça s'amplifie tellement, qu'une fois arrivé à l'arche, je devrai enlever complètement le lacet pour redescendre. Je pense que c'était trop pour une première journée... Bon, les photos de l'arche sont intéressantes, avec ce ciel prêt à me tomber dessus, gris sombre. La nuit porte conseil, on verra demain pour mon pied. Vous sentez tout doucement arriver l'explication du titre... Je prends possession de ma chambre au Days Inn de Moab pour 2 nuits. J'ai déjà pas mal avancé le "boulot", puisque Morning Glory je ne devais le faire que le lendemain. Total de la journée 27.38 kms, 5h30 de marche. Pas mal pour une première.
Demain le réveil est prévu à 4h, je dois être au sunrise à Dome Plateau, et il y a un peu de route et de piste.
Quelques photos de cette journée.
Wedge Overlook

Morning Glory Bridge

Funnel Arch
Une vue en allant à Otho Arch

Otho Arch

Tukunikivatz arch

J 1 - arrivée SLC en début d'après-midi, prise du véhicule : un Jeep Wrangler Rubicon Unlimited JK blanc de 400 miles, autant dire neuf. Je vais quand-même chercher un compresseur chez Autozone (que je ramènerai inutilisé en fin de voyage) pour les pistes sablonneuses. Il s’avérera que les pneus montés d'origine sont incroyablement efficaces sur sable, rocher, mais évidemment moins sur route. Au delà de 65 m/h, ça balade, c'est normal. Pas besoin d'acheter une glacière, elle attend déjà sagement dans le coffre de l'auto, celle-là même qu'ils m'avaient rachetée en mai 2017. Ils fournissent une glacière gratuitement sur demande. Achat de denrées diverses chez Walmart, céréales, lait, eau, Powerade, Coca, barres de céréales, zut plus de petites cartouches de gaz pour le réchaud, je passe donc chez REI juste à côté de l'autoroute m'en procurer, et en route pour Price, la première étape. Arrêt en route à Wedge Overlook, un point de vue sur un canyon assez grand, mais bon, ce n'est pas mémorable. Juste un premier contact avec les pistes et les rochers rouges. Par contre, y camper ne doit pas être mal, mais après le vol, une douche n'est pas superflue. j'ai eu énormément de mal à obtenir quelques rayons de soleil, et ça sera souvent comme ça le long du trip.
J2 - Premier jour de rando. Ddépart tôt pour Moab. La météo annoncée n'est pas terrible pour le lendemain mais pas trop mal pour ce jour-là. -3° le matin quand-même, short et T-shirt ça ne sera pas pour tout de suite. . Je décide donc d'accélérer le mouvement d'emblée. Départ 6h30 de Price, 8h30 au Trail Head. Je commence par Morning Glory Bridge, au bout de Negro Bill Canyon. Assez jolie rando, tout seul à cette heure-ci. Cette rando est donnée pour 2h30-3h00, je la boucle en 1h40 photos comprises. Suis en super pleine forme ! Je file ensuite pour Funnel Arch. Qut, lors du transfert des points et traces dans le GPS, une partie à disparu. J'ai le parking, mais ni la trace, ni lepoint de l'arche. JE cherche à l'instinct, et trouve le passage à crapahuter. Il faut un minimum de "skill" pour grimper ce passage étroit. Finalement en 31 minutes j'ai fait l'aller-retour et les photos ! Très chouette Arche au demeurant. Je pars ensuite vers Otto Arch. Le parking se trouve sur la route de la Sand Flat Recr. Area. Le vent monte, je vois pas mal de tentes arrachées par le vent dans les campground en contrebas. Ca souffle énormément. Otho Arch n'est pas très loin à vol d'oiseau, mais la trace est assez compliquée. Il faut descendre jusque dans le bas du canyon puis rebrousser chemin pour la trouver. Énorme et intéressante. A mi-chemin à l'aller je me rends compte que je n'ai pas rempli le camelback. Je l'enlève et il me reste moins d'1L d'eau. Gérable avec la temporisation automatique sur la montre. La remontée se fera un peu moins vite, il y a énormément de vent. 12 kms, 2h40 A/R, 580m de D+. On est milieu d'après-midi, je décide d'aller manger quelques pâtes chez Jay's que j'aime bien... Ah oui, plus AUCUNE douleur au dos, comme si je n'avais jamais rien eu, que du bonheur. Après les pâtes, je me lève, et une douleur se présente en bas du talon d'Achille de mon pied droit. Beuh... Je prends la voiture et me rends vers Tukuhnikivatz Arch qui est surtout photographiable en fin de journée. Je sais que la piste est difficile vers le haut, mais arrive assez près de l'Arche. Le ciel devient menaçant, mais je monte cette piste qui devient vraiment très hard, jusqu'à une marche de 60 cm qui me parait impossible à franchir. Peut-être avec quelqu'un pour me guider, mais seul je ne tente pas le diable. A vol d'oiseau sur le GPS il reste 2.2 kms jusqu'à l'arche. Je sors de l'auto et cette douleur au talon s'est amplifiée. Je commence quand-même à marcher, mais ça s'amplifie tellement, qu'une fois arrivé à l'arche, je devrai enlever complètement le lacet pour redescendre. Je pense que c'était trop pour une première journée... Bon, les photos de l'arche sont intéressantes, avec ce ciel prêt à me tomber dessus, gris sombre. La nuit porte conseil, on verra demain pour mon pied. Vous sentez tout doucement arriver l'explication du titre... Je prends possession de ma chambre au Days Inn de Moab pour 2 nuits. J'ai déjà pas mal avancé le "boulot", puisque Morning Glory je ne devais le faire que le lendemain. Total de la journée 27.38 kms, 5h30 de marche. Pas mal pour une première.
Demain le réveil est prévu à 4h, je dois être au sunrise à Dome Plateau, et il y a un peu de route et de piste.
Quelques photos de cette journée.
Wedge Overlook
Morning Glory Bridge
Funnel Arch
Une vue en allant à Otho Arch
Otho Arch
Tukunikivatz arch
Ça se passe comme ça... in Cambodia! English translation pending
Coucou les voyageurs !
Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Traverser le Canada à vélo English translation pending
Salut à tous,
Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.
Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?
Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.
Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)
Merci par avance.
Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.
Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?
Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.
Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)
Merci par avance.
Byzantine Escape... 4 Days in Istanbul
Byzantium... Constantinople... Istanbul...
Three names that were bound to be synonymous with wonderful promises...
Three names for a single city... and what a city!!!

It promised things to see, to admire, a dive into the past, culture, the wonders of the 1001 Nights... AND IT DELIVERED!!! And honestly, 4 days is already great but far from enough!!! For those who might be hesitant (rightfully so) to go to Istanbul given the current climate, I’d say they’re wrong... I felt safer there than in my own city!! I went with my husband and kids and I’d do it again without a second thought!! I’d start by saying that 4 days gives a good overview—we almost did everything on foot (I made enemies in my own family...), noses in the air, 20 km a day... BUT 4 DAYS IS NOT ENOUGH AT ALL!!! That’s settled!
We flew with Turkish Airlines, Lyon to Istanbul direct—very good, nothing to complain about. We rented an apartment via Airbnb in Balat for 5 nights / 400 €—a completely renovated apartment in a typical wooden house in the neighborhood, like a dacha. The owner was super nice and let us have two apartments (since nothing was booked)—one for us parents, one for the teens!!! So, the Balat neighborhood was a deliberate choice on my part—I didn’t want to stay where the tourists were, so we sort of exiled ourselves to the old Orthodox quarter, very much in its own juice, and we loved it!!! But I’m not sure I’d recommend it... wooden houses, many still in ruins, winding cobbled streets, cats, kids playing in the street, cats, the bread vendor in the morning pushing his cart and shouting, cats, old men lined up outside on their chairs drinking coffee (the famous Turkish coffee—don’t stir it... if you like it...!), grandmas in black, dogs, chickens... it felt surreal, timeless, like we’d stepped into 1920s post-war... so opposite from the modern Istanbul waking up. Here, it was a real movie set... So disorienting and timeless that when we gave the address to a taxi driver at 11 PM, he said, "Oh no, I’m not taking you there—every time I go, I get lost..." Well, that’s what it *seemed* like he said. The second driver wasn’t any better... we don’t speak Turkish, but it was pretty clear!! My kids found it very encouraging: "Where are you taking us??? It must be super sketchy... but hey, dying in Istanbul is way more exotic than in Lyon!!" So when the third driver said "OK," we didn’t negotiate at all!! And we said thank you!! He got lost once, twice, grumbling and sighing, asked an old man out for a nighttime stroll, and we found it!!

Exploring the neighborhood the next morning while shopping for breakfast, I was really glad I’d made that choice—the area was perfect!! A mix of past and present where Orthodox and Muslims coexist without issue (at least from our Western tourist perspective). A colorful neighborhood between ruins and rebirth, between two centuries. So we wandered the area, got lost... found our way, got lost again... Our host had explained where to buy a bus pass and how it worked, so we did that, but to start, we decided to walk to the center along the Golden Horn. Well, I sold the idea to the whole tribe... they fell for it once, not twice!! We took (still on foot) Atatürk Bridge, crossed the Bosphorus, and wandered through the little streets up to Galata Tower. We had a great view from the bridge, and also from the tower, which I highly recommend. And since it was Friday at noon, we got to hear the call to prayer from all the mosques—total culture shock! The view is magical: mosques, minarets, the Bosphorus, and on the other side, Asia. Instant love for this city!!

It’s a very lively, touristy neighborhood too. They say it’s the modern side of Istanbul, but it’s kept its soul. We were immediately struck by the cultural and religious contrasts, and it was buzzing in a great atmosphere. Veiled women sitting on terraces with their friends, made-up and in miniskirts—everything seemed to coexist harmoniously. The whole trip, we felt completely safe and never oppressed. We saw a dynamic, free-spirited youth, but maybe that’s just the tourist perspective, and we’re well aware the situation could change... We wandered through the Beyoğlu and Galatasaray districts up to Taksim Square, between churches and mosques, little streets, alleys, covered markets where Zara rubs shoulders with century-old shops. My only regret is not spending two days there—it’ll be an excuse to come back... We devoured three pieces of Turkish delight and kept going, descending this time (BECAUSE ISTANBUL ISN’T FLAT!!) down to the Kabataş ferry terminal on the Bosphorus. I hadn’t planned a cruise, but given the price and the need to rest our feet, we opted for the boat. We took a 1.5-hour cruise and didn’t regret it—it was amazing! The view of the Bosphorus shores, stunning houses, palaces, wooden dachas—vestiges of the bourgeoisie. We passed 200-meter container ships, sailboats, speedboats, and dozens of dolphins—so exotic!!

We could’ve made stops (get off, visit, get back on the next boat), but we just let ourselves drift to the sound of seagulls, wondering which way we’d go back... So at the dock, we took a bus... a bit randomly, but we’d decided we needed to cross a bridge—lucky us, we did! We walked to the Spice Bazaar, ate in a little place—something spicy but not too much, with rice... for next to nothing. And on the way back, by sheer luck, I pulled out my guidebook, which mentioned not to miss Rüstem Pasha Mosque, a small mosque on the roof of the bazaar—it’s almost a stroke of luck to find it. We had it all to ourselves, with its beautiful carpet... my big crush. Nothing grandiose, but almost magical, and we were alone—it had the charm of the first time. I love Italian churches... but Istanbul’s mosques really don’t have anything to envy them! After that encounter, I added a bunch more to my itinerary—knowing there are nearly 2,800 mosques in Istanbul, we weren’t going home anytime soon!! And my son said, "I’m gonna end this trip in socks if I have to take off my shoes every time!!!"

The next day, still wandering blindly in our neighborhood, we went on foot to visit Chora Church (Kariye Museum), a Catholic church that was at the center of a monastery dating back to Roman times, with the first vestiges from the 6th century. It’s now a museum, and the magnificent golden mosaics are really worth the detour—a true little gem, just like the neighborhood, still a bit in its own juice but in full renaissance.


We reached the historic center via the grand boulevards, where shops selling tacky dresses line up one after another... not to mention the dozens of bridal shops (confirming the youth of the population... or that they get married often...). We visited Fatih Mosque, again all to ourselves—very beautiful, completely renovated.

Then Şehzade Mosque, and not far away, Laleli Mosque. My husband would say, "Once you’ve seen one, you’ve seen them all..." That’s one point of view, but I never got tired of them. These are places with such serenity, so bright, white, vast, calm—I could’ve spent the whole day there. Pure architectural and spiritual masterpieces... but other mosques were waiting!! We arrived in the historic center of Sultanahmet, with the tourist buses... but that’s what we’re here for, right?! SO, Hagia Sophia... AYASOFYA... Byzantine jewel. I’ll spare you the history—everyone goes to Istanbul to see it. It’s a must: the star of Istanbul! I recommend the audio guides.
From the outside, it’s a bit massive, not very pretty—to be honest, you’re lenient because the old lady isn’t exactly young. She started her journey in the 6th century. The inside is a bit disorienting—you immediately feel all the eras that have succeeded one another. So you’re not quite sure what you’ve come to see—a church, a mosque... it’s a museum!! But all the eras have, despite everything, respected the place, and the whole thing is very impressive and quite harmonious. I was expecting a tourist trap, but not at all—there was almost no one, and we wandered around, letting the place inspire us.


Since we were there, we moved on to the Blue Mosque: Sultan Ahmed Mosque... all the tourists were there... we waited in line, headscarves on, shoes in hand... all those people took away its charm and soul. 21,000 tiles, not so blue after all. It’s very beautiful, but not our favorite... though from the outside, it’s stunning and very photogenic.


But apparently, "Little Hagia Sophia," a bit further away, is really worth it and much less crowded. We didn’t go to the Basilica Cistern either, which tempted me so much, but there were too many people... Sultanahmet is full of ancestral treasures that make Istanbul’s charm and reputation, bearing witness to the past grandeur of this sublime city.
We headed back toward the Grand Bazaar of Istanbul... Aladdin, Scheherazade, sultans, favorites, and the 1001 Nights... it’s magical!! You can happily get lost in a maze of colors and scents, inside and out (less touristy and cheaper!!). Of course, there’s plenty to empty tourists’ wallets, but after doing the Moroccan souks several times—quite oppressive in my opinion—here, no pressure at all. We really felt great, surrounded by polite, kind, and smiling people. We found our happiness in magnets and other souvenirs... my daughter got two scarves, bracelets, and four husbands!!! At noon, it was packed; at 5 PM, no one... BUT personally, I preferred the Spice Market, located just behind Yeni Camii (oh, we didn’t visit that one...), the New Mosque on the Bosphorus. It’s smaller but better quality. We brought back jewelry, spices, bath towels (they don’t take up much space in a suitcase... but they’re so beautiful...). In short, we found what we were looking for... but that’s just our opinion....

Little walks on Galata Bridge with its fishermen, and we ended up eating a real kebab at the foot of the New Mosque—super good (and the spicy one is *really* spicy; the non-spicy one is too!!). We sat on the docks, watching the bustling city!
We took bus 99 back to Balat (because we’re *persona non grata* with the taxis!!)... And what’s great about Istanbul with the Turks is that, of course, they spotted us as loud French people. First, they saved us because we were going the wrong way, then on the bus, we were looking at the stops like: "Do you think we get off at this stop or the next one??" And every time, kind people approached us: "Ohh, you’re French! My brother-in-law works in Besançon—do you know Besançon?" "No..." "It’s nice, but it’s cold... I worked there for 3 years and then came back..." And just like that, every evening we made new friends!! They all have family in France... The first night, one even got off at the same stop as us and walked us back for fear we’d get lost "because tourists get lost in this area... taxis too, by the way!"... Don’t even get me started, my good man!!!
Day 3... After a good Turkish breakfast in our movie-set Balat-Fener, where cats, dogs, and grandpas wander (I love it +++), off we went on bus 99 toward Topkapı Palace... The 1001 Nights palace of the Ottoman sultan from the 15th to the 19th century... and its harem!!!! And we weren’t alone!! But it’s very well organized, and the audio guides are very useful. We all four loved it. We couldn’t help comparing it to the Alhambra in Andalusia... it’s less grandiose but still very beautiful. Very blue, very green, very beautiful! And very big... we spent 4 hours there dreaming of another time...

After a good meal on a terrace to rest our feet and digest the Turkish delight... we wandered the streets: headed to the hills to visit Süleymaniye Mosque: the mosque of Sultan Suleiman the Magnificent!! You can’t miss it—perched on its hill, you see it from wherever you are in Istanbul!! We put our shoes in little lockers, put on our headscarves, stopped talking, and sat on the beautiful red carpet, enjoying the ambient tranquility... My daughter thought it was the prettiest. Huge, graceful, luminous, harmonious—a true jewel (of course, if you like mosques and haven’t overdosed!!)


We walked back down quietly through the surrounding little streets, thinking we’d enjoy it more next time...

We stopped by the Spice Bazaar again, just in case we’d forgotten something... And we got back at 6:30 PM to eat pastrami and local cheese in our dollhouse wooden home...
Last day... it’s raining... bummer... We took our bus again, and big day—we took the Marmarail metro to go TO ASIA!!! For teens and adults alike, it’s too fun!!! We’re easily amused! In one metro station, we changed continents... magical! It’s very modern, clean, and there was no one... We didn’t explore the entire Asian side, which deserves much more time than we gave it, but we made do with what we had... We toured Kadıköy—very nice, lively, very commercial. You can feel it waking up, lots of cool little shops. Given the weather, there were very few tourists—a very nice surprise. We had lunch at Ciya, famous for its Turkish specialties—it was delicious.
There’s a magnificent view of the Bosphorus and Sultanahmet—at sunset, it must be magical. We came back by boat to enjoy the view—no more rain, but a good wind in return... between tankers, seagulls, and dolphins!!

We crossed another beautiful maze of little commercial streets, bustling and full of history, reached the Grand Bazaar again—just in case we’d forgotten something... and because it was raining again... so a little tea in the warmth was always welcome. We bought baklava and Turkish delight from Afiz Mustafa for the grandparents who were looking after the dog... ate one last kebab, and went back to pack, stuffing our bath towels into bags that were too small... Tomorrow, the taxi comes to pick us up at 6 AM... if he finds the address!!!

I loved it... Actually, everyone loved Istanbul... I found it such a contrasted city—between modernity and tradition, past and present, so young, dynamic, optimistic, and smiling. Sure, it’s sometimes messy, ugly, not well-maintained, but that’s its charm—so authentic. And long may it last....

It promised things to see, to admire, a dive into the past, culture, the wonders of the 1001 Nights... AND IT DELIVERED!!! And honestly, 4 days is already great but far from enough!!! For those who might be hesitant (rightfully so) to go to Istanbul given the current climate, I’d say they’re wrong... I felt safer there than in my own city!! I went with my husband and kids and I’d do it again without a second thought!! I’d start by saying that 4 days gives a good overview—we almost did everything on foot (I made enemies in my own family...), noses in the air, 20 km a day... BUT 4 DAYS IS NOT ENOUGH AT ALL!!! That’s settled!
We flew with Turkish Airlines, Lyon to Istanbul direct—very good, nothing to complain about. We rented an apartment via Airbnb in Balat for 5 nights / 400 €—a completely renovated apartment in a typical wooden house in the neighborhood, like a dacha. The owner was super nice and let us have two apartments (since nothing was booked)—one for us parents, one for the teens!!! So, the Balat neighborhood was a deliberate choice on my part—I didn’t want to stay where the tourists were, so we sort of exiled ourselves to the old Orthodox quarter, very much in its own juice, and we loved it!!! But I’m not sure I’d recommend it... wooden houses, many still in ruins, winding cobbled streets, cats, kids playing in the street, cats, the bread vendor in the morning pushing his cart and shouting, cats, old men lined up outside on their chairs drinking coffee (the famous Turkish coffee—don’t stir it... if you like it...!), grandmas in black, dogs, chickens... it felt surreal, timeless, like we’d stepped into 1920s post-war... so opposite from the modern Istanbul waking up. Here, it was a real movie set... So disorienting and timeless that when we gave the address to a taxi driver at 11 PM, he said, "Oh no, I’m not taking you there—every time I go, I get lost..." Well, that’s what it *seemed* like he said. The second driver wasn’t any better... we don’t speak Turkish, but it was pretty clear!! My kids found it very encouraging: "Where are you taking us??? It must be super sketchy... but hey, dying in Istanbul is way more exotic than in Lyon!!" So when the third driver said "OK," we didn’t negotiate at all!! And we said thank you!! He got lost once, twice, grumbling and sighing, asked an old man out for a nighttime stroll, and we found it!!

Exploring the neighborhood the next morning while shopping for breakfast, I was really glad I’d made that choice—the area was perfect!! A mix of past and present where Orthodox and Muslims coexist without issue (at least from our Western tourist perspective). A colorful neighborhood between ruins and rebirth, between two centuries. So we wandered the area, got lost... found our way, got lost again... Our host had explained where to buy a bus pass and how it worked, so we did that, but to start, we decided to walk to the center along the Golden Horn. Well, I sold the idea to the whole tribe... they fell for it once, not twice!! We took (still on foot) Atatürk Bridge, crossed the Bosphorus, and wandered through the little streets up to Galata Tower. We had a great view from the bridge, and also from the tower, which I highly recommend. And since it was Friday at noon, we got to hear the call to prayer from all the mosques—total culture shock! The view is magical: mosques, minarets, the Bosphorus, and on the other side, Asia. Instant love for this city!!

It’s a very lively, touristy neighborhood too. They say it’s the modern side of Istanbul, but it’s kept its soul. We were immediately struck by the cultural and religious contrasts, and it was buzzing in a great atmosphere. Veiled women sitting on terraces with their friends, made-up and in miniskirts—everything seemed to coexist harmoniously. The whole trip, we felt completely safe and never oppressed. We saw a dynamic, free-spirited youth, but maybe that’s just the tourist perspective, and we’re well aware the situation could change... We wandered through the Beyoğlu and Galatasaray districts up to Taksim Square, between churches and mosques, little streets, alleys, covered markets where Zara rubs shoulders with century-old shops. My only regret is not spending two days there—it’ll be an excuse to come back... We devoured three pieces of Turkish delight and kept going, descending this time (BECAUSE ISTANBUL ISN’T FLAT!!) down to the Kabataş ferry terminal on the Bosphorus. I hadn’t planned a cruise, but given the price and the need to rest our feet, we opted for the boat. We took a 1.5-hour cruise and didn’t regret it—it was amazing! The view of the Bosphorus shores, stunning houses, palaces, wooden dachas—vestiges of the bourgeoisie. We passed 200-meter container ships, sailboats, speedboats, and dozens of dolphins—so exotic!!

We could’ve made stops (get off, visit, get back on the next boat), but we just let ourselves drift to the sound of seagulls, wondering which way we’d go back... So at the dock, we took a bus... a bit randomly, but we’d decided we needed to cross a bridge—lucky us, we did! We walked to the Spice Bazaar, ate in a little place—something spicy but not too much, with rice... for next to nothing. And on the way back, by sheer luck, I pulled out my guidebook, which mentioned not to miss Rüstem Pasha Mosque, a small mosque on the roof of the bazaar—it’s almost a stroke of luck to find it. We had it all to ourselves, with its beautiful carpet... my big crush. Nothing grandiose, but almost magical, and we were alone—it had the charm of the first time. I love Italian churches... but Istanbul’s mosques really don’t have anything to envy them! After that encounter, I added a bunch more to my itinerary—knowing there are nearly 2,800 mosques in Istanbul, we weren’t going home anytime soon!! And my son said, "I’m gonna end this trip in socks if I have to take off my shoes every time!!!"

The next day, still wandering blindly in our neighborhood, we went on foot to visit Chora Church (Kariye Museum), a Catholic church that was at the center of a monastery dating back to Roman times, with the first vestiges from the 6th century. It’s now a museum, and the magnificent golden mosaics are really worth the detour—a true little gem, just like the neighborhood, still a bit in its own juice but in full renaissance.


We reached the historic center via the grand boulevards, where shops selling tacky dresses line up one after another... not to mention the dozens of bridal shops (confirming the youth of the population... or that they get married often...). We visited Fatih Mosque, again all to ourselves—very beautiful, completely renovated.

Then Şehzade Mosque, and not far away, Laleli Mosque. My husband would say, "Once you’ve seen one, you’ve seen them all..." That’s one point of view, but I never got tired of them. These are places with such serenity, so bright, white, vast, calm—I could’ve spent the whole day there. Pure architectural and spiritual masterpieces... but other mosques were waiting!! We arrived in the historic center of Sultanahmet, with the tourist buses... but that’s what we’re here for, right?! SO, Hagia Sophia... AYASOFYA... Byzantine jewel. I’ll spare you the history—everyone goes to Istanbul to see it. It’s a must: the star of Istanbul! I recommend the audio guides.
From the outside, it’s a bit massive, not very pretty—to be honest, you’re lenient because the old lady isn’t exactly young. She started her journey in the 6th century. The inside is a bit disorienting—you immediately feel all the eras that have succeeded one another. So you’re not quite sure what you’ve come to see—a church, a mosque... it’s a museum!! But all the eras have, despite everything, respected the place, and the whole thing is very impressive and quite harmonious. I was expecting a tourist trap, but not at all—there was almost no one, and we wandered around, letting the place inspire us.

Since we were there, we moved on to the Blue Mosque: Sultan Ahmed Mosque... all the tourists were there... we waited in line, headscarves on, shoes in hand... all those people took away its charm and soul. 21,000 tiles, not so blue after all. It’s very beautiful, but not our favorite... though from the outside, it’s stunning and very photogenic.


But apparently, "Little Hagia Sophia," a bit further away, is really worth it and much less crowded. We didn’t go to the Basilica Cistern either, which tempted me so much, but there were too many people... Sultanahmet is full of ancestral treasures that make Istanbul’s charm and reputation, bearing witness to the past grandeur of this sublime city.
We headed back toward the Grand Bazaar of Istanbul... Aladdin, Scheherazade, sultans, favorites, and the 1001 Nights... it’s magical!! You can happily get lost in a maze of colors and scents, inside and out (less touristy and cheaper!!). Of course, there’s plenty to empty tourists’ wallets, but after doing the Moroccan souks several times—quite oppressive in my opinion—here, no pressure at all. We really felt great, surrounded by polite, kind, and smiling people. We found our happiness in magnets and other souvenirs... my daughter got two scarves, bracelets, and four husbands!!! At noon, it was packed; at 5 PM, no one... BUT personally, I preferred the Spice Market, located just behind Yeni Camii (oh, we didn’t visit that one...), the New Mosque on the Bosphorus. It’s smaller but better quality. We brought back jewelry, spices, bath towels (they don’t take up much space in a suitcase... but they’re so beautiful...). In short, we found what we were looking for... but that’s just our opinion....

Little walks on Galata Bridge with its fishermen, and we ended up eating a real kebab at the foot of the New Mosque—super good (and the spicy one is *really* spicy; the non-spicy one is too!!). We sat on the docks, watching the bustling city!
We took bus 99 back to Balat (because we’re *persona non grata* with the taxis!!)... And what’s great about Istanbul with the Turks is that, of course, they spotted us as loud French people. First, they saved us because we were going the wrong way, then on the bus, we were looking at the stops like: "Do you think we get off at this stop or the next one??" And every time, kind people approached us: "Ohh, you’re French! My brother-in-law works in Besançon—do you know Besançon?" "No..." "It’s nice, but it’s cold... I worked there for 3 years and then came back..." And just like that, every evening we made new friends!! They all have family in France... The first night, one even got off at the same stop as us and walked us back for fear we’d get lost "because tourists get lost in this area... taxis too, by the way!"... Don’t even get me started, my good man!!!
Day 3... After a good Turkish breakfast in our movie-set Balat-Fener, where cats, dogs, and grandpas wander (I love it +++), off we went on bus 99 toward Topkapı Palace... The 1001 Nights palace of the Ottoman sultan from the 15th to the 19th century... and its harem!!!! And we weren’t alone!! But it’s very well organized, and the audio guides are very useful. We all four loved it. We couldn’t help comparing it to the Alhambra in Andalusia... it’s less grandiose but still very beautiful. Very blue, very green, very beautiful! And very big... we spent 4 hours there dreaming of another time...

After a good meal on a terrace to rest our feet and digest the Turkish delight... we wandered the streets: headed to the hills to visit Süleymaniye Mosque: the mosque of Sultan Suleiman the Magnificent!! You can’t miss it—perched on its hill, you see it from wherever you are in Istanbul!! We put our shoes in little lockers, put on our headscarves, stopped talking, and sat on the beautiful red carpet, enjoying the ambient tranquility... My daughter thought it was the prettiest. Huge, graceful, luminous, harmonious—a true jewel (of course, if you like mosques and haven’t overdosed!!)


We walked back down quietly through the surrounding little streets, thinking we’d enjoy it more next time...

We stopped by the Spice Bazaar again, just in case we’d forgotten something... And we got back at 6:30 PM to eat pastrami and local cheese in our dollhouse wooden home...
Last day... it’s raining... bummer... We took our bus again, and big day—we took the Marmarail metro to go TO ASIA!!! For teens and adults alike, it’s too fun!!! We’re easily amused! In one metro station, we changed continents... magical! It’s very modern, clean, and there was no one... We didn’t explore the entire Asian side, which deserves much more time than we gave it, but we made do with what we had... We toured Kadıköy—very nice, lively, very commercial. You can feel it waking up, lots of cool little shops. Given the weather, there were very few tourists—a very nice surprise. We had lunch at Ciya, famous for its Turkish specialties—it was delicious.
There’s a magnificent view of the Bosphorus and Sultanahmet—at sunset, it must be magical. We came back by boat to enjoy the view—no more rain, but a good wind in return... between tankers, seagulls, and dolphins!!

We crossed another beautiful maze of little commercial streets, bustling and full of history, reached the Grand Bazaar again—just in case we’d forgotten something... and because it was raining again... so a little tea in the warmth was always welcome. We bought baklava and Turkish delight from Afiz Mustafa for the grandparents who were looking after the dog... ate one last kebab, and went back to pack, stuffing our bath towels into bags that were too small... Tomorrow, the taxi comes to pick us up at 6 AM... if he finds the address!!!

I loved it... Actually, everyone loved Istanbul... I found it such a contrasted city—between modernity and tradition, past and present, so young, dynamic, optimistic, and smiling. Sure, it’s sometimes messy, ugly, not well-maintained, but that’s its charm—so authentic. And long may it last....
Itinéraire 9 jours en Sardaigne English translation pending
Bonjour à tous !
Nous sommes 2 amies qui partons en Sardaigne fin août, début septembre 2018.
Atterrissage à Olbia. Location de voiture et 9 nuits sur place. Notre objectif est de visiter le nord de la Sardaigne, c'est à dire grosso modo au nord de la ligne Olbia-Alghero. Un programme de découverte plutôt relax : balades à pied, baignades, sites naturels et archéologiques, et bons petits restos.
Dans l'idéal, nous souhaitons 3 ou 4 points de chute.
L'un, sûr, à Alghero, mais pour les 3 autres , nous hésitons. Quelqu'un connaît-il suffisamment la région pour nous conseiller ?
Sachant que nous allons bien visiter le littoral nord-ouest, l'archipel de la Madeleine vaut-il la peine ? 1 jour ? 2 jours ? ou devons-nous lui préférer une incursion dans le sud Sardaigne, sur l'ile d'Antioco, qui fait l'unanimité sur ce forum ?
Nous sommes évidemment preneuses de bonnes adresses logement (budget autour de 50€/nuit) et restos. Vos coups de cœur en tout genre sont les bienvenus.
Merci pour tout
Escapade à Taïwan, destination très confidentielle English translation pending
Bonjour,
Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.
Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.
Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.
Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !
Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.
Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !
Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.
En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.
Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )
Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet
Moana
Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.
Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.
Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.
Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !
Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.
Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !
Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.
En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.
Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )
Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet
Moana
Mars 2018: Passer un week-end à Londres pour 150€ par personne English translation pending
Un peu avant la mi-mars, j’ai passé un week-end à Londres pour la 3ème fois. Après la découverte de la city en septembre et en avril sous un soleil radieux, nous avons eu le droit aux … giboulées, ce qui n’a pas entaché notre voyage pour autant. Comme l’année dernière, j’ai pu bénéficier d’un vol à un tarif très avantageux tout en choisissant un hôtel avec de meilleures prestations que celui de 2017… (CF. Carnet de voyage : Londres 2017 avec un vol à 5,98€...) Avant de passer aux photos et commentaires, je vous propose de découvrir comment partir en week-end à Londres pour 150€ par personne (hors budget nourriture, nous ne sommes pas égaux en termes de consommation/dépenses sur ce point-là ;).
Transport : 53,95€ / personne
9,95€ : le prix par personne pour un aller/retour Dinard/Londres. Fidèle à mon habitude, j’ai vérifié les offres à venir sur le site Ryan Air pour cette destination en janvier, nous pouvons dire que les tarifs sont plus qu’abordables… Par contre attention, à ce prix là le bagage n’est pas inclus, alors on se contente de tout caser dans un sac à main ;)
28€ : le prix par personne d’un aller/retour en train depuis l’aéroport de Stansted vers la gare de Liverpool Street dans le centre de Londres. L’année dernière nous avions pris le bus mais cette année j’ai opté pour le train, notamment à cause des horaires d’arrivée et départ de nos vols. Être bloquée dans les embouteillages n’était pas dans mes plans 😉
16€ : le prix par personne pour 2 jours de voyages illimités en métro/bus/overground avec une Oyster Card. La carte coûte 5£ (rendez-là en partant et les 5£ sont remboursés sur votre CB, gardez-là si un futur voyage à Londres est prévu ;)). 1 jour de voyages illimités en zones 1-2 coûte 7£ par jour, soit 8€.
Hébergement : 96€ / personne
192€ : le prix pour 2 nuits en chambre double avec salle de bain privée à l’hôtel Point A de Liverpool Street. Pour la capitale britannique je trouve que le tarif par nuit et par personne est plus que raisonnable compte tenu du quartier (oui oui, nous en voyage on divise aussi le tarif par personne pour les hôtels ;).
Je voulais absolument dormir à proximité (très) immédiate de la gare de Liverpool Street pour plusieurs raisons : *Le train qui relie l’aéroport de Stansted à Londres s’arrête ici *L’overground ainsi que 4 lignes de métro passent là, pratique pour rejoindre facilement n’importe quel lieu touristique de la capitale *Notre vol retour partant de Stansted à 7h15 du matin, nous devions impérativement prendre le train à la gare de Liverpool Street à … 4h40 du matin. A cette heure là, chaque minute de sommeil est précieuse et accessoirement le métro n’ouvre qu’à 5h30 du matin 😉
Et puis l’hôtel est situé entre le quartier de la City et celui de Shoreditch, donc un coin vraiment sympa avec une très (très bonne adresse) pour le petit-déjeuner !
Activités : 0€ / personne
En plus de l’Oyster Card, nous avons utilisé nos jambes en parcourant 37 kilomètres sans avoir à sortir notre porte-monnaie une seule fois (manger ça ne compte pas ;)) ! Les promenades le long de la Tamise, les visites de marchés, la (re/re)découverte des quartiers de Notting Hill et Camden, la pause artistique au Tate Modern et le coup de cœur panoramique au 35ème étage de la tour 20 Fenchurch St… Tout ça est gratuit :)
Jour 1 :
En sortant du train, nous avons rejoint les guichets de la gare Liverpool Street pour recharger nos cartes Oyster avant de sortir nous promener du coté de Shoreditch, sous une pluie torrentielle… Du coup, nous avons décidé de nous replier au marché couvert de Spitalfields avant de craquer et d’acheter des parapluies dans une petite boutique très sympa (faute de capuche étanche).
Dans les rues colorées du quartier de Shoreditch – Broken Boussole ©
Par la suite nous avons passé quelques heures du côté de Camden. L’année dernière nous avions visité les lieux tôt, et donc je n’avais pas pu me rendre compte que… Camden High St était en fait un paradis de la contrefaçon ! Du coup, pas vraiment d’intérêt dans cette rue à mon sens.
Devantures en 3D dans Camden High St – Broken Boussole ©
Par contre, nous avons pris notre temps pour visiter le Camden market, le stables market, le horse tunnel market et compagnie.
Ma partie préférée du marché dans Market Stalls – Broken Boussole ©
Une jolie boutique – Broken Boussole ©
En plus du Cyber Dog, j’ai aussi fait le tour du Millennia « out of this world » qui propose énormément de produits dérivés Harry Potter, Marvel, Star Wars, le Seigneur des Anneaux… Sympathique, surtout que cette année je n’ai pas prévu d’aller à la boutique Harry Potter de King’s Cross.
Puis c’est au comptoir du « Cheese Bar » que nous avons posé nos fesses au sec. Il y a de nombreuses échoppes de street-food dans tout le marché, ainsi que des tables et des bancs en plein-air, et donc ce jour-là, sous la pluie. Pas besoin de se concerter pour savoir qu’un déjeuner en intérieur était de rigueur. Les amoureux de fromage auront de quoi faire ici… Personnellement nous avons opté pour des sticks de mozzarella accompagnés de frites au fromage et à la truffe avec un petit verre de blanc. Un délice !
La flotte de bateaux bus de Camden – Broken Boussole ©
Sachez qu’en saison, il est possible de prendre le bateau bus pour rejoindre Camden. Quand il fait beau ça doit être agréable 😉 Mais c’est en métro que nous avons rejoint Notting Hill, pour une promenade digestive le long de Portobello Road, entre maisons colorées et bow windows.
Dans les rues colorées de Notting Hill – Broken Boussole ©
Après une pause méritée à l’hôtel, la visite nocturne des « classiques » était de mise. Malheureusement la tour de Big Ben était presque entièrement bardée d’échafaudages, mais la roue du London Eye, en rouge cette fois-ci, et les publicités de Picadilly Circus étaient divertissantes.
La roue du London Eye, en rouge – Broken Boussole ©
Tranches de publicités à Picadilly Circus – Broken Boussole ©
Le repas du soir a été « léger ». Oui, entre guillemets. Mon fast-food préféré étant Shake Shack… je n’ai pas pu résister à un Single Shack et une lemonade. Heureusement d’ailleurs qu’il n’est pas présent en France, parce qu’au prix que ça coûte…
Jour 2 :
Pour bien commencer cette 2ème et dernière journée de visite, j’avais préparé mon coup. Avant le départ, j’ai fait des recherches sur des blogs pour trouver un restaurant sympa où prendre un petit-déjeuner copieux. J’ai complètement craqué pour la carte du Breakfast Club Café et miracle, un des points de vente était situé juste à coté de notre hôtel ;) Après avoir commandé 2 jolies boissons, nous avons vraiment hésité entre le salé et le sucré pour finalement opter pour la 2ème solution. Autant le dire tout de suite, ce 1er repas de la journée nous a tenu au ventre jusqu’à 19h, et pourtant personne n’a réussi à finir son assiette !
Pancakes sauces chocolat & caramel, chantilly à la vanille et banane fraîche ❤ + Latte & Cappuccino – Broken Boussole ©
Une fois le compteur calories explosé, j’avais prévu… du shopping. J’avais entendu parler d’un outlet Burberry il y a quelques années, pourtant je n’y avais jamais mis les pieds. Le tir a été rectifié. Située près de Hackney (accessible en overground ou en bus), la boutique propose énormément d’articles pour femme et une petite collection pour homme et enfant à des tarifs avantageux : jusqu’à -60% pour ce que j’ai pu en voir, n’oubliez pas cependant que même avec de gros rabais les prix restent élevés !
Ayant déjà une idée très précise de ce que je cherchais, je n’ai pas été convaincue par les collections de chemises et polos disponibles (coupes et couleurs pas à mon goût), mais je suis tombée sur un manteau à -60% qui m’a tapé dans l’œil. Malheureusement les seules tailles disponibles étaient du 34 et du 36. Rendez-vous manqué donc. Après ça nous avons pris un bus direction Marble Arch afin de rejoindre Oxford Street à pied. Coup de chance, les 2 sièges devant le pare-brise au 2ème étage du bus à impériale étaient disponibles ;)
Nous avons donc arpenté Oxford Street à notre descente du bus. Trafalgar square n’étant pas loin, nous avons continué notre chemin vers le sud afin de photographier lions et fontaines avant de rejoindre le métro d’embankment pour une promenade entre plages, musées et monuments.
Trafalgar Square, ses fontaines, the National Gallery et St Martin in the Fields (+ les visiteurs qui escaladent les lions...) – Broken Boussole ©
Le trajet en métro jusqu’à Blackfriars est très rapide. En sortant de la station nous avons traversé le pont de Blackfriars pour rejoindre le Tate Modern, un musée contemporain. Je n’avais pas eu l’occasion d’y retourner depuis 2009, pourtant l’entrée est gratuite ;) Cette année j’ai adoré le Turbine Hall ! Entre les balançoires pour 2 à 3 personnes et la bille d’acier sous laquelle on peut s’allonger…
Dans le Turbine Hall il n’y a que de grands enfants – Broken Boussole ©
En sortant, le millenium bridge était tout indiqué pour retraverser la Tamise afin de prendre un bus devant la cathédrale St Paul.
Au beau milieu du Millenium bridge (sans les mangemorts) – Broken Boussole ©
St Paul’s Cathedral – Broken Boussole ©
L’idée était de rejoindre le Tower Bridge pour ensuite se promener dans les docks St Katharine, endroit que nous avions trouvé par hasard en 2009. Cet endroit est agréable et apaisant. Mais nous n’avons pas tellement eu le temps de nous poser puisque j’avais réservé 2 entrées au Sky Garden pour le créneau de 17 à 18h.
St Katharine’s Docks – Broken Boussole ©
C’est au pas de course que nous avons rejoint la tour du 20 Fenchurch St, surnommée Walkie-Talkie. Néanmoins nous avons fait un stop de quelques secondes au Tower of London et nous avons aperçu un restaurant atypique sur les bords de Tamise, pour le coup nous y reviendrons un peu plus loin dans l’article ;) Si je vous dis qu’il est possible de monter gratuitement en haut d’un building à Londres pour profiter d’une jolie vue sur la Tamise ? Au début je voulais tester le building The Shard, où la plateforme d’observation est située au 72ème étage. A la vue du prix moyen du ticket d’entrée (30€), j’ai abandonné l’idée au profit du Sky Garden. Certes, dans ce building, vous ne pourrez monter qu’au 35ème étage, mais c’est gratuit !
Le Sky Garden sous un rayon de soleil – Broken Boussole ©
Vue sur la Tamise et The Shard depuis le balcon extérieur du Sky Garden – Broken Boussole ©
Il suffit juste de réserver vos places sur le site internet du Sky Garden ;) La vue à 360° est superbe, il est possible d’y boire un verre dans une ambiance « jardin suspendu ». Par contre il y a foule ! Du coup, nous avons préféré rejoindre les bords de Tamise pour dîner. En descendant, nous avons fait une pause hors du temps dans le jardin de l’église St Dunstan, un lieu que je ne connaissais pas.
St Dunstan in the East Church Garden – Broken Boussole ©
Avant de rejoindre Coppa, le restaurant qui m’a tapé dans l’œil un peu plus tôt dans la journée. Pendant notre visite du Sky Garden, j’ai été voir les tarifs et la carte du restaurant sur Internet. Compte tenu de l’emplacement, de la vue, et des restaurants concurrents, les prix étaient abordables. Mais le plus dur restait à faire : obtenir une table dans une des 8 bulles chauffées qui permettent de dîner à l’extérieur en hiver, avec une superbe vue sur The Shard, le Tower Bridge et la Tamise :)
Les bulles du restaurant Coppa sur les bords de Tamise – Broken Boussole ©
Première chose à savoir, il est impossible de réserver pour une bulle, tout est complet depuis l’ouverture de la terrasse fin 2017. Deuxième chose à savoir, avec un beau sourire et une bonne explication en anglais du genre « Oh c’est dommage, on repart demain matin, on était au Sky Garden mais votre restaurant nous a tapé dans l’œil donc on a préféré tenter notre chance ici », ça passe bien auprès de la réceptionniste. Troisième chose à savoir, préciser qu’on aimerait boire un verre et dîner à 18h30, donc consommer hors des horaires classiques, peut aider. Quatrième chose à savoir, il faut quand même avoir de la chance. En bref, nous avons réussi à avoir une table de 2 dans une bulle :)
Depuis notre bulle, le coucher de soleil parfait & au chaud ;) – Broken Boussole ©
Bulles chauffées, musique d’ambiance, guirlandes lumineuses et lierres accrochés sur les armatures en bois, vue sublime avec coucher de soleil, beignets de crabes frits, pâtes au crabe et pizza au top, service super sympa… Bref, un dîner parfait pour clôturer ce week-end londonien. Avant une dernière marche de nuit entre les buildings de la city !
Promenade de nuit le long de la Tamise – Broken Boussole ©
Pour plus d'infos sur les adresses testées (ou sur d'autres destinations) je vous invite à faire un tour sur mon blog voyage : Broken Boussole.
Have a good week ;)
Transport : 53,95€ / personne
9,95€ : le prix par personne pour un aller/retour Dinard/Londres. Fidèle à mon habitude, j’ai vérifié les offres à venir sur le site Ryan Air pour cette destination en janvier, nous pouvons dire que les tarifs sont plus qu’abordables… Par contre attention, à ce prix là le bagage n’est pas inclus, alors on se contente de tout caser dans un sac à main ;)
28€ : le prix par personne d’un aller/retour en train depuis l’aéroport de Stansted vers la gare de Liverpool Street dans le centre de Londres. L’année dernière nous avions pris le bus mais cette année j’ai opté pour le train, notamment à cause des horaires d’arrivée et départ de nos vols. Être bloquée dans les embouteillages n’était pas dans mes plans 😉
16€ : le prix par personne pour 2 jours de voyages illimités en métro/bus/overground avec une Oyster Card. La carte coûte 5£ (rendez-là en partant et les 5£ sont remboursés sur votre CB, gardez-là si un futur voyage à Londres est prévu ;)). 1 jour de voyages illimités en zones 1-2 coûte 7£ par jour, soit 8€.
Hébergement : 96€ / personne
192€ : le prix pour 2 nuits en chambre double avec salle de bain privée à l’hôtel Point A de Liverpool Street. Pour la capitale britannique je trouve que le tarif par nuit et par personne est plus que raisonnable compte tenu du quartier (oui oui, nous en voyage on divise aussi le tarif par personne pour les hôtels ;).
Je voulais absolument dormir à proximité (très) immédiate de la gare de Liverpool Street pour plusieurs raisons : *Le train qui relie l’aéroport de Stansted à Londres s’arrête ici *L’overground ainsi que 4 lignes de métro passent là, pratique pour rejoindre facilement n’importe quel lieu touristique de la capitale *Notre vol retour partant de Stansted à 7h15 du matin, nous devions impérativement prendre le train à la gare de Liverpool Street à … 4h40 du matin. A cette heure là, chaque minute de sommeil est précieuse et accessoirement le métro n’ouvre qu’à 5h30 du matin 😉
Et puis l’hôtel est situé entre le quartier de la City et celui de Shoreditch, donc un coin vraiment sympa avec une très (très bonne adresse) pour le petit-déjeuner !
Activités : 0€ / personne
En plus de l’Oyster Card, nous avons utilisé nos jambes en parcourant 37 kilomètres sans avoir à sortir notre porte-monnaie une seule fois (manger ça ne compte pas ;)) ! Les promenades le long de la Tamise, les visites de marchés, la (re/re)découverte des quartiers de Notting Hill et Camden, la pause artistique au Tate Modern et le coup de cœur panoramique au 35ème étage de la tour 20 Fenchurch St… Tout ça est gratuit :)
Jour 1 :
En sortant du train, nous avons rejoint les guichets de la gare Liverpool Street pour recharger nos cartes Oyster avant de sortir nous promener du coté de Shoreditch, sous une pluie torrentielle… Du coup, nous avons décidé de nous replier au marché couvert de Spitalfields avant de craquer et d’acheter des parapluies dans une petite boutique très sympa (faute de capuche étanche).
Dans les rues colorées du quartier de Shoreditch – Broken Boussole ©Par la suite nous avons passé quelques heures du côté de Camden. L’année dernière nous avions visité les lieux tôt, et donc je n’avais pas pu me rendre compte que… Camden High St était en fait un paradis de la contrefaçon ! Du coup, pas vraiment d’intérêt dans cette rue à mon sens.
Devantures en 3D dans Camden High St – Broken Boussole ©Par contre, nous avons pris notre temps pour visiter le Camden market, le stables market, le horse tunnel market et compagnie.
Ma partie préférée du marché dans Market Stalls – Broken Boussole ©
Une jolie boutique – Broken Boussole ©En plus du Cyber Dog, j’ai aussi fait le tour du Millennia « out of this world » qui propose énormément de produits dérivés Harry Potter, Marvel, Star Wars, le Seigneur des Anneaux… Sympathique, surtout que cette année je n’ai pas prévu d’aller à la boutique Harry Potter de King’s Cross.
Puis c’est au comptoir du « Cheese Bar » que nous avons posé nos fesses au sec. Il y a de nombreuses échoppes de street-food dans tout le marché, ainsi que des tables et des bancs en plein-air, et donc ce jour-là, sous la pluie. Pas besoin de se concerter pour savoir qu’un déjeuner en intérieur était de rigueur. Les amoureux de fromage auront de quoi faire ici… Personnellement nous avons opté pour des sticks de mozzarella accompagnés de frites au fromage et à la truffe avec un petit verre de blanc. Un délice !
La flotte de bateaux bus de Camden – Broken Boussole ©Sachez qu’en saison, il est possible de prendre le bateau bus pour rejoindre Camden. Quand il fait beau ça doit être agréable 😉 Mais c’est en métro que nous avons rejoint Notting Hill, pour une promenade digestive le long de Portobello Road, entre maisons colorées et bow windows.
Dans les rues colorées de Notting Hill – Broken Boussole ©Après une pause méritée à l’hôtel, la visite nocturne des « classiques » était de mise. Malheureusement la tour de Big Ben était presque entièrement bardée d’échafaudages, mais la roue du London Eye, en rouge cette fois-ci, et les publicités de Picadilly Circus étaient divertissantes.
La roue du London Eye, en rouge – Broken Boussole ©
Tranches de publicités à Picadilly Circus – Broken Boussole ©Le repas du soir a été « léger ». Oui, entre guillemets. Mon fast-food préféré étant Shake Shack… je n’ai pas pu résister à un Single Shack et une lemonade. Heureusement d’ailleurs qu’il n’est pas présent en France, parce qu’au prix que ça coûte…
Jour 2 :
Pour bien commencer cette 2ème et dernière journée de visite, j’avais préparé mon coup. Avant le départ, j’ai fait des recherches sur des blogs pour trouver un restaurant sympa où prendre un petit-déjeuner copieux. J’ai complètement craqué pour la carte du Breakfast Club Café et miracle, un des points de vente était situé juste à coté de notre hôtel ;) Après avoir commandé 2 jolies boissons, nous avons vraiment hésité entre le salé et le sucré pour finalement opter pour la 2ème solution. Autant le dire tout de suite, ce 1er repas de la journée nous a tenu au ventre jusqu’à 19h, et pourtant personne n’a réussi à finir son assiette !
Pancakes sauces chocolat & caramel, chantilly à la vanille et banane fraîche ❤ + Latte & Cappuccino – Broken Boussole ©Une fois le compteur calories explosé, j’avais prévu… du shopping. J’avais entendu parler d’un outlet Burberry il y a quelques années, pourtant je n’y avais jamais mis les pieds. Le tir a été rectifié. Située près de Hackney (accessible en overground ou en bus), la boutique propose énormément d’articles pour femme et une petite collection pour homme et enfant à des tarifs avantageux : jusqu’à -60% pour ce que j’ai pu en voir, n’oubliez pas cependant que même avec de gros rabais les prix restent élevés !
Ayant déjà une idée très précise de ce que je cherchais, je n’ai pas été convaincue par les collections de chemises et polos disponibles (coupes et couleurs pas à mon goût), mais je suis tombée sur un manteau à -60% qui m’a tapé dans l’œil. Malheureusement les seules tailles disponibles étaient du 34 et du 36. Rendez-vous manqué donc. Après ça nous avons pris un bus direction Marble Arch afin de rejoindre Oxford Street à pied. Coup de chance, les 2 sièges devant le pare-brise au 2ème étage du bus à impériale étaient disponibles ;)
Nous avons donc arpenté Oxford Street à notre descente du bus. Trafalgar square n’étant pas loin, nous avons continué notre chemin vers le sud afin de photographier lions et fontaines avant de rejoindre le métro d’embankment pour une promenade entre plages, musées et monuments.
Trafalgar Square, ses fontaines, the National Gallery et St Martin in the Fields (+ les visiteurs qui escaladent les lions...) – Broken Boussole ©Le trajet en métro jusqu’à Blackfriars est très rapide. En sortant de la station nous avons traversé le pont de Blackfriars pour rejoindre le Tate Modern, un musée contemporain. Je n’avais pas eu l’occasion d’y retourner depuis 2009, pourtant l’entrée est gratuite ;) Cette année j’ai adoré le Turbine Hall ! Entre les balançoires pour 2 à 3 personnes et la bille d’acier sous laquelle on peut s’allonger…
Dans le Turbine Hall il n’y a que de grands enfants – Broken Boussole ©En sortant, le millenium bridge était tout indiqué pour retraverser la Tamise afin de prendre un bus devant la cathédrale St Paul.
Au beau milieu du Millenium bridge (sans les mangemorts) – Broken Boussole ©
St Paul’s Cathedral – Broken Boussole ©L’idée était de rejoindre le Tower Bridge pour ensuite se promener dans les docks St Katharine, endroit que nous avions trouvé par hasard en 2009. Cet endroit est agréable et apaisant. Mais nous n’avons pas tellement eu le temps de nous poser puisque j’avais réservé 2 entrées au Sky Garden pour le créneau de 17 à 18h.
St Katharine’s Docks – Broken Boussole ©C’est au pas de course que nous avons rejoint la tour du 20 Fenchurch St, surnommée Walkie-Talkie. Néanmoins nous avons fait un stop de quelques secondes au Tower of London et nous avons aperçu un restaurant atypique sur les bords de Tamise, pour le coup nous y reviendrons un peu plus loin dans l’article ;) Si je vous dis qu’il est possible de monter gratuitement en haut d’un building à Londres pour profiter d’une jolie vue sur la Tamise ? Au début je voulais tester le building The Shard, où la plateforme d’observation est située au 72ème étage. A la vue du prix moyen du ticket d’entrée (30€), j’ai abandonné l’idée au profit du Sky Garden. Certes, dans ce building, vous ne pourrez monter qu’au 35ème étage, mais c’est gratuit !
Le Sky Garden sous un rayon de soleil – Broken Boussole ©
Vue sur la Tamise et The Shard depuis le balcon extérieur du Sky Garden – Broken Boussole ©Il suffit juste de réserver vos places sur le site internet du Sky Garden ;) La vue à 360° est superbe, il est possible d’y boire un verre dans une ambiance « jardin suspendu ». Par contre il y a foule ! Du coup, nous avons préféré rejoindre les bords de Tamise pour dîner. En descendant, nous avons fait une pause hors du temps dans le jardin de l’église St Dunstan, un lieu que je ne connaissais pas.
St Dunstan in the East Church Garden – Broken Boussole ©Avant de rejoindre Coppa, le restaurant qui m’a tapé dans l’œil un peu plus tôt dans la journée. Pendant notre visite du Sky Garden, j’ai été voir les tarifs et la carte du restaurant sur Internet. Compte tenu de l’emplacement, de la vue, et des restaurants concurrents, les prix étaient abordables. Mais le plus dur restait à faire : obtenir une table dans une des 8 bulles chauffées qui permettent de dîner à l’extérieur en hiver, avec une superbe vue sur The Shard, le Tower Bridge et la Tamise :)
Les bulles du restaurant Coppa sur les bords de Tamise – Broken Boussole ©Première chose à savoir, il est impossible de réserver pour une bulle, tout est complet depuis l’ouverture de la terrasse fin 2017. Deuxième chose à savoir, avec un beau sourire et une bonne explication en anglais du genre « Oh c’est dommage, on repart demain matin, on était au Sky Garden mais votre restaurant nous a tapé dans l’œil donc on a préféré tenter notre chance ici », ça passe bien auprès de la réceptionniste. Troisième chose à savoir, préciser qu’on aimerait boire un verre et dîner à 18h30, donc consommer hors des horaires classiques, peut aider. Quatrième chose à savoir, il faut quand même avoir de la chance. En bref, nous avons réussi à avoir une table de 2 dans une bulle :)
Depuis notre bulle, le coucher de soleil parfait & au chaud ;) – Broken Boussole ©Bulles chauffées, musique d’ambiance, guirlandes lumineuses et lierres accrochés sur les armatures en bois, vue sublime avec coucher de soleil, beignets de crabes frits, pâtes au crabe et pizza au top, service super sympa… Bref, un dîner parfait pour clôturer ce week-end londonien. Avant une dernière marche de nuit entre les buildings de la city !
Promenade de nuit le long de la Tamise – Broken Boussole ©Pour plus d'infos sur les adresses testées (ou sur d'autres destinations) je vous invite à faire un tour sur mon blog voyage : Broken Boussole.
Have a good week ;)
Patagonie en cyclotourisme: du Chili à l'Argentine (12 janvier 2018) English translation pending
Pour la version complète avec Photos et Vidéos, Visitez mon Blog au www.ffotr.com
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Discussion autour du thème du mois d'avril 2018: "Le plus bel arbre du monde" English translation pending
C'est ici qu'on discute, qu'on débat, qu'on partage les photos qui n'ont pas eu leur place dans le concours...
Je ne serai pas beaucoup présent cette première semaine du mois d'avril (j'ai des amis en vacances chez moi😎). Donc ne vous inquiétez pas si le diaporama n'est pas mis à jour tout de suite, ou que je n'interviens pas. Je me rattraperez dès la 2ème semaine, promis😉
Je ne serai pas beaucoup présent cette première semaine du mois d'avril (j'ai des amis en vacances chez moi😎). Donc ne vous inquiétez pas si le diaporama n'est pas mis à jour tout de suite, ou que je n'interviens pas. Je me rattraperez dès la 2ème semaine, promis😉
Voyage direction le Ladakh et Zanskar English translation pending
Bonjour à tous !
Et voilà je viens de réserver mon vol pour cet été direction le Ladakh !
J'y suis déjà allée en solo en 2012 et 2013 et depuis je n’attendais que d'y retourner ! Car à la base j'y avais été dans l'idée de me rendre au Zanskar et à chaque fois j'avais trouvé autre chose à faire ... Donc j'espère que cette fois sera la bonne !
Cependant quelques questions .... En effet je serai sur place que 3 semaines et je me demande bien si dans ce laps de temps j'aurai le temps d'aller au Zanskar tout en profitant un peu du Ladakh (j'y vais cette fois avec mon amoureux qui ne connait pas du tout cette région).
Mon but ultime est de me rendre au monastère de Pukhtal ...
Si vous avez des conseils je suis preneuse ! Je ne sais pas si la meilleure option c'est de prendre un bus Leh/ Kargil / Padum (d'ailleurs combien de jours en bus de Leh à Padum?) et de rejoindre le monastère à pied ? J'avais entendu que le sentier était parfois un peu dangereux ... Possible d'avoir recours à une agence pour faire cette petite portion ?
Ou si le mieux est de rejoindre le Zanskar via un trek ? (Lamayuru / padum?) ....
Ou même faire un trek avant la fin du voyage Padum / Darsha pour rejoindre ensuite Manali et éviter de me refaire la route direction Leh ...
Bref je sais pas trop comment optimiser mon temps sur place !
Ensuite aurez-vous un trek à me conseiller ? Trek d'acclimatation avant de rejoindre le Zanskar ? Sachant que j'ai déjà fait la vallée de la Markha, le trek de Tso Moriri à Tso Kar et un mini de Zinchen à Stok ...
Voilà c'est un peu brouillon mais si vous avez de quoi m'éclairer je suis preneuse ! Merci !!
Et voilà je viens de réserver mon vol pour cet été direction le Ladakh !
J'y suis déjà allée en solo en 2012 et 2013 et depuis je n’attendais que d'y retourner ! Car à la base j'y avais été dans l'idée de me rendre au Zanskar et à chaque fois j'avais trouvé autre chose à faire ... Donc j'espère que cette fois sera la bonne !
Cependant quelques questions .... En effet je serai sur place que 3 semaines et je me demande bien si dans ce laps de temps j'aurai le temps d'aller au Zanskar tout en profitant un peu du Ladakh (j'y vais cette fois avec mon amoureux qui ne connait pas du tout cette région).
Mon but ultime est de me rendre au monastère de Pukhtal ...
Si vous avez des conseils je suis preneuse ! Je ne sais pas si la meilleure option c'est de prendre un bus Leh/ Kargil / Padum (d'ailleurs combien de jours en bus de Leh à Padum?) et de rejoindre le monastère à pied ? J'avais entendu que le sentier était parfois un peu dangereux ... Possible d'avoir recours à une agence pour faire cette petite portion ?
Ou si le mieux est de rejoindre le Zanskar via un trek ? (Lamayuru / padum?) ....
Ou même faire un trek avant la fin du voyage Padum / Darsha pour rejoindre ensuite Manali et éviter de me refaire la route direction Leh ...
Bref je sais pas trop comment optimiser mon temps sur place !
Ensuite aurez-vous un trek à me conseiller ? Trek d'acclimatation avant de rejoindre le Zanskar ? Sachant que j'ai déjà fait la vallée de la Markha, le trek de Tso Moriri à Tso Kar et un mini de Zinchen à Stok ...
Voilà c'est un peu brouillon mais si vous avez de quoi m'éclairer je suis preneuse ! Merci !!
Visa Premier, SUV, 4x4 et rachat de franchise (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous
Désolé si la question a déjà été posée mais je n'arrive pas à avoir une réponse claire...
- quand on loue une voiture aux USA avec une Visa Premier, en principe on décline l'assurance de rachat de franchise ( CDW) car elle est censée est prise en charge par la dite carte.
- sauf pour les "vrais" 4x4 où cette assurance ne s'applique pas !
Apparemment, les SUV, très courant aux USA ( genre Ford Espace, Hyundai Santa Fé, Toyota RAV4) ne sont pas considérés comme des 4x4 par Visa Premier, et donc l'assurance s'applique.
Qu'en penser ???
Merci de vos lumières ;-)
Désolé si la question a déjà été posée mais je n'arrive pas à avoir une réponse claire...
- quand on loue une voiture aux USA avec une Visa Premier, en principe on décline l'assurance de rachat de franchise ( CDW) car elle est censée est prise en charge par la dite carte.
- sauf pour les "vrais" 4x4 où cette assurance ne s'applique pas !
Apparemment, les SUV, très courant aux USA ( genre Ford Espace, Hyundai Santa Fé, Toyota RAV4) ne sont pas considérés comme des 4x4 par Visa Premier, et donc l'assurance s'applique.
Qu'en penser ???
Merci de vos lumières ;-)
Paquebot Symphony of the Seas English translation pending
De plus en
plus gros, le Symphony a été remis à Royal Caribbean aujourd'hui
plus gros, le Symphony a été remis à Royal Caribbean aujourd'huiFloride: Road trip de 22 jours en famille English translation pending
Il s'agit de mon premier carnet donc je vais faire de mon mieux et je vais tenter de ne pas esquinter la langue française surtout l'orthographe.
Nous sommes parti en famille deux adultes (42 et 40 ans) et mes deux filles de 14 et 12 ans. Du 25 mars 2017 au 15 avril 2017.
Habitant en Belgique non loin de la frontière allemande , nous avons fait le choix de décoller depuis Düsseldorf avec Luftansa.
Jour 1:
Départ tôt le matin 06:30 hrs pour une escale de 3 heures à Francfort. De là nous avons pris un A380 direction Miami. Atterrissage avec 50 minutes d'avance vers 15:10 hrs heure locale. Après les formalités (immigration avec un agent peu sympathique et reprise de notre voiture de location chez ALAMO), nous voici parti en direction de Fort Lauderdale. J'ai opté pour un monospace de type Chrysler town and country et je ne l'ai pas regretté. Grâce au GPS préalablement acheté depuis la Belgique, nous sommes arrivés vers 17:15 heures à notre hôtel à quelques centaines de mètres du Sawgrass Mills (un des plus grand de Floride). Après quelques achats chez Walmart et un diner chez TGI Friday's, nous nous sommes écroulés dans notre chambre d'hôtel en espérant être prêt pour notre journée de shopping du lendemain.
il faut bien quelques petites sucreries, chez Walmart il y a le choix.🙂
Jour 2:
Levé vers 07:00 heures car on arrivaient pas à dormir grâce au décalage horaire. Nous nous sommes dirigés vers le Dunkin’ Donuts le plus proche pour le petit déjeuner. Après s'être rassasié de donut's bien gras et de café noir, nous sommes allé à l'outlet qui n'ouvrait ses portes qu'à 10:00 heures, un petit tour dans le coin en voiture pour faire passer le temps.

La carte de crédit à bien chauffé durant cette journée même si ce n'est pas toujours moins cher que chez nous, les marques comme Levis, Guess et Gap faisaient de bons prix. Nous y avons passé la journée. Nous sommes revenu à l'hôtel afin de se détendre dans la piscine car il fait encore 24°c.
Jour 3 :
Vers 07:30 heures nous quittons Fort Lauderdal en direction d'Orlando mais en passant par Jupiter Island. Après un petit déjeuner rapide chez Dunkin’ Donuts et l'achat d'un lunch pour midi chez Target, nous nous sommes mis en route.

Nous sommes arrivés vers 10:00 heures à Jupiter, nous fait quelques arrêts avant de trouver une petite plage bien sympathique.
plage bien surveillée par les lifeguards où nous avons fait trempette.

Après le déjeuner nous nous sommes mis en route vers notre hôtel le double tree near sea world à Orlando. Il nous a fallu +/- 2:30 heures par l'autoroute payante (sun pass inclus dans mon véhicule).
Jour 4:
Levé à 06:30 hrs afin d'être au discovery cove vers 07:15 heures. Si je ne suis pas fan d'un tel endroit car je trouve que le bien être animal n'est pas la priorité. Il faut savoir que le tout est en all in. Dès notre arrivée nous réservons notre heure de nage avec les dauphins puis nous allons au buffet du petit-déjeuner. Nous avons été enfiler nos combinaisons et prendre des masques et tuba ainsi que le crème solaire à disposition puis nous avons déposé nos affaires dans les lockers. Incroyable on peut changer de combi et de tuba à volonté.



Vers 09:00 hrs, briefing et signature de décharge en cas d'accident, nous avons passé une demi-heure incroyable en groupe de 8 avec une dresseuse très sympathique et un dauphin que nous avons caressé et qui nous a également tracté dans l'eau du lagon. Après cette séance direction la volière où nous avons nourrit des oiseau de toutes sortes grâce aux pots de nourriture distribués par les soigneurs.


Ensuite direction le lagon où nous nageons avec les raies que nous caressons et des poissons multicolores. Au fond séparé par une vitre épaisse un aquarium avec des requins.




Nous sommes allés également dans la rivière d'eau douce où vous faites un tour dans des eaux chaudes et calmes. On peut y voir des petits singes sur une petite île, des loutres dans un enclos et des oiseaux car on passe par la volière. Restauration, boissons et snacks à volonté durant toute la journée. Avant de partir passage par le shop et achat de photos à prix exorbitants mais bon on ne vit qu'une fois ... Toute la famille garde un souvenir extraordinaire de cette journée. Retour à l'hôtel, Diner puis dodo après cette journée épuisante.
Petite astuce, l'achat de l'ultimate Discovery pass vous donne droit à l'entrée et parking au discovery cove avec nage avec les dauphins, entrées et parking au sea world, aquatica et bush garden à Tampa. à suivre ...
Nous sommes parti en famille deux adultes (42 et 40 ans) et mes deux filles de 14 et 12 ans. Du 25 mars 2017 au 15 avril 2017.
Habitant en Belgique non loin de la frontière allemande , nous avons fait le choix de décoller depuis Düsseldorf avec Luftansa.
Jour 1:
Départ tôt le matin 06:30 hrs pour une escale de 3 heures à Francfort. De là nous avons pris un A380 direction Miami. Atterrissage avec 50 minutes d'avance vers 15:10 hrs heure locale. Après les formalités (immigration avec un agent peu sympathique et reprise de notre voiture de location chez ALAMO), nous voici parti en direction de Fort Lauderdale. J'ai opté pour un monospace de type Chrysler town and country et je ne l'ai pas regretté. Grâce au GPS préalablement acheté depuis la Belgique, nous sommes arrivés vers 17:15 heures à notre hôtel à quelques centaines de mètres du Sawgrass Mills (un des plus grand de Floride). Après quelques achats chez Walmart et un diner chez TGI Friday's, nous nous sommes écroulés dans notre chambre d'hôtel en espérant être prêt pour notre journée de shopping du lendemain.
il faut bien quelques petites sucreries, chez Walmart il y a le choix.🙂Jour 2:
Levé vers 07:00 heures car on arrivaient pas à dormir grâce au décalage horaire. Nous nous sommes dirigés vers le Dunkin’ Donuts le plus proche pour le petit déjeuner. Après s'être rassasié de donut's bien gras et de café noir, nous sommes allé à l'outlet qui n'ouvrait ses portes qu'à 10:00 heures, un petit tour dans le coin en voiture pour faire passer le temps.

La carte de crédit à bien chauffé durant cette journée même si ce n'est pas toujours moins cher que chez nous, les marques comme Levis, Guess et Gap faisaient de bons prix. Nous y avons passé la journée. Nous sommes revenu à l'hôtel afin de se détendre dans la piscine car il fait encore 24°c.
Jour 3 :
Vers 07:30 heures nous quittons Fort Lauderdal en direction d'Orlando mais en passant par Jupiter Island. Après un petit déjeuner rapide chez Dunkin’ Donuts et l'achat d'un lunch pour midi chez Target, nous nous sommes mis en route.

Nous sommes arrivés vers 10:00 heures à Jupiter, nous fait quelques arrêts avant de trouver une petite plage bien sympathique.
plage bien surveillée par les lifeguards où nous avons fait trempette.
Après le déjeuner nous nous sommes mis en route vers notre hôtel le double tree near sea world à Orlando. Il nous a fallu +/- 2:30 heures par l'autoroute payante (sun pass inclus dans mon véhicule).
Jour 4:
Levé à 06:30 hrs afin d'être au discovery cove vers 07:15 heures. Si je ne suis pas fan d'un tel endroit car je trouve que le bien être animal n'est pas la priorité. Il faut savoir que le tout est en all in. Dès notre arrivée nous réservons notre heure de nage avec les dauphins puis nous allons au buffet du petit-déjeuner. Nous avons été enfiler nos combinaisons et prendre des masques et tuba ainsi que le crème solaire à disposition puis nous avons déposé nos affaires dans les lockers. Incroyable on peut changer de combi et de tuba à volonté.



Vers 09:00 hrs, briefing et signature de décharge en cas d'accident, nous avons passé une demi-heure incroyable en groupe de 8 avec une dresseuse très sympathique et un dauphin que nous avons caressé et qui nous a également tracté dans l'eau du lagon. Après cette séance direction la volière où nous avons nourrit des oiseau de toutes sortes grâce aux pots de nourriture distribués par les soigneurs.


Ensuite direction le lagon où nous nageons avec les raies que nous caressons et des poissons multicolores. Au fond séparé par une vitre épaisse un aquarium avec des requins.




Nous sommes allés également dans la rivière d'eau douce où vous faites un tour dans des eaux chaudes et calmes. On peut y voir des petits singes sur une petite île, des loutres dans un enclos et des oiseaux car on passe par la volière. Restauration, boissons et snacks à volonté durant toute la journée. Avant de partir passage par le shop et achat de photos à prix exorbitants mais bon on ne vit qu'une fois ... Toute la famille garde un souvenir extraordinaire de cette journée. Retour à l'hôtel, Diner puis dodo après cette journée épuisante.
Petite astuce, l'achat de l'ultimate Discovery pass vous donne droit à l'entrée et parking au discovery cove avec nage avec les dauphins, entrées et parking au sea world, aquatica et bush garden à Tampa. à suivre ...
New England (USA) and Motorcycle! English translation pending
Après 4 jours passés à admirer des dizaines de motos, à étudier leurs caractéristiques, à monter dessus sans pouvoir sentir les vibrations du moteur, l'appel de la route commençait à être intenable.
Alors aujourd'hui, il était temps. Notre taxi est conduit par un chauffeur originaire du Nigeria. Il connaît assez bien Boston, mais Eaglerider est à Revere, à la sortie nord de la ville. Et là, il connaît beaucoup moins bien. En plus, même avec un GPS, il a de la peine à trouver la bonne sortie et finalement, on se perd un peu. Le gars est gêné et me propose un deal. Vu que la course sera plus longue que prévue, il arrête le compteur et me dit que je ne paierai pas les minutes supplémentaires... Arrivés finalement à bon port, sans trop avoir galéré, il se confond en excuse et veut même nous offrir la course ! Il est pas bien cet homme là ! Ou peut-être qu'il est trop bien justement...
Notre Electra nous attend. 10'000 miles au compteur, super état, stage 1, échappements d'enfer et cale-pieds autoroute. Ca nous change de la croûte de Denver.
Direction Nord, le long de l'océan, le Maine nous tend sa côte. Un Etat peu connu des Européens et pourtant, il a beaucoup à offrir. Comme toute cette partie Nord-est d'ailleurs, baptisée la Nouvelle-Angleterre. Remarquez qu'on aurait de la peine à l'oublier vu les villes qu'on voit sur les panneau. Ipswich, York, Portsmouth, Dover, la Perfide Albion est bien présente.
Un bout de Massachussets que voici le New Hampshire, un Etat qu'il est toujours difficile de placer sur une carte. Mais visiblement ses habitants ont tout compris, eux qui affichent fièrement sur leur plaque de voiture la devise "Live free or die". La côte du NH ne dure que quelques miles, mais quelques miles de plages, le long de Hampton ou Rye. Le peuple est sur le sable, mais dans l'eau, pas grand monde. La peur du great white shark, qui trône en photo ou en jouet dans toutes les boutiques sur les quais ? Sans doute plutôt la froideur de l'Atlantique, peu tempéré si près du nord.
Le Maine arrive sans vraiment prévenir. Depuis notre départ de Boston, nous roulons soit sur la US 1 ou la US 1A, celle qui part du Canada et qui arrive tout au bout de de la Floride, bien plus au sud.
Ici le spectacle n'est pas dans les paysages, peu spectaculaires bien qu'agréables, mais sur le bord des routes avec des maisons de rêves. Des maisons ? Des demeures oui. En bois, avec des colonnes qui entourent le porche, ou alors en briques, afin de rester fidèle à l'héritage culturel des cousins britanniques. Le point commun reste comme toujours la présence du Stars and Stripes, planté dans la pelouse ou sur le cadre de la porte palière.
Notre étape du soir est en vue. Kennebunk, la résidence d'été des Texans qui ont gouverné le pays quelques années durant : Bush père et fils et leur famille. Nous sommes accueillis par Susan, notre hôte Airbnb, dans sa belle maison. Un welcome chaleureux comme toujours aux US. A peine arrivés qu'elle nous dit déjà où aller manger dans le village voisin Kennebunkport, plus facilement appelé KPT. Le Pilot house, un resto-pub où les pêcheurs sont encore acceptés, même en habit de travail, où la cravate et la tenue de soirée ne sont pas de rigueur. Et où les homards et le haddock sont les meilleurs de la ville ajoute-t-elle. Et pas aux prix des riches Bostoniens qui viennent visiter la région. Vendu Susan, on y fonce.
Elle avait raison la Susan, une petite terrasse sans prétention et un groupe qui jouait live. Paraîtrait même qu'un des guitariste a fait un jam avec Dire Straits, selon un marin assis à la table voisine. Un endroit comme on les aime, nature, authentique et Susan avait encore une fois raison, le haddock était parfait Tonnerre de Brest !
Ce petit trip dans ce coin des US s'annonce bien. Demain, direction nord vers Bar Harbor et le parc Acadia. Susan nous a déjà dit que demain matin au petit-dej', elle nous dira quelles belles routes prendre. Après avoir précisé que nous aurons d'abord droit à des pancakes aux myrtilles et à la banane ... Elle est bien cette Susan.La Nouvelle-Angleterre. Apres le nom des villes, c'est maintenant au tour de la météo de nous rappeler les origines toutes british de ces terres du nord-est américain. Après les pancakes à la myrtille de Susan, le ciel se couvre et nous inonde d'une bruine bien droite, bien dense, bien humide. Une véritable douche écossaise alors que les prévisions n'annonçaient rien de méchant. 2 bonnes heures d'un rideau de gouttes fines et légères, qui n'ont l'air de rien, mais qui trempe son homme (et sa femme).
C'est bien dommage car Ocean Avenue est d'une beauté incroyable. Des demeures au bord d'une côte sauvage et déchiquetée, l'occasion de faire des photos splendides. Enfin, par beau temps on s'entend. Donc pas la.
Foutu pour foutu, nous prenons l'interstate 95 nord, histoire d'avancer. Autoroute que nous quittons bien trempés à Portland pour rejoindre le Waterfront, au bord de l'océan. Une jolie petite ville Portland, la deuxième du genre que nous visitons après Portland/Oregon, fondée d'ailleurs par un gars originaire de Portland mais Maine. Tout s'explique.
Nous reprenons la US 1, car la pluie se calme et le ciel s'éclaircit. Ici, pas de grands espaces comme dans le Wild Wild West. La densité de population est telle, que les maisons et les petites villes se succèdent. L'océan n'est jamais loin non plus, mais les arbres viennent lécher les bords des grèves, alors même s'il est tout près, on ne le voit que rarement. Les effluves des embruns nous le signalent tout de même, surtout que c'est marée basse. On ne va pas dire que les paysages sont exceptionnels voire même beaux, mais il y a du charme sur ces petites routes bordées de splendides habitations. Et évidemment, plus près de l'eau on roule, plus c'est beau.
À partir de Belfast (tiens, tiens...) le ciel bleu nous rend le soleil qu'il avait caché derrière la couche de nuages. Ca embellit rapidement le paysage. Nous continuons de longer cette côte Atlantique splendide, sauvage, déchiquetée et préservée. Pas d'immeubles, de grosses constructions. En bord de mer, les hôtels sont des auberges ou des B&B, semblables aux habitations privées. La Mont Desert Island est en vue, avec sa ville phare : Bar Harbor, haut lieu du tourisme nord-américain. Car il faut dire que le Canada n'est pas très loin et sur les trottoirs bondés, il n'est pas rare d'entendre l'accent chantant de nos cousins québécois.
L'endroit est splendide, face à la mer et les petits îlots qui parsèment la baie. Le parc Acadia à son entrée à proximité et Bar Harbor est l'endroit où l'on se pose pour une bière, une glace ou un dessert, après la visite du parc. Et pour ceci, un point commun : la myrtille. Ce fruit est la star du coin. A tel point qu'on le trouve partout. En vente le long des routes, mais aussi dans les pancakes, les glaces, les tartes, les muffins et les habitants de Bar Harbor ont poussé le vice jusqu'à brasser la Bar Harbor Blueberry Ale ! L'autre star, c'est bien sûr le homard, présent partout. Nous en avons mangé à midi, au Sprague ´s à la sortie de Wiscasset. Une petite cantine de bord de route, sans prétention, sauf celle de régaler ses clients avec les fameux Lobster Rolls. Alors ce soir, on change, tout en restant dans les produits de la mer. Ce sera du haddock, comme hier, mais préparé différemment par les cuistots du Chart Room à la sortie de Bar Harbor en direction de Trenton où nous logeons pour la nuit. Une petite terrasse, l'air frais de l'océan, les couleurs du soleil couchant et un bon repas. De quoi être heureux et profiter de l'instant présent.
Demain, on visitera le parc Acadia et nous ferons aussi le tour de l'île. Ca tombe bien, le beau est annoncé. A moins que.Waow. S'il ne fallait qu'un mot, ce serait celui-là. Waow. Gros coup de coeur donc pour la Mont Desert Island et le Acadia NP.
Nous prenons la route assez tôt le matin pour bénéficier des meilleures couleurs. La Park Loop Road débute juste avant Bar Harbor. Le Ranger qui est au portail nous apprend que ce weekend l'entrée est gratuite dans le parc, au lieu des 20$ habituels pour une moto. Une route qui va rapidement devenir à sens unique pour faire son show. Un peu dans la forêt de pins et de feuillus mais surtout au bord de l'océan. Et les vues sur les rochers et cette mer d'un bleu profond ne laisse pas insensible. Une merveille de la nature, une quiétude, voire même la sérénité incarnée. Un spectacle dont on ne se lasserait pas s'il ne fallait quand même continuer sa route.
Cette route donc, qui va nous mener au sommet du Mont Cadillac, d'où la vue sur les îlots et au loin le large est magique.
Nous n'en avons pas encore assez, alors nous décidons de faire tout le tour de l'île vers Southwest Harbor, puis Trenton. Grand bien nous a pris, car la topitude continue. Pas de circulation, des routes en super état. Comme c'est bon de rouler sur l'Electra, dans la fraîcheur du matin au bord de l'océan, mais avec un soleil qui permet de rester en t-shirt. Il nous arrive de croiser des gens, faisant un jogging, certains avec un pousse-pousse, d'autres avec leur chien. Et toujours ce signe de la tête ou de la main pour saluer. Que l'on soit à l'ouest ou à l'est, le respect des américains ne change pas.
Il nous faut avancer pour rejoindre notre repaire du soir à Bethel, plus à l'ouest de l'Etat, presque à la frontière du New Hampshire, et dans les terres.
Ce qui est impressionnant ici, c'est qu'on ne s'arrête jamais de rouler. Pas de feux, pas de ville à traverser, pas de bouchons. Ca roule, encore et encore. Et ces routes du Maine sont magnifiques, à travers les forêts, le long des lacs où des rivières. Car l'eau n'est jamais bien loin. Même qu'à un moment donné, un de ces lacs nous offre son ponton pour une pause. Des gamins jouent dans l'eau et je vais tremper ma main pour jauger la température. Surprise. Contrairement à l'océan qui était ce matin à 14 degrés, le lac est bien tempéré. Ni une ni deux, je me mets en slip et je pique une bonne tête. Le soleil me séchera, même si les parents des gamins en question m'ont gentiment proposé un linge de bain.
Bethel est en vue, un petit village tranquille, une belle auberge pour notre nuit. Quel sentiment de liberté sur ces magnifiques routes US, au guidon d'une Electra parfaite. Et quand la radio, branchée sur Classic Rock, nous crache "Dancing in the dark" de Springsteen, le nirvâna n'est pas loin.Bethel se trouve du côté est de la chaîne des Appalaches et dès la sortie de la petite ville, nous voilà déjà dans les collines boisées. Le Mont Washington, plus haut sommet de la côte est des USA, n'est qu'à une trentaine de miles. La US 2 West, puis la NH 16 South et nous voici au pied de la route qui monte au sommet. Comme tout parc géré par l'Etat, il y a un péage et la grimpette vaut 26$ pour deux et la moto.
Une route spectaculaire, car étroite et d'une pente qui avoisine parfois les 20% !!!! En plus, pour corser un peu l'affaire, il n'y a pas de muret de sécurité côté vide et une portion de plusieurs centaines de mètres n'est même pas asphaltée. Bref, un bel exercice de style.
Le sommet n'est qu'à 1950 mètres environ, mais il y a un vent assez fort et assez frais. Malgré sa faible altitude, le Mont Washington est l'un des endroits au monde où les vents les plus violents soufflent. Surtout lors des tempêtes d'hiver. Un panneau nous apprend qu'en 1934, Eole a été mesuré à 231 mph !!!! Belle brise... Si la montée était déjà sport, la descente est aussi coton, avec la pente et le poids de la moto.
La NH 16 South est une belle route qui nous amène à Conway. Une route qui suit une vallée et qui est toute en courbe au milieu du New Hampshire. La région est très boisée et sans doute qu'il faudrait venir ici en automne pour goûter aux couleurs magiques des feuillus qui se déshabillent avant l'hiver. Pas de réelles montagnes, mais de hautes collines, bien rondes, sur lesquelles des pistes de ski ont été tracées à travers les arbres.
Le Vermont n'est plus si loin alors que nous remontons la Kancamangas Highway, plus simplement la NH 112 West, qui longe sans cesse une rivière. Nous passons dans ce Vermont dont la capitale est Montpelier, avec un seul "l". Les paysages ne changent pas, toujours vallonnés et boisés, comme chez le voisin. Malgré son statut de capitale de l'Etat, Montpelier est une petite ville dont seul le Capitole lui donne de la grandeur. La VT 100 North nous conduit à Stowe où nous nous posons dans une superbe maison, chez Karen, notre hôte Airbnb d'un soir. Karen et son mari sont un couple de retraités super sympas, qui ont vécu longtemps à l'étranger. JIm a même fait le Vietnam, mais pas en touriste...
Un accueil avec un verre de rosé, chaleureux et amical (l'accueil, mais le rosé aussi finalement) comme toujours. Avec l'anecdote du jour : Karen nous demande de bien fermer la porte du garage une fois la moto rentrée, car un ours se balade dans le coin et il ne serait pas mécontent d'aller taper dans les réserves de nourriture de nos hôtes. Elle a même réussi à le prendre en photo, debout sur les pattes arrière, à regarder par la fenêtre de la cuisine ... Et elle nous dit ça en toute décontraction, précisant qu'il y a aussi quelques coyotes, ou plutôt une espèce de loup local, qui viennent parfois vers les habitations. Plutôt une bonne nouvelle ajoute-t-elle, c'est la preuve que la nature vit dans ce coin du Vermont...Stowe se trouve sur la VT 100. Ca tombe bien, car cette route prend son départ près de la frontière canadienne et elle va descendre tout au long du Vermont jusqu'au Massachussets. Et justement, c'est la qu'on va, au Massachussets. Il n'y a donc qu'à la suivre sur 200 miles et le tour est joué !
Une route splendide, qui suit des vallées entre les collines, qui longe des rivières ou des lacs, qui traverse des petites villes charmantes. Le Vermont est un Etat essentiellement rural, sans réelle grande ville, où la nature tient une place importante. Du coup, le tourisme est bien présent et les petites auberges et autres guesthouse sont nombreuses sur le bord des routes. Malgré ses montagnes de faible altitude, l'hiver est rude dans ce coin, de la mi-novembre à la mi-avril avec de la neige, parfois beaucoup de neige, et des températures négatives pendant de long mois. Nous avons d'ailleurs vu plusieurs petites stations de ski, dont les pistes ont été bâties par l'homme à travers les forêts.
Une fois encore, les routes sont parfaites et très roulantes. Peu ou pas de circulation, quasi aucun arrêt dû à des feux ou des bouchons, le rêve américain en Electra !
Les maisons en bois se succèdent tout au long de la journée, principalement blanches, parfois rouges ou encore bleues, mais tout le temps splendides, avec leur porche et les fauteuils, leur pelouse parfaitement tondue.
Le Canada n'est vraiment pas loin (d'ailleurs Stowe n'était qu'à moins de trois heures de route de Montréal et donc plus près que de Boston) et beaucoup de fermiers vendent leur production de véritable Maple Syrup, traduisez le sirop d'érable. Autre spécialité locale, les ponts couverts en bois. Construits il y a des dizaines d'années, voire plus, les communautés les restaurent et les entretiennent, conscientes qu'il s'agit d'un patrimoine culturel important vu la jeune Histoire américaine.
Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister, mais ces routes de la Nouvelle-Angleterre sont un régal. Si le paysage est sans doute moins spectaculaire que dans l'Ouest, les routes, elles, sont moins monotones. Pas d'interminables lignes droite et plate, mais des courbes et des virages, des montées et des descentes, le tout dans un sentiment de sécurité absolue. D'ailleurs cela fait 5 jours que nous roulons en t-shirt et si le port du casque n'était pas obligatoire pour les motos de location, il y a fort à parier que nous n'en aurions pas porté !
Ce soir, nous nous posons donc au Massachussets, à Shellburne Falls, célèbre pour son pont fleuri. Un ouvrage pour piétons copieusement bondé de fleurs et de bulbes qui font le bonheur des visiteurs. Peut-être une bonne idée à prendre pour un de nos ponts qui enjambe le Rhône ?
Notre logement est perdu dans les bois à 7 miles de la petite ville. Alors que nous nous apprêtons à sortir manger, je demande à notre hôte si nous avons besoin d'une clé pour revenir. Pixie me répond que eux aussi sont de sortie, mais que la maison reste ouverte, nous n'avons pas à nous inquiéter. Mais dites-moi voir, ne sommes-nous pas dans un pays dangereux qui vit avec la peur et l'angoisse sécuritaire ? Confiants, nous laisserons bien sûr nos casques et gants sur la moto pendant notre repas au Blue Rock. Sans souci évidemment.
Le Maine, le New Hampshire et aujourd'hui le Vermont. Trois Etats dans lesquels le bonheur a été absolu sur les routes. Demain, dernière traversée du Massachussets pour rejoindre Boston. Car demain soir nous troquons Harley-Davidson contre British Airways ...
Uprising Jamaica! English translation pending
Aller chercher le soleil en décembre n'est pas forcément si simple, surtout lorsque c'est pour une courte période. Pas si simple comme prendre un vol Air Canada pour Toronto, y dormir et continuer le lendemain pour Montego Bay.
Air Canada : heureusement que les horaires et les prix étaient attractifs. Un A330 plus tout neuf, un choix de films restreint, un service repas minimum et des hôtesses frisant le Migros-data, bref ça ira pour cette fois mais si on peut éviter pour une prochaine fois ...
L'escale de Toronto porte bien son nom : c'est une escale et rien de plus. Un petit hôtel près de l'aéroport, juste pour un transit d'une nuit. Le lendemain, c'est un charter de la compagnie qui nous transporte. Pas de film, repas payant, plein comme un œuf de touristes canadiens qui vont remplir les établissement all inclusive de la patrie de Bob. Dommage, car on peut vraiment la visiter autrement cette île. En louant une voiture par exemple et en logeant chez l'habitant.
À notre arrivée à Mo Bay, le comptoir Hertz est vide et notre Yaris est prête. L'employée nous rappelle que la conduite est à gauche en Jamaïque et elle nous conseille de prendre le maximum d'assurance. La confiance règne ... Hormis un doute dans le premier rond-point, conduire à gauche n'est pas si compliqué. Sauf une tendance persistante à enclencher les essuie-glace au lieu du clignotant.
Irina nous avait tellement bien expliqué comment trouver là Calypso Villa à Rose Hall que nous ne nous perdons même pas. Un petit appartement au premier étage d'une maison, à moins de 10 mètres de la mer.. La terrasse est aérée et tempère les 30 degrés du soleil jamaïcain. Une petite plage publique (et donc pas nettoyée) nous permet de goûter à la mer des Caraïbes, toute aussi chaude que l'air. Premier jour, première baignade, premières chaleurs.
8 jours c'est court, alors il faut optimiser. Plutôt que de combattre le jetlag, nous le laissons nous soumettre. A 2100h., nous sommes au lit. Le lever se fera en même temps que le soleil, vers les 0600h. Ici, la journée est coupée équitablement en deux : 12 heures de jour et 12 heures de nuit, un tournus prenant son quart au chiffre 6, du soir et du matin. 6 heures du mat', une petite marche le long de la mer accompagné des trois chiens de Irina et une première baignade, en slip. Quelque locaux partent à la pêche, palmes, masque et tuba sur l'homme. Les premiers "yeah Man", le bonjour jamaïcain.
Direction Negril, tout à l'ouest de l'île. La station pour laquelle les passagers de l'avion d'hier avaient payé. Une ode au tourisme de masse, jet ski, parachute ascensionnel, ski nautique et piste de danse sur la plage en plein cagnard. Mais heureusement, Negril a aussi ses trésors cachés, avec des portions de sable blanc déserté car sans animation. Sable blanc et eau translucide, la combinaison gagnante pour y passer une bonne partie de la journée. 2 heures de route nous ramène à la Calypso.
Irina est de bon conseil pour les restos. Après le Scotchies d'hier soir et sa spécialité de Jerk Chicken (du poulet mariné dans une sauce épicée avant un passage au grill), elle nous propose le Far Out Fish Nuh, à une quinzaine de minutes vers l'Est. Du poisson grillé, en plein air, au milieu des clients jamaïcains. Bien mieux que le buffet nord-américain des grandes chaînes d'hôtels de Negril.
Une journée de Jamaïque et déjà le dépaysement total. Une île très typée, la musique omniprésente, le racolage à tous les feux pour acheter de la ganja, les Yeah Man et les Respect Man lorsqu'on vous croise, le Reggae qui sort à fond des autoradios et des hauts-parleurs dans les restaurants, une île sans doute difficile à apprivoiser en quelques jours seulement.
Alors demain on s'y replonge !Irina avait raison. Pour bien profiter de ce qu'il y a à voir, il faut se lever tôt. Message reçu, au lever de soleil, on est debout à prendre notre petit-déjeuner sur la terrasse, à contempler les couleurs pastels d'un matin jamaïcain.
2 heures de route pour rejoindre Irie Blue Hole, dans la white Valley, au-dessus de Ocho Rios. Une rivière avec des cascades et des piscines naturelles au milieu des collines et de la forêt tropicale. Ceux qui pensaient que l'île se bornait à ses plages se trompent. L'intérieur est fait de collines, voire même de montagnes, puisque le point culminant de la Jamaïque est à plus de 2000 mètres. Le tout recouvert par une forêt dense et épaisse, digne d'une jungle pluviale.
Evidemment, il n'y a aucun panneau à part sur la route côtière. Irina nous avait préparé un itinéraire, et heureusement. Après avoir quitté Ocho Rios pour grimper dans les collines, c'est donc la jungle. Dans la nature bien sur, mais aussi pour trouver notre chemin aux intersections. Mais heureusement les jamaïcains sont aimables avec le touriste blanc et ils nous renseignent efficacement à chaque doute sur la direction à prendre.
A l'approche du site, de jeunes guides attendent le visiteur. Des guides gratuits (mais qui attendent le pourboire) compris dans le prix d'entrée du site, géré par les communautés locales. Mikee sera le notre. Attentionné et très gentil, il nous accompagne pour remonter la rivière, nous montrant au passage toute sorte de plantes ou d'épices naturelles qui poussent comme ça, sans intervention de l'homme. Puis ce sera une succession de jacuzzi naturels, de sauts, de cascades, de nage dans l'eau douce et fraîche de la rivière. Irina avait vraiment raison, à mi-parcours, nous sommes rejoints par des hordes de touristes fraîchement débarqués d'un bateau de croisière qui vient d'accoster à Ocho Rios.
Mikee aura mérité son pourboire, c'était un guide parfait.
Nous redescendons sur la côte, pour nous arrêter manger en bord de mer. A peine arrêtés sur le parking en terre du petit Resto, nous faisons face aux habituels vendeurs de ganja, plant à la main. Bizarrerie locale, il est permis d'en consommer, mais pas d'en vendre ou d'en acheter. La ganja n'est pas qu'un mythe ici. Elle est omniprésente, comme un produit culturel. Ça fume dans la rue, à la plage, au volant, bref les effluves chatouillent fréquemment les narines. Nous finirons l'après-midi sur la petite plage payante de Burwood. Il y a plusieurs sortes de plages en Jamaïque. Celles privatives des hôtels, qui malheureusement squattent la grosse majorité du littoral. Les plages publiques, rarement nettoyées, donc pleines d'algues et de déchets plastiques divers, et les plages publiques mais payantes. Entretenues, équipées de douche et wc, avec un maître-nageur, l'assurance de trouver son bonheur aquatique et balnéaire. Un petit bar y est souvent présent aussi. Il faut dire qu'ici, facile de monter un bar. Quelques planches, ou alors des tôles, de la peinture si possible en plusieurs coloris pour l'extérieur, deux ou trois bancs et ça y est, le bar est monté. Il doit y en avoir des milliers sur cette île, vendant la fraîche Red Stripes, une bière blonde légère, et le rhum Appleton distillé sur l'île.
Retour à la Calypso, la journée a été longue. Nous retournons au Scotchies, manger un Jerk Chicken.
Que cette île semble attachante, malgré sa relative mauvaise réputation. Bon, il faut dire que le jamaïcain est fier. Fier de représenter son île, fier de ses origines africaines, fier de sa culture caraïbéenne. Peut-être les femmes plus encore, elles qui vous regardent dans les yeux, le menton droit et le buste bombé. Si le mâle jamaïcain se la joue cool au niveau habillement, un bermuda et un t-shirt suffisent, la femme jamaïcaine aime se faire belle, avec des vêtements colorés, un maquillage discret et des cheveux bien coiffés. Peut-être les conséquences d'une société somme toute assez machiste, où la femme doit se faire une place. Avec réussite, il faut le dire, vu le nombre de beautés des tropiques croisées en deux jours...
Passer la soirée, tempérée par les alizés, au bruit des vagues, un petit rhum dans la main, en se remémorant la journée passée. C'est bon ça...Après quelques jours dans la région de Montego Bay, nous changeons d'endroit pour partir tout à l'est de l'île, dans la région de Port Antonio. Plus de 4 heures de route, pour faire moins de 150 kilomètres.
Jusqu'à Ocho Rios, la route nous est connue, c'est par là que nous sommes passés pour aller aux chutes de Blue Hole. C'est aussi là que Dame Nature nous gratifie d'une rincée tropicale dont elle a le secret. Evidemment, l'évacuation des eaux de pluie n'est pas forcément la préoccupation principale des autorités locales, alors des gouilles, des mares, des petits lacs, bref une chiée d'eau squatte la route. On y voit que dalle, tant à travers le pare-brise que la route en elle-même. Une rincée violente, mais qui, tradition tropicale oblige, ne dure pas. D'ailleurs quelques kilomètres plus loin, même les nuages ne seront plus qu'un lointain souvenir.
Vers Port Maria, les paysages et la végétation changent. Les palmiers et autres bananiers, absents du tableau jusqu'alors, font désormais leur apparition. La route n'est plus une ligne droite et rapide, mais elle devient pour notre plus grand plaisir bien sinueuse. Cette partie est de l'île à son charme. Fini les grands hôtels à la pelle, ils se font rares, laissant la place à de belles maisons, aux jardins plus fleuris et mieux entretenus.
A Attono Bay, stop pour acheter des fruits, prendre un peu de sous dans un ATM et se balader dans la rue principale de la petite ville. Peu de touristes ici, voire pas du tout même. Nous sommes les seuls Blancs à l'horizon. La Jamaïque est peuplée à 98 % de Noirs, héritage d'une triste page de l'Histoire lorsque les colons ont poussé à l'esclavage des millions d'Africains. Sans doute que la Jamaïque est une des îles des Caraïbes où ce souvenir reste bien présent dans les esprits et la culture. Malgré cela, un sourire, une main tendue, un pouce levé et cette méfiance qui peut encore subsister disparaît rapidement. Du coup, les Respect Man et les Yeah Man illumine les visages, même dans ce coin de marché où nous serons bien dévisagés. Un marché où un vendeur de fruits va nous préparer à la machette un ananas sucré et juteux qui n'aura pas attendu avant d'être dégusté.
Port Antonio est en vue, une ville et un petit port animé. La Jamaïque est divisée non pas en comtés, mais en paroisse, sans doute un vestige des colonies britanniques. D'ailleurs, leurs noms rappellent sans équivoque la Couronne. Manchester Parish, Portland Parish, St James Parish... Mais les villes, elles, font plus référence à d'autres pages de l'Histoire. Negril, Ocho Rios, Ocarabessa... Nous avons même vu aujourd'hui une rivière dont le nom est Negro River. Avec le premier mot barré au spray. Lorsqu'on disait que certains ressentiments sont encore bien présents...
Dès Port Antonio, la route devient subitement moins bonne, étroite et surtout pleine de trous, genre cratère. Milieu d'après-midi, nous arrivons à Long Bay, un village le long d'une large et longue plage aux vagues imposantes. C'est là que se trouve notre second repaire Airbnb, la Villa Rasta. Un ensemble de petits bungalows en bois, tout confort, surplombant la plage. Bigga et sa femme Anesta nous accueillent avec chaleur, à la jamaïcaine avec un salut poing contre poing. Nous allons affronter les vagues en cette fin de journée, avant de remonter à notre repaire. Autour de nous, les maisons de cette petite communauté, où des chèvres sont tranquillement en liberté, où des poules passent d'un jardin à l'autre. Et partout de la musique qui flotte dans l'air. Là encore, pas de touriste en vue, trop loIn sans doute, trop à l'écart du grand confort occidental, trop local. Mais tant mieux, que cela ne change donc pas ! Outre tenir ses bungalows, Bigga est un excellent cuistot. Ce soir, il nous prépare une belle tranche de poisson avec une sauce juste épicée. Un véritable délice, pris sur la petite terrasse, avec le bruit des vagues et des grillons locaux comme fond sonore. Et du Reggae bien sûr...
Demain, le réveil est programmé à 0530h. C'est à ce moment que le soleil va sortir de la mer, juste en face de nous ...Et si finalement le bonheur ne s'obtenir qu'avec un petit rien ? Un petit rien du genre se lever très tôt, alors que le ciel est encore ben sombre. Un petit rien du genre n'enfiler qu'un bermuda et apprécier un air tiède caresser sa peau. Un petit rien du genre s'asseoir et contempler les couleurs pastels qui commencent à orner le ciel sans penser à rien d'autre. Un petit rien du genre s'émerveiller lorsqu'une boule de feu émerge des nuages. Un petit rien du genre assister à un lever de soleil sur la Jamaïque ...Le temps s'est arrêter de compter, il n'a pas d'importance en ce moment magique mais qui pourtant se répète tous les matins. S'en rend-on d'ailleurs encore compte ?
Le soleil a déjà bien entamé son parcours lorsque nous prenons le petit-déjeuner sur la terrasse de la villa Rasta, quelques dizaines de mètres au-dessus de la mer des Caraïbes. Si les grillons locaux sont partis se coucher (normal, ils remettent le couvert ce soir), le bruit des vagues qui se cassent près de la plage est incessant.
Ce matin, direction le Blue Lagoon, pas très loin, entre Port Antonio et Boston Bay. Le bord des routes est peuplé d'écoliers qui attendent leur transport pour se rendre à l'enseignement du jour. Ils sont bien reconnaissables, tous ces jeunes qui représentent le futur du pays. L'uniforme est de rigueur. Pantalon et chemise pour les garçons et robe ou jupe pour les filles. Tous habillés pareils, sans distinction de classe sociale. Seule la couleur peut changer en fonction de l'établissement scolaire. Une bonne manière de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. La différence sera plutôt visible sur ceux qui possèdent un smartphone (une grande majorité quand même) et qui sont les yeux collés dessus.
Quelques familles amènent leurs enfants à l'école en voiture, mais la plupart sont dépendants de transport en commun. Des minivans surchargés plus que la notice le conseille ou des taxi-route que l'on hèle en levant la main et que l'on partage avec ceux qui s'y trouvent déjà.
Lorsque nous arrivons au Blue Lagoon, encore personne si ce n'est les habituels vendeurs de babioles. Une curiosité naturelle surprenante. Une énorme anse d'eau coincée entre la mer et la forêt, variant du turquoise au bleu profond, pas douce, mais pas vraiment salée non plus. Apparemment la profondeur de ce plan d'eau atteint plus de 60 mètres ! Une source d'eau douce approvisionne le coin, mais la mer en fait autant en remontant jusque là, créant ainsi des variations de température qui surprennent lorsqu'on nage. On y passe bien sûr une grande partie de la matinée.
On nous a parlé d'une plage magnifique pas loin du Lagoon,
Winnnifred. Pas facile à trouver car elle n'est pas indiquée depuis la route, mais tous les locaux la connaissent. Une plage publique, gérée par la communauté du village de Fair Hill. Si elle n'est pas payante, une contribution pour son entretien est la bienvenue. Et effectivement, après une descente mémorable sur une piste défoncée où il vaut mieux rouler au pas, nous voyons que des hommes sont affairés à nettoyer la plage. Magnifique, c'est bien le mot. Des échoppes et petits restos de fortune s'y sont installés, pas besoin de remonter la piste pour se ravitailler. Pour nous ce sera un bon poisson grillé chez Cynthia, une cahutte faite de bric et de broc (et surtout de bois), avec un petit foyer au charbon et un grill pour cuisine. Baignade, soleil, farniente, on adopte le rythme jamaïcain. L'avantage ici, c'est qu'à part les quelques touristes présents, il y a aussi des gens du coin. Rasta ou pas (j'y reviendrai une prochaine fois), filles et garçons, on ne se sent pas en vase clos pour Blancs en mal d'exotisme.
L'après-midi touche à sa fin, il est temps de regagner Long Bay. BIgga a allumé son grill et nous a préparé du poulet grillé. Nous nous posons sur la terrasse, la stéréo crachotant du Reggae en fond. Le bruit des vagues, le reggae, short et t-shirt, une Red Stripes bien fraîche. Et si le bonheur ne s'obtenait qu'avec des petits riens ?Rien ne sera jamais parfait. Et ce matin en nous levant, on s'en doutait déjà. Jusqu'à maintenant le ciel était toujours dégagé sur la mer, les quelques nuages denses restant sur les hauteurs du centre de l'île. Mais pas ce matin. Peu de ciel bleu, principalement des nuages gris, poussés par le vent, ce même vent qui en amène d'autres.
Nous avions prévu de monter en altitude dans les Blue Mountains, une chaîne qui sépare le nord du sud dans cette partie de l'île. Bigga nous donne une route à emprunter pour avoir un splendide point de vue sur toute la baie de Kingston, la capitale qui se trouve sur le versant sud de l'île. Le temps peut changer très rapidement en Jamaïque, alors Bigga nous dit que d'ici à ce que nous arrivions, il fera sans doute, peut-être, qui sait, beau.
Cette fameuse route se prend à la hauteur de la station-service du village de Buff Bay. Après avoir confirmé que nous nous trouvions sur la bonne voie auprès d'un passant, les prédictions de Bigga partent en fumée. Ou plutôt à l'eau. Il pleut. Mais au diable les éléments, on y va. Rapidement la route va passer d'étroite à très étroite, ne permettant parfois même plus de croiser avec un vélo. Et ça grimpe à travers la forêt pluviale, à flancs de coteau. Il arrive de croiser une voiture qui descend, évidemment à fond. Il faut alors avoir le bon réflexe et donner un coup de volant sur la LA GAUCHE. Nous traversons aussi quelques villages, dont les maisons sont parfois plus des cases que de réelles habitations en dur. Les gens nous regardent avec étonnement, peu de blancs doivent emprunter cette petite route au coeur de la Jamaïque. Si les nuages n'ont jamais eu la courtoisie de s'éclipser, c'est désormais le brouillard qui se pointe. Foutu la vue sur la baie de Kingston.
La région est célèbre pour son café. Dès 1000 mètres d'altitude, les arbustes apparaissent, des grains plein les branches. Il y a quelques plantations dans le coin, mais dans le brouillard, c'est bof bof. Alors nous décidons de rejoindre la côte. En chemin, nous dépassons un petit papy qui descend sur le bord de la route, des bottes en plastique aux pieds. "Vous allez où grand-père ?". "Au prochain village, à Spring Hill". "Et bien montez !". Spring Hill est tout de même 3-4 kilomètres plus bas, et en plus avec des bottes en plastique. Durant le court trajet, ce sympathique vieil homme nous parle à moitié anglais, à moitié dans son dialecte, rendant impossible un échange. Depuis sa banquette arrière, il me tape sur l'épaule lorsque nous arrivons au centre du village. Des gens sont là, assis sur un muret et se demandent sans doute pourquoi nous stoppons ici. Mais lorsqu'ils voient notre passager descendre de la voiture, plusieurs nous font un signe de tête de remerciement, tendant le pouce. Un jeune ira même plus loin en me gratifiant d'un "Respect Man". La bonne action du jour.
De retour sur la côte, plus de pluie ou de brouillard mais toujours des nuages. Nous optons pour Boston Bay. Un, parce que c'est près de Long Bay et deux, parce qu'il y a plusieurs petits restos au bord de la route. Et nous avons faim ! À notre arrivée sur place, les rabatteurs se ruent sur la voiture pour nous attirer dans leur cahutte. Le premier arrivé, sympa et aimable, remporte la mise et nous le suivons. Un resto tout ce qu'il y a de plus local. J'en connais plus d'un ou une (ils se reconnaîtront) qui n'y auraient pas mis un orteil. Et pourtant. Un accueil chaleureux, un service efficace, une bonne cuisine. Simple, mais bonne : un demi-poulet façon Jerk (on dit ici que la région de Boston Bay est le berceau du Jerk et surtout qu'il est le meilleur de toute l'île, évidemment), du Breadfruit (un fruit qui ressemble à de la mie de pain, sans vraiment de goût, ni bon, ni mauvais) et des bâtonnets de Festival (de la farine locale, passée en friture, très bon). Et aucune fourchette ou couteau, ici on mange avec les doigts. Bon, il ne faut pas trop regarder à nos standards occidentaux en matière d'hygiène. Au moment de la rédaction de ces lignes, plusieurs heures ont passé et toujours aucune gastro (ça on le savait bien, mais on connaît la réaction de certains...).
Juste à côté de cette gargote, la plage de Boston Bay. Une petite anse qui n'est pas protégée par un récif coralien et où les belles vagues entrent de plein pied. Alors des surfs sont en location sur le sable et dans l'eau plusieurs amateurs vont chercher les vagues à l'entrée de la baie. La baignade demeure agréable car les vagues cassent bien plus loin que le bord. En fin d'après-midi, retour sur Long Bay. Bigga nous a préparé un plat typique : du poisson (de la morue salée) aux ackees, un fruit tropical qui ne pousse que dans les Caraïbes et qui doit être cuit pour être mangé. Il semblerait que d'autres pays en interdisent la consommation, car mal cuisiné, il peut être toxique et générer de sérieuses complications. Le petit rhum agrémenté de jus ananas/goyave aura fait passer tout ça sans souci...
Peu de vent ce soir sur notre terrasse, il faut chaud même dans la nuit qui est largement tombée. Les grillons ont repris leurs lancinants chants, les vagues rythment les secondes et le reggae couvre tous ces bruits naturels afin de compléter le tableau d'une soirée jamaïcaine encore une fois réussie...On a pris le rythme. Lever vers 0630h du matin, plus ou moins en même temps que les premiers rayons du soleil perçant les nuages à l'horizon. Je m'étais promis de partir marcher sur la plage, alors que ma chère et tendre se prélassait encore dans les draps. Chose faite ce matin. J'y croise quelques villageois qui balaient un bout de plage ou qui sont assis là à attendre dieu sait quoi et qui me saluent d'un geste de la main. Le sable est mou et les pieds s'enfoncent jusqu'aux chevilles rendant l'exercice ma foi assez sportif.
Coup de gueule maintenant : mais putain quand est-ce que les gouvernements vont réagir à ce fléau qu'est la pollution par le plastique ????? La plage est jonchée de détritus divers en plastique, amenés par la mer. Des bouteilles bien sur, mais aussi des brosses à dent, des hélices de ventilateurs, des emballages de toutes sortes et même une chaise !!!!! Stop, stop et stop ! Même s'ils arrivent par la mer, ces déchets viennent aussi de l'intérieur de l'île, emportés lors des pluies qui ramènent tout à la mer, la récupération des eaux de pluie n'existant pas ici. En Jamaïque, le gouvernement ne fait rien pour lutter contre ce désastre écologique. Bien sûr, il y a sans doute d'autres choses importantes, comme l'éducation scolaire, la violence contre les femmes, l'alcoolisme et la drogue, mais tout de même. Ici, chaque propriétaire d'un bout de terrain est responsable de le nettoyer. Ou pas. Ainsi, des bouts de plage sont propres car le gars qui a un bar à cet endroit le nettoie. Mais c'est une minorité. Reveillez-vous bon sang !!!! Coup de gueule terminé.
Au retour du bout opposé de la plage, je ne résiste pas à l'envie de me lancer dans les vagues imposantes. Long Bay n'est pas protégée par un récif, alors les courants du large viennent directement se briser sur la plage. La pleine saison commencera en janvier et alors les surfeurs du monde entier viendront sur ce spot.
Après le petit-déjeuner, direction Reach Falls, pas si loin de notre repaire. La route pour y aller suit la côte, devenue bien sauvage à l'extrême est de l'île. Un petit bout de forêt pluviale et nous voilà sur le site. Vu l'heure, encore seuls et la rivière toute pour nous. Vous voyez le mot translucide ? C'est pire que ça. Le val Verzasca en version jamaïcaine, pour la couleur de l'eau s'entend. Mais bien moins froide. Un peu fraîche, mais pas froide. A l'aide d'un guide, nous remontons la rivière à pied, nous baignant à de multiples reprises dans des piscines naturelles. Nous pouvons même entrer dans une cavité sous la rivière, formant une petite grotte. La qualité de l'eau est telle que selon notre guide, nous pourrions la boire. Bon, à deux jours d'un vol de 15 heures, on va limiter les risques de gastro, mais ce n'est pas impossible.
Retour sur la côte, direction la plage de San San. Le ciel, il y a peu partiellement bleu et dégagé, est subitement devenu d'un noir inquiétant sur la mer. L'orage arrive. Un couple de personnes âgées, attendant sans doute un transport public, nous fait un signe. Ils sont habillés du dimanche, pour aller à la messe. L'orage se pointe et ils n'ont rien pour se mettre à l'abri. Evidemment que nous allons vous véhiculer jusqu'à Long Bay où vous arriverez à temps pour la cérémonie religieuse.
Un vent violent et la pluie arrivent comme prévu. Un orage aussi violent et intense que court. 30 minutes et c'est réglé. Le temps d'acheter des fruits sur un stand de bord de route (bananes, ananas, avocat) et de gagner la plage payante de San San. La mer n'est pas forcément aussi claire que d'habitude, ayant brassé avec l'intempérie. Mais avec le beau temps, le calme revient et nous profitons de la mer des Caraïbes. Le départ est programmé après-demain, chaque minute dans l'eau compte !
Au retour sur Long Bay, c'est encore le moment auto-stop. Mais des Blancs cette fois. Une famille de jeune Polonais, look rasta, qui monte à 6 sur la banquette arrière (les deux parents, trois jeunes gamins et un pote du coin)... Heureusement, ils ne vont pas loin, car la pauvre Yaris souffre un peu sur les amortos arrière ...
Bigga nous a de nouveau préparé un sacré bon repas. Du poisson au curry, des bananes plantain frites et un légume vert cuit qui a le goût des oignons nouveaux.
Après le souper, quelques bons petits verre de rhum pour rester dans l'ambiance locale. Anesta nous rejoint et en discutant elle nous dit adorer la Country Music. Alors la, de la part d'une jamaïcaine, ça surprend. On passe donc une partie de la soirée à écouter de la musique, de la Country, mais aussi plein d'autres choses, grâce à Spotify sur notre iPad. Rhum, musique, chaleur, grillons et vagues, un sacré cocktail. That's JAMAICA !La dernière nuit à chez Bigga à Long Bay a été mouvementée. À cause d'orages nocturnes qui sont venus perturber la tranquillité des lieux. Des vents violents et surtout une pluie bruyante lorsque les gouttes frappaient le toit en tôle du bungalow. Evidemment, tout ce que nous avions mis à sécher sur la petite barrière devant notre chambre s'est retrouvé bien trempé. Après notre petit-déjeuner habituel (des flocons d'avoine avec des petits morceaux de banane citronnée, des toast à la confiture ananas/goyave et un thé menthe/cannelle, tous produits jamaïcains) c'est l'heure de quitter ce petit paradis. Cette partie nord-est de l'île est demeurée bien authentique. Ici pas de gros hôtels all-inclusive, pas de gros centres touristiques, mais une vie locale préservée, une nature belle et sauvage, des gens moins "agressif" sur le touriste. Ce touriste qui lui aussi est différent. Ceux qui viennent jusqu'ici sont ceux qui cherchent justement cette authenticité, une Jamaïque plus vraie, plus locale et moins pervertie par le tourisme de masse. Bref, à voir quoi.
La route jusqu'à Ocho Rios est vraiment magnifique. Nous l'avions faite à l'aller mais elle en vaut la peine aussi dans l'autre sens. Ochos Rios, quelques courses, mais on sent déjà la différence. Il faut dire que les gros paquebots qui naviguent dans les Caraïbes y font escale, déversant leur lot de vacanciers qui ne passeront que 24 heures au maximum dans le coin et qui se contenteront du superflu. Pas de petits restos genre Boston Bay pour eux, pas de bungalow en bois avec des poules et des coqs au pied des escaliers. Mais un hôtel pour occidentaux, bien aseptisé. Après, chacun sa manière et son plaisir du voyage. Que l'on s'entende, ce n'est pas une critique, mais une autre manière de voir et de découvrir un pays.
Sur le chemin de Rose Hall, nous faisons halte à la petite plage de Burwood, où nous sommes d'ailleurs les seuls. 3 bonnes heures de trempette dans une eau qui avoisine les 30 degrés. Le choc risque d'être bien rude au retour dans la froide Piogre.
Irina nous accueille avec une amicale accolade. Elle veut tout savoir de notre séjour dans l'est. Le contact est la, chaleureux, l'avantage de loger Airbnb. Pour le soir, retour au Far Out Fish Hut. Petit resto de bord de mer qui ne cuisine que du poisson. A la vapeur dans du papier aluminium jeté sur les flammes d'un feu de bois ou alors frit. Le prix se fait au poids, alors nous allons dans la cuisine choisir les pièces que nous voulons. Clair de lune, quelques vagues, douceur de l'air, une bière et deux poissons frais. Fin de séjour en Jamaïque ... Demain, il faudra paqueter, rendre la voiture et embarquer sur un vol Air Canada, pour quitter cette île des Caraïbes et retourner dans la froideur du monde "moderne".
Itinéraire road trip parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous!
Hé oui, encore quelqu'un qui vient demander des conseils sur un itinéraire aux USA ;) ... Cela fait longtemps que je consulte ce site pour m'aider à préparer mes voyages, et jamais eu besoin de poser des questions tant ce forum est une mine d'or! Mais cette fois, j'ai besoin de vos expériences pour m'aider à définir le trajet de notre futur voyage.
Nous sommes un couple de 25 ans et avons décidé de partir cet automne à la découverte de l'ouest des USA (22/09-11/10). Deux réservations sont déjà faites, les vols et la voiture. Nous avons opté pour une 7 places (type Dodge Grand Caravan) dans l'optique de pouvoir passer certaines nuits dans les campings dedans en pliant les sièges à plat. Matelas gonflables, sacs de couchage biplace, et c'est parti!
Pour l'instant, voici ce que nous avons prévu :
J1 : Arrivée à Los Angeles, prise de la voiture, première nuit à LA. J2 : Visite des studios Universal, deuxième nuit à LA. J3 : Rapide visite de Hollywood Blvd, puis Route 66 jusqu'à Kingman. Nuit à Kingman. J4 : Départ pour Grand Canyon (Desert view drive, Hopi point, ...) . Nuit à GC. J5 : Matin, Rim Trail dans Grand Canyon. Suite à Horseshoe bend et Lake Powell. Nuit à Page. J6 : Matin, Antelope Canyon (plutôt Lower). Suite à Monument Valley (Valley drive, lookout, ...). Nuit dans les environs. J7 : Départ pour Moab via Valley of the Gods. A voir temps en arrivant (Dead Horse Point, ...). Nuit à Moab. J8 : Journée à Arches NP (Devil's garden trail, Delicate, ...). Deuxième nuit à Moab. J9 : Départ pour Torrey-Capitol Reef. Visite puis route jusqu'à Bryce Canyon. Nuit à Bryce. J10 : Journée à Bryce Canyon ( Navajo Loop, Queen's garden, ...) . Nuit à Kanab. J11 : Journée à Zion NP (Angel's landing trail, ...). Route jusqu'à Las Vegas. Nuit à LV. J12 : Las Vegas. Deuxième nuit à LV. J13 : Départ pour Death Valley. Nuit à Furnance Creek. J14 : Death Valley, puis route jusqu'à Yosemite. Nuit à Yosemite (Mammoth Lakes?). J15 : Journée à Yosmite (rando à définir). Deuxième nuit à Yosemite (Lee Vining?). J16 : Départ pour Lake Tahoe en passant par Bodie. Nuit à Lake Tahoe. J17 : Départ pour San Francisco. Nuit à SF. J18 : San Francisco J19 : San Francisco J20 : San Francisco, vol retour en fin de journée.
Voilà, j'espère que c'est assez clair 😉! Honnêtement, j'ai un peu peur que ça fasse beaucoup en trois semaines... C'est surtout la fin, à partir du jour 13 où on hésite beaucoup. On se rend bien compte que Lake Tahoe est un détour, mais on a bien envie de le voir. Après, si il faut on enlèvera cette journée pour la mettre ailleurs.
Je vous remercie d'avance infiniment pour le temps que vous prendrez à nous répondre! On est preneurs de tous conseils. Promis, je ne manquerai pas de faire un carnet en rentrant 🙂!
Bon week-end à tous,
Adeline
Hé oui, encore quelqu'un qui vient demander des conseils sur un itinéraire aux USA ;) ... Cela fait longtemps que je consulte ce site pour m'aider à préparer mes voyages, et jamais eu besoin de poser des questions tant ce forum est une mine d'or! Mais cette fois, j'ai besoin de vos expériences pour m'aider à définir le trajet de notre futur voyage.
Nous sommes un couple de 25 ans et avons décidé de partir cet automne à la découverte de l'ouest des USA (22/09-11/10). Deux réservations sont déjà faites, les vols et la voiture. Nous avons opté pour une 7 places (type Dodge Grand Caravan) dans l'optique de pouvoir passer certaines nuits dans les campings dedans en pliant les sièges à plat. Matelas gonflables, sacs de couchage biplace, et c'est parti!
Pour l'instant, voici ce que nous avons prévu :
J1 : Arrivée à Los Angeles, prise de la voiture, première nuit à LA. J2 : Visite des studios Universal, deuxième nuit à LA. J3 : Rapide visite de Hollywood Blvd, puis Route 66 jusqu'à Kingman. Nuit à Kingman. J4 : Départ pour Grand Canyon (Desert view drive, Hopi point, ...) . Nuit à GC. J5 : Matin, Rim Trail dans Grand Canyon. Suite à Horseshoe bend et Lake Powell. Nuit à Page. J6 : Matin, Antelope Canyon (plutôt Lower). Suite à Monument Valley (Valley drive, lookout, ...). Nuit dans les environs. J7 : Départ pour Moab via Valley of the Gods. A voir temps en arrivant (Dead Horse Point, ...). Nuit à Moab. J8 : Journée à Arches NP (Devil's garden trail, Delicate, ...). Deuxième nuit à Moab. J9 : Départ pour Torrey-Capitol Reef. Visite puis route jusqu'à Bryce Canyon. Nuit à Bryce. J10 : Journée à Bryce Canyon ( Navajo Loop, Queen's garden, ...) . Nuit à Kanab. J11 : Journée à Zion NP (Angel's landing trail, ...). Route jusqu'à Las Vegas. Nuit à LV. J12 : Las Vegas. Deuxième nuit à LV. J13 : Départ pour Death Valley. Nuit à Furnance Creek. J14 : Death Valley, puis route jusqu'à Yosemite. Nuit à Yosemite (Mammoth Lakes?). J15 : Journée à Yosmite (rando à définir). Deuxième nuit à Yosemite (Lee Vining?). J16 : Départ pour Lake Tahoe en passant par Bodie. Nuit à Lake Tahoe. J17 : Départ pour San Francisco. Nuit à SF. J18 : San Francisco J19 : San Francisco J20 : San Francisco, vol retour en fin de journée.
Voilà, j'espère que c'est assez clair 😉! Honnêtement, j'ai un peu peur que ça fasse beaucoup en trois semaines... C'est surtout la fin, à partir du jour 13 où on hésite beaucoup. On se rend bien compte que Lake Tahoe est un détour, mais on a bien envie de le voir. Après, si il faut on enlèvera cette journée pour la mettre ailleurs.
Je vous remercie d'avance infiniment pour le temps que vous prendrez à nous répondre! On est preneurs de tous conseils. Promis, je ne manquerai pas de faire un carnet en rentrant 🙂!
Bon week-end à tous,
Adeline
Cuba, sans sortir des sentiers battus... English translation pending
Revoluciòn ! Un mot de circonstance lorsqu'on prévoit un voyage à Cuba. Un mot qui orne encore les murs, les panneaux et peut-être encore certains coeurs nostalgiques. Fidel et le Che sont encore bien présents dans l'île crocodile, et pas que sur les t-shirts ! Mais Cuba n'est pas une destination politique, l'Histoire s'est chargée de ce volet. Non, Cuba c''est une ambiance, des couleurs, du son et un peuple. Alors, évidemment, en dix jours, exclu de découvrir autre chose que les standards que sont La Havane, Vinales et Trinidad. Le triangle touristique par excellence. Mais un triangle suffisant pour se dire qu'il va falloir songer à revenir dans l'île, à en voir plus, à en écouter encore et à en profiter toujours.
Mais commençons par La Havane. Une ville qui est passée par différents épisodes historiques lorsque les Américains débarquaient en masse pour s'encanailler des casinos et des beautés locales (et qui sont encore bien nombreuses...). Puis, lorsque Fidel et ses compagnons ont rêvé d'un nouvel idéal, accompagné du Che dont le visage aura orné tellement d'effigies à travers le monde. Une ville, mais aussi l'évocation de plaisirs fumeux puisque même Dieu en était un adepte d'après le Serge Gainsbarre.
Une capitale de 2 millions d'âmes, aux demeures coloniales et encore bien conservées du Vedado, le quartier des classes moyennes et supérieures, au quartier populaire de Centro Habana dont les immeubles mériteraient qu'on commence à se poser la question d'un entretien, à la mythique Habana Vieja où l'horloge du temps semble s'être arrêtée il y a plusieurs dizaines d'années. La vieille Havane et ses édifices coloniaux en ruine, où ses habitants vivent autant dans la rue que chez eux, où les bicytaxis parcourent inlassablement les ruelles et où la salsa et le son traditionnel cubain transpirent de toutes les fenêtres. C'est sans doute là que le coeur de la ville bat le plus fort, où l'ambiance se ressent.
Comment évoquer aussi La Havane sans parler du Malecon, cette grande avenue qui borde la mer et où les regards se portent sur la Floride, si près géographiquement, mais finalement si loin. Le Malecon, où des centaines de gens viennent chaque soir se poser sur les murets, avec musique, guitares et rhum. Un endroit si parfait pour sentir LA Havane, pour déguster LE Havane, en regardant le soleil se coucher derrière les immeubles.
S'il y a bien un domaine dans lequel la guerre froide n'a pas lieu, c'est bien dans le parc automobile local, où les Lada ex-soviet cotoient sans gêne les fameuses vieilles américaines, Ford, Buick, Oldsmobile ou encore Chrysler. Des voitures estampillées fin des 50's, pour certaines encore bien conservées et pour d'autres qui n'attendent que le repos éternel. Un spectacle dont on ne se lasse pas et dont il faut profiter. Peut-être pas avec le trop touristique tour de ville en décapotable (encore que), mais en empruntant un taxi par exemple. Comme avec Hernan, notre chauffeur d'un instant, qui éclate de rire lorsque je lui demande s'il sait combien de kilomètres a sa Buick. "Amigo, comment veux-tu que je le sache ? Cette voiture est de 1957 et cela fait au moins dix ans que le compteur ne marche pas ! ".
Même si le régime est encore sous l'influence politique de la Revoluciòn, la situation évolue. Les Cubains ont désormais le droit d'avoir leur part du capitalisme, en ouvrant leur maison aux visiteurs notamment (bon avec un contrôle strict de l'Etat quand même). Et c'est là qu'il faut loger et non pas dans ces grands hôtels impersonnels. C'est là que l'accueil et l'échange se font, autour d'un cocktail de bienvenue par exemple. Yohanka a de la chance. Elle a deux chambres (et avec salle de bains svp) qu'elle met à disposition des touristes dans son appartement de Centro Habana. Certes, la façade n'est pas des plus encourageantes, mais l'endroit est propre et calme. Et si près de tout, notamment du Malecon.
Trois jours suffisent pour sentir la ville. Et pour ceux qui frissonnent déjà en pensant à la neige de décembre, il suffit de prendre un bus devant le Capitole (copie conforme de celui de Washington DC) pour se retrouver 30 minutes plus tard au bord d'une mer limpide et d'une superbe plage. Une plage où l'on vient vous servir votre pina colada directement sur le sable, une bouteille de rhum à la main pour corriger un dosage.
Bref, La Havane. On a adoré. Et Vinales ? Et Trinidad ? Plus tard, plus tard
Aller à Vinales ne pose vraiment aucun problème. Toutes les agences, tous les taxis (collectifs ou pas) et même tous les Cubains seront d'accord de vous y emmener contre des Pesos. Alors oui, il y a aussi la solution d'avoir son propre véhicule loué dans une agence (et surtout avec un bon GPS, tant les panneaux sont inexistants), mais nous avions opté pour le transport local. Tout comme la monnaie qui existe en deux versions, les Pesos à touristes (les CUC) et les Pesos nationaux utilisés par la population, c'est un peu pareil avec les bus. Avec la compagnie Viazul, on peut même acheter ses billets sur le net et à l'avance. Evidemment, les bus de cette compagnie sont utilisés par les touristes et ils n'ont rien à voir avec les bus locaux. On y voyage assis et avec la clim', les sièges sont confortables et le véhicule est en bon état. Un peu tout le contraire des autres quoi.
Vinales, donc. environ 3 heures de route de La Havane, vers l'ouest, pas trop loin de la mer des Caraïbes, mais au coeur d'une petite vallée où collines et les fameuses Mogotes donnent le relief qui fait son charme. Les Mogotes, ces petites structures de calcaire que l'on retrouve sur d'autres îles de la région et qui embellissent le paysage. Vinales a la chance d'être au coeur d'une région splendide et sans l'afflux de touristes, elle ne serait qu'une petite bourgade rurale. Mais voilà, l'Occidental s'y presse et c'est bien normal tant c'est beau.
Se loger à Vinales est tout sauf un problème puisque quasiment tous les habitants du lieu proposent des chambres. D'ailleurs, le bus Viazul est attendu de pied ferme par celles et ceux qui viennent vanter leur logement aux arrivants. Trop de choix tue le choix et ce n'est finalement pas si facile de se décider. Chez Juana ? Chez Hernan ? Chez Esperanza ? Nous, ce sera chez Anny et Koki, un peu à l'écart de l'animation du village. Car oui, on peut aussi loger au coeur de la petite ville, aux pieds des bars et des restaurants, mais pas sûr que le sommeil y soit si facile à trouver. Dans notre refuge, nous n'aurons pas ce problème, à part les animaux bien sûr. Y-a-t'il d'ailleurs un pays dans lequel les coqs auraient compris qu'il faut chanter au lever du soleil et pas au milieu de la nuit ? Enfin bref.
Le logement de nos hôtes est impeccable. Une grande chambre et sa salle de bain dans un bungalow séparé et surtout une grande terrasse sur le toît pour se poser en fin de journée et déguster non seulement un rhum et le cigare qui va avec, mais surtout une vue splendide sur les montagnes. Et toujours cette chaleur humaine, cet échange impossible dans les hôtels impersonnels. L'occasion aussi de rafraîchir mon espagnol qui avait bien rouillé.
Que faire à Vinales ? Mais du cheval bien sûr. C'est l'activité principale ici, aller se balader dans le parc protégé, sur les sentiers et visiter une finca qui produit du tabac et donc des cigares. Anny nous a trouvé un guide et deux montures et le lendemain de notre arrivée, nous voilà en selle pour 4 heures de balade. Les canassons (Caramello et Mojito) sont vraiment tranquilles, ce qui est bien rassurant, et ils connaissent le chemin par coeur. La balade est agréable et effectivement, nous visitons une ferme en route, avec explication sur la production des cigares (démonstration à l'appui) et même d'un alcool local à base de rhum et de goyave.
Deux jours sont un minimum ici et le lendemain du cheval, c'est direction la plage à Cayo Jutias. C'est pas que c'est loin, c'est que c'est long. Environ 70 kilomètres, mais 2 heures de route dans notre taxi collectif. C'est surtout que les 20 derniers kilomètres sont complètement défoncés et que notre chauffeur doit effectuer un slalom géant pour éviter les cratères de la route.Mais la récompense est au bout de la route. Une plage de sable blanc, une eau limpide et un petit bar orchestre de salsa compris. Bon, faut pas trop forcer non plus sur le Mojito et/ou le Pina Colada, car même en décembre, ça cogne sec au niveau du soleil.
2 heures de retour et ce soir c'est langouste au menu. Langouste, cocktail, cigare, après une journée sur une plage de rêve. Vinales quoi ...
Trinidad et notre triangle cubain est bouclé. Bon faut reconnaître que ça fait gentiment une trotte d'aller de Vinales à Trinidad en bus. En gros, une journée de route. Une journée prise sur le temps passé sur place. M'enfin, on ne pouvait pas manquer Trinidad quand même. Dès la descente du bus, on est plongé dans l'ambiance vu que la mini gare routière est en plein milieu de la ville et de ses rues pavées. La cour qui sert de parking est délimitée par une corde et les inévitables chauffeurs de taxi et intermédiaires pour des chambres chez l'habitant donnent de la voix pour attirer le touriste fraîchement débarqué. Nous avions trouvé une chambre chez Caridad et sa famille via un site spécialisé et c'est un bicytaxi qui va nous y emmener. Caridad connaît l'heure d'arrivée des bus et elle nous attend sur le palier de sa maison. "Holà, bienvenido !". Une fois encore notre chambre est d'une propreté irréprochable, Nous avons notre salle de bain, notre terrasse sur le toît. Trinidad donc. Une petite ville aux petites maisons colorées, aux petites ruelles, aux petits pavés... Découpée à l'américaine (...), il est bon de s'y égarer mais impossible de s'y perdre. Parcourir les rues, c'est voir les habitants à travers leurs fenêtres ouvertes, les petits commerces, les stands de rue. C'est voir la vie. Alors évidemment il y a du touriste à Trinidad. Autour des deux places principales de la bourgade, dans les bars et sur les terrasses. Mais comme à La Havane il y règne une ambiance, tropicale, musicale, nonchalante. Une journée passée à marcher, déambuler, une journée à avoir les jambes lourdes à son terme. Qu'il est bon de retourner à sa casa, de prendre l'air sur la terrasse avant de déguster une splendide langouste. Le rendez-vous incontournable du soir, c'est la casa de la musica et les autres établissements qui proposent de la musique autour de la Plaza Mayor. De la salsa, du traditionnel cubain, mais surtout du son, du rythme. Et du rhum bien sûr. Deuxième jour à Trinidad et pour la première fois, un temps couvert et pluvieux. Mais qu'importe, sous les Tropiques, la température ne baisse pas. Alors nous repartons à pied, profiter de Trinidad, en attendant l'éclaircie. Une éclaircie qui sera brève, mais suffisante pour nous décider d'aller à Playa Ancon à une dizaine de kilomètres de la petite ville. Evidemment, une fois sur place, le soleil nous fait faux bond et c'est sous la pluie que la mer des Caraïbes nous accueille pour un dernier bain. Demain, il va falloir rentrer sur La Havane, en taxi collectif, afin d'arriver suffisamment tôt à l'aéroport pour notre vol de retour. Tout est arrangé avec Yohanka, notre première logeuse, nous pourrons laisser nos sacs chez elle le temps d'une dernière balade à La Havane. A peine 10 jours. C'est court, très court, trop court. A peine suffisant pour commencer à goûter à l'accueil cubain, à prendre l'habitude de fumer son puro en dégustant un cocktail. L'an dernier à la même période, nous étions sur l’île voisine, la Jamaïque. Autre ambiance, autre musique, autre ressenti. Mais toujours les Caraïbes. Cuba, Jamaïque ... Ca fait rêver quand même. Ah qu'il est dur le retour dans notre froid décembre, froid dans l'air, mais froid dans l'être aussi, comme si cette température contaminait l'humain. C'est peut-être pour ça qu'il fait toujours chaud là-bas. Hasta la Victoria, Siempre !
Trinidad et notre triangle cubain est bouclé. Bon faut reconnaître que ça fait gentiment une trotte d'aller de Vinales à Trinidad en bus. En gros, une journée de route. Une journée prise sur le temps passé sur place. M'enfin, on ne pouvait pas manquer Trinidad quand même. Dès la descente du bus, on est plongé dans l'ambiance vu que la mini gare routière est en plein milieu de la ville et de ses rues pavées. La cour qui sert de parking est délimitée par une corde et les inévitables chauffeurs de taxi et intermédiaires pour des chambres chez l'habitant donnent de la voix pour attirer le touriste fraîchement débarqué. Nous avions trouvé une chambre chez Caridad et sa famille via un site spécialisé et c'est un bicytaxi qui va nous y emmener. Caridad connaît l'heure d'arrivée des bus et elle nous attend sur le palier de sa maison. "Holà, bienvenido !". Une fois encore notre chambre est d'une propreté irréprochable, Nous avons notre salle de bain, notre terrasse sur le toît. Trinidad donc. Une petite ville aux petites maisons colorées, aux petites ruelles, aux petits pavés... Découpée à l'américaine (...), il est bon de s'y égarer mais impossible de s'y perdre. Parcourir les rues, c'est voir les habitants à travers leurs fenêtres ouvertes, les petits commerces, les stands de rue. C'est voir la vie. Alors évidemment il y a du touriste à Trinidad. Autour des deux places principales de la bourgade, dans les bars et sur les terrasses. Mais comme à La Havane il y règne une ambiance, tropicale, musicale, nonchalante. Une journée passée à marcher, déambuler, une journée à avoir les jambes lourdes à son terme. Qu'il est bon de retourner à sa casa, de prendre l'air sur la terrasse avant de déguster une splendide langouste. Le rendez-vous incontournable du soir, c'est la casa de la musica et les autres établissements qui proposent de la musique autour de la Plaza Mayor. De la salsa, du traditionnel cubain, mais surtout du son, du rythme. Et du rhum bien sûr. Deuxième jour à Trinidad et pour la première fois, un temps couvert et pluvieux. Mais qu'importe, sous les Tropiques, la température ne baisse pas. Alors nous repartons à pied, profiter de Trinidad, en attendant l'éclaircie. Une éclaircie qui sera brève, mais suffisante pour nous décider d'aller à Playa Ancon à une dizaine de kilomètres de la petite ville. Evidemment, une fois sur place, le soleil nous fait faux bond et c'est sous la pluie que la mer des Caraïbes nous accueille pour un dernier bain. Demain, il va falloir rentrer sur La Havane, en taxi collectif, afin d'arriver suffisamment tôt à l'aéroport pour notre vol de retour. Tout est arrangé avec Yohanka, notre première logeuse, nous pourrons laisser nos sacs chez elle le temps d'une dernière balade à La Havane. A peine 10 jours. C'est court, très court, trop court. A peine suffisant pour commencer à goûter à l'accueil cubain, à prendre l'habitude de fumer son puro en dégustant un cocktail. L'an dernier à la même période, nous étions sur l’île voisine, la Jamaïque. Autre ambiance, autre musique, autre ressenti. Mais toujours les Caraïbes. Cuba, Jamaïque ... Ca fait rêver quand même. Ah qu'il est dur le retour dans notre froid décembre, froid dans l'air, mais froid dans l'être aussi, comme si cette température contaminait l'humain. C'est peut-être pour ça qu'il fait toujours chaud là-bas. Hasta la Victoria, Siempre !
Free Mobile 0,99 € USA tél illimité et 25go internet English translation pending
Bonjour
Si vous partez aux USA et vous voulez un forfait tel pas cher ! Ce soir a partir de 19h sur le site vente-privé.com le forfait FREE MOBILE A 0.99€ par mois 25go d'internet aux USA communication USA/FR et FR/USA , CA/FR ou FR/CA inclus pendant 1 an puis 15,99€ si vous avec une Freebox
Attention quand vous êtes aux USA ne pas tel aux Canada 2,19€ la minute et vice versa . Si vous allez aux Mexique éteindre le tél et désactivé les Datas 6,25€ le Mo.
La FREEBOX Crystal est a 1,99€ jusqu'au 20 mars pendant 1 an toujours sur vente privé. entre la FREEBOX a 1,99 et le Forfait Mobile a 0.99€ + 10€ pour l'envois de le la carte Sim cela vous fait 45,76€ pour l'année soit : 625 € d’économie au minimum paiement résiliation de 49€ SFR inclus. SFR c'est 420€ pour la box et 300 pour le mobile par an En plus Free a un bon service après vente situer a Bordeaux. Je travail pas pour Free !! mais 2 an de harcèlement de SFR.
Si vous partez aux USA et vous voulez un forfait tel pas cher ! Ce soir a partir de 19h sur le site vente-privé.com le forfait FREE MOBILE A 0.99€ par mois 25go d'internet aux USA communication USA/FR et FR/USA , CA/FR ou FR/CA inclus pendant 1 an puis 15,99€ si vous avec une Freebox
Attention quand vous êtes aux USA ne pas tel aux Canada 2,19€ la minute et vice versa . Si vous allez aux Mexique éteindre le tél et désactivé les Datas 6,25€ le Mo.
La FREEBOX Crystal est a 1,99€ jusqu'au 20 mars pendant 1 an toujours sur vente privé. entre la FREEBOX a 1,99 et le Forfait Mobile a 0.99€ + 10€ pour l'envois de le la carte Sim cela vous fait 45,76€ pour l'année soit : 625 € d’économie au minimum paiement résiliation de 49€ SFR inclus. SFR c'est 420€ pour la box et 300 pour le mobile par an En plus Free a un bon service après vente situer a Bordeaux. Je travail pas pour Free !! mais 2 an de harcèlement de SFR.
Partir un an dans un pays d'Afrique (Madagascar) English translation pending
Bonjour
Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.
Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.
Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
Banaue et Palawan, le retour English translation pending
Un peu plus de 30 heures. C’est plus ou moins ce qu’il a fallu entre le moment où on a mis deux tours de clés sur notre porte à Genève et le moment où on se pose enfin à Banaue, au cœur des montagnes de la grande île de Luzon aux Philippines.
Un voyage au goût d’un menu gastronomique, sans le choix des plats. Une entrée, avec un vol de 6 heures jusqu’à Dubai. 3 petites heures d’attente avant le plat principal, le second vol jusqu’à Manille. 8 heures de mieux. Pour monter jusqu’à Banaue, il faut rejoindre une petite gare routière dans le quartier de Sampaloc. A peine 10km de l’aéroport, mais surtout 2 heures de taxi, à avancer au pas dans une ville congestionnée par un trafic démentiel. Finalement, de Manille nous n’aurons vu que le cul d’une voiture devant nous. Bon, faut dire qu’il semble y avoir plus sexy comme ville. Pollution, bruit, saleté, trafic démentiel, tous les ingrédients d’une grande capitale asiatique sans réel charme.
Et pour le dessert, 9 heures de bus de nuit pour faire les 450km qui nous séparent des montagnes. Un trajet sans crainte, le chauffeur philippin n’ayant rien à voir avec son homologue indien.
L’arrivée à Banaue se fait dans les brumes matinales qui s’élèvent de la végétation à l’allure de jungle. Le jour se lève à peine, mais nous n’aurons quasi point dormi.
À la descente du bus, nous sommes accueillis par Jaypo. Un guide qui nous a été conseillé pour le trek qui va suivre.
Car si on monte jusqu’ici, c’est pour s’immiscer au cœur des fameuses rizières en terrasse, classées patrimoine mondial UNESCO, qui ornent certaines vallées. Des rizières principalement accessibles à pied. 3 jours de marche au programme donc, à travers des paysages que nous espérons féeriques.
Banaue, une petite ville, point d’arrivée des touristes. Ses restos locaux, son marché, rien de vraiment extraordinaire. Mais le passage obligé pour trouver son guide et rejoindre les sentiers. Nous y aurons flâné, récupérant de tous ces milliers de km parcourus pour être à l’autre bout de la planète.
Jaypo nous décrit le trek. Demain sera le plat de résistance avec pas loin de 7 heures, « enfin selon votre rythme » précise-t-il. Et pour les nuits ? Dans des auberges locales, au cœur des villages sur le parcours. Jaypo s’excuse d’ailleurs, les prix ont un peu augmenté. Au lieu de 500 pesos la nuit, c’est désormais 600.
La seule interrogation demeure la météo. Le sud de l’archipel a dû faire face à un typhon. Et ici, à plusieurs milliers de km plus au nord, nous en récoltons les effets avec une petite pluie fine qui débarque l’après-midi. On verra.
Demain donc, on quitte la civilisation du wifi pour 3 jours de calme et de paix dans le monde de la nature et du calme. Ça ne fera pas trop de mal de se couper du monde quelques heures. Même si l’effort sera sans doute rude.
Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.
On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.
Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.
On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.
Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.