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Vol Paris CDG - Antalya? English translation pending
by Lolo95400 · 2009-07-29 · 56 replies
Bonjour, nous partons du 09 au 23 septembre pour Antalya (Turquie).

Nous aimerions savoir si quelqu'un avait deja pris un vol au départ de Paris CDG et avec quel compagnie???

Qulles sont les horaires (oui car on aura ttes ces réponse uniquement 1 semaine avant notre départ).

J'ai entendu beaucoup de mal sur la Compagnie ONU AIR pas rassurant du tout et plutot flippant!!!

J'attends vos réponses !! 😛
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (1ère partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-07-27 · 43 replies


40 jours dans le sud-ouest américain

Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Genèse de notre voyage Lors du départ de nos amis Laurence et Jean-Pierre pour Los Angeles (pour le boulot de JP) en 2008, ce dernier nous a dit « vous savez où vous passerez vos prochaines vacances ». Pratiquement un an plus tard, après une préparation que je pense pouvoir qualifier d'intensive, nous voici à l'aube de notre « grand périple ».

Quelques chiffres pour résumer :départ le 16 mai et retour le 25 juin (je pioche dans mon compte épargne-temps), 30 jours de randonnées et visites, principalement nord Arizona et sud Utah, environ 6200 km de prévus, 6 nuits d'hôtels et 3 chez l'habitant (pour le reste, ce sera dans la voiture).Deux thèmes principaux ont orienté ce voyage :paysages et miracles de l'érosion, traces de civilisations anciennes (précolombiennes).

Vous pouvez trouver (plein) d'autres photos à l'adresse suivante : http://picasaweb.google.com/isap29

Préparation Isabelle me laissant le soin de la préparation, je commence par les guides standards : le Routard (toujours mon préféré) Californie et Parcs de l'ouest américain, le Futé, Hachette et Lonely Planet. Je surligne abondamment sans trop restreindre (je laisse quand même tomber Yellowstone, trop haut pour cette fois). Des vacances pluvieuses à Belle-Île en août 2008 me permettent d'établir un fichier Excel avec tous les points sélectionnés et les infos associées. Un ami me fait découvrir Google Maps (quel plaisir et quel outil) et je génère une première carte. Oups ! Plus de 7500 km en n'ayant pris que les points principaux soit, au minimum, plus de 10 000 au final. Restrictions drastiques : je supprime le Colorado et le Nouveau-Mexique, San Francisco (au grand dam d'Isabelle) et Yosemite. On arrive à 4200 km, ce qui semble déjà plus raisonnable. J'estime, à la louche, la durée à 30 jours, plus le temps chez nos amis (on va là-bas aussi pour les voir et être avec eux), d'où environ 40 jours. Heureusement, je possède un compte épargne-temps au travail et, après discussion avec mon responsable, accord de principe pour cette durée. Nous pouvons continuer la préparation. Commence alors la recherche sur internet et bingo : je découvre ouestusa.fr, merveilleux site (et je pèse mes mots) qui fait que notre voyage passe de standard à amélioré (hors des sentiers battus) et grâce auquel je commande Photographing The Southwest (tomes 1 et 2), splendides ouvrages qui ne nous quitteront plus (ils étaient même dans nos sacs à dos lors de certaines randonnées). D'autres sites, français, allemands et américains, me permettent de compléter nos informations. Je découvre ensuite VoyageForum et re bingo : des comptes-rendus à couper le souffle, des discussions menées tambour battant par des habitués de ce grand-ouest. Je m'inscris, pose assez vite mes premières questions et, rapidement, noue mes premiers contacts avec un des piliers du forum Amérique du nord, Sedonax (que je ne remercierai jamais assez). Jeu de questions-réponses, mails perso et communications téléphoniques me permettent de finaliser le programme. J'en profite pour remercier ici tou(te)s ceux qui m'ont aidé dans la préparation car Philippe (Sedonax) n'a pas été le seul à répondre à toutes mes questions et, pour un voyage comme celui-ci, il y en avait ! Laurence d'Angers m'a fait découvrir (même si c'était indiqué dans PTS) la cartographie sur PC de National Geographic, formidable outil pour la préparation, permettant entre autre de générer une base de points GPS pour garnir Tomtom et GPS de rando et d'imprimer toutes les cartes souhaitées. La carte finale est prête et Excel indique 6500 km en 30 jours ; oups ! Mais seules quelques étapes seront un peu longues, surtout dans les premières. Un Tomtom avec cartographie US (prêté) est chargé de nous conduire où nous voulons (254 points chargés) ; comme nous avons le même en version française, nous ne serons pas dépaysés. Un point que j'allais oublier, et non des moindres : le logement. Au départ, hôtel puis, rapidement hôtel+voiture pour, assez vite, passer à voiture+hôtel et finir par voiture et quelques rares fois hôtel et gite. Pratiquement pas de réservations, mais toutes par internet : 3 nuits d'hôtel dont Las Vegas, 2 nuits au camping (Grand Canyon sud et Bryce) et un gite + rando chez un guide local. Le reste se fera au fil de l'eau, en fonction de la route et de l'avancement, des envies et de la fatigue, même si tous les points de chute sont préprogrammés. La période a été choisie pour éviter les trop grosses chaleurs et en fonction de 2 contraintes personnelles incontournables. C'est aussi la température qui nous fera commencer notre boucle par le sud Arizona.

Samedi 16 mai Je passe rapidement sur la partie la moins intéressante du périple, à savoir le départ en voiture de Brest vers Paris et le vol. Pratiquement 100 kg de bagages pour nous deux, répartis dans nos 4 sacs de plongée, plus chacun nos 2 bagages cabine. Arrivée à Roissy entassés dans la voiture de l'oncle d'Isabelle (merci à lui), sortie des bagages et direction le comptoir de British Airways ; accueil très sympathique, pesée des bagages (ouf, tout est OK, pas de surcharge) et en route pour l'embarquement. Et là, vidage complet de ma valise cabine, les gabelous n'auraient jamais vu çà : une valise bourrée d'appareils photos, caméscopes, disque externe, onduleur, accus divers, bref, tout ce que nous n'avons pas voulu mettre en soute car fragile et d'autant plus que Heathrow à la sinistre réputation de perdre les bagages. Arrivée à Londres, refouille de ma valise et départ vers la patrie de l'oncle Sam, but de notre périple. Décollage avec un poil de retard (il est 16h40), mais qu'importe, nous partons. Isabelle est près du hublot et nous avons le caméscope à portée de main (sa petite taille fait ici merveille). Quelques vues splendides du Groenland, survol du Canada, Baie de Hudson

et de la partie ouest des USA, Vue sur les Montagnes Rocheuses

l'approche de Salt Lake City,

Champs irrigués (il suffit de voir les formes)

aperçu de quelques zones « rouges » entre SLC et Las Vegas

et nous atterrissons à Los Angeles (il est 18h33, heure locale).

Sur les conseils avisés de JP, nous nous pressons pour arriver dans les premiers à l'immigration. Il faut toujours remplir dans l'avion le formulaire vert, malgré l'obligation de l'ESTA. À part le fait qu'il semble ne pas comprendre mes explications sur nos conserves de foie gras, l'officier d'immigration est plutôt sympathique. Récupération des bagages (un peu d'appréhension, mais tous sont finalement là) et direction la douane (ok) puis la sortie où JP doit nous attendre (un point de rendez-vous à l'extérieur est prévu au cas où). JP est finalement un poil en retard (il vient de se ramasser une prune) et en route pour Thousand Oaks, à l'ouest de LA, lieu de villégiature de nos amis et notre havre pendant notre séjour, quand nous ne serons pas sur la piste. Bien qu'il soit assez tard, le trafic est intense et ce premier contact avec la circulation aux USA est impressionnant (freeways à 4, 5 voire 6 files dans chaque sens et, ici, contrairement à chez nous, on dépasse sur n'importe quelle file, ce qui oblige à une attention accrue). Arrivée à Thousand Oaks à 20h48.

Après quelques instants de retrouvailles avec Laurence et Noé leur petit garçon de 4 ans et demi, nous passons à table, mais la fatigue commence sérieusement à se faire sentir ; pour nous, métropolitains, il est environ 6h du matin.

Dimanche 17 mai Après une nuit entrecoupée de réveils dus au jet-lag, levée matinale (pour moi) et plouf dans la piscine. À 5h du matin, ça réveille bien ! Au programme de la journée, visite de LA. Quelques courses pour le pique-nique et c'est parti. Griffith Observatory avec vue sur la colline où sont implantées les fameuses lettres HOLLYWOOD, mais une brume assez tenace nous masquera en partie la vue. À l'intérieur, un pendule de Foucault démontre la rotation de la terre.

Déjeuner sur l'herbe, en dessous du parc. Isabelle et moi allons photographier 2 arbres qui sortent de l'ordinaire, l'un aux fleurs bleues, l'autre rouges, mais sans feuilles. Le premier est finalement un Jacaranda mimosifolia, arbre originaire du Brésil ; le deuxième, un Erythrina flabelliformis.

Pour finir le repas sur une note sucrée, une glace sur Hollywood Boulevard. Nous faisons connaissance avec la gente américaine et, pour une fois, nous avons presque l'impression d'être sveltes. Remontée du mythique boulevard, vision réelle des fameuses étoiles, déambulation parmi la foule et les artistes mimant les héros du monde cinématographique (Dark Vador, Superman, Sponge Bob, …).

Ensuite, visite de quelques rues de Beverly Hills où nous avons la surprise de découvrir un chacal et après quelques allers et retours dans Bel Air où l'on ne voit pas grand chose tant les propriétés semblent immenses, retour vers Thousand Oaks.

Apéro, piscine et jacuzzi nous aident à patienter en attendant le barbecue, préparé par JP.

Lundi 18 mai Départ pour Universal Studios où nous passons la journée entre les diverses attractions et les reconstitutions de scènes de films avec explications.

Mardi 19 et mercredi 20 mai Nous mettons notre amie Laurence à contribution pour faire les courses : glacière électrique, chapeaux, chaussures de marche (seconde paire), batterie de cuisine, réchaud, bidons pour l'eau et l'alimentaire ; on dirait un départ pour le fin-fond de l'Afrique 😉. À la fin de la journée, Laurence en a marre et nous aussi. Le lendemain, départ pour LAX pour y déposer Annabelle, la baby-sitter de Noé (qui rentre en France) et arrêt chez Alamo pour récupérer la voiture. Pas de problèmes spécifiques, mais heureusement que Laurence est là, car je ne comprends pas tout (euphémisme) ce que l'on me dit. Signatures du contrat et nous voici sur le parc, pour choisir notre compagnon de route ; je tiens à la main une feuille de papier où sont notés les modèles de véhicules recommandés sur VF, notamment par Philippe. Je parcours rapidement 2 fois la zone du parc où nous devons choisir et rien, nada ! Aucun des véhicules de ma liste ne correspond. Désappointé, je rejoins mes 3 femmes (Isabelle, Laurence et Annabelle) qui semblent avoir jeté leur dévolu sur un Toyota Sienna LE. Ce véhicule semble être le plus grand de ceux disponibles et comme j'ai déjà eu dans les mains 2 véhicules 4*4 de chez Toyota, je ne prête pas d'attention spéciale à ce point (grossière erreur, mais j'ai déjà dit que j'étais désappointé, non ?) et, quelques instants plus tard, nous voici partis après l'état des lieux. Il ne nous reste plus qu'à rentrer à Thousand Oaks tous seuls, mais avec notre Tomtom oh combien apprécié ! La conduite sur les immenses freeways avec des véhicules qui vous doublent de partout et sans trop savoir où l'on va est tout de même assez stressante la première fois. Arrivés à bon port, nous commençons par enlever les 3 sièges centraux que nous laisserons dans le garage et à rabaisser les 2 sièges arrières qui rentrent complètement dans le plancher. JP, rentré du travail, nous fait remarquer que notre véhicule n'est pas un 4*4 ; vérification physique (pas de pont arrière) et sur la notice : notre véhicule est un 2wd, point final. Quelques instants de panique (JP nous propose de repartir à LA, mais c'est tout de même à presque 1h30 de route) et je finis par jeter l'éponge : on garde notre véhicule et on modifiera le programme en conséquence. Pendant que je vais acheter un téléphone, Isabelle prépare notre carrosse pour les 30 jours et nuits à venir : pose d'une bâche sur le plancher, installation du matelas et des duvets, de la glacière et de tout le fourbi acheté la veille. Avec un peu d'organisation, tout prend sa place relativement aisément. Le soir et le matin, il nous suffira d'à peine un quart d'heure sans se presser pour passer de la position jour à la position nuit (tout ce qui gêne passe sur les sièges avant) et réciproquement.

En anticipant sur la fin de ce compte-rendu, je peux écrire que nous avons sans doute fait le bon choix tellement ce véhicule fut confortable, même si la fonction 4 roues motrices nous a un peu manquée. Le confort gagné a sûrement permis de passer outre à certains petits problèmes.

Jeudi 21 mai Départ pour Joshua Tree. Nous croisons nos premiers champs d'éoliennes et arrivons au Visitor Center peu avant 15h. Il est temps de manger, non ? La bière dans la glacière est bien fraîche alors qu'il fait 32°C dehors ; cela nous permet d'envisager la suite avec sérénité. Un petit vent soutenu rend la température extérieure agréable.

Balade à Barker Dam, notre premier contact avec le « désert », les cactus et les pétroglyphes.

Le barrage ne retient presque plus d'eau et nous ne sommes qu'en mai ! Mais il ne sert plus qu'aux animaux sauvages.

Pour notre découverte des pétroglyphes et pictographes, je reste un peu sur ma faim car un panneau indique que nombreux sont ceux qui ont été peints par dessus récemment. Ce que nous voyons n'est donc pas forcément original, mais nous nous rattraperons par la suite.

Courte balade à Cape Rock parmi les Joshua Trees, les yuccas et les cactus, suivie par un aperçu brumeux de la faille de San Andrea à partir de Key View.

Il est quasiment 19h et il est temps de nous préoccuper de l'endroit où nous allons passer notre première nuit : le camping de White Tank. Nous découvrons ce type de camp semi-primitif où tous les emplacements sont définis avec leur parking, l'endroit du feu et/ou du barbecue ; les WC chimiques un peu plus loin ainsi que le système d'enveloppe. Ici, tout fonctionne à la confiance (cela ne marcherait pas longtemps chez nous), on complète une enveloppe avec les renseignements demandés (véhicule, nombre de personnes et de nuits, montant à payer), on découpe le talon de cette enveloppe que l'on place sur l'emplacement choisi (une pince est prévue à cet effet) et on glisse l'enveloppe plus la monnaie dans son réceptacle et c'est tout. C'est le fonctionnement premier arrivé, premier servi que nous retrouverons dans de nombreux endroits.

Avant le diner, petite rando à Arch Rock, juste au pied du camping et coucher de soleil.

Apéro puis diner sur la table avec utilisation du réchaud, tout marche comme sur des roulettes. Il ne reste plus qu'à étrenner notre couchage. Bilan de la journée : 5 km de marche et 222 miles de parcourus.

Vendredi 22 mai

Réveil à 5h20 ; sûrement des restes du jet-lag. Il fait déjà 17°C. La nuit s'est relativement bien passée, pas trop chaud (c'était un peu la crainte), ni trop mal au dos. Isabelle dégonfle un peu son matelas et moi, je vire mon oreiller que je vais remplacer par ma polaire, il faut bien qu'elle serve à quelque chose. Rangement du véhicule (position jour), toilette, petit-déjeuner et nous voilà partis (6h48) pour Cholla Cactus Garden. En cours de route, découverte des buissons d'ocotillos qui ne sont pas des cactus.

Ce petit jardin mérite pleinement que l'on s'y arrête : nous y sommes restés 1h15 et sans aucun regret ; il s'agit d'une balade documentée, avec des points d'arrêts expliqués qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec la flore du désert. Cholla cactus

Squelette d'un Cholla défunt

Nous quittons le parc de Joshua Tree vers 9h10, direction Tucson (prononcer Toussonne) via Phoenix en Arizona. Une heure après, passage de la frontière d'état et découverte (coïncidence ?) de nos premiers cactus Saguaro. Même si Monument Valley est encore loin, nous voici plongés dans l'atmosphère Western ! La traversée de Phoenix se fait au rythme des radars, très fréquents sur les freeways (fixes et mobiles) ; vers 12h15, coup de pompe et je m'arrête pour confectionner un café. Notre thermoplongeur est très pratique et on pourrait presque le faire en roulant car notre provision d'eau (plus de 12 gallons) nous le permettrait aisément. Déjeuner sur une aire de repos vers 13h30 et arrivée au camping de Gilbert Ray à 15h37. Ce terrain parmi les cactus est très plaisant, même si sans ombre (nous n'y passons que la nuit) ni douche. Choix de l'emplacement, réservation par le système d'enveloppe et départ pour le Visitor Center de Saguaro National Park (il fait 28°C).

Après présentation du Pass (donné par nos amis Monique et Yves) et d'une pièce d'identité (ce sera souvent le cas), achat de cartes postales (ce sera systématique dans tous les VC car elles sont généralement belles), d'un livre sur la flore de l'Arizona et nous voici partis pour quelques balades dans la zone ouest du parc :Hohokam Road : balade sur une piste en partie en sens unique parmi les Saguaros (et autres cactus) ; certains sont encore en fleurs et d'autres, totalement détruits, nous laissent voir leur architecture intérieure.





Signal Hill et ses pétroglyphes : en bons français, nous ne pouvons rester derrière les barrières, tant ils sont nombreux, mais nous essayons de faire attention (je suppose que tout le monde dit la même chose).

Nature Trail que nous attaquons vers 19h : ici aussi, balade parmi les cactus de toutes sortes et de toutes formes.





Le soir, nous allons diner dans une petite cantine mexicaine recommandée par le Routard, El Torero. Un peu bruyant car une famille fête un anniversaire, mais très agréable et copieux ; nous n'avons pas pris de dessert mais notre addition était déjà prête ! Retour au camp vers 21h10 et extinction des feux vers 22h.

Samedi 23 mai Réveil à 5h30, les tourterelles roucoulent et le ciel est assez nuageux (pommelé dit Isabelle). À 6h20, il fait déjà 21°C. Nous partons à 7h15 pour Arizona Sonora Desert Museum, situé à moins de 5 mn du camping. Ce parc zoologique permet de voir un condensé de la faune et de la flore du sud Arizona ; nous y avons consacré environ 4h, mais il mériterait une journée, surtout avec des enfants.







Juste avant de partir, nous repassons par le repaire des pumas pour essayer de les apercevoir car ceux-ci étaient cachés dans leur tanière lors de notre premier passage. Et là, youpi, ils sont sortis et on peut les admirer (de loin !) et les photographier. Il y en a même un qui fait ses griffes sur un tronc d'arbre.

Départ vers 11h10 pour Grand Canyon South, via Phoenix et ses travaux routiers nord et sud. On retrouve les Saguaros et le sol devient rouge. Casse-croute rapide à Sunset Point Rest Area, entre Phoenix et Flagstaff, sur la I17 (28°C), avec un bel ocotillo.

Au niveau de Sedona, une bonne pluie nous fait moins regretter de ne pas avoir prévu de nous y arrêter malgré les nombreuses recommandations ; nous sommes à 5 000 ft au mile 304 et il ne fait plus que 19°C. Les arbres sont verts et il n'y a plus de cactus. La route continue à monter (6 000 ft au mile 311) et traverse une forêt de conifères. À Munds Park (près de Flagstaff), très gros nuages gris foncé et, très vite, grosse pluie ; il ne fait plus que 11°C. Après Flagstaff, scenic road 180 qui traverse, dans la zone des 8 000 ft, une forêt de trembles au tronc blanc et de conifères.

Passage rapide au « péage » de Grand Canyon sud grâce au Pass ; il y a des restants de neige sur le bas côté. Nous prenons possession de notre emplacement (n° 293) à Mather Campground à 17h53. Finalement, la route ne nous a pas parue trop longue, même si les travaux avant et après Phoenix nous ont bien ralentis. Départ à pieds pour Yavupai pour le coucher de soleil, qui sera raté vu la météo ;





20h, fin de la séance photos et retour au camp.

Dimanche 24 mai Réveil à 4h pour attraper la navette bleue puis verte pour voir le lever de soleil à Yaki Point.

Une escouade de japonais est montée à Market Plaza, vraisemblablement pour partir à l'assaut de South Kaibab Trail. Ciel encore assez chargé, il fait frais mais c'est logique vue l'heure. Nous ne sommes pas seuls, mais c'est loin d'être la foule de la veille.





Retour vers 7h au camp après avoir vu des mules deer près du Visitor Center et à l'intérieur du camp.

Départ pour Hermit Rest vers 8h15 et pratiquement une heure plus tard, nous démarrons à Trailview Overlook par un aperçu sur les chemins de randonnées à l'intérieur du canyon.

Après être passés successivement à Maricopa (froid et pluie), Powell Point, nous arrivons à Hopi Point où nous trouvons enfin une vue assez dégagée sur le Colorado. Un floridien (habitant de la Floride, quoi !!!) nous dit que la couleur boueuse du Colorado est due aux orages des jours précédents. Nous en profitons pour discuter un peu avec lui, entre autre de l'Europe qu'il a un peu visitée et du Grand Canyon qu'il a déjà vu à l'époque où il n'y avait pas de garde-fous partout.

De Hopi Point à Mohave Point, il est impératif de faire le chemin à pieds et, si vous n'avez que peu de temps à consacrer à la rando, faites au moins celle-ci tellement la vue est belle. Retour vers le camp et discussion avec la chauffeuse de navette à propos des arrêts : la carte du document en français est fausse, consulter celle en anglais.

Orage et coup de fil à mon père pour son anniversaire (et merci à JP qui nous a dépanné). Arrivée au camp et de nouveau des mules deer. Pluie une fois de plus qui nous contraint à manger à l'intérieur de la voiture ; la glacière est en route, ainsi que l'onduleur pour recharger les batteries des appareils photos. À un moment donné, l'onduleur fait entendre un sifflement strident et s'arrête ; je suspecte un dysfonctionnement mais non, c'est tout simplement la batterie de la voiture qui vient de passer sous un certain seuil (<12 volt ? ). Évidemment, impossible de démarrer ! La guigne (et je reste poli). Que faire ? Je cherche dans le contrat de location (Alamo) et ne trouve pas grand-chose. Nous décidons d'essayer de les appeler sur un téléphone fixe (notre forfait portable étant limité) ; il y a des cabines à l'entrée du camp. Pas de pb pour les joindre, mais incompréhension totale au bout du fil. Je finis par demander à un membre de l'équipe du camp (Gloria, très sympathique et surtout très serviable) qui, après plus de 10 mn au téléphone avec Alamo, a fini par les envoyer balader et nous a appelé un dépanneur local (avec notre accord, évidemment). Entre temps, Alamo m'avait imposé de prendre un contrat « Dépannage » pour intervenir (je ne me souviens plus du montant). Bilan : une heure plus tard et 75$ en moins dans le porte-monnaie, la voiture démarre (intervention de moins de 3 minutes, pas un bon point pour Alamo). Le dépanneur nous conseille de présenter la facture à Alamo au retour, ce que nous ne manquerons pas de faire.

Vers 18h30 (après-midi perdu donc pas de descente dans le canyon), départ vers Shoshone Point (découvert sur Ouestusa.fr) pour le coucher de soleil. Ce point est très facile à trouver (1.3 mile vers l'est après l'embranchement de Yaki Point) mais pas du tout indiqué ; parking aisé et petite balade assez courte (3.6 km aller-retour) et nous arrivons au bord du canyon.

Il n'y a personne ; quel changement par rapport à hier soir à Yavupai ! Quelques instants plus tard, 2 personnes arrivent et s'étonnent de nous trouver là : « Mais comment avez-vous trouvé cet endroit ? » nous demande une voix en français mais avec un accent non américain. Après discussion, il s'agit d'une allemande installée aux USA et de son ami américain qui habitent Flagstaff ; la séance photos terminée, nous partageons le verre de l'amitié avec un peu de vin australien qu'ils avaient apporté.



Retour au camp, diner et dodo à 22h.

Lundi 25 mai Réveil 5h, il fait 7°C, le temps est clair avec quelques petits nuages. Départ du camp vers 6h20 pour les dernières photos du Grand Canyon rive sud : Grandview Point et Moran Point avec, à ce dernier arrêt, une belle vue sur le Colorado.

Sur la route, quelques photos de Humphreys Peak, plus haut sommet de l'Arizona (3851 mètres) et, ensuite, petite portion de la 66 vers Flagstaff pour le fun.

Arrivée à 11h à Holbrook pour vérification de la réservation d'hôtel : tout est ok, mais trop tôt pour avoir la chambre. Départ pour Petrified Forest.



Première (courte) balade à Giant Logs où nous voyons déjà très bien (il n'y a quasiment personne) ces troncs fossilisés que l'on peut admirer dans leur intégralité, souche comprise. Heureusement car nous zappons involontairement Long Logs.

Nous poursuivons par Crystal Forest où nous trouvons déjà davantage de monde (il devient parfois dur de prendre une photo sans personne dessus). Vent à décorner les bœufs ! Véritable forêt (couchée !) de troncs aux jolies couleurs, mais il est vrai que nous aimons tous les 2 la minéralogie.

Départ pour Blue Mesa avec un ciel de plus en plus chargé.

Le manque de lumière ne fait pas ressortir les couleurs comme il faudrait, mais c'est une balade intéressante dans ce genre de sol nouveau pour nous, les « badlands », sorte de boue solidifiée au fil des âges et où l'érosion frappe très fort. Cette érosion nous permet d'ailleurs de constater que la majorité des « cailloux » sur lesquels nous marchons sont en fait des débris de bois fossilisé.

Nous découvrons même, au fond, quelques teepees, avant de voir les « vrais » un peu plus loin sur la route.

À Newspaper Rock, des pétroglyphes tellement protégés que le téléobjectif est indispensable.

L'arrêt suivant à Puerco Pueblo nous permet d'en voir d'autres, un peu plus près, mais le téléobjectif reste utile.

Des ruines d'habitations complètent la visite. The Plaza

Kiva

Après être passés au dessus de la I40, nous abordons la partie Painted Desert. Arrivés à Lacey Point, il est 15h passé et nous avons faim ! Casse-croûte léger sur le pouce ; le ciel est de plus en plus chargé et, au nord, des éclairs zèbrent le ciel.



Nous nous arrêtons aux différents points de vue et, Chinde point

à Kachina Point, nous pensons descendre un peu dans le wash mais, après avoir attaqué la descente, la chaleur, la pente et les gros risques d'orage nous font remonter rapidement. Kachina Point

Nous en profitons pour une courte visite de Painted Desert Inn où nous trouvons un beau spécimen de pétroglyphes de lion des montagnes (puma) et une magnifique peinture murale Hopi.

Nous quittons ce parc vers 17h et, comme nous ne pouvions pas repartir avec des morceaux de bois fossilisé (interdit), direction un magasin (Petrified Wood Co. Jim Gray's) pour en admirer tout un stock et en acheter un (petit) morceau ; que c'est beau, une fois poli ! Retour à l'hôtel où nous prenons possession de notre chambre. C'est là que nous avons notre premier vrai contact linguistique avec l'Amérique profonde. À la question « à quelle heure est le petit déjeuner ? », notre interlocuteur nous répond « six teurdy » ; enfin..., c'est ce que nous avons compris ! « Six », ça va, mais « teurdy » ? Après quelques valses-hésitations, nous comprenons qu'il s'agit de 6h30, mais j'insiste pour comprendre le fameux « teurdy » ; il s'agit tout simplement de « thirty » avec l'accent local et heureusement que nous avons persévéré, car nous entendrons cette « expression » plusieurs fois. L'hôtel est le Americas Best Value Inn (37, 42€), mais nous ne le recommandons pas (et nous ne sommes pas difficiles).

Mardi 26 mai Réveil à 5h, sauvegarde des photos sur le disque externe, mise en ligne sur Picasaweb grâce au wi-fi, petit déjeuner et départ vers 8h pour le Canyon de Chelly. Sur la route, arrêt au Hubbell Trading Post d'où nous ressortons en courant au vu des prix affichés. Passage au Visitor Center avec découverte d'un hogan (habitation traditionnelle des indiens navajos) puis direction Antelope House (rim nord). Le chemin nous est indiqué par des « piedrographes » 😉 et après quelques magnifiques vues sur le Canyon del Muerto, nous découvrons les ruines au pied de la falaise ; par contre, nous avons beau regarder partout, nous ne voyons pas les pétroglyphes.

Retour vers la rim sud et belles vues sur l'entrée du canyon.



Vers 12h45, arrêt à White House Overlook pour faire la balade des ruines que nous apercevons rapidement (d'en haut), mais nous en revenons en courant, sous la pluie !

À 13h52, montre en main, nous finissons de déjeuner dans la voiture et il pleut toujours. Pas question de descendre aux ruines pour l'instant donc départ vers Sliding House Overlook. Il pleut toujours et il fait seulement 12°C ; nous continuons sur Spider Rock, dernier endroit de la visite de ce beau canyon que, personnellement, je trouve à taille plus humaine que le Grand Canyon.



Sur le chemin du retour, la pluie s'arrête, mais il est trop tard pour la rando (et la descente serait sûrement impraticable) et nous en profitons pour photographier quelques fleurs.

Arrêt pipi au Visitor Center (malheureusement déjà fermé) et nous mettons nos montres à l'heure de l'Utah où, à part Monument Valley, nous allons passer les 18 prochains jours. Il est maintenant 17h15 Utah. Nous voici donc partis pour Goosenecks State Park, camping pour les 2 prochaines nuits. Sur la très jolie route dans Carson Mesa, nous rencontrons des paysages dignes de Monument Valley et ce, jusqu'à la sortie de Rock Point ; les photos, prises de la voiture en roulant, ne rendent pas hommage au paysage.

À peine entrés dans l'Utah, nous découvrons un panneau routier « Open Range » (petit clin d'œil pour les amoureux des westerns) indiquant que du bétail peut se trouver n'importe où, même sur la chaussée. Nous rencontrerons souvent ce panneau et, parfois même, du bétail sur la route. Nous arrivons au camping (rustique) de Goosenecks vers 19h30 ; la température extérieure est de 23°C. Après une installation rapide (nous avons maintenant l'habitude), nous allons observer ces fameux Goosenecks ; ce sont des méandres de la San Juan River, mais très resserrés. Leur profondeur fait que la lumière, trop basse sur l'horizon, ne peut éclairer le canyon dans sa totalité. Il faudra refaire des photos plutôt en fin de matinée.



Vers 20h, un autochtone, dans une grande caravane garée au bord du vide, diffuse ce qui semble être de la musique indienne (à un niveau très correct) ; les doigts de pieds en éventail, un ti-punch à la main, nous regardons la nuit tomber sur ces bizarreries de la nature. Au cours du diner, une rafale de vent fait envoler ma serviette de table. Moi, surpris et imperturbable dans mon repas, ne bougeant pas, Isabelle bondit, se précipite alors pour la rattraper, glisse sur les cailloux et ... patatras, s'étale lamentablement. Non, non, elle me dit qu'elle n'est pas bourrée 😉 ! Résultat : une cheville de tordue et le devant de la jambe gauche complètement éraflé, pas top le début du bronzage ! Cet incident n'aura heureusement pas de conséquence pour la suite de notre périple (même si 2 mois plus tard elle en porte encore les traces).

Mercredi 27 mai Lever à 6h ; il fait déjà 22°C et un beau soleil. Comme constaté la veille, la lumière trop rasante ne permet pas de voir la profondeur du canyon. Nous repasserons donc après Mulet Point. À 7h45, nous attaquons (la cavalerie arrive) Valley of the Gods par son entrée est, notre premier contact avec la piste. Un petit ru dès l'entrée, pour nous mettre en forme, et nous voilà partis. La piste ne semble pas présenter de difficultés majeures (pas d'eau, pas de boue, pas d'ornières profondes ; il faut juste faire attention aux trous et ornières ainsi qu'aux passages des torrents (wash) à secs où la violence du flot a pu dégrader le sol, voire y déposer des blocs importants. De très belles vues sur ces falaises érodées qui, paraît-il, sont comme un Monument Valley en miniature. Bel apéritif ! Seven Sailors Rock

Rooster Butte et Setting Hen Rock

Setting Hen Rock



Pinnacles et Battleship Rock

Castle Butte

Balanced Rock et Lady in a Tub

Nous quittons cette vallée à 9h30, après un petit coucou au B&B qui était fermé, et prenons à droite pour gravir la Moky Dugway. Nous sommes sur un plateau et avons l'impression d'aller vers un cul de sac, en butée sur la falaise devant nous ; nous avons beau regarder à droite et à gauche, nous ne voyons pas où la route peut passer. Il faut vraiment arriver au pied de la falaise pour apercevoir les premiers lacets. La route se transforme alors rapidement en une piste gravillonnée (sauf les virages), mais aucun problème pour rouler ; il suffit de faire un peu attention car il n'y a quasiment pas de garde-fou. Il y a plusieurs points d'arrêt pour prendre des photos.

Arrivés en haut, direction Muley Point, pour de nouveaux méandres sur la San Juan River et vue lointaine sur Monument Valley. Là non plus, la piste ne présente pas de difficulté et nous arrivons rapidement sur le site. Nous sommes un peu déçus car aucune vue sur la rivière, même si les méandres sont nombreux. La vue lointaine sur MV que nous ne connaissons pas encore ne nous a pas marqués non plus.

Retour à Goosenecks SP en descendant la Moki Dugway ; c'est toujours plus impressionnant que la montée. Nous y arrivons à 11h30 avec une température de 22°C. Le soleil, nettement plus haut, éclaire maintenant la totalité des méandres, jusqu'au fond ; séance photos et déjeuner sur place.

Quelques marchands ambulants (Navajos a priori) et nous achetons 2 colliers à une grand-mère qui a l'air d'en fabriquer devant nous. Départ pour Mexican Hat vers 12h30 (nos appareils photos sont toujours à l'heure Californienne). Au bout de la route de Goosenecks, le paysage ressemble à des tableaux de sables.

Le rocher qui a donné son nom à Mexican Hat se trouve sur la gauche de la route, mais nous n'en ferons pas le tour car les ornières sont profondes.

L'approche de MV nous offre des paysages somptueux et, comme nous aimons les westerns, nous plonge dans nos souvenirs.

Le premier contact est à Monument Pass et nous nous arrêtons pour commencer le safari photos : la réputation de MV n'étant plus à faire et nous l'avions tellement vue dans les films que nous avions peur d'être blasés. Que nenni, bien au contraire ! Monument Pass : Saddleback, King on His Throne, Stagecoach, Bear and Rabbit et Castel Rock

Comme il est encore un peu tôt, nous en profitons pour aller sur la droite, vers Goulding pour découvrir les prémices. Je pensais pouvoir faire le tour par Rock Door Mesa et revenir sur la route, mais non, la piste de sable nous entraine inexorablement vers l'ouest. Demi-tour ; une indienne en gros 4*4 s'arrête, l'air un peu revêche mais finalement très aimable, pour nous demander si nous avons un problème.

Retour donc vers le monument du jour, Monument Valley. Il est 14h15 et 24 °C au thermomètre. Nous payons nos 10$ d'entrée (le Pass ne marche pas, nous sommes en territoire Navajo !) et nous nous garons sur un parking en plein soleil, parmi les travaux dus au nouvel hôtel. Premières photos sur ce territoire magnifique, mais il faut attendre son tour, car il y a du monde ! Nous apercevons Sentinel Mesa, West Mitten Butte, East Mitten Butte un peu plus au loin, et Merrick Butte sur la droite, avec la piste en contrebas.

Vue l'heure, j'hésite un peu sur la suite des évènements et, finalement, nous décidons de prendre la piste pour faire un premier tour rapide et un second, plus tard, plus « approfondi », et avec une « meilleure » lumière (finalement, nous ferons le premier tour tout à fait « normal »). À part les 5 premiers points, que l'on peut faire à l'aller et au retour, pour les autres nous n'avons pas le choix car la piste est en sens unique. West Mitten Butte et Monument Pass au fond

East Mitten Butte et Merrick Butte

Three Sisters

John Ford's Point (il manque le cheval !)

Camel Butte

Yei Bi Chei et Totem Pole de loin

Big Chair

Rooster Rock et Hunts Mesa en arrière plan, Sand Spring, Yei Bi Chei et Totem Pole

Vue de Artist's Point

North Window

The Thumb devant et derrière

Après un intermède agréable au Visitor Center (air conditionné), nous décidons de reprendre la piste en nous limitant à quelques points intéressants, de manière à être de retour pour le coucher de soleil. Gros nuages gris sur Monument Pass

Nous voici de retour à 19h Utah sur la terrasse du Visitor Center pour attendre le coucher de soleil, mais nous ne verrons jamais les superbes couleurs aperçues sur certains sites ou dans les livres (miracles de Photoshop ?).

La journée s'achève et les ombres gagnent la vallée

Départ vers 20h30 pour notre seconde nuit à Goosenecks SP (il fait encore 24°C) où nous arrivons 35mn plus tard (19°C) après avoir traversé la queue d'un orage. Philippe nous avait proposé de coucher à Muley Point car le camping sauvage y est autorisé, mais nous n'avons pas voulu attaquer la Moky Dugway de nuit et fatigués (nous sommes debout depuis 6h du matin). Extinction des feux à 22h.

Fin de la première partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie :de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie :de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Voyage chez les Haal Pulaar au Fouta Toro - Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2009-07-27 · 10 replies
" Se taire et écouter la voix de l'Afrique "

" Choisis la bonne piste ! Si tu choisis la brousse, ne te plains pas des épines "...

Ce proverbe Peul, teinté de réalisme, prend tout son sens dans le contexte de la région dont je vais vous parler maintenant. Après quelques voyages sur le Continent Noir, la découverte des villes et des villages, j’ai rencontré le sourire des enfants, la beauté des femmes et la noblesse des hommes, la vie m'a emmené sur une piste (serait-ce la bonne ?) que je ne me lasse pas de parcourir malgré les épines qui la parsème. Mes pieds ont foulé le sol d'une Terre emprunt de mystères et de secrets, une Terre où dit-on, les sorcières, les génies, les maîtres des eaux et de la brousse, après avoir tant parcouru le monde à la recherche d'un lieu paisible, se sont finalement arrêtés. Et c'est parmi les Haal Pulaar "ceux qui parlent Pulaar" qu'ils décidèrent de faire Vivre leur magie. Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, appelée aussi Fouta Sénégalais. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor et Matam, c'est toute l'Histoire et la Culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" pour reprendre l'expression d'Oumar Bâ (c.f. Le Foûta Torô, au carrefour des cultures, éditions l'Harmattan) où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Mais attention, que l'on vienne empiéter sur son territoire, dénigrer sa culture et ses croyances, et ce Fouta noble et fière se lèvera tel un seul homme pour défendre ses valeurs.

Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèle à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Fouta Toro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de disséminer leur culture et leur langue à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne. Ainsi, il n'y a pas que le Fouta Toro qui porte cet étrange nom de "Fouta", on trouve ses frères: le Fouta Jallon en Guinée et le Fouta Macina au Mali. Une origine mystérieuse donc, qui selon les traditions orales des Peuls nous renvoie au fabuleux pays de Heli et Yoyo où il y a très, très longtemps, avant leur dispersion à travers l'Afrique, les Peuls auraient vécu heureux, comblés de toutes les richesses et protégés de tout mal, même de la mort. Par la suite, leur mauvaise conduite et leur ingratitude auraient provoqué le courroux divin. Guéno (le Dieu suprême, l'Eternel) décida de les châtier et suscita à cet effet une terrible et maléfique créature, Njeddo Dewal la grande sorcière, dont les sortilèges feront tomber sur les malheureux habitants de Heli et Yoyo des calamités si épouvantables que, pour y échapper, ils devront fuir à travers le monde.

Mais revenons au territoire qui nous intéresse. Le Sénégal est l'un des premiers pays en Afrique à s'être ouvert au tourisme, les plages de la Petite Côte, la Casamance, le Siné-Saloum ou plus au Nord la tranquillité de la ville de Saint-Louis, sont connus de la plupart des toubabs (blancs). Mais celui qui s'aventure sur la route de la Vallée du Fleuve Sénégal après Saint-Louis risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler. Même les Sénégalais vous diront, l'air surpris et à la fois admiratif, " mais que vas-tu faire là-bas ? ". Le Fouta, c'est le règne de l'authenticité, de la simplicité et de la spiritualité. De petits villages qui bordent le goudron ou des hameaux que vous apercevez au loin en vous demandant qui peut encore vivre là-bas. De magnifiques "Tibas" (habitations traditionnelles Peuls en banco et toit de paille) flirtant discrètement avec les maisons en ciment. Les bergers conduisant leurs immenses troupeaux de vaches et de moutons avec plus de facilité que vous ne conduisez votre voiture. Les enfants qui vous regardent l'air surpris, se demandant eux aussi qui peut venir leur rendre visite jusqu'ici. C'est le quotidien d'un voyage sur la route du fleuve dans cette région aride et désertique durant la saison sèche mais dont la verdure renaît durant la saison des pluies, comme pour vous signifier que la vie n'est qu'un éternel recommencement.

Souvenez-vous, " ne te plains pas des épines ". Ici, ce n'est pas les maladies qui vous arrêteront, ni le manque d'eau ou de nourriture, non ! Les épines du Fouta ce sont ces routes à peine goudronnées si bien qu'il est préférable de rouler sur le bas-côté, ce sont aussi ces vaches, ces ânes et ces moutons qui traversent et s'immobilisent au milieu de la route vous obligeant à utiliser votre klaxon, que dire encore de la monotonie de son paysage qui vous donnera l'envie de faire un petit somme en attendant d'arriver à destination. Mais, c'est aussi et surtout son soleil écrasant. Un soleil si Puissant que vous ne remercierez jamais assez les quelques vendeurs de glaces venant du Mali pour amener la fraîcheur dans les petits villages du Fouta. Tout le monde est le bienvenu au Fouta, sauf celui qui ne supporte pas la chaleur... et ce soleil saura vous rendre le voyage difficile histoire de tester vos facultés d'adaptation. Lorsque vous rencontrerez tous ces éléments au Sénégal, c'est signe que vous êtes allés plus loin que le simple touriste et que vous êtes arrivés au Fouta.

Ne vous attendez pas à voir une Afrique que les clichés ont dénaturé. Ici, c'est bel et bien la brousse, mais ce sont les Baobabs qui en sont les propriétaires et qui vous transmettront leur savoir ancestral à l'occasion. Enracinés dans une terre qu'ils connaissent depuis des millénaires, ces arbres courageux sont les rois de la brousse. Qu'il pleuve ou qu'il vente, que le soleil les étouffe ou qu'une tempête s'abatte sur eux, ils ne cillent point et affrontent la vie avec sérénité, de grandes leçons pour les hommes que nous sommes. Le véritable maître de la brousse (JomLadde en Pulaar), le lion, est parti vers d'autres contrées laissant place à quelques rares hyènes et chacals, même si les anciens du Fouta se souviennent dans leur jeunesse en avoir vu quelques spécimens...

Ne vous attendez pas non plus à voir l'Afrique télévisée. Ici, pas de tam-tams, ni de masques, ni de danses euphoriques à la limite de la transe. C'est la Vie dans sa plus pure simplicité qui a pris possession de la région.

Ne vous attendez pas.... d'ailleurs, ne vous attendez à rien de particulier, vous pourrez passer dans cette région et ne rien voir du tout car en vérité, et il faut le dire, il n'y a rien à voir ni à faire. A l'image de ce que Martin Luther King disait " Tout ce que nous voyons n'est qu'une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas ". Ce Fouta recèle des mystères insondables aux Hommes, aussi bien que les voies de Dieu sont impénétrables. C'est au Fouta que des questions ne trouvent pas de réponses, et que des réponses n'ont pas de questions. Les Foutankés (habitants du Fouta) vous le disent , des forces invisibles existent et agissent, des forces que même l'oeil ne peut nommer mais que l'Homme peut découvrir et s'approprier s'il est attentif. Le vent, les tempêtes de sable, la pluie, le soleil, un arbre, un animal, un enfant. Tout est signes et langages et communiquent à chaque instant. " Se taire et écouter la voix de l'Afrique " me répétait un Griot Haal Pulaar, " Ramène ça chez toi, l'occident en a besoin" ... " Se taire et écouter la voix de l'Afrique ".

Le Fouta, terre des marabouts, est un haut lieu spirituel et ses habitants de fervents religieux. En longeant la route du fleuve, vous serez surpris par le nombre incalculable de mosquées, parfois deux par villages, les anciennes en banco côtoyant les plus modernes aux couleurs de l'Arabie Saoudite. Ceux qui connaissent le Mali sont peut-être déjà allés à Djenné visiter sa grande mosquée en banco, la plus ancienne d'Afrique de l'Ouest. Mais qui sait que c'est au Fouta, dans le petit village de Séno Palel, que se trouve la deuxième plus ancienne mosquée, fièrement gardée par la noble famille DAFF ? En effet, c'est au Fouta Toro que l'Islam Noir est né. Les Peuls et les Toucouleurs sont les premiers à se convertir à l'Islam à partir du XIème siècle et à propager la Foi Musulmane dans toute l'Afrique de l'Ouest. C'est un Islam pur et saint. Ici, on ne connait pas les Mourides ni les Baye Fall, et on ne boit pas le célèbre café Touba cher aux Mourides. Non, ici, c'est la confrérie Tidjane qui a déposé ses marques, représentée par le grand chef religieux et conquérant El Hadj Omar Tall.

Ndioum, Podor, Matam, Kanel, Bakel. Tant de villes qui ne laissent pas leurs visiteurs indifférents. Vestiges de grands royaumes Peuls, témoins de l'arrivée des troupes coloniales et fomenteuses de révoltes contre les envahisseurs étrangers, ces villes résistent inlassablement aux aléas du temps. Serait-ce cette histoire d'Amour avec ce fleuve qui les a vu naître qui les fait rester immobile et indifférente face à la conquête de la modernité ? Possible.. Tiraillée entre deux rives, deux pays, c'est finalement vers le Sénégal, dont il a pris le nom, que son Coeur a chaviré. Les thioubalos (les pêcheurs) l'affirment, le maître des eaux (JomMayo) est ici chez lui, et personne n'a jamais réussi à le dompter. Il donne la boisson et la nourriture et à la nuit tombée, lors des veillées, on le remercie en chantant le Pekan à sa gloire.

Mais c'est au fin fond du Fouta, pratiquement à sa frontière la plus au Sud, à une 20aine de kilomètres de Bakel, qu'un petit village a conquis mon Coeur. Un village comme il en existe des milliers, voire même des dizaines de milliers sur le continent Noir. Une école, un puits, une mosquée, des poules, des vaches et des moutons, des enfants toujours aussi souriants, des femmes sublimes dans leur grand boubou, les hommes occupés à jouer aux cartes à l'ombre du baobab... bref, un village somme toute assez banal. Mais " Ne juge pas un arbre à son écorce " dit l'adage. Un village vieux de 400 ans disent les documents de la région, 6000 ans leur répondent les villageois ! Quoi qu'il en soit, de nombreuses pages d'Histoire sont à écrire sur le village de Gaoudé Boffé. Oui, Gaoudé Boffé, c'est bien son nom ! Le Gawdi est un arbre épineux de la famille des acacias que l'on trouve dans les zones désertiques et qui produit des petits fruits utilisés dans les teintures. Boffé, on traduirait cela par "quelqu'un qui ne peut pas marcher" mais quel est le lien ? Mystère. Ce village, c'est 650 habitants, tous éleveurs et cultivateurs. Les Daff, les Bocoum, les Niane, les Ndiandé, les Kam, les Njine sont leur Yettode (Nom de famille, patronyme), celui des Diawando, la classe des Nobles. Mais en réalité, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, c'est la même famille. Qu'un évènement se passe dans le village, et tout le monde est au courant dans les minutes qui suivent, et les nouvelles s'étendent rapidement dans les villages alentours. D'ailleurs, il y a une place dans le village, le domaine réservé des hommes, que l'on appelle la BBC, et pour cause ! Le village n'a pas de facteurs pour recevoir les nouvelles, juste quelques télévisions et radios fonctionnant à "temps partiel", pour être au courant des dernières nouvelles c'est donc à la BBC qu'il faut se rendre. On apprendra qu'un tel est sorti discrètement la nuit dernière pour rejoindre une telle, qu'une demande en mariage s'est soldée par un refus des parents ou que telle personne n'a pas fait ses prières le jour du vendredi.

C'est la vie d'un petit village Africain qui défile devant nous. Au petit matin, réveillé par le soleil toujours aussi éclatant, le chant du coq et les bruits lointains des femmes déjà affairées à puiser l'eau du puits, c'est le signe d'une nouvelle journée qui démarre. D'ailleurs ce puits, parlons-en. Un peu à l'écart du village, c'est pourtant la place centrale et le domaine privilégié des femmes et même des petites filles. Un mélange de couleurs et d'odeurs nous envahit lorsque l'on s'approche. Les "gardiennes du puits" se retrouvent ici, vêtues de leurs plus beaux accoutrements, chacune rivalisant avec l'autre pour se distinguer. Ce sont de véritables joutes de paroles auxquelles les femmes s'adonnent de bon coeur. On échange des recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde au féminin. Mais un intrus se glisse discrètement dans ce monde féminin, le puiseur d'eau qui se charge de porter et vendre les bidons d'eau dans les familles, non seulement c'est un homme et en plus il est Malien ! c'est sûrement pour ça qu'on l'accepte, avec lui pas de soucis, les ragots peuvent rester au fond du puits. On peut aussi entendre fredonner des chants si vieux que personne n'en connait l'origine:

Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau

Mais nous sommes Alarba (Jeudi) et c'est un jour spécial pour tout le village. Un jour que tout le monde attend avec impatience et que personne ne louperait, le jour du marché. Jamais ce lieu n'a mérité aussi son nom qu'ici, "marché". 5 Kms pour certains, 10 pour d'autres, bien souvent plus, c'est à pied ou en charrette que l'on s'y rend avec l'impatience d'humer de nouvelles odeurs. Bissap, gingembre, menthe, poissons séchés, mangues, le tout mélangés avec quelques cubes maggi, c'est le nez et le panier bien rempli que l'on rentre chez soi. Le marché de Boundy, c'est là que l'on rencontre toute l'Afrique de l'ouest et son panel de langues. Un véritable défilé ! La Mauritanie, la Guinée et le Mali défilent en tête côtoyant jalousement le pays d'accueil, le Sénégal. On parle Pulaar, Bambara, Maure, Soninké, teinté d'un peu d'Arabe. Alors on tente, on essaye "No'mbada?", "Igakéné?", et on attend les réactions pour savoir en quelle langue s'adresser. Mais le soleil frappe fort maintenant et la chaleur nous demande de rentrer, parti à 9h il est déjà 15h et on nous attend pour le repas, peut-être même pour le thé...

Il n'y a pas grand chose à faire en cette période, les travaux des champs ne sont pas encore commencés. Et que quelqu'un s'aventure à partir couper du bois en brousse et le soleil le rappellera bien vite à l'ordre. Discuter et boire le thé fait partie du quotidien en cette saison sèche. Malgré tout, les journées sont toujours ponctuées de quelques animations comme pour briser la routine. Un concert à quelques kilomètres là où l'électricité ne fait pas défaut, un tournoi de luttes traditionnelles, les fêtes religieuses, les baptêmes, les mariages, la circoncision, l'accueil des étrangers, l'inauguration d'un bâtiment, et c'est l'occasion pour tous les villageois de se retrouver en laissant de côté leurs éternelles querelles de familles.

Le village de Gaoudé Boffé a un frère jumeau 1 km plus loin, c'est Gaoudé Wambabé, si proche et pourtant si différent. Les Wambabé (bambado au singulier) sont la classe des Griots. A l'origine, une vache. Les Peuls surveillaient la vache avec leur fameux bâton de berger, et les forgerons sculptèrent une calebasse pour en récolter le lait. Le Bambado eu l'idée de récupérer la calebasse et la peau de la vache puis l'a ajouté au bâton de berger et c'est une guitare qu'ils ont fabriquée. Cette guitare, c'est leur fierté et leur honneur, et rien ne pourrait les en séparer. A peine mettez-vous le pied chez une famille Bambado, et c'est la guitare qu'il vous joue avec cette mélodie envoûtante propre à l'Afrique traditionnelle. Les enfants du village prennent plaisir à vous raconter des contes et des légendes qu'ils connaissent sur le bout des doigts et qu'ils ont appris de leurs parents, qui eux-mêmes ont appris de leurs parents, et ainsi de suite. Les Wambabe sont un peuple curieux qui conservent intact la tradition orale Africaine et les généalogies des grandes familles du Fouta. Conscient de leur culture ancestrale et de leur place au sein de celle-ci, l'apprentissage fait partie de leur quotidien, chaque phrase prononcée fait l'objet de la plus grande attention, surtout chez les plus petits. On dit même qu'à l'école de Gaoudé Boffé qui regroupe les enfants des deux villages, les enfants des Wambabe seraient plus attentifs et auraient des meilleures notes...

A Gaoudé Boffé, on m'avait parlé d'une femme, une vieille femme qui vit à Gaoudé Wambabé et que je devais impérativement aller voir. Dans la région, tout le monde la considère comme sa Maman avec un mélange de crainte et de respect pour ses pouvoirs magiques. A peine entré dans sa petite bâtisse et l'on comprend tout l'intérêt de venir la visiter. Ce petit bout de femme, une vraie Mama à l'Africaine, est une guérisseuse traditionnelle. Quelques poudres et des fétiches pour amener des Bénédictions sur son hôte de passage, et c'est avec la protection de Dieu que l'on repart. Son véritable Pouvoir, c'est le Savoir. Cette femme est éduquée et connait beaucoup de choses de par ses voyages, et son Coeur est tout simplement bon. Je rends hommage à ma Grand-mère Wambabé dont je porte jusqu'à aujourd'hui ce fétiche qu'elle m'a transmis et qui me guide dans le labyrinthe de la Vie.

Il y aurait tant de choses à dire et à décrire sur ces deux villages, mais il est temps d'achever ces quelques lignes au risque de vous en dévoiler trop. Carnet de notes, récit de voyages, fresques poétiques, peu importe le terme employé, le Fouta fait appel à de nouveaux sens, à l'imagination de chacun. L'imagination de ceux qui osent pénétrer sur son territoire et l'imagination de ceux qui l'habitent. C'est ainsi que cette région a su préserver son Peuple et ses traditions à travers le temps.

Alors si au détour d'une route ou plutôt d'un sentier, vous apercevez un Homme blanc au Coeur noir, vêtu d'un Boubou aux couleurs Sénégalaises et armé du bâton des bergers Peuls, venez le saluer, et peut-être tomberez-vous sur moi.

Pour terminer, je laisserais la Parole à un Ancien, au hasard d'une rencontre, qui me laissa ce Message " Celui qui peut Vivre au Fouta, parmi les Haal Pulaar, peut Vivre partout dans le monde."

Par David - Daouda - Juillet 2009
Itinéraire de dix-huit jours Bali-Lombok en août English translation pending
by Clelia33 · 2009-07-26 · 16 replies
Bonjour à tous!

Je suis en train de concocter mon itinéraire pour 18j à Bali-Lombok, j'aurais besoin de votre avis.. N'hésitez pas à critiquer, donner vos bons plans, me dire si certaines visites sont inutiles, d'autres incontournables! Merci d'avance!!

J1: arrivée Jakarta, vol pour Lombok (arrivée à 22h), nuit à sengiggi J2: sengiggi. Il parait que ce n'est pas l'idéal, mais c'est pour se reposer du vol avant d'attaquer le Rinjani J3-4: trek rinjani. il me semble que le volcan est en éruption actuellement, donc le sommet n'est pas accesible; quelqu'un peut le confirmer? J5-6: plages à Kuta J7: ferry pour Padangbai/Tirta gangga J8: Tirta gangga J9: Klungkung J10-11-12: Ubud J13: Bedugul- Pura Ulun Danu Bratau J14-15: Munduk J16-17: Kawah Ijen J18: vol denpasar- jakarta, puis paris

quelques questions: - comment organiser l'excursion au Kawah Ijen depuis Bali? Est ce possible de trouver un tour organisé pour faire le Kawah Ijen en 2-3 jours depuis Bali et retour sur denpasar? - faut il mieux faire le trajet dans l'autre sens: d'abord Bali puis Lombok? - est il facile de se déplacer en transport en commun à Bali? ou est ce galère de trouver les gares routières, bus..?

Merci encore pour vos remarques!!

Clélia
Une éclipse solaire "monstre" va plonger l'Asie dans le noir (21 juillet 2009) English translation pending
by Vivlavie · 2009-07-21 · 12 replies
NEW DELHI (AFP) - La plus longue éclipse solaire totale du XXIe siècle va plonger mercredi dans le noir la Chine et l'Inde, les deux pays les plus peuplés de la planète, où ce phénomène céleste éveille l'enthousiasme.

Pour l'astrophysicien américain Fred Espenak, c'est une éclipse de Soleil "monstre" que pourront potentiellement observer deux milliards de Terriens. Un record dans l'histoire de l'humanité.

Le 22 juillet à partir de 00H53 GMT, 06H23 en Inde, la nuit retombera peu de temps après le lever du jour sur l'Etat du Gujarat (ouest), puis à l'intérieur d'un corridor de 15.000 kilomètres de long sur 200 km de large, traversant l'Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, la Chine et jusqu'aux îles méridionales japonaises Ryukyu.

"C'est la plus longue (éclipse) du siècle. Aucun d'entre nous ne vivra assez longtemps pour en voir une autre comme celle-là", s'enthousiasme Federico Borgmeyer, directeur de l'agence de voyage allemande spécialisée Eclipse City et qui s'est rendu pour l'occasion à Shanghaï (Est de la Chine).

Le Soleil sera complètement masqué par la Lune pendant six minutes et 39 secondes dans une zone peu habitée du Pacifique, un record de durée qui ne sera pas battu avant l'année 2132. L'obscurité durera moins longtemps en Inde (trois à quatre minutes) et sur la mégapole Shanghaï (environ cinq minutes).

La sixième éclipse totale du siècle a dopé l'activité commerciale et touristique en Extrême Orient, la région géographique idéale pour profiter du phénomène astronomique.

Le Parc de la Sculpture de Shanghaï, le meilleur poste d'observation de la ville, a annoncé avoir vendu 2.000 billets d'entrée pour le 22 juillet, avec lunettes spéciales et tee-shirts commémoratifs. Les hôtels sont réservés depuis des mois par des milliers de Chinois, Japonais, Américains et Européens.

En Inde, l'agence Cox and Kings a affrété un Boeing 737-700 qui décollera de New Delhi avant l'aube, "interceptera" l'éclipse totale à une altitude de 41.000 pieds (12.500 mètres) et volera plein Est jusqu'à l'Etat du Bihar.

Les 21 sièges de l'avion côté Soleil levant se sont vendus pour 1.200 euros.

Par ailleurs, 1, 5 million de pèlerins hindous sont attendus dans la ville sainte de Kurukshetra, dans le nord de l'Inde, pour se baigner pendant l'éclipse dans des eaux purifiées devant contribuer à la libération de l'âme.

En Inde et en Chine, les contes et mythologies évoquent les éclipses comme l'annonce d'heureux présages, mais aussi de néfastes augures.

Celle de mercredi est "un moment très dangereux dans l'Univers", prévient Raj Kumar Sharma, un astrologue de Bombay. "Si le Soleil, le maître des étoiles, est malade, alors il va se passer quelque chose de grave dans le monde", prédit-il.

Des Indiennes enceintes qui avaient programmé une césarienne mercredi ont repoussé l'intervention, confie Shivani Sachdev Gour, gynécologue de l'hôpital Fortis de New Delhi.

Dans la Chine impériale, les éclipses étaient annonciatrices de catastrophes naturelles ou de la mort d'un empereur. Ces croyances et superstitions n'ont pas disparu.

Astronomes et météorologues craignent surtout que les nuages de la mousson au-dessus du sous-continent indien ne gâchent le spectacle.

Si la météo est bonne, une fois le disque solaire caché, l'éclat de la couronne solaire sera visible. On verra même peut-être des protubérances ou jets de gaz incandescents projetés à des centaines de milliers de kilomètres du Soleil.

Mais si le ciel est couvert, la baisse des températures et la brusque obscurité seront les seules manifestations tangibles de l'éclipse.
Organisation d'un week-end à Lake District (Angleterre) English translation pending
by Utrata · 2009-07-21 · 16 replies
Bonjour, Je n'ai pas trouvé ce sujet sur le forum. Je souhaiterai me rendre en famille avec mes enfants & des amis le week-end du 7/8/9 Août visiter le " world of B. Potter", Manchester United & York ou la visite d'un château ou ville médiévale...Je possède un véhicule & j'ai déjà pris le Ferry de Calais à Douvres mais pour ce voyage je ne sais pas comment m'organiser? Faut-il prendre un ferry ailleurs ( Belgique par exemple ) où dormir B&B pour 4 adults, 2 enfants & 1 ado... Bref j'ai besoin q vs me mettiez sur une piste J'attends vos propositions Un grand merci par avance pour vos suggestions Scf
Bons plans pour quinze jours en Corse fin août-début septembre? English translation pending
by S2g2 · 2009-07-21 · 19 replies
Bonjour à Tous,

Je prépare actuellement mon voyage pour la Corse et je ne sais pas vraiment trop comment commencer...🙁 Ce qui est sur c'est que je pars 15 jours, du 25/08 au 09/09.J'arrive à Calivi et repars d' Ajaccio en bateau avec ma toto..je n'ai rien réservé, sauf le premier soir à Calvi...

Après avoir vu plusieurs forums il est difficile de vraiment savoir ce qu'il faut faire... Car tout est à voir. Pour faire simple je souhaiterai faire un tour d'horizon, avec quelques balades, faire un peu de plongée (voir palme, masque et tuba), de la baignade et quelques visites culturelles. Enfin je voudrais trouver des chambres d'hôtes histoire de partager des moments avec des habitants. Pour l'instant et en fonction de ce que j'ai pu lire sur le sujet j'ai pas l'impression que ce soit facile...

C'est vrai que c'est un p'tit peu large comme description mais cela permet de mieux comprendre mes envies 😉

Je vous cache pas que j'ai une petite idée de ce que je voudrais faire mais je voulais connaitre dans un premier temps vos avis si vous deviez partir dans ces conditions.

Par la suite je vous proposerai un itinéraire pour en discuter ensemble.

Merci d' avance à tous ceux qui prendront quelques minutes pour me lire et me répondre.

🙂
Shanti shanti, Kathmandou - Bénarès - Bundi... English translation pending
by Parvat · 2009-07-20 · 32 replies
Avec quelques mois de retard, le voilà... Inde - Népal 2009

2 janvier Arrivée à l'heure! Je passe rapidement l'immigration, mais j'attends deux heures (!!!) mon sac… Je change des sous, le mec veut me donner des billets de 1000. Ah non, donnez moi des 500! Ils sont tout abîmés... Yen a pas d'autres? Non? Tant pis. (Erreur!!! J'oublie qu'on n'accepte pas les billets abîmés, j'ai du passer du temps à les changer ensuite...) Je sors et partage un taxi jusque Paharganj. Purée!!! C'est le cas de le dire, on n'y vois pas à 5 mètres tant le brouillard est épais! Heureusement, pas de vaches sur la route.

Je rentre dans le premier hôtel venu, (le lord Krishna) regarde les chambres, c'est bon. Rzzz… Le lendemain je me lève tôt, je suis à nouveau en Inde, le pied total! J'achète une shalwar kemiz dans mon magasin habituel, on me reconnaît.. Je vais manger un thali à mon resto habituel, on me reconnaît, j'ai droit à des Namasté chaleureux qui me vont droit au cœur… Je tel à Jaoui, expat' que je ne connais que par quelques mails, et on se file rendez vous pour le lendemain midi. J'achète un ticket de train pour Benares, départ demain soir, hello madam yes? Hello rickshaw? Have a look madam, one roupie mama...

4/1: Douche, check out, je laisse mon sac et prends un rickshaw jusqu'a la french colony. Waouh, quel quartier chicos! Un gardien m'ouvre la grille, et je rentre dans un jardin aux mille plantes différentes. Une grande villa toute blanche au bout de l'allée, une Mercedes devant le garage… Jaoui m'ouvre la porte, je la vois de suite chaleureuse avec une gentille et douce voix. Son chez elle est impressionnant de classe, de chic et de toute beauté. Son mari adore la peinture contemporaine indienne, de magnifiques tableaux ornent les murs, et de très beaux objets décorent les pièces, lampes, statues en argent ciselé, j'aurais bien voulu visiter le maison, mais on ne se connaît pas vraiment, et je n'ose lui demander… Après un succulent repas bien expat': pâtes fraiches aux aubergines, tomates, ail et basilic, et vin italien, nous allons visiter le Lodi Garden. Je suis super contente, cela faisait bien longtemps que je voulais y aller... Le chauffeur sort la mercedes, et on se laisse conduire tranquillou...

le lodi Garden...

Au soir, je prends mon sac et vais à la gare... Purée quelle cohue... Je regarde le tableau d'affichage... Shiv Ganga express : Cancelled!!!! Didjeu!!! Retour à Paharganj, après avoir acheté un ticket de train pour le lendemain après midi. Il ne devrait pas y avoir de brouillard l'après midi quand même... Le lendemain, youpie le train est là, je m'installe... Plus de 15 heures de trajet...

Rassurez vous, je n'ai pas eu la générosité de partager ma banquette... Il faisait frisquet dans le train... (on est en janvier) Au soir, l'autre occidentale de mon compartiment, toujours plongée dans un bouquin, remarque que je n'ai pas de couverture et m'en donne une! Génial! Cela fait plus d'un an qu'elle étudie à Benares, sa mère vient de lui rendre visite, elle en a donc une extra. Je suis si contente, que je lui demande si elle aime le chocolat... Oui? Le noir ou au lait? Noir? Hop, je sors de mon sac, une tablette de bon chocolat belge, noir... Je vous dis pas son bonheur! .../...

Varanasi, Namasté très chère!!! Tu m'as tant manqué... Je passe outre les rabatteurs d'un pas décidé, je traverse le parking, et prends un cyclo. Je le répète: j'adore les cyclo, ok ca peut être difficile de les regarder suer en pedalant, et nous "confortablement" assis avec une belle vue... Mais c'est ecolo, puis leurs roupies, ils les gagnent dur, autre chose que de conduire les auto rickshaw à fond la caisse, en pétaradant pour toute la ville...

Bengali tola mini street... Je vais dire bonjour au baba GH, ils sont complets, mais m'assure qu'ils vont me libérer une chambre pour ce soir... Je prends une douche, laisse mon sac, leur donne une tablette de chocolat, waouh, j'adore cette famille...

Balade au bord du Gange, rêveries, chai, beedie, puja au Gange avec mon brahmane préféré... Lors de mon précédent voyage, ce gentil tout plein brahmane m'avait chanté une mantra...

Je vais dire bonjour à Nitin, le matin, il travaille comme infirmier dans un petit hopital, l'après midi il tient sa boutique de tabac et d'encens...



Je lui offre du chocolat, un pull bien chaud qu'il m'avait demandé, on papote longuement, et vais dire bonjour mes tailleurs, Govind et Gopal...



Eux aussi ont droit à une tablette de chocolat, ma dernière! La journée est trop courte... Dîner au Chandan resto, certains marchands me reconnaissent, je me sens comme à la maison...

Retour au baba, le chocolat fait un tabac! J'achète un ticket de bus pour Kathmandu, départ tôt le lendemain car j'ai rendez voua avec une internaute que j'ai vraiment envie de rencontrer, mais elle s'en retourne bientôt en France après 6 mois au Nepal.

Après une nuit trop courte, hop! Rickshaw pour l'arrêt de bus, p'tit dej' en vitesse, et en route... 8 heures de trajet sans compter les pauses... Pendant tout le trajet, je lis "Sous un ciel de marbre"...

Un de mes top 10! Vraiment terrible!

"En 1632, Shah Jahan, empereur des Indes, rendu fou de chagrin par la mort en couches de son épouse adorée, Mumtaz Mahal, ordonne la construction d’un gigantesque mausolée en témoignage de son amour : le Taj Mahal. La fille du couple impérial, la princesse Jahanara, est chargée d’assister l’architecte Ustad Isa dans sa tâche. Commencent alors pour la jeune femme des années exaltantes, tandis que sous ses yeux s’élève un monument en marbre ciselé, éblouissant, incrusté de pierres précieuses ; des années dangereuses dans un empire ensanglanté par les luttes fratricides entre héritiers du trône ; des années de passion secrète, aussi. À travers son destin extraordinaire à l’ombre du Taj Mahal, la princesse Jahanara nous entraîne dans une envoûtante fresque orientale peuplée de palais opulents, de harems décadents, où s’épanouissent intrigues de cour et liaisons interdites."

En fin de journée j'ai fini ma passionnante lecture, et on arrive à la frontière. Je suis la troupe descendant du bus, on tamponne nos visas indiens, et on passe la porte. Attente qui n'en finit pas au bureau de visa népalais, mais les douaniers sont tout cool, souriants, accueillants! On nous parque dans un guest house assez pourave, compris dans les 10€ du ticket Varanasi-Kathmandu... Mais je dois partager une grande chambre de 8 lits avec 4 autrichiens et autrichiennes... J'ai rien contre l'Autriche, mais zut, je suis une femme, et ya deux hommes inconnus dormant dans la même chambre que moi... Hop, j'essaie, et j'obtiens une chambre pour moi toute seule, aussi une chambre à 8 lits! Question douche, euh... L'eau est gelée, puis rien qu'a les regarder euh... Je décide de rester crade 24h de plus, tant pis, vive les voyages... Je papote avec un jeune couple de sympa francais, et on pars dîner ensemble. Rzzzzz....

Bus pour Kathmandu... Purée c'est long. Plus de lecture pour passer le temps, mais le paysage est prenant. Vers 18h, enfin nous y sommes. Un autre occidental et moi partageons un taxi pour Freak street pendant que tout les autres montent dans un minibus pour Thamel.

Thamel, c'est bien quand on en a marre de la cuisine locale, qu'on a envie d'une bière, de musique live, de frites (euh... Sont très doués les népalais pour les frites ) ou simplement qu'on est seul et qu'on a envie de papoter avec d'autres occidentaux, il y a le choix! Freak street j'aime car j'y ai de bons souvenirs, c'est bien plus calme que Thamel, rien à voir. De plus c'est à côté du Durbar square.

L'hotel que je prends est propret tout plein, à 1€ la chambre, faut le voir pour le croire... Je tel à Calou, et youpie! On se voit ce soir, et demain on va dîner chez chez Sarou et Pramod. Sarou? Pramod? Mais je la connais! On s'est vu lors d'une rencontre net à Bruxelles! Youpie! Le monde est beau! Sur le chemin je passe au distributeur... Rien du tout... Comment ca rien du tout??? ???? C'est quoi ce binze???? Je tel à Bruxelles, me reste 15€ en poche, je vais pas aller bien loin pour 6 semaines... Bruxelles: "ah non pas de sous! Vous aviez un RV auquel vous n'avez pas été..." "mais j'étais en vacances et le suis toujours!!!" "venez nous voir quand vous rentrez, on arrangera ca, en attendant bonnes vacances!!" Grand moment de solitude, les larmes coulent... Ca commence bien... Je rentre dans un net café, en écrivant un mail de secours aux copines, je fonds en larme, à gros sanglots... Purée, à mon âge, devoir demander des tunes car je suis dans la dèche au bout du monde... J'ai honte, vraiment honte, mais dois mettre ma fierté de côté, je ne vois pas que faire d'autre... Pourtant j'ai passé une heure au syndic avant de partir, même que j'ai papoté du Népal avec le mec, qui y avait déjà été... Je suis dégoutée...J'avais tout fait pour ne pas avoir d'emmerdes... Et voila. Enfin bon... Merci l'administration... Ils ne seront pas dans mes prières à Ganesh... Par contre, pour moi je prie bien Laxmi...

Déesse de la fortune et de la prospérité.

Bon, j'essuie mes larmes, et vais voir Calou. Très positive et chaleureuse, elle m'aide à chasser mes idées noires, après tout, je suis à Kathmandou avec une copine, dans un chouette petit resto... Santé!

Rzzzz... Je me lève tôt, encore toute endormie, je bois un chai dans la rue dans un toute petite gargote, il fait frisquet. J'attends que la brume se lève, redemande un bon chai bien chaud, et pars me balader...



Mes yeux pétillent de bonheur... Kathmandu est toujours une ville absolument grandiose... Les népalais sont beaux, doux, accueillants, pas harcelleurs du tout... J'adore leur look, beaucoup portent le chapeau typiquement newari.



La photo est un peu floue, mais j'ai "papoté" 10 minutes avec ce gentil tout plein monsieur... Je trouve la lumière belle ce matin... Même si j'ai des problèmes de sous, les photos ne coutent rien, et je m'y donne à coeur joie!





Je traine, m'arrête toutes les 5 minutes pour je ne sais combien de temps de pause... J'observe les népalais faire leurs offrandes... Ci dessous Bhairav, dieu népalais protecteur. Son aspect effrayant est sensé écarter les mauvais esprits...



Je ne sais pas quoi regarder, qui prendre en photo,



ya trop! J'adore... J'adore l'ambiance... Personne ne me dérange en voulant me vendre dieu sait quoi, au contraire, je reçois beaucoup de sourires, de Namasté... Des statues incroyables ornent les entrées des temples...



En croisant Ganesh, je ne peux m'empêcher de lui demander de prendre soin de moi et de tout le monde...



Je remarque du passage dans une ruelle de pas plus d'un mètre de large, je la prends, et arrive à un temple. Il y a un boucan de dingue...

Je tel à Calou, et ce soir nous dormons chez Sarou, demainn tôt nous partons pour la balade de Namo Bouddha, tu viens? Ah que oui alors!!! Ma bonne humeur revient!!!

Avant de revoir Calou, quelques photos plic ploc, quelques rêveries devant les bâtiments hallucinants...



La fin de la journée approche, le rendez vous de ce soir aussi...



Je rentre au guest house, fais mon sac, douche et je check out... .../...
Conditions météo en Namibie en octobre? English translation pending
by Glmd · 2009-07-19 · 15 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.

Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?

Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.

Merci de vos réponses.
Surclassement sur Air France? English translation pending
by Nine59 · 2009-07-18 · 114 replies
Bonjour, Qui peut me dire si lors d'un enregistrement sur internet pour la carte d'embarquement cela supprime les chances d'etre surclasser a l'embarquement? Merci a l'avance
New York City en dix jours: proposition d'itinéraire? English translation pending
by ClRline · 2009-07-17 · 12 replies
Bonjour,

Je suis Claire, j'ai 25 ans et je rêve depuis toujours de visiter New York ... mais je suis totalement néophyte en matière de voyage, et au tout début de mes recherces. Bien sure, en véritable touriste, j'ai des idées de coins à visiter et je me suis acheté le routard pour bien commencer 😊

Mais j'aimerais découvrir des coins à ne pas manquer, les petits trucs que peut être on ne voit pas dans les bouquins.

Mon voyage est prévu pour 2010, je ne suis pas encore certaine pour le mois (plutot mai-juin ou septembre). Je pars seule mais si qqn veut m'accompagner, je serais ravie 😉 et + rassurée ...

Voila, donc si vous avez des idées ou des conseils pour que mon voyage soit réussit .... n'hésitez pas 🙂
Avis sur itinéraire sur la côte ouest américaine du 16 au 24 août? English translation pending
by ChouChoutnt · 2009-07-15 · 15 replies
Bonjours, j'ai quelques doute sur mon itinéraire & quelques questions, j'aimerai savoir, n'ayant jamais été aux Etats-Unis, si cela vous parais bien ou non. On est deux étudiants de 23 ans.

Nous arrivons a LA le 16 aout:journée libre Lundi17 : Visite Universal Studio Mardi 18: Bervelly Hills, Hollywood Boulevard.... Mercredi 19: PArc Six Flags Jeudi20:Santa monica, venice beach journée plage.

Direction San Fransisco, en voiture ou en cars ? qu'elle est le mieu sachant que nous voudrions voyager la nuit pour gagner du temps et ne pas épuiser une journée en transport.

Vendredi 21:Visite Alcatraz Samedi 22: Dimanche 23: Lundi 24:

J'hésite beaucoup sur les acvitité a faires a San Fransico...
De Mile High City à Sin City... à travers le Colorado, l'Utah, l'Arizona et le Nevada en juin 2008 (1e partie) English translation pending
by Vnoa · 2009-07-15 · 60 replies
Hello,

Voici, avec beaucoup de retard, un carnet de voyage sur notre trip de Juin 2008 entre Denver (Mile High City) et Las Vegas (Sin City), entre Colorado, Utah, Arizona et Nevada ! C’est plus un « rapport-compte rendu illustré » qu’une grande envolée littéraire ;-)).

Oui, il y a beaucoup de photos (et encore, ce n'est qu'une infime partie !), j'espère que vous ne m'en voudrez pas ! Les couleurs sont assez saturées car j'ai usé, voire abusé, d'un polarisant circulaire, mais c'est un parti pris...

Au menu : - Part 1 : Denver, Red Rocks Park & Amphitheater, Roxborough State Park, US Air Force Academy, Garden of Gods, Rocky Mountain NM, Maroon Bells, Crested Butte, Canyon of the Gunnison NP south rim, Colorado NM, Moab : Arches, Canyonlands (Island in the Sky, Needles), Capitol Reef NP, Cathedral Valley

- Part 2 : Scenic Bwy 12, Burr Trail, Lower Calf Creek Falls, Devil’s Garden, Kodachrome Basin SP, Cottonwood Canyon Road, Old Paria, Coyote Buttes South (Hole, Cottonwood Cove, White Pocket), Coyote Buttes North (The Wave), Wahweap Hoodoos, Horseshoe Bend, Upper Antelope Canyon, Marble Canyon, Zion NP, Valley of Fire SP, Las Vegas.

Mercis : A tous ceux et celles qui nous ont aidés directement ou indirectement (via leur carnet de voyage ou leur site) à construire ce voyage… Un immense merci à Sedonax (Philippe) pour sa disponibilité (au passage merci à Babeth aussi, elle sait pourquoi !) et ses connaissances qu’il n’hésite pas à partager sur VF, “en live”, sur le site OuestUsa dont il est auteur avec Wavewaster, au travers des guides "Photographing the Southwest" de Laurent Martrès��� merci à Vazyvite (son site est aussi une mine d’infos), à Merboto, Kimy91, FredXII, krikri6792… et pardon à tous ceux que j’ai oubliés !

Notre itinéraire (hôtels): J-7 à J0: Denver (Hyatt Regency at Colorado Convention Center) pour le boulot (congrès) J0 : Estes Park (Best Western Silver Saddle) J1 : Glenwood Springs (Holiday Inn Express) J2 : Crested Butte (Cristiana Guesthaus, B&B) J3, J4, J5, J6 : Moab (Best Western Greenwell Inn) J7, J8 : Torrey (The Lodge at Red River Ranch, B&B) J9 : Escalante (Rainbow Country Inn, B&B) J10, J11, J12 : Page (Lake Powell Resort) J13 : Springdale (Pioneer Lodge) J14 : Las Vegas (Bellagio) J15 : Las Vegas (Excalibur) J16 et J17 : avion retour

Le tracé sur Google Maps :



Le récit (et qq photos) :

Ve 30 mai : En « route » vers Denver

- Valises bouclées, poster emballé (n’oublions pas que je vais d’abord bosser 1 semaine à la 56th ASMS Conference), sac photo plein à craquer !

- Vol UA Bruxelles à Washington + Vol UA Washington à Denver : RAS.

- Arrivée à l’hôtel vers 19h30 juste à temps pour assister à un superbe coucher de soleil sur les Rocky Mountains au loin ! Faut dire qu’avec une chambre au 24ème étage, la vue est superbe !



Dodo à Denver (Hyatt Regency Denver at Colorado Convention Center)

Sa 31 mai : Visites autour de Denver

- A 7h30, récupération d’une voiture de location chez Avis (Chevrolet Cobalt) pour 2 jours.



- 1ère destination : le Red Rocks Park & Amphitheater. Au Trading Post, je discute avec une employée fort sympa qui me conseille de boire beaucoup, de me méfier de l’altitude (ça va, j’ai l’habitude ;-)) et des photos à faire à l’amphithéâtre. Arrivée sur place : surprise ! L’amphithéâtre est rempli de gens qui courent et font du sport sous un cagnard de dingue, malgré l’heure matinale (<9h). Il parait que Denver est une ville de « maigres »…



- 2ème destination : le Roxborough State Park. 6$ d’entrée et warning du garde : il va faire chaud et il faut absolument penser à s’hydrater. Ben, il n’aura pas tord ! La chaleur sera un peu atténuée par le vent, mais je vais avoir bien soif et me choper qq beaux coups de soleil sur les bras et le « décolleté » (heureusement, mon chapeau a protégé ma trogne !) du meilleur effet pour le congrès ;-). Le parc est superbe avec de beaux monolithes rouges comme plantés au milieu de la verdure. Je m’engage sur les 2.2 miles de Fountain Valley Trail + Fountain Valley Overlook + Lion’s back Overlook : vraiment beau !



- 3ème destination : l'US Air Force Academy et sa Cadet Chapel (fermée dans sa partie « Upper Chapel » pour cause de mariage). Son architecture est assez futuriste mais colle bien avec le lieu. Il y a une grosse agitation chez les cadets en contrebas : certains sont en rang, d’autres trimballent leurs affaires comme ils peuvent (y compris sur des chaises à roulettes). C’est le jour des déménagements ? En reprenant la voiture, je passe à un poste de contrôle où un officier me demande mes papiers et on se tape une petite discut’ en français ! Très sympa. Il m’indique la route pour Colorado Springs et m’ouvre la barrière pour passer dans le centre !



- 4ème destination : Garden of Gods. J’arrive au Visitor Center sous un temps couvert mais le soleil pointera le bout de ses rayons au bon moment pour avoir qq beaux clichés de ce très beau parc, qui plus est gratuit ! En plus, j’ai de la chance, il n’y a pas trop de monde. J’attaque le Central Garden Trail (impossible de grimper derrière les WC du North Main Parking !), puis je vais voir Balanced Rock et enfin je termine par le Siamese Twin Trail où le soleil percera pour mieux me faire profiter de ce joli spot !





Il est plus de 18h30 lorsque je reprends ma voiture vers Manitou Springs et le Cliff Dwelling est fermé… Retour vers Denver avec un arrêt en route dans un Taco Bell au milieu de nulle part : le serveur a été 9 mois au Québec et on se tape donc une p’tite discut’ en français ! Qui a dit que les Américains ne parlaient que l’anglais (ou l’espagnol) ?

Retour à l’hôtel vers 22h : KO !

Di 01 juin: Denver

- Vers 9h30, petite visite au Walmart du coin sur Colfax pour les achats qui serviront au voyage (glacière, eau, des trucs à manger…)

- Courte visite (à pied) dans Denver (16th Street, Civic Center, le Capitol, Denver Library…). La ville ne m'a pas emballée plus que ça... il aurait fallu avoir la voiture + longtemps pour aller facilement hors du centre ville... et le temps m’a manqué pour visiter le Musée du Colorado, l’intérieur du Capitol ou aller voir les maisons victoriennes de Pennsylvania…







- A 17h, la conférence de l’ASMS commence (j’ai récupéré ma sacoche et le programme en début d’aprem, mais ces « radins » n’ont pas donné de bloc ni de stylo : je prends des notes comment ?)

- Dîner bien sympa avec Michel, mon ancien boss, au Cheesecake Factory. Les cheesecakes sont à tomber ! On remettra ça dans la semaine d’ailleurs !

Di 01 au Je 05 juin : 56th ASMS Conference à Denver

Je vous ferais grâce des détails de ce congrès sur la spectrométrie de masse ;-)



Je ferais qq balades dans Denver (Civic Park, REI Store, Pepsi Center, Union Station, Coors Field, Larimer Street…).





J0 (je 05 juin) : route de Denver à Estes Park

- Mon congrès se termine et Guy arrive en fin d'après midi à l’aéroport de Denver !

- Coup de chance chez National : on met la main sur le dernier Toyota 4Runner !!!! Super 4X4 ! Même si à peine partis de l’aéroport, le voyant « MAINT » s’allume (impossible d’appeler National, on essayera 2 fois plus de 5 min… et en plus, on a pris une assurance en plus à 6$/jour soi disant avec un N° spécial en cas de problème… on espère ne pas tomber en panne sur le bord de la route !). Nous comprendrons au cours du voyage que ce voyant signale qu’il faut faire la vidange (mais on ne va pas la faire à leur place, on a vérifié le niveau et il était ok)… et l’autocollant dans la portière nous indiquera que la maintenance n’a sans doute pas été faite depuis belle lurette… bref, passons ! Le 4x4 tiendra bon !



- Route vers Estes Park via Boulder et on arrive à l’hôtel vers 19h. Installation dans la chambre 152 avec son feu de cheminée (artificiel) et sa soi-disant « beautiful view on the mountains » : tu parles, faudrait abattre les arbres et ne pas être au rez-de-chaussée ;-))

- Dîner diététique chez Taco Bell et dessert chez McDo ! No comment (je vous entends ricaner !)

Dodo à Estes Park (Best Western Silver Saddle)

J1 (ve 06 juin) : Rocky Mountain NM --> Glenwood Springs

- Réveil à 6h et petit déj (inclus) à l’hôtel à 7h.

- Petit tour au Stanley Hotel (l’hôtel du film Shining avec Jack Nicholson ;-))

- Direction ensuite le Rocky Mountain NM où nous entrons par la Fall River Entrance Station et où nous achetons notre pass pour les parcs nationaux « America The Beautiful » à 80$, valable un an.

- Arrêt photo devant qq elks en bord de route puis au Sheep Lakes (mais pas de bighorn sheep en vue). Puis, nous empruntons la Old Fall River Road jusqu’à Alluvial Fan et les Horseshoe Falls. Demi-tour et direction Horseshoe Park et qq mule deers en route. Route ensuite vers la Bear Lake Road (avec petite balade à Sprague Lake et Bear, Nymph, Dream Lakes en marchant dans la neige !).







- La Trail Ridge Road est fermée pour cause de chutes de neige la veille et pour cause de vent violent mais nous pouvons tout de même aller jusque ~ Many Parks Curve

- Il nous faut ensuite reprendre la route et faire un gros détour pour aller à Glenwood Springs en repassant par Denver ! 5h de route (et une pause Burger King (oui, on fait dans le culinaire ces temps-ci) avant d’arriver à destination vers 21h30. Le jacuzzi a été bien agréable après cette longue journée…

Dodo à Glenwood Springs (Holiday Inn Express)

J2 (sa 07 juin) : Maroon Bells, Crested Butte

- Réveil vers 7h et petit déj (inclus) à l’hôtel vers 8h.

- Départ vers 8h45 pour Maroon Bells où nous arrivons vers 10h. C’est après avoir vu la superbe photo de ce lieu dans un des tomes de Photographing The Southwest que nous avons décidé de faire ce « détour » et nous n’avons pas regretté ! Nous nous baladons autour du Maroon Lake sur la scenic loop jusqu’au chute (pas les Upper Falls car le chemin est trop enneigé !) : superbe et peu fréquenté ! Quel bonheur !



- Départ vers 12h pour Marble où nous arrivons 2h15 plus tard. Hélas, les Crystal River Jeep Tour vers Crystal Mill ne fonctionnent qu’à partir du 10 juin… dommage… nous ne nous sentons pas d’attaquer cette piste seuls… petit arrêt photo au Beaver Lake.

- En chemin vers Crested Butte, nous allons encore devoir faire avec un gros détour via Hotchkiss et Gunnison car la Kebler Pass est fermée ! Damned, on est maudit ! En plus, il y a un gros accident sur la route peu après Bowie et on est obligé de prendre une petite route, même pas notée sur notre carte et coup de bol, un immense train dont les USA ont le secret, nous coupe la route pendant un temps interminable... quand on n'a pas le bol ! ;-))



Mais la route (Co 92) ensuite nous réservera qq beaux paysages ! Arrêts à Hermit Rest (où nous croisons un compatriote qui a de beaux restes en français, alors qu’il est venu s’installer aux USA à l’âge de 5 ans !), Pioneer Point (superbe point de vue, un peu venté, sur la Curecanti Needle), au Lake Fork avant d’enchaîner sur l’US 50 vers Gunnison et la CR135 vers Crested Butte où nous arrivons enfin à 19h15.





- Installation dans le charmant B&B Cristiana Guesthaus puis dîner au Wooden Nickel où nous nous régalons d’un bon steak et d’une apple pie.

Dodo à Crested Butte (Cristiana Guesthaus)

J3 (di 08 juin) : Black Canyon of the Gunnison NP south rim et Colorado NM --> Moab

- Réveil vers 6h30 et petit déj à 7h30. Nous étions un peu en avance et nous avons fait connaissance avec le chat blanc et roux obèse (le matou a engraissé tout l’hiver à l’intérieur et Rosemary aimerait bien qu’il aille un peu courir dehors plutôt que de se prélasser devant le feu de cheminée !). Les cinamon roll sont frais et chauds : un régal ! Il n’y a pas de tables où s’installer, c’est un peu déroutant… mais le but du jeu est de s’installer dans les canapés et de discuter entre hôtes… on avoue, après avoir un peu discuté en bas, on a fait les asociaux de base en remontant à l’étage pour regarder un bout de la finale homme de Roland Garros ;-)

- Nous ne pouvions pas partir sans faire qq photos dans Crested Butte, petite ville haute en couleurs.







- Nous partons vers 8h30 vers le Black Canyon of the Gunnison NP south rim où nous arrivons ~ 2h plus tard et où nous nous arrêtons aux points de vue assez vertigineux (Tomichi Point, Gunnison Point, Pulpit Rock Overlook, Gross Fissures View, Chasm View, Painted Wall View, Cedar Point, Sunset View et High Point).





- Puis route entre Gunnison et Colorado NM où nous arrivons vers 15h à l’entrée Est.

Petite balade sur le Devil’s Kitchen Trail puis route sur la Rim Rock Drive avec arrêts à Red Canyon Overlook, Fallen Rock Overlook, Upper Ute Canyon Overlook, Highland View, Artists Point, Coke Ovens Overlook, Monument Canyon View, Independance Monument View, Window Rock Trail et Balanced Rock. Nous quittons les lieux (qui nous ont bien plu) à ~18h30.









- Route vers Moab via la I70 et Cisco (route 128 qui longe le Colorado et 191 au nord de Moab) au moment du coucher de soleil ! Superbes couleurs sur les Fisher Towers depuis le bord de la route !





- Dîner vers 21h au Zak’s et son buffet de crudités + soupes + pizzas à volonté.

Dodo à Moab (Best Western Greenwell Inn)

J4 (lu 09 juin) : Arches NP, Moab

- Réveil à 6h30 et petit déj au Jailhouse Café vers 7h30.

- La journée sera entièrement consacrée à la visite de Arches NP et des différents secteurs tels que : Wall Street ( Park Avenue Viewpoint & Courthouse Towers Viewpoint), Balanced Rock et Garden of Eden Viewpoint, Windows Section avec le Primitive Trail, Double Arch & Parade of the Elephants, Fiery Furnace Viewpoint, Sand Dune et Broken Arch, , Devil's Garden Trail (Tunnel Arch, Pine Tree Arch, Landscape Arch, Wall Arch, Partition Arch, Navajo Arch, Double O Arch) et la montée à Delicate Arch (avec le tout petit détour pour voir les pétroglyphes) pour le coucher de soleil... Ça grimpe dur pendant une petite heure mais quel bonheur d’aller enfin voir le symbole de l’Utah de près !!

















- Retour à Moab vers 21h15 et dîner au Denny’s.

Dodo à Moab (Best Western Greenwell Inn)

J5 (ma 10 juin) : Canyonlands NP (Island in the Sky), Moab

- Réveil à 6h30 et petit déj à 7h au buffet américano-chinois à côté de l’hôtel ! Le riz cantonais était très bon !

- Départ vers 8h direction Dead Horse Point SP (en 2006, nous y étions déjà passé) : le matin, ce n’est définitivement pas le bon moment pour la lumière !





- Puis nous allons dans Canyonlands NP (partie nord Island in the Sky) avec arrêts à Orange Cliffs Overlook, Grand View Point Overlook, Buck Canyon, Candelstick Tower, Green River Overlook. Petite balade à Mesa Arch (où il vente dur et où on mange du sable !). Et un dernier arrêt au Shafer Trail Overlook pour apercevoir la piste que l’on va prendre ! Glups !









- A 13h30, nous attaquons la piste de Shafer Trail. Renseignement pris au Visitor Center, la route est parait-il « non-technical », « a little bit bumpy » et le « high clairance » est obligatoire. Une fois sur place, c’est waouh la descente infernale et bonjour le secouage de couenne ! si ça, c’est « a little bit bumpy », ben qu’est ce que ça doit être le « bumpy »… il y a des cailloux, des marches, des trous et autres joyeusetés, faut s‘accrocher ! Une pelleteuse est d’ailleurs occupée à re-surfacer la route en haut de la piste… pour nous laisser passer, le conducteur, qui n’a pas froid aux yeux, fait une longue marche arrière et cale une de ses roues dans le vide ! Le tout avec le sourire aux lèvres… Guy se débrouille comme un chef pour piloter, moi je sue des gouttes de trouille ! D’ailleurs, je prendrais peu de photos, le trouillomètre à zéro, j’vous dis ! La descente prend fin assez vite, malgré qq arrêts pour laisser passer ceux qui montent. Nous décidons de ne pas aller sur la White Rim Road (tant pis pour Musselman Arch mais les 6 miles A/R sur une dirt road ne nous semblent pas une bonne idée).



Nous empruntons donc la Potash Road, plus calme et plus large, un peu bumpy tout de même mais quelle belle route et quels paysages ! Nombreux arrêts photos en route avec comme points « culminants » : le Colorado et les bassins de potasse et leur dégradé de bleus (du turquoise au bleu marine)...







Nous sommes de retour sur la 191 vers Moab vers 16h15.

- Nous prenons ensuite la piste d'Onion Creek sur la 128 : géniale, le passage des multiples petits gués est bien fun (l’eau n’est pas très haute) !







- A ~18h30, nous entamons la petite balade aux Fisher Towers jusqu'au Titan (la chaleur > 90°F/32°C nous achève et on n’ira pas + loin…. Retour à la voiture vers 20h.





- Dîner à la Moab Brewery

On n'a pas pu faire la La Sal Mountain Loop, Bow Tie et Corona Arches, Mill Creek Canyon, Negro Bill Canyon, Lion's Back... faudra revenir !!!!

Dodo à Moab (Best Western Greenwell Inn)

J6 (me 11 juin) : Canyonlands NP (Needles), Moab

- Réveil 6h30 et peti déj au Moab Diner vers 7h.

- En route vers 8h vers Canyonlands NP (Needles) et arrêts au Newspaper Rock (pétroglyphes) et au Roadside Ruin.





- Rando vers le Chesler Park Viewpoint (on n'a pas fait le tour complet, trop crevant sous cette chaleur !) en ~ 5h A/R sous un cagnard de plomb ! Nous revenons vers 16h, un brin KO mais heureux de cette très belle balade.











- Nous avons oublié de faire le plein à Moab ce matin et nous devons mettre un peu d’essence au Needles Outpost où l’essence est à 6$/gallon !!!! Même le vendeur trouve ça cher et s’excuse presque de nous la vendre à ce prix là…

- Puis route (interminable !) vers les Canyon Rims Viewpoint : Needle Overlook + Anticline Overlook où hélas le soleil joue à cache cache ! Un peu dommage car les points de vue sont impressionnants.









- Retour à Moab vers 20h30, petit passage à la galerie de Tom Till (glups le prix des litos !) et dîner chez Zak’s.

Dodo à Moab (Best Western Greenwell Inn)

J7 (je 12 juin) : Moab --> Torrey

- Réveil à 6h30 et petit déj à 7h45 à l’Eklectica Café (pancakes au blé complet !).

- Départ de Moab à 8h30 et arrivée à 10h30 à Goblin Valley SP : visite du lieu pendant 1h au milieu des petits « champignons ».







- Puis, petite incursion dans Little Wild Horse Canyon pendant 1h30 : un petit slot canyon super sympa !







- Route Goblin Valley SP à Capitol Reef (95 km ~ 1h20) et arrêts à :

- -> Fruita Oasis



- -> Scenic Drive et les 11 arrêts jusque Capitol Gorge où nous faisons le trail vers les pétroglyphes, le Pioneer Register et la balade vers les Tanks





- -> Panorama & Sunset Point et Gooseneck of Sulphur Creek

- -> Chimney Rock



Nous arrivons au Red River Ranch (très belle reconstitution d’une maison tout en bois) vers 20h30 et nous prenons possession de la chambre « Cornflower » et de son joli lit à baldaquin ! Les hôtels de la petite ville de Torrey étaient tous complets, suite à un rassemblement de bikers, et nous avions trouvé ce B&B bien sympa !

Dîner au Capitol Reef Inn & Cafe.

Dodo à Torrey (The Lodge at Red River Ranch)

J8 (ve 13 juin) : Torrey

- Réveil vers 7h, petit déj 7h30 et départ vers 8h30 (non sans avoir fait connaissance avec les chats du Lodge : une maman siamois et ses 4 petits trop craquants (le propriétaire des lieux leur avait aménagé une super caisse chauffée !), un poilu et un sans queue râleur !).



- Aujourd’hui, c’est : la Cathedral Valley Road ! Superbe !!! Mais on a fait les lâches ... On a commencé par le gué (pourtant super facile) et on a fini à Caineville (sorry Philipe ! ;-)) !

Les 59 miles seront faits en ~ 6h45 avec qq courtes balades (car ça tape dur !) et beaucoup d’arrêts photo ! (on suit les indications du Self Guided Auto Tour).





















- A 18h45, nous dînons tôt au Cafe Diablo « elected Best Restaurant in the Southwest Utah », rien que ça ! Le resto est rempli de bikers… et là, pour moi, le mythe tombe… le biker présent ici est vieux, gros, gras et moche !!! Easy Rider a mal vieilli… un « Jesus » local et une serveuse nous pousse la chansonnette pendant que nous mangeons nos plats, ma foi plutôt bons (Mayan Tamalé et Pumpkin Seed Trout)… Bonne ambiance…

- A 19h30, nous nous mettons en route pour Sunset Point pour un coucher de soleil un poil décevant (trop d’ombre) mais bon le paysage est tout de même très beau !

- Retour au Lodge vers 21h30 et nous plongeons avec délice dans le jacuzzi en plein air sous les étoiles et la ½ lune dans une eau bouillonnante et bouillante (105°F !).



Dodo à Torrey (The Lodge at Red River Ranch)

A SUIVRE... N'hésitez pas à laisser un commentaire ou si vous avez une question ! Hope you enjoy the trip (as we did) ! 😎

!!! LA SUITE (2ème et dernière partie) EST EN LIGNE ICI !!!

@+ Vnoa
Faire les lacs italiens: Come, Majeur et Garde English translation pending
by Frany13 · 2009-07-15 · 25 replies
Bonjour,

Nous envisageons debut septembre de partir une semaine faire les lacs italiens (come, majeur et garde) mais je n'arrive pas à me rendre compte des distances entre chacun, pouvons nous loger toute une semaine par exemple au lac de come et faire facilement les autres lacs dans la journée ?

Quels sont les endroits qu'il faut absolument visiter et ceux qu'il faut éviter sur ces 3 lacs?

Avez vous des bons plans d'hotels ou location avec vue imprenable sur un des lacs ???

Quelle temperature pouvons nous esperer en septembre ?

Un grand merci par avance pour vos réponses !!!

France.
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac English translation pending
by Tomas3 · 2009-07-15 · 82 replies
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...

Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)

L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.

Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...

D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...

Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.

Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Excursions d'une croisière sur le MSC Lirica, départ de Gênes le 12 avril 2010 English translation pending
by Cricket030 · 2009-07-13 · 177 replies
BONJOUR LE FORUM😎

QUI AURAIT DES INFOS SUR LES EXCURSIONS A FAIRE SOI MEME SUR LE MSC LIRICA UNIQUEMENT LES VILLES SOULIGNEES

DEPART LE 12 AVRIL 2010 DE GENES/PORTOFINO/AJACCIO/CIVITAVECCHIA/SALERNE/TUNIS/PALMA/TOULON

MERCI ET BON 14 JUILLET.

CHRYSTEL😛
Retour de Namibie English translation pending
by Fredou · 2009-07-03 · 33 replies
bonjour a tous je rentre a peine de namibie et si vous souhaitez des infos pour ce qui partent bientot, n'hesitez pas...les ecrits qui vont suivrent ne sont que mon sentiment personnel. - tout d'abord, il fait froid et ça c'est pas une legende, voir meme tres froid la nuit et la journee a certain endroit avec une petite veste. --Ne négliger pas les vetements chauds tant pis pour le volume du sac - je suis epoustouflé par la propreté des campings (sanitaires) avec eau chaude s'il vous plait!! - les distances sont longues avec parfois des paysages monotones mais les points de chutes sont magnifiques. - je pense que PURROS est incontournable, malgré la piste difficile qui nous y conduit (4h pour faire 100 kms) mais le decor et la rencontre avec les elephants est magique. - le ravitaillement en carburant, eau, repas, ce fait tres correctement, salade le midi et grillade le soir. on trouve du bois partout mais le mieux pour nos amis namibiens, c'est de leur acheter pour 2 euros a peine. - pour ceux qui ont loué un 4x4, assurez vous qu'il soit diesel, car meme si l'essence est moins chere que chez nous, le budget en prend un coup quand meme.... - concernant ETOSHA, il faut le faire seul bien sur, il suffit de ne pas descendre de voiture et se rappeller qu'on est en afrique au contact d'animaux sauvages donc respecter quelques regles de securité, inutile d'insister, quand vous verrez vos premiers lions, vous comprendrez!!!!!!!! - des animaux de toute façon, il y en a partout ou presque - le contact avec les locaux se fait facilement sans aucune agressivité - je terminerai par remercier TOURMALINE, qui nous a fait un "book" complet, bien organisé et tres pro. si vous avez des questions, n'hesitez pas, c'est tout frais (24h a peine) a bientot
Enregistrement en ligne chez Ryanair à destination du Maroc English translation pending
by Letydu42 · 2009-07-02 · 25 replies
Bonjour, Voila dans 15jours je pars au Maroc en départ de Marseille avec Ryanair et je voudrais savoir si je dois m'enregistrer en ligne ou si je dois m'enregistrer a l'aéroport? Et quel sont les documents que je dois imprimer ? J'ai jamais voyager avec Ryanair et je ne comprend pas bien leur système, d'habitude avec les autres compagnie j'imprime rien. Merci d'avance pour vos réponses.
Livre: "Kuyatè, la force du serment" (Mali) English translation pending
by Hery · 2009-06-27 · 9 replies
« On dirait qu’une faculté qui nous semblait inaliénable, la mieux assurée de toutes venait de nous faire défaut : la faculté d’échanger nos expériences. » (Walter Benjamin, Le Narrateur)

Drissa Diakité : Kuyatè, La Force du Serment. Aux origines du griot mandingue. L’Harmattan, Paris / La Sahélienne, Bamako. 2009.

Kuyatè, la force du serment repose opportunément la problématique de la tradition orale comme source de l’histoire africaine. Au moment où les fétichistes de l’écriture reviennent à la charge, arguant que le passé lointain de l’Afrique est absent du fait de la non-existence de document écrit (sic), Kuyatè, la force du serment apporte la magistrale démonstration que la parole ancienne est en pays mandingue un merveilleux réservoir de connaissances historiques, de savoir-faire et de savoir-être.

Le titre Kuyatè réfère aux griots (jeli, en bamana), ces détenteurs par excellence de la mémoire historique chez les peuples mandingues ; les Kuyatè (Kouyaté) sont les tout premiers à exercer la jeliya, « fonction de griots » : dans la plupart des versions de l’épopée de Soundiata, le jeune héros est en compagnie de son jeli qui recevra plus tard le patronyme de Kuyatè. L’histoire suggère que de tous les temps, les sociétés Mande on eu des jeli. Drissa Diakité nous donne à lire un récit captivant relatant les principaux événements qui ont conduit à l’avènement de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Il met en scène plusieurs figures historiques : Soundiata Keïta, Soumaworo Kanté, l’adversaire de et vaincu par Soundiata, Tiramagan Traoré, l’un des généraux de Soundjata, Fakoli Kourouma, Kamadian Kamara, etc. et porte un éclairage nouveau sur le rôle des grands clans constitutifs du Manden.

Avec force, Kuyatè retrace en quelque sorte la genèse des héros fondateurs de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Au cours des siècles qui suivirent, d’autres personnalités emblématiques poursuivront cette grande aventure humaine jusqu’au-delà des limites du continent africain.

A recommander vivement à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’aire culturelle Mande en général, ainsi qu’au Mali et son histoire glorieuse en spécial.

Drissa DIAKITÉ est historien, professeur à l’ÉNSup de Bamako de 1982 à 1996, ancien doyen de la faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Bamako. Il a publié de nombreux travaux consacrés à l’histoire de l’Afrique et du Mali (dont une contribution pour l’ouvrage actuel, Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, réponse au révoltant discours politique du Président français, tenu à l’Université Cheikh-Anta-Diop/Dakar, à l’occasion de sa première visite officielle en Afrique).
Ethiopie 2008 -3000 ans d'histoire en 10 jours English translation pending
by Doumechris · 2009-06-24 · 8 replies
Pourquoi notre séjour là bas ? La présence sur place d’un ami français de longue date, qui nous a déjà fait partager son amour des pays exotiques, méconnus et riches de sites souvent classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Comment nous nous y sommes rendus ? Grâce à Internet, nous avons trouvé un circuit proposé par la compagnie aérienne locale:Ethiopian Airlines. Des contingences matérielles nous obligeaient à cibler une durée d’environ 10 jours sur place. Pour ce laps de temps, nous avons étudié le circuit nous permettant d’approcher, au mieux, les sites les plus intéressants de la destination. Adaptant un voyage existant, nous avons sillonné le pays par vols aériens afin de raccourcir les temps de parcours entre les points de chute envisagés. En effet, nous avions décidé de ne pas nous cantonner au seul nord du pays mais également de pousser vers l’est afin d’entrevoir une autre Ethiopie. Le sud, oublié lors de ce séjour, sera peut être une de nos prochaines destinations afin d’y rencontrer des ethnies maintenant des rites multiséculaires en voie de disparition.

Et maintenant, partons à la découverte de ce pays Jour 1: Arrivés à Addis Abeba après un vol d’environ 8 heures, nous avons tout d’abord découvert la ville grâce à notre ami qui nous a conduit à travers les grandes artères d’une ville récente (histoire vieille d’environ un siècle au plus) très vallonnée et où l’air se fait rare en raison de l’altitude. La visite d’échoppes d’artisanat nous a permis de faire connaissance avec les différentes ethnies que nous allions rencontrer au cours de notre périple. Ustensiles de la vie courante associés aux sculptures sur bois et même ivoire interdite bien sûr à l’exportation nous ont fait découvrir la multiplicité des religions qui s’entremêlent et se respectent mutuellement. Ici, la majorité de la population de confession orthodoxe croise une minorité musulmane dont elle adopte certaines pratiques en particulier lors des cérémonies religieuses. Ce premier jour nous a permis de nous acclimater à l’altitude et de rencontrer une population calme et disciplinée très différente de l’exubérance africaine telle que l’on se l’imagine. Le climat frais est peut-être une des composantes à l’origine de ce comportement.

Jour 2: Partis à l’aube, nous volons vers Bahar Dar. La ville est posée au bord du lac Tana, d’une superficie de 3500km² et parsemé de 37 îles. Quelques unes ont été le refuge de moines orthodoxes au cours de l’histoire mouvementée de l’Ethiopie lors du moyen âge. Ils y ont établi des monastères et des églises toujours en activité qui maintiennent les rites vieux de plus de 1500 ans. Les livres religieux sont écrits en gueze, écriture, d’origine sémitique, utilisée pour la seule liturgie. En canot, nous rejoignons la péninsule de Zéghé afin de visiter l’église Ura Kidhane Mehret bâtie en torchis et célèbre pour ses peintures du XVI ème siècle . De retour à Bahar Dar, nous faisons un crochet par l’île monastère où les peintures ont été restaurées durant le XIXème siècle.

L’autre centre d’intérêt de la région réside dans les chutes du Nil Bleu qui est le déversoir du lac Tana. Celles-ci, à environ 40 km de distance, sont accessibles après avoir traversé le fleuve en amont des chutes. Lors de notre passage en fin de saison sèche, le niveau des eaux est au plus bas et malgré cela, la vision de ces flots tumultueux à proximité desquels paissent des troupeaux de buffles est très apaisante

Jour 3: Un saut de puce en avion nous permet de franchir le lac Tana et de rejoindre Gondar, la première cité impériale éthiopienne de l’histoire récente. Nous découvrons un ensemble de châteaux et palais construits au cours des 17 et 18ème siècles sous la conduite d’architectes portugais et indiens ce que confirment des bas reliefs sculptés. L’instigateur de ces demeures quasiment uniques dans l’Afrique subsaharienne est l’empereur Fasiladès qui fixe sa capitale alors qu’auparavant celle-ci était itinérante en fonction de la situation politique de la région et de l’avancée des musulmans en provenance de l’est et du nord.

Cet ensemble de palais est complété par les bains impériaux, situés en contrebas dans la ville, toujours utilisés lors des fêtes de l’Epiphanie pour une purification en nombre des croyants orthodoxes. Nous visitons l’après midi l’église de Debré Birham au magnifique plafond du XVII ème siècle rempli de visages d’ange fixant les officiants et les fidèles.

Jour 4: Vol vers Lalibela, le site touristique emblématique de l’Ethiopie. A notre arrivée à l’aéroport distant d’une vingtaine de km, nos guide et chauffeur nous attendent pour grimper dans le village aux 11 églises monolithes construites à l’époque de nos cathédrales. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel où nous serons les seuls clients, nous rejoignons l’ensemble des églises situées en plein centre du village. La plus grande est protégée par un dais récent lui évitant l’érosion du temps ( Beta Medhane Alem). Il faut s’imaginer les architectes d’une telle œuvre creusant la roche sur une profondeur de 11 m.

La semaine sainte fait que chacun des sanctuaires visités résonne des chants liturgiques orthodoxes chantés en gueze par les prêtres. La visite se termine par Saint Georges, l’église à la forme de croix grecque et emblème du site. Des ermites se sont faits placer, à leur mort, dans des excavations des murs extérieurs et leurs momies se sont conservées au fil des siècles.

L’après midi, notre guide nous a proposé une excursion dans une église antérieure (Yemrehana Kristos) à celles de Lalibela dans un site distant d’une quarantaine de kilomètres. Cela nous permettra de voir la vie pastorale du centre de l’Ethiopie. Pour cela, nous prenons un 4 x 4 permettant d’avaler rapidement la piste qui nous mène dans un cirque montagneux cerné de forêts. Nous grimpons en tirant la langue la dernière pente qui nous sépare de la cavité rocheuse qui abrite l’église de style axoumite aux bandes horizontales marron et blanche en fonction du revêtement des murs. Derrière une paroi en parpaing empêchant l’approche des animaux et des importuns, nous découvrons protégées par le toit naturel de la grotte, deux constructions cubiques aux murs éclairés par de petites fenêtres. Le guide nous fait ouvrir la plus grande par le prêtre qui officie en ce lieu. Le faible éclairage des torches électriques nous permet d’admirer des peintures du XII ème siècle dans un bon état de conservation représentant l’ancien et le nouveau testament. Sorties du sanctuaire, l’officiant nous présente des exemples de croix en or et en argent massifs servant toujours lors des cérémonies et datant de plusieurs siècles.

Le fond de la grotte contient l’ensemble funéraire du roi fondateur de ces églises et des centaines de squelettes de pèlerins accumulés au fil des siècles. Jour 5: Changement de paysage lors de notre arrivée à Axoum, la ville la plus septentrionale de l’Ethiopie que nous allons visiter. Nous sommes à peu de distance de l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie a été longtemps en guerre et où la frontière n’est toujours pas sécurisée. L’altitude ayant baissé, nous sommes maintenant à 1800m, l’air est plus chaud et le temps toujours aussi beau qu’auparavant. A Axoum, nous faisons un bond en arrière dans l’histoire puisque la ville aurait abrité la reine de Saba et sa capitale à l’époque du roi Salomon c’est-à-dire plus de 1000 ans avant notre ère. Toute la dynastie des empereurs éthiopiens jusqu’à Hailé Délassié dont il serait le 256 ème successeur, est issue des amours de ces célébrités antiques.

De ce long passé, il reste des palais récemment découverts et des stèles énigmatiques que les archéologues ont du mal à faire parler. Il y a encore peu d’explication sur le rôle de ces monuments disposés sur des tombes royales vidées de leur contenu dès l’Antiquité, enfouies au pied de ces obélisques sculptées et hautes parfois de plus de 20m. La plus haute (33m) a été détruite au cours des premiers siècles de notre ère et pesait 335 t ce qui pose le problème de son érection et de son transport depuis la carrière distante de 4 km. La fin de la visite se termine par la descente dans la tombe du roi mage Balthazar.

Jour 6: Retour à Addis Abeba en avion pour le vendredi saint. Nous visitons la ville moderne et entrons dans le parc entourant les églises orthodoxes de la sainte Trinité, où est enterré Hailé Sélassié et de la colline d’Entotto, érigée à la fin du XIXème siècle par Ménélik II à l’origine de la capitale actuelle. Les cérémonies très suivies par une population profondément religieuse nous empêchent de visiter l’intérieur des monuments où il est nécessaire de quitter ces chaussures.

Nous entamons ensuite un parcours dans la ville païenne afin de visiter le marché d’Afrique le plus étendu : le Mercato. Nous le traversons en minibus, le guide ne préférant pas nous laisser seuls dans une foule où se mêlent toutes les ethnies du pays dans un entrelacs de boutiques et d’échoppes le long de ruelles traversées par des artères déversant des hordes de véhicules de toute sorte et de tous âges.

Jour 7: Départ très matinal d’Addis Abeba pour rejoindre Dire Dawa et Harrar. Nous quittons les hauts plateaux du centre pour l’est et la bordure du territoire afar. Nous trouvons une autre culture à la fois plus africaine et plus moyen-orientale que les régions visitées jusqu’à présent. Les costumes traditionnels sont plus colorés et malgré la présence d’une population musulmane, les voiles pour les femmes ne sont pas légion. La culture du tef, céréale à la base de la nourriture éthiopienne, est remplacée par celle du café et du qat, plante euphorisante qui se consomme dans toute la corne de l’Afrique et au Yémen. La vente sur les marchés s’effectue par les femmes qui trient les branches de ces arbustes afin de différencier les qualités suivant la fraîcheur et la verdure. Les prix varient ensuite du simple au quadruple. Les familles y engloutissent une part importante de leur revenu d’autant plus qu’ici, les femmes consomment le qat à la différence du Yémen où seuls les hommes sont usagers.

Lorsque nous pénétrons dans Harrar, c’est jour de marché à la fois chez les chrétiens et les musulmans qui se sont partagés les emplacements. A l’extérieur de la vieille ville, dans des traverses étroites, boueuses et parfois sous une lumière bleue, s’établit le marché chrétien et aux abords des murailles, les étals des marchandes musulmanes, aux vêtements très colorés, proposent le qat à des acheteurs très empressés. Passés l’enceinte des murs par l’une des cinq portes, nous découvrons des ruelles pavées qui sont associées chacune à une activité : bouchers découpant la viande fraîche et sanguinolente qui sera servie aux festivités de la nuit de pâques, tailleurs assis devant leur échoppe et s’agitant fébrilement sur leur machine à coudre mécanique afin de répondre à des clientes attentives et très décidées sur la mode. Les maisons blanchies à la chaux datent de plus d’un siècle et sont enserrées dans des murs ceinturant une cour qui protège la vie familiale.

Dans le dédale des voies étroites, nous atteignons la place principale de la vieille ville où la vie semble s’être arrêtée à l’aube du XXème siècle: Des ribambelles de mulets poussées par des femmes Oromos aux magnifiques costumes chamarrés portent des fagots qui servent de bois de chauffe. D’où une déforestation importante contrecarrée en partie par le remplacement par l’eucalyptus des espèces domestiques. Désuets pour nous, sont également les taxis d’Harrar : de vieilles 404 Peugeot bleues et blanches circulent encore, chargées d’un bric-à-brac hétéroclite. Les véhicules privés ne sont pas légion en raison du faible niveau de vie et les déplacements s’effectuent le plus souvent en bus sur de longues distances ou en taxi à l’intérieur des cités. La fin de l’après midi nous permet de faire des achats typiques dans les étals des marchés : cafetière servant lors de la cérémonie du café, savon de Somalie. A la nuit tombée, nous rejoignons les abords des murs de la vieille ville afin de voir un étonnant spectacle : le repas des hyènes. Nous pensions que cette saynète était réalisée pour les touristes. Non pas ! Tout d’abord nous n’étions qu’une dizaine à être entourée par ces animaux tachetés appelés par leur nom par un héritier d’une longue dynastie de nourrisseur de ces équarisseurs de l’Afrique. Tous les soirs, une douzaine de ces canidés rapplique de nulle part afin de festoyer avec des restes de carcasse apportées par cet homme. Il distribue les morceaux sur un bâton tenu à la bouche que chaque hyène vient arracher méticuleusement. Les touristes sont autorisés à faire de même mais peu y sont enclin.

Jour 8 : C’est le grand jour: en effet c’est Pâques et donc jour de fête pour les orthodoxes mais les musulmans en profitent aussi en raison d’une bonne entente au niveau religieux. Seules les chèvres n’apprécient pas car elles sont au menu des festivités et comme nous sommes dans un pays au faible niveau de vie, il n’y a pas de petits bénéfices et leur peau, si elle est de bonne qualité, est vendue à un négociant qui a pignon sur rue.

Après le petit déjeuner, nous continuons notre visite d’Harrar avec le passage quasi obligé à la « maison de Rimbaud », maison remise en état par l’Unesco où le poète, négociant en armes à la fin de sa vie ne vécut jamais. Tout l’historique de la ville est présenté dans ce musée de même que des témoignages du poète lui-même et ses impressions de la vie dans ces contrées lointaines dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

Après ce passage dans ce qui aurait pu être un coin de France si la vérité malheureusement méconnue avait pu être respectée, nous poursuivons nos pérégrinations à travers Harrar. Nous ne verrons pas non plus la villa du navigateur et trafiquant Henri de Monfreid qui venait lors des fortes chaleurs à Djibouti se rafraîchir sur les hauteurs de Babille, ville que notre guide n’a pas voulu nous faire découvrir, l’après midi, en raison de risques tribaux. Il a préféré rester en famille pour fêter Pâques. Nous visiterons également la demeure où vécut enfant, Haïlé Sélassié dernier empereur d’Ethiopie, son père étant préfet de la région sous Ménélik II. Le musée ethnographique qui y a été installé, permet de découvrir les costumes et les us et coutumes à la fin du XIXème siècle.

Jour 9 : Après un dernier petit déjeuner pris sur la terrasse –restaurant de notre hôtel d’Harrar dominant toute la ville ancienne, nous prenons le chemin de l’Awash par une route de crêtes permettant d’admirer de profondes vallées verdoyantes parsemées de terrasses cultivées et de champs où paissent des troupeaux de chèvres et de bovins. Nous traversons peu de village, les maisons étant clairsemées au milieu des champs. Ce type d’habitat permet d’expliquer la valeur des coureurs de fond éthiopiens devant, dès leur plus jeune âge, parcourir de grande distance afin de se rendre à l’école du village. Les points d’eau constituent un lieu de rassemblement des enfants et des femmes qui viennent se ravitailler aidés par des mulets.

Durant ce temps, les pères sont dans les champs pour conduire l’araire tirée par des bœufs, comme on peut se l’imaginer il y a quelques siècles chez nous.

L’heure tourne et bientôt nous quittons la montagne pour rejoindre l’Awash et la route menant à Djibouti. La fraîcheur fait place à une chaleur torride, à un temps voilé. C’est à ce moment que nous choisissons de crever ce qui nous retarde et nous fait avaler nos dernières réserves de boisson. L’arrivée a l’hôtel est bien venue et nous pouvons nous reposer avant d’aller visiter un parc animalier en fin d’après midi. Nous ne croiserons pas de grands carnivores ni les herbivores africains que l’on imagine trouver lors d’un safari. Nous apercevons des dik-diks, des oryx aux longues cornes rectilignes. Toutefois, nous verrons le dernier lion abyssin, en cage, et le long de la rivière Awash, un crocodile et des singes colobes. Dans ce parc, le site le plus intéressant que nous approcherons, sera constitué par les chutes de la rivière Awash plus sauvages que celles du Nil bleu.

Jusqu’à la nuit, notre chauffeur- guide tentera de nous faire observer des grands koudous mais nous observerons seulement un groupe de pintades, un renard et quelques lapins. Le soir, nous fréquenterons le « buffet de la gare d’Aouache », cité dans tous les guides touristiques d’Ethiopie mais qui a perdu de sa superbe.

Jour 10 : Retour à Addis après avoir visité de fond en comble la gare d’Awash. La ligne Djibouti –Addis est en cours de réfection et plus aucun train ne la parcourt. C’est pourtant le seul lien qui permet de joindre et d’approvisionner l’Ethiopie depuis l’océan indien si l’on veut éviter la noria de camions.

La chaleur est moins accablante que la veille et nous en profitons pour admirer le paysage volcanique du rift, à l’endroit même où l’Afrique est en train de se fractionner en deux. A partir de Debré Zeit jusqu’à Addis sur une bonne cinquantaine de kilomètres, nous faisons du touche-touche avec les véhicules qui projettent des fumées noires en raison de mauvais réglages et de l’altitude. L’après midi, nous visitons le musée national éthiopien où nous croisons une copie du squelette de notre ancêtre vieille de 3 millions d’année: Lucy trouvée par Y.Coppens dans les territoires Afars. Une exposition temporaire retrace la vie du premier grand coureur africain :Abébé Bikila, vainqueur de 2 marathons olympiques dans les années 60.

Le soir, dîner de gala chez notre hôte dans sa résidence située à l’intérieur de l’ambassade de France. Nous côtoyons des invités de la bonne société éthiopienne, ou assimilée.

Jour 11 : Dernier jour en Ethiopie, nous profitons du cadre magnifique dans lequel se situe ce petit coin de France pour nous reposer de nos levers matinaux. Nous commençons à rassembler nos souvenirs matériels et moraux, les images fortes qui ont marqué notre voyage.

Le repas partagé avec notre ami, nous partons faire nos dernières emplettes alors que la pluie tant attendue va venir perturber cette fin de circuit.

Encore quelques heures et nous serons de nouveau dans l’avion qui nous ramènera en France et nous laissera avec nos souvenirs d’un superbe voyage où s’entremêlent, déjà, les pierres d’un château, les peintures d’une église, la chute d’une rivière, le toit vert d’une mosquée, et les dromadaires, les ânes, les taxis bleus et blancs, les obélisques de granit. A l’aéroport de Bolé, un dernier clin d’œil: Dans ce pays de coureurs à pied, nous croisons le plus grand sauteur à la perche de tous les temps: Sergueï Bubka
La Première d'Air France English translation pending
by Mavieenlair2 · 2009-06-23 · 225 replies
Bonjour à tous!

Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.

Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Les vagabonds des airs. Les dugongs de Marsa Mubarak (Egypte) English translation pending
by Yann · 2009-06-21 · 13 replies
Les vagabonds des airs.

Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.

Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.

Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.

Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.

L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.

Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….

La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.

Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.

- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.

La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!

Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.

Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.

Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.

Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.

L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).

Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.

Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.

Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.

Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.

Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….

Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.

D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.

Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.

Fantastique balade en aquarium.

Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.

Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.

L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.

Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.

Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.

Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?

Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?

Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.

Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.

Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.

On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.

Nous allons nager avec un dugong.

Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.

Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.

Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.

Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.

Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.

Grandiose. C’est tout simplement grandiose.

Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.

Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!

Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!

Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.

L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.

Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.

Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.

Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.

Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.

Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-06-20 · 259 replies
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.

C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.

Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.

Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.

En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.

Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.

Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.

La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.

Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.

« Suite au prochain numéro ! »
Retour du Sri Lanka et des Maldives: albums photos English translation pending
by Brunods · 2009-06-16 · 47 replies
Bonjour à tous,

De retour de 2 magnifiques voyages, je vous donne le lien de mes photos.

- Maldives

- Sri Lanka

Et si vous avez des questions sur ces 2 pays n'hésitez pas à me contacter.

Bruno
New York City: comment se rendre à l'hôtel depuis l'aéroport JFK? English translation pending
by Mauricien93 · 2009-06-15 · 18 replies
Slt, Je vais a NYC demain pour 3 nuits et j'ai réservé une chambre a l'hôtel Alexander 306 W 94th St New York, mais je ne sais pas comment y aller de l'aeroport JFK et j'aimerais de l'aide de votre part pour m'expliquer comment faire de JFK . Je souhaite aussi de l'aide pour savoir comment faire aller a Woodbury common et si ça en vaut vraiment le coup ?

Merci
Carnet de voyage - treize jours à Bali English translation pending
by Paskalo · 2009-06-11 · 17 replies
Bonjour à tous !

Je tiens tout d'abord à remercier tous les utilisateurs de notre forum préféré qui par leur participation nous ont permis de bien organiser notre voyage à Bali.

De retour en France, j'espere par ce récit de voyage vous faire profiter de notre expérience et vous aider à preparer votre futur voyage.

Dans les lignes qui vont suivre, je décrirai notre expérience, la façon dont nous avons vecu notre périple. Peut être avez vous vécu les mêmes choses, mais avec un ressenti différent. Notre jugement sur tel ou tel site, n'est pas LA VERITE, mais représente notre vécu.

Bonne lecture pour les courageux qui iront jusqu'à la fin de ce carnet.

Dis moi comment tu voyages, je te dirai qui tu es !

Nous sommes un couple de 43 ans, 2 enfants ados que nous laissons à la maison, nous vivons à la campagne, nous voyageons à l'étranger depuis 6 ans. Nous ne nous définissons pas comme des routards et voyagions jusqu'à présent avec des tours opérateurs. Le contact avec les membres de notre association locale ABM, nous a fait découvrir une autre façon de voyager. Avec les circuits, nous voyons beaucoup de choses merveilleuses, mais nous n'avions pas le temps de nous poser, de faire des rencontres. Le but de notre voyage était de découvrir Bali mais aussi les Balinais.

Allez, assez de blabla, en route !

Avril 2009 :

Réservation du 18/05/09 au 02/06/09 auprès de l'agence de voyage d'une grande enseigne de supermarché (L.....c)

Réservons également 3 nuits d'hotel à Légian, histoire de prendre un peu nos marques avant de nous débrouiller seuls. Prenons aussi le transfert de l'aéroport à l'hotel.

Coût total pour 2 personnes : 1973 euros (1721 + 216 + 36)

Lundi 18 mai :

Véhicule personnel déposé à "Transparc 95" et sommes conduits par leurs soins à l'aéroport (++).

Départ 14h Paris Charles De Gaulle – compagnie "Cathay pacific" (++)

Mardi 19 mai :

Arrivée à Hong Kong à 7h30 (soit après 11h30 de vol)

Départ vers Bali 10h05 – Arrivée à Denpasar 14h50 (soit 4h45 de vol)

Beaucoup d'attente à l'aéroport pour les formalités de police (environ 1h30), finalement nous sortons et récuperons nos bagages qui ont déjà été pris en charge par deux porteurs. Rapidement ils nous dirigent vers la sortie, en nous incitant à faire le change dans l'aéroport, ils nous dirigent vers un guichet de leur choix (certainement vers une bonne copine) puis vers un taxi. Nous refusons de faire le change et de prendre leur taxi. Pour le taxi, nous avions réservé un transfert vers notre hotel. Pour le change, nous refusons car nous les trouvons trop insistant et puis je n'aime pas que l'on me saute sur le poil dès mon arrivée, même pas le temps de respirer ...

Arrivée à notre hotel : All Seasons Légian (+) (72 euros/nuit) chambre spacieuse, clim, bon accueil, piscine correcte, pas d'espace vert.

Effectuons le change dans l'hotel : 1 euro --> 13 200 roupias.

Diner à l'hotel : Trés bon, belles présentations (184 000 rps - 14 euros pour 2)

A l'hotel, premier massage pour Nathalie (++) (massage du cuir chevelu 250 000 rps – 19 euros pour 1 heure)

Mecredi 20 mai :

Petit dej à l'hotel (compris dans le prix de la chambre) puis découverte à pied des environs, Legian, Kuta, Seminyak.

Nous sommes en pleine ville, des kilomètres de boutiques remplies de contrefaçons, tous les 30 mètres un salon de massage, des taxis qui ne cessent de klaxonner pour attirer l'attention des clients, des bars avec beaucoup d'australiens. La bonne station balnéaire pour touristes, bruyante, grouillante de monde mais néanmois la ballade sur le bord de mer est sympa.

Tentons un petit salon de massage dans Kuta et constatons que les prix sont beaucoup moins chèrs qu'à notre hotel (une pédicure et un massage du dos 2 x 30 mn pour 100 000 Rps – 7, 6 euros)

Idem pour les restaurants, déjeuner à Kuta Bali Corner Popies lane II : Nourriture simple et très correcte, restaurant bruyant mais nous sommes à Kuta ... (62 000 Rps – 4, 7 euros pour 2) - Diner à Légian (100 000 Rps).

La plupart du temps, lors de nos 15 jours de voyage nous avons mangé dans des petits restaurants (Warung), la nourriture a toujours été très correcte et les prix minimes.

Pour finir la soirée, je me fais faire un massage à la pierre chaude dans un salon de Légian (1h30 110 000 Rps), difficile de résister à la tentation... Généralement en France je craque en passant devant une boulangerie, mais n'en trouvant pas il me fallait bien succomber à de nouveaux plaisirs

Jeudi 21 mai :

Nous louons un scooter pour la journée (50 000 Rps – 3, 8 euros / pour l'essence 5 000/L – 40 cts d'euros), le loueur me demande mon permis international et me precise qu'il n'y a pas d'assurance. A nous d'être prudents, je sais que ce n'est pas bien de rouler sans assurance, mais nous le louons tout de même. Ils nous donnent également deux casques, qui ont déjà du servir à des dizaines de personnes, mais nous pensons qu'après un bon shampoing nos cheveux ne nous en voudront pas.

Direction le sud de l'ile, ULUWATU situé à 25 kilomètres de notre hotel. Après être sortis de la ville bruyante retrouvons avec plaisir la campagne et le calme, nous nous dirigeons tranquillement sur une petite route vers le temple d'Uluwatu. A notre arrivée, un guide parlant quelques mots de français nous propose ses services pour la visite, surtout selon ses dires afin de nous éviter tous déboires avec les singes voleurs se trouvant aux abords du temple. Après une petite négociation, il nous guide pendant environ une heure pour 80 000 Rps, l'entrée du temple était également payante mais modique (3 000 Rps/pers). Finalement, nous ne regrettons pas la compagnie de ce guide, grace à sa présence nous avons pu faire des photos avec certains singes. Seuls nous n'aurions jamais oser faire des photos avec un singe sur l'épaule et sa compagnie fut plaisante. L'intérieur du temple est réservé aux pratiquants mais il est situé dans un cadre étonnant. A VOIR ! (+++)

Quittons le temple, et nous dirigeons vers la plage de Pantai Uluwatu (++) connue mondialement dans le monde du surf, déjeunons dans un warung entourés de surfeurs avec vue sur la mer, idéal pour les photos de surf (la pratique est réservée aux surfeurs confirmés)

Vendredi 22 mai :

Quittons notre hotel, nous sommes maintenant totalement autonomes et esperons que trouver un lieu de couchage se révelera aussi facile que de trouver un restaurant bon marché.

Wayan, un jeune guide indonésien parlant le français vient nous chercher à 9h00 à l'hotel et doit nous conduire à Ubud, sur le chemin nous lui demandons de nous faire découvir son pays. (contact : wayanbagus78@yahoo.com)

Nous avions contacté Wayan par internet de France grace aux conseils de membres de voyageforum.com, qui avaient été satisfaits de ses services. Nous voici donc partis à bord d'un véhicule confortable, climatisé, conduit par Wayan (30 euros/jour).

Visitons le temple Pura Kehen à Bangli (+), découvrons nos premières rizieres en térrasse à Tagallalang (+++). Wayan nous propose de déjeuner sur le marché de Bangli, ville dont il est originaire, il nous y présente quelques amis.

En milieu d'après midi arrivons à Ubud, demandons à Wayan de nous conseiller un lieu pour dormir. Il nous dirige dans Monkey Forest Road dans un ensemble de petits bungalows "DEWIAYU Accomodation" (tel : 085238361344). Prenons une chambre à 150 000Rps/nuit petit dej inclus, ventillateur, douche chaude, terrasse avec salon de jardin devant le bungalow avec vue sur une végétation luxuriante, calme, très propre, piscine, très bon accueil du personnel. Bonne adresse nous la conseillons (++).

Nous vous conseillons également un petit resto à proximité toujours dans Monkey Forest "Bendi's Restaurant", la cuisine y est très bonne et économique. La patronne est très aimable, le patron met un peu plus de temps à se dérider mais après deux repas nous finissons par y etre réconnus et en faisons notre cantine pendant notre séjour à Ubud.

Samedi 23 mai :

Nouvelle journée avec Wayan, lui demandons de nous conduire vers le lac Batur avec des arrêts découvertes en chemin. Nous souhaitions notamment visiter le temple de Besakih, Wayan ne nous cache pas sa réticence à nous y conduire arguant que l'accueil n'y est pas bon, que les guides locaux sont agressifs. Ayant déjà lu les mêmes genres de propos lors de la préparation de notre voyage, nous décidons de ne pas y aller (c'est peut être le plus beau temple de Bali mais c'est surement pas non plus le Taj Mahal ...). Nous ne pouvons donc vous conseiller sur l'acceuil qui y est réservé aux touristes.

En direction du lac Batur, nous faisons un arrêt au marché de Gianyar (+) (grand marché local, quantité de denrées alimentaires jusqu'alors inconnues de nous), puis nous visitons le temple de Tuta Empul à Tempaksiring avant d'arriver au lac Batur (paysage grandiose malheureusement sous un ciel voilé, le mont batur retenant les nuages ++).

Après le repas visitons le temple Pura Ulun Danu Batur, où dés notre arrivée, nous sommes très mal accueillis par des femmes réclamant une somme exhorbitante pour entrer sur le site, Wahan nous fait discretement comprendre de ne pas s'occuper d'elles (-), visitons les lieux en sa compagnie. A notre sortie, sommes à nouveau pris à partie par le même comité d'accueil (--), cela nous donne un goût de ce que nous aurions pu vivre à Besakih (Wayan est gêné de cette situation, il n'est pas certain qu'il remette les pieds ici de si tôt).

Sur le chemin du retour Wayan nous arrête à Bangli, où il nous conduit à son domicile pour rencontrer son épouse et sa petite fille de 2 ans.

Continuons notre chemin avec un arrêt près du cimetiere de Bangli (superbe vue sur les rizières) puis enfin à la grotte Goa Gadja à Peliatan (+).

Satisfaits de la prestation de Wayan, nous lui demandons ses disponibilités dans les jours à venir pour 3 jours suplémentaires (il ne pourra que 2)

Dimanche 24 mai :

Wayan vient nous chercher à notre hotel – direction Bedugul et le lac Bratan.

Après 1h45 de voiture arrivons à Bedugul, nous arrêtons sur les bords du lac dans un magnifique jardin (++) (cadre très sympa) nous dirigeons ensuite au marché aux fleurs de Bedugul.

Pour le déjeuner Wayan nous conduit à la source chaude de Angseri (++). Un petit site très calme entouré d'une végétation luxuriante, fréquenté principalement par les balinais (possibilité de se baigner mais nous avions oublié les maillots :(

Visite ensuite des sources de Tirta Empul à Tampaksiring (+++), énormément de monde, beaucoup d'hindoux venant se purifier dans les eaux de ce temple, mais aussi des touristes de tout horizon (un peu Lourdes à la mode Balinaise).

Enfin visite du temple Taman Ayun à Mengwi (++) (breve visite car nous sommes pris par une averse :(

Lundi 25 mai :

Découverte du centre d'Ubud à pied (++).

Désireux de goûter une cuisine un peu plus rafinée que dans nos warungs habituels, nous déjeunons au "Lotus café" et goûtons au fameux "Bebek Betutu" (canard fumé) (+) avec vue sur un merveilleux jardin (++).

En fin d'après midi dans un cyber centre faisons la connaissance d'Agung. A 18 ans, elle vient de terminer sa scolarité (publique) et travaille ici en espèrant pouvoir poursuivre ses études. Malheureusement, le coût s'avere trop élevé pour sa famille de paysans. Elle demande a ce que nous l'aidions à augmenter ses revenus. Nous avions prevu le lendemain de faire une visite à pied dans la campagne de Ubud et lui proposant de nous accompagner pour nous servir de guide.

Prenons un verre et un goûter au "Tropical View café" (+++) dans le bas de Monkey forest. Superbe vue sur une rizière, le "lemon crumble cake" avec un "hot orange juice" vaut un aller-retour à Bali – Carrement !

Mardi 26 mai :

8h00 : Agung arrive avec un sourire jusqu'aux oreilles pour nous conduire dans la campagne, qu'elle ne connait pas mais sa compagnie est très plaisante et nous découvrons un peu la vie d'une jeune fille à Bali (+++).

Après 500 m de promenade croisons un serpent, pas agressif mais sur ses gardes et nous faisant bien comprendre qu'il se trouvait ici chez lui (inconscient de ce type de rencontre possible, j'étais parti en sandales ...). La présence de Agung nous permet de nous diriger et de demander notre chemin aux paysans que nous croisons.

La matinée se termine, nous "payons" Agung pour son "travail" ;-) et toujours désireuse d'en faire plus, nous lui confions de l'argent pour l'achat d'un chapeau de paysan. Nous le récupererons en fin d'après midi au cyber.

Déjeuner dans Monkey Forest (derriere le terrain de foot) au "Arie's Warung" (+++, allez y !), nous avons très bien mangé, le patron est génial, il nous donne plein de tuyaux sur la vie à Bali, les visites à faire, du vocabulaire très utile en balinais (non merci, déjà acheté, laisser moi tranquille ...), il est fier de nous montrer son livre d'or avec le message laisser par Lizarazu (le footballeur) en janvier 2005.

Nous voulions un moment de détente en couple dans un super cadre, nous décidons donc d'aller dans un spa réputé (le ubud sari health resort). Le bain de fleurs imaginé dans une petite piscine privative est remplacé par deux baignoires (comme à la maison en plus petites) avec quelques pétales. Les massages sont agréables mais nous ne faisons pas la différence avec ceux déjà reçus. L'accueil est froid, le cadre est sympa mais sans plus... Pour conclure la différence de prix ne vaut pas la prestation : 577 000 Rps – 45 euros pour 2 heures de soins pour deux personnes / en comparaison la veille dans Monkey forest un petit salon (tout aussi sympa avec un meilleur accueil) 1 H de massage pour 2 pers 160 000 Rps.

Dans la soirée assistons à une représentation du "Lelong Dance" à l'Ubud Palace (++). Attention ! Spectacle en plein air heureusement sans pluie, mais elle a été souvent présente en fin de journée durant nos 5 jours à Ubud, comment cela se passe t il quand il pleut ? Le spectacle est-il annulé ? et quand la pluie tombe – ça tombe !). Nous avions réservé les places auprès du responsable des bungalows où nous logions mais tout le monde en vend. Le vendeur reçoit une petite commission donc choisissez votre vendeur (c'est un moyen simple de faire plaisir). Nous les avions acheté à l'avance et aurions préféré en faire profiter Agung.

Mercredi 27 mai :

Départ vers Amed, notre chauffeur habituel Wayan n'était pas disponible. Le gérant de notre lieu d'hébergement nous présente un chauffeur de taxi de sa connaissance. Dewa Putu Adnyana (+) (tel : 081 647 00695) parle anglais, il nous conduit à Amed en nous permettant de découvrir en passant le Taman Gili de Klungung (++), le palais de l'eau (++) et les magnifiques rizières en terasse (+++) de Tirtagangga.

En début d'après midi, sur notre demande afin de trouver un hébergement, il nous conduit au "Bamboo Bali" (++) à Jemeluk (un peu après Amed). Bungalows de 100 000 à 250 000 Rps. Nous en choisissons un à 100 000 – une grande chambre avec 2 grands lits – une moustiquaire – un ventilo – salle de douche avec toilette attenante – eau froide (enfin tiede +/- 25 °) - salon de jardin avec hamac devant le bungalow - ptt dej compris. Restaurant à 10 m – plage à 50 m.

Le secteur est très calme, fini les magasins, les chauffeurs de taxi qui ne cessent de klaxonner ... Attention, prévoir de l'argent, plus de distributeurs d'argent, plus de bureaux de change. Ici : calme, repos, nature, mer...

Jeudi 28 mai :

Aujourd'hui découverte des fonds marins avec masque, tuba et palmes ("Snorkeling" pour les anglophones). Nous les louons au Bamboo Bali (35 000 Rps/jour). Juste en face des bungalows, à quelques mètres du bord, alors que nous avons toujours pieds, nous découvrons les premiers poissons, à 15 m les premiers coraux et les poissons multicolores sont là à 3 metres de fond. MERVEILLEUX ! La mer est bonne, il y a un peu de courant mais il ramène vers la plage, donc pas de danger.

L'après midi, nous louons un scooter et allons jetter un coup d'oeil à Tulamben, peut être irons nous demain plonger pour voir l'épave du Liberty. A notre arrivée, grand parking, nombreux 4*4 de stationnés, les indonésiens gérant le parking nous font de grands signes pour nous attirer. Très touristique comme site ! Pas ce que nous souhaitions, demi-tour et retour à la maison. Nous replongeons en fin de journée à Jemeluk. La marée est basse, il y a entre 1 et 3 mètres d'eau entre nous et les coraux, les poissons sont toujours aussi nombreux et plus près de nous.

Vendredi 29 mai :

Toujours plongée ! Nous nous dirigeons en scooter vers Bunutan. A 8 km de notre bungalow, à Ekapurnama se trouve l'épave d'un navire japonais, il a été coulé près du bord, le site est très calme. Commençons par prendre un petit thé au warung sur le bord de la plage, après avoir fait connaissance nous leur confions nos effets personnels puis allons plonger. Les poissons sont partout, il y a aussi quelques plongeurs en bouteille (ils ne verront rien de plus que nous), l'eau est claire. A droite de l'épave sur plusieurs mètres se trouvent des coraux. Si vous plongez là, mettez vous à l'eau à une cinquantaine de mètres à droite de l'épave (marquée par une bouée) et laissez vous dériver tranquillement vers l'épave, un léger courant vous y conduira. Avant de venir nous n'avions jamais plongé, nous avons hésité pour venir à Amed, mais cela vaut vraiment le coup (enfin, si vous savez nager ...).

Samedi 30 mai :

Wayan vient nous chercher pour nous reconduire vers Kuta et l'aéroport – ça sent la fin des vacances ! (Amed – Legian 35 euros). Il nous laisse au "Legian Beach Bungalow", un français croisé à Amed nous l'avait recommandé. Il ne reste qu'une chambre à 90 000 Rps, pas terrible mais nous ne devons y passer que 2 nuits. Finalement le plan se revelera mauvais (pour nous tout du moins ...). Dans le courant de la nuit, Nathalie tombe malade et il n'y a plus d'eau, les toilettes ne sont plus utilisables :( - cela restera notre seul mauvais souvenir de Bali.

Dimanche 31 mai :

Evidemement changement d'hotel - facilement je trouve une chambre à 200 m – Suri Wathi Beach Hotel (+) (200 000 Rps – clim, eau chaude, piscine, ptt dej, calme)

Retour à Kuta pour les derniers achats, les cadeaux pour les enfants... – la ville est toujours aussi bruyante et pleine de contrefaçons :(

Derniers massages et derniere belle rencontre. Made est très sympa, elle est souriante, son salon (Jf. Sahadewa No. 11 blok 7 Legian Kelok Kuta) est très agréable, accueil personnalisé, ambiance familiale dont nous aurions rapidement pu faire partie. Y aller absolument !

Lundi 1 juin :

Made (du salon de massage) nous trouve un taxi-man de sa connaissance, il nous conduit à l'aéroport pour 60 000 Rps (même trajet que lors de notre arrivée sur l'ile, mais 32 euros de moins ...) et c'est fini.

Remarques :

Conduite à Bali : Oui, les balinais ne savent pas conduire mais c'est normal ils n'apprennent pas. Pas d'auto école, on apprend avec un ami, un parent. Le permis se passe en 10 minutes, après avoir fourni une photo et payé l'autorité qui délivrera le permis. Néanmoins, nous avons trouvé nos chauffeurs assez bons conducteurs et prudents.

Conclusion : Des paysages magnifiques, des balinais souriants et courtois et cette formule de voyage nous offrant une grande liberté dans le timing et le choix des visites.

Un bon voyage mais regrettons de ne pas avoir eu le temps de voir LOMBOK (nous y retournerons donc !)

Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.

Amicalement - Pascal
Carnet de voyage d'un mois en Namibie (16 avril-17 mai 2009) English translation pending
by Cydulo93 · 2009-06-10 · 17 replies
Bonjour,

Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).

Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.

J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.

J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)

AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).

J4 : Désert du KALAHARI

Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental

J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground

J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)

Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)

J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)

Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)

J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)

Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)

J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)

Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel

J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)

Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)

J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)

Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)

J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)

Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).

J13 : SESRIEM

Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)

J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)

Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....

J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.

MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h

J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).

Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.

J17 : SWAKOPMUND

Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.

MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h

Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue

J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)

J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)

Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)

J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)

Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)

J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)

Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)

J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.

J23 : OPUWO

Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)

J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)

Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).

J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.

J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)

J27 : ETOSHA

Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).

J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.

J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)

J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».

J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)

Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.

J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.

Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….

Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie

Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.

Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil

Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420

Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)

* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)

Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)

Nos photos :
http://picasaweb.google.fr/cdfglg

Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.

Laurence
Quel hébergement choisir pour rencontrer des gens à San Francisco? English translation pending
by Dollybob · 2009-06-09 · 10 replies
Salut,

énième post sur quel mode d'hébergement choisir à SF ... étant seule j'ai envie de rencontrer des gens sans pour autant me faire accoster par tous les junkies du coin. le fisherman's qui me semblait pas mal est COMPLET ... je ne m'obstine donc pas ...  c'est juste que les post sur l'auberge Hi City Downtown me font un peu peur... est-ce vraiment glauquissime? si oui avez vous un avis sur adelaïde hotel? ou un conseil à donner? c'est comme, je ne suis pas vraiment pas une grande courageuse ! et ai souvent le coeur fendu  par la misère ... donc pas trop envie de me poser plein de questions en vacances en rentrant à mon hôtel! merci pour celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre/me rassurer!
Notre Tra Mare e Monti, Corse Mai-Juin 2009 English translation pending
by Seaufy63 · 2009-06-09 · 4 replies
Depuis quelques années, nous nous sommes pris de passion pour découvrir des régions ou des pays à travers la randonnée. Le fait de se déplacer lentement permet d'apprécier à leur juste valeur toute la beauté des paysages, le fait de se déplacer à pied facilite les rencontres avec les locaux. Ainsi nous avons découvert le sud ouest Crétois et l'Islande, tous deux absoluement fabuleux. Cette année, notre choix s'est porté sur la Corse.

Dès qu'on dit qu'on va randonner en Corse, tout le monde nous demande si on fait le GR 20... Mais là n'est pas notre objectif ! De toute façon, nous partons trop tôt dans la saison pour parcourir le "must" de l'île de beauté, et puis nous ne sommes pas suffisamment affutés physiquement et il s'agit de nos vacances de l'année alors en compte bien se reposer un minimum tout de même. Après avoir épluché les forums, les bouquins notre choix s'est finalement arrété sur le Mare e Monti Nord. On ne trouve que très peu d'infos sur ce sentier sur le net, si ce n'est quelques carnets de voyage plutôt bien faits.



En pratique : L'itinéraire se fait généralement en 10 jours, partant de Calenzana (à une quinzaine de km de Calvi), où il est commun au GR 20 sur quelques kilomètres, et rejoint Cargèse. 120km de chemin à parcourir et plus de 6000m de dénivelé positif. Cela nécessite une bonne condition physique et un minimum de pratique de la rando avec un équipement correct, les chemins sont très rocailleux, relativement ombragés, mais il n'existe quasi pas de source pour se ravitailler en eau. Le chemin est assez bien entretenu et le balisage évident, même si cela demande par moment un peu d'attention. Le Topo Guide est bien détaillé et complète le balisage orange.

Nous avions choisi un hébergement en gîtes et demi pension, que nous avions réservé depuis le continent. Il faut compter 35 à 38 euros par personne en demi pension. De manière globale, les gîtes sont corrects et on y mange bien et copieusement. (voir le détail plus bas)

La période choisie (fin mai - début juin) était agréable même si nous avons un peu souffert de la chaleur les premiers jours, le maquis est encore en fleur, et les cours d'eau encore bien fournis (mais cette année il a beaucoup plu en Corse).

Remerciements : A Mimidésert qui nous a conseillé pour le très bon resto à Calenzana et le petit dej sympa au bar en face de l'église.... et au forum ! A l'automobiliste qui nous a gentillement pris en stop sur la route de Calenzana ( le stop marche très bien) Aux randonneurs croisés sur les chemins ou dans les gîtes avec une mention spéciale aux Frèrots Belges (qui dînent quand on mange, et qui on espère, ont pu retourner explorer le GR 20 sud), les 2 Groupes de Montpellier, la famille du Luxembourg avec leurs valeureux enfants :), le couple d'anglais avec qui nous avons partagé quelques étapes et repas du soir, et les Pietra !! Et aux Corses, pour le fabuleux accueil reçu dans les gîtes, pour les discussions passionnantes et les liqueurs de Myrte ! (surtout à Galéria, Serreira, Ota, et E Case)

J1 : dimanche 24 mai 2009 : Clermont Ferrand - Calenzana. Destination l'aéroport de Lyon, que nous ne connaissions pas, petit et agréable et surtout bien pratique pour nous. Nous avions trouvé des billets, en s'y prenant tôt et en décalant le retour au lundi matin, Lyon - Calvi et retour Ajaccio - Lyon pour 160 euros à 2.

Arrivée à Calvi vers 16h30, et départ sac au dos pour Calenzana (Pas de bus le dimanche hors saison). Nous aurions sûrement pu tenter le stop dès l'aéroport, mais nous avons attendu d'être sur la route de Calenzana. Ce qui nous a valu une bonne heure de marche, sous un soleil de plomb et quelques ampoules à nos pieds sûrement peu habitués à marcher sur le bitume avec des sacs de 15 et 12 kilos sur le dos !! C'est donc avec soulagement que nous grimpons dans une voiture avec clim ! pour parcourir les 8 derniers km de la route qui serpente vers notre destination du jour.

Nous dormons au gîte communal, bon accueil, dortoir de 4 avec salle de bain dans la chambre. 14 euros la nuit par personne, camping possible. Ne fait pas demi pension ni petit dej. Plusieurs resto pour diner à Calenzana et un supermarché pour se ravitailler. Le bourg est agréable et on profite d'une soirée à la température plus que clémente, attablés à une terrasse de resto. Le patron nous offre la liqueur de Myrte, que nous dégustons avec plaisir et qui nous suivra tout au long du séjour... mais nous ne le savons pas encore !



J2 : Lundi 25 mai : Calenzana - Bonifatu / durée 4h45 (de marche pure) On déjeune vers 8h sur la terrasse d'un bar, le petit dej est copieux, la vue sur l'église est sympa et autour de nous ça parle corse en dégustant un café. Nous voilà dans l'ambiance... Passage rapide à la biscuiterie de Calenzana, ça sentait trop bon et on a craqué pour d'excellents beignets encore chauds (parfaits pour notre goûter), et nous voilà parti, à travers les ruelles du village. Le chemin s'engouffre ensuite dans le maquis et prend rapidement de la hauteur, nous permettant de profiter de belles vues sur Calenzana et Calvi. Après 50 minutes de marche, le sentier quitte le tronçon commun avec le GR 20.





La rando est sympa dans le maquis en fleurs, mais il fait très chaud et nos sacs nous font souffrir au niveau des épaules et des hanches. Peut être aurions du nous enmener moins d'affaires ? On presse le pas sur le chemin forestier en plein cagnard, et faisons la pause pique nique au bord d'un petit torrent. Longue pause, pieds dans l'eau, bouquins... nous avons le temps, l'étape est courte il ne nous reste qu'une petite heure à marcher cette après midi.



Le chemin monte raide le long de la rivière et rejoint après un dernier tronçon sur la route l'Auberge de la Forêt à Bonifatu.



Le lieu est sympa, au pied du cirque de Bonifatu. Les Dortoirs de 8 sont en fait des petits chalets tout neufs dans la pinède. Sanitaires propres et possibilité de camper. Le repas est copieux et choix des plats. (fait aussi resto et hotel). ll ne faut pas hésiter à descendre au bord de la rivière : petite passerelle et possibilité de baignade.

J3 : Mardi 26 mai : Bonifatu - Tuarelli / Durée 6 heures Après un petit déjeuner copieux (avec brioche maison), nous reprenons notre rando. Aujourd'hui est une grosse étape avec 700 m de montée mais surtout 1100 m de descente, on craint donc le pire pour nos jambes et épaules pas encore habituées au poids du sac. La montée est très agréable, en lacets et dans une belle forêt et on atteint sans trop de difficultés le Bocca di Bonassa, 1153 m et point culminant du Mare e Monti. La vue est très belle sur les vallées et montagnes environnantes.





La descente est par contre très longue, bien plus que ce qu'indique le topoguide, et c'est avec soulagement qu'on atteint le 2ème petit col (le Bocca di Lucca à 589m). De là, il nous reste une grosse heure de descente un peu caillouteuse, les pieds chauffent dur mais nous sommes récompensés par la vue sur la Paglia Orba encore enneigée !! Et nous arrivons enfin à Tuarelli...

Le gîte est une maison en pierre avec une très belle terrasse, située dans un endroit exceptionnel au bord du Fango et de ses piscines naturelles. Cette année, en raison de la neige abondante, il n'y a qu'une piscine unique et suffisamment de fond pour que des gamins sautent des rochers... Nous on les observe en buvant notre Pietra, rituel habituel de fin de rando, récompense ultime après une bonne douche, et on papote avec les Frères Belges avec qui nous partagerons quelques étapes. Et puis on ne résiste pas à la baignade, la température de l'eau est bien chaude pour une rivière de montagne...



Ici, dortoirs de 8, 3 douches situées à l'extérieur, camping possible. Le lieu est fabuleux, mais malheureusement l'entretien laisse à désirer, le repas est toutefois correct. (bref c'est vraiment dommage et plus que regrettable quant on voit le lieu splendide...)

J4 : Mercredi 27 mai : Tuarelli - Galéria / Durée 4h45 Aujourd'hui journée facile (avec peu de dénivelé) et de transition pour nous amener en bord de mer. On ne se presse donc pas. La première heure et demi de rando est très chouette, le long de la rivière (le Fango), où la couleur des roches rouges tranche avec le bleu de l'eau. Nous arrivons à un vieux pont (le Ponte Vechju).





La suite se passe sur la route, puis par un sentier montant dans le maquis, nous croisons une bergerie en ruine, et après une belle grimpette en plein soleil (et il fait chaud), nous voyons la mer et le golf de Galéria.



Le gîte se mérite, il est à l'opposé du village, encore un bon kilomètre à parcourir sur la route. Nous y sommes tôt, vers 14h. Les gérants ne sont pas là, mais nos noms et chambres sont indiqués sur un grand tableau, et nous avons droit à la chambre double, avec douche privative (pour 3 euros de plus par personne !). Le grand luxe. On profite de l'après midi pour piquer une tête dans la Grande Bleue, faire quelques courses (petit supermarché assez bien fourni) et déguster une Colomba.

Le gîte est très chouette, sur un grand terrain arboré, avec possibilité de camping. Sanitaires propres. Excellent accueil avec le sourire des proprios. Repas succulent et copieux, et les gars terminent la soirée devant un match de foot et des Pietra.

(A suivre)
Hôtel à Bayahibe pour un budget de 1,500 euros maximum (une semaine)? English translation pending
by Mizirox · 2009-06-08 · 10 replies
Bonjour, j'aimerais partir cette été pour bayahibe, entre la période du 15 aout et du 29, 1 semaine.

J'aimerais trouver un hôtel très convenable, qui serait dans mon budget de 1500€ max.

Ce que je recherche, propreté, nourriture convenable, gentillesse du personnel, calme et beauté des lieux.

Merci beaucoup

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