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Résumé de 15 jours autour de la Chine English translation pending
Salut les amis forumeur !
Alors voilà, avant de partir en vacances, je fais pleins de recherches et notamment sur Voyage Forum donc aujourd'hui, c'est à moi de rendre la pareille en vous proposant un résumé de mon voyage au travers de la Chine.
J'espère que ça vous servira comme moi ca m'a servi mais bien sur, tous mes retours sont subjectifs...
Premières choses à savoir : 1) date de départ : du 17 Décembre au 1 Janvier 2) compagnie aérienne : Hainan Airlines : Cette compagnie est considérée comme un low cost long trajet. Le confort est basique avec un écran de TV par siège, une bonne petite sélection de films, la nourriture est pas top mais bon, c'est du low cost. ==> En conclusion, je conseille cette compagnie 3) Prix du billet d'avion Bruxelle - Shanghai à l'aller et Schenzhen - Bruxelle au retour : 450€. Nous avons quand même eu un petit couac car nous avons fait escale à Pekin et que nous avons du dédouaner. Arrivés à l'aéroport, nous avons demandé conseil à un mec qui ressemblait à un gars de l'aéroport pour changer du T1 au T2. Nous avons failli nous faire avoir, le gars nous a amené vers le sous-sol 🤪 En fait, c'était un faux taxi... heureusement qu'on s'en est rendu compte à temps... Gros stress quand même, nous avons loupé notre avion mais la compagnie nous a trouvé un autre avion qui partait 10min plus tard... à savoir, entre le T1 et le T2 à l’aéroport de Pékin, il faut compter 15min de marche dans l'aéroport.
Mais avant de partir, Le visa : alors, pour le visa, il faut se rendre dans le centre de visa en France le plus pratique pour nous. Pour ma part, c’était à Paris. Il faut déposer son dossier avec 60€ en virement, assurance voyage (voir avec CB ou assurance habitation), ressources, billet d'avion et explication du parcours avec TOUTES les réservations d’hôtel du séjour. Petite astuce: certains sites de réservations permettent d'annuler sans frais donc nous, nous avions réservé pour 15 jours d’hôtel à Shanghai et nous avions annulé une fois le visa obtenu. N'oubliez pas, il faut prendre rendez vous avec le consulat pour déposer sa demande de visa mais attention, les horaires ne sont pas vraiment respectés. Pensez aussi à imprimer les réservations d’hôtel en chinois, peu parlent anglais et encore moins le lisent.
Astuce pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Paris ou dans un des 3 centres de visa de France : le centre de Marseille accepte d'établir les visa par courrier moyennant une petite taxe supplémentaire. Comptez tout de même un peu plus de temps.
Après 3 semaines, c'est bon, nous avions notre visa ! yipiiii !!!!! restait plus qu'à attendre le départ.... et prévoir nos vols en interne. Nous les avons réservé avec Ctrip : pratique, pas cher, toutes compagnies etc. il faut quand même les imprimer à l'avance. Nous avons opté pour l'avion car les distances sont immenses ! Nous avons eu quand même beaucoup de retards sur nos avions. C'est à savoir quand on prend des rdv ou autre après, prenez de la marge, voire beaucoup de marge ! Nous avons aussi pris le train (TGV très confortable)
* Shanghai : 3 jours Hôtel : Shanghain Lianbang Hotel : très bien placé, confort correct, les chambres étaient grandes, le petit déjeuner affreux 🙂 ==> Je le conseille
La vieille ville fut un sacré dépaysement, assez spécial autour de la ville moderne qu'est Shanghai mais c'est joli à traverser. Nous avons passé une soirée dans le Yu Garden. Il y a beaucoup de touristes, c'est un endroit qui a été construit récemment sur un modèle ancien. Le Bund et le Pudong sont à voir, de jour comme de nuit. Un tour au M50, quartier de l'art moderne. Pas facile à trouver mais il existe une station de métro pas loin. Il faut aimer les galeries d'art... Dans notre guide, une balade dans le Bund était proposé. C'était un chouette tour au travers des grands bâtiments connus. Tiangzifang : joli quartier ancien, avec pleins de touristes, l'ambiance y est marrante, petites échoppes originales Le Temple du Buddha de Jade est à faire absolument. Il faut apprendre à prendre le temps dans ce temple, aller à l'arrière du temple et regarder les choses se dérouler... Nous nous sommes assis des heures dans cette arrière cour et avons observé, sans rien comprendre, mais avec plaisir. Temple Jitang: l’étrangeté du temple entouré de building dans un quartier très chic... Manger dans al concession française
Boire un verre au Captain Bar de nuit mais avant 22h pour la vue : ++
Conseil : ne pas hésiter à prendre le métro, les distances peuvent être très grandes et il existe des cartes à recharger, c'est le bon plan car le ticket n'est pas unique mais le prix dépend de la distance à parcourir. Manger dans des bouibouis écrit tout en chinois, ça c'est le luxe pour moi. La nourriture est moins recherchée mais parfois meilleure que dans les restaurant plus classes ! Ne pas hésiter à essayer des trucs et se laisser porter par le fait de ne pas comprendre, surtout que les chinois ne parlent pas vraiment anglais, même dans les grandes villes comme Shanghai 😛
Shanghai - Chengdu : 3h de vol
* Chengdu : 3 jours Hotel : Mr Panda Youth Hostel : je déconseille cet hôtel. Nous y avons passé 3 nuits, les poubelles n'ont jamais été vidées, les draps étaient à peine propres etc. En revanche, l’hôtel n'était pas cher et bien placé dans la ville.
Attention, les pass illimités du métro ici ne sont pas remboursables donc nous avons perdu nos consignes sur les pass (soit 15€ de perdus à nous 6 😐). Nous nous sommes engueulés mais les "responsables" du métro n'ont rien voulu savoir... et parler en anglais, c'était beaucoup leur demander donc négocier avec un logiciel de traduction, c'est pas simple !
A Chengdu, les gens sont gentils, on a l'impression d'être dans une "petite" ville, c'est plus tranquille etc... cette ville est vraiment chouette.
Les choses à faire : - People's Park : très sympathique, calme, agréable, de la musique, des danses etc. - Les rues piétonnes où les gens se promènent (aucune idée du nom) - le parc des pandas : conseil : y aller à l'ouverture car les pandas sont actifs que jusqu'à 10h et aller au début au milieu du parc pour voir les jeunes pandas d'un an. - mausolée de Liu Bang et le quartier à coté - temple Wenshou
1 journée à Leeshan et le Buddha Geant : à faire absolument si vous en avez l'occasion. C'est 45min de train de Chengdu et 30min de bus de ville (ou 15min de taxi). Le plus grand Buddha Geant debout (71m). On peut largement passer 1 journée dans le parc du Buddha geant, voire 2... Je conseille aussi fortement de visiter le parc Oriental : moins de monde, des choses tout aussi belles, c'est magique ! malgré le petit supplément financier qui en vaut largement la peine.
les choses à faire : - se faire curer les oreilles avec des lames de faire, manger des sucettes de sucres, manger dans les snacks sur les bords de la route etc. A manger : les crêpes de mais, la fondue sishuanaise (attention, ça arrache) - pour les accompagnement de la fondue, nous sommes allés en cuisine chercher les ingrédients dans les frigos 😎
Chengdu - Guilin : 2h de vol puis 45 min de bus pour le centre ville
* Guilin : 1 jour Hotel : The flower hotel : super hotel, rien à redire. Bien placé, belles chambres
A voir : - Decai Hill et les pics krastiques au milieu de la ville :) on peut y passer longtemps, se balader dans la foret en centre ville, il y a une volière etc. - les pagodes de la lune et du soleil
Nous ne sommes restés qu'une seule journée à Guilin... Nous avons regretté de ne pas y être resté un jour de plus pour tout visiter... c'est une jolie "petite" ville, agréable.
Guilin - Danzhai : 2h30 de route C'est à l'hotel à Guilin que nous avons organisé notre déplacement. Ne pas hésiter à demander aux agences de tourisme sur place pour aller à Dazhai, sinon, c'est quasi impossible.
* Danzhai : 1 jour Hotel : Golden Dragon (mais en fait, tous les hotels de cette vallée sont chouettes, mais sans aucune cloisons). Attention, il faut marcher environ 45min à 1h pour acceder à l'hotel, ca a du charme et les gérat étaient des anges ! Il existe des consignes pour les valises au niveau du parking de la vallée, ca permet de ne monter à l’hôtel qu'avec le minimum.
Il n'y a rien à dire et rien à voir sur cet endroit, juste profiter et en prendre plein les yeux et aussi, manger les bonnes spécialités de là bas. Pour notre part, c'est le gérant de l'hotel qui nous faisait le repas avec la culture de son potager et les oeufs de son poulailler etc.
Nous n'avons passé qu'une demie journée vraiment à Danzhai et n'avons pas pu faire tout ce que nous voulions. 1 journée de plus aurait été bien pour faire la rando entre Danzhai et l'autre vallée. Les rizières en hiver étaient belles, au printemps elles auraient été magnifiques (mais bondé de monde). Cette vallée se construit de plus en plus, il faut donc y aller vite 😉
Danzhai - Yangshuo : 4h de route
* Yangshuo : 3 jours Hotel : Yangshuo Eden YHA. Proche des pics kratisques et des points d'intérêts mais loin du centre ville (environ 20min de taxi)... c'est un choix à faire.
A voir : - grotte de stalactite et de bain de boue -marcher le long du fleuve - la ville de Yangshuo - louer un scooter (ou vélo électrique) et aller voir les pics kratisques à Shangri La (choses que nous n'avons pas fait). éviter à tout prix le vélo car ca grimpe. - la pêche au cormoran : sans trop d'intérêt - la descente en Bamboo Boat au petit matin
A manger : escargot fourrés, le poisson, les fruits
Yangshuo - Shenzhen : 2h de route puis 3h de train
* Shenzhen : 4 jours Ville immense avec peu d’intérêt touristique hormis celui d'être à 30 min de Hong Kong. La plupart des touristes n'y passent que pour aller finir le séjour à Hong Kong.
A voir : - le marché aux fleurs - le quartier Sea World - Dafen, le village des peintres - quartier OCT - du velo dans la mangrove
Conclusion : La Chine pour moi, manque d'authenticité, surtout dans les villes. Les chinois ne sont pas toujours facile à comprendre. Il faut y aller avec l'esprit vraiment très ouvert et beaucoup de sang froid et de calme. Il ne reste que peu de choses vraiment historiques dans les mégalopoles (surtout que nous n'avons pas été à Xi'an et Pekin, nous reservons ca pour un autre voyage), c'est souvent perdu dans la distance mais c'est un voyage extraordinaire à faire. Heureusement que le transport est facile et pas trop cher, mais on y perd tout de même du temps... C'est un pays restabilisant à la fois proche de nos modes de vies occidentaux et très éloignés. L'anglais est très peu pratiqué. Bref, chaque voyage se vaut, celui là, comme tous les autres, vaut la peine d'être vécu. Nous en avons pris plein la tête et plein les yeux !
Et si vous avez tout lu, félicitations !!!! 😏
Alors voilà, avant de partir en vacances, je fais pleins de recherches et notamment sur Voyage Forum donc aujourd'hui, c'est à moi de rendre la pareille en vous proposant un résumé de mon voyage au travers de la Chine.
J'espère que ça vous servira comme moi ca m'a servi mais bien sur, tous mes retours sont subjectifs...
Premières choses à savoir : 1) date de départ : du 17 Décembre au 1 Janvier 2) compagnie aérienne : Hainan Airlines : Cette compagnie est considérée comme un low cost long trajet. Le confort est basique avec un écran de TV par siège, une bonne petite sélection de films, la nourriture est pas top mais bon, c'est du low cost. ==> En conclusion, je conseille cette compagnie 3) Prix du billet d'avion Bruxelle - Shanghai à l'aller et Schenzhen - Bruxelle au retour : 450€. Nous avons quand même eu un petit couac car nous avons fait escale à Pekin et que nous avons du dédouaner. Arrivés à l'aéroport, nous avons demandé conseil à un mec qui ressemblait à un gars de l'aéroport pour changer du T1 au T2. Nous avons failli nous faire avoir, le gars nous a amené vers le sous-sol 🤪 En fait, c'était un faux taxi... heureusement qu'on s'en est rendu compte à temps... Gros stress quand même, nous avons loupé notre avion mais la compagnie nous a trouvé un autre avion qui partait 10min plus tard... à savoir, entre le T1 et le T2 à l’aéroport de Pékin, il faut compter 15min de marche dans l'aéroport.
Mais avant de partir, Le visa : alors, pour le visa, il faut se rendre dans le centre de visa en France le plus pratique pour nous. Pour ma part, c’était à Paris. Il faut déposer son dossier avec 60€ en virement, assurance voyage (voir avec CB ou assurance habitation), ressources, billet d'avion et explication du parcours avec TOUTES les réservations d’hôtel du séjour. Petite astuce: certains sites de réservations permettent d'annuler sans frais donc nous, nous avions réservé pour 15 jours d’hôtel à Shanghai et nous avions annulé une fois le visa obtenu. N'oubliez pas, il faut prendre rendez vous avec le consulat pour déposer sa demande de visa mais attention, les horaires ne sont pas vraiment respectés. Pensez aussi à imprimer les réservations d’hôtel en chinois, peu parlent anglais et encore moins le lisent.
Astuce pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Paris ou dans un des 3 centres de visa de France : le centre de Marseille accepte d'établir les visa par courrier moyennant une petite taxe supplémentaire. Comptez tout de même un peu plus de temps.
Après 3 semaines, c'est bon, nous avions notre visa ! yipiiii !!!!! restait plus qu'à attendre le départ.... et prévoir nos vols en interne. Nous les avons réservé avec Ctrip : pratique, pas cher, toutes compagnies etc. il faut quand même les imprimer à l'avance. Nous avons opté pour l'avion car les distances sont immenses ! Nous avons eu quand même beaucoup de retards sur nos avions. C'est à savoir quand on prend des rdv ou autre après, prenez de la marge, voire beaucoup de marge ! Nous avons aussi pris le train (TGV très confortable)
* Shanghai : 3 jours Hôtel : Shanghain Lianbang Hotel : très bien placé, confort correct, les chambres étaient grandes, le petit déjeuner affreux 🙂 ==> Je le conseille
La vieille ville fut un sacré dépaysement, assez spécial autour de la ville moderne qu'est Shanghai mais c'est joli à traverser. Nous avons passé une soirée dans le Yu Garden. Il y a beaucoup de touristes, c'est un endroit qui a été construit récemment sur un modèle ancien. Le Bund et le Pudong sont à voir, de jour comme de nuit. Un tour au M50, quartier de l'art moderne. Pas facile à trouver mais il existe une station de métro pas loin. Il faut aimer les galeries d'art... Dans notre guide, une balade dans le Bund était proposé. C'était un chouette tour au travers des grands bâtiments connus. Tiangzifang : joli quartier ancien, avec pleins de touristes, l'ambiance y est marrante, petites échoppes originales Le Temple du Buddha de Jade est à faire absolument. Il faut apprendre à prendre le temps dans ce temple, aller à l'arrière du temple et regarder les choses se dérouler... Nous nous sommes assis des heures dans cette arrière cour et avons observé, sans rien comprendre, mais avec plaisir. Temple Jitang: l’étrangeté du temple entouré de building dans un quartier très chic... Manger dans al concession française
Boire un verre au Captain Bar de nuit mais avant 22h pour la vue : ++
Conseil : ne pas hésiter à prendre le métro, les distances peuvent être très grandes et il existe des cartes à recharger, c'est le bon plan car le ticket n'est pas unique mais le prix dépend de la distance à parcourir. Manger dans des bouibouis écrit tout en chinois, ça c'est le luxe pour moi. La nourriture est moins recherchée mais parfois meilleure que dans les restaurant plus classes ! Ne pas hésiter à essayer des trucs et se laisser porter par le fait de ne pas comprendre, surtout que les chinois ne parlent pas vraiment anglais, même dans les grandes villes comme Shanghai 😛
Shanghai - Chengdu : 3h de vol
* Chengdu : 3 jours Hotel : Mr Panda Youth Hostel : je déconseille cet hôtel. Nous y avons passé 3 nuits, les poubelles n'ont jamais été vidées, les draps étaient à peine propres etc. En revanche, l’hôtel n'était pas cher et bien placé dans la ville.
Attention, les pass illimités du métro ici ne sont pas remboursables donc nous avons perdu nos consignes sur les pass (soit 15€ de perdus à nous 6 😐). Nous nous sommes engueulés mais les "responsables" du métro n'ont rien voulu savoir... et parler en anglais, c'était beaucoup leur demander donc négocier avec un logiciel de traduction, c'est pas simple !
A Chengdu, les gens sont gentils, on a l'impression d'être dans une "petite" ville, c'est plus tranquille etc... cette ville est vraiment chouette.
Les choses à faire : - People's Park : très sympathique, calme, agréable, de la musique, des danses etc. - Les rues piétonnes où les gens se promènent (aucune idée du nom) - le parc des pandas : conseil : y aller à l'ouverture car les pandas sont actifs que jusqu'à 10h et aller au début au milieu du parc pour voir les jeunes pandas d'un an. - mausolée de Liu Bang et le quartier à coté - temple Wenshou
1 journée à Leeshan et le Buddha Geant : à faire absolument si vous en avez l'occasion. C'est 45min de train de Chengdu et 30min de bus de ville (ou 15min de taxi). Le plus grand Buddha Geant debout (71m). On peut largement passer 1 journée dans le parc du Buddha geant, voire 2... Je conseille aussi fortement de visiter le parc Oriental : moins de monde, des choses tout aussi belles, c'est magique ! malgré le petit supplément financier qui en vaut largement la peine.
les choses à faire : - se faire curer les oreilles avec des lames de faire, manger des sucettes de sucres, manger dans les snacks sur les bords de la route etc. A manger : les crêpes de mais, la fondue sishuanaise (attention, ça arrache) - pour les accompagnement de la fondue, nous sommes allés en cuisine chercher les ingrédients dans les frigos 😎
Chengdu - Guilin : 2h de vol puis 45 min de bus pour le centre ville
* Guilin : 1 jour Hotel : The flower hotel : super hotel, rien à redire. Bien placé, belles chambres
A voir : - Decai Hill et les pics krastiques au milieu de la ville :) on peut y passer longtemps, se balader dans la foret en centre ville, il y a une volière etc. - les pagodes de la lune et du soleil
Nous ne sommes restés qu'une seule journée à Guilin... Nous avons regretté de ne pas y être resté un jour de plus pour tout visiter... c'est une jolie "petite" ville, agréable.
Guilin - Danzhai : 2h30 de route C'est à l'hotel à Guilin que nous avons organisé notre déplacement. Ne pas hésiter à demander aux agences de tourisme sur place pour aller à Dazhai, sinon, c'est quasi impossible.
* Danzhai : 1 jour Hotel : Golden Dragon (mais en fait, tous les hotels de cette vallée sont chouettes, mais sans aucune cloisons). Attention, il faut marcher environ 45min à 1h pour acceder à l'hotel, ca a du charme et les gérat étaient des anges ! Il existe des consignes pour les valises au niveau du parking de la vallée, ca permet de ne monter à l’hôtel qu'avec le minimum.
Il n'y a rien à dire et rien à voir sur cet endroit, juste profiter et en prendre plein les yeux et aussi, manger les bonnes spécialités de là bas. Pour notre part, c'est le gérant de l'hotel qui nous faisait le repas avec la culture de son potager et les oeufs de son poulailler etc.
Nous n'avons passé qu'une demie journée vraiment à Danzhai et n'avons pas pu faire tout ce que nous voulions. 1 journée de plus aurait été bien pour faire la rando entre Danzhai et l'autre vallée. Les rizières en hiver étaient belles, au printemps elles auraient été magnifiques (mais bondé de monde). Cette vallée se construit de plus en plus, il faut donc y aller vite 😉
Danzhai - Yangshuo : 4h de route
* Yangshuo : 3 jours Hotel : Yangshuo Eden YHA. Proche des pics kratisques et des points d'intérêts mais loin du centre ville (environ 20min de taxi)... c'est un choix à faire.
A voir : - grotte de stalactite et de bain de boue -marcher le long du fleuve - la ville de Yangshuo - louer un scooter (ou vélo électrique) et aller voir les pics kratisques à Shangri La (choses que nous n'avons pas fait). éviter à tout prix le vélo car ca grimpe. - la pêche au cormoran : sans trop d'intérêt - la descente en Bamboo Boat au petit matin
A manger : escargot fourrés, le poisson, les fruits
Yangshuo - Shenzhen : 2h de route puis 3h de train
* Shenzhen : 4 jours Ville immense avec peu d’intérêt touristique hormis celui d'être à 30 min de Hong Kong. La plupart des touristes n'y passent que pour aller finir le séjour à Hong Kong.
A voir : - le marché aux fleurs - le quartier Sea World - Dafen, le village des peintres - quartier OCT - du velo dans la mangrove
Conclusion : La Chine pour moi, manque d'authenticité, surtout dans les villes. Les chinois ne sont pas toujours facile à comprendre. Il faut y aller avec l'esprit vraiment très ouvert et beaucoup de sang froid et de calme. Il ne reste que peu de choses vraiment historiques dans les mégalopoles (surtout que nous n'avons pas été à Xi'an et Pekin, nous reservons ca pour un autre voyage), c'est souvent perdu dans la distance mais c'est un voyage extraordinaire à faire. Heureusement que le transport est facile et pas trop cher, mais on y perd tout de même du temps... C'est un pays restabilisant à la fois proche de nos modes de vies occidentaux et très éloignés. L'anglais est très peu pratiqué. Bref, chaque voyage se vaut, celui là, comme tous les autres, vaut la peine d'être vécu. Nous en avons pris plein la tête et plein les yeux !
Et si vous avez tout lu, félicitations !!!! 😏
Votre avis sur la France English translation pending
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur?
Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges.
Au plaisir de vous lire Luc
Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos) English translation pending
31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Afrique du Sud seule: risques? English translation pending
Bonjour,
Je pars vers le 21 avril en Afrique du sud. Je vais faire une mission solidaire de 2 semaines mais je voudrais voyager un peu avant. En arrivant à Johannesburg je comptais louer une voiture et faire les montagnes Drakensberg / Durban / Ste Lucie / Kruger / Swaziland, en dormant soit en tente soit en auberge.
Je ne me rends pas compte des risques réels. Les recommandations du gouvernement sont du bon sens surtout et ne pas rester seul. Oui mais quand on voyage seule, ne pas rester seule c'est compliqué...
J'apprécierais de connaitre vos expériences et votre avis.
Merci d'avance.
Clémence
Je pars vers le 21 avril en Afrique du sud. Je vais faire une mission solidaire de 2 semaines mais je voudrais voyager un peu avant. En arrivant à Johannesburg je comptais louer une voiture et faire les montagnes Drakensberg / Durban / Ste Lucie / Kruger / Swaziland, en dormant soit en tente soit en auberge.
Je ne me rends pas compte des risques réels. Les recommandations du gouvernement sont du bon sens surtout et ne pas rester seul. Oui mais quand on voyage seule, ne pas rester seule c'est compliqué...
J'apprécierais de connaitre vos expériences et votre avis.
Merci d'avance.
Clémence
Sarajevo deux époques English translation pending
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
L'île de Ceylan, perle de l'océan indien English translation pending

Le Sri Lanka, anciennement appelé Ceylan, est situé dans l’océan Indien, à environ 31 kilomètres au sud de l’Inde. C’est une île aux paysages variés. Plantations de thé à perte de vue, jardins d’épices, rizières, montagnes, cascades, plages aux eaux turquoises bordées de cocotiers. Mais le Sri Lanka, c’est aussi des festivals colorés, des éléphants majestueux, un riche patrimoine culturel et une population adorable, autant d’ingrédients qui nous invitent au voyage.

Le climat de l’île est équatorial avec une mousson sur la côte Est, d’octobre à fin janvier et une mousson sur la côte Ouest de mai à août. Alors que l’Inde souffrira d’une sècheresse avec des pics allant jusqu’à 45°C, le climat du Sri Lanka est chaud et humide. On peut visiter l’île toute l’année, cependant la meilleure saison reste tout de même de janvier à mars afin d’éviter les fortes pluies.

La proximité de l’océan rafraichit l’air et les températures oscillent entre 25/28°C toute l’année. Les régions montagneuses situées à l’intérieur de l’île bénéficient d’un climat plus frais et auront davantage de pluie. Les températures oscillaient entre 18/20°C lorsque j’étais en janvier à Nuwara Eliya et il pleuvait. C’est ici que l’on trouve ce qui fait la richesse de l’île, des plantations de thé à perte de vue, grâce à ce climat doux et humide.

L’économie de l’île repose sur la culture du riz, l’exportation du thé, du caoutchouc et de la noix de coco. Le riz est la céréale la plus cultivée de l’île et elle est l’élément de base de la nourriture Sri Lankaise. Chaque repas est constitué de riz qui accompagne légumes, poisson ou poulet.

Vient ensuite le tourisme, partie importante aujourd’hui de l’économie. L’île s’est rouverte au tourisme en 2009 après plus de 30 ans de guerre entre les opposants indépendantistes tamouls et les forces gouvernementales Sri Lankaises. Le tsunami de 2004 a également fait d’importants dégâts matériels et humains principalement sur les côtes Sud et Est et ce triste évènement reste encore gravé dans la mémoire de tous les Sri Lankais. L’île s’est peu à peu reconstruite, de nouveaux hôtels ont vu le jour, l’état des routes s’est amélioré, les autoroutes sont en excellent état et les côtes possèdent de très belles plages.

Le Sri Lanka est une île à dominante Bouddhiste, les temples sont omniprésents et vous en trouverez un peu partout, même dans les campagnes retirées.

Chaque jour de pleine lune appelé ‘Poya’ est un jour sacré et férié dans le calendrier Sri Lankais. De nombreuses fêtes sont organisées tout au long de l’année comme la ‘Perahera’ de Kandy, la plus grande fête bouddhiste de l’île qui a lieu en août et dure 10 jours.
Vient ensuite la religion hindoue, introduite bien avant le Bouddhisme par les rois tamouls du sud de l’Inde. Elle est surtout présente dans le nord, l’Est et le centre de l’île où les Tamouls sont employés dans les plantations de thé. Les temples hindous appelés ‘Kovils’ sont nombreux au Sri Lanka et sont très colorés.

L’islam arrive en 3è position avec 2 millions de musulmans et environ 5000 mosquées au Sri Lanka. De nombreuses fêtes sont également organisées tout au long de l’année.

Et le christianisme, introduit au XVIè siècle par les missionnaires portugais. Il s’est surtout développé sur la côte ouest entre Colombo et Jaffna. Negombo compte d’ailleurs un nombre impressionnant d’églises. Toutes ces religions cohabitent et vous trouverez très souvent une église juste à côté d’un temple bouddhiste ou d’une mosquée.

Les deux langues officielles sur l’île sont le cinghalais et le tamoul. Une bonne partie de la population parle également anglais sauf dans l’intérieur du pays et les campagnes retirées où très peu ont appris l’anglais.

J’ai pu visiter une école Tamoule près de Passara, dans la région montagneuse de l’île où les tamouls travaillent dans les plantations de thé. J’ai été accueillie comme une reine avec un collier de fleurs et j’ai pu assister à plusieurs cours. Un grand merci à tous les enfants, professeurs et directeur pour leur gentillesse. Jamais je n’aurai eu un tel accueil en Europe.
Comment se déplacer au Sri Lanka?Le train est une bonne manière de voyager et ne coûte vraiment pas cher. Un billet Colombo/Hikkaduwa m’a coûté 1000 rupees, soit moins de 7 euros. Les trains partent de Colombo Fort, la gare de Colombo. Vous pouvez consulter les itinéraires et les horaires sur le site officiel ‘Sri Lanka Railways‘. Mais vous ne pourrez pas réserver en ligne. Voici un aperçu du site qui vous permettra de faire vos recherches d’horaires.
Un seul site vous permet de réserver en ligne. Il s’agit d’ Exporail où le choix est plus restreint. Une fois à la gare, vous devrez d’abord aller au guichet avec votre billet réservé en ligne et l’on émettra le vrai billet à présenter avant de monter dans le train.
Pour les autres destinations et horaires, vous devrez donc acheter votre billet sur place. Ce qui est l’inconvénient car les trains sont bien souvent complets et vous devrez vous rabattre sur le bus. J’ai voyagé en 3ème classe un samedi férié, le train était plein à craquer et j’ai passé 2h assise sur ma valise, mais finalement plutôt chanceuse alors que la plupart étaient debout serrés comme des sardines et sans climatisation.
Le plus beau trajet en train est Colombo à Kandy. Mais j’ai voyagé en train de Badulla à Nuwara Eliya et les paysages étaient aussi magnifiques, le train se déplace doucement, comme un bateau tanguerait sur la mer, entre forêt tropicale et plantations de thé.

J’ai également voyagé en bus, expérience inoubliable. Vous trouverez des minibus climatisés où vous serez généralement assis et d’autres bus, de couleur rouge ou bleue un peu moins cher. Vous voyagerez bien souvent debout car les bus sont souvent pleins à craquer. Les billets se prennent dans le bus, le contrôleur passera et vous lui paierez votre ticket. Alors dépêchez-vous de trouver une place car il est préférable d’être assis dans les bus Sri Lankais.

En effet, les bus ne se contentent pas de déposer les gens aux arrêts de bus mais surtout d’arriver à destination à l’heure et ils iront à une allure folle, se faufilant entre Tuk-Tuk, voitures et animaux traversant la route. La plupart dispose d’un écran de télévision et vous pourrez voyager au son du reggae sri lankais…

Les déplacement en Tuk-tuk sont à privilégier pour les courtes distances et sont très bon marché. A éviter en montagne pour une longue distance où les routes sont moins bonnes sauf si vous voulez être sûr de ne pas manquer votre train. Les Tuk-tuks se faufilent partout et au final vous gagnerez du temps par rapport au bus.
J’ai également voyagé avec Ruwan, un ami sri lankais qui vit à Hikkaduwa et qui tient une petite agence de tourisme Arya Lanka Tours. Il propose des packages mais vous pouvez également le contacter pour un transfert depuis Colombo ou pour tout autre itinéraire que vous auriez créé vous-même. J'ai également séjourné dans sa famille, sa femme a su me faire découvrir sa culture, sa cuisine colorée et ses enfants sont adorables. Si vous souhaitez séjourner chez l'habitant à Hikkaduwa, vous pouvez me contacter.

Quel itinéraire choisir? La plupart des circuits sont organisés autour des villes de Colombo, Negombo, Anuradhapura, Pinnawela, Dambulla, Sigiriya, Polonnaruwa, Kandy, Nuwara Eliya et le sud.
Je n’ai pas visité Anuradhapura par manque de temps, j’ai préféré privilégier d’autres villes et je ne suis pas allée non plus sur la côte Est, la saison étant inversée par rapport à la côte Ouest. Je conseille de visiter la côte Est de juin à août, période où les pluies sont moins importantes.
Voilà un premier article sur cette belle île qu’est le Sri Lanka. Une île que je détaillerai bien sûr dès que je le pourrai dans des articles à venir.
Pour lire l'article complet rendez-vous sur mon blog oneday-onedream.com/ Magali
Hôtel à petit prix et avec petit confort à Bangkok English translation pending
Bonsoir,
Je voulais avoir votre avis sur mon choix d'hôtel à Bangkok.
Je viens de réserver ... 4 jours avant mon arrivée sur BKK. Je réserve toujours un peu au dernier moment.
Je suis en Thaïlande depuis le 15 janvier 2017, et je me logeais jusqu'à présent dans une catégorie d'hôtel sur une palette de prix de 14 à 19 euros max.
La, via Booking.com ... je viens de louer un hôtel pour 12 nuits à 24 euros la nuit. Ça me fait drôle car je n'aime pas trop mettre beaucoup d'argent dans les hôtels. Toutefois, apres quelques heures de recherches ... il m'a semblé que je devais augmenter mon budget si je ne voulais pas être frustré notamment sur la location ...
Mon hôtel est à 150 m de la station MRT Sutthisan ... Cela devrait me permettre de circuler sans trop de difficultés à BKK !?
Est-ce que le MRT et le BTS (skytrain) ont un connection ? Y a t-il un abonnement ou un tarif journalier qui me permet de prendre sans distinction le MRT ou le BTS ?
Peut-être que 24 euros, c'est un prix pas cher sur BKK ? Aurais-dû réserver beaucoup plus tôt ? (BKK, c'est pas comme la province), LOL
Merci de vos commentaires, et de votre aide.
Fred
Je voulais avoir votre avis sur mon choix d'hôtel à Bangkok.
Je viens de réserver ... 4 jours avant mon arrivée sur BKK. Je réserve toujours un peu au dernier moment.
Je suis en Thaïlande depuis le 15 janvier 2017, et je me logeais jusqu'à présent dans une catégorie d'hôtel sur une palette de prix de 14 à 19 euros max.
La, via Booking.com ... je viens de louer un hôtel pour 12 nuits à 24 euros la nuit. Ça me fait drôle car je n'aime pas trop mettre beaucoup d'argent dans les hôtels. Toutefois, apres quelques heures de recherches ... il m'a semblé que je devais augmenter mon budget si je ne voulais pas être frustré notamment sur la location ...
Mon hôtel est à 150 m de la station MRT Sutthisan ... Cela devrait me permettre de circuler sans trop de difficultés à BKK !?
Est-ce que le MRT et le BTS (skytrain) ont un connection ? Y a t-il un abonnement ou un tarif journalier qui me permet de prendre sans distinction le MRT ou le BTS ?
Peut-être que 24 euros, c'est un prix pas cher sur BKK ? Aurais-dû réserver beaucoup plus tôt ? (BKK, c'est pas comme la province), LOL
Merci de vos commentaires, et de votre aide.
Fred
Mes surprises de voyageur français au Québec English translation pending
Voici maintenant quatre années que je passe chaque fois un mois au Québec, et je me souviens de quelques surprises dans mes séjours depuis 2013.
Loin des clichés habituels ou des sujets rebattus, je m'attarderai ici à exposer de petits détails qui, s'ils paraissent insignifiants, font la saveur des voyages en favorisant le dépaysement (déformation de ma qualité d'artiste-peintre se souciant des détails).
En 2013 La vente de garage des particuliers qui souhaitent se débarrasser de divers objets personnels. Différente de nos brocantes elle s'apparente à notre vide-grenier mais reste individuel. Des affichettes dispersées sur le mobilier urbain permettent de trouver le lieu de la vente.
Montréal : Quartier près du métro Lionel-Groulx
L'incitation au fleurissement des plate-bandes de trottoirs. On y découvre des solutions inattendues :
Montréal : Quartier près du métro Charlevoix
La diversité des ponts sur le Saint-Laurent Un pont ce n'est pas toujours droit, ni le tablier ni les rampes d'accès :
Montréal : Pont Jacques-Cartier
Les ingrédients de la cuisine Les crosses de fougères ça se mange et se vend sous le nom de têtes de violon :
Montréal : Marché Jean-Talon
Pratiques sociales décomplexées Speed dating impromptu :
Montréal : Drague vers une blonde pendant la pratique de mini-kayak au Rapides de Lachine.
En 2014 Fête nationale du Québec jour de la Saint-Jean-Baptiste. Quelque soit la météo, on défile :
Montréal : vers Pie-IX
Architecture urbaine Les stations de métro ont chacune leur style sensible dans les détails des matériaux.
Montréal : station Édouard-Montpetit
à suivre...
En 2013 La vente de garage des particuliers qui souhaitent se débarrasser de divers objets personnels. Différente de nos brocantes elle s'apparente à notre vide-grenier mais reste individuel. Des affichettes dispersées sur le mobilier urbain permettent de trouver le lieu de la vente.
Montréal : Quartier près du métro Lionel-GroulxL'incitation au fleurissement des plate-bandes de trottoirs. On y découvre des solutions inattendues :
Montréal : Quartier près du métro CharlevoixLa diversité des ponts sur le Saint-Laurent Un pont ce n'est pas toujours droit, ni le tablier ni les rampes d'accès :
Montréal : Pont Jacques-CartierLes ingrédients de la cuisine Les crosses de fougères ça se mange et se vend sous le nom de têtes de violon :
Montréal : Marché Jean-TalonPratiques sociales décomplexées Speed dating impromptu :
Montréal : Drague vers une blonde pendant la pratique de mini-kayak au Rapides de Lachine.En 2014 Fête nationale du Québec jour de la Saint-Jean-Baptiste. Quelque soit la météo, on défile :
Montréal : vers Pie-IXArchitecture urbaine Les stations de métro ont chacune leur style sensible dans les détails des matériaux.
Montréal : station Édouard-Montpetità suivre...
Voyage magique en Alaska juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous!
Allez, je me lance! Après avoir énormément profité des conseils de plusieurs d'entre vous et des quelques carnets de voyages qui étaient sur le forum l'année dernière pour préparer notre voyage, c'est à mon tour de partager avec vous cette merveilleuse aventure en Alaska!

Je commence par les infos pratiques, et ensuite, c'est parti pour le voyage!
Qui? Mon mari (Arnaud) et moi (Gaëlle), 31 et 29 ans
Quand? Du 9 au 31 juillet 2016
Où? Anchorage > Girdwood > Homer > Kodiak > Homer > Seward > Whittier > Vadez > Denali NP > Anchorage
Pourquoi? Pourquoi l'Alaska?! Parce que nous avions envie de voir des paysages à couper le souffle, de voir des animaux sauvages (et surtout des ours!), parce que nous aimons la nature et parce que nous n'avions pas peur ni de la pluie, ni du froid. Et aussi parce que la fraîcheur des pays du nord nous attire particulièrement!
Budget? Avion: environ CHF 4000.- aller-retour pour deux entre Genève et Anchorage avec 2 escales pour chaque trajet, billets réservés en novembre.
Nuitées: en B&B en moyenne entre CHF 100-120.- pour deux, dans les "campgrounds" avec une tente et une voiture entre 10 et 20$/nuit.
Repas: au restaurant/pub (de classe moyenne) minimum 15$ pour un burger-frites, 30$ pour un plat avec viande/poisson, 20$ pour une pizza, 6-7$ pour une bière. Nos tickets variaient entre 50 et 80$ pour deux plats et 2 boissons, eau plate toujours servie à notre arrivée, en général les plats étaient relativement conséquents, toujours la possibilité de repartir avec un "doggybag". Ne pas oublier les minimum 15% de pourboire... Pour les pic nic au supermarché, jambon et fromage (locaux !) en tranches assez cher, environ 200g pour 8$... Pain (toast) assez cher aussi, mais gros paquets qui durent plusieurs jours.
Essence : La bonne surprise du voyage ! En moyenne entre 2,5 et 3$ le gallon, soit entre 60 et 80 centimes le litre !
Activités : nous avons craqué pour deux activités particulières vraiment chères, mais qui en valent vraiment la peine, le « bear watching » à Kodiak, 545$/personne pour 6h d’excursion dont environ 2h d’hydravion et 4h d’observation des ours (http://www.seahawkair.com/) et le kayak de mer depuis Valdez dans les icebergs près du Colombia Glacier, 259$/personne (http://anadyradventures.com/).
Organisation ? Looooooongtemps à l’avance (presque une année à l’avance pour les premiers guides achetés!) Réservations faites entre novembre et février pour l’avion, les B&B, les ferries, la voiture, les activités.
Afin d'organiser ce voyage j'ai surtout utilisé les guides/livres suivants:
"Fabuleux Alaska et Yukon" aux éditions Ulysse (guide général pour une première impression générale, belles images et descriptions générales, très peu d'aspects pratiques)
"Alaska" de Lonely Planet (en anglais, très complet)
Petit Futé Alaska (largement pas suffisant à lui seul mais utile pour certaines infos pratiques)
Milepost 2015 (bible des routes de tout l’Alaska, mile par mile autant utile pour la préparation que sur place!)
« 55 ways to the Wilderness in southcentral Alaska » (guide de randonnées, très bien fait !)
« Alaska’s Bears » de Bill Sherwonit, éd. Alaska Northwest Books (bonnes explications sur les grizzlis, ours noirs et ours polaires)
Et j’ai évidemment également beaucoup consulté les pages de ce forum dédiées à l'Alaska! Je remercie d’ailleurs les personnes qui ont laissé leurs magnifiques (et pratiques) carnets de voyage sur ce forum, et celles qui ont répondu à mes questions !
Allez, je me lance! Après avoir énormément profité des conseils de plusieurs d'entre vous et des quelques carnets de voyages qui étaient sur le forum l'année dernière pour préparer notre voyage, c'est à mon tour de partager avec vous cette merveilleuse aventure en Alaska!

Je commence par les infos pratiques, et ensuite, c'est parti pour le voyage!
Qui? Mon mari (Arnaud) et moi (Gaëlle), 31 et 29 ans
Quand? Du 9 au 31 juillet 2016
Où? Anchorage > Girdwood > Homer > Kodiak > Homer > Seward > Whittier > Vadez > Denali NP > Anchorage
Pourquoi? Pourquoi l'Alaska?! Parce que nous avions envie de voir des paysages à couper le souffle, de voir des animaux sauvages (et surtout des ours!), parce que nous aimons la nature et parce que nous n'avions pas peur ni de la pluie, ni du froid. Et aussi parce que la fraîcheur des pays du nord nous attire particulièrement!
Budget? Avion: environ CHF 4000.- aller-retour pour deux entre Genève et Anchorage avec 2 escales pour chaque trajet, billets réservés en novembre.
Nuitées: en B&B en moyenne entre CHF 100-120.- pour deux, dans les "campgrounds" avec une tente et une voiture entre 10 et 20$/nuit.
Repas: au restaurant/pub (de classe moyenne) minimum 15$ pour un burger-frites, 30$ pour un plat avec viande/poisson, 20$ pour une pizza, 6-7$ pour une bière. Nos tickets variaient entre 50 et 80$ pour deux plats et 2 boissons, eau plate toujours servie à notre arrivée, en général les plats étaient relativement conséquents, toujours la possibilité de repartir avec un "doggybag". Ne pas oublier les minimum 15% de pourboire... Pour les pic nic au supermarché, jambon et fromage (locaux !) en tranches assez cher, environ 200g pour 8$... Pain (toast) assez cher aussi, mais gros paquets qui durent plusieurs jours.
Essence : La bonne surprise du voyage ! En moyenne entre 2,5 et 3$ le gallon, soit entre 60 et 80 centimes le litre !
Activités : nous avons craqué pour deux activités particulières vraiment chères, mais qui en valent vraiment la peine, le « bear watching » à Kodiak, 545$/personne pour 6h d’excursion dont environ 2h d’hydravion et 4h d’observation des ours (http://www.seahawkair.com/) et le kayak de mer depuis Valdez dans les icebergs près du Colombia Glacier, 259$/personne (http://anadyradventures.com/).
Organisation ? Looooooongtemps à l’avance (presque une année à l’avance pour les premiers guides achetés!) Réservations faites entre novembre et février pour l’avion, les B&B, les ferries, la voiture, les activités.
Afin d'organiser ce voyage j'ai surtout utilisé les guides/livres suivants:
"Fabuleux Alaska et Yukon" aux éditions Ulysse (guide général pour une première impression générale, belles images et descriptions générales, très peu d'aspects pratiques)
"Alaska" de Lonely Planet (en anglais, très complet)
Petit Futé Alaska (largement pas suffisant à lui seul mais utile pour certaines infos pratiques)
Milepost 2015 (bible des routes de tout l’Alaska, mile par mile autant utile pour la préparation que sur place!)
« 55 ways to the Wilderness in southcentral Alaska » (guide de randonnées, très bien fait !)
« Alaska’s Bears » de Bill Sherwonit, éd. Alaska Northwest Books (bonnes explications sur les grizzlis, ours noirs et ours polaires)
Et j’ai évidemment également beaucoup consulté les pages de ce forum dédiées à l'Alaska! Je remercie d’ailleurs les personnes qui ont laissé leurs magnifiques (et pratiques) carnets de voyage sur ce forum, et celles qui ont répondu à mes questions !
Retour de 10 jours dans le Sud-Est iranien English translation pending
Bonjour à tous,
J’ai passé une petite dizaine de jours seule Iran, et j’en reviens juste, enchantée. Pour mon troisième tour, j’ai voulu visiter le sud-est du pays en prenant mon temps là où généralement les voyageurs passent en coup de vent. Aucun regret, j’ai du coup pu faire de très belles rencontres, des balades agréables, et me reposer (ce qui était tout de même ma priorité). Et je reviens encore une fois enthousiaste !!
Pour info, au moment où j’y étais, le change était de 39 000 rials pour 1 euro, 35 000 pour un dollar. Et sinon, à part la première nuit à Téhéran, je n’avais rien réservé.
Téhéran
Arrivée le midi à Téhéran, où j’ai passé l’après-midi. J’avais réservé uniquement la première nuit dans une « auberge de jeunesse » qui vient d’ouvrir dans l’est de la ville mais je ne conseille pas vraiment. Effectivement, prix bas ( 12E50 la nuit) mais service minimum, une seule salle de bain pour les deux dortoirs, les propriétaires ne sont pas là la plupart du temps et ont recruté un jeune afghan (dont je doute qu’il ait atteint la majorité) qui essaie de se débrouiller tant bien que mal mais la communication est compliquée.
Je leur avais réservé le service de pickup à l’aéroport (20e) mais le chauffeur qu’ils m’ont envoyé conduisait comme un dingue, et quand je lui ai demandé de ralentir il s’est excusé en m’expliquant que sa femme venait de le quitter. Mouais, pas trop partante pour participer à son suicide !
L’auberge en question : http://www.hosteltehran.com
Puis balade dans le centre de Téhéran (musée du tapis, ancienne ambassade américaine, diner au Sofreh Khane Ayyaram), je ne m’étendrai pas dessus, rien de particulier à ajouter, je ne suis pas fan de Téhéran.
Le lendemain matin, je me suis rendue à l’aéroport Merhabad en métro, une heure environ depuis l’est de la ville.
Kerman
80 000 le taxi depuis l’aéroport.
J’ai logé chez Omid Gueshouse, à deux pas de la place Azadi. Bon choix pour les petits prix et son emplacement idéal qui permet de prendre les taxi na dar baste très facilement. Par contre, toilettes et douches sont dans la cour, et literie bien rigide. Accueil très sympathique. Prix de la chambre 400 000 rials, 460 000 avec air conditionné.
Prix du taxi na dar baste dans la ville 10 000.
Le midi j’ai tenté le déjeuner dans la chaykhaneh hamam-e-Vakil dans le bazar, je conseille ! Leur kashke badenjan est succulent, le cadre superbe. 150 000 le repas.
Le soir j’ai tenté le restaurant Ganjali Khan à l’entrée du bazar et leur ghorme sabzi, très bien. Si mes souvenirs sont bons, 140 000 le repas.
Pour le soir j’ai également tenté le resto de l’hôtel Akhavan et leur fameux buffet. Je conseille pour la variété des plats servis, les légumes, et la cuisine « familiale ». 10$ le repas cependant, mais je me suis fait plaisir. Vraiment délicieux.
Je me suis promenée et promenée et promenée dans le bazar, je ne m’en lasse pas…. Les alentours du Ali Khan square sont superbes (ne pas manquer le hamam, 150 000). Quand on avance un peu plus loin il y a un centre Bannoo economusée, restauré par la ville de Kerman, où on trouve de l’artisanat du coin de bonne qualité (mais cher) et quelques artisans au travail. Joli, agréable. 50 000 l’entrée pour les touristes, grrr… On peut y manger, je n’ai pas testé. Pour acheter fruits, légumes et dattes, c’est du côté de Maydan-e Shahada, à l’autre bout du bazar.
Kaluts
Le patron de l’hôtel Akhavan m’a organisé un tour privé dans les Kaluts. Coucher et lever du soleil dans le désert + nuit dans un petit village (chez Mustapha et Sekene) à une trentaine de kilomètres, superbe moment. Par contre, même en fin de journée, il y fait TRES chaud encore en septembre.
Taxi : 55$ (Madjid – le grand- était mon chauffeur, absolument adorable) Hébergement + diner + petit déjeuner : 10$. Très bien.
Mahan
Madjid m’a déposée à Mahan sur le retour. Pas trop le choix sur l’hébergement, il n’y a qu’un seul hotel (Mahan Tourist Inn). Très propre, très confortable, très bien. 24e la nuit.
Le mausolée de Nematollah Vali se trouve à une dizaine de minutes à pieds. 100 000 l’entrée, mais on ne peut plus accéder au toit ni au musée.
Pour les jardins, 40 000 de taxi, 200 000 l’entrée. Très agréable. Quelques boutiques d’artisanat, une tchaikhana dans laquelle je n’ai pas mangé. Je conseille clairement d’y aller en fin de journée et de s’y attarder la nuit tombée.
Pour aller à Bam j’ai dû repasser par Kerman. On doit pouvoir attraper une voiture au vol sur la route mais je n’ai pas voulu m’attarder au bord de la route en plein soleil (oui, il fait encore chaud mi-septembre dans le sud). Possibilité de prendre le bus près du mausolée (10 000) mais il ne passe pas toutes les heures et j’ai préféré prendre un taxi pour Kerman – Maydan-e-Bam. 200 000 le taxi.
Bam
Taxi na dar baste de Kerman à Bam : 170 000. 2h de route.
Inévitable Akbar Guest House, gros coup de cœur effectivement. J’y ai passé deux jours alors qu’il n’y a pas grand-chose à faire : thé et dattes à volonté, se poser, bouquiner, papoter. Mr Akbar est un grand monsieur, très connu dans toute la ville, et évoquer son nom nous place en quelque sorte sous sa protection.
Le soir, ses amis s’y rendent afin de discuter avec lui et les touristes de passage, excellent moyen de rencontrer des iraniens anglophones et curieux. Il m’a invité à manger chez lui, et m’a organisé un tour dans la région (qanats et caravanserail) qui reste néanmoins à améliorer car le chauffeur était sympa mais mort de trouille face à la responsabilité de conduire ma petite personne.
Les prix ne sont pas vraiment définis. 15$ la nuit avec petit déjeuner et salle de bain, 30$ le tour, à peu près. Tout est négociable.
J’ai aimé la citadelle. J’y étais à l’ouverture (7h) et c’était un bon choix (il fait TRES chaud à Bam à cette période). Seule visiteuse présente, les ouvriers ont eu à cœur de m’ouvrir les portes et de me faire passer les barrières. Ils ont bien bossé, ça se reconstruit, et perso je trouve ça émouvant même si la majeur partie reste à terre. Un effort à encourager selon moi.
Meymand
Départ de Kerman : aller au terminal de bus pour acheter un ticket pour Shar-e-Babak, 110 000, environ 3h de bus.
A l’arrivée, prendre un taxi dar baste pour Meymand, 250 000 mais le chauffeur a été un vrai papa.
Comme à chaque étape je me suis pointée dans le village comme une fleur en n’ayant rien réservé, sauf que la guesthouse était fermée. Bonne chose, il y a maintenant deux employés gouvernementaux qui travaillent à Meymand à la conservation du patrimoine et au développement du tourisme dont l’un parle très bien anglais, et il m’a arrangé le coup avec le sourire.
J’ai finalement dormi « chez Salma » : une petite grand-mère adorable, en compagnie de sa famille. Grand moment, zéro confort ! 100 000 la nuit ou le repas préparé avec les herbes du coin, 60 000 le petit dej.
Cela m’a carrément sauvé cette étape car m’a première impression fut désastreuse : les femmes au bord de la route très insistantes pour vendre leurs petits sachets d���herbe, un village minuscule, charmant mais sans grand-chose à voir…. Je me suis demandé ce que j’allais y faire pendant 24h. Et en fait, y rester la nuit chez Salma m’a ouvert les portes, les villageois se sont montrés adorables et accueillants, c’était vraiment chouette.
Voilà voilà ! Disponible pour répondre à vos questions !
J’ai passé une petite dizaine de jours seule Iran, et j’en reviens juste, enchantée. Pour mon troisième tour, j’ai voulu visiter le sud-est du pays en prenant mon temps là où généralement les voyageurs passent en coup de vent. Aucun regret, j’ai du coup pu faire de très belles rencontres, des balades agréables, et me reposer (ce qui était tout de même ma priorité). Et je reviens encore une fois enthousiaste !!
Pour info, au moment où j’y étais, le change était de 39 000 rials pour 1 euro, 35 000 pour un dollar. Et sinon, à part la première nuit à Téhéran, je n’avais rien réservé.
Téhéran
Arrivée le midi à Téhéran, où j’ai passé l’après-midi. J’avais réservé uniquement la première nuit dans une « auberge de jeunesse » qui vient d’ouvrir dans l’est de la ville mais je ne conseille pas vraiment. Effectivement, prix bas ( 12E50 la nuit) mais service minimum, une seule salle de bain pour les deux dortoirs, les propriétaires ne sont pas là la plupart du temps et ont recruté un jeune afghan (dont je doute qu’il ait atteint la majorité) qui essaie de se débrouiller tant bien que mal mais la communication est compliquée.
Je leur avais réservé le service de pickup à l’aéroport (20e) mais le chauffeur qu’ils m’ont envoyé conduisait comme un dingue, et quand je lui ai demandé de ralentir il s’est excusé en m’expliquant que sa femme venait de le quitter. Mouais, pas trop partante pour participer à son suicide !
L’auberge en question : http://www.hosteltehran.com
Puis balade dans le centre de Téhéran (musée du tapis, ancienne ambassade américaine, diner au Sofreh Khane Ayyaram), je ne m’étendrai pas dessus, rien de particulier à ajouter, je ne suis pas fan de Téhéran.
Le lendemain matin, je me suis rendue à l’aéroport Merhabad en métro, une heure environ depuis l’est de la ville.
Kerman
80 000 le taxi depuis l’aéroport.
J’ai logé chez Omid Gueshouse, à deux pas de la place Azadi. Bon choix pour les petits prix et son emplacement idéal qui permet de prendre les taxi na dar baste très facilement. Par contre, toilettes et douches sont dans la cour, et literie bien rigide. Accueil très sympathique. Prix de la chambre 400 000 rials, 460 000 avec air conditionné.
Prix du taxi na dar baste dans la ville 10 000.
Le midi j’ai tenté le déjeuner dans la chaykhaneh hamam-e-Vakil dans le bazar, je conseille ! Leur kashke badenjan est succulent, le cadre superbe. 150 000 le repas.
Le soir j’ai tenté le restaurant Ganjali Khan à l’entrée du bazar et leur ghorme sabzi, très bien. Si mes souvenirs sont bons, 140 000 le repas.
Pour le soir j’ai également tenté le resto de l’hôtel Akhavan et leur fameux buffet. Je conseille pour la variété des plats servis, les légumes, et la cuisine « familiale ». 10$ le repas cependant, mais je me suis fait plaisir. Vraiment délicieux.
Je me suis promenée et promenée et promenée dans le bazar, je ne m’en lasse pas…. Les alentours du Ali Khan square sont superbes (ne pas manquer le hamam, 150 000). Quand on avance un peu plus loin il y a un centre Bannoo economusée, restauré par la ville de Kerman, où on trouve de l’artisanat du coin de bonne qualité (mais cher) et quelques artisans au travail. Joli, agréable. 50 000 l’entrée pour les touristes, grrr… On peut y manger, je n’ai pas testé. Pour acheter fruits, légumes et dattes, c’est du côté de Maydan-e Shahada, à l’autre bout du bazar.
Kaluts
Le patron de l’hôtel Akhavan m’a organisé un tour privé dans les Kaluts. Coucher et lever du soleil dans le désert + nuit dans un petit village (chez Mustapha et Sekene) à une trentaine de kilomètres, superbe moment. Par contre, même en fin de journée, il y fait TRES chaud encore en septembre.
Taxi : 55$ (Madjid – le grand- était mon chauffeur, absolument adorable) Hébergement + diner + petit déjeuner : 10$. Très bien.
Mahan
Madjid m’a déposée à Mahan sur le retour. Pas trop le choix sur l’hébergement, il n’y a qu’un seul hotel (Mahan Tourist Inn). Très propre, très confortable, très bien. 24e la nuit.
Le mausolée de Nematollah Vali se trouve à une dizaine de minutes à pieds. 100 000 l’entrée, mais on ne peut plus accéder au toit ni au musée.
Pour les jardins, 40 000 de taxi, 200 000 l’entrée. Très agréable. Quelques boutiques d’artisanat, une tchaikhana dans laquelle je n’ai pas mangé. Je conseille clairement d’y aller en fin de journée et de s’y attarder la nuit tombée.
Pour aller à Bam j’ai dû repasser par Kerman. On doit pouvoir attraper une voiture au vol sur la route mais je n’ai pas voulu m’attarder au bord de la route en plein soleil (oui, il fait encore chaud mi-septembre dans le sud). Possibilité de prendre le bus près du mausolée (10 000) mais il ne passe pas toutes les heures et j’ai préféré prendre un taxi pour Kerman – Maydan-e-Bam. 200 000 le taxi.
Bam
Taxi na dar baste de Kerman à Bam : 170 000. 2h de route.
Inévitable Akbar Guest House, gros coup de cœur effectivement. J’y ai passé deux jours alors qu’il n’y a pas grand-chose à faire : thé et dattes à volonté, se poser, bouquiner, papoter. Mr Akbar est un grand monsieur, très connu dans toute la ville, et évoquer son nom nous place en quelque sorte sous sa protection.
Le soir, ses amis s’y rendent afin de discuter avec lui et les touristes de passage, excellent moyen de rencontrer des iraniens anglophones et curieux. Il m’a invité à manger chez lui, et m’a organisé un tour dans la région (qanats et caravanserail) qui reste néanmoins à améliorer car le chauffeur était sympa mais mort de trouille face à la responsabilité de conduire ma petite personne.
Les prix ne sont pas vraiment définis. 15$ la nuit avec petit déjeuner et salle de bain, 30$ le tour, à peu près. Tout est négociable.
J’ai aimé la citadelle. J’y étais à l’ouverture (7h) et c’était un bon choix (il fait TRES chaud à Bam à cette période). Seule visiteuse présente, les ouvriers ont eu à cœur de m’ouvrir les portes et de me faire passer les barrières. Ils ont bien bossé, ça se reconstruit, et perso je trouve ça émouvant même si la majeur partie reste à terre. Un effort à encourager selon moi.
Meymand
Départ de Kerman : aller au terminal de bus pour acheter un ticket pour Shar-e-Babak, 110 000, environ 3h de bus.
A l’arrivée, prendre un taxi dar baste pour Meymand, 250 000 mais le chauffeur a été un vrai papa.
Comme à chaque étape je me suis pointée dans le village comme une fleur en n’ayant rien réservé, sauf que la guesthouse était fermée. Bonne chose, il y a maintenant deux employés gouvernementaux qui travaillent à Meymand à la conservation du patrimoine et au développement du tourisme dont l’un parle très bien anglais, et il m’a arrangé le coup avec le sourire.
J’ai finalement dormi « chez Salma » : une petite grand-mère adorable, en compagnie de sa famille. Grand moment, zéro confort ! 100 000 la nuit ou le repas préparé avec les herbes du coin, 60 000 le petit dej.
Cela m’a carrément sauvé cette étape car m’a première impression fut désastreuse : les femmes au bord de la route très insistantes pour vendre leurs petits sachets d���herbe, un village minuscule, charmant mais sans grand-chose à voir…. Je me suis demandé ce que j’allais y faire pendant 24h. Et en fait, y rester la nuit chez Salma m’a ouvert les portes, les villageois se sont montrés adorables et accueillants, c’était vraiment chouette.
Voilà voilà ! Disponible pour répondre à vos questions !
Contrastes 2016 entre Utah et Colorado English translation pending
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c’est parti…
Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :
Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…
Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).
On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).
C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).
C’est parti pour le carnet !
Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon
Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.
On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.
On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…
Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…
A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.
Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !
On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…
On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.
A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?
Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.

Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :
Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…
Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).
On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).
C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).
C’est parti pour le carnet !
Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon
Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.
On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.
On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…
Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…
A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.
Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !
On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…
On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.
A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?
Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.

Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Norwegian Escape 2016 - avis détaillé English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde (d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :)
Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe.... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit. - les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :)), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :))
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent)...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret, et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes !
Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde (d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :)
Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe.... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit. - les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :)), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :))
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent)...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret, et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes !
Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
Avis détaillé en français sur le Norwegian Escape 2016 English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde ( d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :) Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe .... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit.
- les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :) ), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :) )
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent) ...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret , et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la caf��téria.
- les excursions: trop courtes mais superbes ! Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde ( d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :) Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe .... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit.
- les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :) ), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :) )
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent) ...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret , et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la caf��téria.
- les excursions: trop courtes mais superbes ! Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
Projet Jordanie début novembre 2016 English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, merci à vous pour vos partages, vos infos et vos comptes-rendus, aussi intéressants qu'alléchants! J'ai lu, relu, stocké... et rêvé. ça y est! Notre projet prend forme peu à peu, mais comme il me reste quelques doutes/hésitations/questions perso, j'ai préféré ouvrir cette discussion plutôt que de parasiter les vôtres, pour une meilleure visibilité.
Nous partons le 30 octobre, à 4 (adultes), les billets d'avion sont achetés : Toulouse- Amman avec une jolie promo d'AF à moins de 412€ (et oui, je sais, on prend des risques, mais on fera des prières anti-grèves!). J'ai découvert trop tard le retour de Nicole, que je remercie au passage, c'est vrai que nous aurions pu prendre Turkish depuis Toulouse et rentrer directement depuis Aqaba. Tant pis!
Nous allons bien sûr acheter le Jordan Pass, dès que nous aurons choisi combien de nuits passer à Petra. Nous louerons une voiture à partir du J2.
Avec 12 nuits sur place et en choisissant comme Phil de privilégier un axe nord-sud, voici notre projet d'itinéraire avec les questions que je me pose : J1 : Arrivée à 20h00; nuit à MADABA (transfert par l'hôtel) - Hésitation entre le Mosaïc et le Pilgrim.
(Choix délibéré de shunter les châteaux du désert)
J2 : Journée d'excursion vers Jerash- Aljun. Est-il possible d'envisager aussi le site de Bethanie sur le chemin du retour? Si pas trop tard, début de visite des mosaïques de Madaba?
J3 : Fin de visite de Madaba, puis départ vers Mont Nebo et la Mer Morte. Là, grosse hésitation et plein de questions : Passer ou non une nuit au bord de la Mer Morte? Avantages et inconvénients? Si oui, quel hôtel : le Dead Sea Spa, le Crown Plaza, l'Holiday Inn? Proximité immédiate de la plage, repas, rapport qualité/prix?
Ou bien se contenter de profiter d'un package plage/déjeuner dans un hôtel (lequel?) puis filer vers Dana? J'aimerais bien faire un stop à Dana, envisager une ou deux petites marches, et y passer 1 nuit. A défaut, ce sera un stop vers midi et une courte balade.
Est-il incontournable d'aller jusqu'au Dead Sea Panoramic Complex? Même question pour les sources chaudes d'Hammamat Ma'in? Est-ce que le détour vaut le coup?
J4 : En fonction de l'étape J3- Route du Roi; Little Petra et Bedha; arrivée à Petra.
J5 à J6 ou J7 : PETRA. 2 jours minimum, peut-être 3. Faut-il préférer loger près de l'entrée? Avec ou sans piscine, début novembre? Quels endroits sympas pour boire un verre (bière ou vin)? Très envie de voir aussi Petra by night! Même si... Fait-il froid début novembre?
J8- J9 : Wadi Rum - Là, grosse question : Est-il envisageable de penser à un bivouac début novembre? Qui a expérimenté? Pas trop froid la nuit? Je serais assez tentée par Bedouin Friends, repéré dans un carnet de voyage (celui de Phil, je crois?)... Et sinon, une idée de petit camp avec des tentes?
J10 à J12 : Fin du voyage au bord de la mer Rouge, sur les plages au sud d'Aqaba , vers Tala Bay. Nous aimerions un hôtel "les pieds dans l'eau", assez confortable, avec possibilité de beau snorkelling depuis la plage, pas trop loin : est-ce que ça existe? Que me conseillez-vous? Ah oui, et avec possibilité de late check out car nous avons l'avion en pleine nuit à Amman! Nicole, c'est le Radisson blu que tu ne conseilles pas, ou je me trompe?
J'aurai sans doute d'autre interrogations, mais je vais m'arrêter là en vous remerciant déjà pour vos futures réponses. En attendant, bonne soirée et bon WE à vous,
Tout d'abord, merci à vous pour vos partages, vos infos et vos comptes-rendus, aussi intéressants qu'alléchants! J'ai lu, relu, stocké... et rêvé. ça y est! Notre projet prend forme peu à peu, mais comme il me reste quelques doutes/hésitations/questions perso, j'ai préféré ouvrir cette discussion plutôt que de parasiter les vôtres, pour une meilleure visibilité.
Nous partons le 30 octobre, à 4 (adultes), les billets d'avion sont achetés : Toulouse- Amman avec une jolie promo d'AF à moins de 412€ (et oui, je sais, on prend des risques, mais on fera des prières anti-grèves!). J'ai découvert trop tard le retour de Nicole, que je remercie au passage, c'est vrai que nous aurions pu prendre Turkish depuis Toulouse et rentrer directement depuis Aqaba. Tant pis!
Nous allons bien sûr acheter le Jordan Pass, dès que nous aurons choisi combien de nuits passer à Petra. Nous louerons une voiture à partir du J2.
Avec 12 nuits sur place et en choisissant comme Phil de privilégier un axe nord-sud, voici notre projet d'itinéraire avec les questions que je me pose : J1 : Arrivée à 20h00; nuit à MADABA (transfert par l'hôtel) - Hésitation entre le Mosaïc et le Pilgrim.
(Choix délibéré de shunter les châteaux du désert)
J2 : Journée d'excursion vers Jerash- Aljun. Est-il possible d'envisager aussi le site de Bethanie sur le chemin du retour? Si pas trop tard, début de visite des mosaïques de Madaba?
J3 : Fin de visite de Madaba, puis départ vers Mont Nebo et la Mer Morte. Là, grosse hésitation et plein de questions : Passer ou non une nuit au bord de la Mer Morte? Avantages et inconvénients? Si oui, quel hôtel : le Dead Sea Spa, le Crown Plaza, l'Holiday Inn? Proximité immédiate de la plage, repas, rapport qualité/prix?
Ou bien se contenter de profiter d'un package plage/déjeuner dans un hôtel (lequel?) puis filer vers Dana? J'aimerais bien faire un stop à Dana, envisager une ou deux petites marches, et y passer 1 nuit. A défaut, ce sera un stop vers midi et une courte balade.
Est-il incontournable d'aller jusqu'au Dead Sea Panoramic Complex? Même question pour les sources chaudes d'Hammamat Ma'in? Est-ce que le détour vaut le coup?
J4 : En fonction de l'étape J3- Route du Roi; Little Petra et Bedha; arrivée à Petra.
J5 à J6 ou J7 : PETRA. 2 jours minimum, peut-être 3. Faut-il préférer loger près de l'entrée? Avec ou sans piscine, début novembre? Quels endroits sympas pour boire un verre (bière ou vin)? Très envie de voir aussi Petra by night! Même si... Fait-il froid début novembre?
J8- J9 : Wadi Rum - Là, grosse question : Est-il envisageable de penser à un bivouac début novembre? Qui a expérimenté? Pas trop froid la nuit? Je serais assez tentée par Bedouin Friends, repéré dans un carnet de voyage (celui de Phil, je crois?)... Et sinon, une idée de petit camp avec des tentes?
J10 à J12 : Fin du voyage au bord de la mer Rouge, sur les plages au sud d'Aqaba , vers Tala Bay. Nous aimerions un hôtel "les pieds dans l'eau", assez confortable, avec possibilité de beau snorkelling depuis la plage, pas trop loin : est-ce que ça existe? Que me conseillez-vous? Ah oui, et avec possibilité de late check out car nous avons l'avion en pleine nuit à Amman! Nicole, c'est le Radisson blu que tu ne conseilles pas, ou je me trompe?
J'aurai sans doute d'autre interrogations, mais je vais m'arrêter là en vous remerciant déjà pour vos futures réponses. En attendant, bonne soirée et bon WE à vous,
Panorama sur 3 villes touristiques majeures d'Iran English translation pending
1-Esfahan (mai 2016)
Esfahan est une ville réellement magique. Ce sera probablement le must de votre voyage. Le centre névralgique qu'est la "Place Immam Khomeini" et que beaucoup continuent à appeler "Nagshs-e-Jahan" a un effet quasi magnétique. Très animée le soir, c'est un rendez-vous prisé de la population qui vient s'y détendre.
La contrepartie de la beauté de cette ville, c'est qu'il y a beaucoup de touristes et que les prix s'en ressentent forcément. De surcroît il y a un réel déficit d'hôtels ce qui, là encore, provoque de l'inflation. Cependant de nouveaux hôtels commencent à s'ouvrir et à offrir des chambres avec un standard correct de qualité pour des prix avoisinant les 60 euros la nuitée. On peut quand même affirmer que l'hébergement est cher, voire même parfois trop cher, à Esfahan. Un simple lit dans un dortoir près de la Place Immam Khomeini vous coûtera jusqu'à 15 euros. Pas vraiment des prix " routards". Si vous restez dans ce secteur central ce sera également difficile de trouver un endroit sympa pour vous restaurer à un prix convenable. Cependant dans la rue Hafez vous trouverez de quoi manger des pizzas ( goût médiocre) , des hamburgers avec des frites, du poulet ou de la salade.
Il y a bien sûr d'autres restaurants près de la place, sous les voûtes du bazar, plutôt chics, mais d'un rapport qualité-prix exécrable. Je pense notamment au " Bastani" Situé à gauche de la Mosquée, toujours fréquenté par les groupes, qui offre un cadre superbe mais une nourriture médiocre vu le prix demandé. De surcroît , les serveurs poussent à la consommation et il y à un surplus de service de 15% pas vraiment justifié lui non plus.! Cependant il ne faudrait pas ignorer le " SHERAZADE " qui est à deux pas du pont SI O SE. Une "institution" à Esfahan autant pour l'ambiance que le cadre. Bon.. on pousse aussi un peu à la consommation mais c'est plus doux. L'endroit est grand ( trop grand..?) et fréquenté par les Iraniens.
Les amateurs de pipe à eau ne rateront surtout pas un endroit typique à Esfahan, ( et devenu rare en Iran) dans une petite rue en retrait près du bazar. Le " Azadegan tea house", aujourd'hui appelé le " CHAH HAJ MIRZA " . Pour 200000 rials vous aurez un pot de thé, du sucre local, des petites douceurs au miel et une chicha au parfum que vous aurez choisi. Du plus fort au plus doux. Si vous débutez , je me permets de vous conseiller l'association orange - menthe bien plus douce que les autres. Mustafa se fera un plaisir de vous la préparer. Un peu cher mais un endroit privilégié pour faire des rencontres sympas le soir. J'adore.!! Ca ferme à 23 heures.
A Esfahan, vous aurez beaucoup de plaisir à flâner et à vous asseoir dans les parcs ombragés. De nombreux Iraniens viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. D'une rare gentillesse, ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont tendance à idéaliser la France et aiment à éprouver leur connaissance de l'anglais.
En résumé, Esfahan mérite une longue halte car elle va vous charmer. Trois jours pleins vous suffiront à peine pour survoler l'ensemble de ce qu'il faut voir dans cette superbe ville.
Pour les infos pratiques... il y a 4 gares routières à Esfahan.
La principale et la plus connue est KAVEH. C'est là que vous descendrez en arrivant de Teheran. Et c'est aussi de là que vous pourrez également partir pour presque toutes les destinations choisies. Le centre ville est à 3 ou 4 Kms et vous pouvez l'atteindre en bus urbains moyennant moins d'un euro. Les taxis sont nombreux à attendre les passagers des bus. Les prix sont à négocier car comme souvent, ils sont majorés quand vous êtes touriste. Venant de cette gare, le juste prix pour une course pour le square Immam Khomeini se situe en 2016 entre 100 et 150000 rials. On vous demandera 200000 ou plus. Possibilité de faire l'essentiel du trajet en bus urbain pour une somme très modique, ( 1000 Tomans par personne) . C'est plutôt simple car l'arrêt de bus est devant la gare routière. Cela dit, compte tenu du prix , à compter de 3 personnes , mieux vaut le taxi. Sauf si vous êtes comme moi à aimer partager le quotidien des gens du pays visité. Pour vous rendre à YAZD la gare routière à privilégier est JEY mais à partir de Kaveh ça fonctionne aussi. Départs toutes les heures de 7 heures du matin jusqu'à 10 heures Ensuite ce sera toutes les deux heures. Le prix est de 130000 rials par personnes en bus VIP pour un peu plus de 300 Kms. Ce qui fait 3,5 euros pour le trajet et ce qui place l'Iran en tête de tous les pays pour le rapport qualité- prix au kilomètre effectué !! Ceux qui pensaient louer une voiture avec chauffeur feraient bien d'y réfléchir. Se déplacer en Iran n'est ni compliqué ni onéreux. Pour Shiraz, il faudra repartir de Kaveh.
les hôtels.
-4 ou 5 hôtels dans un rayon proche de la place Khomeini. Le mieux placé est le "FIROUZEE"qui vient juste d'ouvrir ses portes en avril 2016. Environ 60/ 70 dollars pour une double, petit déjeuner compris et Wifi..Vous êtes vraiment à deux pas de la Place Khomeini. Impossible d'être plus près.!! Malheureusement, la plupart des chambres sont aveugles et certaines sont si exiguës que vous aurez de la peine à y poser 2 valises. Prix négociables.
Le "Setareh" Ex Sadaf Hotel. Dans la rue Hafez, perpendiculaire au square, à environ 400 mètres de la place. Prix similaires au Firouzee. Toujours plein car travaille beaucoup avec les groupes. Bien placé également, mais vieillissant. Dans la rue du Firoozee , l'hôtel "Mehr" est à éviter absolument . Chambres désuètes et propreté douteuse pour un prix trop élevé. Attendons qu'il se rénove... Un peu plus excentré, l'hôtel "Safavi " est une solution de repli interessante, mais les chambres sont là aussi plutôt exiguës et l'hôtel est parfois bruyant. Prix similaires aux précédents. Toujours à négocier bien entendu car sachez que les Iraniens payent beaucoup moins cher les mêmes chambres que les vôtres.
Si vous en avez les moyens, offrez vous l'Hotel Abassi. Un 4 ou 5 étoiles très central. Pas donné bien sûr car 150 à 200 euros la double. Les chambres qui donnent sur la cour intérieure sont d'un grand raffinement. Au cas ou... l'Agence Iran Air se trouve quasiment en face. Si vous souhaitez des prix plus avantageux, fuyez le centre et la place Khomeini. Mais ne vous attendez jamais à trouver le luxe, à moins d'un coup de chance, pour 40 ou 50 dollars..!
2-Shiraz
Vous êtes à 900 kilomètres de Teheran et si vous venez de Yadz, Il vous faudra environ 5 bonnes heures de bus pour atteindre Shiraz . La route traverse le désert et ne devient vraiment jolie qu'une centaine de kilomètres avant d'atteindre Shiraz.
La gare routière n'est pas trop éloignée du centre ville et il faut compter entre 7 et 10000 Tomans maximum pour s'y rendre. Comme ailleurs, les chauffeurs de taxis sont légion à offrir leur service, et comme ailleurs, les prix énoncés seront majorés. Il suffit de sortir de la gare routière pour obtenir des prix plus conformes aux coûts habituellement pratiqués. C'est extrêmement simple compte tenu du nombre très important de taxis, mais prenez toujours soin de négocier le prix de la course avant de monter dans la voiture. En général pas de problème et tout se passe souvent dans la bonne humeur.
La rue des hôtels est la RODAKI. Tous les chauffeurs de taxis connaissent cette rue. C'est une rue plutôt calme et assez proche du bazar Vakil, vraiment centrale. Vous y trouverez 5 ou 6 hôtels à tous les prix. Mais comme trop souvent, certains hôtels totalement désuets pratiquent des prix surévalués pour le service offert. Difficile, en pleine saison touristique, de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 40 ou 50 dollars. Si la gentillesse est toujours présente, le service n'y est pas. Cependant de nouveaux hôtels sont en construction et d'autres , plus modestes s'ouvrent. La qualité de ces nouvelles prestations, même en légère augmentation, ne justifie cependant toujours pas les prix pratiqués. A chaque fois que je m'en autorisais la remarque, on me rétorquais que c'est le gouvernement qui impose les prix. Mais à chaque fois on m'a accordé une remise, parfois substantielle, ce qui laisse supposer des marges confortables.
Quant à vous donner l'adresse d'un petit restaurant sympa et pas trop cher... À part le Roodaki, restaurant ( Surtout pas celui de l'hôtel qui est vraiment à éviter ), fréquenté essentiellement par des Iraniens, juste à côté de de l'hôtel Toos , je n'en vois pas dans ce secteur. Essayez le Kebab Koubide, c'est un des meilleurs que j'ai mangé cette fois-çi. Les restaurants agréables où on se restaure correctement pour un prix honnête ne sont pas fréquents. Avec l'hôtellerie, c'est à mon sens l'autre point faible de l'Iran et ça fait plus d'une décennie que cela dure sans grande évolution. Sur la rue principale, pour les gourmands, une grande patisserie où l'on vend les gâteaux au poid pour un prix dérisoire. Il faut bien sûr mentionner le restaurant Vakil , autrefois situé à la place du musée du même nom , offre un très joli cadre mais pratique des prix " touristiques" et ferme le soir à partir de 20 heures. Contigu au bazar.
Shiraz vaut essentiellement par son bazar , quelques beaux jardins et Persépolis.
Visiter le bazar et la Mosquée Vakil ( payant) n'a rien de difficile. De même les mausolées de Hafez et Saadi sont aisément accessibles en bus urbains. Pour l'extérieur, trouvez un taxi qui parle un peu anglais pour la journée. Sauf pour Persépolis car les taxis majorent le prix systématiquement.
Se rendre à Persépolis est un peu plus difficile sans être toutefois compliqué. Le site est situ�� à 65 Kms de Shiraz. Et c'est un juteux bizness pour les locaux, qu'ils soient taxis, tour- opérateurs ou même particuliers. On vous demandera facilement 80 à 100 dollars pour vous y accompagner et vous y attendre pendant votre visite. Sachez que tous les chauffeurs de taxi jureront l'inverse , mais il est possible de se rendre à Persepolis par bus et donc pour un prix nettement inférieur. Près de la gare routière où vous êtes arrivés qui s'appelle " Karendish" , juste à la sortie, à 150 ou 200 mètres, il existe une autre gare routière pour mini-bus. Son nom est " Ali Abne Hamze". C'est là que vous devrez vous rendre pour prendre un bus pour " Marvdasht " . Le trajet, effectué dans d'antiques fourgons Mercédès, dure environ 45 minutes et coûte 25000 rials par personne. ( moins d'un euro) . Arrivés à l'entrée de la ville de Marvdasht, au terminus du trajet, vous prendrez un taxi pour le site de Persepolis qui se situe à peu près à 4 ou 5 Kms . Le prix normal de la course est 5000 Tomans. Bien sûr on vous demandera le double. A vous de négocier ce qui vous semblera être le juste prix. Idem pour le retour. En fin de journée, si vous avez effectué le trajet par vos propres moyens, vous réaliserez que cela vous a coûté 10 fois moins cher que toute autre solution. Le plaisir en plus d'avoir échangé et partagé avec le quotidien des Iraniens.
Le site de PERSEPOLIS.
C'est ce qui attire chaque année des milliers de visiteurs à Shiraz.
Et, comme beaucoup d'endroits où le flux touristique est important, il fallait s'attendre à des changements. Ils sont bien sûr dans les comportements... Les petites boutiques sont devenues extrêmement chères et j'ai assisté , pour la première fois en Iran , a de mesquines petites escroqueries sur les prix des boissons. Un prix annoncé pour un simple Coca était de 5000 Tomans alors que la personne précédente venait de payer ce même Coca moitié prix. Ce qui d'ailleurs reste encore cher car le prix moyen habituel est de 1500 tomans. C'est PERSEPOLIS ..! On pourrait donc accepter un surcoût dû au site par lui- même, mais ce genre d'arnaques directement orientées vers les touristes est déplorable. Cela dit, les changements ne sont pas que dans les comportements. Le site lui-même se détériore et rien n'est vraiment entrepris pour le restaurer. Les mesures prises par les autorités locales sont uniquement conservatoires. Elles ont consisté à restreindre fortement l'accès à l'intérieur du site lui-même et installer des planchers en bois afin de protéger les superbes escaliers de pierre. On ne les voit plus et cela gâche l'esthétique. De surcroît, en obligeant désormais le visiteur à suivre un chemin fortement balisé, l'endroit à perdu de son charme voire de son intérêt. Il n'est plus possible d'examiner les petits recoins et donc encore moins de les photographier.
Bien évidement ceux qui ne sont pas conscients de cette évolution trouveront encore une certaine majesté aux lieux et pourront rêver aux personnages célèbres qui ont animé PERSEPOLIS. Personnellement, après 5 ou 6 visites , je n'y retournerai plus. J'ai eu plus de déception que de plaisir cette fois-çi.
Le Bazar. Un des plus beaux d'Iran car parfaitement rénové. De belles couleurs, de fortes odeurs d'épices, des cours intérieures qui débouchent sur des petites merveilles architecturales. On peut s'y perdre plusieurs heures avec délice. Un autre , sans âme , se construit près de la Mosquée Jamé.
Le jardin de Hafez. Un passage obligé pour tous les touristes. On peut également s'y rendre facilement en bus du centre-ville. Mais le taxi n'est pas cher non plus. Un endroit calme, où plane l'âme du poète, quand il n'est pas envahi par les groupes. Un salon de thé-restaurant à l'intérieur du site. Le prix d'entrée est de 200000 rials comme pour beaucoup de sites en Iran. Les Iraniens ne payent que 30000 rials.
D'autres endroits à découvrir bien sûr... Mais deux ou trois jours semblent suffisants si vous ne faites pas d'excursions en dehors de la ville. Pour les autres sites vous reporter à votre guide préféré.
3-Yazd.
La gare routière de Yadz se situe à environ une dizaine de kilomètres du centre ville. Les chauffeurs de taxis vous diront qu'il y a exactement 12 Kms pour majorer un peu les prix. Ils vous demanderont 15000 tomans soient environ 4 euros pour effectuer la course. Le véritable prix est en fait aux environs de 10/12000 Tomans ce qui fait presque un euro de moins. Négligeable pour certains et 25% de plus que le juste prix pour d'autres. A chacun son analyse... Quoiqu'il en soit c'est bien plus pratique qu'en bus surtout si vous avez une lourde valise.
Il y a beaucoup d'hôtels traditionnels aux pieds de la Mosquée Jamé, près du fameux "Silk Road Hotel". Un bon endroit pour vous faire déposer par le taxi qui lui, voudra vous emmener dans les hôtels où il touche une commission. Insistez.
De nouveaux hôtels viennent d'ouvrir. Je citerai par exemple le "Fazeli Hotel " qui est un hôtel 3 étoiles avec une magnifique architecture intérieure et une belle salle de restaurant. Ou alors le "Jungle Hotel", plus modeste , non loin de là qui offre 7 chambres doubles à 35 dollars mais négociables à 10 de moins. Le patron est un petit monsieur d'une rare gentillesse et les chambres, à défaut d'être spacieuses , sont propres et bien entretenues. Cet hôtel vient , comme le Fazelli , juste d'ouvrir...Mais, en vous vous promenant dans toutes les petites ruelles, où vous vous perdrez immanquablement, vous trouverez beaucoup d'hôtels aux prix avoisinant les 40 dollars toujours négociables. Il y a bien souvent une marge de 10 dollars à marchander. Et ne vous arrêtez pas au premier sauf si vous pensez que c'est le bon, bien sûr.!!
Yadz est agréable mais la ville elle même ne nécessite pas beaucoup plus d'une journée ou deux. Vous pourrez flâner dans les ruelles bordées de murs en torchis et nouvellement pavées et vous arrêter dans des endroits transformés en restaurant ou maisons de thé.
Le bazar en lui même n'est pas très étendu et il vous semblera probablement moins intéressant que celui de Shiraz ou d'Esfahan. Beaucoup de bijouteries et peu d'artisanat. Mais il faut bien une journée supplémentaire pour visiter toutes les autres places touristiques bien explicitées dans tous les guides, sans oublier les moulins à henné que je ne saurais que trop conseiller de visiter en milieu de journée. Pour les photographes, vers midi, la lumière y est sublime.
En résumé, deux ou trois jours pleins me semblent suffisants si vous voulez voir l'essentiel. À partir de la gare routière, de nombreux bus pour Shiraz ou Esfahan.
La Compagnie SAFAR dessert Shiraz quotidiennement avec un bus partant à 8h30 , 10h30 , 12h30 etc..et un bus de nuit vers 22 heures ou 23 heures.. Le prix varie de 30 à 35000 Tomans. Il faut compter 5 bonnes heures de trajet sur une route en bon état qui ne devient intéressante qu'environ 100kms avant Shiraz.
Quelques cartes de visite ..
Pour Teheran..Nomadic Carpet.. Deuxième étage. En plein centre du Bazaar presque face à la caserne des pompiers. Medhi est mon ami et vous pouvez y aller en toute confiance. A Esfahan.. Flying Carpet.. A gauche de la Mosquee. Ils parlent Français. Discuter les prix bien évidemment. Idem pour Jafar, à Esfahan, le miniaturiste qui possède une échoppe magnifiquement bien située non loin du Palais Ali Qapu. Honnête homme et sympathique. Moins cher que beaucoup d'autres qui se vantent d'une certaine "réputation" mais qui alimentent les guides en généreuses commissions...
Et surtout n'oubliez pas d'aller voir mon copain Morjabat , dans la petite rue à côté de l'Hôtel MEHR, perpendiculaire à la place Khomeini. Allez -y de ma part. ( Philippe), C'est aussi un miniaturiste qui pourra vous faire des petites boîtes en os de chameau, personnalisées à votre nom.. Cadeau sympa.


Esfahan est une ville réellement magique. Ce sera probablement le must de votre voyage. Le centre névralgique qu'est la "Place Immam Khomeini" et que beaucoup continuent à appeler "Nagshs-e-Jahan" a un effet quasi magnétique. Très animée le soir, c'est un rendez-vous prisé de la population qui vient s'y détendre.
La contrepartie de la beauté de cette ville, c'est qu'il y a beaucoup de touristes et que les prix s'en ressentent forcément. De surcroît il y a un réel déficit d'hôtels ce qui, là encore, provoque de l'inflation. Cependant de nouveaux hôtels commencent à s'ouvrir et à offrir des chambres avec un standard correct de qualité pour des prix avoisinant les 60 euros la nuitée. On peut quand même affirmer que l'hébergement est cher, voire même parfois trop cher, à Esfahan. Un simple lit dans un dortoir près de la Place Immam Khomeini vous coûtera jusqu'à 15 euros. Pas vraiment des prix " routards". Si vous restez dans ce secteur central ce sera également difficile de trouver un endroit sympa pour vous restaurer à un prix convenable. Cependant dans la rue Hafez vous trouverez de quoi manger des pizzas ( goût médiocre) , des hamburgers avec des frites, du poulet ou de la salade.
Il y a bien sûr d'autres restaurants près de la place, sous les voûtes du bazar, plutôt chics, mais d'un rapport qualité-prix exécrable. Je pense notamment au " Bastani" Situé à gauche de la Mosquée, toujours fréquenté par les groupes, qui offre un cadre superbe mais une nourriture médiocre vu le prix demandé. De surcroît , les serveurs poussent à la consommation et il y à un surplus de service de 15% pas vraiment justifié lui non plus.! Cependant il ne faudrait pas ignorer le " SHERAZADE " qui est à deux pas du pont SI O SE. Une "institution" à Esfahan autant pour l'ambiance que le cadre. Bon.. on pousse aussi un peu à la consommation mais c'est plus doux. L'endroit est grand ( trop grand..?) et fréquenté par les Iraniens.
Les amateurs de pipe à eau ne rateront surtout pas un endroit typique à Esfahan, ( et devenu rare en Iran) dans une petite rue en retrait près du bazar. Le " Azadegan tea house", aujourd'hui appelé le " CHAH HAJ MIRZA " . Pour 200000 rials vous aurez un pot de thé, du sucre local, des petites douceurs au miel et une chicha au parfum que vous aurez choisi. Du plus fort au plus doux. Si vous débutez , je me permets de vous conseiller l'association orange - menthe bien plus douce que les autres. Mustafa se fera un plaisir de vous la préparer. Un peu cher mais un endroit privilégié pour faire des rencontres sympas le soir. J'adore.!! Ca ferme à 23 heures.
A Esfahan, vous aurez beaucoup de plaisir à flâner et à vous asseoir dans les parcs ombragés. De nombreux Iraniens viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. D'une rare gentillesse, ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont tendance à idéaliser la France et aiment à éprouver leur connaissance de l'anglais.
En résumé, Esfahan mérite une longue halte car elle va vous charmer. Trois jours pleins vous suffiront à peine pour survoler l'ensemble de ce qu'il faut voir dans cette superbe ville.
Pour les infos pratiques... il y a 4 gares routières à Esfahan.
La principale et la plus connue est KAVEH. C'est là que vous descendrez en arrivant de Teheran. Et c'est aussi de là que vous pourrez également partir pour presque toutes les destinations choisies. Le centre ville est à 3 ou 4 Kms et vous pouvez l'atteindre en bus urbains moyennant moins d'un euro. Les taxis sont nombreux à attendre les passagers des bus. Les prix sont à négocier car comme souvent, ils sont majorés quand vous êtes touriste. Venant de cette gare, le juste prix pour une course pour le square Immam Khomeini se situe en 2016 entre 100 et 150000 rials. On vous demandera 200000 ou plus. Possibilité de faire l'essentiel du trajet en bus urbain pour une somme très modique, ( 1000 Tomans par personne) . C'est plutôt simple car l'arrêt de bus est devant la gare routière. Cela dit, compte tenu du prix , à compter de 3 personnes , mieux vaut le taxi. Sauf si vous êtes comme moi à aimer partager le quotidien des gens du pays visité. Pour vous rendre à YAZD la gare routière à privilégier est JEY mais à partir de Kaveh ça fonctionne aussi. Départs toutes les heures de 7 heures du matin jusqu'à 10 heures Ensuite ce sera toutes les deux heures. Le prix est de 130000 rials par personnes en bus VIP pour un peu plus de 300 Kms. Ce qui fait 3,5 euros pour le trajet et ce qui place l'Iran en tête de tous les pays pour le rapport qualité- prix au kilomètre effectué !! Ceux qui pensaient louer une voiture avec chauffeur feraient bien d'y réfléchir. Se déplacer en Iran n'est ni compliqué ni onéreux. Pour Shiraz, il faudra repartir de Kaveh.
les hôtels.
-4 ou 5 hôtels dans un rayon proche de la place Khomeini. Le mieux placé est le "FIROUZEE"qui vient juste d'ouvrir ses portes en avril 2016. Environ 60/ 70 dollars pour une double, petit déjeuner compris et Wifi..Vous êtes vraiment à deux pas de la Place Khomeini. Impossible d'être plus près.!! Malheureusement, la plupart des chambres sont aveugles et certaines sont si exiguës que vous aurez de la peine à y poser 2 valises. Prix négociables.
Le "Setareh" Ex Sadaf Hotel. Dans la rue Hafez, perpendiculaire au square, à environ 400 mètres de la place. Prix similaires au Firouzee. Toujours plein car travaille beaucoup avec les groupes. Bien placé également, mais vieillissant. Dans la rue du Firoozee , l'hôtel "Mehr" est à éviter absolument . Chambres désuètes et propreté douteuse pour un prix trop élevé. Attendons qu'il se rénove... Un peu plus excentré, l'hôtel "Safavi " est une solution de repli interessante, mais les chambres sont là aussi plutôt exiguës et l'hôtel est parfois bruyant. Prix similaires aux précédents. Toujours à négocier bien entendu car sachez que les Iraniens payent beaucoup moins cher les mêmes chambres que les vôtres.
Si vous en avez les moyens, offrez vous l'Hotel Abassi. Un 4 ou 5 étoiles très central. Pas donné bien sûr car 150 à 200 euros la double. Les chambres qui donnent sur la cour intérieure sont d'un grand raffinement. Au cas ou... l'Agence Iran Air se trouve quasiment en face. Si vous souhaitez des prix plus avantageux, fuyez le centre et la place Khomeini. Mais ne vous attendez jamais à trouver le luxe, à moins d'un coup de chance, pour 40 ou 50 dollars..!
2-Shiraz
Vous êtes à 900 kilomètres de Teheran et si vous venez de Yadz, Il vous faudra environ 5 bonnes heures de bus pour atteindre Shiraz . La route traverse le désert et ne devient vraiment jolie qu'une centaine de kilomètres avant d'atteindre Shiraz.
La gare routière n'est pas trop éloignée du centre ville et il faut compter entre 7 et 10000 Tomans maximum pour s'y rendre. Comme ailleurs, les chauffeurs de taxis sont légion à offrir leur service, et comme ailleurs, les prix énoncés seront majorés. Il suffit de sortir de la gare routière pour obtenir des prix plus conformes aux coûts habituellement pratiqués. C'est extrêmement simple compte tenu du nombre très important de taxis, mais prenez toujours soin de négocier le prix de la course avant de monter dans la voiture. En général pas de problème et tout se passe souvent dans la bonne humeur.
La rue des hôtels est la RODAKI. Tous les chauffeurs de taxis connaissent cette rue. C'est une rue plutôt calme et assez proche du bazar Vakil, vraiment centrale. Vous y trouverez 5 ou 6 hôtels à tous les prix. Mais comme trop souvent, certains hôtels totalement désuets pratiquent des prix surévalués pour le service offert. Difficile, en pleine saison touristique, de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 40 ou 50 dollars. Si la gentillesse est toujours présente, le service n'y est pas. Cependant de nouveaux hôtels sont en construction et d'autres , plus modestes s'ouvrent. La qualité de ces nouvelles prestations, même en légère augmentation, ne justifie cependant toujours pas les prix pratiqués. A chaque fois que je m'en autorisais la remarque, on me rétorquais que c'est le gouvernement qui impose les prix. Mais à chaque fois on m'a accordé une remise, parfois substantielle, ce qui laisse supposer des marges confortables.
Quant à vous donner l'adresse d'un petit restaurant sympa et pas trop cher... À part le Roodaki, restaurant ( Surtout pas celui de l'hôtel qui est vraiment à éviter ), fréquenté essentiellement par des Iraniens, juste à côté de de l'hôtel Toos , je n'en vois pas dans ce secteur. Essayez le Kebab Koubide, c'est un des meilleurs que j'ai mangé cette fois-çi. Les restaurants agréables où on se restaure correctement pour un prix honnête ne sont pas fréquents. Avec l'hôtellerie, c'est à mon sens l'autre point faible de l'Iran et ça fait plus d'une décennie que cela dure sans grande évolution. Sur la rue principale, pour les gourmands, une grande patisserie où l'on vend les gâteaux au poid pour un prix dérisoire. Il faut bien sûr mentionner le restaurant Vakil , autrefois situé à la place du musée du même nom , offre un très joli cadre mais pratique des prix " touristiques" et ferme le soir à partir de 20 heures. Contigu au bazar.
Shiraz vaut essentiellement par son bazar , quelques beaux jardins et Persépolis.
Visiter le bazar et la Mosquée Vakil ( payant) n'a rien de difficile. De même les mausolées de Hafez et Saadi sont aisément accessibles en bus urbains. Pour l'extérieur, trouvez un taxi qui parle un peu anglais pour la journée. Sauf pour Persépolis car les taxis majorent le prix systématiquement.
Se rendre à Persépolis est un peu plus difficile sans être toutefois compliqué. Le site est situ�� à 65 Kms de Shiraz. Et c'est un juteux bizness pour les locaux, qu'ils soient taxis, tour- opérateurs ou même particuliers. On vous demandera facilement 80 à 100 dollars pour vous y accompagner et vous y attendre pendant votre visite. Sachez que tous les chauffeurs de taxi jureront l'inverse , mais il est possible de se rendre à Persepolis par bus et donc pour un prix nettement inférieur. Près de la gare routière où vous êtes arrivés qui s'appelle " Karendish" , juste à la sortie, à 150 ou 200 mètres, il existe une autre gare routière pour mini-bus. Son nom est " Ali Abne Hamze". C'est là que vous devrez vous rendre pour prendre un bus pour " Marvdasht " . Le trajet, effectué dans d'antiques fourgons Mercédès, dure environ 45 minutes et coûte 25000 rials par personne. ( moins d'un euro) . Arrivés à l'entrée de la ville de Marvdasht, au terminus du trajet, vous prendrez un taxi pour le site de Persepolis qui se situe à peu près à 4 ou 5 Kms . Le prix normal de la course est 5000 Tomans. Bien sûr on vous demandera le double. A vous de négocier ce qui vous semblera être le juste prix. Idem pour le retour. En fin de journée, si vous avez effectué le trajet par vos propres moyens, vous réaliserez que cela vous a coûté 10 fois moins cher que toute autre solution. Le plaisir en plus d'avoir échangé et partagé avec le quotidien des Iraniens.
Le site de PERSEPOLIS.
C'est ce qui attire chaque année des milliers de visiteurs à Shiraz.
Et, comme beaucoup d'endroits où le flux touristique est important, il fallait s'attendre à des changements. Ils sont bien sûr dans les comportements... Les petites boutiques sont devenues extrêmement chères et j'ai assisté , pour la première fois en Iran , a de mesquines petites escroqueries sur les prix des boissons. Un prix annoncé pour un simple Coca était de 5000 Tomans alors que la personne précédente venait de payer ce même Coca moitié prix. Ce qui d'ailleurs reste encore cher car le prix moyen habituel est de 1500 tomans. C'est PERSEPOLIS ..! On pourrait donc accepter un surcoût dû au site par lui- même, mais ce genre d'arnaques directement orientées vers les touristes est déplorable. Cela dit, les changements ne sont pas que dans les comportements. Le site lui-même se détériore et rien n'est vraiment entrepris pour le restaurer. Les mesures prises par les autorités locales sont uniquement conservatoires. Elles ont consisté à restreindre fortement l'accès à l'intérieur du site lui-même et installer des planchers en bois afin de protéger les superbes escaliers de pierre. On ne les voit plus et cela gâche l'esthétique. De surcroît, en obligeant désormais le visiteur à suivre un chemin fortement balisé, l'endroit à perdu de son charme voire de son intérêt. Il n'est plus possible d'examiner les petits recoins et donc encore moins de les photographier.
Bien évidement ceux qui ne sont pas conscients de cette évolution trouveront encore une certaine majesté aux lieux et pourront rêver aux personnages célèbres qui ont animé PERSEPOLIS. Personnellement, après 5 ou 6 visites , je n'y retournerai plus. J'ai eu plus de déception que de plaisir cette fois-çi.
Le Bazar. Un des plus beaux d'Iran car parfaitement rénové. De belles couleurs, de fortes odeurs d'épices, des cours intérieures qui débouchent sur des petites merveilles architecturales. On peut s'y perdre plusieurs heures avec délice. Un autre , sans âme , se construit près de la Mosquée Jamé.
Le jardin de Hafez. Un passage obligé pour tous les touristes. On peut également s'y rendre facilement en bus du centre-ville. Mais le taxi n'est pas cher non plus. Un endroit calme, où plane l'âme du poète, quand il n'est pas envahi par les groupes. Un salon de thé-restaurant à l'intérieur du site. Le prix d'entrée est de 200000 rials comme pour beaucoup de sites en Iran. Les Iraniens ne payent que 30000 rials.
D'autres endroits à découvrir bien sûr... Mais deux ou trois jours semblent suffisants si vous ne faites pas d'excursions en dehors de la ville. Pour les autres sites vous reporter à votre guide préféré.
3-Yazd.
La gare routière de Yadz se situe à environ une dizaine de kilomètres du centre ville. Les chauffeurs de taxis vous diront qu'il y a exactement 12 Kms pour majorer un peu les prix. Ils vous demanderont 15000 tomans soient environ 4 euros pour effectuer la course. Le véritable prix est en fait aux environs de 10/12000 Tomans ce qui fait presque un euro de moins. Négligeable pour certains et 25% de plus que le juste prix pour d'autres. A chacun son analyse... Quoiqu'il en soit c'est bien plus pratique qu'en bus surtout si vous avez une lourde valise.
Il y a beaucoup d'hôtels traditionnels aux pieds de la Mosquée Jamé, près du fameux "Silk Road Hotel". Un bon endroit pour vous faire déposer par le taxi qui lui, voudra vous emmener dans les hôtels où il touche une commission. Insistez.
De nouveaux hôtels viennent d'ouvrir. Je citerai par exemple le "Fazeli Hotel " qui est un hôtel 3 étoiles avec une magnifique architecture intérieure et une belle salle de restaurant. Ou alors le "Jungle Hotel", plus modeste , non loin de là qui offre 7 chambres doubles à 35 dollars mais négociables à 10 de moins. Le patron est un petit monsieur d'une rare gentillesse et les chambres, à défaut d'être spacieuses , sont propres et bien entretenues. Cet hôtel vient , comme le Fazelli , juste d'ouvrir...Mais, en vous vous promenant dans toutes les petites ruelles, où vous vous perdrez immanquablement, vous trouverez beaucoup d'hôtels aux prix avoisinant les 40 dollars toujours négociables. Il y a bien souvent une marge de 10 dollars à marchander. Et ne vous arrêtez pas au premier sauf si vous pensez que c'est le bon, bien sûr.!!
Yadz est agréable mais la ville elle même ne nécessite pas beaucoup plus d'une journée ou deux. Vous pourrez flâner dans les ruelles bordées de murs en torchis et nouvellement pavées et vous arrêter dans des endroits transformés en restaurant ou maisons de thé.
Le bazar en lui même n'est pas très étendu et il vous semblera probablement moins intéressant que celui de Shiraz ou d'Esfahan. Beaucoup de bijouteries et peu d'artisanat. Mais il faut bien une journée supplémentaire pour visiter toutes les autres places touristiques bien explicitées dans tous les guides, sans oublier les moulins à henné que je ne saurais que trop conseiller de visiter en milieu de journée. Pour les photographes, vers midi, la lumière y est sublime.
En résumé, deux ou trois jours pleins me semblent suffisants si vous voulez voir l'essentiel. À partir de la gare routière, de nombreux bus pour Shiraz ou Esfahan.
La Compagnie SAFAR dessert Shiraz quotidiennement avec un bus partant à 8h30 , 10h30 , 12h30 etc..et un bus de nuit vers 22 heures ou 23 heures.. Le prix varie de 30 à 35000 Tomans. Il faut compter 5 bonnes heures de trajet sur une route en bon état qui ne devient intéressante qu'environ 100kms avant Shiraz.
Quelques cartes de visite ..
Pour Teheran..Nomadic Carpet.. Deuxième étage. En plein centre du Bazaar presque face à la caserne des pompiers. Medhi est mon ami et vous pouvez y aller en toute confiance. A Esfahan.. Flying Carpet.. A gauche de la Mosquee. Ils parlent Français. Discuter les prix bien évidemment. Idem pour Jafar, à Esfahan, le miniaturiste qui possède une échoppe magnifiquement bien située non loin du Palais Ali Qapu. Honnête homme et sympathique. Moins cher que beaucoup d'autres qui se vantent d'une certaine "réputation" mais qui alimentent les guides en généreuses commissions...
Et surtout n'oubliez pas d'aller voir mon copain Morjabat , dans la petite rue à côté de l'Hôtel MEHR, perpendiculaire à la place Khomeini. Allez -y de ma part. ( Philippe), C'est aussi un miniaturiste qui pourra vous faire des petites boîtes en os de chameau, personnalisées à votre nom.. Cadeau sympa.


Myanmar, plongeon dans le bouddhisme English translation pending
BIENVENUE CHEZ LES APPRENTIS VOYAGEURS 🙂
Il faut se dépêcher d'y aller, c'est le moment ... qu'ils disent tous ... Ok, on n'a rien encore de prévu pour l'automne 2015 ... ON Y VA
Les enfants ne sont pas dispo, en plus la destination ne les inspirent, tout le monde est content. En revanche comme à l'accoutumé nous n'avons qu'une dizaine de jours de disponible. Nous nous contenterons d'une première approche: MANDALAY - BAGAN - INLAY LAKE - RANGOON. Pas le temps de faire super original mais à force de chercher je trouverais quelques solutions pour s'écarter un peu du "flot principal", notamment à Inlay.
Impossible de conduire en Birmanie se sera donc en voiture avec chauffeur et guide. Ils m'auront été recommandés par un membre de Voyage Forum et on n'a pu que s'en féliciter. Wynn, puisque c'est de lui qu'il s'agit est un guide indépendant qui a monté sa petite affaire. Il parle le Français ce qui est un plus pour nous. Nous avons ensemble construit l'itinéraire, les hébergements furent choisis tantôt par Wynn, tantôt par moi.
Cette fois ce sera Thaï Airways avec escale à Bangkok. Très bonne compagnie, rien à redire ... alors C'EST PARTIII direction Franckfurt ....
Départ le mercredi 21 octobre : on est arrivé avec 4h30 d’avance à l’aéroport, ça a trop bien roulé. En attendant dans la salle d’embarquement, on croise la directrice de Valérie qui part en Thaïlande, on voyagera dans le même avion.

Escale à Bangkok, énorme aéroport, arrêt dans un Mac Do Bio pour goûter un Mac à la quinoa. Vol sans problème jusqu’à Mandalay. Un bon point pour Thai Airways, service et repas.
Pour ceux qui le souhaite ici la version avec fleurs, mise en page et photos
Il faut se dépêcher d'y aller, c'est le moment ... qu'ils disent tous ... Ok, on n'a rien encore de prévu pour l'automne 2015 ... ON Y VA
Les enfants ne sont pas dispo, en plus la destination ne les inspirent, tout le monde est content. En revanche comme à l'accoutumé nous n'avons qu'une dizaine de jours de disponible. Nous nous contenterons d'une première approche: MANDALAY - BAGAN - INLAY LAKE - RANGOON. Pas le temps de faire super original mais à force de chercher je trouverais quelques solutions pour s'écarter un peu du "flot principal", notamment à Inlay.
Impossible de conduire en Birmanie se sera donc en voiture avec chauffeur et guide. Ils m'auront été recommandés par un membre de Voyage Forum et on n'a pu que s'en féliciter. Wynn, puisque c'est de lui qu'il s'agit est un guide indépendant qui a monté sa petite affaire. Il parle le Français ce qui est un plus pour nous. Nous avons ensemble construit l'itinéraire, les hébergements furent choisis tantôt par Wynn, tantôt par moi.
Cette fois ce sera Thaï Airways avec escale à Bangkok. Très bonne compagnie, rien à redire ... alors C'EST PARTIII direction Franckfurt ....
Départ le mercredi 21 octobre : on est arrivé avec 4h30 d’avance à l’aéroport, ça a trop bien roulé. En attendant dans la salle d’embarquement, on croise la directrice de Valérie qui part en Thaïlande, on voyagera dans le même avion.

Escale à Bangkok, énorme aéroport, arrêt dans un Mac Do Bio pour goûter un Mac à la quinoa. Vol sans problème jusqu’à Mandalay. Un bon point pour Thai Airways, service et repas.
Pour ceux qui le souhaite ici la version avec fleurs, mise en page et photos
Trois nuits à Fukuoka English translation pending
Bon, j'y retourne cet été ("Encore!!!").
Cette fois, je vais faire un parcours atypique et plutôt chaotique que je ne vais pas détailler ici sinon les habitués vont croire que je suis tombé sur la tête à vouloir faire autant d'étapes en un seul voyage, moi qui suis habituellement plutôt casanier...
Bref, lors de ce périple qui commencera par Kyushu, puis Chugoku, Kansai, Tohoku et enfin Kanto, je vais passer trois nuits à Fukuoka.
Trois nuits car j'arrive en ville vers 16h00 et je repars en Shinkansen le matin du troisième jour pour Yamaguchi.
Cela me laisse donc quelques heures le premier jour. (Hôtel près de la gare de Hakata).
Le deuxième jour, je pense aller à Dazaifu... combien de temps faut il pour bien visiter cette ville? (Sachant que je suis assez "rapide").
Ensuite, que faut-il ne pas rater en une grosse journée (et trois soirées) à Fukuoka pour ne pas me dire ensuite: "Me..e!, je suis passé à côté sans le voir!". (J'ai bien quelques idées, mais je voudrais bien avoir des avis éclairés)
Même si, au pire, ce n'est pas si grave, je pourrai toujours revenir une autre fois...
Les pires endroits de Thaïlande English translation pending
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévast��s par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévast��s par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
Récit de nos 3 semaines en Thaïlande, mars/avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.
Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.
Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.
Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket
22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....
On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!
On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !
Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!
Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !
23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...
Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !
Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.
Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.
24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!
1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.
Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.
25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!
Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !
26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...
LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.
On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.
Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)
Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.
Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.
Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.
Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket
22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....
On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!
On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !
Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!
Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !
23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...
Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !
Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.
Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.
24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!
1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.
Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.
25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!
Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !
26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...
LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.
On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.
Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)
Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
3 semaines en Colombie en février English translation pending
couple de retraités revenant de Colombie
parcours classique:Bogota, Villa de Leyva, Santa Marta, Parc Tayrona, Carnaval de Baranquilla, Cartagène, séjour dans Isla de Rosario.
Nous avons aimé:le fait de visiter un pays inconnu, la gentillesse des gens, le coût de la vie (restauration, hôtels)le moins élevé de tous nos voyages, la gratuité des musées pour les plus de 60ans, la facilité et le faible prix pour se déplacer soit en taxi dans les villes soit en taxi collectif de "puerta a puerta" entre les villes, Cartagène , Villa de leyva, Isla del Rosario, la vatiété des villes et des paysages.
Nous n avons pas aimé:nous avons découvert qu il est très difficile de se baigner en Colombie (et oui!!!à moins d aller dans des îles ou c est beaucoup plus cher)soit parce que c est dangereux, pollué ou difficile d accès, le coût exhorbitant de notre voiture de location(compter 100$/jour!)la plus chère au monde? la pollution à Bogota, le sentiment d insécurité et la saleté, le bruit à Santa Marta(évitez cette ville)
Les transports:quand vous arrivez à l aéroport de Bogota n hésitez pas à prendre au guichet dans l aéroport un taxi blanc que vous payer avant de partir selon votre destination(comme à Mexico)et ne prenez que ces taxis dans Bogtota:ils ne sont pas plus chers voire moins chers parfois mais toujours plus propres et plus confortables.Sinon dans les autres villes il vous en coutera autour de 2$ pour faire un déplacement.Entre les villes prenez un taxi" puerta a puerta" qui est un minibus confortable utilisé surtout par les touristes qui vous prend généralement devant votre hôtel pour vous amener à l adresse que vous remettez en montant dans le bus:c est très économique et rapide.Une voiture de location est donc très chère mais pas l essence moitié qu en France.La conduite n est pas plus difficile que dans une ville ou une campagne francaise car on va beaucoup moins vite.La signalisation est par contre très limitée.Ayez un bon GPS.
La restauration:comptez 8$pour un repas avec un poisson et 1$50 une bière
nos coups de coeur:le restau du musée Botero de Bogota et Oh la la à Cartagène
les hôtels:compter 80$pour un hôtel de chaine(best western, hilton;holiday inn)pareil ou plus pour un hôtel de l époque coloniale.Attention au bruit qui n est pas un problème pour les colombiens.Préférez les hotels de chaine si vous voulez surtout dormir en particulier le WE!.
nos coups de coeur:Le Best Western 93 de Bogota
les villes:Bogota prévoyez 2 nuits cela suffit:journée type:10h30visite gratuite de la Candelaria à partir de l office de tourisme sur la place Bolivaravec un guide(en anglais ou en espagnol;12.30h visite musée Botero avec un guide en espagnol;16h30;visite du musée de l Or avec un guide en anglais ou en espagnol.Le lendemain matin montez à Monserrate avec le funiculaire, aprés c est trop pollué pour voir la ville.A part ces visises nous n avons pas aimé Bogota à cause de la pollution due aux voitures:il nous tardait d en partir
Cathedrale du Sel à Zipaquira, superbe et farniente à Villa de Leyva dans une petite maison adorable" Casa de las Aguas" tenue par un couple d architectes qui parle francais
Santa Marta:fuyez(insécurité manifeste) ou sinon allez à Batanga à 10km
Parc Tayrona:aucun intérêt si ce n est qu aprés avoir payé 10$ et marché pendant 1h et demie vous allez pouvoir vous baigner...car c est difficile ailleurs en Colombie.
Carnaval de Baranquilla;super mais surtout le samedi car il y a des chars, pas les autres jours
Cartagène:magnifique.Loger dans un superbe hôtel colonial de la vielle ville ou à 3km dans un building de Bocagrande au pied des plages(sable noir, plage populeuse et pas très engageante question propreté)
Nous avons fait les 2 et pour notre confort et tranquillité avons préféré Bocagrande
Heureusement nous avons terminé a Isla Grande dans l archipel de Rosario à l isla del sol et avons profité de nos derniers jours dans un havre de paix et de baignades d une eau émeraude
Quiter ce pays sans parler d émeraude:nous avons trouvé les meilleurs conseils et le plus de confiance à Cartagène à la boutique Lucy calle San Domingo
Retour 1er voyage au Japon en famille: Tokyo, Kyoto, Nara et Osaka English translation pending
JAPON – OCTOBRE 2015
1-Découverte de Tokyo
Les vols avec Turkish Airlines se sont bien passés, très bon accueil, loukoum et petite pochette « Chopard » offerte avec bandeau pour les yeux, chaussettes, chaussons, brosse à dent etc…le seul hic sur le vol Istanbul-Tokyo c’est que nous avions des places séparées, nous avons donc demandé aux personnes de bien vouloir changer en expliquant que nous sommes une famille et que la petite ne peut pas être seule. Le premier, un jeune japonais est d’accord sans problème, le second refuse d’abord puis finit par céder…ouf !
Arrivée à l’aéroport de Narita, nous prenons le train skyliner que j’avais réservé par internet, c’est bien indiqué et nous arrivons juste à temps pour prendre celui de 19h38. A 20h17, nous sommes à Nippori et prenons le métro pour 2 stations comme indiqué sur le plan que m’avait envoyé l’auberge. Malheureusement, nous ne prenons pas la bonne sortie ce qui fait que nous ne voyons pas le pont que nous sommes censés traverser. Une japonaise et son fils nous indiquent le chemin et nous accompagnent presque jusqu’à l’entrée. Bienvenue au Pays du Soleil levant ! L’auberge Aizuya Inn est sympa, le gérant est français, nous posons nos affaires dans la petite chambre et sortons pour dîner. Nous faisons un tour dans le quartier mais il est 21h30 et les restos ferment…nous trouvons le café Tepui, nous mangeons du poulet frit avec des frites et ça nous va très bien pour le premier soir. Nous rentrons à l’auberge, douche (payante 100 yens les 5 minutes) et nous déroulons pour la première fois nos futons.
Lundi 19 : Thé/café offert à l’auberge, puis nous allons à pieds dans le quartier de Asakusa en passant par un parc, la balade est agréable, il n’y a pas trop de monde, nous arrivons au temple Senso-Ji et déambulons un bon moment dans cet endroit bien agréable, admirons la pagode à 5 étage, les fidèles accomplir leurs rituels et ressortons par la porte principale. Il y a des échoppes partout, je goute le riz croustillant au thé vert, c’est bon.
Nous nous dirigeons vers l’office du tourisme et voyons des amoureux se faire photographier en tenue traditionnelle et des bébés se promener dans de drôles de poussettes ! Nous allons prendre quelques plans des quartiers à l’office de tourisme et montons au 8ème étage pour admirer la superbe vue sur le temple, la tour de Tokyo et la fameuse flamme dorée.
On redescend se poser sur un banc près du temple et repartons se balader dans les petites rues, c’est un quartier très agréable ! Ensuite, nous essayons de trouver un « 100 yens shop », pas facile, on demande et on nous indique un centre commercial, il est au 4ème étage. Evidemment, on ne peut pas s’empêcher de faire quelques achats futiles à ce prix-là ! On s’arrête ensuite manger notre premier ramen dans un petit resto, c’est excellent !
Métro, direction le parc de Ueno où il fait bon s’y détendre un moment, visite d’un très joli temple puis on descend à Ameyoko Street, c’est bondé, des vendeurs crient pour attirer le chaland…
Puis, nous décidons d’aller à pied dans le quartier Akihabara, on se prend un café/thé et une douceur dans la boulangerie « Bon Cœur » on ne résiste pas et c’est très bon. On arrive dans le quartier des geeks, on se promène dans cette ambiance un peu folle et on dine de gyozas, raviolis japonais, et d’un kebab pour les filles.
Mardi 20 : Métro pour le quartier Ebisu, visite du Ebisu Garden avec une vue sur la ville du 38ème étage. Il y a également le musée de la bière mais il n’ouvre qu’à 11h, il est 10h30, on ne va pas attendre surtout que ça risque de ne pas être très intéressant pour nos filles…
Direction Shibuya à pieds, ça ne semble pas très loin…on demande notre chemin et on s’en sort plutôt bien même si finalement ce n’est pas si près que ça ! mais la balade est agréable et on croise des vendeurs de nourriture, une jeune fille avec un joli beret et des distributeurs de boissons à tous les coins de rues…
On arrive au fameux croisement et on monte au Starbuck prendre un thé/café et admirer la foule qui traverse…On fait ensuite un peu de shopping. Au 109 ou dans les autres boutiques, les vendeuses et vendeurs sont tous très lookés, je n’ai pas osé leur demander de les prendre en photos…mais pour certains ça vallait le coup d’œil.
On déjeune au resto kamukura en ayant au préalable commandé à la machine devant le resto, et on s’installe au comptoir. La soupe de raviolis se révèle assez fade, c’est à moi d’y mettre les condiments…
On tourne encore un peu dans le quartier puis direction Harajuku. On décide d’y aller à pieds mais lorqu’on demande le chemin, ils nous indiquent tous le métro ! Et lorsqu’on leur dit que nous voulons y aller à pieds, ils nous regardent avec des grands yeux étonnés en se marrant…Toutefois, on persiste et on y arrive ! le soleil commence à se coucher. On se balade dans la fameuse rue Takeshita-dori, ou l’on croise des écolières, des fans de mangas…on déguste la fameuse crêpe fourrée et on fait quelques boutiques.
Métro pour le retour et repas dans un resto chinois proche de notre auberge.
Mercredi 21 : Ce matin, on achète un pass métro pour la journée. On commence par le quartier Yanaka, un quartier ancien comme je les aime…Il y a pleins de temples, des cimetières, on s’arrête un petit moment dans un parc, on passe à côté d’une école…il fait bon s’y perdre, c’est tellement charmant, comme une parenthèse enchantée dans cette mégapole ! On se balade, dans les petites rues, il y a des petits cafés, c’est le coin des chats…on déguste quelques yakitoris, on croise une starlette avec une foule qui la suit, on se fait même refouler d’un stand parce que la demoiselle s’y arrête ! On s’arrête ensuite dans une banque pour changer nos euros et la jeune femme très gentille me dit que si nous allons dans la même banque mais dans un autre endroit le taux sera nettement meilleur ! et ça tombe bien car c’est justement dans ce quartier que nous devons nous rendre pour aller acheter nos billets de train pour Kyoto !
On y va bien entendu et avant d’arriver à la banque indiquée, on en trouve une où le taux est encore meilleur…on fait un tour dans ce quartier costard-cravate et on va acheter nos billets de train.
Métro direction Shinjuku. Ce quartier est très vivant aussi, beaucoup de magasins, restos, grattes-ciels…
Métro, on s’arrête au hasard, c’est un quartier résidentiel avec de jolis maisons, nous croisons une petite écolière avec un gros cartable, elle a l’air jeune pour être seule, je dirais 7 ou 8 ans.
Nous reprenons le m��tro pour retourner passer notre dernière soirée à Asakusa, on fait un tour au Don Quijiote un grand magasin et on dine au Taj Mahal, un repas indien divin.
2ème partie : Découverte de Kyoto Jeudi 22 : Départ en TGV Shikansen pour Kyoto. Le train arrive et une armée de femmes de ménage se ruent dedans pour nettoyer avant que les passagers s‘y installent; a 10h30 pile, le train démarre et 2h20 plus tard, nous sommes arrivons à destination. Nous prenons le bus pour aller à notre auberge, tout est bien indiqué sur mon document et on trouve facilement. Waraku-An est une auberge traditionelle en bois, très jolie et typique. Nous prenons possession de nos chambres, elles sont grandes ! Ça nous change de Tokyo. La jeune femme à la réception est charmante et anglophone, nous prenons un plan du bus et un de la ville et partons, à pieds, en direction du pavillon d’argent. En 30 mn, nous y sommes, c’est juste magnifique ! Il y a pas mal de monde et beaucoup d’écoliers, des boutiques évidemment… Retour par le chemin des Philosophes, c’est calme, agréable, reposant…On s’arrête au temple Honen Ji qui est situé au milieu des bois, la quiétude et le zen avec un grand Z, et il n’y a presque personne, c’est magique. On visitera deux autres petits temples sur le chemin du retour et nous arrêtons à l’hôtel prendre un thé avant de ressortir explorer notre quartier et diner dans un resto Perse/indien juste à côté, on est très bien accueilli et c’est très bon. Douche et dodo sur des futons beaucoup plus épais et moelleux qu’à Tokyo. On dormira beaucoup mieux, c’est plus confortable. Vendredi 23 : Aujourd’hui, nous visitons l’ouest de Kyoto, nous prenons un pass bus pour la journée et c’est partit pour le pavillon d’or. C’est magnifique, une vraie carte postale ce temple ! Malheureusement il y a un monde de fou et beaucoup de groupes. Nous arrivons tout de même à faire de belles photos mais pour la tranquillité il faudra aller ailleurs… Nous reprenons le bus pour le temple Ninnaji, beaucoup plus zen avant que les groupes d’enfants arrivent… la pagode est superbe et classé à l’Unesco. Il y a un moine qui dessine sur des tuiles. Puis direction Arashiyama et Sagano, on déjeune sur le pouce, il y a un choix énorme et pour tous les goûts et allons nous balader, on commence par la bambouseraie jusqu’à Saga Torimoto. En chemin on craque pour une glace au thé vert, c’est très bon. On flâne dans ces petites rues…Il y a beaucoup de jeunes femmes en tenue traditionnelle. Retour en bus en ville, on s’arrête à Pontocho, c’est charmant, on s’arrtête dans un petit resto de yakitori, on dîne autour d’une table basse et on se régale de ses petites brochettes…les filles en redemandent ! Un petit tour dans la ville by Night, quelques achats au Can Do et retour à l’auberge. Samedi 24 : Ce matin, on part à pieds au temple Kiyomizu Dera, 30 mn de marche pour y arriver. On commence par la pagode en remontant les chemins de Sannenzaka et jour de chance, nous croisons des Geishas. Le temple de l’eau limpide est magnifique et la vue à couper le souffle, c’est encore très agréable mais toujours blindé de monde. Toujours des jeunes femmes en tenue traditionnelle mais aussi des petites filles toutes mignonnes qui posent pour les photos. En redescendant il y a aussi d’adorables gamins qui mangent une glace au thé vert, ils sont adorable. On se dirige ensuite vers le temple Kennin-Ji, le plus ancien de Kyoto. Il faut se déchausser pour y entrer. C’est tellement agréable de déambuler pieds nus et il y a peu de monde, un vrai gros coup de cœur pour ce temple. Des chaussons sont a disposition pour faire le tour dans les jardins, second coup de chance, des geishas sont là pour se faire photographier…Je les mitraille avec un couple de québecois, on discute et on rigole ensemble, ils sont très sympas ! On continue la balade dans Gion, on achète quelques victuailles et allons les grignoter au sanctuaire Yasaka où on craque pour une brochette de crabe qui s’avère suculente ! On se repose et se balade au parc Maruyama. Des gens y déjeunent, une mamie est très contente de me montrer son « bento » sa boite pic-nic…En redescendant, on voit un mariage, je m’approche pour les prendre en photos avant de me faire refouler gentiment par un Monsieur qui me dit que c’est uniquement la famille qui a le droit de se rapprocher autant…oups !! Nous sommes également étonnés de voir des « Geishas hommes »…???!!! Direction le Nishiki Market pour gouter à quelques spécialités, poulpe avec un œuf, saké, pate de mochi, poisson cru, légumes marinés…parfois un peu étrange mais pas mauvais ! Il y a même une crêperie bretonne ! Un peu de shopping et on entre dans un tout petit resto qui ne paye pas de mine, on commande Udon, Soba, Kairi… Bon et pas cher. Retour en bus complètement éreintés, on a hyper mal aux pieds…
3ème partie : Visite de Nara Dimanche 25 : Aujourd’hui, nous prenons le train pour Nara. Nous laissons nos bagages à l’auberge de Kyoto car nous reviendrons pour 2 autres nuits et prenons juste un sac à dos avec affaires de rechange et trousse de toilette. Arrivée à la gare, pas de soucis pour acheter les billets, en revanche, le train est bondé et nous sommes debout. Le train a démarré depuis quelques minutes lorsque je m’interroge…mais où est notre sac à dos ??? Mince !! On l’a oublié dans le bus !!! Tant pis, on ne peut pas faire demi-tour…Arrivée à Nara, on trouve facilement l’auberge Nara Komachi qui est à 5 mn de la gare. Nous demandons à la réceptionniste si elle peut appeler la gare pour savoir si notre sac a été trouvé et partons à la découverte de la ville et de ses temples à pieds. Balade sympa dans les petites rues désertes et on déboule dans une rue hyper bondée et animée qui mène aux temples. Nous traversons ensuite le parc où des daims vivent en liberté, certains sont agressifs et attendent uniquement les gâteaux que les touristes veulent bien leur donner…d’autres sont tranquilles et certains amorphes… Le temple est gigantesque, à l’intérieur un immense bouddha, un trou dans un pilier où les petits et les grands s’amusent à passer, ça porte chance et une grande main un peu étrange… Balade dans le parc et visite du sanctuaire shinto « Kasuga Taisha », beaucoup de famille venues se balader en tenue traditionnelle et on pourra même assister à une cérémonie. Sur le retour pause crêpe et balade dans le centre Nara Machi. A l’hôtel, le réceptionniste nous informe que le sac a été retrouvé, ouf !! La chambre dans cette auberge est petite mais très propre, nous dinons au Resto Sagami, on a demandé conseil à l’hôtel et on n’est pas déçu, c’est bon, copieux, on est cloisonné dans un box, il faut sonner quand on est prêt à commander ou pour demander l’addition. Lundi 26 Octobre 2015 : Après le petit-déjeuner, nous remercions chaleureusement la réceptionniste qui nous a bien expliqué où se trouve notre sac et allons à la gare prendre le train pour retourner à Kyoto. Aujourd’hui, nous allons visiter le Nord de Kyoto et par la même occasion récupérer le sac qui est à la gare dans le Nord de la ville. Nous faisons le tour du temple Daito Kuji puis allons récupérer le sac sans soucis, on mange sur le chemine en allant au sanctuaire Kamigago. C’est très joli et on assiste à un spectacle « polynésien » ! Retour par la rue Kitayama, on passe à l’hôtel déposer nos affaires avant de ressortir faire un tour à Gion et manger dans un resto indien. Mardi 27 Octobre : Dernier jour à Kyoto et direction le sud. Visite du temple Tofukudji , il est très beau avec un jardin « sec », reposant et zen comme on aime… Puis en route pour le sanctuaire Shinto Fushimi Inari. En chemin on s’arrête pour manger dans un petit resto qui s’appelle « le petit chien »…les proportions sont petites mais c’est bon, la patronne nous demande d’où on vient et quand on lui dit la France, elle est heureuse de nous dire qu’elle a visité 2 fois Paris car son fils y a fait ses études. On arrive, il y a beaucoup de monde mais on est bien décidé à faire le tour, là-haut il y a une vue panoramique sur la ville. C’est juste magique de se balader sous ses centaines de toris rouges… Au retour, on s’arrête grignoté un petit truc, il y a des stands pour tous les goûts, raviolis, poulet, crabe, porc, poulpe, mochi grillé etc…Nous venons de faire 4 km… Retour en bus dans le centre, dernières balades dans les rues de cette belle ville et ce soir nous allons manger des sushis à l’étage d’un resto bondé ou les sushis sont préparés et déposé sur un tapis roulant, on se sert ce qu’on veut et à la fin les assiettes sont comptabilisés pour l’addition, c’est rigolo pour les filles et nous nous régalons… Dernière partie Mercredi 28 Octobre Nous quittons Kyoto avec regret direction Osaka en train, puis métro pour aller à notre auberge. La chambre n’est pas prête, nous laissons nos bagages et prenons le métro pour Namba. On se balade un peu et s’arrêtons manger dans un petit resto. La dame nous dit de commander à la machine qui est cette fois à l’intérieur du resto et nous sommes rapidement servis à table. Un bon repas avec des locaux qui mangent à vitesse grand V avant de retourner travailler…Visite du petit temple Yanaka Shrine avec sa tête de lion et balade au hasard dans les rues. On tombe sur le Kuromon Market puis Namba et Dotombori Street, la fameuse rue où la bouffe est omniprésente. Il faut regarder sur les façades des restos et on sait quelle spécialité ils servent. On goute les takoyakis, spécialités de boulettes de pouples, ça se mange très chaud et c’est bon ! Il faut voir la dextérité des vendeurs qui les préparent, c’est un spectacle !! On continue à arpenter les rues, boutiques, pause café, la nuit tombe, dontombori est toute illuminée. On tombe par hasard sur le Hozenjo Temple, il y a des fidèles qui prient en chantant. Nous allons déguster une autre spécialité les Kushikatsu, des brochettes frites. Retour à Hana Hostel, nous prenons possession de notre petit studio avec kitchenette et salle de douche, et déroulons nos futons. Jeudi 28 Octobre : Nous partons en métro vers le château d’Osaka, pour y arriver la balade est agréable au calme et le château est assez kitch mais beau… Ensuite, nous allons vers le port, il y a un petit centre commercial avec la boutique qui vend les articles dérivés su dessin animé « One Piece », on déjeune au food court, et un tour dans la grande roue qui fait partie des plus haute du monde avec ses 112.5 mètres. Retour dans le centre pour terminer la journée. Vendredi 29 : Dernier jour au japon…Nous décidons d’aller visite le quartier de de Shinsekai, le vieux quartier d’Osaka resté dans le style kitch des années 70. C’est plutôt sympa de s’y balader…d’un coup, on entend la police et les pompiers arriver à toute vitesse, il y a à priori un problème dans une salle de jeu…un type est menotté et embarqué dans la voiture de police…On déjeune dans un resto dont les plats en photo nous inspirent…le cadre est sympa mais la bouffe franchement pas terrible, ce sont des bas morceaux de viande qui sont cuisiné…pas vraiment à notre goût !! on ressort avec une addition quand même un peu salée pour ce qu’on a mangé et…on a encore faim !!! Direction Den Den Town, le quartier des geeks qui n’a rien de comparable à celui de Tokyo, il est plutôt défraichi…retour dans notre quartier de prédilection pause thé/café/glace/gâteau, derniers achats, et un Mac Do avant d’aller récupérer nos bagages à l’auberge. Métro et train pour l’aéroport. On décollera 20 minutes avant l’heure prévue.
2ème partie : Découverte de Kyoto Jeudi 22 : Départ en TGV Shikansen pour Kyoto. Le train arrive et une armée de femmes de ménage se ruent dedans pour nettoyer avant que les passagers s‘y installent; a 10h30 pile, le train démarre et 2h20 plus tard, nous sommes arrivons à destination. Nous prenons le bus pour aller à notre auberge, tout est bien indiqué sur mon document et on trouve facilement. Waraku-An est une auberge traditionelle en bois, très jolie et typique. Nous prenons possession de nos chambres, elles sont grandes ! Ça nous change de Tokyo. La jeune femme à la réception est charmante et anglophone, nous prenons un plan du bus et un de la ville et partons, à pieds, en direction du pavillon d’argent. En 30 mn, nous y sommes, c’est juste magnifique ! Il y a pas mal de monde et beaucoup d’écoliers, des boutiques évidemment… Retour par le chemin des Philosophes, c’est calme, agréable, reposant…On s’arrête au temple Honen Ji qui est situé au milieu des bois, la quiétude et le zen avec un grand Z, et il n’y a presque personne, c’est magique. On visitera deux autres petits temples sur le chemin du retour et nous arrêtons à l’hôtel prendre un thé avant de ressortir explorer notre quartier et diner dans un resto Perse/indien juste à côté, on est très bien accueilli et c’est très bon. Douche et dodo sur des futons beaucoup plus épais et moelleux qu’à Tokyo. On dormira beaucoup mieux, c’est plus confortable. Vendredi 23 : Aujourd’hui, nous visitons l’ouest de Kyoto, nous prenons un pass bus pour la journée et c’est partit pour le pavillon d’or. C’est magnifique, une vraie carte postale ce temple ! Malheureusement il y a un monde de fou et beaucoup de groupes. Nous arrivons tout de même à faire de belles photos mais pour la tranquillité il faudra aller ailleurs… Nous reprenons le bus pour le temple Ninnaji, beaucoup plus zen avant que les groupes d’enfants arrivent… la pagode est superbe et classé à l’Unesco. Il y a un moine qui dessine sur des tuiles. Puis direction Arashiyama et Sagano, on déjeune sur le pouce, il y a un choix énorme et pour tous les goûts et allons nous balader, on commence par la bambouseraie jusqu’à Saga Torimoto. En chemin on craque pour une glace au thé vert, c’est très bon. On flâne dans ces petites rues…Il y a beaucoup de jeunes femmes en tenue traditionnelle. Retour en bus en ville, on s’arrête à Pontocho, c’est charmant, on s’arrtête dans un petit resto de yakitori, on dîne autour d’une table basse et on se régale de ses petites brochettes…les filles en redemandent ! Un petit tour dans la ville by Night, quelques achats au Can Do et retour à l’auberge. Samedi 24 : Ce matin, on part à pieds au temple Kiyomizu Dera, 30 mn de marche pour y arriver. On commence par la pagode en remontant les chemins de Sannenzaka et jour de chance, nous croisons des Geishas. Le temple de l’eau limpide est magnifique et la vue à couper le souffle, c’est encore très agréable mais toujours blindé de monde. Toujours des jeunes femmes en tenue traditionnelle mais aussi des petites filles toutes mignonnes qui posent pour les photos. En redescendant il y a aussi d’adorables gamins qui mangent une glace au thé vert, ils sont adorable. On se dirige ensuite vers le temple Kennin-Ji, le plus ancien de Kyoto. Il faut se déchausser pour y entrer. C’est tellement agréable de déambuler pieds nus et il y a peu de monde, un vrai gros coup de cœur pour ce temple. Des chaussons sont a disposition pour faire le tour dans les jardins, second coup de chance, des geishas sont là pour se faire photographier…Je les mitraille avec un couple de québecois, on discute et on rigole ensemble, ils sont très sympas ! On continue la balade dans Gion, on achète quelques victuailles et allons les grignoter au sanctuaire Yasaka où on craque pour une brochette de crabe qui s’avère suculente ! On se repose et se balade au parc Maruyama. Des gens y déjeunent, une mamie est très contente de me montrer son « bento » sa boite pic-nic…En redescendant, on voit un mariage, je m’approche pour les prendre en photos avant de me faire refouler gentiment par un Monsieur qui me dit que c’est uniquement la famille qui a le droit de se rapprocher autant…oups !! Nous sommes également étonnés de voir des « Geishas hommes »…???!!! Direction le Nishiki Market pour gouter à quelques spécialités, poulpe avec un œuf, saké, pate de mochi, poisson cru, légumes marinés…parfois un peu étrange mais pas mauvais ! Il y a même une crêperie bretonne ! Un peu de shopping et on entre dans un tout petit resto qui ne paye pas de mine, on commande Udon, Soba, Kairi… Bon et pas cher. Retour en bus complètement éreintés, on a hyper mal aux pieds…
3ème partie : Visite de Nara Dimanche 25 : Aujourd’hui, nous prenons le train pour Nara. Nous laissons nos bagages à l’auberge de Kyoto car nous reviendrons pour 2 autres nuits et prenons juste un sac à dos avec affaires de rechange et trousse de toilette. Arrivée à la gare, pas de soucis pour acheter les billets, en revanche, le train est bondé et nous sommes debout. Le train a démarré depuis quelques minutes lorsque je m’interroge…mais où est notre sac à dos ??? Mince !! On l’a oublié dans le bus !!! Tant pis, on ne peut pas faire demi-tour…Arrivée à Nara, on trouve facilement l’auberge Nara Komachi qui est à 5 mn de la gare. Nous demandons à la réceptionniste si elle peut appeler la gare pour savoir si notre sac a été trouvé et partons à la découverte de la ville et de ses temples à pieds. Balade sympa dans les petites rues désertes et on déboule dans une rue hyper bondée et animée qui mène aux temples. Nous traversons ensuite le parc où des daims vivent en liberté, certains sont agressifs et attendent uniquement les gâteaux que les touristes veulent bien leur donner…d’autres sont tranquilles et certains amorphes… Le temple est gigantesque, à l’intérieur un immense bouddha, un trou dans un pilier où les petits et les grands s’amusent à passer, ça porte chance et une grande main un peu étrange… Balade dans le parc et visite du sanctuaire shinto « Kasuga Taisha », beaucoup de famille venues se balader en tenue traditionnelle et on pourra même assister à une cérémonie. Sur le retour pause crêpe et balade dans le centre Nara Machi. A l’hôtel, le réceptionniste nous informe que le sac a été retrouvé, ouf !! La chambre dans cette auberge est petite mais très propre, nous dinons au Resto Sagami, on a demandé conseil à l’hôtel et on n’est pas déçu, c’est bon, copieux, on est cloisonné dans un box, il faut sonner quand on est prêt à commander ou pour demander l’addition. Lundi 26 Octobre 2015 : Après le petit-déjeuner, nous remercions chaleureusement la réceptionniste qui nous a bien expliqué où se trouve notre sac et allons à la gare prendre le train pour retourner à Kyoto. Aujourd’hui, nous allons visiter le Nord de Kyoto et par la même occasion récupérer le sac qui est à la gare dans le Nord de la ville. Nous faisons le tour du temple Daito Kuji puis allons récupérer le sac sans soucis, on mange sur le chemine en allant au sanctuaire Kamigago. C’est très joli et on assiste à un spectacle « polynésien » ! Retour par la rue Kitayama, on passe à l’hôtel déposer nos affaires avant de ressortir faire un tour à Gion et manger dans un resto indien. Mardi 27 Octobre : Dernier jour à Kyoto et direction le sud. Visite du temple Tofukudji , il est très beau avec un jardin « sec », reposant et zen comme on aime… Puis en route pour le sanctuaire Shinto Fushimi Inari. En chemin on s’arrête pour manger dans un petit resto qui s’appelle « le petit chien »…les proportions sont petites mais c’est bon, la patronne nous demande d’où on vient et quand on lui dit la France, elle est heureuse de nous dire qu’elle a visité 2 fois Paris car son fils y a fait ses études. On arrive, il y a beaucoup de monde mais on est bien décidé à faire le tour, là-haut il y a une vue panoramique sur la ville. C’est juste magique de se balader sous ses centaines de toris rouges… Au retour, on s’arrête grignoté un petit truc, il y a des stands pour tous les goûts, raviolis, poulet, crabe, porc, poulpe, mochi grillé etc…Nous venons de faire 4 km… Retour en bus dans le centre, dernières balades dans les rues de cette belle ville et ce soir nous allons manger des sushis à l’étage d’un resto bondé ou les sushis sont préparés et déposé sur un tapis roulant, on se sert ce qu’on veut et à la fin les assiettes sont comptabilisés pour l’addition, c’est rigolo pour les filles et nous nous régalons… Dernière partie Mercredi 28 Octobre Nous quittons Kyoto avec regret direction Osaka en train, puis métro pour aller à notre auberge. La chambre n’est pas prête, nous laissons nos bagages et prenons le métro pour Namba. On se balade un peu et s’arrêtons manger dans un petit resto. La dame nous dit de commander à la machine qui est cette fois à l’intérieur du resto et nous sommes rapidement servis à table. Un bon repas avec des locaux qui mangent à vitesse grand V avant de retourner travailler…Visite du petit temple Yanaka Shrine avec sa tête de lion et balade au hasard dans les rues. On tombe sur le Kuromon Market puis Namba et Dotombori Street, la fameuse rue où la bouffe est omniprésente. Il faut regarder sur les façades des restos et on sait quelle spécialité ils servent. On goute les takoyakis, spécialités de boulettes de pouples, ça se mange très chaud et c’est bon ! Il faut voir la dextérité des vendeurs qui les préparent, c’est un spectacle !! On continue à arpenter les rues, boutiques, pause café, la nuit tombe, dontombori est toute illuminée. On tombe par hasard sur le Hozenjo Temple, il y a des fidèles qui prient en chantant. Nous allons déguster une autre spécialité les Kushikatsu, des brochettes frites. Retour à Hana Hostel, nous prenons possession de notre petit studio avec kitchenette et salle de douche, et déroulons nos futons. Jeudi 28 Octobre : Nous partons en métro vers le château d’Osaka, pour y arriver la balade est agréable au calme et le château est assez kitch mais beau… Ensuite, nous allons vers le port, il y a un petit centre commercial avec la boutique qui vend les articles dérivés su dessin animé « One Piece », on déjeune au food court, et un tour dans la grande roue qui fait partie des plus haute du monde avec ses 112.5 mètres. Retour dans le centre pour terminer la journée. Vendredi 29 : Dernier jour au japon…Nous décidons d’aller visite le quartier de de Shinsekai, le vieux quartier d’Osaka resté dans le style kitch des années 70. C’est plutôt sympa de s’y balader…d’un coup, on entend la police et les pompiers arriver à toute vitesse, il y a à priori un problème dans une salle de jeu…un type est menotté et embarqué dans la voiture de police…On déjeune dans un resto dont les plats en photo nous inspirent…le cadre est sympa mais la bouffe franchement pas terrible, ce sont des bas morceaux de viande qui sont cuisiné…pas vraiment à notre goût !! on ressort avec une addition quand même un peu salée pour ce qu’on a mangé et…on a encore faim !!! Direction Den Den Town, le quartier des geeks qui n’a rien de comparable à celui de Tokyo, il est plutôt défraichi…retour dans notre quartier de prédilection pause thé/café/glace/gâteau, derniers achats, et un Mac Do avant d’aller récupérer nos bagages à l’auberge. Métro et train pour l’aéroport. On décollera 20 minutes avant l’heure prévue.
Yosemite: nourriture et ours English translation pending
Bonjour amis voyageurs !
J'ai une question, probablement très stupide. Nous partons dans quelques jours en Californie, et Yosemite fait partie du trip. On parle souvent de ne pas laisser de nourriture dans les véhicules afin de ne pas tenter les ours. Comment vous êtes vous organisés ? Il va bien falloir qu'on ait de la nourriture pour survivre et qu'on laisse le véhicule le temps de randonner, et nous changeons d'hotel tous les jours... les véhicules sont-ils équipés de compartiments adéquats ?
Merci d'avance !
J.
J'ai une question, probablement très stupide. Nous partons dans quelques jours en Californie, et Yosemite fait partie du trip. On parle souvent de ne pas laisser de nourriture dans les véhicules afin de ne pas tenter les ours. Comment vous êtes vous organisés ? Il va bien falloir qu'on ait de la nourriture pour survivre et qu'on laisse le véhicule le temps de randonner, et nous changeons d'hotel tous les jours... les véhicules sont-ils équipés de compartiments adéquats ?
Merci d'avance !
J.
Afric'Addict English translation pending
Afrique du Sud
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Un an et demi de libre.. Les Etats Unis comme deuxième destination English translation pending
Suite de la virée au Canada qui se termine pour passer sur le territoire américain :
2 mai 2015
Il est temps de partir et de se diriger vers la frontière avc les USA. La tension monte d’un cran alors que le douanier nous reçoit tout sourire. Il nous demande si nous possédons des fruits dans la voiture et nous demande si nous avons des « citrons ». Cette blague nous fige sur place et c’est en hallucinant que nous garons la voiture pour effectuer les démarches administratives. Un autre douanier nous accueille et nous donne une fiche à remplir pendant qu’il fouille le van. Il revient et l’interrogatoire commence. Nous sommes sous tension mais après de nombreuses questions, l’ambiance se détend. Nous donnons nos empreintes et le douanier nous fait le compte à rebours en français.
Les passeports OK, la voiture OK, le paiement des 6$ chacun effectué, nous partons libre de voyager et de découvrir les états unis pour 90 jours. Nous relâchons la pression accumulée et sommes soulagés de démarrer une nouvelle aventure. Nous profitons du reste de la journée pour atteindre notre point de chute : Helena dans le Montana. En route, nous apercevons des panneaux indiquant 35 , 45 ..Finalement nous comprenons et nous rappelons que ce n’est plus des Km/H mais des Miles par H. Nous effectuons un petit point d’arrêt dans une station service, premier changement notable. Le prix de l’essence ne se fait plus en Litres mais en gallons. L’essence est très intéressante.
Arrivée à destination, nous en profitons pour découvrir le magasin. Finalement, nous nous laissons tenter et cherchons à faire des économies sur le long terme. C’est pourquoi nous achetons une brique de mozzarella ( chez nous c'est du Babybel) ( 2 kilos pour 20 dollars toutes taxes comprises), du jambon blanc ( 800 grammes pour 10 dollars). A l’heure où nous écrivons, nous vous informons que nous les avons encore et qu’il nous tienne au corps :D ! La nuit arrive vite, pas de souci pour dormir, demain nous arrivons à Yellowstone où même la caissière de Helena nous en dit du bien

Il est temps de partir et de se diriger vers la frontière avc les USA. La tension monte d’un cran alors que le douanier nous reçoit tout sourire. Il nous demande si nous possédons des fruits dans la voiture et nous demande si nous avons des « citrons ». Cette blague nous fige sur place et c’est en hallucinant que nous garons la voiture pour effectuer les démarches administratives. Un autre douanier nous accueille et nous donne une fiche à remplir pendant qu’il fouille le van. Il revient et l’interrogatoire commence. Nous sommes sous tension mais après de nombreuses questions, l’ambiance se détend. Nous donnons nos empreintes et le douanier nous fait le compte à rebours en français.
Les passeports OK, la voiture OK, le paiement des 6$ chacun effectué, nous partons libre de voyager et de découvrir les états unis pour 90 jours. Nous relâchons la pression accumulée et sommes soulagés de démarrer une nouvelle aventure. Nous profitons du reste de la journée pour atteindre notre point de chute : Helena dans le Montana. En route, nous apercevons des panneaux indiquant 35 , 45 ..Finalement nous comprenons et nous rappelons que ce n’est plus des Km/H mais des Miles par H. Nous effectuons un petit point d’arrêt dans une station service, premier changement notable. Le prix de l’essence ne se fait plus en Litres mais en gallons. L’essence est très intéressante.
Arrivée à destination, nous en profitons pour découvrir le magasin. Finalement, nous nous laissons tenter et cherchons à faire des économies sur le long terme. C’est pourquoi nous achetons une brique de mozzarella ( chez nous c'est du Babybel) ( 2 kilos pour 20 dollars toutes taxes comprises), du jambon blanc ( 800 grammes pour 10 dollars). A l’heure où nous écrivons, nous vous informons que nous les avons encore et qu’il nous tienne au corps :D ! La nuit arrive vite, pas de souci pour dormir, demain nous arrivons à Yellowstone où même la caissière de Helena nous en dit du bien

Carnet: quelques pas dans cette immense Russie English translation pending
Bonjour ,
" Rien n'est plus beau que la Perspective Nevsky, du moins à Petersbourg" , c'est ainsi que Nicolas Gogol commence une de ses Nouvelles de Pétersbourg , " La perspective Nevsky" , ou Nevsky Prospekt , toujours vivante , 180 ans plus tard .
Je l'ai croisée dès le premier jour à Saint-Petersbourg , on ne peut pas la rater , cette Nevsky Prospekt , qui traverse la ville d'Est en Ouest .
Arrivée de Tallinn , par le bus Ecolines , j'ai d'abord marché un bon demi kilomètre avant de rejoindre la station de métro Pushkinskaya . Pour seulement deux arrêts , puisque je devais descendre à Plosschad Vostanya , puis marcher ( re-500m ) jusqu'à l'hôtel où j'avais réservé . ( Aolla Hotel , 10th Sovetskaya )
Le métro de Saint-Petersbourg , le plus profond du monde , vieux de 61 ans , me paraît digne d'une visite à lui tout seul . J'y étais à l'heure de pointe , et me suis mêlée à la foule des travailleurs rejoignant leur chez-eux . On descend lentement , tous en ligne , à droite . De l'autre côté , ceux qui montent . Entre les deux , un alignement de lampadaires en forme de flambeaux , donne à cette descente une allure très digne . ....un vaste couloir ....les noms des stations en caractères cyrilliques et en caractères latins ...2 arrêts seulement . Les gens que je croise , à qui je demande le chemin , ont tous envie de m'aider . Moi qui arrivais en me disant " prépares-toi à être mal accueillie " , je découvre , avec bonheur , que les clichés sur les Russes sont comme on dit en Belgique , "du brol ", et je le constaterai tout au long de mon voyage .
Station Pushkinskaya:


" Rien n'est plus beau que la Perspective Nevsky, du moins à Petersbourg" , c'est ainsi que Nicolas Gogol commence une de ses Nouvelles de Pétersbourg , " La perspective Nevsky" , ou Nevsky Prospekt , toujours vivante , 180 ans plus tard .
Je l'ai croisée dès le premier jour à Saint-Petersbourg , on ne peut pas la rater , cette Nevsky Prospekt , qui traverse la ville d'Est en Ouest .
Arrivée de Tallinn , par le bus Ecolines , j'ai d'abord marché un bon demi kilomètre avant de rejoindre la station de métro Pushkinskaya . Pour seulement deux arrêts , puisque je devais descendre à Plosschad Vostanya , puis marcher ( re-500m ) jusqu'à l'hôtel où j'avais réservé . ( Aolla Hotel , 10th Sovetskaya )
Le métro de Saint-Petersbourg , le plus profond du monde , vieux de 61 ans , me paraît digne d'une visite à lui tout seul . J'y étais à l'heure de pointe , et me suis mêlée à la foule des travailleurs rejoignant leur chez-eux . On descend lentement , tous en ligne , à droite . De l'autre côté , ceux qui montent . Entre les deux , un alignement de lampadaires en forme de flambeaux , donne à cette descente une allure très digne . ....un vaste couloir ....les noms des stations en caractères cyrilliques et en caractères latins ...2 arrêts seulement . Les gens que je croise , à qui je demande le chemin , ont tous envie de m'aider . Moi qui arrivais en me disant " prépares-toi à être mal accueillie " , je découvre , avec bonheur , que les clichés sur les Russes sont comme on dit en Belgique , "du brol ", et je le constaterai tout au long de mon voyage .
Station Pushkinskaya:


Cheyenne et les Frontier Days English translation pending
Bonjour à tous. Comme suite à quelques demandes sur ce forum j'ouvre une discussion sur ce sujet afin d'apporter peut-être quelques éléments utiles aux voyageurs intéressés ou de passage dans le Wyoming. J'ai calé ce sujet dans cette rubrique, les administrateurs du forum décideront éventuellement de le mettre ailleurs à leur guise. Il y aura aussi des photos et peut-être une ou deux vidéos.
Qu'est ce que les Frontier Days ?
Il s'agit de l'auto proclamé « plus vieux rodéo en plein air des Etats Unis », nommé en conséquence Daddy of Them All. Il se déroule sur plusieurs jours à Cheyenne, capitale du Wyoming.
Ici la définition de Wikipédia : « Les Cheyenne Frontier Days sont un rodéo organisé, chaque année depuis 1897, à Cheyenne dans le Wyoming (États-Unis). Il prétend être l'un des plus grands rodéos en plein air et de la célébration de l'Ouest dans le monde. L'événement se déroule durant 10 jours centrés autour de la dernière semaine complète du mois de juillet et attire environ 300 000 personnes dans la région chaque année. Les logements se remplissent rapidement durant la haute saison touristique à travers le sud et l'est du Wyoming et jusqu'au Colorado et au Nebraska. »
Les épreuves du rodéo proprement dit entrent dans le classement national de la Professional Rodeo Cowboys Association (PRCA) et sont assez bien dotées pour les vainqueurs par les innombrables sponsors. Le rodéo est en effet le sport national de l'ouest américain et les « cow boys » qui le pratiquent sont généralement des professionnels. Ils viennent de tous les Etats Unis pour cette occasion.
Autour du rodéo lui-même sont organisées des manifestations « wild west » destinées à attirer le tourisme mais bien sympathiques quand même : une fête foraine, un marché old west, un concours de cuisine en plain air dans chariot bâché (chuckwagon cook-off), un village « native » (indien, avec démonstrations de danses et de musique), un breakfast géant gratuit dans les rues, des parades spectaculaires, des mélodrames (on reviendra sur tout ça plus loin), des gunfights, des visites « behind the chutes » (dans les coulisses du rodéo), et surtout des concerts assez prestigieux tous les soirs, de musique country pour la plupart mais aussi assez rock depuis quelque temps. Les après-midi de rodéo et les concerts sont bien évidemment payants. Bref si on aime cet esprit, on ne s'ennuie pas ! J'oubliais la démonstration aérienne des Thunderbirds (équivalent de notre Patrouille de France) et certaines années un « air show » sur l'aéroport militaire.
Cheyenne et le Frontier Park.
Je cite d'abord Wiki avant de donner mon avis personnel :
« La ville de Cheyenne (en anglais : [ʃaɪˈæn] ou [ʃaɪˈɛn]) est la capitale de l’État du Wyoming, aux États-Unis. C’est aussi la plus grande agglomération de l’état. Située au pied des montagnes Rocheuses, à une altitude d'environ 1 850 m, la ville se trouve à 160 km au nord de Denver, dans l’extrême sud-est du Wyoming. L'origine de la ville remonte au 4 juillet 1867, lorsque les premières tentes furent dressées sur le site actuel de Cheyenne. Le nom de la ville provient de la langue sioux qui signifiait « les étrangers ». Les premiers habitants de Cheyenne furent des hommes qui déménagèrent dans l'Ouest afin de travailler pour l'Union Pacific Railroad. Lorsque la ligne fut terminée en novembre 1867, la majorité des colons quitta la ville. La ville continua malgré tout de prospérer, et ceci grâce à la proximité du fort DA Russel, de la ligne de chemin de fer, et des employés du camp Carlin, qui approvisionnaient tous les postes situés sur la frontière indienne. Une prospérité qui était surtout due aux nombreux théâtres de variété et aux saloons typiques du Far West. Par la suite, la ligne de chemin de fer apporta une nouvelle culture à la ville, qui croissait rapidement (près de 5 000 habitants en 1875). L'édification d'un opéra en 1882, dans lequel s'arrêtaient les troupes de théâtre qui faisaient le voyage vers la côte Ouest, finit de donner à Cheyenne l'allure d'une ville de la côte Est. L'autre pendant de la prospérité de Cheyenne fut l'élevage de bovins. Ce fut une industrie florissante qui attira nombre d'hommes d'affaires de l'Est et même d'Europe".
Cette ville au si joli nom (attention à la prononciation !) est une cité florissante avec sa base (Warren Air Force) et son aéroport militaires et si elle n'a rien de particulier pour attirer le touriste (sauf les Frontier Days) je la trouve agréable. Il est facile de s'orienter dans son agglomération, il y a tous les commerces utiles et elle est entourée de grandes prairies doucement vallonnées où paissent les antilopes proghorn, avec peu d'arbres et des étendues à perte de vue. Autour de la ville les habitats sont très dispersés, les maisons ayant quasiment toutes d'immenses terrains avec chevaux. J'aime tout particulièrement à Cheyenne le grand magasin de « western wear » The Wrangler, un incontournable pour moi afin d'y acquérir les « santiags » (mot inapproprié, on doit dire western boots) que je porte toute l'année. En plus pendant les Frontier Days il y a des soldes démentes ! A Cheyenne on peut visiter le beau Capitole, le centre avec ses statues de bisons et de cowboy de... rodéo et autres, la gare de l'Union Pacific, faire un petit coucou à la « largest steam locomotive » dénommée Big Boy et au jardin botanique... J'ai une tendresse particulière pour un restau saloon le Bunkhouse Bar and Grill où l'on trouve, devant, attachés ou garés tous ensemble chevaux, attelages, Harleys et pick-ups. Un vrai morceau de vie quotidienne de l'ouest.
Le Frontier Park est une ville dans la ville. Il comprend le stade de rodéo lui-même (19 000 places) entouré d'une piste pour les courses de chuckwagon et autres, mais aussi des parkings, le musée du Old West, et toute l'énorme infrastructure destinée à accueillir chevaux, bovins (dont les fameux taureaux brahmas), motor homes des participants etc. Howdy !
A suivre (peut-être?) Comment j'ai connu Cheyenne et pourquoi j'y retourne quand je peux. Les épreuves du rodéo. Les autres animations. Mes différents Frontier Days (3 ou 4 je ne sais plus...)
Qu'est ce que les Frontier Days ?
Il s'agit de l'auto proclamé « plus vieux rodéo en plein air des Etats Unis », nommé en conséquence Daddy of Them All. Il se déroule sur plusieurs jours à Cheyenne, capitale du Wyoming.
Ici la définition de Wikipédia : « Les Cheyenne Frontier Days sont un rodéo organisé, chaque année depuis 1897, à Cheyenne dans le Wyoming (États-Unis). Il prétend être l'un des plus grands rodéos en plein air et de la célébration de l'Ouest dans le monde. L'événement se déroule durant 10 jours centrés autour de la dernière semaine complète du mois de juillet et attire environ 300 000 personnes dans la région chaque année. Les logements se remplissent rapidement durant la haute saison touristique à travers le sud et l'est du Wyoming et jusqu'au Colorado et au Nebraska. »
Les épreuves du rodéo proprement dit entrent dans le classement national de la Professional Rodeo Cowboys Association (PRCA) et sont assez bien dotées pour les vainqueurs par les innombrables sponsors. Le rodéo est en effet le sport national de l'ouest américain et les « cow boys » qui le pratiquent sont généralement des professionnels. Ils viennent de tous les Etats Unis pour cette occasion.
Autour du rodéo lui-même sont organisées des manifestations « wild west » destinées à attirer le tourisme mais bien sympathiques quand même : une fête foraine, un marché old west, un concours de cuisine en plain air dans chariot bâché (chuckwagon cook-off), un village « native » (indien, avec démonstrations de danses et de musique), un breakfast géant gratuit dans les rues, des parades spectaculaires, des mélodrames (on reviendra sur tout ça plus loin), des gunfights, des visites « behind the chutes » (dans les coulisses du rodéo), et surtout des concerts assez prestigieux tous les soirs, de musique country pour la plupart mais aussi assez rock depuis quelque temps. Les après-midi de rodéo et les concerts sont bien évidemment payants. Bref si on aime cet esprit, on ne s'ennuie pas ! J'oubliais la démonstration aérienne des Thunderbirds (équivalent de notre Patrouille de France) et certaines années un « air show » sur l'aéroport militaire.
Cheyenne et le Frontier Park.
Je cite d'abord Wiki avant de donner mon avis personnel :
« La ville de Cheyenne (en anglais : [ʃaɪˈæn] ou [ʃaɪˈɛn]) est la capitale de l’État du Wyoming, aux États-Unis. C’est aussi la plus grande agglomération de l’état. Située au pied des montagnes Rocheuses, à une altitude d'environ 1 850 m, la ville se trouve à 160 km au nord de Denver, dans l’extrême sud-est du Wyoming. L'origine de la ville remonte au 4 juillet 1867, lorsque les premières tentes furent dressées sur le site actuel de Cheyenne. Le nom de la ville provient de la langue sioux qui signifiait « les étrangers ». Les premiers habitants de Cheyenne furent des hommes qui déménagèrent dans l'Ouest afin de travailler pour l'Union Pacific Railroad. Lorsque la ligne fut terminée en novembre 1867, la majorité des colons quitta la ville. La ville continua malgré tout de prospérer, et ceci grâce à la proximité du fort DA Russel, de la ligne de chemin de fer, et des employés du camp Carlin, qui approvisionnaient tous les postes situés sur la frontière indienne. Une prospérité qui était surtout due aux nombreux théâtres de variété et aux saloons typiques du Far West. Par la suite, la ligne de chemin de fer apporta une nouvelle culture à la ville, qui croissait rapidement (près de 5 000 habitants en 1875). L'édification d'un opéra en 1882, dans lequel s'arrêtaient les troupes de théâtre qui faisaient le voyage vers la côte Ouest, finit de donner à Cheyenne l'allure d'une ville de la côte Est. L'autre pendant de la prospérité de Cheyenne fut l'élevage de bovins. Ce fut une industrie florissante qui attira nombre d'hommes d'affaires de l'Est et même d'Europe".
Cette ville au si joli nom (attention à la prononciation !) est une cité florissante avec sa base (Warren Air Force) et son aéroport militaires et si elle n'a rien de particulier pour attirer le touriste (sauf les Frontier Days) je la trouve agréable. Il est facile de s'orienter dans son agglomération, il y a tous les commerces utiles et elle est entourée de grandes prairies doucement vallonnées où paissent les antilopes proghorn, avec peu d'arbres et des étendues à perte de vue. Autour de la ville les habitats sont très dispersés, les maisons ayant quasiment toutes d'immenses terrains avec chevaux. J'aime tout particulièrement à Cheyenne le grand magasin de « western wear » The Wrangler, un incontournable pour moi afin d'y acquérir les « santiags » (mot inapproprié, on doit dire western boots) que je porte toute l'année. En plus pendant les Frontier Days il y a des soldes démentes ! A Cheyenne on peut visiter le beau Capitole, le centre avec ses statues de bisons et de cowboy de... rodéo et autres, la gare de l'Union Pacific, faire un petit coucou à la « largest steam locomotive » dénommée Big Boy et au jardin botanique... J'ai une tendresse particulière pour un restau saloon le Bunkhouse Bar and Grill où l'on trouve, devant, attachés ou garés tous ensemble chevaux, attelages, Harleys et pick-ups. Un vrai morceau de vie quotidienne de l'ouest.
Le Frontier Park est une ville dans la ville. Il comprend le stade de rodéo lui-même (19 000 places) entouré d'une piste pour les courses de chuckwagon et autres, mais aussi des parkings, le musée du Old West, et toute l'énorme infrastructure destinée à accueillir chevaux, bovins (dont les fameux taureaux brahmas), motor homes des participants etc. Howdy !
A suivre (peut-être?) Comment j'ai connu Cheyenne et pourquoi j'y retourne quand je peux. Les épreuves du rodéo. Les autres animations. Mes différents Frontier Days (3 ou 4 je ne sais plus...)
Les aventuriers de l'Arche de Noé - Botswana English translation pending
Bonjour tout le monde,
Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.
Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪
Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.
Il était une fois ...
Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.
Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.
Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.
Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...
Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.
Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.
Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.
C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...
Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.
L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)
J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...
Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.
Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.
Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :
Le séjour en quelques chiffres ...
- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.
Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪
Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.
Il était une fois ...
Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.
Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.
Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.
Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...
Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.
Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.
Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.
C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...
Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.
L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)
J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...
Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.
Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.
Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :

Le séjour en quelques chiffres ...
- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Récit de voyage en Ouzbékistan mars-avril 2015 English translation pending
22/03/2015 – 18h20
Après 24 heures d'un long voyage avec 2 escales, me voilà arrivée à Khiva, ma première étape en Ouzbékistan. Sortie de l'aéroport d'Urgench, on est dimanche, et il m'est difficile de trouver le bus qui devait m'emmener jusqu'à un trolley bus qui relie Urgench à Khiva. Après moult négociations, je finis par lâcher l'affaire, fatiguée du voyage et cède 15 dollars à un pseudo-chauffeur. Arrivée vers 11h30 à mon B&B, je tends 20 dollars ($) et le chauffeur m'arnaque avec la monnaie rendue en soum. Pas grave, fatiguée et il était gentil. Je fais du change à l'hôtel et me retrouve avec un tonne de billets, 1$ étant égal à 4000 soums. Dodo... je m'étale sur mon lit jusqu'à 16h30. Puis je me décide à me mettre enfin à la rencontre du pays, de ses habitants et de la vieille ville de Khiva, ville fortifiée, totalement reconstruite, faite de pierres et de maisons en pierres et terre séchée où minarets, mosquées, madrasas sont partout. Certains guides parlent d'un décor de cinéma, ville fantôme trop rénovée...Pour moi, c'est une première vue enchanteresse de l'Ouzbékistan. Une ville digne des « Milles et une nuit » et de la fameuse route de la soie. Après une première déambulation dans la ville, enchantée, mais la fatigue toujours là, je décide de rentrer dans un petit resto pour gouter mon premier plat typique. J'ai la chance que la haute saison n'aie pas encore commencée, le calme de la ville avec seulement très peu de touriste me va bien. Demain, je démarre une visite plus approfondie. En attendant, je déguste mes Manty, un plat de gros raviolis fourrés à la viande de mouton et aux oignons. Excellent. Les habitats ici sont très hétéroclites. Il y en a qui ont vraiment des souches arabo-persanes, d'autres très typés asio-mongolie, et enfin d'autres, slaves et Russes. D'ailleurs beaucoup de Russes sont ici en tourisme. Les langues parlées sont l'Ouzbek, le Russe, mais la religion étant musulmane, le « Salam » est de rigueur. J'ai faim, je me prends un extra avec une soupe locale.
23/3/15 - 11h15
Hier, je pouvais me promener en T shirt en fin d'après-midi. Aujourd'hui, il pleut ! Comme j'ai oublié mon parapluie acheté à Mexico, me voilà partie au bazar pour en acheter un. Je vais finir par avoir une panoplie de parapluies de tous les pays. 1$ étant égal à 4000 soums, je me retrouve avec une multitude de billets et le moindre repas ou achat coûte très vite 20 000 soums. J'ai l'impression de claquer des millions et il est difficile de tenir un budget. Va falloir que je fasse attention ! Je monte sur la muraille depuis la porte Nord et j'ai une vue en hauteur du vieux Khiva. C'est vraiment beau. En descendant, les marches sont abruptes et comme c'est mouillé, je me retrouve comme une conne à descendre prudemment. Un petit vieux, adorable, grimpe alors comme un gazelle et vient m'aider avec son beau sourire. La honte pour moi :) Retour à l'hôtel pour récupérer mes « millions » et payer l'entrée des sites, mais voilà que mon cadenas de valise fait des siennes. Je me retrouve à attendre que quelqu'un arrive à le forcer pour récupérer enfin ma fortune :(
13h45 – Khiva regorge d'endroits merveilleux. Je commence par faire un tour extérieur de la muraille, en passant par ses 4 portes, sous malheureusement une pluie battante. Puis, je passe devant le Kalta Minor, qui est un imposant minaret. Ensuite, je visite un atelier disposé dans une Madrasa où des femmes fabriquent à la main des tapis. Je poursuit ma visite avec le mausolée Pakhlavan Makmoud et celui de Sayyid Alla Uddin. La mosaïque bleue et turquoise est partout. C'est un vrai spectacle pour moi. Puis, je monte en haut du minaret Islam Khodja, 120 marches abruptes, où je regrette amèrement la cigarette. Mais en haut, je suis gâtée. Une vue imprenable sur toute la vieille ville. Magnifique. Me voilà maintenant dans la mosquée du vendredi. A l'intérieur, une forêt de colonnes de bois sculpté soutien le plafond. L'ensemble est superbe.
18h30 – Une après-midi magique. J'ai visité le Harem, splendide, avec à coté la salle d'audience et le tribunal. Le Kosh madrasa et le minaret court, magnifique et très imposant. Le cimetière et le palais royale et pleins de madrasas toutes aussi splendides les unes que les autres. Au fil des rues, je me suis retrouvée devant un groupe de jeunes et moins jeunes qui faisaient la fête. Musique à l'extérieure, les jeunes dansent. Ils m'invitent gentiment et me voilà danseuse Ouzbek au milieu de ces adolescents. Les femmes et homme me rejoignent et nous dansons tous ensemble. Je suis invitée à gouter à leur viande excellente, accompagnée d'un verre de vodka. A l'intérieur, dans un grand chaudron, ils préparent le Sumalak, ressemblant à du caramel-chocolat, qui chauffe durant des heures. C'est Navrouz, la Fête du Printemps.
En passant à l'office de tourisme, je me rends compte qu'il va être dur de trouver 3 autres touristes pour partager un taxi et aller voir les forteresses du désert. A 60 $ la journée, il me faut absolument trouver du monde. En me promenant, je fais le tour des hôtels et je croise un Hollandais. Je croise aussi un français, mais comme une idiote, j'oublie de lui en parler. Puis, l'office de tourisme m'appelle, elle a trouvé quelqu'un. Arrivée là, c'est le français que j'avais croisé. On est déjà 2, quand on croise à nouveau le Hollandais qui accepte de se joindre à nous. Le prix est maintenant de 20$ par personne. C'est raisonnable. Je repasse devant la fête et suis invitée à nouveau à danser. Les Ouzbeks sont accueillants et adorables.
21h40 – En allant tous les 3 manger dans le restaurant tenu par le propriétaire de mon B&B, nous rencontrons une Japonaise qui voyage seule. Je m'empresse de lui demander si elle veut se joindre à nous pour notre expédition de demain et elle acquiesce. Nous voilà 4, soit 15$ pour la journée. Cool :) Nous dînons ensemble, un excellent repars pour 20 000 soums et parlons de nos expériences. La Japonaise arrive d'Iran et du Turkménistan. Le français me dit ne pas avoir réussi à aller dans le désert du Kyzyl Kum, faute de touristes avec lui dans le taxi et ne rien avoir aimé dans la vallée de Ferghana, aucune balade sympa car personne pour le renseigner. Il m'inquiète un peu, mais si j'arrive encore à faire comme aujourd'hui et réunir le peu de touristes que je trouve pour faire des escapades, peut-être aurais-je la même chance qu'aujourd'hui et pourrais visiter ces lieux. Inchallah ! Demain, départ à 10h30...
Après 24 heures d'un long voyage avec 2 escales, me voilà arrivée à Khiva, ma première étape en Ouzbékistan. Sortie de l'aéroport d'Urgench, on est dimanche, et il m'est difficile de trouver le bus qui devait m'emmener jusqu'à un trolley bus qui relie Urgench à Khiva. Après moult négociations, je finis par lâcher l'affaire, fatiguée du voyage et cède 15 dollars à un pseudo-chauffeur. Arrivée vers 11h30 à mon B&B, je tends 20 dollars ($) et le chauffeur m'arnaque avec la monnaie rendue en soum. Pas grave, fatiguée et il était gentil. Je fais du change à l'hôtel et me retrouve avec un tonne de billets, 1$ étant égal à 4000 soums. Dodo... je m'étale sur mon lit jusqu'à 16h30. Puis je me décide à me mettre enfin à la rencontre du pays, de ses habitants et de la vieille ville de Khiva, ville fortifiée, totalement reconstruite, faite de pierres et de maisons en pierres et terre séchée où minarets, mosquées, madrasas sont partout. Certains guides parlent d'un décor de cinéma, ville fantôme trop rénovée...Pour moi, c'est une première vue enchanteresse de l'Ouzbékistan. Une ville digne des « Milles et une nuit » et de la fameuse route de la soie. Après une première déambulation dans la ville, enchantée, mais la fatigue toujours là, je décide de rentrer dans un petit resto pour gouter mon premier plat typique. J'ai la chance que la haute saison n'aie pas encore commencée, le calme de la ville avec seulement très peu de touriste me va bien. Demain, je démarre une visite plus approfondie. En attendant, je déguste mes Manty, un plat de gros raviolis fourrés à la viande de mouton et aux oignons. Excellent. Les habitats ici sont très hétéroclites. Il y en a qui ont vraiment des souches arabo-persanes, d'autres très typés asio-mongolie, et enfin d'autres, slaves et Russes. D'ailleurs beaucoup de Russes sont ici en tourisme. Les langues parlées sont l'Ouzbek, le Russe, mais la religion étant musulmane, le « Salam » est de rigueur. J'ai faim, je me prends un extra avec une soupe locale.
23/3/15 - 11h15
Hier, je pouvais me promener en T shirt en fin d'après-midi. Aujourd'hui, il pleut ! Comme j'ai oublié mon parapluie acheté à Mexico, me voilà partie au bazar pour en acheter un. Je vais finir par avoir une panoplie de parapluies de tous les pays. 1$ étant égal à 4000 soums, je me retrouve avec une multitude de billets et le moindre repas ou achat coûte très vite 20 000 soums. J'ai l'impression de claquer des millions et il est difficile de tenir un budget. Va falloir que je fasse attention ! Je monte sur la muraille depuis la porte Nord et j'ai une vue en hauteur du vieux Khiva. C'est vraiment beau. En descendant, les marches sont abruptes et comme c'est mouillé, je me retrouve comme une conne à descendre prudemment. Un petit vieux, adorable, grimpe alors comme un gazelle et vient m'aider avec son beau sourire. La honte pour moi :) Retour à l'hôtel pour récupérer mes « millions » et payer l'entrée des sites, mais voilà que mon cadenas de valise fait des siennes. Je me retrouve à attendre que quelqu'un arrive à le forcer pour récupérer enfin ma fortune :(
13h45 – Khiva regorge d'endroits merveilleux. Je commence par faire un tour extérieur de la muraille, en passant par ses 4 portes, sous malheureusement une pluie battante. Puis, je passe devant le Kalta Minor, qui est un imposant minaret. Ensuite, je visite un atelier disposé dans une Madrasa où des femmes fabriquent à la main des tapis. Je poursuit ma visite avec le mausolée Pakhlavan Makmoud et celui de Sayyid Alla Uddin. La mosaïque bleue et turquoise est partout. C'est un vrai spectacle pour moi. Puis, je monte en haut du minaret Islam Khodja, 120 marches abruptes, où je regrette amèrement la cigarette. Mais en haut, je suis gâtée. Une vue imprenable sur toute la vieille ville. Magnifique. Me voilà maintenant dans la mosquée du vendredi. A l'intérieur, une forêt de colonnes de bois sculpté soutien le plafond. L'ensemble est superbe.
18h30 – Une après-midi magique. J'ai visité le Harem, splendide, avec à coté la salle d'audience et le tribunal. Le Kosh madrasa et le minaret court, magnifique et très imposant. Le cimetière et le palais royale et pleins de madrasas toutes aussi splendides les unes que les autres. Au fil des rues, je me suis retrouvée devant un groupe de jeunes et moins jeunes qui faisaient la fête. Musique à l'extérieure, les jeunes dansent. Ils m'invitent gentiment et me voilà danseuse Ouzbek au milieu de ces adolescents. Les femmes et homme me rejoignent et nous dansons tous ensemble. Je suis invitée à gouter à leur viande excellente, accompagnée d'un verre de vodka. A l'intérieur, dans un grand chaudron, ils préparent le Sumalak, ressemblant à du caramel-chocolat, qui chauffe durant des heures. C'est Navrouz, la Fête du Printemps.
En passant à l'office de tourisme, je me rends compte qu'il va être dur de trouver 3 autres touristes pour partager un taxi et aller voir les forteresses du désert. A 60 $ la journée, il me faut absolument trouver du monde. En me promenant, je fais le tour des hôtels et je croise un Hollandais. Je croise aussi un français, mais comme une idiote, j'oublie de lui en parler. Puis, l'office de tourisme m'appelle, elle a trouvé quelqu'un. Arrivée là, c'est le français que j'avais croisé. On est déjà 2, quand on croise à nouveau le Hollandais qui accepte de se joindre à nous. Le prix est maintenant de 20$ par personne. C'est raisonnable. Je repasse devant la fête et suis invitée à nouveau à danser. Les Ouzbeks sont accueillants et adorables.
21h40 – En allant tous les 3 manger dans le restaurant tenu par le propriétaire de mon B&B, nous rencontrons une Japonaise qui voyage seule. Je m'empresse de lui demander si elle veut se joindre à nous pour notre expédition de demain et elle acquiesce. Nous voilà 4, soit 15$ pour la journée. Cool :) Nous dînons ensemble, un excellent repars pour 20 000 soums et parlons de nos expériences. La Japonaise arrive d'Iran et du Turkménistan. Le français me dit ne pas avoir réussi à aller dans le désert du Kyzyl Kum, faute de touristes avec lui dans le taxi et ne rien avoir aimé dans la vallée de Ferghana, aucune balade sympa car personne pour le renseigner. Il m'inquiète un peu, mais si j'arrive encore à faire comme aujourd'hui et réunir le peu de touristes que je trouve pour faire des escapades, peut-être aurais-je la même chance qu'aujourd'hui et pourrais visiter ces lieux. Inchallah ! Demain, départ à 10h30...
Pour les photographes à Cuba: reflex ou compact English translation pending
Bonjour,
Voila, j'hésite à emmener mon reflex. Lors d'un séjour au Brésil je ne l'avais pas pris et c'était pas plus mal histoire d'éviter d'attirer l'attention sur ce genre de matos qui réprésente x mois de salaire là bas...Pour Cuba, quels conseils svp?
Rencontre entre voyageuses solo sur Paris le 23 mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes,
Nouvellement revenue sur le forum, j'ai envie d'échanger sur les voyages et notamment sur les femmes comme moi, qui voyagent solo. Qui ont sauté le pas, qui vont le faire (c'est moi) ou qui seraient tenté par cette aventure.
Je lis régulièrement un site américain qui s'intitule SOLO Traveller, tenu par deux femmes, et c'est sur ce concept que j'aimerai échanger, sur PARIS.
Alors si vous aimez les voyages, si mon sujet vous intéresse, n'hésitez pas à répondre à ce post 🙂
Nouvellement revenue sur le forum, j'ai envie d'échanger sur les voyages et notamment sur les femmes comme moi, qui voyagent solo. Qui ont sauté le pas, qui vont le faire (c'est moi) ou qui seraient tenté par cette aventure.
Je lis régulièrement un site américain qui s'intitule SOLO Traveller, tenu par deux femmes, et c'est sur ce concept que j'aimerai échanger, sur PARIS.
Alors si vous aimez les voyages, si mon sujet vous intéresse, n'hésitez pas à répondre à ce post 🙂