Allez, je me lance! Après avoir énormément profité des conseils de plusieurs d'entre vous et des quelques carnets de voyages qui étaient sur le forum l'année dernière pour préparer notre voyage, c'est à mon tour de partager avec vous cette merveilleuse aventure en Alaska!
Je commence par les infos pratiques, et ensuite, c'est parti pour le voyage!
Qui?
Mon mari (Arnaud) et moi (Gaëlle), 31 et 29 ans
Pourquoi?
Pourquoi l'Alaska?! Parce que nous avions envie de voir des paysages à couper le souffle, de voir des animaux sauvages (et surtout des ours!), parce que nous aimons la nature et parce que nous n'avions pas peur ni de la pluie, ni du froid. Et aussi parce que la fraîcheur des pays du nord nous attire particulièrement!
Budget?
Avion: environ CHF 4000.- aller-retour pour deux entre Genève et Anchorage avec 2 escales pour chaque trajet, billets réservés en novembre.
Nuitées: en B&B en moyenne entre CHF 100-120.- pour deux, dans les "campgrounds" avec une tente et une voiture entre 10 et 20$/nuit.
Repas: au restaurant/pub (de classe moyenne) minimum 15$ pour un burger-frites, 30$ pour un plat avec viande/poisson, 20$ pour une pizza, 6-7$ pour une bière. Nos tickets variaient entre 50 et 80$ pour deux plats et 2 boissons, eau plate toujours servie à notre arrivée, en général les plats étaient relativement conséquents, toujours la possibilité de repartir avec un "doggybag". Ne pas oublier les minimum 15% de pourboire... Pour les pic nic au supermarché, jambon et fromage (locaux !) en tranches assez cher, environ 200g pour 8$... Pain (toast) assez cher aussi, mais gros paquets qui durent plusieurs jours.
Essence : La bonne surprise du voyage ! En moyenne entre 2,5 et 3$ le gallon, soit entre 60 et 80 centimes le litre !
Activités : nous avons craqué pour deux activités particulières vraiment chères, mais qui en valent vraiment la peine, le « bear watching » à Kodiak, 545$/personne pour 6h d’excursion dont environ 2h d’hydravion et 4h d’observation des ours (http://www.seahawkair.com/) et le kayak de mer depuis Valdez dans les icebergs près du Colombia Glacier, 259$/personne (http://anadyradventures.com/).
Organisation ?
Looooooongtemps à l’avance (presque une année à l’avance pour les premiers guides achetés!) Réservations faites entre novembre et février pour l’avion, les B&B, les ferries, la voiture, les activités.
Afin d'organiser ce voyage j'ai surtout utilisé les guides/livres suivants:
"Fabuleux Alaska et Yukon" aux éditions Ulysse (guide général pour une première impression générale, belles images et descriptions générales, très peu d'aspects pratiques)
"Alaska" de Lonely Planet (en anglais, très complet)
Petit Futé Alaska (largement pas suffisant à lui seul mais utile pour certaines infos pratiques)
Milepost 2015 (bible des routes de tout l’Alaska, mile par mile autant utile pour la préparation que sur place!)
« 55 ways to the Wilderness in southcentral Alaska » (guide de randonnées, très bien fait !)
« Alaska’s Bears » de Bill Sherwonit, éd. Alaska Northwest Books (bonnes explications sur les grizzlis, ours noirs et ours polaires)
Et j’ai évidemment également beaucoup consulté les pages de ce forum dédiées à l'Alaska! Je remercie d’ailleurs les personnes qui ont laissé leurs magnifiques (et pratiques) carnets de voyage sur ce forum, et celles qui ont répondu à mes questions !
Nous partons le samedi 9 juillet à 10h20 de Genève. Le premier vol fait Genève-Londres en 1h50. Mais nous attendons 45 minutes une place de parc pour l’avion après avoir atterri… Le vol suivant est celui que je redoute le plus car il durera environ 11h ! C’est Londres-Los Angeles. Finalement ça se passe bien, on nous donne très souvent à manger et à boire, ça occupe ! On regarde plusieurs films et on dort un peu à la fin du vol. Mais surtout, on survole le Groenland, c’est magique ! On voit les icebergs et une grande surface gelée et recouverte de neige. C’est magnifique. Il fait jour pendant tout le vol mais sur la fin les hôtesses de l’air demandent à tout le monde de fermer le store des hublots. On arrive à Los Angeles aux alentours des 17h et cette fois aussi il faut attendre longtemps une place de parc pour l’avion… Ensuite, place à environ 6h d’attente à l’aéroport de Los Angeles avant notre dernier avion. Celui-là fera Los Angeles-Anchorage. C’est reparti pour 5h d’avion. Cette fois c’est un vol de nuit et tout le monde « dort ». Difficile de vraiment bien dormir en étant assis, mais on essaye !
Dimanche 10 juillet
On arrive à l’heure, vers 4h30 du matin à Anchorage. Nous voilà en Alaska ! On fait un petit tour de l’aéroport avant de récupérer nos bagages et on découvre tout de suite qu’il y a plusieurs animaux empaillés, dont certains sont dans des vitrines et d’autres derrière une corde. Le premier qu’on voit est un élan gigantesque ! J’espère qu’on n’en croisera pas de si près s’ils sont vraiment aussi géants !
Ensuite on voit évidemment des ours, bruns, blancs et noirs. Et aussi des loups et des renards. Après l’observation de ces animaux on va récupérer nos bagages, puis on part à la recherche d’un endroit pour déjeuner : ce sera le Starbucks car il n’y a pas vraiment d’autre choix dans cette partie de l’aéroport… On traîne un bon moment à l’aéroport puis vers 7h on va chercher un bus pour aller au centre-ville. Manque de bol, on est dimanche, il n’y a pas de bus avant 10h… On prend donc un taxi jusqu’à chez notre hôte, Lydia, qui habite à Medfra St. Comme on arrive très en avance on va s’asseoir à l’arrêt de bus tout proche où on rencontre un petit chat noir qui nous tiendra compagnie pendant une heure ! On se rend chez Lydia vers 9h, elle n’est pas encore arrivée mais elle nous a laissé un petit mot disant qu’on peut laisser nos affaires chez elle. On rentre donc nos sacs mais on décide de l’attendre. Elle arrive peu de temps après et elle a la gentillesse de nous amener en voiture au centre-ville. Au départ j’avais prévu de faire aujourd’hui une petite randonnée à la Flattop Mountain mais il n’y a plus assez de place pour nous dans la navette qui va au départ de la randonnée. Alors nous allons faire un tour au marché qui est vraiment très convivial ! Il y a une ambiance très chaleureuse c’est super chouette. On achète des délicieuses saucisses de bœuf séchées (sous vide, pour plus tard), puis on trouve déjà la belle plaque d’immatriculation qu’Arnaud voulait ramener ! Ensuite on va manger un morceau dans l’allée des stands de nourriture.
La fatigue commence à se faire sentir… On va vers le centre d’information où on prend une navette gratuite pour le « Native Heritage Center », activité que j’avais initialement prévue pour demain. Mais finalement c’est très bien d’échanger le programme de ces deux journées. Après 28h de voyage, un musée c’est quand même plus tranquille qu’une randonnée ! C’est une sorte de musée principalement en extérieur, un peu comme « Ballenberg » (en Suisse) en beaucoup plus petit. On apprend des choses sur la culture des natifs d’Alaska. On commence par regarder un petit spectacle de danse traditionnelle, c’est très joli. Une dame explique la signification de chaque mouvement avant chaque danse, c’est bien fait. Ensuite on va dehors pour découvrir les anciennes maisons des différentes tribus. Il y a aussi d’anciens objets utilisés par exemple pour chasser. On découvre aussi des kayaks ! Ils sont faits d’une structure en bois et il étaient recouverts de peau de phoque. Vers la dernière maison il y a un totem géant, c’est très beau !
Les totems sont faits en différentes parties qui représentent en général un visage humain, un animal et des éléments de la nature. Chaque totem est différent et correspond à l’emblème d’une famille. L’endroit est très joli, il y a un lac au milieu de toutes ces anciennes habitations. A la fin de notre visite on va jeter un œil à la boutique de souvenirs mais tout est hors de prix alors on va attendre dehors la navette pour le retour.
La fatigue est de plus en plus importante, cela fait environ 45h qu’on n’a quasiment pas dormi. Mais c’est seulement 16h, il faut tenir encore un peu… Dans la navette on s’endort presque. De retour au centre-ville on fait quelques boutiques de souvenirs sans rien acheter (on n’a pas la force !) On va ensuite s’asseoir dans l’herbe un moment et vers 18h on va manger dans un pub. Premier burger pour Arnaud et saumon pour moi. Pour moi ce n’est pas très bon, tant pis… Après manger on décide de rentrer ! Par contre il n’y a plus de bus et le retour à pied est vraiment trèèèèèèèèès long !!! Nous arrivons enfin et sautons dans le lit à 21h. C’est parti pour 12h de dodo !
Lundi 11 juillet
Réveil tranquille vers 9h. On voit par la fenêtre qu’il fait assez beau, comme hier d’ailleurs ! On prend une douche, on en avait bien besoin ! Départ vers 10h pour le centre-ville. On cherche un endroit pour déjeuner. On en avait repéré un dans un guide mais c’est bondé et on nous annonce 1h d’attente alors on réserve pour demain et on va voir ailleurs. On trouve un petit bistrot pas très loin. Premier déjeuner à l’américaine : pancakes (aux myrtilles pour moi !), omelette, bacon, jambon, patates rôties ! Miam ! Après on va faire quelques courses pour le pic nic et on va aussi au magasin spécialisé de sport/outdoor « Big Rays » pour acheter le fameux « Bear spray » en cas de rencontre trop proche avec un ours ! On s’achète aussi un spray anti-moustiques qui a l’air assez puissant vu toutes les mises en garde qu’il y a au dos ! Une fois bien équipés, c’est l’heure d’aller au magasin de location de vélos de la 4ème avenue, qui propose aussi la navette jusqu’à la Flattop Mountain. Cette fois on avait réservé donc on a notre place dans le minibus. Et c’est parti pour une randonnée pas si facile que ça, qui monte quand même pas mal. On fait la fin de la montée avec deux personnes du bus, qu’on rattrape et qui avaient probablement commencé trop fort ! C’est un jeune asiatique de San Diego et une américaine de Los Angeles, habillée à la Bob Marley ! Les deux ne se connaissent pas mais c’est comme si ! Ils sont vraiment sympas tous les deux. Le dernier bout pour arriver au sommet est vraiment très raide et « caillouteux », c’est difficile on grimpe quasiment… Mais on arrive enfin en haut avec un drapeau américain pour nous accueillir et surtout une vue splendide ! On voit Anchorage au loin avec l’océan, c’est magnifique.
Le ciel est un peu couvert et on sent deux gouttes de pluie, c’est tout. On pique-nique vite fait pendant que nos deux compères vont se balader un peu plus loin. On doit être les seuls à faire ça car la plupart des gens croisés n’ont pas de sac à dos et transportent seulement leur gourde ! Et hop il faut déjà redescendre, c’est déjà 15h et le minibus nous attend pour 16h tout en bas ! On profite de la descente pour papoter avec ces deux américains, c’est vraiment cool. Ouf on arrive à temps au minibus et tout le monde est déjà là donc on part, direction le centre-ville. Quand on arrive, on salue tout le monde et on part faire les boutiques de souvenirs, qui sont très nombreuses dans cette 4ème avenue. Plus tard on va manger une pizza dans une pizzeria qui s’appelle « Fat », on n’a pas idée d’appeler un restaurant comme ça ! Mais malgré ce nom, les pizzas sont très bonnes, faites avec une sorte de pâte à pain, moelleuse et croustillante, miam ! Après le souper on rentre car on est claqués avec tout ce sport ! Donc dodo à 21h.
Mardi 12 juillet
On se réveille vers 7h, bien avant la sonnerie du réveil. On prend donc un thé/un café en attendant que ce soit l’heure de partir. Par la fenêtre le soleil nous éblouit, il n’y a pas un nuage dehors. On a réservé au « Snow café » à 9h30, on prendra le bus à 8h55. Ça tombe bien car Lydia, notre hôte, prend le même bus pour se rendre au travail. Du coup elle nous montre certaines choses sur le trajet, comme par exemple des os de baleine qui décorent une tombe dans un cimetière : elle nous explique que ce sont les capitaines de bateaux pêcheurs de baleines qui ont ça sur leur tombe (deux os, un os de chaque côté de la tombe). Elle nous indique aussi le supermarché le plus proche de chez elle, ce qui nous sera bien utile car on n’en avait pas trouvé au centre-ville (normal, il n’y en a pas !). Et puis elle nous propose de la suivre en descendant du bus, car elle veut nous montrer depuis où on voit le Denali (le plus haut sommet d’Amérique du Nord). Alors on la suit, c’est au dernier étage d’un parking, on n’y aurait pas pensé en effet… La vue sur Anchorage est imprenable et on voit aussi le Denali, qui est complètement découvert. Bon il est petit de si loin, mais on apprécie de pouvoir le voir, car il n’y a que rarement un si beau temps ici ! Voilà, on redescend du parking et on marche encore un bout ensemble sur la 4ème avenue, puis on se sépare car Lydia va travailler.
On va enfin déjeuner ! Pancakes géants (de la taille de l’assiette !), œufs pochés/omelette, saucisse de renne et bacon. Et on craque pour du pain « français » fourré à la crème de mandarine et parsemé de noix, sauf que c’est toasté et bien trop imbibé de beurre pour mériter cette appellation… Le reste du p’tit déj est vraiment bon, mais très (trop) copieux, alors on demande à emporter ce qu’on n’a pas pu manger, visiblement ça se fait souvent ici. On est vraiment rassasiés alors hop départ pour le magasin de location de vélos de la 4ème avenue, aujourd’hui nous allons faire le « Tony Knowles Coastal Trail » à vélo. C’est un chemin goudronné de 11 miles au bord de l’océan. On part vers midi. Le début du chemin longe l’eau, on a une vue magnifique sur le Denali ! Il n’y a aucun nuage, c’est superbe !
Sur la plage on voit de drôles d’oiseaux bruns qui ressemblent à des hérons. Je demande à une vieille dame qui promène son chien et elle nous dit que ce sont des « cranes » et que d’habitude il n’y en a pas autant (elle en a compté 8) mais qu’ils sont plus proches. Elle nous dit aussi qu’il faut profiter de cette magnifique météo car dans sa vie elle n’a vu qu’une ou deux fois un ciel aussi dégagé ici ! On doit vraiment avoir de la chance ! On continue notre chemin, en faisant des pauses de temps en temps pour admirer le beau paysage. On s’arrête aussi au bout de l’aéroport où les avions décollent juste sur nos têtes. Quand on arrive au bout du « trail », il y a une grande montée et Arnaud continue à vélo tandis que je monte à pied en poussant mon vélo. Et là, dans les buissons en contre-bas je vois un élan qui mange ! Le temps d’en faire part à d’autres cyclistes derrière moi et hop il disparait alors je continue. Quand je rejoins Arnaud en haut de la montée il y a une fille arrêtée au bord du chemin : il y a un autre élan, cette fois Arnaud le voit aussi. Il est énorme avec ses bois géants ! Et il est à 3 mètres de nous, ce qui ne me semble pas du tout une distance raisonnable, c’est impressionnant ! A un moment il nous regarde mais continue de manger. On l’observe, hypnotisés, on prend quelques photos pendant une ou deux minutes et on s’en va afin de ne pas le déranger plus.
A la fin du « trail » il y a un parking et un bâtiment touristique. Juste devant il y a un marchand de glaces ambulant avec de la musique enfantine, c’est très drôle ! On fait le plein d’eau dans le bâtiment et c’est parti pour le retour par un autre chemin. Par la route en fait, mais on est contents quand même car ça nous permet de regarder toutes les énormes voitures et les camions « oversize ». On fait un petit détour car il parait qu’il y a une baleine échouée non loin de là, mais on se ravise car arrivé à la dernière bifurcation on voit qu’il y a encore une route très longue pour arriver vers cette baleine et cela fait un trop gros détour, surtout qu’on a déjà beaucoup pédalé. Heureusement il y a pas mal de bouts en descente pour le retour. On traverse un aéroport de « floatplanes » (hydravions) et de petits avions, il y en a des centaines ! On s’arrête un moment au bord d’un lac d’où les « floatplanes » décollent et atterrissent, c’est un spectacle captivant. Le bruit est par contre assourdissant ! Il fait très chaud, 27 degrés, on doit même faire une autre pause pour remettre de la crème solaire ! Le décor est vraiment magnifique. Au bout d’un long moment cette route alternative rejoint le début du « Tony Knowles Coastal Trail ». On est presque arrivés ! Encore deux trois arrêts car on n’en peut plus et nos fesses sont vraiment douloureuses, merci la selle de vélo ! Et voilà, après environ 25 miles (40km) de vélo et une journée absolument géniale, nous rendons les vélos. On cherche en vain un truc à manger à l’emporter mais on ne trouve rien (il y a bien un hall de stands de nourriture en haut du centre commercial, mais ça ne nous donne pas du tout envie). Alors on abandonne et on prend le bus pour rentrer chez Lydia. Après avoir fait une petite lessive à la main, on finira par s’endormir sans manger…
Mercredi 13 juillet
Aujourd'hui on va à l'aéroport prendre notre voiture de location. C'est une assez grosse voiture, une toyota automatique. Au début c'est presque la panique car je n'ai jamais conduit de voiture automatique et le fait de le faire pour la première fois aux USA me stresse un peu, surtout que c'est moi qui vais conduire puisqu'Arnaud gère le trajet et fait le co-pilote! Bon, quand il faut y aller, il faut y aller! Alors hop, départ! On va ranger et récupérer nos affaires chez Lydia et on se met en route pour le supermarché. Une fois les courses faites, on part en direction de Girdwood à environ 45 minutes d'Anchorage. En route on s'arrête pour pique niquer dans une aire de stationnement avec une très belle vue sur le bras de mer qui s'appelle "Turnagain Arm".
On aperçoit de loin un aigle, c'est Arnaud qui l'a repéré et le zoom de l'appareil photo le confirme. Après cette courte pause on repart et on arrive à Girdwood chez notre 2ème hôte, Jodi, en début d'après-midi. Elle n'est pas encore là alors on entre comme convenu, on pose nos sacs et on l'attend. La maison est comme un chalet géant, elle est faite en rondins de bois, c'est trop joli. Elle est dans la forêt, dans un coin d'habitation charmant. Quand Jodi arrive avec ses trois filles, on discute un moment avec elle et elle nous donne quelques conseils sur la région. Puis on sort se balader vers le "Alyeska Resort" qui est un complexe hôtelier d'où partent plusieurs chemins de randonnée. Le cadre est magnifique avec des montagnes aux sommets enneigés partout. Il y a aussi partout des panneaux "Be Bear Aware"...
On fait une petite balade puis on retourne chez Jodi pour s'installer dans notre chambre . En début de soirée, sur le conseil de Jodi, on va manger au "Jack Sprat". Je prends une bouillabaisse alaskienne avec du poisson, des crevettes, des moules, des coquillages et un morceau de king crabe. C'est délicieux! Arnaud prend un boeuf angus qu'il a beaucoup aimé aussi. Comme dessert on se partage un cake pommes-rhubarbe avec de la glace vanille, mais c'est un peu trop sucré, dommage. Puis c'est l'heure d'aller dormir.
Jeudi 14 juillet
On se lève puis on déjeune à 8h avec toute la famille. Eric, le papa, a fait un délicieux banana bread qu'on mange imbibé d'oeuf et grillé, avec de la saucisse de poulet, et des baies avec du yoghourt. Après ce bon petit déjeuner on va acheter un sandwich pour notre repas de midi puis on va en voiture au départ de la randonnée qui va au Crow Pass. C'est une route en gravier assez longue. Quand on arrive au parking la vue est déjà jolie. On met nos chaussures de marche, on se spraye avec l'anti-moustique local, et on installe la clochette et le bear-spray à leur place. Et départ! Ca monte, ça monte! Il y a plusieurs passages dans des pierriers, sinon la végétation est dense. Sur le chemin on aperçoit puis on observe deux petits écureuils arctiques.
Plus tard, on doit traverser deux ruisseaux, ce n'est pas facile de trouver le meilleur endroit pour passer et on s'y reprend à plusieurs reprises. Une fois ces obstacles franchis, il reste une dernière bonne montée avant d'arriver à la cabane. Quand enfin on atteint le sommet, on découvre un magnifique paysage montagneux et partiellement enneigé qui ressemble beaucoup à la Suisse. Il y a un petit lac et une rivière, ou plutôt un ruisseau.
On continue jusqu'au panneau "Crow Pass" où on découvre un glacier! C'est magnifique et il fait grand beau! Je prends beaucoup de photos. On s'arrête là pendant une bonne heure pour pique niquer et admirer le paysage.
On découvre alors qu'il y a plein de petits écureuils arctiques et on les observe un long moment. Ils se cachent, entrent et sortent de leurs trous, mangent, courent et semblent même jouer!
Après cette pause ressourçante on se remet en route pour rentrer. Cette fois on prend le chemin plus court mais qui est aussi plus raide. Ca nous prend un bon moment pour arriver en bas. En tout on aura fait environ 5h de marche. Il y a beaucoup de gens qui font cette randonnée en baskets, sans casquette, sans sac, sans rien en fait! Certains ont juste une bouteille d'eau, d'autres même pas! La randonnée était superbe, et ouf, on n'a pas rencontré l'ours!
On rentre chez Jodi et sa famille prendre une bonne douche. Eric nous offre des billets gratuits pour prendre le télécabine qui mène en haut d'une montagne qui surplombe Girdwood, alors on y va! Une fois en haut on profite de la vue formidable sur les montagnes environnantes et sur le "Turnagain Arm". Et comme si on n'avait pas assez marché aujourd'hui, on monte encore un peu sur la colline à côté de l'arrivée du télécabine. On s'assied là un moment pour admirer ce beau paysage.
On redescend pour se mettre en quête d'un endroit où manger. Ce sera une sorte de pub à l'américaine avec une déco surchargée, mais qui donne une ambiance chaleureuse. Sur les murs sont accrochées notamment une tête d'élan empaillée et une tête de mouflon de Dall. On mange chacun un gros hamburger avec frites, bien mérités! En plus, c'était bon! C'est l'heure de rentrer, on va faire un gros dodo!
Chouette!!! Un autre regard sur l'Alaska!!
J'embarque pour suivre l'aventure!!
Pour le moment, le beau temps vous accompagne. Et du coup, de beaux paysages ont récompensé vos efforts.
Vendredi 15 juillet
On commence la journée à 8h avec un bon petit déjeuner préparé par Jodi : un délicieux smoothie aux myrtilles, fruits et yoghurt, un muffin, des céréales et un œuf dur, le tout accompagné d’un café ! Comme c’est notre dernier jour chez cette famille, j’offre le chocolat suisse que nous avons apporté et j’ai le droit à un câlin d’Audrey, la plus petite des trois filles o) Ensuite, Jodi et son ainée, Céleste, nous conseillent d’aller au « Wildlife Conservation Center » à Portage. Alors on se met en route et on suit leur conseil. C’est un grand parc où des animaux orphelins, blessés ou malades sont recueillis. Il y a des élans, des porcs-épics, des renards, des cerfs, des bisons, des bœufs musqués, des ours bruns, noirs, des biches, des rennes, des loups, des lynx, un aigle et une chouette.
C’est intéressant, il y a l’histoire de beaucoup d’entre eux décrite sur des panneaux. Les enclos sont très grands. Le paysage est magnifique ! Après avoir fait le tour du parc à pied, on pique nique dans la voiture avant de repartir, direction Homer. Sur la route, on s’arrête près du Skilak Lake pour faire une petite randonnée de 2h aller-retour, le « Hideout Trail ». On rencontre d’abord un premier couple dont l’homme est équipé d’un fusil. Ce n’est pas très rassurant, d’autant plus que la végétation est très dense et que par endroits on a très peu de visibilité sur les alentours. On continue d’avancer en faisant bien sonner ma clochette et en parlant le plus qu’on peut o) On croise plus tard un autre couple, non équipé contre les ours, puis un monsieur seul qui a un bear spray. Il nous dit qu’il n’y a pas d’ours sur ce chemin. Ouf, on continue plus tranquille ! Plus on monte, plus la vue se dégage. On voit la Kenai River, qui est turquoise et nous refroidit rien qu’en la regardant ! On découvre aussi le Skilak Lake qui est vraiment grand. A nouveau, la vue est extraordinaire !
On ne reste pas très longtemps en haut avant de redescendre. Sur le chemin il y a plein de baies et de fleurs. Quand on arrive à la voiture, on n’a pas très envie de reprendre tout de suite la Sterling Highway donc on décide de continuer sur la Skilak Lake road, qui est une petite route non pavée. Mais on a mal lu la carte et on pensait qu’il ne nous restait qu’environ 6 miles à faire pour rejoindre la grande route, et en fait, c’est 20 miles ! Ça nous parait interminable ! On est au milieu de la forêt avec ces sortes de sapins tout minces. A un endroit la vue se dégage un peu mais c’est parce que la forêt a brûlé. Il reste quelques troncs calcinés. Cela crée une atmosphère triste et laisse une impression étrange.
Enfin, on rejoint la Sterling Highway ! C’est une grande route, là on se sent vraiment aux États-Unis ! Il y a des grands sapins partout, à perte de vue ! Et la route a de longs bouts droits où l’on voit très loin… On s’arrête à Soldotna pour faire les courses pour notre pic nic du soir dans un grand supermarché. On reprend la route jusqu’à Ninilchik où on refait un arrêt. On va d’abord sur la plage où il y a des centaines de goélands qui font un bruit d’enfer. On les regarde un moment et soudain on découvre parmi eux quelques aigles ! C’est beau ! Le vent souffle et il fait frais. On reprend la voiture pour aller sur la colline au-dessus. Il y a une église russe orthodoxe tout en haut. Il paraît que c’est une des principales attractions de la péninsule de Kenai. Mais elle est vraiment toute petite ! Elle est toutefois assez jolie avec cinq petits dômes en forme d’oignons dorés sur lesquels sont fixés des croix. Autour il y a un petit cimetière.
Et depuis là, la vue sur la mer est imprenable. Il fait vraiment frais alors on mange dans la voiture. C’est environ 21h, la lumière est magnifique. On repart pour le dernier bout de route jusqu’à Homer. Depuis la route, on aperçoit un élan avec un ou deux petits qui courent dans un champ ! Pas le temps d’immortaliser la scène. Quand on arrive aux abords de Homer, on s’arrête sur une aire de stationnement qui surplombe la ville. C’est vraiment beau ! On voit le Spit de Homer au loin.
Sur cette aire, il y a des plates-bandes fleuries avec des légumes, c’est spécial ! Des brocolis, des salades, des fenouils ou encore des colraves côtoient des fleurs plus ordinaires, et semblent bien être là pour la décoration ! C’est plutôt drôle ! Après ce dernier arrêt nous arrivons donc à Homer. Nous traversons le Spit pour arriver au port qui est tout au bout. Le Spit est bordé de petits magasins et de bistrots, c’est mignon. On découvrira ça dans quelques jours car maintenant on va prendre le ferry pour Kodiak ! On est très en avance mais on embarque assez vite. On va récupérer la clé de notre cabine puis on fait le tour du bateau. C’est minuit et il y a encore un peu de luminosité.
Allez, on va dormir ! On s’endort avant le départ du ferry, car il larguera les amarres à 2h du matin.
Oui oui je ne vous ai pas oubliés! Je vais essayer de moins espacer les prochaines étapes, mais c'est dur, ça prend beaucoup de temps d'écrire et de choisir les photos! Mais, ... la suite arrive 😉
Oui oui je ne vous ai pas oubliés! Je vais essayer de moins espacer les prochaines étapes, mais c'est dur, ça prend beaucoup de temps d'écrire et de choisir les photos! Mais, ... la suite arrive
Samedi 16 juillet
On se réveille un peu avant 8h, on a bien dormi dans notre petite cabine à lits superposés ! A un moment dans la nuit la mer était assez agitée mais ça ne nous a pas empêché de nous rendormir. Après un petit tour sur le pont on va déjeuner : omelette au cheddar, jambon, patates et toasts grillés pour Arnaud, œufs brouillés, bacon et toasts pour moi. On prend notre temps, puis on retourne observer le paysage. On arrive bientôt. On longe une côte depuis un moment.
On arrive vers 11h à Kodiak mais le temps de décharger tout le monde, on sort du bateau à 12h. On file directement manger un morceau au Subway, puis on se rend chez notre hôte au Mrs Pott’s B&B. Elle nous fait visiter sa petite maison trop mignonne, nous montre notre chambre et nous donne quelques conseils pour visiter Kodiak. On décide de parcourir la seule route de l’île qui fait environ 60 miles de long, jusqu’à Fossile Beach. Sur la route on ne voit aucun ours, pourtant une dame sur le ferry nous avait dit qu’on pouvait en voir. On commence à se demander s’il y a vraiment des ours, tout en profitant de la vue magnifique ! On voit des ranchs avec des chevaux. A Fossile Beach, c’est superbe, il y a une grande falaise et l’eau est turquoise par endroits.
Sur la plage il y a des algues géantes, elles sont assez spéciales.
La végétation est tellement dense qu’à peine la plage se termine, la terre est déjà là ! Des plantes poussent dans le sable à quelques centimètres de la terre. On reste là un moment puis on repart sur les routes non goudronnées de l’île. On fait des kilomètres dans la direction d’une autre route mais elle est interminable alors on rebrousse chemin.
Enfin on retrouve la route goudronnée et on peut rouler plus vite. On voit un aigle sur un lampadaire, il est majestueux. On s’arrête pour le photographier et il nous regarde !
De retour à Kodiak « town » on va prendre une douche et on ressort pour manger au « Henry’s Alaskan », un pub. On rentre ensuite chez Mrs Pott, il faut qu’on dorme car demain on se lève tôt pour faire notre « Bear Watching » !
Dimanche 17 juillet
Debout à 6h30 pour prendre un vrai petit déjeuner préparé par Mrs Pott : des toasts et de la confiture de salmonberry, du banana bread et des céréales ! On part à 7h30 pour le bear watching avec Sea Hawk Air. On rencontre les trois autres personnes qui seront avec nous : une asiatique de Seattle et un couple de San Diego. Notre pilote arrive alors on va s’installer dans l’hydravion.
Après quelques explications sur le parcours, les casques et les gilets de sauvetage, on démarre ! On fait quelques dizaines de mètres sur l’eau puis l’avion décolle ! Et juste quelques minutes plus tard on survole la baie proche de la ville de Kodiak.
Juste en dessous de nous, on voit des baleines !!! Il y en a au moins 5 ou 6 et on voit souvent leurs jets d’eau ! On peut même les voir à travers l’eau, c’est grandiose. L’une d’entre elle nous offre le spectacle d’un saut qui nous permet de voir sa queue, comme il y a sur les cartes postales !
Bon, ce n’est pas tout mais on va aller chercher les ours quand même ! On traverse l’île, les paysages sont magnifiques, tous différents : il y a des montagnes recouvertes de buissons (le « brush »), des montagnes avec des sapins, des rochers, la mer, des lacs, des rivières et de la neige sur certains sommets.
On va se poser sur le « Frazer Lake ». Alors qu’au décollage il faisait grand beau, pendant le trajet le ciel s’est couvert et une fois arrivés il pleuvine, mais rien de bien méchant.
On sort donc nos k-way et on marche environ 20 minutes sur un sentier dans le brush. Notre pilote nous explique que les ours empruntent aussi ce chemin. On arrive à une maison au bord d’une rivière, habitée par des gens qui travaillent pour l’état. Ils sont en charge de la réintroduction des saumons dans le lac. Une installation aide les saumons à remonter la rivière car il y a des petites chutes qui sont trop hautes pour qu’ils puissent le faire tout seuls. Les gens de la maison les comptent et régulent les quotas de pêche en fonction du nombre de poissons dans le lac. On peut voir tous ces poissons dans l’installation depuis une petite plateforme en bois au-dessus des chutes. Et c’est depuis là qu’on voit notre premier ours au loin ! Alors c’est vrai ! Il y a vraiment des ours ici ! On sort tous nos appareils photos et nos jumelles et on repère aussitôt une mère et ses deux petits ! Alors on fait le tour de la maison puis on va s’installer dans l’herbe à côté des chutes. Rolan, notre pilote, a prévu des petits sièges pliables pour tous, c’est bien agréable vu que le sol est mouillé. On s’assied et là on a le droit à un véritable spectacle de la nature pendant trois heures de temps !
D’abord, on remarque un ours qui dort dans les buissons du rocher qui est juste sur les chutes, on voit seulement ses fesses et de temps en temps il lève la patte arrière. Et là, c’est moi qui aperçois un ours que personne n’a encore repéré ! Il est sur notre gauche (les chutes sont à droite) et il vient de se lever, il se dirige vers la rivière. Une fois tout au bord, il met la patte dans l’eau, et il la ressort avec un poisson ! Trop facile ! Il le mange ensuite au bord de l’eau. Puis il va dans l’eau et essaye d’en attraper un autre. Il est tout près de nous, peut-être à 20 mètres !
Il attrape un autre poisson et cette fois il va le manger sur la rive en face. Les goélands sont impatients qu’il quitte sa proie, ils tournent autour mais toujours à une distance raisonnable. Dès que l’ours en a fini avec ce poisson, ils se jettent dessus !
Il y a aussi des aigles qui volent au-dessus de la rivière ou se posent un moment sur une pierre : on remarque des adultes et des jeunes.
C’est à ce moment-là que la mère et ses deux petits réapparaissent au loin sur la rive en face. Notre premier ours s’en va du bassin sous les chutes, il s’éloigne le long de notre rive. Et voilà qu’une autre femelle poursuit la mère et ses petits ! Les deux femelles se battent, puis c’est la poursuivante qui s’approche du bassin devant nous, pendant que la famille reste de l’autre côté de la rivière.
Nous observons alors cette femelle pêcher et manger devant nous.
Pendant ce temps, notre premier ours a traversé la rivière puis est vraiment parti. La femelle reste un moment là, puis s’en va à son tour. Au loin on voit la famille jouer au bord de l’eau. Puis ils traversent et s’approchent de nous ! Cette fois c’est à leur tour de profiter du bassin.
Ils restent vraiment longtemps. Ils jouent, essaient de pêcher, se battent… C’est spectaculaire de les voir de si près.
Les paysages survolés sont grandioses, et regarder ces ours en train de pêcher a du être un grand moment. Voilà une journée placée sous les meilleurs hospices!!!!
Et voilà que l’ours endormi se réveille et descend de sa colline pour aller manger ! Du coup, il y a la famille d’un côté du pont sous les chutes, et cet ours de l’autre côté. Il est drôle, il se met dans l’eau avec juste les yeux et un bout de museau qui ressortent et il attend... On continue de regarder ce beau spectacle jusqu’à ce que la petite famille s’en aille en grimpant sur la colline en face de nous. Le temps est vraiment suspendu lors de ces moments magiques ! L’autre ours endormi a disparu, sans doute pendant qu’on regardait le frère et la sœur se chamailler. Trois heures ont passé, on n’a pas bougé, rien bu ni rien mangé, sans même s’en rendre compte !
Il n’y a plus d’ours en vue alors tout le monde range son matériel et on retourne gentiment à l’hydravion. Rolan nous donne des boîtes avec un pic nic qu’on commence à manger dans l’avion avant de décoller. Puis c’est l’heure du retour, on rentre par l’autre côté de l’île, ce qui nous permet de voir d’autres paysages, toujours plus spectaculaires les uns que les autres !
On revoit même les baleines depuis l’avion en arrivant à Kodiak. On amerrit et on se dit aurevoir. Voilà, c’est déjà fini ! Mais on repart avec des merveilleux souvenirs dans la tête et des centaines de photos dans nos appareils ! On finit notre pic nic à côté de la petite maison de Sea Hawk Air puis on s’en va. On va faire quelques boutiques de souvenir au centre-ville puis on va se reposer un moment au B’n’B. Le soir on mange dans un restaurant japonais, « The Old Powerhouse Restaurant ». Après notre repas la serveuse nous dit qu’il n’y a pas de dessert, mais elle a dû mentir car on voit d’autres clients en avoir plus tard… Du coup on part et on pensait aller au marchand de glace mais il est fermé alors on se rabat sur le Mc Donald’s pour un Mc Flury aux Oréo. Miam ! Ca fait l’affaire ! En plus on mange cette glace sur une aire de stationnement au bord de la route avec une vue imprenable sur la mer et l’île avec ses montagnes et ses falaises. On rentre dormir vers 22h après cette merveilleuse journée !
Tout ça me laisse rêveuse: j'espère que j'aurai du beau temps aussi pour profiter au maximum.
Nous partons fin juillet 2017.
En tout cas, tes photos donnent envie!!!!
Merci.
Après une longue absence sur VF, je me plonge avec grand plaisir dans ton carnet ! Quelle joie de revoir ces paysages ou d'en découvrir d'autres comme ceux de Kodiak! Quelle excellente idée ce détour par cette île. Les paysages sont de toute beauté, quant aux ours, vous avez été gâtés, voir des jeunes, c'est vraiment une aubaine !
On débute la journée à 8h avec un délicieux petit déjeuner. Ce matin Mrs Pott a cuisiné des sortes de petits röstis aux œufs, saucisses et bacon, qu’elle a cuits dans des moules à muffin. Miam ! Il y a aussi de nouveau du banana bread, des toasts et de la confiture. Après ce petit déjeuner et après avoir dit aurevoir à Mrs Pott, nous cherchons un tour operator pour faire du kayak ou un tour en bateau mais nous ne trouvons rien alors nous décidons d’aller faire une randonnée. C’est peut-être pas plus mal finalement car il y a beaucoup de vent aujourd’hui et la mer est sûrement agitée… On va du côté de l’île où on n’est pas encore allé, tout à l’est de l’île du côté de « White Sand Beach » et on fait une randonnée en boucle qui passe par « Termination Point ». C’est un chemin qui est presque entièrement dans une forêt pluviale (« Rain Forest »), ce qui veut dire que tout est recouvert de mousse, du sol aux branches des arbres ! On se croirait dans une forêt enchantée et on s’attend à voir apparaître des petits lutins derrière chaque buisson !
Tout au long du chemin je ramasse des salmon berries rouges (les plus abondantes) et quelques jaunes aussi. Ces petites baies sont vraiment bonnes!
On s’arrête sur une petite plage pour pique-niquer. On est seuls au monde c’est magnifique. Je trempe mes pieds dans l’eau pendant un bon moment. L’eau n’est pas si gelée. Je résiste à l’envie de me baigner car je n’ai pas d’habits de rechange et il y a toujours ce vent frais qui souffle malgré le soleil qui tape.
On fait une petite sieste sur un rocher puis on repart. Il nous reste à peu près la moitié de la randonnée à faire, depuis là le chemin passe toujours dans la forêt mais avec une vue sur la mer depuis les falaises sur lesquelles on marche. C’est toujours aussi beau ! Ce retour est long, il y a plusieurs belles montées et par moments on n’est plus très sûrs d’être sur le bon chemin car on traverse des buissons et même des petits cours d’eau. Et en plus on ne croise absolument personne !
Le vent redouble d’intensité, il nous fait presque perdre l’équilibre. Enfin, on devine la plage d’où on est parti, ouf ! On passe par un petit cours d’eau boueux sur lequel on est obligé de construire un petit pont de fortune en posant des branches sur le sol. Je ramasse encore quelques salmon berries, c’est trop bon ! J’en prends quelques-unes pour la route. Et voilà on arrive enfin à la voiture après environ 4h de marche. La randonnée était très belle même si elle était quasiment entièrement dans la forêt.
On se met en route pour le supermarché Wallmart pour acheter encore quelques repas lyophilisés. Ensuite, comme il fait toujours très beau et que c’est trop tôt pour manger, on va en voiture jusqu’en haut de la « Pillar Mountain », où il y a des éoliennes. La vue sur Kodiak et ses environs est imprenable. On y reste un moment, c’est si beau.
Plus tard, on va manger au restaurant de l’hôtel Best Western. On prend tous les deux des pâtes, au pesto pour moi et au poulet et à la crème pour Arnaud. Ça nous manquait ! En plus, c’est servi avec du vrai pain, on est heureux ! Après ce bon souper on va sur l’aire de stationnement en bord de route près du port où il y a la belle vue et on attend là l’arrivée du ferry. Vers minuit et demi on descend au port. Le guichet pour obtenir nos tickets ouvre à 1h donc on attend encore un peu. Une fois nos tickets en poche on va se mettre dans la file de voitures. Le ferry arrive vers 1h45. Il est beaucoup plus petit que celui qu’on avait pris dans l’autre sens. Comme la mer est vraiment très agitée, on redoute de plus en plus le trajet ! Du coup, dès qu’on est dedans, on ne perd pas de temps pour rejoindre notre cabine et se préparer pour la nuit.
Je pars fin juillet...... j'ai p'têt une chance de voir la fin de ce carnet avant mon départ....🤪
Je sais que ça prend du temps et rassure-toi, j'ai lu ton message sur l'autre carnet, je suis très patiente.
Dans cette partie en pleine rain forest, je me suis sentie moins dépaysée.
Il est environ 2h30 quand on se couche, et on se dépêche de s’endormir avant le départ du ferry (à 4h). On dort presque d’une traite jusqu’à 10h30, avec quelques réveils dus aux grosses vagues. Mais on se rendort jusqu’à midi. Ça tangue encore beaucoup. On reste allongé encore un moment puis je tente une sortie WC ! Ouf quand je reviens ça va bien, alors je mange un sandwich pendant qu’Arnaud reste encore allongé. Heureusement la position couchée éloigne le mal de mer. Finalement on sort de la cabine vers 13h30, juste avant l’arrivée du bateau à Homer à 13h45. On regarde le port se rapprocher, heureusement, il n’y a plus de grosses vagues.
Le temps de débarquer tout le monde (évidemment on est les derniers), on sort du ferry à passé 15h ! On se met tout de suite à la recherche d’un camping en passant au « Visitor Information Center ». En roulant en direction d’un camping, voilà que je grille un stop devant une voiture de police… ! Oups ! C’était un stop un peu bizarre avec un feu rouge clignotant, et surtout en plein milieu de la route principale… Bref, je vois rapidement les gyrophares de la police dans le rétroviseur, je me fais arrêter. Heureusement le policier est gentil, il me fiche probablement mais il ne me fait pas payer d’amende. Il m’explique gentiment les règles de circulations aux USA, j’en profite donc pour poser des questions, car cette histoire de stop, je n’ai pas tout compris ! Après cette petite mésaventure on va voir le camping « Seaside Farm». C’est très joli mais la douche est un arrosoir (oui, pour de vrai !) et on devrait planter notre tente dans un champ en pente… On renonce donc et on se décide pour un autre camping qu’on avait vu avant, le « Hornaday Park Campground ». Il y a des vrais emplacements sympas avec table de pic nic et grill. Bon par contre il y a uniquement des toilettes sèches, pas de douches, de lavabo, ni même d’évier. Apparemment c’est comme ça les campings ici, j’ai demandé au « Visitor Center Information ». Du coup après avoir planté la tente on va se renseigner pour savoir où on peut se doucher, et ensuite on va réserver un watertaxi pour demain, puis faire les courses pour le pique-nique de demain. Finalement, la douche, ce sera pour demain. On va manger au « AJ’s Old Town Steakhouse & Tavern ». Arnaud prend un burger cowboy barbecue et bacon avec frites et moi un plat de « seafood » d’Alaska : King Crab, crevettes, saumon, halibut, moules… Un vrai régal ! C’était vraiment un bon repas et en plus on a eu de la « live music ». On rentre au camping pour notre première nuit sous tente en Alaska.
Mercredi 20 juillet
Ce matin, debout à 6h45. On a plutôt bien dormi et au réveil il fait grand beau ! On se fait un petit café et on mange un muffin et un yoghurt pour le déjeuner. Et ensuite on prend la voiture direction le spit de Homer, car on a rdv à 8h30 pour prendre le water-taxi qui partira à 9h pour Halibut Cove, à Katchemak Bay. On est à l’heure et le bateau ne sera rien que pour nous ! On a pris la compagnie « Mako’s » et le bateau à l’aller s’appelle « Orca ». C’est une femme qui le conduit et qui nous dépose sur une plage de rochers après nous avoir montré où rejoindre notre chemin de randonnée. Il y a pas mal de vagues, elle va au plus près de la plage mais on doit quand même carrément sauter du bateau dans l’eau ! C’est drôle ! Ouf avec nos bonnes chaussures de marche nos pieds ne sont pas mouillés ! On longe cette plage de cailloux sur laquelle il y a des vieux sapins morts et quelques herbes bien vivantes.
On se faufile dans les hautes herbes plus loin pour rejoindre le début du sentier. Tout de suite une petite piqure de rappel : une armoire pour mettre la nourriture, car c’est une zone fréquentée par les ours. On note notre nom et notre destination sur un carnet au début du sentier, puis on sort la clochette et le bear spray. On commence la marche et très peu de temps après on voit une crotte d’ours… On est « bear aware », ça ira ! On fait d’abord un aller-retour jusqu’à un « tram » : c’est le nom donné à une installation qui permet de traverser la rivière assis dans une petite cabine ouverte, suspendue à un rail et qu’on fait avancer en tirant sur une corde. Nous n’avons pas besoin de traverser la rivière, car nous ne prendrons pas le chemin qui continue de l’autre côté. Mais j’ai de la chance car deux messieurs qui reviennent justement de l’autre côté me proposent de me faire aller jusqu’au milieu de la rivière pour que je prenne une photo et de me faire revenir. C’est super cool, bien que la rivière en-dessous ait l’air vraiment froide (elle vient du glacier !). Je remercie ces deux messieurs car il fallait être costaud pour faire avancer cette petite cabine ! Arnaud n’a pas testé, on ne voulait pas abuser de leur gentillesse… On fait le chemin du retour jusqu’à un croisement qui nous permet de continuer jusqu’au Grewink Glacier.
On rencontre un écureuil en chemin, il prend la pose quelques minutes, puis disparait en haut d’un arbre.
On marche sous un soleil de plomb, ça tape ! Mais plus on avance, plus on se rapproche du glacier et plus on sent des courants d’air frais ! Et enfin, on l’aperçoit, de loin… Quand on arrive tout près (il donne naissance à un lac), on s’émerveille : il y a des gros icebergs qui flottent dans le lac ! Ce sont nos premiers icebergs, c’est magnifique !
On fait quelques photos et on s’installe sur la plage où il y a déjà quelques personnes. On pique-nique là et on fait aussi une petite sieste bien méritée. On a mis nos vestes car tout près de ce glacier il fait bien frais !
Vers 15h on repart pour une autre plage où le water-taxi doit venir nous rechercher à 16h30. L’arrivée à proximité du lieu de rdv est vraiment belle, on surplombe un lagon avec des montagnes en face, et on voit l’eau turquoise à travers les sapins et les « fireweed », ces belles fleurs typiques d’Alaska.
Quand on arrive tout en bas en fait il n’y a pas vraiment de plage, mais plutôt des gros rochers au bord de l’eau. Il y a déjà des gens qui attendent. Un monsieur est carrément dans l’eau, brrrr ! Puis un autre le rejoint ! Moi je baigne mes pieds et mes jambes jusqu’en dessous des genoux, c’est déjà bien ! Au début c’est glacial et après je m’habitue, j’ai presque envie de me baigner aussi, car il fait toujours assez chaud avec le soleil… Mais l’heure tourne alors je remets mes chaussures. Arnaud attend patiemment. Après quelques couacs on monte finalement sur un bateau vers 16h50. Cette fois c’est un monsieur qui conduit. Arnaud et moi on reste à l’extérieur de la cabine car le bateau est petit et il y a déjà 4 personnes dedans. Le conducteur va vite ! A un moment il freine et il nous dit qu’il y a une baleine ! On la voit quelques instants plus tard quand elle sort sa queue de l’eau ! Wouah c’est trop beau ! Pas le temps d’immortaliser la scène, mais on s’en souviendra ! Et c’est reparti à fond les gaz jusqu’au spit de Homer. Dès qu’on arrive au port, on récupère la voiture et on file à la laverie pour prendre une douche et faire un peu de lessive. Une fois tout propres on va de nouveau sur le spit se balader un peu.
On va manger au restaurant « Harbor Grill » : encore un burger pour Arnaud et du Halibut pour moi. Retour au camping vers 22h.
Superbes photos comme d'hab et une chance incroyable avec le temps: quel beau ciel bleu qui illumine les paysages environnants. Si seulement je pouvais avoir ce temps.....🤪
Sympa la petite traversée en cabines.😉
Je n'ai pas prévu de descendre au spit d'homer du coup, je découvre par tes photos.
Chouette ! encore un carnet sur l'Alaska, ce qui ne manque pas de me remplir de nostalgie.
Et comme toujours, avec des voyageurs ravis ! L'Alaska rend les gens heureux.
Bravo pour votre originale extension vers l'île de Kodiak depuis Homer.
Quant aux ferries, leurs trajets dans cette zone non protégée peuvent manifestement être très agités.
Plus au Sud, dans l' "Inside Passage", on est en permanence et sur des milliers de km entourés d'îles resserrées, et donc protégés de la houle comme sur un fleuve, rarement ouvert sur le grand large.
J'aime beaucoup aussi votre style très narratif, et surtout ces belles photos, qui tirent bien partie de la pureté de l'éclairage typique de la région.
Jean-Pierre
3.14
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
En effet la mer était vraiment vraiment très agitée au retour de Kodiak, mais heureusement nous avions opté pour la cabine avec les couchettes, car la position couchée est un remède magique contre le mal de mer (sauf si on regarde trop notre sac pendu au crochet qui se balance inlassablement de gauche à droite contre le mur!).
Et oui, Kodiak.... Sublime!
Oui l'Alaska ne peut que rendre heureux, c'est tellement ressourçant de se retrouver dans ces grands espaces où la nature est si belle!
Jeudi 21 juillet
Et voilà, il a plu cette nuit ! Heureusement, au réveil à 8h il ne pleut pas, par contre la tente est bien mouillée… On déjeune et on range tranquillement… On remballe la tente encore humide, tant pis. Aujourd’hui, c’est Arnaud qui conduit. On part vers 10h. On a beaucoup de route à faire car on va à Seward. Sur la route on s’arrête une fois à un point de vue où on voit la mer et la côte en face. Il y a des aigles, des mouettes et on voit même deux faucons noirs.
On s’arrête à Soldotna faire quelques courses et on repart 1h30 plus tard (le supermarché est vraiment grand !). On pique-nique au bord du « Scout Lake » un peu avant Sterling. C’est super joli ! On essaie un moment de photographier une libellule mais c’est impossible elle n’arrête pas de bouger...
On repart et le prochain arrêt est à « Exit Glacier », tout près de Seward.
On marche jusqu’au bord du glacier à quelques dizaines de mètres de la glace. C’est joli de voir toute cette masse de glace, mais le temps est couvert donc ça ne le met pas vraiment en valeur. Le glacier de hier était bien plus beau.
A peine 1h plus tard, vers 19h on est de retour à la voiture et on va jeter un œil à la ville de Seward. Contrairement à ce que dit notre guide, on ne trouve pas cette ville très jolie… Il y a une petite rue sympa avec des bars et des boutiques de souvenirs, mais c’est tout… Peut-être que par beau temps la vue depuis le bord de la mer vaut la peine. Sinon il y a quelques jolies peintures sur les murs de certains bâtiments...
Bon, ça, c’est fait… Il est 20h et nous ne savons pas encore où dormir ce soir, alors on se met à la recherche d’un campground. Le premier qu’on essaye est plein (il n’y avait que 8 emplacements). Au deuxième, c’est bon, on trouve un emplacement sympa ! Le campground s’appelle « Ptarmigan Creek Campground ». On a une grande place avec table et barbecue, avec des buissons et des sapins tout autour. On est vraiment en pleine nature !
A un moment le ciel se découvre un peu et on voit les montagnes autour. On teste ce soir notre premier repas tout prêt déshydraté : spaghettis bolo et petits pois. C’est bon ! Ensuite… Go to bed ! Arnaud lit un moment et moi j’écris mon carnet, puis, dodo vers minuit.
Vendredi 22 juillet
Ce matin le réveil sonne à 7h. On a bien dormi malgré la petite peur qu’un ours vienne nous rendre visite pendant la nuit (on avait le bear spray à portée de main au cas où !). On se dépêche de tout ranger et de déjeuner car il commence à pleuvoir. On part à 8h15. Pas grand-chose à voir sur la route avec les nuages.
On va à Whittier pour prendre le ferry qui nous amènera à Valdez. Le ferry part à 13h15.
Pendant un peu plus de la moitié du trajet, il y a tellement de nuages et de brouillard qu’on ne voit rien ou presque, pourtant on passe près des côtes du Prince William Sound… Dommage. Mais j’en profite pour écrire les cartes postales. Comme on a 5h de trajet, j’ai même le temps de le faire en deux fois. Vers la fin du trajet le brouillard s’est levé et même s’il y a toujours beaucoup de nuages, on commence à voir quelques jolis paysages des côtes proches. Il a plu presque toute la journée. On arrive à Valdez vers 19h.
Cette fois le ferry est rapide à vider, mais pas de chance on est la toute dernière voiture à sortir ! Avant d’aller chez notre hôte on passe à Anadyr Adventures où on a réservé une journée de kayak vers le Columbia Glacier pour demain. On paye le reste de la facture et on part. On dort ce soir chez Merreley. On a de la chance car elle a eu un désistement et du coup elle nous a mis dans une meilleure chambre avec salle de bain et kitchenette. On regarde rapidement la chambre mais Merreley n’est pas là alors on file au supermarché acheter un pic nic pour demain et un souper pour ce soir. Retour à la chambre. Merreley rentre un peu plus tard et on discute un moment avec elle. On s’inquiète de la météo pour le kayak mais elle nous dit qu’avec la pluie les icebergs sont encore plus bleus. On verra… On prépare nos sacs pour demain et on mange des pâtes au cheddar. Puis, dodo.
Je viens de lire ton carnet ...oui ça fait un bout que je n'étais pas passée sur VF. Je découvre des coins où on n'est pas allés, des balades superbes. Y'a pas à dire il faut qu'on y retourne !
Je vois que pour l'instant que pour le temps vous avez été aussi chanceux que nous.
Quant aux photos elles sont magnifiques !
Il faut vraiment que j'apprenne à quitter le mode automatique.
j'attends la suite...mais je sais que c'est trèèèèèès long de trier les photos
Ouiiiii moi aussi j'aimerais retourner un jour en Alaska, c'était un voyage extraordinaire! Et oui on a été très chanceux avec la météo, 3 jours de pluie sur 3 semaines pour une destination comme ça, c'est vraiment le pied!
Pour le mode automatique, oui, je ne peux que te conseiller de le quitter, surtout si tu as un réflex, il faut en profiter!
La suite va venir, mais en plus de trier les photos il faut que je tape à l'ordi mon carnet, car je suis arrivée au bout de ce que j'avais déjà retranscrit... Mais j'ai aussi bientôt des vacances, alors, j'espère que j'arriverai au bout de ce carnet tout bientôt aussi ;o)
Il y a un moment aussi que je ne suis pas venue sur VF..... mais que ça fait du bien de lire un si beau carnet de voyage. ça fait rêver et donne de belles idées. Merci merci et bravo !
Samedi 23 juillet
Ca y est aujourd’hui on va faire du kayak dans les icebergs !!! Debout à 6h45, déjeuner et départ à 7h45. On arrive à 8h à Anadyr Adventures où on rencontre les 6 autres personnes qui seront avec nous : un couple du Colorado, une femme et son père américains, et un couple d’indiens qui vivent en Californie (ils étaient aussi sur le ferry hier !). Après avoir mis tout l’équipement (pantalons et veste de pluie, bottes et habits chauds en dessous, plus le gilet de sauvetage) et écouté quelques explications, on part vers 9h sur deux petits bateaux, direction le Columbia Glacier. C’est le plus grand de la région. Au départ le temps est très couvert et il y a beaucoup de brouillard, mais dès qu’on s’éloigne du port de Valdez ça s’éclaircit un peu. Et plus on avance, plus ça se découvre.
En chemin on s’arrête vers une bouée verte au milieu de la mer sur laquelle des lions de mer sont affalés ! On les regarde un moment puis on repart.
Et puis plus tard, le bateau s’arrête à nouveau. A ce moment on croit rêver ! Il y a des orques ! Sûrement trois dont un bébé de la taille d’un gros dauphin. Ils sont assez proches de nous, ils sortent plusieurs fois de l’eau et on voit leur belle tache blanche et leur aileron tout droit. C’est un spectacle à couper le souffle ! On reste là à les regarder pendant un bon quart d’heure.
Puis on redémarre pour aller vers le glacier. Petit à petit on aperçoit les premiers icebergs, puis bientôt des dizaines ! Des otaries nous font un drôle d’accueil : il y en a une qui semble applaudir et danser, c’est trop drôle !
Le bateau nous dépose sur une « plage » recouverte d’énormes icebergs ! C’est impressionnant ! On les regarde un moment, on prend plein de photos, et puis c’est l’heure de monter sur les kayaks !
Arnaud et moi on a un kayak orange et on part les premiers. On attend que les autres soient prêts en faisant quelques tests car il y a un gouvernail à l’arrière. C’est Arnaud qui est derrière et qui conduit donc. Une fois que tout le monde est prêt on se dirige vers les icebergs. Il y en a vraiment beaucoup ! Pour l’instant la marée est basse alors on voit au fond de l’eau et il faut faire attention aux pierres qui sortent à peine de l’eau. On se coince une ou deux fois sur l’une d’elles. On se balade un peu puis notre guide va voir si on peut passer dans la Colombia Bay car pour l’instant on est dans la baie d’à côté. Il se faufile derrière des gros icebergs, on le voit réapparaître par moments. Quand il revient vers nous il nous dit que c’est trop dangereux pour l’instant et qu’on va attendre que la marée monte pour que le passage soit plus grand. D’ici une heure ça devrait être bon. Alors on va se trouver un bout d’île pour pique-niquer. On mange au milieu de gros icebergs posés sur le sol ! Pas très glamour mais plutôt original : pause pipi entre deux icebergs ! On doit remonter plusieurs fois les kayaks car la marée monte vraiment vite ! Après cette petite pause repas et quelques photos au milieu des icebergs, on se réinstalle dans nos kayaks avec l’objectif de se rapprocher du glacier. Le passage est maintenant bien ouvert, mais on doit quand même faire attention car il y a des icebergs très hauts (environ 2 mètres hors de l’eau) un peu partout. On en voit certains « rouler » et se retourner, et on entend beaucoup de craquements, c’est impressionnant ! A un moment on voit au loin un iceberg géant se casser, cela fait beaucoup de vagues ! Il y en a quelques-uns qui doivent bien faire dans les 10 mètres de haut depuis la surface de l’eau (et on ne sait pas combien en-dessous !) et 200 mètres carrés ! Heureusement ceux-là ne se cassent pas quand on est à côté ! Il y a vraiment beaucoup de glace partout, le guide nous dit qu’il n’a jamais vu ça… ! Finalement on ne pourra pas aller plus près du glacier, on n’aura vu que vaguement le sommet, et pas le bout qui finit dans la mer, car il y a beaucoup trop de glace. Mais on navigue longtemps à travers cette mer de glace. Par moments on est même coincés dedans et c’est difficile de faire bouger les petits icebergs pour se faufiler. Je ne suis pas très rassurée et je me fâche plusieurs fois contre Arnaud quand il ne dirige pas le kayak comme je voudrais ! Malgré ça c’est une aventure absolument incroyable ! Je ne résiste pas à l’envie de croquer un petit morceau de glace ! On navigue tranquillement et on observe ces montagnes de glace.
Puis c’est bientôt l’heure de rentrer alors on sort de la mer de glace, il y en a de moins en moins. Et on contourne une minuscule île. On voit encore quelques drôles otaries. Derrière la petite île nos deux bateaux nous attendent. On va monter dessus directement depuis les kayaks car ils ne peuvent pas s’approcher des côtes à cause des rochers. Une fois tout le monde sur les bateaux, kayaks compris, on est parti !
Retour sur Valdez. Cette fois c’est Arnaud et moi qui avons la vue car à l’aller on était assis du côté où un kayak est rangé le long du bateau et qui cache toute la vue. On revoit la bouée verte avec les lions de mer, toujours affalés dessus ! Et on admire les belles montagnes et même un glacier. C’est vraiment beau par temps clair ! Hier on n’a rien vu de tout ça…
On quitte Anadyr Adventures vers 18h, puis on se balade un petit moment.
Plus tard on va manger au restaurant « Totem Inn ». Arnaud prend un steak de bœuf de 14oz (300g !) et moi des pâtes aux crevettes et au halibut. Ensuite on rentre chez Merreley pour notre dernière nuit dans un vrai lit. On prépare nos sacs judicieusement pour le Denali National Parc ! On a deux jours pour s’y rendre mais on profite d’avoir la place de s’étaler ! Dodo à minuit après tout ce mic mac… !
Dimanche 24 juillet
On se lève tôt mais on prend le temps de déjeuner tranquillement et de se doucher… De toute façon il pleut, ça nous ralentit… On part vers 10h30 pour faire une première partie de la route en direction du Denali NP. Je conduis. On prend la Richardson Highway et on fait plein d’arrêts tellement c’est joli !
On s’arrête à un glacier (Worthington Glacier), à la poste pour les cartes postales, au bord d’un lac… Et aussi à Glennalen pour faire le plein. C’est là que commence la Glen Highway.
On commence à chercher un campground au milieu de cette route. Il y a un très long glacier (Matanuska Glacier) en dessous de nous à un moment, c’est fou ! On voulait dormir par-là mais la route semble trop dangereuse (glacée) alors on va plus loin. Les montagnes sont magnifiques et dès le milieu de la journée on a eu de belles éclaircies avec seulement quelques averses légères… ! On s’arrête finalement au « King Mountain Campground », qui est au pied de la montagne qui porte ce nom et qui est en forme de pyramide. On mange une boîte de conserve vraiment dégueu qui ressemble à de la nourriture pour chat… Dodo vers 22h30.
Lundi 25 juillet
Debout vers 7h30, départ vers 9h. Cette fois c’est Arnaud qui conduit et on fait aujourd’hui le reste de la route jusqu’au Denali NP. On décide de ne pas trop s’arrêter aujourd’hui pour perdre moins de temps que hier car on a environ 250 miles à faire.
Mais on s’arrête quand même à Palmer à la poste pour acheter un timbre, et au supermarché pour le pic-nic. Comme dans tous les supermarchés, on perd 1h de temps à visiter les rayons ! On repart à passé 11h… Beaucoup de pluie et beaucoup de travaux sur la Parks Highway. On s’arrête au point de vue du Mont Denali qui n’est malheureusement pas visible malgré que le ciel se soit bien découvert. On voit les montagnes autour : la chaîne d’Alaska. C’est magnifique ! On la voit aussi en continuant la route. Et on s’arrête à un pont où on découvre un oiseau mort coincé dans l’aération avant de la voiture… On met un moment à le délivrer… On repart et on profite des beaux paysages.
On arrive à l’entrée du Denali NP vers 16h30.
On va tout de suite au camping où on choisit vite un emplacement disponible (on avait réservé et heureusement car le camping annonce complet ce soir…). Ensuite on va chercher notre « backcountry permit » et faire notre itinéraire avec un ranger. On est juste juste car ça prend 1h normalement, il est 17h15 et ça ferme à 18h… Mais on fait toute la partie avec les rangers jusqu’à 18h (discours de prévention, choix des unités, signer un papier) et on va voir les trois vidéos obligatoires dans un autre bâtiment juste après. On ira deux nuits dans l’unité 8 et une nuit dans la 6. Une fois tout ça fini, on reçoit notre permis de backcountry et on va réserver la navette pour demain. Celle où il reste encore de la place le plus tôt dans la journée est seulement à 11h10… Bon, ça nous laissera le temps de prendre une douche demain ! Ensuite on décide d’aller au resto pour avoir un repas de plus au cas où dans le parc (on n’avait pas tellement prévu ça et les rangers le conseillent). Du coup on va dans une pizzeria juste après être passé dans un magasin de sport où on achète des guêtres imperméables, équipement auquel on n’avait pas pensé… On prend une pizza « thaï » au poulet et une pizza au poulet, bacon et sauce barbecue. Elles sont super bonnes ! La pâte est épaisse mais moelleuse et vraiment bonne. Un petit cidre et une petite bière pour arroser le tout. On n’arrive pas à finir alors on repart avec ce qui reste dans un papier alu. Retour au camping vers 22h et on prépare nos sacs avec les bidons « bear proof ». Toute la nourriture et les affaires de toilette qui « sentent » vont dedans. Ensuite on gonfle les matelas et on sort les sacs de couchage puis dodo à minuit...
Mardi 26 juillet
Ça y est c’est le grand jour ! Réveil à 7h30. On plie tout assez vite et on part à 8h30. On passe vite à la boîte postale pour les dernières cartes et on va à l’entrée du camping prendre une douche et déjeuner. Ensuite on va mettre la voiture dans le bon parking où elle pourra rester 3 jours. Puis on attend notre bus à l’arrêt qui est juste à côté. Et voilà il arrive à l’heure, notre chauffeur s’appelle Alan et il travaille depuis 1977 dans le parc ! Après quelques explications on part à 11h20. Assez rapidement depuis le bus on voit un caribou en contrebas dans une rivière, et un peu plus tard au milieu de la route. Un premier couple descend à Tetlanika Rest Area. Ensuite on dépose quelques personnes à Igloo Creek Campground.
Et puis, après quelques instants de confusion car on croyait que deux gars descendaient encore avant nous, c’est à nous de descendre à l’est de l’unité 8. On descend et on attend que le bus parte mais il ne part pas...
Un bus en sens inverse s’arrête et le chauffeur me dit que notre chauffeur veut nous parler… Je vais vers lui et il me dit qu’en fait il faut remonter dans le bus car il y a un ours sur le seul chemin qu’on peut prendre depuis là (dans la rivière). Alors hop on remonte avec tout notre chargement ! Du coup on fait encore une pause de 10 minutes au Polychrome Overlook.
Là, notre chauffeur nous explique où il va nous déposer. C’est dans 5 minutes, juste un peu plus bas. Ouf parce que juste ici on est au bord d’une sorte de falaise… On repart et voilà 5 minutes plus tard c’est vraiment notre tour cette fois ! On descend du bus et cette fois on le voit s’éloigner.
On est tout seul au bord de la route. On sort nos bear spray qui doivent rester dans le sac pendant les trajets en bus, puis on décide d’une direction à suivre. On aimerait aller vers un des glaciers. On se met en route en empruntant le lit d’une rivière un moment.
On doit mettre les pieds dans l’eau plusieurs fois. Et puis ensuite on la traverse et on se retrouve un bon moment dans le brush (c’est une forêt de petits à moyens buissons, il y en a partout)… On fait le plus de bruit qu’on peut, on crie « Eho », « Ohé » et tout et n’importe quoi qui nous passe par la tête.
Enfin on sort du brush pour rejoindre de nouveau le lit de la rivière. On continue à faire du bruit car on ne voit pas vraiment ce qu’il y a sur les deux bords. On voit beaucoup de traces de caribou, mais pas de caribou. On remplit notre première bouteille avec l’eau de la rivière à 16h. Elle sera potable à 18h car on met dedans une pastille qui met 2h pour tuer toutes les bactéries y compris le giardia. On continue de marcher en direction du glacier et tout d’un coup Arnaud pense voir un ours traverser exactement où on voulait faire notre prochaine pause… On vérifie avec nos jumelles et oui c’est bien un ours… ! Il est loin mais pas assez (la distance de sécurité est de 300 mètres) donc on recule. Mais il ne nous a pas vus. On regarde toujours dans sa direction et on choisit un autre itinéraire, ou plutôt une autre destination… On met un bon bout de temps à se décider car on ne veut pas revenir en arrière et partout autour de nous il y a le brush qui ne nous rassure pas trop… Finalement on se décide pour une petite colline sur notre gauche mais pour la rejoindre il faut quand même traverser le brush alors on prend notre courage à deux mains ! Dès qu’on en ressort on monte sur la colline et depuis là on revoit notre ours qui mange maintenant sur la colline en face de la nôtre.
Il regarde dans notre direction plusieurs fois et il continue à manger. On l’observe pendant 1h avant de décider de monter la tente à cet endroit, afin d’être bien sûr qu’il ne se rapproche pas de nous. On pense qu’il n’en a rien à faire de nous car il a forcément dû nous voir et nous sentir, et aussi nous entendre, mais il continue à manger tranquillement. Depuis cet endroit on doit être pile aux 300 mètres de distance de sécurité. On monte la tente tout en le surveillant. J’ai le cœur qui bat vite même si je vois bien que l’ours vit sa vie ! J’essaie de me raisonner un peu. Au bout d’un moment ça passe.
On va ensuite chercher une place pour manger en respectant la règle du triangle. L’emplacement de la tente doit être à 100 mètres du lieu où on mange et où on fait nos besoins, qui lui doit être à 100 mètres du lieu où on stocke le bear proof et le réchaud pour la nuit. Ces trois lieux forment donc un triangle imaginaire. Cette règle évite que les ours apprennent que lorsqu’il y a une tente il y a aussi à manger. On doit toujours faire ça en backcountry. Ce soir c’est poulet et purée de pommes de terre en sachet « randonnée ». Au début l’ours est toujours là, un peu plus loin car en mangeant il est monté plus haut sur sa colline. On voit aussi un caribou pas loin de l’ours. Au bout d’un moment quand on a fini de manger l’ours n’est plus là, par contre le caribou trottine sur les collines. On s’assied un moment pour observer le paysage.
Et on se lave les dents là où on a mangé, puis on va mettre les bidons anti-ours à 100 mètres. Ensuite on revient à la tente et j’écris mon carnet. Le caribou se rapproche un peu, il semble curieux et trotte d’un endroit à l’autre, tout en s’arrêtant de temps en temps pour nous regarder.
On s’imprègne encore un peu du magnifique paysage avec des montagnes partout, et surtout ces belles montagnes orangées. Et puis on va se coucher vers 22h. C’est dur de s’endormir sachant qu’un ours est dans les parages...
J'ai lu la journée kayak, et maintenant il va falloir que j'ajoute cette activité à ma wish liste!!!
Merci- de ton récit.
Des orques, des otaries, quel festival animalier, en plus des icebergs, c'est trop cool!
Mercredi 27 juillet
On se réveille vers 8h, ouf pas d’attaque d’ours pendant la nuit ! On va voir dehors de la tente, la vue est dégagée et aucun ours à l’horizon, ouf, on est rassuré ! On retourne se coucher un petit moment jusqu’à 9h. Ensuite on plie tout, toujours pas d’ours en vue, et tant mieux… Mais au loin avec les jumelles j’aperçois sept caribous ! Sauf qu’en fait un des sept est sûrement un ours car après avoir montré les caribous à Arnaud, fini de démonter et ranger la tente, je reprends les jumelles pour regarder au même endroit et il n’y a plus de caribou, mais un ours… Il est beaucoup plus loin que hier mais on le surveille quand même. Il ressemble beaucoup à celui de hier, c’est peut-être le même. C’est un grizzli car il a une bosse sur le dos. Il est assez clair, un peu couleur caramel. Tout en le surveillant régulièrement avec les jumelles (on le voit à peine à l’œil nu), on prend les affaires pour aller déjeuner. On mange un « apple crisp » c’est un granola chaud avec des morceaux de pommes à la cannelle et des céréales croustillantes. C’est de nouveau en sachet, comme toute la nourriture qu’on a prise pour ces 3 jours. C’est vraiment bon ! On prend notre temps, pas vraiment pressés de repartir avec nos sacs énormes sur le dos… Il faudrait les peser pour dire juste mais je pense qu’on porte chacun environ 15 kg… ! Une fois ce petit déjeuner fini, on ramasse les affaires puis on retourner vers nos sacs pour tout ranger. Ensuite on décide d’aller chercher de l’eau à la rivière car nos réserves s’épuisent et il faut 2h de temps avant que l’eau ne soit potable. Mais on y va sans les sacs car c’est dans la même direction que l’ours, même s’il est bien plus loin, et on ne veut pas devoir remonter cette colline avec les sacs… On met peut-être 15 minutes aller-retour et on fait toujours beaucoup de bruit en marchant. On ne croise pas d’animal. Il fait beau, il y a seulement quelques beaux nuages blancs dans le ciel bleu.
Dès qu’on est de retour de la rivière, on regarde si on voit toujours l’ours mais on ne le voit plus. On met nos sacs sur le dos et on part dans l’autre direction (à l’Est). On descend de notre colline après avoir vérifié qu’on ne voyait pas d’ours avec nos jumelles. Par moments on passe dans les buissons, mais ils sont assez bas ici. On remonte sur la colline d’à côté, en faisant quelques pauses car nos sacs nous font mal au dos… La colline a comme plusieurs étages et comme on est tenté de voir ce qu’il y a plus haut et si on voit un glacier, on monte assez haut. On voit effectivement le glacier et la neige.
Le vent souffle fort mais c’est l’heure de manger alors on s’installe de façon à ce que les sacs fassent une barrière pour le réchaud. Le repas c’est du porc à l’aigre doux avec du riz : super bon ! Après on discute un moment pour choisir où on va aller dormir : ce sera sur la prochaine colline à l’Est. On range tout dans les sacs et on repart. Il faut de nouveau descendre d’une colline pour remonter sur la suivante. On traverse de nouveau un peu le brush alors on fait le plus de bruit qu’on peut, surtout qu’entre les deux collines on a vraiment une mauvaise visibilité… En bas on traverse un petit ruisseau.
Et c’est parti pour remonter de l’autre côté. En haut il y a de nouveau beaucoup de vent. On trouve déjà une place pour notre tente mais on ne la monte pas tout de suite car il est seulement 16h. On observe le paysage à 360°. Ces montagnes « polychromes » sont vraiment spéciales et très belles. Il y a comme du sable beige, orange et rouge par endroits. Et derrière elles on voit une montagne rocheuse parsemée de neige. En face, les montagnes au-dessus de la route du parc sont aussi très belles : toutes brunes mais avec une découpe très précise des arrêtes.
On monte la tente vers 18h puis on va à un autre endroit pour manger. Ce soir c’est du riz avec du poulet, des légumes et des œufs, pas trop mal ! On va se coucher vers 20h30 mais Arnaud nous fait la lecture du début du carnet de voyage avant de dormir. C’est fou on a vu tellement de choses ici qu’il y a déjà des détails qu’on avait oubliés ! Dodo vers 21h30.
Cette nuit on a eu vraiment très froid. Il a plu à un moment, mais au réveil il ne pleut pas même si le ciel est un peu plus couvert que hier. On se lève tôt, vers 7h car notre objectif aujourd’hui est de rejoindre la route du parc qui est vraiment loin. On vise l’Est de l’unité 8. On plie la tente et ensuite on va récupérer nos bidons qui n’ont pas bougé, ouf ! On va déjeuner au même endroit qu’au souper hier soir. Œufs brouillés et saucisse au menu : un peu écœurant… Pendant qu’on mange Arnaud repère un caribou sur la colline où on était hier pour manger. Puis je tourne la tête et soudain je vois environ 5 caribous sur notre colline, tout près ! Ils sont à environ 20 mètres ! Arnaud referme vite le sachet de nourriture puis on lève les bras comme pour faire coucou et on crie « Eho » pour essayer d’éviter qu’ils continuent dans notre direction (on a bien l’impression que c’était leur intention au départ !). Ils s’arrêtent et nous regardent quelques secondes, puis ils disparaissent, ouf ! On a eu un peu souci quand même. Alors qu’on se remet à manger, soudain de l’autre côté apparait un énorme troupeau de caribous ! Ils sont 16, dont 2-3 petits. Ils sont sur la colline à l’Ouest et galopent vite encore plus à l’Ouest. Ce spectacle magnifique dure quelques secondes, c’est impressionnant et à nouveau on se sent hors du temps !
On finit notre déjeuner avec ces belles images dans la tête. Puis on va tout ranger, encore une fois, dans nos sacs. Il est 9h50 quand on part. On check d’abord l’itinéraire qu’on a choisi, c’est bon, rien à signaler. On descend de notre colline en passant par un brush assez « aéré ». En bas on rejoint vite la rivière où on remplit deux bouteilles. On marche dans le lit de la rivière (« gravel bars ») pendant longtemps. En fait la rivière coule dans un grand passage caillouteux où elle fait des zigzags. Nous on marche sur les cailloux et on doit régulièrement traverser l’eau pour rester au milieu de ce grand passage, comme ça on est éloigné des deux bords qui sont recouverts de brush. Au bout d’environ 2h de marche pendant lesquelles on n’a vu aucun animal, Arnaud repère un caribou derrière nous. Oups il nous suit en courant et se rapproche pas mal, ce qui ne me rassure pas trop ! On se rapproche du bord où il y a des petits arbres derrière lesquels on pourrait se cacher au cas où. Mais on continue d’avancer en faisant du bruit. Le caribou nous suit encore un moment puis heureusement il part dans le brush. Ouf, j’étais un peu inquiète qu’il nous suive, même si jusqu’à maintenant les caribous se sont montrés aussi curieux que peureux face à nous.
On continue d’avancer dans les cailloux et un moment plus tard j’aperçois un autre caribou devant nous. Celui-là est couché au bord du lit de la rivière. On fait du bruit pour qu’il nous repère et il se lève. On le fait fuir apparemment… Il part tout en faisant quelques pauses pour manger. Du coup on continue d’avancer doucement dans sa direction en gardant toujours une bonne distance entre lui et nous. Et puis il finit par disparaître dans le brush. On continue à marcher, le temps se gâte, il y a un peu plus de nuages et on voit la pluie au loin. On arrive enfin à la jonction de deux rivières, juste en dessous de la route du parc (qui est vraiment très loin, environ 30 à 40 mètres au-dessus de nous).
On croise deux randonneurs et je leur demande s’ils ont croisé un ours en venant, et ouf, ce n’est pas le cas. Ça fait déjà 3h qu’on marche et je n’ai vraiment pas envie de devoir rebrousser chemin ! On fait une petite pause barre de céréales puis on continue en direction de l’Est de l’unité 8, toujours dans le lit de la rivière. On croyait bientôt arriver bientôt à l’endroit où la route est plus basse et accessible mais en fait c’est encore vraiment loin ! On marche encore un peu et on décide quand même de faire une pause repas avant de rejoindre la route, et surtout avant de se faire rincer, car les nuages noirs sont tout autour de nous ! C’est incroyable pour l’instant on a toujours le soleil au milieu de tous ces nuages, à croire qu’ils nous tournent autour !
On sort donc le réchaud au milieu de la rivière et on chauffe l’eau pour notre repas qui sera aujourd’hui des nouilles au poulet et aux légumes. On s’assied par terre, on est un peu seul au monde ici ! On mange puis on se remet en route avec nos sacs parés contre la pluie, car cette fois ça y est on a reçu les premières gouttes. On a les pieds déjà assez humides car on a dû traverser beaucoup de fois cette rivière qui serpente de gauche à droite. Par endroits il a fallu se mouiller jusqu’à mi mollets, heureusement on a des guêtres qui protègent quand même pas mal. On marche, on crie, on marche… Toujours pas ce fameux pont en vue, celui où on avait été déposés 5 minutes avant-hier. Finalement on le voit mais il y a encore un sacré bout dans le brush avant de pouvoir l’atteindre. On entre un peu dans le brush mais on décide de grimper sur la colline abrupte jusqu’à la route plutôt que de continuer vers le pont, car ça n’a pas l’air plus facile là-bas et c’est encore loin. On se faufile donc dans les buissons jusqu’au pied de la colline et on choisit une ouverture entre deux buissons pour démarrer notre rude ascension ! On évite les coulées de gravier pour ne pas glisser. Les branches des arbustes ne nous aident pas vraiment car elles sont sèches et cassantes pour la plupart. Avec les gros sacs sur le dos c’est vraiment dur ! On croit arriver en haut mais non… Il y a un faux plat pour une quinzaine de mètres où on marche dans la mousse molle et les hautes herbes mouillées, entre les buissons. Nos pantalons sont vite trempes ! Encore une dernière ascension et on atteint presque la route. Un bus vert passe juste quelques dizaines de secondes avant qu’on pose le pied sur la route, les passagers nous ont vus, mais le chauffeur apparemment pas… Tant pis, on attendra ! On a enfin réussi !
En tout, environ 4h de marche depuis l’endroit où on a dormi. Il pleut maintenant. On voit passer plusieurs bus beiges qui sont des tours d’excursion, qu’on ne peut pas prendre. On doit attendre un bus vert et espérer qu’il y aura de la place pour nous dedans. L’attente est longue, pas loin d’une heure… Heureusement il s’arrête de pleuvoir. On monte enfin dans un bus vers 15h. Normalement on a encore le permis backcountry pour une nuit dans l’unité 6, qui est depuis là dans la direction de l’entrée du parc, mais on n’a plus de forces, il pleut et la nuit il fait quand même vraiment froid, alors on décide de renoncer à cette dernière nuit dans le parc. En plus l’unité 6 est pleine de sapins en bord de route donc il faudrait probablement marcher encore beaucoup aujourd’hui pour trouver une place où dormir et marcher autant demain pour revenir assez tôt à l’entrée du parc. C’est décidé, on abandonne la 3ème nuit en backcountry. On profite encore des paysages depuis le bus même s’il est bondé et qu’on n’est pas assis à côté d’une fenêtre. Après une pause « Restroom » à Tetlanika Rest Area, on repart. Et soudain le chauffeur freine brusquement et crie « Bear on road » ! On voit en effet un ours au milieu de la route, juste devant le bus ! Le chauffeur fait des manœuvres pour se mettre en travers de la route pour que tout le monde puisse voir l’ours. L’ours court sur la route puis retourne dans la forêt. Il avait l’air très excité. Le chauffeur recule en pensant que l’ours va peut-être revenir sur la route, ce qu’il fait en effet ! Il court de gauche à droite, saute et secoue la tête. Le chauffeur nous dit que c’est un comportement très étrange, il a dû être dérangé par quelque chose. L’ours redisparait dans la forêt.
Le bus se remet en route. Plus d’animal à voir jusqu’à l’entrée. On arrive au Visitor Center, où notre voiture est parquée, vers 16h30. On va attraper du wifi pour avertir la famille qu’on ne s’est pas fait manger par un ours pendant notre séjour en camping sauvage ! Ensuite on va prendre une douche bien méritée au camping Riley Creek, même si on n’y dormira pas cette nuit. On en a bien besoin. Juste avant on a rendu les « bear cans » aux rangers et on leur a dit n’avoir eu aucun problème avec la faune sauvage. On va ensuite un dernier coup dans les boutiques de souvenirs du « village » Denali, puis on décide de faire un bout de route en direction d’Anchorage.
Retour à Anchorage 28-29 juillet 2016
C’est Arnaud qui conduit. On s’arrête dans un parking pour manger, encore un bon sachet ! Pasta primavera : pâtes à la crème et aux légumes. Puis on repart. Ce soir on va dormir dans la voiture car il est déjà tard et on a peu d’espoir de trouver un toit pour la nuit, et aucune envie de monter la tente sous la pluie pour qu’elle soit toute mouillée pour le retour en avion… On roule encore un bout puis on s’arrête au Denali South View Campground. Il n’y a presque personne, seulement un RV géant et deux voitures. C’est un grand parking. On déplace toutes nos affaires sur les sièges avant pour pouvoir dormir dans le coffre, avec les sièges arrière baissés. On peut même gonfler nos matelas, on dirait que c’est fait pour ! Dodo vers 22h30.
Vendredi 29 juillet
On a plus ou moins bien dormi. Les matelas étaient un peu trop en pente quand même. Réveil à 7h30 mais on traine jusqu’à 8h30. Ensuite je prépare le petit déjeuner pendant qu’Arnaud range. Ce sera… un sachet ! Œufs brouillés, patates, saucisses et café. Miam ! Mais très copieux ! On part tranquillement après avoir tout rangé, à 9h45. Aujourd’hui c’est moi qui conduis. Par curiosité on s’arrête au Veteran’s Memorial. C’est un monument en souvenir des vétérans alaskiens qui ont servi dans les différentes forces de l’armée. Il y a cinq colonnes avec une étoile trouée en haut. Spécial. Bon. On repart. La route est longue, il y a des travaux à plusieurs endroits avec circulation alternée. On s’arrête à Wasilla pour manger un McDo, car on ne pouvait quand même pas venir aux USA sans tester ça ! On en a seulement pour 16$ pour deux menus ! Les deux desserts (chausson aux pommes et roulé à la cannelle) ne coûtent que 1,50$ chacun. Sinon à part le prix, rien d’exceptionnel, c’est comme chez nous. On repart de Wasilla vers 13h30 et on refait un arrêt à proximité d’Anchorage, où il y a un lac (« Reflections Lake »). On fait le tour du lac pour se dégourdir les jambes, c’est très joli, malgré le bruit omniprésent de la highway.
On repart pour le dernier bout de la route jusqu’à Anchorage et on arrive à notre hôtel vers 16h. C’est le « Tower Inn Hotel », ni super, ni horrible. On monte toutes nos affaires à la chambre, au 11ème, d’où on a une belle vue sur la mer au loin. Et on ressort vite pour aller profiter de notre dernière soirée en Alaska. D’abord encore quelques boutiques de souvenirs, puis on va au restaurant « Benihana » où je mange des scallops, malheureusement pas aussi bonnes qu’au dernier restaurant où j’en ai mangé… Arnaud prend un morceau de bœuf chateaubriand qui est bon. Le service est moyen, je reçois mon plat tiède 15 minutes avant qu’Arnaud reçoive le sien… Mais la serveuse est sympa. On rentre vers 23h à l’hôtel et on prépare les bagages jusqu’à 2h du matin ! Dodo bien mérité !
Samedi 30 juillet
Le réveil sonne à 6h… Douche, déjeuner, puis départ pour l’aéroport...
Arrivée à Genève dimanche 31 juillet après environ 18h de voyage et beaucoup de stress à chaque escale (Seattle et Londres). Mauvaise surprise un bagage manque. On le récupérera heureusement quelques jours plus tard.
Voilà, terminé les aventures en Alaska !
C’était un voyage magique et inoubliable !
Tu finis ton carnet juste à temps avant que je ne parte dans 2 mois.
J'espère que je bénéficierai de conditions météo aussi sympa que les tiennes.
Merci d'avoir pris le temps de terminer: je sais à quel point parfois, on manque d'envie et de temps.
La sortie en kayak était fantastique, on a vraiment adoré!
Et pour le camping sauvage dans le Denali NP, je crois que c'était le moment le plus fort de notre voyage, ça en valait vraiment la peine, même si ça nous a procuré une bonne dose d'adrénaline au moment où on a aperçu cet ours au loin, en plein sur notre itinéraire prévu...!
Ouiii j'ai réussi à finir ce carnet! Ce n'est pas l'envie qui me manquait, mais le temps!
Je te souhaite aussi des conditions météo aussi bonnes, bien que ce soit plutôt exceptionnel pour l'Alaska d'après ce que j'ai compris! Conditionne-toi plutôt pour la pluie, comme ça tu ne seras pas déçue! C'est complètement stupide mais nous on s'était tellement préparé à la pluie et au froid qu'on était un peu perturbés au début, on se disait "mais où est l'Alaska?!" Mais bien sûr on a bien apprécié ce super temps qui nous a permis de faire toutes les activités qu'on voulait sans être mouillés!
reportage tres interessant, nous envisageons notre voyage en alaska fin juin 2018 et plus ramassé et raccourci que le votre, pas de camping !par temps clair peut on voir le mont denali sur la route entre Anchorage et l'entrée du parc?où est le parking d'anchorage qui permet de le voir? merci pour les réponses!DocHp
Bonsoir,
Merci pour votre compliment, contente que mon carnet puisse vous apporter quelques infos! Le parking à Anchorage depuis lequel on peut voir le sommet du Denali (s'il y a un grand ciel bleu) est sur la 4ème avenue, au croisement avec la C street. (En fait il occupe l'espace entre la 4ème et la 5ème avenue et la B et C street). On entre en tant que piéton côté C street sauf erreur. C'est tout près du magasin de location de vélo de la 4ème avenue qui organise aussi la navette jusqu'à la Flattop Mountain. Dans mon carnet la photo du Denali est prise depuis le "Tony Knowles Coastal Trail" que je recommande vivement!
Sur la route entre Anchorage et le Denali NP oui il y a des endroits où l'on peut déjà apercevoir le Mont Denali si on a de la chance avec la météo. On s'était arrêté dans un parking fait exprès pour ça, où il y avait une carte face au panorama pour reconnaître les différentes montagnes. Je ne me souviens plus du nom mais c'était très bien indiqué sur la route. Comme beaucoup d'autres voyageurs de VF qui sont allés en Alaska je recommande le Millepost qui est la bible des routes en Alaska et qui indique mile par mile tout ce qu'on peut rencontrer (comme ce genre de parking avec point de vue par exemple).
Je vous souhaite une belle préparation de voyage!
merci pour les infos complémentaires, j'ai regardé la publicité pour Milepost , mais je ne compte pas l'acheter, c'est trop cher pour le peu de temps que nous restons et nous en utiliserions 5 à 10 pages maxi!nous allons louer un suv chez alamo et nous resterons sur les routes goudronnées!nous ramenerons un drapeau de l'état d'Alaska qui est joli!nous prevoyons les tenues hivernales:blouson et bonnet avec gants!nous pensons gouter le fletan(halibut)au moins une fois , car le crabe géant doit etre cher!merci et à une autre fois docHP
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Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations