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Madagascar comme on aimerait voir en parler plus souvent..... English translation pending
Madagascar: les sens dessus dessous Libération et l'Apaj se sont associés pour lancer un concours de reportages sur le thème du Voyage, réservé aux jeunes de moins de 26 ans. Voici le récit du deuxième prix, Marine Courtemanche, 21 ans, également publié dans le quotidien ce week-end.
19 SEPTEMBRE 2008 photos: cc jonathan Talbot / World resource institute staff 13
Itinéraire sensible d’un vazaha à Madagascar.Les cinq sens, quotidien du sensationnel. Le sixième est la culture. Un bien grand mot, disons l’éducation. A Mada comme ailleurs, les impressions succèdent aux sensations : un vazaha sur l’Ile Rouge. Un vazaha, c'est-à-dire un étranger. Une vazette, par extension vous comprendrez. Terme ni affectueux, ni agressif, juste stigmatisant. Voyageurs, donc sommés de livrer un sentiment général aux avides d’évasion sur canapé. « Alors ? C’était comment ? » Une impression générale : « Tip top ! » « Dur » « Inoubliable ! ». Un mensonge gros comme la planète. Des battements de cils, du décousu. Une soupe. Oui, c’est ça, une soupe de sensations. Le truc dans une soupe, c’est que les ingrédients sont broyés. Alors évitons. Bienvenue à Mada, tous vos sens sont sollicités, les décollages et atterrissages sont perpétuellement imminents.
Odorat : immondices et délices
Le nez occidental connaît toutes ces odeurs : gaz de pots d’échappement, poubelles, eaux insalubres, poussière…Par contre il est agressé quand elles se manifestent toutes dans un même espace temps. De la pollution aux senteurs poussiéreuses, des bennes à ordures gigantesques mêlées aux égouts vomissants : le nez blanc se sent mal car il les sent trop bien. Manque d’habitude. Pensée polluée et question naïve : pourquoi Antananarivo (Tana) la capitale obtient la deuxième place du palmarès planétaire des villes où la pollution de l’air est reine ? Voyons voir. Deux simples constats : les 4x4 démesurés, ou 4L et mini-bus déglingués (« taxi be ») constituent l’essentiel du parc automobile à Mada, et tout ce petit monde est en constante augmentation. Implacable. Une odeur totalement oubliée : la viande des bouchers à l’air libre. Elle sèche ou pourrit, brûle ou suinte selon la météo. Le nez est particulièrement écœuré par celle-ci, de bon matin (oh, même à 17h, vous conviendrez). Alors dès qu’il le peut, le nez guide les muscles, qui guident les pieds, qui guident le corps vers le trottoir opposé, histoire de ne pas trop paraître dégoûté. Etre dégoûté c’est faire mauvais genre car oui, tout le monde voit que toi, tu possèdes un frigo, voire un congélateur. Trop facile. Parfois, l’odorat vazaha est déçu. On lui avait parlé d’orchidées et d’ylang-ylang mais en ville ces deux délices odorants se font rares. Alors d’autres réconforts olfactifs sautent au nez : la pluie tropicale sur sol chaud, les brochettes de zébu du vendredi magnifique, les mofagasy («pains malgaches») et les beignets à la banane des gargotes. Ceux là entre autres empestent plus souvent et joliment les rues de Tana.
Ouïe : du bruit au message
Contexte : instant d’un après-midi de jour chômé. Si on aiguise l’attention, retenons un paysage auditif : Fond sourd de moteurs (voitures et motos redoublent d’efforts dans la montée). Klaxons saupoudrant les ronronnements pétrolés. Pas courant dans l’escalier. Un bébé chouine. Un homme siffle (interpelle un voisin ou un collègue). Et surtout, comme toujours, et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, les chiens. Ils aboient, chantent, hurlent, gémissent, gueulent, geignent. L’immense majorité des chiens à Tana sont des chiens sans race, sans tatouage, sans toilettage, parfois sans maison, souvent sans maître. Rarement, ils mordent, exceptionnellement les touristes, mais le Routard s’alarme quand même et remplit les poches de l’Institut Pasteur.
Un autre qui n’hésite pas à sonner l’alarme, c’est le Président de la République malgache : tous ses déplacements sont ornés de sirènes, cinq ou six 4x4 imposants à vitres teintées, motos policières et sbires au volant. Vitesse oblige, les policiers placés sur tout le long de l’itinéraire et armés de trop longues mitraillettes écartent les lambdas de la route. Alors si on doit parler de message auditif, celui là dirait « Poussez-vous, je suis puissant, menacé et menaçant ». Je perçois un autre message, qui crie « feignasses ! » aux dormeurs des matins : 6h45 ils n’émergent que douloureusement alors que les enfants discutent déjà sur le chemin de l’école et les travaux des adultes sont engagés. N’oublions pas les quiproquos auditifs : un « tsstss » dans la rue n’a ici rien d’insultant mais correspond simplement à notre « hé ! », pour quelqu’un qu’on interpelle. Souci : il sert également aux jeunes hommes en équivalent de notre fameux « hé madmoiselle ! ». Les « tsstss » s’accompagnent donc régulièrement de «Bonzour ça va?», «Bonsoir zolie beauté », «Salut série », ou « ze t’aime, tu vas où?»… Au moins, pas d’insultes. La langue malgache. Trop peu d’expatriés l’apprennent ; paressent. Excessivement facile de parler français. Penser qu’il en est de même pour les Malgaches, détrompons nous. Même quelques 3V (« vieux vazaha vicieux ») se font avoir : ils arrivent sur le territoire pensant trouver leur dulcinée d’Internet qui maniait si bien les « je t’aime », et tombent sur une entremetteuse leur présentant une jeune paumée parlant difficilement le Molière. « Oh. Bon tant pis, elle est bonne quand même ». Honte et désespoir recto-verso.
Goût : le luxe du vazaha et sa turista
Avant de partir dans un pays classé dans la catégorie « non industrialisés », le vazaha profite bien de ses derniers plaisirs de la bouche et se dit « didjiou que ça va me manquer ! Allez, en rentrant ça sera l’orgie. ». Or, ce qu’il ne sait pas c’est que les restaurants à Mada : foison ! Et surtout largement à portée d’un blanc portefeuille… Alors les papilles sont en fête : vanille, poivre vert, gingembre, langoustes, foie gras, légumes aux goûts insoupçonnés, fruits sucrés. Trois, quatre, cinq ou six fois par semaine, c’est le surprenant luxe. Profitons et mangeons même malgache : romazava, ravitoto, sakafo, tilapia, rhum arrangé au gingembre, repas dans les gargotes et…oups. Le vazaha devient soudainement le meilleur ami des cabinets : la turista. Le grand mal du blanc à l’estomac aseptisé. Aucun germe, même nanoscopique, n’est supporté. Le vazaha en post « crise des intestins liquides » devient parano. Il sent l’odeur du smecta à chaque nouvelle bouchée. Il se met ensuite à l’eau javellisée. Puis repart pour un marathon des restaurants. Et la question-scrupule du jour est : combien d’années va encore vivre la dame qui habite dans la benne à ordures de l’autre côté de la rue, mangeant et dormant dans ce que seuls les vers et les mouches trouvent encore appétissant ? Il paraît même qu’une autre équipe la relaye pour un second triage à la déchetterie. C’est ainsi que fonctionne le traitement des déchets à Tana. Bon courage à ceux qui arrivent avec leurs poubelles bleues, bons sentiments à ras bord.
Toucher : chaleur et écart de richesses
Sortie d’avion et l’étouffante bouffée tropicale saisit. Les pores des visages pâles sont premièrement ravis et se resserrent, deuxièmement desserrés par l’étau de la pollution. L’essentiel si on veut que ça glisse à Tana (et sans huile) côté santé, c’est le rituel lavement des mains. Des mains qui touchent, effleurent, s’agrippent, manquent d’éviter, transpirent, échangent. A Tana, verbes dangereux. Exemple seul, et à lui exemplaire : les billets. Ceux là doivent rassembler un total inimaginable d’horreurs microbiennes. A juger : couleur, texture, odeur. L’argent a donc une odeur : pas une bonne nouvelle. Alors on frotte, rince, astique ; ceux qui peuvent avec du savon, les autres dans les flaques brunâtres. Moment de conscience honteuse : «Oh mince il s’approche, et il me parle. Non, non résiste, prends ton air détaché…Pourtant il est si petit, pourtant il est si pieds nus. Son grappin de petite sœur sur le dos, il connaît son refrain par cœur. "Madame, madame, s’il vous plait pour manger ". Qu’est-ce qu’il est sale…Contente toi de refuser, garde ton principe, pas de mendicité…Zut il me suit. Accélère le pas, ça ira, de toute façon tu ne l’aideras pas si tu craques….Et puis n’oublie pas les bouts de pain restés sur la table du restau la prochaine fois. Oula son nez coule il reste de la morve sèche sur sa lèvre supérieure. Je ne voudrais vraiment pas qu’il me touche…D’ailleurs ils tendent toujours la main mais ne touche jamais. Pas même un effleurement. La distance économique ?…Il laisse tomber. Ouf.» Jusqu’au prochain.
Vue : l’envie du flou, parfois
La tragédie du contraste. Les pairs restés en France imaginent constamment doigts éventaillés sur sable fin et ombragé de cocotiers. Le vazaha lui-même avait certaines images en carton pâte en tête. A l’atterrissage, la réalité est clichée et surprise. La première impression apparaît cinématographique : couleurs et décors qui sonnent encore faux. Puis les détails sautent aux yeux. On a peine à croire ce qu’on voit et l’appareil photo, canne à pêche aux preuves d’exotisme, jaillit entre les mains. Mais le cadre est ridicule, la pose anti-naturelle et les couleurs sèches. Nombreux sont les touristes qui cherchent sans repos un sourire sucré sur peau dorée, pour montrer à quel point le dénuement force le sourire qu’ont perdu nos contrées superficielles. Ils oublient (s’étant concentrés sur la misère) la classe moyenne malgache presque occidentalisée, moins voyante mais peut être plus bruyante dans les karaokés, dégustant, les jours de fêtes, les plats traditionnels désertés par les restaurants. Ils oublient aussi trop souvent les contrastes de Tana. Et c’est ainsi qu’intervient l’envie du flou, le besoin de ne pas voir les paradoxes écœurants de la capitale. Culpabilité de riche ? Certainement. Douleur d’humain ? Aussi. Tana est l’exemple parfait d’une capitale qui concentre tous les pouvoirs et richesses locales et étrangères en attirant de trop nombreux démunis qui espèrent. Les couples mixtes aux écarts d’âge, de couleur et de pouvoir d’achat en sont une conséquence perverse. L’amour est insulté et plus personne ne croit à leur sincérité. Ou alors à la sincérité de leur désespoir, affectif pour l’un et financier pour l’autre. Pendant ce temps, l'Ambassadeur de France à Madagascar touche quinze mille euros mensuels et mange des petits fours ; le mec qui dort sur le trottoir d’en face gagne des regards de pitié et mange ce qu'il reste des ordures. Méritocratie ? Ne pas voir, ou moins distinctement le petit tas d'enfants qui ne connaissent ni propreté ni confort le matin, émergeant d'une nuit dehors. Ou les bienheureuses mouches sur les présentoirs. Ou les plongeurs des bennes à ordures, pieds et mains nus. Ou le répugnant amas d'immondices s'accumulant dans des rigoles dans lesquelles des jeunes filles se lavent les cheveux, près de brinquebalantes habitations. Ou les malformations des corps mal soignés, dont certains sont abandonnés au milieu de la route, mendiants.
Caverne aux horreurs, île aux merveilles.
Le flou parfois serait criminel. Madagascar, la superbe : mirettes écarquillées, remplies d’escaliers fluos de plants de riz, se mêlant à la terre rouge sang. La touristiquement classique route du sud offre aux yeux mille trésors détaillés de couleurs : le golden des rizières, le cristal des roches, l’or des plaines à saveur savane, le jaspe des habitations en terre cuite, l’aigue-marine du canal du Mozambique… Nationale 7, on est heureux. Des piscines naturelles aux lémuriens amusants, symboles de l’île, Mada concentre plus de beauté que l’œil ne peut en voir. Tana a du beau aussi. Admiration, mouvements de ville: des porteurs de paniers, bassines, cartons remplis jusqu'à l'impossible, posés sur leurs petits chapeaux de raphia, comme sur une surface stable. Ils avancent sans ciller. Les enfants noués à l'aide d'un tissu sur le dos courbé de leur mère ou de leur grande sœur. Les receveurs de taxi be, sautant à l'arrière de leur gagne pain en marche, essayant d'oublier que l'un des leurs n'a pu éviter, l’autre jour, le deuxième taxi be qui suivait, et en est mort écrasé. Les pompistes des stations essence, oisifs dans leurs combinaisons oranges. Les yeux ne font pas le tri. Ils voient tout et s'enrichissent, du beau comme de l'insupportable.
Je vous vois peut être perturbés car vous vous sentez engloutis par une avalanche de faits éparpillés. Et j’en ai dit tellement peu… Ce reportage touchera possiblement votre marmite émotive et a pour ambition seule de donner un panel de sensations personnelles. Je vous entends déjà : il vous prend l’envie de goûter aux voyages…
Courti.
Combien de temps dure la transcription d'un mariage franco-algérien? English translation pending
Salut je suis algerien marié avec une francaise au juillet 2008 .et j'ai déposer le dossier au consulat ? salut je suis algérien mari avec une française en juillet 2008 .et j'ai déposé le dossier au consulat de france à Alger. pour la transcription .pour l'envoi à nante. et après un mois ma femme a reçu un courrier de nante concernant la convocation, elle a la mairie proche de sa résidence .et moi au consulat de france à alger
svp si quelqu'un peut m'aider je veux savoir sa va durer combien de temps la transcription?
et ou je récupère livret de famille?
et pour l'enquête quel genre de questions posé......????
MERCI BCP
Récit d'un voyage au Costa Rica cet été English translation pending
Bonjour à tous,
pendant les vacances d'été nous avons passé 3 semaines au Costa Rica avec nos enfants agés de 3, 8 et 12 ans. C'était un voyage un peu fatiguant, mais avec tellement de choses à faire et à voir.
C'est pourquoi nous voudrions partager avec vous nos coups de coeur (et aussi ce que nous avons moins aimé).
Les logements/ endroits que nous avons plus particulièrement apprécié
Hacienda Baru (non loin de Domenical). Cabinas simples mais spacieuses situés dans une réserve naturelle, à côté d'une plage déserte. Volière géante de papillons + sa nursery et petits chemins balisés dans la forêt. Il n'y a pas beaucoup de monde et nous avons donc eu l'occasion de voir plein d'animaux sauvages, notement une tribu de capucin qui y sont visiblement très à l'aise. Possiblité de faire divers tour, dont du Canopy (nous l'avons fait sans aucune crainte même avec notre fille de trois ans). Personnel très très sympa.
Plage de Matapalu, situé entre Domenical et Quepos. Grace à la mauvaise route, le développement touristique y est très discrêt et les plages quasi vides. Pas grand chose à faire sans passer sur la piste, mais idéal pour relaxer. Nous étions au "Bahari Beach Bungalows" qui disposent d'une belle piscine au bord de la mer. 🙂
Cabinas "Los Pinos" et "La Pradera" à Monteverde. Deux cabinas avec cuisine équipées. Le premier est un peu plus standing que le second, mais tous les deux sont dans une verdure incroyable et surtout "La Pradera" (qui se trouve un peu à l'exterieur du centre) propose un cadre phantastique et très calme. Nous étions dans la cabinas 4 (il me semble) et en face nous avions une vue imprenable sur les montagnes et le chants des oiseau comme unique "dérangement". Le plus jolis dans les deux cabinas sont les grandes baies vitrées qui offrent une vue, et quelle vue ...
Notre coup de coeur absolu 🙂🙂🙂, et aussi celui des enfants est le "Tree Houses Hotel" à 20 min. de La Fortuna. De petites cabinas dans les arbres (à 4-5 m du sol) d'un confort insupconné et notre seul regret était de ne pas avoir pu réserver pour plus d'une nuit. En effet, il n'y a que trois maisons et elles sont vites prises. Les maisons ont deux façades entièrement "transparentes" graçces à de belles baies vitrés et disposent d'une clim en plus du venitlateur. Très belle balade possible dans la propriété avec chute d'eau et piscine naturelle. Le rêve absolu pour grands et petits.
Par ailleurs nous avons beaucoup aimé la région entre Puerto Viejo et Manzanillo. A recommander les "Cabinas Arrecife". Simple mais comme au paradis situé directement sur la plage la plus phantastique qui soit. Idéal pour les petits enfants qui peuvent trainer dans l'eau des heures durant et observer les poissons et coraux.
Et comme dans tout voyage il y a aussi des MOINS, voici ce que nous n'avons absolument pas aimé :
Manuel Antonio : Certe il y a plein d'animaux et une très belle faune et encore plus belle plage, mais AU SECOURS quel attroupement de touristes. On se pourrait se croire aux Champs Elysées. Nous sommes persuadés qu'il doit y avoir des parcs tout aussi beau légèrement moins touristiques.
Jaco : ville touristique (et certainement pas un village), sale et anarchique avec plein de truc à touristes, mais pas du tout correspondant à l'idée que l'on peu se faire du CR. Grand boulevard central avec magazins, restau et hôtels sur des centaines de mètres ...
Tortuguero : 2 x 4 heures de bateau (depuis moin) pour ce trouver dans un village dont la seule activité est le tourisme. Nous avions donc légèrement le sentiment d'être dans un zoo géant, surtout quand nous voyions les bateaux des touristes des hotels "de luxe" qui s'y déversaient pour y faire un tour. Quant à la ponte des oeufs, c'était biensur intéréssant, mais là encore il y a trop de touristes et la visite se fait au pas de course par tranches de 3 x 3 Minutes pour que chacun puisse voir quelquechose. Je cite le vocabulaire du guide : "Vite, le groupe 3 avancez, reculez, c'est à nous, dépéchez vous etc ... POur être juste, je dois avouer que le guide connaissait un rayon sur les tortues, mais comme pour Manuel Antonio il doit y avoir des endroits ou l'on peu observer des tortues un peu plus paisiblement. Quand nous étions à Matapalu, nous avons vu qu'une association y protège la ponte des oeufs et le retour des petits à la mer, mais je ne sais pas si s'est possible d'y assister.
Quant à la balade dans les canaux, ce n'était pas des petits canaux comme on peut se l'imaginer, mais des bien larges (15 à 20 m) avec toutes sortes de bateaux, et notement des bateaux électriques venu des resorts touristiques.
Un dernier petit mot sur la plage. Oui, elle y est, mais elle est moche et l'eau est très mouvementée et il semblerait qu'il y a des courants assez fort.
Brèf, nous qui avions planifié Tortugero en dernier comme "bouquet final" étions bien déçu du déplacement et pensons que la longeur et difficulté du déplacment (horaires très tôt/ tard pour les visites plus le trajet interminable en bateau) n'en valent pas la peine. A moins que l'on soit biologiste ou passionné de faune et flore.
Voilà, j'espère que mes conseils vous sont utiles et je répondrais volontiers à vos questions.
Par ailleurs, avant de terminer, si vous souhaitez acheter un guide de voyage, nous vendons le notre, le dernier Ulysse (2008) qui est en très bon état.
Bon voyage et pura vida.
pendant les vacances d'été nous avons passé 3 semaines au Costa Rica avec nos enfants agés de 3, 8 et 12 ans. C'était un voyage un peu fatiguant, mais avec tellement de choses à faire et à voir.
C'est pourquoi nous voudrions partager avec vous nos coups de coeur (et aussi ce que nous avons moins aimé).
Les logements/ endroits que nous avons plus particulièrement apprécié
Hacienda Baru (non loin de Domenical). Cabinas simples mais spacieuses situés dans une réserve naturelle, à côté d'une plage déserte. Volière géante de papillons + sa nursery et petits chemins balisés dans la forêt. Il n'y a pas beaucoup de monde et nous avons donc eu l'occasion de voir plein d'animaux sauvages, notement une tribu de capucin qui y sont visiblement très à l'aise. Possiblité de faire divers tour, dont du Canopy (nous l'avons fait sans aucune crainte même avec notre fille de trois ans). Personnel très très sympa.
Plage de Matapalu, situé entre Domenical et Quepos. Grace à la mauvaise route, le développement touristique y est très discrêt et les plages quasi vides. Pas grand chose à faire sans passer sur la piste, mais idéal pour relaxer. Nous étions au "Bahari Beach Bungalows" qui disposent d'une belle piscine au bord de la mer. 🙂
Cabinas "Los Pinos" et "La Pradera" à Monteverde. Deux cabinas avec cuisine équipées. Le premier est un peu plus standing que le second, mais tous les deux sont dans une verdure incroyable et surtout "La Pradera" (qui se trouve un peu à l'exterieur du centre) propose un cadre phantastique et très calme. Nous étions dans la cabinas 4 (il me semble) et en face nous avions une vue imprenable sur les montagnes et le chants des oiseau comme unique "dérangement". Le plus jolis dans les deux cabinas sont les grandes baies vitrées qui offrent une vue, et quelle vue ...
Notre coup de coeur absolu 🙂🙂🙂, et aussi celui des enfants est le "Tree Houses Hotel" à 20 min. de La Fortuna. De petites cabinas dans les arbres (à 4-5 m du sol) d'un confort insupconné et notre seul regret était de ne pas avoir pu réserver pour plus d'une nuit. En effet, il n'y a que trois maisons et elles sont vites prises. Les maisons ont deux façades entièrement "transparentes" graçces à de belles baies vitrés et disposent d'une clim en plus du venitlateur. Très belle balade possible dans la propriété avec chute d'eau et piscine naturelle. Le rêve absolu pour grands et petits.
Par ailleurs nous avons beaucoup aimé la région entre Puerto Viejo et Manzanillo. A recommander les "Cabinas Arrecife". Simple mais comme au paradis situé directement sur la plage la plus phantastique qui soit. Idéal pour les petits enfants qui peuvent trainer dans l'eau des heures durant et observer les poissons et coraux.
Et comme dans tout voyage il y a aussi des MOINS, voici ce que nous n'avons absolument pas aimé :
Manuel Antonio : Certe il y a plein d'animaux et une très belle faune et encore plus belle plage, mais AU SECOURS quel attroupement de touristes. On se pourrait se croire aux Champs Elysées. Nous sommes persuadés qu'il doit y avoir des parcs tout aussi beau légèrement moins touristiques.
Jaco : ville touristique (et certainement pas un village), sale et anarchique avec plein de truc à touristes, mais pas du tout correspondant à l'idée que l'on peu se faire du CR. Grand boulevard central avec magazins, restau et hôtels sur des centaines de mètres ...
Tortuguero : 2 x 4 heures de bateau (depuis moin) pour ce trouver dans un village dont la seule activité est le tourisme. Nous avions donc légèrement le sentiment d'être dans un zoo géant, surtout quand nous voyions les bateaux des touristes des hotels "de luxe" qui s'y déversaient pour y faire un tour. Quant à la ponte des oeufs, c'était biensur intéréssant, mais là encore il y a trop de touristes et la visite se fait au pas de course par tranches de 3 x 3 Minutes pour que chacun puisse voir quelquechose. Je cite le vocabulaire du guide : "Vite, le groupe 3 avancez, reculez, c'est à nous, dépéchez vous etc ... POur être juste, je dois avouer que le guide connaissait un rayon sur les tortues, mais comme pour Manuel Antonio il doit y avoir des endroits ou l'on peu observer des tortues un peu plus paisiblement. Quand nous étions à Matapalu, nous avons vu qu'une association y protège la ponte des oeufs et le retour des petits à la mer, mais je ne sais pas si s'est possible d'y assister.
Quant à la balade dans les canaux, ce n'était pas des petits canaux comme on peut se l'imaginer, mais des bien larges (15 à 20 m) avec toutes sortes de bateaux, et notement des bateaux électriques venu des resorts touristiques.
Un dernier petit mot sur la plage. Oui, elle y est, mais elle est moche et l'eau est très mouvementée et il semblerait qu'il y a des courants assez fort.
Brèf, nous qui avions planifié Tortugero en dernier comme "bouquet final" étions bien déçu du déplacement et pensons que la longeur et difficulté du déplacment (horaires très tôt/ tard pour les visites plus le trajet interminable en bateau) n'en valent pas la peine. A moins que l'on soit biologiste ou passionné de faune et flore.
Voilà, j'espère que mes conseils vous sont utiles et je répondrais volontiers à vos questions.
Par ailleurs, avant de terminer, si vous souhaitez acheter un guide de voyage, nous vendons le notre, le dernier Ulysse (2008) qui est en très bon état.
Bon voyage et pura vida.
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Mercantour: un nouvel itinéraire de grande randonnée taillé à la pelleteuse (8 septembre 2008) English translation pending
Bonjour,
Je me permets de démarrer un nouveau topic suite à la forte mobilisation contre le projet Balcons du Mercantour, qui agite le petit monde de la randonnée, et les Alpes-Maritimes en particulier.
Suite à un reportage télévisé diffusé sur France 3 le 31 août dernier, nous avons tiré la sonnette d'alarme pour dénoncer ce projet destructeur de l'environnement, réalisé sans aucune concertation.
Je vous invite à visualiser la vidéo à l'adresse suivante pour vous rendre compte de l'ampleur des dégats. Un nouvel itinéraire de randonnée taillé à la pelleteuse
L'article suivant résume la mobilisation sur les différents sites, forums, associations, etc. http://www.trekmag.com/News/Mercantour/482-balcons-du-mercantour-la-contestation-prend-de-l-ampleur.html
Une manifestation se déroule ce samedi à 13h au Lac de Rabuons, sur le site du chantier, dans la haute vallée de la Tinée (06).
Merci à tous pour votre mobilisation. Anthony
Suite à un reportage télévisé diffusé sur France 3 le 31 août dernier, nous avons tiré la sonnette d'alarme pour dénoncer ce projet destructeur de l'environnement, réalisé sans aucune concertation.
Je vous invite à visualiser la vidéo à l'adresse suivante pour vous rendre compte de l'ampleur des dégats. Un nouvel itinéraire de randonnée taillé à la pelleteuse
L'article suivant résume la mobilisation sur les différents sites, forums, associations, etc. http://www.trekmag.com/News/Mercantour/482-balcons-du-mercantour-la-contestation-prend-de-l-ampleur.html
Une manifestation se déroule ce samedi à 13h au Lac de Rabuons, sur le site du chantier, dans la haute vallée de la Tinée (06).
Merci à tous pour votre mobilisation. Anthony
Location de voiture pour l'Ouest américain English translation pending
bonjour à tous,
petite question concernant la location. D'habitude je passe par backroads pour mon billet d'avion + location. Mais vue qu'ils ne nous donnent pas de réponses, j'ai envie de me débrouiller seule avec internet. Donc je suis allée sur ebookers où j'ai trouvé des vols qui m'intéressent. Mais quand j'enchaîne sur ebookers pour la location je trouve que ce n'est pas très clair au niveau des tarifs.
J'ai tjs entendu qu'il n'y avait pas de frais d'abandon entre ttes les stations de californie; entre LV et la californie. Or là on ne sait pas si on va se faire facturer qq chose en plus aux USA.
Donc comment réservez-vous vos véhicules ? sur quel site ? comment faites-vous quand vous ne rendez pas le véhicule ds la même ville ?
Merci pour vos réponses que j'espère rapides (car j'aimerai réserver aujourd'hui) et nombreuses 😎
Merci pour vos réponses que j'espère rapides (car j'aimerai réserver aujourd'hui) et nombreuses 😎
Retour du circuit "Parfums de Cuba" du 22 août au 5 septembre 2008 English translation pending
Bonjour,
Je suis partie à Cuba du 22 août au 5 septembre 2008.
Nous avons choisi de partir avec Vacances Transat: une semaine de circuit "Parfums de Cuba" + extension balnéaire à Varadéro. C'était la première fois que nous faisions un circuit. Il y a des avantages (on voit enormément de choses; on est en groupe; on ne conduit pas) et des inconvénients (le bus; on prend moins le temps de découvrir par nous même; on est repérés à 10mille quand on débarque du bus).
Ceci dit, je ne souhaitais pas faire de voyage en back-packer; j'estime ne pas avoir encore assez d'expérience et surtout ne connaissant pas Cuba, je ne sais pas si j'aurais su me débrouiller!
Et puis, il faut dire aussi qu'on voulait des vacances pas prise de tête, voir plein de choses mais avoir un certain confort.
J'espère que mon experience servira à certains d'entre vous qui souhaitent partir à Cuba. Il est vrai qu'on entend beaucoup parler des casas particular et on se sent parfois mal de choisir un moyen plus classique de partir (même si effectivement la casa particulaur doit être une experience vraiment differente!!!!)
Voici donc le récit de mes vacances:
JOUR 1 : Arrivée.
On sort de l’avion, il doit être aux alentours de 16h, il fait ultra chaud, on a du mal à trouver son souffle (humidité). Dès la sortie de l’aéroport, on sait où on est : il y a plein de voitures américaines des années 50 garées sur le parking!🙂 On monte dans le bus, j’ai l’impression à ce moment-là que la moyenne d’âge est de 50 ans… on a 26 et 28ans ! (finalement il y aura des gens de 22 à 60ans: c'était génial, on a parlé avec plein de monde et on s'est entendu très bien avec certains en particuliers...on a même rencontré un couple à la douane en arrivant qu'on a recroisé plusieurs fois et on a sympathisé!) On arrive à l’hôtel Occidental Miramar (dans le quartier de Miramar donc). Hôtel très sympa (un 4-étoiles), avec une grande piscine, une fontaine dans le hall d’entrée. On apprend que lors des repas à l’hôtel, seulement deux boissons sont comprises (un verre de vin et un verre d’eau) pour le reste il faudra payer ! (genre 2 ou 3 CUC la bouteille d’eau !) La chambre est spacieuse, vue sur la piscine, c’est sympa ! Le soir il y a des chanteuses cubaines au bar, c’était divin !
JOUR 2 : Pinar del Rio, Vinales On visite une fabrique de tabac, pas le droit de photographier à l’intérieur. C’est assez sympa, mais on est quand même mal à l’aise à l’idée de venir regarder des gens qui travaillent !! Malgré tout, c’est intéressant : les gestes sont précis et rapides…et puis l’odeur de tabac bien sûr ! On marche un peu dans le village de Vinales, il n’y a pas d’autres touristes que nous, on commence à remarquer des charrettes tirées par des chevaux, des rocking-chairs devant toutes maisons, etc. ! On a vu une « cabane » de séchage du tabac, il y en peu car la saison est sur la fin. La guide se fait une luxation du genou à cet endroit ! On rencontre même un cubain tout fier de son américaine, il me laissera monter dedans et prendre une photo avec lui !! On prend le bus pour aller manger dans la région de Vinales, on voit les Mogotes baignés de soleil, c’est juste magnifique ! (ils y ont tourné Terre Indigo, feuilleton de l’été avec Christiana Reali) Là on mange dans une grotte (il y a un resto) ; j’ai aimé car le cocktail qu’ils proposent est délicieux ! (miel, orange, citron, rhum). A l’intérieur il y a des poules en liberté, puis on passe un « couloir » dans la grotte et on arrive au restaurant à proprement parlé. Il y a de la musique cubaine, la nourriture est plutôt bonne !! Par contre, on commence à comprendre deux choses importantes pour notre budget : 1° il faut donner une pièce a madame pipi pour aller au toilettes (et surtout avoir du papier) ; 2° les boissons ne sont pas comprises même lors des repas (on n’avait pas compris ça avant le dé part : on croyait q ce serait uniquement les boissons en dehors des repas ou du traditionnel verre d’eau !), du coup on va quand même dépenser en 16 et 20 CUC par jour pour boire et aller aux toilettes !! Au retour, on veut faire les photos des Mogotes mais évidemment il pleut on est un peu dégoutés car elles étaient magnifiques à l’allée ! Ce n’est pas bien grave, nos photos sont quand même pas mal !! Le soir on dort à la Havane de nouveau.
Voici donc le récit de mes vacances:
JOUR 1 : Arrivée.
On sort de l’avion, il doit être aux alentours de 16h, il fait ultra chaud, on a du mal à trouver son souffle (humidité). Dès la sortie de l’aéroport, on sait où on est : il y a plein de voitures américaines des années 50 garées sur le parking!🙂 On monte dans le bus, j’ai l’impression à ce moment-là que la moyenne d’âge est de 50 ans… on a 26 et 28ans ! (finalement il y aura des gens de 22 à 60ans: c'était génial, on a parlé avec plein de monde et on s'est entendu très bien avec certains en particuliers...on a même rencontré un couple à la douane en arrivant qu'on a recroisé plusieurs fois et on a sympathisé!) On arrive à l’hôtel Occidental Miramar (dans le quartier de Miramar donc). Hôtel très sympa (un 4-étoiles), avec une grande piscine, une fontaine dans le hall d’entrée. On apprend que lors des repas à l’hôtel, seulement deux boissons sont comprises (un verre de vin et un verre d’eau) pour le reste il faudra payer ! (genre 2 ou 3 CUC la bouteille d’eau !) La chambre est spacieuse, vue sur la piscine, c’est sympa ! Le soir il y a des chanteuses cubaines au bar, c’était divin !
JOUR 2 : Pinar del Rio, Vinales On visite une fabrique de tabac, pas le droit de photographier à l’intérieur. C’est assez sympa, mais on est quand même mal à l’aise à l’idée de venir regarder des gens qui travaillent !! Malgré tout, c’est intéressant : les gestes sont précis et rapides…et puis l’odeur de tabac bien sûr ! On marche un peu dans le village de Vinales, il n’y a pas d’autres touristes que nous, on commence à remarquer des charrettes tirées par des chevaux, des rocking-chairs devant toutes maisons, etc. ! On a vu une « cabane » de séchage du tabac, il y en peu car la saison est sur la fin. La guide se fait une luxation du genou à cet endroit ! On rencontre même un cubain tout fier de son américaine, il me laissera monter dedans et prendre une photo avec lui !! On prend le bus pour aller manger dans la région de Vinales, on voit les Mogotes baignés de soleil, c’est juste magnifique ! (ils y ont tourné Terre Indigo, feuilleton de l’été avec Christiana Reali) Là on mange dans une grotte (il y a un resto) ; j’ai aimé car le cocktail qu’ils proposent est délicieux ! (miel, orange, citron, rhum). A l’intérieur il y a des poules en liberté, puis on passe un « couloir » dans la grotte et on arrive au restaurant à proprement parlé. Il y a de la musique cubaine, la nourriture est plutôt bonne !! Par contre, on commence à comprendre deux choses importantes pour notre budget : 1° il faut donner une pièce a madame pipi pour aller au toilettes (et surtout avoir du papier) ; 2° les boissons ne sont pas comprises même lors des repas (on n’avait pas compris ça avant le dé part : on croyait q ce serait uniquement les boissons en dehors des repas ou du traditionnel verre d’eau !), du coup on va quand même dépenser en 16 et 20 CUC par jour pour boire et aller aux toilettes !! Au retour, on veut faire les photos des Mogotes mais évidemment il pleut on est un peu dégoutés car elles étaient magnifiques à l’allée ! Ce n’est pas bien grave, nos photos sont quand même pas mal !! Le soir on dort à la Havane de nouveau.
Recherche des anciens du Congo English translation pending
je suis une ancienne du congo et j'aimerais discuter avec des personnes ayant vécu dans ce pays dans les années 50 et 60.
si c'est votre cas, n'hésitez pas à me répondre, j'en serais ravie.
cordialement
josette du pays basque
Budget pour trois semaines sans se priver en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Bonjour les jeunes,
J'ai décidé de rentrer chez moi pour fêter mes 30 ans, mais comme ça fait 9 ans que je ne suis pas rentrée, je suis un peu à la masse... Alors j'ai des petites questions d'ordre pratique.
Ca serait pour partir aux alentours du 28/12/09 et revenir vers le 17/01/2010, à deux. Question logement, je pense que y aura pas de problème, on squattera dans ma famille ou chez des copines de classe. Mais c'est pour le budget que j'ai une question en fait. A votre avis 3 semaines sur place sans se priver (resto, îlot, île des pins, éventuellement plongée, etc.), donc pas de location de voiture ni de logement à payer, sur combien on doit tabler? Pour l'instant, on avait tablé sur 100€/jour/personne soit pour 2 : 200€/jour = 23860 FCFP. C'est jouable, c'est bien, c'est pas assez, c'est trop? Y a t'il des choses qui ont tlmnt changées depuis 9 ans qu'il faut m'avertir avant de partir?
Merci z'a vus d'avance
NeoRoussette
J'ai décidé de rentrer chez moi pour fêter mes 30 ans, mais comme ça fait 9 ans que je ne suis pas rentrée, je suis un peu à la masse... Alors j'ai des petites questions d'ordre pratique.
Ca serait pour partir aux alentours du 28/12/09 et revenir vers le 17/01/2010, à deux. Question logement, je pense que y aura pas de problème, on squattera dans ma famille ou chez des copines de classe. Mais c'est pour le budget que j'ai une question en fait. A votre avis 3 semaines sur place sans se priver (resto, îlot, île des pins, éventuellement plongée, etc.), donc pas de location de voiture ni de logement à payer, sur combien on doit tabler? Pour l'instant, on avait tablé sur 100€/jour/personne soit pour 2 : 200€/jour = 23860 FCFP. C'est jouable, c'est bien, c'est pas assez, c'est trop? Y a t'il des choses qui ont tlmnt changées depuis 9 ans qu'il faut m'avertir avant de partir?
Merci z'a vus d'avance
NeoRoussette
Tout plaquer pour la Guadeloupe... English translation pending
Bonjour a toutes et à tous.
Voila, donc j'ai 22 ans je vis sur Bordeaux (france) mais je suis pas fait pour vivre enfermé dans une ville de pierre et bitume sans espace vert...🤪
Voila donc j'ai decidé de tout plaquer et partir pour la guadeloupe avec une amie et ma chienne.
Alors si je viens demander quelques conseils c'est tout d'abord au niveau financier, on serai hebegé normalement ( mais c'est loin d'etre sur) on partirai avec la modique somme de 3000euros pour commencer une nouvelle vie ( et encore sa depend de pleind e chose en octobre...)plus ou moins ;).
Je voulais aussi savoir au niveaux du travail, si il serai facile de trouver un travail? car avec peu d'argent on risque pas de tenir des masses 🏴☠️.(je ne sais pas du tout le niveau de vie que vous avez en Guadeloupe comparé à vers chez nous)
Voila donc logiquement on partirai fin decembre /debut janvier
En attendant vos avis, conseils et autres, je vous remercie beaucoup
GuiToO
Ps: désolé pour les fautes...
Voila, donc j'ai 22 ans je vis sur Bordeaux (france) mais je suis pas fait pour vivre enfermé dans une ville de pierre et bitume sans espace vert...🤪
Voila donc j'ai decidé de tout plaquer et partir pour la guadeloupe avec une amie et ma chienne.
Alors si je viens demander quelques conseils c'est tout d'abord au niveau financier, on serai hebegé normalement ( mais c'est loin d'etre sur) on partirai avec la modique somme de 3000euros pour commencer une nouvelle vie ( et encore sa depend de pleind e chose en octobre...)plus ou moins ;).
Je voulais aussi savoir au niveaux du travail, si il serai facile de trouver un travail? car avec peu d'argent on risque pas de tenir des masses 🏴☠️.(je ne sais pas du tout le niveau de vie que vous avez en Guadeloupe comparé à vers chez nous)
Voila donc logiquement on partirai fin decembre /debut janvier
En attendant vos avis, conseils et autres, je vous remercie beaucoup
GuiToO
Ps: désolé pour les fautes...
Ouragans Ike et Gustav: témoignages de Cuba English translation pending
Salut
quelques infos sur les ouragans qui ont frappé les Caraïbes. Ci dessous des témoignages de Cuba. L'ambassadeur en France parle de catastrophe nationale. Les pertes humaines s'élèvent à quatre personnes. Cuba est numéro un en matière de prévention des ouragans selon l'Onu, c'est dire la violence qui a déferlé sur la région.
A Haiti le bilan est encore plus catastrophique....
Eric
OURAGAN IKETEMOIGNAGE SUR PLACE: ..... le temps est tellement mauvais qu'on ne voit plus rien lorsque le vent souffle à 260 Km/h, l'eau forme comme un aérosol, et tout ce que tu vois est un brouillard blanc infini. Le vent arrache tout sur son passage, et projette des arbres et du verre cassé... C'est la première fois que je vois ça, avec une telle ampleur. Deux ouragans très forts en moins de 8 jours, l'un entrant par la côte nord de l'île, et l'autre traversant toute l'île comme s'il se déplaçaient par la route centrale ! On n'a jamais vu ici de chose équivalente, et les personnes agées qui vivent dans des communes côtières disent que de toutes leurs vies, elles n'ont pas souvenir d'une telle catastrophe, et que ces deux événements ont dépassé largement aux événements de l'année 44 qui avait été terrible. ...... je voudrais vous écrire davantage, mais il souffle déjà des vents inquietant dans la capitale, et dans deux heures la colère du vent sera sur nous. ... Il y a beaucoup de destruction, dans toute l'île, les vents ont arraché les cultures partout. De plus, on prévoit qu'il se forme à nouveau, dans le sud, un deuxieme cyclone équivalent à Ike. Nous avons gardé beaucoup de bouteilles d'eau, et nous les avons gelées, car les jours qui viennent seront sans eau ni lumière. Nous avons acheté aussi une bouteille de gaz. La maison est solide et tout se passera bien. A Pinar del rio par contre, il y a des personnes qui ont tout perdu, absolument tout, et qui n'échapperont pas à ce second ouragan. Je pense que nous devrons redessiner la carte de Cuba. Des villes comme Port Père, Gibara, Baracoa, Banes, Gerona, les Palais, sont pratiquement rayées de la carte. Il nous arrive des temps très très mauvais. Mais je me réjouis de pas faire mon voyage en France dans ces conditions, c'est reporté à plus tard, car notre place aujourd'hui est ici . Nous préférons rester dans nos maisons pour rester tous ensemble...OURAGAN GUSTAV
TEMOIGNAGE SUR PLACE: Cuba de nouveau blessée. Gustav, frappant de plein fouet l’île de la Jeunesse et la province de Pinar del Río, a fait des dégâts énormes sur son passage. Les appareils de Paso Real de San Diego ont mesuré une rafale de 340km-h avant d’être emportés, et les spécialistes estiment qu’il y a eu des poussée de plus de 400 km-h que les appareils ne peuvent mesurer faute d’avoir été conçus pour ça. Sur l’île de la Jeunesse, cent pour cent du service électrique a été touché ; une barge s’est retrouvé à Nueva Gerona ; à Pinar del Río, environ 80 000 logements touchés, 80 pylônes de haute tension par terre, des centaines de séchoir à tabac envolés, etc. Bref, des millions de pertes pour l’économie...
Mariage cubain/québécoise: English translation pending
Bonjour à vous femmes amoureuses et mariées avec un cubain
J'ai un homme dans ma vie depuis 6 mois. Il est de la province d'Holguin à Cuba et j'en suis amoureuse. Nous nous marierons fin 2008 début 2009.
Je connais à propos des procédures et de l'argent qu'il faut... ma question ne se situe pas au niveau de cela.
J'aimerais savoir si votre mari a bien supporté la francisation (les cours de français offerts par le gouvernemet du Québec), le premier emploi, y a-t-il eu des problèmes de communications, avec le patron, de racisme... a-t-il dû travailler plus durs que les québécois dans son environnement de travail parce sa différence, et sa difficulté à communiquer et à comprendre les autres... le racisme auquel en tant que couple nous devons faire face ici au Québec par des gens à l'esprit ferme autant employeurs, que voisinage, famille, enfants, entourage...
Est-ce que ton mari cubain a réussi à payer au moins pour sa nouriture et ses vêtements pour contribuer économiquement et dans une période de combien, 3 mois, 6 mois, en même temps que ses cours de francisation?
J'ai beaucoup de craintes car je suis une mère monoparentale de 2 ados et je n'ai pas une grande marge de manoeuvre, car malgré que j'occupe un très bon emploi bien rémunéré, il ne me reste pas beaucoup d'argent de disponible une fois toutes les dépenses du mois payées.
Merci de m'aider à trouver des solutions pour mon amoureux cubain et moi-même.
xx
J'ai un homme dans ma vie depuis 6 mois. Il est de la province d'Holguin à Cuba et j'en suis amoureuse. Nous nous marierons fin 2008 début 2009.
Je connais à propos des procédures et de l'argent qu'il faut... ma question ne se situe pas au niveau de cela.
J'aimerais savoir si votre mari a bien supporté la francisation (les cours de français offerts par le gouvernemet du Québec), le premier emploi, y a-t-il eu des problèmes de communications, avec le patron, de racisme... a-t-il dû travailler plus durs que les québécois dans son environnement de travail parce sa différence, et sa difficulté à communiquer et à comprendre les autres... le racisme auquel en tant que couple nous devons faire face ici au Québec par des gens à l'esprit ferme autant employeurs, que voisinage, famille, enfants, entourage...
Est-ce que ton mari cubain a réussi à payer au moins pour sa nouriture et ses vêtements pour contribuer économiquement et dans une période de combien, 3 mois, 6 mois, en même temps que ses cours de francisation?
J'ai beaucoup de craintes car je suis une mère monoparentale de 2 ados et je n'ai pas une grande marge de manoeuvre, car malgré que j'occupe un très bon emploi bien rémunéré, il ne me reste pas beaucoup d'argent de disponible une fois toutes les dépenses du mois payées.
Merci de m'aider à trouver des solutions pour mon amoureux cubain et moi-même.
xx
Hôtel Coin de Mire ou Véranda Pointe aux Biches sur l'île Maurice? English translation pending
Bonjour,
Ca y est, notre destination est choisie, ce sera l'île Maurice ! Nous avons besoin de votre aide pour le choix final de notre hôtel. Notre agence nous propose l'hôtel Coin de Mire ou l'hôtel Veranda Pointe Aux Biches, en demi-pension. Nous partons pendant les vacances scolaires d'avril 2009 avec nos enfants qui auront alors 11 et 5 ans.
L'écart de prix est important entre ces deux hôtels, et nous avons besoin de vos avis pour notre décision.
Pouvez-vous nous dire ce que vous pensez de ces hôtels, les avantages et inconvénients de chacun ?
Merci à vous !
Recherche contact à Pattaya English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois aller à PATTAYA mi-novembre pour une semaine. Y-a-t-il un internaute de ce forum, habitant PATTAYA, qui pourrait me contacter à l'adresse suivante : gerdith@lagoon.nc
PS : en français SVP. D'avance, je vous remercie. Amitiés de Nouméa (NEW CALEDONIA). Gérard
Je dois aller à PATTAYA mi-novembre pour une semaine. Y-a-t-il un internaute de ce forum, habitant PATTAYA, qui pourrait me contacter à l'adresse suivante : gerdith@lagoon.nc
PS : en français SVP. D'avance, je vous remercie. Amitiés de Nouméa (NEW CALEDONIA). Gérard
Retour de croisière à bord du Coral (suite) English translation pending
Bonjour a tous,
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Kayak en famille au Groenland, août 2008 English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Kayak en famille au Groenland, août 2008
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...
et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)

si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)
si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Qui va à l'hôtel Sirenis La Salina le 5 septembre 2008? English translation pending
Salut tout le monde !
On part deux gars célibataires dans la mi-vingtaine au sirenis la salina la semaine prochaine du 5 au 12 septembre 2008.
Est-ce qu'il y a des gens qui seront a cet hôtel dans les même date que nous ?
On part deux gars célibataires dans la mi-vingtaine au sirenis la salina la semaine prochaine du 5 au 12 septembre 2008.
Est-ce qu'il y a des gens qui seront a cet hôtel dans les même date que nous ?
Origine de vos pseudonymes? English translation pending
Bonjour chers membres.
Pourquoi avez-vous choisit ce pseudonyme ?
Voyage en Guadeloupe ou Martinique? (1er au 10 novembre) English translation pending
Bonjour
j ai 10 jours debut novembre et je pensais aux caraibes... qqs petites questions: est ce une bonne periode pour plage, baignade et soleil ou je risque de trouver que de la pluie? ne pouvant pas faire les deux iles, que choisir entre guadeloupe ou martinique? peut on eviter de louer une voiture ou c est indispensable pour les deux iles?
merci d avance!
merci d avance!
Sécuriser un vélo lors d'un bivouac sauvage? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurai aimé savoir de quelle manière vous sécurisez votre monture la nuit lors d'un bivouac sauvage. Parfois, en voyage on a pas forcément l'opportunité de trouver un site "sûr". Donc à part un antivol, quel moyen avez vous de parer à un éventuel vol. (Je compte traverser plusieurs pays pour aller jusqu'en Chine).
Merci.
J'aurai aimé savoir de quelle manière vous sécurisez votre monture la nuit lors d'un bivouac sauvage. Parfois, en voyage on a pas forcément l'opportunité de trouver un site "sûr". Donc à part un antivol, quel moyen avez vous de parer à un éventuel vol. (Je compte traverser plusieurs pays pour aller jusqu'en Chine).
Merci.
Thaïlande: des milliers de manifestants royalistes assiègent le gouvernement (26 août 2008) English translation pending
BANGKOK (AFP) - Des milliers de manifestants royalistes, déterminés à faire tomber le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, ont fortement perturbé l'activité gouvernementale mardi à Bangkok, encerclant plusieurs ministères et prenant d'assaut une chaîne de télévision. (la suite voir ICI)
Ca chauffe plus que pour les manifestations précèdentes d'autant plus que nombre de manifestants sont armés de pistolets ou de couteaux, 80 manifestants ont été arrêtés par la police d'après les sources de la CNN (voir ICI, article en anglais)
Cela ne va pas changé grand chose pour les touristes mais quand en est-il de l'avis des expats, vos impressions?
Ca chauffe plus que pour les manifestations précèdentes d'autant plus que nombre de manifestants sont armés de pistolets ou de couteaux, 80 manifestants ont été arrêtés par la police d'après les sources de la CNN (voir ICI, article en anglais)
Cela ne va pas changé grand chose pour les touristes mais quand en est-il de l'avis des expats, vos impressions?
Travailler en tant qu'infirmier en Guadeloupe English translation pending
Bonjour!
Un couple d'amis, ainsi que mon ami et moi même venont nous installés en Guadeloupe. Arrivée prévue en octobre. Nous sommes tous les 4 infirmiers. Je voudrais savoir si l'hopital de Pointe à Pitre embauche, et s'il y a des cliniques ou hopitaux à éviter (niveau sécurité et salaire).
Nous ne savons pas encore où nous allons nous installer, cela dépendra du taf, mais y at'il des villes où quartiers à éviter?
Merci pour toutes vos réponses!
Coût de la vie aux Philippines? English translation pending
j'aimerais savoir combien il faudrait d'argent par mois pour etre à l'aise et avoir une bonne vie dans ce pays ? Et pensez-vous qu'il est possible de démarrer un business(restau, magasin...) la bas pour pas trop cher ?
Thaïlande en famille: compte rendu English translation pending
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Découverte du Canada et du Québec: sites à visiter avec des enfants? English translation pending
🙂 Bonsoir à tous, avec ma petite famille (moi, mon mari et nos deux enfants agés de 6 ans 1/2 et de 4 ans 1/2) nous avons décidé de partir découvrir le canada et le quebec pour une quinzaine de jours, l'été prochain ...
Aussi, nous aimerions avoir des renseignements sur les sites à visiter avec des enfants, les villes qui pourraient les interesser ...
De plus, nous voudrions un hébergement qui permettrait d'être en contact avec les résidants (la formule "café couette" c'est comme cela qu'on dit pour les beds&breakfast !!!) car cela pourrait plaire aux enfants !!!😉
Bref, toutes vos suggestions sont les bienvenue, car pour un séjour réussi avec les enfants nous nous y prenons très tôt pour bien le préparer.
Merci à toutes et à tous...
En attendant de vous lire 😎😉
Aussi, nous aimerions avoir des renseignements sur les sites à visiter avec des enfants, les villes qui pourraient les interesser ...
De plus, nous voudrions un hébergement qui permettrait d'être en contact avec les résidants (la formule "café couette" c'est comme cela qu'on dit pour les beds&breakfast !!!) car cela pourrait plaire aux enfants !!!😉
Bref, toutes vos suggestions sont les bienvenue, car pour un séjour réussi avec les enfants nous nous y prenons très tôt pour bien le préparer.
Merci à toutes et à tous...
En attendant de vous lire 😎😉
Vietnam en juin 2008 du Nord au Sud... English translation pending
VIET NAM 2008 du Nord au Sud… du Samedi 31/05/2008 à 19h00 au Mardi 24/05/2008 à 6h45
##Sa 31/05/2008 FRANCE
Départ prévu à 12h25 mais j’apprends la veille que l’avion n’est pas encore parti de Hanoi et que du retard est à prévoir. Dernière info disponible : le vol est retardé de 2h00. Arrivée à l’aéroport, le vol est en fait retardé de 7h00. Pas de bol… J’ai beau habité à côté de Roissy, j’attends quand même 2h00 à l’aéroport…. Youpi !
##Di 01/06/2008 HANOI
Arrivée à l’aéroport de Noi Bai à 40km au nord d’Hanoi à 12h00. Rencontre de Olivier et Laetitia (un couple de Français venant d’Avignon) dans le Shuttle Bus de Vietnam airlines. Le bus se rend à l’agence de VNairlines (rue Quang Trung à côté du lac dans le vieux down town) – 3US$. Nous continuons le reste du chemin à pied pour rejoindre l’hôtel que le couple a réservé au nord du lac Hoan Kiem. Dommage que le sens d’orientation d’Olivier ait souffert du décalage horaire : nous prenons l’ouest et non l’est à la première bifurcation… Enfin arrivés à l’hôtel, je prends une bonne douche avant d’entamer les négociations pour différentes excursions, le ticket de bus open tour, la baie d’haLong et le train pour SaPa. Un bon conseil à suivre : ne rien acheter à un hôtel vu le montant des commissions. J’avais beau le savoir, la fatigue a eu raison de moi et j’ai joué la facilité… ça m’apprendra de ne pas comparer les prix… Sur ce, on se renseigne sur les horaires du spectacle de marionnettes. On décide de dîner et ensuite d’assister au spectacle de 18h30. J’effectue le change de 300€ dans une bijouterie Ngoc Tuan au n°54 de la Pho Cau Go située au nord du lac Hoan Kiem : le taux est vraiment intéressant. 25 700 VNDong pour 1€ et 16 230 VNDong pour 1 US$. En soirée : spectacle de marionnettes sur l’eau de Thang Long d’une durée de 1h – 40 000 Dg. Le spectacle est vraiment bien. Dommage que la fatigue du voyage m’est fait piquée du nez à de nombreuses reprises… Marche nocturne dans Hanoi et plus particulièrement au nord du lac Hoan Kiem avec son pont rouge nommé Long Bien. Repas / eau : 35 000 VND / 8 000 VND pour eau « la vie » de 1, 5L Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House 50 Hang Be St – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h internet/J
##Lu 02 - Ma 03 Excursion de 2 jours et 1 nuit pour la Baie d’HAlong
Excursion de 2 jours et 1 nuit en bateau sur la baie d’Ha Long – 40 US$ = 672 000 VND. Le vrai prix est en fait de 35 US$… J’ai acheté 2 bouteilles d’eau en vu de la croisière sur la Baie d’Halong, car sur le bateau, c’est un peu cher. La baie d’Ha Long est classée au patrimoine de l’Unesco. jour 1 : Départ prévu à 8h00, in fine, nous partons à 9h00. Pourquoi ? Nul ne le sait ! Transport en mini bus pour Ha Long. Une pause’ pipi et achat’ en cours de route. Arrivée à 12h30 au port d’Halong. Embarquement à 13h30, pour faire demi tour à la sortie du port, car … on a oublié 2 personnes ??!!!…. 14h00 afin la croisière débute et nous pouvons passer à table ! Visite des grottes de Dau Go et Thien Cung et croisière au sein des pains de sucre… C’est beau. Dommage que nous ayons du retard au planning car l’arrêt prévu au Ti Top est squizzé. Donc pas de vu panoramique de la baie d’Ha Long. Ensuite, direction l’île de Cat Cat pour débarquer ceux qui passent la nuit sur l’île et récupérer ceux qui reviennent de l’île. Et là, il y a un souci de taille : nous sommes 2 fois trop sur la bateau et donc nous attendons une second bateau pour pouvoir passer à table et se coucher !…Au final : nous avons attendu 2h00 au port. La vue est sympa mais bon… Du coup la sortie en Kayak est remise au lendemain matin au aurore…. Je fais partie lot qui doit changer de bateau… super… Enfin, on peut passer à table. Le dîner se ponctue par une chansonnette poussée par notre guide. Très sympa. Je partage ma chambre avec Ahn Ji-Yeon (une sud-coréenne). Nuit sur le bateau près de l’île de Cat Ba jour 2 : Levée 6h30 pour notre sortie de kayak. Je partage le bateau avec ma coloc. On pagaie dans une plénitude totale. Petit-dèj et c’est parti pour une croisière de 3 heures en direction du port d’Ha long. Dommage que le brouillard soit présent…. Déjeuner à Halong et retour à Hanoi à 17h00
De retour à Hanoi, nous visitons le Temple Ngoc Son au nord du lac Hoan Kiem - 3 000 VND, ainsi que le vieux quartier des 36 corporations et le grand marché Dong Xuan. Très agréable et pittoresque… Dîner au Little Hanoi N°1 : Nems 30 000 VND – Jus de mangue 20 000 VND – Soupe citrouille 15 000 VND - Délicieux ! Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h Internet/J
##Me 04 HANOI + départ pour SA PA
J’achète une carte téléphonique prépayée Viettel dans une boutique pour 180 000 VND ainsi qu’une carte de Hanoi avec les différents numéros de ligne de bus et leur desserte pour 5 000 VND. Bus n°14 Bo Ho -> Ben Quan Than (3 000 VND) pour le lac de l’ouest (lac Ho Tay) : Visite des temples de Tran Quoc (donation de 500 VND) et de Quan Than (2 000 VND). Marche à pied jusqu’au Mausolée de Ho Chi Minh, puis jusqu’à la pagode du pilier unique. Ensuite, une pause bien méritée au restau le pho 24 sur Van Mieu (un vrai délice pour 54 000 VND) à côté du temple de la littérature. Puis visite du temple de la littérature – 54 000 VND. Retour par le quartier routard à l’ouest du lac Hoan Kiem et son église Saint Joseph. Dîner avec Laetitia et Olivier qui rentrent de l’excursion de Hoa Lu / Tam Coc. Pas de chance, ils l’ont fait sous la pluie…et sont trempés. Retour à l’hôtel à 20h00 où c’est le bran le bas de combat, car le train n’est pas à 21h15 comme prévu mais à 20h40. Et il faut être à la gare 30 minutes avant le départ. Comme par hasard pas de taxi de disponible. In fine je pars en moto taxi (Xe Om) à 20h20 (17 000 VND) pour arriver à la gare de Tran Quy Cap à 20h30 : c’était la course à vive allure, des zigzag entre les voitures, des feux rouges grillés… Me voilà à l’entrée du quai quand 2 personnes me proposent d’être surclassée dans le RATRACO de 21h15 (SP1 au lieu de SP7 : hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… :-s) : info ou intox, je tente le coup… et j’attends en espérant que ce n’est pas une arnaque. Enfin la chance me sourit et me voilà dans le wagon du Fansipan express, du grand luxe !!!! Des amuses gueules nous sont servis ainsi que du thé. Nuit dans le train : dommage, je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit et ainsi profiter de cette nuit de luxe. C’est le comble….
##Je 05 - Ve 06 – Sa 07 Sa pa via lao Cai jour 1 : Arrivé à Lao Cai à 5h30 sous une pluie fine. Service de mini-bus de Tulico pour rejoindre Sa Pa : 30 000 VND. Sa Pa : Un beau cirque de montagne parsemé de hameau à 1650 mètres d’altitude. Les villages de minorités ethniques sont situés pour beaucoup à moins de 3km de la ville. Rencontre de Myriam (une franco-allemande qui vit aux USA) dans le mini-bus avec qui je visite Sa Pa et son marché. Rencontre de Hmong Noires et de Dao rouges qui nous proposent de venir passer la nuit dans leur village. Dommage qu’on ait déjà réserver la chambre d’hôtel… et surtout qu’on ne sentent pas de marcher 6 heures après la nuitpassée dans le train… Achat de 2 ‘instruments’ à musique pour 40 000 VND pour mes neveux. Achat d’une carte de randonnée de Sa Pa pour 20 000 VND. Dans l’après-midi, visite des chutes d'eau du village de Cat Cat qui se situe dans une petite vallée. Taxe de 10 000 VND. Au retour, achat d’une ceinture Hmong noir pour 100 000 VND. Rencontre de Hmong noire – 3 ceintures (40, 30 et 30 000 VND), de Dzao rouge – une ‘cravate’ à 50 000 VND et Dzao noire – une ceinture à pompon Un délicieux restaurant pas cher en bas de la rue de Cau May où nous avons pris petit déj, déj et dîner Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel (15 Cau May St) – 6 US$ - chambre double avec terrasse
jour 2 : Rando moto avec Myriam jusqu’au col de Tram Ton à 1900m d’altitude (15 km A/R pour 6 US$ = 96 000 VND). Belle balade en moto avec une arrivée au col dans la brume et dans le froid. L’après-midi, visite du village de Sa Pa. Myriam retourne sur Hanoi ce soir. Internet : 6 000 VND/h Laundry : 40 000 VND Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel – 4, 5 US$ = 70 000 VND - chambre simple avec fenêtre
jour 3 : Je décide de partir en randonnée depuis Sa Pa jusqu’à Ta Van en passant par Lao Chai. La taxe est de 15 000 VND. Bien que la route devait être simple à suivre puisqu’il suffisait de suivre la rivière, j’ai réussie à m‘égarer par de-là les rizières…. Mais quelle belle balade, cela reste un de mes meilleurs souvenirs du VN… les paysages sont magnifiques. Pour les amoureux des treks, à faire absolument et pas besoin de guide… Enfin, j’arrive à Ta Van … qui est un village très touristique. Des bus arrivent par dizaine… remplis de touristes qui envahissent les rues du village. Pour retourner à Sa Pa, je cherche un Xe Om. Ouf en voilà un au détour du parking, je ne me voyais pas grimper à Sa pa (8 km de route) et qui plus est sous la pluie – 20 000 VND. Dernier achat : un bonnet Hmong 30 000 VND Je prends une bonne douche et me voilà prête à repartir pour Hanoi. Mini-bus à 17h00 pour la gare de Lao Cai – 30 000 VND A Lao Cai, je dois récupérer mon billet de train. Un type au restau me dit qu’il s’occupe de tout. Il revient 20 minutes plus tard avec mon billet. Super. Mais 1h00 avant de partir, c’est le zouc ! Il semble que le billet qu’on m’ait donné ne soit pas le mien… !! Mais où est alors mon billet ?… ! Après une longue conversation entre différents protagonistes, on me tend un nouveau billet de train… Tout semble être rentré dans l’ordre et je prends mon train comme prévu à 21h00 (pour mémoire hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… ). Nuit dans le train où j’ai très bien dormi…
##Di 08 départ pour NINH BINH : Tam Coc
Arrivée à la gare centrale de Tran Quy Cap le matin à 5h30 Xe Om à 15 000 VND pour Hanoi Sprit Hotel afin de récupérer mon ticket de bus Open Tour commandé quelques jours plus tôt : 57 US$ Sleeping Bus de An Phu Tour. Et voilà, un nouveau problème : le billet qu’il me donne ne comprend pas l’arrêt à Da Lat !! Trop tard pour faire le changement, j’ai mon train pour Ninh Binh à 10h05 et je dois encore acheter mon billet de train. L’hôtel me dit ‘’pas de problème’’ et qu’il suffit que j’aille à l’agence à Nha Trang… Si cela avait été si simple ! Avant de partir, je change 240€ dans la bijouterie Ngoc Tuan (taux 1€ = 26 800 VND) Train pour Ninh Binh : TN1 10h05 – 13h35 pour 28 000 VND (hard seat). A la gare de Ninh Binh, Mr Luong joue les rabatteurs pour le Queen Mini Hotel. Je ne regrette pas, bien que la A/C fasse un peu défaut vue la chaleur. Sur les conseils de Mr Luong, je visite Tam Coc en fin d’après-midi, et je ferai Hoa Lu le lendemain. Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route dès 14h30 pour les grottes de Tam Coc – 30 000 VND ou la Baie d’Along terrestre qui se situent à 9km au sud de Ninh Binh, à l’aide d’un plan fourni par Mr Luong. Après 1h00 de vélo me voilà à l’embarcadère à Van Lam : ballade en bateau à rame et accès au site de Bich Dong : 2h30 A/R – 40 000 Dg/p (bateau 2 pers.) et visite des grottes Hang Ca, Hang Hai, Hang Ba. J’ai vraiment adorée. Achat de 2 napperons brodés pour 50 000 VND Repas à l’hôtel pour 30 000 VND. Soirée avec Mr Luong : une bière bien fraîche en bord de rivière et une drague d’enfer par Mr Luong…. Je m’interroge : vais-je avoir des propositions dans chaque hôtel du VN tenu par des hommes…. Nuit Ninh Binh : Queen Mini Hotel 21 Hoang Hoa Tham St – 60 000 VND – chambre simple avec fenêtre et ventilo
##Lu 09 Ninh Binh : Hoa LU + départ pour Hué
Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route pour l’ancienne capitale Hoa Lu située à 12 km au nord de Ninh Binh par la nationale au milieu des camions et des klaxons. Je rate la bifurcation, et une fois arrivée au pond je décide de prendre sur la gauche au calme à travers les rizières. Me voilà en route pour l’aventure, direction les pitons rocheux édentés et pains de sucre au forme déchiquetée… Enfin me voilà arrivée à Hoa Lu. Ballade à pied dans le site de Hoa Lu - billet 10 000 Dg : temple Dinh Tien Hoang, temple Le Dai Hanh, pagode Nha Tru. Ne pas manquer le tombeau au sommet de la montagne avec une vue magnifique. Nota : attention, un petit vieux rode dans le temple et essaye d’embrasser les jeunes filles, tout d’abord sur les mains et ensuite sur la bouche….en prétextant vouloir montrer comment honorer bouddha… Ensuite, retour sous un soleil de plomb pour Ninh Binh (un départ sous la pluie et la grisaille ne laissait en aucun cas envisager la météo de l’après-midi) durant lequel j’ai pris de méchant coup de soleil avec de belles petites cloques d’eau… Le pull manche longue sera de rigueur les prochains jours ! Nota : sur la route un scooter me fait une queue de poisson me forçant à m’arrêter, et là j’ai eu la peur de ma vie. Il ne parlait un mot d’anglais et voulait que je fasse demi-tour et que je le suive. Après avoir haussée le ton, il a fini par me laisser passer… Tout cela est vraiment bizarre. Après 8h00 de ballade je suis de retour vers 16h00 pour prendre une bonne douche et préparer mon sac pour la route de nuit dont le départ est prévu pour 21h00. Le départ se fait au niveau du Xua Hoa Hotel quelques km plus bas. Mr Luong me dépose en moto. Repas / eau : petit déj à 15 000 VND – boisson canne à sucre 4 000 VND – Eau à 6 000 VND Nuit dans le bus : ma première nuit en bus. Super, les couchettes sont vraiment bien, mais il y a un problème, je n’ai pas de couchette… ! Je dois partager une couchette double avec une mère et ses 2 enfants… Une nuit de plus où je dors mal, je suis épuisée…
##Ma 10 - Me 11 Hué
jour 1 : Arrivée dans la matinée à Hué, ancienne capitale du VN, classée au patrimoine de l’Unesco. Je décide de la visiter pendant le Festival de Hué qui se déroule du 3 au 11 juin 2008. C’est la ville la plus chaude du VN, la chaleur est écrasante. Je me repose un peu à l’hôtel avant de visiter la citadelle de Hué– 55 000 VND (plus de brochure…). Je décide de louer un vélo (16 000 VND la 1/2J) pour faire la route vu la chaleur. Mais je n’arrive pas à rentrer avec dans la citadelle, j’aurais dû essayer par une autre porte… Je mange un bon poisson à 30 000 VND accompagné de riz à 10 000 VND et 5 000 VND pour une … serviette. Et oui, il faut le savoir, la serviette ça se paye… Il fait extrêmement chaud… je termine difficilement la visite de citadelle. Je décide d’attendre 16h00 avant de reprendre la visite et d’aller à la pagode de Thien Mu à 5km au sud de la ville.Nuit hôtel Hué : Volga Hotel 78 Tran Quang Khai St - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre. Je passe une excellente nuit !
jour 2 : Petit déj’ au restau du coin, ça c’est du typique et ça me plait…. En plus c’est 12 000 VND le pho. Ensuite, en route pour le tombeau de Tu Duc (55 000 VND) en vélo (30 000 VND). La route est vallonnée et il fait toujours aussi chaud. Je fais garder mon vélo par un bar et achète un coca pour 8 000 VND. J’avais prévu de faire 2 autres tombeaux mais un seul suffira, en plus ils se ressemblent tous. Sur la route, je m’arrête regarder la fabrication artisanal (ou plutôt touristique) de l’encens. Je décide d’en acheter : 300 bâtonnets (au santal et lemon santal) pour 50 000 VND. Les propriétaires m’invitent à boire du thé… puis je reprends la route. A l’entrée de la ville, je m’arrête déguster un jus de canne à sucre (3 000 VND) dans un bar où se retrouve une équipe de travailleurs qui n’en croient pas leur yeux de voir une blanche assise à côté d’eux. Je m’arrête un peu plus loin pour acheter une bouteille d’eau – 7 000 VND et je décide de déjeuner. Le repas était exquis (15 000 VND), je me suis régalée. Je fais un tour ensuite au marché de Dong Ba où je goutte enfin le fameux Durian… et bien c’est bon (en dépit de cette odeur un peu forte) et très nourrissant. J’en profite pour acheter un Fruit du Dragon 10 000 VND et … encore de l’encens : 300 bâtonnets pour 50 000 VND et deux boites encens en spirale pour 50 000 VND avec son support j’ai du négocier dur et je crois que j’ai payé un peu cher…enfin. Dernière nuit à Hué, je décide de découvrir la ville la nuit et surtout c’est le dernier jour du festival. C’est vraiment beau… Au détour d’une bijouterie (Tuy Dong au 11 Hung Vuong St) et sur les conseils d’un couple de Français, je décide d’acheter à Hué (et non à Saigon) un pendentif en jade orné d’un dragon et un phénix en or pour 35€. J’en suis très contente… J’assiste au feu d’artifice de clôture du festival, les rues sont inondées de monde, toute la ville est dehors. C’est vraiment beau. Un conseil les filles, ici une fille qui sort seule cherche forcément un petit asiatique pour lui tenir chaud la nuit…même si son boy friend est à l’hôtel et que vous arborez une alliance! Nota : la gérante de l’hôtel est vraiment sympa et s’est débrouillée pour m’avoir une place pour Hoi An pour le départ de 8h30 et non de 14h00, alors que s’était a priori complet. Nota : j’ai du contacter par e-mail Hanoi spirit Hotel pour mon billet de bus pour Da Lat car An Phu Tour de Hué n’a rien voulu savoir….ça me gonfle… Laundry – 40 000 VND pour 3 paires de chaussette, 4 tee-shirt, 1 pantalon et 1 pyjama. Nuit hôtel Hué : Volga Hotel - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre.
##Je 12 - Ve 13 HOI AN + My Son
jour 1 :en route pour Hoi An par le sleeping bus open tour. Le départ est prévu pour 8h30, quelle ne fut pas ma surprise de voir le bus à mon retour de petit déj à 8h00 !! Bran le bas de combat pour finir mes bagages et monter dans le bus. J’arrive à 13h00 à Hoi An. C’est pas simple de trouver un hôtel peu cher… Pour le déjeuner je teste les Woton…Et me voilà parti pour la visite de la ville, mais pour cela je dois acheter le fameux billet touristique (pass de 5 coupons détachables pour l’entrée de 5 sites – 75 000 Dg). Je m’organise pour assister à la représentation de danse de fin d’après-midi. Les routes sont en travaux, voir même interdites… dur dur de se retrouver. Le cachet de la ville en prend un coup…La chaleur et la fatigue m’empêchent d’apprécier Hoi An à sa juste valeur. Enfin, il ne faut pas se voiler la face : Hoi An est une ville à touristes où se succèdent les boutiques…le pont japonais, les ruelles en travaux, le marché et le port de pêche. Si j’avais eu le temps, je serais sortie de la veille ville, par delà le port de pêche voir la vrai vie. J’achète une lanterne à l’atelier de soierie (3 US$ = 48 000 VND) et 2 tenues en soie pour ma nièce de 1 an (200 000 VND). Nuit hôtel Hoi An : Hoi Pho 627 Hai Ba Trung St – 8 US$ = 130 000 VND – Chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C.
jour 2 : Site cham de My Son (classé au patrimoine mondial de l’Unesco) - Excursion au site My Son avec An Phu Travel en bus pour 3 US$ et l’entrée 60 000 VND : 7h45 - 14h30. Cela permet de contempler la beauté et la civilisation Cham au XV siècle : je trouve le site plutôt intéressant bien que celui-ci soit très abîmé.L’après-midi est consacré à la poursuite de la visite de Hoi An. J’achète 2 peintures sur soie pour 200 000 VND. Il ne reste pas beaucoup de temps car le bus part à 18h30. Nota : Je prends quelques minutes pour aller à An Phu Office pour mon billet de bus pour Da Lat. Même chose qu’à Hué. Je contacte par téléphone l’hôtel qui me garantit que mon billet m’attendra à l’agence de Nha Trang…. Nuit dans le bus
##Sa 14 - Di 15 Nha Trang
jour 1 : Arrivée matinale (6h30) à Nha Trang, aujourd’hui c’est repos ! Enfin, avant cela, je dois trouver de la place dans un hôtel et ce, pour moins de 10 US$, et ce ne fût pas une mince à faire. Tous les hôtels étaient complets. Nota : allongée sur la plage, mon sac à dos en guise d’oreiller, je me réveille en sursaut. Un type était en train d’ouvrir la fermeture éclair de mon nouvel oreiller. J’ai hallucinée ! Je décide de rentrer et de visiter la ville.Nota : je tente à nouveau de récupérer mon ticket pour Da Lat. Après un nouvel échec, j’appelle à nouveau Hanoi Spirit Hotel. Après 40 min d’attente, alléluia, j’ai mon ticket de bus… Dîner au café des amis. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel 1B Biet Tu St – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage
jour 2 : Nha Trang, c’est une longue plage de sable bordée de cocotiers, promontoires rocheux, mer turquoise et myriades d’îles au large, mais c’est aussi les Tours Cham de Po Pagar et la Pagode de Long Son. Tout cela se fera en vélo (20 000 VND). Le vent marin rend la chaleur supportable, mais il ne faut sous-estimer le soleil tout aussi ardant qu’au nord…surtout sans nuage. Nha Trang est une station balnéaire en pleine expansion…mais au bout de quelques km on retrouve l’authenticité de la ville. Je resquille accidentellement pour l’entrée aux tours cham en refusant de laissant mon vélo au parking…payant du site. Le site est à faire et la vue est magnifique au sommet. La pagode de Long Son est en ‘activité’ et j’ai pu assister à différents cours. Au sommet, la vue sur les toits de Nha Trang est superbe. A la boutique de la pagode, j’achète un « bol » pour faire brûler l’encens (425 000 VND) ainsi qu’une suspension en forme de pagode (52 000 VND). J’ai apprécié ma journée à Nha Trang contre tout attente. Je finis la journée en faisant les boutiques (tong en bambu pour 90 000 VND – en dépit du prix je ne suis pas sur qu’elles feront long feu). Dîner à Truc Linh : délicieux restaurant et pas si cher que ça vu la qualité. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage
##Lu 16 - Ma 17 – Me 18 – Je 19 DA LAT
jour 1 : En route pour Da Lat avec les TM Brother : 7h00 – 14h00. Da Lat est un plateau qui s’élève à 1500 m au-dessus du niveau de la mer, avec des chutes, des lacs, des cascades, des collines plantées de pins, des multitudes de fleurs, et des villas françaises. Dans le bus, je fais la connaissance de Ross (un australien) avec qui je vais partager ces quelques jours. La journée se ponctuera par une ballade dans la ville, le marché ouvert et la visite de la pagode de Linh Son. J’adore l’ambiance de cette ville, je me sens enfin dans mon milieu… Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen 11 Lo B10 Duong 3/2 – 6 US$ - chambre simple avec fenêtre côté rue Repas / eau : 100 000 Dg / 15 000 Dg
jour 2 : Super, Ross sait conduire les moto (70 000 VND/J – automatique), il a pratiqué de nombreuses années dans le bush...donc totale confiance. Nous voilà donc en route pour l’aventure. On se rend à Nam Ban Village. Sur la route, oups, un pneu crevé, mais nous avons de la chance, cela se produit … à 30 mètre d’un …réparateur de pneu (3 000 VND). Visite de la pagode de Linh An, où une veille dame nous offre 2 avocats pour avoir acceptée de ... la prendre en photo… Puis visite de la cascade aux éléphants : dur dur la descente, voire un peu dangereuse… Et puis nous visitions la fabrique de soie où j’achète 2 écharpes en soie (100 000 VND). Après déjeuner (bouillie de riz ?… !), nous partons pour le Xa Lat (communément appelé village de Lat). En fait, il n’y a pas grand chose à voir si bien que nous n’avons pas réalisé que nous étions arrivé, et nous partons pour le lac d’Ankroët, que je ne suis pas sur d’avoir trouvé. Mais tant pis, on s’arrête au bord d’un lac pour apprécier l’environnement et là nous assistons au retour d’un troupeau de buffles d’eau et de ‘cueillette’ des locaux. Un moment magique… Nous décidons de finir la soirée par un ‘foot massage’- 50 000 VND/h : Nul et en plus que 40 min, on décide de payer que 35 000 VND… Sur la route de l’hôtel, j’achète de la musique traditionnelle : 4 CD pour 6 000 VND. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre côté … mur (oui mais c’est nettement moins bruyant, et un peu moins lumineux, mais la nuit c’est pas grave !)
jour 3 : On décide de continuer la visite de la région en moto (70 000 VND/J), mais aujourd’hui le beau temps n’est pas au rendez-vous….Direction les chutes de Dantala (5 000 VND) : ma fois c’est très touristique…un peu surprenant de voir tous ces locaux… Bon, on part pour le lac de Tuyen Lam à deux pas des chutes d’eau : on souhaite en faire le tour, mais on arrive au bout de la route : une réserve… on entre : on peut faire une ballade dos d’éléphant, manger, organiser des trecks…Sur la route, on s’arrête pour regarder un élevage de poisson… On finit par retourner à Da Lat pour visiter la ville et ses anciennes villas françaises, faire le tour du lac, visiter la pagode de Thien Vuong, et là…on se chope une averse… Et puis nous voilà de retour et je goutte pour la première fois un ‘Black ice coffee’ et c’est très bon, donc je recommencerai… Demain Ross part pour Saigon, si le mauvais temps persiste je l’accompagnerai. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre
jour 4 : Aujourd’hui, il fait beau temps, donc je continue l’aventure et décide de prendre le bus pour Xa Lat (16 000 VND A/R), car je me dit qu’il doit y avoir autre chose à voir…. Et bien non, hormis une boutique dans laquelle j’achète un chemin de table 180 000 VND. Coup de chance je reviens par le bus de 11h15 qui est l’avant dernier avant celui de 16h00… la journée aurait pu être longue. De retour à Da Lat, au détour d’une boutique de thé, je rencontre un vieux vietnamien installé aux USA qui revient chaque année visiter sa famille ; celui-ci semble seul et décide de m’inviter à déjeuner… dans une restaurant… pour manger un fabuleux steak frite comme on les mange en France… Il m’offre également du thé au Jasmin… Une curieuse rencontre… J’ai besoin d’acheter un sac pour ramener tous mes souvenirs, donc je pars pour le marché couvert (Cho Da Lat): achat d’un sac pour 80 000 VND, de l’encens…oui encore (2 boites de serpentins 50 000 VND – 2x450 bâtonnets pour 2x25 000 VND – 250 bâtonnets pour 25 000 VND), et du thé : Tra Lai 9 000 VND/100g – Tra Bac Tha 15 000 VND/100g Laundry : 16 000 VND (3 tee shirt – 2paires de chaussettes) Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre
##Ve 20 - Sa 21 – D 22 – Lu 23 Ho Chi Minh et le delta du mékong
jour 1 : La proprio m’offre le petit déj : pain, œuf et thé (très sympa). En route pour Saigon avec les TM Brothers : 7h30 – 14h00. Première chose, trouver un hôtel (coup de bol, je suis au même que Ross, mon australien préféré) puis réserver mon excursion sur le delta du Mékong auprès de KimTravel (je l’avais repéré sur Internet à l’occasion de mes recherches en France). Puis je pars dans Saigon, direction le marché de Ben Thanh. Ou la la, quelle surprise de voir cela ; c’est un marché à touriste, rien à voir avec celui de Da Lat… un peu déçu, je pensais faire mes derniers achats ici, mais les prix sont vraiment élevés. Je continue vers l’hôtel de ville avant de revenir à l’hôtel après avoir reçu un appel téléphonique de Ross. J’achète 10 cartes postales pour 15 000 VND. Je passe la soirée avec Ross et une Japonaise. Ce fut une excellente soirée : Ross m’a raconté son incroyable chemin de vie et ensuite cette femme qui en a un tout aussi atypique. Nuit hôtel HCM : Kim My 217/45 De Tham St – 7 US$ = 122 000 VND – chambre simple chez l’habitant : le taux de change à 18 000 et l’absence d’A/C me conduise à changer d’hôtel
jour 2 : Je dis au revoir à Ross, je suis un peu triste, j’ai vraiment apprécié sa compagnie. Peut-être se reverra-t-on un jour en Australie.. Excursion de 2 jours et 1 nuit sur le bateau pour la rivière des Neuf Dragons et son delta- 36$ (taux à 16 500 VND) avec Kim Travel On commence le périple par un peu de bus pour se rendre à Cai Be. De là, nous prenons un bateau à moteur pour rejoindre la fabrique de bonbon à la noix de coco, de papier de riz, de riz soufflé, d’alcool de serpent. Nous rejoignons ensuite l’île de An Binh (Vinh Long) pour déjeuner (30 000 VND) puis pour une sieste en hamac ou du vélo – au choix : pour moi c’est la sieste. Ensuite, une ballade en bateau à rame d’une trentaine de minutes à travers les canaux avant d’embarquer de Sa Dec pour notre grande croisière pour Chau Doc. A Sa Dec, on prendra une douche et on visitera le marché. Après le dîner, nous avons assister à un magnifique coucher de soleil sur le Mékong…Je passe la soirée à discuter avec Ti (vietnamienne) et Carolina (allemande qui travaille à Saigon et vit chez Ti). jour 3 : Levé à 5h30 pour admirer le levé de soleil sur Chau Doc. Après le petit déj, on part visiter la pagode de la caverne à flanc du mont sam (en 4x4 de luxe car il y a un souci pour le mini-bus). La vue donne sur la frontière du Cambodge. Ensuite, on visite les maisons flottantes en bateau à rame : très paisible et très chaud…On s’arrête dans un élevage intensif de poissons pour assister ‘au gavage’…puis dans un village Cham, une minorité islamique : dommage la mosquée est fermée…Et nous voilà reparti, pour notre croisière sur le Mékong : direction Sa Dec (10h00 – 17h00). Puis le plus dur, le bus jusqu’à Saigon (17h00 – 21h30). Arrivée à l’agence, je récupère mon sac à dos et demande pour un hôtel avec A/C à 10 US$. Il n’y avait qu’à demander… Nuit hôtel HCM : Capital Hotel 107 /1 Bui Vien St – 10 US$ = 122 000 VND – chambre simple avec fenêtre et A/C : même taux de change mais j’ai passé une bonne nuit au frais. jour 4 : une journée à Ho Chi Minh…. Je pars en Xe Om (20 000 VND) pour la pagode de l’empereur de Jade (Chua Ngoc Hoang). Puis à nouveau en Xe Om (15 000 VND) pour le centre ville. Je visite Ho Chi Minh City puis j’achète dans un centre commerciale (Trade Center à Nguyen Hue St district 1) 3 Ao Dai (280 000 chacun) et 1 pyjama à 130 000 VND (Mi Mi Shop). Puis je souhaite me faire masser, je décide d’essayer le centre d’aide aux aveugles qui dispense des massages de 1h pour 50 000 VND : très bien. Je poste mes cartes postales (timbre à 8 000 VND). J’achète également du café et un filtre. La fatigue et le manque de temps font que je ne visite pas Cho Lon et ses magnifiques Pagodes du nord. Je réserve un taxi prépayé (136 000 VND) pour l’aéroport via une agence (si je m’y étais pris plus tôt j’aurais pu avoir un taxi collectif…). Départ à 20h30 pour un décollage prévu à 23h05…
##Ma 24/06/2008 FRANCE
Atterrissage à Roissy Charles de Gaule vers 7h00. Snif !
Conclusion : le Viet Nam est un pays très touristique. Mon périple ne m’a pas permis de sortir des sentiers battus, et d’aller à la rencontre de la population. Mon avis est mitigé sur le VN et j’émets quelques réserves sur Hue et Hoi An. La baie d’Ha Long reste quand même la baie d’Ha Long bien que mon excursion ne se soit pas bien déroulée. Je préconise plutôt un itinéraire par les montagnes…. Par ailleurs, mon planning était trop chargé, et la fatigue occasionnée par ce rythme a certainement influencé mon jugement sur ce pays. La découverte du Viet Nam ne me laissera pas un souvenir aussi intense que celle du Myanmar ou de Bali, cependant le Viet Nam est tout de même un merveilleux pays. Et puis les souvenirs se bonifient avec le temps… PS : ceci est que mon avis et n'engage que moi...😛 Nota : si j’ai le courage, je mettrais quelques photo…
##Sa 31/05/2008 FRANCE
Départ prévu à 12h25 mais j’apprends la veille que l’avion n’est pas encore parti de Hanoi et que du retard est à prévoir. Dernière info disponible : le vol est retardé de 2h00. Arrivée à l’aéroport, le vol est en fait retardé de 7h00. Pas de bol… J’ai beau habité à côté de Roissy, j’attends quand même 2h00 à l’aéroport…. Youpi !
##Di 01/06/2008 HANOI
Arrivée à l’aéroport de Noi Bai à 40km au nord d’Hanoi à 12h00. Rencontre de Olivier et Laetitia (un couple de Français venant d’Avignon) dans le Shuttle Bus de Vietnam airlines. Le bus se rend à l’agence de VNairlines (rue Quang Trung à côté du lac dans le vieux down town) – 3US$. Nous continuons le reste du chemin à pied pour rejoindre l’hôtel que le couple a réservé au nord du lac Hoan Kiem. Dommage que le sens d’orientation d’Olivier ait souffert du décalage horaire : nous prenons l’ouest et non l’est à la première bifurcation… Enfin arrivés à l’hôtel, je prends une bonne douche avant d’entamer les négociations pour différentes excursions, le ticket de bus open tour, la baie d’haLong et le train pour SaPa. Un bon conseil à suivre : ne rien acheter à un hôtel vu le montant des commissions. J’avais beau le savoir, la fatigue a eu raison de moi et j’ai joué la facilité… ça m’apprendra de ne pas comparer les prix… Sur ce, on se renseigne sur les horaires du spectacle de marionnettes. On décide de dîner et ensuite d’assister au spectacle de 18h30. J’effectue le change de 300€ dans une bijouterie Ngoc Tuan au n°54 de la Pho Cau Go située au nord du lac Hoan Kiem : le taux est vraiment intéressant. 25 700 VNDong pour 1€ et 16 230 VNDong pour 1 US$. En soirée : spectacle de marionnettes sur l’eau de Thang Long d’une durée de 1h – 40 000 Dg. Le spectacle est vraiment bien. Dommage que la fatigue du voyage m’est fait piquée du nez à de nombreuses reprises… Marche nocturne dans Hanoi et plus particulièrement au nord du lac Hoan Kiem avec son pont rouge nommé Long Bien. Repas / eau : 35 000 VND / 8 000 VND pour eau « la vie » de 1, 5L Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House 50 Hang Be St – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h internet/J
##Lu 02 - Ma 03 Excursion de 2 jours et 1 nuit pour la Baie d’HAlong
Excursion de 2 jours et 1 nuit en bateau sur la baie d’Ha Long – 40 US$ = 672 000 VND. Le vrai prix est en fait de 35 US$… J’ai acheté 2 bouteilles d’eau en vu de la croisière sur la Baie d’Halong, car sur le bateau, c’est un peu cher. La baie d’Ha Long est classée au patrimoine de l’Unesco. jour 1 : Départ prévu à 8h00, in fine, nous partons à 9h00. Pourquoi ? Nul ne le sait ! Transport en mini bus pour Ha Long. Une pause’ pipi et achat’ en cours de route. Arrivée à 12h30 au port d’Halong. Embarquement à 13h30, pour faire demi tour à la sortie du port, car … on a oublié 2 personnes ??!!!…. 14h00 afin la croisière débute et nous pouvons passer à table ! Visite des grottes de Dau Go et Thien Cung et croisière au sein des pains de sucre… C’est beau. Dommage que nous ayons du retard au planning car l’arrêt prévu au Ti Top est squizzé. Donc pas de vu panoramique de la baie d’Ha Long. Ensuite, direction l’île de Cat Cat pour débarquer ceux qui passent la nuit sur l’île et récupérer ceux qui reviennent de l’île. Et là, il y a un souci de taille : nous sommes 2 fois trop sur la bateau et donc nous attendons une second bateau pour pouvoir passer à table et se coucher !…Au final : nous avons attendu 2h00 au port. La vue est sympa mais bon… Du coup la sortie en Kayak est remise au lendemain matin au aurore…. Je fais partie lot qui doit changer de bateau… super… Enfin, on peut passer à table. Le dîner se ponctue par une chansonnette poussée par notre guide. Très sympa. Je partage ma chambre avec Ahn Ji-Yeon (une sud-coréenne). Nuit sur le bateau près de l’île de Cat Ba jour 2 : Levée 6h30 pour notre sortie de kayak. Je partage le bateau avec ma coloc. On pagaie dans une plénitude totale. Petit-dèj et c’est parti pour une croisière de 3 heures en direction du port d’Ha long. Dommage que le brouillard soit présent…. Déjeuner à Halong et retour à Hanoi à 17h00
De retour à Hanoi, nous visitons le Temple Ngoc Son au nord du lac Hoan Kiem - 3 000 VND, ainsi que le vieux quartier des 36 corporations et le grand marché Dong Xuan. Très agréable et pittoresque… Dîner au Little Hanoi N°1 : Nems 30 000 VND – Jus de mangue 20 000 VND – Soupe citrouille 15 000 VND - Délicieux ! Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h Internet/J
##Me 04 HANOI + départ pour SA PA
J’achète une carte téléphonique prépayée Viettel dans une boutique pour 180 000 VND ainsi qu’une carte de Hanoi avec les différents numéros de ligne de bus et leur desserte pour 5 000 VND. Bus n°14 Bo Ho -> Ben Quan Than (3 000 VND) pour le lac de l’ouest (lac Ho Tay) : Visite des temples de Tran Quoc (donation de 500 VND) et de Quan Than (2 000 VND). Marche à pied jusqu’au Mausolée de Ho Chi Minh, puis jusqu’à la pagode du pilier unique. Ensuite, une pause bien méritée au restau le pho 24 sur Van Mieu (un vrai délice pour 54 000 VND) à côté du temple de la littérature. Puis visite du temple de la littérature – 54 000 VND. Retour par le quartier routard à l’ouest du lac Hoan Kiem et son église Saint Joseph. Dîner avec Laetitia et Olivier qui rentrent de l’excursion de Hoa Lu / Tam Coc. Pas de chance, ils l’ont fait sous la pluie…et sont trempés. Retour à l’hôtel à 20h00 où c’est le bran le bas de combat, car le train n’est pas à 21h15 comme prévu mais à 20h40. Et il faut être à la gare 30 minutes avant le départ. Comme par hasard pas de taxi de disponible. In fine je pars en moto taxi (Xe Om) à 20h20 (17 000 VND) pour arriver à la gare de Tran Quy Cap à 20h30 : c’était la course à vive allure, des zigzag entre les voitures, des feux rouges grillés… Me voilà à l’entrée du quai quand 2 personnes me proposent d’être surclassée dans le RATRACO de 21h15 (SP1 au lieu de SP7 : hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… :-s) : info ou intox, je tente le coup… et j’attends en espérant que ce n’est pas une arnaque. Enfin la chance me sourit et me voilà dans le wagon du Fansipan express, du grand luxe !!!! Des amuses gueules nous sont servis ainsi que du thé. Nuit dans le train : dommage, je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit et ainsi profiter de cette nuit de luxe. C’est le comble….
##Je 05 - Ve 06 – Sa 07 Sa pa via lao Cai jour 1 : Arrivé à Lao Cai à 5h30 sous une pluie fine. Service de mini-bus de Tulico pour rejoindre Sa Pa : 30 000 VND. Sa Pa : Un beau cirque de montagne parsemé de hameau à 1650 mètres d’altitude. Les villages de minorités ethniques sont situés pour beaucoup à moins de 3km de la ville. Rencontre de Myriam (une franco-allemande qui vit aux USA) dans le mini-bus avec qui je visite Sa Pa et son marché. Rencontre de Hmong Noires et de Dao rouges qui nous proposent de venir passer la nuit dans leur village. Dommage qu’on ait déjà réserver la chambre d’hôtel… et surtout qu’on ne sentent pas de marcher 6 heures après la nuitpassée dans le train… Achat de 2 ‘instruments’ à musique pour 40 000 VND pour mes neveux. Achat d’une carte de randonnée de Sa Pa pour 20 000 VND. Dans l’après-midi, visite des chutes d'eau du village de Cat Cat qui se situe dans une petite vallée. Taxe de 10 000 VND. Au retour, achat d’une ceinture Hmong noir pour 100 000 VND. Rencontre de Hmong noire – 3 ceintures (40, 30 et 30 000 VND), de Dzao rouge – une ‘cravate’ à 50 000 VND et Dzao noire – une ceinture à pompon Un délicieux restaurant pas cher en bas de la rue de Cau May où nous avons pris petit déj, déj et dîner Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel (15 Cau May St) – 6 US$ - chambre double avec terrasse
jour 2 : Rando moto avec Myriam jusqu’au col de Tram Ton à 1900m d’altitude (15 km A/R pour 6 US$ = 96 000 VND). Belle balade en moto avec une arrivée au col dans la brume et dans le froid. L’après-midi, visite du village de Sa Pa. Myriam retourne sur Hanoi ce soir. Internet : 6 000 VND/h Laundry : 40 000 VND Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel – 4, 5 US$ = 70 000 VND - chambre simple avec fenêtre
jour 3 : Je décide de partir en randonnée depuis Sa Pa jusqu’à Ta Van en passant par Lao Chai. La taxe est de 15 000 VND. Bien que la route devait être simple à suivre puisqu’il suffisait de suivre la rivière, j’ai réussie à m‘égarer par de-là les rizières…. Mais quelle belle balade, cela reste un de mes meilleurs souvenirs du VN… les paysages sont magnifiques. Pour les amoureux des treks, à faire absolument et pas besoin de guide… Enfin, j’arrive à Ta Van … qui est un village très touristique. Des bus arrivent par dizaine… remplis de touristes qui envahissent les rues du village. Pour retourner à Sa Pa, je cherche un Xe Om. Ouf en voilà un au détour du parking, je ne me voyais pas grimper à Sa pa (8 km de route) et qui plus est sous la pluie – 20 000 VND. Dernier achat : un bonnet Hmong 30 000 VND Je prends une bonne douche et me voilà prête à repartir pour Hanoi. Mini-bus à 17h00 pour la gare de Lao Cai – 30 000 VND A Lao Cai, je dois récupérer mon billet de train. Un type au restau me dit qu’il s’occupe de tout. Il revient 20 minutes plus tard avec mon billet. Super. Mais 1h00 avant de partir, c’est le zouc ! Il semble que le billet qu’on m’ait donné ne soit pas le mien… !! Mais où est alors mon billet ?… ! Après une longue conversation entre différents protagonistes, on me tend un nouveau billet de train… Tout semble être rentré dans l’ordre et je prends mon train comme prévu à 21h00 (pour mémoire hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… ). Nuit dans le train où j’ai très bien dormi…
##Di 08 départ pour NINH BINH : Tam Coc
Arrivée à la gare centrale de Tran Quy Cap le matin à 5h30 Xe Om à 15 000 VND pour Hanoi Sprit Hotel afin de récupérer mon ticket de bus Open Tour commandé quelques jours plus tôt : 57 US$ Sleeping Bus de An Phu Tour. Et voilà, un nouveau problème : le billet qu’il me donne ne comprend pas l’arrêt à Da Lat !! Trop tard pour faire le changement, j’ai mon train pour Ninh Binh à 10h05 et je dois encore acheter mon billet de train. L’hôtel me dit ‘’pas de problème’’ et qu’il suffit que j’aille à l’agence à Nha Trang… Si cela avait été si simple ! Avant de partir, je change 240€ dans la bijouterie Ngoc Tuan (taux 1€ = 26 800 VND) Train pour Ninh Binh : TN1 10h05 – 13h35 pour 28 000 VND (hard seat). A la gare de Ninh Binh, Mr Luong joue les rabatteurs pour le Queen Mini Hotel. Je ne regrette pas, bien que la A/C fasse un peu défaut vue la chaleur. Sur les conseils de Mr Luong, je visite Tam Coc en fin d’après-midi, et je ferai Hoa Lu le lendemain. Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route dès 14h30 pour les grottes de Tam Coc – 30 000 VND ou la Baie d’Along terrestre qui se situent à 9km au sud de Ninh Binh, à l’aide d’un plan fourni par Mr Luong. Après 1h00 de vélo me voilà à l’embarcadère à Van Lam : ballade en bateau à rame et accès au site de Bich Dong : 2h30 A/R – 40 000 Dg/p (bateau 2 pers.) et visite des grottes Hang Ca, Hang Hai, Hang Ba. J’ai vraiment adorée. Achat de 2 napperons brodés pour 50 000 VND Repas à l’hôtel pour 30 000 VND. Soirée avec Mr Luong : une bière bien fraîche en bord de rivière et une drague d’enfer par Mr Luong…. Je m’interroge : vais-je avoir des propositions dans chaque hôtel du VN tenu par des hommes…. Nuit Ninh Binh : Queen Mini Hotel 21 Hoang Hoa Tham St – 60 000 VND – chambre simple avec fenêtre et ventilo
##Lu 09 Ninh Binh : Hoa LU + départ pour Hué
Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route pour l’ancienne capitale Hoa Lu située à 12 km au nord de Ninh Binh par la nationale au milieu des camions et des klaxons. Je rate la bifurcation, et une fois arrivée au pond je décide de prendre sur la gauche au calme à travers les rizières. Me voilà en route pour l’aventure, direction les pitons rocheux édentés et pains de sucre au forme déchiquetée… Enfin me voilà arrivée à Hoa Lu. Ballade à pied dans le site de Hoa Lu - billet 10 000 Dg : temple Dinh Tien Hoang, temple Le Dai Hanh, pagode Nha Tru. Ne pas manquer le tombeau au sommet de la montagne avec une vue magnifique. Nota : attention, un petit vieux rode dans le temple et essaye d’embrasser les jeunes filles, tout d’abord sur les mains et ensuite sur la bouche….en prétextant vouloir montrer comment honorer bouddha… Ensuite, retour sous un soleil de plomb pour Ninh Binh (un départ sous la pluie et la grisaille ne laissait en aucun cas envisager la météo de l’après-midi) durant lequel j’ai pris de méchant coup de soleil avec de belles petites cloques d’eau… Le pull manche longue sera de rigueur les prochains jours ! Nota : sur la route un scooter me fait une queue de poisson me forçant à m’arrêter, et là j’ai eu la peur de ma vie. Il ne parlait un mot d’anglais et voulait que je fasse demi-tour et que je le suive. Après avoir haussée le ton, il a fini par me laisser passer… Tout cela est vraiment bizarre. Après 8h00 de ballade je suis de retour vers 16h00 pour prendre une bonne douche et préparer mon sac pour la route de nuit dont le départ est prévu pour 21h00. Le départ se fait au niveau du Xua Hoa Hotel quelques km plus bas. Mr Luong me dépose en moto. Repas / eau : petit déj à 15 000 VND – boisson canne à sucre 4 000 VND – Eau à 6 000 VND Nuit dans le bus : ma première nuit en bus. Super, les couchettes sont vraiment bien, mais il y a un problème, je n’ai pas de couchette… ! Je dois partager une couchette double avec une mère et ses 2 enfants… Une nuit de plus où je dors mal, je suis épuisée…
##Ma 10 - Me 11 Hué
jour 1 : Arrivée dans la matinée à Hué, ancienne capitale du VN, classée au patrimoine de l’Unesco. Je décide de la visiter pendant le Festival de Hué qui se déroule du 3 au 11 juin 2008. C’est la ville la plus chaude du VN, la chaleur est écrasante. Je me repose un peu à l’hôtel avant de visiter la citadelle de Hué– 55 000 VND (plus de brochure…). Je décide de louer un vélo (16 000 VND la 1/2J) pour faire la route vu la chaleur. Mais je n’arrive pas à rentrer avec dans la citadelle, j’aurais dû essayer par une autre porte… Je mange un bon poisson à 30 000 VND accompagné de riz à 10 000 VND et 5 000 VND pour une … serviette. Et oui, il faut le savoir, la serviette ça se paye… Il fait extrêmement chaud… je termine difficilement la visite de citadelle. Je décide d’attendre 16h00 avant de reprendre la visite et d’aller à la pagode de Thien Mu à 5km au sud de la ville.Nuit hôtel Hué : Volga Hotel 78 Tran Quang Khai St - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre. Je passe une excellente nuit !
jour 2 : Petit déj’ au restau du coin, ça c’est du typique et ça me plait…. En plus c’est 12 000 VND le pho. Ensuite, en route pour le tombeau de Tu Duc (55 000 VND) en vélo (30 000 VND). La route est vallonnée et il fait toujours aussi chaud. Je fais garder mon vélo par un bar et achète un coca pour 8 000 VND. J’avais prévu de faire 2 autres tombeaux mais un seul suffira, en plus ils se ressemblent tous. Sur la route, je m’arrête regarder la fabrication artisanal (ou plutôt touristique) de l’encens. Je décide d’en acheter : 300 bâtonnets (au santal et lemon santal) pour 50 000 VND. Les propriétaires m’invitent à boire du thé… puis je reprends la route. A l’entrée de la ville, je m’arrête déguster un jus de canne à sucre (3 000 VND) dans un bar où se retrouve une équipe de travailleurs qui n’en croient pas leur yeux de voir une blanche assise à côté d’eux. Je m’arrête un peu plus loin pour acheter une bouteille d’eau – 7 000 VND et je décide de déjeuner. Le repas était exquis (15 000 VND), je me suis régalée. Je fais un tour ensuite au marché de Dong Ba où je goutte enfin le fameux Durian… et bien c’est bon (en dépit de cette odeur un peu forte) et très nourrissant. J’en profite pour acheter un Fruit du Dragon 10 000 VND et … encore de l’encens : 300 bâtonnets pour 50 000 VND et deux boites encens en spirale pour 50 000 VND avec son support j’ai du négocier dur et je crois que j’ai payé un peu cher…enfin. Dernière nuit à Hué, je décide de découvrir la ville la nuit et surtout c’est le dernier jour du festival. C’est vraiment beau… Au détour d’une bijouterie (Tuy Dong au 11 Hung Vuong St) et sur les conseils d’un couple de Français, je décide d’acheter à Hué (et non à Saigon) un pendentif en jade orné d’un dragon et un phénix en or pour 35€. J’en suis très contente… J’assiste au feu d’artifice de clôture du festival, les rues sont inondées de monde, toute la ville est dehors. C’est vraiment beau. Un conseil les filles, ici une fille qui sort seule cherche forcément un petit asiatique pour lui tenir chaud la nuit…même si son boy friend est à l’hôtel et que vous arborez une alliance! Nota : la gérante de l’hôtel est vraiment sympa et s’est débrouillée pour m’avoir une place pour Hoi An pour le départ de 8h30 et non de 14h00, alors que s’était a priori complet. Nota : j’ai du contacter par e-mail Hanoi spirit Hotel pour mon billet de bus pour Da Lat car An Phu Tour de Hué n’a rien voulu savoir….ça me gonfle… Laundry – 40 000 VND pour 3 paires de chaussette, 4 tee-shirt, 1 pantalon et 1 pyjama. Nuit hôtel Hué : Volga Hotel - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre.
##Je 12 - Ve 13 HOI AN + My Son
jour 1 :en route pour Hoi An par le sleeping bus open tour. Le départ est prévu pour 8h30, quelle ne fut pas ma surprise de voir le bus à mon retour de petit déj à 8h00 !! Bran le bas de combat pour finir mes bagages et monter dans le bus. J’arrive à 13h00 à Hoi An. C’est pas simple de trouver un hôtel peu cher… Pour le déjeuner je teste les Woton…Et me voilà parti pour la visite de la ville, mais pour cela je dois acheter le fameux billet touristique (pass de 5 coupons détachables pour l’entrée de 5 sites – 75 000 Dg). Je m’organise pour assister à la représentation de danse de fin d’après-midi. Les routes sont en travaux, voir même interdites… dur dur de se retrouver. Le cachet de la ville en prend un coup…La chaleur et la fatigue m’empêchent d’apprécier Hoi An à sa juste valeur. Enfin, il ne faut pas se voiler la face : Hoi An est une ville à touristes où se succèdent les boutiques…le pont japonais, les ruelles en travaux, le marché et le port de pêche. Si j’avais eu le temps, je serais sortie de la veille ville, par delà le port de pêche voir la vrai vie. J’achète une lanterne à l’atelier de soierie (3 US$ = 48 000 VND) et 2 tenues en soie pour ma nièce de 1 an (200 000 VND). Nuit hôtel Hoi An : Hoi Pho 627 Hai Ba Trung St – 8 US$ = 130 000 VND – Chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C.
jour 2 : Site cham de My Son (classé au patrimoine mondial de l’Unesco) - Excursion au site My Son avec An Phu Travel en bus pour 3 US$ et l’entrée 60 000 VND : 7h45 - 14h30. Cela permet de contempler la beauté et la civilisation Cham au XV siècle : je trouve le site plutôt intéressant bien que celui-ci soit très abîmé.L’après-midi est consacré à la poursuite de la visite de Hoi An. J’achète 2 peintures sur soie pour 200 000 VND. Il ne reste pas beaucoup de temps car le bus part à 18h30. Nota : Je prends quelques minutes pour aller à An Phu Office pour mon billet de bus pour Da Lat. Même chose qu’à Hué. Je contacte par téléphone l’hôtel qui me garantit que mon billet m’attendra à l’agence de Nha Trang…. Nuit dans le bus
##Sa 14 - Di 15 Nha Trang
jour 1 : Arrivée matinale (6h30) à Nha Trang, aujourd’hui c’est repos ! Enfin, avant cela, je dois trouver de la place dans un hôtel et ce, pour moins de 10 US$, et ce ne fût pas une mince à faire. Tous les hôtels étaient complets. Nota : allongée sur la plage, mon sac à dos en guise d’oreiller, je me réveille en sursaut. Un type était en train d’ouvrir la fermeture éclair de mon nouvel oreiller. J’ai hallucinée ! Je décide de rentrer et de visiter la ville.Nota : je tente à nouveau de récupérer mon ticket pour Da Lat. Après un nouvel échec, j’appelle à nouveau Hanoi Spirit Hotel. Après 40 min d’attente, alléluia, j’ai mon ticket de bus… Dîner au café des amis. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel 1B Biet Tu St – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage
jour 2 : Nha Trang, c’est une longue plage de sable bordée de cocotiers, promontoires rocheux, mer turquoise et myriades d’îles au large, mais c’est aussi les Tours Cham de Po Pagar et la Pagode de Long Son. Tout cela se fera en vélo (20 000 VND). Le vent marin rend la chaleur supportable, mais il ne faut sous-estimer le soleil tout aussi ardant qu’au nord…surtout sans nuage. Nha Trang est une station balnéaire en pleine expansion…mais au bout de quelques km on retrouve l’authenticité de la ville. Je resquille accidentellement pour l’entrée aux tours cham en refusant de laissant mon vélo au parking…payant du site. Le site est à faire et la vue est magnifique au sommet. La pagode de Long Son est en ‘activité’ et j’ai pu assister à différents cours. Au sommet, la vue sur les toits de Nha Trang est superbe. A la boutique de la pagode, j’achète un « bol » pour faire brûler l’encens (425 000 VND) ainsi qu’une suspension en forme de pagode (52 000 VND). J’ai apprécié ma journée à Nha Trang contre tout attente. Je finis la journée en faisant les boutiques (tong en bambu pour 90 000 VND – en dépit du prix je ne suis pas sur qu’elles feront long feu). Dîner à Truc Linh : délicieux restaurant et pas si cher que ça vu la qualité. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage
##Lu 16 - Ma 17 – Me 18 – Je 19 DA LAT
jour 1 : En route pour Da Lat avec les TM Brother : 7h00 – 14h00. Da Lat est un plateau qui s’élève à 1500 m au-dessus du niveau de la mer, avec des chutes, des lacs, des cascades, des collines plantées de pins, des multitudes de fleurs, et des villas françaises. Dans le bus, je fais la connaissance de Ross (un australien) avec qui je vais partager ces quelques jours. La journée se ponctuera par une ballade dans la ville, le marché ouvert et la visite de la pagode de Linh Son. J’adore l’ambiance de cette ville, je me sens enfin dans mon milieu… Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen 11 Lo B10 Duong 3/2 – 6 US$ - chambre simple avec fenêtre côté rue Repas / eau : 100 000 Dg / 15 000 Dg
jour 2 : Super, Ross sait conduire les moto (70 000 VND/J – automatique), il a pratiqué de nombreuses années dans le bush...donc totale confiance. Nous voilà donc en route pour l’aventure. On se rend à Nam Ban Village. Sur la route, oups, un pneu crevé, mais nous avons de la chance, cela se produit … à 30 mètre d’un …réparateur de pneu (3 000 VND). Visite de la pagode de Linh An, où une veille dame nous offre 2 avocats pour avoir acceptée de ... la prendre en photo… Puis visite de la cascade aux éléphants : dur dur la descente, voire un peu dangereuse… Et puis nous visitions la fabrique de soie où j’achète 2 écharpes en soie (100 000 VND). Après déjeuner (bouillie de riz ?… !), nous partons pour le Xa Lat (communément appelé village de Lat). En fait, il n’y a pas grand chose à voir si bien que nous n’avons pas réalisé que nous étions arrivé, et nous partons pour le lac d’Ankroët, que je ne suis pas sur d’avoir trouvé. Mais tant pis, on s’arrête au bord d’un lac pour apprécier l’environnement et là nous assistons au retour d’un troupeau de buffles d’eau et de ‘cueillette’ des locaux. Un moment magique… Nous décidons de finir la soirée par un ‘foot massage’- 50 000 VND/h : Nul et en plus que 40 min, on décide de payer que 35 000 VND… Sur la route de l’hôtel, j’achète de la musique traditionnelle : 4 CD pour 6 000 VND. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre côté … mur (oui mais c’est nettement moins bruyant, et un peu moins lumineux, mais la nuit c’est pas grave !)
jour 3 : On décide de continuer la visite de la région en moto (70 000 VND/J), mais aujourd’hui le beau temps n’est pas au rendez-vous….Direction les chutes de Dantala (5 000 VND) : ma fois c’est très touristique…un peu surprenant de voir tous ces locaux… Bon, on part pour le lac de Tuyen Lam à deux pas des chutes d’eau : on souhaite en faire le tour, mais on arrive au bout de la route : une réserve… on entre : on peut faire une ballade dos d’éléphant, manger, organiser des trecks…Sur la route, on s’arrête pour regarder un élevage de poisson… On finit par retourner à Da Lat pour visiter la ville et ses anciennes villas françaises, faire le tour du lac, visiter la pagode de Thien Vuong, et là…on se chope une averse… Et puis nous voilà de retour et je goutte pour la première fois un ‘Black ice coffee’ et c’est très bon, donc je recommencerai… Demain Ross part pour Saigon, si le mauvais temps persiste je l’accompagnerai. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre
jour 4 : Aujourd’hui, il fait beau temps, donc je continue l’aventure et décide de prendre le bus pour Xa Lat (16 000 VND A/R), car je me dit qu’il doit y avoir autre chose à voir…. Et bien non, hormis une boutique dans laquelle j’achète un chemin de table 180 000 VND. Coup de chance je reviens par le bus de 11h15 qui est l’avant dernier avant celui de 16h00… la journée aurait pu être longue. De retour à Da Lat, au détour d’une boutique de thé, je rencontre un vieux vietnamien installé aux USA qui revient chaque année visiter sa famille ; celui-ci semble seul et décide de m’inviter à déjeuner… dans une restaurant… pour manger un fabuleux steak frite comme on les mange en France… Il m’offre également du thé au Jasmin… Une curieuse rencontre… J’ai besoin d’acheter un sac pour ramener tous mes souvenirs, donc je pars pour le marché couvert (Cho Da Lat): achat d’un sac pour 80 000 VND, de l’encens…oui encore (2 boites de serpentins 50 000 VND – 2x450 bâtonnets pour 2x25 000 VND – 250 bâtonnets pour 25 000 VND), et du thé : Tra Lai 9 000 VND/100g – Tra Bac Tha 15 000 VND/100g Laundry : 16 000 VND (3 tee shirt – 2paires de chaussettes) Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre
##Ve 20 - Sa 21 – D 22 – Lu 23 Ho Chi Minh et le delta du mékong
jour 1 : La proprio m’offre le petit déj : pain, œuf et thé (très sympa). En route pour Saigon avec les TM Brothers : 7h30 – 14h00. Première chose, trouver un hôtel (coup de bol, je suis au même que Ross, mon australien préféré) puis réserver mon excursion sur le delta du Mékong auprès de KimTravel (je l’avais repéré sur Internet à l’occasion de mes recherches en France). Puis je pars dans Saigon, direction le marché de Ben Thanh. Ou la la, quelle surprise de voir cela ; c’est un marché à touriste, rien à voir avec celui de Da Lat… un peu déçu, je pensais faire mes derniers achats ici, mais les prix sont vraiment élevés. Je continue vers l’hôtel de ville avant de revenir à l’hôtel après avoir reçu un appel téléphonique de Ross. J’achète 10 cartes postales pour 15 000 VND. Je passe la soirée avec Ross et une Japonaise. Ce fut une excellente soirée : Ross m’a raconté son incroyable chemin de vie et ensuite cette femme qui en a un tout aussi atypique. Nuit hôtel HCM : Kim My 217/45 De Tham St – 7 US$ = 122 000 VND – chambre simple chez l’habitant : le taux de change à 18 000 et l’absence d’A/C me conduise à changer d’hôtel
jour 2 : Je dis au revoir à Ross, je suis un peu triste, j’ai vraiment apprécié sa compagnie. Peut-être se reverra-t-on un jour en Australie.. Excursion de 2 jours et 1 nuit sur le bateau pour la rivière des Neuf Dragons et son delta- 36$ (taux à 16 500 VND) avec Kim Travel On commence le périple par un peu de bus pour se rendre à Cai Be. De là, nous prenons un bateau à moteur pour rejoindre la fabrique de bonbon à la noix de coco, de papier de riz, de riz soufflé, d’alcool de serpent. Nous rejoignons ensuite l’île de An Binh (Vinh Long) pour déjeuner (30 000 VND) puis pour une sieste en hamac ou du vélo – au choix : pour moi c’est la sieste. Ensuite, une ballade en bateau à rame d’une trentaine de minutes à travers les canaux avant d’embarquer de Sa Dec pour notre grande croisière pour Chau Doc. A Sa Dec, on prendra une douche et on visitera le marché. Après le dîner, nous avons assister à un magnifique coucher de soleil sur le Mékong…Je passe la soirée à discuter avec Ti (vietnamienne) et Carolina (allemande qui travaille à Saigon et vit chez Ti). jour 3 : Levé à 5h30 pour admirer le levé de soleil sur Chau Doc. Après le petit déj, on part visiter la pagode de la caverne à flanc du mont sam (en 4x4 de luxe car il y a un souci pour le mini-bus). La vue donne sur la frontière du Cambodge. Ensuite, on visite les maisons flottantes en bateau à rame : très paisible et très chaud…On s’arrête dans un élevage intensif de poissons pour assister ‘au gavage’…puis dans un village Cham, une minorité islamique : dommage la mosquée est fermée…Et nous voilà reparti, pour notre croisière sur le Mékong : direction Sa Dec (10h00 – 17h00). Puis le plus dur, le bus jusqu’à Saigon (17h00 – 21h30). Arrivée à l’agence, je récupère mon sac à dos et demande pour un hôtel avec A/C à 10 US$. Il n’y avait qu’à demander… Nuit hôtel HCM : Capital Hotel 107 /1 Bui Vien St – 10 US$ = 122 000 VND – chambre simple avec fenêtre et A/C : même taux de change mais j’ai passé une bonne nuit au frais. jour 4 : une journée à Ho Chi Minh…. Je pars en Xe Om (20 000 VND) pour la pagode de l’empereur de Jade (Chua Ngoc Hoang). Puis à nouveau en Xe Om (15 000 VND) pour le centre ville. Je visite Ho Chi Minh City puis j’achète dans un centre commerciale (Trade Center à Nguyen Hue St district 1) 3 Ao Dai (280 000 chacun) et 1 pyjama à 130 000 VND (Mi Mi Shop). Puis je souhaite me faire masser, je décide d’essayer le centre d’aide aux aveugles qui dispense des massages de 1h pour 50 000 VND : très bien. Je poste mes cartes postales (timbre à 8 000 VND). J’achète également du café et un filtre. La fatigue et le manque de temps font que je ne visite pas Cho Lon et ses magnifiques Pagodes du nord. Je réserve un taxi prépayé (136 000 VND) pour l’aéroport via une agence (si je m’y étais pris plus tôt j’aurais pu avoir un taxi collectif…). Départ à 20h30 pour un décollage prévu à 23h05…
##Ma 24/06/2008 FRANCE
Atterrissage à Roissy Charles de Gaule vers 7h00. Snif !
Conclusion : le Viet Nam est un pays très touristique. Mon périple ne m’a pas permis de sortir des sentiers battus, et d’aller à la rencontre de la population. Mon avis est mitigé sur le VN et j’émets quelques réserves sur Hue et Hoi An. La baie d’Ha Long reste quand même la baie d’Ha Long bien que mon excursion ne se soit pas bien déroulée. Je préconise plutôt un itinéraire par les montagnes…. Par ailleurs, mon planning était trop chargé, et la fatigue occasionnée par ce rythme a certainement influencé mon jugement sur ce pays. La découverte du Viet Nam ne me laissera pas un souvenir aussi intense que celle du Myanmar ou de Bali, cependant le Viet Nam est tout de même un merveilleux pays. Et puis les souvenirs se bonifient avec le temps… PS : ceci est que mon avis et n'engage que moi...😛 Nota : si j’ai le courage, je mettrais quelques photo…
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Risque d'expulsion du Canada English translation pending
Bonjour,
Peut etre pourriez vous nous aider, nous sommes francais et nous sommes au quebec depuis septembre 2007, nous sommes entre sur le teritoire canadien avec notre passeport francais qui nous donne 6 mois normalement pour un francais visitant le pays.
1 mois apres nous sortons du canada et nous rentrons immediatement pour faire dedouanner notre vehicule que nous avions acheter aux etats unis. La sans aucune raison, il nous mettent que 2 mois d'entree sur le territoire canadien.
Nous faisions donc une demande de prolongation, nous remplissons le dossier et l'envoyons. Suite a cela, nous recevons une reponse, il manque un paiement pour valider le dossier, il nous laisse 90 jours pour renvoyer le dossier. Nous nous renseignons a l'immigration au quebec si nous avons le droit de quand meme rester sur le territoire et il s'avere que oui tant qu'on a la preuve de l'envoi du dossier par la poste et que nous serions donc en statut "implicite". Suite a ca je trouve un emploi dans la patisserie, je suis patissier francais. Je fais donc une demande de visa de travail au consulat du canada en france, je paie tout.
A ce jour, je recoi une reponse du consulat du canada de france qui me dit que moi et ma famille n'avont pas de statut legal au canada et pourrai entraine un refus du visa. Il m'apprenne aussi que ma demande de prolongation a ete refusee le 15 juin 2008 alors que je n'ai jamais recu de nouvelle de leur part avant. Il me demande de prouver que je suis bien sur le territoire canadien legalement, mais je ne peux rien faire a part leur dire que j'etais en statut "implicite" et que j'ai envoye les dossiers en temps et en heure. Maintenant que nous apprenons que notre visa de prolongation a ete refuse et que notre visa de travail est sur la tangente nous sommes certainement illegal sur le territoire canadien. Risque t-on de subir une ejection du territoire? comment cela se passe? Y aura t-il un delai obligatoire avant de quitter le canada? Viennent il chercher les gens chez eux et les mettent-ils dans un avion pour la france? que devienne nos biens ici (meubles, electromenager, vaisselles etc) Nous n'avons pas les moyens de prendre l'avion pour revenir en France et nous n'avons plus rien la bas. Comment on fait si on a plus les moyens de retourner en France, meme en vendant nos biens? personne peut nous aider en France ni ici au canada. Nous ne voulons pas en arriver la, ca ete la surprise, comment pouvons nous retablir notre statut? quelqu'un a t-il deja vecu cela? Assez pour les question je pense! mon histoire est deja compliquee! Merci a ceux qui auront la gentillesse de nous repondre.😕
Nous faisions donc une demande de prolongation, nous remplissons le dossier et l'envoyons. Suite a cela, nous recevons une reponse, il manque un paiement pour valider le dossier, il nous laisse 90 jours pour renvoyer le dossier. Nous nous renseignons a l'immigration au quebec si nous avons le droit de quand meme rester sur le territoire et il s'avere que oui tant qu'on a la preuve de l'envoi du dossier par la poste et que nous serions donc en statut "implicite". Suite a ca je trouve un emploi dans la patisserie, je suis patissier francais. Je fais donc une demande de visa de travail au consulat du canada en france, je paie tout.
A ce jour, je recoi une reponse du consulat du canada de france qui me dit que moi et ma famille n'avont pas de statut legal au canada et pourrai entraine un refus du visa. Il m'apprenne aussi que ma demande de prolongation a ete refusee le 15 juin 2008 alors que je n'ai jamais recu de nouvelle de leur part avant. Il me demande de prouver que je suis bien sur le territoire canadien legalement, mais je ne peux rien faire a part leur dire que j'etais en statut "implicite" et que j'ai envoye les dossiers en temps et en heure. Maintenant que nous apprenons que notre visa de prolongation a ete refuse et que notre visa de travail est sur la tangente nous sommes certainement illegal sur le territoire canadien. Risque t-on de subir une ejection du territoire? comment cela se passe? Y aura t-il un delai obligatoire avant de quitter le canada? Viennent il chercher les gens chez eux et les mettent-ils dans un avion pour la france? que devienne nos biens ici (meubles, electromenager, vaisselles etc) Nous n'avons pas les moyens de prendre l'avion pour revenir en France et nous n'avons plus rien la bas. Comment on fait si on a plus les moyens de retourner en France, meme en vendant nos biens? personne peut nous aider en France ni ici au canada. Nous ne voulons pas en arriver la, ca ete la surprise, comment pouvons nous retablir notre statut? quelqu'un a t-il deja vecu cela? Assez pour les question je pense! mon histoire est deja compliquee! Merci a ceux qui auront la gentillesse de nous repondre.😕
Une nuit dans le train Paris-Lisbonne English translation pending
Une nuit dans le Paris-Lisbonne
le voyage, ca peut-être le train entre deux voyages.
Parti pour une chatwinade début juillet, en repérage d'horizons et de compagnons de voyage nouveaux, coaché par une célèbre vfiste, hésitant entre l'avion, le train et la voiture, je me suis vu lesté d'un billet à 132 euros, couchette comprise, pour une nuit entre Paris-Lisbonne;
on allait voir ce que l'on allait voir.
D'abord, pour ne pas faire comme tout le monde, je décidai de prendre ce portugese-express, façon orient-express, à IRUN, qui, comme tout le monde le sait est le poste-frontière entre la France et l'Espagne.
Comme j'avais des doutes sur les parkings espagnols et leur degré de sécurité, me voilà laissant mon auto sur le parking de la gare de Hendaye, pour attraper ce fameux PORTUGESE-EXPRESS, parti de Paris-Austerlitz à seize heures et transitant par IRUN à 22 heures.
Les TGV PARIS-HENDAYE sont si fréquents que le guichetier de la gare me rassure, le dernier des TGV Parisien assurera la correspondance avec mon train mythique.
Arrivé à IRUN, c'est un véritable passage frontière que subissent les passagers pour LISBONNE, comme si le PORTUGAL avait décidé de quitter l'Europe, en fait, il s'agit plutôt de sécurité, sauter de nuit sur une bombe d'AL KAIDA, quelle purée hispano_portugaise et quel dégât, les douaniers et les policiers sont sympas, il fait chaud et nuit sur IRUN.
Surprise des trains couchettes: vous vous installez dans le couloir, face à la cabine qui vous est réservée et vous attendez de voir apparaître vos compagnons de voyage:en vrac: une dame d'une' cinquantaine d'années, portugaise depuis trente ans en France, vêtue de noir (j'apprendrai dans la nuit qu'elle se rend aux funérailles de sa soeur décédée) un couple d'andalou-portugais se rendant dans leur maison de vacances du côté de POMBAL(au sud de COIMBRA) un jeune homme bien sous rapport, regagnant sa famille après une année en Sorbonne, deux australiennes en tour du monde, soeurs à l'état civil, un peu farouches de prime abord, deux ados zurichois, façon boy-scout, parlant un anglais scolaire et un fort patois zurichois, deux admirables jeunes filles dont j'aurais l'occasion de faire la connaissance dans la nuit et qui s'avéreront mexicaines et s'offrant trois capitales européennes en I mois de vacances. Bien entendu, j'oublie Joao, Fernando et Julio, brésilien pour le premier et portugais pour les seconds qui seront aussi mes compagnons de voyage et d'aventure pour la nuit.
Pour ceux qui, n'ont jamais pris un train-couchette de nuit en direction d'une capitale européenne, plusieurs observations sont à faire:
- d'abord, repérer son compartiment et le numéro de sa couchette,
- savoir que les compartiments de Ière ne disposent que de quatre couchettes, que les compartiments de seconde en comportent six,
- mesurer la position de sa couchette dans l'espace du compartiment:
souplesse pour la couchette du haut, désagrément pour la couchette du bas, souplesse aussi pour la couchette du milieu,
- repérer le chef de wagon, à qui vous allez avoir à faire toute la nuit, aimable, sympa, bougon, alcoolique, polyglotte, désabusé, dragueur, les chefs de wagon procèdent de tous ces qualificatifs, j'en ai même vu un qui faisait son service en marcel, entre deux toilettes...
- mesurer l'importance des bagages de vos compagnons de voyage,
certes, il est tentant de coincer une valise ou deux sous les couchettes du bas, mais l'importance des bagages vous oblige bien vite à les chevaucher, alors, ne pas hésiter à aider les belles mexicaines ou la plus belle des australiennes à pousser son énorme sac (il doit bien y avoir le poids de deux kangourous dans chacun de leur sac) dans le sas destiné à cet effet (généralement au dessus des couchettes du haut, coté couloir, ce sas est merveilleux, je n'ai jamais compris comment il pouvait absorber autant de bagages...quand vous avez fait toutes ces observations, attendez de voir comment vont se comporter vos compagnons de nuit et surtout, soyez le dernier à équiper votre couchette. cette nuit-là, la plus jeune des australiennes, pourtant très souple, avait décidé de s'installer dans ma couchette, au niveau intermédiaire. je lui rappelais, avecmon plus bel anglais, que c'était ma couchette qu'elle avait équipée du drap de service, de l'oreiller de service, de la couverture de service, mais que sa couchette était celle du dessus, dommage pour moi et pour elle, elle m'avait préparé mon lit, mais du faire appel à toute sa souplesse pour équiper la sienne. le train partant à 22 heures, il vous faudra patienter au moins deux heures avant de vous coucher. une technique interessante pour brûler ces deux heures, n'hésitez pas à rejoindre le wagon restaurant, dans ces trains internationaux, la moindre des républiques européennes a l'intention de faire reluire ses rites gastronomiques et ses alcools de pays, là vous découvrez des mini-orients express, des serveurs en veste blanche servant sur des nappes blanches « en tissu » des bacalao frits à l'ail et à l'huile première pression, précédés du meilleur porto du monde. il ne manque qu'Agatha Christie comme compagnon de voyage, mes australiennes attirées par l'odeur du bacalao, renaclent à payer cette incursion au pays de Vasco de Gama, sans écorner leurs dollars, elles me gratifieront d'un sourire à la fois plein de regrets( on aurait bien aimé partager votre morue à l'ail) et plein de promesses ( à tout à l'heure dans la nuit de notre compartiment) du moins c'est ce que je croirais lire sur leurs lèvres charmantes... donc voilà une façon astucieuse de passer les deux heures qui précèdent l'extinction des feux du chef de wagon en marcel une autre façon de passer le temps est d'engager la conversation avec les gens comme vous qui hésitent à partager une intimité moite et grouillante avec de parfaits inconnus, et alors vous faites les rencontres les plus incongrus: JOAO, brésilien de son état, qui m'appelle « monsignore » allez-comprendre, et qui me demande de lui rédiger des textos en français, car il n'écrit pas le français, à destination de son ami de Lisbonne, qui ne l'attend pas et devrait pourtant l'attendre au LONDON HOTEL demain soir à 18 heures.comme je n'ai ni crayon, ni stylo, ni feuille de papier, je rédige les textos qu'il me dicte sur mon portable perso, puis il les recopie sur le sien, nos échanges seront fructueux, puisqu'il aura confirmation de son rendez-vous au LONDON HOTEL à 18 heures à LISBONNE. quand je lui dirai, avec humour, qu'il me doit une fortune d'honoraires pour le service rendu, il me proposera de me les rendre en massage et d'échanger nos adresses et numéros de téléphone, heureusement, FERNANDO et JULIO seront là pour le dissuader de pratiquer de telles moeurs avec moi. FERNANDO et JULIO sont deux entrepreneurs portugais qui ont des chantiers dans le pays basque et rentrent au pays entre deux missions. Ils parlent un français parfait, sans le redoutable accent brésilien de JOAO, accent pourtant si chantant, il y a du JOBIM dans cet homme.
la merveille de la rencontre de ce train de nuit sera les deux petites mexicaines, fraîches, naives, prêtes à être croquées et faisant semblant de ne pas s'en apercevoir. J'espère qu'elles ne rencontreront pas un vilain loup-garou ou qu'elles disposent de fire-fox suffisants pour ce genre de situation.
t- Elles ne doivent pas sentir de menace en moi, car, après avoir gazouillé, sorti des cartes d'Europe insuffisantes pour que je sorte les miennes, bien plus documentées, nous allons engager la conversation la plus agréable du monde.
SUITE PORTUGAISE APRES PASSAGE FRONTIERE A VAL FORMOSA
Compte rendu de l'hôtel Casa del Mar à Bayahibe en 2005 English translation pending
Bonjour,
Voici notre compte rendu du l'Hôtel Casa Del Mar à Bayahibe en 2005
Si celà peut vous aider ;
Nous sommes partis par Nouvelles Frontières de Paris et nous avons passé une nuit à proximité de l’aéroport, c’est mieux car on vous emmène le matin et cela est inclus dans le prix de la chambre (52 €) par l’intermédiaire du T.O. sachant que nous devions enregistrer les bagages à 7h30 du mat. Nous avons choisi un vol Orly-La Romana afin de réduire le temps de transfert (La Romana est à 20 mn de l'hôtel alors que Punta Cana est à 1H30 !). Ce trajet peut être sympa s'il est fait de jour car cela permet de découvrir une partie de la RD en bus même s'ils conduisent comme des fous... Pour info en décembre le soleil se levait vers 6H00 et se couchait vers 19H00. En ce qui concerne la chambre le jour du départ. Il convient de rendre la clé à 13H maxi, l'heure supplémentaire étant facturée 10$. Par contre un gardien de la réception garde les valises et vous avez possibilité de vous doucher au dernier moment à la salle de gym. Nous avions demandé à garder également les serviettes de plage jusqu'au moment de partir et cela n'a pas posé de problème...Pour le décalage horaire, on était plus crevé au retour qu'à l'aller. Par contre les 1er jours, vous aller vous réveiller très tôt (vers 5H00 ce qui correspond à 10H pour votre organisme !) mais c'est bien pour profiter des journées au maximum car cela passe très vite. Au retour, il convient de prévoir une petite semaine pour se remettre. Nous avons repris le travail le surlendemain et c'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Surtout après avoir passé 16 jours là bas. Pour lire ce qui suit, voir le plan de l’hôtel ci-joint : En bleu !!! La mer des caraïbes !!! 28°c ! L’air tropical, 30°c à l’ombre !!! Ensuite les explications : Huit bâtiments numérotés de 1 à 8, mais quatre principaux, le 2, le 3 le 5 et le 7.Si vous regardez sur la mer il y a un ponton n°38 (beau coin pour voir les poissons sous l’eau, bref !) à gauche c’est de la roche volcanique (promenade avec semelle caoutchouc oblige) et à droite c’est la plage de l’hôtel jusqu’au palmiers (limite de l’hôtel) ensuite vous pouvez allez vers Bayahibé à pied 5mn pour prendre le bus (rassurez-vous il y a encore des palmiers, par contre, protections des pieds car la plage après n’est pas très propre) ce n’est plus l’hôtel ! Donc les bâtiments 2 et 3 sont face à la plage et les bâtiments 5 et 7 sont face à la mer également mais à quelques mètres de la plage. Par contre le N°7 et proche des jardins N° 36 et N° 35. Pour déjeuner (à partir de 5h30) et dîner c’est au n° 10, la piscine (moins bien que la mer) c’est le n° 24…
En résumé : Quelque soit l’endroit où vous serez placés ce sera toujours bien. Réveillez vous de bonne heure et profitez-en car le temps passe très vite, nous sommes parti 16 jours et !!!!......... Emotions !! Larmes !! Et réalités !!! Nous passions très peu de temps dans la chambre et dehors c’est plus beau, disons que nous aimons vivre ;« regarder, admirer, profiter de la vie, de la beauté du paysage, en bref regarder les papillons voler ». D’ailleurs ils sont très beaux là bas. Pas besoin d’emmener vos propres serviettes de plage, vous aurez une carte chacun et en échange de celle-ci vous aurez une serviette que vous pourrez changer comme bon vous semble, n’oubliez pas vos palmes, masques et tubas. (Au minimum, appareil photo étanche jetable) Prenez quelques médicaments pour les maux de tête, les maux d’estomac, pansements pour les écorchures. Et le soleil !!!! Biafine! Nous avions trouvés en grande surface « carrefour » une boite (kit’stop) pour les blessures, et n’oubliez pas l’anti-moustiques pour Madame !!! Ho, et puis pour Monsieur aussi ! Les excursions : Nous sommes allés sur l’île de Saona, Catalina « altos de chavon et le marché de la Romana avec Patricia. Très bien…. Nous sommes partis avec nouvelles frontières pour : Santo Domingo, Costa Esméralda « la baie de Samana » et le Jeep Safari. Vous aurez à mettre tantôt les pieds dans l’eau, tantôt dans le bateau, tantôt vous devrez marcher !! Pensez aux bonnes chaussures !! Françoise avait une paire de chaussure style pour jet ski (ne craignant pas l’eau et la terre) et moi j’avais une paire de bottillon prévu pour aller avec ma paire de palmes (Scubapro, Twin speed réglable) bonjour la pub !!!!!!! Si vous connaissez ! Désolé j’aime la plongée !! Et quand on aime on ne compte pas …. Enfin, bon!!!! Car quand nous partions avec Patricia et le groupe de Français (2 bateaux de 9 personnes) on pouvait plonger dans des endroits magiques ! Donc j’avais toujours au pied mes bottillons et mes palmes !! Enfin pas pour marcher, les palmes !!!!! Si toutefois vous prévoyez un Shorty de 2mm, n’oubliez pas une ceinture avec un poids de 1 à 2 kg. La densité de l’eau est assez élevée. Bref, tout dépend de ce que vous aimez ! L’île de Saona !!!........ Inspiration et expiration !!! Pleure !!!! Soulagement !!! C’est magique, un petit groupe de gens sympas et voilà, personne d’autre…manger une langouste par personne, qui dit mieux ? Ou un poisson, un verre à la main, le paradis….vous vous dites ; quand même, ce n’est pas beau ça ! Nous avons ramené du sable de Saona (dans une petite bouteille plastique de là bas) il est très beau une fois séché. Catalina et altos de chavon c’est super beau, (la rivière de RAMBO 2 et j’en passe) la ville construite par un milliardaire en guise de cadeau à sa fille (pourquoi pas !) qui surplombe cette rivière. Ha, c’est beau tout ça !! Quelles émotions en écrivant !!!! Nous avions ramené des affaires d’écoles (stylos, crayons et cahiers « pas chères, Leclerc ou autres ») pour donner aux enfants, mais pas à l’école de Bayahibé (ce que l’on a fait, ils sont charmants, mais eux ils ont ce qu’il faut) il vaut mieux les donner au coup par coup dans les différentes excursions que vous ferrez, c’est magique si on a un cœur !! A vous de voir. Pas de bonbons, ils n’ont pas d’argent pour le dentiste ! Bref, c’est vous qui décidez ! Ils sont tous charmants et gentils les Dominicains et les Haïtiens, ils vous font des signes de la main et ils vous admirent. Tous ça en musique, allez à La Ramona en « Goua-Goua » (bus local) et vous verrez ! Comment ils roulent, leur comportement, bref comme nous disait un guide, avec le sourire (c’est la démocratie). Bon, par contre c’est sale, vous n’êtes plus en France ! C’est comme ça. Si non pour les courses, pour les pierres de là bas, allez en « Goua-Goua » au DOMINICUS c’est mieux, il y a un magasin réglementé tenu par une Française et cela reste raisonnable en prix. Nous avons aimez la ballade d’une journée en Jeep Safari (en fait, c’est un camion) mais la ballade est superbe pour connaître la vie des Dominicains, voir et goûter de la canne à sucre, du cacao et du café. Regarder les plantes, toutes celles que l’on voit chez le fleuriste mais en plus gros, vraiment plus gros. Les champs de canne à sucre et les gens qui y travaillent, dur dur !!! Les villages !!! Surtout si on compare à la vie à l’hôtel ou à notre vie en France !!! Sans commentaires !........ Inspiration !!Expiration !! Mais c’est magique, c’est la « DOMINICAN REPUBLIC » !! Voici l’adresse de la chaîne hôtelière du Casa del mar ……………. http://www.sunscaperesorts.com/ Pour ceux qui ne connaissent pas, voici l’adresse complète d’un site web (télécharger.com) pour télécharger un petit logiciel gratuit (Google Earth) http://www.01net.com/telecharger/windows/Loisirs/astronomie_et_espace/fiches/32089.html Une fois installé agrandissez la république dominicaine (dont vous connaissez l’emplacement sur la planète) et pointez votre souris à l’emplacement suivant : 18° 22’ 31.00’’ N et 68 ° 50’ 40.00’’ W (à quelques degrés près, vous n’envoyez pas un missile !!) et sans trop approfondir vous pourrez apercevoir le casa del mar, légèrement bleu/vert… Si vous augmentez l’échelle vous pourrez voir l’Ile Catalina à gauche et L’Ile Saona en bas à droite …. Et en manipulant un peu plus pour pourrez y voir plus de chose, en attendant de partir !!! francoisebruno2006@orange.fr
Une seule envie, y retourner....
Nous sommes partis par Nouvelles Frontières de Paris et nous avons passé une nuit à proximité de l’aéroport, c’est mieux car on vous emmène le matin et cela est inclus dans le prix de la chambre (52 €) par l’intermédiaire du T.O. sachant que nous devions enregistrer les bagages à 7h30 du mat. Nous avons choisi un vol Orly-La Romana afin de réduire le temps de transfert (La Romana est à 20 mn de l'hôtel alors que Punta Cana est à 1H30 !). Ce trajet peut être sympa s'il est fait de jour car cela permet de découvrir une partie de la RD en bus même s'ils conduisent comme des fous... Pour info en décembre le soleil se levait vers 6H00 et se couchait vers 19H00. En ce qui concerne la chambre le jour du départ. Il convient de rendre la clé à 13H maxi, l'heure supplémentaire étant facturée 10$. Par contre un gardien de la réception garde les valises et vous avez possibilité de vous doucher au dernier moment à la salle de gym. Nous avions demandé à garder également les serviettes de plage jusqu'au moment de partir et cela n'a pas posé de problème...Pour le décalage horaire, on était plus crevé au retour qu'à l'aller. Par contre les 1er jours, vous aller vous réveiller très tôt (vers 5H00 ce qui correspond à 10H pour votre organisme !) mais c'est bien pour profiter des journées au maximum car cela passe très vite. Au retour, il convient de prévoir une petite semaine pour se remettre. Nous avons repris le travail le surlendemain et c'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Surtout après avoir passé 16 jours là bas. Pour lire ce qui suit, voir le plan de l’hôtel ci-joint : En bleu !!! La mer des caraïbes !!! 28°c ! L’air tropical, 30°c à l’ombre !!! Ensuite les explications : Huit bâtiments numérotés de 1 à 8, mais quatre principaux, le 2, le 3 le 5 et le 7.Si vous regardez sur la mer il y a un ponton n°38 (beau coin pour voir les poissons sous l’eau, bref !) à gauche c’est de la roche volcanique (promenade avec semelle caoutchouc oblige) et à droite c’est la plage de l’hôtel jusqu’au palmiers (limite de l’hôtel) ensuite vous pouvez allez vers Bayahibé à pied 5mn pour prendre le bus (rassurez-vous il y a encore des palmiers, par contre, protections des pieds car la plage après n’est pas très propre) ce n’est plus l’hôtel ! Donc les bâtiments 2 et 3 sont face à la plage et les bâtiments 5 et 7 sont face à la mer également mais à quelques mètres de la plage. Par contre le N°7 et proche des jardins N° 36 et N° 35. Pour déjeuner (à partir de 5h30) et dîner c’est au n° 10, la piscine (moins bien que la mer) c’est le n° 24…
En résumé : Quelque soit l’endroit où vous serez placés ce sera toujours bien. Réveillez vous de bonne heure et profitez-en car le temps passe très vite, nous sommes parti 16 jours et !!!!......... Emotions !! Larmes !! Et réalités !!! Nous passions très peu de temps dans la chambre et dehors c’est plus beau, disons que nous aimons vivre ;« regarder, admirer, profiter de la vie, de la beauté du paysage, en bref regarder les papillons voler ». D’ailleurs ils sont très beaux là bas. Pas besoin d’emmener vos propres serviettes de plage, vous aurez une carte chacun et en échange de celle-ci vous aurez une serviette que vous pourrez changer comme bon vous semble, n’oubliez pas vos palmes, masques et tubas. (Au minimum, appareil photo étanche jetable) Prenez quelques médicaments pour les maux de tête, les maux d’estomac, pansements pour les écorchures. Et le soleil !!!! Biafine! Nous avions trouvés en grande surface « carrefour » une boite (kit’stop) pour les blessures, et n’oubliez pas l’anti-moustiques pour Madame !!! Ho, et puis pour Monsieur aussi ! Les excursions : Nous sommes allés sur l’île de Saona, Catalina « altos de chavon et le marché de la Romana avec Patricia. Très bien…. Nous sommes partis avec nouvelles frontières pour : Santo Domingo, Costa Esméralda « la baie de Samana » et le Jeep Safari. Vous aurez à mettre tantôt les pieds dans l’eau, tantôt dans le bateau, tantôt vous devrez marcher !! Pensez aux bonnes chaussures !! Françoise avait une paire de chaussure style pour jet ski (ne craignant pas l’eau et la terre) et moi j’avais une paire de bottillon prévu pour aller avec ma paire de palmes (Scubapro, Twin speed réglable) bonjour la pub !!!!!!! Si vous connaissez ! Désolé j’aime la plongée !! Et quand on aime on ne compte pas …. Enfin, bon!!!! Car quand nous partions avec Patricia et le groupe de Français (2 bateaux de 9 personnes) on pouvait plonger dans des endroits magiques ! Donc j’avais toujours au pied mes bottillons et mes palmes !! Enfin pas pour marcher, les palmes !!!!! Si toutefois vous prévoyez un Shorty de 2mm, n’oubliez pas une ceinture avec un poids de 1 à 2 kg. La densité de l’eau est assez élevée. Bref, tout dépend de ce que vous aimez ! L’île de Saona !!!........ Inspiration et expiration !!! Pleure !!!! Soulagement !!! C’est magique, un petit groupe de gens sympas et voilà, personne d’autre…manger une langouste par personne, qui dit mieux ? Ou un poisson, un verre à la main, le paradis….vous vous dites ; quand même, ce n’est pas beau ça ! Nous avons ramené du sable de Saona (dans une petite bouteille plastique de là bas) il est très beau une fois séché. Catalina et altos de chavon c’est super beau, (la rivière de RAMBO 2 et j’en passe) la ville construite par un milliardaire en guise de cadeau à sa fille (pourquoi pas !) qui surplombe cette rivière. Ha, c’est beau tout ça !! Quelles émotions en écrivant !!!! Nous avions ramené des affaires d’écoles (stylos, crayons et cahiers « pas chères, Leclerc ou autres ») pour donner aux enfants, mais pas à l’école de Bayahibé (ce que l’on a fait, ils sont charmants, mais eux ils ont ce qu’il faut) il vaut mieux les donner au coup par coup dans les différentes excursions que vous ferrez, c’est magique si on a un cœur !! A vous de voir. Pas de bonbons, ils n’ont pas d’argent pour le dentiste ! Bref, c’est vous qui décidez ! Ils sont tous charmants et gentils les Dominicains et les Haïtiens, ils vous font des signes de la main et ils vous admirent. Tous ça en musique, allez à La Ramona en « Goua-Goua » (bus local) et vous verrez ! Comment ils roulent, leur comportement, bref comme nous disait un guide, avec le sourire (c’est la démocratie). Bon, par contre c’est sale, vous n’êtes plus en France ! C’est comme ça. Si non pour les courses, pour les pierres de là bas, allez en « Goua-Goua » au DOMINICUS c’est mieux, il y a un magasin réglementé tenu par une Française et cela reste raisonnable en prix. Nous avons aimez la ballade d’une journée en Jeep Safari (en fait, c’est un camion) mais la ballade est superbe pour connaître la vie des Dominicains, voir et goûter de la canne à sucre, du cacao et du café. Regarder les plantes, toutes celles que l’on voit chez le fleuriste mais en plus gros, vraiment plus gros. Les champs de canne à sucre et les gens qui y travaillent, dur dur !!! Les villages !!! Surtout si on compare à la vie à l’hôtel ou à notre vie en France !!! Sans commentaires !........ Inspiration !!Expiration !! Mais c’est magique, c’est la « DOMINICAN REPUBLIC » !! Voici l’adresse de la chaîne hôtelière du Casa del mar ……………. http://www.sunscaperesorts.com/ Pour ceux qui ne connaissent pas, voici l’adresse complète d’un site web (télécharger.com) pour télécharger un petit logiciel gratuit (Google Earth) http://www.01net.com/telecharger/windows/Loisirs/astronomie_et_espace/fiches/32089.html Une fois installé agrandissez la république dominicaine (dont vous connaissez l’emplacement sur la planète) et pointez votre souris à l’emplacement suivant : 18° 22’ 31.00’’ N et 68 ° 50’ 40.00’’ W (à quelques degrés près, vous n’envoyez pas un missile !!) et sans trop approfondir vous pourrez apercevoir le casa del mar, légèrement bleu/vert… Si vous augmentez l’échelle vous pourrez voir l’Ile Catalina à gauche et L’Ile Saona en bas à droite …. Et en manipulant un peu plus pour pourrez y voir plus de chose, en attendant de partir !!! francoisebruno2006@orange.fr
Une seule envie, y retourner....