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États-Unis: assurance SLI à 1 000 000 $ Avis incluse? English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu un voyage du 3 Juillet au 22 Juillet 2015. Je souhaiterais réserver une voiture type SUV (Ford Escape) du 7 Juillet au 18 Juillet 2015.
J'ai regardé auprès d'Avis pour une location de 12 jours pour 780 euros. Je sais que les assurances sont très importantes. J'aimerais savoir si l'assurance responsabilité civile à 1 000 000 $ (SLI) est inclus dans le contrat de location de base. J'ai appelé Avis qui m'a dit de regarder sur leur site internet. Je suis tombé sur cette page ou ils parlent des assurances dans inclus dans le contrat.
http://www.avis.fr/produits-et-services/Assurances
Ils disent que l'assurance responsabilité civile est incluse, mais ne précisent pas le montant.
J'ai une carte american express qui me couvre pour les assurances CDW, LDW, TP, DEW.
Pourriez-vous me confirmer que la SLI à 1 000 000 $ est incluse dans le contrat d'assurance ?
Merci de votre réponse,
Chloé
J'ai prévu un voyage du 3 Juillet au 22 Juillet 2015. Je souhaiterais réserver une voiture type SUV (Ford Escape) du 7 Juillet au 18 Juillet 2015.
J'ai regardé auprès d'Avis pour une location de 12 jours pour 780 euros. Je sais que les assurances sont très importantes. J'aimerais savoir si l'assurance responsabilité civile à 1 000 000 $ (SLI) est inclus dans le contrat de location de base. J'ai appelé Avis qui m'a dit de regarder sur leur site internet. Je suis tombé sur cette page ou ils parlent des assurances dans inclus dans le contrat.
http://www.avis.fr/produits-et-services/Assurances
Ils disent que l'assurance responsabilité civile est incluse, mais ne précisent pas le montant.
J'ai une carte american express qui me couvre pour les assurances CDW, LDW, TP, DEW.
Pourriez-vous me confirmer que la SLI à 1 000 000 $ est incluse dans le contrat d'assurance ?
Merci de votre réponse,
Chloé
Miami: conséquences de se faire "flasher" plusieurs fois sans Sunpass? English translation pending
Hello les amis,
Question importante pour les ami(e)s qui ont circulé en Floride ! J'ai loué cette année une voiture à Nashville, Tennessee, non-équipée de Sunpass ! 🤪
En 2010, à Miami, j'avais l'habitude de payer cash sur la piste réservée à cet effet pour emprunter les routes à péages. 🙂
Mais depuis, il n'y a plus de voies où on peut payer cash, de ce fait, je me suis fais piéger et flashé à plusieurs reprises dans la région, principalement le jour où je ramenais le véhicule à National Rent Car Airport. 🤪😕🤪
Alors qui a vécu la même mauvaise expérience que moi, et comment s'est déroulée la procédure ?Chargement des péages par la compagnie de locations sur vos cartes de crédits ? Amendes ? Procédures pénales ? Avertissements ?Tolérances ?Merci pour vos conseils, anecdotes et expériences !
J'ai zappé cette histoire de Sunpass, mais tout les reste était excellent !
Et je suppose que le Sunpass est avant tout un immense piège à touristes !
A + 😎
Question importante pour les ami(e)s qui ont circulé en Floride ! J'ai loué cette année une voiture à Nashville, Tennessee, non-équipée de Sunpass ! 🤪
En 2010, à Miami, j'avais l'habitude de payer cash sur la piste réservée à cet effet pour emprunter les routes à péages. 🙂
Mais depuis, il n'y a plus de voies où on peut payer cash, de ce fait, je me suis fais piéger et flashé à plusieurs reprises dans la région, principalement le jour où je ramenais le véhicule à National Rent Car Airport. 🤪😕🤪
Alors qui a vécu la même mauvaise expérience que moi, et comment s'est déroulée la procédure ?Chargement des péages par la compagnie de locations sur vos cartes de crédits ? Amendes ? Procédures pénales ? Avertissements ?Tolérances ?Merci pour vos conseils, anecdotes et expériences !
J'ai zappé cette histoire de Sunpass, mais tout les reste était excellent !
Et je suppose que le Sunpass est avant tout un immense piège à touristes !
A + 😎
Road trip: l'Ouest américain en 3 semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc d��cidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.
Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!
L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.
Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$
J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:
Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...
Voici la carte:

J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...
J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..

La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!
J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!
L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!
On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage.
On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in).
Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...
C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)
Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.

Spadena house:
Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠
Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.


Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....
A suivre: Los Angeles et Universal Studios
J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.

On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).




Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.
Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.

Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!

Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc d��cidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.
Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!
L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.
Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$
J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:
Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...
Voici la carte:

J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...
J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..

La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!
J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!
L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!
On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage.
On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in).
Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)
Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.
Spadena house:

Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠
Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.


Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....
A suivre: Los Angeles et Universal Studios
J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.


On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).




Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.
Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.

Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!

Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Les aventuriers de l'Arche de Noé - Botswana English translation pending
Bonjour tout le monde,
Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.
Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪
Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.
Il était une fois ...
Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.
Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.
Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.
Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...
Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.
Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.
Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.
C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...
Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.
L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)
J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...
Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.
Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.
Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :
Le séjour en quelques chiffres ...
- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.
Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪
Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.
Il était une fois ...
Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.
Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.
Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.
Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...
Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.
Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.
Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.
C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...
Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.
L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)
J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...
Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.
Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.
Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :

Le séjour en quelques chiffres ...
- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Retour MSC Fantasia du 8 au 19 avril 2015 en Yacht Club English translation pending
Gènes, le 3 avril 2015 / Météo : couvert
Nous avons remis les clefs de l’appartement pour que notre ami s’occupe des chats pendant notre absence
11h30 Départ de la maison pour la direction du Tunnel du Mont Blanc, la radio nous annonce 4 heures d’attente avant d’arrivé au Tunnel, cela ne sera pas du tout le cas, nous attendrons 45 minutes avant d’arrivé au Tunnel, la Police est là pour surveiller les poids lourds et certaines voitures Nous prenons le ticket aller seulement vu que le ticket aller/retour fonctionne seulement si tu reviens dans les 7 jours.
Nous ferons un arrêt à Aoste pour les toilettes et changer de chauffeur où Marie conduira jusqu’à Gènes
17h35 arrivée à l’hôtel 4* Holiday Inn près du port, il y a deux persones devant nous, la première passe très vite et un monsieur devant nous demande pour une chambre, le réceptionniste lui répondra que l’hôtel est complet (on sait…) A notre tour, le réceptionniste sera très rapide, il prend nos numéros de passeport, nous donne la clef de la chambre (carte magniétique) et les mots de passe pour le wifi gratuit, en 15 minutes on est dans la chambre Alexandre va mettre la voiture au parking, il faut monter après les deux feux de l’hôtel, tournez à droite, les indications sont très facile, redescendre de l’autre côté de l’hôtel, attention à un passage assez serré pour les grandes voitures comme la nôtre et après un parking sur le toit de l’hôtel qui fait arrivé sur cette partie de l’hôtel au 3ème étage.
Nous allons nous reposé à la chambre Marie dormira jusqu’au lendemain 8h15 car tellement fatiguée. Pour le soir nous avions acheté des sushis qui a très bien passé, nous étions très content du repos.
Nous sommes surpris des verres en plastique pour la salle de bains et mini bar, on ne trouve pas écologiques tous ces déchets
11h30 Départ de la maison pour la direction du Tunnel du Mont Blanc, la radio nous annonce 4 heures d’attente avant d’arrivé au Tunnel, cela ne sera pas du tout le cas, nous attendrons 45 minutes avant d’arrivé au Tunnel, la Police est là pour surveiller les poids lourds et certaines voitures Nous prenons le ticket aller seulement vu que le ticket aller/retour fonctionne seulement si tu reviens dans les 7 jours.
Nous ferons un arrêt à Aoste pour les toilettes et changer de chauffeur où Marie conduira jusqu’à Gènes
17h35 arrivée à l’hôtel 4* Holiday Inn près du port, il y a deux persones devant nous, la première passe très vite et un monsieur devant nous demande pour une chambre, le réceptionniste lui répondra que l’hôtel est complet (on sait…) A notre tour, le réceptionniste sera très rapide, il prend nos numéros de passeport, nous donne la clef de la chambre (carte magniétique) et les mots de passe pour le wifi gratuit, en 15 minutes on est dans la chambre Alexandre va mettre la voiture au parking, il faut monter après les deux feux de l’hôtel, tournez à droite, les indications sont très facile, redescendre de l’autre côté de l’hôtel, attention à un passage assez serré pour les grandes voitures comme la nôtre et après un parking sur le toit de l’hôtel qui fait arrivé sur cette partie de l’hôtel au 3ème étage.
Nous allons nous reposé à la chambre Marie dormira jusqu’au lendemain 8h15 car tellement fatiguée. Pour le soir nous avions acheté des sushis qui a très bien passé, nous étions très content du repos.
Nous sommes surpris des verres en plastique pour la salle de bains et mini bar, on ne trouve pas écologiques tous ces déchets
État des routes Cape Range (Australie) English translation pending
Bonjour,
Je pars en Australie au mois de juillet pour un périple de 6 semaines.
Je dispose d'un 4x4 que je compte utilisé au mieux, voila pourquoi je veux aller au Park Cape Range.
Qui à déjà fait Turquoise Bay, voir plus. Je sais peu de chose sur l'accès et l'état des routes.
Pour les campings je suppose que l'on trouve de la place sans trop de difficulté.
Merci à tout ceux qui pourrait me renseigner.
Pierre-Alain
Je pars en Australie au mois de juillet pour un périple de 6 semaines.
Je dispose d'un 4x4 que je compte utilisé au mieux, voila pourquoi je veux aller au Park Cape Range.
Qui à déjà fait Turquoise Bay, voir plus. Je sais peu de chose sur l'accès et l'état des routes.
Pour les campings je suppose que l'on trouve de la place sans trop de difficulté.
Merci à tout ceux qui pourrait me renseigner.
Pierre-Alain
Séjour snorkeling à Sulawesi en mars: itinéraires et hébergement English translation pending
Hello,
Je suis entrain de peaufiner un (premier) séjour en Sulawesi avec comme objectif, d'en prendre plein la vue en snorkeling (préférence pour les coraux, gorgones, comatules, éponges, anémones ... plutôt que les nemo ou les requins ... et on ne plonge pas).
On s'oriente vers, en 3 semaines (en mars 2016) : Paris - Manado Tumbak (4 ou 5 n), Tumbak island cottage Bangka (4n), on hésite entre Murex, Coral eyes et Nomad divers, des avis ? Siladen (4 n), bobocha Savez-vous comment est le snorkeling en face de ces resorts ? Peut être une nuit vers le parc Tangkoko pour voir les tarsiers et les cuscus ... Manado-Makassar en avion taxi ou bus pour : Pays toraja (le reste des nuits) retour en taxi ou en bus et départ de Makassar pour Paris en mars 2016 Qu'en pensez-vous ?
Je suis entrain de peaufiner un (premier) séjour en Sulawesi avec comme objectif, d'en prendre plein la vue en snorkeling (préférence pour les coraux, gorgones, comatules, éponges, anémones ... plutôt que les nemo ou les requins ... et on ne plonge pas).
On s'oriente vers, en 3 semaines (en mars 2016) : Paris - Manado Tumbak (4 ou 5 n), Tumbak island cottage Bangka (4n), on hésite entre Murex, Coral eyes et Nomad divers, des avis ? Siladen (4 n), bobocha Savez-vous comment est le snorkeling en face de ces resorts ? Peut être une nuit vers le parc Tangkoko pour voir les tarsiers et les cuscus ... Manado-Makassar en avion taxi ou bus pour : Pays toraja (le reste des nuits) retour en taxi ou en bus et départ de Makassar pour Paris en mars 2016 Qu'en pensez-vous ?
Bienvenue au Maroc: découvrez mon pays en photos! English translation pending
Je veux partager avec vous , chers voyageurs , quelques merveilles de mon pays. Question de vous aider à mieux découvrir ce que vous ignorez de ce Joli pays dont je suis fière d'appartenir . BONNE VISITE . Chaque commentaire sera consacré à une ville ou région particulière. Je publierai , chaque fois que j'aurai le temps , quelques photos pour le plaisir de vos yeux.
N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
Retour sur un beau voyage (Californie - Panama – Floride - Louisiane) English translation pending
Salut à tous,
Cette fois, c’est notre tour … , notre tour d’essayer d’apporter un (petit) plus au forum, notre tour d’apporter un petit retour d’expérience sur notre récent voyage de ce début 2015 en Amérique Centrale et du Nord. Ce n’est que justice d’apporter notre pierre après avoir été glaner des infos précieuses sur le site à l’occasion de la préparation de nos voyages précédents. Si, à l’époque, la vie professionnelle active ne nous laissait guère l’occasion faire un retour sur l’expérience acquise lors de ces voyages, il en va un peu différemment maintenant …
1) Nous …
Tous deux jeunes retraités dans la soixantaine naissante après une vie professionnelle active, affamés de découvertes et de voyages. Les enfants ont quitté le nid depuis quelques années et volent de leurs propres ailes et les 3 petits-fils poussent en taille (mais pas encore assez en sagesse).

2) Notre projet …
Si nous voyageons fréquemment en Europe (en moto de préférence, en city trip, en croisière ou en séjours divers), nous sommes également passionnés par l’Amérique du Nord (Canada et USA) où nous avons déjà fait une série de voyages touristiques sur une période de 35 ans, … notre premier voyage vers les USA datant en effet de 1980 …
Aux USA, comme au Canada, on se sent bien …, on s’y est toujours bien senti et on y a toujours été bien accueilli …
Cette fois, nous avons voulu y retourner en janvier 2015 : - pour quitter la morosité hivernale de nos régions durant cette période - pour flâner un peu au soleil en terre déjà largement connue … et ce sera donc la Californie du sud … et Las Vegas - pour découvrir une partie des USA que nous ne connaissions pas encore (à savoir la Floride et la Louisiane).
Le cahier des charges est donc clair : Repos et récupération en Californie (+ Las Vegas) et découverte des attraits essentiels de la Floride et de la Louisiane.
Ces deux pôles étant fort distants, voire assez incompatibles, un trait d’union entre eux s’imposait …
C’est là qu’un coup de chance s’est produit, à savoir la découverte de l’existence de croisières entre Los Angeles et Miami via le passage du Canal de Panama à cette époque de l’année.
Cette opportunité nous convenait parfaitement puisqu’elle faisait un lien « direct » entre Los Angeles et Miami, tout en nous permettant de faire une croisière et de découvrir très (trop) rapidement et très (trop) superficiellement malheureusement, des images du Mexique, du Costa Rica, de Colombie et de traverser le Canal de Panama.
Tenant compte que nous ne voulions pas dépasser les deux mois d’absence, notre calendrier fût donc le suivant de mi janvier à mi mars 2015 :
- deux semaines relax et cool en terrains connus en Californie - deux semaines de croisière entre Los Angeles et Miami en musardant le long de la riviera mexicaine avant de passer le canal de Panama - trois grosses semaines de découverte de la Floride et de la Louisiane
3) L’organisation et la préparation du voyage
Avant d’en arriver au récit de notre escapade, je me propose d’insister un peu plus largement que d’habitude sur la préparation et l’organisation de ce voyage. Expliquer un peu notre fonctionnement dans la préparation et la logistique peut peut-être aider à faciliter la réflexion de futurs nouveaux voyageurs.
Quand on est « jeune voyageur » avant que l’expérience (et les ans) ne vienne, il est précieux d’avoir l’éclairage de la manière dont d’autres s’y prennent. C’est dans cet esprit que j’ai développé un peu plus (voire trop) NOTRE fonctionnement. Que les vétérans du forum nous pardonnent …
La réussite d’un grand voyage est, pour nous, d’abord liée à la qualité de sa préparation et de son organisation avant départ.
Pour nous, la préparation fait partie intégrante du plaisir du voyage. Les 6 mois qui précèdent un tel parcours se passent à le préparer, à le mâcher, à y penser, à en rêver, à le peaufiner, à maltraiter internet, les guides, notre forum bien aimé, bref … c’est presque la plus belle phase du projet … et on se demanderait bien parfois, juste avant de partir, s’il est bien nécessaire de décoller, tant on l’a déjà fait de fois dans sa tête, ce voyage … (et aussi parfois parce qu’on a un peu peur d’être, parfois, déçus …)
Avertissement : Attention, ce qui sera mentionné dans la suite constitue « My Practices » et non « The Best Practices ». Autrement dit, il s’agit de nos pratiques convenant à notre personnalité et à notre mode de fonctionnement, sans autre prétention.
Et puis, quand même … comme le signale le sage adage « Chacun fait son lit comme il veut se coucher … ».
Micy
Cette fois, c’est notre tour … , notre tour d’essayer d’apporter un (petit) plus au forum, notre tour d’apporter un petit retour d’expérience sur notre récent voyage de ce début 2015 en Amérique Centrale et du Nord. Ce n’est que justice d’apporter notre pierre après avoir été glaner des infos précieuses sur le site à l’occasion de la préparation de nos voyages précédents. Si, à l’époque, la vie professionnelle active ne nous laissait guère l’occasion faire un retour sur l’expérience acquise lors de ces voyages, il en va un peu différemment maintenant …
1) Nous …
Tous deux jeunes retraités dans la soixantaine naissante après une vie professionnelle active, affamés de découvertes et de voyages. Les enfants ont quitté le nid depuis quelques années et volent de leurs propres ailes et les 3 petits-fils poussent en taille (mais pas encore assez en sagesse).

2) Notre projet …
Si nous voyageons fréquemment en Europe (en moto de préférence, en city trip, en croisière ou en séjours divers), nous sommes également passionnés par l’Amérique du Nord (Canada et USA) où nous avons déjà fait une série de voyages touristiques sur une période de 35 ans, … notre premier voyage vers les USA datant en effet de 1980 …
Aux USA, comme au Canada, on se sent bien …, on s’y est toujours bien senti et on y a toujours été bien accueilli …
Cette fois, nous avons voulu y retourner en janvier 2015 : - pour quitter la morosité hivernale de nos régions durant cette période - pour flâner un peu au soleil en terre déjà largement connue … et ce sera donc la Californie du sud … et Las Vegas - pour découvrir une partie des USA que nous ne connaissions pas encore (à savoir la Floride et la Louisiane).
Le cahier des charges est donc clair : Repos et récupération en Californie (+ Las Vegas) et découverte des attraits essentiels de la Floride et de la Louisiane.
Ces deux pôles étant fort distants, voire assez incompatibles, un trait d’union entre eux s’imposait …
C’est là qu’un coup de chance s’est produit, à savoir la découverte de l’existence de croisières entre Los Angeles et Miami via le passage du Canal de Panama à cette époque de l’année.
Cette opportunité nous convenait parfaitement puisqu’elle faisait un lien « direct » entre Los Angeles et Miami, tout en nous permettant de faire une croisière et de découvrir très (trop) rapidement et très (trop) superficiellement malheureusement, des images du Mexique, du Costa Rica, de Colombie et de traverser le Canal de Panama.
Tenant compte que nous ne voulions pas dépasser les deux mois d’absence, notre calendrier fût donc le suivant de mi janvier à mi mars 2015 :
- deux semaines relax et cool en terrains connus en Californie - deux semaines de croisière entre Los Angeles et Miami en musardant le long de la riviera mexicaine avant de passer le canal de Panama - trois grosses semaines de découverte de la Floride et de la Louisiane
3) L’organisation et la préparation du voyage
Avant d’en arriver au récit de notre escapade, je me propose d’insister un peu plus largement que d’habitude sur la préparation et l’organisation de ce voyage. Expliquer un peu notre fonctionnement dans la préparation et la logistique peut peut-être aider à faciliter la réflexion de futurs nouveaux voyageurs.
Quand on est « jeune voyageur » avant que l’expérience (et les ans) ne vienne, il est précieux d’avoir l’éclairage de la manière dont d’autres s’y prennent. C’est dans cet esprit que j’ai développé un peu plus (voire trop) NOTRE fonctionnement. Que les vétérans du forum nous pardonnent …
La réussite d’un grand voyage est, pour nous, d’abord liée à la qualité de sa préparation et de son organisation avant départ.
Pour nous, la préparation fait partie intégrante du plaisir du voyage. Les 6 mois qui précèdent un tel parcours se passent à le préparer, à le mâcher, à y penser, à en rêver, à le peaufiner, à maltraiter internet, les guides, notre forum bien aimé, bref … c’est presque la plus belle phase du projet … et on se demanderait bien parfois, juste avant de partir, s’il est bien nécessaire de décoller, tant on l’a déjà fait de fois dans sa tête, ce voyage … (et aussi parfois parce qu’on a un peu peur d’être, parfois, déçus …)
Avertissement : Attention, ce qui sera mentionné dans la suite constitue « My Practices » et non « The Best Practices ». Autrement dit, il s’agit de nos pratiques convenant à notre personnalité et à notre mode de fonctionnement, sans autre prétention.
Et puis, quand même … comme le signale le sage adage « Chacun fait son lit comme il veut se coucher … ».
Micy
Préparer notre voyage à Madagascar English translation pending
Bonjour,
nous aimerions réaliser un circuit avec chauffeur. On envisageait ce genre de circuit :
Jour 1 - Antananarivo-Antsirabé ( dormir directement à Antsirabé sans séjourner à Antananarivo).
Jour 2 - Antsirabe-Ambrosita
Jour 3 et 4 - Ambrosita-Fianarantsoa (Parc de Ranomafana 1 journée de visite)
Jour 5 et 6 - Fianarantsoa – Ranohira (parc Isalo : 1 journée de visite)
Jour 7 - Ranohira - Ifaty
Jour 8 - Ifaty
Jour 9 - Ifaty- Andavadoaka
Jour 10 - Andavadoaka - Morondava
Jour 11 - Morondava - Antananarivo
Qu'en pensez-vous ? Est-ce envisageable sur l'une des périodes : Soit du 19 octobre au 31 octobre Soit du 13 juillet au 1er août
Merci pour vos conseils
Qu'en pensez-vous ? Est-ce envisageable sur l'une des périodes : Soit du 19 octobre au 31 octobre Soit du 13 juillet au 1er août
Merci pour vos conseils
3 semaines dans l'Ouest américain avec cheville foutue English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir erré sur le net sans succès, je viens demander votre aide concernant notre 3ème voyage dans l'ouest qui arrive à grands pas et donc vous trouverez la description initiale ici :
http://voyageforum.com/discussion/planning-notre-3eme-voyage-dans-ouest-americain-d6767837/
Le problème est que je me suis méchamment rompu les ligaments de la cheville il y a 2 mois et que l'évolution est défavorable. Du coup il me sera impossible de faire plus de 1-2 h de marche. Or, je ne suis pas du tout prête à annuler ce voyage et nous allons donc tout de même partir même si ça peut paraître idiot c'est une nécessité pour nous. Donc je me demandais si vous auriez des idées de comment aménager ce voyage / trouver des idées d'activités / modifier les trajets / etc parce que personnellement je reste totalement bloquée sur notre parcours final qui est celui-ci :
J1 - 13 juin : Arrivée à Las Vegas à 22h30 (Nuit à LV)
J 2 -14 juin : Strip + cirque du soleil (Nuit à LV)
J3 - 15 juin : Trajet pour Zion, arrêt au Snow Canyon SP (Jenny’s canyon & Btterfly) + Yant Flat (Nuit à Springdale)
J4 - 16 juin : Emerald Pool + Canyon overlook trail (Nuit à Springdale)
J5 - 17 juin : Cedar Breaks NM, Alpine Pond trail et Spectra point / Ramparts overlook trail (Nuit �� Kanab)
J6 - 18 juin : Trajet pour Vermillon cliffs NM + The Wave ou rando Edmaier’s Secret ou White rocks et Yellow rock (Nuit à Page)
J7 - 19 juin : Jetski ou bateau au Lake Powell (Nuit à Page)
J8 - 20 juin : Upper Antelope canyons + Thousand Pockets + Stud horse point(Nuit à Page)
J9- 21 juin : Trajet pour Monument Valley + Goosenecks SP + Valley of the Gods (Nuit à Mexican hat)
J10 - 22 juin : Trajet pour Capitol Reef avec arrêt à Little Egypt (Nuit à Hanksville)
J11 - 23 juin : Capitol Reef (Nuit à Hanksville)
J12 - 24 juin : Trajet pour Moab + Arches NP (Nuit à Moab)
J13 - 25 juin : Canyonland, the Needle (Nuit à Moab)
J14 - 26 juin : ATV dans la région + Negro bill canyon (Morning glory bridge) (Nuit à Moab)
J15 - 27 juin : Trajet pour Fantasy Canyon puis Vernal (Nuit à Vernal)
J16 - 28 juin : Trajet pour Jackson (Nuit à Jackson)
J17 - 29 juin : Grand Teton (Nuit à Old Faithfull)
J18 - 30 juin : Région OF (Nuit à Old Faithfull)
J19 - 1er juillet : ? (Nuit à Roosvelt)
J20 - 2 juillet : ? (Nuit à Roosvelt)
J21 - 3 juillet : Départ de Bozeman
Je m'en remets donc à vos suggestions... Que faire ? Garder le même itinéraire (les hôtels sont réservés mais la plupart peuvent être annulés) et se contenter de mini ballades ou changer en sachant que nous sommes contraints d'atterrir à Las Vegas et de repartir de Bozeman... Tout en ayant la possibilité de prendre des vols internes.
Merci d'avance pour votre aide...
Après avoir erré sur le net sans succès, je viens demander votre aide concernant notre 3ème voyage dans l'ouest qui arrive à grands pas et donc vous trouverez la description initiale ici :
http://voyageforum.com/discussion/planning-notre-3eme-voyage-dans-ouest-americain-d6767837/
Le problème est que je me suis méchamment rompu les ligaments de la cheville il y a 2 mois et que l'évolution est défavorable. Du coup il me sera impossible de faire plus de 1-2 h de marche. Or, je ne suis pas du tout prête à annuler ce voyage et nous allons donc tout de même partir même si ça peut paraître idiot c'est une nécessité pour nous. Donc je me demandais si vous auriez des idées de comment aménager ce voyage / trouver des idées d'activités / modifier les trajets / etc parce que personnellement je reste totalement bloquée sur notre parcours final qui est celui-ci :
J1 - 13 juin : Arrivée à Las Vegas à 22h30 (Nuit à LV)
J 2 -14 juin : Strip + cirque du soleil (Nuit à LV)
J3 - 15 juin : Trajet pour Zion, arrêt au Snow Canyon SP (Jenny’s canyon & Btterfly) + Yant Flat (Nuit à Springdale)
J4 - 16 juin : Emerald Pool + Canyon overlook trail (Nuit à Springdale)
J5 - 17 juin : Cedar Breaks NM, Alpine Pond trail et Spectra point / Ramparts overlook trail (Nuit �� Kanab)
J6 - 18 juin : Trajet pour Vermillon cliffs NM + The Wave ou rando Edmaier’s Secret ou White rocks et Yellow rock (Nuit à Page)
J7 - 19 juin : Jetski ou bateau au Lake Powell (Nuit à Page)
J8 - 20 juin : Upper Antelope canyons + Thousand Pockets + Stud horse point(Nuit à Page)
J9- 21 juin : Trajet pour Monument Valley + Goosenecks SP + Valley of the Gods (Nuit à Mexican hat)
J10 - 22 juin : Trajet pour Capitol Reef avec arrêt à Little Egypt (Nuit à Hanksville)
J11 - 23 juin : Capitol Reef (Nuit à Hanksville)
J12 - 24 juin : Trajet pour Moab + Arches NP (Nuit à Moab)
J13 - 25 juin : Canyonland, the Needle (Nuit à Moab)
J14 - 26 juin : ATV dans la région + Negro bill canyon (Morning glory bridge) (Nuit à Moab)
J15 - 27 juin : Trajet pour Fantasy Canyon puis Vernal (Nuit à Vernal)
J16 - 28 juin : Trajet pour Jackson (Nuit à Jackson)
J17 - 29 juin : Grand Teton (Nuit à Old Faithfull)
J18 - 30 juin : Région OF (Nuit à Old Faithfull)
J19 - 1er juillet : ? (Nuit à Roosvelt)
J20 - 2 juillet : ? (Nuit à Roosvelt)
J21 - 3 juillet : Départ de Bozeman
Je m'en remets donc à vos suggestions... Que faire ? Garder le même itinéraire (les hôtels sont réservés mais la plupart peuvent être annulés) et se contenter de mini ballades ou changer en sachant que nous sommes contraints d'atterrir à Las Vegas et de repartir de Bozeman... Tout en ayant la possibilité de prendre des vols internes.
Merci d'avance pour votre aide...
Zimbabwe-Zambie été 2016 English translation pending
Bonjour tous,
Tout d'abord merci à Eric, Pierre et les autres qui m'ont encouragé et aidé pour ce voyage 🙂🙂🙂
Suite à une longue discussion (du coup je préfère en lancer une nouvelle) et à la décision de Mayrig de nous accompagner voici le parcours retenu:
B . Parcours Liv – Lusaka plutôt centré sur la Zambie avec South Luanga J1 – 28/07 - livingstone J2 – 29/07 - Livingstone – Hwange - picnic camp, plutôt côté Sinamatella – lequel ? J3 – 30/07 – Hwange - picnic camp meme secteur J4 – 31/07 – Hwange – picnic je pensais à Shumba ou White Hill ? J5 – 01/08 - Hwange – Mlibilizi (pour prendre le ferry sur la lac Kariba) – nuit Manzini Lodge J7 – 02/08 - Ferry jusqu’à Kariba – nuit sur le bateau J8 – 03/08 - Kariba – Mana Pool, nuit BBC Camp J9 – 04/08 - Mana Pool – nuit idem J10 – 05/08 - Mana Pool – nuit Nkupe Camp J11 – 06/08 - Mana Pool – nuit Chitake 2 J12 – 07/08 – Mana Pool – Bridge Camp – nuit Bridge Camp J13 – 08/08 Bridge Camp – South Luangwa – nuit Croc Valley ou Wildlife Camp ou Traik and Trail River Camp ?? J14 – 09/08 – South Luangwa – nuit idem J15 – 10/08 - South Luangwa – nuit Zimoko Lodge (ils ont 4 emplacements de camping) J16 – 11/08 - South Luangwa – nuit idem J17 – 12/08 - South Luangwa – North Luangwa – nuit quelque part vers North Lungwa ? J18 – 13/08 North Luangwa ?, Buffalo Camp n’est pas fermé ? J19 – 14/08 North Luangwa – nuit ? J20 – 15/08 – North Luangwa – Bridge Camp – nuit Bridge Camp J21 – 16/08 - Bridge Camp – Lusaka – nuit ? sachant qu’on aura rendu le 4x4 J22 – 17/08 Vol vers l’Europe
Donc tous les avis et commentaires sont les bienvenus, notamment concernant les couchages, les routes et ravitaillements 😛
Merci 🙂
Tout d'abord merci à Eric, Pierre et les autres qui m'ont encouragé et aidé pour ce voyage 🙂🙂🙂
Suite à une longue discussion (du coup je préfère en lancer une nouvelle) et à la décision de Mayrig de nous accompagner voici le parcours retenu:
B . Parcours Liv – Lusaka plutôt centré sur la Zambie avec South Luanga J1 – 28/07 - livingstone J2 – 29/07 - Livingstone – Hwange - picnic camp, plutôt côté Sinamatella – lequel ? J3 – 30/07 – Hwange - picnic camp meme secteur J4 – 31/07 – Hwange – picnic je pensais à Shumba ou White Hill ? J5 – 01/08 - Hwange – Mlibilizi (pour prendre le ferry sur la lac Kariba) – nuit Manzini Lodge J7 – 02/08 - Ferry jusqu’à Kariba – nuit sur le bateau J8 – 03/08 - Kariba – Mana Pool, nuit BBC Camp J9 – 04/08 - Mana Pool – nuit idem J10 – 05/08 - Mana Pool – nuit Nkupe Camp J11 – 06/08 - Mana Pool – nuit Chitake 2 J12 – 07/08 – Mana Pool – Bridge Camp – nuit Bridge Camp J13 – 08/08 Bridge Camp – South Luangwa – nuit Croc Valley ou Wildlife Camp ou Traik and Trail River Camp ?? J14 – 09/08 – South Luangwa – nuit idem J15 – 10/08 - South Luangwa – nuit Zimoko Lodge (ils ont 4 emplacements de camping) J16 – 11/08 - South Luangwa – nuit idem J17 – 12/08 - South Luangwa – North Luangwa – nuit quelque part vers North Lungwa ? J18 – 13/08 North Luangwa ?, Buffalo Camp n’est pas fermé ? J19 – 14/08 North Luangwa – nuit ? J20 – 15/08 – North Luangwa – Bridge Camp – nuit Bridge Camp J21 – 16/08 - Bridge Camp – Lusaka – nuit ? sachant qu’on aura rendu le 4x4 J22 – 17/08 Vol vers l’Europe
Donc tous les avis et commentaires sont les bienvenus, notamment concernant les couchages, les routes et ravitaillements 😛
Merci 🙂
Croisière Musica, départ de Venise le 18 octobre (Grèce, Monténégro) English translation pending
bonjour,
nous partons pour notre 2eme croisiere a bord du musica au depart de venise direction la grece et le montenegro. les escales: venise-bari-katakolon, santorin, athenes, corfou, kotor. nous souhaitons prendre le moins d'excursion possible avec msc car nous serons 6 avec un petit budget. c'est notre 1ere croisiere avec msc. quel forfait boisson me conseillez vous? est que le all inclusive et rentable? si vous avez des photos de cabines en exterieur pont fantastica elles seront egalement les bienvenues afin de nous faire une idee. merci à tous ceux qui nous permettrons de preparer au mieux cette croisiere
nous partons pour notre 2eme croisiere a bord du musica au depart de venise direction la grece et le montenegro. les escales: venise-bari-katakolon, santorin, athenes, corfou, kotor. nous souhaitons prendre le moins d'excursion possible avec msc car nous serons 6 avec un petit budget. c'est notre 1ere croisiere avec msc. quel forfait boisson me conseillez vous? est que le all inclusive et rentable? si vous avez des photos de cabines en exterieur pont fantastica elles seront egalement les bienvenues afin de nous faire une idee. merci à tous ceux qui nous permettrons de preparer au mieux cette croisiere
Attention: Daech appelle à tuer les touristes et les policiers au Maroc English translation pending
Salut tous le monde!😐
Attention à vous rien d'étonnant à cette annonce à mon avis.Un jour ou l'autre ça terminera mal au Maghreb entre corruption hautement généralisé, explosion démographique, écarts énormes de richesses, pillages des pays par des vautours, orientation vers du tourisme sexuel, faudra juste quelques années de sécheresse ou l'explosion du prix du blés.
Après j'avais fais des stages de self ex krav maga et on avait un exercice.Juste avec un couteau de cuisine un type peut faire beaucoup de dégâts!🙁
https://www.youtube.com/watch?v=lJm_xOYzH_c
http://www.bladi.net/daech-touristes-policiers-maroc,41719.html
L’organisation terroriste "Daech" appelle ses disciples au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Algérie à s’attaquer aux touristes étrangers dans ces pays, en les incitant à préparer leurs opérations dans le secret le plus absolu.
L’appel émis selon des sources du quotidien Akhbar Al Yaoum par un dirigeant de "Daech" de Rikka, en Syrie, s’adresse principalement aux "loups solitaires" et aux groupes composés de 2 ou 3 personnes, les incitant à prendre pour cible les officiers de police, après avoir espionné et surveillé leurs domiciles. Daech recommande également à ses hommes de tuer les innocents de différentes manières, notamment avec des armes blanches, mais aussi mener des attentats contre les touristes étrangers dans ces pays, précise la même source.
L’organisation terroriste fait appel à ce que l’on appelle "les loups solitaires", après avoir échoué à conduire des opérations terroristes directes au Maghreb, où elle n’arrive pas à s’étendre comme en Irak et en Syrie. En mars dernier, le groupe terroriste "Daech" avait menacé de voler les armes à feu des équipes de "Hadar", dispositif anti-terroriste marocain, pour mener des opérations terroristes, avant d’inciter moins de deux semaines plus tard ses cellules à tuer les Marocains.
- Par: Bladi.net
Attention à vous rien d'étonnant à cette annonce à mon avis.Un jour ou l'autre ça terminera mal au Maghreb entre corruption hautement généralisé, explosion démographique, écarts énormes de richesses, pillages des pays par des vautours, orientation vers du tourisme sexuel, faudra juste quelques années de sécheresse ou l'explosion du prix du blés.
Après j'avais fais des stages de self ex krav maga et on avait un exercice.Juste avec un couteau de cuisine un type peut faire beaucoup de dégâts!🙁
https://www.youtube.com/watch?v=lJm_xOYzH_c
http://www.bladi.net/daech-touristes-policiers-maroc,41719.html
L’organisation terroriste "Daech" appelle ses disciples au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Algérie à s’attaquer aux touristes étrangers dans ces pays, en les incitant à préparer leurs opérations dans le secret le plus absolu.
L’appel émis selon des sources du quotidien Akhbar Al Yaoum par un dirigeant de "Daech" de Rikka, en Syrie, s’adresse principalement aux "loups solitaires" et aux groupes composés de 2 ou 3 personnes, les incitant à prendre pour cible les officiers de police, après avoir espionné et surveillé leurs domiciles. Daech recommande également à ses hommes de tuer les innocents de différentes manières, notamment avec des armes blanches, mais aussi mener des attentats contre les touristes étrangers dans ces pays, précise la même source.
L’organisation terroriste fait appel à ce que l’on appelle "les loups solitaires", après avoir échoué à conduire des opérations terroristes directes au Maghreb, où elle n’arrive pas à s’étendre comme en Irak et en Syrie. En mars dernier, le groupe terroriste "Daech" avait menacé de voler les armes à feu des équipes de "Hadar", dispositif anti-terroriste marocain, pour mener des opérations terroristes, avant d’inciter moins de deux semaines plus tard ses cellules à tuer les Marocains.
- Par: Bladi.net
15 jours en Bolivie: notre itinéraire English translation pending
Bonjour!
Une énième discussion sur un itinéraire.... Mais ça nous aiderait beaucoup si vous pouviez nous conseiller, notamment sur la faisabilité des trajets.
vendredi 8 mai 2015 Santa Cruz-arrivée à 2h
samedi 9 mai 2015 Sucre vol Santa Cruz-Sucre
dimanche 10 mai 2015 marché Tarabuco (près Sucre) ou rando - bus le soir Sucre Toposi
lundi 11 mai 2015 Potosi - bus Potosi Tupiza de nuit
mardi 12 mai 2015 Tupiza - excursion à cheval?
mercredi 13 mai 2015 Sud Lipez + Salar
jeudi 14 mai 2015 Sud Lipez + Salar
vendredi 15 mai 2015 Sud Lipez + Salar
samedi 16 mai 2015 Sud Lipez + Salar - train puis bus pour La Paz
dimanche 17 mai 2015 la paz - avion pour Rurrenabaque
lundi 18 mai 2015 amazonie
mardi 19 mai 2015 amazonie
mercredi 20 mai 2015 amazonie - avion pour la paz le soir
jeudi 21 mai 2015 La paz et trajet Lac Titicaca nuit copacabana
vendredi 22 mai 2015 isla del sol retour le soir ou lendemain la paz
samedi 23 mai 2015 la paz Santa Cruz - vol pour Santa Cruz
dimanche 24 mai 2015 Vol 13h50 de Santa Cruz
On hésite aussi avec le parc Sajama ou les alentours de la Paz à la place du lac Titicaca par exemple. Et on se demande si le parc Amboro vaut l'Amazonie? Merci
On hésite aussi avec le parc Sajama ou les alentours de la Paz à la place du lac Titicaca par exemple. Et on se demande si le parc Amboro vaut l'Amazonie? Merci
Chine: Renouvellement visa à Litang? English translation pending
Bonjour!
Nous voyageons à vélo en Asie et nous nous apprêtons à faire face à un problème, toujours le même: VISAS!
Nous sommes entrés en Chine (sud Yunnan) le 30 mars. Nous approchons à présent Shangri-la (nord ouest du Yunnan) et prévoyons de trouver un endroit pour renouveler notre visa pour un mois de plus.
Nous savons qu'il est possible de faire l'extension à Shangri-la. Mais cela ne nous arrange pas car nous y serons trop tôt et nous risquons ainsi de gâcher une semaine du visa de notre premier mois!
Notre idée était de foncer à LITANG (sud du SICHUAN) pour y arriver vers le 25-26 avril et donc avoir encore quelques jours devant nous pour renouveler le visa. Est-ce que quelqu'un sait si il est possible de faire une extension de Visa à LITANG? Et si pas, quelle ville aux alentours serait susceptible de les délivrer? (sachant que nous aimerions beaucoup ne pas devoir prendre de bus dans cette région magnifique)
Merci beaucoup de votre aide!
Nous sommes entrés en Chine (sud Yunnan) le 30 mars. Nous approchons à présent Shangri-la (nord ouest du Yunnan) et prévoyons de trouver un endroit pour renouveler notre visa pour un mois de plus.
Nous savons qu'il est possible de faire l'extension à Shangri-la. Mais cela ne nous arrange pas car nous y serons trop tôt et nous risquons ainsi de gâcher une semaine du visa de notre premier mois!
Notre idée était de foncer à LITANG (sud du SICHUAN) pour y arriver vers le 25-26 avril et donc avoir encore quelques jours devant nous pour renouveler le visa. Est-ce que quelqu'un sait si il est possible de faire une extension de Visa à LITANG? Et si pas, quelle ville aux alentours serait susceptible de les délivrer? (sachant que nous aimerions beaucoup ne pas devoir prendre de bus dans cette région magnifique)
Merci beaucoup de votre aide!
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits d��tails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits d��tails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Marre des sites de vente d'hôtels en ligne English translation pending
😠
Et vous, vous en pensez quoi ?
Lors de l'ébauche d'un projet de voyage, je trace d'abord un itinéraire. Puis je recherche des points de chutes pour me poser le soir ou plusieurs jours si le lieu le permet.
Et voila trois ou quatre ans qu'il est de plus en plus difficile de trouver l'information adéquate sur le net. Tous les sites d'hotels sont phagocités par des sites de réservation en ligne qui dans la plupart des cas vous propose des hébergement à 30 ou 60 kilomètres de l'endroit choisi, et vous propose bien entendu les pire usines à touristes. Un exemple parmi tant d'autre. Faites une recherche sur les hébergements à Krabi, et on vous propose tous les hébergements de Ao Nang situé à 30 kilomètres, et qui ne présente aucun intérêt, sinon d'être un lieu hyper touristique.
Autrement dit, difficile d'échapper à trip advisor ou similaire.
J'avoue ne JAMAIS avoir fait de réservation sur ces sites qui me frisent les nerfs, surtout depuis que je sais qu'ils retiennent une commission qui peut aller jusqu'à 5% du montant de la facture. On est commerce équitable ou pas. Que ces sites existent ne me dérange pas. C'est l'affichage systématique et répétitif qui agace.
Il est de plus en plus dur de trouver des blogS de voyageurs sans intérêts financiers pour un hôtel ou un restaurant, mais qui décrivent leur coup de coeur ou leur déception en fonction de leurs recherches. Ces blogs sont souvent enfouies sous un nombre faramineux de propositions aussi réccurentes qu'indigestes.
😄là, je crois que je vais me faire agonir.
Lors de l'ébauche d'un projet de voyage, je trace d'abord un itinéraire. Puis je recherche des points de chutes pour me poser le soir ou plusieurs jours si le lieu le permet.
Et voila trois ou quatre ans qu'il est de plus en plus difficile de trouver l'information adéquate sur le net. Tous les sites d'hotels sont phagocités par des sites de réservation en ligne qui dans la plupart des cas vous propose des hébergement à 30 ou 60 kilomètres de l'endroit choisi, et vous propose bien entendu les pire usines à touristes. Un exemple parmi tant d'autre. Faites une recherche sur les hébergements à Krabi, et on vous propose tous les hébergements de Ao Nang situé à 30 kilomètres, et qui ne présente aucun intérêt, sinon d'être un lieu hyper touristique.
Autrement dit, difficile d'échapper à trip advisor ou similaire.
J'avoue ne JAMAIS avoir fait de réservation sur ces sites qui me frisent les nerfs, surtout depuis que je sais qu'ils retiennent une commission qui peut aller jusqu'à 5% du montant de la facture. On est commerce équitable ou pas. Que ces sites existent ne me dérange pas. C'est l'affichage systématique et répétitif qui agace.
Il est de plus en plus dur de trouver des blogS de voyageurs sans intérêts financiers pour un hôtel ou un restaurant, mais qui décrivent leur coup de coeur ou leur déception en fonction de leurs recherches. Ces blogs sont souvent enfouies sous un nombre faramineux de propositions aussi réccurentes qu'indigestes.
😄là, je crois que je vais me faire agonir.
Louer un bateau ou jet ski au Lake Powell English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons 9 personnes (dont 5 enfants 20 à 8 ans) au mois d'aôut à passer 2 nuits au lake Powell.
Nous serions très intéressés pour louer soit un bateau, soit un bateau et un jet ski pour la journée (dur de trouver à la demi journée).
Plusieurs questions : - Faut il réserver à l'avance de France ?
- En cas de réservation j'ai souvent vu qu'il fallait remplir un formulaire et laisser son numéro de téléphone pour qu'on vous rappelle pour que vous donniez votre carte bleue. Ils vous rappellent en France et parlent Français ?
- Si jamais la réservation se fait en ligne, faut il payer la totalité (location + caution) ?
- Quid des taxes ?
- Avez vous des bons plans économiques ?
- Certains loueurs n'ont pas de bateau ou jet à l'eau, ils mettent donc à dispositions des véhicules, mais ils ont autant de véhicules que de bateaux/jet ?
Si vous avez des conseils, ils seront les bienvenus :)
Merci d'avance.
Nous serons 9 personnes (dont 5 enfants 20 à 8 ans) au mois d'aôut à passer 2 nuits au lake Powell.
Nous serions très intéressés pour louer soit un bateau, soit un bateau et un jet ski pour la journée (dur de trouver à la demi journée).
Plusieurs questions : - Faut il réserver à l'avance de France ?
- En cas de réservation j'ai souvent vu qu'il fallait remplir un formulaire et laisser son numéro de téléphone pour qu'on vous rappelle pour que vous donniez votre carte bleue. Ils vous rappellent en France et parlent Français ?
- Si jamais la réservation se fait en ligne, faut il payer la totalité (location + caution) ?
- Quid des taxes ?
- Avez vous des bons plans économiques ?
- Certains loueurs n'ont pas de bateau ou jet à l'eau, ils mettent donc à dispositions des véhicules, mais ils ont autant de véhicules que de bateaux/jet ?
Si vous avez des conseils, ils seront les bienvenus :)
Merci d'avance.
Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral English translation pending
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte 😉
.......................................................................................................................................................
Présentation
Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.
C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.
Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)
Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.
Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?
"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !
Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.
Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.
Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.
Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.
Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.
Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…
Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…
Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.
Tel un papillon...
Arrivée et installation dans notre villa
Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !
Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.
Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.
Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.
Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.
Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !
Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)
Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)
Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !
Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.
Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)
Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.
Les familiers de la propriété
Un rouge-gorge
Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.
Une chenille gloutonne
La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.
Un iguane sauvé des eaux
Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.
A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.
Un petit chat errant
Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.
Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !
Vue depuis la terrasse
La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"
Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.
Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.
Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.
Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.
Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.
Ça sent l'improvisation !
Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.
Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.
A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.
Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !
Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.
La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.
On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.
La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.
Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.
Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.
Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !
Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.
Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.
Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !
Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.
Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.
Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !
Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !
Sur la trace du Petit-Malendure

De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling
Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.
En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.
C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.
En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.
A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.
Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.
Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".
Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.
La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.
Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.
Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.
Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.
Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.
Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.
A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.
Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.
Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.
Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !
Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !
En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.
Sous l'eau aux Ilets Pigeon
L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières
Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.
Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?
Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)
Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.
Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.
Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.
En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.
Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.
Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.
Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.
Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.
Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.
Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.
Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.
Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.
Gros paquebots au premier plan.
Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.
Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.
La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.
En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.
A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.
Nous n'irons pas plus loin.
Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.
Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !
L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.
Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières

Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis
Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).
Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.
La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.
Les deux Mamelles
Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.
Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.
On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.
Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.
Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.
Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.
Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.
Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?
Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.
Le Morne à Louis
A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.
Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.
A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.
Ananas bois
Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses
Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.
Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.
Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.
Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.
D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.
Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.
Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.
La cascade aux Ecrevisses
C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)
La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !
La cascade aux Ecrevisses
Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude
Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.
Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.
Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.
Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.
Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.
Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !
Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?
Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.
Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !
Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…
Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata
Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.
Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.
Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.
Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !
Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !
Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…
Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon
Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.
C'est un festival de couleurs !
La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !
Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.
Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.
Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)
Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.
Sur le chemin de Solitude
Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique
Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.
C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.
En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !
Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.
On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.
Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)
Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse
Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.
L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.
A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.
Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.
Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.
L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.
Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !
Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !
A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !
Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.
Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)
Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !
Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.
Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.
Anse Rifflet
Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak
Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.
Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.
En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.
Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs
Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.
Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.
Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.
Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.
Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.
C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.
Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.
Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.
Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.
Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.
Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.
Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.
Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.
Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.
Les lieux restent néanmoins paradisiaques.
De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)
Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.
Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.
Instants magiques de communion avec la nature !
A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.
En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !
Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin
Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle
La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.
Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.
Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.
Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.
Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.
Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.
Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.
Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.
Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.
Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.
Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?
La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.
Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.
Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.
Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :
Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.
Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte
Hampe florale d'ananas jaune
Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles
Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.
Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.
Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.
C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.
Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.
J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !
Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.
De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.
En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.
Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.
Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.
De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.
Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.
Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.
En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !
En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.
A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.
Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.
Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !
C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.
Sur les pentes de la Soufrière
Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne
Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.
Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.
Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.
Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.
Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !
La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.
Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.
Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.
Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.
Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.
Un peu partout, des pièges à crabes !
Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.
Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.
Ici sur un sentier bordé de catalpas.
Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.
Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…
… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.
De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.
Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.
Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)
Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.
En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.
Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.
Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.
Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.
Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !
Plage du Souffleur
Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel
Compte -rendu fait par Hervé
Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.
J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.
Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.
Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.
Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.
Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.
J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.
Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.
Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.
Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !
Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.
La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.
Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.
Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.
Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !
Fonds sous-marins
Le mot de la fin
Impressions générales
En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !
Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.
Des phénomènes normaux pour la saison ?
Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.
Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !
Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.
Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.
A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.
Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…
Nos coups de cœur
Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.
Plage de la Caravelle
Un mot sur l'hébergement
Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.
Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.
Les ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages papier
Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.
Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.
La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.
Sites Internet :
Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :
Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.
Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.
Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.
Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.
Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !
Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.
Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉
Rose de porcelaine
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte 😉
.......................................................................................................................................................Présentation
Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.
C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.
Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)
Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.
Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?
"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !
Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.
Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.
Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.
Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.
Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.
Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…
Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…
Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.
Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa
Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !
Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.
Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.
Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.
Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.
Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !
Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)
Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)
Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !
Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.
Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)
Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.
Les familiers de la propriété
Un rouge-gorge
Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.
Une chenille gloutonne
La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.
Un iguane sauvé des eaux
Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.
A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.
Un petit chat errant
Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.
Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !
Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"
Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.
Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.
Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.
Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.
Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.
Ça sent l'improvisation !
Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.
Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.
A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.
Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !
Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.
La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.
On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.
La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.
Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.
Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.
Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !
Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.
Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.
Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !
Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.
Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.
Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !
Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !
Sur la trace du Petit-Malendure

De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling
Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.
En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.
C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.
En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.
A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.
Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.
Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".
Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.
La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.
Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.
Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.
Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.
Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.
Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.
A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.
Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.
Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.
Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !
Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !
En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.
Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières
Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.
Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?
Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)
Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.
Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.
Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.
En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.
Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.
Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.
Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.
Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.
Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.
Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.
Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.
Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.
Gros paquebots au premier plan.
Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.
Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.
La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.
En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.
A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.
Nous n'irons pas plus loin.
Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.
Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !
L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.
Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières

Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis
Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).
Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.
La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.
Les deux Mamelles
Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.
Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.
On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.
Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.
Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.
Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.
Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.
Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?
Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.
Le Morne à Louis
A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.
Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.
A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.
Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses
Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.
Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.
Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.
Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.
D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.
Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.
Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.
La cascade aux Ecrevisses
C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)
La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !
La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude
Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.
Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.
Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.
Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.
Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.
Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !
Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?
Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.
Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !
Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…
Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata
Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.
Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.
Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.
Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !
Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !
Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…
Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon
Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.
C'est un festival de couleurs !
La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !
Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.
Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.
Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)
Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.
Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique
Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.
C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.
En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !
Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.
On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.
Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)
Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse
Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.
L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.
A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.
Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.
Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.
L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.
Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !
Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !
A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !
Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.
Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)
Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !
Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.
Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.
Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak
Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.
Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.
En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.
Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs
Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.
Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.
Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.
Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.
Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.
C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.
Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.
Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.
Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.
Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.
Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.
Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.
Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.
Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.
Les lieux restent néanmoins paradisiaques.
De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)
Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.
Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.
Instants magiques de communion avec la nature !
A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.
En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !
Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle
La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.
Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.
Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.
Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.
Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.
Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.
Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.
Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.
Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.
Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.
Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?
La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.
Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.
Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.
Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :
Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.
Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte
Hampe florale d'ananas jaune
Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles
Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.
Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.
Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.
C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.
Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.
J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !
Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.
De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.
En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.
Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.
Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.
De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.
Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.
Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.
En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !
En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.
A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.
Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.
Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !
C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.
Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne
Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.
Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.
Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.
Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.
Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !
La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.
Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.
Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.
Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.
Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.
Un peu partout, des pièges à crabes !
Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.
Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.
Ici sur un sentier bordé de catalpas.
Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.
Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…
… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.
De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.
Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.
Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)
Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.
En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.
Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.
Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.
Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.
Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !
Plage du Souffleur
Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. FresnelCompte -rendu fait par Hervé
Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.
J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.
Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.
Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.
Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.
Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.
J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.
Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.
Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.
Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !
Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.
La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.
Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.
Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.
Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !
Fonds sous-marins

Le mot de la fin
Impressions générales
En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !
Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.
Des phénomènes normaux pour la saison ?
Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.
Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !
Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.
Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.
A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.
Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…
Nos coups de cœur
Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.
Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement
Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.
Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.
Les ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages papier
Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.
Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.
La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.
Sites Internet :
Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :
Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.
Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.
Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.
Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.
Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !
Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.
Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉
Rose de porcelaine

Charlotte et Nico partent à l'Ouest: de Denver à Las Vegas English translation pending
Salut tout le monde !
Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !
15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Inde pour 6 semaines fin avril-début juin: nord et sud English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai passé un certain temps sur ce forum en tant que simple observateur, et je remercie tous ses participants dévoués. Les conseils et commentaires m'ont souvent orienté pour mes voyages passés. A moi désormais de demander conseil.
J'ai prévu de partir 6 semaines en Inde, pour un départ prévu le 25 avril, jusqu'au 10 juin, soit 6 semaines. J'ai de nombreuses envies de visites, et j'ai peur de subir le mal partagé par de nombreux voyageurs, surtout en Inde j'ai l'impression : le trop-plein.
J'envisage de partager mon voyage en deux : 3 semaines dans le sud, 3 semaines dans le nord. J'ai quelques réserves par rapport à la période : risque de mousson dans le sud, et pleine saison touristique dans le nord. Est-ce suffisant pour changer d'itinéraire ?
Dans le sud : - arrivée à Mumbai - descendre vers le sud, Goa. - le Kerala - prendre le train vers le Nord.
Dans le nord : - Agra - Delhi - Shimla - Manali - Dharamsala - Chandigarh - retour à Delhi.
Que pensez-vous d'un tel itinéraire, et avec un budget relativement serré ? Est-il trop ambitieux ?
Merci beaucoup à tous.
Tom
J'ai passé un certain temps sur ce forum en tant que simple observateur, et je remercie tous ses participants dévoués. Les conseils et commentaires m'ont souvent orienté pour mes voyages passés. A moi désormais de demander conseil.
J'ai prévu de partir 6 semaines en Inde, pour un départ prévu le 25 avril, jusqu'au 10 juin, soit 6 semaines. J'ai de nombreuses envies de visites, et j'ai peur de subir le mal partagé par de nombreux voyageurs, surtout en Inde j'ai l'impression : le trop-plein.
J'envisage de partager mon voyage en deux : 3 semaines dans le sud, 3 semaines dans le nord. J'ai quelques réserves par rapport à la période : risque de mousson dans le sud, et pleine saison touristique dans le nord. Est-ce suffisant pour changer d'itinéraire ?
Dans le sud : - arrivée à Mumbai - descendre vers le sud, Goa. - le Kerala - prendre le train vers le Nord.
Dans le nord : - Agra - Delhi - Shimla - Manali - Dharamsala - Chandigarh - retour à Delhi.
Que pensez-vous d'un tel itinéraire, et avec un budget relativement serré ? Est-il trop ambitieux ?
Merci beaucoup à tous.
Tom
Discussions sur le concours photo d'avril 2015 English translation pending
Le concours est parti.
On discute ici. 🙂
On discute ici. 🙂
Notre itinéraire dans le Sud, de Houston à Miami, en passant par la Louisiane English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons notre voyage pour cet été, mon mari et moi, départ le 24 juin jusqu'au 14 juillet, pour un road trip au départ de Houston jusqu'à Miami, autant dire qu'il nous tarde!!!
Nous sommes encore en pleine ébauche de notre périple et on le modifie peu à peu, selon nos envies, découvertes, et conseils trouvés ici et là sur le net :) On sait qu'il va faloir faire des choix, zapper certains lieux, et passer au moins 2 jours sur la route, selon les distances des étapes...
Pour l'instant, voici l'itinéraire que nous prévoyons (en cours de construction, modif à venir sur certaines étapes, notamment sur le début (nord-ouest de la Floride):
24-juinArrivée à Houston, récup voiture de location puis direction lafayette / breaux bridge / lake martin. Nuit à Lafayette au motel Best Western Lafayette Inn.
25-juinNous pensons faire le LEBLANC swanp tour, très bien et recommandé par beaucoup, connaissez-vous? Puis direction Houma / Thibodaux, nuit à Thibodaux au Carmel Inn & Suites.
26-juinVisite d'un bayou, découvert, e, que nous conseilleriez-vous? Puis route plus au nord vers les plantations et nuit au comfort inn Donaldsonville, pour être au coeur des plantations.
27-juinVisite des plantation, dont Laura Plantation et Oak Alley, puis une 3ème si possible, à définir, vos conseils? Ensuite route et nuit à la Nouvelle Orléans, hôtel Richelieu.
28-juinDécouverte et visites de la Nouvelle Orléans, nuit à l'hôtel Richelieu (quartier Français). Si vous avez des suggestions n'hésitez pas! :)
29-juinEncore découverte et visites de la Nouvelle Orléans, nuit à l'hôtel Richelieu (quartier Français).
30-juinDirection l'est, grosse étape routière, et nuit à Pensacola Beach/ ou vers le Grayton Beach state park, avez-vous des conseils plus précis? Nous profiterons de la plage l'après-midi et le lendemain matin si possible.
01-juil Journée plage alentours et/ ou Grayton Beach, nuit à Pensacola Beach/ ou vers le Grayton Beach state park.
02-juil Départ dans l'après-midi pour Apalachicola, étape pour couper la route, nuit sur place.
Voici la partie où on hésite vraiment, notamment en raison de la période où nous y serons, en juillet, y'a-til vraiment un intérêt à aller à Crystal River (voir/ nager avec les lamantins)?? : 03-juilDépart en matinée vers la Crystal River, nuit dans les environs/ -> Ou route direct jusqu'à Orlando, nuit vers Lake Buena Vista, proche Disney.
04-juilDépart tôt en matinée pour Orlando, visite Parc DisneyWorld ou Universal, nuit à Orlando/ -> Ou déjà sur place, visite Parc DisneyWorld, nuit à Orlando
05-juilVisite parc Universal. Départ fin d'après-midi, et nuit à Anna Maria Island (des avis, idées, qu'y faire et où dormir?)
06-juilDépart pour Naples, plage et nuit sur place (bonne adresse?)
07-juilDépart pour le Everglade National Park, mais cela est très flou encore, quel endroit privilégier, où y dormir, etc...?
08-juilDépart pour les Keys, route panoramique, stops sur la route puis nuit à Key West au B&B The Mermaid & the Alligator.
09-juilNuit à Key West au B&B The Mermaid & the Alligator.
10-juilNuit à Key West au B&B The Mermaid & the Alligator.
11-juilDépart pour Miami Beach, nuit au Sense Beach House Hotel.
12-juilNuit à Miami beach au Sense Beach House Hotel.
13-juilNuit à Miami beach au Sense Beach House Hotel.
14-juilRetour - vol vers Paris en soirée.
Voilà pour l'instant, merci mille fois par avance pour vos avis, conseils, bonnes adresses, idées, retours d'expériences, etc...
A bientôt,
Laure & François.
Nous préparons notre voyage pour cet été, mon mari et moi, départ le 24 juin jusqu'au 14 juillet, pour un road trip au départ de Houston jusqu'à Miami, autant dire qu'il nous tarde!!!
Nous sommes encore en pleine ébauche de notre périple et on le modifie peu à peu, selon nos envies, découvertes, et conseils trouvés ici et là sur le net :) On sait qu'il va faloir faire des choix, zapper certains lieux, et passer au moins 2 jours sur la route, selon les distances des étapes...
Pour l'instant, voici l'itinéraire que nous prévoyons (en cours de construction, modif à venir sur certaines étapes, notamment sur le début (nord-ouest de la Floride):
24-juinArrivée à Houston, récup voiture de location puis direction lafayette / breaux bridge / lake martin. Nuit à Lafayette au motel Best Western Lafayette Inn.
25-juinNous pensons faire le LEBLANC swanp tour, très bien et recommandé par beaucoup, connaissez-vous? Puis direction Houma / Thibodaux, nuit à Thibodaux au Carmel Inn & Suites.
26-juinVisite d'un bayou, découvert, e, que nous conseilleriez-vous? Puis route plus au nord vers les plantations et nuit au comfort inn Donaldsonville, pour être au coeur des plantations.
27-juinVisite des plantation, dont Laura Plantation et Oak Alley, puis une 3ème si possible, à définir, vos conseils? Ensuite route et nuit à la Nouvelle Orléans, hôtel Richelieu.
28-juinDécouverte et visites de la Nouvelle Orléans, nuit à l'hôtel Richelieu (quartier Français). Si vous avez des suggestions n'hésitez pas! :)
29-juinEncore découverte et visites de la Nouvelle Orléans, nuit à l'hôtel Richelieu (quartier Français).
30-juinDirection l'est, grosse étape routière, et nuit à Pensacola Beach/ ou vers le Grayton Beach state park, avez-vous des conseils plus précis? Nous profiterons de la plage l'après-midi et le lendemain matin si possible.
01-juil Journée plage alentours et/ ou Grayton Beach, nuit à Pensacola Beach/ ou vers le Grayton Beach state park.
02-juil Départ dans l'après-midi pour Apalachicola, étape pour couper la route, nuit sur place.
Voici la partie où on hésite vraiment, notamment en raison de la période où nous y serons, en juillet, y'a-til vraiment un intérêt à aller à Crystal River (voir/ nager avec les lamantins)?? : 03-juilDépart en matinée vers la Crystal River, nuit dans les environs/ -> Ou route direct jusqu'à Orlando, nuit vers Lake Buena Vista, proche Disney.
04-juilDépart tôt en matinée pour Orlando, visite Parc DisneyWorld ou Universal, nuit à Orlando/ -> Ou déjà sur place, visite Parc DisneyWorld, nuit à Orlando
05-juilVisite parc Universal. Départ fin d'après-midi, et nuit à Anna Maria Island (des avis, idées, qu'y faire et où dormir?)
06-juilDépart pour Naples, plage et nuit sur place (bonne adresse?)
07-juilDépart pour le Everglade National Park, mais cela est très flou encore, quel endroit privilégier, où y dormir, etc...?
08-juilDépart pour les Keys, route panoramique, stops sur la route puis nuit à Key West au B&B The Mermaid & the Alligator.
09-juilNuit à Key West au B&B The Mermaid & the Alligator.
10-juilNuit à Key West au B&B The Mermaid & the Alligator.
11-juilDépart pour Miami Beach, nuit au Sense Beach House Hotel.
12-juilNuit à Miami beach au Sense Beach House Hotel.
13-juilNuit à Miami beach au Sense Beach House Hotel.
14-juilRetour - vol vers Paris en soirée.
Voilà pour l'instant, merci mille fois par avance pour vos avis, conseils, bonnes adresses, idées, retours d'expériences, etc...
A bientôt,
Laure & François.
Avis sac pour reflex: Lowepro Hatchback ou autre? English translation pending
Hello !
Je pars au mois de juin au Perou, et je me tate pour l'achat d'un sac pour mon nikon d3200, avec peut etre un objectif en rab
J'ai regardé la gamme lowepro, et le hatchback me plait bien ! Avec l'accès a l'appareil dans le dos, au moins je me sentirai plus serenne en me baladant sur les marchés ^^ et il y a l'air davoir pas mal de place au dessus pour mettre un pull, un guide...
Je me demande juste si l'accès dans le dos n'est pas trop galère justement quand on veut sortir l'appareil pour prendre une photo dans la rue par exemple..
Certains l'ont déjà testé ? Quel en est votre retour ?
D'autres proposition sinn ?
Merci !
Vietnam (Centre) - Mars 2015 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Nous avions besoin de vacances. Pas d’un voyage itinérant. Un endroit où nous poser qui offre des choses à voir, à faire, un endroit qui puisse allier culture et détente. Pas si simple, on a beaucoup cherché. Et nous avons fini par trouver notre bonheur avec le centre du Vietnam. Hué, Hoi An et les environs tout proches. Juste ça, rien d’autre. En 2 semaines, c’est large, c’est ce qu’il nous fallait. Voilà donc un itinéraire, je devrais presque dire un séjour, qui nous a permis de découvrir 2 jolies villes, bien différentes l’une de l’autre, et une jolie campagne environnante. Tout en douceur.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 27 Février – Vol sur Vietnam Airlines : Paris CDG / Hanoi / Hué Sam – Arrivée du vol à 14h50 – 7 nuits à Hué Dim – Prise de contact avec Hué : promenade dans la Cité Impériale – Tour des remparts de la Cité Interdite, par l’extérieur Lun – La Cité Impériale – Le marché Dong Ba Mar – En vélo : Pagode Tu Hieu – Tombeau de Tu Duc – Pagode Thien Mu (Dame Céleste) Mer – En vélo : Vieux pont couvert Thanh Toan – Pagode Dieue De Jeu – En moto : Tombeaux de Khai Dinh et de Minh Mang - Ven – En vélo : Temple de la Littérature – Cimetière voisin – Pagode Huyen Khong – Collège – Fondation Lebadang – Royal Museum Sam – Transfert vers Hué en moto avec Le Family Riders – En route : col dans les nuages et marble mountain – 7 nuits à Hoi An Dim – Prise de contact avec Hoi An : flânerie sans but Lun – En vélo : Plages de Cau Dai et de An Bang – Pagodes Van Duc, Phuoc Lam, Chuc Thanh Mar – En vélo : Village de potiers de Thanh Ha Mer – En voiture privée : Site cham de My Son Jeu – En vélo : Plage de An Bang Ven – En vélo : Plage de An Bang – Village de maraîchers – Pagode de Chuc Thanh (bis) Sam 14 Mars – Dernière flânerie et dernier repas à Hoi An - Vol sur Vietnam Airlines : Danang / Ho Chi Minh Ville/ Paris CDG – Départ à 17h50
BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 4,4 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs). On a pâti de la baisse de l’Euro.
Dépenses préalables : 1 888 € Visa : 24$ pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Vietnam Airlines, réservés via Opodo : 933 €/p l'A/R.
Dépenses sur place : 1 538 € Visa sur place : 45 $/p Hébergements : 828 € (pour 2X7 nuits). Paiement par Amex. Transfert Hué/Hoi An avec les motoriders de la Le Family : 58 $/p. Paiement cash en $ Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 510 €. Paiement cash Aucun retrait ATM. Nous avons changé nos € au fil de l’eau, à l’hôtel ou dans de petites agences en ville. Le taux de change était tout à fait correct mais a baissé assez significativement durant notre séjour.
Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3 426 € Budget non significatif, nous étions là pour nous reposer, nous avons choisi des hôtels confortables plus chers que la moyenne et nous avons largement profité des massages, des restaurants et du happy hour offert partout. Les cocktails sont délicieux et coûtent, max, 2€. Alors, forcément, on s’est un peu lâché …
GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Le même que celui qu’on avait il y a 2 ans pour le Nord … Guide du Routard 2015 Très à jour. J’ai préféré.
TRANSPORTS : 1 - Vols Paris/Hanoi/Hué – Danang/HCMV/Paris – Vietnam Airlines Achetés fin février en ligne via Opodo. 933 €/p l'A/R. Horaires confortables. Vol international sur B777 un peu moins confortables que ceux d’autres compagnies, notamment sur l’offre cinéma (peu de choix et démarrage des films à heures fixes). Escale un peu longue à Hanoi mais qui nous a permis de prendre notre visa sans stress.
VISA ON ARRIVAL : http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, et on attend d’être appelé pour payer cash (les € sont acceptés) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Attention, cette fois-ci, le service a été particulièrement lent et de nombreux touristes avaient choisi cette option, ce qui fait que nous avons mis plus d’1 heure pour obtenir le visa. Tenez-en compte si vous devez enchaîner avec un vol domestique.
Arrivés à Hué, nous avions opté pour le transfert proposé par l’hôtel : 400 kÐ On s’embourgeoise ? On vieillit ?... J’espère que non, je me rassure en me disant qu’on avait cette fois juste besoin de facilité.
2 – Le transfert Hué – Hoi An – Le Family Riders Trouvé sur internet avant notre départ, j’avais réservé par mail (sans acompte, juste un email) http://lefamilyriders.com/...ay-or-hoian-hue.html Les critiques sont élogieuses sur Trip Advisor et sont vraiment justifiées. A 8h30, Thuy (une charmante jeune fille) et son frère viennent nous chercher en moto. Nos bagages sont pris en charge par la maman. Je grimpe derrière Thuy et Philippe derrière son frère (dont je n’ai pas retenu le nom) et nous voilà partis. Sécurité, prudence, gentillesse, bonne humeur, nous roulions sans crainte. Les pauses sont bien gérées. Le repas de midi est pantagruélique et divin, servi dans un superbe cadre ! Les sites visités (village de pêcheurs, cascade de l’éléphant, col dans les nuages, marble mountain) sont très sympas. Tout est inclus ! Même les maillots de bain achetés pour nous car nous n’avions pas pris les nôtres (nous ne pensions pas nous baigner mais … trop tentant finalement …). Du coup aujourd’hui, je peux l’affirmer haut et fort : le ridicule ne tue pas ! J’ai évidemment effacé toutes les photos de moi dans ce maillot rose et vert fluo … Philippe avec son caleçon tahiti était un poil moins ridicule. Enfin quand même !... Nous arrivons vers 17h30 à Hoi An dans la boutique de maman. Encore un petit thé et on nous dépose à notre hôtel. Voilà donc une très belle journée et une agréable façon de passer de Hué à Hoi An. On a joint l’utile à l’agréable. Je recommande vivement, sans aucune réserve.
3 – Vélo Moyen très agréable de découvrir ces 2 villes et les environs. Vérifiez le gonflage des pneus avant de partir. On se fait bien vite à la circulation et on se coule dans le flot des motos et des vélos avec joie. En plus, il fait bien meilleur rouler à vélo que de marcher. Petit panier pratique sur l’avant.
Hué est grande et, du coup, on trouve plus facilement à louer un scooter qu’un vélo. Réservé (la veille pour le lendemain) au DMZ (c’est le nom d’un hôtel-bar-agence, déco au plafond un peu particulière, au coin de la Le Loi et de Pham Ngu Lao). 50 kÐ/j/vélo. Je pense qu’on peut trouver moins cher. Les environs de Hué réservent quelques petites montées qui, même avec ces vélos-tanks, s’avalent bien.
Hoi An se prête particulièrement bien au vélo. C’est tout plat. Et tous les environs (sauf My Son) sont proches et faciles d’accès. Pris chaque matin (sans résa) à la petite dame juste à côté de notre hôtel. 25 kÐ/j/vélo. On en trouve partout.
Parking : sur la plupart des sites, le "parking" est payant. En principe 2 à 5 kÐ/vélo. Idem à la plage de An Bang à Hoi An où nous avons payé (après discussion) 5 kÐ/2 vélos.
4 – Moto Hué : réservée au DMZ. 150 kÐ. Là par contre, je pense que le prix était plutôt correct. Casques fournis. Essence à notre charge (on a fait le plein pour être tranquille : 50 kÐ). Il s’agit toujours de gros scooters automatiques, super confortables même à 2, bien stables, hyper faciles à conduire (dixit mon mari), même pour qui n’est pas motard. Un bon plan pour aller voir les tombeaux impériaux. La carte et les bons conseils sont offerts par DMZ. Ca vaut le coup. Parking : 5 kÐ
5 – Voiture privée Hoi An : réservée à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street (en face de la petite place) - My Son : 610 kÐ (départ à 8h30, pas d’heure de retour planifiée). - Aéroport de DaNang : 315 kÐ Agence fiable.
HEBERGEMENTS : On a payé nos 2 hôtels sur place par carte Amex. Réservés tous 2 sur Booking.com, sans acompte et sans surprise au moment de la note. Puisque nous devions y faire à chaque fois un long séjour de 7 nuits, nous avons privilégié la situation et le confort. Nous n’avons pas été déçus, ces 2 hôtels (bien que très différents) méritent les éloges qu’ils reçoivent sur Trip Advisor et sur Booking.com. Sans faire une référence de ces 2 adresses car elles sont chères, sachez juste que vous en avez pour votre argent.
Hué – Eldora Hotel 60 Ben Nghe 1 278 kÐ la nuit avec petit déj Sur la rive Sud de la Rivière des Parfums, à 20 min de la Tour du drapeau, à 5 min de la rue Pham Ngu Lao (quartier des restau, des boutiques, des agences …). Peut-être un poil loin de la Cité Impériale quand on est à pied. A vélo, c’est parfait. Grand hôtel, un peu chicos, un peu clinquant mais qui ne se la joue pas du tout mondaine. L’accueil est très chaleureux et extrêmement efficace, nous avons pu le tester puisque nous avons eu un problème de bagage qu’ils ont entièrement géré avec gentillesse et efficacité ! Immense chambre, lumineuse et confortable. Literie et salle de bain impeccable. Petit déj buffet ENORME ! Varié, frais, vietnamien et occidental. Tout le monde y trouve son compte. Piscine au 14e et 15e étage. En intérieur, mais magnifiquement agencée, devant une grande baie vitrée.
Hoi An – Little Hoi An Boutique Hotel & Spa (Guide du Routard) 2-4 Ngyuen Phuc Chu 1 277 kÐ la nuit sans le petit déj (mais il nous a été offert) Situé sur le petit ilot d’An Hoi, sur la rive Sud de la rivière, face à la vieille ville qu’on rejoint en quelques minutes. Cette fois, c’est un petit hôtel de charme. La chambre est tout aussi confortable qu’à Hué mais bien plus petite (mais largement suffisante). Là encore tout est parfait au niveau confort et propreté. Petit déj buffet (5$/p, gracieusement offert) également superbe. Plus petit, en rapport avec la taille de l’hôtel mais tout y est. Les spécialités de Hoi An sont délicieuses. Les crêpes aussi … Gros choix de fruits frais. Petite piscine, à côté de la réception et du restaurant. Moins pratique d’accès qu’à Hué puisque plus en vue (plus délicat pour y descendre en peignoir …). L’accueil est chaleureux (comme partout), peut-être un poil trop, pour nous qui sommes de véritables sauvages et aimons bien notre tranquillité. Devoir chaque matin expliquer notre programme de la journée a fini par nous peser un peu. Oui, je vous l’ai dit, on est des ours mal aimables ! Rassurez-vous, on a bien sûr répondu, chaque matin, avec le sourire ! Sauvages mais bien élevés !
Ces 2 hôtels nous ont tous 2 permis un très agréable séjour de 7 nuits chacun. Pour ce type de catégorie, je les recommande sans réserve.
REPAS : Rappel : 10 kÐ (10 000 Dongs) = 0,44 € (environ)
Dans la rue ou dans les petites gargotes : 1 ananas coupé : 15 kÐ 1 noix de coco : 30 kÐ 1 phơ ou un bun bo hué : 5 à 20 kÐ 1 cau lao : 30 kÐ 1 white rose : 35 kÐ
Au restau : 1 cocktail : 30 à 50 kÐ pendant le Happy Hour (c’est toujours Happy Hour !). Le double sur la carte. Les meilleurs qu’on ait bus étaient à Hoi An au Bazar Café, 36 Tran Phu Street (50 kÐ) 1 bouteille de bière (Bia Larue) 450 ml : 15 à 25 kÐ 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 cau lao : 40 à 60 kÐ 1 salade (papaye verte, fleurs de bananiers, mangue …) : 60 kÐ En moyenne, on tournait autour de 250-300 kÐ pour nous 2 pour 2 plats et une bière.
Quelques adresses à Hué: La rue Pham Ngu Lao regorge de restaurants. Ce ne sont pas les plus chics les meilleurs. Nous avons été bien déçus par le Carambole … Notre préféré : Ushi –42 Pham Ngu Lao Excellent bun bo hué à 59 kÐ
Quelques adresses à Hoi An: Même remarque, les adresses prestigieuses ne sont pas forcément les plus sympas. Déçus par le spécial menu du Bazar Café (même si le jardin derrière est splendide) et par le Morning Glory (vraiment trop cher, la moindre salade est à 90 kÐ). Nous avons adoré Chạy, la gargote n°3 de la plage de An Bang. Je vous conseille les Saint-Jacques grillées (89 kÐ). A tomber !! Accueil adorable. Et jolie vue ! On a bien aimé aussi la 4ème petite gargote (surtout pas la 1ère, accueil exécrable, on s’est sauvé !) en bord de rivière à Cam Nam (pas noté le nom. Je pensais qu’on y retournerait et on n’a pas eu le temps … Un comble !!). On a aussi adoré les banh bao (?) à un petit stand de rue, à 20 kÐ, à côté de l’agence HoiAn Explore (127 Phan Chu Trinh Street). Plus ou moins épicés. Précisez. Goutez aussi aux roses blanches, au chicken rice. Manger à Hoi An est un voyage en soi. Les meilleurs cocktails (et on a testé …) nous ont été proposés au Bazar Café. Un poil plus cher mais là, vraiment, c’est justifié.
LE SEJOUR : Pour une fois, nous avions du temps. Car tout le monde vous le dira (et c’est vrai), 1 semaine pour Hué et 1 semaine pour Hoi An, c’est super large. D’ailleurs, les Vietnamiens n’en revenaient pas ! Avoir le temps, c’est un vrai luxe pour nous. Cela dit, croyez-moi, on ne s’est pas ennuyé une seule journée.
HUE : La Cité Interdite : 105 kÐ La folie des hommes a rasé 70% des bâtiments … Il reste néanmoins de très beaux ensembles. Nous y avons passé plus de 3 heures. En sortant, ne ratez pas le Royal Palace (musée des antiquités). L’entrée est incluse dans le billet de la Cité Interdite (même si c’est 3 jours plus tard). D’abord le bâtiment est superbe, ensuite les collections sont intéressantes.
Le marché Dong Ba : Contournez la grande halle qui regroupe les merdouilles en plastique, les chaussures … c’est de peu d’intérêt. Restez dehors pour arriver sur le marché aux légumes. Et là, régalez-vous !
Les tombeaux impériaux : 80 kÐ chacun Tu Duc On y est allé en vélo. Avec le plan offert par DMZ, on a trouvé sans difficulté. Khai Dinh et Minh Mang Cette fois, c’est à scooter qu’on y va. Khai Dinh est facile à trouver. Par contre, on a un peu merdé pour trouver Minh Mang mais, comme on a une langue, on s’en est sorti ! Heureusement car c’est sans doute le plus beau, le plus bucolique, le plus élégant. On a passé 1 bonne heure de visite sur chacun de ces 3 lieux. Duc Duc Après notre visite des tombeaux de Khai Dinh et Minh Mang, nous avons eu envie de pousser la curiosité et d’aller voir celui de Duc Duc. On a eu un mal fou à le trouver. On a dû demander plusieurs fois, mais ça faisait partie de notre plaisir. C’était amusant de tourner dans ces minuscules ruelles, en fait, Duc Duc n’était qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le village. Nous finissons par y arriver. Porte close ! Dommage … Quel intérêt d’en parler ici alors ?... Juste pour ça : en face, une petite gargote, LA petite gargote comme on les aime, authentique, accueillante, avec des chaises de jardin bleues. La souriante patronne nous a servi le meilleur bun bo hué de notre voyage ! Pour 20 kÐ. La vraie récompense. Si vous avez le temps …
Les pagodes : - Tien Mu (Dame Céleste) Gratuit Joli jardin de bonsaïs. - Temple de la littérature Un peu plus loin que la Dame Céleste. Gratuit évidemment, totalement désert. Tout petit, tout mignon. Avec un bel alignement de stèles sur le dos de tortues. L’occasion de voir aussi de plus près un cimetière. Juste en face. Assez différent des nôtres.
Le pont couvert Thanh Toan : Cette balade en boucle est superbe. Un de mes meilleurs souvenirs. Nous rejoignons le pont en passant par les rizières (routes To Huu puis Hoang Quoc Viet). Avec le plan, c’est facile. Petit parking habituel (2 kÐ par vélo) sur la place devant le marché qui a lieu au pied du pont. Scènes de vie magnifiques, rurales, authentiques, sans touristes. Sur le pont de bois, quelques vieilles femmes bavardent, assises sur leurs talons ou en tailleur. Leur souplesse m’exaspère ! Moment magique. Pour revenir à Hué, on passe par le Nord. Là encore, le plan et une boussole suffisent. On longe une petite rivière couverte de barques de pêcheurs, de carrelets pendus à leurs perches. On traverse des villages très vivants, aux pagodes plus kitsch les unes que les autres. C’est plat, calme. Le temps est suspendu. L’arrivée dans Hué est plus hasardeuse, on ne sait pas trop par où on est passé, mais qu’importe, on ne peut pas se perdre. La rivière nous guide. Ne ratez pas cette belle balade ! Elle justifie le mal de fesses qui en résulte.
Massage C’est aussi ce que permet un long séjour. Se faire plaisir ! Une excellente adresse : Salon de massage Da Massage – 50 Nguyen Tri Phuong Full body massage d’une heure pour 300 kÐ. Super salon, très confortable, très clean et très pro. Comme il est situé dans un coin assez peu touristique, je pense qu’il ne vise pas (que) les touristes, loin de là. A l’entrée, des consignes pour y laisser mes vêtements et mes affaires. Une grande serviette, un petit peignoir rose un peu ridicule, un caleçon et un bonnet de douche me sont remis. En préalable, on me propose hammam, sauna, douche. A volonté. C’est spacieux, propre, agréable. Une fois décrassée, je suis accompagnée vers la salle de massage. La pièce est confortable (lumière du jour tamisée, musique douce, belle déco, et encore des serviettes sèches). Le massage d’1 heure est effectué sur une vraie table de massage par une jeune fille à la poigne solide. Et pas de rabotage sur la durée. Le hammam-sauna-douche du début ne vient pas en décompte. Type de massage (soft, medium ou strong) au choix. Lors de mon second passage (ben oui, forcément), j’ai vu plusieurs Vietnamiens y entrer. Ca m’a paru de bon augure. Vraiment une bonne adresse. Pour le même prix, je n’ai pas trouvé l’équivalent sur Hoi An, ni en confort, ni en compétence.
HOI AN : Très différente de Hué. C’est tout petit. La vieille ville (piétons et vélos seulement) est constituée de 3 grandes rues parallèles et de quelques perpendiculaires. On fait le tour en une grosse ½ journée (hors visite). Très animée le soir, éclairée par des centaines de lanternes multicolores, rafraichie par une petite brise agréable, l’ambiance y est cosmopolite, festive, douce.
Pour être parfaitement objectif, c’est très touristique. Très. Les maisons qui ne sont pas devenues musées sont toutes transformées en boutique, bar, restau, agence … Néanmoins, l’ambiance reste agréable, souriante, légère. Pas de harcèlement pesant. Pas de touristes trop blasés ou trop arrogants. Les rues sont belles, les boutiques aussi, les restaurants nombreux et pour tous les budgets. On y flâne à pied ou à vélo. On y a passé une semaine absolument divine !
Pour entrer dans la vieille ville, que l’on visite ou non des maisons, il faut acquitter un droit d’entrée. C’est notre contribution à l’entretien de la vieille ville. Ce pass (120 kÐ) donne en plus le droit d’entrée à 5 visites au choix (par coupons détachables). Pas de limite de validité. C’est simple et pratique. Nous avons acheté ce pass 2 fois … Des petits guichets jaunes un peu partout, inratables, aux entrées de la vieille ville. On vous interpelle gentiment d’ailleurs. Et si vous l’avez déjà en poche, il suffit de le dire. Pas de contrôle mesquin. On a apprécié. Le plan du guide (LP ou GdR) ou celui fourni par l’hôtel suffit à visiter le centre ville. Ce n’est plus le cas dès lors qu’on veut découvrir l’arrière pays. On trouve des plans des environs dans les bookstores de Hoi An.
Nous avons passé toutes nos après midi à Hoi An, réservant nos matinées pour visiter les alentours ou profiter de la plage. A partir de 17h, la lumière est magique. Et à la nuit tombée, l’ambiance est féérique.
On a finalement visité une dizaine de maisons et de temples. Bien plus même si on compte celles qui sont gratuites. Nos préférées : le musée du folklore, la maison Ty Kin, le temple de Confucius (désaffecté et occupé maintenant par une assoc de handicappés qui fabriquent des lampes) …
Nous avons aussi aimé flâner le matin, quand Hoi An s’éveille. Les touristes sont beaucoup moins nombreux, les boutiques ouvrent à peine … L’occasion d’admirer les boutiques pour leur architecture et non plus pour leurs contenus. Et certaines n’ont rien à envier aux maisons sous coupon !
Le pont Japonais On n’a toujours pas compris pourquoi il est payant dans un sens et pas dans l’autre … Donc, si vous voulez économiser un coupon, entrez par l’Ouest. Il est splendide à toute heure de la journée. Ne ratez pas le soir, il a un tout autre charme.
Le marché Poussez jusqu’au bord de l’eau pour voir le marché aux poissons.
Les plages On commence par celle de Cau Dai, à l’Ouest pour ensuite rejoindre celle de An Bang au Nord. La plage est bien aménagée, les transats et les parasols de palmes, loués par les restaurants qui les surplombent, ne la déparent pas. Si vous consommez, les transats sont gratuits. Belle plage, belle mer, beau sable fin et restau sympa, fruits de mer délicieux. Un endroit vraiment chouette pour profiter d’une pause bord de mer.
La pagode de Chuc Thanh Petit détour facile en revenant de la plage de An Bang. Ne ratez pas cette jolie pagode. L’écran en pierre blanche ajourée surprend par sa sobriété, plutôt rare ici. A l’arrière, 2 petits ponts couverts permettent de rejoindre une seconde salle de prière. Nous avons eu droit à la prière chantée par 3 moines, rythmée par le gong d’un vieux bonze. Le cadre est superbe, les scènes de vie sont authentiques, les arbres permettent de profiter agréablement du lieu. Nous avons doublé cette visite tant elle nous a plu.
Thanh Ha, le village de potiers A l’ouest de Hoi An. Facile en vélo. Petit droit d’entrée (25 kÐ) avec remise d’un petit plan. On a posé nos vélos près de la pagode pour pouvoir déambuler plus facilement dans ces toutes petites ruelles. Les gestes sont maitrisés, habiles, automatiques. Partout, ça pétrit, ça tourne, ça modèle, ça cuit. Visite intéressante.
Le village de maraîchers Sur la petite île, juste au Sud de An Bang. Jolis jardins potagers. Jolies rizières ultra vertes (on n’a pas vu ça à Sapa !). Buffles d’eau et leur pique-bœuf attitré. Campagne splendide !
L’île de Cam Nam En vélo, on passe le pont à l’extrême Est de Hoi An pour arriver sur une petite île toute proprette, presque bourgeoise. Très vite, on longe tout une lignée de restau-hangar installés devant le lagon. Evitez juste le 1er. Nous avons fait ici un de nos meilleurs repas et parmi les moins chers. Nous avons ensuite suivi la route principale vers l’Ouest, jusqu’au bout. C’est un cul de sac. Dommage. Mais la balade est très agréable.
Le site cham de My Son Pour éviter les arrêts obligatoires dans les boutiques des tours organisés, nous avons préféré louer une voiture avec chauffeur. On aime notre liberté, quitte à payer un peu plus cher. Réservation à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street face à la petite place. 610 kÐ. Je recommande. Départ à 8h30, pick up à l’hôtel et pas d’heure de retour imposé. Ainsi pouvions-nous rester tout le temps qu’on voulait sur le site. Après 30 minutes de route, un premier arrêt pour acheter le billet d’entrée (100 kÐ) puis, 2 km plus loin (donc, on remonte en voiture), la véritable entrée. Un petit chemin mène aux vestiges, tous assez regroupés. Bon, soyons clairs, ce n’est vraiment pas incontournable ! Nous qui sommes de vrais amateurs de vestiges archéo, qui aimons découvrir l’Histoire d’une civilisation à travers ses vieilles pierres, qui aimons nous poser longuement pour nous imprégner de l’âme de ces endroits … là, c’est un peu compliqué. Il ne reste vraiment plus grand-chose … La guerre a vraiment fait des ravages. Ici comme ailleurs. Néanmoins, je ne regrette pas ma matinée, nous avions le temps. Mais en 1h½, nous avions vraiment tout vu. Nous pensions y passer le double de temps … Donc, petite déception. Nombreux bus de touristes à partir de 10h. Nous étions de retour à Hoi An vers 13h.
L’île Cham Nous n’y avons pas été.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Vous l’aurez compris, c’était plus des vacances qu’un voyage. Nous avions besoin de pouvoir prendre notre temps, nous avions besoin de ne surtout pas courir, pas stresser, besoin de nous poser, de siroter un cocktail de temps en temps (euh …) Ca répondait parfaitement à nos besoins du moment. Les hôtels étaient bien situés et confortables, le transfert entre Hué et Hoi An absolument parfait, le choix de faire Hué avant Hoi An était le bon, le climat idéal. Maintenant, il faut savoir ce que l’on veut. Lors d’un voyage au Vietnam, si Hué et Hoi An sont 2 étapes intéressantes, elles ne justifient peut-être pas pour autant d’y passer 1 semaine pour chaque comme on l’a fait.
Voici à mon sens la durée mini pour ces 2 villes : Hué : 3 jours pleins 1 jour à pied pour la Cité Impériale, le musée royal, le marché de Dong Ba 1 jour à vélo pour le pont couvert Thanh Toan et les environs proches de Hué (pagode de la Dame Céleste, temple de la Littérature, collège …) 1 jour à scooter pour les tombeaux impériaux (Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang) Hoi An : 2 jours pleins 1 jour à pied pour la vieille ville de Hoi An 1 jour à vélo pour la campagne environnante : villages, rizières, plages …
Un choix entre les 2 ? Tout dépend … Hué est plus urbaine, plus moderne, plus historique (Cité Interdite, tombeaux), moins touristique. Hoi An est plus rurale, beaucoup plus petite, plus mignonne, très touristique. C’est une halte d’ambiance où il fait bon se reposer dans un cadre très agréable et très paisible. Et on y mange très bien.
DIVERS : L’accueil : Que de sourires, que de gentillesse. Les gamins vous croisent et vous saluent d’un hello. Pas une seule fois, une main tendue. Pas une seule fois, une phrase lancée par derrière qu’on devine moqueuse. Il faut dire que nous n’étions pas là dans le coin le plus pauvre du Vietnam. Mais justement, il est bien surprenant de voir les locaux réussir à donner encore de vrais beaux sourires malgré l’affluence touristique, notamment à Hoi An. De la retape pour entrer dans la boutique ou monter dans le pousse-pousse mais aucun harcèlement pesant. L’anglais est bien parlé partout. Voyage ultra facile. La carte bancaire : Aucune utilisation hormis l’Amex pour payer nos 2 hôtels. Le climat à cette époque : Pas une seule goutte de pluie pendant nos 2 semaines. Chaud (plus de 30°C) mais bien aéré. Très agréable. Vêtements : On se salit beaucoup. Entre la transpiration, les éclaboussures des Pho qu’on avale dans la rue, les baguettes qui parfois nous trahissent … on a besoin de se changer plus souvent … qu’en Estonie. Les 2 villes proposent de nombreuses boutiques pour compléter sa garde robe. De chouettes pantalons imprimés pour 100 kÐ maxi. J’ai laissé mes jeans dans leur sac … L’affluence touristique à cette époque : Beaucoup de touristes, surtout à Hoi An. Des touristes gais, souriants, qui ne boudent pas le plaisir simple d’être dans une ville, certes touristique, mais tellement agréable, des touristes qui ne cherchent pas à éviter le regard des autres, vexés de n’être pas les seuls occidentaux dans ce lieu … bref, une ambiance ultra détendue, conviviale. Les locaux le sont tout autant. Qui a influencé l’autre ? On s’en fout après tout, c’est tout bénéf pour tout le monde. On a passé 2 semaines à sourire à tout le monde. Les problèmes de santé : Aucun Les moustiques : Ràs, aucune précaution particulière Les photos : Des dragons, des dragons et des dragons … je rigole, il n’y a pas que ça. Il y a aussi parfois des griffons. L'artisanat : Des lanternes à Hoi An. Des chapeaux coniques à Hué, assez quelconques à dire vrai, on attendait mieux. Partout, de très belles peintures (aquarelles ou huile, sur papier de riz). Des vêtements (prêt-à-porter). Et de la soie. Les tailleurs sur mesure à Hoi An : Pas testés.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme particulier de ce voyage La nourriture, en gargote ou au restaurant L’accueil : sourire, gentillesse, attention, légèreté. Que du bonheur ! Partout. Le happy hour !
On a moins aimé : 😕 Prendre 3 kilos à cause du happy hour !!
En conclusion : Nul besoin de disposer de 2 semaines pour visiter Hué et Hoi An. Cela dit, c’est une bonne option pour qui veut profiter, on ne s’y ennuie pas. Nous avons atteint notre but : nous rentrons reposés et enchantés !
Nous avions besoin de vacances. Pas d’un voyage itinérant. Un endroit où nous poser qui offre des choses à voir, à faire, un endroit qui puisse allier culture et détente. Pas si simple, on a beaucoup cherché. Et nous avons fini par trouver notre bonheur avec le centre du Vietnam. Hué, Hoi An et les environs tout proches. Juste ça, rien d’autre. En 2 semaines, c’est large, c’est ce qu’il nous fallait. Voilà donc un itinéraire, je devrais presque dire un séjour, qui nous a permis de découvrir 2 jolies villes, bien différentes l’une de l’autre, et une jolie campagne environnante. Tout en douceur.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 27 Février – Vol sur Vietnam Airlines : Paris CDG / Hanoi / Hué Sam – Arrivée du vol à 14h50 – 7 nuits à Hué Dim – Prise de contact avec Hué : promenade dans la Cité Impériale – Tour des remparts de la Cité Interdite, par l’extérieur Lun – La Cité Impériale – Le marché Dong Ba Mar – En vélo : Pagode Tu Hieu – Tombeau de Tu Duc – Pagode Thien Mu (Dame Céleste) Mer – En vélo : Vieux pont couvert Thanh Toan – Pagode Dieue De Jeu – En moto : Tombeaux de Khai Dinh et de Minh Mang - Ven – En vélo : Temple de la Littérature – Cimetière voisin – Pagode Huyen Khong – Collège – Fondation Lebadang – Royal Museum Sam – Transfert vers Hué en moto avec Le Family Riders – En route : col dans les nuages et marble mountain – 7 nuits à Hoi An Dim – Prise de contact avec Hoi An : flânerie sans but Lun – En vélo : Plages de Cau Dai et de An Bang – Pagodes Van Duc, Phuoc Lam, Chuc Thanh Mar – En vélo : Village de potiers de Thanh Ha Mer – En voiture privée : Site cham de My Son Jeu – En vélo : Plage de An Bang Ven – En vélo : Plage de An Bang – Village de maraîchers – Pagode de Chuc Thanh (bis) Sam 14 Mars – Dernière flânerie et dernier repas à Hoi An - Vol sur Vietnam Airlines : Danang / Ho Chi Minh Ville/ Paris CDG – Départ à 17h50
BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 4,4 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs). On a pâti de la baisse de l’Euro.
Dépenses préalables : 1 888 € Visa : 24$ pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Vietnam Airlines, réservés via Opodo : 933 €/p l'A/R.
Dépenses sur place : 1 538 € Visa sur place : 45 $/p Hébergements : 828 € (pour 2X7 nuits). Paiement par Amex. Transfert Hué/Hoi An avec les motoriders de la Le Family : 58 $/p. Paiement cash en $ Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 510 €. Paiement cash Aucun retrait ATM. Nous avons changé nos € au fil de l’eau, à l’hôtel ou dans de petites agences en ville. Le taux de change était tout à fait correct mais a baissé assez significativement durant notre séjour.
Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3 426 € Budget non significatif, nous étions là pour nous reposer, nous avons choisi des hôtels confortables plus chers que la moyenne et nous avons largement profité des massages, des restaurants et du happy hour offert partout. Les cocktails sont délicieux et coûtent, max, 2€. Alors, forcément, on s’est un peu lâché …
GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Le même que celui qu’on avait il y a 2 ans pour le Nord … Guide du Routard 2015 Très à jour. J’ai préféré.
TRANSPORTS : 1 - Vols Paris/Hanoi/Hué – Danang/HCMV/Paris – Vietnam Airlines Achetés fin février en ligne via Opodo. 933 €/p l'A/R. Horaires confortables. Vol international sur B777 un peu moins confortables que ceux d’autres compagnies, notamment sur l’offre cinéma (peu de choix et démarrage des films à heures fixes). Escale un peu longue à Hanoi mais qui nous a permis de prendre notre visa sans stress.
VISA ON ARRIVAL : http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, et on attend d’être appelé pour payer cash (les € sont acceptés) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Attention, cette fois-ci, le service a été particulièrement lent et de nombreux touristes avaient choisi cette option, ce qui fait que nous avons mis plus d’1 heure pour obtenir le visa. Tenez-en compte si vous devez enchaîner avec un vol domestique.
Arrivés à Hué, nous avions opté pour le transfert proposé par l’hôtel : 400 kÐ On s’embourgeoise ? On vieillit ?... J’espère que non, je me rassure en me disant qu’on avait cette fois juste besoin de facilité.
2 – Le transfert Hué – Hoi An – Le Family Riders Trouvé sur internet avant notre départ, j’avais réservé par mail (sans acompte, juste un email) http://lefamilyriders.com/...ay-or-hoian-hue.html Les critiques sont élogieuses sur Trip Advisor et sont vraiment justifiées. A 8h30, Thuy (une charmante jeune fille) et son frère viennent nous chercher en moto. Nos bagages sont pris en charge par la maman. Je grimpe derrière Thuy et Philippe derrière son frère (dont je n’ai pas retenu le nom) et nous voilà partis. Sécurité, prudence, gentillesse, bonne humeur, nous roulions sans crainte. Les pauses sont bien gérées. Le repas de midi est pantagruélique et divin, servi dans un superbe cadre ! Les sites visités (village de pêcheurs, cascade de l’éléphant, col dans les nuages, marble mountain) sont très sympas. Tout est inclus ! Même les maillots de bain achetés pour nous car nous n’avions pas pris les nôtres (nous ne pensions pas nous baigner mais … trop tentant finalement …). Du coup aujourd’hui, je peux l’affirmer haut et fort : le ridicule ne tue pas ! J’ai évidemment effacé toutes les photos de moi dans ce maillot rose et vert fluo … Philippe avec son caleçon tahiti était un poil moins ridicule. Enfin quand même !... Nous arrivons vers 17h30 à Hoi An dans la boutique de maman. Encore un petit thé et on nous dépose à notre hôtel. Voilà donc une très belle journée et une agréable façon de passer de Hué à Hoi An. On a joint l’utile à l’agréable. Je recommande vivement, sans aucune réserve.
3 – Vélo Moyen très agréable de découvrir ces 2 villes et les environs. Vérifiez le gonflage des pneus avant de partir. On se fait bien vite à la circulation et on se coule dans le flot des motos et des vélos avec joie. En plus, il fait bien meilleur rouler à vélo que de marcher. Petit panier pratique sur l’avant.
Hué est grande et, du coup, on trouve plus facilement à louer un scooter qu’un vélo. Réservé (la veille pour le lendemain) au DMZ (c’est le nom d’un hôtel-bar-agence, déco au plafond un peu particulière, au coin de la Le Loi et de Pham Ngu Lao). 50 kÐ/j/vélo. Je pense qu’on peut trouver moins cher. Les environs de Hué réservent quelques petites montées qui, même avec ces vélos-tanks, s’avalent bien.
Hoi An se prête particulièrement bien au vélo. C’est tout plat. Et tous les environs (sauf My Son) sont proches et faciles d’accès. Pris chaque matin (sans résa) à la petite dame juste à côté de notre hôtel. 25 kÐ/j/vélo. On en trouve partout.
Parking : sur la plupart des sites, le "parking" est payant. En principe 2 à 5 kÐ/vélo. Idem à la plage de An Bang à Hoi An où nous avons payé (après discussion) 5 kÐ/2 vélos.
4 – Moto Hué : réservée au DMZ. 150 kÐ. Là par contre, je pense que le prix était plutôt correct. Casques fournis. Essence à notre charge (on a fait le plein pour être tranquille : 50 kÐ). Il s’agit toujours de gros scooters automatiques, super confortables même à 2, bien stables, hyper faciles à conduire (dixit mon mari), même pour qui n’est pas motard. Un bon plan pour aller voir les tombeaux impériaux. La carte et les bons conseils sont offerts par DMZ. Ca vaut le coup. Parking : 5 kÐ
5 – Voiture privée Hoi An : réservée à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street (en face de la petite place) - My Son : 610 kÐ (départ à 8h30, pas d’heure de retour planifiée). - Aéroport de DaNang : 315 kÐ Agence fiable.
HEBERGEMENTS : On a payé nos 2 hôtels sur place par carte Amex. Réservés tous 2 sur Booking.com, sans acompte et sans surprise au moment de la note. Puisque nous devions y faire à chaque fois un long séjour de 7 nuits, nous avons privilégié la situation et le confort. Nous n’avons pas été déçus, ces 2 hôtels (bien que très différents) méritent les éloges qu’ils reçoivent sur Trip Advisor et sur Booking.com. Sans faire une référence de ces 2 adresses car elles sont chères, sachez juste que vous en avez pour votre argent.
Hué – Eldora Hotel 60 Ben Nghe 1 278 kÐ la nuit avec petit déj Sur la rive Sud de la Rivière des Parfums, à 20 min de la Tour du drapeau, à 5 min de la rue Pham Ngu Lao (quartier des restau, des boutiques, des agences …). Peut-être un poil loin de la Cité Impériale quand on est à pied. A vélo, c’est parfait. Grand hôtel, un peu chicos, un peu clinquant mais qui ne se la joue pas du tout mondaine. L’accueil est très chaleureux et extrêmement efficace, nous avons pu le tester puisque nous avons eu un problème de bagage qu’ils ont entièrement géré avec gentillesse et efficacité ! Immense chambre, lumineuse et confortable. Literie et salle de bain impeccable. Petit déj buffet ENORME ! Varié, frais, vietnamien et occidental. Tout le monde y trouve son compte. Piscine au 14e et 15e étage. En intérieur, mais magnifiquement agencée, devant une grande baie vitrée.
Hoi An – Little Hoi An Boutique Hotel & Spa (Guide du Routard) 2-4 Ngyuen Phuc Chu 1 277 kÐ la nuit sans le petit déj (mais il nous a été offert) Situé sur le petit ilot d’An Hoi, sur la rive Sud de la rivière, face à la vieille ville qu’on rejoint en quelques minutes. Cette fois, c’est un petit hôtel de charme. La chambre est tout aussi confortable qu’à Hué mais bien plus petite (mais largement suffisante). Là encore tout est parfait au niveau confort et propreté. Petit déj buffet (5$/p, gracieusement offert) également superbe. Plus petit, en rapport avec la taille de l’hôtel mais tout y est. Les spécialités de Hoi An sont délicieuses. Les crêpes aussi … Gros choix de fruits frais. Petite piscine, à côté de la réception et du restaurant. Moins pratique d’accès qu’à Hué puisque plus en vue (plus délicat pour y descendre en peignoir …). L’accueil est chaleureux (comme partout), peut-être un poil trop, pour nous qui sommes de véritables sauvages et aimons bien notre tranquillité. Devoir chaque matin expliquer notre programme de la journée a fini par nous peser un peu. Oui, je vous l’ai dit, on est des ours mal aimables ! Rassurez-vous, on a bien sûr répondu, chaque matin, avec le sourire ! Sauvages mais bien élevés !
Ces 2 hôtels nous ont tous 2 permis un très agréable séjour de 7 nuits chacun. Pour ce type de catégorie, je les recommande sans réserve.
REPAS : Rappel : 10 kÐ (10 000 Dongs) = 0,44 € (environ)
Dans la rue ou dans les petites gargotes : 1 ananas coupé : 15 kÐ 1 noix de coco : 30 kÐ 1 phơ ou un bun bo hué : 5 à 20 kÐ 1 cau lao : 30 kÐ 1 white rose : 35 kÐ
Au restau : 1 cocktail : 30 à 50 kÐ pendant le Happy Hour (c’est toujours Happy Hour !). Le double sur la carte. Les meilleurs qu’on ait bus étaient à Hoi An au Bazar Café, 36 Tran Phu Street (50 kÐ) 1 bouteille de bière (Bia Larue) 450 ml : 15 à 25 kÐ 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 cau lao : 40 à 60 kÐ 1 salade (papaye verte, fleurs de bananiers, mangue …) : 60 kÐ En moyenne, on tournait autour de 250-300 kÐ pour nous 2 pour 2 plats et une bière.
Quelques adresses à Hué: La rue Pham Ngu Lao regorge de restaurants. Ce ne sont pas les plus chics les meilleurs. Nous avons été bien déçus par le Carambole … Notre préféré : Ushi –42 Pham Ngu Lao Excellent bun bo hué à 59 kÐ
Quelques adresses à Hoi An: Même remarque, les adresses prestigieuses ne sont pas forcément les plus sympas. Déçus par le spécial menu du Bazar Café (même si le jardin derrière est splendide) et par le Morning Glory (vraiment trop cher, la moindre salade est à 90 kÐ). Nous avons adoré Chạy, la gargote n°3 de la plage de An Bang. Je vous conseille les Saint-Jacques grillées (89 kÐ). A tomber !! Accueil adorable. Et jolie vue ! On a bien aimé aussi la 4ème petite gargote (surtout pas la 1ère, accueil exécrable, on s’est sauvé !) en bord de rivière à Cam Nam (pas noté le nom. Je pensais qu’on y retournerait et on n’a pas eu le temps … Un comble !!). On a aussi adoré les banh bao (?) à un petit stand de rue, à 20 kÐ, à côté de l’agence HoiAn Explore (127 Phan Chu Trinh Street). Plus ou moins épicés. Précisez. Goutez aussi aux roses blanches, au chicken rice. Manger à Hoi An est un voyage en soi. Les meilleurs cocktails (et on a testé …) nous ont été proposés au Bazar Café. Un poil plus cher mais là, vraiment, c’est justifié.
LE SEJOUR : Pour une fois, nous avions du temps. Car tout le monde vous le dira (et c’est vrai), 1 semaine pour Hué et 1 semaine pour Hoi An, c’est super large. D’ailleurs, les Vietnamiens n’en revenaient pas ! Avoir le temps, c’est un vrai luxe pour nous. Cela dit, croyez-moi, on ne s’est pas ennuyé une seule journée.
HUE : La Cité Interdite : 105 kÐ La folie des hommes a rasé 70% des bâtiments … Il reste néanmoins de très beaux ensembles. Nous y avons passé plus de 3 heures. En sortant, ne ratez pas le Royal Palace (musée des antiquités). L’entrée est incluse dans le billet de la Cité Interdite (même si c’est 3 jours plus tard). D’abord le bâtiment est superbe, ensuite les collections sont intéressantes.
Le marché Dong Ba : Contournez la grande halle qui regroupe les merdouilles en plastique, les chaussures … c’est de peu d’intérêt. Restez dehors pour arriver sur le marché aux légumes. Et là, régalez-vous !
Les tombeaux impériaux : 80 kÐ chacun Tu Duc On y est allé en vélo. Avec le plan offert par DMZ, on a trouvé sans difficulté. Khai Dinh et Minh Mang Cette fois, c’est à scooter qu’on y va. Khai Dinh est facile à trouver. Par contre, on a un peu merdé pour trouver Minh Mang mais, comme on a une langue, on s’en est sorti ! Heureusement car c’est sans doute le plus beau, le plus bucolique, le plus élégant. On a passé 1 bonne heure de visite sur chacun de ces 3 lieux. Duc Duc Après notre visite des tombeaux de Khai Dinh et Minh Mang, nous avons eu envie de pousser la curiosité et d’aller voir celui de Duc Duc. On a eu un mal fou à le trouver. On a dû demander plusieurs fois, mais ça faisait partie de notre plaisir. C’était amusant de tourner dans ces minuscules ruelles, en fait, Duc Duc n’était qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le village. Nous finissons par y arriver. Porte close ! Dommage … Quel intérêt d’en parler ici alors ?... Juste pour ça : en face, une petite gargote, LA petite gargote comme on les aime, authentique, accueillante, avec des chaises de jardin bleues. La souriante patronne nous a servi le meilleur bun bo hué de notre voyage ! Pour 20 kÐ. La vraie récompense. Si vous avez le temps …
Les pagodes : - Tien Mu (Dame Céleste) Gratuit Joli jardin de bonsaïs. - Temple de la littérature Un peu plus loin que la Dame Céleste. Gratuit évidemment, totalement désert. Tout petit, tout mignon. Avec un bel alignement de stèles sur le dos de tortues. L’occasion de voir aussi de plus près un cimetière. Juste en face. Assez différent des nôtres.
Le pont couvert Thanh Toan : Cette balade en boucle est superbe. Un de mes meilleurs souvenirs. Nous rejoignons le pont en passant par les rizières (routes To Huu puis Hoang Quoc Viet). Avec le plan, c’est facile. Petit parking habituel (2 kÐ par vélo) sur la place devant le marché qui a lieu au pied du pont. Scènes de vie magnifiques, rurales, authentiques, sans touristes. Sur le pont de bois, quelques vieilles femmes bavardent, assises sur leurs talons ou en tailleur. Leur souplesse m’exaspère ! Moment magique. Pour revenir à Hué, on passe par le Nord. Là encore, le plan et une boussole suffisent. On longe une petite rivière couverte de barques de pêcheurs, de carrelets pendus à leurs perches. On traverse des villages très vivants, aux pagodes plus kitsch les unes que les autres. C’est plat, calme. Le temps est suspendu. L’arrivée dans Hué est plus hasardeuse, on ne sait pas trop par où on est passé, mais qu’importe, on ne peut pas se perdre. La rivière nous guide. Ne ratez pas cette belle balade ! Elle justifie le mal de fesses qui en résulte.
Massage C’est aussi ce que permet un long séjour. Se faire plaisir ! Une excellente adresse : Salon de massage Da Massage – 50 Nguyen Tri Phuong Full body massage d’une heure pour 300 kÐ. Super salon, très confortable, très clean et très pro. Comme il est situé dans un coin assez peu touristique, je pense qu’il ne vise pas (que) les touristes, loin de là. A l’entrée, des consignes pour y laisser mes vêtements et mes affaires. Une grande serviette, un petit peignoir rose un peu ridicule, un caleçon et un bonnet de douche me sont remis. En préalable, on me propose hammam, sauna, douche. A volonté. C’est spacieux, propre, agréable. Une fois décrassée, je suis accompagnée vers la salle de massage. La pièce est confortable (lumière du jour tamisée, musique douce, belle déco, et encore des serviettes sèches). Le massage d’1 heure est effectué sur une vraie table de massage par une jeune fille à la poigne solide. Et pas de rabotage sur la durée. Le hammam-sauna-douche du début ne vient pas en décompte. Type de massage (soft, medium ou strong) au choix. Lors de mon second passage (ben oui, forcément), j’ai vu plusieurs Vietnamiens y entrer. Ca m’a paru de bon augure. Vraiment une bonne adresse. Pour le même prix, je n’ai pas trouvé l’équivalent sur Hoi An, ni en confort, ni en compétence.
HOI AN : Très différente de Hué. C’est tout petit. La vieille ville (piétons et vélos seulement) est constituée de 3 grandes rues parallèles et de quelques perpendiculaires. On fait le tour en une grosse ½ journée (hors visite). Très animée le soir, éclairée par des centaines de lanternes multicolores, rafraichie par une petite brise agréable, l’ambiance y est cosmopolite, festive, douce.
Pour être parfaitement objectif, c’est très touristique. Très. Les maisons qui ne sont pas devenues musées sont toutes transformées en boutique, bar, restau, agence … Néanmoins, l’ambiance reste agréable, souriante, légère. Pas de harcèlement pesant. Pas de touristes trop blasés ou trop arrogants. Les rues sont belles, les boutiques aussi, les restaurants nombreux et pour tous les budgets. On y flâne à pied ou à vélo. On y a passé une semaine absolument divine !
Pour entrer dans la vieille ville, que l’on visite ou non des maisons, il faut acquitter un droit d’entrée. C’est notre contribution à l’entretien de la vieille ville. Ce pass (120 kÐ) donne en plus le droit d’entrée à 5 visites au choix (par coupons détachables). Pas de limite de validité. C’est simple et pratique. Nous avons acheté ce pass 2 fois … Des petits guichets jaunes un peu partout, inratables, aux entrées de la vieille ville. On vous interpelle gentiment d’ailleurs. Et si vous l’avez déjà en poche, il suffit de le dire. Pas de contrôle mesquin. On a apprécié. Le plan du guide (LP ou GdR) ou celui fourni par l’hôtel suffit à visiter le centre ville. Ce n’est plus le cas dès lors qu’on veut découvrir l’arrière pays. On trouve des plans des environs dans les bookstores de Hoi An.
Nous avons passé toutes nos après midi à Hoi An, réservant nos matinées pour visiter les alentours ou profiter de la plage. A partir de 17h, la lumière est magique. Et à la nuit tombée, l’ambiance est féérique.
On a finalement visité une dizaine de maisons et de temples. Bien plus même si on compte celles qui sont gratuites. Nos préférées : le musée du folklore, la maison Ty Kin, le temple de Confucius (désaffecté et occupé maintenant par une assoc de handicappés qui fabriquent des lampes) …
Nous avons aussi aimé flâner le matin, quand Hoi An s’éveille. Les touristes sont beaucoup moins nombreux, les boutiques ouvrent à peine … L’occasion d’admirer les boutiques pour leur architecture et non plus pour leurs contenus. Et certaines n’ont rien à envier aux maisons sous coupon !
Le pont Japonais On n’a toujours pas compris pourquoi il est payant dans un sens et pas dans l’autre … Donc, si vous voulez économiser un coupon, entrez par l’Ouest. Il est splendide à toute heure de la journée. Ne ratez pas le soir, il a un tout autre charme.
Le marché Poussez jusqu’au bord de l’eau pour voir le marché aux poissons.
Les plages On commence par celle de Cau Dai, à l’Ouest pour ensuite rejoindre celle de An Bang au Nord. La plage est bien aménagée, les transats et les parasols de palmes, loués par les restaurants qui les surplombent, ne la déparent pas. Si vous consommez, les transats sont gratuits. Belle plage, belle mer, beau sable fin et restau sympa, fruits de mer délicieux. Un endroit vraiment chouette pour profiter d’une pause bord de mer.
La pagode de Chuc Thanh Petit détour facile en revenant de la plage de An Bang. Ne ratez pas cette jolie pagode. L’écran en pierre blanche ajourée surprend par sa sobriété, plutôt rare ici. A l’arrière, 2 petits ponts couverts permettent de rejoindre une seconde salle de prière. Nous avons eu droit à la prière chantée par 3 moines, rythmée par le gong d’un vieux bonze. Le cadre est superbe, les scènes de vie sont authentiques, les arbres permettent de profiter agréablement du lieu. Nous avons doublé cette visite tant elle nous a plu.
Thanh Ha, le village de potiers A l’ouest de Hoi An. Facile en vélo. Petit droit d’entrée (25 kÐ) avec remise d’un petit plan. On a posé nos vélos près de la pagode pour pouvoir déambuler plus facilement dans ces toutes petites ruelles. Les gestes sont maitrisés, habiles, automatiques. Partout, ça pétrit, ça tourne, ça modèle, ça cuit. Visite intéressante.
Le village de maraîchers Sur la petite île, juste au Sud de An Bang. Jolis jardins potagers. Jolies rizières ultra vertes (on n’a pas vu ça à Sapa !). Buffles d’eau et leur pique-bœuf attitré. Campagne splendide !
L’île de Cam Nam En vélo, on passe le pont à l’extrême Est de Hoi An pour arriver sur une petite île toute proprette, presque bourgeoise. Très vite, on longe tout une lignée de restau-hangar installés devant le lagon. Evitez juste le 1er. Nous avons fait ici un de nos meilleurs repas et parmi les moins chers. Nous avons ensuite suivi la route principale vers l’Ouest, jusqu’au bout. C’est un cul de sac. Dommage. Mais la balade est très agréable.
Le site cham de My Son Pour éviter les arrêts obligatoires dans les boutiques des tours organisés, nous avons préféré louer une voiture avec chauffeur. On aime notre liberté, quitte à payer un peu plus cher. Réservation à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street face à la petite place. 610 kÐ. Je recommande. Départ à 8h30, pick up à l’hôtel et pas d’heure de retour imposé. Ainsi pouvions-nous rester tout le temps qu’on voulait sur le site. Après 30 minutes de route, un premier arrêt pour acheter le billet d’entrée (100 kÐ) puis, 2 km plus loin (donc, on remonte en voiture), la véritable entrée. Un petit chemin mène aux vestiges, tous assez regroupés. Bon, soyons clairs, ce n’est vraiment pas incontournable ! Nous qui sommes de vrais amateurs de vestiges archéo, qui aimons découvrir l’Histoire d’une civilisation à travers ses vieilles pierres, qui aimons nous poser longuement pour nous imprégner de l’âme de ces endroits … là, c’est un peu compliqué. Il ne reste vraiment plus grand-chose … La guerre a vraiment fait des ravages. Ici comme ailleurs. Néanmoins, je ne regrette pas ma matinée, nous avions le temps. Mais en 1h½, nous avions vraiment tout vu. Nous pensions y passer le double de temps … Donc, petite déception. Nombreux bus de touristes à partir de 10h. Nous étions de retour à Hoi An vers 13h.
L’île Cham Nous n’y avons pas été.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Vous l’aurez compris, c’était plus des vacances qu’un voyage. Nous avions besoin de pouvoir prendre notre temps, nous avions besoin de ne surtout pas courir, pas stresser, besoin de nous poser, de siroter un cocktail de temps en temps (euh …) Ca répondait parfaitement à nos besoins du moment. Les hôtels étaient bien situés et confortables, le transfert entre Hué et Hoi An absolument parfait, le choix de faire Hué avant Hoi An était le bon, le climat idéal. Maintenant, il faut savoir ce que l’on veut. Lors d’un voyage au Vietnam, si Hué et Hoi An sont 2 étapes intéressantes, elles ne justifient peut-être pas pour autant d’y passer 1 semaine pour chaque comme on l’a fait.
Voici à mon sens la durée mini pour ces 2 villes : Hué : 3 jours pleins 1 jour à pied pour la Cité Impériale, le musée royal, le marché de Dong Ba 1 jour à vélo pour le pont couvert Thanh Toan et les environs proches de Hué (pagode de la Dame Céleste, temple de la Littérature, collège …) 1 jour à scooter pour les tombeaux impériaux (Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang) Hoi An : 2 jours pleins 1 jour à pied pour la vieille ville de Hoi An 1 jour à vélo pour la campagne environnante : villages, rizières, plages …
Un choix entre les 2 ? Tout dépend … Hué est plus urbaine, plus moderne, plus historique (Cité Interdite, tombeaux), moins touristique. Hoi An est plus rurale, beaucoup plus petite, plus mignonne, très touristique. C’est une halte d’ambiance où il fait bon se reposer dans un cadre très agréable et très paisible. Et on y mange très bien.
DIVERS : L’accueil : Que de sourires, que de gentillesse. Les gamins vous croisent et vous saluent d’un hello. Pas une seule fois, une main tendue. Pas une seule fois, une phrase lancée par derrière qu’on devine moqueuse. Il faut dire que nous n’étions pas là dans le coin le plus pauvre du Vietnam. Mais justement, il est bien surprenant de voir les locaux réussir à donner encore de vrais beaux sourires malgré l’affluence touristique, notamment à Hoi An. De la retape pour entrer dans la boutique ou monter dans le pousse-pousse mais aucun harcèlement pesant. L’anglais est bien parlé partout. Voyage ultra facile. La carte bancaire : Aucune utilisation hormis l’Amex pour payer nos 2 hôtels. Le climat à cette époque : Pas une seule goutte de pluie pendant nos 2 semaines. Chaud (plus de 30°C) mais bien aéré. Très agréable. Vêtements : On se salit beaucoup. Entre la transpiration, les éclaboussures des Pho qu’on avale dans la rue, les baguettes qui parfois nous trahissent … on a besoin de se changer plus souvent … qu’en Estonie. Les 2 villes proposent de nombreuses boutiques pour compléter sa garde robe. De chouettes pantalons imprimés pour 100 kÐ maxi. J’ai laissé mes jeans dans leur sac … L’affluence touristique à cette époque : Beaucoup de touristes, surtout à Hoi An. Des touristes gais, souriants, qui ne boudent pas le plaisir simple d’être dans une ville, certes touristique, mais tellement agréable, des touristes qui ne cherchent pas à éviter le regard des autres, vexés de n’être pas les seuls occidentaux dans ce lieu … bref, une ambiance ultra détendue, conviviale. Les locaux le sont tout autant. Qui a influencé l’autre ? On s’en fout après tout, c’est tout bénéf pour tout le monde. On a passé 2 semaines à sourire à tout le monde. Les problèmes de santé : Aucun Les moustiques : Ràs, aucune précaution particulière Les photos : Des dragons, des dragons et des dragons … je rigole, il n’y a pas que ça. Il y a aussi parfois des griffons. L'artisanat : Des lanternes à Hoi An. Des chapeaux coniques à Hué, assez quelconques à dire vrai, on attendait mieux. Partout, de très belles peintures (aquarelles ou huile, sur papier de riz). Des vêtements (prêt-à-porter). Et de la soie. Les tailleurs sur mesure à Hoi An : Pas testés.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme particulier de ce voyage La nourriture, en gargote ou au restaurant L’accueil : sourire, gentillesse, attention, légèreté. Que du bonheur ! Partout. Le happy hour !
On a moins aimé : 😕 Prendre 3 kilos à cause du happy hour !!
En conclusion : Nul besoin de disposer de 2 semaines pour visiter Hué et Hoi An. Cela dit, c’est une bonne option pour qui veut profiter, on ne s’y ennuie pas. Nous avons atteint notre but : nous rentrons reposés et enchantés !
Lumières nordiques English translation pending
Amoureux des lumières nordiques nous rêvions de découvrir l'ambiance hivernale: voici le récit d'une dizaine de jours passés entre Trondheim et Tromso en alternant parcours avec l'express côtier et escales prolongées dans les îles Lofoten et Tromso. Et nous avons été gâtés par des lumières sublimes et quelques aurores boréales. Découverte fascinante...
Le carnet de voyages avec toutes les photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/hivernorvege/norvege.html
05/03/2015: arrivée à 14h30 à Trondheim sous un ciel bas et gris avec quelques flocons de neige éparse. Après la récupération rapide des bagages nous prenons le Flybussen qui rejoint le centre ville en 25 minutes. Le paysage de mer, collines colorées de maisons rouges est caractéristique. Arrêt à 100m de notre hôtel (City living Scholler hôtel, confortable avec en prime une cuisine collective où nous pouvons réchauffer le plat surgelé acheté au supermarché du coin). Une fois les bagages déposés nous partons pour un petit tour dans les rues humides et luisantes tandis que les anciens entrepôts portuaires multicolores se reflètent dans les canaux. Le crépuscule s'installe mais, à cette époque la lumière reste présente jusque 18h créant une atmosphère étrange avec une clarté diffuse. Nous retrouvons avec plaisir cette lumière si particulière et cette ambiance paisible. Quelques courses rapides au supermarché voisin de l'hôtel nous permettent un approvisionnement pour le repas du soir et les en-cas des prochains jours.

06/03/2015: petite promenade matinale dans les rues de Trondheim encore endormie. Avec le jour quelques éclaircies apparaissent éclairant joliment les façades des anciens entrepôts. Nous rejoignons en 25 minutes à pied le quai de l'Hurtigruten et pressons le pas pour éviter l'averse qui s'annonce. Les formalités d'accès au Nordlys sont très rapides. Après l'installation dans notre cabine relativement exigüe (mais nous n'avons pas l'intention d'y passer beaucoup de temps) nous gagnons les ponts pour observer les manœuvres de départ. Jusqu'au dernier moment le chargement de fret se poursuit sans temps mort. Miracle du ciel norvégien, le soleil revient et nous appareillons sous une belle clarté. Nous descendons le large fjord bordé de pentes cultivées parsemées de grandes fermes aux massifs bâtiments toujours colorés. De larges éclaircies déchirent les nuages tandis qu'une petit bise ourle les courtes vagues d'une crête blanche. Mais grâce aux stabilisateurs du bateau aucune sensation de tangage ni de roulis n'est perceptible. De tous côtés apparaissent de nouveaux ilôts qui abritent parfois quelques maisons isolées. Des passages nuageux succèdent aux éclaircies et nous partageons notre temps entre découverte du paysage à partir des coursives et repos dans les confortables fauteuils des salons. Nous doublons le phare de Kjeungskjaer, construction octogonale originale datant de 1880. L'express côtier s'engage ensuite dans un étroit passage avant de rejoindre la mer ouverte de Folla. Le vent forcit et, durant 1h30 environ un lent mouvement de roulis nous provoque une vague nausée amplifiée sans doute par notre estomac qui crie un peu famine. Le calme revenu nous permet de profiter du snack où l'équipage sympathique à qui nous avons confié les bouleversements de notre estomac nous offre un copieux sandwich de pain et de fromage. Après une courte escale nocturne à Rorvik nous regagnons notre cabine où les confortables couchettes nous attendent.

07/03/2015: nous ne voulons pas manquer le passage du cercle polaire prévu entre 7 et 8h et avons programmé le réveil à 6h30. La nuit a été excellente, bercée par le ronronnement et les douces vibrations des machines. Nous avons changé d'atmosphère: le ciel gris laisse percer une lumière blafarde tandis que des pics abrupts recouverts de neige plongent dans la mer ourlée d'écume. Ambiance grand nord garantie. Le cercle polaire est matérialisé par une mappemonde géante plantée sur un ilot rocheux isolé. Peu après nous faisons une courte escale à Ornes, petit village blotti entre d'abruptes falaises enneigées et la mer. La navigation se poursuit sous la bruine et le vent jusque Bodo, grande ville du nord, aux buildings gris. La pluie cesse et nous permet une rapide promenade dans le centre ville aux rue quadrillées, avec des magasins aux vitrines modernes. Le temps n'incite guère à la promenade ni, d'ailleurs, l'ambiance de la ville et nous retournons assez vite vers le bateau pour nous installer dans le salon panoramique où nous allons passer le reste de la traversée. Durant la traversée du Vestfjord le ciel reste très couvert malgré quelques rares éclaircies vite effacées. Dans cette zone ouverte largement aux vents le bateau tangue et roule doucement durant 3h mais aujourd'hui nous résistons vaillamment!!! Après une courte escale à Stamsund l'hôtesse du bord annonce qu'une aurore boréale est visible à tribord: c'est alors l'effervescence généralisée pour gagner les ponts extérieurs. Nous apercevons alors vers l'est une pale lueur verte, malheureusement rapidement cachée par la fumée du bateau puis définitivement par les nuages. A 21 heures nous accostons à Svolvaer, principale ville des Lofoten. En une dizaine de minutes nous rejoignons alors le Scandic Hotel en longeant les rues où subsistent encore des résidus de glace et neige. Une fois les bagages déposés nous retournons pour un petit tour de découverte du port mais la pluie mêlée de neige nous dissuade de poursuivre très longtemps.

08/03/2015: malgré un ciel bien gris les abruptes montagnes enneigées qui dominent la ville se laissent découvrir quand nous ouvrons les rideaux de la chambre. Après un traditionnel et copieux petit déjeuner norvégien nous récupérons la voiture de location puis partons à la découverte de la ville tout en cherchant quelques provisions. Las, notre recherche sera infructueuse, tous les magasins étant fermé en ce dimanche matin. Par contre, nous vérifions rapidement que la météo est fidèle à sa réputation: passer une journée dans les Lofoten, c'est vivre toutes les saisons en accéléré. Et quand la lumière du soleil perce c'est un éblouissement de couleurs qui nous frappe: les façades rouges, jaunes ou vertes scintillent tandis que la neige immaculée brille de mille feux en arrière plan. Nous prenons ensuite la route vers Henningsvaer. L'atmosphère hivernale est particulièrement impressionnante et renforce la sauvagerie de ces montagnes plongeant abruptement dans la mer. Éclaircies et averses de pluie mêlée de neige se succèdent mais sur la petite route côtière peu avant Henningsvaer le soleil brille généreusement et c'est un spectacle de toute beauté qui s'offre à nos yeux: le bleu intense de la mer agités de vagues blanches vient se perdre contre la blancheur étincelante des pentes escarpées. À Henningsvaer, le soleil semble vouloir nous offrir le spectacle avec ces bateaux multicolores accolés aux maisons rouges sur fond de sommets abondamment enneigés. c'est la saison de pêche et les séchoirs sont remplis de morues. La chance semblant nous sourire nous poursuivons vers l'île de Gimsoya où l'alternance de grains et d'éclaircies rend encore plus intenses les jeux de lumières. La fascination est partout: séchoirs à morues, chapelle en bois au bord du fjord, lacs gelés aux reflets bleutés, mouettes chassées par les puissantes déferlantes. Tout au long de la petite route qui contourne l'île nous sommes subjugués par ces paysages. En fin d'après-midi nous rejoignons sous les averses de grêle Kabelvag où nous avons réservé un petit appartement.

09/03/2015: de courtes averses de grêle et de neige ont blanchi le bord de mer et nous découvrons un paysage tout en nuances de blanc et gris au réveil. Les rues de Kabelvag sont désertes et les rares piétons ou voitures qui s'y déplacent donnent une impression très particulière de solitude et de silence. Nous partons à la découverte du minuscule port aux pontons de bois tout enneigés et sur les conseils d'Arvid, notre hôte, grimpons sur la modeste colline dominant la ville sur laquelle est érigée une statue d'un roi viking. Nous vérifions une fois de plus, qu'ici le temps, beau ou mauvais, n'est jamais fermement installé car quelques éclaircies pointent entre les averses de grésil. Après quelques courses au supermarché nous partons en direction de l'île de Vestvagoya. Les routes sont toutes blanches et j'apprécie la sécurité des 4 pneus cloutés de la voiture de location. Bien que le temps soit plus uniformément gris que la veille le plafond est assez élevé pour que les montagnes reblanchies décorent le tableau et la variété des couleurs de la mer est constamment un sujet d'étonnement: du noir d'encre au vert émeraude toutes les nuances de l'eau apparaissent. Nous longeons aussi quelques lacs gelés superficiellement qui offrent mille nuances de gris. À l'approche de Leknes, principale ville de l'île de Vestvagoya, les massifs escarpés laissent de la place à quelques plaines agricoles et les sommets s'amollissent relativement. Un tunnel gratuit de 1,7 kms permet de rejoindre l'île de Flakstadoya. Une petite route longe ensuite le bord de mer vers Myrdal. La neige récente recouvre les plages de sa fine pellicule poudrée, tandis que de l'autre côté du détroit le soleil éclaire joliment les pentes blanchies. Quelques maisons isolées apportent leur note de couleur à ce merveilleux paysage. Myrdal est située au bout du monde après avoir traversé une zone de roches noires à l'aspect sinistre où la route étroite semble bien vulnérable face aux couloirs d'avalanche et aux éboulis de roches écroulées qui semblent vouloir se déverser dans la mer. Ensuite, par une petite route surplombée de raides parois plâtrées d'une épaisse couche de neige nous rejoignons Nusfjord, minuscule port construit de superbes rorbus en bois rouge et d'entrepôts jaunes. Malgré un ciel souvent terne quelques échappées lumineuses au travers des nuages apportent leur note de couleur magique durant des instants fugitifs. Pour terminer nous roulons jusque Flakstad dont l'église en bois rouge est située dans un cadre idyllique partagé entre mer et montagne. Nous déambulons tranquillement autour de l 'église à la recherche de points de vue originaux pour les photos quand une brutale averse de grêle nous contraint à nous abriter dans la voiture. En quelques minutes la route devient complètement blanche et, une nouvelle fois, nous constatons la diversité du temps dans ces îles. Pour le retour nous décidons d'éviter la « grande » route E10 et empruntons la route côtière. Mais le mauvais temps qui s'installe en cette fin de journée nous prive des vues certainement spectaculaires. Nous sommes quand même frappés, tout au long de ce passage par l'isolement et la sévérité des lieux: de hautes montagnes à la roche sombre se perdent directement dans la mer et la neige qui recouvre tout accentue encore cette impression de solitude. Après le dîner, le ciel laisse apercevoir des étoiles et nous sortons donc dans l'espoir d'observer des aurores boréales. Manque de chance, une nouvelle averse de neige vient obscurcir le ciel mais au moment où nous rentrons à l'appartement nos yeux sont attirés par une étrange lueur diffuse qui semble verte. En observant attentivement nous constatons qu'il s'agit bien d'une aurore boréale, d'intensité assez faible mais suffisante pour imprimer sa trace sur l'appareil photo.

11/03/2015: une fine couche de nuages laisse percer le soleil et cette luminosité si particulière teinte le paysage de merveilleuses nuances pastel. Aujourd'hui sera la journée des reflets. Nous remontons la route principale E10 vers le nord. Les averses de la veille ont déposé une fine couche de neige et tout apparaît en teintes douces. Le vent a cessé et à chaque détour de virage les montagnes se mirent dans les étendues composant des tableaux impressionnistes. Tous les sommets sont dégagés et nous découvrons un relief où se côtoient pics escarpés abondamment plâtrés de neige et grandes pentes immaculées, où l'expression « plus blanc que blanc » prend tout son sens. Les arrêts en cours de route sont nombreux tant les images sont tentantes pour la photo: Husvagpollen, Vatterfjordpollen et Sildpollen. La difficulté est toutefois de trouver des aires d'arrêt car les bords de route enneigés laissent peu de place pour la voiture. Et nos semelles collent moins à la route verglacée que les pneus cloutés de la voiture: la vigilance s'impose pour ne pas se retrouver les quatre fers en l'air. Nous quittons la route principale pour la petite route peu fréquentée vers Laukvik et le sentiment de solitude devient total: peu d'habitations, des forêts de bouleaux et quelques bois de conifères au milieu de tourbières. La route longe des lacs gelés parsemés de larges plaques de glace fracturées par le mouvement des eaux; c'est vraiment l'ambiance du grand nord telle que nous en rêvions. Seul le crissement des pneus rompt le silence. Au bord du lac de Vatnfjorden une loutre surprise de notre présence se précipite dans l'eau et se réfugie sous la glace. Nous atteignons Laukvik petit port de pêche où de rares maisons se mirent dans l'eau. Derrière la digue les vagues se brisent contre les rochers tandis qu'au loin apparaissent les massifs enneigés des Vestaralen. Nous déambulons tranquillement autour du port dans un air vif mais sans vent et découvrons les séchoirs à morue en pleine activité. Nous empruntons ensuite la route qui longe le bord de mer dans une zone de marécages puis qui contourne le Grunnforfjorden et Mortfjorden. Les lumières sont extraordianires entre le blanc et le gris bleuté et de multiples pauses photo nous occupent une partie de l'après-midi. Une fois la route E10 rejointe nous retournons vers Svolvaer. La lumière de fin de journée sublime le paysage et nous ne résistons pas à un arrêt sur le belvédère de Austnesfjorden où, malgré la fraîcheur, nous passons un long moment à nous extasier devant tant de merveilles. Avant de quitter les Lofoten nous voulons imprimer dans notre mémoire la magie de l'hiver. En attendant la nuit nous poursuivons jusque Kalle, petit port perdu dans une espèce de bout du monde, puis explorons les petites routes sans issue qui mènent au bord des fjords en rentrant vers Svolvaer. À 21h15, nous montons à bord de l'express côtier Polarlys en direction de Tromso. La nuit est claire, des étoiles parsèment le ciel mais nous ne voyons pas trace d'aurore boréale. Nous attendons sur le pont, un peu transis, l'entrée étroite du Trollfjord que le bateau éclaire de ses puissants projecteurs, puis décidons d'aller dormir car le ciel reste désespérément nuageux.

11/03/2015: le ciel est gris au lever du jour alors que l'express côtier fait étape à Harstad mais des éclaircies nous donnent de l'espoir. Le paysage a changé d'aspect: les montagnes acérées ont laissé la place à des massifs arrondis aux pentes douces abondamment enneigées. Par instants de fortes bourrasques de neige balaient le pont du bateau suivies rapidement par des trouées lumineuses. A Finnsness le bateau accoste sous une violente averse de neige puis reprend la mer sous le soleil... Nous débarquons à 14h30 à Tromso et découvrons une ville aux rues chargées de neige ou encombrées de gadoue fondante avec des trottoirs parfois glissants. Après avoir récupéré le véhicule de location à l'agence Hertz située à 10/15 minutes nous prenons ensuite la direction de l'appartement réservé dans un quartier résidentiel de petites villas sur le continent: tout est enneigé et crée un peu une atmosphère de crèche de Noël et nous sommes accueillis très chaleureusement. Nous partons ensuite au supermarché situé à 5 minutes de voiture pour remplir le réfrigérateur.

12/03/2015: un vent violent souffle ce matin et, dans les rues verglacées, c'est la valse des poubelles. Le ciel reste égal à lui-même, ni franchement beau, ni franchement mauvais. Nous partons à la découverte du tour de l'île de Kvaloya. Un long tunnel permet de rejoindre l'île sur laquelle est implantée la ville de Tromso, puis après avoir contourné l'aéroport un pont en dos d'âne rejoint l'île de Kvaloya. Ici, tout est abondamment enneigé et heureusement que de nombreux arrêts de bus ponctuent la route pour faire des pauses photo. Au départ, la route suit le rivage longé la veille par l'express côtier. Sur l'autre rive apparaissent de nombreux massifs enneigés aux sommets arrondis. Tout au long de la route des habitations démontrent que la région est peuplée malgré l'impression ressentie d'un certain isolement. Régulièrement sur le bord du rivage nous voyons des cabanes en bois, le plus souvent rouges, mais également vertes, jaunes ou bleues qui apportent leur touche de couleur. Les teintes de la mer varient constamment en fonction du soleil entre gris et émeraude. Des forêts éparses de maigres bouleaux percent la neige. Dès que la route s'élève de quelques dizaines de mètres l'ambiance devient arctique et le paysage est comme estompé. Des éclaircies bienvenues illuminent l'église de Brensholmen alors que la mer prend une teinte émeraude vive sous un ciel d'encre. À Sommaroy nous vivons des alternances rapprochées d'éclaircies et de grains de grêle balayée à l'horizontale par le vent violent. Le petit port relativement mal abrité est entouré de criques sablonneuses. Ce régime de giboulées va se poursuivre tout au long du contournement sinueux du Nordfjorden durant lequel de brefs jaillissements de lumière composent un tableau presque irréel. Il est un peu tard quand nous atteignons Erstfjordbotn et la délicate lumière qui frole les raides pentes enneigées du fjord semble très fragile et évanescente.

13/03/2015: le ciel sans pluie mais uniformément gris nous dissuade d'aller visiter les Alpes de Lyngen. Nous décidons de découvrir les rives du Malangen fjord. La route est identique à celle d'hier vers l'est de l'île de Kvaloya puis nous bifurquons à Larseng pour emprunter le tunnel payant qui franchit le fjord. Peu après la sortie de celui-ci nous apercevons 2 rennes broutant tranquillement les rares herbes qui commencent à percer la neige. Nullement effrayés par notre présence ils continuent paisiblement pendant que nous les photographions. Nous poursuivons pour rejoindre la rive orientale du Malangen fjord: l'ambiance est très hivernale avec cette pâle lumière qui peine à colorer le paysage. Les bords du fjord sont couverts de forêts de bouleaux et de quelques sapins. La neige abondante, la rareté des véhicules et le ciel sans véritable relief donnent l'impression d'une nature complètement figée et recroquevillée. Pourtant, la vie est présente et tout au long de la route des habitations et des fermes surgissent de la neige au milieu des bois. De tous côtés des massifs montagneux se dressent, tantôt figés dans l'ombre, tantôt éblouissants de blancheur quand une timide éclaircie laisse percer les rayons solaires. À Malangen nous bifurquons pour observer une église en bois. La petite route semble se poursuivre et nous décidons de partir à sa découverte. Elle grimpe, bien modestement, dans la montagne et, de suite, l'ambiance est encore plus hivernale: route blanche, hautes congères de chaque côté, fermes émergeant de vastes champs enneigés, lacs glacés. Cet espace de « hauts » plateaux apparaît encore plus isolé que les rives du fjord. A chaque sortie de la voiture il faut prendre garde de ne pas se retrouver les 4 fers en l'air sur la glace. De retour au bord du fjord nous sommes attirés par un village situé un peu à l'écart et nous décidons d'y chercher un coin de pique-nique. Tout à l'extrémité de la route, près d'un petit phare, des rochers nous accueillent avec un magnifique panorama d'eau et de neige. Après Meistervik nous quittons à nouveau la route principale pour rejoindre l'intérieur où la petite route surplombe le lac Fiskelausvatnet dans une ambiance complètement irréelle: il n'est que 15h45 mais la lumière commence à décliner et ce monde d'altitude (environ 160m) se fige sans bruit, sans couleur si ce n'étaient les traits noirs des arbres rayant la neige tels une peinture au fusain. Après une rapide descente nous rejoignons Storsteinnes dont les installations industrielles surprennent dans ce décor grandiose puis retournons vers Tromso le long du Balsfjorden. En cette fin de journée la conduite réclame de l'attention pour louvoyer entre plaques de neige épaisse fondante et glace vive, sans oublier les gerbes d'eau qui se brisent avec fracas sur le pare-brise lorsque les voitures croisées traversent les larges flaques de fonte.

14/03/2015: le ciel est bas, gris, sans relief et il pleut. Nous patientons jusque 10h, heure à laquelle nos hôtes nous ont invités à partager le breakfast. Nous passons un long moment à évoquer la vie en Norvège. Moment bien sympathique d'autant plus que le temps n'incite pas trop à la promenade. En fin de matinée nous partons à pied vers le centre ville de Tromso distant d'environ 25 minutes. Il faut rester vigilant car certains passages sont tellement verglacés qu'il est difficile d'y tenir debout. Nous nous dirigeons vers la cathédrale arctique, sobre bâtiment de béton minimaliste dominant le fjord face à la ville. Puis nous empruntons le long pont en dos d'âne franchissant le fjord: la vue sur les docks et les quais est spectaculaire mais, malheureusement tout reste gris. Comme beaucoup de villes nordiques le centre est calme mais sans grand intérêt: quelques vieilles maisons en bois du 19 ème siècle jouxtent de modernes bâtisses en béton. Les rues sont encombrées de tas de neige, parfois fondante et il y règne une ambiance qui n'incite pas forcément à la promenade. Dans l'ancienne cathédrale en bois une odeur sympathique de gateau et de café nous accueille. En effet, au fond de l'église un petit bar a été aménagé. La pluie se poursuivant nous visitons le musée Polaria, à l'aspect vieillot et décevant: la logique du parcours nous a échappé et nous avons trouvé les documents de présentation, souvent peu lisibles et peu pertinents. Nous avons eu l'impression de nous retrouver dans un musée très vétuste. En fin d'après midi des éclaircies apparaissent et nous nous préparons pour tenter d'observer des aurores boréales, la météo semblant favorable cette nuit. Vers 21h30, nous constatons que le ciel est complètement dégagé et nous partons donc en voiture essayer de trouver les spots décrits sur le web. De nuit et ne connaissant pas les lieux nous errons un peu avant de décider de nous arrêter dans un endroit dégagé au bord du fjord pas très loin de l'aéroport. Il y a bien quelques lumières de la ville mais nous tentons notre chance. Au bout de quelques minutes une étrange lueur pointe sur l'île de Kvaloya. Nous sortons rapidement de la voiture et, miracle, le panache vert prend de l'ampleur et durant plus d'une demi-heure va nous régaler de ses draperies ondulantes.

15/03/2015: pour notre dernière journée la Norvège éclabousse de lumière ses fjords et ses montagnes enneigées. Tromso resplendit sous le soleil matinal et nous prenons la route en direction des Alpes de Lyngen. Nous suivons la route E8 le long du fjord Balsfjorden. La partie amont du fjord, là où les eaux sont calmes, est glacée. Nous empruntons ensuite une route qui traverse l'intérieur de la péninsule pour rejoindre Breivikeidet. Dès qu'on séloigne de la mer l'ambiance hivernale est encore plus présente avec la route totalement blanche et les petites maisons enfouies sous une neige abondante. Arrivés au bord du fjord nous n'attendrons que quelques minutes pour embarquer sur le ferry qui traverse en une vingtaine de minutes vers Svensby. Les sommets acérés des Alpes de Lyngen éclatent de blancheur: les crêtes rocheuses ourlées de neige percent des pentes abondamment blanchies. Le spectacle est grandiose. Nous longeons le Jaegervatnet, vaste lac glacé dont les reflets forment un camaïeu blanc bleu d'une exceptionnelle pureté. Nous poursuivons vers le nord jusqu'à l'extrémité de la presqu'île de Lenangsoyra et, tout au long de la route, des maisons colorées tranchent avec cet univers blanc et bleu. Les eaux du fjord sont d'un bleu d'azur saturé par la luminosité exceptionnelle. Puis nous rebroussons chemin vers Lyngseidet, principale localité de la péninsule. Nous profitons en permanence de points de vue variés sur le massif montagneux éblouissant tandis qu'au bord du fjord cabanes et maisons apportent leur touche colorée. A Kvalvik, nous profitons du spectacle d'une cavalière qui galope au milieu de grandes gerbes d'eau. C'est ensuite par les routes principales E6 et E8 que nous retournons à Tromso. Durant la soirée, nos hôtes nous invitent à partager un morceau de gâteau et un thé avec eux pour terminer notre séjour de manière très conviviale.

16/03/2015: aux aurores, nous gagnons rapidement l'aéroport d'où nous décollons à 8h30. Il y a foule dans l'aérogare et une longue queue mal ordonnée pour déposer les bagages. Heureusement, nous avions prévu un peu de marge car il nous faut patienter environ 3/4h avant de pouvoir gagner l'embarquement. Le survol de la Norvège sera un agréable prolongement du séjour avec une vision panoramique de l'entrelacs de montagnes, fjords et autres lacs à perte de vue.
Le carnet de voyages avec toutes les photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/hivernorvege/norvege.html
05/03/2015: arrivée à 14h30 à Trondheim sous un ciel bas et gris avec quelques flocons de neige éparse. Après la récupération rapide des bagages nous prenons le Flybussen qui rejoint le centre ville en 25 minutes. Le paysage de mer, collines colorées de maisons rouges est caractéristique. Arrêt à 100m de notre hôtel (City living Scholler hôtel, confortable avec en prime une cuisine collective où nous pouvons réchauffer le plat surgelé acheté au supermarché du coin). Une fois les bagages déposés nous partons pour un petit tour dans les rues humides et luisantes tandis que les anciens entrepôts portuaires multicolores se reflètent dans les canaux. Le crépuscule s'installe mais, à cette époque la lumière reste présente jusque 18h créant une atmosphère étrange avec une clarté diffuse. Nous retrouvons avec plaisir cette lumière si particulière et cette ambiance paisible. Quelques courses rapides au supermarché voisin de l'hôtel nous permettent un approvisionnement pour le repas du soir et les en-cas des prochains jours.

06/03/2015: petite promenade matinale dans les rues de Trondheim encore endormie. Avec le jour quelques éclaircies apparaissent éclairant joliment les façades des anciens entrepôts. Nous rejoignons en 25 minutes à pied le quai de l'Hurtigruten et pressons le pas pour éviter l'averse qui s'annonce. Les formalités d'accès au Nordlys sont très rapides. Après l'installation dans notre cabine relativement exigüe (mais nous n'avons pas l'intention d'y passer beaucoup de temps) nous gagnons les ponts pour observer les manœuvres de départ. Jusqu'au dernier moment le chargement de fret se poursuit sans temps mort. Miracle du ciel norvégien, le soleil revient et nous appareillons sous une belle clarté. Nous descendons le large fjord bordé de pentes cultivées parsemées de grandes fermes aux massifs bâtiments toujours colorés. De larges éclaircies déchirent les nuages tandis qu'une petit bise ourle les courtes vagues d'une crête blanche. Mais grâce aux stabilisateurs du bateau aucune sensation de tangage ni de roulis n'est perceptible. De tous côtés apparaissent de nouveaux ilôts qui abritent parfois quelques maisons isolées. Des passages nuageux succèdent aux éclaircies et nous partageons notre temps entre découverte du paysage à partir des coursives et repos dans les confortables fauteuils des salons. Nous doublons le phare de Kjeungskjaer, construction octogonale originale datant de 1880. L'express côtier s'engage ensuite dans un étroit passage avant de rejoindre la mer ouverte de Folla. Le vent forcit et, durant 1h30 environ un lent mouvement de roulis nous provoque une vague nausée amplifiée sans doute par notre estomac qui crie un peu famine. Le calme revenu nous permet de profiter du snack où l'équipage sympathique à qui nous avons confié les bouleversements de notre estomac nous offre un copieux sandwich de pain et de fromage. Après une courte escale nocturne à Rorvik nous regagnons notre cabine où les confortables couchettes nous attendent.

07/03/2015: nous ne voulons pas manquer le passage du cercle polaire prévu entre 7 et 8h et avons programmé le réveil à 6h30. La nuit a été excellente, bercée par le ronronnement et les douces vibrations des machines. Nous avons changé d'atmosphère: le ciel gris laisse percer une lumière blafarde tandis que des pics abrupts recouverts de neige plongent dans la mer ourlée d'écume. Ambiance grand nord garantie. Le cercle polaire est matérialisé par une mappemonde géante plantée sur un ilot rocheux isolé. Peu après nous faisons une courte escale à Ornes, petit village blotti entre d'abruptes falaises enneigées et la mer. La navigation se poursuit sous la bruine et le vent jusque Bodo, grande ville du nord, aux buildings gris. La pluie cesse et nous permet une rapide promenade dans le centre ville aux rue quadrillées, avec des magasins aux vitrines modernes. Le temps n'incite guère à la promenade ni, d'ailleurs, l'ambiance de la ville et nous retournons assez vite vers le bateau pour nous installer dans le salon panoramique où nous allons passer le reste de la traversée. Durant la traversée du Vestfjord le ciel reste très couvert malgré quelques rares éclaircies vite effacées. Dans cette zone ouverte largement aux vents le bateau tangue et roule doucement durant 3h mais aujourd'hui nous résistons vaillamment!!! Après une courte escale à Stamsund l'hôtesse du bord annonce qu'une aurore boréale est visible à tribord: c'est alors l'effervescence généralisée pour gagner les ponts extérieurs. Nous apercevons alors vers l'est une pale lueur verte, malheureusement rapidement cachée par la fumée du bateau puis définitivement par les nuages. A 21 heures nous accostons à Svolvaer, principale ville des Lofoten. En une dizaine de minutes nous rejoignons alors le Scandic Hotel en longeant les rues où subsistent encore des résidus de glace et neige. Une fois les bagages déposés nous retournons pour un petit tour de découverte du port mais la pluie mêlée de neige nous dissuade de poursuivre très longtemps.

08/03/2015: malgré un ciel bien gris les abruptes montagnes enneigées qui dominent la ville se laissent découvrir quand nous ouvrons les rideaux de la chambre. Après un traditionnel et copieux petit déjeuner norvégien nous récupérons la voiture de location puis partons à la découverte de la ville tout en cherchant quelques provisions. Las, notre recherche sera infructueuse, tous les magasins étant fermé en ce dimanche matin. Par contre, nous vérifions rapidement que la météo est fidèle à sa réputation: passer une journée dans les Lofoten, c'est vivre toutes les saisons en accéléré. Et quand la lumière du soleil perce c'est un éblouissement de couleurs qui nous frappe: les façades rouges, jaunes ou vertes scintillent tandis que la neige immaculée brille de mille feux en arrière plan. Nous prenons ensuite la route vers Henningsvaer. L'atmosphère hivernale est particulièrement impressionnante et renforce la sauvagerie de ces montagnes plongeant abruptement dans la mer. Éclaircies et averses de pluie mêlée de neige se succèdent mais sur la petite route côtière peu avant Henningsvaer le soleil brille généreusement et c'est un spectacle de toute beauté qui s'offre à nos yeux: le bleu intense de la mer agités de vagues blanches vient se perdre contre la blancheur étincelante des pentes escarpées. À Henningsvaer, le soleil semble vouloir nous offrir le spectacle avec ces bateaux multicolores accolés aux maisons rouges sur fond de sommets abondamment enneigés. c'est la saison de pêche et les séchoirs sont remplis de morues. La chance semblant nous sourire nous poursuivons vers l'île de Gimsoya où l'alternance de grains et d'éclaircies rend encore plus intenses les jeux de lumières. La fascination est partout: séchoirs à morues, chapelle en bois au bord du fjord, lacs gelés aux reflets bleutés, mouettes chassées par les puissantes déferlantes. Tout au long de la petite route qui contourne l'île nous sommes subjugués par ces paysages. En fin d'après-midi nous rejoignons sous les averses de grêle Kabelvag où nous avons réservé un petit appartement.

09/03/2015: de courtes averses de grêle et de neige ont blanchi le bord de mer et nous découvrons un paysage tout en nuances de blanc et gris au réveil. Les rues de Kabelvag sont désertes et les rares piétons ou voitures qui s'y déplacent donnent une impression très particulière de solitude et de silence. Nous partons à la découverte du minuscule port aux pontons de bois tout enneigés et sur les conseils d'Arvid, notre hôte, grimpons sur la modeste colline dominant la ville sur laquelle est érigée une statue d'un roi viking. Nous vérifions une fois de plus, qu'ici le temps, beau ou mauvais, n'est jamais fermement installé car quelques éclaircies pointent entre les averses de grésil. Après quelques courses au supermarché nous partons en direction de l'île de Vestvagoya. Les routes sont toutes blanches et j'apprécie la sécurité des 4 pneus cloutés de la voiture de location. Bien que le temps soit plus uniformément gris que la veille le plafond est assez élevé pour que les montagnes reblanchies décorent le tableau et la variété des couleurs de la mer est constamment un sujet d'étonnement: du noir d'encre au vert émeraude toutes les nuances de l'eau apparaissent. Nous longeons aussi quelques lacs gelés superficiellement qui offrent mille nuances de gris. À l'approche de Leknes, principale ville de l'île de Vestvagoya, les massifs escarpés laissent de la place à quelques plaines agricoles et les sommets s'amollissent relativement. Un tunnel gratuit de 1,7 kms permet de rejoindre l'île de Flakstadoya. Une petite route longe ensuite le bord de mer vers Myrdal. La neige récente recouvre les plages de sa fine pellicule poudrée, tandis que de l'autre côté du détroit le soleil éclaire joliment les pentes blanchies. Quelques maisons isolées apportent leur note de couleur à ce merveilleux paysage. Myrdal est située au bout du monde après avoir traversé une zone de roches noires à l'aspect sinistre où la route étroite semble bien vulnérable face aux couloirs d'avalanche et aux éboulis de roches écroulées qui semblent vouloir se déverser dans la mer. Ensuite, par une petite route surplombée de raides parois plâtrées d'une épaisse couche de neige nous rejoignons Nusfjord, minuscule port construit de superbes rorbus en bois rouge et d'entrepôts jaunes. Malgré un ciel souvent terne quelques échappées lumineuses au travers des nuages apportent leur note de couleur magique durant des instants fugitifs. Pour terminer nous roulons jusque Flakstad dont l'église en bois rouge est située dans un cadre idyllique partagé entre mer et montagne. Nous déambulons tranquillement autour de l 'église à la recherche de points de vue originaux pour les photos quand une brutale averse de grêle nous contraint à nous abriter dans la voiture. En quelques minutes la route devient complètement blanche et, une nouvelle fois, nous constatons la diversité du temps dans ces îles. Pour le retour nous décidons d'éviter la « grande » route E10 et empruntons la route côtière. Mais le mauvais temps qui s'installe en cette fin de journée nous prive des vues certainement spectaculaires. Nous sommes quand même frappés, tout au long de ce passage par l'isolement et la sévérité des lieux: de hautes montagnes à la roche sombre se perdent directement dans la mer et la neige qui recouvre tout accentue encore cette impression de solitude. Après le dîner, le ciel laisse apercevoir des étoiles et nous sortons donc dans l'espoir d'observer des aurores boréales. Manque de chance, une nouvelle averse de neige vient obscurcir le ciel mais au moment où nous rentrons à l'appartement nos yeux sont attirés par une étrange lueur diffuse qui semble verte. En observant attentivement nous constatons qu'il s'agit bien d'une aurore boréale, d'intensité assez faible mais suffisante pour imprimer sa trace sur l'appareil photo.

11/03/2015: une fine couche de nuages laisse percer le soleil et cette luminosité si particulière teinte le paysage de merveilleuses nuances pastel. Aujourd'hui sera la journée des reflets. Nous remontons la route principale E10 vers le nord. Les averses de la veille ont déposé une fine couche de neige et tout apparaît en teintes douces. Le vent a cessé et à chaque détour de virage les montagnes se mirent dans les étendues composant des tableaux impressionnistes. Tous les sommets sont dégagés et nous découvrons un relief où se côtoient pics escarpés abondamment plâtrés de neige et grandes pentes immaculées, où l'expression « plus blanc que blanc » prend tout son sens. Les arrêts en cours de route sont nombreux tant les images sont tentantes pour la photo: Husvagpollen, Vatterfjordpollen et Sildpollen. La difficulté est toutefois de trouver des aires d'arrêt car les bords de route enneigés laissent peu de place pour la voiture. Et nos semelles collent moins à la route verglacée que les pneus cloutés de la voiture: la vigilance s'impose pour ne pas se retrouver les quatre fers en l'air. Nous quittons la route principale pour la petite route peu fréquentée vers Laukvik et le sentiment de solitude devient total: peu d'habitations, des forêts de bouleaux et quelques bois de conifères au milieu de tourbières. La route longe des lacs gelés parsemés de larges plaques de glace fracturées par le mouvement des eaux; c'est vraiment l'ambiance du grand nord telle que nous en rêvions. Seul le crissement des pneus rompt le silence. Au bord du lac de Vatnfjorden une loutre surprise de notre présence se précipite dans l'eau et se réfugie sous la glace. Nous atteignons Laukvik petit port de pêche où de rares maisons se mirent dans l'eau. Derrière la digue les vagues se brisent contre les rochers tandis qu'au loin apparaissent les massifs enneigés des Vestaralen. Nous déambulons tranquillement autour du port dans un air vif mais sans vent et découvrons les séchoirs à morue en pleine activité. Nous empruntons ensuite la route qui longe le bord de mer dans une zone de marécages puis qui contourne le Grunnforfjorden et Mortfjorden. Les lumières sont extraordianires entre le blanc et le gris bleuté et de multiples pauses photo nous occupent une partie de l'après-midi. Une fois la route E10 rejointe nous retournons vers Svolvaer. La lumière de fin de journée sublime le paysage et nous ne résistons pas à un arrêt sur le belvédère de Austnesfjorden où, malgré la fraîcheur, nous passons un long moment à nous extasier devant tant de merveilles. Avant de quitter les Lofoten nous voulons imprimer dans notre mémoire la magie de l'hiver. En attendant la nuit nous poursuivons jusque Kalle, petit port perdu dans une espèce de bout du monde, puis explorons les petites routes sans issue qui mènent au bord des fjords en rentrant vers Svolvaer. À 21h15, nous montons à bord de l'express côtier Polarlys en direction de Tromso. La nuit est claire, des étoiles parsèment le ciel mais nous ne voyons pas trace d'aurore boréale. Nous attendons sur le pont, un peu transis, l'entrée étroite du Trollfjord que le bateau éclaire de ses puissants projecteurs, puis décidons d'aller dormir car le ciel reste désespérément nuageux.

11/03/2015: le ciel est gris au lever du jour alors que l'express côtier fait étape à Harstad mais des éclaircies nous donnent de l'espoir. Le paysage a changé d'aspect: les montagnes acérées ont laissé la place à des massifs arrondis aux pentes douces abondamment enneigées. Par instants de fortes bourrasques de neige balaient le pont du bateau suivies rapidement par des trouées lumineuses. A Finnsness le bateau accoste sous une violente averse de neige puis reprend la mer sous le soleil... Nous débarquons à 14h30 à Tromso et découvrons une ville aux rues chargées de neige ou encombrées de gadoue fondante avec des trottoirs parfois glissants. Après avoir récupéré le véhicule de location à l'agence Hertz située à 10/15 minutes nous prenons ensuite la direction de l'appartement réservé dans un quartier résidentiel de petites villas sur le continent: tout est enneigé et crée un peu une atmosphère de crèche de Noël et nous sommes accueillis très chaleureusement. Nous partons ensuite au supermarché situé à 5 minutes de voiture pour remplir le réfrigérateur.

12/03/2015: un vent violent souffle ce matin et, dans les rues verglacées, c'est la valse des poubelles. Le ciel reste égal à lui-même, ni franchement beau, ni franchement mauvais. Nous partons à la découverte du tour de l'île de Kvaloya. Un long tunnel permet de rejoindre l'île sur laquelle est implantée la ville de Tromso, puis après avoir contourné l'aéroport un pont en dos d'âne rejoint l'île de Kvaloya. Ici, tout est abondamment enneigé et heureusement que de nombreux arrêts de bus ponctuent la route pour faire des pauses photo. Au départ, la route suit le rivage longé la veille par l'express côtier. Sur l'autre rive apparaissent de nombreux massifs enneigés aux sommets arrondis. Tout au long de la route des habitations démontrent que la région est peuplée malgré l'impression ressentie d'un certain isolement. Régulièrement sur le bord du rivage nous voyons des cabanes en bois, le plus souvent rouges, mais également vertes, jaunes ou bleues qui apportent leur touche de couleur. Les teintes de la mer varient constamment en fonction du soleil entre gris et émeraude. Des forêts éparses de maigres bouleaux percent la neige. Dès que la route s'élève de quelques dizaines de mètres l'ambiance devient arctique et le paysage est comme estompé. Des éclaircies bienvenues illuminent l'église de Brensholmen alors que la mer prend une teinte émeraude vive sous un ciel d'encre. À Sommaroy nous vivons des alternances rapprochées d'éclaircies et de grains de grêle balayée à l'horizontale par le vent violent. Le petit port relativement mal abrité est entouré de criques sablonneuses. Ce régime de giboulées va se poursuivre tout au long du contournement sinueux du Nordfjorden durant lequel de brefs jaillissements de lumière composent un tableau presque irréel. Il est un peu tard quand nous atteignons Erstfjordbotn et la délicate lumière qui frole les raides pentes enneigées du fjord semble très fragile et évanescente.

13/03/2015: le ciel sans pluie mais uniformément gris nous dissuade d'aller visiter les Alpes de Lyngen. Nous décidons de découvrir les rives du Malangen fjord. La route est identique à celle d'hier vers l'est de l'île de Kvaloya puis nous bifurquons à Larseng pour emprunter le tunnel payant qui franchit le fjord. Peu après la sortie de celui-ci nous apercevons 2 rennes broutant tranquillement les rares herbes qui commencent à percer la neige. Nullement effrayés par notre présence ils continuent paisiblement pendant que nous les photographions. Nous poursuivons pour rejoindre la rive orientale du Malangen fjord: l'ambiance est très hivernale avec cette pâle lumière qui peine à colorer le paysage. Les bords du fjord sont couverts de forêts de bouleaux et de quelques sapins. La neige abondante, la rareté des véhicules et le ciel sans véritable relief donnent l'impression d'une nature complètement figée et recroquevillée. Pourtant, la vie est présente et tout au long de la route des habitations et des fermes surgissent de la neige au milieu des bois. De tous côtés des massifs montagneux se dressent, tantôt figés dans l'ombre, tantôt éblouissants de blancheur quand une timide éclaircie laisse percer les rayons solaires. À Malangen nous bifurquons pour observer une église en bois. La petite route semble se poursuivre et nous décidons de partir à sa découverte. Elle grimpe, bien modestement, dans la montagne et, de suite, l'ambiance est encore plus hivernale: route blanche, hautes congères de chaque côté, fermes émergeant de vastes champs enneigés, lacs glacés. Cet espace de « hauts » plateaux apparaît encore plus isolé que les rives du fjord. A chaque sortie de la voiture il faut prendre garde de ne pas se retrouver les 4 fers en l'air sur la glace. De retour au bord du fjord nous sommes attirés par un village situé un peu à l'écart et nous décidons d'y chercher un coin de pique-nique. Tout à l'extrémité de la route, près d'un petit phare, des rochers nous accueillent avec un magnifique panorama d'eau et de neige. Après Meistervik nous quittons à nouveau la route principale pour rejoindre l'intérieur où la petite route surplombe le lac Fiskelausvatnet dans une ambiance complètement irréelle: il n'est que 15h45 mais la lumière commence à décliner et ce monde d'altitude (environ 160m) se fige sans bruit, sans couleur si ce n'étaient les traits noirs des arbres rayant la neige tels une peinture au fusain. Après une rapide descente nous rejoignons Storsteinnes dont les installations industrielles surprennent dans ce décor grandiose puis retournons vers Tromso le long du Balsfjorden. En cette fin de journée la conduite réclame de l'attention pour louvoyer entre plaques de neige épaisse fondante et glace vive, sans oublier les gerbes d'eau qui se brisent avec fracas sur le pare-brise lorsque les voitures croisées traversent les larges flaques de fonte.

14/03/2015: le ciel est bas, gris, sans relief et il pleut. Nous patientons jusque 10h, heure à laquelle nos hôtes nous ont invités à partager le breakfast. Nous passons un long moment à évoquer la vie en Norvège. Moment bien sympathique d'autant plus que le temps n'incite pas trop à la promenade. En fin de matinée nous partons à pied vers le centre ville de Tromso distant d'environ 25 minutes. Il faut rester vigilant car certains passages sont tellement verglacés qu'il est difficile d'y tenir debout. Nous nous dirigeons vers la cathédrale arctique, sobre bâtiment de béton minimaliste dominant le fjord face à la ville. Puis nous empruntons le long pont en dos d'âne franchissant le fjord: la vue sur les docks et les quais est spectaculaire mais, malheureusement tout reste gris. Comme beaucoup de villes nordiques le centre est calme mais sans grand intérêt: quelques vieilles maisons en bois du 19 ème siècle jouxtent de modernes bâtisses en béton. Les rues sont encombrées de tas de neige, parfois fondante et il y règne une ambiance qui n'incite pas forcément à la promenade. Dans l'ancienne cathédrale en bois une odeur sympathique de gateau et de café nous accueille. En effet, au fond de l'église un petit bar a été aménagé. La pluie se poursuivant nous visitons le musée Polaria, à l'aspect vieillot et décevant: la logique du parcours nous a échappé et nous avons trouvé les documents de présentation, souvent peu lisibles et peu pertinents. Nous avons eu l'impression de nous retrouver dans un musée très vétuste. En fin d'après midi des éclaircies apparaissent et nous nous préparons pour tenter d'observer des aurores boréales, la météo semblant favorable cette nuit. Vers 21h30, nous constatons que le ciel est complètement dégagé et nous partons donc en voiture essayer de trouver les spots décrits sur le web. De nuit et ne connaissant pas les lieux nous errons un peu avant de décider de nous arrêter dans un endroit dégagé au bord du fjord pas très loin de l'aéroport. Il y a bien quelques lumières de la ville mais nous tentons notre chance. Au bout de quelques minutes une étrange lueur pointe sur l'île de Kvaloya. Nous sortons rapidement de la voiture et, miracle, le panache vert prend de l'ampleur et durant plus d'une demi-heure va nous régaler de ses draperies ondulantes.

15/03/2015: pour notre dernière journée la Norvège éclabousse de lumière ses fjords et ses montagnes enneigées. Tromso resplendit sous le soleil matinal et nous prenons la route en direction des Alpes de Lyngen. Nous suivons la route E8 le long du fjord Balsfjorden. La partie amont du fjord, là où les eaux sont calmes, est glacée. Nous empruntons ensuite une route qui traverse l'intérieur de la péninsule pour rejoindre Breivikeidet. Dès qu'on séloigne de la mer l'ambiance hivernale est encore plus présente avec la route totalement blanche et les petites maisons enfouies sous une neige abondante. Arrivés au bord du fjord nous n'attendrons que quelques minutes pour embarquer sur le ferry qui traverse en une vingtaine de minutes vers Svensby. Les sommets acérés des Alpes de Lyngen éclatent de blancheur: les crêtes rocheuses ourlées de neige percent des pentes abondamment blanchies. Le spectacle est grandiose. Nous longeons le Jaegervatnet, vaste lac glacé dont les reflets forment un camaïeu blanc bleu d'une exceptionnelle pureté. Nous poursuivons vers le nord jusqu'à l'extrémité de la presqu'île de Lenangsoyra et, tout au long de la route, des maisons colorées tranchent avec cet univers blanc et bleu. Les eaux du fjord sont d'un bleu d'azur saturé par la luminosité exceptionnelle. Puis nous rebroussons chemin vers Lyngseidet, principale localité de la péninsule. Nous profitons en permanence de points de vue variés sur le massif montagneux éblouissant tandis qu'au bord du fjord cabanes et maisons apportent leur touche colorée. A Kvalvik, nous profitons du spectacle d'une cavalière qui galope au milieu de grandes gerbes d'eau. C'est ensuite par les routes principales E6 et E8 que nous retournons à Tromso. Durant la soirée, nos hôtes nous invitent à partager un morceau de gâteau et un thé avec eux pour terminer notre séjour de manière très conviviale.

16/03/2015: aux aurores, nous gagnons rapidement l'aéroport d'où nous décollons à 8h30. Il y a foule dans l'aérogare et une longue queue mal ordonnée pour déposer les bagages. Heureusement, nous avions prévu un peu de marge car il nous faut patienter environ 3/4h avant de pouvoir gagner l'embarquement. Le survol de la Norvège sera un agréable prolongement du séjour avec une vision panoramique de l'entrelacs de montagnes, fjords et autres lacs à perte de vue.
Birmanie itinéraire 3 semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare actuellement mon voyage en Birmanie, que j'effectuerai du 27 ou 28 juin au 22 juillet, c'est à dire 3 bonnes semaines. Je décolle normalement de Bruxelles, et atterrirai à Yangon (vols pas encore réservés, mais ça ne saurait tarder!).
Je me pose différentes questions à propos des moyens de transports en Birmanie, et de l'itinéraire que j'effectuerai en fonction.
Etant donné que c'est mon premier voyage en Birmanie, les grosses villes et sites touristiques seront bien sur de la partie. Voici un exemple de mon itinéraire, encore bien simple:
- Arrivée à Yangon - Bus ou avion vers Heho? En sachant que nous désirons rejoindre probablement Kalaw. Le bus me semble peut-être le + adéquat pour voir un peu plus le pays (même si le trajet est long), et pour faire quelques économies. - Kalaw - Trek Kalaw - lac Inlé : j'ai lu beaucoup à ce sujet et il s'agit apparemment d'un trek assez touristique. Etant donné que nous ne serons pas dans la haute saison, j'ose espérer qu'on verra moins de touristes et qu'il est donc conseillé de le réaliser tout de même? - Lac Inlé et ses alentours - Bus vers Mandalay - Mandalay - Bateau vers Bagan: cela est-il possible à cette saison de l'année? J'ai également lu que le paysage n'était pas des plus beaux et que ça n'en valait pas toujours la peine, mais on préfère cela au bus. - Bagan - Avion vers Thandwe, pour rejoindre la plage de Ngapali - Ngapali - Avion vers Yangon - Yangon - Retour Bruxelles
Le nombre des jours et les dates sont bien sur encore à choisir. Cet itinéraire vous semble-t-il possible en fonction des différents moyens de transport retrouvés en Birmanie? j'ai encore du mal à me faire une idée des trajets en bus ou autre!
Est-ce que cela serait plus facile de le faire dans le sens: Yangon - Bagan - Mandalay - Inlé - Ngapali- Yangon? J'entends beaucoup de monde parler de vols internes en Birmanie, mais je n'arrive pas à trouver un site qui me propose des vols avec horaire et prix. Peut-être pourriez-vous me renseigner à ce sujet?
Tout le monde n'est pas d'accord à propos des plages birmanes, mais nous voudrions vraiment y passer quelques jours en fin de voyage. Ngapali est celle qui est le plus citée sur les sites, mais malheureusement difficile d'accès et nécessite de prendre un avion pour s'y rendre et pour en repartir. Y en a-t-il peut-être d'autres qui valent la peine, ou + faciles d'accès?
Merci de vos réponses!
Je prépare actuellement mon voyage en Birmanie, que j'effectuerai du 27 ou 28 juin au 22 juillet, c'est à dire 3 bonnes semaines. Je décolle normalement de Bruxelles, et atterrirai à Yangon (vols pas encore réservés, mais ça ne saurait tarder!).
Je me pose différentes questions à propos des moyens de transports en Birmanie, et de l'itinéraire que j'effectuerai en fonction.
Etant donné que c'est mon premier voyage en Birmanie, les grosses villes et sites touristiques seront bien sur de la partie. Voici un exemple de mon itinéraire, encore bien simple:
- Arrivée à Yangon - Bus ou avion vers Heho? En sachant que nous désirons rejoindre probablement Kalaw. Le bus me semble peut-être le + adéquat pour voir un peu plus le pays (même si le trajet est long), et pour faire quelques économies. - Kalaw - Trek Kalaw - lac Inlé : j'ai lu beaucoup à ce sujet et il s'agit apparemment d'un trek assez touristique. Etant donné que nous ne serons pas dans la haute saison, j'ose espérer qu'on verra moins de touristes et qu'il est donc conseillé de le réaliser tout de même? - Lac Inlé et ses alentours - Bus vers Mandalay - Mandalay - Bateau vers Bagan: cela est-il possible à cette saison de l'année? J'ai également lu que le paysage n'était pas des plus beaux et que ça n'en valait pas toujours la peine, mais on préfère cela au bus. - Bagan - Avion vers Thandwe, pour rejoindre la plage de Ngapali - Ngapali - Avion vers Yangon - Yangon - Retour Bruxelles
Le nombre des jours et les dates sont bien sur encore à choisir. Cet itinéraire vous semble-t-il possible en fonction des différents moyens de transport retrouvés en Birmanie? j'ai encore du mal à me faire une idée des trajets en bus ou autre!
Est-ce que cela serait plus facile de le faire dans le sens: Yangon - Bagan - Mandalay - Inlé - Ngapali- Yangon? J'entends beaucoup de monde parler de vols internes en Birmanie, mais je n'arrive pas à trouver un site qui me propose des vols avec horaire et prix. Peut-être pourriez-vous me renseigner à ce sujet?
Tout le monde n'est pas d'accord à propos des plages birmanes, mais nous voudrions vraiment y passer quelques jours en fin de voyage. Ngapali est celle qui est le plus citée sur les sites, mais malheureusement difficile d'accès et nécessite de prendre un avion pour s'y rendre et pour en repartir. Y en a-t-il peut-être d'autres qui valent la peine, ou + faciles d'accès?
Merci de vos réponses!
Petite escapade colorée vers le Sud marocain English translation pending
bonjour à tous
allez zouuuuu !
je vous fais partager les belles couleurs du Maroc en février !
cette année c'est plutôt " violet mauve "
tout au long du circuit Zagora , Foum Zguid , Tata !
encore
encore
et encore

et un peu de blanc : un bel amandier juste sous le col du Kerdous !

à demain ! francia
encore
encore
et encore
et un peu de blanc : un bel amandier juste sous le col du Kerdous !

à demain ! francia
Retour de croisière en Amérique du Sud sur le Celebrity Infinity English translation pending
Bonjour,
De retour de notre croisière avec Celebrity, de Buenos-Aires à Valparaiso, comme à mon habitude, je m'apprêtais à commencer un petit CR, pour évoquer ce périple en Amérique du Sud, mais compte tenu des événements dramatiques, qui viennent d'endeuiller le monde de la croisière, je n'ai pas le coeur pour l'instant de raconter notre voyage, alors que d'autres sont dans la peine...
Peut-être dans quelques temps...
Jean-Marie