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Tandem Pino Hase / tandem Salamandre avec remorque chariot ou Follow Me English translation pending
by Celgar · 2015-03-14 · 23 replies
Bonjour! Je sais que le sujet du pino a été maintes et maintes fois abordé dans ce forum, j'ai lu pleins de contributions riches à ce sujet, mais je me pose toujours quelques questions...

Depuis la naissance de nos filles, nous avons effectué plusieurs voyages, plus ou moins longs, à travers le monde en vélo, et nous souhaitons continuer, sauf que notre matériel devient de moins en moins adapté à la taille de nos deux filles ainées! C'est pourquoi nous réfléchissons à acquérir un Pino Hase...

Notre configuration actuelle : Fabrice (le papa) tracte une remorque Chariot Corsair XL, dans laquelle Fantine (3 ans) et Amielle (6 ans) sont confortablement assises (mais ça commence à être un peu étroit. Ce sera bon encore pour une année). De mon côté, mon vélo est équipé d'un follow me, qui me permet d'attacher le vélo 20 pouces de Titouane (8 ans). Lorsque nous partons en voyage, Titouane pédale environ 10 à 20 % de la distance seule. En gros, elle préfère être accrochée (et moi aussi, pour des raisons de sécurité). Le problème, c'est que son vélo de 20 pouces commence à être un peu petit, et le follow me ne permet pas de tracter des vélos plus grands.

Donc comment va t'on faire? On va sans doute acheter un tandem mixte adulte (papa) / enfant pour notre fille ainée (8 ans), auquel on souhaiterait rajouter la cariole avec notre cadette (3 ans). Celle de 6 ans irait sur le follow me tractée par le vélo de maman. Vous suivez?

Quand celle de 6 ans ne pourra plus pédaler sur le vélo 20 pouces (c'est à dire dans 2 ans à mon avis), on achetera un deuxième tandem.

Voilà l'idée.

Les questions : 1) On est nul en mécanique, et il n'y a pas de revendeur pino chez nous (à Pau). Donc si on a un soucis technique, on s'interroge sur le dépannage.Nous avons vu des tandems faits par salamandre, ils nous semblent chouette et sans doute plus simples à faire réparer / entretenir dans n'importe quel magasin. Mais sont ils pliables (pour le transport dans l'avion)? L'intérêt du pino est qu'il semble simple à démonter. Nous n'avons pas de voiture, donc il faut aussi qu'il puisse rentrer dans le train.

2) Sur Pino ou sur tandem salamandre : est il facile de tracter la remorque chariot corsair XL, quel poids maximum peut tracter le pino et le tandem salamandre? Même question avec le follow me sur le tandem?

3) Sur le tandem salamandre, l'enfant est obligé de pédaler avec l'adulte (contrairement au pino) : est ce que cela n'est pas trop difficile sur des longs trajets (nous faisons en moyenne 50 kms par jour, et notre fille seule serait capable d'en faire 20 grand maximum!)

On est preneurs de tout conseil/ expériences! Merci!
Quel type de support musical dans les voitures de location? English translation pending
by Bluesjake · 2015-03-12 · 95 replies
Hello les amis,

D'ici un peu plus d'un mois, c'est un nouveau départ aux States pour moi. Il débutera à Nashville pour se terminer à Miami. Sur ce lien, il y a le programme (pas encore définitif), vous pouvez encore sans autres me donner des conseils.

http://voyageforum.com/...-mountains-d6910189/

Mais pour ce nouveau post, j'ai besoin de vos avis sur plusieurs sujets. J'ai loué à Nashville, chez National, par l'entremise de Kuoni Suisse, un véhicule de catégorie Fullsize surclassé gratuitement en catégorie Premium ! Version All Inclusive. Cela pourrait être une Dodge Charger ou dans le genre. J'ai acheté un GPS Tom Tom GO 60 pour le trip, je vais téléchargé sous peu sur leur site une carte US (sur SD Card). Comme je n'ai plus loué de voitures aux States depuis 2010, j'ai des questions par rapport aux véhicules de location. Merci pour vos réponses qui je l'espère, rendront aussi service à d'autres forumeurs:Quel type de support musical trouve-t-on dans les véhicules de location: CD, clefs USB ?Dans une Dodge Chargeur, est-ce qu'on arrive à poser dans le coffre 2 grosses valises et 2 de cabine ?Même question pour un modèle Ford Mustang (non décapotable) ?Faites-vous des photos de votre véhicule avant de le prendre en main, pour constater son état ?Comment payez-vous l'essence dans les stations, carte de crédit (pompe auto) ou cash (dans l'office) ? Enfin, juste pour le fun, qu'écoutez-vous comme musique sur la route ?Perso, c'est de la west coast music, de la country, du blues et du classic rock.

Si vous avez d'autres infos, je suis preneur !

Merci par avance pour vos réponses.

Au plaisir de vous lire ici...

A + les amis

RV 😎
Le Toubkal le 6 avril 2015 English translation pending
by Provencheres · 2015-03-12 · 30 replies
bonjour , je souhaite decouvrir IMLIL .LE TOUBKAL et environs 3 ou 4 jours en debut avril 2015 , je suis 1 femme de 56 ans en bonne conditions phisyque , j ai laisse 1 mail au bureau des guides d imlil pr definir 1 programme , avez vous des tuyaus a me donner ? merci
De Loei à Nong Khai par Chiang Khan, Pak Chom, Sangkhom English translation pending
by Faniko · 2015-03-11 · 28 replies
Bonjour à tous les amoureux de l'Isaan et autres voyageurs récents du coin...

Nous sommes actuellement à Sukhothai et rejoignons Loei demain en bus (via Phitsanulok). La destination finale est Nong Khai pour un visa run dans 9 jours maxi. Nous voyageons en couple avec notre petit baroudeur de 2 ans. Nous passerons la nuit à Loei demain (avez vous une adresse de gh sympa ?)

Nous repartirons le lendemain pour ces villages qui longent le Mekong. J'hésite beaucoup quand aux arrêts. J'ai du mal à trouver des infos récentes. Chiang Khan serait devenu très touristique, et on aurait du mal à y trouver des hébergements pas cher (des infos ? Des conseils ?). Je ne suis pas dérangée par le tourisme thai particulièrement. D'autant plus qu'avec un bébé, on recherche quand même qq comodités que je n'aurai pas dans les villages reculés (des couches, un yaourt frais du 7/11, bref ce genre de trucs qui facilitent la vie de parents voyageurs) Au sujet du trajet de Chiang Khan à Nong Khai, je n'ai pas trouvé d'informations récentes non plus. Trouves t on facilement des bus ? J'ai tout lu et son contraire : Que la route n'était plus praticable, finalement qu'elle avait été refaite.... Bref, qu'en est il ? Peux t on imaginer un arrêt à Pakchom, puis 2 jours plus tard un arrêt à Sangkhom ? Y trouve t on des hébergements facilement sans réservation? Peux t on y louer des motos pour silloner la campagne environnante ?

Bref vous m'avez compris, je suis preneuse de toute information, tout bon plan concernant la région. (Mais assez rapidement quand même 😆) je sais que vous êtes réactifs sur le forum thailande . D'avance, merci
Hôtel à Chicago English translation pending
by Fredmeunier · 2015-03-10 · 38 replies
Bonjour,

Je ne retrouve pas mon dernier message donc je recommence... Je recherche un hôtel à Chicago pour fin juillet, près d'Union Station. Quelqu'un aurait un nom/une adresse à me conseiller ? Pas cher et bien situé et top bien entendu... 😉 Merci ! Frédérique
Louer un minibus avec chauffeur en Thaïlande English translation pending
by Naalli · 2015-03-10 · 24 replies
Je cherche un chauffeur de minibus pour 7 personnes en Thaïlande départ de Bangkok, qui pourrait aussi nous servir de guide pour 5 à 6 jours. Qui peu m'indiquer un loueur sérieux. MERCI
Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao: déception English translation pending
by Gimo31 · 2015-03-10 · 186 replies
Nous revenons de passer 7 semaines dans les îles de l'archipel de Koh SAMUI.....

Quelle déception..!

D'abord : Les Thaïlandais ont bien changé, croyez moi. Surtout dans ces îles devenues hyper touristiques. Des Russes , des allemands , des Chinois et des Français en grand nombre, ont eu raison du sourire légendaire des Thaïlandais.

Ils sont devenus méconnaissables.

Pas sympa du tout, ils ne s’intéressent plus qu'à votre porte-feuille et surtout, leur sport favori est devenu : "comment puis-je l'arnaquer...!"

Les prix ont aussi flambé...!!!!

Je connaissais la Thaïlande pour y être allé déjà plusieurs fois mais, dans ces îles, je ne reviendrai plus jamais, ils ne sont vraiment pas aimables du tout....

Ensuite que dire de ces îles.

Les plages sont, pour la majeure partie, très sales (sauf devant les Resorts...!) Les sites sont très beaux vus de loin, propices à de magnifiques photos....mais à regarder de plus près..... du plastique partout, des déchets divers etc... La mer est sale et l'eau est trouble, donc, on ne voit pas ses pieds....... l'eau n'est pas profonde (sauf exception) et l'amplitude des marées est très importantes. Il faut donc aimer se baigner dans 30 cm d'eau...

Nous pensions que cela changerait à Koh TAO qui est , soi-disant, le paradis des plongeurs.

Nous avons essayé et nous y avons passé 6 jours....... mais les eaux sont aussi troubles qu'ailleurs..... On ne voit rien ou si peu......

C'était peut-être de saison qui voulait ça (Mars 2015) mais bon, des gens qui vivent là-bas, nous ont dit que l'eau est toujours trouble (ce que nous avons pu vérifier sur les 3 îles )

Et pourtant nous avons essayé toutes les plages car nous nous sommes déplacés, sur chacune des 3 îles, en scooter chaque jour.

Et sur ces îles, notamment Koh SAMUI, que dire des odeurs !!!!!! Odeurs de nourriture + odeurs de plastique qui brûle + odeurs d'égouts..... OUF, dur dur.........!

Enfin, un conseil, .... Si vous n'êtes pas tatoués, plutôt jeunes, et au tempérament "routard", n'allez pas à Koh Phan gan....! Et encore moins au moment de la "Full Moon"....!

Je ne sais pas si nous reviendrons en Thaïlande, en tous cas dans ces 3 îles, jamais plus.....

Notre première expérience d'un voyage de longue durée (nouveaux retraités que nous sommes) se traduit pas une grande déception.
Lune de miel en République Dominicaine English translation pending
by BobRazowski2 · 2015-03-08 · 19 replies
Bonjour à tous, et merci à tous ceux et celles qui nous ont déjà donné de bonnes idées ! Fin juillet, ma petite femme et moi partirons pour la RD, avec une bonne raison : notre lune de miel :) Nous pensons faire une petite semaine à la Playita (Magante), tip top le genre d'endroit qu'on adore, se balader, faire un tour à Rio San Juan, et faire une excursion une ou deux fois à Puerto Plata (quels musées ou parcs ? Ocean World, ça vaut le coup ?). Peut-être qu'on ira voir les cascades et îlots du côté de Samana. Ensuite, on aimerait traverser l'île en s'arrêtant au milieu, mais où ? Notre modeste périple s'arrêterait à Saint Domingue.

Qu'en dites-vous ? Nous avons besoin de repos, de tranquilité, mais aussi de bouger un peu :) Par contre, on a d'office abandonné Punta Cana, qui me fait penser à Lloret : L'Espagne sans l'Espagne...

Bref, merci d'avance pour vos expériences ou vos conseils !

Bien le bonjour de Belgique, Bob.

PS : J'aurais bien visité la tabacalera (un peu excentrée du cou) ou une distillerie (apparemment celle de Puerto Plata est décevante ?)😉...
Nicaragua avec un enfant de 16 mois English translation pending
by Elwillo · 2015-03-03 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons très sérieusement de partir avec notre enfant au mois d'août prochain au Nicaragua (Elle sera alors âgée de 16 mois.) Après des heures de recherches et de lecture (dont le blog de Philippe :
http://www.perso.ch/pveyrat/), des doutes nous sont apparus car il y a encore des questions sans réponses... En effet, qu'en est-il des infrastructures hospitalières, des transports, trouverons-nous le nécessaire pour l'enfant (pots, couches, etc..) ? Nous avons l'habitude de voyager "sac à dos" (essentiellement Asie et Europe) mais ce sera notre première visite d'un pays d’Amérique Centrale. Bien entendu nous sommes conscients que ce voyage sera déroulera différemment avec un enfant de cet âge, mais on aimerait être sûr que ce n'est pas un projet trop ambitieux. Le Costa Rica serait peut-être plus approprié dans ce contexte mais les nombreux témoignages sur le Nicaragua nous confortent dans l'idée que cette destination nous correspondrait parfaitement par rapport à nos habitudes de voyage.

Merci d'avance pour vos contributions.

Elwillo
Vols et logement à Cebu English translation pending
by Renaud38 · 2015-03-02 · 19 replies
Bonjour à tous, Après multiples lectures et échanges en MP. Je pars samedi aux philippines pour 3 semaines, le choix a été dur mais je pense rester dans les visayas, et ne pas aller sur palawan. j'opte pour la sagesse de ne pas vouloir aller partout.

J'arrive le dimanche à CEBU et je dois rejoindre Bantayan le lundi (dormir au COUCOU). Quelqu'un a t il une petite guesthouse/hotel à me conseiller ? j'arrive par avion, donc j'ai 2 options soit : -logement près de l'aéroport -logement près de la gare routière qui m'emmènera vers le nord de Cebu pour Hagnaya et prendre le bateau. Vous avez déjà tester quelque chose dans un de ces 2 endroits ? Je suis preneur d'une autre solution si vous pensez que je ne fais pas le bon choix.

-Concernant le vol je pense prendre un AIR ASIA de Manille, beaucoup ici parlent de CEBU PACIFIC. Du coup j'hésite. J'ai lu l'histoire des 10kg pr CEBU PACIFIC, je n'ai pas bien compris.... le prix donne droit à un bagage à main + 10kg en soute c'est ça? ou 10kg tout court? J'ai bien noté que si je dépasse les 10kg je me ferai aligner au comptoir. (bon en même temps j'ai pas réussi à faire un sac plus léger)

J'esaierai de faire aussi bien que GENEVOIS pr le CR !! :)

Merciiii Renaud
De Dubaï au Cambodge English translation pending
by Mijanssens · 2015-03-02 · 0 replies
Avant de lire ce compte rendu, il faut savoir qu'il est subjectif dans le sens qu'il relate nos impressions très personnelles car nous sommes partis avec une idée preconcue qui s'avérera fausse, dépassée. Voilà dix années que nous n'avions plus mis les pieds en Asie du Sud Est, (nous avions fait le Myanmar, la Thaïlande, le Laos)les sourires nous manquaient, le plaisir de s'asseoir au bord d'une riziere aussi....Nous voulions une ballade bucolique, prendre le temps... DE DUBAÏ AU CAMBODGE Du 2 février 2015 au 28 février 2015

De l'éblouissement au désenchantement relatif.

Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.

Chapitre deux: une journée à Bangkok

A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.

La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.

L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.

Chapitre trois: Phnom Penh

Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.

Chapitre 4: À la campagne

Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.

Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!

Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.

Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.

La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.

Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.

Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.

Chapitre 6: deux journées très particulières(1)

Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!

27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.

Chapitre 7: deux journées particulières (suite)

Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.

Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.

A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.

Chapitre 8: enfin et fin!

Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!

FIN
Namibie: Reportage TV France 5 samedi 7 mars English translation pending
by LouisonBillo · 2015-03-02 · 53 replies
Salut,

Toujours à l'affût de ce que l'on peut voir, je vous signale Samedi soir 20h50 sur France 5 dans Echappées Belles1h30 sur la Namibie Bon WE ! Louison
Tour du monde en famille: Amérique du Nord puis cap au Sud, départ juin 2015 English translation pending
by Dora79 · 2015-03-01 · 21 replies
Bonjour à tous !

Après quasi deux ans de préparatifs, nous sommes sur le point de réaliser un vieux rêve, en partant faire le tour du monde en famille à bord de notre camping-car.

Notre aventure est prévue sur plusieurs années et débutera - au mois de juin 2015 - par Halifax au Canada. Puis, nous traverserons les Etats-Unis et poursuivrons notre périple toujours plus au Sud ! Amérique Centrale, Amérique du Sud et par la suite, un nouveau changement de continent…

L'année passée nous avons rencontré des familles partant à l'aventure en 2014 ou rentrant de tour du monde, génial !

Aujourd'hui, nous cherchons à créer des contacts et partager des infos avec des voyageurs ayant un projet similaire. Peut-être nous croiserons-nous même sur la route ?!

Alors si vous êtes déjà "on the road" ou que vous êtes sur le point de tourner la clé de contact de votre "maison sur roues", venez papoter avec nous... 😎

Si notre projet vous intéresse, nous vous invitons à nous suivre d’ores et déjà sur notre blog à l’adresse suivante : www.dodos.ch

A bientôt !
Discussion autour du concours de mars 2015: Textures du monde entier English translation pending
by Masterpo · 2015-03-01 · 414 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule "Textures du monde entier" et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 24 mars 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.

Le diaporama des photos proposées se trouve là.
L'Inde m'a bouleversée English translation pending
by Cmz · 2015-02-26 · 205 replies
J’imagine que c’est que je ressens en ce moment n’a rien de spécial, mais suis rentrée d’un premier voyage en Inde il y a deux semaines et je me sens totalement bouleversée. Je ne peux pas arrêter d’y penser. Désolée tout d’abord pour mes fautes de français car ce n’est pas ma langue maternelle.

C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.

Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.

C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.

Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.

Que des sentiments partagés et contradictoires…
Échappée Ouest américaine en février… English translation pending
by Calisson94 · 2015-02-24 · 192 replies
Au départ, ce voyage n’était pas prévu !

Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.

Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !

Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !

Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.

Et au final, voilà le résultat:

J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)

Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !

Bon maintenant, on y va ….
Alaska 2014 ou éviter la loi de Murphy English translation pending
by Sylessonne · 2015-02-24 · 81 replies
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!

Loi de Murphy

Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.

Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.

Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !



Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.

île du nord Oakland volcans invisibles



île du sud

Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »



ALORS LA LOI DE MURPHY = ???

Choix de l’Alaska

Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.

Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !

Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.

Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.

J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!

J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !

Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…

Choix du circuit

J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)

Afric'anchor, encore. English translation pending
by Voyajou · 2015-02-21 · 208 replies
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide. * La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud). * Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer. * Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard. * Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire. * Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles. * Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel. * Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte. * Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites. * Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation. * L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions. * Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.
Vers les montagnes d'Ijoukak English translation pending
by Mariespagne · 2015-02-21 · 25 replies
Les montagnes d’Ijoukak dans le haut Atlas marocain février 2015

Mardi 3 février: je démarre ce voyage sans entrain; je suis très fatiguée moralement. Je m'endors et suis réveillée par les hôtesses qui vendent les boissons. A cet instant , je me demande ce que je mangerai ce soir sans qu'aucune idée ne surgisse. Je ne peux m’empêcher de penser à ma maman; c'est mon premier voyage depuis son décès. Elle me manque; j'ai les yeux qui commencent à perler. J'entame la lecture du guide du routard sur Marrakech, comme si je découvrais cette ville alors que j'y viens régulièrement. j'épluche le mini plan de la ville rouge. A la sortie de l'aéroport, j’ai failli me faire avoir par un taxi qui voulait 70 dhrs pour me conduire a l'hôtel. Le bus arrive et je ne paye que 30 dhrs. Par contre, je dois reprendre un autre bus pour l'hôtel et là, manque de bol, c’est la foule! vacances scolaires marocaines. Je finis par prendre un petit taxi pour 20 dhrs. Bref, beaucoup d'ennuis pour gagner 20 dhrs (2€). J’arrive a l’hôtel Amine; comme de coutume, la chambre ne me convient pas... pas de balcon comme prévu. On me change sans problème. Je dépose mes trucs et vais de ce pas boire 2 petites bières au bar voisin avant de me restaurer au Diamant vert à côté de l’hôtel (côtes d'agneau, 5€ le plat...miam)! Je rentre ranger ma valise. Il est minuit. Je ne sais ce que je vais faire demain si ce n'est que j'ai organise une rencontre OVS et VF à la brasserie "la Flamme" à Guéliz, il y a 7 inscrits. ♣ Mercredi: 4 février. je fais la grasse matinée et je suis bien reposée. J'ai évidemment loupés le pt.dej! je vais donc boire 2 cafés au diamant vert en surfant....ensuite, balade dans le quartier de Guéliz à la recherche d'un bon plan pour la suite... achat d'une carte GSM, vais voir plusieurs SPA dans le but d’avoir le meilleur massage de Marrakech. Un marchand d’huile d'argan me donne une bonne adresse; il me prend RV pour demain dans un Riad de la kasbah avec hammam et diner compris pour 400 dhrs (40€). A 16h, je vais à ma rencontre OVS mais sur 7, il n'y a qu'un jeune participant marocain...¢a sent le coup fourré. Je ne tarde pas! Je prends le bus pour la place Jemaa el Fna. Je fais quand même faire un petit massage chez Didi comme d'habitude. Le massage est bon mais l'huile de très mauvaise qualité .... je n'irai plus ou alors avec ma propre huile! Je recharge ma clé 3G pour ma tablette mais elle ne fonctionne pas. Je reprends le bus n°1 pour rentrer prés de l'hôtel boire mes bières dans le même bar que hier soir avec la musique live en plus. Je n'ai pas mangé aujourd'hui; je commence à le regretter a cette heure avancée de la nuit. tant pis, me rattraperai demain au Riad!!!!!♣ Jeudi 5 février: je me lève tard et encore fatiguée. Je file boire un café au diamant vert en inspectant mes mails en vitesse. A 11H30, le taxi vient me chercher pour m'emmener au Riad faire le fameux massage du siècle! Je n'ai pas trouvé extraordinaire le hammam mais le massage bien, à la vraie huile d'argan. Au final, un repas m'attendait, super bon et copieux: salade d'aubergines cuites comme j’aime, salade de carottes cuites au citron, salade de chou blanc et de concombre. Un délice! Le plat consistant: tagine de kaftan (petites boulettes à la tomate et aux œufs, je n'arrive pas à finir mon assiette. Pour terminer: orange, bonbons et thé! le tout pour 400 dhrs (40€). Je préfère ne pas prendre de taxi pour rentrer et flâner ainsi des heures dans Marrakech; je passe voir la station des taxis collectifs pour Ijoukak où je me rends dès demain; je vais faire coudre l'ourlet de mon jeans; j’attends en allant boire un jus de pamplemousse sur la place. Je recherche une herboristerie que je connais pour y acheter de l'huile de figue de barbarie pour mes rides! je ne me rappelle plus exactement dans quelle petite rue elle se trouve donc je tourne et je tourne mais je la trouve. Je vais dans un cybercafé pour sortir mon billet de retour sans y arriver car trop tôt. Je fais un tour dans le souk et mon cœur se pince car je vois un objet ovale a trou pour mettre les bougies et j’ai pensé le prendre pour maman mais elle m’a quitté; même chose quand je vois les aimants que je lui ramenais toujours pour mettre sur son frigo. Aussi, un instant j’ai pensé, tiens ça je le raconterai à maman (je ne sais plus pour quoi). C’est encore trop proche et j’ai encore difficile à vivre sans elle. Elle serait contente de lire ces lignes mais qui les lira maintenant! je les écris quand même pour moi et en sa mémoire. Enfin, je fais le tour de la Koutoubia (grande mosquée) avant de reprendre le bus n°1 pour aller prendre un verre a Guéliz mais voyant le monde dans les bus , je reste dedans jusqu'à l'hôtel. J’irai prendre l’apéro dans mon café habituel à coté. Je ne pensais pas souper mais je me laisse tenter par un poulet moutarde au diamant vert. Finalement, je décide de ne pas partir en taxi collectif demain car ce sont des camionnettes vétustes et la route est dangereuse. L'hôtelier du gite d'Ijoukak viendra donc me chercher comme il me l'avait proposé pour 400 dhrs(40€); il y a 100 km.♣ Vendredi 6 février: enfin, je suis levée pour le petit déj. mais pas terrible, je mange une crêpe au miel puis vais prendre un bon café au diamant vert en lisant mes mails. Je suis prête devant l'hôtel à 11H mais Housseine n'arrive qu'à midi...rendez-vous marocain! Nous sortons de la cohue de Marrakech pour prendre la route d'Ijoukak en faisant un petit détour pour admirer la vue à Moulay Brahim, petit village bien actif sortant de nulle part, assez étonnant! Nous rebroussons chemin pour reprendre notre itinéraire passant par ASNI renommé pour son souk. Maintenant, ca devient vraiment très beau, nous sommes sur le plateau du Kik, passons par Ouirgane. Le nouveau lac date de 2007, recouvrant ainsi un village entier. Housseine propose de m'offrir un café et profiter de la terrasse pour faire quelques photos, ceci pour se faire pardonner de son retard! La route reprend, c'est maintenant la vallée d'Agoundis puis Ijoukak. C'est très calme, de ma chambre, j'entends l'oued ruisseler! L'accueil et le service sont irréprochables; la chambre est sommaire mais confortable, le repas du soir compris dans le prix (200 dhrs - 20€) est copieux et délicieux. Je ne regrette pas d'avoir fait appel au proprio du gite pour mon trajet. Voyant l'endroit plaisant, je décide d'y rester 4 nuits et j'établi un programme avec Housseine dont je parlerai au fur et a mesure. Samedi 7 février: dans ce village montagnard, jadis, il y avait des jongleurs et autres artistes qu'on différentiait des autres habitants car ils avaient les cheveux longs; on les appelait des ijoukak d'ou le nom du village berbère Ijoukak! Ce matin, j'ai du mal à me tirer du lit car il fait glacial dans la chambre; je vais déjeuner avant de commencer le treck en montagne avec Housseine. Départ à 10H. Nous faisons une boucle en passant par des endroits merveilleux. A deux reprises, on a pu voir le panorama à 360°. Il y a certains sommets enneigés. Je découvre un arbre que je n'avais jamais vu auparavant: le caroubier; il porte des fruits en forme d'haricots que les habitants consommaient jadis. Je hume les différentes plantes, thym sauvage, lavande...et cerise sur le gâteau: les amandiers sont en fleurs! Nous passons dans deux petits villages perchés dans la montagne. Je me mets à chanter "Pourtant que la montagne est belle" de J. Ferrat en pensant à un de mes petit fils qui chante si bien cette chanson! Je me sens étrangement très bien. Beaucoup de pauses photos. Midi, pic nique (pomme, bananes). Le périple dure 5 H. Qui a dit que le paradis n'existait pas. Il est dans tous ces endroits que je visite à travers le monde. En rentrant, je bois un thé à la menthe sur la terrasse et m'endors sur la banquette jusqu'au coucher du soleil. Maintenant, je vais souper (tagine kaftan) puis regarder peut être un film avant de m'endormir en songeant aux vertus de la montagne. Après la douche, j'ai fait sécher mon slip sur le catalyseur a gaz ; il a cramé, je l'ai vu a temps mais il est à la poubelle♣ Dimanche 8 février: après le petit déjeuner, je lis mes mails et bouquine un peu le guide du routard étant toujours émerveillée de ces envoutantes montagnes. A midi, nous partons quelques kilomètres plus loin visiter la kasbah N'Gouge en passant par un petit village berbère; j'y achète des clous de girofle. Cette kasbah a été construite en 1920 par le caïd du village pour aller s'y mettre au frais en été. Il avait 50 femmes. Dans ce village, il régnait une ambiance moyenâgeuse malgré l'époque (1920). Ce Caïd décèdera avant la fin de la construction de sa kasbah. Ses héritiers ont commencé la rénovation pour en faire une auberge mais les travaux sont arrêtés. Elle n'aura finalement jamais été habitée. il n'y a que le gardien et ses 2 chiens... Pour l’anecdote, la grand’mère d’Housseine a été une des femmes du Caïd. Plus bas dans le village, le long de la rivière, on découvre la kasbah Taft N'Jacob. C'est là que le Caïd résidait avec son harem. Elle ne peut être visitée entièrement, il y a des oubliettes. Une partie a été rénovée dans les années 40 et est habitée par une de ses filles. Quelques kilomètres plus loin, on voit des morceaux de remparts de Tinmel, une ville oubliée par le temps datant du 12ème siècle, fondée par Mohamed Ben Tomer. Elle était occupée par les Almohades mais vers 1260, elle fut détruite par les Mérinides. On y voit de loin le cimetière (20000) tombes. Les habitants de cette ville ne pratique pas l'Islam des Musulmans, ce sont des Chiites. Ils vénèrent le cousin du prophète Mahomet: Ali. Ils ont modifiés plusieurs règles du coran, bien que le coran qu'ils lisent n'est en rien changé. ils seraient plus guerriers! (d'après les dires d'un musulman). Un peu plus loin, on aperçoit la mosquée de Tinmel, datant du 12ème également. On peut la visiter. Elle n'a plus de toiture. On y trouve toujours des poutres originales par endroit ainsi que quelques motifs religieux. Sa particularité relevant du Chiisme est que sur certains piliers, toujours visibles, on y trouve la croix de David (juive) et le coquillage de St. Jacques de Compostelle!!! Housseine me prête un livre que je vais commander car il explique très bien ce que je tente de décrire: Bibliothèque du voyageur, Maroc, GUIDES GALLIMARD (bien décrit et illustré). En rentrant, je demande à Housseine de me laisser à l’entrée du village et je regagne l'auberge a pied (1,5 km) à mon aise. Je mange une excellente tagine de chevreau aux pruneaux et carottes. Un délice! En sortant de table, les franches de mon écharpe crament sur le petit gaz... décidemment.... je vais dormir♣! Lundi 9 février: ce matin, je vais visiter une usine abandonnée où l'on extrayait des pierres contenant, entre autre du cuivre, pour envoyer en France. L'usine datant de 1910 employait 1200 ouvriers; elle a cessé ses activités en 1957. Le gardien me montre deux minéraux sortant de cette montagne, une pierre verte et une autre bleue. Hasseine me dit qu’il devait y avoir autre chose que du cuivre dans ces pierres. Ensuite, visite d'une petite distillerie d'huiles essentielles (mon dada). J'achète des flacons d'huile de thym, de lavande et de sauge ainsi que de l'hydrolat de lavande. Après-midi, je fais le meilleur gommage de toute ma vie dans le petit hammam privé du gite, chauffé au feu de bois depuis le matin. C'est Rachida, la cousine, qui viendra me frotter avec énergie (un peu trop d’ailleurs). Fin d'après-midi, Housseine m'emmène dans le petit bled en face, dans sa famille, pour me faire voir comment ils font leur pain de façon traditionnelle. Apres la séance photo, on le dégustera bien croustillant avec de l'huile d'olive et un thé. Le soir ce sera le couscous à l'honneur avant de passer ma dernière nuit dans ce gite ou il n'y a rien à redire et pourtant je suis difficile! ♣ Mardi 10 février: départ pour Agadir en passant par le tizi'n'Test. Cette route que je voulais faire depuis longtemps. J’ai préféré faire le trajet avec Housseine pour apprécier le paysage et s'arrêter à ma guise pour contempler la vue tout a fait exceptionnelle. Et aussi pour ma sécurité! Nous arrivons au sommet du Tizi‘n’Test à 2100 m d'altitude passant par une rue bordée de chêne du Haut-Atlas qui sont différents des nôtres; ils sont plus petits, ont de toutes petites feuilles non dentelées. Petite pause thé à l'auberge belle vue qui porte bien son nom. Nous entamons ensuite la descente et commençons à voir tout doucement les arganiers qui se font de plus en plus nombreux. Les chèvres sont, bien entendu, au rendez-vous ; certaines sont perchées dans ceux-ci. Housseine me dépose, comme prévu, a Oulad Berhil, première ville après la descente. Il me trouve un taxi collectif qui déchargera les passagers à Inezgane. Je paye 2 places pour être seule à l'avant, non coincée. Housseine s'est arrangé avec lui pour qu'il me conduise après jusqu’à mon hôtel à Agadir. Mon trajet d'Ijoukak à Agadir me coute 80€. Je suis ravie de ce séjour a Ijoukak. Je dors à l'hôtel Tulip Inn oasis à 200 mètres de la mer; le luxe à petit prix (27€ la single avec pet dej, balcon, vue mer, vue piscine, vue montagne. Agadir rime avec sortie donc soirée ambiance. ♣ Mercredi 11 février: matinée relax à l'hôtel puis rien que du bonheur à la plage ensoleillée; je suis d'un zen inhabituel... je suis bien. Je terminerai la journée par deux heures de massage!♣ Jeudi 12 février: je vais diner avec un copain français, Daniel, que je vois de temps en temps a Agadir quand nos dates concordent. Nous allons vers Tamghoute à 19 km. Après-midi, je fais une bonne balade les pieds dans l'eau. Le soir, tentant l'aventure gastronomique, je me lance dans un resto libanais... pas bon... cher... malade au retour!!! Je fais ma valise durant trois heures car je n'ai droit qu'a dix kilos et je sens bien que ça ne va pas le faire; je fais et redéfait, rempli au maximum les "heureusement" grandes poches de mon anorak.♣ Mercredi 13 février: départ a 7 heures. Ryanair enregistre mon bagage à main gratuitement (exceptionnel)!!! Je suis toujours contente de rentrer pour voir ma famille mais cette fois, j'ai un goût de trop peu!!!

C’est ma première rentrée de voyage sans aller voir directement ma maman pour lui raconter mes aventures et lui faire lire mon récit. Je lui dédie tout spécialement et c'est en sa mémoire que je continuerai a écrire mon ressenti du voyage.♣♣♣♣. Marie.
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
by Abcdm · 2015-02-20 · 9 replies
CHAPITRE 1 : Le projet J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.

(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)

C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !

Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.

L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.

Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.

Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant

Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.

CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.

William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !

CHAPITRE 3 : En route vers Majunga



Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga

Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.

Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB

Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …

Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga

Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.

Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.

Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …

CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.

Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.

CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !

Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…

Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)

Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !

Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !

Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !

Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb

CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !

Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!

Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs

CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».

Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.

CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.

Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !

Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala

Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.

En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).

Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB

CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.

Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)

Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !

CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.

Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche

Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…

Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs

CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.

La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?

Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.

Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster

CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !

Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.

CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran

Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….

Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied

CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.

Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !

Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !



Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha

CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.

CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.

Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.

Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !

Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.

A vous de jouer !
Voyage sur la côte Ouest américaine English translation pending
by Nutella24 · 2015-02-18 · 69 replies
Bonjour à tous voila apres grandes réflexions nous parton le 25mars a los Angeles pour une destination de 10jours sur la côte ouest. Nous avons choisis promo vacances pour partir. Je suis pour l instant assez déçue d eux bien que pas encore partis... Ya t il des personnes qui partent en même temps que nous? Sa serait simpa ;)
Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc English translation pending
by Craquinette1 · 2015-02-18 · 809 replies
Bonjour à tous !

Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.

Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.

Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)

Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?

Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !

Cécile
Volés à Oaxaca, hôtel tout près de la station ADO English translation pending
by Jefsousou · 2015-02-17 · 48 replies
Bonjour, un message juste pour signaler un hôtel à éviter puisque l'on nous a dérobé, à moi et ma copine, nos 200 euros qui etaient dans un porte monnaie dans son sac. Les 200 euros étaient là juste avant de partir à la plage, donc pas d erreur de notre part. Cet hôtel, alléchant pour les petits budgets, puisque 100 pesos la chambre correcte spacieuse, est le 1er hôtel quand on sort de la station ADO et qu'on descend la route, du même côté . Il n 'a pas de nom !!! Comme par hasard... Il est collé à " escondidi tatoo" et à 50 mètres de ADO. Voilà, si ça peut servir à quelqu' un.
Ouest américain à l'été 2015: c'est compliqué English translation pending
by Erondeaux · 2015-02-17 · 36 replies
Bonjour tout le monde!

Nous partons cet été aux USA avec nos deux filles (10 et 13 ans). Départ pour SF le 25 juin et retour de SF le 27 juillet.

À SF nous sommes logés et véhiculés par la famille, pas de problème.

Ensuite nous avons prévu une grande balade dans les parcs. Ce sera pour moi la troisième fois, donc je connais un peu (Sequoia, Yosemite, Lone Pine, Death Valley, Vegas, Bryce, Arches, Monument Valley, Lake Powell, Chelly, Grand Canyon, LA, Monterey, etc.), mais Yellowstone je ne connais pas, et j'ai promis aux filles de les y emmener (elles adorent les bêbêtes).

J'ai imaginé la "boucle" suivante:

Départ de SF le 29 juin -> Yosemite. J'ai déjà réservé une tent-cabin pour 4 au Curry Village la première nuit. Je sais que ce n'est pas génial (j'y suis déjà allé 2 fois) mais j'aime bien.

30/06 : balade Yosemite, soir au Wawona (déjà réservé).

01/07: visite Mariposa Grove, départ pour Lone Pine, via Tioga Pass - nuit à Independence (réservé).

02/07: petite balade dans les Alabama Hills (les filles ne sont pas fans de westerns et n'ont vu ni les Trois Lanciers du Bengale, ni Tremors, etc. donc elles s'en fichent un peu) et en route pour Vegas via Death Valley - chambre réservée au MGMGrand.

03/07: en route pour Bryce, via Zion - là, pas encore de réservation, je ne sais pas trop où loger, c'est déjà plein dans les hôtels du parc, pas de résa possible dans les campings... je sèche un peu.

04/07: balade dans Bryce... et après ça se complique, parce qu'il faut monter au nord vers Yellowstone, et il y a un paquet de kilomètres. Je pensais aller jusqu'à Park City pour la nuit.

05/07: de Park City (par ex.) jusqu'à Yellowstone, encore une grosse journée de route. À partir de là, je suis un peu paumé. Arriver par l'ouest, par le sud? Je sais qu'il faut bien 4 jours sur place pour bien profiter. Il n'y a plus un seul logement dispo dans le parc (dans une gamme de prix raisonnable). Les hôtels à West Yellowstone sont hors de prix. D'où l'idée de camper. On ne peut pas dire que ça enchante madame, mais ça reste jouable et les filles devraient aimer. Du coup, il va falloir soit emporter nos tentes (a priori je dors à part parce que je ronfle), soit les acheter sur place. Pas encore décidé la meilleure solution??? Première déconvenue, plus aucun emplacement en réservation à Canyon Village Campground pour tent only. Comme je ne veux pas prendre le risque du « premier arrivé, premier servi », il me reste Grant, Madison ou je ne sais pas... ??? Disons que nous restons 4 jours sur place. Quel(s) camping(s) choisir, dans quel ordre… ? Besoin de conseils...

Bref, ça nous ferait repartir le 9 en fin de journée ou le 10 au matin.

Sachant que j'ai déjà réservé une chambre au Waswik Hotel à Grand Canyon South Rim le 16/07, j’ai donc 6 jours pour arriver au Grand Canyon en passant par Moab (Arches), Monument Valley, et Page (Lake Powell, Antelope Canyon). Quelle route prendre en repartant de Yellowstone, où s’arrêter pour dormir? Sachant que j’ai déjà réservé un Grand Cherokee pour toute la balade et que nous aurons a priori le matériel de camping, mais qu’il faut aussi prévoir des chambres d’hôtel si je ne veux pas risquer le divorce.

À partir du 17/07, départ du GC pour LA, avec peut-être une étape (une autre nuit à Vegas?) parce que la route est longue. Là, je peux me débrouiller.

17 ou 18/07: Los Angeles où nous sommes en principe logés chez l’habitant. Visites… Universal, Rodeo Drive, Hollywood (les filles veulent voir Beverly Hills, le Walk of Fame, etc.).

On remonte par la côte le 20/07 avec stop à Monterey, ou bien direct SF le 21/07 et on ira plus tard à Monterey en repartant de SF.

21/07 au soir, retour à SF où nous nous remettons du périple avec quelques visites dans le coin jusqu’à notre départ le 27.

Désolé pour la longueur de ce message, mais j’ai essayé d’être complet et d'exposer clairement ma problématique (c’est pas gagné!;-)

En fait, c'est Yellowstone qui me pose le plus gros problème, à la fois pour y aller en ne faisant pas que de la bagnole, et pour y séjourner.

Merci à vous pour vos conseils.

PS: je sais que je n'ai pas respecté la règle n°je-ne-sais-plus-combien de ne pas inclure Yellowstone dans un tel circuit, mais je n'aurais peut-être pas beaucoup d'autres occasions d'emmener mes 2 filles dans un tel voyage.

PPS: je me dis que ce ne serait peut-être pas bête de dormir dans la Jeep, comme ça une seule tente pour ma femme et les filles...
Qui fait la transatlantique sur le Costa Magica du 10 ou 11 avril 2015? English translation pending
by RoseHillDodo · 2015-02-13 · 69 replies
Nous avons réservé cette transatlantique vol inclus pour nous au départ de Paris arrivée à Fort de France Martinique départ à 21h puis Point à Pitre Guadeloupe de 8h à 21h SAINT Martin , Antilles 14h à 14h Roseau, Dominique 9 à 21h Castries, Sainte Lucie 7 à 14h Bridgetown , Barbade 7 à 14h Puis 6 j en mer Santa Cruz de Tėnerife Funchal, Madère en mer Gibraltar En mer Palamos, Espagne Marseille

Y aurait il d 'autres participants?

Nous attendons vos conseils et bons plans pour les escales en évitant les excursions du bateau . merci par avance, j'ai commencé à fouiner mais certaines escales ne sont pas souvent faites et je n'ai pas trouvé de bons plans! Bon weekend
Floride - Road trip - Août 2014 English translation pending
by Tetr4h · 2015-02-13 · 109 replies
Bonjour,

Voici un aperçu de notre voyage en Floride , Road trip au mois d' Aout 2014. Durée : 16 jours. Novice sur les forums , je n'ai aucun lien vers aucun blog. Mais une bonne envie de vous partager mon voyage 🙂 Permier carnet de voyage, merci d' être indulgent.

1er voyage de couple pour nous 2, 1ere fois aux USA pour moi. Lui était déjà venu en Floride plusieurs fois.

Itinéraire réalisé :



Préparation :

A "l' arrache totale" ... Fouillage de google, blogs , forums & cie et repérage des choses à voir et à faire trois semaines avant de partir . Réservation des billets une semaine avant. ESTA fait in extremis ... impressions de e-tickets, tickets de réduction, info utiles etc un jour avant le départ ... idem pour nos bagages .. Planification très moyenne , nous partons avec : - un billet d' avion en poche , - des valises vides ( outlets NOUS VOILAAAA !!) , - un appareil photo en oubliant le cable usb pour le charger ... euh ... oui vous avez bien lu ..... ( no comment )...(donc oui, uniquement un appareil photo bas de gamme avec, uniquement un batterie pleine... ) , - un ordi portable qui sera trèèès utile sur place, - nos documents ESTA + passeports biométriques - une réservation de voiture chez Alamo + l' adresse de notre 1er hotel aux States

Bref ... ( Note pour moi-même --> toujours préparer son voyage à l' avance )

( à l' avance --> ce n'est pas 1 semaine avant !😇 )

Départ :

Aucune envie de monter sur Paris en train , prendre le métro pour se perdre et ne jamais arriver à temps à l' aéroport. Nous partons donc d' un aéroport de province poche de chez nous jusqu' à Frankfort International . Puis 2eme vol Frankort à Charlotte ( Douglas ) 3eme vol de Charlotte à Orlando International Airport.



WELCOME TO USA 😉



... les photos sont rares durant les trois premier jours ....
La location de voiture aux États-Unis English translation pending
by Partircool75 · 2015-02-13 · 185 replies
Bonjour, On va faire les parcs autour de Vegas et on a loué chez Alamo. le contrat semble assez complet mais je voudrais savoir à quel genre de surprise on peut s'attendre au comptoir. Sont inclus: le rachat de franchise, assurance au tiers, CDw et LIs augmentée à 1million de dollars, consolated facility charge, conc rec (?) 10% la taxe du comté, les frais de license, les taxes, les governement fees, le kilométrage illimité, le conducteur supplémentaire, et le plein. On a réservé l'option GPS.

A votre avis il y a quoi d'autre?

Dans le contrat qu'on a reçu en français il y a écrit que le véhicule ne peut pas aller sur les routes non pavées, ce qui est gênant pour nous (monument valley antelope...), d'autnat qu'on a loué un SUV! J'ai écrit pour en savoir plus et j'attends la réponse. Vous en pensez quoi?🤪

merci de vos réponses éclairées...
Vos avis sur le Tennessee et les Smoky Mountains? English translation pending
by Bluesjake · 2015-02-11 · 30 replies
Hello,

Nous partirons à deux aux Etats-Unis du 17 avril au 4 mai 2015.

Les vols sont réservés (United Airlines: Genève-Newark-Nashville) et (Swiss: Miami-Zurich-Genève).

Reste maintenant à peaufiner le trajet et là j'ai besoin de votre aide sur plusieurs étapes.17 au 22 avril: Nashville (Hôtel Best Western Music Row pour les 5 nuits)Durant ces cinq jours, visite de Jack Daniel's, Country Hall Of Fame...22 avril: Smoky Mountains (après-midi)23 avril: Smoky Mountains (matin) puis direction Atlanta24 avril: Atlanta (matin) puis direction St Augustine25 avril: St Augustine (matin / Alligators Farm Zoo Park) puis direction Clearwater)26 avril: Clearwater (Hôtel Hilton Beachfront Resort pour les 2 nuits)27 avril: Clearwater (matin) puis direction Everglades City (Captain Doug)28 et 29 avril: Homestead / Florida City (Shark Valley / Alligators)30 avril: Direction Key West (Hôtel Best Western Hibiscus pour les 3 nuits)1 mai: Key West (virée journalière à Baha Honda Beach State Park)2 mai: Key West3 mai: Key West (matin), puis direction Miami Beach (Hôtel Penguin sur Ocean Drive)4 mai: Miami Beach (matin), puis direction l'aéroport et retour en Suisse.Voici mes questions, merci par avance pour votre aide !Avez-vous d'autres bonnes idées de visites à Nashville ?Pour rejoindre la Floride, on va passer par le Smoky Mountains N.P. Qui peut me parler de ce parc des Smoky Mountains, des visites à faire ?On veut admirer beaucoup de parcs et fermes d'alligators, en connaissez-vous ?Des bonnes adresses à Clearwater, St Augustine, Everglades, Key West ?Enfin, si vous avez de bons plans de bars, restos (style country rock) ou autres, je suis preneur.

Merci pour vos conseils. Au plaisir de vous lire.

A +

RV 😎
Sortir des sentiers battus au Cambodge en mars 2015 (14 jours) English translation pending
by LucileB94 · 2015-02-04 · 39 replies
Bonjour à tous,

Après avoir exploré les multiples posts de ce forum qui nourrit chacun de mes voyages, me revoilà la tête pleine d'interrogations pour monter un itinéraire intéressant pour les 14 jours que je prévois de passer au Cambodge en mars prochain (dans 1 mois!). Je m'y prend évidemment tard mais qu'à celà ne tienne.

J'imagine arriver par Siem Reap le 6 mars et repartir de Phnom Penh le 20 mars avec des étapes à peu près calées en début et fin de parcours mais beaucoup d'interrogations pour les étapes intermédiaires. Pour ce qui est de la logistique, nous serons 3 et chercherons à trouver des petites guesthouses sympa mais pas trop rudimentaires. Pas envie de courir non stop bien que le séjour soit court donc j'essaie de programmer des étapes de bus pas trop longues et des visites pour découvrir le pays à notre rythme.

Voilà l'itinéraire que j'envisage :Siem Reap et ses environs : 4,5 jours (les marchés, les temples, 1 ou 2 villages sur le lac Tonle Sap --> Kompong Khleang ou Kompomg Phluk ou Me Chrey selon le niveau d'eau...)1 journée transfert en bateau (ou bus selon le niveau d'eau) entre Siem Reap et BattambangBattambang et environs : 1/2 jours (pouvez-vous me confirmer que cette étape présente un réel intérêt en plaine période sèche?). Lu que la GH "Chez Sam" était un point de chute vivement recommandé. 4 jours à caler avec optique de sortir des grands spots touristiques du pays : option 1 : filer vers Kratie/Koh Trong pour visiter Kratie, éventuellement voir les dauphins et passer 2 jours à Koh Trong où j'ai lu qu'une communauté s'était mise en place et qu'il était possible de dormir chez l'habitant et de découvrir la vie sur l'île à vélo // option 2 : faire un stop à Kompong Chlang pour voir le village sur pilotis (si niveau d'eau ok) puis passer 2,5 jours sur l'île de Koh Dach sur le Mékong près de Phnom Penh qui semble très préservée et où je n'ai lu que du bien de sa GH "Villa Koh Dach" // option 3 : filer vers la côte sud-ouest pour découvrir les environs de Kep/l'île aux lapins avec un concept très différent // option 4 : j'ai mis de côté l'idée d'aller jusque dans le Mondolkiri par peur de très longs trajets et d'une orientation très "éléphants" dans les treks organisés.Phnom Penh : 2,5 joursC'est donc surtout sur les 4 jours intermédiaires et peut-être l'étape à Battambang que je souhaiterai avoir vos avis, sachant qu'il nous faudra faire avec la météo de mars et le niveau d'eau pour organiser tout ça.

Sinon, auriez-vous des conseils sur des visites avec guide à ne surtout pas rater? Pour exemple, quand je suis allée à Bangkok en 2013, j'avais lu sur VF qu'un guide français était fortement recommandé pour la visite des canaux (klongs) de Bangkok, et j'ai été plus que ravie de faire cette visite avec lui.

Merci d'avance de vos avis!

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