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Voyage au Vietnam en 2004 English translation pending
Le Vietnam s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoï et la baie d'Halong. Au Sud, HoChiMinhVille (Saïgon) et les mangroves du Mékong. Arrivée à Hanoï pour un embarquement immédiat vers Huê. Huê la belle, accrochée à la rivière des Parfums comme un enfant au sein de sa mère. Les Français y sont encore très présents car c’est l’ancienne capitale politique, mystique et culturelle. Tous les deux ans se déroule un festival culturel et artistique : le Festival franco-vietnamien de Huê.

Construite selon la géomancie chinoise, la cité pourpre impériale se trouvait dans la citadelle. Elle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. Dès le départ, ce fut un lieu magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel. Pour le Festival 2004, un typhon s’est abattu sur la mer de Chine : les atterrissages à l’aéroport de Phu Baï ont été bouleversés et une grande partie des cérémonies officielles, annulée.

On accède à la citadelle par le pont Tran-Tien, une construction de l’école Eiffel, qui enjambe la Rivière des Parfums. A l’occasion du Festival, il était éclairé toute la nuit. La foule des festivaliers s’y ruait à vélo. La pluie à verse qui battait la contrée donnait à l’aventure une tournure mystérieuse, fantômatique. Je pensais à la chanson de Gérard Manset : « comme un guerrier » : sous la pluie averse, y a le pont qui traverse. L’Asie est un lieu de ruissellement. Ruissellement des eaux, ruissellement de la circulation où la foule agit comme un ban de poissons, ruissellement des peuples, drainant le danger lorsque arrivent les crues.

Des pôles Internet étaient à disposition des participants du Festival et des journalistes. Des jeunes gens et des jeunes filles faisaient office de guide pour les festivaliers. Ils étaient vêtus de bleu et je les appelais : mes petites libellules bleues. En collaboration avec la Région Nord-Pas-de-Calais, ces jeunes avaient pris en charge le volet Tourisme : le tour de la citadelle en cyclo-pousse et un tour dans la campagne en vélo. Ce tour comprenait une dégustation d’alcool de riz bu à la paille dans une cruche commune. Pour rentrer, je troquai mon vélo contre une place passager sur une moto.
Vu le prix des spectacles et des repas impériaux, le Festival s’adresse surtout aux touristes étrangers et aux riches Vietnamiens mais il y a bien sûr le festival off : de la musique, des expos, des joutes nautiques, un jeu d’échec avec pions humains et surtout le grand défilé. Souvenirs d’un concert : une dame m’a fait asseoir à côté d’elle sur les gradins, me posant son enfant sur les genoux. Discrètement, elle m’a désigné les policiers qui « géraient » l’immense espace entre le groupe de musique et les gradins. Un espace pourtant fait pour danser et que personne n’aurait oser investir. Le défilé met en scène la traditionnelle procession du roi dans les lieux mystiques de la ville. Curiosité : la chaise à porteur est vide. Le roi n’est pas représenté et pour cause : le pouvoir communiste veut éviter toute allusion (illusion ?) à la moindre restauration (le retour du roi).
La citadelle abrite une prestigieuse école des Beaux-Arts. Pendant le Festival, les artistes exposent leurs oeuvres au travers de la ville et la rue le long de la Rivière des Parfums leur est livrée afin qu’ils dessinent sur le sol. Pour participer, il faut faire partir d’une organisation officielle. En fait, au Vietnam, tout doit toujours être formalisé, ressortir du prévu, de l’organisé. Les initiatives individuelles ne sont pas encore vraiment encouragées.

Toujours conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale de Huê est inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. A deux kilomètres, se trouve la Montagne magique, un tertre qui abrite les dieux protecteurs du sol. Une pagode se dresse, dédiée à la Dame céleste, protectrice de la ville. Il faut y aller par bateau touristique sur la Rivière des Parfums. Etre ferme pour ne pas passer le temps de la promenade en négociations marchandes au lieu de regarder le paysage. De la rivière, on voit l’arrière des maisons, avec les femmes qui font la lessive, au bout de quelques marches plongeant dans l’eau. On peut aussi visiter les tombeaux des rois.

My est la jeune serveuse du Phuong Nam, le restaurant où se rassemblaient les jeunes Français participant au Festival. Ses parents vivent dans un petit village de pêcheur, en bordure de la mer. Elle veut se lancer dans le Tourisme. La ville abrite une bonne école hôtelière et de Tourisme. Sans moyen, My pourra-t-elle réaliser ses rêves ?
Visite de la plage en moto. Assis nonchalamment sur une chaise, un homme a indiqué la plage, comme si c’était évident que je ne pouvais aller que là. Une maison, sur le sable, vestiges de l’épicurisme colonial. Mais est-ce bien à Huê ? Peut-être est-ce sur une plage ailleurs, à Hoï An ou à Da-Nang ?

La mer est belle mais pas claire du tout – inappropriée, donc, pour la plongée sous-marine. Des vendeurs arpentent la plage. Les enfants et les hommes se baignent, les femmes moins. Elles craignent trop de foncer et de froncer leur peau. Des bateaux de pêche sèchent la quille en l’air, abritant les familles des pêcheurs. D’autres sont au large, partis chercher la cargaison de poissons du marché du jour.
Le marché aux poissons s’étend en bordure de la plage, couvert par les toiles en plastique des vendeuses. Avant de vendre le poisson, les vendeuses les tuent et les vident. J’ai vu des poulpes tenter d’impossibles évasions hors des bacs de polystyrène. Pour la conservation, on utilise la glace concassée. Un vendeur de glace occupe d’ailleurs un stand sur le marché et approvisionne les échoppes. Si le poisson a les honneurs de la glace, la viande est vendue telle quelle, parfois posée à même le trottoir, envahie par les mouches. Les volailles (poulets et canards) sont vendues vivantes. J’ai vu des cochons transportés vifs sur des vélos.

Les petites filles vont à l’école mais pendant les vacances, elles donnent un coup de main à la maman. C’est tout un monde féminin qui s’épanouit, où les traditions se transmettent de mère en fille. On y trouve un élégant mélange de sérieux et de rire.

Vivant sur leurs villages flottant, les sampaniers sont les manouches de Huê et du Vietnam en général. Pour le Festival, ils ont été repoussés aux confins de la ville. En guise de mâts sur ces roulottes flottantes : des antennes de télévision. On peut passer d’un sampan à l’autre sans mettre pied à terre. Les sampans servent à la pêche mais aussi à la drague de sable pour les entreprises de construction.
http://lessampaniersduvietnam.over-blog.org

De nombreux petits métiers s’épanouissent à fleur de terre, comme cette échoppe de libraire. Des jeunes y lisent sur ces tabourets multicolores que l’on trouve aussi dans les « restaurants de poussières », échoppes ambulantes où la cuisine se fait sur place et où les plats sont servis sur des tables basses. D’où le nom de restaurants de poussière.

Il y a aussi des épiceries où l’on vend notamment les foulards, les gants et les masques que les femmes portent pour se protéger du soleil, du vent et de la pluie. Pour la pluie, on utilise des grands imperméables qui couvrent à la fois la personne et la moto ou le vélo. Parfois, l’imperméable abrite toute la famille, comme une tente. On en trouve de toutes les couleurs pastels transparentes mais certains ne sont pas solides, pour tout dire : c’est quasi du jetable. Idéal pour les temps de mousson.

Le pays étant situé presque sur l’Equateur, les journées sont courtes. Les Vietnamiens se couchent tôt et se lèvent tôt. Certains vont se baigner dans la mer avant le travail, d’autres travaillent très tôt, comme ces distributeurs de journaux qui viennent chercher les journaux avant de partir faire leur tournée.

Comme il y a peu de frigo, le système de conservation est le même que celui qui prévalait dans nos pays dans les années cinquante : une entreprise fabrique et stocke de la glace. Cette glace est livrée en cyclo-pousse sous forme de pains de glace oblongs. Les clients sont les professionnels de la restauration et les marchands.

Les échafaudages sont en bambou. Sur les chantiers, beaucoup de femmes travaillent. Elles sont spécialement chargées de transporter les seaux de ciment. La citadelle et les tombeaux des rois étant classés au patrimoine de l’Unesco, les travaux battent leur plein.
La construction d'habitations et d'hôtels est aussi en pleine expansion.
Les moyens de transports sont l’avion pour aller d’une grande ville à l’autre mais surtout le train et le bus. Pour aller de Huê à Da-Nang, j’ai pris le bus, qui est moins cher que le train. Le paysage est magnifique et le bus s’arrête au sommet du Col des Nuages. Là se trouvent des vestiges de fortifications françaises et des vendeurs de souvenirs façon nuage de sauterelles.
Somme toute, le roi des moyens de transport est le cyclo-pousse ou le deux-roues : motocyclette ou bicyclette. Idéal pour la ville comme pour la campagne.

Dès les faubourgs des villes commencent la campagne et les buffles au travail avec de jeunes garçons. Bientôt viennent les plantations de thé et de café, les rizières. Dans le Sud, les rizières abritent les tombes familiales. La citadelle de Huê recèle de jolis potagers sillonnés par un réseau d’irrigation au départ d’une citerne. Entre Da-Nang et HoChiMinhVille, Dalat est le véritable potager du Vietnam. Il a été établi par les Français, venus chercher la fraîcheur sur le plateau.

Tout le pays foisonne de petits marchés. Les légumes sont les mêmes qu’ici : des carottes, des choux … mais les fruits offrent un feu d’artifice de couleurs et de goûts : mangue, banane, ananas, noix de coco, orange, pomelo, papaye, pomme cannelle, ramboutan, litchi, salak, tamarin, salk, logan, mangoustan, durian, jaque …
Des artisans proposent des petits jouets.
A HoChiMinhVille se trouve un immense marché couvert. C’est le marché chinois. Je l’ai visité avec un guide : An Ngô Quâ’c, dont une amie belge m’avait donné la référence. Chauffeur de taxi pour une compagnie, il peut disposer du véhicule pour son propre compte. Sur le marché chinois, j’ai été abordée par une petite fille. Elle avait déposé son sac à ses pieds et à ma demande elle en a sorti un éventail. Stupeur : elle n’avait pas de bras, seulement des moignons. Agent orange, me dit le guide. La guerre ou l’agriculture productiviste qui permet trois récoltes de riz par an ??
Au Vietnam, les handicapés font partie de la vie. A Huê, je trébucherai littéralement sur un cul-de-jatte. A Da-Nang, ce sera une jeune fille arriérée mentale qui me tiendra compagnie dans le café tenu par sa maman, cependant que son petit frère faisait la comptabilité. A HoChiMinhVille, je visiterai un atelier artisanal employant des handicapés à la création de tableaux en laques et de feux d’artifices. Il y avait aussi des aveugles.

A HoChiMinVille, ville agressive et sauvage, mon guide m’emmena visiter les églises caodaïes (secte syncrétique qui vénère Saint Victor Hugo et Saint Alexandre Yersin, le bactériologiste franco-suisse qui découvrit le bacille de la peste). On prit une petite embarcation à moteur pour aller dans la mangrove.
On s’enfonça jusqu’à des zones habitées dans lesquelles on accosta.
Je me souviens d’un tour en vélo, dans une nuée de papillons (Cat Tien National Park) et de la petite fabrique de bonbons à la noix de coco. Des ouvriers s’activaient à faire la pâte, à la couler sur des plaques, à la découper en formes de caramels qui étaient ensuite emballés et mis en boîtes.
Le temps d’une étape, je partageai la passion d’un jeune apiculteur pour le miel et les abeilles.
Lorsque j'arrivai à HoChiMinhVille, mon taxi me débarqua d'autorité dans un hôtel cinq étoiles du quartier des affaires. J'y passai ma première nuit, pestant contre mon manque d'autorité, me réconciliant en me baignant sous les étoiles, dans la piscine sur le toit. Le lendemain j'appelai mon guide. An m’installa dans le quartier catholique de la ville, dans une pension de famille destinée aux parents venus adopter un enfant dans les orphelinats. L'hôtel Loan, pension de famille "Au bon goût", se trouve au fond d’une impasse.
Chaque fois que je passais, une mendiante embusquée m’abordait immanquablement. Je l’appelais « ma pirate de la mer de Chine ». Peut-être laissait-elle aux femmes le temps de rentrer les enfants. J’avais l’impression d’être une ogresse.
Un soir, je croquai la cuisinière qui lisait son journal sur les marches d’entrée de la pension de famille. Elle faisait une cuisine à la française : steak-frites-salade ou boeuf bourguignon.
A quelques mètres de la pension de famille se trouvait un restaurant tenu par un ancien soldat de l’armée des Vietcongs, alliée des Américains. Il me montra ses archives autour d’un pho très goûteux. Il y avait aussi l’église, très fréquentée à la messe du dimanche et un parc très tranquille où tournait un manège.

Je croquai un autre manège : celui des hommes et des femmes chargés de l’entretien du parc. A l’endroit où le gazon était abîmé, un homme repiquait des touffes à la façon du repiquage du riz dans les rizières. Ses gestes étaient très rapides, comme ceux des lézards verts fluo qui grimpaient aux troncs des arbres, vif argent aérien et souple. Certains arrosaient ou balayaient.

Ce voyage au Vietnam avait pour cadre une mission pour l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne du sud. Cette association est le comité de jumelage qui unit Donzy-le-National et Hoa Haï, le village de la Montagne de marbre, près de Da-Nang. Ces deux villages ont la particularité d’être dévolu à l’artisanat d’art. Le jumelage s’articule autour de projets santé (alimentation en eau d’un hôpital), de projets développement durable (création d’unité de biogaz dans les campagnes) et de projets culturels. Pour ma part, il s’agissait d’investir les milieux artistiques et de proposer à un artiste vietnamien une résidence d’artiste à Tramayes, dans le Haut-Clunisois.
http://www.donzyhoahai.org

Une autre mission se déroulait en même temps : des jeunes de Typo devait couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê pour leur journal : Typoextramuros. Typo est un magazine fait par des lycéens de Bourgogne dans le cadre d’une expérience de presse menée dans les lycées par le Clémi de Bourgogne. L’expérience comprend des missions à l’étranger, surtout dans la Francophonie, pour écrire au retour TypoExtraMuros.
http://www.typomag.net
La résidence d'artiste

Sur les indications d’une chargée de mission au centre culturelle de Hanoï, je choisis Hoan Lê Quoc, artiste à Huê, pour venir en résidence d’artiste à Tramayes. Je le choisis sans le voir, uniquement sur les appréciations des gens qui le connaissaient, comme Luong Bui Quang, galeriste à Huê (Art Gallery, Câm Chaû, 03 Pham Ngu Lao). Je rencontrai aussi Buu Y, grand érudit de la ville, descendant de la famille royale. Malgré les difficultés de toutes sortes, la résidence a eu lieu à Tramayes en 2005. Sur la photo : Hoan en visite à la galerie européenne de la forêt et du bois de Dompierre-les-Ormes. Grande conversation avec les mains sur les temples Incas.

Hoan est graphiste, calligraphe et peintre laqueur. On lui avait demandé de baser sa résidence sur le travail de la laque. Il est venu avec des œuvres de démonstration, pour montrer les différentes étapes et techniques de la laque : avec les coquilles d'oeufs, la feuille d'or ...

Hoan travaille avec une artiste française à l’utilisation de la technique de la laque dans la création contemporaine. On voit nettement l'influence du dessin animé et de la BD. Pendant le Festival franco-vietnamien, la cité pourpre de Huê abritait une expo de photo et une expo de BD. Dans ce tableau en laque, Hoan exprime l'essence même du Vietnam.

Hoan a découvert la région et rencontré plusieurs artistes, comme Amano, peintre intuitif à Briant, (Saône-et-Loire). Sur la photo : Amano et Hoan dans la salle d'expo de Tramayes où avaient lieu les initiations à la technique de la laque et à la calligraphie.
http://www.art-mano.com
De retour à Huê, Hoan a ouvert un café-galerie qu'il tient avec sa famille.
Journaliste de profession, j’ai publié sur ce voyage différents articles dans des journaux régionaux et participé à quelques publications :


Typo ExtraMuros, avec les jeunes du Clémi de Dijon.
Comme j'ai fait d'autres voyages (Sénégal, Pologne, Québec), j'ai participé à la rédaction d'une méthodologie à destination des associations qui développent des échanges à l'international. Cette brochure est éditée par la FNFR (Fédération Nationale des Foyers Ruraux).
J'ai décanté ce voyage initiatique et alchimique dans quelques pages de fiction :

"Buu Y" est une nouvelle qui raconte la rencontre dans un train entre une voyageuse et Buu Y, l'érudit de Huê.

Je l'ai écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture qui s'est déroulé dans la Drôme avec l'écrivaine Marie Motay.
et "My", un petit polar qui a pour cadre le festival de Huê et qui reprend tout mon vécu lors de ce voyage.
L'histoire : envoyée pour écrire un guide sur la ville, une femme se retrouve sur le Festival 2004 et assiste à la rivalité de deux artistes, l'un Français, l'autre Vietnamien. Cette rivalité s'exprime dans leur art, leur vision du monde et leur amour pour My, la jeunes serveuse du Phuong Nam.
Ce récit par mail sur demande.
Mon blog : http://voyagevietnam2004.over-blog.com

Construite selon la géomancie chinoise, la cité pourpre impériale se trouvait dans la citadelle. Elle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. Dès le départ, ce fut un lieu magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel. Pour le Festival 2004, un typhon s’est abattu sur la mer de Chine : les atterrissages à l’aéroport de Phu Baï ont été bouleversés et une grande partie des cérémonies officielles, annulée.

On accède à la citadelle par le pont Tran-Tien, une construction de l’école Eiffel, qui enjambe la Rivière des Parfums. A l’occasion du Festival, il était éclairé toute la nuit. La foule des festivaliers s’y ruait à vélo. La pluie à verse qui battait la contrée donnait à l’aventure une tournure mystérieuse, fantômatique. Je pensais à la chanson de Gérard Manset : « comme un guerrier » : sous la pluie averse, y a le pont qui traverse. L’Asie est un lieu de ruissellement. Ruissellement des eaux, ruissellement de la circulation où la foule agit comme un ban de poissons, ruissellement des peuples, drainant le danger lorsque arrivent les crues.

Des pôles Internet étaient à disposition des participants du Festival et des journalistes. Des jeunes gens et des jeunes filles faisaient office de guide pour les festivaliers. Ils étaient vêtus de bleu et je les appelais : mes petites libellules bleues. En collaboration avec la Région Nord-Pas-de-Calais, ces jeunes avaient pris en charge le volet Tourisme : le tour de la citadelle en cyclo-pousse et un tour dans la campagne en vélo. Ce tour comprenait une dégustation d’alcool de riz bu à la paille dans une cruche commune. Pour rentrer, je troquai mon vélo contre une place passager sur une moto.
Vu le prix des spectacles et des repas impériaux, le Festival s’adresse surtout aux touristes étrangers et aux riches Vietnamiens mais il y a bien sûr le festival off : de la musique, des expos, des joutes nautiques, un jeu d’échec avec pions humains et surtout le grand défilé. Souvenirs d’un concert : une dame m’a fait asseoir à côté d’elle sur les gradins, me posant son enfant sur les genoux. Discrètement, elle m’a désigné les policiers qui « géraient » l’immense espace entre le groupe de musique et les gradins. Un espace pourtant fait pour danser et que personne n’aurait oser investir. Le défilé met en scène la traditionnelle procession du roi dans les lieux mystiques de la ville. Curiosité : la chaise à porteur est vide. Le roi n’est pas représenté et pour cause : le pouvoir communiste veut éviter toute allusion (illusion ?) à la moindre restauration (le retour du roi).
La citadelle abrite une prestigieuse école des Beaux-Arts. Pendant le Festival, les artistes exposent leurs oeuvres au travers de la ville et la rue le long de la Rivière des Parfums leur est livrée afin qu’ils dessinent sur le sol. Pour participer, il faut faire partir d’une organisation officielle. En fait, au Vietnam, tout doit toujours être formalisé, ressortir du prévu, de l’organisé. Les initiatives individuelles ne sont pas encore vraiment encouragées.
Toujours conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale de Huê est inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. A deux kilomètres, se trouve la Montagne magique, un tertre qui abrite les dieux protecteurs du sol. Une pagode se dresse, dédiée à la Dame céleste, protectrice de la ville. Il faut y aller par bateau touristique sur la Rivière des Parfums. Etre ferme pour ne pas passer le temps de la promenade en négociations marchandes au lieu de regarder le paysage. De la rivière, on voit l’arrière des maisons, avec les femmes qui font la lessive, au bout de quelques marches plongeant dans l’eau. On peut aussi visiter les tombeaux des rois.

My est la jeune serveuse du Phuong Nam, le restaurant où se rassemblaient les jeunes Français participant au Festival. Ses parents vivent dans un petit village de pêcheur, en bordure de la mer. Elle veut se lancer dans le Tourisme. La ville abrite une bonne école hôtelière et de Tourisme. Sans moyen, My pourra-t-elle réaliser ses rêves ?
Visite de la plage en moto. Assis nonchalamment sur une chaise, un homme a indiqué la plage, comme si c’était évident que je ne pouvais aller que là. Une maison, sur le sable, vestiges de l’épicurisme colonial. Mais est-ce bien à Huê ? Peut-être est-ce sur une plage ailleurs, à Hoï An ou à Da-Nang ?
La mer est belle mais pas claire du tout – inappropriée, donc, pour la plongée sous-marine. Des vendeurs arpentent la plage. Les enfants et les hommes se baignent, les femmes moins. Elles craignent trop de foncer et de froncer leur peau. Des bateaux de pêche sèchent la quille en l’air, abritant les familles des pêcheurs. D’autres sont au large, partis chercher la cargaison de poissons du marché du jour.
Le marché aux poissons s’étend en bordure de la plage, couvert par les toiles en plastique des vendeuses. Avant de vendre le poisson, les vendeuses les tuent et les vident. J’ai vu des poulpes tenter d’impossibles évasions hors des bacs de polystyrène. Pour la conservation, on utilise la glace concassée. Un vendeur de glace occupe d’ailleurs un stand sur le marché et approvisionne les échoppes. Si le poisson a les honneurs de la glace, la viande est vendue telle quelle, parfois posée à même le trottoir, envahie par les mouches. Les volailles (poulets et canards) sont vendues vivantes. J’ai vu des cochons transportés vifs sur des vélos.
Les petites filles vont à l’école mais pendant les vacances, elles donnent un coup de main à la maman. C’est tout un monde féminin qui s’épanouit, où les traditions se transmettent de mère en fille. On y trouve un élégant mélange de sérieux et de rire.

Vivant sur leurs villages flottant, les sampaniers sont les manouches de Huê et du Vietnam en général. Pour le Festival, ils ont été repoussés aux confins de la ville. En guise de mâts sur ces roulottes flottantes : des antennes de télévision. On peut passer d’un sampan à l’autre sans mettre pied à terre. Les sampans servent à la pêche mais aussi à la drague de sable pour les entreprises de construction.
http://lessampaniersduvietnam.over-blog.org

De nombreux petits métiers s’épanouissent à fleur de terre, comme cette échoppe de libraire. Des jeunes y lisent sur ces tabourets multicolores que l’on trouve aussi dans les « restaurants de poussières », échoppes ambulantes où la cuisine se fait sur place et où les plats sont servis sur des tables basses. D’où le nom de restaurants de poussière.

Il y a aussi des épiceries où l’on vend notamment les foulards, les gants et les masques que les femmes portent pour se protéger du soleil, du vent et de la pluie. Pour la pluie, on utilise des grands imperméables qui couvrent à la fois la personne et la moto ou le vélo. Parfois, l’imperméable abrite toute la famille, comme une tente. On en trouve de toutes les couleurs pastels transparentes mais certains ne sont pas solides, pour tout dire : c’est quasi du jetable. Idéal pour les temps de mousson.

Le pays étant situé presque sur l’Equateur, les journées sont courtes. Les Vietnamiens se couchent tôt et se lèvent tôt. Certains vont se baigner dans la mer avant le travail, d’autres travaillent très tôt, comme ces distributeurs de journaux qui viennent chercher les journaux avant de partir faire leur tournée.

Comme il y a peu de frigo, le système de conservation est le même que celui qui prévalait dans nos pays dans les années cinquante : une entreprise fabrique et stocke de la glace. Cette glace est livrée en cyclo-pousse sous forme de pains de glace oblongs. Les clients sont les professionnels de la restauration et les marchands.

Les échafaudages sont en bambou. Sur les chantiers, beaucoup de femmes travaillent. Elles sont spécialement chargées de transporter les seaux de ciment. La citadelle et les tombeaux des rois étant classés au patrimoine de l’Unesco, les travaux battent leur plein.
La construction d'habitations et d'hôtels est aussi en pleine expansion.
Les moyens de transports sont l’avion pour aller d’une grande ville à l’autre mais surtout le train et le bus. Pour aller de Huê à Da-Nang, j’ai pris le bus, qui est moins cher que le train. Le paysage est magnifique et le bus s’arrête au sommet du Col des Nuages. Là se trouvent des vestiges de fortifications françaises et des vendeurs de souvenirs façon nuage de sauterelles.
Somme toute, le roi des moyens de transport est le cyclo-pousse ou le deux-roues : motocyclette ou bicyclette. Idéal pour la ville comme pour la campagne.
Dès les faubourgs des villes commencent la campagne et les buffles au travail avec de jeunes garçons. Bientôt viennent les plantations de thé et de café, les rizières. Dans le Sud, les rizières abritent les tombes familiales. La citadelle de Huê recèle de jolis potagers sillonnés par un réseau d’irrigation au départ d’une citerne. Entre Da-Nang et HoChiMinhVille, Dalat est le véritable potager du Vietnam. Il a été établi par les Français, venus chercher la fraîcheur sur le plateau.

Tout le pays foisonne de petits marchés. Les légumes sont les mêmes qu’ici : des carottes, des choux … mais les fruits offrent un feu d’artifice de couleurs et de goûts : mangue, banane, ananas, noix de coco, orange, pomelo, papaye, pomme cannelle, ramboutan, litchi, salak, tamarin, salk, logan, mangoustan, durian, jaque …
Des artisans proposent des petits jouets.
A HoChiMinhVille se trouve un immense marché couvert. C’est le marché chinois. Je l’ai visité avec un guide : An Ngô Quâ’c, dont une amie belge m’avait donné la référence. Chauffeur de taxi pour une compagnie, il peut disposer du véhicule pour son propre compte. Sur le marché chinois, j’ai été abordée par une petite fille. Elle avait déposé son sac à ses pieds et à ma demande elle en a sorti un éventail. Stupeur : elle n’avait pas de bras, seulement des moignons. Agent orange, me dit le guide. La guerre ou l’agriculture productiviste qui permet trois récoltes de riz par an ??
Au Vietnam, les handicapés font partie de la vie. A Huê, je trébucherai littéralement sur un cul-de-jatte. A Da-Nang, ce sera une jeune fille arriérée mentale qui me tiendra compagnie dans le café tenu par sa maman, cependant que son petit frère faisait la comptabilité. A HoChiMinhVille, je visiterai un atelier artisanal employant des handicapés à la création de tableaux en laques et de feux d’artifices. Il y avait aussi des aveugles.A HoChiMinVille, ville agressive et sauvage, mon guide m’emmena visiter les églises caodaïes (secte syncrétique qui vénère Saint Victor Hugo et Saint Alexandre Yersin, le bactériologiste franco-suisse qui découvrit le bacille de la peste). On prit une petite embarcation à moteur pour aller dans la mangrove.
On s’enfonça jusqu’à des zones habitées dans lesquelles on accosta.
Je me souviens d’un tour en vélo, dans une nuée de papillons (Cat Tien National Park) et de la petite fabrique de bonbons à la noix de coco. Des ouvriers s’activaient à faire la pâte, à la couler sur des plaques, à la découper en formes de caramels qui étaient ensuite emballés et mis en boîtes.
Le temps d’une étape, je partageai la passion d’un jeune apiculteur pour le miel et les abeilles.Lorsque j'arrivai à HoChiMinhVille, mon taxi me débarqua d'autorité dans un hôtel cinq étoiles du quartier des affaires. J'y passai ma première nuit, pestant contre mon manque d'autorité, me réconciliant en me baignant sous les étoiles, dans la piscine sur le toit. Le lendemain j'appelai mon guide. An m’installa dans le quartier catholique de la ville, dans une pension de famille destinée aux parents venus adopter un enfant dans les orphelinats. L'hôtel Loan, pension de famille "Au bon goût", se trouve au fond d’une impasse.
Chaque fois que je passais, une mendiante embusquée m’abordait immanquablement. Je l’appelais « ma pirate de la mer de Chine ». Peut-être laissait-elle aux femmes le temps de rentrer les enfants. J’avais l’impression d’être une ogresse.
Un soir, je croquai la cuisinière qui lisait son journal sur les marches d’entrée de la pension de famille. Elle faisait une cuisine à la française : steak-frites-salade ou boeuf bourguignon.
A quelques mètres de la pension de famille se trouvait un restaurant tenu par un ancien soldat de l’armée des Vietcongs, alliée des Américains. Il me montra ses archives autour d’un pho très goûteux. Il y avait aussi l’église, très fréquentée à la messe du dimanche et un parc très tranquille où tournait un manège.

Je croquai un autre manège : celui des hommes et des femmes chargés de l’entretien du parc. A l’endroit où le gazon était abîmé, un homme repiquait des touffes à la façon du repiquage du riz dans les rizières. Ses gestes étaient très rapides, comme ceux des lézards verts fluo qui grimpaient aux troncs des arbres, vif argent aérien et souple. Certains arrosaient ou balayaient.

Ce voyage au Vietnam avait pour cadre une mission pour l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne du sud. Cette association est le comité de jumelage qui unit Donzy-le-National et Hoa Haï, le village de la Montagne de marbre, près de Da-Nang. Ces deux villages ont la particularité d’être dévolu à l’artisanat d’art. Le jumelage s’articule autour de projets santé (alimentation en eau d’un hôpital), de projets développement durable (création d’unité de biogaz dans les campagnes) et de projets culturels. Pour ma part, il s’agissait d’investir les milieux artistiques et de proposer à un artiste vietnamien une résidence d’artiste à Tramayes, dans le Haut-Clunisois.
http://www.donzyhoahai.org

Une autre mission se déroulait en même temps : des jeunes de Typo devait couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê pour leur journal : Typoextramuros. Typo est un magazine fait par des lycéens de Bourgogne dans le cadre d’une expérience de presse menée dans les lycées par le Clémi de Bourgogne. L’expérience comprend des missions à l’étranger, surtout dans la Francophonie, pour écrire au retour TypoExtraMuros.
http://www.typomag.net
La résidence d'artiste

Sur les indications d’une chargée de mission au centre culturelle de Hanoï, je choisis Hoan Lê Quoc, artiste à Huê, pour venir en résidence d’artiste à Tramayes. Je le choisis sans le voir, uniquement sur les appréciations des gens qui le connaissaient, comme Luong Bui Quang, galeriste à Huê (Art Gallery, Câm Chaû, 03 Pham Ngu Lao). Je rencontrai aussi Buu Y, grand érudit de la ville, descendant de la famille royale. Malgré les difficultés de toutes sortes, la résidence a eu lieu à Tramayes en 2005. Sur la photo : Hoan en visite à la galerie européenne de la forêt et du bois de Dompierre-les-Ormes. Grande conversation avec les mains sur les temples Incas.

Hoan est graphiste, calligraphe et peintre laqueur. On lui avait demandé de baser sa résidence sur le travail de la laque. Il est venu avec des œuvres de démonstration, pour montrer les différentes étapes et techniques de la laque : avec les coquilles d'oeufs, la feuille d'or ...

Hoan travaille avec une artiste française à l’utilisation de la technique de la laque dans la création contemporaine. On voit nettement l'influence du dessin animé et de la BD. Pendant le Festival franco-vietnamien, la cité pourpre de Huê abritait une expo de photo et une expo de BD. Dans ce tableau en laque, Hoan exprime l'essence même du Vietnam.

Hoan a découvert la région et rencontré plusieurs artistes, comme Amano, peintre intuitif à Briant, (Saône-et-Loire). Sur la photo : Amano et Hoan dans la salle d'expo de Tramayes où avaient lieu les initiations à la technique de la laque et à la calligraphie.
http://www.art-mano.com
De retour à Huê, Hoan a ouvert un café-galerie qu'il tient avec sa famille.
Journaliste de profession, j’ai publié sur ce voyage différents articles dans des journaux régionaux et participé à quelques publications :


Typo ExtraMuros, avec les jeunes du Clémi de Dijon.
Comme j'ai fait d'autres voyages (Sénégal, Pologne, Québec), j'ai participé à la rédaction d'une méthodologie à destination des associations qui développent des échanges à l'international. Cette brochure est éditée par la FNFR (Fédération Nationale des Foyers Ruraux).J'ai décanté ce voyage initiatique et alchimique dans quelques pages de fiction :

"Buu Y" est une nouvelle qui raconte la rencontre dans un train entre une voyageuse et Buu Y, l'érudit de Huê.

Je l'ai écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture qui s'est déroulé dans la Drôme avec l'écrivaine Marie Motay.
et "My", un petit polar qui a pour cadre le festival de Huê et qui reprend tout mon vécu lors de ce voyage.
L'histoire : envoyée pour écrire un guide sur la ville, une femme se retrouve sur le Festival 2004 et assiste à la rivalité de deux artistes, l'un Français, l'autre Vietnamien. Cette rivalité s'exprime dans leur art, leur vision du monde et leur amour pour My, la jeunes serveuse du Phuong Nam.
Ce récit par mail sur demande.
Mon blog : http://voyagevietnam2004.over-blog.com
Pékin - Xi'an, guide du train en Chine, épisode 1, ni siège ni couchette English translation pending
Ladiz and Gentlemen,
Plus insolite que de me voir derrière un manche de casserole, plus rare qu'un colibri obèse, et plus soudain que l'apparition de poux sur la tête d'un enfant dans sa première année d'école, c'est le retour de la plume maudite, la renaissance de l'itinérance relatée faîte (jeune) homme, enfin, un nouvel article, une nouvelle plongée dans les couloirs tortueux d'un temps que les moins de dix mois ne peuvent pas connaître. Bienvenue dans la mémoire bien remplie de l'encrier à deux pattes qui se croyait sec. Bienvenue en Chine.
La gare de Pékin pourrait ne plus avoir de secrets pour moi, je pourrais parler le mandarin couramment et me faufiler sans que rien ne viennent empiéter mon espace aérien, on pourrait vivre dans un monde parfait. Belle anerie!! J'ai beau avoir cerné les "x" et les "y" de la terrible équation qui me sépare de mon quai, rien qu'à tenter de la résoudre entièrement, j'en ai des ampoules au casque!
Les fourmis s'activent en tous sens en se rentrant dedans gaiement si nécessaire. La voix de la compagnie ferroviaire souffle les cinquantièmes hurlants et résonne dans l'immense hall d'accueuil dans des sons qui n'ont malheureusement que peux à voir avec ce que nous a habituée la SNCF. Ici, pas de "suite à un problème technique", pas de "le train en direction de Xi'an est en partance à la voie ..." non plus. Le jeu de piste se poursuit sans que les indices ne s'amoncèlent. Non, il n'y a pas à tortiller, le Père Fourrat, à Pékin, connais pas...
La course d'orientation débute d'abord par un slalom où les obstacles se succèdent chaque dix centimètres, se faisant tous forts, il semblerait, de me barrer le passage à chaque pas. Prends la course aux achats de Noël un 24 décembre dans l'après-midi, imagine devoir traverser cette frénésie une enclume grosse comme une meule de foin sur les épaules et multiplie la difficulté de se mouvoir par dix. J'en viendrais presque à croire qu'après la journée de la Terre, la journée de la Femme, c'est maintenant la journée du mawashigeri-coup-de-pied-circulaire et les occasions de la célébrer se succèdent à un rythme faisant passer quelque transe hardcore pour de la musique de chambre. Je suis un marsouin en mission, je fends la foule, la baillonette sur le qui-vive.
En main, je sers fort mon précieux billet, sésame vers des contrées plus apaisante ce qui ne devrait pas être bien difficile étant donné que j'évolue momentanément dans le goulot d'étranglement qui sert de SAS entre le paradis et l'enfer. Beaucoup d'appelés et peu d'élus. Qui reste à quai reste à quai, qui monte dans le bon wagon montre son arrière train au reste de la gare comme Rocky lève les bras après une série de marche avalée sur les auriculaires. Le plus dur, ici, étant encore de le trouver, le bon wagon. T'as beau avoir les petits doigts d'un champion olympique, t'es pas encore rendu, use plutôt ta tête et garde tes doigts pour brandir des cartons de couleurs vives, ils sont nombreux les casse-noisettes qui les méritent!!! Spontanément, je cherche des yeux un employé du réseau ferré à même de me sortir de là, moi l'aiguille dans une cotte de mailles. Là non. Là non plus. Lui, non plus, c'est un chauffeur de taxi qui tente la tactique de la sangsue, carton rouge, rouge de là!! Sur le millier de gens qui partagent en permanence mon mètre carré de surface vitale, personne ne porte de petit gilet distinctif, de casquette caractéristique, de sifflet. A en juger avec mes yeux pourtant habitués à la décadence organisationnelle, la gare pékinoise est la cerise apocalyptique sur un gateau anarchique. J'ai beau avoir encore une heure et demie devant moi, je frémis déjà à l'idée de faire chou blanc et de rentrer la queue entre les jambes chez Dara dont j'aurais finalement bien besoin pour me sortir du labyrinthe infernal. La compagnie ferroviaire chinoise serait-elle une bête sans visage? Un monstre à l'intelligence propre fonctionnant sans intervention humaine? Voyant que je fais fausse route, je me plante sous un panneau XXXXXL dont je pense qu'il indique les départs. J'entreprends alors à mon tour la stratégie dîte de la glue. Dès que j'aperçois un visage à peu prêt sympathique, je le poursuis en maintenant fermement mon billet à quelques centimètres de ses yeux. Gage à lui de m'indiquer mon chemin, où pas de chance, on inverse les roles, c'est sur toi que ça tombe.
La première personne avec laquelle j'entame cette danse improvisée me montre les limites du système. Lui ne porte pas d'enclume et prends ses jambes à son cou devant la parodie d'éponge flétrie et dégoulinante que je suis en train de devenir au fur et à mesure des minutes. Pas la peine de courir, ils sont un milliard!! Au suivant. De retour sous mon panneau, un vieil homme me sourit. De re-chef, j'accours tendant bien haut mon sésame pour qu'il ne se méprenne pas sur mes intentions. Patiemment, ses yeux vont et viennent entre le billet et le panneau. Il a du travail, il doit y avoir dans la centaine de trains au départ dans les 90 minutes qui suivent. Un sourire édenté plus loin, ses doigts se muent d'abord en flèche pour m'indiquer une direction puis en chiffres pour m'informer du quai correspondant à mon fantasme immédiat, un monde où tout est facile; d'habitude le quotidien. Je le remercie chaleureusement, ce qui est presque un crime au milieu de cette fournaise, et détale... à la vitesse d'un flan au galop. J'ai beau savoir où mettre le cap, l'horizon ne s'est pas subitement dégagé pour laisser apparaître un tapi rouge réservé aux VIP, voyageurs impatients de partir. A la place, je tente de suivre le flot, expérience rendue quasi-impossible par le fait que personne ne marche dans la même direction qu'un autre. Ca pousse, ça gueule, ça se racle la gorge avant de cracher à deux centimètres de mes oreilles, ça sentirait la lavande si ça ne sentait pas déjà la sueur.
J'arrive devant une grande porte derrière laquelle se cache une des innombrables salles d'attente. A l'intérieur, tout est à l'unisson pour qu'on croit à une grève longue durée. Les gens baillent, dorment à même le sol dans des ordures qui s'amoncèlent plus vite que la cadence à laquelle le personnel de ménage ne balaye malgré une volonté affichée de redoubler d'efforts. A voir ça, j'ai comme l'impression de ne pas être le seul à ne pas avoir de siège et que certains prennent de l'avance sur une nuit qui s'annonce au moins aussi épique que la soirée. C'est qu'il faut que je vous rappèle que pour ce baptème en train chinois, je suis pire que le cul entre deux chaises, c'est à dire le cul entre rien du tout. Pas de fauteuil, pas de banc, pas même une planche, je me prépare à onze heures de position debout entre la nuit et la matinée, pour peu qu'on puisse dire qu'une sardine tienne debout dans sa boîte, ce qui n'est pas gagné, pauvre de moi!!!
Imitant mes voisins, je m'assois et patiente, ça je sais faire!! Champignon olympique de patience le bolet Retailleau!! Une heure passe, vivement que la torture commence!! Je suis à quelques menus détails prêts comme un détenu dans le couloir de la mort à attendre pendant des années que le bourreau veuille bien passer à table pour que je passe sur la chaise. Quelques menus détails, j'avais prévenu, qu'on ne me fasse pas un procès, je plaide coupable!!!
Puis, une porte s'ouvre, des officiels s'affairent, ça fleure bon le départ!! Les partants sont mis en ordre de marche. Et ça, les chinois, pas besoin de leur dire deux fois!! En une seconde, là où on pourrait penser qu'un nouveau carnage va s'opérer, une large file d'attente bien docile se met en place. Les couples avec enfants passent devant. Suivent les personnes agées avant que le reste du troupeau ne puisse avancer à son tour. Noyé dans la masse, je tente de respirer, c'est déjà ça. Pour la première fois de la soirée, tout le monde marche dans le même sens, et ça, c'est déjà une petite victoire!! Cela dit, comme souvent, j'ai beau avoir gagné une insignifiante bataille, reste à mener une guerre de front. Gauche-droite, gauche-droite, gauche-droite.
La file de gens, tous au moins aussi chargés que moi, serpente le long d'un couloir qui surplombe les voies. Puis c'est la nôtre. J'hésite une nouvelle fois à crier victoire, et puis non. Sur le quai, c'est une nouvelle foire d'empoigne qui se dévoile. Comme le train, de la loco-mao-tive à la queue, donne l'impression de faire dans les deux kilomètres de long, je m'abstiens de m'y hâter. La guerre commence, s'il ne doit en rester qu'un... je veille à ce que ça ne soit pas mon voisin.
- "Allez-y monsieur, allez-y madame, vous êtes pressés? Moi non plus!!"
Comme l'enfant que j'étais qui ne veut pas aller à la Bourboule en colonie de vacances avec les bonnes soeurs, je traîne des pieds et laisse passer tous ceux qui veulent aller plus vite que la musique. Je serais bien assez tôt privé de mes libertés les plus élémentaires, comme celle de pouvoir dîner, n'étant en retard que de quelques minutes, la faute à une partie de baballe dont l'enjeu dépasse l'entendement quand on a fait voeu d'ennui en ce qui concerne les autres. L'histoire m'en est témoin. Mais revenons à nos mao-utons.
Une fois sur le quai, pas de doute possible quant à l'identité de mon wagon. Tout du long ça se clarsème, tout du long ou presque. Une seule voiture reste prise d'assault par les voyageurs, à votre avis? A l'intérieur, c'est un spectacle pas banal mais ô combien prévisible auquel j'assiste. Vous avez demandé le front, ne quittez pas. Le wagon est doté de sièges tout ce qu'il y a de plus normaux. Sur ceux-ci s'entassent déjà des familles entières. Ils ont beau être conçus, comme à l'habitude, pour deux personnes, ça n'empêche qu'on y tient finalement aussi bien à cinq, CQFD. Et ce qui marche en bas fonctionne aussi en haut. Sur les rampes qui servent de porte-bagages, c'est encore pire! Comment est-ce que ça ne va pas finir pas rompre sous le poids des valises à roulettes qui tiennent là un colloque sur l'opportunité de vivre les unes sur les autres plutôt que chacune de son côté? Ca se tasse, s'entasse jusqu'à superpressurisation de la cabine. En cas de malaise, gageons que l'une d'entre elles viendra juste dans votre visage en lieu et place d'un masque à oxygène!! Mieux vaut prévenir que guérir? Pas ici... D'autant qu'ils sont nombreux les candidats au crash frontal. Dans l'allée centrale, il y a encore une armée de volontaires qui cherchent en vain un siège à leur cul. Comment on va tous pouvoir tenir là-dedans? Voilà un mystère bien bien bien mystérieux. Mais soluble!!! Il en rentre encore!!! D'ailleurs, à l'extérieur, la queue ne rétrécie pas. Tous patientent pour pénétrer par l'unique porte qui est ouverte et derrière laquelle ça fleure déjà bon le César. Pas l'empereur, le compresseur...
Pour ma part, je patiente aussi. Ailleurs. Je fume une cigarette à quelques mètres de là, plein d'une admiration craintive quant au spectacle proposé, comme en préambule à ma mise à mort. Onze heures... Et ça continue de rentrer!!!
Puis, sans coup férir, la "chance" frappe à la porte. L'autre. Celle qui est restée fermée de l'autre côté, pas folle la chance! Une petite dizaine de personnes se démènent encore pour faire partie intégrante de la Boucherie. Voyant l'opportunité, dans un seul geste, tous se retournent et se ruent sur la pauvre agent à la tête bien pleine qui a pris la peine d'ouvrir une seconde porte d'accès. Tous plus un. Tel Clark Kent qui est tellement pressé d'en découdre avec les forces du mal qu'il en oublie qu'il porte son collant sous son slip, je me saisis de mes sacs aussi vite que la nature peut me le permettre dans une folle chorégraphie et bondis vers la lumière au bout du tunnel. C'est que ma place est là et pas ailleurs, je le sens, je le sais. Et je ne suis pas le seul. Tous ceux qui sont là sont comme hypnotisés par la porte nouvellement ouverte. Les bonnes manières sont remises au placart, ça joue des fesses, des coudes, des épaules. Chacun se bat à grand renfort de valises pour être en première ligne d'une mélée qui défie un train entier. David contre Goliath? Allez, pousse David!!!!
Dans la grande bataille dîte de l'entonoir, j'arrive en troisième position, pas mal quand on voit les enragés qui d'ébattent tout autour. Par miracle, à notre entrée, cette partie du wagon est libre, à nous de nous y emboîter le plus chastement possible. Comme prévu, les deux premiers entrés s'assoient contre la porte fermée qui donne sur la voie avec leur maigre paquetage comme dossier. En ce qui me concerne, je suis un escargot de Bourgogne au milieu des limaces. Mon sac à dos est aussi gros qu'un chinois, il va falloir serrer si je veux moi aussi donner du plancher à mon fessier. Et pour serrer je serre!!!! Tant et si bien que je peux un tant soit peu me positionner à plat même si avec mes genoux dans la luette. Au moins pour un temps ça fonctionne, pourvu seulement qu'une crampe ne s'invite pas à la table des négociations!! Une table qui n'en finit d'ailleurs pas de se garnir à mesure que les derniers pénètrent dans ce Tétris humain où le moindre espace libre est la proie des charognards et des chasseurs. Au final, dans les 3,5m² qui d'ordinaire font office de lieu de passage, on compte 10 personnes, soit autour de trois personnes avec valises au mètre carré, ce qui est bien mais pas top... Merci mr Euphèse d'avoir inventé l'euphémisme!! Euphémie, aussi.
A 23h30 au lieu de 23h, le train démarre. Au moins dans mon wagon, chacun sait pourquoi on est en retard...
Une fois notre vitesse de "croisière" atteinte, on peut se laisser aller à faire connaissance entre voisins. Les échanges verbaux ont beaux être extrèmement limités, les sourires autant que les échanges de chips ou de biscuits sont de mise. Déjà qu'ils n'ont pas d'argent pour se payer un siège dans un train, je ne vais pas les blamer d'avoir sêcher les cours d'anglais si toutefois ils ont eu la possibilité d'en avoir ce qui est loin d'être sûr.
La veillée ne dure qu'un temps. Aidés par une position à peine moins précaire que la mienne, la faute à mon sac trop gros pour être honnète, un à un, mes voisins tombent comme des mouches, bercés par le ronronnement du train qui y met tant d'entrain que j'ai du mal à entendre quoi que ce soit lorsque j'écoute ma musique à plein régime. Ca non plus, ça ne veut pas, dommage... Là dessus, en mauvais sportif de haut niveau, je suis comme rattrapé par mon physique. Le placart à balais que je dois partager semble rétrécir à moins que ce soit mes jambes qui grandissent. Je n'ai d'autre solution pour lacher un peu de lest que de me lever et d'effectuer quelques étirements bienvenus. Seulement, j'aurais dû y réfléchir à deux fois. Comme dit l'adage de cour de récré', "qui va à la chasse perd sa place"! Et il n'y a pas de "qui va à la pêche la repêche" qui tienne. Sitôt je suis debout que mes colocataires, comme s'ils n'attendaient que ça feignant le sommeil, se déplient sans pour autant quitter leur poste. A la question "qui a horreur du vide", la réponse était "un chinois endormi". Pas simple... Me voilà donc comme con, pantois devant mon erreur de débutant, condamné à rester debout. Bien que je m'y étais préparé psychologiquement, c'est quand même une tuile en acier trempé dans le crépit qui me tombe sur le coin de la tronche. J'ai beau être matinal, j'ai mal!! J'ai mal d'autant que tous les recoins qui se dévoilent à mon regard ont été pris d'assault. Sous les banquettes, ça dort. Dans l'allée, ça dort. Même dans les toilettes, ça dort et pourtant ça n'empêche personne d'aller uriner!!! Et je ne vous parle pas de l'odeur qui s'en échappe pour maintenant envahir notre pré carré!!! Elle est loin la lavande, elle est loin la Provence, et à vue de nez, on ne s'en rapproche pas!! La seule bonne nouvelle dans cet océan putréfié, au moins pour moi, c'est que le petit coin de paradis dans lequel je compte les secondes est une zone fumeur. J'ajoute donc moi aussi ma pierre à l'édifice quant à la construction d'un monde meilleur et plus respirable. Je suis tellement fatigué que j'en oublie d'en être désolé! A la guerre comme à la guerre...
Ca dure comme ça pendant environ cinq heures au terme desquelles un des joyeux ronfleurs choisit, ni vu ni connu, d'aller faire sa commission. Pour s'extraire de sa CGT, Couchette Grand Tluxe, il n'a, malheureusement pour lui, pas d'autre alternative que de réveiller d'autres dormeurs la bouche ouverte. Il ne se prive d'ailleurs pas. Vas-y que je te pousse, que je te piétine, que je t'escalade. Puis il disparait. Tant pis pour lui, l'homme est un loup pour l'homme, à priori d'autant plus quand il est à la limite de l'épuisement. Les quelques chinois qui viennent de se faire tirer du "lit" avec délice sont tout à mon confort, ils mîment "vas-y, dépêche-toi!! Assiez-toi et fais semblant de dormir; la queue du Mickey pourrait ne pas repasser de sitôt!! D'ailleurs, en ce qui me concerne, je préfère encore subir une explosion de vessie caractérisée et faire de l'endroit une zone de quarantaine que de laisser ma place à quiconque!! Une erreur est si vite arrivée! Go go go!!!!!! Action, réaction!!!!!!!!"
Il n'en a pas fallu plus pour je fasses le sournois. L'invitation était trop belle. L'erreur d'inatention aussi. Depuis ma bévue d'autour de minuit, à force de rester debout, j'ai bien ruminé et sais maintenant qu'il ne faut pas me la faire. Jeune singe est devenu vieux singe à qui on ne peut plus faire la grimace à moins de se faire piquer sa place à son tour. Quand Jo-la-vessie-trop-petite-pour dormir-par-terre sort de la salle du trône, le rideau tombe, je suis assis sur mes genous, dans une position la plus foetale possible, et si pour accentuer l'effet, je devais laisser filer un petit filet de bave, il ne faudrait pas me le demander deux fois. Je suis assis par terre et suis prêt à tout pour y rester!! Au grand jeu des chaises musicales, nous avons un nouveau gagnant, bien joué couillon!!!
Enfin je dors. Du sommeil du pas si juste, mais je dors. Cependant je sais d'avance que, que je dormes douze secondes ou douze heures, j'en sortirais dans le même état lamentable qu'avant de fermer les yeux, voire pire. Pas besoin d'être voyant pour anticiper cet état de défaite. Pas besoin non plus d'attendre bien longtemps pour le vérifier...
98% des passagers de ce train sont dans un confort que je pourrais qualifier d'enviable. Ô comme la nuit de ces gens là a dû être douce et réparatrice. Pas étonnant qu'ils se réveillent tous dès les premières lueurs du jour, attendant un petit déjeuner qu'on leur apporterait sur un chariot roulant. C'est qu'on s'habitue vite et bien au confort!! Que leur volonté soit faîte, sur la terre comme sur les rails. Dès 7h du matin, le personnel s'affaire. Comment je pourrais le savoir? C'est que le chariot roulant n'est pas une légende. Ca a besoin de place un chariot roulant. De ma place en l'occurence! Je suis dans le passage. Une tape sur l'épaule et me voilà au courant. Préparation à l'ouverture forcée des paupières. Pas le temps, ouverture. Douleur. Je ne sais plus où j'habite ce qui n'est pas très loin de la vérité en cette fin de nuit où je n'ai pour gîte qu'un coin de plancher que j'ai au préalable subtilisé à un pauvre bougre. Heureusement que mon sac est encore là, ça fait au moins un point de repère pour me remettre les idées en place, ce qui conjugué à la tête des gens achève de me convaincre que je dois être quelque part en Chine!!
- "Ca y est, je sais, au bout du brouillard il doit y avoir Xi'an!! Xi'an que l'on devrait peut-être atteindre dans les trois minutes!!"
Ah non, vérification faîte, c'est plutôt dans les quatres heures... Quatre heures au terme desquelles si je ne me transforme pas en zombie, ce sera déjà ça de gagner!! C'est que passer les frontières en qualité de zombie, ça doit demander des trésors d'ingéniosité et de discrétion!!
Pendant ces quatre heures bonus, je m'efforce donc de tenir la barre, de tenir le vent, hissez haut!! Tous mes voisins se réveillent les uns après les autres avec la même mine déconfite que moi, c'est rassurant. Quant à Xi'an, si je ne rate pas la station pour cause de coma profond, ce sera déjà ça de gagner!! Aujourd'hui, si la question c'est "dormir ou conduire? Dormir ou manger? Dormir ou boire? Dormir ou même respirer?", la réponse est toujours la même, je comprends ce que le gars voulait dire quand il mimait "pisser ou dormir?"!!
A tous, bonne journée, bonne nuit.
A ceux qui prennent le train et qui s'en plaignent, montrez-moi votre fessard que je vous montre à quel point il est ergonomique du point de vue de mon soulier taille 42 et demie.
A ceux qui viennent de prendre du plaisir, il serait temps de (re)découvrir que celui-ci est comme une rue à double sens. Si tu laisses un commentaire quel qu'il soit, gageons que ça me mette du baume au coeur à l'ouvrage ou quelque chose dans le genre...
Plus insolite que de me voir derrière un manche de casserole, plus rare qu'un colibri obèse, et plus soudain que l'apparition de poux sur la tête d'un enfant dans sa première année d'école, c'est le retour de la plume maudite, la renaissance de l'itinérance relatée faîte (jeune) homme, enfin, un nouvel article, une nouvelle plongée dans les couloirs tortueux d'un temps que les moins de dix mois ne peuvent pas connaître. Bienvenue dans la mémoire bien remplie de l'encrier à deux pattes qui se croyait sec. Bienvenue en Chine.
La gare de Pékin pourrait ne plus avoir de secrets pour moi, je pourrais parler le mandarin couramment et me faufiler sans que rien ne viennent empiéter mon espace aérien, on pourrait vivre dans un monde parfait. Belle anerie!! J'ai beau avoir cerné les "x" et les "y" de la terrible équation qui me sépare de mon quai, rien qu'à tenter de la résoudre entièrement, j'en ai des ampoules au casque!
Les fourmis s'activent en tous sens en se rentrant dedans gaiement si nécessaire. La voix de la compagnie ferroviaire souffle les cinquantièmes hurlants et résonne dans l'immense hall d'accueuil dans des sons qui n'ont malheureusement que peux à voir avec ce que nous a habituée la SNCF. Ici, pas de "suite à un problème technique", pas de "le train en direction de Xi'an est en partance à la voie ..." non plus. Le jeu de piste se poursuit sans que les indices ne s'amoncèlent. Non, il n'y a pas à tortiller, le Père Fourrat, à Pékin, connais pas...
La course d'orientation débute d'abord par un slalom où les obstacles se succèdent chaque dix centimètres, se faisant tous forts, il semblerait, de me barrer le passage à chaque pas. Prends la course aux achats de Noël un 24 décembre dans l'après-midi, imagine devoir traverser cette frénésie une enclume grosse comme une meule de foin sur les épaules et multiplie la difficulté de se mouvoir par dix. J'en viendrais presque à croire qu'après la journée de la Terre, la journée de la Femme, c'est maintenant la journée du mawashigeri-coup-de-pied-circulaire et les occasions de la célébrer se succèdent à un rythme faisant passer quelque transe hardcore pour de la musique de chambre. Je suis un marsouin en mission, je fends la foule, la baillonette sur le qui-vive.
En main, je sers fort mon précieux billet, sésame vers des contrées plus apaisante ce qui ne devrait pas être bien difficile étant donné que j'évolue momentanément dans le goulot d'étranglement qui sert de SAS entre le paradis et l'enfer. Beaucoup d'appelés et peu d'élus. Qui reste à quai reste à quai, qui monte dans le bon wagon montre son arrière train au reste de la gare comme Rocky lève les bras après une série de marche avalée sur les auriculaires. Le plus dur, ici, étant encore de le trouver, le bon wagon. T'as beau avoir les petits doigts d'un champion olympique, t'es pas encore rendu, use plutôt ta tête et garde tes doigts pour brandir des cartons de couleurs vives, ils sont nombreux les casse-noisettes qui les méritent!!! Spontanément, je cherche des yeux un employé du réseau ferré à même de me sortir de là, moi l'aiguille dans une cotte de mailles. Là non. Là non plus. Lui, non plus, c'est un chauffeur de taxi qui tente la tactique de la sangsue, carton rouge, rouge de là!! Sur le millier de gens qui partagent en permanence mon mètre carré de surface vitale, personne ne porte de petit gilet distinctif, de casquette caractéristique, de sifflet. A en juger avec mes yeux pourtant habitués à la décadence organisationnelle, la gare pékinoise est la cerise apocalyptique sur un gateau anarchique. J'ai beau avoir encore une heure et demie devant moi, je frémis déjà à l'idée de faire chou blanc et de rentrer la queue entre les jambes chez Dara dont j'aurais finalement bien besoin pour me sortir du labyrinthe infernal. La compagnie ferroviaire chinoise serait-elle une bête sans visage? Un monstre à l'intelligence propre fonctionnant sans intervention humaine? Voyant que je fais fausse route, je me plante sous un panneau XXXXXL dont je pense qu'il indique les départs. J'entreprends alors à mon tour la stratégie dîte de la glue. Dès que j'aperçois un visage à peu prêt sympathique, je le poursuis en maintenant fermement mon billet à quelques centimètres de ses yeux. Gage à lui de m'indiquer mon chemin, où pas de chance, on inverse les roles, c'est sur toi que ça tombe.
La première personne avec laquelle j'entame cette danse improvisée me montre les limites du système. Lui ne porte pas d'enclume et prends ses jambes à son cou devant la parodie d'éponge flétrie et dégoulinante que je suis en train de devenir au fur et à mesure des minutes. Pas la peine de courir, ils sont un milliard!! Au suivant. De retour sous mon panneau, un vieil homme me sourit. De re-chef, j'accours tendant bien haut mon sésame pour qu'il ne se méprenne pas sur mes intentions. Patiemment, ses yeux vont et viennent entre le billet et le panneau. Il a du travail, il doit y avoir dans la centaine de trains au départ dans les 90 minutes qui suivent. Un sourire édenté plus loin, ses doigts se muent d'abord en flèche pour m'indiquer une direction puis en chiffres pour m'informer du quai correspondant à mon fantasme immédiat, un monde où tout est facile; d'habitude le quotidien. Je le remercie chaleureusement, ce qui est presque un crime au milieu de cette fournaise, et détale... à la vitesse d'un flan au galop. J'ai beau savoir où mettre le cap, l'horizon ne s'est pas subitement dégagé pour laisser apparaître un tapi rouge réservé aux VIP, voyageurs impatients de partir. A la place, je tente de suivre le flot, expérience rendue quasi-impossible par le fait que personne ne marche dans la même direction qu'un autre. Ca pousse, ça gueule, ça se racle la gorge avant de cracher à deux centimètres de mes oreilles, ça sentirait la lavande si ça ne sentait pas déjà la sueur.
J'arrive devant une grande porte derrière laquelle se cache une des innombrables salles d'attente. A l'intérieur, tout est à l'unisson pour qu'on croit à une grève longue durée. Les gens baillent, dorment à même le sol dans des ordures qui s'amoncèlent plus vite que la cadence à laquelle le personnel de ménage ne balaye malgré une volonté affichée de redoubler d'efforts. A voir ça, j'ai comme l'impression de ne pas être le seul à ne pas avoir de siège et que certains prennent de l'avance sur une nuit qui s'annonce au moins aussi épique que la soirée. C'est qu'il faut que je vous rappèle que pour ce baptème en train chinois, je suis pire que le cul entre deux chaises, c'est à dire le cul entre rien du tout. Pas de fauteuil, pas de banc, pas même une planche, je me prépare à onze heures de position debout entre la nuit et la matinée, pour peu qu'on puisse dire qu'une sardine tienne debout dans sa boîte, ce qui n'est pas gagné, pauvre de moi!!!
Imitant mes voisins, je m'assois et patiente, ça je sais faire!! Champignon olympique de patience le bolet Retailleau!! Une heure passe, vivement que la torture commence!! Je suis à quelques menus détails prêts comme un détenu dans le couloir de la mort à attendre pendant des années que le bourreau veuille bien passer à table pour que je passe sur la chaise. Quelques menus détails, j'avais prévenu, qu'on ne me fasse pas un procès, je plaide coupable!!!
Puis, une porte s'ouvre, des officiels s'affairent, ça fleure bon le départ!! Les partants sont mis en ordre de marche. Et ça, les chinois, pas besoin de leur dire deux fois!! En une seconde, là où on pourrait penser qu'un nouveau carnage va s'opérer, une large file d'attente bien docile se met en place. Les couples avec enfants passent devant. Suivent les personnes agées avant que le reste du troupeau ne puisse avancer à son tour. Noyé dans la masse, je tente de respirer, c'est déjà ça. Pour la première fois de la soirée, tout le monde marche dans le même sens, et ça, c'est déjà une petite victoire!! Cela dit, comme souvent, j'ai beau avoir gagné une insignifiante bataille, reste à mener une guerre de front. Gauche-droite, gauche-droite, gauche-droite.
La file de gens, tous au moins aussi chargés que moi, serpente le long d'un couloir qui surplombe les voies. Puis c'est la nôtre. J'hésite une nouvelle fois à crier victoire, et puis non. Sur le quai, c'est une nouvelle foire d'empoigne qui se dévoile. Comme le train, de la loco-mao-tive à la queue, donne l'impression de faire dans les deux kilomètres de long, je m'abstiens de m'y hâter. La guerre commence, s'il ne doit en rester qu'un... je veille à ce que ça ne soit pas mon voisin.
- "Allez-y monsieur, allez-y madame, vous êtes pressés? Moi non plus!!"
Comme l'enfant que j'étais qui ne veut pas aller à la Bourboule en colonie de vacances avec les bonnes soeurs, je traîne des pieds et laisse passer tous ceux qui veulent aller plus vite que la musique. Je serais bien assez tôt privé de mes libertés les plus élémentaires, comme celle de pouvoir dîner, n'étant en retard que de quelques minutes, la faute à une partie de baballe dont l'enjeu dépasse l'entendement quand on a fait voeu d'ennui en ce qui concerne les autres. L'histoire m'en est témoin. Mais revenons à nos mao-utons.
Une fois sur le quai, pas de doute possible quant à l'identité de mon wagon. Tout du long ça se clarsème, tout du long ou presque. Une seule voiture reste prise d'assault par les voyageurs, à votre avis? A l'intérieur, c'est un spectacle pas banal mais ô combien prévisible auquel j'assiste. Vous avez demandé le front, ne quittez pas. Le wagon est doté de sièges tout ce qu'il y a de plus normaux. Sur ceux-ci s'entassent déjà des familles entières. Ils ont beau être conçus, comme à l'habitude, pour deux personnes, ça n'empêche qu'on y tient finalement aussi bien à cinq, CQFD. Et ce qui marche en bas fonctionne aussi en haut. Sur les rampes qui servent de porte-bagages, c'est encore pire! Comment est-ce que ça ne va pas finir pas rompre sous le poids des valises à roulettes qui tiennent là un colloque sur l'opportunité de vivre les unes sur les autres plutôt que chacune de son côté? Ca se tasse, s'entasse jusqu'à superpressurisation de la cabine. En cas de malaise, gageons que l'une d'entre elles viendra juste dans votre visage en lieu et place d'un masque à oxygène!! Mieux vaut prévenir que guérir? Pas ici... D'autant qu'ils sont nombreux les candidats au crash frontal. Dans l'allée centrale, il y a encore une armée de volontaires qui cherchent en vain un siège à leur cul. Comment on va tous pouvoir tenir là-dedans? Voilà un mystère bien bien bien mystérieux. Mais soluble!!! Il en rentre encore!!! D'ailleurs, à l'extérieur, la queue ne rétrécie pas. Tous patientent pour pénétrer par l'unique porte qui est ouverte et derrière laquelle ça fleure déjà bon le César. Pas l'empereur, le compresseur...
Pour ma part, je patiente aussi. Ailleurs. Je fume une cigarette à quelques mètres de là, plein d'une admiration craintive quant au spectacle proposé, comme en préambule à ma mise à mort. Onze heures... Et ça continue de rentrer!!!
Puis, sans coup férir, la "chance" frappe à la porte. L'autre. Celle qui est restée fermée de l'autre côté, pas folle la chance! Une petite dizaine de personnes se démènent encore pour faire partie intégrante de la Boucherie. Voyant l'opportunité, dans un seul geste, tous se retournent et se ruent sur la pauvre agent à la tête bien pleine qui a pris la peine d'ouvrir une seconde porte d'accès. Tous plus un. Tel Clark Kent qui est tellement pressé d'en découdre avec les forces du mal qu'il en oublie qu'il porte son collant sous son slip, je me saisis de mes sacs aussi vite que la nature peut me le permettre dans une folle chorégraphie et bondis vers la lumière au bout du tunnel. C'est que ma place est là et pas ailleurs, je le sens, je le sais. Et je ne suis pas le seul. Tous ceux qui sont là sont comme hypnotisés par la porte nouvellement ouverte. Les bonnes manières sont remises au placart, ça joue des fesses, des coudes, des épaules. Chacun se bat à grand renfort de valises pour être en première ligne d'une mélée qui défie un train entier. David contre Goliath? Allez, pousse David!!!!
Dans la grande bataille dîte de l'entonoir, j'arrive en troisième position, pas mal quand on voit les enragés qui d'ébattent tout autour. Par miracle, à notre entrée, cette partie du wagon est libre, à nous de nous y emboîter le plus chastement possible. Comme prévu, les deux premiers entrés s'assoient contre la porte fermée qui donne sur la voie avec leur maigre paquetage comme dossier. En ce qui me concerne, je suis un escargot de Bourgogne au milieu des limaces. Mon sac à dos est aussi gros qu'un chinois, il va falloir serrer si je veux moi aussi donner du plancher à mon fessier. Et pour serrer je serre!!!! Tant et si bien que je peux un tant soit peu me positionner à plat même si avec mes genoux dans la luette. Au moins pour un temps ça fonctionne, pourvu seulement qu'une crampe ne s'invite pas à la table des négociations!! Une table qui n'en finit d'ailleurs pas de se garnir à mesure que les derniers pénètrent dans ce Tétris humain où le moindre espace libre est la proie des charognards et des chasseurs. Au final, dans les 3,5m² qui d'ordinaire font office de lieu de passage, on compte 10 personnes, soit autour de trois personnes avec valises au mètre carré, ce qui est bien mais pas top... Merci mr Euphèse d'avoir inventé l'euphémisme!! Euphémie, aussi.
A 23h30 au lieu de 23h, le train démarre. Au moins dans mon wagon, chacun sait pourquoi on est en retard...
Une fois notre vitesse de "croisière" atteinte, on peut se laisser aller à faire connaissance entre voisins. Les échanges verbaux ont beaux être extrèmement limités, les sourires autant que les échanges de chips ou de biscuits sont de mise. Déjà qu'ils n'ont pas d'argent pour se payer un siège dans un train, je ne vais pas les blamer d'avoir sêcher les cours d'anglais si toutefois ils ont eu la possibilité d'en avoir ce qui est loin d'être sûr.
La veillée ne dure qu'un temps. Aidés par une position à peine moins précaire que la mienne, la faute à mon sac trop gros pour être honnète, un à un, mes voisins tombent comme des mouches, bercés par le ronronnement du train qui y met tant d'entrain que j'ai du mal à entendre quoi que ce soit lorsque j'écoute ma musique à plein régime. Ca non plus, ça ne veut pas, dommage... Là dessus, en mauvais sportif de haut niveau, je suis comme rattrapé par mon physique. Le placart à balais que je dois partager semble rétrécir à moins que ce soit mes jambes qui grandissent. Je n'ai d'autre solution pour lacher un peu de lest que de me lever et d'effectuer quelques étirements bienvenus. Seulement, j'aurais dû y réfléchir à deux fois. Comme dit l'adage de cour de récré', "qui va à la chasse perd sa place"! Et il n'y a pas de "qui va à la pêche la repêche" qui tienne. Sitôt je suis debout que mes colocataires, comme s'ils n'attendaient que ça feignant le sommeil, se déplient sans pour autant quitter leur poste. A la question "qui a horreur du vide", la réponse était "un chinois endormi". Pas simple... Me voilà donc comme con, pantois devant mon erreur de débutant, condamné à rester debout. Bien que je m'y étais préparé psychologiquement, c'est quand même une tuile en acier trempé dans le crépit qui me tombe sur le coin de la tronche. J'ai beau être matinal, j'ai mal!! J'ai mal d'autant que tous les recoins qui se dévoilent à mon regard ont été pris d'assault. Sous les banquettes, ça dort. Dans l'allée, ça dort. Même dans les toilettes, ça dort et pourtant ça n'empêche personne d'aller uriner!!! Et je ne vous parle pas de l'odeur qui s'en échappe pour maintenant envahir notre pré carré!!! Elle est loin la lavande, elle est loin la Provence, et à vue de nez, on ne s'en rapproche pas!! La seule bonne nouvelle dans cet océan putréfié, au moins pour moi, c'est que le petit coin de paradis dans lequel je compte les secondes est une zone fumeur. J'ajoute donc moi aussi ma pierre à l'édifice quant à la construction d'un monde meilleur et plus respirable. Je suis tellement fatigué que j'en oublie d'en être désolé! A la guerre comme à la guerre...
Ca dure comme ça pendant environ cinq heures au terme desquelles un des joyeux ronfleurs choisit, ni vu ni connu, d'aller faire sa commission. Pour s'extraire de sa CGT, Couchette Grand Tluxe, il n'a, malheureusement pour lui, pas d'autre alternative que de réveiller d'autres dormeurs la bouche ouverte. Il ne se prive d'ailleurs pas. Vas-y que je te pousse, que je te piétine, que je t'escalade. Puis il disparait. Tant pis pour lui, l'homme est un loup pour l'homme, à priori d'autant plus quand il est à la limite de l'épuisement. Les quelques chinois qui viennent de se faire tirer du "lit" avec délice sont tout à mon confort, ils mîment "vas-y, dépêche-toi!! Assiez-toi et fais semblant de dormir; la queue du Mickey pourrait ne pas repasser de sitôt!! D'ailleurs, en ce qui me concerne, je préfère encore subir une explosion de vessie caractérisée et faire de l'endroit une zone de quarantaine que de laisser ma place à quiconque!! Une erreur est si vite arrivée! Go go go!!!!!! Action, réaction!!!!!!!!"
Il n'en a pas fallu plus pour je fasses le sournois. L'invitation était trop belle. L'erreur d'inatention aussi. Depuis ma bévue d'autour de minuit, à force de rester debout, j'ai bien ruminé et sais maintenant qu'il ne faut pas me la faire. Jeune singe est devenu vieux singe à qui on ne peut plus faire la grimace à moins de se faire piquer sa place à son tour. Quand Jo-la-vessie-trop-petite-pour dormir-par-terre sort de la salle du trône, le rideau tombe, je suis assis sur mes genous, dans une position la plus foetale possible, et si pour accentuer l'effet, je devais laisser filer un petit filet de bave, il ne faudrait pas me le demander deux fois. Je suis assis par terre et suis prêt à tout pour y rester!! Au grand jeu des chaises musicales, nous avons un nouveau gagnant, bien joué couillon!!!
Enfin je dors. Du sommeil du pas si juste, mais je dors. Cependant je sais d'avance que, que je dormes douze secondes ou douze heures, j'en sortirais dans le même état lamentable qu'avant de fermer les yeux, voire pire. Pas besoin d'être voyant pour anticiper cet état de défaite. Pas besoin non plus d'attendre bien longtemps pour le vérifier...
98% des passagers de ce train sont dans un confort que je pourrais qualifier d'enviable. Ô comme la nuit de ces gens là a dû être douce et réparatrice. Pas étonnant qu'ils se réveillent tous dès les premières lueurs du jour, attendant un petit déjeuner qu'on leur apporterait sur un chariot roulant. C'est qu'on s'habitue vite et bien au confort!! Que leur volonté soit faîte, sur la terre comme sur les rails. Dès 7h du matin, le personnel s'affaire. Comment je pourrais le savoir? C'est que le chariot roulant n'est pas une légende. Ca a besoin de place un chariot roulant. De ma place en l'occurence! Je suis dans le passage. Une tape sur l'épaule et me voilà au courant. Préparation à l'ouverture forcée des paupières. Pas le temps, ouverture. Douleur. Je ne sais plus où j'habite ce qui n'est pas très loin de la vérité en cette fin de nuit où je n'ai pour gîte qu'un coin de plancher que j'ai au préalable subtilisé à un pauvre bougre. Heureusement que mon sac est encore là, ça fait au moins un point de repère pour me remettre les idées en place, ce qui conjugué à la tête des gens achève de me convaincre que je dois être quelque part en Chine!!
- "Ca y est, je sais, au bout du brouillard il doit y avoir Xi'an!! Xi'an que l'on devrait peut-être atteindre dans les trois minutes!!"
Ah non, vérification faîte, c'est plutôt dans les quatres heures... Quatre heures au terme desquelles si je ne me transforme pas en zombie, ce sera déjà ça de gagner!! C'est que passer les frontières en qualité de zombie, ça doit demander des trésors d'ingéniosité et de discrétion!!
Pendant ces quatre heures bonus, je m'efforce donc de tenir la barre, de tenir le vent, hissez haut!! Tous mes voisins se réveillent les uns après les autres avec la même mine déconfite que moi, c'est rassurant. Quant à Xi'an, si je ne rate pas la station pour cause de coma profond, ce sera déjà ça de gagner!! Aujourd'hui, si la question c'est "dormir ou conduire? Dormir ou manger? Dormir ou boire? Dormir ou même respirer?", la réponse est toujours la même, je comprends ce que le gars voulait dire quand il mimait "pisser ou dormir?"!!
A tous, bonne journée, bonne nuit.
A ceux qui prennent le train et qui s'en plaignent, montrez-moi votre fessard que je vous montre à quel point il est ergonomique du point de vue de mon soulier taille 42 et demie.
A ceux qui viennent de prendre du plaisir, il serait temps de (re)découvrir que celui-ci est comme une rue à double sens. Si tu laisses un commentaire quel qu'il soit, gageons que ça me mette du baume au coeur à l'ouvrage ou quelque chose dans le genre...
Voyage en Namibie fin mars 2011: vos avis et expériences? English translation pending
😏Bonjour a tous les Vfistes,
Je projette une ( malheureusement courte) visite de la Namibie fin mars, début avril 2011 avec ma compagne.
Pas d'enfant donc.
Nous pensons à un format de 12 ou 14 jours sur place, départ Frankfort, direct sur Windhoek.
Logement; Pas d'hotels, seuls lodges et chez l'habitant.
Pouvez-vous me donner une idée d'un itinéraire idéal pour la période et pour le temps dont je dispose ?
Si cette proposition d'itinéraire est jointe avec des conseils/suggestions de logements ou lodge, tout est le bienvenu....
Quels sont, pour vous les " incontournables" ?
Que penser du concept " 4x4 avec tente-sur-le-toit-du-véhicule" ?
Enfin, pour déjà rentrer dans le domaine pratique : que faut-il compter pour une location de 4x4 pour 12 jours,
et que cet engin consomme-t-il ?
Merci de vos réponses😎
Itinéraire pour le Vietnam en novembre-décembre 2010 avec enfants de 5 mois et 3 ans? English translation pending
Bonjour
je suis à la recherche d'un itinéraire au Vietnam du 17 novembre au 8 décembre avec un bébé qui aura 5 mois pendant le séjour , un enfant de presque 3 ans et le papa bien sur!
on arrive à Hanoi et on repart de Ho chi minh.
je précise qu'on a un pied à terre à HCM
merci d'avance pour vos conseils et expériences!
Australie: Great Ocean Road et louer une maison sur Kangaroo Island? English translation pending
Bonjour,
J'ai besoin de vos lumières concernant l'automobile dans laquelle nous allons effectuer cette balade.
Nous sommes quatre adultes et un enfant d'un an. Quatre valises et un ou deux sacs.
Nous louerions à Melbourne et rendrions le véhicule à l'aéroport d'Adelaïde. En décembre prochain. Nous dormons à l'hôtel en route et à Adélaïde et louerons une maison à Kangaroo Island.
Est il nécessaire (indispensable ?) de louer un 4x4 ou bien une voiture suffisamment grande peut faire l'affaire (subaru break par exemple ou autre) pour effectuer ce parcours ? Nous ne prévoyons pas de sorties dans le bush.
Mci
J'ai besoin de vos lumières concernant l'automobile dans laquelle nous allons effectuer cette balade.
Nous sommes quatre adultes et un enfant d'un an. Quatre valises et un ou deux sacs.
Nous louerions à Melbourne et rendrions le véhicule à l'aéroport d'Adelaïde. En décembre prochain. Nous dormons à l'hôtel en route et à Adélaïde et louerons une maison à Kangaroo Island.
Est il nécessaire (indispensable ?) de louer un 4x4 ou bien une voiture suffisamment grande peut faire l'affaire (subaru break par exemple ou autre) pour effectuer ce parcours ? Nous ne prévoyons pas de sorties dans le bush.
Mci
Hôtel Club Marmara Rexene à Bodrum English translation pending
Bonjour,
NOus partons fin août 2010, à l'hôtel Club Marmara REXENE à Bodrum avec nos 2 jeunes enfants de 3 et 4 ans 🙂😉😎🙂
Comment sont les chambres familiales, y a-t-il des chaises hautes dans le restaurant ? Comment avez-vous trouvez le club enfant, la piscine et la plage ?
Que nous conseillez-vous de visiter aux alentours (nous allons louer une voiture) ? Y a-t-il des moustiques ?
Enfin , la wi-fi est-elle présente dans l'hôtel ?
Merci pour tous les renseignements que vous pourrez nous apporter.
A bientôt.
Sophie et Eric
NOus partons fin août 2010, à l'hôtel Club Marmara REXENE à Bodrum avec nos 2 jeunes enfants de 3 et 4 ans 🙂😉😎🙂
Comment sont les chambres familiales, y a-t-il des chaises hautes dans le restaurant ? Comment avez-vous trouvez le club enfant, la piscine et la plage ?
Que nous conseillez-vous de visiter aux alentours (nous allons louer une voiture) ? Y a-t-il des moustiques ?
Enfin , la wi-fi est-elle présente dans l'hôtel ?
Merci pour tous les renseignements que vous pourrez nous apporter.
A bientôt.
Sophie et Eric
Demande du passeport tunisien English translation pending
Bonjour,
J'ai repris contacte avec une cousine que je n'avais pas revu depuis des années, cause de divorce de ses parents, sa mere est francaise et son pere italien de tunis, il est né en tunisie à Djerba, il est rentré en france en 1961 à l'independence, il n'etais qu'un enfant de 11ans et ses parents se sont fait naturaliser francais ainsi que leurs enfants, a ce jour ils ont tjrs vécu en france. Ma question est : ma cousine pour des raisons personnel voudrais se faire faire un passeport tunisien, normalement il n'y aurais pas de probleme, vu que son pere est né en tunisie mais le faite qu'il est naturalisé francais, est ce possible qu'elle obtienne un passeport tunisien ?
Merci a tous ceux qui pourront m'aider a trouver des reponses....
J'ai repris contacte avec une cousine que je n'avais pas revu depuis des années, cause de divorce de ses parents, sa mere est francaise et son pere italien de tunis, il est né en tunisie à Djerba, il est rentré en france en 1961 à l'independence, il n'etais qu'un enfant de 11ans et ses parents se sont fait naturaliser francais ainsi que leurs enfants, a ce jour ils ont tjrs vécu en france. Ma question est : ma cousine pour des raisons personnel voudrais se faire faire un passeport tunisien, normalement il n'y aurais pas de probleme, vu que son pere est né en tunisie mais le faite qu'il est naturalisé francais, est ce possible qu'elle obtienne un passeport tunisien ?
Merci a tous ceux qui pourront m'aider a trouver des reponses....
Croisière sur le Carnival Freedom, départ le 1er janvier 2011 English translation pending
Bonjour à tous! J'aimerais savoir qui part le 1 janvier 2011 avec le carnival Freedom?
Bonnes adresses de logements à Libreville? (Gabon) English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Etant à 2 mois d'une expatriation au Gabon dans le courant du mois de septembre, je suis à la recherche de bonne adresses pour trouver cette perle rare😉! J'y vais avec femme et enfant.
Je sais que les logements sont tres chers mais mon employeur prends en charge le loyer, les charges et les factures eau+electricité. Pouvez vous me dire si il est possible de trouver quelque chose de bien (en meublé) pour environ 1600 euros/mois?
Merci de vos réponses.
Etant à 2 mois d'une expatriation au Gabon dans le courant du mois de septembre, je suis à la recherche de bonne adresses pour trouver cette perle rare😉! J'y vais avec femme et enfant.
Je sais que les logements sont tres chers mais mon employeur prends en charge le loyer, les charges et les factures eau+electricité. Pouvez vous me dire si il est possible de trouver quelque chose de bien (en meublé) pour environ 1600 euros/mois?
Merci de vos réponses.
Tuyaux pour le sud-est du Maroc? English translation pending
Bonjour,
Je découvre ce forum, super ! Que d'infos et bons conseils !! En auriez-vous encore pour répondre à mes petites interrogations ?
Je pars tout bientôt pour 2 bonnes semaines de Marrakech vers le sud-est (vallée des Roses, du Drââ, du Dadès, ...) en famille (2 adultes et une "enfant" de 12 ans) avec une voiture de loc.
Nous prévoyons visites, ballades, rando, cycle, haltes piscine/repos, etc. mais aussi de ne pas trop prévoir...
- A votre avis, vaut-il mieux réserver l'un ou l'autre points "piscine" au risque que tout affiche complet ou pas nécessaire ? (en particulier je pense à la kasbah Baha Baha) - Idem pour l'incontournable bivouac à Merzouga : vaut-il mieux réserver ? - Entre Marrakech et le sud-est je dispose de 2-3 jours et j'hésite entre le ZAT (pour ballades en étoile au départ d'un point fixe, pas équipé) ou les cascades d'Ouzoud (idem). Que me conseillez-vous ? Dans l'un ou l'autre cas, avez-vous de bonnes adresses (logements et guides si nécessaires) ?
Merci à toutes et tous !
Ccilhoo
Je découvre ce forum, super ! Que d'infos et bons conseils !! En auriez-vous encore pour répondre à mes petites interrogations ?
Je pars tout bientôt pour 2 bonnes semaines de Marrakech vers le sud-est (vallée des Roses, du Drââ, du Dadès, ...) en famille (2 adultes et une "enfant" de 12 ans) avec une voiture de loc.
Nous prévoyons visites, ballades, rando, cycle, haltes piscine/repos, etc. mais aussi de ne pas trop prévoir...
- A votre avis, vaut-il mieux réserver l'un ou l'autre points "piscine" au risque que tout affiche complet ou pas nécessaire ? (en particulier je pense à la kasbah Baha Baha) - Idem pour l'incontournable bivouac à Merzouga : vaut-il mieux réserver ? - Entre Marrakech et le sud-est je dispose de 2-3 jours et j'hésite entre le ZAT (pour ballades en étoile au départ d'un point fixe, pas équipé) ou les cascades d'Ouzoud (idem). Que me conseillez-vous ? Dans l'un ou l'autre cas, avez-vous de bonnes adresses (logements et guides si nécessaires) ?
Merci à toutes et tous !
Ccilhoo
Voyage en Éthiopie avec enfants de 3 et 5 ans English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi-même sommes en procédure d'adoption. Le moment venu, nous devrons nous rendre 3 semaines à Addis-Abeba pour aller chercher notre futur enfant. Nous avons déjà 2 enfants de 3 et 5 ans. Est-ce envisageable de les emmener avec nous? Au niveau de la sécurité, de la santé, du voyage, ...
J'aurais tellement aimé vivre cette merveilleuse aventure en famille, mais je ne veux pas prendre des risques inconsidérés pour mes enfants...
Pour le moment, j'ai plutôt des échos défavorables à notre idée de les emmener... nous sommes peut-être naïfs!
Merci de bien vouloir me répondre.
Aline
Rencontres et échanges inoubliables avec la population vietnamienne (nouvel épisode) English translation pending
(nouvel épisode....)
Après avoir passé une nuit sur la Baie d'Halong, nous prenons le bac et arrivons sur l'île de CAT BA. Moments partagés avec une famille sur le bac où nous partageons des fruits entre nous.
Après quelques temps passé en voiture, nous arrivons chez une adorable petite famille. Les jeunes parents ont 2 petites filles et un troisième enfant ne devrait pas tarder à arriver. Nous sommes bien entendus accueillis avec le thé et après quelques moments passés tous ensemble, nous découvrons nos chambres individuelles dans la même maison que cette famille. Douche et wc juste à coté de nos chambres et possibilité de laver nos vêtements sur une petite terrasse dans une grande bassine en alu.
Une bonne douche froide et hop, nous partons dans le village. Pas un seul touriste à l'horizon..... bizarre..... je pense que cela est dû au mois de juin!!!!!
Tous les villageois sont sur le pas de la porte et tous nous rejoignent le long de notre parcours en nous proposant de prendre leurs petits dans les bras pour faire une photo. Là aussi, que de fou-rires!!!!! Dans une rizière, nous apercevons un homme les jambes dans l'eau, qui dirige un soc de charrue qui est attaché à un buffle.... c'est une toute petite parcelle de terrain et je ne vous dis pas quel mal il avait à faire tourner ce buffle comme il voulait!!!! que de mal pour vivre ou survivre!!!!
Après une grande ballade dans le village y compris sur le bord de mer (endroit très sauvage), nous rentrons boire une bonne bière bien fraîche.
Mon mari et moi, décidons de partir seuls dans de petits chemins en essayant de prendre des repaires pour le retour au cas où.....
Nous avons remarqué une fillette d'une dizaine d'années nous suivait tout timidement et sa maman qui lui faisait signe de venir nous voir "de plus près". Nous l'avons attendu et elle m'a donné la main. Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble et elle essayait de bégayer quelques mots d'anglais qu'elle connaissait. La nuit tombait et nous commencions à sentir les moustiques qui nous courraient après....
En revenant sur le chemin, cette petite fille nous montre sa maison. Aussitôt qu'elle nous aperçoit, sa maman nous fait signe de rentrer chez elle et nous voilà nous déchaussant bien entendu pour rentrer dans la maison et assis sur la natte pour déguster un verre d'eau (pas minérale mais tant pis nous ne pouvions pas refuser) et quelques litchis fraichement cueillis dans l'arbre jouxtant la maison.
Le papa est arrivé et s'est joint à nous. Quelle fierté pour les Parents d'entendre leur petite fille faire des efforts pour nous parler (enfin essayer de nous parler) en anglais. J'ai aussitôt pris un stylo que j'avais dans mon sac et lui ai offert. Elle nous a écrit son nom sur un bout de papier et on en a fait autant. Qu'elle était heureuse !!!! Lorsque nous avons regardé dehors, il faisait nuit.... et là.... il fallait retrouver notre chemin.....
On y est arrivé et tout le monde nous attendait pour manger. Après un copieux et délicieux dîner avec toute la famille sur une petite table, dans une petite cour dehors, une vingtaine d'hommes arrivent et s'installent avec nous. Eh oui, coupe du monde de foot oblige, un écran de télévision est installé dans cette cour et tout le monde vient voir le match.
Inutile de vous dire que la bière pression, servi au broc sur la table, coulait à fond............... c'était vraiment une superbe ambiance et tout le monde était gai mais pas plus (ne me demandait pas le nom des 2 clubs.... je ne m'en souviens pas...).
J'étais la seule femme et les hommes n'osaient pas toujours me servir..... mais je les ai mis à l'aise.....
Le lendemain matin, nombre de personnes sont venus nous voir partir et j'ai aperçu cette fillette que nous avions rencontré la veille qui nous regardait les yeux pleins de tristesse. Whaouuuuu.............. que c'est dur de quitter ces personnes qui sont devenues si proches de nous en l'espace d'une soirée....🙁🙁🙁
Quelle hospitalité.... quelle gentillesse dans leur regard et quels souvenirs pour nous !!!!!
C'est encore une tranche de vie que nous avons vécu dans un village. Des choses toutes simples, qui peut-être feront sourire certains, qui en toucheront d'autres, je ne sais pas, mais ce que je vous raconte, je le fais avec mon coeur tout simplement...😉😉😉
Après avoir passé une nuit sur la Baie d'Halong, nous prenons le bac et arrivons sur l'île de CAT BA. Moments partagés avec une famille sur le bac où nous partageons des fruits entre nous.
Après quelques temps passé en voiture, nous arrivons chez une adorable petite famille. Les jeunes parents ont 2 petites filles et un troisième enfant ne devrait pas tarder à arriver. Nous sommes bien entendus accueillis avec le thé et après quelques moments passés tous ensemble, nous découvrons nos chambres individuelles dans la même maison que cette famille. Douche et wc juste à coté de nos chambres et possibilité de laver nos vêtements sur une petite terrasse dans une grande bassine en alu.
Une bonne douche froide et hop, nous partons dans le village. Pas un seul touriste à l'horizon..... bizarre..... je pense que cela est dû au mois de juin!!!!!
Tous les villageois sont sur le pas de la porte et tous nous rejoignent le long de notre parcours en nous proposant de prendre leurs petits dans les bras pour faire une photo. Là aussi, que de fou-rires!!!!! Dans une rizière, nous apercevons un homme les jambes dans l'eau, qui dirige un soc de charrue qui est attaché à un buffle.... c'est une toute petite parcelle de terrain et je ne vous dis pas quel mal il avait à faire tourner ce buffle comme il voulait!!!! que de mal pour vivre ou survivre!!!!
Après une grande ballade dans le village y compris sur le bord de mer (endroit très sauvage), nous rentrons boire une bonne bière bien fraîche.
Mon mari et moi, décidons de partir seuls dans de petits chemins en essayant de prendre des repaires pour le retour au cas où.....
Nous avons remarqué une fillette d'une dizaine d'années nous suivait tout timidement et sa maman qui lui faisait signe de venir nous voir "de plus près". Nous l'avons attendu et elle m'a donné la main. Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble et elle essayait de bégayer quelques mots d'anglais qu'elle connaissait. La nuit tombait et nous commencions à sentir les moustiques qui nous courraient après....
En revenant sur le chemin, cette petite fille nous montre sa maison. Aussitôt qu'elle nous aperçoit, sa maman nous fait signe de rentrer chez elle et nous voilà nous déchaussant bien entendu pour rentrer dans la maison et assis sur la natte pour déguster un verre d'eau (pas minérale mais tant pis nous ne pouvions pas refuser) et quelques litchis fraichement cueillis dans l'arbre jouxtant la maison.
Le papa est arrivé et s'est joint à nous. Quelle fierté pour les Parents d'entendre leur petite fille faire des efforts pour nous parler (enfin essayer de nous parler) en anglais. J'ai aussitôt pris un stylo que j'avais dans mon sac et lui ai offert. Elle nous a écrit son nom sur un bout de papier et on en a fait autant. Qu'elle était heureuse !!!! Lorsque nous avons regardé dehors, il faisait nuit.... et là.... il fallait retrouver notre chemin.....
On y est arrivé et tout le monde nous attendait pour manger. Après un copieux et délicieux dîner avec toute la famille sur une petite table, dans une petite cour dehors, une vingtaine d'hommes arrivent et s'installent avec nous. Eh oui, coupe du monde de foot oblige, un écran de télévision est installé dans cette cour et tout le monde vient voir le match.
Inutile de vous dire que la bière pression, servi au broc sur la table, coulait à fond............... c'était vraiment une superbe ambiance et tout le monde était gai mais pas plus (ne me demandait pas le nom des 2 clubs.... je ne m'en souviens pas...).
J'étais la seule femme et les hommes n'osaient pas toujours me servir..... mais je les ai mis à l'aise.....
Le lendemain matin, nombre de personnes sont venus nous voir partir et j'ai aperçu cette fillette que nous avions rencontré la veille qui nous regardait les yeux pleins de tristesse. Whaouuuuu.............. que c'est dur de quitter ces personnes qui sont devenues si proches de nous en l'espace d'une soirée....🙁🙁🙁
Quelle hospitalité.... quelle gentillesse dans leur regard et quels souvenirs pour nous !!!!!
C'est encore une tranche de vie que nous avons vécu dans un village. Des choses toutes simples, qui peut-être feront sourire certains, qui en toucheront d'autres, je ne sais pas, mais ce que je vous raconte, je le fais avec mon coeur tout simplement...😉😉😉
Partir au Sénégal en décembre avec deux enfants English translation pending
bonjour
nous somme deux adultes avec deux enfants de 10 et 7 ans garçon et fille
nous envisageons de partire en decembre au senegal pour 1semaines cela serais notre premier grand voyage a l etranger c pour cela que g besoin de vos conseil
faut il mieu privilegier un hotel tous compris avec club enfant excursion ect...
un hotel plus petit avec des baingalo
partir avec un tour operateur
il y a chuste une chose de sur c sur la pension complette nous i tenons vraiment
les dates retenus sont du 18/12/10au 25/12/10 ou 25/12/2010 au 1/01/11
je vous remerci d avance pour vos reponse et somme toutes oui de vos questions si il y en a
cordialement
Quelle température fait-il actuellement au Cambodge? (début juillet 2010) English translation pending
Bonjour à tous !
Nous nous envolons dans quelques jours pour le Cambodge. Quelqu'un pourrait il nous informer sur la météo actuelle du pays ou nous donner un lien vers un site ou nous pourrions suivre la météo par nous même? Nous allons commencer à préparer nos sacs d'ici peu, que doit on ramener? Nous partons avec un enfant de 7 ans, donc hormis les médicaments d'urgences (anti bobos de bases, anti palu, anti moustiques...) nous ne comptions pas prendre grand chose. Peut on tout trouver sur place, au marché russe par exemple? Doit on prévoir des draps ou quelque chose de chaud pour la nuit? Les chaussures de rando pésent lourd, sont elles indispensable pour les treck et autres marches... ou allons nous avoir trop chaud a nos petits pieds :-) ? Merci d'avance pour vos réponses. Amicalement.
Nous 3 ...
Nous nous envolons dans quelques jours pour le Cambodge. Quelqu'un pourrait il nous informer sur la météo actuelle du pays ou nous donner un lien vers un site ou nous pourrions suivre la météo par nous même? Nous allons commencer à préparer nos sacs d'ici peu, que doit on ramener? Nous partons avec un enfant de 7 ans, donc hormis les médicaments d'urgences (anti bobos de bases, anti palu, anti moustiques...) nous ne comptions pas prendre grand chose. Peut on tout trouver sur place, au marché russe par exemple? Doit on prévoir des draps ou quelque chose de chaud pour la nuit? Les chaussures de rando pésent lourd, sont elles indispensable pour les treck et autres marches... ou allons nous avoir trop chaud a nos petits pieds :-) ? Merci d'avance pour vos réponses. Amicalement.
Nous 3 ...
Turquie: périple d'un mois en transports publiques English translation pending
bonjour à tous
je cherche des bons conseils pour un voyage d'un mois en juillet-début août avec comme point de départ et arrivée Istanbul
Nous (2 adultes et 1 enfant de 12 ans) aimerions voyager sans louer de voiture si possible , du moins pas pour l'ensemble du trajet. Nous avons prévu de partir en Capadoce depuis Istanbul. 1ère question pour couper le trajet en 2 (ou plus) vaut-il mieux passer par Ankara en train par exemple , y passer une nuit et continuer en bus ? ou alors est-ce possible d'y aller en bus depuis Istanbul et de faire des haltes intéressantes sur ce trajet ? Nous pensons rester une semaine en Capadoce et partir en direction du Nemrut, mêmes questions sur les haltes en chemin. Ensuite depuis le Nemrut quel trajet ? direction lac Van , ou direction frontière syrienne , mer noire ou pour se reposer un peu un endroit sympa au bord de la méditerranée pour quelques jours ?
merci pour vos infos bob
je cherche des bons conseils pour un voyage d'un mois en juillet-début août avec comme point de départ et arrivée Istanbul
Nous (2 adultes et 1 enfant de 12 ans) aimerions voyager sans louer de voiture si possible , du moins pas pour l'ensemble du trajet. Nous avons prévu de partir en Capadoce depuis Istanbul. 1ère question pour couper le trajet en 2 (ou plus) vaut-il mieux passer par Ankara en train par exemple , y passer une nuit et continuer en bus ? ou alors est-ce possible d'y aller en bus depuis Istanbul et de faire des haltes intéressantes sur ce trajet ? Nous pensons rester une semaine en Capadoce et partir en direction du Nemrut, mêmes questions sur les haltes en chemin. Ensuite depuis le Nemrut quel trajet ? direction lac Van , ou direction frontière syrienne , mer noire ou pour se reposer un peu un endroit sympa au bord de la méditerranée pour quelques jours ?
merci pour vos infos bob
Thaïlande: aide traduction pour réservation de chambres English translation pending
Bonjour
Nous avons un problême de reservation car nous ne comprenons pas les significations pour les chambres. En ce qui nous concerne, ce sont les termes: deluxe double room; superior double room, supérior triple room... nous sommes deux adultes et un enfant de 11 ans. Merci pour votre réponse et bravo pour votre site. Vraiment bien fait.
Régis, laurence et lucas
Camping, plage, jeux pour enfants aux Etats-Unis près de Montréal? English translation pending
Bonjour
je cherche un endroit aux Etats-Unis pres de Montréal, soit a environs 4 hrs d'auto, ou il y a une belle plage et des amusements pour les enfant entre 6 et 13 ans. style de camping tente roulotte.
Merci de votre aide😎
je cherche un endroit aux Etats-Unis pres de Montréal, soit a environs 4 hrs d'auto, ou il y a une belle plage et des amusements pour les enfant entre 6 et 13 ans. style de camping tente roulotte.
Merci de votre aide😎
Prix d'un visa pour le Kenya à l'aéroport de Nairobi? English translation pending
Combien coute un visa d'un mois pris a l'aéroport? Merci
Partir étudier en Angleterre English translation pending
bonjour,
je suis nouvelle sur ce forum et je voudrais avoir des infos car j'aimerais partir en angleterre pour apprendre couramment l'anglais je souhaiterais etre garde d'enfant le matin et le soir comme ca, cela me permet d'aller etudier la journée et en plus être logé par la famille des enfants; le problème c'est que je ne sais pas comment m'y prendre et à qui m'adresser?
je suis nouvelle sur ce forum et je voudrais avoir des infos car j'aimerais partir en angleterre pour apprendre couramment l'anglais je souhaiterais etre garde d'enfant le matin et le soir comme ca, cela me permet d'aller etudier la journée et en plus être logé par la famille des enfants; le problème c'est que je ne sais pas comment m'y prendre et à qui m'adresser?
Bus de Luang Prabang à Vang Vieng avec deux enfants de 8 ans English translation pending
Je prevois de descendre de LP vers VV par route avec 2 enfants de 8 ans.
J'ai lu beaucoup de posts dans ce forum et sur LP qui parlent des bus VIP avec parfois de tres mauvaises surprises (pas de clim, assis sur des chaises en plastique parce que sur-booke, etc) et je voudrais m'assurer que mes enfant ait une experience decente.
Quelqu'un peut-il me recommender une agence de voyage a LP qui pourrait peut etre me louer un mini-van avec chauffeur ou me fournir des billets de bus VIP avec des sieges "reserves" (si cela est meme possible)?
Nous arrivons a LP en avion, donc bien sur, nous pourrions aller a Vientiane en avion aussi, mais il parait que le voyage de LP a VV est tres impressionant et donc on essaie de trouver un moyen de le faire sans que le voyage soit desagreable pour les enfants.
Tout avis sera apprecie!
Merci
Alain
J'ai lu beaucoup de posts dans ce forum et sur LP qui parlent des bus VIP avec parfois de tres mauvaises surprises (pas de clim, assis sur des chaises en plastique parce que sur-booke, etc) et je voudrais m'assurer que mes enfant ait une experience decente.
Quelqu'un peut-il me recommender une agence de voyage a LP qui pourrait peut etre me louer un mini-van avec chauffeur ou me fournir des billets de bus VIP avec des sieges "reserves" (si cela est meme possible)?
Nous arrivons a LP en avion, donc bien sur, nous pourrions aller a Vientiane en avion aussi, mais il parait que le voyage de LP a VV est tres impressionant et donc on essaie de trouver un moyen de le faire sans que le voyage soit desagreable pour les enfants.
Tout avis sera apprecie!
Merci
Alain
Hôtel Marmara Kemer 4* English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons en famille (moi, mon époux et mes 2 fille) en turquie dimanche et je voulais savoir si l'hôtel kemer 4* marmara était bien?
Que pensez de l'animation pour enfant?
Les chambres pour toute la famille sont elles spacieuse?
Le buffet est il bon?
Et y a t'il des excursions sympa et pas trop chère?
assez urgent car un peu inquiète des autres commentaires, MERCI
Quel hôtel choisir à Langkawi? English translation pending
bonjour,
un peu de mal à nous décider sur le choix d'un hotel à langkawi ; on hésite entre le berjaya, le meritus pelangi et le taj rebak
lequel me conseilleriez vous, sachant que :
- on voyagera avec nos enfants de 2 ans donc il nous faut un hotel équipé en "matériel enfant" (chaises hautes...) et idéalement d'un kids club ; nous préfèrons éviter aussi les hotels "escarpés" genre Datai
- nous serons 3 adultes et aimerions partager la même chambre, sans se retrouver "entassés" les uns sur les autres donc il nous faudrait des chambres plutôt spacieuses
merci pour vos conseils !
Travailler à Dubaï en 2010 English translation pending
Bonjour à Tous !😉
Voilà J'ai 38 ans et actuellement je suis au chômage (CRP).... J'ai eu une proposition pour un emploi à Dubaï et l'on m'a proposé un salaire de 2000$ net par mois pour commencer. Aussi je souhaiterais savoir si ce salaire est suffisant pour vivre là-bas sachant que j'ai un enfant de 10 ans . Mon futur employeur m'a dit qu'il faut compter environ 30 000 dirhams/an pour le loyer, 1000 dirhams/mois pour la voiture et environ 25 000 dirhams/an pour l'école. J'aimerais avoir l'avis de personnes qui vivent ou qui ont vécu à Dubaï. Je ne cherche pas à m'enrichir financièrement .... je suis une passionnée de voyages et de culture ... Le poste proposé correspond exactement à mes compétences mais aussi à mes attentes professionnelles ... Je ne voudrais pas passer à côté d'une expérience aussi exceptionnelle. Je prévois d'aller à Dubaï très prochainement pour visiter et voir comment on vit là-bas avant d'accepter la proposition.
Vos réponses, vos conseils et vos commentaires sont les bienvenus .... Merci d'avance .... Amicalement,
Voilà J'ai 38 ans et actuellement je suis au chômage (CRP).... J'ai eu une proposition pour un emploi à Dubaï et l'on m'a proposé un salaire de 2000$ net par mois pour commencer. Aussi je souhaiterais savoir si ce salaire est suffisant pour vivre là-bas sachant que j'ai un enfant de 10 ans . Mon futur employeur m'a dit qu'il faut compter environ 30 000 dirhams/an pour le loyer, 1000 dirhams/mois pour la voiture et environ 25 000 dirhams/an pour l'école. J'aimerais avoir l'avis de personnes qui vivent ou qui ont vécu à Dubaï. Je ne cherche pas à m'enrichir financièrement .... je suis une passionnée de voyages et de culture ... Le poste proposé correspond exactement à mes compétences mais aussi à mes attentes professionnelles ... Je ne voudrais pas passer à côté d'une expérience aussi exceptionnelle. Je prévois d'aller à Dubaï très prochainement pour visiter et voir comment on vit là-bas avant d'accepter la proposition.
Vos réponses, vos conseils et vos commentaires sont les bienvenus .... Merci d'avance .... Amicalement,
Prix de la traversée Ceuta-Algéciras? English translation pending
Bonjour,
je souhaite savoir le prix de la traversée cueta algeciras par personne, et le prix de la traversée pour une voiture légère, et d'un enfant de 12 ans
Merci d'avance
je souhaite savoir le prix de la traversée cueta algeciras par personne, et le prix de la traversée pour une voiture légère, et d'un enfant de 12 ans
Merci d'avance
Voyager en camping-car via la Suède: site à voir et où stationner? English translation pending
J'ai l'intention de partir en Juillet en Campin-car via la SUEDE. Quelqu'un peut-il me donner des conseils ou des renseignemets sur les sites a voir et où stationner. Nous sommes un couple de retraie avec un enfant de 41 ans.
Croisière ratée due à la SNCF English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets d’écrire ce petit compte rendu de notre mésaventure dans le but de vous montrer que parfois il vaut peut être mieux partir la veille …
En février, nous avons réservé notre croisière « Rivages Méditerranéens », à bord du Louis Majesty avec un départ de Marseille le 06 juin (2 adultes et un enfant).
Nous habitons dans le Pas-de-Calais, et comme mon ami et moi ne sommes pas très rassurés en avion, nous avions décidé de rejoindre Marseille en train.
En mai, nous sommes allés à la gare chercher les billets en précisant que notre impératif était 17h00 maxi à Marseille.
Nous trouvons des billets avec une arrivée à 14h35 à Marseille. PARFAIT !! Inutile de partir la veille, nous avons le temps d’arriver jusqu’au bateau.
Notre valise bouclée, (nous avons bien veillé à voyager « léger » cette fois-ci !!), nous nous rendons à la gare pour notre départ à 7h46.
Le train démarre, ça y est les vacances commencent. 😎
Ca c’est ce que l’on croyait ….
Quinze minutes après, 1er arrêt. Là, on nous apprend que des dégradations ont eu lieu sur le réseau électrique : 1 à 2 heures d’arrêt.
Finalement, le train ne peut repartir nous devons prendre une correspondance.🤪
Tout notre programme est donc décalé car nous devions prendre le train de 11h16 à Paris pour arriver à Marseille à 14h35. Hors, la correspondance nous fait arriver à Paris à 11h56 et donc à Marseille à 16h30. Un peu limite !!
Aussitôt, nous appelons la compagnie afin de les prévenir et leur demander si 16h30 ça irait pour prendre le bateau. On nous répond qu’il n’y a pas de souci, on peut continuer tranquillement.
Nous arrivons à Paris Nord à 11h56, nous devons rejoindre Paris Gare de Lyon pour le train de 13h15. Là nous partons en courant jusqu’au RER. Une fois de plus, le sort s’acharne, je réussi difficilement à me faufiler dans le RER avec le petit dans les bras, malheureusement mon ami n’y parvient pas. Là grosse panique…😠
Je l’appelle il me dit qu’il va prendre le suivant et me conseille de prévenir le chef de gare pour ne pas rater le train de 13h15.
Toujours en courant avec le petit, car c’est un peu limite au niveau du temps, j’avance jusqu’au chef de gare qui daigne à peine relever la tête, et me répond très désagréablement que si mon ami n’est pas là à 13h15, tant pis.
Je stresse un maximum, le temps passe, je supplie le chef de gare 13h15, le sifflet retentit c’est fini le train part devant moi.
J’appelle mon ami pour lui demander où il est, il était à 2 pas du train. Lui aussi l’a vu partir. Il s’effondre, il est en nage d’avoir couru et de traîner cette valise qui au fil de temps perd des morceaux !! (1 roulette cassée à cause des escaliers, les escalators ne fonctionnement pas toujours, une poignée arrachée…) Bref la totale
Nous essayons de ne pas perdre espoir, nous nous renseignons sur le prochain train pour Marseille : 14h15 arrivée 17h21.
Je rappelle la compagnie, qui se renseigne auprès du bateau. On nous laisse jusqu’à 17h30 maxi. Il va falloir faire vite encore. Pour ne pas perdre de temps, je réserve un taxi sur Marseille.
Nous sommes enfin dans le train de 14h15. Tout se passe bien jusqu’à …. Avignon où il commence de nouveau à ralentir et finit par s’arrêter : de nouveaux soucis 40 minutes d’arrêt.🤪
Cette fois, ça y est c’est fichu, tout ça pour rien.
Du train, nous apercevons le bateau partir sans nous.
Nous avons trouvé un hôtel et nous nous sommes effondrés épuisés.
Ce qui devait être un rêve, s’est transformé en un réel cauchemar.
Petit conseil, n’hésitez pas à partir avant si vous le pouvez.
Hélène
Je me permets d’écrire ce petit compte rendu de notre mésaventure dans le but de vous montrer que parfois il vaut peut être mieux partir la veille …
En février, nous avons réservé notre croisière « Rivages Méditerranéens », à bord du Louis Majesty avec un départ de Marseille le 06 juin (2 adultes et un enfant).
Nous habitons dans le Pas-de-Calais, et comme mon ami et moi ne sommes pas très rassurés en avion, nous avions décidé de rejoindre Marseille en train.
En mai, nous sommes allés à la gare chercher les billets en précisant que notre impératif était 17h00 maxi à Marseille.
Nous trouvons des billets avec une arrivée à 14h35 à Marseille. PARFAIT !! Inutile de partir la veille, nous avons le temps d’arriver jusqu’au bateau.
Notre valise bouclée, (nous avons bien veillé à voyager « léger » cette fois-ci !!), nous nous rendons à la gare pour notre départ à 7h46.
Le train démarre, ça y est les vacances commencent. 😎
Ca c’est ce que l’on croyait ….
Quinze minutes après, 1er arrêt. Là, on nous apprend que des dégradations ont eu lieu sur le réseau électrique : 1 à 2 heures d’arrêt.
Finalement, le train ne peut repartir nous devons prendre une correspondance.🤪
Tout notre programme est donc décalé car nous devions prendre le train de 11h16 à Paris pour arriver à Marseille à 14h35. Hors, la correspondance nous fait arriver à Paris à 11h56 et donc à Marseille à 16h30. Un peu limite !!
Aussitôt, nous appelons la compagnie afin de les prévenir et leur demander si 16h30 ça irait pour prendre le bateau. On nous répond qu’il n’y a pas de souci, on peut continuer tranquillement.
Nous arrivons à Paris Nord à 11h56, nous devons rejoindre Paris Gare de Lyon pour le train de 13h15. Là nous partons en courant jusqu’au RER. Une fois de plus, le sort s’acharne, je réussi difficilement à me faufiler dans le RER avec le petit dans les bras, malheureusement mon ami n’y parvient pas. Là grosse panique…😠
Je l’appelle il me dit qu’il va prendre le suivant et me conseille de prévenir le chef de gare pour ne pas rater le train de 13h15.
Toujours en courant avec le petit, car c’est un peu limite au niveau du temps, j’avance jusqu’au chef de gare qui daigne à peine relever la tête, et me répond très désagréablement que si mon ami n’est pas là à 13h15, tant pis.
Je stresse un maximum, le temps passe, je supplie le chef de gare 13h15, le sifflet retentit c’est fini le train part devant moi.
J’appelle mon ami pour lui demander où il est, il était à 2 pas du train. Lui aussi l’a vu partir. Il s’effondre, il est en nage d’avoir couru et de traîner cette valise qui au fil de temps perd des morceaux !! (1 roulette cassée à cause des escaliers, les escalators ne fonctionnement pas toujours, une poignée arrachée…) Bref la totale
Nous essayons de ne pas perdre espoir, nous nous renseignons sur le prochain train pour Marseille : 14h15 arrivée 17h21.
Je rappelle la compagnie, qui se renseigne auprès du bateau. On nous laisse jusqu’à 17h30 maxi. Il va falloir faire vite encore. Pour ne pas perdre de temps, je réserve un taxi sur Marseille.
Nous sommes enfin dans le train de 14h15. Tout se passe bien jusqu’à …. Avignon où il commence de nouveau à ralentir et finit par s’arrêter : de nouveaux soucis 40 minutes d’arrêt.🤪
Cette fois, ça y est c’est fichu, tout ça pour rien.
Du train, nous apercevons le bateau partir sans nous.
Nous avons trouvé un hôtel et nous nous sommes effondrés épuisés.
Ce qui devait être un rêve, s’est transformé en un réel cauchemar.
Petit conseil, n’hésitez pas à partir avant si vous le pouvez.
Hélène
Neurologues à Pointe-Noire? (Congo) English translation pending
Bonjour , j'aimerais savoir si il y a des neurologue competent a pointe noire
je dois partir y vivre avec ma famille et ma fille de 6 ans est epileptique
je connais un peu ce pays pour y avoir sejourné a deux reprises
merci d'avance
San Francisco: utiliser le système de transport BART du centre-ville vers l'aéroport? English translation pending
Bonjour à tous,
J'imagine qu'il existe une ligne qui relie le centre de SF (pour ma part quartier de Japantown) jusque l'aeroport.
Quelle est cette ligne et quel serait le prix pour 2 adultes et 1 enfant ?
Le Bart circule le 4 juillet ?
Merci à tous,
Voyage au Vietnam du nord au sud avec un bébé de 2 ans et demi English translation pending
Bonjour a tous, je suis en train de preparer notre prochain voyage en famille et je pense serieusement au Vietnam. Ca serait pour fin decembre ou debut janvier. L'idee seraait d'atterir a Hanoi et de descendre jusqu'a HCM en train, est ce que c'est possible un train couchette avec un enfant de 2 ans et demi? J'ai vu qu'il y avait des cabines avec 4 couchettes mais que les enfants de moins de 4 ans voyagent gratuitement est ce que ca veut dire qu'ils doivent partager la couchette d'un des parents. Est ce que certains d'entre vous ont deja voyage en train couchette avec un petit?
Autre question, pensez vous que 15 jours soient ok?
merci!
Voyager au Japon avec un bébé? English translation pending
Bonjour,
Mon conjoint a une conférence à Tokyo en septembre 2010. Nous nous questionnons à savoir si je pourrais le rejoindre avec notre enfant de 1 an et se diriger vers Kyoto ensemble.
Nous habitons le Québec (Canada). Le vol est de 16 heures... Est-ce utopique de penser voler durant tout ce temps avec un bébé?
Il semble sage de choisir une seule destination et habiter en appartement avec cuisinette. Qu'en pensez-vous? Pouvons-nous rester à Kyoto durant 2 semaines? Avez-vous des suggestions de pensions? Y'a-t-il assez à visiter? Comment se déroule les transports? Est-ce que le climat est trop chaud en septembre pour un poupon? Nous sommes de bons voyageurs.
Nous revenons d'un voyage en Westfalia en UTAH qui a été merveilleux au niveau des paysages mais difficile en ce qui concerne la routine avec notre fils. (nous avons changé d'endroit trop fréquemment). Nous voulons avoir une meilleure expérience au Japon!
Merci
Brigitte