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Indemnisation pour retard de vol supérieur à 3 heures English translation pending
by Badiner · 2014-10-06 · 56 replies
Plusieurs internautes m’on écrit en MP pour savoir les conditions d’indemnisation en cas de retard dans les vols. Je préfère répondre en direct sur le forum, ces renseignements peuvent servir à de nombreux internautes. (surtout ceux qui utilise la Cubana 😏

Depuis 2012, il est possible d’obtenir une indemnisation de la part de la Compagnie aérienne pour un retard supérieur à 3h la somme est variable en fonction de la longueur de ce retard.

Comment procéder :

Un conseil préalable, ne pas s’adresser à ces sites nombreux sur le net qui vous promettent d’obtenir une indemnité moyennant finance. Pour les avions comme pour le casa évitons ces officines.

La procédure est simple Faire établir au bureau de la compagnie à l’enregistrement ou à l’accès à l’avion, un certificat de retard. Beaucoup de passager ne le font pas, j’ai un exemple récent avec la Cubana en juillet 2014 9h de retard que 5 personnes ont fait la démarche.

Ecrire à la compagnie aérienne en recommandé avec accusé de réception (important l’ AR pour la suite). Vous avez un modèle de lettre sur le site officiel
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/R19799.xhtml Fournir une copie de vos billets d’avion L’attestation si vous en avez obtenu une

La Compagnie aérienne a 3 mois pour vous répondre

Absence de réponse de la compagnie aérienne

Le délai passé sans réponse, vous adressez votre réclamation à la DGAC Préparer une photocopie de toutes les pièces en votre possession Vous trouverez le modèle de lettre sur le site officiel DGAC https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/showFormulaireSignaletiqueConsulter.do?numCerfa=13674

Comptez 2 mois pour la prise en compte et le règlement du dossier.

SI la compagnie aérienne vous propose l’indemnité en avoir sur un prochain vol, vous pouvez refuser, le texte prévoit que celle-ci doit être réglée en espèces
De Cape Town à Johannesburg English translation pending
by Michel85200 · 2014-10-02 · 430 replies
Note aux nouveaux lecteurs:

Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.

Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.

L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.

La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.

Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.

Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !

Dissertons plus précisément :

Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.

Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).

Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.

Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?

La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.

Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…

Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).

Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.

Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…

Michel

PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Arnaque chez Budget, location de voiture aux États-Unis English translation pending
by Max3976 · 2014-10-01 · 130 replies
Bonjour. Ma mésaventure: Je précise que je ne parle que quelques mots d'Anglais, juste assez pour louer une chambre, manger et boire, et encore, parfois, je ne sais pas vraiment ce que je bois et ce que je mange.🤪 A la fin de mon voyage à vélo aux USA, je décide de louer une voiture à St George pour rejoindre Las végas. J'arrive à l'agence de location Budget à Saint George, un peu avant midi. Je m'explique, je veux une voiture pour aller à Las végas et laisser la voiture à Las végas. On m'indique le tarif. Je demande qu'on me l'écrive pour m'assurer d'avoir bien compris, je passe sur les détails mais All inclusive, ça je comprends et 140$ écrit sur la brochure de l'agence, je comprends aussi. Je donne mon permis, mon passe port, ma CB et je consulte le contrat que l'on me remet. je ne vois pas apparaître clairement mes 140$, et à ma demande l'employée me confirme à nouveau 140$ avec dropping to Las Végas avec prise du véhicule à 12 heures le 9 juin et restitution à Las végas le 10 à 11 heures. Je dis ok et je signe ce contrat. L'employée est pressée, elle veut me faire signer la feuille d'état de la voiture exempte de défaut sans en faire le tour. J'exige de vérifier le véhicule, il y a de légères griffures un peu partout, des pocs de portières. Je demande à ce qu'elle les mentionne, mais elle me rassure en indiquant que c'est pour les chocs importants et les parties vitrées. Elle insiste vraiment et je me laisse emballer... Je voyage sans encombres, je rends le véhicule avec le plein fait à la station présente à 300 mètres à 9 heuresle lendemain, comme prévu. A la restitution l'employé veut me faire signer la feuille de check in avec une rayure à l'arrière, je refuse de signer et je reçois mon double non signé donc, avec le kilométrage effectué soit 220 miles. Le lendemain, le 11 juin, je prends l'avion pour la France. Trois semaines plus tard je constate un prélèvement de 428 $! Je me rends à ma banque, j'explique mon affaire , que je n'ai rien signé pour 428 $, et que je n'ai reçu aucune facture. La banque me fait remplir une réclamation qu'elle va transmettre à Mastercar. J'aurai une réponse dans 3 mois maxi, délai normal pour un litige avec l'étranger! En effet deux mois et demi plus tard j'ai la réponse. On me remet des photocopies de documents mentionnant que j'avais loué la voiture pour 3 jours et qu'en fait je l'ai gardé 10 jours en ayant parcouru 330 miles au total. Il ne peuvent donc rien faire. Je rentre chez moi, déconfit et particulièrement faché et je compare ces documents à mes originaux. Je m'attendais à une arnaque sur des dommages au véhicule, il n'en est rien. Le double du contrat , est falsifié, ma date de retour est barrée manuellement et le 13 est écrit à la place. La "facture" est le même document imprimé cette fois ci avec à la fois la date du 20 en retour et la date du 10 sur une autre ligne ainsi que 110 miles de plus que ce que figure sur ma feuille de restitution du véhicule. Je retourne à la banque avec mes documents originaux, les doubles falsifiés, et la copie de ma carte d'embarquement du 11 juin mais elle ne veut rien entendre, ayant déjà fait une réclamation, elle ne peut en faire une autre!!! C'est quand même fort alors que c'est elle qui m'a fourni les preuves de la falsification, et qu'importe si le 11 j'étais dans l'avion! J'ai donc décidé de me retourner contre ma banque, qui paie sur simple demande sans contrôler les justificatifs(elle le font toutes). Mon interlocuteur m'a conseillé de faire détruire ma carte car je ne pouvais m'opposer à aucun autre prélèvement, même sans n'avoir rien signé!!! j'ai évidement résilié cette carte.

Parrallèlement a cette démarche j'ai fait trois réclamations par mail à Budget client, aucune réponse.

Voici le courrier adressé à ma banque.

XXXXXXXXXXXXX. Résidence Les XXXXXXXXX. Allée des XXXXXXXX. 83110 SANARY sur MER. Cxxxxx Axxxxxxx. A l'attention du directeur d'agence. xxxxxxxxxxxxxx. 83XXX XXXXXXXXX.

Sanary le 16/09/2014.

Madame, Monsieur.

J'ai effectué un voyage aux USA. A mon retour, j'ai constaté que le règlement par carte bancaire d'une voiture que j'avais loué était trois fois supérieur au montant annoncé. Je me suis présenté dans votre agence fin juin pour déposer une réclamation avec mes pièces justificatives, dont l'original de mon contrat. Vous avez remonté ma réclamation auprès du service Mastercar qui répondu mi septembre. Votre collaborateur m'a fourni une partie du dossier et m'a indiqué verbalement que j'avais loué ce véhicule du 9 juin au 13 juin, mais que de plus je l'avais rendu en retard . Tout cela est faux bien sûr, et les pièces fournies portent les preuves des erreurs ou falsifications.

Mes documents : Pièce 1 : tarif que je me suis fait confirmer à l'agence, 140$, il n'apparaissait pas clairement dans mon contrat. Pièce 2 : le double de mon contrat original spécifiant les dates de location du 09 au 10 juin 2014.

Les documents que vous m'avez fourni : Pièce 4 : Mon contrat raturé manuellement avec une date de retour portée au 13 juin. Pièce 5 : toujours le même type de document imprimé avec dans la fenêtre des dates de location, une durée qui s'étend jusqu'au 20 juin et dans la fenêtre tarif, la facturation détaillée que je conteste pour tout montant supérieur à 140$. D'une part car le montant Time & miles est supérieur au tarif forfaitaire de 140$ indiqué à l'agence , et d'autre part parce que le kilométrage qui était compris dans le forfait ne correspond pas au kilométrage réel. Pièce 3 : le check in de restitution du véhicule en date du 10 juin avec 17530 miles au compteur soit 206 miles effectués et non 342.

Dans la fenêtre facturation apparaît de l' »energy » alors que j'ai fait le plein à la station à proximité du site de restitution soit à moins d'un kilomètre. Enfin, le bordereau de facturation par ligne, pièce 6 est indéchiffrable, codification et d'acronymes incompréhensibles...

Pièce 7 : copie de mon billet d'avion en date du 11 prouvant que je n'étais plus aux usa le 13 ou le 20 Juin.

Cela fait beaucoup d'éléments qui j'estime attestent de ma bonne foi. J'ai loué ce véhicule pour un montant de 140$ tout compris, avec un départ de Saint George et un retour à Las Végas.( 140$ forfaitaire , kilométrage illimité)

Je l'ai restitué avant le délai de 24 heures à l'endroit prévu, avec le plein et rigoureusement dans le même état qu'on me l'avait confié. J'exige donc le remboursement du trop perçu au dessus de 140 $ conformément à l'article L 133-18 du code monétaire et financier. Je suis assez effaré de la désinvolture du contrôle de Mastercard et de l'aveu d'impuissance de votre personnel devant la production de mes preuves. J'espère que cette malheureuse affaire aura l'issue que je souhaite, sinon, il est évident que je ne pourrai plus accorder ma confiance à votre banque. Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.

Mxxxxxx GXXXXXXXX.

J'affirme qu'il s'agit bien d'une arnaque. J'ai loué deux autres véhicules durant mon séjour, je l'ai restitué au même endroit que je l'ai pris, j'ai été facturé sur place au tarif du contrat, rien à dire.

L'affaire paraît bien rôdée, lorsqu'un touriste étranger rend un véhicule à l'aéroport, il suffit d'attendre quelques semaines pour qu'il soit retourné chez lui et le voler. Le laxisme des banques est intolérable, c'est de l'incompétence voire de la complicité passive. Si je ne suis pas remboursé, je contunuerai à poursuivre ma banque puisque d'après le code monétaire, elle est responsable en cas de litige, à elle de le résoudre avec Mastercard et le loueur indélicat, c'est la loi. Pour l'instant, je n'ai pas de réponse.
Risques réels au Maroc English translation pending
by Voyageur31 · 2014-09-27 · 88 replies
Une pensée pour HERVE BOURDEL, je ne trouve pas de qualificatif pour nommer c'est individus abjectes, la quintessence du mal, l’horreur absolu. Pensons à ses proches et prions pour LUI.

Le quai d'Orsay avec modération, conseil d'être très vigilant au Maroc. Oui, mais dans quels coins ne faut il pas aller. J'imagine que le désert est déconseillé; du coté de Merzouga et en général toutes les zones isolées!!!!

Même dans un souk on peut se faire enlever facilement.....Alors on ne va pas au Maroc pour rester enfermé dans un camping au milieu de 100 ou plus camping car!!! Certe on aura le soleil (en principe) mais après???

Comment réagissent les autorités Marocaines à ce phénomène? Si les CC boycottes le pays, ça va leur faire drôle au portefeuille.

Ce ne sont que quelques réflexions et interogations. Nous ne voulons pas prendre le risque, c'est surement idiot comme réaction quand on connait ce beau pays, et même avec la police et l'armée qui sont très présents, je me pose la question!!!!!!!!!!!!!!😕

Et bien, on va visiter le Portugal à la place, mais en janvier bof pour le soleil. !!!!!!
Conseil sur notre premier et dernier tour du monde English translation pending
by Levect · 2014-09-24 · 34 replies
Bonsoir!

Voilà, cela fais maintenant de nombreuses années qu'à chacun de mes voyages je fais appel à ce forum afin d'obtenir des informations sur les destinations qui me plaisent, les bons plans, les incontournables et les meilleurs itinéraires possibles.

Après avoir fais appel à vous pour l'Australie, le Mexique, la thaïlande, Cuba, la Côte ouest Américaine, Tanzanie et Zanzibar et j'en passe encore, j'aurai besoin de votre aide pour.... notre petit tour du monde...

En effet, certains éléments de la vie de tous les jours font que nous avons l'opportunité de partir environ 3 mois et demi pour faire un petit tour du monde... qui sera le premier et le dernier... du moins y en aura pas d'autres avant longtemps.

C'est donc la première fois que nous allons faire un tel voyage et c'est pour nous l'opportunité de faire certains pays que nous n'avons jamais eu l'opportunité d'y aller.

Alors la première question est quand? Et bien pour les dates nous n'avons pas le choix, on en a discuté entre nous, et le meilleur moment pour nous sera de début mai jusqu'à mi août.

Les pays choisis en premier lieu sont : La chine - Japon - polynésie française - Chili - Argentine ou/et Brésil ? - Pérou - Hawai...

Voici une première ébauche de destination que nous aimerions faire, rien n'est encore graver dans la pierre, donc j'aurai besoin en tout premier lieu votre aide afin de sélectionner les meilleures destinations en fonction de la saison et de la diversification que cela apporterai à notre voyage. C'est à dire pas toujours les même décors, pas que de la plage etc...

Nos premiers doutes sont surtout pour l'amérique du sud, nous n'avons fait que le Mexique et Cuba, dont je ne suis même pas sur qu'on puisse dire que c'est l'Amérique du Sud. Est ce intéressant de faire le Chili - Argentine - Brésil et Pérou? lequel selon vous est de trop?

Ensuite, ce sont des pays dont nous voulons découvrir donc il est pour nous très dur aussi d'évaluer les villes et les stop à ne surtout pas rater, on a mis sur papier le nombre de jour approximatif pour chacune des destinations avec les stops dans certaines villes dont nous avons entendu que je vous met ci-dessous et j'ai hâte de pouvoir lire vos conseils et améliorations à faire.

mar 05 mai Paris - Londres - Pékin mer 06 mai Pékin2 nuit(s)jeu 07 mai Pékin ven 08 mai Pékin - Chengde1 nuit(s)sam 09 mai Chengde - Pekin1 nuit(s)dim 10 mai Pekin - Datong - Taiyuan1 nuit(s)lun 11 mai Taiyuan - Pingyao2 nuit(s)mar 12 mai Pingyao mer 13 mai Pingyao - Xi'an1 nuit(s)jeu 14 mai Xi'an - Guilin1 nuit(s)ven 15 mai Guilin - Yangshuo1 nuit(s)sam 16 mai Yangshuo - Guilin - Shanghai2 nuit(s)dim 17 mai Shanghai lun 18 mai Shanghai - Osaka1 nuit(s)mar 19 mai Osaka - Hiroshima1 nuit(s)mer 20 mai Hiroshima - Kyoto3 nuit(s)jeu 21 mai Kyoto ven 22 mai Kyoto sam 23 mai Kyoto - Kanazawa2 nuit(s)dim 24 mai Kanazawa lun 25 mai Kanazawa - Takayama1 nuit(s)mar 26 mai Takayama - Hakone1 nuit(s)mer 27 mai Hakone - Tokyo3 nuit(s)jeu 28 mai Tokyo ven 29 mai Tokyo sam 30 mai Tokyo - Auckland dim 31 mai Auckland - Papeete2 nuit(s)lun 01 juin Papeete mar 02 juin Papeete - Moorea2 nuit(s)mer 03 juin Moorea jeu 04 juin Moorea - Tahaa4 nuit(s)ven 05 juin Tahaa sam 06 juin Tahaa dim 07 juin Tahaa lun 08 juin Tahaa - Papeete1 nuit(s)mar 09 juin Papeete - Santiago du Chili3 nuit(s)mer 10 juin Santiago du Chili jeu 11 juin Santiago du Chili ven 12 juin Santiago du Chili - Atacama3 nuit(s)sam 13 juin Atacama dim 14 juin Atacama lun 15 juin Atacama - Santiago du Chili - Buenos Aires3 nuit(s)mar 16 juin Buenos Aires mer 17 juin Buenos Aires jeu 18 juin Buenos Aires - El Cafalate3 nuit(s)ven 19 juin El Calafate sam 20 juin El Cafalate dim 21 juin El Cafalate - Salta et sa région7 nuit(s)lun 22 juin Salta et sa région mar 23 juin Salta et sa région mer 24 juin Salta et sa région jeu 25 juin Salta et sa région ven 26 juin Salta et sa région sam 27 juin Salta et sa région dim 28 juin Salta et sa région - Iguacu3 nuit(s)lun 29 juin Iguacu mar 30 juin Iguacu mer 01 juil Iguacu - Buenos Aires1 nuit(s)jeu 02 juil Buenos Aires - Lima2 nuit(s)ven 03 juil Lima sam 04 juil Lima - Cusco2 nuit(s)dim 05 juil Cusco lun 06 juil Cusco - Aguas Calientes2 nuit(s)mar 07 juil Aguas Calientes mer 08 juil Aguas Calientes - Machu Pichu - Cusco1 nuit(s)jeu 09 juil Cusco - Los Angeles1 nuit(s)ven 10 juil Los Angeles - Honolulu2 nuit(s)sam 11 juil Honolulu dim 12 juil Honolulu - Kawaii4 nuit(s)lun 13 juil Kawaii mar 14 juil Kawaii mer 15 juil Kawaii jeu 16 juil Kawaii - Ohau4 nuit(s)ven 17 juil Ohau sam 18 juil Ohau dim 19 juil Ohau lun 20 juil Ohau - Big Island6 nuit(s)mar 21 juil Big Island mer 22 juil Big Island jeu 23 juil Big Island ven 24 juil Big Island sam 25 juil Big Island dim 26 juil Big Island - Honolulu1 nuit(s)lun 27 juil Honolulu - Los Angeles mar 28 juil Los Angeles - Londres - Paris Bon, il y a énormément de jour en Argentine, c'est pour voir large et peut-être rajouter le Brésil ou le remplacer.... Donc j'attends vos conseils sachant que c'est la première ébauche
Solo female travel to Iran, departure March 2015
by Jordanscam · 2014-09-22 · 35 replies
Hi everyone, I’m really keen to visit Iran for three weeks in mid-March 2015. What worries me a bit isn’t so much traveling alone—I’m used to it and know the Middle East well—but rather the current events (Islamic State) that could potentially become dangerous. Flights are pretty cheap at the moment, and I’d like to book before prices go up.

Any advice from people who know the ground situation and Iranian current affairs better than I do would be much appreciated! :)
Thaïlande, toujours le pays du sourire? English translation pending
by Kevalin · 2014-09-21 · 177 replies
J'ai fait un séjour dans ce beau pays en 2008, et j'en ai ramené des sentiments mixtes..

Mais en parcourant le web et notamment un site qui regroupe toutes les photos et vidéos non censurées de victimes d'accidents et de meurtres divers, force est de constater que la Thaïlande arrive en tête de toutes les horreurs qui peuvent arriver à un être humain..

Nous aurait-on menti sur ce pays qui se veut souriant ?

Rencontrez-vous souvent des Thaïs qui sourissent d'ailleurs ? Perso, je n'ai pas trouvé ce peuple réellement souriant...

Mais ceci n'est pas le plus important car ce qu'on nous cache c'est que la Thaïlande en définitive et surtout Pataya en particulier est une des destinations les plus dangereuses au monde surtout pour l'occidental..

On trouve souvent des occidentaux, notamment des Anglais, ayant chuté du haut d’immeubles et on classe l'affaire sous la rubrique suicide alors que le meurtre est une évidence... Il y en a de plus en plus...

Le site en question que je ne peux citer considère ce pays comme le plus "gore" de toute la planète...

C'est de ce pays que viennent le plus d'images et de vidéos insoutenable ce qui nourrit les news de ce site...

C'est le pays en tête avec deux autres pour les accidents de la route... Et les accidents de scooter ne sont à souhaiter à personne... notamment par le fait que si l'on réchappe à la mort, le "responsable" de la collision s’arrangera pour vous terminer... un mort lui coutera pas cher... alors qu'un blessé...

C'est un pays asiatique et qui contient donc une mentalité asiatique qui ne considère pas la vie comme nous, en occident, où l'on s'y accroche de manière d'ailleurs tout aussi débile...

Le 15 septembre dernier un jeune couple anglais est sauvagement assassiné et la fille de 24 ans, violée en série, est complètement défigurée ! elle n'a plus de visage... sur quelle planète vivons-nous ?

Évidemment on est loin des reportages de français moyen qui veulent finir leurs jours en Thaïlande parce qu'avec leur petite retraite ils peuvent ici s'offrir une piscine, le climat est meilleur et on peut faire du vélo... Ce sont des acheteurs de carte postales qui ne connaissent pas la réalité cruelle de ce pays.. peut-être d'ailleurs reviendront-ils désenchantées mais la caméra ne sera pas là pour les accompagner au retour car des échecs çà ne fait rêver personne et ce n'est pas vendeur sur les chaînes...

Qu'elle misère humaine, de voir ce cortège de Français moyens essayant comme ils peuvent d'exporter leur modèle de vie de jouisseur invétéré dans cette nouvelle vie d'expat en espérant que les Thaïs ne feront pas trop de bruit...

En fait cette réalité peu reluisante de ce pays est cachée par les différents pays pour différentes raisons qui sortent du cadre de mon analyse.. en bref on nous ment et on nous montre que le bon côté des choses mais on omet soigneusement de nous révéler la xénophobie des Thaïs qui peut d'ailleurs expliquer leur manque de sourire vis-à-vis des blancs et leur empressement à chercher à vous dévaliser dès que possible..

Le site en question regorge de scènes d'horreur alimenté par des images venant très souvent de Thaïlande.. Pour ce site la Thaïlande est la destination, peut-être avec quelques autres nations peu reluisantes, la plus dangereuse au monde.. Et ils n'y vont pas par le dos de la cuillère pour nous montrer et prouver par l'image une réalité qu'il faut maintenant dénoncée avant que d'autres blancs s'emballent pour des retraites au soleil au pays du sourire et des meurtres... En plus la police Thaï est une des plus corrompue au monde...

Ceux qui malgré les avertissements voudront continuer à y croire s'exposent à de fortes déconvenues.. des fois définitives.. mais ils auront été prévenus !
Urgent: quelle assurance pour un trek en haute altitude au Népal? English translation pending
by Lyra789 · 2014-09-14 · 49 replies
Bonjour,

Je sais que de nombreux posts ont été consacrés à la question des assurances, mais je n'ai rien trouvé au sujet des assurances à souscrire sur place. Nous sommes deux à partir en trek autour des Annapurnas. Nous pensions tout organiser sur place, ce que nous sommes en train de faire, mais notre assurance visa ne nous couvre pas pour les frais de recherches et la haute altitude. Nous pensions souscrire au vieux campeur mais le paiement n'a pas fonctionné. Est ce parce que nous sommes sur place? Quelle assurance peut on souscrire sur place? Mondial assistance ne fonctionne pas. J'ai trouvé April, mais cela ne semble pas inclure la haute montagne... Nous partons dans deux jours... Je vous remercie d'avance pour vos réponses et conseils!!
Du voyage solo au voyage en duo: un partage improbable devenu évident English translation pending
by Mikenola · 2014-09-11 · 5 replies
Difficile à croire, surtout après mon article : http://www.mikeontheroad.fr/voyager-seul. Mais j’ai décidé depuis peu de partager mes voyages. Mes voyages solos ne sont pas pour autant loin derrière moi. L’explication est complexe. Alors pourquoi ais-je fait ce choix ? Dans quel but ? Quels avantages et inconvénients surviennent dans ce choix de voyage ? Peut-on partager ses voyages après avoir été un loup solitaire ? Sûrement, mais pas avec n’importe qui et surtout en ayant bien réfléchi à la question.

En revenant des Etats-Unis, je prenais la direction de l’Amérique du Sud avec mon meilleur ami. Pourquoi ? Et bien tout simplement car je ne me sentais pas de partir seul dans ce road trip. Sans oublier que nos chemins de vie allaient bientôt être très éloignés. Un des mes plus beaux voyages, car malgré les quelques différents durant ce périple, le partage et les anecdotes vécus avec Jonathan ont rendu ce voyage vraiment unique. Ma réflexion était alors toute simple : « Finalement, c’est bien aussi de voyager à deux. Mais assez honnêtement, je ne peux le faire qu’avec mon meilleur pote. Car ma mentalité de voyage est quand même bien particulière. Pourrais-je supporter, ne serait ce que quelques jours, une autre personne ? Pour l’instant je suis sûr que non ».

Un futur tour du monde en solitaire ?

L’Amérique m’a fait rêver, ce n’est un secret pour personne. J’ai désormais soif d’aventures. La suite logique pour moi, c’est un tour du monde qui devrait se dérouler hypothétiquement en 2015. Je n’ai pour l’instant aucune garantie la-dessus, mais mon envie est débordante. Je me vois déjà au bout du monde, découvrant de nouvelles cultures. Les divers périples que je lis à travers les blogs, les émissions de voyages que sont RDV en terre inconnue, Fourchette et sac à dos, ou encore les documentaires National Geographic me transportent fort facilement. Mais alors, avec qui ? Mon sentiment premier est de le faire seul, je veux bien partager des voyages avec mon meilleur pote, mais le tour du monde je dois le faire seul, c’est une conviction très forte. Je n’arrive pas à penser autrement. Me plier à des contraintes ? Très peu pour moi. De plus, je n’ai jamais été réellement seul, peut-être une ou deux journées, lorsque j’arrive sur place et encore. Si je suis seul, c’est que je décide tout simplement de l’être. En auberges de jeunesse, couchsurfing, camping ou autres, il est très facile de faire des rencontres si vous êtes ouvert d’esprit.

Mais alors pourquoi changer son sac à dos d’épaule?

Pour moi, il était très difficile, ne serait-ce que d’imaginer partager à nouveau un voyage, même un gros weekend. Et pourtant, quelques mois après ce fut bien le cas. La transformation s’est peut-être fait lors d’un Weekend à Amsterdam, en Février de cette année. Julie, petite savoyarde au caractère bien trempé, et qui tolère mes coups de gueule depuis peu, me l’a proposé. Après tout, pourquoi pas … Voyager en couple, c’est pas fait pour les autres ça ? Et bien figurez vous que non. J’avais vraiment du mal à me projeter, Amsterdam m’y a fortement aidé. L’acceptation étant faite, il n’y plus qu’à. Megabus nous rappelle tout deux les Etats-Unis (Elle Philadelphie, moi un peu plus New York et San Francisco). C’est notre première « expérience à l’étranger » ensemble. Quand je suis revenu d’Amérique du Sud, elle partait au Mexique pendant deux semaines, avec mon sac de 45 litres. Elle me dira plus tard que mon voyage l’avait inspiré, et qu’elle ne l’aurait pas fait de cette façon sans avoir vu au préalable mon aventure. Ne faisons pas la fine bouche, je reste fier d’entendre ça. Mais il faut dire que j’appréhende un temps soit peu.

Je suis de ce genre de personne qui n’a jamais compris le changement radical de ses amis, juste parce que ces-derniers étaient en couple. Je ne compte pas faire parti de cette secte. L’adaptation pourquoi pas, la soumission surtout pas. A Amsterdam tout se passe bien, je suis étonnement surpris. La complicité étant née sur un certain gâteau, qui nous a rendu un peu incontrôlable. Hilarité affolante qui n’en finit plus pour ma part (impossible d’enchaîner deux mots sans exploser de rire) , tandis que Julie est frigorifiée et marche au ralenti. Je la porterais même jusqu’à la chambre. Quand je me remémore ce moment, je ne peux m’empêcher de sourire. Nous aurons beau vivre diverses épreuves, nous nous rappellerons toujours de cette anecdote, elle nous appartient. Personne ne peut réellement la comprendre.

Attention, je ne regrette pas mes voyages en solitaire, ils étaient tous fabuleux, le compagnon idéal est fort difficile à acquérir, mais pourquoi ne pas tester autre chose après tout, lorsque l’entente est à son paroxisme ?

Des weekends et après ?

Les weekends c’est une chose, mais comment peut-on avoir la garantie sur le long terme? Pas si simple. Même si, force est de constater que ça se passe plutôt bien et que nous sommes sur la même longueur d’onde. Pour cela, je pense qu’il nous faut parler et se lancer des défis. Ma philosophie de voyage est telle, que je n’ai pas droit à l’erreur. A quoi bon ramener quelqu’un qui me ralentit ? Qui n’a pas la même philosophie ? Aucun intérêt. En Mai dernier, c’est le calme plat, pour mes vacances, il me faut un défi, un vrai … Économisant pour mon tour du monde, le budget devra être considérablement réduit. Norvège ? Pourquoi pas faire un trek pendant 2 bonnes semaines … Je me tâte. Un Safari en Afrique ?

Bien trop onéreux. EUREKA ! Je tombe sur un reportage qui décuple mon envie! Un peu plus tôt au salon de la randonnée, j’avais gardé un prospectus bien au fond de mon sac et Trek Magazine trônait également par terre … Sans y avoir jeter un coup d’œil. Ma destination sera le Tour du Mont Blanc. Une randonnée de 7 à 10 jours en bivouac et près de 180km en communion avec la nature. Le rêve! Je trouve un billet de train pour Annecy à moins de 30 euros. Julie (cette jeune fille qui partage ma vie, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris) me conseille d’y aller le Samedi pour assister à la fête du Lac . Ça y est les dés sont jetés ! Dans la foulée, je réserve la Corse pour faire hypothétiquement le GR20 si j’en ai le courage. Ce n’est en effet qu’une hypothèse, car cette randonnée est l’une des plus dures du vieux continent. La tendance de ses vacances sera donc randonnée et nature.

Je suis heureux de partir seul, aucun regret apparent. Le temps passe, et j’ai envie de proposer cela à Julie, qui en plus est du coin. Je ne sais pas où elle sera d’ici 1 mois, même avant. Un poste au Canada l’attend même si ça traîne quand même pas mal. Le temps passe, et la nouvelle tombe, elle ne partira pas … Je partage sa déception, car c’est une expérience exceptionnelle mais je lui promets que de nouvelles choses se profileront plus vite qu’elle ne le pense. Acte prémédité ? Simple coïncidence ? Peu de temps après, je lui demande non sans difficulté (car c’est nouveau pour moi), si elle voudrait se lancer dans l’aventure du Mont Blanc avec moi. Sans aucun doute, se sera l’occasion de connaître l’autre, voir comment chacun réagissait dans la difficulté. Elle n’a jamais fait de randonnées de plusieurs jours, encore moins en bivouac, mais elle relève le défi. Un « Oui » explose rapidement de sa bouche. Je voulais lui laisser le temps de la réflexion, elle n’en aura pas besoin. Cela sonne comme une évidence, du moins dans ce qu’elle laisse apparaître.

Un défi qui laissera place à d’autres bien entendu. D’abord de me rejoindre en tour du monde dans un premier temps …. Ou de faire ce même tour du monde en ma compagnie pendant minimum un an, je ne sais pas encore. La deuxième solution sera celle que je choisirais définitivement après le Mont Blanc. Après cette souffrance collective, qui nous a fait tant de bien et qui nous a inévitablement rapproché. Quoi de mieux que de dormir à deux, dans une tente une place avec tout l’équipement de randonnée ? Les sauts d’humeurs, la difficulté ont été évidement présents, mais les fous rires et anecdotes sont bien plus marquants.

Ma liberté est-elle pour autant en danger ?

Dans ma jeunesse (dit-il en pensant qu’il est vieux), je n’avais que ce mot là à la bouche : Liberté. C’est pour cela que j’aimais tant voyager seul. Je me sentais comme un électron libre, personne ne pouvait me dicter ce que je devais faire dans la minute, les heures ou dans les jours à venir. Aucune contrainte, c’est un sentiment tellement jouissif. La question me taraude, vais-je vraiment mettre ma liberté entre parenthèse pour une durée non définie ou une adaptation sera-t-elle à l’honneur ? La réponse est déjà toute faite dans mon esprit, elle coule de source.

Je ne comprends que très rarement les voyageurs en herbe qui cherchent à tout pris le partenaires idéal pour leur voyage. Comment peut-on réellement le trouver? On a déjà des différents quand cette personne partage notre vie, et même si c’est votre meilleur ami il y aura des passages délicats à gérer. C’est une approche avec laquelle j’ai beaucoup de mal et je me fais souvent la réflexion suivante : « Pourquoi ne pas partir seul et partager un bout de route avec un inconnu croisé sur la route ? » Au moins pas de contrainte de durée, on peut se séparer quand bon nous semble.

La liberté je l’aurais toujours, car j’ai un caractère bien trempé et je ne laisserais jamais quelqu’un me dicter un voyage de A à Z. Certains adorent être assistés…. Se laisser porter par le binôme ? Très peu pour moi. Je pense que ma liberté sera changée et je devrais la partager, mais je suis prêt à en payer le prix. Dans notre couple, il n’y a jamais eu de leader naturel, la cohésion a toujours été de mise. C’est une évidence, une avancée logique. Jamais je n’ai eu à forcer quoi que ce soit, elle non plus, c’est dans notre inconscient, nous aimons les mêmes choses. En revanche, elle me connait et sait qu’il se peut qu’à certains moments, j’ai le besoin de partir seul durant quelques jours, et que l’on se rejoigne plus tard. Pas pour un ras-le-bol, mais car j’en aurais sûrement besoin. Ne dit-on pas se quitter pour mieux se retrouver ?

Un séisme nommé partage

Tout ceux qui connaissaient mon idéologie de voyage, je veux bien entendu parler de mes proches n’imaginaient sûrement pas un tel revirement de situation. Et j’en suis le premier surpris! Un chamboulement, qui comme je l’ai expliqué précédemment avait très peu de chance d’arriver. Qu’est-ce qui change réellement ? Pas grand chose, du moins dans mon cas, mis à part une belle flopée de détails. Ce que j’ai découvert, c’est avant tout un partage sans fin. On voyage à deux en partageant absolument tout : Coups de gueule, fous rires, déception, bonheur, peur, peine et j’en passe volontairement. Les anecdotes que l’on vit au jour le jour nous appartiennent et pourront ressortir. Le risque d’une nostalgie inévitable.

Cela permet d’apprendre à connaitre la personne à vitesse grand V. Evidemment, cela peut également créer des troubles dans un couple. La compatibilité en voyage, c’est quelque chose! Certains victimes d’un caractère trop fort ou d’un lunatisme accaparant de leur compagne ou compagnon, ne s’en remettront pas et mettront les voiles. Cette aventure à deux n’est pas sans risque et c’est pour cela que j’ai décidé de fonctionné par palier. Dorénavant, la limite a disparu, le ciel est la seul limite, c’est peu kitch de dire cela de la sorte, mais c’est le fond de ma pensée.

Peu importe que mon tour du monde se déroule en Juin 2015, en Septembre, ou même en début 2016 …. C’est désormais le cadet de mes soucis. Je veux l’emmener avec moi, et que ce tour du monde soit le nôtre et non plus le mien. Lui faire découvrir la Louisiane et les coins que j’ai aimé, mais également faire parti intégrante de son aventure. Réponse dans quelques mois avec une attente qui fait maintenant partie de notre quotidien !
Sri Lanka: notre déception (regards insistants, personnes intéressées, etc) English translation pending
by Lifelike · 2014-09-11 · 171 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.

J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).

Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !

Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !

Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.

Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.

Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.

J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.

Merci des conseils.
Retour d'Afrique du Sud et Botswana, été 2014 English translation pending
by Guillaumeste · 2014-09-10 · 32 replies
Bonjour à tous,

Nous rentrons d'un voyage d'environ 4 semaines en Afrique du sud et Botswana. Je ne me lancerai pas dans la rédaction d'un carnet de voyage complet (d'autres l'ont fait, le font et le feront, bien mieux que moi ! 😛), mais je voudrais poser une description rapide (et même comme ça, c'est hyper long !!), un peu factuelle et aride, certes, de ce que l'on a fait, afin que ceux qui préparent un tel voyage puissent éventuellement glaner des infos utiles... J'essaie de donner des détails pratiques utiles, mais j'en oublierai évidemment, n'hésitez pas à me demander des précisions si besoin...

Nous sommes un famille de 4, les loustics ont 6 et 9 ans.

Nous avions trouvé des billets abordables (~600€/pers), au prix d'escales un peu longues, mais le budget l'imposait ! - a l'aller, escale de 10h à Djeddah - nous l'éviterons à tout prix la prochaine fois ! - au retour, escale de 4h à Dubaï, parfaitement supportable.

Le voyage s'est divisé en deux 'chapitres' : - d'abord, une boucle en Afrique du Sud (Blyde river canyon et Kruger), nuits dans du 'dur', voiture de loc ordinaire (~250€ pour 9j chez avis, on a eu du bol, on a été surclassés ! Avec le recul, sans le surclassement, l'auto réservée était sans doute un peu ric-rac, autant prendre directement la classe au dessus, pour une centaine d'€ supplémentaires, qu'à mon avis on ne regrette pas !!) - ensuite, boucle jusqu'à Kasane/Botswana et retour, dans un Land Rover équipé camping, nuits essentiellement en camping, avec qques nuits en dur pour se reposer les abatis... On a loué via south-africa 4x4, un peu inquiets au début car ils sont bien moins chers que la concurrence, mais au final, tout s'est parfaitement bien passé, et on repassera par eux sans hésiter la prochaine fois.

AfS, jour par jour : - atterrissage JBG vers 11h, route vers Graskop, nuit à www.daramane.co.za - vraiment nickel, accueil hyper charmant itineraire Gogole Maps - visite blyde river canyon, nuit au Mafigeni Safari Lodge - endroit étrange : on était les seuls dans le truc qui est un tout petit peu défraichi, les hôtes étaient des djeun's de 25 ans maxi, manifestement pas encore rodés au métier de l'hôtellerie... Curieuse impression... Mais au fond, rien à redire, on a été bien traités, et l'endroit ne manque pas de charme ! Je pense juste que c'est plus un lodge destiné à recevoir de groupes de chasseurs que des familles en goguette... Erreur de casting de ma part, mais pas mauvais souvenir pour autant... itineraire - entré dans Kruger (KNP), nuit à Mopani itineraire - tournicoti tournicota dans KNP, nuit à Satara itinéraire là + là (attention, on s'était amusé à préparer ces itinéraires avant le départ, mais dans KNP, tout est près long, même en se levant tôt, on a en fait pas fait la moitié des boucles qu'on avait imaginé ! Mais c'était bien rigolo de jouer avec GM avant le départ ! 🙂) - tournicoti tournicota dans KNP, nuit à Tamboti tented camp, itinéraire là + là - tournicoti tournicota dans KNP, nuit à Lower Sabie, itinéraire là + là - tournicoti tournicota dans KNP, nuit à Biyamiti, itinéraire là + là - tournicoti tournicota dans KNP, nuit à Pretoriuskop, itinéraire là + là (NB : à refaire, on organiserait plutot les choses de sorte à arriver au lieu de nuit vers la mi-journée, se poser, puis repartir en game drive en milieu/fin d'aprem. C'est sans doute un peu dommage de faire comme on a fait, toute la journée sur les pistes, quand on arrive en milieu d'aprem au camp, on est trop crevés pour repartir faire un tour, et on rate les plus jolies heures de la journée...)

- route vers johannesburg, nuit à Bit'o'Bush, très chouette endroit, hôtesse très sympa !! itinéraire

(retour, première voiture de loc, réception du land rover)

- route vers Marakele National Park, 2 nuits en camping, nos premières : génial ! des rhinos se baladent à qques metres pendant qu'on monte la tente, on entend les lions rugir la nuit (mais ils sont hors barrières, ouf...) itineraire...

(je dois me sauver, suite à venir très vite !..) G
Quel est le pays le plus désagréable pour voyager à vélo? English translation pending
by Laurento · 2014-09-07 · 125 replies
Pour les comportements automobiles. Moi, j'en mets deux : l'Angleterre et la France.
Japon en camping-car English translation pending
by Bc17 · 2014-09-03 · 66 replies
bonjour nous projetons de passer 13J au japon courant octobre en famille (2 enfants de 10 et 13ans), pour minimiser le coùt du voyage et voir autre chose que des temples et jardins nous envisageons de louer un camping car sur place. Pour le moment je n'ai pas vraiment d'itinéraire je pense que l'on va plutôt aller dans le sud éventuellement jusqu'à la province de Kyushu. Auriez vous un retour d'expérience à nous faire partager Merci par avance. bruno
Bangkok: hôtel dans le quartier de Silom à 1000 bahts la nuit English translation pending
by Lukmee · 2014-09-01 · 18 replies
bjr a bangkok dans le quartier de silom qui pourrait me conseiller un hotel "correct" a 1000 thb lanuit air conditionne sdb et petit dej compris tarif hiver 2014

idealement quelquechose qui sorte un peu de l ordinaire ou qui a quand meme un cachet particulier

ou un serviced appartment dans le meme coin pas trop loin du metro

merci d avance ï
Location de voiture en Australie: frais exhorbitants de "One Way" English translation pending
by Ecriveur · 2014-08-31 · 37 replies
Bonjour à tous !

Après de longues heures à surfer sur différents sites de loueurs de voitures, ou de comparateurs, j'ai un mal de chien à trouver ce que je cherche, c'est à dire à prendre un véhicule à Adelaïde et à le rendre 9 jours plus tard à Alice Springs. Pour les "petites" agences c'est impossible car ils n'ont pas de bureaux dans ces villes, et les autres (Europcar... Rentalcar.com) me réclament la bagatelle de 2500 $ australiens de frais juste pour le fait de rendre la voiture ailleurs qu'à l'endroit où elle a été prise. 🏴‍☠️

Il semblerait que certains d'entre vous ont payé par le passé (2010, 2011...) des sommes de l'ordre de 600 $ ou 800 $, ce qui me semble normal, tout a un prix. En revanche, même si tout augmente, 2500 $, n'est-ce pas exagéré ?

L'un d'entre vous qui s'est rendu récemment sur place 😎aurait-il une astuce (un loueur local...) à me fournir ?

Merci d'avance, et bonnes balades ! Reza-Fred
Agence tibétaine pour séjour au Tibet English translation pending
by JuliePaq · 2014-08-29 · 20 replies
Bonjour,

Je pars faire le tour du monde après mes études, soit en janvier 2015. Je serai au Népal du 1er avril au 30 mai 2015. J'aimerais aller au Tibet durant une semaine ou deux. Je n'ai pas beaucoup d'argent et je n'ai pas besoin de confort. Je compte quand même passer par une agence afin de facilité les papiers administratifs (visa et permis). J'aimerais voyager avec une agence tibétaine qui permet de découvrir la vrai culture tibétaine. Auriez-vous des agences pas cher et honnêtes à me conseiller?

Merci

Julie
Premier voyage d'un mois: le Chili English translation pending
by Inie · 2014-08-28 · 19 replies
Bonjour à toutes et à tous,

J'ai choisi le Chili pour réaliser en fin d'année 2014 mon premier "grand" voyage. (Mi-novembre à mi-décembre environ) Malgré quelques précieuses informations glanées sur ce forum et le Lonely Planet que j'ai survolé, je me sens un peu perdue quant à l'organisation générale de ce voyage. Nous voyagerons à deux.

- l'itinéraire : je dispose de 4, voire 5, semaines pour découvrir le pays sachant que j'aimerais passer ma dernière semaine sur l'île de Pâques. De Santiago, je prévois de me rendre à Valpareiso puis San Pedro. (Geysers d'El Tatio, vallée de la Luna et la réserve nationale?). Ai-je le temps de parcourir La Serena et la vallée del Equi avant de me rendre à Pucón?

De Pucón, que choisir ensuite : Puerto Montt ? L'île de Chiloé? Torres del Paine?

Ou dois-je plutôt rester plus longtemps au Nord?

Puis retour à Santiago, direction l'île de Pâques. J'attends vos conseils quant aux choix qui seront à faire ou même vos autres propositions pour tracer un itinéraire judicieux et sympathique.

- l'avion : je ne sais pas quelle compagnie choisir. Ce qui est sûr, c'est que ce sera cher! Par facilité, je serais tentée de choisir Air France... (Départ de Paris)

Merci d'avance pour vos conseils!
Deux mois en Argentine English translation pending
by Didiermoray · 2014-08-18 · 21 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je prépare actuellement un voyage en Argentine pour un périple de deux mois à partir de mi décembre prochain.

Pour faire court, j'envisage de consacrer un mois en Patagonie avec comme principale destination Puerto Madryn, El Calafate, El Chalten et Bariloche avec incursion au Chili via Puerto Natales et la terre de feu (Ushuaia)

La seconde partie du Voyage serait consacrée au Nord avec comme principale destinataion Mendoza, Salta, Chute d'Iguazu pour terminer à Buenos Aires.

Je voudrai avoir quelques conseils sur deux destinations que j'aimerai visiter au debut de mon voyage, c'est un véritable dilemme, je vous l'avoue.

J'arrive en principe le samedi 13/12/2014 à B.A., j'envisages, sur la même semaine, de rejoindre la péninsule de Valdes en bus et ensuite poursuivre ma route vers Ushuaia par avion. L'obectif est de reprendre, le samedi suivant (20/12/14) un bateau assurant la liaison entre Puerto Williams (Chili) et Puerto Arenas pour ensuite, poursuivre tranquillement le reste de mon voyage sur la patagonie andine (Actuelement, cette liaison maritime assure que 4 voyages par mois)

Certains d'entre vous me me diront que je commence sur des chapeaux de roues, mais l'idée de profiter du bateau pour rejoindre la partie Chilienne me plait beaucoup.

Selon vous, est-ce encore intéressant de faire une Halte à Puerto Madryn en décembre. J'ai certe deux mois devant mois, mais je me rends compte que les liasons sont parfois extremement longue et par rapport à mon parcours initial, je vais devoir sans doute faire des choix.

Merci pour vos conseils
"Road trip" Ouest américain English translation pending
by Hugo4747 · 2014-08-16 · 6 replies
Saluuuuuuuuuuut !

J'explique un peu ma situation...

Je travail au Canada et je rentre en France en Novembre, et j'arrete de travailler en Octobre, d'Octobre à Novembre, nous souhaitons, ma copine et moi même faire un petit trip sur la cote Ouest à base de Vegas/ los angeles / san diego .

Nous avons un budget hotels + vol + voiture d'environ 2500 CAD soit 1700 euros environ. C'est un petit budget mais bon , pas le choix car nous faisons New York une semaine avant aussi .

Bref, nous cherchons diverses choses comme bons plans , j'ai 22 ans et elle 19 et nous sommes donc jeunes conducteurs, j'ai un avantage du à mon visa avec hertz où à priori je ne paierais pas les frais de jeunes conducteurs ( mais j'en doute encore ) cf:
http://pvtistes.net/bonsplans/hertz-de-10-a-20-de-reduction/ , si des jeunes ont utilisé ce code de réduction, ca serait sympathique de me dire s'il marche vraiment.

Sinon concernant le voyage, nous avons quelques questions, nous voulons profiter de la plage 4-5 jours au mois d'octobre , San Diego , Santa Barbara , d'autres villes pour profiter de la chaleur et de l'eau ? Quoi visiter sur la cote entre Los Angeles et San diego ? Des hotels à bon prix ?

Des choses à éviter ?

Des bons plans sur tout et n'importe quoi ?

Voila voila , je pense avoir fait le tour.. c'est un peu vague je sais mais avec mon boulot je n'arrive pas trop à avoir du temps pour mon voyage.

Merci à vous.
Mariage Franco-Camerounais 2014 English translation pending
by EliseRose74 · 2014-08-13 · 206 replies
Bonjour Cher Amis !

Je m’appelle Elise Rose Je suis Camerounaise et mon Fiancé est Français , et Je suis tout comme vous dans des difficultés de mariage avec un Français . Le pire est que je suis au début de ma démarche , mon Fiancé et moi venons de commencer la procédure , nous avons réunis tous le dossier qui a été confié à un avocat spécialisé dans l'immigration , il est parti ce matin , nous voulons savoir combien de temps faut t-il au minimum pour que Le CCAM soit prêt ? L'avocat a garanti à mon fiancé que c'est dans maxi 8 semaines .

J'espère avoir des réponses de votre part et des guides .

Au grand plaisir de vous lire .

Bien à vous
Préparation tour du monde English translation pending
by Cleos · 2014-08-12 · 19 replies
Bonjour Bonjour :)

Et voilà qu'à mon tour je démarre une discussion ! Comme vous tous je prépare mon tour du monde qui se fera en 2016 (si tout va bien) et une tonne de questions commence à s'entasser dans ma tête :/. J'ai peur, j'ai froid, je claque des dents devant les millier de choses à prévoir, à faire etc... Peut être serais-je incapable alors de réaliser mon rêve !! 🏴‍☠️

Bref, Pour ce tour du monde, et après avoir lu bcp de blog, forum etc... nous (mon ami et moi même) nous sommes rendu compte qu'on ne pourrait pas faire tous les pays que nous voulions, tant en terme de temps que du budget ! alors voici dans un premier temps notre itinéraire :

Népal : 1 mois Laos : 1 mois Cambodge : 1 moisViet Nam : 1 mois Australie : 1 à 2 mois où nous voudrions faire du woofing pour récupérer un peut notre budget qui va certainement couler dans ce pays réputé mais cher ! Nouvelle Zélande : 1 mois ou moins suivant le budget... Argentine : 1 mois Chili : 1 mois Bolivie : 1 mois Pérou : 1 mois

Ce qui nous fait 10 pays à réaliser sur 1 ans ! cela nous laisse le temps de rester ou pas à un endroit qui nous aura plu ou de faire un pays en plus... Que pensez-vous de notre itinéraire ? (pays, temps...) Même si le choix d'un pays est propre à chacun j'aimerais avoir des avis de tourdumondiste pour me faire une idée, peut être changer l'itinéraire etc...

Quand je pense au départ je suis obligée de penser au retour et sur ce sujet j'aimerais savoir comment s'est passé votre retour en France (banque, appartement, reprise du boulo du quotidien etc...) combien de temps cela prend t-il ? En sachant que pour nous ca sera trouver un logement, une voiture etc...

le budget ! pour nous c'est pas facile et nous essayons de mettre de coté en espérant avoir 10 000€ / personnes, sans compter le billet, les visas, les vaccins et les équipements. Pour ces derniers nous essayerons de prévoir le plus possible à compter d'aujourd'hui pour éviter d'entamer sur les 10 000€. Que pensez-vous de notre budget ? est-il trop juste ? Quel à été votre choix pour le billet ? agence ?

Les visas ! Alors je suis dans le flou complet 🤪. par où commencer, pouvons nous faire tous les visas en france avant notre départ ? si cela n'est pas possible ou pas une bonne idée, est-il facile d'obtenir un visa dans un pays étranger pour un autre pays ? (je suppose que cela dépend du pays) mais j'ai peur de ne pas réussir ou de perdre trop de temps (problème de compréhension) dans le pays de demande.

Financer le TDM ! J'ai pu vois que bcp de tourdumondistes avaient financé le projet grâce a plusieurs choses... si vous faite parti de ces personnes là, comment avez-vous fait ? quelles ont été vos démarches (concrètement) ?

Quitter son boulo ! Là encore le vide complet dans mon esprit 😐. Je suis fonctionnaire je devrais donc demander un Congés Sans Solde (CSS). Combien de temps à l'avance dois-je le demander ? en sachant que celui-ci peut être refuser ! si c'est le cas quels sont mes recours, pour qu'au final j'ai le dernier mot :P ? Y a t-il des projets, des dossiers plus ou moins appréciés par l'administration ? comment monter son dossier (quels document fournir...) et vers qui se tourner ?

Une autre envie ! Rien de tel que de faire de l'humanitaire pdt notre tour du monde, mais sachant que cela est payant, pourront nous le faire gratuitement arrivé dans chaque pays ?

je crois avoir tout déballé... 😄 et je me sent mieux lol. je vais peut être passer pour une folle et je suis peut être ridicule avec mes toutes mes questions mais si quelqu'un pouvait prendre le temps d'y répondre ça serait vraiment super 😇 !!

En tout cas je vous remercie d'avance pour le temps que vous prendrez pour mon post 🙂. Cordialement Morgane.
Réductions pour seniors aux États-Unis English translation pending
by Huston02 · 2014-08-07 · 89 replies
Bonjour!

Ayant déjà voyagé aux Etats-Unis (Est et Ouest) je n'ai jamais eu l'occasion de bénéficier de "réduction senior" (en général >62 ans). Allant bientôt à New-York, certains monuments (pour ne pas dire tous) proposent des réduc pour les seniors. Ma question est: un "senior" français remplissant les conditions d'âge peut-il bénéficier de cette réduction ou faut-il être citoyen américain, donc avoir la possibilité de le prouver? Etant à quelques jours de réserver je serai particulièrement attentif aux réponses argumentées et surtout expérimentées. Dans l'attente, merci
Violence de plus en plus fréquente au Cambodge English translation pending
by Kristine · 2014-08-06 · 57 replies
Bonsoir, La violence est de plus en plus fréquente dans les rues de Phnom Penh. Peu de touristes le savent et ne prennent pas ou peu de précautions, pensant qu'on est dans un pays sans problème majeur de sécurité. Régulièrement, les gens, cambodgiens ou étrangers se font détrousser de leur sac, avec violence.On hésite pas à trainer quelqu'un pour récupérer la précieuse manne. Les voyous sont très habiles, a deux sur une mobylette, ils arrachent les sacs en bandouillière quitte à bousculer et faire tomber la personne sur la chaussée au risque de finir sous un véhicule. Les hommes ne sont pas plus à l'abri que les femmes. Voilà les infos que donnent le gouvernement Canadien. Pas non plus de psychose mais prudence! kris

CrimeLes crimes de rue, y compris le vol à la tire, ciblant les étrangers sont de plus en plus fréquents dans les zones urbaines y compris à Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, même pendant le jour. On signale des agressions armées le long de la partie riveraine de Phnom Penh et sur des plages isolées à Sihanoukville. Des Canadiens ont été blessés lors d’agressions et de vols à main armée. Des voleurs qui se déplacent parfois en motocyclette s'emparent des sacs et autres objets de valeur (y compris les passeports) des piétons, des autres motocyclistes et de leurs passagers. Des effets personnels ont été volés dans des installations fermées à clé, en particulier dans les centres d’hébergement bon marché. On signale également des vols d’articles dans des bagages entreposés dans les compartiments à bagages des autobus, notamment pendant le trajet entre Phnom Penh et Siem Reap. Le brigandage se poursuit dans certaines régions rurales, en particulier en soirée dans les régions entre Snoul, Kratie et Stung Treng, dans les provinces du nord-est. On signale aussi des altercations dans lesquelles des étrangers ont été ciblés par des policiers ou des militaires indisciplinés. Soyez très vigilants en tout temps, évitez de voyager seul, particulièrement la nuit, et assurez-vous que vos effets personnels, vos passeports et vos autres documents de voyage sont en sécurité en tout temps. Le taux de possession d’arme à feu est élevé, et des revolvers sont souvent utilisés lors de vols, de différends personnels ou de désaccords, y compris ceux mettant en jeu des étrangers
Le problème des gens seuls English translation pending
by Sissih83 · 2014-08-03 · 155 replies
Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et le sujet a peut être déjà été abordé et que je ne l'ai pas vu... le problème qui se pose à moi est que personne ne semble avoir pensé aux personnes seules mais qui souhaitent quand même voyager 😠... si l'on excepte, bien sûr, les voyages de "papis" organisés (désolée, mais je ne me sens pas encore prête...😛) et même si je voulais, en étant seul on vous explose le budget ce qui est purement scandaleux à mon sens... Pourtant, les gens seuls sont paraît-il de plus en plus nombreux... on dirait alors qu'ils ne voyagent pas... bizarre... Mes amis sont tous "casés", pas intéressés par les voyages ou n'ont pas les moyens suffisants pour partir...je ne peux donc compter sur personne. Ma question est donc la suivante: il y a sûrement des personnes seules sur ce forum, comment faites vous? Connaissez vous des organisateurs de voyages dédiés (sans que ça se transforme en copie de "Meetic" bien sûr 😉)??? Merci de vos réponses.
Que pensent vos proches de vos voyages? English translation pending
by Wanderlust62 · 2014-07-30 · 95 replies
Bonsoir à tous,

Toute nouvelle sur ce site, j'espère que la question n'a jamais eté posée, si c'est le cas, je vous prie de m'excuser. J'aimerais savoir ce que vos proches pensent de tous vos voyages ? En effet je suis gravement atteinte du virus du voyage et mon ami est également atteint, pour résumer nous voyageons dès que nous en avons l'occasion. Mes proches ont parfois beaucoup de mal et j'ai souvent à faire à ce genre de questions telles que : " Etes-vous riches pour partir autant?" " Pourquoi voyages-tu autant?". Mes réponses sont souvent que non, nous ne sommes pas riches, mais n'étant ni propriétaires d'une maison et n'ayant pas d'enfant, nous gardons notre argent en parti pour voyager. Et nous voyageons comme la plupart des gens sur ce site ( du moins je pense) en " routard" ( AirBnb, location de voiture, nous planifions tout nous même). Les voyages sont quelquechose d'indispensable pour moi, un sentiment d'inexpliquable, une passion inassouvie ! Je fais toujours référence à ce mot anglais, intraduisible en Français qu'est ce nom : " Wanderlust" :) Je me sens parfois un peu " en retrait" de mes collègues ou de ma famille, qui ne comprennent pas du tout cette passion.
Inde du Sud: moyens de transport et circuit English translation pending
by Pmth · 2014-07-30 · 14 replies
Bonjour à tous,

Le cadre de ma question:

Nous avons le projet de visiter l'Inde du sud et le Rajasthan.(premier voyage en Inde) Nous comptons partir en janvier, février et une partie du mois de mars (mois choisis pour le climat). Nous aimons notre liberté, avoir une certaine indépendance, sinon une indépendance certaine! Nous partons relativement longtemps, donc nous devons faire attention à ne pas faire exploser le budget! Un minimum de confort, notamment pour les transports nous semble nécessaire, question d'âge (à 62 et 70 ans on ne voyage plus tout à fait comme à 20 ans même si on est en bonne santé!!)

La question:

Quels moyens de transport privilégier compte tenu des paramètres précisés ci-dessus: voiture+chauffeur, (solution préconisée par certains forumeurs) pour l'ensemble du circuit Inde du sud, en réservant auprès d'une agence locale? Utiliser les services de plusieurs chauffeurs, pour avoir plus de liberté et se passer donc de chauffeur si on se pose deux ou trois jours à un endroit, ce qui limiterait les frais, en passant par plusieurs agences ou en utilisant les services d'un taxi? Utiliser le train sur certains tronçons du trajet, si oui, lesquels?

Le circuit:

Mumbay (Bombay): ville d'arrivée en Inde, choisie pour une question d'horaire d'avion et de prix. On en profite pour visiter la ville (3 jours) puis trajet en avion vers Bangalore. De là, circuit assez classique, je crois, qui nous mènerais en gros vers Mysore en visitant au passage Belur et Halibid. On se dirigerait ensuite vers Kochi, Allepey, Periyar, Munnar, Madurai, Tanjore, Pondicherry Mahabalipuram, pour terminer à Chennai où nous prenons l'avion pour Delhi et effectuer le circuit du Rajasthan.

Merci d'avance pour les conseils sur les transports et vos réflexions ou autres idées pour le circuit.
Une semaine en Cappadoce (juillet 2014) English translation pending
by Vazyvite · 2014-07-28 · 87 replies
Bonjour,

Pour inaugurer la liaison directe Bordeaux - Istanbul, nous décidons de partir en Turquie cet été. Istanbul, c'est une vieille histoire puisque ce sera notre 4ème séjour 😇 et nous allons donc y rajouter une semaine en Cappadoce qui me tente depuis longtemps. NB : Pour plus de détails et de photos, voir ma semaine en Cappadoce sur mon site.

Nous faisons donc Bordeaux-Istanbul puis une correspondance dans la foulée, toujours avec Turkish Airlines sur Kayseri. C'est le gros aéroport de la région mais on peut aussi arriver à Nevsehir, moins bien desservi, mais beaucoup plus près.



On arrive à 22h15 et je récupère ma voiture de location chez Hertz, par l'intermédiaire de Rentalcar. C'est une Ford Fiesta qu'on gardera 8 jours pour 270€. C'est vraiment la question à se poser sur la Cappadoce car on peut aussi louer à la journée sur place, y'a tout ce qu'il faut : des voitures, des quads, des vélos ou des scooters.

Comme on a l'intention de sortir de la zone centrale autour de Göreme, de tester des restos ailleurs que 100m autour de l'hôtel 😛 et de bouger quand on veut, la semaine complète me semble le plus simple.

Grosse question aussi : Où c'est qu'on va dormir ? Avant de choisir un hôtel, faut déjà cibler le village.

Göreme : Le plus central, le plus d'hôtels dont la plupart des petits budgets de la région pour les djeun"s 😎. La plupart des randos arrivent ou partent pas loin d'ici. Réputation : trop touristique et artificiel. Je confirme, aucun turc n'habite ici mais c'est pas non plus l'enfer du béton. On reste dans de petits bâtiments et dans un cadre aussi étonnant qu'ailleurs avec des cheminées de fée. Bref, ne pas se braquer sur cette réputation, c'est central, pratique et toutes les catégories d'hôtels sont présentes, dont dans des grottes aussi.

Ürgüp : La "ville" du coin on va dire. Réputation : Plus de vie et des vrais turcs dedans 😏 Les alentours sont très très moches avec des lotissements pas toujours finis ou abandonnés ou moches même finis. Effectivement, y'a une vraie vie, des magasins de tous les jours, des bureaux, etc ... si on s'écarte un peu du centre. Concernant le centre-ville, faut pas rêver, ce sont les touristes qui font vivre le bintz avec magasins de tapis, cafés, épices, et quelques cafés. De jeunes turcs viennent en profiter le soir pour sortir du café ringard de papy !

Par contre, de ce que j'ai vu c'est que beaucoup d'hôtels sont en haut d'une côte et pour l'avoir fait en voiture ... je la ferais pas à pied pour remonter le soir à mon hôtel 😕😮 Donc, pourquoi pas mais si on est en haut de la ville, je vois pas comment on fait sans voiture pour venir au centre.

Avanos : Un peu en dehors de la zone, au Nord. Réputation : Calme et authentique. Alors déjà, j'étais mort de rire quand j'ai vu le seul McDo du coin à 50 kms à la ronde.😏



On nous raconte que des c......ies 🤪 avec le petit village paisible, millénaire, issu d'une tradition gnangnangnan 😠 Bref, ça n'empêche que c'est justement pour cela que c'est plutôt sympa : y'a de la vie, des jeunes et des vrais gens. Ici, c'est pas pour les touristes, y'en a assez peu, car peu d'hôtels et le village est quand même excentré. Gros plus, un fleuve traverse la ville et c'est assez étonnant quand on voit les paysages montagneux et désertiques à 1km à peine.

Uchisar : Finalement c'est ici qu'on sera. Réputation : Paisible, francophone et bien situé ( juste en-dessous de Göreme ) C'est vrai ! Beaucoup d'hôtels sont ouverts ou tenus par des français ou turcs francophones. On arrive ici plutôt pour la réputation de l'hôtel, le TakaEv, dont le proprio turc et francophone, accompagne parfois les clients sur des randos ... point qui m'inquiète quand même vu le peu d'infos ou cartes fiables sur les randonnées.
Récit de voyage au Mexique - juillet 2014 English translation pending
by Jordanscam · 2014-07-26 · 38 replies
Mexique

5/7/2014 – Je suis crevée. Dans ma chambre à l’hôtel, situé dans le centre historique de Mexico, je ne pense qu'à une chose : dormir. Il doit être 5h30 du matin en France et cela fait donc 24 heures que je suis levée. L'arrivée à Mexico s'est faite sous la pluie, je m'y attendais car à Cuba, à la même époque, les orages et averses tombaient quasi tous les soirs. Je n'ai pas vu grand chose de la ville. Juste le temps d'arriver à l’hôtel. Je voulais prendre le métro, j'ai atterri dans le métrobus, une ligne de bus rapide. Je me rends ompte que ne pas parler espagnol est un véritable handicap, mais les gens sont gentils et essaye toujours de vous aider, même avec la barrière de la langue. C'est plutôt positif et un bon départ pour ce voyage lorsque tout le monde vous souri et vous aide facilement. Au final, le bus m'a déposé quasi devant l’hôtel, en à peine ½ heure, donc mieux que le métro. Demain, visite de Mexico city :)

6/7/2014 – 14h30 : Petite pause dans le parc de la Alameda, pause bien méritée, car j'ai les jambes en compote...l'air de rien, j'ai beaucoup marché dans le centre historique. Debout à 9h, j'ai commencé ma balade par le fameux Zocalo, qui est l'une des plus grande et plus belle place au monde. Ce matin est légèrement nuageux et l'air est frais. C'est parfait pour m'acclimater. Les gens sont très gentils et même s'ils ne parlent quasiment pas l'anglais, je m'en sors grâce à leur amabilité, et à priori, sans arnaque. J'ai acheté deux adaptateurs prises pour 4 pesos et une carte SIM avec beaucoup de crédit pour 100 pesos. Bref, autour du Zocalo, la cathédrale, très belle et penchée...Je vais vite me rendre compte que quasiment tous les édifices religieux sont penchés. On est dimanche, s'est la messe. Toujours sur le Zocalo, le Palais national, avec des fresques magnifiques qui représentent l'histoire du Mexique. Je continue de me promener à l'est du Zocalo, dans le quartier colonial qui n'est pas encore rénové. On y trouve pleins de marchands, spécialisés selon la rue : Une rue matériel électrique, une rue soin des cheveux, une rue d'uniforme scolaires... J'y trouve d'excellents tapas pour une bouchée de pain. Le centre historique est rempli d’églises, de palais qui ont été rénovées et sont devenus des musées. Visiter des musées ne m'intéresse pas plus que cela, mais il est intéressant de rentrer, juste pour l'architecture et les patios magnifiques qu'on y découvre. Je continue vers la place Santo Domingo, calme pour le lieu, entourée de palais et de petits imprimeurs assez typiques. Puis, je m'engage dans la Calle Madero, rue piétonne avec quelques magnifiques immeubles coloniaux et qui se terminent sur la tour Latino, premier gratte-ciel de cette ville e le par de la Alameda et le Palais de Bellas Artes. La chaleur commence à arriver et les petits vendeurs de fruits frais font mon régal. Pour 20 pesos, un grand verre de mangue, pastèque et une sorte de fruit vert à pépin (???) C'est assise sur un banc du parc, à l'ombre, en dégustant mes fruits, que j'écris ces quelques mots. On est dimanche, les mexicains se promènent aussi, en famille, et même si selon le guide du routard c'est plus calme qu'en semaine, je trouve déjà qu'il y a foule.

20h32 – Je ne sens plus mes jambes. J'ai marché comme une folle. Après ma pause dans le parc, j'ai continué jusqu'au monument de la révolution, un édifice de 63 mètres de haut vous mène sur un panorama magnifique via un ascenseur extérieur vitré...Aie aie aie, j'avais le vertige dans l'ascenseur. Mais en haut, çà allait et la vue est vraiment belle. Je suis revenue ensuite sur mes pas pour monter cette fois-ci bien plus haut, à la tour Latina, au 37ème étage. Une vue incroyable sur tout Mexico et comme c'est à l'intérieur du building, je n'ai pas ressenti le vertige, comme si la vitre me protégeait. Ce fut autre chose quand je suis montée au 44ème étage, où là, ceux sont des grillages qui nous séparent du vide. Je n'ai pas pu profiter à nouveau de la vue, le vertige était trop fort. Retour sur le Zocalo, où j'essaye de me faire expliquer au point info tourisme comment aller au site de Teotihuacan. Mais même là, l'anglais est très limité. Cela devient vraiment handicapant pour moi de ne pas parler espagnol. J'ai réussi à avoir ces informations, mais de retour à l’hôtel, cela devient beaucoup plus difficile quand je cherche à réserver un billet de bus, que je ne trouve pas d'internet café, que l’hôtel n'arrive pas à m'aider et ne sais pas et qu'avec mon téléphone, au bout d'une heure pour comprendre le site de réservation, je me retrouve bloquée sur ce site !!! j'avais oublié que 2 ans auparavant, c'était le même problème... Au final, plutôt que de stresser ou m'énerver, je décide, quitte à louper certains endroits à voir, de prendre mon temps. Je réserve une nuit de plus à l’hôtel. Cela me laissera le temps d'aller réserver quelque part mon billet et de profiter encore de la ville. Les gens sont vraiment tous serviables, mais l'anglais est inexistant ici. Ce soir, en sortant de l’hôtel, averse torride...Je cours au premier restaurant, déjà trempée au bout de 100 mètres, et me voilà entrain d'écrire ces quelques lignes. Je pensais manger à pas cher, mais c'était fermé, vu la pluie, car on mange à même la rue. J'aurai du y aller plus tôt. C'est pour cela qu'à 18h pleins de mexicains y mangeaient. Moins cons que moi, ils ont pas attendu la pluie ;) Bon, ce soir, çà va être gros dodo. Je suis claquée.
Sud de la France: quoi voir absolument - les must! English translation pending
by CoolFrenesie · 2014-07-24 · 22 replies
Bonjour à tous!

Nous partons en famille (enfants de 7 et 9 ans) pour le sud de la France très bientôt et j'aimerais savoir quels sont les endroits ou activités à ne pas manquer pour les villes suivantes :

Nice et alentours (2 nuits à Vence et nous pensons faire un aller-retour aux gorges du verdon) Toulon et alentours (1 nuit à Hyères) Avignon et alentours (1 nuit à Avignon)

Ensuite, nous partons vers Turin et nous cherchons un endroit pour passer la nuit et visiter autour entre Avignon et Turin... Des suggestions?

Je suis consciente que ce sera un voyage-éclair, mais nous aimons faire de la route et voir du paysage!

Nous aimerions vois Chateauneuf du Pape et visiter un vignoble avec les enfants, y en a-t-il où les enfants sont bienvenus et ne s'ennuyeront pas trop?

Merci pour vos conseils!
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.

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