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Courbes de niveaux dans le sud du Massif central English translation pending
by Pecoisne · 2011-07-05 · 8 replies
Salut a tous!

J'ai besoin de vos conseils... Je suis en train de planifier un trajet a vélo, sans contraintes sinon celles de mes mollets... Il y a deux ans pendant un voyage similaire, je me souviens avoir souffert comme un martyr entre paray-le-Monial et Mâcon, entre faux plats et collines vicieuses, en plein cagnard, l'expérience reste mémorable mais douloureuse!!! Alors voilà je suis en train de plancher (bien que pas très plat) sur Lyon mont de Marsan en passant par le Puy , Conques et Montauban, en gros. Mon vélo va être TRES charge avec sacoches av arr et tentes duvet sur le pbag. Faisable? Je partirai tôt le matin et me poserai aux heures bouillantes pour repartir plus tard dans la journée. Merci!
Quoi visiter en France? English translation pending
by Davelat · 2011-07-02 · 19 replies
Je suis du Quebec et je vais faire un voyage de 3-4 semaine en france en juin prochain Je sais que ce nest pas suffisant pour faire le tour de la France mais jaimerais me faire conseiller quelque peu sur ce que je prevoit pour linstant. Je part avec mon sac a dos et je vais atterrir a Paris. 1- 3 chateau de Loire 2- Chateau de Versaille 3-Mont st michel 4-Caen 5-dieppe 6-plage du debarquement 7-arromanche 8 quelque musée de guerre 9-quelque champs de vigne et bien sur Paris Jaimerais voir aussi quelque champs de bataille de la 2eme G.M. Joubli probablement plein de site que je passerais proche mais se sons les principal attrai jaimerais voir .. Est ce que je voit trop pour le temps que jai ? Combien de temps cela me prendra til environ? Est-ce mieu louer une petite voiture ou bien prendre une passe de train? Merci beaucoup de bien vouloir me conseiller
Hôtel Quatro Palmas: endroits où on a le droit de fumer? (Honduras) English translation pending
by Dan3535 · 2011-07-02 · 3 replies
Bonjour, J'aimerais savoir si quelqun a été a cette hotel et peux me dire si il y a des endroits ou nous avons le droit de fumer a l'hotel? Je part avec quelque fumeur et je veux bien les informer avant de partir merci😎
Décalage horaire Québec/Honduras, heures de vol Montréal-Ceiba? English translation pending
by Dan3535 · 2011-07-02 · 2 replies
Bonjour, Est ce que quelqun pourrais me dire le décalage horaire entre quebec et le honduras ? et aussi combien d'heure de vol de montreal a la ceiba se serais tres apprécié. merci Daniele😏
Bus Shanghai-Wuyuan: horaires et fréquence? English translation pending
by Mcgayver · 2011-06-30 · 5 replies
Bonjour, Je n'arrive pas a avoir d'info pour ce trajet (horaires et frequence). Quelqu'un peut-il m'aider ? Merci.
Quel sac de couchage acheter pour le GR 10 (Pyrénées) en août? English translation pending
by Kiki3411 · 2011-06-30 · 1 reply
Bonjour,

J' ai besoin de conseils: Je pars en août 2011 faire une partie du GR10(départ d'Hendaye)pendant 15 jours.Je serais en compléte autonomie avec une tente, un matelas auto gonflant... mais il me manque le "fameux" sac de couchage. Actuellement j'en posséde un pour des températures dites "douces" et je souhaiterais acquérir un nouveau, car l'année derniére sur le mont canigou(juillet) j'ai eu un peu froid🤪. Par rapport à mes finances, je souhaiterais m'orienter vers un sac synthétique avec si possible un prix inférieur à 100 euros et pour le "reste des critéres" j'avoue que je suis perdue, tellement il y a du choix.... Que pouvez vous me conseillé? je vous remercie d'avance

Kiki
Conseils pour un séjour à Tokyo du 14 au 20 juillet English translation pending
by Epyone · 2011-06-30 · 2 replies
Bonjour,

Je débarque dans la capitale nipponne après 3 jours à Bangkok grâce à un package hotel + vol sur airasia (vol + hotel) et je n'ai absolument AU-CU-NE idée de ce que je vais bien pouvoir faire (en dehors du shopping, shopping et shopping). J'atteris au Shinjuku washington hotel. Quelqu'un connait ?

Auriez-vous des conseils à me prodiguer.🙂 Autrement s'il y a des gens intéressés pour découvrir la mégalopole aux même dates que moi, merci de me contacter par PM.
Quel itinéraire pour trois semaines de nature et randonnées en Indonésie? English translation pending
by Xav75 · 2011-06-29 · 5 replies
Bonjour, Nous sommes un couple de jeunes baroudeurs ; nous prévoyons de partir en Indonésie 3 semaines de mi septembre à début octobre. Nous recherchons un voyage très dépaysant : nature, rencontres, aventures !

Nous sommes au début de notre recherche pour déterminer notre itinéraire, ne serait ce que pour l'aéroport d'arrivée / de départ.

Nous sommes un peu perdus dans le choix des iles. Pouvez-vous nous aider ou nous raconter vos aventures dans ces iles ?

Nous souhaitons surtout être submergé dans la nature et par les rencontres...

N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences et de vos conseils.

A bientot !
Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-29 · 8 replies
650 km sur les Causses à vélo

Juin 2011

Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.

Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.

Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.

Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km

Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.

Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.

Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.

Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.

Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.

En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.

Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.

Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km

L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.

Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :

« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».

Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.

Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.

Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.

Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures

Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.

Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km

Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.

Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.

Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.

Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.

Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !

Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.

Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km

Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.

La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.

Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.

Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.

Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.

Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km

Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;

L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.

Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.

Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.

Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km

Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.

Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.

Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.

Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.

Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.

Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !

Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.

Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km

Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.

Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !

Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.

Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !

Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.

Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.

Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km

Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.

Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !

Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km

Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.

Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !

Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.

Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.

Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.

Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.

J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Le Col du Théodule dans les Alpes English translation pending
by Kytbn · 2011-06-28 · 4 replies
Bonjour à tous !

Je souhaiterais poser une question concernant un certain col, le Col du Théodule. Je vais en effet cet été réaliser un trek solo dans les Alpes, j'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler par ici et d'avoir de très bons conseils de la part de certains d'entre vous. Merci encore ! 🙂 (
http://voyageforum.com/..._les_alpes_D4154962/ )

Sauf que je me suis rendu compte un peu tard que... Passer de Breuil-Cervinia à Zermatt entièrement par remontées mécaniques était impossible ! Je me suis donc vite renseigné sur la façon de procéder (Il existe bien un Tour du Cervin et un Tour du Mont Rose, bon sang !), et j'ai donc vu que le trajet passait par ce fameux Col du Théodule. Seulement, c'est à 3300m, et évidemment il y a de la neige et de la glace. Bon, alors je sais que c'est un domaine skiable ; je sais aussi qu'une piste part directement du Col du Théodule pour rejoindre la grande piste principale. Seulement, en faisant une recherche sur le forum, j'ai pu voir que l'encordement était conseillé, qu'il pouvait y avoir des crevasses...

Des crevasses sur une piste de ski ? Bref, je n'avais absolument pas prévu de me retrouver sur de la neige. Ceci dit, j'affronte l'épreuve.

Selon vous, et surtout si certains d'entre vous ont déjà réalisé la chose : Puis-je descendre le long de la piste de ski damée sans gros risque de danger (A part me faire embrocher par un skieur) ? (J'ai des bâtons avec rondelles d'hiver.)

Il y a 300m de dénivelé, en pente assez douce, jusqu'au Trockener Steg où l'on rejoint la terre ferme.

Je remercie d'avance ceux qui pourront m'apporter une réponse qui me sera infiniment utile. 🙂

Cordialement à tous, K.

PS : Le site de Cervinia ne me dit même pas si l'on peut aller au Théodule en télésiège en été. Ceci dit, un sentier de caillasse y mène... (Quelqu'un l'a t-il déjà emprunté ?)

Du Plateau Rosa (environ 120m plus haut que le Théodule), il y a aussi des pistes qui partent, et qui rejoignent celles sus-nommées. D'où ma question, que je repose histoire de marquer le coup : Puis-je descendre tranquillement, avec bâtons, le long d'une piste de ski damée ?

Merci à tous.
Petit trip seule en France: où aller? English translation pending
by Noumm · 2011-06-28 · 6 replies
Bonjour,

Je prévois un petit trip en 2012, le hic c'est que je suis seule et j'aurai 19... et je n'ai jamais voyager seule. Je veux partir backpack ( pour la premiere fois aussi) et dormir dans des auberges jeunesse ( cela ne m'inquiete pas trop pour la propreté et tout.. je suis seulement inquiete a cause du vol) . En voyage, j'adore sortir et rencontrer des personnes sympatiques qui ont pleins d'histoires a raconter ... et je me suis fait dire que la France est sécuritaire..alors j'opte pour la France mais je suis ouverte a d'autres propositions.. Je me débrouille bien en espagnol alors peut-etre l'Espagne.

Quels sont les endroits incontournables en France? car je n'ai aucune idée du trajet que je vais faire apart que j'atterirai de Paris (les billets d'avions sont moins chers...)

Des trajets a me proposer? Pour les transports je compte utiliser le train, le bus et louer un vélo serait bien cool.

Merci
Douane à passer à la gare de Genève Eaux-Vives en venant de France? English translation pending
by Juliette57 · 2011-06-27 · 8 replies
J'arrive à Genève eaux vives en provenance de st gervais ( france ) le 13-08 -2011 à 17h25 , puis je dois me rendre à genève cornavin où je dois prendre un autre train à 18h42 pour Milan . Je pensais relier ces 2 gares à pied mais y a t- il une douane à passer à Genève Eaux -vives (en venant de FRance)? Si oui aurais-je le temps de relier ces 2 gares en à peine 1h ?🙁

Merci de votre aide !
S'évader de Paris à vélo pour une dizaine de jours English translation pending
by Hyperpot · 2011-06-27 · 18 replies
Bonjour,

J'ai prévu de m'évader de Paris avec mon vélo et ma tente pendant une dizaine de jours, quitte à revenir en train. Quelques questions :

- Est-ce raisonnable de prévoir une moyenne de 70 km par jour sans entraînement particulier avec un VTC? (j'ai juste l'habitude de pédaler en ville) - Quel parcours sympa au départ de Paris ? Vers la Bretagne ? Vers le sud ? ... - Quelqu'un serait-il à priori intéressé pour partager ce genre de trip ? Ou peut-être existe t-il un site pour rencontrer des équipiers à vélo ?

Le départ est prévu pour cette semaine

Raphaël
Week-end à Rhodes English translation pending
by Maaaaarj · 2011-06-25 · 6 replies
Bonjour,

Je vais partir en amoureux, le week end du 14 juillet à Rhodes et j'aimerai avoir des infos sur les choses à visiter absolument ( monuments, balade, plage sympa....) . Nous souhaiterions découvrir un max de choses en 3 jours.... Merci pour vos réponses 😉
Douze jours (et vingt photos) en Jordanie (avril 2011) English translation pending
by Masterpo · 2011-06-24 · 20 replies
Le 27 mars, je devais partir au Japon. Et puis, le drame est survenu. J'ai annulé la mort dans l'âme ce voyage le 21 mars. Il ne restait pas beaucoup de temps pour préparer un nouveau départ. J'ai choisi la Jordanie. Comment ? Mais non, pas parce que c'était le pays suivant par ordre alphabétique, mais parce que Petra s'est imposé comme une sorte d'évidence.

Du coup, je n'ai pas exploité mon séjour comme j'aurais dû ou pu. Mais j'en garde un merveilleux souvenir.

(Vous trouverez plus loin, dans ce même fil, un mur d'images jordaniennes : http://voyageforum.com/v.f?post=4509948;#4509948)

Jour 1 Arrivée à l'aéroport Queen Alia en fin d'après-midi. Prise en main de la Mazda 3 de location (360 € les 12 jours) et direction Madaba, Mosaic City Hotel (49 JD). L'hôtel est très propre, avec une petite terrasse (moins propre) donnant sur une rue très commerçante.



Dîner au Haret Djoudna, recommandé par tous les guides (et à juste titre : le pain, entre autres, y est succulent).

Jour 2 Matinée, visite de l'Eglise Saint-Georges (carte en mosaïque) et petit tour à pied dans Madaba : musée archéologique, école de mosaïque, mosquée...



Vers midi, départ pour le mont Nebo puis visite de Bethanie sur le Jourdain, où le Christ fut baptisé par Saint-Jean le Baptiste.



Fin de l'après-midi, soirée et nuit à l'Holiday Inn (120 €) de la mer morte.



Jour 3 Balade au bord de la mer morte puis départ vers le sud. Arrivée à Kerak vers midi, visite du château (impressionnant) et un peu de la ville (bof, mais bon, c'est typique).



Petit arrêt thé à Dana, à un point de vue panoramique.



Passage devant Shoback sans s'arrêter cette fois-ci et arrivée à Petra. Dîner au Red Cave (un bon mensaf, miam) et nuit au Sunset Hotel (30 JD).

Jour 4 Petit problème pendant la nuit... le lit s'effondre. Faut dire qu'il n'y avait pas de sommier, juste deux planches de contreplaqué (mal) clouées. Je prends alors une chambre à 50 JD, le jour et la nuit ! Direction Petra. Achat du pass 3 jours (60 JD). Promenade classique : Siq, Trésor, Monastère et caresses aux chats que nous retrouverons chaque jour.



Dîner à l'Oriental, recommandé par le gardien du Sunset, à fuir (le restau, pas le gardien). Nuit au Sunset dans la nouvelle chambre (immense, baignoire et cerise sur le gâteau : internet dans la chambre)

Jour 5 Petra. Haut lieu du sacrifice. Détour avec un bédouin rencontré sur place pour voir le Trésor d'en haut, mais du côté rarement fréquenté.



Retour par derrière, monument au Lion, tombe du Jardin, tombe du Soldat Romain... Dîner au Cleopatra, dans le haut de Wadi Musa puis Petra by Night (12 JD par personne) qui frise l'escroquerie.

Jour 6 Dernier jour à Petra. Petit problème d'ampoule, pas facile de crapahuter.



Nouvelle sortie des sentiers battus et en fin d'après-midi, visite des bains turcs près du Silk Road Hotel (24 JD par personne, 1 heure). Tour en voiture pour voir le coucher de soleil sur le domaine de Petra et dîner au Al-Wadi.



Jour 7 Je quitte à regret le Sunset, d'autant que la première nuit ne me sera pas facturée (d'un autre côté, nous l'avons passé par terre) Départ pour le Wadi Rum. Arrivée à 9h30 chez Jordan Tracks, près de la mosquée. Programme : journée du bédouin avec véhicule pour deux + nuit dans le désert = 140 JD.



Faisait un peu frisquet sous la tente, mais ça allait malgré tout.

Jour 8 Direction Aqaba. Visite de la ville, tour en bateau à fond de verre (bof).



Déjeuner (une fois n'est pas coutume) à l'Ali-Baba, (un peu trop) prisé des touristes, mais excellent. Dans l'après-midi, baignades diverses parmi les 5 piscines du Movenpick Tala Bay (120 €).



Dîner dans un petit restaurant jordanien (3 JD pour deux !!).

Jour 9 Départ pour Amman, par la route du désert. Arrivée en début d'après-midi, visite de la vieille ville.



Dîner chez Hashem (3,5 JD pour deux !). Nuit au Toledo (65 JD), idéalement situé, avec vue sur la mosquée du Roi Abdallah.

Jour 10 Visite matinale de la mosquée puis départ pour les châteaux du désert.



Qsar-Kharana, puis Qusayr Amra. Arrivée à Azraq. La réserve d'oryx (Shaumari) n'avait malheureusement pas encore rouvert. Mais l'oasis fut un moment de détente appréciable.



Visite du dernier château (1 JD les trois), QG de Lawrence et promenade dans Azraq, bourgade plus qu'étrange.



Achat de délicieux gâteaux au sésame (1 JD la flopée). Dîner (2x13 JD) et nuit (72 JD) à l'Azraq Lodge, ancien hôpital militaire britannique, coincé entre la route parcourue de camions et une base aérienne jordanienne.

Jour 11 La frontière irakienne n'était pas très loin, et la route est lunaire. À part des ateliers de mécaniciens, pas grand chose à voir. Surréaliste.



Sur la route, arrêt dans la cité en ruine d'Umm Al-Jimal. Des blogs granitiques à perte de vue, hantés par les moutons.



Puis arrêt à Jérash. Mais après Petra, ça m'a semblé bien fade. Je zappe (bêtement ?) Ajlun et Salt.



Retour à Madaba, mais cette fois-ci au Mariam (40 JD). L'eau de la piscine est trop froide pour en profiter. Dîner une nouvelle fois au Haret Djoudna, impossible de résister.

Jour 12 Promenade matinale dans un Madaba brumeux, puis envol pour Paris.
Canada à mi-octobre: Vancouver ou Québec? English translation pending
by Vaelia · 2011-06-24 · 16 replies
Voilà mes vacances sont à la mi-octobre et je ne peux pas trop bouger ces dates, je dois faire avec... mon copain et moi on pense peut-être au Canada, je me demande si c'est le bon moment pour y aller? il paraît que les forêts aux couleurs d'automne sont très jolies.

Mais dans quel coin du Canada aller? on a que deux semaines... et très important, mon copain n'a pas de permis de conduire, et moi je ne veux pas passer mes vacances au volant. En gros on se demande si on peut tout de même se déplacer avec des bus ou des trains... je sais qu'en 2 semaines on ne peut pas faire grand-chose mais c'est tout ce qu'on a!

merci d'avance pour vos conseils :)
La grande traversée des montagnes Bleues (Livradois-Forez) English translation pending
by Tomas3 · 2011-06-23 · 38 replies
La grande traversée du Parc du Livradois-Forez(1)

L’axe Nord-Sud du Massif Forez et les Hautes Chaumes du Haut Forez peuvent être une excellente façon de débuter le parcours…

Vous laissez votre voiture et vous prenez le Train Express Régional en direction de Clermont-Ferrand- , pour gravir les premiers contreforts des Monts du Forez…

A Noirétable(800 mètres d’altitude) vous n’êtes plus qu’à 4 kms du fameux GR3 qui traverse du Nord au Sud le Parc du Livradois-Forez…

Ne pas oublier de faire des réserves d’eau et des provisions de bouche, vous ne trouverez plus de point de ravitaillement avant 28 kms…

Et là, le GR 3 une fois atteint, plus de goudron, plus de voitures, des mélèzes, des épicéas, des champs de myrtilles et de gentianes auxquels vous accéderez au fur et à mesure que vous prenez de l’altitude…

La crête des Monts du Forez a la particularité de vous permettre de découvrir en même temps le Puy de Sancy(à 170 kms) le Mont d’Or et le Puy de Dôme (à 120 kms)et, cerise sur le gâteau, le Mont Blanc et la chaîne des Alpes ( Bâle n’est qu’à 350 kms)…

Par temps clair, c’est un émerveillement…vous parvenez très vite sur les Hautes Chaumes, au milieu de troupeaux d’estive, et, à part quelques essaims sauvages égarés sur le parcours, deux ou trois randonneurs, une cavalière, vous avez l’impression d’être seul au monde…

L’impression est presque ‘aussi irréelle que dans le Parc du Vercors, avec un bon point, c’est que le parc du Livradois-Forez n’est pas encore ouvert au tourisme de masse…

C’est l’occasion de se ressourcer, même si vous êtes païen, à chaque calvaire croisé, à chaque crucifix égaré qui vous rappelle que vous êtes en terre romane...
Voyage en Chine au mois de juillet: transports entre les villes et Pingyao? English translation pending
by Yellowswt · 2011-06-22 · 2 replies
Bonjour! 😄

Bonjour! Nous partons, une amie et moi, en Chine le 7 juillet, et nous avons encore quelques questions... Voici notre programme:

Arrivée à Pekin le 8 juillet (à 6h) - Visites tranquilles/Ballades Samedi 9 -> Marcredi 13 - Visite de Pekin

Mercredi 13 - Départ pour Datong (train de nuit) Question: Une fois achetées, les places sont-elles réservées? Ou chacun se place où il veut? (On ne voudrait pas être séparées parce qu'on a pas acheté le billet ensemble XD)

Jeudi 14 - Visite de Datong (ou du moins des environs = Grottes/Monastère)

Vendredi 15 - Départ pour le Mont Wutai Question: Y a t'il beaucoup de bus, et comment connaitre les horaires??

Samedi 16 - Visite/Ballade sur le Mont Wutai

Dimanche 17 - Départ pour Xi'an Question: Comment aller du Mont Wutai à Xi'an? Bus? Horaires?

Lundi 18 - Visite de Xi'an

Mardi 19 - Départ pour Shanghai

Mercredi 20 -> Dimanche 24 Shanghai (avec probablement une journée à Suzhou)

Lundi 25 - Retour à Pekin

Mardi 26 - Retour en France ;_;

- -

Autre petite question: Pingyao?? Y'a t-il possibilité de faire Mont Wutai -> Pingyao, et ensuite de rejoindre Xi'an? Le planning donnerait alors:

Dimanche 17 - Départ pour Pingyao Lundi 18 - Pingyao - Départ pour Xi'an (Combien de temps de trajet?)

Mardi 19 & Mercredi 20 - Xi'an

Jeudi 21 - Départ pour Shanghai (Combien de temps met le train le plus rapide? Y a t'il des trains de nuit?) Vendredi 21 - Dimanche 24 - Shanghai

Est ce que cela vaut le coup? (Sachant qu'on est bien consciente qu'en une journée et demie on ne verra pas tout de Pingyao) Le temps prévu pour Shanghai est-il suffisant pour faire le tour de ce qu'il y'a à voir? (Sachant qu'on repart le lundi 25 à Pekin, mais avec le nouveau train grande vitesse, donc probablement en fin d'après midi, ce qui nous laisse quelques heures en plus)

Merci d'avances pour vos réponses 🙂
Etape à vtt Cahors - St Jean Pied de Port English translation pending
by JuanJulio · 2011-06-22 · 3 replies
Bonjour j'hésite à me lancer en VTT pour faire l'étape Cahors-Saint jean pied de port cet été: Avez-vous des témoignages? Je redoute surtout les côtes trops raides ou il pourrait être difficile de pousser le vélo + sacoche (env. 35 kg). Ayant connu la partie "le puy-Cahors" a pieds très corsée, je ne l'aurai pas tenté en vélo! Merci d'avance pour vos expérience
Trois ou quatre jours dans le parc du Mercantour English translation pending
by Riqueau · 2011-06-20 · 5 replies
bonjour envie de grand air, nous prenons quelques jours la semaine prochaine pour aller marcher (4 a 5 h) par jour dans la montagne et notamment dans le parc du mercantour. Nous arriverons vers st martin ou les environs lundi 14 h et devons repartir le vendredi matin; qui peut me donner un cricuit sympa ? avec ou dormir ? et temps de marche j'ai noté sur le forum

Jour 1 depart de la madone de fenestre Pas du mont colomb Pas de la Foux (hors GR mais bien cairné) (des chamois partout) arrivée au refuge de Valmasque 7 h de marche jour 2 passage le long des trois lacs passer la Baisse de Valmasque (des bouquetins partout) descendre la vallée des Merveilles arrivée au refuge des merveilles jour 3 depart du refuge des merveilles et rejoindre la madone de fenestre dernière étape un peu moins haute, plus verte

qu'en pensez vous ? avez vous d'autres suggestions ? ca ne nous gene pas de faire demi tour si le paysage est sympa : animaux, torrent ...merci

autre possibilité: peut on me confirmer les temps de marche on se gare a casterino lundi 14 h : balades jusqu'aux lacs jumeaux lundi apres midi et dodo au refuge de fontanalbe (4 h de marche) mardi : aller jusqu'au refuge de valmasque (4 h) mercredi : aller jusqu'au refuge des merveilles (5 h) jeudi : retour vers caterino Est ce possible temps ??

en vous remerciant

Gite dans un village en France accessible en train? English translation pending
by Mélodieparis · 2011-06-19 · 3 replies
bonjour,

je cherche un gite pour 8 personnes accessible sans voiture ! donc dans un village avec épicerie, marché, bureau de tabac....et si en plus il y avait un lac, une rivière ou la mer ça serait merveilleux !

dites moi que ce n'est pas totalement introuvable.....

merci pour vos bonnes adresses
Endroits de plongée à Amed, Tulamben, Gili ou Lombok? English translation pending
by Patsy95 · 2011-06-18 · 11 replies
bonjour,

Mon fils et moi-meme avons notre licence PADI et souhaitons faire de la plongée. Quels sont les spots les plus intéressants à voir et les tarifs pour 3/4 jours inclus hébergement et repas ?, j'aimerai voir les tortues, les requins, les dauphins etc.....

Je suis également à la recherche de belles cascades avec possibilité de faire du rafting et baignade. Connaissez un lieu paradisiaque ?

Merci d'avance pour vos conseils.
Avis sur itinéraire autotour Québec-Ontario du 10 au 30 septembre? English translation pending
by Matluca · 2011-06-17 · 4 replies
Bonjour vous,

J'aimerais votre avis sur mon futur AutoTour au Québec-Ontario du 10 au 30 Septembre 2011 avec ma femme et mes deux enfants (3,5 ans et 5 mois) durant 21 jours. J'ai dejà fait des AutoTour avec mon 1er enfant lorsqu'il avait quelques mois donc les kilomètres et les risques avec un enfant en bas age ne me genent pas. J'attends un avis plus sur l'orga, et les incohérences de mon parcours. Merci d'avance à vous :

1)- Arrivée Montreal à 13h, direction hotel par bus, hotel candlewood suites. Visite du centre puis hotel tot vers 20h heure locale 2)- Montreal AM : Biodome - Jardin botanique / PM : Visite ville 3)- Montreal AM : Visite ville / Départ par bus vers Quebec / Hotel quebec vers 21h

Question 1: le Mont Royal est-il intéressant à voir en comparaison des parcs nationaux que nous allons voir apr la suite?

4)- Quebec, visite ville 5)- Quebec, visite ville / Loc auto vers 17h départ vers la porte de la Gaspésie (4h à 4h30 de route)

Question 2: Vaut-il mieux dormir au Parc du Bic(pour en profiter 2-3h le matin) ou à Ste Flavie( pour dormir à l'auberge du centre d'art avec les statues)

6)- Circuit 170km -(Parc du Bic si option) Ste Falvie (statue) - Jardin Métis - Matane (Phare et observations des saumons) - Cap Chat (Eole) - Parc de la Gaspesie (Rando)

Question 3: Aurais je le temps de faire ce parcours de 170 km en 1 jour (merci de m'indiquer des temps de visite pour chaque), et quel rando à faire au Parc de la Gaspésie (en famille avec porte bébé) et combien de temps à y consacrer sachant nous ferons ensuite le parc du forillon le lendemain?

7)- Circuit 260km - La Martre(Phare) - Route panoramique - Cap des Rosiers - Parc du Forillon (Rando, kayak) - Gaspé(hotel) 8)- Percé - Ile Bonaventure

9)- Question 4: Après Percé, vaut-il mieux faire le tour par le Sud (Baie des chaleurs) jusqu'à Ste Flavie, ou repartir par le Nord ( et ainsi faire des attractions que je n'aurais pas eu le temps de faire à aller) pour récupérer Rimouski (plus court en km que par le Sud), le Sud vaut-il vraiment le coup ?

10)- Tadoussac(observation baleine) - Anse de Roche - Ste Rose du Nord - Chicoutimi (Hotel)

Question 5:à Tadoussac, excursion baleine, cela vaut-il le coup à 67$/pers et 3h de bateau. N'aurais je pas vu déjà des baleines depuis bergonnes depuis le bord ou lors de la traversée? Question 6: Meilleur endroit pour voir des baleines : excursion à Percé? Excursion à Tadoussac? depuis le bord à Bergonnes?

11)- Chicoutimi (hotel) - Zoo St Jean - Chicoutimi (hotel) 320km AR

12)- Parc national du Saguenay (Baie Eternité - Cap Trinité) - Anse St Jean - Baie St Paul(hotel)

13 et 14)- Baie St Paul(en rayonnant) - Parc des hautes Gorges - Parc des grands jardins - Ile aux coudres - Ste anne de beaupré - Canyon des chutes St Anne - Ile d'Orléans - Chute de Montmorency - puis trajet jusqu'au Parc de La Mauricie

Question 7: A choisir Parc des hautes Gorges et/ou Parc des grands jardins? A choisir Ile aux coudres et/ou ile d'orleans?

15) Parc de la Mauricie

Question 8: La Mauricie mérite t-elle un détour au lieu d'aller directement à Ottawa (ce qui me permettrait de faire 1 jour de plus en gaspésie)? Un tour d'hydravion vaut-il le coup?

16) Trajet La Mauricie - Upper Canada Village - Ottawa

Question 9: Upper canada village est-il vraiment le plus beau village d'antan? car il m'oblige à afire un détour de 1h30 pour le voir.

17) Ottawa - visite 18) Ottawa - Gatineau - trajet vers Toronto - on rend la voiture de location

19) Toronto, visite ville

20) Niagara Falls AR, trajet par bus ou train toronto-Niagara Falls

21) Toronto - 23h Aéroport.

Vous remerciant du temps que vous passerez à analyser ce parcours🙂 Toutes les remarques sont bonnes à écouter.
Lyon - Turin en train ou bus avec un vélo English translation pending
by Radioactive · 2011-06-13 · 11 replies
Bonjour, Nous sommes deux à vouloir effectuer le trajet Lyon en bus ou en train, début aout, tout en emportant nos vélos (non démontés). Mes recherches n'ont pas donné grand chose :

- en passant par Chambéry : tgv, donc pas de vélo,

- en passant par Chambéry encore, il y a un bus (
http://telechargement.ter-sncf.com/..._V2_tcm-31-19890.pdf), mais quelqu'un sait-il si on peut y embarquer des vélos ?

- on peut aller à Modane en TER, donc ok pour le vélo, mais ensuite ? Il faudrait rejoindre Bardonecchia, mais ça ne m'a l'air possible qu'avec un bus qui ne prend pas les vélos,

- en passant par la Suisse, et bien on passe par la Suisse et les vélo ne sont pas acceptés (sur la liaison Genève-Brigue),

- la compagnie de bus euroline ne prend pas les vélos non plus.

Je suis preneur de toute information ! En vous remerciant, Mickaël.
Circuit de dix-huit jours dans l'Ouest canadien English translation pending
by GillesRa · 2011-06-13 · 5 replies
🙂 Bonjour , je projette un circuit de 18 jours sur l'ouest Canadien de VANCOUVER à CALGARY avec un depart au 14 juillet de Paris Les années précédentes , nous avons effectué l ouest des USA , la GASPESIE , YELLOWSTONE et GRAND TETON. Je recherche 3 etapes de 2à 3 nuits au même endroit , le reste du temps sur 1 nuit Quelqu'un a t il un circuit sympa a me proposer ?
Guest house à Surabaya? English translation pending
by Annebleue · 2011-06-13 · 6 replies
Bonhour Qui aurait à me communiquer l'adresse et le mail d'une bonne guest house à SURABAYA (propre, chambre individuelle avec toilettes et douche) dans le centre ville. Qui pourrait aussi me donner de bons plans pour aller voir le volcan BROMO. Merci à tous et bon vent Annebleue
Parc des Écrins, départ de Briançon - arrivée à Grenoble en six jours English translation pending
by Konan44 · 2011-06-12 · 7 replies
Bonjour 🙂

J'arrive à Briançon le 30 juin à midi par train et repars de Grenoble le 6 juillet en fin d'après midi, soit 7 petits jours pour le trajet à pied et en bivouaque.

...EST-CE REALISTE?

En vous remerciant d'avance de votre réponse chers amis voyageurs. Bien à vous,

Konan
Road trip: Québec English translation pending
by Cec2087 · 2011-06-10 · 9 replies
Bonjour,

Je souhaitais vous faire part de mon expérience de voyage au Québec, peut-être cela vous donnera-t-il des idées de road-trip?

Durée du voyage : 10 jours

Premier jour : départ de Paris Orly en direction de Montréal

Nous décollons d'Orly à 16h00 pour une arrivée à Montréal à 18h00 (heure locale) Nous nous rendons directement chez nos hôtes et prenons la navette qui mène au centre-ville (bus 747, ticket valable 24h sur les réseaux de bus et de métro au prix de 8$) Après 1h00 de trajet : arrivée dans notre B&b Aladin du plateau 2* situé près du Mont Royal Nous y sommes chaleureusement accueillies, nous décidons de faire une petite balade afin de repérer les lieux pour le lendemain. A notre retour au gîte, nous discutons avec nos hôtes jusque tard dans la nuit. Le b&b est un très bon rapport qualité-prix (80$ la nuit en chambre double, taxes incluses), les hôtes sont très charmants, cultivés et vous donnent de très précieux conseils sur ce qu'il ne faut pas manquer à Montréal

Deuxième jour : Montréal

Levées à l'aube, nous apprenons par nos hôtes que l'accès aux musées sera gratuit toute la journée. Nous commençons par le musée Pointe-à-Callières, site archéologique et historique, il retrace plusieurs siècles d'histoire, de la période amérindienne à nos jours. Nous continuons par la découverte de la basilique Notre-Dame de Montréal proche de la place des Armes. Prix d'entrée : 5$ pour la participation aux travaux d'entretien Des visites guidées sont prévues (sans supplément), cela vaut vraiment le coût! Véritable bijou architectural, la Basilique est l'un des plus précieux bâtiments du patrimoine religieux québécois. Nous déambulons vers la place Jacques Cartier, atmosphère très sympathique. Nous assistons à des spectacles de mimes et de chants. Nous nous baladons le long du vieux port et prenons la direction de la chapelle Notre Dame de Bonsecours où le panorama offert sur le vieux Montréal est magnifique. Nous nous arrêtons manger la fameuse "poutine" dans un restaurant à l'ambiance très conviviale entre francophones et anglophones. Nous continuons notre promenade à travers le vieux-Montréal, puis nous reprenons le chemin de l'aéroport afin de récupérer notre voiture de location. Nous nous dirigons vers le plateau de Mont-Royal afin de bénéficier d'une vue panoramique sur la ville. Espace vert très reposant dans une ville aussi bouillonnante que Montréal. Dans la soirée, nous organisons un Montréal "by night", l'atmosphère y est toute aussi agréable.

Troisème jour : Montréal

Nous décidons d'aller courir au parc du Mont-Royal car la journée s'annonce très belle (27°) Après 45 mn de course, nous poursuivons notre promenade en montant jusqu'au belvédère qui surplombe la cité québécoise. Nous descendons à l'office de tourisme de Montréal pour nous renseigner sur les attractions touristiques de la ville et trouver une carte routière Les conseillers de l'office de tourisme sont très charmants et nous aiguillent très bien dans notre recherche Leur bureau de change applique un taux de change très intéressant! Nous repartons en direction du stade olympique où nous flânons tranquillement Vers 18h00, nous retrouvons notre voiture et prenons la route vers Trois Rivières Deux voies mènent à Trois-Rivières : l'autoroute 40 ou la route 138, le chemin du Roy Si vous n'êtes pas pressés, je vous conseille d'opter pour la deuxième solution. Le chemin du Roy est la plus ancienne route terrestre du Canada, il relie Montréal-Troi Rivières et Québec Vous longerez le fleuve St Laurent, les paysages sont fabuleux surtout en fin de journée avec le soleil qui décline, vous traverserez des villages pittoresques dont quelques-uns sont perchés au sommet de caps Vers 20h00, nous arrivons dans notre b&b Maison du Parc Delormier 3* Nos hôtes sont très sympathiques, les chambres sont magnifquement bien décorées, une détente dans le spa ouvert est très appréciable

Quatrième jour : Trois-Rivières

Après un solide petit déjeuner, nos hôtes nous conseillent d'aller visiter l'ancienne prison de Trois-Rivières La visite est très intéressante et vaut le détour car elle est assurée par d'anciens détenus actuellement en réinsertion sociale (9$ pour la visite de la prison sans le musée québecois de culture populaire, taxes incluses) Pendant environ 01h15, les ex-prisonniers vous relateront leurs conditions de détention inacceptables qui ont eu cours jusqu'à la fermeture de la prison en 1986 La visite des cachots est bouleversante car vous êtes plongés dans le noir, le froid pétrifie vos membres et les témoignages poignants des anciens détenus vous laissent de marbre Nous poursuivons notre route vers le parc de la Mauricie Petit arrêt aux chutes de Shawinigan Nous arrivons à destination : gîte des Orchidées 3* situé sur le chemin du parc national Les hôtes sont adorables, ils viennent nous aider à nous installer et nous discutons de tout et de rien La propreté est de mise dans cet hébergement, le spa est très confortable et les chambres sont orientées vers le parc de la Mauricie

Cinquième jour : Parc de la Mauricie

Très tôt, nous prenons notre petit-déjeuner en compagnie de nos hôtes. Ces derniers sont suisses et se sont expatriés de leur pays il y a maintenant 4 ans. Ils avaient effectué un road trip de 3 mois dans l'ouest du Canada avant de s'installer définitivement au Québec. Ce sont des gens très ouverts, très souriants, entièrement à votre disposition si vous avez la moindre question. Le mari nous a indiqué lui-même ce qu'il y avait de plus important à voir au sein du parc Le prix de la chambre reste très raisonnable (77$ la nuit en chambre double, taxes incluses) Ils organisent même des soirées "fondue" l'hiver quand il fait très froid Le parc de la Mauricie vaut vraiment le coup d'oeil : vous découvrirez cette chaîne de montagnes, les Laurentides qui longe la rive nord du fleuve Saint Laurent Lieu reposant et d'une grande sérénité, ce vaste plateau vous offre un décor sans pareil entre collines, vallées, lacs, cascades... Un petit conseil : faites l'essence avant d'entrer dans le parc car sa traversée nécessite de parcourir 70 kms en voiture Prévoyez des répulsifs et des crèmes anti-moustiques! Faites du canotage sur le lac Wapizagonque, allez voir les chutes Waber! Tarif d'entrée dans le parc : 7.80$/personne (taxes incluses)

Sixième jour : Baie St-Catherine- Tadoussac

Retour sur la route 138 en direction de Baie Ste Catherine. Nous nous arrêtons pour admirer Baie St Paul, qui fut jadis destination de séjour des peintres du Groupe des Sept, lieu de naissance du célèbre Cirque du Soleil Je vous conseille une petite balade dans ses ruelles étroites, cette ville a un charme fou, elle allie à la fois la mer et la campagne! Deuxième halte à la Malbaie : la région de Charlevoix vous offre un grand bol d'air pur, de calme et de beauté. Découvrez le joli village de Sainte Agnès qui est situé à une altitude de 450 m Arrivée à Baie Ste Catherine, nous prenons le traversier pour Tadoussac (10 mn de traversée gratuitre, 24h/24, 7j/7) Là, le paysage côtier est complètement différent : de grandes dunes de sable s'élèvent et surplombent le fleuve Nous avons une vue imprenable sur le fleuve où les baleines et les bélugas viennent manger Nous rebroussons chemin vers Baie Ste Catherine et arrivons à notre gîte Entre mer et monts Le mari nous accueille chaleureusement et nous donne quelques bonnes adresses où manger Nos hôtes vendent des billets meilleur marché pour la croisières aux baleines, nous en commandons deux pour le lendemain matin

Septième jour : Croisière aux baleines et fjord du Saguenay

Levées aux aurores, nous faisons connaissance avec la maîtresse de maison qui d'un primer abord est sympathique Les crêpes aux bleuêts de Réal sont délicieuses! Nous avons demandé s'il était possible de réserver la table d'hôte pour le dîner, la dame nous a répondu très sèchement qu'elle ne voulait pas se donner la peine d'organiser le dîner pour ses pensionnaires Petite déception quand nous voyons sur le site du gîte qu'aucune période ni jour précis n'est indiqué pour la table d'hôtes Le petit-déjeuner nous ayant donné des forces, nous nous rendons au point de raliement pour la croisière aux baleines Couvrez-vous bien chaudement le visage, les mains et le corps car en pleine mer, le vent glacial vous fouette le visage. Nous avions opté pour la croisière en bateau et non en zodiac Quand le bateau est arrivé au large, nous avons observé des baleines mais pour les prendre en photos, c'est très difficile! Nous avons vu tout près du bateau des bélugas qui nageaient en groupe Après 3h de traversée, un petit crochet par le sjord du Saguenay, nous avons décidé d'aller manger au café Bohème L'après-midi s'est déroulé tranquillement par une marche le long du sentier côtier Nous avons dîné au restaurant la Galouine, restaurant gastronomique très copieux! Tarif pour la croisière en bateau : 76.33$/personne (taxes incluses)

Huitième jour : Québec

Dès le réveil, la dame nous demande si nous souhaitons acheter du sirop d'érable en conserve ou des chaussons tricotés par ses soins...Elle devient de plus en plus insistante, cela nous plaît de moins en moins Au moment du départ, elle claque presque la porte dans notre dos! Travaillant dans le tourisme (de plus dans le secteur d'activités des voyages), d'un point de vue professionnel, je ne conseillerai pas ce gîte car l'accueil n'était pas à la hauteur de nos attentes Hop....en route vers Québec ! Après 02h30 de voyage, nous faisons une halte à la chute Montmorency qui se trouve à quelques minutes du Vieux-Québec. Haute de 83 m, la chute est impressionnante! Celle-ci est accessible de deux manières : - empruntez l'escalier panoramique et ses 487 marches accrochées dans la falaise pour approcher aux plus près des falaises - prenez le téléphérique, vous visualiserez la chute en altitude et profiterez d'une vue sans pareil sur la chute, le fleuve St Laurent et l'île d'Orléans située de l'autre côté du pont Baladez-vous sur la promenade de la falaise qui est particulièrement prisée par les oiseaux et les petits écureuils Empruntez ensuite le pont surplombant la chute : c'est le meilleur endroit pour admirez la puissance de la chute qui se jette sous vos pieds Tarif d'entrée : 11.50$/personne (taxes incluses) Nous continuons notre chemin vers le Vieux-Québec Classé au patrimoine mondial par l'UNESCO, le Vieux Québec respire l'histoire. Cette cité est complètement différente de Montréal, elle possède un cachet et un charme européens, très "frenchy" Faites un tour de ville en calèche, le cocher vous donnera de nombreuses explications sur l'origine de Québec qui fut découverte par Samuel de Champlain Parcourez tranquillement les multiples ruelles où beaucoup d'artistes de rue se produisent (mimes, prestidigitateurs, acrobates...) Le château Frontenac, la promenade du gouverneur, les plaines d'Abraham, tout est magnifique! Vers 18h00, nous avons rejoint notre gîte La Bedondaine 3* qui se trouvait à proximité du centre ville Notre chambre était au sous sol donc pas terrible!

Neuvième jour : Québec

Nous repartons explorer cette charmante ville, nous en profitons pour acheter nos cadeaux souvenirs Nous déjeunons dans un petit restaurant proche du château L'après-midi, nous reprenons la route vers Montréal car nous devons rendre la voiture à l'aéroport Petit saut chez notre hôte du premier jour pour lui raconter notre périple puis direction l'aéroport 20h : décollage en direction de Paris Orly

Nous pensions être prises par le temps mais celui-ci ne nous a finalement pas manqué (sauf pour Québec où j'aurais aimé rester plus longtemps) Les paysages sont fabuleux et les canadiens sont très accueillants! Je vous conseille d'y aller:)

Cécile
Voyage en Inde et randonnée dans l'Himalaya English translation pending
by Maroune · 2011-06-10 · 3 replies
Bonjour!

Nous sommes deux nanas de 20 et 21 ans à partir pour 5 semaines en Inde sur juillet-août 2011. Pour l'instant, on nous a conseillé de ne pas trop planifier notre voyage et de laisser de la place aux rencontres et à l'imprévu indien; nous savons donc seulement que nous atterrissons à Calcutta et passons 2 semaines à Benares. Cependant, nous voudrions aller voir l'Himalaya. C'est là que je cherche des conseils! Sachant que nous aurions une semaine à peu près, que nous serions basées à Benares, et que nous sommes toutes deux sportives, mais pas alpinistes du tout: à quelle altitude peut on éspérer monter sans matériel et sans difficultés? où aller? Est il possible de partir sans guide ou est ce de l'inconscience? Ou loger? Que prendre avec soi?

On fait toutes les deux un peu de rando dans nos montagnes (Savoie) et je suis pour ma part montée à 4167 mètres au Maroc (mont Toubkal), et je ferais le dôme des écrins (4015m, glacier, crampons et piolet) en juillet.

On est super ouvertes à pleins de conseils!! (ou de réprimandes, parce que je crois quand même que l'on devrait se méfier de la montagne en étant peu expérimentées!) Merci par avance!
Quelles visites faire sur Siquijor en une journée? English translation pending
by Dibang · 2011-06-10 · 6 replies
Bonjour a tous,

Je fais appel a ceux qui vivent ou connaissent bien l'ile de Siquijor! Je vis a Dumaguete et je prevois de passer une journee sur Siquijor.

Quelles sont selon vous les visites les plus interessantes ou activites a faire en une journee avec son propre vehicule sur Siquijor (hormis plongee et hotel)?

Merci d'avance pour vos suggestions!!!

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