Results for "Manhattan+et+restaurant+|+3+>+99"
3328 results found.
Séjour à New-York: avis sur visites par quartier? English translation pending
Bonjour,
en Juin 2010 nous avons fait l'Ouest pendant un mois et c'est entre autre grâce a vos conseils que notre roadtrip c'est super bien passé. Je reviens donc naturellement vers vous car en Avril/Mai 2011 nous partons a New-York. J'ai donc répertorié ce qui nous intéresserais de voir par quartiers. J'ai besoin d'un peu d'aide pour savoir combien de temps vous pensez nécessaire pour faire ces lieux et ceci par quartier.
Également, n'hésiter pas s'il y a des endroits qui ne sont pas sur ma liste mais qui méritent plus que d'autres a me les faire savoir ainsi que si vous avez des idées d'hôtels vers le Midtown (L'hotel 17 vers Union Square a de bonnes appréciations et reste dans des prix raisonnable, le connaissez vous?)
Nous ne sommes pas très musées voila pourquoi vous n'en voyez aucun dans ma liste.
Diverses questions:
- Concernant The High Line, quel est le tronçon le plis intéressant pour la balade?
- Pour assiter a une messe gospel, cela se passe comment, on se présente a l'église et on rentre normalement puis on s'installe ?
Merci
Lower Manhattan(Financial District)
- Statue de la Liberté + Ellis Island. (Circle Line Ferry. Départ du bac de Battery Park South Ferry (Manhattan) ou de Liberty State Park (New Jersey). Métro : bowling Green. Ouvert tlj (sauf 25dec) 9h30- 15h30 ; départ toutes les 30mn. Juillet- Août : tlj 8h30- 16h30. Se visite avec le musée de l’immigration d’Ellis Island. Billets: 11,5$.
- Woolworth Building
- Battery Park (Au centre du parc, a été placé le globe de bronze et d’acier monumental de Fritz Konïg, “The Sphere”, qui ornait le World Trade Center Plaza)
- Pont de Brooklyn (traversée a pied de jour et de nuit + Brooklyn Heights). Pour rejoindre la passerelle: Coté Manhattan, métro Brooklyn Bridge- city Hall ou, de la station City Hall, traverser Park Row. Côté Brooklyn: Marto High St-Brooklyn Bridge Station. Traversée à pieds: 30mn.
- Trinity Church
- South Street Seaport (très belle vue sur le pont de Brooklyn).
- --
ChinaTown (Mott Street en est le coeur) Au numéro 32 de Mott Street, il y a le plus ancien magasin de Chinatown, établi en 1891. Il ressemble à
ce qu’il était il y a plus d’un siècle. Jeter un œil sur le plafond et les décorations au-dessus du comptoir…
- --
Little Italy A voir l'ancien Police Building (240 Centre Street), un bâtiment de style néo-renaissance datant de 1909.
Cet édifice abrita jusqu’en 1973 les quartiers généraux de la police.
- --
Lower East Side
- The Bowery Le lieu rock underground sans doute le plus célèbre au monde, le CBGB, fondé en 1973, se situe au 315 Bowery Ave. Des noms du rock tels que Pattie Smith, Blondie, les B-52, Deborah Harry ou les Ramones y ont fait leurs débuts.
- Blue Tower
- --
Soho et Tribeca
- Harrison Street Row Autrefois, l’ouest de Tribeca regroupait de nombreux grossistes en produits maraîchers et laitiers. Ses uniques vestiges des habitations typiques des marchands de l’époque, de style fédéral, forment Harrison Street row (n°37-41).
- Les Cast-Iron Buiding sur Broadway, ne manquez pas le Singer Building (n° 561-563) et ses ornements de fer forgé. A l’angle de Broome Street, admirez la façade du Haughwout Building.sur Greene Street . Le “Queen of Greene Street” ( n° 28-30), orné d’un toit dans le style Second Empire. “The King “ au n°72; le Gunther Building aux n° 469-475.sur Spring Street, rendez-vous aux n°107, ou se trouve l’un des plus vieux immeubles du quartier et au n°101.
Voir nombreuses boutiques qu’abrite le quartier, surtout dans West Broadway et Spring street
- --
Greenwich et West Village
- Washington Square Park parties d’échecs en plein air, ses performances d’artistes de rue et de musiciens.Le petit arc de triomphe que vous croiserez au nord
- Les rues de Greenwich Les coins les plus charmants se trouvent dans West Village, à l’ouest de la 7th avenue. Il y a de nombreux endroits pour prendre un pot ou manger un morceau.
- Meat Packing District Ce petit quartier qui doit son nom au marché aux viandes de New York a beaucoup évolué depuis une dizaine d’année. Cela vaut vraiment la peine de s’y promener : de nombreuses jeunes galeries d’art (surtout sur la 14th) et boutiques de créateurs s’y sont installées, suivies par des restaurants et des bars.Le quartier est aujourd’hui en pleine effervescence! On l’appelle même le nouveau NoLiTa, en réference à TriBeCa et ses galeries d’art.
- --
East Village
- Saint Mark’s Place La grande rue de l’East Village. Dans les vieux cafés environnants, on trouvait avant beaucoup de marginaux, de punks et des immigrés d’Europe de l’Est … C’est aujourd’hui beaucoup plus rangé. Si on trouve Greenwich trop artificiel ont pourra fréquenter ces cafés pour découvrir l’esprit “bohême” du quartier, ou du moins ce qu’il en reste!
- --
Chelsea et Four Square
- Union Square Le virgin megastore se trouve au 52 E 14th street.Trois statues intéressantes dans le parc: celles de George Washington, d’Abraham Lincoln, et de La Fayette.
- Chelsea Hotel Situé dans la 23rd Street, une rue très animée, ce bâtiment résidentiel en brique rouge, avec ses balcons en fer forgé, est connu pour avoir hébergé de nombreuses personnalités, Sid Vicious, le chanteur des Sex Pistols, y a tué sa petite amie.
- Madison Square Voir le Flatiron Building ainsi que le building de la New York Life insurance Company (51 Madison Ave), chef d’oeuvre de l’architecture néo-gothique.
- Madison Square Garden(voir si spectacle intéressant)
- --
Midtown
- Empire State Building
- Times Square
- 5th Avenue Voirles magasins au nord de la 42nd Street, leur déco ne manque souvent pas de fantaisie.
- Grand central station
- St Patrick’s Cathedral
- Trump Tower Pour ses 5 étages de boutiques de luxe. Son marbre rose d’Italie, ses abondantes dorures et sa cascade artificielle de 24m qui plonge dans l’atrium et qui valent vraiment le détour pour leur kitch!
- Chrysler Building
- Rockfeller Center Entre autre leRadio City Music Hall al'angle 6th Ave et 50th St. Métro 47th-50th St/ Rockefeller Center
- ONU Affranchir nos cartes postales avec les timbres des Nations Unis, qu’il ne faudra pas oublier de poster d’ici.
- --
Uptown et Central Park
- Lincoln Center
- Central Park Le Sud est plus intéressant jusqu'au Réservoir
- --
Harlem et les Heights
- La 125th street ou Martin Luther King Jr Bld La rue la plus animée de Harlem.
- Messe gospel Sur Lenox Ave (Malcom X) entre la 120th et la 125th St, plus d’une dizaine d’églises sont alignées.Voir Abyssinian Church
- --
Brooklyn et le Queens
- Brooklyn Heights Se rendre sur la Brooklyn Heights Esplanade (au bout de Montague St), qui offre une vue superbe sur la baie et sur Manhattan et se balader dans Montague Street, la rue commerçante des Heights.
- Botanic garden 900 Washington Ave. Metro Eastern Parkway-Brooklyn Museum ou Prospect Park. Avril à Sept: mar-ven 8h-18h; sam-dim:10h-18h; oct à Mars: ferme à 16h30.
en Juin 2010 nous avons fait l'Ouest pendant un mois et c'est entre autre grâce a vos conseils que notre roadtrip c'est super bien passé. Je reviens donc naturellement vers vous car en Avril/Mai 2011 nous partons a New-York. J'ai donc répertorié ce qui nous intéresserais de voir par quartiers. J'ai besoin d'un peu d'aide pour savoir combien de temps vous pensez nécessaire pour faire ces lieux et ceci par quartier.
Également, n'hésiter pas s'il y a des endroits qui ne sont pas sur ma liste mais qui méritent plus que d'autres a me les faire savoir ainsi que si vous avez des idées d'hôtels vers le Midtown (L'hotel 17 vers Union Square a de bonnes appréciations et reste dans des prix raisonnable, le connaissez vous?)
Nous ne sommes pas très musées voila pourquoi vous n'en voyez aucun dans ma liste.
Diverses questions:
- Concernant The High Line, quel est le tronçon le plis intéressant pour la balade?
- Pour assiter a une messe gospel, cela se passe comment, on se présente a l'église et on rentre normalement puis on s'installe ?
Merci
Lower Manhattan(Financial District)
- Statue de la Liberté + Ellis Island. (Circle Line Ferry. Départ du bac de Battery Park South Ferry (Manhattan) ou de Liberty State Park (New Jersey). Métro : bowling Green. Ouvert tlj (sauf 25dec) 9h30- 15h30 ; départ toutes les 30mn. Juillet- Août : tlj 8h30- 16h30. Se visite avec le musée de l’immigration d’Ellis Island. Billets: 11,5$.
- Woolworth Building
- Battery Park (Au centre du parc, a été placé le globe de bronze et d’acier monumental de Fritz Konïg, “The Sphere”, qui ornait le World Trade Center Plaza)
- Pont de Brooklyn (traversée a pied de jour et de nuit + Brooklyn Heights). Pour rejoindre la passerelle: Coté Manhattan, métro Brooklyn Bridge- city Hall ou, de la station City Hall, traverser Park Row. Côté Brooklyn: Marto High St-Brooklyn Bridge Station. Traversée à pieds: 30mn.
- Trinity Church
- South Street Seaport (très belle vue sur le pont de Brooklyn).
- --
ChinaTown (Mott Street en est le coeur) Au numéro 32 de Mott Street, il y a le plus ancien magasin de Chinatown, établi en 1891. Il ressemble à
ce qu’il était il y a plus d’un siècle. Jeter un œil sur le plafond et les décorations au-dessus du comptoir…
- --
Little Italy A voir l'ancien Police Building (240 Centre Street), un bâtiment de style néo-renaissance datant de 1909.
Cet édifice abrita jusqu’en 1973 les quartiers généraux de la police.
- --
Lower East Side
- The Bowery Le lieu rock underground sans doute le plus célèbre au monde, le CBGB, fondé en 1973, se situe au 315 Bowery Ave. Des noms du rock tels que Pattie Smith, Blondie, les B-52, Deborah Harry ou les Ramones y ont fait leurs débuts.
- Blue Tower
- --
Soho et Tribeca
- Harrison Street Row Autrefois, l’ouest de Tribeca regroupait de nombreux grossistes en produits maraîchers et laitiers. Ses uniques vestiges des habitations typiques des marchands de l’époque, de style fédéral, forment Harrison Street row (n°37-41).
- Les Cast-Iron Buiding sur Broadway, ne manquez pas le Singer Building (n° 561-563) et ses ornements de fer forgé. A l’angle de Broome Street, admirez la façade du Haughwout Building.sur Greene Street . Le “Queen of Greene Street” ( n° 28-30), orné d’un toit dans le style Second Empire. “The King “ au n°72; le Gunther Building aux n° 469-475.sur Spring Street, rendez-vous aux n°107, ou se trouve l’un des plus vieux immeubles du quartier et au n°101.
Voir nombreuses boutiques qu’abrite le quartier, surtout dans West Broadway et Spring street
- --
Greenwich et West Village
- Washington Square Park parties d’échecs en plein air, ses performances d’artistes de rue et de musiciens.Le petit arc de triomphe que vous croiserez au nord
- Les rues de Greenwich Les coins les plus charmants se trouvent dans West Village, à l’ouest de la 7th avenue. Il y a de nombreux endroits pour prendre un pot ou manger un morceau.
- Meat Packing District Ce petit quartier qui doit son nom au marché aux viandes de New York a beaucoup évolué depuis une dizaine d’année. Cela vaut vraiment la peine de s’y promener : de nombreuses jeunes galeries d’art (surtout sur la 14th) et boutiques de créateurs s’y sont installées, suivies par des restaurants et des bars.Le quartier est aujourd’hui en pleine effervescence! On l’appelle même le nouveau NoLiTa, en réference à TriBeCa et ses galeries d’art.
- --
East Village
- Saint Mark’s Place La grande rue de l’East Village. Dans les vieux cafés environnants, on trouvait avant beaucoup de marginaux, de punks et des immigrés d’Europe de l’Est … C’est aujourd’hui beaucoup plus rangé. Si on trouve Greenwich trop artificiel ont pourra fréquenter ces cafés pour découvrir l’esprit “bohême” du quartier, ou du moins ce qu’il en reste!
- --
Chelsea et Four Square
- Union Square Le virgin megastore se trouve au 52 E 14th street.Trois statues intéressantes dans le parc: celles de George Washington, d’Abraham Lincoln, et de La Fayette.
- Chelsea Hotel Situé dans la 23rd Street, une rue très animée, ce bâtiment résidentiel en brique rouge, avec ses balcons en fer forgé, est connu pour avoir hébergé de nombreuses personnalités, Sid Vicious, le chanteur des Sex Pistols, y a tué sa petite amie.
- Madison Square Voir le Flatiron Building ainsi que le building de la New York Life insurance Company (51 Madison Ave), chef d’oeuvre de l’architecture néo-gothique.
- Madison Square Garden(voir si spectacle intéressant)
- --
Midtown
- Empire State Building
- Times Square
- 5th Avenue Voirles magasins au nord de la 42nd Street, leur déco ne manque souvent pas de fantaisie.
- Grand central station
- St Patrick’s Cathedral
- Trump Tower Pour ses 5 étages de boutiques de luxe. Son marbre rose d’Italie, ses abondantes dorures et sa cascade artificielle de 24m qui plonge dans l’atrium et qui valent vraiment le détour pour leur kitch!
- Chrysler Building
- Rockfeller Center Entre autre leRadio City Music Hall al'angle 6th Ave et 50th St. Métro 47th-50th St/ Rockefeller Center
- ONU Affranchir nos cartes postales avec les timbres des Nations Unis, qu’il ne faudra pas oublier de poster d’ici.
- --
Uptown et Central Park
- Lincoln Center
- Central Park Le Sud est plus intéressant jusqu'au Réservoir
- --
Harlem et les Heights
- La 125th street ou Martin Luther King Jr Bld La rue la plus animée de Harlem.
- Messe gospel Sur Lenox Ave (Malcom X) entre la 120th et la 125th St, plus d’une dizaine d’églises sont alignées.Voir Abyssinian Church
- --
Brooklyn et le Queens
- Brooklyn Heights Se rendre sur la Brooklyn Heights Esplanade (au bout de Montague St), qui offre une vue superbe sur la baie et sur Manhattan et se balader dans Montague Street, la rue commerçante des Heights.
- Botanic garden 900 Washington Ave. Metro Eastern Parkway-Brooklyn Museum ou Prospect Park. Avril à Sept: mar-ven 8h-18h; sam-dim:10h-18h; oct à Mars: ferme à 16h30.
Meilleurs hamburgers à New York? English translation pending
où trouver les meilleurs hamuergers dans new york
mci de votre réponse
Quizz sur les croisières English translation pending
Bonjour à tous,
Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.
Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.
Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....
Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.
Tous les coups sont permis.
Qu'en pensez-vous ???
Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?
Bon jeu à tous.
JC
Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.
Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.
Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....
Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.
Tous les coups sont permis.
Qu'en pensez-vous ???
Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?
Bon jeu à tous.
JC
New York - Septembre 2009 English translation pending
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
1 semaine de congés … au débotté … où aller ?… Pourquoi pas New York ?... Après tout, une semaine, c’est la bonne durée ; en septembre, ce n’est pas mal et puis, c’est une ville qui se conjugue difficilement avec un autre voyage et qui peut justifier un voyage à elle seule. Banco ! Voilà comment on a organisé ce voyage en quelques jours, à l’arrach’ comme on dit. Une fois de plus, cette visite nous aura prouvé à quel point il est nécessaire d’aller sur place pour faire tomber préjugés et idées reçues …
NOTRE VISITE EN 1 SEMAINE :
Sam 12 Septembre – Vol Air France Paris / New York JFK – Arrivée à 10h15 Chelsea Market – Union Square (Green Market) – Quartier historique de Chelsea Dim– Harlem : Messe Gospel Lower East Village : Orchard St – Chinatown : Mott St et Columbus Park Little Italy : Mulberry St – Soho : Greene St Lun– Brooklyn : métro jusque Clark St – Brooklyn Heights Promenade – Traversée du Brooklyn Bridge à pied Lower Manhattan : Financial District et le Vieux Port De nuit : métro jusqu’à Clark St et traversée du Brooklyn Bridge (2è !) Mar – Lincoln Center – Central Park – Midtown : 5e Ave - Trump Tower – Rockfeller Center (Top of the Rock) … Times Square Circle Line Sightseeing Cruise à 19h (durée 2h) Mer – Flatiron Building – Madison Square – Empire State Building – Macy’s Chrysler Building – Gare Centrale … Jeu – Il pleuviotte, journée musée Métro jusqu’aux Cloisters – Retour par bus M4 jusqu’au MET Columbus Circle – 8e Ave – Broadway – Times Square de nuit Ven – Ferry pour statue de la Liberté et Ellis Island Financial District – Fulton St – Greenwich Village New HighLine Park à Chelsea Sam 19 Septembre – East Village – Traversée à pied du Manhattan Bridge – DUMBO – Traversée à pied du Brooklyn Bridge (3è !) TriBeCa – West Village Vol Air France New York / Paris – Départ de JFK à 23h20
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/NY JFK : 532 €/p achetés sur internet sur le site d’AF
Dépenses sur place (pour nous 2, pas d’achat perso) : 1 365 $ pour l’appartement 1 040 $ pour les transports, les repas, les entrées de musées … La CB est parfois refusée dans certains restaurants (et non des moindres, comme Katz’s Delicatessen par exemple). Attention à prévoir assez de cash. ATM partout.
Budget total tout compris (converti en € au cours de 1$=0.7 €): 2 800 € pour nous 2.
GUIDES :
Guide Michelin Voyager pratique – Un bon compromis entre culture et logistique. Evasion – Intéressant pour le plan de NY et les propositons d’itinéraires par quartier.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/NY A/R – Air France 532 € l’A/R directement sur leur site. Vols réguliers et directs. 7h de vol confortable.
Arrivée à 10h15 à New York, JFK Airport Contrôles rigoureux mais rapides. Empreintes des 10 doigts, photo … Pour rejoindre Manhattan, nous avons emprunté les transports en commun : Air Train jusqu’à Howard Beach. Ne cherchez pas de guichet pour acheter votre ticket (5$), c’est à la sortie qu’il est vendu. Puis Métro ligne A (2, 25$ ou Pass MetroCard) jusque Manhattan. A 12h30, nous étions arrivés à Chelsea.
Départ à 23h20 de New York Même transport pour le retour (comptez au moins 1h15 au total depuis Chelsea)
2 – Le métro et le bus Nous avons acheté notre Pass MetroCard 7 jours (27$) à la sortie de l’Air Train en même temps que notre ticket pour l’AirTrain (non inclus dans le pass). Il est valable dans tous les métros et bus. A 2, 25$ le ticket à l’unité, le calcul est vite fait. Nous avons récupéré un plan de métro et un plan de bus (gratuits) dans une station de métro. Indispensable … Le métro est sale, inconfortable et parfois un poil compliqué. En plus, on ne voit rien … On a très vite privilégié les bus, bien plus agréables. Dans les 2, couvrez-vous, la clim’ souffle fort et froid ! Nous n’avons jamais pris le taxi.
HEBERGEMENT :
Nous voulions être au cœur de Manhattan. Tout ce que je trouve sur Internet pour un hôtel bien situé, confortable sans être luxueux, est hors de prix, du style 330 $ la nuit … Je creuse, j’affine mes recherches et je vois que la pratique de louer un appartement est assez répandue. Je visite différents sites de location, j’écris aux propriétaires et je finis par trouver mon bonheur à Chelsea pour 195 $ la nuit (ttc). Le site internet parait fiable d’après les avis lus sur le forum http://www.vrbo.com/ Voilà l’appartement loué : http://www.vrbo.com/131620
Excellent contact par email avec les propriétaires. Acompte de 2 nuits payé par Paypal, le reste laissé cash dans l’appartement. Aucune mauvaise surprise. Pas de frais d’agence, de ménage, de taxes … Propriétaires pas envahissants (on ne les a jamais vus finalement), bien organisés et très arrageants (nous avons pu laisser notre sac le samedi jusqu’à notre départ en fin d’apm). Plus spacieux qu’une chambre d’hôtel. L’appartement était constitué d’une petite entrée, séjour/cuisine (avec un convertible), une chambre séparée (très bonne literie), une sdb complète. Au total, on devait tourner autour de 25-30 m². Un grand placard dans la chambre. Linge de maison fourni, suffisamment de serviettes de toilette pour équiper un régiment ! MacIntosh et Internet à disposition. L’appartement est situé en contrebas d’un immeuble typique de Chelsea, donc, un peu sombre. Les 2 fenêtres donnent sur une petite cour calme. Fonctionnel, sanitaires nickel, eau très chaude, beaucoup de pression. Bref l’essentiel y est. A 2, on est à l’aise, à 4 sans doute un peu l’un sur l’autre … Excellente situation, à 2½ minutes (j’ai chronométré pour VF !) de la ligne A sur la 14th St qui va vers l’aéroport, à quelques minutes de Chelsea Market, de Union Square, de Greenwich Village … On a trouvé l’emplacement idéal : tout près du Village et entre la pointe de Manhattan et le quartier des affaires et Midtown. Très central finalement. Nous avons adoré cette formule. D’abord, elle procure la possibilité de faire sa dinette. La cuisine était parfaitement équipée, tant au niveau des ustensiles que des produits de base (sel, poivre, vinaigre, sucre, thé …).Ensuite, elle permet d’être plus près de la population. Nos voisins étaient des New Yorkais vivant dans le même type d’appartement. L’impression de vivre davantage comme eux. Je sais, c’est un peu illusoire … Bref, je conseille la formule, surtout à 4 (en acceptant d’être un peu à l’étroit) car, dans ce cas, au niveau prix, ça devient hyper-intéressant.
REPAS :
Ah, la gastronomie américaine ! Les burgers, les hot dogs, les bagels … Mais il n’y a pas que ça, loin s’en faut ! Nombreuses supérettes vendent des fruits et des légumes. Sans parler des commerces de Chinatown et des marchés. Le Green Market de Union Square est très sympa.
Voici quelques adresses qu’on a particulièrement aimées (ou pas) :
Le Pain Quotidien (http://www.lepainquotidien.com/) Chaîne belge internationale, nombreuses adresses à NY. Nous y avons pris notre petit déjeuner presque tous les jours. Avec un vrai grand bol de chocolat mousseux et fumant, de larges tartines de pain, du müesli, des viennoiseries … et du beurre de cacahuètes ! … Concept et cuisine européens que les NewYorkais semblaient apprécier autant que nous. Immense table de bois et nombreuses petites tables pour ceux qui veulent être au calme (devinez où nous étions ?!) C’est un peu cher. Le Baker’s Basket (large corbeille de pains variés pour 2) est à 8, 25$. Le grand bol de chocolat belge ou le grand café au lait est à 4, 90$. Voilà qui met le petit dej à 20$ mini (taxes incluses mais hors tip). Mais c’est si bon …
Katz’s Delicatessen (http://www.katzdeli.com/) Le fameux delicatessen de Lower East Side, si réputé pour son pastrami. On y arrive le dimanche à 11h20. Déjà un peu de queue … quelques minutes plus tard, ça s’est vraiment gâté … Je vais le faire court : on n’a pas du tout aimé. Ni l’accueil (impersonnel, pas chaleureux, pas sympa), ni l’ambiance (grande cantine-usine qui cherche à rentabiliser), ni le cadre (c’est froid, c’est triste), ni le sandwich (pastrami chaud, trop gras, trop salé entre 2 tranches d’un affreux pain insipide), ni les prix (on s’en tire pour 42$ pour 2 sandwiches, 1 bière et 1 pepsi, à payer cash). Mais c’est mythique …
EJ’s Luncheonnette (http://nymag.com/.../ejs-luncheonette03/) Plusieurs adresses On y est allé 2 fois (sur la 3rd Ave) ; les salades sont copieuses, fraîches, excellentes ; les pancakes (servies par 3 avec beurre et sirop d’érable + éventuellement un topping au choix) sont moëlleuses. On aurait aimé un peu plus de topping, pour 3 pancakes, c’était un peu juste. Mais, on est d’incorrigibles gourmands …
The Empire Burger (http://www.empire-diner.com/) Burger & cie … Fameux diner de Chelsea On a voulu essayer. Cadre très typique, très sympa mais pas vraiment notre truc.
B Bar & Grill (http://www.bbarandgrill.com/) Grand restaurant couvert et patio. On y a « brunché » le dernier samedi. Superbe ! Belle carte, pas trop cher, ambiance très agréable. Sans doute notre meilleur souvenir.
Tous les squares et parcs offrent des bancs, des chaises et très souvent des tables pour pouvoir pique-niquer. Les NewYorkais s’y adonnent volontiers. Les magasins Pret a manger (http://www.pret.com/us/) sans accent pour l’écrire, avec accent pour le prononcer, proposent de très bonnes salades et des fruits précoupés à emporter (couverts en plastique fournis). Je vous recommande de pique-niquer dans Bryant Park. Si, comme nous, vous avez la chance d’une belle journée et d’un bon joueur de piano, ça devient un moment magique.
LA VISITE :
On avait préparé un canevas qu’on a adapté en fonction de la météo. Avec un ordi et internet à disposition dans l’appart, c’était facile. Nous avons beaucoup marché, renonçant au métro sans intérêt, empruntant occasionnellement le bus. Bonnes chaussures de marche et bonnes chaussettes sont de mise. On passe ses journées à sillonner les rues et les avenues, le nez en l’air, à découvrir tous ces quartiers dont on connait les noms, qu’on a tellement vus dans les films, si différents les uns des autres … On quittait l’appartement vers 7h30 pour n’y revenir qu’entre 21 et 22h. Des journées longues, fatigantes. Le dos en compote … Aucun voyage ne nous a autant fatigués ! On s’est concentrés sur Manhattan, une très brève incursion dans Brooklyn mais on a laissé tomber les autres boroughs. On aurait sans doute pu, il aurait fallu courir un peu … Toujours des choix …
Messe à Harlem : nous avons choisi d’assister au premier service à 8h00 à l’église Canaan Baptist Church of Christ http://www.cbccnyc.org/ Un peu à contrecoeur, j’ai dû laisser mon sac à dos par terre, dans l’entrée. Bien sûr, je l’ai retrouvé à la fin du service … sous 15 autres … C’est un moment unique, évidemment. Une salle remplie de Noirs en très beaux costumes et chapeaux. Les touristes (nous étions une vingtaine au final) sont bien accueillis et sont répartis parmi eux dans la salle, pas isolés dans un coin. Ca dure 1h30 bien sonné. Alternance de prêches vibrants et de gospel a capella ou accompagné au piano. Un beau moment. Merci Genevois ! ;-)
Musée : nous ne sommes pas amateurs d’art moderne donc on s’est contenté du MET et des Cloisters (c’est le même billet d’ailleurs). On a passé une grosse heure aux Cloisters et près de 4 heures au MET.
Théâtre sur Broadway : pas fait car même avec des billets à 50% on a trouvé ça trop cher. Pensez bien à consulter le TKTS pour obtenir des billets moins cher (jusqu’à 50%) pour le soir même. Un conseil : il existe un guichet TKTS à South Street Seaport dans Financial District, bien moins fréquenté que celui de Times Square. Ou alors, si vous n’êtes pas fixé sur le spectacle, venez à Times Square vers 19h : moins de choix mais plus personne …
Top of the Rock : à l’aéroport, vous trouverez peut-être des coupons donnant un discount de 2$ sur le billet. Ca marche et ça met le billet à 18$. Au 70ème étage, depuis une grande terrasse, vision panoramique sur tout Manhattan. Dont l’Empire State Building. Ca vaut vraiment le coup, s’il fait beau.
Circle Line Sightseeing Cruise : http://www.circleline42.com/site/default.aspx J’avais acheté mes billets à l’avance sur internet (30$/p), date ouverte, impression d’un voucher. Cette pré-réservation n’a finalement aucun intérêt … Nous avions choisi la croisière de nuit. Départ à 19h avec une lumière de coucher de soleil magnifique. Puis la nuit tombe et les gratte ciel s’illuminent. Tour de 2 heures. On n’a pas regretté notre choix. Comme Top of the Rock, c’est hyper touristique mais ça vaut le coup.
Les buildings : pensez à entrer dans les tours : Trump Tower, Tiffany, Chrysler Building …
Central Park : on loue des vélos derrière Boathouse Restaurant pour 9$ l’heure. Et 1 heure suffit pour faire le grand tour du parc en restant sur la voie principale. Après on peaufine quelques coins à pied. Pour les fans (dont je fais partie), le Strawberry Fields en l’honneur de J.Lennon est assez émouvant de respect, de sobriété, de calme. Juste une mosaïque IMAGINE et autour, quelques personnes qui se recueillent.
Little Italy : en septembre, Mulberry St est occupée par une grande fête. Ambiance de fête sympathique mais on y a perdu l’ambiance originale de Little Italy.
Statue de la Liberté et Ellis Island : les feries partent de Battery Park. Premier arrêt sur Liberty Island puis un second à Ellis Island et retour à Manhattan. On reste sur les îles autant qu’on veut. J’avais lu qu’on ne pouvait pas emporter de sac à dos sur les îles. C’est faux, par contre, contrôle aux rayons X strict avant d’embarquer. Cette boucle open en ferry coûte 12$. On a choisi de ne faire que le tour à pied de Liberty Island, sans grimper dans la statue (payant, quotas de visiteurs, file d’attente …). Pas de regret … Ca nous a paru bien suffisant. Et superbe ! Le musée des immigrants sur Ellis Island est gratuit. Il vaut la visite.
Shopping : boah … déjà à Paris, ce n’est pas notre truc, alors malgré les conseils de tous, on n’a pas fait les boutiques. Sauf une … Abercrombie & Fitch car ma nièce nous avait passé commande. Argh ! Ce fut une vraie galère ! Un monde fou, une musique à fond de balle, une ambiance de boite de nuit déjantée, des vendeurs top model plus là pour faire beau que pour renseigner (de toute façon, on ne s’entendait pas !) … On est ressorti en nage, les yeux exhorbités, les tympans crevés, le cœur retourné, les jambes flageollantes … mais avec le Vintage Fleece rêvée pour ma nièce et finalement hilares de l’expérience ! Aucun doute, on n’est pas du tout le public visé !... On a 30 ans de trop … Au moins …
Nos coins préférés : Central Park, Union Square, Bryant Square, West Village et Soho. Brooklyn Heights Promenade. Quartier historique de Chelsea (20-22e St – 7-8e Ave), Trump Tower ...
Ceux qui nous ont moins plu : Lower East Side (dont Orchard Street), Lincoln Center, Abercrombie & Fitch !
DIVERS :
L’itinéraire : une semaine, c’est bien, ni trop, ni trop peu. Ca nous a permis de bien sillonner Manhattan (mais peu de musées et pas de shopping). NY est une ville facile à visiter. On trouve vite ses marques, on repère vite les bons plans, les magasins, les petits restau, les cafés pour assurer la logistique, on peut facilement faire des pauses dans les squares, dans les rues ou dans les cafés et regarder les gens vivre autour de soi. L’accueil : en majorité, on a trouvé des gens adorables, souriants, chaleureux, faisant un effort pour articuler. Si vous parlez espagnol, ça aide !... La carte bancaire : nombreux ATM partout. De manière assez surprenante, la CB est parfois encore refusée dans certains lieux. Prévoir du cash. Les prix : attention à penser à rajouter la taxe (environ 8%) et le service (environ 15%) aux prix indiqués sur les menus des restau. Ca gonfle bien la note … Le climat à cette époque : agréable. Entre 12 et 25°C. Vêtements : On ne se salit pas. Par contre, pensez bien aux chaussettes car on marche beaucoup, beaucoup … On a préféré des chaussures de marche (tige basse) à des baskets. L’affluence touristique à cette époque : était-ce le syndrôme du 11 Septembre, il n’y avait pas grand monde … Nous n’avons fait la queue nulle part. Ni aux Cloisters, ni au MET, ni à Top of the Rock, ni au ferry pour la Statue de la Liberté … Bus et métro jamais pleins. On a toujours voyagé assis. Surprenant … Ou alors, ils étaient tous chez Abercrombie & Fitch … Les problèmes de santé : pas le moindre. Eau potable partout. Photos : contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les gratte-ciel sont très photogéniques.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme de vie qui paraît moins trépidant qu’à Paris L’aménagement des squares tant pour le divertissement des chiens que pour les pique-nique des maîtres
On a moins aimé : 😕 Le métro Les clim’ dans les bus
En conclusion ... Une ville surprenante, tout en contraste, tout en mythe … Les taxis jaunes, les policiers aux lunettes noires et aux avant-bras énormes, les sirènes des ambulances ou des pompiers, les noms des rues , la 5ème, Wall Street, Broadway, les Starbuck Coffee, la Statue de la Liberté, les réservoirs en bois sur le toit des immeubles … autant d’images que l’on a vues, que l’on connait et qui, d’un seul coup, prennent une réalité concrète. Rien que pour le plaisir de donner une consistance à toutes ces images, New York mérite vraiment d’être vue.
1 semaine de congés … au débotté … où aller ?… Pourquoi pas New York ?... Après tout, une semaine, c’est la bonne durée ; en septembre, ce n’est pas mal et puis, c’est une ville qui se conjugue difficilement avec un autre voyage et qui peut justifier un voyage à elle seule. Banco ! Voilà comment on a organisé ce voyage en quelques jours, à l’arrach’ comme on dit. Une fois de plus, cette visite nous aura prouvé à quel point il est nécessaire d’aller sur place pour faire tomber préjugés et idées reçues …
NOTRE VISITE EN 1 SEMAINE :
Sam 12 Septembre – Vol Air France Paris / New York JFK – Arrivée à 10h15 Chelsea Market – Union Square (Green Market) – Quartier historique de Chelsea Dim– Harlem : Messe Gospel Lower East Village : Orchard St – Chinatown : Mott St et Columbus Park Little Italy : Mulberry St – Soho : Greene St Lun– Brooklyn : métro jusque Clark St – Brooklyn Heights Promenade – Traversée du Brooklyn Bridge à pied Lower Manhattan : Financial District et le Vieux Port De nuit : métro jusqu’à Clark St et traversée du Brooklyn Bridge (2è !) Mar – Lincoln Center – Central Park – Midtown : 5e Ave - Trump Tower – Rockfeller Center (Top of the Rock) … Times Square Circle Line Sightseeing Cruise à 19h (durée 2h) Mer – Flatiron Building – Madison Square – Empire State Building – Macy’s Chrysler Building – Gare Centrale … Jeu – Il pleuviotte, journée musée Métro jusqu’aux Cloisters – Retour par bus M4 jusqu’au MET Columbus Circle – 8e Ave – Broadway – Times Square de nuit Ven – Ferry pour statue de la Liberté et Ellis Island Financial District – Fulton St – Greenwich Village New HighLine Park à Chelsea Sam 19 Septembre – East Village – Traversée à pied du Manhattan Bridge – DUMBO – Traversée à pied du Brooklyn Bridge (3è !) TriBeCa – West Village Vol Air France New York / Paris – Départ de JFK à 23h20
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/NY JFK : 532 €/p achetés sur internet sur le site d’AF
Dépenses sur place (pour nous 2, pas d’achat perso) : 1 365 $ pour l’appartement 1 040 $ pour les transports, les repas, les entrées de musées … La CB est parfois refusée dans certains restaurants (et non des moindres, comme Katz’s Delicatessen par exemple). Attention à prévoir assez de cash. ATM partout.
Budget total tout compris (converti en € au cours de 1$=0.7 €): 2 800 € pour nous 2.
GUIDES :
Guide Michelin Voyager pratique – Un bon compromis entre culture et logistique. Evasion – Intéressant pour le plan de NY et les propositons d’itinéraires par quartier.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/NY A/R – Air France 532 € l’A/R directement sur leur site. Vols réguliers et directs. 7h de vol confortable.
Arrivée à 10h15 à New York, JFK Airport Contrôles rigoureux mais rapides. Empreintes des 10 doigts, photo … Pour rejoindre Manhattan, nous avons emprunté les transports en commun : Air Train jusqu’à Howard Beach. Ne cherchez pas de guichet pour acheter votre ticket (5$), c’est à la sortie qu’il est vendu. Puis Métro ligne A (2, 25$ ou Pass MetroCard) jusque Manhattan. A 12h30, nous étions arrivés à Chelsea.
Départ à 23h20 de New York Même transport pour le retour (comptez au moins 1h15 au total depuis Chelsea)
2 – Le métro et le bus Nous avons acheté notre Pass MetroCard 7 jours (27$) à la sortie de l’Air Train en même temps que notre ticket pour l’AirTrain (non inclus dans le pass). Il est valable dans tous les métros et bus. A 2, 25$ le ticket à l’unité, le calcul est vite fait. Nous avons récupéré un plan de métro et un plan de bus (gratuits) dans une station de métro. Indispensable … Le métro est sale, inconfortable et parfois un poil compliqué. En plus, on ne voit rien … On a très vite privilégié les bus, bien plus agréables. Dans les 2, couvrez-vous, la clim’ souffle fort et froid ! Nous n’avons jamais pris le taxi.
HEBERGEMENT :
Nous voulions être au cœur de Manhattan. Tout ce que je trouve sur Internet pour un hôtel bien situé, confortable sans être luxueux, est hors de prix, du style 330 $ la nuit … Je creuse, j’affine mes recherches et je vois que la pratique de louer un appartement est assez répandue. Je visite différents sites de location, j’écris aux propriétaires et je finis par trouver mon bonheur à Chelsea pour 195 $ la nuit (ttc). Le site internet parait fiable d’après les avis lus sur le forum http://www.vrbo.com/ Voilà l’appartement loué : http://www.vrbo.com/131620
Excellent contact par email avec les propriétaires. Acompte de 2 nuits payé par Paypal, le reste laissé cash dans l’appartement. Aucune mauvaise surprise. Pas de frais d’agence, de ménage, de taxes … Propriétaires pas envahissants (on ne les a jamais vus finalement), bien organisés et très arrageants (nous avons pu laisser notre sac le samedi jusqu’à notre départ en fin d’apm). Plus spacieux qu’une chambre d’hôtel. L’appartement était constitué d’une petite entrée, séjour/cuisine (avec un convertible), une chambre séparée (très bonne literie), une sdb complète. Au total, on devait tourner autour de 25-30 m². Un grand placard dans la chambre. Linge de maison fourni, suffisamment de serviettes de toilette pour équiper un régiment ! MacIntosh et Internet à disposition. L’appartement est situé en contrebas d’un immeuble typique de Chelsea, donc, un peu sombre. Les 2 fenêtres donnent sur une petite cour calme. Fonctionnel, sanitaires nickel, eau très chaude, beaucoup de pression. Bref l’essentiel y est. A 2, on est à l’aise, à 4 sans doute un peu l’un sur l’autre … Excellente situation, à 2½ minutes (j’ai chronométré pour VF !) de la ligne A sur la 14th St qui va vers l’aéroport, à quelques minutes de Chelsea Market, de Union Square, de Greenwich Village … On a trouvé l’emplacement idéal : tout près du Village et entre la pointe de Manhattan et le quartier des affaires et Midtown. Très central finalement. Nous avons adoré cette formule. D’abord, elle procure la possibilité de faire sa dinette. La cuisine était parfaitement équipée, tant au niveau des ustensiles que des produits de base (sel, poivre, vinaigre, sucre, thé …).Ensuite, elle permet d’être plus près de la population. Nos voisins étaient des New Yorkais vivant dans le même type d’appartement. L’impression de vivre davantage comme eux. Je sais, c’est un peu illusoire … Bref, je conseille la formule, surtout à 4 (en acceptant d’être un peu à l’étroit) car, dans ce cas, au niveau prix, ça devient hyper-intéressant.
REPAS :
Ah, la gastronomie américaine ! Les burgers, les hot dogs, les bagels … Mais il n’y a pas que ça, loin s’en faut ! Nombreuses supérettes vendent des fruits et des légumes. Sans parler des commerces de Chinatown et des marchés. Le Green Market de Union Square est très sympa.
Voici quelques adresses qu’on a particulièrement aimées (ou pas) :
Le Pain Quotidien (http://www.lepainquotidien.com/) Chaîne belge internationale, nombreuses adresses à NY. Nous y avons pris notre petit déjeuner presque tous les jours. Avec un vrai grand bol de chocolat mousseux et fumant, de larges tartines de pain, du müesli, des viennoiseries … et du beurre de cacahuètes ! … Concept et cuisine européens que les NewYorkais semblaient apprécier autant que nous. Immense table de bois et nombreuses petites tables pour ceux qui veulent être au calme (devinez où nous étions ?!) C’est un peu cher. Le Baker’s Basket (large corbeille de pains variés pour 2) est à 8, 25$. Le grand bol de chocolat belge ou le grand café au lait est à 4, 90$. Voilà qui met le petit dej à 20$ mini (taxes incluses mais hors tip). Mais c’est si bon …
Katz’s Delicatessen (http://www.katzdeli.com/) Le fameux delicatessen de Lower East Side, si réputé pour son pastrami. On y arrive le dimanche à 11h20. Déjà un peu de queue … quelques minutes plus tard, ça s’est vraiment gâté … Je vais le faire court : on n’a pas du tout aimé. Ni l’accueil (impersonnel, pas chaleureux, pas sympa), ni l’ambiance (grande cantine-usine qui cherche à rentabiliser), ni le cadre (c’est froid, c’est triste), ni le sandwich (pastrami chaud, trop gras, trop salé entre 2 tranches d’un affreux pain insipide), ni les prix (on s’en tire pour 42$ pour 2 sandwiches, 1 bière et 1 pepsi, à payer cash). Mais c’est mythique …
EJ’s Luncheonnette (http://nymag.com/.../ejs-luncheonette03/) Plusieurs adresses On y est allé 2 fois (sur la 3rd Ave) ; les salades sont copieuses, fraîches, excellentes ; les pancakes (servies par 3 avec beurre et sirop d’érable + éventuellement un topping au choix) sont moëlleuses. On aurait aimé un peu plus de topping, pour 3 pancakes, c’était un peu juste. Mais, on est d’incorrigibles gourmands …
The Empire Burger (http://www.empire-diner.com/) Burger & cie … Fameux diner de Chelsea On a voulu essayer. Cadre très typique, très sympa mais pas vraiment notre truc.
B Bar & Grill (http://www.bbarandgrill.com/) Grand restaurant couvert et patio. On y a « brunché » le dernier samedi. Superbe ! Belle carte, pas trop cher, ambiance très agréable. Sans doute notre meilleur souvenir.
Tous les squares et parcs offrent des bancs, des chaises et très souvent des tables pour pouvoir pique-niquer. Les NewYorkais s’y adonnent volontiers. Les magasins Pret a manger (http://www.pret.com/us/) sans accent pour l’écrire, avec accent pour le prononcer, proposent de très bonnes salades et des fruits précoupés à emporter (couverts en plastique fournis). Je vous recommande de pique-niquer dans Bryant Park. Si, comme nous, vous avez la chance d’une belle journée et d’un bon joueur de piano, ça devient un moment magique.
LA VISITE :
On avait préparé un canevas qu’on a adapté en fonction de la météo. Avec un ordi et internet à disposition dans l’appart, c’était facile. Nous avons beaucoup marché, renonçant au métro sans intérêt, empruntant occasionnellement le bus. Bonnes chaussures de marche et bonnes chaussettes sont de mise. On passe ses journées à sillonner les rues et les avenues, le nez en l’air, à découvrir tous ces quartiers dont on connait les noms, qu’on a tellement vus dans les films, si différents les uns des autres … On quittait l’appartement vers 7h30 pour n’y revenir qu’entre 21 et 22h. Des journées longues, fatigantes. Le dos en compote … Aucun voyage ne nous a autant fatigués ! On s’est concentrés sur Manhattan, une très brève incursion dans Brooklyn mais on a laissé tomber les autres boroughs. On aurait sans doute pu, il aurait fallu courir un peu … Toujours des choix …
Messe à Harlem : nous avons choisi d’assister au premier service à 8h00 à l’église Canaan Baptist Church of Christ http://www.cbccnyc.org/ Un peu à contrecoeur, j’ai dû laisser mon sac à dos par terre, dans l’entrée. Bien sûr, je l’ai retrouvé à la fin du service … sous 15 autres … C’est un moment unique, évidemment. Une salle remplie de Noirs en très beaux costumes et chapeaux. Les touristes (nous étions une vingtaine au final) sont bien accueillis et sont répartis parmi eux dans la salle, pas isolés dans un coin. Ca dure 1h30 bien sonné. Alternance de prêches vibrants et de gospel a capella ou accompagné au piano. Un beau moment. Merci Genevois ! ;-)
Musée : nous ne sommes pas amateurs d’art moderne donc on s’est contenté du MET et des Cloisters (c’est le même billet d’ailleurs). On a passé une grosse heure aux Cloisters et près de 4 heures au MET.
Théâtre sur Broadway : pas fait car même avec des billets à 50% on a trouvé ça trop cher. Pensez bien à consulter le TKTS pour obtenir des billets moins cher (jusqu’à 50%) pour le soir même. Un conseil : il existe un guichet TKTS à South Street Seaport dans Financial District, bien moins fréquenté que celui de Times Square. Ou alors, si vous n’êtes pas fixé sur le spectacle, venez à Times Square vers 19h : moins de choix mais plus personne …
Top of the Rock : à l’aéroport, vous trouverez peut-être des coupons donnant un discount de 2$ sur le billet. Ca marche et ça met le billet à 18$. Au 70ème étage, depuis une grande terrasse, vision panoramique sur tout Manhattan. Dont l’Empire State Building. Ca vaut vraiment le coup, s’il fait beau.
Circle Line Sightseeing Cruise : http://www.circleline42.com/site/default.aspx J’avais acheté mes billets à l’avance sur internet (30$/p), date ouverte, impression d’un voucher. Cette pré-réservation n’a finalement aucun intérêt … Nous avions choisi la croisière de nuit. Départ à 19h avec une lumière de coucher de soleil magnifique. Puis la nuit tombe et les gratte ciel s’illuminent. Tour de 2 heures. On n’a pas regretté notre choix. Comme Top of the Rock, c’est hyper touristique mais ça vaut le coup.
Les buildings : pensez à entrer dans les tours : Trump Tower, Tiffany, Chrysler Building …
Central Park : on loue des vélos derrière Boathouse Restaurant pour 9$ l’heure. Et 1 heure suffit pour faire le grand tour du parc en restant sur la voie principale. Après on peaufine quelques coins à pied. Pour les fans (dont je fais partie), le Strawberry Fields en l’honneur de J.Lennon est assez émouvant de respect, de sobriété, de calme. Juste une mosaïque IMAGINE et autour, quelques personnes qui se recueillent.
Little Italy : en septembre, Mulberry St est occupée par une grande fête. Ambiance de fête sympathique mais on y a perdu l’ambiance originale de Little Italy.
Statue de la Liberté et Ellis Island : les feries partent de Battery Park. Premier arrêt sur Liberty Island puis un second à Ellis Island et retour à Manhattan. On reste sur les îles autant qu’on veut. J’avais lu qu’on ne pouvait pas emporter de sac à dos sur les îles. C’est faux, par contre, contrôle aux rayons X strict avant d’embarquer. Cette boucle open en ferry coûte 12$. On a choisi de ne faire que le tour à pied de Liberty Island, sans grimper dans la statue (payant, quotas de visiteurs, file d’attente …). Pas de regret … Ca nous a paru bien suffisant. Et superbe ! Le musée des immigrants sur Ellis Island est gratuit. Il vaut la visite.
Shopping : boah … déjà à Paris, ce n’est pas notre truc, alors malgré les conseils de tous, on n’a pas fait les boutiques. Sauf une … Abercrombie & Fitch car ma nièce nous avait passé commande. Argh ! Ce fut une vraie galère ! Un monde fou, une musique à fond de balle, une ambiance de boite de nuit déjantée, des vendeurs top model plus là pour faire beau que pour renseigner (de toute façon, on ne s’entendait pas !) … On est ressorti en nage, les yeux exhorbités, les tympans crevés, le cœur retourné, les jambes flageollantes … mais avec le Vintage Fleece rêvée pour ma nièce et finalement hilares de l’expérience ! Aucun doute, on n’est pas du tout le public visé !... On a 30 ans de trop … Au moins …
Nos coins préférés : Central Park, Union Square, Bryant Square, West Village et Soho. Brooklyn Heights Promenade. Quartier historique de Chelsea (20-22e St – 7-8e Ave), Trump Tower ...
Ceux qui nous ont moins plu : Lower East Side (dont Orchard Street), Lincoln Center, Abercrombie & Fitch !
DIVERS :
L’itinéraire : une semaine, c’est bien, ni trop, ni trop peu. Ca nous a permis de bien sillonner Manhattan (mais peu de musées et pas de shopping). NY est une ville facile à visiter. On trouve vite ses marques, on repère vite les bons plans, les magasins, les petits restau, les cafés pour assurer la logistique, on peut facilement faire des pauses dans les squares, dans les rues ou dans les cafés et regarder les gens vivre autour de soi. L’accueil : en majorité, on a trouvé des gens adorables, souriants, chaleureux, faisant un effort pour articuler. Si vous parlez espagnol, ça aide !... La carte bancaire : nombreux ATM partout. De manière assez surprenante, la CB est parfois encore refusée dans certains lieux. Prévoir du cash. Les prix : attention à penser à rajouter la taxe (environ 8%) et le service (environ 15%) aux prix indiqués sur les menus des restau. Ca gonfle bien la note … Le climat à cette époque : agréable. Entre 12 et 25°C. Vêtements : On ne se salit pas. Par contre, pensez bien aux chaussettes car on marche beaucoup, beaucoup … On a préféré des chaussures de marche (tige basse) à des baskets. L’affluence touristique à cette époque : était-ce le syndrôme du 11 Septembre, il n’y avait pas grand monde … Nous n’avons fait la queue nulle part. Ni aux Cloisters, ni au MET, ni à Top of the Rock, ni au ferry pour la Statue de la Liberté … Bus et métro jamais pleins. On a toujours voyagé assis. Surprenant … Ou alors, ils étaient tous chez Abercrombie & Fitch … Les problèmes de santé : pas le moindre. Eau potable partout. Photos : contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les gratte-ciel sont très photogéniques.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme de vie qui paraît moins trépidant qu’à Paris L’aménagement des squares tant pour le divertissement des chiens que pour les pique-nique des maîtres
On a moins aimé : 😕 Le métro Les clim’ dans les bus
En conclusion ... Une ville surprenante, tout en contraste, tout en mythe … Les taxis jaunes, les policiers aux lunettes noires et aux avant-bras énormes, les sirènes des ambulances ou des pompiers, les noms des rues , la 5ème, Wall Street, Broadway, les Starbuck Coffee, la Statue de la Liberté, les réservoirs en bois sur le toit des immeubles … autant d’images que l’on a vues, que l’on connait et qui, d’un seul coup, prennent une réalité concrète. Rien que pour le plaisir de donner une consistance à toutes ces images, New York mérite vraiment d’être vue.
Norwegian Dawn 23 février-5 mars 2006 English translation pending
Bonjour !
Étant enseignant, on a encore décidé cette année de partir au soleil pour la semaine de relâche.
Ca sera la 4ème croisière.
Je suis allé sur l'Adventure of the seas en juin 2004 (Royal caribean).... Wow! Pour une première croisière, je recommande ce bateau à n'importe qui..... aucune déception en tout point de vue.
Comme c'était le rêve de ma mère de partir en croisière, nous l'avons amenés l'an dernier sur l'Explorer of the seas en févrirer 2005 pour lui montrer ce que c'était... Encore autant impressionné que la 1ère fois.
Cet été, nous sommes allés en Alaska avec Celebrity sur le summit... Le bateau étant un peu moins impressionnant....mais le service, la nourriture, le décor.... disons une coche de plus que les précédents.... pas pour rien que le bateau était ****** en 2002 lors de sa sortie...
Après 3 magnifiques croisières, nous sommes un peu sceptiques d'être décû pour la 4ème.... nous essayons une nouvelle compagnie: norwegian.... nous partons de New-York!
J'aimerais avoir quelques infos:
1) Où est le meilleur endroit pour stationner autre que le port à 180 $ US pour la semaine ?
2) 2 jours en mer de suite, c'est long ou pas ? est-ce que ca brasse plus 2 jours sur l'atlantique que sur la mer des caraïbes ?
3) à quand commence t-il a faire chaud et qu'on peut se baigner sur les ponts ?
4) Peut-on laisser nos bagages au port le jour de l'embarquement pour éviter de les trainer tout la journée car nous arriverons tôt le matin... Parraît-il que le check-in est seulement à 14h00pm....
Merci à l'avance ! Mathieu
Merci à l'avance ! Mathieu
Trajet Washington - Boston English translation pending
Bonjour à tous.
Nous partons cet été avec 2 adolescents pour un Road trip Côte Est des USA.
Nous atterrissons à Boston.
Nous avons prévu :
2 jours à Boston
7 jours à New York
4 jours à Washington
2 jours pour remonter vers Boston. C'est là où se pose la question : où dormir entre Washington et Boston ? Est ce que Philadelphie est un bon compromis ( combien de temps pour retourner à Boston ?). Et le pays des Amish ?
Merci pour vos conseils !
Lydia
27 jours à travers le Nord-ouest américain English translation pending
Plusieurs mois ont passé depuis notre retour du Nord-Ouest américain, et cette période un peu particulière est l’occasion rêvée de me consacrer enfin à la rédaction de ce carnet de voyage !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014. 27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.

Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉

On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !

Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !

On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎

Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.

Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014. 27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.

Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉

On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !

Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !

On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎

Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.

Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
De la grosse pomme aux plages de Floride: carnet au jour le jour d’un voyage en famille English translation pending
J-4 : Dans quelques jours, nous y serons !! Un an de préparation, des dizaines heures à cogiter, à rêver, des centaines de pages lues et analysées, et maintenant il ne reste que les valises à boucler avant de nous envoler vers les States !!
C’est le moment d’ouvrir ce carnet que je veux écrire au jour le jour, même si je ne peux pas le poster chaque jour, au moins je veux fixer les impressions du moment, sans analyse à posteriori. J’ai envie de le faire à la fois pour nous, comme souvenir, et à la fois pour partager, avec les gens que je connais, notre famille, nos amis, mais aussi ceux que je ne connais pas, les lecteurs de ce forum, pour rendre tout ce que m’a apporté la lecture des différents carnets que j’ai pu découvrir ici et qui m’ont énormément aidés dans mes préparatifs.
Nous, c’est les parents Franck et Stéphanie (moi), et nos 3 louloutes Laura (11 ans) et Chloé et Camille (8ans1/2)
Le voyage : 8 jours à New-York, suivi de 3 semaines en Floride
Le projet est né en mars 2014 …pendant le trajet retour d’un autre voyage, au Sri Lanka. Question en l’air « Alors, la prochaine fois, on va où ? » Evidemment 3 réponses différentes 😛: Laura : la Chine pour voir les pandas (pourquoi pas mais pas tout de suite), Camille : Madagascar (on cherche encore pourquoi …) et Chloé, New-York …tient ça c’est une idée qui branche tout le monde !
Du coup je me lance dans les recherches, et je tombe sur des combinés NYC /Floride, après tout, le billet d’avion c’est ce qui coute le plus cher, alors pourquoi pas ? En plus il y aurait de quoi contenter toute la famille : moi qui rêve de NYC depuis longtemps, les filles qui veulent voir la statue de la Liberté, Chloé qui veut nager avec les dauphins, et mon grand enfant de mari qui adore les parcs d’attraction !! Evidemment pas question de faire ça en voyage organisé, 10 jours au pas de course pour un budget faramineux à 5 !! Même pas peur, j’organiserai ça moi-même !!
Première étape : trouver des échanges de maison, un bon moyen de réduire le budget (surtout à NYC !!) et surtout d’avoir une autre vision des endroits visités. Juin 2014 : première proposition d’échange pour la côte ouest de la Floride, Aout 2014 : deuxième échange conclu, maison avec jardin à Brooklyn !! Génial !🙂
Deuxième étape : établir un programme et un itinéraire. J’utilise les guides verts Michelin, les guides du Routard, pour dégrossir, et surtout les blogs, sites de voyages et carnets qui sont une mine d’information avec des avis parfois contradictoires mais qui peuvent permettre de se projeter plus facilement (ce sont des vrais gens qui écrivent !! avec des vrais enfants qui peuvent être aussi ch** que les nôtres !!😇) En fait, je commence déjà à voyager !
Troisième étape : les billets d’avion. Alors là, bienvenue dans la jungle des prix qui changent au jour le jour !! Je repère des billets avec des prix et des horaires corrects sur Air France, j’attends de recevoir ma carte Amex pour pouvoir payer en 3 fois et le jour où je vais faire ma réservation : +1500€ !!🤪 Je crise un peu et je reprends les recherches, je trouve les mêmes vols sur Expédia, au prix où je les avais vu avant, mais sur Delta …opéré par AF !! J’achète avant que ça ne change encore !!
Au total : 6500€ pour 5 Nantes-NYC, NYC-Miami, Miami-Nantes. Il était possible de trouver un peu moins cher (mais pas tant que ça) avec plus d’escales, des horaires à la noix ou des transits de 8h à Amsterdam ou à Lisbonne, nous avons fait le choix du confort de voyage afin de profiter au mieux, on est en vacances après tout !!
Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
Sept jours à New York English translation pending
Je vous propose aujourd’hui le CR de notre voyage à New York en mars 2014.
7 jours au total dans la grosse pomme, entrecoupés d’un aller retour au Québec (soit 5 + 2 jours). J’espère que vous y trouverez des informations utiles pour l’organisation de votre voyage et que les amoureux de la ville auront plaisir à le parcourir !
Informations préliminaires :
Nous avons organisé nous-même notre notre voyage : la réservation des hôtels, des moyens de transport et des excursions s’est faite suite à nos recherches sur internet. On s’est aussi pas mal appuyés sur le guide du routard de New York.
Pour le vol : nous avons voyagé avec Air France à l’aller et au retour. Nous avons profité d’une vente flash de la compagnie en octobre : Paris CDG / New York, 935€ aller retour pour deux en vol direct, assurance annulation comprise. Astuce : Si vous êtes sur les réseaux sociaux, suivez les compagnies pour être tenus au courant des opérations promotionnelles ou consultez régulièrement la page des bonnes affaires.
Paperasse pour l’entrée aux Etats-Unis depuis la France : - passeport en cours de validité - faire valider le formulaire ESTA ici - j’ai aussi lu un peu partout qu’il faut être en mesure de prouver son intention de quitter le territoire (en gros, il faut pouvoir présenter un billet retour) mais on ne nous l’a jamais demandé nulle part.
Et pour finir, un petit point sur la météo et le climat New yorkais. A bientôt pour le récit de la journée 1 !
Informations préliminaires :
Nous avons organisé nous-même notre notre voyage : la réservation des hôtels, des moyens de transport et des excursions s’est faite suite à nos recherches sur internet. On s’est aussi pas mal appuyés sur le guide du routard de New York.
Pour le vol : nous avons voyagé avec Air France à l’aller et au retour. Nous avons profité d’une vente flash de la compagnie en octobre : Paris CDG / New York, 935€ aller retour pour deux en vol direct, assurance annulation comprise. Astuce : Si vous êtes sur les réseaux sociaux, suivez les compagnies pour être tenus au courant des opérations promotionnelles ou consultez régulièrement la page des bonnes affaires.
Paperasse pour l’entrée aux Etats-Unis depuis la France : - passeport en cours de validité - faire valider le formulaire ESTA ici - j’ai aussi lu un peu partout qu’il faut être en mesure de prouver son intention de quitter le territoire (en gros, il faut pouvoir présenter un billet retour) mais on ne nous l’a jamais demandé nulle part.
Et pour finir, un petit point sur la météo et le climat New yorkais. A bientôt pour le récit de la journée 1 !
Nouvel itinéraire MSC Sinfonia en juillet 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en juillet prochain en famille sur le SINFONIA et vais découvrir le nouvel itinéraire proposé par MSC (Mahon, Olbia, Salernes notamment). Je suis à la recherche d'infos sur le navire, je sais qu'il n'est plus tout jeune. Les prestations MSC qui, à mon sens, sont supérieures globalement à celle de Costa seront-elles équivalentes en termes de services à ce que l'on peut-trouver sur les unités MSC plus récentes ?
Merci de votre aide.
Cordialement.
Je pars en juillet prochain en famille sur le SINFONIA et vais découvrir le nouvel itinéraire proposé par MSC (Mahon, Olbia, Salernes notamment). Je suis à la recherche d'infos sur le navire, je sais qu'il n'est plus tout jeune. Les prestations MSC qui, à mon sens, sont supérieures globalement à celle de Costa seront-elles équivalentes en termes de services à ce que l'on peut-trouver sur les unités MSC plus récentes ?
Merci de votre aide.
Cordialement.
Retour sur une semaine à New York English translation pending
Bonjour à tous,
Comme vous le savez peut-être, je reviens d’une petite semaine à New York en solo. J’aurais aimé vous faire un compte rendu un peu « romancé », du moins étoffé, comme celui de notre voyage dans l’Ouest, mais le temps me manque… Je tiens cependant à apporter des renseignements que j’espère utiles aux futurs voyageurs, et partager avec vous quelques photos.
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur mon programme au jour le jour, illustré en photos, j’ai créé un album Picasa :




J’ai également passé une nuit au Novotel de Times Square. La chambre était plus grande, la salle de bain aussi (baignoire), mais le lit moins confortable, la déco moins sympa (design d’aire d’autoroute, je trouve !), la moquette moins propre… Vue spectaculaire par contre. Et évidemment, super bien situé si on va voir une comédie musicale comme ce fut mon cas. Je n’ai pas payé le prix plein donc je ne peux pas vraiment me prononcer sur le rapport qualité/prix, mais les tarifs m’ont semblé assez élevés. On paie l’emplacement. Loger à Times Square n’est pas de tout repos, ce n’est pas ce qu’il y a de plus authentique. Je préférais largement la 30ème rue.



Déplacements : j’ai acheté la Metro Card d’une semaine à la station Jamaica, après avoir pris l’Air Train à l’aéroport. Pas mal de stewards un peu partout pour vous aider, il ne faut même pas se casser la tête à regarder les plans ou à chercher où payer, il suffit juste d’oser les aborder s’ils ne viennent pas à vous ! Très facile de se rendre en ville en métro depuis l’aéroport : Air Train direction Jamaica, puis là donc, achat de la Metrocard et paiement de l’Air Train (oui, il se paie après quand on vient de l’aéroport, mais avant quand on y va… il n’y a qu’une seule rangée de tourniquets). C’est la ligne E pour se rendre en ville. Là aussi, l’hôtel 30/30 est bien placé car il suffit de descendre à la première station de Manhattan (Lexington), puis de prendre la ligne verte et de sortir à la 28ème rue, 3 arrêts plus tard. Là aussi, ne pas hésiter à aborder les gens en cas d’hésitation.
Il faut un peu de temps pour s’habituer au métro, et j’étais souvent désorientée quand je sortais d’une station. Comment trouver l’est, l’ouest… ? Plus d’une fois, j’ai traversé la rue… pour rien… ou deux fois… A la fin, ça vient, mais franchement, ce n’est pas évident. Pareil pour trouver le train qui va dans le bon sens : si vous allez dans le sud de la ville, prenez les stations qui se trouvent sur le trottoir de droite quand vous regardez vers le sud, et inversement évidemment pour le nord. Il y a rarement un passage de voie à voie en sous-sol. Ca m’a beaucoup perturbée et là aussi, le nombre de fois où j’ai dû remonter en surface pour redescendre de l’autre côté ! 😏 Il y a aussi les trains locaux ou express. Donc on se trompe régulièrement, mais au final, on arrive toujours à bon port, et ça fait des souvenirs ! 🙂
Visites : j’avais acheté le New York Pass avec option bus. Beaucoup de personnes émettent des doutes quant à la rentabilité du truc, et je les comprends. Pour ma part, je pense que je suis rentrée tout juste dans mes frais. Peut-être ai-je perdu 10 dollars, peut-être en ai-je gagné 20, je ne sais pas, je ne me suis pas amusée à faire des calculs savants. Toujours est-il que cette formule est hyper facile et souple, et donne beaucoup d’idées de visites qui, personnellement, ne me seraient pas venues à l’esprit. Et j’aurais sans doute pu en profiter beaucoup plus si j’avais eu le temps de faire le Guggenheim, le MoMA et le MET comme j’en avais l’intention, ne fut-ce que rapidement. Mais la météo n’a pas toujours été de mon côté, et j’ai préféré retourner quand il faisait beau dans des quartiers que j’avais vus sous la grisaille plutôt que de faire des musées. J’étais allée au Musée d’histoire naturelle, et ça ne m’avait pas franchement plu, donc pas trop envie de « perdre » encore du temps.
Personnellement, j’aime beaucoup ces bus touristiques. Les guides sont toujours très enthousiastes et ont des anecdotes sympas à raconter. C’est évidemment mieux si on comprend bien l’anglais. J’ai fait le tour de nuit, qui nous emmène de l’autre côté du pont de Brooklyn, avec vue sur la skyline de Manhattan (pas d’arrêt, hélas), ainsi que le tour « downtown ». Je n’ai pas fait le tour Uptown+Harlem cette fois-ci, mais je l’avais fait il y a 4 ans. Je trouve que c’est une bonne façon de (re)prendre contact avec la ville, de voir les choses du haut… C’est très relax. Et avec le New York Pass, le prix est franchement intéressant. Idéal avec des enfants, aussi.
Visites (incluses dans le New York Pass) :
Je suis montée de nuit à l’Empire State Building. Étonnamment, la ville est moins éclairée qu’on pourrait le croire. Le Flat Iron par exemple, est totalement plongé dans le noir. La Freedom Tower par contre, encore en construction, est tout illuminée ! Pour l’avoir fait de jour il y a 4 ans, je trouve que c’est préférable. Même si le soir, il n’y a aucune file d’attente, ce qui est évidemment un avantage.

Je suis allée au coucher du soleil à Top of the Rock. Magnifique. Je pense que c’est une heure à privilégier, mais il faut viser juste car il y a des « créneaux » horaires pour monter. Je conseille de ne pas y aller dans les premiers jours du séjour, pour déterminer à quelle heure exactement la luminosité est la plus belle, puis d’aller au guichet une heure avant celle-ci pour être sûr d’avoir un billet pour l’heure voulue. Il y a de quoi s’occuper au Rockefeller Center en attendant…

Tour en vieux voilier : Génial ! Vraiment à faire. J’avais un peu peur d’être malade, mais pas du tout. La veille, j’avais pris le classique ferry de Staten Island, mais ce tour en voilier est vraiment différent, beaucoup plus relax et sympa. Avec bar à bord pour ceux que ça intéresse. 😏 Et possibilité de participer aux manœuvres.

Bodies : exposition surprenante, hyper intéressante. Facile à combiner avec le tour en voilier, puisqu’à côté de Pier 17.
Musée du gratte-ciel : pas très grand, mais très dense. Personnellement, j’ai trouvé ça passionnant, mais j’adore l’architecture. Le design de l’endroit est très sympa aussi.



Musée d’histoire naturelle : je m’y suis réfugiée parce qu’il pleuvait. Immense, des escaliers partout, des salles futuristes (sur l’espace) en voisinent d’autres carrément kitsch et dépassées. La partie sur les dinosaures etc. est très bien faite. Et de là, jolie vue sur Central Park et Manhattan. Au final, une impression mitigée.


Studios NBC : je suis une grande fan de séries américaines et en particulier de 30Rock, donc pour moi, ce fut un grand moment ! Toujours sympa de voir l’envers du décor.
Visites (non incluses dans le New York Pass)
Tour en hélico : J’ai tenté ma chance après le tour en voilier car l’héliport est tout proche. Super expérience. J’ai payé 110 dollars (réduction avec le New York Pass) pour 15 minutes (+30 dollars taxe d'héliport) et j’étais dans l’hélico moins de 30 minutes après mon arrivée. A faire, même si c’est une petite folie !

Memorial 9/11 : Gratuit, mais il faut s’inscrire sur le site pour se voir attribuer un jour + une heure de visite. Dans mon cas, on était déjà rendu à mi-novembre… 🤪 J’ai réussi à avoir une entrée auprès de leur partenaire New York Waterway avec deux billets de ferry pour 8 dollars


Tenement Museum : Musée sur les premiers immeubles d’habitation des immigrants italiens, juifs, allemands… Très intéressant. Leur petite boutique regorge de bouquins d’architecture et de souvenirs sympas et de qualité, notamment pour les enfants. A recommander. 20 dollars. Plusieurs thèmes de visites, ainsi que des marches guidées dans le quartier.
Comédie musicale : Wicked. Magique ! J’avais acheté mes billets sur TicketMaster, car il était hors de question que je perde des heures à faire la queue sur Times Square au guichet TKTS pour une éventuelle réduction sur un spectacle que je ne connaîtrais même pas (et vu le monde, je finis par croire que les gens oublient qu’on peut acheter des billets ailleurs !). Je savais qu’il y avait des guichets TKTS à Pier 17 et Brooklyn aussi, moins fréquentés, mais après recherche sur le net, j’ai trouvé une bonne place à 90 dollars, ce qui m’a semblé psychologiquement acceptable ! Et je ne le regrette pas un instant !

Visites « non payantes »
Pont de Brooklyn : la moitié du pont est en travaux, donc inutile de prendre le métro jusqu’à Brooklyn pour marcher jusqu’à Manhattan, vous ne verrez rien. Autant marcher depuis Manhattan jusqu’à la moitié du pont et faire demi-tour, ça permet de le voir sous plusieurs angles... Je l’ai fait le matin - super luminosité sur les buildings de Manhattan -, et le soir : coucher de soleil derrière les buildings, sympa aussi, mais contre-jour, évidemment. Jolie luminosité sur le reste de la ville cependant.




High Line : un monde fou et à mon avis, un revêtement de sol qui sera amené à être amélioré car assez dangereux par endroits. J’ai vu énormément de gens trébucher. Je n’y ai pas échappé d’ailleurs. Sinon, plutôt sympa, même si je n’adhère pas totalement à l'ambiance du Meatpacking district. Au fait, le diner "Empire" a rouvert, mais n'a plus sa flèche. Je ne sais pas si le concept a été respecté, car j'ai entendu des passants dire que l'établissement était plus "chic", maintenant. Je n'y suis pas rentrée.



Shopping :
Je n’ai pas vraiment fait de shopping, mais je suis allée chez Filene’s Basement pour la super vue qu’on y a sur Union Square. Je pense qu’on peut y faire de bonnes affaires, de même qu’au magasin de chaussures situé juste en dessous.

Bonnes affaires aussi chez TJ Maxx et Marshalls. Déçue par le Manhattan Mall, réduit de moitié depuis l’époque où j’y faisais régulièrement mon shopping à l’époque bénie de la Sabena (il n’y a même plus de food court !), ainsi que par le Time Warner Mall sur Columbus Square : que des boutiques chicos, ensemble très froid, et pas de food court non plus. Belle vue sur Columbus Square, et énorme épicerie Whole Foods Market au sous-sol, très étonnante. Un choix énorme. Et un monde fou aussi.

Mes quartiers préférés :
- Soho, pour ses façades « cast iron ».
- Chinatown, très étendue et surprenante, et Little Italy, où la fête de San Gennaro battait son plein.
- Greenwich, autour de Washington Square et Christopher Street.
- Madison Square (où se trouve le Flat Iron building)
J'espère n’avoir rien oublié, je compléterai si nécessaire. 😊
Et pour terminer sur une touche humoristique : ce séjour à New York était un cadeau pour mes 40 ans. 😊 Je me suis donc amusée à « trafiquer » mes photos avec pixlr-o-matic comme si elles avaient 40 ans elles aussi… ou même plus ! 😛








L'album complet : https://picasaweb.google.com/100504607765354400586/NewYorkVirgiFB?authkey=Gv1sRgCLbi3dyHmq3IfA#
Voilà voilà ! Bons préparatifs à tous ceux qui ont la chance d'y aller bientôt. Moi je n'ai qu'une hâte : y retourner ! 🙂
Comme vous le savez peut-être, je reviens d’une petite semaine à New York en solo. J’aurais aimé vous faire un compte rendu un peu « romancé », du moins étoffé, comme celui de notre voyage dans l’Ouest, mais le temps me manque… Je tiens cependant à apporter des renseignements que j’espère utiles aux futurs voyageurs, et partager avec vous quelques photos.
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur mon programme au jour le jour, illustré en photos, j’ai créé un album Picasa :





J’ai également passé une nuit au Novotel de Times Square. La chambre était plus grande, la salle de bain aussi (baignoire), mais le lit moins confortable, la déco moins sympa (design d’aire d’autoroute, je trouve !), la moquette moins propre… Vue spectaculaire par contre. Et évidemment, super bien situé si on va voir une comédie musicale comme ce fut mon cas. Je n’ai pas payé le prix plein donc je ne peux pas vraiment me prononcer sur le rapport qualité/prix, mais les tarifs m’ont semblé assez élevés. On paie l’emplacement. Loger à Times Square n’est pas de tout repos, ce n’est pas ce qu’il y a de plus authentique. Je préférais largement la 30ème rue.



Déplacements : j’ai acheté la Metro Card d’une semaine à la station Jamaica, après avoir pris l’Air Train à l’aéroport. Pas mal de stewards un peu partout pour vous aider, il ne faut même pas se casser la tête à regarder les plans ou à chercher où payer, il suffit juste d’oser les aborder s’ils ne viennent pas à vous ! Très facile de se rendre en ville en métro depuis l’aéroport : Air Train direction Jamaica, puis là donc, achat de la Metrocard et paiement de l’Air Train (oui, il se paie après quand on vient de l’aéroport, mais avant quand on y va… il n’y a qu’une seule rangée de tourniquets). C’est la ligne E pour se rendre en ville. Là aussi, l’hôtel 30/30 est bien placé car il suffit de descendre à la première station de Manhattan (Lexington), puis de prendre la ligne verte et de sortir à la 28ème rue, 3 arrêts plus tard. Là aussi, ne pas hésiter à aborder les gens en cas d’hésitation.
Il faut un peu de temps pour s’habituer au métro, et j’étais souvent désorientée quand je sortais d’une station. Comment trouver l’est, l’ouest… ? Plus d’une fois, j’ai traversé la rue… pour rien… ou deux fois… A la fin, ça vient, mais franchement, ce n’est pas évident. Pareil pour trouver le train qui va dans le bon sens : si vous allez dans le sud de la ville, prenez les stations qui se trouvent sur le trottoir de droite quand vous regardez vers le sud, et inversement évidemment pour le nord. Il y a rarement un passage de voie à voie en sous-sol. Ca m’a beaucoup perturbée et là aussi, le nombre de fois où j’ai dû remonter en surface pour redescendre de l’autre côté ! 😏 Il y a aussi les trains locaux ou express. Donc on se trompe régulièrement, mais au final, on arrive toujours à bon port, et ça fait des souvenirs ! 🙂
Visites : j’avais acheté le New York Pass avec option bus. Beaucoup de personnes émettent des doutes quant à la rentabilité du truc, et je les comprends. Pour ma part, je pense que je suis rentrée tout juste dans mes frais. Peut-être ai-je perdu 10 dollars, peut-être en ai-je gagné 20, je ne sais pas, je ne me suis pas amusée à faire des calculs savants. Toujours est-il que cette formule est hyper facile et souple, et donne beaucoup d’idées de visites qui, personnellement, ne me seraient pas venues à l’esprit. Et j’aurais sans doute pu en profiter beaucoup plus si j’avais eu le temps de faire le Guggenheim, le MoMA et le MET comme j’en avais l’intention, ne fut-ce que rapidement. Mais la météo n’a pas toujours été de mon côté, et j’ai préféré retourner quand il faisait beau dans des quartiers que j’avais vus sous la grisaille plutôt que de faire des musées. J’étais allée au Musée d’histoire naturelle, et ça ne m’avait pas franchement plu, donc pas trop envie de « perdre » encore du temps.
Personnellement, j’aime beaucoup ces bus touristiques. Les guides sont toujours très enthousiastes et ont des anecdotes sympas à raconter. C’est évidemment mieux si on comprend bien l’anglais. J’ai fait le tour de nuit, qui nous emmène de l’autre côté du pont de Brooklyn, avec vue sur la skyline de Manhattan (pas d’arrêt, hélas), ainsi que le tour « downtown ». Je n’ai pas fait le tour Uptown+Harlem cette fois-ci, mais je l’avais fait il y a 4 ans. Je trouve que c’est une bonne façon de (re)prendre contact avec la ville, de voir les choses du haut… C’est très relax. Et avec le New York Pass, le prix est franchement intéressant. Idéal avec des enfants, aussi.
Visites (incluses dans le New York Pass) :
Je suis montée de nuit à l’Empire State Building. Étonnamment, la ville est moins éclairée qu’on pourrait le croire. Le Flat Iron par exemple, est totalement plongé dans le noir. La Freedom Tower par contre, encore en construction, est tout illuminée ! Pour l’avoir fait de jour il y a 4 ans, je trouve que c’est préférable. Même si le soir, il n’y a aucune file d’attente, ce qui est évidemment un avantage.

Je suis allée au coucher du soleil à Top of the Rock. Magnifique. Je pense que c’est une heure à privilégier, mais il faut viser juste car il y a des « créneaux » horaires pour monter. Je conseille de ne pas y aller dans les premiers jours du séjour, pour déterminer à quelle heure exactement la luminosité est la plus belle, puis d’aller au guichet une heure avant celle-ci pour être sûr d’avoir un billet pour l’heure voulue. Il y a de quoi s’occuper au Rockefeller Center en attendant…

Tour en vieux voilier : Génial ! Vraiment à faire. J’avais un peu peur d’être malade, mais pas du tout. La veille, j’avais pris le classique ferry de Staten Island, mais ce tour en voilier est vraiment différent, beaucoup plus relax et sympa. Avec bar à bord pour ceux que ça intéresse. 😏 Et possibilité de participer aux manœuvres.

Bodies : exposition surprenante, hyper intéressante. Facile à combiner avec le tour en voilier, puisqu’à côté de Pier 17.
Musée du gratte-ciel : pas très grand, mais très dense. Personnellement, j’ai trouvé ça passionnant, mais j’adore l’architecture. Le design de l’endroit est très sympa aussi.



Musée d’histoire naturelle : je m’y suis réfugiée parce qu’il pleuvait. Immense, des escaliers partout, des salles futuristes (sur l’espace) en voisinent d’autres carrément kitsch et dépassées. La partie sur les dinosaures etc. est très bien faite. Et de là, jolie vue sur Central Park et Manhattan. Au final, une impression mitigée.


Studios NBC : je suis une grande fan de séries américaines et en particulier de 30Rock, donc pour moi, ce fut un grand moment ! Toujours sympa de voir l’envers du décor.
Visites (non incluses dans le New York Pass)
Tour en hélico : J’ai tenté ma chance après le tour en voilier car l’héliport est tout proche. Super expérience. J’ai payé 110 dollars (réduction avec le New York Pass) pour 15 minutes (+30 dollars taxe d'héliport) et j’étais dans l’hélico moins de 30 minutes après mon arrivée. A faire, même si c’est une petite folie !

Memorial 9/11 : Gratuit, mais il faut s’inscrire sur le site pour se voir attribuer un jour + une heure de visite. Dans mon cas, on était déjà rendu à mi-novembre… 🤪 J’ai réussi à avoir une entrée auprès de leur partenaire New York Waterway avec deux billets de ferry pour 8 dollars



Tenement Museum : Musée sur les premiers immeubles d’habitation des immigrants italiens, juifs, allemands… Très intéressant. Leur petite boutique regorge de bouquins d’architecture et de souvenirs sympas et de qualité, notamment pour les enfants. A recommander. 20 dollars. Plusieurs thèmes de visites, ainsi que des marches guidées dans le quartier.
Comédie musicale : Wicked. Magique ! J’avais acheté mes billets sur TicketMaster, car il était hors de question que je perde des heures à faire la queue sur Times Square au guichet TKTS pour une éventuelle réduction sur un spectacle que je ne connaîtrais même pas (et vu le monde, je finis par croire que les gens oublient qu’on peut acheter des billets ailleurs !). Je savais qu’il y avait des guichets TKTS à Pier 17 et Brooklyn aussi, moins fréquentés, mais après recherche sur le net, j’ai trouvé une bonne place à 90 dollars, ce qui m’a semblé psychologiquement acceptable ! Et je ne le regrette pas un instant !

Visites « non payantes »
Pont de Brooklyn : la moitié du pont est en travaux, donc inutile de prendre le métro jusqu’à Brooklyn pour marcher jusqu’à Manhattan, vous ne verrez rien. Autant marcher depuis Manhattan jusqu’à la moitié du pont et faire demi-tour, ça permet de le voir sous plusieurs angles... Je l’ai fait le matin - super luminosité sur les buildings de Manhattan -, et le soir : coucher de soleil derrière les buildings, sympa aussi, mais contre-jour, évidemment. Jolie luminosité sur le reste de la ville cependant.




High Line : un monde fou et à mon avis, un revêtement de sol qui sera amené à être amélioré car assez dangereux par endroits. J’ai vu énormément de gens trébucher. Je n’y ai pas échappé d’ailleurs. Sinon, plutôt sympa, même si je n’adhère pas totalement à l'ambiance du Meatpacking district. Au fait, le diner "Empire" a rouvert, mais n'a plus sa flèche. Je ne sais pas si le concept a été respecté, car j'ai entendu des passants dire que l'établissement était plus "chic", maintenant. Je n'y suis pas rentrée.



Shopping :
Je n’ai pas vraiment fait de shopping, mais je suis allée chez Filene’s Basement pour la super vue qu’on y a sur Union Square. Je pense qu’on peut y faire de bonnes affaires, de même qu’au magasin de chaussures situé juste en dessous.

Bonnes affaires aussi chez TJ Maxx et Marshalls. Déçue par le Manhattan Mall, réduit de moitié depuis l’époque où j’y faisais régulièrement mon shopping à l’époque bénie de la Sabena (il n’y a même plus de food court !), ainsi que par le Time Warner Mall sur Columbus Square : que des boutiques chicos, ensemble très froid, et pas de food court non plus. Belle vue sur Columbus Square, et énorme épicerie Whole Foods Market au sous-sol, très étonnante. Un choix énorme. Et un monde fou aussi.

Mes quartiers préférés :
- Soho, pour ses façades « cast iron ».
- Chinatown, très étendue et surprenante, et Little Italy, où la fête de San Gennaro battait son plein.
- Greenwich, autour de Washington Square et Christopher Street.
- Madison Square (où se trouve le Flat Iron building)
J'espère n’avoir rien oublié, je compléterai si nécessaire. 😊
Et pour terminer sur une touche humoristique : ce séjour à New York était un cadeau pour mes 40 ans. 😊 Je me suis donc amusée à « trafiquer » mes photos avec pixlr-o-matic comme si elles avaient 40 ans elles aussi… ou même plus ! 😛








L'album complet : https://picasaweb.google.com/100504607765354400586/NewYorkVirgiFB?authkey=Gv1sRgCLbi3dyHmq3IfA#
Voilà voilà ! Bons préparatifs à tous ceux qui ont la chance d'y aller bientôt. Moi je n'ai qu'une hâte : y retourner ! 🙂
Partir six jours à New York avec FRAM? English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte partir mi octobre 2010 à New York avec FRAM 6 jours (4 nuits). Quelqu'un est-il déjà parti de cette manière ? Qu'en avez-vous pensé ?
Nous ne maitrisons pas complétement l'anglais, donc je pense que c'est un bon compromis: une partie accompagnée mais aussi pas mal de temps libre.
Merci de vos réponses
Je compte partir mi octobre 2010 à New York avec FRAM 6 jours (4 nuits). Quelqu'un est-il déjà parti de cette manière ? Qu'en avez-vous pensé ?
Nous ne maitrisons pas complétement l'anglais, donc je pense que c'est un bon compromis: une partie accompagnée mais aussi pas mal de temps libre.
Merci de vos réponses
Divina mars 2018... le retour? English translation pending
Je l'ouvre?
vu qu'on est un certain nombre, ou nombre certain..à déjà se dire que..
1Thu, 08 Mar 2018 Miami, United States -20:00Docked 2Fri, 09 Mar 2018 At Sea -- 3Sat, 10 Mar 2018 At Sea -- 4Sun, 11 Mar 2018 New York, United States 08:00-Docked 5Mon, 12 Mar 2018 New York, United States -18:00Docked 6Tue, 13 Mar 2018 At Sea -- 7Wed, 14 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda 09:00-Docked 8Thu, 15 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda -18:00Docked 9Fri, 16 Mar 2018 At Sea -- 10Sat, 17 Mar 2018 At Sea -- 11Sun, 18 Mar 2018 At Sea -- 12Mon, 19 Mar 2018 At Sea -- 13Tue, 20 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal 08:00-Docked 14Wed, 21 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal -13:00Docked 15Thu, 22 Mar 2018 At Sea -- 16Fri, 23 Mar 2018 Lisbon, Portugal 09:00-Docked 17Sat, 24 Mar 2018 Lisbon, Portugal -06:00Docked 18Sun, 25 Mar 2018 Malaga, Spain 07:0014:00Docked 19Mon, 26 Mar 2018 Valencia, Spain 09:0015:00Docked 20Tue, 27 Mar 2018 Marseille, France 12:0018:00Docked 21Wed, 28 Mar 2018 Genoa, Italy 09:00-null
vu qu'on est un certain nombre, ou nombre certain..à déjà se dire que..
1Thu, 08 Mar 2018 Miami, United States -20:00Docked 2Fri, 09 Mar 2018 At Sea -- 3Sat, 10 Mar 2018 At Sea -- 4Sun, 11 Mar 2018 New York, United States 08:00-Docked 5Mon, 12 Mar 2018 New York, United States -18:00Docked 6Tue, 13 Mar 2018 At Sea -- 7Wed, 14 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda 09:00-Docked 8Thu, 15 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda -18:00Docked 9Fri, 16 Mar 2018 At Sea -- 10Sat, 17 Mar 2018 At Sea -- 11Sun, 18 Mar 2018 At Sea -- 12Mon, 19 Mar 2018 At Sea -- 13Tue, 20 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal 08:00-Docked 14Wed, 21 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal -13:00Docked 15Thu, 22 Mar 2018 At Sea -- 16Fri, 23 Mar 2018 Lisbon, Portugal 09:00-Docked 17Sat, 24 Mar 2018 Lisbon, Portugal -06:00Docked 18Sun, 25 Mar 2018 Malaga, Spain 07:0014:00Docked 19Mon, 26 Mar 2018 Valencia, Spain 09:0015:00Docked 20Tue, 27 Mar 2018 Marseille, France 12:0018:00Docked 21Wed, 28 Mar 2018 Genoa, Italy 09:00-null
Lequel de ces 3 hôtels choisir (Thaïlande)? English translation pending
je vais partir six semaines en thailande sur décembre et janvier, et donc passer plusieurs fois par bangkok, la jecherche un hotel pour 3 nuits pour le moment ou je vais visiter la partie historique de bangkok, j'en ai selectionné 3, dites moi ce qui vous parait le mieux, au point de vue confort mais surtout au niveau déplacement :
le premier que j'ai noté c'est le Royal Hotel, justement parce qu'il est vraiment très pres des palais, musées etc...
les autres sont le Manhattan
et le - Royal Benja hotel,
a cause des post que j'ai lus,
mais vous pouvez tout remettre en question, lol
je me garde le Reflection qui a fait tant couler d'encre pour les 3 jours de la fin de mon voyage, au fait, personne n'a encore été ?
merci de vos réponses, nush
a cause des post que j'ai lus,
mais vous pouvez tout remettre en question, lol
je me garde le Reflection qui a fait tant couler d'encre pour les 3 jours de la fin de mon voyage, au fait, personne n'a encore été ?
merci de vos réponses, nush
Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Idée excursion et avis sur NCL English translation pending
Bonjour et BONNE ANNÉE 2016 à tous les VF. Je vais partir le 26/02/2016 avec NCL Espagne Italie Portugal, et je suis à la recherche de bons plans d'excursions a faire par soi même! J'ai déjà pas mal trouvé sur le forum de bonnes idées mais je suis preneuse de toutes idees. J'aimerais surtout savoir comment se passe la vie a bord de l'Epic? Je ne sais absolument pas a quoi ressemble le freestyle? 😉 Kesako? Est il vrai qu'il faut payer en plus pour manger dans un restaurant? Et le prix des boissons est il abordable car j'ai lu que le forfait est a 49€ par jour et par personne!!! A ce prix la, je vais l'amortir croyez moi mais du coup, pas sûre d'être en etat pour faire des visites!!!
Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Retour d'une croisière transatlantique/américaine sur le Costa Alantica du 17 septembre au 3 octobre 2009 English translation pending
Bonjour tout le monde,
Fabuleuse et nouvelle croisière que je vais essayer de vous raconter.
TGV jusqu'a Nice et déja 1h bloqué à Cannes à cause des inondations, pas de stress puisque nous sommes la veille du R.V. à la gare de Nice, donc nuit à l'hotel Ibis.
Le lendemain il pleut et à 11h15 tout le monde attends les bus, accueillie par 2 hotesses qui ne portent aucun signe distingtifs , difficile de les voir, en plus de l'Atlantica il y avait aussi les croisièristes de l'Europa, donc beaucoup de monde à l'abri sous les auvents de la gare, il devait y avoir des cars pour L'Atlantica et d'autres pour L'Europa, il y avait une telle pagaille que les hotesses ont vite été dépassées et quand les bus sont arrivés avec 1/2 heure de retard, c'était la cohue et tout le monde était melangé, enfin le départ à 12h30 avec 1h de retard.
Arrivée à Savone vers 14h40, embouteillage de bus une dizaine à la queue leu leu !
on attends notre tour dans le bus, parce qu'il faut trier les valises pour L'Atlantica et l'Europa qui sont mélangées dans les coffres, on nous donne le n°29 pour l'embarquement, malgrès ma carte club pas d'embarquement prioritaire parce que la pagaille continue, il parait que le n°3 est affiché depuis 2h, évidemment le bateau venant de l' Europe du Nord à accosté vers 10h, le débarquement des passagers, le changement d'une partie de l'équipage, les préparatifs des cabines, je suppose que la nouvelle équipe doit prendre ses marques, il à fallu du temps, de ce fait l'embarquement à dû être repoussé et puis il y a les resquilleurs qui se présentent avec un autre n° qu'on laisse passer quand même, de plus rien n'était canalisé, pas de chicanes, trés peu de personnel pour mettre de l'ordre : le "bordel quoi !" parce que 2120 passagers dont 1000 Italiens l'ambiance est électrique !!! enfin notre tour, on embarque à 17h20, personne ne nous accompagne à notre cabine, pas grave on connait déja le bateau, à la cabine nos cartes magnétiques, le to-day, les excursions, pas de carton pour la table du soir, je réclame au cabiniste qui m'a l'air bien débordé, départ du bateau 18h30, au lieu de 17h prévu, on ne peut pas y assister puisqu'il y a réunion Francophone à 18h15 au théatre Carusso pour les explications et surtout nous vendre les excursions, sur les 400 Français il n'y avait qu'une quinzaine dont c'était la 1ére croisiere, notre assistant francophone Frédérique Mathieu trés dynamique, on voyait qu'il aimait son boulot, près à rendre service à tout le monde même le non Français, nous fournissait des plans à chaque escale très bien 20/20
Les valises sont arrivées, déballage, ensuite petit tour du bateau que nous connaissions déja puisqu'au mois d'avril nous avons fait la transat Antilles Europe.
Diner 23h15, la nourriture y est trés bonne surtout le boeuf, très tendre, le service est impeccable, pas de spectacle ce soir donc dodo !
Le lendemain réveil à 8h15 par haut parleur de la cabine " un homme à la mer " le bateau tournait en rond depuis 6h, l'Europa qui allait comme nous à Barcellone en faisait autant et même un hélicoptère, finalement vers les 9h l'homme a éte récupéré, nous avons appris bien plus tard qu'il était décédé, c'était un membre de l'équipage.Le petit déjeuner en cabine arrive avec 5mn de retard, (à ce propos sur toute la croisière, c'était du n'importe quoi, souvent il manquait des pains , du beurre, de la confiture et même une fois à la place du lait chaud nous avons eu de l'eau chaude et puis trop souvent en avance de 20 à 30mn par rapport au créneau horaire souhaité).C'est la course parce que l'exercice de sauvetage est à 9h30. Nous arrivont à Barcelonne à 16h15 au lieu de 14h, nous avons pris le transfert Costa à 6€ A/R, parce que je craignais qu'il n'y ai pas beaucoup de bus public (bleu) à 3€ A/R (finalement ça n'était pas le cas je le saurais pour la prochaine fois!) et la encore nouvelle pagaille, bousculade, pas de chicane et à peine 2 personnel Costa qui regardait et discutait entre eux, nous avons laisser faire et avons pris le dernier ce qui nous à ammené à Barcelonne à 17h30, il nous restait donc environ 2h30 pour visiter, heureusement nous connaissions déja, nous avons fait la Rambla jusqu'a la place Cataluyna à pied tranquille sous un peu de soleil (il y a eu tellement de réclamations que le transfert nous a été remboursé le soir même) nous sommes rentré à 19h15 pour un départ du bateau à 20h, au lieu de 19h prévu dans la brochure. Spectable du soir: c'est un ventriloque amuseur ensuite diner et coucher parce que dans la nuit il faut reculer les montres de 1h.(décalage horaire oblige)
Le lendemain journée en mer et soirée de gala, c'est le bienvenue du commandant, il y a à 11h une conférence en français donner par Fillipo sur le Portugal et Lisbonne, tout au long de de la croisiere nous en avons eu 7 concernant les pays et villes ou nous arrivont, c'est nouveau chez Costa et c'est très très bien, excellent, féliçitation pour cela, à 15h nous avons un film français au salon coralo mais les techniciens n'arriveront pas à faire marcher la machine !!! Nous arrivons à Lisbonne à 14h au lieu de 9h, ce nouveau retard serait dû au sauvetage dans le détroit de Gilbratar d'une barque de clandestins qui aurait coulée, sur 60 il y aurait 11 noyés ceci au conditionnel;sorti du bateau assez rapidement, nous avons pris le tram E15 (1€40 le trajet) qui passe juste devant le port pour la place du commerce (qui est toute en travaux) afin de prendre le tram touristique (18€pp) durée environ 1h40, (il suit la ligne régulière n°28 dont les tram sont toujours bondés), ça vaut le coup, on peut descendre ou l'on veut et reprendre le prochain, le billet est valable 24h et même ce que je ne savais pas, il est aussi valable pour tout les transports en commun de la ville , puisqu'il fait beau (25°) balade à pied dans le centre, boutiques, cartes postes, gauffres chantilly avec boissons, avec encore le tram E15 nous sommes aller jusqu'a la tour Bellem avant de rentrer dans notre immeuble flottant, il est 20h, le bateau part à 21h au lieu de 18h. Tenue de gala, la réception à été rondement menée, 8 officiers, une coupe, un amuse gueule et puis c'est tout !!!.Le spectacle du soir, la troupe du Costa Alantica: danseuses, danseurs, chanteuse, chanteur, très jolis costumes, et en plus ce soir un amuseur (en Italien) ensuite dodo sans oublier de reculer la montre d'1h et cela tout les soirs jusqu'a New York.
si vous êtes interressé LA SUITE PLUS TARD le reste se passe un peu mieux.
si vous êtes interressé LA SUITE PLUS TARD le reste se passe un peu mieux.
Croisière "États-Unis et Canada" sur le Costa Atlantica English translation pending
J’ai réservée le 13 octobre croisières Etats-Unis et Canada, sur CostaAtlantica, quelqu’un a des renseignements sur les escales, merci d’avance Klari
Côte ouest Pacifique, parcs, Las Vegas et New York English translation pending
Bonjour
je vais commencer ce compte rendu en "live" , car il est 5h du matin et que nous souffrons toujours un peu du décalage horaire.
Je voudrai remercier tout ceux qui m'ont aidé dans cette préparation (une première) et qui ont répondu patiemment à toute mes interrogations
Aller c'est parti
Jour 1 le voyage.
Notre vol KLM est à 6H25 à l’aéroport de Nice : nous ferons Nice Amsterdam San Francisco Réveil 2H30 , Départ 3H15 , parking P6 longue durée. Nous sommes dans l’aéroport à 4H45. Tout se passe ensuite vite et bien . Nous prendrons un café, jus d'orange, croissants au lounge du T2. L'avion est à l'heure et décollera dans les temps. Nous avons 1h25 de correspondance. L’aéroport d'amsterdam est très bien fait pas de soucis particulier. le vol Amsterdam aura par contre 25 minutes de retard . Comme j'ai modifié mon vol deux semaines avant (par crainte des grèves air france) et que nous voulions des places avec plus de place pour les jambes (issue de secours) nous ne sommes pas cote à cote. Je profite donc de ce retard pour voir au comptoir klm s'ils ne peuvent pas appeler une des personnes qui sont à coté de l'un de nous pour échanger de place. Ce sera fait et c'est ok..nous sommes bien maintenant cote à cote. J'en profite pour parler de ces places aux issues de secours: sur le vol nice amsterdam nous avions aussi ces places là: l’hôtesse est venue nous demander si nous parlions bien Anglais :yes we do. Elle fera déménager les passagers de la rangée à coté qui ne parle pas Anglais..
Nous embarquons . Le vol se passera bien , le service est très bien . Aperitif déjeuner plutôt très bon. Glace dans l'après midi puis encore une collation avec pizza et salade Il est possible de se servir en boisson durant tout le vol.
Le retard a été rattrapé durant le vol mais nous devrons patienter 45 minutes pour atterrir car il y a la queue.
Pour le passage en douane nous choisirons de faire le passage par les "machines automatiques" En moins de 5 minutes c'est fait. Puis passage en moins de 10 minutes devant l'officier d'immigration. Quelques questions plus tard nous sommes officiellement acceptés aux usa. Le tout aura pris moins de 15 minutes du jamais vu pour nous! Les bagages arrivent dans la foulée.
Et là la machine bien huilée se grippe. Nous devions prendre un "uber" pour rejoindre notre hôtel et nous nous rendons compte que nous n'avons pas de réseau téléphonique malgré nos abonnements Free illimité..( nous n'en avons toujours pas d’ailleurs!) Bon pas grave nous allons prendre un mini bus partagé. 15 minutes d'attente et nous sommes dans le shared bus .. quelques tours plus tard pour le remplir et nous nous dirigeons vers le centre. Il y a beaucoup de circulation . Nous serons les 2e déposés à notre hôtel le MAYFLOWER sur bush street.
Aller c'est parti
Jour 1 le voyage.
Notre vol KLM est à 6H25 à l’aéroport de Nice : nous ferons Nice Amsterdam San Francisco Réveil 2H30 , Départ 3H15 , parking P6 longue durée. Nous sommes dans l’aéroport à 4H45. Tout se passe ensuite vite et bien . Nous prendrons un café, jus d'orange, croissants au lounge du T2. L'avion est à l'heure et décollera dans les temps. Nous avons 1h25 de correspondance. L’aéroport d'amsterdam est très bien fait pas de soucis particulier. le vol Amsterdam aura par contre 25 minutes de retard . Comme j'ai modifié mon vol deux semaines avant (par crainte des grèves air france) et que nous voulions des places avec plus de place pour les jambes (issue de secours) nous ne sommes pas cote à cote. Je profite donc de ce retard pour voir au comptoir klm s'ils ne peuvent pas appeler une des personnes qui sont à coté de l'un de nous pour échanger de place. Ce sera fait et c'est ok..nous sommes bien maintenant cote à cote. J'en profite pour parler de ces places aux issues de secours: sur le vol nice amsterdam nous avions aussi ces places là: l’hôtesse est venue nous demander si nous parlions bien Anglais :yes we do. Elle fera déménager les passagers de la rangée à coté qui ne parle pas Anglais..
Nous embarquons . Le vol se passera bien , le service est très bien . Aperitif déjeuner plutôt très bon. Glace dans l'après midi puis encore une collation avec pizza et salade Il est possible de se servir en boisson durant tout le vol.
Le retard a été rattrapé durant le vol mais nous devrons patienter 45 minutes pour atterrir car il y a la queue.
Pour le passage en douane nous choisirons de faire le passage par les "machines automatiques" En moins de 5 minutes c'est fait. Puis passage en moins de 10 minutes devant l'officier d'immigration. Quelques questions plus tard nous sommes officiellement acceptés aux usa. Le tout aura pris moins de 15 minutes du jamais vu pour nous! Les bagages arrivent dans la foulée.
Et là la machine bien huilée se grippe. Nous devions prendre un "uber" pour rejoindre notre hôtel et nous nous rendons compte que nous n'avons pas de réseau téléphonique malgré nos abonnements Free illimité..( nous n'en avons toujours pas d’ailleurs!) Bon pas grave nous allons prendre un mini bus partagé. 15 minutes d'attente et nous sommes dans le shared bus .. quelques tours plus tard pour le remplir et nous nous dirigeons vers le centre. Il y a beaucoup de circulation . Nous serons les 2e déposés à notre hôtel le MAYFLOWER sur bush street.
Quatorze jours à New York, Las Vegas, Zion, Bryce, Page, Monument Valley et Grand Canyon English translation pending
Bonjour à tous,
Je n'ai pas beaucoup posté pendant ma préparation de voyage mais j'ai lu enormement de post et de carnets de voyage qui m'ont permis de bien préparer ce voyage de 2 semaines. Je n'ai sans doute pas le talent de certain pour raconter mais j'ai envie de vous donner le max de détails pratiques ...
J'ai 30 ans et j'ai déja vécu quelques mois aux US (Indiana), j'en ai à l'époque profité pour visiter Chicago, Mammoth Cave dans le Kentucky (que je conseille) New York et le sud de la Floride..Je savais donc que voyager aux US est très facile et je maitrise très correctement l'anglais.
Le voyage dont je vais vous parler, je l'ai fait avec mes parents qui ont 65 ans. Ca explique le choix de faire New York et l'Ouest car ce voyage avait pour but de leur faire découvrir les Etats-Unis et ne pas voir New York serait une grave erreur dans ce cas là...
Nous sommes partis du 28 avril au 11 mai.
Jour 1 Départ de Zurich pour un vol direct pour l'aéroport de Newark avec la compagnie United Airlines. Le vol s'est très bien passé malgré un atterissage un peu désagréable à Newark... Chaque siège est équipé d'un ecran tactile qui il faut l'avouer permet de faire passer le temps beaucoup plus rapidement. La nourriture est correcte avec un choix vegetarien et ça c'est top!
Environ une heure avant l'arrivée aux US on nous distribue un formulaire par famille sur les eventuels crimes de guerre que nous avons commis ou plus grave les produits frais que nous importerions.Il faut aussi completer l'adresse de son hotel aux US. D'autres personnes dans l'avion (les americains je supose?) reçoivent un autre formulaire qui lui semble personnel. A la douane, il y a environ 45 minutes d'attente et ils nous font passer famille par famille. Chacun doit enregistrer ses empreintes digitales (les 10 au cas ou on s'est fait greffer le pouce de quelqu'un d'autre) et se fait prendre en photo par une webcam. Aucune question de la part du douanier, nous allons récuperer nos bagages. Aux US, ils ont l'habitude d'enlever les bagages du tapis roulant et de les poser à coté, donc avant de paniquer il vaut mieux faire le tour du tapis roulant. Il y a alors un second controle ou on donne simplement un papier à un gentil douanier.
Nous avons ensuite pris le Airtrain pour rejoindre New York. Le train se prend directement dans le terminal jusqu'au terminus et la il faut changer de quai pour prendre un train jusqu'au centre. Le tarif est de 12,5$ l'aller simple par personne et nous arrivons à la New York Penn Station (attention il y a aussi un arret Newark Penn Station). Les billets sont vendus dans des distributeurs automatiques. Il faut valider son billet dans un tourniquet puis le remontrer au controleur. Nous arrivons donc en plein centre de NY juste à coté du Madison Square Garden. Nous sommes à moins de 800 m de notre hotel: The Wolcott Hotel qui est juste à coté de l'empire state building. C'est un hotel qui a un charme fou et qui en plus n'est vraiment pas cher (aux standard new yorkais: 943$ pour 4 nuits à 3). Nous avons une double chambre avec 3 lits singles, pleins de moulures aux plafond et des placards qui permettent d'accrocher ses robes longues). Le matin, dans le lobby il y a du café et du thé et un choix de délicieux muffins à disposition des clients.
Après s'etre un peu rafraichi nous partons faire une première balade dans New York. Quand on évalue les distances il ne faut pas sous estimer le temps que l'on met à attendre pour traverser à chaque rue... C'est bien sur l'eblouissement le plus total. le petit circuit: (4.7km )
§ Remontée de la 5th avenue
§ Empire state building
§ Passage devant la grande librairie de NY
§ Gare central
§ Chrysler building
§ Bâtiment des nations unies (dessiné par Le Corbusier)
§ On revient sur nos pas jusqu’à Time square ou nous rencontrons le Cow Boy tout nu!! Mes parents sont émerveillés (pas par le cow boy tout nu, enfin je crois..) mais par Time Square et l'ambiance de folie, la nuit commence à tomber et c'est vraiment magique.. Nous entamons notre retour à l’hôtel par Broadway
§ Passage devant le magasin Macy’s (magasin ouvert le dimanche). Malgré la fatigue ma mère et moi passons quelque temps dans ce magasin. Assez de temps pour se promettre de revenir dans les prochains jours...
Nous rentrons à l'hotel et tombons comme des masses vers les 21h
J'ai 30 ans et j'ai déja vécu quelques mois aux US (Indiana), j'en ai à l'époque profité pour visiter Chicago, Mammoth Cave dans le Kentucky (que je conseille) New York et le sud de la Floride..Je savais donc que voyager aux US est très facile et je maitrise très correctement l'anglais.
Le voyage dont je vais vous parler, je l'ai fait avec mes parents qui ont 65 ans. Ca explique le choix de faire New York et l'Ouest car ce voyage avait pour but de leur faire découvrir les Etats-Unis et ne pas voir New York serait une grave erreur dans ce cas là...
Nous sommes partis du 28 avril au 11 mai.
Jour 1 Départ de Zurich pour un vol direct pour l'aéroport de Newark avec la compagnie United Airlines. Le vol s'est très bien passé malgré un atterissage un peu désagréable à Newark... Chaque siège est équipé d'un ecran tactile qui il faut l'avouer permet de faire passer le temps beaucoup plus rapidement. La nourriture est correcte avec un choix vegetarien et ça c'est top!
Environ une heure avant l'arrivée aux US on nous distribue un formulaire par famille sur les eventuels crimes de guerre que nous avons commis ou plus grave les produits frais que nous importerions.Il faut aussi completer l'adresse de son hotel aux US. D'autres personnes dans l'avion (les americains je supose?) reçoivent un autre formulaire qui lui semble personnel. A la douane, il y a environ 45 minutes d'attente et ils nous font passer famille par famille. Chacun doit enregistrer ses empreintes digitales (les 10 au cas ou on s'est fait greffer le pouce de quelqu'un d'autre) et se fait prendre en photo par une webcam. Aucune question de la part du douanier, nous allons récuperer nos bagages. Aux US, ils ont l'habitude d'enlever les bagages du tapis roulant et de les poser à coté, donc avant de paniquer il vaut mieux faire le tour du tapis roulant. Il y a alors un second controle ou on donne simplement un papier à un gentil douanier.
Nous avons ensuite pris le Airtrain pour rejoindre New York. Le train se prend directement dans le terminal jusqu'au terminus et la il faut changer de quai pour prendre un train jusqu'au centre. Le tarif est de 12,5$ l'aller simple par personne et nous arrivons à la New York Penn Station (attention il y a aussi un arret Newark Penn Station). Les billets sont vendus dans des distributeurs automatiques. Il faut valider son billet dans un tourniquet puis le remontrer au controleur. Nous arrivons donc en plein centre de NY juste à coté du Madison Square Garden. Nous sommes à moins de 800 m de notre hotel: The Wolcott Hotel qui est juste à coté de l'empire state building. C'est un hotel qui a un charme fou et qui en plus n'est vraiment pas cher (aux standard new yorkais: 943$ pour 4 nuits à 3). Nous avons une double chambre avec 3 lits singles, pleins de moulures aux plafond et des placards qui permettent d'accrocher ses robes longues). Le matin, dans le lobby il y a du café et du thé et un choix de délicieux muffins à disposition des clients.
Après s'etre un peu rafraichi nous partons faire une première balade dans New York. Quand on évalue les distances il ne faut pas sous estimer le temps que l'on met à attendre pour traverser à chaque rue... C'est bien sur l'eblouissement le plus total. le petit circuit: (4.7km )
§ Remontée de la 5th avenue
§ Empire state building
§ Passage devant la grande librairie de NY
§ Gare central
§ Chrysler building
§ Bâtiment des nations unies (dessiné par Le Corbusier)
§ On revient sur nos pas jusqu’à Time square ou nous rencontrons le Cow Boy tout nu!! Mes parents sont émerveillés (pas par le cow boy tout nu, enfin je crois..) mais par Time Square et l'ambiance de folie, la nuit commence à tomber et c'est vraiment magique.. Nous entamons notre retour à l’hôtel par Broadway
§ Passage devant le magasin Macy’s (magasin ouvert le dimanche). Malgré la fatigue ma mère et moi passons quelque temps dans ce magasin. Assez de temps pour se promettre de revenir dans les prochains jours...
Nous rentrons à l'hotel et tombons comme des masses vers les 21h
Mode d'hébergement à New York? English translation pending
nous partons une semaine en avril à new york avec 3 ados, nous hésitons sur le mode d'hébergement , hotel ou appart ? dans quel coin ?
merci de partager vos expériences.
Croisière sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone en décembre 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous avons réservé notre première croisière chez NCL sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone le 9 décembre prochain.
J'ai "fouillé" le forum et je trouve peu de renseignements pour répondre à mes interrogations.
Je me permets donc de faire appel à vos expériences.
J'ai 2 questions:
-nous pensons nous rendre à Barcelone en voiture pour plus de commodités. Il faudra donc envisager le parking pour une durée de 11 jours. Je ne trouve que le Valetparking de cité sur ce forum. Ils offrent 3 types de prestations.
Peut-on m'en parler et éventuellement m'indiquer s'il y a d'autres solutions envisageables pour le stationnement.
-bien sûr nous découvrirons ce nouveau style de croisière. J'ai pu lire certains récits et ma deuxième question concernera les spectacles. Faut-il les réserver pour y assister? Si oui, où et comment.
D'avance merci pour tous les renseignements que vous pourrez nous fournir.
Bonne journée à vous tous et au plaisir de vous lire.
Trois semaines aux États-Unis, de la Nouvelle-Angleterre à Washington English translation pending
Bonjour à tous, je retracerai ici le voyage de trois semaines que j'ai fait avec mes parents, mon frère et ma sœur le long de la Côte Est des États-Unis, tout d'abord en bateau en Nouvelle-Angleterre puis à travers les grandes villes du Mid-Atlantic.
Bonne lecture à l'avance et n'hésitez pas à mettre un petit mot si vous avez aimé ou si vous avez des questions 🙂.
J-1 : nous arrivons à l'aéroport de Boston en ce jeudi 3 août, fatiguée par le voyage. Mais il faut vite repartir pour récuperer le bateau à Jamestown, Rhodes Island, en face de la mythique Newport, capitale des Skipper du monde entier. Le temps est magnifiques et on voit au loin le pont de Newport, certe moins connu que le Golden Gate mais tout aussi beau. On s'installe dans notre voilier, un petit monocoque avec deux cabines doubles. Puis le soir venu, dîner dans un petit restaurant et premier Lobster Roll, une sorte de hot dog avec du homard, plat qui semblerait impensable en France mais pas là-bas où le homard est un plat répandu et bon marché 😇 !

J-2 : après des courses dans la matinée, départ enfin pour notre première étape, la petite île de Cuttyhunk au bout des îles Elizabeth. malheureusement, nous n'en verrons rien à cause du brouillard qui tombe dès notre sortie du port, créant une ambiance fantomatique, avec des cargos, voiliers et bouées de signalisation sortant de nulle part. À l'arrivée, nous avons même failli heurter un récif, le GPS tombant évidemment en panne 🤪. Heureusement, d'autres bateau nous le signale et nous avons évité le pire même si ce n'est que le début de nos aventure avec ce GPS !

J-3 : on repart tôt le lendemain direction la première grande étape de notre voyage, l'île de Martha's Vineyard, avec un allié de poids, le vent qui nous rejoint enfn ! C'est donc une traversée tranquille qui nous attends vers le port d'Edgartown. Ce port est tout ce qu'on pourrait attendre d'un port américain, avec ses maisons en bois sur le rivage. Sur notre droite, un autre bateau à voile entre dans le port, uniquement grâce aux vents 😮 ! Tandis que ma soeur et moi sommes des matelots assez inefficace qui, selon mon père, aurait déjà perdu 15 fois l'America's Cup.

J-4 : aujourd'hui pas de bateau, mais un tour en vélo autour de l'île (pour l'instant on est plutôt écolos 😉). On se baigne pour la première fois sur les plages où à été tourne le film culte de Spielberg, Les Dents de la Mer, (celui avec les requins 😛) ce qui ne rassure pas trop mon frère. À midi, nous nous rendons dans le village d'Oaks Bluffs pour voir les Gingerbread House, des maisons de couleur vives comme pour des poupées puis rentrons vers Edgartown en voyant au passage des sortes de dindons sauvage, une plage pour les surfeurs et la maison du chinois fou. en fin de journée, nous rencontrons et sympathisons avec un couple de Boston, eux aussi fan de voile. Ils nous invitent à dîner chez eux quand nous y arriverons, mais j'en reparlerai.

J-5 : le lendemain, départ d'Edgartown après un petit déjeuner mémorable et départ pour l'île des baleiniers, Nantucket. Ce lieu est déjà plus traditionnel que Martha's Vineyard, repère de l'intelligentsia bostonienne. Nantucket est encore empreinte de son passé malgré le fait que les maisons de capitaines coûte plusieurs millions !


J-6 : visite de Nantucket en vélo encore une fois après le musée de la baleine (un des 100 lieux qu'il faut avoir vu dans sa vie parait-il 😮) on en retiendra surtout les dessins sur dent de cachalot, la chaise en forme de baleine et le documentaire très patriotique sur l'île, comme dans la plupart des monuments américain d'ailleurs. Ensuite on se ballade, et on se baigne, la routine pour l'instant ! En recherchant les lieux de tournage d'Un Été 42 (en fait c'était en Californie 😕) Puis on part le soir pour la "traversée de la mort".

J-7 : Pour comprendre la traversée que nous avons faite cette nuit là, il faut savoir que le Cape Cod est une vast langue de sable formée par les courants. Or ces braves courants sont encore à l'œuvre, créant sans cesse des bancs de sables qui font de la pointe sud du Cape une zone redoutée de tous, sauf de "crazy french" ! Selon les dire de mon père et de ma sœur (je me suis endormi une fois mon tour de garde passé 😛) le GPS tomba en panne dans cette zone, tandis que le brouillard tombait, rendant les feux des bouées impossible à voir. Mon père fit donc confiance à une boussole et se dirigeait toujours vers l'ouest quand ils entendirent des bruits de vagues et que le fond se rapprochait dangereusement. Fort heureusement, la mer était calme et nous n'avons rien eu, plus de peur que de mal donc. Au matin, en me réveillant, ignorant des événements de la nuit, nous fumes récompensé par les falaises du Cape Cod pour nous seul et surtout un groupe de quatres baleines à bosses qui passèrent à côté de nous. La zone est en effet un réservoir de vie marine unique, en une journée nous y avons vus quatre baleines, un phoque, un dauphin et un groupe d'américain qui avait pêche un poisson de la taille d'un homme ! Anecdote amusante, à Nantucket mon frère souhaitait acheter de quoi pêcher des petits poissons, ils n'avaient que des instruments pour la pêche au gros !


Après cette journée riche en événement, nous sommes enfin arrivés à Provincetown, ville de la pointe du Cape peuple, en été, à plus de 50% d'homosexuelles. Il y avait donc une ambiance absolument unique dans cette ville joyeuse et festive dont les murs était tous tague et coloré.

J-8 : Après une seule soirée à Provincetown, nous partons pour Boston dans la pluie et le brouillard. Arrivés au pied des gratte ciel de la mégalopole, nous apprenons que la marina n'a plus d'emplacement disponible, nous serons donc forcé de prendre un bouée, ce qui nous permettra d'avoir une vue unique sur le port en nous levant le matin. On finit la soirée en dégustant un homard (entier) au Legal Sea Food, un restaurant de fruit de mer très sympathique et avec des produits archi-frais !

J'achève ici le récit de cette première semaine, en viendront deux autres avec Romney, la Guerre d'Independance, le vol du siècle, le Mayflower, les Vanderbilts et des limules !
J-1 : nous arrivons à l'aéroport de Boston en ce jeudi 3 août, fatiguée par le voyage. Mais il faut vite repartir pour récuperer le bateau à Jamestown, Rhodes Island, en face de la mythique Newport, capitale des Skipper du monde entier. Le temps est magnifiques et on voit au loin le pont de Newport, certe moins connu que le Golden Gate mais tout aussi beau. On s'installe dans notre voilier, un petit monocoque avec deux cabines doubles. Puis le soir venu, dîner dans un petit restaurant et premier Lobster Roll, une sorte de hot dog avec du homard, plat qui semblerait impensable en France mais pas là-bas où le homard est un plat répandu et bon marché 😇 !

J-2 : après des courses dans la matinée, départ enfin pour notre première étape, la petite île de Cuttyhunk au bout des îles Elizabeth. malheureusement, nous n'en verrons rien à cause du brouillard qui tombe dès notre sortie du port, créant une ambiance fantomatique, avec des cargos, voiliers et bouées de signalisation sortant de nulle part. À l'arrivée, nous avons même failli heurter un récif, le GPS tombant évidemment en panne 🤪. Heureusement, d'autres bateau nous le signale et nous avons évité le pire même si ce n'est que le début de nos aventure avec ce GPS !

J-3 : on repart tôt le lendemain direction la première grande étape de notre voyage, l'île de Martha's Vineyard, avec un allié de poids, le vent qui nous rejoint enfn ! C'est donc une traversée tranquille qui nous attends vers le port d'Edgartown. Ce port est tout ce qu'on pourrait attendre d'un port américain, avec ses maisons en bois sur le rivage. Sur notre droite, un autre bateau à voile entre dans le port, uniquement grâce aux vents 😮 ! Tandis que ma soeur et moi sommes des matelots assez inefficace qui, selon mon père, aurait déjà perdu 15 fois l'America's Cup.

J-4 : aujourd'hui pas de bateau, mais un tour en vélo autour de l'île (pour l'instant on est plutôt écolos 😉). On se baigne pour la première fois sur les plages où à été tourne le film culte de Spielberg, Les Dents de la Mer, (celui avec les requins 😛) ce qui ne rassure pas trop mon frère. À midi, nous nous rendons dans le village d'Oaks Bluffs pour voir les Gingerbread House, des maisons de couleur vives comme pour des poupées puis rentrons vers Edgartown en voyant au passage des sortes de dindons sauvage, une plage pour les surfeurs et la maison du chinois fou. en fin de journée, nous rencontrons et sympathisons avec un couple de Boston, eux aussi fan de voile. Ils nous invitent à dîner chez eux quand nous y arriverons, mais j'en reparlerai.

J-5 : le lendemain, départ d'Edgartown après un petit déjeuner mémorable et départ pour l'île des baleiniers, Nantucket. Ce lieu est déjà plus traditionnel que Martha's Vineyard, repère de l'intelligentsia bostonienne. Nantucket est encore empreinte de son passé malgré le fait que les maisons de capitaines coûte plusieurs millions !


J-6 : visite de Nantucket en vélo encore une fois après le musée de la baleine (un des 100 lieux qu'il faut avoir vu dans sa vie parait-il 😮) on en retiendra surtout les dessins sur dent de cachalot, la chaise en forme de baleine et le documentaire très patriotique sur l'île, comme dans la plupart des monuments américain d'ailleurs. Ensuite on se ballade, et on se baigne, la routine pour l'instant ! En recherchant les lieux de tournage d'Un Été 42 (en fait c'était en Californie 😕) Puis on part le soir pour la "traversée de la mort".

J-7 : Pour comprendre la traversée que nous avons faite cette nuit là, il faut savoir que le Cape Cod est une vast langue de sable formée par les courants. Or ces braves courants sont encore à l'œuvre, créant sans cesse des bancs de sables qui font de la pointe sud du Cape une zone redoutée de tous, sauf de "crazy french" ! Selon les dire de mon père et de ma sœur (je me suis endormi une fois mon tour de garde passé 😛) le GPS tomba en panne dans cette zone, tandis que le brouillard tombait, rendant les feux des bouées impossible à voir. Mon père fit donc confiance à une boussole et se dirigeait toujours vers l'ouest quand ils entendirent des bruits de vagues et que le fond se rapprochait dangereusement. Fort heureusement, la mer était calme et nous n'avons rien eu, plus de peur que de mal donc. Au matin, en me réveillant, ignorant des événements de la nuit, nous fumes récompensé par les falaises du Cape Cod pour nous seul et surtout un groupe de quatres baleines à bosses qui passèrent à côté de nous. La zone est en effet un réservoir de vie marine unique, en une journée nous y avons vus quatre baleines, un phoque, un dauphin et un groupe d'américain qui avait pêche un poisson de la taille d'un homme ! Anecdote amusante, à Nantucket mon frère souhaitait acheter de quoi pêcher des petits poissons, ils n'avaient que des instruments pour la pêche au gros !


Après cette journée riche en événement, nous sommes enfin arrivés à Provincetown, ville de la pointe du Cape peuple, en été, à plus de 50% d'homosexuelles. Il y avait donc une ambiance absolument unique dans cette ville joyeuse et festive dont les murs était tous tague et coloré.

J-8 : Après une seule soirée à Provincetown, nous partons pour Boston dans la pluie et le brouillard. Arrivés au pied des gratte ciel de la mégalopole, nous apprenons que la marina n'a plus d'emplacement disponible, nous serons donc forcé de prendre un bouée, ce qui nous permettra d'avoir une vue unique sur le port en nous levant le matin. On finit la soirée en dégustant un homard (entier) au Legal Sea Food, un restaurant de fruit de mer très sympathique et avec des produits archi-frais !

J'achève ici le récit de cette première semaine, en viendront deux autres avec Romney, la Guerre d'Independance, le vol du siècle, le Mayflower, les Vanderbilts et des limules !
Huit jours à la découverte de New York (carnet de voyage), mai 2015 English translation pending
Après avoir largement bénéficié des carnets de voyage des uns et des conseils des autres (merci à tous 🙂), voici le compte-rendu de nos huit jours de visite à New-York. J'espère que cela sera utile aux futurs visiteurs de la Grosse Pomme. Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Arrivée à New-York (1er mai 2015) :
Départ de Roissy en fin de matinée. Direction New York ! Nous partons à la découverte de la plus peuplée des villes américaines. Nous lui consacrerons huit jours. Cette ville, qui est censée ne jamais dormir, ne nous avait jamais tentés jusqu’à présent. Aux Etats-Unis, nous sommes beaucoup plus attirés par les fabuleux déserts de l’ouest sauvage (http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/).
Après 8 heures de vol nous atterrissons à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy. Passage sans problème à l’immigration. Nous avons de la chance, il ne nous faudra que trois quarts d’heure de patience alors que certains y passent parfois des heures. L’aéroport JFK est en effet réputé pour ses attentes sans fin devant les services de l’immigration. La douane, comme d’habitude, n’est qu’une formalité qui ne nous « coûte » pas plus d’une ou deux minutes.
Maintenant que les formalités administratives sont remplies, il est temps de prendre contact avec Konrad, un polonais qui vit à New York depuis 1989. Pour une grosse semaine il nous « cède » son appartement via Airbnb. Encore une première pour nous ! Les tarifs des hôtels au cœur de Manhattan sont exorbitants. Grace à ce site qui met en relation les particuliers possesseurs d’appartements d’un côté et les visiteurs de l’autre, nous pouvons nous offrir un petit appartement dans un emplacement de rêve (à quelques centaines de mètres de Times Square) pour la moitié du tarif d’un hôtel sans prétention dans le même secteur.
Mais petit problème : nous avions convenu d’envoyer un SMS à Konrad une fois l’immigration passée, et incroyable, nos SMS refusent désespérément de partir. Une demi-heure de stress et finalement la solution est toute simple : nous téléphonons à Konrad. Cela peut paraître bête, mais comme nos SMS refusaient de partir, nous étions persuadés que le téléphone ne fonctionnerait pas non plus et nous n’avons même pas essayé !
Après une petite heure et demie de transport en commun (AirTrain et métro) nous arrivons au cœur du quartier de Hell’s Kitchen (la cuisine de l’enfer), un ancien quartier chaud aujourd’hui à la mode. Nouveau coup de fil à Konrad qui nous rejoint en quelques minutes et nous fait visiter « notre » appartement : un petit deux pièces qui mériterait bien une cure de jeunesse, mais qui est idéalement placé. Nous avons 10 lignes de métro dans un périmètre de quelques centaines de mètres et cela s’avérera un point très appréciable pour nos visites. Le matin il ne nous faudra que peu de temps de transport pour démarrer la journée et pareil en fin de journée pour rentrer. Pas de perte de temps et pas de fatigue induite par les déplacements depuis et vers notre logement : l'idéal !
A peine Konrad nous a laissé les clefs, que nous partons faire un petit tour de repérage. Pas de doute, nous sommes bien à New York. Nous y découvrons nos tous premiers gratte-ciel new-yorkais et un parking à ascenseur assez étonnant avec un prix typiquement new-yorkais lui aussi (6,75$ la demi-heure).


A Times Square, c’est une autre icône de la ville que nous rencontrons : la police montée. Au coeur de la circulation et de l'animation débordante de Times Square, l'image est assez surréaliste.


La soirée approche. Les restaurants se remplissent vite. Si nous ne voulons pas manger trop tard, c’est le moment car bientôt tout sera complet. Direction le Virgil’s, un restaurant de spécialités texanes et de grillades. Nous resterons très classiques pour ce premier repas américain : onion rings et burger ... version XXL comme souvent aux Etats-Unis !



Lorsque nous quittons le restaurant il n’est que 20 heures, mais pour nous c’est déjà 2 heures du matin, donc retour à l’appartement pour une nuit qui devrait être de courte durée (décalage horaire oblige).
Arrivée à New-York (1er mai 2015) :
Départ de Roissy en fin de matinée. Direction New York ! Nous partons à la découverte de la plus peuplée des villes américaines. Nous lui consacrerons huit jours. Cette ville, qui est censée ne jamais dormir, ne nous avait jamais tentés jusqu’à présent. Aux Etats-Unis, nous sommes beaucoup plus attirés par les fabuleux déserts de l’ouest sauvage (http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/).
Après 8 heures de vol nous atterrissons à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy. Passage sans problème à l’immigration. Nous avons de la chance, il ne nous faudra que trois quarts d’heure de patience alors que certains y passent parfois des heures. L’aéroport JFK est en effet réputé pour ses attentes sans fin devant les services de l’immigration. La douane, comme d’habitude, n’est qu’une formalité qui ne nous « coûte » pas plus d’une ou deux minutes.
Maintenant que les formalités administratives sont remplies, il est temps de prendre contact avec Konrad, un polonais qui vit à New York depuis 1989. Pour une grosse semaine il nous « cède » son appartement via Airbnb. Encore une première pour nous ! Les tarifs des hôtels au cœur de Manhattan sont exorbitants. Grace à ce site qui met en relation les particuliers possesseurs d’appartements d’un côté et les visiteurs de l’autre, nous pouvons nous offrir un petit appartement dans un emplacement de rêve (à quelques centaines de mètres de Times Square) pour la moitié du tarif d’un hôtel sans prétention dans le même secteur.
Mais petit problème : nous avions convenu d’envoyer un SMS à Konrad une fois l’immigration passée, et incroyable, nos SMS refusent désespérément de partir. Une demi-heure de stress et finalement la solution est toute simple : nous téléphonons à Konrad. Cela peut paraître bête, mais comme nos SMS refusaient de partir, nous étions persuadés que le téléphone ne fonctionnerait pas non plus et nous n’avons même pas essayé !
Après une petite heure et demie de transport en commun (AirTrain et métro) nous arrivons au cœur du quartier de Hell’s Kitchen (la cuisine de l’enfer), un ancien quartier chaud aujourd’hui à la mode. Nouveau coup de fil à Konrad qui nous rejoint en quelques minutes et nous fait visiter « notre » appartement : un petit deux pièces qui mériterait bien une cure de jeunesse, mais qui est idéalement placé. Nous avons 10 lignes de métro dans un périmètre de quelques centaines de mètres et cela s’avérera un point très appréciable pour nos visites. Le matin il ne nous faudra que peu de temps de transport pour démarrer la journée et pareil en fin de journée pour rentrer. Pas de perte de temps et pas de fatigue induite par les déplacements depuis et vers notre logement : l'idéal !
A peine Konrad nous a laissé les clefs, que nous partons faire un petit tour de repérage. Pas de doute, nous sommes bien à New York. Nous y découvrons nos tous premiers gratte-ciel new-yorkais et un parking à ascenseur assez étonnant avec un prix typiquement new-yorkais lui aussi (6,75$ la demi-heure).


A Times Square, c’est une autre icône de la ville que nous rencontrons : la police montée. Au coeur de la circulation et de l'animation débordante de Times Square, l'image est assez surréaliste.


La soirée approche. Les restaurants se remplissent vite. Si nous ne voulons pas manger trop tard, c’est le moment car bientôt tout sera complet. Direction le Virgil’s, un restaurant de spécialités texanes et de grillades. Nous resterons très classiques pour ce premier repas américain : onion rings et burger ... version XXL comme souvent aux Etats-Unis !



Lorsque nous quittons le restaurant il n’est que 20 heures, mais pour nous c’est déjà 2 heures du matin, donc retour à l’appartement pour une nuit qui devrait être de courte durée (décalage horaire oblige).
Des vergers de pommes à la Grosse Pomme - Part 2 – New-York (sept 2010) English translation pending
New-York… Je rêve de cette ville depuis que, lorsque j'étais enfant, mon père y allait pour son travail et nous rapportait des cookies aux pépites de chocolat, et autres petits cadeaux et cartes postales… Et puis à force que voir cette ville mythique dans les films et les séries à la télé, il fallait vraiment que je me décide à la visiter. Nous profitons donc de notre passage au Québec, New-York n'étant qu'à une heure d'avion de Montréal.
Première vision du Skyline, ces grands gratte-ciel du sud de Manhattan, au soleil couchant lorsque nous descendons de l'avion ! Impressionnant !
Une fois nos valises posées dans la chambre de l'hôtel, du côté de Union Square, nous ressortons pour diner et pour nous promener dans notre quartier. Nous sommes le 11 septembre. Deux faisceaux bleus lumineux montent tout droit dans le ciel depuis l'emplacement des tours du World Trade Center, en commémoration de cet autre 11 septembre, 9 ans plus tôt.
Dimanche. Une fois n'est pas coutume, nous décidons d'aller à la messe. Quand j'avais 11 ans et que j'ai passé une semaine en Guadeloupe avec ma classe de CM2, j'avais regretté d'être allée au marché le dimanche matin quand les élèves pratiquants sont revenus de la messe fous de joie en racontant les chants, les guitares, la musique et l'ambiance si particulière d'une messe gospel ! Alors je ne vais pas louper une autre occasion, et nous nous dirigeons vers Harlem, quartier africain de New-York, pour assister à une messe gospel. Quelle ambiance ! Quel accueil ! Et qu'est-ce qu'il fait chaud dans cette église ! Le chœur des enfants, accompagné par une piano, une batterie, et une guitare électrique nous enchantent, et le pasteur a vraiment beaucoup d'humour, nous ne voyons pas le temps passer. L'après-midi est déjà bien avancée quand nous sortons de l'église pour nous mettre en quête d'un restaurant, Africain si possible, pour gouter à la cuisine locale. Nous trouvons notre bonheur (poulet mafé et thiep bou djen, avec du jus de bissap ou de gingembre) dans un sympathique petit resto très coloré tenu par une charmante dame originaire de Guinée, et parlant français.
La pluie québécoise nous ayant rattrapée, nous montons ensuite rapidement dans un bus pour rejoindre Manhattan, visiter quelques salles du Musée d'Histoire Naturelle avant sa fermeture, et… aller au cinéma ! "Scott Pilgrim vs the World", autre film canadien, mais anglophone cette fois-ci, très drôle, dans un immense cinéma de Times Square. Times Square que nous visitons après le film, puisque la pluie s'est arrêtée. Des panneaux publicitaires lumineux, on y voit presque comme en plein jour alors que la nuit est tombée depuis longtemps, une foule bigarrée, un magasin de MnM's sur 3 étages, un magasin de jouets géant… Nous découvrons à Times Square le gigantisme américain dans toute sa splendeur !
Le lendemain, nous profitons du beau temps pour aller voir un autre lieu mythique des Etats-Unis : nous prenons le bateau pour rendre visite à Miss Liberty, la Statue de la Liberté, sur son île face au Skyline. Nous faisons quelques photos, la Dame prend la pause, avant de reprendre le bateau pour Ellis Island, l'île qui a vu arriver, pendant plusieurs siècles, les immigrants venus chercher une nouvelle et meilleure vie dans ce Nouveau Monde tout juste découvert. Le musée de l'immigration est particulièrement intéressant, le musée le plus intéressant que nous verrons à New York, et est à la fois très émouvant grâce aux photos d'époques et aux citations des immigrants, parfois drôle, parfois poignantes ou attendrissantes.
De retour à Manhattan, nous nous dirigeons vers le Rockefeller Center pour monter au sommet du Top of the Rock et découvrir la vue sur New-York. Le temps nous joue des tours… Voila qu'il se met à pleuvoir… Cela ne nous arrête pas, je sors mon parapluie, et nous voila sur l'observatoire. Quelle vue impressionnante ! Le temps est si sombre que Manhattan semble être une île perdue au milieu d'un océan d'encre, le soleil couchant qui rougeoie au lointain ajoute sa touche à ce tableau surréaliste, et pour couronner le tout, voici des éclairs ! Ce n'est certes pas la vue que nous avions imaginé, mais nous ne sommes pas déçus.
Pour diner, nous voyons encore les choses en grand, et nous nous dirigeons vers la Grand Central Station, magnifique gare à l'architecture très travaillée, abritant quelques très bons restaurants. Nous choisissons de la truite fumée de l'Idaho, et des fruits de mer, le tout accompagné d'un vin blanc chilien, et nous nous régalons.
Mardi est, d'après la météo que nous voyons à la télé dans le petit restaurant où nous prenons tous les matins un délicieux petit déjeuner, la plus belle journée de la semaine. Nous en profitons donc pour passer un bon moment à Central Park, cet océan de verdure en plein cœur de Manhattan. Ce parc est immense ! Nous ne le parcourons pas en entier mais découvrons ses grandes pelouses, ses étangs, son château, ses sous-bois et ses petits spectacles (acrobates ou musiciens) avec beaucoup de plaisir.
Comme le temps est toujours au beau fixe, nous retournons ensuite à l'observatoire au sommet du Top of the Rock. Beaucoup plus de monde aujourd'hui, mais nous pouvons admirer la magnifique vue sur Manhattan sous un beau coucher de soleil ! On en aura bien profité, du Top of the Rock !
A peine le soleil couché, nous ne trainons pas, nous avons rendez-vous avec Broadway ce soir ! Pendant plus de 2 heures, nous profitons du spectacle de la comédie musicale Chicago, vraiment un très bon moment ! Les chanteurs sont aussi bons danseurs qu'acteurs, et le spectacle et vraiment excellent ! C'est seulement dommage que le public, majoritairement des touristes, est très dissipé… Mais aussi, pourquoi le théâtre vend-il des bonbons et autres sodas, comme au cinéma ?
Après le spectacle, pour terminer la journée en beauté, nous nous dirigeons vers l'Empire State Building, plus haut gratte-ciel de New York. La vue de nuit, depuis le 86ème étage, sur la ville éclairée, la ville qui ne dort jamais, est vraiment saisissante. Ce n'est que vers 1 heure du matin que nous quittons enfin les hauteurs pour retrouver notre hôtel, et notre lit, pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.
Réveil un peu difficile le lendemain, mais cela ne nous empêchera de marcher pendant 9 heures dans les quartiers très agréables du sud de Manhattan. Nous prenons tout d'abord le métro pour Brooklyn, afin d'admirer le Skyline et les Ponts de Brooklyn et de Manhattan depuis l'autre rive. Ce petit parc bien entretenu, à l'ombre du début du Pont côté Brooklyn, est vraiment très agréable, tant pour son calme très appréciable que pour la vue qu'il nous offre sur Manhattan.
Nous traversons ensuite le Pont de Brooklyn à pieds pour rejoindre Manhattan, autre lieu mythique de New-York, mais très difficile à apprécier lorsque l'on a de l'asthme et que l'on marche au dessus des voitures et de leur pot d'échappement… Mais de l'autre côté, nous découvrons un autre monde dans le Financial District, le monde de Wall Street, et ces gens en costumes et tailleurs qui déjeunent rapidement dans un square avant de reprendre leur travail trépidant basé sur les flux financiers du monde entier…
Nous traversons ensuite Chinatown (oh une dame avec une ombrelle pour se protéger du soleil ! Pas de doute, ça nous rappelle nos vacances chinoises de l'année précédente !) pour rejoindre Little Italy, quartier très animé à l'approche de la fête en l'honneur de San Gennaro, qui va durer une dizaine de jours. La rue principale est donc fermée à la circulation, et nous pouvons déguster nos plats italiens, nos verres de chianti, et nos glaces, en terrasse, sans être gêné par les voitures. C'est très agréable.
Nous continuons ensuite notre promenade en passant par Soho et ses boutiques de mode, Nolita et ses petites boutiques underground, et enfin Greenwich, qui est notre quartier préféré. Les maisons en briques brunes, dans ces rues bordées d'arbres, me font penser à certains quartiers de Londres. Le Washington Square Park, lieu de rencontre, de passage, de farniente sur les bancs de pierre devant la fontaine en écoutant de la musique, nous plait beaucoup, et nous nous y installons avec plaisir pour reposer nos pieds de cette longue journée de marche. Nous découvrons ensuite Bleeker Street, notre rue préférée avec ses nombreux bars et restaurants. Vraiment, j'aime beaucoup cet aspect de New-York. Dernière petite gourmandise de la journée, je m'offre un délicieux cupcake dans une petite boutique sur le chemin de retour à l'hôtel, en passant dans East Village.
Jeudi, le temps est plus incertain. Ce sera donc une journée musée, et surtout une journée consacrée à l'art moderne sous toutes ses formes. Nous visitons tout d'abord le MOMA (Museum of Modern Art) qui possède quelques belles toiles de Van Gogh, Picasso, Kandinsky… Malheureusement, un étage est fermé au public, et les étages inférieurs sont beaucoup trop moderne (voir futuriste) pour nous (depuis quand une chaise posée sur un socle, c'est de l'art ?).
Après déjeuner, nous partons vers Chelsea, nouveau quartier branché de New-York. Nous commençons la visite par une balade sur la Highline, ancienne voie de chemin de fer aérienne transformée en promenade bordée de verdure, et offrant une belle vue sur Chelsea, sans être au raz des voitures. Nous nous dirigeons ensuite vers ces anciens entrepôts transformés maintenant en galeries d'art, que nous visitons. Nous avons de la chance, le jeudi, c'est le soir des vernissages, et nous pouvons assister à 2 d'entre eux, après avoir assisté à un nouvel orage et une pluie torrentielle depuis les fenêtres de la première galerie visitée.
Nous retournons ensuite à Washington Square Park, que nous avons tant aimé la veille, pour retrouver une amie arrivée la veille à New-York. Nous passons la soirée ensemble dans Bleeker Street, en dinant d'un bon hamburger dans un restaurant en sous-sol décoré d'affiches de cinéma (même les toilettes valent le détour !), puis en allant prendre un cocktail dans un pub diffusant de la très bonne musique.
Vendredi matin, très motivés, nous nous dirigeons vers le MET, nous y passerons 7 heures, entre les peintures de Van Gogh, de Monet, l'exposition sur les instruments de musique du monde entier, les salles archéologiques d'Amérique du sud et d'Océanie… Leurs collections sont vraiment magnifiques !
Mais le temps passe, il est temps de retourner à Washington Square Park pour un 3ème soir consécutif ! Nous y retrouvons de nouveau notre amie, et nous allons tous les 3 au Terra Blues, à la fois bar et club de jazz. A peine entrés nous sommes séduit par cette ambiance feutrée, les petites tables rondes en bois éclairées uniquement à la bougie, la scène prête à accueillir Valérie June, chanteuse de blues et de country à la voix impressionnante ! Nous l'écoutons chanter accompagnée de sa guitare pendant plus de 2 heures, tout en sirotant un whisky pour être complètement dans l'ambiance. Vraiment une belle surprise que ce petit bar pour notre dernière soirée New-Yorkaise !
Notre dernière journée, ou plutôt dernière matinée, est à nouveau une journée musée. Nous retournons au Musée d'Histoire Naturelle, que nous n'avons qu'entr'aperçu le premier jour. Entre le planétarium, les salles expliquant la formation de la Terre, et celles racontant l'histoire de l'humanité, nous ne voyons pas le temps passer. Nous terminons notre visite par les salles les plus connues de ce musée, retraçant l'histoire de l'évolution depuis que le premier poisson a décidé de poser une patte sur la terre jusqu'aux mammifères actuels, en passant par les dinosaures, ancêtres des légendes de dragons, et les tigres à dents de sabre.
C'est ensuite un peu la course jusqu'à l'avion, entre ces métros qui n'avancent pas et les problèmes à l'enregistrement des bagages… Mais nous sommes récompensés lorsque nous prenons place dans un A380, le plus gros avion du monde, et surtout dans LE A380, le premier à avoir été construit !
The End.
* ************************************************** Quelques photos... * **************************************************
Quelques liens et adresses :
Pour dormir et prendre le petit déjeuner
Hôtel 17 225 E. 17th Street 225 E. 17th Street Très bon hôtel, dans une rue calme proche de Union Square. Chambres calmes, propres, confortables (en tous cas celle que nous avions, au 7eme étage). Consigne à bagage gratuite.
Pour le petit déjeuner, nous allions au Sunburst, à l'angle de la 18th St et de la 3rd Ave. C'est vraiment bon ! Grand choix pour tous les goûts, du croissant (très bon) aux œufs et bacon en passant par les pancakes, les pains perdus et autre muffin ou scones fait maison.
Pour manger, du nord au sud
A Harlem : South Beach Cafe 100 W 124th St, New York NY10027 40.80712 -73.946436 (At Lenox Ave) Très bon restaurant africain, très coloré, très chaleureux. Les plats sont très copieux, un conseil, si vous avez un micro-onde dans votre hôtel, demandez un doggy bag.
Dans Central Park : Le Pain Quotidien Pas de mauvaise surprise, c'est bon, c'est frais, ça fait du bien de mangé en terrasse au soleil, et le patron est français.
Grand Central Station : Oyster Bar J'avais découvert ce restaurant grâce à l'émission Fourchette & Sac à Dos spécial New-York passée sur la 5 peu de temps avant mon départ, et j'avais pris note, car j'adore le clam chowder. Je n'ai pas été déçue, il est vraiment bon ! La truite fumée est également savoureuse. Le restaurant est très chic le soir, idéal pour un repas en amoureux. La carte des vins est impressionnante.
Rockefeller Center : Prêt à Manger Salade et sandwich frais du jour, pour un repas rapide et équilibré
East Village : Butter Lane 123 East Seventh Street Amateurs de cupcakes, je vous conseille cette petite boutique ! Les cupcakes y sont vraiment délicieux, et on peut même y prendre des cours pour les préparer soi-même à la maison !
Greenwich : Sushi Samba Fusion food, mélange de cuisine japonaise tendance, de cuisine brésilienne, et péruvienne, ce restaurant très branché nous a enchantés ! Les sushis y sont délicieux. Et j'ai eu la bonne surprise de pouvoir boire un Pisco Sour, comme au Pérou !
Stoned Crow 85 Washington Pl Un très bon endroit pour manger un délicieux hamburger, riche en viande, entouré d'affiche de cinéma, avec des corbeaux sur les poutres du plafond ! Ambiance garantie ! Allez faire un tour aux toilettes, d'autres posters vous y attendent !
Little Italy : Pellegrino's 138 Mulberry St (Between Hester Street and Grand Street) New York, NY 10013 40.7185 -73.9974 On a suivi cette fois-ci les conseils du Routard, et nous n'avons pas été déçu, les plats sont délicieux ! Juste à côté, à droite en sortant, après le magasin de cigare, il y a une échoppe de glaces, franchement bonnes (mmmm la glace à la noisette !)
Et pour boire un verre en écoutant de la musique, dans Greenwich :
Terra Blues 149 Bleecker Street Allez-y vers 19h30 pour avoir des bonnes places vers le devant de la scène (à partir du 4eme rang, les gens parlent et on ne profite plus du concert). 10 $ l'entrée, et 2 consommations obligatoires. Nous avons passé au Terra Blues la meilleure soirée de notre séjour ! Valerie June avait une fois magnifique, si tous les artistes qui passent au Terra Blues sont de son niveau, je vous conseille vraiment d'y aller.
Fat Black Pussycat 130 W 3rd St (between Avenue Of The Americas & Mac Dougal St) Très bon rock, très bon cocktails, possibilité de jouer au billard ou aux fléchettes, ce pub a vraiment une bonne ambiance. N'hésitez pas à entrer même si c'est blindé de monde à l'entrée, nous avons sans problème trouvé de la place au fond.
Quelques conseils pour les visites :
Si vous comptez visiter pas mal de musée, et faire les attractions les plus populaires de New-York, je vous conseille l'achat du City Pass, à commander sur internet avant de partir. D'une part, vous paierez moins cher que si vous achetez chaque billet séparément, et d'autre part, il sert aussi de coupe-file, ce qui est vraiment appréciable pour la Statue de la Liberty ou le Top of the Rock.
Nous avons assisté à une messe gospel à la Canaan Baptist Church of Christ, sur la 116th Street. La plupart des touristes vont à l'étage, pour surplomber le chœur, étant arrivés à 11h15 pour la messe de 11h, l'étage était complet et nous avons eu la chance d'être placés parmi les fidèles. Ambiance et chaleur humaine garanties ! A priori, il est possible d'être placé en bas même en arrivant à l'heure, d'après ce que nous a dit un couple de français rencontré dans le bus à qui cela à été proposé (ils avaient refusés car voulaient partir avant la fin). Il faut laisser les sacs à dos et appareil photos et téléphones (éteints) à l'entrée, mais prévoyez de garder quelques dollars sur vous pour la quête.
A Chelsea, nous avons bien aimé la galerie Paula Cooper, et particulièrement les photographies Silver de Bing Wright.
Pour préparer le voyage, un site et forum consacré exclusivement à New-York, plein d'infos utiles : forumny.com Et sur place j'avais le Guide du Routard, pas mal fait pour New-York, et avec un plan de Manhattan détachable, pratique.
Pour les transports, prenez une Metrocard 7 days Unlimited, et vous pourrez ainsi prendre le métro sans vous poser de question pendant toute la semaine. On l'achète aux bornes dans les stations de métro. Pour le plan de métro, nous avons utilisé celui en dernière page du City Guide, petit magazine hebdomadaire gratuit disponible à notre hotel. Le métro n'est pas compliqué, il faut juste faire attention aux trains "local" (qui s'arretent à chaque station) et "express" (qui ne s'arretent qu'à certaines stations), bien regarder sur le quai avant de monter dans un train, au risque de vois sa station défiler devant les yeux (c'est du vécu).
Je n'ai plus qu'un souhaiter un excellet voyage à tous ceux qui partent prochainement ! Profitez-en bien !
Première vision du Skyline, ces grands gratte-ciel du sud de Manhattan, au soleil couchant lorsque nous descendons de l'avion ! Impressionnant !
Une fois nos valises posées dans la chambre de l'hôtel, du côté de Union Square, nous ressortons pour diner et pour nous promener dans notre quartier. Nous sommes le 11 septembre. Deux faisceaux bleus lumineux montent tout droit dans le ciel depuis l'emplacement des tours du World Trade Center, en commémoration de cet autre 11 septembre, 9 ans plus tôt.
Dimanche. Une fois n'est pas coutume, nous décidons d'aller à la messe. Quand j'avais 11 ans et que j'ai passé une semaine en Guadeloupe avec ma classe de CM2, j'avais regretté d'être allée au marché le dimanche matin quand les élèves pratiquants sont revenus de la messe fous de joie en racontant les chants, les guitares, la musique et l'ambiance si particulière d'une messe gospel ! Alors je ne vais pas louper une autre occasion, et nous nous dirigeons vers Harlem, quartier africain de New-York, pour assister à une messe gospel. Quelle ambiance ! Quel accueil ! Et qu'est-ce qu'il fait chaud dans cette église ! Le chœur des enfants, accompagné par une piano, une batterie, et une guitare électrique nous enchantent, et le pasteur a vraiment beaucoup d'humour, nous ne voyons pas le temps passer. L'après-midi est déjà bien avancée quand nous sortons de l'église pour nous mettre en quête d'un restaurant, Africain si possible, pour gouter à la cuisine locale. Nous trouvons notre bonheur (poulet mafé et thiep bou djen, avec du jus de bissap ou de gingembre) dans un sympathique petit resto très coloré tenu par une charmante dame originaire de Guinée, et parlant français.
La pluie québécoise nous ayant rattrapée, nous montons ensuite rapidement dans un bus pour rejoindre Manhattan, visiter quelques salles du Musée d'Histoire Naturelle avant sa fermeture, et… aller au cinéma ! "Scott Pilgrim vs the World", autre film canadien, mais anglophone cette fois-ci, très drôle, dans un immense cinéma de Times Square. Times Square que nous visitons après le film, puisque la pluie s'est arrêtée. Des panneaux publicitaires lumineux, on y voit presque comme en plein jour alors que la nuit est tombée depuis longtemps, une foule bigarrée, un magasin de MnM's sur 3 étages, un magasin de jouets géant… Nous découvrons à Times Square le gigantisme américain dans toute sa splendeur !
Le lendemain, nous profitons du beau temps pour aller voir un autre lieu mythique des Etats-Unis : nous prenons le bateau pour rendre visite à Miss Liberty, la Statue de la Liberté, sur son île face au Skyline. Nous faisons quelques photos, la Dame prend la pause, avant de reprendre le bateau pour Ellis Island, l'île qui a vu arriver, pendant plusieurs siècles, les immigrants venus chercher une nouvelle et meilleure vie dans ce Nouveau Monde tout juste découvert. Le musée de l'immigration est particulièrement intéressant, le musée le plus intéressant que nous verrons à New York, et est à la fois très émouvant grâce aux photos d'époques et aux citations des immigrants, parfois drôle, parfois poignantes ou attendrissantes.
De retour à Manhattan, nous nous dirigeons vers le Rockefeller Center pour monter au sommet du Top of the Rock et découvrir la vue sur New-York. Le temps nous joue des tours… Voila qu'il se met à pleuvoir… Cela ne nous arrête pas, je sors mon parapluie, et nous voila sur l'observatoire. Quelle vue impressionnante ! Le temps est si sombre que Manhattan semble être une île perdue au milieu d'un océan d'encre, le soleil couchant qui rougeoie au lointain ajoute sa touche à ce tableau surréaliste, et pour couronner le tout, voici des éclairs ! Ce n'est certes pas la vue que nous avions imaginé, mais nous ne sommes pas déçus.
Pour diner, nous voyons encore les choses en grand, et nous nous dirigeons vers la Grand Central Station, magnifique gare à l'architecture très travaillée, abritant quelques très bons restaurants. Nous choisissons de la truite fumée de l'Idaho, et des fruits de mer, le tout accompagné d'un vin blanc chilien, et nous nous régalons.
Mardi est, d'après la météo que nous voyons à la télé dans le petit restaurant où nous prenons tous les matins un délicieux petit déjeuner, la plus belle journée de la semaine. Nous en profitons donc pour passer un bon moment à Central Park, cet océan de verdure en plein cœur de Manhattan. Ce parc est immense ! Nous ne le parcourons pas en entier mais découvrons ses grandes pelouses, ses étangs, son château, ses sous-bois et ses petits spectacles (acrobates ou musiciens) avec beaucoup de plaisir.
Comme le temps est toujours au beau fixe, nous retournons ensuite à l'observatoire au sommet du Top of the Rock. Beaucoup plus de monde aujourd'hui, mais nous pouvons admirer la magnifique vue sur Manhattan sous un beau coucher de soleil ! On en aura bien profité, du Top of the Rock !
A peine le soleil couché, nous ne trainons pas, nous avons rendez-vous avec Broadway ce soir ! Pendant plus de 2 heures, nous profitons du spectacle de la comédie musicale Chicago, vraiment un très bon moment ! Les chanteurs sont aussi bons danseurs qu'acteurs, et le spectacle et vraiment excellent ! C'est seulement dommage que le public, majoritairement des touristes, est très dissipé… Mais aussi, pourquoi le théâtre vend-il des bonbons et autres sodas, comme au cinéma ?
Après le spectacle, pour terminer la journée en beauté, nous nous dirigeons vers l'Empire State Building, plus haut gratte-ciel de New York. La vue de nuit, depuis le 86ème étage, sur la ville éclairée, la ville qui ne dort jamais, est vraiment saisissante. Ce n'est que vers 1 heure du matin que nous quittons enfin les hauteurs pour retrouver notre hôtel, et notre lit, pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.
Réveil un peu difficile le lendemain, mais cela ne nous empêchera de marcher pendant 9 heures dans les quartiers très agréables du sud de Manhattan. Nous prenons tout d'abord le métro pour Brooklyn, afin d'admirer le Skyline et les Ponts de Brooklyn et de Manhattan depuis l'autre rive. Ce petit parc bien entretenu, à l'ombre du début du Pont côté Brooklyn, est vraiment très agréable, tant pour son calme très appréciable que pour la vue qu'il nous offre sur Manhattan.
Nous traversons ensuite le Pont de Brooklyn à pieds pour rejoindre Manhattan, autre lieu mythique de New-York, mais très difficile à apprécier lorsque l'on a de l'asthme et que l'on marche au dessus des voitures et de leur pot d'échappement… Mais de l'autre côté, nous découvrons un autre monde dans le Financial District, le monde de Wall Street, et ces gens en costumes et tailleurs qui déjeunent rapidement dans un square avant de reprendre leur travail trépidant basé sur les flux financiers du monde entier…
Nous traversons ensuite Chinatown (oh une dame avec une ombrelle pour se protéger du soleil ! Pas de doute, ça nous rappelle nos vacances chinoises de l'année précédente !) pour rejoindre Little Italy, quartier très animé à l'approche de la fête en l'honneur de San Gennaro, qui va durer une dizaine de jours. La rue principale est donc fermée à la circulation, et nous pouvons déguster nos plats italiens, nos verres de chianti, et nos glaces, en terrasse, sans être gêné par les voitures. C'est très agréable.
Nous continuons ensuite notre promenade en passant par Soho et ses boutiques de mode, Nolita et ses petites boutiques underground, et enfin Greenwich, qui est notre quartier préféré. Les maisons en briques brunes, dans ces rues bordées d'arbres, me font penser à certains quartiers de Londres. Le Washington Square Park, lieu de rencontre, de passage, de farniente sur les bancs de pierre devant la fontaine en écoutant de la musique, nous plait beaucoup, et nous nous y installons avec plaisir pour reposer nos pieds de cette longue journée de marche. Nous découvrons ensuite Bleeker Street, notre rue préférée avec ses nombreux bars et restaurants. Vraiment, j'aime beaucoup cet aspect de New-York. Dernière petite gourmandise de la journée, je m'offre un délicieux cupcake dans une petite boutique sur le chemin de retour à l'hôtel, en passant dans East Village.
Jeudi, le temps est plus incertain. Ce sera donc une journée musée, et surtout une journée consacrée à l'art moderne sous toutes ses formes. Nous visitons tout d'abord le MOMA (Museum of Modern Art) qui possède quelques belles toiles de Van Gogh, Picasso, Kandinsky… Malheureusement, un étage est fermé au public, et les étages inférieurs sont beaucoup trop moderne (voir futuriste) pour nous (depuis quand une chaise posée sur un socle, c'est de l'art ?).
Après déjeuner, nous partons vers Chelsea, nouveau quartier branché de New-York. Nous commençons la visite par une balade sur la Highline, ancienne voie de chemin de fer aérienne transformée en promenade bordée de verdure, et offrant une belle vue sur Chelsea, sans être au raz des voitures. Nous nous dirigeons ensuite vers ces anciens entrepôts transformés maintenant en galeries d'art, que nous visitons. Nous avons de la chance, le jeudi, c'est le soir des vernissages, et nous pouvons assister à 2 d'entre eux, après avoir assisté à un nouvel orage et une pluie torrentielle depuis les fenêtres de la première galerie visitée.
Nous retournons ensuite à Washington Square Park, que nous avons tant aimé la veille, pour retrouver une amie arrivée la veille à New-York. Nous passons la soirée ensemble dans Bleeker Street, en dinant d'un bon hamburger dans un restaurant en sous-sol décoré d'affiches de cinéma (même les toilettes valent le détour !), puis en allant prendre un cocktail dans un pub diffusant de la très bonne musique.
Vendredi matin, très motivés, nous nous dirigeons vers le MET, nous y passerons 7 heures, entre les peintures de Van Gogh, de Monet, l'exposition sur les instruments de musique du monde entier, les salles archéologiques d'Amérique du sud et d'Océanie… Leurs collections sont vraiment magnifiques !
Mais le temps passe, il est temps de retourner à Washington Square Park pour un 3ème soir consécutif ! Nous y retrouvons de nouveau notre amie, et nous allons tous les 3 au Terra Blues, à la fois bar et club de jazz. A peine entrés nous sommes séduit par cette ambiance feutrée, les petites tables rondes en bois éclairées uniquement à la bougie, la scène prête à accueillir Valérie June, chanteuse de blues et de country à la voix impressionnante ! Nous l'écoutons chanter accompagnée de sa guitare pendant plus de 2 heures, tout en sirotant un whisky pour être complètement dans l'ambiance. Vraiment une belle surprise que ce petit bar pour notre dernière soirée New-Yorkaise !
Notre dernière journée, ou plutôt dernière matinée, est à nouveau une journée musée. Nous retournons au Musée d'Histoire Naturelle, que nous n'avons qu'entr'aperçu le premier jour. Entre le planétarium, les salles expliquant la formation de la Terre, et celles racontant l'histoire de l'humanité, nous ne voyons pas le temps passer. Nous terminons notre visite par les salles les plus connues de ce musée, retraçant l'histoire de l'évolution depuis que le premier poisson a décidé de poser une patte sur la terre jusqu'aux mammifères actuels, en passant par les dinosaures, ancêtres des légendes de dragons, et les tigres à dents de sabre.
C'est ensuite un peu la course jusqu'à l'avion, entre ces métros qui n'avancent pas et les problèmes à l'enregistrement des bagages… Mais nous sommes récompensés lorsque nous prenons place dans un A380, le plus gros avion du monde, et surtout dans LE A380, le premier à avoir été construit !
The End.
* ************************************************** Quelques photos... * **************************************************
Quelques liens et adresses :
Pour dormir et prendre le petit déjeuner
Hôtel 17 225 E. 17th Street 225 E. 17th Street Très bon hôtel, dans une rue calme proche de Union Square. Chambres calmes, propres, confortables (en tous cas celle que nous avions, au 7eme étage). Consigne à bagage gratuite.
Pour le petit déjeuner, nous allions au Sunburst, à l'angle de la 18th St et de la 3rd Ave. C'est vraiment bon ! Grand choix pour tous les goûts, du croissant (très bon) aux œufs et bacon en passant par les pancakes, les pains perdus et autre muffin ou scones fait maison.
Pour manger, du nord au sud
A Harlem : South Beach Cafe 100 W 124th St, New York NY10027 40.80712 -73.946436 (At Lenox Ave) Très bon restaurant africain, très coloré, très chaleureux. Les plats sont très copieux, un conseil, si vous avez un micro-onde dans votre hôtel, demandez un doggy bag.
Dans Central Park : Le Pain Quotidien Pas de mauvaise surprise, c'est bon, c'est frais, ça fait du bien de mangé en terrasse au soleil, et le patron est français.
Grand Central Station : Oyster Bar J'avais découvert ce restaurant grâce à l'émission Fourchette & Sac à Dos spécial New-York passée sur la 5 peu de temps avant mon départ, et j'avais pris note, car j'adore le clam chowder. Je n'ai pas été déçue, il est vraiment bon ! La truite fumée est également savoureuse. Le restaurant est très chic le soir, idéal pour un repas en amoureux. La carte des vins est impressionnante.
Rockefeller Center : Prêt à Manger Salade et sandwich frais du jour, pour un repas rapide et équilibré
East Village : Butter Lane 123 East Seventh Street Amateurs de cupcakes, je vous conseille cette petite boutique ! Les cupcakes y sont vraiment délicieux, et on peut même y prendre des cours pour les préparer soi-même à la maison !
Greenwich : Sushi Samba Fusion food, mélange de cuisine japonaise tendance, de cuisine brésilienne, et péruvienne, ce restaurant très branché nous a enchantés ! Les sushis y sont délicieux. Et j'ai eu la bonne surprise de pouvoir boire un Pisco Sour, comme au Pérou !
Stoned Crow 85 Washington Pl Un très bon endroit pour manger un délicieux hamburger, riche en viande, entouré d'affiche de cinéma, avec des corbeaux sur les poutres du plafond ! Ambiance garantie ! Allez faire un tour aux toilettes, d'autres posters vous y attendent !
Little Italy : Pellegrino's 138 Mulberry St (Between Hester Street and Grand Street) New York, NY 10013 40.7185 -73.9974 On a suivi cette fois-ci les conseils du Routard, et nous n'avons pas été déçu, les plats sont délicieux ! Juste à côté, à droite en sortant, après le magasin de cigare, il y a une échoppe de glaces, franchement bonnes (mmmm la glace à la noisette !)
Et pour boire un verre en écoutant de la musique, dans Greenwich :
Terra Blues 149 Bleecker Street Allez-y vers 19h30 pour avoir des bonnes places vers le devant de la scène (à partir du 4eme rang, les gens parlent et on ne profite plus du concert). 10 $ l'entrée, et 2 consommations obligatoires. Nous avons passé au Terra Blues la meilleure soirée de notre séjour ! Valerie June avait une fois magnifique, si tous les artistes qui passent au Terra Blues sont de son niveau, je vous conseille vraiment d'y aller.
Fat Black Pussycat 130 W 3rd St (between Avenue Of The Americas & Mac Dougal St) Très bon rock, très bon cocktails, possibilité de jouer au billard ou aux fléchettes, ce pub a vraiment une bonne ambiance. N'hésitez pas à entrer même si c'est blindé de monde à l'entrée, nous avons sans problème trouvé de la place au fond.
Quelques conseils pour les visites :
Si vous comptez visiter pas mal de musée, et faire les attractions les plus populaires de New-York, je vous conseille l'achat du City Pass, à commander sur internet avant de partir. D'une part, vous paierez moins cher que si vous achetez chaque billet séparément, et d'autre part, il sert aussi de coupe-file, ce qui est vraiment appréciable pour la Statue de la Liberty ou le Top of the Rock.
Nous avons assisté à une messe gospel à la Canaan Baptist Church of Christ, sur la 116th Street. La plupart des touristes vont à l'étage, pour surplomber le chœur, étant arrivés à 11h15 pour la messe de 11h, l'étage était complet et nous avons eu la chance d'être placés parmi les fidèles. Ambiance et chaleur humaine garanties ! A priori, il est possible d'être placé en bas même en arrivant à l'heure, d'après ce que nous a dit un couple de français rencontré dans le bus à qui cela à été proposé (ils avaient refusés car voulaient partir avant la fin). Il faut laisser les sacs à dos et appareil photos et téléphones (éteints) à l'entrée, mais prévoyez de garder quelques dollars sur vous pour la quête.
A Chelsea, nous avons bien aimé la galerie Paula Cooper, et particulièrement les photographies Silver de Bing Wright.
Pour préparer le voyage, un site et forum consacré exclusivement à New-York, plein d'infos utiles : forumny.com Et sur place j'avais le Guide du Routard, pas mal fait pour New-York, et avec un plan de Manhattan détachable, pratique.
Pour les transports, prenez une Metrocard 7 days Unlimited, et vous pourrez ainsi prendre le métro sans vous poser de question pendant toute la semaine. On l'achète aux bornes dans les stations de métro. Pour le plan de métro, nous avons utilisé celui en dernière page du City Guide, petit magazine hebdomadaire gratuit disponible à notre hotel. Le métro n'est pas compliqué, il faut juste faire attention aux trains "local" (qui s'arretent à chaque station) et "express" (qui ne s'arretent qu'à certaines stations), bien regarder sur le quai avant de monter dans un train, au risque de vois sa station défiler devant les yeux (c'est du vécu).
Je n'ai plus qu'un souhaiter un excellet voyage à tous ceux qui partent prochainement ! Profitez-en bien !
New York en direct English translation pending
Bonjour les amis,
Il est 6.20 du matin à NYC city ! Nous sommes arrivés par un vol BA de Nice via Londres ! Départ 11H10 arrivé sans probléme et à l heure a 16H00 à JFK ! Douane et immigration environ 30 minutes ! Quelques questions genre votre hotel combien de temps restez vous voilà ! Nous sommes passées tous ensemble en famille -4- d'un coup ! Ensuite taxi aucune attente par contre route surchargée arrivée à l hotel à 18H30 installation et dodo !
Ce matin le programme c'est Empire state building et circle line !
L'hotel est le comfort inn manhattan times square sur la 39 e 8th avenue ..........
A plus tard pour la suite ...............
Il est 6.20 du matin à NYC city ! Nous sommes arrivés par un vol BA de Nice via Londres ! Départ 11H10 arrivé sans probléme et à l heure a 16H00 à JFK ! Douane et immigration environ 30 minutes ! Quelques questions genre votre hotel combien de temps restez vous voilà ! Nous sommes passées tous ensemble en famille -4- d'un coup ! Ensuite taxi aucune attente par contre route surchargée arrivée à l hotel à 18H30 installation et dodo !
Ce matin le programme c'est Empire state building et circle line !
L'hotel est le comfort inn manhattan times square sur la 39 e 8th avenue ..........
A plus tard pour la suite ...............
Norwegian Escape 2016 - avis détaillé English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde (d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :)
Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe.... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit. - les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :)), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :))
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent)...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret, et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes !
Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde (d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :)
Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe.... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit. - les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :)), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :))
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent)...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret, et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes !
Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Croisière Norwegian Dawn English translation pending
Je vais en croisiere sur le bateau norwegian dawn le 5 mars et j'aimerais beaucoup savoir si il y a quelqu'un qui a déja fait une croisiere sur ce bateau?? Je part de New York vers la Jamaique et le grand caiman. Pour 11 jours avec 1 enfant de 9 ans est ce qu'il y a beaucoup d'animation pour les jeunes?? ET quand on n'arrive au destination est ce que nous arrivons direct sur les plages ??
Merci !!
Merci !!