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Circuit marocain de la mer au désert English translation pending
bonjour
je souhaiterai avoir des infos récentes sur ce circuit "de la mer au désert", au départ d'Agadir? il a l'air complet et intéressant, malgrés les km parcourus.
qu'en avez vous pensé? quels st les hôtels étape?
merci pour vos impressions et conseils.
LN
Métiers recherchés en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Bonjour
Je cherche à venir rejoindre ma famille en Calédonie. Mais avant cela je dois faire mes études en métropole et j'aimerais savoir quels secteurs sont les + recherchés en Calédonie. Je me destine plutot à des études scientifiques du genre médecine, pharmacie, vétérinaire... ¨Pour quel métier a-t-on le + d'offres d'emploi ???
Merci beaucoup pour votre aide !
Retour de Kontum au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous,
J ai repasse 3 nuits avec grand plaisir a Kontum, toujours au meme petit hotel familial de mme HIEN, une vietnamienne tres gentille, qui se debrouille un peu en anglais .
Hotel BAC HUONG 88 rue Tran Hung Dao 10 chambres, deniche l an passe dans le petit fute
chambre AC+sdb a 200000 dongs
tel 060200424
hotelbachuong@yahoo.com.fr
Son hotel est juste en face du Family hotel ( cite dans les guides)et d un autre non essayes . A deux pas au numerto 84A, il y a une petite gargotte restaurant ou on mange bien et pas cher. Un peu d attente suivant le plat commande et on y croise quelques touristes. Par contre la patronne n est guere loquace, ne sourit jamais . Peut etre un peu timide vus a vis d etrangers .
Un peu plus loin dans la meme rue se trouve le marche central et un petit centre commercial. hotel -gare routiere 10000 a 15000 dongs en taximoto
Je suis retourne au village Banar que je connaissais, situe a la sortie ouest de Kontum le long de la riviere en prenant la piste prolongeant la rue ?? Trieu. Ce coin me fait craquer malgre la pauvrete de ses habitants. Une magnifique maison communautaire au toit de chaume eleve se tient sur ce qui fait office de place centrale . Deambuler au milieu de ses modestes habitations sur pilotis, au Rdc destine au betail, cotoyer porcelets qui decampent, truies irritees de voir un intrus, volailles, veaux egares etc..., slalomer entre les ..bouses, bottes de paille de riz et se faire interpeller amicalement par ces habitants tout souriants, heureux de voir un etranger, vous demandant de les photographier, c est vraiment un moment d emotion intense . Et ces gosses, portant des vetements crasseux mais possedant des visages magnifiques, des yeux a vous faire craquer. A nul moment vous n etes harcele pour une demande d argent, de cadeau .
J ai l impression de me repeter avec ce que j ecrivais il y a un an, mais j ai l impression de retourner au moyen age, redecouvrir les fermes de ma jeunesse . J ai quitte Mme Hien et sa famille avec regret, elle m a promis d ameliorer son anglais, son dictionnaire est deja achete, et deja plein de reperes. Et le vilain gallinace qui a l instar du peuple vietnamien se reveille tot ( 4h30 ) finira dans un Pho Ga ou autre plat .
prochain episode : Buon Me Thuot capitale provinciale du Daklak
Son hotel est juste en face du Family hotel ( cite dans les guides)et d un autre non essayes . A deux pas au numerto 84A, il y a une petite gargotte restaurant ou on mange bien et pas cher. Un peu d attente suivant le plat commande et on y croise quelques touristes. Par contre la patronne n est guere loquace, ne sourit jamais . Peut etre un peu timide vus a vis d etrangers .
Un peu plus loin dans la meme rue se trouve le marche central et un petit centre commercial. hotel -gare routiere 10000 a 15000 dongs en taximoto
Je suis retourne au village Banar que je connaissais, situe a la sortie ouest de Kontum le long de la riviere en prenant la piste prolongeant la rue ?? Trieu. Ce coin me fait craquer malgre la pauvrete de ses habitants. Une magnifique maison communautaire au toit de chaume eleve se tient sur ce qui fait office de place centrale . Deambuler au milieu de ses modestes habitations sur pilotis, au Rdc destine au betail, cotoyer porcelets qui decampent, truies irritees de voir un intrus, volailles, veaux egares etc..., slalomer entre les ..bouses, bottes de paille de riz et se faire interpeller amicalement par ces habitants tout souriants, heureux de voir un etranger, vous demandant de les photographier, c est vraiment un moment d emotion intense . Et ces gosses, portant des vetements crasseux mais possedant des visages magnifiques, des yeux a vous faire craquer. A nul moment vous n etes harcele pour une demande d argent, de cadeau .
J ai l impression de me repeter avec ce que j ecrivais il y a un an, mais j ai l impression de retourner au moyen age, redecouvrir les fermes de ma jeunesse . J ai quitte Mme Hien et sa famille avec regret, elle m a promis d ameliorer son anglais, son dictionnaire est deja achete, et deja plein de reperes. Et le vilain gallinace qui a l instar du peuple vietnamien se reveille tot ( 4h30 ) finira dans un Pho Ga ou autre plat .
prochain episode : Buon Me Thuot capitale provinciale du Daklak
Matériel pour notre tour du monde: où l'acheter? English translation pending
Salut tout le monde!
Juste une petite question vite fait bien fait: où est-ce qu'on peut acheter tout le matériel dont on aura besoin pour notre tour du monde en BELGIQUE ?
Pour la liste de ce que nous emporterons voir ici: http://voirlemonde.eu/preparation/sac/materiel/
On pensait à AS Adventure mais il se peut qu'il y ait moins cher ailleurs!
Merci déjà pour vos bons conseils!
Juste une petite question vite fait bien fait: où est-ce qu'on peut acheter tout le matériel dont on aura besoin pour notre tour du monde en BELGIQUE ?
Pour la liste de ce que nous emporterons voir ici: http://voirlemonde.eu/preparation/sac/materiel/
On pensait à AS Adventure mais il se peut qu'il y ait moins cher ailleurs!
Merci déjà pour vos bons conseils!
Livrée Skyteam sur le Boeing 767-400 de Delta Airlines English translation pending
Bonjour à tous !
Apres Star Alliance puis récemment One World, Skyteam vient de créer une livrée de l'alliance pour les avions. Le premier avion en etre pourvu est un Boeing 767-400 de Delta Airlines.
Bien que n'étant pas fan de cette alliance, je trouve la livrée particulièrement réussie et beaucoup plus que la Star Alliance actuelle.
Voici des liens vers les photos trouvées sur le site de référence, airliners.net http://www.airliners.net/photo/Delta-Air-Lines/Boeing-767-432-ER/1514330/L/ http://www.airliners.net/photo/Delta-Air-Lines/Boeing-767-432-ER/1506344/L/ http://www.airliners.net/photo/Delta-Air-Lines/Boeing-767-432-ER/1513729/L/
Question subsidiaire : savez vous si, à l'instar de Star Alliance, toutes les compagnies de l'alliance auront un ou des avions avec ces livrées ?
Des appareils Air France, Brit Air, Regional en seront ils également pourvus ?? Ca mettrait un peu d'originalité à CDG...
Apres Star Alliance puis récemment One World, Skyteam vient de créer une livrée de l'alliance pour les avions. Le premier avion en etre pourvu est un Boeing 767-400 de Delta Airlines.
Bien que n'étant pas fan de cette alliance, je trouve la livrée particulièrement réussie et beaucoup plus que la Star Alliance actuelle.
Voici des liens vers les photos trouvées sur le site de référence, airliners.net http://www.airliners.net/photo/Delta-Air-Lines/Boeing-767-432-ER/1514330/L/ http://www.airliners.net/photo/Delta-Air-Lines/Boeing-767-432-ER/1506344/L/ http://www.airliners.net/photo/Delta-Air-Lines/Boeing-767-432-ER/1513729/L/
Question subsidiaire : savez vous si, à l'instar de Star Alliance, toutes les compagnies de l'alliance auront un ou des avions avec ces livrées ?
Des appareils Air France, Brit Air, Regional en seront ils également pourvus ?? Ca mettrait un peu d'originalité à CDG...
Travailler dans le secteur de la construction en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Bonsoir,
Mon mari et moi-même envisageons de partir à l'étranger ( Nouvelle- Calédonie) et plus particulièrement travailler sous un meilleur climat, Pourriez-vous me renseignements si on recherche dans le secteur construction des ouvriers qualifiés tels que des coffreurs. Et pour ma part je suis secrétaire avec une formation en informatique . Pensez-vous que l'on pourrait trouver du travail ?
D'vance un grand merci
D'vance un grand merci
Partir vivre en Nouvelle-Calédonie fin 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Mon conjoint et moi aimerions partir vivre en Nouvelle Calédonie vers la fin de l'année 2009. Nous sommes des vrais passionnés de voyage. Nous avons déjà été en Australie, donc on connaît un petit peu l'Océanie. Seulement, nous avons un petit garçon de 3 mois (il aura 10 mois si on part). Et il ne s'agit pas de partir à l'aveuglette. On doit penser et préparer pas mal de choses. Notamment par rapport au travail et au logement, les questions administratives comme la sécurité sociale, les banques ect... comment ça se passe? Et puis les crèches et écoles aussi pour le petit. Nous aimerions recevoir des témoignages de couples qui sont partis vivre en NC avec leur enfant. Mon copain est dans l'informatique donc il n'y aurait sans doute pas trop de soucis pour trouver un taf assez vite. En fait, il compte envoyer des candidatures vers juin, juillet de la métropole et se déplacer sur le caillou si des propositions d'entretien se font. également pour les appartements, quelles sont les procédures, doit on obligatoirement, comme en métropole, montrer des fiches de paie pour en obtenir un? Alors voila, on est un peu dans le flou, besoin de conseils, opinions, témoignages...
Un grand merci!!!!
Mon conjoint et moi aimerions partir vivre en Nouvelle Calédonie vers la fin de l'année 2009. Nous sommes des vrais passionnés de voyage. Nous avons déjà été en Australie, donc on connaît un petit peu l'Océanie. Seulement, nous avons un petit garçon de 3 mois (il aura 10 mois si on part). Et il ne s'agit pas de partir à l'aveuglette. On doit penser et préparer pas mal de choses. Notamment par rapport au travail et au logement, les questions administratives comme la sécurité sociale, les banques ect... comment ça se passe? Et puis les crèches et écoles aussi pour le petit. Nous aimerions recevoir des témoignages de couples qui sont partis vivre en NC avec leur enfant. Mon copain est dans l'informatique donc il n'y aurait sans doute pas trop de soucis pour trouver un taf assez vite. En fait, il compte envoyer des candidatures vers juin, juillet de la métropole et se déplacer sur le caillou si des propositions d'entretien se font. également pour les appartements, quelles sont les procédures, doit on obligatoirement, comme en métropole, montrer des fiches de paie pour en obtenir un? Alors voila, on est un peu dans le flou, besoin de conseils, opinions, témoignages...
Un grand merci!!!!
Escale de deux heures à Minneapolis English translation pending
Bonjour,
Je vais réserver un billet Paris / Las-Vegas avec une correspondance de 2 heures à Minneapolis ; Pour ceux qui l'on déjà fait ; est-ce jouable ??
Que pensez-vous de la compagnie Northwest ??
Merci les amis !
Je vais réserver un billet Paris / Las-Vegas avec une correspondance de 2 heures à Minneapolis ; Pour ceux qui l'on déjà fait ; est-ce jouable ??
Que pensez-vous de la compagnie Northwest ??
Merci les amis !
Découvrir les alentours de Dakhla au Maroc English translation pending
Bonsoir,
Mes recherches se précisent concernant ce que je souhaite faire en juin,
La zone que j'aimerais découvrire avec mon épouse se situe autour de dakhla.
Concernant le transport, vraisembleblement en bus en partant d'agadir ou bien avion en partant de casa si je trouve une bonne promo.
Maintenant une fois une place, sachant que je n'aurais pas de vehicule ni de permis. Que je ne pratique pas de sports nautiques et que je suis intéréssé principalement par la découverte de la lagune et de sa faune et la zone cotiere.peche pourquoi pas, voir bateau.
Qu'est ce que les personnes habituées du coins pourraient me conseiller?
1) acheter une tente et la planter quelque part 2) aller dans un camping 3) aller dans une des auberges qui existent dakhla attitude ou bien nomades du sahara
d'autre part une fois sur place qu'existe t'il comme moyens de transport que je peux eventuelement louer? scooter? quad? meme si je suis plutot ecolo il faut bien se deplacer, ou bien vaut il mieux faire confiance aux prestations proposées par les auberges sur place qui me semble facturer ca à prix d'or?
Si il existe quelqu'un d'un peu naturaliste sur les bords et qui est dans la région qu'il me fasse signe !
Merci par avance
Mes recherches se précisent concernant ce que je souhaite faire en juin,
La zone que j'aimerais découvrire avec mon épouse se situe autour de dakhla.
Concernant le transport, vraisembleblement en bus en partant d'agadir ou bien avion en partant de casa si je trouve une bonne promo.
Maintenant une fois une place, sachant que je n'aurais pas de vehicule ni de permis. Que je ne pratique pas de sports nautiques et que je suis intéréssé principalement par la découverte de la lagune et de sa faune et la zone cotiere.peche pourquoi pas, voir bateau.
Qu'est ce que les personnes habituées du coins pourraient me conseiller?
1) acheter une tente et la planter quelque part 2) aller dans un camping 3) aller dans une des auberges qui existent dakhla attitude ou bien nomades du sahara
d'autre part une fois sur place qu'existe t'il comme moyens de transport que je peux eventuelement louer? scooter? quad? meme si je suis plutot ecolo il faut bien se deplacer, ou bien vaut il mieux faire confiance aux prestations proposées par les auberges sur place qui me semble facturer ca à prix d'or?
Si il existe quelqu'un d'un peu naturaliste sur les bords et qui est dans la région qu'il me fasse signe !
Merci par avance
Hôtel Reef Mombasa English translation pending
Bonjour,
Je pars à l'hôtel Reef de Mombasa par NF (** sup ou *** ?) dans 2 semaines et je souhaite savoir si quelqu'un s'y est rendu dernièrement fin 2008 ou janvier 2009 pour connaitre ses impressions. Les avis sur les années précédentes sont aussi les bienvenus mais ils seront antérieurs aux évènements de l’année dernière.
Cadre ? Dans l'hôtel et à proximité ? Plage ? Qualité du matériel mis à disposition (piscine, matériel sportif, transats etc…) Prestations hôtelières ? Confort chambres, Propreté, Repas et autres en formule Tout Inclus ? Activités de loisirs en Tout Inclus ? Activités de soirées ? Excursions proposées et qualité de celles ci ?
Toutes autres infos m’intéressent....
J'ai lu des critiques favorables qui datent d'avant les incidents au Kenya mais après la période d'interruption des TO les infos valables avant sont elles toujours d'actualité aujourd'hui ?
Y a-t-il des répercutions positives ou négatives visibles actuellement ? Sur le tourisme ? Sur les gens du pays ? Sur quel autre sujet ?
Merci d’avance pour vos infos.
Je pars à l'hôtel Reef de Mombasa par NF (** sup ou *** ?) dans 2 semaines et je souhaite savoir si quelqu'un s'y est rendu dernièrement fin 2008 ou janvier 2009 pour connaitre ses impressions. Les avis sur les années précédentes sont aussi les bienvenus mais ils seront antérieurs aux évènements de l’année dernière.
Cadre ? Dans l'hôtel et à proximité ? Plage ? Qualité du matériel mis à disposition (piscine, matériel sportif, transats etc…) Prestations hôtelières ? Confort chambres, Propreté, Repas et autres en formule Tout Inclus ? Activités de loisirs en Tout Inclus ? Activités de soirées ? Excursions proposées et qualité de celles ci ?
Toutes autres infos m’intéressent....
J'ai lu des critiques favorables qui datent d'avant les incidents au Kenya mais après la période d'interruption des TO les infos valables avant sont elles toujours d'actualité aujourd'hui ?
Y a-t-il des répercutions positives ou négatives visibles actuellement ? Sur le tourisme ? Sur les gens du pays ? Sur quel autre sujet ?
Merci d’avance pour vos infos.
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
Photos en fin de texte
Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Démarches pour un mariage au Pérou? English translation pending
Bonjour,
je suis au perou avec ma fiancé qui est peruvienne et nous aimerions nous marrier. Pourriez vous me dire quelles sont les demarches a suivre, et si je peux faire toutes mes demarches ici sans avoir a revenir en france. quel est a peu pres le delai pour un mariage?
merci
Partir vivre en République Dominicaine English translation pending
Depuis de nombreuses années mon mari et moi souhaitions partir de france mais n'avions aucune destination precise ;
Nous revenons d'un voyage en republique dominicaine et nous avons eu le coup de foudre, c'est la bas que nous avons decidé de vivre et de faire grandirent nos deux filles de 3 et 5 ans, nous aimerions etre en contacte avec des expatriés, ou tout autre personne pouvant nous aiguiller sur notre projet .merci a tous
Présentation d'un nouveau membre cycliste English translation pending
Bonjour,
j'ai oublié de me présenter, biker novice, j'ai déjà fait quelques petites randonnées-sorties à partir de ma ville Marrakech, des sorties de 50, 70 et 80 KM, 150 km en 24h est mo record 🏴☠️, je m'équipe en attendant le beau temps pour faire mon premier vrai voyage à vélo..j'ai un triban trail 7 dont je suis trés content jusqu'à présent, le même que vous voyez sur la photo..voilà, à part ça j'aime l'effort physique, la nature et le vélo... je viens ici échanger avec des gens qui ont la même passion et beacoup plus d'expérience...🙂
j'ai oublié de me présenter, biker novice, j'ai déjà fait quelques petites randonnées-sorties à partir de ma ville Marrakech, des sorties de 50, 70 et 80 KM, 150 km en 24h est mo record 🏴☠️, je m'équipe en attendant le beau temps pour faire mon premier vrai voyage à vélo..j'ai un triban trail 7 dont je suis trés content jusqu'à présent, le même que vous voyez sur la photo..voilà, à part ça j'aime l'effort physique, la nature et le vélo... je viens ici échanger avec des gens qui ont la même passion et beacoup plus d'expérience...🙂
Elocationdevoitures pour une location de véhicule aux Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
J’aurais bien aimé avoir de nouveaux retours d’expérience des personnes qui ont récemment loué un véhicule en passant par le site d’elocationsdevoitures.
J'avoue que le fait que les tarifs soient quasiment moitié moins chers sur ce site qu’en passant par d’autres intermédiaires me laisse un peu perplexe par rapport à leur fiabilité…
D'autre part, par rapport à l’assurance CDW incluse dans le tarif, le terme ''suppression partielle de la franchise collision’’ me chiffonne un peu car p.ex. chez Autoescape, la CDW ne comporte aucune franchise… D’après-vous, cela signifie-t-il que l’on ne sera pas entièrement couvert en cas de pépin ? Et qu'en est-il de l'assurance responsabilité civile ? Serons-nous également couverts jusqu'à 1 Million de $ car rien n'est mentionné sur leur site à ce sujet ?
Merci par avance pour vos avis. 🙂
J’aurais bien aimé avoir de nouveaux retours d’expérience des personnes qui ont récemment loué un véhicule en passant par le site d’elocationsdevoitures.
J'avoue que le fait que les tarifs soient quasiment moitié moins chers sur ce site qu’en passant par d’autres intermédiaires me laisse un peu perplexe par rapport à leur fiabilité…
D'autre part, par rapport à l’assurance CDW incluse dans le tarif, le terme ''suppression partielle de la franchise collision’’ me chiffonne un peu car p.ex. chez Autoescape, la CDW ne comporte aucune franchise… D’après-vous, cela signifie-t-il que l’on ne sera pas entièrement couvert en cas de pépin ? Et qu'en est-il de l'assurance responsabilité civile ? Serons-nous également couverts jusqu'à 1 Million de $ car rien n'est mentionné sur leur site à ce sujet ?
Merci par avance pour vos avis. 🙂
Parcours dans l'Ouest américain pour quinze jours English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille avec 2 adultes et 4 enfants (17, 16, 13, 11 ans) et avons réservé nos vols pour les Etats unis en juillet -août 2009.
Nous arrivons à New York le 25 juillet 2009 pour 4 jours puis nous reprenons l'avion pour Las Vegas. Je dois préparer mon circuit entre Las Vegas et San Francisco en sachant que nous avons programmé 3 types d'activités les visites parcs naturels et culturelles, Parcs d'attractions et station balnéaire. Tout d'abord, nous avons prévu de visiter Las Vegas et de faire le Parc d'attarctions Triple Thrills de Stratosphere Hotel puis de louer une voiture pour : faire les parcs à l'intérieur ( Grand Canyon, Lake Powell ou Bryce Canyon, Monument Valley, Death Valley, Yosemite) remonter la côte ouest vers le Nord avant de passer 4 à 5 jours dans une station balnéaire ou peut être même à San Francisco s'il ny a rien de mieux comme station balnéaire (car on voudrait pouvoir se baigner quand même) puis on reste sur SF pour visiter et faire les parcs d'attractions (California Great America in Santa Clara et Discovery Kindom in Vallejo)et on redécollera de San Francisco.
Mon souci est donc que je ne veux pas faire deux fois la même route. C'est à dire que je ne vais pas faire tout ce qui est "aux alentours " de LV et remonter jusqu'à San Francisco pour descendre la côte vers le sud et devoir remonter vers le Nord pour reprendre notre avion pour notre retour en France!! Je dois donc trouver des sites intéressants à voir qui me permettrraient traverser les terres de Las Vegas vers Santa Barbara, par exemple, si ça vaut le coup et ensuite remonter la route le long de la côte direction San Francisco.
La contrainte de devoir repartir de San Francisco m'impose de trouver un parcours judicieux et interessant. Je ne sais pas, par exemple si Yosemite je dois le faire quand je serai à SF ou si je dois le faire dans la foulée des autres parc nationaux.
Notre retour est prévu le 13 août 2009
Bref, ce n'est pas évident.
Je compte sur votre expérience pour m'aider.
Merci d'avance.
Nous sommes une famille avec 2 adultes et 4 enfants (17, 16, 13, 11 ans) et avons réservé nos vols pour les Etats unis en juillet -août 2009.
Nous arrivons à New York le 25 juillet 2009 pour 4 jours puis nous reprenons l'avion pour Las Vegas. Je dois préparer mon circuit entre Las Vegas et San Francisco en sachant que nous avons programmé 3 types d'activités les visites parcs naturels et culturelles, Parcs d'attractions et station balnéaire. Tout d'abord, nous avons prévu de visiter Las Vegas et de faire le Parc d'attarctions Triple Thrills de Stratosphere Hotel puis de louer une voiture pour : faire les parcs à l'intérieur ( Grand Canyon, Lake Powell ou Bryce Canyon, Monument Valley, Death Valley, Yosemite) remonter la côte ouest vers le Nord avant de passer 4 à 5 jours dans une station balnéaire ou peut être même à San Francisco s'il ny a rien de mieux comme station balnéaire (car on voudrait pouvoir se baigner quand même) puis on reste sur SF pour visiter et faire les parcs d'attractions (California Great America in Santa Clara et Discovery Kindom in Vallejo)et on redécollera de San Francisco.
Mon souci est donc que je ne veux pas faire deux fois la même route. C'est à dire que je ne vais pas faire tout ce qui est "aux alentours " de LV et remonter jusqu'à San Francisco pour descendre la côte vers le sud et devoir remonter vers le Nord pour reprendre notre avion pour notre retour en France!! Je dois donc trouver des sites intéressants à voir qui me permettrraient traverser les terres de Las Vegas vers Santa Barbara, par exemple, si ça vaut le coup et ensuite remonter la route le long de la côte direction San Francisco.
La contrainte de devoir repartir de San Francisco m'impose de trouver un parcours judicieux et interessant. Je ne sais pas, par exemple si Yosemite je dois le faire quand je serai à SF ou si je dois le faire dans la foulée des autres parc nationaux.
Notre retour est prévu le 13 août 2009
Bref, ce n'est pas évident.
Je compte sur votre expérience pour m'aider.
Merci d'avance.
Quel camion 4x4 choisir pour l'Amérique du Sud? English translation pending
bonjour a tous, ma copine et moi souhaitons rejoindre l'Amérique centrale en partant de Buenos Aires (Argentine)en passant par l'Uruguay;le Paraguay;la Bolivie;le Chilie;le Pérou puis l'Equateur.Pour cela nous aimerions connaitre les marques de véhicules(camion 4x4 ) les plus répendues dans toute l'Amérique du sud afin de pouvoir faire le bon choix lors de l'achat de notre camion pour pouvoir trouver des pièces de rechange sur place en cas de pannes.Merci d'avances
Stage en Nouvelle-Calédonie en commerce international English translation pending
Bonjour !
Je vous explique mon cas... Actuellement en Master 2 de Langues et Négociations Internationales (BAC +5) et devant effectuer un stage de 6 mois afin de valider ma dernière année d'études j'envisage sérieusement de quitter mon nord natal pour découvrir de nouveaux horizons... La période durant laquelle mon stage doit débuter étant du 01/02/09 au 01/4/09.
La Nouvelle Calédonie étant l'une des destinations qui m'a toujours attiré c'est tout naturellement que je me tourne vers ce petit bout de terre.
Bien qu'ayant déjà pu glaner un grand nombre de renseignements sur le forum je me pose encore des questions:Est il possible de trouver un stage dans mon domaine de compétences? Ma formation étant basée sur les langues, je maîtrise l'anglais et dispose de quelques bases dans différentes langues dont le mandarin. En plus de ma formation linguistique, je dispose de compétences en droit international, logistique, et commerce. Naturellement, de part ma formation je suis ouvert aux autres cultures. Ai-je une chance de trouver un stage avant de partir? Est-ce réaliste d'envisager un départ en tant qu'étudiant et ce que ça implique financièrement sachant que je ne cherche pas à vivre dans le luxe 🙂
Je suis vraiment très motivé à l'idée de partir là bas et je suis prêt à m'en donner réellement les moyens...
Bien évidemment, mon objectif à long terme n'est pas uniquement d'y effectuer uniquement un stage mais de m'y installer.
Et au cas où il vous passerait par la tête le nom d'entreprises susceptibles d'être intéressées par mon profil (import/export, transitaires, commerce international, agences de voyages, etc) n'hésitez pas à m'en faire part !
Merci d'avance.
Antoine
Je vous explique mon cas... Actuellement en Master 2 de Langues et Négociations Internationales (BAC +5) et devant effectuer un stage de 6 mois afin de valider ma dernière année d'études j'envisage sérieusement de quitter mon nord natal pour découvrir de nouveaux horizons... La période durant laquelle mon stage doit débuter étant du 01/02/09 au 01/4/09.
La Nouvelle Calédonie étant l'une des destinations qui m'a toujours attiré c'est tout naturellement que je me tourne vers ce petit bout de terre.
Bien qu'ayant déjà pu glaner un grand nombre de renseignements sur le forum je me pose encore des questions:Est il possible de trouver un stage dans mon domaine de compétences? Ma formation étant basée sur les langues, je maîtrise l'anglais et dispose de quelques bases dans différentes langues dont le mandarin. En plus de ma formation linguistique, je dispose de compétences en droit international, logistique, et commerce. Naturellement, de part ma formation je suis ouvert aux autres cultures. Ai-je une chance de trouver un stage avant de partir? Est-ce réaliste d'envisager un départ en tant qu'étudiant et ce que ça implique financièrement sachant que je ne cherche pas à vivre dans le luxe 🙂
Je suis vraiment très motivé à l'idée de partir là bas et je suis prêt à m'en donner réellement les moyens...
Bien évidemment, mon objectif à long terme n'est pas uniquement d'y effectuer uniquement un stage mais de m'y installer.
Et au cas où il vous passerait par la tête le nom d'entreprises susceptibles d'être intéressées par mon profil (import/export, transitaires, commerce international, agences de voyages, etc) n'hésitez pas à m'en faire part !
Merci d'avance.
Antoine
Inde: passeport égaré English translation pending
AVEZ VOUS EU CE PROBLEME?????
UN ami envoie son passeport pour avoir le visas pour l inde a Paris vsf
on lui renvoie un passeport qui n est pas le sien a huit jours du depart pas de solution
il a passé 50 coups de fils et rien????????
si quelqu una eu ce probleme??????merci
Meilleur pays pour apprendre l'arabe? English translation pending
Bonjour,
je suis québecois, j'ai 18 ans et je parle le français et l'anglais.
J'aimerais apprendre l'arabe.
Quel est le meilleur endroit pour apprendre cette langue et surtout en combien de temps est-ce réalisable tenant compte que je n'ai aucune, mais absolement aucune base en arabe.
Quand je parle de meilleur endroit, c'est que j'ai l'intention d'aller vivre dans un pays arabe durant plusieurs mois voir quelques années.
Merci à l'avance Votre aide sera grandement appréciée !
Kev
Merci à l'avance Votre aide sera grandement appréciée !
Kev
Les Philippines: itinéraire, bons plans, guesthouses English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons très sérieusement de partir aux Philippines au mois d'aout prochain pour entre 2 et 3 semaines. Et en l'absence de guide "papier", nous souhaiterions planifier tout au mieux avant de partir.
Avant tout, quel est le temps en Aout ? Peut on y aller ou pas ?
Nous envisageons donc de nous concentrer sur Luzon et Palawan. Pensez vous que nous ratons qqch sur les autres iles ?
Nous souhaitons commencer par la partie cultuelle sur Luzon et finir par la partie plongée à Palawan. Quelles sont les moyens de transports sur les iles et inter-iles ? Ferry ? Avion ? Bus ?
Etant donné que nous avons peu de temps, quelles sont les lieux et activités incontournables et celles qui sont surfaits ?
Quelles sont les hotels et GuestHouse que vous recommandez ?
Bref, on cherche toutes les infos pour faire et reserver notre itinéraire !
Merci !
Nous envisageons très sérieusement de partir aux Philippines au mois d'aout prochain pour entre 2 et 3 semaines. Et en l'absence de guide "papier", nous souhaiterions planifier tout au mieux avant de partir.
Avant tout, quel est le temps en Aout ? Peut on y aller ou pas ?
Nous envisageons donc de nous concentrer sur Luzon et Palawan. Pensez vous que nous ratons qqch sur les autres iles ?
Nous souhaitons commencer par la partie cultuelle sur Luzon et finir par la partie plongée à Palawan. Quelles sont les moyens de transports sur les iles et inter-iles ? Ferry ? Avion ? Bus ?
Etant donné que nous avons peu de temps, quelles sont les lieux et activités incontournables et celles qui sont surfaits ?
Quelles sont les hotels et GuestHouse que vous recommandez ?
Bref, on cherche toutes les infos pour faire et reserver notre itinéraire !
Merci !
Voyage dans le Sine Saloum au Sénégal English translation pending
Bonjour,
j'aimerais faire un voyage ( 4 adultes) courant decembre dans le sine saloum au senegal.
mon budget est de 1000 à 1200 euros par personne, mais nous ne sommes pas des aventuriers, et souhaitons donc un confort correct, sans que ce soit le luxe. Pensez-vous que se soit possible ? j'ai l'impression de ne trouver que des campements qui ne me rassurent pas ou des hotels de luxe, et d'après ce que je vois il faut que je compta pas moins de 3500 euros pour l'avion.
qu'en pensez-vous ? et connaissez vous des adresses ?
merci d'avance
Croisière dans les îles grecques sur le Costa Fortuna English translation pending
Coucou..
Nous partons le 10 novembre 2008 pour notre première croisière dans les Iles grecques....à bord du Fortuna..
Quelqu'un peut me donner des infos utiles pour une première.....???? (boissons, activités payantes, excursions, arnaques...etc.)
Merci d'avance.
Isky😎
Merci d'avance.
Isky😎
Voyage en Inde avec agence English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en Inde avec le TO Kuoni pour le circuit "Palais du Rajasthan. Avez vous fait ce circuit ? Qu'en pensez vous ? quels sont ses points positifs ? ses points négatifs? Me conseillez vous un autre TO?
Bonne journée à tous
Je souhaite partir en Inde avec le TO Kuoni pour le circuit "Palais du Rajasthan. Avez vous fait ce circuit ? Qu'en pensez vous ? quels sont ses points positifs ? ses points négatifs? Me conseillez vous un autre TO?
Bonne journée à tous
Délai d'obtention du visa pour l'Inde à Paris? English translation pending
bonjour, est ce que quelqu'un connaitrait les delais d'obtention d'un visa pour l'inde dans les bureaux de vfs paris.
par la poste je sais que c 'est 15 jours, car j 'ai envoyer mon dossier complet et il me l' on renvoyer car ma photo sur le passeport etait un peu decoller, je suis degouter, car il faut que je recommence, donc je me disais que peut etre en allant a paris ca serasi plus rapide;
merci d' avance
Visa pour l'Inde sur Lyon direct par un consulat? English translation pending
Bonjour,
Sur la règion Lyonnaise peux t'on se procurer un visa pour l'inde en passant par un consulat direct par exemple ?
je trouve que les prestations des sociètés "spécialisées" sont assez cher et pas forcément plus rapide.
Merci
Merci
Vivre et travailler en Polynésie-Française ou Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour,
J'aimerai m'exiler en Polynésie Française ou en Nouvelle Calédonie.Mon choix n'es pas encore fais.
Je voudrais savoir ou me renseigner pour louer une petite maison pas très cher et recherche du travail depuis la métropole (dans le secteur de l'informatique).Ou bien continuer mes études, l'alternance est elle possible? Quel budget prévoir pour le cout de location et le cout de la vie la bas.
Merci d'avance et bravo a tous ceux qui ont réussi!
Flogui je compte sur toi!😛
J'aimerai m'exiler en Polynésie Française ou en Nouvelle Calédonie.Mon choix n'es pas encore fais.
Je voudrais savoir ou me renseigner pour louer une petite maison pas très cher et recherche du travail depuis la métropole (dans le secteur de l'informatique).Ou bien continuer mes études, l'alternance est elle possible? Quel budget prévoir pour le cout de location et le cout de la vie la bas.
Merci d'avance et bravo a tous ceux qui ont réussi!
Flogui je compte sur toi!😛
Où passer mon été en Asie lors de mon tour du monde en 2009? English translation pending
Salut à toi Ô voyageur!
Actuellement en train de repérer un éventuel itinéraire pour mon périple pour la centième fois, le départ est prévu dans moins de deux semaines!! Vous imaginez l'état d'euphorie dans lequel je suis!!
Je vais effectuer mon tour du monde d'est en ouest, la durée devrait être de deux ans. Je commence par environ deux mois au moyen-orient (Turquie-Syrie-Jordanie-Egypte) Ensuite, je file au Népal en avion pour un mois environ (en décembre, froid mais dégagé) puis l'Asie du sud-est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam) pour 3(, 5) mois sachant que je dois y être à cette période ensoleillée pour y croiser notamment une amie suédoise... puis escapade aux Philippines pour un mois au début du printemps puis on remonte en Chine pour environ 1 mois Cela nous amène à vue de nez jusqu'à fin mai 2009.
D'un autre côté, compte tenu du climat je n'ai pas envie d'arriver en Nouvelle-Zélande (dernière étape avant de traverser le Pacifique) avant novembre. Ne prévoyant pas de séjourner longtemps en Australie pour cause de superficie du pays par rapport au coup de la vie sur place, cela nous amène en Indonésie pour deux mois en septembre et en octobre. Je peux y descendre par la malaisie disons en trois semaines au mois d'aout (toujours en 2009, t'arrives à suivre? Désolé).
Cela fait qu'entre fin mai et le mois d'aout, il y a un trou béant.
Le fait est que ce n'est pas trop un problème en soi, mais la mousson n'est pas, d'une part, ma saison préférée et les températures supérieures à 40° me font, d'autre part, fondre comme neige au soleil (je pèse 63 kg).
S'il te vient donc quelque idée pour me sortir de ce petit sac de noeuds, je suis preneur.
Je te dépose en prime, car je ne sais pas faire autrement, l'adresse de ma paroisse itinérante : www.afleurdeterre.over-blog.com Mi casa es su casa
Actuellement en train de repérer un éventuel itinéraire pour mon périple pour la centième fois, le départ est prévu dans moins de deux semaines!! Vous imaginez l'état d'euphorie dans lequel je suis!!
Je vais effectuer mon tour du monde d'est en ouest, la durée devrait être de deux ans. Je commence par environ deux mois au moyen-orient (Turquie-Syrie-Jordanie-Egypte) Ensuite, je file au Népal en avion pour un mois environ (en décembre, froid mais dégagé) puis l'Asie du sud-est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam) pour 3(, 5) mois sachant que je dois y être à cette période ensoleillée pour y croiser notamment une amie suédoise... puis escapade aux Philippines pour un mois au début du printemps puis on remonte en Chine pour environ 1 mois Cela nous amène à vue de nez jusqu'à fin mai 2009.
D'un autre côté, compte tenu du climat je n'ai pas envie d'arriver en Nouvelle-Zélande (dernière étape avant de traverser le Pacifique) avant novembre. Ne prévoyant pas de séjourner longtemps en Australie pour cause de superficie du pays par rapport au coup de la vie sur place, cela nous amène en Indonésie pour deux mois en septembre et en octobre. Je peux y descendre par la malaisie disons en trois semaines au mois d'aout (toujours en 2009, t'arrives à suivre? Désolé).
Cela fait qu'entre fin mai et le mois d'aout, il y a un trou béant.
Le fait est que ce n'est pas trop un problème en soi, mais la mousson n'est pas, d'une part, ma saison préférée et les températures supérieures à 40° me font, d'autre part, fondre comme neige au soleil (je pèse 63 kg).
S'il te vient donc quelque idée pour me sortir de ce petit sac de noeuds, je suis preneur.
Je te dépose en prime, car je ne sais pas faire autrement, l'adresse de ma paroisse itinérante : www.afleurdeterre.over-blog.com Mi casa es su casa
British Airways: franchise bagage enregistrée? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà sur mon billet électrnique pour mon vol Paris LA via Heathrow, il est noté 1 PC : 23kg.
Mais quand je regarde sur le site de BA, ils indiquent que l'on peut emporter des valises jusqu'à 32 KG sans supplément.
Donc que croire, avis aux voyageurs BA.
Merci
Voilà sur mon billet électrnique pour mon vol Paris LA via Heathrow, il est noté 1 PC : 23kg.
Mais quand je regarde sur le site de BA, ils indiquent que l'on peut emporter des valises jusqu'à 32 KG sans supplément.
Donc que croire, avis aux voyageurs BA.
Merci
Grand tour des États-Unis d'est en ouest English translation pending
bonjour,
voila, je pars faire un circuit de 20 jours d'est en ouest pension complète aux etats unis dont voici le programme :
J 1. DEPART DE PARIS
J 2. NEW YORK
J 3. NEW YORK, WASHINGTON
J 4. WASHINGTON, PAYS AMISH
J 5. PAYS AMISH, NIAGARA
J 6. NIAGARA
J 7. NIAGARA, CHICAGO
J 8. CHICAGO / LOS ANGELES (vol de nuit)
J 9. LOS ANGELES, STUDIOS UNIVERSAL, PALM SPRINGS
J 10. PALM SPRINGS, LAUGHLIN
J 11. LAUGHLIN, GRAND CANYON, GRAY MOUNTAIN OU FLAGSTAFF
J 12. GRAY MOUNTAIN OU FLAGSTAFF, MONUMENT VALLEY, PAGE OU KANAB
J 13. PAGE OU KANAB, BRYCE CANYON, ZION - LAS VEGAS
J 14. LAS VEGAS, VALLEE DE LA MORT, BAKERSFIELD
J 15. BAKERSFIELD, SEQUOIA, MERCED OU FRESNO
J 16. MERCED OU FRESNO, YOSEMITE, SAN FRANCISCO
J 17. SAN FRANCISCO
J 18. SAN FRANCISCO
J 19 RETOUR SUR PARIS, NANTES OU BREST, RÉGION
Si quelqu'un a deja fait ce voyage, qui me donne ses impressions ou sinon qu'en pensez vous de ce voyage?
Si quelqu'un a deja fait ce voyage, qui me donne ses impressions ou sinon qu'en pensez vous de ce voyage?