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Visais pour le Népal, Tibet, Chine et Mongolie English translation pending
c'est l'angoisse totale... on est jeunes et on a envie de voyager loin et longtemps. jusque là tout va bien. on veut notamment aller au népal, au tibet, en chine et en mongolie. et là, c'est le drame! obtenir des visas est une étape nécéssaire, on le sait. mais ce qu'on ignorait, c'est qu'il en existait un nombre limité, qu'on était pas sûres d'obtenir la durée souhaitée ( par exemple même si c'est possible 1mois dans un pays en théorie, on risque de n'obtenir que 10 jours) voire qu'on pouvait nous le refuser!!!!
vous auriez des infos sur les critères d'obtention dans ces pays, ou des expériences à nous raconter.... ou en bref des trucs qui pourraient nous éclairer????
quelles sont nos chances réélles puisque dans l'idéal on voudrait passer 1 mois dans chaque pays...? merci!
vous auriez des infos sur les critères d'obtention dans ces pays, ou des expériences à nous raconter.... ou en bref des trucs qui pourraient nous éclairer????
quelles sont nos chances réélles puisque dans l'idéal on voudrait passer 1 mois dans chaque pays...? merci!
Nouvelles du nord du Pakistan English translation pending
Avez vous des nouvelles fraiches du nord Pakistan, risques, conseilles etc .... ?
Merci😉
Merci😉
Retour du Tibet English translation pending
Tashi Dele,
Je reviens tout juste du Tibet où j'ai passé 21 jours, je suis partie de Kathmandou en groupe de 5 personnes en 4x4 et retour idem, j'ai visité Sakya, Shigatsé, Gyantsé, à Lhassa: Potala, Norbulinka, Jokhang, Drepung, Sera, Ramoche, puis Dranang, Samye, Mindroling, la vallée des rois à Chongye, Tsethang, Trandruk, le Yumbu Lakhang, le lac Namtso.
Si vous avez besoin d'infos pratiques, je suis à votre disposition.C'était grandiose, magnifique mais dur physiquement!!!En plus, on se sent frustré de ne pas pouvoir communiquer avec les gens car pratiquement personne ne parle anglais.
A+ Laura 😏
Je reviens tout juste du Tibet où j'ai passé 21 jours, je suis partie de Kathmandou en groupe de 5 personnes en 4x4 et retour idem, j'ai visité Sakya, Shigatsé, Gyantsé, à Lhassa: Potala, Norbulinka, Jokhang, Drepung, Sera, Ramoche, puis Dranang, Samye, Mindroling, la vallée des rois à Chongye, Tsethang, Trandruk, le Yumbu Lakhang, le lac Namtso.
Si vous avez besoin d'infos pratiques, je suis à votre disposition.C'était grandiose, magnifique mais dur physiquement!!!En plus, on se sent frustré de ne pas pouvoir communiquer avec les gens car pratiquement personne ne parle anglais.
A+ Laura 😏
Coequipier pour un Chine-France a vélo par l'Asie Centrale, départ imminent! English translation pending
SALUT A TOI
Je suis a pekin depuis 6 mois. J'ai decide il y a quelques semaines de rentrer a velo.
Je pense partir fin mars du Yunan (sud )remontai au Xinjian et me debrouillerai pour passer au kirgistan, puis ce serra l'Ousbekistan, le Turkmenistan, la mer Caspienne, la Turquie, on verra apres...( je pense rouler 5 mois environs )
Si quelqun veut ce joindre a mon autonome et tres flexible aventure, des le depart ou en route il ou elle est le (la )bienvenu(e), je suis seul pour l'instant .
Merci de m'avoir lu .
: "Ils ne savaient pas que c'etait impossible .Alors ils l'ont fait." Antoine de Saint Exupery
Merci de m'avoir lu .
: "Ils ne savaient pas que c'etait impossible .Alors ils l'ont fait." Antoine de Saint Exupery
Route Katmandou-Delhi-Islamabad (Pakistan)-Kirghizistan English translation pending
bonjour,
je viens de découvrir ce site, c'est super! je fais un voyage de 10 mois, plus si je n'ai pas assez de temps, quelle chance!
normalement je devrais arriver au le Népal (via le Tibet) début Octobre 2004, et y rester 3 semaines/un mois. De là récupérer l'Asie Centrale par le Pakistan. Plusieurs questions: comment revenir sur le Kirgystan depuis Islamabad par les voies terrestres pendant la saison d'hiver Novembre/Décembre/Janvier? pensez vous que l'on peux assez facilement rencontrer un autre voyageur (de préférence un homme) sur la route pour na pas entrer seule au Pakistan? Peux-t-on obtenir un visas Pakistanais à Katmandou, et faut il une lettre d'invitation?J'ai plein d'autres question mais plus tard...
merci, Dora.
je viens de découvrir ce site, c'est super! je fais un voyage de 10 mois, plus si je n'ai pas assez de temps, quelle chance!
normalement je devrais arriver au le Népal (via le Tibet) début Octobre 2004, et y rester 3 semaines/un mois. De là récupérer l'Asie Centrale par le Pakistan. Plusieurs questions: comment revenir sur le Kirgystan depuis Islamabad par les voies terrestres pendant la saison d'hiver Novembre/Décembre/Janvier? pensez vous que l'on peux assez facilement rencontrer un autre voyageur (de préférence un homme) sur la route pour na pas entrer seule au Pakistan? Peux-t-on obtenir un visas Pakistanais à Katmandou, et faut il une lettre d'invitation?J'ai plein d'autres question mais plus tard...
merci, Dora.
BSP et visas en Chine? English translation pending
😉ni hao!
j'ai du mal a comprendre le role du BSP(bureau de la securite publique) et le probleme des visas
d'apres ce que j'ai compris, c'est qu'il y a des sites interdits ou qui necessitent un visa, donc lorsque l'on s'eloigne des endroits touristiques il me faut presenter l'itineraire choisi au BSP pour ne pas risquer l'amende
j'aimerai savoir si je suis dans le vrai ou pas
merci à tous
j'ai du mal a comprendre le role du BSP(bureau de la securite publique) et le probleme des visas
d'apres ce que j'ai compris, c'est qu'il y a des sites interdits ou qui necessitent un visa, donc lorsque l'on s'eloigne des endroits touristiques il me faut presenter l'itineraire choisi au BSP pour ne pas risquer l'amende
j'aimerai savoir si je suis dans le vrai ou pas
merci à tous
Karakorum Highway et Route de la soie English translation pending
J'envisage pour cet été de suivre la karakorum Highway au départ d'Islamabad et ensuite, en Chine, de suivre la route de la soie jusqu'à Xi'An.
Quels guides me conseillez vous pour cet itinéraire ?
Merci
Quels guides me conseillez vous pour cet itinéraire ?
Merci
Route de la Soie English translation pending
Salut à tous!
Je vais faire un voyage en Asie parcorant les anciens chemins. Pour le moment il s'agit d'un projet car j'ai besoin d'une grande quantité de donnés; c'est un voyage entre le plaisir et les études d'anthropologie, architecture et langues.
J'espère de traverser la Turquie, La Syrie, l'Iran, l'Irak, l'Afghanistan, l'Uzbekistan, le Tayikistan, peut être l'Inde et le Paquistan, et la Chine.
C'est aussi probable que je le ferai dans des plusiers étapes. J'amerai bien que quelqu'un me raconte ses experiences, au sujet que se soit; peut-être la securité à des certaines pays (ça m'interesse le plus), la monnaie, la langue, les moeurs, la locomotion...por ne trouver pas des surprises desagreables.
Racontez moi au sujet des langue. Je parle courement l'espagnol et le portugais, le français comme vous voyez, un peu l'anglais et j'étude le chinois. Je commence d'avoir quelques connaissances fondamentales de farsi (perse), arabe, et turque aux quels je pense aurai besoin.
Moi, si quelqu'un veux, je posse à votre disposition mes connaissances générales ou particuliers de la region sur mon métier, l'urbanisme et l'architecture, celles que je veux contraster et approfondir sur place.
Je n'ai acune date por partir. Peut être d'ici en deux ans.
Merci a tous!
Je vais faire un voyage en Asie parcorant les anciens chemins. Pour le moment il s'agit d'un projet car j'ai besoin d'une grande quantité de donnés; c'est un voyage entre le plaisir et les études d'anthropologie, architecture et langues.
J'espère de traverser la Turquie, La Syrie, l'Iran, l'Irak, l'Afghanistan, l'Uzbekistan, le Tayikistan, peut être l'Inde et le Paquistan, et la Chine.
C'est aussi probable que je le ferai dans des plusiers étapes. J'amerai bien que quelqu'un me raconte ses experiences, au sujet que se soit; peut-être la securité à des certaines pays (ça m'interesse le plus), la monnaie, la langue, les moeurs, la locomotion...por ne trouver pas des surprises desagreables.
Racontez moi au sujet des langue. Je parle courement l'espagnol et le portugais, le français comme vous voyez, un peu l'anglais et j'étude le chinois. Je commence d'avoir quelques connaissances fondamentales de farsi (perse), arabe, et turque aux quels je pense aurai besoin.
Moi, si quelqu'un veux, je posse à votre disposition mes connaissances générales ou particuliers de la region sur mon métier, l'urbanisme et l'architecture, celles que je veux contraster et approfondir sur place.
Je n'ai acune date por partir. Peut être d'ici en deux ans.
Merci a tous!
Départ au Tibet English translation pending
Bonjour,
Je serai intéressé par toutes informations concernant un voyage de plusieurs semaines au Tibet :
Formalités, Hébergements, Transports, Trecks et Budget (permis, visas, vols, etc...).
Je vous remercie par avance.
A bientôt sur la toile.
Je serai intéressé par toutes informations concernant un voyage de plusieurs semaines au Tibet :
Formalités, Hébergements, Transports, Trecks et Budget (permis, visas, vols, etc...).
Je vous remercie par avance.
A bientôt sur la toile.
Carnet de voyage en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
J’ai décidé de vous faire partager mon périple en Asie et plus particulièrement en Chine mais aussi à Taiwan et au Japon. C’est un voyage que j’ai réalisé en 2001 d’une durée de 5 mois.
Tout d’abord je me présente, j’ai 36 ans et je travaille dans l’hôtellerie en réception, je suis également passionnée de cinéma mais depuis quelques années, j’ai envie de faire autre chose et cet “ autre chose “ c’est la réalisation de documentaire. Evidemment, on ne s’improvise pas du jour au lendemain réalisatrice, mais j’avais suivi un an auparavant un stage qui s’est avéré peu intéressant pour moi. Malgré un premier essai non fructueux en Amérique du sud avec une caméra non numérique, je ne me suis pas démontée.
Bref après avoir potassée des magazines et des bouquins sur le sujet, je me suis achetée une caméra vidéo et des accessoires notamment un micro et une bonnette (protection pour le micro ) très utiles pour les interviews. Je me suis entrainée chez moi 1 mois avant le départ.
Ce que j’aime dans les voyages, c’est de pouvoir rencontrer des gens et des modes de vie différents mais surtout de pouvoir vivre le quotidien de ces gens, c’est pour cette raison que je pars rarement ou jamais moins de 3 mois voire 6. Le summum du voyage pour moi c’est de pouvoir travailler dans le pays et pas forcément en tant que bénévole et c’est peut-être pour cela que je suis tombée par hasard dans l’hôtellerie qui était le moyen le plus facile pour travailler à l’étranger.
Il y a quelques années en 1997, je suis partie en Asie pour une durée indéterminée pour voyager et aussi faire du bénévolat. J’ai commencé par l’Inde, Le Népal, La Thailande, Le Myanmar, Le Laos, Hongkong, La Chine, Taiwan, Le Japon et retour par Les USA . Je me suis retrouvée à enseigner l’anglais au Japon puis à taiwan. Après presque 2 ans de voyage, je suis rentrée à paris avec l’intention de repartir pour parler de choses qui m’avaient titillées où intéressées durant ce voyage et notamment concernant La Chine et Taiwan.
J’avais envie de réaliser un documentaire sur les femmes de mon âge, célibataires mais en comparant la Chine et Taiwan. Car malgré leur différend, ces deux pays ont une une tradition commune. La plupart de mes étudiants à Taiwan étaient des femmes et en discutant avec elles, je me suis aperçue qu’elles étaient en même temps trés indépendantes mais aussi trés traditionnelles dans leur facon d’aborder les relations avec les hommes. Le mariage est trés idéalisé et en même temps elles sont trés diffiçiles . Elles ont des critères encore plus élevés que les miens et c’est peu dire.... Elles attendent le prince charmant et forcément elles se marient trés tard et j’avais aussi envie de voir le côté chinois. Voilà donc comment l’histoire a commencé. Sans avoir vraiment travaillé sur l’écriture du scénario, je suis partie en me disant qu’une fois sur place, j’aurai plus de temps pour y revenir.
Pour ce voyage, j’avais décidé de refaire le chemin à l’envers de ce que j’avais fait en 1998. Départ de HONGKONG, pour rejoindre la province du Yunnan, KUNMING, DALI, LIJIANG, ZHONDJIANG, la province du Sichuan, XIANCHENG, LITANG, KANDING, CHENGDU le tout en bus puis remonter vers la province du Gansu en bus ou en train LANZHOU puis direction le Xinjiang avec URUMQI, TURFAN, KASHGAR, de là, retour en sens inverse par YARKAND, HOTAN, le long du desert de TAKLAMATAN pour rejoindre GOLDMUD ou XINING puis LANZHOU et ensuite direction PEKIN, SHANGHAI puis GUILIN et YANGSHUO et de là, retour sur HONGKONG.
C’était à l’origine le trajet que je voulais suivre. Tout etait prêt pour le grand départ. A chaque fois que je pars je suis toujours excitée mais cette fois-ci j’étais aussi angoissée à l’idée de rater complèment et de me planter...
(à suivre...)
J’ai décidé de vous faire partager mon périple en Asie et plus particulièrement en Chine mais aussi à Taiwan et au Japon. C’est un voyage que j’ai réalisé en 2001 d’une durée de 5 mois.
Tout d’abord je me présente, j’ai 36 ans et je travaille dans l’hôtellerie en réception, je suis également passionnée de cinéma mais depuis quelques années, j’ai envie de faire autre chose et cet “ autre chose “ c’est la réalisation de documentaire. Evidemment, on ne s’improvise pas du jour au lendemain réalisatrice, mais j’avais suivi un an auparavant un stage qui s’est avéré peu intéressant pour moi. Malgré un premier essai non fructueux en Amérique du sud avec une caméra non numérique, je ne me suis pas démontée.
Bref après avoir potassée des magazines et des bouquins sur le sujet, je me suis achetée une caméra vidéo et des accessoires notamment un micro et une bonnette (protection pour le micro ) très utiles pour les interviews. Je me suis entrainée chez moi 1 mois avant le départ.
Ce que j’aime dans les voyages, c’est de pouvoir rencontrer des gens et des modes de vie différents mais surtout de pouvoir vivre le quotidien de ces gens, c’est pour cette raison que je pars rarement ou jamais moins de 3 mois voire 6. Le summum du voyage pour moi c’est de pouvoir travailler dans le pays et pas forcément en tant que bénévole et c’est peut-être pour cela que je suis tombée par hasard dans l’hôtellerie qui était le moyen le plus facile pour travailler à l’étranger.
Il y a quelques années en 1997, je suis partie en Asie pour une durée indéterminée pour voyager et aussi faire du bénévolat. J’ai commencé par l’Inde, Le Népal, La Thailande, Le Myanmar, Le Laos, Hongkong, La Chine, Taiwan, Le Japon et retour par Les USA . Je me suis retrouvée à enseigner l’anglais au Japon puis à taiwan. Après presque 2 ans de voyage, je suis rentrée à paris avec l’intention de repartir pour parler de choses qui m’avaient titillées où intéressées durant ce voyage et notamment concernant La Chine et Taiwan.
J’avais envie de réaliser un documentaire sur les femmes de mon âge, célibataires mais en comparant la Chine et Taiwan. Car malgré leur différend, ces deux pays ont une une tradition commune. La plupart de mes étudiants à Taiwan étaient des femmes et en discutant avec elles, je me suis aperçue qu’elles étaient en même temps trés indépendantes mais aussi trés traditionnelles dans leur facon d’aborder les relations avec les hommes. Le mariage est trés idéalisé et en même temps elles sont trés diffiçiles . Elles ont des critères encore plus élevés que les miens et c’est peu dire.... Elles attendent le prince charmant et forcément elles se marient trés tard et j’avais aussi envie de voir le côté chinois. Voilà donc comment l’histoire a commencé. Sans avoir vraiment travaillé sur l’écriture du scénario, je suis partie en me disant qu’une fois sur place, j’aurai plus de temps pour y revenir.
Pour ce voyage, j’avais décidé de refaire le chemin à l’envers de ce que j’avais fait en 1998. Départ de HONGKONG, pour rejoindre la province du Yunnan, KUNMING, DALI, LIJIANG, ZHONDJIANG, la province du Sichuan, XIANCHENG, LITANG, KANDING, CHENGDU le tout en bus puis remonter vers la province du Gansu en bus ou en train LANZHOU puis direction le Xinjiang avec URUMQI, TURFAN, KASHGAR, de là, retour en sens inverse par YARKAND, HOTAN, le long du desert de TAKLAMATAN pour rejoindre GOLDMUD ou XINING puis LANZHOU et ensuite direction PEKIN, SHANGHAI puis GUILIN et YANGSHUO et de là, retour sur HONGKONG.
C’était à l’origine le trajet que je voulais suivre. Tout etait prêt pour le grand départ. A chaque fois que je pars je suis toujours excitée mais cette fois-ci j’étais aussi angoissée à l’idée de rater complèment et de me planter...
(à suivre...)
White as snow: February 2025 friendly photo contest
I could just as easily have written white as marble, white as salt, white as coconut milk...
This month’s theme is white in every way imaginable.
Not just a little touch in the top right corner of the photo!
Nor a white square on a white background...
Also, black and white won’t be allowed.
For the rest, I’ll let the voters be the sole judges of whether the theme is respected!
I’m now borrowing Ragamuffin’s wording for the rules:
Every VF member can submit up to 3 photos, until Sunday, February 23 at 11:59 PM, Clermont-Ferrand time.
Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3).
Don’t forget to add a little explanation (comment, location, etc.).
Voting:
Every VF member can vote for the 3 photos they think are the best, based on their own criteria and the theme.
Voting will take place from Monday, February 24 to Friday, February 28 at 2:00 PM, Clermont-Ferrand time.
The chosen photos should be listed in order of preference: - 1st photo: 3 points - 2nd: 2 points - 3rd: 1 point
The winner is the author of the photo with the most points.
Results will be published on February 28 in the late afternoon. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing March’s contest.
Photos that have already been nominated (1st, 2nd, or 3rd) in another contest are not eligible to participate in this one.

The off-topic contest discussion is happening here
This month’s theme is white in every way imaginable.
Not just a little touch in the top right corner of the photo!
Nor a white square on a white background...
Also, black and white won’t be allowed.
For the rest, I’ll let the voters be the sole judges of whether the theme is respected!
I’m now borrowing Ragamuffin’s wording for the rules:
Every VF member can submit up to 3 photos, until Sunday, February 23 at 11:59 PM, Clermont-Ferrand time.
Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3).
Don’t forget to add a little explanation (comment, location, etc.).
Voting:
Every VF member can vote for the 3 photos they think are the best, based on their own criteria and the theme.
Voting will take place from Monday, February 24 to Friday, February 28 at 2:00 PM, Clermont-Ferrand time.
The chosen photos should be listed in order of preference: - 1st photo: 3 points - 2nd: 2 points - 3rd: 1 point
The winner is the author of the photo with the most points.
Results will be published on February 28 in the late afternoon. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing March’s contest.
Photos that have already been nominated (1st, 2nd, or 3rd) in another contest are not eligible to participate in this one.

The off-topic contest discussion is happening here
China, a forgotten destination?
There’s a similar discussion about India, by the way...
I really, really want to go back to China, but since the country is evolving at lightning speed, I’m wondering. I went there nearly 20 years ago. It was already undergoing a lot of changes, slowly but surely, but I still have wonderful memories of the country, which I found so endearing at the time. I visited Beijing, Sichuan, Guangxi, Hainan, and also Tibet by train, then Xinjiang. Now, we’re mainly considering Gansu and Hunan.
It was still possible to get 60-day visas back then, which isn’t the case anymore since they’re now limited to 30 days. But at the same time, the country seems more accessible. Many hotels are open to foreign tourists, sophisticated transport options have developed everywhere, and it’s possible to visit for up to 15 days without a visa... Tourists can easily travel by train or plane, but to reach places "off the beaten path," it seems you need to rent a vehicle with a driver. There used to be plenty of day-trip group tours, but that doesn’t seem to be the case anymore.
It’s hard to find info on whether certain routes are feasible for independent travel.
From what I’ve gathered here and there, "high tech" has taken over the entire country, the countryside has given way to imposing buildings, cities are increasingly industrialized and polluted—basically, the country has become dehumanized... In short, are there still beautiful places left—dare I say preserved—to see?
Add to this the bad reputation, not always justified, that China suffers from. It seems like the country is being boycotted by travel agencies, as if it’s not "politically correct" to visit. Maybe I’m exaggerating, but I’ve noticed this with French agencies like Nomade, Allibert, etc., which used to offer a wide range of itineraries everywhere, especially in Yunnan. Now, they’ve limited themselves to the classics: Beijing, Xi’an, Shanghai, water towns, or Tibet. Yunnan, Gansu, Qinghai, and many other Chinese provinces are no longer on the menu. Maybe it’s due to COVID...
The destination isn’t exactly a hit on forums either...
So, is it still worth going in 2025? I’d love to hear from those who’ve been there recently. Looking forward to exchanging thoughts on this fascinating destination (from my point of view, of course).
Anne-Claire
I really, really want to go back to China, but since the country is evolving at lightning speed, I’m wondering. I went there nearly 20 years ago. It was already undergoing a lot of changes, slowly but surely, but I still have wonderful memories of the country, which I found so endearing at the time. I visited Beijing, Sichuan, Guangxi, Hainan, and also Tibet by train, then Xinjiang. Now, we’re mainly considering Gansu and Hunan.
It was still possible to get 60-day visas back then, which isn’t the case anymore since they’re now limited to 30 days. But at the same time, the country seems more accessible. Many hotels are open to foreign tourists, sophisticated transport options have developed everywhere, and it’s possible to visit for up to 15 days without a visa... Tourists can easily travel by train or plane, but to reach places "off the beaten path," it seems you need to rent a vehicle with a driver. There used to be plenty of day-trip group tours, but that doesn’t seem to be the case anymore.
It’s hard to find info on whether certain routes are feasible for independent travel.
From what I’ve gathered here and there, "high tech" has taken over the entire country, the countryside has given way to imposing buildings, cities are increasingly industrialized and polluted—basically, the country has become dehumanized... In short, are there still beautiful places left—dare I say preserved—to see?
Add to this the bad reputation, not always justified, that China suffers from. It seems like the country is being boycotted by travel agencies, as if it’s not "politically correct" to visit. Maybe I’m exaggerating, but I’ve noticed this with French agencies like Nomade, Allibert, etc., which used to offer a wide range of itineraries everywhere, especially in Yunnan. Now, they’ve limited themselves to the classics: Beijing, Xi’an, Shanghai, water towns, or Tibet. Yunnan, Gansu, Qinghai, and many other Chinese provinces are no longer on the menu. Maybe it’s due to COVID...
The destination isn’t exactly a hit on forums either...
So, is it still worth going in 2025? I’d love to hear from those who’ve been there recently. Looking forward to exchanging thoughts on this fascinating destination (from my point of view, of course).
Anne-Claire
Concours photo de juillet 2020: Verticale(s) English translation pending
Bonjour 🙂
Après déjà dix ans depuis la première édition, nous voici au lancement du 120ème concours.
J’aime l'idée de garder la surprise des photos qui pourront être proposées, c’est pourquoi j’ai choisi un thème ouvert : Verticale(s). Il n’y aura pas de contrôle au fil à plomb, ça pourra pencher un peu mais raisonnablement. Pour accompagner le démarrage du concours, vous trouverez quelques pistes en bas de ce message.
Vous pourrez participer jusqu’au samedi 25 juillet à 23h59, heure de Paris. Chaque participant est autorisé à poster jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3, en précisant le lieu de prise de vue. N’hésitez pas à accompagner vos photos de quelques lignes.
Le vote aura lieu du dimanche 26 juillet 0h01 au jeudi 30 juillet à 22h. Il est accessible à tous, participants ou non, dans la limite d’un vote, et se fera par l’attribution d’un total de six points répartis sur 3 ou 4 photos : Photo n°1 : 3 points Photo n°2 : 2 points Photo n°3 : 1 point - OU - Photo n°3A et photo n°3B : 1/2 point chacune
La photo gagnante sera celle qui aura remporté le plus de points. En cas d’égalité pour la première position, les photos seront départagées par le nombre de votes à 3 points, puis , si l'égalité persiste, par le nombre de votes à 2 points, etc.
Le ou la gagnant(e) aura le privilège d’organiser le concours suivant.
Ce fil est réservé aux photos participantes et aux votes. Pour le blabla ça se passe ici ! Le diaporama arrivera dans quelques jours et figurera dans ma signature.
C’est parti 🙂
Après déjà dix ans depuis la première édition, nous voici au lancement du 120ème concours.
J’aime l'idée de garder la surprise des photos qui pourront être proposées, c’est pourquoi j’ai choisi un thème ouvert : Verticale(s). Il n’y aura pas de contrôle au fil à plomb, ça pourra pencher un peu mais raisonnablement. Pour accompagner le démarrage du concours, vous trouverez quelques pistes en bas de ce message.
Vous pourrez participer jusqu’au samedi 25 juillet à 23h59, heure de Paris. Chaque participant est autorisé à poster jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3, en précisant le lieu de prise de vue. N’hésitez pas à accompagner vos photos de quelques lignes.
Le vote aura lieu du dimanche 26 juillet 0h01 au jeudi 30 juillet à 22h. Il est accessible à tous, participants ou non, dans la limite d’un vote, et se fera par l’attribution d’un total de six points répartis sur 3 ou 4 photos : Photo n°1 : 3 points Photo n°2 : 2 points Photo n°3 : 1 point - OU - Photo n°3A et photo n°3B : 1/2 point chacune
La photo gagnante sera celle qui aura remporté le plus de points. En cas d’égalité pour la première position, les photos seront départagées par le nombre de votes à 3 points, puis , si l'égalité persiste, par le nombre de votes à 2 points, etc.
Le ou la gagnant(e) aura le privilège d’organiser le concours suivant.
Ce fil est réservé aux photos participantes et aux votes. Pour le blabla ça se passe ici ! Le diaporama arrivera dans quelques jours et figurera dans ma signature.
C’est parti 🙂
Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop English translation pending
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse :
"Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde."
"Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !"
Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Une pensée pour ceux qui vivent de tourisme au Népal English translation pending
Namasté,
Bien sûr il a des milliers de morts dans le monde liés au COVD 19, bien sûr il y a bien plus de désastres dans les familles touchées par l’infection, mais je voulais juste avoir une pensée pour les Népalais qui subissent la double peine de cette pandémie.
J’ai des relations avec un responsable d’agence de treks à KTM, avec deux accompagnateurs de moyenne ( ?!) montagne et un guide de haute montagne. Pour eux l’avenir est très sombre et leur situation à court terme par le manque de touristes étrangers est quasi dramatique, mais je pense aussi à toutes ces personnes qui en vivent : porteurs, guesthouses, commerces etc etc..
Fait chier !
A++ Le Belu
Bien sûr il a des milliers de morts dans le monde liés au COVD 19, bien sûr il y a bien plus de désastres dans les familles touchées par l’infection, mais je voulais juste avoir une pensée pour les Népalais qui subissent la double peine de cette pandémie.
J’ai des relations avec un responsable d’agence de treks à KTM, avec deux accompagnateurs de moyenne ( ?!) montagne et un guide de haute montagne. Pour eux l’avenir est très sombre et leur situation à court terme par le manque de touristes étrangers est quasi dramatique, mais je pense aussi à toutes ces personnes qui en vivent : porteurs, guesthouses, commerces etc etc..
Fait chier !
A++ Le Belu
De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi English translation pending
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
Voyage du West Bengal à Varanasi en passant par Bodhgaya English translation pending
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020).
Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya..
Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .
Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel
De retour du Xinjiang English translation pending
Bonjour à tous
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Gestion des trajets avec correspondances en Chine (train) English translation pending
Bonjour,
Lors de notre voyage en Chine, nous souhaitons privilégier le train lors de nos déplacements et avons plusieurs questions…
1) 1) comment procéder s'il n'y a pas de train direct (avec un trajet d’une seule traite) et qu'il faille prendre une correspondance ; apparemment il n’est pas possible de réserver 1 billet de train avec la correspondance et il semble qu’il faille prendre 2 billets différents (combien de temps faut-il prendre entre deux correspondances (retard, contrôle / sécurité ?? ) à la gare de transit.
2) 2) Les trains de nuit peuvent-ils également être réserver sur des sites de réservations ?
3) 3) Quel site utiliser pour réserver, Trip.com ou autre ?
Merci d'avance pour votre aide !
Merci d'avance pour votre aide !
Yellow Rocks 2019 English translation pending
Et oui, surprise ! D’habitude, vous me trouvez dans la rubrique des carnets USA avec tous mes carnets Red rocks mais cette fois, nous innovons. Depuis le dernier carnet au printemps 2016, nous sommes allées 2 fois en Norvège (Stavanger au sud-ouest) et les Lofoten (un régal pour les randonneurs), puis l’Europe avec Irlande et Irlande du nord et Portugal (Algarve). Et cette année : la Chine… Et oui, il y aura des yellow rocks…
Comment nous est venue l’idée ? Mon père y était allé il y a 3 ans avec ma tante en voyage organisé. Il pensait y retourner mais en faisant organiser le voyage par une agence locale avec guide et chauffeur. Ce n’était qu’un projet… En octobre, une amie à nous qui rêvait d’aller en Chine me contacte et je la mets en relation avec lui. Quelques heures plus tard voilà que les 3 protagonistes ont décidé de partir ensemble. Et finalement, pourquoi pas nous ? Ce genre de voyage n’est pas du tout dans nos habitudes mais pourquoi pas… Chacun de nous émet ses envies. Nous ferons des classiques mais rajoutons quelques sites prometteurs.
Mise en œuvre :
Première étape : elle consiste à trouver une agence locale de confiance. En discutant, nous avons déjà quelques idées, et en cherchant sur internet, on trouve plusieurs agences auxquelles nous demandons des devis avec hôtellerie niveau 4* (bon ce ne sont pas les 4* de chez nous bien sûr mais cela nous assure une qualité suffisante et certains seront une belle surprise).Un devis retient notre attention par son tarif nettement moins élevé. Le contact est bon avec Tan, le patron de l’agence qui parle bien français et répond très vite à toutes nos questions. L’idée c’est : guides francophones et chauffeurs pour chaque région pour nous 5, hôtellerie, restauration (petit déj et midi) et visite des sites que nous souhaitons + transports intérieurs en TGV et avion : bref tout inclus dans le budget sauf le repas du soir libre. Sur le site, il y a des commentaires clients mais qui datent. Nous lui demandons donc de parler avec un client français ayant utilisé ses services récemment. Il nous donne des coordonnées et la personne contactée nous rassure. Au retour, nous sommes ravis d’avoir choisi cette agence dont les tarifs vraiment moins chers que tous les autres devis nous auraient presque fait douter, et nous pouvons la recommander (en MP) sans hésiter !. Une belle mention aussi à tous nos guides qui font également partie de la réussite de ce voyage. Nous aurons eu aussi le plaisir de rencontrer Tan qui nous a reçu royalement dans un excellent restaurant et avec lequel nous avons passé un très bon et joyeux moment.
Seconde étape : billets d’avion. Facile et pas cher. Nice- Pékin retour Shanghaï Nice pour 430 € avec une seule escale à Paris (Air France à l’aller et China Eastern au retour). Trouvés fin novembre avec 1 bagage en soute et 1 bagage cabine par personne inclus.
Troisième étape : les visas. Là, c’est moins simple surtout que mon mari est italien, résident italien ce qui l’oblige à prendre une agence ou se rendre à Florence pendant que nous nous occupions des 4 autres à Marseille. Beaucoup de documents demandés… Bref, le truc pas marrant. Et je trouve la solution en lisant un blog. Il existe à Shanghaï une agence qui propose un visa de groupe qui est délivré à un groupe composé d’au moins deux membres (pas plus de 80 ans). Le Visa est appliqué sur une attestation pour tout le groupe, et non pas sur le passeport individuel. Tous les membres du groupe doivent voyager ensemble pour l’entrée et la sortie de la Chine. (si problème type rapatriement médical, il faut les contacter pour changer les documents). Beaucoup moins de justificatifs demandés qu’à l’ambassade : Photocopie du passeport qui doit être valable au moins six mois au-delà de de la demande du Visa Copie des réservations billets d’avion. Copie des réservations hôtelières Une photo d’identité couleur (et un numéro de contact d’urgence demandé pour les 2 personnes les moins jeunes de notre petit groupe de 5) Il est conseillé de transmettre la demande du Visa au moins 20 jours avant la date de départ prévue. Il faut alors 3 jours ouvrables pour émission + 3 jours ouvrables pour l'expédition par courrier international. Même si la procédure est présentée longtemps à l’avance, le Visa ne sera pas consigné avant un délai de quinze jours minimum. Le visa de groupe doit être utilisé dans les 15 jours suivant la date d’émission, valable 30 jours à compter de la date d’entrée.
Bref, j’ai envoyé les documents début avril pour être sûre que tout allait bien. Il nous manquait une réservation d’hôtel que Tan a transmis rapidement (il en a profité pour s’assurer du sérieux de cette agence). Ils ont traité la demande le 6 mai et nous l’avons reçu par Fedex le 9 mai pour un départ le 18 mai. (la date d’entrée maximum sur le territoire était le 20 mai et le visa avait une durée moins longue que celui pris au consulat car nous devions quitter le pays le 4 juin maximum (notre voyage de 2 semaines nous faisait partir le 1er juin). Mais il nous a coûté également moins cher : 99€ par personne. Et tout s’est fait direct et uniquement par internet (documents scannés pdf, jpeg…).Bref la forme est un document A4 en 2 exemplaires qu’on doit toujours garder sur soi et ne pas plier ou froisser. (prévoir pochette cartonnée) Facile, moins cher et efficace ! Et voilà il n’y a plus qu’à attendre le départ !
19/05
Si à Nice tout va bien, autant dire qu’à Paris, c’est la folie. Il y a une queue incroyable et la seule solution qui nous reste est de doubler tout le monde. Nous nous faisons huer (avec raison) et c’est plutôt stressant mais sans cela, nous ne serions jamais partis, même avec le décalage d’une heure de départ de l’avion.
Nous voilà à Pékin vers 6h du matin. Je regarde pour changer de l’argent mais les bureaux de change ne proposent pas un taux intéressant. Finalement, nous changerons à notre arrivée à l’hôtel en fin d’après-midi (pas trop tard car ensuite le change ferme). Nous avons le droit de changer 300 € par personne au même taux qu’à la banque mais avec beaucoup de facilité (A la banque, d’après mes infos, cela peut prendre de 5mn jusqu’à 1h avec pas mal de documents à remplir). La seule contrainte de l’hôtel c’est qu’ils n’acceptent que les billets absolument parfaits : non froissés, tachés ou abimés. Quelques billets m’ont été refusés pour un détail presque ridicule… Mais bon tout va bien.
Bref à 6h nous retrouvons notre première guide. Elle s’appelle Yan et tout de suite nous nous sentons parfaitement à l’aise. Elle sera notre coup de cœur des guides même si nous les avons tous aimés ! Notre amie Marie commence à tester son chinois et pour elle, c’est un vrai supplément d’âme au voyage de pouvoir communiquer plus ou moins bien selon les accents et la rapidité de la conversation.
Evidemment, aujourd’hui ce sera une journée avec des classiques vu qu’il s’agit d’une première pour 3 d’entre nous. Le temps est plutôt gris avec un peu de pollution qui gêne légèrement mon mari. Rien de dramatique. Nous visitons la Place Tiananmen, (mausolée de Mao où l’on remarque une queue importante pour la visite que nous ne ferons pas, le Grand Théâtre National…) Et bien sûr visite de la Cité Interdite (24 empereurs de 2 dynasties tout de même…). Un bon resto en ville : ce sera notre première (mais pas la dernière) table ronde avec une grande vitre centrale ronde aussi, plus petite et tournante qui permet de faire passer les plats posés dessus. Nous pouvons ainsi goûter de tout. C’est très bon, varié, mais finalement un peu gras. Nous nous en rendrons compte avec les repas suivants.








La foule : oui bien sûr, mais finalement les gens sont plutôt regroupés et on arrive donc même sur les sites très fréquentés à avoir des moments plus « calmes ». Finalement, c’est gérable… Autres idées reçues : nous avons trouvé les sites globalement très propres et les guides nous ont confirmé que beaucoup d’efforts ont été effectués ces dernières années pour cela, et pas seulement dans les grandes villes. Oui il y a encore quelques chinois qui crachent mais c’est devenu plutôt rare.
Par ailleurs nous avons beaucoup apprécié la gentillesse des gens à notre égard, des regards des sourires, de petits gestes, l’aide si besoin. Les européens sont très attirants et nous sommes régulièrement sollicités pour quelques photos ou selfies avec eux (au moins les plus blonds d’entre nous). A noter que la reine de notre petit groupe fut Marie originaire de l’Ile Maurice et dont la couleur de peau attirait les gens comme un aimant, mais toujours avec des sourires et l’envie de faire connaissance. Sa volonté de communiquer en chinois aidait beaucoup à son succès. Bref une star J
Visite ensuite du Temple du Ciel avec sa rotonde recouverte d’un triple toit de tuiles bleues. Coup de cœur pour les tuiles jaunes de la Cité Interdite puis les bleues du Temple du Ciel… De plus, le temps se met au beau et ça, on aime !










Comment nous est venue l’idée ? Mon père y était allé il y a 3 ans avec ma tante en voyage organisé. Il pensait y retourner mais en faisant organiser le voyage par une agence locale avec guide et chauffeur. Ce n’était qu’un projet… En octobre, une amie à nous qui rêvait d’aller en Chine me contacte et je la mets en relation avec lui. Quelques heures plus tard voilà que les 3 protagonistes ont décidé de partir ensemble. Et finalement, pourquoi pas nous ? Ce genre de voyage n’est pas du tout dans nos habitudes mais pourquoi pas… Chacun de nous émet ses envies. Nous ferons des classiques mais rajoutons quelques sites prometteurs.
Mise en œuvre :
Première étape : elle consiste à trouver une agence locale de confiance. En discutant, nous avons déjà quelques idées, et en cherchant sur internet, on trouve plusieurs agences auxquelles nous demandons des devis avec hôtellerie niveau 4* (bon ce ne sont pas les 4* de chez nous bien sûr mais cela nous assure une qualité suffisante et certains seront une belle surprise).Un devis retient notre attention par son tarif nettement moins élevé. Le contact est bon avec Tan, le patron de l’agence qui parle bien français et répond très vite à toutes nos questions. L’idée c’est : guides francophones et chauffeurs pour chaque région pour nous 5, hôtellerie, restauration (petit déj et midi) et visite des sites que nous souhaitons + transports intérieurs en TGV et avion : bref tout inclus dans le budget sauf le repas du soir libre. Sur le site, il y a des commentaires clients mais qui datent. Nous lui demandons donc de parler avec un client français ayant utilisé ses services récemment. Il nous donne des coordonnées et la personne contactée nous rassure. Au retour, nous sommes ravis d’avoir choisi cette agence dont les tarifs vraiment moins chers que tous les autres devis nous auraient presque fait douter, et nous pouvons la recommander (en MP) sans hésiter !. Une belle mention aussi à tous nos guides qui font également partie de la réussite de ce voyage. Nous aurons eu aussi le plaisir de rencontrer Tan qui nous a reçu royalement dans un excellent restaurant et avec lequel nous avons passé un très bon et joyeux moment.
Seconde étape : billets d’avion. Facile et pas cher. Nice- Pékin retour Shanghaï Nice pour 430 € avec une seule escale à Paris (Air France à l’aller et China Eastern au retour). Trouvés fin novembre avec 1 bagage en soute et 1 bagage cabine par personne inclus.
Troisième étape : les visas. Là, c’est moins simple surtout que mon mari est italien, résident italien ce qui l’oblige à prendre une agence ou se rendre à Florence pendant que nous nous occupions des 4 autres à Marseille. Beaucoup de documents demandés… Bref, le truc pas marrant. Et je trouve la solution en lisant un blog. Il existe à Shanghaï une agence qui propose un visa de groupe qui est délivré à un groupe composé d’au moins deux membres (pas plus de 80 ans). Le Visa est appliqué sur une attestation pour tout le groupe, et non pas sur le passeport individuel. Tous les membres du groupe doivent voyager ensemble pour l’entrée et la sortie de la Chine. (si problème type rapatriement médical, il faut les contacter pour changer les documents). Beaucoup moins de justificatifs demandés qu’à l’ambassade : Photocopie du passeport qui doit être valable au moins six mois au-delà de de la demande du Visa Copie des réservations billets d’avion. Copie des réservations hôtelières Une photo d’identité couleur (et un numéro de contact d’urgence demandé pour les 2 personnes les moins jeunes de notre petit groupe de 5) Il est conseillé de transmettre la demande du Visa au moins 20 jours avant la date de départ prévue. Il faut alors 3 jours ouvrables pour émission + 3 jours ouvrables pour l'expédition par courrier international. Même si la procédure est présentée longtemps à l’avance, le Visa ne sera pas consigné avant un délai de quinze jours minimum. Le visa de groupe doit être utilisé dans les 15 jours suivant la date d’émission, valable 30 jours à compter de la date d’entrée.
Bref, j’ai envoyé les documents début avril pour être sûre que tout allait bien. Il nous manquait une réservation d’hôtel que Tan a transmis rapidement (il en a profité pour s’assurer du sérieux de cette agence). Ils ont traité la demande le 6 mai et nous l’avons reçu par Fedex le 9 mai pour un départ le 18 mai. (la date d’entrée maximum sur le territoire était le 20 mai et le visa avait une durée moins longue que celui pris au consulat car nous devions quitter le pays le 4 juin maximum (notre voyage de 2 semaines nous faisait partir le 1er juin). Mais il nous a coûté également moins cher : 99€ par personne. Et tout s’est fait direct et uniquement par internet (documents scannés pdf, jpeg…).Bref la forme est un document A4 en 2 exemplaires qu’on doit toujours garder sur soi et ne pas plier ou froisser. (prévoir pochette cartonnée) Facile, moins cher et efficace ! Et voilà il n’y a plus qu’à attendre le départ !
19/05
Si à Nice tout va bien, autant dire qu’à Paris, c’est la folie. Il y a une queue incroyable et la seule solution qui nous reste est de doubler tout le monde. Nous nous faisons huer (avec raison) et c’est plutôt stressant mais sans cela, nous ne serions jamais partis, même avec le décalage d’une heure de départ de l’avion.
Nous voilà à Pékin vers 6h du matin. Je regarde pour changer de l’argent mais les bureaux de change ne proposent pas un taux intéressant. Finalement, nous changerons à notre arrivée à l’hôtel en fin d’après-midi (pas trop tard car ensuite le change ferme). Nous avons le droit de changer 300 € par personne au même taux qu’à la banque mais avec beaucoup de facilité (A la banque, d’après mes infos, cela peut prendre de 5mn jusqu’à 1h avec pas mal de documents à remplir). La seule contrainte de l’hôtel c’est qu’ils n’acceptent que les billets absolument parfaits : non froissés, tachés ou abimés. Quelques billets m’ont été refusés pour un détail presque ridicule… Mais bon tout va bien.
Bref à 6h nous retrouvons notre première guide. Elle s’appelle Yan et tout de suite nous nous sentons parfaitement à l’aise. Elle sera notre coup de cœur des guides même si nous les avons tous aimés ! Notre amie Marie commence à tester son chinois et pour elle, c’est un vrai supplément d’âme au voyage de pouvoir communiquer plus ou moins bien selon les accents et la rapidité de la conversation.
Evidemment, aujourd’hui ce sera une journée avec des classiques vu qu’il s’agit d’une première pour 3 d’entre nous. Le temps est plutôt gris avec un peu de pollution qui gêne légèrement mon mari. Rien de dramatique. Nous visitons la Place Tiananmen, (mausolée de Mao où l’on remarque une queue importante pour la visite que nous ne ferons pas, le Grand Théâtre National…) Et bien sûr visite de la Cité Interdite (24 empereurs de 2 dynasties tout de même…). Un bon resto en ville : ce sera notre première (mais pas la dernière) table ronde avec une grande vitre centrale ronde aussi, plus petite et tournante qui permet de faire passer les plats posés dessus. Nous pouvons ainsi goûter de tout. C’est très bon, varié, mais finalement un peu gras. Nous nous en rendrons compte avec les repas suivants.








La foule : oui bien sûr, mais finalement les gens sont plutôt regroupés et on arrive donc même sur les sites très fréquentés à avoir des moments plus « calmes ». Finalement, c’est gérable… Autres idées reçues : nous avons trouvé les sites globalement très propres et les guides nous ont confirmé que beaucoup d’efforts ont été effectués ces dernières années pour cela, et pas seulement dans les grandes villes. Oui il y a encore quelques chinois qui crachent mais c’est devenu plutôt rare.
Par ailleurs nous avons beaucoup apprécié la gentillesse des gens à notre égard, des regards des sourires, de petits gestes, l’aide si besoin. Les européens sont très attirants et nous sommes régulièrement sollicités pour quelques photos ou selfies avec eux (au moins les plus blonds d’entre nous). A noter que la reine de notre petit groupe fut Marie originaire de l’Ile Maurice et dont la couleur de peau attirait les gens comme un aimant, mais toujours avec des sourires et l’envie de faire connaissance. Sa volonté de communiquer en chinois aidait beaucoup à son succès. Bref une star J
Visite ensuite du Temple du Ciel avec sa rotonde recouverte d’un triple toit de tuiles bleues. Coup de cœur pour les tuiles jaunes de la Cité Interdite puis les bleues du Temple du Ciel… De plus, le temps se met au beau et ça, on aime !










Discussion autour du thème du mois de février 2019: "Souriez-moi!" English translation pending
Si vous voulez échanger, critiquer, délirer ou divaguer sur le concours de février, c'est dans ce fil de discussion que ça se passe.
La parole est à vous !
Itinéraire 9 jours au Kirghizistan English translation pending
Bonjour à tous,
je vais au Kirghizistan cet été pour 6 semaines. Le gros du programme est calé: - 2 semaines de trek (vallée de Shamsi, lac Son Kul) - 2 semaines de rando équestre (sud Issyk) - 2 jours Bokonbaveyo - 2 jours à l'est de Karakol (Sary-Jaz)
Restent les 9 premiers jours. Initialement réservés pour un road-trip classique en louant un 4x4. Song Kul et Issyk Kul étant déjà prévus plus tard, l'idée sous-jacente de ce créneau est : - d'aller du côté de Naryn / Tash Rabat pour s'imprégner de l'ancienne route de la soie. - de visiter le marché animal du samedi matin sur Kochkor. - de faire plus de vie locale, et moins de vie nomade
Cependant, en cherchant un peu ce qu'il y avait à faire, trek et équitations reviennent inlassablement, rien n'est facilement accessible. Les visites de villes et villages, de grands marchés, de handycraft et de beaux sites à portée de main semblent assez réduites.
Au fil de mes recherches, 2 choix s'opposent donc: - l'un se limitant à quelques beaux lieux naturels, quitte à randonner à pied ou à cheval, au risque de faire un peu redite avec la suite (mais un bon entrainement). - l'autre, moins sportif, et plus flânerie, découverte de l'artisanat, de la vie locale.
Sur l'option 1, je retiens comme lieux méritant une halte: - Kyzyl-Oi: magnifique, mais difficile d'accès (repasser par Bishhek) - Arslanbob (difficile de s'y rendre) - lac Kok Ukol (Kochkor): 2 jours - lac Chatyr Kol (Tash Rabat): 2 jours, permis éventuellement nécessaire - Naryn: quelques petites randos: 1 à 2 jours, éventuellement récupérer permis pour Tash Rabat - Canyon Konorchek, mais nécessité d'avoir un véhicule (location ou excursion à la journée) - Bishhek??
Une première esquisse "option 1 - nature" pourrait être: J0: arrivée en soirée sur Bishhek (vol) J1 (samedi): étape entre Bishhek et Naryn -> Kochkor ? J2: bus vers Naryn, petite rando J3: bus (3h?) vers Tash Rabat, rando vers lac (problème acclimatation?) J4: retour vers Tash Rabat, puis bus vers Naryn J5: Naryn J6: Kochkor, bus ou taxi depuis Naryn puis rando vers Kok Ukol J7: Kochkor: retour rando J8 (samedi): marché Kochkor, Konorchek?, retour sur Bishhek J9: visite de Bishhek, RDV avec d'autres trekkers en vallée de Shamsy
Qu'en pensez-vous? Je ne parviens pas à faire un programme qui tient la route en prenant un vol vers Och en J1 et de revenir vers Bishhek.
Sur "l'option 2 - villages et artisanat", je demande votre avis. Tout est possible: bus local, location 4x4, voire un vol sur Och. Éventuellement, une halte sur Balytchy ou Cholpon Ata si ça vaut vraiment le coup.
🙂
je vais au Kirghizistan cet été pour 6 semaines. Le gros du programme est calé: - 2 semaines de trek (vallée de Shamsi, lac Son Kul) - 2 semaines de rando équestre (sud Issyk) - 2 jours Bokonbaveyo - 2 jours à l'est de Karakol (Sary-Jaz)
Restent les 9 premiers jours. Initialement réservés pour un road-trip classique en louant un 4x4. Song Kul et Issyk Kul étant déjà prévus plus tard, l'idée sous-jacente de ce créneau est : - d'aller du côté de Naryn / Tash Rabat pour s'imprégner de l'ancienne route de la soie. - de visiter le marché animal du samedi matin sur Kochkor. - de faire plus de vie locale, et moins de vie nomade
Cependant, en cherchant un peu ce qu'il y avait à faire, trek et équitations reviennent inlassablement, rien n'est facilement accessible. Les visites de villes et villages, de grands marchés, de handycraft et de beaux sites à portée de main semblent assez réduites.
Au fil de mes recherches, 2 choix s'opposent donc: - l'un se limitant à quelques beaux lieux naturels, quitte à randonner à pied ou à cheval, au risque de faire un peu redite avec la suite (mais un bon entrainement). - l'autre, moins sportif, et plus flânerie, découverte de l'artisanat, de la vie locale.
Sur l'option 1, je retiens comme lieux méritant une halte: - Kyzyl-Oi: magnifique, mais difficile d'accès (repasser par Bishhek) - Arslanbob (difficile de s'y rendre) - lac Kok Ukol (Kochkor): 2 jours - lac Chatyr Kol (Tash Rabat): 2 jours, permis éventuellement nécessaire - Naryn: quelques petites randos: 1 à 2 jours, éventuellement récupérer permis pour Tash Rabat - Canyon Konorchek, mais nécessité d'avoir un véhicule (location ou excursion à la journée) - Bishhek??
Une première esquisse "option 1 - nature" pourrait être: J0: arrivée en soirée sur Bishhek (vol) J1 (samedi): étape entre Bishhek et Naryn -> Kochkor ? J2: bus vers Naryn, petite rando J3: bus (3h?) vers Tash Rabat, rando vers lac (problème acclimatation?) J4: retour vers Tash Rabat, puis bus vers Naryn J5: Naryn J6: Kochkor, bus ou taxi depuis Naryn puis rando vers Kok Ukol J7: Kochkor: retour rando J8 (samedi): marché Kochkor, Konorchek?, retour sur Bishhek J9: visite de Bishhek, RDV avec d'autres trekkers en vallée de Shamsy
Qu'en pensez-vous? Je ne parviens pas à faire un programme qui tient la route en prenant un vol vers Och en J1 et de revenir vers Bishhek.
Sur "l'option 2 - villages et artisanat", je demande votre avis. Tout est possible: bus local, location 4x4, voire un vol sur Och. Éventuellement, une halte sur Balytchy ou Cholpon Ata si ça vaut vraiment le coup.
🙂
Oui, je retournerai en Chine English translation pending
Je suis tombé sur un vieux post de début septembre avec 8 pages de réponses dont la quasi totalité était plutôt favorable à un voyage en Chine, mais malheureusement toujours sous le titre chapeau : "Non, je ne retournerai pas en Chine".
Donc du coup j'ai créé ce sujet pour continuer la dscussion mais sous un titre plus positif, même si cela n'interdit pas à ceux qui sont contre la Chine ou plus exactement contre le tourisme en Chine de s'y exprimer ...
Tout d'abord, j'ai éclaté de rire devant cette diatribe de Ericdu38 contre les chinois et leurs comportement en Chine contre les étrangers. C'était tellement caricatural que j'ai vraiment rigolé ... mais il y a quand même parfois un vrai fond de vérité. En tout cas, c'est exactement similaire à ce que disaient la plupart des étrangers qui visitaient la France dans les années 90 concernant les francais ...
- la nourriture : trop trop pimentée. Pas de saveurs, peu de gôut.
Tout d'abord, dans le monde entier, on fait référence à la Chine et la France (sans d'ailleurs classer entre les deux) quand on parle de grande cuisine. Il y a peut être une raison à ça ...
Mais si je fais le lien avec ce qu'un touriste qui n'en connaît pas plus que ça sur la restauration en France, je crains fort que son opinion ne soit pas très positive s'il doit juger avec ce qu'on va lui servir dans les restaus pris au hasard ou qu'on lui a sélectionné pour un voyage en groupe.
- le comportement du chinois : irrespectueux, pressé, agité,
La plupart des chinois ne savent effectivement pas se comporter. C'était d'ailleurs le cas en France et cela continue encore parfois, même s'il y a un gros progrès. Tout le monde fait des progrès, et j'ai même été étonné de voir qu'on ne se bousculait pas autant qu'avant en Italie.
D'ailleurs, le problème augmente et risque de ne pas s'arrêter de sitôt vu le comportement des chinois en tant que touristes !!! Ericdu38 parlait du tourisme en Thaïlande , mais il va sans doute bientôt renoncer à y aller vu l'envahissement par les chinois souvent primo-voyageurs et leurs comportements à problème (voir par exemple article dans France Info)
Dans la plupart des pays du monde 80% des touristes viennent de la région à portée de court courrier. C'est un peu moins en France, car la France reste une destination prisée au niveau international. Mais en Chine, ce sont 90% de chinois de Chine !!! Et souvent, ils voyagent depuis peu et tous en même temps (ils n'ont quasiment pas de congés payés et tous en même temps ...) ce qui provoque de vrais problèmes quand on tombe dedans, avec une difficulté de préparation de son voyage qui est que la plupart des dates de mouvements de foule massifs changent chaque année car basées sur l'année traditionnelle chinoise (normal pour des fêtes traditionnelles). Sauf le 1er mai, mais les congés pour tout le monde au 1er mai ont été supprimés au profit de nouvelles dates autres.
Cette manne relance à la fois la consommation intérieure et les scandales de malversations envers le touriste chinois par les agences chinoises. Elles deviennent préoccupantes (voir par exemple l'article du Monde) Il n'y a pas tellement de Français qui vont en Chine (cent mille par an environ) Il y avait 2,2 millions de Chinois venus visiter la France en 2015 et cette année (2018) les prévisions sont une augmentation entre 5 et 7%. Mais les touristes chinois qui viennent en France sont plus aisés et souvent plus éduqués (c'est quand même assez cher pour la grande majorité des Chinois) et il y a probablement plus d'incivilités de français vis à vis des chinois (en particulier arnaques et attaques) que des incivilités de chinois contre des français en France
- la communication : dans tous les pays que nous avons fait, Asie ou Europe, on se débrouille toujours, avec l'anglais, quelques mots d'italien, de français ou d'espagnol.
Même si les choses vont désormais beaucoup beaucoup mieux en France, je crains que le Français ne parle pas autre chose que le français. (voir article de BFM TV) Et donc, pour un étranger à la Chine et à la France, ce n'est pas plus évident dans un des pays que dans l'autre.
Pour comparer l'anglais en Chine et l'anglais en France, la France est 36e avec un indice EF EPI de 54,39 (ce n'est pas un pourcentage de gens qui parlent anglais) et la Chine est 40e avec un indice de 52,45 (étude de EF Efficency Frist Limited qu ipublie chaque année le classement de l'English Efficiency Index) le prochain classement sera publié le 30 octobre
- la compréhension : la règle est la suivante. Même si votre interlocuteur parle quelques mot d'anglais et vous dit qu'il vous a compris... assurez vous qu'il a vraiment bien compris car 9 fois sur 10 ce n'est pas le cas. Par fierté ou béatitude, il va vous faire un grand sourire avec un hochement de tête mais dans les faits, il n'a pas compris ce que vous vouliez lui dire.
A plusieurs reprises, avec le groupe, le soir, dans un restaurant, si nous n'avions pas été aidés par une personne d'une autre table qui elle parle un peu l'anglais, nous y serions encore.
Là, je ne peux rien ajouter de plus : si vous parlez à quelqu'un qui ne vous comprend pas qui vous fait un hochement de tête, il est à peu près certain qu'il n'a pas compris. Et cela ne sert à rien de parler en détachant les syllabes en parlant plus fort et lentement. S'il vous fait ça en mandarin que vous ne parlez pas, cela ne pas certainement pas aider à votre compréhension. Dans certains pays les hochements de tête n'a d'ailleurs pas la même signification. Ainsi, un hochement de tête latéral exprime le doute en France alors qu'en Inde, c'est au contraire une aprobabtion san réserve ... Il en est de même avec les signes. une grande partie des Français indique le chiffre deux avec l'index et le pouce déplié, alors qu'en Chine cela veut dire huit. Si vous êtes en train de commander des bieres et qu'il arrive à comprendre "beer", vous en aurez sans doute huit, et cela risque de vous remettre en colère et une raison supplémentaire de ne pas retourner en Chine 😄
Et puis, il y a un bien un voisin de table qui vous a dépanné, non ? Et plusieurs fois en plus !
Ils ne savent pas parler, ils crient... en bus, à l'hôtel...
J'avoue qu'avant les Chinois, c'étaient les Français qui avaient ce redoutable privilège. Mais les Chinois sont passés en tête sur ce sujet. Mais ils font des progrès : avant, dans l'avion, ils se parlaient en criant d'un côté à l'autre de la carlingue en rigolant, heureux de leur premier voyage aérien, ils se levaient pour récupérer leurs bagages dès que les roues touchaient le sol avant l'arrêt etc ... choses que je ne vois plus aujourd'hui sur les compagnies chinoises. Au passage, j'ai trouvé que le service à bord d'Air China, China Southern et Cathay n'étaient pas pire que celui à bord d'Air France ... y compris pour les plateaux repas qui, il est vrai, sont plutôt des plats chinois quand ils servent des repas en partant de Chine.
On a eu aussi la surprise de voir que les laveries automatiques étaient quasi inexistantes;
Dans certains quartiers en France, en particulier là où il y a des hôtels pour touristes, ce n'est pas beaucoup mieux. Et le pressing dans les hotels en Chine, de mon expérience, sont à peu près du prix des pressings en France et bien moins chers que les hotels en France.
Bon, maintenant que j'ai répondu aux différents points, il reste quand même un truc à dire sur le tourisme des chinois en Chine et les choses à voir
D'abord, les Chinois sont presque toujours sur les lieux qui sont très renommés et en particulier tous les sites Unesco. Avant (début des années 90), il n'y avait pas de touriste chinois dans ces sites (comme le guerriers en terre cuite de Xi'An ou la Cité Interdite de Pékin : il n'y avait que des touristes occidentaux. Aujourd'hui, il y a un peu plus de touristes occidentaux que dans ce temps là, mais en plus, il y a presque 10 fois plus de touristes chinois en supplément. Evidemment, ça se bouscule ...
Il reste en Chine des merveilles que peu de monde connait, et en tout cas que les chinois ne semblent pas connaitre comme les Danxia de Zhangye, le site de Bilingsi (Lanzhou, enfin dans la région) ou celui de Matisi (Zhangye) ou les lacs du désert du Badain Jaran (faites un coup de google ...). Actuellement, c'est là qu'il faut aller ! Et pour ce qui est de la nourriture, essayez les "nouilles par dessus le pont" (vieille légende confucianiste) que l'on trouve sur toute la région sud ouest de la Chine et qui n'est absolument pas pimentée ou la fondue de champignons, une spécialité du Yunnan que tous ceux que j'ai été amené à faite goûter ont trouvé fantastique (et ce n'est pas piquant non plus). A Pékin, il est possible d'aller gouter des plats de cuisine familiale dans les hutong (il en reste encore quelques unes), etc ....
Je ne suis pas allé aussi souvent en Chine que dans certains pays, mais il me reste encore à visiter des choses que je n'ai jamais vu malgré la dizaine de voyages que j'y ai déjà effectué. et oui, j'y retournerai avec plaisir ...
Donc du coup j'ai créé ce sujet pour continuer la dscussion mais sous un titre plus positif, même si cela n'interdit pas à ceux qui sont contre la Chine ou plus exactement contre le tourisme en Chine de s'y exprimer ...
Tout d'abord, j'ai éclaté de rire devant cette diatribe de Ericdu38 contre les chinois et leurs comportement en Chine contre les étrangers. C'était tellement caricatural que j'ai vraiment rigolé ... mais il y a quand même parfois un vrai fond de vérité. En tout cas, c'est exactement similaire à ce que disaient la plupart des étrangers qui visitaient la France dans les années 90 concernant les francais ...
- la nourriture : trop trop pimentée. Pas de saveurs, peu de gôut.
Tout d'abord, dans le monde entier, on fait référence à la Chine et la France (sans d'ailleurs classer entre les deux) quand on parle de grande cuisine. Il y a peut être une raison à ça ...
Mais si je fais le lien avec ce qu'un touriste qui n'en connaît pas plus que ça sur la restauration en France, je crains fort que son opinion ne soit pas très positive s'il doit juger avec ce qu'on va lui servir dans les restaus pris au hasard ou qu'on lui a sélectionné pour un voyage en groupe.
- le comportement du chinois : irrespectueux, pressé, agité,
La plupart des chinois ne savent effectivement pas se comporter. C'était d'ailleurs le cas en France et cela continue encore parfois, même s'il y a un gros progrès. Tout le monde fait des progrès, et j'ai même été étonné de voir qu'on ne se bousculait pas autant qu'avant en Italie.
D'ailleurs, le problème augmente et risque de ne pas s'arrêter de sitôt vu le comportement des chinois en tant que touristes !!! Ericdu38 parlait du tourisme en Thaïlande , mais il va sans doute bientôt renoncer à y aller vu l'envahissement par les chinois souvent primo-voyageurs et leurs comportements à problème (voir par exemple article dans France Info)
Dans la plupart des pays du monde 80% des touristes viennent de la région à portée de court courrier. C'est un peu moins en France, car la France reste une destination prisée au niveau international. Mais en Chine, ce sont 90% de chinois de Chine !!! Et souvent, ils voyagent depuis peu et tous en même temps (ils n'ont quasiment pas de congés payés et tous en même temps ...) ce qui provoque de vrais problèmes quand on tombe dedans, avec une difficulté de préparation de son voyage qui est que la plupart des dates de mouvements de foule massifs changent chaque année car basées sur l'année traditionnelle chinoise (normal pour des fêtes traditionnelles). Sauf le 1er mai, mais les congés pour tout le monde au 1er mai ont été supprimés au profit de nouvelles dates autres.
Cette manne relance à la fois la consommation intérieure et les scandales de malversations envers le touriste chinois par les agences chinoises. Elles deviennent préoccupantes (voir par exemple l'article du Monde) Il n'y a pas tellement de Français qui vont en Chine (cent mille par an environ) Il y avait 2,2 millions de Chinois venus visiter la France en 2015 et cette année (2018) les prévisions sont une augmentation entre 5 et 7%. Mais les touristes chinois qui viennent en France sont plus aisés et souvent plus éduqués (c'est quand même assez cher pour la grande majorité des Chinois) et il y a probablement plus d'incivilités de français vis à vis des chinois (en particulier arnaques et attaques) que des incivilités de chinois contre des français en France
- la communication : dans tous les pays que nous avons fait, Asie ou Europe, on se débrouille toujours, avec l'anglais, quelques mots d'italien, de français ou d'espagnol.
Même si les choses vont désormais beaucoup beaucoup mieux en France, je crains que le Français ne parle pas autre chose que le français. (voir article de BFM TV) Et donc, pour un étranger à la Chine et à la France, ce n'est pas plus évident dans un des pays que dans l'autre.
Pour comparer l'anglais en Chine et l'anglais en France, la France est 36e avec un indice EF EPI de 54,39 (ce n'est pas un pourcentage de gens qui parlent anglais) et la Chine est 40e avec un indice de 52,45 (étude de EF Efficency Frist Limited qu ipublie chaque année le classement de l'English Efficiency Index) le prochain classement sera publié le 30 octobre
- la compréhension : la règle est la suivante. Même si votre interlocuteur parle quelques mot d'anglais et vous dit qu'il vous a compris... assurez vous qu'il a vraiment bien compris car 9 fois sur 10 ce n'est pas le cas. Par fierté ou béatitude, il va vous faire un grand sourire avec un hochement de tête mais dans les faits, il n'a pas compris ce que vous vouliez lui dire.
A plusieurs reprises, avec le groupe, le soir, dans un restaurant, si nous n'avions pas été aidés par une personne d'une autre table qui elle parle un peu l'anglais, nous y serions encore.
Là, je ne peux rien ajouter de plus : si vous parlez à quelqu'un qui ne vous comprend pas qui vous fait un hochement de tête, il est à peu près certain qu'il n'a pas compris. Et cela ne sert à rien de parler en détachant les syllabes en parlant plus fort et lentement. S'il vous fait ça en mandarin que vous ne parlez pas, cela ne pas certainement pas aider à votre compréhension. Dans certains pays les hochements de tête n'a d'ailleurs pas la même signification. Ainsi, un hochement de tête latéral exprime le doute en France alors qu'en Inde, c'est au contraire une aprobabtion san réserve ... Il en est de même avec les signes. une grande partie des Français indique le chiffre deux avec l'index et le pouce déplié, alors qu'en Chine cela veut dire huit. Si vous êtes en train de commander des bieres et qu'il arrive à comprendre "beer", vous en aurez sans doute huit, et cela risque de vous remettre en colère et une raison supplémentaire de ne pas retourner en Chine 😄
Et puis, il y a un bien un voisin de table qui vous a dépanné, non ? Et plusieurs fois en plus !
Ils ne savent pas parler, ils crient... en bus, à l'hôtel...
J'avoue qu'avant les Chinois, c'étaient les Français qui avaient ce redoutable privilège. Mais les Chinois sont passés en tête sur ce sujet. Mais ils font des progrès : avant, dans l'avion, ils se parlaient en criant d'un côté à l'autre de la carlingue en rigolant, heureux de leur premier voyage aérien, ils se levaient pour récupérer leurs bagages dès que les roues touchaient le sol avant l'arrêt etc ... choses que je ne vois plus aujourd'hui sur les compagnies chinoises. Au passage, j'ai trouvé que le service à bord d'Air China, China Southern et Cathay n'étaient pas pire que celui à bord d'Air France ... y compris pour les plateaux repas qui, il est vrai, sont plutôt des plats chinois quand ils servent des repas en partant de Chine.
On a eu aussi la surprise de voir que les laveries automatiques étaient quasi inexistantes;
Dans certains quartiers en France, en particulier là où il y a des hôtels pour touristes, ce n'est pas beaucoup mieux. Et le pressing dans les hotels en Chine, de mon expérience, sont à peu près du prix des pressings en France et bien moins chers que les hotels en France.
Bon, maintenant que j'ai répondu aux différents points, il reste quand même un truc à dire sur le tourisme des chinois en Chine et les choses à voir
D'abord, les Chinois sont presque toujours sur les lieux qui sont très renommés et en particulier tous les sites Unesco. Avant (début des années 90), il n'y avait pas de touriste chinois dans ces sites (comme le guerriers en terre cuite de Xi'An ou la Cité Interdite de Pékin : il n'y avait que des touristes occidentaux. Aujourd'hui, il y a un peu plus de touristes occidentaux que dans ce temps là, mais en plus, il y a presque 10 fois plus de touristes chinois en supplément. Evidemment, ça se bouscule ...
Il reste en Chine des merveilles que peu de monde connait, et en tout cas que les chinois ne semblent pas connaitre comme les Danxia de Zhangye, le site de Bilingsi (Lanzhou, enfin dans la région) ou celui de Matisi (Zhangye) ou les lacs du désert du Badain Jaran (faites un coup de google ...). Actuellement, c'est là qu'il faut aller ! Et pour ce qui est de la nourriture, essayez les "nouilles par dessus le pont" (vieille légende confucianiste) que l'on trouve sur toute la région sud ouest de la Chine et qui n'est absolument pas pimentée ou la fondue de champignons, une spécialité du Yunnan que tous ceux que j'ai été amené à faite goûter ont trouvé fantastique (et ce n'est pas piquant non plus). A Pékin, il est possible d'aller gouter des plats de cuisine familiale dans les hutong (il en reste encore quelques unes), etc ....
Je ne suis pas allé aussi souvent en Chine que dans certains pays, mais il me reste encore à visiter des choses que je n'ai jamais vu malgré la dizaine de voyages que j'y ai déjà effectué. et oui, j'y retournerai avec plaisir ...
Auto-stop en Asie Centrale: itinéraire, frontières et sécurité English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets de créer une nouvelle discussion car je suis à la recherche d'informations que je n'ai pas trouvé ailleurs.
Je résume brièvement mon projet afin que vous compreniez la raison de mon post. Je partirai début mai 2019 depuis la France pour rejoindre l'Asie du Sud Est en autostop, néanmoins mes questions ici concernent seulement les pays d'Asie Centrale. Voici mon itinéraire (prévisionnel) : France, pays des Balkans, Turquie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan, Afghanistan, Pakistan, Inde, puis vers l'est.
Avant toute chose, je tiens à préciser que c'est un projet - à petit budget - en construction et que je suis donc ouvert à toutes vos remarques et commentaires, susceptibles de faire évoluer l'itinéraire prévu (par exemple passer par la Chine pour rejoindre l'Asie du Sud Est plutôt que Afghanistan-Pakistan-Inde, néanmoins ce sont les pays qui me motivent le plus pour ce voyage...)
Voici mes questions:
Concernant le Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan : d'après ce que j'ai lu sur internet, la pratique dans l'autostop dans ces pays ne pose pas de problème, confirmez-vous cela?
En Afghanistan : - Arriver par l'Afghanistan en autostop depuis le Tadjikistan en passant par la route Douchanbé-Kondoz est-il envisageable?
- pour des questions de sécurité la pratique de l'autostop me semble être à proscrire, néanmoins est-elle possible? Est-il possible de se déplacer en bus locaux? (habillé en local...)
- J'aimerai aller dans les villes/ régions suivantes : Mazâr-e-Charif, lac de Band-e-Amir, Whakan, en gros le nord, l'est et le nord-est du pays (puisque c'est celles qui semblent le plus accessibles), qu'en pensez-vous? Recommandez-vous d'autres endroits à visiter?
- d'après ce que j'ai lu, il faut surtout éviter les zones contrôlées par les Talibans, c'est à dire le sud du pays. Ainsi vous semble t-il envisageable de rejoindre le Pakistan en passant par la route Kondoz-Kabul-Jalalabad-Peshawar ?
- Pakistan : plus ou moins les mêmes questions que pour l'Afghanistan, c'est à dire : zones à éviter? zones "recommandées" ? routes dangereuses ? autostop possible ?
- Pakistan-Inde: quel(s) poste(s) frontière recommandez vous pour passer du Pakistan à l'Inde ? est-ce préférable de passer par le nord du pays ? (Lahore - Wagah- Amritsar par exemple)
Si vous pensez à des choses que je n'aurais mentionné, n'hésitez pas à en parler. Notamment concernant des questions de géopolitique, si certains d'entre vous sont passés par ces pays récemment.
En vous remerciant par avance pour vos réponses, Bonne journée à toutes et à tous,
Hugo.
Je me permets de créer une nouvelle discussion car je suis à la recherche d'informations que je n'ai pas trouvé ailleurs.
Je résume brièvement mon projet afin que vous compreniez la raison de mon post. Je partirai début mai 2019 depuis la France pour rejoindre l'Asie du Sud Est en autostop, néanmoins mes questions ici concernent seulement les pays d'Asie Centrale. Voici mon itinéraire (prévisionnel) : France, pays des Balkans, Turquie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan, Afghanistan, Pakistan, Inde, puis vers l'est.
Avant toute chose, je tiens à préciser que c'est un projet - à petit budget - en construction et que je suis donc ouvert à toutes vos remarques et commentaires, susceptibles de faire évoluer l'itinéraire prévu (par exemple passer par la Chine pour rejoindre l'Asie du Sud Est plutôt que Afghanistan-Pakistan-Inde, néanmoins ce sont les pays qui me motivent le plus pour ce voyage...)
Voici mes questions:
Concernant le Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan : d'après ce que j'ai lu sur internet, la pratique dans l'autostop dans ces pays ne pose pas de problème, confirmez-vous cela?
En Afghanistan : - Arriver par l'Afghanistan en autostop depuis le Tadjikistan en passant par la route Douchanbé-Kondoz est-il envisageable?
- pour des questions de sécurité la pratique de l'autostop me semble être à proscrire, néanmoins est-elle possible? Est-il possible de se déplacer en bus locaux? (habillé en local...)
- J'aimerai aller dans les villes/ régions suivantes : Mazâr-e-Charif, lac de Band-e-Amir, Whakan, en gros le nord, l'est et le nord-est du pays (puisque c'est celles qui semblent le plus accessibles), qu'en pensez-vous? Recommandez-vous d'autres endroits à visiter?
- d'après ce que j'ai lu, il faut surtout éviter les zones contrôlées par les Talibans, c'est à dire le sud du pays. Ainsi vous semble t-il envisageable de rejoindre le Pakistan en passant par la route Kondoz-Kabul-Jalalabad-Peshawar ?
- Pakistan : plus ou moins les mêmes questions que pour l'Afghanistan, c'est à dire : zones à éviter? zones "recommandées" ? routes dangereuses ? autostop possible ?
- Pakistan-Inde: quel(s) poste(s) frontière recommandez vous pour passer du Pakistan à l'Inde ? est-ce préférable de passer par le nord du pays ? (Lahore - Wagah- Amritsar par exemple)
Si vous pensez à des choses que je n'aurais mentionné, n'hésitez pas à en parler. Notamment concernant des questions de géopolitique, si certains d'entre vous sont passés par ces pays récemment.
En vous remerciant par avance pour vos réponses, Bonne journée à toutes et à tous,
Hugo.
Saint-Pétersbourg, Moscou, l'Anneau d'Or et la Carélie, 22 jours en août 2018 English translation pending
Hello,
Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.
Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.
Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com
Lien vers l'itinéraire <>
Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>
Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.
Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.
1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature
2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs
3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours
4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.
5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.
6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie
7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais

J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.
A bientôt pour la suite, Pascale
Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.
Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.
Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com
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Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.

Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.
1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature

2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs

3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours

4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.

5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.

6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie

7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais

J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.
A bientôt pour la suite, Pascale
No, I Won’t Be Going Back to China
Hello forum,
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? English translation pending
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.
Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!
Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!
Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.
Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!
Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.

Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.
Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Crossing China with your vehicle from Mongolia to Nepal
Hi,
Has anyone here already crossed China with your own vehicle (with a guide and in a group, etc.) to get from Mongolia to Nepal?
And on top of that, with a dog on board?
Thanks in advance for your feedback.
Discussion autour du thème du mois de novembre 2017: "Kitsch ou pas Kitsch" English translation pending
Hello all,
C'est ici que l'on se raconte des histoires à propos du thème du mois de Novembre : « Kitsch ou pas Kitsch ».
Le concours se trouve là et le photorama se trouve ici
Définition : Se dit d'un objet, d'un décor, d'une œuvre d'art dont le mauvais goût, voire la franche vulgarité, voulus ou non, réjouissent les uns, dégoûtent les autres.
A vous de trouver ce qui peut nous réjouir ou bien nous dégouter. Je suis sûr que vous avez, au cours de vos voyages proches ou lointains voyages, trouvé quelques exemples… intéressants.
Pour ma part je commence cette discussion avec ma plus récente rencontre Kitsch : dans la salle à manger d’un hôtel albanais. A quoi pouvait bien penser l’artiste ?
C'est ici que l'on se raconte des histoires à propos du thème du mois de Novembre : « Kitsch ou pas Kitsch ».
Le concours se trouve là et le photorama se trouve ici
Définition : Se dit d'un objet, d'un décor, d'une œuvre d'art dont le mauvais goût, voire la franche vulgarité, voulus ou non, réjouissent les uns, dégoûtent les autres.
A vous de trouver ce qui peut nous réjouir ou bien nous dégouter. Je suis sûr que vous avez, au cours de vos voyages proches ou lointains voyages, trouvé quelques exemples… intéressants.
Pour ma part je commence cette discussion avec ma plus récente rencontre Kitsch : dans la salle à manger d’un hôtel albanais. A quoi pouvait bien penser l’artiste ?

Kirghizistan: retour d'expériences, automne 2017 English translation pending
Bonjour à tous,
Je rentre tout juste de 3 semaines au Kirghizistan et je viens vous faire un post ici pour essayer de vous dire tout ce que j'ai retenu de ce voyage. Ceci afin d'essayer de vous éclairer pour un prochain voyage.
On est parti du 17/9 au 6/10. Il y avait peu de touristes et on a jamais réservé quelque chose l'avance. Il y avait toujours de la place partout et pour tout.
Sachez que le kirghizistan est la destination qui monte. 50% des touristes sont francophones et vous ne serez jamais seul là-bas. Si ça peut en rassurer certains...
Notre billet : 400€ l'A/R avec Turkish Airlines. En sachant que si avec cette compagnie vous choisissez une escale de plus de 9h a Istanbul ils vous emmène gratuitement visiter et manger en ville ! Ca s'apelle Touristanbul.
Arriver à l'aéroport de bishkek. Taxi 8-10$ sinon bus juste à droite de la porte de sortie et vous en aurez pour 50soms. Il ne vous posera pas très loin du osh bazar.
Pour les cartes bancaires certes il y a maintenant des DAB partout mais pour les cartes VISA. Pour mastercard on nous a annoncé que c'était très compliqué. Au final on a pu retirer à l'aéroport, a la Demir bank de karakol et même à Kochkor (vers le magasin O!). Le tout avec la mastercard !
Arrivé à Bishkek : red fox pour les cartouches de gaz (400soms la cartouche). ensuite marushtka de nuit pour Karakôl pour 300soms. 6h de trajet.
Le lendemain on part pour le Ala Kul depuis Karakôl. Droit d'entrée du parc 250soms par personne + 150soms par tente. On a pris tout notre matériel de camping avec nous car on venait vraiment pour faire que ça mais vous pouvez en louer facilement sur bishkek et Karakôl si vous ne voulez pas vous le trimballer pendant tout le voyage.
Pour le trek pas besoin de guide c'est très bien tracé. On a tout fait avec Maps.Me Comptez 2j pour faire le trek jusqua arashan. 1 de plus si vous voulez aller jusqu'au glacier du pic Karakôl (15km a/r et ça vaut vraiment le coup). Taxi arashan Karakôl: 3800soms au total. Préférez rajouter une matinée a pied en plutôt que de le prendre...
Sources a altin arashan: 200soms pour 40min
Karakol : Teskey guesthouse. 800soms par personne. Vraiment clean avec le petit dej. Top.
Marché aux bestiaux le dimanche matin. Y aller avant 9h pour prendre un bon bain de foule. C'est sympa.
Marushtka jusqu'à Jeti Oguz pour 100soms. La rando dans la vallée est sympa. Les 7 taureaux aussi même si vous avez déjà certainement vu les photos partout sur internet... Preuve de la gentillesse des kirghizes : j'ai oublié ma paire de bâtons Black Diamond dans la marushtka en arrivant et bien le soir en rentrant de la rando ils m'attendaient. Fou !
Marutshka "privatisée" pour Shazka canyon : 2000soms au total depuis Jeti Oguz.
Droits d'entrée 50soms je crois mais nous fin septembre il n'y avait personne. Possibilité de passer la nuit sur la plage de l'autre côté de la route. Super spot !
Marushtka jusqu'à Kochkor: 600soms par pers
Kochkor: Jailoo hostel : 350soms sans petit dej en dortoir. 3j de trek a cheval réservé avec Jailoo :75€ (par pers pour un groupe de 3). Ce serait eux les moins chers sur Kochkor. On a croisé 3 filles qui sont passées par le Cbt pour la même chose que nous : 115€...
Une nouvelle agence s'est créé sur Kyzart: Song Kol Travel. Ça devrait être encore moins cher que Jailoo. Ils ont un compte Instagram et un Facebook normalement.
Au 27/09 il ne devait rester qu'une trentaine de yourtes max sur la rive Nord Est du lac. Et une bonne partie étaient en train d'être pliées.
Trek de l'est du lac Song Kul a la route qui part en direction de Kochkor ou naryn : 2j. 1er jour sympa le deuxième le long de la route pas terrible.
Taxi jusqu'à Kochkor: 200soms par personne
Ensuite on est parti 3j pour le Kol Ukok. Idéal pour les apprentis marcheurs. Rando vraiment sympa. Taxi jusqu'au départ du chemin : 300soms au total 6h en marchant tranquillement pour aller jusqu'au lac. Plus aucune yourte présente le 1er Octobre et trop de neige pour aller jusqu'au Kyol Tor.
Kochkor- Bishkek : 200soms en 2h30 en bus
On a logé a l'Apple Hostel sur Bishkek pour 550soms par personne en dortoir avec petit déjeuner.
Osh Bazar : j'avais vraiment pas envie d'y aller en ayant entendu parler des faux policiers mais au final on ne s'est pas fait embêté et ça vaut vraiment le coup d'aller faire un tour dedans. On a goûté plein plein de choses et les vendeurs sont cools.
Marutshka n°380 pour revenir à l'aéroport: 50soms. Le 1er arrêt se trouve à 600-700m au sud de l'ambassade de l'inde et est même indiqué sur Maps.me.
Voilà pour le récit de notre voyage. J'ai balancé beaucoup de choses... désolé pour le gros pavé...
Au final 3 semaines au Kirghizistan nous auront coûté 250€ par personne en comptant les 75€ de trek a cheval !!! On a fait attention mais on s'est fait plaisir aussi. Les nuits en tente et nuits en auberge ça doit faire du 50/50.
Le pays n'est pas dangereux. Du moins la partie Est que j'ai pu visiter. La preuve de leur gentillesse avec mon histoire de bâtons. Si vous parlotez le russe c'est top sinon vous arriverez à vous faire comprendre avec le langage des signes ne vous en faites pas :-) Beaucoup de touristes vous ne serez jamais seul.
Des infos que j'ai eu avant mon départ les prix ont l'air d'augmenter un peu chaque année. En 2018 vous aurez certainement quelque chose de différent. J'avais trouvé pas mal d'infos sur le site GTLA avant mon départ même si les prix ont un peu augmenté depuis. Essayez d'éviter le poulet. On nous expliqué qu'il venait d'Amérique et que la chaîne du froid était brisée 3 ou 4x avant d'arriver dans votre assiette. Ma copine en a fait les frais...
Je ne peux que vous encourager à aller visiter ce pays. Ayant fait la Mongolie l'an dernier j'ai préféré le kirghizistan. Les locaux pour la plupart ne nous prennent pas encore pour des portes monnaies sur pattes. Le pays est petit et on peu visiter pas mal de choses en peu de temps. Et en plus des steppes et du cheval vous avez la montagne et même la haute montagne.
Si je peux me permettre faites juste attention à vos déchets en rando... ala kul les spots pour dormir ça commence à vraiment pas être terrible. Un sac plastique dans le sac à dos ça ne pèse pas bien lourd. Même si on pollue plus en venant jusqu'ici en avion j'en conviens... mais autant éviter de les accumuler... Et aussi pour le cheval à song kul je me suis aperçu que le mien saignait au niveau de mes talons (vers son ventre quoi) quand on est arrivé au lac. Un autre français en avait un avec une grosse plaie cachée sous la selle. Et j'ai encore entendu un français qui disait que le sien aussi était blessé. Ça fait peut être beaucoup en pas beaucoup de temps. Si vous en avez la possibilité quand vous réservez votre trek demander à avoir des chevaux en bonne santé et de les vérifier. Car avec l'arrivée du tourisme ce serait vraiment dommage que les chevaux souffrent autant que les éléphants ou les tigres en Thaïlande...
Je crois que j'ai tout dit. Je vais sortir quelques photos sur Instagram sur @thelovelypotatoes si vous voulez voir a quoi ça ressemble. Ça risque de vous spoiler votre voyage par contre...
Et n'hésitez pas si vous avez des questions et que je peux y répondre c'est avec plaisir. Sinon il y a d'autres personnes sur ce forum qui vous seront aussi pleins de bons conseils :-)
Bon vent !
On est parti du 17/9 au 6/10. Il y avait peu de touristes et on a jamais réservé quelque chose l'avance. Il y avait toujours de la place partout et pour tout.
Sachez que le kirghizistan est la destination qui monte. 50% des touristes sont francophones et vous ne serez jamais seul là-bas. Si ça peut en rassurer certains...
Notre billet : 400€ l'A/R avec Turkish Airlines. En sachant que si avec cette compagnie vous choisissez une escale de plus de 9h a Istanbul ils vous emmène gratuitement visiter et manger en ville ! Ca s'apelle Touristanbul.
Arriver à l'aéroport de bishkek. Taxi 8-10$ sinon bus juste à droite de la porte de sortie et vous en aurez pour 50soms. Il ne vous posera pas très loin du osh bazar.
Pour les cartes bancaires certes il y a maintenant des DAB partout mais pour les cartes VISA. Pour mastercard on nous a annoncé que c'était très compliqué. Au final on a pu retirer à l'aéroport, a la Demir bank de karakol et même à Kochkor (vers le magasin O!). Le tout avec la mastercard !
Arrivé à Bishkek : red fox pour les cartouches de gaz (400soms la cartouche). ensuite marushtka de nuit pour Karakôl pour 300soms. 6h de trajet.
Le lendemain on part pour le Ala Kul depuis Karakôl. Droit d'entrée du parc 250soms par personne + 150soms par tente. On a pris tout notre matériel de camping avec nous car on venait vraiment pour faire que ça mais vous pouvez en louer facilement sur bishkek et Karakôl si vous ne voulez pas vous le trimballer pendant tout le voyage.
Pour le trek pas besoin de guide c'est très bien tracé. On a tout fait avec Maps.Me Comptez 2j pour faire le trek jusqua arashan. 1 de plus si vous voulez aller jusqu'au glacier du pic Karakôl (15km a/r et ça vaut vraiment le coup). Taxi arashan Karakôl: 3800soms au total. Préférez rajouter une matinée a pied en plutôt que de le prendre...
Sources a altin arashan: 200soms pour 40min
Karakol : Teskey guesthouse. 800soms par personne. Vraiment clean avec le petit dej. Top.
Marché aux bestiaux le dimanche matin. Y aller avant 9h pour prendre un bon bain de foule. C'est sympa.
Marushtka jusqu'à Jeti Oguz pour 100soms. La rando dans la vallée est sympa. Les 7 taureaux aussi même si vous avez déjà certainement vu les photos partout sur internet... Preuve de la gentillesse des kirghizes : j'ai oublié ma paire de bâtons Black Diamond dans la marushtka en arrivant et bien le soir en rentrant de la rando ils m'attendaient. Fou !
Marutshka "privatisée" pour Shazka canyon : 2000soms au total depuis Jeti Oguz.
Droits d'entrée 50soms je crois mais nous fin septembre il n'y avait personne. Possibilité de passer la nuit sur la plage de l'autre côté de la route. Super spot !
Marushtka jusqu'à Kochkor: 600soms par pers
Kochkor: Jailoo hostel : 350soms sans petit dej en dortoir. 3j de trek a cheval réservé avec Jailoo :75€ (par pers pour un groupe de 3). Ce serait eux les moins chers sur Kochkor. On a croisé 3 filles qui sont passées par le Cbt pour la même chose que nous : 115€...
Une nouvelle agence s'est créé sur Kyzart: Song Kol Travel. Ça devrait être encore moins cher que Jailoo. Ils ont un compte Instagram et un Facebook normalement.
Au 27/09 il ne devait rester qu'une trentaine de yourtes max sur la rive Nord Est du lac. Et une bonne partie étaient en train d'être pliées.
Trek de l'est du lac Song Kul a la route qui part en direction de Kochkor ou naryn : 2j. 1er jour sympa le deuxième le long de la route pas terrible.
Taxi jusqu'à Kochkor: 200soms par personne
Ensuite on est parti 3j pour le Kol Ukok. Idéal pour les apprentis marcheurs. Rando vraiment sympa. Taxi jusqu'au départ du chemin : 300soms au total 6h en marchant tranquillement pour aller jusqu'au lac. Plus aucune yourte présente le 1er Octobre et trop de neige pour aller jusqu'au Kyol Tor.
Kochkor- Bishkek : 200soms en 2h30 en bus
On a logé a l'Apple Hostel sur Bishkek pour 550soms par personne en dortoir avec petit déjeuner.
Osh Bazar : j'avais vraiment pas envie d'y aller en ayant entendu parler des faux policiers mais au final on ne s'est pas fait embêté et ça vaut vraiment le coup d'aller faire un tour dedans. On a goûté plein plein de choses et les vendeurs sont cools.
Marutshka n°380 pour revenir à l'aéroport: 50soms. Le 1er arrêt se trouve à 600-700m au sud de l'ambassade de l'inde et est même indiqué sur Maps.me.
Voilà pour le récit de notre voyage. J'ai balancé beaucoup de choses... désolé pour le gros pavé...
Au final 3 semaines au Kirghizistan nous auront coûté 250€ par personne en comptant les 75€ de trek a cheval !!! On a fait attention mais on s'est fait plaisir aussi. Les nuits en tente et nuits en auberge ça doit faire du 50/50.
Le pays n'est pas dangereux. Du moins la partie Est que j'ai pu visiter. La preuve de leur gentillesse avec mon histoire de bâtons. Si vous parlotez le russe c'est top sinon vous arriverez à vous faire comprendre avec le langage des signes ne vous en faites pas :-) Beaucoup de touristes vous ne serez jamais seul.
Des infos que j'ai eu avant mon départ les prix ont l'air d'augmenter un peu chaque année. En 2018 vous aurez certainement quelque chose de différent. J'avais trouvé pas mal d'infos sur le site GTLA avant mon départ même si les prix ont un peu augmenté depuis. Essayez d'éviter le poulet. On nous expliqué qu'il venait d'Amérique et que la chaîne du froid était brisée 3 ou 4x avant d'arriver dans votre assiette. Ma copine en a fait les frais...
Je ne peux que vous encourager à aller visiter ce pays. Ayant fait la Mongolie l'an dernier j'ai préféré le kirghizistan. Les locaux pour la plupart ne nous prennent pas encore pour des portes monnaies sur pattes. Le pays est petit et on peu visiter pas mal de choses en peu de temps. Et en plus des steppes et du cheval vous avez la montagne et même la haute montagne.
Si je peux me permettre faites juste attention à vos déchets en rando... ala kul les spots pour dormir ça commence à vraiment pas être terrible. Un sac plastique dans le sac à dos ça ne pèse pas bien lourd. Même si on pollue plus en venant jusqu'ici en avion j'en conviens... mais autant éviter de les accumuler... Et aussi pour le cheval à song kul je me suis aperçu que le mien saignait au niveau de mes talons (vers son ventre quoi) quand on est arrivé au lac. Un autre français en avait un avec une grosse plaie cachée sous la selle. Et j'ai encore entendu un français qui disait que le sien aussi était blessé. Ça fait peut être beaucoup en pas beaucoup de temps. Si vous en avez la possibilité quand vous réservez votre trek demander à avoir des chevaux en bonne santé et de les vérifier. Car avec l'arrivée du tourisme ce serait vraiment dommage que les chevaux souffrent autant que les éléphants ou les tigres en Thaïlande...
Je crois que j'ai tout dit. Je vais sortir quelques photos sur Instagram sur @thelovelypotatoes si vous voulez voir a quoi ça ressemble. Ça risque de vous spoiler votre voyage par contre...
Et n'hésitez pas si vous avez des questions et que je peux y répondre c'est avec plaisir. Sinon il y a d'autres personnes sur ce forum qui vous seront aussi pleins de bons conseils :-)
Bon vent !