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À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
by Mjp · 2012-09-07 · 2 replies
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012. L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html

De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5

Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.

Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...

C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.

Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.

"Se hace camino al andar"

Entre Provence et Drôme

8 avril: Jouques – Grambois

A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...

9 avril: Grambois -Céreste

Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.

10 avril: Céreste – Chaloux

Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.

Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.

11 avril: Chaloux – Sault

En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.

Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .

Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.

12 avril: Sault – Vergol

Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.

13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze

Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.

Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.

A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.

14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans

Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.

15 avril: Rosans – Valdrome

Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.

Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...

16 avril: Valdrome – Beaurières

Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.

Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.

17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois

Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.

18 avril: Châtillon en Diois – Die

Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.

lDe Vercors en Chartreuse

19 avril: Die – Vassieux

Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...

20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors

Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre

21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon

Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.

22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte

De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.

23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble

De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !

24 avril: Grenoble – Le Sappey

Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.

25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse

Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...

26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers

Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.

Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !

27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire

Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!

A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.

28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens

Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.

La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.

29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne

Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.

30 avril: Yenne – Culoz

Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.

lAu long du Jura

1er mai: Culoz – Songieu

Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.

2 mai: Songieu – Le Catray

La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.

3 mai: Le Catray – Giron

Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!

4 mai: Giron – La Pesse

Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...

Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.

5 mai: La Pesse – Lajoux

Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.

6 mai: Lajoux – Prémanon

Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.

7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois

Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.

L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.

Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.

8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe

Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.

9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs

Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.

10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier

Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.

11 mai: Pontarlier – Les Alliés

Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.

12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu

Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.

13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac

La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.

14 mai: Villers le Lac – La Rasse

Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...

15 mai: La Rasse – Fessevillers

Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.

Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...

16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte

Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !

Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru

Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent

Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire

Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous

Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous

Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu

Y a com' un p'tit souci de synchronisation...

17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt

Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...

Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.

Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.

18 mai: Vandoncourt – Belfort

Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.

La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.

Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...

Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.

lTraversée des Vosges

19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux

Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.

20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg

En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!

Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.

21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon

Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.

22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron

Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.

23 mai: Grand Ventron – Trois Fours

Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.

24 mai: Trois Fours – Munster

Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.

25 mai: Munster – Fréland

Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,

de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,

de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.

Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...

Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.

Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...

26 mai: Fréland – La Vancelle

En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).

Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.

27 mai: La Vancelle – Le Hohwald

Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.

28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach

Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.

29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas

L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.

Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.

30 mai: Engenthal le Bas – Saverne

Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.

Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.

31 mai: Saverne – Ingwiller

Recette pour allonger une étape:

• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers

• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien

• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux

• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges

• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu

Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue

Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.

1er juin: Ingwiller – Niederbronn

Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.

2 juin: Niederbronn – Wissembourg

Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).

Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Avis sur itinéraire de deux mois au nord et sud de l'Inde? English translation pending
by W0rldT0ur · 2012-09-04 · 7 replies
Bonjour tout le monde !!

Je suis actuellement en train de préparer mon nouveau voyage... en Inde !

J'ai donc écumé des centaines de sites et forums pour en sortir un itinéraire, que j'aimerai vous soumettre. Sachant que je n'ai "que" deux mois (car je file en Australie après), je pense qu'il m'est nécessaire de faire une sélection de villes où aller/où ne pas aller, ainsi je compte sur votre expérience!

Arrivée Mombay (Courant Octobre) - Gujarat ( Palitana - Ahmedabad ) - Rajasthan ( Udaipur - Mont Abu - Ranakpur - Kumbhalgarh - Jodhpur - Jaisalmer - Bikaner - Pushkar - Jaipur - Amber ) - Gwalior - Agra - Mathura - Delhi - Montagnes ( Amritsar - Dalhousie - Dharamsala - Manali - Leh - Kasol - Shimla - Srinagar) - Varanasi - Mandu - Calcuta AVION - Tamil Nadu ( Chennai - Aurorville - Pondichery - Chidambaram - Tanjavur - Tiruchirappalli - Kodaikanal (plage) - Madurai - Kanniyakumari ) - Kerala ( Kovalam (plage) - Trivandrum - Allepey - Cochin - Trichur - Calicut ) - Hampi - Goa ( Vagator - Anjuna - Chapora ) Retour à Mombay

De Mombay à Calcuta : 7635 km AVION De Chennai à Mombay : 3029 km

Transports: Bus Trains Stop

Quelques questions en plus de savoir ce que vous pensez du circuit: - Ne fera-t-il pas trop froid début Novembre dans l'Himalaya ? - Fin Novembre/Début Décembre grosse mousson dans le Tamil Nadu ? - J'ai sacrifié la région du Madhya Pradesh par manque de temps. Erreur ? - Je me suis un peu renseignée sur le VISA qui me semble très complexe, l'est il vraiment ?

Si vous avez d'autres conseils, des recommandations et des idées n’hésitez pas ...

Merci d'avance pour votre aide, j'ai vraiment hâte de poser le pied en Inde !!! :D
Itinéraire de vingt-six jours en Polynésie en juillet-août 2013 English translation pending
by CuiCui41 · 2012-08-31 · 51 replies
Bonjour,

J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.

Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)

J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua

J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea

J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine

J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa

J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora

J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa

J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau

J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi

J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti

Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?

je vous remercie pour votre aide et vos conseils
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
by Mjp · 2012-08-30 · 1 reply
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012. L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html

De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5

Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.

Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...

C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.

Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.

"Se hace camino al andar"

Entre Provence et Drôme

8 avril: Jouques – Grambois

A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...

9 avril: Grambois -Céreste

Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.

10 avril: Céreste – Chaloux

Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.

Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.

11 avril: Chaloux – Sault

En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.

Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .

Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.

12 avril: Sault – Vergol

Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.

13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze

Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.

Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.

A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.

14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans

Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.

15 avril: Rosans – Valdrome

Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.

Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...

16 avril: Valdrome – Beaurières

Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.

Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.

17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois

Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.

18 avril: Châtillon en Diois – Die

Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.

lDe Vercors en Chartreuse

19 avril: Die – Vassieux

Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...

20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors

Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre

21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon

Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.

22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte

De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.

23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble

De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !

24 avril: Grenoble – Le Sappey

Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.

25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse

Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...

26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers

Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.

Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !

27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire

Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!

A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.

28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens

Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.

La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.

29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne

Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.

30 avril: Yenne – Culoz

Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.

lAu long du Jura

1er mai: Culoz – Songieu

Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.

2 mai: Songieu – Le Catray

La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.

3 mai: Le Catray – Giron

Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!

4 mai: Giron – La Pesse

Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...

Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.

5 mai: La Pesse – Lajoux

Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.

6 mai: Lajoux – Prémanon

Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.

7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois

Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.

L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.

Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.

8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe

Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.

9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs

Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.

10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier

Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.

11 mai: Pontarlier – Les Alliés

Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.

12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu

Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.

13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac

La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.

14 mai: Villers le Lac – La Rasse

Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...

15 mai: La Rasse – Fessevillers

Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.

Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...

16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte

Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !

Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru

Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent

Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire

Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous

Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous

Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu

Y a com' un p'tit souci de synchronisation...

17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt

Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...

Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.

Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.

18 mai: Vandoncourt – Belfort

Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.

La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.

Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...

Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.

lTraversée des Vosges

19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux

Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.

20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg

En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!

Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.

21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon

Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.

22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron

Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.

23 mai: Grand Ventron – Trois Fours

Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.

24 mai: Trois Fours – Munster

Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.

25 mai: Munster – Fréland

Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,

de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,

de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.

Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...

Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.

Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...

26 mai: Fréland – La Vancelle

En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).

Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.

27 mai: La Vancelle – Le Hohwald

Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.

28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach

Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.

29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas

L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.

Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.

30 mai: Engenthal le Bas – Saverne

Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.

Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.

31 mai: Saverne – Ingwiller

Recette pour allonger une étape:

• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers

• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien

• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux

• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges

• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu

Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue

Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.

1er juin: Ingwiller – Niederbronn

Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.

2 juin: Niederbronn – Wissembourg

Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).

Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Week-end "nature" autour de Québec (et Montréal) English translation pending
by Kraken · 2012-08-27 · 3 replies
Bonjour,

Nous passerons un WE du côté de Québec (la ville) fin septembre et nous aimerions à cette occasion profiter des beautés du coin sur 2 jours. Que pourriez-vous nous conseiller parmi les différents Parcs Nationaux des environs (Mauricie, Jacques Cartier, Grands Jardins, ...) pour pouvoir profiter au mieux de la région. Sachant que nous apprécierions de combiner une balade à canot en eaux calmes un jour et une randonnée pédestre (moyenne) un autre jour. Le tout si possible pas très loin d'un lieu d'hébergement sympathique (en évitant le camping).

Aussi, nous serons le WE suivant du côté de Montréal et aimerions passer une journée du côté du PN du Mont-Tremblant. Auriez-vous là aussi des conseils sur un endroit sympathique ou profiter de la nature au fil de l'eau ou sur les sentiers pour la journée ?

Merci par avance pour vos précieux conseils.

Adrien.
Road trip en stop, tour de Bretagne, endroits à ne pas manquer? English translation pending
by Dridri26 · 2012-08-26 · 5 replies
Salut tous le monde :)

Voilà, je suis du sud-est (à côté de Valence en Drôme) et je compte partir dans 1 semaine à peu près, pour un road-trip en stop et ainsi rejoindre la Bretagne, pour faire tout un tour et la découvrir, depuis le temps que je veux la faire, vous avez ce si beaux paysages ! ^^

Donc, j'aimerai avoir vos endroits, paysages à ne surtout pas manquer et qui vaut le déplacement :) A travers divers docs géo, et autres émissions sur la Bretagne (des racines & des ailes), voilà ce que j'ai noté pour le moment :

- Site de Ploumanac'he. - Sillon de Talbert. - Trébeurden. - Abbaye de Beauport. (Paimpol) - Île de Bréhat. - Île de Batz. - Belle Île-en-Mer. (mais je sais pas trop, me la conseillez vous ?) - Presqu'Île de Quiberon. - Archipel de Glénan. (Île de Saont-Nicolas) - Pointe de Saint-Mathieu. (à Plougonvelin) - Plougrescant. - Carnac. - Pointe de la Torche. (Plomer) - Pointe du Raz. (Plogoff) - Menez-Hom. - Mont-d'Arrée. - La plage de la Mine-d'Or. - Erquy. - Baie du Mont-Saint-Michel. - Île de Groix (peut-être) - Le Cap de la Chèvre. (Crozon) - Île Oussant. (Je suis le roi du monde...^^)

Bon voilà à peu près ce que je prévois de voir, après dites moi si il y a des endroits qu'il ne faut pas que je rate 🙂

Merci beaucoup, et bonne journée.

ps : Après ce tour de la Bretagne, je pars direction l'Angleterre pour quelques mois apprendre la langue.
Programme de quinze jours Vietnam-Cambodge avec deux enfants de 8 et 10 ans en décembre English translation pending
by Laef · 2012-08-26 · 25 replies
Bonjour aux amis voyageurs

Grace aux bons conseils récoltés sur ce Forum, nous avions organisé un superbe voyage en Thailande il y a 2 ans. Aux vacances de Noel, nous envisageons cette fois-ci de visiter le Vietnam (avec une incursion à Siem Reap pour voir Angkor Vat). Je sais qu'on va me dire que 15j c'est beaucoup trop court pour visiter le Vietnam (j'ai un peu parcouru le Forum ;-)) mais avec nos boulots et l'école on n'a que les vacances scolaires.

Pour un 1er voyage, notre priorité est la découverte de la nature et culture du pays dans sa diversité. Notre expérience des voyage avec les enfants c'est qu'il faut prévoir 1/2 journée de visite (temples, sites...) pour 1/2 journée de repos/sport/activités plus ludiques (spectacles, plage, vélo, shopping...). Donc je n'ai prévu que 6-7 étapes. Je sais que je vais rater de très beaux sites (Hoi An...) mais j'espère revenir un jour!

- Jour 1: Arrivée à Hanoi. - Jour 2: Hanoi - Jour 3 et 4: Baie de Ha long avec croisière/nuit en jonque - Jour 5: Baie de Ha long Terrestre, balade en barque (ou inverser avec j3-4) - jour 5: soir: vol pour Hué - Jour 6: journée à Hué. Visite du palais et balade à vélo dans la ville - Jour 7: Hué +Vol pour Ho Chi Minh ville - Jour 8 et 9: HCM. Réveillon à HCM ville! - Jour 10: Delta du Mekong/chau doc - Jour 11 et 12: Trajet en bateau jusqu'à Angkor en passant une nuit à Phnom Penh - Jour 12 (après-midi) , 13 et 14: Visite des temples et départ en avion depuis Siem Reap

J'ai quelques questions sur ce programme: - Sur ce programme, y-at-il des "plages", ou des endroits où les enfants pouvant se baigner et se reposer un peu? Ou faudrait-il pour cela avoir une étape à Nha Trang entre Hue et HCM, quitte à passer moins de temps à HCM? - Alternativement à Hué, j'ai pensé à faire l'étape des jours 6-7 au parc national de Phong Nha-Ke Bang, peut-être plus spectaculaire pour les enfants. Mais j'ai peur que cela ne soit pas facilement accessible dans un voyage assez court. Votre avis? - Peut-on faire le trajet Delta du Mekong- Siem Reap d'une traite en bateau ou vaut-il mieux couper en 2 comme sur ce programme? Ou encore, compte tenu du programme serré, me conseillez-vous de prendre un vol entre HCM et Siem Reap? Je me disais que la remontée du Fleuve devait laisser entrevoir de très beaux paysages... - Avez-vous des activités à conseiller avec les enfants à ces étapes? Réserves animales/fermes, cérémonies, spectacles, activités ludiques ou sportives (marche, vélo, canoë...)...

Enfin, avez-vous des agences à conseiller? En Thailande, nous avions un guide francophone et un chauffeur pour le Nord du pays et c'était très utile (notamment pour faire découvrir les spécialités culinaires; Nous n'aurions jamais osé acheter seuls toutes les choses qu'il nous a choisies sur les marchés pour faire gouter aux enfants!). En revanche, il ne connaissait pas hyper bien les sites visités et nous avions perdu du temps (par exemple pour trouver les entrées de grottes ou horaires de visite de temples...). Pour cela je veux faire appel à une agence locale qui emploie des guides expérimentés, spécialisés à chaque étape et connaissant bien les sites, pour éviter la foule à Angkor par exemple... Si vous avez des références à me donner en MP, je suis preneuse.

J'ai regardé Amica, Asiatica Travel et Kuon Tour (mais qui a l'air plus spécialisé sur le Cambodge). Je suis preneuse de retour d'expérience.

Pour les vols, on m'a conseillé Air Vietnam.

Merci beaucoup par avance pour vos commentaires et suggestions...

Lae
Circuit de sept jours en Jordanie en décembre 2012 English translation pending
by Cristaline · 2012-08-24 · 13 replies
Bonjour, Je souhaiterais avec une amie, utiliser "la 5éme semaine de CP" (entre le 24 et 31 décembre 2012), pour faire un circuit en Jordanie. Voir Pétra, bien sur, mais aussi tous les sites importants... En 7 jours, il n'est pas raisonnable de partir à + de 8/10 heures d'avion... Et la Jordanie à une superficie relativement petite... ce qui n'oblige pas à de longs parcours en voiture pour ralier les sites entre eux... Alors, voilà nous nous sommes décidés pour ce pays... Mais avant de signer, nous nous posons des questions, et souhaiterions avoir l'avis du forum 1/ risques pays : la Syrie étant tout près, pensez vous qu'il y ait des risques liès à la guerre actuelle ? Y a t'il des membres de ce forum qui ont voyagé recemment en Jordanie ?.... 2/ climat : nous prévoyons de partir en décembre, d'après les guides on part toute l'année en Jordanie... nous ne cherchons pas spécialement la chaleur ni la baignade dans la mer rouge... nous ne sommes pas frileuses (nordistes toutes les deux...), mais nous ne voudrions pas que le temps gache notre séjour....

Merci pour vos réponses
Compte rendu de croisière Costa Fascinosa dans les îles grecques du 30 juillet au 06 août 2012 English translation pending
by Angebleu67 · 2012-08-20 · 6 replies
Bonjour,

Voici un compte rendu de notre croisière sur le Costa Fascinosa à destination des îles grecques du 30 juillet au 06 août 2012.

C'est notre première croisière. Nous étions parti en famille, à savoir 2 adultes et 3 garçons ados de 14, 15 et 17 ans. Nous avions 2 cabines sur le pont 6 : une cabine intérieure pour les garçons et une cabine extérieure avec balcon pour nous. Nous avons pris la formule all inclusive pour les boissons (20€/jour/adulte et 10€/jour/enfant). Cette formule a été largement amortie pour nous (cocktails avant les repas, digestifs après les repas, vin en bouteille et boissons durant les repas du soir, jus d'orange pressé, fontaine à chocolat, boissons à n'importe quel moment de la journée et de la soirée, etc).

Nous sommes arrivés en voiture (nous habitons près de Strasbourg) au port de Venise où nous avions réservé le parking via notre agence de voyage. Pour arriver au port de Venise, rien de plus facile : depuis l'autoroute suivre Venise ; il n'y a qu'une seule possibilité pour entrer à Venise à savoir le pont. A la fin du pont vous avez un feu rouge et de suite après le feu rouge vous tournez à droite et vous êtes au port.

1) L'embarquement : - Vous déposez vos bagages à un endroit indiqué (vous gardez vos bagages à mains), on vous donne un ticket avec un numéro ainsi que des formulaires santé à remplir. - Vous garez votre voiture au parking indiqué et vous rejoignez la salle d'embarquement - Vous attendez jusqu'à ce que votre numéro s'affiche (vous n'êtes pas les seuls à avoir le même numéro) : contrôle avant embarquement (billets, pièces d'identité) et remise de votre carte Costa qui vous servira pour tout tout le long de la croisière (ouverture porte chambre, carte all inclusive, moyen de paiement, pièce d'identité). - Traditionnelle photo d'embarquement de la famille et prise d'une photo d'identité de chacun qui est reliée à votre carte Costa (cela permettra lors des escales que c'est bien vous qui remontez à bord et non quelqu'un qui aurait pris votre place !) - Vous montez sur le bateau et allez à votre chambre où vous attendrons vos valises. Durée totale de l'embarquement (du dépôt des bagages à l'arrivée en chambre) : moins de 2 heures.

2) Le bateau : Le bateau accosté au port de Venise est impressionnant et majestueux. Il y a 3 800 passagers et 1 200 membres d'équipage. A l'intérieur du bateau c'est impressionnant également. C'est immense ! Au niveau déco, c'est kitsch et clinquant... Ce n'est pas notre goût, mais dans le genre c'est vraiment parfait ! Les chambres sont vraiment bien, sont fonctionnelles et relativement spacieuse. Le balcon apporte un vrai plus ! Le soir s'asseoir sur le balcon, voir l'immensité de la mer, voir le bateau avancer et sentir l'odeur de la mer, voir le coucher du soleil, être sous la lune... Le matin se réveiller avec une superbe vue... Même si le bateau est grand on si retrouve très facilement. Je vous conseille après le départ du port de Venise de prendre le plan et de faire le tour du bateau : cela vous prendra une heure et vous aurez ainsi vos repères.

3) Le départ de Venise : Avant le départ de Venise, il y a un exercice de sauvetage : c'est assez sommaire. Comme nous avions une cabine avec balcon du coté bâbord (gauche) nous avons pu profiter tranquillement du départ du coté de la lagune ! C'est absolument magnifique ! A ne pas rater ce départ de Venise.

4) Les escales : Nous n'avons pris aucune excursion proposée par Costa et décidé de faire les visites par nous-même (avec une préparation avant la croisière). - Bari : C'est avant tout une escale qui sert à faire monter d'autres passagers (qui feront donc la croisière Bari-Bari au lieu de Venise-Venise). Bari est une petite ville qui ne manque pas de charme. Il faut se promener dans Bari et se perdre dans les ruelles. Quelques monuments à visiter dont la cathédrale Saint-Nicolas. - Katakolon : Cette escale n'a d'intérêt que si vous décider d'aller au mont Olympe ce que nous n'avons pas fait. Comme l'escale est courte je pense qu'il vaut mieux prendre l'excursion Costa. Katakolon c'est 2 rues parallèles (bord de mer avec restaurants et boutiques et principales avec boutiques) et une belle plage déserte pour cause de méduses toute l'année (vous pourrez voir les méduses du bateau quand il entrera dans le port). Je vous conseille de prendre la rue principale et presque à sa fin vous verrez sur votre gauche une église : allez à l'église et prenez le chemin qui monte dans la colline, vous aurez une beau point de vue sur la baie. - Santorin : Débarquement en chaloupe. Attention, la mer est toujours un peu agitée, donc cela balance un peu dans les chaloupes. Une fois débarqué de la chaloupe vous aurez 3 possibilités pour rejoindre Fira qui se trouve en haut : monter les quelques 500 marches à pied ou bien à dos d'âne ou bien prendre le téléphérique (ce que nous avons fait). Nous sommes allés à pied de Fira à Ioa en suivant la Caldeira (corniche) : c'est fantastique avec de merveilleux paysages. Il faut compter entre 2h et 3h. Le retour de Ioa à Fira en bus. Pour cette belle ballade (protection solaire et bouteilles d'eau obligatoires) : à la sortie du téléphérique, prenez à droite (vous aurez de suite une superbe vue) et suivez le chemin le long de la caldeira (vous verrez Ioa tout au bout de l'île). Santorin n'a que très peu de plage accessible : ce n'est pas à mon avis un lieu pour se baigner. Santorin ce sont des paysages à couper le souffle avec une architecture propre à la Grèce (maison blanche avec toits bleus) que l'on retrouve peu ou pas sur les autres îles grecques (Rhodes, Kos, Crète, etc) ou sur le continent. - Rhodes : Nous avions loué avant le départ une voiture chez Marathon Rent a Car (60€ la journée, full assurance, pour une Fiat Grande Punto). Sommes allés à Lindos : plein de monde, très touristique, très commercial, avons été déçus. Nous ne sommes pas allés à la forteresse car il faisait très chaud et la montée n'est pas protégée par des arbres. Sommes allés à la sortie de Lindos à la Baie Saint Paul (qui est très belle) où l'on peut se baigner (ce que nous n'avons pas fait) L'architecture de Lindos est particulière ; maison blanche avec belle porte en bois. Avons repris la voiture sommes remontés vers Rhodes avec un arrêt à la "plage d'or" (c'est une des plages que le loueur de voiture nous avait conseillée). Superbe plage. Notre conseil : allez au bout de la plage à gauche, là où il n'y a pas de parasols (payants), la plage est plus belle à cet endroit que là où elle est "privatisée". Eau claire avec poissons. Eau chaude. Cela fut un moment très agréable. Vers 14h00, nous avons déjeuner dans le village d'à coté au bord de l'eau dans une taverne grecque. Peu de monde (coin moins touristique) et très bon repas à prix abordable. Après le repas nous sommes retournés sur Rhodes où nous avons visité un peu (1 heure, faute de temps car l'heure limite d'embarquement était à 17H30 et nous devions rendre la voiture avant) la vieille ville. C'est un coup de coeur ! Faites d'abord le tour des remparts (nous n'en avons fait qu'une partie) et ensuite entrez dans la vieille ville (nous n'avons fait qu'une petite partie faute de temps). Nous qui aimons les îles, nous avons décidé que nous y retourneront bientôt à Rhodes pour une semaine de visite et de détente (de nombreuses plages que l'on voit de la route et d'autres qui sont "cachées"). - Dubrovnik : C'est aussi un coup de coeur ! Il y a 20 ans cette ville a été assiégée puis bombardée et détruite à 70% ! La ville a été reconstruite et on ne voit pas les séquelles de la guerre quand on se promène à l'intérieur de la ville. On voit des maisons éventrées ou sans toit à partir des remparts. Faites le tour des remparts ! Faites-le de suite après avoir débarqué pour éviter la foule et la chaleur. Le prix d'entrée est de 10€ par adulte et de 5€ par enfant. Les euros ne sont pas acceptés et vous devrez faire du change avant (1€=7,5 kunas). Le tour des remparts se fait en 1h30 - 2h. Vous aurez de très beaux points de vue. Ensuite faites un tour dans la ville et essayez de vous y "perdre" en sortant des coins touristiques. Attention : Dubrovnik est une ville chère. - Journée en mer : Journée que nous redoutions surtout que le bateau était plein (3 800 passagers). Finalement cela s'est bien passé car on a pris le temps.

5) La vie sur le bateau - Il y a des animations sur le bateau en journée. - Chaque soir il y a un spectacle différent : nous en avons vu 2 qui étaient de bonnes qualités. La salle de spectacle, le théâtre, est d'une excellente qualité acoustique (meilleure que certaines salles que je ne citerai pas) et avec des sièges confortables (après la déco n'était pas à notre goût). - Le petit-déjeuner : à prendre au self ou au restaurant (sans supplément) : au restaurant vous avez la même chose sauf que vous êtes servi à table. Si vous voulez être servi en cabine, c'est 5€ par personne pour chaque occupant de la cabine. Petit-déjeuner de bonne qualité, sucré et salé. Toutes les viennoiseries et tout le pain est fait sur place chaque jour par une équipe de 10 boulangers (il y a une véritable boulangerie qui fait du pain à base de vraie farine à bord). - Le déjeuner : Au self, de bonne qualité, avec chaque jour un coin "spécialités" qui change (italiennes, grecques, etc). - Le dîner : Nous avions pris le service de 21H30. Vous aurez une table qui sera la même durant toute la croisière. Repas d'excellente qualité ! On a vraiment été agréablement surpris ! Chaque soir vous aurez une entrée (le choix entre 3), un potage, un plat de pâtes (le choix entre 2), un plat principal (le choix entre 4), une salade, une assiette de fromage et un dessert ! Vous n'êtes pas obligé de tout prendre... Au niveau des boissons on était en all inclusive : chaque soir nous avons eu une bouteille de vin et n'importe quelle boisson (pour les enfants toujours de l'eau) comprise dans le forfait. Il y a eu la soirée du commandant, soirée de gala : essayez de venir habillé, robe de soirée pour les femmes et costume pour les hommes (sans nécessairement avec cravate). Le commandant et ses officiers dînent avec les passagers du 2ème service (leur table était juste derrière la nôtre). Il y a eu une soirée blanche : comme son nom l'indique, habillé tout en blanc. Il y a eu la soirée gala de l'au revoir : avec le défilé des serveurs avec la "fameuse" omelette norvégienne (qui elle est assez moyenne). On a joué le jeu pour ces 3 soirées, mais rien n'est obligatoire. - Les bars : Ils sont nombreux ! Ils n'ont pas tous les mêmes horaires. Le soir dans chaque bar il y a de la musique live. Prestations de bonnes qualités. L'avantage de la formule all inclusive c'est que vous pouvez prendre un ou des verres sans vous préoccuper de coûts et le choix est vraiment vaste en soft drinks, alcool (whisky, vodka, etc), cocktails alcoolisés ou non (pour info, un cocktail alcoolisé est à 6,95€ auquel il faut ajouter 15% de taxe), jus d'orange frais pressé, la fontaine à chocolat, etc... - Les piscines : On a été déçus. Les piscines sont vraiment très petites !

6) Attention : Tout est fait à bord pour que vous dépensiez plus ! Deux pièges : - à l'arrivée dans votre cabine le jour de l'embarquement, il y a une bouteille d'eau. Belle attention, sauf que cette eau est payante et est considérée comme du mini bar ! Vous ne le voyez pas de suite car le mot qui accompagne cette bouteille n'est pas mis en évidence ! - lors de la soirée de gala de l'au-revoir, les serveurs passent avant le dessert et posent devant vous un "verre" en chocolat rempli de grappa ou de baileys. Tout cela est fait très rapidement, vous ne savez pas ce que c'est et ce n'est qu'une fois posé devant vous que vous voyez le plateau où est indiqué le prix : 4,95€ et qu'un autre serveur vient vous faire signer le reçu ! Pour nous, c'était 4,95€ x 2 plus 15% de taxe !

7) Le débarquement : La veille du débarquement vous devez faire vos valises que vous déposerez devant votre cabine pour au plus tard 1h du matin. Au préalable on vous aura remis des colliers d'une couleur que vous devrez mettre sur votre valise. La matin du débarquement vous sortirez à un horaire correspondant à votre code couleur

Après notre débarquement le matin à 10h à Venise, nous avons visité durant la journée Venise. Vous pouvez prendre au port le People Mover (qui est un métro aérien automatisé ; 1€ le ticket aller par personne) pour aller à la Piazza de Roma (qui est le véritable point d'entrée de Venise et vous permettra d'aller à pied en 30 minutes à la Place Saint-Marc.

Je sais que j'ai oublié plein de choses dans ce CR. Si vous avez des questions, vous pouvez me les poser.
Tunnel du Mont Blanc et télépéage English translation pending
by Lu03lu · 2012-08-19 · 4 replies
bonjour à tous!! voila je vais traverser le tunnel du mont blanc et j'aurais voulu savoir si on peut payer le péage avec le télépéage? En fait, savoir si le télépéage fonctionne bien également au tunnel du mont blanc?

peut être aussi une question bête? est ce que celui ci peut aussi fonctionner en Italie?

Merci!!! bonne vacance
Itinéraire Bali - Lombok: temps de parcours et dans quel ordre? English translation pending
by Lolore1982 · 2012-08-16 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nous partons pour 3 semaines à 2 pour Bali.

Voici les étapes imaginées :

- Arrivée 1 jour à Kuta pour se reposer - Ubud - 4 ou 5 jours - Munduk et région via Tabanan, Pupuan - Rizières de Jatiluwih - Lac Batur + volcan si ce n'est pas trop difficile techniquement - Côte d'Amed - Tirrta Gangga - vallée de Sidemen - Pura Besakih

- Arrivée à Padangbai pour prendre le bateau pour Lombok

- Sur Lombok : côte Sud - Centre (Tetebatu etc.) - peut-être aller jusqu'à Bayan au Nord (sans faire le Rinjani)

Sur Bali, nous ne savons pas vraiment dans quel ordre aller après Ubud : monter sur Munduk, revenir à ubud et partir vers le Batur ? Aller directement de Munduk vers le mont Batur ? etc.

Par ailleurs nous n'avons jamais conduit de scooter ; est-ce faisable quand même selon vous pour certaines petites balades ? Nous pensions louer une voiture, avez-vous des remarques concernant les routes etc. sur ces itinéraires ?

En fait nous savons où nous voulons aller, mais avons du mal à nous rendre compte des temps de parcours entre chaque étape, et des moyens de locomotion (pour Munduk il y a 1 bemo, mais de Denpasar uniquement) ?

MERCI PAR AVANCE DE VOTRE AIDE !

A bientôt
La Provence miniature à La Baume-de-Transit English translation pending
by Karibou77 · 2012-08-15 · 7 replies
Bonjour,

Actuellement en vacances dans la Drôme, je cherchais à aller visiter la Provence miniature à La Baume de Transit sauf que... on n'a jamais trouvé ! Il n'y a aucun panneau, ce site ne serait-il pas fermé ?? Si ce n'est pas le cas, j'aimerais bien savoir où c'est ! 😛 On a fait toute la départementale entre La Baume et Visan, rien vu....

Merci si vous avez des infos, j'aimerais bien en avoir le coeur net ! 😉
Manque de carburant: trois vols Ryanair obligés d'atterrir English translation pending
by Banb73 · 2012-08-15 · 63 replies
Détournés de leur destination initiale, Madrid, en raison d'orages, ces avions ont dû atterrir d'urgence pour cause de réservoirs presque vides. Une politique assumée par la compagnie, qui cherche à limiter les coûts.

Le 26 juillet dernier, un orage au-dessus de Madrid empêche trois avions Ryanair d'atterrir. Ils sont envoyés à Valence, à une heure de vol de là, où les avions doivent attendre leur tour pour se poser. Seulement voilà, les avions Ryanair n'ont plus assez de carburant pour tenir en vol et demandent à la tour de contrôle l'autorisation d'atterrir en priorité. Deux pilotes auraient même lancé le signal de détresse «Mayday». Les trois appareils ont finalement obtenu l'autorisation de se poser plus vite que prévu.

Le porte-parole de Ryanair a confirmé ces informations au quotidien irlandais le Sunday Independent : «À cause des orages au-dessus de Madrid, le contrôle du trafic aérien espagnol a donné l'ordre aux avions de se dérouter sur Valence où ils ont été placés dans un circuit d'attente. Nos appareils ont averti le contrôle du trafic aérien, expliquant qu'ils n'avaient pas le carburant nécessaire (...). Tous les appareils se sont posés normalement. Ryanair s'excuse sincèrement auprès des passagers qui ont été victimes de ces déviations dues à des conditions météorologiques défavorables.» Le porte-parole a également précisé que les avions avaient atterri «avec encore de quoi tenir trente minutes de vol».

Le ministère espagnol des Transports a ouvert une enquête sur ces trois atterrissages d'urgence. L'association de consommateurs Ceaccu a présenté mardi une plainte contre Ryanair devant la direction générale de l'aviation civile, estimant que la politique de Ryanair en matière de carburant provoque «une situation de risque grave pour la sécurité des passagers». L'association demande que la compagnie soit frappée d'une amende de 4,5 millions d'euros et que son permis d'exploitation soit suspendu pendant trois ans.Le minimum de carburant à bord pour faire des économies Les dirigeants de la compagnie à bas coût ordonnent en effet aux pilotes de voler avec le minimum de carburant nécessaire, afin de faire des économies. Selon la presse irlandaise, les pilotes doivent justifier par écrit tout excédent. Un avion qui embarque moins de kérosène est moins lourd et consomme donc moins de carburant en vol.

Des consignes que ne respectent pas toujours les commandants de bord, ce qui agace Shane McKeon, un des dirigeants de l'entreprise, raconte leSunday Independent. Dans une note interne datant de décembre 2011, il explique qu'il faut éviter les «excès de carburants». «L'excuse la plus déraisonnable (des pilotes, NDLR) est: “j'aime atterrir avec trois tonnes alors je décolle avec le carburant du voyage et trois tonnes de plus”. Ce n'est pas la politique de Ryanair, ceci est complètement inacceptable, et vous n'êtes pas payés pour faire ça.» En juin 2010, un vol Londres-Alicante s'était déjà posé avec un de ces trois réservoirs complètement vide.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/14/01003-20120814ARTFIG00467-manque-de-carburant-trois-vols-ryanair-obliges-d-atterir.php
Visites les week-end autour de Manille? English translation pending
by Mandaryna · 2012-08-13 · 3 replies
bonjour a tous, je pars pour une mission d'un an a Manille. Je voudrais en profiter pour visiter ce beau pays. Qu'est-ce qu'on peut visiter durant un week end en ne passant pas trop de temps dans le transport? Et quel moyen de transport utiliser (je pense que je n'aurai pas ma propre voiture car la conduite philippine me fait trop peur)? Merci d'avance pour vos tuyaux!
Carnet de voyage en Malaisie/Bornéo (juillet 2012) English translation pending
by Titi77310 · 2012-08-10 · 42 replies
Informations du séjour : Voyage du 02/07 au 31/07 Vols internationaux : Paris-Doha-Singapour-Kuala Lumpur-Singapour-Doha-Paris Vols intérieurs : le 11/07 : Penang > Kuching le 17/07 : Kuching > Kota Kinabalu le 28/07 : Kota Kinabalu > Kuala Lumpur Etapes terrestres : Etape 1 : Kuala Lumpur > Fraser Hill > Cameron Highlands > Kuala Kangsar > Penang Etape 2 : Kuching > Serian > Kuching Etape 3 : Kota Kinabalu > Sandakan > Sukau > Lahad Datu > Kundasang > Kota Kinabalu
Visiter Salon-de-Provence et Cavaillon? English translation pending
by Langenscheid · 2012-08-09 · 4 replies
Bonjour

En venant de Paris, je pense effectuer une boucle en train/vélo entre Aix-en-provence et Perpignan pour visiter Salon-de-Provence, Cavaillon, Avignon, Arles, Nîmes et Montpellier.

Je me demande si Salon-de-Provence et Cavaillon valent la visite ou s'il vaut mieux juste y passer en train et me concentrer sur les autres villes? Y a-t-il un autocar qui relie ces villes d'Aix et d'Avignon?

Merci.
Meilleur moment pour la visite de la baie d'Halong? English translation pending
by Dafre · 2012-08-02 · 5 replies
Pour la baie d'halong est-il préférable début octobre ou fin octobre pour de meilleures conditions photo?? Merci
Observer les orignaux dans le Vermont ou Parc du Mont-Tremblant? English translation pending
by Marielle51 · 2012-07-31 · 20 replies
Bonjour,

Savez-vous s'il est possible d'observer des orignaux et des Ours dans le Vermont ? Ou quelque part proche de Montréal ? Ma fille tient absolument à en voir...

Merci
France: randonnée en autonomie de cinq jours en novembre? English translation pending
by Niouss · 2012-07-31 · 7 replies
Bonsoir,

adorant randonner mais ayant prévu un voyage "classique" cet été, je compte me récupérer lors de cet automne, qui me semble t'il est une très belle saison en montagnes.

Tout d'abord, j'ai de quoi bivouaquer et de quoi être autonome, sans craindre le froid, mais un peu moins l'humidité.

J'ai un peu regardé sur le web les destinations possibles pour 5 jours, en accédant via les transports en commun. Voici ce qui en ressort: - Cévennes depuis Villefort ou Bleymard, retour depuis St Jean du Gard: mont lozere, gorges du tarn (en partie), causses méjan, mont aigoual: à la louche, itinéraire de 120kms, largement modulable en fonction du terrain et du temps. - Volcans du Cantal: depuis Murat ou le Lioran, pas vraiment regardé mais il y a de quoi faire sur 5 jours en "boucle". - PACA: j'ai entendu parlé du verdon ou encore de la traversée des pré-alpes, mais je ne sais pas trop ce que ça donne au niveau paysages et surtout accès TEC.

Au niveau solitude et sauvage, les cévennes paraissent un cran au dessus, mais ça va ptet manquer un peu de "grimpette", de crêtes et de vues dégagées. il y aurait à priori pas mal de forêts, ce qui n'est pas trop ma tasse de thé. par contre, sauf épisode cévennol, le massif devrait être sec.

Si les paysages "ouverts" m'intéressent plus, c'est plus les volcans du cantal, mais bon, j'ai pas trop d'avis là dessus, de plus la météo me semble encore plus incertaine et les possibilités d'abri nettement moindres que dans les cévennes.

Je suis preneur de toutes infos pour toute rando sur 5 jours réalisable en PACA: haut verdon ? lubéron ? autre ? ce coin m'est totalement inconnu sauf le mercantour mais je sais pas si c'est encore vraiment accessible début novembre.

Des retours par ici ?

Merci beaucoup.
Compte rendu de croisière au Cap Nord sur le Brilliance of the Seas du 21 juin au 3 juillet 2012 English translation pending
by Belledelain · 2012-07-29 · 36 replies
Bonjour à tous, je viens vous raconter ma croisière au Cap Nord le long des cotes de Norvège. Nous connaissions déjà la Norvège pas la terre et ce fut un plaisir de la redécouvrir par la mer.

Tout d’abord nous devions partir avec un couple d’amis. Mais, hélas notre ami Maurice, à quelques jours du départ, a fait des malaises et le cardiologue le contraignit à annuler son voyage sous peine d’avoir un infarctus. C’est donc avec peine que nous les avons laissés.

Jeudi 21 juin :

Notre avion étant à 7h, nous partons de la maison à 4h après avoir dit au revoir à notre chatte Grisette (Rassurez-vous, des voisins adorables se sont bien occupé d’elle pendant notre absence !). A l’aéroport St Exupéry de Lyon on laisse la voiture au parking Berlin 14L. Et hop on part à l’heure. Petit dej dans l’avion, le steward me donnera même le dernier croissant ! Arrivée à Amsterdam à 8h30.

Je me bagarre avec la machine à billets de train : je ne parle pas le néerlandais et son anglais est encore plus mauvais que le mien. Tant pis, j’ai enfin les 2 tickets et nous prenons le train jusqu’à la gare centrale. Sortie à l’arrière de la gare et on aperçoit le bateau sur la gauche ! Une petite marche d’un quart d’heure et on arrive à la gare maritime. Une hôtesse RCI nous prend tout de suite en charge et nous indique où poser nos valises et un numéro d’embarquement le 7. Nous nous installons en attendant dans la grande salle d’attente, derrière les vitres le Brilliance est là.

A 11h30 l’embarquement commence et très vite on appelle le 7. Passage devant le photographe, la sécurité (rien à déclarer), et enfin le guichet d’enregistrement (il y en a une vingtaine) ça va assez vite. Bonne organisation ! Et nous voilà dans ce qui sera notre résidence pour 12 jours. Les cabines n’étant pas encore prêtes on nous invite à aller au self le Windjammer manger un peu. Ensuite on part à la découverte du bateau. La déco très confortable, l’atrium bien clair avec ses balcons sur 13 étages, ça nous plait bien. Vers 13h30 on découvre notre cabine : très bien, et on rencontre Jill notre intendante. Les valises arrivent assez vite. Nous déballons (si, si, André s’occupe de sa valise). L’exercice de sauvetage est prévu pour 16h30. Nous partons d’Amsterdam à 17h

A 19h45 nous allons à la salle à manger faire connaissance avec le « my time dining ». Mais ça j’en reparlerai plus tard car ce fut un des rares bémols de notre voyage. Repas excellent, mais ils seront tous vraiment excellents : c’est un des bateaux où j’ai le mieux mangé. On fait connaissance avec nos serveurs : Alok (indien) et Rajesh (mauricien) qui seront aux petits soins avec nous au cours de la croisière.

Ce soir là nous sommes allés nous coucher de bonne heure car nous étions debout depuis 3 h.

Vendredi 22 juin : en mer

Après une très bonne nuit de repos (pas un seul bruit, cabine bien insonorisée) on se lève. On va prendre notre petit dej au buffet. Beaucoup de choix. Le buffet est bien fait avec des îlots différents, si bien qu’on tourne autour et on ne fait pratiquement jamais de queue. Il y a beaucoup de tables, on n’aura jamais de problème pour trouver une place soit à l’intérieur, en semi –intérieur en allant vers la piscine et à l’extérieur à l’arrière. Après avoir mangé on fait quelques tours de pont.

Mais où sont les Français ? Vous vous souvenez peut-être que j’avais dit que je prenais une compagnie américaine parce ce que j’avais un peu de mal à supporter nos amis italiens. Devinez ce qui est arrivé ! Je vois que vous avez compris : il y avait 350 italiens et 500 espagnols sur le bateau. Imaginez ce que ça a donné pour la finale de l’Euro ! Mais que font Costa et MSC ???? Et il y avait 25 français. Nous voilà donc partis à la recherche de l’ambassadrice internationale. Que nous n’avons pas trouvée, mais nous avons rencontré Jérémie le directeur culturel, un italo-belge. Cette petite réunion nous a permis de faire la connaissance de Jean-Pierre et Annie, un peu perdus parce que ne parlant pas l’anglais. Je leur ai expliqué ce que j’avais prévu de faire au cours des escales à la suite de mes recherches sur internet (merci les forums). Ils nous ont demandé s’ils pouvaient nous accompagner. Avec plaisir !

Après ça on a pris notre vitesse de croisière ponctuée, comme il se doit, par des visites régulières au buffet, au restaurant. Le train-train quotidien du croisiériste, quoi !!! On a visité le bateau, profité des transats.

Le soir c’était repas de gala, précédé du traditionnel pot du commandant.

Et après le repas, spectacle au théâtre par la troupe du bord : sympa sans plus.
Avis sur itinéraire de voyage de noce à Bali, deux semaines en octobre English translation pending
by Fouinette13 · 2012-07-27 · 1 reply
Bonjour,

Voila je recherche des avis pour mon itineraire de voyage de noces qui aura lieu en octobre: du 18 oct au 3 nov (16 jours). Je ne suis pas encore toute a fait decidee si ca sera Bali ou Reunion+ile maurice, le choix est assez difficile. Je connais deja la thailande et j'avais vraiment adore.

Si vous pouviez me donner vos avis, ou retour d'experiences.

Nous aimerions allier vistites, decouvertes culturelles, plages et repos. Je sais que Bali n'est pas vraiment repute pour ces plages.

Voici une ebauche d'itinairaire, n'hesitez pas a commenter

19 oct J1: Arrivee Denpasar , direction seminyak 20 oct J2 : Seminyak (repos) 21 oct J3: Bajra Sandji kedonganan, temple uluwatu, padang padang 22 oct J4 Tanah lot, rizieres jatiluwih, bukit, temple ulun danu et nuit a Munduk 23 oct j5: lac tamblingan, essayer de faire une traversee en canoee + ballade nuit a Munduk 24 oct j6: Amed , repos, plonngee 25 oct j7: riziere tirtagangga, Pasir Putih plage , retour environ de l'hotel amed? 26 oct j8: sidemen, temple besakih, mont batur, nuit a ubud 27 oct j9:ubud, villages alentours? temple a tampak siring , nuit a ubud 28 oct j10: ubud? 29 oct j11: padang bay depart pr lombok, nuit a lombok 30 oct j12: lombok marche de gunungsari, ballade pusuk, senaru nuit a lombok 31 oct j13:depart pour gili trawangan, plage repos, nuit a gili trawagan 1 nov j14: gili trawagan 2 nov j15: gili trawagan+ retour denpasar (alentours pour qu'on puisse encore profiterde la plage) 3 nov j16:depart

Cela vous semble t'il faisable ou c'est trop charge? Je me demande si faire un trek pour le Rinjani est possible ou si cela serait vraiment trop epuisant

Merci beaucoup de vos conseils🙂
Voyage de rêve-retour du Carnival Breeze English translation pending
by Mfhamelin · 2012-07-27 · 49 replies
Enfin...je viens de compléter mon compte-rendu. Il est long, mais vous pouvez choisir les sections qui vous intéressent. Bienvenues à l'avance aux questions. 😎

Europe 2012-Croisière

Du 24 juin au 9 juillet

Voyage acheté en octobre 2011. Énormément de préparation, mais ça fait parti de notre « trip » de voyage…jeu de mots. Départ :

Enfin, dimanche 24 juin, c’est le grand départ. Baptême d’europe pour mon chum et moi et baptême de croisière pour notre grande fille de 17 ans. On part avec air canada, de québec, en avant-midi. Arrêt à toronto pendant 5 heures et go, on part pour barcelone. On essaie de dormir pour être en forme en arrivant; très bon service à bord, bon repas, sièges confortables (pas mal plus que air transat, surtout pour mon chum de plus de 6 pieds).

Il a fait super beau et hyper chaud durant tout le voyage. Gatorade, bouteilles eau, calottes et lunettes fumées, de bons souliers et une bonne préparation du voyage pour optimiser notre temps et découvrir tous ces endroits…

Barcelone :

On arrive à barcelone à 7h30 du matin; taxi et on s’en va porter nos bagages à la consigne de notre hôtel (catalonia born princess, très bien situé, près de l’arc de triomphe, wiifii et déjeuner chaud inclus). À 9h30, on est prêt à commencer notre découverte de barcelone. Je suis énervée, ça y est, le voyage débute vraiment…Visites à pied la première journée et en autobus hop on hop off pour la 2e journée. On a 2,5 jours à consacrer à cette magnifique ville avant de prendre le bateau (carnival breeze).

Place catalunya pour faire un premier contact, ensuite on va sur passeig de gracia (dîner, casa battlo, la pedrera, sagrada familia).

.visite de la pedrera…belle vue du toit si bizarre, visite intéressante

.wow, la sagrada familia…époustouflant, on la regarde sous tous les angles, mais pas le temps d’y entrer; ça vaut la peine d’aller de l’autre côté du petit lac pour prendre de belles photos plus complètes.

Retour à l’hôtel à 15h, la chambre est prête, on s’installe et on repart.

Plaza real (belle place avec terrasses et palmiers) et barri gotic. Dans le barri gotic, on se croirait dans une autre époque; on y visite la cathédrale qui a tout un cachet particulier (on y allumera des lampions). Ensuite souper près des ramblas et visite à la boqueria (dont le comptoir à bonbons pour notre grande fille).

Dodo vers 22h….décalage horaire, pieds en feu car on en a marché un coup. Mais on est content, car on a visité tout ce qu’on avait prévu pour cette première journée.

Le lendemain, on repart tôt et on embarque dans le bus touristique pour faire les circuits rouge et bleu. Encore là, on a identifié au préalable à quels endroits on veut débarquer.

.coup de cœur pour le park guell de gaudi…wow, grandiose, végétation magnifique et colorée, architecture tellement originale, facile d’y passer des heures

.arrêt au camp nou du barça fc barcelone, équipe professionnelle de soccer (foot); on fait l’activité du camp nou experience…cher mais intéressant et impressionnant, surtout pour notre joueuse de soccer

.arrêt au poble espanol

.arrêt au park olimpic où on y mange des tapas; et des palmiers superbes dont le tronc est immense, un beau coin pour flâner

Mercredi 27 juin : on retourne se « perdre » dans les rues de barcelone et on se promène encore sur les ramblas. Ensuite à 11h30…on s’en va au port. Une chose est certaine, barcelone, une belle découverte, on y retournera un jour, et 1 semaine afin de pouvoir prendre plus notre temps et de la découvrir davantage.

Bateau carnival breeze :

On arrive au port en taxi, un peu énervés et on voit notre beau bateau qui nous attend, j’en ai quasiment le souffle coupé. Il est immense. De plus, ce n’est que son 3e départ, donc, tout nouveau.

On attend notre tour et on va s’enregistrer au comptoir, on achète le vin au duty free (on a droit à une bouteille par adulte) et on se dirige vers la prise de photo pour notre carte de bateau. Ensuite, hop, on embarque sur ce superbe navire. Un autre québécois nous informe que les chambres sont déjà prêtes…on y va pour la découvrir…wow, 7368, bien située, balcon, tout y est, fonctionnelle, belle grandeur pour les 3, on y sera super bien pour ce beau 12 jours en mer. Les valises arriveront plus tard, on part à la découverte du navire. C’est tellement grand et beau, on se croirait vraiment dans un hôtel et non sur l’eau.

On aura 3 jours en mer + une bonne partie de la journée de l’embarquement : impossible de s’ennuyer ou de mourir de faim, fort agréable…la vie des gens riches et célèbres.

Très bon service de notre femme de chambre susanna; elle trippe sur notre fille, elle est très gentille. Mon chum ne regrettera pas de s’être laissé convaincre de payer le supplément de 1200$ pour avoir un balcon. Tellement agréable de se réveiller le matin et de sortir tout de suite pour prendre contact avec l’endroit de l’escale (surtout dubrovnik); ainsi que le soir avant de souper pendant qu’on se prépare et en revenant de souper.

On a très bien mangé tout le long de la semaine, que ce soit pour déjeuner, dîner (lors des journées sans escale) et pour souper. Il y en a pour tous les goûts. Le soir, à l’exception de 2 fois, on allait toujours au restaurant à la carte; on avait pris le « your time dining » pour le souper, ce qui nous permet de manger à l’heure qu’on veut. On arrivait au resto, on donnait notre numéro de chambre et on a toujours eu notre table tout de suite; et une table pour nous 3, et non avec d’autres personnes. On regardait le menu à l’avance sur l’écran de la télé dans la chambre, ce qui accélérait le service. Et lors de l’embarquement, on avait acheté un forfait vin pour 5 bouteilles de vin qu’on a pris quand on le désirait.

Nous sommes allés à 2 spectacles seulement, car ça ne nous tentait pas vraiment de suivre un horaire rigide en soirée. Les 2 spectacles étaient de qualité, bons danseurs et bons chanteurs. Un spectacle des divas et un autre de la musique des années 70. Très professionnels.

Lors d’une fin d’après-midi, on avait reçu une invitation en tant que « past guest » pour un petit party au théâtre. On revenait de taormina, on n’a pas pris le temps de se changer et on y est allé. Ouf, boisson et hors d’œuvre à volonté; ils nous apportaient même de nouveaux verres sans qu’on ait eu le temps de finir l’autre. Ils ont présenté un vidéo de l’évolution de la compagnie et des navires carnival et demandait on en était à combien de croisière avec eux. Un couple en était à leur 31e, un autre à leur 16e et nous, à notre petite 2e, mais probablement pas la dernière. Ce petit événement était agréable et c’est apprécié qu’ils prennent la peine de souligner ça.

Activités à bord dont on a profité (et il y en a plusieurs autres que nous n’avons pas faites) :

.glissades d’eau et jeux d’eau; ça fait du bien avec cette chaleur et ce soleil

.mini putt

.film sur écran géant, bien installés dans les chaises longues

.assister aux matches de l’euro 2012, dehors, avec full d’ambiance

Morning show

À tous les matins, le directeur de croisière, john, et son ami calvin, font un show. Et il est rediffusé à quelques reprises à la télé. Je les trouvais tellement drôles, un humour absurbe comme je l’aime et leurs rires étaient contagieux; carnival=friendly, c’est bien évident avec eux.

Soirées élégantes

2 soirées élégantes, dont la plus grandiose, celle du capitaine. Wow, tout le monde est chic, c’est très beau et plaisant. J’aurais cependant aimé un accueil par le capitaine et quelque chose de plus spécial au théâtre…à moins qu’on l’ait manqué. On prend également plein de photos et certains décors sont vraiment beaux. On a acheté 2 poses, notre fille était tellement spectaculaire avec sa belle robe, ses bijoux et tout; le photographe l’appelait princesse et on était bien fier d’elle, bien sûr.

Navire lui-même

Je l’ai trouvé très beau, sobre (beaucoup plus que le carnival splendor que nous connaissions), grand, de beaux coins tranquilles. Tout est neuf et la déco rappelle les caraibes, avec les parasols, les palmiers, les corridors avec des images de la mer, les palapas à la piscine. Comme nous voyageons régulièrement dans le sud, ce décor nous plaisait. Je le reprendrais sans problème. Très bon service partout, navire propre.

Internet

Dispendieux et lent. Il y a des ordinateurs à quelques endroits. Comme on voulait donner des nouvelles de temps en temps à notre famille, on a pris le forfait le plus petit, soit 45 minutes. 29$us + 3.95$ pour la première activation.

Escale à Marseille :

De 7h à 16h.

On y va par nous-mêmes, donc pas besoin d’aller attendre le départ au théâtre où ont lieu les départs des excursions achetées avec carnival.

On sort du bateau et on prend le shuttle de 9h (12 euros chacun aller-retour) qui nous amène dans le vieux port, le bateau étant dans le nouveau port. Pas mal de trafic, donc arrivés au vieux port à 9h45.

Le petit train étant déjà là, on achète tout de suite nos billets pour le circuit de notre dame de la garde (dite la bonne mère); 7 euros chacun. Belle petite promenade qui nous fait découvrir marseille. Arrivés en haut de la colline où se trouve cette belle église, on débarque et le train viendra nous chercher dans environ 20-30 minutes. Je ne sais pas au juste pourquoi, mais cette église m’a estomaquée quand j’y suis entrée; je la trouvais belle, éclairée et touchante. Et quelle belle vue on a de la ville du haut de cette colline.

Au retour (promenade dure environ 2 heures), on marche dans les rues de marseille et du vieux port et dans la canebière et on retourne attendre le shuttle. Retour sur le bateau vers 14h, on dîne et on profite des installations.

Escale à Florence :

De 7h à 19h.

Excursion « highlights of florence and shopping », 120$ cdn/personne, sans repas. Départ à 8h et retour vers 17h30. Il faut préciser que Florence est à peu près à 1h ou 1h30 du port de livourne.

J’avais mis la barre trop haute pour cette escale et j’en suis revenue un peu déçue. La guide était gentille, mais elle parlait tellement (et en anglais bien sûr) que j’en étais quasiment étourdie; heureusement qu’on avait pris une excursion qui nous laissait libre en pm. Le tour guidé (avec écouteurs) durait 1.5h. Ensuite on a 4h de temps libre; c’est ce qu’on préfère, se retrouver tous les 3 et explorer à notre guise. On dîne, on se promène dans les rues, on va au ponte vecchio (déception, il y a beaucoup de monde, pas l’impression d’être vraiment sur un pont, et uniquement des bijoux à vendre). L’architecture est belle (cathédrale santa maria del fiore, the baptistery, santa croce, les statues, dont celle de david), mais je reste sur mon appétit, car je m’attendais à aimer davantage la ville et à m’y sentir bien…peut-être parce que c’était tellement trippant à barcelone.

Escale à Rome, 2 jours :

De 8h à 17h le lendemain.

Excursion « rome at its best », 175$/personne, avec repas. Et “rome on your own” à 70$/personne, sans repas. Rome est à environ 1.5h du port de civitavecchia.

Impressionnant! Je n’en revenais pas d’être là et de voir ce dont j’avais entendu parler dans les livres à l’école, toute cette histoire qu’on voyait de nos propres yeux… La première journée est en tour guidé. On débute par la visite extérieure et intérieure du colisée; c’est gigantesque et on essaie de revoir les images de certains films. Retour à l’autocar et pendant la route, on voit certains bâtiments et monuments historiques. On passe à venice square, on y reviendra demain. Arrêt à la fontaine de trévi…ouf, il y a foule, mais c’est vraiment beau. On dîne dans un bon resto (vin inclus) et ensuite, on visite le vatican. On fait la file, mais ça roule. Fiou, c’est grandiose et encore une fois, on est impressionné par cette architecture et cette richesse. On ne va pas à chapelle sixtine ni aux musées, ça ne fait pas partie de cette excursion. J’aurais aimé avoir plus de temps pour m’imprégner davantage de l’ambiance du vatican et d’admirer toutes ces œuvres.

Le lendemain, on a pris uniquement le transport. Départ très tôt, donc on se fait livrer le déjeuner à la chambre pour sauver du temps. On débarque à piazza poppolo à 8h30, tout près de via del curso et on visite à notre guise. Ouf, il fait encore énormément chaud, heureusement qu’il y a plein de fontaines d’eau très fraîche et bonne à boire, car nos bouteilles ne nous suffisent pas. On s’était fait un plan de visite et on a vu tout ce qu’on avait identifié :

.place d’espagne et plaza venezia

.château victor emmanuel et l’église à côté (il y avait même un beau mariage)

.le capitole et la magnifique vue qu’on y trouve sur les ruines du forum romain; tout comme si on était directement dans le forum tellement c’est tout près

.le panthéon, on y est entré

.plaza navona; c’est dans ce coin qu’on a dîné

.on retourne à la fontaine de trévi pour faire nos vœux

.retour à plaza (ou piazza) del poppolo vers 15h

Journée fatiguante, beaucoup de marche, mais fort remplie et à notre goût.

Escale à Dubrovnik (Croatie) :

De 7h à 19h.

Au réveil, vite sur le balcon, la vue est à couper le souffle.

Aucune excursion, on visite par nous-mêmes. Le bateau est à max 20 minutes en shuttle (8 euros/personne, aller-retour) du vieux dubrovnik.

Coup de cœur, on est conquis…et quasiment dès qu’on aperçoit les murs du vieux dubrovnik.

Vers 8h30, on commence la promenade sur le haut des remparts. Visite à payer en kunar ou par visa (70kn par personne, soit environ 10 euros chacun); ça en vaut la peine, tellement de magnifiques prises de vue…on regarde encore nos photos et on n’en revient pas de toute cette beauté. La forteresse, les couleurs, la mer adriatique. La promenade a duré environ 1.75h; mais on arrête régulièrement pour admirer le paysage. Il est très tôt et il fait énormément chaud avec ce soleil…mais où sont donc les nuages? Une autre journée où on ne les voit pas…comme tout le long du voyage. Ensuite on se promène dans les rues à l’intérieur de la forteresse, on visite les boutiques, le marché extérieur, on prend une bière sur une terrasse avec vue sur la mer adriatique. La belle vie…Et on dîne sur une autre terrasse, à l’ombre svp.

On marche encore et on finit par s’asseoir sur le bord de l’eau pour profiter du diaporama que nous offre dubrovnik. Retour au bateau vers 16h. Quelle belle journée, dubrovnik est plus que magnifique. Et wow la vue qu’on a lors du départ du bateau; les photos ressemblent à des cartes postales; on s’installe sur le pont arrière et ensuite sur notre balcon.

Escale à Venise, 2 jours :

De 14h à 19h le lendemain.

Aucune excursion, on visite par nous-mêmes.

L’arrivée à venise est assez particulière, le devant du bateau est rempli de monde, on veut découvrir venise le plus tôt possible. Clic, clic, les photos sont commencées. C’est spécial d’entrer ainsi dans la ville et de l’observer de si près. Spécial de voir toutes ces petits canaux et ces ponts. On arrive en tout début pm. On dîne et go, on sort.

On prend le people mover (1 euro l’aller) et à piazza roma, on achète notre passe pour un 36h de vaporetto (25 euros/personne). On embarque dans le vaporetto et arrêt au pont realto…visite de quelques boutiques et ensuite, on se promène dans les petites ruelles typiques pour se diriger vers la place st-marc. Il y a énormément de monde et il fait encore extrêmement chaud. Notre fille trippe fort de voir toutes ces boutiques de souvenirs…il y en a à venise, plus que partout ailleurs lors de nos autres escales. On revient au bateau sur l’heure du souper.

Le lendemain, c’est ma fête! C’est vraiment “hot” d’être dans un tel endroit la journée de sa fête. Pour bien débuter la journée, on se fait encore livrer le déjeuner à la chambre, ça commence bien avec un bagel au saumon fumé et fromage à la crème.

On part vers 8h et on revient vers 17h. Cette fois, on se dirige directement à la place st-marc, car il y a moins de monde qu’en après-midi. Comme il y a une longue file pour visiter la basilique, on préfère payer pour visiter le palais des doges. Vraiment impressionnant….scuptures au plafond, peintures sur les murs et plafonds, et c’est un bâtiment gigantesque avec je ne sais combien de pièces. On passe même à l’intérieur du pont des soupirs, qui fait le lien entre le palais des doges et les prisons.

Ensuite on se promène en direction du pont realto, on dîne sur une terrasse et on arrive au pont realto. Après le magasinage dans les petites boutiques, on reprend le vaporetto pour traverser et aller visiter l’église de la salute; très belle église et bien située sur la pointe; j’y allumerai 2 lampions pour la santé de nos familles.

Tout près, il y a un quartier résidentiel et volontairement, on s’y « perd »; on y trouve une petite ruelle toute cute et colorée, avec de belles fleurs. Spécial de s’imaginer ce que peut être leur quotidien de vivre ainsi sur l’eau. On arrive finalement sur le canal de la giudecca, où le bateau passe pour se rendre au port. Miam, miam, c’est dans ce coin qu’on mangera une bonne gelato italienne. Et retour en vaporetto pour retourner dans le bateau. On s’installe sur notre balcon pour profiter de la belle vue que nous y avons de venise.

J’allais un peu « de reculon » à venise, en pensant que je trouverais ça « cucu », mais pas du tout, agréablement surpris et conquis.

Escale à Messine (Sicile) :

De 7h à 16h.

Excursion « Taormina on your own », 70$ cdn/personne, sans repas. Départ à 9h et retour vers 15h30. On préférait visiter taormina au lieu de messina et on ne l’a pas regretté; trajet environ 1h.

Taormina est une autre belle découverte. Architecture médiévale, beaucoup de fleurs, ambiance relaxe, vacances, apaisant; on s’y sent bien, de petites ruelles étroites. De plus, comme c’est sur le haut d’une montagne, on y a une belle vue.

Promenade dans les rues et on visite le théâtre grec (16 euros pour les 3), belle vue sur le mont etna (volcan). On continue notre marche et on dîne à un petit resto typique où le serveur fait vraiment sicilien, beau monsieur et en plus, il parle français! Quelle belle vue on a de ce resto, palmiers et la mer. Par pur hasard, on se retrouve ensuite à l’entrée d’un parc; on ne regrettera pas d’y être allé, c’est tellement beau et que de belles photos on y a pris. On y voit la mer, de beaux hôtels, des voiliers, et le parc est rempli de fleurs colorées et de végétation luxuriante. C’est relaxant et plaisant.

Résumé de ce voyage :

Voyage de rêve! On a trippé tous les 3, quel bonheur de vivre ça ensemble. Très belle croisière. Nos 3 coups de cœur : barcelone, dubrovnik, taormina.
Randonnée en Ariège, Pyrénées orientales English translation pending
by Ecovillage · 2012-07-25 · 3 replies
Bonsoir,

J'aimerais aller dans les pyrénées, ariège surtout et pyrénnée orientale et je cherche donc des beaux coins où faire de magnifiques randonnées à la journée, voir un bivouac avec si possible pas trop de touristes.

Egalement si vous avez en tête des hébergements confortable mais un peu original style ambiance zen et nature, je suis preneur 😎
Notre itinéraire de dix-sept jours à Bali, voyage compris English translation pending
by Aud39 · 2012-07-24 · 27 replies
Bonjour,

Ayant préparé mon voyage grâce au forum, je vous propose à mon tour notre itinéraire. J'avais beaucoup de questions avant de partir alors si vous aussi vous en avez, n'hésitez pas à me contacter !

Départ de Paris le mercredi 27/06 vers midi, arrivée à Denpasar vers 15h le jeudi 28/06 heure locale, Denpasar-Sanur

Pleins de taxis vous attendent à l'aéroport, le prix officiel du trajet Denpasar-Sanur étant de 95 000 rp, j'ai négocié ce prix. Arrivée à l'hôtel Flashback qui nous a réservé pour le lendemain deux tickets pour le bateau Perama pour aller à Nusa Lembogan.

Vendredi 29 juin : Sanur-Nusa Lembogan Attention, prendre du liquide car pas de DAB sur l’île. (Je n'ai pas vérifié ceci mais c'est ce que j'avais lu sur le forum)

Départ de l’hôtel avec la compagnie Perama qui vient vous chercher prendre leur bateau. Arrivée à Nusa à l'hôtel Lembogan Reef.

Découverte de l'île, snorkelling, baignade.

Samedi 30 juin : Nusa Lembogan

On nous a proposé du snorkelling le long de le route. Nous avons accepté, sommes montés sur des scooters. Un p^écheur nous a amenés avec son bâteau vers la mangrove vers un beau spot de snorkelling. Super. Nous aons ensuite discuté avec le pêcheur et toute sa famille. Il nous a aussi fait goûter ses algues...!

Dimanche 1er juillet : Nusa Lembogan-Sanur-Munduk

Départ de l’hôtel pour prendre le bateau Perama en direction de Sanur (la compagnie est venue nous chercher en scooter, avec tous nos bagages, c'était folklorique !)Depuis Sanur, un chauffeur nous a conduit à Munduk où j'avais réservé un homestay très modeste mais une superbe expérience là-bas. Nous sommes arrivés dans la journée chez Kadek, une vue magnifique sur les rizières.

Lundi 2 juillet : Munduk

Kadek est guide et nous sommes partis à 9h de chez lui le matin pour une marche de 4h avec lui. Super, nous avons pu voir des fèves de cacao, des plantations de café, pleins de fruits, les rizières et les cascades de Munduk.

Mardi 3 juillet : Munduk-Ubud

Départ de chez Kadek à Munduk pour Ubud en passant par : - Candikuning pour le temple Ulun Danau,

- par Bratanpour le Puru Ulun Danu Bratan, - et par Jatiluwih (C) (rizières en terrasse) et le Pura Luhur Batukau, un temple dans les nuages.J'avais réservé un chauffeur sur Internet mais finalement c'est le beau-frère de Kadek qui nous conduit. Ne vous inquiétez, même dans les montagnes de Munduk, vous trouverez toujours un chauffeur, du moins pendant la période pendant laquelle nous sommes partis.

Arrivée à Ubud à l'hôtel Ubud Bungalow. Ballade dans Ubud puis le soir spectacle de danse (barong et legong dances). Je vous conseille seulement legong dance. Nous n'avons pas vraiment apprécié le spectacle. Des costumes mais très peu de danse, une histoire que nous n'avons pas compris, on aurait plutôt dit un spectacle pour enfants... Par contre lorsque les femmes dansaient (legong) c'était top.

Mercredi 4 juillet : Ubud vers Selat

Visite de la monkey forest le matin.

Notre expérience : Avant de partir à Bali je m'étais rendue au service des maladies infectieuses de l'hôpital de ma ville pour faire les vaccins appropriés. La médecin m'avait recommandé de n'approcher ni les singes, ni les chiens à cause du risque de rage en cas de morsures. Nous n'avions pas fait le vaccin, puisque qu'en prenant cette précaution tout aurait dû bien se passer.

Quand nous sommes arrivés à la Monkey Forest et que j'ai vu le nombre de singes, je n'ai tout de suite pas été tranquille, ils ne sont en plus pas peureux vu qu'ils ont l'habitude de voir des touristes. L'un des singes est monté sur mon ami (nous n'avions pas acheté de nourriture pour les attirer). Et il l'a mordu à la main. Nous sommes vite retournés à l'hôtel, je pensais juste désinfecter la plaie et là ils nous ont conseillés de nous rendre à l'hôpital. J'étais un peu paniquée. L'un des membres du staff de l'hôtel nous a conduit à la clinique (ou hôpital) d'Ubud, l'hôtel a été formidable, puis nous avons vu un médecin qui nous a expliqué les recommandations dans un tel cas. La médecin en France m'avait déconseillé les injections si cela était possible mais là il a fallu faire deux injections du vaccin post-exposition à la rage. Puis nous avons dû par la suite retourner à Kuta pour une troisième injection et la quatrième se fera en France.

Bref, de par notre expérience, je vous conseille d'être prudent si vous approchez les singes, surtout avec des enfants...

Finalement nous avons pû quitter Ubud comme prévu vers midi pour aller à Sidemen. Là-bas nous voulions monter le mont Gunung Agung mais il s'est avéré qu'il y avait des cérémonies et que les touristes ne pouvaient pas y monter pendant 4 jours. Pas grave, la morsure m'avait quelque peu refroidie...

Départ donc de Ubud pour Sidemen en passant par : - Pura Tirta Empul , Kecamatan, Tampaksiring, Bali, Indonésie - Gunung Kawi, Pakrisan River, Tampaksiring, Bali, Indonésie ;

Arrivée à l’hôtel : Sawah Indah Villa. Superbe, au calme au milieu des rizières.

Jeudi 5 juillet : marche de 1h30 pour aller à un temple près du village et repos !

Vendredi 6 juillet : Sidemen – Amed Départ de Sidemen où nous avons trouvé par nous-même un chauffeur dans le village. L'hôtel nous demandait sinon 100 000 rp de plus ! Arrivée : homestay Titi Sedana à Amed.

Nous avons cherché deux billets pour le speed boat pour aller aux îles Gili. C'est sur la plage qu'un jeune homme nous a parlé de Amed sea express (compagnie que je souhaitais d'ailleurs prendre). Il nous a fait un bon prix alors nous avons réservé deux billets aller-retour pour Gili Trawangan. Je voulais le retour sur Amed et non Padang bai pour limiter le temps de trajet car j'ai le mal des transports...

Samedi 7 juillet :

Nous avons réservé un scooter auprès de notre homestay (50 000 rp la journée) et sommes allés à Tulamben pour l’épave du Liberty en snorckeling. Mais du coup l'épave me paraissait un peu loin en snorckelling... Nous sommes revenus sur Amed, avons longé la côte et nous sommes arrêtés pour l'épave d'un bâteau japonais. Là en snorckelling aucun problème, pleins de poissons, super. Par contre un peu de mal pour savoir à quel endroit de la plage il fallait s'arrêter pour voir cette épave. N'hésitez pas à demander aux habitants.

Dimanche 8 juillet : Amed-Gili Tr Départ de Amed pour Gili Tr. Arrivée à Gili Tr à l’hôtel Martas :

Notre expérience du speed boat : j'avais lu sur le forum qu'il valait mieux éviter de se placer à l'arrière du bateau pour éviter d'être mouillé et sentir l'essence. on s'est donc placé à peu prés au milieu du bateau et là l'horreur. vous ressentez chaque vague comme en jet ski. Ca tape sur l'eau. C'était une première pour nous alors assez impressionnant la première fois. J'ai eu très peur d'autant que j'avais pu lire que certains bateaux avaient pu se renverser... Au bout de quelques minutes j'ai été malade, je suis partie à l'arrière, j'ai effectivement été rincée mais c'était le dernier de mes soucis. Même avec un médicament, j'ai vomi deux fois (désolée des détails) et mon compagnon une fois...! Bref je n'ai fait que fixer les terres au loin pour tenter de faire passer ce mal de mer. Du coup pour le retour, grosse appréhension mais aussi mieux préparés. Nous nous sommes placés à l'arrière et j'ai fixé les terres dès le début. on ressent en plsu moins les vagues et nous n'avons pas été malades cette fois ! Par contre je trouve quand même ce speed boat mas très sûr... Apparemment les compagnies partant de Padang bai auraient de plus gros bateaux et on ressentirait moins les vagues...

Mais bon Gili Tr vaut vraiment le détour !! Une mer turquoise, snorkelling avec des tortues, génial !

Lundi 9 juillet : Gili Tr

Mardi 10 juillet : Gili Tr

Location d'un vélo pour se ballader sur l'île. Super sympa.

Mercredi 11 juillet : Gili Tr-Nusa Dua (Sud)

Retour dans le Sud pour se rapprocher de l'aéroport puisque le départ est le 13. Un chauffeur (que le compagnie Amed Sea nous avait réservé) nous attend pour nous amener à Nusa Dua à l'hôtel Ellie's en passant par la clinique BIMC de Kuta... (singe). L'hôtel est tout proche d'une très grande voie (je crois que c'est Ngurah rai) et donc il vous faudra absolument un moyen de transport. Mais pas de PB, l'hôtel en propose, ainsi que la livraison de plats de restau directement à l'hôtel, ce que nous avons fait le soir même.

Jeudi 12 juillet : Padang Padang beach + Uluwatu + Jimbaran Plutôt que prendre un chauffeur, nous avons loué un scooter, à vous de voir si vous souhaitez ou non conduire dans la circulation balinaise... Nous l'avions bien observée et tout s'est bien passé... Nous avons alors fait le tour du Sud en passant par Padang Padang beach, Uluwatu (le spot de surf et pas le temple, bourré de singes !) et les oir nous sommes allés déguster les fruits de mer sur la plage sur Jimbaran pour notre dernier bon repas sur Bali. Super..;

Vendredi 13 juillet : départ de Nusa Dua pour l’aéroport Notre vol de retour était à 19h20. Comme apparemment la chambre de l'hôtel n'était pas occupée dernière nous nous avons pu profiter de l'hôtel et de la piscine jusqu'au moment de partir. Une trsè gentille attention du patron. Il nous a appelé un taxi blue bird pour nous amener à l'aéroport.

Je précise que nous sommes un couple de 25 et 29 ans donc à chacun son séjour mais le notre était top, les étapes parfaites, je veux dire que rester un jour à Ubud était suffisant pour nous, 2 jours à Munduk très bien aussi, etc...
Programme de neuf jours à Tokyo English translation pending
by KanaSucre · 2012-07-22 · 16 replies
Bonjour à tous,

Nous serons à Tokyo du 15 (samedi) au 23 septembre (dimanche) prochain. Une bonne semaine donc, que nous souhaitons consacrer uniquement à Tokyo, comme vous le conseillez pour un court séjour (à l'origine, on voulait combiner Tokyo/Kyoto).

J'ai parcouru beaucoup de post sur le forum, mais il me manque encore quelques infos !

Hébergement : Nous voulons tester 3 types d'hébergement : Couchsurfing (2 nuits), Capsule hotel (1 nuit pour tester), Ryokan (le reste) - Est-ce judicieux de répartir les nuits en ryokan dans 2 établissements différents ? (pour pouvoir notamment loger dans 2 quartiers différents) - Les ryokan "budget" ne possèdent pas tous de bain japonais, pensez-vous qu'il vaut mieux privilégier ceux qui en possèdent pour profiter pleinement de l'expérience ? - 1 nuit en capsule hotel (peut-être la dernière nuit...?) : connaissez-vous une adresse mixte pas trop mal située ?

Voici les adresses de ryokan que j'ai noté, si vous avez des commentaires ou suggestions ça m'aiderait à choisir ! The Kimi Ryokan, Tokyo Ryokan, Katsutaro Ryokan, Ryokan Shigetsu Programme :

SAMEDI 15/09 Arrivée fin d'aprem : Couchsurfing ?

DIMANCHE 16/09 Avant midi pour éviter la foule : Omote-sando + magasin Kiddy Land ou mieux vaut un autre jour dans la semaine ? Lunch Hiroba @Crayon House ? : il vaut vraiment le coup ce resto ? Harajuku : rue Takeshita-Dori Sanctuaire Meiji Parc Yoyogi à Harajuku Gate Descendre par rue Koen-dori Carrefour de Shibuya : prendre un verre chez Starbucks (belle vue) Magasins : 109 et 109 men + ABC Mart, Mandarake Takeshita Dori et Carrefour de Shibuya : à faire plutôt dans la journée ou le soir ? Boire un coup ou manger à Alcatraz + ER

LUNDI 17/09 Marché au poissons de Tsukiji à 6h am Petit-dej de sushis à Sushi Zanmai ou Sushi Day ? Balade dans le quartier de Ginza : quoi voir ? (ça vaut le coup 300Y pour jardin Hama Rikyu Teien ?) sud de Ginza, vers Shibashi Jardins du Palais Impérial Boire un coup chez Alice in Wonderland ou Vampire Café

MARDI 18/09 Ueno : Magasin Yamashiroya + Parc Ueno-koen Asakusa : Yanaka Ginza Street (street food ++) et temple Senso-ji Rue Kappabashi (fournisseurs restauration)

MERCREDI 19/09 Shinjuku : Partie ouest avec buildings : monter aux étages panoramiques du Tokyo Metropolitan Gov Quartier branché à l’est et grands magasins Shinjuku ni-chome Boire un coup chez Christon Café

JEUDI 20/09 Musée Edo-Tokyo Roppongi : Tokyo Tower J'sais pas trop quoi faire... 😊

VENDREDI 21/09 Akihabara (Electric town) : magasin Yodobashi Camera + Sofmap + Trader

SAMEDI 22/09 Kamakura

On voudra peut-être garder un peu de temps pour retourner vers Shibuya ou Omote-Sando pour shopping/glandouille/photo.

Merci beaucoup pour votre aide !
Train Lyon - Bordeaux avec vélo chargé English translation pending
by Natco · 2012-07-12 · 8 replies
Bonjour, j'aurai besoin d'info pratique pour voyager de Lyon à Bordeaux en train avec vélos chargés. Nous voulons rejoindre Bordeaux pour accéder ensite au canal de la garonne. J'ai beaucoup de mal sur site SNCF à trouver les trains et les bonnes correspondances. Merci.
De retour de 1 mois dans l'Ouest canadien (3 au 29 juin 2012) English translation pending
by Syl08 · 2012-07-09 · 71 replies
Bonjour,

De retour de notre voyage dans l'Ouest Canadien du 3 au 29 juin 2012, je tenais à vous faire partager mes impressions et à remercier toutes celles et ceux qui nous ont aidés à préparer ce fabuleux voyage.

Nos impressions sont très très positives et pourtant, nous avons un peu de pluie et de la neige à partir de 1800-2000m d'altitude!!! Donc pas de rando longues comme prévu comme toutes celles à partir du lac O'hara (Alpine Circuit), Sentinel Pass, Citadell Pass, Wilcox Pass, Cavell Meadows , Paradise Valley, Crypt Lake, et j'en passe..... nous y retournerons , c'est sûr mais en septembre pour éviter au moins l'inconvénient de la neige!

Sinon, nous avons été enchantés par les paysages croisés, si différents de ceux de l'Ouest américain de l'an dernier... En fait, niveau expériences vécues, nous avons davantage aimé, c'est dire tant nous avions adoré l'Ouest des USA (Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, Californie). Si les paysages sont moins extraordinaires dans le propre sens du terme que ceux qu'offrent les parcs nationaux américains, nous avons été séduits par la sérénité qui se dégage de ce pays, en commençant par la ville de Vancouver.... ville particulièrement charmante et originale au décor peu banal, mélangeant buildings de verre, bateaux de plaisance, hydravions, kayakistes, joggeurs, cyclistes, petits quartiers en plein coeur de la ville dignes de "desperate Housewives" avec ses allées vertes bien entretenues et maisons charmantes... Les gens sont vraiment sympas et on y mange très très bien!!! Nous avons fait du vélo dans le Stanley park le long du seawall et sommes allés jusqu'à False Creek et Science World par la Seaside Bicycle Route. . Nous sommes allés en bus au Capilano Parc: pont suspendu, Cliffwalk (très impressionnant et bien pensé) et les passerelles entre les arbres.... très bien ainsi qu’au Lynn canyon dont nous avons préféré le pont suspendu (moins de monde et plus impressionnant que celui de Capilano)!Vu le temps couvert, nous n'avons pas pris le téléphérique de Grouse Mountain qui était en option dans notre programme. Un petit tour à l'aquarium (pas grandiose ma foi surtout sous une pluie battante ...) et nous avons pris possession de notre voiture de location: Une JEEP GRAND CHEROKEE presque neuve (16000 km au compteur à peine) avec toit ouvrant (qui nous servira plus tard pour observer et prendre en photo les ours !)...

Après 3 nuits à Vancouver, direction Ucluelet par le ferry au départ de Horseshoe Bay (j'ai failli écrire Horseshoe Bend... un clin d’œil à ce fer à cheval remarquable...). La route est belle et nous avons eu beau temps durant la traversée. Là encore nous avons été frappés par la super organisation des canadiens: on récupère les tickets réservés, nous nous plaçons dans le couloir de la ligne à suivre, attente de 2h environ et hop, dans le ferry... idem pour la sortie: chacun son tour et nous sommes dehors en un rien de temps pour poursuivre notre route sur l'ile de Vancouver. Quelle discipline, ça nous change vraiment de la France et de la région parisienne!! Pas de klaxons, de cris, de râlements d'automobilistes pressés et mécontents: le piéton est ROI!

L'ile de Vancouver est belle et sauvage. Sur la route vers Ucluelet, nous nous arrêtons à Cathedral Grove dans le Macmillan Provincial Park et nous baladons dans cette forêt remarquable. Les arbres et sapins y sont grandioses et superbes.. on se croirait en Amazonie!!! La forêt pluviale porte bien son nom.. Nous arrivons à notre hôtel .. ouah.. au bord du Wild Pacific trail, avec vue ++++ sur l'océan. Bien sûr, nous ferons les boucles de ce très beau trail…. Nous y passerons deux nuits. Nous en profitons pour faire des balades et randonnées dans le Pacific Rim NP...surprenant de se balader en forêt et de se retrouver sur une des plages de Tofino, coin sauvage où nous nous sentons seuls au monde d'autant que la marée monte, et vite... Nous achetons le pass annuel pour les parcs des Rocheuses qui nous attendent plus tard ainsi qu’un spray ours.

Ensuite, nous partons sur Campbell River où nous prenons, après une nuit sur place, l'hydravion qui nous conduit au Knight Inlet Lodge en 30mn à 80 km au nord de Campbell River.. au milieu de nulle part.... si, au paradis! Durant ces 3 jours sur place, nous alternons kayak, bateau, randonnées et y faisons des rencontres formidables: grizzlies (maman et ses 3 petits, un mâle intéressé par ladite ourse, un petit (pas si petit :!!) de 3 ans prénommé « Thor » en quête de nourriture sur les berges….). Au cours de ce séjour, nous croiserons aigles à têtes blanches, biches, colibris multicolores, ours et dauphins….. Lors d’une de nos randonnées sur place accessible uniquement en bateau (comme chaque endroit de ce coin retiré) , une vingtaine de dauphins s’est mise à suivre les sillons laissés par le moteur du bateau, sautant, chantant et dansant, véritable ballet aquatique personnalisé… ce fût mémorable de voir ces dauphins, toujours par paires, s’adonner à ce qui s’apparentait à un jeu… Après ces 3 jours inoubliables, retour sur le continent en hydravion où j’aurai eu l’honneur de jouer au co-pilote…. Non, je n’ai pas pris les commandes….mais j’ai pu en profiter un maximum ! Rêve de gosse …

Après la jolie rando du Canyon View Trail qui nous fait longer la Campbell River et un joli canyon en sous bois, nous partons en direction de Nanaimo, notre prochaine étape où nous passerons une nuit. Nous nous baladons le soir sur le port en longeant le Harbourfront Walkway, très charmant et bien aménagé, en observant les décollages et amérissages des hydravions, utilisé par certains locaux au même titre que le train ou le RER chez nous pour se rendre au travail sur le continent.

Puis après avoir pris le ferry, cette fois sous la pluie, départ en direction de notre prochaine étape Whistler où nous passerons une nuit via la Sea to Sky Highway dont nous ne pourrons malheureusement pas profiter des points de vue en raison de la météo Shannon falls sous la pluie et nous décidons de ne pas nous arrêter comme prévu au programme au Steawamus Chief et aux Brandywine falls… L’après-midi, le soleil étant revenu, nous faisons le Cheakamus lake trail dans le Garibaldi Provincial Park. L’accès à cette jolie randonnée s’effectue par un chemin de terre cabossé de 7 km et on apprécie bien notre puissant 4X4….il y a quand même sur le parking 1 ou 2 voitures classiques… pas de camping car toutefois n’a osé s’y aventurer… on voit que la neige vient tout juste de fondre et qu’elle est la cause de cet état « moyen »de la route.

Whistler ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. C’est la station de ski dans toute sa splendeur… moins élégante et charmante (à nos yeux) que Chamonix et c’est en ville étape que nous l’avons abordée avant de rejoindre Clearwater où nous passerons 2 nuits .

Nous décidons de ne pas nous arrêter sur le chemin aux Nairn Falls et arrivons à destination via Pemberton et Kamloops. Notre hôtel situé à 30 mn au sud de Clearwater est situé en pleine nature près du lac Hallamore. Le cadre est fantastique.

Lors de notre séjour, nous profiterons du Wells Gray Provincial Park que nous avons trouvé très sauvage et riche en faune et flore… nous y avons croisé 3 ours bruns sur le bord de la route, distants chacun de 2 km environ, et qui semblaient ne pas s’occuper de notre présence….Nous étions seuls car il était près de 21h00…. Ici, le toit ouvrant nous a bien aidés pour immortaliser ces instants magiques où nous étions seuls avec ces belles peluches au poli brillant et soyeux….d’apparence en tout cas !

Dans ce parc, nous admirerons les sublimes chutes Spahat Falls (dans un canyon superbe !), les non moins belles Dawson Falls et leur arc en ciel très photogénique et le clou du spectacle : les Helmcken Falls et leur cadre magnifique. Le rayon de soleil qui les a illuminées en soirée fût miraculeux et bienvenu !

Ce parc, méconnu et peu fréquenté, gagne à être visité et parcouru car il offre de véritables joyaux naturels aux randonneurs et amoureux comme nous de la nature. Ce fût un coup de cœur.

En quittant l’hôtel en direction de Jasper (notre prochaine étape où nous passerons 3 nuits), un ultime cadeau : une ourse brune et ses 3 petits, à peine plus hauts que les herbes, ont traversé la route devant nous pour notre plus grand bonheur…. A nouveau seuls avec eux, nous en avons profité un bon quart d’heure, avant qu’ils ne pénètrent dans la fôret.

Avant d’arriver à Jasper, nous admirons le Mont Edith Cavell… majestueux et superbe ! Durant notre séjour dans le parc de Jasper, nous n’avons pu faire les randos programmées telles que le Cavell Meadows trail en raison de l’enneigement encore trop important à cette période de l’année. Le Visitor center nous informe qu’au delà de 1800-2000m, il nous faudra renoncer et ce, pour Banff, Lake Louise, Yoho … coup dur … il va falloir se rabattre sur des randonnées moins élevées telles le Maligne Canyon trail, le John Ford Point trail, le Path of the Glacier (avec vues +++ sur l'Angel Glacier: la rando des prés Edith Cavell (Cavell Meadows trail) est fermée pour cause d'enneigement. Nous en profiterons pour faire des balades autour de lacs (Patricia, etc..).

Nous ferons également la croisière sur le lac Maligne sous un beau soleil…très sympa bien qu’on ne reste que 25mn à quai pour prendre des photos de Spirit Island ! l

Nous avons tenté de faire le Bald Hill trail et avons dû rebrousser chemin après une ascension de plus de 500m de dénivelée en raison de la neige, de la pluie battante et d’une épaisse brume qui nous ont barré la route. Il nous restait environ 200 m à grimper…Le but de cette randonnée étant le point de vue grandiose au sommet sur le Lac Maligne et la possibilité de voir des caribous, il était inutile de continuer….et pourtant nous étions équipés d’embouts de bâton pour la neige et de pantalons de pluie….il faut savoir se décider et renoncer….

Nous profitons d’un rayon de soleil pour prendre le téléphérique de Jasper nous menant à un point de vue magnifique de 360° sur la ville et les montagnes alentours…là aussi, impossible de faire la rando qui part du haut…

Nos rencontres avec les animaux notamment sur la Maligne Lake road furent là encore prolifiques et variées (bouquetins, ours bruns et grizzlies, biches, wapitis, ….).

Nous prenons la route tôt le matin en direction de Lake Louise via la sublime Icefield Parkway sous un soleil perçant les nuages.. enfin il pointe son nez celui là !! Arrêts aux Chutes Athabasca et Sunwapta. Nous avons rendez-vous à 10h00 près de l’Icefield Center pour faire la rando guidée sur l‘Athabasca Glacier. Superbe expérience et une première pour nous. Nous avons souvent côtoyé des glaciers lors de nos voyages sans jamais les avoir foulés… c’est chose faite ! ça vaut vraiment le coup d’être fait en tout cas plus que de prendre l’autobus tout-terrain rempli de touristes que nous apercevions au loin et qui faisait un vacarme assourdissant……. Cette rando de 3h fût donc un coup de cœur.

Ne pouvant faire la rando du Wilcox Pass, fermée pour cause d’enneigement, nous reprenons notre route en profitant du spectacle fantastique qu’offre cette promenade des glaciers dont la réputaiton n’est pas surfaite. Arrêts au Mistaya Canyon (joli canyon) et à l’incontournable Peyto Lake (aussi bleu et beau que sur les photos), au Bow Lake ( beau lac bleu/vert clair) et arrivons à notre hôtel situé sur la Bow valley parkway, à 10mn du lac Louise…

Durant notre séjour, nous randonnons dans le parc de Yoho (Sherbrooke lake trail + Paget Lookout trail , Emerald lake, etc…) dans le parc de Banff (Moraine Lake trail, Rock Pile trail, Eiffel lake trail par la vallée des 10 pics : superbe !!!). NB : Faute de pouvoir faire Sentinel Pass qui a un départ commun avec Eiffel Lake pour une grande partie, nous avons fait cette dernière rando qui fût elle aussi superbe ! .

Dans le coin du Lake Louise, nous avons fait la rando de la Plaine des Six Glaciers que nous considérons comme étant la plus belle des randos que nous avons faites, tous pays confondus, ce qui n‘est pas peu dire !!!!. Contrairement à la plupart des gens qui débutent par le bord du lac Louise, nous avons emprunté le chemin ascendant à travers la fôrêt en direction du Lac Mirror (beau lac aux eaux bleues limpides et du Lac Agnes… encore gelé et enneigé !! ) puis nous surplombons le lac Louise que nous découvrons petit à petit jusqu’à un point de vue ahurissant d’un chemin aménagé à flanc de montagne long de roche .SUPERBE ! Nous allons ensuite en direction du tea house de la Plaine des six glaciers en empruntant le Highline trail, au dessus du chemin classique au départ du lac. Nous marchons dans la neige à flanc de montagne, sur des éboulis d’avalanche, sous des cascades, en ne sachant pas où donner de la tête tant les vues sont époustouflantes (pics enneigés d’où on entend le bruit sourd et résonnant de mini avalanches de neige telles des cascades éphémères…). Nous profitons un peu sur un banc près du Tea House, ne pouvant pas poursuivre la route 1,5 km plus haut (+200m ä) pour profiter du point de vue sur le Glacier Victoria. Il n’y a pas grand monde ici ! Deux jeunes hommes bien équipés aussi semblent profiter tout comme nous du spectacle…

Puis lors de la descente, nous rencontrons d’adorables marmottes aux tons argentés et à la queue rousse (nous n’en n’avions jamais vu des comme ça !!!) et longeons les berges du lac Louise cette fois, en admirant les grimpeurs du soir sur les parois rocheuses près de nous et les chèvres de montagnes acrobates sur la paroi des montagnes de la rive opposée.

Nous avons marché plus de 8h mais quelle journée !!!! Quelle rando !!!! NOTRE COUP DE CŒUR ! En plus, ce fût la journée la plus ensoleillée des vacances….inoubliable vraiment

Nous poursuivons notre périple en séjournant 3 nuits à Banff en empruntant la Bow Valley Parkway. Nous en profitons pour faire les randonnées et balades situées aux alentours de la ville et du Lac Minnewanka… Très beau et paisible lac !

Nous faisons également le très touristique Johnston Canyon jusqu’aux moins fréquentés Ink pots…. C’est une jolie randonnée, bien aménagée le long d’un très beau canyon….

Ne pouvant faire les randos du Bourgeau Lake et Citadell Pass, nous en profitons pour parcourir le Kootenay Parc jusqu’au terminus de sa route et pour nous reposer un peu.

C’est le cœur rempli de tristesse que nous quittons le parc de Banff (on serait bien restés 2 à 3 jours de plus…) et nous partons en direction du Waterton Lakes NP pour y passer deux nuits. A notre arrivée, le ton est donné : nous n’aurons que de la pluie, du vent force 9 au moins et de la neige à 1800 m….pas de Crypt Lake, pas de Rowes Lakes/Lineham Ridge, pas de canoé sur le Lac Cameron…. Nous ferons donc le Red Rock canyon trail (joli canyon rouge au demeurant, même sans soleil..) et une balade près du lac Cameron dont nous n’avons pas pu apprécier la beauté en raison de cette météo capricieuse.

Il y avait tellement de vent, glacé de surcroît avec une température de 10°C, que la surface de l’Upper Waterton Lake ressemblait à celle d’un océan en pleine tempête, aux vagues avec écumes dignes de recevoir des surfeurs débutants….incroyable !!!

On a regretté davantage d’avoir quitté Banff qui semblait redevenir ensoleillé…. Tant pis, de toute façon on reviendra, c’est sûr !

Nous partons sur Calgary pour y passer la dernière nuit de notre fabuleux voyage. Nous ne visiterons pas cette ville peu enthousiasmante à notre gôut….

Restitution du véhicule de location à l’aéroport et retour sur Paris.

Ce voyage fût vraiment magnifique, même si nous n’avons pas pu faire les randos tant convoitées en raison de l'enneigement dont certains carnets de voyage faisaient état et qui nous faisaient très envie…Mais que de souvenirs formidables !!!!

Nous reviendrons dans ce beau pays c’est sûr !!!

Bonne journée

Syl
Avis sur circuit de trois semaines au Québec? English translation pending
by Melabize · 2012-07-04 · 5 replies
Bonjour,

Je Souhaiterais avoir des avis et conseils sur un voyage de 3 semaines en camping-car que je prépare pour cet été au Quebec (établi à partir de tous les commentaies que j'ai pu lire : (MERCI à Tous!):

Montréal – Trois rivières – Parc de la Mauricie – La tuque – Lac St Jean (tour par l’ouest en passant par St Félicien) puis retour par le route du Fjord de Saguenay (ballade en bateau à faire) – Tadoussac – Route des baleines jusqu’à baie comeau – Traversée jusqu’à Matane – Ste anne des monts – Parc de la gaspésie (randonnée à faire) – Parc Forillon jusqu’à Cap Gaspé – Percé – Carleton – Matapédia – Rimouski (parc Bic) – Rivière du Loup – Traversée jusqu’à St siméon – Route du roy le ong du St Laurent jusqu’à Quebec (voir François et Mireille).

- Visite de Parc de La Jacques Cazrtier et réserve faunique des Laurentides.

- Retour vers Montreal et visite du Mont Tremblant Park

Si temps restant :Aller jusqu’à Rockport pour faire croisière sur les Mille Iles et plage à SandbanksVisite d’Ottawa : canal du rideau et parc gatineauJ'ai abandonné l'idée d'aller jusqu'aux chutes du Niagara... Même si c'était un rêve d'enfant de les voir, ce sera pour une autre fois.

Que penses-tu de ce parcours et as-tu des conseils sur ce qu'il faut absolument voir ou ne pas rater sur ce parcours :

1. Est-ce que cela vaut le coup de faire la route jusqu'à Baie Comeau pour prendre le traversier?

2. Je vois qu'il y a plein de reserves faunique en gaspésie puis vers Rimouski : est-ce qu'il faut les voir?

3. Dans quelles villes faut-il absolument passer ou s'arrêter?

Un très grand merci par avance pour Votre aide🙂
La réserve de Salinas y Aguada Blanca de Puno à Arequipa en bus? English translation pending
by Starcom · 2012-07-03 · 1 reply
Bonjour à tous.

Je serai au Pérou aux mois de juillet et aout de cette année avec un ami. J'aimerais savoir si le trajet entre Puno et Arequipa en bus traverse la réserve Salinas y Aguada Blanca. Et est-ce que certains d'entre vous pourraient me dire si il est possible de dormir dans la réserve d'une manière ou d'une autre ? (camping, se faire héberger dans l'une des petites communauté, lodge ??)

Sinon, j'aimerais parvenir à la "source officielle" de l'Amazone, qui se trouverait sur la face Nord du Nevado Mismi (dans la réserve). Si vous avez des informations utiles concernant cette source ou l'ascencion de cette face du Mismi, je vous serais très reconnaissant de me donner vos bons plans :-)

Merci et je vous souhaite de bons et beaux voyages !
Avis sur itinéraire de quarante-huit jours dans le grand Ouest américain? English translation pending
by Zewustyle · 2012-06-25 · 19 replies
Bonjour tout le monde

Avec 3 amis nous allons faire un voyage au USA dans le grand ouest entre Septembre et Octobre 2012. Le but sera de faire du camping le plus possible et sinon des motels (les moins cher) !!! Nous allons louer une voiture, nous sommes tous ''jeune conducteur'' car avons - de 25 ans (donc sa va être plutôt cher ''taxe -25 ans'' pour la location de la voiture + frais de drop off) mais nous n'allons assuré qu'un seul conducteur, nous voulons louer un 4x4 de préférence !!!

Nous prévoyons d'acheter les billets d'avion ainsi que de faire la location de la voiture d'ici 2 semaines environ (le temps que les passeports de tout le monde soit complet et dès que les ESTA seront accordés)

J'aurais aimé avoir vos avis en ce qui concerne notre l'itinéraire:

Etape 1: Chicago > Yellowstone (Grand Teton) : départ 4 septembre

Jour 1-2 : Chicago 2 nuits Jour 3: Chicago > Sioux Falls: 922km/9H40 - 1 nuits Jour 4-5: Sioux Falls > Badlands NP: 454km/4H40 - 2 nuits Jour 6: Badlands > Mont Rushmore NM > Rapid City > Sundance: 346km/4h50 – 1 nuit Jour 7-8: Sundance > Devils Tower > Cody: 545km/5H45 – 2 nuits Jour 9-10-11-12-13: Parcours Yellowstone NP (4 nuits) & Grand Teton NP (1 nuit) (Jackson) – 5 nuits

Étape 2: Grand Teton > Las Vegas:

Jour 14-15: Jackson > Dinosaure NM: 572km/7H40 - 2 nuits Jour 16-17-18: Dinosaure NM > Moab : 359 km/5H20 - 3 nuits Jour 19: Moab > Naturel Bridge NM > Hanksvilles (Capitol Reef) : 211KM/3H30 - 1 nuits Jour 20-21: Capitol Reef > Bryce Canyon: 186KM/3H10 – 2 nuits Jour 22: Bryce Canyon > Zion NP (Springdale): 161KM/2H30 - 1 nuit Jour 23-24: Zion NP > Page: 255KM/3H40 - 2 nuits Jour 25-26: Page > Monument Valley > Chelly Cavyon NM: 433km/6h - 2 nuits (1nuit MV et 1 nuit à CC) Jour 27-28: Chelly Canyon NM > Grand Canyon: 436km/6H15 - 2 nuits Jour 29-30: Grand Canyon > Sedona: 173km/2H - 2 nuits Jour 31: Sedona > Las Vegas: 473km/5H - 1 Nuits

Étape 3: Las Vegas > Las Vegas:

Jour 32-33: Las Vegas > Death Valley > Mono Lake: 630km/6H40 – 2 nuits (1 nuit DV et 1 nuit ML) Jour 34-35-36: Mono Lake > Yosemite NP: 124km/ 1H40 – 3 nuits Jour 37- 38-39: Yosemite NP > San Francisco: 307km/3H45 – 3 nuits Jour 40: San Francisco > Monterey: 194KM/2H45 – 1 nuit Jour 41: Monterey > Santa Maria: 270km/3H25 – 1 nuit Jour 42-43: Santa Maria > Los Angeles: 262km/3H15 - 2 nuits Jour 44-45: Los Angeles > Sequioa NP: 382 km/4h32 – 1 nuit Jour 46-47-48: Sequoia NP > Las Vegas: 715km/7H55– 3 nuits

Fin du voyage le 21 Octobre

Total de 48 jours de voyage Total de 8878 km en 44 jours de voiture (-2 Chicago -2 Las Vegas) bon ça sera plutôt 10 000 km je pense entre les détours et les parcs etc...

J'ai quelques questions:

- Au niveau du camping, entre Septembre et Octobre, notamment dans les parcs ne fera t'il pas trop froid ? (Yellowstone début septembre, Grand Canyon fin septembre, Yosemite début octobre et Sequioa mi-octobre... pour ne citer qu'eux). - Faut-il réserver impérativement campings et motels ?

Merci d'avance pour vos réponses 😛

Toutes les critiques et suggestions seront les bienvenus si cela peu nous permettre d'améliorer notre trajet 🙂

Amicalement,

Max

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