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Visiter la baie d'Along terrestre English translation pending
by Duster86 · 2017-02-20 · 78 replies
Bonjour à toutes et tous,

Pour fignoler l'organisation d'un voyage prévue en novembre 2017, ( Vietnam et Cambodge ) je recherche les infos suivantes .

Combien de jour pour visiter la baie d'Halong terrestre ? Nous souhaiterions séjourné Chez Loan, qui connaît ? Combien de temps pour aller de l'hotel à l'aéroport d' Hanoi ?

Merci de vos réponses et commentaires.
Que faire à Hoi An: suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) English translation pending
by Lesgrossacs · 2017-02-06 · 7 replies
Hello les voyageurs,

Si vous voyagez au Vietnam, il y a de fortes chances que vous passez par Hoi An :) Nous venons d'y passer près d'un mois et on vous partage tout ce qui peut vous être utile sur place : que faire, que voir, où manger où dormir etc...

En espérant que cela puisse servir à un maximum de personnes 😉

Pour info, il s'agit d'un article extrait de notre blog lesgrossacs.com

Que faire à Hoi An ?

Allez venez, on vous fait découvrir tout ce que nous avons fait à Hoi An :

La vieille ville L’île de Cam Kim L’île de Cam Nam Le village de Tra Que Une journée à la plage d’An Bang l’île de Cam Thanh & le water coconut village Une journée à Da Nang Les vêtements sur mesure Bon anniversaire Où manger Où dormir

La vieille ville d’hoi an C’est un véritable trésor ! La ville des lanternes ou la ville jaune comme on aime l’appeler. Sachez messieurs, dames, qu’Hoi An est aussi la ville la plus visitée du Vietnam. On y aura déambulé durant des heures, tous les jours sans jamais s’en lasser. La journée, les rues sont plutôt calmes et peu fréquentées, mais à partir de 16h00 il devient très difficile de s’y frayer un chemin. C’est pas l’enfer, mais presque… C’est à la nuit tombée qu’on apprécie vraiment sa beauté, comme une femme qui se maquille, Hoi An se pare de ses plus belles lumières et c’est alors un magnifique spectacle qui s’offre à vous (#PhraseDeL’année).

On aura aussi beaucoup aimé son marché central ! On allait y faire nos petites emplettes de fruits et légumes, et surtout s’y régaler des plats typiques de la région. D’ailleurs, on vous prépare pour bientôt un article spécial sur la gastronomie vietnamienne. C’est presque un show, car vous êtes assis devant votre cuisinière et voyez tout ce qu’elle fait ! C’est frais, super bon et les prix sont imbattables. La vieille ville d’Hoi An est aussi connue pour ses temples, ses maisons et son pont japonais.

Hoi An en photos :





















Il y a bien un endroit à côté duquel il ne faut pas passer à Hoi An : le Musée “Precious Heritage”. On a adoré ! Ce musée est à l’initiative du photographe normand Réhahn. On retrouve dans le musée les photos des ethnies vietnamiennes qu’il photographie ainsi que leurs habits traditionnels. Cet endroit est très bien fait et les photos de Réhahn valent le coup d’oeil. On ne connaissait pas la personne, mais peut-être que comme nous vous reconnaitrez sa photo la plus populaire. Pour les intéressés, ça se passe au 26 Phan Boi Chau et l’entrée est gratuite.

Le musée « Precious Heritage » en photos :



L’île de CAM KIM C’est notre coup de coeur ! Nous avons logé pendant 3 semaines sur la petite île d’An Hoi (voir « où dormir ») en face de la vieille ville et du pont japonais. Juste derrière cette petit île s’en trouve une autre du nom de Cam Kim. Nous avons arpenté l’île à vélo à plusieurs reprises et on vous le recommande FORTEMENT ! A seulement 5 minutes à l’écart de l’agitation de la vieille ville, et on se retrouve à la campagne ! On pédale au milieu des rizières, on observe les locaux cultiver leur terre avec amour, on répond au dizaine de « Heyo » (comprendre Hello) des enfants, on est assaillis de sourires. On a vraiment adoré se perdre sur cette île ! Et cerise sur le gâteau, sur le chemin du retour, on passe devant un terrain de foot, enfin… un billard plutôt (oui j’ai appris cette expression à Anaïs qui est maintenant fière d’en connaître la signification) sur lequel Flo pourra aller exprimer son talent en intégrant une dream team vietnamienne (c’est mon blog, je dis ce que je veux).

L’île de Cam Kim en photos :







L’île de CAM NAM Ravis de nos balades sur Cam Kim, on retente l’expérience quelques jours plus tard sur l’île de Cam Nam cette fois. Cette île est accessible par le pont à côté du marché central (Hoang Dieu). L’endroit est un peu plus développé que Cam Kim, la route principale est bétonnée et présente peu d’intérêt. On aura toutefois quand même eu droit à notre dose de « Heyo » et de sourires en allant nous perdre à l’écart de la route principale. La balade était sympa, et même si nous avons largement préféré Cam Kim, cela vaut quand même la peine d’aller y faire un tour.

Le village de Tra Que

Autre petit village super sympa aux alentours de Hoi An : Tra Que ! C’est tout petit, mais aussi tout mignon ! Il s’agit en fait de petits jardins potagers écologiques ! On a adoré s’y promener en vélo ! Tout est si ordonné, c’est incroyable ! Mention spéciale pour le calme qui y règne en comparaison de la vieille ville. A Tra Que on cultive tout encore à l’ancienne et si vous êtes matinaux (ce qui n’est pas trop notre cas) vous pouvez observer les agriculteurs et leurs techniques anciennes.

Le village de Tra Que en photos :





La suite dans le prochain post...
Compte rendu au retour de la croisière dans l'océan Indien avec le Costa neoRomantica English translation pending
by Bj01 · 2017-02-02 · 48 replies
Bonjour à tous Je suis descendue du bateau aujourd'hui je vous donne donc des nouvelles toutes fraîches. Arrivés à La Réunion le jour même du départ de la croisière, nous avons pris un Taxi pour nous rendre au bateau. Le chauffeur nous a fait beaucoup de critiques sur l île de La Réunion concernant la nouvelle route qui est en construction, les bâtiments administratifs tombés en ruine, la gare laissée inoccupée, les embouteillages, la conduite des réunionnais...Enfin c était un éternel insatisfait de son pays ou encore on pourrait dire un parfait aigri, et le terme est faible. Bref nous sommes arrivés à bon port, Cela nous a coûté 65€. vraiment cher payé pour même pas 30 minutes de trajet. Le bateau est très beau , avec une déco épurée, loin des autres bateaux Costa avec leur déco chargée et colorée. Notre cabine balcon premium au pont 12 est située dans l espace réservé aux cabines samsara. Elle est grande, couleur light, vraiment beaucoup de rangements et ingéniosité que nous n avions jamais vu ailleurs : la porte de la salle de bain est coulissante. Sacré gain de place ! Le balcon est correct avec 2 chaises et une table. il y a un cendrier sur tous les balcons. Gros bémol le double rideau trop court et pas assez large donc laisse passer la lumière du soleil le matin. La femme de chambre fait le minimum, pas de pliage de serviettes en déco sur le lit, pas de chocolats sur l oreiller, le double rideau non tiré le soir, l aspirateur n est pas passé dans la chambre. Ça se voit que le ménage de fond n est pas fait le jour du départ et il l est encore moins tout au long de la croisière. Le personnel est souriant sans plus, à part quelques uns qui sont très polis et disent systématiquement bonjour. Certains officiers habillés en costumes noir ou blanc ne jettent même pas un Regard aux passagers et n hésitent pas à faire des reproches aux membres d équipage en notre présence. Ils sont pas du tout commodes ceux la.

il y a un barman qui retient le nom de tous les clients qu'il sert dès le premier jour. Il s appelle A.A il est Philipin et était au bar de la piscine. c est phénoménal !! Au self le repas est très bon mais pas très varié, c est dommage. Il est Vrai que je suis végétarienne, mais même mon mari qui mange de tout, fait le même constat. 15jours à manger pratiquement la même chose tous les jours , c est pas excellent pour le métabolisme. Heureusement que le midi nous n y allions jamais à part les jours en mer. Y trouver une place quel que soit le repas est assez sportif, surtout les jours en mer. il vaut mieux arriver aux heures d ouverture ou environ 30 minutes avant la fermeture. Le service est très rapide, le personnel qui ramasse les assiettes est nombreux et les Barman aussi. Le restaurant principal a été notre grande déception. Il est ouvert matin midi et soir mais nous l avons essayé le soir uniquement. Ses horaires sont de 18h30 à 21h30 et il n y a pas de table ni de service attitré. Cette formule de dîner librement nous convient parfaitement mais sur les autres bateaux que nous avons déjà pris. Sur celui la , la gestion du service de table est catastrophique et nous coupe l envie de manger au restaurant malgré la saveur des plats. Tout d abord sur le journal de bord il est écrit d éviter les heures d affluence 19h30-20h45. Pourtant, même en arrivant à 18h30 la moitié du restaurant est déjà remplie. quelque soit la table ou nous étions installés, nous nous sommes rendus compte que les Serveurs attendent que leur quartier soit complet pour aller chercher les plats en cuisine. Donc même arrivés tôt nous passions plus d'1h30 à table alors que nous avions commandé 3 plats et un dessert. Le service est extrêmement long, c est décourageant. Ils auraient mieux fait de faire 2 services de dîner car on dirait qu'ils s'arrangent pour ne pas avoir plus de 2 roulements par table. Concernant les spectacles , sur ce bateau il n y en a pas. Enfin il n y a pas le traditionnel spectacle avec des représentations tous les soirs mais il y un Espace pour des animations, des conférences ..... en fait il n y a pas trop de quoi se divertir sur ce bateau , on se demande encore comment s occupent des enfants et des jeunes durant les 15jours. Pour preuve , un Groupe d adolescents a pris en otage le baby foot. Ils y étaient tout le temps. Je pense que personne d autre n'a pu l approcher durant toute la croisière. Il y a eu 2 soirées élégantes sans grand intérêt , on dirait que personne ne lit le journal de bord, les passagers ne jouent pas le jeu. Les boutiques proposent des articles de marque, mais pas de nouvelle collection , a de bons prix: montres, sacs, vêtements, parfums..... Le magasin avec les articles Costa est minuscule, et pauvre en choix. Le français est bien représenté sur le bateau, nous n avons eu aucune difficulté à nous faire comprendre. Nous n avons pris aucune excursion avec Costa, On a tout organisé avant la croisière.

Pour info Costa permet aux passagers qui finissent la croisière de débarquer des le 1er jour d arrivée à l île Maurice ou à La Réunion , donc si ça peut aider certains à organiser une nuit d hôtel avec une location de voiture avant de reprendre leur avion le lendemain, pensez y !

L île Maurice : Le bateau reste amarré durant une nuit au quai de port louis le premier jour nous avons pris le guide Steeven sautron cité sur le forum, pour un circuit dans le sud de l île. Nous avons vu le lac sacré, les statues des dieux indiens, la distillerie chamarel ou nous avons choisi de déjeuner un délicieux repas, la terre des 7 couleurs, 2 plages et de beaux points de vue. Le deuxième jour nous avons fait du quad avec Big foot dans le sud de l île. Ils sont venus nous chercher et après 1h de route nous sommes arrivés sur un magnifique domaine en plein champ de canne à sucre. En fait c est un hôtel/restaurant, le nom c'est lodge Andrea je crois. Puis nous sommes partis pour une randonnée de 5 heures, pic Nic compris. Nous avons vu 2 belles cascades Léon et Rochester, et parcourus de belles prairies avec de beaux paysages. Le pic nic s est fait sur des nattes avec des paniers au beau milieu du Grand jardin du lodge " l exil". Ça a été une super journée. Nous avons visité un parc avec des tortues géantes, des crocodiles puis une distillerie le domaine de saint aubin. Si vous n avez rien prévu, il y a une foule de taxi qui attendent les passagers à la sortie du quai et peuvent proposer des visites.

Mahe : Le bateau accoste sur l île principale des Seychelles durant 3 jours. Nous avons choisi de quitter Costa durant ces 3 jours. Des l arrivée à 8h mardi matin, nous avons pris un taxi pour aller au port prendre la navette pour praslin. Le port est à 5minutes du bateau mais le taxi nous a demandé 15dollars. Prévoir des roupies seychelloises si possible et négocier dur. Des bus sont aussi disponibles pour 0,50cts d euro A payer en roupie bien sur. Et le trajet est court donc économie assurée. La traversée mahe - praslin dure une heure et est assez mouvementée. Nous sommes allés à l hôtel le duc de praslin puis déjeuner au resto le café des arts situé sur une belle plage avant d aller à la vallée de mai. Ce parc a été pour nous sans intérêt et beaucoup trop cher. 350 roupies seychelloises soit environ 25euros par personne. Et pour s y rendre les bus sont aléatoires donc on a pris un taxi 500 roupies seychelloises aller/retour. La seule curiosité du site est la noix de coco en forme de fesses mais on en a vu même à l hôtel donc ça ne valait pas le coût d aller au parc. la faune est inexistante, nous n avons rien vu de ce qu'ils annoncent comme oiseaux et lézards et la flore est quelconque. Les bus sur l île ne sont pas chers mais quand le temps est limité , le mieux serait de prendre un Taxi. Nous étions en demi pension, après le dîner et une Bonne nuit nous sommes allés sur la plage le matin elle était déserte. Nous avons repris le bateau pour aller à la digue , la traversée dure 15 minutes. Cette île est plus petite mais abrite la plage des sources d argent , très réputée et fréquentée. Nous étions à un magnifique hôtel le domaine de l orangeraie, nous avons loué des vélos 5 euros l unité, pour aller aux sources d argent. L entrée est payante et le site permet de voir des tortues géantes, des plantes sur le trajet qui mène à la célèbre plage. Nous avons marché le long de la plage et pris un bain avant de repartir vers une autre plage plus intime. Après une nuit à l hôtel , nous avons repris le ferry pour retourner sur mahe. Temps de Traversée 1h30 car arrêt à praslin, la mer était agitée, prévoir médocs contre le mal de mer. Arrivés à mahe nous étions attendus par le taximan qui nous avait emmené au port 2 jours avant. Nous avons fait une visite de l île de mahe pendant 3h pour 100€. On a vu de tres belles plages et de beaux points de vue. Les routes sont petites à mahe les taxis ont tous des voitures de type Hyundai i20. Le coffre était très juste pour notre valise. On tient à 2 sur la banquette arrière pas plus. C est pas le super confort mais on S'y fait. Costa proposait l excursion en une journée pour voir praslin et la digue au prix de 259€ par adulte. Sachant que nous avons eu notre séjour avec l'agence Seychelles european reservation à 600€ pour 2 nuits , transferts en bateau +hôtels en demi pension compris, nous conseillons vivement ce choix qui s avère plus plaisant. La prise en charge est totale, on ne perd pas de temps, et au moins la journée n est ni speed ni rongée par les durées des transferts en bateau. Même si je pense qu il aurait été plus judicieux de passer la première journée à praslin pour visiter la plage de Lazio et la vallée de mai (les 2 sites mis en avant sur l île) puis de filer à la digue pour y passer une nuit voire 2. Car l île de la digue vaut vraiment le coup d y rester plus longtemps. Sinon il y a beaucoup de taximan à la sortie du port a mahe qui se proposent de faire visiter l île donc pas d ennui possible lors de cette escale de 3 jours

Madagascar : Nous avons réservé avec mad'excursions avant notre départ L escale à nosy be nécessite de prendre un ticket la veille sur Costa car la descente se fait en chaloupe. Et il faut attendre que le numéro soit cité pour embarquer. Astuce: la distribution de tickets était prévue de 15h30 à 17h30, nous sommes arrivés à 14h40 il y avait déjà une file d attente d une 20aine de personnes. Le personnel Costa est arrivé à 15h et a commencé aussitôt la distribution. Cela nous a permis d avoir le ticket numéro 1 pour descendre avec la première chaloupe après les passagers ayant pris une excursion avec Costa. Attention sur le quai l ambiance est oppressante car les malgaches se ruent sur les passagers pour proposer des excursions. Du coup nous avons demandé au petit bureau qui fait office d accueil touristique ou se trouve madex et un monsieur nous a accompagne à la recherche de Jacques. En même temps Nous avons repéré une pancarte avec nos noms, nous nous sommes en approché et avons été accueilli par Jacques. Il a fait les présentations du groupe, des guides qui nous accompagneront et nous avons pris un petit bateau durant 20 Minutes pour aller à l île de tanikely. Surtout n oubliez pas vos masques et tu as pour cette excursion, bien qu il y en ait en location sur l îlet. Baignade durant une heure, il y a de beaux poissons mais aussi des méduses et des oursins. Ensuite un interminable escalier nous mène au Phare ou nous aurons une magnifique vue sur toutes les îles environnantes. Vers 11h30 retour au bateau pour aller sur l île de nosy komba pour déjeuner et visiter un parc naturel avec des lémuriens, des serpents, des tortues. Le déjeuner était local et gargantuesque : crudités, frites, pommes de terres et carottes, riz au coco, brochettes de crevettes, crabes en sauce , poisson grillé, langoustines grillées , brochettes de zébu , calamar grillé. Notre groupe de 8 n a pas pu tout terminer et nous avions tous la peau du ventre bien tendue pour prendre le sentier qui mène au parc naturel. Attention les boissons ne sont pas incluses dans le repas, le matin on Nous remet une bouteille d eau par personne mais au déjeuner si vous souhaitez des bières ou du soda il faut compter 1 ou 2€ à payer au restaurant. Emmenez de là monnaie car les restaurants n en ont pas. Puis retour au bateau pour une traversée de 45 minutes sur une mer bien formée. Attention au retour sur le quai , les malgaches vous sautent dessus pour demander d échanger des pièces d euros contre des billets ou encore des petites coupures contre des billets de 50. Nous avons demandé à Jacques qui nous attendait pour le règlement de l excursion est ce que cette pratique est à craindre et il nous a répondu non. Il nous explique que Les bureaux de change n acceptent pas les pièces et le taux de change est moins intéressant avec les petits billets. Nous avons donc rendu ce service à 2 ou 3. D ailleurs Jacques préfère de grosses coupures pour le règlement et nous a demandé aussi si nous n avions pas des billets de 50, 100 ou plus pour échanger ses billets de 5, 10 et 20. Alors si vous passez par lui n hésitez pas à le payer avec un gros billet il vous rendra la monnaie. On est remonté sur Costa a 16h30

L escale de Diego suarez nous avions aussi réservé avec Jacques l excursion aux Tsingy rouges. Nous étions avec un autre couple et un chauffeur dans une land cruiser Toyota nous a conduit durant 2h30 sur cette route défoncée, il y a des cratères énormes, on comprend mieux pourquoi tous les guides ont des 4x4. La route en est fatigante. Arrivés les premiers sur le lieu , on était tranquilles, magnifique vue du canyon. Nous sommes restés à peine 30minutes pour faire des photos. Le guide n a pas pris le chemin pour voir Les tsingy de près, nous avons repris la route pour revenir à Diego suarez et aller à ramena manger dans un restaurant. Le menu : crudités, pommes de terres carottes haricots verts, riz au coco, frites et langoustines grillées Apres le déjeuner départ pour les 3 baies, il a commencé À pleuvoir et la route était toujours aussi défoncée. Nous n avons vu qu une baie car le temps était trop mauvais ensuite nous avons vu un gigantesque baobab vieux de 800ans nous a dit le guide. Sur le chemin du retour nous avons croisé un caméléon. Nous nous sommes arrêtés a un magasin d artisanat 2 minutes avant d arriver au bateau. Les produits n y étaient pas chers du tout.

L escale de tamatave a duré de 7h a 15h, la plupart des passagers avaient choisi l excursion canal de pangalane avec Costa ou madex. nous nous sommes allées en ville au marché, a l aide d un bus que Costa met à disposition pour 6,99€ l aller retour. Le marché était pris d assaut par tous les passagers , c est un espace immense avec des produits artisanaux, mais aussi de la viande, des épices, des repas cuisinés ..... ce qui est dommage c est que : - tous les marchands ont les même produits et le long des allées interminables on est constamment sollicités par eux. Même si on leur dit qu'on a déjà fait les achats qu ils proposent, ils trouvent un autre produit pour vous retenir - Dans les allées des dames et des enfants quémandent en suivant les touristes et en insistant lourdement - A la sortie du marché, en attendant la navette Costa , une horde de malgaches, toujours des dames et des enfants mendient a tue tête. J ai du me faufiler pour entrer dans le bus et la dame de Costa qui s occupe de vérifier les tickets semblait impuissante et soûlée par ce brouhaha. J ai vu une passagère qui est montée dans le bus et qui a pris dans son sac dès confitures piquées sur le bateau pour remettre aux enfants par la fenêtre du bus. Elle en avait bien 10, tout d un Coup plus d une quinzaine de personnes sont apparues pour frapper le bus et passer les mains par les vitres pour en réclamer aussi, alors qu'elle n en avait plus. Mais la scène qui me laisse pensive est une petite fille qui a eu le privilège de recevoir une confiture et qui s est dirigée vers sa mère qui était adossée au mur du marché en train de faire la discutions avec d autres dames. La mère a pris la confiture, regardé nonchalamment ce que c était, l a mis dans un sac et à renvoyé l enfant mendier. Elle bien sûr est restée à discuter. A cause de cela tamatave est pour moi la pire escale de cette croisière. Surtout que les produits artisanaux sont de très mauvaise qualité et le lendemain à saint Denis dans le marché réservé a l artisanat, ces même produits étaient vendus moins chers et de meilleure qualité. Pfffff

Saint Denis Le bateau est arrivé à 13h15 et Costa met à disposition un bus au coût de 19,90€ pour aller à saint Denis pour visiter la ville. Nous avons pris cette formule mais il s avère que le réseau de bus est très bien fait, et ça aurait pu nous coûter juste 7€ en prenant le transport en commun. Mais bon on a eu notre bus Costa direct il nous a laissé 3 heures en ville, on s est rendu à l office du tourisme, on a fait les magasins, les marchés et on était content. Certains passagers ont quitté le bateau ce jour là donc au diner il n y avait pas foule du tout. Le 2eme jour a st Denis, c est donc aujourd'hui, nous avons quitté le bateau a 8h pour prendre le bus et nous rendre chez le loueur de voiture. Nous sommes revenus au bateau, avec la voiture, pour manger notre dernier déjeuner , dire au revoir à tous ceux que nous avons rencontré et récupérer nos bagages. Nous avons quitté le bateau a 13h. A savoir: si vous n avez pas de transfert avec Costa pour ce dernier jour mieux vaut ne pas rester sur le bateau car les cabines doivent être quittées à 8h donc après les passagers errent à la piscine ou autre avec leurs bagages à main. Et quand les nouveaux arrivants commencent à monter, a fait beaucoup de monde sur le bateau dans les espaces communs. Je vous conseille de louer une voiture ou de faire une excursion et de venir récupérer les bagages au dernier moment, ainsi là journée n est pas inactive .

Voilà c est fini. Si vous avez des questions n hésitez pas. J ai du wifi a l hôtel je vous répondrai le soir. Bons préparatifs de voyage !!!
Notre guide francophone pour Florès English translation pending
by Baionakoa · 2016-12-11 · 26 replies
Bonjour à tous, De retour de Florès je me tiens à votre disposition pour d'éventuels renseignements sur cette île magnifique et sur notre chauffeur guide francophone Alexi Adrianto. Nous sommes restés 10 jours sur Florès fin novembre 2016 avec un départ de voyage depuis Maumère, puis Moni, Riung, Bajawa, Ruteng, Dengue, Wae Rébo, puis Labuan Bajo, et Rinca. Nous avions choisi notre guide sur les conseils d'un membre du site et je dois dire que le résultat a dépassé toutes nos espérances. Alexy parle très correctement le français, et sa connaissance parfaite de son île, fait qu'il a pu nous expliquer toutes les subtilités , et les us et coutumes locales. De plus il présente l'avantage d’être à la fois guide et chauffeur et il conduit son propre véhicule. Ce détail est important car il prend grand soin de sa voiture et donc de votre dos sur des routes de Florès qui n'ont parfois de "routes" que le nom. Florès est une île ou l'on reste pas mal en voiture est il est important que son guide soit de bonne compagnie ce fut le cas avec Alexy , il est prévenant, poli, généreux, cultivé, ponctuel, il sait se faire discret et ce qui ne gâte rien non dénué d'humour. De plus c'est un fou de musique (ne pas oublier de lui demander de prendre sa guitare) et sa "discographie"dans son véhicule tant française, qu'internationale est super agréable ( à ne pas négliger quand on passe 5 heures/jour à rouler ). C'est un artiste et pour nous ce fut le guide Parfait . Bien sur je suis à votre disposition pour vous donner d'autres renseignements sur notre périple et sur Alexy.
Madagascar: j'aime, j'aime pas... English translation pending
by Alzako68 · 2016-12-09 · 83 replies
Bonjour, les discussions s'enflamment sur ce forum entre les partisans et les détracteurs des voyages à Madagascar, et les arguments sont quelques fois démesurés et sans nuance. Je vous livre donc quelques réflexions que je me fais à mon retour : Tout de suite : j'ai encore une fois adoré les 2 mois que j'ai passés à Madagascar, puis en vrac : - j'ai rencontré des gens sympas, beaucoup de très sympas, et d'autres totalement indifférents - j'ai trouvé des hébergements de qualité, d'autres très rudimentaires (case = 4 murs, un plancher sur pilotis, un toit, le tout largement aéré ...) tous propres et sans puce malgré certains matelas hors d'âge et des draps qui ne souviennent de rien car trop vieux - j'ai payé quelquefois cher, parfois pas cher du tout, mais jamais très cher (bien que ça existe aussi) - je ne me suis faite agressée nulle part, ni volée le moindre ariary - je n'ai jamais été bloquée ou empêchée de faire, regarder, manger ou boire quoi que ce soit, ni d'aller où que ce soit - j'ai été contrôlée une seule fois par la police, les papiers du taxi était en règle et j'avais mon passeport, donc on ne m'a rien demandé ni emmenée au poste - j'ai aimé les gamins qui disaient "bonsoir madame", même au petit matin, au lieu du sempiternel "bonjour vazaha" qui au bout de 30 fois dans la journée crispe le sourire en réponse - j'ai adoré la salle d'attente des taxis brousse de la Cotisse à TTve, leur douche chaude et sanitaires hyper propres (le bonheur après 18h de trajet, et avant 7h d'attente pour le nouveau départ, grâce à eux j'ai pu me promener "propre" en ville ) Finalement, il y a des choses qui avancent ... MAIS : - ça a été quelquefois éprouvant, voir risqué, dans les transports (risques cependant mesurés, suite à la lecture de nombreux messages de ce forum) - j'ai explosé mes records de temps passé en différents trajets taxi brousse/bateau - j'ai détesté m'entendre répondre "c'est comme ça, à Madagascar" dans des situations énervantes, c'est le leitmotiv à la mode cette année - j'ai maudit les pyromanes qui détruisent la végétation, presque partout où je suis passée, au loin ou jusqu'au bord de la route, quelle que soit leur motivation - je n'ai pas aimé du tout l'état des plages aux abords des viles/villages, et d'être obligé de marcher loin pour trouver des plages de rêve - je n'aime toujours pas les bureaucrates du MNP, contrairement à leurs guides, aux petits soins ... - mais dans tout ça, rien de bien grave MAIS - ce n'était pas la première fois que je faisais la touriste à Madagascar, et je commence à comprendre : à côté = quelques km, tout à l'heure = plusieurs heures, demain = pas aujourd'hui, oui = pas non, mais pas forcément oui .... - mon périple m'a souvent conduit hors des villes sans toutefois les fuir (Mahajunga - Diego - Sambava - Maroantsetra - Tamatave), en utilisant des pistes secondaires vers des endroits moins courus - j'avais le temps comme allié : 2 mois DONC Si Madagascar vous tente, et ben allez-y, mais pas les yeux fermés : en solo, ou hors agence, il faut s'attendre à des situations disons ... bizarres, qui nécessitent patience, et un sens de l'humour pour relativiser ..... à moins de voyager en voiture avec un guide/chauffeur, qui est aussi une façon de voire Madagascar, bien plus tranquille. Une première fois, souvent entraîne une autre fois, puis une autre ... au fur et à mesure on se sent de plus en plus à l'aise, et tout va mora mora A+CL
Cuba - Novembre 2016 English translation pending
by Nancy · 2016-11-20 · 37 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Cuba s’ouvre. Tant mieux … Pour autant, nous avons eu envie de découvrir ce pays avant qu’il ne soit envahi. 2 semaines, c’est court. Nous avons opté pour un circuit classique, sans précipitation, en préférant écarter certains lieux (Pinar del Rio, la Baie des Cochons, Santa Clara, les plages …) pour prendre plus notre temps dans ceux choisis.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 29 Octobre – Vol Air France : Paris CDG / La Havane - Arrivée du vol à 20h25 – 3 nuits à La Havane Dim – La Havane Lun – La Havane Mar – Taxi collectif (20$/p) pour Viñales – 2 nuits à Viñales Mer – La vallée des mogotes à cheval Jeu – Bus Transtur (32$/p) pour Cienfuegos – 3 nuits à Cienfuegos Ven – Laguna Guanaroca – Jardin botanique (taxi 25$) Sam – Cascade El Nicho (taxi 40$) Dim – Bus Viazul (6$/p) pour Trinidad – 4 nuits à Trinidad Lun – Playa Ancón en vélo Mar – Valle de Los Ingenios (par agence Paradiso 20$/p) Mer – Balade à cheval et baignade en cascade Jeu – Taxi collectif (25$/p) pour La Havane – 2 nuits à La Havane Ven – La Havane Sam 12 Novembre – Vol Air France : La Havane/Paris – Départ à 23h40

BUDGET : Cours du CUC ($) : 1 € = 1,05 $ environ

Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France : 1 154 €/p l’A/R Carte touristique : 27 €/p Réservation des 3 premières nuits à la Havane via Airbnb : 109 €

Dépenses sur place : Cash : 2 049 $ dont 300 $ retirés à l’ATM de l’aéroport (pour éviter la très longue queue à la cadeca) et 1749 $ via 2 opérations de change d’Euros en cadeca à La Havane et Cienfuegos. Je donne quelques détails sur les cadeca à la fin de mon document. Aucun paiement en CB.

Budget total tout compris : environ 4 300 € (hors achats perso) Nous avons été très sages sur l’hébergement, toutes les nuits en casa (35 $ à La Havane, 25 ailleurs) et sur le transport (bus ou taxi collectif). Nous l’avons été beaucoup moins sur les restaurants et les apéritifs … Donc, ce budget global n’est vraiment pas significatif, attachez-vous seulement aux prix détaillés.

CARTE TOURISTIQUE : Achetées sur Internet auprès de Novelacuba.com www.novelacuba.com/fr Pas besoin d’envoyer le passeport, ils envoient la carte vierge, à chacun de la remplir (sans rature !) Simple, rapide, efficace. 1€ pour les frais de port.

GUIDES : Guide Lonely Planet Guide du Routard – Ed 2017 Très complémentaires.

TRANSPORTS :

1 – Vols Réservés sur Air France. Vols directs. 1 154€ l’A/R. Gloups ! On paie le temps qu’on gagne …

L’aéroport de La Havane est tout petit. Néanmoins, la livraison des bagages et la sortie prennent beaucoup de temps. D’autant qu’il faut récupérer de l’argent : soit à l’ATM (au 1er étage) soit à la casa de cambio (cadeca), tout de suite à gauche, dehors, dès la sortie du hall des arrivées. Devant la queue à la cadeca (il y en avait pour plus d’une heure d’attente), nous avons opté pour l’ATM. Tant pis … Nous avons perdu 6$ pour 300$ retirés. Pas négligeable … Les taxis jaunes, officiels, attendent au même endroit, près de la cadeca. 25$ pour rejoindre Habana Vieja. Simple et sans embrouille. ½ heure pour rejoindre Habana Vieja. Pas d’embouteillage. Idem pour le retour : ½ heure et 25$.

2 – Coco taxi De la Plaza de la Revolución à Plaza de Armas via le Malecón : 18,50$ (taximètre) ! Pittoresque mais trop cher !

3 – Taxi urbain - Du cimetière (Vedado) à l’embarcadère Santa Clara (Habana Vieja). Vieille guimbarde hélée dans la rue. Il nous a demandé 5$, on n’a pas discuté. - De la casa (Habana Vieja) à l’aéroport, 25$. Pas de bouchon - ½ heure. Réservé par notre hôte.

4 – Taxi collectif Utilisé 2 fois. Que c’est pratique ! - La Havane-Viñales : 20$/p (12$ par le bus). 2 heures ½ - Trinidad-La Havane : 25$/p (même prix que le bus). 4 heures L’intérêt c’est d’être pris à la casa et déposés à la casa. Pas de taxi à prévoir en plus. Et c’est plus rapide. Réservé tout simplement en demandant à l’hôte de la casa la veille.

5 – Bus - Viñales–Cienfuegos - Bus Transtur -32$ - Réservé auprès de l’agence Cubanacan l’avant-veille - Cienfuegos–Trinidad - Bus Viazul - 6$ - Réservé auprès du bureau Viazul l’avant-veille Attention, même en achetant les tickets directement au comptoir Viazul, il faut les échanger au moment du départ, auprès du même comptoir, contre un “boarding-pass”. Donc, 2 fois la queue … Cela dit, ça va vite. Prévoir d’arriver ½h avant l’heure de départ pour régler cette formalité.

6 – Bici taxi Puisque notre casa était réservée, nous avons échappé aux rabatteurs, nous étions attendus par un bici-taxi à l’arrivée des bus à Cienfuegos et à Trinidad. Pas d’embrouille. 5$ à Cienfuegos, 3 à Trinidad.

HEBERGEMENTS :

Nous avons opté pour un voyage en casa particular. Nous ne parlons pas espagnol. Ca s’est pourtant fait tout seul ! Je n’ai réservé que les 3 premières nuits à La Havane sur Airbnb (en anglais donc). Pour le reste, on s’est laissé porter par nos hôtes à qui on demandait de nous réserver l’étape suivante. Pratique courante, simple, efficace, aucune mauvaise surprise et aucune commission. Et ça nous a laissé la liberté d’organiser notre voyage petit à petit. Nos hôtes nous ont toujours offert leur aide pour toute la logistique : réserver un taxi collectif, un guide à cheval, un taxi privé, une casa à l’étape suivante, nous indiquer un bon restau ou l’agence Viazul … service gratuit. Et pour nous qui ne parlons pas Espagnol, quel bonheur !

10 jours avant le départ, j’ai réservé sur Airbnb les 3 premières nuits à la Havane. Plus beaucoup de choix, il restait une seule casa dans Habana Vieja. 109€ : 3X35€ + 4€ de frais.

Casa Amistad Habana Rolando y Valia Aguiar, 612 Habana Vieja

L’immeuble est très bien situé (à quelques pas de la Plaza Vieja). C’est le seul intérêt de cette casa … La chambre n’a aucun charme et le lit est abominable, un véritable trampoline. Je ne recommande pas.

Par contre, en fin de séjour, nous avons logé chez

Ana y Nelson Muralla, 314 Habana Vieja

Aussi bien située que la précédente. La literie, la chambre, la sdb, tout était irréprochable, l’accueil adorable, le petit dej mémorable. Même si c’est au 4ème étage (sans ascenseur) d’une espèce d’HLM sans aucun charme, je la recommande. Contact : irlenismayelin@nauta.cu 35$ la nuit – 5$ le petit dej

Nous avons payé les 3 autres casas 25$ la nuit + 4 ou 5$ le petit dej. Toutes avec A/C, ventilo et sdb privée. Toutes, tout à fait correctes mais aucune qui justifie ma recommandation. Chacune d’elles avait des petits inconvénients compensés par ses avantages …

Mon conseil : laissez-vous porter. Sans attentes, sans exigences. C’est tellement simple.

Nous n’avons mangé qu’un seul soir à la casa (10$/p). A Viñales. Pas trop notre truc. Pas notre truc du tout même. Nous préférions l’ambiance plus anonyme et plus festive des restaus en ville. Ca n’a jamais posé aucun problème. Cela dit, c’est bien plus cher … Par contre, nous avons pris tous nos petit dej en casa (4 ou 5$/p). Quitte à reprendre un café ensuite sur la Plaza Vieja, tellement jolie !

REPAS :

La gastronomie cubaine ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Trop peu de légumes à mon goût. Au mieux, un minuscule bout de potiron, 2 rondelles de tomate, 3 de concombre pour accompagner le sempiternel mélange riz blanc/haricots noirs. On a connu mieux … La langouste ne nous a pas transportés non plus … Par contre, les mojitos !.... Alors là !.... On s’en est gavé ! Celui du O’Reilly, 303 (Restau El del Frente au 1er étage) est mémorable ! Mais attention, on y laisse quelques neurones !

Le mojito varie entre 2 et 3,50 $ selon la classe, la renommée du restau. La bière (350ml) Cristal : 2$ L’eau plate (1,5l) : 1,5 $ dans les casas, 1$ en superette, 2$ dans les boutiques à touristes Au restau, ils ne servent souvent que des ½ bouteilles (75ml) pour 1,5 à 2$. Précisez “agua nacional” si vous ne voulez pas de l’eau importée bien plus chère. Plat : de 7$ à 15$

Quelques adresses :

A éviter :

Tous les petits restaus qui se sont installés dans l’impasse qui mène au très fameux restaurant Doña Eutimia (près de la Plaza de la Catedral). Ils profitent de la renommée du dit restaurant qui attirent nombre de touristes et qui, faute de réservation, repartent dépités et le ventre vide. Du coup, clientèle assez facile. On s’est fait prendre. Le menu annoncé à 12$ tout compris, s’est finalement transformé en 16$ (je ne sais toujours pas pourquoi) et la langouste était en caoutchouc. EVITEZ !

Grill Caribe En bord de mer, sur la route de Playa Ancón, Trinidad 23$/p la langouste Trop cher pour ce que c’est et mojito hyper dégueu (et on commençait à avoir une certaine expérience !)

Quelques coups de cœur :

El Olivo Salvador Cisneros, 89 Viñales Sublimissime paëlla aux fruits de mer. J’ai oublié de noter le prix … mais pas exorbitant, c’est sûr.

Doña Nora Calle 37 (Prado), 4219 Cienfuegos 25$ pour 2 avec mojitos, plats et bières

Sol y Son Simon Bolivar, 283 Trinidad Notre gros gros coup de cœur. Superbe restau très romantique, musique très très sympa, excellents plats Philippe a adoré le porc à la sauce café (11$), moi, je me suis régalée avec du filet de poisson au citron et épices (8$). De très loin, notre meilleur repas du voyage. Et la plus belle ambiance. Et prix très doux (mojito à 2,5$ et verre de vin à 5$). Notre seul regret : l’avoir découvert le dernier soir, on n’a pas pu y retourner !

Pasteleria Francesa Parque Central, 411 Centro Habana A 2 pas du Capitol, sur le Paseo de Marti (prado) Pâtisserie pour un en-cas. Du choix, un beau cadre, un superbe emplacement et des prix très modiques. On se cale pour moins de 2$.

Sans que ce soit un coup de cœur, le restau à gauche de l’Escorial sur la Plaza Vieja (à La Havane) sert de bons plats. 7,50$ le poulet à l’ananas et 14$ la langouste. Et puis, quel cadre ! Quant à l’Escorial voisin, grand choix de cafés chauds ou froids. Très sympa pour une pause ou pour un petit dej.

LA HAVANE : Drôle de ville. Est-ce une jolie ville ?... Elle l’a été, c’est certain et on sent, à travers les restaurations en cours, que tout est fait pour qu’elle retrouve son faste d’antan. En attendant, un escalier de marbre derrière une porte défoncée, une balustrade de balcon, les colonnes d’une façade, une grille en fer forgé, une peinture écaillée laissent encore deviner la beauté passée d’un immeuble aujourd’hui délabré. Certains bâtiments restaurés sont de toute beauté. Le théâtre par exemple. Le capitole et la gare sont en plein travaux très prometteurs. Donc certes, la ville est, tout au moins par endroits, très délabrée. Elle n’en est pas moins attachante. Les belles voitures américaines participent à ce charme : Oldsmobile, Buick, Pontiac … aux couleurs improbables ! Elles promènent des touristes tout sourire heureux de réaliser un rêve. Et puis, la musique. Omniprésente. Dans chaque restaurant, chaque café, une guitare, des maracas, une contrebasse animent l’ambiance d’un air gai ou nostalgique. Pas de doute, La Havane a une âme.

Nous y avons passé 4½ jours. C’est largement sans être trop. Et puis, comme dit plus haut, c’est aussi une ambiance et il est bon (et facile) de s’en imprégner en se posant à une terrasse protégée du soleil par de magnifiques arcades.

Dans Habana Vieja, les 4 places (Plaza Vieja, Plaza de Armas, Plaza de San Fransisco, Plaza de la Catedral) sont magnifiques. A toute heure. On y vient, on y revient, on s’y pose. Un vrai bonheur que d’enchaîner ces 4 places par de magnifiques petites ruelles colorées.

Le Castillo de la Real Fuerza (3$) sur la plaza de Armas abrite un musée de la navigation avec une remarquable maquette commentée de la Santisima Trinidad.

Le museo de la Cuidad était fermé pendant notre séjour. Dommage.

On est un peu passé à côté du musée de la révolution (8$) qu’on a fait dès le premier jour de notre arrivée. On aurait dû le garder pour la fin de notre séjour, on aurait été plus perméables, plus avertis.

Le capitol est en restauration mais ses environs (Prado, théâtre, parcs, statue de José Marti, grands hôtels) justifient une visite. La pastelaria Francesa, coincée entre les magnifiques hôtels Inglaterra et Telegrafo, permet une pause agréable.

Pour les passionnés d’Histoire, le musée Napoléon (3$) dans Centro Habana est très riche. Le palais qui abrite la collection est magnifique et peut justifier à lui seul la visite. On est alors dans le quartier des universités. Nombreuses petites cafét locales où l’on mange pizza et jus naturel pour moins de 1$. Le jus de fruit est bon …

Parce que nous avions du temps, nous avons poussé à pied jusqu’au cimetière, Necróprolis Cristóbal Colón (5$). La longue balade à travers les petites rues de Habana Vieja, Habana Centro et Vedado nous a presque plus plu que le cimetière en lui-même. Retour à l’embarcadère Santa Clara en taxi (5$).

Nous avons traversé la baie pur rejoindre la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña en ferry (1$). Départ toutes les 15 min depuis l’embarcadère de Santa Clara (au bout de la calle Santa Clara, Habana Vieja). On paie au moment d’embarquer. 2 ferries sont à quai, demandez bien lequel va à Casablanca. La traversée prend 10 minutes. Les ferries fonctionnent jusque tard (minuit si j’ai bien compris …vérifiez quand même). Facile, rapide et tellement plus sympa que le tunnel en taxi. Arrivés de l’autre côté, prendre la route qui grimpe (face à la sortie du débarcadère) vers le Christ, puis poursuivre vers la Fortaleza. On longe toute l’artillerie de l’armée cubaine, fièrement exhibée, ainsi que des restes d’avion US abattus. Nous avons préféré visiter la forteresse initiale, tout au bout de la pointe : Castillo de Los Tres Reyes Magos del Morro (6$) et y attendre le coucher de soleil. Cette longue balade à pied est facile, sans ambiguïté même sans carte.

Incontournable : la plaza de la Revolución.

Depuis la plaza de la Revolución, nous avons rejoint la plaza de Armas en coco-taxi (18,5$ - trop cher) via le Malecón. En effet, il est long et peu ombragé, difficile à faire à pied.

Habana Vieja et Centro Habana ont été nos quartiers préférés.

VIÑALES : C’est à cheval que nous avons découvert cette extraordinaire région. Excursion réservée avec l’aide de notre hôte. Rendez-vous pris pour le lendemain à 9h. Tarif : 5$/p et /heure. Durée prévue : entre 4 et 5 heures. L’excursion durera plus de 4 heures, dans la vallée entourée par ces fameuses mogotes. Paysage incroyable. Quelques pauses pour découvrir la culture du café, visiter une grotte et comprendre la confection des cigares. Les chevaux sont très nombreux dans la région, la visite à cheval étant très prisée par tous, cavaliers ou néophytes. Pas d’amalgame de groupes et c’est tant mieux. Chaque petit groupe a son guide et chaque guide essaie de personnaliser l’itinéraire pour éviter les troupeaux. Les chevaux sont en bonne santé et bien traités. Nous sommes cavaliers donc très attentifs à cela. L’équipement (selle western) est de très bonne qualité et permet même de monter en short. Roberto, notre guide, n’a quasiment pas cessé de nous apporter des informations (dans un bon anglais) tout le temps où nous étions à cheval. Il restait derrière nous 2, nous laissant le choix des allures. Le terrain, très souple, nous a permis quelques petits galops. Les trots, beaucoup plus longs, nous ont donné l’occasion de monter comme les Cubains, assis. Le confort de la salle western et du cheval le permettait. Ainsi, que vous soyez ou non cavalier, vous vous ferez plaisir.

Si vous réservez par vous-même, les plus jolies casas et les mieux situées sont celles de la calle Adela Azcuy norte.

CIENFUEGOS : Jolie ville coloniale quelque peu oubliée des touristes. Tant mieux. L’ambiance est y paisible, le parque José Marti un havre de paix, surtout à la nuit tombée. Ne manquez pas la visite intérieure du théâtre (2$). Très particulier. Je n’en dis pas plus. Nous avons tellement aimé cette ville que nous avons prolongé notre séjour d’une journée.

Nous avons loué les services d’un taxi pour aller à la Laguna Guanaroca et au Jardin botanique. Taxi réservé comme toujours par notre hôte. Sans limite de durée. 25$ pour nous 2.

La laguna Guanaroca propose une excursion en barque sur une lagune pour s’approcher au plus près de colonies de flamants roses (3 groupes d’une quinzaine). On finit les pieds dans l’eau. Expérience unique. La lagune est entourée d’une belle mangrove et on a rarement l’occasion d’approcher d’aussi près des flamants (hors zoo). L’entrée est de 10$ et l’excursion dure 2 heures.

Le jardin botanique (2,5$) pourrait être plus intéressant s’il disposait d’un plan ou tout au moins des noms sur les arbres. Ca reste tout de même une belle balade au milieu d’une végétation tropicale. Mais un peu stérile.

Le lendemain, nous avons décidé d’aller (toujours en taxi) à la cascade d’El Nicho. Même principe. Sans limite de durée. 40$ pour nous 2. L’entrée à la cascade est payante, 10$/p. Et normalement, il faut présenter un passeport. On avait oublié, ça n’a pas vraiment posé de problème. Un sentier en boucle mène à une superbe cascade (10 min depuis le parking). Un peu plus loin, un bassin permet une baignade très rafraichissante (sans être froide) dans un décor idyllique ! Attention, peu de place autour du bassin pour se changer, se reposer et sécher après la baignade. Il faut y arriver tôt pour en profiter pleinement. Nous y étions vers 10h (départ de la casa à 8h30), nous étions 4, un vrai bonheur. A 11h, c’était bondé. La boucle mène ensuite à un panorama magnifique sur le massif de l’Escambray. Nous étions de retour au parking de la cascade à 11h45 et de retour à Cienfuegos à 13h. Une de nos plus belles journées. Mais, je le répète, arrivez tôt.

TRINIDAD : La Boca et Playa Ancón : balade à faire en vélo ! Aucune carte n’est nécessaire. Nous avons loué des vélos chez Hermanos Seijas, Maceo, 417B. 5$/p/j. En guise de caution, le loueur nous demande juste l’adresse de notre casa. Les vélos sont en bon état. Le loueur nous indique le chemin à suivre. Evidemment, il sait bien où on veut aller, Trinidad et ses pavés inégaux ne se prête absolument pas à une visite en vélo. Donc, si on loue, c’est pour aller à la playa. Nous voici donc en route vers La Boca. Route vallonnée, facile, calme et joli paysage de champs et de collines. On arrive bien vite à La Boca, petit village de pêcheurs qui, après Trinidad, semble un peu endormi. Nous longeons ensuite la côte pour arriver jusque Playa Ancón. Superbe côte. Superbe mer aux multiples bleus … Playa Ancón est une grande plage de sable blond, belle, propre, aménagée. Du monde mais on est bien loin de la Côte d’Azur en été ! Pour notre part, nous préférons rebrousser chemin et poser nos vélos auprès de Grill Caribe. Un petit restau au bord d’une petite crique plus tranquille, plus à notre goût. Je ne conseille pas d’y manger encore moins d’y boire un mojito … Mais pourquoi pas une bière ou un soda. La mer est transparente et invite à la baignade. Retour à Trinidad par Casilda. C’est assez plat. Cela dit, si c’était à refaire, je rentrerai par La Boca. Les paysages de campagne y sont bien plus beaux. C’est une ½ journée facile et sympa si tant est que les vélos soient corrects. C’était notre cas. Nous avons croisé des touristes qui avaient loué leurs vélos à leur casa … ce n’était pas la même chanson … Le temps consacré à cette excursion dépend de votre goût pour la plage et pour la baignade en mer.

La Valle de los Ingenios : nous avons réservé une excursion auprès de Paradiso. 20$/p. Tour de 3 heures en bus qui nous emmène au point de vue sur la vallée, à l’ancienne sucrerie de San Isidro, à la Manaca Iznaga et à une fabrique de poteries. Petit groupe et guide parlant anglais et français. Ca nous a semblé être un moyen simple et économique pour bénéficier des services d’un guide (indispensable ici pour bien comprendre le fonctionnement de l’ancienne sucrerie). Excursion bien menée, sans précipitation, maintenant, ça reste une excursion en groupe …

Balade à cheval vers une cascade : réservée directement dans la rue auprès d’un cowboy qui la proposait. Cubanacan propose la même chose, au même prix. 15$ la balade + 10$ d’entrée au parc. Je ne sais pas exactement où est cette cascade. Mais tous les chevaux s’y retrouvent ! La balade à cheval est sympa (moins qu’à Viñales quand même, plus courte et les chevaux sont plus cossards). La cascade est belle, le bassin bien profond (pour ceux qui aiment plonger) et les abords plus vastes qu’à El Nicho. Du monde mais ici, de la place, de l’ambiance, de la musique, un petit bar. Ca reste très agréable et on y passe volontiers une heure bien agréable. Cette balade occupe une bonne matinée (9h-13h).

Trinidad : surtout, sortez du centre très touristique, très joli mais très touristique. Le Lonely Planet propose une balade au Nord de la Plaza Mayor qui permet de découvrir un quartier plus populaire, plus calme, plus authentique. Beaucoup plus pauvre aussi. Nombreux sont les habitants réclamant du savon, du shampooing, un stylo. Les épiceries sont rares et vides. Emportez des petits savons, vous ferez des heureux. Nous avons également adoré la calle Santa Ana qui part de l’église Santa Ana (au Nord Est de la ville) et rejoint le centre. Magnifique alignement de maisons colorées.

SI C’ETAIT A REFAIRE : Nous avons adapté notre voyage au fil de l’eau par rapport à nos prévisions. Ce fut très simple et très agréable. Nous avons choisi de prendre notre temps, heureux de pouvoir flâner. C’est une destination qui s’y prête. C’est un itinéraire qui ne conviendra qu’à ceux qui, comme nous, préfèrent les cascades aux plages. Il est tout à fait possible de serrer ce programme et, en supprimant 1 jour à La Havane, 1 jour à Trinidad voire 1 jour à Cienfuegos, on peut alors ajouter une étape balnéaire (les belles plages ne manquent pas) ou un saut à Santa Clara.

DIVERS : L’accueil : on a rarement eu affaire à un peuple plus courtois, serviable, chaleureux, respectueux. La langue : on baragouine l’espagnol, ne l’ayant jamais appris à l’école et l’ayant pratiqué seulement lors de nos voyages. Ca a suffi. Jamais personne ne m’a toisée avec une grimace de mépris devant mon charabia et j’ai toujours été comprise. On a même suivi une visite guidée avec une dame qui savait qu’on ne parlait pas sa langue. Elle a parlé lentement, en articulant et en accompagnant son discours de gestes. On a dû comprendre 80% de son exposé ! Par ailleurs, l’anglais est assez souvent bien parlé. La carte bancaire : une seule utilisation (qui coûte cher) à l’ATM de l’aéroport pour éviter la longue queue à la cadeca. On peut vraiment s’en passer. Emportez des Euros. Les cadeca (casa de cambio) : muni de votre passeport et d’un peu de patience, vous pourrez y changer vos Euros. Le taux est quasiment le même partout. Bien organisé et sûr. Toujours un peu de monde. L’habitude, en prenant la queue, est de demander qui est le dernier. Et vous aurez aussi à prévenir le prochain client que vous êtes le dernier. Ainsi, pas d’embrouille, pas de filou qui cherche à doubler, super pratique. Vous pourrez même quitter la queue. A Habana Vieja, cadeca au nord de la plaza de San Fransisco (de 8h30 à 20h du L au S, de 9h à 18h le D). J’y étais le dimanche vers 9h45, 20-25 minutes de queue. Vous pouvez en profiter pour aller acheter les timbres de vos cartes postales à la poste juste en face. Attention, à ce propos, certaines cartes postales sont vendues pré-timbrées. A Cienfuegos, cadeca dans l’avenue 56, entre les calles 33 et 35, beaucoup moins de touristes donc queue moins longue. J’ai dû attendre à peine 10 minutes. Le climat à cette époque : idéal Vêtements : on transpire beaucoup donc on se salit. L’affluence touristique à cette époque : destination en vogue, beaucoup de touristes, beaucoup de Français. Cienfuegos reste moins prisée. On en a bien profité. Les problèmes de santé : les jus de fruits naturels (goyave, ananas, mangue, tamarin …) sont délicieux, surtout rafraîchis avec de la glace pillée. Quant aux mojitos, les cubes de glace font partie intégrante de leur composition. Alors, par prudence, apportez quelques gélules d’imodium … J’ai eu besoin d’en avaler une. Une seule … Vraiment pas de quoi se passer de ces délicieux breuvages ! Les moustiques : prévoyez une bombe de répulsif. Internet : comme on avait lu que ça marchait mal, nous avons voyagé léger : ni tablette, ni smartphone. Rien. Ca ne nous a pas manqué du tout, je vous assure qu’on peut survivre. Cela dit, ça évolue, wifi gratuit sur les grandes places des villes. On a ainsi assisté à l’amusant spectacle de cubains et de touristes qui s’y regroupent, oreillettes branchées, pour surfer ou utiliser skype. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA Les achats perso : de jolies nappes brodées à Trinidad. En dehors de ça, pas grand-chose de remarquable. Du rhum et des cigares bien sûr pour les amateurs. Et tout une panoplie de bibelots, tee shirts, magnets, porte-clés, affiches … à l’effigie du Che. Les groupes de musiciens qui jouent dans les bars ou les restaurants proposent souvent un CD. Nous en avons acheté 3, chaque fois 10$ (on n’a jamais discuté le prix). Sur les 3, 1 ne fonctionne pas du tout. Les 2 autres sont ok mais on ne retrouve pas la musique et les voix qu’on a entendues et aimées … Un peu regrettable.

On a beaucoup aimé : 🙂 L’extrême gentillesse des gens. Les hôtes des casas se mettent en 4 pour répondre à vos attentes. L’ambiance douce et festive. La balade à cheval à Viñales. Les baignades en cascade (El Nicho et environs de Trinidad). Les façades colorées, partout. Les mojitos.

On a moins aimé : 😕 Les pots d’échappement à La Havane. Les moustiques.

En conclusion : Voyage lent, bercé par la musique omniprésente et les mojitos glacés. Voyage d’ambiance, d’atmosphère.
Empreinte carte bancaire obligatoire pour avoir sa carte cabine? English translation pending
by Ghislainejc · 2016-11-19 · 16 replies
Bonjour Je vais faire une croisière avec MSC . Est une obligation de donner l'empreinte de sa carte bleue à l'enregistrement ? Ayant un voyage où tout est compris ( forfait boissons, taxe journalière ) je n'ai pas du tout l'intention de dépenser beaucoup plus ! J'opterai plutôt, si obligation, par le dépôt d'une somme en espèce . Est il vrai que le fait de donner l'empreinte est obligatoire pour avoir la carte de sa cabine ?? Merci d'avance à tous ceux qui peuvent me renseigner . Bon weekend .
3 semaines en solo en octobre dans le Nord-Ouest argentin English translation pending
by Olivier30130 · 2016-11-06 · 48 replies
Environ 5 000 Km qui m’emmèneront de Salta à La Quiaca, puis à San Antonio de los Cobres via Casabindo et Susques, à Belen via Tolar Grande, Antofalla, Antafagosta de la Sierra, en enfin Salta via Abra del Acay

Dimanche 9 et lundi 10 novembre Arrivé à Buenos Aires, après 14h de vol entre Londres et Buenos Aires où m’attend un expat pour m’accueillir, me transporter d’un aéroport à l’autre (solution que j’ai trouvé plus sympa que le taxi ou le bus), me briefer quelque peu sur ce nouveau pays, et faire du change…Et là, les premières anicroches. 1/ « Vous n’avez pas de bagages ? » me demande mon guide. Non, l’agent de comptoir de British Airways m’a assuré que ceux-ci suivraient jusqu’à Salta sans problème…Oh mais vous êtes en Amérique du Sud ici. Vos bagages n’arriveront que dans 2 à 3 jours…… 2/ Comment procède-t-on pour le change ?? Ouai, bon.non, tout compte fait pas de change… vous n’avez qu’à changer à l’aéroport mais vous êtes limité à 300€ !!!!! ca me fait une belle jambe moi qui voulait changer 3 000€…. Et puis demain à Salta, vous n’aurez qu’à aller à la banque, en fin de journée car le taux est plus intéressant..Mais j’aurais déjà quitter Salta !!!!! que vous êtes pressé vous êtes en Amérique du Sud ici… 3/ Moi : tiens pas beaucoup de voitures pour un lundi matin Lui : aujourd’hui férié….je ne sais pas pourquoi, mais férié : vous êtes en Amérique du Sud ici. Surement que tout sera fermé à Salta y compris la société de location de voiture… Ailleurs, on aurait dit : une douche écossaise mais ne sommes nous pas en Amérique du sud………….. J'ai cru comprendre que rien n'est comme ailleurs, en Amérique du Sud. Mais il faut aussi que vous conceviez, Messieurs et dames les bonnes paroles, que nous autres, les touristes, n'avons que 2 ou 3 semaines, que le temps c'est ce qui nous manque le plus, et que nous ne pouvons perdre 3,4 ou 5 heures pour faire la queue. Çà y est, j'ai lâché mon venin, je m'arrête.

En définitive, je changerai 500€ (et pas 300) à l’aéroport, j’aurai bien ma voiture de loc mais pas ma valise qui n’arrivera que le soir (tard) à mon hôtel. La voiture : Un pick up 4x4 Ford Ranger waouh me dis-je….première déconvenue : pas une première jeunesse 85 000Km.. Ne prenez pas votre voiture de loc, le premier jour : fatigué pas le voyage, impatient de vous reposer à votre hôtel, de découvrir ces nouveaux horizons qui vous ont fait rêvé pendant des semaines, et vous oubliez une phrase maintes fois lues ici : TOUJOURS VERIFIER L ETAT DES PNEUX Après il est trop tard………et là, pas lol du tout….

J’avais choisi l’hôtel « Del Virrey », (8 chambres seulement), à 5 minutes à pied du centre ville, personnel aux petits soins, chambre spacieuse, petite piscine, parlant 3 mots d’anglais alors que moi 0 d’espagnol…je recommande, l’hôtel pas mon espagnol !!

Mardi 11 7h45 Après un bon petit déjeuner me voilà parti vers la banque nationale…8h devant la banque pour une ouverture à 8h30 et déjà une queue de 80m (véridique), les personnes agglutinées les unes contre les autres….les sardines ont plus de d’espace dans leur boîte…..je cherche une autre banque….un peu moins de monde, je ne pourrai changer QUE 2 000€ après 1h1/2 de queue !! 2 000€ en billets de 100 et de 50 pesos soit une « montagne » de 7 cm de haut (j’ai mesuré)… Rappel : Vous êtes en Amérique du Sud ici.

Attention aux gilets jaunes : ils sont partout, en nombre, et très efficace.. 11h aller en route après quelques achats direction Purmumarca via la ruta 9. 12h30 mon estomac me rappelle à son bon souvenir (et pas qu’au mien d’ailleurs),

arrêt à la Caldera dans un petit restau. Une milanaise et une bière.

Surprise : la taille de la bouteille de bière et glou ! et glou !: 1 litre. La prochaine fois, préciser « pequeño ». Original le thermos.



La ruta 9, entre La Caldera et jusqu’à El Carmen, se transforme en une petite route TRES étroite et TRES sinueuse, où les bas-côtés ont envahi la route pour la transformer en une voie unique de circulation. Attention : les argentins ont une fâcheuse tendance à couper les virages. Imaginez vous sur les petites routes de montagnes en Corse, où les virages s’enchainent tous les 50m…Mais le paysage est superbe, quelques arrêts pour dire bonjour et pour admirer le paysage. J’arrive à Purmamarca, en fin d’après midi et après un petit tour sur la place, j’attaque les 7 colores.

Un goût de déjà vu quelque part..Ah oui, certains paysages beaucoup, beaucoup plus au nord, en Utah….

Sauf qu'ici, nous sommes à 2 400 m d'altitude. J'aurai cette impression de déjà vu pendant quelques jours.

Je dormirai à l’Hosteria del Amauta, hôtel assez neuf, très bien tenu, un manque certain d’amabilité, de courtoisie et un petit dej moyen…
Choix de compagnie aérienne pour la Birmanie English translation pending
by Okasou · 2016-10-13 · 40 replies
bonjour, nous avons decidé de partir vers le 11 ou 12 fevrier en birmanie , que nous conseillons vous comme compagnie , est'il moins cher de passer par Bangkok ? merci a tous
Vers une officialisation des langues nationales (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2016-09-30 · 21 replies
Vers une officialisation des langues nationales (Mali)

Bonjour,

je tiens à vous présenter une nouvelle qui suscite beaucoup d’espoir dans les milieux d’alphabétisation et chez les promoteurs des langues africaines. Voici le communiqué du Conseil des Ministres du Gouvernement malien (14 septembre 2016) :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE :

Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi fixant les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales.

La Constitution prévoit que la loi fixe les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales au Mali.

La loi du 23 août 1996 a fixé ces modalités pour treize (13) langues nationales.*

Le projet de loi adopté, qui abroge et remplace la loi du 23 août 1996, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique linguistique du Mali adoptée en décembre 2014.

Il prévoit que l’Etat assurera la promotion des langues nationales dans le cadre de la sauvegarde et du développement du patrimoine linguistique et de la diversité culturelle.

Il reconnaît aux collectivités territoriales et aux citoyens le droit de promouvoir les treize langues nationales.

Il consacre l’égalité de traitement entre les langues nationales dans le strict respect de la diversité culturelle et de l’unité nationale.

Il institue un Bureau du Médiateur de la Politique Linguistique chargé de contribuer à la promotion équitable des langues nationales et à leur utilisation dans les administrations publiques et privées.

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http://www.maliweb.net/politique/conseil-des-ministres/communique-conseil-ministres-mercredi-14-septembre-2016-1781232.html)

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On peut se demander pourquoi cette décision juste à cette heure-là. Quelles sont les préoccupations socio-politiques du gouvernement malien pour prendre cette décision ?! Est-ce que cette décision de promouvoir treize langues nationales aide à résoudre un seul des problèmes dramatiques auxquels le Mali se trouve face actuellement (http://www.humanite.fr/bamako-instantanes-dun-quotidien-de-plus-en-plus-dur-613644) ?! Ou est-ce un leurre, de la poudre aux yeux pour détourner l'attention des vrais problèmes ?!

Peut-être.

Mais : la négligence des langues nationales engendre-t-elle en fait des problèmes plus petits qu’on peut sans crainte remettre à plus tard … ou même aucuns ?! Nullement.

La langue d’enseignement est dans toutes les sociétés aussi la langue de l’hégémonie et du pouvoir. Elle est un médium où le savoir est « diffusé » et « accumulé ». Là où la langue maternelle et la langue d’enseignement se correspondent, en résulte la confiance dans les « propres fonds culturels ». Dans les sociétés libres, le transfert de savoir a lieu dans les langues des masses. Tant que la langue d’enseignement se distingue de ce que les hommes parlent dans leur quotidien, la liberté culturelle et l’émancipation africaine ne peuvent jamais se développer. L'enseignement dans la langue maternelle démystifie le savoir et fait de lui une « chose pour tout le monde ».

Le Mali est un pays polyglotte. Le multilinguisme raccorde la société malienne. Absolument. Les langues font partie du « réseau social ». La seule langue parlée au Mali qui marginalise, c’est le français. Là où il est parlé, rien d’autre ne peut y aller – au parlement malien, il est interdit de s’exprimer dans une langue véhiculaire…

VIVE LE MALI !

Hery

*les treize (13) langues nationales sont : le bamanankan (bambara), le bomu (bobo), le bozo, le dɔgɔsɔ (dogon), le fulfuldé (peul), le hasanya (maure), le mamara (minyanka), le maninkakan (maninka), le soninké (sarakolé), le soŋoy (sonraï), le syenara (sénoufo), le tamasayt (tamasheq), le xaasongaxanŋo (khassonké)
2 jours à Pattaya: visites English translation pending
by Editheha · 2016-09-26 · 57 replies
A la fin d'un circuit, nous allons passer deux jours à Pattaya fin novembre. Nous sommes un couple de seniors pas tres argentés. Que pouvons-nous y faire? Visite d'iles ou autre? Merci de nous donner des idées
Japon août 2016 - Tohoku et Shikoku English translation pending
by MarieangeD · 2016-08-26 · 4 replies
Bonjour,

Après un premier voyage en 2014 ( Tokyo- Alpes Japonaises-Noto-Kyoto), nous voici revenus de notre seconde visite au Japon avec dans la tête pleins d'idées pour un troisième voyage! Voici un résumé de notre périple pour aider ceux qui preparent leur futur voyage :

Presque tout au long du voyage nous avons eu très chaud (min 26/27 – max 35/37°C), sauf 2/3 jours dans le nord. Les ballades et visites ont donc été adaptées à notre état de fatigue. J'avais pris pour fil rouge de ce voyage les fêtes du Nord ( malgré un premier voyage en aout 2014) nous n'avions jamais assisté à une fête traditionnelle d'importance au Japon) et les volcans/onsens.

Pour les randonnées à cette epoque de l'année, il faut penser à bien s'équiper, nous avions penser aux chaussures de rando, mais avions sous estimer le soleil , penser à des affaires couvrantes, pantalons jusqu'au chevilles, t shirt manches longues même s'il fait chaud, chapeau protegeant la nuque si possible, les crèmes solaires ne suffisent pas a bien se proteger si on marche plusieurs heures en plein soleil ( pas d'ombre en haut des volcans).

Il existe un pas train intéressant dans le nord c'est le Jr east pass, 19000 yens, valable 15 jours avec 5 jours d'utilisation au choix.

J1 : Arrivée à Tokyo Haneda, direction gare de Tokyo et train vers Yamagata.

J2 : Repos et visite de Yamagata.

J3 : Visite de Yamadéra le matin, route vers Matsushima ballade en bateau dans la baie et retour vers Yamagata le soir.

Yamadera est fantastique. A ne pas rater si on passe dans la région à mon avis. Matsushima nous a déçu, ce n'était pas prévu au départ, décision de dernière minute car à force de lire que cette baie est une des trois plus belles vues du Japon, on trouvait dommage de passer pas loin sans y aller. Il ne faisait pas très beau et la ballade en bateau fait un tour rapide dans la baie sans réeellment s'approcher des ilots ni ralentir, avec uniquement des places à l'interieur disponibles. Le bord de mer dans la ville n'est pas joli avec une route très passante avec beaucoup de camions qui passent jusqu'à coté de la mer. J4:Départ pour Zao onsen en bus, montée en téléphérique et ballade à pied jusuq'au cratère Okama ( environ 3 h aller-retour), descente en télépherique , onsen dans le village l'apres-midi. Retour à Yamagata le soir.

J5: Départ en train vers Akita pour le Kanto Matsuri. Arrivée en debut d'apres-midi, promenade dans le centre ville pour profiter des démonstrations. Vers 17h30/18h00 on part vers la grande avenue où se déroule le matsuri pour se trouver une place. Nous arrivos à trouver une petite place sur un troittoir à coté de japonais mieux equipés avec leurs petits tabourets pliables. Le défilé est formidables avec ces porteurs de perches à lanternes de plus de 10m, les tambours et les chants. La fête commence exactement à 7h00 et finit exactement à l'heure prévue, tout le monde part ensuite dans le calme et l'organisation pour rouvrir la circulation dans un temps record !

J6 : Location de voiture, roue vers Hirosaki via la côte, tour du volcan Iwaki, ballade dans les vergers avec degustation de delicieuses cerises.

J7 : Visite de Hirosaki, son grand jardin avec chaetau ( presque toute la matinée), du musée de Nebuta Matsuri, nous voulions participer à un atelier de teinture d'indigo mais il aurait fallu réserver à l'avance ( de la veille au lendemain peut suffir). Visite d'un jardin japonais et direction le centre ville pour s'intaller pour le Nebuta matsuri. Ambiance differente de la vieille, c'est une fête plus locale et moins touristiques, les gens y viennent en famille a l'avance et pique nique sur les troittoirs en attendant le défilé. C'est vraiement agréable.

J8 : Départ pour Aomori pour la journée, visite du musée du n puta Matsuri, c'est un très beau musée vraiment à faire, les chars y sont très bien mis en valeur et cela permet de faire de belles photos des détails. Nous avons fait la parade du dernier jour qui a lieu l'apres-midi et non le soir our éviter le retour en train sur hirosaki le soir tard de peur des trains surchargés. La parade est belle mais je pense que le soir aurait été bien mieux car il manque l'iilumnation ds chars. L'ambince est bien différente qu'à Horisaki, on sent la plus grosse fête avec pleins demonde de partout qui vient expres (même des croisere). Je n'ai pas été au matsuri de Goshogawara qui a l'air très bien aussi et impressionnant avec ses chars tout en hauteur.

J9: Départ pour le lac Towada, arrêt à Yasumiya pour une petite ballade et visite du Towada shrine, arret a nenokuchi et ballade le long de l'Oirase stream l'apres-midi. Nuit à Sukayu Onsen. Ce onsen n'est pas un onsen avec bain « paradisiaque », cependant il vaut le coup, son grand bain intérieur historique est très beau et son eau (très chaude) est très agréable.

J10 : Il etait prevu de faire la ballade sur les monts Hakkoda depuis Sukayu Onsen, cependant le temps etant à la pluie, nous ne sommes pas assez equipés contre la pluie alors nous nous contentons de ptites ballades autour du onsen avec de petites curiosités geologiques. Puis direction Aoni Onsen un onsen conseillé dans le loney planet . Sur le chemin nous nous arretons dans un petit centre touritiques avec boutiques et musée sur les poupées kokeshi trouvé par hasard au long de la route, il y avait aussi un onsen à coté (ici). Ces pourpées me semblaient toutes identiques de loin, ce musée nous aura permis de voir toute la diversité ds ces poupées au niveau des expressions des visages et d ela finesse des décorations. Ca ne merite pas un detour mais sur la route c'est bien. Arrivé au onsen au bout d'une route (chemin en terre) très pentue. Avec notre petite Nbox 660cc, je me voyais dejà coincée au fond de ce trou sans pouvoir remonter mais certe très doucement mais surement ça monte bien ces petites voitures ! Ce onsen n'est pas incontournable l'été , c'est plein de taons ce qui 'limite le plaisir du bain exterieur lol, par contre l'experience lampe à huile est originale surtout l'ambiance des couloirs et de la salle à manger commune où tout le monde prend son repas en commun sur des grandes tables. Dans la chambre c'est sympa sans plus , ne devant pas touché aux lampes elle brulent toute la nuit( odeur et lumiere qui va avec). A refaire j'irai directement vers le parc Hachimantai.

J11: Départvers le parc hachimantai, arret d'un tourist center qui nous a bien fait flippé sur les ours, nous repartons avec nos petites clochettes lol et nous allons à Goshogake onsen pour une ballade sur le site volcanique puis pause dans le onsen qui vaut le coup avec une tres belle piece de bains tout en bois avec plusieurs bains interieurs et exterieurs, saunas individuels et une salle de repos avec des nattes au dessus des vapeurs qui rechauffent agreablement le dos:-). Route vers Nuyto onsen pour deux nuits à Tsurunoyu onsen. Cet endroit est merveilleux, bains et sites en pleine nature, les repas sont gargantuesques !

J12 : randonnée a Akita Komagatake, montée en bus a la 8me station puis rando jusqu'à l'Onamedake (+/- 3h AR), il y a moyen de randonner bien plus en fonction de sa forme et de la meteo. Puis tour du lac TAzawa en voiture, c'est le 11/08, on voit que c'est en plein dans les vacances des japonais car c'est blindé de monde ! Il fait chaud, on ne s'éternise pas et on retourne barboter au onsen.

J13 :On laisse la Voiture à Morioka et train vers Tokyo pour une demi journée, ce sera notre visite la capitale pour ce voyage.

J14 : Départ vers Takamatsu en train. Sans résa (nous avions essayé de reserver dix jours avant et tout etait dejà plein à cause de l'Obon surement), on part tôt à la gare, on arrive à avoir une place mais le train est plein, les gens voyagent debout dans les couloirs dès Shinagawa... On s'arrete à Kinashi Bonsai Village en fin de matinée, pas d'office de tourisme, personnes dans les rues, 45°C au soleil, on ne sait pas trop où aller visiter des pepinieres ni à qui demander ( on verra plus tard qu' à OT de Takamatsu il y a des infos dispo, mais nous n' retournerons pas) ; bref on repart presque aussi sec vers Takamatsu et on arrive assez tot pour visiter l'ile de Megijima et commencer à profiter de la triennale. Bon obon+triennale = beaucoup beaucoup de monde = queue pour les bateaux + canicule = moins de visites effectuées que prévues. Grand feu d'artifice le soir.

J15 : Visite du Ritsurinkoen, ce jardin vaut vraiment le déplacement, nous y avons passé toute la matinée. Une fin de journée aurait mieux pour les photos, la lumiere en journée à cette epoque de l'année est , comme souvent à cette époque, toute pourrie pour les photos. Visite des alentours du port et du parc du château en fin d'apres-midi. Sanuki festival le soir à Takamatsu.

J16 : Visite de Teshima, expo temporaires et musées, j'ai beaucoup aime le Teshima art museum, plutôt qu'un musée , c'est une œuvre d'art architecturale, à voir si on est le coin pour moi. Il etait prevu d'aller à Tokushima pour la soirée pour le awa odori, mais la fatigue et les trains bondés nous font renoncer.

J17 : Location de voiture et direction la vallée de l'IYa, petit tour en bateau dans les gorges d'oboke sous une pluie battante , nous en ressortons trempés mais rafraichis:-) Nuit à kazurabashi.

J18 : Visite de la vallée et des ponts jumeaux de l'oku Iya, il y a moins de monde qu' au pont de kazurabashi, c'est plus agreable à voir. C'est impressionnant à traverser, et on est bien content de voir que le pont est consolidé avec de bons vieux gros cable en acier ! Petit tour en monorail dans la foret ( on l'a fait car il pleuvait), c'est sympa mais pas indispensable, le pente à 40% est impressionnante mais c'est un peu long et monotone à la fin ( 1h).

J19 : départ vers Naoshima avec nuit au musée, ce fut une journée magnifique, art house project, chichu art museum, lee ufan museum, benesee house, repas au musée, visite en nocturne dans le calme. C'est cher mais pour ceux qui peuvent se le permettre c'est vraiment à faire !

J20 : On continue notre visite de l'ile avec en bonus une baignade bien agréable, l'eau bien que chaude est rafraichissante. Depart vers Osaka dans l'apres midi.

J21:Nous logeons à Nippombashi, visite des alentours, Dotonburi, Shinsaibashi, Namba et alentours tout à pieds, achats de souvenirs (et c'est là que les valises nous semblent ridiculement trop petites par rapport ce qu'on voudraient ramener!) Nous avons adoré ce quartier d'Osaka et nous y retrounerons surement.

J23 : Marché aux puces du temple Tennoji et visite de l'aquarium qui m'a vraiment saoulée (trop fatiguée, trop de monde , trop de bruit, trop de personnes surexitées et obsédées par les photos) retour à l'hotel pour la sieste et dernier okonomiyaki pour cette année !

J24: Départ pour la France depuis Osaka.

Et voilà un séjour bien rempli au regard de la meteo caniculaire tout au long du sejour ( hormis à Sukayu onsen et nyuto onsen)! Surement trop vu l'etat de fatigue au retour :-)) Nous avons beaucoup aimé le nord, la gentillesse et l'accueil des japonais nous a encore plus marqué la-bas où les touristes occidentaux se font plus rares. Et la bonne surprise fut Osaka qui j'appréhendais un peu avant mon départ.
Sécurité à Madagascar English translation pending
by Lemure · 2016-08-23 · 59 replies
Bonjour tout le monde, Ce n’est pas par ce que je suisse et neutre que je me heurte aux discussions sur ce forum sur la sécurité à Madagascar, mais par souci d’enfoncer encore plus ce pays qui n’a vraiment pas besoin de cela. Ce sont vraiment des discussions stériles ou chacun veut rester sur sa position. Excusé moi mais c’est typiquement français. On reste sur les acquis, sachant que dans la vie rien n’est acquis. Et c’est précisément la raison pour laquelle les français restent plantés dans leur boue. Alors Messieurs arrêté ce massacre et changer de sujet. Parler plutôt sur la beauté ce pays, sur la gentillesse de ce peuple. Si vous êtes tellement fort on théorie, allez donc sur place et donner un coup de main. Ne m’en voulez pas, mais c’est mon coup de gueule du jour. Amitié Willy
On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
by Bibouns51 · 2016-08-22 · 85 replies
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Budget Ladakh English translation pending
by Jerome72 · 2016-08-21 · 27 replies
Bonjour a tous

J'envisage un voyage d'un mois au Ladakh et Zanskar peutetre???? Je préfère voir directement les agences sur place car j'ai éssayé d'en contacter des mais c'est pas évident d'avoir des idées de prix de treks, de plus car je suis seul. J'ai vu sur ce forum que les agences a Leh avait des panneaux devant leurs agences avec des proposition de départ. Ce que je me demande, c'est combien prévoir comme budget a apporter sur place pour un ou plusieurs treks, guesthouse et restos a Leh? Pourriez vous me dire les prix que vous avez payé vos treks sur place?

Merci d'avance pour votre aide
Retour difficile English translation pending
by Romanehkg · 2016-07-31 · 21 replies
Bonjour à tous ! Après plusieurs mois en Chine et un trip autour de toute l'Asie, je suis rentrée sur ma petite île, études obligeant.. Cependant.. Je déprime, je suis fatiguée et n'aie plus du tout le moral. Je sais que cela arrive souvent quand on rentre au pays mais c'est la première fois que je ressent ce sentiment aussi présent. J'ai beaucoup redouté le retour mais je ne le voyait pas aussi terrfiant. Vous les voyageurs, comment avez-vous vaincu tout ca ? Je veux dire, qu'est-ce qui vous a aidé à penser positif? Merci beaucoup de vos réponses, passez une bonne soirée 😌
Juillet 1936, en France: les premiers congés payés English translation pending
by Hannahannah · 2016-07-26 · 56 replies
Juillet 1936 les premiers congés payés , en avez vous des souvenirs familiaux ou autres . Ces souvenirs , ces récits ont ils par la suite influencés vos envies de voyages , votre façon de voyager ?
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
L'Iran en 10 points English translation pending
by Saint · 2016-06-01 · 33 replies
Mai 2016. L'Iran en 10 points.

Préalable.

L'Iran est assez régulièrement associée à un Islam radical, ce qui entache généralement son image à l'étranger et tout particulièrement en France. Il est vrai que le pays vit sous la coupe d'un régime théocratique et que les libertés individuelles s'en trouvent souvent réduites. L'Islam impose ses règles, parfois emprisonne, voire condamne à mort. Ce fut le cas pour plus de 600 personnes en 2015. Cependant il serait totalement erroné de considérer ce pays comme dangereux et de confondre le régime avec la population. Les Iraniens sont dans leur grande majorité des gens courtois, cultivés et extraordinairement accueillants. Ils éprouvent du plaisir à converser et sont toujours disponibles pour vous aider en cas de besoin. Sortis des grandes villes, vous aurez néanmoins des difficultés à trouver quelqu'un qui comprenne l'anglais et vous vous heurterez parfois à des murs d'incompréhension malgré toute la bonne volonté manifestée. L'Iran regorge de petites merveilles architecturales. La place centrale d'Esfahan, par exemple, vous laissera un souvenir inoubliable et les bazars vous feront oublier tous ceux que vous avez connus jusqu' alors.

La période la plus propice à mon sens pour visiter ce pays se situe de mi mars à mi- avril ou mi-septembre mi-octobre.Températures clémentes et moins de tourisme.

1- les formalités d'entrée dans le pays. L'aéroport.

Il est possible d'obtenir un visa d'entrée à l'ambassade d'Iran à Paris en suivant des procédures un peu lourdes pour la somme de 50 euros. Cependant, on peut désormais obtenir ce visa à l'aéroport "Imam Khomeini" lors de l'arrivée à Teheran. Ce visa était délivré pour 14 jours pour la somme de 75 euros. Depuis peu, ( 04/2016) ce même visa est délivré, toujours sous les mêmes conditions et pour le même prix, pour une durée d'un mois. Il vous faut soit une lettre d'invitation, soit une réservation d'hôtel. N'ayant ni l'un, ni l'autre, j'ai personnellement fourni le numéro de téléphone de l'ami qui m'hébergeait et, après vérification des autorités, j'ai obtenu le visa sans problème. Théoriquement il faut également une attestation d'assurance justifiant votre prise en charge en cas de nécessité. ( facile à obtenir auprès de Master CARD ou Visa CARD) Mais elle ne m'a pas été demandée. Pas plus qu'une photo d'ailleurs.. Mais tout ceci peut évoluer bien sûr. Tout se déroule avec gentillesse mais pas vraiment avec efficacité. Il aura fallu une demi-heure pour obtenir les visas alors que nous n'étions que deux à le solliciter .!! Que se passera-t-il quand il y aura plusieurs dizaines de personnes souhaitant obtenir ce service à l'arrivée..?

L'aéroport Immam Khomeni se situe à 30 kms du centre ville de Teheran. Comme dans beaucoup d'aéroports internationaux, il y a deux niveaux à IKA. Le rez-de-chaussée pour les arrivées avec 2 terminaux juxtaposés, et l'étage pour les départs. C'est d'autant plus facile de s'y retrouver que l'aéroport est plutôt petit.

Possibilité de changer vos euros à un taux moins intéressant qu'en ville. Cependant il vous faudra de l'argent iranien en arrivant! Donc, montez à l'étage supérieur et échangez à la seule agence de change. Les taux offerts seront bien plus intéressants que ceux proposés par la banque, au niveau de l'arrivée. Possible de se restaurer mais les prix sont très largement majorés. Un Novotel et un Ibis accessibles facilement à pied depuis la sortie de l'aéroport. Pour ceux et celles qui n'ont pas le budget pour ce type d'hôtels , des sièges- banquettes relativement confortables devraient aider à passer les quelques heures d'attente de l'avion.

Consigne à bagages pour 2 dollars la pièce. Location de voiture avec ou sans chauffeur : Europcar. Une agence Iran Air et Turkish Airlines.

2- les transports.

-Bus urbains dans les grandes villes, difficiles à emprunter sans l'aide des Iraniens. Mais les gens sont toujours là pour vous aider avec beaucoup de gentillesse. A Esfahan, par exemple, dès mon arrivée à la gare routière de Kaveh, après une négociation houleuse avec un chauffeur de taxi, un chauffeur de bus m'a accueilli avec un grand " Welcome in my bus" et a refusé que je paye. De surcroît il a chargé deux passagers de me piloter jusqu'à la Place centrale Immam Khomeini. Aussi, quand j'affirme que les Iraniens sont extraordinairement accueillants et serviables ce n'est pas un mythe.!! C'est vraiment surprenant pour un Européen qui a généralement perdu cette mentalité.

-Les taxis sont nombreux et théoriquement pas chers. "Bien évidemment" les prix pratiqués pour les touristes sont toujours majorés. Il n'est pas rare qu'on vous demande le double de ce que payerait un Iranien pour une même course. La vigilance et la négociation sont donc de rigueur. Ce qui est, me concernant, autant une question de principe que d'argent car les prix sont plutôt doux comparés aux nôtres. C'est ainsi, par exemple, qu'on vous demandera 70000 tomans soient environ 20 euros pour vous rendre de l'aéroport Immam Khomeini au centre ville de Teheran qui se situe à 30 Kms. Le véritable prix est plus proche de 50000 mais ne sera pas négociable ici.



On parle d'un train ou Metro qui relierait le centre-ville à l'aéroport en 2017. À voir.

-Les bus inter- cités. C'est confortable et pas cher du tout. Mais vraiment pas cher.!! Le moyen idéal pour se déplacer dans le pays. A titre d'exemple, un aller Teheran - Esfahan vous coûtera un peu plus de 6 euros en bus VIP. Trajet de 6 heures. Sièges inclinables, petite collation offerte, air climatisé. Propre. Vraiment rien à dire si ce n'est que c'est excellent. Bien sûr, toutes les Compagnies de bus ne se valent pas. Renseignez vous. C'est ainsi que, pour se rendre de Teheran à Esfahan, il est préférable de se rendre à "Arjantin Square" et de choisir la Compagnie Safar qui est la plus prisée. Nombreux départs quotidiens.

l'avion. Ne pas ignorer cette possibilité car le pays est bien desservi et pour les longues distances cela peut s'avérer être une économie de temps très appréciable. De surcroît c'est une solution peu onéreuse si vous anticipez vos achats. A titre d'exemple, un vol Shiraz / Teheran vous coûterait moins de 50 euros en classe économique, voire moins. Le train. Il est possible de faire certains trajets en train. Je n'ai pas testé. De nouvelles lignes de chemin de fer semblent être en construction.

3- l'argent

Il faut ABSOLUMENT emporter du cash soit en euros soit en dollars. Les deux sont parfaitement acceptés. Vos si chères et si pratiques cartes de crédit ne vous seront d'aucune utilité en Iran car vous ne trouverez aucun distributeur d'argent qui les acceptent. Les seuls ATM que vous verrez sont, pour l'instant, exclusivement réservés aux détenteurs de cartes iraniennes. Attendons la fin du blocus qui arrangera peut-être les choses dans ce domaine. Il existe, comme partout, des bureaux de change et leurs taux sont toujours plus avantageux que ceux des banques. N'hésitez cependant pas à comparer. C'est ainsi qu'en mai 2016 vous obteniez 34000 rials pour un euro à la Banque, 38000 rials dans les bureaux de change et à peine plus au marché noir. Il faut simplement vérifier qu'il n'y a aucune commission appliquée sur l'opération, ce qui est presque systématiquement le cas. Les taux sont souvent similaires dans toutes les grandes villes. Il n'est donc pas nécessaire de changer beaucoup à Teheran, contrairement à certains autres pays. Attention aux horaires de fermeture des banques. Ne pas oublier qu'elles sont toutes fermées le vendredi et que la plupart d'entre elles ferment à 14 heures

L'utilisation des billets est un peu compliquée au début du séjour car les Iraniens comptent et annoncent les prix en "Toman" alors que les billets sont en "Rials" . C'est la première difficulté, ma fois vite surmontée car il suffit simplement d'enlever un zéro à la valeur faciale du billet pour avoir l'équivalent en Tomans.

L'autre difficulté, au moins les premiers jours est justement de jongler avec ces nombreux zéros. Un billet de 10000 rials ne vaut que 30 centimes d'euros ce qui est un peu déconcertant au début.. Les prix se chiffrent donc souvent en centaines de milliers de rials, des millions pour une chambre d'hôtel. Il est de surcroît très facile de se tromper dans les billets car certaines coupures se ressemblent pour une valeur cependant bien différente. Attention donc de ne pas payer 3 euros un Coca qui n'en vaut que le dixième. Mais rares sont les Iraniens qui en profiterons pour vous escroquer.

Au retour, il est normalement possible de changer votre surplus de rials en Euros au bureau de change au premier étage de l'aéroport. Néanmoins, l'orsque que j'ai voulu le faire, une jeune fille un peu revêche m'a simplement dit qu'elle n'avait pas d'euros. Ce qui était complètement faux. Donc ... Prévoyez si vous ne voulez pas rentrer avec de beaux billets iraniens dont l'utilité est hypothétique en France...

4- l'électricité.

Le courant est partout en 220 volts et les prises sont au même standard que nos prises françaises. Nul besoin d'adaptateur. Pas de coupures ni délestages intempestifs. Le seul problème que vous rencontrez sans doute c'est le manque crucial de prises dans les chambres, mais vous pouvez acheter un multiplicateur sur place s'il n'est pas fourni par l'hôtel.

5- la restauration.

On ne va pas en Iran pour sa gastronomie. Voilà c'est dit.!! Cependant certains plats typiques peuvent être assez bons même s'ils ne sont pas toujours d'un grand raffinement. C'est généralement à base de féculents. Vous essayerez sans aucun doute le Dizzi et d'autres à l'aspect parfois peu engageant. Le riz blanc est toujours de bonne qualité et bien cuit. Ce sera l'accompagnement principal de vos repas et notamment du Kebab qui reste le plat vedette en Iran. Le thé est bien sûr omniprésent mais vous pourrez trouver du Coca cola sans sucre et d'autres boissons du même type souvent essentiellement chimiques. L'eau en bouteille se trouve partout. Quant à la bière ou au vin, vous pourrez toujours en rêver, sauf si vous l'aimez sans alcool. Les prix sont généralement inférieurs à nos prix européens mis à part dans certaines villes touristiques comme Esfahan ou Shiraz où cela frise parfois l'excès dans certains restaurants très... voire trop touristiques. Si vous êtes amateur de café au petit déjeuner, emportez votre Nescafé avec vous car, même si ça évolue, tous les hôtels ne vous en proposeront pas au petit-déjeuner. Pensez également à emporter votre Opinel car les couteaux sont souvent absents des tables de restaurant. Par ailleurs, depuis peu, on trouve de nombreuses petites échoppes où vous pourrez déguster un petit café noir fort honorable accompagné d'une petite pâtisserie. Le nougat ( gas) est une grande spécialité en Iran.. Mais là encore la prudence est de mise. Les qualités sont très variables. Essayer avant de trouver le bon ... Le choix est important et on dit que le meilleur vient d'Esfahan alors qu'il semble produit à Kerman. Et si vous aimez la glace dite américaine, bien crémeuse, à la vanille (malheureusement parfois parfumée à l'eau de rose) au chocolat ou au safran, vous serez comblés, car on en trouve partout et elle est aussi bonne que peu chère. ( 10000 rials soit un tiers d'euro)

6- le téléphone et le wifi.

Il est tout à fait possible d'acheter une carte Sim pour votre téléphone. Il faudra votre passeport et environ une dizaine d'euros pour obtenir la dite carte. Il est préférable de la faire activer par le vendeur. Même comme ça, on a parfois des surprises. Il existe des nano SIM pour vos téléphones et IPad et il est possible d'acheter une recharge internet cellulaire par tranche de 2 Gigas. C'est évidemment très peu mais ça peut dépanner quand vous êtes dans un Hotel dépourvu d'Internet. Cependant la majorité des hôtels proposent le wifi gratuit avec un débit correct même si parfois vous aurez à subir des coupures non désirées mais finalement pas très fréquentes.

7- l'hôtellerie.

C'est le point noir de l'Iran... Il y a un déficit global d'hôtels et les prix sont plutôt élevés pour le service offert. Certains hôtels mériteraient de sérieuses rénovations et d'autres, parfois neufs, sont mal conçus. Généralement mal insonorisées, les chambres sont parfois aveugles et souvent exiguës. Il y a aussi parfois un déficit de propreté dans les salles de bains et souvent du matériel défectueux même quand il est neuf. Il sera difficile de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 50 euros à Teheran ou Esfahan. Et il faut compter de 10 à 15 euros dans un dortoir. A l'évidence, l'Iran n'est pas un pays pour routards, même si la négociation des prix reste un élément incontournable. De surcroît, pendant la haute saison touristique, cela peut devenir difficile de trouver une chambre correcte a un prix honnête.

8- les infrastructures et les sites touristiques.

Ll'Iran possède un bon réseau routier qui, cependant, s'est un peu dégradé ces dix dernières années. Les villes principales sont , pour la plupart, reliées par des autoroutes très correctes. Les temps de transport de villes en villes ne sont donc jamais trop longs . Il existe aussi un réseau de voies ferrées avec des compartiments voyageurs ouverts aux touristes. Je n'ai pas testé. Il y a également de bons hôpitaux et les médecins iraniens sont bien formés. Pas de stress en cas de pépin, vous serez pris en charge. Quant aux sites à visiter, il faut savoir qu'ils coûtent généralement 200000 Tomans. Soit un peu plus de 5 euros à chaque fois. A la fin de la journée ça représente un petit budget. Les iraniens ne payeront que 30000 Tomans soit l'équivalent d'un dollar au cours actuel.

9- la police.

Assez peu présente et donc finalement assez peu visible. Pas d'histoires de corruption à ma connaissance. Il y a cependant la police des mœurs qui est encore moins visible mais qui est essentiellement dirigée vers les Iraniens et plus particulièrement les femmes qui ne respectent pas une tenue vestimentaire conforme à l'Islam , notamment le port du foulard. Cependant, il semble y avoir un petit relâchement depuis quelques années.

10- les Iraniens.

De culture Perse et non pas arabe, bien éduqués, les Iraniens sont d'une rare gentillesse et ce n'est pas un vain mot. Ils seront souvent prêts à vous aider dès la moindre sollicitation de votre part. Nombreux sont ceux qui viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. C'est bien sûr agréable mais ça peut aussi être parfois l'enfer pavé de bonnes intentions quand ça se répète un peu trop souvent. Il faut savoir clore une discussion sinon cela peut durer plus longtemps que vous ne l'auriez supposé ou souhaité. Ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont également tendance à idéaliser la France et aime à éprouver leur connaissance de l'anglais. Bien sûr, comme partout ailleurs, certaines exceptions confirment cette règle.

Aujourd'hui les langues se délient un peu concernant le précédent régime et c'est très souvent pour le condamner. Beaucoup affirment que leur président actuel est plus ouvert et qu'il favorise ainsi bien mieux l'image de l'Iran à l'étranger. Ils seront toujours sensibles à l'opinion que vous avez de leur pays . Vous serez peut-être surpris, si vous êtes un homme, de voir des jeunes femmes vous aborder afin de converser. N'y voyez aucune arrière - pensée, vous commettriez une grave erreur de courtoisie. Par ailleurs, si vous vous faites des amis et que vous êtes invités chez eux , vous réaliserez que les Iraniens sont bien plus libérés qu'on ne l'imagine quand il sont dans leur sphère d'intimité. Ils adorent également pique- niquer. Le moindre carré de pelouse ombragé et ils étalent leurs nattes afin de s'y relaxer, de manger ou de jouer. Vous serez aussi indéniablement surpris de leur façon de conduire. La signalisation horizontale n'a pas grand intérêt pour eux. Ce qui compte, c'est l'espace offert à la conduite. C'est ainsi que plusieurs voitures rouleront de front là où il n'en faudrait en théorie qu'une ou deux. On serre parfois les fesses.!!! Ils adorent également rouler à gauche ( pourquoi...?), et souvent assez vite. Cependant, même si on constate une vraie inconscience chez certains automobilistes et de nombreux accrocs sur les voitures, les accidents sont paradoxalement plutôt rares.
Luxembourg, le grand pont(e) des sans-abris English translation pending
by Intrankil · 2016-05-22 · 3 replies
En parcourant dernièrement la version électronique du canard local que je me contente d’ordinaire de survoler distraitement, mon regard est resté accroché à un titre qui m’a poussée à cliquer sur le lien et lire l’article dans son intégralité : Le clochard le plus connu du Luxembourg est mort. J’ignorais que, dans le pays qui doit avoir le taux le plus insignifiant de sans-abris d’Europe, il existait un classement de notoriété, genre gotha de la rue. L’article nous apprend que le misérable en question a cassé sa pipe trois ans auparavant. Il aurait fêté ses 85 printemps le 18 de ce joli mois de mai (enfin joli, c’est pas ce que dit le mercure qui, ici, monte rarement au dessus de l’ennui…)

« Albert était un clochard, un SDF ou un "Strummert", comme on dit en luxembourgeois. Il était surtout le plus connu de tous les "Strummerten" du Luxembourg, le plus emblématique. C'était une personnalité, un homme intelligent, cultivé qui avait un bon travail... avant ce jour où il a cessé de se battre et qu'il a choisi de devenir un outsider de la société, un marginal. Adalbert Boros est né le 18 mai 1931 en Hongrie. Il est arrivé à l'âge de 24 ans au Luxembourg, soit en 1955, diplôme d'ingénieur en poche. Il a aidé à la réalisation du pont Grande-Duchesse Charlotte, la roud Bréck, dont le projet est issu d'un concours international lancé par le gouvernement luxembourgeois en 1957 et qui a été mis en service en octobre 1966. Il a également travaillé en tant qu'ingénieur sur le barrage du lac d'Esch-sur-Sûre, lequel a été inauguré en 1957. Personne ne peut dire exactement quand Albert s'est retrouvé à vivre dans la rue, "op der Strumm". Son nouveau domicile était la gare de Luxembourg-ville. Il y dormait et passait la plupart de son temps. Ce n'est que vers la fin de sa vie qu'il a intégré le centre Ulysse, où il pouvait passer les nuits au chaud. »

Selon l’article, Albert devait sa notoriété aux étudiants auxquels il filait un coup de main en maths (matière dans laquelle il excellait) contre clopes et autres monnaies diverses. Mais en revanche, il restait évasif, voire se renfermait comme une boîte de sardines* dès qu’on le questionnait sur sa vie passée et la raison qui l’avait fait disjoncter et poussé à troquer le confort matériel pour un carton détrempé et des courants d’air.

Légende ou réalité ?

« Certains racontent que c'est parce qu'il n'aurait pas supporté le fait que des gens se soient suicidés du pont qu'il a aidé à construire, qu'il avait tourné la page et tout laissé tomber. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aimait pas qu'on lui rappelle son passé. »

Pour les ceusses qui ne connaissent pas le Grand-Duché, le pont en question, le Pont rouge (rouge non pas rapport à l’hémoglobine des malheureux qui pratiquaient le saut à l’élastique sans élastique, mais parce que le pont est vraiment rouge) qui enjambe la vallée de l’Alzette et le quartier du Pfaffenthal et relie le centre-ville au quartier européen des affaires de Kirchberg, est un des symboles architecturaux de la ville. En temps normal, il est pris d’assaut aux heures de pointe, ce qui occasionne des bouchons monstres, mais a fortiori depuis quelques mois puisqu’il fait l’objet d’une remise en beauté doublée d’une extension, afin que les troupeaux de cols blancs puissent accéder plus facilement aux bergeries de verre et d’acier. Sans compter que, sous le même pont, un funiculaire ultramoderne est en cours de construction, qui devrait être terminé l’an prochain, et qui permettra d’accéder au Kirchberg depuis la ville en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Dans les années 90, le pont a été doté d’une protection en plexiglass, après que bon nombre de kamikazes soient passés à l’acte et surtout qu’un film documentaire belgo-luxembourgeois** ait été tourné sur le sujet, glauque s’il en est, dans le quartier de Pfaffenthal, laissant la parole aux résidants qui commençaient en avoir ras le scalp de recevoir « sur les toits de leur maison, dans le jardin ou le bac à sable des gamins les cadavres des suicidés ». Alors qu’un jour, je traversais le fameux pont à pied avec un de mes collègues qui ne l’évoquait jamais autrement qu’en l’appelant « le Pont des Suicidés », il me racontait, non sans un certain sarcasme et un penchant douteux pour la nécrophilie, qu’à une certaine époque, l’hécatombe avait pris une telle ampleur que les compagnies d’assurance refusaient d’assurer les baraques dans le contrebas. Il ne restait plus qu'aux propriétaires, pour toute consolation, à arborer des cadavres empaillés en guise que de nains de jardin.

Mais revenons-en à ce pauvre bougre d’Albert, dont je trouve non seulement l’histoire remuante, mais également peu orthodoxe le fait qu’un canard, entre les nouvelles déprimantes des crashs aériens, des crashs politiques etc., décide de rendre hommage à un clochard passé dans l’au-delà trois ans plus tôt.

Ceci dit, on ne me fera pas croire qu’on puisse foutre sa vie en l’air du jour au lendemain tout bonnement parce qu’on a participé à la construction d’un pont dont certains décident de se servir comme tremplin de plongeon. Parce qu’imaginer qu’un deux de tension, en profonde désespérance, va trouver la vie trépidante, le jour et la nuit souriants, et le moment propice à l’ouverture d’un millésime de Champagne, à partir du moment où il accède au Kirchberg par la montée des Bons Malades ou par l’autoroute A1 plutôt que par le Pont Rouge, relève soit de l’utopie soit de l’autisme profond. Ou équivaudrait à croire que Michael Jackson pourrait ressusciter, que Sarko ne la ramènerait plus ou qu’Almodovar*** se mette à faire des films en noir et blanc et exclusivement masculins… Le con continuera à dire des conneries et l’artiste à commettre de l’art. J’ai la faiblesse de penser que le pauvre hère qui broie du goudron et qui a décidé d’en finir, s’il n’a pas de pont sous ses fragiles semelles, trouvera une terrasse de gratte-ciel, une poutre et de la corde, une voie ferrée, merde les occasions et les moyens ne manquent pas pour un peu qu’on ait un minimum de sens pratique !

Peu importe, c’était en tout cas l’histoire d’Albert, l’anti-héros, dont il me plait de penser qu’elle puisse franchir les frontières du petit pays.

*Après relecture et à bien y réfléchir, c’est peut-être pas le meilleur exemple, vu qu’une boîte de sardines, ça s’ouvre… ** Le Pont Rouge (Geneviève Mersch) *** Julieta, à voir absolument !

PS. « Aussitôt, le malheureux se jettera dans le vide, les bras en croix, en imitant le cri du chasseur-bombardier équipé d'un moteur de 960 CV, et en hurlant : Banzaï !, ce qui signifie littéralement : Hop ! La femelle du kamikaze s'appelle la kamikazette. Plus fluette que le mâle, il suffit de la pousser du haut d'un tabouret pour qu'elle plonge sur la moquette en imitant le cri de l'ULM et en hurlant les mêmes conneries, mais un ton au-dessus. »

Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis (Pierre Desproges)
Apporter son vélo à Cuba English translation pending
by Sansoul · 2016-05-13 · 47 replies
Bonjour, Nous voulons savoir quel est votre expérience avec le transport de vélo de l'aéroport de Varadero vers votre hôtel. Nous partons, mon mari et moi, pour 2 semaines en vélo mais nous serons fixé toujours au même hôtel. Nous nous demandons s'il vaut mieux réserver un transport privé ou attendre sur place et négocier à ce moment. Merci pour vos conseils.
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-06 · 1 reply
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Itinéraire deux mois Asie du Sud-Est English translation pending
by Enamor77 · 2016-04-02 · 6 replies
bonjour, jeune couple nous aimerions prendre la route de l'Asie du sud est en mai/ juin pour une première virée hors d'Europe. :) DEUX MOIS donc !

notre question principale est celle de savoir OU PARTIR ?

sinon, en ce qui concerne le lieux, nous avons eu un coup de coeur pour le LAOS suite à diverses lectures et documentaires mais, avec quoi COMBINER ce pays ? le plus traditionnel étant de poursuivre le voyage au cambodge mais, je me demandais si ces deux pays ne sont pas trop semblable.. je n'entends par la rien de condescendant envers le cambodge, c'est juste au niveau des paysages et des cultures.. qu'est-ce qui change ? bien sur, les temples d'angkor mais, certains sont visibles me semble t-il au sud du laos.. pour une si courte durée n'y a t-il pas la possibilité d'un itineraire nous ouvrant à des paysages et des culltures différentes et ce, sans prendre l'avion (ou si c'est peu cher, budget restreint) ?

sinon, auriez vous des IDEES D'ITINERAIRES a nous conseiller ? un itinéraire assez diversifié.. et, a la roots !

nous pensions aussi à la BIRMANIE mais visiblement la situation politique est assez dangereuse, quelqu'un a des infos du terrain ? beaucoup de zones en rouge.. la violence des temps passés se ressent elle toujours en tant qu'étrangers ? ou bien il me semble aussi que des conflits inter-ethniques reviennent depuis peu sur le devant de la scène comme dans l'état de Rakhine ou au nord de l'état Shan ainsi que toutes les zones frontalières "sensibles".. est-il alors safe de se rendre en Birmanie meme si le reste du pays semble etre plutot tranquille ? simples "crises" momentanées ou dangers sur le long terme ? quelq'un aurait-il un retour d'un voyage recent ?

et la thailande, n'est elle pas trop gangrenée par le tourisme ?

merci de prendre le temps de me lire, de me repondre, de m'aider
Voyage à vélo en Birmanie English translation pending
by Jclarasso · 2016-04-01 · 4 replies
Birmanie 2015.

Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.

Note sur Mandalay.

La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.

Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.

Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.

Vendredi 7 Fevrier

Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.

Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.

Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.

Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.

Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.

Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.

Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.

Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.

Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.

Jeudi 13 Février. Visite de Bagan

Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.

Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.

Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.

Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.

Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.

Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.

Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.

Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.

Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Itinéraire et réservations au Canada terminés: merci! English translation pending
by CaroletDavid · 2016-03-30 · 21 replies
Bonjour,

Je remercie tous ceux / celles qui m'ont aidée à préparer mon circuit 😎 Tous mes hébergements sont réservés. Je copie / colle mon itinéraire avec les logements et les activités choisis.

18/07 : vol Paris / Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal. - arrivée à l'aéroport de Montréal à 13h05 + récupération de la voiture de location - ballade dans le quartier : le parc de la Fontaine + l'église Saint-Jean Baptiste + l'avenue du Mont-Royal

19/07 : le Vieux-Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.

20/07 : le centre-ville de Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.

21/07 : le parc du Mont-Royal + route Montréal / Québec. Nuit dans un appartement à Québec. - matin : parc du Mont-Royal - départ en début d'après-midi pour Québec (par l'autoroute)

22/07 : la Haute-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.

23/07 : la Basse-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.

24/07 : Québec / Rimouski. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses (8 kms après le Bic) - ferry Québec / Lévis - route 132 : Saint-Michel de Bellechasse + Saint-Jean Port-Joli + Kamouraska + Rivière du Loup + Cacouna + l'Isle Verte (le village)

25/07 : Parc National du Bic. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses. - 3 randonnées dans le Bic : le Pic Champlain + le Chemin du Nord + le Scoggan

26/07 : Rimouski / Nouvelle. Nuit au gîte A l'abri du clocher. - route 132 : Saint-Luce + Jardins de Métis + vallée de la Matapédia (passer par Saint Alexis des Monts pour le panorama)

27/07 : Nouvelle / Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - Carleton sur Mer : la route de la Montagne au Mont Saint-Joseph puis randonnée le sentier Valentin + la tour d'observation sur la Marina - Maria - Bonaventure : Bioparc de la Gaspésie - New Richmond

28/07 : Parc National de l'île Bonaventure et du Rocher Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - croisière vers l'île Bonaventure - randonnée sur l'île Bonaventure : le Chemin du Roy - se rendre à pieds au Rocher Percé (en fonction des marées)

29/07 : Percé / Cap des Rosiers. Nuit au Motel-Hôtel le Pharillon. - 2 randonnées : chemin du Mont Saint-Anne + sentier des Belvédères - route des failles - rivière aux Émeraudes - Gaspé

30/07 : Parc National Forillon. Nuit au Motel-Hotel le Pharillon. - 2 randonnées : sentier du Mont Saint-Alban + sentier les Graves - phare de Cap des Rosiers

31/07 : Cap des Rosiers / Saint-Anne des Monts. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - route 132 : Pointe à la Renommée + Petite Vallée et Grande Vallée + Cap Madeleine + Mont Saint-Pierre + La Martre

01/08 : Parc National de la Gaspésie. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - 2 randonnées : Mont Xalibu + lac aux Americains

02/08 : Saint-Anne des Monts / Baie Sainte Catherine. Nuit dans la Cabine Savard. - route 132 : Cap Chat + Matane + Trois Pistoles - traversier Trois Pistoles / Les Escoumins à 13h00 - les Escoumins + Cap de Bon désir + Tadoussac - traversier Tadoussac / Baie Sainte Catherine

03/08 : Baie Saint Catherine / Baie Saint-Paul. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - route 138 puis 362 : Baie des Rochers + Saint Siméon + Port au Persil + Cap à l'Aigle + la Malbaie + Pointe au Pic + Sainte Irénée + les éboulements

04/08 : Parc National des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 3 randonnées : L'Acropole des draveurs + le Belvédère + le Pied des Sommets

05/08 : Parc National des Grands-Jardins. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 1 randonnée : le Piou

06/08 : Baie Saint-Paul / Shawinigan. Nuit à l’hôtel Marineau. - le Chemin du Roy (route 138) : Saint-Anne de Beaupré + Cap Santé + Deschambault + Saint Anne de la Pérade

07/08 : Parc National de la Mauricie. Nuit à l’hôtel Marineau. - route promenade de 63 kms : belvédère du lac Bouchard + randonnées Lac Solitaire + belvédère du Passage + le Belvédère de l'Ile aux Pins + sentiers des cascades et des falaises

08/08 : Shawinigan / Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa. - Trois Rivières - Parc Oméga

09/08 : Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa.

10/08 : Ottawa / Gananoque. Nuit à West Gate Bed and breakfast. - croisière de 2h30 dans les Mille-îles (départ à 15h30 ou 16h30)

11/08 : Gananoque / Niagara Falls. Nuit au Bed and Breakfast Ambiance by the falls. - Kingston - Niagara on the Lake - Niagara Falls de nuit

12/08 : Niagara Falls / Toronto. Nuit à Toronto. - Niagara Falls (côté canadien + américain)

13/08 : Toronto. Nuit à Toronto.

14/08 : Toronto. Vol à Toronto / Paris à 22h15
Suite ou suite Deluxe sur Preziosa en Yacht Club English translation pending
by Oodd · 2016-03-26 · 107 replies
Bonsoir ma reservation est en suite deluxe. je pensais qu elle etait sur 2 pieces mais j ai l impression que c est la suite simple qui en 2 pièces. Une info a ce propos svp ?
Quel circuit à Madagascar sur 14-15 jours? English translation pending
by Rosibus · 2016-02-26 · 43 replies
Bonjour, Nous sommes un couple de quinquagénaires et souhaitons partir à Madagascar du 19 août au 3 septembre avec 14-15 jours sur place. Je sais cela fait peu de jours mais cela sera une première approche. J'ai plusieurs questions. Après avoir lu les différents échanges, je pensais que nous pouvions privilégier la N7 de Tananarive jusqu'à Tuléar en plusieurs étapes. Nous avons l'habitude de faire nos voyage par nous même et pensions soit prendre un taxi brousse pour chaque étape et revenir en avion jusqu'à Tananarive, soit louer une voiture et dans ce cas remonter avec ce moyen. Pourriez vous nous éclairer par vos expériences et nous dire ce qu'il est judicieux de faire. Quelles étapes privilégier compte tenu du temps que nous avons. Merci de votre aide
Budget à Madagascar: combien faut compter et bonne adresse English translation pending
by Aikalouves · 2016-02-24 · 31 replies
Bonjour je souhaiterai me rendre en septembre à Magacascar pour à peu près 17 jours je voudrais savoir le budget qu'il faut et quoi faire entre mer et montagne faune et flore .Merci de vos réponses

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