Results for "marchandage"
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Visites et activités pour un week-end de quatre/cinq jours à Rome? English translation pending
Salut,
Voilà, avec mon homme nous avons envie de partir à Rome pour nos anniversaire qui à lieu en décembre. Nous pensons partir 4 ou 5 jours et j'avais quelques question : * Pensez-vous que cela été trop ou pas assez pour visiter la ville ? * J'y suis déjà allée étant plus jeune mais que me conseillez-vous de voir, de faire ? (quartiers, monuments, musées)
Mille merci pour vos propositions.
Voilà, avec mon homme nous avons envie de partir à Rome pour nos anniversaire qui à lieu en décembre. Nous pensons partir 4 ou 5 jours et j'avais quelques question : * Pensez-vous que cela été trop ou pas assez pour visiter la ville ? * J'y suis déjà allée étant plus jeune mais que me conseillez-vous de voir, de faire ? (quartiers, monuments, musées)
Mille merci pour vos propositions.
Koh Phayam, île près de Ranong (Thaïlande) English translation pending
Bonjour ! Peut on se déplacer à moto sur l'île de Koh Phayam (et aussi sur Chang 2) ? Des témoignages récents de Phayam (bungalows, restôs, balades batô, ...) ?
Rien de récent sur le forum ... Merci à vous !
Côte est de Madagascar: Sainte-Marie, Tamatave, Pangalanes, Palmarium... English translation pending
Bonjour les expérimentés de Mada !!!
Qui pourrait svp me donner un coup de pouce pour organiser la partie Est de mon séjour sur Mada En effet, entre visite de Tamatave, séjour à Ste Marie, escapade à l'Ile aux Nattes, réserve andasibe, descente ou remontée d'une partie des pangalanes, excursion à ankininin ny nofy avec le palmarium ou encore la découverte de manambato, j'ai du mal à construire un circuit cohérent qui se veut le plus pratique et linéaire en terme de déplacement en combinant bateau, voiture avec chauffeur. Ma seule contrainte est un retour à Tana. Le départ peut avoir lieu à Ste Marie ou Tamatave.
Quelqu'un aurait-il la gentillesse de me faire part de ses connaissances ou de son expérience ? Merci.
Qui pourrait svp me donner un coup de pouce pour organiser la partie Est de mon séjour sur Mada En effet, entre visite de Tamatave, séjour à Ste Marie, escapade à l'Ile aux Nattes, réserve andasibe, descente ou remontée d'une partie des pangalanes, excursion à ankininin ny nofy avec le palmarium ou encore la découverte de manambato, j'ai du mal à construire un circuit cohérent qui se veut le plus pratique et linéaire en terme de déplacement en combinant bateau, voiture avec chauffeur. Ma seule contrainte est un retour à Tana. Le départ peut avoir lieu à Ste Marie ou Tamatave.
Quelqu'un aurait-il la gentillesse de me faire part de ses connaissances ou de son expérience ? Merci.
Bateau stop la Réunion - Madagascar: adresses, tuyaux? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la Réunion en ce moment, et j'aimerais aller à Madagascar en bâteau en décembre. janvier, puis continuer ensuite vers l'Inde. comme j'ai un budget plutot limité, j'aimerais faire du bateau-stop, ou avoir une traversée vraiment pas chère? avez-vous des adresses, des tuyaux?
Je suis à la Réunion en ce moment, et j'aimerais aller à Madagascar en bâteau en décembre. janvier, puis continuer ensuite vers l'Inde. comme j'ai un budget plutot limité, j'aimerais faire du bateau-stop, ou avoir une traversée vraiment pas chère? avez-vous des adresses, des tuyaux?
Bons plans pour passer une seule journée à Manhattan (New York)? English translation pending
Bonjour,
Je lance ce topic car mon compagnon et moi-même devons passer une journée et une seule à New York le 23 octobre prochain. Nous serons en ville de 7 h du matin à peu près à 18h30. Nous sommes motivés, curieux, et pas effrayés par la marche à pieds, et nous voulons profiter au maximum de cette seule et unique journée dans cette ville que nous ne connaissons pas, et ou nous n'aurons pas l'occasion de revenir tout de suite (on vient de France).
Je voudrais solliciter l'aide des"forumeurs" qui connaissent cette ville pour me conseiller sur différents points : nous voudrions "goûter" la ville : en une journée, nous n'aurons le temps que d'une première impression. Quels sont les coins à voir absolument? Est-ce que ça vaut le coup de monter dans la statue de la liberté, ou bien est-ce comme la tour eiffel ( bien de la voir si on ne la connait pas, moins sympa de faire la queue des heures pour monter, surtout si on est en temps limité... ) ? J'ai entendu parler d'un ferry qui fait faire le tour de la statue de la liberté gratuitement, mais sans s'arrêter sur l'île, donc plus rapidement, ce qui nous conviendrait bien. Est-ce que quelqu'un a expérimenté ? Est-ce que vous me conseillez de quand-même prendre le temps de monter dans la statue de la liberté? Et à part la statue de la liberté? L'Empire State Building? Chinatown ou plutôt Little Italy si je dois choisir ? Broadway? Ground zero? Central Park (sans doute pas le temps en une journée? ) Wall street (en ce moment, c'est peut-être pas l'endroit où être... :-) ) ? D'autres idées auxquelles je n'aurais pas pensé? Que choisir si je dois choisir? nous voudrions absolument faire un musée : soit le Moma, soit la fondation Guggenheim (sachant que nous avons tous les deux adoré la fondation Guggenheim de Venise et que nous avons très envie d'aller à Bilbao, je serais plus tentée par le Guggenheim... Mais je crains de manquer des oeuvres majeures au Moma. C'est dur de choisir :-) ! Je voudrais l'avis des "forumeurs" amateurs d'art moderne et contemporain : si je ne dois en choisir qu'un seul des 2, lequel me conseilleriez-vous en priorité? Est-ce que quelqu'un connait le prix des billets d'entrée, d'ailleurs? et enfin, je voudrais des conseils sur le repas de midi (!) : si quelqu'un connait un japonais ou un bon restau de hamburgers (et oui, on aime les hamburgers! :-), ou bien a une autre idée pour une petit restau sympa ou on ne met pas des heures à servir, je suis preneuse...
Je vous remercie tous pour vos réponses et vos idées éventuelles. C'est toujours très enrichissant de profiter des conseils et bons plans des voyageurs et baroudeurs de voyage-forum !
Gloubignette
Je lance ce topic car mon compagnon et moi-même devons passer une journée et une seule à New York le 23 octobre prochain. Nous serons en ville de 7 h du matin à peu près à 18h30. Nous sommes motivés, curieux, et pas effrayés par la marche à pieds, et nous voulons profiter au maximum de cette seule et unique journée dans cette ville que nous ne connaissons pas, et ou nous n'aurons pas l'occasion de revenir tout de suite (on vient de France).
Je voudrais solliciter l'aide des"forumeurs" qui connaissent cette ville pour me conseiller sur différents points : nous voudrions "goûter" la ville : en une journée, nous n'aurons le temps que d'une première impression. Quels sont les coins à voir absolument? Est-ce que ça vaut le coup de monter dans la statue de la liberté, ou bien est-ce comme la tour eiffel ( bien de la voir si on ne la connait pas, moins sympa de faire la queue des heures pour monter, surtout si on est en temps limité... ) ? J'ai entendu parler d'un ferry qui fait faire le tour de la statue de la liberté gratuitement, mais sans s'arrêter sur l'île, donc plus rapidement, ce qui nous conviendrait bien. Est-ce que quelqu'un a expérimenté ? Est-ce que vous me conseillez de quand-même prendre le temps de monter dans la statue de la liberté? Et à part la statue de la liberté? L'Empire State Building? Chinatown ou plutôt Little Italy si je dois choisir ? Broadway? Ground zero? Central Park (sans doute pas le temps en une journée? ) Wall street (en ce moment, c'est peut-être pas l'endroit où être... :-) ) ? D'autres idées auxquelles je n'aurais pas pensé? Que choisir si je dois choisir? nous voudrions absolument faire un musée : soit le Moma, soit la fondation Guggenheim (sachant que nous avons tous les deux adoré la fondation Guggenheim de Venise et que nous avons très envie d'aller à Bilbao, je serais plus tentée par le Guggenheim... Mais je crains de manquer des oeuvres majeures au Moma. C'est dur de choisir :-) ! Je voudrais l'avis des "forumeurs" amateurs d'art moderne et contemporain : si je ne dois en choisir qu'un seul des 2, lequel me conseilleriez-vous en priorité? Est-ce que quelqu'un connait le prix des billets d'entrée, d'ailleurs? et enfin, je voudrais des conseils sur le repas de midi (!) : si quelqu'un connait un japonais ou un bon restau de hamburgers (et oui, on aime les hamburgers! :-), ou bien a une autre idée pour une petit restau sympa ou on ne met pas des heures à servir, je suis preneuse...
Je vous remercie tous pour vos réponses et vos idées éventuelles. C'est toujours très enrichissant de profiter des conseils et bons plans des voyageurs et baroudeurs de voyage-forum !
Gloubignette
Tour du monde avec un budget très limité. English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a peu de temps, j'ai décidé de quitter Lille et de partir pour un long voyage de plusieurs mois (qui a dit plusieurs années ? ...) J'envisage donc mon tour du monde à partir de novembre. Sac à dos, duvet et tente seront les principaux équipements. Quelques affaires de rechange et une bonne trousse à pharmacie viennent compléter ces bagages. Seulement voilà, l'idée de base serait de me mettre sur le pas de ma porte, prendre la gauche ou la droite sur un jet de dé et de suivre la route. Beaucoup d'entre vous vont crier à la folie, mais je pars avec moins de 3000 euros. Je suis sûr de mon départ, assez sûr de moi (peut-être trop ... :)), mais c'est décidé, je m'éloigne de mon environnement quelques temps. Prenons en compte le fait que je ne voyage ni en avion, ni dans les hotels, le moins de "restos" possible. Je me base beaucoup sur le donnant-donnant, un travail chez quelqu'un contre un repas, quelques km en voiture ou un lit pour la nuit. C'est une vision assez utopique du voyage mais je veux vraiment y croire. La description de mon idée est très sommaire, je fournirai plus d'explications si vous êtes intéressé.
La question est simple : Qu'en pensez vous.
Merci à tous ceux qui répondront à ce post. ++++ Tom
Il y a peu de temps, j'ai décidé de quitter Lille et de partir pour un long voyage de plusieurs mois (qui a dit plusieurs années ? ...) J'envisage donc mon tour du monde à partir de novembre. Sac à dos, duvet et tente seront les principaux équipements. Quelques affaires de rechange et une bonne trousse à pharmacie viennent compléter ces bagages. Seulement voilà, l'idée de base serait de me mettre sur le pas de ma porte, prendre la gauche ou la droite sur un jet de dé et de suivre la route. Beaucoup d'entre vous vont crier à la folie, mais je pars avec moins de 3000 euros. Je suis sûr de mon départ, assez sûr de moi (peut-être trop ... :)), mais c'est décidé, je m'éloigne de mon environnement quelques temps. Prenons en compte le fait que je ne voyage ni en avion, ni dans les hotels, le moins de "restos" possible. Je me base beaucoup sur le donnant-donnant, un travail chez quelqu'un contre un repas, quelques km en voiture ou un lit pour la nuit. C'est une vision assez utopique du voyage mais je veux vraiment y croire. La description de mon idée est très sommaire, je fournirai plus d'explications si vous êtes intéressé.
La question est simple : Qu'en pensez vous.
Merci à tous ceux qui répondront à ce post. ++++ Tom
Lac Titicaca côté péruvien? English translation pending
bonjour,
ca suffit visiter le coté peruvienne du lac pour en avoir un bon apercu ou si on a le temp il faut aller a Copacabana et isla del sol?Le temp je en ai plus ou moin, le 2-3 jours coté bolivienne on pourrais les epargner pour le nord du Peru.
Merci pour votre aide
Projet dans la restauration en Indonésie English translation pending
Projet d'ouverture d'un établissement (restauration) en Indonésie - Jakarta.
Si vous avez vous-même déjà vécu cette expérience (ou un proche), je serai heureux d'entendre ou de lire vos aventures : administration, budget et autres détails importants ou pas ..
merci pour vos informations,
François
merci pour vos informations,
François
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Air France: refus d'embarquement pour l'Argentine English translation pending
Bonsoir,
Je devrais à l'heure actuelle être à CDG pour embarquer à destination de Buenos Aires. Malheureusement, je suis toujours à Nantes !
Le personnel Air France de l'aéroport de Nantes m'a refusé l'embarquement car je n'avait pas de billet de retour au départ de l'argentine... En effet, je part pour 10-12 mois sac au dos et mon retour est de San Francisco.
Je me suis énervé sur le coup, c'est vraiment la chose auquel je ne m'attendais pas ! D'une, lors de la vente du billet et lors de mes différents appels on ne m'a jamais rien dit, de deux nombre de personne ont témoigner sur ce forum qu'il n'étais pas nécessaire d'avoir un billet de retour pour ce pays (comme le brésil, par exemple).
Les personnes qui ont géré mon cas n'y connaissaient rien, paris leur à dit par téléphone d'acheter un billet simple de retour (BA-CDG) tout de suite, qui m'aurait été rembourser plus tard, mais ils étaient un peu paniqué, ou plutôt ne savaient pas quoi faire, le vol a donc été clôturé.
Je suis rerouté demain à la même heure, et ils veulent une preuve de continuation vers un autre pays.
J'ai passé bcp de temps à l'aéroport, n'y connaisant rien ils ont passé bcp de temp sur leurs ordi...
En soit ce n'est pas très grave car je suis pas à un jour près, mais je suis très très déçu et ennervé contre la compagnie. Manque de professionalisme évident, car une hotesse du comptoir d'enrengistrement d'a coté ma avouée qu'elle ne voyait pas ou était le problème, en gros si j'étais passé avec elle je n'aurait eu aucun souci...
Je suis sans doute tombé sur la mauvaise personne...
Je vais appeler le consulat et l'ambassade demain pour avoir des informations, une chose est sur il est écrit nul par sur leurs sites qu'il est impératif d'avoir un billet de retour.
Air France a voulu jouer la prudence, mais je trouve cela déplacé quand on paye aussi cher un NTE Buenos Aires...
Pouvez vous me dire si la compagnie à eu raison ? Etes vous rentrés en Argentine ou dans un autre pays sans billet de retour (ou un billet de retour d'un autre pays) ???
Ce message a aussi pour but d'avertir les futurs passagers.
Vincent
(Première fois que je prend Air France, je ne suis pas déçu!!)
Je devrais à l'heure actuelle être à CDG pour embarquer à destination de Buenos Aires. Malheureusement, je suis toujours à Nantes !
Le personnel Air France de l'aéroport de Nantes m'a refusé l'embarquement car je n'avait pas de billet de retour au départ de l'argentine... En effet, je part pour 10-12 mois sac au dos et mon retour est de San Francisco.
Je me suis énervé sur le coup, c'est vraiment la chose auquel je ne m'attendais pas ! D'une, lors de la vente du billet et lors de mes différents appels on ne m'a jamais rien dit, de deux nombre de personne ont témoigner sur ce forum qu'il n'étais pas nécessaire d'avoir un billet de retour pour ce pays (comme le brésil, par exemple).
Les personnes qui ont géré mon cas n'y connaissaient rien, paris leur à dit par téléphone d'acheter un billet simple de retour (BA-CDG) tout de suite, qui m'aurait été rembourser plus tard, mais ils étaient un peu paniqué, ou plutôt ne savaient pas quoi faire, le vol a donc été clôturé.
Je suis rerouté demain à la même heure, et ils veulent une preuve de continuation vers un autre pays.
J'ai passé bcp de temps à l'aéroport, n'y connaisant rien ils ont passé bcp de temp sur leurs ordi...
En soit ce n'est pas très grave car je suis pas à un jour près, mais je suis très très déçu et ennervé contre la compagnie. Manque de professionalisme évident, car une hotesse du comptoir d'enrengistrement d'a coté ma avouée qu'elle ne voyait pas ou était le problème, en gros si j'étais passé avec elle je n'aurait eu aucun souci...
Je suis sans doute tombé sur la mauvaise personne...
Je vais appeler le consulat et l'ambassade demain pour avoir des informations, une chose est sur il est écrit nul par sur leurs sites qu'il est impératif d'avoir un billet de retour.
Air France a voulu jouer la prudence, mais je trouve cela déplacé quand on paye aussi cher un NTE Buenos Aires...
Pouvez vous me dire si la compagnie à eu raison ? Etes vous rentrés en Argentine ou dans un autre pays sans billet de retour (ou un billet de retour d'un autre pays) ???
Ce message a aussi pour but d'avertir les futurs passagers.
Vincent
(Première fois que je prend Air France, je ne suis pas déçu!!)
Formalités pour se marier avec une Thaïlandaise? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais savoir quelles sont les formalités pour se marier avec une thailandaise et comment une thailandaise peut vivre en France; j'ai déjà moi-même une copine thailandaise.
Merci
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Itinéraire de trois semaines et demi dans l'ouest de Madagascar en novembre English translation pending
Bonjour
Je pars avec une amie pour 3 semaines et demies à madagascar (2 longues années qu'on attendait ça !!) entre le 26 octobre et le 21 novembre; après avoir longuement lu les discussions sur le sujet, on a bien intégré le fait de prendre son temps, de ne pas courir, et ça tombe bien on a pas envie de ça, plutôt envie de rencontrer des gens et de s'imprégner du pays (avec un petit budget: plutot taxi brousse et petits hotels...)
on aimerait d'abord faire la descente de la manambolo et les tsingys et morondava, j'ai contacté mad cameleon qui nous a proposé un circuit, mais j'aimerais savoir si c'est possible de l'organiser avec un guide indépendant, donc si vous avez des contacts et des conseils, je suis preneuse ( ça nous permettrait peut-être d'avoir plus de libertés et un budget moins important )
est-ce raisonnable de compter une dizaine de jours pour ça ? Ce qui nous laisserait 2 semaines pour continuer le périple jusqu'à Tulear puisque nous avons un vol interieur qui nous ramène à Tana le 20 novembre
De morondava, on hésite à descendre par la côte en faisant des haltes, ou rejoindre la fameuse RN7 et descendre tranquillement jusqu'à Tulear en incluant randonnées ( d'ailleurs, quels parcs conseillez nous?)
merci de vos réponses !
on aimerait d'abord faire la descente de la manambolo et les tsingys et morondava, j'ai contacté mad cameleon qui nous a proposé un circuit, mais j'aimerais savoir si c'est possible de l'organiser avec un guide indépendant, donc si vous avez des contacts et des conseils, je suis preneuse ( ça nous permettrait peut-être d'avoir plus de libertés et un budget moins important )
est-ce raisonnable de compter une dizaine de jours pour ça ? Ce qui nous laisserait 2 semaines pour continuer le périple jusqu'à Tulear puisque nous avons un vol interieur qui nous ramène à Tana le 20 novembre
De morondava, on hésite à descendre par la côte en faisant des haltes, ou rejoindre la fameuse RN7 et descendre tranquillement jusqu'à Tulear en incluant randonnées ( d'ailleurs, quels parcs conseillez nous?)
merci de vos réponses !
Retour de notre voyage dans l'Ouest américain (du 2 au 14 septembre) English translation pending
Premier compte rendu de notre voyage, j'ai commencé à trier les 1300 photos, et 2h de film. Les photos sont visibles là : http://picasaweb.google.fr/myriam.nicolas.USA1
et le récit avec les photos intégrées et la carte de chaque jour : http://www.lesitedublogtrotter.fr
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Avis sur itinéraire de quatorze jours au Cambodge English translation pending
Que pensez vous de cet itinéraire de 14 jours (début Octobre) ?
Arrivée à Siem Reap de BKK. Siem Rap & Angkor (3 jours) Trajet en bateau Siem Reap - Battambang (1 jour) Battambang (1 jour) Kompong Chhnang & Tonle Sap (1.5 jours) Trajet Battambang - Koh Dach (1 jour) Koh Dach (Ile de la soie) (1 jour) Phnom Penh (3 jours) J'aurai souhaité aller à l'ile aux Lapins (Kep). Mais comment l'intégrer à cet itinéraire ?Départ de Phnom Penh vers BKK.
Est ce que ce bout de route me permettra de : - Vivre des scènes de vie - Etre proche de la population - me retrouver dans des petits bars et restos typiques et populaires - Flâner, marcher, rêver, déblatérer - Faire des photos de portrait
Merci bcp.
Arrivée à Siem Reap de BKK. Siem Rap & Angkor (3 jours) Trajet en bateau Siem Reap - Battambang (1 jour) Battambang (1 jour) Kompong Chhnang & Tonle Sap (1.5 jours) Trajet Battambang - Koh Dach (1 jour) Koh Dach (Ile de la soie) (1 jour) Phnom Penh (3 jours) J'aurai souhaité aller à l'ile aux Lapins (Kep). Mais comment l'intégrer à cet itinéraire ?Départ de Phnom Penh vers BKK.
Est ce que ce bout de route me permettra de : - Vivre des scènes de vie - Etre proche de la population - me retrouver dans des petits bars et restos typiques et populaires - Flâner, marcher, rêver, déblatérer - Faire des photos de portrait
Merci bcp.
Fiction tibétaine: Chomolungma 2008 English translation pending
C'est en ayant appris que les Chinois souhaitaient hisser la flamme olympique au sommet de l'Everest que m'est venu le besoin d'écrire une fiction sur ce thème. Je la publierais en plusieurs semaines afin d'aiguiser votre curiosité, du moins je l'espère... Vpoici la page 1 :
PREPARATIFS
Nous voilà de retour au col du Chang-Tsé, pour la cinquième fois en un mois. Je n’arrive toujours pas à comprendre le plaisir qu’ont les occidentaux à gravir ces hauteurs. Passés ces 7000 m d’altitude, chaque pas est une souffrance, surtout avec ces 35 Kg de matériel que nous portons depuis Tingri. Encore 100 m de dénivelés en direction du sommet du Tchang-Tsé et nous rejoindrons notre dépôt. Tséring prend la tête de la cordée. Il connaît parfaitement cette montagne qui la nourrit. Depuis vingt ans il guide les alpinistes du monde entier vers les plus hauts sommets du Tibet. Il est suivi de Dorje Lama dont la foi inébranlable nous galvanise depuis la mise en place de notre projet. Khampa, prend le milieu de la cordée. C’est la force brute de notre expédition. Du haut de ses 1.90m, c’est 120 Kg de muscles en action, capables de nous assurer tous les cinq en cas de difficulté. Il est suivi de Pangma, notre intendante qui nous nourrit de Tsampa, de thé au beurre, mais surtout de son attention de chaque instant, de son affection et de sa détermination à toute épreuve. Je ferme la marche. Nous arrivons enfin à notre caverne où nous stockons après chaque expédition la nourriture, le carburant, les bouteilles d’oxygène et tout le matériel d’alpinisme nécessaire à notre ultime ascension. Nous installons enfin le campement pour passer la nuit avant de redescendre vers Tingri, notre camp de base. Le sifflement de la buse du réchaud à fioul rompt le silence monacal de notre retraite loin du monde des hommes. Là haut, tout amène à la réflexion, à la méditation. La faible lueur de la flamme éclaire nos visages graves. La neige fond peu à peu dans la casserole. Pangma y verse une poignée de thé vert, une autre de sel puis une grosse motte de beurre de Yak. Elle nous sert en prenant soin de garder une partie du précieux breuvage pour gonfler la farine d’orge grillée qui nous nourrira ce soir. Nous prenons notre repas tous ensemble, sans un mot, puis nous couchons dans nos duvets à l’épreuve des plus grands froids. Je suis le premier à me lever. Je récite quelques mantras et prie Chomolungma, la Déesse mère de la terre qui règne sur ces cimes dont nous côtoyons les flancs depuis 1 mois. J’accomplis une libation de thé ainsi que quelques offrandes à notre nouvelle Déesse protectrice qui, j’espère nous aura adopté. Chomolungma me laisse admirer son trône immaculé, tout là haut, qui s’enflamme de la lumière rouge du soleil levant. C’est Elle, que l’astre vient saluer en tout premier lieu. Ce spectacle éblouissant m’inspire le respect le plus profond. Mes compagnons m’ont rejoint sans un mot pour s’émouvoir de la beauté pure, unique de ce crépuscule qui éclaire le théâtre de l’aventure, de la destinée que nous nous sommes choisis.
1
La suite dans 1 semaine ...
PREPARATIFS
Nous voilà de retour au col du Chang-Tsé, pour la cinquième fois en un mois. Je n’arrive toujours pas à comprendre le plaisir qu’ont les occidentaux à gravir ces hauteurs. Passés ces 7000 m d’altitude, chaque pas est une souffrance, surtout avec ces 35 Kg de matériel que nous portons depuis Tingri. Encore 100 m de dénivelés en direction du sommet du Tchang-Tsé et nous rejoindrons notre dépôt. Tséring prend la tête de la cordée. Il connaît parfaitement cette montagne qui la nourrit. Depuis vingt ans il guide les alpinistes du monde entier vers les plus hauts sommets du Tibet. Il est suivi de Dorje Lama dont la foi inébranlable nous galvanise depuis la mise en place de notre projet. Khampa, prend le milieu de la cordée. C’est la force brute de notre expédition. Du haut de ses 1.90m, c’est 120 Kg de muscles en action, capables de nous assurer tous les cinq en cas de difficulté. Il est suivi de Pangma, notre intendante qui nous nourrit de Tsampa, de thé au beurre, mais surtout de son attention de chaque instant, de son affection et de sa détermination à toute épreuve. Je ferme la marche. Nous arrivons enfin à notre caverne où nous stockons après chaque expédition la nourriture, le carburant, les bouteilles d’oxygène et tout le matériel d’alpinisme nécessaire à notre ultime ascension. Nous installons enfin le campement pour passer la nuit avant de redescendre vers Tingri, notre camp de base. Le sifflement de la buse du réchaud à fioul rompt le silence monacal de notre retraite loin du monde des hommes. Là haut, tout amène à la réflexion, à la méditation. La faible lueur de la flamme éclaire nos visages graves. La neige fond peu à peu dans la casserole. Pangma y verse une poignée de thé vert, une autre de sel puis une grosse motte de beurre de Yak. Elle nous sert en prenant soin de garder une partie du précieux breuvage pour gonfler la farine d’orge grillée qui nous nourrira ce soir. Nous prenons notre repas tous ensemble, sans un mot, puis nous couchons dans nos duvets à l’épreuve des plus grands froids. Je suis le premier à me lever. Je récite quelques mantras et prie Chomolungma, la Déesse mère de la terre qui règne sur ces cimes dont nous côtoyons les flancs depuis 1 mois. J’accomplis une libation de thé ainsi que quelques offrandes à notre nouvelle Déesse protectrice qui, j’espère nous aura adopté. Chomolungma me laisse admirer son trône immaculé, tout là haut, qui s’enflamme de la lumière rouge du soleil levant. C’est Elle, que l’astre vient saluer en tout premier lieu. Ce spectacle éblouissant m’inspire le respect le plus profond. Mes compagnons m’ont rejoint sans un mot pour s’émouvoir de la beauté pure, unique de ce crépuscule qui éclaire le théâtre de l’aventure, de la destinée que nous nous sommes choisis.
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La suite dans 1 semaine ...
Indemnisation pour un retard d'avion avec Karthago Airlines? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes rentrés de Gammarth dimanche. Notre avion aurait dû décoller de Tunis Carthage à 7h du matin, et il a décollé à 11h15 soit 4 h15 de retard, vu que nous nous étions levé à 2h45 du matin pour partir de l'hôtel à 4h donc dur dur ! Qu'est-il prévu en cas de retard du décollage d'un avion, à quelle indemnisation nous pouvons prétendre. Nous avions réservé notre séjour sur internet, et la compagnie aérienne est Karthago Airlines (qui nous ont remis d'ailleurs dans l'avion une attestation de retard) ! Merci pour vos réponses
Nous sommes rentrés de Gammarth dimanche. Notre avion aurait dû décoller de Tunis Carthage à 7h du matin, et il a décollé à 11h15 soit 4 h15 de retard, vu que nous nous étions levé à 2h45 du matin pour partir de l'hôtel à 4h donc dur dur ! Qu'est-il prévu en cas de retard du décollage d'un avion, à quelle indemnisation nous pouvons prétendre. Nous avions réservé notre séjour sur internet, et la compagnie aérienne est Karthago Airlines (qui nous ont remis d'ailleurs dans l'avion une attestation de retard) ! Merci pour vos réponses
Aller de Nosy-Be à Tananarive English translation pending
Bonjour,
le 20 octobre prochain, mon épouse et moi, nous partons pour 12j de 1er découverte au Mada, avec l'arrivé à Nosy-Be.
Je veux y rester 3 jours et partir ensuite pour Tananarive, avec 5 jours de voyage, en passant par le reserve de l'Ankarana et d'Ampijoroa (RN6 + RN4). Arrivé à Tana, j'y reste 3 jours.
En 12j je veux voir le max - pas facile...
Et j'ai donc pas mal de questions qui ce posent, dont les principales que j'aimerais vous poser:
- quelles sont les endroits sympa à visiter à Nosy-Be? - !!!! où est comment louer une voiture (reserver depuis Paris, si possible) avec chauffeur-guide pour aller de Nosy-Be à Tana?? avez vous une adresse ? Combien cela va me couter? On le paye avec une avance ou bien à la fin du parcourt ? 🤪 - quels sont les endroits à visiter en 5j entre Diego-Suarez et Tana, en déhors de 2 reserves naturels mentionnés ? - j'ai attendu parler qu'il faut avoir le max de argent liquide avec soit. C'est pas trop dangeureux d'avoir une somme assez importante dans sa pauche ? - quelles sont les endroits sympa à visiter à Tana et autour ? est-il réaliste de faire en une journé allez-retour en voiture deTana au parc Ranomafana ?
Merci d'avance de vos conseilles!
Amicalement Alex 😉
En 12j je veux voir le max - pas facile...
Et j'ai donc pas mal de questions qui ce posent, dont les principales que j'aimerais vous poser:
- quelles sont les endroits sympa à visiter à Nosy-Be? - !!!! où est comment louer une voiture (reserver depuis Paris, si possible) avec chauffeur-guide pour aller de Nosy-Be à Tana?? avez vous une adresse ? Combien cela va me couter? On le paye avec une avance ou bien à la fin du parcourt ? 🤪 - quels sont les endroits à visiter en 5j entre Diego-Suarez et Tana, en déhors de 2 reserves naturels mentionnés ? - j'ai attendu parler qu'il faut avoir le max de argent liquide avec soit. C'est pas trop dangeureux d'avoir une somme assez importante dans sa pauche ? - quelles sont les endroits sympa à visiter à Tana et autour ? est-il réaliste de faire en une journé allez-retour en voiture deTana au parc Ranomafana ?
Merci d'avance de vos conseilles!
Amicalement Alex 😉
Les Thais et leur qualités English translation pending
La Thailande sans les Thailandais serait bien triste pour les amoureux de ce pays . D'apres votre experience personnelle qu'elle soit petite ou grande qu'elle sont d'apres vous les principales qualites des Thailandais ?
Trajet Gao-Tombouctou en pinasse? English translation pending
je cherche des infos sur le trajet Gao Tombouctou en pinasse,
quel sont les jours de départ, ( ou part il quand il est plein ?)
quel est le prix + la durée du voyage
Quel est le prix du trajet en 4x4 pour Gao Tombouctou, y a t'il des départ tout les jours
Prix d'un trajet Douentza Tombouctou + durée du trajet, y a t'il des départ tout les jours
Merci ++ slye
Quel est le prix du trajet en 4x4 pour Gao Tombouctou, y a t'il des départ tout les jours
Prix d'un trajet Douentza Tombouctou + durée du trajet, y a t'il des départ tout les jours
Merci ++ slye
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Retour de Namibie (suite et fin) English translation pending
Bon, je n'ai vraiment pas de chance, cela fait 2 fois que je n'arrive pas à envoyer la fin de mon compte-rendu (entre le système qui saute au boulot, ou la deconnexion du forum parce que je mets trop de temps, je vais être obligé de faire bref pour finir je sens!😕
Après Aba Huab, nous faisons route pour Palmwag ( 2h de route pas toujours bonne) pause dej au bord de la piscine et balade dans la concession ( mais sans voir de bestioles)
Route pour Seisfontein : notre 1ère girafe et nos 1er zèbres!! Un vrai bonheur😏. Finalement nous ne nous arretons pas pour dormir à Seisfontein et poursuivons pour Opuwo.
Nous dormons chez Jacky, un sympathique lillois qui a grandit à Marseille et ça s'entend. Son camping est très sympa mais manque un peu d'entretien ( pas d'eau chaude, piscine en attente d'être réparée, pas d electricité le jour alors que les sanitaires sont sombres😐) mais il y a du gazon, des tables et des arbres et il nous a organisé une rencontre avec les Himbas pour le lendemain.
Nous partons au supermarket avec notre guide ( une ancienne himba reconvertit à la vie moderne) et amenons quelques provisions au village situé à 15km de là. Un peu génés au début, les himbas qui semblent avoir bien l'habitude nous mettent à l'aise. Nous y resterons 2h.
Nous décidons ensuite de poursuivre pour Hobatere par route goudronnée.
Le camping semble sommaire mais est très bien équipé. Nous mangeons et faisons une petite balade aux milieu des babouins et d'espèce de grosses marmottes des rochers.
A 17h nous rejoingnons le lodge à 45mn par une très mauvaise piste. Nos hôtes nous accueillent très chaleureusement et nous profitons de la vue sur les zèbres et les girafes. Nous dégustons plusieurs verres de vin blanc au bar et nous partons pour un game drive nocturne à 20h. Nous ne verrons pas de félins mais se faire conduire en 4X4 sous les étoiles avec une grosse couverture chaude était fort agréable!😏
Le lendemain direction la Cheetah farm via Kamanjab ( faites un stop à la station essence, ils sont très sympas et c'est achalandé comme un supermarket!).
Caresser un guépard était l'un de mes rêves et même si nous étions nombreux ils ne pressent jamais les guépards et si celui-ci ne veut plus être caressé, il s'en va librement et on doit attendre qu'il veuille bien à nouveau. Par contre j'ai été étonné du cri que font les guépards, cela se rapproche plus du jappement du petit chien que du rugissement du lion!🤪
Puis comme nous avions 2j d'avance sur le planning, nous décidons de trouver une adresse sympa où nous reposer avant Etosha ( où j'ai réservé les nuits longtemps à l'avance, et impossible de changer!)
Aves l'aide du Bradt nous choisissons le Bushfield camp à Outjo, une charmante adresse avec piscine où on a l'impression de planter la tente dans le jardin ( fleuri, ombragé et gazonneux à souhait) et où on mange de succulents steak de zèbres!
Puis après 2j de farniente direction Etosha. Nous avons sejourné dans chaque camping avec une préférence pour Namutoni. Nous avons eu droit à tout et même à une baignade memorable de 5 éléphants en folie, mais pas de félin, ou juste une lionne en chasse au point d'eau de Namutoni pendant 30s de nuit.😕 Mais sinon, c'est un veritable festival de bebêtes!!🙂
Pour notre dernière nuit de camping, nous partons pour le Waterberg. La route est excellente de bout en bout. Nous avons beaucoup aimé cet endroit qui permet de se dégourdir les jambes après 3j enfermés dans la voiture à Etosha. Je vous conseille la randonnée " The Mountain View" qui est magnifique, avec des babouins au milieu du chemin.
Et puis retour à la capitale chez Nathalie et Alexander de Londingini. Nous prenons l'apéro en leur compagnie et un français de l'ambassade de France avant de se régaler d'un dernier steak de zèbre.😛
Dernier jour, nettoyage de voiture (70$ interieur/exterieur) et derniers acahats ( la boutique Nomad dans le centre ville est top) et puis retour à l'aéroport et en France via l'Angleterre, comme à l'aller.
Voilà!
Les must de ce voyage :
Deadvlei : tout simplement magnifique et très photogénique croisière Mola Mola: pour ses otaries et la bonne ambiance Spitzkoppe : pour son camping unique seuls au monde Aba Huab : pour son camping aux éléphants Cheetah farme : pour ses guépards bien sur Etosha : parce que c'est tout simplement extraordinaire ( si vous pouvez, finissez plutot votre voyage par Etosha, vous apprécierez davantage les animaux que vous croiserez au départ) Waterberg : pour sa tranquillité, ses balades et ses superbes falaises
Je souhaite un excellent voyage à tous ceux qui sont sur le départ ( prévoyez de quoi prendre un nombre impressionant de photos) et merci encore d'avoir pris le temps de me lire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Puis après 2j de farniente direction Etosha. Nous avons sejourné dans chaque camping avec une préférence pour Namutoni. Nous avons eu droit à tout et même à une baignade memorable de 5 éléphants en folie, mais pas de félin, ou juste une lionne en chasse au point d'eau de Namutoni pendant 30s de nuit.😕 Mais sinon, c'est un veritable festival de bebêtes!!🙂
Pour notre dernière nuit de camping, nous partons pour le Waterberg. La route est excellente de bout en bout. Nous avons beaucoup aimé cet endroit qui permet de se dégourdir les jambes après 3j enfermés dans la voiture à Etosha. Je vous conseille la randonnée " The Mountain View" qui est magnifique, avec des babouins au milieu du chemin.
Et puis retour à la capitale chez Nathalie et Alexander de Londingini. Nous prenons l'apéro en leur compagnie et un français de l'ambassade de France avant de se régaler d'un dernier steak de zèbre.😛
Dernier jour, nettoyage de voiture (70$ interieur/exterieur) et derniers acahats ( la boutique Nomad dans le centre ville est top) et puis retour à l'aéroport et en France via l'Angleterre, comme à l'aller.
Voilà!
Les must de ce voyage :
Deadvlei : tout simplement magnifique et très photogénique croisière Mola Mola: pour ses otaries et la bonne ambiance Spitzkoppe : pour son camping unique seuls au monde Aba Huab : pour son camping aux éléphants Cheetah farme : pour ses guépards bien sur Etosha : parce que c'est tout simplement extraordinaire ( si vous pouvez, finissez plutot votre voyage par Etosha, vous apprécierez davantage les animaux que vous croiserez au départ) Waterberg : pour sa tranquillité, ses balades et ses superbes falaises
Je souhaite un excellent voyage à tous ceux qui sont sur le départ ( prévoyez de quoi prendre un nombre impressionant de photos) et merci encore d'avoir pris le temps de me lire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Vols sur Windhoek et budget en Namibie? English translation pending
bonjour à tous,
Après avoir épluché les posts sur ce sujet, j'avoue de plus fort m'y retrouver !!!
Pour les vols, de Dusseldorf, Londres ou Munich, je ne trouve rien en dessous de 1000 euros A/R et point de vue budget, cela va dans tous les sens, du budget raisonnable à l'érésie de parler budget pour une telle destination.
Nous projetons de partir en été, à 2 familles de 4 et 5, donc 5 enfants en tout, et en bas âge. Nous sommes Bruxellois mais pouvons partir de France, Allemagne, UK, pas de souci.
Que me conseilleriez-vous comme Cie aérienne ou site de recherche, le temps du booking approche...
Aussi, et avec des enfants, que conseilleriez-nous comme formule de voyage, mobilhome ? et quel budget réaliste devrions-nous prévoir pour un tour "classique" sans luxe mais logistique correcte évidemment avec des petits bouts.
Milles mercis à tous
Marie
Avis sur itinéraire Toronto - Québec - Gaspésie English translation pending
Bonjour
J'envisage pour l'été prochain un itinéraire Toronto - Québec "via" la Gaspésie ; en première approximation, j'ai pensé à ça :
J1 Paris Toronto J2 Toronto Niagara Falls J3 Niagara Falls Ottawa J4 Ottawa Montréal J5 Montréal Lac Saint Jean J6 Lac Saint Jean Tadoussac J7 Tadoussac Rivière-du-Loup J8 Rivière-du-Loup Pasbébiac J9 Pasbébiac Percé J10 Percé Gaspé J11 Gaspé Sainte-Anne des Monts J12 Sainte-Anne des Monts Saint-Jean-Port-Joli J13 Saint-Jean-Port-Joli Québec
Quelqu'un peut-il m'aider à préqualifier cet intinéraire : - est-ce que je loupe une merveille du monde ? - les étapes sont-elles adaptées, ni trop courtes, ni trop longues ? - tout "truc" bienvenu...
Merci d'avance pour vos avis éclairés.
J'envisage pour l'été prochain un itinéraire Toronto - Québec "via" la Gaspésie ; en première approximation, j'ai pensé à ça :
J1 Paris Toronto J2 Toronto Niagara Falls J3 Niagara Falls Ottawa J4 Ottawa Montréal J5 Montréal Lac Saint Jean J6 Lac Saint Jean Tadoussac J7 Tadoussac Rivière-du-Loup J8 Rivière-du-Loup Pasbébiac J9 Pasbébiac Percé J10 Percé Gaspé J11 Gaspé Sainte-Anne des Monts J12 Sainte-Anne des Monts Saint-Jean-Port-Joli J13 Saint-Jean-Port-Joli Québec
Quelqu'un peut-il m'aider à préqualifier cet intinéraire : - est-ce que je loupe une merveille du monde ? - les étapes sont-elles adaptées, ni trop courtes, ni trop longues ? - tout "truc" bienvenu...
Merci d'avance pour vos avis éclairés.
Thaïlande en décembre seule avec un enfant English translation pending
Bonjour à tous,
Je me decide je pars du 10/12/08 au 05/01/09, seule avec mon fils de 4 ans et je ne parle pas anglais. Nous avons juste le billet d'avion. Ma soeur nous rejoint le 19/12/08, elle est bilingue donc ce sera plus facile par la suite. Ou peut-on se rejoindre sans problème dans le sud? PHUKET????
Je désire faire le sud et terminer par bangkok.Un peu de visite mais avec un enfant je préfere faire surtout les îles.Je pense faire le jour de l'an à Patong.
Merci de me conseiller sur l'itinéraire à faire, les hotels enfin tout, et une semaine sans anglais qu'en pensez-vous?
J'arrive à bangkok à 19h, une fois sur place puis je trouver directement un vol pour PHUKET, et au niveau des hotels ca ne craint pas si je ne reserve pas avant. Je pense partir avec un tout petit sac et faire les achats sur place???
Merci de vos infos tout est bon à prendre.
Je me decide je pars du 10/12/08 au 05/01/09, seule avec mon fils de 4 ans et je ne parle pas anglais. Nous avons juste le billet d'avion. Ma soeur nous rejoint le 19/12/08, elle est bilingue donc ce sera plus facile par la suite. Ou peut-on se rejoindre sans problème dans le sud? PHUKET????
Je désire faire le sud et terminer par bangkok.Un peu de visite mais avec un enfant je préfere faire surtout les îles.Je pense faire le jour de l'an à Patong.
Merci de me conseiller sur l'itinéraire à faire, les hotels enfin tout, et une semaine sans anglais qu'en pensez-vous?
J'arrive à bangkok à 19h, une fois sur place puis je trouver directement un vol pour PHUKET, et au niveau des hotels ca ne craint pas si je ne reserve pas avant. Je pense partir avec un tout petit sac et faire les achats sur place???
Merci de vos infos tout est bon à prendre.
Hôtel Iberostar Hacienda Dominicus en janvier? English translation pending
Salut à tous les voyageurs
Avec ma femme, nous partirons en janvier 2009 à Bayahibé.
C'est notre premier voyage en amérique centrale.
Quelqu'un connait-il cet hôtel ( 5 étoiles !!!! équivalent de quoi en France) ?
On m'a dit qu'il n'y avait rien a ramener de la bas, même les cigares qui sont chers.
Quel est la valeur du peso? Peux t 'on utiliser l' euro ou mieux vaut il avoir des USD ?
Y a t-il des parcours sympa pour courir le matin?
Bref, toute indication sur un séjour là bas est la bienvenue
A tantot
Un chti du Pas de Calais
Madagascar: idées de circuit pour cinq jours entre Tananarive et le canal des Pangalanes avec des enfants? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvellement inscrite sur ce forum que j'ai découvert en préparant mon prochain et tout premier voyage en famille à Madagascar (1 mois en octobre). Je suis une malgache née en France qui malheureusement ne connait pas encore bien son pays d'origine. J'y suis allée 4 fois quand j'étais enfant et ado. Cela fait 16 ans que je n'ai pas revu mon pays et j'attends ce voyage avec impatience. Mon mari et mes 3 enfants de 2ans, 5 ans et 8 ans vont découvrir Madagascar pour la première fois.
les trois premières semaines du voyage sont bouclées. Nous voyageons avec des amis et mes parents qui ont organisé les choses(5 premiers jours à Tana avec une fête de famille et retrouvailles+ quelques visites alentours; semaine 2 Tana/Tuléar par la route avec arrêt à Fianarantsoa Isalo puis Ifaty. Retour avion; semaine 3: 4 jours consacrés àTana/Foulpointe/Tana par la route puis 2jours dans le village natal de mon grand-père en pleine campagne vers Antsirabe).
Ces 3 premières semaines ont été organisées en fonction du groupe et des événements familiaux. Pour la dernière semaine, nous voyageons nous 5 accompagnés de mon père. Je pense que vous avez compris que nous avons opté pour des vacances plus touristes que "routard". En effet, c'est notre premier voyage à l'étranger avec des enfants, donc, nous avons choisi l'option sécurité. La dernière semaine, nous souhaitons sortir de Tana. Nous avons renoncé aux destinations trop "chères" ou trop éloignées pour nous (Majunga, Nosy Be, etc...). Mon idée est la suivante: refaire le trajet Tana/Tamatave, sachant que la semaine 3, nous n'aurons pas pris le temps de nous arrêter en route. J'ai pensé faire Tana/Andasibe (1 nuit)/Manambato/Akan'ny Nofy (2 nuits)/ Tamatave ou Manambato/ retour Tana avec halte??. Nous partirions le lundi matin et retour samedi dans l'après midi à Tana (dernier délai car notre avion est dimanche soir).
Mes questions sont les suivantes: Pensez-vous qu'ils soient réalistes de refaire le trajet Tana/Tamatave... avec les enfants en voiture(pénibilité du trajet?? après les trajets que nous aurons déjà faits) Avez-vous d'autres idées de haltes intéressantes sur ce trajet, notamment pour le retour? La route jusqu'à Manambato est-elle praticable (hors 4*4)? Pour les trajets sur le Canal des Pangalanes avec les enfants, qui me conseillez-vous (contacts?)? (bon, j'ai bien compris que si je veux de la sécurité, je n'ai pas 50000 solutions) Si ce trajet n'est pas réaliste, avez-vous des propositions de visite/séjour autour de Tana avec des enfants pour la semaine?
Je suis désolée d'avoir été si longue mais je suis un peu perdue pour organiser cette dernière semaine. Je vous remercie pour votre aide. En attendant, je vais réviser mon malgache 😉.
A bientôt.
Malijoelle
Je suis nouvellement inscrite sur ce forum que j'ai découvert en préparant mon prochain et tout premier voyage en famille à Madagascar (1 mois en octobre). Je suis une malgache née en France qui malheureusement ne connait pas encore bien son pays d'origine. J'y suis allée 4 fois quand j'étais enfant et ado. Cela fait 16 ans que je n'ai pas revu mon pays et j'attends ce voyage avec impatience. Mon mari et mes 3 enfants de 2ans, 5 ans et 8 ans vont découvrir Madagascar pour la première fois.
les trois premières semaines du voyage sont bouclées. Nous voyageons avec des amis et mes parents qui ont organisé les choses(5 premiers jours à Tana avec une fête de famille et retrouvailles+ quelques visites alentours; semaine 2 Tana/Tuléar par la route avec arrêt à Fianarantsoa Isalo puis Ifaty. Retour avion; semaine 3: 4 jours consacrés àTana/Foulpointe/Tana par la route puis 2jours dans le village natal de mon grand-père en pleine campagne vers Antsirabe).
Ces 3 premières semaines ont été organisées en fonction du groupe et des événements familiaux. Pour la dernière semaine, nous voyageons nous 5 accompagnés de mon père. Je pense que vous avez compris que nous avons opté pour des vacances plus touristes que "routard". En effet, c'est notre premier voyage à l'étranger avec des enfants, donc, nous avons choisi l'option sécurité. La dernière semaine, nous souhaitons sortir de Tana. Nous avons renoncé aux destinations trop "chères" ou trop éloignées pour nous (Majunga, Nosy Be, etc...). Mon idée est la suivante: refaire le trajet Tana/Tamatave, sachant que la semaine 3, nous n'aurons pas pris le temps de nous arrêter en route. J'ai pensé faire Tana/Andasibe (1 nuit)/Manambato/Akan'ny Nofy (2 nuits)/ Tamatave ou Manambato/ retour Tana avec halte??. Nous partirions le lundi matin et retour samedi dans l'après midi à Tana (dernier délai car notre avion est dimanche soir).
Mes questions sont les suivantes: Pensez-vous qu'ils soient réalistes de refaire le trajet Tana/Tamatave... avec les enfants en voiture(pénibilité du trajet?? après les trajets que nous aurons déjà faits) Avez-vous d'autres idées de haltes intéressantes sur ce trajet, notamment pour le retour? La route jusqu'à Manambato est-elle praticable (hors 4*4)? Pour les trajets sur le Canal des Pangalanes avec les enfants, qui me conseillez-vous (contacts?)? (bon, j'ai bien compris que si je veux de la sécurité, je n'ai pas 50000 solutions) Si ce trajet n'est pas réaliste, avez-vous des propositions de visite/séjour autour de Tana avec des enfants pour la semaine?
Je suis désolée d'avoir été si longue mais je suis un peu perdue pour organiser cette dernière semaine. Je vous remercie pour votre aide. En attendant, je vais réviser mon malgache 😉.
A bientôt.
Malijoelle
Voyage en Turquie offert par télé loisirs via france loisirs, est-ce sérieux? English translation pending
Bonjour a tous,
Du 21 au 28 Novembre 2008 je part en Turquie avec mon pere, etant abonné au télé loisirs, j'ai recus une invitation pour la turquie en demi pension, il y avait 2 programme a choisirs, Cappadoce ou La riviera turque .
Je suis jamais allé dans ce beau pays que j'aime tant, l'offre est tres allechante, je réserve, je prend les billet d'avion par france loisirs en plus, prix : 200 € compagnie charter Onur air ou Sun Express, J'ai choisis la Cappadoce .
Au total, le voyage me coute environ 500 € pour 2 personnes, pour la pension complete, il faut rajouter 110 € par personne, je suis vraiment étonné du prix, c'est meme pas le prix pour une personne en turquie .
Etes vous deja parti par france loisirs via l'offre de télé loisirs en cappadoce ? si oui comment est ce une bonne affaire ? J'ai vu quelque témoignage assez positif sur internet sa me rassure !!!
Du 21 au 28 Novembre 2008 je part en Turquie avec mon pere, etant abonné au télé loisirs, j'ai recus une invitation pour la turquie en demi pension, il y avait 2 programme a choisirs, Cappadoce ou La riviera turque .
Je suis jamais allé dans ce beau pays que j'aime tant, l'offre est tres allechante, je réserve, je prend les billet d'avion par france loisirs en plus, prix : 200 € compagnie charter Onur air ou Sun Express, J'ai choisis la Cappadoce .
Au total, le voyage me coute environ 500 € pour 2 personnes, pour la pension complete, il faut rajouter 110 € par personne, je suis vraiment étonné du prix, c'est meme pas le prix pour une personne en turquie .
Etes vous deja parti par france loisirs via l'offre de télé loisirs en cappadoce ? si oui comment est ce une bonne affaire ? J'ai vu quelque témoignage assez positif sur internet sa me rassure !!!
Prix et fabricant d'un porte moto pour camping-car? English translation pending
Je voudrais mettre un porte moto sur mon camping car ( Mc Louis, Steel 463 ) de 2007 sur un fiat DUCATO 130. Quelqu'un peut il me renseigner sur les prix ou sur un fabricant.
Aller aux marchés flottants de Bangkok English translation pending
Dans le cadre de notre futur voyage en Thailande (janvier 2009), nous avons entendu parler des marchés flottants à Bangkok, est-ce tous les jours? comment cela se passe t-il? quelqu'un conduit notre barque? et cela vaut-il vraiment le coup?,
et enfin que faire d'autre d'intéressant dans cette grande ville? avant de partir au nord ou au sud.
merci pour votre aide.