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Avis sur programme d'une semaine en Catalogne Nord English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple qui venons de réserver une semaine (soit 6 nuits) au camping à la ferme pas loin de Millas pour le mois de juillet. Nous sommes sensible à la nature, à la beauté du paysage, à la culture locale et plus particulièrement à l'architecture locale. Nous souhaiterons donc que nous nous en imprégnons modérément. lol
Pour ça, nous avons élaboré un programme plus ou moins réaliste ou un peu trop ambitieux:
Premièrement, une journée à Figueres pour le musée de Dali, puis à Rosas, à Cadaquès et enfin au cap de Creus peut-être pour y faire de la randonnée pas trop longue afin de nous permettre de cotoyer des criques.
Ensuite, une journée sur la côte Vermeille (Cerbère, Collioure, Port-Vendres, Banyuls, etc.)
Puis, deux jours environ dans le massif de Canigou (Prades, Arles-sur-Tech, Villefrance-de-Confluent: faire le tour du Petit Train Jaune, les Gorges de la Fou, quelques petites randonnées dans ce coin-là, etc.)
Après, une journée dans la ville de Perpignan avant de rejoindre les plages narbonnaisses au bord de la mer ou des étangs etc.
Et enfin, une journée de farniente pour mériter tout ça.
Pensez-vous que ce programme vous paraît réaliste? Pensez-vous que nous avons oublié quelques choses de très incontournables ou qui valent le coup d'oeil dans ce programme? Pouvez-vous me conseiller?
Tout conseil sont les bienvenues. ;)
Merci et à bientôt.
Achille33
Nous sommes un jeune couple qui venons de réserver une semaine (soit 6 nuits) au camping à la ferme pas loin de Millas pour le mois de juillet. Nous sommes sensible à la nature, à la beauté du paysage, à la culture locale et plus particulièrement à l'architecture locale. Nous souhaiterons donc que nous nous en imprégnons modérément. lol
Pour ça, nous avons élaboré un programme plus ou moins réaliste ou un peu trop ambitieux:
Premièrement, une journée à Figueres pour le musée de Dali, puis à Rosas, à Cadaquès et enfin au cap de Creus peut-être pour y faire de la randonnée pas trop longue afin de nous permettre de cotoyer des criques.
Ensuite, une journée sur la côte Vermeille (Cerbère, Collioure, Port-Vendres, Banyuls, etc.)
Puis, deux jours environ dans le massif de Canigou (Prades, Arles-sur-Tech, Villefrance-de-Confluent: faire le tour du Petit Train Jaune, les Gorges de la Fou, quelques petites randonnées dans ce coin-là, etc.)
Après, une journée dans la ville de Perpignan avant de rejoindre les plages narbonnaisses au bord de la mer ou des étangs etc.
Et enfin, une journée de farniente pour mériter tout ça.
Pensez-vous que ce programme vous paraît réaliste? Pensez-vous que nous avons oublié quelques choses de très incontournables ou qui valent le coup d'oeil dans ce programme? Pouvez-vous me conseiller?
Tout conseil sont les bienvenues. ;)
Merci et à bientôt.
Achille33
Nord-ouest de la Floride avec deux enfants en octobre English translation pending
Nous partons en Floride en octobre 2008 avec nos 2 garçons de 7 et 9 ans et recherchons des informations sur le nord-ouest. On atterrira à Orlando et après quelques jours dans les parcs
d'attractions, direction côte ouest (pas plus bas que sarasota si possible). Qui a des suggestions ?
Le top serait de voir des lamantins, de se poser sur des belles plages et de trouver des
activités sympas pour nos enfants. Merci d'avance.
Itinéraire Yunnan/Sichuan/Tibet en août English translation pending
Bonjour,
Je suis entrain de préparer notre séjour en Chine pour le mois prochain. J'aurais besoin de vos avis éclairés sur notre itinéraire. 🙂
Voici à peu près ce qu'on a prévu : Kunming 2 nuits Dali 2 nuits Lijiang 2 nuits Chengdu 1 nuit Région de Jiuzaigou 3 nuits Chengdu 1 nuit Package Tibet 5 nuits Chengdu 1 nuit
Notre itinéraire pourra sembler express mais je précise que nous prendrons des vols intérieurs (Kunming-Dali, Lijiang-Chengdu et Chengdu-Lhasa AR). Nous arriverons à Kunming depuis Bangkok donc nous serons déjà OK avec le décalage horaire. Pensez-vous que la répartition est correcte ? Est-ce que la région de Jiuzhaigou vaut vraiment le coup ? J'ai éliminé faute de temps Emeishan, est-ce dommage de rater ce coin ? Si vous avez des infos pour un package pour le Tibet au départ de Chengdu, je suis preneuse car je galère pas mal avec les agences chinoises sur internet qui me semblent bien roublardes. Je compte réserver les vols intérieurs sur un site qui s'appelle www.chinahighlights.com. Connaissez-vous ce site ? Vous parait-il fiable ? Ca fait déjà pas mal de questions. Merci d'avance pour votre aide. A très bientôt.
Sandie
Je suis entrain de préparer notre séjour en Chine pour le mois prochain. J'aurais besoin de vos avis éclairés sur notre itinéraire. 🙂
Voici à peu près ce qu'on a prévu : Kunming 2 nuits Dali 2 nuits Lijiang 2 nuits Chengdu 1 nuit Région de Jiuzaigou 3 nuits Chengdu 1 nuit Package Tibet 5 nuits Chengdu 1 nuit
Notre itinéraire pourra sembler express mais je précise que nous prendrons des vols intérieurs (Kunming-Dali, Lijiang-Chengdu et Chengdu-Lhasa AR). Nous arriverons à Kunming depuis Bangkok donc nous serons déjà OK avec le décalage horaire. Pensez-vous que la répartition est correcte ? Est-ce que la région de Jiuzhaigou vaut vraiment le coup ? J'ai éliminé faute de temps Emeishan, est-ce dommage de rater ce coin ? Si vous avez des infos pour un package pour le Tibet au départ de Chengdu, je suis preneuse car je galère pas mal avec les agences chinoises sur internet qui me semblent bien roublardes. Je compte réserver les vols intérieurs sur un site qui s'appelle www.chinahighlights.com. Connaissez-vous ce site ? Vous parait-il fiable ? Ca fait déjà pas mal de questions. Merci d'avance pour votre aide. A très bientôt.
Sandie
Route de la soie en bus English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir si quelqu'un a déjà parcouru la route de la soie entre Kashgar et Golmud ou Xining via Hotan, Qieno et Charklik en bus. Comment est la route ? Ce trajet est-il faisable en une semaine ? Le but est ensuite de descendre vers le Yunnan. Des conseils d'itinéraires pratiques ?
Je voudrais savoir si quelqu'un a déjà parcouru la route de la soie entre Kashgar et Golmud ou Xining via Hotan, Qieno et Charklik en bus. Comment est la route ? Ce trajet est-il faisable en une semaine ? Le but est ensuite de descendre vers le Yunnan. Des conseils d'itinéraires pratiques ?
Itinéraire en Floride: de Miami à Miami English translation pending
Bonjour nous partons à 3 du 30 juillet au 19 août en Floride, pour l'instant j'en suis pas grand chose dans la préparation, ça donne ça :
30/07 : arrivée Miami 31/07 : Miami 1er/08 : Miami / Key Largo (117 km / 01h24) 2/08 : Key Largo / Key West (144 km / 01h56) sortie Dauphins 3/08 : Key West / Everglades (350 km / 04h39) 4/08 : 5/08 : 6/8 : 7/8 : 8/8 : 9/8 : 10/8 : 11/8 : 12/8 : 13/8 : 14/8 : 15/8 : 16/8 : 17/8 : 18/8 : 19/8 : Miami Départ
Pas mal hein ? bon sérieusement pour la suite nous souhaitons inclure dans le périple :
Naples, Sanibel, le musée Dali, Star wars et harry potter, La nasa et redescendre tranquille sur Miami.
La question que je me pose est comment optimiser ce périple, sachant que nous sommes obligés d’être le 2 août à Key West et pour ne pas finir s'il faut absolument réserver tous les hôtels à l'avance à cette période de l’année ?
D'avance merci
30/07 : arrivée Miami 31/07 : Miami 1er/08 : Miami / Key Largo (117 km / 01h24) 2/08 : Key Largo / Key West (144 km / 01h56) sortie Dauphins 3/08 : Key West / Everglades (350 km / 04h39) 4/08 : 5/08 : 6/8 : 7/8 : 8/8 : 9/8 : 10/8 : 11/8 : 12/8 : 13/8 : 14/8 : 15/8 : 16/8 : 17/8 : 18/8 : 19/8 : Miami Départ
Pas mal hein ? bon sérieusement pour la suite nous souhaitons inclure dans le périple :
Naples, Sanibel, le musée Dali, Star wars et harry potter, La nasa et redescendre tranquille sur Miami.
La question que je me pose est comment optimiser ce périple, sachant que nous sommes obligés d’être le 2 août à Key West et pour ne pas finir s'il faut absolument réserver tous les hôtels à l'avance à cette période de l’année ?
D'avance merci
14 nuits/13 jours en Floride: avis sur notre programme prévisionnel? English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà lu sur ce forum pas mal de discussions sur la Floride et remercie toutes les personnes qui m'ont renseignée. Ce que nous avons lu et échangé nous a permis de dresser ce programme prévisionnel. Avant de réserver les hôtels, pourriez-vous me dire ce que vous en pensez ?
Sachant que je ne fais pas de plongée, que nous pensons nous baigner un peu dans l'Ouest mais ne sommes pas du tout du genre à rester 3h sur une plage, que mon compagnon souhaite aller au pays des fusées et ne pas passer une éternité dans les parcs.
Mais toutes les réactions sont bonnes à prendre !
vendredi soir 18h11 arrivée à Orlando - nuit Orlando vers Disney (20 min trajet) samedi : parc Disney (Epcot) - nuit Orlando vers Disney dimanche : Disney-KSC 1h de route (61 miles) - Kennedy space center (ouvert de 9h à 17h, y passer 3 à 5h ?) - route vers le mall sawgrass mills (ouverture 11-20h le dimanche) (3h de route) puis route vers Fort Lauderdale (20 minutes) + nuit fort Lauderdale lundi : arrivée Miami (32 minutes) mardi : Miami mercredi : Miami jeudi : Miami puis départ Key west (3h15 de trajet) - nuit Keys (Key west idéalement ?) vendredi : Key west nuit Keys (Key west idéalement ?) samedi : dernières vues sur les Keys puis direction Florida city (Key west-Flordia city 2h40) Homestead-Flamingo 1h10 aller - nuit vers Homestead/Florida city dimanche : everglades puis direction la côte ouest - coucher de soleil (18h) nuit à Naples (2h15 de route dans la journée par la route 41) lundi Naples-fort myers (47 minutes) nuit à fort myers mardi fort myers-st petersburg 1h40 sans passer par Tampa nuit à saint-Petersburg mercredi : retour pause à Celebration - nuit Orlando jeudi : Universal studios + island of adventures - nuit Orlandovendredi : voiture à rendre - aéroport - décollage d’Orlando 13h
Mille mercis !
A très bientôt
vendredi soir 18h11 arrivée à Orlando - nuit Orlando vers Disney (20 min trajet) samedi : parc Disney (Epcot) - nuit Orlando vers Disney dimanche : Disney-KSC 1h de route (61 miles) - Kennedy space center (ouvert de 9h à 17h, y passer 3 à 5h ?) - route vers le mall sawgrass mills (ouverture 11-20h le dimanche) (3h de route) puis route vers Fort Lauderdale (20 minutes) + nuit fort Lauderdale lundi : arrivée Miami (32 minutes) mardi : Miami mercredi : Miami jeudi : Miami puis départ Key west (3h15 de trajet) - nuit Keys (Key west idéalement ?) vendredi : Key west nuit Keys (Key west idéalement ?) samedi : dernières vues sur les Keys puis direction Florida city (Key west-Flordia city 2h40) Homestead-Flamingo 1h10 aller - nuit vers Homestead/Florida city dimanche : everglades puis direction la côte ouest - coucher de soleil (18h) nuit à Naples (2h15 de route dans la journée par la route 41) lundi Naples-fort myers (47 minutes) nuit à fort myers mardi fort myers-st petersburg 1h40 sans passer par Tampa nuit à saint-Petersburg mercredi : retour pause à Celebration - nuit Orlando jeudi : Universal studios + island of adventures - nuit Orlandovendredi : voiture à rendre - aéroport - décollage d’Orlando 13h
Mille mercis !
A très bientôt
Itinéraire Chili/Bolivie/Pérou en septembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes entrain de prévoir notre itinéraire pour un périple Chili/Bolivie/Pérou en amoureux. Les billets d'avions sont déjà achetés : départ début septembre pour une arrivée à Calama et retour début octobre de Cuzco.
Jour 1 : Arrivée à Calama à 20h20 Jour 2 : San Pedro de Atacama Jour 3 : San Pedro de Atacama Jour 4 : San Pedro de Atacama Jour 5 : Sud Lipez Jour 6 : Sud Lipez Jour 7 : Salar d'Uyuni Jour 8 : Salar d'Uyuni Jour 9 : Potosi Jour 10 : Sucre Jour 11 : Sucre Jour 12 : La Paz Jour 13 : La Paz Jour 14 : La Paz Jour 15 : Copacabana - L'ile du Soleil Jour 16 : Puno Jour 17 : Puno --> Arequipa Jour 18 : Arequipa Jour 19 : Arequipa Jour 20 : Cuzco Jour 21 : Cuzco Jour 22 : Machupicchu Jour 23 : Machupicchu Jour 24 : Machupicchu Jour 25 : Machupicchu Jour 26 : Cuzco Jour 27 : Départ 15h25 à Cuzco
On en est encore au grande ligne, mais qu'en pensez-vous ? On a beaucoup de difficulté à évaluer les temps de trajet... Et du coup à prévoir la durée de chaque étape. Pensez-vous qu'il faut conserver la partie Potosi-Sucre, ou faut-il mieux faire l'impasse et allonger les temps aux autres endroits ? Nous souhaitons vivement faire un trek de 4 jours au Machupicchu mais avant de réserver, il faut déjà savoir quand nous y serons et donc connaitre notre itinéraire.
Merci d'avance :-)
Nous sommes entrain de prévoir notre itinéraire pour un périple Chili/Bolivie/Pérou en amoureux. Les billets d'avions sont déjà achetés : départ début septembre pour une arrivée à Calama et retour début octobre de Cuzco.
Jour 1 : Arrivée à Calama à 20h20 Jour 2 : San Pedro de Atacama Jour 3 : San Pedro de Atacama Jour 4 : San Pedro de Atacama Jour 5 : Sud Lipez Jour 6 : Sud Lipez Jour 7 : Salar d'Uyuni Jour 8 : Salar d'Uyuni Jour 9 : Potosi Jour 10 : Sucre Jour 11 : Sucre Jour 12 : La Paz Jour 13 : La Paz Jour 14 : La Paz Jour 15 : Copacabana - L'ile du Soleil Jour 16 : Puno Jour 17 : Puno --> Arequipa Jour 18 : Arequipa Jour 19 : Arequipa Jour 20 : Cuzco Jour 21 : Cuzco Jour 22 : Machupicchu Jour 23 : Machupicchu Jour 24 : Machupicchu Jour 25 : Machupicchu Jour 26 : Cuzco Jour 27 : Départ 15h25 à Cuzco
On en est encore au grande ligne, mais qu'en pensez-vous ? On a beaucoup de difficulté à évaluer les temps de trajet... Et du coup à prévoir la durée de chaque étape. Pensez-vous qu'il faut conserver la partie Potosi-Sucre, ou faut-il mieux faire l'impasse et allonger les temps aux autres endroits ? Nous souhaitons vivement faire un trek de 4 jours au Machupicchu mais avant de réserver, il faut déjà savoir quand nous y serons et donc connaitre notre itinéraire.
Merci d'avance :-)
Itinéraire pour week-end à Barcelone English translation pending
Bonjour, je prévois un weekend à Barcelone en décembre, j'ai planché cet aprem sur l'itinéraire et je voudrais avoir votre avis (trop ambitieux, pas assez à tel endroit, je manque tel point essentiel).
Arrivée à l'aéroport à midi le vendredi, départ à 19h le dimanche:
Vendredi après midi : Arrivée à l’AJ vers 13h, déjeuner au marché de la Boqueria, visite du barri Gotic et de sa cathédrale, rue de las Ramblas, et place Real Vendredi soir : Montjuic, son château et sa belle fontaine Samedi matin : Sagrada Familia Samedi midi : pic nic au parc guell Samedi après midi : Musée Picasso Samedi soir : balade sur la plage Dimanche matin/midi : Parc de la Ciutadella (pique nique) Dimanche après midi : La pedrera et casa batilo jusque la place Catalunya pour reprendre le train direction l’aéroport
Merci de votre gentillesse
Vendredi après midi : Arrivée à l’AJ vers 13h, déjeuner au marché de la Boqueria, visite du barri Gotic et de sa cathédrale, rue de las Ramblas, et place Real Vendredi soir : Montjuic, son château et sa belle fontaine Samedi matin : Sagrada Familia Samedi midi : pic nic au parc guell Samedi après midi : Musée Picasso Samedi soir : balade sur la plage Dimanche matin/midi : Parc de la Ciutadella (pique nique) Dimanche après midi : La pedrera et casa batilo jusque la place Catalunya pour reprendre le train direction l’aéroport
Merci de votre gentillesse
Itinéraire de vingt jours en Chine English translation pending
Bonjour,
j'aurais voulu avoir vos avis personnels sur un parcours en Chine pour cet été. J'aime beaucoup l'itinéraire que j'ai fait mais je doute que ce soit faisable sans courir...
Qu'Est ce que vous en pensez?
j1: Passe la frontière à Lao Cai entre Chine et Vietnam j2: Yuanyang j3:yuanyang j4:Kunming j5:Shilin+train de nuit vers Emei j6: Emeishan j7:emeishan j8:emeishan j9:chengdu j10:songpan ou kangding j11:songpan ou kangding j12:chengdu + train de nuit vers huaihua j13:bus vers fenghuang j14:fenghuang j15: retour à huaihua + bus vers sanjiang j16: Sanjiang j17:bus vers longsheng j18:longsheng j19:Guilin j20:Guilin
Merci beaucoup!
j1: Passe la frontière à Lao Cai entre Chine et Vietnam j2: Yuanyang j3:yuanyang j4:Kunming j5:Shilin+train de nuit vers Emei j6: Emeishan j7:emeishan j8:emeishan j9:chengdu j10:songpan ou kangding j11:songpan ou kangding j12:chengdu + train de nuit vers huaihua j13:bus vers fenghuang j14:fenghuang j15: retour à huaihua + bus vers sanjiang j16: Sanjiang j17:bus vers longsheng j18:longsheng j19:Guilin j20:Guilin
Merci beaucoup!
Chine: pêcheurs aux cormorans? English translation pending
bonjour,
la pêche aux cormorans est-elle toujours pratiquée en Chine?
Si oui, quels sont les endroits ( plutot tranquiles) où il est possible d'assister à cette pêche sans faire partie d'un groupe constitué par une agence?
Certains ont-ils dèjà visité les lieux de vie (villages, habitation...) de ces pêcheurs, ou assisté aux techniques de "dressage" .....des cormorans?
Merci pour votre aide.
Franck
la pêche aux cormorans est-elle toujours pratiquée en Chine?
Si oui, quels sont les endroits ( plutot tranquiles) où il est possible d'assister à cette pêche sans faire partie d'un groupe constitué par une agence?
Certains ont-ils dèjà visité les lieux de vie (villages, habitation...) de ces pêcheurs, ou assisté aux techniques de "dressage" .....des cormorans?
Merci pour votre aide.
Franck
Chine: se rendre dans l'extrême nord du Yunnan? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai me rendre fin août dans l'extrême nord du Yunnan, à la limite du Tibet (Zhongdian, Dequin).
J'ai lu sur le forum (avril 2008) que Zhongdian était passé en zone fermée, que seule Lijiang était encore accessible...
Avez-vous des infos complémentaires ? Quelqu'un est-il passé dans le coin récemment ?
Merci beaucoup!
Croisière sur le MSC Orchestra English translation pending
bonjour
qui a déjà voyagé sur le msc orchestra au départ de marseille
je souterais avoir des renseignements sur ce bateau
merci d'avance
Itinéraire pour dix jours en Chine? English translation pending
Salut à tous,
Je suis étudiant à la Yunan University of Finance and Economics de kunming depuis environ un mois . Je vais rester un an en Chine, je suis en vacances très bientôt, Jeudi!!!!! Pour environ 10 jours!! J'ai besoin de conseils car je ne sais pas ou aller!!! Je pensais aller a shangai puis hong kong ou qu'a shangai ou qu'a hong kong!!! Mais je ne sais pas si j'aurai assez de temps!! Ou alors je pensais visiter les alentours:Dali, lijiang, ... ou d'autres villes commes guilin ou canton!!!! On m'avait aussi parle de l'ile de Hainan....!!!!
Je ne sais vraiment pas quoi faire, je suis un peu perdu!!! Il y a tellement de villes a visiter!!! J'attends vos conseils!!!!! Merci beaucoup!!!!
Je suis étudiant à la Yunan University of Finance and Economics de kunming depuis environ un mois . Je vais rester un an en Chine, je suis en vacances très bientôt, Jeudi!!!!! Pour environ 10 jours!! J'ai besoin de conseils car je ne sais pas ou aller!!! Je pensais aller a shangai puis hong kong ou qu'a shangai ou qu'a hong kong!!! Mais je ne sais pas si j'aurai assez de temps!! Ou alors je pensais visiter les alentours:Dali, lijiang, ... ou d'autres villes commes guilin ou canton!!!! On m'avait aussi parle de l'ile de Hainan....!!!!
Je ne sais vraiment pas quoi faire, je suis un peu perdu!!! Il y a tellement de villes a visiter!!! J'attends vos conseils!!!!! Merci beaucoup!!!!
Itinéraire de vingt-huit jours Pérou-Bolivie-Chili English translation pending
Salut à toutes les bonnes âmes qui voudraient bien me donner leurs bons tuyaux de routards! Ceux-ci seront les bienvenus car je pars dans 1 semaine et demie pour 28 jours au pérou/bolivie/chili et je commence seulement à plannifier mon voyage! Un brin tard certe mais je parle espagnol et on espère que ça aidera :). Voici le planning avec les questions en rouge (lieu bien/pas bien, problème de soroche...). Ce serait surper sympa si les experts des autres années pouvaient m'aider en confirmant/donnant leurs conseils :). Merci!
¤ J1: arrivée à Lima très très tôt => vol direct pour Cuzco + première visite aux alentours. => Est-il possible d'acheter un vol directementement à l'aéroport sans problème d'overbooking/surcoût énorme (actu:75 E l'aller par @) ou mieux vaut-il vraiment réserver à l'avance (risque de retard du vol international) ¤ J2+3+4: Visite des alentours de Cuzco + Machu Pichu. Cuzco - Puno by night => problème de soroche avec ça? => L'inca trek est-il vraiment top?Je pensais garder mon trekking time pour un autre site (Licanbur, Sajama, Laura, ...) => lequel le mieux? => Quelle est la meilleure manière de rejoindre le Machu depuis Cuzco? (train avec de beaux paysages, papatte, collectivo...)? ¤ J5+6: Marché de Puno + promenade sur Lac Titicaca + nuit à Copacabana + passage éclair sur 1 île + bus jusqu'à La Paz & nuit => Des trucs intéressants au marché de Puno pour les treks? (veste gore-tex pas cheres, ...) => Quelle île est la plus belle? Mieux pour dormir que Copacabana? => Copacabana bien? => bus Copa - La paz = combien d'heures? J'imagine 3 aprox. ¤ J7+8: La Paz + bus jusqu'à Sucre by night => Trop court sur place pour la Paz? ¤ J9+10+11&1/2: Sucre + Potosi + Uyuni => Sucre et/où Potosi valent la peine? => Possibilité de réserver des treks dans le salar très tard sur place? Ou faut-il réserver à l'avance? Quelles agences sont-elles les plus sûres? ¤ J11&1/2 au 18 (7, 5 jours): Sud du Lipez (Altiplano, desiertos dali & siloli)+ Salar de Uyuni avec montée au Licancabur + Lagunas verde/blanca/colorada/salada, Valle de la luna/Geysers del Tatio/San Pedro de Atacama + Salar&Disierto de Atacama (LA TOTALE QUOI! :))) ) => Timing suffisant? Même avec la montée au Licanbur (Dangeureuse?, quasi 6000m apparemment!!) => Salar de Atacama a faire si on a fait celui de Uyuni? Lequel est mieux? => Il existe un désert de terre (craquelée) à Atacama mais où se trouve-til exactement??? Pan de azucar? San Pedro? Autres? => San Pedro de Atacama => Arica by night bus possible? Ou doit-on passer par différentes étapes? Des intéressantes? ¤ J19+20+21: Arica => Trek PN Laura/Sajama => Par Laura ou Sajama? Lequel est mieux? => Accèes vraiment galère? => Plutôt un des ces deux ou le trek de l'inca? => Licancabur pas mieux? Il va falloir que je choisisse entre tous... ¤ J22 au 26: Arequipa/survol Nasca/Iles Ballestas/La réserve de Paracas et si le temps un brin Lima => Arequipa c'est utile ou juste pour transit?
Et la grande question: La Paz-Lipez/Uyuni/Licanbur-Atacama-Arica-PN Laura/Sajama ou plutôt La Paz-Arica-PN Laura/Sajama-Atacama-Lipez/Uyuni/Licanbur? A cause du soroche.
Sinon, j'ai noté ces sites aussi mais ne sais pas encore/vraiment si c'est bien ou pas. Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas! :): Atofagasta Cotchabanban Ica vallée de l'arc-en-ciel Laguna Miscanti Laguna Miniques Isluga y volcan parinacota village de Caspana volcans le Pomerape et Parinacota apparemment du PN lauca et j'imagine de Sajama laguna tebinqinche Chiu-Chiu Salar du surire Payachatas Pan de azucar Ca fait beaucoup de questions mais pour un tel voyage, c'est normal! :))). Merci à ceux qui voudront bien m'aider! Pour ceux qui ont des questions sur le vietnam, le mexique, guatemala, venezuela, thailande, n'hésitez pas :) @+ Pascal
¤ J1: arrivée à Lima très très tôt => vol direct pour Cuzco + première visite aux alentours. => Est-il possible d'acheter un vol directementement à l'aéroport sans problème d'overbooking/surcoût énorme (actu:75 E l'aller par @) ou mieux vaut-il vraiment réserver à l'avance (risque de retard du vol international) ¤ J2+3+4: Visite des alentours de Cuzco + Machu Pichu. Cuzco - Puno by night => problème de soroche avec ça? => L'inca trek est-il vraiment top?Je pensais garder mon trekking time pour un autre site (Licanbur, Sajama, Laura, ...) => lequel le mieux? => Quelle est la meilleure manière de rejoindre le Machu depuis Cuzco? (train avec de beaux paysages, papatte, collectivo...)? ¤ J5+6: Marché de Puno + promenade sur Lac Titicaca + nuit à Copacabana + passage éclair sur 1 île + bus jusqu'à La Paz & nuit => Des trucs intéressants au marché de Puno pour les treks? (veste gore-tex pas cheres, ...) => Quelle île est la plus belle? Mieux pour dormir que Copacabana? => Copacabana bien? => bus Copa - La paz = combien d'heures? J'imagine 3 aprox. ¤ J7+8: La Paz + bus jusqu'à Sucre by night => Trop court sur place pour la Paz? ¤ J9+10+11&1/2: Sucre + Potosi + Uyuni => Sucre et/où Potosi valent la peine? => Possibilité de réserver des treks dans le salar très tard sur place? Ou faut-il réserver à l'avance? Quelles agences sont-elles les plus sûres? ¤ J11&1/2 au 18 (7, 5 jours): Sud du Lipez (Altiplano, desiertos dali & siloli)+ Salar de Uyuni avec montée au Licancabur + Lagunas verde/blanca/colorada/salada, Valle de la luna/Geysers del Tatio/San Pedro de Atacama + Salar&Disierto de Atacama (LA TOTALE QUOI! :))) ) => Timing suffisant? Même avec la montée au Licanbur (Dangeureuse?, quasi 6000m apparemment!!) => Salar de Atacama a faire si on a fait celui de Uyuni? Lequel est mieux? => Il existe un désert de terre (craquelée) à Atacama mais où se trouve-til exactement??? Pan de azucar? San Pedro? Autres? => San Pedro de Atacama => Arica by night bus possible? Ou doit-on passer par différentes étapes? Des intéressantes? ¤ J19+20+21: Arica => Trek PN Laura/Sajama => Par Laura ou Sajama? Lequel est mieux? => Accèes vraiment galère? => Plutôt un des ces deux ou le trek de l'inca? => Licancabur pas mieux? Il va falloir que je choisisse entre tous... ¤ J22 au 26: Arequipa/survol Nasca/Iles Ballestas/La réserve de Paracas et si le temps un brin Lima => Arequipa c'est utile ou juste pour transit?
Et la grande question: La Paz-Lipez/Uyuni/Licanbur-Atacama-Arica-PN Laura/Sajama ou plutôt La Paz-Arica-PN Laura/Sajama-Atacama-Lipez/Uyuni/Licanbur? A cause du soroche.
Sinon, j'ai noté ces sites aussi mais ne sais pas encore/vraiment si c'est bien ou pas. Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas! :): Atofagasta Cotchabanban Ica vallée de l'arc-en-ciel Laguna Miscanti Laguna Miniques Isluga y volcan parinacota village de Caspana volcans le Pomerape et Parinacota apparemment du PN lauca et j'imagine de Sajama laguna tebinqinche Chiu-Chiu Salar du surire Payachatas Pan de azucar Ca fait beaucoup de questions mais pour un tel voyage, c'est normal! :))). Merci à ceux qui voudront bien m'aider! Pour ceux qui ont des questions sur le vietnam, le mexique, guatemala, venezuela, thailande, n'hésitez pas :) @+ Pascal
Voyage dans le Yunnan en Chine English translation pending
je souhaiterais avoir des renseignements sur le Yunnan, nous devrions nous y rendre en mars 2007, peut-on voyager seul facilement ? avez vous des tuyaux sur des guesthouses, merci à tous
Train pour le Tibet en service le 1er juillet English translation pending
Une info qui va en faire sourire plus d'un mais qui va malheureusement en attristé d'autres...(dont moi !)
A saoir que le train qui doit "pénétrer" au Tibet sera finalement bien mis en service à partir du 1° juillet 2006 au départ de Goldmund !😕
Train Kunming - Hong Kong English translation pending
Bonsoir,
Premier post sur ce site que je parcours depuis quelques temps déjà. Une vraie mine d'info !!!
Est ce que quelqu'un pourrait me dire s'il existe un train entre Kunming et Hong Kong, le coût du trajet, la durée et la fréquence des départs.
Et dans la foulée, la même chose pour l'avion (je ne trouve pas de tarf et notamment pour dragon air)
Je n'arrive à trouver cette info nulle part.
Merci à tous😉
Djé
Premier post sur ce site que je parcours depuis quelques temps déjà. Une vraie mine d'info !!!
Est ce que quelqu'un pourrait me dire s'il existe un train entre Kunming et Hong Kong, le coût du trajet, la durée et la fréquence des départs.
Et dans la foulée, la même chose pour l'avion (je ne trouve pas de tarf et notamment pour dragon air)
Je n'arrive à trouver cette info nulle part.

Merci à tous😉
Djé
Mes expériences avec les ours en randonnée English translation pending
MON PREMIER OURS, 1988
Au printemps 1988, mon employeur m'a envoyé travailler pendant 3 mois dans un centre de recherches en Caroline du Nord. Pour un weekend prolongé, je pars au Great Smoky Mountains National Park. Je veux passer la nuit à un des campings du parc, tout est plein mais le ranger me propose le 'backcountry camping' , une aire de camping dans la forêt accessible en une heure de marche. Donc j'y vais, sac à dos. Un plutôt petit ours noir se tient dans une petite clairière, juste à côté du chemin, à 50 mètres de moi. Bon, il s'enfuit. Au camping, juste 10 minutes plus loin, je passe la soirée avec un jeune couple, les seuls autres résidents, et ils sont très surpris qu'un ours se trouve si près de nous.
OUEST DU CANADA, 2009
Je vais faire plusieurs randonnées en backcountry camping. Cette fois, je devrai m'habituer à la présence des ours ! Aux bureaux des parcs on doit suivre une explication sur les ours et comment se comporter envers eux, soit une vidéo, soit directement un entretien par un ranger, plus encore un fascicule. Dans les aires de camping on trouve des armoires anti-chasseours pour ranger sa nourriture, ou alors des potences avec une corde pour la mettre hors de portée en hauteur. Il est interdit de manger dans sa tente. En fait, je n'en voit qu'un dans les Rocheuses, pendant le trek du Mont Assiniboine, en compagnie d'un couple canadien. Dans une prairie caillouteuse, un grizzly chasse les 'gophers' (des sortes de petits écureuils) et essaye même de les déterrer de leur terrier, il ne se préoccupe absolument pas de nous, on peut l'observer longuement. Je vois partout des empreintes d'ours, et aussi des excréments, facilement identifiables. Par la suite, je me déplace vers Vancouver, Je randonne dans le parc provincial de Manning et le troisième jour un ours noir est plante juste sur mon chemin au milieu d'éboulis, assez loin devant moi. Il ne m'a pas remarqué (d'ailleurs, malgré leur odorat réputé, le plus souvent je vois les ours avant que eux ne m'aient repéré). Je suis obligé de taper dans mes mains et faire du bruit pour qu'il deguerpisse et que je puisse continuer. Je termine ce voyage par la très réputée West Coast Trail, fin septembre, ses derniers jours d'ouverture. Le sentier est souvent une fente étroite dans la végétation envahissante, sans visibilité, et à 2 reprises je tombe sur un ours seulement 10 ou 20 mètres devant moi, ils disparaissent en une fraction de seconde.
A SUIVRE Alaska 2010
Au printemps 1988, mon employeur m'a envoyé travailler pendant 3 mois dans un centre de recherches en Caroline du Nord. Pour un weekend prolongé, je pars au Great Smoky Mountains National Park. Je veux passer la nuit à un des campings du parc, tout est plein mais le ranger me propose le 'backcountry camping' , une aire de camping dans la forêt accessible en une heure de marche. Donc j'y vais, sac à dos. Un plutôt petit ours noir se tient dans une petite clairière, juste à côté du chemin, à 50 mètres de moi. Bon, il s'enfuit. Au camping, juste 10 minutes plus loin, je passe la soirée avec un jeune couple, les seuls autres résidents, et ils sont très surpris qu'un ours se trouve si près de nous.
OUEST DU CANADA, 2009
Je vais faire plusieurs randonnées en backcountry camping. Cette fois, je devrai m'habituer à la présence des ours ! Aux bureaux des parcs on doit suivre une explication sur les ours et comment se comporter envers eux, soit une vidéo, soit directement un entretien par un ranger, plus encore un fascicule. Dans les aires de camping on trouve des armoires anti-chasseours pour ranger sa nourriture, ou alors des potences avec une corde pour la mettre hors de portée en hauteur. Il est interdit de manger dans sa tente. En fait, je n'en voit qu'un dans les Rocheuses, pendant le trek du Mont Assiniboine, en compagnie d'un couple canadien. Dans une prairie caillouteuse, un grizzly chasse les 'gophers' (des sortes de petits écureuils) et essaye même de les déterrer de leur terrier, il ne se préoccupe absolument pas de nous, on peut l'observer longuement. Je vois partout des empreintes d'ours, et aussi des excréments, facilement identifiables. Par la suite, je me déplace vers Vancouver, Je randonne dans le parc provincial de Manning et le troisième jour un ours noir est plante juste sur mon chemin au milieu d'éboulis, assez loin devant moi. Il ne m'a pas remarqué (d'ailleurs, malgré leur odorat réputé, le plus souvent je vois les ours avant que eux ne m'aient repéré). Je suis obligé de taper dans mes mains et faire du bruit pour qu'il deguerpisse et que je puisse continuer. Je termine ce voyage par la très réputée West Coast Trail, fin septembre, ses derniers jours d'ouverture. Le sentier est souvent une fente étroite dans la végétation envahissante, sans visibilité, et à 2 reprises je tombe sur un ours seulement 10 ou 20 mètres devant moi, ils disparaissent en une fraction de seconde.
A SUIVRE Alaska 2010
Cadaques en été English translation pending
Bonjour
Nous envisageons d'aller à Cadaques 10 jours en août.
Nous ne connaissons pas du tout la région
Cadaques est-il un bon point de chute? nous imaginons qu'il y a beaucoup de touristes en aout mais est ce quand même agréable? est-il possible de se garer? que visiter aux environs? comment sont les plages alentour? où nous conseillez vous de résider (nous pensons louer une maison ou appartement - nous sommes 4 dont 2 enfants)?
merci d'avance de vos conseils
Retour de Chine 2013 côté pratique English translation pending
Vendredi 12 Juillet : Arrivée à Hong Kong (HK). 36°C, beau.Dans le hall principal, achat de la carte octopus qui permet d'emprunter tous les transports en commun de HK : métro, bus, ferry, tramway et funiculaire. On peut aussi faire ses courses dans certaines supérettes et régler l'addition dans certains restaurants. Quand on n'a plus de crédit, il suffit de la recharger dans toutes les stations de métro. Très simple et ultra pratique. Caution 50 $, 9 $ de frais. Bus A21 direct aéroport/Nathan road (31$). hôtel City Econo Guesthouse http://www.cityecono.com/ accueil un peu désabusé, pas très chaleureux mais très très propre et très pro. Les chambres sur la Nathan road sont plus grandes mais plus bruyantes (500 $ HK la chambre triple).Samedi 13 : Lamma Island. 36°C, beau. Métro MTR jusqu'à Central puis ferry du Pier 4 (16$). Il y a deux destinations possibles sur l'île avec possibilité de faire l'aller vers une et retour depuis l'autre. Entre les deux, un chemin pavé sympa, le family treck. Sauf qu'il faisait très chaud et très moite. Le chemin est partiellement ombragé. A mi parcours, une plage avec maître nageur, douche, bar, restaurant, tables de pique nique... Tout le confort. Dommage que l'on soit face à la centrale thermique. Mais la baignade était un must par cette chaleur.Dimanche 14 : vieux Hong Kong. 34°C, couvert. Achat des tickets de train pour la Chine. La plupart des agences de voyages de HK ne proposent pas ce service. Nous avons donc fini chez China Travel Service dans l'agence du quartier de Mongkok. Attention, les places pour les trains de nuit doivent se réserver à l'avance et le plus tôt possible. Il n'y en avait plus pour la date que nous désirions. Nous avons dû partir un jour plus tôt. Puis balade dans le vieil Hong Kong au milieu des échoppes qui vendent des moules, des lézards, des soles, des chenilles séchées ainsi que du ginseng.Lundi 15 : Journée de mousson à Hong Kong. 30°C, pluie. Treck urbain entre les buildings High tech. Il est possible de monter au 43ème étage de la China Bank. Il suffit de demander un pass à l'accueil. Puis Victoria Peak dans la brume et sous la pluie en funiculaire. Tour du Peak sous la pluie battante. Le soir, repas végétarien au 3 virtues vegies, dépaysant.Mardi 16 : Hong Kong-Shenzhen-Guilin en train. Un jeu d'enfant. De Nathan road, Direction le métro. Nous en profitons pour rendre la carte octopuss. Achetons un ticket de métro pour Lo Wu (41 HK$) qui est la frontière chinoise avec HK accessible directement en métro. 1 heure plus tard, nous sommes à la douane. Contrôle pour sortir de HK et contrôle pour entrer en chine. De l'autre côté, nous échangeons nos dollars et à partir de là, la railway station est fléchée. Elle se situe à 300 m après la frontière. C'est un peu comme entrer dans un aéroport en France. Ils vérifient tout. Dans la gare, tout est indiqué en chinois mais votre n° de train qui figure sur le billet, apparaît nettement dans toutes les écritures. Aucun souci pour trouver le quai, l'heure et la salle d'attente. Départ à l'heure. Train récent. Compartiment nickel (fermé par une porte, 4 couchettes) Il faut quand même attendre minuit pour que le calme arrive. Pour le réveil, pas de stress, c'est le contrôleur (qui avait pris nos tickets la veille) qui vient nous secouer 3/4 d'heures avant l' arrivée.Mercredi 17 Guilin Ping´an 27°C, beau.Arrivée à la gare de guilin avec 2h de retard. Le tourist office attend les touristes sur le quai, nous
conseille en anglais et nous indique la consigne pour laisser nos gros sacs (Luggage deposit) : 50 m à
gauche juste après la sortie de la gare. Nous optons pour un transport direct pour Ping´an en voiture (presque) privée. Des voitures attendent devant la gare. Nous sommes 5 passagers dans une voiture individuelle. 2h30 exactement pour 50 ¥ par personne. L'alternative était de prendre un taxi pour se rendre à la gare des bus à l'extérieur de la ville et de prendre un bus pour longsheng avec une correspondance à Heping. Il parait que le bus est plus typique. La grimpette vers le village de Ping´an est raide mais dure moins de 30 minutes. Nuit à l'hôtel Longying guesthouse pour 150 ¥ la chambre double. Très propre, tout confort. Peigne, dentifrice, brosse à dent, PQ. Personnel très très gentil. jeudi 18 randonnée Ping´an-Zhongliu-Dazai. 27°C, très beau. Le départ se fait depuis le point de vue numéro 1. C'est fléché, donc pas de souci au départ. Cela commence par une grande piste cimentée qui se transforme vite en large chemin. Puis, peu après le barrage, elle se transforme en piste étroite, dallée de grosses pierres. Nous cheminons en compagnie de 3 dames de l'ethnie Yao qui essayent de nous faire comprendre que c'est loin qu'il faut s'arrêter manger chez elles. Elles essayent de nous vendre des cartes postales, des tissus. Nous demandent de l'argent pour nous montrer leur cheveux (la photo traditionnelle). Le chemin jusqu'à Zhongliu est évident, aucun souci. La traversée du village est un peu plus compliquée. Là, aucun panneau. Nous demandons à droite à gauche. Nous nous perdons deux ou trois fois avant qu'un monsieur ne nous remette sur le droit chemin. Globalement, si l'on demande son chemin à une femme, elle nous demande de l'argent. Si on demande à un homme il nous répond gentiment. Un heure plus tard, nous sommes en vue de Tiantouzhai. Ne pas prendre la trace cimentée vers la fin mais rester sur la piste dallée qui part à gauche. Nous avons réservé à l'hôtel Tian Ranju inn à Tiantouzhai tout en bas du village. Très propre, tout le confort et surtout notre chambre est face aux rizières. Vue Absolument fabuleuse. http://www.tianranju.info.Il y a encore deux points de vue à Tiantouzhai si vous êtes encore en forme.
La randonnée est vraiment belle. On traverse des paysages variés avec de très belles vues sur les rizières au milieu des gens qui vaquent à leurs occupation. De manière générale, Ping´an est très touristique : beaucoup de boutiques, de restaurants, d'hôtels de construction récente, de photographes ... Dazai fait plus village authentique, plus paisible avec des rizières au milieu. Tiantouzhai pour sa part est constitué d'une dizaine d'hôtels et de multiples maisons traditionnelles tout au long d'une pente très forte. Faites votre choix.vendredi 19 : Dazai - Yangshuo. On descend très tranquillement en 1h jusqu'à Dazai. Là, on prend un voiture directe jusqu'à Guilin (50 ¥) en 2h30. On reprend les sacs à la consigne. Sur le parking devant la gare, on aperçoit le bus Yangshuo Express (gros panneau). 1h30 plus tard, arrivée à Yangshuo.. Auberge de jeunesse No Kidd inn : Auberge de jeunesse mais pas que. Les gens sont serviables, gentils, prévenants, compétents. Les chambres sont grandes, propres et très calmes. Nous avons même pu dormir la fenêtre ouverte. Pour un hôtel à 5 minutes à pied de la zone piétonne. Un must à prix très doux. 120 ¥ la chambre triple. http://www.no-kidd-inn.com/Samedi 20 juillet. Organisation et spectacle son lumière. 35°C, couvert.Réservation par l'intermédiaire de l'hôtel des billets de train couchettes. L'hôtel a un compte sur un site de réservation des trains en ligne. Il est possible de réserver jusqu'à 20 jours à l'avance mais pas plus. Il nous fournit un e-ticket. L'après midi nous visitons les rues piétonnes de Yangshuo. Moins envahies la journée que la nuit. Le soir, spectacle son et lumière "Impression Sanjie Liu". Une mise en scène de Zhang Yimou évoquant la vie le long de la rivière Li. Le spectacle est autant dans les gradins que sur la scène. Poétique et Esthétique. Très bonne soirée.dimanche 21 juillet : Vélo Le long de la Yulong river. 35°C, beau temps.A l'aide d'une carte et du descriptif du routard. Il est très important de suivre précisément la carte pour ne pas s'égarer. Les gens nous remettent sur la voie mais pas toujours celle que nous désirions. Une très belle sortie de vélo par 34° C. Le soir repas au resto Pure Lotus Vegetarien. Resto très original, loin de l'agitation et très bon. Vraiment différent des centaines de restos de Yangshuo. Avec bonus, une petite terrasse au calme le long de la rivière.lundi 22 juillet : kayak sur la Li river. 35°C, beau.Sortie loin de la foule et de l'agitation. Il faut ramer 2h30 environ. Peu de courant. On longe les berges en apercevant la vie rurale. La baignade des buffles, mais aussi des gens, la lessive et les parcs à poissons. mardi 23 juillet : de Xingping à Yangdi. 35°C, beau.Départ en bus de la bus station de Yangshuo. C'est tout indiqué par des panneaux en Pinyin. En cas de doute les gens vous demandent où vous allez. 1 h de route environ. Visite du marché alimentaire de Xingping. A faire absolument. Puis vieille ville. nous avons hésité avec la rando à pied qui relie Xingping à Yangdi mais 5h de marche sous 35°C après le vélo et le kayak... nous prenons l'option radeau. Sur le port nous négocions un radeau de bambou pour Yangdi à 320 ¥. 1h30 de navigation au milieu des pics calcaires : magnifique. Évidemment, vous n'êtes pas tout seul. Un poil plus de monde que la veille en kayak. Dans ce sens on remonte le courant. Je me demande si cela n'irait pas plus vite et serait moins bruyant dans l'autre sens (moteur) ? Sur le port d'arrivée, un bus attend qui repart directement pour Yangshuo, sans changement.Mercredi 24 : Yangshuo - Kunming - Dali.Départ en bus direct pour l'aéroport (80 ¥) et avion Guilin Kunming. C'est un nouvel aéroport qui se situe au nord de la ville de kunming
Pour se rendre en ville depuis l'aéroport, il y a le métro, le bus et les taxis. Nous optons pour le bus. A l'intérieur de l'aéroport, aucune indication en anglais. Mais, la gare des bus est juste à la sortie de l'aéroport. Là, on trouve des plans en anglais. Le bus n°2 nous conduit jusqu'à un grand hotel situé à 200 m de la nouvelle gare en 1 h environ et pour 25 ¥. Il n'y a plus qu'une seule gare à Kunming. Vous ne pouvez pas vous tromper. Au guichet, je présente mon e-ticket. La fille roule des yeux, secoue la tête en rigolant et s'adresse à son collègue qui lui fait signe qu'il n'y a pas de souci. Elle tape notre numéro de passeport et les billets tombent directement. Plein de vendeur ambulants devant la gare, plein de restaurants également. A l'intérieur de la gare, pas de restaurant mais un vrai marché avec des supérettes. On trouve des fruits, des légumes... Train de nuit Kunming - Dali en couchette dure par 6, sans porte. Plutôt pas mal et sympa. Une bonne expérience.jeudi 25 : Dali. 23°C, couvert pluie.Arrivée à la gare de Dali à 4h30 du matin. La gare est à une demi heure de Dali vieille ville. Il faut prendre le bus n° 8 qui passe devant la gare et qui va jusqu'à la porte ouest de dali.
les bus ne circulent qu'à partir de 6h30. Comme il est 5h et qu'il commence à pleuvoir nous optons pour le taxi.Aucun ne parle anglais, et ils rigolent quand on leur montre le plan. Mieux vaut avoir l'adresse écrite en chinois, (les chauffeurs ont tous leur portable avec GPS).
Installation au Lily Pad : Lilyinn.com (très bien mais beaucoup de travaux en cours au moment de notre séjour). Puis, visite de la vieille ville, des remparts des temples, jardins et des rues commerçantes. Des flots de touristes chinois et environs 0,5% de non chinois. L'après midi, il se met à pleuvoir de plus en plus fort.Vendredi 26. Dali vieille ville et trois pagodes. 27°C, beau temps Le matin, nous achetons des billets de trains (de Pingyao à Pékin) au "train ticket office" de Dali pour le 9 août soit 13 jours avant le départ. Il n'y a déjà plus de couchettes molles. Va pour des couchettes dures. Nous faisons le tour des trois pagodes sans rentrer dans le parc qui est cher. Puis retour en flânant par les rues ou des artisans sculptent et polissent le marbre de Dali. Le soir, repas au Yi Ran Tang tibetan végétarian buffet dans la Hong Long allée. On mange un bol de riz et de légumes pour 5 ¥ par personne au milieu des chinois, tibétains sur fond de musique tibétaine. Le tout, excellent et le moins cher de toute la chine. A faire absolument.Samedi 27. Randonnée montagnes du Cangshan. 27°C, beau. La randonnée démarre pratiquement en face de la porte ouest, de l'autre côté de la nationale. Il y a une porte avec des gens qui louent les chevaux. Prendre la rue qui monte, cimentée tout d'abord puis pavée. Au bout de la rue, trois solutions s'offrent à vous : le nouveau télésiège qui monte au sommet (3700 m). Je ne suis pas sûr qu'il fasse un arrêt en cours de route (le télésiège qui montait au temple Zhonghe Si n'existe plus), louer un cheval pour monter au temple de Zhonghe Si ou alors monter à pieds jusqu'au sentier qui relie Zhonghe Si à Gantong Si et qui chemine à plat à 2600 m d'altitude. C'est ce que nous avons fait après avoir payé 30 ¥ pour entrer dans la parc. Compter une bonne heure de montée dans un chemin dallé, en escalier. Après, le sentier chemine à plat sur une voie dallée de 1m50 de large sur une dizaine de kilomètres de Zhonghe Si à Gantong Si. Toutes les directions sont indiquées. La descente s'effectue soit à pieds soit par un télécabine (50 ¥). Au bas, des taxis vous proposent de vous ramener à Dali pour 40 ¥. Sinon descendre à pied jusqu'à la route nationale et attraper un bus pour Dali. Au total, 750m de dénivelé et environ 6h de Dali à Dali. Très belle randonnée qui offre des vues superbes sur Dali, le lac et toute la région. De nouveau le buffet tibétain. Quand on aime...Dimanche 28 juillet : vélo le long du lac Erhai. 26°C, beau. Passer sous la porte Est. Prendre à gauche sur 100 m puis première à droite. La rue descend jusqu'au feu tricolore. Il faut traverser la route nationale et prendre à gauche, direction le port de Cai Cun (heureusement, c'est une piste cyclable protégée). Au croisement suivant, prendre à droite toujours direction Cai Cun. Vous pouvez allez jusqu'au port. Sinon, à partir du feu, comptez 2 Km et vous allez croiser la "West road Erhai lake". Tournez à gauche et environ 1 km plus loin, vous rejoignez le bord du lac que vous allez longer jusqu'au village de Xizhou. Sur votre droite, les pêcheurs, ramasseurs d'algues, baigneurs et sur votre gauche les gens qui travaillent dans les champs. Vous êtes sur une route très tranquille. Très jolie sortie.Lundi 29 : Dali - Lijiang. Réservation du bus par l'intermédiaire de notre hôtel (65 ¥ pour un petit bus). Les grands bus sont plus chers. Le trajet dure environ 3 h15. Un arrêt casse croûte à mi parcours. Installation au Panba Hostel situé à 10 min à pied du centre. Hôtel calme, charmant dans un quartier tranquille. Le personnel est très attentionné et vous renseigne parfaitement. Hautement recommandable. Loue des vélos. Organise l'excursion gorge du tigre (comme tout le monde). Mention TB pour la cour intérieure.Mardi 30 : vélo Lijiang - Shuhe - Baisha 26°C, couvert. Nécessité d'avoir une carte. L'hôtel nous fournit la carte, les vélos. Démarrer de la place des roues à aubes. Rejoindre Shangri La road que nous empruntons sur 4 Km. C'est une très grande route (2 x 3 voies + piste cyclable). La piste cyclable est protégée sur les premiers Km. Elle se transforme par la suite en bande cyclable. Tout au bout de la Shangri La road, tourner à gauche (c'est indiqué). Shuhe (à 5 Km de Lijiang) est une mini réplique de Lijiang avec un peu moins de charme mais beaucoup plus calme. Le vrai village se trouve de l'autre côté de la rivière principale. A partir de Shuhe, la route est vraiment paisible jusqu'à Baisha (4 km de Shuhe) qui est un village très joli. Les maisons sont en briques de terre. Quelques restaurants. Ne pas hésiter à se perdre dans les ruelles. De Baisha, un panneau indique le monastère du Pic de Jade (Yufeng Si) à 7 km. Le ciel noir nous invite à la prudence. Possibilité de faire une boucle pour le retour (mais en revenant par la grande route) ou de revenir par le même itinéraire (plus calme).Mercredi 31 : vieille ville de Lijiang. 26°C, couvert. Nous longeons la rivière principale vers le sud de la ville. Remontons vers le pavillon de Mu que nous ne visitons pas. Nous montons sur un chemin qui nous amène à la Pagode de Wangu (entrée 50 ¥) de laquelle on a une vue à 360°. Superbe. Dans le parc se trouvent des bancs, des bassins et des cyprès de 500 ans. Descente vers la place des roues à aubes. Globalement, jusqu'en début d'après midi, on peut encore circuler dans les rues principales. Après, il vaut mieux prendre les rues secondaires qui sont toutes aussi jolies mais beaucoup moins fréquentées.Jeudi 1er Août : le parc de l'étang du dragon noir. 22°C, couvert pluie. A partir de la place des roues à aubes, suivre la rivière en remontant le courant. 10 min de promenade agréable vous amènent au parc dont l'entrée est incluse dans le billet d'entrée de Lijiang (80 ¥). Avant l'entrée, on nous propose de nous faire entrer pour 30 ¥ par une entrée cachée qui se trouve à droite de l'entrée, derrière le café. Finalement, nous entrons par la sortie sans payer et personne ne nous dit rien ! Le parc est plutôt agréable mais, oh ! surprise, le lac est totalement à sec. L'eau qui jaillit est captée pour les canaux de Lijiang et on ne voit pas les montagnes enneigées en cette saison (brume). Du coup la ballade est moins bucolique. Plusieurs temples tout autour du lac.Vendredi 2 : randonnée dans les gorges du saut du Tigre. 27°C, très beau. Départ à 7h20, bus réservé à l'hôtel (35 ¥), nous amène en trois heure à Qiaotou. Là, il faut acquitter le droit d'entrée du parc (65 ¥), puis le bus vous laisse au point de départ de la rando. Pour les gros sacs à dos, plusieurs solutions. Les laisser à Lijiang dans un hôtel. Sinon, il y a une guesthouse 100 m avant le départ qui garde les bagages en consigne. Ou alors, troisième solution, le bus qui vous amène dépose vos bagages chez Tina' guesthouse située à la fin de la rando, le tout gratuitement. La rando est très bien indiquée, donc aucun souci. On voit des flèches à chaque carrefour. Plusieurs guesthouses sur le chemin. Nous avons choisi le Halfway (vraiment très bien) au village de Bendiwan pour la vue fantastique. Le premier jours, 6h30 de marche et 910 m de dénivelé au début puis sentier balcon à 2300 m d'altitude. Tous les deux Km, des femmes vous attendent pour vous vendre de l'eau, des fruits, de la bière, des bâtons de marche ... Il vous sera également proposé des chevaux pour porter vos sacs ou vos enfants. Possibilité d'arrêter la randonnée 1h30 plus tôt au Tea horse dans le village de Yacha.Samedi 3 : randonnée dans les gorges du tigre. 27°C, très beau. En 1h30 de descente, on rejoint Tina guesthouse en 300 m de dénivelé négatif. A partir de là, vous pouvez descendre encore de 410 m en 30 min pour vous retrouver au bord de la Jinsha. Assez impressionnant. Eaux bouillonnantes, Passage de ponts, de passerelles, d'échelles, le tout payant car... "construit par ma famille". Plutôt physique et un peu engagé mais magnifique. Compter 1h pour remonter les 410 m. Les bus repartent de chez Tina à 15h30 soit pour Lijiang soit pour Shangri La (3h et 65 ¥). La randonnée totale est vraiment superbe pas vraiment dangereuse par temps sec mais vertigineuse par endroit. Nuit au Kevin trekkers'inn (hôtel et chambre nickels, accueil charmant, très pro, très calme).Dimanche 4 : Zhongdian (Shangri La)- monastère Songzanlin 24°C, très beau. Depuis la Changzheng lu, monter dans le bus n° 3 pour 1 ¥. Quand on vous mettra dehors, c'est que les touristes doivent acheter leur billet d'entrée pour le site du monastère (115 ¥). Puis, un bus spécial touristes vous dépose juste devant le monastère. Vous pouvez faire le tour du lac à pieds ce qui vous offre de belles perspectives photo sur le monastère avec reflet dans le lac. Vous pouvez aussi faire le tour du monastère et, bien sûr, allez visiter l'intérieur. C'est cher mais vraiment bien. Et, si vous achetez un bracelet, le moine qui vous le vend le bénira.Lundi 5 : Zhongdian 17°C, pluie - Xi'an 36°C, très beau. Le taxi appelé par la Guesthouse a mis moins de 10 min pour se rendre à l'aéroport de Diqin qui est l'aéroport de Shangri La (30 ¥). Vols Shangri La / Kunming puis Kunming/ Xi'an. Depuis l'aéroport de Xi'an, il y a deux shuttles bus pour le centre ville (26 ¥). La première ligne dessert la Bell Tower et la deuxième s'arrête devant la Gare ferroviaire. Notre Guesthouse étant près de la gare, nous demandons un ticket. C'est marqué ligne 2 sur les panneaux mais elle part de la porte 5. Pour Tower Bell, c'est la ligne 1 mais elle part de la porte 6. Nuit à l'auberge de jeunesse "les 7 sages", à recommander pour le cadre, les logements, l'efficacité, la gentillesse ainsi que pour l'anglais. Soirée au quartier Hui (musulman).Mardi 6 : Xi'an, l'armée enterrée et la tombe de l'empereur Jingdi. 36°'C, très beau. Une seule journée à Xi'an. Nous prenons un tour organisé par notre hôtel avec guide, repas, visite d'un magasin et des deux sites (500 ¥). Cher mais efficace. L'armée enterrée est vraiment exceptionnelle. Beaucoup de monde. Le tombeau de Jingdi est très calme, reposant. Moins d'ampleur mais très intéressant. Puis train de nuit pour Pingyao à 22h54. Nous avions un E-ticket à échanger à la gare. File d'attente de 30 m environ et 45 min pour avoir nos tickets. Les couchettes molles vraiment top. Très bonne nuit.Mercredi 7 : Pingyao. 27°C, couvert et averses. Arrivée à la gare à 7h08 précises. Taxi jusqu'à l'hôtel (20 ¥). Sinon, comptez 20 min à pieds de la gare au centre du centre ville. Hotel Dejuyuan. Splendide vieille maison très calme avec cour intérieure superbe. Petit déj. et chambres basiques. Le pass à 120 ¥ permet d'accéder à la plupart des demeures anciennes, temples et bâtiments officiels. Il y a du monde mais rien à voir avec Lijiang ou Yangshuo. Village plus authentique où l'on peut encore voir les gens vivre devant leur porte dès que l'on sort des 3 rues principales.Jeudi 8 : Pingyao, les remparts. 27°C, beau. Ballade sympa sur les remparts avec le pass toujours. Nous avons fait la moitié du tour de la ville en 1h30. Retour en flânant par les ruelles commerçantes. Le pass permet d'entrer dans les vieilles demeures. Pas de plan, mais dès que l'on voit un tourniquet, on peut visiter. C'est agréable.Vendredi 8 : résidence de la famille Wang/château souterrain de Zhangbi. 29°C, très beau. La visite du château souterrain peut se faire en solo mais comme nous prenons le train de nuit juste après, nous n'avons pas voulu prendre de risque. Nous avons donc réservé avec Harmony Guesthouse. Départ à 9h (85 ¥, sans les entrées). Retour à 17h. Nous n'avions pas envisagé la visite de la maison de la famille Wang mais elle était comprise dans le tour. C'est une bonne surprise. Le village et le château Zhangbi, mignon, serein et très sympa. Le soir départ pour Pékin en train de nuit, couchettes dures. Bonne nuit. Les gens essayent de nous parler en anglais. Sont surpris que nous ayons visité leur village. C'est là que nous regrettons de ne pas parler le chinois.Samedi 9 : Pékin, la cité interdite. 32°C, beau. Arrivée à Pékin à 6h à la gare centrale, réveillés 1h avant. Nous prenons le métro pour l'hôtel "Red lantern". Repas puis achat de la carte prépayée "Yikatong" qui permet de prendre bus et métro à Pékin. Caution de 20 ¥ puis on la recharge à volonté grâce aux bornes de chaque station de métro. Chaque trajet revient à 2 ¥. Cela vous évite les files d'attente parfois très (très) longues. Puis cité interdite (60 ¥), le billet comprend toutes les entrées. C'est immense. On ne peut entrer qu'à l'intérieur de quelques bâtiments seulement. Foule importante. Un peu répétitif mais on se croirait dans un film de Bertollucci. Il faut au moins 1h pour traverser toutes les cours dans un sens sans s'arrêter. Le soir, la place Tian'anmen est fermée. Des gens la nettoyent.Dimanche 10 : Pékin, le parc Beihai, les hutongs. 31°C, orageux, pluie. Superbe orage le matin. Puis, tour du lac Beihai. Joli, calme mais le tour est très long à pieds. De plus, noyé dans la brume, on voit à peine l'autre bout du lac et le stupa. Beaucoup moins bucolique que les photos. Possibilité de canotage, de traversée le lac en ferry mais contrairement à ce qu'affirme le routard, aucune location de vélo. Les mamies font du karaoke. Après midi, promenade dans le joli quartier touristique des hutongs autour de Nanluogu Xiang. Superbe orage le soir qui abrège notre visite mais nous permet de découvrir les hutongs du quartier du red lantern ainsi que le marché alimentaire.Lundi 11 : Pékin, 32°C nuageux. place Tian'anmen, tour du centre national des arts du spectacle, boutiques branchées de Xidan et le soir spectacle d'acrobaties chinoises : Théâtre Tiandi, très beau spectacle, très bon niveau et chorégraphies élaborées.Mardi 12 : Pékin, la muraille de chine à Mutianyu. 32°C, très voilé. Prendre le métro jusqu'à la station Dongzhimen. A la descente du métro, suivre la gare des bus (c'est fléché en gros et en rouge). C'est aussi le départ pour la navette Airport Express. Dans le hall des bus, repérer le bus n°916 (express à 12 ¥, carte Yikatong). Attention, il existe le 916 à 2 ¥ qui met plus de temps. 1h10 plus tard, vous êtes à Huairou. Là, on vous proposera à la descente du bus, un taxi ou un minibus (100 ¥ que nous n'avons pas négocié), 30 min de route. L'entrée de la muraille seule revient à 45 ¥. Possibilité de monter et de descendre en télésiège pour 80 ¥, voire de monter en télésiège et de descendre en luge : bon moment en perspective et récompense pour les enfants d'avoir bien marché. Nous avons marché près de 4h uniquement sur la partie rénovée. Tout au long du chemin, vous seront proposés des sodas, de l'eau, des glaces, de la bière ... par des vendeurs ambulants (pensez à négocier).Mercredi 13 : Pékin, shopping. 32°C, beau voilé. Après un tour assez sympathique dans les Hutongs de Qianmen au sud de Tian'anmen, Nous avons descendu la rue Qianmen Daije avant de prendre Xianyukoula. Ce sont des rues ou se suivent quantité de boutiques de souvenirs : éventails, bijoux, statues, et toutes sortes de bibelots. Puis, le quartier Autour de Wangfujing Daije à l'est de la cité interdite et non loin du Qanduje Roast Duck. C'est un quartier de boutiques branchées et de centre commerciaux. Chorale et danse dans la rue devant l'église.Jeudi 14 : Pékin, retour en France. 2 solutions pour se rendre à l'aéroport de Pékin. Le plus simple, le taxi. Nous avons mis 40 min depuis le centre ville à 8h le matin pour 160 ¥ au total. L'autre option consiste à prendre l'airport shuttle. C'est un train qui démarre depuis la station de métro de Dongzhimen. 26 ¥ de navette et 2 ¥ de métro par personne. Très rapide et très bien fléché depuis la station de métro. Il n'y a pas de taxes d'aéroport pour repartir. Nombreuses boutiques à l'aéroport. Avant et après le contrôle.
Uyuni - Laguna Colorada/Verde en une semaine...? (Bolivie) English translation pending
Bonjour à tous,
Le titre peut vous sembler fou, "une semaine pour la Bolivie" mais c'est le temps dont nous disposons lors de notre voyage au Pérou pour faire une visite en Bolivie. Nous avons un "trou" de 7 jours complets en quittant Puno, après séjour au Lac Titicaca. Nous souhaitons revenir à Puno une semaine plus tard pour prendre le train des andes vers Cusco.
Voici donc ma question. Que pensez-vous de cet itinéraire, à faire en accompagné :
- J1 : Puno - Kasani - La Paz par la route
- J2 : La Paz - Uyuni en avion puis 4x4 jusqu'à San Juan
- J3 : Route des Joyaux jusqu'à Laguna Colorada
- J4 : Laguna Colorada - Laguna Verde - nuit à Villamar
- J5 : Villama - San Cristobal - Uyuni
- J6 : Uyuni - La Paz en avion et visite de La Paz
- J7 : La Paz - Copacabana - Puno
Est-ce vraiment fou ... ?
D'avance merci pour vos avis, positifs ou négatifs 😉
Lisa.
Chroniques chinoises (périple de deux mois du 15 octobre au 15 décembre 2012) English translation pending
Chronique chinoise 1-6
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...
Nb.facebook inaccessible en Chine!
Besitos y abrazos P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la Chine :
La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....
Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos, A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!
Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....
Abrazos y besitos ,
P+C
Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....
Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.
Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!
1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!
C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.
Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.
J'en laisse pour plus tard.
Besitos y abrazos
P+C
Chroniques chinoises (2)
Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.
À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....
Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.
Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !
La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!
Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....
J'arrête ici pour en garder sous la plume.
À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...
À+
C+P
Chroniques chinoises (3)
Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)
Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!
Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!
Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....
À +
P+C
Merci pour votre intérêt!
Chroniques chinoises (4)
J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......
Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....
Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !
À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.
Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga
À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...
Nb.facebook inaccessible en Chine!
Besitos y abrazos P+C
Chroniques chinoises (5):intermède coréen
De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.
Analogies avec la Chine :
La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!
Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.
Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....
Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.
Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....
Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles
Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators
Différences :
Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.
Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....
Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .
Les coréens ne crachent pas.
Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.
Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.
Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!
En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....
Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...
Besitos y abrazos, A +
P+C
Chroniques chinoises (6)
Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!
Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.
Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.
Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!
Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.
Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?
Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.
Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.
Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.
Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.
Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.
Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.
Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)
De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.
Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....
Abrazos y besitos ,
P+C
Québec 2011, Shanti shanti... English translation pending
2 mars, une amie me dépose à l'aéroport. Cette fois, je ne rate pas mon avion! Purée la dernière fois, qu'est ce que j'ai crisé... Bref.
Vol Swiss Air à 428€, Bruxelles, Zurich ou j'ai à peine le temps de changer d'avion, et Montréal...
Est ce que mes kilos de chocolats belges passeront la douane?
Je demande à l'agent:
- Je n'ai pas déclaré que je m'en viens avec du chocolat 😊
- du belge?
- euh oui 🙂
- C'est bon, bon séjour 🙂
Youpie! Ca a été bien plus vite que la première fois quand j'étais arrivée par Vancouver...
Ensuite je change des sous et je tel à DeCléricy, dont j'avais reçu un super message avant de partir...
"Salut Tou Toubidou
T’as quelqu’un qui viendra t’accueillir à PE Trudeau de Montréal au début mars?
Je l’ai fait également à quelques occasions pour d’autres membres VF par le passé. C’est ma façon d’accueillir des véfistes dont j’apprécie les interventions sur le forum. Question d’entraide quand c’est possible.
Si ça te convient, tu me donnes les coordonnées du vol".
Deux secondes plus tard j'entends qqun dans mon dos me chuchoter qque chose... "la diligence de Dame Parvat' est annoncée" Merci tout plein encore, DeCléricy!!! Air Eskabo, ca c'est un cadeau!!! 😎 Visite de la ville, super fun placotage devant quelques belles gueules et compagnie avant de me déposer chez Liseco. Lise, avec qui je n'avais jamais communiqué, dont je n'avais jamais entendu parlé, m'avait envoyé un message privé : "Bonjour, je ne sais pas si tu as un endroit ou loger en arrivant ici. Je demeure près de Montréal, et je me suis basée sur tes récits pour voir l'Inde. J'ai tellement aimé que j'y retourne en Juin. Alors n'hésites pas!" Et elle me donne son n° de tél....
Quel accueil....................... 😎😮 Merci encore les Belgo - Franco ou Québecois pure laine! Ca fait chaud au coeur...
Après avoir dormi comme un bébé, le lendemain je fais ma job, et joue au touriste... Evidemment je n'ai pas changé assez de sous à l'aéroport, et quand j'arrive au métro, après avoir fait poliment la file comme tout le monde pour avoir un ticket, paf, j'ai pas assez, et je sors de la file... Moi chuchotant: - "Mert' mert' mert' mert' meeeert'" (ca, c'est pas du québécois!) Une passante dans la file avec sa fille: - "Il vous manque combien?" 😊😊😊😊😊 (1$ et 10 sous) Merci passante 🙂😊😊 Je sors à Berri Uquam, change des sous, bois un café, me balade, bois un chocolat chaud, me balade, bois une soupe, me balade... Il fait - 10°c quand même! Mais j'ai pas froid, à part quand il y a du vent pas loin du fleuve...

Le ciel est tout bleu, le soleil tape fort l'après midi, j'observe l'architecture de la ville, les rues, les maisons...

Rue Saint Denis, je tombe sur le bureau d'allostop, système de covoiturage, je paie 6$ d'inscription, et 25$ pour le trajet Mtrl- Québec, départ demain à 14h au métro Longueuil. Je trouve un net café et préviens mon amie que je serai donc le lendemain à Québec, à la station "chell" coin blvd Laurier et rue de l'Eglise vers 17h... Je téléphone à mon cousin et à ma cousine, on se verra le dimanche 20 mars, continue ma balade dans Montréal, et vais à la rencontre VF... .../...
Deux secondes plus tard j'entends qqun dans mon dos me chuchoter qque chose... "la diligence de Dame Parvat' est annoncée" Merci tout plein encore, DeCléricy!!! Air Eskabo, ca c'est un cadeau!!! 😎 Visite de la ville, super fun placotage devant quelques belles gueules et compagnie avant de me déposer chez Liseco. Lise, avec qui je n'avais jamais communiqué, dont je n'avais jamais entendu parlé, m'avait envoyé un message privé : "Bonjour, je ne sais pas si tu as un endroit ou loger en arrivant ici. Je demeure près de Montréal, et je me suis basée sur tes récits pour voir l'Inde. J'ai tellement aimé que j'y retourne en Juin. Alors n'hésites pas!" Et elle me donne son n° de tél....
Quel accueil....................... 😎😮 Merci encore les Belgo - Franco ou Québecois pure laine! Ca fait chaud au coeur...
Après avoir dormi comme un bébé, le lendemain je fais ma job, et joue au touriste... Evidemment je n'ai pas changé assez de sous à l'aéroport, et quand j'arrive au métro, après avoir fait poliment la file comme tout le monde pour avoir un ticket, paf, j'ai pas assez, et je sors de la file... Moi chuchotant: - "Mert' mert' mert' mert' meeeert'" (ca, c'est pas du québécois!) Une passante dans la file avec sa fille: - "Il vous manque combien?" 😊😊😊😊😊 (1$ et 10 sous) Merci passante 🙂😊😊 Je sors à Berri Uquam, change des sous, bois un café, me balade, bois un chocolat chaud, me balade, bois une soupe, me balade... Il fait - 10°c quand même! Mais j'ai pas froid, à part quand il y a du vent pas loin du fleuve...


Le ciel est tout bleu, le soleil tape fort l'après midi, j'observe l'architecture de la ville, les rues, les maisons...

Rue Saint Denis, je tombe sur le bureau d'allostop, système de covoiturage, je paie 6$ d'inscription, et 25$ pour le trajet Mtrl- Québec, départ demain à 14h au métro Longueuil. Je trouve un net café et préviens mon amie que je serai donc le lendemain à Québec, à la station "chell" coin blvd Laurier et rue de l'Eglise vers 17h... Je téléphone à mon cousin et à ma cousine, on se verra le dimanche 20 mars, continue ma balade dans Montréal, et vais à la rencontre VF... .../...
Faire le trek du lac Lugu au Kawa Karpo (Yunnan) avec cette agence? English translation pending
Bonjour,
L'un(e) d'entre vous à-t-il fait récemment le treck DU LAC LUGU AU KAWA KARPO au YUNNAN avec Allibert trekking?merci pour vos commentaires.
Cordialement.
Floride 2004 English translation pending
JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Trip to Israel / Holy Land in 2022
For once, given the destination, the author can’t set aside their religious beliefs, which inevitably shape this kind of journey.
The Trip
Early in the morning at Orly Airport, in the departure lounge for Tel Aviv, a group of about forty young men arrives, all looking identical! The same neatly trimmed beards, the same identical haircuts, the same outfits with a touch of whimsy… The effect of seeing these forty “clones” is striking and raises questions! Why such perfect uniformity among this group of guys? Do they belong to the same family, sports club, cultural association, or religious group? A mystery! At the same time, the waiting area fills up with men who are more expected, given our destination: they wear large felt hats and dress in black suits with white shirts—Hassidim? The ones I’ve glimpsed fleetingly in Paris or New York, who have always been a mystery to me. More discreet-looking women accompany them.
I’m already in Israel without even setting foot there! Plus, I witness the preparations for an improvised show.
The “clones” start a flash mob at seven in the morning in a Paris airport departure lounge! Some pull out musical instruments, others begin singing and dancing. A music with strange, unfamiliar sounds enchants the waiting passengers.
The flight crew finally arrives, cutting through the flash mob, bringing us back to the reality of the moment: waiting to take off soon for this so troubling and mysterious Middle East. We go through passport control, presenting our faces to the scanners that operate the exit gate. The group of “identical” young men gets held up by the system: logically, a scanner let the first one through but blocked the second because of his perfect resemblance to the first. To the machine, the same person shouldn’t be able to cross the border twice? But eventually, the whole group makes it through the glass doors, leaving the Republic behind. My simplistic explanation is left looking ridiculous.
At every new destination, I ask myself countless questions, revealing a certain anxiety tied to the unknown: fear of attacks (one just happened at a bus station in Jerusalem), possible police pressure, unexpected events. Israel isn’t known for being a relaxing destination. In reality, if I did face a serious difficulty in this country, it wasn’t one I had anticipated—and it wasn’t particularly tied to Israel!
I take my seat by the window, which is already occupied by a little girl. Her father, a Hassidic man, politely asks if I’d be willing to give up my seat for his daughter. I tell him I’d be happy to make her happy. Seeing me masked, he asks if I’d like him and his daughter to wear masks too. In response, I take off my mask so as not to impose any constraints on them and wish them a good flight.
It was the first time I’d approached and spoken to a Hassidic man. He didn’t speak the way I might have expected after watching *Rabbi Jacob* with Louis de Funès; he spoke perfectly without an accent, just like you and me! Beware of stereotypes! Throughout the flight, I sneak glances at my strange neighbor: he prayed silently without stopping for a minute. His daughter, as good as gold, never interrupted him. He used several religious accessories during his three-hour continuous prayer: a kippa, a prayer shawl, and a rosary?… I left that plane deeply impressed, me, who has a very distant relationship with my Creator and only prays now and then.
The Trip
Early in the morning at Orly Airport, in the departure lounge for Tel Aviv, a group of about forty young men arrives, all looking identical! The same neatly trimmed beards, the same identical haircuts, the same outfits with a touch of whimsy… The effect of seeing these forty “clones” is striking and raises questions! Why such perfect uniformity among this group of guys? Do they belong to the same family, sports club, cultural association, or religious group? A mystery! At the same time, the waiting area fills up with men who are more expected, given our destination: they wear large felt hats and dress in black suits with white shirts—Hassidim? The ones I’ve glimpsed fleetingly in Paris or New York, who have always been a mystery to me. More discreet-looking women accompany them.
I’m already in Israel without even setting foot there! Plus, I witness the preparations for an improvised show.
The “clones” start a flash mob at seven in the morning in a Paris airport departure lounge! Some pull out musical instruments, others begin singing and dancing. A music with strange, unfamiliar sounds enchants the waiting passengers.
The flight crew finally arrives, cutting through the flash mob, bringing us back to the reality of the moment: waiting to take off soon for this so troubling and mysterious Middle East. We go through passport control, presenting our faces to the scanners that operate the exit gate. The group of “identical” young men gets held up by the system: logically, a scanner let the first one through but blocked the second because of his perfect resemblance to the first. To the machine, the same person shouldn’t be able to cross the border twice? But eventually, the whole group makes it through the glass doors, leaving the Republic behind. My simplistic explanation is left looking ridiculous.
At every new destination, I ask myself countless questions, revealing a certain anxiety tied to the unknown: fear of attacks (one just happened at a bus station in Jerusalem), possible police pressure, unexpected events. Israel isn’t known for being a relaxing destination. In reality, if I did face a serious difficulty in this country, it wasn’t one I had anticipated—and it wasn’t particularly tied to Israel!
I take my seat by the window, which is already occupied by a little girl. Her father, a Hassidic man, politely asks if I’d be willing to give up my seat for his daughter. I tell him I’d be happy to make her happy. Seeing me masked, he asks if I’d like him and his daughter to wear masks too. In response, I take off my mask so as not to impose any constraints on them and wish them a good flight.
It was the first time I’d approached and spoken to a Hassidic man. He didn’t speak the way I might have expected after watching *Rabbi Jacob* with Louis de Funès; he spoke perfectly without an accent, just like you and me! Beware of stereotypes! Throughout the flight, I sneak glances at my strange neighbor: he prayed silently without stopping for a minute. His daughter, as good as gold, never interrupted him. He used several religious accessories during his three-hour continuous prayer: a kippa, a prayer shawl, and a rosary?… I left that plane deeply impressed, me, who has a very distant relationship with my Creator and only prays now and then.
Préparation Transat MSC Musica Caraïbes vers Venise le 5 avril 2015 English translation pending
Bonjour
nous avons réservé avec des amis pour une transatlantique de 25 nuits 1J Romana = embarquement 2J Road Town (iles vierges britanique) 3J St John's (St Martin) 4J Fort de France (Martinique) 5J Castrie (StLucie) 6J Point a pitre (Guadeloupe) 7J Roseau >(escale à découvrir) 8J Bridgetown (Barbade) 9J à 14J en mer
15J Funchal Madère ( excursion MSC offerte) 16J en mer 17J Malaga (Espagne) 18J en mer 19J Palma de majorque (Baléares) 20J en mer 21J la Valette Malte (excursion offerte ) 22J Corfou 23J Kotor > (escale à découvrir) 24J Dubrovnik > ( excursion MSC offerte) 25J Koper > (escale à découvrir) 26J Venise = débarquement à 8H
Ayant l'oportunité d'une promo avec MSC (Vol gratuit et Boissons comprises)
nous sommes déjà allé aux Antilles mais il y a quelques escales que nous ne connaissons pas en gras Roseau Kotor Dubrovnik Koper
pour ceux qui connaissent ses escales pouvez vous nous indiquer les bons plans > à visiter
hors excursion MSC ou avec MSC
Merci par avance
nous avons réservé avec des amis pour une transatlantique de 25 nuits 1J Romana = embarquement 2J Road Town (iles vierges britanique) 3J St John's (St Martin) 4J Fort de France (Martinique) 5J Castrie (StLucie) 6J Point a pitre (Guadeloupe) 7J Roseau >(escale à découvrir) 8J Bridgetown (Barbade) 9J à 14J en mer
15J Funchal Madère ( excursion MSC offerte) 16J en mer 17J Malaga (Espagne) 18J en mer 19J Palma de majorque (Baléares) 20J en mer 21J la Valette Malte (excursion offerte ) 22J Corfou 23J Kotor > (escale à découvrir) 24J Dubrovnik > ( excursion MSC offerte) 25J Koper > (escale à découvrir) 26J Venise = débarquement à 8H
Ayant l'oportunité d'une promo avec MSC (Vol gratuit et Boissons comprises)
nous sommes déjà allé aux Antilles mais il y a quelques escales que nous ne connaissons pas en gras Roseau Kotor Dubrovnik Koper
pour ceux qui connaissent ses escales pouvez vous nous indiquer les bons plans > à visiter
hors excursion MSC ou avec MSC
Merci par avance
France - Asie à vélo: quel est votre budget? English translation pending
Bonsoir amis voyageur 🙂
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
Route Lhassa-Kathmandou à vélo English translation pending
Me trouvant actuellement en Chine de l'Ouest, Yunnan, a Lijiang je m'apprete a pedaler dans le Sichuan, sur la route Changri-La, Litang, Kangding-Chengdu. Je desire ensuite, au mois de Mai, me rendre a Lhassa par train ou avion, avec une autorisation
Mais je souhaiterais ensuite pedaler de Lhassa jusqu'a la frontiere nepalaise. Ayant lu les differentes discussions, je recherche des infos tres recentes.
A bottle in the moutains
Comment c'est chez vous? English translation pending
Comment décorez vous appartement ou maison ? En fonction de vos voyages effectués ou futur ? Un thème par pièces ? Un chambre au style asiatique, un salon africain… Des souvenirs un peu partout dans la maison ? Rien du tout, impossible de deviner que vous êtes un voyageur ?...