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Randonnée au Maroc au Nouvel An English translation pending
by CyrielleFr · 2018-10-06 · 3 replies
Bonjour à tous, mon copain et moi souhaiterions faire une rando de 2/3 jours (max 4 jours) dans le sud marocain (proche agadir / taroudant ...). Notre crainte: le froid. Nos questions: quels itinéraires conseillez vous? le froid est il supportable? conseillez vous de partir avec une agence locale (et laquelle recommanderiez vous) ou tous les deux seulement ?

Merci à tous, Cyrielle
Itinéraire Marrakech - Merzouga English translation pending
by Mpiers11 · 2018-08-27 · 13 replies
Bonjour! J’aimerais savoir on met combien d’heure de voiture au total pour se rendre a Merzouga en partant de Marrakech. Aussi, dans quelles villes devrions-nous faire des arrêts pour dormir? Merci :)
Cherche village berbère chaleureux au Maroc English translation pending
by Pinceaubleu · 2018-02-24 · 7 replies
Bonjour, je cherche deus villages berberes où l'accueil est chaleureux, je pense a amtoudi ou les habitants viennent facilement a notre rencontre. envie de rencontres hors des sepntiers battus, merci🤪
Liaison piste gorges du Dadès - gorges du Toudra English translation pending
by Lapintrekkeu · 2017-12-11 · 8 replies
Je cherche des infos récentes sur cette piste qui permet de relier les gorges du dades aux gorges du todra.... avec un dacia duster si c est possible ...Quid des l'état de la piste et aussi des indications en cours de route car j'imagine que la signalisation doit être a minima..D'avance merci
Boucle Tinghir - Boumalne-Dadès avec véhicule non 4x4? English translation pending
by Christian626 · 2017-12-06 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je prévois quelques jours vers Ouarzazate au mois de mars, et j'aimerai savoir si la boucle Tinghir/ Boumalne Dades en passant par Agoudal et M'semrir peut se faire avec un véhicule qui ne soit pas un 4x4?

D'avance, merci.
État de la route dans la vallée des Aït Bougmez English translation pending
by Herviche · 2017-11-12 · 16 replies
je crois me souvenir que dans la vallée des Ait Bougmez, la route goudronnée ne va que d'Agouti à Tabant. Mais ce souvenir date d'il y a 6 ou 7 ans. Sur google earth la suite n'a pas l'air bien méchante. Qui peut me dire si un véhicule de tourisme peut circuler sans risque de Tabant à Zaouiat Oulmizi? MERCI
Montagnes de Béni Mellal, vous connaissez? English translation pending
by Boboun77 · 2017-10-27 · 10 replies
Bonjour,

Nous recherchons àfaire une randonnée itinérante en famille de 5-6 jours entre le 17 et le 30 avril 2018. Unguide nous propose de randonner dans le Moyen Atlas, du côté des montagnes de Beni-Mellal (200 km à l'est de Marrakech). Mais nous n'avons que peu d'informations sur cette région... Est-ce joli, dépaysant ? Est-ce une bonne idée d'aller randonner là-bas ?

Vous remerciant pour vos réponses,

Cordialement,

Fanny
Azrou - Imilchil - Amellago: quelle route prendre? English translation pending
by Sourireagir · 2017-08-16 · 25 replies
Bonjour à tous, Je vais faire un circuit de 8-9 jours en septembre à partir de Fès en voiture de ville. Après un ou deux jours à Fès, on parti direction Azrou, les soucres de Oum R'bia et Aguelmame Azigza (merci @hannahannah! pour les bons tuyaux!!) Ensuite j'ai une interrogation sur mon trajet:

1- Trajet de Azrou à Imilchil J'ai regardé sur la carte pour faire le trajet depuis le lac de Aguelmame Azigza en passant par Khenifra : il y a deux options sur ma carte (la Michelin 742 - édition 2015, et comme je sais que ça change très vite au Maroc) - une qui part de Tighassaline -R 503 - Aghbala - Tizi'n Isly puis la R 317 jusqu'à Imilchil - une qui par de El Ksiba - R 317 jusqu'à Imilchil en passant également par Tizi'n Isly

>>> mais sur ma carte il y a un tronçon qui se trouve sur ces deux itinéraires et qui est en noir et blanc, et qui voudrait dire que c'est un morceau de parcours dangereux.

quelqu'un l'a-t-il fait récemment et peut me dire ? lequel ? et combien de temps faut-il compter environ svp ? J'ai compris que repasser par Midelt avant d'aller à Imilchil serait trop long..mais est-ce que la route du cirque de Jaffar vaut le coup ?

2- Trajet de Imilchil à Amellago là il me semble qu'il y a une seule option : la R 317 jusqu'à Agoudal, puis la R 703 jusqu'à Toumliline puis la route de Tiidrine à Amellago

Là tout roule bien en voiture de ville "normale" pas vrai ? Combien de temps de trajet svp ?

3- Combien de temps rester à Imilchil et à Amellago ? Mes parents sont assez âgés et ne peuvent randonner (mais des petites balades d'une heure ok). Est-ce que passer une nuit à Imilchil et une nuit à Amellago permet d'avoir un joli aperçu, ou il vaut mieux rester deux nuits dans chaque ? De là j'en déduirais si j'ai le temps de descendre jusqu'à Merzouga ou pas (j'ai un maxi de 9 jours au total) et s'il vaut mieux remonter par la route de errachidia aussitôt.. et auquel cas vos coups de coeur sur la route sont les bienvenus !

merci mille fois !!
Découvrir la vallée du Zat (Maroc) English translation pending
by Capucine33 · 2017-03-02 · 36 replies
bonjour Qui pourrait me donner des précisons pour découvrir la vallée du Zat mais en venant de Ouarzazate ? en réalité , nous revenons vers MRK mais en passant par Ait Benhaddou et Telouet puis donc par la route P 2016 ? je trouve des infos au départ de MRK mais je ne sais pas repérer sur une carte quel embranchement prendre sur la route du Tizi n Tichka (quel village ou autre point prendre en point de repère ? )cette route est elle praticable avec une voiture de loc ordinaire ? merci à vous
Itinéraire 3 semaines au Maroc en juillet English translation pending
by Melyna76 · 2017-02-19 · 15 replies
Bonjour je fais appel aux précieux collaborateurs du Forum pour valider quelques unes de mes interrogations. Nous sommes famille de 5 (ados 12-12 15 ans) prévoyons aller au Maroc en juillet 2017 3 semaines. Je sais que ce n'est pas la saison idéale mais celle là ou on peut partir Nous avons une certaine expérience de la chaleur (Andalousie, ouest américain et cote est humidité ++) En espérant que cela soit faisable... J'aimerais votre aide pour commenter mon itinéraire:

Arrivée à marrakech : 2 nuits Essaouira 2 nuits Mirleft ou sidi ifnit 2 nuits Possible retour sur Marrakech 1 nuit pour le lendemain pour prendre un tour (durée de 4-5 jours ?) qui nous amène vers :

Ait Benhaddou Visite Ouarzazate, Skoura , vallée du Dades. puis direction Merzouga. Nuit (1 ou 2). Tour en bivouac Est ce possible en juillet ??

Retour Marrakech 1 nuit direction Fes. 2 nuits Visite Volubilis. Monter vers Chefchaouen (2 nuits). Retour vers Rabat et ou directement vers Casa. (2 nuits)Retour Marrakech.(1 nuit ) départ Environ 19 -20 jours

Est ce préférable d'y aller avec un tour guide vers la vallée du Dades Merzouga... Devons nous réservé d'avance le tour ? ou c'est facile à partir de marrakech ? Nous pensons louer une voiture pour faire la cote et monter au nord. J'attends vos commentaires
Conditions météo actuelles dans le massif du Toubkal (février 2017) English translation pending
by Dodo64000 · 2017-02-07 · 20 replies
Bonjour, Je suis a la recherche d'infos sur les conditions météo, enneigement, fréquentation et faisabilité des sommets dans le massif du Toubkal en ce moment. Alpiniste habitué, je compte faire le tour du Toubkal par le lac d'ifni et d'autres sommets du massif du 24 fev au 5 mars, Sans skis. mais crampons piolet, equipement d'hiver.2 ou 3 personnes J'ai déja passé un mois dans le massif en 2014.

Qui est dans le coin en ce moment? ou y a déja été en février? Peut on facilement passer et voir la carcasse d'avion a la descente de l'immouzer? Le tizi n Ouanoums pour rejoindre le lac d'Ifni est il fréquentable en ce moment? Le refuge CAF est il habituellement trés fréquenté début mars? Il y a t'il des passages techniques pour monter a l'ouanoukrim? (ras et timezguida)? La liaison refuge Azib Tamsoult==>refuge du Toubkal passe t'elle facilement dans la journée? C'est comment le refuge de Azib Tamsoult? C'est grand Amzouzart? Ravitaillement facile? Entre Amzouzart et Tacheddirt je dors ou si j'ai pas de tente? Est ce que Azib Likemt est fréquenté l'hiver et je peux dormir a coup sur chez l'habitant? Combien de temps pour rejoindre Tacheddirt depuis azib likemt par tizi likemt?

Rien n'est fixé mais il est possible que l'on parte sur une idée comme ca:

Des conseils? des remarques?

Nuit a Aremd J1 Aremd==> Refuge Azib Tamsoult par El Hadj 4h? J2 Azib Tamsoult==> Refuge CAF toubkal 6h? J3 Toubkal, Imouzzer 6h? J4 Ouanoukrim 6h? J5 Refuge CAF==>Lac d'ifni==> Amzouzart 7h? J6 Amzouzart==> Azib likemt par tizi ououraine 6h? BIVOUAC??? J7 Likemt==> Tacheddirt 8h?

MERCI

https://voyageforum.com/discussion/maroc-nuls-d6760060/
Itinéraire vélo Foum Zguid - Marrakech English translation pending
by Transilien · 2017-01-23 · 11 replies
En février prochain, je vais traverse en vélo entre Merzouga et Zagora par la piste le long de la frontière Algérienne

De Zagora, je compte prendre la piste du sud qui relie Foum Zguid

Mais de là, je ne sais pas bien par ou ou passer pour rejoindre Marakesh (joli itinéraire vélo éloigné des grands axes et passant par des coins sympa.

Qui aurait des idées d'itinéraire ? (quitte à prendre un peu le bus)

Merci beaucoup de vos informations et de votre aide.
Voyage à vélo en mode ultra léger: vos expériences English translation pending
by Mazzzz · 2016-10-09 · 42 replies
J'ouvre ce fil pour partager nos expériences de voyage vélo en mode ultra léger. L'objet n'est pas de s'opposer à la pratique traditionnelle "sacocharde" , simplement l'ayant expérimenté sur 10 jours dans l'Atlas marocain j'ai trouvé sympa cette pratique. Je me doute que certains me diront que c'est encore une nouvelle mode sans lendemain, sans doute ... Moi je suis persuadé que c'est une pratique qui existait chez nous bien avant la déferlante markéting.

Les avantages que j'y vois: Vélo et bagages légers donc beaucoup moins de fatigue et possibilité d'étapes plus longues ou bien plus d'arrêts touristiques. Plus de plaisir à pédaler sur une machine légère et performante.

Les inconvénients: Moins d'autonomie, pratique du camping difficile , coût des hébergements en sus. (Quoique dans certains pays ...)

Au Maroc, J'utilisais les auberges que je trouvais sur ma route ce qui m'a permis de ne prendre qu'un minimum de vêtements et de quoi réparer une crevaison. J'avais pris l'option sac à dos de 30l sur mon VTT Scott , c'est un mauvais choix, je le savais avant de partir mais je n'avais rien d'autre. De plus le VTT n'était pas utile sur ces pistes.

Et vous Quelles expériences avez vous vécu ? Avec quoi roulez vous ? Quels bagages ? Des conseils , des récits, des aventures, des galères , à vos claviers...
Piste Aït Bouguemez - la Vallée des roses English translation pending
by Desertophile · 2016-09-09 · 12 replies
Je cherche des renseignement concernant la liaison par la nouvelle piste depuis la vallée des Ait Bougmez vers la vallée des roses. La piste est-elle terminée? Etat de la piste. Temps de trajet. Merci pour vos réponses.
Excursion Marrakech avec enfants (6 et 9 ans) English translation pending
by Guzel74 · 2016-08-09 · 4 replies
Bonjour

Nous partons du 23 au 30 aout à Marrakech dans un club de vacances.

Nous aimerions faire plusieurs excursions dont Ouarzazate et aller aux cascades d' Ouzoud.

Pensez vous qu'il soit nécessaire de prendre un tour opérateur?

Ou pouvons nous louer une voiture sur 2 ou 3 jours et partir en solo pour faire ses excursions?

Merci de vote aide

Virginie
La vallée du M'Goun dite vallée des roses English translation pending
by Hannahannah · 2016-04-21 · 45 replies
Bonjour,

Je continue la préparation de mon itinéraire pour le mois de Mai , et j'envisage une belle balade dans ce coin . J'ai parcourue , un peu , cette vallée lorsqu'il n'y avait que des pistes et de plus nous nous étions perdus , donc je considère que c'est encore un terrain vierge pour moi .nous avions passe plus de temps à nous repérer qui n'a véritablement visiter la région . Mon objectif : donner un coup d'œil aux gorges du M'Goun , longer la rivière , faire une ou deux randos sympas , mais pas de sport de "haut niveau" . Je voyage seule , courageuse mais pas téméraire 😉 En terme d'hébergement je pense qu'il ne devrait pas y avoir de problème , j'ai repéré l'auberge Chems , quelqu'un peut il m'en parler . De toute façon je ne réserve rien d'avance , si vous avez des bons plans dans des prix corrects je suis preneuse . Précision : j'aime la nature , la tranquillité, les rencontres , mais hors de question d'aller à la fête des roses voir un moussem'quelque peu ou beaucoup dénature . Merci d'avance pour vos retours . Hannah
Des nouvelles fraîches de la R307? (Maroc) English translation pending
by Truffade · 2016-03-21 · 41 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons remonter de Skoura à Demnate via la R307 d'ici 2 semaines avec une voiture classique.

Quelqu'un a-t-il pratiqué cette route récement ? Comment a-t-elle passé l'hiver ?

Merci pour vos réponses.
Randonnée itinérante Maroc Dadès-Todra (sans guide) English translation pending
by Anpghari · 2016-03-07 · 11 replies
Bonjour les voyageurs,

Nous préparons avec des amis un trek dans le sud marocain en itinérant sur 6 jours en avril et nous avons repéré un itinéraire sympa qui irait des gorges du Dades à celles du Todra. Nous n'arrivons pas à évaluer la longueur des étapes ni toutes les haltes possibles. Nous avons l'habitude de randonner sans guide.

Est-ce-que l'un d'entre vous aurait déjà fait cet itinéraire ? Est-ce faisable sans guide ?

Si vous avez une idée d'une autre zone proche de Marrakech qui serait plus adaptée pour notre trek, n'hésitez pas à partager vos bons tuyaux ;-)

merci pour vos conseils !!

benjamin
Itinéraire de 10 jours au Maroc English translation pending
by Nany10 · 2016-02-08 · 12 replies
Bonjour à tous, Je pars au Maroc avec mon mari pour 10 jours (du 17/02 au 27/02). J'ai établi un itinéraire, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez,

Nous louerons une voiture (on ne sait pas encore si on prend un 4x4 ou pas).

- Mercredi 17/02 Arrivés à Marrakech à 14h25 Visite de Marrakech Nuit à Marrakech - Jeudi 18/02 Visite de Marrakech Nuit à Marrakech - Vendredi 19/02 Départ de Marrakech vers Ouarzazate par la route du col Tizi N’Tichka (voir si passage par Telouet) Visite de Ait Ben Haddou Nuit à Ait Ben Haddou ou Ouarzazate - Samedi 20/02 Visite de Ouarzazate Direction oasis de Skoura Visite de l’oasis Nuit à Skoura - Dimanche 21/02 Départ en direction des gorges de Todgha Rando dans les gorges Nuit dans les gorges - Lundi 22/02 Départ direction Merzouga Nuit bivouac dans le désert - Mardi 23/02 Retour du désert Route direction Meknès avec arrêt sur la route Nuit sur la route (ville à définir) - Mercredi 24/02 Route vers Meknès Visite de Meknès Nuit à Meknès - Jeudi 25/02 visite de Volubilis Direction Fès Nuit à Fès - Vendredi 26/02 Visite de Fès Nuit à Fès - Samedi 27/02 Visite de Fès Départ de Fès à 15h00

Merci pour vos retours, suggestions sur ce parcours Fanny
Trek au Maroc en novembre (djebel Saghro, tour du Toubkal ou M'Goun) English translation pending
by Julien92Sui · 2015-09-15 · 15 replies
Bonjour, Je pars 8 jours au Maroc tout début novembre et je suis à la recherche d'un trek de 4 à 6 jours. J'en ai retenu trois pour le moment : le tour du Toubkal, la traversée du M'Goun ou djabel Sarho. J'ai réalisé que même si j'ai du faire une quarantaine de trek, je n'ai jamais randonné sans gros sacs (!). La condition première est donc que le trek doit se faire en dormant en gîte/chez l'habitant, je ne veux porter ni tente, ni réchaud. Juste un peu de nourriture et mes vêtements.

Plusieurs questions : Pour le tour du Toubkal, sans tente, cela semble bloquer entre Tacheddirt et Amsouzert. Ou peut-être est-ce possible de le faire en un jour ? Je suis un bon marcheur, si il faut faire 9h de marche effective, je peux. D'après le topo du Lonely Planet, ça ferait : 11-12h30, 24.2km, +1670/-2280. Est-ce que 11h n'est pas surévalué ? Car franchement 24km avec 1700m de dénivelé positif, c'est une étape correct ! Les cols risquent-ils d'être enneigés ?

Pour le la traversée d'Mgoun, y a t-il des transports collectifs direct ou pas trop compliqué pour Marrakech depuis Agouti (départ) et Aït Alla (arrivée) ?

Pour djabel Sarho, je pensais faire ce trek (trace GPS) : Tagdilt-Igil-Akerkour-Assaka-Tagmout-Achmrah-Aït Youl. Apparemment faisable en formant chez l'habitant; mais qu'en est-il de la nourriture : peut-on manger chez l'habitant également ? J'ai vu que l'eau posait problème mais j'imagine qu'il y en a toujours dans les villages (?) et qu'il suffit donc de porter 3 litres pour la journée.

Pour ceux qui aurait fait les trois, ou deux des trois, quel est le plus beau en terme de paysages (montagnes et villages) ?

N'hésitez pas à répondre même si vous n'avez qu'une seule réponse, je vous ai un peu inondés de questions diverses. Tout commentaire est le bienvenue pour m'aider à choisir !
Premier séjour au Maroc (première semaine fin octobre) English translation pending
by Truffade · 2015-05-12 · 26 replies
Bonjour,

Je commence à préparer un petit séjour au Maroc d'une semaine à la Toussaint 2015 pour faire une surprise à ma compagne. Je dois lui annoncer début Juin et j'aimerais avoir bouclé le programme et avoir acheté les billets d'avion d'ici là

J'ai assez peu de temps pour naviguer sur internet lorsqu'elle n'est pas présente, et j'ai donc besoin d'un peu d'aide pour cibler rapidement les sites à visiter.

A ce stade j'envisage de partir de Marrakech en louant une voiture (4x4 ou autre en fonction de vos avis) et de descendre jusqu'a Zagora pour passer une nuit en bivouac dans le désert et revenir sur Marrakech.

J'avoue ne pas avoir beaucoup planché sur l'itinéraire aussi je suis avide de conseil.

Pour l'instant j'ai seulement quelques points de repère inspirés du carnet de voyage de Pboulard (merci pour ton beau réçit) : - Telouet - Ait benhaddou - la vallée des roses (est-ce aussi interessant à la toussaint ?) - Oasis de fint

Je suis preneur d'une étape entre ouarzazate et zagora et de quelques lieux à visiter, ainsi que de toute information utile ou bon plan (notament pour le bivouac). Merci d'avance aux contributeurs.

En attendant, je retourne glaner des infos sur le forum :)
Toubkal ou M'Goun en 3-4 jours entre le 6 ou 7 février et le 12 février 2015 English translation pending
by Chelmili · 2014-11-04 · 6 replies
Bonjour, je pense partir 3-4 jours sur le toubkal ou le m goun, voici 2 itinéraires à peaufiner.. des conseils ? ou trouver le contact du refuge de tazarhart notamment? et un acheminement 4x4 au départ?

-- J1:départ imlil quitter la vallée pr allerds celle de tizzi oussem et monter au refuge de tazarhart à 3000m à voir J2: acclimatation au plateau de Tazarhart J3: longue traversée avec vue sur les cascades d'Aguelzim (col à 3500m)et nuitée au refuge du caf à 3207 J4 ascension du toubkal à 4167 m puis par miouzzer et tibheirine jusuq'à sidi chamharouch et retour à imili

ou ds le mgoun remonter les gorges de tassaout puis wandras par des vires de bergers...bivouac à 2800m J2: montée par tizi n oumsoud jusqu au m goun/oumsoud4068 à voir redescente par tizguine ou......

merci de votre attention
Raid Maroc à vtt English translation pending
by Mazzzz · 2014-11-04 · 1 reply
Je projet une semaine de rando itinérante en boucle dans l'atlas ou l'anti Atlas au départ da Marrakech ou Agadir . Avec une éventuelle liaison aéroport depart de la rando en bus si nécessaire.

L'idée etant de prendre un Max de pistes mais pas de Sentiers trop techniques , de dormir dans les petites pensions sympas.

Ainsi , On aura juste nos fringues sur le vélo

Si certains on déjà fait ce genre de parcours, je suis preneur de vos expériences.

Par contre je ne souhaite pas être contacté par les agences ou les accompagnateurs locaux , qu'on se le dise !!!
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Informations erronnées dans le Routard du Maroc, 2014 English translation pending
by LydieT · 2014-07-15 · 26 replies
Cette année le Routard 2014 m'a déçu au Maroc (l'année dernière c'était le Lonely Planet à Bali).

Des informations erronées sur la route et tout autant pour les adresses. Nous y étions fin mai, peu de touristes permettent l'erreur, on a le temps et il y a des places pour se loger, mais en pleine saison ? Je voulais donc dire ici les plus flagrantes, bien sûr cette opinion et la mienne et n'engage que moi.

Info routes : p 487 à 7km du col de Tizi-n-Tichka Jusqu'au village de Telouet, la route est goudronnée avec le fait est des passages endommagés comme le dit le routard. Mais pas jusqu'à Aït Benhaddou; Après le village cela devient une très mauvaise piste avec par endroits des restes de goudron. La piste est dangereuse, sans aucun signalement difficilement accessible sans un bon véhicule. Du village de Tighirt jusqu'à Aït Benhaddou, la première tranche de la route nouvellement goudronnée est facile mais ce n'est que 1/5ème du parcours Les autorités annoncent la fin de la réfection totale du tronçon si tout va bien pour 2016. Ce qui est dommage car la vallée de l'Ounila est magnifique et les villageois se sont beaucoup impliqués et on beaucoup investit pour travailler avec les touristes qui pour la plus part abandonnent et font demi-tour à la mine de sel.

P596 Attention la route de Rissani à Tanshikt est en très mauvais état avec de nombreux nids de poule. Une énorme circulation de poids lourds Très difficile et fatigante. Mais comme le dit le Routard là aussi des paysages exceptionnels.

Hébergements :

A Boulmane du Dadès: "l'Auberge Argana" fût une grosse déception, contrairement à ce que dit le guide 2014, l'intérieur est ancien et défraîchi. Aucun point de vue sur le toit qui n'est pas praticable. Vue de l'extérieur, l'aspect général est quelconque. Nous avons donc traversé la route, et trouvé "Chez Pierre" tout ce que nous cherchions. Celui-ci figurait sur le routard de 2011 que j'avais acheté et heureusement pour moi il leur restait une chambre l'hôtel affiche souvent complet et j'ai trouvé exactement ce qu'indiquait le guide de cette année-là.

A Nekob: L'Auberge Kasbah Ennakhil, beaucoup à dire elle est au bord d'une route très passante de jour comme de nuit et fréquentée de manière intensive par des poids lourds. A l'écart du village, on ne peut s'y rendre à pied. Idem pour une promenade dans la palmeraie qui est en train de disparaitre asséchée. Le routard signale la douche qui bien que jolie est totalement inefficace, de plus elle était sale. Ayant vu que les groupes fréquentaient cet endroit donc j'avais réservé une suite calme dans la Kasbah, aucun problème jusqu'à 22h quand un groupe de 48 néerlandais a pointé son nez à la fin de notre repas. On leur a donné des chambres mitoyennes aux nôtres et nous avons été réveillés à 1h quand ils sont montés se coucher et se sont levés à 6h et nous aussi... Leur accueil très commercial ne m'a pas paru chaleureux.
De Casablanca à Skoura English translation pending
by Michoko34 · 2014-02-17 · 8 replies
Bonjour, Pour se rendre à Skoura depuis Casa quel est le meilleur itinéraire? par Mecknes-Azrou ou par Marrakech? Je voyagerai seul en voiture, quel est le trajet le moins pénible? Est il necessaire de prendre un accompagnateur? merci pour vos réponses
Itinéraire au départ de Marrakech English translation pending
by Opio06 · 2014-01-27 · 12 replies
Bonjour à tous,

Nous partons du 22 avril au 6 mai au Maroc. Arrivée et départ de Marrakech. Nous sommes 2 parents et 3 enfants : 8-13-15 ans.

Nous prévoyons rester quelques jours sur Marrakech puis de louer une voiture et partir vers Merzouga. Pour le moment, à force de suivre les différents posts, feuilleter les différents guides, nous sommes arrivés à ce planning là :

Mardi : arrivée Marrakech Mercredi – Jeudi : Marrakech Vendredi : départ vers Ouarzazate - Col Tizi-n-Tichka - Aït Benhaddou - Nuit à Ouarzazate Samedi : Taourirt - Skoura - Suivre vallée du Dadès - A ElKelaa M’Gouna, remonter vallée des Roses - Nuit à Boumalne Dadès Dimanche : Remonter Gorge du Dadès ou Gorges du Todra ? - Arrivée pour fin d’après Merzouga ? - Nuit dans les dunes Lundi : Retour à Ouarzazate par Agdz : 300km trop long ? Mardi : Skoura - R307 - Nuit à Imi-n-Ifri Mercredi : Cascade d’Ouzoud - Marrakech

Nous ferons une petite pause ensuite sur Marrakech et prévoyons ensuite de repartir 2 jours vers Essaouira.

Que pensez-vous de cet itinéraire ? Notamment la journée du dimanche. Je ne me rends pas compte du temps de route jusqu'à Merzouga. Entre les gorges du Dadès et du Todra, que choisir ? Et le lundi, y'a-t-il des arrêts sympas sur la route sud pour le retour vers Ouazazate ?

Je vous remercie par avance de vos conseils.
4 jours dans l'Atlas marocain English translation pending
by Matt0774 · 2014-01-21 · 27 replies
Bonsoir à vous, Mi avril, je pars 10 jours au maroc (marrakech). Je cherche a partir marcher 4 jours dans l'atlas et si possible sans guide avec nuit en gite. Ma premiere idee était de faire le m'goun .... mais a cette periode, n'y auras t'il pas trop de neige? Est possible? connaissez vous d'autres randos en montage dans le coin?.......a oui, j'habite en haute savoie, et j'ai bien l'habitude de grosses randos.... Merci pour vos avis ;-)
Endroit sympathique à faire au Maroc pour dix jours? English translation pending
by Maisoualler · 2013-05-05 · 12 replies
Bonjour!

Je dispose de 10 jours au Maroc; j'ai le choix entre randonnée-trek autour du Toubkal, Vallée du Draa et randonnée-trek dans l'Anti-Atlas (pour ce point, j'ignore vraiment les possibilités) Y a t'il des spécialistes du Maroc pour me dire si je peux tout faire en 10 jours? Je ne pense pas, il faut à priori 7 jours pour le trek autour du Toubkal, reste 3 jours... Donc Draa ou anti Atlas? (je vais au Maroc pour les paysages ;o) )

Merci 🙂

Nico
Itinéraire dans la vallée du Dadès? English translation pending
by Yakavoyager · 2013-04-19 · 1 reply
Bonjour à tous dans 10 jours nous partons pour un petit tour du Maroc en voiture de tourisme, je vais faire entre autre les classiques gorges du dades, gorges du todra, vallée des roses mais dans la région de boumalne du dadés je compte louer un 4x4x avec chauffeur pour une journée afin d'étendre un peu les possibilités de visite, notre intérêt principal réside dans les paysages, rochers tourmentés et colorés, que pouvez vous nous conseiller comme itinéraires? (il peu y avoir une petite marche de 2H si nécessaire) vers le col tizi n tazazert? ait youl boutharar? liaison gorges todra - gorges dades, autres? Merci à tous pour vos expériences!

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