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Ghardaïa au mois d'août: un défi? (Algérie) English translation pending
Bonjour à tous,
avec des amis, nous pensons aller à ghardaia cet été, au mois d'aout. Compte tenu des températures, est-ce une vraie folie, où est-ce envisageable? perso, je pense ne pas craindre la chaleur même si les températures maximales que j'ai supporté était un petit 40° à marrakech. Est-ce que la chaleur est très différentes à ghardaia?
avec des amis, nous pensons aller à ghardaia cet été, au mois d'aout. Compte tenu des températures, est-ce une vraie folie, où est-ce envisageable? perso, je pense ne pas craindre la chaleur même si les températures maximales que j'ai supporté était un petit 40° à marrakech. Est-ce que la chaleur est très différentes à ghardaia?
Voyage en voiture au Maroc, Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso English translation pending
je doit partir avce des amis en ZX essence pour un voyage de 3 mois entre la france et le burkina faso via le maroc la mauritanie le senegal et le mali durant les mois d'octbre novembre et decembre.
le but étant de partir a l'aventure sans trajet vraiment prés défini. je recherche quelque conseil pour éviter de tomber dans de trés grosses gallères
ya t'il régions a éviter
connaissaient vous des bon plan dans ces pays
Arnaque ou pas?: amoureux d'une Vietnamienne English translation pending
lors d'un voyage au vietnam, mon compagnon s'est entiché d'une petite vietnamienne de 20 ans, étudiante, et lui a promis le mariage tout en lui remettant 750 euros pour faire ses études.
depuis, elle le poursuit de ses assuidités par le biais du net.
j'aimerai savoir si pareille aventure est déjà arrivée a l'un de vous et si cela peut être sérieux pour l'avenir de mon ami. arnaque ou véritable souhait d'amour ?
merci pour toutes les éventuelles réponses que vous je recevrais et auxquelles je répondrais.
poupounette.
Retour d'un mois aux Etats-Unis en harley davidson English translation pending
bonjour à tous et merci pour les infos trouvés ici,
un mois en harley davidson et deja rentré . c'est dur arrivée à san francisco le 18/05 depart le 20 au matin pour remonter la cote pacifique jusqu'à seattle par la highway 1 puis 101 : cote nord californienne magnifique . redwood NP impressionnant . petite moyenne car route moyenne et circulation cote oregon : un bijou à deguster à petite vitesse gorges de columbia river : de la cote à portland peu d'interet mais apres ..........à faire absolument en passant par le mont hood et l'old highway cote du washington : deception car la route longe la mer mais en permanence une bande d'arbres cache la vue . les conditions meteo prevoyant la pluie nous contournons olympic par l'est et quittons la cote jusqu'à port townsent (mignon) . (1 heure de pluie) le lendemain nous repartons en arriere le long de la cote jusqu'à point extreme ouest des usa et retour à port towsend . meme pb de vision que precedemment . le retour par une route un peu à l'interieur fut lui magnifique . nous n'avons pas pu aller à vancouver island(moto pas assuré au canada) le ferry jusqu'à Seattle . temperature caniculaire . nous y restons seulement la soirée remontée vers le nord puis direction l'est par la highway 20 jusqu'à spokane . detour par grand coulee dam (deception) cap à l'est jusqu'à Glacier NP et là l'enchantement et personne . temperature exceptionnelle, moto en tee shirt . impossible de faire la route going to the sun car fermé jusqu'à fin juillet ... elle s'est éboulée sur une cinquantaine de metres (photo impressionnante chez les rangers) maintenant cap au sud vers missoula - visite du range bison NP (interdit aux motos, donc ns avons demandé à des americains de nous amener avec eux en voiture pas de pb) butte : à visiter absolument pour l'histoire des mines . ns avions prevu d'y rester 1 jour mais devabnt prevision meteo ns sommes repartis le matin pour bozeman (pluie ou neige toute la journée sans interruption-nous avons sauté la visite de nevada city et virginia city) depart pour yellowstone (3jours à voir des animaux sauvages, ours, elans, bisons ....) - cooke-beartooth road-red lodge-retour-chief joseph road-cody-yellowstone - jackson hole et salt lake city pour finir ( 2 heures de pluie). de la highway 20 à jackson hole : fabuleux et plus particulierment le montana completement snobé par les touristes . quel dommage ! le nord de l'utah et salt lake : aucun interet mais pour nous passage obligé . un voyage exceptionnel, la nature à l'état pur, la decouverte et l'amour pour le montana, une meteo pour laquelle j'aurai signé avant (1 jour et 2X 2heures de pluie en 1 mois ) je crois qu'il a fait mauvais partout ou nous sommes passés soit juste avant, soit juste aprés . pour l'intendance : nous n'avions rien réservé hormis la loc de la moto . nous avons eu du mal à trouver une chambre la veille au soir du memorial day mais cela était prevu : une chambre à 290 $ seulement et seattle à 180 $ . en dehors de cela moyenne de 65 $ la nuit l'etat le moins cher : le montana (0% de taxes !) la bouffe : tres, tres mauvais dans le yellowstone ! l'essence : à enormement augmenté : de 2, 50 à 3, 50 $ le gallon (c'est vraiment pas cher pour nous francais ! 1, 38 € le litre !) des motos partout apres seattle et dans le montana et le wyoming mais essentiellement des americains . voila j'arrete la à bientot philippe du lot
ps : j'accepte tous les dons et si oui je repars de suite !
un mois en harley davidson et deja rentré . c'est dur arrivée à san francisco le 18/05 depart le 20 au matin pour remonter la cote pacifique jusqu'à seattle par la highway 1 puis 101 : cote nord californienne magnifique . redwood NP impressionnant . petite moyenne car route moyenne et circulation cote oregon : un bijou à deguster à petite vitesse gorges de columbia river : de la cote à portland peu d'interet mais apres ..........à faire absolument en passant par le mont hood et l'old highway cote du washington : deception car la route longe la mer mais en permanence une bande d'arbres cache la vue . les conditions meteo prevoyant la pluie nous contournons olympic par l'est et quittons la cote jusqu'à port townsent (mignon) . (1 heure de pluie) le lendemain nous repartons en arriere le long de la cote jusqu'à point extreme ouest des usa et retour à port towsend . meme pb de vision que precedemment . le retour par une route un peu à l'interieur fut lui magnifique . nous n'avons pas pu aller à vancouver island(moto pas assuré au canada) le ferry jusqu'à Seattle . temperature caniculaire . nous y restons seulement la soirée remontée vers le nord puis direction l'est par la highway 20 jusqu'à spokane . detour par grand coulee dam (deception) cap à l'est jusqu'à Glacier NP et là l'enchantement et personne . temperature exceptionnelle, moto en tee shirt . impossible de faire la route going to the sun car fermé jusqu'à fin juillet ... elle s'est éboulée sur une cinquantaine de metres (photo impressionnante chez les rangers) maintenant cap au sud vers missoula - visite du range bison NP (interdit aux motos, donc ns avons demandé à des americains de nous amener avec eux en voiture pas de pb) butte : à visiter absolument pour l'histoire des mines . ns avions prevu d'y rester 1 jour mais devabnt prevision meteo ns sommes repartis le matin pour bozeman (pluie ou neige toute la journée sans interruption-nous avons sauté la visite de nevada city et virginia city) depart pour yellowstone (3jours à voir des animaux sauvages, ours, elans, bisons ....) - cooke-beartooth road-red lodge-retour-chief joseph road-cody-yellowstone - jackson hole et salt lake city pour finir ( 2 heures de pluie). de la highway 20 à jackson hole : fabuleux et plus particulierment le montana completement snobé par les touristes . quel dommage ! le nord de l'utah et salt lake : aucun interet mais pour nous passage obligé . un voyage exceptionnel, la nature à l'état pur, la decouverte et l'amour pour le montana, une meteo pour laquelle j'aurai signé avant (1 jour et 2X 2heures de pluie en 1 mois ) je crois qu'il a fait mauvais partout ou nous sommes passés soit juste avant, soit juste aprés . pour l'intendance : nous n'avions rien réservé hormis la loc de la moto . nous avons eu du mal à trouver une chambre la veille au soir du memorial day mais cela était prevu : une chambre à 290 $ seulement et seattle à 180 $ . en dehors de cela moyenne de 65 $ la nuit l'etat le moins cher : le montana (0% de taxes !) la bouffe : tres, tres mauvais dans le yellowstone ! l'essence : à enormement augmenté : de 2, 50 à 3, 50 $ le gallon (c'est vraiment pas cher pour nous francais ! 1, 38 € le litre !) des motos partout apres seattle et dans le montana et le wyoming mais essentiellement des americains . voila j'arrete la à bientot philippe du lot
ps : j'accepte tous les dons et si oui je repars de suite !
Hôtel Oasis Canoa Beach Resort à Bayahibe English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 01 janvier 2008 à 4 personnes (2 adultes, 2 enfants 5 et 9 ans) pour Bayahibe à l'hotel OASIS CANOA BEACH RESORT. Cet hotel s'appelait avant le CORAL CANOA HILTON. Auriez vous des informations sur cet hotel surtout depuis qu'il n'appartient plus à la chaine HILTON. Le club enfant est-il francophone ???
MERCI
Nous partons le 01 janvier 2008 à 4 personnes (2 adultes, 2 enfants 5 et 9 ans) pour Bayahibe à l'hotel OASIS CANOA BEACH RESORT. Cet hotel s'appelait avant le CORAL CANOA HILTON. Auriez vous des informations sur cet hotel surtout depuis qu'il n'appartient plus à la chaine HILTON. Le club enfant est-il francophone ???
MERCI
Le Canada de plus en plus un état policier! English translation pending
Depuis quelques années la liberté au Canada diminue, en voici un autre exemple:
Entrée en vigueur d'une liste noire des passagers aériens.
Une liste noire des personnes interdites de vol au Canada est entrée en vigueur lundi, suscitant plusieurs critiques et sans que le ministre des Transports lui-même ne puisse préciser le nombre de noms qu'elle contient.
Le nombre de personnes susceptibles d'apparaître sur cette liste «peut osciller entre 200 et 1500 (voire) 2000», a déclaré le ministre des Transports Lawrence Cannon, en expliquant que le registre serait constamment mis à jour sur la base d'informations fournies par les services secrets canadiens et la police fédérale.
Ce registre officiel contient les noms de toute personne, canadienne ou non, âgée de 12 ans et plus, «qui est ou a été liée aux activités d'un groupe terroriste, et qui soulève des doutes raisonnables quant au danger qu'elle présente», indique un document du ministère des Transports.
Sont également bannies, les personnes ayant été reconnues coupables d'homicide ou de tentative d'homicide et qui mettraient en danger la sécurité aérienne, selon ce document.
L'entrée en vigueur de cette loi a été critiquée aussi bien par des compagnies aériennes, dont le personnel dans les aéroports sera chargé de l'application de la loi, que par des défenseurs des droits de l'homme.
«Notre principale inquiétude est que cette liste est basée sur des preuves tenues secrètes, de sorte que vous ne pouvez pas savoir ce qu'on vous reproche», a déclaré pour sa part Michael Vaughan, porte-parole de l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.
Le printemps dernier, un député conservateur canadien, John Williams, avait été interdit à bord d'un avion effectuant un vol intérieur, parce qu'un Américain portant le même nom que lui figurait sur la liste d'interdiction des États-Unis. Il lui a fallu six semaines de démarches pour que la situation soit corrigée.
Agence France-Presse Montréal
Entrée en vigueur d'une liste noire des passagers aériens.
Une liste noire des personnes interdites de vol au Canada est entrée en vigueur lundi, suscitant plusieurs critiques et sans que le ministre des Transports lui-même ne puisse préciser le nombre de noms qu'elle contient.
Le nombre de personnes susceptibles d'apparaître sur cette liste «peut osciller entre 200 et 1500 (voire) 2000», a déclaré le ministre des Transports Lawrence Cannon, en expliquant que le registre serait constamment mis à jour sur la base d'informations fournies par les services secrets canadiens et la police fédérale.
Ce registre officiel contient les noms de toute personne, canadienne ou non, âgée de 12 ans et plus, «qui est ou a été liée aux activités d'un groupe terroriste, et qui soulève des doutes raisonnables quant au danger qu'elle présente», indique un document du ministère des Transports.
Sont également bannies, les personnes ayant été reconnues coupables d'homicide ou de tentative d'homicide et qui mettraient en danger la sécurité aérienne, selon ce document.
L'entrée en vigueur de cette loi a été critiquée aussi bien par des compagnies aériennes, dont le personnel dans les aéroports sera chargé de l'application de la loi, que par des défenseurs des droits de l'homme.
«Notre principale inquiétude est que cette liste est basée sur des preuves tenues secrètes, de sorte que vous ne pouvez pas savoir ce qu'on vous reproche», a déclaré pour sa part Michael Vaughan, porte-parole de l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.
Le printemps dernier, un député conservateur canadien, John Williams, avait été interdit à bord d'un avion effectuant un vol intérieur, parce qu'un Américain portant le même nom que lui figurait sur la liste d'interdiction des États-Unis. Il lui a fallu six semaines de démarches pour que la situation soit corrigée.
Agence France-Presse Montréal
Train entre Siret (Roumanie) et Cernivci (Ukraine) English translation pending
Bonjour à tous,
Avez vous une idée d'un site où je pourrais récupérer les horaires des trains entre Siret et Cernivci (ou Tchernivtsi, ou Cernauti, ou Czernowitz, ou ... enfin cette ville actuellement ukrainienne à une quarantaine de km au nord de Siret) ?
Le site des chemins de fer roumain (cfr.ro) ne donne que les trajets nationaux.
Avez vous une idée d'un site où je pourrais récupérer les horaires des trains entre Siret et Cernivci (ou Tchernivtsi, ou Cernauti, ou Czernowitz, ou ... enfin cette ville actuellement ukrainienne à une quarantaine de km au nord de Siret) ?
Le site des chemins de fer roumain (cfr.ro) ne donne que les trajets nationaux.
Phuket, environs de Pattaya et Koh Samui English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon ami en thailande du 27/06 au 15/07 en sac à dos, on nous a conseillé de faire Phuket et les environs et pattaya. Personne dans notre entourage ne connait Koh Samui, faut il absolument y aller ?
N'ayant que 15 jrs on aimerait avoir des infos des choses à voir et à faire en priorité pour ne rien louper.
De plus en regardant la météo, on a l'impression qu'il pleut tout le temps (c'est la saison des pluies), nous aimerions être rassurés.
Merci de vos conseils et infos.
Sabrina et Marc
Nous partons avec mon ami en thailande du 27/06 au 15/07 en sac à dos, on nous a conseillé de faire Phuket et les environs et pattaya. Personne dans notre entourage ne connait Koh Samui, faut il absolument y aller ?
N'ayant que 15 jrs on aimerait avoir des infos des choses à voir et à faire en priorité pour ne rien louper.
De plus en regardant la météo, on a l'impression qu'il pleut tout le temps (c'est la saison des pluies), nous aimerions être rassurés.
Merci de vos conseils et infos.
Sabrina et Marc
Réactions de certaines personnes à la couleur de peau en tour du monde English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis actuellement en Tour du monde depuis 8 mois et je suis noir ... Oui je sais c´est pas une tare de l´etre, sauf quand je me rememore des reactions de certaines personnes dans certains pays :
> Chine : Grande curiosite, parfois genante
> Inde : Mepris total de leur part
> Cambodge : Je suis un esprit de l ombre...
> Thailande :Signe de croix ou signe de degout lors de mon passage
> Bolivie / Perou : Les gens se pincent pour eviter le mauvais sort par superstition
Bon l idee n est pas de dramatiser une situation qui est la meme partout meme en France ( de maniere beaucoup plus subtile) mais plutot de savoir si des personnes ont ete confrontees a ce genre de situation (certes pas mechante, ni raciste mais plutot derangeante voire genante) pendant le voyage, et quelles ont ete vos reactions ?
Le premier constat de ce tour du monde n est pas du tout negatif. Au contraire, j ai croise des gens dans chaque pays d une gentillesse et d une ouverture d esprit assez incroyable, et je serai le premier a recommander de visiter tous ces differents pays tellements ils sont beaux.
Merci d avance pour vos commentaires et reactions
Wabe
Merci d avance pour vos commentaires et reactions
Wabe
Petite arnaque (mais bien ficelée!) en Inde à Khajuraho English translation pending
Bonjour à tous!
Voici une “arnaque” comme il y en a tant dans ce petit monde (y compris en France!..), celle-ci se déroule en Inde et plus exactement à Khajuraho (pour ceux qui connaissent, oui c’est ici que se trouvent de magnifiques temples érotiques😛). Dans ce pays à force d’ être sans arrêt harcelé pour un oui ou un non, quoi me dise ma réponse est: “non!”, mais cette fois-ci...
Un jeune homme de 12 ans (parlant couramment anglais) se propose de nous guider dans la ville, plutôt réticent au début, nous acceptons plus ou moins... Apres une petite ballade, il insiste pour nous présenter sa famille, qui serait ravie de nous accueillir pour manger, la nuit est deja tombée, je me sens pas trop et lui propose pour le lendemain midi, il accepte et nous donne rendez-vous à 12H30; oui je sais ce que vous allez me dire: “Mais qu’est-ce que t’as été dire oui? Toi aussi!”, et vous avez raison, mais toujours à dire non à tout, on passe peut-être à coté de certain moment d’ échange et de partage, non?
Bref, le lendemain son frère (15 ans) et lui nous attendent pile à l’heure, ils nous conduisent jusqu’ à leur demeure, et nous sommes accueillit comme des rois! La mère est au foyer et le père est un professionnel du ...cocktail!.. Il nous montre tous ses diplômes (de cocktails...), tout les bars et restaurants où il a travaillé, il nous dit qu’il est demandé partout dans le monde pour apprendre à la nouvelle génération, un vrai “KING” du cocktail quoi! Apres une petite heure de conversation, il nous annonce qu’aujourd’hui c’est un jour spécial pour leur famille, c’est leurs 17eme année de mariage, et que bien sure nous sommes invité à fêter ça avec eux se soir, il nous annonce: “Ma femme va nous préparer un succulent repas et moi un délicieux cocktail!”, je lui dit que je ne bois pas d’alcool et il me rétorque qu’il faut “enjoy the life”, mouhais... Nous nous inclinons et acceptons l’offre, je lui demande si je dois apporter quelque-chose mais il me répond par la négative. Nous passons l’apres-midi à visiter quelques temples plus éloignés en nous disant: “quelle chance nous avons, juste le jour anniversaire de leur mariage...”. Le soir les deux gamins viennent nous chercher de-nouveaux, la mère nous avait préparer un bon repas (rien de vraiment spécial, mais franchement c’est pas pour ça que l’on était la! Juste pouvoir parler avec une famille indienne était deja un vrai bonheur pour nous...), puis le père revint très vite à ses cocktail: “Alors qu’est-ce que vous voulez pour se soir cognac, rhum?..” Euh... Franchement on y connaît rien, alors... “Ok, alors je choisi pour vous, ça sera rhum!”, “ok...”
Et il enchaîne sur: “Bon par contre comment on fait pour la bouteille? 50/50?”, ouhla! Mon petit doigt se réveille et me dit au creux de l’oreille “ça sent pas bon...”, je lui dit que si il veut me faire goûter son fameux breuvage pas de problème, mais qu’il était hors de questions que je donnes le moindre centimes pour de l’alcool! Par contre je lui propose de partager les frais pour la nourriture, il blême et répond sèchement: ”Pour la nourriture, on n’en a pas besoin!”, ok, ok... La soirée se passe, ses sourires sont maintenant devenus très crispé et il a arrêté de parler, nous mangeons dans un silence de mort... A ce moment la je me dit: “Toi et tes principes sur l’alcool, les cigarettes... Peut-être que des fois tu pourrais faire un effort...” Mais qu’est-ce que vous voulez on ne se refait pas!
A la fin du repas il me tend un livre, une sorte de guestbook et me demande de mettre mon nom et adresse, “Bien sure! Comme ça je vous enverrais les photos que j’ai faites de vos fils.”, après avoir noté mes coordonnées, je profite d’un moment d’inattention de sa part, pour feuilleter se fameux livre qui m’avait donné directement à la dernière page, et vous savez quoi? Des dizaines de touristes étaient passé par la, et à coté de leur nom et adresse, qu’est-ce qu’ils marquaient en petit mot? “BON ANNIVERSAIRE DE MARIAGE!”, je vous jure! Et il y en avait à toutes les dates, en juin, octobre, décembre, février et j’en passe, et bien ils en avaient des anniversaires! Mais combien de fois s’ étaient-ils mariés?!
En fait tout ce manège pour se faire payer de l’alcool, il envoie ses gamins ramener “du touriste”, leur baratine que c’est une date spécial et le touriste bien sympa tombe dans le panneau, j’ai appris plus tard que le père avait perdu depuis longtemps son boulot et était devenu un accroc de la bouteille... Voila, je suis repartit un peu dégoûté, mais nous avons fait d’autre rencontres bien plus enrichissante, et l’Inde reste un magnifique pays, allez-y!!! Mais ne soyez pas dupe😉
Bon voyage!
Pourquoi les Japonais mettent-ils les doigts en V sur leur photo? English translation pending
bonjour à tous,
nous avons passé plus de 4 mois en Asie dans le cadre de notre tour du monde et nous avons constaté que les Japonais pour la plupart et en général les Asiatiques mettent trés souvent leurs doigts en V lorsqu'ils sont pris en Photos ...
Quelqu'un aurait il une explication ?? est ce le signe de la victoire ?? si oui de quelle victoire ?? le signe Peace ?? enfin bref cela m'interroge beaucoup car je n'ai pas vu des Africains ou des Sud Americains le faire ...
La chose étonnante c'est que des le plus jeune age il demande aux enfants de mettre les doigts, ils doivent souvent avoir les mêmes photos de famille ...
Si quelqu'un peut m'eclairer je suis preneur ...
Olivier en tour du monde depuis 8 mois, toutes les photos et videos sur www.tmtdm.net
P.S : chose etonnante la nouvelle miss univers, la miss Japon, n'a pas mis les doigts lors de la photo officielle renierait elle ses origines ??? ;-)
nous avons passé plus de 4 mois en Asie dans le cadre de notre tour du monde et nous avons constaté que les Japonais pour la plupart et en général les Asiatiques mettent trés souvent leurs doigts en V lorsqu'ils sont pris en Photos ...
Quelqu'un aurait il une explication ?? est ce le signe de la victoire ?? si oui de quelle victoire ?? le signe Peace ?? enfin bref cela m'interroge beaucoup car je n'ai pas vu des Africains ou des Sud Americains le faire ...
La chose étonnante c'est que des le plus jeune age il demande aux enfants de mettre les doigts, ils doivent souvent avoir les mêmes photos de famille ...
Si quelqu'un peut m'eclairer je suis preneur ...
Olivier en tour du monde depuis 8 mois, toutes les photos et videos sur www.tmtdm.net
P.S : chose etonnante la nouvelle miss univers, la miss Japon, n'a pas mis les doigts lors de la photo officielle renierait elle ses origines ??? ;-)
Rencontre VF spécial Inde à Paris le 24 juin 2007 English translation pending
Bon, bon, puisque personne n'a l'air de s'y coller… nan je reprends, pas très enthousiaste ça ! Avant d'entamer mon troisième voyage en Inde, ça me ferait plaisir de vous (re)voir autour d'un déjeuner avant de faire une virée "Bollywood" dans les quartiers adéquats.
Je vous propose donc au choix le samedi 16 juin (j'en profite pour vous rappeler que le lendemain c'est la fête des papas) ou le dimanche 24 juin. Ceux qui ont des agendas de ministre m'excuseront pour le délai rapproché mais le 3 je décolle…
ps : toutes les propositions d'assistanat sont les bienvenues ! (-; pps : j'accepte aussi les donations en roupies - et ce, pour vous permettre de cultiver le détachement bien sûr - (-: ppps : dès que la date est fixée, je reviens vers vous avec un choix d'estaminets, troquets et autres maisons de santé où l'on sert des "bouillons restaurants".
Je vous propose donc au choix le samedi 16 juin (j'en profite pour vous rappeler que le lendemain c'est la fête des papas) ou le dimanche 24 juin. Ceux qui ont des agendas de ministre m'excuseront pour le délai rapproché mais le 3 je décolle…
ps : toutes les propositions d'assistanat sont les bienvenues ! (-; pps : j'accepte aussi les donations en roupies - et ce, pour vous permettre de cultiver le détachement bien sûr - (-: ppps : dès que la date est fixée, je reviens vers vous avec un choix d'estaminets, troquets et autres maisons de santé où l'on sert des "bouillons restaurants".
Situation actuelle à Bangkok? (fin mai 2007) English translation pending
Je viens de parler avec une amie a Bangkok qui me dit que la situation n'est vraiment pas bonne, qu'il y a des militaires et des policiers a tous les coins de rue et que la consigne est de ne pas sortir et de rester chez soi autant que possible.... quelqu'un a t-il des informations complémentaires?
Deux semaines pour une Grèce...authentique English translation pending
Bonjour,
Cet été je pars 2 semaines en Grèce, j'ai 22 ans, et j'emmène avec moi ma grand mère (c'est trop mignon hien ? 😊). J'ai déja reservé pour Athenes, à l'aller et au retour, mais on compte surtout aller dans les iles. Je ne suis pas du tout fervente de boite de nuit ou soirées branchées entre touristes jeunes riches et beaux (ma grand-memre idem 😎), mais je recherche plutot la vraie Grèce, pas celle qui ne vibre que l'été.. Je voudrais connaitre vos suggestions de villes, de villages, dans les iles principalement, ou on peut etre tranquille (meme si je sais qu'en été c'est bcp demandé...mais je n'ai pas eu le choix de mes dates), nous recherchons avant tout du typique, de l'authenticité, bref, à vivre le plus que possible 2 semaines grecques!
A bientot!
Cet été je pars 2 semaines en Grèce, j'ai 22 ans, et j'emmène avec moi ma grand mère (c'est trop mignon hien ? 😊). J'ai déja reservé pour Athenes, à l'aller et au retour, mais on compte surtout aller dans les iles. Je ne suis pas du tout fervente de boite de nuit ou soirées branchées entre touristes jeunes riches et beaux (ma grand-memre idem 😎), mais je recherche plutot la vraie Grèce, pas celle qui ne vibre que l'été.. Je voudrais connaitre vos suggestions de villes, de villages, dans les iles principalement, ou on peut etre tranquille (meme si je sais qu'en été c'est bcp demandé...mais je n'ai pas eu le choix de mes dates), nous recherchons avant tout du typique, de l'authenticité, bref, à vivre le plus que possible 2 semaines grecques!
A bientot!
Livres ou films sur Cuba... English translation pending
Je cherche à lire soit des romans dont l'intrigue se déroule à Cuba ou encore des histoires réelles à Cuba. Avez-vous des suggestions?
Quels films avez-vous apprécié se déroulant également à Cuba?
Je suis présentement nostalgique et voudrait m'évader à coût modique...
Merci!
Quels films avez-vous apprécié se déroulant également à Cuba?
Je suis présentement nostalgique et voudrait m'évader à coût modique...
Merci!
Présentez vos vélos English translation pending
Le Scott Atacama est un vélo idéal pour les voyageurs au long court.
Je l'ai depuis 7 ans, et pas un souci.
Le cadre est en aluminium avec des tubes "oversize" afin d'obtenir une rigidée maximal, le rendement est par conséquent excellent.
Mais, il reste néanmoins confortable grâce à sa géometrie étudiée pour le confort.
La fourche élastomère RST vieillit très bien et offre un amortissement de qualité. La tige de selle est équipée d'un amortisseur intégré qui apporte un surcroit de confort non négligeable.
La potence est inclinable afin de se positionner le mieux possible.
Les roues "Alex Rims DM18" sont invoilable, même en 700, aucun problème sur des milliers de Km, les pneux "Décathlon B'Twin" s'avèrent très résistant à la crevaison et un peu de piste pas trop technique ne leurs font pas peur.
Dérailleur arrière: Shimano acéra.
Dérailleur avant: Shimano SIS.
Pédalier Shimano: 48-38-28.
Cassette Sram 8 vitesses.
Chaine Sram.
Les sacoches décathlon s'avèrent fiable pour un prix modique.
Que du bon.

Ma deuxième monture est un Look 585 que je réserve pour la compétition et les rallyes FFCT. Le rendement est extraordinaire, il est aussi à l'aise sur le plat qu'en montagne. Pédalier compact carbone Look CC1 - 34-50. Potence et cintre VO2. Groupe Shimano Ultégra. Cassette Ultégra 12-25. Selle Italia. Pédales Look Kéo carbone. Les roues sont des "Campagnolo Eurus". Poid de la bête: 7.250 Kg.

Voici mon vélo qui reste et restera en Thaïlande chez ma copine. C'est un Mérida matts crusader acheté à Phuket en 2005. Il est très rigide, il offre un excellent rendement au détriment du confort, il est plus axé performance que loisir. Les roues "Axel Rims" à profil semi-haut sont très rigide et invoilables. La fourche air "RST" s'avère une véritable surprise, elle vieillit très bien. Le pédalier "Truvativ Firex" est excellent. Le groupe Sram est très fiable et reste performant malgrès le risque de corrosion du à la proximitée de la mer Andaman.
Maintenant, à vous de présenter vos montures.

Ma deuxième monture est un Look 585 que je réserve pour la compétition et les rallyes FFCT. Le rendement est extraordinaire, il est aussi à l'aise sur le plat qu'en montagne. Pédalier compact carbone Look CC1 - 34-50. Potence et cintre VO2. Groupe Shimano Ultégra. Cassette Ultégra 12-25. Selle Italia. Pédales Look Kéo carbone. Les roues sont des "Campagnolo Eurus". Poid de la bête: 7.250 Kg.

Voici mon vélo qui reste et restera en Thaïlande chez ma copine. C'est un Mérida matts crusader acheté à Phuket en 2005. Il est très rigide, il offre un excellent rendement au détriment du confort, il est plus axé performance que loisir. Les roues "Axel Rims" à profil semi-haut sont très rigide et invoilables. La fourche air "RST" s'avère une véritable surprise, elle vieillit très bien. Le pédalier "Truvativ Firex" est excellent. Le groupe Sram est très fiable et reste performant malgrès le risque de corrosion du à la proximitée de la mer Andaman.
Maintenant, à vous de présenter vos montures.Randonner à vélo avec un GPS English translation pending
Je fais une petite enquête pour savoir si louer un GPS pour randonner à vélo dans une région donnée intéresse les randonneurs. dans quelles proportions?
et si les chemins n'étaient pas balisés, ou seulement partiellement, mais orientés via GPS, pensez-vous que les randonneurs seraient intéressés?
toute remarque ou suggestion est la bienvenue!
merci
First time in India? Premier voyage en Inde? 2001 English translation pending
Bon, je me lance. J'espère en tout cas, que vous allez bien vous marrez comme moi, je me marre à chaque fois que je relis le récit de ce premier voyage en Inde.....
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Travailler sur un bateau de croisière English translation pending
bonjour a tous
sa fait biento 4an ke je boss ds un super marché é jaimeré changé pour travaillé en croisiere sur un bateau mais je parle pa un mo d'anglais ya til une solution ?commen mi prendre aider moi svp merci
sa fait biento 4an ke je boss ds un super marché é jaimeré changé pour travaillé en croisiere sur un bateau mais je parle pa un mo d'anglais ya til une solution ?commen mi prendre aider moi svp merci
Humidité au Caire en juillet? English translation pending
Bonjour, je voudrais visiter le Caire mois de juillet; est il possible ou il fait trop chaud pour bien visiter la ville? est il chaud humide ou sec ?
merci por votre conseiles.
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Notre circuit dans l'Ouest américain en septembre English translation pending
Bonjour,
Notre circuit est prêt depuis pas mal de temps déjà, il ne lui manquait que quelques petits détails. Nous sommes 4 potes dans la cinquantaine et sommes habitués de part notre métier à nous lever très tôt (on commence à 5 h). Ceci pour répondre par avance à ceux qui trouveront certaines étapes trop longues (je les comprends). Nous sommes 4 conducteurs et cela ne devrait pas nous poser de problème. Ceci étant dit, je dois remercier tous les intervenants de bonne volonté et de bons conseils (ils sont nombreux) de permettre grâce à leurs connaissances, aux débutants comme nous de construire un "premier" circuit dans l'Ouest. Merci aussi à ceux qui m'ont consacré de leur temps en privé. Pour ce qui est des hôtels et motels, tout est réservé. Pour l'avion, Lyon/Phoenix via Francfort et Washington à l'aller (United) Los Angeles/Lyon via Francfort au retour (Lufthansa) Billets achetés chez Cheaptickets.com http://www.cheaptickets.com/App/Home?z=62d1&r=af Le véhicule est réservé chez Alamo par l'intermédiaire d'Autoescape. Catégorie Trailblazer, pas plus gros au départ de Phoenix. On le rend pendant notre séjour à San Francisco.
Détail :
Dimanche 2 septembre : Lyon/Phoenix -récupération du 4x4 - Nuit à Scottsdale (Resort Suites) Lundi 3 septembre : Scottsdale - Tucson - une partie de Saguaro national park - Nuit à Tombstone (Trail Rider's Inn) Mardi 4 septembre : Tombstone - White sands + pique nique - Nuit à Alamogordo (Super 8 Motel) Mercredi 5 septembre : Alamogordo - traversée de Valley of Fires - en début d'après-midi, location de Harleys à Albuquerque pour rouler un peu sur la route 66 pendant quelques heures - nuit à Albuquerque (Club House Inn &suites). Merci Fabienne pour l'adresse. Jeudi 6 septembre : Au lever, tour en mongolfière au dessus du Rio Grande - Gallup - visite du Canyon de Chelly jusqu'au coucher de soleil - nuit à Chinle (BW) Vendredi 7 septembre : Fin de la visite du Canyon de Chelly - Flagstaff - Grand Canyon (Maswick lodge) Samedi 8 septembre : survol du GC en hélicoptère - points de vues divers, coucher de soleil - nuit au Grand Canyon (Maswick Lodge) Dimanche 9 septembre : Grand Canyon - Antelope canyon vers 11h30 - Horse shoe bend - nuit à Page chez Bob ! Lundi 10 septembre : Page - The Wave (en attente du résultat de la loterie) - Monument Valley (Goulding lodge) Mardi 11 septembre : : Monument Valley - Needles overlook ? - Dead horse point - nuit à Moab (Apache Motel) Mercredi 12 septembre : Excursion Tag a long (4x4 + rafting) - nuit à Moab Jeudi 13 septembre : Arches national park - survol de Canyonlands (matin ou fin d'après-midi - nuit à Moab Vendredi 14 septembre : Moab - scenic road de Capitol Reef (on fera plus ici une autre fois) - nuit à Torrey (Austin Chuckwagon) Samedi 15 septembre : Torrey - Scenic 12 - Bryce Canyon (corniche au coucher de soleil) - Rodéo au Ruby'inn - nuit à Tropic (Country Cabin) Dimanche 16 septembre : Descente le matin de bonne heure dans Bryce Canyon - Route vers Las Vegas - survol de LV en hélicoptère - nuit à la Stratosphere Tower Lundi 17 septembre : initialement, nous avions prévu de passer la journée au Skywalk. Devant le rendu désastreux des avis, nous passerons la journée à Las Vegas (manèges de la Stratosphere - Outlets, Freemont Street, etc..) nuit à la Stratosphere Tower Mardi 18 septembre : Journée à Las Vegas - spectacle ? - Nuit au Mirage Mercredi 19 septembre : Journée à la Death Valley - Nuit au Furnace Creek ranch Jeudi 20 septembre : Death Valley - Bishop - nuit à Mammoth Lakes (Austrian Hof lodge) Vendredi 21 septembre : Yosemite (visite "simplifiée", les Alpes près de chez nous !) - nuit à Oakhurst (Best Western) Samedi 22 septembre : Route pour San Francisco - on y rend le 4x4 - nuit à SF au Coventry Motor Inn sur Lombard street Dimanche 23 septembre : Gospel à la Glyde Church - visite de la ville - nuit à SF Lundi 24 septembre : Visite de SF - Traversée du Golden Gate en vélo, Sausalito et retour par le ferry - Nuit à SF pendant notre séjour à SF, possibilité de voir un match des 49ers, à voir. Mardi 25 septembre : Récupération du véhicule et descente le long du Pacifique - Nuit à Morro Bay Mercredi 26 septembre : Morro Bay - Santa Barbara - Santa Monica - Los Angeles (nuit à Manhattan Beach) Jeudi 27 septembre : Visite de Universal Studios - nuit à Manhattan Beach Vendredi 28 septembre : Los Angeles - envol en fin d'après-midi.
Ce n'est sûrement pas parfait, heureusement d'ailleurs, mais on se lance ! Vos avis sont les bienvenus pour des petites merveilles sur le parcours à rajouter.... Bons voyages à tous
Notre circuit est prêt depuis pas mal de temps déjà, il ne lui manquait que quelques petits détails. Nous sommes 4 potes dans la cinquantaine et sommes habitués de part notre métier à nous lever très tôt (on commence à 5 h). Ceci pour répondre par avance à ceux qui trouveront certaines étapes trop longues (je les comprends). Nous sommes 4 conducteurs et cela ne devrait pas nous poser de problème. Ceci étant dit, je dois remercier tous les intervenants de bonne volonté et de bons conseils (ils sont nombreux) de permettre grâce à leurs connaissances, aux débutants comme nous de construire un "premier" circuit dans l'Ouest. Merci aussi à ceux qui m'ont consacré de leur temps en privé. Pour ce qui est des hôtels et motels, tout est réservé. Pour l'avion, Lyon/Phoenix via Francfort et Washington à l'aller (United) Los Angeles/Lyon via Francfort au retour (Lufthansa) Billets achetés chez Cheaptickets.com http://www.cheaptickets.com/App/Home?z=62d1&r=af Le véhicule est réservé chez Alamo par l'intermédiaire d'Autoescape. Catégorie Trailblazer, pas plus gros au départ de Phoenix. On le rend pendant notre séjour à San Francisco.
Détail :
Dimanche 2 septembre : Lyon/Phoenix -récupération du 4x4 - Nuit à Scottsdale (Resort Suites) Lundi 3 septembre : Scottsdale - Tucson - une partie de Saguaro national park - Nuit à Tombstone (Trail Rider's Inn) Mardi 4 septembre : Tombstone - White sands + pique nique - Nuit à Alamogordo (Super 8 Motel) Mercredi 5 septembre : Alamogordo - traversée de Valley of Fires - en début d'après-midi, location de Harleys à Albuquerque pour rouler un peu sur la route 66 pendant quelques heures - nuit à Albuquerque (Club House Inn &suites). Merci Fabienne pour l'adresse. Jeudi 6 septembre : Au lever, tour en mongolfière au dessus du Rio Grande - Gallup - visite du Canyon de Chelly jusqu'au coucher de soleil - nuit à Chinle (BW) Vendredi 7 septembre : Fin de la visite du Canyon de Chelly - Flagstaff - Grand Canyon (Maswick lodge) Samedi 8 septembre : survol du GC en hélicoptère - points de vues divers, coucher de soleil - nuit au Grand Canyon (Maswick Lodge) Dimanche 9 septembre : Grand Canyon - Antelope canyon vers 11h30 - Horse shoe bend - nuit à Page chez Bob ! Lundi 10 septembre : Page - The Wave (en attente du résultat de la loterie) - Monument Valley (Goulding lodge) Mardi 11 septembre : : Monument Valley - Needles overlook ? - Dead horse point - nuit à Moab (Apache Motel) Mercredi 12 septembre : Excursion Tag a long (4x4 + rafting) - nuit à Moab Jeudi 13 septembre : Arches national park - survol de Canyonlands (matin ou fin d'après-midi - nuit à Moab Vendredi 14 septembre : Moab - scenic road de Capitol Reef (on fera plus ici une autre fois) - nuit à Torrey (Austin Chuckwagon) Samedi 15 septembre : Torrey - Scenic 12 - Bryce Canyon (corniche au coucher de soleil) - Rodéo au Ruby'inn - nuit à Tropic (Country Cabin) Dimanche 16 septembre : Descente le matin de bonne heure dans Bryce Canyon - Route vers Las Vegas - survol de LV en hélicoptère - nuit à la Stratosphere Tower Lundi 17 septembre : initialement, nous avions prévu de passer la journée au Skywalk. Devant le rendu désastreux des avis, nous passerons la journée à Las Vegas (manèges de la Stratosphere - Outlets, Freemont Street, etc..) nuit à la Stratosphere Tower Mardi 18 septembre : Journée à Las Vegas - spectacle ? - Nuit au Mirage Mercredi 19 septembre : Journée à la Death Valley - Nuit au Furnace Creek ranch Jeudi 20 septembre : Death Valley - Bishop - nuit à Mammoth Lakes (Austrian Hof lodge) Vendredi 21 septembre : Yosemite (visite "simplifiée", les Alpes près de chez nous !) - nuit à Oakhurst (Best Western) Samedi 22 septembre : Route pour San Francisco - on y rend le 4x4 - nuit à SF au Coventry Motor Inn sur Lombard street Dimanche 23 septembre : Gospel à la Glyde Church - visite de la ville - nuit à SF Lundi 24 septembre : Visite de SF - Traversée du Golden Gate en vélo, Sausalito et retour par le ferry - Nuit à SF pendant notre séjour à SF, possibilité de voir un match des 49ers, à voir. Mardi 25 septembre : Récupération du véhicule et descente le long du Pacifique - Nuit à Morro Bay Mercredi 26 septembre : Morro Bay - Santa Barbara - Santa Monica - Los Angeles (nuit à Manhattan Beach) Jeudi 27 septembre : Visite de Universal Studios - nuit à Manhattan Beach Vendredi 28 septembre : Los Angeles - envol en fin d'après-midi.
Ce n'est sûrement pas parfait, heureusement d'ailleurs, mais on se lance ! Vos avis sont les bienvenus pour des petites merveilles sur le parcours à rajouter.... Bons voyages à tous
Trek en Birmanie sans guide English translation pending
Bonjour à tous!
je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...)
Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi...
merci pour votre aide!
Pour les branchés Inde: bons plans au Tamil Nadu English translation pending
Namaste à tous !
Pour ceux qui l'ignorent ... j'ai attrappé le virus de l'Inde (après la Thaïlande ... ce qui fait que je "traînais" plus sur le forum Asie du SE).
Suis allée au Kerala en automne dernier et cet été, en juillet, nous allons au Tamil Nadu (3 semaines : de Chennai à Trivandrum, en passant par Mallapuram, Kanchipuram, Pondi, Tanjore, Trichy, Chettinad, Kanyakumari).
Alors ... à tous ceux qui sont amoureux de l'inde, avez-vous des bons plans pour moi pour le Tamil Nadu ?
D'avance, merci pour vos réponses.
@+, Sabaïdee
Pour ceux qui l'ignorent ... j'ai attrappé le virus de l'Inde (après la Thaïlande ... ce qui fait que je "traînais" plus sur le forum Asie du SE).
Suis allée au Kerala en automne dernier et cet été, en juillet, nous allons au Tamil Nadu (3 semaines : de Chennai à Trivandrum, en passant par Mallapuram, Kanchipuram, Pondi, Tanjore, Trichy, Chettinad, Kanyakumari).
Alors ... à tous ceux qui sont amoureux de l'inde, avez-vous des bons plans pour moi pour le Tamil Nadu ?
D'avance, merci pour vos réponses.
@+, Sabaïdee
Traversée de la Mauritanie et dangers? English translation pending
Je prepare un voyage en 4x4 comprenant la traversée de la Mauritanie.
J'entend tout et n'importe quoi sur les dangés qu'il y aurait a traversé cette partie de l'afrique.
Mon amie et moi, avant de partir avons besoins d'etre rassurés ou informés sur les soit disants dangers que nous pourrions rencontrés.
On lit sur certains forum que les saharaouis kindnappent volent pient les etrangers qui traversent la Mauritanie.
Qu'en est il ?
Nous remercions par avance tous ceux qui pourrons et voudrons bien nous renseigner sur le sujet.
Travail en Angleterre ou Irlande et colocation English translation pending
Bonjour à tous! Je m'appel julien j'ai 19 ans et je souhaite partir m'installer en angleterre ou en irlande en septembre ou octobre prochain. Je cherche des gens qui pourraient etre interessés par la meme chose que moi et pourquoi pas partir ensemble et en collocation car je dois dire que je suis plutot inquiet de partir seul et que les associations me font un peu peur.
Merci d'avance pour vos réponses A+
Merci d'avance pour vos réponses A+
Retour de l'hôtel Playa Pesquero! English translation pending
Voici mon résumé de ce voyage qui a eu lieu du 22 au 29 avril 2007 😎
Nous sommes un couple de 28 et 32 ans avec un bébé de 20 mois et aussi une mamie de 52 ans.
🙂VOL: Avec Air Canada. À l'aller, vol parfait avec un choix de 2 repas chauds (omelette ou gauffres) et la directrice de vol nous a même fait choisir le film à mains levées!!! Écouteurs gratuits. Par contre, l'enregistrement des bagages à PET a été trrrrès long.😕 Au retour, beaucoup de valises endommagées (probablement à Cuba...).🤪
🙂ARRIVÉE À HOLGUIN: Douanes et bagages très rapides. Fouille du bagage à main contenant le lecteur DVD portatif, et ils le laisse passer sans problème. On change l'argent canadien à l'aéroport et on a sauvé le 4% de frais de service chargé par l'hôtel.😎
🙂 TRANSFERT À L'HÔTEL: +- 1 heure. Autobus climatisé. Ça passe assez vite car il fait jour et on peut observer la vie cubaine. Camilio (représentant Vacances Air Canada) fait la réunion d'informations dans l'autobus, bonne idée!!!😉
🙂 ARRIVÉE À L'HôTEL: Belle première impression de l'hôtel avec son vaste lobby. 🙂Check-in +- rapide (environ 25 minutes). Tous les gens se présentent au comptoir en même temps au-lieu de faire un line-up (ce qui serait plus équitable pour tous). On vient nous reconduire à nos chambres avec nos valises en cart de golf.
🙂 LES CHAMBRES: J'avais envoyé un courriel à l'hôtel 10 jours avant notre arrivée et non-seulement ont-ils comblé mes demandes, mais en plus nous avons eu une suite de 2 chambres fermées avec vue sur la mer!!!😎 Nous avions donc, en plus des 2 chambres et des 3 salles de bains, un petit coin salon avec TV supplémentaire, 1 table avec 4 chaises et 3 balcons!!! La grande vie quoi!😎 Nous avions aussi demandé un lit de bébé qui était sécuritaire et assez récent. Propreté des chambres exemplaire avec Tania comme femme de chambre, BRAVO! Frigo garni avec une grande bouteille d'eau, cannettes de Cola, de jus d'ananas et de bière Krystal. Ménage toujours bien fait et à l'heure. Il y a un petit carton que l'on peut mettre sur l'oreiller afin de faire changer les draps ou non, une pensée pour l'environnement! Nous avons pu libérer nos chambres à 16h sans supplément, mais je ne crois pas que c'est toujours le cas car il y avait des prix d'affichés pour une libération à 14h (30CUC), 16h (50CUC)ou 18h(70CUC). Point négatif: les matelas sont très fermes...🤪
🙂 LE BUFFET: Selon moi, le point le plus faible de cet hôtel. Nourriture ordinaire et très grasse. Manque de variété. Température des aliments OK. Faites-vous griller un filet de tilapia le midi/le soir: EXCELLENT! 😉 Très bon service et presque toujours avec le sourire!🙂 Il y a beaucoup de chaises hautes de disponibles dans tous les restos et buffets. Apportez du Purrel pour nettoyer le plateau.
🙂 RESTOS À LA CARTE: Un point fort du PLaya Pesquero! Nous avons essayé:La Gondola (italien): Contrairement à ce que j'avais lu, nous avons eu aucun moustique.Carpaccio de veau et ageau aux fines herbes: très bon! Le Romantico: Bon repas (le veau du surf n' turf est moyen...) et service digne d'un resto gastronomique. Le Seafood (2 fois) : Excellente langouste avec sauce au Martini La trattoria (italien, le midi) : ordinaire ... et service encore plus lent...
Et nous avons eu l'honneur de recevoir une invitation particulière au SOUPER GALA.😉 Souper de 6 services (crevettes, langouste, steak, saumon fumé, ...) le tout présenté de superbe façon! Le personnel semblait particulièrement fier de nous présenter de telles assiettes!😎😎😎
Et je tiens à mentionner aux couples d'amoureux de faire leur réservations plus tard afin de ne pas être incommoder par certains bébés qui pourraient pleurer desfois... ou d'être tolérant! Il s'agit d'un site très familial, ne l'oubliez pas!
🙂BARS: Beaucoup de bars! Sauf qu'il en manque un plus près de la plage.🙁 Je n, aurais jamais pensé écrire ça un jour, mais apportez vos tasse thermos ( de taille raisonnable SVP...!). Bar du lobby : grand choix de cocktails. Boissons nationales et internationales. Consultez la carte et ça vous donnera d'autres idées que les traditionnels Pina Colada et Cuba Libre!😉 Bar de la piscine: Choix de boissons plus restreint, mais tout de même intéressant. Pas beaucoup de bancs dans l'eau (environ10). Beer Garden La Pipa: Parfait pour la fin de l'après-midi avec un choix de bières et un menu léger. Essayez les crevettes au bacon, les dés de poulet panés et les rouleaux de printemps!😉😉😉
🙂PISCINES: Très grandes et de forme originales. Différentes profondeurs avec 2 sections délimitées peu profondes pour jeunes enfants. La première journée l'eau était froide, mais ensuite c'était parfait! Chaises toujours disponibles, mais pour les parasols et palapas, arrivez tôt!
🙂 PLAGE: Belle plage, mar calme, sable beige pâle, sans aucune algue. De gros arbres et des palapas pour l'ombre. On peut marcher environ 40 minutes aller-retour (jusqu'au BLAU). La plus belle partie de la plage se situe devant le Pesquero. Beaucoup de récifs devant le PCV, moins devant le BLAU.
🙂 MINI-CLUB: Bien organisé avec du personnel dévoué et assez professionnel. Diana est une vraie perle! Beaucoup de jouets, casses-têtes, glissoires et petites voitures. Jeux aussi pour enfants plus vieux.Endroit climatisé pour la sieste des bébés. Pateaugeoire (nettoyée régulièrement) et jeux extérieurs (balancoires et carré de sable). Faites attention au carré de sable, j'ai vu un chat faire ses besoins dedans...🤪
🙂 EXCURSIONS: Nous sommes seulement allés à Guardalavaca avec le petit train. Selon moi, beaucoup trop long (15 minutes en taxi versus 40 minutes en petit train) et il revient à 13h30, donc nous sommes obligés de manger sur place. Pas grand chose à faire sur place. Marché d'artisanat local assez petit. 5 CUC par personne pour aller-retour.
Bref, je recommande fortement cet hôtel car comme tous les hôtels, il a de petits points faibles, mais je crois que la chaleur de son personnel est un gros +++++!!! Souvenez-vous qu'il s'agit d'un site assez familial, donc vous verrez beaucoup de poussettes et des enfants pleurnicher desfois, mais ce n'est pas du tout incommodant en choississant vos endroits pour vous étendre (près de la piscine d'animation ou du bar) ou encore vos heures plus tardives pour souper.
+++Et si vous voulez apporter quelques cadeaux à donner là-bas, je peux vous suggérer des produits pour bébés du genre:savon, lotion, crème pour les fesses, tempra, ... c'est difficile pour eux de s'en procurer. Vous verrez que la majorité des cubains ont des enfants et vous verrez plusieurs femmes enceintes. Je me suis fait demandé aussi des souliers qui, à Cuba, sont de piètre qualité. Également, plusieurs aimeraient aussi avoir des livres en français afin de se familiariser avec la langue. Vous pouvez aussi laissez vos contenants de shampoing, savon et autres produits d'hygiène qui sont à moitié vides à quelqu'un là-bas. Ce sera apprécié, c'est certain!!!+++
Nous pensons y retourner c'est certain!
N'hésitez à me poser vos questions, je me ferai un plaisir d'y répondre de mon mieux!
Solie🙂
Nous sommes un couple de 28 et 32 ans avec un bébé de 20 mois et aussi une mamie de 52 ans.
🙂VOL: Avec Air Canada. À l'aller, vol parfait avec un choix de 2 repas chauds (omelette ou gauffres) et la directrice de vol nous a même fait choisir le film à mains levées!!! Écouteurs gratuits. Par contre, l'enregistrement des bagages à PET a été trrrrès long.😕 Au retour, beaucoup de valises endommagées (probablement à Cuba...).🤪
🙂ARRIVÉE À HOLGUIN: Douanes et bagages très rapides. Fouille du bagage à main contenant le lecteur DVD portatif, et ils le laisse passer sans problème. On change l'argent canadien à l'aéroport et on a sauvé le 4% de frais de service chargé par l'hôtel.😎
🙂 TRANSFERT À L'HÔTEL: +- 1 heure. Autobus climatisé. Ça passe assez vite car il fait jour et on peut observer la vie cubaine. Camilio (représentant Vacances Air Canada) fait la réunion d'informations dans l'autobus, bonne idée!!!😉
🙂 ARRIVÉE À L'HôTEL: Belle première impression de l'hôtel avec son vaste lobby. 🙂Check-in +- rapide (environ 25 minutes). Tous les gens se présentent au comptoir en même temps au-lieu de faire un line-up (ce qui serait plus équitable pour tous). On vient nous reconduire à nos chambres avec nos valises en cart de golf.
🙂 LES CHAMBRES: J'avais envoyé un courriel à l'hôtel 10 jours avant notre arrivée et non-seulement ont-ils comblé mes demandes, mais en plus nous avons eu une suite de 2 chambres fermées avec vue sur la mer!!!😎 Nous avions donc, en plus des 2 chambres et des 3 salles de bains, un petit coin salon avec TV supplémentaire, 1 table avec 4 chaises et 3 balcons!!! La grande vie quoi!😎 Nous avions aussi demandé un lit de bébé qui était sécuritaire et assez récent. Propreté des chambres exemplaire avec Tania comme femme de chambre, BRAVO! Frigo garni avec une grande bouteille d'eau, cannettes de Cola, de jus d'ananas et de bière Krystal. Ménage toujours bien fait et à l'heure. Il y a un petit carton que l'on peut mettre sur l'oreiller afin de faire changer les draps ou non, une pensée pour l'environnement! Nous avons pu libérer nos chambres à 16h sans supplément, mais je ne crois pas que c'est toujours le cas car il y avait des prix d'affichés pour une libération à 14h (30CUC), 16h (50CUC)ou 18h(70CUC). Point négatif: les matelas sont très fermes...🤪
🙂 LE BUFFET: Selon moi, le point le plus faible de cet hôtel. Nourriture ordinaire et très grasse. Manque de variété. Température des aliments OK. Faites-vous griller un filet de tilapia le midi/le soir: EXCELLENT! 😉 Très bon service et presque toujours avec le sourire!🙂 Il y a beaucoup de chaises hautes de disponibles dans tous les restos et buffets. Apportez du Purrel pour nettoyer le plateau.
🙂 RESTOS À LA CARTE: Un point fort du PLaya Pesquero! Nous avons essayé:La Gondola (italien): Contrairement à ce que j'avais lu, nous avons eu aucun moustique.Carpaccio de veau et ageau aux fines herbes: très bon! Le Romantico: Bon repas (le veau du surf n' turf est moyen...) et service digne d'un resto gastronomique. Le Seafood (2 fois) : Excellente langouste avec sauce au Martini La trattoria (italien, le midi) : ordinaire ... et service encore plus lent...
Et nous avons eu l'honneur de recevoir une invitation particulière au SOUPER GALA.😉 Souper de 6 services (crevettes, langouste, steak, saumon fumé, ...) le tout présenté de superbe façon! Le personnel semblait particulièrement fier de nous présenter de telles assiettes!😎😎😎
Et je tiens à mentionner aux couples d'amoureux de faire leur réservations plus tard afin de ne pas être incommoder par certains bébés qui pourraient pleurer desfois... ou d'être tolérant! Il s'agit d'un site très familial, ne l'oubliez pas!
🙂BARS: Beaucoup de bars! Sauf qu'il en manque un plus près de la plage.🙁 Je n, aurais jamais pensé écrire ça un jour, mais apportez vos tasse thermos ( de taille raisonnable SVP...!). Bar du lobby : grand choix de cocktails. Boissons nationales et internationales. Consultez la carte et ça vous donnera d'autres idées que les traditionnels Pina Colada et Cuba Libre!😉 Bar de la piscine: Choix de boissons plus restreint, mais tout de même intéressant. Pas beaucoup de bancs dans l'eau (environ10). Beer Garden La Pipa: Parfait pour la fin de l'après-midi avec un choix de bières et un menu léger. Essayez les crevettes au bacon, les dés de poulet panés et les rouleaux de printemps!😉😉😉
🙂PISCINES: Très grandes et de forme originales. Différentes profondeurs avec 2 sections délimitées peu profondes pour jeunes enfants. La première journée l'eau était froide, mais ensuite c'était parfait! Chaises toujours disponibles, mais pour les parasols et palapas, arrivez tôt!
🙂 PLAGE: Belle plage, mar calme, sable beige pâle, sans aucune algue. De gros arbres et des palapas pour l'ombre. On peut marcher environ 40 minutes aller-retour (jusqu'au BLAU). La plus belle partie de la plage se situe devant le Pesquero. Beaucoup de récifs devant le PCV, moins devant le BLAU.
🙂 MINI-CLUB: Bien organisé avec du personnel dévoué et assez professionnel. Diana est une vraie perle! Beaucoup de jouets, casses-têtes, glissoires et petites voitures. Jeux aussi pour enfants plus vieux.Endroit climatisé pour la sieste des bébés. Pateaugeoire (nettoyée régulièrement) et jeux extérieurs (balancoires et carré de sable). Faites attention au carré de sable, j'ai vu un chat faire ses besoins dedans...🤪
🙂 EXCURSIONS: Nous sommes seulement allés à Guardalavaca avec le petit train. Selon moi, beaucoup trop long (15 minutes en taxi versus 40 minutes en petit train) et il revient à 13h30, donc nous sommes obligés de manger sur place. Pas grand chose à faire sur place. Marché d'artisanat local assez petit. 5 CUC par personne pour aller-retour.
Bref, je recommande fortement cet hôtel car comme tous les hôtels, il a de petits points faibles, mais je crois que la chaleur de son personnel est un gros +++++!!! Souvenez-vous qu'il s'agit d'un site assez familial, donc vous verrez beaucoup de poussettes et des enfants pleurnicher desfois, mais ce n'est pas du tout incommodant en choississant vos endroits pour vous étendre (près de la piscine d'animation ou du bar) ou encore vos heures plus tardives pour souper.
+++Et si vous voulez apporter quelques cadeaux à donner là-bas, je peux vous suggérer des produits pour bébés du genre:savon, lotion, crème pour les fesses, tempra, ... c'est difficile pour eux de s'en procurer. Vous verrez que la majorité des cubains ont des enfants et vous verrez plusieurs femmes enceintes. Je me suis fait demandé aussi des souliers qui, à Cuba, sont de piètre qualité. Également, plusieurs aimeraient aussi avoir des livres en français afin de se familiariser avec la langue. Vous pouvez aussi laissez vos contenants de shampoing, savon et autres produits d'hygiène qui sont à moitié vides à quelqu'un là-bas. Ce sera apprécié, c'est certain!!!+++
Nous pensons y retourner c'est certain!
N'hésitez à me poser vos questions, je me ferai un plaisir d'y répondre de mon mieux!
Solie🙂
Thaïlande: histoire vécue d'une grosse galère sur une piste isolée English translation pending
Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée.
Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais.
Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d’entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo.
Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme.
Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.)
Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse.
Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php
À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude.
Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur.
J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours.
Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché.
Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique.
Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume …
Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php
La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste.
Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet.
Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée.
Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php
A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide.
Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc.
J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres.
Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse.
Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos.
Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit.
Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+.
L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones.
Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle.
Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée.
Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres.
Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin.
Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux.
Le soleil est légèrement voilé par une brume légère.
Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page).
Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt.
Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art.
Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière.
Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude.
La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier.
La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon.
Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page).
Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé.
Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude.
Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php
Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner.
Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page).
Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf.
Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif.
La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l’habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab.
Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps !
Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col.
La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose.
Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide.
Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php
Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes.
Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son.
Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires.
Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude.
Me voilà dans de beau drap.
Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte.
Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer.
Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût.
Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre.
Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin.
Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide.
Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère.
Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit.
J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue.
Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos).
Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ???
Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner.
Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs.
Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.
Malarone au meilleur prix sur Paris ou banlieue? English translation pending
bonjour,
quelqu'un connaitrait-il une pharmacie qui vend la Malarone pas chère à paris ou proche banlieue?
En effet, je viens d'apprendre que ce traitement, tout comme la savarine, n'est pas vendu au même coût dans toutes les pharmacies.
Merci
Merci
Vos plus belles galères à vélo English translation pending
Salut à tous 🙂
J'aimerai que vous me racontiez vos plus belles galères à vélo 🤪.
Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée. Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais. Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d’entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo. Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme. Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.) Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse. Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude. Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur. J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours. Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché. Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique. Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume … Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste. Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet. Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée. Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide. Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc. J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres. Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse. Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos. Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit. Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+. L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones. Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle. Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée. Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres. Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux. Le soleil est légèrement voilé par une brume légère. Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page). Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt. Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art. Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière. Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude. La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier. La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon. Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page). Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé. Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude. Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner. Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page). Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf. Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif. La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l’habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab. Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps ! Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col. La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose. Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide. Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes. Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son. Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires. Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude. Me voilà dans de beau drap. Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte. Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer. Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût. Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre. Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin. Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide. Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère. Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit. J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue. Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos). Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ??? Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner. Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs. Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.
Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée. Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais. Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d’entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo. Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme. Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.) Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse. Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude. Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur. J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours. Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché. Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique. Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume … Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste. Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet. Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée. Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide. Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc. J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres. Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse. Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos. Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit. Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+. L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones. Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle. Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée. Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres. Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux. Le soleil est légèrement voilé par une brume légère. Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page). Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt. Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art. Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière. Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude. La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier. La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon. Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page). Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé. Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude. Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner. Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page). Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf. Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif. La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l’habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab. Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps ! Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col. La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose. Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide. Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes. Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son. Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires. Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude. Me voilà dans de beau drap. Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte. Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer. Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût. Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre. Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin. Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide. Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère. Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit. J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue. Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos). Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ??? Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner. Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs. Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.