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République Dominicaine ou Guadeloupe? English translation pending
by Jeanpol3 · 2006-08-17 · 30 replies
Bonjour

J'aimerais avoir l'avis de personnes qui connaissent ces 2 destinations. Sont-elles comparables? Si non, quelle est la différence la plus marquante? Ce qui m'attire là-bas, c'est surtout la nature sauvage, où serais-je le plus gâté? J'ajoute que j'habite la Belgique et que d'ici, la République Dominicaine semble plus facilement accessible et moins chère ...

Merci à ceux qui voudront bien me faire profiter de leur expérience.
Mexique-Guatemala avec deux enfants English translation pending
by Delse · 2006-06-01 · 11 replies
Bonjour,

Je découvre avec éblouissement ce forum. J'y ai donc pêché pas mal d'infos.

Cependant, je compte partir faire un voyage MEXIQUE-GUATEMALA avec mes deux enfants âgées de 4 et 5 ans fin octobre-début novembre de cette année. Tout le monde (y compris mon mari) me freine car je voudrais partir avec seulement nos billets en poche et les sacs à dos. Est-ce que certains l'ont déjà tenté ? Est-ce que ça parait faisable à ceux qui l'ont fait sans enfant ? Je suis également preneuse pour toute idée d'itinéraire, sachant qu'évidemment je voudrais en faire un maximum : Mexico, Téotihuacan, Oaxaco, Puebla (pour goûter le poulet sur place !), San Cristobal, Palenque, Campeche, Uxmal, Chichen Itza, Cancun (Bof !), Isla Mujeres, Tikal, Flores, Guatemala City, Antigua, Chichicastenango.... Je pensais prendre des aller-retour PARIS-MEXICO et descendre vers le GUATEMALA et revenir à MEXICO en avion.... Peut-être qu'il y a plus intéressant ? J'ai vu que certains étaient partis de CANCUN. Malheureusement, mon mari ne dispose que de trois semaines de congés donc je crois qu'il va falloir en supprimer ou condenser. Je cherche le trajet le plus judicieux - dans un sens ou dans l'autre - sachant que je prévois de faire les trajets les plus courts et/ou inévitables en bus et le reste en avion. J'aimerais pourtant éviter de faire Cancun-Flores en avion (trop cher et pas intéressant !). D'autre part, j'espérais partir en avril-mai de cette année mais (tjrs à cause de mon mari) cela n'a pas été possible. C'est donc à défaut que nous partirions en octobre-novembre mais la saison n'est-elle pas trop humide ou froide ? Dans ce cas, je reporterais à nouveau (la mort dans l'âme à avril-mai 2007. Je prends également toutes les bonnes adresses (restos bons, copieux et pas chers, hôtels ou chambres chez l'habitant bon marchés, compagnies de bus, aériennes.....) qui ne figurent pas dans le GDR ou LP. Enfin, si certains ont des secteurs à me signaler à éviter absolument avec mes deux blondinettes : MERCI d'avance. Merci à tous.
Organisation d'un voyage en Argentine English translation pending
by Alwaystravel · 2006-04-14 · 6 replies
Bonjour vous tous,

Je suis à la recherche de renseignements sur l'argentine de manière générale. Le budget, les principaux sites Etc... Pour partir en Novembre ( 4 1/2 semaines) en condition de voyage sac à dos...

Bon, évidement, je me suis un peu renseigné et j'ai déjà quelques questions à vous poser:

Concernant les modes de transport: Avions Faut-il réserver de manière générale? Quels sont les prix, impossible d'avoir des infos claires sur les sites des différentes compagnies Le système de Pass est-il intéressant Voyager en avion est-il de manière général intéressant Bus Faut-il réserver? j'imagine que non, mais pour les longs trajets? Existe-t-il un site internet avec les différents horaires, durée, autres... Les guides sont bien fait mais ils ont toujours une limite d'information Pratique?

Nous aimerions faire un trekking sur les glaciers au niveau du Fitz Roy. Quel est le mieux?

Peut-on trouver des bons endroits pour faire du Rafting?

Quel est le budget moyen par jour (nous ne sommes pas dépensiers)

Voilà dans un premier temps. bien sûr j'aurais encore d'autres questions mais pour l'instant j'essaye juste d'établir un premier draft du parcours...

Un tout grand merci pour votre aide.

Julien
Retour de cinq semaines en Patagonie English translation pending
by Bigoodi · 2005-12-23 · 11 replies
5 semaines en Patagonie octobre-novembre/2005.

Bonjour à tous, j'ai bien profité du forum pour la préparation de ce voyage, donc à mon tour de vous faire part de mon escapade en Argentine.

Dates : du 19/10 au 21/11/2005 Voyage à 2 avec mon homme

Parcours : en voiture uniquement, depuis Buenos Aires en descendant par la cote jusqu'à Santa cruz, puis remontée par la Cordillère jusqu'à Copahue (au nord de Zapala) et retour via Neuquen, Bahia Blanca et Carilo.

Prix : les prix d'hotels indiqués sont pour 1 nuit chambre double avec petit dej sauf exception. Les prix des hotels montent à partir de la 2e quinzaine de décembre et jusqu'à février mais globalement nous n'avons eu aucune difficulté à trouver au jour le jour. Il y a des différences de prix entre touristes étrangers et locaux, mais cela reste très raisonnable.

Budget : environ 18 000 FRF chacun tout compris pour les 5 semaines.

Guide : lonely planet en anglais de 8/2005.

Avion Lyon-B.Aires : Alitalia 715 euros ttc sur leur site environ 1.5 mois à l'avance. Si vous avez beaucoup de bagages, pensez à prendre avec vous une piece de 0.50 euros pour le chariot ! Attention ! pour le départ de Buenos aires à l'international l'aéroport ezeiza réclame une taxe de 53 ars par personne environ (c'est du vol mais on n'a pas le choix, et pas payable par carte évidemment). Pour protester :
http://www.aa2000.com.ar/index.php

Location de voiture : europcar 2960 ars pour 30 jours (compter 1 ars =2 FRF c'est le plus simple). Equipe sympa à coté de la plaza san martin rue Maipu ( Voiture : Gol essence 4 portes sans clim (cela n'aurait servit à rien d'ailleurs sur cette destination) : super voiture pour les routes non goudronnées : je vous la conseille, c'est sommaire mais costaud, seul petit inconvénient, le coffre pas très grand. 2 conducteurs, franchise de 6000 frf environ si nous avions eu un gros pb (vol par exemple);Mais tout s'est très bien passé : même pas un petit impact sur le pare brise ! A savoir : Beaucoup d'endroits sont mal desservis par les transports en commun (de beaux parcs nationaux notamment), nous n'avons donc vraiment pas regretté ce choix. Seul hic : il n'est pas possible de traverser la frontière chilienne avec une voitutre de location. L'essence est beaucoup moins chère en patagonie (à peu près 1.20 ars/l contre 1.90 a Buenos aires)

Voici le récit (en gras, les vrais coup de coeur) :

Buenos aires : nous sommes arrivés tôt le matin, 2 nuits pour commencer (hotel ayamitre très correct pour 90 ars yc petit déj à ce moment là). Au retour, nous l'avons comparé avec l'ibis : 98 ars sans petit dej mais plus calme : à notre goût c'est mieux mais réservez à l'avance sur leur site : il est tout le temps complet ! Un petit dej pour 2 avec café, ou chocolat et croissants coûte 10 ars a peu près. Visite de la ville : bus faciles à utiliser et bon marché : ne vous contentez pas du métro !

Départ le samedi 22/10 matin : aucun pb pour sortir de la ville ! il suffit de penser à demander à l'avance par où accéder à la voie rapide. Direction La plata, visite du musée d'histoire naturelle : de belles collections mais vous serez déçus si vous connaissez celui de Londres ! Nuit à Pinamar : hotel days inn sur la plage avec piscine chauffée 180 ars avec petit dej, sympa pour une 1ere nuit à la mer ! Pour avoir visité cette portion de cote, préférez Carilo parmi les différents villages (plus huppé mais charmant : hotel marcin : 4* sympa même si le service est moyen. 250 ars la nuit). http://www.hotelmarcin.com.ar/

Mar del plata (avant le passage de bush) : ville sympa, hotel super -> gran hotel iruna : reservez si vous pouvez. 131 ars avec vue sur la mer c'est du niveau 4* et le petit déj est succulent. http://www.hoteliruna.com/

Viedma : ville sympatique le long d'une rivière, hotel nijar : très bon rapport qualité prix (82 ars).

Puerto Piramides (peninsule de valdes) : eh oui, c'était la bonne époque pour les baleines, les hotels sont plutot chers en rapport qualité prix, mais si vous êtes en voiture, ça vaut le coup de rester là plutot qu'a trelew. hotel aca 107 ars moyen mais accueil sympatique. les baleines ??? prendre un petit bateau plutôt le soir (16h30) : pour nous c'était magique, la lumière était belle, l'équipage, dont c'était le dernier tout de la journée, pas trop pressé, et les autres touristes... silencieux ! Etape Vraiment recommandée lors de la saison. le tour de la péninsule vaut le coup également (lions de mer, oiseaux...) ainsi que le passage à Punta Tombo pour ses manchots en route vers le sud. Ne vous laissez pas impressionner par les routes en terre (ce seront les 1ères si vous faites le même itinéraire que nous), renseignez vous simplement à l'avance sur leur condition.

Trelew : étape sympa, hotel libertador ok 122 ars.

Comodoro rivadavia : idem mais attention aux hotels sur cette partie de cote : ils sont peu nombreux et pris d'assaut par les groupes et les hommes d'affaires, jusqu'à porto san julian, réservez si vous pouvez. Ici nous avons « échoué » dans la mini suite du Lucania palace : TOP (jaccuzi, peignoir, chocolats sur l'oreiller, vue mer, super petit dej et compagnie...pour la modique somme de 302 ars), ils ont aussi d'autres chambres moins chères, et non dispo quand nous sommes passés ! Sinon les autres hotels qui restaient en ville n'étaient pas chers...mais vraiment pas top du genre chambre sans fenêtre et odeur de renfermé au mieux...;(oui, oui, j'ai fait ma chochotte et alors ?). http://www.lucania-palazzo.com/

Si vous êtes en voiture, ne ratez pas le monument national foret pétrifiée au sud ouest de caleta olivia. C'est vraiment magnifique et le petit détour en vaut la peine.

Puerto san julian : changement de standing, il n'y avait vraiment plus rien, et là nous avons Vraiment échoué à l'hotel de la station service à l'entrée de la ville 50 ars, propre mais minuscule. Faites le circuit en boucle au nord de la ville (en voiture) : la cote est très belle !

El calafate : restez au moins 2 nuits pour voir le glacier perito moreno un jour de beau temps et pour les balades aux alentours. 2 hotels testés : kapenke (bien mais un peu cher 250 ars) et l'hotel kalken 90 ars en cash (vous pouvez souvent négocier en proposant de payer cash : ok s'ils vous font au moins 10% de rabais, sinon payez plutôt par cartes : elles sont bien acceptées quasiment de partoutet les com bancaires sont moins fortes. Autre conseil : toujours à cause des commissions retirez plutôt de grosses sommes à la fois (surtout si vous êtes 2, vous pouvez répartir le risque !). Tous les distributeurs ne délivrent pas 2000 ars mais la plupart oui, si vous êtes dans une grande ville cherchez un peu ! Si vous faites le meme trajet que nous IMPORTANT : faites le plein de cash à El calafate : vous n'aurez plus de distributeur avant la ville de perito moreno et les stations service n'accepte pas les cartes. faites aussi le plein d'essence d'ailleurs (oui, je sais, le lonely planet le dit, mais comme nous faisions le parcour dans l'autre sens, nous ne l'avons découvert qu'à la fin de cette portion de route, passage d'ailleurs intitullé comment survivre à la route 40...peut etre valait il mieux ne pas le lire avant...).

El chalten : bonne surprise : une grosse partie de la route depuis el calafate est goudronnée alors que la carte ne l'indiquait pas ! Super B&B nostofagus : 100 ars cash et super resto également : le malbec allez y vraiment, c'est le meilleur que nous ayons testé pendant le voyage. la aussi les balades autour du fitz roy sont tops, mais attention certains panneaux en bois sont trompeurs et un jour, nous avons fait 8h de marche alors que nous pensions simplement faire un petit détour au départ de la pancarte (3h de plus que prévu !..et apparemment nous ne sommes pas les seuls...). Heureusement les jours sont assez longs (couché du soleil vers 20h00). Pour les ballades nous avons ensuite regretté de ne pas être restés plus longtemps (2 nuits seulement). A el chalten allez aussi déguster la biere artisanale dans le petit bar le long de la rue principale. La patronne est très sympa et l'ambiance chaleureuse.

ROUTE 40 ! Oui on se sent un peu seuls : pas beaucoup d'autres voitures ni dans notre sens, ni dans l'autre, des cailloux, du sable de la boue...Mais restrospectivement c'était bien ! guanacos, choiques (espèces d'autruches), piche (vous découvrirez la bestiole sur place). Evitez simplement comme nous de « couper » en choisissant de dormir à l'estancia l'oriental dans le parc perito moreno : c'est beau, mais en tous les cas lorsque nous y sommes allés les routes étaient vraiment limite praticables sans 4x4 et nous n'avons pas pu voir la plus grande partie des sites intéressants (c'est peut être mieux + tard dans la saison mais en tous cas évitez l'oriental : c'est du vol pur et simple et il n'y a pas d'autre choix à moins de refaire dans l'autre sens sur route non goudronnée au moins 200km). les prix sont les même qu'aileurs...ils changent juste la devise : USD au lieu d'Ars (soit 3 fois le prix normal). C'est vrai qu'ils sont loin de tout mais quand même ! En plus le standing est loin d'être ce que l'on attend pour 100 USD (kitch et peau de guanaco sur le lit en prime), ils n'élèvent quasiment aucune bête et ne vous apprendront pas grand chose sur la vie d'une estancia : il faut plutôt les considérer comme une auberge attrape nigauds que nous avons été... Rien à voir avec l'estancia Telken au sud de la ville de Perito moreno où nous avons dormi le lendemain (ne ratez pas les canons sur la route ni les grottes de la pinturas...apparement c'est magnifique, mais nous, nous ne l'avons su qu'après). Pour revenir à Telken les hotes sont vraiment charmants, le repas délicieux, vous apprendrez plein de choses sur la vie d'agriculteur en argentine. 100USD quand même et ne vous attendez pas à du grand luxe, mais si c'était à refaire, à Telken nous retournerions ! (les estancias sont chères en général en argentine). http://www.interpatagonia.com/..._telken/index_i.html

Los antigos : Retour à la civilisation (vous le ressentirez vraiment à perito moreno-la ville- où vous pourrez faire le plein, et retirer des sous !). Super étape à l'hotel antigua patagonia : allez y ! c'est l'un des meilleurs coups de coeur du voyage pour 190 ars. ainsi que le resto agua grande. http://www.antiguapatagonia.com.ar/

Esquel : sympa

Los alerces : parc national, lac et belles balades, dormez avec la vue sur les étoiles au quime quipan (nuit + repas du soir et petit dej pour 2 à 270 ars). Belle journée de farniente au bord du lac.

El bolson : étape bien sympa, notamment pour le marché artisanal, les boutiques de souvenirs et le resto Jauga (steak aux morilles...je ne vous dit que ça : des vraies morilles, pas des petites et pas qu'un peu !)...sans parler des glaces !

Bariloche : c'est beau, beaucoup de choses à voir dans le coin, si vous avez une voiture, ne restez pas en ville, allez dormir dans une cabana (beaux chalets tout confort en fait) le long du lac en partant vers l'ouest, en direction du Cerro otto. (70ars le notre avec kitchenette mais sans petit dej : mirador del lago).

Vila la angostura : Si vous devez faire un choix pour y aller, passez plutôt par la route de la vallée enchantée : moins de lacs mais magnifique (nous avons pris les 2 routes) ! Mélange de lacs et forêts, ne ratez pas le parc arrayanes (espève d'arbres unique au monde). là nous nous sommes fait un petit plaisir à la cabana akermann 150ars sans petit dej mais avec ordinateur dans la « chambre » (un vrai appart en fait avec cuisine), piscine (un peu fraiche quand même) et vue magnifique. http://www.akermann.com.ar/ Allez manger au Tinto bistro (excellent et très bon vin aussi).

San martin de los andes : dormez à la Masia 130 ars, on se sent chez soi. et mangez au regional : service excellent et spécialistés locales de qualité (plateau de fromage et charcuterie notamment). Nombreuses ballades encore autour de san martin, mais nous n'avons pas regretté l'option voiture de location !

Caviahue-copahue : nous y sommes allés sur les conseils d'un couple d'argentins...Ce n'était pas vraiment la saison et nous nous sommes retrouvés dans un espèce de village fantome avec fumeroles volcaniques et congères...qui nous laissera de bon souvenirs (1 hotel ouvert, très bien par bonheur avec vue sur le lac : hotel neuquen, 184 ars avec les 2 repas du soir + petit dej, personnel très sympa).

Choel Chole : Neuquen ne nous a pas inspirés, nous nous sommes donc retrouvés là petit hotel 2** propre et fonctionnel à 55 ars, mais à choisir, allez plutôt à Rio colorado.

Puis retour à Mar del plata, malheureusement, convention d'avocats ce jour là, et pas deplace au gran hotel iruna...Puis quelques jours à Carilo et retour à Buenos aires. taxi pour l'aéroport 35 ars dans ce sens (plutot 60 ars en sens inverse).

Le bilan 10 100 km plus tard ??? En vrac : De beaux souvenirs, une nature bien plus diversifiée qu'on ne pourrait le penser avant de partir, de grands espaces, des gens sympas, de la bonne viande, du bon vin (le malbec particulièrement), des bonnes glaces, du gibier, de la truite, des belles balades à pied, du vent, des oiseaux (choiques, flamants roses, ibis, perroquets, oies de magellans...;), les clous du spectacle à notre goût : le glacier du Périto moréno et les baleines. Si vous êtes en Argentine à cette saison profitez-en et choisissez cette destination si vous aimez la nature.

Et si vous avez fait le même type de voyage (location de voiture) à Madagascar, au Kenya, en Inde ou en Tanzanie, je suis preneuse de renseignements !

Le monde est beau ouvrez grands les yeux et préservez-le ! http://www.defipourlaterre.org/

Bon vent à tous !!!
Qui s'intéresse aux Philippines? English translation pending
by Xav · 2005-09-07 · 38 replies
Bonjour,

On parle beaucoup de la Chine, vietnam, cambodge, thailande.........

mais qui s'interesse aux Philippines? Il est vrai que notre ministere de l'interieur n'invite personne et deconseille meme tout voyageur de se rendre aux Philippines, surtout dans le sud du pays et ce depuis la prise d'otage de touristes europeens sur l'ile de Jolo.

Je tiens a rassurer tous ceux qui se mefient de ce pays, soit par peur, soit par reception d'idees recues en invitant tous les passionnes de randonnees, les pratiquants de plongee sous marines et les fetards.

Le peuple philippin sera toujours la pour vous montrer la voie.
Musique à la mode en Espagne English translation pending
by Julieta · 2004-09-12 · 34 replies
SI VS CONNAISSEZ DES TITRES DE CHANSONS NVELLES A LA MODE EN ESPAGNE INFORMEZ MOI CAR JADORE LES MUSIQUE DE LA BAS KI FON DANSER TTE LA NUIT!!!

jadore aussi la salsa, les musik des caraibes, amerik latine..

es ce ke vs connaissez plus specialemt la musik ki secoute aux iles canaries?!

ecrivez moi oh!!GRDS FAN DE MUSIK!!!
USA Road Trip - November 2023
by Pinacoladada · 2026-04-24 · 13 replies
After staying in Aruba in November 2023, we picked up our camper van, which we had left in a hotel parking lot in Miami, Florida.

This isn’t our first road trip across the United States. Since we’re retired, we took the opportunity to travel along the American West Coast, starting with the Everglades in Florida to visit a few parks where we could spot alligators.

We also made a few stops in Mississippi and Texas to explore the most important cities in those states.

Did you know that Austin is home to the world’s largest urban bat colony? It’s truly impressive to see thousands of them take flight at dusk.

I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that’ll give you a little more insight into these different destinations.

Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.

To jump to a specific post, here are the relevant links:

FLORIDA:

Big Cypress National Preserve - Ochopee Captain Mitch's Everglades Airboat Tours Marco Island

MISSISSIPPI:

Exploring Biloxi

TEXAS:

Downtown Houston Corpus Christi San Antonio Attractions McNutt Sculpture Garden - San Antonio Mission San José - San Antonio Austin Attractions The World’s Largest Urban Bat Colony - Austin Downtown Fort Worth Attractions Downtown Dallas
Discussion around March 2026's Theme: Metal, Metallic
by Xrctn · 2026-03-03 · 128 replies
This is where we share stories (or post extra photos) around March’s theme Metal, Metallic.

Back to the March 2026 contest: HERE



The Ghan (train connecting Adelaide to Darwin), at dawn.
Croisière en Europe du Nord au départ d'Amsterdam le 25 août 2019 English translation pending
by Cannelle1946 · 2019-05-25 · 42 replies
Nous partons faire le tout du Royaume uni sur le Costa Méditerranéa du 25 août au 8 septembre 2019. Nous aimerions pouvoir partager les taxis aux escales.
La façon dont nous voyageons ne s'est-elle pas modifiée par notre activité sur les réseaux sociaux? English translation pending
by Leoonore · 2019-04-26 · 246 replies
Bonjour, Suite aux réflexions posées sur mon premier grand voyage (qui se termine d'ici 15 jours) mais aussi après la lecture d'un article partagé sur fb, je me pose énormément de questions sur la façon dont nous voyageons, dont notre "génération" voyage. Ne voyage-t-elle pas pour faire sensation sur Instagram ? Je pense qu'il y a du juste là-dedans mais également du faux, car il restera toujours des voyageurs, des aventuriers qui partent à la découverte du monde pour leur propre expérience, leur propre bien-être et non pas pour s'exposer sur Internet. Le vrai là-dedans est que de plus en plus de jeunes voyageurs voyagent pour faire des photos sensationnelles, montrer une vie "trop cool", parce que le voyage est devenu une mode. Est-ce que j'en fais partie ? Est-ce que vous en faites partie ? Je dois vous avouer qu'avant de partir je ne me posais même pas la question, je suis partie pour voyager, pour découvrir le monde, pour trouver des réponses, des questionnements. Puis petit à petit je me suis laissée prendre au jeu des "belles photos instagram" parce que j'ai commencé à suivre de plus en plus de voyageurs sur cette plateforme. Mais désormais je me demande à quoi tout ça rime ? Cette nouvelle façon de voyager s'empare de bcp personnes et modifie notre rapport au monde, notre façon de le voir et de le vivre.

J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.

Merci ! A bientôt
Major safety risks in Peru?
by Lucioles84 · 2018-02-03 · 81 replies
Hi everyone, Since the safety reports on Peru are sometimes a bit outdated, I got curious and checked the Ministry of Foreign Affairs website for travel advice. It’s honestly pretty worrying!! Here’s the link: https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/perou/

Among other things, they don’t just mention fake taxis that rob you or express kidnappings (especially in Arequipa), but also drugs that can be slipped into your drink if left unattended, "with the risk of scopolamine being added."

They’ve marked the Cuzco region as a red zone (formally avoid!!) and central Lima as an orange zone, "to avoid after dark."

What do those who’ve been there recently think?
Choix des activités à Ao Nang English translation pending
by LaRooutarde · 2017-10-05 · 48 replies
Je vais finalement passer 5 nuits sur Ao Nang. J'arriverai le matin du 1er jour depuis Paris donc Jour 1 = repos. Il y aura également un jour consacré au sanctuaire d'éléphants de Phang Nga. Le 6eme jour je pense partir en fin de journée vers Koh Lanta pour me permettre de faire une activité encore dans le coin pour la 1ere partie de journée.

J'ai donc 3 jours pleins + une 1/2 journée et je voudrais faire : - le kayak à Ao Thalane - l'excursion sur les iles de Koh Hong - les plages de Railey et Phra Nang - l'excursion 4 iles (Poda chicken ect) - le temple - le Tab Kak Hang Nak Nature Trail

Quelles activités pourraient être couplées dans une meme journée ? De toute évidence je ne pourrais pas tout caser, du coup lesquelles seraient à placer en priorité selon vous ?

Merci
Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
by Breizhdub · 2017-09-26 · 92 replies
EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
L'inhospitalité en Bretagne English translation pending
by Zorba · 2017-07-27 · 632 replies
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard..... A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!

Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!

Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.

Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.

Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.

Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Une petite virée dans l'Ouest américain (juin 2016) English translation pending
by JMPe · 2016-06-30 · 191 replies
Liens directs : * Great Sand Dunes NP (1ère partie) * Great Sand Dunes NP (2ème partie) * Tent Rocks * White Sands NP (1ère partie) * White Sands NP (2ème partie) * El Malpais et Window Rock * Hoodoos vers Gallup et Pinedale, Window Rock et Venus Needle * Ruines et pictogrammes * Burnham badlands * Crow canyon * Valley of Dreams (1ère partie) * Valley of Dreams (2ème partie) * Valley of Dreams (3ème partie) et Angel Peak badlands * Recapture Pocket * Hovenweep NM et ruines de Tower House * House on Fire et D… H… ruins * Capitol Reef NP et Cathedral Valley * Cathedral Valley (suite) * Little Wild Horse canyon * Arches NP * Arches NP (suite) et Secret Spire * Delta pool * Route 128 et Cisco * Crystal Mill * Maroon Bells et Denver

Vendredi 10 juin

C'est encore reparti !

Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !

Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !

L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.

C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.

Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.

C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.

Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.



Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Authentique... English translation pending
by Vani84 · 2015-06-01 · 160 replies
Je lis souvent sur ce forum ou ailleurs (ou oralement) des voyageurs qui veulent que de l'authentique.. mais j'aimerais mieux comprendre quel est cette quête absolue de l'authentique?

Moi quand je voyage, je trouve aussi sympa de rencontrer d'autre touriste, je trouve que l'échange peut-être autant enrichissant qu'avec des locaux (sur d'autres points on s'entend) mais si je rencontre des gens de divers pays j'aime bien aussi en apprendre sur le pays d'ou viennent ces gens, même si ça n'a rien à voir avec le pays que je visite, c'est des échanges humains qui peuvent être très agréable.

et je dois dire que oui effectivement quand il y a beaucoup de monde à quelque part ça peut être un peu casse-pied, mais je trouve que on peut pas en vouloir au gens de vouloir visiter Angkor, ou la tour Eiffel, et je me vois mal aller à Paris sans aller voir la tour Eiffel ou le sacré cœur, même si c'est bondé de touriste cela reste des endroits fantastique à visiter..

et je lis souvent, que c'est dommage que certains pays s'occidentalise (se modernise à mon avis) et qu'ils perdent de leurs authenticité, mais je trouve cela très égoïste de vouloir à tout prix que ces pays continue à vivre comme nous vivions en occident il y a 100 ans pour notre plaisir, et je trouve tout à fait normale que les jeunes générations de ces pays veulent vivre dans des pays modernes, et perso je trouve pas qu'il s'occidentalise tant que ça, il se modernisent simplement, mais ils continuent à apprécier leurs gastronomie et à aimer parler leurs langues, et écouter des musique venues de chez eux...

enfin pour finir je trouve qu'en fait ce qui me déplaît de plus en plus en voyage ou en parlant de voyage c'est cette quête du plus absolue que l'autre, du plus authentique et cet énorme mépris pour l'autre de la part de ces voyageurs en quête d'authentique, jusqu'à il y a pas longtemps je trouvais le touriste de masse qui allait dans son hôtel-club inintéressant, et finalement malgré qu'il ne soit pas très intéressant il n'est pas méprisant lui au moins.

Pourquoi vouloir fuir les autres touristes/voyageurs à tout prix selon vous?
Préparation Transat MSC Musica Caraïbes vers Venise le 5 avril 2015 English translation pending
by Rcoucou · 2014-10-15 · 687 replies
Bonjour

nous avons réservé avec des amis pour une transatlantique de 25 nuits 1J Romana = embarquement 2J Road Town (iles vierges britanique) 3J St John's (St Martin) 4J Fort de France (Martinique) 5J Castrie (StLucie) 6J Point a pitre (Guadeloupe) 7J Roseau >(escale à découvrir) 8J Bridgetown (Barbade) 9J à 14J en mer

15J Funchal Madère ( excursion MSC offerte) 16J en mer 17J Malaga (Espagne) 18J en mer 19J Palma de majorque (Baléares) 20J en mer 21J la Valette Malte (excursion offerte ) 22J Corfou 23J Kotor > (escale à découvrir) 24J Dubrovnik > ( excursion MSC offerte) 25J Koper > (escale à découvrir) 26J Venise = débarquement à 8H

Ayant l'oportunité d'une promo avec MSC (Vol gratuit et Boissons comprises)

nous sommes déjà allé aux Antilles mais il y a quelques escales que nous ne connaissons pas en gras Roseau Kotor Dubrovnik Koper

pour ceux qui connaissent ses escales pouvez vous nous indiquer les bons plans > à visiter

hors excursion MSC ou avec MSC

Merci par avance
Sécurité au Vénézuela English translation pending
by Voyageuse13 · 2014-02-02 · 32 replies
Bonjour tout le monde, Une question sur la sécurité au Vénézuela. Pour une femme seule, 1 mois au Vénézuela cet été, ça craint vraiment ? A éviter, peut-être la frontière colombienne, mais le reste, les iles ? J'étais en Amérique Centrale (Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica) il y a quelques années. Le Vénézuela est pire ou pas ? Merci
Retour de croisière de Vancouver à Tianjin sur le Diamond Princess, septembre 2013 English translation pending
by 4yne · 2013-10-18 · 247 replies
Bonjour à tous,

De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.

Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)

11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.

Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.

Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).

Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.

Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.



Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...

Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.



Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...





Et rejoignons ensuite le Waterfront





Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :



Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.







Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...

Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...

Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville



Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.



Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.

Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.

Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
18 jours en solitaire aux Etats-Unis English translation pending
by Slash1654 · 2013-09-21 · 217 replies
Bonjour à tous !

Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien:
http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s

Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !

Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...

Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.

SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.

On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...

Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !

Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:



Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.



JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…

Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !

Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.



A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!

Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…



Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !

Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !

Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.

A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.

Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».

Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.

Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...



Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!

Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) English translation pending
by Stork · 2012-12-03 · 215 replies
Que pensez de ces gens qui ne partent jamais, surtout à l'étranger. Evidemment il y a ceux qui n'ont pas les moyens, surtout en ces temps difficiles mais il y a aussi les gens qui ont peur de partir, peur d'un certain vide, peur de se sentir perdu, de ne pas connaitre suffisamment la langue du pays ou du moins l'anglais (un problème français entre autres). Il y a aussi ceux qui ont peur de s'éloigner de chez eux et qui préfèrent louer une maison à 100km ce qui est déjà pas mal (et même 15km j'en connais du côté de Caen). Il y a aussi les frontaliers qui n'osent pas aller de l'autre côté (montagne, rivière). Certes derrière tout cela il y a une part de psychologie mais j'ai du mal à imaginer encore aujourd'hui un monde sans partir en voyage à l'étranger, sans fuir ce quotidien si difficile, sans se changer les idées. Certains me diront qu'on ne peut pas changer le monde, je leur répondrais aussi que les voyages permettent de changer les individus, de mieux connaitre le monde, de sortir de son enfermement.
Notre voyage du 7 au 25 septembre dans l'Ouest américain (avec photos!!!) English translation pending
by Latiatia84 · 2012-10-05 · 69 replies
Bonjour à tous, 🙂

Ca y est, je me lance dans l’écriture (très simple) de mon carnet de voyage.

Je vais juste raconter ce que l’on a fait en essayant de donner le plus de détails (ce qui me revient car je n’ai pris aucune note durant le voyage).

Si vous avez ensuite des questions, j’y répondrai avec grand plaisir.

L'écriture se fera en plusieurs fois, vu la longueur

Vendredi 7 septembre :

Départ à 13h50 de l’aéroport de Nice avec la compagnie Delta Air Lines.

Étant d’Avignon nous voulions éviter autant que possible un départ de Paris.

Le vol nous a couté 848€ pour un Nice-SFO (1 escale) et retour LV-Nice (1 escale également), je l’avais réservé début juillet, ceci explique sans doute ce prix assez élevé ( ???).

L’aéroport de Nice est assez facile d’accès et nous n’avons eu aucun souci en route.

Ne prenant pas souvent l’avion (c’était mon 2nd vol long courrier et le précédent sur Air Transat), j’ai trouv�� l’avion plutôt correct, nous avions des écrans individuels tactiles avec jeux (un peu dur avec le tactile qui ne marche pas très bien), films (en anglais, espagnol, chinois, sans sous-titre possible), musique…

Environ 50% des hôtesses parlaient français, ce qui est plutôt pas mal pour une compagnie américaine!

Les repas étaient convenables, nous n’avons pas eu à nous plaindre même si ce n’est pas de la grande gastronomie, c’était plus que correct.

L’avion est à moitié plein, et des personnes ont pu s’allonger sur les rangées de 3 sièges au milieu, pourquoi je n’y ai pas pensé avant, dommage, mais j’y penserai au retour.

Notre avion atterri à l’aéroport de JFK à New York et nous redécollerons pour San Francisco un peu plus de 3h plus tard.

Beaucoup de monde à l’immigration, et après avoir attendu dans un tunnel pendant au moins une demi-heure, nous pouvons intégrer la file d’attente.

Nous attendrons 1h30 environ et passerons sans aucun soucis ni interrogatoire poussé.

Nous prenons l’avion suivant qui nous amène à San Francisco, encore 5h30 de vol, que c’est long, je n’en peux plus (levée depuis 6h du matin heure française).🏴‍☠️

Toujours Delta, mais cette fois ci mais tout est payant et l’avion est plein, le Wifi est également disponible dans l’avion contre 12$ les 24h (à vérifier), on nous offre des boissons sans alcool, cacahuète et bretzels gratuits, des snacks payants sont également dispos.

Après ce long trajet (ça m’a paru interminable, l’excitation peut être ?!?), nous arrivons enfin à SFO aux alentours de 23h40.

Nous récupérons nos bagages et nous rendons sur le quai des shuttles.

J’avais réservé et prépayé le trajet entre l’aéroport et notre auberge, 15$ par personne auprès de Go Lorrie’s.

Nous sommes les seuls à cette heure ci et sommes donc déposés directement devant notre auberge en un peu plus d’une demi-heure.

Notre auberge :

Green Tortoise Hostel 494 Broadway 6 nuits en chambre individuelle avec salle de bain commune pour 525$ avec petits déjeuners compris et 3 repas par semaine offerts et de nombreuses activités.

C’est vrai que c’est assez cher, mais pas trop pour une auberge et plutôt bien placée dans SFO.

La chambre est très simple, un lit, une commode, un petit placard, une télé avec vidéo à la demande, elle est aussi très vieillotte, le lit pas très confortable mais on s’y fera.

La salle de bain est la porte juste en face, à peu près propre (comme une salle de bain commune d’auberge…) mais pas très bien faite.

Il y a une grande salle à manger au rez de chaussée avec des instruments de musique à disposition, une petite bibliothèque avec les livres abandonnés par les voyageurs, et une immense cuisine tout équipée.



Tout est très vieillot mais j’ai trouvé que ça collait pas mal avec SFO et son esprit routard, hippie.

En tout cas personnel super sympa et aux petits soins, rien à redire.

Le quartier est très animé (plusieurs clubs de toutes sortes aux alentours), nous filons vite manger une part de pizza à coté, super choix car elles sont délicieuses mais un peu cher (environ 7/8$ les 2 parts).

Et nous filons nous coucher.

Samedi 8 septembre :

Premier jour, nous sommes levés assez tôt (vers 7h), non pas à cause du décalage mais à cause du bruit !

Nous avons la chance d’être en face d’une des salles de bain communes et la porte claque et reclaque et rereclaque sans arrêts, ce sera comme cela tout le long du séjour…mais finalement on s’habitue à ne pas dormir beaucoup.😄

Nous descendons pour notre premier petit déjeuner. Et la je suis plutôt ravie, on nous propose des bagels que l’on peut faire griller, du fromage (genre philadelphia), de la confiture, des fruits frais coupés en morceau (ca change selon les jours, melon, pasteque, banane, ananas, …), des céréales, du lait, chocolat en poudre, café, thé, et des œufs que l’on se cuisine soi-même (super sympa, je faisais des œufs brouillés tous les matins), 🙂 il y a également des choses dans la partie commune du frigo, mais comme c’est mélangé avec ce que les hôtes gardent au frais je n’ai pas osé y toucher. Après ce super petit déj, nous entamons notre visite.

Nous ne savons pas trop par ou commencer, on regarde la carte, on hésite.

Finalement on se décide pour aller d’abord acheter le pass MUNI pour les transports en commun, on demande à la réception de l’auberge qui nous dit de nous rendre au Pier 39, que l’on en trouvera là bas.

Nous devions prendre le city pass mais nous abandonnons l’idée, cela nous ferait trop courir pour tout faire, et nous voulons apprécier et profiter de la ville tranquillement.

En regardant la carte on se dit que ça n’a pas l’air d’être trop loin et on se décide pour y aller tranquillement à pied, c’est le mieux pour avoir une première impression de la ville.

On longe donc tous les Piers jusqu’à arriver au 39. C’est super sympa, l’ambiance est bonne, il y a de la musique, plein de monde (et oui on est samedi !) mais j’adore.

Je trouve cet endroit super joli et conforme avec l’idée que je m’en faisais.

Nous allons admirer les lions de mers qui se prélassent toujours au même endroit, j’adooooore !

On trouve une sorte d’office du tourisme et on pense pouvoir acheter nos pass MUNI, mais ils n’en vendent pas, et nous disent d’aller à Fisherman’s Wharf.

Nous continuons donc tranquillement notre route, qui est toujours aussi sympa.

Arrivés à Fisherman’s Wharf, nous ne trouvons pas d’endroit pour acheter ce fameux pass, on demande à une autre personne qui nous indique le terminus du cable car encore un peu plus loin.

C’est donc comme cela que nous avons longé tous les quais, tranquillement et les yeux grands ouverts pour cette première approche de la ville.

Avant d’arriver au terminus, nous nous arrêtons manger dans un Burger King (mon homme adore et il n’y en a pas en France), nous en avons pour 18$ pour nos deux menus, je pensais que c’était un peu moins cher 🤪, ce doit être du fait que c’est dans LE quartier touristique, bref, on continue notre route.

Nous arrivons finalement au terminus des cable car, et les regardons faire leur manip’ pour le demi tour, c’est marrant.

Il y a une file d’attente gigantesque pour les gens qui veulent monter dedans et ils attendront surement de longues heures.

J’avais lu qu’il ne fallait pas le prendre là pour éviter l’attente, c’est ce que nous avons fait, et à chaque fois qu’on l’a pris nous n’avons jamais attendu.

Il y a un peu de monde pour l’achat des pass et tickets, mais rien de comparable, nous avons du attendre un tout petit quart d’heure. Nous prenons le pass pour 7 jours même s’il ne nous en reste que 5 sur place, c’est plus avantageux.

Le pass en poche, nous continuons notre découverte un peu à pied, mon homme veut aller voir le Golden Gate Bridge, il fait beau, pas de brouillard à l’horizon, autant en profiter.😎

Avant cela on longe encore le bord de l’eau, nous approchons un peu plus près d’Alcatraz puis nous prenons un bus un peu plus loin.

Nous arrivons jusqu’au GGB, super beau, super grand, et pas un brin de brouillard, le top ! Une bonne séance photo plus tard et nous revoilà dans le bus direction l’auberge.

Il est presque 19h nous rentrons tranquillement, attendons notre tour pour avoir la salle de bain.

Nous sommes prêts vers les 20h, nous n’avons pas faim car nous avons mangé notre burger king à 17h30.

Nous sommes également exténués mais on se motive pour faire un petit tour dans le quartier.

Pas grand-chose mis à part des clubs, des petits snacks, le quartier chinois pas loin, mais rien de transcendant surtout dans notre état…

Nous rentrons donc une heure plus tard, un peu d’internet pour donner des nouvelles, puis télé, et dodo assez tôt.

Dimanche 9 septembre :

Au programme de la journée, messe gospel à la Glide Memorial United Methodist Church pour l’office de 11h.

Nous nous y rendons très facilement en bus, que nous prenons dans le quartier chinois.

Arrivée devant l’église à 10h30, déjà quelques touristes devant et à l’intérieur.

On nous installe en bas, tout le monde est très gentil. Des dames proposent des éventails pour se faire de l’air (il ne fait pas chaud !) et des mouchoirs.

Il y a vraiment beaucoup de touristes, hallucinant !

L’office commence, je suis un peu déçue, le pasteur est habillé en costume et non pas en tenue de pasteur, il y a beaucoup de chanteurs dans la chorale, de tout horizon (noirs, blancs, chinois, hommes, femmes, …), les gens prennent des photos et filment durant tout l’office, ce qui m’a semblait un peu non approprié.😕

Ils abordent beaucoup de sujets, et même l’homosexualité qu’ils défendent, étonnant !!!

Au final j’ai été déçue 🙁, mais il faut dire que j’ai vécu un vrai gospel dans une petite église (non touristique) à Harlem, c’est vraiment incomparable par rapport à celle-ci.

Mais mon homme qui n’en avait jamais fait avant a été conquis.

Je dirai donc que c’est à faire si c’est la première fois.

Après la messe qui fini aux alentours de 12h30/13h, nous nous baladons dans le quartier d’Union Square, faisons quelques boutiques sans rien acheter.

De la on grimpe dans un cable car, et faisons un petit tour dans la ville. On se mange un fast food toujours en milieu d’après midi, puis on rentre à l’auberge pour prendre une petite douche avant la visite d’Alcatraz à 18h45.

Arrivée à 18h15 au Pier 33 pour le départ du bateau.

La traversée dure une vingtaine de minutes et il commence à faire un peu froid. La visite se passe super bien, c’est vraiment impressionnant de se retrouver au milieu de cette prison mythique et les audio guides sont très bien faits. Nous profitons également d’une vue splendide de nuit sur la ville de SFO, c’est magique, mais ça ne donnera rien sur nos photos, dommage.

Nous rentrons avec le dernier bateau (21h30 il me semble), on est même venu nous chercher dans la prison pour nous faire sortir, on dormait presque sur place 😏

Nous allons directement à l’auberge et nous écroulons dans le lit.

Lundi 10 septembre :

Aujourd’hui visite de la ville.

Nous sommes levés aux alentours de 6h/6h30, beaucoup de bruit très tôt aujourd’hui, je pense que des travailleurs doivent loger à l’auberge…🏴‍☠️

Petit déjeuner, douche pour se réveiller un peu mieux, puis visite de la ville.

Nous allons d’abord chercher une agence Hertz dans la ville car avec mes points Gold Reward, j’ai droit à une journée de location gratuite, et j’aimerais l’utiliser pour le lendemain ou le jour d’après afin de traverser le GGB et d’aller à Muir Woods. Je pensais pouvoir le faire sur internet, mais ça me dit « réservation impossible, rendez vous dans une agence ».

A l’agence, la personne nous dit qu’elle n’a aucune disponibilité mais essaie de nous trouver une solution en appelant les agences de la ville, et celle de l’aéroport, soit disant qu’aucun véhicule n’est disponible (alors que sur le site nous pouvons en réserver en payant…).😠

Bref un peu de temps de perdu, nous filons vers le Civic Center qui n’est pas très loin en bus.

C’est une sorte de « petite maison blanche » (on me l’avait décrite comme ça avant mon départ). Le bus passe par le quartier de Tenderloin que les gens n’ont pas arrêté de nous déconseiller, « surtout n’allez pas à Tenderloin », on a du nous le répéter au moins 3 ou 4 fois.

Effectivement quartier qui a l’air très pauvre, beaucoup de SDF, mais ça ne m’a pas semblé plus sale ou plus craignos que dans une cité française, au contraire. Mais nous ne sommes pas descendus du bus.

Nous prenons quelques photos du Civic Center et prenons une nouvelle fois le bus pour Alamo Square et ses fameuses painted ladies.

Mon homme est assez déçu, « c’est ça que tu voulais voir ? Mais c’est juste des maisons ! », bref je lui explique un peu que c’est un des emblèmes de SFO, mais il est déçu et n’arrête pas de me charrier sur « mes painted ladies ».😛

Moi j’ai trouvé ça très joli et emblématique, on est resté un petit peu allongés dans le parc puis avons pris la direction de Haight Ashbury. Ballade dans le quartier qui est décalé au niveau de l’ambiance et du décor. Je l’ai trouvé très touristique et assez bobo, je pense qu’il a perdu le charme d’antan, maintenant tout est business hippie, un peu dommage, mais malheureusement peu d’endroits y échappent.

Nous prenons un petit café, puis on se dirige vers le Golden Gate Park, à l’entrée beaucoup de SDF, on ne se sent pas trop en sécurité, on fait juste un petit tour devant, et face à l’immensité décidons de rebrousser chemin, il est environ 17h, on se décide à rentrer à l’auberge, ce soir c’est repas offert !

On traverse donc la ville dans sa largeur, marchons un peu et arrivons.

Petite douche, le repas sera servi à 19h, on en profite pour rester dans la salle, écrire quelques cartes postales et profiter du Wifi qui a un bien meilleur débit que dans les chambres.

Le repas arrive, un grand discours est donné avant par un des employés. Il explique que ce repas a été fait avec les hôtes volontaires, que c’est bien que les gens participent, etc, etc, …

Au menu pates à la sauce tomate un peu épicée et aux légumes frais (courgettes, tomates, oignons, …), pan con ail (un tapas espagnol, du pain frotté à l’ail et à la tomate), et salade verte.

Tout cela est très bon, il y en a assez pour tout le monde et il y aura même des restes qui seront disponibles dans le frigo commun en libre service, vraiment sympa ! 🙂

Après avoir bien mangé, vaisselle (oui j’ai oublié de préciser que chacun s’occupe de lui là bas, sur la base de la communauté, et j’ai vraiment beaucoup apprécié cet esprit), un peu d’internet, et dodo.

J’ai finalement réservé une voiture de location pour le lendemain chez Enterprise rent a car.

38$ TTC la compacte, on verra ce que cela donne demain.

Mardi 11 septembre :

Réveil toujours aussi tôt, petit déj toujours aussi bon et copieux, aujourd’hui nous avons même eu droit à du Nutella. 😛

Ce matin on prend un peu le temps, on s’occupe de nous, on fait une petite séance de Skype car on a décidé de récupérer la voiture aux alentours de 12h afin de l’avoir le lendemain matin pour promener dans la ville.

Vers 12h on se dirige vers notre loueur de voiture.

Toute petite agence, le monsieur qui nous accueille est très gentil. Il nous explique et réexplique quand il voit que l’on ne comprend pas bien.

Il nous propose bien sur les assurances, nous déclinons, il n’insiste pas, nous fait signer les papiers et c’est parti !

Je prends le volant de la Yaris car mon homme ne se sent pas vraiment pour le moment. On pensait partir vers le GGB directement mais j’ai oublié la carte America the Beautiful à l’auberge (nous en avons besoin pour Muir Woods), on fait donc un petit détour, ce qui est sympa puisque ça me donne l’occasion de tester et maitriser la voiture (trop facile !).

Tout est très simple et le fait que ce soit une automatique rend les choses encore plus faciles.

La conduite en ville à SFO est aussi sympa, les gens sont tranquilles, juste les panneaux auxquels il faut faire attention, parfois on ne peut pas tourner dans un rue de telle heure à telle heure, il faut donc être vigilant.

Sinon on avait acheté avant de partir la carte USA pour notre GPS Garmin, 40€ sur leur site en téléchargement. Elle ne nous a jamais perdu, on a toujours pu aller ou on voulait, bref que du bonheur et du temps de gagné !

Direction donc le GGB, nous refaisons un arrêt au même endroit que la dernière fois, mais cette fois ci il y a un peu de brouillard, nous prenons quelques photos, on traverse le pont, et on s’arrête de l’autre coté. Encore séance photo… En route nous croisons un Mac Donald’s et nous décidons pour leurs 20 nuggets à 4.95$ (étonnant quand on sait que la même chose en France doit couter aux alentours de 12/13€) et deux menus.

Vous aurez compris que l’on a décidé de ne pas se prendre la tête pour la nourriture, on veut juste manger pour pas cher, l’essentiel de ce voyage n’est pas là !

Puis route vers Muir Woods qui est à un bon quart d’heure de route.

Nous arrivons au parc, présentons le pass et on entre. C’est très paisible, il n’y a pas beaucoup de monde, nous nous baladons tranquillement entre les arbres millénaires, ils sont impressionnants (je n’imagine même pas à Séquioa NP !), on prend des photos, qui ne rendront pas aussi bien que ce que l’on a vu, mais on passe un bon moment, c’est l’essentiel.



Nous repartons aux alentours de 17h/17h30, petit arrêt express à Sausalito que je ne trouve pas magique, puis on se rapproche du GGB, et on décide de s’arrêter encore une fois pour une vue différente sur le pont.

A cette heure ci le brouillard est plus que présent sur le haut du pont, ça fait une drôle d’impression.

Il y a aussi beaucoup de vent (nous sommes un peu en hauteur) et il fait vraiment froid ! Après cela direction l’auberge. Surles conseils d’un des employés de l’auberge 😇, je gare la voiture quelques rues plus loin, le parking y est gratuit jusqu’à 9h du matin, génial, ça nous fait économiser entre 15 et 20$.

On se gare, on mange un bout, puis douche et dodo (vraiment on aura eu un rythme de vieux à SFO ! Incroyable).

Mercredi 12 septembre :

Nous allons récupérer la voiture un peu avant 9h.

Et on se rend à Lombard Street afin de la descendre en voiture.

Sympa, pas mal de monde, le temps est un peu grisonnant mais on fait avec, il ne pleut pas c’est le point positif.

Puis on fait un tour du coté de Castro en voiture, mais il faut y aller le soir pour l’animation, du coup on ne s’arrête pas.

On tourne dans la ville et on s’arrête un peu partout pour prendre des photos.





Puis direction l’agence de location pour rendre la voiture.

On met 15$ d’essence pour la rendre au même niveau que celui avec lequel on l’a pris, tout se passe bien.

On prend ensuite le bus pour Chinatown, on y passe un bon petit moment, on fait un peu de shopping pour les souvenirs (très peu cher dans ce quartier mais je ne connais pas les tarifs vers Fisherman’s Wharf car nous ne sommes entrés dans aucun magasins là bas).

Juste à coté:😎

Ensuite j’aperçois le cable car qui passe devant la porte du quartier chinois, et je veux absolument ma photo sur le marche pied, comme dans les films.

Je grimpe sur le marchepied, mon homme attends sur le bord de la route un peu plus haut, il me prend en photo et je descends à l’arrêt suivant quelques mètres plus loin, c’est dans la boite. 😎 Puis direction l’auberge, on regarde sur la carte et on a l’impression que ce n’est pas très loin, on y va à pied. Ca nous a fait une bonne promenade, on a traversé le quartier chinois (le vrai pas le touristique), et nous sommes arrivés vers 17h30.

Direction la douche, puis avec nos petites bières (ca fait du bien !), direction la salle d’en bas car ce soir c’est encore repas offert. Nous attendons avec le wifi et en profitons pour vider les appareils photos.

Le repas arrive, ce soir c’est fajitas ou burritos, bref c’est mexicain !

Je suis super contente car j’adore la nourriture mexicaine, et j’attendais impatiemment d’être à Los Angeles pour pouvoir en manger, finalement…

Il y a du riz, des haricots rouges, de la salade, du guacamole (maison), de la sauce tomate piquante, une sorte de pate à la viande ( ???), des tomates, du fromage, … et je dois encore en oublier… Bref c’est très bon, mis à part les tortillas de blé qui sont un peu caoutchouteuses mais bon on ne va pas se plaindre pour ça (surtout que c’est offert !). 😉

Comme le précédent repas, il y en a des tonnes et il en restera dans le frigo.

Après cela on va faire un petit tour à pied dans le quartier qui est assez calme en ce soir de semaine, on s’assoit un peu sur un banc pour respirer une dernière fois l’air de SFO.

Puis direction la chambre, on prépare les valises car demain on quitte cette ville.

Mes impressions sur la ville de SFO :

J’ai beaucoup apprécié le calme et la tranquillité de cette ville. Ce n’est pas une ville de fou, les gens sont très ouverts et gentils.

C’est très beau, beaucoup de choses à voir et à visiter.

Nous avons volontairement passé 6 jours la bas car nous voulions faire les choses sans se presser ni courir, c’est ce qu’on a fait et ce qu’on a apprécié.

Jeudi 13 septembre :

Nous avons réservé et prépayé une Mustang Cabriolet chez Hertz (catégorie Fun Collection), et nous avons du aller la chercher à l’aéroport.

Avant de partir de l’auberge, nous croisons nos voisins de chambre (des français également) et leur revendons nos pass MUNI pour 20$ les 2, il reste deux jours valable.

Nous avons décidé de laisser les valises à l’auberge pour ne pas nous encombrer dans le BART, nous reviendrons les chercher avec la voiture.

Nous prenons donc le BART pour un peu moins de 8$ par personne, il n’y a pas foule et on arrive en un peu plus d’une demi-heure si je me souviens bien.

Nous arrivons au comptoir, et là c’est bondé, des files d’attente de partout et très longues.

Mais je suis membre Gold (merci pour le tuyau trouvé un peu avant l’été sur VF) et je n’ai donc pas à faire la queue, il faut que je me rende directement au comptoir gold au rez de chaussée.

Arrivée en bas, je n’attends pas plus de 5 minutes, j’avais déjà vu mon nom au tableau avec le numéro du parking, mais il faut que je rajoute mon homme comme conducteur additionnel car nous ne sommes pas mariés.

Tout se passe très vite et nous nous dirigeons vers le parking, nous sommes tout excités, on dirait des gamins. 😄

Et on voit la voiture, elle est magnifique, mais elle est bleue ! Pas un bleu nuit mais un bleu comme les anciennes voitures France Telecom ! 😕 Je suis vraiment déçue par la couleur (oui je sais je chipote mais bon…), j’essaie de voir au comptoir si je ne peux pas en avoir une autre, et on me dit gentiment qu’il y a 3 personnes qui attendent une mustang et que c’est la seule qu’ils ont.

Bon ce n’est pas grave, j’ai voulu tenter au cas où, mon homme me remets un peu en place en me disant que ce n’est pas grave et puis que lui il l’aime ce bleu.

Nous avons payé 327€ la location pour 4 jours avec un plein d’essence offert (60$ environ), je ne savais même pas qu’il y avait un plein offert, encore un peu de bonus. 😛

Mon homme prend le volant cette fois ci (forcement) et il est comme un enfant avec un jouet tout neuf, il adore ! 😎

On se rend à l’auberge en traversant la ville de toute part, et sans le GPS. « Mais c’est bon on en a pas besoin, je sais ou c’est » me dit mon homme. Bon on est arrivé, mais on a bien promené avant.

On récupère les bagages et direction la route côtière.

On voulait s’arrêter dans la Silicon Valley mais avec les recherches faites on s’est rendus compte que tout n’était pas dans la même ville.

J’avais noté l’adresse de Apple, Google et cherchait désespérément celle de Facebook que je n’ai jamais trouvé. On se rend à Apple, et là pas grand-chose à voir si ce n’est des panneaux avec des pommes.

On décide finalement de ne pas faire le reste et on continue notre route.

On prend donc la direction de la route côtière.

J’avais prévu un arrêt à Santa Cruz peut être pour y manger un bout, mais nous n’aurons pas le temps, il est presque 16h quand nous décollons de la Silicon Valley.

La route est remplie de brouillard et nous ne voyons pas grand-chose, ce sera une petite déception, mais, malheusement, on ne peut pas contrôler le temps. Du coup on fait toute la route sans s’arrêter, on commence à être un peu fatigués, et c’est plus difficile de se concentrer avec le brouillard puis la nuit tombante.

On arrive donc quelques heures plus tard au San Simeon Lodge (comme son nom l’indique à San Simeon).

Nous récupérons les clés de la chambre, nous sommes contents, elle est grande, propre, on a une salle de bain à nous, ça change de celle de SFO. 😄

Après une petite douche, un petit tour à coté de l’hôtel pour trouver quelque chose à manger.

Le restaurant vient de fermer il y a 5 minutes, ce sera donc chips et sandwich au poulet tout prêts, pas terribles et horriblement cher (chips + sandwich + petite bouteille de coca = 18$).

La chambre nous a couté environ 63$ avec les taxes la nuit.

To be continued...
Avis sur mon parcours en Egypte? English translation pending
by Illbill · 2012-07-16 · 36 replies
Bon, enfin après tout ce temps mon rêve commence a devenir réalité; le 5 septembre prochain de m'envole pour aller passer 2 mois solo avec mon backpack 65L en Égypte. Après plus d'un an de planification, je me sens prêt plus que jamais. Il ne me reste seulement que peu d'interrogation, dont j'aimerais que vous m'éclaircissiez sur ceux-ci.

Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).

P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.

Donc,

- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal

Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.

Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(

Merci d'avance.
Insécurité actuelle à Madagascar? English translation pending
by Giloudespich · 2012-04-25 · 156 replies
Bonjour, Quelqu'un peut-il me donner son avis sur le climat d'insécurité qui semble régner à Mada en ce moment ? Majunga reste t elle une ville "sans pb" pour les vazahas ? Merci à tous
Agression à Manille English translation pending
by Lola27 · 2012-03-19 · 60 replies
Bonjour à tous,

Encore un tout grand merci à tous pour m'avoir aidé à réaliser mon voyage qui s'est bien déroulé à l'exception d'une agression à Manille que je tenais à vous raconter afin d'essayer de vous éviter un tel désagrément.

Nous étions juste en dehors d'Intramuros parce que nous étions allés à pied jusqu'au Rizal Park qui se trouve à cinq minutes d'intramuros.  En longeant  Padre Burgos street où ils ont planté des arbres pour combattre le réchauffement climatique, il y avait ça et là quelques hommes couchés par terre (des sans abris) qui dormaient mais ne représentaient aucun danger. À ce moment, notre attention était plutôt attirée par tous ces petits arbres.  Sur notre chemin, nous avons croisé un autre couple de touristes mais je ne saurai pas en dire plus à leur sujet.  

Tout en continuant, nous avons depassé un homme  de 25 ans assis le long du trottoir, dès que je l'ai depassé il s'est brusquement levé et est venu vers moi en m'apostrophant comme s'il voulait me proposer une visite et me touchant l'épaule (j'avais une petite chaîne en or à mon cou). Grâce à ce que j'avais lu sur internet, nous savions qu'il ne fallait laisser personne nous approcher. Mon mari était derrière moi (car le trottoir était trop étroit) et il a directement réagi en lui disant "don't touch her", l'homme a essayé sans succès d'arracher ma chaîne et s'est directement enfui car mon mari l'avait pratiquement attrapé.  Quelques secondes plus tard, j'entends une femme crier, c'etait l'autre couple qui se faisait attaquer par un autre homme. Mon mari a immédiatement courru vers le second couple à la rencontre du second agresseur. Ce dernier avait un couteau de cuisine à la main, ce qui n'a pas empêcher mon mari de s'approcher et de lui crier "you want to fight, come on and fight me"  mais il avait l'air de ne pas avoir beaucoup d'expérience et d'avoir très peur. Il s'est enfui en traversant le boulevard. Mon mari la laissé partir car il n'y avait plus de danger pour personne.

Nous n'avons jamais su ce qu'il avait fait à l'autre couple car la dame a directement entraîné son mari pour partir à toute vitesse.  

Quant à nous, nous sommes rentrés à l'hôtel : j'étais complètement bouleversée et mon mari était tombé pendant la seconde poursuite et sa main ainsi que son bras étaient légèrement blessés.  La sécurité de l'hôtel et le concierge de l'hôtel (qui était secouriste) se sont  bien occupés de nous, la blessure de mon mari a été soignée et le responsable de la sécurité nous a demandé si nous souhaitions déposer plainte à la police, nous avons marqué notre accord. Ils nous ont accompagnés  jusqu'au commissariat et ont servi d'intermediaires avec la police dans l'espoir que la police élargisse ses patrouilles à cet endroit car l'agression s'est déroulée à cinq cents mètres où un garde de sécurité est toujours de faction.  Mon mari est parti sur un vélomoteur avec la police pour essayer de retrouver ces deux gars (20 minutes s'étaient écoulées depuis l'agression) mais sans succès.

La morale de cette histoire est pour moi : - Ne sortez pas d'Intramuros où il y a des gardes partout (pas seulement aux entrées mais vraiment partout). - Ne portez absolument aucun bijou ou autres choses de valeur en dehors d'Intramuros. - Prenez un taxi pour vous déplacer d'un endroit à l'autre en demandant de l'appeler à votre hotel car en heures de pointe, il est impossible d'en trouver au bord de route. - Pour reprendre le conseil du chauffeur de taxi qui nous a conduit depuis l'aéroport: ne faites confiance à personne. - mesdames si vous sentez quelqu'un vous toucher réagissez immédiatement: dérobez-vous et parler très fort voire crier "don't touch me". Il vaut mieux une erreur qu'être agressée. - Messieurs soyez prêt à avoir une réaction violente si l'on s'approche de vous ou de votre femme. Les agresseurs ne s'y attendent pas et vous n'aurez qu'une ou deux secondes pour les surprendre.

En espérant que notre intervention auprès de la police servira à quelque chose et que la bravoure du mon mari  incitera les agresseurs potentiels à moins commettre ce type de criminalité un peu trop facile et qui donne une mauvaise image des Philippines !
Projet de tour du monde English translation pending
by Skydiving198 · 2012-01-04 · 14 replies
Bonsoir à tous

Je m'appelle Rudy, je viens tout juste de m'inscrire (je remplirais tous ce qu'il y a à remplir plus tard). Je fais appel à vous parce que comme vous, je rêve (pour ne pas dire je fantasme) sur un tour du monde depuis tout petit. D'autant plus que je sais qu'il y en a qui ont déjà eu le privilège de le faire.

Je ne fais pas dans l'original, certainement que ce sujet à déjà été abordé. Mais peut que mes considérations auront la faveur de vos témoignages.

J'ai 24 ans, j'ai enfin un boulot stable et donc je peux me permettre de mettre en place financièrement mon tour du monde (en fait, je veux m'axer sur une zone du globe) tant espéré depuis la petite enfance.

Je me donne beaucoup de temps pour pourvoir le faire dans de bonnes conditions (j'aimerais partir vers mes 27-28ans pour une période de 1 à 2 ans). Pour cela je fais appel à vous pour m'indiquer les choses à faire et ne pas faire pour faire mon tour du monde en profitant (administrativement, médicalement et autre).

Si vous voulez, je ne veux pas me faire un "Pékin Express" mais pas non plus une gentille ballade "Club Med". J'aimerais pouvoir allier l'utile à l'agréable, responsabiliser ma cause qui pourrait être écologique, "humanitaire", archéologique ou que sais-je. Parce que, bien évidemment, mon entourage n'est absolument pas d'accord avec ça avec tous les enlèvements et les fous furieux qu'il y a dans le monde selon eux (ce qui leur prouverait le bien fondé de mon projet). Ils pensent que ce n'est qu'une lubie dont nous rêvons tous à un moment donné mais que ça va me passer.

Mais tous ceci est un projet que je vais réaliser (c'est sûr à 32145682% maintenant) peu importe ce qu'il m'arrivera mais il y a tant de choses à faire et préparer en amont que des conseils seraient les bienvenus (à commencer par la zone du globe sur laquelle je veux m'axer).

Au plaisir de vous lire. Rudy
Personnages qui vous ont inspiré à voyager... English translation pending
by Micoud · 2011-11-25 · 93 replies
La donne est facile.

Donnez nous des noms de personnages de fiction (ex: Zorba, Martin Eden...) ou réels (Levi-Strauss, Bouvier, Kerouac...) qui vous ont donné envie de voyager voire vous ont fait fantasmer. Ainsi que les raisons bien entendu !

Le but étant de pouvoir orienter vers des destins qui vont ont marqué pour titiller la curiosité les membres du forum !

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