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Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
Quartiers de Paris: lesquels éviter? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je suis une etudiante russe, je compte venir a Paris en mois d'octobre pour l'annee universitaire, actuellement je cherche un logement sur Paris. A ce que je sais, il y a des quartiers plus dangereux que les autres. Je serai avec une amie, nous sommes deux jeunes filles, et on voudrait pas, attirees par des prix seduisants, tomber par hasard sur un tel quartier...
Pourriez-vous peut-etre me citer des quartiers (arrondissements) particulierment dangereux a eviter dans mes recherches de logement?
Merci BEAUCOUP d'avance!
Je suis une etudiante russe, je compte venir a Paris en mois d'octobre pour l'annee universitaire, actuellement je cherche un logement sur Paris. A ce que je sais, il y a des quartiers plus dangereux que les autres. Je serai avec une amie, nous sommes deux jeunes filles, et on voudrait pas, attirees par des prix seduisants, tomber par hasard sur un tel quartier...
Pourriez-vous peut-etre me citer des quartiers (arrondissements) particulierment dangereux a eviter dans mes recherches de logement?
Merci BEAUCOUP d'avance!
Hôtel Penelope Beach à Djerba English translation pending
bonjour à tous,
je voudrai avoir des renseignement sur l'hotel penelope beach? Nous partons le 4 juin pour une semaine! on voudrai savoir si l'hotel est bien et si le personnel est sympa? Est ce que les excursions ne sont pas trop honnéreuse? Merç d'avance pour les réponses
je voudrai avoir des renseignement sur l'hotel penelope beach? Nous partons le 4 juin pour une semaine! on voudrai savoir si l'hotel est bien et si le personnel est sympa? Est ce que les excursions ne sont pas trop honnéreuse? Merç d'avance pour les réponses
France-Albanie en voiture English translation pending
Bonjour,
Je passerai 15 jours en Albanie au mois de juillet. Je connais l'Albanie, mais je n'y suis jamais allée en voiture depuis la france, ce que je compte faire cette année. La ville d'arrivée en Albanie est Shkoder. J'aimerais avoir des conseils de la part de personnes qui ont déjà fait ce voyage en voiture. Je pense passer par la croatie, le monténégro et puis traverser la frontière albanaise à Han i Hotit. J'ai une vieille opel kadett, ce n'est pas une 4x4, mais elle est très fiable.... pensez-vous que c'est jouable ? (j'aimerais pouvoir m'en servir pour le retour aussi ...)
Si quelqu'un sait combien de temps il faut calculer pour le trajet, ou connaît l'état des routes notamment entre han i hotit et shkoder, ce serait super.
d'avance merci
Échange de photos: vos bonnes impressions de la Thaïlande English translation pending
allez un petit post positif, histoire de sortir de l'ambiance "les putes c'est pas bien!!!", "violee a 15 ans", "kao san et pattaya c'est pour les anes."
je n'ai rien contre, mais les gonzes qui ne sont jamais venu en thailande vont se mettrent a flipper en surfant sur ce forum.
l'idee c'est de poster une image de la thailande qui resumerait votre impression et votre amour pour ce pays.
tout ceci sans pretention, bien sur, juste pour le fun.
tout le monde est bienvenue.
je me lance!!!
photo d'un samedi apres-midi a koh si chang.
🙂🙂🙂
Augmentation du prix d'entrée des parcs nationaux en Thaïlande English translation pending
A compter du 15 Septembre, le prix d'entree des parc nationaux en Thailande augmente comme suit:
400Bt au lieu de 200 pour les farangs
40Bt (et meme 80 dans certains endroits) au lieu de 20 pour les Thais et farangs residents.
Rencontre chez Parvat (Belgique) le samedi 26 août 2006 English translation pending
Ca fait vraiment un long bout de temps que j'envie d'une tite fête entre nous chez moi...
J'ai de la place, il devrait faire soleil (inch'allah stp allah...) Pour le moment, 32°c: le pied!!!
Et c'est pas les grosses vaches du pré d'à côté qu'on va déranger... 🙂
J'espère que mes amis vfistes préferés (ils se reconnaitront) seront libres, quand aux futurs amis vfistes, welcome! 🙂
S'il y en a qui veulent dormir ici, (j'habite en pleine campagne) je peux heberger au moins 10 personnes dans des lits. (quand je vous dit que j'ai de la place...) Et le terrain est grand assez pour planter des tentes.
Au programme, au choix je précise 😉
Jardinage: nettoyer les mauvaises herbes du potager, becher le fond du jardin, faire des buches du peuplier tombé ya 2 ans, élaguage, tonde du gazon, etc...
Rejointoillage de murs, de la terrasse...
Siestes dans les 4 hamacs...
Promenade tour du paté de maison (3/4h->?)...
Promenade chez Gaston pour chercher des oeufs frais...
Promenade visite des animaux d'une ferme...
Etc etc etc...
En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...
Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))
Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!
Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..
C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.
Voilà c'est parti! 😎
(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)
En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...
Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))
Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!
Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..
C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.
Voilà c'est parti! 😎
(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)
Ooty, Munnar ou Kodaikanal (Inde)? English translation pending
Bonjour,
Avec un ami, nous partons découvrir l'Inde du Sud en janvier. Quelle station nous conseillez-vous pour la rando, la nature et la rencontre des gens du pays, Ooty, Munnar ou Kodaikanal? Laquelle vous semble la plus adaptée et la plus sympa pour faire des treks pas trop durs sur quelques jours?
Merci pour les infos
Avec un ami, nous partons découvrir l'Inde du Sud en janvier. Quelle station nous conseillez-vous pour la rando, la nature et la rencontre des gens du pays, Ooty, Munnar ou Kodaikanal? Laquelle vous semble la plus adaptée et la plus sympa pour faire des treks pas trop durs sur quelques jours?
Merci pour les infos
Rencontre en Belgique le vendredi 30 juillet 2004 English translation pending
Alors une fois, c'est pour quand cette rencontre au plat pays? 😎
Ch'propose le vendredi 30 juillet en fin de journée, je vais voir après un "petit" resto bien sympa :)
On peut aussi se voir plus tôt, et faire une petite visite de Bruxelles?
Envoyez vos idées, vos envies :)
Ceux qui veulent passer le weekend, ya un super festival de world musique le 31/7 et le 1/8 "http://www.esperanzah.be/" Avec entre autre... Susheela Raman, lasha, et tant et tant d'autres...
"Les 30, 31 juillet et 1er août 2004, Esperanzah! fera, pour la troisième année consécutive, vibrer les murs et les jardins de l'abbaye de Floreffe, près de Namur (Belgique).
Véritable souk musical et gastronomique, ouvert sur la découverte et la convivialité, en trois jours, Esperanzah! fait le tour du monde des musiques festives, engagées, nomades et plurielles.
La troisième édition d'Esperanzah! promet d'être encore plus festive, engagée et colorée que les deux premières éditions.
La programmation continuera à encourager les métissages musicaux, les points de rencontre entre le traditionnel et le moderne, entre artistes confirmés et nouveaux artistes en recherche, entre les musiques d'origines et les musiques actuelles, les musiques de partage, d'échanges, ouvertes, généreuses, engagées, tolérantes…
Esperanzah!, un festival pour ceux qui rêvent d'un autre monde, pour ceux qui croient qu'il est possible de croire en l'Homme à travers la musique… Esperanzah!, la révolte tranquille.
En collaboration avec le Centre National de la Coopération au Développement, le Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde et Credal, Esperanzah! a choisi pour thématique de sa troisième édition l'annulation de la dette du tiers-monde.
Du vendredi au dimanche, interventions spéciales et animations associatives sensibiliseront le public à la nécessité d'un changement radical du système financier international.
A l'issue du Festival, l'équipe se propose d'organiser, à la demande de quelques artistes africains, une première assemblée de musiciens : " Le Forum des Musiciens Africains solidaires ".
Outre la programmation musicale, Esperanzah! regorgera d'animations, de restos et de stands associatifs et humanitaires aux revendications diverses, ajoutant au festival une nouvelle dimension."
Et puis l'Abbaye de Floreffe, c'est aussi...
http://www.abbaye-de-floreffe.be/fr_new/produit.htm 😉
Ya un camping, des chambres d'hôtes, tickets online, tgv Paris Namur puis navette, etc...
Qui sera là vendredi? j'espère
Simba P'tite Marie Solette (?) Parvat.................
Ceux qui veulent passer le weekend, ya un super festival de world musique le 31/7 et le 1/8 "http://www.esperanzah.be/" Avec entre autre... Susheela Raman, lasha, et tant et tant d'autres...
"Les 30, 31 juillet et 1er août 2004, Esperanzah! fera, pour la troisième année consécutive, vibrer les murs et les jardins de l'abbaye de Floreffe, près de Namur (Belgique).
Véritable souk musical et gastronomique, ouvert sur la découverte et la convivialité, en trois jours, Esperanzah! fait le tour du monde des musiques festives, engagées, nomades et plurielles.
La troisième édition d'Esperanzah! promet d'être encore plus festive, engagée et colorée que les deux premières éditions.
La programmation continuera à encourager les métissages musicaux, les points de rencontre entre le traditionnel et le moderne, entre artistes confirmés et nouveaux artistes en recherche, entre les musiques d'origines et les musiques actuelles, les musiques de partage, d'échanges, ouvertes, généreuses, engagées, tolérantes…
Esperanzah!, un festival pour ceux qui rêvent d'un autre monde, pour ceux qui croient qu'il est possible de croire en l'Homme à travers la musique… Esperanzah!, la révolte tranquille.
En collaboration avec le Centre National de la Coopération au Développement, le Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde et Credal, Esperanzah! a choisi pour thématique de sa troisième édition l'annulation de la dette du tiers-monde.
Du vendredi au dimanche, interventions spéciales et animations associatives sensibiliseront le public à la nécessité d'un changement radical du système financier international.
A l'issue du Festival, l'équipe se propose d'organiser, à la demande de quelques artistes africains, une première assemblée de musiciens : " Le Forum des Musiciens Africains solidaires ".
Outre la programmation musicale, Esperanzah! regorgera d'animations, de restos et de stands associatifs et humanitaires aux revendications diverses, ajoutant au festival une nouvelle dimension."
Et puis l'Abbaye de Floreffe, c'est aussi...
http://www.abbaye-de-floreffe.be/fr_new/produit.htm 😉
Ya un camping, des chambres d'hôtes, tickets online, tgv Paris Namur puis navette, etc...
Qui sera là vendredi? j'espère
Simba P'tite Marie Solette (?) Parvat.................
Itinéraire pour le Tibet en individuel English translation pending
je suis un petit nouveau sur le site...alors bonjour a tous
je compte passer au tibet ds qques mois, en individuel, de pekin a new delhi. et je ne veux utiliser le moins possible des agences. Bien evidemment je voudrai passer par la terre! ....arriver en avion a Lhassa diminue fortement l'interet du voyage!
je suis en train de me renseigner, et il semble que le tourisme individuel soit enfin autorisé au tibet. l'ambassade de chine a Paris m'explique que j'ai besoin d'un visa individuel delivré par le bureau des affaires etrangeres de la T.A.R à Lhassa
je voudrais savoir si ce visa peut m'etre delivré à l'entrée au tibet?, ou a Lhassa?, voire a Pekin?
est-il possible de passer outre? ou est-ce que je vais me faire refoulé ilico a la frontiere de la T.A.R? ou bien jeté au cachot dés le premier controle de police sans mon autorisation?
et si qqu'un avait l'adresse exacte du bureau a lhassa....? vu qu'ils ne la donnent pas a l'ambassade chinoise de Paris!!
si qqu'un avais un bout de reponse (ou tooooutes les reponses?)....merci beaucoup
je compte passer au tibet ds qques mois, en individuel, de pekin a new delhi. et je ne veux utiliser le moins possible des agences. Bien evidemment je voudrai passer par la terre! ....arriver en avion a Lhassa diminue fortement l'interet du voyage!
je suis en train de me renseigner, et il semble que le tourisme individuel soit enfin autorisé au tibet. l'ambassade de chine a Paris m'explique que j'ai besoin d'un visa individuel delivré par le bureau des affaires etrangeres de la T.A.R à Lhassa
je voudrais savoir si ce visa peut m'etre delivré à l'entrée au tibet?, ou a Lhassa?, voire a Pekin?
est-il possible de passer outre? ou est-ce que je vais me faire refoulé ilico a la frontiere de la T.A.R? ou bien jeté au cachot dés le premier controle de police sans mon autorisation?
et si qqu'un avait l'adresse exacte du bureau a lhassa....? vu qu'ils ne la donnent pas a l'ambassade chinoise de Paris!!
si qqu'un avais un bout de reponse (ou tooooutes les reponses?)....merci beaucoup
From Bangkok to Krabi, Thailand by Car!
This first trip of 2025 will have the taste of Asia.
More precisely, Thailand!
It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)
But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.
The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.
I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!
We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...
What if we rented a car?
I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.
Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.
And of course, the plane!
I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...
Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...
So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.
The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.
We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.
To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.
A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.
We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.
We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.
It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.
The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.
Wake-up call in an hour for our first visits!
See you soon...

More precisely, Thailand!
It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)
But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.
The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.
I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!
We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...
What if we rented a car?
I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.
Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.
And of course, the plane!
I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...
Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...
So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.
The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.
We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.
To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.
A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.
We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.
We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.
It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.
The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.
Wake-up call in an hour for our first visits!
See you soon...

Été 2017: trois semaines en Colombie en famille English translation pending
Comment la Colombie nous est venue à l’esprit ?

La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était lors de notre voyage en Equateur au cours de notre hâlte à La Rana canto(que je recommande chaleureusement d’ailleurs pour qui voudrait faire un stop à la campagne. C’est vraiment très bien). Nadine et Pascal nous ont dit qu’ils commençaient à accueillir des backpackers venant de Colombie et que ces derniers trouvaient cela vraiment super.
Puis un podcast de Voyageurs du Monde m’a persuadée que la Colombie était le pays à visiter rapidement.
Ma fille (19 ans à l’époque) n’a pas été difficile à convaincre. Elle adore l’Amérique latine et une de ses meilleures amies a passé de nombreuses années en Colombie. Les garçons (mon tendre et cher, et notre fils - 17 ans) étaient loin d’être convaincus. Il faut dire que le site du ministère des affaires étrangères était tout sauf rassurant avec plein de rouge partout et un peu de jaune. Mais grâce à un travail de lobbying acharné et astucieux des filles, la promesse de bien rester dans les zones jaunes, ils ont fini par se laisser entraîner. (Entre notre décision et le voyage, le rouge du MAE a été largement réduit).
Restait à établir le parcours. La Colombie c’est grand, très grand. Et les routes sont lentes, très lentes. Pas question de vouloir trop en faire. Notre choix s’est porté sur la région du café, Medellin, Carthagène - parce que Carthagène a beau être très touristique, il nous paraissait difficilement envisageable de passer outre – et la Santander (avec Saint-Gil) que nous avons privilégié au parc de Tayrona (qui nous paraissait davantage semblable à ce que nous avions pu découvrir au cours de nos précédents voyages).
J’ai été guidée dans mes choix par les posts de Intothetrees -merci mille fois à lui- et le blog de Mars56 - merci aussi mille fois. Quelques blogs de voyageurs en tour du monde aussi (peu de sites évoquaient la Colombie à l’époque et j’ai découvert que les blogs de TDM étaient une bonne source d’information dans ce cas).
Pour optimiser les trajets, j’ai choisi une arrivée dans la région du café et un départ de Bogota. Trouver les billets au meilleur prix a été un peu compliqué et j’ai dû me résoudre à passer par un site de grossiste, chose que je ne fais jamais, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes. Deux vols intérieurs (Medellin – Carthagène et Carthagène – Bucaramanga) ont permis d’alléger les trajets.
Pour les hôtels, je n’ai pas eu le temps de potasser et puis à vrai dire, il n’y avait pas vraiment de quoi potasser. Je les ai choisis quelques jours à l’avance sur Booking en fonction des différents commentaires. Bien m’en a pris : en réservant depuis l’étranger – et Booking fait partie de « réserver depuis l’étranger », même nous étions déjà en Colombie lors de la réservation – on ne paye pas la TVA.
Au final, le trajet a donné cela.
5 août : trajet Paris - Perreira 6 août : Trajet pour Salamina – Salamina 7 août : Salamina - Balade aux alentours 8 août : Salamina - San Felix-vallée de Samaria 9 août : en route pour Jardin de Antoquia 10 août : Jardin de Antoquia 11 août : Jardin de Antoquia 12 août : trajet pour Medellín - musée de Antoquia 13 août : Guatape 14 août : Medellín - Free tour- Metrocable et Comuna 13 15 août : trajet pour Carthagène - Carthagène 16 août : Carthagène 17 août : Carthagène – les îles de Rosaire 18 août : Carthagène – La Boquhttp://illa 19 août : En route pour San Gil. Non ! pour Bogota ! 20 août : San Gil 21 août : Barichara- Guane 22 août : Rafting à San Gil 23 août : San Gil- Guadalupe 24 août : Guadalupe 25 août : Trajet pour Bogotá 26 août : Bogotá – bike tour – La calendelaria- musée de l’or 27 août : Bogotá - Montserrat- retour sur Paris
Tant pis pour la carte que j'ai faite sur Google earth : je ne peux pas la télécharger, pas assez de pixels!!
Nous avons donc adopté un rythme cool, nous laissant le temps de la découverte mais aussi du repos entre des trajets qui ont été souvent chaotiques voire complétement chamboulés. J’y reviendrai.
Un petit bilan, avant de passer au détail du récit : nous avons tout quatre bien apprécié la Colombie et les Colombiens. Le très bon espagnol de notre fille nous a beaucoup aidé à la fois pour nous débrouiller – mais nous aurions pu faire sans – mais aussi pour échanger avec les gens, notamment dans le bus. Le Colombie est un pays vraiment très chouette et mon seul regret, partagé par au moins un autre membre de la famille (je vous laisse deviner lequel), est de ne pas avoir eu plus de temps pour, par exemple, aller à Mompox ou encore Mongi.
Quant à la sécurité, souvent source d’interrogations, jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Bien sûr nous avons pris les précautions d’usage et, dans les villes, Medellín et Bogotá, j’avais choisi pour nous loger les quartiers les plus sécures, peut-être moins typiques mais plus simples à gérer. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de problèmes, mais nous n’avons pas eu de soucis pour voyager. Dans la région du café, nous avons croisé maints militaires dûment armés, un peu impressionnant quand même.

La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était lors de notre voyage en Equateur au cours de notre hâlte à La Rana canto(que je recommande chaleureusement d’ailleurs pour qui voudrait faire un stop à la campagne. C’est vraiment très bien). Nadine et Pascal nous ont dit qu’ils commençaient à accueillir des backpackers venant de Colombie et que ces derniers trouvaient cela vraiment super.
Puis un podcast de Voyageurs du Monde m’a persuadée que la Colombie était le pays à visiter rapidement.
Ma fille (19 ans à l’époque) n’a pas été difficile à convaincre. Elle adore l’Amérique latine et une de ses meilleures amies a passé de nombreuses années en Colombie. Les garçons (mon tendre et cher, et notre fils - 17 ans) étaient loin d’être convaincus. Il faut dire que le site du ministère des affaires étrangères était tout sauf rassurant avec plein de rouge partout et un peu de jaune. Mais grâce à un travail de lobbying acharné et astucieux des filles, la promesse de bien rester dans les zones jaunes, ils ont fini par se laisser entraîner. (Entre notre décision et le voyage, le rouge du MAE a été largement réduit).
Restait à établir le parcours. La Colombie c’est grand, très grand. Et les routes sont lentes, très lentes. Pas question de vouloir trop en faire. Notre choix s’est porté sur la région du café, Medellin, Carthagène - parce que Carthagène a beau être très touristique, il nous paraissait difficilement envisageable de passer outre – et la Santander (avec Saint-Gil) que nous avons privilégié au parc de Tayrona (qui nous paraissait davantage semblable à ce que nous avions pu découvrir au cours de nos précédents voyages).
J’ai été guidée dans mes choix par les posts de Intothetrees -merci mille fois à lui- et le blog de Mars56 - merci aussi mille fois. Quelques blogs de voyageurs en tour du monde aussi (peu de sites évoquaient la Colombie à l’époque et j’ai découvert que les blogs de TDM étaient une bonne source d’information dans ce cas).
Pour optimiser les trajets, j’ai choisi une arrivée dans la région du café et un départ de Bogota. Trouver les billets au meilleur prix a été un peu compliqué et j’ai dû me résoudre à passer par un site de grossiste, chose que je ne fais jamais, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes. Deux vols intérieurs (Medellin – Carthagène et Carthagène – Bucaramanga) ont permis d’alléger les trajets.
Pour les hôtels, je n’ai pas eu le temps de potasser et puis à vrai dire, il n’y avait pas vraiment de quoi potasser. Je les ai choisis quelques jours à l’avance sur Booking en fonction des différents commentaires. Bien m’en a pris : en réservant depuis l’étranger – et Booking fait partie de « réserver depuis l’étranger », même nous étions déjà en Colombie lors de la réservation – on ne paye pas la TVA.
Au final, le trajet a donné cela.
5 août : trajet Paris - Perreira 6 août : Trajet pour Salamina – Salamina 7 août : Salamina - Balade aux alentours 8 août : Salamina - San Felix-vallée de Samaria 9 août : en route pour Jardin de Antoquia 10 août : Jardin de Antoquia 11 août : Jardin de Antoquia 12 août : trajet pour Medellín - musée de Antoquia 13 août : Guatape 14 août : Medellín - Free tour- Metrocable et Comuna 13 15 août : trajet pour Carthagène - Carthagène 16 août : Carthagène 17 août : Carthagène – les îles de Rosaire 18 août : Carthagène – La Boquhttp://illa 19 août : En route pour San Gil. Non ! pour Bogota ! 20 août : San Gil 21 août : Barichara- Guane 22 août : Rafting à San Gil 23 août : San Gil- Guadalupe 24 août : Guadalupe 25 août : Trajet pour Bogotá 26 août : Bogotá – bike tour – La calendelaria- musée de l’or 27 août : Bogotá - Montserrat- retour sur Paris
Tant pis pour la carte que j'ai faite sur Google earth : je ne peux pas la télécharger, pas assez de pixels!!
Nous avons donc adopté un rythme cool, nous laissant le temps de la découverte mais aussi du repos entre des trajets qui ont été souvent chaotiques voire complétement chamboulés. J’y reviendrai.
Un petit bilan, avant de passer au détail du récit : nous avons tout quatre bien apprécié la Colombie et les Colombiens. Le très bon espagnol de notre fille nous a beaucoup aidé à la fois pour nous débrouiller – mais nous aurions pu faire sans – mais aussi pour échanger avec les gens, notamment dans le bus. Le Colombie est un pays vraiment très chouette et mon seul regret, partagé par au moins un autre membre de la famille (je vous laisse deviner lequel), est de ne pas avoir eu plus de temps pour, par exemple, aller à Mompox ou encore Mongi.
Quant à la sécurité, souvent source d’interrogations, jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Bien sûr nous avons pris les précautions d’usage et, dans les villes, Medellín et Bogotá, j’avais choisi pour nous loger les quartiers les plus sécures, peut-être moins typiques mais plus simples à gérer. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de problèmes, mais nous n’avons pas eu de soucis pour voyager. Dans la région du café, nous avons croisé maints militaires dûment armés, un peu impressionnant quand même.
Tourismophobie ou les ravages du tourisme de masse! English translation pending
On savait déjà qu’en Islande, les habitants avaient de plus en plus de mal à digérer le tsunami touristique qui les envahit chaque année. C’est que 2 millions de touristes (estimation pour 2017) pour un petit pays de 350.000 habitants, cela laisse des traces !
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/
Croisière Costa Deliziosa de Venise pour les îles grecques English translation pending
Bonjour'
Nous partons sur le Costa Deliziosa de Venise le 17 septembre 2017 pour faire les îles grecques. D'habitude en croisiere nous nius débrouilons tout seuls. Pour celle-ci nous pensons juste faire l'excursion costa à Santorin, l'escale étant trop courte. Quelqu'un part-il à la même date que nous? Des conseils sur les escales sont les bienvenus. Nous connaissons déjà le bateau, car on a fait les Caraibes magiques en janvier dernier. Merci
Interdiction de transit (momentanée) en Biélorussie à destination de la Russie English translation pending
Bonjour,
Voici ce qu'indique dans ses locaux, depuis hier, l'Ambassade de Biélorussie en France:
Interdiction du transit des étrangers à destination de la Fédération de Russie
Comme l’indique également le site du MAE français, les voyageurs étrangers, de nationalité non-russes et non-biélorusses, ne sont plus autorisés à entrer en Russie en transitant, par voie aérienne ou terrestre, par la Biélorussie.
Les contrôles terrestres ou aux aéroports se sont fortement intensifiés depuis quelques jours, notamment suite à l'annonce du gouvernement biélorusse d'exempter les voyageurs de visas durant leurs séjours de 5 jours qui, selon certains médias, devrait entrer en vigueur le 12 Février 2017.
Depuis plusieurs années, le contrôle des passeports effectué à l’arrivée aux aéroports en Russie sur les vols en provenance de Biélorussie avait cessé mais pour la première fois depuis plus de 20 ans, cette pratique a été reprise.
Nicolas
Voici ce qu'indique dans ses locaux, depuis hier, l'Ambassade de Biélorussie en France:
Interdiction du transit des étrangers à destination de la Fédération de Russie
Comme l’indique également le site du MAE français, les voyageurs étrangers, de nationalité non-russes et non-biélorusses, ne sont plus autorisés à entrer en Russie en transitant, par voie aérienne ou terrestre, par la Biélorussie.
Les contrôles terrestres ou aux aéroports se sont fortement intensifiés depuis quelques jours, notamment suite à l'annonce du gouvernement biélorusse d'exempter les voyageurs de visas durant leurs séjours de 5 jours qui, selon certains médias, devrait entrer en vigueur le 12 Février 2017.
Depuis plusieurs années, le contrôle des passeports effectué à l’arrivée aux aéroports en Russie sur les vols en provenance de Biélorussie avait cessé mais pour la première fois depuis plus de 20 ans, cette pratique a été reprise.
Nicolas
Violente agression d'un Français au coeur de Téhéran: mise en garde English translation pending
Bonjour
Je me permets de poster un message à l'attention des personnes qui se rendraient prochainement en Iran.
J'ai été victime d'un vol à l'arraché violent, il y a cinq jours au centre de Téhéran.
Certes ce genre de fait peut se produire n'importe où sur la planète, y compris en France.
Mais en tant que voyageur étranger (a fortiori, ce qui est mon cas, habitué depuis vingt ans à barouder dans des pays lointains, et donc peut-être moins vigilant à la longue...), nous sommes forcément plus ciblés que d'autres.
Les faits se sont déroulés en pleine après-midi à l'angle de l'avenue Ferdossi et de la rue Neauphle-le-Château. Il y avait dix témoins. Personne n'a bougé pour tenter de poursuivre l'auteur des faits.
Selon les commerçants du secteur interrogés par la suite, les vols à l'arraché sur l'avenue Ferdossi sont "quotidiens". Le site de l'ambassade de France en Iran ne précise pas de secteur à risque particulier : dites-vous bien qu'il s'agit en l'occurrence d'une zone noire, tout comme le grand bazar situé à proximité.
Méfiez-vous énormément des personnes qui circulent à moto et rôdent parfois des centaines de mètres pour repérer leur proie, avant d'arracher leur sac. Vous ne pourrez strictement rien faire.
Personnellement, alors en transit après avoir quitté un hôtel, j'ai quasi tout perdu dans ce vol, en dehors de mon passeport : près de 1000 euros en liquide, tous mes papiers, ma carte visa, les clés de mon appartement, mon appareil photo et toutes les photos du séjour...
Les voleurs sont parfaitement informés du fait que les touristes ont de l'argent liquide, parfois beaucoup, sur eux, en raison de l'embargo qui empêche de retirer de l'argent aux guichets ou aux DAB des banques iraniennes.
Précision : du fait de cet embargo, n'attendez aucune indemnisation des assurances françaises, même si vous êtes assuré pour le vol de vos clés; au retour vous en serez à 100% pour vos frais, et ne comptez pas non plus sur les hôtels iraniens pour vous faire cadeau des communications téléphoniques nécessaires pour les démarches que vous aurez dû entamer (opposition sur vos comptes). Inutile, en outre, d'aller à l'ambassade de France : ils ne sont pas compétents pour recueillir les plaintes. En revanche, ils peuvent, selon les situations et très exceptionnellement, vous faire une avance de frais remboursable au retour afin de vous permettre de rentrer en France.
Prudence à vous et bonne découverte de ce pays et de ses habitants, généreux, curieux, chaleureux et accueillants.
A votre dispo si besoin de conseils (bonnes adresses d'hôtels, déplacements à l'intérieur du pays, visa à l'arrivée ou pas...etc)
Je me permets de poster un message à l'attention des personnes qui se rendraient prochainement en Iran.
J'ai été victime d'un vol à l'arraché violent, il y a cinq jours au centre de Téhéran.
Certes ce genre de fait peut se produire n'importe où sur la planète, y compris en France.
Mais en tant que voyageur étranger (a fortiori, ce qui est mon cas, habitué depuis vingt ans à barouder dans des pays lointains, et donc peut-être moins vigilant à la longue...), nous sommes forcément plus ciblés que d'autres.
Les faits se sont déroulés en pleine après-midi à l'angle de l'avenue Ferdossi et de la rue Neauphle-le-Château. Il y avait dix témoins. Personne n'a bougé pour tenter de poursuivre l'auteur des faits.
Selon les commerçants du secteur interrogés par la suite, les vols à l'arraché sur l'avenue Ferdossi sont "quotidiens". Le site de l'ambassade de France en Iran ne précise pas de secteur à risque particulier : dites-vous bien qu'il s'agit en l'occurrence d'une zone noire, tout comme le grand bazar situé à proximité.
Méfiez-vous énormément des personnes qui circulent à moto et rôdent parfois des centaines de mètres pour repérer leur proie, avant d'arracher leur sac. Vous ne pourrez strictement rien faire.
Personnellement, alors en transit après avoir quitté un hôtel, j'ai quasi tout perdu dans ce vol, en dehors de mon passeport : près de 1000 euros en liquide, tous mes papiers, ma carte visa, les clés de mon appartement, mon appareil photo et toutes les photos du séjour...
Les voleurs sont parfaitement informés du fait que les touristes ont de l'argent liquide, parfois beaucoup, sur eux, en raison de l'embargo qui empêche de retirer de l'argent aux guichets ou aux DAB des banques iraniennes.
Précision : du fait de cet embargo, n'attendez aucune indemnisation des assurances françaises, même si vous êtes assuré pour le vol de vos clés; au retour vous en serez à 100% pour vos frais, et ne comptez pas non plus sur les hôtels iraniens pour vous faire cadeau des communications téléphoniques nécessaires pour les démarches que vous aurez dû entamer (opposition sur vos comptes). Inutile, en outre, d'aller à l'ambassade de France : ils ne sont pas compétents pour recueillir les plaintes. En revanche, ils peuvent, selon les situations et très exceptionnellement, vous faire une avance de frais remboursable au retour afin de vous permettre de rentrer en France.
Prudence à vous et bonne découverte de ce pays et de ses habitants, généreux, curieux, chaleureux et accueillants.
A votre dispo si besoin de conseils (bonnes adresses d'hôtels, déplacements à l'intérieur du pays, visa à l'arrivée ou pas...etc)
Regard rapide sur la France English translation pending
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Circuit de dix-neuf/vingt jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Suite à un precedent poste où je demandais avis sur 2 circuits de TO, on m'a motivé à faire mon propre circuit.
Que pensez-vous de celui-ci. Réalisable ?
Je zappe le Sequoia & Kings Canyon National Parks pour passer par Yosemite, Mono Lake
.......................J1 : Arrivée à SF (nuit sur place) .......................J2 : Visite SF Lombard Street, Golden Gate Bridge, Chinatown (nuit sur place) .......................J3 : Visite SF Alcatraz, Golden Gate Park, Cable Car (nuit sur place) .......................J4 : Visite SF Alamo Square + route vers Yosemite (nuit sur place)...............................+ 211miles - 04h00 .......................J5 : Visite Yosemite et route vers Mono Lake (nuit sur place)...................................... + 75 miles - 02h00 .......................J6 : Visite Mono Lake + visite Bodie Ghost Town (nuit sur place)..................................+ 31 miles - 00h45 300miles - 05h30 J7 : Route vers Death Valley + visite (nuit sur place) 92 miles - 01h55 J8 : Route vers Las Vegas + visite (nuit sur place) 50 miles - 01h00 J9 : Route vers Vallée de Feu + visite et route vers Zion (nuit sur place).......................+ 145miles - 02h40 ......................J10: Visite Zion + route vers Bryce Canyon (nuit sur place)..........................................+ 80 miles - 01h45 ......................J11: Visite Bryce Canyon + route vers Page (nuit sur place).........................................+ 153miles - 02h50 ......................J12: Visite Coyotes Buttes, Page, Lake Powell, Antelope Canyon, Coucher de soleil Horseshoe Bend (nuit sur place) 158miles - 03h00 J13: Route vers Valley Of The Gods, Moki Dugway, Muley Point + visite (nuit sur place)...+ 8 miles - 00h30 + 6 miles - 00h30 41 miles - 01h15 J14: Route vers Monument Valley + visite + Route vers Grand Canyon (nuit sur place)......+ 174miles - 03h10 .......................J15: Visite Grand Canyon + route vers Sedona + visite (nuit sur place)..........................+ 113miles - 02h10 173miles - 02h45 J16: Route vers Kingman avec visite Bagdad Cafe, Calico (étape par Route 66) (nuit sur place) 319miles - 04h45 J17: Route vers LA par Route 66 (nuit sur place) .......................J18: Visite LA Hollywood Bvd, Beverly Hills (nuit sur place) .......................J19: Visite LA Santa Monica Beach... (nuit sur place) .......................J20: Retour
Le J13 vaut t-il vraiment le coup ? en comparaison des nombreux autres parc que je vais voir. Je pense déjà le zapper ;) J'ai pérvu à chaque fois des 1/2 journées de visite. Altérné la route parfois matin, parfois soir en fonction du site (exemple pou être tôt à GC cause chaleur ou monde) 2125miles - 40h de voiture
Merci
Je zappe le Sequoia & Kings Canyon National Parks pour passer par Yosemite, Mono Lake
.......................J1 : Arrivée à SF (nuit sur place) .......................J2 : Visite SF Lombard Street, Golden Gate Bridge, Chinatown (nuit sur place) .......................J3 : Visite SF Alcatraz, Golden Gate Park, Cable Car (nuit sur place) .......................J4 : Visite SF Alamo Square + route vers Yosemite (nuit sur place)...............................+ 211miles - 04h00 .......................J5 : Visite Yosemite et route vers Mono Lake (nuit sur place)...................................... + 75 miles - 02h00 .......................J6 : Visite Mono Lake + visite Bodie Ghost Town (nuit sur place)..................................+ 31 miles - 00h45 300miles - 05h30 J7 : Route vers Death Valley + visite (nuit sur place) 92 miles - 01h55 J8 : Route vers Las Vegas + visite (nuit sur place) 50 miles - 01h00 J9 : Route vers Vallée de Feu + visite et route vers Zion (nuit sur place).......................+ 145miles - 02h40 ......................J10: Visite Zion + route vers Bryce Canyon (nuit sur place)..........................................+ 80 miles - 01h45 ......................J11: Visite Bryce Canyon + route vers Page (nuit sur place).........................................+ 153miles - 02h50 ......................J12: Visite Coyotes Buttes, Page, Lake Powell, Antelope Canyon, Coucher de soleil Horseshoe Bend (nuit sur place) 158miles - 03h00 J13: Route vers Valley Of The Gods, Moki Dugway, Muley Point + visite (nuit sur place)...+ 8 miles - 00h30 + 6 miles - 00h30 41 miles - 01h15 J14: Route vers Monument Valley + visite + Route vers Grand Canyon (nuit sur place)......+ 174miles - 03h10 .......................J15: Visite Grand Canyon + route vers Sedona + visite (nuit sur place)..........................+ 113miles - 02h10 173miles - 02h45 J16: Route vers Kingman avec visite Bagdad Cafe, Calico (étape par Route 66) (nuit sur place) 319miles - 04h45 J17: Route vers LA par Route 66 (nuit sur place) .......................J18: Visite LA Hollywood Bvd, Beverly Hills (nuit sur place) .......................J19: Visite LA Santa Monica Beach... (nuit sur place) .......................J20: Retour
Le J13 vaut t-il vraiment le coup ? en comparaison des nombreux autres parc que je vais voir. Je pense déjà le zapper ;) J'ai pérvu à chaque fois des 1/2 journées de visite. Altérné la route parfois matin, parfois soir en fonction du site (exemple pou être tôt à GC cause chaleur ou monde) 2125miles - 40h de voiture
Merci
Retour de voyage en Thaïlande (12 juillet-2 août 2012) English translation pending
Bonjour à tous.
Je remercie vivement tous ceux qui m'ont aidé à la préparation de mon voyage en Thailande. Merci à chacun d'entre vous pour vos conseils, expériences, avis...
A mon tour d'éclairer modestement les futurs voyageurs en Thailande avec ce carnet de voyage qui n'a pour but que d'exprimer mon ressenti.
Nous avons été émerveillé par ce pays et 3 mois après notre retour, je garde encore le bénéfice de ces couleurs, cette tolérance, cette sérénité...
A tous les futurs voyageurs, la Thailande est très facile d'accès, il faut préparer les grands contours de votre voyage mais surtout laisser la place à l'inconnu, l'aventure car c'est à mon avis le meilleure moyen de faire connaissance avec ce pays.
Je vous souhaite une agréable lecture, je répondrais à vos questions et vais me tourner vers la rubrique Mexique pour la préparation de mon futur voyage.
Carnet de voyage Thaïlande 2012 Du 12 juillet 2012 au 2 aout 2012
Après 10 mois de préparation, nous voilà enfin prêt pour le départ avec une déception et non la moindre, nous avions projeté ce voyage à 8. Mais pour des raisons de santé , nous ne serons que 6 ( 4 adultes et 2 enfants de 9 et 3 ans )Départ annoncé le 11juillet vers Madrid où nous décollerons avec la compagnie QATAR . Vers 17h, nous trouvons enfin le magnifique AXor Féria hôtel. ( 55€ la chambre double, petit déj un peu cher :10€ par adulte et 6 € par enfant Après une bonne nuit de repos, navette gratuite vers l’aéroport, embarquement pour notre 1ère escale DOHA où nous arrivons à 1h du matin, la chaleur en sortant de l’avion nous saisit, nous patientions 1h30 et nous envolons pour Bangkok.
Vendredi 13 juillet Après 12 h de vol au total et 5 h de décalage horaire, nous voici à Bangkok.Nous descendons au 1er étage de l’aéroport pour prendre un taxi qui pour 800 baths nous amènera tous les 6 au centre ville de Bangkok. Au cœur de Bangkok, la rue Rambuttri accueille notre guesthouse le « rambuttri Village Inn », réservé sur internet dès février. Installation et découverte à pied des alentours. Nous sommes saisis par le mélange des odeurs : nourriture, urine, pollution des véhicules dans un immense brouhaha. La nourriture est omniprésente, dans la rue chacun vend ce qu’il sait faire, des œufs aux plats, de la soupe, des thaï pad, des saucisses grillées… Nous trouvons un havre de calme dans un parc tout près. Une dame est en train de brancher une sono, il est 18h, l’hymne national en hommage au roi entame ses premières notes de musique, tout le monde se lève et se met au garde à vous ; nous suivons le mouvement comme les autres touristes. La musique s’arrête, démarre une musique plus enjouée et un cours de gymnastique démarre réunissant des jeunes et des âgées, des débutants et des expérimentés, des hommes et des femmes, des travestis… et tout cela dans une ambiance bonne enfant….. Bienvenue en Thaïlande, pays de tolérances.
Samedi 14 juillet Nous comptons nous balader tranquillement dans le centre de Bangkok et les alentours du Grand palais à notre guise, mais au pied de notre hôtel , des tuk tuk nous propose pour une somme plus que modique ( 100 baths même pas 3€ ) , de nous faire découvrir quelques temples et de nous déposer au Grand Palais. Nous voici en route vers la découverte du Grand Palais, absolument magnifique.
Dimanche 15 juillet Nous voulons nous rendre à Ancient City, un délire de millionnaire qui a décidé de reproduire grandeur nature ou presque les monuments de Thaïlande. Nous prenons un taxi qui nous y amènera , nous y attendra puis nous conduira jusqu’à l’hôtel pour que nous récupérions nos bagages et nous déposera enfin à la gare d’où nous devons prendre le train de nuit pour chiang mai ; pour tout cela le taxi nous prendra 1000B ! La visite d’Ancient City est vraiment magnifique ( y retourner la prochaine fois que nous irons en Thaïlande), nous y avons loué une petite voiture de golf, et nous n’avons pas eu assez de la journée pour tout visiter. L’attente à la gare est pittoresque, tous les voyageurs sont assis au centre de la gare, par terre. Nous pique niquons et saluons le roi et la reine lorsque sonne les 18h et l’hymne national. Enfin 19h25, nous découvrons notre train « grand luxe », couchette, clim+++, saleté+++, odeur+++. ( 791 baths par personne )Franck trouve une astuce et bouche l’aération de la clim nous épargnant froid polaire et odeur plus que nauséabondes. Malgré tout, tout le monde passe une bonne nuit, nous réveillons les enfants vers 8h 30 car nous devons arriver à 9h. Mais nous arriverons à la gare de Chiang mai à … 12h affamé.
Lundi 16 juillet A chiang mai un taxi-benne, nous amène à Grace boutique hôtel, notre hôtel réservé en France pour la somme modique de 10€ (hôtel avec piscine ) Ce soir nous découvrirons le marché de nuit, absolument gigantesque, il nous faudra 3 soirs pour le découvrir en entier.
Mardi 17 Juillet Nous avons réservé auprès de notre hôtel, une excursion (1000b par pers ) : Le mini van vient nous chercher à notre hôtel, puis récupère d’autres touristes, au total nous serons 12. Route vers la forêt tropicale, balade sur la rivière en bambou rafting, show d’éléphant qui savent peindre, jouer au foot, et attendrir le public., rencontre avec les tribus long necks ( long cou) et la tribu Karen, ( énorme piercing ), ensuite buffet pour le déjeuner, balade dans une charrette tirée par les buffles d’eau , superbe balade à dos d’ éléphants, visite d’une pépinière d’orchidées et superbes papillons. De retour à 18h, nous sommes lessivés mais bien disposés à repartir découvrir le marché de nuit de Chiang Mai. Nous y dinerons dans des sortes de cahutes, ou il faut d’abord acheter des coupons de la valeur exacte de ce que l’on veut manger puis les remettre au cuisinier. Heureusement, les touristes plus expérimentés sont là pour nous expliquer tout cela.
Mercredi 18 juillet Aujourd’hui, nous récupérons notre véhicule (4x4 Toyota fortuner 600 € chez avis, réservé en France 2 j avant le départ) qui va nous accompagné pendant 10 jours jusqu’à Bangkok. La conduite a gauche est plutôt aisée, c’est plutôt la passage des vitesses de l’automatique qui pose problème à Franck et nous vaut un arrêt en plein milieu de la rue principale de Chiang Mai pendant de longues minutes, pas un klaxon de la part des automobilistes thaïs. Le choix de la location du véhicule sera un excellent choix par la liberté que cela nous a offert. Nous voici en route vers le superbe temple du DOI SUTHEP , à quelques kilomètre de Chiang Mai, c’est l’occasion de nous habituer à notre 4x4.
Jeudi 19 juillet Départ de chiang Mai, nous traverser des kilomètre de forêt tropicale complètement inhabité. On s’arrète déjeuner sur la route, cette fois ci, nous n’avons pas le choix du menu, pas d’omelette, pas de frites, que de la soupe thai ! 350 kilomètre après Chiang Mai nous voici à Sukkothai, nous nous installons chez l’inoubliable Paolo qui proposes des « extra ordinaires » petits déjeuners en compagnie de la « musica de Verdi ». Sa guesthouse est également inoubliable avec ses bungalow teck autour de la piscine et agrémentés de volières. ( 1000 b pour 4, 100b le petit déjeuner par personne )
Vendredi 20 juillet Nous visitons le parc de Sukkothai qui est classé par l’Unesco. Magnifique
Samedi 21 juillet En route vers Lopburi…. La cité des singes nous impressionne dès que nous arrivons en voiture, des singes pullulent (des rats aussi) partout dans la vielle ville, ils montent sur les voitures, volent dans les magasins, sautent de fil électriques en fil électrique, et sont même agressif envers les hommes : cette ville est la leur. Nous décidons de loger dans cet endroit pour profiter des singes, nous trouvons un hôtel recommandé par le lonely planet : le nett hôtel, qui n’est pas net du tout mais c’est le mieux que nous aurons dans cette ville qui n’a aucun attrait si ce n’est que l’odeur, la saleté et le capharnaüm causé par les singes, nous nous félicitions de ne pas avoir réservé une semaine de vacances dans cet endroit. Nous nous en accommoderons pour une nuit : 300b la nuit, pour nous 4.
Dimanche 22 juillet Le week end a lieu dans la région centre de thailande, de typiques marchés flottants, nous décidons d’aller visiter celui d’ Amphawa, le problème c’est que depuis Lopburi il n’ y a que 238km mais ce matin nous avons trainé, et nous retrouvons coincé dans les bouchons en arrivant à Amphawa, nous n’arriverons qu’à 16h, ce qui nous laisse peu de temps pour profiter du jour qui se couche en thailande vers 18h. Au marché, des pirogues préparent des crevettes, calamars et d’autres mets appétissants : Nous embarquons aussi pour une pirogue et allons faire un grand tour de presque 2h pour 1000b pour nous tous, nous apercevrons au bord de l’eau des lucioles scintillantes dans la verdure.
Lundi 23 juillet Nous reprenons la route directions Kachanaburi où nous resterons 3 jours. Nous arrivons assez tôt dans la matinée et pouvons chercher notre guethouse tranquillement, nous nous installons chez Pon Phen qui est cité dans les guides : 700 b la nuit pour nous 4, c’est plus que raisonnable et la piscine nous tend les bras.
Mardi 24 juillet Nous avons prévu une excursion 800b par personne Dans notre excursion, nous partons d’abord visiter les cascadres Erawan, il s’agit de plusieurs paliers de cascades. Après un déjeuner rapide, notre deuxième étape d’excursion nous attend, nous faisons du bamboo rafting et nous attend une balade à dos d’eléphant, notre éléphant s’appèle Apple, le jeune cornac qui nous accompagne rit tout le temps et se moque gentiment des 2 japonaises devant nous. Nous prenons ensuite le train de la mort, construit pendant la 2ème guerre mondiale pour assurer un lien entre la Thailande et la Birmanie. Ce train longe les falaises laissant apparaitre des paysages époustouflants. Nous reprenons notre minibus et nous dirigeons vers le pont de la rivière Kwai Après notre journée bien remplie, nous cherchons un petit restaurant pour diner et nous tombons sur un grand restaurant en plein air, qui fait buffet, crevettes à volonté, frites, viandes, grillades de poissons. Nous disposons sur notre table d’une sorte de tagine qui permet en bas de bouillir et sur le haut de griller. C’est un régal , nous y retournerons 2 soirs de suite ( prix : 109 b par personne !!!!)
Mercredi 25 juillet Nous partons visiter le temple des tigres à 1h de route de Kachanaburi. Ce parc est l’attraction la plus chère et la plus controversée de Thaïlande et en effet, nous y serons assez déçus car le temps passé avec les tigres est court. Malgré tout, je pense que c’est expérience à s’offrir car caresser les tigres et les tenir en laisse, c’est l’expérience d’une vie.
Vendredi 26 juillet Notre départ de Kachanaburi est prévue pour ce matin, une journée marathon nous attend, Louise a prévu un petit déjeuner en conséquence , pour elle ce sera œufs au plat , pour d’autres ce sera yaourts et fruits et pour les plus gourmands la pancake s’impose. Nous voilà en route pour Bangkok, il faut rendre le véhicule chez avis, nous prenons notre avion à 14h20, il faut arriver à l’aéroport vers 12h, le temps de s’enregistrer… Amidi, nous sommes toujours en route vers l’aéroport car des bouchons nous ont retardé, heureusement, l’autoroute est dégagée. Nous voici chez avis, il est 12h30 passée, mais mauvaise nouvelle, ce n’est pas à cet endroit qu’il faut la ramener, on ne comprend rien aux explications et vu comme nous sommes speedés, nous ne sommes plus dans une écoute active et patiente. Par chance, une navette avis passe par là, nous la suivons ( nous n’aurions jamais trouvé par nous même) .13h, nous voilà chez avis, le bon cette fois, mais ce n’est toujours pas bon : nous n’avons pas fait le plein, on veut payer l’équivalent du plein, mais non ça ne marche pas comme ça, un employé accompagne Franck pour faire le plein. Pendant ce temps, nos yeux sont rivés sur l’horloge, nous montons dans la navette qui nous déposera devant l’aéroport et nous attendons. 13h30 le voilà de retour, 10mn plus tard nous nous enregistrons, trouvons notre porte d’embarquement. Ouf, on part dans 15min. Pas eu le temps de manger. Notre réserve de biscuits nous sauvera encore cette fois ci de la famine. L’avion décolle (vol Air Asia-surat thani 75€ aller retour par pers réservé au mois de mai ) et l’on se rend compte que les alentours de Bangkok ne sont que des zones de rizières. ON veut changer de l’argent. Ah mais non, le dernier bus en route vers le port d’embarquement est prêt à partir, vite on récupère nos valise, on achète le billet combiné bus+bateau ( 800b par personne) et nous voilà en route pour 1h30 de bus (rose). Vite , vite, on descend, on récupère nos bagages, il est 18h le bateau part c’est le dernier vers Ko pha ngan, on l’attrape, et 3h de ( vieux)bateau nous attendent. On n’a plus rien a mangé, on a faim, on achète des chips sur le bateau, il n’y a que ça et de la soupe Thaï. Il est 21h quand on arrive, il fait nuit depuis longtemps, il faut encore négocié un taxi ( 1000b soit pour nous tous ), il nous amène sur la plage de Salad, réputé pour être agréable pour les enfants car on a pied pendant longtemps. Nous trouvons un petit bungalow qui nous accueille pour 700b la nuit , on est fatigué de notre journée marathon, un diner rapide est le bienvenu.
Jeudi 27 juillet Le matin, on déménage pour se rapprocher de la mer, on aura un bungalow, très rudimentaire mais les pieds dans l’eau et avec clim pour le même prix ( bungalow My Way ). Nous y resterons 3 nuits
samedi 28 juillet Nous décidons de partir découvrir l’île avec le transport traditionnel…. Le scooter ( 200b la journée par scooter, nous en prenons 2 soit 3 personnes par scooter à la mode locale)
Dimanche 29 juillet Louise se réveille, sans pouvoir marcher, sa cheville est toute gonflée et rouge, on a prévu tous les médicaments possible mais rien contre les entorses. Il va nous falloir trouver un médecin. Un taxi nous amène à tong Sala, il s’agit d’une allergie à un insecte : antibio pendant 10jours. Nous profitons de la plage pour notre dernier jour sur l’île, et le soir nous profitons de notre très agréable restaurant les pieds dans l’eau et de sa bonne cuisine ( 1000b environ pour nous 6, ça fait partie des bons restos ).
Lundi 30 juillet Re journée marathon, le bateau part à 7h, il nous faut donc se lever à l’aurore. Puis de nouveau 3h de bateau .Puis de nouveau avion Air Asia pour arriver à bangkok vers 17h et de nouveau nous logeons au Rambuttri Village inn, au cœur de Bangkok.
Mardi 31 juillet Pour notre avant dernière journée, nous souhaitons visiter le temple du bouddha couché. Nous prenons un tuk tuk, mais cette fois nous montons à 6 dessus .Encore une fois, nous sommes emmerveillé par l’architecture des temples. L’après midi, nous visiterons les khlongs ( quartier de Bangkok sur piloti), nous prenons un tail boat Pour notre dernier dîner thai, nous nous régalons au 78ème étage du restaurant dans la tour Bayoke
Mercredi 1er aout La fin du voyage approche. Nous prendrons d’abord des photos du devant de notre hôtel et partons faire quelques derniers achats au gigantesque MBK.
On a aimé : -le sentiment de ne pas se sentir « étranger », de se sentir accepté partout (tolérance envers l’autre) -les balades d’éléphants - l’architecture magnifique des temples - la sérénité des moines - ce’n’est pas cher, on a le sentiment qu’on peut tout se payer -la liberté que nous a offerte le fait de disposer d’un véhicule personnel -Les seven eleven, superette à tous les coins de rue ouvert 24h sur 24 et qui permet d’acheter de l’eau, des gâteaux, des glaces, des piles, recharger le téléphone, des timbres, de la lessive, tout ce dont on avait besoin. -les couleurs vives partout - la diversité présentée dans les cartes des restaurants qui permet de manger local ou international - Le restaurant de la tour Bayoke - Tous les modes de transport ( tuk-tuk, scooter..) - les papillons géants
On a moins aimé : -Les odeurs, partout (nourriture et autres…) -Les rats et la saleté à Lopburi
Cout du voyage pour nous 4 ( 2 adultes et 2 enfants )Vol Qatar Airways : 2685€ (avec Opodo acheté en janvier. Nous avons été ravi de voyager avec cette compagnie qui nous a vraiment bichonné : bonbons, cartable garni de cahier et crayons pour Louise, plusieurs repas, espace pour les jambes) escale à Doha de 2h, juste ce qu’il faut pour se dégourdir les jambes, parfait. Vol intérieur Air Asia ( low cost mais rien à dire) :300€ Train de nuit : 80€ Vaccination : 0€ au centre de vaccination Malarone (on aurait pu s’en passer )et produit anti-moustique :200€ ( cher et inefficace à acheter sur place à mon avis) Location Toyota fortuner :300€ 2000€ ( liquide + retrait sur place : hôtel et parking à Madrid, hôtel, repas, cadeau…..) 5565€ au total
Carnet de voyage Thaïlande 2012 Du 12 juillet 2012 au 2 aout 2012
Après 10 mois de préparation, nous voilà enfin prêt pour le départ avec une déception et non la moindre, nous avions projeté ce voyage à 8. Mais pour des raisons de santé , nous ne serons que 6 ( 4 adultes et 2 enfants de 9 et 3 ans )Départ annoncé le 11juillet vers Madrid où nous décollerons avec la compagnie QATAR . Vers 17h, nous trouvons enfin le magnifique AXor Féria hôtel. ( 55€ la chambre double, petit déj un peu cher :10€ par adulte et 6 € par enfant Après une bonne nuit de repos, navette gratuite vers l’aéroport, embarquement pour notre 1ère escale DOHA où nous arrivons à 1h du matin, la chaleur en sortant de l’avion nous saisit, nous patientions 1h30 et nous envolons pour Bangkok.
Vendredi 13 juillet Après 12 h de vol au total et 5 h de décalage horaire, nous voici à Bangkok.Nous descendons au 1er étage de l’aéroport pour prendre un taxi qui pour 800 baths nous amènera tous les 6 au centre ville de Bangkok. Au cœur de Bangkok, la rue Rambuttri accueille notre guesthouse le « rambuttri Village Inn », réservé sur internet dès février. Installation et découverte à pied des alentours. Nous sommes saisis par le mélange des odeurs : nourriture, urine, pollution des véhicules dans un immense brouhaha. La nourriture est omniprésente, dans la rue chacun vend ce qu’il sait faire, des œufs aux plats, de la soupe, des thaï pad, des saucisses grillées… Nous trouvons un havre de calme dans un parc tout près. Une dame est en train de brancher une sono, il est 18h, l’hymne national en hommage au roi entame ses premières notes de musique, tout le monde se lève et se met au garde à vous ; nous suivons le mouvement comme les autres touristes. La musique s’arrête, démarre une musique plus enjouée et un cours de gymnastique démarre réunissant des jeunes et des âgées, des débutants et des expérimentés, des hommes et des femmes, des travestis… et tout cela dans une ambiance bonne enfant….. Bienvenue en Thaïlande, pays de tolérances.
Samedi 14 juillet Nous comptons nous balader tranquillement dans le centre de Bangkok et les alentours du Grand palais à notre guise, mais au pied de notre hôtel , des tuk tuk nous propose pour une somme plus que modique ( 100 baths même pas 3€ ) , de nous faire découvrir quelques temples et de nous déposer au Grand Palais. Nous voici en route vers la découverte du Grand Palais, absolument magnifique.
Dimanche 15 juillet Nous voulons nous rendre à Ancient City, un délire de millionnaire qui a décidé de reproduire grandeur nature ou presque les monuments de Thaïlande. Nous prenons un taxi qui nous y amènera , nous y attendra puis nous conduira jusqu’à l’hôtel pour que nous récupérions nos bagages et nous déposera enfin à la gare d’où nous devons prendre le train de nuit pour chiang mai ; pour tout cela le taxi nous prendra 1000B ! La visite d’Ancient City est vraiment magnifique ( y retourner la prochaine fois que nous irons en Thaïlande), nous y avons loué une petite voiture de golf, et nous n’avons pas eu assez de la journée pour tout visiter. L’attente à la gare est pittoresque, tous les voyageurs sont assis au centre de la gare, par terre. Nous pique niquons et saluons le roi et la reine lorsque sonne les 18h et l’hymne national. Enfin 19h25, nous découvrons notre train « grand luxe », couchette, clim+++, saleté+++, odeur+++. ( 791 baths par personne )Franck trouve une astuce et bouche l’aération de la clim nous épargnant froid polaire et odeur plus que nauséabondes. Malgré tout, tout le monde passe une bonne nuit, nous réveillons les enfants vers 8h 30 car nous devons arriver à 9h. Mais nous arriverons à la gare de Chiang mai à … 12h affamé.
Lundi 16 juillet A chiang mai un taxi-benne, nous amène à Grace boutique hôtel, notre hôtel réservé en France pour la somme modique de 10€ (hôtel avec piscine ) Ce soir nous découvrirons le marché de nuit, absolument gigantesque, il nous faudra 3 soirs pour le découvrir en entier.
Mardi 17 Juillet Nous avons réservé auprès de notre hôtel, une excursion (1000b par pers ) : Le mini van vient nous chercher à notre hôtel, puis récupère d’autres touristes, au total nous serons 12. Route vers la forêt tropicale, balade sur la rivière en bambou rafting, show d’éléphant qui savent peindre, jouer au foot, et attendrir le public., rencontre avec les tribus long necks ( long cou) et la tribu Karen, ( énorme piercing ), ensuite buffet pour le déjeuner, balade dans une charrette tirée par les buffles d’eau , superbe balade à dos d’ éléphants, visite d’une pépinière d’orchidées et superbes papillons. De retour à 18h, nous sommes lessivés mais bien disposés à repartir découvrir le marché de nuit de Chiang Mai. Nous y dinerons dans des sortes de cahutes, ou il faut d’abord acheter des coupons de la valeur exacte de ce que l’on veut manger puis les remettre au cuisinier. Heureusement, les touristes plus expérimentés sont là pour nous expliquer tout cela.
Mercredi 18 juillet Aujourd’hui, nous récupérons notre véhicule (4x4 Toyota fortuner 600 € chez avis, réservé en France 2 j avant le départ) qui va nous accompagné pendant 10 jours jusqu’à Bangkok. La conduite a gauche est plutôt aisée, c’est plutôt la passage des vitesses de l’automatique qui pose problème à Franck et nous vaut un arrêt en plein milieu de la rue principale de Chiang Mai pendant de longues minutes, pas un klaxon de la part des automobilistes thaïs. Le choix de la location du véhicule sera un excellent choix par la liberté que cela nous a offert. Nous voici en route vers le superbe temple du DOI SUTHEP , à quelques kilomètre de Chiang Mai, c’est l’occasion de nous habituer à notre 4x4.
Jeudi 19 juillet Départ de chiang Mai, nous traverser des kilomètre de forêt tropicale complètement inhabité. On s’arrète déjeuner sur la route, cette fois ci, nous n’avons pas le choix du menu, pas d’omelette, pas de frites, que de la soupe thai ! 350 kilomètre après Chiang Mai nous voici à Sukkothai, nous nous installons chez l’inoubliable Paolo qui proposes des « extra ordinaires » petits déjeuners en compagnie de la « musica de Verdi ». Sa guesthouse est également inoubliable avec ses bungalow teck autour de la piscine et agrémentés de volières. ( 1000 b pour 4, 100b le petit déjeuner par personne )
Vendredi 20 juillet Nous visitons le parc de Sukkothai qui est classé par l’Unesco. Magnifique
Samedi 21 juillet En route vers Lopburi…. La cité des singes nous impressionne dès que nous arrivons en voiture, des singes pullulent (des rats aussi) partout dans la vielle ville, ils montent sur les voitures, volent dans les magasins, sautent de fil électriques en fil électrique, et sont même agressif envers les hommes : cette ville est la leur. Nous décidons de loger dans cet endroit pour profiter des singes, nous trouvons un hôtel recommandé par le lonely planet : le nett hôtel, qui n’est pas net du tout mais c’est le mieux que nous aurons dans cette ville qui n’a aucun attrait si ce n’est que l’odeur, la saleté et le capharnaüm causé par les singes, nous nous félicitions de ne pas avoir réservé une semaine de vacances dans cet endroit. Nous nous en accommoderons pour une nuit : 300b la nuit, pour nous 4.
Dimanche 22 juillet Le week end a lieu dans la région centre de thailande, de typiques marchés flottants, nous décidons d’aller visiter celui d’ Amphawa, le problème c’est que depuis Lopburi il n’ y a que 238km mais ce matin nous avons trainé, et nous retrouvons coincé dans les bouchons en arrivant à Amphawa, nous n’arriverons qu’à 16h, ce qui nous laisse peu de temps pour profiter du jour qui se couche en thailande vers 18h. Au marché, des pirogues préparent des crevettes, calamars et d’autres mets appétissants : Nous embarquons aussi pour une pirogue et allons faire un grand tour de presque 2h pour 1000b pour nous tous, nous apercevrons au bord de l’eau des lucioles scintillantes dans la verdure.
Lundi 23 juillet Nous reprenons la route directions Kachanaburi où nous resterons 3 jours. Nous arrivons assez tôt dans la matinée et pouvons chercher notre guethouse tranquillement, nous nous installons chez Pon Phen qui est cité dans les guides : 700 b la nuit pour nous 4, c’est plus que raisonnable et la piscine nous tend les bras.
Mardi 24 juillet Nous avons prévu une excursion 800b par personne Dans notre excursion, nous partons d’abord visiter les cascadres Erawan, il s’agit de plusieurs paliers de cascades. Après un déjeuner rapide, notre deuxième étape d’excursion nous attend, nous faisons du bamboo rafting et nous attend une balade à dos d’eléphant, notre éléphant s’appèle Apple, le jeune cornac qui nous accompagne rit tout le temps et se moque gentiment des 2 japonaises devant nous. Nous prenons ensuite le train de la mort, construit pendant la 2ème guerre mondiale pour assurer un lien entre la Thailande et la Birmanie. Ce train longe les falaises laissant apparaitre des paysages époustouflants. Nous reprenons notre minibus et nous dirigeons vers le pont de la rivière Kwai Après notre journée bien remplie, nous cherchons un petit restaurant pour diner et nous tombons sur un grand restaurant en plein air, qui fait buffet, crevettes à volonté, frites, viandes, grillades de poissons. Nous disposons sur notre table d’une sorte de tagine qui permet en bas de bouillir et sur le haut de griller. C’est un régal , nous y retournerons 2 soirs de suite ( prix : 109 b par personne !!!!)
Mercredi 25 juillet Nous partons visiter le temple des tigres à 1h de route de Kachanaburi. Ce parc est l’attraction la plus chère et la plus controversée de Thaïlande et en effet, nous y serons assez déçus car le temps passé avec les tigres est court. Malgré tout, je pense que c’est expérience à s’offrir car caresser les tigres et les tenir en laisse, c’est l’expérience d’une vie.
Vendredi 26 juillet Notre départ de Kachanaburi est prévue pour ce matin, une journée marathon nous attend, Louise a prévu un petit déjeuner en conséquence , pour elle ce sera œufs au plat , pour d’autres ce sera yaourts et fruits et pour les plus gourmands la pancake s’impose. Nous voilà en route pour Bangkok, il faut rendre le véhicule chez avis, nous prenons notre avion à 14h20, il faut arriver à l’aéroport vers 12h, le temps de s’enregistrer… Amidi, nous sommes toujours en route vers l’aéroport car des bouchons nous ont retardé, heureusement, l’autoroute est dégagée. Nous voici chez avis, il est 12h30 passée, mais mauvaise nouvelle, ce n’est pas à cet endroit qu’il faut la ramener, on ne comprend rien aux explications et vu comme nous sommes speedés, nous ne sommes plus dans une écoute active et patiente. Par chance, une navette avis passe par là, nous la suivons ( nous n’aurions jamais trouvé par nous même) .13h, nous voilà chez avis, le bon cette fois, mais ce n’est toujours pas bon : nous n’avons pas fait le plein, on veut payer l’équivalent du plein, mais non ça ne marche pas comme ça, un employé accompagne Franck pour faire le plein. Pendant ce temps, nos yeux sont rivés sur l’horloge, nous montons dans la navette qui nous déposera devant l’aéroport et nous attendons. 13h30 le voilà de retour, 10mn plus tard nous nous enregistrons, trouvons notre porte d’embarquement. Ouf, on part dans 15min. Pas eu le temps de manger. Notre réserve de biscuits nous sauvera encore cette fois ci de la famine. L’avion décolle (vol Air Asia-surat thani 75€ aller retour par pers réservé au mois de mai ) et l’on se rend compte que les alentours de Bangkok ne sont que des zones de rizières. ON veut changer de l’argent. Ah mais non, le dernier bus en route vers le port d’embarquement est prêt à partir, vite on récupère nos valise, on achète le billet combiné bus+bateau ( 800b par personne) et nous voilà en route pour 1h30 de bus (rose). Vite , vite, on descend, on récupère nos bagages, il est 18h le bateau part c’est le dernier vers Ko pha ngan, on l’attrape, et 3h de ( vieux)bateau nous attendent. On n’a plus rien a mangé, on a faim, on achète des chips sur le bateau, il n’y a que ça et de la soupe Thaï. Il est 21h quand on arrive, il fait nuit depuis longtemps, il faut encore négocié un taxi ( 1000b soit pour nous tous ), il nous amène sur la plage de Salad, réputé pour être agréable pour les enfants car on a pied pendant longtemps. Nous trouvons un petit bungalow qui nous accueille pour 700b la nuit , on est fatigué de notre journée marathon, un diner rapide est le bienvenu.
Jeudi 27 juillet Le matin, on déménage pour se rapprocher de la mer, on aura un bungalow, très rudimentaire mais les pieds dans l’eau et avec clim pour le même prix ( bungalow My Way ). Nous y resterons 3 nuits
samedi 28 juillet Nous décidons de partir découvrir l’île avec le transport traditionnel…. Le scooter ( 200b la journée par scooter, nous en prenons 2 soit 3 personnes par scooter à la mode locale)
Dimanche 29 juillet Louise se réveille, sans pouvoir marcher, sa cheville est toute gonflée et rouge, on a prévu tous les médicaments possible mais rien contre les entorses. Il va nous falloir trouver un médecin. Un taxi nous amène à tong Sala, il s’agit d’une allergie à un insecte : antibio pendant 10jours. Nous profitons de la plage pour notre dernier jour sur l’île, et le soir nous profitons de notre très agréable restaurant les pieds dans l’eau et de sa bonne cuisine ( 1000b environ pour nous 6, ça fait partie des bons restos ).
Lundi 30 juillet Re journée marathon, le bateau part à 7h, il nous faut donc se lever à l’aurore. Puis de nouveau 3h de bateau .Puis de nouveau avion Air Asia pour arriver à bangkok vers 17h et de nouveau nous logeons au Rambuttri Village inn, au cœur de Bangkok.
Mardi 31 juillet Pour notre avant dernière journée, nous souhaitons visiter le temple du bouddha couché. Nous prenons un tuk tuk, mais cette fois nous montons à 6 dessus .Encore une fois, nous sommes emmerveillé par l’architecture des temples. L’après midi, nous visiterons les khlongs ( quartier de Bangkok sur piloti), nous prenons un tail boat Pour notre dernier dîner thai, nous nous régalons au 78ème étage du restaurant dans la tour Bayoke
Mercredi 1er aout La fin du voyage approche. Nous prendrons d’abord des photos du devant de notre hôtel et partons faire quelques derniers achats au gigantesque MBK.
On a aimé : -le sentiment de ne pas se sentir « étranger », de se sentir accepté partout (tolérance envers l’autre) -les balades d’éléphants - l’architecture magnifique des temples - la sérénité des moines - ce’n’est pas cher, on a le sentiment qu’on peut tout se payer -la liberté que nous a offerte le fait de disposer d’un véhicule personnel -Les seven eleven, superette à tous les coins de rue ouvert 24h sur 24 et qui permet d’acheter de l’eau, des gâteaux, des glaces, des piles, recharger le téléphone, des timbres, de la lessive, tout ce dont on avait besoin. -les couleurs vives partout - la diversité présentée dans les cartes des restaurants qui permet de manger local ou international - Le restaurant de la tour Bayoke - Tous les modes de transport ( tuk-tuk, scooter..) - les papillons géants
On a moins aimé : -Les odeurs, partout (nourriture et autres…) -Les rats et la saleté à Lopburi
Cout du voyage pour nous 4 ( 2 adultes et 2 enfants )Vol Qatar Airways : 2685€ (avec Opodo acheté en janvier. Nous avons été ravi de voyager avec cette compagnie qui nous a vraiment bichonné : bonbons, cartable garni de cahier et crayons pour Louise, plusieurs repas, espace pour les jambes) escale à Doha de 2h, juste ce qu’il faut pour se dégourdir les jambes, parfait. Vol intérieur Air Asia ( low cost mais rien à dire) :300€ Train de nuit : 80€ Vaccination : 0€ au centre de vaccination Malarone (on aurait pu s’en passer )et produit anti-moustique :200€ ( cher et inefficace à acheter sur place à mon avis) Location Toyota fortuner :300€ 2000€ ( liquide + retrait sur place : hôtel et parking à Madrid, hôtel, repas, cadeau…..) 5565€ au total
Concours photos VF juin 2012: "Les reflets" English translation pending
Le jeux concours photos VF de Juin 2012 est lancé !
Le thème ? « Les reflets »
Toutes les photos où le reflet est un point fort de l’image sont autorisées … Des reflets sur l’eau, sur une surface vitrée, glacée, métallique ou sur tout autre support … de jour ou de nuit, par temps ensoleillé ou pluvieux … en pleine nature ou en ville … à vous de nous faire partager vos reflets photographiques les plus réussis ! Des photos prises en voyage ou lors de vos balades dans votre région. Et si le thème peut paraître à certain trop classique, l’esthétique et l’originalité seront sans aucun doute des atouts lors du choix des votants.
Le règlement du concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable.
Dépôt des photos jusqu’au dimanche 24 juin 2012.
Début des votes à partir du Lundi 25 Juin jusqu’au vendredi 29 juin 2012 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF de Juillet 2012.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=5270160;live=1;
Ps : Merci à Herikles pour l’album des photos présentées : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
A vos photos … et bonne chance !
Jean
http://voyageforum.com/...ifferentes_D5228773/
Le thème ? « Les reflets »
Toutes les photos où le reflet est un point fort de l’image sont autorisées … Des reflets sur l’eau, sur une surface vitrée, glacée, métallique ou sur tout autre support … de jour ou de nuit, par temps ensoleillé ou pluvieux … en pleine nature ou en ville … à vous de nous faire partager vos reflets photographiques les plus réussis ! Des photos prises en voyage ou lors de vos balades dans votre région. Et si le thème peut paraître à certain trop classique, l’esthétique et l’originalité seront sans aucun doute des atouts lors du choix des votants.
Le règlement du concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable.
Dépôt des photos jusqu’au dimanche 24 juin 2012.
Début des votes à partir du Lundi 25 Juin jusqu’au vendredi 29 juin 2012 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF de Juillet 2012.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=5270160;live=1;
Ps : Merci à Herikles pour l’album des photos présentées : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
A vos photos … et bonne chance !
Jean
http://voyageforum.com/...ifferentes_D5228773/
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
Saint-Gervais Briançon par le GR5
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me d��placer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me d��placer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Thaïlande du nord au sud (huit fois au pays du sourire depuis l'an 2000) English translation pending
salut
bon, vous y trouverez de tout dans ce post je voyage en thailande depuis 2000, 8x au pays du 😏
certainement que des Iles ont encore changé d'ambiance comme ko lipe je pense ou ko muk, donc prudence, rien n'est permanent en ce monde...
ESTde bankok
parc national de ko chang
eviter l'ile de ko chang, trop bousillée maintenant par le flot de resorts , magasins et bars nous avons été sur l'ile de ko kham, toute proche de ko mak, 3h de bateau de laeng gop, embarcadere proche de trat, c une toute petite ile, 100 metres de plage, une colline un resto et les fonds marins n'ont rien d'exceptionnel, peu de poissons, quasi pas de corail, possibilité de rejoindre la grande ile de ko mak en face, jolie avec de grandes plages, et moins frequentée que ko chang, mise a part des sand flies tenaces !
Ko Kham c le pied pour ne penser a rien, ne rien faire, juste se reposer, nager ds une eau tres belle, c un ptit paradis, mais qui peut etre chiant au bout de quelques jours justement parce qu'il n'y a rien a faire.
l’ile de ko waï , petite ile paradisiaque a 30 minutes de speed boat depuis embarcadère sud de ko chang, bang bao, , supers fonds marins: snorkling a volonté, 3 resorts, celui du milieu est le plus cher , celui de droite est un peu plus fréquenté, surtout sa plage, sinon celui vers la gauche de l’ile est plus tranquille et moins cher.
l'ile de ko samet, la plus proche de bangkok, environ 3h de trajet, ko samet sympa pour le coin de ao hin khok dans la région pas grand chose à voir pattaya = beurk, rayong bof, sauf quelques plages proches de la ville et son excellent marché couvert juste a cote de la nationale
Chantaburi est sympa, petit marché de pierres precieuses, eglise et temple. Si racha, sympa sans plus, pas de quoi s'attarder. Trat, bien pour faire ses courses avant de partir sur ko chang, ko kham, ko mak, etc...
PROCHE de bangkok
marche flottant de damnoen saduak: (en 2002 donc prudence) pour le marche flottant je te conseille soit le bus depuis bangkok par une agence mais tu seras confiné a une simple ballade dans le marche flottant en bateau avec uniquement le seul interet de te vendre souvenirs et autres bibelots, soit de te rendre en bus a damnoen saduak, pour passer une nuit confortable au little bird, hotel cool et pas cher, et d'essayer de trouver Harry Buaphan, qui est un conducteur de tuk tuk qui officie sur la route principale, (a 100 metres de l'hotel) il te suffit de demander a d'autres chauffeurs de tuk tuk ou est harry, crois moi il vaut le coup, car il t'emmènera chez lui a 10 km environ de damnoen, puis te fera une super ballade sur les klongs jusqu'au marche flottant et visiter sa maison traditionnelle.
kanchanaburi chouette petite ville au bord de la riviere kwaï manger absolument dans les restos thaïs situés au sud de la ville, le long de la riviere, fameux poissons et fruits de mer delicieux
quelques bars sympas aussi, le pont en soi n'est pas extraordinaire, mais le coin vaut la peine d'être visité, des temples grottes, les cascades d'erawan magnifiques, se baigner au niveau 2 ou 3, des tas de poissons vous mangent les peaux mortes des pieds et c'est gratos…
le parc des tigres non loin des cascades d'erawan, : a voir avec les enfants , possibilité de s'occuper des tigres et de leur donner a manger, mais le matin et pour une somme assez conséquente, sinon on peut approcher les tigres les après –midi, accompagnés d'un bénévole.
de kanachanaburi, un train circule vers nam tok, absolument charmant ce trajet en train, puis de ce village, nombreuses possibilité de séjour avec hébergements au bord de la rivière, bamboo raft, promenades à dos d'éléphants…. http://www.kanchanaburi-info.com/en/train.html
A bangkok Aeroport AE1 Suvarnabhumi-Silom (by expressway) Contact Airport Express Counter Level 1, near Entrance 8 Prendre ce bus et descendre entre arrets 9. Surawong Soi Kamjai Iamsuri Manohra Hotel 10. Charoen Krung soi 47/1, Silom Road ////Song Samai, New Trocadero Hotel
11. Lertsin Hospital ////State Tower Swan hotel a Bangkok http://www.swanhotelbkk.com/
31 soi Charoen Krung 36 hotel super bien situé, au calme et a 50 metres de l'ambassade de France et proche dee embarcadères du chao praya, proche de sky train, bref nickel cet endroit pour le prix. personnel efficace/ internet/ petit dej buffet excellent __
je préfère le taxi meter, du moment qu'il met le compteur, c - cher que le tuk tuk et plus sûr. aussi refuses tjrs le tuk tuk qui soit disant t'emmène ou tu veux pour 50 bhats, piège a con, il t'emmène dans une boutique ou les prix sont chers et tu prends la tête... attention a toute proposition "sérieuse" d'acheter des bijoux, pierres précieuses, arnaque garantie 100/100 sinon, pour les transports pas d'arnaque, j'ai trouve le train eu 2eme classe vraiment chouette et confortable, idéal pour un trajet de nuit sur longue distance, Les bus sont en général assez sûr pour les longues distances, les bus locaux sont moins bien entretenus, mais ça marche...question sécurité le train reste le mieux.
pour la moustiquaire, j'en ai jamais ramène car souvent il y en a une dans la chambre surtout quand tu es dans les îles , alors qu'a Bangkok il est rare d'en trouver dans les chambres mais ils ont des grilles anti moustiques aux fenêtre. Un produit vraiment efficace que tu peux acheter la bas, c'est un spray anti moustique de la marque AUTAN.
tu peux manger sans soucis dans les boui bouis et marchands de brochettes et noodles soupes dans la rue, ce que je fais c'est que je regarde tjrs si les bouis bouis et restaurants qui donnent sur la rue sont fréquentés par les thaïs, donc assurance de bien manger et pas cher. j'ai testé cette année les sauterelles grillées, délicieuses. L'hygiène est excellente en thailande. Magasins "seven eleven" (nos supermarchés de quartier) un peu partout dans les villes ou tu trouveras clopes, alcool, cosmétiques, boissons, pas chers.
Bons plans achats en tout genre vas faire un tour au grand centre commercial MBK, situé a 100 mètres de siam square, (voir plan lonely planet) il y a des boutiques de fringues, de chaussures de qualité pour pas cher, surtout au 3eme et 4eme étage, Non loin de siam square (ou vous pourrez trouver aussi votre bonheur en fringues de qualité) se trouve le pratunam market, la vous aurez aussi le choix en fringues et pompes, mais je trouve la qualité - bonne (en gal)
Perdez vous dans les ruelles de Chinatown district, c super l'ambiance, et mangez sur place même dans les bouis bouis, c partout excellent. pour info choisissez vous-même votre resto, vous risquez moins d'être déçu que si un tuk tuk le choisit pour vous….
Kao san road Bon je n'aime pas trop le coin mais pour la teuf c'est parfait, quelques bons endroits un peu plus au nord de kao san, très bruyant, et aussi trok mayom, petite ruelle avec des hébergements sympas et quelques bons restos.
A coté de l'office du tourisme proche de kao san, tu peux demander le plan des taxiboats qui officient sur le chao praya, très utile pour trouver les différents arrêts du taxi boat.
Sites vers le sud
plages sympa près de chumphon, plage de at cabana a 15 km de chumphon, dodo et resto idéal au sea food restaurant, top de la gastronomie dans le coin et du confort, pour pas cher.: attention aux moucherons des plages et aux méduses mais surtout les moucherons des plages qui te laissent des piqûres hyper moches et hyper grattantes, gaffes entre 16h30/18/00 de ne pas rester a la lisière des arbres et de la plage ,3 jours minimum de grattage intense assuré !
A prachuap khiri khan tu peux dormir en ville mais la plage est pas terrible il faut alors louer un velo pour profiter de la baie de ao manao (belle plage), située dans un terrain militaire d’accès autorisé Sur place une série de stands de fruits de mer super délicieux t’attendent sur la route en face de la plage fréquentée principalement par les touristes thaïs Aussi dans le sud du pays la longue plage de ban krut, + au sud de ao manao, est super cool : pas un chat et hébergements et bouffe top classe pour pas cher Plage un peu sale mais mer magnifique
kanom, en 2010
Située sur le continent, sous l'île de ko samui, la région de kanom propose de magnifiques plages de sable fin, et peu de touristes, et cerise sur le gâteau on a vu 2x des dauphins roses a 150metres de la plage :)
http://kha-nom.com/
Si tu vas sur des îles, je te conseille vivement de choisir par toi même l'endroit ou tu souhaites loger car il y a de nombreux rabatteurs sur les bateaux qui te montrent des albums photo ou tu vois des super bungalows pas chers, laisses tomber, ou alors prends un bungalow pas cher pour la 1ere nuit et le lendemain matin tu as tout le temps de chercher mieux dans les environs. (Business courant dans le coin de ko lanta)
Province de krabi, très chouette région à faire en moto scooter, où en voiture de location, avec ballades a dos d'éléphant. éviter la plage de ao nang, rien a voir.
ko lanta (2004) est chouette, + animée que les îles citées si dessus, avec une grotte a visiter, des plages de rêve, quoi que l'eau y soit moins transparente qu'à ko lipe je te conseille le lanta sandy beach bungalow
Personnellement, j'ai craqué pour la ville et la région de Trang, vous y mangez comme nulle part ailleurs, promenez vous dans le marché sur la rue qui se tient tous les soirs derrière l'énorme administration de la ville, près de l'horloge, vous pourrez manger de tout en toute quiétude, aussi à 45 km de Trang (ile de ko muk dans cette région)se trouvent de magnifiques montagnes avec de nombreuses et somptueuses cascades, je trouve que le sud de la Thailande vaut le coup pour la sympathie des habitants et l'authenticité préservée des nombreux sites à visiter.
l'île de ko muk, près de trang est très chouette, pour la plongée et pour son calme, la plage ou se trouve le Charlie resort hôtel est super, la plongée vaut le coup, mais de superbes spots aussi des trouvent a ½ heure de bateau de ko muk vers ko wai,
ko lipe, située dans le parc national de ko tarutao, est la plus belle des îles en ce qui concerne les fonds marins, je te conseille de dormir au lipe resort sur la plage de pataya, superbe plage et pour la plongée il te suffit de nager un peu face à la plage à environ 50 mètres et la!!!! Les fonds sont déjà sublimes, corail poissons de toutes les couleurs, etc....!!!en outre d'autres îles sont à visiter autour, tel que ko rawi et ko adang, magnifiques. ko bhulon est parait il très bien Il faut partir de pak bara situé dans la province de satun, si tu dois y dormir tu peux aller au marina bungalow situe a 1km1/2 du port d'embarcation pour ko lipe.
Ko Tarutao: je suis juste passé devant, ca a l'air geant, mais il n'y a que un site pour dormir, ce qui t'oblige a prendre des bateaux assez chers pour effectuer de rapides promenades dans l'île, qui fait quand même 25 km de long... .
Au nord : chang mai est sympa sans plus mais pour les bars et soirées animées y a pas mieux dans la région. Aussi des supers stands de nourriture sont situes sur une place a cote de l’avenue ou a lieu tous les soirs un marché avec des stands pour les touristes (night market) Un chouette temple bouddhiste est a visiter dans les hauteurs de chang mai Les cascades les plus hautes de thailande sont situées a 80km environ de chang maï, voir moins, c joli dans le coin, sinon les montagnes les plus hautes sont sympas aussi c dans le coin et y a 2 temples construits a l’identique qui se font face a face sur le sommet. Aussi les villes de lampang et phrae sont intéressantes pour quelques stupas, et des geysers naturels avec une eau soufrée idéale pour soigner des rhumatismes je crois..
Chiang Raï : 2010 possède quelques magnifiques whats, dont celui avec une copie du bouddha d'émeraude aussi quelques beaux coins à découvrir en dehors de la ville, avec des temples dans des grottes, proches d'une rivière ou il fait bon se détendre assis dans un cabanon. Évidemment le nord est propice aux treks dans les montagnes.
Le site de sukkotai est super beau, sur quelques km 2 il y a de nombreuses ruines de vestiges de l’ancienne capitale du siam, de nombreux stupas, des ruines par dizaine, c top La ville de sukkotai est située a environ 10km du site on peut louer des vélos pour y aller ou scooter assez tôt, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des
Ubon ratchatani, j'ai beaucoup apprécié comme ville, + calme que Korat, avec un grand parc, ou se passent des activités telle que pétanque, fitness, tai-chi-chuan, basket, promenades, et ce tous les soirs de la semaine, avec un petit food market tout près, délicieux. hébergement , hôtel sympa tout pres du parc a 100 mètres de l'office du tourisme très compétent , le ratchtatani hôtel:
pour pimaï , tu as le choix de rester dormir a korat, prendre un bus le matin assez tot, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des hôtels du coin, une chambre double clim tv eau chaude, belle, avec ptit dej inclus, et une belle piscine. il y a un marché nocturne dans manat road tous les soirs, au centre ville, sympa, bons restos dans la rue proposant fruits de mers et poissons.
aussi tu peux dormir a phimai mais c tout petit comme bled, les ruines sont belles mais il faut 1h00 tranquille pour les visiter, assez tot car le coin est chaud, nous avons opter pour dodo a korat + bus et retour l'après midi a korat.
Pour le cambodge ne pas hesiter à prendre le pass 3 jours pour angkor Vat dodo a Siam Reap, la villa Loti est superbe, http://www.coconut-hotel-angkor.com/www2/html/ et située dans un quartier populaire, donc plus authentique. course en tuk tuk jusqu'au centre ville (3km)
a+ toto😄
bon, vous y trouverez de tout dans ce post je voyage en thailande depuis 2000, 8x au pays du 😏
certainement que des Iles ont encore changé d'ambiance comme ko lipe je pense ou ko muk, donc prudence, rien n'est permanent en ce monde...
ESTde bankok
parc national de ko chang
eviter l'ile de ko chang, trop bousillée maintenant par le flot de resorts , magasins et bars nous avons été sur l'ile de ko kham, toute proche de ko mak, 3h de bateau de laeng gop, embarcadere proche de trat, c une toute petite ile, 100 metres de plage, une colline un resto et les fonds marins n'ont rien d'exceptionnel, peu de poissons, quasi pas de corail, possibilité de rejoindre la grande ile de ko mak en face, jolie avec de grandes plages, et moins frequentée que ko chang, mise a part des sand flies tenaces !
Ko Kham c le pied pour ne penser a rien, ne rien faire, juste se reposer, nager ds une eau tres belle, c un ptit paradis, mais qui peut etre chiant au bout de quelques jours justement parce qu'il n'y a rien a faire.
l’ile de ko waï , petite ile paradisiaque a 30 minutes de speed boat depuis embarcadère sud de ko chang, bang bao, , supers fonds marins: snorkling a volonté, 3 resorts, celui du milieu est le plus cher , celui de droite est un peu plus fréquenté, surtout sa plage, sinon celui vers la gauche de l’ile est plus tranquille et moins cher.
l'ile de ko samet, la plus proche de bangkok, environ 3h de trajet, ko samet sympa pour le coin de ao hin khok dans la région pas grand chose à voir pattaya = beurk, rayong bof, sauf quelques plages proches de la ville et son excellent marché couvert juste a cote de la nationale
Chantaburi est sympa, petit marché de pierres precieuses, eglise et temple. Si racha, sympa sans plus, pas de quoi s'attarder. Trat, bien pour faire ses courses avant de partir sur ko chang, ko kham, ko mak, etc...
PROCHE de bangkok
marche flottant de damnoen saduak: (en 2002 donc prudence) pour le marche flottant je te conseille soit le bus depuis bangkok par une agence mais tu seras confiné a une simple ballade dans le marche flottant en bateau avec uniquement le seul interet de te vendre souvenirs et autres bibelots, soit de te rendre en bus a damnoen saduak, pour passer une nuit confortable au little bird, hotel cool et pas cher, et d'essayer de trouver Harry Buaphan, qui est un conducteur de tuk tuk qui officie sur la route principale, (a 100 metres de l'hotel) il te suffit de demander a d'autres chauffeurs de tuk tuk ou est harry, crois moi il vaut le coup, car il t'emmènera chez lui a 10 km environ de damnoen, puis te fera une super ballade sur les klongs jusqu'au marche flottant et visiter sa maison traditionnelle.
kanchanaburi chouette petite ville au bord de la riviere kwaï manger absolument dans les restos thaïs situés au sud de la ville, le long de la riviere, fameux poissons et fruits de mer delicieux
quelques bars sympas aussi, le pont en soi n'est pas extraordinaire, mais le coin vaut la peine d'être visité, des temples grottes, les cascades d'erawan magnifiques, se baigner au niveau 2 ou 3, des tas de poissons vous mangent les peaux mortes des pieds et c'est gratos…
le parc des tigres non loin des cascades d'erawan, : a voir avec les enfants , possibilité de s'occuper des tigres et de leur donner a manger, mais le matin et pour une somme assez conséquente, sinon on peut approcher les tigres les après –midi, accompagnés d'un bénévole.
de kanachanaburi, un train circule vers nam tok, absolument charmant ce trajet en train, puis de ce village, nombreuses possibilité de séjour avec hébergements au bord de la rivière, bamboo raft, promenades à dos d'éléphants…. http://www.kanchanaburi-info.com/en/train.html
A bangkok Aeroport AE1 Suvarnabhumi-Silom (by expressway) Contact Airport Express Counter Level 1, near Entrance 8 Prendre ce bus et descendre entre arrets 9. Surawong Soi Kamjai Iamsuri Manohra Hotel 10. Charoen Krung soi 47/1, Silom Road ////Song Samai, New Trocadero Hotel
11. Lertsin Hospital ////State Tower Swan hotel a Bangkok http://www.swanhotelbkk.com/
31 soi Charoen Krung 36 hotel super bien situé, au calme et a 50 metres de l'ambassade de France et proche dee embarcadères du chao praya, proche de sky train, bref nickel cet endroit pour le prix. personnel efficace/ internet/ petit dej buffet excellent __
je préfère le taxi meter, du moment qu'il met le compteur, c - cher que le tuk tuk et plus sûr. aussi refuses tjrs le tuk tuk qui soit disant t'emmène ou tu veux pour 50 bhats, piège a con, il t'emmène dans une boutique ou les prix sont chers et tu prends la tête... attention a toute proposition "sérieuse" d'acheter des bijoux, pierres précieuses, arnaque garantie 100/100 sinon, pour les transports pas d'arnaque, j'ai trouve le train eu 2eme classe vraiment chouette et confortable, idéal pour un trajet de nuit sur longue distance, Les bus sont en général assez sûr pour les longues distances, les bus locaux sont moins bien entretenus, mais ça marche...question sécurité le train reste le mieux.
pour la moustiquaire, j'en ai jamais ramène car souvent il y en a une dans la chambre surtout quand tu es dans les îles , alors qu'a Bangkok il est rare d'en trouver dans les chambres mais ils ont des grilles anti moustiques aux fenêtre. Un produit vraiment efficace que tu peux acheter la bas, c'est un spray anti moustique de la marque AUTAN.
tu peux manger sans soucis dans les boui bouis et marchands de brochettes et noodles soupes dans la rue, ce que je fais c'est que je regarde tjrs si les bouis bouis et restaurants qui donnent sur la rue sont fréquentés par les thaïs, donc assurance de bien manger et pas cher. j'ai testé cette année les sauterelles grillées, délicieuses. L'hygiène est excellente en thailande. Magasins "seven eleven" (nos supermarchés de quartier) un peu partout dans les villes ou tu trouveras clopes, alcool, cosmétiques, boissons, pas chers.
Bons plans achats en tout genre vas faire un tour au grand centre commercial MBK, situé a 100 mètres de siam square, (voir plan lonely planet) il y a des boutiques de fringues, de chaussures de qualité pour pas cher, surtout au 3eme et 4eme étage, Non loin de siam square (ou vous pourrez trouver aussi votre bonheur en fringues de qualité) se trouve le pratunam market, la vous aurez aussi le choix en fringues et pompes, mais je trouve la qualité - bonne (en gal)
Perdez vous dans les ruelles de Chinatown district, c super l'ambiance, et mangez sur place même dans les bouis bouis, c partout excellent. pour info choisissez vous-même votre resto, vous risquez moins d'être déçu que si un tuk tuk le choisit pour vous….
Kao san road Bon je n'aime pas trop le coin mais pour la teuf c'est parfait, quelques bons endroits un peu plus au nord de kao san, très bruyant, et aussi trok mayom, petite ruelle avec des hébergements sympas et quelques bons restos.
A coté de l'office du tourisme proche de kao san, tu peux demander le plan des taxiboats qui officient sur le chao praya, très utile pour trouver les différents arrêts du taxi boat.
Sites vers le sud
plages sympa près de chumphon, plage de at cabana a 15 km de chumphon, dodo et resto idéal au sea food restaurant, top de la gastronomie dans le coin et du confort, pour pas cher.: attention aux moucherons des plages et aux méduses mais surtout les moucherons des plages qui te laissent des piqûres hyper moches et hyper grattantes, gaffes entre 16h30/18/00 de ne pas rester a la lisière des arbres et de la plage ,3 jours minimum de grattage intense assuré !
A prachuap khiri khan tu peux dormir en ville mais la plage est pas terrible il faut alors louer un velo pour profiter de la baie de ao manao (belle plage), située dans un terrain militaire d’accès autorisé Sur place une série de stands de fruits de mer super délicieux t’attendent sur la route en face de la plage fréquentée principalement par les touristes thaïs Aussi dans le sud du pays la longue plage de ban krut, + au sud de ao manao, est super cool : pas un chat et hébergements et bouffe top classe pour pas cher Plage un peu sale mais mer magnifique
kanom, en 2010
Située sur le continent, sous l'île de ko samui, la région de kanom propose de magnifiques plages de sable fin, et peu de touristes, et cerise sur le gâteau on a vu 2x des dauphins roses a 150metres de la plage :)
http://kha-nom.com/
Si tu vas sur des îles, je te conseille vivement de choisir par toi même l'endroit ou tu souhaites loger car il y a de nombreux rabatteurs sur les bateaux qui te montrent des albums photo ou tu vois des super bungalows pas chers, laisses tomber, ou alors prends un bungalow pas cher pour la 1ere nuit et le lendemain matin tu as tout le temps de chercher mieux dans les environs. (Business courant dans le coin de ko lanta)
Province de krabi, très chouette région à faire en moto scooter, où en voiture de location, avec ballades a dos d'éléphant. éviter la plage de ao nang, rien a voir.
ko lanta (2004) est chouette, + animée que les îles citées si dessus, avec une grotte a visiter, des plages de rêve, quoi que l'eau y soit moins transparente qu'à ko lipe je te conseille le lanta sandy beach bungalow
Personnellement, j'ai craqué pour la ville et la région de Trang, vous y mangez comme nulle part ailleurs, promenez vous dans le marché sur la rue qui se tient tous les soirs derrière l'énorme administration de la ville, près de l'horloge, vous pourrez manger de tout en toute quiétude, aussi à 45 km de Trang (ile de ko muk dans cette région)se trouvent de magnifiques montagnes avec de nombreuses et somptueuses cascades, je trouve que le sud de la Thailande vaut le coup pour la sympathie des habitants et l'authenticité préservée des nombreux sites à visiter.
l'île de ko muk, près de trang est très chouette, pour la plongée et pour son calme, la plage ou se trouve le Charlie resort hôtel est super, la plongée vaut le coup, mais de superbes spots aussi des trouvent a ½ heure de bateau de ko muk vers ko wai,
ko lipe, située dans le parc national de ko tarutao, est la plus belle des îles en ce qui concerne les fonds marins, je te conseille de dormir au lipe resort sur la plage de pataya, superbe plage et pour la plongée il te suffit de nager un peu face à la plage à environ 50 mètres et la!!!! Les fonds sont déjà sublimes, corail poissons de toutes les couleurs, etc....!!!en outre d'autres îles sont à visiter autour, tel que ko rawi et ko adang, magnifiques. ko bhulon est parait il très bien Il faut partir de pak bara situé dans la province de satun, si tu dois y dormir tu peux aller au marina bungalow situe a 1km1/2 du port d'embarcation pour ko lipe.
Ko Tarutao: je suis juste passé devant, ca a l'air geant, mais il n'y a que un site pour dormir, ce qui t'oblige a prendre des bateaux assez chers pour effectuer de rapides promenades dans l'île, qui fait quand même 25 km de long... .
Au nord : chang mai est sympa sans plus mais pour les bars et soirées animées y a pas mieux dans la région. Aussi des supers stands de nourriture sont situes sur une place a cote de l’avenue ou a lieu tous les soirs un marché avec des stands pour les touristes (night market) Un chouette temple bouddhiste est a visiter dans les hauteurs de chang mai Les cascades les plus hautes de thailande sont situées a 80km environ de chang maï, voir moins, c joli dans le coin, sinon les montagnes les plus hautes sont sympas aussi c dans le coin et y a 2 temples construits a l’identique qui se font face a face sur le sommet. Aussi les villes de lampang et phrae sont intéressantes pour quelques stupas, et des geysers naturels avec une eau soufrée idéale pour soigner des rhumatismes je crois..
Chiang Raï : 2010 possède quelques magnifiques whats, dont celui avec une copie du bouddha d'émeraude aussi quelques beaux coins à découvrir en dehors de la ville, avec des temples dans des grottes, proches d'une rivière ou il fait bon se détendre assis dans un cabanon. Évidemment le nord est propice aux treks dans les montagnes.
Le site de sukkotai est super beau, sur quelques km 2 il y a de nombreuses ruines de vestiges de l’ancienne capitale du siam, de nombreux stupas, des ruines par dizaine, c top La ville de sukkotai est située a environ 10km du site on peut louer des vélos pour y aller ou scooter assez tôt, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des
Ubon ratchatani, j'ai beaucoup apprécié comme ville, + calme que Korat, avec un grand parc, ou se passent des activités telle que pétanque, fitness, tai-chi-chuan, basket, promenades, et ce tous les soirs de la semaine, avec un petit food market tout près, délicieux. hébergement , hôtel sympa tout pres du parc a 100 mètres de l'office du tourisme très compétent , le ratchtatani hôtel:
pour pimaï , tu as le choix de rester dormir a korat, prendre un bus le matin assez tot, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des hôtels du coin, une chambre double clim tv eau chaude, belle, avec ptit dej inclus, et une belle piscine. il y a un marché nocturne dans manat road tous les soirs, au centre ville, sympa, bons restos dans la rue proposant fruits de mers et poissons.
aussi tu peux dormir a phimai mais c tout petit comme bled, les ruines sont belles mais il faut 1h00 tranquille pour les visiter, assez tot car le coin est chaud, nous avons opter pour dodo a korat + bus et retour l'après midi a korat.
Pour le cambodge ne pas hesiter à prendre le pass 3 jours pour angkor Vat dodo a Siam Reap, la villa Loti est superbe, http://www.coconut-hotel-angkor.com/www2/html/ et située dans un quartier populaire, donc plus authentique. course en tuk tuk jusqu'au centre ville (3km)
a+ toto😄
Hôtel à Bodhgaya? English translation pending
Bonjour, je dois séjourner plusieurs jours à Bodhgaya en décembre 2010. Quelqu'un aurait-il un hôtel ou une guesthouse à recommander (ou au contraire à déconseiller). Merci
Fermeture des espaces aériens en Europe suite éruption du volcan d’Eyjafjallajokull en Islande (15 avril 2010) English translation pending
En complement du sujet sur Londres http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread
... c'est maintenant tous les aéroports de Grande Bretagne qui ferment (ou sont déjà fermés) jusqu'a 18/19h ou ++++
Eurocontrol a decidé la fermeture a 16h CET l'espace aérien des pays suivants
Belgique, Pays bas, Allemagne
... Paris pourrait fermer dans l'apres-midi
Vivre en dictature... English translation pending
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Rencontre d'amateurs de treks sur Paris le 10 décembre 2006 English translation pending
Salut
Je propose à tous les VFistes qui aiment effectuer du trek en voyage de se retrouver pour une rencontre "spécial trek" à Paris. Ce peut être l'opportunité d'échanger sur nos expériences de treks, nos livres, topos, cartes etc. Ceux qui ont des projets de treks à venir pourront peut être aussi trouver des coéquipiers ou discuter avec des personnes ayant déjà fait les treks en projet.
Voilà pour les idées de base...
Reste à trouver une date et un resto. Pour la date, je propose un dimanche pour permettre au plus grand nombre de venir sur Paris. Le mois de décembre me paraît intéressant: Octobre/Novembre, la saison des treks au Népal est passée. Je lance la date du 10 Dec.... mais ça reste ouvert, et il sera bien temps de changer si des trekkeurs sont indisponibles à cette date 😉.
En espérant que beaucoup de marcheurs et marcheuses se manifesteront, Samuel
Je propose à tous les VFistes qui aiment effectuer du trek en voyage de se retrouver pour une rencontre "spécial trek" à Paris. Ce peut être l'opportunité d'échanger sur nos expériences de treks, nos livres, topos, cartes etc. Ceux qui ont des projets de treks à venir pourront peut être aussi trouver des coéquipiers ou discuter avec des personnes ayant déjà fait les treks en projet.
Voilà pour les idées de base...
Reste à trouver une date et un resto. Pour la date, je propose un dimanche pour permettre au plus grand nombre de venir sur Paris. Le mois de décembre me paraît intéressant: Octobre/Novembre, la saison des treks au Népal est passée. Je lance la date du 10 Dec.... mais ça reste ouvert, et il sera bien temps de changer si des trekkeurs sont indisponibles à cette date 😉.
En espérant que beaucoup de marcheurs et marcheuses se manifesteront, Samuel
Quel héritage pour nos enfants! English translation pending
quand l'air ne sera plus respirable,
quand l'eau ne sera plus buvable,
quand la terre ne sera plus cultivable,
l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.
quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.
quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
Les dix plus beaux sites du monde? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partager vos gouts !!!!!!!! Pouvez m'énumérer vos 10 plus beaux spots sur cette planète terre... Mentionner le pays pour nous autres, merci
1 du plus beau 2 3 4 5 6 7 8 9 10
J'ai hate de connaitre vos réponses. A+ OL
Je souhaiterais partager vos gouts !!!!!!!! Pouvez m'énumérer vos 10 plus beaux spots sur cette planète terre... Mentionner le pays pour nous autres, merci
1 du plus beau 2 3 4 5 6 7 8 9 10
J'ai hate de connaitre vos réponses. A+ OL
A bas les visas! English translation pending
Comme tous les voyageurs (ou touristes ou routards ou backpackers comme vous préférez) je me suis heurté plusieurs fois à l'obtention des sacro-saints visas.
Je voulais partager ma colère vis à vis de ces formalités archaïques. Je comprends qu'un Etat veuille tracer les étrangers se rendant sur son territoire. Je comprends aussi qu'un Etat taxe l'entrée d'un étranger (on taxe bien le pain). Je ne pense pas non plus être naïf : si l'idée de Nation a des relents nauséabonds elle pemet aussi à nous autres occidentaux d'avoir des vies privilégiées par rapport à d'autres pays. Or qui dit Nation dit frontière. Et une frontière n'exiset que si elle est surveillée...
Mais je me demande vraiment l'utilité de demander autant de formalités (lettres d'invitation, etc...) pour délivrer ces bouts de papier. Pourquoi ne pas délivrer un visa au moment ou un voyageur entre dans le pays plutot que de demander de passer par l'ambassade, de patienter plusieurs jours ou semaines, etc... (avec le cout pour le pays d'ailleurs) ? A la rigueur limiter les points d'entrée autorisés (ce qui est d'ailleurs souvent le cas) pour faciliter les communications entres les postes frontiere provinciaux et l'administration centrale.
L'amérique du sud dont la plupart des pays ne demandent pas de visas est-elle sujette à plus de criminalité étrangère, à plus d'immigration illégale ? Un immigrant voulant profiter d'un visa touristique pour rester dans le pays en sera-t-il empéché par quelques formalités supplémentaires ? Un criminel sera-t-il empéché de commettre des crimes (pour les criminels recherchés par la police la douane à l'entrée dans le pays suffit).
Que représente mieux l'aburdité administrative que l'obtention du visa russe ou iranien ou moldo-poldaque...
Bref à bas les visas !!
Mais je me demande vraiment l'utilité de demander autant de formalités (lettres d'invitation, etc...) pour délivrer ces bouts de papier. Pourquoi ne pas délivrer un visa au moment ou un voyageur entre dans le pays plutot que de demander de passer par l'ambassade, de patienter plusieurs jours ou semaines, etc... (avec le cout pour le pays d'ailleurs) ? A la rigueur limiter les points d'entrée autorisés (ce qui est d'ailleurs souvent le cas) pour faciliter les communications entres les postes frontiere provinciaux et l'administration centrale.
L'amérique du sud dont la plupart des pays ne demandent pas de visas est-elle sujette à plus de criminalité étrangère, à plus d'immigration illégale ? Un immigrant voulant profiter d'un visa touristique pour rester dans le pays en sera-t-il empéché par quelques formalités supplémentaires ? Un criminel sera-t-il empéché de commettre des crimes (pour les criminels recherchés par la police la douane à l'entrée dans le pays suffit).
Que représente mieux l'aburdité administrative que l'obtention du visa russe ou iranien ou moldo-poldaque...
Bref à bas les visas !!
Tour de France à pieds en cinq mois English translation pending
Bonjour à tous,
Pour des raisons personnelles, dans un peu plus de trois mois, je compte partir cinq mois (voir six mois) dans le but de faire le tour de votre beau pays suivant un itinéraire semblable à celui ci (mis à part que je pense continuer après st nazaire)
http://img168.exs.cx/img168/3703/france0yt.gif
En passant donc par les villes ci dessous:
Strée, beaumont, barbancon, silenrieux, philippeville, villers-le-gambon, givet, beauraing, vaneche, bièvre, rochehaut, BOUILLON, st-cécile, florentville, orval, meix, musson, pétange, dudelange, Hettange, THIONVILLE
hagondange, METZ, courcelles, Han-S-N, baronville, morhange, bébnéstroff, l'espérance, bisping, sarrebourg, abreschwiller, berhaslach, schirmeck, st-blaise, sarales, villé, sélestat, guémar, COLMAR
hattstat, rouffach, issenhm, soultz, MULHOUSE, aspach-le-p, lachapelle, roppe, belfort, montbéliard, audincourt, pont-de-roide, st-hyppolyte, maiche, les fontenelles, le russey, les fins, morteau, montbenoit, PONTARLIER
chaffois, frasne, magasin, champagnole, murebel, lons-le-saunion, loisia, st-julien, pouillat, poncin, pont d'ain, st-denis, lagnieu, sault-bremez, montalieu, lancin, morestel, veyrins, les abrets, voiron, GRENOBLE
le pont-de-claix, vizille, livet, le bourg d'oisons, le clapier, le greney, le grave, le monetier-les-bains, st-chaffrey, BRIANCON, st martin, argentiere-la-B, la roche de rone, st crépin, guillestre, vars, st paul, la condamine, jausiers, barcelonette, fours, esteng, entraunes, st martin d'E, guillaumes, valberg, beuil, st sauer, st martin vésuble, roquebillière, la giandola, sospel, l'escarem, MONACO
beaulieu, NICE, cagnes(crocs de), antibes, cap d'antibes, gofle-juan, CANNES, la wapoule, héoule, miramar, le trayas, anthéor, agay, st-raphaele, fréjus, st aygulf, les issambes, val d'esquieres, ste maxime, ST TROPEZ, romatuelle, croix valmer, cavalaire, le royol, cavalière, le lavandou, la lande, hyères, conquée-ronne, TOULON sanary, bandol les lecques, le ciotat, cassis, MARSEILLE, septèmes, AIX-EN-PROVENCE
lignane, st-cannat, lambesc, mallemort, sénas, orgon, st andiol, AVIGNON, remoulins, bézouce, NIMES, milhaud, uchaud, lunel, vendargues, MONTPELLIER, mireval, frontignan, sète, marseillon-plage, agde, BEZIERS, courson, NARBONNE, villedaigne, lézignan, moux, capendu, CARCASSONNE
pezens, abzonne, villepinte, castelnaudary, avignonet, villefranche-de-bouraget, baziège, castanet, ramonville, TOULOUSE, blagnac, seilh, grenade, griselles, camals, montech, MONTAUBAN, la-ville-dieu-du-temple, castelsarrasin, moissac, valence d'agen, AEN, ste hibaire, port ste marie, aiguillon, tonneins, fauguerolles, marmonde, ste bazeile, la réole, langon, potensac, labrede, sacucats, jauge, pessac, BORDEAUX
st vincent de P, st andré de culzac, pugnac, blaye, le pontet, etauliers, pleine, mirambeau, st ciers, lorignac, brie, cozes saujon cadeuil, st-jean-d'angle, martrou, ROCHEFORT, châtelaillon-y, LA ROCHELLE
villedoux, campagné, lucon mareuil-S-L, st florent, la roche-J-Yon, aizenay, st christophe, challons, beauvoir-S-M, bouin, bourgneuf-en-R, pornic, st bévin, ST NAZAIRE
Je compte partir en solitaire avec une tente, un sac à dos, de la lecture, mon courage et un budget réduit à une centaine d'euros par mois pour pouvoir mener à bien ce projet...
Alors, mes questions sont les suivantes: Est ce que des cartes routières (et boussoles) sont suffisantes pour m'y retrouver ? (vu le tour que je fais, c'est 150 carte IGN, qu'il me faudrait, trop cher^^) Quel sac à dos prendre (en sachant que la taille n'a aucune conséquence pour moi) ? Quel tente choisir ? (vu que 95 % du temps, je camperai) Vu mon budget, comment le répartiriez vous ? Quels matériels prendriez vous ?
Enfin soit, toutes les questions classiques que tout randonneur amateur devrait se poser ;)
D'avance, je vous remercie pour vos réponses:)
Amicalement
Julien
Pour des raisons personnelles, dans un peu plus de trois mois, je compte partir cinq mois (voir six mois) dans le but de faire le tour de votre beau pays suivant un itinéraire semblable à celui ci (mis à part que je pense continuer après st nazaire)
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En passant donc par les villes ci dessous:
Strée, beaumont, barbancon, silenrieux, philippeville, villers-le-gambon, givet, beauraing, vaneche, bièvre, rochehaut, BOUILLON, st-cécile, florentville, orval, meix, musson, pétange, dudelange, Hettange, THIONVILLE
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Je compte partir en solitaire avec une tente, un sac à dos, de la lecture, mon courage et un budget réduit à une centaine d'euros par mois pour pouvoir mener à bien ce projet...
Alors, mes questions sont les suivantes: Est ce que des cartes routières (et boussoles) sont suffisantes pour m'y retrouver ? (vu le tour que je fais, c'est 150 carte IGN, qu'il me faudrait, trop cher^^) Quel sac à dos prendre (en sachant que la taille n'a aucune conséquence pour moi) ? Quel tente choisir ? (vu que 95 % du temps, je camperai) Vu mon budget, comment le répartiriez vous ? Quels matériels prendriez vous ?
Enfin soit, toutes les questions classiques que tout randonneur amateur devrait se poser ;)
D'avance, je vous remercie pour vos réponses:)
Amicalement
Julien