Results for "Manali+|+38+>+8"
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Ladakh: route Manali-Leh et trek au lac Tso Moriri English translation pending
Bonjour,
Nous partons a 4 de New Delhi a la Mi Septembre pour Manali en bus. Nous voudrions ensuite rejoindre Leh en une dizaine de jours en marchant et en recupérant la route du bus. Quelq'un sait il si des exépéditions sans guides peuvent s'organiser depuis MANALI pour aller jusq'au lac TSO MORIRI (Korzac). J'entend par la, est il possible de se ravitailler sur le chemin ou bien faut il tout prevoir depuis MANALI? Si c'est le cas, est il possible d'acheter une Mule la ba?? Nous voudrions ensuite reprendre le bus mais ne savons pas trop ou? Un chemin remonte vers le nord en passant par le TSO KAR. Si quelq'un a déjà essayé de remonter de MANALI a LEH a pied et en bus, je serais interressé par vos commentaires.
Enfin, une fois a LEH, nous voudrions grimper un 6000m dans le coin en trois / quatres jours, cette fois ci avec un guide. Avez vous une bonne adresse a me conseiller? merci
Nous partons a 4 de New Delhi a la Mi Septembre pour Manali en bus. Nous voudrions ensuite rejoindre Leh en une dizaine de jours en marchant et en recupérant la route du bus. Quelq'un sait il si des exépéditions sans guides peuvent s'organiser depuis MANALI pour aller jusq'au lac TSO MORIRI (Korzac). J'entend par la, est il possible de se ravitailler sur le chemin ou bien faut il tout prevoir depuis MANALI? Si c'est le cas, est il possible d'acheter une Mule la ba?? Nous voudrions ensuite reprendre le bus mais ne savons pas trop ou? Un chemin remonte vers le nord en passant par le TSO KAR. Si quelq'un a déjà essayé de remonter de MANALI a LEH a pied et en bus, je serais interressé par vos commentaires.
Enfin, une fois a LEH, nous voudrions grimper un 6000m dans le coin en trois / quatres jours, cette fois ci avec un guide. Avez vous une bonne adresse a me conseiller? merci
Paludisme à Manali en août English translation pending
C'est une question toujours compliquée que la prévention du palludisme. Nous partons ds qq jours et nous restons 2 jours à Dehli pour aller au Ladakh , nous sejournerons ensuite vers Manali pour regagner ensuite Dehli certainement. Comment savoir si nous traversons des zones à risque en période de mousson, partant du principe que nous passerons surtout beaucoup de temps en altitude, sommes nous quand même exposés ? Je vous remercie de vos réponses.
Randonnées à Manali? English translation pending
Bonjour,
je vais bientot passer qq jours a manali apres des treks au ladakh et j aimerais trouver qq ballades/randos a faire a la journee autour de manali...
savez vous ou je pourrais trouver des itineraires a faire seul (pas en agences de trek)?
merci
je vais bientot passer qq jours a manali apres des treks au ladakh et j aimerais trouver qq ballades/randos a faire a la journee autour de manali...
savez vous ou je pourrais trouver des itineraires a faire seul (pas en agences de trek)?
merci
Idées de trajet Delhi-Manali en bus? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un aurait il une super idée de trajet pour faire tranquillement Delhi Manali afin d'éviter les 16h de bus d'un trait. Je pensais soit passer par Chandigarh soit par Shimla ou Derha Dun. Sachant que j'arrive le 30 juin et qu'il faut que je soit max le 10 juillet à Leh. Merci de vos réponses.
Moyens de transport Delhi - Manali? English translation pending
Bonjour à tous !
Mes amis et moi sommes à 15 jours de notre départ ! Nous avons quitter l'Inde du sud cette année en février et nous repartons mais cette fois-ci pour le nord. Nous avions pensé passer une dizaine de jours dans le Cachemire puis filer du côté de Dharamsala pour le reste de notre séjour, mais, au vu des tensions actuelles (soit disant de notre fenêtre française), nous pensons qu'il serait peut-être mieux d'aller du côté de Manali puis leh pour redescendre ensuite sur Dharam. Pourriez-vous nous éclairer sur les différents moyens de transport entre Delhi-Manali ? Et le coût ? Dans l'attente de vos réponses, Je vous souhaite à tous une trés bonne soirée et un trés bon week-end !😉
Mes amis et moi sommes à 15 jours de notre départ ! Nous avons quitter l'Inde du sud cette année en février et nous repartons mais cette fois-ci pour le nord. Nous avions pensé passer une dizaine de jours dans le Cachemire puis filer du côté de Dharamsala pour le reste de notre séjour, mais, au vu des tensions actuelles (soit disant de notre fenêtre française), nous pensons qu'il serait peut-être mieux d'aller du côté de Manali puis leh pour redescendre ensuite sur Dharam. Pourriez-vous nous éclairer sur les différents moyens de transport entre Delhi-Manali ? Et le coût ? Dans l'attente de vos réponses, Je vous souhaite à tous une trés bonne soirée et un trés bon week-end !😉
Ouverture de la route Manali-Leh le 15 mai pour un trek Darcha-Padum? (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
M'étant déjà rendu précédemment au Ladakh, par le Kinnaur, au mois de Juin, désireux d'y retourner cette année, quelqu'un saurait-il si la route Manali-Leh peut être ouverte dès le 15 Mai?
Par ailleurs, quelqu'un sait-il si le trek Darcha-Padum est pratiquable à la même période, et connaît-il son niveau de difficulté?
A tous merci d'avance.
De Delhi à Manali à pied English translation pending
hello
je vis en inde depuis environ 1 an, basé à New-delhi. Je prépare un voyage à pied avec un ami indien de Delhi jusqu'à Manali...voire peut être plus loin ... j'ai tout mon temps et pour moi ce genre de trip est assez nouveau. Si vous avez déjà fait ce genre d'expérience en inde ou souhaiteriez éventuellement vous joindre à nous, n'hésitez pas à me contacter. Je suis preneur de tous conseils concernant l'équipement pour une complète autonomie, la sécurité, les parcours intéressants ? Je suis photographe de profession cela dit, donc je prévois d'emmener mon reflex et ordi portable ... voili, merci et bonne route !
fred xxx
je vis en inde depuis environ 1 an, basé à New-delhi. Je prépare un voyage à pied avec un ami indien de Delhi jusqu'à Manali...voire peut être plus loin ... j'ai tout mon temps et pour moi ce genre de trip est assez nouveau. Si vous avez déjà fait ce genre d'expérience en inde ou souhaiteriez éventuellement vous joindre à nous, n'hésitez pas à me contacter. Je suis preneur de tous conseils concernant l'équipement pour une complète autonomie, la sécurité, les parcours intéressants ? Je suis photographe de profession cela dit, donc je prévois d'emmener mon reflex et ordi portable ... voili, merci et bonne route !
fred xxx
Transport Hemis-Manali? English translation pending
Bonjour,
J'ai recherché des infos mais pas de réponses à ma question. Donc, qqn peut -il me dire en arrivant à Hemis, comment rejoindre Manali? Je vois sur la carte qu'il y a sur la route le village de Karu. Y a t'il un bus ici pour Manali? si oui en combien de tps se fait le trajet? Merci à tous. Frédérique
J'ai recherché des infos mais pas de réponses à ma question. Donc, qqn peut -il me dire en arrivant à Hemis, comment rejoindre Manali? Je vois sur la carte qu'il y a sur la route le village de Karu. Y a t'il un bus ici pour Manali? si oui en combien de tps se fait le trajet? Merci à tous. Frédérique
Leh ou Manali? English translation pending
Salut à tous,
je pars bientôt pour mon voyage en Inde et au Népal, mais j'ai besoin d'encore quelques conseils.
Je pensais visiter le ladakh, après le rajasthan, en prenant un vol delhi-leh puis redescendre ensuite en bus. Je n'ai pas encore réserver mon vol et j'hésire à le faire car mon programme est encore très libre. Donc je ne sais pas à quelle date je serai à delhi.
Je me demandais si il était pas un peu compliqué d'aller sur le ladakh en ayant peu prévu de treks ou de visites. Je me demande si il ne serait pas aussi intéressant et plus simple de monter en bus sur manali et de faire un trek dans le spiti depuis cette ville. Il parait que c'est aussi très beau. J'aimerais avoir vos avis la dessus. Il n'est pas trop dangereux de partir seul au ladakh sans trop de programme ? d'improviser un petit trek sur place et des visites de monastères ? Qu'est.ce que vous me proposeriez comme petit trek au départ de LEH ? trek de 2-3 3-4 jours pour visiter. ( j?ai 21 ans mais pas grand grand sportif ) Un vol delhi -leh a 5000 roupie cela faite combien d'euro ?
Dernière petite question
Comme je pensais aller au Népal ensuite, serait-il possible et pratique de prendre un vol ktm-leh ? Comme cela je m'économise beaucoup de route allé-retour. Beaucoup plus cher ? En fait j'aimerais jsute avoir des conseils des compagnies qui font ce trajet peut etre, pour voir les prix.
Merci à vous
je pars bientôt pour mon voyage en Inde et au Népal, mais j'ai besoin d'encore quelques conseils.
Je pensais visiter le ladakh, après le rajasthan, en prenant un vol delhi-leh puis redescendre ensuite en bus. Je n'ai pas encore réserver mon vol et j'hésire à le faire car mon programme est encore très libre. Donc je ne sais pas à quelle date je serai à delhi.
Je me demandais si il était pas un peu compliqué d'aller sur le ladakh en ayant peu prévu de treks ou de visites. Je me demande si il ne serait pas aussi intéressant et plus simple de monter en bus sur manali et de faire un trek dans le spiti depuis cette ville. Il parait que c'est aussi très beau. J'aimerais avoir vos avis la dessus. Il n'est pas trop dangereux de partir seul au ladakh sans trop de programme ? d'improviser un petit trek sur place et des visites de monastères ? Qu'est.ce que vous me proposeriez comme petit trek au départ de LEH ? trek de 2-3 3-4 jours pour visiter. ( j?ai 21 ans mais pas grand grand sportif ) Un vol delhi -leh a 5000 roupie cela faite combien d'euro ?
Dernière petite question
Comme je pensais aller au Népal ensuite, serait-il possible et pratique de prendre un vol ktm-leh ? Comme cela je m'économise beaucoup de route allé-retour. Beaucoup plus cher ? En fait j'aimerais jsute avoir des conseils des compagnies qui font ce trajet peut etre, pour voir les prix.
Merci à vous
Itinéraire Delhi-Srinagar-Leh-Manali-Delhi en Inde English translation pending
delhi srinagar en avion puis le reste en bus jeep ou train (à la fin)...bon plan ?
entre le 14 juillet et le 1 aout soit deux semaines 1/2.
mon but n'est pas de faire un trek mais plutôt de faire cette boucle tranquillement
merci pour vos avis éclairés !
Agence pour trek vers Manali en juillet-août? (Inde) English translation pending
salut
je pars vers un treck de 10 jours dans l'himachal pradesh pouvez vous me conseiller sur des agences de manali. j'ai un contact avec une qui s appel antreck . quelqu'un connais ?
merci jano
je pars vers un treck de 10 jours dans l'himachal pradesh pouvez vous me conseiller sur des agences de manali. j'ai un contact avec une qui s appel antreck . quelqu'un connais ?
merci jano
Réservation d'un bus Delhi-Manali English translation pending
bus volvo delhi-manali
bonjour à tous,
Je pars cet été au Ladakh et j'arrive à Delhi à 6 heures du matin.
pouvez-vous m'indiquer votre avis sur la fiabilité du site ci-dessous (réservation par internet) pour faire un delhi manali en bus volvo, les départs sont au 36 de Janpath vers 18 heures.
merci pour votre réponse.
http://www.luxurybusesindia.com/
bonjour à tous,
Je pars cet été au Ladakh et j'arrive à Delhi à 6 heures du matin.
pouvez-vous m'indiquer votre avis sur la fiabilité du site ci-dessous (réservation par internet) pour faire un delhi manali en bus volvo, les départs sont au 36 de Janpath vers 18 heures.
merci pour votre réponse.
http://www.luxurybusesindia.com/
Logement à Manali pour trois semaines (Inde) English translation pending
Bonjour à tous!
Nous décollons le 27 septembre pour New Delhi et partons directement dans le nord à Manali.
Nous cherchons de préférence un appartement pour loger environ 3 semaines, auriez-vous des idées, des adresses? Nous sommes un couple et un enfant donc pas besoin de 4OO m2!
Si vous avez des idées de choses à faire dans le coin, on prend aussi! 😉 Merci de votre aide,
Morgane
Nous décollons le 27 septembre pour New Delhi et partons directement dans le nord à Manali.
Nous cherchons de préférence un appartement pour loger environ 3 semaines, auriez-vous des idées, des adresses? Nous sommes un couple et un enfant donc pas besoin de 4OO m2!
Si vous avez des idées de choses à faire dans le coin, on prend aussi! 😉 Merci de votre aide,
Morgane
Rave party à Manali! English translation pending
Je vais à Manali durant le mois de septembre, est ce qu'il y aura toujours des raves à cette époque? Et auprès de qui se renseigner là bas??
Je ne vais pas en Inde (et à Manali) que pour ça je vous rassure, mais me trémousser dans les montagnes du sous continent me ferait bien plaisir!!!🙂
tchao
Je ne vais pas en Inde (et à Manali) que pour ça je vous rassure, mais me trémousser dans les montagnes du sous continent me ferait bien plaisir!!!🙂
tchao
Trajet Varanasi - Manali le plus pratique? (via Delhi?) English translation pending
Pour rejoindre Manali depuis Varanasi, j’ai l’impression que le plus pratique est de revenir sur Delhi, est-ce que je me trompe ? Avez-vous une autre solution ?
De Delhi à Manali, j’hésite en bus de nuit, qui semble le plus rapide, ou en train jusqu’à Shimla. Est ce que ça vaut le coup de passer à Shimla ? le trajet en train Kalka-Shimla a l’air sympa mais n’est ce pas trop le truc à touriste ?
Le plus rapide me semble, Varanasi Delhi en avion (easyjet) puis Delhi-manali en bus,
mais cela m’amène à une autre question…
Autre question car je n’ai jamais pris de vol interne en Inde … A l’arrivée à l’aéroport de Delhi, la récupération des bagages est elle rapide ? et le transfert vers la gare routière ?
Autrement dit, est ce qu’en arrivant à 17h30 vous pensez que je peux chopper un bus pour 20 h ? sinon aucun intérêt de prendre l’avion !
Merci pour vos réponses…
Village perdu près de Manali ou Kullu... (Inde) English translation pending
Bonjour à tous😉,
Connaissez vous des endroits perdus, avec des sources d'eau chaude ou meme sans pres de ses deux villes? Avez vs déja été par exemple à Kiriganga, Tosh, Manala (bien que speciale), etc.
Je suis preneur de tout vos conseils et avis,
Merci d'avance pour tous,
David
Connaissez vous des endroits perdus, avec des sources d'eau chaude ou meme sans pres de ses deux villes? Avez vs déja été par exemple à Kiriganga, Tosh, Manala (bien que speciale), etc.
Je suis preneur de tout vos conseils et avis,
Merci d'avance pour tous,
David
Etat de la route Manali - New Delhi? English translation pending
j tremine pon trek au laddakh par manali notre equipe part à 16h30 de manali pour une arrivée a delhi le lendemain a 6h nous n'avons pas pris de journée tampon l'avion decolle pour la france a 0h50 quel est l'etat de kla route sur cette liaison merci
Autour de Manali: col du Rotang, neige sur les sommets... English translation pending
Quelqu'un serait il dans les environs de Manali en ce moment ?
Le col du Rotang est il ouvert ? qui pourrait me dire si il ya deja pas mal de neige sur les sommets alentours, vers Solang ou encore Shagadugh et vers les lacs "Baes kund" ?
merci d'avance 😉
Le col du Rotang est il ouvert ? qui pourrait me dire si il ya deja pas mal de neige sur les sommets alentours, vers Solang ou encore Shagadugh et vers les lacs "Baes kund" ?
merci d'avance 😉
Quelles conditions à Manali actuellement? English translation pending
Quel temps fait il actuellement dans les environs de "Manali" et sur les cols alentours ?
la neige est t'elle déja arrivee ?
les cols sont ils fermes ou peut on encore s'approcher avec un bus ou un 4x4 ?
merci
merci
Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya English translation pending
Note à l'attention du lecteur :
Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.
En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.
Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.
Malana, Athènes de l'Himalaya
Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.
À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.
Faciès occidental
"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.
Métèques
Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.
Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…
Sénat et chambre basse
Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.
À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.
En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.
Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.
Malana, Athènes de l'Himalaya
Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.
À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.
Faciès occidental
"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.
Métèques
Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.
Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…
Sénat et chambre basse
Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.
À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Région de Manali en Inde? English translation pending
je pars en inde du nord pour 1 mois en aout.j'ai très envie de rejoindre varanasi et flaner en chemin le long des rives du gange.cependant la tentation de passer 1 semaine dans les environs de Manali avant de rejoindre delhi est forte.j'aime beaucoup marcher en montagne, aussi pourriez vous me dire si la région vaut vraiment le coup(quitte à rejoindre l'Himalaya, j'aurais préféré aller au ladakh mais je n'aurais pas le temps...).merci d'avance
Trajet Leh-Manali par les lacs Tso Moriri et Tso Kar (Ladakh) English translation pending
Bonjour,
Serai au Ladakh en juillet prochain et suis intéressé par un retour Leh-Manali par les lacs Tso Kar et Moriri... Si vous avez des renseignements à me donner, suis preneur !!! : possible ou pas, prix, agences, durée, est-ce que ca vaut le coup ou pas? Me pose aussi la question de savoir si c'est judicieux de cumuler visite des lacs et retour à Manali, ou bien visite des lacs seuls et retour à Manali par la route classique plus tard?? merci pour vos réponses...
Serai au Ladakh en juillet prochain et suis intéressé par un retour Leh-Manali par les lacs Tso Kar et Moriri... Si vous avez des renseignements à me donner, suis preneur !!! : possible ou pas, prix, agences, durée, est-ce que ca vaut le coup ou pas? Me pose aussi la question de savoir si c'est judicieux de cumuler visite des lacs et retour à Manali, ou bien visite des lacs seuls et retour à Manali par la route classique plus tard?? merci pour vos réponses...
Climat de Manali (Inde) en août? English translation pending
bonjour
quel est le climat a manali en aout??
merci
Logement entre Shimla et Manali en Inde English translation pending
bonjours a tous, comme je vous l'aidit precedementje m'envole pour delhi le 2 sptembre et je vais me faire que de la montagne(comme d'hab) si vous avez des bonnes adresses de logements vers shimla, vashisht, mandi, et les autre petits bleds ou je vais m'arreter entre shimla et manali, je suis tout ouie...
j'irais aussi vers Mc leod ganj un peu plus tard et je suis interessé par toutes vos remarques sur ses hebergements et vos experiences dans le secteur (jolis petits coins pas forcément signalés sur les guides ou autre...)merci d'avance.
laurent.
Inde: étape entre Delhi-Manali? English translation pending
Bonjour,
je pars demain à Delhi pour 3 semaines avec mon ami. nous avons prévu de commencer par l'Himachal Pradesh. quelle étape pouvez-vous me conseiller entre Delhi et Manali? est-ce que Shimla peut être une bonne pause? ou avez-vous d'autres propositions?
merci à tous
je pars demain à Delhi pour 3 semaines avec mon ami. nous avons prévu de commencer par l'Himachal Pradesh. quelle étape pouvez-vous me conseiller entre Delhi et Manali? est-ce que Shimla peut être une bonne pause? ou avez-vous d'autres propositions?
merci à tous
Transport et itinéraire Delhi-Manali English translation pending
Bonjour !
Nous arrivons à l'aéroport de Delhi samedi prochain à 1 heure du matin. Nous voulons rejoindre le plus rapidemment possible Manali sans attendre le soir pour prendre le bus car nous n'avons que très peu de temps au Ladakh à cause des avions leh-dehli surbookés pour le retour.
Nous avons étudié plusieurs solutions : Le train jusqu'à Chandigarh puis bus jusqu'à Manali mais apprt transfert très long entre gare de Chandigarh et gare des bus + train pas avant 6h ou 7h40 Le bus d'Himachal Tourism mais il part à 18h et nous n'avons pas envie de passer la journée à Delhi. Est ce que des bus partent dans la nuit de Delhi pour rejoindre Chandigarh ou Manali. Une des solutions serait-elle de prendre un taxi collectif (nous sommes 5 ) pour Chandigarh ou Manali dès notre arrivée à l'aéroport ? à quel prix ??
Merci pour les conseils stef
Nous arrivons à l'aéroport de Delhi samedi prochain à 1 heure du matin. Nous voulons rejoindre le plus rapidemment possible Manali sans attendre le soir pour prendre le bus car nous n'avons que très peu de temps au Ladakh à cause des avions leh-dehli surbookés pour le retour.
Nous avons étudié plusieurs solutions : Le train jusqu'à Chandigarh puis bus jusqu'à Manali mais apprt transfert très long entre gare de Chandigarh et gare des bus + train pas avant 6h ou 7h40 Le bus d'Himachal Tourism mais il part à 18h et nous n'avons pas envie de passer la journée à Delhi. Est ce que des bus partent dans la nuit de Delhi pour rejoindre Chandigarh ou Manali. Une des solutions serait-elle de prendre un taxi collectif (nous sommes 5 ) pour Chandigarh ou Manali dès notre arrivée à l'aéroport ? à quel prix ??
Merci pour les conseils stef
Transport Delhi-Manali English translation pending
Je me rend en Inde à la fin du mois de Juin. J'arrive a Delhi le 24 dans la soirée. Je désire ensuite me rendre à Manali, idéalement pour être à Manali le 26.
Quelles sont les options les plus intéressantes? Terme de prix et en terme de temps. Train jusque dand l'Himachal Pradesh, ensuite bus? Avion ensuite bus? Ou encore bus au complet depuis Delhi?
Je suis aussi interrésé si vous avez une agence à recommander à Delhi, idéalement par Internet. Ceci afin de m'aider à faire des réservation en avance.
Merci
Quelles sont les options les plus intéressantes? Terme de prix et en terme de temps. Train jusque dand l'Himachal Pradesh, ensuite bus? Avion ensuite bus? Ou encore bus au complet depuis Delhi?
Je suis aussi interrésé si vous avez une agence à recommander à Delhi, idéalement par Internet. Ceci afin de m'aider à faire des réservation en avance.
Merci
Inde: liaison Delhi-Manali-Leh English translation pending
bonjour,
je voudrais des renseignements sur la liaison dehli-Manali-Leh sans passer par srinagar et sans prendre l'avion pour cause de
budget serré ..... les cars sont ils frequents ???? les tarifs ????
par avance, Merci ...
je voudrais des renseignements sur la liaison dehli-Manali-Leh sans passer par srinagar et sans prendre l'avion pour cause de
budget serré ..... les cars sont ils frequents ???? les tarifs ????
par avance, Merci ...
Trek ou petite randonnée autour de Manali (Inde) English translation pending
Bonjour,
après 15 jours de visite autour du Rajasthan, je souhaiterai découvrir cette région de Manali en randonnant à peu près une semaine .
Je compte prendre l'avion de Delhi à Manali .
Que me conseiller vous pour cette rando, prendre contact auparavant avec un guide ? Si oui si vous avez des contacts à me donner ou tout organiser sur place et si oui quel tour me proposez-vous,
Merci,
Pascal
après 15 jours de visite autour du Rajasthan, je souhaiterai découvrir cette région de Manali en randonnant à peu près une semaine .
Je compte prendre l'avion de Delhi à Manali .
Que me conseiller vous pour cette rando, prendre contact auparavant avec un guide ? Si oui si vous avez des contacts à me donner ou tout organiser sur place et si oui quel tour me proposez-vous,
Merci,
Pascal
Amritsar - Leh par Dharamsala et Manali English translation pending
Bonjour a tous . Je voudrais rejoindre Mandi ou Manali , après avoir visité Amritsar - pour remonter à Leh en passant par Dharamsala (la route par Srinagar semble être dangereuse) .Exist-il un bus pour le faire?