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Touristikis à la crème de solaris English translation pending
by Auk · 2020-05-09 · 38 replies
Comme j'ai un peu de temps, je vous livre le récit d'un voyage de 2018 qui traînait sur mon ordinateur :

Il était une fois, par delà les pandémies et les crises économiques, un temps où nous pouvions voyager : 2018. En cette année béni(t)e, il n’y eut pour nous point de virée nord-atlantique dans la chaleur estivale au programme, point de douches gratuites rafraîchissantes, point de températures vivifiantes, point de gastronomie douteuse et point de prix déments. En passant, félicitations à l’Islande et ses pizzas caoutchouteuse à 30 euros. En 2018, non, on va dans un vrai pays où l’on sait ce que signifie avoir chaud, manger et glander à une terrasse : la Grèce. Et comme nous ne sommes quand même pas des stakhanovistes du 40° à l’ombre, nous avons choisi le printemps, avril plus précisément. Pour le terrain de jeu, il s'agira d'Athènes et du Péloponnèse sur un peu plus de deux semaines. A nous, les petites églises, les ruines romantiques et les oliviers scintillants !

Bien choisir sa photo d'appel pour attirer le chaland. Un bon point et toute mon estime pour celui qui devine où c'est.

Avec la Grèce - pour ceux qui ont lu mes autres carnets qui sont tellement merveilleux qu’il faut les lire immédiatement et que votre vie s’en trouvera changée et éblouie - tout est chamboulé : fini les campings, les dortoirs et les piques-niques miteux de nos voyages dans le nord, place aux hôtels, aux b&b et aux restos. Et en plus, les Grecs ont le bon goût d’être accueillants.

Laissons la parole à du Ballay, parrainé par Alain Deloin et Jean-Michel Apeupré :

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (en Grèce), Ou comme celui-là qui vit le Parthénon, Et puis est retourné, plein d'image et pâmoison, Vivre exubérant le reste de son âge

Et avant d'attaquer le vif du sujet, quelques annonces pour le public innocent : Avertissement : vous lisez ce compte-rendu à vos risques et périls. Toute indignation n’est pas de ma responsabilité. Avertissement bis : non je ne suis pas raciste non je n’ai rien contre les Néerlandais, j’ai d’ailleurs un ami néerlandais non les Grecs ne sont pas des feignants oui les Allemands ont pour passe-temps l’invasion… Ah mince une rechute.

Jour 1

Ayé, c’est parti pour une journée de transport translation Lyon-Athènes via Munich en empruntant la Lufthansa. Le vol est sans encombre, une conversation s’engage avec un voisin grec sympathique autour de la qualité douteuse de la bouffe allemande. J'en profite pour avoir une illumination : la nourriture, voilà ce qui unit les Européens (enfin ceux du sud) ! Eclair de génie, j’ai trouvé comment sauver l’Union européenne « tous unis contre la vie beurk ». Malheureusement, ça risque d’exclure les riches du nord. D’ailleurs c’est peut-être un signe : faut-il mal manger pour être riche ? Faudrait exclure les Japonais de l’équation mais sinon ça marche (pays germaniques, scandinaves et anglo-saxons même combat). Revenons au voisin grec, je tente de donner un tour sportif à la conversation mais malheureusement il n’aime pas le foot « football is shit »… Arrgghh, de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ?! Du coup, je parle plus. Alors qu’un petit débat sur le scandale du moment, le président du PAOK Salonique et son flingue, ça, ça aurait été fun .

L’atterrissage se passe sans encombre dans cet aéroport d’Athènes qui a changé de place depuis mon unique passage dans le coin et s’est éloigné du centre-ville. Première prise de contact avec l’alphabet grec, on avait essayé pour le fun de potasser les équivalences mais c’est loin d’être évident ! Combien d'équivalents du O ont-ils dans cet alphabet ?!

Le trajet jusqu’au centre d’Athènes est long, très long et le métro/train se remplit progressivement jusqu’à être bondé à ras bord. Nous sommes tassés, compressés et pour sortir de cette fournaise, c’est la lutte finale, poussons-nous et demain, l’air sera le sauveur du genre humain (note à moi-même : éviter la prochaine fois d’arriver au moment de la sortie du travail)

La chambre chez l’habitant est bien placée, en plein centre sans être très bruyante. On profite de notre premier soir pour une approche de la cuisine grecque et un mauvais choix de commande (que de la friture…). On enchaîne sur une petite balade nocturne pour revenir sur l’impression née du voyage précédent (ie dans les années 90 la voiture reine, une ville bruyante et désagréable). Eh bien en fait, une partie du centre-ville s’est piétonnisé, il y a de la vie, des restos et des cafés avec des terrasses partout, c’est très agréable finalement.
Le Maroc est-il encore une destination touristique? English translation pending
by Khotao · 2015-06-22 · 208 replies
Bonsoir à tous, J ai lu dans les journaux récemment : -Deux jeunes femmes arrêtées pour tenue indécente a Agadir. -Deux jeunes hommes accusés d homosexualite condamnés à 4 mois de prison à Rabat . -Concert d un rappeur (Mourad belghouat dit "El 7a9ed") annule à Casablanca pour .... -des surfeurs ne veulent pas de bikini sur les plages le mois de Ramadan a Agadir. Je ne suis pas homo, je ne me baigne pas en bikini, j aime pas trop le rap ...mais j ai peur pour mes prochains Vacances au Maroc. Rassurez moi svp!
Est-t-il encore raisonnable d'envisager un voyage en Egypte? English translation pending
by Tripulante · 2013-07-09 · 102 replies
Vu la tournure des événements récents et le risque de Syrianisation du conflit en cours, est t-il encore raisonnable d'envisager un voyage en Égypte dans les prochains mois ? Les images d'un pays en quasi guerre civile ne rassurent guère.... Avez vous d'autres infos que ces images que l'on voit en boucle sur BFM ? Merci.
Retour de la croisière égyptienne "Nefertiti" avec Marmara English translation pending
by Chantaletguy · 2010-04-04 · 1 reply
nous sommes rentrés hier d'Egypte , nous sommes très satisfaits rapport qualité prix c plutot très bien nous avions qq apprèhensions... bruit du moteur ds le bateau... guide bien ou pas ..le facteur chance etait avec nous on entendait un peu le ronronnement des moteurs ms rien de trop gènant et notre guide RAHNIA était très interressante ss nous "gaver " comme d'autres que ns entendions..bref nous recommandons marmara pour cette croisière le personnel du bateau est tres agréable le programme est bien organisé pas très fatigant comme on avait pu lire car il y a des temps pour souffler, nous recommandons l'excursion en bateau à moteur pour voir les iles , faire du dromadaire et visiter le village nubien ce fut une matinée tres appréciée de tous le cout 27 € par pers , ce programme sur 8 jours permet de voir les principaux temples et d'ajouter le CAIRE ça vaut vrt le coup pour le musée et les pyramides mm si le Caire est extrememnt pollué et bruyant par la circulation , c à voir notre hotel y etait tres luxueux, seul bémol boissons trop chères.. au Caire on peut prendre un taxi il faut prendre un taxi blanc qd vous aurez vu les vieux taxis noirs vous comprendrez!! il vaut mieux que le chauffeur parle anglais si comme ns vous vous debrouillez un peu en anglais vous vous en sortirez mieux... on a eu un chauffeur qui ne parlait qu'arabe on n'a pas pu se faire comprendre ...on a eu un chauffeur qui parlait anglais et là , on a pu faire une balade tres sympa avec des arrèts photos ..
Hôtel Beach Albatros Sharm à Sharm El Sheikh (visites et snorkeling) English translation pending
by Clavier1234 · 2006-08-29 · 16 replies
Bonjour,

Nous comptons nous rendre à Sharm El Sheikh du 15 au 22 octobre 06 à l'hôtel Beach Albatros Sharm. Nous aimerions connaître les possibilitées données dans la région pour pouvoir plonger avec palmes et tuba à partir de la plage, ainsi qu'a partir de la location d'une journée en bateau. (endroits précis pour plonger serait bienvenus) ceci pour gagner du temps... Nous aimerions également avoir qques conseils et infos sur les choses à ne pas râter ou a faire dans la région, nous ne voulons pas revenir en nous disant: on aurait dû.... Nous recherchons une carte de l'endoit montrant des zone pour snorkeling. Si vous désirez nous donner des coordonnées de ce que vous avez vu ou fait........, tout est bien venu. Si vous avez de bonnes adresses, des prix, des liens, qques photos d'endroits, etc....., cela nous serait bien utile. Nous sommes en train de préparer un petit dossier que nous consulterons sur le trajet aller dans l'avion.

Nous vous transmettrons nos sensations au retour Merci d'avance pour vos réactions sympathique à ce message. Au plaisir de vous lire.

Email: clavier1234@hotmail.com
15 jours à Mayotte English translation pending
by Cyrillou · 2005-01-04 · 24 replies
Bonjour, bonjour

Je prevois de partir 15 jours sur l'ile de Mayotte aux alentours du mois d'avril.

Je suis à la recherche de bons plans (nature, rando, ...) à ne pas manquer durant mon sejour.

Merci
Uzbekistan - Finally made it - Summer 2022
by Ellobo · 2025-05-11 · 15 replies
Another trip planned during Covid. Actually, for 2020, I had three trips booked, with tickets purchased and everything. This one to Uzbekistan was planned for April 2020. We postponed it to April 2021, but it was canceled again, and we couldn’t reschedule for April 2022 because our friends who were coming with us were busy. So, we chose summer, knowing the temperatures would likely be very high.

We left as a group of five: a couple we usually travel with and one of their friends, whom I knew. She was traveling alone and had dreamed of this trip but didn’t want to go by herself.

For organization, we went through an agency to handle the train tickets and our trip to the Aral Sea. It’s not my usual style, but back in 2020, we were already in touch with them, and they were very understanding during the two cancellations. It wasn’t easy, given the economic crisis Covid caused, especially in Uzbekistan.

Again, I’m writing this travel journal from memory since I didn’t take any notes. (It’s good to give your brain a workout now and then!)

Day 1: Off to Tashkent

We flew in the afternoon to Istanbul, had a 2-hour-15-minute layover in Turkey, and then took an overnight flight to arrive early in the morning in Tashkent. Problem (again): just before taking off from Saint-Exupéry, the plane had an issue with the landing gear. We waited two hours, and after a few hammer and wrench adjustments, we finally took off. Of course, by the time we arrived in Istanbul, it was a mad dash through the airport to catch our connecting flight. We landed at 7:30 AM in Tashkent, and of the five suitcases in our little group, two were missing (one of ours and the solo traveler’s). Big problem because we were leaving at 2:30 PM by train for the Aral Sea, and we wouldn’t be near an airport again for three days. Plus, at the small airport in the Uzbek capital, no one spoke English (or French, or the Ardèche dialect). Fortunately, we had booked a guide for a quick morning tour of the capital. We had seven hours to kill, and it seemed smart to do it this way (and yes, sometimes we do think ahead). With him speaking English and, more importantly, Uzbek, the delivery of our suitcases was arranged.

So, we set off to explore the capital. It’s very Soviet in design—wide avenues and ugly buildings.

We visited the Khasti Imam historical complex (first name to pronounce at your own risk—there will be plenty more during the trip). Lots of "oohs" and "aahs" about how beautiful it was, but in the end, compared to what we saw later, it was really just small potatoes.

We checked out Chorsu Bazaar, the city’s large covered market. The guide was friendly and gave us plenty of tips for the rest of the trip. He suggested a restaurant, which we accepted, so we could get familiar with local customs. The good thing was, it didn’t seem like a tourist trap.

Next, we headed to the train station because our train was at 2:30 PM. The guide left us, and then another problem arose. While going through security, one of the staff made it clear that our train was canceled and our ticket needed to be changed to the train leaving around 8:20 PM. Heatwave moment (it was 38°C). Our issue was that we were supposed to arrive in Nukus (our destination) at 6:00 AM and take a minibus for a round trip to Moynaq and the Aral Sea (four hours each way). The plan was to spend 2-3 hours there and return, so a 10-11-hour timeline. Leaving at 6:00 AM made it doable, but with the train now leaving at 8:20 PM, we’d arrive in Nukus at noon, which messed up the rest of the plan.

I was fuming at the agency (I really don’t like using agencies), so I called the local contact, who quickly sent our guide back (because trying to communicate, change tickets, and get information was tough).

I asked the manager to find us flight tickets to make up for the delay, but nothing—zilch—was possible. We were stuck! My buddy and I were determined to get to Moynaq, but the women in the group were less motivated.

No choice but to board the train for an overnight journey. We had a cabin for two (and our friend had one to herself). Big scare at first—no AC, and it felt like 150°. They told us it would work once the train started moving, which it did. A frugal meal in the dining car (spaghetti with meat—the only dish on offer) and we had a good night’s sleep.

The +: Finally, we’re here! The -: A lot of hassles to start the trip
Vos photos du Maroc English translation pending
by Songhai73 · 2020-05-05 · 208 replies
bonjour merci de partager si vous le voulez , vos photos et adresses sympa ! en premier évidemment mon village préféré !

AÏt Benhaddou , découvert en 202015 ...2 ou 3 auberges à l'époque ! j'étais à la Baraka ! à l'entrée du village ! c'était tellement cool à cette époque ! je faisais la cuisine avec Mohamed le cuisinier , dans la cuisine de l'auberge !



l'équipe de l'auberge " la baraka "

A gauche , Brahim Bolkaid qui est le patron de l'auberge actuelle " maison d'hôtes panoramic " en bas à droite le cuisinier ! j'en ai passer des heures dans la cuisine ! à cette période , il y avait des énormes bus d'Allemands , qui arrivaient avec toute leur nourriture ! ils consommaient très peu ! mais on leur servaient surtout des salades fraiches , des boisons ... ils restaient 3 heures : boissons , pipi , visite du ksar et hop ils repartaient !



la fresque chez Brahim !
Off to explore Jordan!
by Bibouns51 · 2020-04-07 · 227 replies
Well, since the lockdown is dragging on, I’m starting a new travel journal following the one I finished publishing yesterday: https://voyageforum.com/discussion/voyage-pays-perles-voyage-dans-ouest-americain-d9943984/ This time, after the U.S., we’re heading to the Middle East—Jordan! And we’re keeping up the good habits: one day’s entry published every day at 5:30 PM! Happy reading, and feel free to leave a comment, question, or remark...

Franck
Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019 English translation pending
by BMstchaffrey · 2019-11-30 · 29 replies
Bonjour aux voyageurs,

Nous voici tout juste de retour (brusque transition climatique je vous assure !) de notre sincèrement enchanteur périple de 5575 km, en couple, de 4 semaines au sultanat d’Oman, cet automne 2019.

POURQUOI OMAN ?

Les comptes rendus lus ici et là (surtout ici pour être honnête) sont tous enthousiastes et pour nous retraités vivant à la montagne, l’automne est un peu la saison creuse avant la neige et le ski. Et un peu de chaleur (on n’a pas été déçu sur ce point) et de ciel bleu sont aussi de bons arguments ! Nos dates ont aussi été choisies de façon à ne pas partir trop tôt à cause de la chaleur – le tropique du Cancer passe un peu au Nord de Muscat la capitale qui est assez au Nord du pays – et d’éviter d’être sur place lors des fêtes d’anniversaire du Sultan pendant lesquelles nous avions lu qu’il devenait difficile de se loger près des lieux touristiques.

Nous n’avons vraiment pas été déçus et chaque jour de notre séjour a été très dense en découvertes variées, sans pour autant que ce soit une course quotidienne de site en site.

Oman, c’est une multitude de paysages somptueux et variés : mer d’Oman à l’Est et océan indien au Sud Est avec des plages de sable blanc (la plupart du temps pour nous seuls), les déserts des Wahibas et Rub al Khali, les montagnes aux canyons impressionnants, wadis encaissés que l’on parcourt en partie à la nage dans une eau claire et chaude… Oman c’est aussi une histoire riche d’un peuple de voyageurs – c’est le pays de Simbad le marin et des caravanes d’encens de la reine de Saba – avec ses vestiges antiques, ses nombreux forts, ses vielles villes aux souks tortueux… Oman, c’est aussi des villes « à l’américaine » avec des centres commerciaux démesurés, au choix de marchandises étonnant et où la voiture est indispensable… Oman, c’est surtout les Omanais avec leur fabuleux sens de l’hospitalité désintéressée (qui a devant sa maison une fontaine d’eau glacée filtrée, parfois même du café et des dattes à l’attention du voyageur qui passe par là ?), leur courtoisie, leur sourire… Je m’arrête avant de devenir lyrique mais il y a là quelque chose à apprendre des Omanais…

Oman est un pays facile à visiter, malgré des distances non négligeables à franchir entre certaines étapes, mais les infrastructures sont bonnes, voir très bonnes et par exemple la traversée de presque 900 km jusqu’à Salalah se fait sans fatigue insurmontable par une autoroute gratuite 2x2 voies sur plus de la moitié du trajet (attention aux radars !!!). C’est aussi facile pour le voyageur car on se sent en sécurité partout. On a compris qu’il n’y avait pas à se faire de soucis à laisser les bagages dans le coffre de la voiture, sans tablette arrière : souvent les omanais laissent le moteur de leur véhicule tourner pour maintenir la clim et font leurs courses. Attention toute fois à ne pas prendre de mauvaises habitudes au retour ! De plus la qualité de l’eau est contrôlée de partout et les omanais sont presque maniaques de la propreté des mains (queue fréquente aux lavabos des restos), on a mangé salades et fruits sans aucun des problème digestifs auxquels il nous est arrivé d’être sujets lors d’autres voyages.

Contrairement à ce que nous pensions lorsque nous avons commencé à planifier notre circuit, le coût de la vie en voyage n’y est pas si cher : l’essence à 0,50 € en est pour beaucoup l’une des raisons, mais nous avons trouvé des hôtels très corrects à moins de 25 € la nuit avec petit déjeuner et la plupart des repas (souvent cuisine indienne) à environ 10 € pour 2 (sauf s’il y a des langoustes au menu, on frise plutôt les 12 € par personne !…).

LES PREPARATIFS :

Formalités : Avant le départ, nous avons demandé en ligne sur le site evisa les visas touristiques limités à 30 jours. C’est à faire moins d’un mois avant l’entrée dans le pays, mais avec une petite marge pour éviter tout aléa. Ces documents seront à imprimer et ont été réclamés au contrôle d’immigration. C’est rapide puisque nous avons reçu les visas 5 à 6 heures après le payement.

Avion : Les billets sont pris sur le site Lufthansa via une recherche Google Flights : hors vacances, les tarifs restent abordables.

Voiture : Nous avons fait le choix de louer un véhicule 4x4 pour pouvoir passer sans problème en montagne et dans le désert, mais aussi pour pouvoir transporter notre volumineux matériel de camping. Après avoir comparé les sites web des différents loueurs internationaux et locaux et lancé des consultations directes par email, c’est l’agence Dollar de l’aéroport de Muscat que nous avons retenue pour un contrat mensuel payé en ligne avec un tarif qui se démarquait fortement de la concurrence… Le permis de conduire international ne semble pas obligatoire, mais comme j’en avais un, le présenter à la page traduite en arabe est apprécié.

Quelques infos en vrac basées sur notre vécu sur place au sujet des déplacements : • les 2x2 voies sont gratuites ainsi que le stationnement. • attention aux radars tous les 3 à 4 km sur les 2x2 voies et à tous les carrefours dans les grandes villes. • les routes sont en général très bien entretenues et éclairées la nuit, même loin des agglomérations • les pistes sont raclées souvent et faciles avec un 4x4. Beaucoup sont possibles avec un véhicule standard. • les wadis deviennent impraticables et dangereux en cas de pluie (même lointaine…). • pas de contrôle de police routière pour nous sauf chek-point de l’armée vers la frontière du Yémen. • pompes à essence tout les 100 à 120 km maxi. • les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées hors des villes. • voiture de location « bridée » à 120 km/h compteur (113 réels sur le GPS). • conducteurs Omanais prudents, courtois et disciplinés. • gonflage pour le sable : 15 PSI soit 1 bar.

Hôtels : Pour loger dans les villes, on a réservé sur le site B**king.com une liste d’hôtels avec possibilité d’annulation car notre périple n’était pas complètement figé (c’est aussi le voyage que de garder la liberté de choisir une destination au dernier moment). Facile aussi de modifier les réservations car partout nous avions de la 4G ou un wifi correct dans les hôtels.

Camping : Il a fallu faire rentrer dans les sacs tout le matériel de camping – tente à arceaux, duvets, matelas auto-gonflants, ustensiles de cuisine – mais au final, nous avions de la marge en poids et tout est rentré sans problème dans le sac de soute, la valise de cabine et le petit sac à dos pour l’ordinateur que nous avions chacun… On plante sa tente de partout dans des endroits fabuleux sans être embêté. Les nuits en altitudes commençaient déjà à être fraîches en octobre : le sweat-shirt était bienvenu.

Navigation : La préparation des cartes pour le GPS a été faite en se basant sur les nombreux comptes-rendus que l’on trouve sur Oman, sur les sites de randos ou de voyages en 4x4. Toutes ces infos sont reportées sur « maps » de G**gle, elles sont alors retravaillées pour être mises au format .mca compatible avec notre « navigator » GPS, puis stockées sur les smartphones équipés des cartes gratuites OSM très complètes. C’est toujours bien utile une fois sur place de ne pas perdre de temps à tenter de s’orienter pour se rendre sur un point touristique où tourner en rond en ville à la recherche de son hôtel… Un clic suffit mais ça occupe quelques heures en préparation (mais c’est déjà le voyage) !!!

Choix du circuit : Pour des raisons de durée de visas, pour éviter les passages de frontières, de contrat de location de voiture, nous avons avons laissé tomber l’idée de la visite de la péninsule de Musandam et ses fjords certainement magnifiques. Nous ne sommes pas remonté beaucoup plus au Nord que Muscat. Le commencement du trip par les jebels en altitude laisse espérer une température plus supportable et décale d’autant l’arrivée au sud vers le début de l’hiver. Les trajets entre étapes sont établis de façon à optimiser les visites, sans que la durée moyenne passée en voiture dépasse 3 heures par jour.

Vous trouverez plus de détails pouvant être utile pour planifier (feuille de route que nous modifions au jour le jour, bilan des dépenses, liens vers sites utiles, commentaires laissés sur les logements, quelques photos…) , en suivant le lien vers nos documents de préparation et de suivi de voyage : docs.google.com/...LR0/edit?usp=sharing. Ce ne sont que des documents de travail et la mise en page peut laisser à désirer… Les indications sur les dépenses seront affinées au fur et à mesure de la réception des relevés bancaires. Nous n’avons pas visité tous les points d’intérêt relevés sur la feuille de route ainsi que sur la carte, mais c’était bien pratique, une fois sur place, de voir d’un coup d’œil ce qui méritait de consacrer un peu de temps aux alentours.



Le lien direct vers la carte interactive de notre circuit, telle que prévue lors de la préparation et qui a été complétée au fur et à mesure du voyage (par des lieux à visiter, restos sympas, emplacements de camping que nous avons particulièrement appréciés…), est ici : drive.google.com/...FRmo&usp=sharing

L’AGENDA de VOYAGE : Voici un résumé de nos étapes, tout n’y est pas mais c’est une trame mémoire de l’organisation générale quotidienne.

jeudi 17 oct. : départ de Lyon pour Munich par Air Baltic puis Munich-Mascate sur Oman Air en vol de nuit.

vendredi 18 oct. : arrivée à Muscat Airport à 6:40, une grande journée devant nous. Pas de problème pour les formalités de police : c’est très bien organisé : on laisse nos visas contre un coup de tampon sur les passeports et en moins d’une demie heure c’est terminé. Nous allons au desk Dollar dans le hall des arrivées pour retirer la voiture. Ici aussi cela se passe bien et vite. Nous sommes agréablement surpris que la caution puisse se faire avec la nouvelle carte de « débit » au nom de madame (pas nécessairement au même nom donc que lors de la réservation) sur laquelle nous n’avons pas de frais, alors que sur les documents il était spécifié « carte de crédit ». On en profite pour acheter une carte SIM sur le stand OMANTEL juste à côte : attention, le forfait que nous avons acheté 12 € ne permettait pas d’appeler sur la data (Whatsa*p, Sk*pe et autres). Il aurait fallu prendre l’option adéquate indiquée « Whatsa*p » : tant pis, surtout qu’on a constaté que le wifi des hôtel n’autorise pas non plus l’appel en data… (Par contre, presque partout, même dans des endroits très reculés, la 4G permet de se connecter à l’internet.)

Le TOYOTA Fortuner 7 places 2.7 boite auto 4x4 que nous récupérons après nous être perdus entre les étages des parkings, n’a que 2 ans mais déjà 83000 km au compteur. Il est en bon état avec pas mal d’options (entre autre radar de recul bien pratique quand il a fallu manœuvrer serré le premier soir dans Muthra complètement embouteillé) et 4 bons pneus. On aura donc de la place pour entasser notre matériel de camping. Pas de temps perdu non plus : à 8:30 nous sommes prêts à quitter l’aéroport. Nous pointons le GPS (Navigator sur Android et carte OSM sur laquelle j’ai ajouté des POI) sur le grand Mall de Bousher. Visite rapide chez Carrefour pour voir s’il y a des cartouches de gaz pour le réchaud Primus mais chou blanc. Nous montons à l’étage où il y a une libraire « Border » pour acheter le célébrissime et indispensable OMAN OFF-ROAD (« OOR » pour les intimes) présenté en tête de gondole. Le format retenu est complètement incompréhensible – plutôt pour exposer sur une étagère que pour un guide de voyage amené à être consulté fréquemment en voiture par le passager – broché, papier glacé, 1,6 kg pour une largeur de 25 cm, certes de très bonne qualité et bien documenté. On achète aussi une carte d’Oman qui se révélera d’une utilité limitée.



En voiture, nous traversons sur l’autre partie de cet immense centre commercial pour voir chez Lulu Hypermarket s’ils ont les cartouches de gaz recherchées. Fiasco encore, mais nous visitons – étonnés par la diversité des produits – cette grande surface où il y a beaucoup plus de monde que chez Carrefour où se sont les « expat » qui s’y approvisionnent. Nous achetons quelques vivres pour nos soirées de camping ainsi que 2 fauteuils de camping en promo (15 € les 2) et 2 nattes (à l’étage) pour renforcer l’isolation sur sols caillouteux, accessoires que nous avons trouvé bien utiles à l’usage. Sur le coup des midis, nous allons à l’hôtel « Muscat Al Murooj Grand Hotel » où nous avons réservé : la chambre – très confortable et grande – est déjà prête. Un repas avec viande de chameau et riz au resto juste à coté puis 2 bonnes heures de sieste.

Nous voila en meilleure forme, rangeons nos sacs et passons 2 heures à la piscine sur le toit de l’hôtel : ça commence pas mal…

A tombée de nuit on repart à la recherche de cartouches de gaz : un ou deux clics sur internet nous orientent vers un petit magasin spécialisé en matériel de camping : « the adventurer », pas de problème, il y a le modèle de cartouche que nous voulons. Il y a un matériel incroyable, des tentes, duvets bien sûr mais aussi des articles dont on n’avait pas idée que cela existait (merci la Chine et ses usines…). On a remarqué (sans acheter!) entre autres gadgets, quelque chose qui ressemble à un mitigeur chromé équipé d’une pompe intégrée pour puiser l’eau dans les grosses bobonnes plastiques !!! On a tout de même cédé aux sirènes de la société de consommation en s’offrant une lampe LED surpuissante sur socle magnétique à positionner sur la carrosserie et se raccordant par pinces sur la batterie de la voiture, qui s’est révélée très utile en camping.

On file après faire un tour à Muthra embouteillée : vraiment beaucoup de monde car c’est vendredi. Balade sur la corniche où pas mal de familles se promènent car il commence relativement à faire moins chaud (30°C tout de même) puis au souk, qui est à ce qu’il nous semble, surtout pour les touristes, sauf peut être dans quelques ruelles éloignés où des échoppes proposent autre chose que de l’encens et des casquettes…



A 9 heures, un bon jus de fruit frais pris en face du port, et au lit car la journée a été longue. On met la clim car le lit est équipé d’une couette épaisse et que sinon, on étouffe de chaleur. Dommage pour le bilan carbone, mais ce sera de même dans tous les hôtels où nous avons dormi. samedi 19 oct. : après un petit déjeuner somptueux en choix et qualité, en route ! Premier arrêt à une pompe à essence pour compléter le réservoir laissé à moitié vide par le précédent utilisateur : un vrai plaisir devant le prix affiché à moins de 0,50 € le litre, sachant que notre 4x4 semble assez gourmand. Bonjour encore le réchauffement de la planète. Stop suivant à Seeb Beach & Fish Market avec des poissons de tailles impressionnantes parfois posés à même le sol.



Ensuite Barka Fort que l’on contourne sans visiter car on se réserve pour le Fort Nakhal un peu plus loin. Sur place manque de bol : « fermé pour travaux » et il semblerait que les travaux soient amenés à durer !



L’heure avançant, nous décidons de monter directement sur Wadi Bani Kharus, après être passés par un « coffee shop » à Al Awabi où nous commandons à emporter pour le soir, un poulet riz - biryany + salade pour environ 7 € pour 2 ! Pas de touriste dans le wadi et la palmeraie où nous marchons à l’ombre pendant 2 heures dans un vert luxuriant. Premiers contacts chaleureux avec des Omanais travaillant leur parcelle de terre sous les dattiers et bananiers et qui nous proposent de venir boire le café chez eux. Nous déclinons car nous ne voulons pas les interrompre, mais le sens de l’hospitalité à Oman n’est pas une légende.



L’Oman Off-Road indique des emplacements où planter sa tente le long de la piste très chaotique qui relie les wadis Tanuf & Awf. C’est une des seules pistes que nous avons empruntées où le 4x4 est indispensable, à cause de la pente marquée et des rigoles au milieu des cailloux, hormis celles en sable meuble où on se plante sans la motricité complète (expérience vécue !). Coin superbe près du col, mais la nuit tombe vite et la température aussi car on est à 1100 m d’altitude. On se dépêche de monter la tente : la lampe achetée à Muscat remplit parfaitement son rôle. Petit apéro avec le Martini que nous avions transvasé avant de partir, dans une bouteille d’eau minérale, pour éviter les désagréments qui pourraient résulter des manipulations parfois peu délicates des sacs lors des chargements dans les avions (expérience vécue! bis). Nous n’arrivons pas à finir le repas du coffee shop tellement c’est copieux et à 7:30 nous sommes déjà dans les duvets.

dimanche 20 oct. : réveil un peu avant 6:00. Petit déjeuner grâce au réchaud Primus parfaitement adapté à sa cartouche ! On plie vite car le soleil arrive et ça cogne déjà fort ! Plongée sur le Wadi Bani Awf par la piste magnifique qui est plus carrossable que celle de la montée de la veille.



En bas on bifurque vers Little Snake Canyon pour une rando d’environ 1:30. Personne encore cette fois. Je me baigne dans une piscine naturelle mais pas madame qui la trouve trop fraîche le matin.



On reprend la piste pour Bait Bimah ( 4x4 indispensable ) où on a réservé en 1/2 pension pour la nuit, nous laissons la voiture et partons à pied pour « Snake Canyon » qu’on va parcourir en descente par le côte Sud. Superbe gorge très encaissée mais on doit s’arrêter au bout d’ 1 à 2 km car il y a un passage quasi vertical de 8 m et complètement lissé par l’eau, impossible à franchir sans corde.



Re-baignade pour moi dans une belle vasque. On retourne au gîte pour reprendre la voiture sur 5 km pour rejoindre l’entrée Nord du canyon et le faire cette fois en remontant. Départ avec de l’eau à la ceinture et superbe rando entre des murailles de roches très resserrées. On arrive à une piscine naturelle où il faut nager, et qui est fermée en amont par une cascade de 3 m. On doit renoncer, mais on a pratiquement parcouru tout le canyon en deux fois. Pour le faire entièrement d’une traite, je suppose qu’il faut partir du Sud mais avec une corde pour tirer un rappel dans les passages délicats, puis se faire remonter par la piste sur les 5 km… Retour à Bait Bimah pour une bonne douche. Au repas du soir, il y a un groupe d’une dizaine de Singapouriennes encadré par un guide français… qui habite les alpes du sud à moins de 30 km de chez nous !!! Salut Cyril !!!

lundi 21 oct. : une bonne nuit, sans se faire bercer, dans la chambre simple mais confortable « Al Hail » – on a pas mal randonné la veille – et départ après un petit déjeuner correct pour visiter l’oasis perchée de Bilat Sayt. Personne encore comme touriste lors de la visite. Nous ne croiserons que 2 voitures en repartant. En route vers l’étape du soir : Al Hamra par une piste magnifique surplombant vallées et oasis. Balade au col en longeant le bord de la falaise. Comme on ne passe pas loin, on fait le détour à la grotte « Al Hoota Cave » qu’on ne visitera finalement pas : le prix du billet est élevé (15 €), le dépliant ne nous convainc pas vraiment et cerise sur le gâteau il faut patienter 2 heures pour la prochaine visite et marcher 1 heure A/R sous un soleil de plomb (36°C affiché par la voiture) car le petit train qui mène à l’entrée est en panne ! On laisse les valises à l’hébergement du soir et rajoutons une demie-heure de voiture pour le village de Misfat Al Abriyyin où nous flânons 1 heure dans les ruelles et dans la palmeraie.



Cette fois, il y a des touristes, par bus entiers… mais ils restent tous concentrés vers le centre du village. Les hôtels et chambres d’hôtes ont placardé des panneaux un peu de partout dans les étroites ruelles et les cohortes d’aventuriers avec large chapeau, tenue saharienne, gros objectif sur le ventre et valise à roulette qui s’y rendent font beaucoup perdre en authenticité. Un tour en 4x4 par la piste raide qui part au dessus de Misfat Al Abriyyin, offre un point de vue panoramique sur la vallée. Retour à « Al Hamra Guest House ». Je profite de la petite piscine, puis resto où je découvre le jus frais d’avocat en terrasse au « Hud Hud restaurant » suivi d’un ragoût de chameau : très bon mais très nourrissant. Il n’y a que quelques rares tables dans ce restaurant, mais c’est une noria de voitures qui viennent chercher les plats commandés en « take away » signalant leur arrivée aux serveurs à coups de klaxon. Retour à la chambre après quelques courses au supermarché (dont une balayette à 1 € qui nous servira à se débarrasser de la poussière des pistes qui s’accumule sur la voiture et qui a tendance à rentrer dans l’habitacle à l’ouverture des portières. Utile aussi pour les pieds pleins de sable sur les plages). C’est l’heure du repos des voyageurs.

mardi 22 oct. : lever à 7:00 et petit déjeuner au « Hud Hud restaurant ». On en profite pour prendre un take away (dire plutôt « to parcel ») pour le soir. Visite de l’ancien Al Hamra : Bait Al Safah en bordure de sa palmeraie montre une architecture impressionnante avec ses maisons abandonnées de 2, 3 voir 4 étages en terre battue, toutes enchevêtrées mais qui malheureusement tombent en ruine. Ça a tout de même de la gueule…



En route maintenant pour la montagne et le Jabal Shams. Nous abandonnons rapidement l’idée de suivre la piste qui monte à An Nakhur par le Wadi Nakhr peu roulante et qui nous prendrait trop de temps à faire en aller-retour. Direction le Jebel Shams et son plateau où nous nous lançons dans la superbe rando "W6:balcony trail Jebel Shams" pour 3 heures de marche environ.



C’est mieux de prévoir en tout début d’après midi ce fabuleux aller et retour accroché à la falaise, surplombant un paysage qui n’a pas grand-chose à envier au Grand Canyon du Colorado (pour être honnête c’est quand même moins large !) car le retour peut alors se faire en partie à l'ombre. Il est temps de trouver maintenant un endroit où planter la tente. Et là, on découvre juste sur le bord du plateau, sur la crête sommitale de la falaise, au dessus du canyon avec toute la vallée et la plaine en contrebas, LE coin où s’installer.



Je suis sûr que les passagers des voitures qui ont ralenti en dessous sur la piste un peu plus tard auraient bien aimé que l’emplacement soit encore libre (point GPS sur la carte)… La tente plantée (c’est une expression car la roche plate du sol ne laissait pénétrer aucune « sardine »), c’est corvée de bois en voiture. Soirée feu de camp tard dans la nuit (au moins jusqu’à 8 heures, mais il fait nuit noire à 6:00) à s’émerveiller du paysage à nos pieds.

mercredi 23 oct. : au petit matin, départ pour la rando "W4: Jebel shams". On monte pendant plus de 2 heures le long du canyon avec de beaux points de vue.



Le cheminement entre les buissons commence à devenir monotone. On s’aperçoit alors en regardant la carte sur le GPS que le dernier tiers de la rando n'est pas très intéressant : la zone militaire qui occupe le sommet n'est pas autorisée et il n’est donc pas possible d’atteindre le sommet, mais seulement une antécime, sans perspective sur les autres vallées. On aurait mieux dû regarder avant et faisons demi tour sans regret.

Arrivés à la voiture, cap sur le Wadi Damm. Rando dans ce superbe canyon aux parois sombres, où de grandes vasques d’eau limpide incitent à la baignade.



Pour continuer la montée du wadi, passage un peu sportif sans prise, où il faut s’aider d’une corde (qui reste en place), dos contre la roche (la technique de franchissement originale est heureusement décrite dans l’OOR, sans quoi nous ne serions certainement pas passés !). Demi tour après être arrivés jusqu’à l’endroit où le wadi s’élargit et l’eau disparaît sous les graviers et de nouveau la baignade en passant.

On trouve une place de camping tranquille dans la vallée parallèle au wadi pour passer la nuit. On finit les restes du take away qui s’est bien conservé dans la glacière garnie de bouteilles en plastiques toujours remplies de glace, préparées à « Al Hamra Guest House ».

.... à suivre ...
Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie English translation pending
by Belisama45 · 2018-09-30 · 48 replies
Assalamou alaïkoum! Ichlar kalay?

Bienvenue à vous sur ce petit carnet de voyage que j'écrirai en plusieurs étapes/messages.

Après moult tergiversations, nous décidons mon compagnon et moi-même en février 2018 de nous lancer sur les routes de la soie, pour un voyage de 19 jours en Ouzbékistan. Passionnés d'histoire, nous étions emballés à l'idée d'aller marcher sur les traces d'Alexandre le Grand, de Gengis Khan, de Tamerlan. Nous avions entendu beaucoup de choses positives sur ce pays, encore assez à l'écart des grands circuits touristiques classiques, et rêvé sur de splendides clichés qui représentaient les immenses médersa du Reghistan de Samarcand. Nous avons choisi de nous adresser à une agence ouzbèke pour la réservation d'une voiture avec chauffeur et des hôtels, histoire de gagner du temps sur place. Par contre, nous avons pu coudre main l'intégralité de notre voyage, choisissant le sens de notre circuit et son déroulement étape par étape.

Notre circuit pas à pas :

Jour 1. Vol Paris CDG/TACHKENT via OURGUENTCH Jour 2. Journée dans les montagnes du Tian Shan à Bildirçoi et sur les bords du lac Tcharvak Jour 3. NUKUS et ses alentours : visite de la nécropole Mizdakhan et de la forteresse en ruine Gyaur Kala. Visite du musée Igor Savitsky. Jour 4. Visite des forteresses du désert Toprak Kala et Ayaz Kala. Après-midi à KHIVA Jour 5, 6. KHIVA en visite libre Jour 7, 8. BOUKHARA en visite libre Jour 9. Les environs de BOUKHARA : le Palais d'été de l'émir, la nécropole Tchor Bakr, la cité sogdienne en ruine de Varakhcha Jour 10. Visite à GIJDUVAN d'un atelier de céramiques. Visite de NOURATA : bassin aux poissons sacrés, mosquée, vestiges de la cité sogdienne. Visite du lac AYDARKUL. Arrivée au camps de yourtes à YANGUIGAZGAN. Promenade en chameau dans le désert. Nuit sous la yourte. Jour 11. MOJRUM et son cyprès bimillénaire. HAYAT dans les montagnes nouratines Jour 12. Randonnée de 5-6 heures dans les montagnes nouratines avec pique-nique sur le col Jour 13, 14. SAMARCANDE en visite libre Jour 15. SAMARCANDE et les environs de SAMARCANDE : URGUT Jour 16. CHAKRIZABZ Jour 17. KOKAND - RICHTAN - FERGANA Jour 18. MARGUILAN Jour 19. Vol TACHKENT/PARIS CDG

Allez, c'est parti pour le récit d'un périple inoubliable, duquel nous sommes rentrés plein d'étoiles dans les yeux, entre le désert du Kyzyl Kum, les montagnes nouratines, la vallée du Ferghana et les grandes villes-musées ! Nous partons de Paris CDG le vendredi 31 août 2018 à 21h30 et arrivons le lendemain à Tachkent, la capitale, à 9h20 heure locale. En été, il faut compter 3h de décalage horaire. Une fois arrivés à l'aéroport, notre premier chauffeur francophone nous attend avec une pancarte. Il se montre tout de suite très accueillant et sympathique. Nous mettons les valises dans la malle et partons en direction des montagnes du Tian Shan pour une journée divisée en deux étapes : une petite ascension à 2200 mètres en télésiège à Bildirçoi pour pouvoir admirer le panorama montagnard et une visite au lac Tcharvak. Le tout se situant à environ 1h30 de Tachkent dans l'arrière-pays.

Sur le chemin pour Bildirçoi, nous nous arrêtons une première fois pour savourer les spécialités locales vendues sur un petit marché de bord de route. Une femme nous interpelle et nous invite à venir goûter ses produits, comme il est d'usage de le faire en Ouzbékistan dans les bozor. Elle nous propose toute une gamme d'amandes au sucre, au miel mais aussi des graines, des fruits secs à profusion et des laitages dont le fameux kurut. Le kurut, ce sont des petites billes de fromage séché, natures ou épicées. Pour leur conception, on utilise du lait de chèvre, de mouton ou de vache qui est transformé en yoghourt puis salé et mis à égoutter dans des sacs de toile ou de peau de chèvre. Ensuite, on le roule en billes ou en boules et on le laisse sécher pendant plusieurs semaines au soleil. On mange ce "fromage" ouzbek très salé à l'apéritif en sirotant une bonne bière. Nous sommes gâtés par la gentillesse et le sourire de cette dame avec laquelle nous échangeons nos premiers mots ouzbeks. Et nous repartons avec des sacs remplis de bonnes choses.



Nous reprenons la route. Sur les bas-côtés, des animaux évoluent en semi-liberté. Ils ont beau vivre librement dans la montagne, et non paître dans des parcs clos, ils ont tous un propriétaire et ils connaissent parfaitement leur territoire. Ici, une ânesse et son petit ânon.





Nous arrivons enfin à la station de Bildirçoi. Nous devrons faire 1h30 de queue avant de pouvoir grimper sur un télésiège très rudimentaire qui nous fera culminer à 2200 mètres d'altitude en survolant des vergers de pommiers et une charmante petite rivière. En effet, nous sommes le samedi 1er septembre, c'est le jour de l'Indépendance en Ouzbékistan. Les Ouzbeks se sont réunis en famille ou entre amis pour profiter une dernière fois des atours de la montagne avant la rentrée officielle du lundi qui suit. Une fois arrivés là-haut, nous profitons d'une vue magnifique sur un horizon montagneux aux belles couleurs.





Nous nous engageons ensuite dans la descente qui nous prendra 25 minutes environ. C'est assez abrupt par moment, on a vraiment l'impression de plonger dans le vide. Une fois en bas, nous retrouvons notre ami chauffeur qui nous racontera toutes sortes d'anecdotes sur l'histoire du pays avant de nous amener sur les bords du lac Tcharvak. Nous roulons sur une route correcte jusqu'à une distance d'environ 80 km au nord-est de Tachkent et nous tombons nez-à-nez sur le lac Tcharvak, près de Tchimgan. Ses eaux d'un bleu profond répondant à celui du ciel avec, comme horizon proche, la silhouette des montagnes du Tian Shan en arrière-plan. Nous sommes conquis. Il s'agit d'un lac artificiel construit en 1982 au confluent des hautes vallées du Pskem, du Koksou et du Tchatkal. Aujourd'hui, les Ouzbeks viennent y pratiquer le sport nautique ou le deltaplane sur ses contreforts.











Nous prenons le temps de contempler le panorama du haut de la route. Cet endroit respire le calme, la quiétude et nous laisse une impression d'immensité.

Nous nous arrêtons dans une tchaikhana pour déguster nos premières shashliks de mouton et de boeuf, les brochettes ouzbèkes. Elles nous sont servies avec une salade de tomates (pomidor), de concombres (bodring) et d'oignons (piyoz). Nous buvons le célèbre kok chai ou thé vert mais aussi de la Kompot soit un jus de fruit frais national aux variantes locales. Absolument délicieux. Évidemment, pas de déjeuner sans l'incontournable nôn, le pain ouzbek dont les recettes se déclinent selon les régions. Puis nous repartons en direction de Tachkent où nous passerons la nuit dans un quartier résidentiel de la ville dans un hôtel très correct tenu par des Russes.

Fin de la première journée !
Je vous invite à découvrir le Maroc English translation pending
by Pinacoladada · 2018-09-21 · 778 replies
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.

Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.

Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca

Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...

Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.

Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....

Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.

Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.

Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.

C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.

C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.

Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.

Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.

A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.

Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?

Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.

Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.

POUR LA SUITE, C'EST ICI

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
10 jours au Maroc, road-trip dans l'Atlas English translation pending
by AnneF70 · 2017-07-30 · 117 replies
Bonjour à tous !

Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.

Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !

Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech

Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !

Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.

Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.



Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !

Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !

Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Route d'Haridwar à Calcutta (et west Bengal) et fin à Udaipur English translation pending
by Aleph240758 · 2016-12-24 · 177 replies
c'est parti !!! mon voyage s'est déroulé du 26 oct au 10 décembre. Oui j'ai vécu la démonétisation de plein fouet, et j'ai bien compris la formule " l'Inde ne se visite pas mais se vit !!!" et que de galères avec ces problèmes mais je n'y suis pas encore Je suis arrivée à Dehli vers minuit, douane, taxi et me voici à l'hôtel Cottage yes please, réservé et confirmé par mail !!! et en arrivant je réveille le personnel qui cherche longuement ma réservation !!! non enregistrée et il me demande le mail que je retrouve !! ok ok no problem, no problem et me donne une chambre...ouf je suis fatiguée. Le lendemain avant de partir je vérifie si ma réservation pour le retour est enregistrée, et que nenni, donc là il la note devant moi !!! je tiens à vous signaler que cet hôtel n'est plus aussi fiable qu'auparavant. Je change mes euros avant de prendre le train pour être tranquille pendant mon voyage!!! j'ai de grosses liasses à cacher dans différents endroits. Je traverse la rue et me rends à la gare prendre mon train de 15h20 (Ddn Janshtbdi), nous arrivons avec une heure de départ à 20h30 J'ai réservé l'hôtel Sun city où j'arrive fatiguée et une fois installée je pars dîner au premier restaurant sur la rue principale .Cet hôtel est simple, propre et le personnel très serviable. Ma première journée à Haridwar se passe en grande partie sur les ghats et rues commerçantes avoisinantes avec des touristes indiens venant pour Divali qui approche.













Je profite de mon séjour à Haridwar pour aller passer une journée à Rishikesh qui est à 1h de bus d'ici C'est une ville touristique pour occidentaux essentiellement, ashram, cures ayurvédiques, boutiques, restaurants , il y a du choix Les paysages sont beaux





Je déambule d'une rue à une autre et arrive sur une plage paisible



De retour à Haridwar , j'assiste au spectacle de l'Aarti Ganga

petite méditation pendant que la foule s'installe





désolée, je dois partir travailler je vous souhaite un bon Noel et à très vite pour la suite
Le sud du Maroc, on dit que c'est une carte postale (deux semaines de balades en octobre) English translation pending
by Hannahannah · 2016-11-16 · 115 replies
Arrivée à l'aéroport de Marrakech le 27 Octobre , récupération de la voiture de location (Medloc comme d'habitude ) j'avais rendez vous avec deux membres de VF une actuelle et un ancien pour une rencontre prévue à M'Hamid , en tout 6 membres de VF avaient prévus cette rencontre . Direction le Tichka et halte à Ouarzazate , la nuit tombe vite . Ouarzazate - M'Hamid , nous prenons une petite route parallèle à la nationale qui nous permettra de contempler de beaux paysages et d'éviter les travaux .







Arrivée à M'Hamid nous trouverons le reste de l'équipe . Bonne ambiance , apéros et repas excellents . Mais vous n'aurez pas droit aux photos , je remercie Czamam de nous avoir accueillie , nous avoir communiquée sa bonne humeur et son amour de ce pays et mis a disposition des couchages et un super petit déjeuner .

Le lendemain départ avec une copine de VF en direction de Foum Zguig , je vais enfin pouvoir étrenner la nouvelle route Zagora - Foum Zguig . Certains la trouve un peu monotone , pour ma part j'ai adoré et regretté de ne pas pouvoir m'engager plus avant vers les villages . Des cultures , des moutons, des ânes et l'inévitable chameau à carte postale . Je n'ai pas résisté .





Juste avant l'arrivée à Foum Zguig



A Foum Zguig nous logerons à l’hôtel Iriki , petit hôtel propre , économique . les touristes font défaut . Un tour dans FZ nous apprendras que nous sommes encore loin de Tombouctou .



Le lendemain départ pour Tata , la route est une veritable carte postale , ca commence a faire cliché .... En traversant le fleuve une colonie de hérons



Arrêt à Tissint c'est jour de souk , des dates des dates encore des dates ...miam ...un petit souk bien dans son jus .



les chiens du bled font la sieste , je suppose que comme partout ils ont passés la nuit à faire la fete , il faut bien qu'ils récupèrent , nous prenons la pause thé .



A la sortie de Tissint une vue du canyon .



La suite demain .....
Grand concours photo de février "Tel est pris qui croyait prendre" English translation pending
by Kate · 2016-02-01 · 172 replies
Bonsoir,

Le concours du mois de janvier a été gagné par Heriklès grâce à sa photo du Louvre. N'ayant pas la possibilité d'organiser celui de février il m'a demandé si je voulais bien m'en occuper. Et rien ne peut être refusé à Heriklès... 😇

Je déclare ouvert le 67e concours de photos VF.

Mais pourquoi ce titre pour cette discussion ? C'est de la com., c'est pour que les curieux cliquent 😛

Thème de ce mois de février 2016: "Le photographe en voyage"

J'ai cherché un sujet ludique, accessible à tous et ouvrant débat que nous pourrons poursuivre sur la discussion des à-côtés. J'ai voulu mettre à l'honneur les "photographes" voyageurs que nous sommes: avertis, timides, doués, amateurs, passionnés, débutants... Les pages qui vont suivre sont ouvertes à tous, l’essentiel est de se faire plaisir en postant une image agréable à regarder; essayez de nous surprendre, de nous amuser.

Situation rocambolesque, prise de risque, photographe patient, selfies, simple auto-portrait, hordes de touristes en clic... Tout est permis. Ma seule exigence:

Voir des personnes en train de photographier.

Vous pouvez poster jusqu'à trois photos prises par vous (et non sur Internet), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes explications sur ces photos seront bienvenues. Elles devront respecter le thème tout en étant une invitation au voyage.

Vous avez jusqu'au samedi 20 février 2016, 23h (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le samedi 27 février à 23h.

Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de mars qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter dusamedi 27 à 23h, seulement les votes.

Un fil de discussions autour de ce concours a été ouvert ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7354617;page=unread#unread

Et le diaporama organisé par Herik et présentant les photos, par là: picasaweb.google.com/...&feat=directlink
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
by Etchelecou · 2015-12-15 · 11 replies
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Bienvenue au Maroc: découvrez mon pays en photos! English translation pending
by Sally23 · 2015-04-24 · 201 replies
Je veux partager avec vous , chers voyageurs , quelques merveilles de mon pays. Question de vous aider à mieux découvrir ce que vous ignorez de ce Joli pays dont je suis fière d'appartenir . BONNE VISITE . Chaque commentaire sera consacré à une ville ou région particulière. Je publierai , chaque fois que j'aurai le temps , quelques photos pour le plaisir de vos yeux.

N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
Attention à la panne (Maroc) English translation pending
by Duster86 · 2014-03-30 · 12 replies
Hier samedi 29 mars, et suite à 24hoo de fortes pluies et neiges sur notre itinéraire, nous modifions notre trajet initial et passons par le Tizi n Tichka direction Skoura via Ouarzazate. ( au lieu de la Cathédrale et la 307 pour Skoura par Demnate ) En montant le col, arrêt jus d'orange, et la l'aubergiste sympa et causant nous apprend quelques trucs utilisés par certains pour augmenter la rentabilité des affaires. Depuis les fausses coopératives féminines jusqu'à l'injection d'eau dans les oranges avec une seringue etc.... Nous reprenons la route, et les conditions climatiques ( neige dans le col puis retour au soleil en descendant ) nous font rapidement oublier cet intermède intéressant . A 40 minutes de Ouarzazate, une Dacia Logan blanche est arrêtée au milieu de nulle part, son conducteur nous fait signe et nous nous arrêtons par solidarité inter automobiliste. Il nous explique que la distribution est cassée et sollicite le passage pour la ville afin d'organiser rapidement le dépannage. Nous le mènerons ainsi chez son frère a la première maison située à l'entrée de Ouarzazate, celui ci nous offrira le thé en remerciement avant de nous proposer des tapis et autres excursions dans le désert après " avoir monté " un scénario invraisemblable a base de méharées, de trocs avec les bédouins etc........... Nous repartons vers le but de notre voyage ( sans avoir rien acheté ) et nous apprendrons plus tard qu'en fait la fameuse Logan blanche est en panne tous les jours et que jusqu'à 5 conducteurs se relaient prétendant être en panne. Alors faites attention , ne soyez pas crédules et vive le Maroc.
Situation en Égypte: voyager en sécurité? English translation pending
by Mewa281 · 2013-02-06 · 112 replies
Bonsoir

je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
Première fois en Égypte et de plus en plus nerveuse (voyage seule) English translation pending
by Chan91 · 2012-05-01 · 52 replies
Bonjour à tous,

J'ai l'habitude de voyager routard en Asie du sud-est et un peu en Europe. L'année dernière, j'ai été en Turquie et tout s'était très bien passé jusque-là. Là, j'ai envie de découvrir le moyen orient et plus je lis mon guide et plus je deviens nerveuse. Il semble avoir beaucoup de précautions à prendre en tant que fille seule, par ex. ne pas se promener seule dans l'oasis, se baigner en se couvrant bien etc.

Je ne compte pas aller dans un oasis mais j'aimerais faire le snorkelling à Dahab et Nuweiba. Je me baigne à l'occidentale (short et brassière). Mesdames (messieurs aussi :-)), comment avez-vous fait lors de votre séjour?

Et tant que fille seule, ai-je le droit d'aller manger dans n'importe quel restaurant? (désolée de la question). Je compte prendre le train de nuit pour Assouan, existe-il un wagon pour femmes? Est-ce que je rate de superbes paysages si voyageant de nuit, dans ce cas, il se pourrait que j'envisagerai un voyage de jour. Dans le dernier cas et comme j'arrive à minuit à l'aéroport du Caire, y a-t-il un endroit assez agréable pour femmes seules de rester toute la nuit ?

Concernant les voyages en train, je suis un peu confuse. Les trains couchettes partent bien de Giza et le reste de Ramses? Est-ce exact?

A tout hasard, avez-vous un hotel à recommander au Caire?

Merci de votre aide
Trang An (baie d'Halong terrestre) English translation pending
by Larsay · 2011-09-14 · 39 replies
Ca m'arrive de reconnaître quand je me suis bien planté 😏 Et avec Trang An, je l'ai fait en beauté ! Je n'ai jamais voulu y mettre les pieds pour une raison très valable : je HAIS le béton qui coule à flot dans la baie d'Halong terrestre, pour le plus grand profit des requins locaux de l'immobilier et du tourisme. Entre cette autoroute complètement farfelue qui la traverse et la défigure (elle sert à quoi ? Il y a passe 10 voitures et 15 bus par jour ) et l'immense pseudo-pagode en béton qui sert de centre de réception de Trang An -sans parler des groupes en bus-, je passais devant en bicyclette à chaque fois que j'étais dans le coin (c'est-à-dire très souvent) avec aucun désir de m'arrêter. En plus, tous mes grands amis de Tam Coc dénigraient en disant que certains tunnels avaient été creusés au marteau-piqueur, donc pas pour moi !

Comme disait Coluche, Erreur graaaaaaave ! J'ai fini par me laisser faire, et j'en suis revenu époustouflé. La balade en bateau est magnifique, avec ses 10 tunnels -dont un doit faire un bon km de long- ses pics, ses lagunes (où "on" a construit quelques pagodes neuves en béton aussi, mais...), et surtout, le fait que la balade se fait en un vaste cercle, donc on retourne "au port" par un autre chemin qu'à l'aller. Donc, j'ai changé d'avis, allez-y, c'est extra ! Ne soyiez pas déçu par le début de la balade, sur un canal artificiel qui longe l'autoroute, donc pas très excitante.

Je signale que, inflation aidant, la balade à 60 000 dongs est passée à 80 000 à Tam Coc et à Trang An.

La gigantesque tour chinoise de Bai Dinh est presque terminée. Je serais très très curieux de savoir combien de millions de dollars vont finir par coûter tout ce grand bazard, spectaculaire certes, mais... encore du béton. Il est vrai que, avec toutes les cimenteries entourant la baie d'Halong terrestre, il est pas cher 🙁
Sécurité en Tunisie: témoignages et conseils English translation pending
by Bibofsky · 2011-05-15 · 121 replies
Bonjour,

Suite à des discussions qui ont fait claquer beaucoup de touches des claviers concernant la situation en Tunisie, j’ai décidé d’écrire ce petit article en espérant apporter des réponses à certaines questions.

Je ne dirais que ce que j’ai constaté personnellement, si d’autres personnes peuvent nous apporter des témoignages en bien ou mal qu’ils le font.

Je suis tunisien résidant en France depuis six ans, depuis la révolution je ne cesse de faire des aller/retour très très fréquents pour voir famille et amis.

Pour mon témoignage, certains pourront me reprocher un manque d’objectivité étant donné que je suis tunisien. Toutefois, je suis humain avant d’être tunisien, je ne jetterai pas du monde dans un environnement hostile et dangereux même s’il s’agit de mon propre pays. Par mes propos qui suivront, je m’engage et jure "de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité" :-).

Tout d'abord je vais faire un petit rappel historique: Comme vous le savez tous, la Tunisie était tenue par une main de fer par l'ancien régime et surtout le président déchus. Le 14 janvier, le peuple tunisien s'est spontanément soulevé pour dire « DEGAGE » à un régime dictatorial et corrompu qui a pillé, appauvri et affamé le pays durant 23 ans. J’y étais et j’y ai participé sur l’avenu Habib Bourguiba (les champs Elysées de Tunis). Le nuits du 14, 15 et 16 janvier, nous avons vécu trois nuits et jours de terreurs dans un climat d’insécurité totale, nous nous sommes organisé en comités de quartiers, de villages et de villes pour irriguer des barrages et défendre nos maisons, nos femmes et nos enfants des pilleurs et de la milice de l’ancien régime qui ont reçu pour ordre de faire régner le chao dans le pays en espérant que le peuple réclame le retour du dictateur et troquer la liberté contre la sécurité.

Pendant ce temps les touristes qui étaient dans les hôtels ont été protégés par les employés et évacués vers les aéroports.

L’absence de sécurité était due au fait que les policiers n’ont reçu aucun ordre, étant donné que leurs supérieurs hiérarchiques (fortement impliqués avec l’ancien régime) ont abandonné leurs postes.

PS : dans cette période d’extrêmes forts troubles, aucun touriste, aucun étranger, n’a été agressé, ni kidnappé, ni pris à parti. (Les militaires se sont particulièrement assuré de leur protection et les ont fait évacuer).

Situation actuelle :

Le processus démocratique est en marche, on dénombre la présence de plus de 60 parties politiques contre le partie politique unique d’avant la révolution. On entend parler de temps en temps de braquages ou de pillages de certains magasins (Surtout ceux de l’électro-ménagé), ou encore de certains actes de vandalismes. Mais pratiquement tous se déroulent dans des quartiers populaires ou « des quartiers sensibles » comme dans tous les pays européens où certains quartiers sont réputés être plus violents que d’autres.

Personnellement, je n’ai jamais vu de mes yeux ne serait-ce qu’une seule agression, ni entendu de la bouche d’aucun de mes amis une histoire d’agression ! C’est toutes des histoires qui circulent de bouche à oreille, sans aucune certitude de leur provenance et leur origine, sans aucune certitude quant au vrai du faux et quant à la distinction entre info ou intox.

Il faut savoir que beaucoup de détenus se sont évadés des prisons, dans les périodes troubles, plus de 60% ont été arrêté et réexpédié à la case prison, plus de 10% ont quitté clandestinement le pays et sont pour la plus part aujourd’hui en Europe.

Il est à noter qu’il y a beaucoup de grèves et de manifestations, dont les 2/3 sont d’ordre socio-économique et le 1/3 d’ordre politique.

Le problème étant que certains anciens proches de l’ancien régime se sont constitués en force contre-révolutionnaires, et font ce qu’ils peuvent pour avorter la révolution et processus démocratique. Leurs outils sont principalement :

1- les rumeurs qui sont une torture psychologique de longue portée puisque reprise à tort par les médias nationaux et étrangers sans aucune vérification significative de l’information.

2- ils soudoient des jeunes pour s’immiscer dans les manifestations (toutes pacifiques) pour créer un désordre, jeter des pierres et transformer la manifestation en affrontement avec les forces de l’ordre.

Les revendications sociales et le climat de peur et de terreur qui a été en grande partie faussement créé, sont entrain de faire plonger le pays dans une situation économique lamentable. Beaucoup d’usine ont délocalisé chez nos amis et voisins marocains et le secteur touristique bas de l’aile (principal revenu du pays). Le pays connait aujourd’hui une guerre médiatique indirecte entre anciens du régime et le peuple tunisien. Les premiers voulant véhiculer une image d’une Tunisie dans le chao absolu dans l’objectif d’amputer le pays de son principal revenu, à savoir le tourisme. Le meilleur moyen de parvenir à faire échouer la révolution c’est de lui castrer l’économie (le tourisme pour la Tunisie). Il est à savoir que bon nombre de ses forces contre révolutionnaire a fuit le pays et agit aujourd’hui même depuis l’étranger notamment depuis la France pour faire propager les intox notamment à travers les médias qu’il faut écouter avec beaucoup de réserve.

Un weekend à Sousse (du 13/05 au 15/05):

Aujourd’hui même, je reviens d’un weekend de Sousse. J’y étais avec ma chérie et un couple d’ami français que j’ai invité chez moi à Tunis.

Départ vendredi après-midi. L’autoroute était un peu saturée car beaucoup de familles de Tunis partaient aussi en weekend, d’une part pour éviter le couvre feu de Tunis ville et d’autre pour profiter des tarifs très attractifs pratiqués par les hôtels en ces temps quelque peu difficiles. (Le couvre feu à Tunis a été décrété suite à une grande manifestation qui a tourné aux affrontements avec la police résultant des déclarations de l’ancien ministre de l’intérieur et qui ont suscité une certaine contestation populaire.)

Il n’y a rien à signaler sur la route, ni braquage, ni barrage, ni bandits, ni OVNI !!! Une forte présence policière et de patrouilles en majorité en voitures banalisés (La police essai de se faire toute discrète, mais quant on est tunisien on les reconnait de suite). Ils y a des contrôles et des barrages de polices dans les points stratégiques et qui contrôlent et fouillent les voitures suspectes. Surtout dans les grands rond points et les entrées des villes notamment Hammamet, Sousse et Monastir.

Arrivé à Sousse, l’hôtel était à moitié rempli (Ou à moitié vide si certains préfèrent !), ironie de l’histoire, la plus part était des touristes tchèques et polonais mais aucun français (c’est pourtant avec qui nous avons plus de proximité et d’affinité), tous entrent et sortent de l’hôtel librement, sont ils plus courageux que d’autres ? Ou totalement désinformés ou inconscients de ce qu’il y a eu en Tunisie ? je ne saurais le dire, en tout cas, aucun n’est rentré avec un bleu ou un sac en moins !!! L’ambiance dans la ville est vraiment tout ce qu’il y a de plus normal, et les locaux sont au petit soin des touristes, il s’agit là de leur gagne pain qui est menacé et ils tentent par tous les moyens de redorer l’image du pays quitte à donner des petits cadeaux symboliques. Pratiquement tous vous diront au détour d’une petite discussion « allez dire à vos amis en Europe qu’il n’y a rien à craindre en Tunisie ».

Nous n’avons jamais été dérangé ni sur la route, ni dans l’hôtel, ni dans la rue ! Nous étions même traités en pacha !

Ah vous pourrez voir ou vous faire accoster par des mendiants qui sont un peu partout, repoussez les gentiment mais fermement, ou donnez leur un petit quelque chose (Perso si la personne me parait vraiment dans le besoin je donne max 50 centimes = 1 dinar tunisien) et qui est une petite donation très satisfaisante.

Ps : Ils se comportent pratiquement comme les mendiants en France dans les stations de TGV ou aux feux rouges ou dans les métros. (J’ai revu en eux l’image des mendiants roumains ou bulgares en France).

Conseils pratiques :

1- Partez en Tunisie, vous ne serez qu’agréablement surpris.

2- Si vous voyez une manifestation évitez de vous approcher trop, au mieux quittez les lieux.

3- Evitez les quartiers populaires et allez plutôt vers les zones touristiques qui sont totalement sures (Sidi Bou Said, Gammarth, Carthage, Cité Ennasr, El Manar, El Menzeh…) Pour Tunis centre ville, si vous voulez faire les Souk, allez y de préférence de bonheur le matin entre 8h et 11h. Pourquoi cette réserve, c’est que tout simplement la majorité des manifestations de Tunis ont lieu à proximité des Souk sur l’avenu principale (avenue Habib Bourguiba, et ca ne commence jamais jamais jamais le matin !!!).

Pour Sousse, et Hammamet, il n’y a absolument rien à signaler, le gouvernement avec l’aide de la police, des militaires, des hôteliers et une forte mobilisation des locaux, ont fait en sorte que la sécurité y soit absolue, en vu en effet de faire redémarrer le tourisme qui nourrit plus de la moitié du pays.

4- Les tunisiens sont très fiers de leur révolution, en abordant ce sujet avec les locaux, faites le positivement ils n’en seront que très ravis.

5- Bon évitez aussi de trop tarder dehors, privilégiez un tourisme de jour, reposez vous la nuit. Si des braqueurs, voleurs, ou agresseurs drogués ou autres devaient agir, ils le feront la nuit tombée !

6- Si vous devez faire de la route, optez pour les autoroutes et les grandes routes plutôt que les sentiers perdus au milieu de nulle part. Et essayez de voyager de jour.

7- En cas de pépin, n’hésitez pas à demander de l’aide aux gens, ils sont très serviables, et extrêmement sociables s’ils voient que vous êtes dans un pétrin (Tradition, éducation et religion obligent). Ils sont même capables de vous héberger et nourrir si besoin en est ou si vous êtes par malchance bloqué quelque part.

PS : Les tunisiens (de toutes couches sociales) ont volontairement et spontanément ouverts leurs portes et hospitalité pour 350 milles réfugiés de Lybie, pour une durée indéterminé. L’Europe frôle la crise diplomatique pour 19 mille réfugiés tunisiens sur le territoire Shengen ! Ca en dit long sur les tunisiens !

8- Surtout, surtout, surtout, amusez vous bien, passez vos vacances normalement et tout ira bien.

La Tunisie a fait sa révolution, une révolution pacifique (ce qui reflète d’ailleurs la nature et le tempérament du peuple tunisien), une révolution de dignité… La Tunisie est aujourd’hui sure et sécurisée. Vous verrez certainement les graffitis sur les murs dénonçant l’ancien régime et criant liberté et dignité. Vous direz plus tard j’y étais, j’y est passé un agréable séjour, et j’y retournerai volontiers.

Vous vous passerez de bonne vacances « Inchallah », et vous contribuerez directement à faire réussir la révolution car par votre voyage vous contribuerez à l’économie du pays directement en améliorant la situation touristique et par ricochet à nourrir des familles entières.

Bon séjour à tous.
Voyage en Tunisie prochainement: sécurité? English translation pending
by Grobeauf · 2011-01-07 · 157 replies
Je dois allé avec ma femme dans 15 jours en Tunisie croyez vous que c'est dangereu avec ce qui se passe las bas. J'ai vu des violences et je me demande si on dois pas toute annuler? qu'en pensez vous?
Les incontournables du Maroc? English translation pending
by Kate · 2010-07-09 · 96 replies
...sans jeu de mot sur le titre😉...

Bonjour,

Préparant 2 nouveaux voyages fin 2010 et mi-2011 dans ce beau pays, j'aimerais connaitre les lieux qui vous semblent incontournables, toutes destinations confondues, du nord au sud, villes impériales ou villages, paysages ou lieux d'hébergement. Quels sont les endroits qui vous laissé un souvenir inoubliable?

Je vais bosser, je lirai les copies de rédaction ce soir🙂
Compte rendu de la croisière "Rivages ibériques" sur le Louis Majesty, du 13 au 21 février 2010 English translation pending
by Quedubonheur · 2010-02-24 · 159 replies
Bonjour à tous Pour préparer la croisière, j'ai bien pioché dans toutes les informations que vous m'avez fournies . A mon tour d'apporter ma contribution. Sachant que chaque voyage est personnel, ce qui plaira à l'un déplaira à l'autre. Nous nous sommes retrouvés sur le LOUIS MAJESTY, avec Wiskiki, Cricket030, Digro, Braeunig2007. Si vous me lisez, vous pourrez compléter ce CR car j'ai probablement oublié ou pas vu beaucoup de choses. Bien amicalement Brigitte

Compte-rendu de notre croisière Rivages Ibériques sur le Louis Majesty du 13 au 21 février 2010

Samedi

Les valises sont bouclées, elles sont bien lourdes 20 kgs chacune, il faut dire que nous emportons du chaud et du froid. Nous verrons par la suite que nous n’avions pas besoin de………..chaud

Arrivés à l’aéroport de Marseille, timide soleil, il fait 5 °, nous faisons taxi commun avec un autre couple. 35 € la course pour 3 personnes + 1 € pour la 4e personne + 1 € par valise = total de la course 40 €.

Effectivement Le môle Léon Gourret, porte 4, quai 186 est très loin du vieux port, nous nous en rendons compte avec le taxi. Nous arrivons après 30 mn de course. Le Louis Majesty nous attend. Nous entrons dans un immense hall nommé hall bagagerie. Nous allons être totalement pris en charge dès ce moment. Super organisation pendant toute la semaine.

Nous suivons la file. Nous sommes environ 550 français à embarquer. On nous donne une première fiche sanitaire à remplir (pour le H1N1) puis une étiquette pour chacun de nos bagages (nom et n° de cabine). Nous passons nos bagages sur le tapis roulant avec scanner. Nous les retrouverons devant notre cabine.

Nous montons à l’étage. Le personnel nous offre un jus de fruit. Il faut dire que la file est longue. Nous passons devant le service « restaurant » qui nous attribue une table pour le diner du soir. Si nous voulons diner avec des amis, nous pouvons former une table ; il suffit de le dire à ce moment précis. Nous devons choisir aussi le premier service à 18h30 ou le 2ème à 20h30 , nous optons pour le 2ème . Puis c’est au tour des forfaits boissons. On nous donne le papier mentionnant le prix du forfait alcool : pour 8 jours 223.60 € et sans alcool 119.60 € (attention le prix du forfait est fonction du nombre de jours, pour 12 jours c’est 335.40 avec alcool et 179.40 sans alcool).

Si on prend tout de suite le forfait, ils nous font une réduction soit 190.06 € avec alcool et 101.66 € sans alcool. C’est possible de panacher du moment que chaque passager d’une même cabine prenne un forfait.

Il est possible aussi de prendre un forfait de vin qui va de 3 bouteilles pour 54 €, 4 bouteilles 72 € à 16 bouteilles pour 288 €. Pour chaque bouteille de vin achetée une bouteille d’eau est fournie. Les bouteilles pleines ou entamées sont mises à disposition sur la table au repas, marquée à notre nom.

(Je vous mets ici le prix des principales boissons, que nous ne connaitrons en fait que lorsque nous irons pour la première fois au bar.

Prix des boissons

Café 2.15 €

Café latte 2.85 €

Thé 2.50 €

Chocolat 2.50 €

Bouteille de vin 20.95 €

Bière pression petite 2.70 €

Bière pression grande 4.35 €

Bière en bouteille 3.65 €

Jus de fruit au verre 2.45 €

En cannette 2.75 €

Grande bouteille d’eau 2.35 €

Petite bouteille d’eau 1.85 €

Campari, martini, pastis 3.95 €

Brandy, gin, rhum, scotch, vodka, ouzo 3.85 €

Cocktails avec alcool 4.95 €

Cocktails sans alcool 3.45 €

Sont compris dans le forfait sans supplément : les cafés, thé, chocolat, bières pression, cocktails martini, les cocktails sans alcool, milkshake, martini, campari, pastis, gin, rhum, scotch, jus de fruits.

Pour d’autres alcools et cocktails, il faut rajouter une moyenne de 1.35 €.

Comment cela se passe : nous commandons, nous donnons la carte magnétique. Une fois servis nous signons le ticket de caisse pour le bar et nous en gardons un pour nous.

Si on a pris le forfait, le ticket indique la boisson et la somme de 0 €.

Si pas de forfait le prix de la boisson est indiqué et la somme est décomptée du forfait espèces déposé ou compte bancaire.)

Ensuite, nous arrivons au comptoir. Présentation de la carte d’identité, du voucher. L’hôtesse nous prend en photo et va nous établir une carte magnétique. A ce moment il faut décider si nous voulons que nos achats sur le bateau soient prélevés sur notre carte bancaire et il faut la donner tout de suite, si non il faut déposer minimum 250 € en espèces. Nous optons pour la carte bancaire.

Chaque passager reçoit une carte magnétique. Elle ouvre la porte de la cabine, elle sert à payer sur le bateau, elle est obligatoire pour descendre et remonter sur le bateau et enfin elle sert de carte d’identité dans chaque ville aux escales. Si on prend le forfait alcool, on nous rajoute dessus au marqueur le code avec ou sans alcool.

Vient notre première photo officielle devant un décor « barre de navire »

Je comprends mieux pourquoi, nous devions être présents longtemps avant le départ !

Enfin la passerelle, une petite photo perso et nous embarquons. Le personnel est présent pour nous guider jusqu’à notre cabine. Discret, attentif, souriant.

600 passagers ont embarqué la veille de Gênes (en majorité des slovènes, des italiens et des allemands), ils débarqueront donc à Gênes. C’est pas mal fait et ça diminue le temps d’embarquement dans chaque port.

Il va falloir un peu de temps pour se repérer sur le bateau mais d’un côté tous les n° de cabines sont pair et de l’autre impair.

Notre cabine est au milieu du bateau, intérieure. C’est un peu la même grandeur et disposition qu’une chambre dans un hôtel « première classe ». Au fond le lit, nous avons un lit double avec une couette, un dessus de lit et quatre oreillers. Matelas propre et confortable.D’autres ont des lits simples séparés par deux tables de nuit. Nous pas de table de nuit mais une grande commode surmontée d’un miroir, une prise de courant 220 V et une autre en dessous (UK ?), des tiroirs et dans le premier une petite table à repasser mais pas de fer. Un grand placard avec des cintres et pince-jupes, 2 tiroirs et un coffre-fort payant.

La salle de bain est petite mais fonctionnelle : lavabo avec mitigeur, distributeur de savon, de mouchoirs en papier, sèche-cheveux, WC, douche avec rideau, mitigeur, distributeur de gel douche et de shampoing. 2 Serviettes de bain blanches, 2 petites serviettes blanches et 2 serviettes de plage bleues et blanches qui peuvent servir au sauna, piscines, jacuzzi.

Le ménage est fait deux fois par jour, les serviettes changées à la demande. Chaque jour nous avons notre serviette qui s’est transformée en chien, en tortue, en cygne….avec un petit chocolat pour la nuit.

Nous rangeons nos vêtements mais pas de temps à perdre, la première réunion c’est l’exercice de sauvetage ; nous prenons nos gilets placés dans le placard et nous suivons les directives. Pas de panique, le personnel est dans les couloirs pour nous indiquer la direction. Sur le gilet nous avons notre n° de canot de sauvetage et nous devons nous regrouper à différents endroits du bateau. Je ne sais pas si en temps réel nous saurions nous diriger aussi vite et bien !

Puis c’est la réunion d’information à 17 h30 au pont 6 – théâtre Palace.

C’est LE lieu de rendez-vous, la salle la plus grande. Au fond une scène ronde et devant des rangées de banquettes et de sièges en gradins. Kamel, notre directeur de croisière est français. Pas de souci pour ceux qui s’inquiètent de la langue. Il en parle 4, il traduit en anglais, français, italien. Sébastien, un animateur, traduit en allemand.

Toutes les informations sont traduites dans chaque langue dans tout le bateau, même dans nos cabines pour tout ce que l’on doit savoir, excursions, restaurant ouvert, heure du débarquement aux escales……..

Pour les fumeurs : interdiction de fumer dans les cabines. Autorisé au Casino et sur le pont 10 uniquement côté bâbord.

Kamel présente le personnel d’animation. Tous parlent plusieurs langues dont le français.

Il faut déjà s’inscrire pour les excursions de Barcelone. Chaque excursion dans chaque ville tourne autour de 50 € par personne et 30 € par enfant + ou – (sauf Marrakech 121 € et Palais de l’Alhambra à Grenade 100 €)

On peut aussi prendre un forfait excursion à 162 € par adulte et 103 € par enfant pour faire un tour de ville de Barcelone et Park Güell, tour de ville d’Alicante, les parfums de Tanger et Portofino ; il faut s’inscrire dès la réunion.

Nous ne prendrons aucune excursion et ferons le tour des villes nous-mêmes.

Chaque nuit, le journal de bord est glissé dans notre cabine. Il nous informe de tout : les excursions du lendemain, les animations à bord pour la journée, l’ouverture des bars, des restaurants, du casino, les spectacles du soir, le code vestimentaire….

Toutes les inscriptions se font au pont 5, à la réception, vaste espace avec plusieurs comptoirs et au milieu un piano et des fauteuils.

Nous partons faire le tour du propriétaire. Nous nous arrêtons au SANA, c’est l’espace bien-être au pont 7. Chaque jour il y a des promotions pour tel ou tel soin. Pour infos les massages varient de 55 € pour 30 mn à 96 € pour 60 mn. Enveloppements de 58 à 75 € , soins du visage 75 €, épilation de 13 à 28 €, shampoing, coupe, brushing cheveux courts 62 €. Il y a aussi des forfaits de 3 soins qui tournent autour de 200 €.

Le sauna est gratuit ainsi que la salle de fitness.

Au pont 10, deux piscines, deux jacuzzi avec eau chaude. Des bars, le self ouvert l’après-midi pour les petites faims, la station pasta. Tout le long à l’abri du vent, des tables et chaises.

Les transats se trouvent au pont 11, enfin je ne sais pas si on dit le pont 11 car c’est tout en haut mais vu le vent et le mauvais temps, nous ne les avons jamais utilisés.

Déjà 18 h, nous partons au cours de Salsa avec Kamel, dans un autre salon il y a activité de fleurs en papier, dans un autre de la magie.

Nous comprenons que nous ne nous ennuierons pas. Il y a un salon Internet, une bibliothèque, on peut jouer au bridge, on peut bouquiner près des fenêtres, dans les bars. Chacun déambule au gré de ses envies.

Pendant l’escale il n’y a pas d’animation. Quand le bateau navigue il y a toujours une animation : quizz, activités manuelles, cours de danse, aérobic, tournoi de ping-pong, de fléchettes, démonstration de massage…..

Puis retour à notre cabine, douche et préparation pour le diner.

Ce soir le code vestimentaire : décontracté.

Pour le 2ème service, le restaurant ouvre à 20h30 et ferme ses portes 15 mn après. Donc il faut être à l’heure. Les restaurants Four Seasons et Seven Seas sont situés au pont 5 de part et d’autre de la réception. Ils sont identiques au niveau prestations. Ils accueillent les passagers le midi et le soir. Tables de 2, de 6, de 8 ou plus. Nous serons une table de six avec Wiskiki qui sont quatre. Restaurant chic, nappes blanches, verres, couverts…. Un serveur par table, le menu à la carte. Choix entre 3 entrées, puis 2 potages, puis une salade verte, puis trois plats principaux dont un poisson, un plat végétarien, puis choix entre 2 gâteaux ou mousses, fromages , fruits frais. Café.

Il y a aussi un autre restaurant payant (15 € le repas) Le Bistro, plus intime.

A 22h15, nous partons pour le Palace au pont 6 voir le sketch de bienvenue de l’équipe d’animation.

Ensuite à 23 h c’est le spectacle de bienvenue. La troupe est composée de 4 chanteurs (2 femmes, 2 hommes) et de 5 danseurs (3 femmes, 2 hommes). Tout au long de la semaine ils ont donné leur maximum pour nous distraire. Chaque soir le spectacle présente un thème différent mais est composé de la même manière avec une alternance de chansons et de danses de différents pays. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée.

Le spectacle dure à peine 45 mn. L’orchestre du Palace prend le relais et ceux qui le veulent peuvent danser. (danses de salon)

Pour les couche-tard, ils peuvent monter au pont 7 à la discothèque Frame 52 ou au Casino.

Il est minuit, nous allons dormir. J’appréhende un peu la traversée du Golfe du Lion mais tout se passe bien.

Dimanche - Barcelone

La veille de l’escale, la réception met à notre disposition un plan de la ville et les principaux monuments à visiter. Nous ne le savions pas mais vous maintenant vous le saurez.

Le bateau accoste à 9h, petite nuit mais ce sera comme cela tous les jours. La clim fait un bruit d’enfer. Sur les conseils de Camélia, notre femme de chambre, je le signale à la réception. Douche et nous filons au Four Seasons, ouvert de 7h30 à 9h30, pour le petit déj. Nous nous plaçons comme nous voulons. Formule self : jus de fruits, pains de toutes sortes, cafés, thés, chocolat…légumes, charcuteries, œufs, fruits frais, au sirop, muesli, céréales enfin tout ce que vous voulez. Et j’oubliais toutes les viennoiseries.

Un conseil pesez-vous avant de partir et mesurez l’ampleur des dégâts ensuite ! ou faites l’autruche !

Nous prenons notre temps. Kamel indique dans toutes les langues à quel pont nous devons nous rendre pour débarquer. Ceux qui ont pris les excursions doivent se regrouper dans un salon. Les individuels face à l’endroit de la passerelle. Ne pas oublier la carte magnétique. Les papiers d’identité peuvent rester dans la cabine.

Les autorités donnent le feu vert, nous donnons notre carte magnétique, l’officier la passe devant son écran et notre bouille apparait. C’est super bien fait et rapide. Nous descendons par la passerelle directement dans la gare maritime. Il y a un point information, nous prenons un plan de Barcelone.

Hier soir, le téléphone sonne dans notre cabine, c’est Digro qui sachant notre n° de cabine via le forum nous contacte. Nous nous rencontrons le soir même et décidons de visiter Barcelone ensemble.

Il fait 2°, bonnet et gants obligatoires. Le bateau est accosté au pied des Ramblas, c’est super simple pour y aller. Nous décidons de partir à pied à la Sagrada Familia. En chemin nous passons par l’arc de triomphe où se déroule un marathon. Nous arrivons à l’église bâtie par Antoni Gaudi, inachevée depuis un siècle. Nous avons mis une heure. Nous n’y entrons pas car à 10h30, il y a déjà 2 heures d’attente sans la visite à l’intérieur. Nous savons qu’en ne prenant pas les excursions, nous n’aurons pas autant d’informations qu’avec le guide ni les passe-droit pour visiter mais ce n’est pas non plus notre but. Nous repartons donc à travers la ville. Nous passons devant la Casa Milà, surnommée la Pedrera. La casa Batllo, la casa Ametller. Nous traversons la place de Catalunya, des japonais donnent à manger aux pigeons. Nous arrivons sur les ramblas. Nous sommes frigorifiés. Nous décidons de prendre un repas chaud, pourquoi pas des pâtes ? Après nous être restaurés, nous reprenons notre descente, les statues vivantes se succèdent, puis c’est le marché aux animaux, les rongeurs, les tortues, les oiseaux, tout ce petit monde se côtoie. Plus bas place aux peintres et aux caricaturistes au niveau du quartier gothique. Nous faisons un dernier tour et nous retournons au bateau non sans avoir pris des photos du monument de Colomb.

Tous à bord à 16h30. Il faut être à l’heure, le bateau part 30 mn après. Pour rentrer même système, présentation de la carte magnétique, passage sous le portique et passage des sacs à dos sur le tapis roulant.

Direction le pont 10 pour une petite collation avec un café bien chaud.

Au programme à partir de 17 h, yoga, ping-pong, activités pour enfants, quizz de la st Valentin, activité manuelle, aérobic, jeu d’animation, magie, cours de salsa, thé dansant avec l’Orchestre, danses de salon avec Duo Rythme (un autre groupe).

Nous rentrons à la cabine. La clim a été réparée. Tout est calme.

Nous dinons au Four Seasons.

22h15 élection du couple idéal

21 h et 23 h, spectacle de variétés.

Lundi – Alicante.

Nous avons accosté à 7 h. Nous nous pressons pour être prêts dès que nous aurons l’autorisation de débarquer. Nous sortons, il pleut et il fait froid. Cette fois nous avons pris soin de prendre les infos à la réception ainsi que dans la gare maritime. Une navette gratuite nous emmène à l’extérieur du port. Nous longeons le front de mer, le sol est recouvert de mosaïques ondulées de toutes couleurs, l’été ce doit être très agréable de déambuler sous les palmiers mais là franchement nous faisons surtout attention à ne pas glisser. Nous apercevons le château de Santa Barbara ; il est possible de s’y rendre en prenant l’ascenseur. Ce qu’à fait Digro.

Nous nous contentons de nous promener dans la ville, passant d’une ruelle à l’autre. Nous revenons tranquillement vers midi. Tous à bord à 13h. Départ à 13h30.

Nous déjeunons au Seven Seas à la carte. Aujourd’hui nous prenons du poisson.

Activités de l’après-midi : cours de danse « cha-cha », fitball et Pilates (cours payant 8 €), bibliothèque, activités pour enfants, défilé de mode, magie, bingo, activités pour ados, démonstration de cuisine, tournoi de ping-pong, tournoi de jeu WII, tournoi de mini golf, rose en papier, danse de salon avec Duo Rythme et bien sur le Casino ouvert uniquement en navigation.

En rentrant, nous trouvons dans la cabine la feuille des pourboires que nous devons rapporter remplie à la réception pour le lendemain.

On nous propose de nous prélever 8 € par jour et par personne sur notre compte.

Nous mettons 0 € partout et dans les commentaires nous disons que nous remettrons la somme directement au personnel.

(Demain nous recevrons la première facture récapitulative des dépenses des quatre premiers jours. Il sera indiqué 0 € pour les pourboires)

Nous nous préparons car ce soir, c’est la soirée du commandant. Code vestimentaire : Gala. Nous sommes tous invités au cocktail de bienvenue à 17h30 ou 19h45 selon notre service. L’attente est très longue car chacun est pris deux fois en photos. La première devant un escalier en trompe l’œil, la deuxième avec le commandant ou son second. Enfin nous sommes réunis au Palace, avec un verre de pétillant ou de jus de fruits. Les officiers se présentent. Le commandant du Louis Majesty se nomme Léonidas Panopoulos.

Les photos sont disponibles le lendemain, le pack est dans les 26 € (3 photos). Nous n’en prendrons qu’une finalement.

Chaque jour, les photographes nous prennent en photo, à la sortie du bateau, au restaurant, dans les bars…. Les photos sont ensuite exposées dans la boutique photo et nous pouvons les acheter. Le prix varie selon la taille de la photo de 6 € à 25 €. Il existe des packs et aussi une vidéo de la croisière que l’on peut visionner sur la télé dans la cabine sur la chaine 34 du bateau. En aucun cas nous n’avons été forcés à être pris en photo ou bien à acheter.

Diner au Four Seasons.

22h15 - concours de danses

21 h et 23 h – spectacle international

Mardi – Gibraltar et Tanger

La nuit a été agitée, le bateau roulait bien et les vagues tapaient fort contre la coque.

Arrivée à Gibraltar à 7h30. Enfin était prévue car la radio de bord nous prévient que le commandant vient de décider après plusieurs essais infructueux de ne pas accoster à Gibraltar. Déception de certains enfants qui voulaient voir les singes sur le rocher. Mais comme il pleuvait, peut-être qu’ils auraient été à l’abri. La visibilité sur l’observatoire aurait été nulle également. Pas de regrets de notre part.

Nous partons donc pour Tanger. Nous passons le détroit. La mer est de plus en plus houleuse. La journée va être pénible. Je commence à prendre mes granules de cocculine et de borax.

La place à Tanger n’est pas disponible, le bateau précédent étant encore à quai. Nous restons donc en pleine mer toute la matinée. Nous prenons notre temps pour petit déjeuner et vadrouiller un peu d’un pont à l’autre.

Activités de la matinée : bibliothèque, activités pour les enfants, cours de danse « rock’n’Roll », démonstration de pliage de serviettes de table, tournoi de ping-pong, pilate fitball payant, quizz, jeu apéritif, activités pour les adolescents.

Tanger

Débarquement à 14 h. Nous décidons de rejoindre à pied le centre. Les taxis nous proposent leurs services, d’autres personnes à pied nous proposent également pour 10 euros de nous accompagner pendant 3 heures dans la Médina. Nous préférons découvrir à notre rythme. Nous enfilons nos ponchos car bien sûr il pleut.

La traversée du port n’a rien de transcendant, mais c’est toujours intéressant d’y voir l’activité. Ici à Tanger une usine de poisson, des petites échoppes de restauration, de poissons. Nous sortons du port en à peine 30 mn. Nous arrivons tout de suite sur une grande place au pied de la Médina. Traversons cette place. Prenons la petite montée à droite. On ne peut pas se tromper, il y a plein de monde qui attend. Nous arrivons directement dans le petit Socco, prenons un thé à la menthe dans un des cafés. Puis nous nous promenons dans les ruelles. Impossible de se perdre, c’est assez petit et comme nous sommes en hauteur, il suffit de redescendre pour être au port. Nous pouvons payer en euros sans problèmes.

Il ne pleut plus, nous redescendons sur le front de mer, passons par la plage, belle et profonde mais pas nettoyée à cette époque. Retour tranquille au bateau.

Tous à bord à 18h30, départ à 19h

La mer est mauvaise. Il parait que c’est toujours le cas entre Gibraltar et Casablanca et encore plus à cette époque. Ca brasse dans tous les sens. Mes granules ne me font pas beaucoup d’effet.

Comment sait-on que les passagers vont être malades ? Aux sacs Vomito, que le personnel dispose sur toutes les rampes d’escalier.

J’en prends deux par précaution. Nous repassons 15 mn plus tard. Il n’y a plus de sacs !

Nous en profitons pour nous reposer en cabine.

Ce soir code vestimentaire : Rock and Roll

20h-21h : Mini disco pour les enfants

21h30-22h15 : Dansez avec les animateurs

22h15 : élection du couple rock and Roll

21 h et 23 h : spectacle de magie.

23 heures, nous zappons le spectacle de magie. J’ai le cœur au bord des lèvres. Je rentre difficilement à la cabine mais pas le temps d’ouvrir la porte, j’utilise mon petit sac à deux reprises. La nuit est aussi agitée dans la mer que dans mon estomac. Mon mari dort tranquillement après avoir mangé et bu normalement. Moi je n’ai pu avaler que quelques pâtes au diner. La femme de ménage le lendemain nous conseille de manger des pommes vertes. Je vous assure que j’en ai fait une cure par la suite.

Mercredi Casablanca

Arrivée à 6h.

Nous sortons du bateau à 9h après les formalités habituelles. Passage à la réception pour le plan. Nous partons avec un couple de suisses à pied, comme à notre habitude. Direction la Mosquée Hassan II. Il ne fait pas très chaud mais il ne pleut pas, youpi.

Les taxis proposent de nous y emmener pour 5 €, puis de nous faire faire le tour de la ville pour 40 €, d’autres pour 60 €. Il faut vraiment négocier les prix et les itinéraires.

Nous sortons du port en 30 mn, la sortie est bien indiquée. Puis encore 30 mn pour rejoindre la Mosquée. Même sans plan, on la voit de tellement loin qu’il n’y a qu’à s’en rapprocher.

Nous arrivons à 10h pour la première visite. Nous descendons chercher nos billets. Nous payons par carte bancaire 120 dirhams par personne. (21.62 € + 1 € de commission par la banque). Possibilité de payer en euros également.

Nous avons un guide francophone, nous entrons dans la mosquée, mettons nos chaussures dans un sac plastique. La mosquée construite en six ans est vraiment impressionnante. Le minaret mesure 200m de haut. La mosquée peut contenir 25 000 personnes à l’intérieur, 80 000 à l’extérieur. C’est la 2ème plus grande mosquée après la Mecque. Nous apprécions les décorations, les fresques, le bois de cèdre sculpté, les lustres en verre de Murano. Le toit peut s’ouvrir par temps chaud. En dessous, nous visitons la salle d’ablutions tout en marbre puis le bain maure et le hammam jamais mis en service.

Vraiment une visite à ne pas manquer.

Nous passons ensuite le reste de la journée à déambuler dans Casa ; le marché central avec les étals de fruits et légumes, les stands de poissons en hauteur, la viande pendue en plein air. Des petits restaus dans le marché proposent que nous achetions le poisson aux étals et ils nous le préparent pour quelques euros.

La médina est juste à côté, on peut s’y restaurer pour quelques euros : un tajine pour 3 € par personne. Un porteur d’eau en habit traditionnel rouge propose de l’eau et moyennant la pièce, nous pouvons prendre une photo.

Le soleil a décidé de nous faire le cadeau bonus de la semaine, une journée ensoleillée et presque chaude. Nous enlevons même les parkas. Le luxe !

Nous remontons le boulevard Mohammed V, bordé de boutiques de vêtements, de chaussures, de pâtisseries, de librairies etc… nous notons les façades art déco ainsi que sur le Bd du 11 janvier. L’ancien hôtel Lincoln tombe en ruine, vraiment dommage.

Nous nous arrêtons prendre un jus d’oranges pressées pour 11 dhirams. (1 €)

Le temps file vite. A regret nous décidons de ne pas aller dans le quartier des Habous. C’est trop loin, il faudrait prendre un taxi mais nous n’aurions pas le temps de visiter à notre guise.

Nous achetons des pâtisseries (de 110 à 130 Dirhams le kilo) et nous rentrons au bateau.

Ah j’oubliais, j’ai acheté de la Dramamine en pharmacie contre le mal de mer. C’est comme le Mercalm, ou la Nautamine. Parce que les nausées sont toujours présentes, je sens aussi le bateau tanguer sous mes pas en marchant dans la rue mais il parait que c’est normal.

La réception vend aussi des comprimés à l’unité 2.50 €.

Tous à bord à 18 h, départ à 18h30.

Je me couche immédiatement, les nausées ont repris de plus belle malgré la Dramamine qui ne fait pas encore effet. Je me lève juste pour le diner.

Activités de l’après-midi : tournoi de fléchettes, pilate fitball payant, tournoi de ping-pong, aérobic, tournoi de WII

Ce soir code vestimentaire : Oriental.

Beaucoup de passagers jouent le jeu et sont habillés de djellabas, foulards à sequins….

Les photographes passent de salons en restaurant. Nous retrouverons nos bobines demain à la boutique.

20h à minuit – Grand bazar. Vente de vêtements et produits orientaux.

20 h à 21 h – mini disco enfants

22 h 15 – élection de la Miss Shérazade

21 h et 23 h – spectacle de variétés.

Jeudi – Malaga

Je passe une nuit relativement calme grâce au comprimé.

Nous accostons à 9h30. La veille nous pouvions nous inscrire pour prendre une navette payante 5€ A/R. Nous avons zappé l’info, si bien qu’à 8h30 le matin à la réception nous ne sommes pas prioritaires et on nous propose de prendre la navette de 10h45 (retour bateau 12h30). C’est trop court, nous partons donc à pied, et devinez le temps ? et bien sous la pluie !

Nous longeons les quais pendant une dizaine de minutes puis au phare, nous pouvons prendre à droite la direction de la plage, en face le paséo de la Farola qui mène à la partie Est du centre-ville et aux arènes ou à gauche continuer à longer les quais pour arriver à la place de la Marine et commencer la visite par la cathédrale. Nous choisissons la 3eme solution. Compter 30 mn du bateau à la place de la marine.

Les calèches attendent les promeneurs. Mais à cause de la pluie elles sont recouvertes de bâches plastique, pas super pour la vue. Nous commençons par le quartier historique. Tous les monuments sont assez regroupés. De la place de la Merced nous descendons vers l’Alcazaba que nous ne visiterons pas puis le paséo del parque et retour par le front de mer le long de la plage. On évite ainsi une partie du port.

Tous à bord à 12h30, départ à 13h00.

Nous déjeunons au self du pont 10. Nous prenons nos assiettes et nous essayons de trouver une table. Dur, dur. J’aime bien cet endroit et il n’y a pas que moi. Nous avons une salle au pont 10 et la même au pont 9 reliées par un escalier. Elles sont à l’avant du bateau, toutes vitrées. Nous pouvons donc nous attabler et contempler la mer. C’est vraiment apaisant.

Activités de l’après-midi :

Yoga fitball payant, quizz, magie pour les enfants, cours de danse espagnole, tournoi de WII, activités pour enfants, démonstration de massage, tournoi de ping-pong, bingo (6 cartes pour 5 €), activités pour ados, fabrication fleurs en papier, tournoi de fléchettes, quizz musical, thé dansant avec « orchestre », danses de salon avec « Duo Rythme ».

Code vestimentaire : Tropical

Ce soir au restaurant, le personnel de cuisine a « improvisé » un concert d’ustensiles, et un défilé d’omelettes norvégiennes. Christine à notre table a fêté son anniversaire.

20h-21 h mini disco enfants

22h-23h disco pour ados

22h15 – élection de Mister Tropical

21 h et 23h – spectacle Fiesta Latina

23 h – Musica Latina à la Disco

Vendredi – en mer

Aujourd’hui nous nous levons plus tard puisque toute la journée sera en mer. Les petits déjeuners sont servis jusqu’à 9h30 dans les restaurants et 10 h au self.

Il est temps d’aller choisir les photos, voir la vidéo de la croisière. Nous parlons dans chaque salon avec les passagers que nous croisons depuis presque une semaine. C’est très convivial et paradoxalement très calme malgré les 1800 passagers. Nous flanons dans les boutiques, une comprend les vêtements, articles du Louis Majesty, souvenirs, un peu de nécessaire de toilette. Une autre vend des parfums, maquillage, une autre des cigarettes (désolée, j'ai oublié de regarder les prix car fumer nuit gravement à la santé n'est-ce pas ?) des chocolats, gateaux.... Il y a aussi une boutique de bijoux et montres. Enfin de quoi dépenser nos sous.

Activités de la journée :

Quizz, bibliothèque, devinez l’âge, aérobic, activités pour enfants, jeu d’animation, bridge-belote, ping-pong, cours de danse « bachata », activités pour ados, jeu WII, démonstration de sculpture sur légumes, démonstration de pliage de serviettes de bain, répétition pour le spectacle de talents, magie, fleurs en papier, bingo, tournoi de fléchettes, jeu du baccalauréat, cours de danse « merengué », thé dansant.

Encore du tangage dans le golfe du Lion, on se croirait dans une machine à laver. Les passagers talentueux qui feront le spectacle ce soir auront bien du mal à garder l’équilibre sur la piste !

15 h – réunion pour préparer le débarquement des passagers à Gênes et à Marseille. Encore une bonne organisation. Chaque pont a une étiquette de couleur que l’on accroche au bagage. Les valises doivent être mises avant minuit la veille devant la porte de la cabine. Elles seront collectées dans la nuit et déposées en rang, par couleur, dès l’accostage dans le « hall bagagerie », vous savez l’endroit où nous attendions il y a 8 jours quand on était hyper content de partir en croisière !

Code vestimentaire : élégant/habillé.

22h15 – spectacle de talents des passagers

21 h et 23 h – spectacle « sensational 70’s «

22 h …… ouverture de la discothèque.

Samedi – Gênes

Matinée tranquille, nous profitons de notre dernière journée. Il ne pleut pas, bizarre. Des courageux barbotent dans les jacuzzi bien chauds mais personne ne s’aventure dans les piscines.

Déjeuner au pont 10, le soleil chauffe les vitres. Nous sommes tout simplement heureux. Nous regardons autour de nous, nous retrouvons partout cette ambiance un peu zen.

Arrivée à 14 h. Débarquement des embarqués à Gênes il y a huit jours. Nous récupérons 600 allemands qui montent à bord pour 17h. La semaine à venir sera plus allemande alors que cette semaine nous étions en majorité francophone. Il y avait aussi beaucoup d'enfants et d'ados mais chacun faisait sa petite vie. Un groupe d'ados faisait table commune près de nous au restaurant. Vraiment très sympa.

Nous débarquons directement dans le centre ville, nous avons le coup de cœur pour cette ville. Ces ruelles étroites commerçantes, la place Ferrari, les palais ou bel immeuble dans chaque rue, la maison Colomb, le théâtre, la mairie magnifique dans un ancien palais…

C’est le jour du Carnaval, nous rencontrons plusieurs fois une fanfare et sa chorale, des enfants déguisés qui lancent des confettis.

Oui franchement bonne fin de croisière et sous le soleil.

Les passagers qui ont pris l’excursion pour Portofino n’ont pas pu prendre le bateau (mer trop houleuse), ils ont contourné en bus et tout s’est néanmoins bien passé.

Tous à bord à 18h30, départ à 19 h.

Activités à bord :

Quizz, cinéma, bibliothèque, activités pour enfants, tournoi de ping-pong, de WII, fleurs en papier, spectacle de magie.

Nous recevons notre dernière facture. Nous devons aller payer ce que nous devons ou récupérer le dépôt d’espèces si tout n’a pas été consommé. Pour ceux qui ont opté pour la carte bancaire : rien à faire juste quand même à vérifier la facture.

Nous préparons nos petites enveloppes pour donner au personnel de notre chambre, du restaurant…

Nous avons une feuille de satisfaction à remplir et à remettre à la réception.

Dernier diner tous ensemble au restaurant, nous disons au revoir au personnel, aux passagers.

21 h et 23 h, spectacle « Movie Mania »

Puis jeux dansants avec l’équipe d’animation à qui nous disons aussi au revoir.

Franchement, ils font leur maximum pour que chaque passager puisse trouver son bonheur sur le bateau.

Nous allons prendre un dernier pot avec des passagers avec qui nous avons sympathisé.

Dimanche – Marseille

Nous devons quitter nos cabines pour 8h car il faut que le personnel fasse les cabines pour les nouveaux passagers qui embarquent à 14h.

Nous prenons notre temps au petit déjeuner puis nous allons dans un salon regarder l’accostage dans le port de Marseille.

L’annonce du débarquement se fait par couleur, selon notre pont. Sont prioritaires ceux qui ont un train ou avion à prendre très rapidement. Nous attendons notre couleur. Un petit bisou à un membre de l’équipe d’animation, nous descendons une dernière fois la passerelle. Nous récupérons nos valises.

C’est bien fini. Au revoir LOUIS MAJESTY.

Comme vous le voyez, j'ai plutôt une bonne appréciation de la croisière. J'ai pu discuter avec Kamel des problèmes évoqués sur le forum. Ils ont pris note de toutes les remarques émises sur les fiches d'appréciation et en ont tenu compte. Pour ma part pas d'eau marron dans la salle de bain, pas de fuite d'eau, literie propre. Nos voisins ont eu leurs WC bouché mais qq'un est venu dans la journée réparer. Notre clim bruyante a été réglée dans la journée. J'ai le sentiment qu'ils essaient de remédier au plus vite aux désagréments subis. Les repas sont très corrects sans être raffinés. On a quand même le choix de son repas et on ne ressort jamais avec la faim. A la réception, certains sont un peu plus "secs" mais chacun a aussi son caractère et quelques passagers oublient aussi le bonjour, s'il vous plait et merci qui ouvre bien des portes et des sourires.

En espérant que vous avez pris plaisir à me lire. Brigitte, ne prenons quedubonheur

PS : je sens encore le sol qui tangue sous mes pieds. Espèrons que ça ne dure pas jusqu'à la prochaine croisière !
En Inde depuis quatre mois et demi: pétage de cable... English translation pending
by Jassminn · 2010-01-11 · 102 replies
Ceci est un help..

Je suis en Inde depuis 4 mois et demi, et depuis quelques semaines, je pete un cable...

. ... BRUIT AMBIANT, ...SOMMEIL COUPE PAR LE BRUIT MEME LA NUIT DANS L HOTEL, ... DEVOIR ETRE SUR SES GARDES POUR PAS SE FAIRE ARNAQUER ET AU MARCHANDAGE , ... ETRE PERDU DANS LES VILLES... ... SEQUENCE DE 50 HEURES DE TRAINS-BUS...

MAIS LE PIRE DE PIRE, C EST ...D ETRE ARRETE TOUTE LES 2 MINUTES PAR DES 'HELLO ! WHERE DO YOU COME FROM!", ...TOUTE LES 5 MINUTES PAR LES RICKSHAW, PAR DES VENDEURS, ET PAR DES EMBOUTEILLAGE HUMAINS...

JE ME FERME DE PLUS EN PLUS, ET N AI PLUS UNE SEULE INTERACTION RELAXE AVEC LES INDIENS..ILS ME FONT SIMPLEMENT CHIER...cEST LA PREMIERE FOIS QUE JE REGRETTE LES TOURISTES JE CROIS..

J AI BCP VOYAGE..28 ANS, SEULE SOUVENT, LA SALETE, LA PAUVRETE, J AI VU... MAIS LA J EN PEUX PLUS... LES PREMIERS MOIS, J AI CRU COMPRENDRE ET ME RESOUDRE ..EN FAIT DE VILLE EN VILLE (JAIPUR NOW..), C EST DE PIRE EN PIRE...

Ne vous inquietez pas je suis pas trop sado, et je pars dans 10 jours au nepal, juste le temps d accomplir un petit volontariat...

un brin d humour ou de soutien me ferai du bien...
Vivre ma retraite au Maroc English translation pending
by Papou74 · 2009-08-14 · 66 replies
Bonjour, Mon idée est de venir passer le restant de ma retraite au Maroc. Mon épouse et moi-même, avons déjà vécu au Maroc lorsque nous étions jeunes: Casa et Ouezzan Ma retraite trop faible pour vivre en France nous pousse à venir dans le beau pays de notre enfance ou parait-il nous pourrions vivre décemment ou normalement avec 1050 € /mois.😕 Nous voudrions avoir un ou deux contacts de personnes expatriées ( ou natifs ) pour bien préparer et organiser en connaissance de causes notre future vie Marocaine. Nous ne cherchons pas les endroits festifs mais plutôt calmes avec un logement décent, normal, environ 70/80 m2 situé en littoral (+/- 3km )océanique ou Méditerranéen. Nous pourrons éventuellement nous déplacer une à deux semaines pour faire connaissance et voir les possibilités de vie offertes dans la région.

Merci d'avance pour votre obligeance.

Sylvie et Jean Pierre
L’ambassade de France cautionne la double tarification en Thaïlande English translation pending
by Hyponeros · 2009-08-14 · 162 replies
L’événement de clôture de La Fête 2009 est l’exposition "Dvâravatî - aux sources du bouddhisme en Thaïlande" exposition déjà présentée à Paris au Musée Guimet, qui est l’initiateur et le maître d’œuvre de ce projet inédit. C’est la première fois qu’aura lieu en Thaïlande une exposition d'une telle envergure autour de cette civilisation méconnue et répétons-le, exposition initié et organisé par un musée français.

L’Ambassade de France en Thaïlande, désireuse d’intégrer ce bel exemple de coopération Franco-thaïe dans le cadre de La Fête 2009, a obtenu que l’exposition soit présentée à Bangkok après le Musée Guimet.

Et bien sur, les Thaïlandais, toujours égale a eux-mêmes pratique la double tarification. Un prix pour les Thaïs et le double du prix pour les étrangers alors que ce projet a été réaliser par des étrangers.

Comment l’ambassade peut-elle tolérer cette preuve de discrimination sans s’insurger ? L’ambassade de France cautionne-t-elle la double tarification ? Peut-être devrait-elle suggérer d’en faire autant en France ?

La question n’est pas la somme demandé mais de pratiquer des prix discriminant. Dans le cas du musée on passe du simple au double mais dans d’autres cas ca va jusqu'à dix fois le prix. De plus, ce projet étant une initiative étrangère, comment peuvent-ils pratiquer une double tarrification et surtout comment l’ambassade de France, représentante du pays des droits de l’homme dont l’un des principes est « l’égalité », peut elle tolérer ca ?

Source :
http://www.lepetitjournal.com/content/view/45771/1013/
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-06-20 · 259 replies
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.

C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.

Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.

Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.

En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.

Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.

Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.

La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.

Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.

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