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Chroniques indiennes English translation pending
by Douya · 2004-05-28 · 78 replies
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.

Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)

Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.

Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.

« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »

et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.

J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…

Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !

Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !

Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!

« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »

« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !

Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)

Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.

Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...

Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):

« are you married ? »

« no »

« how old are you ? »

« 27 »

« what, 27 and not married ! »...

Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
Bons plans Cap-Vert English translation pending
by Mimosa77 · 2004-05-15 · 31 replies
Je rêve de partir au Cap-Vert !

Malheureusement, il existe peu de guides sur cette destination. C'est la raison pour laquelle je sollicite les veinards qui y sont déjà allés !

J'aimerais partir trois semaines cet été ! J'ai entendu dire que les trajets inter-îles étaient longs. Le sont-ils tous ? Quel itinéraire me conseillez-vous ?

J'ai encore beaucoup d'autres questions et j'espère que les personnes qui ont vécu cette aventure ... sauront me faire profiter de leurs bons plans, astuces.

Merci d'avance ...
Shanti India, welcome on board:) English translation pending
by Parvat · 2004-04-21 · 54 replies
Les portes de l'avion s'ouvrent, je respire, hume l'air, mais Goa n'est pas une grande ville aux milles odeurs pas toujours les meilleures. Il est encore tôt, le temps est délicieux. Après quelques pas sur le bitume de la piste, brûlant de soleil déjà écrasant, me voilà dans la queue pour l'immigration. Bien quatre douaniers vérifient les passeports, le visa, la carte d'arrivée. Je demande à d'autres voyageurs pour partager un taxi vers des plages du sud ou j'ai rendez-vous avec un VFiste et un ami à lui. Sans succès. Le prepaid taxi revient à 357 roupies ( 7 euros) je l'obtiens à 200 rps :) Me voilà dehors. Je regarde les gens, certains me sourient, je leur en envoie un à mon tour, et ... Waouh, en une fois, les bonnes vibrations, les bonnes énergies reçues de précédents voyages remontent à la surface, comme l'effet d'un massage et me revoilà dans une bulle de bien être, de bonheur total... Une ambassador blanche arrive, le chauffeur me regarde, je le regarde, hop, direction Benaulim que je ne connais pas. Je passe les descriptions de villages traversés pour plus tard, j'arrive à la plage, cherche le guest house ou ils se trouvent, et je m'installe à la terrasse. Cherche après deux suisses, en trouve un! 😎 Commande un banana pineapple milk-shake et un lemon honey pancake, et me voilà à rêver et papoter devant l'Océan. Une heure à peine après être descendue de l'avion... 😎 Le temps de m'installer, retrouver un matelas bossu, une moustiquaire à seulement deux petits trous, une douche "à seau", enfiler mon maillot, et hop! Dans les vagues!!! YIIIIYOUUUUU!!!!!!!! Le bonheur... l'eau est absolument divine...

Je suis restée trois jours sur cette plage, j'étais bien impatiente de repartir sur les routes à l'intérieur du pays. Car la plage cocotier c'est bien beau, mais c'est pas vraiment l'Inde. Donc hop! Ed, un bel hollandais me dépose sur son Enfield toute blanche à la gare des bus de Margao, et me voilà inconfortable dans ce bus bondé. "Which country?" Me demande mon voisin "Belgium" "Atchaa" fait-il en dodelinant la tête. Me voilà en Inde. Le bus saute sur toutes les bosses qu'il voit comme pour s'amuser, et fonce à toute allure bien évidemment. Les banquettes sont dures comme du bois, les deux cm de mousses les recouvrant sont devenus deux mm... Mes fesses n'ont plus l'habitude... Heureusement que je voyage jusqu'a Mangalore en plusieurs étapes, le bus direct ne partant qu'a 16h, je n'avais pas envie de l'attendre, et après 3h dans ce vieux bus pourri, j'arrive à Kumta. Kumta est un petit village tout mignon, sans aucun touriste, tout le monde se concentrent à Gokarna à côté. J'ai trois ou quatre heures d'attente pour le bus de Mangalore, je les passe à déguster, avec plaisir retrouvé, un thali. Ce plat national fait de plusieurs petits pots de différents curry en sauce, riz et chapatis, petit yoghourt ensuite pour apaiser le feu des épices... Mmmh waouh. Je me lèche les doigts. Après un petit chai je passe à la caisse, 17 roupies… : Je me balade dans les chemins du village qui ne mènent nulle part, regarde une vieille femme cueillir des jack fruits dans l'arbre de son petit jardin. Respire le ciel bleu sans nuages, écoute les sons de la nature, oiseaux, criquets, et je ne sais quoi d’autre. A la gare des bus, une musulmane à qui on ne voit que ses yeux et moi nous nous regardons. "Not too hot ?" "No no" me répond elle, les yeux souriants.🙂 Et le bus arrive, je continue la jolie route jusque Mangalore, Hassan et enfin Belur, célèbre pour son joli temple. La route entre Mangalore et Hassan et extraordinaire...(voir j'tiens plus en place http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=44023;page=1;mh=-1;guest=2897325;sb=post_latest_reply;so=ASC posts du 6 avril)

A bientôt 😄
Jazz manouche English translation pending
by Odonate · 2004-04-08 · 211 replies
je suis une fan de jazz manouche, de musique tzigane et de tout ce qui s'en approche.

J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.

Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?

Qui a également ce goût?

Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.

Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.

Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.

Kénavo
Proust en voyage... English translation pending
by Alouatta · 2004-03-19 · 25 replies
Bonjour, Vous connaissez sûrement le questionnaire de Proust, mais appliqué aux voyages en changeant quelques questions, ça pourrait le faire, non…Pour mieux se connaître…et vous connaître aussi vu que je suis nouveau sur ce site. (C’est un p’tit jeu sans prétention, et ça mange pas de pain)…(Toutes les questions s’entendent en voyage……)

1/ Les moments de bonheur les plus parfaits. 2/ Votre odeur préférée. 3/ Votre son préféré. 4/ Votre souvenir en avion le plus grisant.. 5/ Le paysage le plus renversant. 6/ Votre plage préférée, et votre montagne… 7/ Le ou les visages qui vous ont le + marqué. 8/ La rencontre la + effrayante. 9/ Votre défaut principal en voyage. 10/ Vos principales peurs 11/ Votre livre de voyage préféré…et votre road movie… 12/ Votre boisson préférée, et votre plaisir gastronomique favori. 13/ Votre souvenir musical le plus émouvant… 14/ Votre ou vos voyages rêvés que vous ne ferez jamais. 15/ et enfin…le premier réflexe quand vous rentrez…. Il pourrait y avoir tant d’autres questions, et chacun peut en rajouter ! ! !
Québécois: bilingues or not bilingues? English translation pending
by MuchFER · 2004-01-30 · 181 replies
Suite a une discussion et des opinions divergeantes, je voudrais avoir le point de vue des quebecois (surtout les francophones) sur le bilinguisme au Quebec. A savoir, par rapport a l'anglais, est-ce que les francophones sont dans leur tres grosse majorite : Completement bilingues Se debrouillent pas trop mal Ont le niveau des francais (cad basique) Causent pas anglais (ou veulent pas ?) Bref, est-ce qu'un visiteur qui ne parle pas le francais peut voyager et se faire comprendre sans probleme au Quebec ?
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
Le monde peut il etre sauvé? English translation pending
by Inextremis · 2004-01-10 · 25 replies
Bonsoir, 😐

Au risque de relancer un vieux debat...je vous refait part, ici, ds un forum plus approprié, de ma déception sur le peu de reponses que mon post a susciter ds cette "belle et digne" rubrique humanitaire........

A ceux qui ne l'ont pas lu, je propose d'aller le relire..... (post "cherche bonne volonté")afin de se rendre compte de ma demarche dont l'objectif est de "sauver" une clinique népalaise ....en solicitant un peu de temps de la part des membres du forum....sur 10000 membres, dont de tres nombreux aspirants à "l'humanitaire", j'esperais qu'un bon nombre se mobiliseraient.....🙂 Et quelle surprise de m'apercevoir que seule une dizaine de personnes au total ont aceptées de me suivrent ( parmis lesquels 3 ami(e)s et ma propres soeur...c'est dire !!)... 0.1% des membres....ca fait pas bcp ..............🤪🤪

Oui pas beaucoup....et tiens...dailleur....??

Où sont donc passés tous les soit-disants humanistes prets a changer la monde qui dhabitude font crouler toutes les rubriques du forum sous les messages moralisateurs, pronnant l'amour de leur prochain, la tolerance, et que sais je encore ????????

Où sont passé tous les "phylosophes d'un jour" qui, eux aussi, sont d'habitude hypers actifs dans cette rubrique "réflexion"....n'y a t'il pas un jour, justement, ou il faut s'arreter de penser pour agir enfin ????????

Et ... Où sont donc tous les jeunes gens qui sont soit-disant pret à donner de leur temps pour que la misère dans le monde progresse moins vite... et qui innondent le forum humanitaire de demandes de missions pour des destinations lointaines et exotiques ???????????

Toutes ces questions pour vous dire mon ecoeurement devant tantde"lacheté"

Il est facile de donner des "lecons de vie" à une communauté dont on sait pertinamment qu'elle ne peut croire que ce qu'on lui dit juste pour "faire bien" ; comme Il est apparemment "a la mode" de pratiquer l'autosatisfaction en se transformant pour 1 mois d'été en "sauveur de l'humanité" parcequ'on est partit a l'autre bout du monde donner des cours dans des ecoles ....

Ils sont beaucoup plus rares les gens qui ...eux... vont accepter de passer des nuits d'hiver aupres des SDF, de frapper aux portes pour recolter qqs euros, de passer des heures a trier du linge sal ou encore a faire soner les clochettes de l'Armée du salut .... quitte a passer eux meme pour des misereux ou des mendiants.....

"la lacheté"... vous savez....ce moment precis où l'Amour Propre devient plus fort que les convictions qu'on defendait peu de temps avant....OUI cette "lacheté" qui fait que notre monde patine sans cesse et qu'on laisse sombrer dans la misère la moitié de l'humanité.........

Oui l'HOMME est lache....et je suis revolté de ne pas pouvoir changer ca.......

Inextremis
Tourisme et droits de l'homme English translation pending
by Mentawai · 2004-01-05 · 12 replies
Désolé de venir en plein milieu de"ou trouver des iles desertes" et "peut on boire de la bintang dans un resto muslim", mais j'ai trouvé un message qui merite reflexion ? Tourisme et Droits de l'Homme (Birmanie) "Un voyageur m'a remis un livre avant de quitter la Birmanie avec pour consigne : "maintiens celivre en Birmanie. Il ne doit pas sortir des frontières. Tu dois donc à ton tour le transmettre à un autre voyageur avant ton départ ". L'auteur de ce livre : Aung San Suu Kyi, prix nobel de la paix en 1991 et leader du parti "National League for the Democracy (NLD)". Cette femme intègre et courageuse a écrit "Letters from Bruma" entre novembre 1995 et décembre 1996 pendant son assignation à résidence. Ces lettres ont été publiées dans un journal durant l'année 96. Sa détention fut élargie à la ville de Rangoon, qu'elle a interdiction de quitter (interdiction levée depuis avril 2002). Pourquoi une telle peine ? Parce qu'elle a gagné les élection en 1990 contre le parti socialiste qui soutient le régime militaire en place. J'ai appris dans ce livre des détails passionnants sur la vie quotidienne des birmans. J'avais bien compris qu'il était fortement déconseillé aux locaux d'héberger des étrangers, sous peine d'emprisonnement. C'est considéré comme un acte anti-régime, de propagande pour la démocratie. Mais ce que je viens de lire me sidère !?! Un birman, qui souhaite rester dormir chez un ami, de façon impromptue doit se faire enregistrer au Local Law and Order Restoration Council avant 21h00. Sinon, il risque une peine de prison allant de 2 semaines à 6 mois. Les autorités peuvent venir vous inspecter à n'importe quel moment de la nuit et vérifier le formulaire numéro 10. Le formulaire numéro 10 ? Un papier administratif sur lequel sont enregistrés tous les membres de la famille autorisés à dormir sous le même toit, voire les employés éventuels de la maison ! C'est donc le meilleur moyen d'empêcher les regroupements et réunions politiques. Ce papier était utilisé entre 1962 et 1988 pour évaluer les quantités de denrées de première nécessité auxquels avaient droit les familles. Il définit uniquement à présent, qui est autorisé à dormir sous le même toit sans en référer aux autorités. Hallucinant, non ? Depuis 1988, de nombreuses peines ont été prononcées. Un hôte a écopé d'une peine de prison d'une semaine (contre deux mois pour son invité), mais cet hôte, pris d'une quinte de toux pour protester faiblement contre ce jugement si dur, a vu sa peine changer en cinq minutes et passer d'une semaine à un mois ! Selon certains, il semblerait que cette règle ait été allégée, mais qui croire ? (...) Cela se passe quelque part dans le nord de la Birmanie. Un vieux monsieur s'est donné pour mission d'ouvrir le coeur et les yeux des backpackers. Il ne peut porter sa parole vers le monde, alors quand le "monde" vient à lui il en profite. Les voyageurs seront ceux qui transmettront son message pour la démocratie. Et qu'importe si seul, un voyageur sur dix mille l'entend et le propage, celui-là vaut tout l'or du monde. Sa révolution est lente. Il est pour une solution non violente et fédéraliste entre les cinq provinces birmanes. "Il faut convaincre par les mots et non par les armes. Ce serait sinon une extermination au sein d'un même peuple qui s'entretuerait. Alors voyageurs du monde, parlez pour nous et ma plus grande joie serait de voir la démocratie de mon vivant". A la question : "doit-on ou non venir en Birmanie sous peine de soutenir le régime militaire ?", il vous renvoie la question, expose les éléments pour et contre. A vous d'interroger votre conscience et de savoir quel genre de touriste vous souhaitez être. La vitrine est belle, les rues sont propres, les hôtels ont l'eau chaude (ils doivent être au normes pour accueillir les touristes et donner une bonne image du pays et de son gouvernement s'ils veulent obtenir une licence), les pagodes entretenues et rénovées. Pas de mendiants dans les rues ? Les marchés sont bien fournis, mieux qu'au Cambodge. Mais si vous grattez un peu (ce que déteste le gouvernement), vous verrez le travail forcé des villageois pour construire des routes pour les touristes. Les mendiants sont parqués et cachés à l'extérieur des villes. Les universités viennent de rouvrir officiellement, certes, mais elles sont vides (il est d'ailleurs interdit de les visiter). On encourage l'enseignement à distance car le gouvernement a peur des regroupements. Les étudiants sont donc dispersés par matières aux quatre coins de la ville, loin dans les banlieues, de préférence. Les malades du Sida sont nombreux. Ils sont voués à une mort certaine, parqués eux aussi comme les vagabonds dans des camps. "De toute façon, on ne peut pas guérir cette maladie et les soins coûtent trop chers". Mais apparemment aucune campagne d'information et de prévention n'a été mise en place non plus. Et vous, pauvres backpackers, tout content de n'avoir changé que 100 dollars à l'aéroport au lieu des 200 exigés (c'est toujours ça de moins dans les caisses de l'état corrompu et illégal, vous vous dites), vous croyez avoir gagné ? Il rit jaune notre digne professeur d'un soir. "C'est une petite bataille. Sachez alors que le gouvernement fait une liste des touristes entrés dans le pays. Cette liste sera, plus tard, montrée aux organisations internationales pour prouver à quel point le pays est stable. Sinon, les touristes ne viendraient pas, n'est-ce-pas ? Vous en témoignerez d'ailleurs en rentrant chez vous et en montrant toutes ces belles photos de gens souriants et de pagodes dorées". Et la cerise sur le gâteau : "Vous avez, certes, changé 50 ou 100 dollars en FEC (monnaie de singe du gouvernement, utilisable uniquement dans l'économie approuvée par le régime, et non utilisable sur le marché local en tout cas). Qu'importe, sur la liste officielle, il est spécifié que chaque touriste a changé 200 dollars. La différence, celle que vous n'avez pas changé, servira donc à blanchir l'argent de la drogue". Alors, faut-il aller en Birmanie ou pas ? Et là, il sort tous les articles de presse écrits par des anonymes de tous pays, des voyageurs comme vous et moi, et dit : "Je ne pouvais imaginer quel pouvoir de simples voyageurs avaient dans leur pays. Cette liberté d'expression, ils peuvent écrire et faire entendre leur voix, leur opinion. Et cette voix dépasse les frontières. Vous êtes le pouvoir". Ces voyageurs sont allés au delà du miroir et ont témoigné. Une petite goutte pour l'humanité mais un grand espoir pour les birmans : "Mr X, condamné à une peine de prison de sept ans, a été relâché sous la pression internationale. Une touriste ayant récolté 1, 6 millions d'empreintes digitales sur un immense panneau a fait son portrait sur ce même panneau et l'a diffusé en guise de pétition pour sa relâche". Il reste néanmoins beaucoup de prisonniers politiques dans l'ombre et même les journalistes internationaux peuvent à présent encourir une peine de prison. Alors doit-on venir en Birmanie ?…" (flogo55@hotmail.com - 8/02)
Kevin et les voyages...... English translation pending
by Alan · 2004-01-05 · 30 replies
Kevin a 11 ans, c'est un gosse de son époque, fan d'internet déjà, des heures devant la télé et ses jeux vidéos......c'est son univers devant lequel il rêve, car depuis bien longtemps les adultes ne savent plus faire rêver les gosses.....

Aujourdh'ui c'est Dimanche et comme d'habitude Tonton Marcel et sa femme vont venir déjeuner à la maison, ça le pompe dur mais il faut qu'il soit à table jusqu'au dessert à écouter vaguement les discussions des grands auxquelles il ne comprend strictement rien, seul petit changement, le cousin John est venu ce jour et c'est bien la première fois, Kevin ne se rappelait même plus qu'il avait ce cousin....

Kevin rigole un peu car il voit bien que les grands sont énervés par l'attitude de ce grand cousin, c'est vrai qu'il est bizarre, pas du tout du style de Tonton et Tata, des cheveux mi longs retenus par un bandana, un jean délavé, de grosses chaussures et l'air de planer à 10000, mais il sent bien que ce garçon est là par hasard et qu'il ne fait pas partie du même monde qu'eux.....

On mange.......les parents reviennent de vacances et racontent avec force grand discours leurs aventures mémorables, Kevin comme d'habitude n'écoute plus.....le voyage en avion et cette attente dans ce hall d'aéroport à la climatisation trop forte, l'accueil dans ce pays chaud avec des colliers de fleurs mais les coktails de bienvenus qui étaient trop chauds, les chambres promises avec un balcon mais devant ce terrain vague ou on apercevait des habitations locales ( avec tout ces terrosristes qui trainent.....!), la plage le matin qui n'était nettoyée que vers 10H, et ces algues qui te collaient aux jambes lors des bains de mer.....Papa lui était content des boissons aux bars qui apparemment étaient gratuites même si on arrivait pas à avoir des glaçons toute la journée, mais ces gens qui se précipitaient sur le buffet et ou on n'arrivait quasiment jamais à avoir une demi langouste......Maman racontait cette excursion en bateau avec de beaux gilets de sauvetage rouge fluos en harmonie avec son gros rubis disait elle, mais pourquoi tous ces gamins ragoutants se précipitaient à chaque arrêt pour leur vendre des coquillages au risque de les faire chavirer alors qu'à l'hôtel on en trouvait de trés jolis pour 40 à 50 euros.....

Enfin celà les avaient quand même bien changés, ce beau jardin tout en fleurs et ces bungalows en toit de paille, quel dépaysement......!

" Et toi Kevin, tu n'aimes pas voyager....? "

Hein quoi, qui me parle, le cousin John qui me demande si j'aime voyager, mais c'est quoi ça voyager......

Alors il lui a raconté.......le bonheur d'atterir dans un endroit hors du temps avec cette chaleur qui te tombe dessus, l'avion qui survole des forêts et des habitations en toit de palmes, les petites hôtels ou on se retrouve entre gens du voyage, ces bonzes le matin qui se proménent dans les rues pour quémander leur nourriture avec leur bol, ces villages de pêcheurs sur pilotis en pleine mer, ces milliers d'oiseaux multicolores, ces repas pris avec une famille le soir venu sur une plage, ces gros lézards de trois mètres de long qui peuvent engloutir des buffles gros comme nos vaches, cette fois ou il a raté son bus et qu'il a du dormir dans la station avec les mendiants et passer la nuit à chanter avec eux, ces plages immenses ou les tortues viennent pondre........

Kevin n'en revenait pas......c'était donc celà voyager, toutes ces émotions, ces rencontre et découvertes, tout celà existait vraiment et on pouvait aller à la rencontre de toutes ces choses......mais comment ? ou ? pourquoi ?.....il y avait donc des gens qui habitaient dans ces pays et pourquoi les parents n'en parlaient jamais....?....

Les parents avaient depuis longtemps décrochés, occupés à siroter leur cognac, et soupirant de cette invraisemblable insouciance qu'avait ce John à parcourir ainsi le monde, et Kevin buvait les paroles de son cousin.....

Cette nuit là, lorsque Kevin s'est couché, il n'a pas rêvé de jeux vidéos, il a rêvé de rivages inconnus, d'animaux géants, de singes avec de longs cheveux, de fleurs géantes, de bus multicolores.......

Demain il demanderait à sa mère de lui acheter un atlas.......

Kevin avait dorénavant des rêves plein la tête, il savait qu'il voulait courir le monde......pas comme papa et maman, mais comme ce drôle de cousin qui pour la première fois lui avait ouvert les yeux sur un monde qu'il ne soupçonnait même pas......

Peut être Kevin saura t il trouver l'harmonie nécéssaire à sa soif de découverte et aller à la rencontre de ces gens et de ces paysages qui font qu'un voyage devienne une source d'émotions.......
Le choc... English translation pending
by Memphre · 2004-01-04 · 53 replies
Ce matin je lis les messages de Ouais, Inextremis et Quinoa puis je tombe sur...Cancun et leurs questions terriblement existentielles....!!!

La rencontre de deux mondes qui ne se croiseront jamais...!

A tel point que je me demande si Voyageforum ne devrait pas songer à scinder le forum dans son ensemble en 2 entités bien distinctes...????

Certaines lectures me font bcp de bien....D, autres me font hurler...

Bonne journée quand même,

Memphré
Parole d'un bulgare déçu par son pays! English translation pending
by Ouais · 2004-01-03 · 9 replies
ZDRAVKO, la cinquantaine passée, ex champion de culturisme de bulgarie, travail comme professeur à l'université de Sofia, l'une des plus renomées du pays, sa matière: les mathématiques, il est fière de me montrer les résultats des enfants du pays aux résultats de plusieurs concours de mathématique, lui gagne 150 euros par mois, il vit dans les batiments dit HLM soviétique ou l'isolation n'est qu'illusoire: "c'est bien et pas cher" me dit-il=> 100 euros pour un petit salon-cuisine ainsi que 3 chambres. Sa compagne Irina est au chomage, elle travaillait chez Panel (entreprise de Bt bulgare), du a une restructuration elle a perdu son emploi, elle reste a la maison, fait le menage, lit, elle ne peut rien faire, les sous manquent. Lui est obligé de donner des cours particuliers pour finir les fins de mois. Son loisir la photo mais voila pas d'argent non plus, heureusement son fils et sa fille sont partis aux USA pour faire fortume, il lui envoie de l'argent et a donc pu s'acheter son rêve: un nikon dernier cri, qu'il pichonne comme son troisieme enfant.

Ce soir devant la télévision les résultats des élections municipales, les communistes reviennent en force, comment le pays peut s'en sortir, revenir a un régime communiste jamais de la vie pour lui, il en a trop souffert, il en a marre d'attendre 10 ans pour avoir sa nouvelle voiture dont il ne peut meme pas choisir sa couleur, marre d'attendre 15 ans un nouvel appartement car le gouvernement fait une enquête sur lui pour savoir s'il n'est pas devenu un espion entre temps, il me dit d'un n'air de dégout " tu t'immagines: la bulgarie etait le seul pays qui souhaitait entrer dans l'union sovietique et devenir une région telque l'ukraine et le belarus, les réformes ont ete dur a avaler, on nous a fait souffrir pour qu'on puisse rentrer en enfer!!" et de partir dans les éloges des produits de son temps: le tabac et les armes. A l'époque de l'URSS me dit-il, l'union soviétique nous vendait le gaz et pétrole pas cher, tellement peu cher que notre surplus on le revendait a l'étranger, nous nous etions ses producteurs exclusifs de tabac et d'armes. Mais en 1981 l'urss augmenta le prix du pétrole sans augmenter les prix du tabac et des armes, la bulgarie commença à sombrer.

Maintenant la bulgarie ne peut plus aller plus bas, elle est au fond, detruite fiancierement et materielement, tout tranquillement ZDRAVKO me fait les éloges du gouvernement "ils vendent notre blés à des couts dérisoires à l'europe et ils en achètent plus cher au USA, tout ça pour que le FMI leur offre des aides qu'ils detournent pour la plupart dans leur poches." Sans parler deja des pays qui ne paient plus leurs machandises: l'irak doit 2 millards d'euros pour vente d'arme!!

L'europe pour lui c'est rien, c'est juste un ensemble de pays qui font que de se taper dessus pour prendre une decision, le seul avantage qu'il espere si en 2007 la bulgarie rentre dans l'union c'est que les dirigeants arretent de voler leur pays. Il en a marre de voir que les gosses n'aient plus d'avenir dans leur pays, ils sont obligés de s'expatrier pour pouvoir gagner leur vie, les jeunes ont une envie incroyable, mais les moyens manquent, les entreprises privés ne paient pas: ils embauchent des jeunes pour au bout de quelques mois les renvoyer sans rien leur avoir donner, le public: il faut etre pistonné, mais on y gagne guere plus de 100 euros (salaire d'un policier).

Je lui parle alors de Simeon, le roi revennu d'exil et qui promettait des cents et des milles, mais rien ne s'est passé, Simeon est seul, toute la chaine politique est pourrit, il faut qu'une nouvelle génération arrive pour épurer tout les maillons du pouvoir.

Je sais que cela ne parle pas de voyage mais je l'ai vécu pendant mon voyage cela m'a mis les larmes aux yeux d'entendre son recit, cela fait parti du voyage de voir comme vive les gens et j'avais envie de l'ecrire, car j'avais l'impression que cela me pesait sur mon coeur de le garder que pour moi, j'espere que bcp d'entre vous liront ces paroles et qu'elles vous auront fait réflechir.

a+ et bonne annee a tous julien
Qui peut m'aider à vendre des ponchos pour humanitaire? English translation pending
by Inextremis · 2004-01-03 · 64 replies
Bonjour a tous !!🙂

Bon la j’en appel a tous ceux qui veulent faire un peu d’humanitaire…en restant chez eux…😊 .je m’occupe en France de l’association « karing for kids » dont l’objectif est d’apporter des ressources médicales dans des endroit reculés via la création de cliniques …. Le Népal est pour le moment l’objet de toutes nos préoccupations……L’association « mère » est dirigée au Népal par Gyanendra Guale, membre de l’organisation mondiale de la santé et responsable de l’UNESCO pour le pays …son action est relayée a travers le monde par un groupe d’alpinistes et himalayistes, dont Scott MacLennan, président de la fondation Anatoly Boukreev, Daniel Mazur, ou moi même ….

Le constat est aujourd’hui évident, malgré la bonne volonté de chacun, la clinique de la province de Rasawa Fermera après seulement 4 ans d’existence faute de moyens financier pour assurer un service correct…si personne ne se mobilise. evidemment...🤪

J’en appel donc a la bonne volonté de chacun pour m’aider dans ce sens…..je propose actuellement a la vente au profit de la clinique des ponchos (tjrs bien utile ds une voiture ou ds le fond du sac) au prix dérisoire de 3 Euros …. Avec 3 Euros on soigne un enfant pendant 1 an …. (50% des mères ont perdus au moins un enfant….😠)

Je me suis donc dis que si quelques bonnes âmes se faisaient l’éco de ceci est m’aidaient a en vendre quelques uns (juste 10, 20, 50 chacun ???…) …..alors peut être à beaucoup, les choses pourraient vite changer pour quelques milliers d’enfants…

Merci d’avance pour eux …🙂😉
Arg-e-Bam....... English translation pending
by Alan · 2003-12-30 · 13 replies
Un de mes nombreux rêves de voyageur était d'enmener ma princesse cueillir des roses à Ispahan et d'aller les effeuiller dans les ruelles de la cité de Arg-e-Bam, tout là bas aux confins du désert, juste avant la frontière avec le Baluchistan.....tout un voyage déjà par les mots....

C'était une cité mythique et la citadelle de Bam, avec ses murs de boue, surplombait la vieille ville avec ses maisons construites autour d'une cour centrale et dont les murs sont un mélande de boue et de paille, on la disait la plus belle ville de terre au monde et elle avait résisté à bien des tremblements de terre déjà.....

Le destin une nouvelle fois s'en est mêlé, on parle maintenant de 50 000 morts, et les couchers de soleil ne seront plus jamais pareils, c'est toute une histoire qui disparaît et des coutumes qui ne seront plus retranscrites, bien des anciens ayant disparus à tout jamais....

Je suis sur que certains d'entre nous sont allés voir ce lieu et ce serait rendre hommage aux disparus que de nous raconter votre voyage avec une simple anecdote, rien que pour montrer que l'on est solidaire avec leur malheur, ne serait ce que par quelques mots.....

Merci,
Effets secondaires de la savarine English translation pending
by Esteban · 2003-12-12 · 43 replies
Y A T IL QUELQU UN QUI A CONNU DES EFFETS SECONDAIRES DU A LA SAVARINE?

STYLE DOULEUR NEROMUSCULAIRE?
Le voyageur est-il forcément idéaliste? English translation pending
by Adele · 2003-12-10 · 12 replies
Il se trouve que la discussion sur "compagnons de voyage/photo pro" m'a inspirée cette question hôôôôtement philosophique, mais pas seulemt, je pense que c une vraie question.

Nous, voyageurs, nous venons sur ce forum pr échanger, rêver... mais se cache t-il parmi nous des réalistes, des désabusés, des matérialistes? c fort possible... pourtant, pr survoler les frontières, ne faut-il pas d'abord passer outre nos propres limites, nos propres peurs, nos propres intolérances?

J'attends vos témoignages!!!
Le Transsibérien, extraits de carnets de route English translation pending
by Loopkin · 2003-12-09 · 14 replies
Bonjour à tous.

Voici un premier extrait de mes carnets de route écrits pendant mon voyage dans le Transsibérien. Il s'agit d'une rencontre surréaliste. Cette rencontre n'a pas eu lieu dans le train lui-même, mais dans un restaurant à Ekaterinburg (anciennement Sverdlovsk).

Mercredi 10/09/03

Ekaterinbourg

Restaurant “Sunday” 13 :30 LOC 11 :30 MOS

Sverdlovsk est bien un trou, j’en ai maintenant la certitude, et à part deux trois jolis bâtiments et la cathédrale fraîchement reconstruite des Romanov, il n’y a rien à voir ; on en regrette presque de s’y être arrêté. Certes, le temps ne joue pas en la faveur de l’impression que peut donner la ville au voyageur solitaire à petit budget, sans parapluie, que je suis (horreur des parapluies). Cette ville n’est pas faite pour les étrangers, ni pour les piétons. Or, je suis piéton, étranger. Tout ici, est assez difficile. Trouver un cyber (Siber ?) café est une aventure plus ardue que je ne l’aurais pensé, dégotter un petit restaurant bon marché où s’asseoir, au sec, est un vrai défi. Tout est payant, des toilettes de la gare, par ailleurs au plus bas de l’échelle absolue de la saleté des toilettes déjà visités dans ma vie, au bout de pain du restaurant où je suis finalement, d’ailleurs assez cher pour la qualité. En gros, les prix de Moscou. Ce restaurant est un fast-food aux allures de kebab parisien, avec des plats russes, et un décor de jardin zen, si on fait abstraction de l’inévitable télé à clips qui braille dans un coin.

Avoir à tuer douze heures dans cette ville, sans endroit où pouvoir se poser tranquillement au sec, sans payer, est une perspective relativement désagréable. Si seulement il ne pleuvait pas ! Je pourrais m’allonger dans l’herbe sauvage d’un parc de la ville, un de ces parcs où il y a tellement peu de passages qu’on en finit par avoir de fortes montées d’adrénaline à la seule rencontre avec un chien errant au regard fuyant.

Ce qui réconforte, comme partout dans ce pays, ce sont les belles filles. Je suis assis dans ce restaurant mi-sushi, mi fast-food russe étrange, et mon attention est souvent perturbée par des passages non loin de ma table. Se dire que la plupart de ces belles filles sont seules, et luttent pour se trouver un homme rend malade. Hier soir encore, dans le cyber café que j’avais fini par trouver, finalement, une magnifique blonde était sur un site de rencontre. Si j’avais résidé dans cette ville, je l’aurais aidé volontiers ! Et là, à mes deux heures, une femme seule est attablée, et une autre, plus jeune, s’installe une table plus loin. C’est terrible ! Mais que font les hommes ! Et je ne parle pas des filles accompagnées. Que les hommes sont chanceux dans ce pays ! Mais le concept même de drague, tout au moins dans les lieux publics, semble avoir été oublié. A part, hier, où Volodia a abordé une femme qui attendait dans la gare comme lui, je n’ai pas vu d’entreprise masculine de rapprochement. Où sont les méditerranéens ?

Bon, l’une des filles seules ne l’était pas. Elle était la première au rendez-vous, nuance. Deux hommes charmants viennent de la rejoindre.

Je vais demander à cette femme seule, attablée juste à côté de moi, qui lit, si elle connaît un musée intéressant pas trop loin.
Mont Kailash au Tibet English translation pending
by Dorje06 · 2003-12-09 · 17 replies
coucou à tous et toutes...

nous aimerions aller au tibet cette année et plus particulièrement vers le mont kailash, et pour corser les choses en individuel... Ou la la ! 🤪

Y a t-il quelqu'un qui serait déjà parti seul dans le coin et qui pourrait éventuellement m'éclairer a ce sujet ? je prends toutes sortes d'infos..pas difficile !

transports, logements à Lhassa, trekking etc....budget ?

merci de vos réponses

marrotte
Voyager seule au Moyen-Orient English translation pending
by Snounit · 2003-12-08 · 30 replies
Coucou 🙂!

L'an prochain, si tout va bien, je pars au Moyen-Orient et plus precisement au Liban. Parce que je serai sur place une année, je compte bien découvrir les pays limitrophes du Liban (ou plus loin si j'ai le temps).Cependant; on me déconseille de partir seule en Jordanie ou en Syrie car il n'est pas dans les habitudes de laisser une femme voyager sans "escorte" et qu'au pire on pourrait me prendre pour une prostituée ! Est-ce bien réel? Est-ce qu'il est vraiment préférable que je sois accompagnée? Et quand est-il pour l'Iran (pays que je souhaite vraiment visiter) ? Le Liban est t-il, lui aussi, un pays "déconseillé" pour une femme seule?

Sur ce; bon chat et bon voyage à tous!

Snounit.
Deepawali - Népal English translation pending
by Marsu · 2003-12-05 · 2 replies
Tara s’est levée tôt ce matin, c’est un grand jour, la dernière journée de Deepawali se lève sur la pleine lune. Tous les népalais, habituels lève tôt, sont éveillés avant la pointe de l’aube car tout doit être prêt pour l’heure privilégiée par les astrologues.

Tara est seule a la maison avec ses parents âgés et en mauvaise santé. Ses sœurs vont venir vers onze heures pour honorer leur frère et tout doit être prêt, tout doit être parfait. Elle prépare le plateau a offrandes avec minutie, disposant fleurs, Tikka, eau sacrée, de manière déterminée par des générations de pratique, tout cela sous le regard exigeant de sa mère. Les parfums du Dal Baht embaument la pièce d’une douce effluve piquante qui attise la faim de son ventre vide. La nourriture a une place importante dans les festivités népalaise, suivant de près les cérémonies qui doivent être célébrées à jeun.

La Deepawali est une grande fête dans la culture hindoue. Fête de la lumière, elle illumine rues, montagnes, temples environnants par le reflet de ces milles petites bougies éparpillées a tout vent. Fête en l’honneur des frères, de la prospérité et de la victoire de Krishna sur Naraka elle est célébrée dans la bonne humeur, la joie, le rire.

Près du quartier d’Assan ou ont lieux tous les marchés, la foule est dense et compacte. Les poissonniers indiens écaillent les poissons a même le sol, la main sûre ils découpent d’un geste vif les quelques grammes de cette denrée rare sur un couteau acéré solidement planté entre leurs pieds. Les marchands de colliers de fleurs multicolores sont en effervescences, ils feront fortune aujourd’hui. Les colliers, orange, mauve, blanc viennent d’aussi loin que Calcutta pour faire face à la demande des Didi qui viennent en masse acheter l’un des éléments indispensables à la fête. Les marchands de Tikka et de confiseries sont aussi très excités, la poudre de Tikka assortie aux couleurs de l’arc-en-ciel est essentielle au bon fonctionnement de la fête, chaque teinte représentant un terme précis (comme la prospérité) sera appliquée sur le front du frère aîné ou cadet.

La plupart des vendeurs sont indiens, ayant flairé le filon, ils étalent leurs multiples sacs plastiques à même le sol, attirant à coup sûr les yeux sur ces petits monticules de couleurs que le soleil naissant du matin fait miroiter en réchauffant l’atmosphère. L’excitation est à son comble pour les achats de dernière minute, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans risquer de trébucher. Les ruelles en serpentins qui mènent à la petite maison de Tara sont vides de monde. Il est rare de pouvoir se déplacer avec autant d’aisance dans Katmandu. Mais derrière les volets à demi clos des maisons qui bordent les rues, on devine l’activité intense qui se prépare.

Un homme bien mis, de stature imposante, malgré son âge avancé se tient debout dans le jardin de Tara, le regard souriant, perdu dans le vide. C’est le père de Tara qui se remémore une autre époque, un autre temps: ses sœurs sont loin ou disparues, il se demande qui pourra les remplacer, lui servir de sœur de substitution pour cet événement.

Dans une petite pièce au fond de l’appartement, la mère de Tara le regard plein de vie, perturbé par la vieillesse commence la Puja à son frère. Elle semble être dans un autre monde, une sorte de transe l’envahit, elle se déconnecte de la réalité, mais peut-être que tout cela est seulement dû à la concentration de son être qui ne veut pas laisser filer les gestes, les mots nécessaires qui ont tendance à disparaître comme par enchantement de sa vieille tête depuis quelques années. A presque 70 ans son corps est marqué par la vie: le dos est arqué, son visage mangé par les rides dans lesquelles on peut lire les dures misères d’une femme ayant élevé seule 7 enfants, se partageant entre le travail des champs et un mari buveur et absent.

Frêle mais forte en même temps, elle chasse les démons de la pièce en tournant trois fois autour du frère, traçant autour de lui un cercle avec l’eau sacrée qu'elle utilise également pour bénir la porte et les noix nécessaires à l’éloignement du démon. Le cercle imaginaire empêche à quiconque d’entrer ou de sortir de la pièce, laissant le démon à l’extérieur tant que les noix ne seront pas cassées et le sort conjuré. Cherchant dans ses souvenirs elle fait les gestes un par un avec lenteur. Elle tend à Tara une feuille de bambou rectangulaire perforée en son centre sur toute la longueur. Avec délicatesse elle applique la feuille au milieu du front de son oncle. Sa mère calmement, avec les gestes mal assurés de l’âge, dépose une à une du bout de ses doigts déformés par l’arthrite, les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Doucement Tara retire la feuille, une superbe rangé de couleurs partant du haut du nez et allant au sommet du crâne vient désormais éclairer le front de l’homme. Comme aux premiers jours de sa vie, l’oncle de Tara reçoit son premier repas de la journée en commençant par une bouché de yaourt tendu par la main tremblante de sa sœur. Le rituel fini, elle redresse tant bien que mal son corps usé. Son regard s’illumine à la vue de sa fille bien aimée, elle prend ses mains au creux des siennes en appuyant son front contre le sien. Rare signe d’affection ou les actes se passent de mots laissant les yeux et le sourire parler d’eux même.

Un flot de paroles, de rire s’élève dans le jardin, une petite ronde au sari d’un orange flamboyant fait son entrée avec sa fille nouvelle déesse des temps modernes avec ses jeans et son pardessus ajusté ! Elle est suivie de près par ses deux autres sœurs, l’une grande et mince en sari rose, l’autre plus petite avec un regard triste qui accuse les contre-coups d’un mariage arrangé qui c’est mal terminé. Tara les accueillent avec joies les pressant de question et d’anecdote sur sa vie en ville. Celui qui sera à l’honneur toute la journée arrive dans la cohue, au même moment le téléphone sonne. C’est l’autre frère de Tara qui les sanglots dans la voix, de ne pas être là, appelle des Etats-Unis ou il a dû s’exiler seul, laissant sa jeune femme et sa fille, il y a un an suite à des attaques répété sur sa personne par les maoïstes. Les pensées de chacun glisse un instant vers le passé, vers leur vie au village dans les montagnes, quand tout était paisible, quand tout était plus dur et que la nature leur a pris leur jeune frère de quatre ans à la suite d’une simple colite. Mais les népalais sont optimiste et joyeux, rapidement les conversations reprennent tout en préparant leur frère aîné à la Puja.

La cérémonie se met en branle de nouveau, la plus âgée des sœurs, plus discrète, prend le contrôle des opérations tandis que les trois autres s’accrochent à son sari pour que les gestes soit effectués au travers d’elle par procuration. L’atmosphère est plus détendue, à la limite de la rigolade, malgré le regard sévère mais attendri de la mère qui les dirigent. Elles apposent multitude de fleurs et de Tikka sur les épaules de celui-ci, les gestes sont les mêmes, l’eau, les noix brisées d’un seul geste pour tuer les démons, pour éviter les malheurs. Ca se termine par la remise des cadeaux et de Tikka toute simple pour les sœurs.

Il est presque 15 heures et la cérémonie se termine avec la prise du Dal Bhat qui est fin prêt, mais la soirée est jeune et ce terminera tard. Rarement elles ont l’occasion d’être ensemble unit comme autrefois quand elle courait pied nu dans les champs la goutte au nez, le regard insouciant des dures réalités. Mais elles ont consciences de leur chance et Tara avant de s’adonner au plaisir des retrouvailles a une dernière pensée vers les rues de Katmandu qu’elle connaît si bien. Vers les frères heureux qui se pavanent avec leur Tikka bien en évidence, tandis que les petits de la rue, la main tendue vers un passant en quête d’affection sont rejetés du revers de la main sans même un regard à leurs haillons. Au Népal huitième pays le plus pauvre au monde l’opulence côtoie la misère comme partout ailleurs, certains y sont plus sensibles, plus conscient de leur chance si infime soit-elle. Mais la marche est grande et le jour est loin ou l’on verra vivre tous ces gens en harmonie même les jours de fêtes.
Partir seule? English translation pending
by Lolo15 · 2003-12-03 · 15 replies
Désolée de poser encore une fois ce type de questions... Voila, j'ai 29 ans, voyagé dans différents pays et différentes conditions : professionnel, groupe (ucpa itinérant, terre d'av), famille, "sac à dos" (mon dernier voyage, à 3 : pagayer sur le nil en ouganda). Ce que j'aime ce sont les voyages un peu roots, pleine nature... mon voyage terre d'ave ne m'a pas emballée, ca faisait un peu "colo pour adulte" et pas mal de chochottes dans le groupe. Bref.

Je n'ai jamais encore franchie le cap de "voyager seule". J'en ai très envie, ça permet vraiment d'etre plus ouvert vers les autres, mais j'ai encore un "tout p'tit peu peur" encore que...

Ce qui m'inquiete finalement c'est que le type d'occupation que j'aime nécessite d'etre à plusieurs (rando, etc) et que j'ai peur de ne rencontrer personne que ça intéresse dans mes périgrinations...

Donc mon projet c'est de me tester sur un voyage de 15 jours-3 sem au Brésil, vers Bahia, Amazonie, a voir (je suis à moitié brésilienne mais je ne connais que la région de Rio) avant de partir 1 an ou plus je ne sais pas ou. Voila. Pas vraiment de questions donc mais j'aimerai savoir s'il y a des filles ayant un peu les memes gouts que moi, qui auraient des expériences à me faire partager : ca m'intéresse.

Merci
Pourquoi voyager?! English translation pending
by Marsu · 2003-11-25 · 87 replies
Bonjour a tous et toutes!!!!

Amoureux du voyage? Amoureux de le bourlingue, amoureux de la terre, amoureux d'ailleurs...

Une question m'est venu en répondant a un autre poste. Je pense que jamais elle n'a été posé ici.

Pourquoi voyager vous?

La réponse est facile me direz-vous: pour DECOUVRIR.

Mais ma question va plus loin que ca, qu'est ce qui vous pousse a repartir encore et encore, pourquoi toujours partir plus loin, plus souvent, plus longtemps?

Pourquoi ce couper de ses etres qui nous aiment et nous chérissent pour aller se perdre au fin fond de la jungle et manger des trucs a l'odeur, couleur et gout bizarre? en revenir le coeur a l'envers, la tete ailleur avec l'impression que personne nous comprend et repartir pour trouver des gens qui nous comprennent?

Est ce que vous voyagez pour fuir quelque chose? Pour trouver quelque chose? Pour oublier?

A vos plumes les amis, et bonne chance .....😉
Mal du pays English translation pending
by Loopkin · 2003-11-24 · 23 replies
Bien le bonjour à tous les VF-autes.

Je m'étonne que cette discussion n'ait pas encore été abordée. Alors voilà, je pose la question suivante:

Ici, nombre de membres ont voyagé au long cours (drôle d'expression, quand on y pense froidement d'ailleurs, mais ce n'est pas l'objet de ce lancement de débat). Beaucoup ont quitté leur pays de résidence pendant de longs mois. D'aucuns auraient pu avoir ce qu'on appelle le mal du pays. J'ai remarqué que ça dépendait des gens. C'est un peu comme le mal de l'altitude, de l'air, de mer, etc... C'est imprévisible, et très variable en fonction des gens et de leur humeur.

J'aimerais avoir des retours sur la question suivante: comment ceux qui sont partis longtemps ont vécu l'absence de leur pays, de leurs amis, de leur famille, de leurs repères, de leur quotidien si sécurisant, de leurs habitudes, etc?

Pour ma part, le plus long que je suis parti, c'est deux mois et demi, pour le moment. C'est bien simple, le seul mal du pays que j'ai eu, c'est celui des pays visités, lorsque je suis rentré en France, où le retour fut particulièrement pénible. Mais dans l'autre sens, ça jamais! Peut être ne suis-je pas parti assez longtemps?

Qu'en fut-il pour vous?

Merci d'avance d'alimenter ce nouveau débat.

Loopkin
Paperasserie française pendant un tour du monde English translation pending
by Vpix · 2003-11-14 · 26 replies
Bonjour,

Je ne sais pas si c'est le bon forum mais j'ai une question pour ceux qui voyagent beaucoup:

comment gérer vous les impôts, sécu sociale, et autres paperasserie...?

C'est déjà chiant en France alors à l'autre bout du monde...peut-être que vous ne vous en souciez pas...quels sont vos expériences/conseils en la matière...

Merci
Les premiers voyages... English translation pending
by Angelilou · 2003-11-09 · 16 replies
Comment était la toute première fois, qu'avez vous ressenti en mettant votre sac sur le dos? Quel choix pour un premier voyage, dans quelles conditions? juste pour le plaisir de partager ces petits instants qui sont des grands moments de nos vies 🙂

Lilou
Que recherchez vous dans voyage-forum? English translation pending
by Kroc · 2003-10-22 · 54 replies
Bonjour a tous et bon voyage à ceux qui partent bientôt,

Moi j’ai une question qui m’intrigue depuis quelques temps : Que recherchez vous dans ce forum pour y passer tant de temps ? Que vous apporte t-il ? Je ne parle pas des gens en pleine organisation et qui ne sont là que pour glaner quelques informations sur leur destinations future, mais des autres (don je commence presque a faire partie 🙂 ) qui n’ont pas de projet particulier et qui répondent aux nombreuses questions, publient leurs notes et se pose des questions existentiels sur les voyages et leurs sens.

Est-ce pour trouver une oreille attentive à nos "exploits" ? Combler un vide qui se creuse à force de vivre sans attache ? Prolonger nos voyages, comme on feuillette un album photo ? Pour se fabriquer une existence reconnue par toute une communauté d’inconnue ? Ou peut être pour se libérer du carcan qu’est notre société, et discuter sans gène ni conséquence avec de parfaits inconnues ? Comme quand on est loin de chez soit en fait.

Vous connectez vous au site pendant vos voyages et pourquoi ? Et puis accessoirement, combien de temps y passez vous ?

Pour ma part, je ne sais pas trop dans quelle catégorie je dois me ranger. Sûrement un peut de toute car j’y ais pensé avec ma petite tête, mais j’y réfléchirais plus.

J’espère avoir des réactions. Vincent
Tour du monde avec 1 ou 2 euros par jour, est-ce possible? English translation pending
by Bidouillou · 2003-10-08 · 107 replies
Depuis mon plus jeune age, je ne pense qu'à une chose : partir. Le plus important pour moi c'est la philosophie de voyage. Je veu partir dans un ou 2 ans, avec le moins de budget possible. Vivre avec 1 ou 2 euros par jours.

Je cherche des témoignages de gens qui sont partis ou on envie de partir, sans argent ou presque.
Best of des destinations English translation pending
by Douya · 2003-09-24 · 33 replies
Petite pensee que j'ai en surfant un peu partout dans ce forum, quand on regarde le nombre de discussions et messages postes sur les destinations, l'Asie du Sud-Est et l'Afrique sont largement en tete talones par l'Europe et l'Asie du Sud.

J'ai le sentiment que c'est representatif des choix des voyageurs que nous sommes. 😎

Donc pour eviter la foule et les bains a touristes, il n'y a plus qu'a chercher la destination qui n'a aucune question sur ce forum ! 😏

Bon, c'etait ma reflexion du soir apres une overdose de boulot. Reflexion a 2 balles, basee sur aucune etude scientifique !

Bonne soiree a tous

Douya
Condition physique et âge maximum pour les Annapurna English translation pending
by Neoced · 2003-09-18 · 20 replies
Bonjour,

Je souhaiterai obtenir l'avis de plusieurs personnes voir quelques spécialistes car mon père est passionné de montagne et l'Himalaya. Il m'a donné gout à la rando et tous les été, il randonne dans les Alpes, souvent à proximité du massif du mont Blanc qu'il admire par tant de glaciers.....

Bref, il est sportif et l'a toujours été depuis qu'il est jeune, mais je n'arrive pas à le convaincre qu'il pourrait aller faire le tour des Annapurna, pas compliqué à ce que j'ai lu et ce qu'un collègue m'a dit.

Il craint de ne pas avoir assez de condition physique, et craint également le mal d'altitude, tant rabaché par certaines personnes ici en France. Il va avoir 55 ans la semaine prochaine et je me documente à fond pour le convaincre. DONNEZ MOI VOS CONSEILS SVP 🙂

INFO: randos cet été jusqu'à 7H de marche, entraine tj une equipe de foot de jeunes (13ans) et court avec eux. Capable de faire des footing 30' à 1H sans pb je pense.

Merci bcp.
Trek Annapurna (Népal) English translation pending
by Sylvain · 2003-09-15 · 14 replies
bonjour a tous

je suis actuellement au nepal, et je devrais partir faire un trek dans 1 semaine, mais je ne sais pas encore exactement lequel....probablement le tour des annapurna (pas tres original, mais parait-il sublime...)

le probleme est que une amie arrive de france pour exactement 17 jours entiers sur place (sans compter le jour d'arrivee et de depart ). Il semble que ce soit un peu juste pour faire ce trek, qu'il faille des porteurs, etc, etc...mais j'ai assez peu confiance en toutes ces agences!

1-est-ce que le tour des annapurna est possible en 17 jours plein depuis Katmandu? (sachant que je pourrai faire faire le permis de trek avant son arrivee

2-est-il necessaire d'avoir des porteurs?

3-si vous avez d'autres itiniraires a me proposer....vos conseils sont les bienvenue...

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