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L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges English translation pending
L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge …(1)
Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…
(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)
Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…
On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…
Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !
Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…
Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…
Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…
Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"
http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…
(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)
Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…
On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…
Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !
Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…
Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…
Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…
Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"
http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
Voyage en Espagne en septembre 2010 English translation pending
Voyage en Espagne en septembre 2010
Vous trouverez d’autres photos dans les albums 24 à 35 sur : http://picasaweb.google.com/nonzan8
1re journée - Départ de Montréal dans la soirée pour Barcelone
BARCELONE – du 12 au 17 septembre
2e journée – Nous arrivons à l’aéroport de Barcelone à 11 h 30. Nous prenons l’autobus pour nous rendre à la Plaça de Cataluyna et, de là, nous nous dirigeons à pied vers notre appartement en empruntant les Remblas, cette grande artère colorée et animée de Barcelone. Cette marche nous permet d’entrer rapidement en contact avec la ville.
Nous prenons possession de notre appartement au début de l’après-midi. Il est situé sur Carrer de Sant Domènec del Call 14 dans le quartier du Barri Gotic. L'appartement est confortable et a une terrasse. Nous habitons sur une rue étroite et piétonne et, à côté de notre édifice, il y a un salon de thé et un petit bar avec du jazz, charmant.
Le Barri Gotic c’est le cœur de la ville, le quartier médiéval, formé d’un dédale de rues, de ruelles et de places autour de la cathédrale. Cet après-midi nous marchons dans notre quartier et découvrons, entre autres, la Plaça Sant Jaume. Sur cette place se croisaient jadis les deux rues principales de la ville romaine. Deux importants bâtiments bordent la place : l’hôtel de ville et le palais de la Generalitat.

Ce soir nous nous mêlons à la foule venue assister à des spectacles sur la Plaça Nova, en face de la cathédrale. Hier, le 11 septembre, c’était la fête nationale catalane.
3e journée - Nous déjeunons sur la terrasse, agréable chaleur en ce lundi de mi-septembre. Dans la matinée nous allons au célèbre marché de Barcelone, le Mercat de la Boqueria. Enfin nous y voilà dans ce grand marché renommé qui fait la fierté des Barcelonais. Il y a beaucoup de monde, surtout à l’entrée, c’est animé. Nous en avons plein la vue : poisson frais, viande, œufs, herbes aromatiques, fruits, légumes, etc. Impressionnant de voir ces grosses pièces de jambon suspendues! Il y a plusieurs comptoirs de restaurants, des gens attendent pour avoir une place. Après avoir passé et repassé devant les nombreux comptoirs, nous faisons quelques achats et nous dînons à l’appartement.
Dans l’après-midi nous allons dans le quartier de la Ribera, qui est l’autre version de la vieille ville de Barcelone et voisin du quartier du Barri Gotic. Nous traversons la rue Laietana qui sépare les deux quartiers et empruntons le carrer de Sant Pere Més Baix pour voir le Palais de la Musica Catalana construit au début XXe siècle. Un magnifique édifice en mur de briques rouges rehaussé de céramique, avec des vitraux, du fer forgé…
Nous entrons dans la cathédrale Santa Maria del Mar qui est, selon nos informations, le chef-d’œuvre du gothique catalan. C’est une très belle église tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’église a été construite en une cinquantaine d’années à partir de 1329.
Pas très loin de la cathédrale, sur le carrer de Basea, nous nous installons au bar du restaurant Sagardi et mangeons nos premiers tapas, le tout accompagné d’une bière. On s’est régalé! À midi et le soir, les bars à tapas proposent sur leurs comptoirs de petits amuse-gueule faits de pain avec du jambon, saucisse, crevette…
4e journée - Aujourd’hui nous visitons le quartier Eixample, ville nouvelle. C’est le quartier chic de la ville, avec ses beaux immeubles d’habitation qui côtoient les commerces à la mode et les grands hôtels. Grâce à notre guide de voyage Évasion en ville, nous dénichons un restaurant bon marché mais avec une nourriture savoureuse : potage, poisson et un gâteau pastec, sublime. C’est au cours de cet itinéraire que nous découvrons de magnifiques bâtiments de l’architecture moderniste, spécialement ceux de Gaudi et de Domènech i Montaner, dont la Sagrada Familia de Gaudi, l’un des bâtiments les plus célèbres de Barcelone. Le chantier de cette église débuta en 1882 et se continue encore aujourd’hui. Le 7 novembre 2010, à Barcelone, le pape Benoît XVI a élevé au rang de basilique la Sagrada Familia, plus important qu’une église dans la hiérarchie catholique.
5e journée – Comme pour les journées précédentes, nous poursuivons notre visite de Barcelone à pied. Nous allons au musée Picasso qui est situé dans le quartier de la Ribera. Le musée réunit une bonne partie des œuvres du peintre et présente principalement ses œuvres de jeunesse. Un très beau moment passé avec un artiste de génie!
Dans l’après-midi nous découvrons un autre quartier de Barcelone : sa façade maritime. Pour s’y rendre nous longeons le quartier de la Barceloneta, le quartier des pêcheurs. Sur le bord de la mer il y a le vieux port, mais aussi des immenses plages. Nous revenons vers notre quartier en empruntant les Remblas, cette large promenade, en passant devant le musée de la Marine et du monument Colomb, érigé en mémoire de Christophe Colomb.
6e journée - Aujourd’hui nous nous rendons sur la colline de Montjuic. Nous marchons vers la Plaça de Catalunya et prenons le métro jusqu’à la Plaça d’Espanya. Nous allons voir le Museu National d’Art de Catalunya et limitons notre visite au hall d’entrée de ce grand musée sur l’art de la Catalogne, car nous avons décidé de visiter la Fudacio Joan Miro (musée) qui est situé aussi sur le Montjuic.
La fondation Joan Miro est un très beau musée. Il a été construit dans les années 1970 et rassemble une collection de plusieurs milliers de pièces : peintures, sculptures, tapisseries ainsi que plusieurs documents. Nous regardons, nous nous laissons imprégner par les couleurs et les formes des tableaux de Miro, sa peinture nous touche, nous impressionne. C’est une découverte pour nous. À voir! Quel grand artiste!
Après la visite du musée, nous retournons vers les Remblas en prenant le funiculaire. Avant de nous rendre à notre appartement, nous passons par le Mercat de la Boqueria pour acheter des dorades et autres victuailles pour le souper.
7e et dernière journée à Barcelone - On se promène dans le quartier Barri Gotic. Ce midi nous mangeons au restaurant La Cassala qui est près de notre appartement. Le repas : tortellini à la crème comme entrée, dinde au curi et assiette de crevettes comme plats principaux, tarte au citron pour dessert et, bien sûr, du vin. Très bon dîner. Dans l’après-midi nous allons dans le quartier des Remblas voir l’église Santa Maria del Pi, la Plaça Real, le Palau Güell…
Commentaires sur Barcelone – Barcelone est une des belles villes européennes que nous avons visitées au cours des années. Elle a tout pour plaire, c’est une ville attrayante avec ses quartiers anciens, ses élégantes avenues de l’Eixample, son bord de mer…
Nous avons bien aimé le quartier Barri Gotic, plus précisément cet ensemble de ruelles dont Sant Domènec, la rue où nous habitions. La Plaça de Sant Jaume et la Plaça Sant Filip Neri avec sa charmante petite place autour d’une fontaine, sont des endroits que nous avons particulièrement appréciés.
COSTA BRAVA, RIPOLL, SARAGOSSE - du 18 au 25 septembre
8e et 9e journées - Adios Barcelona. Nous prenons le métro pour prendre possession de notre auto que nous aurons durant une semaine.
La Costa Brava est une zone côtière située au nord de Barcelone qui s’étend jusqu’à la frontière française sur une distance de 120 km. La beauté de ses paysages a suscité l’admiration de nombreux artistes dans la première partie du 20e siècle. Aujourd’hui la Costa Brava est devenue une région très touristique, surtout durant les mois de juillet et août.
Nous couchons deux nuits dans la ville de Tossa de Mar qui est située à 100 km à l’est de Barcelone. Nous logeons dans un hôtel de type familial, une pension, pensio en espagnol. La chambre est confortable et simple. La pensio est à quelques rues de la mer.
Nous passons d’agréables moments dans cette ville et avons particulièrement apprécié l’enceinte fortifiée de la Vieille Ville (12e–14e s.), ainsi que ses plages de sable fin, idéales pour la baignade (nous avons un problème avec notre appareil photo, les photos sont brouillées, l’appareil n’est plus fonctionnel - dommage!).
10e journée - Nous couchons dans le village de Peratallada qui est situé à 32 km au nord de Tossa de Mar. Ce village fortifié est considéré comme l’un des meilleurs ensembles d’architecture médiévale de la région. Notre hébergement, la Casa Rural Ca Aliu, est un bâtiment situé le long des remparts qui était autrefois d’anciennes écuries qui ont été rénovées en 1997. Nous dînons sous un arbre dans une cour intérieure d’un restaurant du village. Le soir il est agréable de se promener dans ce village médiéval, les rues sont désertes. Le lendemain matin un belle surprise nous attendait : un déjeuner d’un grand raffinement, du salé au sucré.
Dans l’avant-midi nous visitons quelques villages voisins de Peratallada et dînons à Roses qui est devenue une petite ville à l’avant-garde de la gastronomie mondiale. C’est à Roses que se trouve le fameux restaurant El Bulli (le buldogue) de Ferran Adria, ce cuisinier catalan de génie. Avec sa trentaine de plats, son menu dégustation offre une gastronomie dite « moléculaire ».
11e journée - Cadaqués est un des villages les plus réputés de la Costa Brava. C’est un village entre mer et montagne. Notre principale activité : se promener, regarder, flâner et, le soir, manger dans un restaurant face à la mer. La pizza est délicieuse.
12e journée - Ce matin nous quittons Cadaqués pour visiter le monastère Sant Pere de Rodes par une route tortueuse sur une distance de 35 km. Sur le front abrupt du mont Sant Salvador, dans un site impressionnant, se dressent les ruines d’un monastère bénédictin. Sa construction remonte au 10e s. La présentation audiovisuelle nous montre que son histoire est un véritable roman-feuilleton. Nous dînons au restaurant du monastère avec une vue exceptionnelle du golfe de Lion et la péninsule du cap de Creus.
Dans l’après-midi nous nous rendons à Figueras et, au lieu d’une chambre comme hébergement, c’est dans un appartement que nous passerons la nuit et ça, pour le même prix qu’une chambre. Ce n’est pas pour visiter la ville que nous sommes à Figueras, mais pour rencontrer l’univers de son enfant le plus illustre, Salvator Dali, qui est devenu l’un des plus célèbres peintres surréalistes. Ce soir nous mangeons à l’appartement.
13e journée - Visite théâtre-musée Dali. Dans l’aménagement des places extérieures au musée, il y a des statues de personnages masqués, juchées sur des colonnes de pneus. Bien que l’ensemble des œuvres soit de Dali (peintures, dessins, sculptures, montages, etc.), il y a des œuvres d’autres artistes. Nous avons été particulièrement attirés par les dessins de Dali. C’est plein de surprises et de découvertes. Merci Salvatore d’avoir osé!
Dans l’après-midi nous pénétrons dans les Pyrénées et nous couchons à Ripoll.
14e journée - Une journée de route. Nous quittons Ripoll et faisons 340 km pour nous rendre à Saragosse. La première partie du trajet se fait dans les Pyrénées (vallées et nombreux tunnels) et le reste du trajet dans la région de l’Aragon. De très nombreux camions circulent sur ces routes. Nous prenons un copieux repas dans un des restaurants le long de la route qui est entre Lérida et Saragosse.
Pour l’hébergement à Saragosse, nous utilisons le Guide Vert Michelin. Notre choix est l’Hôtel Sauce. On dit que c’est un hôtel central, à deux pas de la Plaza del Pilar. Établissement familial et service aimable. Ce qui est exact.
Nous allons nous promener sur la place principale dominée par les tours et les coupoles de la basilique del Pilar. La basilique est immense et c’est vraiment impressionnant de la visiter. Saragosse est une métropole religieuse. La dévotion à la Vierge du Pilier en fait le premier sanctuaire marial de l’Espagne.
15e journée - Nous quittons Saragosse la capitale de l’Aragon, pour Madrid la capitale de l’Espagne. La distance entre les deux villes est de 320 km. Nous sommes dans la partie centrale de l’Espagne qui est un immense plateau avec une altitude moyenne de plus de 600 mètres. Le paysage est magnifique avec ses grandes étendues souvent rocailleuses et sèches.
Nous restituons l’auto dans le centre-ville de Madrid, plus précisément à quelques rues de la gare d’Atocha. Très utile le GPS dans ces circonstances.
MADRID - du 25 au 30 septembre
Nous nous rendons à pied dans le quartier où nous avons loué un appartement. La réservation commence demain et non aujourd’hui, car nous avons modifié nos plans de voyage dernièrement. Après un appel au responsable de la location, il nous dit que l’appartement est libre et que nous pouvons le prendre dès aujourd’hui. Madrid est à nous!
L’appartement se trouve sur Calle de Nunez de Arce 14, près de la Plaza de Santa Ana. C’est dans le centre-ville de Madrid. Nous avons un très bel appartement sur une rue où la circulation se fait davantage à pied qu’en auto. C’est samedi, nous sommes impressionnés de voir tant de monde dans les rues, dans les restaurants et dans les bars. Madrid est une ville animée et festive. Nous n’oublierons pas les premières heures passées dans cette ville. Nous sommes déjà sous le charme!
16e journée - Nous avons bien dormi en ce samedi soir à Madrid, grâce à nos bouchons et au système de portes en accordéon qui isole les fenêtres. À 6 heures du matin, des fêtards passent dans la rue en parlant fort et en criant, ça ne dure qu’une vingtaine de minutes.
C’est dimanche et comme tous les dimanches matins, des centaines de Madrilènes et de touristes viennent faire des affaires dans le plus célèbre marché aux puces de Madrid : le Rastro. Le marché est installé principalement sur la rue de la Ribera. Il y a foule et il faut se frayer un chemin pour circuler. Nous poursuivons notre chemin en passant par le quartier Lavapiés et nous nous rendons jusqu’au musée Reina Sofia que nous visiterons dans les prochains jours. Nous revenons dans notre quartier et nous dînons à un restaurant voisin de notre appartement, Nous mangeons une délicieuse paella. Un endroit agréable.
Après un moment de repos dans l’appartement, nous poursuivons notre visite de la ville en marchant sur la Calle de Alcala, une large avenue qui traverse une partie de Madrid d’ouest en est. Il faut faire cette promenade en levant le nez. L’ancien cœur financier de la capitale est très présent par l’architecture de ses bâtiments, on dit que c’est le parcours de façades. On y rencontre des grandes places : Plaza Cibeles, Plaza de Independencia avec ses fontaines, ses sculptures, et de très beaux édifices. Nous allons jusqu’au parc du Retiro, juste pour y mettre les pieds, la visite du parc se fera dans les jours suivants.
17e journée – Dans la matinée nous commençons par la Plaza Major qui est une place incontournable de Madrid. Ce rectangle pavé et piéton est bordé d’édifices administratifs et compte neuf portes d’accès. L’endroit est intéressant à voir mais sans plus. Nous allons au marché couvert de San Miguel qui est à côté de la Plaza Major. C’est un marché pour les produits fins et gastronomiques. On est loin du marché de la Boqueria de Barcelone.
Après notre repas du midi pris à l’appartement, nous allons vers l’est de la ville pour nous promener dans le parc du Retiro. C’est un immense espace de 116 hectares situé en pleine ville de Madrid et qui a été construit au XVIe siècle par le roi Philippe IV pour les divertissements et le repos de la monarchie.
Nous entrons dans le parc en empruntant le Paseo de Argentina qui est une rue importante du parc. Nous sommes aux antipodes des bruits de la ville, c’est bucolique. Il y a un lac avec un énorme monument, impressionnant. Nous entrons dans le Palacio de Vélaquez où il y a une exposition sur la nourriture qui fait appel à tous nos sens. Chapeau aux concepteurs de cette exposition. Nous faisons ensuite une brève visite au Palacio de Cristal.
18e journée – Madrid est une capitale qui compte trois des plus beaux musées européens, ce qu’on appelle le « Triangle d’or ». Ce sont les musées du Prado, de Reina Sofia et de Thyssen-Bornemisza. Nous irons voir deux de ces trois musées, soit le Prado et le Reina Sofia.
Aujourd’hui, nous consacrons la journée au musée du Prado. Munis d’un audio-guide et d’un plan, nous pouvons commencer la visite. Il y a de la peinture espagnole, allemande, française, flamande, britannique, hollandaise ainsi que de la sculpture. Au verso du plan 50 chefs-d’œuvre sont identifiés. Nous passons 7 heures au musée. C’est un des moments forts de notre séjour en Espagne, une journée remplie de bonheur et de découvertes. Voici quelques-uns des peintres : Velasquez, Rembrandt, Murillo, Rubens, Goya, Ribera, Le Greco, Raphael, Brueghel…
Notre promenade d’avant le repas du soir nous amène à la Plaza de la Puerta del Sol. Nous achetons du jambon, oui, le sacré cochon espagnol. Il paraît que le jamon ibérico est l’un des meilleurs jambons au monde.
Ce soir nous allons nous promener à la Plaza de Santa Ana qui est à quelques centaines de mètres de notre appartement. Au milieu de la place il y a une scène et les chanteurs ou musiciens amateurs se présentent à tour de rôle pour faire leur prestation.
19e journée – Dans l’avant-midi nous allons dans le quartier autour du palais royal. Sur notre chemin, entre la Plaza Major et près de ce quartier, il y a dans une rue des soldats habillés en costumes d’époque montés sur de magnifiques chevaux bien dressés. Chaque peloton de soldats a un costume différent. Que font-ils là? Et puis passe un carrosse, il n’y a personne dans le carrosse. Quelques minutes plus tard, le défilé se met en marche avec les chevaux et les soldats et, dans le carrosse, il y a un homme. Qui est-il ? Est-ce le roi ? Mystère!
Le palais royal est la résidence officielle de tous les rois d’Espagne depuis Charles III (1759). Le palais est toujours utilisé lors d’importantes cérémonies. Il est possible de le visiter. Nous profitons de cette belle journée pour nous promener dans les jardins adjacents au palais et sur la plaza de Oriente et visiter la cathédrale de la Almudena qui est en face du palais.
Dans l’après-midi nous allons dans un quartier huppé où il a des boutiques et des bars à la mode : c’est le quartier de Salamanca. De la Plaza de Santa Ana, nous nous rendons jusqu’à la Plaza de Cibeles et prenons le paseo de Prado. Ce qu’il y a de frappant en pénétrant dans ce quartier c’est de voir les chics magasins et restaurants, mais c’est aussi de voir ces rues rectilignes en damier ainsi que les immeubles cossus.
Et dans ce quartier huppé il y a un marché, le mercado de la Paz, qui est l’un des plus charmants marchés couverts de Madrid. À l’intérieur du marché il y a des restaurants dont un ferait bien notre bonheur. Il y a du monde à l’entrée, il faut attendre, mais après un certain temps, nous avons une table. Quelle ambiance, les serveurs s’engueulent, quelle fébrilité. Le repas est excellent : soupe, escalope de poulet et gâteau, à prix très raisonnable.
Si tout est calme aujourd’hui à Salamanca, le centre-ville de Madrid, lui, est en effervescence. C’est la grève générale. Nous allons à la Plaza del Sol, il y a des milliers de manifestants, des centaines de policiers, des discours sur la grande place. Madrid est vraiment une ville animée, avec ou sans grève.
20e journée – Il est 4 h 30 du matin, le bruit provenant de la rue nous réveille, ce sont les pompiers, ils cognent à la porte, il y a une alarme, nous nous habillons en vitesse et nous sortons de l’édifice. Les pompiers sont entrés par la fenêtre de l’appartement voisin et jettent dans la rue un objet d’où sortent des étincelles et de la fumée. Rien de grave, nous retournons à l’appartement.
Aujourd’hui nous allons au musée Reina Sofia qui a ouvert ses portes en 1986. C’est un magnifique musée. Nous y passons 3 heures et y voyons les œuvres de Dali, de Miro, de Picasso et les grands noms de l’art contemporain. Quelques artistes: Georges Braque, Juan Gris, Fernand Léger, René Magritte, Albert Gleizes et beaucoup d’autres. La grande vedette du musée est le Guernica de Pablo Picasso.
En retournant vers notre appartement nous trouvons un restaurant « La Sanabrasa » sur calle del Amor de Dios. Un autre excellent repas : paella en entrée, dorade comme plat principal, flan avec de la crème pour désert et du vin, le tout pour deux personnes : 21 euros, environ 30$.
Commentaires sur Madrid - Nous avons passé six magnifiques journées à Madrid. Nous l’avons visitée à pied, à différentes heures de la journée, dont entre 19 h et 20 h comme le font les Madrilènes. Nous avons bien apprécié les repas du midi avec leur formule complète, à des prix raisonnables. Nous avons beaucoup aimé cette ville animée et festive, avec tout ce monde dans les rues, les places, les terrasses, les restaurants et les bars, les gens qui parlent beaucoup et fort. Nous retenons des habitants de cette ville leur joie de vivre. Nous n’oublierons jamais le murmure constant de la rue à toute heure du jour. Quant à nous, nous nous sommes facilement adaptés au rythme des Madrilènes.
21e journée - Départ de Madrid pour Montréal et retour à Saint-Félix-de-Valois dans la région de Lanaudière.
Jean-Claude et Johanne Novembre 2010
Légende des photos
1. Carrer de Sant Domènec 2. Palais de la Generalitat 3. Barri Gotic 4. Palais de la Musica Catalana 5. Quartier Eixample 6. Sagrada Familia 7. Les Remblas 8. Fudacio Joan Miro 9. Tossa de Mar 10. Notre voisin à Madrid
Vous trouverez d’autres photos dans les albums 24 à 35 sur : http://picasaweb.google.com/nonzan8
1re journée - Départ de Montréal dans la soirée pour Barcelone
BARCELONE – du 12 au 17 septembre
2e journée – Nous arrivons à l’aéroport de Barcelone à 11 h 30. Nous prenons l’autobus pour nous rendre à la Plaça de Cataluyna et, de là, nous nous dirigeons à pied vers notre appartement en empruntant les Remblas, cette grande artère colorée et animée de Barcelone. Cette marche nous permet d’entrer rapidement en contact avec la ville.
Nous prenons possession de notre appartement au début de l’après-midi. Il est situé sur Carrer de Sant Domènec del Call 14 dans le quartier du Barri Gotic. L'appartement est confortable et a une terrasse. Nous habitons sur une rue étroite et piétonne et, à côté de notre édifice, il y a un salon de thé et un petit bar avec du jazz, charmant.
Le Barri Gotic c’est le cœur de la ville, le quartier médiéval, formé d’un dédale de rues, de ruelles et de places autour de la cathédrale. Cet après-midi nous marchons dans notre quartier et découvrons, entre autres, la Plaça Sant Jaume. Sur cette place se croisaient jadis les deux rues principales de la ville romaine. Deux importants bâtiments bordent la place : l’hôtel de ville et le palais de la Generalitat.


Ce soir nous nous mêlons à la foule venue assister à des spectacles sur la Plaça Nova, en face de la cathédrale. Hier, le 11 septembre, c’était la fête nationale catalane.3e journée - Nous déjeunons sur la terrasse, agréable chaleur en ce lundi de mi-septembre. Dans la matinée nous allons au célèbre marché de Barcelone, le Mercat de la Boqueria. Enfin nous y voilà dans ce grand marché renommé qui fait la fierté des Barcelonais. Il y a beaucoup de monde, surtout à l’entrée, c’est animé. Nous en avons plein la vue : poisson frais, viande, œufs, herbes aromatiques, fruits, légumes, etc. Impressionnant de voir ces grosses pièces de jambon suspendues! Il y a plusieurs comptoirs de restaurants, des gens attendent pour avoir une place. Après avoir passé et repassé devant les nombreux comptoirs, nous faisons quelques achats et nous dînons à l’appartement.
Dans l’après-midi nous allons dans le quartier de la Ribera, qui est l’autre version de la vieille ville de Barcelone et voisin du quartier du Barri Gotic. Nous traversons la rue Laietana qui sépare les deux quartiers et empruntons le carrer de Sant Pere Més Baix pour voir le Palais de la Musica Catalana construit au début XXe siècle. Un magnifique édifice en mur de briques rouges rehaussé de céramique, avec des vitraux, du fer forgé…
Nous entrons dans la cathédrale Santa Maria del Mar qui est, selon nos informations, le chef-d’œuvre du gothique catalan. C’est une très belle église tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’église a été construite en une cinquantaine d’années à partir de 1329.Pas très loin de la cathédrale, sur le carrer de Basea, nous nous installons au bar du restaurant Sagardi et mangeons nos premiers tapas, le tout accompagné d’une bière. On s’est régalé! À midi et le soir, les bars à tapas proposent sur leurs comptoirs de petits amuse-gueule faits de pain avec du jambon, saucisse, crevette…
4e journée - Aujourd’hui nous visitons le quartier Eixample, ville nouvelle. C’est le quartier chic de la ville, avec ses beaux immeubles d’habitation qui côtoient les commerces à la mode et les grands hôtels. Grâce à notre guide de voyage Évasion en ville, nous dénichons un restaurant bon marché mais avec une nourriture savoureuse : potage, poisson et un gâteau pastec, sublime. C’est au cours de cet itinéraire que nous découvrons de magnifiques bâtiments de l’architecture moderniste, spécialement ceux de Gaudi et de Domènech i Montaner, dont la Sagrada Familia de Gaudi, l’un des bâtiments les plus célèbres de Barcelone. Le chantier de cette église débuta en 1882 et se continue encore aujourd’hui. Le 7 novembre 2010, à Barcelone, le pape Benoît XVI a élevé au rang de basilique la Sagrada Familia, plus important qu’une église dans la hiérarchie catholique.

5e journée – Comme pour les journées précédentes, nous poursuivons notre visite de Barcelone à pied. Nous allons au musée Picasso qui est situé dans le quartier de la Ribera. Le musée réunit une bonne partie des œuvres du peintre et présente principalement ses œuvres de jeunesse. Un très beau moment passé avec un artiste de génie!Dans l’après-midi nous découvrons un autre quartier de Barcelone : sa façade maritime. Pour s’y rendre nous longeons le quartier de la Barceloneta, le quartier des pêcheurs. Sur le bord de la mer il y a le vieux port, mais aussi des immenses plages. Nous revenons vers notre quartier en empruntant les Remblas, cette large promenade, en passant devant le musée de la Marine et du monument Colomb, érigé en mémoire de Christophe Colomb.
6e journée - Aujourd’hui nous nous rendons sur la colline de Montjuic. Nous marchons vers la Plaça de Catalunya et prenons le métro jusqu’à la Plaça d’Espanya. Nous allons voir le Museu National d’Art de Catalunya et limitons notre visite au hall d’entrée de ce grand musée sur l’art de la Catalogne, car nous avons décidé de visiter la Fudacio Joan Miro (musée) qui est situé aussi sur le Montjuic.
La fondation Joan Miro est un très beau musée. Il a été construit dans les années 1970 et rassemble une collection de plusieurs milliers de pièces : peintures, sculptures, tapisseries ainsi que plusieurs documents. Nous regardons, nous nous laissons imprégner par les couleurs et les formes des tableaux de Miro, sa peinture nous touche, nous impressionne. C’est une découverte pour nous. À voir! Quel grand artiste!
Après la visite du musée, nous retournons vers les Remblas en prenant le funiculaire. Avant de nous rendre à notre appartement, nous passons par le Mercat de la Boqueria pour acheter des dorades et autres victuailles pour le souper.

7e et dernière journée à Barcelone - On se promène dans le quartier Barri Gotic. Ce midi nous mangeons au restaurant La Cassala qui est près de notre appartement. Le repas : tortellini à la crème comme entrée, dinde au curi et assiette de crevettes comme plats principaux, tarte au citron pour dessert et, bien sûr, du vin. Très bon dîner. Dans l’après-midi nous allons dans le quartier des Remblas voir l’église Santa Maria del Pi, la Plaça Real, le Palau Güell…Commentaires sur Barcelone – Barcelone est une des belles villes européennes que nous avons visitées au cours des années. Elle a tout pour plaire, c’est une ville attrayante avec ses quartiers anciens, ses élégantes avenues de l’Eixample, son bord de mer…
Nous avons bien aimé le quartier Barri Gotic, plus précisément cet ensemble de ruelles dont Sant Domènec, la rue où nous habitions. La Plaça de Sant Jaume et la Plaça Sant Filip Neri avec sa charmante petite place autour d’une fontaine, sont des endroits que nous avons particulièrement appréciés.
COSTA BRAVA, RIPOLL, SARAGOSSE - du 18 au 25 septembre
8e et 9e journées - Adios Barcelona. Nous prenons le métro pour prendre possession de notre auto que nous aurons durant une semaine.
La Costa Brava est une zone côtière située au nord de Barcelone qui s’étend jusqu’à la frontière française sur une distance de 120 km. La beauté de ses paysages a suscité l’admiration de nombreux artistes dans la première partie du 20e siècle. Aujourd’hui la Costa Brava est devenue une région très touristique, surtout durant les mois de juillet et août.
Nous couchons deux nuits dans la ville de Tossa de Mar qui est située à 100 km à l’est de Barcelone. Nous logeons dans un hôtel de type familial, une pension, pensio en espagnol. La chambre est confortable et simple. La pensio est à quelques rues de la mer.
Nous passons d’agréables moments dans cette ville et avons particulièrement apprécié l’enceinte fortifiée de la Vieille Ville (12e–14e s.), ainsi que ses plages de sable fin, idéales pour la baignade (nous avons un problème avec notre appareil photo, les photos sont brouillées, l’appareil n’est plus fonctionnel - dommage!). 10e journée - Nous couchons dans le village de Peratallada qui est situé à 32 km au nord de Tossa de Mar. Ce village fortifié est considéré comme l’un des meilleurs ensembles d’architecture médiévale de la région. Notre hébergement, la Casa Rural Ca Aliu, est un bâtiment situé le long des remparts qui était autrefois d’anciennes écuries qui ont été rénovées en 1997. Nous dînons sous un arbre dans une cour intérieure d’un restaurant du village. Le soir il est agréable de se promener dans ce village médiéval, les rues sont désertes. Le lendemain matin un belle surprise nous attendait : un déjeuner d’un grand raffinement, du salé au sucré.
Dans l’avant-midi nous visitons quelques villages voisins de Peratallada et dînons à Roses qui est devenue une petite ville à l’avant-garde de la gastronomie mondiale. C’est à Roses que se trouve le fameux restaurant El Bulli (le buldogue) de Ferran Adria, ce cuisinier catalan de génie. Avec sa trentaine de plats, son menu dégustation offre une gastronomie dite « moléculaire ».
11e journée - Cadaqués est un des villages les plus réputés de la Costa Brava. C’est un village entre mer et montagne. Notre principale activité : se promener, regarder, flâner et, le soir, manger dans un restaurant face à la mer. La pizza est délicieuse.
12e journée - Ce matin nous quittons Cadaqués pour visiter le monastère Sant Pere de Rodes par une route tortueuse sur une distance de 35 km. Sur le front abrupt du mont Sant Salvador, dans un site impressionnant, se dressent les ruines d’un monastère bénédictin. Sa construction remonte au 10e s. La présentation audiovisuelle nous montre que son histoire est un véritable roman-feuilleton. Nous dînons au restaurant du monastère avec une vue exceptionnelle du golfe de Lion et la péninsule du cap de Creus.
Dans l’après-midi nous nous rendons à Figueras et, au lieu d’une chambre comme hébergement, c’est dans un appartement que nous passerons la nuit et ça, pour le même prix qu’une chambre. Ce n’est pas pour visiter la ville que nous sommes à Figueras, mais pour rencontrer l’univers de son enfant le plus illustre, Salvator Dali, qui est devenu l’un des plus célèbres peintres surréalistes. Ce soir nous mangeons à l’appartement.
13e journée - Visite théâtre-musée Dali. Dans l’aménagement des places extérieures au musée, il y a des statues de personnages masqués, juchées sur des colonnes de pneus. Bien que l’ensemble des œuvres soit de Dali (peintures, dessins, sculptures, montages, etc.), il y a des œuvres d’autres artistes. Nous avons été particulièrement attirés par les dessins de Dali. C’est plein de surprises et de découvertes. Merci Salvatore d’avoir osé!
Dans l’après-midi nous pénétrons dans les Pyrénées et nous couchons à Ripoll.
14e journée - Une journée de route. Nous quittons Ripoll et faisons 340 km pour nous rendre à Saragosse. La première partie du trajet se fait dans les Pyrénées (vallées et nombreux tunnels) et le reste du trajet dans la région de l’Aragon. De très nombreux camions circulent sur ces routes. Nous prenons un copieux repas dans un des restaurants le long de la route qui est entre Lérida et Saragosse.
Pour l’hébergement à Saragosse, nous utilisons le Guide Vert Michelin. Notre choix est l’Hôtel Sauce. On dit que c’est un hôtel central, à deux pas de la Plaza del Pilar. Établissement familial et service aimable. Ce qui est exact.
Nous allons nous promener sur la place principale dominée par les tours et les coupoles de la basilique del Pilar. La basilique est immense et c’est vraiment impressionnant de la visiter. Saragosse est une métropole religieuse. La dévotion à la Vierge du Pilier en fait le premier sanctuaire marial de l’Espagne.
15e journée - Nous quittons Saragosse la capitale de l’Aragon, pour Madrid la capitale de l’Espagne. La distance entre les deux villes est de 320 km. Nous sommes dans la partie centrale de l’Espagne qui est un immense plateau avec une altitude moyenne de plus de 600 mètres. Le paysage est magnifique avec ses grandes étendues souvent rocailleuses et sèches.
Nous restituons l’auto dans le centre-ville de Madrid, plus précisément à quelques rues de la gare d’Atocha. Très utile le GPS dans ces circonstances.
MADRID - du 25 au 30 septembre
Nous nous rendons à pied dans le quartier où nous avons loué un appartement. La réservation commence demain et non aujourd’hui, car nous avons modifié nos plans de voyage dernièrement. Après un appel au responsable de la location, il nous dit que l’appartement est libre et que nous pouvons le prendre dès aujourd’hui. Madrid est à nous!
L’appartement se trouve sur Calle de Nunez de Arce 14, près de la Plaza de Santa Ana. C’est dans le centre-ville de Madrid. Nous avons un très bel appartement sur une rue où la circulation se fait davantage à pied qu’en auto. C’est samedi, nous sommes impressionnés de voir tant de monde dans les rues, dans les restaurants et dans les bars. Madrid est une ville animée et festive. Nous n’oublierons pas les premières heures passées dans cette ville. Nous sommes déjà sous le charme!
16e journée - Nous avons bien dormi en ce samedi soir à Madrid, grâce à nos bouchons et au système de portes en accordéon qui isole les fenêtres. À 6 heures du matin, des fêtards passent dans la rue en parlant fort et en criant, ça ne dure qu’une vingtaine de minutes.C’est dimanche et comme tous les dimanches matins, des centaines de Madrilènes et de touristes viennent faire des affaires dans le plus célèbre marché aux puces de Madrid : le Rastro. Le marché est installé principalement sur la rue de la Ribera. Il y a foule et il faut se frayer un chemin pour circuler. Nous poursuivons notre chemin en passant par le quartier Lavapiés et nous nous rendons jusqu’au musée Reina Sofia que nous visiterons dans les prochains jours. Nous revenons dans notre quartier et nous dînons à un restaurant voisin de notre appartement, Nous mangeons une délicieuse paella. Un endroit agréable.
Après un moment de repos dans l’appartement, nous poursuivons notre visite de la ville en marchant sur la Calle de Alcala, une large avenue qui traverse une partie de Madrid d’ouest en est. Il faut faire cette promenade en levant le nez. L’ancien cœur financier de la capitale est très présent par l’architecture de ses bâtiments, on dit que c’est le parcours de façades. On y rencontre des grandes places : Plaza Cibeles, Plaza de Independencia avec ses fontaines, ses sculptures, et de très beaux édifices. Nous allons jusqu’au parc du Retiro, juste pour y mettre les pieds, la visite du parc se fera dans les jours suivants.
17e journée – Dans la matinée nous commençons par la Plaza Major qui est une place incontournable de Madrid. Ce rectangle pavé et piéton est bordé d’édifices administratifs et compte neuf portes d’accès. L’endroit est intéressant à voir mais sans plus. Nous allons au marché couvert de San Miguel qui est à côté de la Plaza Major. C’est un marché pour les produits fins et gastronomiques. On est loin du marché de la Boqueria de Barcelone.
Après notre repas du midi pris à l’appartement, nous allons vers l’est de la ville pour nous promener dans le parc du Retiro. C’est un immense espace de 116 hectares situé en pleine ville de Madrid et qui a été construit au XVIe siècle par le roi Philippe IV pour les divertissements et le repos de la monarchie.
Nous entrons dans le parc en empruntant le Paseo de Argentina qui est une rue importante du parc. Nous sommes aux antipodes des bruits de la ville, c’est bucolique. Il y a un lac avec un énorme monument, impressionnant. Nous entrons dans le Palacio de Vélaquez où il y a une exposition sur la nourriture qui fait appel à tous nos sens. Chapeau aux concepteurs de cette exposition. Nous faisons ensuite une brève visite au Palacio de Cristal.
18e journée – Madrid est une capitale qui compte trois des plus beaux musées européens, ce qu’on appelle le « Triangle d’or ». Ce sont les musées du Prado, de Reina Sofia et de Thyssen-Bornemisza. Nous irons voir deux de ces trois musées, soit le Prado et le Reina Sofia.
Aujourd’hui, nous consacrons la journée au musée du Prado. Munis d’un audio-guide et d’un plan, nous pouvons commencer la visite. Il y a de la peinture espagnole, allemande, française, flamande, britannique, hollandaise ainsi que de la sculpture. Au verso du plan 50 chefs-d’œuvre sont identifiés. Nous passons 7 heures au musée. C’est un des moments forts de notre séjour en Espagne, une journée remplie de bonheur et de découvertes. Voici quelques-uns des peintres : Velasquez, Rembrandt, Murillo, Rubens, Goya, Ribera, Le Greco, Raphael, Brueghel…
Notre promenade d’avant le repas du soir nous amène à la Plaza de la Puerta del Sol. Nous achetons du jambon, oui, le sacré cochon espagnol. Il paraît que le jamon ibérico est l’un des meilleurs jambons au monde.
Ce soir nous allons nous promener à la Plaza de Santa Ana qui est à quelques centaines de mètres de notre appartement. Au milieu de la place il y a une scène et les chanteurs ou musiciens amateurs se présentent à tour de rôle pour faire leur prestation.
19e journée – Dans l’avant-midi nous allons dans le quartier autour du palais royal. Sur notre chemin, entre la Plaza Major et près de ce quartier, il y a dans une rue des soldats habillés en costumes d’époque montés sur de magnifiques chevaux bien dressés. Chaque peloton de soldats a un costume différent. Que font-ils là? Et puis passe un carrosse, il n’y a personne dans le carrosse. Quelques minutes plus tard, le défilé se met en marche avec les chevaux et les soldats et, dans le carrosse, il y a un homme. Qui est-il ? Est-ce le roi ? Mystère!
Le palais royal est la résidence officielle de tous les rois d’Espagne depuis Charles III (1759). Le palais est toujours utilisé lors d’importantes cérémonies. Il est possible de le visiter. Nous profitons de cette belle journée pour nous promener dans les jardins adjacents au palais et sur la plaza de Oriente et visiter la cathédrale de la Almudena qui est en face du palais.
Dans l’après-midi nous allons dans un quartier huppé où il a des boutiques et des bars à la mode : c’est le quartier de Salamanca. De la Plaza de Santa Ana, nous nous rendons jusqu’à la Plaza de Cibeles et prenons le paseo de Prado. Ce qu’il y a de frappant en pénétrant dans ce quartier c’est de voir les chics magasins et restaurants, mais c’est aussi de voir ces rues rectilignes en damier ainsi que les immeubles cossus.
Et dans ce quartier huppé il y a un marché, le mercado de la Paz, qui est l’un des plus charmants marchés couverts de Madrid. À l’intérieur du marché il y a des restaurants dont un ferait bien notre bonheur. Il y a du monde à l’entrée, il faut attendre, mais après un certain temps, nous avons une table. Quelle ambiance, les serveurs s’engueulent, quelle fébrilité. Le repas est excellent : soupe, escalope de poulet et gâteau, à prix très raisonnable.
Si tout est calme aujourd’hui à Salamanca, le centre-ville de Madrid, lui, est en effervescence. C’est la grève générale. Nous allons à la Plaza del Sol, il y a des milliers de manifestants, des centaines de policiers, des discours sur la grande place. Madrid est vraiment une ville animée, avec ou sans grève.
20e journée – Il est 4 h 30 du matin, le bruit provenant de la rue nous réveille, ce sont les pompiers, ils cognent à la porte, il y a une alarme, nous nous habillons en vitesse et nous sortons de l’édifice. Les pompiers sont entrés par la fenêtre de l’appartement voisin et jettent dans la rue un objet d’où sortent des étincelles et de la fumée. Rien de grave, nous retournons à l’appartement.
Aujourd’hui nous allons au musée Reina Sofia qui a ouvert ses portes en 1986. C’est un magnifique musée. Nous y passons 3 heures et y voyons les œuvres de Dali, de Miro, de Picasso et les grands noms de l’art contemporain. Quelques artistes: Georges Braque, Juan Gris, Fernand Léger, René Magritte, Albert Gleizes et beaucoup d’autres. La grande vedette du musée est le Guernica de Pablo Picasso.
En retournant vers notre appartement nous trouvons un restaurant « La Sanabrasa » sur calle del Amor de Dios. Un autre excellent repas : paella en entrée, dorade comme plat principal, flan avec de la crème pour désert et du vin, le tout pour deux personnes : 21 euros, environ 30$.
Commentaires sur Madrid - Nous avons passé six magnifiques journées à Madrid. Nous l’avons visitée à pied, à différentes heures de la journée, dont entre 19 h et 20 h comme le font les Madrilènes. Nous avons bien apprécié les repas du midi avec leur formule complète, à des prix raisonnables. Nous avons beaucoup aimé cette ville animée et festive, avec tout ce monde dans les rues, les places, les terrasses, les restaurants et les bars, les gens qui parlent beaucoup et fort. Nous retenons des habitants de cette ville leur joie de vivre. Nous n’oublierons jamais le murmure constant de la rue à toute heure du jour. Quant à nous, nous nous sommes facilement adaptés au rythme des Madrilènes.
21e journée - Départ de Madrid pour Montréal et retour à Saint-Félix-de-Valois dans la région de Lanaudière.
Jean-Claude et Johanne Novembre 2010
Légende des photos
1. Carrer de Sant Domènec 2. Palais de la Generalitat 3. Barri Gotic 4. Palais de la Musica Catalana 5. Quartier Eixample 6. Sagrada Familia 7. Les Remblas 8. Fudacio Joan Miro 9. Tossa de Mar 10. Notre voisin à Madrid
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.
Première partie, de San Francisco à Kalispell

Lundi 23 Août – Droit vers la faille
Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.

En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.
Pensionnaires de Bolinas Lagoon
Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.
Point Reyes Beach overlook
Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.
Mardi 24 – Drive Thrue Trees
Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.
6h00 à Tomale Bay
Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.

Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.

Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.
Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.
Shrine Drive Thrue Tree
Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.
Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers
Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.
Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.
Le Pacifique vu de la Coastal Drive
Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.
Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux
A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.
Jeudi 26 – Les tubes de lave
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.

Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.




Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.

Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..
Vendredi 27 – Les cratères bleus
Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.

L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac
Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.
Sentinel Rok
Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption

Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument.
Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.
Paulina et East lakes vus de Paulina Peack
En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.
Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)
Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).
Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.


Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !

Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés.
Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés.
C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille.
Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.

Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !
Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage.
Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.
Ancien glacier de Nisqually
Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.
Lundi 30 – La forêt des vampires
Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.

Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...
La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.
Ruby Beach
Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.

Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.
Roosevelt Elk
Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.
Mardi 31 – Météo conforme
Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie.
Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route.
Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls
Madison Falls
Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.
Météo habituelle
Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.
Embarquement à Kingston
Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?
Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.
Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.

Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.
Diablo Lake
Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.

Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.
Jeudi 2 – Du Washington au Montana
La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.
Grand Coulée Dam
A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.
De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon

Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !
Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.

Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.
McDonald Creek
Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.
Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.
The Loop
Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.
En bateau sur le St Mary Lake
La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.
Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc.
Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.
Garden Wall
Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste
Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.
Two Medicine lake
En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.
Many Glacier Lake
Grinnell
Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.
Camas Road
Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.
Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009
Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns.
Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes.
Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus.
On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone.
Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.

L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.
Coucher de soleil près de Canyon Village
Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants
Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin.
Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.
Vapeurs sur le Grand Prismatic
Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …

Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.
Salle d'attente du Old Faithfull
Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.
Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.
Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.
Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.
Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête
Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !
Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.
Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !
Les Gagnants !
Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.
Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,
les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.
Taureau volant
La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.
Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.
Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé
Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.
La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.

L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center.
La route, vue du Visitor Center
Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.
La plage de Bridger Bay
Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.
La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.
Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !
Jeudi 9 – sur les bords de la Green River
Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile.
Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite.
Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park.
Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.
Steamboat Rock
Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.
Petroglyphes au poinçon ?
Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.
Castel Park Overlook
Harding Hole Overlook
La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.

Vendredi 10 – Le petit grand ?
Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.
Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.
Pas grand chose d'autre à voir !
Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain.
Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.
Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.
Little Grand Canyon
Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !
Buckhorn Wash Pictograph
Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.
Samedi 11 – On the Shafer Trail again
Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009.
Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.
Mesa Arch

A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.
Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.

Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.
Ici, la piste a été réparée
Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.

Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.
Ici, ça passe encore bien !

Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.
En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :

Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre
En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.
House on Fire
Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.
Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.
Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),
Sipapu Bridge
Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.
Owachomo Bridge
Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.
La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom.
Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado.
A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.
Le Colorado à Hite Crossing Bridge
Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.
Little Egypt
Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.
Little Egypt
En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey
Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian
Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.
Arrêt au réservoir de bentonite,
Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.
Puis nous entrons dans Cathedral Valley :
Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.
Temple of the Sun
Temple of the Moon
Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.

Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.
Traces de volcan
Temples of ???
A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.
Upper overlook
Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.
Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.
Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.
Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood
La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.
Méandre de la 12
Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.
La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.
Aujourd'hui, ça passe
Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.
Grosvenor Arch.
De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter.
Rares voitures rencontrées
Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.
Un des plus beau point de la cotoonwood
Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.
Rocher dans le canyon
Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.
Cottonwood au bord de la Cottonwood
Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici.
A commencer par le grand John
Mercredi 15 – Intrusion en Arizona
L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.
L'entré du North Rim
Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.
Bright Angel Point
Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.
South Rim en feux
Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.
Point Imperial
Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.
Angel Window
Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.
le Colorado à Unkar Delta
Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.
En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).
Jeudi 16 – Pipe Springs
Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs.
Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.
La cour intérieure
Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.

A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.
Nous visitons aussi des bâtiments annexes
Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.
Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.
Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage
La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.
Final de Love
Retour sur le Strip :
Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée

Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.

Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.
Twenty Mule Team Canyon
Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.
Artists Palette
De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.
Badwater Basin
Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.
Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.
Coucher de soleil à Furnace Creek Inn
Samedi 18 – le champ de course des pierres
Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.
Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.
Notre Jeep Colorado
Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.
La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.
Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)
Teakettle Junction
Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …


Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.
En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local.
Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant.
La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.
Juste après Red Pass
Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.
Notre seule rencontre !
Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.
Dans le Titus Canyon
Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!
Dimanche 19 – Les collines à western
En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.
Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada
Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.
Mobius Arch
Eye of Alabama
Indian Family
Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade.
Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers.
Les Alabama Hills, vues d'en haut
Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.
Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.
C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.
Mono Lake
La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.
Bodie
Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.

Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)
Parfois assez bringuebalant
Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne.
Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus.
Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.
Mardi 21 – Le parc en feu
Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest.
La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.
Le Général du King Canyon
S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.
La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord
Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.
Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière
L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.

Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.
Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre
Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320).
Le Géneral de Sequoia NP
L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts.
Plusieurs minutes de rencontre inatendue
Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia.
Mercredi 22 – repos
Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.

Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.
La piscine du Best Western Crystal Palace
Jeudi 23 – Good bye America
La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.
Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Première partie, de San Francisco à Kalispell

Lundi 23 Août – Droit vers la faille
Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.

En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.
Pensionnaires de Bolinas LagoonNous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.
Point Reyes Beach overlookUn petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.
Mardi 24 – Drive Thrue Trees
Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.
6h00 à Tomale BayNous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.

Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.

Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.
Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.
Shrine Drive Thrue TreeNous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.
Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers
Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.
Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.
Le Pacifique vu de la Coastal DriveSur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.
Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.
Jeudi 26 – Les tubes de lave
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.

Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.




Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.

Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..
Vendredi 27 – Les cratères bleus
Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.

L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.
Sentinel Rok Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption

Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument.
Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.
Paulina et East lakes vus de Paulina Peack En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.
Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)
Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).
Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.


Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !

Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés.
Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés.
C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille.
Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.
Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !
Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage.
Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.
Ancien glacier de NisquallyNous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.
Lundi 30 – La forêt des vampires
Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.

Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.
Ruby BeachAprès une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.


Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.
Roosevelt ElkNous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.
Mardi 31 – Météo conforme
Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie.
Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route.
Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls
Madison FallsTroisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.
Météo habituelleAu sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.
Embarquement à KingstonMercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?
Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.

Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.
Diablo LakeLes principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.

Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.
Jeudi 2 – Du Washington au Montana
La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.
Grand Coulée DamA Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.
De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon

Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !
Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.

Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.
McDonald CreekQuelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.
The LoopMais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.
En bateau sur le St Mary LakeLa croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.
Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc.
Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.
Garden WallSamedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste
Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.
Two Medicine lakeEn repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.
Many Glacier Lake
GrinnellAu parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.
Camas RoadAu dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.
Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009
Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns.
Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes.
Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus.
On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone.
Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.
L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.
Coucher de soleil près de Canyon Village
Lundi 6 - les Bas(s)ins manquantsDébut septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin.
Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.
Vapeurs sur le Grand PrismaticPar contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …

Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.
Salle d'attente du Old FaithfullLe nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.
Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River. Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.
Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête
Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.
Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !
Les Gagnants !Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.
Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,
les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.
Taureau volantLa compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé
Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.

L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center.
La route, vue du Visitor CenterQu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.
La plage de Bridger BayIl y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.
La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.
Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !
Jeudi 9 – sur les bords de la Green River
Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile.
Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite.
Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park.
Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.
Steamboat RockNous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.
Petroglyphes au poinçon ?Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.
Castel Park Overlook
Harding Hole OverlookLa piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.

Vendredi 10 – Le petit grand ?
Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.
Pas grand chose d'autre à voir !Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain.
Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.
Little Grand CanyonPersonne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !
Buckhorn Wash PictographCet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.
Samedi 11 – On the Shafer Trail again
Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009.
Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.
Mesa Arch
A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.
Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.

Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.
Ici, la piste a été réparéeToujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.

Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.
Ici, ça passe encore bien !
Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.
En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :

Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre
En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.
House on FireMême si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.
Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),
Sipapu BridgeKachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.
Owachomo Bridge Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.
La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom.
Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado.
A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.
Le Colorado à Hite Crossing BridgeLes coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.
Little EgyptMoi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.
Little EgyptEn approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey
Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian
Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.
Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.
Temple of the Sun
Temple of the MoonLes Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.

Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.
Traces de volcan
Temples of ???A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.
Upper overlookDéjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.
Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.
Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.
Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood
La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.
Méandre de la 12Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.
La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.
Aujourd'hui, ça passeNous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.
Grosvenor Arch.De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter.
Rares voitures rencontrées
Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.
Un des plus beau point de la cotoonwoodUne pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.
Rocher dans le canyonPlus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.
Cottonwood au bord de la CottonwoodDestination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici.
A commencer par le grand JohnMercredi 15 – Intrusion en Arizona
L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.
L'entré du North RimAu poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.
Bright Angel PointPar contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.
South Rim en feuxDeuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.
Point ImperialTroisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.
Angel Window
Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.
le Colorado à Unkar DeltaLe dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.
En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).
Jeudi 16 – Pipe Springs
Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs.
Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.
La cour intérieureLes dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.

A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes
Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.
Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le MirageLa raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.
Final de LoveRetour sur le Strip :
Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée

Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.

Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.
Twenty Mule Team CanyonPour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.
Artists PaletteDe la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.
Badwater BasinNotre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.
Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.
Coucher de soleil à Furnace Creek InnSamedi 18 – le champ de course des pierres
Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.
Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.
Notre Jeep ColoradoTôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.
La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees. Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)
Teakettle JunctionVingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …


Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.
En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local.
Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant.
La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.
Juste après Red PassDans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.
Notre seule rencontre !Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.
Dans le Titus CanyonUn arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!
Dimanche 19 – Les collines à western
En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.
Alabama Hills, au pied de la Sierra NevadaDans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.
Mobius Arch
Eye of Alabama
Indian FamilyDans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade.
Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers.
Les Alabama Hills, vues d'en hautSoirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.
Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.
C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.
Mono Lake
La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.
BodieDésertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.


Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)
Parfois assez bringuebalant Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne.
Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus.
Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.Mardi 21 – Le parc en feu
Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest.
La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.
Le Général du King CanyonS'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.
La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nordBon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.
Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivièreL'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.

Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.
Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembreDans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320).
Le Géneral de Sequoia NPL'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts.
Plusieurs minutes de rencontre inatendueAprès quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia.
Mercredi 22 – reposNous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.

Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.
La piscine du Best Western Crystal Palace Jeudi 23 – Good bye America
La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.
Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Les kangourous n'ont toujours pas d'arête! (Australie) English translation pending
Les Kangourous n’ont toujours pas d'arête !
Et inversement !
2008/2009
Escapade australienne.
Allusion a une célèbre émission d’Europe N*1 avec le regretté Francis BLANCHE et Cichignou, Les kangourous n'ont pas d'arête ;
Bonjour !
Comme vous en avez pris l’habitude les années passées, je vous ai mitonné un petit texte avec quelques anecdotes pour vous narrer l’escapade que je viens d’effectuer en Australie, où mon fiston, unique et préféré, passe un an à bosser et à améliorer son anglais afin de pouvoir continuer à voyager. Et ça marche ! Il a chopé le virus des voyages ! Et il est moins grave que celui de la castapiane !Et bien plus enrichissant ! Les photos sont visibles sur PICASAWEB à l’adresse suivante : http://picasaweb.google.com/home?tab=mq ou http://picasaweb.google.com/ferdex01 Je sais que certains d’entre vous attendent mes textes avec impatience, que d’autres les parcourent en diagonale, d’autres enfin : ‘’Corbeille’’.Ma fierté : Grâce à mes textes, quelques uns (3 au moins) en ont attrapé l’envie de voyager et ont largué les amarres. Si vous me passez un petit mot pour me dire ce que vous en pensez . . . bienvenue !Je peux vous garantir que ça me fera plaisir.Comme ce texte comporte environ 35 pages, je vous conseille de l’imprimer (à votre boulot, par exemple, ce qui vous en facilitera la lecture. .oO0Oo.
Donc petit trip à Kangourouland où mon fils travaille comme un chien, des 10 ou 15 heures part jour (ou par nuit) à nettoyer des bureaux, couper des herbes ou à cueillir des fruits sous un soleil de 40 °C, à l’ombre et comme il y a peu d’ombre. . .
Un petit voyage en train de seconde classe de Ban Krut à Hat Yai au sud de la Thaïlande. Pas de couchettes, mais comme il y a de la place pour caser mes longues jambes et les étendre, je peux un peu dormir. Le reste de la journée à Hat Yai : Hat Yai, est la ville où les musulmans de Malaisie viennent s’encanailler avec les belles Pam Pam girls Thaïes Et départ en Bus pour Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie. Ici, les bus sont spacieux et je fais de bonnes siestes, mais nous mettons 10 heures au lieu des 7 heures annoncées. Ô ! Temps suspend ton vol, dit-on en Asie, et même ton voyage en bus. « Comme ça tu peux dormir plus longtemps ! - Ben voyons ! » Encore une nuit dans le placard d’une des guest houses en face de la gare routière de Kuala Lumpur sur Jalan Pudu. Et le lendemain, trip en Bus jusqu'à Singapour. Et rebelote, retard de 2 heures. J’ai hâte de revoir ce fiston qui en met un coup pour améliorer grandement son anglais . (Conversations à bâtons pas toujours très rompus, d’ailleurs, avec des Taïwanaises, des Japonaises, des coréennes, des Allemandes, des Néerlandaises, des Thaïlandaises, des Italiennes, des Indonésiennes, des Philippines, des Estoniennes, des ETCeteriiennes. Et même d’autres Françaises !). Au lycée, il avait le choix entre pétard et radiateur d’une part et autres matières d’autre part. Il avait choisi la première option. Maintenant il a l’intelligence de rattraper les devoirs en retard.
Par contre les espaces entre les sièges de l’avion de la Low Cost compagnie Jet Star Airways, ont été dessinés pour des Pygmées et je ne peux y caser jambes et mes panards dépassent dans l’allée. Les hôtesses, heureusement compréhensives et souriantes, mais aussi les passagers prostatiques ou systiqueuses, me les écrasent royalement.L’AUSTRALIE. LA NOURRITURE AUSTRALEMENT(ARRIVEE A DARWIN INTERNATIONAL AIRPORT.)
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Ca y est ! J'entends déjà les "Anorexiques", les "Slim-addicts" Les maigrichons de tout poils, récriminer âprement : « Encore un chapitre sur la grounche. Il va encore nous bassiner avec ses considérations gastronomiques et ses recettes de cuisine. » Que nenni ! C'est un autre aspect de la bouffe que je vais évoquer ici. Ou plutôt de la parano à propos de la bouffe.
Déjà le formulaire à remplir dans l'avion m'avait mis la puce à l'oreille. Mais la litanie des immenses pancartes tout au long du chemin balisé pour sortir de l'avion et aller hors de la zone de transit était très explicite. "Pas un gramme de bouffe étrangère ne mettra le pied sur le territoire australien"
J'avais dans mon sac quelques friandises données par des amies Ban Krutieres pour non Dominique unique et préféré, très aimé aussi dans ce petit village du Golfe du Siam. Des fines lanières de poisson séché, délicieuses avec une p'tite bière; des crevettes séchées pour faire de succulentes soupes; de la pâte de foie de poisson (?) pour faire je ne sais trop quoi et une mandarine, tellement bonnes en Thaïlande
Et le la rage au ventre, à contre cœur, à contre courant, à contre emploi, et à contre esprit et je me suis exécuté et j’ai viré les friandises, dans une immense poubelle en inox, qui en plus me narguait. Mes parents, pas très riches, et ayant connus les affres de l'avant guerre et les restrictions de la guerre et de l'après guerre, (âpre guerre, aussi d’ailleurs : là je réponds au correcteur d’orthographe, vexé parce que je n’avais pas mis d’accent grave à ‘’après’’) m'avaient appris que la nourriture était quelque chose d'important, à ne pas gaspiller : "Finit ton assiette ! Pense aux petits nègres (On disait nègres en ce temps là et dans notre bouche, cela n'avait rien de péjoratif) qui n'ont rien à manger (Déjà ! Et soixante ans après, c’est toujours d’actualité, malheureusement) : On ne jette pas le pain ! Ne mange pas ton caviar à la louche, à la petite cuiller c'est aussi bon et ça dure plus longtemps ! Etc. !" Et ces injonctions, bien entendu, sont toujours gravées dans mon esprit. Je passe devant la meute des policiers spécialisés, au flair d'enfer, et aux "X-rays" implacables, qui reniflent la malheureuse mandarine solitaire que j'avais complètement délaissée dans le fond de mon petit sac ! Le plus costaud vient me sermonner et me menacer de peines toutes plus dures les unes que les autres que je suis susceptible d'encourir : Roué en place de grève (Ah ! Non ! Y’a pas de grève, ici, je m’en rendrai compte bientôt) enfermé au pain de mie local sec et à l'eau, empalé sur une termitière, électrocuté sur un transat électrique, gazé au gaz ''chili sauce'' (Ils n'ont pas de gaz moutarde ici), boxé par un kangourou, etc. Heureusement, il a un accent à couper à la scie circulaire et je n'entrave pas le moindre mot ! Sinon je ne te raconte pas la trouille que j'aurais eue. Je fais profil bas et des "sorry !" à n'en plus finir. La mandarine incriminée va rejoindre les autres marchandises au fond de la poubelle en inox qui là, heureusement le nargue, lui l" " Et à part ca, la bouffe australienne, ca donne quoi ? - Restons polis ! - C'est à dire ? - J'ai du percer un trou de plus à ma ceinture . . . - T’as grossi ? - GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! ! ! - O.K. Compris !" Ben oui ! Pour des prix raisonnables : des sandwichs, des hqmburgers, des chickenburgers, des fishburgers, des crocoburgers, des kangarooburgers, des chaispasquoiburgers, des ETCburgers, des spaghettis à la sauce Uhu (Vous savez la colle qui n’a même plus le mérite d’avoir l’odeur d’amandes, comme celle , en pots, dont on se délectait lorsqu’on était petits écoliers, après avoir lu.) . . . J’en passe et des pires ;
Mais ils sont tellement paranos à propos de la bouffe, qu’il est même interdit de passer les frontières entre les régions avec de la nourriture, surtout avec des fruits. Tu as intérêt de finir ton sandwich avant la douane sinon : Bastonnade !
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LE VISA WORKING HOLIDAY
Hou! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Déjà ‘’Working’’ et ‘’Holiday’’, pour moi, ça ne va pas très bien ensemble. J’ai du mal. J'avais déjà eu une conversation fort animée avec la tenancière chambérienne de l'association sportive et touristique ''Tourisme et Travail'', fortement CGTisée, qui annonçait à peu près la même chose. Mais comme elle manquait d'humour, je n'avais pas insisté. L'Australie a renouvelé le concept, malin, tout à son avantage. L'exploitation des travailleurs a encore de beaux jours devant elle. Rien à voir cependant avec l’esclavage de mes amis birmans exiles plus ou moins clandestinement en Thaïlande ; Mais . . . Je vais vous résumer l'affaire : bon bizness pour le pays et les employeurs, des fermiers le plus souvent, dont l’immensité des terrains réduit les fermes des céréaliers de la Beauce à des jardins de banlieue. Ils sèment en hélicoptère et désinsectisent en avion. Mais faut des larbins pour cueillir les fruits. Ils avaient essayé de dresser les kangourous, mais ça n’a pas marché : pas folles les bêtes ! Le gouvernement australien, a donc passé des accords avec certains pays, la France en particulier, dont les ressortissants de moins de 31 ans, peuvent obtenir un visa '' Working Holiday''. Munis de ce sésame, ils peuvent venir dans le pays pour y travailler - principalement dans les fermes - et y voyager - surtout pour changer de fermes. C'est sensé être bien payé, surtout parce que les ‘’workers’’ en question effectuent des journées de 10 ou 12 heures. Mon fiston qui trempe dans la combine, mais du mauvais côté, a même durant 2 mois fait du '' night cleaning'' de bureaux pendant parfois 15 heures par nuit, avec la responsabilité (et donc les risques) d'une voiture à conduire. C’était pour la bonne cause. Avec le pécule amassé, il a pu payer deux mois de cours d’anglais intensif à un prix exorbitant, certes, mais d’une efficacité implacable. Lorsque ces ''workers'' ont empoché leur salaire hebdo, minoré des impôts y afférant, soit 13%, ils doivent encore payer leur hébergement - même s'ils sont logés par le fermier - et leur nourriture - même s'ils sont nourris par l'employeur. La plupart du temps ils engraissent le patron d'un ‘’Backpacker Hostel’’.
Il leur reste 6 ou 7 Euro - Parait qu’on ne mets pas de S à Euro, même au pluriel, mais la règle n’existait pas à mon époque - par heure, moins le lit et l'assiette, donc. Belle évolution sociale. Les boulots sont des plus plaisants : arrachage d'herbes, cueillette de pastèques dans des lessiveuses de plus de 20 kg à trimballer, taille des arbres, élagage, cueillettes de mangues à la peau allergisante à cause des insecticides et autres fongicides (bon appétit !), mines d'opale, mines de diamants, mines de crayons, nettoyage de coquilles d’huitres perlières, etc. Et tout ça sous un soleil de plomb. Le top serait nettoyage d’huitres perlières avec séjour de 15 jours en mer. Là, Dominique a trouvé un boulot peinard, enfin . . . Pendant 10 à 12 heures par jour il s'hypnotise à trier des mangues : Bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, pas bonne, bonne ! Ou à gerber sur des palettes des cartons de 10 kilos de fruits. Vive le progrès social.
Souvent pour calmer leurs nerfs malmenés par 12 heures de cueillette de pastèques ou de mangues allergisantes ou le tri fastidieux et hypnotique de celles-ci, ils ingurgitent, après leur journée, force bières, bourbons, rhums ou whiskies à des prix prohibitifs. Un des moyens pour l'Australie de récupérer l'argent engagé par les fermiers. Un autre moyen est la visite du pays avec des transports, des malbouffes et des hébergements plutôt chers. Le troisième, est les cours d’anglais. Nombreux en effet sont ceux qui viennent ici pour apprendre ou améliorer leur anglais. Bon plan, donc pour l'Australie et ses fermiers.
Certains de ces jeunes essaient quand même de gagner le plus d'argent possible et envisagent de voyager ou de monter des bizness avec les pécules amassés ou ce qu’il en reste. Le rêve capitaliste de la grande fortune est toujours présent et donc pas toujours américain. Mais sur des milliers de ces doux ‘’workers’’ rêveurs, et dans le monde de requins du bizness, à peine 1 pour 10 000 pourra espérer toucher le jackpot. Et comme ils n'ont apparemment pas d'Olivier BESANCENOT et autres syndicalistes pour prendre leur défense, les esclavagistes modernes ont encore de beaux jours devant eux.
Dominique, ton grand père paternel, anarcho-syndicaliste ardent, qui a fait les grèves de 1936 qui ont apporté beaucoup d’acquis sociaux et de 1953 à la poste, se retourne dans sa tombe.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LES BACK PACKERS HOSTELS.
Hou! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
Les ''Working Holiday Workers'' qui ne sont pas logés par leurs fermiers, se retrouvent dans des ‘’Backpackers Hostels’’. Dortoirs de 4 à 20 lits selon l'établissement. Entre 22 et 25$ la nuit avec réduction pur une semaine. 2 $ ausrtaliens valent environ 1 euro, à un poil de cul près. En début de saison, comme au moment où je suis arrivé, le sujet de discussion exclusif est le boulot : « Vais-je en trouver ? - Payé combien ? - Sera-t-il moins dur que le dernier ? - T’as pas un plan ? - Y aura-t’il des nanas ? Ca, c’est une des questions cruciales de Dominique et de son pote Chico.» Je suis arrivé à Katherine au début de la cueillette des mangues dans la région. Un mec de Harvest, l’Addeco spécialisé local, passe pour employer des cueilleurs pour 3 semaines, 1 mois. Un autre mec de Harvest Staff, cette fois, le même mais en plus chef, passe ensuite pour lui aussi, embaucher des cueilleurs et des emballeurs, mais avec suite après en suivant les saisons de ‘’fruit picking’’ au fil des régions. Déjà plus intéressant pour ceux qui veulent une extension de visa, ce qui permettra de rester ou de revenir une année de plus. Mais dur ! Puis Helen passe pour son usine d'empaquetage : 4 semaines à 10 ou 12 heures par jour. Avec peut-être suite pour l’élagage des arbres. Et peut-être une autre suite avec la cueillette des citrons. Comme l'empaquetage est moins pénible que la cueillette, les esclaves se précipitent. Surtout qu'ensuite, il y aura la taille des arbres et une nouvelle période d'empaquetage, de citrons, donc, cette fois. On compare les tarifs, les avantages, les horaires, les possibilités d'extension de visa, les perspectives. La vie est ensuite rythmée par les départs matinaux et les retours plus ou moins tardifs. Dans la journée, je suis presque seul dans l’auberge, avec ceux qui n’ont pas trouvé de boulot et ceux qui n’en veulent pas. (Ben ! Moi, tiens !)
En outre, la promiscuité n'est pas toujours facile à vivre. Là, un hurluberlu hirsute, tatoué et odorant (Bière pas fraîche mâtinée de sueur pas fraîche non plus, de pipi pas frais et de musc d’ornithorynque, des effluves de kangouroutes en rut, voire peut-être même un petit relent d’opossum) vient d’arriver dans notre chambre. A peine son baluchon posé sur le lit il court acheter un gros, mais alors gros pack de bière. Il en gave le mini frigo, mais n’a pas le temps de les laisser refroidir, car il les descend les unes après les autres. S’il descend le Galibier à la même vitesse, il est sur de gagner l’étape à Briançon. Il se couche tout habillé sans même prendre le temps de faire son lit. Pas besoin de somnifère. Je ne vous parle pas des conditions d’hygiène. Le matin, à peine levé il dégoupille une canette pour breakfaster. Il ne boit que le week-end m’affirme t’il. Ben, il a l’air de bien se rattraper. Il prend des douches, mais ne change pas de vêtements, donc pas d’odeurs. Il bosse 3 ou 4 heures par jour pour un salaire de misère, mais qui lui permet quand même d’acheter des bières. Son accent m’occulte quel genre de travail il fait. Comme ça ne shlingue pas assez dans la piaule, il y mange, et des crevettes, en plus.
Certains, qui n'ont pas trouvé de travail flippent. L'un d'entre eux, un peu âgé, pique des colères contre tout le monde et passe ses journées devant la télé commune à regarder son téléphone, comme une télécommande et parfois se lève dans une frénésie de changement de chaines. Un autre en profite pour picoler du soit disant vin fait avec des extraits de viande, d'œuf et de poisson (sic). J'ai goûté : C'est infâme ! Un arrière goût de merde, là aussi pas fraîche ! J’ai vite recraché, mais pas comme les goûteurs, les œnologues ou les sommeliers professionnels qui testent les grands Bourgognes Et ces gens là concurrencent nos vignerons !
Une affichette dans la cuisine indique ‘’’Free Food’’. Mais les bocaux de sucre et de café incriminés sont désespérément vides pendant la semaine et demi où je suis là. J’écris ‘’good joke’’ au feutre indélébile à côté !
Au retour les esclaves envahissent la cuisine beaucoup trop petite. Comme ils n'ont pas eu le temps de faire des courses, c'est vite réglé. Seuls les Taïwanais mijotent de bons petits plats. La plupart se contente de spaghettis en boite, à la colle rosie par de la soit disant tomate, ou des sachets de ‘’Noodle Soup’’. Vachement équilibré ! Ou de sandwichs au pain de mie insipide avec pas grand-chose entre les tranches. Pendant le peu de temps où je serai là, je vais mijoter à mon fiston des petites merveilles pour le remplumer un peu, car il ne risque pas l'obésité ni la boulimie, lui. Vous pouvez me faire confiance pour le mijotage et le remplumage.. Une jeune Taïwanaise tres sympa au demeurant, viens systématiquement gouter et commenter mes plats et envie Dominique d'avoir un père si délicieusement attentionné. Vu le genre de nourriture ingurgité par la majorité travailleuse, ces jeunes peuvent craindre des carences graves et ils risquent fort des problèmes de santé plus tard, mais la médecine aura fait des progrès d’ici là.
Il y a en outre pas mal de vols. La bouffe disparait des frigos. Faut quand même avoir faim ! Mon fils, s'est fait voler sa sacoche pendant son sommeil par un colocataire qui a disparu juste après son forfait : Passeport, fric, cartes de crédit, permis de conduire français et international. Sympa. Comme dans d'autres ‘’Backpackers’’ il s’était déjà fait gauler son appareil photo et son lecteur MP3, bénéfice net, égal moins. Et il n'est pas le seul. Une jeune Allemande se serait fait voler sa virginité, mais elle était parait-il complice. J'en ai vu un qui s'est en plus fait faucher son ordinateur portable. Content le mec ! Je suis arrive à point pour les formalités de renouvellement de son passeport, car il n'en a pas vraiment le temps avec ces horaires de dingue. Dans son malheur, il a un peu de chance, car l’ambassade française en Australie refait des passeports, contrairement à celles qui sont dans d’autres pays qui ne font que des laissez-passer valables un mois.
Un soir, je fais sécher mon short rouge sur la rambarde du balcon devant ma chambre. 1/2 heure après plus de short, alors qu’il aurait du être toujours là, mais sec. (Ben oui ! 40° à l’ombre, ça vous sèche un short en un rien de temps !) Je pousse un grand coup de gueule à l'intention des asiatiques – probablement pas coupables vu leur gabarit - qui habitent dans les chambres environnantes. Mais bon . . . Le lendemain, comme par hasard, à la première heure, le short trône sur le banc à coté de notre ‘’dorm’’.
Il faut se faire respecter dans ces usines à sommeil !
Le manager voulait nous changer de chambre pour une à 8 lits prétextant que la 210 était une chambre de filles. Dominique n'y avait vu que des mecs, dont son voleur, qui, entre parenthèses court toujours. La police locale n'est pas plus efficace que la police française pour retrouver des voleurs qui ont spolié et détroussé des petites gens. Plus efficace pour virer la bouffe des arrivants ! Ou dégager les aborigènes un peu bourrés ! J'ai tenu ferme, bien râlé, comme je saïs le faire - Ceux qui me connaissent avaient peut-être remarqué ? Il a trouvé une autre solution ! Ben voyons !
Il se noue aussi quelques histoires d’amour et quelques rêves d’histoires d’amour. Chico, notre colocataire, est victime, un soir, d’une telle espérance d’une liaison philippino-germanique dont la partie allemande est dotée d’une laiterie avantageuse( ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Teutons !) mais comme il n’y a pas eu de malentendu, ça n’a pas marché et il n’a pas concrétisé et s’est consolé avec quelques boites de bière locale.
Parfois un ‘’big possum’’, un opossum, sorte de singe local assez spécial, viens faire un tour sur les palmiers qui bordent l’auberge, mais j’ai beau me précipiter à l’appel de Chico, j’arrive trop tard pour la photo. Chico, c*est le bon pote de Dominique. Il est Australien, mais d’origine philippine. Ils bossent dans la même ‘’shed’’, partagent les repas et les désirs de ‘’nanas’’ et couchent dans le même lit, mais rassurez-vous à des étages différents ; Mon gamin, unique et préféré, n’a pas encore viré sa cuti et n’est pas adepte de cette définition de Boris VIAN : « La femme c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on n’a pas la chance d’être homosexuel » Il n’a pas cette chance ! Au contraire.
Pour le ménage, le nettoyage de la piscine (Eh oui ! Classe ! Il y a une piscine !) et les petits travaux du backpacker, le patron malin lui aussi, fait appel aux bras des workers contre une réduc sur le loyer ou même la gratuité selon la quantité des tâches effectuées.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi ! LES ABORIGENES Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
" . . . Ils (les Aborigènes) sont de loin, plus heureux que les Européens. Ils s'estiment riches de tout ce qui est nécessaire à la vie et ne sont encombrés d'aucune surabondance."Capitaine COOK Cette phrase en exergue, était vraie à l’époque de ce brave capitaine, mais . . . Il a bien contribué à la rendre caduque. Quand Zachary HICKS (Sic) se réveilla, ce matin la, sur le Endavour, le navire du Capitaine COOK, qui après avoir inventé le thon en boite, faisait le tour du monde, il ne savait pas qu'en criant " Earth ! Earth ! ", il allait signer le début des emmerdements des Aborigènes australiens. Leur cauchemar avait commencé. En effet ces braves gens qui vivaient de cueillette, de pêche (Oui ! de cueillette de pêches sauvages aussi !) et de chasse, d'airs de didjeridoos et de bonnes siestes depuis 46 000 ans, depuis l'ère glacière ou ils semblent être venus d'Asie du Sud Est pour se réchauffer, ne demandant rien à personne et encore moins aux Anglais. Ils ont eu une évolution spirituelle à défaut d'être matérielle, technique (quoique) ou même physique. Leur tradition orale est encore présente et puissante. Ils ont développé une vie spirituelle (Je ne dis pas religieuse même si ça devrait être à peux près la même chose.) extrêmement riche, croyant à une forme de réincarnation et à la survivance d'un Esprit Ancestral qui après la mort retourne sur le Site Sacré, tandis que l'âme mortelle (Le corps) disparait. Tout être vivant (plante, animal et humain) est lié au plan spirituel à ce Site Sacré. D’où l’importance du respect des terres, des lieux, des Sites sacrés. Mais les colons s’en tamponnaient, eux, des Sites sacrés. La cour suprême leur a donne raison, une fois, sur la possession de leur terres d'où jurisprudence, mais les gouvernements successifs ont vite promulgué des lois rendant caduques les effets de cette jurisprudence. Belle mentalité. Maintenant, le spectacle des ces Aborigènes est désolant. Ils touchent une sorte de pension qui leur permet de survivre, en tentant d’oublier leur dignité. Ils errent dans les rues, s'agglutinant dans les rares flaques d’ombre des rares arbres. Ils sont presque tous obèses, gonflés de pain de mie cotonneux, de ‘’junk food’’, de caca-cola, de bière, de promesses, de souffrances, de manque de dignité. Beaucoup sont alcooliques ou drogués à tel point qu’à Perth, les toilettes sont équipées de poubelles spéciales pour y jeter les seringues. Les Australiens n’ont pas fait mieux que les autres colonisateurs.
Les Aborigènes pratiquent divers arts de façon magistrale : La musique et la peinture, entre autres. Côté musique, l’instrument de prédilection est le didjeridoo, une sorte de long tube de bois, en principe creusé par les termites. En y soufflant d’une certaine façon, on obtient un son grave, extrêmement riche en harmoniques : La musique qui en résulte est très originale, belle, prenante et méditative. Les peintures sur écorces (et maintenant sur toiles) sont aussi très, très belles, modernes, surtout les envolées pointillistes abstraites, pour moi, profane, en tout cas. D’ailleurs elles valent plutôt cher !
Les Aborigènes, désœuvrés, crient souvent dans la rue, dans les centres commerciaux, lorsqu’ils se rencontrent et se hèlent. Ils font comme chez eux. D’ailleurs, ils sont chez eux ! Ben oui ! Mais leurs envahisseurs ne les aiment pas beaucoup, juste à voir les regards méprisants qu’ils leur jettent. Quoi ? Vous avez dit racisme, ségrégation ?
Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
KATERINE Petite ville, de province, plutôt chaude, pas à cause les quartiers mal famés, mais par le soleil qui tape comme un rétameur. Pas mal d’aborigènes. J’ai bien surpris la tenancière d’une petite stalle de restaurant thaï en lui parlant la langue de son pays. « Sawat dii khrap ! - Ho ! Pud passat thai dai ? - Chai. Pom pud passat thai dai nitnoï ! - Mai chai ! Pud passat thai mack mack ! » (Bonjour – Oh Vous parlez thai ? – Oui. Je parle thai un peu – Pas oui Vous parlez thai beaucoup, beaucoup !) Contente la ‘’phou yin’’ (femme)
A part Woodworth, le grand magasin local, genre Carrouf, mais surtout axé sur la bouffe, - enfin si on peut dire -, et l’air conditionné rafraîchissant, pas grand-chose à en dire ? Les boutiques spécialisées dans les boissons alcoolisées sont autorisées à en vendre à des heures fixes et au vu du passeport ou de l’ID Card du client. Le vendeur est autorisé par une licence spéciale et il risque une peine de prison, s’il ne vérifie pas le passeport, par exemple ! Et la meute de ‘’working holidays’’ workers. Et mon fiston, bien sur ! Sinon je n’aurais jamais mis les nougats dans ce bled. KATHERINE GORGES AH ! Oui ! En étant à Katherine, il est recommandé d’aller visiter ‘’Katherine Nitmiluk Gorge’’, des gorges situées sur un petit pipi local à une trentaine de kilomètres de la ville. Bon ! Ce sont des gorges. . . Celles du Verdon ont une autre gueule, quand même ! Mais si on fait la balade en bateau, très chère ou en kayak, moins chère parce qu’on risque de servir de casse croute aux crocodiles et aux alligators qui font la sieste sur les rives et sont plutôt affamés, ça occupe la journée. J’ai réussi à éviter ces deux pièges à touristes. Mais, heureusement muni d’une bouteille d’eau temporairement fraîche, je vais grimper sur la colline qui les surplombe. Beau panorama ! Les crocodiles sont bien cachés, je n’en vois aucun. Je pense redescendre par les escaliers prévus à cet effet, mais je me goure de chemin et me retrouve sur une sente qui monte le long des flancs de cette colline. Après le virage, on va arriver au sommet et surement redescendre par la droite jusqu’au bâtiment où se trouve le resto et le bureau des bateaux. Non ça sera donc après le prochain virage Que nenni ! Après la prochaine courbe, alors ? Ben non ! Comme je pense être pas très loin de la descente, je m’abstiens de faire demi-tour. Les arbres son trop riquiquis pour se mettre à l’ombre. Mon reste d’eau minérale chauffe de plus en plus et diminue au gré des rasades pourtant mesurées que je bois. Et le chemin monte toujours Le soleil tape de plus en plus, sur le coup de onze heures du matin et me fait bouillir la cafetière. Je commence à serrer les miches. Les mouches, le pire animal de l’Australie, en profitent pour me harceler. Les crocodiles sont bien moins pires. En tout cas l’agacement qu’ils provoquent dure moins longtemps. Et moi je continue de serrer les miches !
Pas âme qui vive ! A part, donc, les mouches. Mais les mouches ont-elles une âme ? Vaste question dont je vous invite à débattre à votre ‘’café philo’’ préféré. Finalement j’arrive au dernier virage de montée et à une carte qui me dit qu’il me reste encore autant de route à faire. Mais, là, ça va descendre. Et le soleil ! Et les mouches ! Mes jambes commencent à s’alourdir, à flageoler. Ma langue se dessèche de plus en plus. Et mes miches se serrent, elles aussi, de plus en plus. Finalement, j’arrive enfin aux toilettes du camping proche de la délivrance. L’eau des robinets est aussi chaude que le thé sans thé de ma bouteille. Mais : Ouf ! Sauvé ! J’ai bien compris à quel point la mort de soif doit être dure à vivre.
Au retour le chauffeur, reconnaissant mon accent inimitable me précise qu’il est lui aussi d’origine française. Mais il n’a plus l’accent de Fontainebleau d’où il est originaire. Il est là depuis 32 ans ayant épousé une Australienne, il a la double nationalité. Ce qu’il aime surtout ici : Les grands espaces. « Ici, on peut rouler 500 kilomètres sans croiser un autre véhicule. » La France ne lui manque pas du tout même s’il y est retourné une fois pendant un an pour la faire découvrir à sa femme.
CROC Croc ! LA figure typique de la guest house de Katherine. Le Crocodile Dundee local. Même accent ! Même dégaine ! Même chapeau. Il fait du nettoyage et des petits travaux pour la guest house en échange d’un lit dans un dortoir, gratos. Il a une soixantaine d’année. Il a été toute sa vie, ouvrier dans des fermes. Pendant un certain temps, dans une ‘’crocodile farm’’, ces fermes qui élèvent des crocodiles et des alligators (c’est caïman pareil !) où il nourrissait les crocodiles en leur tendant des poulets et autres quartiers de viande avec une perche. Le repas des crocodiles, moment toujours prisé par les estivants qui ont payé la peau des fesses pour visiter. Un jour, pour épater une belle blonde aux yeux bleus et à la poitrine généreuse, (une allemande ?) venue admirer des sacs à main, avant qu’on ne leur mette une poignée, Croc, faisant le dégourdi a voulu donner à manger directement à la main, sans la perche prévue à cet effet. Bonne idée. Question frime, ça le fait bien. Mais . . . Ca ne fait pas trop attention quand ça mange, les crocodiles. (« Attention ! Tu vas faire renverser ton assiette ! »)
Le bestiau a fait un bond*, comme ces animaux savent si bien le faire et lui a arraché un doigt en même temps que le poulet. D’où son surnom : Croc ! Périodiquement il organise une soirée BBQ à la piscine du Palm Court Backpacker Hostel où il récite quelques uns de ses poèmes. Pour lui rendre un petit hommage, en voici un que les amateurs de Rock’n Roll apprécieront. Pour les autres, ça vous fera réviser votre anglais ! Je respecte son manque de ponctuation ; certains poètes français ont aussi écrit ainsi HeroesEvery one has a heroAn idol a super starCould be Janis JOPLIN Jim MORRISONOr HENDRIX with his guitarNow I’ve sat down and wondered whyThese three great people had to dieI’ve shed a tear what can I sayI think to lead the world in rock’n rollFunk and blues punk and soulSome they pay a heavy tollToo big too fast without controlToo many have died on a down hill sideWith back stage needles to ease the rideWith contracts to keepNo time to sleepThe fans don’t see the pain insideThe constant drain on energyBecame too much to handleWith main line barbs and acidThe spoon above the candleThere was the stage collapseThe drug arrest the writing on the wallMore concert tours more drugs and boozeYou gave the world your allAlthough you’ve died you still live onYour fans they still adoreThey will never let you rest in peaceMay you live forever more.Written by Croc –The bastard from the bush –Brendan Boyce Pas mal, non ? Allez ! Encore un autre pour la route ! Je sais très bien que peu d’entre vous feront l’effort de le lire, mais . . . Là, je respecte même les fautes d’orthographe, à moins que ce ne soient des tournures locales, mais mon correcteur d’orthographe ne le sais pas, lui. Alors vous pensez : Moi ! Bluey and the crocBluey was a mate of mineHe’d been around a bitHe used to smoke, he used to drinkAnd to talk some shitHe’d caught the biggest fishHe’d run the fastest raceAnd he’d tell you true yeh black and blueOf truth there was no traceHe’d tell you about the women he’d hadWhen he was in the primeAnd how he’d dodge the husband shotgunAnd out the windows he would climbHe could talk underwater with a moutful of marblesTalk the left right off a chairAnd everybody knew it was rubbishBut Bluey didn’t careHe’d tell you how he thumped the local sergeantFor bashing on the kidJesus Christ was an amateurCompared to the things that Bluey didNow one day down at Daily RiverBluey was fishing for the dayAnd he snagged his lure on a sunken logAnd the lure was there to stayNow Bluey walked down the river bankNot a crocodile in sightBut it wouldn’t the first timeA reptile he’d had to fightWell this croc came out full steam aheadBut Bluey didn’t runThen he whipped him with its two meter tailAnt Bluey went for his gunWell the croc grabbed him mid sectionAnd tossed Old Bluey aboutThen Bluey started talking shitAnd the croc spat Bluey aboutI’ll see you another dayCried Bluey to the crocAnd grabbed his beer and planned his yarnPerched safely high upon a rockWell I an tell the boys I near soiled my pantsOr how I though I was gunna dieI’ll tell the boys there were three big crocsYes, I tell a little lieWhen Bluey reached the local pubThe pub was in a rageA five mile drive from the river to the pubThere were ten crocs by this stageWell I led the crocs a merry danceAnd we wrestle in the sandAnd I reckon I am the bravest manWho ever walked this landThe publican had said it all thatHe’d heard too much to careHe said Bluey if bullshit was worth a centYou’d be a flaming millionaire.Croc Alors ? Ce n’est pas une figure, ce Croc ? Lui aussi il breakfaste à la bière et c’est rare de le croiser sans une cannette à la main. Il enseigne pas mal d’expressions typiquement australiennes, particulièrement imagées, à Dominique ; ça enrichit son vocabulaire. Tu m’étonnes que maintenant il ‘’speak’’ mieux que moi. * : Ils peuvent faire des bonds de 5 mètres, lorsqu’ils sont dans l’eau. A terre, ils sont un peu plus patauds, mais courent quand même plus vite qu’un homme, surtout si celui-ci n’est pas dopé comme un champion olympique.
DARWIN
A l’aéroport maudit. Petite ville un peu plus grande que Katherine Le ‘’Chili backpacker où je loge à mon retour est muni d’un jaccusi bien agréable. C’est aussi un melting pot de d’jeuns de tous continents. L”ANGLAIS J’ai concocté quelques photos d’enseignes, panneaux, affiches qui montrent a quel point l’anglais contient de mots d’origine latine ou même française. Cela relativise la difficulté à l’apprendre ; Mon fils qui a compris ce là en use et abuse.
MES IMPRESSIONS DE L’AUSTRALIE
KANGOUROUS
Ben ! Je n'en ai pas vu ! Il n'y en a pas dans les villes.
J'en ai loupe un aux Katherine Gorge
Et j'aurai pu en voir si j'étais allé un matin au Park national ''Wildlife'', mais on ne peut pas y aller en bus public et le ‘’tour’’ qui y allait ce matin là était complètement ‘’booké’’
Mais je vous ai fait quand même quelques photos.
Et pour me venger, j’en ai mangé et cuisiné. Plutôt meilleur que les poulets insipides qu’ils ont par là. En fait, j’ai compris, ils élèvent des poulets pour les crocodiles et ils vendent aux restos et à ‘’ Woolworth’’ ceux que les bestiaux ne mangent pas.
LA LANGUE D’ABORD : C'est de l'anglais, mais je n'y comprends pas grand chose. Un putain d'accent à couper à la tronçonneuse, et bien affutée en plus, l’outil. Pour vous donner une idée ; Yes, c'est ya You c'est ya aussi How are you ? C’est Hawaya ?
Tout cela d’une voix nasillarde. Etc . . . Dominique mon fiston, après 8 mois ici, ne comprends pas toujours, mais quand même beaucoup mieux que moi.
Et on se plaignait de l’accent de Khaing Oo Maung, le Principal du BHSOH, la ‘’Migrant School’’, que, aidé par le staff de l’association MENGLABA, je pourvois en bénévoles qui y enseignent le français. Et ils sont encore plus difficiles à comprendre le soir après quelques bières.
LA BIERE ENSUITE Qu'est ce qu'ils en boivent ! Et en plus elle n'est pas terrible. Il n'est pas rare, au lever de voir des australiens breakfaster avec des bières Ben ! A la tienne !
LES FILLES ET LES FEMMES Belles et même très belles ou plutôt spectaculaires. Les femmes, plutôt bourges grandes classes ou plouques Les filles en short ou en minijupes comme les ''top models'' russes avec lesquelles je vous avait bassiné lors de mon voyage en TransSiberien (TRIP à l' AIR : http://voyageforum.com/v.f?post=793160 ) Blondes (On se demande inévitablement si la race des grands blonds a vraiment perdu la guerre de 39/45.)
Tu leur dit que tu es français, tu as déjà fait la moitié du chemin, me dit Domi qui, sur ce coup là, a probablement raison. Et beaucoup d'Indonésiennes et de Philippines qui font le nettoyage un peu partout ou sont vendeuses dans les boutiques ou caissières à Coles ou à Woolworth, les ‘’Carouf’’ locaux.
LES ROAD TRAINS De gros ''trucks'' comme dans les films américains, mais avec trois ou quatre semi remorques.
Impressionnants !
LES ROAD SIGN Les panneaux routiers jaunes Je vous en ai fait quelques photos.
C’est une marque de pantalons en plus Je ne suis pas rancunier. Lorsque j’ai effectué ma traversée transsibérienne, justement, j’en avais acheté un avant mon départ : il n’a pas fini le voyage et j’ai du aller – à ma grande honte (tu parles !) - au centre commercial ‘’Rue de la Soie’’ à Beijing pour m’acheter une fausse imitation de copie de simili jean ‘’Lee Cooper’’.
BACKPACKERS Les employés sont souvent des clients auxquels est accordée 1 ristourne + ou - importante ou des Philippines et des Indonésiennes qui font le nettoyage, comme au '' Chili Backpackers", à Darwin.
LE BUSH Pas pire que George Deubeulyou du même nom. Obhama va le remplacer. Et les américains qui croient que des élections vont changer leur vie. Si c’était le cas, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.
LA CHAMBRE B7 AU CHILI BACKPACKER Lits superposés 2 mecs qui bossent toute la journée
1 mec qui dort 20 heures sur 24 et ne répond même pas lorsque je lui dis ‘’Good morning !’’ Et moi ! FRUSTRATIONS ET JOIES. Je n’ai pas vu de kangourou, ni de wallaby. Je n’ai pas été ému par les émeus. Pas oppressé par les opossums, Pas arborisé par les Aborigènes, Pas évolué à Darwin, Pas câliné de koala, Et Odile ne s’est pas fait croquer par un alligator : Ça, c’est caïman une bonne chose. Je la refais pour ceux qui n’avaient pas ri la première fois.
Par contre, après presqu’un an de séparation, j’ai passé une dizaine de jours avec mon gamin, et : Ça c’est une véritable bénédiction. Et pourtant on ne s’est trop souvent vu que le matin et le soir. Because ‘’mango packing’’ Et je crois que nous nous comprenons de plus en plus, de mieux en mieux. Je suis émerveillé par le niveau d’anglais qu’il a atteint, nettement meilleur que le mien maintenant. Et il n’a pas encore fini son année d’imprégnation anglostralienne. Faut dire qu’il a mis le paquet, qu’il a bossé dur, qu’il a bien rattrapé son retard scolaire dans cette langue. Oui, il s’en est donné la peine avec les cours intensifs de langue et de langues. Il a même appris un peu de japonais et de mandarin, la langue parlée à Taïwan, dont les ressortissant(e)s sont nombreux à pratiquer le ‘’ Working Holiday’’, et plus si affinité ! Et, plus tard, il veut refaire une année, avec encore des cours intensifs de niveaux plus élevés. Il va friser l’agrégation ! (Non ! Rassures-toi, Mireille, il n’en est pas encore là ! Mais . . .) Maintenant, c’est lui qui m’apprend des mots, des trucs de grammaire, qui me fait réviser les verbes irréguliers. Qui aurait pu dire ça il y a quelques années ? On a fait quelques bons repas ensemble. Des repas que nous avions mijoté, bien sur, car les restos ici . . . Raconté quelques anecdotes. Bu quelques petites bières, dont une dizaine de ‘’Beer Chang’’ qu’il aime bien et que j’avais apportées de Thaïlande. Et que le grand policier ne m’a pas fait jeter. La bière, ça doit être sacré, ici. On a bien discuté. Et je suis reparti.
ON THE ROAD AGAIN SINGAPOUR Je ne vais pas m'étendre sur Singapour que je vous avais présenté dans un précèdent texte. C'est une belle ville, selon nos critères européens, aux larges avenues bien clean, un peu comme Geneve (Suisse) mais sans jet d'eau et sans vue sur le Mont Blanc, et en plus chaus car c’est sur l’équateur. Dans cette ville, il y a des quartiers moins cleans, moins ordonnés. Je vous avais déjà parlé de Little India, le quartier ou je réside dans une petite Guest House familiale : Ali's Nest tenue pourtant par une famille d'origine Chinoise.
Ca permet de voir, de se rendre compte, parfois même un peu trop, de la vie de famille dans cette ville. Elle a probablement le grand mérite de proposer des chambres doubles à 25 ou 27 $ Singapour (soit de 12,5 à 14,5 €) petit dej’ simple compris. Pour ce prix là, dans les autres GH, vous avez un lit dans un dormitory. Le gros problème de cette GH est la surdité de la Grand Mère ; tout le monde crie pour lui parler et elle crie car c'est comme ça qu'elle pense qu'on doit parler ou pour s'entendre elle même, tout simplement. (Ben oui, tiens, puisqu’elle est sourde !) Depuis mon premier passage dans cet établissement, ils ont muni la télé d'un casque afin que la Mamie puisse la regarder et surtout, en fait, l'écouter sans empêcher tout le monde de dormir. Faut pas louper les feuilletons, quand même ! Ali est une mine d'or pour les renseignements à propos de sa ville.
Bref, Little India est un ilot bordelique (peu) organisé dans une ville genre clinique. Il y a des temples magnifiques aux bas reliefs colorés et kitchs comme des BD. Et on peut s'y régaler des mille parfums ou des mille goûts de la cuisine indienne, pour des prix qui n'ont rien à voir avec ceux du célèbre Hôtel Rafles.
Et le marché de ''Little India Arcade''
J'y ai découvert un autre quartier presqu'aussi bordelique : Chinatown. Mais pas le Chinatown conseillé par les guides touristiques, fussent-ils routardisés, mais le Chinatown populaire avec des marchés de vêtements (pas à ma taille, malheureusement) de fruits et légumes, d'épices parfumées et de food centers qui peuvent vous faire goûter toute les cuisines de cet immense pays : La Chine
ROUTE SINGAPOUR TO KUALA LUMPUR
Je prends un bus ! En soit ca n'a rien d'extraordinaire.
On traverse des hectares de palmiers à huile. Et le pullman fait un arrêt pipi dans une station service ‘’Petronas’’, celle des 2 tours jumelles de Kuala Lumpur.
Toujours rien d'extraordinaire.
Je descends donc faire un petit pissou et arrive à ce qui me semble des toilettes. Le symbole de la femme étant un visage de femme voilée et celui de l'homme étant une sorte de bonnet comme en porte certains musulmans ou comme le dôme d'1 mosquée. Je trouve un tantinet étrange, mais je me dis que c'est un petit clin d'œil pour les musulmans, majoritaires ici. Je jette un coup d'œil et comme ce sont bien des WC, j'envisage la besogne. Et je vais arroser le pissodrome. Je vois, en ressortant une paire de godasses qui monte la garde devant un cacatory et soudain un hurluberlu se met à me houspiller en malais, donc je ne m'effraie pas outre mesure, car je ne comprends pas - ou alors peut-être sous la torture, heureusement il ne va pas jusque là - mais je pense quand même avoir commis une bourde. Et une fois sorti de l'édicule clochemerlesque, j'en aperçois un autre avec les symboles normaux. On ne me l'avait jamais faite celle-ci ! Je savais, pour en avoir déjà vu, qu'il y avait souvent des salles de prières pour musulmans, mais des chiottes et des pissotières de prière, sorry, mais je ne connaissais pas. Je ne vois que cette explication.
Jusqu'ou s'arrêteront-ils ! Ca doit être parce que les bus ne s'arrêtent pas longtemps et pour que les fideles puissent prier en faisant leurs besoins. Mais pour faire la prosternation comment font-ils ? En regardant leur boussole, en plus ! Donc les chiottes normales sont réservées en fait pour les infidèles, les mécréants. J'espère que Al Quaïda ne saura rien de ma cagade, c'est le cas de le dire.
Déjà, une fois, en Malaisie ou en Indonésie, dans un pays sans fourchette ni cuiller en tout cas, je mangeais dans un resto dépourvu de couverts pour les non initiés. Et je vous garanti que c'est plus difficile de manger à la main qu'avec des baguettes. Il faut faire une boule avec le riz, la compacter avec la sauce et y glisser un morceau de viande. Pas facile, je vous dis ! Et je ne vous raconte pas les mains poisseuses au bout de trois bouchées. Et, là, j’avais dérogé aux règles de bienséance musulmane. . .
Donc dans un tel resto, un musulman m'a mis une avoinée car j'y mettais allégrement les deux mains, alors qu'il ne faut utiliser que la droite, la gauche étant impure, réservée pour s'essuyer le derrière ou changer de Tampax pour les femmes. Les gauchers et les manchots sont vachement emmerdés, dans ce genre d'endroit. Ils ont intérêt à acheter des ''take away'' et manger à la maison. J'avais répondu à ce brave quidam que moi, mes deux mains étaient impures car je m'essuyais alternativement avec les deux mains selon que le rouleau de papier était à droite ou à gauche. Alors fallait-il que je contracte l'anorexie voire que je meure de faim ? Il était reste coi, quoique . . . il ne devait pas en penser moins sur ce mécréant. Les rencontres du voyage . . .
KUALA LUMPUR A Kuala Lumpur aussi il y a un little India, près de la gare routière de Pudujaya sur Jalan Pudu, avec quelques guest houses aux chambres grande comme des placards et deux ou trois excellents restos indiens, et un Chinatown avec un marche de nuit spécialisé dans les contrefaçons comme le marche aux contrefaçons de Shanghai, le centre commercial ''Rue de la Soie'' à Beijing, le Silom Market à Bangkock. J'en passe et des meilleurs.
BAN KRUT La langue thaïe, s’écrit avec un alphabet thaï, avec des lettres superbement calligraphiées et elle est tonale. Elle peut s’écrire en lettres de notre alphabet, mais de façon intuitive et sans orthographe précise. L’écriture thaïe se compose d’environ 59 lettres plus les signes indiquant les tons, mais il y des lettres thaïes qui correspondent à nos lettres mais d’autres qui sont a mi-chemin entre deux lettres. Par exemple la lettre R est un mélange de R et de L, la lettre T est un mélange de T et de D. Ainsi AROÏ, (bon pour ce qui concerne la nourriture) s’entend parfois ALOÏ et Ban Krut se voit écrit : Ban Krut, Ban Krud, Ban Krood . Les différents livres qui enseignent le thaï de façon phonétique, ont tous des codifications différentes. Pas toujours facile de s’y retrouver. Contrairement à la langue chinoise, qui s’écrit en idéogrammes assez compliqués, qui cependant ont été codifiés pour s’écrire avec les lettres de notre alphabet, phonétiquement certes, mais avec une orthographe bien précise : le pinyin. Je rentre donc au bercail, à Ban Krut, où je loue une petite maison. Celle-ci est un peu éloignée du village et de la superbe plage d’une trentaine de kilomètres, pratiquement déserte, 7 ou 8 kilomètres, ce qui m’oblige à de nombreux trajets en motorbike. En outre la maison est un tantinet rustique : murs simplement crépis et non peints ou tapissés, sol crépi d’un ciment extrêmement lisse et particulièrement glissant lorsqu’on a les pieds mouillés, plafond au dessus des deux chambres seulement, etc . . . En Thaïlande, on se déchausse lorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi dans une maison. Joli symbole où on laisse ‘’la boue du chemin’’ à l’extérieur. Et bonne surprise à mon retour : Une maison, un peu moins rustique (murs peints, sol carrelé, plafonds partout) vient de se libérer et Eid, une masseuse sympa que je connais m’en avise rapidement. Et surtout cette maison qui compte une chambre de plus que celle que je loue actuellement, est située à un peu plus d’un kilomètre du centre ville, de la gare, du marché, de la quincaillerie, et des principaux restaurants.Vu le prix des repas, (entre 20 et 1OO Baths - 50 Baths valant environ 1 €) je mange toujours dans une gargote, un étal, un banc, une noodle shop, une échoppe ou un restaurant, différents des critères français, bien sur. Les normes draconiennes, exigées par les commissaires européens (même pas élus, vive la démocratie !) n’ont pas cours ici.Et je n’ai pas encore entendu parler de personnes ayant attrapé la listériose, la salmonellose, le visou ou la castapiane à cause d’un plat pas frais ou de vaisselle sale.Une petite turista de temps en temps, et encore . . . Et cerises sur le gâteau, elle est au même prix, 30 € par mois et se trouve à environ 100 mètres de la plage, dans une petite ruelle très calme ! ‘’Elle est pas belle, la vie !’’ .oO0Oo. J’espère que je vous ai appris des choses qui vous intéressent, divertis, fait rêver un tantinet et donné l’envie de sortir de votre hexagone et de vos quatre murs, ou au moins fait passer une agréable moment. Amicalmement ! Fernand.
Allusion a une célèbre émission d’Europe N*1 avec le regretté Francis BLANCHE et Cichignou, Les kangourous n'ont pas d'arête ;
Bonjour !
Comme vous en avez pris l’habitude les années passées, je vous ai mitonné un petit texte avec quelques anecdotes pour vous narrer l’escapade que je viens d’effectuer en Australie, où mon fiston, unique et préféré, passe un an à bosser et à améliorer son anglais afin de pouvoir continuer à voyager. Et ça marche ! Il a chopé le virus des voyages ! Et il est moins grave que celui de la castapiane !Et bien plus enrichissant ! Les photos sont visibles sur PICASAWEB à l’adresse suivante : http://picasaweb.google.com/home?tab=mq ou http://picasaweb.google.com/ferdex01 Je sais que certains d’entre vous attendent mes textes avec impatience, que d’autres les parcourent en diagonale, d’autres enfin : ‘’Corbeille’’.Ma fierté : Grâce à mes textes, quelques uns (3 au moins) en ont attrapé l’envie de voyager et ont largué les amarres. Si vous me passez un petit mot pour me dire ce que vous en pensez . . . bienvenue !Je peux vous garantir que ça me fera plaisir.Comme ce texte comporte environ 35 pages, je vous conseille de l’imprimer (à votre boulot, par exemple, ce qui vous en facilitera la lecture. .oO0Oo.
Donc petit trip à Kangourouland où mon fils travaille comme un chien, des 10 ou 15 heures part jour (ou par nuit) à nettoyer des bureaux, couper des herbes ou à cueillir des fruits sous un soleil de 40 °C, à l’ombre et comme il y a peu d’ombre. . .
Un petit voyage en train de seconde classe de Ban Krut à Hat Yai au sud de la Thaïlande. Pas de couchettes, mais comme il y a de la place pour caser mes longues jambes et les étendre, je peux un peu dormir. Le reste de la journée à Hat Yai : Hat Yai, est la ville où les musulmans de Malaisie viennent s’encanailler avec les belles Pam Pam girls Thaïes Et départ en Bus pour Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie. Ici, les bus sont spacieux et je fais de bonnes siestes, mais nous mettons 10 heures au lieu des 7 heures annoncées. Ô ! Temps suspend ton vol, dit-on en Asie, et même ton voyage en bus. « Comme ça tu peux dormir plus longtemps ! - Ben voyons ! » Encore une nuit dans le placard d’une des guest houses en face de la gare routière de Kuala Lumpur sur Jalan Pudu. Et le lendemain, trip en Bus jusqu'à Singapour. Et rebelote, retard de 2 heures. J’ai hâte de revoir ce fiston qui en met un coup pour améliorer grandement son anglais . (Conversations à bâtons pas toujours très rompus, d’ailleurs, avec des Taïwanaises, des Japonaises, des coréennes, des Allemandes, des Néerlandaises, des Thaïlandaises, des Italiennes, des Indonésiennes, des Philippines, des Estoniennes, des ETCeteriiennes. Et même d’autres Françaises !). Au lycée, il avait le choix entre pétard et radiateur d’une part et autres matières d’autre part. Il avait choisi la première option. Maintenant il a l’intelligence de rattraper les devoirs en retard.
Par contre les espaces entre les sièges de l’avion de la Low Cost compagnie Jet Star Airways, ont été dessinés pour des Pygmées et je ne peux y caser jambes et mes panards dépassent dans l’allée. Les hôtesses, heureusement compréhensives et souriantes, mais aussi les passagers prostatiques ou systiqueuses, me les écrasent royalement.L’AUSTRALIE. LA NOURRITURE AUSTRALEMENT(ARRIVEE A DARWIN INTERNATIONAL AIRPORT.)
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Ca y est ! J'entends déjà les "Anorexiques", les "Slim-addicts" Les maigrichons de tout poils, récriminer âprement : « Encore un chapitre sur la grounche. Il va encore nous bassiner avec ses considérations gastronomiques et ses recettes de cuisine. » Que nenni ! C'est un autre aspect de la bouffe que je vais évoquer ici. Ou plutôt de la parano à propos de la bouffe.
Déjà le formulaire à remplir dans l'avion m'avait mis la puce à l'oreille. Mais la litanie des immenses pancartes tout au long du chemin balisé pour sortir de l'avion et aller hors de la zone de transit était très explicite. "Pas un gramme de bouffe étrangère ne mettra le pied sur le territoire australien"
J'avais dans mon sac quelques friandises données par des amies Ban Krutieres pour non Dominique unique et préféré, très aimé aussi dans ce petit village du Golfe du Siam. Des fines lanières de poisson séché, délicieuses avec une p'tite bière; des crevettes séchées pour faire de succulentes soupes; de la pâte de foie de poisson (?) pour faire je ne sais trop quoi et une mandarine, tellement bonnes en Thaïlande
Et le la rage au ventre, à contre cœur, à contre courant, à contre emploi, et à contre esprit et je me suis exécuté et j’ai viré les friandises, dans une immense poubelle en inox, qui en plus me narguait. Mes parents, pas très riches, et ayant connus les affres de l'avant guerre et les restrictions de la guerre et de l'après guerre, (âpre guerre, aussi d’ailleurs : là je réponds au correcteur d’orthographe, vexé parce que je n’avais pas mis d’accent grave à ‘’après’’) m'avaient appris que la nourriture était quelque chose d'important, à ne pas gaspiller : "Finit ton assiette ! Pense aux petits nègres (On disait nègres en ce temps là et dans notre bouche, cela n'avait rien de péjoratif) qui n'ont rien à manger (Déjà ! Et soixante ans après, c’est toujours d’actualité, malheureusement) : On ne jette pas le pain ! Ne mange pas ton caviar à la louche, à la petite cuiller c'est aussi bon et ça dure plus longtemps ! Etc. !" Et ces injonctions, bien entendu, sont toujours gravées dans mon esprit. Je passe devant la meute des policiers spécialisés, au flair d'enfer, et aux "X-rays" implacables, qui reniflent la malheureuse mandarine solitaire que j'avais complètement délaissée dans le fond de mon petit sac ! Le plus costaud vient me sermonner et me menacer de peines toutes plus dures les unes que les autres que je suis susceptible d'encourir : Roué en place de grève (Ah ! Non ! Y’a pas de grève, ici, je m’en rendrai compte bientôt) enfermé au pain de mie local sec et à l'eau, empalé sur une termitière, électrocuté sur un transat électrique, gazé au gaz ''chili sauce'' (Ils n'ont pas de gaz moutarde ici), boxé par un kangourou, etc. Heureusement, il a un accent à couper à la scie circulaire et je n'entrave pas le moindre mot ! Sinon je ne te raconte pas la trouille que j'aurais eue. Je fais profil bas et des "sorry !" à n'en plus finir. La mandarine incriminée va rejoindre les autres marchandises au fond de la poubelle en inox qui là, heureusement le nargue, lui l" " Et à part ca, la bouffe australienne, ca donne quoi ? - Restons polis ! - C'est à dire ? - J'ai du percer un trou de plus à ma ceinture . . . - T’as grossi ? - GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! ! ! - O.K. Compris !" Ben oui ! Pour des prix raisonnables : des sandwichs, des hqmburgers, des chickenburgers, des fishburgers, des crocoburgers, des kangarooburgers, des chaispasquoiburgers, des ETCburgers, des spaghettis à la sauce Uhu (Vous savez la colle qui n’a même plus le mérite d’avoir l’odeur d’amandes, comme celle , en pots, dont on se délectait lorsqu’on était petits écoliers, après avoir lu.) . . . J’en passe et des pires ;
Mais ils sont tellement paranos à propos de la bouffe, qu’il est même interdit de passer les frontières entre les régions avec de la nourriture, surtout avec des fruits. Tu as intérêt de finir ton sandwich avant la douane sinon : Bastonnade !
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LE VISA WORKING HOLIDAY
Hou! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Déjà ‘’Working’’ et ‘’Holiday’’, pour moi, ça ne va pas très bien ensemble. J’ai du mal. J'avais déjà eu une conversation fort animée avec la tenancière chambérienne de l'association sportive et touristique ''Tourisme et Travail'', fortement CGTisée, qui annonçait à peu près la même chose. Mais comme elle manquait d'humour, je n'avais pas insisté. L'Australie a renouvelé le concept, malin, tout à son avantage. L'exploitation des travailleurs a encore de beaux jours devant elle. Rien à voir cependant avec l’esclavage de mes amis birmans exiles plus ou moins clandestinement en Thaïlande ; Mais . . . Je vais vous résumer l'affaire : bon bizness pour le pays et les employeurs, des fermiers le plus souvent, dont l’immensité des terrains réduit les fermes des céréaliers de la Beauce à des jardins de banlieue. Ils sèment en hélicoptère et désinsectisent en avion. Mais faut des larbins pour cueillir les fruits. Ils avaient essayé de dresser les kangourous, mais ça n’a pas marché : pas folles les bêtes ! Le gouvernement australien, a donc passé des accords avec certains pays, la France en particulier, dont les ressortissants de moins de 31 ans, peuvent obtenir un visa '' Working Holiday''. Munis de ce sésame, ils peuvent venir dans le pays pour y travailler - principalement dans les fermes - et y voyager - surtout pour changer de fermes. C'est sensé être bien payé, surtout parce que les ‘’workers’’ en question effectuent des journées de 10 ou 12 heures. Mon fiston qui trempe dans la combine, mais du mauvais côté, a même durant 2 mois fait du '' night cleaning'' de bureaux pendant parfois 15 heures par nuit, avec la responsabilité (et donc les risques) d'une voiture à conduire. C’était pour la bonne cause. Avec le pécule amassé, il a pu payer deux mois de cours d’anglais intensif à un prix exorbitant, certes, mais d’une efficacité implacable. Lorsque ces ''workers'' ont empoché leur salaire hebdo, minoré des impôts y afférant, soit 13%, ils doivent encore payer leur hébergement - même s'ils sont logés par le fermier - et leur nourriture - même s'ils sont nourris par l'employeur. La plupart du temps ils engraissent le patron d'un ‘’Backpacker Hostel’’.
Il leur reste 6 ou 7 Euro - Parait qu’on ne mets pas de S à Euro, même au pluriel, mais la règle n’existait pas à mon époque - par heure, moins le lit et l'assiette, donc. Belle évolution sociale. Les boulots sont des plus plaisants : arrachage d'herbes, cueillette de pastèques dans des lessiveuses de plus de 20 kg à trimballer, taille des arbres, élagage, cueillettes de mangues à la peau allergisante à cause des insecticides et autres fongicides (bon appétit !), mines d'opale, mines de diamants, mines de crayons, nettoyage de coquilles d’huitres perlières, etc. Et tout ça sous un soleil de plomb. Le top serait nettoyage d’huitres perlières avec séjour de 15 jours en mer. Là, Dominique a trouvé un boulot peinard, enfin . . . Pendant 10 à 12 heures par jour il s'hypnotise à trier des mangues : Bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, pas bonne, bonne ! Ou à gerber sur des palettes des cartons de 10 kilos de fruits. Vive le progrès social.
Souvent pour calmer leurs nerfs malmenés par 12 heures de cueillette de pastèques ou de mangues allergisantes ou le tri fastidieux et hypnotique de celles-ci, ils ingurgitent, après leur journée, force bières, bourbons, rhums ou whiskies à des prix prohibitifs. Un des moyens pour l'Australie de récupérer l'argent engagé par les fermiers. Un autre moyen est la visite du pays avec des transports, des malbouffes et des hébergements plutôt chers. Le troisième, est les cours d’anglais. Nombreux en effet sont ceux qui viennent ici pour apprendre ou améliorer leur anglais. Bon plan, donc pour l'Australie et ses fermiers.
Certains de ces jeunes essaient quand même de gagner le plus d'argent possible et envisagent de voyager ou de monter des bizness avec les pécules amassés ou ce qu’il en reste. Le rêve capitaliste de la grande fortune est toujours présent et donc pas toujours américain. Mais sur des milliers de ces doux ‘’workers’’ rêveurs, et dans le monde de requins du bizness, à peine 1 pour 10 000 pourra espérer toucher le jackpot. Et comme ils n'ont apparemment pas d'Olivier BESANCENOT et autres syndicalistes pour prendre leur défense, les esclavagistes modernes ont encore de beaux jours devant eux.
Dominique, ton grand père paternel, anarcho-syndicaliste ardent, qui a fait les grèves de 1936 qui ont apporté beaucoup d’acquis sociaux et de 1953 à la poste, se retourne dans sa tombe.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LES BACK PACKERS HOSTELS.
Hou! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
Les ''Working Holiday Workers'' qui ne sont pas logés par leurs fermiers, se retrouvent dans des ‘’Backpackers Hostels’’. Dortoirs de 4 à 20 lits selon l'établissement. Entre 22 et 25$ la nuit avec réduction pur une semaine. 2 $ ausrtaliens valent environ 1 euro, à un poil de cul près. En début de saison, comme au moment où je suis arrivé, le sujet de discussion exclusif est le boulot : « Vais-je en trouver ? - Payé combien ? - Sera-t-il moins dur que le dernier ? - T’as pas un plan ? - Y aura-t’il des nanas ? Ca, c’est une des questions cruciales de Dominique et de son pote Chico.» Je suis arrivé à Katherine au début de la cueillette des mangues dans la région. Un mec de Harvest, l’Addeco spécialisé local, passe pour employer des cueilleurs pour 3 semaines, 1 mois. Un autre mec de Harvest Staff, cette fois, le même mais en plus chef, passe ensuite pour lui aussi, embaucher des cueilleurs et des emballeurs, mais avec suite après en suivant les saisons de ‘’fruit picking’’ au fil des régions. Déjà plus intéressant pour ceux qui veulent une extension de visa, ce qui permettra de rester ou de revenir une année de plus. Mais dur ! Puis Helen passe pour son usine d'empaquetage : 4 semaines à 10 ou 12 heures par jour. Avec peut-être suite pour l’élagage des arbres. Et peut-être une autre suite avec la cueillette des citrons. Comme l'empaquetage est moins pénible que la cueillette, les esclaves se précipitent. Surtout qu'ensuite, il y aura la taille des arbres et une nouvelle période d'empaquetage, de citrons, donc, cette fois. On compare les tarifs, les avantages, les horaires, les possibilités d'extension de visa, les perspectives. La vie est ensuite rythmée par les départs matinaux et les retours plus ou moins tardifs. Dans la journée, je suis presque seul dans l’auberge, avec ceux qui n’ont pas trouvé de boulot et ceux qui n’en veulent pas. (Ben ! Moi, tiens !)
En outre, la promiscuité n'est pas toujours facile à vivre. Là, un hurluberlu hirsute, tatoué et odorant (Bière pas fraîche mâtinée de sueur pas fraîche non plus, de pipi pas frais et de musc d’ornithorynque, des effluves de kangouroutes en rut, voire peut-être même un petit relent d’opossum) vient d’arriver dans notre chambre. A peine son baluchon posé sur le lit il court acheter un gros, mais alors gros pack de bière. Il en gave le mini frigo, mais n’a pas le temps de les laisser refroidir, car il les descend les unes après les autres. S’il descend le Galibier à la même vitesse, il est sur de gagner l’étape à Briançon. Il se couche tout habillé sans même prendre le temps de faire son lit. Pas besoin de somnifère. Je ne vous parle pas des conditions d’hygiène. Le matin, à peine levé il dégoupille une canette pour breakfaster. Il ne boit que le week-end m’affirme t’il. Ben, il a l’air de bien se rattraper. Il prend des douches, mais ne change pas de vêtements, donc pas d’odeurs. Il bosse 3 ou 4 heures par jour pour un salaire de misère, mais qui lui permet quand même d’acheter des bières. Son accent m’occulte quel genre de travail il fait. Comme ça ne shlingue pas assez dans la piaule, il y mange, et des crevettes, en plus.
Certains, qui n'ont pas trouvé de travail flippent. L'un d'entre eux, un peu âgé, pique des colères contre tout le monde et passe ses journées devant la télé commune à regarder son téléphone, comme une télécommande et parfois se lève dans une frénésie de changement de chaines. Un autre en profite pour picoler du soit disant vin fait avec des extraits de viande, d'œuf et de poisson (sic). J'ai goûté : C'est infâme ! Un arrière goût de merde, là aussi pas fraîche ! J’ai vite recraché, mais pas comme les goûteurs, les œnologues ou les sommeliers professionnels qui testent les grands Bourgognes Et ces gens là concurrencent nos vignerons !
Une affichette dans la cuisine indique ‘’’Free Food’’. Mais les bocaux de sucre et de café incriminés sont désespérément vides pendant la semaine et demi où je suis là. J’écris ‘’good joke’’ au feutre indélébile à côté !
Au retour les esclaves envahissent la cuisine beaucoup trop petite. Comme ils n'ont pas eu le temps de faire des courses, c'est vite réglé. Seuls les Taïwanais mijotent de bons petits plats. La plupart se contente de spaghettis en boite, à la colle rosie par de la soit disant tomate, ou des sachets de ‘’Noodle Soup’’. Vachement équilibré ! Ou de sandwichs au pain de mie insipide avec pas grand-chose entre les tranches. Pendant le peu de temps où je serai là, je vais mijoter à mon fiston des petites merveilles pour le remplumer un peu, car il ne risque pas l'obésité ni la boulimie, lui. Vous pouvez me faire confiance pour le mijotage et le remplumage.. Une jeune Taïwanaise tres sympa au demeurant, viens systématiquement gouter et commenter mes plats et envie Dominique d'avoir un père si délicieusement attentionné. Vu le genre de nourriture ingurgité par la majorité travailleuse, ces jeunes peuvent craindre des carences graves et ils risquent fort des problèmes de santé plus tard, mais la médecine aura fait des progrès d’ici là.
Il y a en outre pas mal de vols. La bouffe disparait des frigos. Faut quand même avoir faim ! Mon fils, s'est fait voler sa sacoche pendant son sommeil par un colocataire qui a disparu juste après son forfait : Passeport, fric, cartes de crédit, permis de conduire français et international. Sympa. Comme dans d'autres ‘’Backpackers’’ il s’était déjà fait gauler son appareil photo et son lecteur MP3, bénéfice net, égal moins. Et il n'est pas le seul. Une jeune Allemande se serait fait voler sa virginité, mais elle était parait-il complice. J'en ai vu un qui s'est en plus fait faucher son ordinateur portable. Content le mec ! Je suis arrive à point pour les formalités de renouvellement de son passeport, car il n'en a pas vraiment le temps avec ces horaires de dingue. Dans son malheur, il a un peu de chance, car l’ambassade française en Australie refait des passeports, contrairement à celles qui sont dans d’autres pays qui ne font que des laissez-passer valables un mois.
Un soir, je fais sécher mon short rouge sur la rambarde du balcon devant ma chambre. 1/2 heure après plus de short, alors qu’il aurait du être toujours là, mais sec. (Ben oui ! 40° à l’ombre, ça vous sèche un short en un rien de temps !) Je pousse un grand coup de gueule à l'intention des asiatiques – probablement pas coupables vu leur gabarit - qui habitent dans les chambres environnantes. Mais bon . . . Le lendemain, comme par hasard, à la première heure, le short trône sur le banc à coté de notre ‘’dorm’’.
Il faut se faire respecter dans ces usines à sommeil !
Le manager voulait nous changer de chambre pour une à 8 lits prétextant que la 210 était une chambre de filles. Dominique n'y avait vu que des mecs, dont son voleur, qui, entre parenthèses court toujours. La police locale n'est pas plus efficace que la police française pour retrouver des voleurs qui ont spolié et détroussé des petites gens. Plus efficace pour virer la bouffe des arrivants ! Ou dégager les aborigènes un peu bourrés ! J'ai tenu ferme, bien râlé, comme je saïs le faire - Ceux qui me connaissent avaient peut-être remarqué ? Il a trouvé une autre solution ! Ben voyons !
Il se noue aussi quelques histoires d’amour et quelques rêves d’histoires d’amour. Chico, notre colocataire, est victime, un soir, d’une telle espérance d’une liaison philippino-germanique dont la partie allemande est dotée d’une laiterie avantageuse( ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Teutons !) mais comme il n’y a pas eu de malentendu, ça n’a pas marché et il n’a pas concrétisé et s’est consolé avec quelques boites de bière locale.
Parfois un ‘’big possum’’, un opossum, sorte de singe local assez spécial, viens faire un tour sur les palmiers qui bordent l’auberge, mais j’ai beau me précipiter à l’appel de Chico, j’arrive trop tard pour la photo. Chico, c*est le bon pote de Dominique. Il est Australien, mais d’origine philippine. Ils bossent dans la même ‘’shed’’, partagent les repas et les désirs de ‘’nanas’’ et couchent dans le même lit, mais rassurez-vous à des étages différents ; Mon gamin, unique et préféré, n’a pas encore viré sa cuti et n’est pas adepte de cette définition de Boris VIAN : « La femme c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on n’a pas la chance d’être homosexuel » Il n’a pas cette chance ! Au contraire.
Pour le ménage, le nettoyage de la piscine (Eh oui ! Classe ! Il y a une piscine !) et les petits travaux du backpacker, le patron malin lui aussi, fait appel aux bras des workers contre une réduc sur le loyer ou même la gratuité selon la quantité des tâches effectuées.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi ! LES ABORIGENES Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
" . . . Ils (les Aborigènes) sont de loin, plus heureux que les Européens. Ils s'estiment riches de tout ce qui est nécessaire à la vie et ne sont encombrés d'aucune surabondance."Capitaine COOK Cette phrase en exergue, était vraie à l’époque de ce brave capitaine, mais . . . Il a bien contribué à la rendre caduque. Quand Zachary HICKS (Sic) se réveilla, ce matin la, sur le Endavour, le navire du Capitaine COOK, qui après avoir inventé le thon en boite, faisait le tour du monde, il ne savait pas qu'en criant " Earth ! Earth ! ", il allait signer le début des emmerdements des Aborigènes australiens. Leur cauchemar avait commencé. En effet ces braves gens qui vivaient de cueillette, de pêche (Oui ! de cueillette de pêches sauvages aussi !) et de chasse, d'airs de didjeridoos et de bonnes siestes depuis 46 000 ans, depuis l'ère glacière ou ils semblent être venus d'Asie du Sud Est pour se réchauffer, ne demandant rien à personne et encore moins aux Anglais. Ils ont eu une évolution spirituelle à défaut d'être matérielle, technique (quoique) ou même physique. Leur tradition orale est encore présente et puissante. Ils ont développé une vie spirituelle (Je ne dis pas religieuse même si ça devrait être à peux près la même chose.) extrêmement riche, croyant à une forme de réincarnation et à la survivance d'un Esprit Ancestral qui après la mort retourne sur le Site Sacré, tandis que l'âme mortelle (Le corps) disparait. Tout être vivant (plante, animal et humain) est lié au plan spirituel à ce Site Sacré. D’où l’importance du respect des terres, des lieux, des Sites sacrés. Mais les colons s’en tamponnaient, eux, des Sites sacrés. La cour suprême leur a donne raison, une fois, sur la possession de leur terres d'où jurisprudence, mais les gouvernements successifs ont vite promulgué des lois rendant caduques les effets de cette jurisprudence. Belle mentalité. Maintenant, le spectacle des ces Aborigènes est désolant. Ils touchent une sorte de pension qui leur permet de survivre, en tentant d’oublier leur dignité. Ils errent dans les rues, s'agglutinant dans les rares flaques d’ombre des rares arbres. Ils sont presque tous obèses, gonflés de pain de mie cotonneux, de ‘’junk food’’, de caca-cola, de bière, de promesses, de souffrances, de manque de dignité. Beaucoup sont alcooliques ou drogués à tel point qu’à Perth, les toilettes sont équipées de poubelles spéciales pour y jeter les seringues. Les Australiens n’ont pas fait mieux que les autres colonisateurs.
Les Aborigènes pratiquent divers arts de façon magistrale : La musique et la peinture, entre autres. Côté musique, l’instrument de prédilection est le didjeridoo, une sorte de long tube de bois, en principe creusé par les termites. En y soufflant d’une certaine façon, on obtient un son grave, extrêmement riche en harmoniques : La musique qui en résulte est très originale, belle, prenante et méditative. Les peintures sur écorces (et maintenant sur toiles) sont aussi très, très belles, modernes, surtout les envolées pointillistes abstraites, pour moi, profane, en tout cas. D’ailleurs elles valent plutôt cher !
Les Aborigènes, désœuvrés, crient souvent dans la rue, dans les centres commerciaux, lorsqu’ils se rencontrent et se hèlent. Ils font comme chez eux. D’ailleurs, ils sont chez eux ! Ben oui ! Mais leurs envahisseurs ne les aiment pas beaucoup, juste à voir les regards méprisants qu’ils leur jettent. Quoi ? Vous avez dit racisme, ségrégation ?
Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
KATERINE Petite ville, de province, plutôt chaude, pas à cause les quartiers mal famés, mais par le soleil qui tape comme un rétameur. Pas mal d’aborigènes. J’ai bien surpris la tenancière d’une petite stalle de restaurant thaï en lui parlant la langue de son pays. « Sawat dii khrap ! - Ho ! Pud passat thai dai ? - Chai. Pom pud passat thai dai nitnoï ! - Mai chai ! Pud passat thai mack mack ! » (Bonjour – Oh Vous parlez thai ? – Oui. Je parle thai un peu – Pas oui Vous parlez thai beaucoup, beaucoup !) Contente la ‘’phou yin’’ (femme)
A part Woodworth, le grand magasin local, genre Carrouf, mais surtout axé sur la bouffe, - enfin si on peut dire -, et l’air conditionné rafraîchissant, pas grand-chose à en dire ? Les boutiques spécialisées dans les boissons alcoolisées sont autorisées à en vendre à des heures fixes et au vu du passeport ou de l’ID Card du client. Le vendeur est autorisé par une licence spéciale et il risque une peine de prison, s’il ne vérifie pas le passeport, par exemple ! Et la meute de ‘’working holidays’’ workers. Et mon fiston, bien sur ! Sinon je n’aurais jamais mis les nougats dans ce bled. KATHERINE GORGES AH ! Oui ! En étant à Katherine, il est recommandé d’aller visiter ‘’Katherine Nitmiluk Gorge’’, des gorges situées sur un petit pipi local à une trentaine de kilomètres de la ville. Bon ! Ce sont des gorges. . . Celles du Verdon ont une autre gueule, quand même ! Mais si on fait la balade en bateau, très chère ou en kayak, moins chère parce qu’on risque de servir de casse croute aux crocodiles et aux alligators qui font la sieste sur les rives et sont plutôt affamés, ça occupe la journée. J’ai réussi à éviter ces deux pièges à touristes. Mais, heureusement muni d’une bouteille d’eau temporairement fraîche, je vais grimper sur la colline qui les surplombe. Beau panorama ! Les crocodiles sont bien cachés, je n’en vois aucun. Je pense redescendre par les escaliers prévus à cet effet, mais je me goure de chemin et me retrouve sur une sente qui monte le long des flancs de cette colline. Après le virage, on va arriver au sommet et surement redescendre par la droite jusqu’au bâtiment où se trouve le resto et le bureau des bateaux. Non ça sera donc après le prochain virage Que nenni ! Après la prochaine courbe, alors ? Ben non ! Comme je pense être pas très loin de la descente, je m’abstiens de faire demi-tour. Les arbres son trop riquiquis pour se mettre à l’ombre. Mon reste d’eau minérale chauffe de plus en plus et diminue au gré des rasades pourtant mesurées que je bois. Et le chemin monte toujours Le soleil tape de plus en plus, sur le coup de onze heures du matin et me fait bouillir la cafetière. Je commence à serrer les miches. Les mouches, le pire animal de l’Australie, en profitent pour me harceler. Les crocodiles sont bien moins pires. En tout cas l’agacement qu’ils provoquent dure moins longtemps. Et moi je continue de serrer les miches !
Pas âme qui vive ! A part, donc, les mouches. Mais les mouches ont-elles une âme ? Vaste question dont je vous invite à débattre à votre ‘’café philo’’ préféré. Finalement j’arrive au dernier virage de montée et à une carte qui me dit qu’il me reste encore autant de route à faire. Mais, là, ça va descendre. Et le soleil ! Et les mouches ! Mes jambes commencent à s’alourdir, à flageoler. Ma langue se dessèche de plus en plus. Et mes miches se serrent, elles aussi, de plus en plus. Finalement, j’arrive enfin aux toilettes du camping proche de la délivrance. L’eau des robinets est aussi chaude que le thé sans thé de ma bouteille. Mais : Ouf ! Sauvé ! J’ai bien compris à quel point la mort de soif doit être dure à vivre.
Au retour le chauffeur, reconnaissant mon accent inimitable me précise qu’il est lui aussi d’origine française. Mais il n’a plus l’accent de Fontainebleau d’où il est originaire. Il est là depuis 32 ans ayant épousé une Australienne, il a la double nationalité. Ce qu’il aime surtout ici : Les grands espaces. « Ici, on peut rouler 500 kilomètres sans croiser un autre véhicule. » La France ne lui manque pas du tout même s’il y est retourné une fois pendant un an pour la faire découvrir à sa femme.
CROC Croc ! LA figure typique de la guest house de Katherine. Le Crocodile Dundee local. Même accent ! Même dégaine ! Même chapeau. Il fait du nettoyage et des petits travaux pour la guest house en échange d’un lit dans un dortoir, gratos. Il a une soixantaine d’année. Il a été toute sa vie, ouvrier dans des fermes. Pendant un certain temps, dans une ‘’crocodile farm’’, ces fermes qui élèvent des crocodiles et des alligators (c’est caïman pareil !) où il nourrissait les crocodiles en leur tendant des poulets et autres quartiers de viande avec une perche. Le repas des crocodiles, moment toujours prisé par les estivants qui ont payé la peau des fesses pour visiter. Un jour, pour épater une belle blonde aux yeux bleus et à la poitrine généreuse, (une allemande ?) venue admirer des sacs à main, avant qu’on ne leur mette une poignée, Croc, faisant le dégourdi a voulu donner à manger directement à la main, sans la perche prévue à cet effet. Bonne idée. Question frime, ça le fait bien. Mais . . . Ca ne fait pas trop attention quand ça mange, les crocodiles. (« Attention ! Tu vas faire renverser ton assiette ! »)
Le bestiau a fait un bond*, comme ces animaux savent si bien le faire et lui a arraché un doigt en même temps que le poulet. D’où son surnom : Croc ! Périodiquement il organise une soirée BBQ à la piscine du Palm Court Backpacker Hostel où il récite quelques uns de ses poèmes. Pour lui rendre un petit hommage, en voici un que les amateurs de Rock’n Roll apprécieront. Pour les autres, ça vous fera réviser votre anglais ! Je respecte son manque de ponctuation ; certains poètes français ont aussi écrit ainsi HeroesEvery one has a heroAn idol a super starCould be Janis JOPLIN Jim MORRISONOr HENDRIX with his guitarNow I’ve sat down and wondered whyThese three great people had to dieI’ve shed a tear what can I sayI think to lead the world in rock’n rollFunk and blues punk and soulSome they pay a heavy tollToo big too fast without controlToo many have died on a down hill sideWith back stage needles to ease the rideWith contracts to keepNo time to sleepThe fans don’t see the pain insideThe constant drain on energyBecame too much to handleWith main line barbs and acidThe spoon above the candleThere was the stage collapseThe drug arrest the writing on the wallMore concert tours more drugs and boozeYou gave the world your allAlthough you’ve died you still live onYour fans they still adoreThey will never let you rest in peaceMay you live forever more.Written by Croc –The bastard from the bush –Brendan Boyce Pas mal, non ? Allez ! Encore un autre pour la route ! Je sais très bien que peu d’entre vous feront l’effort de le lire, mais . . . Là, je respecte même les fautes d’orthographe, à moins que ce ne soient des tournures locales, mais mon correcteur d’orthographe ne le sais pas, lui. Alors vous pensez : Moi ! Bluey and the crocBluey was a mate of mineHe’d been around a bitHe used to smoke, he used to drinkAnd to talk some shitHe’d caught the biggest fishHe’d run the fastest raceAnd he’d tell you true yeh black and blueOf truth there was no traceHe’d tell you about the women he’d hadWhen he was in the primeAnd how he’d dodge the husband shotgunAnd out the windows he would climbHe could talk underwater with a moutful of marblesTalk the left right off a chairAnd everybody knew it was rubbishBut Bluey didn’t careHe’d tell you how he thumped the local sergeantFor bashing on the kidJesus Christ was an amateurCompared to the things that Bluey didNow one day down at Daily RiverBluey was fishing for the dayAnd he snagged his lure on a sunken logAnd the lure was there to stayNow Bluey walked down the river bankNot a crocodile in sightBut it wouldn’t the first timeA reptile he’d had to fightWell this croc came out full steam aheadBut Bluey didn’t runThen he whipped him with its two meter tailAnt Bluey went for his gunWell the croc grabbed him mid sectionAnd tossed Old Bluey aboutThen Bluey started talking shitAnd the croc spat Bluey aboutI’ll see you another dayCried Bluey to the crocAnd grabbed his beer and planned his yarnPerched safely high upon a rockWell I an tell the boys I near soiled my pantsOr how I though I was gunna dieI’ll tell the boys there were three big crocsYes, I tell a little lieWhen Bluey reached the local pubThe pub was in a rageA five mile drive from the river to the pubThere were ten crocs by this stageWell I led the crocs a merry danceAnd we wrestle in the sandAnd I reckon I am the bravest manWho ever walked this landThe publican had said it all thatHe’d heard too much to careHe said Bluey if bullshit was worth a centYou’d be a flaming millionaire.Croc Alors ? Ce n’est pas une figure, ce Croc ? Lui aussi il breakfaste à la bière et c’est rare de le croiser sans une cannette à la main. Il enseigne pas mal d’expressions typiquement australiennes, particulièrement imagées, à Dominique ; ça enrichit son vocabulaire. Tu m’étonnes que maintenant il ‘’speak’’ mieux que moi. * : Ils peuvent faire des bonds de 5 mètres, lorsqu’ils sont dans l’eau. A terre, ils sont un peu plus patauds, mais courent quand même plus vite qu’un homme, surtout si celui-ci n’est pas dopé comme un champion olympique.
DARWIN
A l’aéroport maudit. Petite ville un peu plus grande que Katherine Le ‘’Chili backpacker où je loge à mon retour est muni d’un jaccusi bien agréable. C’est aussi un melting pot de d’jeuns de tous continents. L”ANGLAIS J’ai concocté quelques photos d’enseignes, panneaux, affiches qui montrent a quel point l’anglais contient de mots d’origine latine ou même française. Cela relativise la difficulté à l’apprendre ; Mon fils qui a compris ce là en use et abuse.
MES IMPRESSIONS DE L’AUSTRALIE
KANGOUROUS
Ben ! Je n'en ai pas vu ! Il n'y en a pas dans les villes.
J'en ai loupe un aux Katherine Gorge
Et j'aurai pu en voir si j'étais allé un matin au Park national ''Wildlife'', mais on ne peut pas y aller en bus public et le ‘’tour’’ qui y allait ce matin là était complètement ‘’booké’’
Mais je vous ai fait quand même quelques photos.
Et pour me venger, j’en ai mangé et cuisiné. Plutôt meilleur que les poulets insipides qu’ils ont par là. En fait, j’ai compris, ils élèvent des poulets pour les crocodiles et ils vendent aux restos et à ‘’ Woolworth’’ ceux que les bestiaux ne mangent pas.
LA LANGUE D’ABORD : C'est de l'anglais, mais je n'y comprends pas grand chose. Un putain d'accent à couper à la tronçonneuse, et bien affutée en plus, l’outil. Pour vous donner une idée ; Yes, c'est ya You c'est ya aussi How are you ? C’est Hawaya ?
Tout cela d’une voix nasillarde. Etc . . . Dominique mon fiston, après 8 mois ici, ne comprends pas toujours, mais quand même beaucoup mieux que moi.
Et on se plaignait de l’accent de Khaing Oo Maung, le Principal du BHSOH, la ‘’Migrant School’’, que, aidé par le staff de l’association MENGLABA, je pourvois en bénévoles qui y enseignent le français. Et ils sont encore plus difficiles à comprendre le soir après quelques bières.
LA BIERE ENSUITE Qu'est ce qu'ils en boivent ! Et en plus elle n'est pas terrible. Il n'est pas rare, au lever de voir des australiens breakfaster avec des bières Ben ! A la tienne !
LES FILLES ET LES FEMMES Belles et même très belles ou plutôt spectaculaires. Les femmes, plutôt bourges grandes classes ou plouques Les filles en short ou en minijupes comme les ''top models'' russes avec lesquelles je vous avait bassiné lors de mon voyage en TransSiberien (TRIP à l' AIR : http://voyageforum.com/v.f?post=793160 ) Blondes (On se demande inévitablement si la race des grands blonds a vraiment perdu la guerre de 39/45.)
Tu leur dit que tu es français, tu as déjà fait la moitié du chemin, me dit Domi qui, sur ce coup là, a probablement raison. Et beaucoup d'Indonésiennes et de Philippines qui font le nettoyage un peu partout ou sont vendeuses dans les boutiques ou caissières à Coles ou à Woolworth, les ‘’Carouf’’ locaux.
LES ROAD TRAINS De gros ''trucks'' comme dans les films américains, mais avec trois ou quatre semi remorques.
Impressionnants !
LES ROAD SIGN Les panneaux routiers jaunes Je vous en ai fait quelques photos.
C’est une marque de pantalons en plus Je ne suis pas rancunier. Lorsque j’ai effectué ma traversée transsibérienne, justement, j’en avais acheté un avant mon départ : il n’a pas fini le voyage et j’ai du aller – à ma grande honte (tu parles !) - au centre commercial ‘’Rue de la Soie’’ à Beijing pour m’acheter une fausse imitation de copie de simili jean ‘’Lee Cooper’’.
BACKPACKERS Les employés sont souvent des clients auxquels est accordée 1 ristourne + ou - importante ou des Philippines et des Indonésiennes qui font le nettoyage, comme au '' Chili Backpackers", à Darwin.
LE BUSH Pas pire que George Deubeulyou du même nom. Obhama va le remplacer. Et les américains qui croient que des élections vont changer leur vie. Si c’était le cas, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.
LA CHAMBRE B7 AU CHILI BACKPACKER Lits superposés 2 mecs qui bossent toute la journée
1 mec qui dort 20 heures sur 24 et ne répond même pas lorsque je lui dis ‘’Good morning !’’ Et moi ! FRUSTRATIONS ET JOIES. Je n’ai pas vu de kangourou, ni de wallaby. Je n’ai pas été ému par les émeus. Pas oppressé par les opossums, Pas arborisé par les Aborigènes, Pas évolué à Darwin, Pas câliné de koala, Et Odile ne s’est pas fait croquer par un alligator : Ça, c’est caïman une bonne chose. Je la refais pour ceux qui n’avaient pas ri la première fois.
Par contre, après presqu’un an de séparation, j’ai passé une dizaine de jours avec mon gamin, et : Ça c’est une véritable bénédiction. Et pourtant on ne s’est trop souvent vu que le matin et le soir. Because ‘’mango packing’’ Et je crois que nous nous comprenons de plus en plus, de mieux en mieux. Je suis émerveillé par le niveau d’anglais qu’il a atteint, nettement meilleur que le mien maintenant. Et il n’a pas encore fini son année d’imprégnation anglostralienne. Faut dire qu’il a mis le paquet, qu’il a bossé dur, qu’il a bien rattrapé son retard scolaire dans cette langue. Oui, il s’en est donné la peine avec les cours intensifs de langue et de langues. Il a même appris un peu de japonais et de mandarin, la langue parlée à Taïwan, dont les ressortissant(e)s sont nombreux à pratiquer le ‘’ Working Holiday’’, et plus si affinité ! Et, plus tard, il veut refaire une année, avec encore des cours intensifs de niveaux plus élevés. Il va friser l’agrégation ! (Non ! Rassures-toi, Mireille, il n’en est pas encore là ! Mais . . .) Maintenant, c’est lui qui m’apprend des mots, des trucs de grammaire, qui me fait réviser les verbes irréguliers. Qui aurait pu dire ça il y a quelques années ? On a fait quelques bons repas ensemble. Des repas que nous avions mijoté, bien sur, car les restos ici . . . Raconté quelques anecdotes. Bu quelques petites bières, dont une dizaine de ‘’Beer Chang’’ qu’il aime bien et que j’avais apportées de Thaïlande. Et que le grand policier ne m’a pas fait jeter. La bière, ça doit être sacré, ici. On a bien discuté. Et je suis reparti.
ON THE ROAD AGAIN SINGAPOUR Je ne vais pas m'étendre sur Singapour que je vous avais présenté dans un précèdent texte. C'est une belle ville, selon nos critères européens, aux larges avenues bien clean, un peu comme Geneve (Suisse) mais sans jet d'eau et sans vue sur le Mont Blanc, et en plus chaus car c’est sur l’équateur. Dans cette ville, il y a des quartiers moins cleans, moins ordonnés. Je vous avais déjà parlé de Little India, le quartier ou je réside dans une petite Guest House familiale : Ali's Nest tenue pourtant par une famille d'origine Chinoise.
Ca permet de voir, de se rendre compte, parfois même un peu trop, de la vie de famille dans cette ville. Elle a probablement le grand mérite de proposer des chambres doubles à 25 ou 27 $ Singapour (soit de 12,5 à 14,5 €) petit dej’ simple compris. Pour ce prix là, dans les autres GH, vous avez un lit dans un dormitory. Le gros problème de cette GH est la surdité de la Grand Mère ; tout le monde crie pour lui parler et elle crie car c'est comme ça qu'elle pense qu'on doit parler ou pour s'entendre elle même, tout simplement. (Ben oui, tiens, puisqu’elle est sourde !) Depuis mon premier passage dans cet établissement, ils ont muni la télé d'un casque afin que la Mamie puisse la regarder et surtout, en fait, l'écouter sans empêcher tout le monde de dormir. Faut pas louper les feuilletons, quand même ! Ali est une mine d'or pour les renseignements à propos de sa ville.
Bref, Little India est un ilot bordelique (peu) organisé dans une ville genre clinique. Il y a des temples magnifiques aux bas reliefs colorés et kitchs comme des BD. Et on peut s'y régaler des mille parfums ou des mille goûts de la cuisine indienne, pour des prix qui n'ont rien à voir avec ceux du célèbre Hôtel Rafles.
Et le marché de ''Little India Arcade''
J'y ai découvert un autre quartier presqu'aussi bordelique : Chinatown. Mais pas le Chinatown conseillé par les guides touristiques, fussent-ils routardisés, mais le Chinatown populaire avec des marchés de vêtements (pas à ma taille, malheureusement) de fruits et légumes, d'épices parfumées et de food centers qui peuvent vous faire goûter toute les cuisines de cet immense pays : La Chine
ROUTE SINGAPOUR TO KUALA LUMPUR
Je prends un bus ! En soit ca n'a rien d'extraordinaire.
On traverse des hectares de palmiers à huile. Et le pullman fait un arrêt pipi dans une station service ‘’Petronas’’, celle des 2 tours jumelles de Kuala Lumpur.
Toujours rien d'extraordinaire.
Je descends donc faire un petit pissou et arrive à ce qui me semble des toilettes. Le symbole de la femme étant un visage de femme voilée et celui de l'homme étant une sorte de bonnet comme en porte certains musulmans ou comme le dôme d'1 mosquée. Je trouve un tantinet étrange, mais je me dis que c'est un petit clin d'œil pour les musulmans, majoritaires ici. Je jette un coup d'œil et comme ce sont bien des WC, j'envisage la besogne. Et je vais arroser le pissodrome. Je vois, en ressortant une paire de godasses qui monte la garde devant un cacatory et soudain un hurluberlu se met à me houspiller en malais, donc je ne m'effraie pas outre mesure, car je ne comprends pas - ou alors peut-être sous la torture, heureusement il ne va pas jusque là - mais je pense quand même avoir commis une bourde. Et une fois sorti de l'édicule clochemerlesque, j'en aperçois un autre avec les symboles normaux. On ne me l'avait jamais faite celle-ci ! Je savais, pour en avoir déjà vu, qu'il y avait souvent des salles de prières pour musulmans, mais des chiottes et des pissotières de prière, sorry, mais je ne connaissais pas. Je ne vois que cette explication.
Jusqu'ou s'arrêteront-ils ! Ca doit être parce que les bus ne s'arrêtent pas longtemps et pour que les fideles puissent prier en faisant leurs besoins. Mais pour faire la prosternation comment font-ils ? En regardant leur boussole, en plus ! Donc les chiottes normales sont réservées en fait pour les infidèles, les mécréants. J'espère que Al Quaïda ne saura rien de ma cagade, c'est le cas de le dire.
Déjà, une fois, en Malaisie ou en Indonésie, dans un pays sans fourchette ni cuiller en tout cas, je mangeais dans un resto dépourvu de couverts pour les non initiés. Et je vous garanti que c'est plus difficile de manger à la main qu'avec des baguettes. Il faut faire une boule avec le riz, la compacter avec la sauce et y glisser un morceau de viande. Pas facile, je vous dis ! Et je ne vous raconte pas les mains poisseuses au bout de trois bouchées. Et, là, j’avais dérogé aux règles de bienséance musulmane. . .
Donc dans un tel resto, un musulman m'a mis une avoinée car j'y mettais allégrement les deux mains, alors qu'il ne faut utiliser que la droite, la gauche étant impure, réservée pour s'essuyer le derrière ou changer de Tampax pour les femmes. Les gauchers et les manchots sont vachement emmerdés, dans ce genre d'endroit. Ils ont intérêt à acheter des ''take away'' et manger à la maison. J'avais répondu à ce brave quidam que moi, mes deux mains étaient impures car je m'essuyais alternativement avec les deux mains selon que le rouleau de papier était à droite ou à gauche. Alors fallait-il que je contracte l'anorexie voire que je meure de faim ? Il était reste coi, quoique . . . il ne devait pas en penser moins sur ce mécréant. Les rencontres du voyage . . .
KUALA LUMPUR A Kuala Lumpur aussi il y a un little India, près de la gare routière de Pudujaya sur Jalan Pudu, avec quelques guest houses aux chambres grande comme des placards et deux ou trois excellents restos indiens, et un Chinatown avec un marche de nuit spécialisé dans les contrefaçons comme le marche aux contrefaçons de Shanghai, le centre commercial ''Rue de la Soie'' à Beijing, le Silom Market à Bangkock. J'en passe et des meilleurs.
BAN KRUT La langue thaïe, s’écrit avec un alphabet thaï, avec des lettres superbement calligraphiées et elle est tonale. Elle peut s’écrire en lettres de notre alphabet, mais de façon intuitive et sans orthographe précise. L’écriture thaïe se compose d’environ 59 lettres plus les signes indiquant les tons, mais il y des lettres thaïes qui correspondent à nos lettres mais d’autres qui sont a mi-chemin entre deux lettres. Par exemple la lettre R est un mélange de R et de L, la lettre T est un mélange de T et de D. Ainsi AROÏ, (bon pour ce qui concerne la nourriture) s’entend parfois ALOÏ et Ban Krut se voit écrit : Ban Krut, Ban Krud, Ban Krood . Les différents livres qui enseignent le thaï de façon phonétique, ont tous des codifications différentes. Pas toujours facile de s’y retrouver. Contrairement à la langue chinoise, qui s’écrit en idéogrammes assez compliqués, qui cependant ont été codifiés pour s’écrire avec les lettres de notre alphabet, phonétiquement certes, mais avec une orthographe bien précise : le pinyin. Je rentre donc au bercail, à Ban Krut, où je loue une petite maison. Celle-ci est un peu éloignée du village et de la superbe plage d’une trentaine de kilomètres, pratiquement déserte, 7 ou 8 kilomètres, ce qui m’oblige à de nombreux trajets en motorbike. En outre la maison est un tantinet rustique : murs simplement crépis et non peints ou tapissés, sol crépi d’un ciment extrêmement lisse et particulièrement glissant lorsqu’on a les pieds mouillés, plafond au dessus des deux chambres seulement, etc . . . En Thaïlande, on se déchausse lorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi dans une maison. Joli symbole où on laisse ‘’la boue du chemin’’ à l’extérieur. Et bonne surprise à mon retour : Une maison, un peu moins rustique (murs peints, sol carrelé, plafonds partout) vient de se libérer et Eid, une masseuse sympa que je connais m’en avise rapidement. Et surtout cette maison qui compte une chambre de plus que celle que je loue actuellement, est située à un peu plus d’un kilomètre du centre ville, de la gare, du marché, de la quincaillerie, et des principaux restaurants.Vu le prix des repas, (entre 20 et 1OO Baths - 50 Baths valant environ 1 €) je mange toujours dans une gargote, un étal, un banc, une noodle shop, une échoppe ou un restaurant, différents des critères français, bien sur. Les normes draconiennes, exigées par les commissaires européens (même pas élus, vive la démocratie !) n’ont pas cours ici.Et je n’ai pas encore entendu parler de personnes ayant attrapé la listériose, la salmonellose, le visou ou la castapiane à cause d’un plat pas frais ou de vaisselle sale.Une petite turista de temps en temps, et encore . . . Et cerises sur le gâteau, elle est au même prix, 30 € par mois et se trouve à environ 100 mètres de la plage, dans une petite ruelle très calme ! ‘’Elle est pas belle, la vie !’’ .oO0Oo. J’espère que je vous ai appris des choses qui vous intéressent, divertis, fait rêver un tantinet et donné l’envie de sortir de votre hexagone et de vos quatre murs, ou au moins fait passer une agréable moment. Amicalmement ! Fernand.
Beignets coquins, recette camerounaise très succulente! English translation pending
salut à tous je vais vous donner ici une recette de beignets que j'ai fait à la maison. j'ai trouvé très succulent vous devriez essayer.
- 500g(demi kg) de farine de blé
- 200g de margarine ou de beurre
- 150g de lait en poudre
- 200g de sucre en poudre( ça dépendra de la façon dont vous voudrez qu'ils soient sucrés)
- 11g de levure chimique
- poudre de muscade et de vanille
- 4ou 5 oeufs et un peu de sel
melanger la farine le sel et la levure mettre le beurre et sucre +muscade+vanille dans une casserole avec un peu d'eau(50g) et chauffer jusqu'a ce que le beurre fonde et que les grains de sucre disparaissent.descendre du feu laisser refroidir puis verser sur le melange farine +sel+levure. pétrir avec la main jusqu'a obtention d'une pâte homogène. une fois la pâte obtenue casser au dessus de celle-ci deux oeufs et pétrir. ajouter ainsi les oeufs au fur et à mesure en pétrissant toujours pour eviter les grumeaux. laisser la pâte ainsi obtenu reposer couverte 30 à 45 min. faire frire dans de l'huile chaude et à feu doux ps: la pâte ne doit pas être trop môle elle doit être un peu consistante et quand votre huile sera chaude baisser la flamme avant de commencer à frire les beignets. vous pouvez saupoudrer de sucre glace et servir.
melanger la farine le sel et la levure mettre le beurre et sucre +muscade+vanille dans une casserole avec un peu d'eau(50g) et chauffer jusqu'a ce que le beurre fonde et que les grains de sucre disparaissent.descendre du feu laisser refroidir puis verser sur le melange farine +sel+levure. pétrir avec la main jusqu'a obtention d'une pâte homogène. une fois la pâte obtenue casser au dessus de celle-ci deux oeufs et pétrir. ajouter ainsi les oeufs au fur et à mesure en pétrissant toujours pour eviter les grumeaux. laisser la pâte ainsi obtenu reposer couverte 30 à 45 min. faire frire dans de l'huile chaude et à feu doux ps: la pâte ne doit pas être trop môle elle doit être un peu consistante et quand votre huile sera chaude baisser la flamme avant de commencer à frire les beignets. vous pouvez saupoudrer de sucre glace et servir.
Les voitures de plus de cinq ans ne sont plus autorisées au Sénégal? English translation pending
Bonjour:
j'ai lu que les voitures de + de 5 ans ne sont plus autorisées au sénégal et doivent être laissées à la frontière .
qui peut me le confirmer ? Merci .
Partager une cabine à trois sur Costa Croisière English translation pending
Bonjour,
Petite question futile :
Nous serons trois adultes dans une grande suite avec balcon sur le Costa Serena prochainement.
Ma question est : le divan lit est-il replié en divan tous les jours ou bien reste t'il tout le long de la croisière en format lit double ?
Voilà, c'est pas le plus passionant des posts mais j'aimerais bien savoir 😛
Merci d'avoir pris de votre temps à lire ce post.
Emmanuel
Petite question futile :
Nous serons trois adultes dans une grande suite avec balcon sur le Costa Serena prochainement.
Ma question est : le divan lit est-il replié en divan tous les jours ou bien reste t'il tout le long de la croisière en format lit double ?
Voilà, c'est pas le plus passionant des posts mais j'aimerais bien savoir 😛
Merci d'avoir pris de votre temps à lire ce post.
Emmanuel
Les préjugés des Français ont la vie dure English translation pending
Comment les acteurs politiques font pour susciter ou reveiller les préjugés ICI
La sécurité au Guatemala English translation pending
Nous venons de passer trois semaines au Guatemala (deux femmes dans la soixantaine).
Nous avons passé une semaine à Antigua puis avons loué une voiture pour un circuit de 10 jours.
Rio Dulce, Tikal, Coban. Tout au long de ce voyage nous avons rencontré des gens gentils, souriants ...........
je ne comprends pas d'ou vient ce buzz sur la sécurité au Guatemala.
Pour louer une voiture il faut vraiment savoir conduire, les routes sont sinueuses, étroites, ça monte, ça descend .... il peut y avoir des branches, des trous et tout d'un coup plus d'asphalte mais ça se fait............. nous l'avons fait.
Ce pays est très beau et vaut vraiment le coup allez-y le tourisme est une portion importante de leurs revenus !
Vaya bien ! Ynna
Pour louer une voiture il faut vraiment savoir conduire, les routes sont sinueuses, étroites, ça monte, ça descend .... il peut y avoir des branches, des trous et tout d'un coup plus d'asphalte mais ça se fait............. nous l'avons fait.
Ce pays est très beau et vaut vraiment le coup allez-y le tourisme est une portion importante de leurs revenus !
Vaya bien ! Ynna
Explosion de l'économie chinoise English translation pending
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
Roman dont l'histoire se déroule aux Philippines? English translation pending
bonjour,
Quelqu'un connaitrait-il un roman dont l'histoire se déroule aux Philippines?
Merci😉
La Loire à vélo English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai en projet pour cet été de faire quelques jours (je pense 5) à vélo et descendre un tronçon de la Loire.
Je suis totalement novice en cyclotourisme, par contre j'ai quelques expériences de randonnées pédestres en autonomie complète (avec tout sur le dos pour 1 semaine isolé de toute civilisation).
J'ai donc tout un tas d'interrogations :
Comment choisir un itinéraire ? J'ai un peu regardé sur le net mais n'ai pas trouvé de trajet de plusieurs jours
Quelle distance par jour puis je espérer parcourir sachant que je ne suis pas un grand sportif ?
Je souhaite dormir en camping, je ne connais pas le volume des sacoches sur un vélo, comment prévoir ?
...
...
Etc
Comme vous l'aurez compris, tout conseil sera le bienvenu. Si il y a des gens qui ont déja fait la Loire (j'en suis sur!!) pouriez vous un peu me donner vos avis, me raconter vos expériences personnelles...
Vous remerciant par avance.
Jimmy
Vous remerciant par avance.
Jimmy
Meilleur chemin de Biscarrosse (France) à La Chaux-de-Fonds (Suisse)? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si le meilleur chemin entre Biscarosse en France et la Chaux de Fond en Suisse est de prendre par le Massif Central ou par l'autoroute qui passe par Montpellier?
Merci et bonne journée! 🙂
J'aimerais savoir si le meilleur chemin entre Biscarosse en France et la Chaux de Fond en Suisse est de prendre par le Massif Central ou par l'autoroute qui passe par Montpellier?
Merci et bonne journée! 🙂
Hôtel Eden Club à Skanes en Tunisie English translation pending
bonjour,
j hesite entre deux hotels, l EDEN CLUB qui maintenant s appelle l eden playa apparemment, et le HOUDA GOLF
qui peut m aider ds ce choix
j ai un penchant pour l eden
je connait bien la tunisie donc je sais ce qu est un 3 etoiles j y suis deja allée mais pas ds ces hotels la
merci a tous
j hesite entre deux hotels, l EDEN CLUB qui maintenant s appelle l eden playa apparemment, et le HOUDA GOLF
qui peut m aider ds ce choix
j ai un penchant pour l eden
je connait bien la tunisie donc je sais ce qu est un 3 etoiles j y suis deja allée mais pas ds ces hotels la
merci a tous
Le Maroc en camping-car du 15 mars au 25 avril English translation pending
Nous sommes un couple de jeune retraité, nous voyageons avec un camping-car Hymer de 2002, sans télé mais nous aimons entre autre, jouer au tarot ou au Rummuikub. . .
Nous prévoyons un voyage au Maroc, embarquement à Algésiras le 15 mars retour aux environs du 25 avril. Soit 40 jours pour un budget d’environ 2000 euros. (En 2006 nous étions partis 37 jours, pour 1540 euros et fait 6230 km. Nous avions voyagé à deux C.C. )
Après une nuit à Larache nous descendrons directement à Oualidia puis à Essaouira.
S’il fait beau nous prévoyons de passer 2/3 jours ou plus entre Tafelney et Imsouane.
Ensuite après s’être ravitaillés à Agadir deux possibilités, deux projets différents :
1°) - Direction Aglou-plage. Nous voudrions rester une quinzaine de jours entre Aglou et Tam-Tam, puis direction Tata par Bouizakrane et Akka.
Ensuite direction la vallée du Dades par Foum Zguid et Agdz en passant par Tassetift et Tasla, (nous avons fait deux fois la vallée du Drâa). Nous voulons aller visiter les gorges du Todra.
Retour par Goulmima , Errachidia, Midelt, Azrou , Meknés.
Ou
2°) - Direction Agdz par Taroudant, Taliouine, et Tazenakht puis, direction Erfoud par Tazzzarine.
Retour par Goulmima , Tinerhir, Dades, , Ouarzazate, le Tizi n Tichka, et Marrakech, mais le but n’est pas Marrakech mais le Tafilalt et les vallées du Todra et du Dades.
Si quelqu’un est tenté par le circuit nous serions heureux de voyager à deux ou trois C.C.
(Ce circuit laisse la possibilité pour l’équipage qui le désire de visiter en plus Rabat, Meknès et Fès, soit 5 à 6 jours de plus)
Nous prévoyons un voyage au Maroc, embarquement à Algésiras le 15 mars retour aux environs du 25 avril. Soit 40 jours pour un budget d’environ 2000 euros. (En 2006 nous étions partis 37 jours, pour 1540 euros et fait 6230 km. Nous avions voyagé à deux C.C. )
Après une nuit à Larache nous descendrons directement à Oualidia puis à Essaouira.
S’il fait beau nous prévoyons de passer 2/3 jours ou plus entre Tafelney et Imsouane.
Ensuite après s’être ravitaillés à Agadir deux possibilités, deux projets différents :
1°) - Direction Aglou-plage. Nous voudrions rester une quinzaine de jours entre Aglou et Tam-Tam, puis direction Tata par Bouizakrane et Akka.
Ensuite direction la vallée du Dades par Foum Zguid et Agdz en passant par Tassetift et Tasla, (nous avons fait deux fois la vallée du Drâa). Nous voulons aller visiter les gorges du Todra.
Retour par Goulmima , Errachidia, Midelt, Azrou , Meknés.
Ou
2°) - Direction Agdz par Taroudant, Taliouine, et Tazenakht puis, direction Erfoud par Tazzzarine.
Retour par Goulmima , Tinerhir, Dades, , Ouarzazate, le Tizi n Tichka, et Marrakech, mais le but n’est pas Marrakech mais le Tafilalt et les vallées du Todra et du Dades.
Si quelqu’un est tenté par le circuit nous serions heureux de voyager à deux ou trois C.C.
(Ce circuit laisse la possibilité pour l’équipage qui le désire de visiter en plus Rabat, Meknès et Fès, soit 5 à 6 jours de plus)
Retour d'Albanie en cellule amovible sur 4x4 English translation pending
Voilà, l'Albanie c'est fait (septembre/octobre 2009), en long et en large, 5000 km dont 3000 km sur place ! avec du beau temps le plus souvent.
Nous sommes partis à 3 cellules et revenus idem et indemnes.
Voici mes impressions:
L'Albanie est un pays sauvage peuplé de gens très accueillants, c'est très montagneux, très pauvre, mais agréable à visiter. Le réseau routier est très mauvais, les quelques 'nationales' sont défoncées, parfois il y manque carrément des bouches d'égout sans signalisation. Le reste est constitué de pistes le plus souvent mauvaises. En montagne ces pistes qui bordent des ravins vertigineux (sans bordure de protection ) sont jalonnées de multiples stèles commémorant la mémoire des malheureux conducteurs victimes de sorties de piste, avec fleurs et parfois photos. Il y a des stèles à 2 , 3 , 4 morts et même des stèles à 10 et 30 morts ! et certaines très récentes. Il faut préciser que le conducteur Albanais est suicidaire mais pas agressif, c'est très spécial, il n'hésite pas à doubler dans un virage sans aucune visibilité. La prévention routière reste à inventer !
Le bivouac ne pose pas de problème, il est assez facile de se trouver un coin sympa au bord d'une rivière, dans une clairière ou sur la plage. La pays vaut par ses paysages souvent grandioses mais peu par ses sites historiques qui sont une dizaine environ. D'après ce que nous avons pu constater, il n'y a pas de problème de sécurité, le niveau de vie est faible ce qui nous est favorable, on peut manger dans un restaurant pour 7 euros par personne, un café au bistrot vaut environ 40 centimes. Le gasoil était à environ 90 centimes d'euro.
Nous sommes arrivés par le Nord en venant de Split en Croatie, puis après un rapide passage au Monténégro nous sommes entrés directement dans le vif du sujet en rejoignant la vallée de Vermosh, puis le parc de Theth (l'aller par la piste Sud redoutable et le retour par la piste Nord), puis la vallée de Valbona en passant bien entendu par le bac du lac de Koman. Puis la piste Kukés / Peshkopi, ensuite la super route Peshkopi/ Orhid, Elbasan, Tirana, Durrës, la piste spectaculaire Gramsh/Korcé, Tepelenë, Fier, Berat, Gyrokaster, etc..
Un mot sur la côte Albanaise: la partie Nord, de la fontière à Vloré, présente peu d'intérét, c'est une côte genre Camargue, difficile d'accès, avec pas mal de moustiques et où la moindre pluie transforme la piste en bourbier infâme, nous en avons fait l'expérience, mettant une matinée entière à faire quelques km près du site d'Apollonia.. De Vloré à la fontière Grecque, surtout à partir du col de Llogara tout change, les criques sont superbes, l'eau cristalline et les bivouacs de rêve avec vue sur l'ile de Corfou... Nous sommes rentrés par Igoumenitsa/Ancône en open deck..
Conclusion: un beau pays mais dur pour les hommes et le matériel. Nous y avons croisé 3 camping-cars seulement, condamnés à rester sur le bitume, en revanche nos cellules étaient très adaptées au terrain. Cordialement
L'Albanie est un pays sauvage peuplé de gens très accueillants, c'est très montagneux, très pauvre, mais agréable à visiter. Le réseau routier est très mauvais, les quelques 'nationales' sont défoncées, parfois il y manque carrément des bouches d'égout sans signalisation. Le reste est constitué de pistes le plus souvent mauvaises. En montagne ces pistes qui bordent des ravins vertigineux (sans bordure de protection ) sont jalonnées de multiples stèles commémorant la mémoire des malheureux conducteurs victimes de sorties de piste, avec fleurs et parfois photos. Il y a des stèles à 2 , 3 , 4 morts et même des stèles à 10 et 30 morts ! et certaines très récentes. Il faut préciser que le conducteur Albanais est suicidaire mais pas agressif, c'est très spécial, il n'hésite pas à doubler dans un virage sans aucune visibilité. La prévention routière reste à inventer !
Le bivouac ne pose pas de problème, il est assez facile de se trouver un coin sympa au bord d'une rivière, dans une clairière ou sur la plage. La pays vaut par ses paysages souvent grandioses mais peu par ses sites historiques qui sont une dizaine environ. D'après ce que nous avons pu constater, il n'y a pas de problème de sécurité, le niveau de vie est faible ce qui nous est favorable, on peut manger dans un restaurant pour 7 euros par personne, un café au bistrot vaut environ 40 centimes. Le gasoil était à environ 90 centimes d'euro.
Nous sommes arrivés par le Nord en venant de Split en Croatie, puis après un rapide passage au Monténégro nous sommes entrés directement dans le vif du sujet en rejoignant la vallée de Vermosh, puis le parc de Theth (l'aller par la piste Sud redoutable et le retour par la piste Nord), puis la vallée de Valbona en passant bien entendu par le bac du lac de Koman. Puis la piste Kukés / Peshkopi, ensuite la super route Peshkopi/ Orhid, Elbasan, Tirana, Durrës, la piste spectaculaire Gramsh/Korcé, Tepelenë, Fier, Berat, Gyrokaster, etc..
Un mot sur la côte Albanaise: la partie Nord, de la fontière à Vloré, présente peu d'intérét, c'est une côte genre Camargue, difficile d'accès, avec pas mal de moustiques et où la moindre pluie transforme la piste en bourbier infâme, nous en avons fait l'expérience, mettant une matinée entière à faire quelques km près du site d'Apollonia.. De Vloré à la fontière Grecque, surtout à partir du col de Llogara tout change, les criques sont superbes, l'eau cristalline et les bivouacs de rêve avec vue sur l'ile de Corfou... Nous sommes rentrés par Igoumenitsa/Ancône en open deck..
Conclusion: un beau pays mais dur pour les hommes et le matériel. Nous y avons croisé 3 camping-cars seulement, condamnés à rester sur le bitume, en revanche nos cellules étaient très adaptées au terrain. Cordialement
Retour du Vietnam après trois semaines de voyage English translation pending
de retour du Vietnam après 3 semaines de voyage, paysages somptueux quel beau pays.
Mais arnaque à tous les coins de rue, évidemment quelques rencontres sympas mais trop peu pour rattraper le coup !
C'est bien la première fois que je rentre d'un voyage aussi décue.
Il est peu probable que j'y retourne un jour.
Patoune
Patoune
Le rire est le propre de l'homme! English translation pending
Bonjour à tous !
"Le rire est le propre de l'homme" disait Rabelais, mais pensez-vous que l'humour est universel ?
En d'autres termes, croyez-vous que les habitants de notre planète rient tous des mêmes choses ?
Avez-vous constaté au cours de vos voyages, de grandes différences sur la manière d'utiliser ou d'appréhender "l'humour" d'un pays à l'autre ?
Ne pas parler le même langage vous parait-il être une barrière infranchissable pour comprendre ce qui relève de "l'humour" ?
Pour ma part, je pense que "l'humour" et son petit copain "le rire" sont vraiment universels et que seulement la religion ou un niveau social trop différent peuvent parfois créer des différences d'un pays à un autre.
Mais le débat est ouvert !!!
"Le rire est le propre de l'homme" disait Rabelais, mais pensez-vous que l'humour est universel ?
En d'autres termes, croyez-vous que les habitants de notre planète rient tous des mêmes choses ?
Avez-vous constaté au cours de vos voyages, de grandes différences sur la manière d'utiliser ou d'appréhender "l'humour" d'un pays à l'autre ?
Ne pas parler le même langage vous parait-il être une barrière infranchissable pour comprendre ce qui relève de "l'humour" ?
Pour ma part, je pense que "l'humour" et son petit copain "le rire" sont vraiment universels et que seulement la religion ou un niveau social trop différent peuvent parfois créer des différences d'un pays à un autre.
Mais le débat est ouvert !!!
Que faire en Thaïlande quand on a tout fait (ou presque)? English translation pending
Bonjour amis VF
Après 2 bons séjours en Thailande qui m'ont permis de couvrir une bonne partie des classiques touristiques : - Bangkok, ses wats, ses klongs, ses malls et sa vie nocturne - Chiang Mai, ses wats (encore), ses randos, ses balades en scooters dans les environs, son marché de nuit - Koh Samui (& Phan Gan), son aéroport walt disney, ses massages, dîners et cocktails sur la plage - Phuket, son... euh non c'était pas cool en fait - Ayuthaya et ses splendeurs passées
Malgré tout mon intérêt pour ce magnifique pays, je me sens un peu en manque de nouveaux points de chute... je lance donc un appel auprès de tous les VF chevronnés et fins connaisseurs du royaume de Siam : quels sont les autres villes/îles/provinces/bons-plans et autres sites moins courus mais à voire à l'occasion d'un 3ème voyage ? Sans parler thai (j'essaye mais c'est dur...), je suis prêt à faire des efforts pour sortir des sentiers battus et rebattus...
Et vous avez le droit de ne pas répondre Pattaya :)
Merci à toutes et à tous
Après 2 bons séjours en Thailande qui m'ont permis de couvrir une bonne partie des classiques touristiques : - Bangkok, ses wats, ses klongs, ses malls et sa vie nocturne - Chiang Mai, ses wats (encore), ses randos, ses balades en scooters dans les environs, son marché de nuit - Koh Samui (& Phan Gan), son aéroport walt disney, ses massages, dîners et cocktails sur la plage - Phuket, son... euh non c'était pas cool en fait - Ayuthaya et ses splendeurs passées
Malgré tout mon intérêt pour ce magnifique pays, je me sens un peu en manque de nouveaux points de chute... je lance donc un appel auprès de tous les VF chevronnés et fins connaisseurs du royaume de Siam : quels sont les autres villes/îles/provinces/bons-plans et autres sites moins courus mais à voire à l'occasion d'un 3ème voyage ? Sans parler thai (j'essaye mais c'est dur...), je suis prêt à faire des efforts pour sortir des sentiers battus et rebattus...
Et vous avez le droit de ne pas répondre Pattaya :)
Merci à toutes et à tous
Secours payant pour les casse-cous English translation pending
Un projet de loi prévoit d'obliger les Français ayant choisi malgré tout de se rendre dans des zones dangereuses à rembourser les frais d'éventuels secours.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/23/01016-20090723ARTFIG00298-les-touristes-tetes-brulees-devront-payer-les-secours-.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/23/01016-20090723ARTFIG00298-les-touristes-tetes-brulees-devront-payer-les-secours-.php
Développement de la grippe H1N1 en Thaïlande English translation pending
Bonjours à tous, j'ai cherché sur google et je ne vois pas si la thailande est passé au niveau 6 ou non. j'aurais aimé savoir si vous aviez plus d'informations que google ^^
PS : Je pars tous le mois de juillet ( donc bientot ) a bkk
PS : Je pars tous le mois de juillet ( donc bientot ) a bkk
Quitter la métropole pour la Nouvelle-Calédonie... English translation pending
Bonjour a tous,
Je ne vais pas faire dans l'original mais tant pis...
Je suis actuellement Éleve en BTS Technico-Commercial, j'ai 23 ans et j'envisagerai de quitter la métropole (je vis actuellement à Nîmes) pour la Nouvelle-Calédonie. Si les paysages et le climat m'attire, je suis également à la recherche d'un dépaysement total, tout en conservant ma langue natale (à savoir le français).
J'aimerais tout d'abord savoir si vous savez (pensez) que la Nouvelle-Calédonie propose de nombreux postes de Technico-Commercial, Commercial ou Vendeur, comme c'est aujourd'hui le cas en métropole?
Ensuite, niveau économique, j'aimerais connaitre votre avis? Car il est vrai que je ne cherche pas a devenir milliardaire, mais je vis actuellement de façon satisfaisante en Métropole, en étant étudiant...
Enfin, avez-vous des conseils ou biens des organismes, sites ou autres duquel je peux me rapprocher afin de d'éclaircir ma situation ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses, conseils et avis.
Bonne journée !
Je ne vais pas faire dans l'original mais tant pis...
Je suis actuellement Éleve en BTS Technico-Commercial, j'ai 23 ans et j'envisagerai de quitter la métropole (je vis actuellement à Nîmes) pour la Nouvelle-Calédonie. Si les paysages et le climat m'attire, je suis également à la recherche d'un dépaysement total, tout en conservant ma langue natale (à savoir le français).
J'aimerais tout d'abord savoir si vous savez (pensez) que la Nouvelle-Calédonie propose de nombreux postes de Technico-Commercial, Commercial ou Vendeur, comme c'est aujourd'hui le cas en métropole?
Ensuite, niveau économique, j'aimerais connaitre votre avis? Car il est vrai que je ne cherche pas a devenir milliardaire, mais je vis actuellement de façon satisfaisante en Métropole, en étant étudiant...
Enfin, avez-vous des conseils ou biens des organismes, sites ou autres duquel je peux me rapprocher afin de d'éclaircir ma situation ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses, conseils et avis.
Bonne journée !
Equipement pour le Kilimanjaro + préparation physique English translation pending
Bonjour,
Je compte grimper le Kili avec un ami durant la deuxième quinzaine de juin.
J'ai deux catégories de questions:
1/ Entrainement : Je ne prends pas l'ascension à la légère, nous pratiquons chacun une activité physique régulière. Footing de 1h deux à trois fois par semaine + 1 séance de natation de 40 minutes. Plus on s'approchera de l'échéance + on augmentera le rythme. Notre gros soucis est de connaitre notre réaction à l'altitude car le physique ne fait pas tout, quelqu'un connait t il un bon test? Je veux dire un endroit exacte où on peut effectuer un bout de rando pdt deux jours dans les Alpes par ex, si possible le nom du point de chute et le trajet à effectuer.
2/ Equipement : Il nous faut l'équipement approprié. Pour le moment on s'équipe avec: Veste Gore Tex triple couche - duvet -7°C/-10°C avec drap polaire, triple couche de vetement pour l'ascension finale, polaire normale, etc etc. Est ce que certains ont des remarques ou ajouts à apporter? Notamment pour le pantalon Svp, un pantalon Gore Tex c'ets hors de prix !!!!
Merci par avance pour vos infos, tout retour global par rapport à l'équipement qu'avait chacun pour effectuer l'ascension est le bienvenue. J'ai cherché dans le forum, la seule réponse que j'ai trouvé concernait le duvet.
Romain
Je compte grimper le Kili avec un ami durant la deuxième quinzaine de juin.
J'ai deux catégories de questions:
1/ Entrainement : Je ne prends pas l'ascension à la légère, nous pratiquons chacun une activité physique régulière. Footing de 1h deux à trois fois par semaine + 1 séance de natation de 40 minutes. Plus on s'approchera de l'échéance + on augmentera le rythme. Notre gros soucis est de connaitre notre réaction à l'altitude car le physique ne fait pas tout, quelqu'un connait t il un bon test? Je veux dire un endroit exacte où on peut effectuer un bout de rando pdt deux jours dans les Alpes par ex, si possible le nom du point de chute et le trajet à effectuer.
2/ Equipement : Il nous faut l'équipement approprié. Pour le moment on s'équipe avec: Veste Gore Tex triple couche - duvet -7°C/-10°C avec drap polaire, triple couche de vetement pour l'ascension finale, polaire normale, etc etc. Est ce que certains ont des remarques ou ajouts à apporter? Notamment pour le pantalon Svp, un pantalon Gore Tex c'ets hors de prix !!!!
Merci par avance pour vos infos, tout retour global par rapport à l'équipement qu'avait chacun pour effectuer l'ascension est le bienvenue. J'ai cherché dans le forum, la seule réponse que j'ai trouvé concernait le duvet.
Romain
Acheter une carte SIM à l'aéroport de New Delhi Airtel? English translation pending
Namastee,
J'arrive à delhi samedi 07/03/09 04:00 locale incha'allah, je souhaiterais contacter mes proches dès mon arrivé à l'aéroport.
Je préfère utiliser sur place une carte SIM locale, est-il possible d'en acheter à l'aéroport de New Delhi ? Combien coûte le prix d'un appel vers la France ?
Je souhaiterais aussi utiliser le GPRS sur mon iphone pour me diriger sous gogle maps connaissez vous les tarifs ?
Merci de répondre à toutes mes interrogations
Et bon voyage !!!!!!!!!
Je préfère utiliser sur place une carte SIM locale, est-il possible d'en acheter à l'aéroport de New Delhi ? Combien coûte le prix d'un appel vers la France ?
Je souhaiterais aussi utiliser le GPRS sur mon iphone pour me diriger sous gogle maps connaissez vous les tarifs ?
Merci de répondre à toutes mes interrogations
Et bon voyage !!!!!!!!!
Aconcagua (Argentine): mort en haute montagne sous l'oeil de la caméra (17 février 2009) English translation pending
Hola,
Je ne sais trop que penser de cette information :
http://www.lesoir.be/actualite/monde/sauvetage-desespere-d-un-2009-02-17-691144.shtml
Moi qui croyais en la grande vigilance et le professionalisme des sauveteurs de Haute Montagne de Mendoza, j'ai simplemement envie de vous dire : "évitez l'Argentine si vous désirez realiser des treks en montagne" !!!!
😠😠😠😠😠😠
Je suis assez perturbé par les images...
Si quelqu'un peut m'expliquer... merci !!!
Toujours très enclin à défendre le peuple argentin j’aimerais apprendre que ceci n’est qu’une vaste blague, sans quoi, je me verrai forcément obligé de revoir mon jugement et inciter les voyageurs à la plus grande prudence !!!
Fait chier !!!!
Je ne sais trop que penser de cette information :
http://www.lesoir.be/actualite/monde/sauvetage-desespere-d-un-2009-02-17-691144.shtml
Moi qui croyais en la grande vigilance et le professionalisme des sauveteurs de Haute Montagne de Mendoza, j'ai simplemement envie de vous dire : "évitez l'Argentine si vous désirez realiser des treks en montagne" !!!!
😠😠😠😠😠😠
Je suis assez perturbé par les images...
Si quelqu'un peut m'expliquer... merci !!!
Toujours très enclin à défendre le peuple argentin j’aimerais apprendre que ceci n’est qu’une vaste blague, sans quoi, je me verrai forcément obligé de revoir mon jugement et inciter les voyageurs à la plus grande prudence !!!
Fait chier !!!!
Se restaurer à Hat Yai English translation pending
J'ai bien conscience que mon post ne vas pas changer le coursdu voyage de pas mal de voyageurs.
Mais il se trouve que je suis oblige de sejouner a Hat Yai et que je dois me sustenter.
Ce que j'ai vu et goute est assez mauvais et assez cher. Meme si on est en deca des prix europeens.
Ce qui m'inquiete un peu, c'est que les restos Seafood recommandes par Lonely Planet et le Guide du Routard seraient carrement obliges de fermes si la legislation europeenenne etait un minimum appliquee ici.
Je ne consomme que des legumes et du poisson et a ce titre, je pense avoir un peu d'experience. Je suis ceinture marron de fruits de mer, ce qui est assez rare en france.
Moi je ne suis pas contre le fait que tous les dechets soient recycles, mais ce n'est pas aux intestins des consommateurs occidentaux de le faire ici, je n'ai pas vu un poisson sur les etals des restos capable de repondre au cahier des charges du service des fraudes.
Par contre, j'ai vu quelques temeraires inconscients deguster de la daube en etant persuades que puisqu'on n'est pas loin de la mer, cela doit etre frais et bon.
Dernier point de detail, quand vous choissisez votre bete, essayez d'etre physionnomiste. Il arrive, mais je l'ai pas verifie a Hat Yai, ( malheureusement ailleurs ) que l'animal que vous avez choisi n'a rien a voir avec celui qui arrive dans vottre assiette. Il est au mieux congele, au pire et soyez sur que en tant qu'europeen on ne vous ratera pas, ce sera le plus pourave de l'etal'
Dernierement en Malaisie, j'ai choisi 2 crabes bien en forem, pour que le cuisto les cuisine au poivre.
Une fois servis, c'etait des crabes congeles et hyper mal conserves, fades. Je l'ai dit gentiment au proprietaire, qui a rigole et qui 10 minutes apres m'a resservi 2 excellents crabes.
Je me dois d'ecrire ce post car je croise ici tellement de gens qui mangent n'importe quoi en disant que c'est delicieux alors que c'est de la daube.
Enfin, il y en a pas mal qui asurent en se perfusant au KFC, a la pizza et au Mac Do.
Avis sur itinéraire d'un mois en Argentine English translation pending
Bonjour a tous!
Je m'apprête a partir pour l'Argentine avec une amie pendant 1 mois et nous aimerions savoir si notre planning est faisable en l'espace d'un mois
Arrivée a Buenos Aires Vol vers El Calafate (Patagonie du Sud), Fitz Roy, Chili etc... Location d'une voiture pour visiter la Patagonie du Sud puis remonter vers le nord Se diriger vers la péninsule Valdes
Retour a Buenos Aires Vol pour les Chutes d'Iguazu (Argentine, Bresil)
Retour a Buenos Aires Vol vers Salta visite du Nord La Quiacia en Bolivie Plaine de l'atacama (Chili)
Retour a Paris
On aimerait louer une voiture d'El Calafate a Buenos Aires. Les prix ont l'air prohibitif (drop off fees) mais sur place n'est-ce pas meilleur prix (une estimation?)? Et si vous avec des adresses d'agence pas cher nous sommes preneurs.
Si vous avez des conseils et des adresses nous sommes aussi preneur meme si le forum en regeorge. Nous partons du 21 au 18 fevrier, si d'autres personnes veulent se joindre ce sera avec plaisir!
Bonnes fetes!
Merci d'avance
Billy
Je m'apprête a partir pour l'Argentine avec une amie pendant 1 mois et nous aimerions savoir si notre planning est faisable en l'espace d'un mois
Arrivée a Buenos Aires Vol vers El Calafate (Patagonie du Sud), Fitz Roy, Chili etc... Location d'une voiture pour visiter la Patagonie du Sud puis remonter vers le nord Se diriger vers la péninsule Valdes
Retour a Buenos Aires Vol pour les Chutes d'Iguazu (Argentine, Bresil)
Retour a Buenos Aires Vol vers Salta visite du Nord La Quiacia en Bolivie Plaine de l'atacama (Chili)
Retour a Paris
On aimerait louer une voiture d'El Calafate a Buenos Aires. Les prix ont l'air prohibitif (drop off fees) mais sur place n'est-ce pas meilleur prix (une estimation?)? Et si vous avec des adresses d'agence pas cher nous sommes preneurs.
Si vous avez des conseils et des adresses nous sommes aussi preneur meme si le forum en regeorge. Nous partons du 21 au 18 fevrier, si d'autres personnes veulent se joindre ce sera avec plaisir!
Bonnes fetes!
Merci d'avance
Billy
Bons plans pour un voyage d'un mois et demi en Argentine? English translation pending
Nous partons avec mon mari pour l Argentine pour une première fois du 15 mars au 30 avril 2009.
nous aimerions des conseils pour le pass intérieur en avion pour les destination B.A
terre de feu ushuaia 2j et el calafate 2j, et retour à B.A période du 20 mars 26 mars comment organisé nos visites donnez nous vos ideès nous aimons la nature et les beaux paysages mais vite fatigué problème de santé donc a notre rhytme conseil d ébergement et lieu de visite
après nous ferons les chutes d 'uguacu 2j, en avion de B.A
dois on prendre le pass avion intérieur avec notre billet LYON /BUENOS AIRES allez retour et le billet le moins cher pour voyager.
après nous devons rejoindre la famille lointaine que nous connaissons pas on comunique par internet et passerons le reste du temps avec la famille 5 j chez l un 5j chez l autre nous avons 5 a 6 cousins éloignés à voir et ferons le 100 eme anniversaire de VILLA FRANCIA le 25 avril dont nous sommes invités et peut être ferons nous avec la famille Mendoza Salta merci de vos conseils et bonne année 2009 a tous
après nous devons rejoindre la famille lointaine que nous connaissons pas on comunique par internet et passerons le reste du temps avec la famille 5 j chez l un 5j chez l autre nous avons 5 a 6 cousins éloignés à voir et ferons le 100 eme anniversaire de VILLA FRANCIA le 25 avril dont nous sommes invités et peut être ferons nous avec la famille Mendoza Salta merci de vos conseils et bonne année 2009 a tous
Français bloqués à Bangkok English translation pending
Bonjour a tous
Etant donnee l'attitude des autorites Francaises qui se defaussent sur les compagnies aeriennes, elles memes non reactives depuis le 26 novembre, nous creons ce message afin de recenser les Francais bloques a Bangkok et rassembler les diverses informations obtenues par chacun.
Envoyez nous vos coordonnees : nom, prenom, email, compagnie aerienne, date de retour prevue, a l'adresse suivante : francaisbloquesabangkok@gmail.com Nous creons une mailing liste afin de vous tenir au courant.
Nous vous proposons de nous rencontrer demain matin lundi 1er decembre a 9 heures devant l'ambassade de France (35 avenue Charoen Krung). Venez nombreux.
Etant donnee l'attitude des autorites Francaises qui se defaussent sur les compagnies aeriennes, elles memes non reactives depuis le 26 novembre, nous creons ce message afin de recenser les Francais bloques a Bangkok et rassembler les diverses informations obtenues par chacun.
Envoyez nous vos coordonnees : nom, prenom, email, compagnie aerienne, date de retour prevue, a l'adresse suivante : francaisbloquesabangkok@gmail.com Nous creons une mailing liste afin de vous tenir au courant.
Nous vous proposons de nous rencontrer demain matin lundi 1er decembre a 9 heures devant l'ambassade de France (35 avenue Charoen Krung). Venez nombreux.
Partir vers l'Argentine English translation pending
ca y est, le depart est pour, ? demain?....
je voudrais savoir comment l' on peut faire pour rester en contact, avec internet, avec sa famille
en partant de BA, jusqua huchuaia, et autre,
dans cette immensite, dont je reve depuis lomgtemps,
comment on fait pour communiquer avec les gens que l on aime ..
je parle d'un voyage, tres long evidemment, mais ou peut on se connecter sur un long traget?
station service, arrets de bus, aerodromes, ???
merci a tous de me dire les meilleurs moyens de communication avec l 'euope.
eric