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Contrôle abusif à l'aéroport Roissy sur un vol El Al (compagnie aérienne nationale israélienne) English translation pending
by Almasy · 2009-07-29 · 256 replies
Bonjour,

J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.

En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.

La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.

Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.

Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.

S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?

A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").

Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).

Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,

A+
Premier voyage à vélo, tour de Corse et Sardaigne English translation pending
by Lucbertrand · 2009-06-12 · 2 replies
Corse Sardaigne à vélo

Un mois à vélo à travers ces deux îles, projet très tentant que j'ai tout de suite accepté. Il faut dire qu'avec Jean on est sûr que ça va «rouler», en effet il a une très bonne expérience des grands voyages à vélo, tour de l'Adriatique, tour de Turquie etc... Le plan est simple: en partant de Bastia remonter le Cap Corse puis descendre la Corse par sa côte ouest, prendre le bateau à Bonifacio pour Santa Teresa, puis longer la côte ouest de la Sardaigne jusqu'à Oristano, mettre le cap sur le centre de l'île, grimper le point culminant au passage, rejoindre la côte est et la remonter jusqu'à Santa Teresa, rejoindre à nouveau Bonifacio, d'où direction Porto Vecchio et de là attaquer directement à travers les montagnes jusqu'à Bastia par Zonza, Ghisoni et la Castagniccia en escaladant une multitude de cols. Le tout devant durer à peu près un mois. Les deux parties du trajet en Corse seront effectuées à deux et le parcours en Sardaigne à quatre. Les deux autres protagonistes arriveront et partiront de Porto Torres. La longueur des étapes, en fonction des conditions météorologiques, des dénivelés et autres facteurs variera de 50 à 110 kilomètres. L' hébergement sera principalement effectué en camping. Autant les côtes sont assez bien pourvues en terrains de camping, autant le centre des îles n'en possède pas beaucoup, surtout aux mois d'avril et mai beaucoup ne sont pas encore ouverts. En effet le départ de Bastia est fixé le 26 avril et l'arrivée à cette même ville est prévu aux environs de la dernière semaine de mai.

C'est mon premier voyage à vélo. Pour le matériel, celui que j'emporte pour de grandes randonnées à pied devrait suffire. Pourtant, malgré ce principe de base simple, au lieu des 10 kilogrammes habituels, je me retrouve avec plus du double. Deux sacoches arrières sur lesquelles je pose mon sac north face, une petite sacoche de guidon et tout tient sans problème, mais l'ensemble dépasse largement les 20 kilos. Mon vélo un trek cadre alu, sur lequel le vendeur de cycles m'a mis un très bon matériel en particulier des roues particulièrement solides aux pneus de petite section mais renforcés kévelar, avec des roulements performants. Dans les descentes mes camarades pédalant je me contenterai souvent de me laisser aller en roue libre. Je précise que ce vendeur de cycles sur les quais de la Saône à Lyon j'y suis allé grâce à une question posée sur Voyage Forum.

Rendez-vous fixé avec Jean le 24 avril chez ma cousine à Nice. Le lendemain nous rejoignons le bateau qui part à 14heures30. Pour la première fois de ma vie je pilote un vélo avec sacoches. Au cours des premiers kilomètres pour se rendre au port en pleine ville, je donne sans doute l'impression d'être un peu éméché, en effet la maîtrise de l'engin avec quelques 25 kilogrammes sur le porte-bagages n'est pas innée. Sans incident cependant nous atteignons le point d'embarquement. Heureusement que nous voyageons avec Corsica Ferries car la compagnie française concurrente est en grève. La traversée s'effectue sans encombre par beau temps, mais un peu couvert en arrivant, prémices de mauvais temps pour les jours à venir. Débarquement de nuit, je ne trouve pas ma frontale et je n'ai pas d'éclairage, mes roues sont sous-gonflées, toutes les erreurs basiques du néophyte! Les 6 premiers kilomètres en direction du Cap Corse sont un calvaire, je ne vois pas les trous et aspérités sur la chaussée, de plus ma jante cogne en écrasant la chambre à air. Heureusement le supplice ne dure pas, car un camping nous accueille exactement à 5, 5 kilomètres de notre point d'arrivée. Pas grand monde, nous passons une bonne nuit après avoir avalé notre ration de pâtes. Première nuit d'une longue série au cours desquelles les oiseaux nocturnes puis les diurnes au lever du jour nous régaleront de leurs chants aux multiples modulations. Pas un éveil au cours de ce mois sans ces concerts quotidiens, certains même pour ne pas se réveiller dès cinq heures mettront des boules quiès!

26 avril

Un jour blafard se lève, bien en accord avec les prévisions météo des plus pessimistes. Nous avons le temps de plier nos affaires avant la pluie, mais tout juste. En effet dès que mon vélo est prêt je cours me mettre à l'abri en le poussant. Après quelques mètres la roue arrière est bloquée. Que se passe-t-il? Aïe! Un tendeur accroché dans les rayons, le crochet aux trois quarts arraché, le tout enroulé plusieurs fois autour des pignons. Le métier de cyclotouriste rentre par ce genre de petites erreurs. Un tendeur qui pend ça ne pardonne pas.

L'étape prévue est conséquente, en effet nous espérons rejoindre Saint-Florent en passant par le Cap Corse, une bonne centaine de kilomètres. La température est fraîche, idéale pour le vélo. La végétation est luxuriante, signe qu'il a beaucoup plu cette année. Le bord des routes aussi bien en Corse qu'en Sardaigne sera un enchantement permanent du fait des myriades de fleurs qui tel un tapis merveilleux nous accompagneront au cours des 1900 kilomètres de notre périple. La route domine la mer, ce qui permet un joli spectacle sur les flots gris couleur de plomb, ponctués de temps à autre de touches vert pâle trahissant la présence de bancs de sable. Les premières gouttes ne tardent pas à faire leur apparition, mais notre moral n'est pas entamé. Les sacoches et mon sac sont étanches, tout du moins c'est ce que je crois, et je n'ai pas pris la précaution de répartir mes affaires dans des sacs plastiques. Eh oui! Il faut que le métier rentre. Nous passons une magnifique crique au sable noir, dominée d'un joli village aux couleurs vives, qui rehaussent la grisaille de ce premier matin d'un mois d'errance. La pluie se renforce. On s'arrête dans un bistrot , boire un café et faire le point. Deux couples de Canadiens aux vélos bien équipés passent et ne semblent pas perturbés par le temps, à entendre leurs éclats de rire. On ne va peut-être pas pousser jusqu'au Cap Corse dans ces conditions. Nous coupons par le col de Santa Lucia, à peu près aux deux tiers de la distance du cap. Première montée, 380 mètres de dénivelé. Malgré les 25 kilogrammes de bagages ça se passe bien, petit plateau grand pignon, tranquillement à 8 à l'heure le terrain défile. Mais je n'ai pas vraiment le loisir de contempler le paysage, j'ai comme on dit la tête dans le guidon. Le col atteint, une belle descente nous attend, mais la pluie guette aussi, et le froid se fait tout de suite sentir avec la vitesse. Une fois sur la côte ouest, le spectacle est magnifique. La pluie, les nuages accrochés, les rochers frangés d'écume et la mer sombre donnent une touche d'austérité au paysage. A midi complètement trempés nous effectuons une halte dans un restaurant suspendu au-dessus de la mer, qui possède une salle voûtée de belle facture. Un bon steak nous réchauffe. Retour sous la pluie qui diminue et s'arrête lors de notre arrivée à Saint-Florent. Cette première étape de 85 kilomètres n'a occasionné aucune fatigue. Mon vélo me semble très bien , souvent j'ai plus l'impression de glisser que de rouler tellement le mouvement est souple. Installation dans un camping à l'entrée de la ville, à cette époque les clients ne se bousculent pas encore . Notre arrivée est l'occasion d'une bonne rigolade. En effet l'homme à la réception me demande ma carte d'identité, en lisant ma nationalité française, il me regarde et dit « Vous êtes français comme moi» et il rit franchement. Je reste dubitatif ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon (un comble en Corse). Cependant lorsque je relate l'anecdote à Jean on se marre un bon coup. Sans bagage, donc très légers, nous partons visiter la ville. La citadelle, grosse bâtisse circulaire, qui domine le golfe, permet une belle vue circulaire. Construite en 1440, elle fut au gré des périodes génoise, aragonaise, française, anglo-corse, italienne et aussi bien sûr corse. Comme la plupart des villes de Corse et de Sardaigne que nous allons visiter, nous constatons que ces régions étaient très convoitées et que de nombreux peuples se les sont disputées, chacun les possédant de temps à autre en fonction des fortunes de guerre et des alliances. Qu'il est doux de déambuler à vélo par un temps somme toute redevenu clément, bien que de gros nuages sombres rôdent encore sur les reliefs. Revenons à des questions plus terre à terre, avec quoi notre repas du soir sera-t-il arrosé? Jean a la bonne idée d'acheter du Patrimonio au détail, mais n'ayant pas de bouteille, il met ce magnifique vin rouge dans son bidon. La soirée et le dîner sont agréables et le litre de Patrimonio passe de vie à trépas.

27 avril

Après une bonne nuit, le réveil aux chants des oiseaux est un régal, de plus il ne pleut pas. Aujourd'hui début de parcours par la traversée du Désert des Agriates. En montant le premier col, Bocca di Vezzu, qui culmine à 311 mètres une bruine légère commence à tomber. Progressivement elle évolue vers le déluge. Moi qui pensais qu'un désert était garant de sécheresse! La descente sur Île Rousse est un supplice face à un vent violent, cinglés par des gouttes énormes. 50 kilomètres à l'heure sur chaussée détrempée nécessite de l'attention, mais une seule idée me hante, que ce calvaire s'arrête le plus vite possible. Le froid me tétanise, on est beaucoup plus sensible à ces variations de température à vélo qu'à pied, tout particulièrement en descente. Les derniers kilomètres avant la ville en bord de mer sont éprouvants, arque boutés sur les pédales, complètement essorés nous nous traînons lamentablement à 10 à l'heure tellement les rafales de vent et de pluie sont puissantes. Au centre du village arrêt d'urgence dans un petit bar qui nous fait à manger. Les rues se sont transformées en rivières et aucun signe d'apaisement n'est en vue. L'étape d'aujourd'hui s'arrête ici avec seulement 47 kilomètres enregistrés au compteur. Nous prenons une chambre d'hôtel et faisons sécher nos affaires. Je constate que mes sacoches et mon sac ne sont pas totalement étanches, et il va me falloir revoir ma stratégie de conditionnement de mes habits et de mon matériel de couchage, le métier rentre doucement, les petits revers sont formateurs. Les Corses au cours de cet après-midi de fin du monde nous diront qu'ils n'ont jamais vu un temps pareil. Il pleut maintenant depuis six mois. Si ça doit continuer on a du souci à se faire pour notre balade. De plus le tonnerre s'y met! Nous nous endormons bercés par les gouttières qui débordent.

28 avril

Il ne pleut pas. La journée commence bien, le patron très gentiment nous offre le café. L'étape de ce jour sera musclée. Il nous faut récupérer la distance non faite hier, donc au programme arriver à Porto. Rapidement Calvi est atteinte. Nous prenons le temps de visiter cette magnifique cité. La citadelle haut perchée sur son rocher offre une vue époustouflante. Après un pique-nique rapide 85 kilomètres nous attendent, constitués de beaucoup de côtes et en prime avec le vent dans le nez. Nous optons pour les petites routes et prenons la D81, serpentant au-dessus de rochers acérés qui plongent dans la mer. Ce vent qui nous freine, ce qu'il est bon de le sentir sur son visage, ses bras et sur tout le corps. Le voyage en s'exposant aux aléas du climat apporte réellement une dimension de plus à l'expérience. Il n'y a pas que l'effort physique qui procure du plaisir mais aussi ce contact sensuel avec les éléments. Il faut garder toute sa vigilance pour résister aux coups de boutoir du vent, qui arrivent de façon aléatoire. Derrière une vitre de voiture le spectacle est le même mais il manque ce tutoiement avec la planète et ses caprices. Les lendemains de tempête, l'air a une limpidité qui fait ressortir les couleurs et accentue leurs contrastes. En particulier, les très nombreuses fleurs dans ce décor encore tout humide brillent de mille feux, où domine le jaune ponctué des tâches rouges des coquelicots. Cette départementale, très sauvage et peu parcourue à cette époque longe la mer puis s'enfonce dans les terres. Elle est en permanence coupée de petits ruisseaux, conséquence des très fortes précipitations de ces deux derniers jours. Ce qui est extraordinaire sur ces routes corses, c'est que tout en longeant la mer, on peut contempler à proximité de belles montagnes enneigées, qui se découpent sur le ciel.

A 15 heures, nous arrivons à proximité de Galéria qui se situe dans un cul de sac. Le chemin pour Porto est encore long. Une grimpette de 11km pour quatre cents mètres de dénivelé nous fait peiner. Ensuite il reste plus de quarante kilomètres à parcourir qui ne sont pas uniquement en descente. Alors que nous sommes encore à trente deux kilomètres de Porto, son petit golfe semble tout proche. C'est compter sans les interminables détours le long des courbes de niveau. C'est digne du nord de l'Albanie, et si moi je ne l'ai parcouru qu'en voiture, Jean lui a circulé dans ces contrées reculées à vélo. Un peu avant d'arriver à Porto la route passe entre de grandes falaises de roche rouge, du porphyre, permettant par endroits des points de vue vertigineux sur une côte déchiquetée et frangée d'écume. Le gros avantage du vélo sur la voiture, le long de ces routes très étroites et tortueuses, consiste dans le fait que l'on peut toujours s'arrêter pour profiter d'un beau point de vue. Les derniers kilomètres nous donnent bien du mal en nous opposant des pentes rudes. Enfin la petite ville de Porto se trouve à nos pieds. Qu'elle est belle avec sa baie envahie de grosses vagues et sa tour sarrasine sur son éperon rocheux! L'étape a été de 109 kilomètres et le plaisir d'être arrivés est évident. Dernier supplice, rejoindre le camping par un chemin de grande raideur, je pousse le vélo. Soirée agréable, comme précédemment, à cette époque les campings sont presque déserts. Juste au-dessus de nous le Capu d'Ortu, culminant à 1294 mètres pratiquement sur la mer, nous laisse admirer sa vaste face ouest éclairée par le soleil couchant.

29 avril

Durant la nuit il a un peu plu, pourvu que le déluge des premiers jours ne fasse pas un retour. Le ciel reste chargé mais aucune goutte ne se fera sentir de toute la journée. Le départ est brutal et sans mise en jambe. Au cours des six premiers kilomètres la route s'élève de cinq cents mètres, mais petit plateau et grand pignon, tranquillement ça monte. Le lieu est l'un des plus touristiques de l'Île de Beauté, les fameuses Calanches de Piana. Beaucoup de monde, motos, voitures et cars ainsi que deux autres vélos. Je décide de m'arrêter pour faire une photo, je n'arrive pas à décliper mes pédales et je fais ma première chute. L'arrivée au sol est violente, mais heureusement les bagages amortissent en partie le choc, cependant je me blesse légèrement à la jambe avec les plateaux. Je n'arrive pas à me relever car mon pied reste rivé à la pédale. Un grand balèze qui a assisté au spectacle, me prend dans ses bras et me remet sur pieds, mais il manque me lâcher avant que ma chaussure soit décoincée, donc il était moins deux pour que je remette cela. Je le remercie en lui disant «Comme il est bon de se trouver dans les bras d'un grand costaud». Tout le groupe qui l'accompagne éclate de rire. Le site est splendide, d'immenses parois nous surplombent alors que celles situées sous la route dominent la mer de plusieurs centaines de mètres. Des rochers aux formes étranges ajoutent au pittoresque du lieu.

Le parcours jusqu'à Ajaccio se passe sans encombre sur une route toujours splendide. L'arrivée dans la ville est rébarbative à cause d'une circulation dense. Nous fuyons et rejoignons, par une route à circulation rapide très désagréable, un camping à proximité de l'aéroport. L'étape de ce jour est de 92 kilomètres.

30 avril

Aujourd'hui encore une très belle étape par une petite route peu fréquentée nous attend. Dans ces conditions le vélo est un sport très agréable et un moyen de voyager génial, même s'il ne procure pas le degré de liberté de la marche, qui elle s'affranchit de la route. Grosse forme, je pars comme un «calu», Jean qui a l'expérience sait que cela n'aura qu'un temps. Je découvre le plaisir de pédaler à un bon rythme, et de voir défiler les kilomètres. Ce matin cette vitesse est d'autant plus agréable, que nous avons un vent favorable et que la route longe le bord de mer depuis Porticcio. Nous quittons le bord de l'eau et une première côte sévère bloque net le mouvement. Puis contre toute attente nous entamons une descente raide et assez mal pavée, et nous voilà de nouveau sur la plage. Interrogation? Nous nous sommes trompés dans la montée du col de Cortonu. Que faire? Remonter? Ma carte au 100 000, datant de 1985, indique qu'un chemin contourne par l'ouest le col et conduit de nouveau sur la D55a un peu plus loin. Après tout, nous cherchons les petites routes et bien allons-y! Jean est toujours fana pour ce genre de variantes, ça lui rappelle ses virées dans des contrées lointaines. Oui nous le trouvons notre chemin, mais depuis vingt ans le progrès est passé par là et il est goudronné. Cependant son tracé est resté le même, et souvent les chemins ça ne cherchent à faire des détours, il attaque tout droit dans la pente à plus de 10%. Jean s'envole, je mets un point d'honneur à ne pas mettre pied à terre et appuie sur les pédales. Ne pas tomber en dessous de six à l'heure car la limite de l'équilibre se situe à 5, 5 voire cinq, et un déséquilibre avec les pieds rivés j'en connais le résultat! Là les 25 kilos de bagages je les sens. Je n'en reviens pas, pourquoi je suis capable de traverser les Pyrénées à pied avec moins de 10 kilos et que je me retrouve ici chargé comme un camion? Les besoins sont presque les mêmes à pied et à vélo, le couchage et les habits le reste c'est du superflu. Il faut peut-être dire que j'ai de quoi pêcher ainsi que masque et tuba, et aussi plusieurs livres. À pied on restreint le matériel de façon plus drastique. De petites dérives en petits excès on se retrouve accablé comme une mule. Le plus cocasse c'est que pour la norme cyclotouristique je ne suis pas tellement chargé.

Enfin nous voilà de retour sur la route initialement prévue, mais que ce détour était joli. Là, à vélo et à pied je fais la même constatation, au cours des erreurs d'itinéraire on voit généralement de très belles choses et on ne regrette surtout pas de s'être trompé. Une belle descente se présente, logique le col est derrière, et c'est reparti grand braquet, que du plaisir. Nous arrivons à Acqua Doria toute petite localité perchée. Une épicerie bar nous accueille, quelques achats et un café pris sur la terrasse offrant un panorama vaste dans toutes les directions. Je découvre sur une étagère de cette petite échoppe un vin qui m'intrigue tellement que je fais la photo de l'étiquette. Sur cette dernière on peut lire: vin de Merde, le pire... cache le meilleur. On y croit pas à la première lecture et donc on recommence! Mais si c'est bien écrit cela. Pour compléter, des fois que l'on ait pas compris, dans le coin droit de l'étiquette se trouve une belle grosse mouche bleue sans doute du meilleur et non du pire effet! Un peu plus loin nous faisons une halte et pique-niquons bien installés au soleil, moment très agréable passé à se raconter une multitude d'histoires. En effet si nous pratiquons des sports généralement différents actuellement, nous sommes tous les deux alpinistes au départ, et plusieurs dizaines d'années d'escalade ça formate. Nous repartons par de minuscules routes à travers une campagne verdoyante, on ne se fait pas cette idée de la Corse. Les pluies qui s'abattent sur l'île depuis des mois lui donnent un côté luxuriant et partout de grandes herbes bien vertes envahissent les espaces libres et les champs. Retour en bord de mer, Propriano apparaît au fond de sa baie turquoise au sable clair, entourée de montagnes. Que ces grands espaces sont jolis lorsqu'ils sont presque déserts. A l'entrée de la ville nous trouvons un camping en hauteur. Pour rejoindre notre emplacement 500 mètres d'une raideur extrême, ces derniers coups de collier sont un vrai supplice, bien que le compteur ne comptabilise que 62 kilomètres pour la journée. Comme toujours pas grand monde , nous sommes presque seuls à part quelques chats affamés qui viennent quémander. J'évalue le niveau de faim d'un chat, outre sa maigreur, au fait qu'il mange ou non le pain. Pas de doute ceux-là ont très faim. En tout cas ils ne sont pas farouches l'un d'eux escalade mes sacoches comme s'il désirait continuer avec nous. Les bagages posés, une descente en ville nous permet de découvrir une petite cité agréable surtout par ce temps presque estival.

1 mai

Aujourd'hui l'étape sera moins sympathique. En effet, la seule route pour Bonifacio, c'est la nationale, ce qui est toujours un peu stressant et souvent ça ne sent pas bon. Ça commence dur, une belle montée jusqu'à Sartène et tout les jours ne se ressemblant pas je me sens un peu fatigué, donc avec la chaleur je souffre. Il me suffit de penser à Kazantsakis et sa formule que j'ai faite mienne: un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu. Un raccourci dans la ville elle-même est très raide, une erreur de pignon m'est fatale. Je mets pied à terre et, mon Dieu que le vélo est lourd à pousser dans cette côte qui affiche au moins 12 ou 13 %. Le reste de l'étape ne me laisse pas de souvenir précis, si ce n'est le moment où dans un virage nous avons vu surgir la Sardaigne, que nous rejoindrons demain. Un autre détail me revient en mémoire, nous avons croisé un groupe de Ferraris en vadrouille, elles étaient quatorze, et même si les voitures ne vous intéressent pas c'est pas mal à regarder passer. Après 60 kilomètres, sur les hauteurs de Bonifacio nous nous installons dans un camping agréable dominé de jolis monticules granitiques qui donnent envie de faire de l'escalade. Sans charge la descente est amorcée pour visiter la cité, qui est très pittoresque. Sa citadelle colonise un magnifique promontoire permettant une vue de tout premier plan sur la Sardaigne et le détroit qui protège le port de la pleine mer. Je me souviens y être venu en voilier il y a bien longtemps lors d'une magnifique navigation d'une quinzaine de jours.

2 mai

Ce matin branle-bas très tôt, nous devons être au port au plus tard à 8 heures pour un départ à huit trente. Les cinq kilomètres du camping au port sont exclusivement en descente. Qu'il est bon de se laisser glisser comme cela de bon matin. Les roulements à billes de mes roues sont si performants que j'ai plus l'impression de glisser que de rouler.

Les passagers ne sont pas très nombreux sur le bateau, quelques voitures et motos. Ces dernières tout au long de notre périple nous en verrons des meutes plus ou moins importantes, sauf en finale dans le centre de la Corse en Castanicca, coin enchanteur dont je reparlerai et qui nous fera regretter de mettre fin à notre voyage, comme attirés par une envie d'errance sans fin. Le départ le long de ces grandes falaises blanches, au sommet desquelles se serrent des maisons toutes en hauteur est d'une saisissante beauté. Les goélands, qui planent derrière le navire à la même vitesse, semblent immobiles. Les bateaux m'ont toujours procuré une forte impression de départ vers des contrées lointaines, même si aujourd'hui le trajet n'excède pas une vingtaine de kilomètres et ne dure que cinquante minutes. Cependant pour un prix de vingt euros, j'ai vraiment la sensation de partir.

Après cette traversée agréable nous débarquons en Sardaigne. Cela me fait quelque chose car il y a plusieurs générations déjà, par ma grand-mère paternelle j'ai des gènes qui proviennent de cette île. Nous commençons avec un petit café sur le port. La vie est délicieuse lorsqu'on n'est pas dans l'urgence et autonomes, pas de contrainte concernant le point de chute, tout petit recoin discret peut faire l'affaire, si à huit heures du soir on n'a pas trouvé de lieu d'arrêt dit autorisé.

Cette première étape doit nous conduire à Castelsardo, jolie petite ville chargée d'histoire posée sur un magnifique tertre pyramidal qui s'avance sur la mer. Le relief sur la côte ouest nous semble presque d��bonnaire après la descente de la Corse. La circulation n'est pas très importante et le déplacement à vélo est agréable. La campagne sarde est un festival de fleurs, qui déroulent leurs corolles par millions à notre passage. Au bout d'une ligne droite quelques centaines de mètres devant, nous voyons deux cyclotouristes. La chasse est lancée, je réussis à m'approcher à une cinquantaine de mètres puis je me fais décrocher. Jean ne semble pas s'être intéressé à la course. Ils reprennent le terrain perdu et finissent par disparaître. Une quinzaine de kilomètres plus loin, nous les retrouvons devant une échoppe de fruits et légumes sur le bord de la route en pleine campagne. Nous en profitons pour faire la halte de midi. Il s'agit de deux Allemands engagés sur le tour de Sardaigne en douze jours avec points de départ et d'arrivée à Olbia, aéroport desservant l'île par des vols low costs. Nous rencontrerons de nombreuses personnes qui utilisent ce point d'entrée. Les Allemands partent avant nous, mais ayant fait un petit détour par une crique qui les a un peu retardés, pour un temps nous les retrouvons. Cela nous donne l'occasion de nous «allumer» sérieusement le long d'une grosse bosse, et je ne suis pas le premier à craquer. Quand on est bête c'est pour la vie, et ça ne risque pas de s'arranger après cinquante ans!

Castelsardo apparaît au détour d'un virage, véritable splendeur que ce tertre qui s'avance sur la mer, coiffé de sa citadelle centenaire au pied de laquelle de petites maisons multicolores serrées les unes contre les autres essaient de monter à l'assaut. Pris par la beauté de ce spectacle je freine et m'arrête, mais je ne pense pas à mes pieds et rebelote deuxième chute, cependant l'expérience aidant je ne me fais cette fois aucune égratignure. Pourtant on n'est jamais à l'abri d'un poignet cassé, il faudra que ça rentre. Ne devient pas cyclotouriste qui veut! Nous montons visiter cette petite cité, c'est raide à vélo, vieille ville charmante aux ruelles calmes et colorées, haut perchées au-dessus de la mer. Mais il n'y a pas de logement hormis les hôtels, il nous faut pousser jusqu'à Porto Torres à une trentaine de kilomètres plus au sud. Cette décision ne soulève pas l'enthousiasme, mais quelle autre alternative? Rapidement nous reprenons plaisir à pédaler, la route domine la mer avec de belles perspectives sur de petites criques, et de plus le vent nous pousse. À une moyenne supérieure à vingt à l'heure nous atteignons notre but, ce qui fait pour la journée 105 kilomètres, mais ils comptent moins que les kilomètres corses. Installés au camping, nous partons faire les courses au supermarché situé à trois cents mètres. Devant le magasin je freine et dix de der, je n'ai pas vu que mes pieds sont clipés. La chute est plus brutale car je n'ai plus de bagage pour amortir. Je suis bien secoué mais une fois de plus rien, cependant il faut que je réagisse cela fait la troisième depuis le départ et la seconde aujourd'hui, à ce rythme les statistiques me disent que je vais finir au mieux avec un plâtre. Retour au camping et qui voyons-nous en train d'arriver? Nos deux Allemands , Josef et Wolfgang. Ils viennent s'installer à côté de nous et ce sera l'occasion d'une soirée sympathique à nous raconter des histoires de vélos. Ce sont de gros rouleurs qui n'hésitent pas à traverser les USA. Demain ils partiront tôt, par contre pour nous ce sera repos car nous devons récupérer deux compagnons qui arrivent par bateau et qui vont nous accompagner durant le tour de Sardaigne. Eh oui! VF a encore sévi.

Nous roulons depuis une semaine, cela me permet de me faire une première idée de cette façon de voyager que je n'imaginais pas utiliser, encore récemment. Le vélo ne donne pas cette impression de liberté que procure la marche, car on reste, sinon prisonnier, tout au moins dépendant de la route. Parfois la circulation est dense et ce n'est pas très agréable, cependant on s'accoutume assez vite. Nous avons franchi 550 kilomètres, cela fait beaucoup plus qu'à pied. On éprouve toujours un certain contentement en regardant une carte sur laquelle on a parcouru de grandes distances à la seule force de son corps, à pied ou à vélo. C'est sans doute un peu puérile mais c'est cependant un petit plaisir et une vie heureuse, paraît-il, est constituée d'une somme de petits plaisirs. Il est vrai qu'en soi la distance ne signifie pas grand chose, donnée relative en fonction de la difficulté ou du mode de déplacement. Que dire d'un parcours en kayak ou de la montée d'une face qui fait «seulement» un kilomètre? Même si le kilométrage n'est qu'un accessoire du voyage, souvent on s'imagine qu'en allant loin on voyage vraiment. Forcément ce genre de conditionnement joue et voilà pourquoi on est tout content de regarder sur la carte une grande distance que l'on vient d'accomplir. Le vélo a un autre gros avantage, il est beaucoup moins traumatisant que la marche à pied. Bien sûr l'effort musculaire a été intense au cours des innombrables montées de la côte ouest de la Corse, mais les contraintes et les chocs sur l'ossature sont moindres. Le soir à l'arrêt la fatigue est différente de celle ressentie à pied, bien moins traumatique, vraie source de bien-être. Je n'en reviens toujours pas, pourvu que cela dure. Il y a maintenant une semaine que je suis rentré chez moi, après un mois de vélo et 1900 kilomètres, et je n'éprouve aucune douleur nulle part. Juste avant de partir, une épaule me faisait mal depuis plusieurs années avec des fourmis dans la main. L'ostéopathe que j'ai vu trois jours avant de rouler m'a dit de partir quand même, et il a eu bien raison. Cet effort présente un véritable effet curatif sur les douleurs articulaires. Donc le voyage à vélo présente indéniablement des avantages et des côtés très agréables, bien que toutes les dimensions de liberté ne soient pas réunies, tout du moins en Europe. J'imagine que dans certains pays lointains sur des pistes peu ou pas fréquentées le vélo devient l'outil le plus sublime pour voyager.

3 mai

Ce matin pas d'impératif, nous voyons les Allemands partir et nous petit-déjeunons tranquillement. Cette journée d'arrêt est la bienvenue car je sens une légère fatigue. Nous devons nous rendre au port attendre Evelyne et Rafik à 19h. En début d'après-midi nous partons pour un tour en ville et la reconnaissance du port. De nombreux restes archéologiques subsistent dans cette ville de 20 000 habitants. En outre, elle est très industrialisée. Le hasard fait bien les choses, nous tombons sur une procession religieuse. Un cortège immense suit la statue de la vierge, comme si toute la cité s'était donnée rendez-vous. Les autorités en premier, maire et autres autorités civiles puis, policiers, carabinieri, pompiers, militaires ouvrent la voie à cette foule interminable qui monte à l'église. En fin d'après-midi nous nous rendons sur le port. Bizarre pas de bateau prévu à 19heures, il y en a bien un à 20 heures mais en partance.

En définitive, ils débarquent bien mais à vingt et une heures. Les dix kilomètres pour rentrer au camping se feront de nuit. Moment d'angoisse avec seulement une frontale qui ne permet pas de bien visualiser la route et ses à-côtés. On m'avait dit que les phares n'étaient pas nécessaires car on roule toujours de jour et on ne se laisse jamais prendre par la nuit. Cela fait déjà deux fois en une semaine. Dès que je rentre chez moi je ferai équiper mon vélo du système d'éclairage adéquate. Là encore c'est le métier qui rentre. Nous leur avons préparé un petit repas d'accueil, simple mais consistant, purée saucisses. Nous faisons connaissance, Evelyne est une coureuse à pied reconvertie au vélo et Rafik est un athlète de haut niveau qui a terminé 17ème au championnat du monde de cross. Première soirée très agréable, et durant les 15 jours l'ambiance restera au beau fixe. Manifestement ce sont des clients de haut niveau. Moi le novice du vélo je n'ai qu'à bien me tenir! Le bilan kilométrique de cette journée se monte à trente, une broutille tandis qu'à pied cela représente une belle étape.

4 mai

Aujourd'hui, il est prévu un trajet de rodage à quatre. A travers la campagne sarde par de petites routes nous comptons rejoindre le Cap Caccia, qui est la pointe sud d'une longue et étroite presque-île bordée de falaises qui dominent le mer d'environ 200 mètres. Cinquante kilomètres sans voiture ou presque dans des paysages paisibles ou le vert des prairies et les couleurs vives des fleurs dominent. Qu'il est paisible de faire ce type de randonnée, là le vélo est un merveilleux moyen de locomotion. Nous rejoignons le bord de mer, et prenons la direction du cap précité. Quelques raidillons carabinés nous permettent d'accéder à un belvédère remarquable, d'où la vue sur d'énormes rochers émergeant de l'eau est saisissante. Un groupe d'Allemands devant leur car nous applaudit dans notre effort final. En remerciement je leur récite les premiers vers de la Lorelei: Was soll es bedeuten, dass ich so traurig bin...

Mais au fait sur ce rocher s'avançant sur la mer nous ne voyons pas de camping, alors qu'il était prévu de s'y arrêter pour la nuit. Un petit sigle triangulaire sur la carte avait été mal interprété. De notre magnifique point de vue dans le lointain après un grand cap blanc se dévoile la ville d'Alghero. Nous comprenons tout de suite que c'est reparti pour trente kilomètres. Après quelques bosses, nous rejoignons des zones plates. Un léger vent arrière transforme les vingt derniers kilomètres en une promenade de plaisir à vive allure. Le premier camping rencontré est fermé, le second se cache sur la plage pratiquement dans la ville. Nous finirons par le dénicher après plusieurs passages et les renseignements des autochtones. Le kilométrage pour ce jour s'élève à 77km. La ville a du cachet avec ses fortifications qui donnent directement sur la mer. On les suit par de larges esplanades. De nombreuses armées d'invasion ont laissé des traces dans cette cité, qui a été convoitée et conquise au cours des siècles par les Italiens, les Carthaginois, les Phéniciens, les Byzantins, les Arabes les Catalans et sans doute d'autres.

5 mai

Ce matin petite forme, deux d'entre nous ont des symptômes concordants, mal de tête et nausées. Avons-nous mangé quelque chose qui n'était pas frais? Nous passons la matinée tranquillement. Le départ a lieu à 11heures 30, l'état des deux malades s'améliorant. Le but de la journée se trouve à 48 kilomètres, il s'agit de la petite bourgade de Bosa. Même si la distance n'est pas très importante, l'étape nous marque d'une part du fait de sa beauté, route en hauteur au-dessus de la mer, et d'autre par à cause de ses pentes particulièrement longues et raides. Enfin après avoir bataillé plusieurs heures, une immense descente nous tend les bras. Elle doit nous conduire au point d'étape prévu. Mais le plaisir sera gâché, car l'orage s'invite à la fête et il est particulièrement violent. Nous ne trouvons pas le moindre abri, et stoïquement nous pédalons sous des trombes d'eau. L'absence de construction le long de cet itinéraire est totale, et sous la pluie cela se remarque d'autant plus. Après une petite heure de grosse rincée, le beau temps revient aussi vite qu'il avait été chassé. L'arrivée dans Bosa se fait au milieu des mares laissées par l'orage.

Nous sommes hébergés à l'auberge de jeunesse, spartiate mais fonctionnelle, une chambre à quatre avec lits superposés. Rafik et moi partons pêcher. Outre le goût prononcé pour le sport et la course à pied, nous avons d'autres points communs. Lui est d'origine tunisienne et mon père est né en Algérie, certes de père ardéchois, mais cela n'empêche que nous venons du même creuset de la Méditerranée et que tout nous attire en elle, en particulier la pêche. La petite baie de Bosa est abritée par une large digue sur laquelle viennent se fracasser de grosses vagues. Au débouché d'un petit estuaire aux eaux très remu��es, les pêcheurs s'agglutinent, taquinant la dorade et le loup. Pour notre part nous n'attrapons qu'un petit sarran, joli poisson de roche bariolé. Je le décroche avec précaution et le remets à l'eau. Certains pourraient me dire pourquoi embêter les poissons, voire plus, si ce n'est que pour le plaisir de les attraper. Sans doute toute la tradition communiquée par mon père qui me racontait avec une passion non assouvie les pêches merveilleuses qu'il faisait dans son enfance sur les côtes algériennes. Dans ces régions méditerranéennes je me sens bien, ce qui peut paraître un peu paradoxal car je ne rêve que de montagnes et de parois raides. En Corse j'ai plutôt tendance à regarder du côté de la montagne, qui jaillit partout, tandis qu'en Sardaigne mon regard va naturellement vers la mer, même si les reliefs sont parfois escarpés et présentent de belles falaises. La Corse pour moi est une extraordinaire montagne dans la mer, et la Sardaigne consiste en une succession de magnifiques sites côtiers tout du moins sur son versant ouest, la côte est étant plus accidentée. Cependant en Corse, même sa côte plate est dominée de magnifiques pics, enneigés plus de la moitié de l'année. Je ne dis pas qu'elle est plus belle que la Sardaigne, ce type de comparaison n'a pas de sens. Je reprendrai seulement les mots d'un grand navigateur qui a arpenté le monde sous toutes ses coutures et qui déclare « de toutes les contrées dans lesquelles j'ai navigué, les deux plus belles sont la Corse et la Bretagne » et il est breton, alors pensez ce que vous voulez de la Corse!

6 mai

Très beau temps, le petit déjeuner servi à l'auberge de jeunesse est frugal, mais heureusement nous ajoutons le complément. De petits ennuis techniques nous retardent. Le départ a lieu vers midi. Le démarrage est brutal, une rampe particulièrement raide ouvre le bal. Halte repas très plaisante sur la place du village de Sennariolo, et nous ne dérogeons pas au rite du petit café final, surtout qu'en Sardaigne il est moins cher qu'en France, généralement 80 centimes. La montée reprend jusqu'au village suivant Cuglieri. Ensuite le parcours est un enchantement, une succession de faux plats en descente avec le vent dans le dos. Je m'en donne à cœur-joie sur le grand braquet, une vingtaine de kilomètres parcourus entre 40 et 55 kilomètres par heure en permanence. Le vélo procure dans ces moments un plaisir intense. L'expression filer comme le vent décrit bien la situation. J'ai vraiment la sensation de vitesse, et je m'y connais un peu ayant conduit de grosses motos de façon souvent déraisonnable. Un arrêt est improvisé à S'Archittu, tellement ce petit golfe couleur turquoise entouré de falaises est magnifique. Nous repartons sur un bon rythme. La grande ville approche avec son cortège habituel, constructions plus nombreuses, route plus large et un trafic toujours plus dense. Nous n'entrons pas dans Oristano mais partons à l'ouest camper à Torre Grande. Aujourd'hui le compteur marque 72 kilomètres, dont pas mal furent un véritable régal. En particulier les dix derniers kilomètres, vent dans le nez, bien abrités derrière Jean qui comme un tracteur maintenait un bon vingt-cinq de moyenne, on ressent tout le bien-fait de l'effort soutenu au bon niveau sans que cela fasse mal. Il faut dire qu'entre lui et Rafik nous avons deux gros costauds du vélo. Evelyne , toute menue qu'elle est, dans les côtes quelque soit leur inclinaison et leur longueur, elle appuie de façon régulière sur les pédales et je la vois systématiquement disparaître, j'en ferai encore l'expérience au cours des jours à venir dans les montagnes. Mon arme secrète pour refaire mon retard c'est de mettre le grand développement dans les descentes et de forcer comme une brute. J'atteins régulièrement les 60 à l'heure, voire parfois beaucoup plus. Cette sympathique émulation se passe dans la bonne humeur et la décontraction.

Nous envisageons de rester deux nuits sur place afin de visiter tout à loisir les environs demain . En effet à une dizaine de kilomètres à l'ouest se trouve le magnifique site archéologique de la ville de Tharros. Cette dernière il y maintenant deux millénaires était la capitale de l'île. Notre camping est «bunkérisé» par de grandes grilles et un haut mur sur le devant, mais agréable une fois à l'intérieur. Comme d'habitude pas d'affluence, cependant un peu plus de monde que les jours précédents, en particulier des groupes de motards. Un cyclotouriste allemand nous aborde et nous narre son périple commencé cinq semaines plus tôt en Allemagne par une traversée des Alpes jusqu'à Nice.

7 mai

Comme prévu départ pour Tharros, mais les petites routes nous conduisent sur les bords d'un immense étang utilisé pour la pisciculture. De toute évidence les poissons grouillent, mais nous sommes perdus parmi les hautes herbes, notre chemin ayant subitement disparu. Nous ne restons pas longtemps seuls. Des gardes forestiers équipés d'un 4x4, nous ayant repérés de loin, nous prenant peut-être pour des braconniers, s'arrêtent à notre hauteur. Nous leur expliquons notre situation. Ces derniers très gentiment nous proposent de les suivre et par un véritable labyrinthe de petits chemins en sous-bois ils nous remettront dans la bonne direction. L'itinéraire n'est pas évident, car à plusieurs reprises à la croisée de sentes nous les voyons hésiter. Ensuite, la route sur une dizaine de kilomètres est une splendeur, entre plans d'eau et explosions de fleurs sur des hectares.

Enfin nous atteignons la très belle église San Giovanni. Tharros est à proximité. Une piste en terre conduit à l'extrémité du cap. Le lieu est magique. On imagine facilement la scène, lorsque les premiers Phéniciens abordèrent ce site sept siècles avant notre ère. Ils en évaluèrent tout de suite le potentiel. En effet jusque vers la fin du premier millénaire après Jésus-Christ, le port fondé prospéra et donna cette très belle cité. Mais les corsaires sarrasins devenant de plus en plus menaçants, un repli vers l'intérieur des terres fut amorcé et la ville périclita. Il en reste des ruines superbes dans un cadre enchanteur, envahies au mois de mai, d'une incroyable densité de fleurs, qui montent à l'assaut du pied de la grande tour ronde bien campée sur la plus haute colline du cap. Site exceptionnel particulièrement surveillé, nous y croisons outre les gardes qui nous ont indiqué notre chemin, des policiers, des carbinieri et des gardes côtes. Je déconseille formellement à quiconque d'avoir l'idée d'y envisager le camping sauvage.

Nous décidons ensuite d'aller visiter Oristano, jolie petite ville au centre très pittoresque. De belles places dallées aux formes inhabituelles font la meilleure impression. En ce début d'après-midi les rues sont désertes, sieste oblige et nous avons l'impression d'avoir la cité pour nous seuls.

Journée agréable de visites, nous avons tout de même parcouru 62 kilomètres, mais sans bagage nous n'avons pas l'impression d'avoir roulé. A croire que la déformation du cyclotouriste arrive plus vite qu'on le pense!

8 mai

Aujourd'hui départ matinal, car l'étape prévue est conséquente. Plus de 100km ponctués de gros dénivelés, avec pour but Fonni, station estivale au pied ou presque de la Punta Marmora, point culminant de l'île. Le mot Punta n'est pas très bien choisi, car si vous imaginez trouver un beau pic vous serez déçu. Il s'agit plutôt du point le plus élevé d'une crête massive, qui pourrait ressembler au Honneck vu sous un certain angle. Donc c'est une belle montagne, en effet je vis avec une Vosgienne, évidemment le Honneck est forcément à l'égal du Daulaghiri, magnifique pyramide qui culmine presque à 8200 mètres!

Nous mettons donc le cap sur le centre de l'île avec la ferme intention d'en atteindre le sommet, qui culmine, certains diront seulement, à 1834 mètres. Cependant se rendre au départ d'une balade à pied en utilisant un vélo ce n'est pas comme s'y rendre en voiture. Cela participe aussi au charme du voyage à bicyclette (je ne sais pas si ce terme fait partie du vocabulaire du cyclo?). Au nord d'Oristano nous ne trouvons pas la petite route repérée sur la carte, c'est donc par une voie à la circulation relativement importante que nous commençons. Rapidement nous réussissons à nous en échapper. Première localité relativement importante, Busachi, les choses sérieuses n'ont pas vraiment débuté. Premier gros incident technique, le dérailleur de Rafik se prend dans les rayons, d'où blocage de la roue et de nombreux dégâts, rayons complètement pliés dérailleur très endommagé. Rafik est un magicien de la mécanique, en une petite heure il remet tout cela d'équerre, et fait notre admiration. La chaleur devient suffocante et la pente raidit. Nous commençons à avoir des doutes quant à la possibilité de rejoindre Fonni ce soir.

Arrêt à l'ombre d'un petit village pour le repas de midi. Comme toujours l'ambiance est très agréable, peu de monde, quelques autochtones attablés sur les minuscules terrasses des débits de boissons. Nous aurons l'occasion de constater aussi bien en Corse qu'en Sardaigne, que les routes côtières sont beaucoup plus fréquentées par les étrangers que les routes intérieures. Ce qui à vrai dire fera notre bonheur. Retour sur les pédales, ça chauffe dur. À la sortie du village de Sorgono nous faisons un arrêt au cimetière pour nous ravitailler en eau. Nos derniers espoirs pour atteindre Fonni ce soir se sont évanouis définitivement. Teti sera notre lieu d'arrêt. Il s'agit d'un magnifique petit village de montagne. Les habitants très gentiment nous permettent de camper sur le terrain communal dédié aux fêtes du village. Ils viendront même nous brancher l'eau.

L'étape du jour ne s'élève qu'à 85 kilomètres mais la forte proportion de côtes raides et la chaleur nous laissent une impression de journée fatigante et très bien remplie. Cette sensation de bonne fatigue, les muscles un peu endormis, et pas ce sentiment de squelette martyrisé que j'ai après une grosse étape à pied, procure un réel bien-être. Jean parle de vélo-thérapie, et c'est exactement cela. Rassurez-vous, je ne cherche pas un prétexte pour laisser tomber les longues marches. Probablement j'intégrerai plus le vélo dans ma manière de voyager, mais certains grands projets qui me tiennent à cœur ne s'envisagent pas à vélo, comme la Haute Route Pyrénéenne ou terminer la traversée des Alpes, et il m'en reste un grand morceau à parcourir, Chamonix à Trieste.

Une fois de plus la soirée se déroule dans la meilleure convivialité, agrémentée d'un décor superbe au milieu de ce terrain accidenté où la vue porte loin de crête en crête. Mes compagnons de voyage ont tous des expériences sportives et de voyages particulièrement intéressantes, et de plus l'humour, la simplicité et la rusticité font partie de leur qualités. Ce sont les ingrédients assurés d'une bonne partie de rigolade sans jamais à avoir à se tracasser quant aux conditions que l'on rencontrera. Il est étonnant de constater, comme dans certaines conditions une relation intime peut s'établir rapidement. J'ai l'impression sinon de toujours les avoir connus, au moins de les connaître de longue date.

9 mai

Aujourd'hui direction Fonni et cet après-midi l'escalade de la Punta Marmora est prévue. La journée commence par une belle descente, mais ça ne dure pas. Il nous faut enchaîner avec la raide route de Fonni, heureusement presque déserte. Le décor est splendide, grands espaces verts, un lac de barrage magnifique. Sous le pont qui l'enjambe une multitude de gros poissons fait des ronds à la surface.

La ville est à mille mètres d'altitude, de ce fait la chaleur n'est pas trop forte. Pour la seule fois de notre périple nous faisons appel à l'agritourisme. Une jolie demeure bien positionnée un peu au-dessus de Fonni en direction de la montagne que nous voulons gravir. Si le site est joli, le prix l'est tout autant. Une chambre à quatre lits pour la modique somme de 140 euros, certes avec le petit-déjeuner. Malgré des tentatives de négociation, rien n'y fera. Le prix annoncé sur le petit futé est moindre. Cette augmentation est la conséquence probable d'une publicité avantageuse. Nous ne sommes pas en mesure de trop insister ou de chercher une autre solution, si nous voulons suivre le programme. Les bagages déposés, nous reprenons nos vélos pour une belle grimpette jusqu'à l'altitude de 1500 mètres. A partir de ce point le sommet s'atteint à pied. Quelques névés subsistent, que nous nous empressons de fouler. Une première crête est atteinte, de laquelle une descente permet d'en rejoindre une seconde qui conduit au point culminant de l'île. Malgré sa faible altitude la vue porte loin sur les plaines environnantes, mais nous n'arrivons pas à distinguer la mer. Cette région montagneuse est austère, elle me fait un peu penser au Mont Lozère, par la couleur sombre de la roche, ses grandes pentes herbeuses et sa désertification. La redescende est effectuée au pas de course. Il ne faut pas grand chose pour qu'avec Rafik, nous courrions comme des dératés. La vigilance est de mise, car mes chaussures de cycliste, de temps à autre du fait des parties métalliques du système d'accrochage ont une fâcheuse tendance à déraper sans prévenir sur le rocher. Rafik possède un coffre invraisemblable, certes il a 10 ans de moins, mais ses références en matière de course à pied en font un véritable OCNI (objet courant non identifié). Le plaisir de me défoncer physiquement restera, tant que mon état le permettra, une source de joie immense. Nous retournons dans notre agritourisme, où l'ambiance n'est pas franchement chaleureuse, et en guise de représailles nous préparons notre popote dans la chambre bien que ce soit interdit. Ayant été pris au dépourvu pour les courses, quelques lyophilisés en secours nous permettent un repas somme toute bon et suffisamment copieux.

L'étape de ce jour se monte à 54 kilomètres à vélo, dont une bonne quarantaine en montée raide, plus deux heures de presque course en montagne. Seul soir où je sens un peu mon dos, preuve que le déplacement à pied, certes en courant, traumatise plus que le vélo.

10 mai

Aujourd'hui nous retrouverons le bord de mer sur la côte est. Nous commençons la journée par un petit-déjeuner original dans une belle salle circulaire surmontée d'une charpente en forme de tente indienne, ce qui donne à la pièce beaucoup de volume et du cachet. Peut-être pour contrebalancer les relations quelque peu conflictuelles de la veille, l'hôtesse nous sert, outre les ingrédients habituels, une magnifique part de ricotta bien nappée de miel, un pur régal!

Nous sommes en pleine forme, pas de doute un lit de temps à autre, cela fait du bien. Après une descente sur Fonni, la route part à l'assaut d'un col sur 15 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, presque une formalité. Au col du Monte Pipinari à 1246 mètres il fait frisquet. Nous ne traînons pas et entamons une longue descente. A quelque distance Rafik crève, son pneu est endommagé ainsi que sa gente. Pour cette dernière il s'agit des conséquences de l'incident de l'avant-veille, quand il a du détordre des rayons en forçant.

Nous arrivons sans autre incident après une magnifique étape à un camping idyllique à Tortoli. Les tentes sont installées sur de petites terrasses juste au-dessus d'un golfe à l'eau d'un bleu profond, avec en deuxième plan de grands rochers, plutôt de petites montagnes qui de par leur positionnement donnent toute sa profondeur à cette baie de grande beauté. Pour agrémenter l'ensemble, une magnifique tour sarrasine est érigée juste en face. Elle sera la toute première à recevoir le soleil du matin. Le lieu nous plaisant, et Rafik ayant des réparations importantes à effectuer sur son vélo, nous décidons de passer la journée du lendemain dans cet endroit.

11 mai

Lever 6 heures et c'est parti pour une partie de pêche. Je ne choisis pas tout de suite le meilleur endroit, mais pour le petit déjeuner nous aurons droit à quelques magnifiques poissons de roche, girelles dont une royale de belle taille et sarrans. Si l'idée semblait surprendre au départ, tout le monde a bien apprécié la chair très fine et ferme de la girelle au petit déjeuner, et contre toute attente, cela passe très bien. Nous ne poussons cependant pas le plaisir jusqu'à arroser cette friture d'un coup de blanc! Journée de farniente sauf pour Rafik qui, ayant acheté pneu, gente et chambre à air, remet tout en état, en particulier le dérailleur qui occasionne quelques difficultés de réglage. La réparation sera efficace car il en sera définitivement fini de ses ennuis mécaniques. En fin d'après-midi nouvelle séance de pêche, et petite friture au dîner qui passe aussi bien que celle du matin. Cette journée dans ce camping est d'autant plus agréable que le personnel est très gentil et particulièrement serviable.

12 mai

Nous démarrons tôt, l'étape sera longue et agrémentée de nombreuses montées. Avec regret nous quittons ce camping où il fait si bon séjourner. Après avoir fait quelques détours pour quitter Tortoli, le ton est donné, ça monte et ça dure! Au village de Baunel, un premier arrêt ravitaillement est effectué. En 15 kilomètres l'altitude atteinte est de 480 mètres. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le point de passage le plus élevé se situe à 1017 mètres, mais auparavant quatre cols intermédiaires jalonnent l'itinéraire. La route bien tracée permet une montée régulière sans forcer. Avec l'altitude la végétation change, on pourrait se croire quelque part dans le massif central. Enfin le Passo Gena Silana est atteint. Il nous aura fallu quatre heure pour une quarantaine de kilomètres. On s'attendait à plus difficile.

Au col casse-croûte copieux, des cyclistes de route assez nombreux sont montés par le versant opposé. Une très longue et magnifique descente nous procure un vif plaisir. Le cadre est magnifique, de grandes falaises calcaires étincellent de toutes parts avec la mer en toile de fond. Alors que nous avons quitté la montagne, la route serpente en faux plats descendants au milieu de bocages. Nous profitons de ces conditions très favorables pour se tirer une bourre pas possible, aidés d'un bon coup de vent dans le dos. Que c'est plaisant de débouler à vive allure en ayant mis le grand développement.

Avant d'arriver à Orosei, la route traverse d'immenses carrières de marbre, spectacle impressionnant. En voyant un ouvrier travailler, nous prenons conscience du gigantisme de ces chantiers. La ville d'Orosei, est manifestement très touchée par la proximité des carrières. Le premier camping se trouve à 12 kilomètres. Nous le rejoignons par des pistes, l'accès principal étant fermé à cause d'intempéries récentes. Encore un site étonnant au débouché d'une petite rivière sur une plage de sable blanc, baignée par une mer à l'eau émeraude. Pour ajouter au charme du lieu, le propriétaire est particulièrement accueillant et serviable. Le compteur affiche 106 kilomètres et encore le mien est le plus pessimiste. Nous aurions pu sans fatigue en faire beaucoup plus. C'est peut-être aussi cela le miracle du vélo? A moins que ce soit l'endorphine sécrétée qui commence son travail de fond contre la douleur et pour le bonheur!

13 mai

Lever aux aurores, j'aimerais bien rapporter quelques poissons pour le petit-déjeuner. Avec Rafik, nous partons ramasser quelques appâts le long des rochers. J'ai le plus grand espoir de faire une belle pêche. Mais contre toute attente pas une seule touche, comme si les poissons désertaient certains endroits. Je suis d'autant plus surpris, que j'avais trouvé quelques escavennes, oubliées par un pêcheur. En effet ces vers sont infaillibles, les poissons se jettent généralement dessus, mais pas ce matin. Cela ne nous empêche pas d'assister à une très jolie apparition du soleil sur une mer et des rochers déserts.

Départ à dix heures, une fois de plus le lieu était très agréable et calme avant les vacances. L'étape du jour ne présente pas de difficulté, et une fois de plus nous avons le vent comme allié. Les 56 kilomètres qui nous mènent à San Teodoro sont un vrai plaisir. Dans ces conditions, on a plus l'impression de pratiquer un sport de glisse que le vélo. Les tentes sont montées en bordure de plage, le vent souffle, des surf-skates font des acrobaties et montent très haut. En arrière plan sur la mer se découpent deux petites îles, Molara et Tavolara. La seconde est très impressionnante, elle jaillit des flots à la manière d'une flamme et culmine presque à six cents mètres. Comme toujours les oiseaux sont nombreux et nous gratifient d'une multitude de chants très différents, dont le mélange est un régal pour l'oreille.

14 mai

Ce matin réveil en fanfare par une multitude de corbeaux, et ça dure. Enfin ils décident de s'éloigner et les chants beaucoup plus mélodieux habituels envahissent l'espace. Aujourd'hui, malgré un vent encore favorable, la première partie du trajet sera désagréable. En effet nous approchons d'Olbia et le trafic s'intensifie. Nous avions perdu l'habitude des flots de voitures qui serrent parfois de trop près. La traversée de la ville est heureusement vite effectuée par une voie rapide. Dès la sortie de l'agglomération tout s'arrange, à part le temps qui devient menaçant. Quelques montées bien raides dans un joli décor d'aiguilles granitiques, auxquelles les nuages donnent un air austère du meilleur effet. Pique-nique à l'improviste sur la place du superbe village de San Pantaleo, parmi les maraîchers qui replient leur stands. Ce petit bourg a du cachet de par son architecture et du fait de la proximité d'aiguilles rocheuses, qui semblent émerger directement des toits. Il est des lieux comme celui-là, sans que je définisse très bien pourquoi, qui m' apportent une forme de quiétude ou de plaisir, l'esthétique du site seule ne peut en être la cause. Sans doute une conjonction d'éléments, le village avec ses maisons bien entretenues et le joli pavement de sa place qui est le point haut du bourg, les rochers environnants qui donnent envie de grimper, les maraîchers sympathiques, le temps certes couvert mais clément, ce que nous mangeons qui est très bon, un gros chien gentil un peu collant qui d'un regard concupiscent nous réclame les reliefs de notre repas, le petit bistrot à la terrasse coquette qui nous attend pour le rituel du café, et aussi pour finir cette saine fatigue que distille le vélo dans nos muscles. Le mélange de tous ces facteurs permet d'accéder au nirvana!

Le redémarrage, après cet arrêt de longue durée, n'est pas très difficile, car nous entamons une descente dans laquelle le grand braquet une fois de plus va faire merveille. Il faut rester très prudent car chargé, le vélo nécessite des distances importantes pour s'arrêter, les freins faisant l'effet de doux ralentisseurs. Les 15 derniers kilomètres sont une splendeur, le long d'une minuscule route qui se tient au plus près de très jolis golfes clairs, en enfilade pour le plaisir de la vue. L'étape se termine à Palau en milieu d'après-midi. Le lieu une fois de plus est merveilleux. Nous campons à quelques mètres de l'eau. En face l'île de la Maddalena coupe la houle. Ce bras de mer ressemble à un lac immobile, duquel surgissent par-ci par-là de gros rochers granitiques aux formes étranges. Cerise sur le gâteau, l'eau est bonne et j'en profite pour aller ramasser quelques douzaines d'oursins dont nous nous régalons sur le champ.

Le temps est à la pluie et les prévisions pour demain sont mitigées. Nous verrons bien, après les trombes corses nous restons sereins, cela ne pourra pas être pire. Une fois de plus, pris sous le charme du lieu, nous décidons de rester sur place un jour supplémentaire. Nous prendrons le temps de visiter le village, surtout que ce sera jour de marché. Un couple d'Allemands cyclotouristes vient s'installer à quelques mètres. La pluie nous chasse au restaurant, dans lequel la soirée sera exquise.

15 mai

Très tôt sur le coup des deux heures, je vais m'installer sur le rocher juste à côté de ma tente. Le spectacle est féérique. La luminosité est suffisante pour discerner de façon précise le panorama qui s'offre au regard. La mer est d'huile, le mot est bien approprié, l'absence de toute ride la rend de consistance épaisse. Les lumières de Palau s'associent à celles de l'île de la Maddalena et dessinent les moindres recoins du rivage. Aucun bruit, sauf le va et vient de la navette reliant les deux îles. Même de nuit le trafic ne s'arrête pas, un bateau de taille conséquente au moins une fois par heure dans chaque sens. Que peuvent-ils transporter?

Ce matin pas de précipitation, au petit déjeuner nous dégustons quelques oursins. Ce subtile goût iodé au réveil excite les papilles et met en appétit. Nous partons visiter la ville et son marché. Il s'agit d'une petite cité balnéaire sans caractéristique architecturale spécifique. Les étals pour les touristes sont nombreux, qu'il s'agisse de vêtements, de colliers ou autres bijoux. Le rouge du corail est très présent. Je peux dire que la poste italienne tout du moins celle de cette petite cité sarde est digne de ce que nous vivons souvent en France. Ne trouvant pas de timbre, je me rabats tout naturellement vers le bureau de poste. Il est organisé exactement comme chez nous. Deux files sont formées devant deux employés, espacés d'un mètre sans séparation entre eux. J'en choisis une et attends. Le temps que les 6 personnes me précédant passent. Cela prend au moins vingt minutes. Arrive enfin mon tour, à ma demande de timbres l'employé me fait signe que c'est le guichet d'à côté, devant lequel stationnent maintenant une douzaine de clients. Si je veux des timbres je dois compter facilement une demie-heure de plus. Je remercie et quitte le lieu sans ce que je venais chercher. La standardisation de l'Europe c'est bien, au moins on ne perd pas ses repaires et ses habitudes, ni ses frustrations!

Retour au camping pour le repas, la pluie ne tarde pas à faire son apparition et dure tout l'après-midi. Nous tuons le temps à jouer à la belote. C'est une découverte pour Evelyne, mais elle se débrouille bien, puisque son équipe gagne. Je profite aussi de ce temps libre, pour avancer dans le livre que j'ai emporté, voyage au bout de la nuit de Céline. À plusieurs reprises dans ma vie je l'avais commencé, mais pour la première fois je vais le lire jusqu'au bout. Grande œuvre, on comprend que cet ouvrage ait fait couler tant d'encre. De cette lecture on ressort différent. On y trouve la même désespérance que dans Cioran, mais abordée, entre autre, sans concession sous l'angle de la condition physiologique de l'être humain, ce qui fait frémir d'horreur. Mais c'est tellement vrai, c'est justement cela le plus gênant.

16 mai

Le temps s'écoule rapidement. Cela fait maintenant vingt jours que nous sommes partis de Bastia avec Jean et 12 que nous arpentons la Sardaigne avec Evelyne et Rafik. Tout a une fin. Aujourd'hui sera notre dernier jour de voyage en commun. Demain matin nos routes se séparent. Nous retournerons en Corse et eux prendront la direction de Porto Torres pour rentrer sur Gênes, leurs vacances se finissant. En tant que retraités nous n'avons plus ce problème, bien que les errances ne peuvent se prolonger à l'infini, famille oblige. Je comprends très bien ceux qui partent sans idée précise de retour, ou ceux qui au moment final au lieu de rentrer repartent pour un tour. Ce qui me plaît dans le voyage, c'est de ne pas savoir où je vais dormir le soir. Surtout ne pas programmer et ne jamais réserver les points de chute. La recherche au dernier moment représente un véritable attrait, qui attise la curiosité et qui permet le contact. C'est une des raisons pour lesquelles je voyage souvent seul à pied. L'errance sans contingence donne à mon sens un vrai goût de liberté, ce n'est peut-être qu'une illusion, cependant la sensation ressentie est formidable. Cette liberté est exacerbée par le dépouillement. En effet, le voyage à vélo, et cela est encore plus vrai à pied, implique de limiter au nécessaire ce que l'on emporte. Le fait de vivre un mois avec un environnement matériel restreint tout en ayant une totale autonomie est très reposant. On prend d'autant plus conscience des masses d'objets, souvent plus que superflus que l'on amasse dans nos maisons et qui nous rendent esclaves. Mon père avait l'habitude de dire que la possession est un asservissement, comme je comprends ses mots en voyage à vélo, et encore plus à pied lorsque tout ce que je possède n'excède pas les 10 kilogrammes.

Revenons au 15 mai. L'objectif du jour est la petite ville de Tempio Pausania. Elle se situe à l'intérieur des terres. Nous allons renouer avec les bonnes grimpettes. Mais avant de démarrer, une visite un lieu très pittoresque qui domine notre camping s'impose. Il s'agit du site de Roccia dell'Orso. Énormes rochers posés au sommet d'un tertre, offrant un large point de vue sur les environs, en particulier sur les îles faisant face à Palau. Les formes de ces blocs géants rappellent différents animaux, ours, dinosaure et autres monstres plus ou moins préhistoriques. Comme ils sont très visibles de la mer, ils ont toujours servi de repère aux marins de l'antiquité. De ce fait, ils sont mentionnés dans des écrits anciens . Nous y montons tôt et sommes seuls. Lorsque nous en descendons les premiers cars déversent leurs flots de visiteurs pour la plupart allemands.

Il est temps de mettre le cap sur Tempio. Effectivement ça grimpe dur, mais la route est agréable, pas trop de trafic, chaleur tempérée et cette verdure qui nous entoure de toutes parts. Vers les treize heures nous effectuons quelques courses et mangeons à l'entrée de la ville. Cet après-midi nous aurons tout loisir pour visiter. Cette cité possède un joli centre, bien regroupé autour d'une petite place. De nombreuses constructions, palais églises en granit donnent du caractère à l'ensemble. Nous déambulons dans des ruelles ombragées, enserrées entre des maisons toute en hauteur, un peu à la manière des villes de montagne, comme dans le Dévoluy par exemple. Le nombre d'édifices religieux est important et leurs dimensions souvent imposantes. La promenade est instructive et fort plaisante.

De toute évidence à part l'hôtel il n'est pas possible de trouver de quoi passer la nuit. Nous reprenons la route vers le village d'Aggius, qui se trouve dans un lieu charmant, verdoyant et vallonné. Deux beaux dômes granitiques dominent les maisons. A la sortie du bourg, juste à côté du cimetière sous une futaie, un coin discret et pratique nous permet de nous installer en toute quiétude, après 67 kilomètres pour ce jour.

La proximité du cimetière est très pratique pour l'eau. Evelyne va s'y laver sommairement. Pour ma part je n'ose pas, ayant peur de déclencher la colère, si je me fais découvrir dévêtu dans ce lieu. Cette dernière soirée a des petits relents de nostalgie. Alors que les pâtes cuisent Rafik découvre une sente, qui monte à l'assaut de l'un des dômes granitiques, en courant nous nous y engouffrons. Très vite cela devient raide, mais une main courante aide au déplacement et assure la sécurité. Une centaine de mètres sous le sommet le terrain se redresse et le chemin équipé prend fin. Devant nous une belle dalle en granit fauve inclinée à 60 degrés, parcourue d'une large fissure à la prise franche nous invite à poursuivre. Nous n'hésitons pas longtemps et la remontons les pieds en adhérence les mains bien calées en empoignant son rebord tranchant. Sur ce granit bien rugueux, à gros grains, qu'il est bon se mouvoir. Bien entendu il est préférable de ne pas glisser, donc garder un peu de vigilance et ne pas succomber à l'euphorie du mouvement et à la sensualité du contact. Je me surprends à imaginer que cette dalle fissurée s'élance sur mille mètres, hélas non! Rapidement le rocher se couche et les mains ne sont plus nécessaires, et après quelques contours le sommet est atteint. Une vue magnifique s'étend sur la région, rochers qui pointent au milieu de zones vertes avec des villages disséminés au gré des mouvements de terrain. Mais au fait, il ne faut pas traîner, nous nous sommes enfuis en cachette à deux, alors que le repas était presque prêt. Vite nous repartons et dévalons ces dalles, sur lesquelles de gros blocs sont disposés en équilibre. Evelyne et Jean nous attendaient patiemment pour notre dernier repas en commun. L'endroit est bien choisi, non seulement il est très discret, mais en plus il offre une table et des bancs, le grand confort!

17 mai

Lever matinal, petit déjeuner gai, nous savons qu'une expérience de deux semaines particulièrement enrichissante dans de nombreux domaines arrive à son terme. Nous réalisons tout étonnés, que cela fait déjà quinze jours que nous roulons ensemble. La fin de cette aventure à quatre est imminente. Pour trois kilomètres, et de plus en descente, notre chemin est encore commun. Ça y est, le voilà le carrefour de la séparation. Nous nous arrêtons, quelques photos sont prises, on se fait tous une grosse bise. Evelyne et Rafik prennent la route de Castelsardo tandis que Jean et moi partons plein nord pour traverser la région de la Gallura par son centre. Un peu tristes, mais ne pas se poser de question, le voyage continue. Dans un paysage de campagne ponctué de gros rochers de granit fauve puis de porphyre rouge nous retombons rapidement sous le charme de cette nature riante. La Gallura est très jolie en son centre, ce que nous n'avions pas perçu lorsque nous l'avions longée par le bord de mer sur la côte ouest. Une grande descente, grand braquet et nous appuyons à en être étourdis. Je bats mon record de vitesse, 73, 5 kilomètres à heure. Le vélo reste bien stable et je n'ai pas vraiment une impression de grande vitesse. Cependant attention, il faut penser à freiner, je vais quasiment à la vitesse des quelques voitures qui me précèdent. Si elles freinent, je n'ai aucune chance d'en faire autant, donc il me faut relâcher. J'aurais peut-être pu gratter un petit quelque chose en plus! Nous rejoignons un peu plus tôt que prévu la grande route en bord de mer, suite à un croisement passé sans doute trop rapidement. Nous débouchons au moment où deux jeunes cyclotouristes allemands passent. Ça y est c'est reparti j'appuie à fond pour les poursuivre. Je faiblis, Jean passe devant et contre le vent garde une bonne vitesse, je m'abrite derrière et le nez dans le guidon je force. Ah là là!! Les vieux ça veut toujours avoir l'illusion que c'est encore jeunes!! J'en connais certaines, qui, si elles me voyaient, ne pourraient s'empêcher de dire que je suis toujours aussi c... que lorsque j'avais vingt ans. C'est peut-être ça le secret de la jeunesse, rester c...? Le trajet jusqu'à San Teresa est enlevé en un temps record. Nous débouchons sur le port vers midi. Le prochain bateau est à 15 heures30. Nous nous installons à l'abri de la chaleur sur le quai et faisons notre dernier repas sarde, avec notre dernière bouteille de vin rouge de l'île. La bouteille y passe aux deux tiers. Est-ce raisonnable? Nous avons encore une trentaine de kilomètres à parcourir en Corse, de Bonifacio à Porto Vecchio. Mais nous avons cinq bonnes heures pour digérer somme toute une quantité de vingt cinq centilitres par tête, même si je pense en avoir bu un peu plus que Jean! A 17 heures nous serons bien en-dessous des 0, 5 fatidiques. En effet attention à vélo c'est le même tarif qu'en voiture en cas de dépassement, ce qui est normal. La police a constaté que de plus en plus de gens qui se rendent à des fêtes, sachant qu'ils allaient boire, utilisent un vélo. Ce qui tout naturellement a entraîné une recrudescence des accidents avec ce moyen de déplacement. Donc maintenant les cyclistes sont dans le collimateur, avis aux amateurs!

En attendant de traverser vers la Corse, nous discutons avec un couple qui vient d'effectuer en voiture un périple de 10 jours en Sardaigne. Ils sont enchantés de leur séjour, mais sont contents de rentrer, car ils en ont assez de trop manger dans les agritourismes. On en arrive à un véritable paradoxe en matière de voyage. Je réalise tout le bien-être que procure le voyage spartiate, en ayant un repas consistant par jour, généralement constitué de riz ou de pâtes. Même de riz de basse qualité, en effet il y a quelques jours une Allemande nous a proposé, car ses vacances arrivaient à leur terme, un paquet de deux kilos de riz de la pire qualité. Eh bien! Ces grains cassés qui cuisent mal je m'en régale, et ce n'est pas une histoire de radinerie, probablement le plaisir de la rusticité maximale.

La traversée a lieu à l'heure prévue. L'arrivée sur les falaises de Bonifacio dans l'après-midi alors que les rayons du soleil les frappent perpendiculairement, en les faisant resplendir, est un spectacle époustouflant. La vue de ces maisons toutes petites, serrées tout en-haut de ce mur blanc stratifié en surplomb donne presque le vertige. On s'attend à les voir basculer dans la mer. Les nombreux gros blocs empilés au pied de la paroi apportent la preuve évidente que la falaise est travaillée par la mer. La rentrée dans le chenal est spectaculaire. Les remparts de la citadelle défilent en nous dominant d'une belle hauteur. Un voilier de grande taille, aux proportions parfaites est à l'escale. Me déplacer en bateau me donne toujours une véritable impression de voyage, surtout lorsqu'on domine d'assez haut les flots. Sur le quai une meute de motos se tient prête à embarquer. Cela réveille chez moi de vieux souvenirs de folie, à l'époque où le permis moto était à seize ans. Dès cet âge mon père m'avait acheté l'une des plus puissantes motos du marché, une T500 Suzuki, gros deux temps, qui m'a donné des émotions dont je garde un souvenir précis presque quarante ans après. Mais et mais de taille, la contre-partie intolérable de cette époque, c'est que nombreux sont mes camarades d'alors, qui n'y ont pas survécu. Ce que l'on retient dans sa vie ce sont surtout ces moments où l'on ne sait pas très bien si on est encore parmi les vivants ou si on a déjà le billet pour l'au-delà en main. L'alpinisme m'a aussi procuré ce genre de sensations mais de façon moins actuelle, l'action étant plus lente, l'analyse de la situation, hors chute de pierres et avalanches, permet de mieux participer au devenir d'une situation qui s'avère hypothétique. En moto l'excès de vitesse est très difficile à gérer, car l'automobiliste, et c'est normal, n'est pas préparé à voir surgir des bolides à des vitesses déraisonnables. J'arrête sur le sujet, car maintenant je suis un adepte inconditionnel du respect de la vitesse sur la route.

Après ces errements philosophico-débiles revenons à la réalité du moment. Le débarquement effectué, nous prenons la direction de Porto Vecchio. Une fois passée la petite montée de sortie de la ville que nous connaissons bien, les vingt cinq kilomètres à venir sont une délectation. Un terrain peu accidenté, agrémenté d'un bon vent favorable, nous permet de filer, je dirais même de nous envoler à plus de vingt de moyenne. Dans les descentes le cinquante est fréquemment atteint et sans forcer, quelle jouissance! En un temps record nous rejoignons un camping à l'entrée de la ville. Le compteur pour ce jour affiche 85 kilomètres. Comme d'habitude l'installation prend quelques minutes, après plus de vingt jours, la manœuvre ne présente plus aucun secret. Et bien entendu encore une fois le site est presque vide. Le mois de mai est un mois idéal, des fleurs partout et presque personne.

Ensuite nous partons visiter cette ville balnéaire pleine de charme. J'y étais venu en novembre de l'année passée pour raison professionnelle et ce mélange des genres me procure une drôle de sensation.

Notre projet pour les jours à venir, est de traverser la Corse par son centre afin de rejoindre Bastia. Comme c'est étrange, depuis que nous avons quitté nos amis et la Sardaigne, j'ai vraiment l'impression d'être engagé dans un voyage nouveau complètement déconnecté de ce que nous venons de vivre. J'imagine facilement que de segmentation en segmentation, on puisse nomadiser un temps non déterminé de découvertes en expériences en perdant la référence au temps. Le secret pour durer et garder sa motivation au cours de ses errances, c'est peut-être de bien connaître son degré de résistance, et rester à un niveau où l'effort est plaisant sans être monotone et sans dépasser sa capacité d'endurance. Bien entendu cela n'exclut nullement un peu de souffrance, due à l'effort ou à la météo, afin de pimenter l'aventure. Alors l'alchimie de l'alliance du corps et de l'esprit, plaisir aidant, fait que l'on n'a plus envie de rentrer à la maison. Je pense au livre de Bruce Chatwin «Anatomie de l'errance», dans lequel il aborde ce thème éternel du chez soi, qu'il est indispensable d'avoir, pour pouvoir le fuir. Paradoxe de l'être humain, peut-être plus présent chez l'homme que chez la femme, différence jamais facile à concilier dans un couple.

18 mai

Nous renouons aujourd'hui avec les étapes avec gros dénivelé. La route doit nous conduire à Zonza, puis au col de Bavella. En quittant Porto Vecchio devant un lycée des élèves attendent le début des cours. Que pensent-t-ils de ces deux individus lourdement chargés qui passent devant eux un lundi matin? Pour ma part en les regardant, je me rappelle ma rentrée en sixième au lycée Ampère à Lyon, il y a longtemps, et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. La seule chose à en déduire, profiter du moment présent et ne pas hésiter à vivre, ça passe très vite une vie. Avec Jean au cours de nos discussions nous sommes arrivés à la même constatation: on part toujours malgré, car il y a une multitude de raisons pour ne pas partir, qui vont du mal de dos à la famille qui vit cela comme un abandon.

Très vite nous rentrons dans le vif du sujet. L'Ospédale, petit village perché, mille mètres de dénivelé en 15 kilomètres. L'effort se fait intense, la route semble escalader les montagnes jusque dans le ciel, mais le plaisir demeure. Arrivés au pied du village, je dis à Jean «Nous sommes bientôt arrivés». Alors une voix sort de derrière une haie et rajoute « Le dernier kilomètre vous allez voir, je ne vous dis rien». Nous ne voyons personne, les buissons parlent-ils? En Corse tout est possible. C'est bon, nous sommes avertis. Nous commençons par voir que le kilomètre en fait deux, et effectivement la pente est supérieure à 10% avec des épingles demandant de s'arracher. D'autre part la route est pleine de trous ce qui ne facilite pas l'effort. Et le bouquet, nous contournons le village sans rentrer dedans. Lorsque nous le réalisons il est un peu tard et l'idée de redescendre ne nous effleure pas. Nous arrivons au barrage qui porte le nom du village. Le lieu est magnifique. L'altitude fait que la température est agréable. Un peu plus loin nous décidons d'une halte afin de boire un café dans une buvette. Le gros de l'effort du jour est fait. Pour rejoindre Zonza, nous nous laissons glisser le long d'un itinéraire serpentant dans un décor de rêve, où les montagnes rivalisent de beauté. A un détour de la route, les aiguilles de Bavella apparaissent soudainement, je freine pour pouvoir les admirer. Mes pieds solidarisés à mes pédales sont le dernier de mes soucis, mais pas pour longtemps. Boum! Quatrième chute, et là je me luxe le pouce droit. Ce n'est pas dramatique, j'arrive toujours à tenir fermement mon guidon. Je ne sais pas si tous les cyclotouristes tombent à la même fréquence? Un peu avant Zonza, le camping municipal nous attend, lieu bucolique et accueillant au milieu d'une forêt aux arbres épars. Nous montons nos tentes, déposons nos bagages et partons faire des courses. Le déjeuner sera succulent, constitué de Lonzo et fromage corse, accompagnés de l'incontournable vin rouge corse. L'après-midi est consacré au farniente jusque vers cinq heures. Il est alors temps de s'attaquer au col de Bavella, une dizaine de kilomètres que nous grimpons à un bon rythme. Spectacle sublime que ces aiguilles d'une part granitiques et de l'autre porphyriques. Nous restons une demie-heure à profiter de l'ambiance du lieu. Puis le plaisir de la glissade rapide vers Zonza nous procure de bonnes et belles sensations. Nous avons décidé de revenir sur nos pas, car la descente sur Solenzara, si tentante qu'elle soit, nous aurait éloignés du cœur des montagnes où nous voulons rester. De nouveau à Zonza, l'attrait de la Pietra, la fameuse bière à la châtaigne, est irrésistible. L'étape de demain devrait être dure par des routes peu fréquentées. Nous demandons au barman si la route de Ghisoni est bien celle que nous voyons commencer à quelques mètres de la terrasse du café. Il nous répond surpris « Pas du tout Ghisoni ce n'est pas par là. Il faut passer par la côte». À mon tour d'être étonné. Je lui montre la carte et la route au milieu des montagnes qui passe par les cols de la Vaccia et de Verdé. Alors sa réponse est une répartie d'anthologie «Oh! Mais là c'est le nord, on y va jamais». Le tout avec un accent corse à couper au couteau. Le ton est donné, notre route ne sera pas fréquentée. En quelques kilomètres nous sommes de retour au camping. La nuit sera fraîche, j'aurai un peu froid car depuis notre départ j'ai pris l'habitude de dormir hors de mon sac de couchage. Ce jour nous avons fait 70kilomètres, ce qui semble peu, mais l'effort a été intense et la journée bien remplie.

19 mai

Lever matinal, il fait froid. Les habits sont les bienvenus pour démarrer. À nouveau la traversée de Zonza, puis nous empruntons la D 420 direction Quenza. Trois autres villages accrochés à la montagne sont traversés avant d'arriver à Aullène. De cet endroit une route minuscule monte en direction du col de la Vaccia. Régulièrement elle suit un fond de vallée puis escalade un pan de montagne à flanc, pour nous conduire vers les 1200 mètres d'altitude au col. Pratiquement personne, seule une moto passe. Nous faisons une pose pour photographier un gros cochon qui paît tranquillement, oui qui paît à la manière d'une vache! D'abord il se montre farouche et ne se laisse pas approcher. Puis de son plein gré, il se rapproche comme s'il avait compris que nous n'allions pas le transformer tout de suite en lonzo et autre coppa. La descente sur le versant opposé est en très mauvais état, goudron déformé et trous partout. Les mains crispées sur les freins, cela devient rapidement un supplice. La chaussée change, de toute défoncée elle passe à toute neuve. L'effet est presque le même, car la couche de gravillons est épaisse. Il est dangereux de rouler sur ce tapis instable, et il indispensable de se servir des freins avec agilité et tact. Tout a un fin, même les tapis de gravillons. Au cours de cette descente nous ne sommes pas allés beaucoup plus vite qu'à la montée. S'offre à nous le village de Zicavo. La halte est la bienvenue. Un groupe de randonneurs est engagé dans la traversée de la Corse d'ouest en est. Après avoir englouti quelques spécialités locales et avoir satisfait au rite du café, malgré la chaleur nous partons à l'assaut du col Verde. Comme pour le précédent, la route monte régulièrement et l'effort demandé n'est jamais brutal. Plus nous montons, plus la vue porte loin, immensité de verdure dans laquelle se cachent de petits villages aux maisons serrées, dominés de montagnes enneigées telles des sentinelles qui veillent et qui contribuent à donner à cette île son caractère unique. Les derniers kilomètres avant le col semblent ne jamais finir, surtout que suite à une mauvaise évaluation, nous nous sommes lancés dans un sprint sur ce qui n'était pas le dernier kilomètre. Enfin le voilà. Un groupe de cyclistes belges à vélo de course avec assistance logistique y stationnent. Nous entamons une discussion animée ponctuée d'éclats de rire. Traditionnellement à cette période de l'année ils partent pour une semaine de vélo. Jean leur indique une route qui les conduira au col de la Vaccia en évitant les gravillons puis les trous. Après avoir pris congé, nous nous laissons emporter dans une descente d'une vingtaine de kilomètres qui nous conduira à Ghisoni. Un peu plus loin nous renseignons deux jeunes cyclotouristes qui verraient d'un bon œil la fin de cette rampe, moment qu'ils attendent avec une certaine impatience. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls fous dans ces contrées reculées. Après une bonne partie de plaisir Ghisoni est atteint. Très gentiment on nous autorise le camping sur un site laissé à l'abandon ou presque. Le cadre est magnifique. De belles aiguilles rougeoyant au soleil couchant nous offrent un spectacle de premier choix. Le compteur affiche 93 kilomètres pour la journée. Perchés sur notre petite terrasse herbeuse au milieu des arbres nous sommes seuls et nous nous trouvons royalement bien. Autour d'une grosse platée de riz et une bouteille de Patrimonio nous refaisons le monde. Ce type d'errance que nous pratiquons depuis presque un mois, est devenu un mode de vie. Montage et démontage de tentes, repas et toutes les contingences de la logistique ne nous posent plus aucun problème. Nous avons même le confort de posséder une dizaine de lyophilisés qui nous permettraient en cas de besoin au moins quarante huit heures d'autonomie. Au fond de nous, c'est avec un peu d'appréhension que nous sentons la fin du voyage arriver. Même par les montagnes et en plein milieu, la Corse se traverse assez vite. Si besoin, un signe qui ne trompe pas, la carte au 100 000 numéro 74 nous la quitterons demain pour sa sœur la 73. Bastia n'est plus qu'à 80 kilomètres à vol d'oiseau, cependant notre itinéraire en comporte cent de plus. Nous allons faire tout notre possible pour rester cachés sur de petites routes loin de tout, en particulier nous ne passerons pas à Corté.

20 mai

La nuit a été excellente, et comme d'habitude le chant des oiseaux nocturnes et diurnes nous a accompagnés. Le temps est très beau ce matin. L'impatience de rouler nous tenaille, poussés par la curiosité. En effet notre itinéraire fait de tels tortillons sur la carte qu'il est difficile d'en évaluer la longueur et la difficulté. Avant de quitter Ghisoni nous effectuons quelques courses dont l'achat d'un magnifique pain. L'itinéraire commence par la descente des profondes gorges qui passent par le défilé de l'Inzecca. Tout est tellement joli que nous marquons des arrêts au moins tous les kilomètres. Une petite rivière, courant sur une roche blanche ponctuée de gros blocs polis, joue à cache cache entre ombre et lumière, et tout autour s'étalent de grandes forêts de pins couronnées de montagnes enneigées.

Un minuscule embranchement au bas des gorges et c'est reparti pour 15 kilomètres de montée bien raide jusqu'au village de Vezzani. Dans cette portion de route, nous croisons des cyclistes lancés sur leur vélo de course. L'un d'eux, en nous voyant arque boutés sur nos pédales avec notre gros chargement, s'écrit « Du vélo comme ça, ah non merci!». C'est gentil! Mais il n'imagine pas à côté de quels plaisirs il passe! Cependant la fatigue se ressent et nous oblige à une pose, qui nous ragaillardit. Puis rapidement nous basculons sur l'autre flanc de la montagne. Que cette Corse profonde est belle. De nombreux villages s'accrochent aux pentes des montagnes ou colonisent leurs crêtes. De nouveau le fond de la vallée est atteint. Corté n'est qu'à une dizaine de kilomètres, mais nous lui tournons résolument le dos et suivons la nationale sur une courte distance. Un pont, juste derrière à gauche, une route confidentielle nous permet de continuer notre itinéraire buissonnier. Après huit kilomètres raides sous le caniard, nous pénétrons dans un village perché. À sa sortie juste avant les dernières maisons, une petite terrasse. Le bar semble fermé, alors le miracle se produit. Le propriétaire, les 80 ans largement dépassés apparaît et nous invite à prendre place. Les deux heures que nous passons en sa compagnie sont un délice. Tout d'abord avec notre lonzo, nous avons droit au vin qu'il produit, très fruité ayant du corps et pas trop d'alcool. Il est la mémoire du temps passé dans cette région reculée. Il nous parle de la vie à l'époque où le village comptait 550 âmes. Les champs n'étaient pas abandonnés au maquis. Des dizaines de paires de bœufs constituaient l'élément moteur de cette agriculture. Il nous relate l'histoire de ce gendarme ayant passé sa carrière ici, et qui vit maintenant dans une cage à lapins à Nice. Il ne se console pas d'avoir quitté la Corse. Il nous raconte aussi la guerre. Les Italiens qui étaient pire que les Allemands. Ces derniers rentraient à l'église désarmés, par contre les Italiens assistaient à la messe avec leurs fusils. Des rancœurs profondes en sont restées. Puis une fois l'île délivrée, ainsi que quelques milliers de jeunes Corses, il a été mobilisé dans les armées alliées. Il finira la guerre quelque part dans la vallée du Doubs. Nous avons droit à un couplet sur les autonomistes, manifestement il ne les porte pas dans son cœur. Leur chef aurait un père italien et donc ne serait même pas corse. Lorsque nous lui demandons ce que veut dire cette inscription à la peinture que l'on a vue plusieurs fois écrite en gros au beau milieu de la route: FRANCIA FORA. D'un air désabusé il nous apprend que cela signifie, la France dehors, ce que nous supputions. Pour finir il nous offre une myrte, c'est excellent, mais attention la route est encore longue et pentue cet après-midi. Nous le remercions vivement avant de prendre congé. En effet pour une somme modique, il nous a procuré un grand moment de plaisir, satisfaisant pleinement notre palais et notre curiosité.

La route serpente dans la montagne et relie entre eux des villages perdus, qui se cachent dans la végétation. La perspective de toits se découpant sur le ciel le long de crêtes avec en arrière-plan de grandes montagnes enneigées est caractéristique de cette Corse sauvage. À Erbajolo à l'entrée du bourg, une église et devant, une route minuscule la D16 part tout droit dans la pente. Nous avons vraiment l'impression de nous diriger vers nulle part. Un petit carrefour à 1000 mètres d'altitude, un éleveur de porc nous renseigne. Une descente d'une raideur inhabituelle, en pleine forêt, permet des perspectives étonnantes. Jean me précède d'une centaine de mètres, j'ai vraiment l'impression qu'il est très très bas. Nous hésitons encore, car la carte ne semble pas en cohérence avec ce que nous a dit l'éleveur. Nous avons l'explication un peu plus tard. La piste que je voulais suivre n'est pas praticable à vélo, car il y a de nombreuses marches pour escalader le col, qui conduit directement au village que nous voulons atteindre. Donc sans aucun remord nous nous engageons sur la route préconisée. Avec le soleil de fin d'après-midi, ce décor de villages agrippés au sommet de rochers est d'une beauté exceptionnelle, le tout baignant dans une lumière diffuse. L'envoutement est total, le charme du lieu nous subjugue. Encore une fois nous avons de la difficulté à avancer tellement à chaque changement de perspective l'émerveillement joue pleinement du fait du spectacle qui se dévoile au regard. Cette féérie est exacerbée par les rayons solaires rasants, qui mettent en relief les couleurs tout en révélant des jeux d'ombres et de lumières à couper le souffle. Il est de ces ambiances exceptionnelles, où l'esprit est complètement accaparé, au point d'en oublier le flot de pensées parasites qui brouille en permanence le fond de l'esprit. On en ressent une forme de plénitude, que l'on aimerait permanente. Mais le charme finit inéluctablement par se rompre. Cela se produit lorsque nous atteignons la très relative grande route D14, à quatre kilomètres de Bustanico, notre point de chute. Le compteur affiche pour ce jour 78 kilomètres et le dénivelé dépasse très probablement les 1200 mètres. Mais comment mesurer dans ce dédale et cet enchevêtrement de routes. Je sais que les puristes me rétorqueront, qu'il suffit d'avoir un GPS. Mais sans doute signe de vieillesse précoce et d'inadaptation au monde moderne, je suis philosophiquement contre. Des arguments je n'en ai pas beaucoup, si ce n'est que les cartes me font rêver et que je revendique le droit de me perdre. D'ailleurs de l'importance de savoir si le dénivelé faisait 1250 ou 1500 mètres? Le village est formé de deux bourgs distants par la route d'un kilomètre, mais quel kilomètre, un bon 12%. Dans la partie haute, un hôtel, niché en pleine pente, nous ouvre ses portes bien que paradoxalement il ne soit pas ouvert. De la chambre, la vue porte en face dans le lointain, sur le massif du Cinto. L'hôtelier est très sympathique et serviable. Le repas typiquement corse qu'il nous concocte est original et fin. En particulier son entrée, dont malheureusement je n'arrive pas à me remémorer le nom. Une pâte au four fourrée d'une multitude d'herbes plus odoriférantes et goûteuses les unes que les autres. L'ensemble de ces saveurs s'alliant, sans s'annihiler mutuellement, pour procurer une explosion de plaisirs en bouche.

21 mai

A la joie de se trouver dans une région aussi extraordinaire, s'oppose insidieusement l'idée que le voyage va bientôt toucher à sa fin. Mais n'y pensons pas. Aujourd'hui nous rentrons au cœur d'une zone mythique, la Castagniccia. Pour les puristes, et tous les Corses le sont, elle commence au col qui nous domine du haut de ses mille et quelques mètres. Notre très sympathique hôte, dont l'établissement est en bordure mais en dehors de la Casatagniccia, nous fait cette remarque quelque peu désabusée: «Elle commence là-haut la Castagniccia, mais des châtaigniers on en a autant qu'eux!». Réplique mortelle qui ne souffre pas la contestation! L'étape du jour sur la carte est encore matérialisée par une multitude de tortillons difficiles à démêler. Je demande son avis à l'hôtelier qui me répond: «Vous savez pas où c'est la Pooorta, vous y êtes jamais allé à la Pooorta, eh bien moi non plus!» Sur ces entrefaites, le petit déjeuner qu'il nous sert est copieux et de grande qualité. Cet hôtel dans la partie haute de Bustanico, juste posé dans un virage, nous le recommandons tout particulièrement. Et pour ceux qui veulent réserver je peux même donner le numéro de téléphone.

Notre dernière journée, perdus dans la montagne corse, commence et nos attentes ne seront pas déçues. Ce jour est le jeudi de l'Ascension, jour férié, et bien nous ne verrons quasiment personne jusqu'au fameux village de la Porta, seulement quelques autochtones toujours très gentils et prompts à la discussion. Cette route déserte en pleine montagne nous semble presque irréelle. Parfois elle s'envole vers le ciel avec des pourcentages de montée à deux chiffres. Mais notre plaisir est tel, que nous ne ressentons aucune difficulté, tout absorbés à nous imprégner de l'esprit de ce pays hors du commun.

Vers 13heures30 sonne le moment de l'arrêt. Dans une minuscule bourgade à l'ombre d'un châtaigner, nous prenons place sur le muret de la route dans un virage et commençons notre repas. Que l'endroit est paisible, une fontaine prodigue une eau fraîche, et les habitants ont poussé l'attention jusqu'à mettre un verre à la disposition du passant. Bien abrités du soleil qui darde ses rayons, nous avons tout loisir de contempler une fois encore vers le centre de l'île de grandes montagnes enneigées. Que ce contraste est étonnant par cette chaleur! De l'autre côté de la chaussée une maison carrée possédant une terrasse, sur laquelle deux dames sont installées. L'une d'elles nous apporte très gentiment sur un plateau deux cafés. Un vieux monsieur arrive d'un petit chemin et cherche quelque chose sur le talus herbeux. Intrigué, je lui demande quel est l'objet de son attention. Alors il m'explique que selon la tradition corse, il recherche l'herbe de l'Ascension. Il s'agit d'une petite plante de quelques centimètres, dont on fait un bouquet et que l'on suspend chez soi, en attendant qu'au cours du mois à venir il fleurisse sous la forme de minuscules fleurs blanches. Il m'offre son premier bouquet, que je protège religieusement dans ma sacoche de guidon. Il est arrivé sans dommage à Lyon. Je l'ai suspendu dans mon jardin et effectivement des petites fleurs ressemblant à des étoiles de mer miniatures à six branches commencent à s'épanouir. Pour le moment elles sont vertes, mais vont sans doute évoluer, car il faut un délai d'un mois et pour le moment cela ne fait que deux semaines. Je les regarde de jour en jour avec un plaisir non dissimulé, pensant à ce vieux Corse qui m'a communiqué sa tradition. Une dame se promène le long de la route, elle s'arrête se désaltérer et engage la conversation avec Jean. Elle n'est pas Corse d'origine, mais il y a bien longtemps que son Lot-et-Garonne natal appartient au passé. Son lieu d'habitation est un minuscule groupe de maisons sur une butte, qu'elle nous montre. Elle y demeure depuis bientôt trente ans. L'idée de partir ne l'a jamais effleurée. Dans ces lieux reculés, la distance la protège de la folie du monde. Son discours révèle toute la passion qu'elle éprouve pour ces montagnes privilégiées. Elle fait une comparaison avec la Haute-Ariège, où elle a habité. En effet, on peut trouver des similitudes entre ces régions de montagnes sauvages et désertifiées. La Haute-Ariège je la connais bien et c'est effectivement une région qui me procure de grandes émotions. J'en ai gravi la plupart des sommets, l'Estat point culminant, qui s'élève à 3143 mètres, et aussi le Rouch sauvage tas de cailloux, le Maubermé qui s'élance, plutôt se cabre sur sa partie finale d'un jet sur au moins 600 mètres de dénivelé, le Certescans qui est aussi mystérieux que son nom, le Vallier, sentinelle avancée, sans doute le plus esthétique, le Pic Rouge de Bassiés mon préféré, et nombre d'autres. Les dénivelés sont toujours importants et jamais en dessous des 1600 mètres et cela va jusqu'à plus de 2000, et cerise sur le gâteau la plupart de ces sommets sont généralement déserts et pas toujours équipés en refuges. Oui de toute évidence ces hautes terres corses et ariègeoises ont des points communs, comme si un même esprit y régnait et rentrait en harmonie avec certains êtres.

Nous restons deux heures et demie sur notre bord de route et nous n'y perdons pas notre temps. Ces rencontres dues au hasard ce sont les plus belles. S'arracher au sortilège du lieu n'est pas facile, cependant nous reprenons notre route. Après une multitude de virages, tout en bas la Porta apparaît. Une route particulièrement tortueuse nous y conduit. Cette magnifique petite bourgade nous accueille sur une place très originale bordée d'une magnifique église baroque flanquée d'un grand campanile. Il s'y déroule sinon un concert d'orgue, tout du moins une démonstration et nous prenons place pour un moment de recueillement. En sortant de l'église, auprès d'un barman je m'enquière des possibilités de camper. Il interpelle une femme assise à la terrasse du café en face: «Oh Ginette ! Où ils peuvent aller camper?» Avant qu'elle ait pu s'exprimer, plusieurs voix s'élèvent et répondent: «Sur le terrain de sport à côté des pompiers, il y a tout ce qu'il faut et même de l'eau». Nous remercions et partons nous installer à l'endroit indiqué. Effectivement le site est superbe et très pratique. Que les gens sont gentils dans tous ces villages corses, avec spontanéité toujours heureux de nous rendre service. C'est le dernier soir, demain Bastia, adieu la montagne corse et ses habitants. Nous terminons la soirée dans un petit restaurant typique. Aujourd'hui nous avons parcouru seulement 42 kilomètres, comme si cette région nous ne voulions pas la quitter, et que nos roues collaient à la route pour nous y retenir.

22 mai

La nuit a été très bonne. Le réveil se fait en fanfare comme si tous les oiseaux de l'Île de Beauté venaient nous dire au revoir. Une multitude de chants différents se superposent et se mélangent. Certains s'apparentent à des sifflements plus ou moins forts sur des modulations diverses, d'autres à des piaillements et certains à de véritables cris presque des hurlements de colère voire des interpellations vindicatives. Je n'avais jamais entendu quelque chose de comparable. Je reste médusé un long moment à écouter tout ce monde animal qui s'éveille. Nous nous levons, prenons le temps de bien petit-déjeuner, comme nous avons pris l'habitude de le faire depuis un mois. Le terrain de foot est entouré jusque haut dans la montagne par des constructions. Une l'église au clocher effilé brille au soleil levant. Le tout est noyé dans la verdure. Et tout là-haut quelques parois rocheuses ajoutent une touche à la beauté du tableau.

Encore une quinzaine de kilomètres et la Castagniccia sera derrière nous. Une magnifique forêt ombragée, garde toute la fraîcheur de la nuit. Nous la parcourons tous sens en éveil, elle nous délivre les derniers parfums. Tout à loisir, nous observons la multitude de porcs se sauvant mollement à notre approche. Cela va du cochon bien rose au sanglier bien gris, avec tous les intermédiaires, tels des patchworks sur pattes. Au fond de la vallée nous voyons grossir la nationale que nous ne voulons pas rejoindre. Aujourd'hui pas de grand braquet dans cette longue descente, mais les freins serrés un peu à la manière du cœur. Inexorablement la grande route approche. Le bruit de la circulation dense se fait de plus en plus prégnant. Et voilà, cette maudite nationale marque la limite de la Castagniccia, que nous quittons bien à regret. Par une succession de montées et de descentes au milieu d'un flot de véhicules dense nous rejoignons Bastia. L'aventure prend fin. Demain départ matinal. Nous passons la nuit dans un camping. Nous nous y sentons mal à l'aise, la transition est trop brutale.

23 mai

Heureusement nous quittons ce lieu aux aurores pour être à l'heure, heureux de fuir cet endroit que nous ressentons comme hostile. Un petit désagrément, nous ne voyons pas comment éviter de nous engager dans un tunnel interdit aux vélos. Mais grand braquet aidant et gros coup de pédale, nous allons presque aussi vite que les bus, tout du moins dans la première partie qui descend légèrement.

Le bateau manœuvre et se met à quai. Les foules embarquent, nous sommes les seuls à vélo. Nous avons la joie de voir des baleines à la hauteur du cap Corse.

Nous débarquons à 15heures30 à Nice. Jean continue à vélo jusqu'à Saint Raphaël, où il compte prendre le train pour Tarbes. Je sens qu'il n'a pas envie de rentrer. Pour ma part, j'aimerais bien prendre le temps de retourner à Lyon par les Alpes ou les Préalpes, en prenant le temps de digérer seul ce mois fabuleux que nous venons de passer. Mais il faut aussi penser aux autres. Ceux, qui restent et attendent, éprouvent un supplice qui n'en finit pas, une sensation de temps comme immobile.

Pour une première expérience à vélo, même si parfois j'ai ressenti la route comme un enchaînement et le trafic comme une menace, j'en retire de multiples satisfactions et je vais renouveler ce genre d'expérience en groupe et seul aussi. Je me verrai bien traverser la France seul uniquement par de toutes petites routes voire des chemins en campant par exemple aux confluents des rivières, endroits généralement aérés presque toujours accueillants. À court terme si tout se passe comme prévu, une grande aventure de deux mois en compagnie de Jean en août et septembre m'attend, mais laissons venir.
Croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre 2009 English translation pending
by Alcati · 2009-05-25 · 472 replies
😉Bonjour à vous tous,

Après avoir été satisfait lors de ma croisière en septembre 2008, sur le Costa Victoria, dont le thème était : "Ballade en mer Noire" du 14 au 28 septembre 2008, j'ai donc réservé à nouveau pour un autre circuit, sur un autre paquebot pour l'année 2009.

Certains le connaissent déjà car j'ai pu me constituer, grâce à leurs photos, un bel album.

L'itinéraire choisi est donc : "les Grandes Civilisations antiques" sur le Costa Méditerrannéa.

Le circuit sera le suivant :

Départ de Savone pour Naples, puis Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris; Santorin, Katakolon et retour à Savone.

Cette croisière dure 10 jours et nous avons réservé une cabine avec balcon au pont n° 8.

Par le biais de ce départ, je propose à ceux qui n'ont jamais fait de croisière ou qui vont en faire une bientôt, un exemple des actions que j'ai effectué et qui sont encore à réaliser avant le départ.

Ce cheminement va vous rendre un grand service pour la suite.

Tout d'abord, je vous informe que pour la réservation, je suis encore passé par le net car j'avais gardé le nom et le numéro de l'hôtesse qui m'avait bien guidée, l'année dernière. J'ai donc effectué les formalités administratives de réservation par le net puis j'ai rapidement confirmé celle-ci ensuite. Comme, j'aime m'organiser à l'avance, j'ai réservé en août 2008 pour un départ en septembre 2009. J'ai eu le choix de la cabine et du niveau de pont. Lors de l'entretien, j'ai souhaité également être placé au premier service et fait savoir que je me rendais sur place avec mon véhicule.

* Je mettrais ensuite en ligne les dispositions de réservation pour le parking à Savone.

Lors de la réservation, un action importante, celle de demander son numéro secret d'accès au site de costa.fr. Celui-ci vous permet d'accéder à des services spéciaux comme les excursions, les boissons et autres. De ce fait, tout ce qui a été retenu sera ensuite mis en présentation sur votre lit en cabine accompagné du "TO DAY". Pour certains services, cela permet de gagner du temps et d'éviter de faire ensuite la queue à bord.

Exemple :

Si vous avez déjà réservé votre croisière, n’attendez pas le départ : Personnalisez votre croisière ! Vous pouvez réserver vos excursions directement en ligne, jusqu'à 5 jours avant la date de départ du port principal de la croisière. (attention : la date de départ du port principal de la croisière peut être différent du port d'embarquement du passager). Si vous êtes déjà inscrit sur ce site, insérez votre identifiant et votre mot de passe (en haut de page), cliquez sur « Login » puis sur « My Costa » (onglet bleu en haut de page). Vous avez aussi la possibilité de passer directement par l'assistante virtuelle qui vous guidera dans vos démarches, en allant dans la rubrique "Avez-vous déjà réservé" sur la page d'accueil. En revanche, si vous n'êtes pas encore inscrit, inscrivez-vous dès maintenant en indiquant les mêmes informations (nom, prénom et date de naissance) que celles que vous nous avez communiquées lors de l’achat de votre croisière. Souvenez-vous que les excursions réservées en ligne seront réglées à bord du bateau, en fin de croisière.

Vous trouverez aussi votre première ou nouvelle carte d'accés à bord. En fonction d nombre de points acquis, vous pouvez trouver soit le niveau : AQUAMARINE ou CORAIL et enfin PEARL. Chaque niveau vous permet d'obtenir un pourcentage pour vos achat à bord et bien entendu pour votre prochaine croisière. Elles sont valable 03 ans.

Pour infos concernant les cartes voir ce site :

www.costacroisieres.fr/B2C/F/CostaClub/costaclubcard/costaclubcard.htm

Attention : je vous recommande d'en utiliser une à chaque fois lors de vos achat car il n'y a pas de cumul de points acquis par la suite.

Voici une information concernant le carnet de voyage, qui en principe, arrive à votre domicile entre 3 voir 2 semaines avant l'embarquement . Voici ce qu'il peut comprendre :

Documents de voyage

Vous recevrez pour votre croisière les documents de voyage suivants: • Billet de croisière • Formulaire d’embarquement • Étiquettes pour les bagages • Billets aériens (le cas échéant) • récapitulatif des services achetés. Cette documentation comprend également des informations sur les documents d’identité et les visas, comment rejoindre le port d’embarquement, les numéros d’urgence. Votre agence de voyages vous enverra vos documents de voyage après s’être assurée que votre réservation a bien été soldée et, environ, trois semaines avant votre départ. Pour plus d’informations sur les modalités et dates d’envoi de votre documentation de voyage, nous vous invitons à vous adresser à votre agence de voyages. Vous avez la possibilité d’accéder au site www.costacroisieres.fr et de saisir vos coordonnées personnelles (prénom, nom et numéro de réservation) ; vous trouverez alors dans votre espace réservé : • le mémento de votre réservation et de tous les services que vous avez achetés ; • les conditions générales de vente ; • les conditions d’assurances (le cas échéant) ; • les services que vous avez réservés en ligne ; • le formulaire de réservation de vos excursions (à remplir uniquement si vous ne les réservez pas en ligne) ; • le formulaire d’autorisation de prélèvement sur carte de crédit pour vos dépenses à bord ; • des informations pour rejoindre le port d’embarquement ; • des informations sur les parkings du port ou de l’aéroport ; • d’autres informations utiles.

Lors de mon prochain post, je vous parlerais du choix de mes excursions afin de vous faire partager les possibilités de visite de ces endroits. Je vous promet un reportage photos sur chacune d'elles par la suite.

J'en profite pour remercier très sincèrement tout ceux qui sont venus visiter ou qui ont pris part aux discussions sur :

ALBUM DE PAQUEBOTS DE CROISIÈRE, ALBUM DE PHOTOS DE CABINE ou ALBUM DE PHOTOS D'ESCALE;

Bien à vous

Amicalement

Jean-Claude
Fraichement installée en Guyane English translation pending
by Versets · 2009-05-24 · 33 replies
Après plusieurs mois d'hésitation du côté de mon conjoint, mon envie de changement et de découverte ont su avoir raison de ses derniers doutes. Nous avons finalement sauté le pas et j'ai demandé ma mutation pour ce département lointain. Je suis titulaire et j'ai été mutée à l'hôpital de Cayenne. Mon conjoint a démissionné pour me suivre. Originaire du Sud, après avoir passé 5 ans sur Paris, nous étions au bord de la crise de nerf !! 🏴‍☠️ Voilà pas tout à fait 1 mois que nous sommes sur place et ne regrettons absolument pas notre choix ! La vie change du tout au tout ici ! Parfois je vais travailler et au volant de ma voiture je m'hallucine toute seule d'être là, avec la chaleur, les palmiers, la plage qui m'attend après le travail, le bon poisson....ça c'est juste la vie quotidienne, après il ya toute les possibilités de sortie le week end pour qui aime la Nature....bon je crois que ça se voit que la Guyane m'a tapé dans l'oeil on va dire 😉 Nous sommes là depuis peu de temps mais avons déjà fait quelques sorties sympa. Je mettrais les photos sur mon site de voyage prochainement, je vous ferais signe, si ça peut aider à décider quelques uns dans leur choix de venir en Guyane. En tout cas, étant passé par de nombreuses étapes avant de parvenir à une installation définitive (choix pour ou contre, niveau administrative pour la mutation, déménagement à gérer, voiture à amener ou pas, lieu de vie à choisir, une fois sur place......etc bref, je vous laisse imaginer toutes les questions qu'on peut se poser), je suis parfaitement en mesure de comprendre et/ou de répondre à certaines de vos intérrogations. Donc si vous utilisez ce fil, je me ferais un plaisir de vous répondre 😄
Avis sur itinéraire sud Pérou départ demain soir! English translation pending
by Ssand · 2009-05-06 · 18 replies
Date Détails jeudi 7 mai 2009 J0 Départ à 23h00 de CDG vendredi 8 mai 2009 J1 Arrivés à Sao Paulo à 6h00 et départ pour Lima à 8h25 et arrivés à 11h35 à Lima, départ vers Pisco en bus (pour 3h30) et dodo à l'hotel à Pisco : http://www.posadahispana.com/fran/index.html samedi 9 mai 2009 J2 Visite des îles Ballestas et départ de Paracas en début d'aprèm pr les lignes de Nazca en petit avion. Départ en bus à 22h30 (pour 9h00) pour Arequipa. dimanche 10 mai 2009 J3 Arrivés en bus à Arequipa à 7h00, hotel, visite de la ville et dodo à l'hotel Arequipa : http://www.hoteltintin.com/hotel/index/index.php lundi 11 mai 2009 J4 Visite de la ville Arequipa et dodo à l'hotel : http://www.hoteltintin.com/hotel/index/index.php mardi 12 mai 2009 J5 Canyon del Colca ( Treck) + nuit sur place dans l'oasis (sans eau ni électricité) mercredi 13 mai 2009 J6 Canyon del Colca ( Treck) + retour à Arequipa pour dodo à l'hotel : http://www.hoteltintin.com/hotel/index/index.php jeudi 14 mai 2009 J7 Départ de l'hotel à 8h15 vers Puno pour le lac Titicaca en bus (pour 5h00), visite de la ville et nuit à l'hotel à Puno : http://www.totorani.com vendredi 15 mai 2009 J8 Iles : Taquile, Amantani et nuit sur une île, lac Titicaca. samedi 16 mai 2009 J9 Bus vers Cuzco dimanche 17 mai 2009 J10 Visite de la ville de Cuzco lundi 18 mai 2009 J11 Vallée sacré (Pisac, allantaytambo) mardi 19 mai 2009 J12 Vallée sacré (Pisac, allantaytambo) mercredi 20 mai 2009 J13 Machu Picchu jeudi 21 mai 2009 J14 Visite de la ville de Cuzco et dodo à Cuzco : http://www.hostalmadretierra.com vendredi 22 mai 2009 J15 Départ de Cuzco à 8h00 en avion pour Retour à Lima à 9h25 - Journée à Lima et Vol pour Sao Paolo à 00h50 samedi 23 mai 2009 J16 Arrivés à Sao Paulo à 7h40 - Journée dans Sao Paolo et départ à 19h45 pour Paris. dimanche 24 mai 2009 J17 Retour à 12h00 CDG A savoir: Heure de décallage avec Sao Paulo ( Brésil) : 5h00 en moins par rapport à paris Heure de décallage avec le Perou : 7h00 en moins par rapport à paris Bonjour à Tous,

Voici mon itinéraire pour notre départ de demain soir. Pourriez vous m'aider pour les jours : J10 à J14??

Merci à tous.
Age Tendre en mars 2010 sur le Splendida English translation pending
by Claude13 · 2009-04-17 · 669 replies
Bonjour a tous : les anciens qui ont participé et à tous ceux qui ont hésité et n'ont pas osés franchir le pas ! ! !

Aprés avoir passé un merveilleux séjour, nous en redemandions......... Surtout pour nous pour qui c'était la première croisière ! ! !

Et voilà une nouvelle croisière est annoncée pour Mars 2010.

Alors qui pense participer ?
Pérou: ayahuasca et session chamanique English translation pending
by TravelfloW · 2009-01-14 · 234 replies
Bonjour à tous, je prépare actuellement un voyage à travers le pérou avec un départ début avril et ce pour une durée de trois mois. Je souhaites rencontrer un shaman, curanderos, et suivre un enseignement et des sessions. Je me beaucoup renseigné mais j'aimerai savoir si quelqu'un connaitrait un guérisseur sérieux, et isolé. Je souhaites surtout à éviter les pièges à touristes comme ceux que l'on trouve à Iquitos, c'est-à-dire le truc à touristes où on paye trop cher pour une seule session microdosée en plein jour....ce que je ne veux surtout pas quoi. Je voudrais trouver quelque chose dans un village ou une petite ville avec tres peu de touristes. Si vous avez des contacts je vous remercie d'avance de l'aide que vous m'apporterez.🙂
Voyage de un mois environ en Bolivie et au Pérou English translation pending
by SigoAL · 2009-01-12 · 28 replies
Bonjour, une amie et moi souhaitons faire un voyage de 1mois environ en Bolivie et au Pérou. Fin Mars, Avril. Nous avons plusieurs questions pour ceux qui voudraient bien nous aider !! Juste pour info, on parle espagnol!!

- La situation actuelle de la Bolivie est-elle vraiment dangereuse pour 2 filles seules ? J'ai vu que sur le site du Ministère des Affaires Etrangères ils déconseillaient la frontière avec le chili ainsi que le lac titicaca. ESt ce la vérité, ou une simple précaution? - Est-ce une bonne période pour voyager ? Température, climat ?? Pour ces pays, est-il obligé de faire des vaccins? Lesquels? - On aimerait bien faire le circuit suivant (pas définitif) : La Paz, La route de la mort en vélo !!, Cochabamba, Oruro, Potosi, Lagunas ??, Atacama ??, Uyuni, Lac Titicaca, puis direction Cuzco et Machu Pichu, qu’en pensez vous ? oublie t’on des endroits à n’ABSOLUMENT pas rater ? - Est-il possible d’effectuer sur un mois ce voyage simplement en bus ? Avez-vous le nom de certaines compagnies ? - Pour aller dans certains endroits comme le désert d’Atacama, Uyuni ou Machu Pichu, comment s’y rendre ? Est-il préférable de passer par une agence, généralement piège à touristes ? ou simplement précautions? Faut-il réserver à l’avance ou bien possibilité de le faire sur place. - L’argent ?? Carte bleue ? Travellers Cheques ? - Pour dormir, mieux vaut réserver à l’avance ou bien sur place il est facile de trouver ? (A savoir que l'on apprécierait particulierement d'etre logé chez l'habitant pour faire des rencontres des locaux) Est ce que par CouchSurfing c'est faisable et pas dangereux?

Je vous remercie infiniment déja d'avoir pris le temps de lire mon message et pour toutes vos informations que vous pourrez nous apporter, et si vous êtes intéressés et surtout libre à cette période, joignez vous à nous !! 😉
Ce que vous n'avez pas aimé à Madagascar English translation pending
by Qsf · 2008-12-21 · 127 replies
moi je n'ai pas aimer l'augmentation du visas et le rhum a la mangue😠😠😠
Travailler à Walt Disney World en Floride (suite) English translation pending
by Thibotus01 · 2008-08-27 · 753 replies
Le premier sujet a été fermé (voir le sujet), 99 pages ! Donc je recréé la suite, avec tous les bons liens qui faut savoir pour travailler là-bas :)

1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf

Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊

Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...

Bonnes discussions !!
Travailler à Walt Disney World Floride English translation pending
by Roxyrox · 2008-08-26 · 949 replies
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé. J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....

A bientot !
Mes anti-carnets de voyage English translation pending
by Christiang · 2008-08-24 · 49 replies
PREFACE

Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁

En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !

Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.

Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…

De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !

En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.

Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.

J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂

Bonne lecture
Trajet Paris-Maroc seule en voiture English translation pending
by Evatoomuch · 2008-05-06 · 13 replies
Bonsoir, je suis eva, je souhaite partir au maroc de paris, je ne sais comment faire (vous direz oui les femmes) enfin cela n'est pas grave, je souhaite connaitre les pièges pour le trajet, sachant que je possède une très belle voiture et que je voyage seule. Je souhaite me rendre à Rabat. Je vous remercie bien cordialement pour vos réponses. A très bientôt je le souhaite.😊
Les filles au Pérou, juillet 2007 English translation pending
by Coeuralouest · 2008-03-12 · 27 replies
Allez je me lance même s'il y a beaucoup beaucoup à raconter... Voyage forum m'a beaucoup aidé à préparer ce voyage, alors je vous renvoie l'appareil et j'espère que cela servira à d'autres voyageurs! Je recopie mon journal de bord, fruit de notre périple à ma chérie et à moi au Pérou en juillet 2007. Il y a pas mal d'infos pratiques, je suis une maniaque de l'organisation! C'est parti.... au programme le canyon de la Colca, le lac Titicaca, le Machu Picchu, Cuzco et Puerto Maldonado...

3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !

Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
Retour de la croisière Perle des Antilles (9-16 février 2008) English translation pending
by Malou123 · 2008-02-19 · 34 replies
bonjour à toutes et à tous,

me voilà de retour de la croisière Perle des Antilles, je suis partie du 09 au 16 février, c'est à dire la semaine dernière, donc les infos sont toutes fraiches.......

mon impression générale est d'avoir réalisé un superbe voyage, vu de magnifiques paysages et d'avoir envie d'y retourner le plus vite possible... mais pas forcément en croisière.

samedi: départ pour l'aéroport d'Orly, on arrive dans le hall, on repère notre porte d'embarquement où on est immédiatement accueilli par les agents de Costa. On nous donne nos billets d'avion, nous sommes déjà placés. On nous invite ensuite à enregistrer nos bagages, que l'on retrouve ensuite une fois arrivé dans le bateau, dans notre cabine ou devant et à partir de 19h00. Le vol se passe très bien (par Air France), quelques turbulences pas méchantes du tout nous accompagnent au niveau des Açores, puis très calme par la suite. Arrivée à Pointe à Pitre, acceuil par les hôtesses de Costa, tous les 10 mètres, on ne peut pas se perdre !!, puis montée dans un bus climatisé et transfert jusqu'au bateau. Un "OOOOHHHHH le monstre" accompagne nos regards vers l'Atlantica, personne ou pas grand monde ne l'imaginait si grand, si magestueux ....... A la descente du bus, on nous dirige vers un hangar, là un peu perdu on doit présenter les tickets de croisière détachables dans le book costa reçu quelques semaines avant le départ... et on doit faire la queue pour les présenter avec nos papiers d'identité.... ensuite, ils font une photocopie de nos papiers d'indentité et hop c'est parti, on monte à bord et là c'est grandiose et on est complètement perdu....... des agents nous font monter à l'étage de notre cabine pour en prendre possession ...seuls.... Il faut ensuite partir à la conquête du navire car il est grand tr_s grand même au départ... Puis là on nous laisse tout seul, plus d'accompagnement pour les questions existentielles....en fait, pour l'eau par exemple car on a soif quand on arrive...., il y a une bouteille d'eau fraîche dans la cabine, il faut savoir que si vous la buvez, elle vous sera débitée à 2.40€. 😉 Astuce: à cette heure d'arrivée, les buffets des goûters sont encore ouverts donc si vous avez soif ou faim allez-y, ils sont au pont 9 entre la piscine centrale et celle de l'arrière du bateau.😉 Pour les personnes voulant des forfaits de boissons, il faut aller les retirer à l'un des divers bars du bateau. un prospectus se trouve sur tous les comptoirs !! vous n'avez plus qu'à choisir, personnellement nous avons pris 1 forfait eau (13 bouteilles pour 26€) et un forfait coktail sans alcool (20 pour 46€), nous avons du reprendre un second forfait eau par la suite car nous n'en avons pas eu assez. Mais attention, 😮 au niveau des buffets situés au pont 9, il y a de l'eau proposée, mais ce n'est pas de l'eau minérale !!! par contre au restaurant du Tizziano, on ne vous donne pas le choix, car pas d'eau à dispo, il faut demander soit une eau minérale soit du vin. Et à nouveau attention, la bouteille d'eau minérale que l'on vous sert à table du Tizziano est une 75cl !!!! alors qu'au niveau du buffet et des bars c'est une d'1 litre !!!!!!😮 Quand on arrive dans la chambre il y a tout plein de papiers sur le lit, on nous donne entre autre le numéro de notre table au restaurant du Tizziano (il faut savoir qu'il n'est pas obligatoire d'y manger, seulement si vous vous y rendez le premier soir et que vous ne voulez plus y retourner ensuite ou si vous souhaitez faire des changements de tables ou d'horaires, il faut le dire le premier soir car ensuite c'est trop tard). Donc le premier soir, nous nous rendons au Tizziano, nous sommes au premier et tombons avec un couple du 13 avec 1 enfant de 14 ans et 1 de 2 ans. Un peu sur la réserve le premier soir, faisant la gueule le deuxième, tout s'est arrangé à partir du troisième...., les menus sont sympas et changent tous les soirs, sauf pour les enfants ayant droit au menu "enfants", le même toutes la semaine avec peu de choix au final 🤪... ma fille de 14 ans avait droit au même menu que nous, mais pas celle de 9 ans. ceci dit il était possible de demander un plat du menu adulte pour un enfant, grande flexibilité de ce côté...😎 Premier spectacle de la semaine ensuite à 21h45 au grand théatre . C'est déjà dur de tenir ... on aime ou on aime pas, c'est genre Lido mais en moins professionnel .... mais les danseurs et chanteurs ne déméritent pas pour autant !!le spectacle dure environ 40-45mn.. ensuite c'est découverte par soit même des lieux de spectacle ou de détente, pas facile à trouver quand on ne connait pas le bateau !!! en fait il y en a 2 autres, 1 en dessous du théatre salle appelée salle des Coraux et l'autre est le Butterfly. Ce sont des salles où il y a de la musique, à d'autres endroits sur le bateau on trouve des piano bar (pont 2 et 3)... gentillet mais pas grand monde pour écouter, sauf avant le second service du restaurant Tizziano...

Un regard sur les excursions à réserver, remplissage du formulaire. Nous optons pour des excursion seulement pour les jours entiers à passer sur terre. C'est à dire Antigua (nous prenons catamarant et plongée) et St Lucie (nous prenos Soufrière par terre et par mer), formulaire à descendre dans l'urne de l'accueil et voilà.

Nous sommes parti nous coucher vers 22h45.... dur de tenir plus longtemps... Première nuit en mer et oups, pas mal de tangage !!!!!! mais bon mauvaise nuit à cause du décalage horaire également.... Il ne faut pas oublier que sur un bateau il est normal de tanguer !! il est vrai que durant toute la semaine la mer était un peu agitée, nous avons senti du tangage plus ou moins fort selon la vitesse du bateau. Il allait au ralenti durant les heures de remue ménage à bord puis une fois tout le monde au lit il mettait la gomme et évidemment on sentait plus les bas et les hauts des vagues. Un nuit nous avons traversé une perturbation et on entendait bien le vent souffler, et après chaque raffale de vent, le bateau avait ce mouvement assez prononcé de va et vient !! oh rein de méchand, apparemment pas de gens très malades à bord!! donc 😎....

jour d'arrivée à St Martin, on accoste vers 8h30, pour une descente à terre prévue à partir de 9h00, je m'attendais à une cohue pour la sortie et pas du tout, en fait chacun déjeunant à son rythme, les sorties se sont échelonnées naturellement, pareil pour les retours sur le bateau ....et idem aux divers buffets et retaurants... nous n'avons rien fait de particulier à St Martin car seulement 4 heures d'escales, pour ceux qui veulent explorer l'île, il faut savoir qu'il y a des tas de taxis qui attendent les clients à la descente des bateaux!! pas de panique, les prix varient et sont négociables bien évidemment, là-bas il faut tout négocier, c'est touristique avant tout... par contre ayant accosté un peu loin du centre ville nous avons pris un bateau taxi pour se rendre dans la rue principale, en payant un aller retou, mais attention! un aller nous aurait suffit puisque qu'en longeant la rue principale nous asommes quasiment revenu au niveau du bateau, donc pas eu besoin de reprendre le bateau taxi au retour... quand on arrive à st Martin, on arrive sur une plage magnifique de sable blanc, un mer bleue turquoise comme sur les cartes postales 😎 génial!! et là on va vous proposer un transat ou un parasol payant 😕, mais on s'est juste trempé les pieds, un peu fraîche à l'entrée mais bonne ensuite...

retour sur le bateau et arrivée le lendemain midi à La Romana. Le port n'est pas des plus accueillant, mais ils sont tous ainsi vu la grosseur des bateaux de croisières !! on débarque forcément dans les ports marchands.. A la Romana, il y a des excursions de prévues par Costa et pas de taxis comme à St Martin, seulement deux navettes bus faisant le trajet vers la ville de la Romana pour 4€aller retour par personne ou vers Altos de Chavon pour 5 € aller retour par personne. Les navettes partent toutes les 10mn. donc pas de panique il y en a pour tout le monde... Nous avons pris Altos de Chavon (il paraît que la ville de la Romana n'a rien d'exceptionnel) et en sommes ravis. Il y a des guides qui se proposeent pour 20€, je pense qu'ils font le même prix que l'on soit 2 ou 10 .... nous n'avons pas pris, c'est un lieu où ont été tournés des films célèbres comme Apocalyps Now, King Kong et d'autres encore... on se croirait dans le village de Zoro !, un village retapé sans qu'on ne s'en aperçoive, très joli mais dont on a vite fait le tours quand même. Très beau parc fleuri... je pense que Costa qui propose cette excursion doit se faire des sous, car à 4 le voyage nous a coûté 20 € au total alors que l'excursion doit être plus chère que cela par personne. Retour sur le bateau, après le diner, conférence au théatre pour les nouveaux arrivant francophones, on nous explique vite fait le déroulement des choses, les excursions etc...ensuite direction le spectacle du soir qui était sympa, un groupe de musiciens nommé Island magic group, qui joue des morceaux très connu type rok, classique, pop sur des bidons, très très réussi.....treès très applaudi aussi, très mérité il faut dire.. pas pu tenir encore une fois après 23h00, toujours pas vu la surprise du Botticelli... La Romana est aussi le lieu d'embarquement et de débarquement, une rotation de voyageurs se fait donc, nous ne lèverons l'encre que le lendemain matin pour aller sur l'île en face: Catalina. Départ pour Catalina, après une courte traversée, on arrive, on jette l'encre à quelques mètres de la plage.... on y va par chaloupe ou catamaran bus, descente tranquille pas de bousculade, pas d'attente non plus, sympa. Il fait chaud, la plage est superbe mais on a être 2500 personnes!!!!!!! et bien finalement sur la longueur de la plage, cela ne fait pas plus moche que la plage de Cannes ou de Nice en plein mois d'août !!! des transat (un peu fatihués pour certain) sont alignés et à disposition gratuite des croisiéristes, les parasols sont loués par des locaux ??? je ne comprends pas trop vu que c'est normalement une île privée de Costa (enfin louée exclusivement par costa), ... bref on ne prends pas de parasol, on fait avec l'ombre des nombreaux palmiers de la plage ....on va se baigner, impossible de voir le fond marin, pas de poisson non plus. nous avons un périmètre de baignade surveillée, plus loin on peut aussi se baigner, mais ce n'est pas surveillé.... l'heure du déjeuner arriver et là aussi tout est super bien organisé, grand buffet couvert sur la plage, tables et bancs abrités du soleil, WC un pleu plus loin, il a y même le coin infirmerie et massage relaxation, un coin pour danser et surtout des cabanes de souvenirs à gogo ?????? déserte la plage ????? non pas vraiment !!! il faut encore tout marchander !!! et limite agréssif si tu n'achètes pas ! moins sympa ce côté là..... mais bon trop de cabanes à souvenirs à mon goût, la machine commerciale est en route ! il y a aussi des gentille dames qui se proposent pour faire des tresses mais à 1$ l'unité ça fait cher !!!!!!!, on finit l'après-midi sur l'île, on en repart vers 16h00 (le 4 heures c'est sacré chez les enfants !!) sur le bateau pour ne pas louper la glace italienne !! (enfin allegée la glace !!)....après le diner spectacle de musique, enfin concert plutôt, piano vilon, bof pas notre style on va voir ailleur, mais pas grand chose d'interressant pour nous, nous sommes dans l'ensemble assez déçus de l'animation ....histoire de goût je le rappelle......

Lendemain arrivée à Tortola, 4 heures d'escales seulement, il faut faire vite encore une fois, nous n'avons fait que les magasins touristiques (à regret me concernant) mais il ne vallent pas grand chose, il faut mieux faire un tour sur les plages....ou une excursion.. retour sur le bateau, spectacle de danse le soir que je trouve toujours moyen, mais bon ce sont mes impressions.. le soir nous avons une conférence pour les trois derniers jours (dommage qu'il ne l'ai pas faite dès le début de la croisière pour toutes les escales !!!) mais cela reste très orienté magasins de luxe ayant des intérêts commerciaux avec Costa... lendemain arrivée à 9h00 à Antigua, là nous avons réservé une excursion, catamarant, plongée et plage ... et là ce fut le bonheur !!! je recommande vivement cette excursion, enfin elle m'a beaucoup plu.. on embarque à bord d'un catamaran a environ 20-25 personnes, donc sympa pas trop de monde, départ pour la pleine mer en longeant l'île, arrêt en pleine mer toujours pour plongée au tuba, mais la mer est agîté, on nous demande de passer une ceinture (bouée) qui s'avère très utile pour ne pas fatiguer car on lutte déjà contre les vagues c'est déjà suffisant. La baigande est surveillée et les peronnes qui vont trop loin sont rappellées par corne (enfin coquillage). Déception, pas beaucoup de poissons, et la flore est quasi inexistante, mais on nous explique à bord qu'à cette époque l'eau est la plus fraîche de l'année et donc que les poissons sont partis se réchauffer ailleurs 🏴‍☠️.. j'avais mes deux filles avec moi pour nager au tuba (mon mari était resté sur le bateau car il ne sait pas nager). astuce pour ne pas les perdre, une fille dans chaque main !! pas super pratique, mais je ne les ai pas perdue!! surtout celle de 9 ans !!! après 30-35mn dans l'eau, retour sur le catamaran, musique, boisson à volonté (alcolisée ou non)....on retourne sur nos pas pour aller se nicher dans une petite crique hyper belle, au passage, il mouille à cet endroit un galion 3 mats, je pense qu'il s'agissait de l'excursion "Pirates " mais cela n'avait pas l'air de bouger beaucoup dessus donc ????.. bref le catamaran nous débarque directement sur une plage quasi déserte, et là on peut faire trempette 45mn (qui passent très vite)... puis on remonte sur le bateau pour revenir au port pour 12h15 environ, on va déjeuner à bord puis on redescend à terre faire un petit tour dans les magasins touristiques (toujours et encore ...)...la journée se termine ainsi... le soir le spectacle est dansé et mélangé avec deux artistes d'une école de cirque roumaine ou un truc dans le genre. Méritant ces artistes....

lendemain arrivée à Ste Lucie, à nouveau excursion pour la soufrière, on nous embarque dans des petits bus (car les routes tournent beaucoup) et là il vaut mieux ne pas avoir le mal des transport car ça tourne tout le temps du départ à l'arrivée !!!!!! ça monte, ça descend, bouhhhhh faut pas voir trop mangé le matin 😊 ... on traverse une partie de l'île, la forêt très dense et variée est magnifique, les villages ont de belles vues sur la mer mais sont très pauvres... on visite le jardin botanique de l'île, il est splendide, mais c'est très rapide et en plus il pleut !!! on déjeune local !!! très bon, rapide aussi mais très bon. Nous faisons connaissance avec des québéquois, super sympas ...ensuite on reprend le bus et on arrive à la soufrière et en descendant, une odeur de soufre vous coupe le souffle !!! il faut quelques minutes pour s'y faire, mais on est content de partir !! un guide nous a fait la visite en français, du moins en petit chinois, mais on a compris l'essentiel !!, arrêts visites de commerces locaux attrappe-touristes et on arrive au catamaran pour le retour. Sur celui là on est 70, c'est déjà moins sympa que la veille, en plus depuis le matin on a mauvais temps, pas froid mais pluie 😠 ... musique et boisson à volonté à bord !! ambiance créole, danse et rhum !! la mer est encore plus agitée que la veille, ça balance pas mal, cela ne nous gêne pas c'est sympa même .. on s'arrête sur une plage de sable noir, car l'île étant volcanique il n'y a pratiquement que cela là-bas..... vu le temps je n'ai pas envie de me jetter à l'eau mais devant l'insistance de ma fille (celle de 9ans), je l'accompagne et là, le bonheur, l'eau est super bonne beaucoup plus chaude qu'ailleur et l'eau est tranparente, on voit le fond !! alors qu'ailleurs, le sable est tellement fin qu'il est toujours en mouvement et on ne voit pas grand chose !! après une pause trempette de 20mn, on repart pour le port......il est 17h00 environ, on est content de nos deux dernières journées...

le soir on reprend la mer pour la Guadeloupe..on doit préparer les valises et les laisser dans le couloir pour 4h00 du matin....c'est moins cool ... mais bon, la nuit fût à nouveau agitée .... Le lendemain on doit laisser les chambres pour 10h00 !! donc "out" on file sur le pont 9 au baby foot, on déjeune. Au passage nous laissons le reste de nos tikets "eau plate" aux canadiens rencontrés la veille, ils sont ravis ! et à 13h45 nous avons rendez vous pour le départ.. Une réunion d'information avait eu lieu au paravant pour indiquer les modalité du débarquement...y a plus qu'à suivre les instructions !! nous sommes donc rassemblés au théatre et sommes ensuite envoyés dans des bus pour le transfert à l'aéroport sauf que comme notre avion ne décolle qu'à 21h10, Costa nous "offre" une excursion. Nous traversons une petite partie de l'île en bus pour arriver au jardin botanique de Deshaie, splendide, magnifique etcc.... la guide était extra, nous avons appris beaucoup de chose en peu de temps... le retou se fait pou 18h00 à l'aéroport. Là, nous somme débarqués sous un chapiteau pour récupérer nos valises, et nous avons à notre disposition un comptoir très important d'enregistrement des bagages spécial Costa. Cette démarche se fait très vite... puis nous sommes dirigés vers l'extérieur et là plus rien ?????????? on doit finalement rentrer dans le hall principal de l'aéroport pour trouver un gentil agent costa qui nous appèle l'ascenseur pour monter au 2ème et qui nous laisse en plan !!!!! résultat on arrive dans le hall d'embraquement où rien n'est indiqué, il y a une queue d'enfer, on ne sait pas si on doit la faire aussi ou non....... après un rapide tour, il s'avère qu'il faut bien la faire, c'est le passage de vérification d'identiter et de contrôle des objets personnels et des personnes pour accéder à la salle d'mebarquement !!!, en faisant la queue, une hotesse de l'aéroport nous demande de passer sur le côté avec un autre couple ??? pourquoi, qu'a-t-on fait de mal ??? on ne sait pas, on ne sait pas non plus ce qu'on doit faire, je pose finalement la question à une autre personne de l'aéroport que je semble déranger à poser ma question, et qui tarde à me dire que c'est parce que nous avons des enfants que nous "zapons" une bonne partie de la file d'attente!! Sympa mais avec le sourire et une explication ce serait mieux 😏..

dans la salle nous sommes environ 1000 personnes, aucun sièges de dispo car beaucoup de gens les prennent pour s'asseoir (ok) mais surtout pour poser leurs bagages dessus 😕 ça c'est moins cool..... bref l'avion est là, nous embarquons, le diner est servi à bord, nous essayons de dormir un peu mais nous sommes déjà réveillé au bout de trois heures 😕... petit dèj ensuite et atterrissage impeccable.. retour à la maison où il faisait 0°c, ça change des 27°c des Antilles !!!!😏

Quelques obsevations personnelles: on est un peu perdu au départ sur la bateau, il faudrait penser à prendre avec soir avant le départ, le plan détaillé du bateau imprimé sur le catalogue (détail des ponts), car ce n'est pas facile de s'y retrouver !! pour téléphonner, pas besoin de l'international, par contre nous n'avons pas eu le réseau avant la Romana, pour appeler, il faut faire le +33 et le numéro de téléphone sans le 0 de début exemple pour appeler le 01.02.03.04.05, il faut taper +33102030405 et tout baigne 😏 nous n'avons pas pu tenir le soir pour voir la surprise du botticelli, dommage, je crois qu'il s'agit d'un buffet pour les gourmands !!! nous avons fait un exercice de sécurité à bord le lendemain de notre arrivée, attention c'est sérieux !! attachez-bien vos gilets et soyez présents, vous êtes pointés !! les enfants doivent obligatoirement mettre le bracelet qui leur est donné le premier soir dans la chambre. sinon on le leur mets d'office, ça ne rigole pas. les piscines du pont 9 sont finaement très petites, mais apparemment elles ne sont pas prises d'assaut, ce sont plutôt les transats qui le sont!! salle de sport à bord et terrain de basket.. nous avons pris l'offre des 3 DVD de la croisière, 1 personnel où on est sensé nous voir dessus ????? (sauf 1 fois à table où l'on nous voit moins que nos voisins???), 1 sur les excursions, bof bof bof et 1 sur le côté technique du bateau, ok mais aucun commentaire JE DIS ATTENTION ARNAQUE COMPLETE, de plus c'est filmé très amateur et pas pro du tout, regret complet de cet achat!!!!!!! les animations ne nous ont pas du tout enchantées, beaucoup de musiques rétro dans les salons, les magasins à bords ?? 4 seulement et qui n'offrent rien de bien extra ordinaire ..... salle de jeux (monde virtuel) sympa mais il faut 5 jetons à chaque jeux, ce qui revient très très cher pour 4 personnes !! (1 jeton = 0.20€) grand casino mais pas grand monde pour y jouer..... super service restaurant, nourriture, serveurs, menus .... rien à redire un personnel hyper gentil, toujours le sourire, toujours un bonjour en français en vous croisant et en le disant avant vous surtout !!.... alors dans le personnel cité ci-dessus, je ne comprends pas les membres d'équipage officiers et tous ceux habillés en blanc, car eux ne disent bonjour qu'à ceux qui le leur disent 😠 ils ne montrent pas l'exemple .. service de chambre excellent, les serviettes de bain sont changées autant de fois que vous les utilisez !!!!, toutes les serviettes sont fournies à bord, ça c'est extra !!! nous étions une semaine exceptionnelle, car nous étions = de 1100 francophones à bord !! nous avons donc eu facilement les excursions en version française, tout le personnel animation du bateau parle 5 ou 6 langues, les présentations sont dites dans toutes ces langues sauf que desfois, on ne comprend pas bien le français, car ils parlent trop vite !!!! les mots sont coupés en cours de route, mais on comprend l'essentiel, c'est le principal.

voilà mes impressions, mon parcours sur cette croisière, faire le tour de plusieurs îles est vraiment sympa, on voit ainsi les variétés culturelle, ethnique et géographique de chacune d'entre elles, c'est formidable!!

Ne vous ruez pas sur les excursions, vous trouver à chaque escale un nombre impressionant de taxis qui se proposent pour vous emmener partout, là où vous le souhaiter. Un conseil, dans ce cas, il faut bien préparer ses haltes et lieux de visite avant de partir, sinon, ils vous emmènent là où ils veulent et ce n'est peut-être pas ce que vous souhaitiez .....

bon voyage à celles et ceux qui partent dans les jours et mois à venir .... profitez-en à max ..
Hôtel Herathera Island Resort English translation pending
by Dorochris · 2007-10-16 · 22 replies
Un nouvel hôtel qui ouvre très bientôt... J'y serais en mars 2008, si quelqu'un a des infos !!!
Circuit de dix-sept jours en Inde avec agence locale English translation pending
by Nov · 2007-10-14 · 15 replies
Ca y est départ pour dehli le 1er novembre et retour le 17.Le circuit:agra(1 jour)-jaipur (2 jours)-bundi(1 jour)-udaipur (2 jours)-jodhpur (2 jours)-jaisalmer (2 jours)-bikaner (1 jour)-pushkar (1jour)-mandawa (1 jour)-dehli (1 jour).Nous faisons le circuit a 2 avec voiture et chauffeur, il s'agit d'une agence indienne choisie par internet, les hotels sont compris.On nous demande 1000 euros par personne en cash.J'avoue que ca m'inquiète un peu:le prix vous parait il corrrect (hotels 3 a 5 etoiles qui m'ont l'air corrects sur les sites internets).Je ne pense donner que 70% du montant au départ et le reste à la fin du circuit.Pouvez vous me faire part de vos expériences dans ce domaine.Question santé repulsifs anti moustiques certes mais les médicaments anti palu oui ou non?faut il acheter de la malarone au cas ou, ou alors ca ne sert a rien.Merci pour vos conseils.
Transcription de mariage à l'Ambassade de France d'Ankara English translation pending
by Ezom · 2007-08-31 · 906 replies
bonjour,

je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
Croisière "Parfums des îles grecques" sur le Sapphire le 7 octobre 2007 English translation pending
by Philas71 · 2007-08-23 · 57 replies
bonjour, nous partons sur le sapphire le 7 octobre 2007 de marseille. nous nous rendons a marseille au départ de la saône et loire en voiture (2 personnes), si quelqu'un fait la même croisière que nous et est intéressé pour faire la route avec nous merci de se manifester au plus vite, cela permettrait de partager les frais! d'autre part si quelqu' un a fait cette croisière en octobre ce serait gentil de nous donner des indications sur le temps par exemple, ou d'autres renseignements et avis récents.merci 🙂 philas71
Circuit en Birmanie English translation pending
by Filflap · 2007-07-25 · 64 replies
Je pars en novembre en Birmanie en circuit avec "Nouvelles Frontières". Qui peut me dire si c'est valable ? Qualité du Tour opérateur ? Je n'ai jamais voyagé avec eux, mais ils proposent un circuit intéressant.
Périple Machu Picchu-Ollantaytambo-Písac (Pérou) English translation pending
by Lucie1980 · 2007-07-12 · 17 replies
Hola a todos !

Bon, suis un peu paumée pour mes visites dans le coin de Cuzco, trop de choses à voir !!! J'ai deux programmes : soit : jeudi 6 sept. départ de Cuzco pour Aguas Calientes pour MP (inconvénient avec le train le plus tôt je crois qu'on arrive au MP vers 10h00, est-ce que ça suffit ?), nuit à AC et le vendredi 7 sept. départ pour Ollantaytambo, Pisac et retour à Cuzco. Peut-on caser Urubamba, Moray et Las Salinas ???? Qu'est-ce qui vaut le plus le coup ??? soit : nuit à Ollantaytambo le mercredi 5, jeudi : Urubamba, Moray, Las Salinas et Pisac (faisable ???), retour à Oll. Pour départ le vendredi matin pour le MP, arrivée la plus tôt à 8h20.

Question supplémentaire : est-ce que dans le coin on peut dormir sous la tente ??? Faisable ou pure folie au Pérou ???

Merci et à bientôt j'espère pour pleins de conseils 😉 Lucie
Croisière sur le Norwegian Gem English translation pending
by Coco11jo · 2007-06-02 · 225 replies
😎Bonsoir, j'aurai aimé savoir si quelqu'un a voyagé sur le Norwegian Gem en mer méditerranée en partant de Barcelonne . Comment était le bateau, le personnel, les repas, le confort ect...Mes enfants nous ont offert cette croisière de rêve pour novembre.Ce sera la première fois! Quelles seront les recommandations, les conseils, merci de me faire partager vos expériences.
En Namibie avec quatre enfants... English translation pending
by Cécile974 · 2007-06-02 · 11 replies
Allez....je me lance! Un peu intimidée de partager ces écrits, mais je me suis tellement régalée des votres que je me dis que ça peut en intéresser certains. Voilà le récit d'un mois en juillet dernier en Namibie, avec mes trois enfants et ma nièce, une expérience inoubliable pour moi comme pour eux, pendant laquelle ont commencé à murir les rêves d'un itinéraire plus long dans le temps. Rêves qui se concrétisent doucement....

Namibie..... Un pays de poussière, ou même les petits noirs sont blancs, enfin...surtout les miens! Un pays dans lequel on arrive omnivore et dont on repart carnivore Un pays où l’on vit à l’heure du soleil, où se coucher à 21h relève de la nuit blanche Un pays où l’on s’enquille 6000 km de voiture en un mois sans problème Un pays où croiser des zèbres est d’une banalité sans nom..mais où croiser un Namibien est un exploit! Un pays où le barbecue est un sport national Un pays où chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement, qui donnent envie d'aller à l'horizon...

Dimanche 9 juillet 2006 Après des mois et des mois de préparatifs, de rêves, et plus récemment de nuits blanches, l’aventure imaginée devient réalité… Embarquement pour Johannesburg. À L’atterrissage sur le tarmac de la mégapole, Ambroise, notre grand spécialiste de la faune, hurle dans l’avion : « Maman, je viens de voir une autruche !! » On n’a pas fini de rire à la découverte des animaux africains… Une chape de brume marron recouvre l’horizon : poussière ? pollution ? Stress à l’idée qu’on peut galérer pour retrouver Margot, mais tout se déroule comme prévu. Mes premiers mots en anglais avec le douanier sont plutôt concluants : on se comprend !!! Je téléphone à l’hôtel pour qu’on vienne nous chercher : idem, le gars semble me répondre ! (Merci Anna pour tes cours d’anglais cette année). L’ambiance locale est plus cool que ce que je craignais, les gens sympas, l’aéroport clean, et pas si grand (ou bien je n’ai pas tout vu ?).On ne se fait pas harceler. Petit hic en arrivant à l’hôtel, ils ne prennent pas la CB. Je suis bonne pour refaire un A-R à l’aéroport pour faire du change. Le prix d’un taxi un dimanche après midi, quoi….. Fin de journée à buller. Les filles chargent le MP3, les gars se salissent dans les jeux du jardin, et moi… Je ne fais rien, que c’est bon ! On commande des repas, Mac’do pour les uns, pizzas ou pâtes pour les autres, coca, Sprite et bière : on n’est pas en Afrique, on est aux States ! Et ce soir, c’est la finale !! La TV est allumée dans la chambre, et l’ordinateur va assurer le baby- sitting avec « sauvez Willy ». La vie est douce, la décompression arrive, même si je sais qu’elle ne sera effective qu’arrivés en Namibie. ….En fait je nous ai surestimés ! on n’a même pas tenu la première mi-temps… Le sommeil nous a rattrapé.

Lundi 10 juillet 06 Mal dormi cette nuit. Les gars se sont réveillés tôt. Nous avons eu droit à une partie de rediffusion du match France-Italie au petit dej’. Bref, on a perdu. Ambiance « strange » au petit dej’ : feu de cheminée, toasts, et foot. Puis départ rapide pour l’aéroport. Les guichets d’enregistrement annoncés ne correspondent pas, on galère un peu à trouver, mais sans stress vu qu’on est tôt. Petit vol de 2 heures, on survole l’Afrique australe, c’est beau. Arrivée sur Windhoek. (On ne dit pas « ouinedok » mais « vin’t’ouk », c’est bon à savoir) . Sortie de l’avion magique, l’air est limpide, l’horizon clair, c’est magnifique. On a l’impression d’être dans du « pur ». L’air par contre est très sec. Nous sommes attendus par le loueur de voitures. Embarquement en groupe, en bus, pour aller chercher nos véhicules. Trois heures de paperasse, discussions, découverte du véhicule. C’est étonnant et fatigant en même temps. Les enfants trouvent le temps long. Merlin trouve tous ces gens bizarres de ne pas savoir parler français. Cela me demande un effort d’attention énorme pour comprendre tout en anglais, je fais répéter, je répète à ma façon pour être sûre que j’ai bien compris. Le 4X4 est énorme, et pas tant que ça finalement quand on y case tous nos bagages. Il est flambant neuf, 13 200 Km au compteur. Volant à droite, conduite à gauche, cela aussi demande un effort et procure du stress. Enfin ça dépend pour qui : les enfants rient comme des baleines à chaque fois que je mets l’essuie-glace pour tourner à droite, ou à gauche. Je demande à tout le monde d’être vigilant en même temps que moi pour être sûrs que je ne me trompe pas de chaussée, dans les carrefours ! Dernier stress de la soirée : reprendre la voiture pour aller faire des courses. Finalement, je trouve que ça rentre assez vite, et l’on y arrive plutôt bien en fin de parcours ! Soirée au back-packers. L’ambiance y est cool, l’accueil sympathique. On est crevés et les enfants n’arrivent pas à attendre l’heure du repas. Ils s’endorment dans les canapés. Le décalage horaire et l’air frais font leur effet. Je ne vaux guère mieux, à 20H30, je suis au lit.

Mardi 11 juillet 06 Première vraie journée de « baroude ». Après encore une nuit agitée et de mauvais sommeil, je me réveille tôt. Je réorganise les valises pour que ce soit plus pratique dans le 4X4 car nous sommes hyper chargés et il n’y a pas de rab de place dans le coffre. Petit dej’ ambiance backpackers avec d’autres personnes. J’ai une touche avec un pasteur sud-africain, puis un voyageur solitaire Lyonnais ! je crois que je plais aux vieux...ils n'ont sans doute pas vu le restant de mon équipage!! Puis mise au point du tour avec Christine, derniers petits détails… Je lui demande comment elle est arrivée ici : « l’amour », me répond-elle. Ah… L’amour…. Nous prenons donc la route à 10h du matin. Je comprends ici l’expression « ruban » quand on parle de route…J’essaie de faire des photos pour le décrire mieux. Une route droite comme un I jusqu’à l’horizon, tout le temps. La route est bonne, il n’y a pas beaucoup de trafic, et les voitures que nous croisons sont toutes des 4X4 ou des camions. Pique-nique sur le bord de la route, je suis contente d’avoir si bien prévu le voyage. Les gamins sont aux anges entre les curiosités extérieures, les bouquins, les bonbons, le micro, ils sont cools pendant le voyage. Pour ce qui est des curiosités extérieures, la première super surprise pour tous est une famille de babouins sur le bord de la route. On ralentit, on s’arrête, on rit, on observe, on prend des photos. Ah, le rire et l’enthousiasme d’Ambroise font chaud au cœur. On en rencontrera à plusieurs reprises, et l’effet sera toujours aussi excellent ! Passage du tropique du capricorne, là aussi, pause photos. Le paysage évolue doucement, vers le désert du KalaHari où nous nous arrêterons ce soir. Nous sommes accueillis au campement, où l’on nous propose un « game-drive » pour ce soir. Le temps que je comprenne de quoi il s’agit, que je demande leur avis aux gosses (réponse : ouais, youpi ! »), on a juste une heure pour monter notre camp et en route pour de nouvelles aventures. Au bas mot, chaque emplacement de camping a un hectare de savane pour lui tout seul… On ne se gène pas entre voisins… Au passage, les nanas chronomètrent leur exploit de montage de tente à 13’40’’ : le record ne sera pas difficile à battre !! Le game-drive : excursion en 4X4 aménagé pour un groupe de 6 à 8 personnes, sur des bancs en plein air, dans la savane à la rencontre des animaux. Pas un seul francophone, les guides expliquent tout en anglais rapide, résultat, les enfants font le souc… Mais pour une première excursion, on est gâtés : oryx, springbok, autruches, écureuils, renard, et même une splendide girafe. Apéro au coucher de soleil avec la girafe en toile de fond, lever de pleine lune dans un décor de rêve, vraiment, que je suis contente de pouvoir nous offrir tout cela. On en a plein les yeux. Retour au camp à la nuit tombée, il est 18h30, la mise en route du feu par Cassandre et Margot n’est pas concluante, on ne peut pas être doué partout ! Pas grave, on se rabat sur la bouteille de gaz ! Extinction des feux à 20H30… Quelle folie !

Mercredi 12 juillet 2006 Lever à 6h pour les uns, grasse matinée pour les autres jusqu’à 7h15 !! Il fait un froid de canard, mais la nuit a été bonne pour tout le monde. Margot a entendu gronder des animaux dans la nuit…J’espère que ce n’est pas moi qui ronfle. Après un petit déj’ qui réchauffe les troupes, le soleil commence à nous réchauffer doucement et voilà le moment de lever le camp. Les filles au rangement des tentes, moi à la vaisselle et aux valises à boucler, les gars à chercher des écureuils… Et là, le record de temps au démontage sera encore moins difficile à battre que celui du montage, vu qu’elles ont galéré, ayant laissé les couettes à l’intérieur, les tentes étaient trop épaisses pour être fermées, on recommence, jusqu’à coincer un bout de toile dans une fermeture éclair….36 minutes plus tard, on est au Lodge à demander de l’aide à un gentil monsieur qui avec des pinces et beaucoup de force finira par nous dépanner. 3 heures de route dans le désert. Nous voilà dans le Quiver Tree, où l’accueil laisse un peu à désirer, mais le camp est sympa. Ballade au milieu de gros rochers, puis dans la forêt de cocker boom trees. Magnifiques. Le temps est beau et doux, c’est très agréable. 16h : les fermiers donnent à manger aux « cheetah » : guépards en captivité. Cela fait un peu piège à touristes (et à guépards...) Mais c’est intéressant de voir de près ces magnifiques félins. Puis les enfants découvrent un immense trampoline : partie de rires assurée, d’autant qu’ils sont à un moment surpris par un phacochère (domestique !). Et même s’il n’a pas l’air agressif, il est curieux et « sniffe » les baskets et les pulls restés à côté du trampo.(Ambroise ne voudra pas remettre son pull avant que je l’aie lavé !). C’est une scène à mourir de rire ; les enfants en tas au milieu du trampo et le cochon qui fait connaissance autour. Retour au camp pour un magnifique coucher de soleil. Puis à nouveau, on s’attaque au feu… On doit faire pitié aux voisins qui viennent nous aider. Ouf…. Puis c’est à notre tour d’aider ceux de l’autre côté : un marmaille s’est fendu sur le front…L’infirmière gère cela en 2 temps 3 mouvements, improvise des stéristreep et le tour est joué. La première vraie grillade est bonne ce soir. Et comme d’hab, nous serons tous couchés à 20h30…

Jeudi 13 juillet 2006 Toujours dans le même ordre, les levers s’échelonnent de 6h à 7h15…Et toujours dans le même ordre, petit déj’, et rangement du camp. Les filles font des progrès époustouflants, les tentes sont pliées en 23’. Un dernier petit tour de trampoline avant de partir (15 minutes maxi, et si vous êtes sages, 1/4 d’heure !), nous fait rencontrer une bande de suricates. Après Pumba hier, c’est Timon ce matin, vivement Simba ! Petit coup de tel sat pour rassurer les parents Salomé de la bonne santé de leur progéniture : les textos ne passent pas. Et nous voilà repartis joyeusement pour 3h de route. Du désert pour changer. Arrêt dans un magasin pour faire des courses, des petits enfants nous demandent de garder la voiture contre une pièce. Ambroise a du mal à comprendre… En fin de parcours, nous nous arrêtons pour prendre en photo des panneaux de signalisations indiquant le probable passage …d’autruches, de zèbres, ou de gazelles ! Cinq minutes plus tard, nous croisons des autruches !! Arrivés à Fish River Canyon, nous faisons les formalités d’usage, remplissons les formulaires d’identité, et nous acquittons de l’entrée dans le parc national. Puis nous allons regarder les différents points de vue et pique niquer dans la nature : un petit écureuil pas timide vient nous dire bonjour, les enfants essaient de voir ce que ça mange : pas des oranges, pas des pommes, pas des chips, mais des…Spéculos !!! Bon à savoir, les écureuils namibiens sont « spéculivores ». Nous observons au fond de la vallée à la jumelle des babouins. Retour au camp, très joli encore une fois, les filles sont décidément trop fortes et pulvérisent encore leur record. Le feu à mettre en route devient un jeu d’enfant. Le vent est frais ce soir.

Vendredi 14 juillet 2006 Fête nationale… On est loin de ça ici. Nous devions faire l’aller-retour à Aï Aïs aujourd’hui, environ 70 Km de route. Je demande à l’entrée du parc si on peut aller dormir ce soir là-bas avec notre passe : aucun problème. Nous reprenons donc la route pour 1h, et arrivons dans une mini station balnéaire, plein de monde, resto, boutique, c’est l’hallu ! J’ai un peu les boules (on s’habitue vite à la vie de sauvage) mais je me reprends vite, car Cass’ trouve ça super (on se croirait en France !!) et il y a une immense piscine d’eau chaude, issue de sources chaudes (brûlantes, même) juste à côté. Elle fait au moins 37°, et vu que le vent est frais, on y passe une bonne partie de l’aprèm, c’est rêvé pour les enfants. Ce soir, ils ont eu leur dose, 19h30 au lit !! Je prends les gars avec moi sous la tente, car il y a eu des crises ce matin, Merlin ayant bougé énormément pendant la nuit dernière avec les filles. Les textos sont impossibles à passer. J’en reçois par contre…Je n’ai pas tout compris.

Samedi 15 juillet 2006 Nous levons le camp de bonne heure pour rejoindre Aus. La route se fait sans problème, et nous arrivons dans un site merveilleux où nous sommes pratiquement les seuls. Il fait du vent, mais le soleil nous réchauffe. Nous nous installons et décidons d’aller faire une petite rando de 4km, point de vue magnifique sur le début du désert. Les enfants en rentrant décident de grimper le mont qui jouxte le camp, et veulent que je les prenne en photo, d’en bas. Ils ressemblent à des fourmis d’ici. Ambroise n’ira pas jusqu’en haut, n’ayant pas envie de mourir ! Quand l’ombre arrive sur le camp, un vent glacial nous saisit, le temps de prendre une douche et de s’habiller comme des esquimaux, nous ne ferons pas notre barbecue ce soir, j’offre le resto, il fait trop froid ! On s’y rend à pied, les enfants sont crevés et frigorifiés. On mange bien, on retrouve nos amis allemands qui avaient fait le game-drive avec nous il y a trois jours, et rencontrons les premiers français de notre séjour. On mange bien, et le patron nous remmène dans une voiture ouverte (gla-gla), ce qui nous évite le Km de marche au retour. Vite sous la couette, le vent souffle, c’est de loin la soirée la plus froide depuis le début des vacances.

Dimanche 16 juillet 2006 Aujourd’hui nous restons dans le même camp, mais devons quand même plier les tentes pour aller du côté de Lüderitz. Une heure de route où nous entrons dans le désert de sable. C’est magnifique. Première étape à Kolmanskop, ville diamantifère aujourd’hui à l’abandon. Le guide est en anglais, ce qui ne facilite pas la tâche, mais l’ambiance est là. On visite les maisons dont le sable a pris possession. On se croirait dans les décors d’un film. Etrange. Le guide nous prévient qu’une hyène est ici depuis quelque temps. Effectivement nous trouvons des traces fraîches et tentons de les suivre. C���est excitant, mais l’hyène est plus maline que nous et nous ne la trouvons pas ! En route ensuite pour Lüderitz. Après avoir cherché un moment un spot pour pique-niquer, nous nous rabattons sur le front de mer où sont installés des jeux d’enfants. Les petits s’éclatent et une fois de plus ne veulent pas quitter le lieu. Nous partons à la recherche des flamants roses… Tentons de demander notre chemin à des locaux qui apparemment ne me comprennent pas. Je suis donc obligée de … Mimer les flamants roses devant les 4 enfants morts de rire dans la voiture ! mais je me suis fait comprendre !!!le monsieur très gentil nous emmène sur le site. Nous sommes un peu déçus car les flamants sont loin et sont…blancs. Nous arrivons ensuite sur les lieux d’un accident de voiture avec trois blessés. Trois jeunes sud-africains gèrent les premiers secours… Je demande s’ils ont besoin d’aide, ils me demandent des gants, je n’en ai pas. Ils ont l’air d’assurer. Cela ne sert à rien de rester là avec les enfants, nous filons à Agathe Bay. Grande plage venteuse avec en toile de fond les dunes de sable : c’est splendide. Promenade sur la plage, dans le vent. Il est temps de prendre le chemin du retour car nous voulons avant de retourner au camp aller voir les chevaux sauvages. Nous ne sommes pas déçus : quand nous arrivons, il y en a plus d’une cinquantaine, et la lumière de fin de journée rajoute à ce tableau une ambiance chaleureuse. C’est magnifique. Retour au camp à la nuit tombante, il fait moins froid qu’hier, les filles pulvérisent leur record pour le montage. Nous nous habillons chaudement pour aller à notre deuxième soirée resto : oryx et tarte au fromage et caramel : de quoi faire peur mais tout est très bon. Ce soir c’est fête, extinction des feux à 20h45 !

Lundi 17 juillet 06 Aujourd’hui, nous avons fait une très longue route, l’itinéraire nous annonçait 5h mais il me semble qu’on en a bien fait 6 ! il y avait 100km de piste toute droite, j’ai proposé à Margot de conduire. Qu’elle ait au moins l’expérience de la conduite à gauche ! ça ne l’a pas démontée plus que ça, elle a conduit nickel. Il faut dire qu’ici, on croise une voiture toutes les 3h et que la route est plus que droite ! Nous sommes arrivés à Sesriem, avons trouvé facilement des places dans le camping, bien qu’on n’ait pas pu réserver à l’avance parce qu’il était soi-disant plein. Le temps de faire une reconnaissance des lieux, et nous voilà partis pour escalader une dune dans le parc national. Instant incroyable. C’est d’une beauté inouïe, on est seuls, le vent fait chanter le sable. Malheureusement Margot est prise de maux de ventre, et bien qu’elle parvienne à monter, elle ne profitera pas comme les autres des glissades et autres dégringolades dans les dunes. La dune est très difficile à grimper, cela demande un effort intense. On rame dans le sable, le vent essouffle. Mais quelle récompense une fois là-haut ! On redescend au triple galop, retour au camp, barbecue, et un max de rangement pour être prêts au plus tôt demain matin, … Si Margot est en forme !

Mardi 18 juillet 2006 Lever aux aurores, même avant les aurores pour aller à Sossusvlei. « C’est le coucher de soleil qui se lève ? » dixit Ambroise… Margot n’a plus mal au ventre et a bien dormi. On embarque les petits en pyj sous la couette dans la voiture. Arrivés à 5km de la dune, la piste est sableuse, et il y a la possibilité de prendre un transport pour nous amener à bon port. Je ne me sens pas de risquer un ensablement avec toute ma petite troupe dans la voiture, on joue la sécurité. Et nos voilà partis à crapahuter dans les dunes pendant 3 heures. La lumière est splendide, le paysage grandiose. Je prends des photos qui bien sûr ne rendront pas comme en nature, mais, qui donneront une idée. Moi je mets tout ça dans un coin de ma tête…. Retour sur cette belle route, avec encore un arrêt sur une dune pour jouer encore, et arrivés au camp, notre place est prise par un couple, qui a le même emplacement que nous attribué par le bureau. Je retourne au bureau et le monsieur me dit qu’on peut aller s’installer à côté des toilettes. Je vais voir avec les enfants, personne n’est enthousiaste, alors on décide à l’unanimité de se barrer de là. Ils ne veulent pas nous rembourser notre nuit pré payée ? On s’en fout, on se casse ! Je ne veux pas me faire parasiter mes vacances par des ondes négatives de gens pas sympas. Et l’on a bien fait… Nous tentons notre chance sur notre prochaine étape, Naukluft, avec une journée d’avance. L’accueil est super sympa, le camp tout calme, le long d’une rivière. C’est génial. J’en profite pour laver du linge : ce sera décidément cette corvée qui sera la plus galère des vacances. Et il faut tout ranger : il paraît que les babouins sont là et fouillent partout. Pour ce soir, on ne les a pas vus. La soirée est douce. On est bien, ici.

Mercredi 19 juillet 2006 Aujourd’hui, grasse matinée ! Margot est contente ! On se la joue farniente, petit déj’ au soleil, mise en route piam-piam, et l’on se décide pour une ballade à pied dans la rivière afin de trouver des piscines naturelles. En fait on se trompe de chemin, et l’on se fait un bon bout avant de trouver des piscines, mais la route est jolie, on voit des sortes de marmottes (dassie) et des perruches. Il y a plein d’oiseaux dans ce pays. Les gars font des courses de petits bâtons dans les cascades, les filles bullent. Le retour est un peu laborieux et nous vaut la gueule de Cassandre… Retour pique-nique, lessive (eh oui, on n’avait pas tout fait hier !) et pendant que les unes bullent et que les gars jouent encore dans la rivière, je vais à pied au bureau (1km) chercher de l’eau, de la viande et des boissons. Je croiserai en chemin des traces de zèbres, (mais pas de zèbres…) Et des babouins qui crient dans la montagne. Barbecue lancé à 17h, fin du repas à 19h, on range au maximum ce soir pour essayer de démarrer tôt demain. Une journée de pause ne fait pas de mal : je trouve les enfants facilement de mauvaise humeur aujourd’hui.

Jeudi 20 juillet 06 On lève le camp d’assez bonne heure ce matin, réveillés par les cris des babouins. Et dans les premiers Km de route, nous aurons la chance de croiser de zèbres, des kudus, et des dromadaires. Nous nous arrêtons dans un endroit improbable : Solitaire, au milieu de nulle part dans le désert, une station-service doublée d’une cafétéria, ambiance « Bagdad café », où un gros Allemand avec queue-de-cheval, à l’allure de biker, sert un apple-pie à vous faire tomber par terre. On arrive au bout de 4 heures à Walvis Bay. C’est une ville résidentielle calme qui borde la mer, avec des rues larges, toutes propres, et un lagon que se partagent pélicans, flamants roses et mouettes. Nous en faisons le tour histoire de faire le plein d’essence, d’argent, de bouffe, et de bons plans pour les trois jours à venir. Ballade en bord de mer, nous ramassons des plumes de flamants roses, les enfants leur courent derrière pour les faire s’envoler, nous assistons à un superbe coucher de soleil. Nous finissons la soirée dans un B&B, bien mérité après ces 10 jours de brousse et de désert, tout poussiéreux que nous sommes. La douche brûlante et la couette toute douce et toute chaude nous font le plus grand bien.

Vendredi 21 juillet 2006 Une nuit confortable !!! nous déjeunons ce matin en faisant chauffer nos bols dans un four micro-ondes !!! puis nous nous préparons pour une sortie en mer. C’est l’Atlantique, ici ! dès le départ, l’ambiance est là car des otaries sautent sur le bateau. C’est très sympa comme animal, les gens du cirque ne doivent pas faire grand chose pour les éduquer, tellement c’est vif et ça semble comprendre vite. On rencontre aussi sur notre chemin des pélicans, imposants, des dauphins, beaucoup plus gros que ceux que l’on voit à la Réunion. On s’amuse beaucoup avec les otaries ! retour à terre au bout de 4 heures qui nous ont semblé bien courtes. Et cet après-midi, nous nous mettons en chasse de timbres, d’une laverie pour laver les draps qui sont trop poussiéreux du désert, et d’un cybercafé pour envoyer des news et tchater un peu. Et l’on arrive à tout faire !! c’est la civilisation, ici ! Ce soir, nous partons pour Swakopmund, la ville voisine, où nous attend un « bungalow » pour deux jours, vu que le temps ici est glacial et très venteux, il n’était pas conseillé de faire du camping. Nous allons au resto : un resto africain qu’on nous avait conseillé, c’est délicieux, pour tout le monde ! encore une bonne journée qui s’achève, les troupes sont fatiguées mais il faut dire qu’il est tard ce soir : 21heures !! J’allume l’ordinateur à notre retour pour écrire le journal quotidien, et à ma stupéfaction il y a du réseau dans ce B&B !!!je vais en profiter pour mettre quelques mails car je ne suis pas sûre d’avoir correctement envoyé ceux d’hier dans le cybercafé.

Samedi 22 juillet. Je crois qu’on est à la moitié des vacances. À la fois ça passe vite et l’on en a déjà tellement vu et fait… Ce matin, c’était Versailles. Petit déj’ hyper varié et complet, œufs, bacon, jus, fromages, fruits, céréales…… Puis départ pour Cape cross, là où se trouve la plus grande colonie d’otaries du monde. J’ai compris aujourd’hui l’expression « ça pue le phoque ». c’est une odeur épouvantable qu’une tribu pareille. On s’est amusé un bon moment à les observer évoluer. On a vu des chacals qui rodaient. Et l’on est rentrés, la tête pleine de souvenirs et la voiture pleine d’odeurs…. Et cet après-midi, nous sommes allés visiter l’aquarium, sans grand intérêt. La seule chose amusante a été l’immersion d’un plongeur dans le grand bassin pour nourrir les poissons et les tortues. On a fini par traîner sur la plage (comme d’hab’, en pull et en écharpes !). Et le repas s’est passé au même endroit qu’hier, tout le monde ayant été si content qu’on a eu envie de recommencer ! Ce soir, je profite de la connexion pour passer quelques messages et tchater un peu. C’est hallucinant de pouvoir communiquer si facilement, alors qu’on est si loin physiquement. Du coup je traîne !!!

Dimanche 23 juillet 2006 Nous nous refaisons ce matin encore un petit déj’ gargantuesque, puis derniers au revoirs sur le tchat et c’est reparti pour 15 jours de brousse ! Rappro d’essence et de bouffe. La Namibie est un pays dans lequel on ne vend pas d’alcool le dimanche…Donc je n’aurai pas de bière !. Le compteur kilométrique passera ce matin les 3000km depuis notre départ ! le temps estimé pour cette étape nous crée une bonne surprise, nous roulons 1H45, alors qu’on avait prévu 3 heures ! c’est super ! Nous arrivons au milieu de nulle part, Spitkoppe, des énormes rochers de granit dans le désert. Une fois de plus nous sommes émerveillés ! les formes, les lumières sont de toute beauté. Les filles montent le camp, puis nous allons faire les lézards en maillots, sur un rocher, crème solaire, bouquins…. Les premiers voisins dans le camping sont à 1km… Ici, l’espace n’est pas un luxe. Les enfants jouent aux cartes, je vais faire un tour, méditer sur un gros rocher. Il y a vraiment une belle énergie dans ce pays. À mon retour, nous escaladons le rocher qui surplombe notre camp, prenons de jolies photos, puis redescendons pour l’apéro et la mise en route du feu, moment habituel maintenant de nos soirées d’aventuriers.

Lundi 24 juillet 2006 On reprend le rythme montage-démontage, après ces quelques jours de B&B. Et comme hier, une bonne surprise nous attend : alors qu’il était prévu 4H30 de route, notre étape est faite en 2 heures. Nous prenons connaissance des lieux et avant de monter le camp, allons visiter le site de peintures rupestres de Twyfelfontein. Un étonnant édifice tout en bidons de métal fait office d’accueil, puis un guide nous montre les dessins vieux de 2000 ou 5OOO ans. Le camp est monté le long d’une rivière, à sec, vu la saison. On nous dit que les éléphants sont dans cette région. Il n’en faut pas plus aux deux filles pour aller se balader dans le lit de la rivière…À la recherche des pachydermes ! (pourvu qu’elles ne les rencontrent pas, je ne sais pas comment ils réagissent devant d’aussi jolies jeunes filles !). Le camp est peuplé de plein d’oiseaux de toutes sortes, il y a des perroquets, des…, des …, il faut que je regarde les noms dans le guide !!

Mardi 25 juillet 2006 Peu de route ce matin, on arrive dans un camp sympa, la dame de l’accueil nous prévient qu’un éléphant était dans le camp la nuit dernière, que s’il revient, il suffit de se mettre sous la tente calmement, qu’on peut le prendre en photo …Mais sans flash ! (cf. Tintin au Congo !!) Nous installons le camp, et je profite d’avoir un peu de temps et de l’eau chaude pour laver du linge. Puis à 15h30, nous partons en game-drive avec le secret espoir de croiser des rhinos, des éléphants et des lions. Nous croiserons des zèbres, des oryx et des springboks… Mais aurons un guide originaire de cette région (le Damara) et qui parle en « cliquant » (Cf. les dieux sont tombés sur la tête !) il nous apprend donc à parler en cliquant, c’est très difficile, surtout pour des « déglu primaires » de notre espèce. Il nous montre également comment s’écrivent ces sons. Margot achèvera cette séance d’anthropologie en enregistrant le monsieur sur son portable !! Sera-ce sa prochaine sonnerie ???

Mercredi 26 juillet 2006 Ce matin c’est le spectacle ! le fameux éléphant d’hier est dans la rivière à quelques mètres de nous. Il mange tranquillement de l’herbe et se laisse photographier. C’est un mâle, il vit en indépendance du reste du groupe. Nous partons sans oublier de faire le plein d’essence, et sans aucune appréhension prenons la route…Pour s’apercevoir 50 Km plus loin que nous avons pris une mauvaise direction !! Dur dur ! après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre et de changer le projet de ce soir, nous irons dormir à Opuwo. La route est longue, 5 heures, le câble de recharge de l’ordinateur fait des siennes, mais nous finissons par arriver à bon port, chez un français à l’accent du sud. C’est sympa de pouvoir échanger un peu !! Les alentours du camp me font penser à une Afrique que je connais, sèche, herbeuse, plutôt sale, grouillante de monde et d’animaux. Nous allons avec Margot à pied au supermarché voisin. Pour cela, nous traversons un petit marché Himba, animé, les femmes sont teintes de rouge, torse nu, pleines de bijoux, des « rastas » de terre rouge, des jupettes en peau de chèvre. Elles sont impressionnantes, plutôt rondelettes et très jolies de visage. Et surprenant aussi de se retrouver à la queue aux caisses de supermarché derrière une de ces femmes, et devant une de leurs homologues habillée à l’européenne. De retour au camp, les enfants jouent avec le fils du propriétaire des lieux, un peu plus jeune qu’eux, ils se baignent, l’eau ne doit pas dépasser les 15° !! Après ils chahutent ensemble autour de la piscine, et le petit Freddy tombe à l’eau, tout habillé, il ne sait pas nager ! Je le sèche et le ramène à sa maman…Nous ne le reverrons pas de la soirée !

Jeudi 27 juillet 2006 Il fait doux dans cette région, le repli du camp n’est pas trop dur ce matin, les filles d’ailleurs continuent de parfaire leurs scores au timing du montage (3’52’’) et du démontage (7’59’’). Il est temps de dire au revoir à Jacky (1h30 !!) et nous voilà repartis. Cette fois c’est de la piste possible uniquement aux 4X4, jusqu’à Epupa Falls ! j’angoisse un peu. Et finalement, ce n’est pas si terrible, et comparées aux pistes malgaches, les pistes namibiennes sont des autoroutes !! Nous arrivons dans un endroit splendide, paradisiaque ; d’ailleurs Ambroise ne s’y trompe pas, c’est ici qu’il vivra quand il sera grand ! Le camp est à la hauteur du reste, magnifique. Nous calons ici cet après-midi. Une grosse dame vient me voir et me dit en anglais « I’m a washing machine !! » je saute sur l’occasion pour lui donner un bon paquet de linge ! Nous prenons aussi RV avec un guide pour demain matin. Les enfants jouent, je lis. Tout va bien. Il fait très chaud, c’est assez rare pour le faire remarquer ! Je vais discuter un peu avec nos jeunes voisins de camp qui sont français. Agnès, Anne-Lise, Sandra, Aurélien et Michaël. Nous buvons l’apéro ensemble, ils sont très sympas.

Vendredi 28 juillet 2006 Grasse matinée aujourd’hui, nous avons RV avec le guide à 9h… Nous allons visiter un village himba. Nous achetons un sac de farine pour eux, ce qui est dans les habitudes, et nous partons avec notre guide, John, qui fera la traduction. Le « chef » nous accueille, un vieux monsieur de 75 ans, et nous visitons leur petit camp, un parc à veaux et à chevreaux au centre, 4 cases à chaque point cardinal autour de ce parc : une pour le « chef », et une pour chacune de ses trois femmes. Entre ces huttes d’autres petites huttes : celles de ses filles et de ses petits-enfants. Il n’y a pas grand monde : les hommes sont avec le bétail dans la brousse, les femmes sont en dehors du camp, avec une dizaine de garçonnets, circoncis depuis avant-hier. Il est de coutume de les laisser en dehors du camp, jusqu’à la cicatrisation complète. Nous allons les visiter ensuite. Ils sont tous beaux et semblent en bonne santé. Je me renseigne sur leur alimentation de base : lait de chèvre et viande. Ils ont tous de très belles dents. Tout ce monde a l’air très calme, peu d’activités au cours de la journée, rythmée toujours de la même façon : cuisine, recherche de bois et d’eau pour les femmes, garde du bétail pour les hommes. Nous restons deux heures en leur compagnie. J’ai le temps de traiter un peu le vieux qui souffre du genou ! Et nous prenons le chemin du retour en fin de matinée : en effet, nous devons aller « rafter » cet après-midi !!. nous mangeons dare-dare, et repartons avec un autre guide, Lucas. Les enfants sont partagés entre l’excitation et la peur : la rivière est pleine de crocodiles !! Après quelques instants de pagaye, et après avoir croisé de loin deux ou trois crocos qui s’avèrent avoir plus peur que nous, toute appréhension a disparu et tout le monde se régale ! Enthousiasme général pour petits et grands. Nous naviguons sur la Kunene River, qui fait frontière avec l’Angola que nous avons sur la rive droite. Pas mal de crocodiles en effet, nous ne verrons par contre aucun babouin ni aucun singe. Nous invitons le guide à boire un coup ce soir au camp, nous avons aussi invité les français d’hier soir. Petite ballade en fin de journée sur les hauteurs pour admirer les chutes, c’est un spectacle grandiose que toutes ces chutes qui tombent dans cette rivière. Nous ne regrettons pas notre escapade ! De retour au camp, nous partageons comme prévu l’apéro avec les français, Lucas n’est pas venu, tant pis. Puis chacun retourne à son camp pour l’habituelle grillade, et c’est le coucher 20h45. À ce moment-là, Cassandre m’appelle dans mon lit pour me dire « maman, le guide vient d’arriver avec une bouteille de bière !! ». Je ne suis pas en tenue pour le recevoir, je lui explique de mon lit (je dévore la fin des « cerfs-volants de Kaboul »), que nous devons lever le camp tôt demain matin et que nous sommes déjà couchés ! Merlin est tout déçu, il s’était bien entendu avec lui cet après-midi

Samedi 29 juillet 2006 Aujourd’hui est une journée un peu spéciale car nous avons beaucoup de route à faire et donc ce sera une étape pour rejoindre Etosha. Les 6 heures de route se passent plutôt bien et nous arrivons dans le joli camp de Hobatere, qui jouxte la frontière ouest d’Etosha. Chacun vaque, lecture, jeux de cartes, et l’après midi s’écoule comme ça. Une bonne douche, chauffée au feu de bois, fait du bien à tous les crasseux qui n’avaient pas vu l’eau depuis un moment ! Et puis au repas, c’est fête ! Nous attaquons l’apéro avec des cacahuètes, puis tentons la recette chutney au fromage : ce sont de toutes petites courges toutes rondes et très dures, dont nous vidons les pépins pour les remplacer par du fromage (fêta et gouda), puis on remet « le chapeau », on emballe dans de l’aluminium et on le met à cuire dans les braises. C’est bon ! Nous finissons par un kilo de yaourt aux fruits des bois : c’est l’orgie !! Nous avions fait les courses tous ensemble ce matin, et du coup, chacun a eu un peu de ce qu’il aime !

Dimanche 30 juillet 2006 Départ pour quatre jours à Etosha ! nous tentons une entrée du parc par l’ouest, mais n’avons pas de permis pour la réserve. Nous sommes dons obligés de faire trois heures de route pour rejoindre l’entrée sud, à Aukokuedjo. Et à partir de là c’est le feu d’artifice !! les points d’eau sont de véritables fourmilières de zèbres, de springboks, d’oryx, etc… Nous allons balader en dehors du « village » en voiture : interdiction formelle de descendre de voiture. Du coup c’est un peu long pour les gars qui chahutent et me perturbent la conduite. Il faudra qu’on trouve une idée de divertissement pour avoir « la paix » demain !! le soir, à la nuit tombée, au point d’eau du camp éclairé par des projecteurs, nous pouvons admirer la toilette d’un éléphant, et le passage d’une hyène.

Lundi 31 juillet 2006 Aujourd’hui première galère au repli des tentes, une des deux est coincée et ne veut pas se refermer… Il nous faudra l’aide d’un gentil voisin musclé pour la forcer un peu, et ensuite, notre perspicacité, notre astuce et notre persévérance pour trouver les boulons qui déconnent, trouver la boîte à outils, trouver les bons outils et enfin faire ce qu’il faut faire !!!nous avons trouvé un super jeu pour intéresser tout le monde pendant le voyage ! Les filles ont déterminé la valeur de chaque animal, en fonction de leur fréquence de rencontre, et Cassandre, meneuse du jeu, comptera qui voit quoi !! Le score final sera en ordre décroissant d’âge… Aujourd’hui encore nous sommes gâtés : éléphants sur la route, rhino au point d’eau, nous croiserons des italiens qui auront la patience d’attendre trois heures devant un bosquet pour qu’une hyène sorte chasser un springbok pour ses trois petits. On les retrouve le soir au camp pour partager leurs photos !! Le soir au point d’eau : toilette de 9 éléphants, et passage de trois rhinos… Cette réserve est vraiment une merveille pour qui aime observer et « traquer » les animaux. Je me régale au moins autant que les enfants !

Mardi 1er août 2006 Repli des tentes sans hâte ce matin, et une fois de plus petit problème : la fermeture des housses de tentes déraille. Il me semble que la poussière y est pour quelque chose… Il nous faudra l’aide d’un monsieur qui passe pour nous en sortir ! Puis nous prenons la route direction du camp suivant : Halali. En nous promenant, un 4X4 nous fait des signes : le coffre s’est ouvert ! Je suis obligée de sortir de la voiture « maman attention au lion !! » pour aller fermer : manque de bol, les serrures sont faussées maintenant ; il nous faut ré-ouvrir la boîte à outil pour essayer de les redresser ! j’arrive à peu près, on fignolera au camp. De retour au camp, nous nous installons et partons au point d’eau, éléphants et rhinos, et nous rencontrons une française très sympa, qui voyage seule. Nous papoterons un bon moment avant de rentrer pour le repas. Margot fait la lecture à voix haute à Cassandre : « vous revoir » de Marc Lévy. Cela plait à Cassandre, d’autant qu’elle a fini depuis longtemps tous les bouquins qu’elle s’était emmenée.

Mercredi 2 août 2006 Nous avons entendu cette nuit les rugissements d’un lion, sans doute au point d’eau. C’est étonnant la puissance de ce cri. Il fait très froid ce matin, nous avons du mal à nous mettre en route, la tente bloque toujours un peu à la fermeture. Cassandre kidnappe le livre d’hier, pour le finir dans son coin !! Nous repartons pour une matinée de ballade en voiture, pour ne pas voir grand chose, mis à part une famille de phacochères, c’est la première fois que nous en croisons à l’état sauvage. À notre retour, un monsieur, voisin de notre camp, vient demander si une femme qui voyage seule avec des enfants n’a pas peur…Nous blaguons un instant, avec sa femme. Décidément, je plais aux vieux sud-af !! Les enfants en ayant marre de la voiture, ils ne veulent pas repartir ce soir encore pour une ballade. Qu’à cela ne tienne, nous irons au point d’eau du camp, et nous ne serons pas déçus : 15 éléphants viennent boire, avec un tout petit. C’est très intéressant à observer : l’utilisation de la trompe, la communication entre eux, la réaction des autres animaux autour. J’oblige aujourd’hui les enfants à se laver…Cela fait au moins trois jours qu’ils n’ont pas vu d’eau !!! et chance pour eux, c’est leur premier (et seul je pense) bain namibien.il fallait bien cela pour les dépoussiérer… Mais tout sera à refaire à peine sortis de la salle de bains, le sol ici n’est que poussière, et quel beau jeu pour deux petits avec des bâtons, on peut faire des circuits, des nuages, et tout un tas d’autres choses merveilleuses…. De retour au camp, nous rediscutons avec Peter le voisin et sa femme, une tente de toit « tip-top » coûte 11000 N$... Je me plais à rêver, à m’inventer une remontée de l’Afrique avec mes enfants… Nous discutons vins, bouchons, capsules, agrafes, je pose mes cartes pour Fred. Pas de problème, Peter travaillait dans l’industrie du vin, il est maintenant à la retraite, mais il attend Fred pour lui présenter du monde ! il me laisse sa carte, et comme j’ai mis du collyre à sa femme qui a une conjonctivite, il nous donne de la viande et des légumes! Et des petits pois, des carottes, et patates douces préparées au barbecue, je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont fait cette expérience !on fait des rencontres étonnantes en voyage ! Les filles en fin d’après-midi se décident à remonter le camp (3’17), et Cassandre par je ne sais quel moyen, se casse la figure de l’échelle…Plus de peur que de mal, mais elle quand même mal au coccyx…

Jeudi 3 août 2006 Hier soir en nous couchant, nous avons entendu un éléphant barrir, sans doute au point d’eau. Mais entre le froid saisissant et les gars crevés, nous avons préféré rester au lit. Ce matin, Peter nous raconte qu’il a vu une rixe entre éléphants et rhino hier soir, un éléphant s’étant vu refuser l’accès au point d’eau par deux rhino, il a appelé à la rescousse ses potes qui sont venus à …19 !! Et qui ont poussé les rhinos dans l’eau ! On a loupé le spectacle ! Nous sommes repartis pour la Waterberg. La route est longue. Arrivés là-bas, le paysage est splendide, le camping sympa. Nous voulons faire une balade qui arrive au point de vue de la région, mais Cassandre a mal au coccyx et les gars préfèrent courir après les mangoustes et les pintades. Qu’à cela ne tienne, nous montons avec Margot. Et ça vaut le coup ! De retour au camp, apéro, jeux, et tout va bien. Nous savons que c’est notre dernière nuit sous la tente….

Vendredi 4 août 2006 Ce matin nous ne sommes pas pris par le temps car il ne restera plus beaucoup de route pour clore notre tour. Nous démarrons doucement. Je traîne au lit pour finir mon bouquin (vous revoir), et Cassandre a la très bonne idée de mettre en route le petit déj’. Je ne me lève donc que pour aller en profiter ! petite promenade dans la forêt avant de reprendre la route. Nous nous arrêtons au marché artisanal de Okahandja. J’avais oublié ce que c’est fatigant d’avoir toujours à parler, à discuter, à négocier les prix. Deux heures dans cette ambiance, j’en ressors lessivée ! Mais nous avons des petits cadeaux à rapporter. Entre nous, l’artisanat local n’a rien d’exceptionnel. Arrivés à Windhoek, nous faisons halte dans une galerie commerciale pour acheter une valise pour Margot car la sienne n’a pas supporté le mois ! en passant, une boutique d’intérieur nous tend les bras, j’en profite pour acheter deux superbes housses de couette et des serviettes de toilette. Nous arrivons au Chaméléon en fin d’après-midi. Nous retrouvons alors nos « copains » de Epupa Falls. Le temps de refaire un peu les valises, le rangement de la voiture, et nous partons avec eux dans un resto pour passer notre dernière soirée namibienne. Nous passons une super soirée, ils sont adorables, on chante, on rit, l’ambiance est détendue. Ce soir c’est fête, on se couche à 23h !!

Samedi 5 août 2006 Pour reprendre une expression de Georges : « même les bonnes choses ont une fin », et aujourd’hui ça sent la fin ! Nous traînons au Chaméléon ce matin, les enfants jouent avec les amis d’hier soir, qui les emmènent même en courses ! Margot trie et nomme les photos, et moi j’essaie de tout faire rentrer dans les valises. Je fais aussi le point du mois avec Christine. Puis nous allons rendre la voiture, tout est nickel, aucun problème au check-up. Ensuite nous partons en minibus à l’aéroport, toujours avec nos copains français qui prennent l’avion suivant le nôtre. Tout le monde chante des chansons débiles dans le bus, ça rigole sec ! Nous prendrons un dernier pot ensemble à l’aéroport, avant de nous quitter, en nous échangeant nos mails. Le vol se passe bien, nous arrivons sans problème au « backpakers » à Johannesburg. Commande de « nuggems » pour les enfants, séance d’épilation pour Margot qui : 1) retrouve Marco demain et 2) espère pouvoir trouver un peu plus de chaleur à Groix, et donc montrer ses jambes !! Avoir chaud en Bretagne, c’est peut-être plus facile qu’en Namibie au mois de juillet, mais ce n’est pas gagné quand-même !

Dimanche 6 août 2006 Nous voilà dans l’avion, la boucle est bouclée… Ce matin, nous avons profité des derniers rayons du soleil sud-africain, à jouer aux cartes avec Margot ; Et puis ces interminables heures dans le hall de l’aéroport, où l’on sait qu’il va bientôt falloir se dire au revoir, mais où l’on fait comme si on ne le savait pas… Et puis l’heure de la séparation arrive, et l’on se dit qu’on se revoit bientôt, qu’on a de la chance, Noël ce n’est pas si loin…et vite on tourne la tête pour ne pas laisser voir ses yeux qui rougissent… C’est vrai, Noël c’est pas si loin… Nous voilà donc dans l’avion, les enfants jouent et j’alterne le temps entre mon livre « les âmes grises », et une sorte de bilan du mois écoulé. Au final, nous aurons perdu… deux chapeaux malgaches, une basket, deux savates, une écharpe, et nous aurons gagné… tant de bons moments passés ensemble, de rencontres insolites, d’images à couper le souffle, de souvenirs pour les soirées d’hiver….
Retour de l'Ouest des Etats-Unis: le syndrome a encore fait 2 victimes English translation pending
by Alvama · 2007-05-07 · 45 replies
voilà l'info du jour, nous sommes rentrés ce week end de l'ouest des US, c'etait pour prevenir les futurs aventuriers de cette partie du globe que le virus est très virulent, le seul remède est d'y retourner😛

je voulais aussi et surtout remercier une nouvelle fois tous ceux qui m'ont aidé à faire de ce voyage une aventure inoubliable, et dire à ceux qui hésitent encore à ce lancer seul dans l'élaboration d'un tel voyage, et bien, n'hésitez plus 😉

et, quelqu'un connait il un mot pour décrire l'OUEST 😎 aller, je m'en vais avant que ce message ne soit détuit😄

bye🙂
Les élections françaises vues d'ailleurs English translation pending
by SouanSon · 2007-03-31 · 305 replies
bonjour😉, Je suis curieux de savoir comment les médias du monde entier parle t'il des éléctions présidentielles. Vous qui étes de par et autre sur le globe ALORS????

ps: Pas d'opinion cela tournerai vinaigre.😛 Merci
Partir à longue durée loin de la famille... English translation pending
by Leti · 2007-02-23 · 16 replies
bonjour à tous, voilà, depuis quelques temps il y a une question qui trotte dans ma tete et qui me gene un peu...

j'ai toujours voulu partir en voyage pour une longue durée( plusieurs années), et j'admire les familles qui le font mais voilà, quand on est tout seul, ça passe, 😎 quand on est en couple ça devient un peu plus compliqué( surtout si le conjoint est un peu casanier!😉) mais quand les enfants arrivent...aie aie aie!🤪 enfin, si ce n'était que moi, je serais déjà partie, mais maintenant qu'il y a un petit bout, les grands parents ont envie de le voir grandir, etc.... donc, comment on fait?!!! comment gérer l'éloignement? es-ce que tout le monde peut etre satisfait? peut-on partir le coeur léger sans avoir de remords?

je serai heureuse de partager vos expériences à ce sujet! merci
Xl Airways, vol boeing 767 pour la Romana English translation pending
by Alain15 · 2007-01-17 · 88 replies
Bonjour, J'ai lu des info sur le vol vers la romana en RP par xl airways en 767/300 qui ne m'ont pas trops rassurées, l'avion à 15 ans alors que xl airways annonce sur son site des avions récents et de chez airbus. Je pars au mois de mars sur ce même avion, Est ce que quelqu'un peu me donner d'autres infos concernant celui-ci, état général, confort, place dispo pour les jambes, sécurité etc... j'espère etre un peu rassuré j'ai la phobie de l'avion

Merci

alain15
Rencontre sur le thème de l'Inde samedi 10 février 2007 à Paris English translation pending
by Jasmine2006 · 2007-01-09 · 113 replies
Coucou à tous,

Suite à la précédente réunion de dimanche dernier, le 7 janvier 2007, l’envie de vous revoir et l’envie de chacun de se retrouver autour de l’Inde, la chaleur des contacts que j'ai eu, tout cela m’a titillée et donner encore plus l'envie de renouveler l'expérience…du coup, suite à une conversation avec Katabolonga et Muskan (que je prends au mot)…l’idée m’est venue d’organiser une prochaine rencontre sur le même thème en février à Paris.

J'ai fixé sa date le samedi 10 février 2007 à 12h30.

Petit rappel du post précédent (sur celui du 7 janvier) Le nom du restaurant que j’ai choisi est le

SURAJ PARIS, 121 rue Didot 75014 PARIS Tél 01 45 45 57 48

Ils ont une adresse internet : www.surajparis.com

Bon je m'y suis prise super à l'avance mais j'ai parlé de notre déjeuner à un ami qui m'a conseillé ce restau et comme je suis une impatiente, je les ai contacté tout de suite. Je leur ai demandé quel tarif il serait prêt à nous proposer pour plus de 30 personnes, à moins de 15 euros, aux alentours de 10 euros (sachant qu'ils proposent un menu à 9 euros) et s'il pourrait nous inclure un café ou un chaï compris au menu ou offert :

Voici ce que Suraj (que j'ai contacté par e-mail cet après-midi), le patron m'a répondu :

A partir de 30 personnes, il nous propose le menu a 9 euros avec le café ou le chaï pour un euro de plus.

Pas mal, non ? Ce qui reviendrait à 10 euros au total le menu pour chacun.

Le hic c'est que je ne connais pas le restaurant personnellement, il est nouveau apparemment et je ne voudrais pas que vous soyez déçus. Les restaurants de Gare du Nord sont trop petits...Je vais essayer de le tester pour voir si c'est vraiment un endroit qui vaut le coup... Quelqu'un voudrait m'accompagner tiens ? Je demanderais si possible, pour que ce soit encore plus convivial, de disposer les tables en rond...enfin on verra.

Est-ce que ça vous conviendrait ?

Bonne journée

Jasmine 2006

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